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La Russie veut-elle vraiment envahir l’Ukraine ?

Analyse d’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

C’est comme une rengaine. À intervalles réguliers, les dirigeants américains alertent sur le danger imminent d’une invasion de l’Ukraine par la Russie. Personne n’a d’informations fiables et le conditionnel est souvent employé : « Moscou aurait massé 100.000 hommes aux frontières du pays », croit savoir Le Figaro du 18 novembre. En lisant l’article, on découvre la source : « à en croire les États-Unis ».

Le Monde n’est pas en reste et évoque des mouvements de troupes « inhabituels ». La source est la même : les dirigeants américains, dès la fin octobre, par le truchement du très objectif Washington Post, devenu l’organe de l’administration Biden. Et le Pentagone prévient : « Toute escalade ou mesure agressive serait source de grande inquiétude pour les États-Unis. » Attention, le gendarme du monde fait savoir que l’Ukraine est maintenant sous sa protection. Docilement, les Européens, France et Allemagne en tête, ont relayé la propagande américaine et demandé aux Russes des explications.

Il y a parfois des couacs distrayants dans cette orchestration censée pourtant être parfaitement rodée. Ainsi, le ministre de la Défense ukrainien, peu suspect de russophilie aiguë, a déclaré qu’« aucun déploiement d’unités, d’armes et d’équipements militaires russes vers la frontière de l’Ukraine n’a été observé ». Si le menacé ne se sent pas menacé, où va-t-on ?

Mais rassurez-vous, tout s’est arrangé. Le 10 novembre, en visite à Washington, le ministre des Affaires étrangères ukrainien contredit son collègue de la Défense et affirme que « l’agressivité de la Russie s’est considérablement renforcée ces dernières semaines ». Il ajoute qu’il a obtenu des Américains de « nouveaux éléments » mais qu’il ne peut pas en dire plus car tout cela est secret. Vexé, le ministère de la Défense maintient son analyse. Il faudra envoyer ce ministre à Washington pour lui rappeler les bonnes manières.

Au-delà de cette pathétique désinformation, que cherchent les uns et les autres ? Le conflit dure depuis maintenant sept ans et l’Ukraine n’a pas renoncé à reconquérir les provinces séparatistes de l’est, tandis que la Russie, ulcérée par le coup d’État pro-américain de 2013-2014, n’abandonnera pas les séparatistes russophones.

La situation est, en réalité, plutôt stationnaire côté russe et les soldats de Poutine prétendument « massés aux frontières » occupent les bases militaires existantes depuis l’indépendance de l’Ukraine. Des manœuvres y sont régulièrement organisées, revêtant un caractère plus ou moins offensif selon la pression que veut mettre la Russie sur l’Occident. Côté ukrainien, il y a eu du neuf avec l’acquisition de drones turcs dont l’un a déjà été utilisé contre les séparatistes. Mais cela ne signifie pas, pour autant, qu’une offensive se prépare.

Les Américains sont eux aussi sur la même ligne : désinformer pour faire croire à une menace russe plus forte. Deux avantages à cela : empêcher toute remise en cause des sanctions internationales contre la Russie et renforcer son implantation en Ukraine. Tous les acteurs jouent leur partition, même l’Europe qui, comme d’habitude, ne sert à rien.

Nicolas Bay : « Il y a plus de pluralisme médiatique en Hongrie qu’en France. »

Nicolas Bay, député européen RN, était invité sur France 5 :

Je m’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu

Le Père Viot revient dans cette vidéo sur la commission d’indemnisation des victimes suite au rapport de la CIASE et sur le départ de Monseigneur Aupetit.

Valérie Pécresse recycle les slogans du FN et ne sait pas où se trouve Oradour-sur-Glane

Valérie Pécresse tenait un discours à la Mutualité où étaient “invités” les cadres de LR. En fait, les cadres n’étaient pas invités mais obligés de venir…tous frais payés par les finances du parti. Cela n’a pas empêché un “journaliste” de BFM de comparer l’incomparable à savoir la capacité de la Mutualité (1 000 places) avec celle de Villepinte (15 000) :

Concernant le slogan choisi par Valérie Pécresse, Jean-Yves Le Gallou, en fin connaisseur de la vie politique et pour cause, a tout de suite fait remarquer qu’il était celui du FN lors des législatives de 1986. La “drague” des électeurs de droite devient franchement lourde :

Et le plus drôle pour la fin. Valérie Pécresse a voulu montré qu’elle n’était pas la parisienne bobo macronisée mais qu’elle connaissait la province et les départements ruraux “de son enfance”. Avec une petite touche sur le devoir de mémoire en plus. Et patatra, elle place Oradour-sur-Glane en Corrèze au lieu de la Haute-Vienne.

Devant une salle conquise Valérie Pécresse a multiplié les références à la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale : « Comme vous, je ne choisis pas Pétain, je choisis les marins de l’île de Sein » lance-t-elle. Mais elle enchaîne en commettant une bourde géographique « J’ai traversé le silence d’Oradour-sur-Glane, village martyr de ma Corrèze de cœur ». Mais voilà, le village est situé en Haute-Vienne et non pas en Corrèze, ce qui n’a pas échappé à de nombreux internautes qui l’ont fait savoir sur les réseaux.

Et pour finir, un petit extrait de la fin de son discours. Promis, ce n’est pas un compte parodique ni une imitation des inconnus :

Franck Ferrand sur le discours de Villepinte : “Je n’ai pas souvenir d’avoir entendu, si puissamment clamés, de tels accents d’urgence”

Le texte de Franck Ferrand sur le discours de Villepinte n’a pas laissé Eric Zemmour indifférent :

Un discours peut-il changer le cours de l’histoire ? Après tout, sans « le labeur, les larmes et la sueur » , de Winston Churchill, le 13 mai 1940, ou l’hymne à l’égalité de Martin Luther King, le 28 août 1963, la face du monde eût sans doute été autre. Je me rappelle avoir lu, sous la plume de Robert Solé, que tous les grands discours étaient une leçon d’optimisme politique ; de ce point de vue, celui d’Éric Zemmour, dimanche dernier, ne semble pas déroger.

