La propagande indigéniste et islamo-gauchiste, couplée à la pression démographique, porte ses fruits amers
De Marie d’Armagnac sur Boulevard Voltaire :
[…] le Grand Remplacement a définitivement quitté le domaine de la théorie ardemment et hypocritement décriée par la plupart des candidats pour se traduire en actes politiques, sous nos yeux. En clair, « les quartiers », qui historiquement se rendaient peu aux urnes, commencent à se mobiliser. La propagande indigéniste et islamo-gauchiste, couplée à la pression démographique, porte ses fruits amers. Les Français se prennent aujourd’hui en boomerang la réalité en pleine face.
Ajoutons que, selon un sondage réalisé par La Croix sur le vote des Français selon leurs confessions, 69 % des musulmans ont voté pour Jean-Luc Mélenchon.
Dans les DOM-TOM, à part Mayotte qui plébiscite Marine Le Pen, sans doute en raison d’une forte immigration comorienne, Jean-Luc Mélenchon rafle la mise : 56,2 % en Guadeloupe, soit 32 points de plus qu’en 2017, 53,1 % des voix (+25,7 points) en Martinique, 50,6 % en Guyane (+26,9) et 40,3 % à La Réunion (+15,7). On peut prévoir que les diverses révoltes et autres manifestations de violence n’étaient qu’un parcours d’entraînement pour le quinquennat à venir, quel que soit le vainqueur. Avec l’indépendance des DOM-TOM comme objectif ?
Jean-Luc Mélenchon trône, donc, non pas sur un tas d’or mais sur une poudrière sociale. Même s’il reste dans l’opposition, il détient les clés des cinq ans à venir.
Il n’est pas aujourd’hui au second tour, à cause notamment de la multiplicité des candidatures à gauche, mais il a, tout comme Marine Le Pen, bénéficié d’un vote utile : il se trouve donc en position de force et négociera chèrement son appui. Emmanuel Macron n’a-t-il pas, lundi, avoué à la presse lors d’un de ses déplacements qu’il « échangeait des SMS » avec l’Insoumis ? Ce dernier n’hésitera pas à pratiquer une forme de chantage à la paix des banlieues, car le temps et la démographie jouent en sa faveur. Il va même aujourd’hui jusqu’à espérer une cohabitation après les élections législatives.
Si Marine Le Pen devient présidente de la République, ce Grand Remplacement s’imposera à elle, d’autant plus violemment que Jean-Luc Mélenchon, dans une stratégie de terre brûlée civilisationnelle, ne lui ménagera pas un troisième tour social mouvementé. Au mieux.
L’abbé Michel Viot censuré sur Radio Notre-Dame ?
Communiqué de l’abbé, suite à disparition de l’émission sur Radio Notre Dame « Un prêtre vous répond » de 21 h à 22 h 30 en direct. Plusieurs internautes s’en sont émus dimanche soir par téléphone.
Je tiens à rassurer les nombreuses personnes qui ont téléphoné dimanche soir à Radio- Notre Dame pour l’émission « un prêtre vous répond », et dont quelques unes m’ont appelé ce matin. Pour l’instant, contrairement à ce que Radio Notre Dame leur a répondu le dimanche 10 avril à partir de 20 h 45, je ne suis pas malade et il ne m’est arrivé aucun accident. Le responsable de l’émission m’avait demandé de n’y plus m’y faire entendre, suite à des lettres qu’il aurait reçues, scandalisées par mes propos sur les chiffres de la CIASE ( comme 8 membres de l’Académie catholique) et sur la guerre en Ukraine ( reprenant ce qu’avait dit le Saint Père et le Cardinal Parolin). Je me recommande tout de même à vos prières sans oublier le diocèse !
C’est que la Licra nous inciterait à voter Marine Le Pen
Dans un communiqué appelant à voter Macron, la LICRA écrit :
Le score du Rassemblement national, renforcé par l’appel d’Éric Zemmour à ses électeurs à reporter leurs voix sur la candidature de Marine Le Pen, annonce d’ores et déjà une situation où, quelle que soit l’issue du scrutin, l’extrême droite pèsera d’un poids inédit dans le paysage politique français. La Licra prend acte de cette réalité et appelle expressément à en limiter la portée délétère.
Notre association se félicite que certain(e)s candidat(e)s aient pris la mesure du danger d’un vote extrémiste majoritaire comportant un risque d’effondrement de la République et de disparition de ses principes et valeurs.
Les valeurs de la République… Voilà une expression qui m’incite à les faire s’effondrer… Si on n’est pas républicain, il faut voter Marine ? Allez, ça va pour cette fois, je vais me faire violence !
Face à l’idéologie du genre, le gouverneur de l’Alabama a signé la « loi de protection de l’enfant vulnérable »
Le gouverneur de l’Alabama Kay Ivey a signé vendredi la « loi de protection de l’enfant vulnérable » qui interdit les procédures de « transition de genre » pour les mineurs. Elle a déclaré dans un communiqué :
« Il y a des défis très réels auxquels nos jeunes sont confrontés, en particulier avec les pressions sociétales et la culture moderne d’aujourd’hui. Je crois fermement que si le Bon Dieu vous a fait garçon, vous êtes un garçon, et s’il vous a fait fille, vous êtes une fille. »
La loi a été votée par le Sénat le 23 février (24 voix contre 6 et 5 abstentions) et par les députés le 7 avril (66 voix contre 28 et 7 abstentions). Elle criminalise la prescription aux mineurs de moins de 19 ans de bloqueurs de puberté ou d’autres médicaments « destinés à modifier le sexe de l’enfant mineur ou à retarder la puberté », elle interdit également « la castration, la vasectomie, l’hystérectomie, l’ovariectomie, l’orchidectomie et la pénectomie », ainsi que les procédures qui « construisent artificiellement des tissus ayant l’apparence d’organes génitaux différents du sexe de l’individu ». Les médecins qui prescrivent des médicaments de « transition de genre » aux enfants ou pratiquent sur eux des chirurgies transgenres mutilantes peuvent être accusés de crime et encourir jusqu’à dix ans de prison.
« Nous devrons protéger nos enfants de ces médicaments et chirurgies radicales qui changent la vie, alors qu’ils sont à un stade si vulnérable de leur vie ». « Au lieu de cela, concentrons-nous tous pour les aider à se développer correctement pour devenir les adultes que Dieu a voulu qu’ils soient. »
«l’Alabama continuera à protéger nos enfants et à ne pas laisser des libéraux hors de l’État comme Jen Psaki et la Maison Blanche de Biden nous dire quoi faire. Notre État est prêt à défendre nos valeurs. »
Kay Ivey a signé une autre loi qui exige que les élèves utilisent les toilettes et les vestiaires selon leur sexe biologique.
« Ici, en Alabama, les hommes utilisent les toilettes pour hommes, et les femmes les toilettes pour femmes – c’est évident ».
Le rectorat empêche le champion de France junior de Taekwondo de participer à la compétition internationale parce qu’il est dans le hors contrat
Encore une folie idéologique : le rectorat de Lyon empêche le champion de France junior de Taekwondo de défendre les couleurs de la France aux toutes prochaines compétitions internationales parce qu’il est scolarisé dans un établissement hors contrat !
Face à une telle absurdité, le jeune champion interpelle le président de la République dans cette vidéo :
Les gauchistes ne se remettent pas de la défaite de Jean-Luc Mélenchon
Les gauchistes reprochent aux gauchistes communistes et aux gauchistes écolos d’avoir empêché le gauchiste Mélenchon d’accéder au second tour.
A Lille, un local PCF a été vandalisé en représailles aux résultats du premier tour.
A Nantes, le local d’Europe Ecologie Les Verts a aussi été vandalisé.
La semaine sainte à Rome avec Via Sacra
Comme l’année dernière, Via Sacra vous propose un « pèlerinage virtue » à Rome auprès des reliques de la Passion:
Plus que de simples conférences, de véritables visites que vous pouvez regarder à tout moment (disponibles en ligne en Replay pour les regarder quand vous voulez)
Pour tous ceux qui ne peuvent venir à Rome, Via Sacra propose un moment exceptionnel de prière, de recueillement, de méditation dans les basiliques.
6 vidéos, avec nos spécialistes en Archéologie, Art sacré et Sindonologie.
