Un ami américain me signale ce post passionnant du statisticien William Briggs sur le rapport Sauvé. J’y lis notamment – ce que j’ai toujours pensé, mais que les médias dominants occultent volontiers ces derniers jours – que les chiffres, aussi effrayants soient-ils (car le Christ, comme les fidèles, réclament de saints prêtres et non des pervers) des clercs prédateurs sexuels sont bien plus faibles que ceux des prédateurs dans la société en général. Mais, avant de regarder ces chiffres, gardons en tête cet avertissement de l’auteur:
De toute façon, personne ne conteste qu’il y avait et qu’il y ait des prêtres pervers. Le nombre proportionnel est inférieur ou égal à celui du grand public, comme nous le disent les compagnies d’assurance, mais il devrait être égal à zéro, comme le Seigneur le commande. Même si les chiffres sont équivalents, voire en faveur des prêtres, nous attendons toujours les importants commissions et rapports sur les enseignants pervers, les politiciens pervers ou les médecins pervers. Comme ceux-ci pourraient être un peu long à venir, regardons le nombre de victimes revendiquées dans le rapport français.
Mais venons-en aux chiffres. William Briggs rappelle que le chiffre de 330 000 victimes qui a beaucoup circulé ne concerne pas les victimes avérées de clercs, mais l’ensemble des victimes estimées dans un cadre catholique (dont plus d’un tiers n’ont rien à voir avec un clerc).
Et, surtout, il rappelle que ces estimations s’inscrivent dans un cadre plus général de 5,5 millions de victimes estimées dans l’ensemble de la société. Ce qui fait qu’environ 4% des victimes sont liées à des clercs. C’est 4% de trop, mais cela ne fait pas – il s’en faut de beaucoup! – de l’Eglise l’institution la plus dangereuse de la société comme certains n’ont pas hésité à le prétendre. Et, en particulier, 7,5% des victimes ont été agressées dans le cadre familial, soit deux fois plus que par des clercs – allons-nous, pour autant, supprimer la famille, demande Briggs.
Un article à lire avec attention – et qui appelle de nombreux développements (que semble promettre l’auteur).
Aymeric Pourbaix reçoit Yves de Lassus, fondateur association CAP FATIMA, Damien Sanchez, spécialiste des apparitions mariales, Hubert de Torcy, directeur SAJE et Véronique Jacquier :
Nous savons tous que l’équivalent français de l’Etat profond américain – cette oligarchie qui a “fabriqué” Macron – vit du clientélisme, prenant dans nos poches pour satisfaire à la fois ses “clients” (notamment toutes les “minorités”) et ses mandants (les ploutocrates). Un récent et passionnant article de Patrick Edery estime que nous pourrions récupérer 250 milliards d’euros par an si nous commencions sérieusement à nous attaquer à ce clientélisme (des dizaines de milliards d’euros de subventions aux associations de la bien-pensance ou aux médias dominants et des dizaines de milliards d’euros “d’aides aux entreprises” qui, “bizarrement”, ne profitent jamais aux PME…).
L’article propose de redonner cette somme colossale aux familles et aux entreprises. En un mot, de redonner aux Français le pouvoir sur leur existence et sur leur pays. Une excellente stratégie – qui pourrait, comme le dit l’auteur, séduire massivement les abstentionnistes – à diffuser largement!
La lecture de la synthèse du rapport Sauvé frappe comme un coup de fouet, à la fois reçu au cœur et en pleine face. 216.000 victimes mineures d’agressions sexuelles commises par des clercs de 1950 à 2020 ! Soit en moyenne 3.000 victimes par an pendant 70 ans… Environ 3000 clercs abuseurs, soit 3% de la population cléricale des 70 dernières années. Une typologie glaçante des cas d’agressions : l’abus sexuel a pu être commis en situation « paroissiale », « scolaire », « familiale », « éducative », « thérapeutique » ou même « prophétique » dans certaines communautés nouvelles. Et le rapport confirme que le cas de la France se situe dans la moyenne des pays touchés par ce fléau : Irlande, Etats-Unis, Allemagne, pour n’en citer que quelques-uns…
Le laïc que je suis ne peut détourner son regard de cette blessure affreuse, comme le prêtre ou le lévite de la parabole du bon samaritain se détournent pour ne pas voir le blessé dans le fossé . D’abord, en tant que fils de l’Eglise, je crois que si la Providence divine a voulu que ma génération affronte cette tragédie, les grâces seront données à ceux qui les demandent pour être au pied de la croix où git le Christ avec toutes les victimes. Ensuite parce que, dans ma vie d’homme, j’ai déjà été confronté trois fois à ces situations : j’ai collaboré avec deux prêtres dont les abus ont été finalement connus, l’un étant décédé, l’autre condamné et déchu de l’état clérical ; et un membre de ma famille « engagé au service de l’Eglise » purge une peine de prison pour des faits de pédophilie commis à l’étranger sous couvert d’une mission humanitaire catholique. La honte et le dégoût exprimés par le porte-parole de la Conférence des Evêques de France, je l’ai connue et elle m’habite encore quand je pense aux victimes, et la colère aussi quand je pense aux abuseurs. A toutes les victimes de ces abuseurs dont j’ai été un proche, je demande pardon comme le samaritain a versé de l’huile sur les blessures de la victime d’une agression qu’il n’avait pas commise: par compassion.
Mais le rapport Sauvé nous ouvre aussi, en creux, à une autre réalité. Plus de 80.000 prêtres, religieux et diacres se sont dévoués pour le soin des fidèles pendant 70 ans de manière vertueuse et parfois héroïque. Il ne serait pas juste de concentrer notre attention sur 3% de clercs dévoyés sans dire merci aux 97% de clercs vertueux. Ceux que j’ai connus, ou avec qui j’ai personnellement collaboré, qui entrent dans cette catégorie, se comptent par dizaines. A tous nos prêtres et religieux fidèles, je veux dire merci, comme cet autre samaritain de l’Evangile, lépreux – lui – et guéri par le Christ, qui est revenu à son bienfaiteur pour lui rendre grâce.
Il y a enfin dans le rapport Sauvé des propositions auxquelles il faut dire non. Une méconnaissance tragique de la réalité spirituelle de l’Eglise et du message chrétien conduit les rapporteurs à suggérer d’étudier l’ordination d’hommes mariés (proposition N°4), passer au crible les règles des ordres religieux relatives à l’obéissance (proposition N°6), enseigner que le secret de la confession se subordonne à l’obligation de signalement des cas de violences sexuelles sur mineur prévue par les lois de la république (propositions N°8 et 43), enseigner que la profanation première est celle de la personne (proposition N°9) alors que l’Eglise enseigne que la faute est d’abord une offense faite à Dieu. D’autres propositions relèvent de la méconnaissance de l’Eglise, comme celle qui préconise de renforcer la place des femmes dans les sphères décisionnelles de l’Eglise (proposition N° 36), comme si l’appartenance au sexe féminin conférait un pouvoir sur les décisions de l’Eglise, oucelle qui demande une réforme du droit canon pour faire place aux droits des victimes (proposition N° 41), alors qu’en matière canonique, c’est l’Eglise qui est la victime du délit commis par l’un des siens. La proposition N°33 est également inapplicable, qui suggère de financer les indemnités à verser aux victimes à partir du patrimoine des transgresseurs : outre qu’un prêtre sexagénaire n’a généralement acquis aucun patrimoine durant son sacerdoce, s’il en possède un, l’Eglise n’a pas d’autorité pour en disposer à sa place. De même, les propositions 31 à 33 relative à l’indemnisation financière des victimes, si elles reconnaissent que l’argent ne fera pas réparation de tout, établissement une hiérarchie où l’argent est placé, en quelque sorte, au-dessus de Dieu…
Enfin, comment ne pas s’insurger contre les propositions 23 à 30 qui veulent faire reconnaître une « responsabilité systémique » de l’Eglise, s’exerçant même au-delà du décès d’un agresseur ? Ce serait placer l’Eglise dans une situation de droit d’exception qui n’a aucun équivalent, pour aucune autre institution humaine. La responsabilité systémique de l’Eglise est d’assurer le salut des fidèles, et non de servir de bouc émissaire à l’égard des quelques 5,5 millions de personnes mineures victimes d’agressions sexuelles pendant 70 ans, selon les extrapolations de la commission, tous agresseurs confondus. On reste d’ailleurs perplexe devant l’affirmation de la prévalence des agressions sexuelles sur mineur dans les milieux d’église, devant les autres lieux de socialisation, puisqu’aucune commission indépendante n’a été créée en dehors de l’Eglise pour évaluer ce phénomène, ni à l’école ni dans le sport…
Le rapport Sauvé soulève un vrai drame, mais il présente, hélas, un certain nombre de mauvaises solutions. Les fidèles attendent maintenant que l’épiscopat français proclame une année de pénitence, comme le demanda de manière prophétique le Pape Benoît XVI à l’église d’Irlande au lendemain des révélations sur les abus commis en son sein.
François-Joseph Boffard a écrit un texte intéressant sur la paix liturgique :
Dans mon enfance des années 70, je me souviens du combat auquel se prêtaient les adultes autour de moi sur les questions liturgiques. Des prêtres et des laïcs s’opposaient sur des questions qui me semblaient alors un peu déconcertantes. Fallait-il faire face au prêtre à la messe ? Pouvait-on se mettre à genoux à la consécration ? Était-il permis de communier dans la main ? Trop jeune, je ne comprenais pas vraiment les enjeux de ces polémiques. Mes parents nous ont éduqués dans l’amour de l’Église et donc du rite romain, et nous allions à la messe en forme extraordinaire aussi facilement qu’en forme ordinaire. J’ai découvert plus tard que mes parents préféraient la première, que mon père appelait « la messe de toujours ». Mais je crois que mes parents ne voulaient pas abîmer dans notre cœur d’enfant l’amour de l’Église qui passe un peu, et c’est toute la difficulté, par la médiation des clercs. Seul le sens du sacré primait, mes parents ne voulaient pas donner prise à des querelles orchestrées par le « diviseur ». […]
Il serait bon que certains évêques aient un peu plus d’humilité devant ces aberrations liturgiques que nous avons dû supporter. J’ai l’impression que le Souverain Pontife lui-même oublie un peu vite et que l’on révise l’histoire des blessures liturgiques des dernières décennies. […]
Oui je le crois vraiment saint Jean-Paul II, puis Benoit XVI en 2007, ouvrirent la voie à la paix liturgique et à l’enrichissement de la forme ordinaire par la forme extraordinaire. De très nombreux prêtres ont perdu la foi dans leur sacerdoce à cause de l’idéologie moderniste qui a conduit à intellectualiser notre vie chrétienne en lui retirant sa part de mystère et de sacré. Après les applications folles du Concile Vatican II, heureusement que certains pouvaient continuer à vivre leur foi dans la tradition grâce à des mouvements comme le MJCF. Et quand j’entends certains évêques, anciens du MJCF, assumer le dernier Motu proprio du Pape François sans broncher, j’ai envie de leur rappeler dans quel bain a été plongée leur vie sacerdotale. Manifestement ils se sont fait opérer de la conscience comme d’autres se font opérer de l’appendicite.
