Supprimer le passe éducatif
Jean-Baptiste et Marie Maillard ont trois enfants instruits en famille depuis plus de 10 ans. Jean-Baptiste est secrétaire général de Liberté éducation, une association membre de l’inter-association nationale de l’instruction en famille. Observateur privilégié, il a été auditionné à l’Assemblée et au Sénat sur cette question, dans le cadre de la loi séparatisme. Ils viennent de publier un ouvrage sur L’Ecole à la maison, une liberté fondamentale.
Peu coûteuse, laboratoire d’innovations pédagogiques, l’école à la maison donne de surcroît d’excellents résultats à faire pâlir l’Éducation nationale : le recul et l’expérience démontrent en effet que les enfants sont sociables, très curieux intellectuellement, en mesure de pratiquer toutes sortes d’activités artistiques ou sportives‚ tout en ayant le niveau scolaire attendu par les contrôles d’académie. C’est désormais un phénomène en constante croissance au niveau mondial. Jean-Baptiste et Marie Maillard brossent un portrait fidèle de ces familles et de leurs motivations, de nombreux témoignages à l’appui. Ils décrivent les méthodes alternatives et expliquent pourquoi cette liberté consacrée par Jules Ferry dès 1882 (l’instruction est obligatoire mais non l’école) ne peut être soumise à un régime d’autorisation préalable. Avec l’aide de nombreux chercheurs, ils démontrent qu’elle n’est pas le fer de lance de l’islamisme ou du séparatisme. Respect du rythme de l’enfant, absence de devoirs le soir, enfants aux profils atypiques ou qui échappent au harcèlement, etc., autant d’arguments pertinents ou de situations humaines qui méritent que cette liberté essentielle soit défendue, préservée et, si besoin, reconquise.
Extrait :
L’instruction en famille n’est pas une pratique figée mais dynamique, qui suit les évolutions de la société. Elle fait preuve d’une réelle capacité d’innovation : dans différents pays, on assiste ainsi à l’avènement de modèles hybrides, par exemple lorsque des écoles publiques deviennent des partenaires de l’école à la maison. Cette hybridation de l’enseignement reste à inventer en France. Spécialiste de l’éducation numérique et professeur associé à l’université de Poitiers, membre du laboratoire de recherche Techné, Bruno Devauchelle affirme : “Il est temps que l’Education nationale fasse son aggiornamento par rapport au modèle présentiez complet, pour développer des modèles plus souples, hybrides, pour qu’apprendre ne soit plus seulement le monopole de l’école”.
La France, qui vient d’interdire l’instruction en famille, n’est pas sorti de ce modèle jacobin, uniforme, centralisé, qui a pourtant fait la preuve de son échec. Cette liberté des parents de choisir l’instruction de leur enfant, principe non négociable de la doctrine sociale de l’Eglise, mérite d’être défendue contre l’Etat Léviathan.
La fraternité selon Mgr Aupetit
Dans une lettre pastorale intitulée “La Fraternité au service de la mission”, l’archevêque de Paris écrit notamment :
C’est avec vous tous que je souhaite approfondir et mettre en œuvre ces deux visions pastorales – les fraternités missionnaires et l’accueil inconditionnel de tous – qui restent profondément liées.
Au nom de cette fraternité et de l’accueil inconditionnel, Mgr Aupetit vient d’envoyer cette lettre aux prêtres du diocèse, supprimant des messes et conditionnant leur célébration :

L’Eglise semble être devenue le monde de Georges Orwell : l’accueil c’est l’exclusion, la fraternité c’est le rejet…
Des jeunes fidèles de la paroisse Saint-François Xavier, où la FSSP assurait depuis 13 ans une messe pour les étudiants le mercredi soir, ont réagi : un appel à se rassembler pour un chapelet à Saint-François Xavier a été lancé par le collectif Juventus Traditionis, qui entend fédérer toutes les énergies pour défendre la liberté de la messe traditionnelle.
Nous sommes un mouvement de jeunes et souhaitons réaffirmer fermement notre indéfectible attachement à la Messe Saint Pie V.
Rejoignez la mobilisation pour défendre la messe !
Au vu des restrictions des messes qui semblent arriver à Paris, nous décidons de passer à l’action ! Il est urgent de faire comprendre aux autorités ecclésiastiques que nous ne sommes pas de vieux grincheux nostalgiques mais des jeunes rempli d’espérance et de l’amour du Seigneur ! Mais surtout déterminés et que nous ne nous laisserons pas faire.
C’est arrivé un 9 septembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.
Alors rappelons-nous :
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le 9 septembre : saints du jour français ou en France.
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Bx Alain de la Roche : dominicain (1428-1475)
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Alain de la Roche, naît près de Plouër sur Rance (Bretagne) un 8 septembre vers 1428. Il entra très jeune chez les Dominicains à Dinan, fut étudiant puis, en 1459, professeur à Saint Jacques à Paris, 1460 à Lille, 1464 Douai, 1468 Gand, 1473 Rostock et aux Pays Bas. Il est à l’origine de la dévotion du rosaire, dont il attribuait la paternité à St Dominique lui-même.
Il parcourut la France, l’Allemagne et les Pays-Bas pour développer la dévotion du chapelet et fonder des confréries du Rosaire.
Il meurt le 08 septembre 1475 à Zwolle (Pays-Bas). Traditionnellement vénéré comme Bienheureux dans toute l’Europe et dans l’Ordre Dominicain, il n’a jamais été officiellement béatifié.
Il est célébré le 8 ou le 9 septembre selon les endroits.
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Bx Pierre Bonhomme : prêtre et fondateur des : « Sœurs de Notre Dame du Calvaire » († 1861)
Pierre Bonhomme naît à Gramat, petit village du Quercy, à quelques kilomètres de Rocamadour, le 4 Juillet 1803, dans le modeste foyer d’un artisan coutelier. Son enfance vécue dans une famille chrétienne l’imprègne tout jeune de la vie de prière.
Après une solide formation au petit séminaire de Montfaucon (Lot) il s’inscrit au Collège royal de Cahors où il obtient le diplôme de bachelier, puis il entre au grand séminaire de Cahors.
Ordonné prêtre le 22 décembre 1827, à 24 ans, il est envoyé à Gramat. Après les années qui suivent la Révolution, le besoin d’un renouveau se fait sentir dans le monde rural. Apôtre infatigable le Père Pierre Bonhomme, surnommé « missionnaire en Quercy » anime des missions de village en village, assure de nombreuses retraites, prédications, et confessions, renouvelle le pèlerinage de Rocamadour, crée des écoles et des œuvres sociales, fonde l’Association des « Enfants de Marie ».
En 1832, 109 jeunes filles s’engagent dans cette association ; leur dynamisme spirituel, les services rendus aux plus pauvres transformeront Gramat. Le Père Bonhomme veut ouvrir un hospice pour les personnes âgées souvent abandonnées, sans soins. Il en parle à Hortense Pradel, l’une des Enfants de Marie qui l’écoute et pense : « que je serais heureuse d’être sœur dans cet hospice ! ». Elle en parle à sa sœur, à ses amies, et ce projet mûrit. C’est auprès de Notre Dame de Rocamadour que cette petite équipe se met à l’écoute de l’Esprit pendant une retraite de 8 jours. À la fin de cette retraite, elles font le vœu de se consacrer à Dieu dans la vie religieuse, pour « le service des pauvres et l’instruction des enfants ». C’est à ce moment-là que nait la Congrégation. Aujourd’hui les « Sœurs de Notre Dame du Calvaire » aiment retrouver leurs racines dans la générosité de ce premier appel. Elles considèrent comme fondatrices, avec le Père Bonhomme, Hortense Pradel, en religion, Mère Thérèse, et sa sœur Adèle Pradel en religion, Mère Vincent.
Pierre Bonhomme, témoin de Foi et d’espérance pour le monde d’aujourd’hui, pèlerin infatigable du sanctuaire de Rocamadour. À l’époque le pèlerinage se faisait à pied en une journée : la marche est rythmée par le chapelet, des temps de méditation, des chants. Les pèlerins montent l’escalier à genoux, puis le Père Bonhomme célèbre la Messe dans la ferveur et la joie partagées. Il déploie un zèle inlassable pour propager la dévotion à Marie partout ou il va. Il disait : « Pour faire un bon pèlerinage trois choses sont nécessaires : l’amour de Dieu et Marie dans le cœur, la pluie ou la neige sur le dos, et par conséquent un bon peu de fatigue dans les jambes… ».
Le Père Bonhomme, le 8 Septembre 1861 à Gramat, quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.
Aujourd’hui les Sœurs de Notre Dame du Calvaire continuent à marcher dans les pas du Père Bonhomme. Elles vont en pèlerinage à Rocamadour prier Marie, lui confiant joies et peines de tous. La Congrégation ne cesse de se développer en France, au Brésil, en Argentine, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, en Guinée, aux Philippines, au Vietnam.
Pierre Bonhomme a été béatifié, avec María Dolores Rodríguez Sopeña, vierge, fondatrice de l’Institut catéchétique « Dolores Sopeña » ; María Caridad Brader, vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs franciscaines de Marie Immaculée ; Juana María Condesa Lluch, fondatrice de la Congrégation des Servantes de Marie Immaculée ; László Batthyány-Strattmann, laïc, père de famille, le 23 mars 2003, sur la Place Saint-Pierre de Rome, par Saint Jean-Paul II (>>> Homélie du pape).
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Bx Jacques-Désiré Laval : prêtre CSSP (1803-1864)
À Port-Louis, dans l’île Maurice de l’Océan Indien, en 1864, le bienheureux Jacques-Désiré Laval, prêtre. Après quelques années d’exercice de la médecine, il se fit missionnaire dans la Congrégation du Saint-Esprit et amena les noirs, récemment délivrés de l’esclavage, à la liberté des enfants de Dieu.
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le 9 septembre 1087 : décès de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et roi d’Angleterre.
Guillaume le Conquérant s’éteint à 60 ans, à Rouen des suites d’une blessure accidentelle. Obèse, le roi se serait blessé à cheval, en rentrant de la bataille de Mantes, contre Philippe Ier pour le contrôle du Vexin. Son corps est ensuite transporté et inhumé en l’église abbatiale de Saint-Étienne de Caen. Son fils, Guillaume II, devient alors roi d’Angleterre à sa place.
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le 9 septembre 1303 : la population d’Anagni libère le pape Boniface VIII des hommes de Philippe IV le Bel.
Voir la chronique du 7 septembre.
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le 9 septembre 1389 : naissance de Pierre de Rieux, seigneur d’Assérac et de Derval, maréchal de France.
Seigneur de Rochefort, d’Assérac, et de Derval, gouverneur de Saint-Malo, Pierre de Rieux est maréchal de France en 1417, compagnon du Dauphin Charles, alors Régent du royaume. En 1429, il prend Avranches, puis participe sous les ordres de sainte Jeanne d’Arc au siège d’Orléans.
En 1435, il combat victorieusement à Saint Denis contre les Anglais, leur reprend Dieppe et les force à lever le siège d’Harfleur. En 1437, il s’empare du Pays de Caux. Fait prisonnier en 1438, à Compiègne il meure en captivité au bout de 9 mois en 1439.
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le 9 septembre 1488 : décès du duc de Bretagne, François II de Bretagne, comte d’Étampes.
Il est d’abord comte d’Étampes, puis Duc de Bretagne de 1458 à 1488. À sa mort, sa fille Anne lui succède et devient duchesse de Bretagne.
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le 9 septembre 1561 : début du colloque de Poissy.
L’objectif de ce colloque, qui se déroule du 9 septembre au 14 octobre 1561, est de rapprocher catholiques et réformés. Convoqué à l’initiative de Catherine de Médicis, il échoue sur la question de la présence ou non du Christ lors de la célébration de l’eucharistie. Catherine de Médicis abandonne l’idée d’un accord religieux.
Grotius, juriste protestants s’exprime à la troisième personne à l’issue du colloque :
«Tous ceux qui connaissent Grotius savent qu’il a toujours désiré le retour des chrétiens à l’unité d’un seul corps. Il a cru jadis qu’on pouvait commencer par l’union des protestants entre eux. Ensuite il a très bien vu que c’était impossible, car, en outre que presque tous les calvinistes sont hostiles à la paix, les protestants ne sont unis entre eux par aucun organe directeur propre à assurer la direction ecclésiastique. C’est pourquoi Grotius est maintenant d’avis et beaucoup pensent comme lui, que les protestants ne peuvent être unis entre eux qu’en se joignant ensemble à ceux qui sont attachés au siège de Rome, ce siège sans lequel on ne peut espérer aucun gouvernement commun dans l’Eglise. »
Cité par Renée Casin dans Précis d’Histoire de l’Eglise (Ed Résiac, page 188)
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le 9 septembre 1585 : le pape Sixte Quint publie la bulle d’excommunication d’Henri de Navarre et Condé.
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le 9 septembre 1585 : naissance d’Armand-Jean du Plessis, Cardinal de Richelieu, prélat et homme d’État français.
Evêque et homme d’Etat français, Armand-Jean du Plessis de Richelieu naît le 9 septembre 1585 à Paris. Eduqué en vue de devenir soldat, il est contraint d’entrer dans les ordres, afin de permettre à sa famille de conserver l’évêché de Luçon à la mort de son frère aîné. D’abord au service de la reine-mère, puis du Roi Louis XIII, il passe la majeure partie de sa vie à renforcer le pouvoir royal, et à pacifier et développer économiquement le pays après huit guerres de religion. Sa politique a fondé sur trois lignes directrices : abaisser le pouvoir des Huguenot pour restaurer l’autorité de l’Etat ; abaisser la puissance des grands du royaume pour renforcer le pouvoir royal ; lutter contre la puissance de l’Espagne qui étouffe la France à l’extérieur. Il fonde en 1635 l’Académie Française (voir les chroniques du 2 janvier et du 13 mars), qui reste une institution prestigieuse. Il meurt le 4 décembre 1642.
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le 9 septembre 1642 : Louis XIII prend Perpignan aux Espagnols.
