Blogs avec images

Ukraine : la plus grande centrale nucléaire d’Europe sous contrôle russe, exactions contre les orthodoxes

Nicolas Hellemme nous propose sa synthèse quotidienne sur la situation en Ukraine vue par les officiels russes (à mettre en parallèle avec les synthèses vues par les officiels ukrainiens et diffusés par tous nos médias) :

Ce 4 mars, les forces russes ont continué à progresser sur plusieurs axes. Après des combats la nuit à proximité immédiate de la centrale nucléaire d’Energodar (six réacteurs dont un en arrêt technique), cette dernière, la plus grande d’Europe, a été placée sous contrôle russe et la situation stabilisée à ses abords.

Dans le Donbass, les forces unies russes, de la République de Lougansk (LNR) et de la république de Donetsk ont continué à avancer au nord et au nord-ouest de Slaviansk ainsi qu’autour de Marioupol encerclée, 16 localités ont été libérées.

Dans le sud du pays, l’armée russe a avancé contre le regroupement de forces ukrainiennes à Priluki et coupé la route Marioupol – Zaporojie avant de poursuivre son offensive vers le nord, en direction de Guliajpole.

Des hackers ukrainiens ont été arrêtés dans la région de Moscou après avoir attaqué des réseaux de banques et des hôpitaux la veille. L’intensité des attaques D-DOS en provenance d’Ukraine contre des cibles civiles russes a notablement chuté. Toujours en Russie, les médias occidentaux BBC et Deutsche Welle, ainsi que les médias financés par les pays occidentaux comme Meduza et Echo de Moscou ont cessé d’émettre, en réponse à la censure de RT et de Sputnik sur le territoire des pays de l’UE.

La Russie a commencé à distribuer massivement des produits alimentaires dans les parties de l’Ukraine qu’elle contrôle : 230 T d’aide humanitaire russe ont été distribuées à Melitopol, plusieurs dizaines de tonnes dans les villages autour de Kharkov, 160 tonnes à Kherson – où les chaînes de TV ukrainiennes n’émettent plus et ont été remplacées par des chaînes russes, sur les mêmes canaux.

De violents combats au nord-ouest de Kiev, où les autorités ukrainiennes démentent la fuite du président Zelensky vers la Pologne et affirment avoir repoussé les troupes russes. Par ailleurs des frappes ciblées ont eu lieu contre les regroupements de pillards et ultra-nationalistes à Kharkov

Dans l’ouest de l’Ukraine, les exactions se multiplient contre les églises orthodoxes – plusieurs d’entre elles ont été pillées ou incendiées, notamment en Transcarpathie mi-février, à Snovsk le 22 janvier dernier, à Samakovka en Bucovine et dernièrement à Kolomya. Le culte orthodoxe a carrément été interdit pour « menées anti-ukrainiennes » et « clivage des ukrainiens sur le plan religieux » dans la municipalité de Gorodok près de Lvov.

Moscou toujours à la pointe de « l’antifascisme »!

On sait le rôle que l’antifascisme a joué dans la propagande soviétique (et joue d’ailleurs encore dans la propagande communiste). Bernard Antony commente ici l’annonce du « premier congrès antifasciste » qui se tiendra à Moscou l’été prochain:

L’excellente revue de presse « Fdesouche.com » publie ce matin cette information provenant de la TASS (Telegrafnoïe aguentstvo Sovietskovo) littéralement-eh oui !- « l’Agence Télégraphique de l’Union Soviétique », aujourd’hui un des principaux organes de la « presse » russe :

« Le congrès international antifasciste se tiendra dans le cadre du forum Armée 2022 »

Selon le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, le congrès est appelé « à unir les efforts de la communauté internationale dans la lutte contre l’idéologie du nazisme, le néo-nazisme sous toutes ses formes de manifestation dans le monde moderne ».

Il a précisé : « Nous tiendrons le premier congrès international antifasciste en août dans le cadre du forum militaro-technique Armée 2022 ».

Il a ajouté « le huitième Forum militaro-technique international se tiendra du 15 au 21 août. Des délégations des entreprises industrielles de 129 pays ont été invitées au forum. »

Ce bon Sergueï Choïgou ne sait manifestement pas tout de l’histoire idéologique de son pays car il ne s’agira évidemment pas du « premier congrès international antifasciste » ! Il y en eut bien d’autres jadis à Moscou sous l’égide du Komintern du temps du « petit père des peuples » le génial camarade Staline. A celui-ci enfin, grâce au camarade Poutine, on rend à nouveau désormais en Russie la reconnaissance due à son extraordinaire œuvre d’humanité. Nonobstant le fait que l’immense écrivain Soljenitsyne évalue à trente millions de morts son bilan de défenseur des travailleurs par les liquidations tchékistes de la Grande Terreur, les famines, les goulags et les procès de Moscou…

Que la cause des Ukrainiens soit juste ne doit pas être un blanc-seing à des déclarations alarmistes dans le cadre d’une manœuvre informationnelle

Les journalistes se sont montrés unanimement alarmistes en évoquant un « bombardement » de la centrale nucléaire de Zaporija en Ukraine. Ils ont malheureusement répété sans aucune vérification les déclarations du président ukrainien Zelinsky, dont l’objectif est de faire entrer en guerre les pays de l’Union européenne et les forces de l’OTAN.

Le manque flagrant de professionnalisme des journalistes français et leur subjectivité leur font perdre toute crédibilité dans la couverture de cette guerre. Les Français, qui ne sont pas en guerre contre la Russie, attendent des informations objectives, mesurées et équilibrées entre les propagandes massives qui viennent des deux camps.

Le magazine Défense et Sécurité Internationale (DSI) a publié un thread sur twitter pour faire le point sur cet incident et seuls Europe 1 et RTB Info (Belgique) ont repris ces éléments :

Zaporijia compte 6 réacteurs à eau pressurisée de 950 MW, en 6 tranches, avec à chaque fois un bâtiment de confinement (béton), des bâtiments auxiliaires accolés, le bâtiment du groupe turbine-alternateur-condensateur. Les approches de la centrale avaient été barricadées par les forces ukrainiennes.

Les images de combats montrent surtout des bâtiments administratifs, avec une progression terrestre, sans artillerie et sans aviation. Elle n’est donc pas « bombardée » et jusqu’à preuve du contraire, les bâtiments réacteurs ne le sont pas. S’ils l’étaient, est-ce un problème ?

La protection de ce genre de centrale repose sur plusieurs couches : l’enceinte de confinement ; la cage bétonnée où est installé le réacteur ; un certain nombre de cages pour les organes essentiels (pressuriseur, pompes primaires, générateurs de vapeur) ; le réacteur lui-même. Contrairement à Tchernobyl et aux réacteurs RBMK, les VVER (comme à Zaporijia) sont à eau pressurisée : la destruction du bâtiment turbine n’implique donc pas de fuite radioactive. C’est donc une question d’enceinte.

Chaque tranche est commandée depuis une salle de contrôle qui lui est propre. Si les VVER sont bien conçus, des sites annexes existent. Quatre boucles caloriporteuses par VVER. Ca laisse de la marge si l’une est touchée. Et des installations diesel pour continuer de faire tourner les pompes primaires, en plus d’une capacité à noyer le réacteur.

A ces aspects, il faut ajouter la pilotabilité : comme nos RPR, elle est assurée par des barres de contrôles commandées par une série de redondances. On n’est pas, comme à Tchernobyl, avec des barres pouvant être sorties et qui doivent être replacées manuellement pour cause d’essai… Bref, il est possible dans l’absolu qu’un bâtiment réacteur soit éventré dans les combats. Mais cela ne signifie pas en soi qu’un réacteur soit détruit, il en faut bien plus.

Autrement dit : oui, c’est inquiétant et inédit, mais du sang-froid ferait du bien. Ceci dit, pourquoi prendre une centrale, du point de vue russe ?

1/ pour la sécuriser (paradoxal, mais personne n’a envie d’être irradié),

2/ parce que Zaporijia fournit 50% de l’électricité de l’Ukraine.

Eteindre les réacteurs et couper le courant au motif de la sécurité, c’est un levier d’action extraordinairement stratégique, en particulier au regard des combats urbains à venir. Le combat va s’établir dans la durée, un tas de systèmes utilisent des batteries. Il y a des groupes électrogènes mais ils dépendent eux-mêmes des stocks de carburant… C’est dans la durée que se produisent les effets : essayez de faire tourner un hôpital, une chaîne TV, un PC opératif sans électricité, une fois que les électrogènes sont à sec et en attente d’être approvisionnés : difficile…

Nous avons besoin de calme, pas d’hystérie. Vraiment. Que la cause des Ukrainiens soit juste ne doit pas être un blanc-seing à des déclarations alarmistes dans le cadre d’une manœuvre informationnelle. Eux aussi opèrent dans ce champ et la prise d’un site nucléaire s’y prête bien.

Zemmour à la CEDH : La critique de l’immigration interdite ?

Suite de l’affaire « Zemmour contre France » à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), depuis la publication d’une tribune et d’une enquête dans Valeurs actuelles.

Émission sur RCF :

« Éric Zemmour est candidat à la présidence de la république française, mais il est en même temps en litige contre la France, devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). La raison pour laquelle il attaque la France devant la CEDH est au cœur de sa campagne présidentielle : critique de l’immigration et de l’islam. La France a-t-elle respecté ou non la liberté d’expression d’Éric Zemmour sur ces sujets ? Nous allons tout vous expliquer sur cette affaire très actuelle Éric Zemmour contre France, avec Nicolas Bauer, chercheur associé à l’ECLJ »

 

Montée de l’Islam en France – Quels défis ? Quelles solutions ?

Jean-François Chemain a donné un entretien à la Fondation Safe Society à Budapest en Hongrie.

Cet entretien est un témoignage de Jean-François Chemain, docteur en histoire, qui, après avoir été cadre dans des multinationales, a décidé par vocation d’enseigner pendant près de 10 ans l’histoire dans un collège de ZEP dans une banlieue de Lyon fortement islamisée. Aujourd’hui, il enseigne dans plusieurs universités l’économie et les sciences politiques, ainsi que l’histoire de l’Église au séminaire d’Ars. Il est engagé dans une association qui vient en aide aux chrétiens convertis de l’islam qui, en France, sont persécutés pour leur foi.

Sur la base de son expérience de terrain avec de jeunes musulmans, il expose avec force et vérité l’énorme défi que pose l’islam à l’Europe, mais ajoute aussitôt que ce défi n’est pas insurmontable et peut même être salutaire. Il donne ainsi des pistes pour le résoudre et cela implique une conversion en profondeur à la foi chrétienne. Selon lui, l’islam est un phénomène politique qui pose un problème politique mais qui ne peut être résolu que religieusement, sur la base de la vertu chrétienne d’amour du prochain. Mais à condition que le prochain soit la personne qui est en face de nous, Mohamed, Mustapha, ou Djamel, et non pas un vague concept. 