J’ai beau suivre, assidûment, notre vie politique depuis près de quarante ans, je n’ai pas souvenir d’avoir entendu, si puissamment clamés, de tels accents d’urgence. Certes, en janvier 2007, le discours d’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy n’avait pas été ordinaire ; pas plus que l’éloge funèbre de Pierre Bérégovoy à Nevers, en mai 1993, par François Mitterrand. L’on pourrait citer aussi bien l’appel, à Verdun-sur-le-Doubs, de Valéry Giscard d’Estaing, en janvier 1978. Aucune de ces trois adresses, toutefois, ne me semble devoir être comparée à ce récent morceau de bravoure.

« L’action, disait le général de Gaulle, met les ardeurs en œuvre, mais c’est la parole qui les suscite. » Lui-même, du discours de Brazzaville à celui de Bayeux, du speech de l’Albert Hall, le 11 novembre 1942, à l’allocution radiotélévisée du 23 avril 1961, lors du putsch des généraux, avait fait la démonstration du rôle essentiel de l’envolée verbale dans la maturation des moments historiques.

Je me revois, lycéen helléniste, plancher des heures sur la traduction, dans l’Anabase de Xénophon, du discours du Spartiate Cléarque à ses soldats. Tout y était : la captatio inaugurale, l’appel à la raison, différentes figures de rhétorique, le retournement aux deux tiers de la harangue et, finalement, l’appel sans fard à l’humanité des combattants démobilisés. Ce discours me paraissait si bien construit, si finement agencé que, plusieurs décennies plus tard, j’en connais toujours, sur le bout des doigts, les phrases essentielles – vingt-quatre siècles après !

Je ne sais si, dans un lointain avenir, certains écoliers apprendront par cœur le “serment de Villepinte” – pour reprendre le titre donné par l’orateur lui-même -, mais je ne serais pas surpris que plusieurs formules en soient à jamais retenues.

La plus importante à mes yeux cite justement un grand tribun : « Au cœur de la Révolution française, Danton déclarait : “Une nation se sauve, elle ne se venge pas. ” Nous ne voulons pas nous venger, nous voulons sauver : sauver notre patrie, sauver notre civilisation, sauver notre culture, sauver notre littérature, sauver notre école, sauver nos paysages et notre patrimoine naturel, sauver nos entreprises, sauver notre héritage, sauver notre jeunesse. Sauver notre peuple. »

Dans le Discours d’un roi, film britannique vieux de dix ans, le réalisateur Tom Hooper s’était penché avec astuce sur la fameuse allocution prononcée par George VI, lors de l’entrée en guerre, en septembre 1939. Ainsi que sur les années de préparation, de conditionnement qui permirent à ce prince tellement effacé de surmonter son bégaiement et d’entraîner le peuple britannique dans une des phases les plus ardues de son histoire. C’est ainsi : le discours peut révéler, d’abord et avant tout, l’orateur ou l’oratrice qui le prononce.

Celui du dimanche 5 décembre 2021 nous en a dit peut-être davantage sur la mue intime d’Éric Zemmour que sur quoi que ce soit d’autre. À tous ceux qui, encore au début de ce mois, se demandaient comment l’ancien polémiste allait se muer en crédible candidat à la magistrature suprême, la réponse vient d’être administrée avec une force qu’aucun expert n’aurait seulement imaginée à la Toussaint. Là n’est probablement pas le principal enseignement de Villepinte, me direz-vous, ni le message essentiel de ce candidat hors normes ; mais je ne serais pas étonné que c’en devienne, pour la classe politique, la conclusion première.

Philippe de Villiers explique pourquoi il soutient Eric Zemmour : “C’est le seul qui est à la bonne hauteur, qui a le discernement et le courage”

Jacques Attali, sans masque, exige d’une journaliste de porter correctement le sien : symbole de la soumission du peuple par les élites ?

La vidéo est extrêmement choquante et symbolise tout le mépris des élites pour le peuple qui doit se soumettre aux règles sanitaires les plus folles.

Grégory Roose commente cette vidéo pour Valeurs actuelles :

“(…) Sa gestuelle, pointant du doigt la mal masquée, est terrible de mépris : « Le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont le pouvoir et ceux qui portent un masque. Toi, tu portes un masque » semblait-elle signifier (…)

Cette scène n’est que symbolique, mais quel symbole ! Celui d’une élite toute puissante qui s’affranchit des contraintes qu’elle impose au peuple, ou plutôt à la population, ainsi qu’elle le nomme, terme froidement démographique volontairement dénué de toute charge émotionnelle. Cette nouvelle saynète tragi-comique vient compléter la longue liste des symboles d’iniquité devant la contrainte sanitaire qui inondent nos écrans : ici, des ministres participant sans masque à des rencontres mondaines, là, une réunion du G7 au cours de laquelle des chefs d’Etat non masqués font fi du respect des gestes barrières qu’ils imposent pourtant à la population, là encore, un président de la République qui embrasse et sert la main de ses nombreux interlocuteurs. Plus récemment, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, cas contact du Premier ministre, avait fait disparaître des réseaux sociaux une photo dans laquelle, non-masqué, il ne respectait pas les « gestes barrières » (…)

Dans un contexte de censure croissante de la parole critique sur les réseaux sociaux, de la toute-puissance de l’oligarchie médiatique et de diabolisation du discours divergent à la pensée unique, le masque peut apparaître symboliquement comme un bâillon sanitaire imposé à tous. Presque tous. Dans le monde d’après, le vaccin est devenu le symbole de notre liberté conditionnelle et le masque, celui de notre asservissement.”

« Nous avons oublié d’être fidèle à nos racines, nos racines chrétiennes »

Eric Zemmour, accompagné de Philippe de Villiers, a assisté à la messe au monastère de Khor Virap, berceau du premier pays chrétien de l’Histoire. Il déclare :

« L’Arménie nous donne une leçon, une leçon que nous avons oublié en France… nous avons oublié d’être fidèle à nos racines, nos racines chrétiennes »

À la frontière entre l’Arménie et la Turquie, face au Mont Ararat, je veux dire aux Arméniens à quel point ils sont un modèle de résistance depuis des siècles.

