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La BBC censure discrètement ses propres archives

Lu ici :

[…] le Daily Telegraph a rapporté qu’un auditeur anonyme de Radio 4 Extra avait découvert que la BBC avait discrètement modifié les répétitions d’émissions au cours des dernières années pour les rendre plus conformes aux mœurs sociales.

Ce à quoi la BBC a répondu… eh bien, oui. Dans une déclaration répondant à l’accusation, l’institution a confirmé « qu’à l’occasion, nous modifions certains épisodes pour qu’ils soient adaptés à la diffusion d’aujourd’hui, y compris en supprimant le langage raciste et les stéréotypes d’il y a des décennies, comme la grande majorité de notre public s’y attendrait ». C’est ainsi qu’en l’absence de loi ou de réglementation, l’establishment britannique a commencé à supprimer les contenus qu’il juge inappropriés au regard de la situation actuelle.

L’utilisation du mot « broadcast » [diffusion, NdT] dans l’affirmation de la BBC était à la fois délibérée et trompeuse. Historiquement, une « diffusion » était un événement ponctuel, comme un journal ou une représentation théâtrale. Mais, comme la BBC le sait sans doute, à l’ère du streaming, les « diffusions » ont tendance à être plus permanentes que cela. Parce qu’il est très ancien, une grande partie du fonds que la BBC a modifié n’est pas disponible à l’achat ou au téléchargement, et n’est pas non plus largement détenu sur des supports physiques, ce qui signifie que lorsque la BBC choisit de le modifier, elle modifie la seule copie de travail dont la majorité du public peut bénéficier.

Dans un marché libre, on pourrait être obligé de lever les mains et de se lamenter que le détenteur du droit d’auteur soit un tel amateur. Mais la BBC est une agence gouvernementale de facto – une agence pour laquelle tous les Britanniques qui possèdent un téléviseur sont obligés par la loi de payer – et, par conséquent, les archives qu’elle modifie sont effectivement propriétés publiques.

Cela soulève une foule de questions importantes, dont la principale est la suivante : pourquoi, si « la grande majorité » du public de la BBC attend de l’organisation qu’elle rende ses archives plus « convenables », l’a-t-elle fait en secret ? Encore une fois : à l’ère d’Internet, les changements apportés aux sources ont tendance à être itératifs plutôt qu’additifs. Lorsque le New York Times met à jour une histoire dans son journal, on peut plausiblement obtenir les deux copies.

En revanche, lorsque le New York Times met à jour une histoire sur son site web, la page originale disparaît. De son propre aveu, la BBC a supprimé des sketches entiers de séries comiques vieilles de 50, 60 ou 70 ans, dont beaucoup ne peuvent être entendus qu’avec l’autorisation de la BBC. Devons-nous simplement supposer que le public soutient cette évolution ? Et, dans l’affirmative, sommes-nous autorisés à nous demander pourquoi la BBC n’a pas fait preuve de transparence à ce sujet ?

Orwell a composé le poste que Winston Smith occupait dans la section des archives du ministère de la Vérité sur celui que sa femme, Eileen O’Shaughnessy, avait occupé au département de la censure du ministère britannique de l’Information au début de la Seconde Guerre mondiale. Le « processus d’altération continue » dans lequel Smith était engagé, écrit Orwell dans 1984, « s’appliquait non seulement aux journaux, mais aussi aux livres, aux périodiques, aux brochures, aux affiches, aux dépliants, aux films, aux bandes sonores, aux dessins animés, aux photographies, à tout type de littérature ou de documentation susceptible d’avoir une signification politique ou idéologique », de sorte que « jour après jour et presque minute après minute, le passé était remis à jour ».

Quelle meilleure description pourrait-on trouver de ce que la BBC est en train de faire à son fonds ? Certaines des révisions – la suppression des « blagues racistes et misogynes utilisées dans plusieurs de ses comédies radiophoniques classiques » – sont, en effet, le résultat de l’évolution des mœurs. D’autres, en revanche, relèvent d’une autoprotection cynique. Selon le Telegraph, la BBC a « purgé de ses collections les mentions des stars disgraciées Jimmy Savile et Rolf Harris ». Et c’est parti pour les trous de mémoire.

On peut raisonnablement se demander où un tel projet peut s’arrêter. Qu’on le veuille ou non, Jimmy Savile et Rolf Harris ont existé. […]

Emmanuel Macron, candidat, relance la machine à séduction et à papouilles

«  Avec vous. Pour vous. Pour nous tous ».

Vous aurez sans doute reconnu les derniers mots de la déclaration de candidature de M.Macron pour un deuxième quinquennat.

Juste pour ceux qui auraient quelque velléité de croire –encore- à ces déclarations enfiévrées, voilà un petit échantillon assez éclairant de citations sur la personnalité dudit Macron rapporté dans le livre de M.Jean-Pierre Jouyet L’envers du décor (Albin Michel, 2020). Le chapitre consacré à M.Macron s’intitule « Macron, séducteur indifférent ».

M.Jean-Pierre Jouyet a approché de près M.Macron dans nombre de leurs postes respectifs : à l’Inspection des Finances, que dirige M.Jouyet en 2005 et où il rencontre M.Macron :

« De 2005 à 2007, je vis une véritable lune de miel avec Emmanuel Macron. Souvent, en fin de journée, il passe dans mon bureau pour boire un whisky. Nous devisons de tout et de rien avec un plaisir partagé. C’est du moins le sentiment que j’ai » (p.42).

Puis « sous la présidence de Nicolas Sarkozy, nous approfondissons nos relations amicales » (p. 43).

Et cela va crescendo (si c’est possible après une lune de miel…) :

« Nos relations se resserrent un peu plus une fois que j’ai quitté le gouvernement Fillon en décembre 2008 » (p. 44). Puis « une fois François Hollande élu, je lui recommande de suivre le nouveau chef de l’Etat à l’Elysée… Mon protégé devient l’adjoint de Pierre-René Lemas, chargé des affaires économiques et sociales » (p.45).

Et voilà la chute (p.46) :

« Voilà ce que fut la séduction affectueuse dont fit preuve Emmanuel Macron à mon égard pendant toutes ces années, dont je pensais –à tort- qu’elle subsisterait après son élection. Hélas il n’en fut rien, en dépit de notre passé commun et du fait que je l’aie soutenu. Cette affection s’est transformée, au mieux, en indifférence, hors mes fonctions d’ambassadeur à Londres. Dès avant son élection, mes textos, jadis accueillis avec enthousiasme, ne reçoivent plus aucune réponse. Au départ, je tombe des nues. Je connais les usages. J’ai fréquenté trois Présidents avant lui, je n’ignore rien des sollicitations innombrables dont ils sont l’objet. Je ne me suis pourtant jamais heurté à pareil mur de silence.

Les semaines, les mois passent. Je découvre que je suis bien le seul à m’étonner. Tous mes camarades de l’Inspection des Finances m’ont expliqué que je n’avais rien compris à sa personnalité. Ce que m’ont confirmé de nombreux chefs d’entreprise mais aussi ses amis de longue date.