Le véritable défi est donc de savoir toucher le cœur des musulmans en leur faisant découvrir « Dieu Amour » et « Dieu Père », deux noms qui ne figurent pas dans la liste des 99 noms de Allah.

Jean-François Chemain est l’auteur de plusieurs livres sur la laïcité et l’islam, « Une autre histoire de la laïcité », « La vocation chrétienne de la France », « Kiffe la France », « Tarek, une chance pour la France ? », « Ils ont choisi le Christ : Ces convertis de l’islam dont on ne parle pas ». Son dernier livre écrit à la suite de l’assassinat de Samuel Paty est « Non, la France ce n’est pas seulement la République ».

Thibaud Collin – Politique d’abord : Zemmour !

De Thibaud Collin, dans Valeurs Actuelles :

Cette élection présidentielle est décisive pour l’avenir de la France. Seuls ceux considérant la France comme une coquille vide disponible pour n’importe quel contenu peuvent se contenter d’une campagne habituelle dont l’enjeu est le choix de tel ou tel représentant pour diriger l’État. Depuis plus de cinquante ans, l’État est en effet l’agent principal de la déconstruction de la France. S’agit-il alors de nommer un énième chef d’État chargé pour les cinq à venir de poursuivre ce programme de subversion? Car de quinquennat en quinquennat, inexorablement les aiguilles démographique et civilisationnelle tournent. Un jour la France se réveillera de sa longue anesthésie et ne sera plus elle-même. Elle pourra toujours porter le même nom mais elle ne sera plus la même personne. Son âme sera morte et son corps se décomposera en autant d’individus indéterminés réduits à un x ayant des droits et des intérêts ; individus dont la vie sera probablement régie par un État policier chargé de faire respecter les normes juridiques et « morales » de la gouvernance mondiale pour le plus grand profit des GAFAM et consorts. 

Il s’agit donc de savoir si la France veut se libérer de cette camisole idéologique qui la dépossède d’elle-même. Pour cela il est nécessaire de reprendre le pouvoir, c’est-à-dire de reconquérir l’État. « Politique d’abord ! » : non pas au sens où l’État serait le but ultime de la vie humaine mais bien plutôt au sens où il est l’instrument premier en vue du maintien et du déploiement de la civilisation rayonnant de l’âme de la France. Depuis plus de cinquante ans, l’État est la cheville ouvrière de la destruction de l’école, de la famille, de l’économie et de la culture françaises. Depuis plus de cinquante ans, l’État promeut une société multiculturaliste en accueillant des millions d’immigrés tout en récusant le modèle de l’assimilation. Certes, l’État est à l’image d’une société française fatiguée d’elle-même ; mais en France tout passe par l’État. La récupération systémique de la révolution culturelle des années 60 par Giscard et Mitterrand a offert à celle-ci des moyens institutionnels qui en a démultiplié les effets. Au lieu de combattre la subversion, l’État l’a assimilée. Le basculement démographique doublé d’un effondrement de la civilisation française est le gouffre au bord duquel nous nous trouvons. L’heure tourne et dans cinq ans il sera trop tard. 

A mon sens, seul Eric Zemmour est aujourd’hui à même de fédérer les Français qui ne veulent pas que la France disparaisse… et ils sont plus nombreux qu’ils le croient eux-mêmes. Il l’est car il a eu le courage de nommer sans trembler les maux constituant notre désastre. Certes il n’est pas le sauveur et il a ses faiblesses. Mais lorsque croît le péril, la procrastination devient un péché mortel. La belle dynamique qui porte Zemmour doit ménager le rassemblement à venir de toutes les forces patriotiques. Ainsi une lame de fond surgira des entrailles de notre pays le 24 avril et manifestera à la face des peuples que la France n’a pas dit son dernier mot.

Cyberattaque contre des éoliennes

Lu sur Transition Energies:

Au moment même de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, une cyberattaque a mis hors de service le réseau américain de satellite KA-SAT. Non seulement, il permettait à des centaines de milliers d’Ukrainiens d’accéder à internet, mais il permettait aussi de commander à distance près de 6.000 éoliennes allemandes. Elles fonctionnent aujourd’hui en mode automatique, mais il serait difficile de les arrêter si le vent atteignait 80 km/h. Elles risqueraient alors d’être endommagées ou détruites. Près d’une semaine après l’attaque, le réseau n’était toujours pas réparé faute de composants électroniques.

Pour ceux qui croient encore que les éoliennes sont la panacée de l’indépendance énergétique!…

Une histoire de l’Ukraine

Lu sur le blogue de Bernard Antony, cette synthèse de l’histoire de l’Ukraine (qui montre qu’elle n’est pas une création bolchevique comme le prétend le Kremlin):

L’histoire de l’Ukraine et de la Russie commence à Kiev, une des villes les plus anciennes de l’Europe de l’Est.

Kiev est sans doute à l’origine, dès le Ve siècle, un bourg fortifié tributaire du royaume des Khazars, un relai commercial majeur sur l’axe géopolitique et commercial allant de la Scandinavie à Constantinople.

Vers le milieu du IXe siècle, les Vikings, alors dans leur phase de conquêtes tous azimuts, défont les Khazars et s’emparent de Kiev. Le conquérant est Olek le Sage qui fonde alors Rodslagen, « l’État des rameurs ». Rodslagen devient « Rus’ » en langue slave d’où procèdent les noms de « Ruthènes », de « Russins », de « Russ ». La Rus’ est convertie au Xe siècle par saint Cyrille recevant ainsi définitivement l’influence de la civilisation de Byzance-Constantinople. Notons que le grand schisme entre catholiques et orthodoxes ne se produira que le siècle suivant. Les règnes des grands rois Volodymir le Grand et de Jaroslav le Sage vont très positivement marquer ce Xe siècle avant qu’il ne soit terni par des conflits féodaux. Attachée à Byzance par sa conversion au christianisme en 988, la Rus’ est dès cette époque de plus en plus liée aussi à l’Europe latine par beaucoup de liens commerciaux. Mais aussi des échanges culturels et même matrimoniaux et dynastiques. On garde notamment dans la mémoire franco-ukrainienne le mariage en 1051 d’une fille du roi Jaroslav, Anne de Kiev avec le roi de France, Henri Ier.

C’est en 1147 que, loin de Kiev, va naître la ville de Moscou à partir de laquelle sera créée en 1276 la principauté du même nom ou Moscovie. C’est alors que Mongols et Tatars vont déferler sur la Rus’ comme sur la Moscovie. En 1240 les Mongols brûlent Kiev qui était une ville splendide et détruisent la Rus’. La reconquête sera alors menée par les grands princes de Moscou et achevée dans la deuxième moitié du XVIe siècle par Ivan le Terrible ainsi nommé parce que très modérément humaniste dans ses méthodes de guerre et de gouvernement… Ce qui lui vaudra d’être le grand modèle de l’imaginaire stalinien illustré notamment par le film d’Eisenstein.

Ivan IV le Terrible prendra le titre de Tsar (César) alors que la Moscovie est devenue Russie. Et sa capitale n’est pas Kiev mais définitivement Moscou. Car Kiev et la Rus’ occidentale font alors partie de la Grande Lituanie gouvernée par la remarquable dynastie des rois Jagellon qui règnent aussi sur la Pologne.

En cette fin du XVIe siècle, l’Église de la Rus’ de Kiev rejoint l’Église catholique tout en conservant sa liturgie grecque et c’est ainsi que nait l’Église catholique ukrainienne, composante de l’ensemble des Églises uniates au sein de l’universalité catholique. Aujourd’hui il y a près de cinq millions de fidèles catholiques en Ukraine, en majorité uniates. Quant aux orthodoxes, ils se répartissent entre fidèles de l’Église la plus importante du Patriarcat de Kiev et d’autres du Patriarcat de Moscou et enfin de deux autres églises autocéphales.

L’Ukraine, initialement un territoire cosaque

C’est à la fin du XVe siècle que naissent les Cosaques. Ce sont de fiers paysans ruthènes refusant la servitude et s’organisant militairement pour repousser les dernières tentatives de pénétration mongole ou tartare en même temps qu’ils maintiennent leurs libertés vis-à-vis des seigneurs de la Rus’ au-delà de la Moscovie. Constituant au fil du temps un véritable peuple avec son identité originale, ils nouent et rompent des alliances. C’est ainsi qu’ils vont se battre pour les Polonais, contre les Tatars puis contre les Turcs ottomans auxquels ces derniers obéissaient.

Ils sont désormais assez puissants pour façonner, à la fin du XVIe siècle, un pays cosaque autonome portant le nom « d’Ukraine » (« Confins »), pays par la suite séparé en deux entités l’une « de la rive droite », l’autre « de la rive gauche ». « L’Ukraine de la rive gauche » fut alors fédérée à la Russie en tant que « Hetmanat cosaque » (principauté) reconnu en 1654 par le traité de Pereïslav. Mais, très vite, la Russie revint sur l’acceptation de cette autonomie. Cela motive la décision de l’hetman Ivan Mapeza de proclamer l’indépendance de « l’Ukraine de la rive gauche » aussitôt reconnue par le roi de Suède Charles XII.

Mais, cette indépendance, la première de l’histoire de l’Ukraine, va être de courte durée. En effet la puissante armée russe du tsar Pierre Ier, avec des effectifs largement supérieurs, y met rapidement fin en écrasant la petite armée des Cosaques. Ces derniers deviennent alors pour un temps les vassaux de la Russie mais en 1793, par décision de la « Grande Catherine », ils perdent totalement leur autonomie. Notons ici au passage que cette dernière avait écrit à Voltaire : « Nous n’avons point trouvé d’autres moyens de garantir nos frontières que de les étendre ». Il y a des constantes dans la géopolitique russe !

L’Ukraine va être alors soumise à la fin du XVIIIe siècle et tout au long du XIXesiècle à une politique d’intense russification. Que l’on en juge par ces chiffres : sur les 870 écoles fonctionnant en 1740, il n’y en avait plus une seule en 1800 ; quant à l’Académie de Kiev fondée en 1631, elle est transformée en 1819 en séminaire de l’orthodoxie russe. Comme on le voit, si certains martèlent que l’Ukraine et la Russie ne forment qu’une seule nation, c’est comme celle formée par l’Angleterre et l’Irlande… Cela n’excuse pas mais permet peut-être de comprendre pourquoi les dirigeants de l’actuelle Ukraine indépendante ont voulu imposer dans toutes les écoles, même des régions russophones un enseignement en ukrainien. Une faute évidente en quelque sorte symétrique de la russification ci-avant évoquée.