Soyons fidèles à la Tradition

Dans une lettre publiée à l’occasion du 15è anniversaire de l’Institut du Bon Pasteur, l’abbé Luis Gabriel Barrero Zabaleta, Supérieur Général, écrit :

[…] notre Institut, en dépit de la situation actuelle, ne peut pas cesser d’affirmer sa « profonde romanité », ce qu’il fait sans tomber dans une attitude servile, ni dans un esprit contestataire d’un genre révolutionnaire.

En outre il est capable de discerner ce que suppose la « fidélité envers le Magistère infaillible de l’Eglise » de ce qui, ne possédant qu’un caractère pastoral, est parfaitement modifiable et donc susceptible d’être discutable.

Nous n’oublions pas que nos statuts, lorsqu’ils parlent de la nature même de l’Institut, affirment que : « Ses membres veulent exercer leur sacerdoce dans la Tradition doctrinale et liturgique de la Sainte Eglise Catholique Romaine. » Là se trouve toute notre force : dans la Tradition de l’Église qui ne périra pas.

Soyons fidèles à la Tradition. Continuons notre travail apostolique sans nous laisser effrayer par les difficultés. Acquérons chaque fois plus profondément cet exercice du « sacerdoce dans la Tradition doctrinale et liturgique de la sainte Église. »  Approfondissons la théologie traditionnelle ; l’action apostolique traditionnelle, avec laquelle tant de saints convertirent les âmes et édifièrent la chrétienté ; la spiritualité traditionnelle qui a fidèlement transmis la doctrine du Cœur du Bon Pasteur ; la richesse de la liturgie qui a été transmise durant tant de siècles.

Ceci, bien sûr, ne signifie pas qu’il faut demeurer dans une attitude nostalgique du passé, mais au contraire que nous devons boire à la source première qui est ce que Notre Seigneur Jésus-Christ a voulu donner à son Église depuis son commencement et pendant toute sa vie, répondant aux défis de chaque époque, à partir de la fermeté du roc de la Tradition.

Approfondissons toutes ces richesses de la Tradition, car c’est là la finalité de notre Institut, et donc sa vocation propre : « parce qu’il se préoccupe avec soin de préserver la Tradition de l’Église dans sa permanente actualité, » c’est-à-dire en nous permettant de vivre notre apostolat de manière traditionnelle tout en répondant aux nécessités actuelles, ainsi que le ferait aujourd’hui le Bon Pasteur.

Chers amis, il est temps, maintenant plus que jamais, de travailler unis pour le bien commun de l’Église et de notre Institut, laissant de côté les choses qui, quoique importantes, sont secondaires quand il faut préserver ce qui est essentiel : la Tradition même de l’Église.

Que Notre Dame, qui a bien voulu nous obtenir la grâce que notre Institut naisse le jour où l’on commémore sa propre naissance, nous obtienne la protection ainsi qu’un courage toujours ardent pour persévérer dans son service ; afin que son Cœur Immaculé, uni à celui de son divin Fils, règne en des cœurs chaque fois plus nombreux.

L’IBP rassemble aujourd’hui plus de 50 prêtres qui sont en mission dans plusieurs diocèses en France (Paris, Bordeaux, Chartres, Meaux, Le Mans, Blois), en Pologne (Białystok, Varsovie, Częstochowa), en Ouganda (Kampala), en Colombie (Bogota), au Brésil (Brasilia, São Paulo, Belém), en Colombie (Bogota), au Brésil (Brasilia, Sao Paulo, Belém, Curitiba), en Italie (Rome, Naples) et en Ouganda (Kampala). Ses prêtres exercent leur apostolat au sein de petites communautés, dans le cadre de paroisses personnelles ou territoriales, ou encore dans des écoles primaires et secondaires : les renseignements précis se trouvent sur la page “Lieux d’apostolat dans le Monde”.

La Nouvelle-Calédonie veut rester française

Dimanche 12 décembre, les électeurs de Nouvelle-Calédonie ont majoritairement voté non à l’indépendance avec 96,49 % des voix. Le oui a recueilli 3,51 %, les votes blancs et nuls 2,99 %. Cette troisième consultation a été marquée par une abstention record après l’appel des indépendantistes à bouder le scrutin.

Le président de la République Emmanuel Macron s’est exprimé pour commenter les résultats. Ce dimanche, nous franchissons une nouvelle étape​, a déclaré Emmanuel Macron, qui appelle au respect pour la parole donnée​, pour tous les Calédoniens​, et à de l’humilité car le chemin engagé par nos prédécesseurs nous dépasse : 30 ans, trois consultations, un processus unique au monde sous le regard des Nations Unies.

C’est arrivé un 12 décembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 12 décembre 283 : élection de Saint Caïus, 28ème pape.

Il meurt martyr le 22 avril 296.

  • le 12décembre 627 : victoire d’Héraclius sur les Perses.

L’empereur byzantin Héraclius écrase l’armée perse du souverain Chosroès devant Ninive en Mésopotamie. Il contraint les Perses sassanides à rendre l’Egypte à l’empire byzantin et entre triomphalement dans la capitale sassanide, Ctésiphon. Héraclius ramène la relique de la vraie croix, volée par les Perses en 614, à Jérusalem.

  • le 12 décembre 1096 : Godefroy de Bouillon (première croisade)  arrive sur la mer de Marmara et conquiert les environs de Selymbria pour y libérer un prince croisé retenu prisonnier.
    • le 12 décembre 1254 : élection du pape Alexandre IV.
    • le 12 décembre 1604 : Henri IV promulgue la Paulette.

Le 12 décembre 1604, Henri IV et son ministre et ami Maximilien de Béthune, futur duc de Sully, instaurent la Paulette, d’après le nom de son inventeur, le conseiller Paulet, pour se concilier la bourgeoisie et faire rentrer de l’argent frais dans les caisses de l’État : en échange de cette taxe, les officiers (fonctionnaires et magistrats) obtiennent le droit de léguer leur charge (et les revenus qui l’accompagnent).

  • le 12 décembre 1720 : le financier John Law prend la fuite.
  • le 12 décembre 1773 : naissance de Robert Surcouf.

L’un des plus grands marins français, le corsaire Robert Surcouf, naît à Saint-Malo le 12 décembre 1773. D’abord destiné à rentrer dans les ordres, il préfère s’engager dans la marine dès l’âge de 13 ans. Il se fait rapidement connaître par ses faits d’armes et ses nombreux abordages de navires ennemis. Il fait fortune grâce à ses prises de guerre et à son métier d’armateur.