- Vidéo 1 – Introduction : le culte des reliques et les reliques à Rome.
- Vidéo 2 – Les reliques du Jeudi Saint
- Vidéo 3, 4 et 5 – Les reliques du Vendredi Saint
- Vidéo 6 – Samedi Saint : Le Saint-Suaire de Turin, de la Passion à la Résurrection
Nous avons besoin de vous !
Comme vous le savez, notre secteur est l’un des plus lourdement éprouvés. Acheter ce pèlerinage virtuel, c’est vous cultiver, approfondir votre vie de foi, mais aussi soutenir VIA SACRA.
Pour s’inscrire, c’est ici.
Le vote Mélenchon, symptomatique du grand remplacement
La stratégie islamo-gauchiste de Jean-Luc Mélenchon a porté ses fruits : 69% des Français de confession musulmane auraient voté pour Jean-Luc Mélenchon selon l’IFOP.
En Seine-Saint-Denis, Mélenchon arrive en tête dans 37 villes sur 40, et obtient plus de 60% des voix à Saint-Denis, Bobigny, Clichy-sous-Bois, Aubervilliers, etc. Jean-Luc Mélenchon se paye même le luxe d’arriver aussi devant dans des villes administrées par des municipalités de droite, comme Aulnay-sous-Bois (où il atteint 50,68 %), Le Blanc-Mesnil (52,88 %), Montfermeil (41,12 %), Neuilly-sur-Marne (41,29 %), ou encore Noisy-le-Grand (36 %).
La corrélation avec les zones de grand remplacement est frappante :
Corrélation frappante entre le vote Mélenchon (arrivé en tête dans les communes en rouge) et la part des immigrés d'origine extra-européenne dans la région parisienne. pic.twitter.com/kJZndN7w0X
— Sylvain Catherine (@sc_cath) April 11, 2022
La mobilisation par rapport à 2017 est en hausse en Seine-Saint-Denis :
En Seine-Saint-Denis la participation est de 70% proche de la moyenne nationale.Par rapport à 2017:
-l'↗️des inscrits (+3,5% ) est supérieure à la moyenne nationale (+2,4%)
-l’écart de participation par rapport à la moyenne se réduit (-2,5% en 2022 au lieu de -4,08% en 2017) https://t.co/DwnzHbnBwC— Jean-Yves Le Gallou (@jylgallou) April 11, 2022
La piqûre pour tous
Emmanuel Macron voulait rester flou, mais Richard Ferrand a vendu la mèche. Interrogé lundi 11 avril sur FranceInfo, le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, a affirmé que le « droit de mourir dans la dignité » serait la grande réforme de société d’un second quinquennat d’Emmanuel Macron.
« Le président-candidat a dit qu’il souhaitait qu’une convention citoyenne soit organisée autour de ce sujet pour que l’on trouve, en France, l’organisation qui puisse répondre à ce sujet douloureux, intime ».
🗣 Quelle réforme de société ? ➡️ “Le droit de mourir dans la dignité”, assure Richard Ferrand, qui annonce une “convention citoyenne” sur le sujet.
Suivez le live 👉 https://t.co/cEwi3c61QM pic.twitter.com/vPQB86kdbw
— franceinfo (@franceinfo) April 11, 2022
La candidature de Zemmour a présenté un triple avantage pour Marine Le Pen
De Jean-Yves le Gallou :
La candidature de Zemmour a présenté un triple avantage pour Marine Le Pen :
- Le candidat de Reconquête lui a servi de paratonnerre à la diabolisation (lui permettant même d’échapper au procès en « poutinisme »).
- Il a recentré le débat électoral sur deux fondamentaux désertés par le rassemblement national : l’immigration et la sécurité (lui permettant ainsi de baguenauder tranquillement sur le pouvoir d’achat).
- Il a convaincu des électeurs sociologiquement rétifs au populisme jugé démagogique de Marine Le Pen.
Marine Le Pen aborde donc le deuxième tour à partir d’un potentiel électoral beaucoup plus élevé qu’en 2017 et, pour la première fois dans l’histoire du Rassemblement national, avec une importante réserve de voix. D’autant que l’hostilité au sortant est forte dans l’opinion et qu’il est possible de surfer sur le « Tout sauf Macron ».
La victoire de Marine Le Pen est donc envisageable à quatre conditions :
- Qu’elle sache rassembler sans mépriser ni les conservateurs ni la droite ni les identitaires.
- Qu’elle tienne bon avec vigueur et dignité face à la formidable campagne de diabolisation qui s’annonce (alors que le bouclier en Kevlar/Zemmour aura disparu)
- Qu’elle se montre politiquement et techniquement à la hauteur en face de journalistes qui auront cessé d’être complaisants et d’un Emmanuel Macron plus combattif que jamais.
- Qu’elle soit en mesure de sécuriser la loyauté du scrutin dans les 60 000 bureaux de vote, en particulier dans les 5 000 bureaux de vote sensibles. Travail titanesque auquel son appareil est peu préparé.
Reste que Macron lui-même n’est pas complétement à l’abri d’une sortie de route…
Les aspects positifs de la campagne de Reconquête
Analyse par Damien Rieu :
Je comprends la déception de chacun, mais il y a beaucoup de choses positives à retenir. Voici les plus importantes, celles qui me viennent à l’esprit ce soir :
1. Nous avons perdu malgré nous
Alors qu’il était qualifié pour le second tour et que nos thèmes prenaient le dessus (grand remplacement, insécurité, grand déclassement) Zemmour a subi deux phénomènes totalement incontrôlables. Surtout quand il n’y a pas eu de débats et de vraie campagne.
– la guerre en Ukraine
– le vote «utile » de beaucoup de patriotes pro-Z par peur de Mélenchon.
2. Cette campagne a été très productive : jeunesse, idées, union politique et sociale, réseaux.
Une vraie génération a émergé, portée par des nouvelles personnalités qui ne sont pas sectaires avec le RN et les LR. Ce n’est pas une défaite qui l’empêchera de grandir. Ceux qui étaient au dernier meeting savent de quoi je parle. Personne, aucun mouvement n’est capable de réunir 5000 jeunes en 48h.
Des thèmes très importants ont été mis sur la table. On en a pas récolté les fruits à court terme, mais qui connaissait le Grand Remplacement il y a un an ? La remigration (c’est à dire la possibilité que ceux qui n’ont rien à faire ici ne soient pas condamnés à rester chez nous) ?
Sans doute trois fois moins de Français. C’est une avancée extraordinaire.
Il aurait fallu 15 ans de travail pour avoir le même résultat sans Éric. C’est une victoire culturelle et métapolitique inédite. Et ça changera le paysage politique et les thématiques de demain.
Autre avancée : avant lorsqu’on avait un Jérémie Cohen on espérait qu’il soit diffusé sur Fdesouche, aujourd’hui on a Z qui peut s’en faire le relais sur tous les plateaux télé et contourner la loi du silence habituelle des grands médias. J’espère que ça continuera.
Sans visage, l’insécurité n’est qu’une statistique. En face ils l’ont compris : tout le monde sait qui est Michel Zecler qui s’est fait casser le bras, mais tout le monde a oublié Julien Vinson qui s’est fait massacrer de 11 coups de couteaux par un soudanais.
Pour la première fois, des LR et des RN ont travaillé et voté ensemble grâce à Reconquête. Et je vous le dis ça se passe très bien. Aucune tension. Nous avons détruit le cordon sanitaire qui divisait la droite et ça c’est grâce à Éric.
Deuxième point d’union : nous avons réconcilié les patriotes d’en haut et d’en bas. C’est la première fois que toutes les classes sociales sont réunies dans un mouvement. Et ça c’est important.
Vous ne le voyez pas forcément mais autour de Reconquête! des nouvelles énergies et compétences se sont rencontrées. Des chefs d’entreprises, des ingénieurs de haut niveaux, des talents de grandes écoles… mais aussi des milliers de petites mains dévouées et très motivée. C’est important, autant pour gagner que pour gouverner.
3. Et demain ?
Confirmer Reconquête! comme le mouvement de la droite : LR est quasi mort et ce qui est encore vivant va partir chez Macron comme prévu.