Tous m’ont dit peu ou prou la même chose : dénué de tout affect, « Jupiter » utilise toutes les armes de sa séduction  pour valoriser son propre ego (démesuré, diront certains). D’où ce rejet visible, presque enfantin, aujourd’hui de tous les proches avec lesquels il a « partagé » les moments et les sentiments qui semblaient les plus amicaux. J’ai depuis ouvert les yeux et remarqué l’écart qui existe chez lui entre la parole et les actes. Avec moi, il surjouait la complicité intellectuelle, le lien quasi filial, sans s’impliquer affectivement ».

A titre de rappel de « toutes les armes de sa séduction », nous ne résistons pas au petit plaisir de copier ce tweet de M. Régis de Castelnau avocat, dont le compte Twitter regorge de trouvailles :

Et il y en a qui veulent vraiment être encore refaits ?

Face à l’Etat tyran, la parole d’un évêque

Voici un article, tiré probablement du journal catholique La Croix du Var, que Mgr Guillibert, évêque de Fréjus et Toulon de 1906 à 1926, conservait dans ses notes de lectures. Plus d’un siècle plus tard, il garde toute son actualité :

Les archives du diocèse de Fréjus-Toulon recèlent aussi d’autres trésors. Voici une note de cours de Félix Guillibert, futur évêque de Fréjus et Toulon, alors professeur de philosophie à Aix – De la résistance à un gouvernement tyrannique. Position très classique, qui n’exclut ni l’insurrection face à un régime d’usurpation, ni la « légitime défense » pour les corps constitués ou les « résistances légales les plus accentuées » pour les individus, contre un gouvernement institué légitimement mais devenu tyrannique.

Un vote pour choisir une oeuvre d’art religieux à restaurer

Saint-Abraham est un petit village situé en Bretagne dans le Morbihan. La commune mène actuellement une étude préalable à la restauration de son église avec le concours d’une architecte du patrimoine. L’église Saint-Etienne possède en outre un ensemble de retables de la fin du XVIIe siècle de belle facture, ainsi que plusieurs pièces d’orfèvrerie d’ancien régime. A la fin des guerres entre le Royaume de France et le Duché de Bretagne, le mariage d’Anne de Bretagne avec Charles VIII, puis Louis XI marque le début d’une phase de prospérité, durant laquelle de nombreux nobles vont faire édifier, modifier et décorer des édifices religieux, sous leurs prééminences et patronages. Cette Vierge à l’Enfant en chêne polychrome est réalisée à cette période. François le Houx, membre de la haute noblesse bretonne est très probablement à l’origine de la commande de la Vierge à l’enfant et des trois autres statues présentes dans l’église. Cette statue possède des beaux orfrois sculptés avec finesse sur les vêtements. Les mains de la Vierge sont fines et anatomiquement justes, ce qui atteste d’une réalisation maîtrisée.

Cette statue de la vierge à l’enfant de l’église ​Saint-Etienne de Saint-Abraham fait partie des trois œuvres sélectionnées en Bretagne par Allianz-France et la fondation pour la sauvegarde de l’art Français pour recevoir une aide de 8 000 €. Pour la voir gagner, il faut voter jusqu’au 9 mars. Alexandra Le Ninan, adjointe à la mairie de Saint-Abraham, indique :

Entre septembre 2021 et janvier 2022, une chasse au trésor a été organisée sur tout le territoire Français pour faire remonter les œuvres exceptionnelles. Dans la commune, nous avons sélectionné la statue de la vierge à l’enfant, qui date du XVe siècle

Les objets, après vérification de leur éligibilité, ont été présentés à un jury. Celui-ci a présélectionné trois œuvres par région, dont la statue de la vierge à l’enfant. Depuis le 10 février, les votes sont ouverts au public pour choisir l’œuvre bretonne qui pourra bénéficier d’une restauration. La commune invite donc à voter pour cette statue en se rendant sur le lien www.sauvegardeartfrancais.fr/sondages/vote-allianz-bretagne/

« L’envie de reconnecter avec son corps »

Plus de 50 ans après la loi Neuwirth légalisant l’usage de la pilule en décembre 1967, de nombreuses femmes se méfient de ce moyen de contraception. Non pas par respect de la vie mais en raison, bien souvent, de ses effets secondaires. Le 24 avril 1972 le décret d’application de la loi Neuwirth sur la contraception orale autorise la création des centres de planifications et d’éducation familiale (CPEF), permettant aux mineurs un accès libre, gratuit et anonyme à tous les types de contraceptifs.

Le Télégramme a lancé un appel à témoignages et les réponses ont été nombreuses. Les femmes redoutent une prise de poids, un état dépressif, une baisse de libido, des saignements en continu et, surtout, « l’envie de reconnecter avec mon corps ». « Il m’était devenu impossible de vivre au quotidien avec des douleurs dans les jambes et le bas du ventre, des maux de tête, des sautes d’humeur… J’ai essayé cinq pilules différentes ».

L’un des plus gros inconvénients des pilules, stérilets, implants, anneaux, etc… (outre les risques pour la santé), réside dans le fait que la femme a le sentiment de vivre « à côté d’elle-même », en trompant son corps (ce qui est vrai dès qu’elle absorbe ces hormones), et même amputée d’une partie profonde d’elle-même (ce qui est juste aussi, puisqu’elle est rendue artificiellement stérile : sa fécondité naturelle est empêchée). Elle en vient peu à peu à l’impression (plus ou moins consciente) d’être devenue un objet pour son compagnon, qui peut alors « assouvir » ses besoins sexuels « sans risque », et surtout sans prendre la peine de dialoguer en profondeur avec la femme sur les besoins et les désirs sexuels de chacun, ni sur les projets d’enfant éventuels.

Or, l’utilisation d’une méthode d’observation des signes de sa fécondité, comme la méthode Billings, va permettre à la femme de se connaître, de comprendre qui elle est vraiment et ainsi d’aider son conjoint à mieux la respecter. N’est-ce pas cela la véritable liberté sexuelle ?

Chrétienté Solidarité au secours du peuple ukrainien

Agnieszka Zakrzewski, coordinatrice polonaise, Yann Baly, porte-parole de Chrétienté-Solidarité, directeur de la mission, Pierre Soleil, administrateur, Jeanne Smits, journaliste, et Bernard Antony, président, lancent un appel :

Depuis plus de quarante ans, Chrétienté-Solidarité a apporté le plus possible de secours aux peuples persécutés par le communisme ou l’islamisme : ses missions l’ont amené en Pologne, en Lituanie, au Liban, au Honduras à la frontière du Nicaragua, en Indochine, en Croatie…

Le plus souvent pour organiser dans la durée des parrainages d’enfants orphelins ou sinistrés, mais aussi pour se joindre dans l’urgence aux initiatives de secours immédiatement nécessaires.

C’est le cas aujourd’hui pour l’Ukraine. Un premier convoi chargé de matériel médical, de médicaments et de produits de première nécessité partira la semaine prochaine des villes d’Orange et de Camaret pour rejoindre la Pologne. Il livrera ses chargements à des municipalités polonaises frontalières de l’Ukraine qui accomplissent un formidable travail d’accueil des réfugiés qui sont en quasi-totalité des femmes, des enfants, des personnes âgées.