Pendant la guerre de Trente ans, l’armée française envahit le Roussillon. Depuis sept ans, la France est en guerre contre l’Espagne. Après avoir pris Collioure, les Français s’emparent de Perpignan suite à un siège difficile de cinq mois. Louis XIII, dont la santé ne lui permet plus de participer aux opérations militaires, suit les opérations depuis Paris. Il meurt neuf mois après, en mai 1643.
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le 9 septembre 1653 : le maréchal de Turenne débute le siège de Mouzon, Pont-à-Mousson, en présence de Louis XIV.
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le 9 septembre 1668 : première représentation de L’Avare ou l’École du mensonge, de Molière, au théâtre du Palais-Royal.
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le 9 septembre 1715 : le Roi Louis XIV est enterré à la Basilique de Saint-Denis.
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le 9 septembre 1876 : 9ème apparition de Notre Dame à Estelle de Pellevoisin (en l’octave de la nativité de la Sainte Vierge, veille de la fête du Saint Nom de Marie).
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Dans le récit des apparitions, Estelle Faguette raconte :
« …Depuis plusieurs jours, j’avais le désir d’aller dans la chambre où je fus guérie. Enfin aujourd’hui, le 9 septembre, j’ai pu m’y rendre. Je finissais de dire mon chapelet quand la Sainte Vierge est venue.
« Tu t’es privée de ma visite le 15 août ; tu n’avais pas assez de calme. Tu as bien le caractère du Français. Il veut tout savoir avant d’apprendre, et tout comprendre avant de savoir. Hier encore je serais venue ; tu en as été privée. J’attendais de toi cet acte de soumission et d’obéissance. »
A ce moment je compris très bien que si je ne m’étais pas soumise et si je n’avais pas obéi, j’aurais été privée de la voir davantage…« Depuis longtemps les trésors de mon fils sont ouverts ; qu’ils prient. » En disant ces paroles, elle souleva la petite pièce de laine qu’elle portait sur sa poitrine. J’avais toujours vu cette petite pièce, sans savoir ce que c’était, car jusqu’alors je l’avais vue toute blanche. En soulevant cette pièce, j’aperçus un cœur rouge qui ressortait très bien. J’ai pensé de suite que c’était un scapulaire du Sacré-Cœur. Elle dit en le soulevant : « J’aime cette dévotion. » Elle s’arrêta encore ; puis elle reprit : « C’est ici que je serai honorée. »
Cf. chroniques des 15 et 19 février, et du 15 septembre.
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le 9 septembre 1899 : Dreyfus à nouveau condamné.
Le verdict du deuxième procès de Dreyfus tombe comme un couperet sur les espoirs des dreyfusards : il est déclaré coupable avec les circonstances atténuantes et condamné à dix ans d’emprisonnement. En fait, dans un climat proche de l’insurrection nationaliste, le jugement paraît politique, c’est un compromis. Dix jours plus tard, sous les conseils de Waldeck-Rousseau, le président Émile Loubet gracie Dreyfus.
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le 9 septembre 1910 : Léon Morane, dépasse, à Reims la barre des 100 km/h à bord de son avion.
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le 9 septembre 1914 : bataille de la Marne.
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le 9 septembre 1977 : dernière exécution capitale en France
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Hamida Djandoubi, condamné à mort pour l’assassinat, avec tortures et viol, d’une jeune fille, est exécuté aux Baumettes à Marseille. C’est la dernière personne à être guillotinée dans une prison française. La peine de mort est abolie en France, le 30 septembre 1981. Après avoir autorisé l’assassinat des innocents dans le sein de leur mère le 17 janvier 1975 (voir la chronique du jour), la France renonce à faire payer aux assassins leur dette contractée vis-à-vis de la société.
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le 9 septembre 1998 : début du scandale de la MNEF.
Une information judiciaire contre X est ouverte, visant trois des sociétés sous-traitantes de la MNEF, chargées de la communication et des travaux d’impression pour « faux, usage de faux, abus de confiance, recel » et « prise et conservation illégale d’intérêts ».
Dès 1982, un rapport de la cour des comptes critique la gestion pratiquée par les salariés de la MNEF. La Cour des comptes évoque les indemnités versées aux administrateurs. Dans sa note sur la MUL (une filiale de la MNEF), la commission constate : « Ces éléments jettent un doute sérieux sur l’utilisation des cotisations versées par les adhérents »
Une enquête préliminaire est également confiée à la brigade financière sur le fonctionnement global de la Mnef et de ses filiales ; elles vont conclure à un système de fausses factures mis en place par l’intermédiaire notamment de la société Efic, et d’autres filiales de la MNEF et sur des inculpations pour enrichissement personnel et emplois fictifs.
Diverses personnalités sont mises en cause dans l’affaire : Olivier Spithakis, son ancien président Jean-Michel Grosz, l’ancienne conseillère de Lionel Jospin Marie-France Lavarini, et le député Jean-Christophe Cambadélis, le député socialiste Jean-Marie Le, Dominique Strauss-Kahn, le député socialiste Julien Dray et Harlem Désir.
En mars 2004, dans le volet financier de l’affaire, Olivier Spithakis est condamné à deux ans de prison dont six mois avec sursis pour « complicité d’abus de biens sociaux, détournements de fonds publics et abus de confiance ».
Au bout de huit ans de procédure, des peines de prison avec sursis, annulée par la loi d’amnistie votée après la présidentielle de 1995, et des amendes sont prononcées à l’encontre de 17 prévenus, dans le procès des emplois présumés fictifs de la MNEF. Jean-Christophe Cambadélis est condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis et 20 000 euros d’amende, pour une supposée mission de conseil sur les étudiants étrangers, entre 1991 et 1993. Marie-France Lavarini rembourse l’argent perçu. Jean-Michel Grosz est condamné à deux ans avec sursis et 150 000 euros d’amende, et Olivier Spithakis à deux ans avec sursis et 50 000 euros.
Lettre de fidèles attachés à la messe traditionnelle aux catholiques
Quel père, si son fils lui demande du pain, lui donnera une pierre ? (Mt 7, 9)
Chers Frères et Sœurs dans le Christ,
C’est avec une immense tristesse que nous avons appris la décision du pape François d’abroger les principales dispositions du Motu Proprio Summorum Pontificum promulgué par le pape Benoît XVI, le 7 juillet 2007.
Après des décennies de divisions et de querelles, ce Motu Proprio fut, pour tous les fidèles catholiques, une œuvre de paix et de réconciliation.
Rome viole la parole donnée par le pape Benoît XVI, avec brutalité et intransigeance, bien loin de l’accueil fraternel tant vanté.
La volonté affirmée du pape François, dans le Motu Proprio Traditionis Custodes du 16 juillet 2021 est de voir disparaître la célébration de la messe de la Tradition de l’Eglise. Cette décision nous plonge dans la consternation. Comment comprendre cette rupture avec le Missel traditionnel, réalisation « vénérable et antique » de la « loi de la foi », qui a fécondé tant de peuples, tant de missionnaires et tant de saints ? Quel mal font les fidèles qui souhaitent, simplement, prier comme le firent leurs pèresdepuis des siècles ? Peut-on ignorer que la messe tridentine convertit de nombreuses âmes, qu’elle attire des assemblées jeunes et ferventes, qu’elle suscite de nombreuses vocations, qu’elle a fait surgir des séminaires, des communautés religieuses, des monastères, qu’elle est la colonne vertébrale de nombreuses écoles, œuvres de jeunesse, catéchismes, retraites spirituelles et pèlerinages ?
Beaucoup d’entre vous, frères catholiques, prêtres, évêques, nous avez fait part de votre incompréhension et de votre profonde douleur : merci pour vos nombreux témoignages de soutien.
Favoriser la paix de l’Église afin de construire l’unité dans la charité, mais aussi amener les catholiques à renouer avec leur propre héritage en faisant découvrir au plus grand nombre les richesses de la tradition liturgique, trésor de l’Église, tels étaient les buts poursuivis par Summorum Pontificum. Le pape émérite Benoît XVI voit son œuvre de réconciliation détruite de son vivant.
Dans une époque imprégnée de matérialisme et déchirée par les divisions sociales et culturelles, la paix liturgique nous apparaît comme une nécessité absolue pour la foi et la vie spirituelle des catholiques dans un monde qui meurt de soif. La restriction drastique de l’autorisation de célébrer la Messe selon sa forme traditionnelle fera resurgir la méfiance, le doute et annonce le retour d’une querelle liturgique déchirante pour le peuple chrétien.
Nous l’affirmons solennellement, devant Dieu et devant les hommes : nous ne laisserons personne priver les fidèles de ce trésor qui est d’abord celui de l’Église. Nous ne resterons pas inactifs devant l’étouffement spirituel des vocations que prépare le Motu proprio Traditionis Custodes. Nous ne priverons pas nos enfants de ce moyen privilégié de transmission de la foi qu’est la fidélité à la liturgie traditionnelle.
Comme des fils à leur père, nous demandons au pape François de revenir sur sa décision, en abrogeant Traditionis Custodes et en rétablissant la pleine liberté de célébration de la messe tridentine, pour la gloire de Dieu et le bien des fidèles. Du pain plutôt que des pierres.
Le 8 septembre 2021, en la fête de la Nativité de la Très sainte Vierge Marie
Bernard Antony, Président de l’ AGRIF
Xavier Arnaud, Forum catholique
Victor Aubert, Président d’Academia Christiana
Moh-Christophe Bilek, Notre Dame de Kabylie
François Billot de Lochner, Président Fondation de Service politique
Benjamin Blanchard, Délégué général de SOS Chrétiens d’Orient
Anne Brassié, Journaliste et écrivain
Jacques Charles-Gaffiot, Historien d’art
Thibaud Collin, Professeur agrégé de philosophie
Laurent Dandrieu, Journaliste
Yves Daoudal, Journaliste – Directeur de Blog
Marie-Pauline Deswarte, Docteur en Droit
Stéphane Deswarte, Docteur en Chimie
Cyrille Dounot, Docteur en droit, licencié en droit
canonique
Alvino-Mario Fantini, The European Conservative
Claude Goyard, Professeur des universités
Max Guazzini, Avocat
Michael Hageböck, Summorum Pontificum Freiburg
Maike Hickson, Docteur en Littérature, écrivain
Robert Hickson, Professeur, écrivain
Michel De Jaeghere, Journaliste et essayiste
Marek Jurek, Ancien pdt de la Diète de Pologne
Peter Kwasnieswki Ecrivain
Philippe Lauvaux, ULB Paris Assas
Pierre de Lauzun, Haut fonctionnaire Ecrivain
Massimo de Leonardis, President International Commission of
Military History
Anne le Pape, Journaliste
Christian Marquant, Président de Paix Liturgique
Michael Matt, The Remnant
Roberto de Mattei, Ancien président du CNR (CNRS italien)
Jean-Pierre Maugendre, Renaissance Catholique
Philippe Maxence, Rédacteur en Chef de L’Homme Nouveau
Charles de Meyer, Président de SOS Chrétiens d’Orient
Paweł Milcarek, Christianitas
Jean-Marie Molitor, Journaliste
Martin Mosebach, Ecrivain
Hugues Petit, Docteur en Droit
Philippe Pichot-Bravard, Docteur en Droit
Hervé Rolland, Vice-Président de ND de Chrétienté
Reynald Secher, Historien
Jean Sévillia, Journaliste, Historien, Ecrivain
Henri Sire, Ecrivain, compositeur, chercheur
Jeanne Smits, Journaliste – Directrice de Blog
Jean de Tauriers, Président de Notre Dame de Chrétienté
Guillaume de Thieulloy, Editeur de presse
Jérôme Triomphe, Avocat
Philippe de Villiers, Ancien ministre, écrivain
Un Rosaire sera récité le 10 octobre un peu partout en Belgique pour le renouvellement de la Foi, la protection de la Vie et la Paix
Depuis le centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima, les fidèles de nombreux pays à travers le monde se sont rassemblés autour de leurs côtes et frontières de même qu’à l’intérieur de leur pays pour prier le Rosaire. Nous avons participé à cet élan et prierons encore tous ensemble pour la Belgique et le monde entier, le Dimanche 10 octobre 2021 à 15h.
Nous demanderons à Notre Dame la renaissance de la Foi, la protection de la Vie et la Paix afin que nos cœurs grandissent dans l’Amour du Christ et que la Belgique soit ainsi bénie par Dieu dans tout ce qu’elle entreprend. Nous prierons également pour le monde entier.
Vous êtes prêtre, religieux ou laïque ?
Vous souhaitez organiser un lieu de récitation du Rosaire sur la frontière ou dans le pays ? Sur la page inscription -> organisation du site, vous pourrez déterminer l’endroit de votre choix. Il s’affichera sur la carte interactive et d’autres personnes pourront vous y rejoindre en s’y inscrivant également.
Vous voulez participer à la récitation du Rosaire quelque-part sur les frontières ou dans le pays?
Inscrivez-vous sur la page inscription -> participation en cliquant sur le lieu de prière de votre choix. Rejoignez ensuite le groupe qui s’y trouvera le 10 octobre prochain en ayant pris soin de contrôler les dernières informations en rapport avec ce lieu. Vous les trouverez. en ligne autour du 3 octobre.
Diffusons ce message le plus largement possible à travers la Belgique, afin que tous se rassemblent autour de Marie, notre mère du Ciel, et lui demandent son aide.
La dictature sanitaire vue par Jean de La Fontaine
LE LOUP ET LE CHIEN
Un Loup n’avait que les os et la peau ;
Tant les Chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers.
Mais il fallait livrer bataille
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu’il admire.
Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée.
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
……..Sans parler de mainte caresse.
Le loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
Un site alternatif pour le Chemin synodal allemand
Le document préparatoire au synode romain évoque la participation de tous :
La capacité d’imaginer un futur différent pour l’Église et pour ses institutions, à la hauteur de la mission qu’elle a reçue, dépend pour une large part du choix d’entreprendre des processus d’écoute, de dialogue et de discernement communautaire, auxquels tous et chacun peuvent participer et contribuer.