De son côté le RN va jouer la carte drague de l’électorat Mélenchon au second tour. C’est une erreur stratégique et politique, mais cela veut dire une chose : l’électeur de droite sera orphelin. Aux élections législatives il se retrouvera donc en grande partie chez nous, autour d’une dynamique militante de rassemblement et d’une nouvelle génération déterminée à sauver son pays.
Les élections c’est important mais tout miser dessus comme le font les partis actuels (sauf à gauche) c’est se rendre trop dépendants, fragiles et sans influence en dehors des campagnes.
Il y a pleins d’initiatives non électorales à construire autour de la génération Reconquête!. Le travail culturel, des idées, l’associatif, l’humanitaire (avec notamment la visibilisation et l’aide aux victimes oubliées de l’insécurité).
Forte de ses 120000 adhérents, de ses moyens, des personnalités qui l’animent, Reconquête! doit être la plateforme, le lobby, le syndicat de défense des FR qui ne veulent pas disparaître.
Les quatre récits de la Passion
Lu sur Claves :
La réforme liturgique de 1969 a choisi de ne conserver la lecture de la Passion du Seigneur que pour le dimanche des Rameaux (en alternant entre les trois évangiles synoptiques – Matthieu, Marc et Luc – chaque année) et pour le Vendredi saint (Passion selon saint Jean).
La liturgie traditionnelle nous fait au contraire entendre chaque année les récits des quatre évangélistes : saint Matthieu le dimanche des Rameaux, saint Marc le mardi, saint Luc le mercredi et saint Jean le vendredi saint. Cette disposition qui remonte aux premiers siècles de l’Église, ainsi que la grande densité de ces passages, doit attirer notre attention sur la complémentarité des quatre Passions.
Les exégètes modernes considèrent ordinairement que le récit primitif est celui de saint Marc, qui servit de matériau au moins partiel à saint Matthieu et saint Luc. Nous aborderons cependant ici les quatre Passions dans leur ordre traditionnel, celui qu’a retenu la liturgie.
Saint Matthieu : éclairage biblique pour entrer dans la foi
La Passion selon le premier évangile est sombre, marquée par la solitude du Christ face à sa dernière heure. Il reprend en cela la tonalité principale du récit marcien. Mais saint Matthieu ajoute sa touche propre, qui éclaire la noirceur du moment. Notre apôtre est en effet un théologien, attentif à recueillir dans les Écritures les échos susceptibles d’enrichir notre compréhension du message de Jésus. Au long de la Passion il multiplie les références explicites ou implicites à l’Ancien Testament, donnant à la figure de Jésus souffrant une grande profondeur messianique. Il insiste sur l’accomplissement des Écritures, et donne ainsi les clés du mystère d’iniquité dont le Sauveur est victime. En soulignant l’évolution des rapports du Christ avec Israël, il prépare l’extension de l’annonce évangélique aux païens. Le but de saint Matthieu est ainsi de former chez son lecteur une intelligence chrétienne du mystère, qui le fasse entrer plus avant dans la foi de l’Église.
Saint Marc : Jésus abandonné pour nous redonner espoir
La noirceur est accentuée dans le récit marcien, dont le ton très oral, abrupt, laisse place à la violence des faits. L’auteur n’hésite pas à accentuer les paradoxes de la Passion : à la souveraine dignité du Christ il oppose les injures et outrages dont il est victime, l’abandon honteux des disciples. Le Père même semble cause de cette déréliction de Jésus, dont la dernière parole est le terrible « mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » ?
La Passion est-elle pour saint Marc une défaite, une chute sans échappatoire ? Non, car le renversement qui intervient au dernier moment donne, comme par un éclairage rétrospectif, tout le sens du drame : le rideau du Temple se déchire, le centurion confesse la divinité de Jésus ; l’épreuve, à son paroxysme révèle le Fils de Dieu acceptant jusqu’au bout la volonté du Père.
Par son récit brutal mais pas dénué d’espérance, saint Marc nous exhorte, avec les disciples du Christ de tous les temps, à la confiance, à la persévérance dans l’épreuve, au courage et à l’humilité face à nos propres lâchetés et abandons.
Saint Luc : marcher à la suite de l’innocent
Le récit de saint Luc, bien que peut-être établi à partir d’un matériau commun, se distingue des deux précédents par plusieurs détails narratifs, et surtout par sa tonalité plus apaisée. Les aspérités du récit sont nuancées et adoucies : le sommeil des apôtres au Jardin est presque excusé, Jésus y est réconforté par un ange. L’innocence de Jésusest reconnue par Hérode et Pilate, les Juifs eux-mêmes ne semblent pas unanimes dans l’hostilité à son égard. Le prophétisme de la figure du Christ est présent à travers des références implicites aux Écritures et aux figures de l’Ancien Testament (notamment le prophète Elie, un type christique auquel l’auteur aime faire référence).
La Passion de saint Luc est éclairée rétrospectivement par un autre épisode de son œuvre : le martyre d’Etienne, en lequel on retrouve des marqueurs forts du récit. Outre l’innocence de la victime, c’est sa capacité à pardonner qui est mise en valeur. Parmi les trois paroles du Christ en croix rapportées dans le troisième évangile, deux sont des mots de pardon : « Père, pardonne-leur » (répété par Etienne en Ac 7, 60), « aujourd’hui tu seras avec moi en paradis », tandis que la troisième exprime la confiance absolue dans le Père : « en tes mains je remets mon esprit » (que l’on retrouve encore dans la bouche d’Etienne en Ac 7, 59). Saint Luc fait donc contempler la figure du Christ aimant et souffrant mais qui demeure maître de son sort, et entend susciter l’engagement du disciple à sa suite dans la voie du don de soi et de la charité inconditionnelle.
Saint Jean : le triomphe du messie
Largement indépendant des précédents, le récit de saint Jean a une tonalité bien différente. Sa Passion clôt une longue séquence de discours antagonistes opposant Jésus aux Juifs : après les paroles, ce sont les actes qui tranchent le débat. Les souffrances et la mort du Christ sont présentées en un processus qu’il maîtrise parfaitement. Jésus demande à Judas de faire vite. Au Jardin il reste debout face à son sort, quand Matthieu et Marc le présentaient prostré sur le sol, Luc à genoux. Le procès intenté devant Pilate est renversé : ce n’est plus Jésus qui est jugé mais Pilate, et le chef d’inculpation n’est pas du registre pénal – il s’agit de savoir ce qu’est la vérité, et si le préfet aura le courage de s’y conformer. La conclusion enfin est sans appel : Jésus est élevé de terre, comme il l’avait prédit, sa croix n’est pas un instrument de torture mais un trône, au-dessus duquel sa royauté est proclamée dans toutes les langues de l’Empire, depuis lequel il attire à lui ses disciples (Nicodème et Joseph d’Arimathie se font enfin reconnaître comme tels, malgré la crainte des Juifs).
Si nous mettons ici en valeur les différences entre ces quatre récits que la liturgie nous fait entendre en cette sainte semaine, ce n’est pas pour les opposer mais pour inviter à saisir leur complémentarité, sur laquelle les évangélistes eux-mêmes, inspirés par le Saint-Esprit, ont certainement voulu jouer. La figure de Jésus est d’une richesse que nous n’aurons jamais fini de scruter ; les éclairages apportés par les quatre Passions, chacune sous son angle propre, nous le font connaître et aimer comme messie abandonné, souffrant mais innocent, en paix malgré l’ampleur du drame, et paradoxalement triomphant du mal, dont il est établi sur la croix juge et vainqueur, préfigurant son retour à la fin des temps.
David Engels, effondrement et christianisme
David Engels est un historien belge. Il est actuellement professeur de recherche à l’Instytut Zachodni à Poznan en Pologne après avoir été professeur à l’Université libre de Bruxelles. Dans cet entretien, il livre son analyse sur différents sujets comme l’effondrement, le christianisme mais également le conflit russo-ukrainien.
En 2017, analysant l’évolution récente de l’Europe, il avance que « nous n’avons aucune chance d’éviter une guerre civile ». Selon lui, cette guerre civile prendrait la forme de « banlieues qui échappent au contrôle de l’État. Avec des territoires où règnent des groupes paramilitaires, ethniques ou religieux. Avec une criminalité galopante. Avec une faillite économique et un total immobilisme politique. » Il avance que « les principaux partis allemands ne veulent pas admettre la pauvreté croissante, la perturbation culturelle et politique croissante et la perte de confiance dans la démocratie. » Cette situation serait comparable à celle de la fin de la République romaine. Et, en 2018, il situe la crise des gilets jaunes en France comme participant de la même évolution.