Grâce aux relations qui seront ainsi nouées, Chrétienté-Solidarité pourra continuer à œuvrer pour l’Ukraine.

Les dons financiers, au plus vite, peuvent être envoyés à Chrétienté-Solidarité :

  • Dons en ligne avec le lien suivant, en précisant : « opération Ukraine » à côté du nom du donateur : https://www.chretientesolidarite.fr/don-en-ligne
  • Ou par chèque à l’ordre de Chrétienté Solidarité Ukraine 70, boulevard Saint Germain 75005 Paris

Marion Maréchal :  » j’ai pris la décision de soutenir Éric Zemmour pour l’élection présidentielle »

Après avoir parrainé Marine Le Pen, Isabelle Surply, conseillère régionale, a annoncé se rendre au meeting d’Eric Zemmour à Toulon, où Marion Maréchal est attendue. Elle déplore “un manque de soutien” du Rassemblement national dans son combat contre l’islamisme.

Marion Maréchal a été interrogée dans Valeurs Actuelles :

[…] Je rejoins le candidat que je considère aujourd’hui être le mieux placé pour mener les idées que j’ai toujours défendues à la victoire. Je viens en alliée dans ce grand rassemblement des droites qu’il appelle de ses vœux, et dont sa campagne dessine déjà les contours. Et, je l’espère, demain dans le cadre d’une majorité présidentielle.

Quelles ont été les étapes de la réflexion qui vous a conduit aujourd’hui à ce choix ?

J’ai appris qu’Éric Zemmour souhaitait véritablement être candidat avant l’été. Contrairement à certains, qui balayaient d’un revers de main cette hypothèse, je l’ai toujours prise au sérieux.
J’étais d’abord absolument convaincue qu’un espace politique avait été délaissé depuis des années, notamment du fait des choix idéologiques et stratégiques du Rassemblement national. On le sait, la moitié des électeurs du RN ne sont jamais revenus aux urnes depuis l’élection présidentielle de 2017. Et je ne parle même pas des électeurs LR dont une partie est allée chez Emmanuel Macron ou s’est réfugiée dans l’abstention. La nature a horreur du vide, c’est vrai aussi en politique. A partir du moment où Éric Zemmour, avec sa notoriété, sa personnalité et son franc-parler, avait l’intention de se saisir de cet espace politique, l’option ne me semblait pas folle et encore moins perdue d’avance. J’ai observé avec intérêt le début de sa campagne. Et si j’ai pu un temps plaider pour une candidature unique derrière le mieux placé du camp national, je constate comme chacun que cette union n’a pu se faire. Un choix s’impose donc aujourd’hui.

Pourquoi donc choisir plutôt Zemmour que Le Pen ?

Depuis maintenant plusieurs semaines, je considère que l’écart dans les sondages, le plus souvent situé dans la marge d’erreur et fluctuant au profit de l’un ou l’autre, est peu significatif sur le plan politique. Parce que la politique n’est pas une photographie de chiffres, ce n’est pas du statique. Tout au contraire, c’est de la dynamique, c’est de la perspective, du potentiel. On sait désormais que le ticket d’entrée au second tour sera très bas. Aujourd’hui, je considère qu’Éric Zemmour est le mieux placé pour se qualifier et créer la surprise au second tour. Il a des cartes en main dont d’autres ne disposent pas.

De quelles cartes dispose-t-il que Marine Le Pen n’aurait pas ?

Eric Zemmour semble le seul à pouvoir abattre le mur électoral qui s’était dressé peu à peu entre différentes catégories socio-professionnelles françaises. Depuis des années, nous étions prisonniers d’une sorte de néo lutte des classes politique, électorale, cristallisée dans le vote RN et LREM. Cette opposition a figé dans les urnes les fractures françaises à la fois sociales, territoriales et générationnelles. Le résultat est que différentes catégories de la population ne se comprenaient plus, ne se parlaient plus et étaient incapables de se retrouver dans un projet commun. Pour simplifier, les mouvements politiques ont alimenté, exacerbé par les programmes et par leur dialectique l’opposition entre périphérie et métropole, Français des villes et Français des champs, oubliés de la mondialisation et gagnants de la start-up nation. C’est le récit du « peuple contre les élites », et inversement. C’est en réalité non seulement un enfermement mais même une impasse.

Cette opposition, Marine Le Pen l’a traduite par sa stratégie « bloc élitaire contre le bloc populaire » et Emmanuel Macron l’a traduite politiquement par l’affrontement « populistes contre progressistes ». Le problème, c’est que c’est un schéma qui lui convient parfaitement, car il en est le grand gagnant ! En construisant un projet pour tous, en utilisant une autre dialectique, Eric Zemmour a réussi à réunir des Français de tous milieux et de toutes conditions. Il est en train d’abattre ce fameux mur électoral dont je vous parlais. C’est une très bonne nouvelle pour les défenseurs de l’unité nationale que nous sommes.

Quelles sont les autres atouts d’Éric Zemmour ?

La deuxième carte qu’il a en main, c’est qu’il est parvenu à mettre en musique ce rassemblement des droites que j’appelle de mes vœux depuis longtemps, en attirant dans son sillon des électeurs et des élus issus du RN, de LR et d’ailleurs. Qu’on s’entende : je n’ai jamais considéré que cette union des droites était un objectif, un absolu, mais en revanche c’est un préalable, un chemin vers le rassemblement des Français et la victoire de nos idées.

Sa troisième carte, c’est qu’il a fragilisé le cordon sanitaire. Quand on voit des profils comme Éric Ciotti, François-Xavier Bellamy, Etienne Blanc et d’autres sénateurs LR expliquer qu’en cas de 2e tour entre Éric Zemmour et Emmanuel Macron, ils voteraient pour lui, c’est un signal politique et symbolique très fort. Cela laisse présager de réserves de voix importantes. Eric Zemmour n’est pas dans un corner électoral.

Par-delà ces considérations de sociologie électorale, votre choix n’est-il pas d’abord un choix intellectuel ?

Vous avez raison. Ce qui me frappe d’abord chez Eric Zemmour, c’est sa cohérence et sa vision. Mon choix est une adhésion idéologique. Je retrouve chez Éric Zemmour beaucoup de positions que je défendais au sein du RN, sans être nécessairement entendue, notamment sur l’économie, l’Europe, les sujets dits sociétaux. J’admire également son courage intellectuel, c’est un homme qui se ne laisse pas intimider par le terrorisme intellectuel du politiquement correct. C’est un atout considérable car cette pression pousse souvent les hommes politiques aux compromissions dans les idées et aux renoncements dans les actions. Avec lui, je sais que ce ne sera pas le cas.

Surtout, je partage avec lui cette idée que le combat civilisationnel est le premier des combats. A travers le combat civilisationnel, j’entends bien sûr la question migratoire, culturelle et démographique. La politique de civilisation que j’appelle de mes vœux comporte ces trois angles. Pour toutes ces raisons, je n’ai pas aujourd’hui l’impression de suivre un parti politique, mais de suivre mes convictions. C’est cela qui a fini par me décider. Je suis là où tout me dit que je dois être. […]

La vieillesse : trésor pour l’Église et la société

Véronique Jacquier reçoit Marie de Hennezel, psychologue et écrivaine, Sœur Agnès de la congrégation des petites sœur des pauvres et Sœur Maylis Bénédictine à l’abbaye de Faremoutiers :

 

Départ de la Grande marche des mères de prêtres pour Rome

Après la messe dominicale en église Saint-Roch à Paris, les pèlerines ont été bénies sur le parvis de l’église.