En 1795, il s’engage dans la «guerre de course» contre les Anglais dans l’océan Indien, selon les principes mis en place par Vauban un siècle plus tôt. Le corsaire s’honore de maints exploits comme de s’emparer de six navires d’un coup dans le golfe du Bengale.

Un Anglais l’ayant un jour capturé, il s’engage le dialogue suivant :

«- Au fond, ce qui nous distingue, nous autres Britanniques, de vous autres Français, c’est que nous nous battons pour l’honneur et vous pour l’argent,

– Hé oui, chacun se bat pour ce qui lui manque».

Fait chevalier de la Légion d’Honneur par Napoléon 1er en 1804, Surcouf poursuit ses activités de corsaire et d’armateur jusqu’à la chute de l’Empire et se retire dans sa ville natale nanti d’une coquette fortune, preuve que l’on peut se battre pour ce que l’on possède déjà. Il meurt d’un cancer le 8 juillet 1827.

  • le 12 décembre 1848 : un décret affecte le Palais de l’Elysée à la présidence de la République.
  • le 12 décembre 1917 : accident ferroviaire de Saint-Jean-de Maurienne.

Un train militaire déraille dans la descente de la vallée de la Maurienne. Il est rempli de permissionnaires, partis aider l’armée italienne à reprendre les territoires perdus lors de la bataille de Caporetto. L’hôpital militaire de Saint-Jean-de-Maurienne et l’usine de pâtes alimentaires Bozon-Verduraz sont immédiatement réquisitionnés afin de servir de poste de secours et de chapelle ardente. Avec 425 à 700 morts, cet évènement constitue le plus grave accident ferroviaire survenu en France.

  • le 12 décembre 1943 : assassinat de l’abbé Perrot.

Nommé recteur de Scrignac en 1930, sa première action est de racheter de ses propres deniers les ruines de la petite chapelle de saint Corentin de Toul arGroaz ; un an plus tard il y célébre la messe. En 1935, il entreprend la reconstruction de la chapelle Notre-Dame de Koat-Kéo ruinée par la Révolution qui deviendra « sa chapelle », un « petit bijou marial au cœur des Monts d’Arrée ».

Ce 12 décembre 1943, jour anniversaire de la Saint Corentin, l’abbé Perrot tient à célébrer la messe dans la petite chapelle de Toull-ar-Groaz, distante de 8 kilomètres de Scrignac. C’est à pied, avec son enfant de chœur, le jeune Raymond Mescoff (11 ans) qu’il s’y rend, malgré les nouvelles mises en garde d’Anna Le Douce.

Le recteur chemine en disant son chapelet, interrompu par les jeux et les questions (en breton) du petit Raymond. Ils sont à mi-chemin du bourg, soudain un premier coup de feu, le recteur s’arrête et se demande ce que c’est. Un deuxième coup, le prêtre est mortellement atteint à la tempe, il s’écroule, l’enfant de chœur s’évanouit. Par ce meurtre, les communistes tiennent leur vengeance, habillée du « patriotisme » de la Résistance des Francs-Tireurs Partisans. Il est midi, l’Angélus sonne au clocher du bourg. Il va rester là, à agoniser près de deux heures, étendu dans sa célèbre cape qui s’est teintée de son sang et de la boue du chemin.

Aujourd’hui, en France

C’était hier soir, sur les Champs-Élysées : après la victoire sur le Maroc, des centaines de supporters algériens ont semé la pagaille au cri de « Zemmour on t’encu** ». Un bus a été attaqué

En Quête d’esprit : Comment retrouver l’esprit de Noël ?

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Thierry de Marsac, Jean-Paul Poletti & Olivier Bardot :

 

21e manifestation devant la nonciature

Communiqué de Paix Liturgique :

Nous nous sommes retrouvés devant la nonciature apostolique ce samedi 11 décembre pour demander ce qui nous est dû : la messe tridentine jamais abolie.

Nous avons prié aussi pour notre ami Christian Marquant, afin que le Seigneur le rétablisse en bonne santé. Sa détermination inentamable nous est un exemple et une stimulation.

Nous avons commenté entre nous cette bonne nouvelle : l’archevêque de Reims, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des Évêques, est venu assister, dimanche dernier, 2ème dimanche de l’Avent, à la Messe chantée en l’église Sainte-Jeanne-d’Arc, desservie par l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre. Il y a rencontré paisiblement les fidèles de la ville du Sacre attaché à la messe traditionnelle.

En revanche, des bruits indiquent que les jusqu’au-boutistes romains seraient prêts à déclencher en janvier ou février l’assaut contre les communautés traditionnelles. C’est pourquoi nous leur délivrons ce message (à transmettre par la valise diplomatique !) : nous ne nous laisserons pas arracher la liturgie qui soutient notre foi et notre prière ! nous ne permettrons pas qu’on persécute les prêtres et séminaristes attachés à cette liturgie !

Terres de Mission : le synode sur la synodalité

Eglise universelle : Lancement d’un “synode sur la synodalité”

Depuis le 10 octobre dernier, l’Eglise catholique est entrée dans son troisième synode depuis l’accession au Souverain pontificat du pape François. Le thème en est la synodalité. Monsieur l’abbé Lorans dresse le bilan des synodes passés et présente les enjeux de ce synode qui a vocation à “écouter la voix du peuple de Dieu”. En effet, ce synode s’incarnera dans des événements dans tous les diocèses de France faisant appel à la participation des fidèles.

Eglise en France : Les vignerons du ciel – Les moines et le vin

Le vignoble européen ne serait pas ce qu’il est sans l’action des moines. Dans un ouvrage merveilleusement illustré et très documenté “Les vignerons du ciel – Les moines et le vin”, le général Marc Paitier décrit d’abord la place de la vigne et du vin dans l’Ecriture sainte avant de nous conter la longue et féconde histoire d’amour des moines et de la vigne.