LR : la consigne de vote de Valérie Pécresse ne passe pas
Lu dans Valeurs Actuelles :
[…] Depuis 2017, le parti est écartelé entre un ligne conservatrice, très à droite, incarnée notamment par Laurent Wauquiez ou Éric Ciotti, et une ligne plus modérée, celle portée pendant la campagne par Valérie Pécresse. La contre-performance de la candidate fait inévitablement resurgir ces lignes de fracture. Le parti doit-il jouer, une fois encore, la carte du “Front républicain” contre le Rassemblement national ? S’opposer à Emmanuel Macron ? Ou tenir une ligne “ni, ni” ? Lorsqu’elle monte sur scène, 20 minutes après l’annonce des résultats, la présidente de la région Île-de-France a fait son choix :
« Malgré les profondes divergences que j’ai martelées tout au long de la campagne, je voterai en conscience Emmanuel Macron pour empêcher l’arrivée au pouvoir de Mme Le Pen et le chaos qui en résulterait. »
Elle embraye en « demand[ant] aux électrices et aux électeurs qui [l]’ont honorée de leur confiance, de peser les conséquences potentiellement désastreuses, pour notre pays et pour les générations futures, de tout choix différent du [s]ien qu’ils envisageraient pour le second tour ». En clair, elle leur demande de voter eux aussi pour le Président sortant.
Un message loin d’être reçu 5/5. Les Républicains devaient débattre lundi matin, lors d’un bureau politique, de la ligne à adopter ; en fait de quoi les avis contraires se multiplient, dès 20 heures passées ce dimanche. Eric Ciotti, premier à prendre la parole, annonce sur le plateau de TF1 que
« les Français sont libres, mais personnellement je ne voterai pas pour Emmanuel Macron. […] Je récuse ces termes [de barrage] qui sont classiques et que les Français ne supportent plus. »
Un peu plus tard, Julien Aubert, le député du Vaucluse, affirme sur BFM TV qu’il « ne votera pas pour Emmanuel Macron ». En fin de soirée, c’est encore Guilhem Carayon, le président des Jeunes Républicains, qui lance sur Twitter
« pendant 5 années, nous avons combattu la politique d’Emmanuel Macron. Par cohérence, je ne voterai donc pas pour lui. »
Alors le parti peut-il résister au choc ? « Il est trop tôt pour parler d’implosion. On surévalue le moment, par rapport à une histoire qui s’annonce déjà longue », tempère Julien Aubert. Amine Elbahi, de l’équipe de Valérie Pécresse, se montre plus pessimiste :
« Il faut se demander comment la droite va survivre demain, et comment attirer nos électeurs qui sont partis ailleurs. Il faut renouveler nos idées et trouver de nouveaux visages. »
Le “renouvellement”, c’est un peu le mantra des Républicains, une solution magique qui leur permettrait de survivre à la tempête mais dont les contours restent bien flous. Charles Consigny, élu parisien, martèle : « Il y avait un problème de ligne politique, nous n’avons pas proposé un vrai modèle de société, peste-t-il. Ça serait une bonne chose maintenant de mettre en avant de nouvelles têtes. » « Quand vous avez une décomposition, c’est prévu qu’il y ait une recomposition. », ajoute Julien Aubert. « On ne peut pas faire indéfiniment le grand écart au sein du parti, il faut assumer une ligne claire, sinon on perd nos électeurs », explique encore Stéphane Le Rudulier, sénateur et président de la fédération des Bouches-du-Rhône.
Encore faut-il tenir jusque-là. Car un renouvellement de la maison LR prendra forcément du temps, et il n’est pas certain que le parti en ait suffisamment. D’abord parce que les élections législatives arrivent à grands pas : prévues pour le mois de juin, elles pourraient bien être avancées si le président élu dans deux semaines décide de dissoudre l’Assemblée. Othman Nasrou, porte-parole de Valérie Pécresse, l’a bien compris, et appelle déjà, en cette soirée de premier tour, à la mobilisation pour les législatives. Il faut dire qu’en l’absence d’une ligne claire, alors que nombre d’ex-élus LR ont rejoint les rangs de la majorité et qu’Éric Zemmour compte bien jouer les trouble-fête, le parti pourrait voir son groupe parlementaire réduit à la portion congrue.
Ensuite parce que la campagne de Valérie Pécresse a coûté, selon les estimations de BFM TV, près de 15 millions d’euros. Or avec un score potentiellement inférieur à 5 %, Les Républicains ne toucheraient que 800 000 euros de financement de l’État, contre 8 millions s’ils passent cette barre fatidique. De quoi creuser un trou profond dans les finances du parti… Dimanche soir, il n’aura fallu que quelques minutes, après la fin du discours de la candidate, pour que la salle se vide. Pas de Christian Jacob à l’horizon, ni un quelconque ténor en guise de soutien. Elle achève sa campagne comme elle l’avait commencée… seule.
Aucune reconquête authentique n’est à espérer sans un redressement moral préalable
Si l’insipidité de la campagne présidentielle a de quoi inquiéter sur l’état de nos institutions, au moins n’aura-t-elle pas troublé le Carême des quelques catholiques encore conscients des priorités authentiques. Dieu sait que ce ne fut guère le cas ces dernières années. A l’instar de l’incendie de Notre-Dame en 2019, cette invitation providentielle au recueillement doit être perçue, selon nous, comme un nouvel avertissement du Ciel devant l’imminence de catastrophes.
Assumons jusqu’au bout notre réputation de Cassandre : à vision humaine, nous ne voyons aucune raison d’espérer une amélioration politique et sociale en France puisque la mise en garde de la Semaine Sainte 2019 est restée lettre morte. Bien sûr, la reconduction de « Jupiter » pour cinq ans serait la pire des choses, mais la dissolution du pays est désormais telle que tout autre vainqueur des Présidentielles aura les pires difficultés à l’enrayer, en supposant qu’il en saisisse les causes fondamentales.
Ainsi nous parait-il significatif que la question de la dette notamment ait été savamment édulcorée au point de taire ses liens avec la démographie et donc la défense de la vie. Un pays qui chaque jour refuse à six-cents de ses enfants de naître se condamne au vieillissement de sa population, à la stagnation de sa consommation, au creusement de sa dette etc. De même faut-il voir là une des causes de l’indéniable grand remplacement alimenté par les instances mondialistes au nom du manque de fécondité de l’Occident. Sur le plan spirituel et civilisationnel, un Islam conquérant ne fait qu’exploiter cette brèche que nous avons créée et cela d’autant plus facilement que les chrétiens désertent les églises, du fait du matérialisme ambiant et de la servilité de la hiérarchie catholique envers le pouvoir politico-médiatique.
Les « points non-négociables » supposés conditionner le vote catholique sont objectivement des éléments essentiels, quoique non-exclusifs, au relèvement de notre pays. Nous en avons toujours défendu une conception extensive à rebours de la mouvance catholico-conservatrice coagulée un temps par La Manif pour Tous avant de se propager entre François Fillon, Marine Le Pen et aujourd’hui Eric Zemmour. Nous nous attendions donc à être aussi insatisfaits sur ce point en 2022 que nous l’étions en 2017 mais les responsables sont moins les candidats que les catholiques toujours prêts à transiger sur l’essentiel.
Récemment, les médias se demandaient pourquoi les catholiques ne revoteraient pas Macron en 2022. Mais il faudrait se demander comment ils ont pu le faire en 2017, comme certains ont soutenu François Fillon et aujourd’hui Valérie Pécresse promoteurs de l’avortement. On peut noter de réels efforts d’Eric Zemmour et de Marine Le Pen en faveur de la famille mais nous sommes encore loin d’atteindre les exigences non-négociables catholiques même entendues de façon étroite. Celles-ci devraient également s’appliquer au « Tout sauf Macron » qui ne saurait profiter, pour des catholiques, à un candidat en contradiction avec leurs convictions essentielles.