L’Ukraine connut une deuxième époque d’indépendance avec la révolution de Mars 1917. L’indépendance est proclamée le 17 mars et sera reconnue par la France et la Grande-Bretagne le 22 janvier 1918. Mais après tous les affrontements de la guerre civile, elle sort de l’épreuve une fois de plus dépecée :

– d’une part le territoire jadis dominé par les Russes est rattaché à l’URSS avec Kiev comme capitale,

– de l’autre, dans la grande redistribution des traités de Versailles et de Saint-Germain, la partie jadis sous la souveraineté des Habsbourg avec Lviv comme ville principale va être donnée à la Pologne en 1921. D’autres petites régions se retrouveront, au grè des coups de ciseaux du traité, en Tchécoslovaquie ou en Roumanie.

L’Ukraine va alors connaître la période jusqu’ici la plus atroce de son histoire, du moins jusqu’à l’abominable invasion du 25 février décidée par le paranoïaque Poutine dont nul ne sait sur quelles horreurs elle va déboucher. En 1922, la démente politique des réquisitions décidée par Lénine entraîne une première famine. Elle s’accompagne de la politique de terreur et d’extermination dans les supplices dirigée par le satanique fondateur de la Tchéka, Félix Dzerjinski. À ce dernier, Lénine a attribué à Moscou l’immeuble de la Loubianka où les tortionnaires et bourreaux d’abord recrutés par Dzerjinski lui-même (avant que le recrutement doive être délégué) appliquant ses directives de « faire souffrir le plus possible, le plus longtemps possible ». Aujourd’hui, le colonel du KGB Poutine vient, une fois l’an, à la Loubianka, célébrer avec les « anciens » comme lui, dans la salle de réception, devant le grand tableau de Dzerjinski, la mémoire de ce beau serviteur de l’URSS.

Dans la continuité de la guerre civile, l’Armée Rouge se livre dans les années 1920 à la liquidation de catégories de population considérées comme hostiles au régime, tandis que déjà la faim due aux aberrations de la politique de Lénine fait des centaines de milliers de victimes. Cela va pourtant être horriblement dépassé par la famine génocidaire organisée par Staline dont la mémoire est aujourd’hui exaltée par le régime poutinien dans un hallucinant révisionnisme démonté par Stéphane Courtois, le célèbre historien du communisme, dans son article dans la page « débats » du Figaro (2 mars 2022) titré : « Le révisionnisme de Poutine et la véritable histoire de la nation ukrainienne ». Cette famine génocidaire, désignée en ukrainien par le mot « Holodomor » a certainement constitué un des sommets de l’abomination communiste stalinienne. Le nombre des victimes en a été environ de cinq millions, de plus de six millions si l’on inclut également les exterminations des koulaks russes du Caucase.

Cette effroyable liquidation stalinienne du quart de la paysannerie ukrainienne a été marquée par de très nombreux actes de cannibalisme comme il en sera d’ailleurs, dans les années 1950, en Chine communiste au temps des famines causées par les directives de Mao, le « Grand Timonier », digne émule de Staline.

La barbarie génocidaire des bolcheviques en Ukraine a été la cause de ce que, après le revirement d’alliance d’Hitler vis-à-vis de Staline, marqué par l’opération « Barbarossa » lancée le 21 juin 1941, ils furent nombreux dans les populations ukrainiennes rescapées des exterminations soviétiques à placer leur espoir dans l’Allemagne et à accueillir en libérateurs les soldats du Reich. Très vite, ils durent s’apercevoir qu’Hitler était du même acabit que Staline, son « jumeau hétérozygote » selon la belle formule du grand historien Pierre Chaunu. Staline victorieux, par dizaines de milliers les Ukrainiens rescapés des affrontements de la guerre furent alors envoyés dans les goulags dont beaucoup ne revinrent pas.

Staline s’avisa alors de combler très partiellement les immenses vides causés par les exterminations par l’envoi de populations pro-soviétiques et notamment dans le Donbass. Ceci est une des causes, pas la seule, de la guerre opposant dans ces régions les Ukrainiens et les russophones. Car il y a aussi l’ancienne cassure entre une partie de l’Est et l’Ouest du pays.

Lors de la chute du Mur en 1989, dans le quartier général du KGB à Berlin-Est, le lieutenant-colonel Vladimir Poutine, fanatiquement pro-soviétique, enrage contre la foule des démolisseurs. Il brandit son arme de service pour faire évacuer des manifestants groupés devant l’immeuble des services. Il va s’épuiser à demander à Moscou que soit donné l’ordre de l’intervention des troupes soviétiques pour en finir avec la chienlit passe-muraille. Moscou ne répond pas à son attente. Comme un mur s’effondrant brique après brique, c’est tout le système de l’URSS et du Pacte de Varsovie qui va en l’espace de deux années s’effondrer. Poutine, lui n’aurait jamais cédé, quitte à faire couler beaucoup de sang. N’a-t-il pas qualifié l’effondrement de l’URSS de « plus grande catastrophe géopolitique du XXesiècle » ? Ce dont la seule cause première n’était pourtant que la monstruosité du régime communiste.

Mais revenons à l’Ukraine. Dans la continuité de la chute du Mur, le parlement ukrainien, élu en 1990, adopte le 16 juillet la « Déclaration sur la souveraineté politique de l’Ukraine ». Peu après, le 24 août 1991, l’indépendance de la nation est proclamée. Elle va être confirmée le 1er décembre par le vote massif du peuple, dans la plus totale liberté, avec un peu plus de 90 % des voix des électeurs.

La suite de l’histoire, ces dernières trente années, même dans l’espace d’un article assez bref, ne saurait être écrite même courtement sans évoquer les débats, les désaccords, les tumultes de la vie politique ukrainienne et finalement la tragédie de l’invasion décidée par Poutine.

Avant d’y venir, quelques considérations au préalable et d’abord celle que les politiques ukrainiennes, américaines et européennes n’ont pas été hélas sans de fâcheuses mesures vexatoires. Ainsi de l’enseignement théoriquement partout obligatoire en langue ukrainienne, en quelque sorte en stupide réponse nationaliste aux périodes où la Russie des tsars et l’URSS de Staline entendaient éradiquer la langue et la culture originale de l’Ukraine. Ceci n’excuse en rien la décision criminelle de Poutine d’écraser tout un peuple drôlement qualifié de « frère », et même sous le prétexte qu’il serait un peuple « frère » il devrait non seulement se plier à son autorité, accepter son régime, se soumettre à tous les diktats, adopter l’hallucinant révisionnisme orwellien de Poutine, comme le développe magistralement le mercredi 2 mars dans la page « débats » du Figaro Stéphane Courtois, le célèbre historien du communisme ou encore Laure Mandeville, l’admirable commentatrice de la réalité d’une Russie qu’elle connaît si bien et aime tant et du poutinisme qu’elle abhorre. Ahurissante inversion négationniste de l’histoire en effet que celle consistant désormais à imposer la figure de Staline comme celle du plus grand héros de l’histoire russe après Ivan le Terrible. Et ce, dans la période même où est dissoute l’association « Mémorial » fondée notamment au temps de Soljenitsyne par l’académicien Sakharov et vouée à la mémorisation des abominations en Russie et en Ukraine et autres pays de la Tchéka et des goulags.

Aussi, comment ne pas comprendre l’indignation des Ukrainiens alors que ce drôle de pseudo « grand frère » entend interdire jusqu’à la mémoire de l’Holodomor, effroyable génocide du XXe siècle ; à la hauteur proportionnellement à la population, de celui des Arméniens, des juifs, des Cambodgiens, des Rwandais.

Il convient également de ne pas oublier, comme l’écrit Michel Gurfinkel dans Valeurs Actuelles du 10 février 2022, qu’après la proclamation en 1991 de l’indépendance et le vote d’approbation très majoritaire par le peuple ukrainien (un peu plus de 90 %), « la Russie intervint sans cesse pour maintenir à Kiev des gouvernements dociles à son égard… Les nationalistes ukrainiens ne voient d’autre issue qu’une adhésion de leur pays à l’Union européenne et à l’Otan ». Nous avons, pour notre part, à deux reprises adjuré longuement sur la grande chaine de télévision polonaise Radio Maria, les électeurs polonais de ne pas voter pour une intégration de leur nation dans cette UE, nouvelle forme de totalitarisme, certes moins physiquement persécutrice que l’URSS mais non moins pernicieuse pour l’identité polonaise et le respect de la personne humaine. Mais, la plupart de nos amis revenaient sans cesse sur la légitimité de leur angoisse face à la menace du régime russe d’une nouvelle forme d’Union soviétique. Comment ne pas les comprendre ?

Aujourd’hui, après l’invasion de l’Ukraine, les Polonais nous objecteraient que le régime de Poutine glorifie un Staline, responsable avec Hitler des plus grande hécatombes de l’histoire européenne et qu’il leur faut donc adhérer à tous les pactes d’alliance possibles pour se prémunir de ce qui arrive à l’Ukraine qui n’est ni adhérente de l’UE ni de l’Otan.

Les arguments des poutinophiles pour justifier l’injustifiable invasion de l’Ukraine

Considérons d’abord les prétextes, à peu près uniformément les mêmes, invoqués par les partisans inconditionnels de Poutine et voici ce que nous en disons.

1) L’encerclement de la Russie ?

La superficie de la Russie est trente-trois fois celle de la France.

Au Nord et à l’Extrême-Orient sur des milliers de kilomètres, de Saint-Pétersbourg à Vladivostok, par quelle puissance est-elle donc encerclée géopolitiquement ?

À l’Extrême-Orient, et au Sud, serait-elle encerclée par la Chine communiste, son alliée ?

Par l’immense Mongolie qui est toujours « sous contrôle » ? Par les républiques d’Asie centrale et en premier lieu l’immense Kazakhstan, lui aussi sous contrôle ?

Les défenseurs de Poutine nous parleront alors des pays d’Europe libérés – libérés en effet – du Pacte de Varsovie : la Pologne, les Pays-Baltes et les autres. Mais là aussi, qui donc encercle qui ? Comment ne pas avoir saisi l’angoisse de ces pays qui ont gardé l’idée que la Russie poutinienne continuait par trop l’URSS. La preuve en est hélas désormais établie.

Parlons au passage des marines de guerre : La marine russe serait-elle la seule « encerclée » et les autres des marines « encerclantes » ? Plaisanterie ! Les marines, sur les océans et les mers ne s’encerclent pas et la marine russe et la marine chinoise ne sont pas quantité négligeables.

Parlons aviation et armes nucléaires : La Russie possède plus de 6000 missiles de portée intercontinentale avec des bombes d’une puissance des centaines de fois supérieure à celles d’Hiroshima et de Nagasaki. Les États-Unis en possèdent 5000… Et Poutine n’a pas hésité à brandir la menace de sa force de dissuasion nucléaire désormais « activée ».