Le synode allemand n’a pas brillé par sa capacité d’écoute.
Le diocèse de Ratisbonne dont l’évêque est Mgr Rudolf Voderholzer, a lancé un site sur le Chemin synodal, ayant pour titre “Contributions synodales”, destiné à fournir un espace pour les voix indépendantes et critiques quant aux éléments déjà en place du processus outre-Rhin. Et permettre aussi la publication de documents alternatifs opposés aux schémas synodaux officiels. Mgr Voderholzer, qui n’a jamais caché son opposition au Chemin synodal, présente ce nouveau site en se demandant :
« Que doit-il se passer pour que le fait d’être Eglise, d’être catholique, n’apparaisse pas comme une tache dont il faut avoir honte ? »
« Que pouvons-nous apporter pour que le fait d’être un chrétien redevienne une raison de marcher droit ?
« Ces objectifs unissent tous les catholiques d’Allemagne. Ces objectifs sous-tendent également le projet de la “Voie synodale” », mais « nous sommes de plus en plus convaincus qu’elle ne peut pas mener au but dans les sentiers que nous avons suivis jusqu’à présent ».
L’évêque de Ratisbonne remet en cause le processus entamé, et se propose de lui faire pièce par le site qu’il présente :
« Sur cette page, vous trouverez, entre autres, des textes alternatifs, des commentaires et des déclarations du Vatican sur les thèmes et les forums du Chemin synodal, dans lesquels nous faisons connaître notre point de vue. »
« Les arguments présentés ici ont été introduits dans le processus du Chemin synodal. Toutefois, en raison de la majorité qui y règne, ils n’ont pas été et ne seront pas pris en compte jusqu’à aujourd’hui. “Nous”, c’est-à-dire les membres de l’Assemblée synodale et des Forums synodaux, qui se sont maintenant réunis en tant que groupe sur ce chemin. »
« Les lecteurs sympathisants y trouveront des arguments susceptibles d’approfondir les discussions et, éventuellement, d’aider à se rapprocher de la vérité plus que ne le permettent les votes. »
MM. Macron et Véran, le passe sanitaire et l’obligation vaccinale : le cynisme des truqueurs
La crise sanitaire a des conséquences beaucoup moins lourdes que sa gestion. D’un côté, une maladie assez peu létale et frappant essentiellement les vieux avec comorbidités (ce qui apparaît plutôt… naturel), une faible surmortalité ; de l’autre, l’emploi généralisé du mensonge, du mépris, de l’infantilisation à l’égard du corps civique. Précisons pour être bien compris : une obligation vaccinale générale pour les personnes à risque (en particulier les personnes de plus de 60 ou 65 ans) aurait sans doute été une décision cohérente, associée à une politique de traitement précoce de la maladie.
Dans le cadre de cette gestion de la crise sanitaire, deux ingrédients sont venus cet été encore ajouter à l’imposture : le passe sanitaire et l’obligation vaccinale pour certaines professions. Le 15 septembre 2021 est la date limite pour la vaccination des personnels soignants.
On se permettra, parce que c’est oublié depuis longtemps, de remonter à l’une des nombreuses déclarations de M.Macron au début de l’épidémie (c’était le 25 mars 2020 à Mulhouse), où il commençait ses gesticulations boursouflées. Ce jour-là, il nous a promis :
« Mes chers compatriotes, je vous ai dit il y a quelques jours que nous étions engagés dans une guerre, une guerre contre un ennemi invisible, ce virus, le Covid-19 et cette ville, ce territoire porte les morsures [sic] de celui-ci… . Le ministre de la Santé reviendra dans les prochains jours, comme il l’a déjà fait et comme il le fait constamment sur les sujets les plus sensibles, en toute transparence….. Je sais les attentes qu’il y a là aussi pour être mieux protégé et le gouvernement fera le maximum pour apporter toutes les réponses avec les contraintes qui sont les nôtres, toujours en transparence ».
La transparence était promise. Pourtant depuis les décisions sont prises en Conseil de défense sanitaire qui offre à ce Président et à ce ministre de la Santé toute possibilité de secret pendant… cinquante ans paraît-il !
L’instauration du passe sanitaire a souvent été rapprochée de la déclaration de M.Macron à la presse quotidienne régionale du 29 avril 2021 : ce passe sanitaire qui
« ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas… Il ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français ».
En réalité, cette déclaration avait déjà été précédée par une autre, tenue le 3 décembre 2020 lors d’une assemblée générale des Nations Unies sur le covid-19 (et on sait que la posture internationale plaît à M.Macron). M.Macron avait expliqué doctement :
« Les circonstances exceptionnelles engendrées par la pandémie menacent par ailleurs, dans de nombreux pays, l’acquis de plus de 70 ans de combat international en faveur des droits de l’Homme…. La pandémie ne doit pas servir de prétexte aux restrictions de l’espace de la société civile, au recul de l’Etat de droit, aux atteintes à la liberté d’expression ».
Avec de telles bases pourries, les incohérences ne peuvent pas étonner :
- En juillet et août, les divers contrôleurs de passe sanitaire n’avaient pas l’obligation d’avoir un passe sanitaire eux-mêmes.
- Passe sanitaire dans le TGV mais pas dans les TER ni dans le métro
- Passe sanitaire dans les Flixbus mais pas dans les autobus ni dans le métro
- Passe sanitaire chez les gendarmes mais pas dans la police
- Passe sanitaire dans les restaurants sauf les restaurants routiers
- Dans une église, pour les liturgies, pas de passe sanitaire. Dans la même église, avec éventuellement les mêmes personnes, pour un concert de musique sacrée, passe sanitaire exigé.
- Dans un hôpital, le passe sanitaire est exigé mais pas pour un avortement ni pour donner son sang.
- Validité du test de dépistage passé comme par magie de 48h à 72h.
- Absence de contrôle à l’Assemblée nationale au prétexte que, selon son président, « le lieu n’a pas vocation à accueillir du public» (et des citoyens ? Non plus ?)
La liste est incomplète, que chacun d’entre nous pourrait certainement enrichir.
Mais il faut reconnaître que parmi tous ces délires, il y a une sorte de cerise sur le gâteau à propos de l’état sanitaire jugé tellement catastrophique aux Antilles qu’il a amené M.Macron à monter en première ligne pour défendre la vaccination (Le Figaro, 12 août 2021) :

Le sous-titre de l’article principal est « la situation critique en outre-mer est devenue un argument ans la stratégie vaccinale du gouvernement » :
« C’est d’abord la « situation dramatique » en Guadeloupe et en Martinique que le chef de l’État a décrite en Conseil de défense. Des taux de circulation du virus « jamais connus » en France y sont relevés. Dans ces deux départements antillais, à peine 23 % de la population a reçu une première dose de vaccin, contre 67 % en métropole, selon les derniers chiffres de Santé publique France… « C’est la première fois depuis le début de l’épidémie qu’on fait face à un tel embrasement dans les Outre-mer, s’alarme un conseiller de l’exécutif. C’est précisément ce qu’on essayait d’éviter. »… Le chef de l’État a présenté cette flambée épidémique comme « la démonstration cruelle » que « la vaccination est le moyen le plus efficace » pour lutter contre le virus. Si la situation est si inquiétante aux Antilles, c’est parce que la couverture vaccinale n’est pas suffisante », a enchéri le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal ».
Le même article un peu plus loin explique :
« Face aux opposants de ce dispositif, de plus en plus nombreux dans les rues samedi après samedi, Emmanuel Macron continue de faire le pari de la fermeté ».
Et enfin, derniers éléments du décor :
« La tension hospitalière est extrême dans les deux îles, où il est prévu d’ouvrir une centaine de lits de réanimation supplémentaires grâce aux renforts de soignants venus de métropole ».
Au surplus, le conseil départemental de l’ordre des médecins de Martinique a prévenu les médecins exprimant publiquement une opinion anti-vaccins qu’ils seront passibles de sanctions disciplinaires.
Eh bien, vous le savez peut-être, le 26 août le même M.Véran tient un point presse. Il annonce que la date du 15 septembre pour l’obligation vaccinale des soignants est maintenue fermement…. sauf pour les Antilles. Motif : « on n’allait pas leur rajouter cette contrainte » ! Pour eux, l’obligation est reportée pour après la fin de la quatrième vague, que le ministre avoue ne pas connaître.
Bien sûr, cela n’empêche pas le même Véran de déclarer cinq jours après à propos du maire de Montfermeil, auteur d’un éditorial dans sa publication municipale plein de mesure et de bon sens :
« Le doute [sur les vaccins] tue toujours, j’étais en Martinique il y a une dizaine de jours, et j’ai vu ce que le variant Delta fait au sein d’une population qui refuse en partie (…) la vaccination pour de mauvaises raisons. Quand vous allez dans un hôpital, et que vous voyez des patients qui sont parfois jeunes (…). vous vous dîtes que c’est évitable.» (31 août)
Bien sûr, cela n’empêche pas cette information donnée depuis l’Elysée le 1er septembre : la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en Outre-mer.
Truqueurs, menteurs, faussaires, bouffons, clowns, pervers : finalement, les qualificatifs nous manquent.
Les chrétiens afghans n’intéressent personne
Comme le rapporte Carlo Fidanza, député européen de Fratelli d’Italia et co-président de l’Intergroupe parlementaire pour la liberté religieuse, la situation est extrêmement préoccupante.
“Même avant le retrait américain de Kaboul, ces minorités se trouvaient à professer et à vivre leurs religions dans un environnement hostile, et maintenant elles risquent de subir de graves violences de la part des talibans”.
Fidanza a décrit la situation en Afghanistan, soulignant qu’il y a environ 10 000 chrétiens, “dont beaucoup sont “coupables” de s’être convertis de l’islam”, ce qui, selon la charia, est “un crime passible de mort”. Nombre d’entre eux sont contraints d’émigrer vers les pays voisins, comme le Pakistan, et le risque est de passer de la poêle à frire au feu, puisque là-bas, rappelle le député, “la loi contre le blasphème fait chaque jour de nouvelles victimes parmi les chrétiens”.
Fidanza a donc demandé à la Commission européenne de prendre des mesures pour les protéger en donnant un mandat fort à l’envoyé spécial pour la promotion et la protection de la liberté de religion ou de conviction en dehors de l’UE, Chrīstos Stylianidīs. Jusqu’à présent, souligne le député, l’attention portée par la communauté internationale à la situation des chrétiens a été totalement insuffisante.
“Malheureusement, je dirais que le manque d’attention ne concerne pas seulement les chrétiens afghans, mais les chrétiens en général”. “Nous sommes indignés pendant quelques heures à la nouvelle d’un massacre de chrétiens, d’un prêtre tué ou d’une église incendiée, mais ensuite rien n’est fait. C’est comme si l’Occident considérait ces communautés comme quelque chose d’autre et non comme un élément de notre propre culture et civilisation”.
Covid-19 : Les personnes vaccinées sont plus dangereuses que les personnes guéries
Lu sur Breizh.info :
En Israël, sur la base des données de santé de 2,5 millions de personnes, la survenue d’une infection à covidés chez des personnes vaccinées et récupérées a été méticuleusement enregistrée et évaluée scientifiquement sur une période de 17 mois. Les résultats sont frappants et jettent un doute considérable sur les arguments actuels des « experts » et des autorités.
L’étude (à consulter ici) intitulée « Comparaison entre l’immunité naturellement acquise contre le SRAS-CoV-2 et l’immunité induite par le vaccin : réinfections contre percées vaccinales » a été préparée par une équipe de dix médecins et épidémiologistes dirigée par le Dr Sivan Gazit, le Prof. Gabriel Chodick et le Dr Tal Patalon. Il ne s’agit pas de « francs-tireurs » ou d’obscurs « théoriciens du complot », mais de la crème de la crème de l’élite médicale israélienne. Il s’agit de scientifiques de haut niveau des services de santé Maccabi, le deuxième plus grand fournisseur de services médicaux d’Israël, qui dessert plus d’un quart de la population du pays, de l’hôpital universitaire d’Ashdod et de l’université médicale de Tel Aviv.
Résultat de l’étude : le risque d’infection par le Covid-19 chez les personnes vaccinées est 13 fois plus élevé que chez celles qui se sont remises d’une maladie liée au SRAS-CoV-2 et qui ont acquis leur immunité naturellement. Cela incluait explicitement la nouvelle variante delta ; tous les individus vaccinés étaient entièrement vaccinés avec BioNTech/Pfizer (BNT162b2). La probabilité d’une maladie symptomatique grave était 27 fois plus élevée chez les vaccinés que chez les guéris.
Il y a cependant un gros problème avec l’immunité naturelle : elle est gratuite.
Pour une Église synodale: communion, participation et mission
Le document préparatoire au synode sur la synodalité est en ligne ici.
On y lit notamment :
Vivre un processus ecclésial impliquant la participation et l’inclusion de tous, qui offre à chacun – en particulier à ceux qui pour diverses raisons se trouvent marginalisés – l’opportunité de s’exprimer et d’être écoutés pour contribuer à l’édification du Peuple de Dieu.
Cela rassurera-t-il les catholiques attachés à la messe selon le missel de 1962 ? Il est permis d’en douter.
Tous sont invités à parler avec courage et parrhésie, c’est-à-dire en conjuguant liberté, vérité et charité. Comment favorisons-nous, au sein de la communauté et de ses divers organismes, un style de communication libre et authentique, sans duplicités ni opportunismes? Et vis-à-vis de la société dont nous faisons partie? Quand et comment réussissons-nous à dire ce qui nous tient à cœur? Comment fonctionne le rapport avec le système des médias (pas seulement les médias catholiques)? Qui parle au nom de la communauté chrétienne et comment ces personnes sont-elles choisies?
Tous sont invités à parler. Quant à les écouter, c’est une autre affaire.
Expérimenter des modes d’exercice de la responsabilité partagée au service de l’annonce de l’Évangile et de l’engagement à construire un monde plus beau et plus habitable.