Au-delà du non-négociable, nous nous sommes depuis longtemps interrogés sur les associations chères aux conservateurs, de la France catholique et de la République laïque, du Royaume et de l’Empire, de la Sainte Vierge et de Napoléon, l’appartenance d’Eric Zemmour et de son entourage proche au judaïsme ajoutant aujourd’hui l’association de l’Evangile, fondement de notre civilisation, et du Talmud aussi antichrétien que le Coran. De même, on pourra regretter que Marine Le Pen comme Eric Zemmour ne se soient pas montrés plus soucieux de l’atteinte aux libertés publiques sous prétexte sanitaire, ou alors très tardivement.
Quoi qu’il en soit, aucun relèvement du pays, aucune reconquête authentique, n’est à espérer sans un redressement moral préalable, individuel et collectif, les gouvernants ayant à cet égard devoir d’exemplarité. Quoi qu’en disent les libéraux bon teint, la distinction évangélique du spirituel et du temporel ne change rien à l’affaire : le Christ a reçu tout pouvoir au Ciel et sur la Terre (Matthieu XXVIII, 18). Quelle que soit l’organisation du pouvoir, « l’Éternel est notre Juge ; l’Éternel est notre Législateur ; l’Éternel est notre Roi ; c’est Lui qui nous sauvera ! » (Isaïe, XXXIII, 22).
Le Chemin de croix, du dolorisme ?
Dans En quête d’esprit, Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
- L’abbé Cariot, recteur de la basilique d’Argenteuil
- XavierAccart, journaliste
- Jean-Paul Poletti, directeur du choeur de Sartène
Il n’y avait pas de « vote caché »
De Bruno Larebière dans L’Incorrect :
[…] Éric Zemmour n’a pas seulement pâti de l’invasion russe de l’Ukraine et de ses prises de position passées et présentes – le refus honteux en même temps que politiquement suicidaire d’accueillir les réfugiés ukrainiens –, mais aussi de sa constante dé-présidentialisation au fur et à mesure que la campagne avançait. Autant, dès le meeting de Villepinte, début décembre, il avait réussi, et avec quelle maestria, à endosser le costume de l’homme d’État que les Français de droite attendaient, autant, le mois de février étant venu, il apparut évident qu’il ne parvenait pas à tenir le rôle sur la durée. Le commentateur avait repris le dessus sur l’acteur de l’histoire, avec ses tics, ses mimiques, ses démonstrations certes pertinentes mais beaucoup trop longues, finalement perçues comme confuses parce que bien trop développées pour une époque qui ne s’y prête pas.
Ironie du sort, Éric Zemmour aura été puni par où il avait péché : le pouvoir des études d’opinion. C’est par les sondages, qui le montraient en ascension constante avant même qu’il n’ait déclaré sa candidature à l’Élysée, que le journaliste a assis dans les médias, donc dans l’opinion, la crédibilité de sa candidature. C’est par eux aussi qu’il s’est convaincu – ou a été convaincu par son entourage – qu’il lui fallait, et même qu’il devait, pour la droite, pour la France, se porter candidat à la fonction suprême. Des sondages le donnant possiblement qualifié pour le second tour – dont celui, commandé par l’Incorrect à l’Ifop, mesurant en septembre dernier son potentiel électoral à 18 % –, comment aurait-il pu ne pas y aller ? Comme aurait-il ne pas être convaincu qu’il avait un destin ?
Or ensuite, de regain en ressac, est arrivé le moment où les sondages ont indiqué qu’à force de vouloir tuer le Rassemblement national, qu’à force d’attirer à lui un nombre d’électeurs du RN suffisant pour affaiblir fortement Marine Le Pen mais sans jamais parvenir à la tuer, il risquait bien de n’y avoir à ce jeu fratricide qu’un seul vainqueur : Jean-Luc Mélenchon. Alors les sondages, qui avaient fait le candidat Zemmour, l’ont défait. Puisqu’ils montraient qu’il ne pourrait pas se qualifier pour le second tour, nombre de ses électeurs potentiels ont pensé qu’il valait mieux assurer celle de Marine Le Pen, plutôt que de se rendre responsable de l’anomalie historique qui aurait consisté à voir la principale force politique française – Marine Le Pen + Zemmour = un tiers du corps électoral – laisser place à un candidat d’extrême gauche. Quand il s’est avéré que Marine Le Pen était en mesure de battre Emmanuel Macron, c’en était fini, si tant est que ce ne fut pas fini il y a déjà bien longtemps.
Éric Zemmour, pourtant observateur avisé des campagnes présidentielles depuis celle de 1981, a oublié, peut-être grisé par la force militante phénoménale qui s’est mobilisée pour lui, que les thématiques de pré-campagne ne sont jamais celles de la campagne, et encore moins celles de la fin de campagne ; que penser le tragique de l’histoire implique de penser sa totale imprévisibilité ; que la mobilisation militante n’induit pas forcément des résultats électoraux de même ampleur ; et, plus prosaïquement, qu’il n’y avait pas de raison que la « règle des trois L. » théorisée par Jean-François Kahn l’épargne, lui, plus qu’un autre. Léché à l’automne, lâché en plein hiver, lynché au printemps : la règle ne pouvait que s’appliquer à un candidat tel que lui.
Et maintenant ? Pour Éric Zemmour, comme pour tous ceux qui, l’ayant rejoint, ont fait naître l’espoir de voir une droite française renaître, le plus dur commence. Avec cette priorité immédiate : ne pas obérer les chances de Marine Le Pen, aussi minces soient-elles, d’accéder à la présidence de la République.
Près de 12 millions d’abstentionnistes
Le parti de l’abstention demeure le premier parti de France avec près de 12 millions de votants, auxquels il faut ajouter plus de 500 000 votes blancs. Voici les résultats officiels :


C’est reparti comme en 2017
Le second tour opposera donc Marine Le Pen à Emmanuel Macron.

Valérie Pecresse a attendu 20h20 pour appeler à voter Macron. Éric Ciotti a précisé qu’il ne votera pas Macron. Avec un résultat sous les 5% et le non-remboursement des frais de campagne, LR joue sa survie.
Pas de vote caché pour Éric Zemmour, qui a pâtit du vote utile. Mais qui dépasse Valérie Pecresse.
« Il y a une déception évidemment mais nous avons un parti avec 120.000 adhérents qui s’est installé et qui va compter dans les années à venir. » #presidentielles2022 pic.twitter.com/OvVcK8rL4J
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) April 10, 2022
Marine Le Pen appelle les Français à s’opposer à Emmanuel Macron.
Merci aux millions d'électeurs qui m'accordent leur confiance. Dimanche 24 avril, rassemblons-nous pour aller chercher la victoire https://t.co/4uyuQYFhuf
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) April 10, 2022
L’abstention est plus haute qu’en 2002, après cette non-campagne :
#Présidentielle2022 🗳️ | L’abstention au premier tour devrait se situer entre 25 % et 26,5 %, selon les premières estimations des instituts de sondage.
👉 Elle était de 22,23% en 2017, et de 28,4% en 2002. https://t.co/zATuehsv4Y pic.twitter.com/Q0tbJLAZGj
— Le Monde (@lemondefr) April 10, 2022
Quant à Mélenchon, il appelle ses électeurs à ne pas voter pour Marine Le Pen. Mais il n’est pas évident que ses électeurs le suivent.
Dimanche 24 avril, je voterai bien sûr contre Emmanuel Macron qui a fait rentrer deux millions d'immigrés en cinq ans, et donc pour Marine Le Pen.
Éric Zemmour a rassemblé quatre millions d'électeurs, Marine Le Pen doit leur tendre la main.— Stéphane Ravier (@Stephane_Ravier) April 10, 2022
Éric Zemmour estime que le vote en sa faveur est un vote d’espoir.
Politiquement tout a changé : nous avons construit en 3 mois le plus grand parti de France.
Eric Zemmour annonce qu’il ne s’arrêtera pas là. Malgré ses désaccords avec Marine Le Pen, il appelle à faire battre Emmanuel Macron et à voter Marine Le Pen.
Terres de Mission : Les candidats à la présidentielle et le Christ
« Terres de mission » reçoit Stanislas de Larminat, agronome et auteur de plusieurs ouvrages sur l’écologie. Il vient de publier un livre de débats sur le sujet avec le théologien Fabien Revol : « L’écologie, nouveau jardin de l’Eglise ».