L’enclave de Kaliningrad : Curieusement ce petit bout de territoire russe, grand comme un de nos départements, jadis prussien (c’est l’ancienne Königsberg, cher à Kant) n’est pas toujours évoqué par les géopolitologues et stratèges. Certes, les inconditionnels de Poutine pourront nous dire que dans ce cas précis, ce confetti de territoire russe aujourd’hui entre Pologne et Lituanie est encerclé. En effet ! Mais la réalité, c’est que Kaliningrad constitue pour la Russie un formidable territoire stratégique dans lequel l’armée, la marine et l’aviation de Poutine ont disposé une multitude de missiles de toutes portées.

2) La fable de l’humiliation de l’URSS par l’Occident

La vérité, toute simple, c’est que c’est le lourd système communiste soviétique totalitaire qui s’est effondré, tout seul ! C’est avec effarement qu’en 1990, lors d’un voyage militant de Chrétienté-Solidarité en Russie puis en Lituanie, que Jean-Michel Rudent et Alain Sanders et moi-même, commençâmes à comprendre, et de surcroît à Moscou, la capitale de l’empire rouge, ce qu’était vraiment « l’ordre soviétique » : des bagarres entre chauffeurs de taxis à la sortie de l’aéroport, des soldats dépenaillés, un personnel d’hôtel aux effectifs démesurés avec des babouchkas plantées toute la nuit devant les portes de l’ascenseur et des chambres. Pour la sécurité bien sûr, bien sûr…

À Vilnius, en Lituanie, en revanche, en voie de libération, seulement quelques jours après que des chars  aient écrasé sous leur chenilles 13 manifestants, régnait néanmoins déjà de l’ordre et de la propreté. Les Soviétiques n’occupaient plus que les ministères alors que le futur président de la République, Vitantas Landbergis, nous recevait dans un immeuble encore formellement assiégé mais pour peu de temps.

Que plus tard, après la dissolution de l’URSS, les politiques américaines et européennes aient manqué de subtilité vis-à-vis de la Russie. Cela est sans doute incontestable et cela méritera un autre article. Mais la grande humiliation de l’URSS avait été celle de l’Armée Rouge défaite en Afghanistan.

Elle évacua néanmoins le pays en bon ordre, sur près d’une année (entre le 15 mai 1988 et le 15 février 1989) avec bien plus de dignité que l’armée américaine dans sa honteuse débâcle de Kaboul le 30 août 2021, ordonnée par le calamiteux Joe Biden.

3) La « dénazification » de l’Ukraine ?

En invoquant ce fantastique prétexte à son invasion de l’Ukraine, le colonel du KGB Poutine a manifesté qu’il demeurerait dans la routinière rhétorique tchékiste et stalinienne des procès de Moscou. Médiocre, médiocre ! Et, l’évidence est qu’il retarde en cela de près de 80 ans lorsqu’en effet, croyant échapper aux affres de l’occupation soviétique, des populations ukrainiennes rescapées de l’Holodomor virent arriver les colonnes du IIIe Reich avec l’illusion qu’elles les libèreraient. Ils s’aperçurent très vite que les visées d’Hitler et notamment le génocide des juifs étaient aussi abominables que celles de Staline son complice de la veille en exterminations diverses. Mais, à la « libération du territoire », naturellement, Staline ordonna à ses troupes de nouvelles grandes liquidations de ces « nazis » d’Ukrainiens.

80 ans plus tard, Poutine, son grand admirateur, déjà atteint peut-être lui aussi d’attaques de gâtisme, comme Biden, ressort encore l’argument kagébiste éculé de l’incrimination nazie de l’ennemi. Peu importe que Zelinsky, le très courageux chef de l’État ukrainien soit juif, il est nazi martèleront les propagandistes de Poutine. Comme certains de la gauche française le martèlent de Zemmour et de sa compagne. Observons sur ce point l’extraordinaire capacité dialectique de quelques antisémites et fieffés nazis de notre époque, qui nous envoient de désopilants courriers chargés d’une haine que nous leur pardonnons, car ils ne savent pas ce qu’ils écrivent, dans lesquels ils s’affirment persuadés que Poutine va en finir avec les juifs qui dominent le monde. Sans doute sont-ils persuadés que Poutine ment à bon escient et qu’ils ne risquent donc pas de se faire « dénazifier ».

4) La corruption du régime ukrainien que l’invasion détruira

Certains autres poutinolâtres, pour justifier l’invasion, mettent en avant que le régime ukrainien serait corrompu. Diable, diable, si la vertueuse Russie doit faire la guerre à tous les régimes corrompus, la paix dans le monde n’est pas pour demain !

Mais, soyons sérieux : nous ne savons pas ce qu’il en est de la corruption en Ukraine et sans doute ce pays n’en est-il pas à l’abri, mais quid du régime poutinien, de ses oligarques, de ses affairistes, de ses truands, du système de ses marchés publics, de ses trafics d’êtres humains ? Et pourquoi tant d’éliminations des opposants politiques ?

Ces poutinolâtres sont-ils bien sûrs de ce qu’il n’y aurait pas de corruption parmi les richissimes dirigeants russes et dans l’entourage de Poutine et quid de Poutine lui-même ? Mais de ce dernier, si avide de richesses soit-il, ce n’est pas de sa corruption, réelle ou non, dont nous nous soucions, mais de la démesure de sa volonté de pouvoir et de conquête qui le possède.

Seconde partie du Guide de l’électeur : les circonstances spécifiques de ce scrutin

Liberté Politique publie le tome 2 du Guide de l’électeur, rédigé par Pierre Labrousse, agrégé de philosophie et contributeur régulier. Extrait :

On ne peut comprendre l’actualité qu’à la lumière de l’histoire et de la géographie. Celles-ci nous montrent la complexité de la situation et permettent d’éviter les caricatures, et les déclarations infantilisantes comme celle de Pécresse : « Il faut dire à Vladimir Poutine, maintenant c’est stop ! »

La particularité de notre époque est que, tant dans les conflits idéologiques internes que dans les conflits internationaux, il est de plus en plus difficile de se parler en se fondant sur des notions et des valeurs communes. Ceux qui parlent au nom de la « raison » se rendent incapables d’entendre les autres. Comme dit Zemmour, Huntington a gagné contre Fukuyama.

Car l’universalité du McDo implique de moins en moins celle de notre dictature post-moderne du bien-être social.

« L’idée selon laquelle la diffusion de la culture de masse et des biens de consommation dans le monde entier représente le triomphe de la civilisation occidentale repose sur une vision affadie de la culture occidentale. L’essence de la culture occidentale, c’est le droit, pas le McDo. Le fait que les non-Occidentaux puissent opter pour le second n’implique pas qu’ils acceptent le premier. »

Huntington, Le Choc des civilisations, chapitre III, p. 72.

Toute ressemblance avec Emmanuel Macron ne serait pas fortuite

Après Demain la Dictature, Philippe Bornet vient de publier Aujourd’hui la tyrannie. Il a été interrogé dans Le Bien Commun :

[…]

[…]

[…]

Vous pouvez commander ou vous abonner au Bien commun ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Aujourd’hui la tyrannie

Demain la dictature

 

Election présidentielle : le choix de l’Action française

Communiqué du Bureau politique de l’AF :

Comme tous les cinq ans, la France, en avril prochain, jouera à pile ou face son avenir, en élisant le président de la République. Comme chaque fois, l’Action française regrette que le Bien commun de la nation soit ainsi livré aux ambitions des partis politiques et soumis au vrai pouvoir qui gouverne en République, l’Argent. Pour autant, convaincue que la politique du pire est la pire des politiques, l’Action française refuse de se désintéresser de scrutins nationaux aussi lourds d’incertitudes que de conséquences. C’est pourquoi l’Action Française, désireuse d’éviter les plus grands maux au pays, engagera les Français à choisir entre les candidats dont le programme, l’action et la personnalité seront des gages de patriotisme et traduiront un vrai sens de l’intérêt général.

1) L’INDÉPENDANCE DE LA NATION ET LA SOUVERAINETÉ DE LA FRANCE

  • Le futur chef de l’État devra refuser l’intégration toujours plus poussée de la France dans une Union européenne qui signifierait sa dissolution comme nation indépendante. Si la sortie de l’euro et de l’Union européenne demeurent aux yeux de l’Action française des objectifs à plus ou moins long terme, elle souhaite que, dans un premier temps, le futur président mène, à l’exemple des Allemands, dans le cadre des institutions européennes actuelles qui sont appelées à évoluer, une politique reposant sur le seul souci de l’intérêt national.
  • Au point de vue du droit, il devra prendre les moyens pour faire prévaloir les lois françaises et récuser tout diktat tant de la Commission européenne que de la Cour de Justice de l’Union européenne et de la Cour européenne des droits de l’homme.
  • Afin d’assurer la souveraineté de la France, le futur président devra récuser également tout engagement ou prétendue alliance qui soumette le pays à d’autres intérêts que les siens au plan international comme au plan militaire. La sortie du commandement intégré de l’OTAN est une première étape indispensable, prélude à une sortie complète d’une alliance que la disparition de l’Union soviétique a rendue caduque. La France doit pouvoir dialoguer librement avec tous les États, au gré de ses intérêts et de ceux de la paix dans le monde. À cette fin, il conviendra de redonner tant à notre diplomatie qu’à nos armées les moyens adéquats.

2) LA RESTAURATION DES LIBERTÉS

Instrumentalisant la pandémie autant que la menace islamiste, le pouvoir macronien, avec la complicité des fausses oppositions de la droite et de la gauche, a achevé d’imposer à notre pays sa dictature. On ne compte plus les nouvelles lois scélérates qui, s’ajoutant à toutes celles qui ont été adoptées depuis 1972, ont été votées sous Macron, pour davantage brider la liberté d’expression, notamment sur internet, interdire l’école en famille, rendre obligatoire l’endoctrinement républicain et mettre la liberté religieuse sous surveillance. De plus, la création du passe vaccinal, après celle du passe sanitaire, ouvre la voie à une surveillance généralisée de la population à la mode chinoise. C’est pourquoi le futur président devra s’engager :

  • à restaurer toutes les libertés bafouées ;
  • à déjudiciariser la liberté d’expression et la recherche historique ;
  • à rendre à la famille la responsabilité première en matière d’éducation et d’instruction.

3) LE BIEN COMMUN ET LA JUSTICE

Alors que cinq ans de Macronie se sont traduits par un mépris généralisé des Français et par une violence sans précédent de la part de la caste au pouvoir, qui n’a cessé d’entretenir une guerre civile larvée, la restauration de la paix sociale est une nécessité. Dans ce but, le futur président devra :

  • procéder à un véritable réaménagement du territoire rompant avec une métropolisation ruineuse aux plans écologique, économique, social et des libertés communales ;
  • engager la réindustrialisation du pays afin d’assurer à la fois la souveraineté économique du pays et, à nos compatriotes, un pouvoir d’achat digne qui soit le fruit de leur travail ;
  • lutter par des mesures efficaces contre l’immigration invasive, un communautarisme importé, prélude au délitement de notre société, une insécurité toujours plus grande et un laxisme judiciaire entretenu par la mollesse de notre législation.