La capacité d’imaginer un futur différent pour l’Église et pour ses institutions, à la hauteur de la mission qu’elle a reçue, dépend pour une large part du choix d’entreprendre des processus d’écoute, de dialogue et de discernement communautaire, auxquels tous et chacun peuvent participer et contribuer. En même temps, le choix de “marcher ensemble” est un signe prophétique pour une famille humaine qui a besoin d’un projet commun, en mesure de rechercher le bien de tous.
C’est beau comme un concile printanier…
Mais qu’est-ce que le chemin synodal ? Voici la réponse limpide :
Il présente, en effet, une particularité qui constitue en même temps une extraordinaire ressource: son objet –la synodalité– est aussi sa méthode. En d’autres termes, il constitue une sorte de chantier ou d’expérience pilote, qui permet de commencer à recueillir, dès à présent, les fruits du dynamisme que la conversion synodale progressive distille dans la communauté chrétienne. D’un autre côté, il ne peut que renvoyer aux expériences de synodalité déjà vécues, à différents niveaux et à différents degrés d’intensité: leurs points de force et leurs réussites, de même que leurs limites et leurs difficultés, offrent des éléments précieux pour discerner la direction vers laquelle continuer à évoluer. Certes, nous nous référons ici aux expériences suscitées par le présent chemin synodal, mais aussi à toutes celles à travers lesquelles l’on expérimente déjà des formes de ce “marcher ensemble” dans la vie ordinaire de l’Eglise, même lorsque l’on ne connaît pas ou que l’on n’utilise pas encore le terme de synodalité.
Même le pipotron est dépassé.
Enfin, n’oublions pas que
le but du Synode, et donc de cette consultation, n’est pas de produire des documents, mais de «faire germer des rêves, susciter des prophéties et des visions, faire fleurir des espérances, stimuler la confiance, bander les blessures, tisser des relations, ressusciter une aube d’espérance, apprendre l’un de l’autre, et créer un imaginaire positif qui illumine les esprits, réchauffe les cœurs, redonne des forces aux mains».
Et faire grandir la Foi peut-être ?
Selon Edouard Philippe, le niveau du clergé a globalement baissé
Journaliste à Valeurs Actuelles, Tugdual Denis vient de publier une biographie d’Édouard Philippe. Entre le début de l’automne 2020 et la fin du printemps 2021, il a multiplié les allers-retours au Havre pour échanger longuement avec l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron. Édouard Philippe se livre sur tous les sujets : relations internationales, islam, intégration, avenir de la France… Voici ce qu’il déclare sur l’Eglise et la liturgie :

La Cour suprême du Mexique a jugé inconstitutionnelle la criminalisation de l’avortement
La Cour s’est réunie en séance plénière pendant deux jours pour examiner la constitutionnalité des articles du code pénal de l’État de Coahuila, dans le nord du Mexique, qui punissent les femmes qui se font avorter, avec des peines pouvant aller jusqu’à trois ans de prison. Ces articles ont été déclarés inconstitutionnels à l’unanimité des dix juges présents, ce qui établit une jurisprudence pour les tribunaux dans le pays.
Cet arrêt a une portée nationale car il va permettre aux femmes qui vivent dans des États où l’avortement est criminalisé d’avoir accès à l’avortement sur décision d’un juge.
Le Mexique est un régime fédéral où les États sont autonomes dans l’adoption de leurs lois, mais celles-ci peuvent être invalidées par le biais d’un recours lorsqu’elles contreviennent à des arrêts de la Cour suprême qui font jurisprudence, comme celui de mardi.
La ville de Mexico a dépénalisé l’avortement jusqu’à 12 semaines de grossesse en 2007. Oaxaca, Veracruz et Hidalgo sont d’autres États qui ont dépénalisé l’avortement jusqu’à 12 semaines de grossesse.
Nouveau syndicat Liberté santé
Un lecteur me signale la création du Syndicat Liberté Santé, dont le but est de soutenir le personnel médical faisant face à une obligation vaccinale. Tout personnel médical peut y adhérer, et tout le monde peut y contribuer financièrement.
Extrait du manifeste :
Nous affirmons qu’aucun individu, ni aucun groupe d’individus, pas même l’Etat, n’a le droit de disposer du corps des professionnels membres, ni d’aucune autre personne.
La liberté que nous défendons est celle qui n’enfreint jamais la dignité humaine.
La santé que nous défendons est au sens noble l’état de complet bien-être physique, mental et social et non seulement une absence de maladie ou d’infirmité.
Dans la crise provoquée par la gestion de cette épidémie et au-delà, le Syndicat Liberté Santé a pour but de défendre la qualité des soins, la liberté de prescription, le libre-arbitre de tous ses membres, afin d’apporter la réponse la plus adaptée à chaque patient, en fonction de la situation sanitaire individuelle et globale, tenant compte de l’état actuel des données cliniques et scientifiques indépendantes et exemptes de tout conflit d’intérêt.
Nous affirmons que chaque professionnel contribue par ses compétences, son expérience, son humanité et son engagement à la réussite de notre système de santé.
Nous défendons la diversité des compétences professionnelles de chacun des acteurs du soin, afin d’assurer la valeur absolue du libre choix du patient et du soignant au-delà des recommandations opposables, garantissant ainsi la prévalence de la singularité sanitaire et excluant toute protocolisation systématique.
Le Syndicat appelle à la grève les professionnels de santé, en raison de l’obligation vaccinale, qui doit être effective au 15 septembre.
C’est arrivé un 8 septembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.
Alors rappelons-nous :
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le 8 septembre : fête de la Nativité de Notre Dame.
Nativité de la Vierge, vers 1410-1420, Musée de l’Œuvre Notre-Dame, Strasbourg
C’est selon la tradition, à Jérusalem, dans une basilique proche de la piscine probatique, où serait née la sainte Vierge, que s’est d’abord célébrée la Nativité de Notre-Dame.
La Nativité de la Vierge Marie est aussi citée dans les homélies d’André de Crète (660-740):
« Aujourd’hui comme pour des noces, l’Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd’hui, dans tout l’éclat de sa noblesse immaculée, l’humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l’état primitif. Aujourd’hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n’a pas de mère, née elle-même de l’infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd’hui est apparu l’éclat de la pourpre divine, aujourd’hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd’hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d’Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd’hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l’ordre de Melchisédech, le sacerdoce d’Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd’hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.
C’est à la fin du VIIème siècle, sous le pontificat du pape Serge Ier (cf. plus bas) que l’on trouve la première trace officielle de la célébration de la Nativité de la sainte Vierge. Le Pape, en sandales, mène une procession de la basilique Saint-Adrien à celle de Sainte-Marie-Majeure.
Mille ans plus tard, Benoît XIV (1740-1758), dans l’Histoire des Mystères et des fêtes, raconte que chaque année, au 8 septembre, un solitaire entend des chants célestes ; quand il en demande la cause à Dieu, il lui est répondu que c’est en l’honneur de la naissance de la Vierge Marie qui se célèbre au Ciel et qu’il en est averti car Marie étant née pour les hommes, il devrait faire en sorte que cette fête fût aussi célébrée sur terre. Le solitaire se rendit auprès du Pape qui, au récit de la vision, institue la fête de la Nativité de la sainte Vierge.
En France, la fête la Nativité de sa sainte Vierge porte longtemps le titre de Notre-Dame Angevine, rappelant que la Vierge Marie, apparait, en 430, près de Saint-Florent, au saint évêque Maurille d’Angers pour lui demander l’institution de la fête de sa Nativité. Aidé par le Roi Robert le Pieux, Fulbert, évêque de Chartres fait introduire la fête de la Nativité de la sainte Vierge dans le nord du Royaume.
Tiré du site missel.free.fr.
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le 8 septembre : saints du jour français ou en France.
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Saint Corbinien : Évêque de Freising, en Bavière († 725)
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Il est fêté le 8 septembre dans le diocèse d’Évry et le 20 novembre en Bavière
Corbinien naît entre 670 et 680 à Saint-Germain-de-Châtres (aujourd’hui Saint-Germain-lès-Arpajon dans le département de l’Essonne). Son père Waldechise mourut peu de temps avant sa naissance et il reçut le nom de sa mère qui s’appelait Corbinienne.
Il vécut pendant une quinzaine d’années en reclus, dans une cellule qu’il avait construit à côté d’une église consacrée à saint Germain d’Auxerre (Saint-Germain-lès-Arpajon) où il formait des clercs pour le service pastoral.
Lors d’un pèlerinage à Rome, il fut remarqué par St Grégoire II (715-731) qui lui conféra la consécration épiscopale et l’envoya évangéliser les Gaules puis la Bavière où, aidé par le duc Grimoald de Freising, il devint le premier évêque de ce qui sera plus tard une partie du diocèse de Munich, encore que le premier évêque proprement résidentiel ne fut que son successeur, Erimbert, installé et sacré par saint Boniface en 739.
On suppose qu’il mourut dans son diocèse le 8 ou le 9 septembre 725 : au matin, il prit un bain, se fit refaire la tonsure et, après avoir célébré la messe, fut reconduit chez lui où, après avoir bu un peu de vin et baisé le crucifix, il mourut paisiblement. Il avait demandé qu’on l’enterrât sur le Zeno-Berg, près de Meran où sa dépouille resta jusqu’à ce qu’un de ses successeurs, l’évêque Arbeo, qui fut aussi son biographe, le fit transférer dans la crypte de la cathédrale Sainte-Marie de Freising (20 novembre 768).
En 1711, le curé de la paroisse Saint-Germain de Châtres (Saint-Germain-lès-Arpajon) demanda au chapitre de Freising des reliques de saint Corbinien et il reçut une vertèbre, une côte entière et un fragment de côte qui furent mis dans une châsse de bois doré, exposée dans le mur, derrière le maître-autel ; le cardinal de Noailles permit l’établissement d’une confrérie ; les curés de Saint-Germain furent nommés chanoines honoraires de la cathédrale de Freising dont ils portaient l’habit.
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BBx Antoine de Saint-Bonaventure (prêtre o.f.m.), Dominique Castellet (prêtre dominicain) et 19 laïcs japonais : Martyrs († Nagasaki 1628)
À Nagasaki au Japon, en 1628, les bienheureux martyrs Antoine de Saint-Bonaventure, franciscain, Dominique Castellet, dominicain, tous deux prêtres, et 19 laïcs japonais appartenant au Tiers-Ordre de Saint Dominique : Lucie-Louise, veuve, Jean Tomachi et ses fils, Dominique, Michel, Thomas et Paul, Jean Imamura, Paul Sadayu Aybara, Romain Aybara et son fils Léon, Jacques Hayashida, Matthieu Alvarez, Michel Yamada et son fils Laurent, Louis Higashi et ses fils François et Dominique. Tous, même des enfants, subirent le martyre pour le Christ.
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Bx Frédéric Ozanam : « Apôtre de la charité », « Époux et père de famille exemplaire » Cofondateur de la « Société de Saint-Vincent-de-Paul »
Frédéric Ozanam naît le 23 avril 1813 à Milan, cinquième d’une famille nombreuse. Son enfance est marquée par la mort de onze de ses quatorze frères et sœurs. Le chagrin de ses parents marquera fortement sa sensibilité, en le rendant particulièrement attentif à la vie et aux douleurs de ses semblables. En 1815, la famille Ozanam rentre en France et finit par s’installer définitivement à Lyon en 1817.
Frédéric, étudiant, est un fervent catholique qui s’affirme comme tel : il n’hésite pas à intervenir en cours pour dénoncer, avec conviction et courage, les thèses rationalistes de professeurs athées qui, à ses yeux, portaient atteinte à Dieu et à son amour pour l’humanité. Il fréquente les catholiques libéraux comme Montalembert et participe aux Conférences d’Histoire fondée par Emmanuel Bailly, où de jeunes étudiants catholiques retrouvent des camarades incroyants pour discuter de sujets divers.
Docteur en droit en 1836, Frédéric devient avocat à la Cour royale de Lyon. Mais, plus attiré par le professorat, il obtient en 1839 la chaire de droit commercial de Lyon. Passionné par la littérature et l’histoire (il avait obtenu son doctorat de lettres en janvier 1839), il est reçu en 1840 à l’agrégation ; on lui propose alors d’être professeur suppléant de littérature comparée à la Sorbonne. Il exercera ce métier avec passion et rigueur, affirmant toujours sa foi. En 1846, il tombe malade et doit arrêter ses cours.
Un jour, lors de l’une de ces conférences, quelqu’un l’apostrophe : « Votre Foi, dit-il, est dans les livres, non dans les œuvres ; que faites-vous pour aider les pauvres, les déshérités ? ».
Timide, mais bien documenté, il se lève d’un bond : « L’Église a toujours été l’amie des pauvres, répond-il. Le Christ est venu pour sauver tous les hommes. Des débuts du christianisme jusqu’à nos jours, l’Église a conjugué tous ses efforts pour bannir l’esclavage, c’est elle qui… ». Mais son adversaire l’interrompt : « Vous parlez du passé, M. Ozanam, moi je vous demande ce que font les catholiques d’aujourd’hui, vous, vos compagnons ? ». Cette conversation fait réfléchir le jeune Frédéric qui choisit de joindre l’action à la parole, en démontrant, par une œuvre concrète, la vitalité de la foi catholique.
Il décide de s’engager en aidant les plus démunis. Accompagné par sept amis, il fonde, le 23 avril 1833, une « Société de charité » dont les membres rendent visite à domicile à des familles pauvres et établissent ainsi une relation directe avec ceux qui souffrent. Il a alors tout juste 20 ans. Avec l’aide et sur les conseils de Sœur Rosalie, Fille de la Charité proche des pauvres du quartier Mouffetard, cette société deviendra, en 1835, la « Société de Saint-Vincent-de-Paul ».
Aujourd’hui, la SSVP est répandue sur tous les continents et compte 800.000 bénévoles agissant dans près de 150 pays.