C’est cette même amnésie qui préside à l’écriture, à la publication et à l’application dans certains diocèses du Motu proprio « Traditionis cutodes ». Amnésie au sens de l’absence de mémoire et de l’absence de filiation dans la transmission. L’Église a toujours conçu sa doctrine dans l’équilibre d’un « Nova et vetera » (Nouveau et ancien). Dans l’histoire, l’erreur fut souvent de privilégier l’un au détriment de l’autre. Et les progrès réalisés par les divers conciles furent toujours dans l’enrichissement et la clarification du chemin qui mène à Dieu et qui nous permet de mieux parler de Lui. Il semble désormais que le Pape François soit déterminé à devenir l’apôtre de la rupture, une sorte de nova sans vetera, une approche résolument moderne et œcuménique de la communion. Et, comme tous les progressismes, celui-ci conduit à une communication dont la forme tyrannique peine à concilier l’appel à l’ouverture et l’exigence d’obéissance. Cela peut paraitre un peu excessif de parler de tyrannie, pourtant je pense que nous assistons depuis plusieurs années à un durcissement de la parole pontificale. François n’hésite pas à mordre les fidèles qui affichent leur conformité au magistère antique en les présentant comme des pharisiens rétrogrades, et à se faire complice des chemins de l’innovation qui épousent les formes de la vulgarité du monde.
Vous l’aurez compris, je suis un peu déconcerté par le texte du Pape François et par ses prises de parole récentes qui semblent faire droit à une herméneutique de la rupture. […]
S’il est évidemment légitime de demander aux « Tradis » de reconnaitre sans réserve le Concile Vatican II, ce qui vient d’être fait par l’ensemble des Supérieurs de communauté traditionnelle, il eût été très souhaitable que l’on exige dans le même temps des évêques du monde entier qu’ils veillent à la fidélité de ce qui est demandé par le Concile : le chant grégorien est le chant propre de l’Église ; L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins ; la concélébration fait l’objet d’une exception le jeudi saint, elle est élargie à quelques situations exceptionnelles dont la liste est prévue par le Concile, etc. Ah ! si seulement le Concile était strictement appliqué !
Mardi prochain, Mgr de Moulins-Beaufort est “convoqué” par le ministre de l’Intérieur pour avoir eu l’incroyable audace de défendre le secret de la confession. L’Etat jacobin ne supporte pas les sacrements: il veut faire du prêtre un simple fonctionnaire, loin de tout caractère sacré (alors que, par définition, la personne de celui qui renouvelle le sacrifice – ce qui est la mission fondamentale du prêtre dans la foi catholique – est sacrée, non pas par les qualités intrinsèques de cette personne, mais par vocation); et il veut en finir avec le secret de la confession, manifestant ainsi son caractère profondément totalitaire.
Il se trouve que, demain, lundi 11 octobre, dans le calendrier romain traditionnel, nous fêtons la Maternité de la Sainte Vierge – et tout spécialement sa maternité sur l’Eglise et sur les prêtres. Je vous propose de tous réciter un chapelet ou assister au Saint-Sacrifice (pardon M. Darmanin, je sais que ça vous hérisse le poil, mais c’est comme ça que nous parlons, nous catholiques!) et jeûner demain pour demander à la Mère de l’Eglise de nous obtenir beaucoup de saints prêtres. C’est la meilleure réponse que je puisse imaginer à la crise que nous traversons. Et la Vierge douloureuse est la seule à pouvoir nettoyer le “cloaque d’impureté” qui a pris place dans notre Eglise et à pouvoir consoler les victimes.
Eglise universelle : L’obéissance dans l’Eglise, aveugle ou clairvoyante ?
Dans la société civile comme dans l’Eglise, il est très fréquemment fait appel à l’obéissance. Le Christ nous a d’ailleurs sauvé par son obéissance. Mais qu’est-ce que l’obéissance ? N’est-ce pas une marque d’orgueil ou de libre examen que de résister aux ordres de l’autorité légitime ? Jésuite, le père Jean-François Thomas nous propose quelques éclairages sur cette question de l’obéissance.
Eglise en France : Montre-nous ton visage !
Le 16 octobre prochain aura lieu un forum, à Notre-Dame de Grâces à Passy (75), organisé par l’association « Montre-nous ton visage » dont la vocation est de faire connaître le linceul de Turin et de diffuser les travaux scientifiques qui étudient cette question. Président honoraire de l’association, Pierre de Riedmatten présente ce forum ainsi que l’état de la question des recherches en particulier en ce qui concerne les datations au carbone 14 de 1988.
Eglise en marche : Des jeunes réagissent à l’interdiction de la messe traditionnelle
L’association « Juventus traditionis » (la jeunesse de la Tradition) vient de voir le jour. Son but est de promouvoir la messe traditionnelle et de soutenir les mouvements de résistance qui œuvrent à la défense de la messe dite de Saint Pie V face aux interdictions épiscopales. Clotilde Juge, responsable de la communication, présente les actions en cours et les projets de l’association.
Le docteur Adel Ghali est un médecin égyptien copte. Depuis quarante ans, il se dévoue auprès des chiffonniers du Caire, ces jeunes enfants qui vivent dans les bidonvilles de cette mégalopole, sans ressources. Sa rencontre avec Soeur Emmanuelle a changé sa vie, et avec elle, puis après elle, il a décidé de continuer son combat pour les plus pauvres.
« Je ne crois pas que les gens sont merveilleux, je le vois. Je ne crois pas que ce qu’ils font est merveilleux, je le constate. Qui aurait pu penser qu’une ville s’élèverait là où il y avait une affreuse décharge ? Soeur Emmanuelle disait souvent : “Il n’est pas interdit de rêver.” Son rêve éveillé a fait des merveilles. Le rêve a été plus fort que la misère. L’amour plus fort que la mort.
Pourquoi écrire mes souvenirs ? À quel titre ? Je ne suis pas Oum Kalsoum ni le président Nasser ! Chez vous, Churchill et de Gaulle ont écrit leurs Mémoires, mais c’étaient des grands hommes. Je ne suis ni Albert Schweitzer ni Alexander Fleming ; je suis un médecin parmi d’autres. Parmi des milliers de médecins égyptiens qui font quotidiennement leur travail. Ma vie ne vaudrait pas d’être contée si, en rencontrant Soeur Emmanuelle, je n’étais devenu un petit instrument au service des plus pauvres dans la main de Notre Seigneur.
C’est lui en effet qui m’a guidé vers elle. C’est la divine Providence qui m’a fait rencontrer ma grande amie et modèle. Et c’est cette histoire que je vais raconter. »
Son livre mêle récit de son activité auprès des chiffonniers en compagnie de Soeur Emmanuelle et histoires de l’Egypte chrétienne depuis l’Ancien Testament, en passant par le séjour de la Sainte Famille, les ermites… Il écrit aussi :
Il y a au Caire des jeunes gens volontaires de France – leur association s’appelle SOS-Chrétiens d’Orient, nous l’avons déjà évoquée. […] J’approuve leur action et je les en remercie, mais je me demande parfois si ne va pas venir un moment où nous devrons, nous chrétiens de l’orient fonder une association analogue, SOS-Chrétiens d’Occident, pour venir en aide à nos frères d’Europe.
Nous n’irons pas soigner les corps – pour l’instant la France, l’Allemagne et les autres restent bien outillés en ce qui les regarde -, mais peut-être faudra-t-il s’occuper des âmes. […]
Plus loin il cite le pape copte Chenouda III :
Le monde entier attend que l’orthodoxie fasse quelque chose contre tant d’hérésies répandues dans le monde, pour la liberté et son sens, contre l’immoralité, l’homosexualité et ce qu’on appelle des prêtres thaumaturges, contre l’ordination à la prêtrise d’homosexuels… Permettez-moi de dire qu’en Orient, dans les pays non chrétiens, de telles choses qui se passent en Occident donnent une mauvaise réputation au christianisme. Ces pays ne font pas de différence entre Orient et Occident.
Et Adel Ghali commente :
Il y a urgence à nettoyer certaines aberrations venues de la pensée mondaine occidentale, déjà infiltrées, à des degrés divers, dans plusieurs Eglises protestantes et, petit à petit, dans l’Eglise romaine. Notre prière vise à vous y aider, elle a soif d’unité dans la foi. Le paradoxe de l’oecuménisme en Europe, c’est qu’en faisant mouvement vers certains protestants qui n’avaient plus de chrétien que le nom, l’Eglise catholique s’est éloignée de ses soeurs d’Orient. Le grand espoir des années soixante s’est perdu en route.
Vendredi 8 octobre, 19 personnes ont été interpellées lors d’un coup de filet dans une affaire de stupéfiants. Parmi les personnes interpellées, Mélanie Boulanger, 44 ans, qui a été tête de la liste PS-EELV en Normandie aux dernières élections régionales, remportées par Hervé Morin. Maire de Canteleu, ville d’environ 15 000 habitants dans la métropole de Rouen, vice-présidente de la métropole, elle a été placée en garde à vue. Ce n’est pas une inconnue au PS : Anne Hidalgo avait annoncé sa candidature à ses côtés.
En garde à vue pour complicité de trafic de stupéfiants, les enquêteurs cherchent à savoir si elle a pu faciliter l’implantation des trafiquants dans la zone en toute connaissance de cause.
« Les écoutes téléphoniques montrent que la maire de Canteleu était en contact régulier avec les principaux suspects »
L’un de ses adjoints a lui aussi été placé en garde à vue. Il s’agit d’Hasbi Colak, adjoint au développement économique, des commerces et de l’emploi. Il dirige l’association culturelle turque locale.
Cela fait deux ans que les enquêteurs travaillent sur ce réseau, à cheval entre la Seine-Saint-Denis et la région rouennaise. Les policiers ont saisi 375.000 euros en liquide, 15 kg d’héroïne ainsi que de nombreuses armes à feu. Parmi les interpellations, cinq frères et une soeur de la famille M, considérés comme les têtes du réseau. Très implantés à Canteleu, cette famille mafieuse gère ses affaires depuis la base arrière du Maroc, où les têtes de réseau de cette famille se sont réfugiées et ont massivement investi, notamment dans de florissantes affaires immobilières. Ce réseau très structuré de distribution de drogues et de blanchiment d’argent avec des sociétés écrans, aurait acheté la paix sociale à Canteleu, par des menaces, influences et pressions. Ce réseau contrôlait la ville et aurait infiltré la sphère politique.