L’Action française n’ignore pas que le régime républicain, indépendamment de la bonne volonté de patriotes sincères, interdit toute politique efficace de long terme dans ces domaines. Elle soutiendra toutefois tout candidat qui fera siennes ces exigences d’intérêt national, puis tout dirigeant politique qui les mettra en œuvre dans le souci du Bien commun. Elle n’en continuera pas moins de lutter pour préserver l’héritage et ramener l’héritier, la monarchie royale étant seule à même d’assurer une politique pérenne garantissant le salut de la nation et la prospérité des Français.

« Transition démographique » : le grand remplacement selon Emmanuel Macron ?

Dans sa lettre de candidature, Emmanuel Macron répond, sans le citer, à Eric Zemmour :

Nous connaissons des bouleversements d’une rapidité inouïe : menace sur nos démocraties, montée des inégalités, changement climatique, transition démographique, transformations technologiques. Ne nous trompons pas : nous ne répondrons pas à ces défis en choisissant le repli ou en cultivant la nostalgie. C’est en regardant avec humilité et lucidité le présent, en ne cédant rien de l’audace, de la volonté et de notre goût de l’avenir que nous réussirons. L’enjeu est de bâtir la France de nos enfants, pas de ressasser la France de notre enfance.

Qu’est-ce que cette transition démographique ? Une reconnaissance de l’immigration sauvage qui est en train de remplacer le peuple français ? Le mépris qui suit sur « la France de notre enfance », un thème cher à Eric Zemmour semble confirmer cette interprétation.

Rappelons que le pacte de Marrakech, appelé officiellement Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières a été signé le 19 décembre 2018. En octobre 2018, Macron s’en prenait aux dirigeants polonais et hongrois concernant leur refus de se laisser envahir. Emmanuel Macron avait aussi attaqué Matteo Salvini, déclarant son intention de proposer la réouverture de ports italiens pour accueillir les navires des ONG esclavagistes.

Voter Macron c’est voter pour l’immigration.

Hausse de la mortalité infantile : le gouvernement préfère encourager l’avortement

Le gouvernement a publié jeudi la loi n° 2022-295 du 2 mars 2022 visant à renforcer le droit à l’avortement.

Dans le même temps, on apprend que la mortalité infantile repart à la hausse. Alors que la tendance est à la baisse dans les pays à haut revenu ces 30 dernières années.

À partir des données d’état civil de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) entre 2001 et 2019, les auteurs de l’étude font état de 53 077 décès de nourrissons parmi 14  622  096 naissances vivantes, soit un taux de mortalité infantile moyen de 3,63 pour 1 000 naissances vivantes (4 chez les garçons, 3,25 chez les filles). Près d’un quart des décès (24,4 %) sont survenus au cours du premier jour de vie et la moitié (47,8 %) au cours de la période néonatale précoce, la première semaine suivant la naissance. Près de 21 % des décès sont survenus pendant la période néonatale tardive (entre jour 7 et 27).

Dans le détail, les auteurs distinguent trois périodes :

  • entre 2001 et 2005, où le taux de mortalité infantile diminue fortement,
  • entre 2005 et 2012, où la baisse est plus lente,
  • puis à partir de 2012, où le taux de mortalité augmente, passant de 3,32 en 2012 à 3,45 décès pour 1 000 en 2019, soit une hausse de 7 %.

Le Pr Martin Chalumeau, pédiatre et épidémiologiste, qui a supervisé cette étude, déclare :

« Grâce à des analyses statistiques poussées, nous avons identifié une aggravation significative du taux de mortalité infantile en France depuis 2012. En comparant les données par rapport à d’autres pays européens à économie similaire tels que la Suède et la Finlande (où le taux de mortalité infantile est de 2 pour 1 000), on observe chaque année en France un excès d’environ 1 200 décès d’enfants âgés de moins d’un an ».

En néonatologie, ce serait 900 à 1 000 nouveau-nés de plus qui mourraient en France par rapport à la Finlande, et 300 à 400 par rapport à la Belgique.

Il reste à comprendre pourquoi… dans un pays qui fait de l’avortement une priorité et qui a fermé bon nombre de maternités…

L’infiltration de LREM par le parti communiste chinois

Buon Tan, né au Cambodge, est un député LREM. Il s’est distingué tout au long de son mandat parlementaire par sa promotion de la République populaire de Chine, se faisant le soutien du gouvernement chinois sur de nombreux sujets, y compris face aux accusations de violation des libertés publiques. Ainsi, il est qualifié par Le Monde de « relais d’influence de la Chine à l’Assemblée nationale ». Depuis 2013, il est membre du conseil exécutif de l’Association pour l’amitié des Chinois de l’étranger, institution créée par le Parti communiste chinois. Au sein de l’Assemblée nationale, il est président du Groupe d’amitié France-Chine.

En 2018, il reçoit le Overseas Chinese Newsmaker, prix attribué par le Bureau des Chinois de l’Étranger pour récompenser les Chinois les plus influents au service du régime hors de Chine. D’après Le Monde, Buon Tan aurait « fait l’objet, en 2017, d’une note de renseignement envoyée au président français, Emmanuel Macron, évoquant des risques d’ingérence ». Mais cela n’a pas empêché LREM de l’investir pour les prochaines législatives.

En août 2019, il fit partie des députés LREM ayant choisi de ne pas signer la lettre du député LREM, Jean-François Cesarini, appelant le gouvernement français à se prononcer en soutien des Hongkongais.

Le 20 janvier 2022, alors que l’Assemblée nationale votait la proposition de résolution portant sur la reconnaissance et la condamnation des violences politiques perpétrées par la République populaire de Chine à l’égard des Ouïghours, il est le seul député sur les 175 députés votants à voter contre la résolution.

Un rapport en anglais détaille l’influence de Buon Tan au sein de LREM. Buon Tan est membre de l’organisation du département du Front uni depuis au moins 2008 quand il a été nommé au conseil de l’Association pour l’amitié de la Chine outre-mer (COFA), dont il est membre du conseil exécutif depuis mai 2019. En 2019, il fut, comme invité, placé au premier rang d’une réunion du Front uni à Pékin. On peut le voir serrer la main du président Xi Jinpinp. Il a aussi appartenu de 2013 à 2019 à l’Association des échanges outre-mer (COEA) dont la vocation est « d’établir de très nombreux contacts avec des Chinois à l’étranger dans le but de faire venir des capitaux, des technologies et des talents en Chine ».

Ses relations avec le département de liaison internationale du comité central l’ont conduit en 2017 dans une réunion consacrée au dialogue avec les responsables politiques étrangers à laquelle participait aussi l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, lequel vient d’apporter son soutien à Emmanuel Macron.

Rejoignez Carême 40

Dans cette vidéo le Père Ceslas-Marie vous explique comment le mystère de l’Annonciation nous enseigne à pratiquer l’humilité.

Pour voir toutes les vidéos de CARÊME40, inscrivez-vous gratuitement sur www.careme40.org.

CARÊME 40 est une formation biblique, théologique et spirituelle, sur la vie de Jésus, à partir des 20 mystères du rosaire. Rejoignez plus de 13 000 participants sur www.careme40.org

 

Débat sur le conflit qui ensanglante l’Ukraine

Boulevard Voltaire a organisé un débat entre Patrick Edery, le patron de tysol.fr, l’organe de presse francophone du syndicat polonais Solidarność, et l’humanitaire et essayiste Nikola Mirkovic, auteur du livre Le Martyre du Kosovo (France Empire, 2020).

Ils confrontent leurs regards sur le terrible conflit qui ensanglante l’Ukraine. Quelles sont les responsabilités de la Russie de Poutine, de l’OTAN, de l’Union européenne ? Pour quels enjeux ? Un débat riche, dense, frontal, qui bouscule toutes les convictions, n’épargne personne et ouvre sur la complexité des origines de la tragédie ukrainienne. A voir pour comprendre et se faire une opinion.

Marine le Pen veut « dénazifier » le parti d’Eric Zemmour

A l’heure où Vladimir Poutine veut dénazifier l’Ukraine, la nouvelle attaque de Marine Le Pen contre Eric Zemmour est à nouveau violente et d’autant plus sans fondement qu’elle se refuse à nouveau de citer le moindre nom :

Christine Boutin : « Le quinquennat de monsieur Macron est une catastrophe par rapport au respect de la dignité de la personne humaine »

Toujours dans Chrétiens magazine, Christine Boutin est longuement interrogée sur l’actualité et son soutien à Eric Zemmour. Extraits : :

« (…) L’entrée en guerre en Ukraine ne peut pas être sans conséquence sur l’élection présidentielle française. A cela s’ajoute la crainte de son extension au monde. Ici encore, seule la prière peut nous permettre d’agir pour obtenir sa fin. Ce conflit aura bien sûr des conséquences sur nos vies. Il s’agit pour chaque citoyen de choisir par son vote, la priorité qu’il veut conforter. Le quinquennat de Monsieur Macron est une catastrophe, je dis bien une catastrophe par rapport au respect de la dignité de la personne humaine.

Monsieur Macron n’a fait qu’accélérer le non-respect de la personne humaine : non seulement par ses paroles mais aussi ses actes quand il traitait les gens de « rien », quand il insultait les gilets jaunes ou un chômeur en lui expliquant qu’il n’avait qu’à traverser la rue pour trouver un emploi, quand il a fait passer les lois bioéthiques, la PMA, quand il a dit vouloir « emmerder » certains français en limitant nombre de nos libertés. Tout cela est une preuve factuelle incontestable.

Pourquoi voulez-vous que M. Macron change ? Sur le plan de la vie, de l’humanité, il nous proposera toujours plus de transgression, c’est assuré, c’est son choix de toute puissance. Ce quinquennat en est la preuve !

Donc à chacun de choisir en s’exprimant par son vote. Certains catholiques ne veulent pas prendre de risque pour protéger leurs avoirs, leur patrimoine et devant la complexité du moment s’engagent à voter E. Macron … Pourtant les biens, l’argent sont bien fragiles surtout quand on a la guerre à quelques heures de chez nous. Comment ne pas se rappeler la parabole du jeune homme riche de l’Évangile à qui Jésus dit : Vend tous tes bien et suis-moi. Ce qui intéresse M. Macron c’est la toute-puissance, c’est l’argent, la mondialisation devant qui les hommes doivent s’incliner, l’effacement des identités nationales, l’effacement de l’esprit des nations, que tout soit mis au plan mondial au service de quelques puissants.