Eglise en Marche : La voie romaine

Face à la violence du Motu proprio Traditionis custodes visant à la suppression de la célébration de la messe romaine dite traditionnelle des mères de prêtres se lèvent. Après avoir recueilli les témoignages de personnes explicitant les raisons de leur attachement à la liturgie traditionnelle de l’Eglise ces mères les déposeront aux pieds du Saint-Père, à Rome le 1 mai 2022, à l’issue d’un pèlerinage commencé, à Paris, le 6 mars 2022. Victoire De Jaeghere présente cette initiative au beau nom de Voie romaine.

L’indécende de la gauche “morale”

De Stéphane Buffetaut, élu de Vendée et ancien député européen, pour le Salon beige:

A Vichy, Emmanuel Macron a mis en garde contre toute manipulation de l’Histoire. Belle intention. Qu’il aurait pu traduire immédiatement en paroles et en actes en rappelant, par exemple, que  l’Assemblée nationale issue des élections qui portèrent le Front populaire au pouvoir, vota les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Qu’au sein de cette assemblée 87 parlementaires de la SFIO (le parti socialiste de Léon Blum) votèrent les pleins pouvoirs contre 29 qui votèrent contre. Que les radicaux-socialistes furent 65 à voter en faveur des pleins pouvoirs, 13 contre. Et l’on pourrait continuer la même litanie avec tous les groupes de gauche. Quant aux communistes, ils avaient été déchus de leurs mandats depuis que leur véritable chef, Staline, s’était allié à Hitler pour détruire et se partager la Pologne, et annexer au passage les Pays baltes. Maurice Thorez, le Secrétaire général du parti communiste français, avait, pour sa part, déserté pour se réfugier à Moscou afin de ne pas combattre les armées alliées de l’URSS.

Il aurait pu rappeler que, parmi les résistants de la première heure, les royalistes légitimistes, comme le comte Honoré d’Estienne d’Orves, qui fut parmi les premiers résistants fusillés, le Maréchal Philippe Leclerc de Hauteclocque, le général de Bénouville, furent plus nombreux et ardents qu’une gauche largement ralliée au Maréchal Pétain tels Jacques Doriot ou Marcel Déat. Quant au général De Gaulle, on sait l’attachement sentimental qu’il avait pour la monarchie.

C’est bien pourquoi la gauche, qu’elle soit extrême, de salon ou de rédaction, est d’une totale indécence lorsqu’elle prétend jeter l’infamie sur tel ou tel, supposé être l’héritier du fascisme ou du régime de Vichy et se faire ainsi l’arbitre des élégances « morales ». Vieille manœuvre stalinienne née dans l’entre deux guerres, pour disqualifier les adversaires des communistes.

D’autant que cette même gauche « engagée » a toujours soutenu les régimes totalitaires les plus infâmes. Elle admira Lénine qui ne concevait pas une révolution « sans terreur de nature industrielle », qui prit les décrets de terreur de rouge dès sa prise du pouvoir pour faire massacrer près de 80 000 prisonniers et otages, qui ordonna la création d’un camp de concentration par région russe. Elle divinisa quasiment Joseph Staline et parle encore avec tendresse de Trotski qui fut le patron de l’armée rouge et l’un des plus grands massacreurs du XXe siècle.

Le Monde, cette Pravda de l’idéologie politiquement correcte à la française, n’hésita pas à titrer « la ville est libérée » lorsque les Khmers rouges de Pol Pot prirent Phnom Penh. La suite est tristement connue : 2 millions de morts, un quart de la population exterminée. Le même organe de presse, avec toute la gauche salonarde, ne cessa d’aduler Castro, qui fit massacrer entre 15 000 à 17 000 personnes, soit cinq fois plus de victimes que le général Pinochet, emprisonner ou mettre en camps 100 000 Cubains et qui, lui, ne laissa pas rétablir la démocratie mais s’appuya sur son frère pour poursuivre son régime totalitaire post mortem.

Car, au fond, cette gauche française est toujours tentée par le totalitarisme et reste adepte de la formule de Saint Just: « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté », c’est-à-dire pour ses adversaires. Mieux, elle agit et parle comme si, finalement, il y avait des victimes qui n’importaient guère : les 25 millions de victimes de l’URSS, les 65 millions de victimes du communisme chinois, les deux millions de morts de Pol pot, le million de victimes d’Ho Chi Minh, les 150 000 victimes d’Amérique du sud – toutes ces souffrances, ces vies brisées et ôtées ne comptent pour rien ou sont minimisées par la gauche. Et, que l’on ne s’y trompe pas, les nervis marxistes léninistes qui essaient d’empêcher ou de saboter les réunions de leurs adversaires, qui cassent ou agressent, approuveraient l’élimination des « ennemis de classe ».

Ainsi la gauche « intellectuelle » française s’est toujours trompée. Mais, non contente d’avoir soutenu les régimes marxistes les plus immondes, elle montra aussi sa grande lucidité en soutenant, par exemple, l’ayatollah Khomeiny, grand défenseur, comme chacun le sait, de la dignité humaine et des libertés fondamentales!  Le seul mot “révolution” la fait se pâmer, quand bien même il s’agit d’une révolution islamiste ! On n’est pas fille de la révolution française pour rien, elle qui fut la matrice et la première expérience des totalitarismes modernes.

Aveuglée par l’idéologie, tenant le réel pour rien, elle est la digne héritière de Rousseau qui écrivit un livre sur l’éducation des enfants, l’Emile, et abandonna les siens ! Ainsi, elle se trompa toujours et sur tout, soutint les régimes totalitaires les plus infâmes mais n’en prétend pas moins décider souverainement de ce qui, en politique, est le bien ou le mal.

Cette prétention indécente est insupportable. Et le plus étonnant est que la droite molle, dite “de Gouvernement”, s’est toujours soumise aux injonctions soi-disant morales de cette gauche pseudo « éclairée » d’une écœurante hypocrisie. Elle qui n’hésitait pas à s’opposer à l’extradition des terroristes italiens des brigades rouges et dont certains membres trouvent encore des excuses aux terroristes islamiques.

Il est plus que temps de dénoncer et de rejeter cette instrumentalisation d’une fausse morale, de dénoncer l’hypocrisie monstrueuse des néo-marxistes et des libertaires qui, moins que quiconque, peuvent prétendre dire ce qui est le bien et le mal. Ces nouveaux clercs, écœurants de suffisance et geignards dès que l’on abat leur masque, doivent être confondus sans ménagement afin qu’une fois pour toutes, cette « intelligentsia » soit enfin tenue pour ce qu’elle est : la plus infâme imposture contemporaine.