Mercredi 6 octobre, l’ECLJ a animé une conférence au Parlement européen, dans le cadre de l’Intergroupe « Chrétiens d’Orient », sur la guerre du Tigré en Éthiopie, à l’initiative du député Mariani.
Le 4 mars 2021, la Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Michelle Bachelet, appelait à une enquête indépendante sur de possibles « crimes de guerre et des crimes contre l’humanité » commis en Éthiopie dans l’état régional du Tigré, où plus de 90 % de la population est chrétienne, essentiellement orthodoxe. Ces crimes sont commis dans le contexte de la guerre civile qui a éclaté en Éthiopie en novembre 2020, entre les Forces de Défense Nationale Éthiopienne (ENDF) et les Forces de Défense du Tigré (TDF). Selon les estimations d’USAID en mai 2021, 5,2 millions de personnes nécessitaient l’aide humanitaire sur une population totale estimée à 6 millions. 350.000 personnes sont également menacées par la famine et ce nombre augmente. L’UNICEF a également averti fin juin 2021 qu’au moins 33.000 enfants gravement malnutris dans les zones difficiles d’accès risquent une mort imminente, si des aides d’urgence ne sont pas rapidement acheminées.
Le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) est engagé pour le droit à la liberté religieuse en France, en Europe et dans le monde et intervient régulièrement à ce titre auprès du Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour défendre les chrétiens persécutés. C’est en raison de cet engagement que l’ECLJ est gravement préoccupé à double titre par la guerre du Tigré en Éthiopie. Premièrement, par les conséquences humanitaires de la guerre civile pour toutes les populations de la zone. Deuxièmement, par la dimension religieuse du conflit, même si celle-ci n’est pas la cause ou le motif du conflit, dans les faits, des religieux sont victimes de cette guerre et des lieux saints sont visés.
Pour en témoigner et analyser les faits, trois orateurs de qualités se sont succédé. Tout d’abord Philippe Pellet en tant que membre de l’institut de recherche sur la religion et la société de Budapest et membre de l’organisation humanitaire « Hungary Helps ». Il a évoqué la situation complexe et chaotique du Tigré. Henri Adam de Villiers, spécialiste des liturgies orientales et du patrimoine éthiopien ainsi que de l’histoire des chrétientés orientales, s’est exprimé sur le très riche héritage chrétien de l’Éthiopie que menace la guerre. Enfin Benjamin Blanchard, co-fondateur et directeur général d’SOS chrétiens d’Orient, a évoqué la situation critique des chrétiens aujourd’hui dans ce pays.
L’ECLJ apporte son soutien à toutes les victimes de cette guerre et s’inquiète particulièrement pour les populations menacées par la famine et en particulier pour les dizaines de milliers d’enfants gravement malnutris dans les zones difficiles d’accès. L’ECLJ invite les parties prenantes à se saisir d’urgence de cet enjeu humanitaire et à y apporter une réponse forte et rapide afin d’éviter davantage de drames.
Ce samedi 9 octobre, de 12h à 12h 45, encore une fois des fidèles catholiques attachés à la liturgie et au catéchisme traditionnel ont manifesté par la prière devant la nonciature apostolique, avenue du Président Wilson à Paris.
A nos pieuses protestations va bientôt s’ajouter celle de Saint-Georges-de-la-Villette.
Nous avons aussi appris sans surprise mais avec tristesse que, dimanche dernier, à Saint-Eugène, Mgr Thibaud Verny, évêque auxiliaire venu procéder à l’installation du nouveau curé a refusé le dialogue que lui demandaient les fidèles de la paroisse sur les restrictions des célébrations traditionnelles, l’interdiction faite aux prêtres des communautés Ecclesia Dei de célébrer à Paris. Tant à la fin de la première messe (en français, célébrée selon le missel de Paul VI) qu’à la fin de la grand’messe chantée traditionnelle de 11h, Mgr Verny est resté enfermé dans la sacristie pendant plus de 45 minutes, avant de filer à l’anglaise par une porte latérale sur la rue du Conservatoire.
Nous reproduisons un extrait du communiqué publié par l’association de Soutien à la paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile :
Ce refus du dialogue et cette exclusion, par l’archevêque de Paris et ses auxiliaires, des fidèles laïcs des paroisses où est célébrée la messe traditionnelle, est incompréhensible et scandaleuse et nous remplit de tristesse. Rappelons que, dans sa lettre pastorale du 3 septembre dernier, Mgr Aupetit appelait à « construire une Église fraternelle » et à « fortifier la communion et l’unité pour nous ouvrir à l’amitié universelle. » Nous avons hélas la sensation qu’à l’archevêché de Paris, les actes contredisent les paroles.
L’archevêché de Tolède affirme qu’il ignorait absolument qu’on allait utiliser la cathédrale pour une clip si tendancieux avec un rappeur si connu.
C. Tangana, musicien madrilène très renommé, conjointement à Nancthy Peluso, ont tourné un clip qui, à peine publié, a déjà plus d’un million de vues sur YouTube. Une grande partie du clip a été tourné dans la cathédrale de Tolède. On y voit de nombreuses scènes à caractère sexuel et aux positions très provocatrices, ce qui a suscité une forte polémique entre les fidèles et le clergé.
Dans son communiqué, l’archevêque Primat d’Espagne affirme
“regretter profondément ces faits tout en signifiant sa désapprobation des images enregistrés dans le sanctuaire”.
“Nous demandons humblement et sincèrement pardon à tous les fidèles laïcs, consacrés ou prêtres, qui se sont sentis offensés par l’usage inapproprié d’un lieu sacré”
L’archevêque s’engage à revoir le procédé suivi, afin que ne se renouvelle pas ce type de problème. Pour cela, un protocole sera établi pour l’enregistrement d’images à diffusion publique dans tout lieu de culte de l’archidiocèse.
L’archevêque n’est pas revenu sur la déclaration du chapitre de la cathédrale qui justifie l’intérêt de cette vidéo dans ce lieu saint. Le chapitre s’est, en effet, justifié sur l’intérêt pastoral d’un clip qui s’appelle “athée” où les protagonistes disent “croire” depuis qu’ils se sont rencontrés et que leur relation amoureuse a pris corps en ces lieux…
La France va relancer le combat pour l’abolition universelle de la peine de mort. Ce combat, nous le mènerons en Européens, encore et toujours. pic.twitter.com/mpPAed7Vgn
Depuis la loi Veil, il y a en France une peine de mort qui ne s’abat que sur des… innocents.
C’est le cas au Texas, où le gouvernement avait annoncé que le jugement bloquant la loi sur l’avortement serait renversé d’ici la fin de la semaine. Le procureur général du Texas avait fait appel de la décision devant la Cour fédérale du 5e circuit (La Nouvelle Orléans), laquelle a suspendu le jugement en l’attente d’un examen de la loi (le 12 octobre). Laquelle est donc de nouveau en vigueur.
Les psaumes font partie des textes poétiques de la Bible. Écrits sous forme de chants, ils sont en partie attribués au roi David. Ils sont très présents dans la prière chrétienne ; on les retrouve notamment dans la liturgie de la Parole à la messe et dans la liturgie des heures.
Avec les 150 psaumes, nous voyageons au travers d’une large palette de sentiments et d’états d’âmes qui agitent l’homme depuis toujours. Ils nous permettent, entre autres, de sublimer nos émotions et de les offrir à Dieu. En mémorisant quelques versets, ils peuvent nous accompagner tout au long de la journée, dans toutes les circonstances de notre quotidien :
Dès le lever, pour commencer la journée dans la joie et la louange ! “De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce, je dirai tes innombrables merveilles ; pour toi, j’exulterai, je danserai, je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.” (psaume 9)
Puis, en se préparant, pour se rappeler notre dignité d’enfant de Dieu “Je te bénis, mon Créateur pour la merveille que je suis ; tous ces trésors au fond de moi que tu as mis sans faire de bruit !”(psaume 139)
Pour rendre grâce à Dieu, le remercier tout au long du jour pour les grâces qu’il nous envoie “Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !” (psaume 102)
Face à une épreuve, pour se donner du courage et se rappeler que nous ne sommes pas seuls “Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.” (psaume 22)
Quand la peur ou la crainte nous envahissent “Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?” (psaume 27)
Devant une injustice, pour éviter que la colère ne s’installe “Laisse ta colère, calme ta fièvre, ne t’indigne pas : il n’en viendrait que du mal ; les méchants seront déracinés, mais qui espère le Seigneur possédera la terre.” (psaume 36)
Enfin, pour terminer sa journée et s’endormir en paix “Dans la paix moi aussi, je me couche et je dors, car tu me donnes d’habiter, Seigneur, seul, dans la confiance.” (psaumes 4)
« Ce n’est pas le pécheur que revient à Dieu pour lui demander pardon, mais c’est Dieu qui court après le pécheur et qui le fait revenir à lui. » Saint Jean-Marie Vianney
« C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Lc 15, 7)
Ô Marie faites-moi la grâce d’approcher de votre divin Fils avec un cœur pur et repenti.
Qu’à l’image du saint Curé d’Ars, patron des prêtres de France et de tous les curés de l’Univers, les prêtres de ma paroisse, mon évêque puissent trouver dans le cœur miséricordieux de Jésus le courage de poursuivre leur mission avec un immense amour de l’Église et de l’Eucharistie.
Au terme de cette éprouvante semaine, Marie implorez avec moi, en empruntant les mots de sainte Faustine fêtée le 5 octobre :
« Père Éternel, je vous offre le corps et le sang, l’âme et la divinité de votre Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de tous nos péchés et de ceux du monde entier. »
Réciter une dizaine de chapelet.
Marie qui gardez la chasteté des prêtres, priez pour nous.
Après qu’un obscur responsable LReM a traité Eric Zemmour de “virus” et de “retour de la peste brune”, voici qu’un pseudo-humoriste vient de souhaiter sa mort ainsi que celle de son public. Où sont les cris d’indignation des journalistes et politiciens si prompts à condamner la comparaison entre les expériences transgenre et celle du docteur Mengele ? L’intéressé a néanmoins présenté des excuses aujourd’hui…
Où sont également les grands démocrates et défenseurs des valeurs de la république quand un journaliste du service public explique qu’Eric Zemmour n’a pas le droit de venir sur France Info ? “Pas le droit” ? Est-ce à dire que des ordres ont été donnés ?