La même méthode de terrorisme et de mensonge que celle mise en œuvre lors de la pseudo-pandémie de covid

Agostino Nobile, écrivain et blogueur qui contribue régulièrement au blog de Marco Tosatti, écrit dans un texte traduit par Benoît-et-moi :

En Italie, comme dans le reste de l’Occident, les années covid/lockdown et vaccin/green-pass ne devraient laisser aucune place au doute. Nous sommes sous un régime qui a méthodiquement ignoré la Constitution de manière brutale, à commencer par le droit au travail. Pour le covid, ils ont mené une campagne de mensonges et de terreur sans précédent dans l’histoire occidentale. Ils ont puni, raillé et marginalisé les scientifiques et les médecins qui faisaient autorité et qui disaient ce qui s’est ensuite passé, à la fois sur les traitements existants pour le covid et sur les vaccins inefficaces et dangereux.

Concernant le conflit Russie-Ukraine/Otan, le gouvernement et les médias ont mis en place la même méthode de terrorisme et de mensonge que celle mise en œuvre lors de la pseudo-pandémie de covid. Rappelons brièvement les signes annonciateurs qui ont conduit au conflit OTAN/Ukraine-Russie.

Après la chute du mur de Berlin, l’OTAN a promis de ne pas étendre son influence vers l’est, dans les pays de l’ancienne Union soviétique. Mais de 1999 à 2004, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie sont devenues des membres à part entière.

Et ce n’est pas tout. Bien que Poutine soit favorable à l’alliance de la Russie avec l’Europe, certains anciens pays soviétiques ont installé des missiles pointés vers la Russie. L’OTAN n’a donc pas seulement manqué à sa parole, elle a aussi adopté une position de défi.

Soyons certains qu’une situation similaire aux frontières américaines serait impensable. Il suffit de se rappeler l’Union soviétique en 1962, qui avait l’intention de positionner ses missiles contre les États-Unis à Cuba. Comme nous le savons, dans un accord secret, l’administration J F Kennedy a décidé de retirer les missiles Jupter de Turquie en échange du retrait des missiles nucléaires qui étaient sur le point de rejoindre le Cuba de Fidel Castro.

Nous ne savons pas si un accord secret pourrait mettre un terme au conflit actuel, mais les mensonges diffusés par les gouvernements et les médias occidentaux sombrent dans le plus grand ridicule. L’une des nombreuses fake news est le jeu vidéo présenté comme une attaque russe contre l’Ukraine {ndt: les « fact checkers » de service ont bien tenté de rattraper le coup, interprétant a posteriori l’information comme un test sur la crédulité des gens, cf. actu.orange.fr/desintox/ces-images-ne-montrent-pas-l-attaque-russe-contre-l-ukraine].

À ces calomnies s’ajoutent le blocus de Swift, la fermeture de l’espace aérien et la chasse aux sorcières contre les personnalités du monde des arts et des affaires russes.

Il semble que les États-Unis et l’OTAN veuillent acculer la Russie à une action irréparable. Étant donné que Poutine a menacé, de façon pas vraiment voilée, d’utiliser des armes atomiques, cela signifie que les fous occidentaux seraient heureux de créer l’enfer en Europe.

Quel pourrait être l’objectif de l’OTAN dans une guerre sans retour ?

Depuis plus d’un siècle, l’élite rêve de la dépopulation de la planète. Ces jours-ci, je me suis souvenu du prophète du pacifisme et du sexe libre Bertrand Russell. Dans un passage de son essai The Impact of Science on Society (1952), il écrit :

Les temps sombres appellent des moyens extraordinaires […] La population mondiale augmente de 58 000 personnes par jour. La guerre a eu un grand effet sur cette augmentation, qui s’est poursuivie avec les deux « guerres mondiales ». [Mais la guerre], par rapport à la démographie a été décevante […] peut-être la guerre bactériologique pourrait-elle s’avérer plus efficace. Si une peste se répandait dans le monde, une fois par génération, les survivants pourraient procréer librement sans provoquer de surpopulation. […] cet état de fait est peut-être désagréable, mais que dire? Les personnes à l’esprit supérieur sont indifférentes à la souffrance, en particulier à celle des autres.

Russell a reçu quatre distinctions britanniques et a obtenu le prix Nobel de littérature en 1950.

Ce n’est pas un hasard si, depuis quelques années, les virus sont fabriqués dans des laboratoires et gérés par des agents américains. La guerre bactériologique préconisée par le philosophe « pacifiste » Russell est désormais – covid docet – réalisable. Une guerre contre la Russie pourrait donc atteindre les objectifs des satanistes.

Dans de nombreux pays, principalement ceux dits du tiers et du second monde, il existe des laboratoires de recherche bactériologique dirigés par des agents américains. Comme par hasard, c’est aussi le cas en Ukraine (voir ici et ici).

Revenons aux événements qui ont précédé le conflit actuel.

En décembre 2013, la secrétaire d’État adjointe Victoria Nuland a déclaré au National Press Club de Washington que les États-Unis – lire Barak Obama – avaient investi 5 milliards de dollars pour « annexer » l’Ukraine.

Selon le haut commissaire européen aux affaires étrangères, Catherine Ashton, et le ministre estonien des affaires étrangères, Urmas Paet, un groupe de tireurs d’élite a tiré sur les manifestants et les policiers. Cela a été confirmé par les tireurs d’élite géorgiens Koba Nergadze et Alexander Revazishvili, qui ont révélé qu’ils avaient été recrutés par un membre du gouvernement américain dans le but de faire des victimes dans les deux camps et de plonger Kiev dans le chaos (cf. smotrim.ru/amp).

Dans une interview de 2014 sur la chaîne CNN, Fareed Zakaria, s’adressant à George Soros, a commenté :

Une chose dont beaucoup de gens vous créditent est le financement de groupes et d’activités dissidents en Europe de l’Est, en Pologne et en République tchèque, pendant les révolutions de 1989. Faites-vous la même chose en Ukraine ?

Réponse :

J’ai une fondation en Ukraine depuis avant que l’Ukraine ne devienne indépendante de la Russie. Cette fondation a toujours été en activité et a joué un rôle important dans les événements d’aujourd’hui.

Après le coup d’État de 2014, la chasse aux russophones dans le Donbass a commencé. À ce jour, plus de 14 000 femmes, hommes et enfants innocents ont été tués par les groupes pro-nazis ukrainiens. Mais tout cela, les gouvernements et les médias n’en parlent pas. Leur âme noire ne le leur permet pas.

Enfin, Volodymyr Zelensky qui, au lieu de s’opposer aux ordres du sénile Joe Biden, essaie de passer pour un héros aux dépens du peuple ukrainien. Devenu président de l’Ukraine grâce à l’élite mondialiste, il est le principal responsable de la catastrophe en Ukraine et en Europe.