 

 

Mgr Alexandre Joly nommé évêque de Troyes

Prêtre du diocèse de Rouen dont il fut vicaire général, Mgr Alexandre Joly était depuis 2018 évêque auxiliaire de Rennes.

Mgr Joly a été nommé samedi 11 décembre évêque de Troyes par le Pape François.

Une communauté de prêtres au service de l’Eglise

Parce que les prêtres de demain se forment aujourd’hui, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre France souhaite continuer à servir le Christ et l’Église !

Fondée en 1988, la Fraternité Saint-Pierre est une communauté de prêtres catholiques, qui travaille à une double mission dans le monde :

  • la formation et la sanctification des prêtres dans le cadre de la liturgie traditionnelle ;
  • l’action pastorale de ces prêtres sur le terrain, au service de l’Église. Elle compte 80 prêtres en France qui oeuvrent dans 40 diocèses et une trentaine d’écoles.

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Un grand autel pour Notre-Dame

Pour l’Avent la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier nous fait part d’une bonne nouvelle : la construction du maître-autel de son église conventuelle.

Il s’agit d’un autel gothique en bois polychrome, représentant Notre-Dame du Rosaire. La Fraternité a confié la réalisation de cette œuvre à M. Remy Insam, artisan tyrolien qui a déjà construit le maître-autel de la cathédrale de Karaganda (voir ici), commandité par Mgr Athanasius Schneider.

Pour plus d’informations sur l’autel et pour faire un don, rendez-vous sur www.auteldurosaire.fr.

C’est arrivé un 11 décembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 11 décembre 384 : mort du pape Damase 1er et élection du pape saint Sirice.
  • le 11 décembre 1582 ( ?) : ce jour n’a pas existé en France.

L’année 1582 n’a pas eu de 11 décembre en France. Du fait de l’adoption du calendrier grégorien en France, le lendemain du dimanche 9 décembre a été le lundi 20 décembre. Voir les chroniques du 4 et 15 octobre et du 20 décembre.

  • le 11 décembre 1686 : mort de Louis II de Bourbon-Condé.

Louis II de Bourbon-Condé dit le Grand Condé, premier prince du sang, connu d’abord sous le titre de duc d’Enghien, puis prince de Condé, duc de Bourbon, duc d’Enghien, duc de Montmorency, duc de Châteauroux, duc de Bellegarde, duc de Fronsac, Pair de France, premier prince du sang. Il naît à Paris en 1621 et meurt à Fontainebleau en 1686. Le prince de Condé est le fils de d’Henri II de Bourbon, prince de Condé, frère de la duchesse de Longueville et du prince de Conti et arrière-petit-fils du célèbre Louis Ier de Bourbon, tué à la bataille de Jarnac en 1569. Son père était cousin germain d’Henri IV et de Charlotte de Montmorency, de ce fait le prince de Condé appartient à la branche cadette de la maison de France.

Il fait de très bonnes études chez les Jésuites, à Bourges. A 17 ans, il gouverne la Bourgogne pour son père. Il épouse le 11 mai 1641 Claire-Clémence de Maillé-Brézé, nièce du cardinal de Richelieu, qui n’a que 13 ans. Elle lui donne deux fils.

Il montre dans la carrière militaire un génie précoce. Après de brillants débuts militaires, il reçoit en 1643, à l’âge de 21 ans, le commandement de l’armée de Picardie. Il lui faut alors barrer la route à l’armée espagnole, venant des Flandres pour envahir la France. Le 19 mai, cinq jours après la mort de Louis XIII, il remporte ainsi l’éclatante victoire de Rocroi. Ces derniers, bien supérieurs en nombre voient mourir leur redoutable infanterie, les fameux Tercios.

En compagnie de Turenne il bat les Impériaux à la bataille de Nördlingen le 3 août 1645. Il prend Dunkerque la même année, mais échoue devant Lérida en Espagne en 1647. Puis il prend sa revanche sur l’archiduc Léopold à Lens le 20 août 1648. Cette victoire facilite la conclusion du traité de Westphalie.

Lors de la minorité de Louis XIV, Condé est du côté d’Anne d’Autriche et de Mazarin. Son sale caractère lasse vite toutes les bonnes volontés. Mazarin le fait emprisonner à Vincennes en 1650, mais devant la protestation générale, le fait relâcher en 1651. A peine libéré, il prend la tête de la Fronde des princes, la Grande Mademoiselle, lui ouvre les portes de Paris : il devient le maître de la ville. Une fois de plus son caractère lui joue des tours, il indispose le Parlement et ses autres alliés : il se retrouve seul.

Il passe en 1653 au service de l’Espagne, dont il commande les troupes contre la France. Vaincu par Turenne à Arras en 1654, puis lors de la bataille des Dunes, près de Dunkerque en 1658. A la paix des Pyrénées, en 1659, il obtient le pardon Louis XIV et rentre en France.

Lors de la guerre de Dévolution, à la tête des armées royales, il occupe la Franche-Comté en 1668, bat Guillaume d’Orange à Seneffe en 1674. Puis il prend la succession de Turenne tué à Sasbach en 1675 et arrête l’invasion en Alsace.

Malade, il se retire à Chantilly pour y mener une vie tranquille. Il protège Bossuet qui prononcera son oraison funèbre, mais aussi des hommes de lettres tels que Boileau, Racine, Molière, La Bruyère.

  • le 11 décembre 1792 : Louis XVI devant la Convention.

Le 11 décembre 1792, Louis XVI comparaît devant la Convention. L’assemblée nationale s’est constituée en tribunal. Elle siège dans la salle du Manège, aux Tuileries.

  • le 11 décembre 1813 : Traité de Valençay.

Le 11 décembre 1813, le roi d’Espagne Ferdinand VII, interné au château de Valençay par la volonté de Napoléon 1er, se voit proposer par l’ambassadeur de ce dernier la restitution de son royaume.

Ferdinand, que son peuple surnomme «Le Désiré», signe le traité de Valençay et peut rentrer à Madrid après 5 ans d’exil, heureux bénéficiaire de la résistance populaire à l’occupant.