Une censure qui semble assumée par la direction de France Télévision, qui vit avec la redevance payée par nos concitoyens :
Et, face à la polémique, c’est même la direction de la chaîne elle-même qui a tenu à réagir. Dans un premier temps, c’est d’abord Gilles Bornstein lui-même qui s’est expliqué, déclarant sur Twitter qu’il s’était « mal exprimé ». Avant de reconnaître, tout de même, qu’Éric Zemmour ne serait pas invité sur les plateaux de France Info avant qu’il ne soit officiellement déclaré candidat à l’élection présidentielle [Comme chacun sait, seul les candidats à la présidentielles sot invités sur france Info. Réponse absurde ! NDPC]
Les mots de l’éditorialiste sont limpides : « La direction a décidé de ne pas l’inviter tant qu’il ne sera pas candidat. » Un choix politique confirmé et assumé par la suite par Laurent Guimier, directeur de l’information de la chaîne du canal 27. « En aucun cas Éric Zemmour et le courant de pensée qu’il représente ne sont interdits d’antenne à France Télévisions », assure-t-il.
Mais, là encore, il faudra que le polémiste franchisse le pas de la politique pour avoir le droit de s’exprimer sur le service public : il « sera bien évidemment invité dans nos rendez-vous politiques s’il se porte candidat à l’élection présidentielle », confirme encore Laurent Guimier. Hors de question, donc, que le journaliste y vienne faire la promotion de son ouvrage. De quoi laisser envisager, si d’aventure Éric Zemmour passait effectivement le Rubicon, un accueil pour le moins glacial sur le plateau de France Info.
La journaliste catholique américaine, accréditée auprès du Saint-Siège, Diane Montagna a publié dans The Remnant une longue enquête sur la genèse du Motu Proprio Traditionis Custodes. Elle remet en cause le lien entre l’enquête réalisée auprès des évêques sur le bilan de Summorum Pontificum et celui dressé par le Pape :
« J’ai chargé la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de faire circuler un questionnaire aux évêques concernant la mise en œuvre du Motu proprio Summorum Pontificum. Les réponses révèlent une situation qui me préoccupe, m’attriste et me persuade de la nécessité d’intervenir. »
Elle révèle que le sort de la messe traditionnelle a été scellée non pas après l’enquête mais lors d’une session de janvier 2020 au sein de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi :
Dans l’après-midi du 29 janvier 2020, une séance plénière s’est tenue pour discuter de la quatrième section de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, anciennement connue sous le nom de Commission pontificale Ecclesia Dei, à laquelle le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le Cardinal Luis Ladaria, SJ, n’était pas présent pour cause de maladie.
Avant de poursuivre, je dois dire qu’il est largement admis que le cardinal Ladaria était « réticent » à publier Traditionis Custodes. On dit qu’il est un homme bon, extrêmement discret, mais n’ira finalement pas à l’encontre de la volonté du Saint-Père.
En l’absence du cardinal Ladaria, l’assemblée était présidée par le secrétaire de la CDF, l’archevêque Giacomo Morandi. Morandi, certains d’entre vous s’en souviennent peut-être, a été nommé à la CDF en tant que sous-secrétaire en 2015 avant que trois fonctionnaires ne soient limogés sous le cardinal Müller. Lorsque le cardinal Müller a été « évincé » en 2017 et que le cardinal Ladaria a été nommé préfet, Morandi a été promu secrétaire.
Étaient également présents à la session plénière du 29 janvier 2020 d’autres membres de la CDF, dont le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal italien Pietro Parolin ; le cardinal canadien Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques ; le cardinal italien Giuseppe Versaldi, préfet de la Congrégation pour l’éducation catholique ; le cardinal Beniamino Stella, alors préfet de la Congrégation pour le clergé, les cardinaux américains Sean Patrick O’Malley et Donald Wuerl ; Mgr Rino Fisichella, archevêque italien, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation ; l’archevêque Charles Scicluna de Malte, qui est secrétaire adjoint du CDF ; le cardinal français Jean-Pierre Ricard, l’archevêque français Roland Minnerath, et d’autres. Le Pape n’aurait pas été à ce genre de réunion.
Selon des sources fiables, le cardinal Parolin, le cardinal Ouellet et le cardinal Versaldi menaient la discussion et la pilotaient dans une direction précise.
Pour vous donner un avant-goût de ce qui a été dit, un cardinal, qui est davantage considéré comme un « acolyte » que comme un chef de gang, s’est inquiété du fait que près de 13 000 jeunes s’étaient inscrits au pèlerinage de Chartres. Il a dit que nous devons comprendre pourquoi ces jeunes sont attirés par la messe traditionnelle et a expliqué aux autres présents que beaucoup de ces jeunes ont des « problèmes psychologiques et sociologiques ». Le cardinal en question a une formation en droit canon et en psychologie, donc ses remarques sur les «problèmes psychologiques» auraient eu plus de poids, en particulier auprès des évêques et des cardinaux qui ne sont pas familiers avec la messe latine traditionnelle ou les cercles de messe latine. […]
Gardez à l’esprit que le questionnaire a été envoyé cinq mois plus tard, en mai 2020. On ne sait pas qui a écrit les questions.
Il semble donc que le bal ait déjà été lancé lors de la session plénière de fin janvier 2020.
Un deuxième rapport parallèle
Maintenant, à notre deuxième question : pourrait-il être qualifié de juste s’il s’avérait qu‘il y avait un deuxième rapport parallèle créé au sein de la section doctrinale de la Congrégation de la Doctrine de la Foi, qui a été achevé avant même que toutes les réponses des évêques aient été reçues par la CDF ?
Des sources fiables ont confirmé que pendant la préparation du rapport principal, les supérieurs de la CDF ont commandé un deuxième rapport afin de s’assurer que le rapport principal reflète les commentaires des évêques. La Congrégation aurait dû s’assurer que le rapport principal n’arrivait pas seulement aux conclusions habituelles, par ex. que la messe traditionnelle est un élément positif dans la vie de l’Église, etc., etc., etc. Le deuxième rapport était donc présenté comme une sorte de contre-expertise, un contrôle sur le rapport principal. Les supérieurs de la CDF ont donc chargé un responsable de la section doctrinale de rédiger son propre rapport.
Il est important de garder à l’esprit que les réponses auraient été reçues par la poste ou par courrier électronique, ou par l’intermédiaire des nonciatures ou des conférences épiscopales.
Pour revoir la chronologie du déroulement des choses : la session plénière évoquée ci-dessus s’est tenue en janvier 2020. Le questionnaire a été envoyé au mois de mai suivant. Les évêques ont eu jusqu’en octobre 2020 pour répondre, mais comme pour les choses romaines, les réponses ont continué à arriver jusqu’en janvier 2021 et toutes ont été reçues, examinées et prises en compte pour le rapport principal.
Certains évêques ont dit qu’ils souhaitaient avoir une plus grande présence de la forme extraordinaire de la messe dans leur séminaire et parmi les jeunes prêtres.
Concernant le deuxième rapport parallèle, on ne sait pas si le fonctionnaire chargé de le rédiger a reçu l’ordre de tirer certaines conclusions.
Ce qui est sûr, c’est que le deuxième rapport parallèle, qui à ma connaissance a été commandé vers novembre 2020, a été remis avant Noël. Cependant, à ce stade, la CDF recevait et traitait toujours les réponses au sondage, et ce jusqu’en janvier 2021. Le deuxième rapport était donc sûrement incomplet, et probablement aussi superficiel, étant donné la rapidité avec laquelle il a été complété, le volume de matériel à être analysés et le fait que le matériel était reçu en quatre ou cinq langues.
Deux rapports ont donc été préparés. Celui qui convenait le mieux à un certain agenda a-t-il été choisi comme base de Traditionis Custodes ? Ou est-ce que les responsables, réalisant que le matériel entrant dans la CDF ne refléterait ni ne justifierait ce que ceux qui réclamaient des restrictions voulaient prouver, ont commandé le deuxième rapport et l’ont terminé en moins d’un mois afin qu’une sorte de texte parallèle pourrait être offert au Saint-Père ?
[…]
Mais ce qui apparaît, et nous examinerons cette question ensuite, c’est que Traditionis Custodes ne reflète pas les prémisses ou les conclusions du rapport principal. La question est donc : reflète-t-il les prémisses et les conclusions d’un autre rapport ? Serait-ce le deuxième rapport? Ou pourrait-il peut-être ne pas refléter les conclusions d’un rapport mais avoir été rédigé autrement.
Certains évêques ont fait des commentaires négatifs, mais des sources fiables affirment que ni les réponses, ni le rapport principal, n’étaient majoritairement négatifs.
Le rapport principal
Passons maintenant à notre troisième question : pourrait-il être qualifié de juste si Traditionis Custodes ne représentait pas avec exactitude le rapport principal et détaillé préparé pour le pape François par la Congrégation pour la doctrine de la foi ?
Plus tôt, j’ai fait référence à une interview mettant en vedette le secrétaire adjoint du CDF, l’archevêque Augustine Di Noia, et publiée le 20 juillet 2021, quatre jours seulement après la promulgation de Traditionis Custodes.
Insistant sur le fait qu’il parlait «en tant que théologien» et non en tant que responsable du CDF, Mgr Di Noia a semblé prendre ses distances par rapport au questionnaire, affirmant qu’il n’avait pas les résultats. Il a également minimisé l’importance de la consultation, affirmant que “la justification du Pape pour l’abrogation de toutes les dispositions antérieures dans ce domaine n’est pas basée sur les résultats du questionnaire mais seulement occasionnés par eux”. Une formulation plutôt étrange, compte tenu de la propre explication du pape François sur ses motivations.
[…]
On m’a dit que l’article que j’ai publié dans le Remnant le 1er juin 2021, six semaines avant la promulgation de Traditionis Custodes, et qui décrivait ce qui se trouvait dans les premier et troisième brouillons, a été remis au pape Benoît XVI. Une source fiable m’a dit par la suite que le pape émérite était « choqué ». Il est donc difficile de croire qu’il a été consulté de manière significative.
[…]
Qu’est-ce qu’une personne raisonnable aurait retiré du rapport principal? Qu‘une majorité raisonnable d’évêques, utilisant des mots différents et de différentes manières, envoyaient essentiellement le message : « Summorum Pontificum va bien. N’y touche pas.” Ce n’aurait certainement pas été 80 pour cent qui ont dit cela de cette façon. Mais plus de 35 % des évêques auraient dit : « Ne touchez à rien, laissez tout tel quel. En plus de cela, un autre pourcentage d’évêques aurait dit: “En gros, n’y touchez pas, mais il y aurait une ou deux choses que je suggérerais, comme un évêque ayant un peu plus de contrôle.” Même certains des évêques qui ont donné les réponses les plus positives au questionnaire ont fait ce genre de commentaires ou de suggestions.
Tout compte fait, donc, plus de 60 pour cent à deux tiers des évêques auraient été d’accord pour maintenir le cap, peut-être avec quelques légères modifications. Le message était essentiellement de laisser Summorum Pontificum tranquille et de continuer avec une application prudente et prudente.