Je conclus. Il n’est pas crédible pour l’Occident de menacer sans relâche une puissance nucléaire comme la Russie juste pour sauver les arrières d’un président corrompu d’un pays pauvre avec peu de ressources naturelles comme l’Ukraine. Il n’est pas possible pour l’Europe de faire un bras de fer avec un pays comme la Russie, qui est riche en gaz et en pétrole et dont elle tire d’énormes bénéfices du marché des milliardaires. Il suffit de penser aux exportations italiennes.

Ces incohérences suggèrent que nous n’assistons pas à une guerre limitée à l’Ukraine. Les enjeux sont beaucoup plus élevés. Poutine mène une guerre contre ces mondialistes qui nous ont imposé deux ans de souffrance, de vaccins et de covid permanents. Le soviétisme n’est pas en Russie. Il est chez lui en Occident. Et si nous ne soutenons pas Poutine, nous méritons quelque chose qui surpasse les abominations du soviétisme. Le transhumanisme sans retour.

A propos de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), tristement célèbre pour ses massacres de juifs et de Polonais en 1942-44, dirigée par Stepan Bandera, dont une avenue de Kiev porte le nom depuis 2016.

Et du régiment Azov.

« Radicalisme religieux » à l’hôpital

Difficile de dénoncer l’islam… L’urgentiste Patrick Pelloux, ex-chroniqueur à « Charlie Hebdo », a remis au gouvernement un rapport sur le sujet.

(…) “Ce qu’il faut également comprendre, c’est que le personnel qui travaille à l’hôpital est d’une profonde tolérance et très résilient. Alors quand ils se retrouvent face à ce type de dérives, que ce soit, dans l’islam ou chez les catholiques ou les protestants, ils ne réagissent pas forcément. Pendant nos auditions, une aide-soignante d’un hôpital de l’Ouest nous a confié qu’un de ses collègues, musulman intégriste, faisait du prosélytisme auprès de ses collègues, tâchant de les convertir. Personne ne savait quoi faire : les directeurs des agences régionales de santé (ARS) estiment souvent que le sujet est trop complexe, sulfureux. Évidemment, depuis des années une partie de la gauche et des militants islamistes ont œuvré à inverser la problématique : aujourd’hui, parler de ces problèmes, c’est être raciste. Or, ce rapport souligne les dérives religieuses, il n’a rien à voir avec les « races ».”

(…)

Et quels sont les dérives et les dangers qu’on vous a fait remonter ?

“La première expression de ces radicalisations dans le personnel hospitalier, extérieur ou chez les aumôniers, c’est le sexisme et l’homophobie, avant l’antisémitisme, qui n’est jamais très loin derrière. Ce genre de problèmes conduit des médecins à refuser de soigner ou d’utiliser certaines techniques, un phénomène heureusement encore très marginal. On a notamment eu le cas d’un médecin qui a refusé de faire une transplantation d’organe car c’était haram. Autre exemple : le cas d’un étudiant en médecine qui refusait catégoriquement de soigner les femmes, mais qui lui était membre d’un groupe à tendance sectaire sioniste. On sait que certains médecins refusent l’accès à l’avortement en surdatant la grossesse…“

« Si on ne fait pas attention, on peut se retrouver avec des gens très dangereux, radicalisés, à l’hôpital. »

(…)

Diriez-vous que l’hôpital est une cible aujourd’hui pour les groupes religieux fondamentalistes ou prosélytes ?

“Oui, évidemment que l’hôpital est une cible ! Regardez Baraka City, une association humanitaire dissoute par le gouvernement pour sa proximité avec des milieux islamistes, ils avaient pignon sur rue à l’hôpital ! N’oubliez jamais que le principal moyen d’action de Daech en Syrie, c’était l’accès aux soins gratuits pour les populations. La santé gratuite, ce n’est pas rien ! Zineb El Rahzoui, qui a traduit des lettres politiques des Frères musulmans, a montré que leur objectif, surtout en France, était d’utiliser le système de protection sociale et de conquérir le système hospitalier.”

La Floride abaisse la limite pour avorter

Le parlement de Floride a voté une loi qui réduit de 24 à 15 semaines de grossesse le seuil légal pour avorter dans cet Etat du sud-est des Etats-Unis. La loi, adoptée jeudi soir par les élus républicains du Sénat de l’Etat, prévoit des exceptions s’il y a un « risque grave » pour la santé de la femme ou une anomalie létale du foetus, mais pas en cas de viol ou d’inceste.

Déjà adopté par la Chambre des représentants de Floride, le texte doit désormais être promulgué par le gouverneur Ron DeSantis, qui le soutient.

Cette loi de Floride est comparable à un texte du Mississippi, dont la légalité est en examen à la Cour suprême des Etats-Unis.

L’Homme de Dieu en salle de cinéma la semaine prochaine

A compter du 9 mars, ce film, évoqué ici, sera à l’affiche dans près de 100 salles, mais sur quelques séances uniquement (le plus souvent 3 séances les jeudi 10, dimanche 13 et lundi 14 mars). Dans bien des endroits, ce seront les seules séances disponibles donc efforcez-vous de programmer votre sortie dès maintenant. Trouver une salle.

Si ces salles sont correctement remplies à l’issue de ces 3 séances uniques, sans doute pourrons-nous programmer le film dans d’autres lieux par la suite.

Vous pouvez vous inscrire via le bouton « Je veux voir L’HOMME DE DIEU près de chez moi » en indiquant le code postal de la ville où vous souhaitez voir le film et le nombre de personnes de votre foyer qui viendrait avec vous. A partir de 50 personnes sur cette ville, Saje organisera une séance avec le cinéma, sans manquer de vous prévenir bien entendu. Pensez à mobiliser des amis autour de vous pour cela afin qu’on puisse atteindre rapidement cette jauge de 50 personnes par ville.

Retour en image sur l’avant-première :

Ne cédez pas à la victimisation

Anne Coffinier a interrogé Heather McDonald, universitaire américaine auteur de The Diversity Delusion, sur les ravages de l’idéologie woke sur les campus américains et… ailleurs.

Vavez écrit The Diversity Delusion (Diversité, Désillusion). Pouvez-vous nous décrire les effets de l’idéologie woke qui s’attaque aux universités américaines ?

Tout ce qui s’y fait est, de facto, rapporté à des considérations prosaïques, liées à l’origine ethnique et aux préférences sexuelles. On apprend aux étudiants à détester l’héritage de leur propre civilisation, parce que cet héritage est regardé comme étant trop “blanc”, trop “patriarcal”. On admet parfaitement que les étudiants soient ignorants de pans entiers de la connaissance, qu’ils ne lisent pas certains ouvrages en particulier, qu’ils n’écoutent pas certains types de musique, précisément parce que le corps enseignant adhère à l’idée – défendue par certains élèves – que ces oeuvres doivent être rejetées en raison de la représentation que les étudiants ont de leurs auteurs. Le poison d’une idéologie identitaire et profondément narcissique les conduit à regarder le monde à partir de la représentation qu’ils se font eux de leur propre “identité”, à eux, et à se penser comme victimes, dès lors qu’ils n’appartiennent pas, selon leurs termes, au camp de “l’homme blanc hétérosexuel”. Cette idéologie s’attaque aujourd’hui à toutes les organisations, jusqu’au sein des gouvernements, elle mine la méritocratie en la remplaçant par des considérations liées aux préférences sexuelles et d’égalité entre les “races”. C’est une pensée de la destruction pure et simple.