Puis, Bernard Bourdin, dominicain et responsable de la recherche à la faculté de sciences sociales de l’Institut catholique, évoque le débat entre le théologien Erik Peterson et le juriste Carl Schmitt sur les relations entre Eglise et politique.
Enfin, Samuel Pruvost, rédacteur en chef de la revue « Missions », présente le dernier numéro de la revue dans lequel 9 candidats à la présidentielle ont expliqué ce que la figure de Jésus de Nazareth représentait pour eux.
Chartres 2022: les inscriptions sont ouvertes
Notre-Dame de Chrétienté lance les inscriptions du 40e pèlerinage de Paris à Chartres :
Chers amis pèlerins, après deux années de pèlerinages régionaux, qu’il est bon de vous retrouver enfin sur la route de Chartres qui plus est pour notre quarantième pèlerinage. En ce temps d’élections nous implorerons avec ferveur le Sacré Cœur, Espoir et Salut des nations et nous nous plongerons dans Son Amour infini avec confiance.
Prendre son bâton de pèlerin sur les routes de Paris à Chartres, c’est donner 3 jours à Jésus et Marie, se couper de tout pour revenir à l’essentiel. Pendant 72h, c’est oublier ses soucis, ses fardeaux, ses mails, ses whatsapp, instagram et sms. C’est se décharger de tout pour le confier dans la prière, prendre du recul et se donner la chance de repartir avec un regard neuf, un cœur allégé, une âme revivifiée !
Chartres, c’est la beauté de mille visages d’enfants de 6 à 12 ans, qui marchent à leur rythme dans les chapitres enfants, encadrés par des chefs et des cheftaines énergiques, enthousiastes et dévoués pour leur donner la joie de l’effort, le sens de l’entraide, la soif de la sainteté.
Chartres, c’est la vigueur naissante des Pastoureaux de 13 à 16 ans, adolescents conquérants, assoiffés de plénitude, accompagnés par une équipe de choc et des aumôniers de feu : quel meilleur bain pour les aider à grandir dans le beau et le vrai que ces 3 jours tournés vers l’exigence d’un idéal qu’ils n’entendent plus ailleurs ?
Chartres, c’est l’immensité d’une Chrétienté adulte renouvelée, dont la jeunesse dément toute désespérance du vieillissement de la fille aînée de l’Eglise, puisant aux racines de la Tradition, cette « jeunesse de Dieu » comme le disait si bien Dom Gérard. !
Chartres, c’est la Pentecôte, l’Eglise catholique donc universelle, avec ses 1300 pèlerins étrangers venus de tous les continents !
Chartres, c’est 50 chapitres famille (1300 adultes et 1350 enfants) qui réunissent sous le regard de Dieu, petits et grands sous une même bannière.
Chartres, c’est un ciel emplumé de plusieurs milliers d’anges gardiens, sur tous les continents : nos pèlerins qui ne peuvent pas marcher entre Paris et Chartres pour des raisons d’âges, physiques, de maternité, d’expatriation et auxquels s’associent les prisons, les monastères, les maisons de retraite et les paroisses spirituellement unis à la colonne en communion de prière.
Chartres c’est le chapitre Emmaüs qui marche dans la colonne mais aussi et surtout autour pour annoncer Jésus aux passants rencontrés.
Chartres, c’est aussi des milliers de bénévoles ; de la DIRPEL (direction des pèlerins), qui recrute, structure et anime les 250 chapitres… jusqu’à la DIRSOUT (direction des soutiens), en charge de l’intendance, de la logistique, des cuisines, des toilettes, de la sécurité, du service d’ordre, de la santé… Tous œuvrent dans la joie et dans l’ombre au service de chacun d’entre vous pour que Chrétienté demeure ! Portez les dans votre prière, chers pèlerins, et n’hésitez pas à venir renforcer leurs rangs en vous portant volontaires.
Chartres, c’est cette immense famille de centaines de milliers de pèlerins qui depuis 40 ans pèlerine vers Notre Dame pour adorer Jésus.
Chartres c’est la Mission par la Tradition pour la Chrétienté.
Chers amis, chers pèlerins, au week-end ordinaire, préférez l’extraordinaire et rejoignez le pèlerinage les 4, 5 et 6 juin 2022. Faites venir des amis.
Inscrivez-vous sans attendre à partir d’aujourd’hui même!
24 heures pour faire des miracles pour les couples
Nous avons interrogé Guillaume d’Alançon, initiateur de ces propositions qui portent de beaux fruits de réconciliation.
De quoi s’agit-il ?
Les sessions « Les 24 heures du couple » sont une heureuse occasion pour les époux de consolider, de réparer ou même de ressusciter leur amour. Celles-ci durent seulement 24 heures et sont animées par des prédicateurs attentifs et expérimentés. En un mot, malgré les blessures, les limites humaines et le péché de chacun, nous savons que le dernier mot revient toujours à la miséricorde divine. Je précise que les sessions sont placées sous le patronage de « Marie qui guérit couples », vénérée dans un petit sanctuaire au puissant rayonnement. Elles sont une initiative de l’Institut pour la Famille en Europe duquel dépendent les Accueils Louis et Zélie (www.accueillouisetzelie.fr), lieux d’écoute et d’accompagnement des difficultés familiales et conjugales présents en de nombreux endroits du territoire français.

Pourquoi « Marie qui guérit », Jésus ne suffirait-il pas ?
Jésus a choisi d’avoir une mère, qu’Il nous a donnée à la Croix. Il serait bien dommage de se priver d’un tel cadeau ! Marie est la plus merveilleuse des mères, n’a-t-elle pas choisi de s’inquiéter lorsque Jésus a disparu à l’âge de 12 ans ? Pour nous aussi sa prévenance est totale. Elle est notre meilleure ambassadrice auprès de son Fils. N’est-elle pas encore la créature la plus proche de Lui ? Elle écrase la tête du Serpent… et les couples savent bien que le Malin rôde… Alors abritons-nous sous son manteau, confions nos foyers à sa protection! C’est le sens de la neuvaine à Marie qui refait et guérit les couples diffusée à des milliers d’exemplaires que l’on peut se procurer ici.

Quand sont les prochaines sessions ?
Les prochaines ont lieu les 14 et 15 mai et 28 et 29 mai. Toutes les informations sont sur le site.
Les témoignages reçus par des couples suite à ces sessions sont pour certains de l’ordre du miracle. Que de grâces la Vierge Marie obtient de son Fils ! Il suffit de les lui demander …
J’ajoute que du 22 au 24 juillet prochain à Lourdes, Mgr Livio Melina, ancien président de l’Institut pontifical Jean-Paul II, animera une session sur le thème : « la famille, demeure de l’amour et de la miséricorde » (informations : [email protected]).
Venez nombreux et faites passer le message à ceux qui en ont besoin. C’est un bel acte missionnaire !
Les citoyens face à la fraude électorale potentielle
Nous avions signalé ici une initiative de contrôle de l’élection par les citoyens. Un lecteur me signale un autre système de contrôle, mais surtout détaille comment pourrait fonctionner la fraude:
Comment une fraude pourrait-elle avoir lieu lors de la compilation des résultats par le ministère ?
Au 1er tour en 2017, 36.000.000 votes ont été exprimés. Supposons le même chiffre en 2022. Pour dépasser d’un point un concurrent à 21% contre 20%, il faut 360.000 voix d’avance. C’est-à-dire environ 5 voix d’écart par bureau de vote (il y en a 69.000). Il suffit dans chaque bureau de vote que 5 voix « Z » soient transformées en 5 voix « M » pour inverser l’ordre des deux candidats : « Z » passerait de 21% à 20% et « M » de 20% à 21%.
De même au 2ème tour en 2017, 31.400.000 votes ont été exprimés. Supposons le même chiffre en 2022. Pour obtenir une victoire à 51% contre 49%, il faut 628.000 voix d’écart. C’est-à-dire moins de 10 voix d’écart par bureau de vote (il y en a 69.000). Il suffit dans chaque bureau de vote que 5 voix « Z » soient transformées en 5 voix « M » (10 voix d’écart) pour transformer une victoire de « Z » à 51% en une victoire de « M » à 51%.