Personnellement, je soutiens Éric Zemmour. Il est Juif, et je suis catholique, et je ne partage pas tous les points qu’il soutient. Mais de tous les candidats de droite ou de gauche, il est le seul qui, instinctivement, intuitivement, intellectuellement a compris que cette élection de 2022 est d’un enjeu gravissime. C’est lui qui a mis au bon niveau les sujets de la campagne, celui d’un changement civilisationnel.

De plus, la campagne révèle chaque jour sa capacité à être un chef d’État. Dans le domaine   où j’ai quelques compétences, celui de la dignité de la personne, Éric Zemmour est le seul à choisir la priorité biologique ! C’est un enjeu de civilisation. Sa proposition de choisir le droit du sang contre le droit du sol, en est une des illustrations.

Certains craignent d’être jugés comme extrémiste de Droite. N’ayez pas peur ! Ce sont des pressions habituelles infondées. Zemmour est un conservateur, pas un extrémiste. Et que vaut ce jugement que l’on nous attribue, face à la survie de notre civilisation judéo-Chrétienne ?

Si nous lui faisons confiance, lui qui aime la France comme beaucoup de français et qui la voient se renier, nous pouvons espérer que notre Nation redevienne fidèle à sa mission comme fille aînée de l’Église, ce n’est pas rien.

Hier a été voté à l’Assemblée Nationale Française, avec peu de députés, l’allongement de la durée d’avortement, à quatorze semaines. Qu’en pensez-vous ?

Cette loi inique qui autorise l’avortement à 14 semaines a été votée dans l’indifférence générale par 191voix sur 577 députés et seulement 47 contre. De quoi s’agit-il ? L’embryon que nous avons tous été, est formé à quatorze semaines On voit ses jambes, sa tête, ses bras son corps. Pour réaliser cet avortement, pardonnez-moi de la brutalité de la réalité,  il faut écrabouiller, je dis bien écrabouillé la tête du fœtus. On est obligé aussi de le démembrer. C’est une image épouvantable, oui ! est-ce un acte humain ou barbare ? Pour moi il est barbare. Avoir voté ce texte fait rentrer la barbarie dans notre législation française.

Comment être aveugle au point de ne pas voir combien notre pays se déshumanise ? Comment ne pas s’inquiéter , au moment où l’on efface toutes les limites pour le plus petit d’entre nous  ( et que nous avons tous été),  des futures initiatives législatives du président de la république actuel s’il était réélu. Il faut que nous prenions conscience de la réalité et arrêter de jouer à ne pas regarder   le réel . Nous devons nous battre pour ne plus accepter l’inacceptable : démembrer un embryon et écraser sa tête, est un acte barbare .

Comment comprenez-vous la priorité donnée par le président Macron, à légiférer sur les lois bioéthiques, la PMA et maintenant l’allongement du délai d’avortement, avant la GPA qui sera son prochain objectif s’il était réélu :

A partir de mon expérience de plus de 30 ans dans la vie politique française au plus haut niveau, j’affirme que le MENSONGE, le déni du réel, est le fondement de beaucoup de nos choix politiques notamment pour ce qui touche à l’Humain. Malheureusement , nous y trouvons souvent notre compte et restons silencieux (…)

Sur la question de savoir ce qui guide l’empressement à légiférer depuis des années sur la manipulation de l’humain (lois bioéthique, PMA etc…) la réponse est assez simple, on la retrouve dans la Genèse : L’homme a toujours voulu jouer à Dieu pour se passer de Lui ! Mais depuis quelques années il y a effectivement un dérapage très important sur les questions qui touchent à la Vie, les décisions s’accélèrent et la question du sens de la vie et de l’existence de la dignité humaine deviennent prégnantes ou oubliées.

Le dérapage vient de  la rapidité et du développement de nos connaissances en sciences et en biologie, cela nous a fait croire que tout était possible. C’est ainsi que la transgression, toujours très séduisante, toujours très attractive est devenue la norme pour les choix relatifs la vie, au détriment des questions de fond du sens de la vie, de la dignité de la personne, du respect de la vie…

A quoi attribuez-vous l’évolution de ces priorités parlementaires alors que nous sommes en crise sanitaire, que nous avons une élection présidentielle dans un mois, et que nous avons vécue trois années de problèmes sociaux non résolues avec les gilets jaunes ?

(…) Lorsque je me suis opposée au PACS comme parlementaire, un lobby, très instrumentalisé par des militants homosexuels, et eux-mêmes instrumentalisés a voulu enfermer ceux qui étaient opposés au PACS comme des homophobes, des archaïques. Or notre volonté était de prendre en compte le besoin de certains qui vivaient en couple, dans différentes situations de la vie, comme succession, retraite, sécurité sociale… en réformant les codes qui pouvaient l’être, sans créer un plagiat au mariage (…)

Le Mariage pour tous a été voté sous le quinquennat de François Hollande ( sous la houlette de Christianne Taubira, alors ministre de la Justice). Une fois voté, le « fruit » était mûr pour la PMA, sous le quinquennat d’Emmanuel Macron, non hostile à tous ces choix, lors   des dernières lois de bioéthique. La logique introduite par cette volonté de mariage de couples homosexuels qui, par nature, ne peuvent pas avoir d’enfants, a conduit au vote de la PMA pour les femmes. Et au nom du principe d’Égalité de notre devise, je vous le prédis, la GPA sera à l’ordre du jour bientôt, pour les couples d’hommes, si nous nous ne disons pas NON. »

Quand Joe Biden faisait virer le procureur ukrainien qui enquêtait sur son fils

A l’époque, Joe Biden était vice-président de Barack Obama. Ce long article explique comment, dans la famille Biden, il y a le père qui prônait, aux yeux du monde, sa volonté de lutter ardemment contre la corruption en Ukraine, et de l’autre, son fils qui s’enrichissait dans une société gazière vérolée par la corruption :

C’est une longue histoire qui unie la famille Biden à l’Ukraine. Hunter Biden, le plus jeune des fils de Joe, a notamment beaucoup fait parler de lui lorsqu’il a intégré le conseil d’administration d’une société gazière ukrainienne (plus que douteuse), quand son père était vice-président d’Obama. Ironie du sort, au même moment, Joe Biden incitait les dirigeants ukrainiens, de l’époque, à accentuer leurs actions contre la corruption. Biden avait une telle influence en Ukraine qu’il pouvait faire virer le procureur Ukrainien qui enquêtait sur son fils (…)

Joe Biden a, donc, probablement utilisé sa position de vice-président, pendant la présidence de Barrack Obama, pour permettre à son fils Hunter de gagner des millions sur un système de commerce de gaz en Ukraine (…)

Durant son mandat en tant que vice-président d’Obama, Biden s’est rendu plus de dix fois en Ukraine.  L’intérêt considérable que Joe Biden a porté à l’Ukraine, durant ce mandat, signifiait que l’attention des États-Unis à l’égard de ce pays serait instantanément accrue dès l’arrivée au pouvoir de la nouvelle administration présidée par Biden.

On ne saurait nier son influence sur la politique ukrainienne à l’époque … qu’en est-il aujourd’hui ?

Emmanuel Macron déclare sa candidature au dernier moment, Eric Zemmour lui répond immédiatement !

Emmanuel Macron a finalement décidé de déclarer sa candidature à sa propre réélection en publiant une lettre dans la presse quotidienne régionale :

Depuis cinq ans, nous avons traversé ensemble nombre d’épreuves. Terrorisme, pandémie, retour de la violence, guerre en Europe : rarement, la France avait été confrontée à une telle accumulation de crises. Nous avons fait face avec dignité et fraternité (…) je sollicite votre confiance pour un nouveau mandat de Président de la République. Je suis candidat pour inventer avec vous, face aux défis du siècle, une réponse française et européenne singulière. Je suis candidat pour défendre nos valeurs que les dérèglements du monde menacent. Je suis candidat pour continuer de préparer l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. Pour nous permettre aujourd’hui comme demain de décider pour nous-mêmes (…)

C’est pourquoi le moment électoral qui s’ouvre est si important. Cette élection présidentielle déterminera les directions que le pays se donne à lui-même pour les cinq années à venir et bien au-delà. Bien sûr, je ne pourrai pas mener campagne comme je l’aurais souhaité en raison du contexte (…) [voir l’intégralité ici]

Eric Zemmour a choisi le même jour pour diffuser une lettre qui sera distribuée aux Français par les militants de Reconquête! et s’est adressé directement à Emmanuel Macron sur son bilan dans une vidéo sur YouTube déjà vue plus de 150 000 fois :

 

Le président ukrainien Zelinsky a menti : les Russes n’ont pas détruit le mémorial juif de Babi Yar

Manipulations, mensonges, censure, nous disions ici que la guerre médiatique était lancée. Les Français croulent actuellement sous une propagande terrible venant d’Ukraine et relayée de manière naïve ou complaisante. Un des plus gros bobards était tellement gros, la soi-disant destruction du mémorial juif de Babi Yar à Kiev, que même Libération a été obligé de le démentir :

Mardi, des bombardements russes visant la tour de la télévision à Kyiv ont fait cinq morts et cinq blessés (…) Cette attaque a été dénoncée par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a appelé la communauté internationale à s’indigner. Dans un tweet s’adressant «au monde entier», il alerte : «A quoi ça sert de dire “plus jamais ça” pendant 80 ans, si le monde se tait quand une bombe tombe sur le même site de Babi Yar ? Au moins cinq personnes sont mortes. L’histoire se répète…» Sur Twitter, le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak a qualifié les Russes de «barbares [qui] sont en train de massacrer les victimes de la Shoah pour la deuxième fois» (…)

Présente ce mercredi matin sur place, la journaliste de l’AFP, Daphné Rousseau a publié deux photos des sculptures mémorielles encore intactes dédiées aux enfants morts et de la Menorah (le chandelier à sept branches) en hommage aux juifs exécutés. La reporter constate : «Le mémorial lui-même, un parc situé à 1 kilomètre de la tour, est intact comme vous pouvez le voir». Dans sa dépêche, l’AFP ajoute que le mémorial «n’a pas été directement touché par les frappes.»

 

L’avènement de la Russie et du nouveau monde selon Vladimir Poutine

La Fondation pour l’innovation politique a traduit un document de l’agence russe RIA Novosti, titré « L’avènement de la Russie et du nouveau monde ». Cet article a été accidentellement mis en ligne le 26 février 2022 puis immédiatement retiré car ayant vocation à être publié après l’occupation de l’Ukraine par la Russie. Sous réserve de son authenticité, il montre la vision stratégique de Vladimir Poutine qui parait essentielle à connaître plutôt que de le traiter de fou :

Un nouveau monde naît sous nos yeux. L’opération militaire russe en Ukraine a inauguré une nouvelle ère, et ce en trois dimensions (1) à la fois. Sans oublier la quatrième, la dimension interne à la Russie. Une nouvelle période commence aujourd’hui, à la fois d’un point de vue idéologique et socioéconomique ; mais ce sujet mérite d’être abordé plus tard.