Comment est-il, sinon comment serait-il possible de mettre un terme à cette dynamique qui met en péril non seulement la liberté d’opinion, mais aussi et d’abord la possibilité-même des apprentissages ? 

Vous avez raison de soulever la question de la transmission des connaissances. Beaucoup de conservateurs se sont réfugiés derrière l’idée que, pour transmettre, il fallait avant tout interroger les savoirs, les discours, et apprendre aux élèves à exprimer leur propre opinion. Et comment nier que cette démarche soit pertinente. Mais le coeur de l’acte de transmission réside précisément… dans la transmission, dans l’enseignement des connaissances. Alors il ne s’agit pas simplement ni d’abord d’apprendre à un étudiant à faire valoir son point de vue, mais, d’abord et avant tout, de lui transmettre les connaissances héritées de la civilisation à laquelle il appartient. Par ailleurs, il y a beaucoup de matières, à l’école ou à l’Université, qui ne requièrent pas, dans le cadre de leur enseignement, qu’elles deviennent matière à débattre ! Qui débat des tables de multiplication, des déclinaisons de l’allemand ou encore des premiers développements de la civilisation méditerranéenne ? Ces choses-là s’apprennent. Cela étant dit, pour restaurer à la liberté d’opinion, et pour refaire de la transmission des connaissances la première des priorités, il faut que les professeurs d’Université aient enfin le courage de s’élever contre les sirènes de l’ignorance, pour leur opposer la transmission de ce qui fait le coeur de notre civilisation : l’héritage des Lumières, l’héritage de vos propres valeurs, en France, la tolérance, l’esprit critique, l’approche empirique des questions philosophiques, à l’heure où, dans bien des universités américaines, l’objectivité et la rationalité sont des valeurs… “blanches”. Donc des valeur qui serviraient à faire taire les opprimés. A partir de là, vous comprenez bien qu’il devient difficile de soutenir des vérités qui seront facilement condamnées en tant que telles, et remplacées par de simples croyances, par des cultes. Ceux d’entre nous qui enseignent et qui ont le privilège de transmettre la littérature, l’art, la musique, la science et la philosophie, doivent se mettre en ordre de bataille et cesser de se laisser dicter leur conduite par des jeunes gens qui commencent dans la vie. Ils ne doivent d’ailleurs pas s’associer à des comportements qui sévissent au nom de la justice politique et “raciale”. Il faut qu’ils reviennent au coeur de leur métier, qui n’est pas celui d’activistes politiques, comme on tente de les en persuader depuis la grande époque des révoltes étudiantes…

Quel conseil donneriez-vous à ceux qui, en France, subissent les attaques de l’idéologie Woke ?

Ne cédez pas à la victimisation : aux accusations systématiques de racisme, de sexisme, qui se font ironiquement jour dans des sociétés qui sont parmi les plus ouvertes de toute l’histoire de l’Humanité, qu’il s’agisse de la France ou des Etats-Unis. N’oubliez pas que ces accusations, et avant tout l’expression des “opinions” sur lesquelles elle reposent, vaudraient à leurs auteurs d’être désignés immédiatement comme des cibles dans bien des pays du Tiers-Monde… Non, nous ne sommes pas coupables de discrimination. Par notre passivité, nous ne sommes pas simplement en train de laisser des gens déboulonner des statues, nous laissons des gens porter atteinte à l’honneur de nos pays, de nos Pères fondateurs… Je me dis souvent, d’ailleurs, que les jours du nom de notre propre capitale sont comptés. Washington DC, rendez-vous compte ! Cet esclavagiste. Quelle hypocrisie. Certes, ce qui était “normal” à l’époque ne l’est plus aujourd’hui ; mais c’est oublier aussi que l’esclavage a eu cours en Afrique, bien plus tôt qu’en Europe… Et pourtant, on déboulonne Abraham Lincoln, on déboulonne Jefferson, parce que, voilà, ils ne sont plus au goût du jour. Je me dis aussi que les jours de la “Maison Blanche” sont comptés, précisément parce que c’est la maison… blanche. Et je crois qu’elle ne va pas rester “blanche” très longtemps, cet adjectif renvoyant désormais à l’infamie. Il suffit bien souvent d’ailleurs, et c’est bien triste, de juxtaposer l’adjectif “blanc” à un nom, ou d’en faire l’épithète d’un nom propre pour stigmatiser un individu ou une institution. C’est la marque du diable !

Terres de Mission – De la mosquée à l’église : ils témoignent

Eglise universelle : Des convertis de l’islam témoignent

Partout dans le monde, des musulmans se convertissent au christianisme. Ce choix, qui est d’abord une rencontre personnelle avec le Christ, est toujours une épreuve pour le nouveau converti qui se trouve en butte à l’hostilité, à des degrés divers, de sa communauté d’origine. Les témoignages recueillis par Marie Piloquet dans cet émouvant hors-série de L’Homme Nouveau intitulé « Convertis – De la mosquée à l’église – Ils témoignent » nous interrogent : Et nous ? Que nous a coûté notre fidélité au Christ ?

Eglise en France : Les sacrements. D’un rite à l’autre.

Si les sacrements, en particulier la messe, sont au cœur de la vie chrétienne, les ravages de l’ignorance religieuse font que trop peu de chrétiens ont conscience des trésors de grâces ainsi mis à leur disposition par l’Eglise. A l’occasion de ce carême 2022, le père Jean-François Thomas (s.j.) propose, sous le titre : « Les sacrements, d’un rite à l’autre – Quelle Tradition pour nos célébrations dans l’Eglise catholique ? » une série de 8 brèves vidéos afin de mieux connaître la nature et les effets des sacrements, mettant en particulier les pratiques contemporaines en perspective avec la Tradition de l’Eglise.

Eglise en marche : L’homme de Dieu

C’est à la rencontre d’une très belle et émouvante figure de prêtre et d’évêque que nous convie Alexandros Potter dans ce film de Yelena Popovic. Saint Nektarios d’Egine (1846-1920), métropolite orthodoxe proche du patriarche d’Alexandrie, doit faire face à une cabale des autres évêques grecs qui craignent son accession au patriarcat. Il est expulsé en Grèce où leur vindicte le poursuit. Homme de prière, auteur spirituel reconnu, attentif à toutes les souffrances physiques et morales, thaumaturge, il fonde un monastère de moniales sur l’île d’Egine. Un film superbe, aux multiples récompenses, au service d’un bien bel exemple de saint prêtre, persécuté par les siens…

Big Brother contre Zorro

De Christian Baeckeroot, ancien député, pour le Salon beige:

Remarque préalable : « Donnez-moi 5 lignes écrites par n’importe qui, je le ferai pendre, disait-on naguère pour ironiser sur la raison d’Etat. » Cette citation ou d’autres versions assez proches ont été attribuées à Richelieu ou à Fouquier-Tinville.