  • le 11 décembre 1898 : la colonne française Marchand quitte Fachoda, remis aux officiers Egyptiens, en direction de Djibouti, en vapeurs.

Voir les chroniques du 29 juin, du 10 juillet, du 18 septembre, du 13 janvier.

  • le 11 décembre 1947: troisième apparition de Notre Dame à l’ile bouchard : « Je donnerai du bonheur dans les familles. »

En se réveillant, le jeudi 11 décembre, Jacqueline s’aperçoit que ses yeux ne sont pas collés comme à l’ordinaire, et qu’elle voit parfaitement bien sans lunettes. «Comme tous les matins, raconte-t-elle, Maman monte de l’eau bouillie pour me décoller les yeux, mais ce matin, je n’ai plus les yeux collés, plus de croûtes, plus d’humeur… et je vois au loin, je n’ai plus besoin de lunettes. Maman appelle Papa et, devant un tel miracle, ils pleurent et disent merci. On me donne un journal à lire. Papa court chercher monsieur le Curé. En voyant mes yeux guéris, il s’agenouille et pleure. Les voisins sont ahuris et émus, car depuis ma plus jeune enfance, je leur faisais pitié

À 1 heure de l’après-midi, il y a environ deux cents personnes dans l’église Saint-Gilles. Les quatre fillettes arrivent et, ne trouvant aucune place libre sur les prie-Dieu, elles viennent s’agenouiller devant la Sainte Table, face à l’autel de la Sainte Vierge. Le Curé, agenouillé sur une marche du grand autel, assiste pour la première fois aux apparitions, ainsi que les trois religieuses de Sainte-Anne.

Notre Dame explique pourquoi elle est venue là et non ailleurs. Elle promet ensuite :

«Il y aura du bonheur dans les familles, répond la Dame, qui ajoute: Chantez maintenant le “Je vous salue Marie”.»

Voir les chroniques du 8, 10, 12, 13 et 14 décembre.

le 11 décembre 1967 : le prototype du premier supersonique franco-britannique Concorde 001 est présenté dans les ateliers de l’aérospatiale de Toulouse-Blagnac.

Les belles figures de l’Histoire : Saint François d’Assise

Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier & le père Jean-François Thomas, jésuite, évoquent la figure de saint François d’Assise :

 

Défiguration de la cathédrale de Paris : ils encouragent tout ce qui peut déconstruire le cœur de notre civilisation

Dans une tribune publiée dans Le Point, Eric Zemmour se dresse contre la dénaturation de Notre-Dame de Paris:

Chers compatriotes,

Depuis des mois, un projet visant à déconstruire la cathédrale de Paris sous prétexte de la restaurer se met en place. Depuis hier, il entre dans sa phase de réalisation.

Amoureux de la splendeur de notre civilisation, je ne peux rester silencieux face à cette effroyable entreprise visant à dénaturer l’édifice le plus visité au monde, centre de gravité de la chrétienté française et symbole de notre Nation.

Le lendemain matin de l’incendie, qu’aurait dû décider Emmanuel Macron ? Faire reconstruire à l’identique la cathédrale, à l’intérieur comme à l’extérieur, et laisser les services des Monuments historiques accomplir leur noble mission. Au lieu de quoi, mû par un orgueil follement déplacé, il a lancé un concours pour moderniser la cathédrale, et a créé une structure opaque dirigée par un général, usine à gaz dispendieuse, destinée à satisfaire ses caprices.

Puis, le dossier de Notre-Dame a été dissimulé sous le sceau du secret le plus absolu. Jusqu’à ce qu’on apprenne qu’un nouveau projet était né, visant à bouleverser radicalement l’intérieur de la cathédrale. Emmanuel Macron en est si satisfait qu’il a invité le principal concepteur, un prêtre progressiste aux songes fumeux, à l’Élysée. Le président de la République tente de faire passer les passionnés de Notre-Dame pour des passéistes, des ringards. Mais depuis quand la modernité consiste-t-elle à défigurer un chef-d’œuvre inouï pour le remplacer par un fantasme imbécile ?

Deux ans après l’incendie, notre cathédrale continue de périr, emportée par les flammes du politiquement correct. « Espaces émotionnels », « chapelle écologique », « parcours initiatiques », « peinture abstraite » : dans une fournaise d’abstractions imbéciles et kitsch, les démons du wokisme s’acharnent sur le trésor le plus émouvant de Paris.

Les pilotes de ce projet manifestent une perception biaisée, vicieuse, de l’Histoire. Ils voient en Notre-Dame un mille-feuille où chaque dirigeant imprime sa marque, « quoi qu’il en coûte ». Ils prennent la fidélité pour un manque d’audace. À tout cela, il y a une raison : ils n’aiment pas la France. Ils considèrent, comme Emmanuel Macron le dit lui-même, qu’il n’y a pas de culture française. Ils encouragent tout ce qui peut déconstruire le cœur de notre civilisation.

Il n’est pas encore trop tard pour bien faire. Emmanuel Macron doit donner l’ordre d’annuler ce projet, le plus vite possible. Et, si d’aventure il s’obstine à laisser défigurer la cathédrale de Paris, lorsque je serai élu président de la République, je m’engage solennellement à ce que Notre-Dame redevienne Notre-Dame. J’inscris cette intention, de manière définitive, dans mon programme électoral.

Vive notre Histoire, vive notre Art et, surtout, vive la France.

Éric Zemmour est accompagné par Philippe de Villiers pour son déplacement en Arménie

Maud Koffler est journaliste à Livre Noir :

Eric Zemmour sera de samedi à mardi en Arménie

“une vieille terre chrétienne, (…) un des berceaux de notre civilisation. L’Europe a été fondée par le christianisme. Sans christianisme, il n’y a pas d’Europe et il n’y a pas de France”. “L’Arménie est en danger. Elle a déjà été une terre martyr du temps de l’Empire ottoman et de massacres comme le génocide arménien. De nouveau, ce pays est harcelé, et par son voisin l’Azerbaïdjan, et surtout par la Turquie derrière. On est là au coeur de la guerre de civilisation”.