La Russie restaure son unité. En effet, la tragédie de 1991, cette terrible catastrophe de notre histoire, cette dislocation contre nature, est enfin surmontée. Cette restauration exige de grands sacrifices, par les événements tragiques d’une quasi-guerre civile, où des frères, séparés par leur appartenance aux armées russe et ukrainienne, se tirent encore dessus, mais il n’y aura plus d’Ukraine antirusse. La Russie est rétablie dans son intégralité historique, rassemblant le monde russe, le peuple russe : les Grands-Russes (2), les Biélorusses et les Petits-Russes (3).

Abandonner l’idée de cette réunification, laisser cette division temporaire s’installer pendant des siècles, c’est trahir la mémoire de nos ancêtres et se faire maudire par nos descendants pour avoir laissé la terre russe se désintégrer.

Vladimir Poutine a assumé, sans exagération aucune, une responsabilité historique en prenant la décision de ne pas laisser la question ukrainienne aux générations futures. En effet, la nécessité de régler le problème de l’Ukraine ne pouvait que demeurer la priorité de la Russie et ce pour deux raisons essentielles. Et la question de la sécurité nationale de la Russie, c’est-à-dire laisser l’Ukraine devenir une anti-Russie, n’est pas la raison la plus importante.

La raison principale est un éternel complexe des peuples divisés, un complexe d’humiliation nationale dû au fait que le foyer russe a d’abord perdu une partie de ses fondations (Kiev), et doit supporter l’idée de l’existence de deux États, de deux peuples. Continuer à vivre ainsi serait renoncer à notre histoire, soit en acceptant l’idée insensée que « seule l’Ukraine est la vraie Russie » ou en se rappelant, impuissants et en grinçant des dents, l’époque où « nous avons perdu l’Ukraine ». Au fil des décennies, la réunification de la Russie avec l’Ukraine, deviendrait de plus en plus difficile : le changement des codes, la dérussification des Russes vivant en Ukraine et la propagande antirusse parmi les Petits-Russes ukrainiens auraient pris de l’ampleur. Aussi, si l’Occident avait consolidé le contrôle géopolitique et militaire en Ukraine, le retour à la Russie serait devenu totalement impossible, puisque les Russes auraient dû affronter tout le bloc atlantique. 

À présent, ce problème n’existe plus : l’Ukraine est revenue à la Russie. Ce retour ne signifie pas que l’Ukraine perdra son statut d’État. Simplement, elle sera transformée, réorganisée et rendue à son état originel en tant que partie intégrante du monde russe. Sous quelles frontières ? Sous quelle forme ? Une alliance avec la Russie sera-t-elle établie, par l’intermédiaire de l’OTSC et de l’Union économique eurasienne ou en tant qu’un État faisant partie de l’Union de Russie et de Biélorussie ? Cela sera décidé une fois que l’Ukraine antirusse n’existera plus. Quoi qu’il en soit, la période de division du peuple russe touche à sa fin. 

C’est ici que commence la deuxième dimension de la nouvelle ère qui s’annonce : elle concerne les relations de la Russie avec l’Occident, et non seulement de la Russie, mais du monde russe, c’est-à-dire, des trois États : la Russie, la Biélorussie et l’Ukraine, agissant comme une seule entité géopolitique. Ces relations sont entrées dans une nouvelle phase, et l’Occident voit la Russie revenir à ses frontières historiques en Europe. Il s’en indigne bruyamment, bien qu’au plus profond de son âme, il doit admettre qu’il ne pouvait en être autrement.

Qui, dans les vieilles capitales européennes, à Paris ou à Berlin, pouvait réellement croire que Moscou renoncerait à Kiev ? Que les Russes seraient à jamais un peuple divisé ? Et ce, au moment même où l’Europe s’unit, où les élites allemandes et françaises tentent de reprendre le contrôle de l’intégration européenne aux Anglo-Saxons et de bâtir une Europe unie ! En oubliant que l’unification de l’Europe n’a été rendue possible que par l’unification de l’Allemagne, qui s’est faite grâce à la bonne – bien que pas très intelligente – volonté russe. Toute prétention aux terres russes est plus que le comble de l’ingratitude, c’est de la bêtise géopolitique. L’Occident dans son ensemble, et l’Europe en particulier, n’avait pas le pouvoir de maintenir l’Ukraine dans sa sphère d’influence, et encore moins celui de s’emparer de l’Ukraine. Pour ne pas le comprendre, il fallait être un imbécile en géopolitique.

Pour être plus précis, il n’y avait qu’une seule option : parier sur la poursuite de l’effondrement de la Russie, c’est-à-dire de la Fédération de Russie. Mais le fait que cette option n’a pas fonctionné aurait dû être clair il y a déjà vingt ans. Il y a quinze ans, après le discours de Poutine à Munich, même les sourds auraient pu entendre que la Russie était de retour.

Aujourd’hui, l’Occident essaie de punir la Russie d’être revenue, d’avoir empêché les Occidentaux de s’enrichir à ses dépens, d’avoir arrêté l’expansion occidentale vers l’est. Cherchant à nous punir, l’Occident croit que nos relations avec lui sont d’une importance vitale. Mais ce n’est plus le cas depuis déjà bien longtemps. Le monde a changé, et les Européens, aussi bien que les Anglo-Saxons qui gouvernent l’Occident le comprennent. Toute pression occidentale sur la Russie sera vaine. Les dégâts dus à l’escalade de la confrontation seront bilatéraux, mais la Russie y est moralement et géopolitiquement préparée, quand une aggravation de l’opposition entraînera pour l’Occident des coûts importants, dont les principaux ne seront pas forcément économiques. 

L’Europe, en tant qu’Occident, voulait l’autonomie. En effet, le projet allemand d’une grande Europe intégrée est un non-sens stratégique si les Anglo-Saxons maintiennent un contrôle idéologique, militaire et géopolitique sur l’Ancien Monde. De plus, ce projet ne peut pas aboutir puisque les Anglo-Saxons ont besoin d’une Europe qu’ils contrôlent. Cependant l’Europe doit chercher l’autonomie pour une autre raison : au cas où les États-Unis s’isoleraient (en raison de leurs conflits internes grandissants et de leurs controverses), ou se concentreraient sur la région Pacifique, où le centre de gravité géopolitique se déplace aujourd’hui.

Les Anglo-Saxons entraînent l’Europe dans une confrontation avec la Russie et privent ainsi les Européens de toute chance d’indépendance. De la même manière, l’Europe tente d’imposer une rupture avec la Chine. Si les atlantistes se réjouissent aujourd’hui que la « menace russe » unifie le bloc occidental, Berlin et Paris doivent comprendre qu’ayant perdu tout espoir d’autonomie, le projet européen s’effondrera à moyen terme. C’est pourquoi les Européens indépendants d’esprit ne sont pas du tout intéressés par la construction d’un nouveau rideau de fer à leurs frontières orientales, réalisant qu’il se transformera en enclos pour l’Europe. L’époque du leadership mondial de l’Ancien Monde (plus précisément, un demi-millénaire) est de toute façon révolue. Cependant, diverses options sont encore possibles pour son avenir.

La troisième dimension des événements actuels est l’accélération de la construction d’un nouvel ordre mondial, dont les contours sont de plus en plus clairement dus au fait que la mondialisation anglo-saxonne est aussi répandue. Un monde multipolaire est enfin devenu une réalité. Dans cette opération en Ukraine, seul l’Occident s’oppose à la Russie, parce que le reste du monde le comprend parfaitement : c’est un conflit entre la Russie et l’Occident, c’est une réponse à l’expansion géopolitique des atlantistes, c’est le retour de la Russie à son espace historique et à sa place dans le monde.

La Chine, l’Inde, l’Amérique latine, l’Afrique, le monde islamique et l’Asie du Sud-Est, plus personne ne croit que l’Occident dirige l’ordre mondial, et encore moins qu’il en fixe les règles du jeu. La Russie n’a pas seulement défié l’Occident, elle a montré que l’ère de la domination occidentale mondiale peut être considérée comme complètement et définitivement révolue. Le nouveau monde sera construit par toutes les civilisations et tous les centres de pouvoir, et ce, évidemment, en collaboration avec l’Occident (uni ou non), mais celui-ci ne pourra plus imposer ni ses termes ni ses règles.

Notes

  1. L’auteur fait ici référence à trois dimensions : la volonté que l’Ukraine redevienne un territoire russe, la redéfinition des relations entre la Russie et l’Occident, l’accélération de la construction d’un nouvel ordre mondial.
  1. Référence à la Grande Russie, le nom historique des territoires de la Russie centrale européenne, et plus tard, de toute la Russie.
  1. Référence à la Petite Russie, nom historique en usage sous l’Empire russe de la majorité de l’actuelle Ukraine.

Eric Zemmour : « Je suis le seul candidat qui affirme que le catholicisme a fait la France »

Chrétiens magazine a interrogé Eric Zemmour sur la dignité humaine, les libertés fondamentales et sur le mondialisme :

Des lecteurs de Chrétiens magazine nous disent que vous ne changerez rien à la loi sur l’avortement. Ne vaut-il pas mieux légiférer en faveur de la famille, encourager la natalité et accompagner les femmes en détresse plutôt que de sacraliser la mort, est-ce que la vie est sacrée pour vous ?

Je pense que l’on juge une société à l’attention qu’elle porte aux plus faibles. Je suis contre l’allongement du délai légal d’avortement et je suis opposé à toutes les mesures visant à sa banalisation et à l’abrogation de l’objection de conscience des professionnels de santé.

Je m’engage au retour d’une politique nataliste forte et je prévois de revenir à l’universalité des allocations familiales, de doubler le plafond du quotient familial, de créer une bourse naissance pour chaque enfant né dans un territoire rural, et de supprimer les aides sociales aux étrangers extra-européens.

Monsieur Macron a décidé de limiter le nombre de personnes dans les Églises lors de la Sainte messe dominicale, et M. Jean-Frédéric Poisson, président de Via (ex PCD) a gagné une procédure de référé-liberté au Conseil d’État pour supprimer cette limitation. Prendrez-vous des mesures pour qu’un tel diktat ne puisse plus jamais se répéter ?

Les mesures sanitaires prises par le gouvernement actuel depuis deux ans ont été disproportionnées et non fondées sur une approche scientifique étayée. Elles ont été et sont encore injustes et discriminatoires. Je m’engage pour l’avenir à ce que les libertés fondamentales individuelles comme collectives soient garanties dans le respect de l’état de droit. Je supprimerai tout « passe sanitaire » ou « vaccinal » au lendemain de l’élection.