Comment les voix « Z » pourraient-elles être transformées en voix « M » ?
Les résultats sont proclamés dans chacun des 69.000 bureaux le soir du vote et remontés aux préfectures puis au ministère de l’intérieur qui additionne les résultats et les publie. Il suffit que l’ordinateur ministériel modifie légèrement les résultats remontés (à peine 10 voix par bureau) pour modifier totalement le résultat final.
Comment cette transformation pourrait-elle passer (presque) inaperçue ?
Les résultats par bureau sont publiés le soir ou lendemain du vote par le ministère et repris par la presse. Qui vérifie que les résultats publiés par la presse et le ministère sont légèrement différents de ceux proclamés par les présidents de bureaux de vote et affichés dans les bureaux par ces présidents le soir du vote ? Si quelques électeurs constatent un écart dans leur bureau de vote sur 9 ou 10 voix (entre le procès-verbal affiché en bureau de vote et le résultat publié dans la presse), ils penseront à un ajustement sans importance pour le résultat national, sans se douter que ces « petits écarts » sont systématiques et modifient effectivement le résultat total.
Comment contrer cette possible fraude ?
En collectant dès le soir du vote les résultats de tous les bureaux de vote à partir des procès-verbaux qui seuls sont certifiés exacts par les présidents et en prenant en photo ces 69.0000 procès-verbaux dès le soir du vote à titre de preuve. En les transmettant à un collectif indépendant et transparent qui publiera dès le soir du vote son addition. C’est ce que propose le site https://controle-citoyen.com/
S’il y a un écart avec ses résultats, il faudra que le ministère justifie sa propre addition…
Procédure en 12 étapes simples :
Avant l’élection
1/ Allez sur le site : https://controle-citoyen.com/
2/ Choisissez le bouton : je suis « Un citoyen » puis « Citoyen Validant »
3/ Renseignez vos prénom / nom / mail puis le bouton « créer un compte »
4/ Allez sur votre boîte mail et cliquez sur le lien reçu et choisissez le bouton « aller dans l’application »
5/ Choisissez le(s) bureau(x) dont vous contrôlerez le résultat le soir du vote (vous pouvez en contrôler plusieurs) : cliquez sur « ajouter un bureau », sélectionnez vos bureaux et sauvegardez.
LE SOIR DU 10 AVRIL (…et du 24 AVRIL) à partir de 19h
6/ Rendez-vous dans votre bureaude vote dès la fin du vote (19h ou, dans certaines grandes villes, 20h) et attendez l’issue du dépouillement et la proclamation publique (ouverte à tous citoyens) du résultat par le président, qui affichera le procès-verbal dans le bureau.
7/ Allez sur votre boîte mail et :
- cliquez sur lien que vous avez reçu lors de l’inscription
- cliquez le bouton « aller dans l’application »
8/ Saisissez les résultats de votre bureau de vote en commençant par saisir le nombre d’inscritssur la liste électorale (à partir du procès-verbal des résultats affiché dans le bureau par le président).
9/ Puis saisissez les résultats de chaque candidat ainsi que le nombre de bulletins blancs et nuls.
10/ Sauvegardez votre saisie en cliquant sur SAUVER
11/ Prenez en photo le procès-verbal des résultats du vote (affiché dans le bureau par le président du bureau) et chargez cette photo sur le site (via l’icône dans le bandeau supérieur du site). Ce sera un moyen de vérification que les résultats saisis sont conformes au procès- verbal. (Vous avez le droit de prendre le procès-verbal en photo puisqu’il est public).
Vous pouvez le faire même avant 20h car le résultat du bureau est public. La synthèse nationale des bureaux ne sera pas publiée avant 20h.
12/ Si votre commune comporte plusieurs bureaux de vote : après avoir saisi les résultats de votre bureau, vous pouvez vous rendre au bureau centralisateur (souvent en mairie) où sont affichés les résultats de tous les bureaux de vote de la commune et saisir également les résultats des autres bureaux de votre commune.
Vous pouvez faire de même dans des communes voisines car les résultats restent affichés en mairie. Plus vous contrôlerez dans un temps bref après la publication des résultats, moins la fraude sera possible.
Ursula von der Leyen veut faire entrer l’Ukraine dans l’Europe
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Non élue et non mandatée par l’Europe pour l’élargir, la sémillante présidente de la Commission européen ne doute de rien et ose tout. En visite à Kiev, elle a solennellement remis au président Zelenski un questionnaire, prélude à une prochaine adhésion. Symboliquement établi aux couleurs de l’Europe et de l’Ukraine, ce sésame a ravi le chef de guerre ukrainien, héros démocrate acclamé debout par tous les députés occidentaux. Gare à celui qui ne se lève pas, cela lui coûtera cher. On se croirait à une séance du Soviet suprême de la grande époque.
Cette unanimité, que l’on dit mondiale mais qui n’est qu’occidentale, entraîne un cortège de folies. Celle de la présidente de la commission en est la manifestation la plus aboutie.
Se rend-elle compte de l’état économique de l’Ukraine, avant même la guerre ? De son niveau de corruption endémique depuis son indépendance ? Zelenski lui-même serait gravement compromis dans l’affaire des Pandora papers. Ces documents le mettant en cause furent abondamment commentés en Ukraine l’automne dernier. Depuis, le silence est d’or.
« Ce ne sera pas, comme d’ordinaire, une question d’années pour se faire une opinion, mais je pense une question de semaines. » a déclaré la présidente, symbole accablant de la dictature de l’émotion, annihilant toute réflexion.
Cette initiative très personnelle n’est cependant pas goûtée partout. Ainsi le Frankfurter Allgemeine Zeitung a rappelé qu’une majorité de chefs d’État et de gouvernements s’est récemment prononcée contre une adhésion accélérée de l’Ukraine. Ce serait en effet une folie économique. Rappelons-nous du cas grec, qui concernait pourtant un pays beaucoup plus petit et moins pauvre que l’Ukraine dont le niveau de vie est très inférieur à tous les autres pays européens.
Qui va payer ? On le sait : les contribuables français et allemands.
L’hystérie actuelle n’épargne que peu de monde. Le premier ministre slovaque vient d’offrir à l’Ukraine son système de défense anti-missile tandis que Joseph Borrell annonce une aide supplémentaire de 500 millions d’euros pour l’achat d’armes. Cela fera 1,5 milliards d’euros depuis le début de la guerre, rappelle Courrier international. Que cherche-t-on ? A prolonger la guerre ? Accessoirement, qui va payer ? Nous, bien sûr.
Côté sanctions, les initiatives les plus saugrenues se multiplient. Il est impossible de se passer du gaz russe, tout le monde le sait et pourtant on fait comme si. Seule l’Allemagne est plus prudente : il pourrait faire froid l’hiver prochain…
Il est fascinant de voir comment les Européens se ruent sur des sanctions qui les pénaliseront eux-mêmes. Les Américains n’ont même plus besoin d’ordonner, leurs désirs sont devancés. Et quand Zelenski cite nommément des entreprises françaises, exigeant leur départ de Russie, nos députés applaudissent debout. Belle défense de l’intérêt national.
Cela n’empêche pas les Américains d’assouplir les sanctions quand cela les arrange, comme pour les engrais russes dont ils ont besoin.
La cerise sur le gâteau étant la livraison de gaz russe passant toujours par l’Ukraine qui continue à percevoir de la Russie de substantiels émoluments pour ce droit de passage, comme l’a récemment rappelé le courageux journaliste Vincent Hervouet.
Zelenski exige de l’Europe qu’elle coupe le robinet du gaz russe. Qu’il commence donc par donner l’exemple.
Chers jeunes de Génération Z
Jean-Eudes Gannat, président de l’Alvarium et auteur d’un récent ouvrage sur le sujet, nous propose cette tribune :
Chers jeunes de Génération Z,
Je vous écris ce samedi, sans savoir exactement ce que donnera l’élection de demain. Mais au fond, qu’importent les scores pour ce que j’ai à vous dire.
Vous avez été le fer de lance de la campagne de Zemmour, et quelles que puissent être nos différences sur le fond ou sur la forme, bravo ! Bravo à Stanislas Rigault d’abord, qui le premier s’est engagé pour Éric Zemmour, alors que peu de gens croyaient cette candidature possible, et que son environnement professionnel ne s’y prêtait pas vraiment. Et qui a eu le courage -et ceci m’a particulièrement touché- de dénoncer la dissolution de l’Alvarium alors que personne n’osait aborder le sujet sur la scène électorale.