[…]
Le point clé, comme vous l’aurez probablement compris maintenant, est que les prémisses et les conclusions de Traditionis Custodes ne sont pas les mêmes que celles présentées dans le rapport principal détaillé produit par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Traditionis Custodes n’était pas conforme à ce que le rapport principal recommandait ou révélait. Comme l’a dit une source, “Ce qui les intéresse vraiment, c’est d’annuler la Vieille Messe, parce qu’ils la détestent.”
Et elle cite un certain nombre de réponses d’évêques au questionnaire de la CDF, plutôt favorables à Summorum Pontificum…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
le 9 octobre : fête de Saint Denis de Paris.
De Saint Denis, on ne connaît pas grand chose. Il a même été parfois confondu avec à Saint Denis l’Aréopagite, ce qui est impossible puisque ce dernier a été converti par Saint-Paul au Ier siècle.
Si son nom apparaît pour la première fois en l’an 520 dans La Vie de Sainte Geneviève, c’est Saint Grégoire de Tours dans Historia Francorum,(L’Histoire des Francs), qui nous livre quelques détails sur ce saint mystérieux.
Saint Denis serait arrivé avec deux compagnons (Eleuthère et Rustique) en Gaule vers 250 ou 270, pendant des persécutions contre les chrétiens, envoyé par Saint Corneille ou par Denys (le pape d’alors); il se serait fixé à Lutèce pour propager la Foi, et en devient l’évêque. Saint Denis meurt supplicié sur l’actuelle Montmartre, ce qui signifie Mont des martyrs. On dit qu’après avoir été décapité, il ramasse sa tête qu’il porte de Montmartre à l’emplacement de l’actuelle basilique Saint Denis où il est enseveli.
le 9 octobre 768 : Carloman Ier et Charlemagne sont tous deux couronnés Rois des Francs.
Carloman Ier et Charlemagne sont tous deux couronnés Rois des Francs, à la mort de leur père Pépin le Bref.
A Charles est attribuée la partie de territoire que possédait son père, et à Carloman le royaume qui avait été celui de leur oncle Carloman. En 771, Carloman décède. Charles est alors élu souverain de tout le royaume franc. Voir les chroniques du 25 décembre, du 28 janvier et du 2 avril.
le 9 octobre 1514 : mariage du Roi Louis XII et de Marie d’Angleterre.
Le Roi Louis XII, après le décès d’Anne de Bretagne, se remarie en troisièmes noces à Abbeville avec Marie d’Angleterre âgée de 16 ans. Par cette union entre les deux familles royales, se disloque la Sainte Ligue, et le Roi de France espère sceller la réconciliation entre la France et l’Angleterre. Le Roi meurt seulement trois mois après s’être marié avec Marie, sans descendant de cette union.
le 9 octobre 1683 : le Roi Louis XIV épouse Madame de Maintenon.
A 45 ans, le Roi, veuf de Marie-Thérèse d’Autriche, épouse en secret Françoise d’Aubigné, devenue par ses faveurs Madame de Maintenon, elle ramène le Roi à la foi catholique, élève les enfants illégitimes du Roi et de madame de Montespan. La nouvelle reine va fonder une maison d’éducation des jeunes filles nobles et sans fortune à Saint-Cyr, près de Versailles
le 9 octobre 1688 : mort du médecin et architecte français Claude Perrault.
Claude Perrault est né le 25 septembre 1613 à Paris. Il est connu pour avoir élaboré les plans de la façade orientale du Palais du Louvre. Membre de l’Académie royale des sciences en 1666, il rédige par la suite des ouvrages sur l’anatomie, s’intéresse par la mécanique. Il meurt le 9 octobre 1688, des suites d’une infection.
le 9 octobre 1757 : naissance Charles X, futur roi de France.
le 9 octobre 1768 : les troupes paolistes mettent en déroute l’armée française à Borgo.
Voir la chronique du 9 mai.
le 9 octobre 1793 : fin du siège de Lyon.
Commencé le 7 août le siège s’achève. Une répression terrible s’abat sur la ville.
La Convention déclare :
«…tout ce qui fût habité par le riche sera démoli ; il ne restera que la maison du pauvre… Lyon fit la guerre à la liberté ; Lyon n’est plus» (décret du 12 octobre 1793).
Collot d’Herbois puis Fouché s’acharnent sur la ville. La guillotine est installée place des Terreaux. On mitraille dans la plaine des Brotteaux. Au bilan : 1893 exécutions, 1,5% de la population de la ville, destruction méthodique de la ville avec la mise en place de brigades de démolisseurs, les remparts, le château de Pierre-Scize, les façades est et ouest de la place Bellecour, la «Grande Allée» (actuelle cours Vitton) sont rasée, 160 maisons sont rasées entre le pont de pierre et, la statue de Louis XIV est fondue avec les cloches des églises pour en faire des canons. Beaucoup de ponts sont endommagés.
Lyon est « débaptisée » en «Ville-affranchie», et Précy, qui dirigeait la défense de la ville contre les révolutionnaires, s’est échappé pour continuer une guerre de partisans au dehors. Voir la chronique du 11 octobre.
le 9 octobre 1835 : naissance de Camille Saint-Saëns, musicien français.
Virtuose très précoce, il donne son premier concert à 11 ans, entre au Conservatoire à 13 ans. À l’âge de 18 ans, il est nommé organiste de l’église Saint-Merry, à Paris. Sa réputation suscite l’admiration de musiciens tels Hector Berlioz et Franz Liszt.
Saint-Saëns compose des œuvres romantiques comme Le Rouet d’Omphale, ou encore la fameuse Danse macabre et le Carnaval des animaux, une grande fantaisie zoologique, mais aussi douze opéras, dont “Samson et Dalila” en 1877, des oratorios, symphonies, concertos, ainsi que des musiques de film comme “L’Assassinat du duc de Guise” et meurt en 1921.
le 9 octobre 1854 : début du siège de la ville de Sébastopol.
Il va durer 11 mois jusqu’au 12 septembre 1855.
le 9 octobre 1890 : premier vol de l’avion Éole de l’ingénieur français Clément Ader.
Dans le parc du château Armainvilliers en Seine-et-Marne, Clément Ader réussit à faire s’élever un engin à 20 centimètres au-dessus du sol et à parcourir 50 mètres. Il s’agit d’un aéroplane, baptisée “l’Eole”, qui ressemble à une grande chauve-souris dotée d’un moteur à vapeur de son invention et d’hélices en bambou ; l’ensemble pèse 295 kilos. Quelques années plus tard il construit l’Éole III, qu’il baptise : l’Avion.
C’est le premier vol d’un engin ailé et motorisé plus lourd que l’air.
le 9 octobre 1896 : à Chalons, le tsar russe Nicolas quitte le président français Félix Faure.
Après avoir passé en revues des troupes françaises dans le camp militaire de la ville, le Tsar Nicolas fait ses adieux ; ému, il dit :
“C’est pour toujours, n’est-ce pas ?” Faure répond “Oui Sire, pour toujours !”.
le 9 octobre 1928 : la pièce “Topaze” de Pagnol est créée au Théâtre des Variétés à Paris.
le 9 octobre 1934: le roi de Yougoslavie est assassiné à Marseille.
Un terroriste croate tue à bout portant Alexandre Ier en visite à Marseille, et le ministre des affaires étrangères français, Louis Barthou, qui l’accompagne.
le 9 octobre 1945 : Pierre Laval est condamné à mort.
le 9 octobre 1945 : fondation de l’ENA.
L’école nationale d’administration est fondée à Paris. Elle a pour but de former des hauts fonctionnaires destinés à constituer les cadres supérieurs de l’administration. En 1992, l’école a été délocalisée à Strasbourg. Cette « élite » vit totalement coupée des réalités quotidiennes des Français.
le 9 octobre 1958 : décès du pape Pie XII, à 82 ans.
Eugenio Pacelli a été nonce apostolique en Allemagne de 1917 à 1930. Il est pape du 2 mars 1939 (voir la chronique du jour). Pie XII ouvre les institutions du Vatican aux victimes du nazisme dans la Rome occupée, mais n’intervient pas publiquement contre les persécutions. Par son action directe et indirecte il permet de sauver entre 700 000 et 860 000 juifs. Il est considéré à l’époque comme le plus farouche opposant du nazisme, et les institutions juives l’ont remercié à de nombreuses reprises pour ses actes. Le cardinal Giuseppe Roncalli lui succède sous le nom de Jean XXIII.
le 9 octobre 1960 : un manifeste de 200 intellectuels pour la défense de “l’Algérie française” est publié.
le 9 octobre 1981 : abolition de la peine de mort en France.
La question se pose aux Etats-Unis, comme l’explique Christian Daisug dans Présent :
[…] Dès qu’il se trouve devant un micro, ses yeux suivent fiévreusement le téléprompteur, mais lorsqu’il doit affronter sans filet la presse, c’est la panique parmi ses conseillers. A 78 ans, le plus âgé des locataires de la Maison-Blanche semble vouloir devenir le spécialiste de la lourde gaffe et du trou de mémoire. En visite en Californie, il salua dans une allocution le gouverneur de l’Orégon et lorsqu’il eut l’occasion d’évoquer le souvenir de son fils aîné mort à 46 ans, il rappela qu’il servit sous les drapeaux en Afghanistan, alors que c’était en Irak.
Un dispositif spécial a été installé sur le micro baladeur du 46e président afin de permettre à ceux chargés de le surveiller en permanence de couper aussitôt le son dès qu’un fâcheux incident s’annonce. Le système fonctionne assez bien. Un journaliste lui demanda des explications sur le sanglant chaos de Kaboul. On entendit la question mais pas la réponse : Biden ouvrit plusieurs fois la bouche devant un appareil muet. Le même scénario – en plus radical – se déroula pour l’ouragan Ida qui ravagea la Nouvelle-Orléans. Les médias voulurent savoir comment allaient s’organiser les secours. Biden empoigna inutilement son micro : Jen Psaki, porte-parole de la Maison-Blanche, l’avait devancé en annonçant que le président ne répondrait à aucune question. Un sondage récent montre que 59 % des Américains (dont près de la moitié s’identifiant comme démocrates) pensent que celui qui est censé les diriger « bataille contre les premiers symptômes de la démence ». Un diagnostic que confirme Carole Lieberman, psychiatre près de Los Angeles. « Les signes sont révélateurs, explique-t-elle : mémoire défaillante, propos incohérents, impulsions incontrôlées et irritabilité maladive. »
Pour l’instant, les démocrates ne bougent pas. Ils endurent sans émotion apparente ni calculs politiciens l’épreuve nationale que constitue la perte irréversible des facultés intellectuelles de l’homme qui fut leur champion. Seuls quatorze élus républicains s’agitent et tentent de maintenir l’événement sur le devant de la scène. Que peuvent-ils entreprendre de concret ? « Exiger des proches de Biden qu’ils l’obligent à démissionner », suggère Ronny Jackson, député du Texas. « Autre solution : appliquer le 25e amendement constitutionnel. » Cet amendement fut voté par le Congrès et ratifié par les 50 Etats en 1967, soit quatre ans après l’assassinat de John Kennedy.