En cette période troublée de la Révolution de février 1848, Frédéric Ozanam défend la situation des plus pauvres et des ouvriers. Selon lui, cette révolte engendrera « un progrès qu’il faut soutenir. J’y reconnais l’avènement temporel exprimé par ces trois mots : Liberté, Égalité, Fraternité. Je veux donc la souveraineté du peuple. »
Il avance des idées qui, cinquante ans plus tard, seront reprises par l’Église et la société : « La question qui divise les hommes de nos jours n’est plus une question de formes politiques, c’est une question sociale, c’est de savoir qui l’emportera de l’esprit d’égoïsme ou de l’esprit de sacrifice. Il y a beaucoup d’hommes qui ont trop et qui veulent avoir encore ; il y en a beaucoup plus d’autres qui n’ont pas assez, qui n’ont rien et qui veulent prendre si on ne leur donne pas. Entre ces deux classes d’hommes, une lutte se prépare ; et cette lutte menace d’être terrible : d’un côté la puissance de l’or, de l’autre la puissance du désespoir. »
« Il faut donc qu’avec son salaire, l’ouvrier puisse pourvoir aux frais d’éducation et d’instruction de ses enfants. Sa force active est un capital qui doit tarir un jour. L’invalidité et la vieillesse viendront. L’ouvrier a donc droit à la retraite. Car si un travailleur ne trouvait pas dans son salaire les éléments de sa retraite, il aurait placé sa vie à fonds perdus. »
En juin 1841, Frédéric se marie avec Amélie Soulacroix. De leur union naîtra « petite Marie » en août 1845. Malgré leur désir, ce sera leur seul enfant. Le couple Ozanam est rayonnant d’amour, et le restera jusqu’au bout. Frédéric est éperdument amoureux de sa femme : « Je me laisse être heureux, je ne compte plus les moments ni les heures, le cours du temps n’est plus pour moi, que m’importe l’avenir ? Le bonheur dans le présent, c’est l’éternité, je comprends le Ciel ». Amélie est une compagne qui partage tous les choix de son mari ; ce fut un couple d’une belle fécondité que l’amour réciproque et le soutien mutuel n’ont pas rendu sourd aux détresses des pauvres.
La sensibilité et le charisme de Frédéric impressionneront beaucoup ses contemporains. Toute sa vie, familiale, professionnelle et civique, sera tournée vers le profond désir de se mettre au service de la vérité et « d’enserrer le monde d’un réseau de charité. »
À Marseille, le 8 septembre 1853, à l’âge de 40 ans, il quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.
Le diocèse de Paris a entamé la procédure de béatification de Frédéric Ozanam en 1925. La cause de béatification a été conclue en juin 1996 et saint Jean Paul II l’a proclamé « bienheureux » le 22 août 1997, en la cathédrale Notre-Dame de Paris, au cours des Journées mondiales de la jeunesse de Paris. Il a déclaré alors : « On peut voir en Frédéric Ozanam un précurseur de la doctrine sociale de l’Église, que le pape Léon XIII développera quelques années plus tard dans l’encyclique Rerum Novarum ».
Ces idées seront reprises dans les encycliques Quadragesimo Anno de Pie XI, écrite en 1931 au lendemain de la grande crise économique de 1929, et Centesimus Annus (1er mai 1991) de saint Jean Paul II.
Œuvres de Frédéric Ozanam
Son œuvre imprimée est importante. Entre 1855 et 1865 ont été publiées en 11 tomes ses Œuvres complètes.
I et II : La Civilisation au Ve siècle. Leçons faites à la Sorbonne en 1850-1851 avec en appendice une étude de 1850 Des écoles et de l’instruction publique en Italie aux temps barbares.
III et IV : Études germaniques dont Les Germains avant le Christianisme (1847) et La civilisation chrétienne chez les Francs(1849). Leçons faites à la Sorbonne et publiées.
V : Les Poètes franciscains en Italie au treizième siècle, réimpression du livre de 1852, suivie d’un mémoire sur Les sources poétiques de la Divine Comédie.
VI : Dante et la philosophie catholique au treizième siècle, thèse du doctorat ès-lettres soutenue en 1839. Essai sur la philosophie de Dante, complétée et remaniée en 1845.
VII et VIII : Mélanges, comprenant de nombreuses études dont Réflexions sur la doctrine de Saint-Simon (1831), Du progrès par le christianisme (1835), Deux chanceliers d’Angleterre : Bacon de Vérulam et St Thomas de Cantorbéry (1836), Discours sur la puissance du travail (1843), La littérature allemande au Moyen Age (1841), Des Niebelungen et de la Poésie lyrique (1842), Sur le bouddhisme (1842), Du divorce, Extraits de l’Ère nouvelle, Un pèlerinage au pays du Cid (1853), Discours aux Conférences de Saint-Vincent-de-Paul (Florence et Livourne, 1853), etc.
IX : Le Purgatoire de Dante, traduction et commentaires, leçons de Sorbonne de 1847 à 1850.
X et XI : Lettres.
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St Pierre de Chavanon : prêtre à Pébrac († V. 1080)
À Pébrac sur le territoire du Puy, vers 1080, saint Pierre de Chavanon prêtre. Désireux d’une vie plus parfaite, il se cacha dans ce lieu de retraite, où il fonda un monastère de chanoines réguliers, dont il fut le supérieur.
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le 8 septembre 701 : décès du pape saint Serge Ier.
Serge Ier est le pape qui introduit dans l’Église romaine, la célébration de la Dormition de la Vierge Marie le 15 août, fête déjà répandue dans l’Église d’Orient et qui deviendra l’Assomption. Il institue également la fête de la Nativité de la Vierge Marie qui lui fait le cadeau d’entrer dans son éternité ce jour là.
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le 8 septembre 1100 : mort du pape Clément III.
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le 8 septembre 1276 : élection du pape Jean XXI.
Après la mort du pape Adrien V, Pedro Hispano est élu pape et prend le nom de Jean XXI. Très intéressé de chirurgie, il est le seul pape médecin et chirurgien. Il meurt huit mois plus tard, le 20 mai 1277, des séquelles, suite à un grave accident survenu dans la cathédrale de Viterbe, dont il dirigeait les travaux. Il y est inhumé.
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le 8 septembre 1565 : délivrance de Malte occupée par les musulmans en la fête de la nativité de la Sainte Vierge.
Ce jour a lieu une dernière bataille entre Chrétiens et musulmans ; battus ces derniers rembarquent. Le siège s’achève.
Levée du Siege de Malte (1843) par Charles-Philippe Larivière (1798-1876). Salles des Croisades, Palais de Versailles.
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le 8 septembre 1612 : fondation d’une ville française au Brésil, par Daniel de la Touche.
Daniel de la Touche, seigneur de la Ravardière, arrive au port de Javiré sur l’île de Maranhão avec de trois bâtiments : la Régente, la Charlotte et la Sainte-Anne. Il y construit un fort, auquel il donne le nom de Saint-Louis (São Luis), en l’honneur du Roi de France Louis XIII. C’est à partir de ce fort que se crée ensuite la ville de Saint-Louis de Maranhão ou São Luis do Maranhão.
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le 8 septembre 1621 : naissance de Louis II de Bourbon-Condé, dit le Grand Condé.
Louis II de Bourbon-Condé, aussi appelé le Grand Condé, porte aussi les titres de prince de Condé, duc de Bourbon, duc d’Enghien, duc de Montmorency, duc de Châteauroux, duc de Bellegarde, duc de Fronsac, gouverneur du Berry, pair de France, premier prince du sang. Il naît à Paris le 8 septembre 1621, et meurt à Fontainebleau le 11 décembre 1686.
Général français pendant la guerre de Trente Ans, il est l’un des meneurs de la Fronde des princes. Elève des jésuites de Bourges, il s’intéresse surtout à l’art militaire auquel il s’initie lors du siège d’Arras. Il commande l’armée de Picardie à 21 ans et barre la route de Paris aux Espagnols de Philippe IV. Il remporte plus tard l’éclatante bataille de Rocroi, peu de jour après la mort du Roi Louis XIII et y gagne une renommée nationale extraordinaire.
Il remporte ensuite envoyé la bataille de Fribourg en 1644, de Nördlingen en 1645 ; prend Dunkerque en 1646; mais échoue en Catalogne, devant Lérida ; renoue avec la victoire de Lens sur l’archiduc Léopold-Guillaume. Pendant la Fronde, il soutient d’abord la régence, durant la minorité de Louis XIV, puis s’oppose au cardinal Mazarin, qu’il appelle « le faquin écarlate ». Remportant toutes les batailles entre 1643 à 1648, il réclame pour lui l’amirauté et pour ses amis tous les postes de responsabilité dans l’armée. Le 18 janvier 1650 (voir la chronique du jour), la Régente le fait jeter en prison avec son frère le prince de Conti et son beau-frère le duc de Longueville. Libéré 13 mois plus tard par les frondeurs, il en prend la tête, et négocie avec les Espagnols et les Anglais, puis marche sur Paris. Mais le Roi et Turenne le battent à la bataille de Bléneau le 7 avril 1652, puis à Étampes en mai, et enfin au faubourg Saint-Antoine à Paris, où la duchesse Anne-Marie-Louise d’Orléans, la Grande Mademoiselle, fait tirer les canons sur les troupes royales pour permettre à son cousin de se réfugier dans la ville (voir la chronique du 2 juillet). Passant côté espagnol, il est encore battu par Turenne à la bataille des Dunes.
Il obtient le pardon royal, lors du traité des Pyrénées (voir la chronique du 7 novembre). Il combat à nouveau aux côtés des armées royales de Turenne lors de la guerre de Hollande, en 1672 et bat le prince d’Orange Guillaume III d’Angleterre à la bataille de Seneffe en 1674.
Il décède dans son château de Chantilly, entouré de musiciens et de poètes, cultivant les lettres et les arts. Voltaire lui reproche comme un signe de sénilité sa conversion au parti dévot et ses deux dernières années de sa vie profondément pieuses. C’est Bossuet qui prononce sur son cercueil une oraison funèbre, un chef-d’œuvre du genre : Oraison funèbre de très haut et très puissant prince Louis de Bourbon.
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le 8 septembre 1760 : capitulation de Montréal.
Peu de temps après la capitulation de Québec, Montréal, dirigée par le gouverneur Vaudreuil, capitule à son tour. La totalité de la Nouvelle-France passe désormais aux mains des Anglais avec le traité de Paris, en 1763.
La capitulation de Montréal, document rédigé en français, a lieu le 8 septembre 1760. François de Lévis, commandant militaire, rend les armes, brûlant ses drapeaux au lieu de les remettre aux Anglais. Les 55 articles sont presque tous accordés par Amherst, sauf ceux qui font référence aux Acadiens. Les Français ont demandé un large éventail de garanties quant-à la protection des habitants de la Nouvelle France: les Français, les Canadiens, les Acadiens et les Sauvages (Amérindiens). Vaudreuil demande que tous les habitants se voient reconnaître les mêmes droits et privilèges que les autres sujets de la couronne britannique.
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le 8 septembre 1793 : bataille d’Hondschoote, victoire de l’armée française commandée par Houchard contre les armées coalisées.
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le 8 septembre 1796 : victoire française à la bataille de Bassano.
La bataille de Bassano, en Italie, a lieu durant la guerre entre la France révolutionnaire et l’Autriche. La France récupère alors 30 canons, 200 chariots et fait 2 000 prisonniers.
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le 8 septembre 1914 : apparition de Notre Dame à Paris.
Le 8 septembre 1914, à 10 heures du matin, à l’intérieur de la chapelle Notre-Dame des Armées, à Versailles, la Mère de Dieu apparaît à Marcelle Lanchon, 23 ans à l’époque, future religieuse sous le nom de sœur Marie-France :
“Si, en union avec mon divin Fils, j’aime toutes les nations qu’il a rachetées de son Sang, vois comme je chéris particulièrement ta chère patrie. Mon Fils désire que l’on fasse des images et des statues me représentant ainsi, et qu’on m’invoque sous le vocable de Reine de France. Si l’on répond à ce nouveau désir de son divin Cœur, la France redeviendra tout particulièrement mienne. Je la prendrai à jamais sous ma maternelle protection et mon Fils se plaira à répandre sur elle d’abondantes bénédictions.” Puis elle se mit à prier Jésus-Christ : “Mon Fils, pardonnez-lui, elle vous aime toujours puisqu’elle n’a jamais cessé de m’aimer.”
Le 8 septembre 1914, est aussi le jour où a lieu ce que l’on a appelé « le miracle de la Marne » voir les chroniques des 5, 6 et 12 septembre.
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le 8 septembre 1943 : libération d’Ajaccio, première ville française libérée.
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le 8 septembre 1946 : naissance du Secours Catholique.
Dont la directrice en 2014, Véronique Fayet, s’affirme catholique pratiquante sur sa fiche Wikipédia. Elle y affirme aussi : « qu’il ne faut pas s’arrêter aux questions morales (avortement, etc.…) qui divisent mais qu’il faut aider les pauvres parce que c’est le moyen de se réunir.
Elle a aussi été une des fondateurs et secrétaire générale du réseau ELISAN de 2008 à 2013, European local inclusion and social action network.
ELISAN est une de ces milliers d’organisations européennes qui « diffusent l’esprit européen à travers des actions de sensibilisation aux merveilles de la solidarité bâtisseuse de paix » et dont le but est : « d’Etablir la dimension sociale de la cohésion territoriale en Europe », établir « une société cohésive, communauté solidaire composée d’individus libres poursuivant des buts communs par des voies démocratiques ».
Le président fondateur de cette association, Patrick KANNER, est un franc-maçon, membre de la loge La Lumière du Nord depuis 1984, adhérent du PS depuis des décennies, homme lige de Martine Aubry, et président du Conseil Général du Nord.
Voir Riposte Catholique du 26 juillet 2014.
Etat d’urgence sanitaire prolongé jusqu’au 15 novembre
L’Assemblée nationale vient d’adopter en première lecture un projet de loi prolongeant l’état d’urgence sanitaire dans les départements d’outre-mer jusqu’au 15 novembre, par 90 voix pour et 13 contre.