Durant cette campagne cependant, certains d’entre vous -qui posaient il y a encore 2 ans avec Wauquiez ou Copé- nous ont donné le sentiment qu’ils pensaient avoir tout compris, qu’ils étaient « la seule vraie droite » et « l’unique solution ». S’enfermant dans un entre-soi bourgeois, refusant de parler au Pays Réel qu’ils pensaient défendre, balayant parfois avec dédain ce qu’ils appelaient l’extrême-droite, c’est-à-dire ceux qui disent ce pourquoi on vous insulte, mais avec 50 ans d’avance, et qui subissent ce que vous avez subi, mais plus violemment, depuis au moins 50 ans aussi… Mais le but n’est pas ici de nous quereller ni de vous faire la leçon ; pour la plupart vous avez fait face aux calomnies et aux agressions avec courage, et votre détermination a fait mentir ceux qui vous présentaient uniquement comme des petits bourgeois cathos futiles, déduisant de votre classe sociale -réelle ou supposée- que vous seriez forcément des lâches et des faibles.
Et demain ? C’est dans la défaite qu’on mesure le vrai courage des uns et des autres. Demain, beaucoup se rangeront, cesseront de militer ou chercheront ailleurs des places au chaud. C’est le lot commun des désillusions politiques.
Nous avons connu cela avec les Manifs Pour Tous, où toute une jeunesse s’était levée elle aussi. Comme vous, elle était majoritairement d’extraction catholique et de bonne famille. Comme vous, elle a subi de plein fouet la persécution médiatique et les coups. Comme vous, elle a été amenée à fréquenter les jeunes identitaires et nationalistes, et à réaliser que ceux-ci étaient victimes de la propagande du Système.
Comme vous, elle a eu le sentiment que la vérité, le bien, le beau, la patrie, étaient bafoués. Une partie de cette jeunesse s’est rangée, a persisté dans un entre-soi mondain menant aux reniements. Pour une autre, les Manifs Pour Tous furent un électrochoc salutaire.
Pour notre génération l’avenir s’annonce sombre ; quand les vieux macronistes qui jouissent et détruisent sans entrave notre pays seront morts, une nouvelle masse électorale prendra le relais pour nous interdire tout salut par les urnes ; celle des populations immigrées. En 2012, 93% des musulmans auraient voté Hollande, et 92% pour Macron en 2017, selon le démographe Jean-Paul Gourévitch.
Pour demain, vous avez à faire un choix crucial ; ou vous persistez dans l’illusion électorale, vous condamnant, élections après élections à toujours plus de reniements dans l’espoir d’être acceptés par les français de papier et le système médiatique ; c’est la stratégie de dédiabolisation. Ou vous rejetez en bloc le républicanisme délétère, le mythe gaulliste, si ringard, le timide libéralisme conservateur, qui finissent toujours par déplorer les effets dont il chérissent les causes, selon le mot de Bossuet. Ou vous travaillez à bâtir une contre-société qui rejette en bloc les dogmes imposés successivement depuis 1789, 1945 et 1968 ; c’est l’optique nationaliste, identitaire, sécessionniste ; appelez-la comme vous voudrez.
Il ne s’agit pas d’aller se réfugier dans les bois avec une plume dans le derrière, ni de rejeter à tout prix les élections. Il s’agit de comprendre que ces dernières sont certes un moyen de parler à nos concitoyens, mais pas une fin. Il s’agit de comprendre que s’il doit y avoir une « union des droites » susceptible de changer radicalement les choses, c’est celle qui refuse les mirages de la société marchande et les compromissions avec des politiciens ayant passé 20 ans dans le camp des ennemis de la France. C’est celle qui bâtit des communautés quand tout s’effondre. C’est celle qui sait au fond -et assume- que la droite républicaine, ça n’existe pas, ou ça n’est plus la droite…
Chers jeunes de la Génération Z ; notre génération sait que son pays est menacé de mort. Continuera-t-elle à parler des héros qui ont tout donné pour lui, ou essayera-t-elle de leur ressembler, quelles qu’en soient les conséquences ? Dès demain, vous pouvez contribuer à répondre à cette question.
Ensemble, par-delà toutes les guerres de chapelles, formons une jeunesse utile qui bâtit quand tout s’écroule, loin des mirages médiatiques et des illusions court-termistes. L’Alvarium, Academia Christiana et de nombreuses autres structures n’attendent qu’à être imitées ou rejointes par la jeunesse patriote.
Disney interdit à ses employés d’utiliser des expressions telles que “dames et messieurs” et “garçons et filles”
Ces phrases reconnaissent en effet qu’il n’y a que deux sexes et que chaque personne appartient soit à l’un, soit à l’autre. Mais pour les idéologues LGBT radicaux de Disney, “Mesdames et Messieurs” et “Garçons et Filles” sont un manque de respect pour les personnes (probablement moins de 1% de la population) qui ne “s’identifient” à aucun des deux sexes, qui “s’identifient” aux deux sexes ou qui changent le sexe auquel elles “s’identifient” en fonction du moment où elles se trouvent.
Vivian Ware, directrice de la diversité et de l’intégration chez Disney, a récemment déclaré lors d’un entretien avec des employés :
“L’été dernier, nous avons supprimé toutes les salutations sexuées liées à nos émissions en direct. Nous ne disons donc plus ‘Mesdames et Messieurs, garçons et filles’. Nous avons formé tous nos acteurs à cet égard. Maintenant, ils savent que c’est ‘Bonjour tout le monde’ ou ‘Bonjour les amis’. Nous sommes en train de changer les annonces, et beaucoup d’entre vous le savent certainement : lorsque nous avons ramené les feux d’artifice à Magic Kingdom, nous ne disions plus “Ladies and Gentlemen, Boys and Girls”. Nous disons ‘rêveurs de tous âges’. Je trouve que c’est formidable que cela permette à nos collaborateurs d’être créatifs et de s’y intéresser. Nos acteurs travaillent avec des marchandises, avec de la nourriture et des boissons, avec tous les domaines qui ont un rapport avec les invités, où nous voulons peut-être créer ce moment magique avec nos acteurs et nos invités. Et nous ne voulons pas simplement partir du principe que quelqu’un qui se présente comme une femme selon notre interprétation ne souhaite pas être appelé “princesse”. Nous devons donc réfléchir différemment à la manière dont nous pouvons nous adresser à nos hôtes d’une manière significative et inclusive, qui soit magique et inoubliable pour tous”.
Les belles figures de l’Histoire : saint Sébastien, soldat d’élite et chrétien
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François THOMAS, jésuite :
Il refusait de vacciner : la justice annule les sanctions
L’interdiction d’exercer notifiée par l’ARS (agence régionale de santé) et la décision de la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Côte-d’Or que les consultations, soins et prescriptions soumis au remboursement feront l’objet d’une récupération du tiers payant, ont été annulées par le tribunal administratif.
Le pharmacien de Semur-en-Auxois avait contesté les sanctions de l’ARS et de la CPAM, dont il avait été notifié début novembre.
Lundi Saint : Marche de St-Etienne du Mont vers Notre-Dame de Paris et veillée de prière
En partenariat avec le diocèse de Paris, une marche vers Notre-Dame de Paris est organisée le lundi 11 avril à 19 heures, au départ de l’église Saint Étienne-du-Mont (Paris 5e). La procession sera suivie d’une grande veillée de prière sur le parvis de la cathédrale à partir de 20 heures.
À partir de 20 heures et jusqu’à 22 h, l’équipe des Pierres Vivantes animera une veillée de prière sur parvis de la cathédrale : chapelet médité, temps de louange, lecture de textes de la littérature française (de Charles Péguy et de Paul Claudel notamment), avec la participation de la famille Lefèvre, de la chorale Olé chœur, du comédien Guillaume d’Harcourt et de la comédienne Clémence de Vimal.
Monseigneur Bruguès, évêque émérite d’Angers, interviendra pour un temps d’enseignement.
La veillée se terminera par l’adoration du Saint Sacrement, de 22 heures à 22 h30, toujours sur le parvis.