Patrick Buisson : l’ombre de la droite

Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, auteur de la Cause du peuple qui analysait l’origine de la défaite de la droite en 2012, et proposait une grande alliance entre la France populaire et ce qui reste de la bourgeoisie de droite, vient de publier « la Fin d’un monde » qui fait l’anatomie d’un grand remplacement : celui de l’homme religieux par l’homo oeconomicus, une révolution sans précédent qui s’est déroulé dans les années 60 et 70. Constat, analyse froide et lucide du système politique actuel, parcours, espoirs, Patrick Buisson l’énigmatique se confie dans Livre Noir.

Allongement des délais pour avorter et questions sur la formation des prêtres

Les députés ont voté l’allongement des délais légaux pour avorter enfonçant toujours plus la politique française dans un processus mortifère. C’est la parenthèse choisie par Philippe Maxence pour ouvrir ce Club des Hommes en Noir avec le Père Michel Viot, le Père J-F Thomas sj, l’abbé Celier et Guillaume de Thieulloy.

Les invités du Club ont ensuite débattus plus longtemps sur la question des séminaires et de la formation des prêtres. Celle-ci est-elle encore adapté au XXIe siècle ?

Purges

Victor Bonnin, Choletais et patron des jeunes Les Républicains en Ille-et-Vilaine, a été pris en photo avec Éric Zemmour, lors d’une soirée, le mercredi 8 décembre. Il a été suspendu de ses fonctions. La soirée en question avait été organisée sur une péniche parisienne, au port de Bercy (XIIe), où 200 personnes environ se sont retrouvées lors de cet événement baptisé « Les Républicains avec Zemmour », selon le journal Le Parisien .

De même, le sénateur LR de l’Orne Vincent Segouin met fin au contrat de son assistant parlementaire Eddy Casterman, qui a participé à la même soirée.

En revanche, pour ceux qui ont rallié Macron ou qui avaient quitté LR pour ensuite y revenir, comme Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse, il n’y a pas de problème. A propos de cette dernière :

La Religion d’Amour, de Tolérance et de Paix à la RATP

Jeudi 9 décembre, Marlène Schiappa s’est rendue au centre de la RATP situé aux Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), à l’occasion de la journée de la laïcité. Le lendemain, Azdyne Amimour, le père du terroriste Samy Amimour, co-auteur de l’attentat du Bataclan, témoignait devant la cour d’assises de Paris. Samy Amimour présentait la particularité d’avoir été conducteur de bus à la RATP, dans ce même dépôt des Pavillons-sous-Bois.

Denis Maillard, auteur de l’ouvrage Quand la religion s’invite dans l’entreprise, publié en 2017, écrivait :

“Pavillons-sous-Bois est l’un de ces centres (il y en aurait deux autres en région parisienne) où le management a dû battre en retraite face à la force des revendications communautaires et religieuses. Pièces collectives fermées et inaccessibles à la direction (avec des soupçons de trafic), refus de certains machinistes de serrer la main aux femmes et même de toucher le volant après elles, autobus immobilisés pendant que les conducteurs font leurs prières… Les coups de canif à la sacro-sainte laïcité, règle d’airain dans les services publics, sont devenus légion”.

Un rapport d’information des députés Eric Poulliat (LREM) et Eric Diard (LR), en juin 2019, décrit une situation catastrophique :

“Le phénomène de communautarisme constaté au sein de certains dépôts de la RATP doit faire l’objet de la plus grande attention”. “Ont pu être évoqués les exemples d’agents priant sur leur lieu de travail ou refusant de serrer la main d’une femme ou l’apparition d’un syndicat communautariste dans les élections professionnelles de certains dépôts”.

Il s’agit du syndicat antiprécarité (SAP-RATP), rebaptisé par certains agents “le syndicat pour musulmans”, qui a gagné plus de 50 % des voix aux élections professionnelles de 2014 sur deux centres bus : dans le XVIIIe arrondissement de Paris et aux Pavillons-sous-Bois. Eric Poulliat souligne :

“Aujourd’hui, à la RATP, quand vous êtes musulman et que vous n’allez pas à la prière le vendredi, on va vous le dire. Il y a une volonté qu’il y ait une pratique de l’islam rigoriste. Et donc on devient radical pour ne pas être embêté. Ça fait partie des choses qui nous sont remontées”.

Abécédaire Zoologique

Inès de Chantérac a publié un “Abécédaire Zoologique” assez original, puisqu’il a le double avantage d’apprendre l’alphabet, majuscules et minuscules (jusque-là rien d’étonnant), mais chaque nom d’animal est assorti d’un adjectif qualificatif plus ou moins élaboré, désignant pour la plupart un sentiment, une émotion, un comportement.

La curiosité des jeunes enfants entre 3 et 7 ans est maximale quand il s’agit d’apprendre de nouveaux mots. Le parti-pris de ce livre est de les “tirer vers le haut” pour qu’ils maîtrisent très jeunes un vocabulaire fin et précis quand il s’agit de désigner émotions, comportements, ou sentiments.

Un langage approprié désamorce bien des conflits/incompréhensions : cet Abécédaire est un modeste hymne à notre belle langue française – la véritable langue de la diplomatie…
Les dessins, très amusants, permettent à l’enfant de mémoriser les lettres et le vocabulaire, en les associant à ces scènes joyeuses et colorées.
A la fin de l’ouvrage, une notice étymologique est à la disposition des parents et des grand(e)s frères/soeurs pour pousser un peu plus loin les joies de l’apprentissage des mots.
Il s’adresse donc à 3 tranches d’âge :
  • les 3-6 ans pour l’alphabet et l’acquisition du langage
  • le 6-10 ans pour le vocabulaire et l’étymologie
  • parents, grands-parents, enseignants de classes primaires, pour des moments à la fois pédagogiques et récréatifs…
Donc un livre familial par excellence !

Etats-Unis : La Cour suprême va-t-elle abolir le droit à l’avortement ?

La Cour suprême des États-Unis a accepté de se prononcer sur une affaire majeure concernant l’avortement. Près de 50 ans après la célèbre décision qui a créé un droit à l’avortement au titre de la vie privée, la Cour suprême pourrait revenir sur cette décision et restreindre l’accès à l’avortement. Pourquoi ? Comment ? On vous explique tout ou presque sur cette affaire ce soir avec Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ.

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