Le groupe LR semblait absent et Marine Le Pen a voté pour.
Bientôt la métropole ?

Censure : un film pro-vie doit être interdit aux moins de 18 ans
Hystérique, Bérengère Poletti, député LR, a interrogé le ministre des solidarités et de la santé sur la diffusion à la télévision du film Unplanned, pouvant constituer un délit d’entrave d’accès à l’interruption volontaire de grossesse.
Le 16 août 2021, la chaîne C8 a diffusé, à une heure de grande écoute, un film intitulé Unplanned. Ce dernier, produit par un studio chrétien évangélique et déconseillé à un public âgé de moins de 10 ans, relate le parcours d’une ancienne directrice du planning familial aux États-Unis d’Amérique devenant militante anti-IVG. La diffusion de ce film a provoqué une importante vague de contestations sur les réseaux sociaux. Les associations et de très nombreux internautes défendant l’IVG dénoncent une « propagande anti-avortement » basée sur des mensonges et accusent la chaîne de se rendre coupable du délit d’entrave d’accès à l’IVG. En effet, ce film présente une vision biaisée de ce qu’est l’avortement et cherche à manipuler les téléspectateurs en montrant des images dénuées de toute véracité. Alors que le droit à l’IVG est sans cesse menacé et remis en question, des structures associatives demandent la réévaluation du sigle « moins de 10 ans » en « moins de 18 ans » pour ces contenus et exigent que la diffusion de ces derniers soit accompagnée d’un documentaire expliquant objectivement le déroulement de l’IVG et du rôle joué par le planning familial. Afin d’éviter toute situation similaire et menaçant un droit acquis après de longues années de lutte en France, elle lui demande comment il entend contrôler davantage la diffusion à la télévision de ces contenus à la propagande anti-avortement avérée.
Où l’on découvre le lien entre le rituel satanique et l’avortement
La nouvelle loi pro-vie du Texas, qui interdit la plupart des avortements, est attaquée par le groupe The Satanic Temple [TST], basé dans le Massachusetts, qui affirme que la loi porte atteinte à la liberté de religion du groupe. Dans une lettre adressée à la Food and Drug Administration, Matthew A. Kezhaya, avocat du Temple satanique, a demandé que l’organisation bénéficie d’une exemption religieuse lui permettant d’accéder sans ordonnance aux médicaments abortifs mifepristone et misoprostol dans le cadre de son rituel « sacramentel » d’avortement.
« Les membres de TST utilisent ces produits dans un cadre sacramentel. Le rituel satanique d’avortement est un sacrement qui entoure et inclut l’acte abortif. Il est conçu pour combattre les sentiments de culpabilité, de doute et de honte et pour permettre au membre d’affirmer ou de réaffirmer son pouvoir et son contrôle sur son propre esprit et son propre corps. Les restrictions sur ces médicaments interfèrent substantiellement avec le rituel d’avortement satanique, parce que le gouvernement empêche les membres d’avoir accès aux médicaments impliqués dans le rituel ».
« la bataille pour le droit à l’avortement est en grande partie une bataille de points de vue religieux concurrents, et notre point de vue selon lequel le fœtus non viable fait partie de l’hôte fécondé est heureusement protégé par les lois sur la liberté religieuse ».
Le temple a déjà tenté d’utiliser la liberté religieuse pour lutter contre les lois sur l’avortement dans le Missouri, en vain.
Éric Zemmour aide puissamment à clarifier le débat
De Guillaume de Thieulloy dans les 4 Vérités :

Ajoutons que, côté RN, Marine Le Pen, qui avait dans un premier temps refusé de débattre avec l’écrivain, a annoncé avoir accepté de dîner avec Éric Zemmour et Robert Ménard. Robert Ménard, à la fois proche de Zemmour et de la présidente du Rassemblement national, a appelé les deux à dialoguer à l’approche de la présidentielle. Gilbert Collard et Thierry Mariani ont également plaidé en faveur d’une rencontre entre Marine Le Pen et Éric Zemmour. Selon Emmanuelle Ménard, la rencontre ne devrait pas se faire “sous les projecteurs”, le dîner devant être privé.
La Commune de Paris ou Le carnaval sanglant du Général Ambert

Nous commémorons cette année le tragique anniversaire de la Commune de Paris.
Ce mythe sanglant servit de laboratoire aux bolcheviques de Lénine, mais il fut d’abord une tragédie française – et il est surprenant que des Français continuent à y voir un événement porteur d’espoir, alors que le nihilisme de ces révolutionnaires avinés n’a obtenu qu’un résultat : doubler la défaite militaire d’une guerre civile dont nous ne sommes pas vraiment sortis.
Il faut remercier les éditions Edilys d’avoir reproduit l’ouvrage du général Joachim Ambert publié dans la chaleur des événements.
Il remet ceux-ci en perspective, sans concession pour les assassins et les tribuns de tavernes
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Paru dans les 4 Vérités hebdo
Daniel-Ange, un « prophète » du Très-Haut ?
De notre envoyé spécial Antoine Bordier

A près de 90 ans, il garde une éternelle jeunesse. Dès qu’il s’éveille, il semble bondir d’allégresse. Il transforme toute pensée en prière, toute parole en louange, toute blessure en guérison. Comme si une eau vive jaillissait de lui. Dans un petit ermitage des Monts-Voiron, chez les sœurs de la communauté de Bethléem, au-dessus de Genève, il est là, presque caché, voilé. A près de 1 369 mètres d’altitude, il est en retraite-active. Reportage sur un homme de Dieu, que certains appellent « le prophète ». Première partie de notre trilogie.
Sur le GPS, le monastère Notre-Dame de la Gloire-Dieu, est à 33 kms de Genève, et, à 69 d’Annecy. La route est belle, elle monte vite vers les hauteurs majestueuses où les collines avoisinantes rivalisent de beautés verdoyantes. La route devient montagneuse à partir du village de Boëge. Il reste une dizaine de kilomètres. Les lacets se multiplient. Il n’y a personne sur la route, en cette après-midi d’été. La forêt vous encercle soudain, comme pour vous montrer que vous entrez dans un nouveau monde : celui de la montagne, de la montagne de Dieu. Vous êtes dans les Préalpes du Chablais. La fenêtre ouverte, le parfum des épicéas mêlé de bois, d’épines, et de terre calcaire et sablonneuse, s’engouffre dans la voiture et rivalise avec les senteurs de mélèze. Vous stoppez net, lorsqu’un chevreuil traverse la route. Il est jeune, tout de brun-clair vêtu. A travers une percée entre les arbres, vous apercevez plus bas, au loin, le lac Léman, Genève, et, toute la vallée. Puis, une pancarte indique : Monastère de Bethléem.
Les sœurs sont une vingtaine à vivre dans ce lieu où Jack London, le célèbre écrivain américain, aurait aimé écrire l’un de ses romans. Discrètes, elles sont affairées entre les travaux, les offices, et, l’accueil. Elles n’ont pas une minute à elles. D’ailleurs, n’ont-elles pas tout donné ? C’est en 1967, qu’elles choisissent de s’établir dans ce haut-lieu marial, où aimait se rendre saint François de Sales. Cet évangélisateur du 16è et du 17è siècle était, aussi, un homme de cœur, un apôtre. Il se rendait dans les montagnes, sans doute comme le Christ, pour rencontrer Dieu, loin des hommes et du monde. Lui-aussi avait son ermitage. C’est un point commun avec Daniel-Ange. Il y en a d’autres. Ce qui réunit les deux hommes, c’est, certainement, ce don de soi. Ils ont tout donné. Ils sont devenus des disciples. Leurs vies sont des prophéties. En ces temps qui sont les derniers, et où « les signes se multiplient », comme aime le répéter le père, les paroles de celles et de ceux qui tutoient le Très-Haut sont très certainement à rechercher, pour les chasseurs de trésors, du Trésor. A Lourdes, en 1858, sainte Bernadette, la voyante analphabète et illettrée, disait : « Je suis chargée de vous le dire, pas de vous convaincre. » Les voyants de Fatima diront la même chose, le miracle du soleil et les secrets en plus.
« Je viens ici depuis une dizaine d’années, explique Daniel-Ange. Mais, la première fois, c’était il y a 50 ans. J’étais étudiant à Fribourg, et, je venais souvent le we. J’ai écrit un de mes premiers livres, sur l’icône de la Trinité de Roublov, qui s’appelle : L’étreinte de feu. »
Enfant, serviteur et témoin
A peine voûté, Daniel-Ange de Maupeou d’Ableiges, comme son nom l’indique, appartient à la noblesse aristocratique de France et de Belgique. Né le 17 octobre 1932, dans une fratrie de 4 garçons, il baigne, dès le plus jeune âge, dans une vie de famille riche de valeurs, où son père, Gaston, est officier de la marine française, et, sa mère, Hedwige, est pilote de l’air, dans l’armée belge. C’est pour cela qu’il a la nationalité franco-belge. Il vit, déjà, entre terre, mer et ciel, entre la France et la Belgique. Le sang qui coule dans ses veines est bleu, marqué par une renommée politique, puisque deux de ses aïeuls ont été Garde-des-Sceaux de Louis XV et de Louis XVI. La branche d’Ableiges est l’une des 2 branches généalogiques encore existantes. Mais son roi à lui, c’est le Roi des rois. C’est comme cela qu’il se présente : « Je suis un enfant de Dieu, heureux de l’être. » Et, il rajoute : « Je suis, aussi, un serviteur et un témoin de Dieu. » Avec ses 80 livres, cet homme infatigable, est un vrai chouan, un évangélisateur hors-pair. Sa guerre n’est pas celle de Vendée, même s’il rêve d’un roi et du Royaume de France. Il bataille depuis longtemps pour la vérité. C’est, aussi, un aventurier. Comme sa mère, qui a été la première femme pilote de Belgique, à l’âge de 18 ans, et, qui a pris le risque de rallier la route (il n’y en avait pas !) entre Dakar et Alger. Il s’en souvient encore. Elle avait, alors, 20 ans. Ses yeux brillent à son évocation. Lui, l’aventure, il décide de la faire en répondant à l’appel de Dieu.
« Je me souviens, j’avais 13 ans. A 21h35 du soir, ce 13 juillet 1946, j’ai été bouleversé par Dieu. Son appel était très clair. Il m’appelait à Le suivre. »
Son appel est monastique. Il rentre à l’abbaye bénédictine Saint-Maurice et Saint-Maur de Clervaux, au Grand-Duché du Luxembourg.
« A l’époque, nous étions 80 moines. C’était magnifique. Aujourd’hui, cela me fend le cœur, ils sont moins d’une dizaine. Je suis, donc, devenu moine. J’ai appris à aimer la règle de saint Benoît, qui n’a pas pris une ride. »
Entré en 1950, il fait ses études de philosophie au séminaire d’Aix-en-Provence. En 1954, il fait son service militaire en Belgique. En 1957, son père-abbé l’envoie dans les Landes pour fonder une vie monastique. Il y co-fonde la Fraternité de la Vierge des Pauvres. Puis, c’est le grand départ.
La Vierge des Pauvres au Rwanda
Après les Landes, le père-abbé de Clervaux l’envoie au Rwanda, en 1958. Il a 25 ans. Il va vivre 12 ans dans le pays « aux mille collines », à 2 000 mètres d’altitude, au milieu des Hutus (majoritaires) et des Tutsis. La population est chrétienne à 90%, avec la moitié qui est catholique. Il s’y rend en bateau, depuis Marseille, jusqu’à Mombassa, au Kenya, puis, il fait du stop. A la frontière, il tombe littéralement amoureux de ce pays, qui deviendra indépendant en 1962.
« J’ai eu un coup de foudre pour ce pays, pour cette nation. J’ai vécu sur la crète du Congo-Nil, là où sont toutes les sources qui se déversent, au nord, jusque dans la Méditerranée, après une course de 6000 kms, celle du Nil. Et, à l’est, le fleuve Congo, après une course de 4 000 kms se déverse dans l’Atlantique. Avec une douzaine de frères, nous avons fondé la fraternité de la Vierge des Pauvres. »
Ils vivent dans une certaine pauvreté, la vie monastique. Entre prières et travail, entre ‶ ora et labora ″, ils confectionnent des petits meubles artisanaux en bois, pour se procurer leur pain quotidien. Daniel-Ange évoque avec grandiloquence « le peuple extraordinaire du Rwanda, d’une grande culture et d’une grande finesse. Il a une des langues les plus riches du monde. La moitié de sa population est chrétienne. » Sur place, il mettra 6 mois pour apprendre cette fameuse langue, qui chante. Il s’en souvient encore, et, prononce ces quelques mots en rwandais : « Le cœur d’amour, le cœur de lumière ». Après la crête où l’évêque local lui demande d’organiser le premier pèlerinage marial dédié à Notre-Dame de Banneux, il part vivre 6 ans sur une île du lac Kivu, qui sert de frontière naturelle avec le Congo. Le lac est une véritable mer intérieure, grand comme 5 fois le lac Léman. Au milieu des vaches, il y fonde une nouvelle fraternité monastique.
En 1971, il rentre, définitivement, en Europe. Après le génocide de 1994, il y est retourné plusieurs fois pour recueillir des témoignages sur les actes héroïques de celles et ceux qui ont survécu. En 1984, il participera à la Commission d’Enquête théologique sur les apparitions mariales de Kibeho (officiellement reconnues en 2000).
Prêtre, prophète et roi
En rentrant en Europe, il est choqué par la jeunesse délaissée et les conséquences de la crise de mai 68, qui a abîmé gravement l’Eglise, et, qu’il résume ainsi : « On n’avait plus le droit de se mettre à genoux… » Après 15 ans d’interruption, il reprend ses études de théologie à l’université catholique de Fribourg, en Suisse. Puis, il fait la rencontre avec le Renouveau Charismatique. Et, il rejoint la Fraternité Demeure Notre Père, en Ardèche. Il se souvient très bien de ses cours de théologie et notamment de son professeur : le cardinal Charles Journet.