Le drame de Dallas servit d’étincelle à l’intégration de quatre paragraphes supplémentaires aux articles du texte fondateur. L’un de ces paragraphes spécifie que le président peut être dépossédé de ses fonctions si un handicap physique ou mental ne lui permet plus de les assumer. Dans ce cas, le vice-président en exercice est tenu d’aviser par lettre le président du Sénat et le speaker de la Chambre que le chef de l’Etat doit cesser de l’être. Simple formalité qui permet à celui ou celle – en l’occurence, ce serait Kamala Harris – qui attendait dans les coulisses de sortir de l’ombre du second personnage pour entrer dans la lumière du premier. Jusqu’en 1967, toutes ces dispositions prévues pour faire face à l’exception médicale n’existaient pas. La seule façon de se débarrasser d’un président était de le destituer pour faute grave. Les troubles psychiques n’entraient pas en ligne de compte.
C’est un éditorialiste célèbre à l’époque, James Reston, qui, le lendemain de la mort de Kennedy, posa cette question : et si le président, au lieu de succomber sous la gravité de ses blessures, leur avait survécu ? Impotent, grabataire, mais vivant. Ou plutôt survivant mais trop faible pour gouverner. Il est là, le défi qui nous aurait été lancé. Rien n’est prévu. Les droits d’un président durent autant que sa vie. Mais quelle vie ? La réponse fut le 25e amendement. On comprend que les démocrates hésitent à l’utiliser. Trois raisons. Biden représente la victoire de la gauche sur la réaction national-populiste et cela compte pour les anti-Trump. Un changement à la tête de l’Etat à quelques mois d’élections législatives cruciales risquerait de troubler la clientèle du parti démocrate. Enfin, l’impopularité de l’arrogante et gauchiste Harris perturbe les stratèges globalistes, qui se retrouvent pris entre un demi-fou et une furieuse exaltée.
La pratique de la fatwa occupe traditionnellement, et déjà au temps de Mahomet (cf. infra), une place très importante dans la vie des musulmans, mais elle devient de jour en jour plus obsédante, complexe et parfois inextricable. Il importe donc de bien saisir les données de cette question. C’est pourquoi nous lui consacrons deux Petites Feuilles vertes. La première (n° 83) concerne une initiative destinée à améliorer, voire à réformer, le régime des fatwas au niveau mondial, dans un cadre plus général de réforme de l’islam, selon le souhait exprimé par le président égyptien Abdel-Fattah El-Sissi le 28 décembre 2014 (cf. PFV n° 82).
L’UNIVERS COMPLEXE DES FATWAS
En l’absence d’autorité religieuse hiérarchique et magistérielle reconnue par l’ensemble de l’Oumma (la Communauté musulmane mondiale), la mise en œuvre de la loi islamique (charia) est un problème complexe, d’autant plus qu’elle ne se limite pas au seul cadre religieux (cf. PFV n° 44 à 46 ; A. Laurent, L’islam, Artège, 2017, p. 105-126 et 244-249). Pour les seconder dans cette tâche, les États musulmans sunnites se dotent d’organismes officiels appelés Dar El-Iftaa ou Dar El-Fatwa (Maison de la Fatwa). Composées de « savants en religion », les oulémas (littéralement : ceux qui savent), ces institutions ont à leur tête des grands-muftis (littéralement : donneurs de fatwas).
Ceux-ci sont censés poursuivre l’œuvre de Mahomet, souligne Tareq Oubrou, recteur de la mosquée de Bordeaux.
« Dieu est Législateur certes, mais l’homme doit également suivre son exemple. A l’instar de Dieu qui vient répondre aux hommes en leur donnant des fatwas à travers le Coran, le Prophète donne aussi des fatwas. Le Mufti, en imitant un attribut d’acte de Dieu et en suivant le modèle prophétique, doit répondre aux questions que les croyants de son époque et de son contexte posent concernant leur religion. Le Mufti, dans la communauté, fait fonction de vicaire du Prophète. Il est même vicaire de Dieu à cet égard. Cependant, la fatwa de Dieu et de son Prophète sont infaillibles alors que celles du Mufti canoniste est sujette à l’erreur. Celle de Dieu et de son Prophète oblige le croyant, celle du Mufti n’est qu’un avis. Néanmoins, le Mufti signe au nom de Dieu et de son Prophète. Par conséquent, même si son avis n’oblige personne, le fait de se prononcer sur une question religieuse reste un acte d’une lourde responsabilité » (« La charia et la fatwa en terre laïque : réflexion pour une intégration canonique de l’islam », in La Fatwa en Europe, Michel Younès, dir., éd. Profac, Lyon, 2010, p. 58).
Tradition sunnite et tradition chiite
La fonction de mufti a été intégrée dans la structure de l’État dès le VIIème siècle. Au fil du temps, le mufti est devenu le plus haut dignitaire religieux de son pays, y compris en Égypte où il lui arrive de s’opposer à El-Azhar en matière d’interprétation des textes sacrés dont cette institution prétend avoir le monopole, au-delà même des frontières du pays.
L’existence d’un Dar El-Fatwa est en principe indissociable de la reconnaissance de l’islam comme religion officielle de l’État concerné, mais il y a des exceptions. Ainsi en est-il du Liban, où chaque communauté confessionnelle dispose de sa propre représentativité religieuse. Au sein de l’islam local, les sunnites dépendent de Dar El-Fatwa. En 1967, le Parlement libanais a voté la création d’un Haut-Conseil supérieur chiite. Ainsi dégagée de la tutelle sunnite, qui s’exerçait sur elle depuis des siècles, au pays du Cèdre le chiisme a pu renouer avec la tradition propre à cette branche de l’islam.
Dans le chiisme, la délivrance des fatwas est confiée au marja’ (littéralement : source d’imitation), dont les prérogatives ont été théorisées au XIXème siècle et inscrites dans un collège appelé la Marja’iyya. Cependant, son autorité a été remplacée par l’institution de la wilâyat el-faqih (littéralement : guidance du juriste).
Cette doctrine, élaborée par Khomeyni lorsque, de son exil à Nadjaf (Irak), il préparait la révolution, se fonde sur la fusion des pouvoirs religieux et politique, entraînant donc l’abolition de la dualité entre autorités politique et religieuse. En 1979, la Constitution de la République islamique d’Iran a institutionnalisé le pouvoir politique du clergé chiite dont le « Guide suprême » remplace l’Imam caché durant tout le temps de « l’occultation » de ce dernier. Cette fonction est attribuée à un ayatollah (littéralement : signe de Dieu), plus haut degré dans la hiérarchie cléricale chiite. Cf. Constance Arminjon Hachem, Chiisme et État. Les clercs à l’épreuve de la modernité, CNRS éditions, 2013.
TOUT SAVOIR SUR LA FATWA
Étymologiquement, le terme « fatwa » renvoie à l’idée d’éclairer un problème. Il s’agit de répondre à des questions pratiques auxquels le droit (fiqh) n’apporte pas de solution précise.
« La fatwa consiste à préciser un avis juridique à celui qui le demande, par un mufti qui a une compétence scientifique (en jurisprudence islamique) en se basant sur des arguments » (Ahmed Jaballah, in Michel Younès, op. cit., p. 21).
Ces avis concernent tous les sujets (politiques, sociaux, culturels, religieux, juridiques, comportements individuels, situations inédites). Destinés aux dirigeants et aux juges des pays concernés, ils peuvent aussi répondre aux questions des particuliers.
Les fatwas officielles, émises par les instances reconnues (cf. supra), sont en principe basées sur les textes sacrés : Coran, Sunna (paroles et attitudes de Mahomet), doctrine d’une des écoles juridiques reconnues (quatre dans le sunnisme) et ijma (consensus). Elles ont donc force de loi, surtout lorsqu’elles sont suscitées par le pouvoir politique auquel le mufti peut alors servir de caution religieuse, ce qui n’est pas rare.
Mais, en principe, « le mufti n’a pas d’autorité légale sur le demandeur ». En fait,
« bien que le croyant soit tenu spirituellement de respecter un avis juridique rendu par un mufti qualifié, il n’est pas légalement obligé de suivre un mufti déterminé » (A. Jaballah, op. cit., p. 21).
La délivrance de fatwas est un exercice commun au sunnisme et au chiisme. Certaines d’entre elles sont des jugements, donc applicables comme tels : en 1989, l’ayatollah Khomeyni, guide de la révolution iranienne, a condamné à mort l’écrivain Salman Rushdie en réaction à la publication de son roman Les versets sataniques, jugé blasphématoire ; en 1997, l’ayatollah irakien Mohammed Sadr a émis une menace de condamnation semblable contre Joseph Fadelle, si son « apostasie » était avérée (cf. Le prix à payer, L’œuvre éditions, 2010, p. 90).
Une production pléthorique
Selon l’actuel grand-mufti d’Égypte, Shawki Allam, diplômé d’El-Azhar, Dar El-Iftaa, dont il est le président, « proclame près d’un demi-million de fatwas par année en dix langues » (Le Temps, 4 février 2019).
Au-delà des voies règlementaires, on assiste aujourd’hui, via les moyens de communication modernes, à un développement anarchique de fatwas. Certaines sont délivrées par des imams auto-proclamés ou dissidents, parfois en désaccord entre eux, mais aussi par des téléprédicateurs (appelés aussi télécoranistes) ou des représentants de mouvements islamistes (les Frères musulmans), salafistes (les talibans afghans), voire djihadistes comme l’État islamique (Daech), El-Qaïda et tant d’autres à travers toute l’Oumma. Ainsi, en février 2015, les responsables de Daech ont justifié la capture d’un pilote jordanien qu’ils ont brûlé vif dans une cage en invoquant une série de fatwas trouvées sur le site Internet d’une importante université séoudienne qui cautionnait de telles exécutions.
L’absence de contrôle officiel engendre désordres et confusions tout en encourageant la radicalisation. D’où le succès de ces dispensateurs de fatwas.
« L’extrémisme s’infiltre dans la société musulmane par des voies capillaires difficiles à contrôler. Ses dogmes se répandent à travers un enseignement religieux “souterrain” donné par des imams formés Dieu sait où et par qui, des hommes dont les esprits ont été formatés par une culture excluant l’autre différent » (Mohamed Sammak, délégué sunnite au Conseil national de dialogue islamo-chrétien au Liban, L’Orient-Le Jour, 22 août 2015).