Mais, ça, c’était avant…

Depuis Big Brother, le « héros »  de George Orwell a vu sa puissance décuplée par le développement des moyens d’information. Il extrait d’un entretien la phrase, la modifie si nécessaire, et la livre à la meute bien-pensante.

Ainsi voit-on l’action de Big Brother dans la désinformation autour des propos prêtés à Eric Zemmour sur les réfugiés ukrainiens.

Sur RTL, Eric Zemmour déclare : « Je pense que les Polonais ont décidé de tous les accueillir. Je pense qu’il nous faut aider les Polonais à les accueillir. Je préfère qu’ils soient en Pologne, ils pourront plus facilement rentrer chez eux quand la guerre sera finie. Je propose que nous aidions les Polonais et que la Commission européenne lève les sanctions financières contre la Pologne. » (NB : La Commission européenne veut imposer à la Pologne des règles juridiques contraire au droit polonais, alors que les traités en vigueur ne lui ont accordé aucune compétence dans les domaines concernés.)

Les médias bien-pensants déforment et résument la position de Zemmour ainsi : « Eric Zemmour refuse que la France accueille des réfugiés ukrainiens ». Ensuite, il ne reste plus à l’orchestre médiatique qu’à répéter en boucle ce mensonge !

Comment venir en aide aux réfugiés ?

Il s’agit d’accueillir plus d’un million de femmes et d’enfants qui fuient la zone des combats et qui, pour la grande majorité, souhaitent  retrouver leurs maris ou pères en Ukraine dès que les combats cesseront.

Les  conditions d’accueil doivent  en outre, dans la mesure du possible, tenir compte des données suivantes :

1/ accueil immédiat dès que la frontière de l’Ukraine est franchie donc accueil dans les pays limitrophes ;

2/ aide massive que ces mêmes pays offrent, à condition que la Commission abandonne les sanctions et que l’ensemble de l’Union européenne mobilise massivement des moyens matériels et débloque sans délai des aides financières très importantes, l’ensemble étant mis à la disposition directe des pays d’accueil ;

3/ conditions d’accueil les plus favorables offertes par les pays limitrophes : parenté, langue, mœurs et proximité culturelle et religieuse.

Les propositions d’Eric Zemmour  s’efforcent de tenir  compte de ces considérations et sont donc à l’opposé de la caricature faite par Big Brother et reprise en boucle par les médias bien-pensants

Mémoire de l’Holodomor

De Bernard Antony:

Je publierai prochainement sur ce blog et dans Reconquête un « fil conducteur » d’histoire de l’Ukraine depuis la naissance vers le IXe siècle de la Rus’ de Kiev convertie au christianisme au Xe siècle par Saint Cyrille, tandis qu’en 1147 allait naître la ville de Moscou et la principauté de même nom ou Moscovie.

Je rappellerai notamment la naissance à proprement parler de ce pays à la fin du XVIe siècle avec la création d’un territoire autonome des Cosaques, appelé Ukraine, après les siècles de dévastation et de la Moscovie et de la Rus’ de Kiev par les Mongols et Tatars.

Mais je veux aujourd’hui simplement faire part de mon étonnement devant l’oubli par certains « commentateurs » de la tragédie actuelle de la phase sans doute à ce jour la plus atroce, après les exterminations mongoles, de l’histoire moderne de l’Ukraine, à savoir l’Holodomor mot ukrainien signifiant « génocide par la faim ».

En effet, après la famine en ce pays (1 million de victimes) déclenchée en 1920 par les tchékistes du monstrueux Félix Dzerjinski, le fondateur de la Tchéka, vient en 1930 le temps de « la grande Terreur » ordonnée par Staline, avec ses purges innombrables, puis, en 1932-1933, l’holodomor faisant mourir entre cinq et six millions d’Ukrainiens, principalement des paysans.

Il n’est guère aujourd’hui de famille ukrainienne qui ne se souvienne de cela, à quoi, après Soljenitsyne, les meilleurs historiens contemporains du Communisme (Robert Conquest, Stéphane Courtois, Thierry Wolton, Nicolas Werth ) ont consacré un immense travail mémoriel tel que hélas désormais interdit en Russie avec la récente dissolution de Mémorial et plus généralement l’organisation de l’amnésie sur les crimes de Staline désormais tant honoré par Poutine.

La mémoire de l’Holodomor explique que beaucoup d’Ukrainiens (comme beaucoup de Polonais de Katyn) ne distinguent pas facilement les Russes des Soviétiques ; certes à tort sans doute, mais l’actuelle invasion de l’Ukraine n’aidera évidemment pas à dissiper cet amalgame dans la majorité du peuple.

Quant au peuple russe, ce n’est pas avec les livres scolaires d’aujourd’hui que leurs enfants apprendront ce que fut l’Holodomor, même pas mentionné. Pas davantage ils n’apprendront ce que fut le Pacte Hitlero-Stalinien, préparé d’ailleurs dans le plus grand secret avant sa révélation par la Pravda le 23 août 1939.

Pas plus ils ne sauront que, conjointement, les formidables armées soviétiques et nazies, envahiront et écraseront la Pologne et se la partageront après son héroïque résistance.

Mais on est quelquefois effaré aujourd’hui de l’ignorance chez trop de personnes de ce passé pourtant pas si lointain.

Ouvrages traitant des crimes du communisme :

-de Robert Conquest : « La grande terreur » (Ed Robert Laffont)

-de Stéphane Courtois (et autres rédacteurs) : « Le livre noir du communisme » (Ed Robert Laffont)

-de Thierry Wolton : « Une histoire mondiale du communisme » en trois gros volumes : « les Bourreaux », « les victimes », « les complices » (Ed Grasset)

-de Bernard Antony : « Communisme : 1917-2017 » (Ed Godefroy de Bouillon)

3 figures inspirantes en temps de Carême

Le Carême commémore les 40 jours du Christ dans le désert. Nous sommes invités à sa suite à vivre un temps de prière, d’introspection et de conversion. Il n’est pas toujours facile d’aller dans nos déserts, dans nos silences pour se rapprocher de Dieu. Nous ne sommes pas seuls car Jésus nous y précède mais nous pouvons aussi choisir de marcher dans les pas de fameux guides ! En voici trois qui ont tracé de belles voies dans le désert :

  • Moïse et le chemin de la patience. Dans l’Ancien Testament, Moïse guida le peuple de Dieu pendant 40 ans dans le désert ; un exode fait de hauts et de bas … Nul doute qu’il peut nous aider à traverser notre désert pendant 40 jours ! Le Carême peut être l’occasion de revivre les grands moments de doutes et d’espérance du peuple juif, comme l’épisode du serpent de bronze avant de pouvoir nous aussi lever les yeux vers la Croix.
  • Jean-Baptiste et le chemin de la conversion. Le Carême s’ouvre avec cette phrase des évangiles “convertissez vous et croyez à l’évangile” ; or, Jean préparait le chemin de Jésus en proposant un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Le dernier prophète, qui vécut longtemps dans le désert, nous guide sur un chemin d’humilité et de dépouillement ; “Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.” (Marc 1 ; 6)
  • Charles de Foucauld et le chemin de l’Autre. Ce “frère universel” qui se révéla dans l’amour de son prochain au milieu du désert, nous montre comment dépasser nos propres frontières dans l’amour du Christ et de son prochain. Sa prochaine canonisation, le 15 mai 2022, est une bonne opportunité pour apprendre à mieux le connaître.