« Il n’aimait pas qu’on l’appelle cardinal. Sur son cours sur la Trinité, il avait commencé par cette phrase : « La Trinité est un océan de lumière et d’amour. Et, il éclate en sanglot. Et, il sort. Il nous restait encore 53 minutes du cours, et, nous sommes tous allés adorer le Saint-Sacrement. »
Monastique et mystique, Daniel-Ange aspire à une vie d’ermite. Il a besoin d’être seul avec Le seul, avec « Je suis ». Entre 1976 et 1984, il part vivre dans un ermitage près de Nice. Quelques jeunes, assoiffés de Dieu et esseulés, viennent le voir. En même temps, il poursuite ses études pour devenir prêtre. Dans l’arrière-pays niçois, il retrouve les montagnes qui le rapprochent de Dieu. Il adore, chante, loue, et prie les psaumes. Il jeûne et se forme. Le 23 juillet 1981, à Lourdes, il est ordonné prêtre au Congrès International de l’Eucharistie, par le légat du Pape Jean-Paul II, le cardinal Gantin. « C’est le plus beau jour de ma vie, après ma naissance et mon baptême », raconte-t-il. Puis, il retrouve son ermitage. Il y vit de son potager, et, de sa source d’eau. Ascétique, il relit souvent la vie des pères du désert, comme Antoine le Grand, Cyril d’Alexandrie, Grégoire de Nazianze, etc. Un jour, alors avoir terminé sa lectio divina, il reçoit un courrier poignant d’un jeune.
« C’était un SOS lancé par Martin. Il m’écrivait une petite lettre que j’ai publiée comme préface de mon livre : Les saints de l’an 2000, pourquoi les massacrer ? Il disait mourir de peur, avec le sentiment morbide d’être abandonné, de ne pas être écouté. Il parlait de suicides. Il concluait ainsi : ‶ Eglise n’oublie pas tes enfants″. Il parlait de son lycée de 1500 élèves. »
Daniel-Ange sort alors de sa retraite. Il en parle à son prieur et à son évêque, qui à la lecture de cette lettre, lui donne une nouvelle mission : celle d’évangéliser cette jeunesse en détresse. Le moine-ermite-timide devient évangélisateur.
« C’était incroyable. A chaque fois, dans ce lycée agricole près d’Angers, il y avait 3 ou 4 classes réunies. Ils refusaient de repartir après une heure. Les professeurs étaient furieux. »
La vie de Daniel-Ange se transforme sous l’impulsion de ces jeunes et de l’Esprit Saint. 3 ans plus tard, il fonde l’école internationale de prière et d’évangélisation Jeunesse-Lumière…
A suivre dans la seconde partie de notre trilogie.
Reportage réalisé par Antoine Bordier, consultant et journaliste indépendant – Copyright photos A. Bordier
Un taux record de démission des enseignants dans l’Éducation nationale
Selon Anne Coffinier, interrogée dans L’Incorrect :
L’Éducation nationale traverse une grande crise identitaire, en témoignent les réformes successives des programmes et du baccalauréat. Dans ce climat confus, la création d’écoles hors contrat est, quant à elle, particulièrement dynamique. Quelles en sont les raisons profondes ?
Il y a plusieurs facteurs. Plus personne ne pense que l’Éducation nationale ne saura se relever de l’état de crise structurelle dans lequel elle se trouve. Les parents cherchent donc des alternatives, et chose nouvelle, les professeurs aussi. C’est pour cela qu’il y a un taux record de démission des enseignants dans l’Éducation nationale. S’ajoute un désir d’avoir une école sur-mesure adaptée aux singularités de son enfant. La culture dominante du « c’est mon choix ! » pousse les parents à considérer comme fondé leur désir de choisir le type de pédagogie adaptée à leur enfant et à leur vision éducative. La culture technocratique qui prévaut au sein de l’école publique fait office de repoussoir pour les parents travaillés par un désir de davantage d’humanité, de respect de la singularité de l’enfant, de pluralité d’utilisation sociale des lieux mais aussi de caractère intégral de l’éducation.
Toutes ces tendances alimentent l’intérêt pour les pédagogies alternatives, d’autant que l’école publique n’offre plus une pédagogie classique « à la Jules Ferry » : la rigueur, le récit national fédérateur, la culture du respect de l’autorité et de la morale traditionnelle. Tout cela a intégralement disparu de l’école publique. Elle ne possède au final ni les atouts du hors-contrat ni la rigueur et l’efficacité de la communale d’antan. Cela explique largement le développement des écoles hors-contrat depuis dix ans. Pas besoin d’un prétendu désir de repli sur soi ou d’une haine de la diversité pour alimenter l’essor des écoles libres !
Quelles sont les caractéristiques principales des créations de cette année ?
Certes, la Covid a compliqué les créations d’écoles : 73 sont repoussées à 2022 quand 104 ouvrent tout de suite, et une quinzaine d’autres a priori d’ici Noël. Mais, inversement, elle aura alimenté les créations d’écoles à fort ancrage dans la nature et ayant une approche de la crise sanitaire fondée sur davantage de bon sens pédagogique.
La cuvée de création d’écoles de cette année se caractérise par une forte poussée des ouvertures de secondaire (près de la moitié des créations contre un tiers habituellement), des établissements à fort ancrage dans la nature (20% des ouvertures en 2021), un maintien des écoles bilingues ou à spécificité linguistiques (21%) et de celles pour les publics spécifiques (handicaps, jeunes sportifs, etc : 17 %). S’agissant de la pédagogie, les écoles Montessori représentent 17% des créations, tandis que les écoles classiques 15%, les écoles mixant différentes pédagogies alternatives 53% et les écoles démocratiques 15%. […]
Emmanuel Macron, argent de liaison de Libération…
Les “journalistes” militants de Libération reprochent à Charles Gave d’utiliser sa fortune à des fins politiques, dans un article qui ne révèle pas grand chose :

Le journal Libération est détenu à près de 100 % par la société SAS Presse Media Participation (PMP). PMP est détenue à hauteur de 85 % par la société SAS Presse Media Participation Holding (PMP Holding). PMP Holding est détenue à hauteur de :
- 50 % par la société BLHM (Bruno Ledoux Holding Media) représentée par Bruno Ledoux.
- 50 % par la société Holco B représentée par Marc Laufer (représentant les intérêts du millionnaire Patrick Drahi).
En 2016, le journal a reçu 4 887 544 € de subventions directes de la part de l’État. En 2020, on parle de près de 10 millions d’euros. Sans doute pour remercier le quotidien d’avoir fait campagne en faveur de Macron :

Zemmour : « On ne veut toujours pas admettre le lien entre immigration, islam et terrorisme… »
Eric Zemmour revient sur les attentats du 13 novembre 2015, dont le procès s’ouvre.
Il revient ensuite sur la personnalité de Jean-Paul Belmondo.
Une rentrée paroissiale… Pour la Vie
C’est la rentrée et c’est maintenant que se décide l’emploi du temps de votre paroisse pour les mois à venir…
N’hésitez pas à solliciter votre curé pour inscrire la date du 27 novembre dans les activités de votre paroisse. Il faut aussi lui apporter la garantie que vous l’aiderez à organiser cette veillée en téléchargeant le kit sur le site et en faisant de la pub avec ces affiches, en organisant la chorale, etc.
Ordre de Malte : servir les plus fragiles, est-ce encourager l’avortement ? [Addendum]
L’Ordre de Malte dans son catalogue d’automne (extrait ici en pdf), propose un choix de huit ouvrages, parmi lesquels le catalogue, rédigé par Constance de Gaulmyn et Olivier Rozenberg, de l’exposition intitulée “Nous vous aimons Madame”, consacrée à Simone Veil et présentée à l’Hôtel de Ville de Paris du 28 mai au 21 août 2021.
Nolens volens, le nom de Simone Veil est attaché à la légalisation de l’avortement. L’Ordre de Malte se rend-il compte qu’en promouvant cet ouvrage, d’une certaine façon, il participe à la banalisation de l’avortement ?
Quand, en plus, ce catalogue affiche le slogan “Donnez-nous la force de servir les plus fragiles“, il y a de quoi s’étrangler.
[Addendum 14h30] Suite à ce post, l’article en question a été retiré de la vente, le catalogue est en train d’être corrigé pour être remplacé.
C’est arrivé un 7 septembre…
"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 7 septembre : saints du jour français ou en France.
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St Clodoald (Cloud) : Prince, moine et prêtre († 560)
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Clodoald, plus connu sous le nom de Cloud, était le fils du Roi Clodomir et petit-fils de Clovis et de sainte Clotilde. Après la mort de son père, ses oncles, Childebert et Clotaire, firent demander à leur mère Clotilde, de leur envoyer les enfants de Clodomir pour les proclamer successeurs de leur père. La sainte veuve revêtit Cloud, qui n'avait que deux ans, et ses deux frères de leurs plus beaux habits et les envoya avec confiance, ne se doutant pas que ses petits-enfants allaient être égorgés sans pitié par ses propres fils. Cloud fut sauvé du massacre et put échapper à toutes les recherches de ses oncles.
Le jeune prince grandit en paix dans un monastère, et, trouvant toute sa joie au service de Dieu, il préféra la tonsure à la couronne. Il choisit plus tard, pour y finir ses jours, le monastère d'Agaune, dont les neufs cents religieux partagés en neuf chœurs, se succédaient tour à tour devant l'autel et chantaient l'office sans interruption, le jour et la nuit.
Dieu ne voulut pas laisser longtemps ce trésor enfoui, car il accompagna les vertus du prince du don des miracles. Un jour qu'il se promenait aux environs de sa cellule, un mendiant à moitié nu se présente à lui, implorant sa charité. Le prince, devenu moine, n'avait rien ; les pauvres vêtements qu'il portait étaient les seuls objets qu'il eût à sa disposition ; il ne voulut pas cependant rebuter un membre du Sauveur Jésus, et, se dépouillant de son manteau, il en revêtit le mendiant. Le soir, celui-ci reçut l'hospitalité dans une chaumière voisine, et, pendant qu'il dormait, ô prodige ! Le vêtement qu'il avait reçu rayonnait d'un éclat plus merveilleux que les brillants habits des princes.
Cloud fut ordonné prêtre malgré les protestations de son humilité, et fut le premier des princes de France qui gravit les degrés de l'autel. C'est à Paris qu'avait eu lieu l'ordination ; il obtint du Roi Childebert, son oncle, une propriété voisine de la capitale pour y finir ses jours dans la solitude. Dès qu'on sut le lieu de la retraite du serviteur de Dieu, on y accourut de toutes parts pour se mettre sous sa direction ; quelques cellules furent d'abord bâties, bientôt un monastère devint nécessaire ; Cloud y vécut sept ans au milieu de ses frères, leur donnant l'exemple de toutes les vertus. Les vertus de saint Cloud avaient attiré vers lui de nombreux disciples ; ses miracles firent accourir des foules immenses à son tombeau, autour duquel se forma la ville de Saint-Cloud.
La piété naïve de nos pères a porté les cloutiers à le choisir pour patron.
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Ste Reine (Régine) : vierge et martyr († IIIE S.)
Son culte est ancien mais on ne sait plus rien d'elle. Ste Reine est vénérée depuis au moins 628 à Alise-Sainte-Reine (Côte d'Or), près d'Alésia. On y trouve une basilique mérovingienne ainsi qu'un monastère qui lui sont consacrés. Ses reliques sont à Flavigny-sur-Ozerain (Côte d'Or).
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St Euverte : évêque d'Orléans († IVE SIÈCLE)
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St Grat : évêque d'Aoste dans les Alpes († VE S.)
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Sts Memorius et compagnons : martyrs († VE S.)
A Breuil dans la région de Troyes, au Ve siècle, saint Mémorius et ses compagnons, martyrs, que l'on croit avoir été massacrés par les Huns d'Attila.
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St Alpin : évêque de Chalons en Champagne († VE S.)
À Châlons en Champagne, au Ve siècle, saint Alpin, évêque, qui fut disciple de saint Loup de Troyes.
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Ste Carissime : vierge recluse († VIE OU VII S.)
À Albi, au VIe ou VIIe siècle, sainte Carissime, vierge recluse.
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Ste Madelberte : abbesse († V. 705)
À Maubeuge, vers 705, sainte Madelberte, abbesse. Fille de saint Vincent Madelgaire et de sainte Waudru, elle succéda à sa sœur sainte Aldetrude à la tête du monastère fondé par sa tante sainte Aldegonde.
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St Hilduard : évêque en Flandre († V. 760)
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St Gauzelin : de Toul († 962)
À Toul, en 962, saint Gauzelin, évêque, qui favorisa la vie monastique.
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St Étienne de Châtillon : évêque de Die († 1208)
À Die, dans la vallée de la Drôme, en 1208, saint Étienne de Châtillon, qui fut arraché à sa solitude de Portes-en-Bugey pour devenir évêque, mais ne relâcha rien de l'austérité de la Chartreuse et dirigea son diocèse avec le plus grand soin.
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Bx Claude-Barnabé Laurent : prêtre et martyr († 1794)
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Bx François d'Oudinot de la Boissière : prêtre et martyr († 1794)
Sur l'île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Claude-Barnabé Laurent de Mascloux et François d'Oudinot de la Boissière, prêtres de Limoges et martyrs. Sous la Révolution française, à cause de leur sacerdoce, ils furent reclus, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier et moururent frappés par la contagion qui régnait à bord.
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le 7 septembre 878 : sacre de Louis II le Bègue.
À Troyes, lors du Concile, le pape Jean VIII sacre et couronne une deuxième fois Louis II le Bègue, en l'église St-Jean.
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le 7-8 septembre 1101 : début de la bataille de Ramla.
Les armées franques du roi Baudouin de Jérusalem avec 260 chevaliers et 900 fantassins défont les Égyptiens qui sont plus de 10.000 hommes. Le roi a divisé son armée en cinq corps et prend le commandement des deux derniers, avec la chevalerie de Jérusalem accompagnée de la Vraie Croix. Les trois premiers attaquent successivement, le 7 au matin, et sont détruits. Avec le restant de ses troupes Baudouin écrase les Egyptiens qui lui sont plus de dix fois supérieurs, puis revient le 8 à Ramla s'emparer de leur camp.