Monsieur Sarkozy, n’a jamais dit dans ses meetings de campagne, ni dans ses programmes pré électorales, être un adepte du Nouvel Ordre Mondial. Or il a fait plusieurs déclarations (qui intriguent nos lecteurs) nous conduisant à un parallèle avec le discours du président John F Kennedy devant l’Association des éditeurs de journaux, en 1961. « Nous sommes confrontés dans le monde à une conspiration monolithique et implacable qui repose essentiellement sur des moyens secrets pour étendre sa sphère d’influence ». Que vous inspire les positions du président Sarkozy (déclaration à l’Élysée le 16/01/2009, discours à NY le 23/09/2009), partagées par Messieurs Schwab, Atali, et M. Macron qui a dit la même chose à au congrès Américain en 2108 dans son discours sur le multi libéralisme). Êtes-vous préparé à la confrontation de ces puissants milieux mondialistes influents ?

J’ai souvent dénoncé les dérives de nombre d’organismes internationaux, et aussi de sommets et de rencontres entre les dirigeants qui tentent d’imposer une forme « d’ordre mondial ». Les idéologies qui y sont véhiculées visent clairement à déconstruire les nations souveraines, notamment européennes, au détriment de leurs intérêts propres.

Sans prêter le flanc à l’accusation de « complotisme », une de mes priorités est de protéger l’indépendance de la France. Et pour nous soustraire des influences extérieures, je m’engage à : adopter une stratégie diplomatique et militaire axée sur la défense des intérêts français, à sortir du commandement intégré de l’OTAN, à assurer notre sécurité géostratégique, à renforcer notre dissuasion nucléaire.

Je tiens à dire aux lecteurs de Chrétiens Magazine, que je suis le seul candidat qui affirme que le catholicisme a fait la France.

Île de Ré : la statue de la Vierge devra être déplacée, selon la justice

La statue de la Vierge, évoquée ici, doit être retirée, a conclu le tribunal administratif de Poitiers ce mercredi 3 mars.

La municipalité de la ville a six mois pour retirer ce monument.

Datant de 1955, c’est une réplique qui est installée dans la ville après qu’un automobiliste ai percuté l’original en 2020.

La statue a été érigée en 1945 à l’initiative d’une famille résidant sur le territoire de la commune pour célébrer le retour sains et saufs d’un père et de son fils de la Seconde Guerre mondiale. Installée à l’origine dans un jardin privé, elle a été donnée à la commune et placée à son emplacement actuel en 1983. L’actuelle est une réplique qui est installée après qu’un automobiliste ai percuté l’original en 2020.

Le retrait de la statue de l’espace public avait été réclamé par l’association Libre pensée 17.

La mairie de La Flotte envisage de faire appel.

Ukraine : jonction des troupes russes et du Donbass à l’est, nouvelles négociations de paix

De Nicolas Hellemme :

Une semaine après le début de l’opération militaire russe en Ukraine le 24 février dernier, les troupes russes continuent leur progression alors que des pourparlers de paix ont repris ce soir en Biélorussie – Poutine, qui s’apprêtait à s’adresser à la nation russe sur le sujet, a décalé son intervention d’une heure et demie.

Plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron – qui doit annoncer être candidat pour un second mandat ce soir par une lettre à la presse quotidienne régionale, la plus lue, a téléphoné à Vladimir Poutine mais cette discussion ne lui a guère permis de faire valoir son point de vue, selon des sources russes.

Dans le centre-nord de l’Ukraine, entre la frontière biélorusse et la capitale Kiev, les forces russes ont concentré près de 2500 véhicules blindés en tous genres. Dans la nuit, des missiles guidés Kalibr ont frappé des états-majors ukrainiens à Kiev et dans le sud de l’Ukraine, tandis que d’autres cibles militaires situées à Kharkov, Kramatorsk, Tchernigov et Zhitomir étaient bombardées.  L’armée ukrainienne a tenté une contre-attaque cet après-midi à Butcha mais a été renvoyée à ses positions de départ, non sans avoir déployé un drapeau sur le bâtiment de la mairie.

A l’est, les troupes russes et de la république de Lougansk (LNR) ont fait leur jonction à Novoaïdar et continuent vers le sud, pour se réunir avec celles de la DNR et la force qui remonte de Crimée vers le nord-est, de façon à encercler le groupe d’armées situé face au Donbass, dans les agglomérations de Slaviansk et Kramatorsk. Ce groupe connaît déjà une crise de carburant aigue – des troupes en retraite abandonnent leurs moyens lourds, chars et VAB, dont une vingtaine ont été récupérés ce 3 mars par les troupes du Donbass et remis en service.

Le gouvernement ukrainien a annoncé l’arrivée de 16.000 volontaires de l’étranger – le chiffre réél serait, selon diverses sources, à diviser au moins par quatre. Le ministère de la Défense ukrainien a aussi annoncé l’arrivée d’un premier lot de roquettes antichar en provenance d’Allemagne, et d’autres armes cette nuit, livrée par la frontière slovaque et polonaise. Néanmoins, un peu partout en Ukraine les russes saisissent des centaines de roquettes anti-char européennes et américaines, neuves et dont les troupes ukrainiennes ne se sont visiblement pas servies.

Dans le sud du pays, les troupes russes prennent le contrôle des villes de Energodar et de Nikolaiev, elles avancent aussi en direction de Zaporojie et d’Odessa.

Sur le plan international, la hausse des cours du blé, de l’alumininium, du nickel, du pétrole et du gaz se poursuit. La Russie a aussi annoncé cesser la livraison de moteurs de fusées aux Etats-Unis, ainsi que l’entretien de moteurs déjà livrés – ce qui compromet le programme spatial américain. De leur côté, les constructeurs automobiles allemands et japonais ont annoncé cesser l’export de leur production vers la Russie et la fabrication dans ce même pays. La Corée du Sud de son côté souhaite se maintenir sur le marché russe pour les biens civils, et les sortir des sanctions du bloc occidental.

I-Média : Manipulations, censure… la guerre médiatique est déclarée

L’image de la semaine

Changement d’ère médiatique avec la fin du Covid-19, totalement éclipsé par la guerre en Ukraine.

Bobards de guerre : armes de désinformation massive

Petite recension de quelques manipulations commises par des journalistes durant les premiers jours de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

Hystérie générale contre la Russie

Entre les concerts d’orchestres russes annulés et les propos délirants de Bruno Le Maire, on semble assister à une hystérie générale.

Censure et chasse aux sorcières

La censure incroyable de Russia Today en Europe a de quoi laisser pantois ! Plus largement, on voit se mettre en place une censure de toutes les opinions contraires à la doxa.

Impact sur la présidentielle

Cette guerre entre l’Ukraine et la Russie n’est pas qu’une affaire internationale. Ses conséquences sur la vie politique française sont déjà bien visibles.

Les évêques ukrainiens de rite latin demandent au pape de consacrer l’Ukraine et la Russie au Cœur Immaculé de Marie

Les évêques ukrainiens catholiques de rite latin ont demandé au pape François de consacrer l’Ukraine et la Russie au Cœur Immaculé de Marie dans une lettre mise en ligne en ce Mercredi des Cendres sur leur site internet :

Saint Père !

En ces heures de douleur incommensurable et d’épreuve terrible pour notre peuple, nous, les évêques de la Conférence épiscopale d’Ukraine, nous faisons les porte-parole de la prière incessante et sincère, soutenue par nos prêtres et nos personnes consacrées, qui nous vient de tout le peuple chrétien pour confier notre Patrie et la Russie à Votre Sainteté.

En réponse à cette prière, nous demandons humblement à Votre Sainteté d’accomplir publiquement l’acte de consécration au Sacré-Cœur Immaculé de Marie de l’Ukraine et de la Russie, comme demandé par la Sainte Vierge à Fatima.

Que la Mère de Dieu, Reine de la Paix, accepte notre prière : Regina pacis, ora pro nobis !

Emmanuel Macron prépare l’annonce de sa candidature : Manuel Valls, le passeport vaccinal…

Pour ceux qui en doutaient, Emmanuel Macron a confirmé son intention de briguer un second mandat, en officialisant sa candidature à l’élection présidentielle de 2022 avec une «Lettre aux Français», qui sera publiée jeudi soir et diffusée vendredi dans l’ensemble des titres de la presse quotidienne régionale (PQR). Une vidéo sera publiée sur les réseaux sociaux.

Pour préparer cette candidature, après son intervention hier soir sur l’Ukraine, durant laquelle il a tenu à préciser que la France n’est pas en guerre contre la Russie (message à Bruno Le Maire), il signe un armistice dans la guerre contre le Covid. Emmanuel Macron a décidé mercredi de lever le passe vaccinal à partir du jeudi 14 mars, à quelques semaines du 1er tour. Soit moins de deux mois seulement après son adoption dans la douleur, le 24 janvier.

Pour préparer sa campagne, LREM finalise sa levée de fonds pour 2022. Le parti présidentiel va atteindre les 5 millions d’euros de dons pour sa campagne, dont Laurent Saint-Martin gère le budget. Les relations avec les grands mécènes sont désormais entre les mains d’Anthony de Lassée. Une somme qui sert notamment à renflouer le microparti de Manuel Valls, qui soigne désormais ses rapports avec la majorité. Le jeu en vaut bien la gamelle. Valls futur ministre de Macron ?

Prophète

En 2009, le film Un prophète, réalisé par Jacques Audiard, raconte l’histoire de Malik El Djebena, un délinquant de 19 ans condamné à six ans de prison, contraint en prison par un clan mafieux corse d’assassiner Reyeb, qui s’apprête à témoigner contre eux. Il devient dès lors le protégé du chef corse qui contrôle l’ensemble de la prison. Malik organise en parallèle son propre réseau en prison avec l’aide des détenus islamistes. Le corse voit son influence s’amenuiser au sein de l’établissement pénitentiaire sous le double effet du transfert des autres prisonniers corses près de leur famille et de la montée en puissance des Maghrébins liés aux réseaux musulmans.

Le même type de scénario s’est déroulé hier à la maison centrale d’Arles. Vers 10 h 15, Franck Elong Abé, 36 ans, connu pour avoir participé à la guerre en Afghanistan, condamné en 2015 pour djihadisme, est accompagné par des surveillants pour effectuer le ménage dans la salle de musculation de l’établissement pénitentiaire. Sitôt la porte refermée, il se précipite sur le Corse Yvan Colonna, 61 ans, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Erignac, saute à pieds joints sur son dos, le roue de coups de poing avant de lui écraser la trachée pendant plus d’une minute avec son pied. Après quoi, il couvre la tête de sa victime d’un sac en plastique.

En arrêt cardiaque et respiratoire, Yvan Colonna a été médicalisé sur place jusqu’à ce que les services de réanimation parviennent à relancer l’activité cardiaque. En état de « coma post-anoxique », il a été transporté en centre hospitalier.

Les candidats et le carême