Sécurité dans la fatwa.
D’une manière générale, il y a chez les musulmans une véritable obsession concernant la licéité de leurs actes ou de leurs projets, jusque dans les moindres détails. En voici un exemple. En 2011, un téléprédicateur égyptien, interrogé par une musulmane inquiète de savoir si le fait d’accepter un emploi au sein d’une entreprise qui la placerait dans la même pièce qu’un homme étranger à sa parenté serait halal (licite), lui a répondu qu’elle pouvait accepter cette offre mais à condition que son futur compagnon de travail lui devienne licite, autrement dit qu’il lui soit apparenté. Et pour cela, il lui conseillait d’allaiter l’homme en question. Or, cette femme ne venant pas d’accoucher n’avait donc pas de lait. Il lui suffirait de faire semblant, précisa « l’expert » consulté. Cette affaire a déclenché des controverses en Égypte.
L’auteur de cet avis s’inspirait d’une fatwa émise en 2007 par le chef du département du Hadîth d’El-Azhar, Izzat Atiya, qui se référait lui-même à un hadîth mahométan (cf. Rainer Brunner, « Quelques débats récents autour du Hadîth en islam sunnite », in Daniel de Smet et Mohammad Ali Amir-Moezzi, Controverses sur les écritures canoniques de l’islam, Cerf, 2014, p. 373).
Pour répondre au besoin de sécurité religieuse des musulmans établis hors du Dar el-islam(La Maison de l’islam), là où la charia (sunnite ou chiite) n’est pas reconnue par le droit des États concernés, des institutions privées ont été fondées. Tel est le cas du Conseil européen de la Fatwa et de la Recherche, créé à Dublin (Irlande) en 1997 à l’initiative de l’Union des Organisations islamiques en Europe, qui promeut l’idéologie des Frères musulmans et bénéficie du soutien financier et politique de l’Émirat de Qatar. Son président, l’Égyptien Youssef El-Qaradawi, auteur d’un ouvrage intitulé Le licite et l’illicite en islam (éd. Librairie Alqalam, Paris, 1992), réside d’ailleurs à Doha.
Composé de 29 oulémas, parmi lesquels six Britanniques, cinq Français et trois Allemands, ce Conseil soutient en outre l’Institut européen des sciences humaines de Château-Chinon (Nièvre) fondé en 1990 par l’Union des Organisations islamiques de France (antenne des Frères musulmans) et sa filiale de Saint-Denis, près de Paris.
Considérant que la charia est inamendable et doit être la norme absolue pour tous les musulmans du monde, il édicte des fatwas collectives à l’intention de ceux qui, établis en Europe, naturalisés ou pas, entendent « se conformer, dans la mesure du possible, aux enseignements de leur religion », quitte à respecter des étapes sur la base d’un principe que Tareq Oubrou appelle « charia deminorité ». Pour lui, dans la France laïque, il s’agit d’un concept canonique et non démographique : le terme « minorité », explique-t-il, indique « une posture d’exception spatio-temporelle (politico-socio-culturelle) » (La Fatwa en Europe, op. cit., p. 48).
NÉCESSITÉ D’UNIFIER LA PRATIQUE DES FATWAS
Pour mettre de l’ordre dans cette disparité incontrôlée, une conférence sur « L’unification des Fatwas » a été organisée au Caire par Dar El-Iftaa sous le parrainage du président Abdel-Fattah El-Sissi. Les travaux se sont déroulés les 17 et 18 août 2015, en présence d’Ahmed El-Tayyeb, grand-imam d’El-Azhar depuis 2011, et de 700 délégués, dont les muftis représentant 50 pays (Asie, Afrique et Proche-Orient).
Ibrahim Negm, conseiller du grand-mufti d’Égypte :
« L’objectif de cette conférence est d’unifier le message des muftis face aux défis qu’affrontent la région et le monde, des défis qui prennent la forme de fatwas extrémistes émises au nom de la religion » (L’Orient-LeJour, 19 août 2015).
Le mufti de la République libanaise, Abdellatif Deriane, a soutenu que « l’islam est la religion de la modération […], concept qui contient les notions de justice, de bien et de droiture ». Reconnaissant que « les fatwas sont une grande responsabilité et un lourd fardeau », il a recommandé la prudence dans leur émission et appelé les oulémas à « assumer leurs responsabilités en mettant en évidence le danger que représente la déviance de la voie de la raison, en mettant en garde contre les excès, notamment parmi les jeunes » (L’Orient-Le Jour, 19 août 2015).
Un Centre international de la Fatwa
Les participants à la conférence ont décidé la création d’un Centre international de la Fatwa. Situé à côté du siège d’El-Azhar, il a été construit en 2016. Son équipe dirigeante comprend des juristes, des savants, des traducteurs et des chercheurs spécialisés dans les différentes sciences de la connaissance doctrinale et pratique. Il disposerait de 27 antennes en Égypte mais ne semble pas avoir mis en place des représentations dans d’autres pays. En outre, la liste des États ou régimes partenaires d’El-Azhar n’est indiquée sur aucun document officiel disponible.
Ce Centre se présente pourtant comme une sorte d’organisation internationale chargée de surveiller les fatwas émises dans le monde entier et de prononcer à leur sujet des avis de validité ou d’invalidité. Sa mission, limitée au sunnisme, est ainsi décrite : « Offrir des services de fatwas électroniques en arabe et d’autres langues afin de diffuser “la religion authentique” et de réduire le nombre de donneurs de fatwas ».
Ses objectifs sont les suivants : œuvrer à faire émerger une nouvelle génération consciente de la « religion authentique » et de ses enseignements ; contrer les fatwas rigoristes et mettre un terme à l’anarchie ; tenir compte de la jurisprudence islamique et de la situation générale des donneurs de fatwas (temps, lieu, situation générale) ; contribuer à diffuser les résultats des recherches relatives à la charia pour résoudre et trancher entre les différents courants juridiques ; organiser des formations scientifiques pour préparer des savants et des cadres professionnels aptes à édicter des fatwas conformes à la « charia authentique » et à supplanter les cadres locaux, régionaux et internationaux ; contribuer efficacement à fournir des recherches sérieuses pour riposter aux rumeurs et rectifier les conceptions erronées de la chariaet de ses enseignements.
La prochaine PFV (n° 84) examinera comment El-Azhar, qui est au centre de cette démarche, essaie de s’imposer en tant qu’acteur principal dans l’application des mesures décidées collectivement.
Le CFCM, Conseil français du culte musulman, qui était resté silencieux au moment de la prise du pouvoir par les talibans en Afghanistan, s’est fendu d’un communiqué suite à une partie du débat entre M. Zemmour et M. Onfray le 4 octobre 2021 consacrée à un verset du Coran que les lecteurs du Salon beige connaissent déjà bien, le verset 32 de la sourate 5. L’article était intitulé : « L’islam religion de paix et de tolérance ? La pantalonnade de la référence au verset 5-32 du coran ».
Lors du débat, M. Onfray avait repris la vulgate musulmane qui exhibe ce verset comme une preuve essentielle de la bonté intrinsèque de la religion musulmane ; M.Zemmour l’avait tempéré en lui rappelant que certaines catégories échappaient à la mise en pratique de cette bonté.
Nous sommes ainsi positionnés au bon niveau de discussion avec l’islam, celui des textes. C’est là que ça gratte, comme le démontre la réaction du CFCM, car le texte, lui, ne ment pas comme eût pu dire (on aime la provocation potache) le Maréchal que vous savez…. Cette réaction nous a néanmoins déçus car, après tout, rien n’empêche à des gens de bonne foi de considérer qu’une partie des écrits considérés comme sacrés peuvent être violents. Là, pas du tout, le CFCM enfourche la doxamusulmane officielle et, de ce fait, ment comme nous allons le montrer.
Sur Twitter, le message est le suivant, publié le 6 octobre :
Lors de son dernier débat avec M. Onfray, É.Zemmour s’est permis d’inventer une version fallacieuse du verset coranique 5:32. N’en déplaise à E.Z, le Coran qualifie tout assassinat de crime contre l’humanité et l’assistance à une personne en danger de don de vie pour l’humanité pic.twitter.com/GcWyqZo8iR
Et le contenu intégral du communiqué est le suivant, avec au milieu la citation effectivement intégrale [ce n’est pas toujours le cas] du verset en question :
Pourquoi alors accuser le CFCM de mensonge ? Trois éléments simples :
Tout d’abord parce que cette exclusion du meurtre ne s’applique pas au meurtre des meurtriers et de ceux qui sont « coupables d’une corruption sur terre». Or, si on sait ce qu’un est meutrier, qu’est-ce que c’est qu’une personne coupable d’une corruption sur la terre ? Pour faire simple (mais on pourrait là aussi se rapporter aux exemples précis repris dans l’article du Salon beige cité plus haut), ce sont tous ceux qui « ont rompu le pacte avec Allah ». On pourrait citer en vrac les juifs, les chrétiens, les polythéistes, les hypocrites, les apostats, les athées… Ca fait quand même du monde.
Deuxièmement, parce que, comme toujours quand on se plonge dans le coran en entier pris comme référence dans le communiqué, il faut regarder ce qui entoure la citation extraite. Ici, le verset suivant, verset 33 :
Alors après, venir écrire que le coran qualifie tout assassinat de crime contre l’humanité parait très légèrement surfait. Voire mensonger.
Mais il y a encore un troisième mensonge contenu dans le communiqué et recopié dans le message twitter lui-même : c’est la notion « d’assistance à une personne en danger», qui n’est absolument pas celle contenue dans le verset que nous rappelons.
Dans le verset, il s’agit de « faire don de la vie », l’expression étant parfois traduite par le verbe « épargner la vie » [il serait intéressant d’avoir des notions d’arabe pour connaître le terme originel]. Prêter assistance à une personne en danger, c’est venir secourir une personne menacée par un tiers. Dans le verset du coran, il n’y a pas de tiers. C’est simplement que celui qui est interpellé accepte (quasiment gentiment…) de ne pas tuer la personne qu’il a en face de lui. Et encore, c’est pour le cas où cette personne, là encore, n’est ni un meurtrier ni un corrupteur ! Ceux-là, par construction du verset, ne sont pas concernés. On aura ainsi noté que, dans cette religion dite non-violente, il n’y a pas de choix d’aimer ou non, de choix de prendre soin ou non, de choix d’élever ou non : c’est de façon beaucoup plus rustique le choix entre tuer et épargner.
Nous est alors revenue à l’esprit cette antienne qui circulait à Paris pendant l’Occupation : Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand…
Communiqué de Marine Le Pen, suite à la décision de la Cour constitutionnelle de Pologne :
En affirmant la primauté de son droit constitutionnel sur la législation européenne, la Pologne exerce son droit légitime et inaliénable à la souveraineté.