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le 7 septembre 1254 : Louis IX entre à Paris après la VIIème croisade.
Le Roi et son armée rentrent à Paris, après six années de croisade. Seize ans plus tard, il repart en croisade pour prendre sa revanche en Terre Sainte. La peste emporte Saint Louis le 25 août. Charles d'Anjou ramène alors en France le corps du Roi qui est enterré à Saint-Denis. Voir les chroniques du 6 mai, des 23 et 28 août, du 28 novembre, sur la septième croisade.
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le 7 septembre 1303 : arrestation du pape Boniface VIII par les hommes de Philippe IV le Bel.
Les livres d'histoire que l'on trouvait dans les écoles françaises, il y a encore 20 ans, parlaient des tensions entre le Roi de France Philippe IV le Bel et le pape Boniface VIII. Ce dernier y était souvent décrit comme d'un caractère et d'un orgueil démesurés, voulant mettre les rois et empereurs sous son autorité.
Jean Guiraud dans, Histoire Partiale, Histoire Vraie, (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 1 page 186 à 188) rappelle la vérité. Le Roi de France est infidèle à sa vocation et à celle de la France ; il agresse le pape et l'Eglise
« Là, ils [Nogaret et ses adjoints] convoquèrent tous les seigneurs toscans ou romains qui conspiraient contre l'Église Romaine et le pape Boniface VIII, en particulier les Colonna. Sciarra Colonna, « qui portait aux derniers excès les haines de sa famille », forma une troupe de trois cents cavaliers qui bientôt fut portée à huit cents hommes. « Tout ce monde était payé par le roi, portait l'étendard des lis, criait : Vive le Roi ! »
Commandée par Sciarra et Nogaret, grossie de pillards et de contingents communaux, cette petite armée se dirigea vers Anagni, où Boniface VIII était venu passer l'été dans ses possessions de famille. Profitant de la trahison des gens d'Anagni, elle entra sans difficulté dans la ville aux cris de « Mort au pape Boniface ! Vive le Roi de France! » […]
Les portes du château pontifical étaient fermées ; ce fut par la cathédrale qui lui était contiguë que les conjurés résolurent d'y pénétrer. « Ils mirent donc le feu aux portes de la cathédrale ; les fleurs de lis du petit-fils de saint Louis entrèrent par effraction dans le parvis sacré, l'église fut pillée, les clercs, chassés et dépouillés, s'enfuirent, le pavé fut souillé de sang, en particulier de celui de l'archevêque élu de Strigonie… les agresseurs se précipitèrent de l'église profanée et éclairée par les flammes dans le manoir papal » […]
Le dessein de Nogaret était d'intimider le pape, de l'amener à se démettre ou à convoquer le concile qui l'eût déposé. « A ses sommations », Boniface ne répondit pas, aux gestes furieux de Sciarra, il n'opposa que ces mots : « Voici ma tête, voici mon cou ! » Chaque fois qu'on lui proposa de renoncer à la papauté, il déclara obstinément qu'il aimait mieux perdre la vie. Sciarra voulait le tuer, Nogaret, l'en empêcha : seulement, pour intimider le vieillard, il parlait de temps en temps de le faire amener garrotté à Lyon….
Pendant que cette scène étrange se passait, le manoir papal ainsi que les maisons de Pierre Gaëtani et des cardinaux amis du pape, étaient livrées au pillage. Le trésor pontifical qui était très considérable, les reliquaires, tous les objets précieux furent la proie des Colonna et de leurs partisans, les vins du cellier furent bus ou enlevés. Simon Gérard, « marchand du pape », eut peine à s'échapper, la vie sauve…. Villani parle d'outrages adressés au pape par Nogaret…. Une tradition, fort acceptée, veut que Sciarra ait frappé Boniface de son gantelet.
Le lendemain, dimanche 8 septembre, la troupe de Sciarra se débanda ; satisfaits de leur butin, les pillards qui la composaient, allèrent le mettre à l'abri. Le 9 septembre, un revirement se produisit dans la ville. Honteux d'avoir abandonné le pape, les habitants s'armèrent et chassèrent les agents du roi de France. Le pape repartit pour Rome, mais ses quatre-vingt-six ans ne purent résister à d'aussi tragiques émotions. « Il avait des moments d'aliénation mentale…, mais comme son âme était grande et forte, il retrouva, ce semble, le calme à ses derniers moments, il mourut le 11 octobre ».
Le roi récompensa Nogaret de cette expédition. « Au don de trois cents livres de rentes qu'il lui avait fait avant le départ pour l'Italie, il ajouta cinq cents nouvelles livres de rente sur le trésor royal de Paris ; le jour des Cendres 1304, il lui donna plein pouvoir de mettre en liberté toute personne, laïque ou ecclésiastique, détenue en prison pour n'importe quel motif ».
Et Jean Guiraud de conclure :
[…] Un seul, M. Calvet, a déclaré « détestables » ces moyens employés par Philippe le Bel dans sa lutte contre Boniface VIII. Les autres ont jeté un voile sur les scènes révoltantes et leur ont trouvé d'heureuses conséquences ; pas un blâme n'est tombé de leur plume contre Sciarra et Nogaret, ces deux forbans, insulteurs de la faiblesse et de la vieillesse ! Et comme si la fin justifiait les moyens, ils ont célébré les magnifiques résultats de cette campagne d'Anagni que personne avant eux n'avait osé inscrire parmi les titres de gloire et les victoires de la France !
MM. Gauthier et Deschamps déclarent qu'elle marque « une date solennelle dans l'histoire de la civilisation ! » M. Calvet salue en elle le triomphe de la liberté de conscience, et MM. Aulard et Debidour la défaite de la papauté !
Pour la jeunesse à laquelle ces livres s'adressent, ce sont des leçons immorales puisqu'elles glorifient devant elle des coups de force et la brutalité s'acharnant contre ce qu'il y a de plus respectable au monde : la faiblesse, la vieillesse, l'autorité morale.
Ce sont aussi des leçons de mensonge ; car les manuels essaient de justifier par des erreurs historiques l'attentat d'Anagni. « Le pape, disent-ils, ne voulait pas que le clergé payât l'impôt au roi ». Rien n'est plus faux.
[…] Que voulait donc Boniface VIII, sinon maintenir contre l'absolutisme, chaque jour grandissant, de Philippe le Bel, le grand principe libéral du Moyen Age — principe d'où sont sorties les libertés politiques de l'Angleterre—que l'impôt, avant d'être levé par l'autorité royale, devrait être consenti par le contribuable ? »
La suite page 188 du tome 1 de Histoire Partiale, Histoire Vraie, (Editions Beau-Chesne-Croit). Voir la chronique du 24 décembre.
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le 7 septembre 1341 : par l'arrêt de Conflans-Sainte-Honorine le Roi Philippe VI de France reconnaît Charles de Blois, duc de Bretagne.
La guerre de Succession de Bretagne éclate aux débuts de la guerre de Cent Ans, entre Charles de Blois, partisan du Roi de France Philippe VI, et Jean de Montfort, partisan du roi Édouard III d'Angleterre, prétendant à la couronne de France. Philippe VI de Valois officialise son appui en faveur de Charles de Blois par un arrêt de la Cour des Pairs à Conflans, le 7 septembre 1341. Jean de Montfort, remportant le duché de Bretagne, le Roi de France envoie alors son fils, Jean Le Bon, avec une armée de 5000 hommes.
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le 7 septembre 1469 : entrevue entre le Roi Louis XI et son frère Charles.
Le Roi Louis XI se rend en Bas-Poitou pour avoir une entrevue avec son jeune frère Charles alors en conflit contre lui. Les deux princes se rencontrent au passage du Braud, sur la Sèvre niortaise, et se réconcilient. Le Poitou est donné en apanage au frère du Roi, pour le dédommager de la perte de la Normandie et du Berry, auxquels il renonce. Louis XI lui échange la Champagne contre la Guyenne, afin de le séparer de Charles le Téméraire.
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le 7 septembre 1651 : le Roi Louis XIV est proclamé majeur.
C'est la fin de la régence d'Anne d'Autriche, alors que la Fronde n'est pas terminée et que Condé a été libéré et ne songe qu'à se venger de la régente. L'une des premières actions du jeune Roi est de lever une armée contre le prince de Condé, qui, de son côté, veut marcher sur Paris avec ses troupes, après avoir demandé le soutien de l'Espagne. Le Roi et sa mère sont bientôt rejoints par Mazarin à Poitiers, alors en Rhénanie. Turenne se voit confier la direction des troupes royales.
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le 7 septembre 1707 : naissance de Buffon.
Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, naît le 7 septembre 1707 à Montbard. Il est célèbre pour ses travaux en mathématiques, en botanique et en biologie, et pour avoir écrit les 36 volumes de l'« Histoire naturelle, générale et particulière, avec la description du Cabinet du Roy ». Intendant du jardin du Roi, en 1739, il améliore le Jardin des Plantes de Paris pour en faire un lieu d'étude et de recherche.
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le 7 septembre 1761 : le Parlement de Paris fixe au 1er avril 1762 la date ultime de fermeture des collèges gérés par les jésuites.
Jean Guiraud dans, Histoire Partiale, Histoire Vraie, (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 4 pages 153 et 154) décrit l'acharnement du Parlement de Paris contre la Compagnie de Jésus :
« Et le 1er avril 1762, à l'expiration du délai de six mois qu'il avait donné aux Jésuites, il fit fermer tous ceux de leurs collèges qui étaient dans son ressort — lequel s'étendait sur la moitié du royaume. Poursuivant son exécution jusqu'au bout, il mit sous séquestre les biens des Jésuites, leur défendit à eux-mêmes de vivre en commun dans leurs anciennes maisons, de porter l'habit de leur Ordre, d'entretenir aucune correspondance à l'étranger, c'est-à-dire avec leur général, et leur prescrivit enfin de prêter serment de fidélité au roi et aux quatre articles de 1682, sous peine d'être inhabiles à toute fonction ecclésiastique.
Réuni en assemblée extraordinaire à Paris, le 1er mai 1762, le clergé de France fit un dernier effort pour conjurer les effets de ces mesures. Une adresse lue en son nom au roi par le cardinal de La Roche-Aymon fit le plus grand éloge de la Compagnie de Jésus et demanda son maintien en France ; mais cette démarche n'eut aucun effet. Louis XV, de plus en plus dominé par Mme de Pompadour et par Choiseul, ne s'opposa pas à l'exécution des arrêts du Parlement. Et ainsi, se poursuivit rapidement, en 1762, la suppression de la Compagnie dans le ressort du Parlement de Paris, suppression qui fut finalement prononcée, le 6 avril 1762, par un nouvel arrêt d'une extrême violence. »
Voir la chronique du jour.
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le 7 septembre 1812 : victoire de Napoléon à la bataille de la Moskova.
Victorieux sur la Moskova, Napoléon entre dans un Moscou vidé de ses habitants et ravagé par des incendies. C'est la principale confrontation de la Campagne de Russie ; les Français battent l'armée commandée par Alexandre Ier de Russie.
Koutouzov a perdu 45 000 soldats russes, tués ou blessés, du côté français, 6 560 hommes ont été tués et plus de 21 000 blessés. En revanche, les Français ramassent peu de prisonniers. Une semaine plus tard, Napoléon entre dans Moscou, vidée d'une grande partie de ses habitants. L'hiver approche, il va anéantir la Grande Armée, privée de ravitaillement et harcelée par les cosaques et les partisans, lors de la retraite ordonnée le 19 octobre.
La bataille de la Moskova du 7 septembre 1812
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le 7 septembre 1855 : bataille de Malakoff.
Grâce à cette victoire, les alliés font tomber la ville de Sébastopol et s'assurent la victoire de la guerre de Crimée.
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7 septembre 1936 : naissance du premier foyer de charité
La première retraite spirituelle à Châteauneuf-de-Galaure se déroule du lundi 7 au dimanche 13 septembre 1936. Elle constitue une étape importante dans la croissance des l'œuvre des Foyers de Charité. Dès le premier jour, l'abbé Finet devient le père spirituel de Marthe. Il accompagnera Marthe Robin jusqu'au bout, dans ce qu'elle vit avec le Christ, et leurs deux vies seront liées profondément.
« Alors là, elle [la Très Sainte Vierge] me dit : « Ce sera quelque chose de tout nouveau dans l'Eglise ; cela ne se sera encore jamais fait. Ce sera du laïcat consacré, ce ne sera pas un ordre religieux. Les Foyer de charité seront dirigés par un prêtre, le Père, et ils comprendront des laïcs engagés. […] Ces Foyers de charité auront un rayonnement dans le monde entier. Ils seront une réponse du Cœur de Jésus après la défaite matérielle des peuples et les erreurs sataniques. » Elle m'a dit que parmi les erreurs qui allaient sombrer, il y aurait le communisme, le laïcisme, et la Franc-maçonnerie. Elle m'a parlé de ces trois choses là, notamment. Elle m'a dit cela en 1936. Mais elle m'a dit que ce serait après une intervention de la Sainte Vierge. »
Le père Finet rapportant des propos de Marthe Robin, cité par François Marie ALGOUD dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, pages 195 et 196)
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le 7 septembre 1939 : les troupes françaises pénètrent en Sarre.
Elles avancent sur 8km, occupent une quarantaine de villages désertés et en restent là.
Grande consultation des familles pour les élections 2022
Les élections de 2022 approchent. Les AFC organisent une grande consultation pour connaître vos attentes pour la famille et votre famille.
Vos réponses étayeront et illustreront les propositions politiques que les AFC font aux candidats à chaque échéance électorale.
Le sondage est articulé en 4 thématiques :
- la famille est vivante
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A chaque étape, vous pouvez indiquer vos préoccupations et les sujets que vous souhaitez que les candidats travaillent en priorité.