Par un acte de juges qui ne diffère en rien de la procédure de la cour de Karlsruhe tout à fait admise s’agissant de l’Allemagne, la Pologne est venue rappeler à une Union européenne tentée par l’établissement d’une dictature jacobine que chaque peuple est fondé à définir ses lois.
Marine Le Pen, candidate à la Présidence de la République, affirme son entier soutien à la Pologne.
Comme elle l’a annoncé lors de la présentation du référendum qui sera organisé après son élection, elle entend constitutionnaliser ce principe de souveraineté auquel aspirent fondamentalement toutes les Nations d’Europe.
Avec Marine Le Pen Présidente, la France prendra la tête des peuples européens pour un rééquilibrage national de l’Union européenne.
La France sera en cela fidèle à sa vocation historique d’oeuvrer pour la liberté des peuples.
« L’humanité est déséquilibrée à l’endroit du sexe, et la santé ne lui est permise que dans la sainteté » G.K Chesterton. Constat terrible mais d’une cruelle actualité à la publication, ce mardi 5 octobre, du rapport- de 2500 pages- de la CIASE (Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l’Eglise). Ce travail de trente-deux mois, mené par vingt-et-un commissaires, demandé et financé (coût : 3 M €) par la Conférence des Evêques de France est un véritable réquisitoire contre l’Eglise, parfaitement mis en scène par la diatribe introductive de François Devaux, une des victimes du père Preynat, interpellant son auditoire composé d’évêques, de prêtres, de religieuses, etc. :
« Vous êtes une honte pour notre humanité (…) Vous devez payer pour tous ces crimes (…) Vous taire ».
Les faits
Le rapport présente les faits survenus dans les années 1950-2020. 243 victimes ont été auditionnées, 2 700 témoignages recueillis, 1628 cas concrets analysés, d’où il ressort que 80% des victimes sont des garçons entre 10 et 13 ans. Première surprise, alors qu’à l’échelle de la société les victimes d’agressions sexuelles sont à 80% des filles. Les prédateurs sexuels mis en cause sont, donc, essentiellement des éphébophiles homosexuels. S’appuyant sur des projections de sondages effectués auprès de 28 000 personnes le rapport estime, ensuite, à 216 000 le nombre de mineurs qui auraient été victimes d’agressions sexuelles, à des degrés divers, de la proposition malhonnête au viol, par des clercs ou religieux et à 330 000 celui des victimes au sein d’œuvres d’Eglise. Ce sont les chiffres que les médias ont repris en boucle les présentant comme des faits alors que ce sont des projections. Ces faits concerneraient environ 3 000 prêtres. Le rapport dénonce, ensuite, la responsabilité de l’Eglise, coupable de « défaillances systémiques », ces horreurs ayant eu lieu dans l’indifférence et le silence des autorités ecclésiastiques.
Les causes
Comment expliquer, d’abord, de tels chiffres ? Plusieurs causes semblent pouvoir être identifiées. Tout d’abord l’Eglise en Occident est immergée dans une société qui, déjà avant mai 68, avait fait de la satisfaction des désirs et des pulsions de chacun sa règle fondamentale. Il s’agit de jouir sans entraves en rejetant toutes les normes. Nous vivons dans une société profondément érotisée, les films X de Canal plus n’ayant été que l’aboutissement logique de l’exaltation des sens amorcée au cinéma par des personnalités comme Brigitte Bardot ou Roger Vadim. Si le désir est roi et sa satisfaction la règle suprême, les plus faibles sont condamnés à subir la loi des plus forts, nonobstant les grandes déclarations sur les droits de l’homme. Est-il bien cohérent de laisser libre cours à la pornographie sur les réseaux sociaux, ou ailleurs, et après venir se plaindre que des adultes passent à l’acte ? Quelle est cette société dans laquelle 10% des personnes majeures affirment avoir été agressées sexuellement avant leurs 18 ans ?
Ensuite, il faut bien observer que l’Eglise a renoncé, depuis cinquante années, à ce qui constituait une part essentielle de son enseignement et de sa pratique : la prédication sur les fins dernières et l’enfer, le péché mortel, la damnation éternelle, etc. Ce silence allant de pair avec un mépris affiché pour les « vertus passives » qu’auraient constitué l’ascèse des sens, en particulier les yeux, la mortification, le respect de mesures prudentielles strictes, etc. En fait l’Eglise enseigne et agit depuis un demi-siècle comme si le péché originel n’existait pas et comme si l’enfer était vide. La Tradition de l’Eglise avait édicté des règles très précises sur le refus de l’accès au sacerdoce des hommes à tendances homosexuelles ou pédophiles. En avril 2019 le pape émérite Benoît XVI a dénoncé le laxisme et l’esprit de « mai 68 » qui, ayant pénétré l’Eglise et les séminaires avaient favorisé la pédocriminalité. Enfin l’observateur ne pourra qu’être interpellé par le fait que tout cela se produit à l’issue d’un Concile dont il avait été annoncé qu’il constituerait une nouvelle Pentecôte pour l’Eglise, celle-ci ayant été régénérée en profondeur par le Saint concile, enfin libérée de la « pastorale de la peur ». Le Concile s’étant engagé à « respecter et honorer » (discours de clôture de Paul VI) le monde contemporain, l’Eglise n’était-elle pas, alors, condamnée à en épouser, tôt ou tard, les valeurs ?Quant au silence des autorités ecclésiastiques sur de tels crimes il est à craindre qu’il ne faille y voir le cocktail mortifère d’un estompement du sens du péché, de l’ignorance de la réalité des souffrances des victimes, d’un souci, incongru en l’occurrence, de préserver l’institution et son propre positionnement dans celle-ci, conjugué à une incontestable lâcheté face à des décisions difficiles à prendre.
Les recommandations (45) et les orientations (4)
Logiquement un tel constat ne pouvait se conclure sans recommandations, ni orientations. Les membres de la commission, aucun représentant officiel de l’Eglise- clerc ou laïc- n’en faisant partie, ont donc émis des recommandationscomme ils l’auraient fait s’agissant d’une entreprise commerciale ou d’une association loi de 1901. Il est ainsi recommandé de lever le secret de la confession, de refondre le droit canon, de réformer la gouvernance de l’Eglise en distinguant chez l’évêque et le prêtre le pouvoir sacramentel d’ordre et celui de gouvernement, de refuser « l’hyperbolisation » du rôle du prêtre, pourtant configuré au Christ, etc. C’est tout simplement la constitution divine de l’Eglise qui est remise en cause. Il ne pouvait en être autrement, la commission ayant été composée de croyants et d’incroyants, d’agnostiques et d’athées ayant des compétences en droit, psychiatrie, psychanalyse, sociologie, histoire, théologie, etc., mais ignorant certainement, pour la plupart la réalité surnaturelle de l’Eglise, corps mystique du Christ, certains y étant même certainement hostiles.
Les conséquences
Même si ne sont mis en cause que 2,5% des prêtres le discrédit de l’institution est considérable et sera certainement durable. Après la révélation d’événements analogues l’Eglise d’Irlande ne s’est pas remise du séisme. Cet automne les vingt-six diocèses irlandais ont vu se présenter quatre candidats ! La crédibilité de l’Eglise et la simple justice exigent le châtiment des coupables, l’accompagnement et la réparation vis-à-vis des victimes mais aussi la mise en œuvre de décisions courageuses pour que de telles horreurs ne se reproduisent pas.
Cependant, la liberté de l’Eglise va être entravée car la pression médiatique, politique et sociale sera importante pour que soient transcrites dans le droit de l’Eglise les préconisations du rapport Sauvé. L’heure approche où ce sont les pouvoirs publics qui, au nom de la lutte contre les abus sexuels, ou pour d’autres raisons, interviendront directement dans le fonctionnement de l’Eglise. Mgr de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des Evêques de France, a fait part de sa honte, de son effroi, demandé pardon. Il en appelle à une nécessaire purification. En fait, c’est à une véritable réforme intellectuelle et morale, profonde et intégrale, que nous convient ces tragiques événements. Analogue à celle de la Contre-réforme catholique, au lendemain de la crise protestante. Une réforme fondée sur l’exigence, le sacrifice, le sens de Dieu et du péché, la primauté de la contemplation, etc. Une réforme radicale car on ne résout pas les problèmes avec le mode de pensée qui les a engendrés. Or le rapport Sauvé ne fait que des préconisations juridiques et institutionnelles en appelant même à la puissance publique. Les appels à une sensibilisation des séminaristes à ces difficultés risquent de passer à côté de l’essentiel, par manque de connaissances sur l’identité même du prêtre.
Enfin ces drames doivent nous conduire à prier pour les prêtres et les évêques qui portent de bien lourdes croix depuis deux ans : confinement et suspension du culte, oukases épiscopaux pour imposer la communion dans la main, brutalité du motu proprio Traditionis custodes. Et maintenant suspicion généralisée sur l’état clérical, les prêtres portant la soutane étant, bien sûr, en première ligne et ainsi désignés à la vindicte publique. Malgré leurs imperfections nos prêtres portent la lumière du monde et dans leurs mains tremblantes tiennent les instruments du salut. Châtier les coupables est un devoir. Aimer et soutenir ceux qui ont donné leur vie au Christ pour le salut de nos âmes n’est pas moins nécessaire.
« Je suis un prêtre catholique de Pologne ; je voudrais prendre sa place, car il a une femme et des enfants. » Saint Maximilien Kolbe
« Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » (1Co 4, 7)
Dieu notre Père, le martyre de saint Maximilien Kolbe illustre de façon éclatante les admirables échanges de dons que tu désires faire fructifier dans la vie de tes enfants, entre le sacerdoce et le mariage. Qu’à la suite de cet apôtre et grand serviteur de l’Immaculée, nous puissions vivre un authentique amour-don pour notre prochain, qui grandisse et s’affermisse dans les petits efforts cachés de notre quotidien. Que la peur de la souffrance et de la mort ne nous tétanisent pas au point d’oublier que notre cœur est fait pour toi, qu’il ne peut trouver de repos qu’en toi.
Quel que soit mon état de vie, je suis appelé à vivre la chasteté. Quels efforts de chasteté pourrais-je offrir au Seigneur, par Marie, pour les prêtres ? Quels efforts de chasteté pourrais-je offrir à Dieu, par Marie, pour ceux qui ont perdu le désir de la chasteté par la faute d’un prêtre ?
Prendre un temps de silence.
Prendre une résolution et la déposer dans le Cœur de la Sainte Vierge pour qu’elle l’offre elle-même au Père des Miséricordes.
Marie qui gardez la chasteté des prêtres, priez pour nous.
Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.
Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.