« Les Russes ont tiré en une minute ce que nos soldats utilisent en une année à titre d’entraînement »

Christian Cambon, le président LR de la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, milite pour une augmentation du budget de la Défense à l’heure où « en cas de guerre, la France manquerait de moyens au bout de 15 jours« .[source]

Comment en est-on arrivé là ? Cela fait 20 ou 30 ans que les présidents et gouvernements successifs diminuent l’outil de défense de la France au grand désespoir des militaires qui doivent se taire au nom du très pratique devoir de réserve alors qu’ils sont les mieux placés pour dénoncer cette trahison historique. Et on veut nous faire croire que ces politiciens ont des statures d’homme d’Etat ?  Jacques Chirac, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Emmanuel Macron sont des irresponsables et nous devrions encore voter pour eux ? Faut-il rappeler que le général de Villiers a démissionné en 2017 pour protester contre la politique d’Emmanuel Macron en déclarant : « Je considère ne plus être en mesure d’assurer la pérennité du modèle d’armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd’hui et demain » Et nous sommes désormais « demain ».

Au Sénat, Christian Cambon, le président LR de la commission des affaires étrangères et de la défense, demande depuis des mois un renforcement du budget de la défense. Il l’a fait encore mardi, lors du débat sur l’Ukraine. Si la loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 prévoit bien de renforcer les moyens de l’armée, nous devons « aller plus loin » pour être capables de « faire face à des conflits de longue durée », a-t-il affirmé à la tribune (…)

Ces 9 milliards d’euros supplémentaires qu’évoque le sénateur, c’était avant l’invasion russe de l’Ukraine. « Au vu des nouveaux dangers qui se profilent avec l’attitude de la Russie, il faudra aller bien au-delà et renforcer tous les postes : celui des recrutements, des ressources humaines, mais aussi celui des équipements », soutient Christian Cambon. Alors que Florence Parly explique que l’armée réfléchit à la guerre de « haute intensité », la France serait-elle capable de faire face, et de répondre, en cas de conflit direct avec un autre Etat ? « Tout dépendrait de la durée. Au bout de 15 jours, on commencerait à avoir de vraies difficultés, peut-être avant sur certains équipements », alerte Christian Cambon…

Le président LR de la commission des affaires étrangères et de la défense liste les points à renforcer. « Le premier sujet est le plus urgent », lance-t-il. Ce sont les munitions. Sans elles, impossible de mener bataille. « La France est une armée tout à fait capable de protection, et sur la totalité des armes, mais malheureusement on risquerait dans un conflit plus important de ne pas tenir très longtemps à cause du manque de munitions, que ce soit les munitions spéciales ou classiques », explique Christian Cambon, et « sur les missiles asters et exocets, on est très courts ».

Le sénateur s’appuie sur « un exemple : dimanche après-midi, les Russes ont tiré en une minute ce que nos soldats utilisent en une année à titre d’entraînement ». Une situation qui « n’est pas la faute de ce gouvernement. Cela fait 20 ans que ça dure. On s’est un peu endormi sur nos lauriers, en pensant qu’il n’y aurait pas de conflit. On n’a pas suffisamment renouvelé notre stock ».

Ukraine : les ultra-nationalistes ukrainiens empêchent l’évacuation des civils piégés par la guerre

Nicolas Hellemme nous propose sa synthèse quotidienne sur la situation en Ukraine vue par les officiels russes :

Ce 5 mars à plusieurs endroits du front, les opérations militaires ont été stoppées par l’armée russe et celles des républiques du Donbass, pour permettre l’évacuation des civils par les couloirs humanitaires sur lesquels s’est aussi accordé le gouvernement de Kiev. C’était sans compter avec les ultra-nationalistes qui ont empêché ces évacuations presque partout, notamment en faisant sauter un immeuble d’habitation à Marioupol, où 200 civils étaient ce matin sous les décombres.

L’évacuation des civils a pu avoir lieu, à pied à travers un pont pétardé par l’armée ukrainienne à Irpen’, au nord-ouest de Kiev, tandis que des blindés russes entraient dans la ville par un autre axe. A Marioupol, seuls 17 civils ont pu quitter la ville – un de leur véhicules a été ciblé par des ultra-nationalistes ukrainiens. A Kharkov, l’évacuation a été suspendue.

Depuis le début de l’opération, les russes affirment avoir détruit 2037 objectifs militaires ukrainiens, 66 avions au sol et 16 en l’air, 708 chars et blindés, 74 lances-roquettes multiples, 261 canons, 505 véhicules militaires et 56 drones. Vladimir Poutine, qui s’est adressé ce samedi aux russes, a affirmé que la destruction du potentiel militaire ukrainien et de la DCA était « quasiment achevée » et que la loi martiale ne serait pas mise en place en Russie.

Sur le plan opérationnel, Kharkov et Sumy bloqués complètement par les russes – nul moyen militaire ne peut y parvenir, mais les civils peuvent quitter ces deux villes, y compris par le train. Cependant des nationalistes ukrainiens ont encore mitraillé des véhicules civils quittant Kharkov.

Par ailleurs, selon les autorités russes, ils empêchent les étudiants étrangers de quitter Kharkov, notamment 1500 indiens, 200 jordaniens, 40 egyptiens, 15 vietnamiens. A Sumy 576 indiens, 159 tanzaniens, 121 chinois, 100 ghanéens, 60 égyptiens, 45 jordaniens, 16 pakistanais, 15 tunisiens et 14 zambiens – principalement des étudiants – seraient eux aussi empêchés de quitter la ville.

Un peu partout, des unités ukrainiennes importantes se rendent ou désertent, laissant leur matériel lourd. Ainsi, plusieurs dizaines de chars et des milliers de tonnes de munitions ont été saisis par les russes à Kherson et Balakleia après la fuite des soldats ukrainiens censés les garder. Les forces de la République populaire de Lougansk, qui avancent, ont saisi le 4 mars quant à elles 17 fusées anti-char occidentales intactes, 4 canons, 6 chars et VAB ukrainiens, 3 camions, et des véhicules blindés.

« Je suis une femme. Du moins je le crois, mais en réalité je suis esclave »

La Manif Pour Tous a mené aujourd’hui une action contre la vente d’enfants :

Communiqué de La Manif Pour Tous :

Alors que l’Ukraine est sous les bombes, les militants pro-GPA multiplient les opérations médiatiques pour profiter de la guerre en cherchant à faire passer les commanditaires de GPA pour des victimes. Les reportages se multiplient pour décrire leurs difficultés à récupérer le bébé qu’ils ont acheté en Ukraine, pays où la GPA est autorisée.

Derrière ces histoires qui ne cherchent qu’une émotion, les femmes ukrainiennes, coincées à Kiev par ces GPA commandées et qui sont abandonnées à leur sort en pleine guerre dès l’enfant livré, sont oubliées, méprisées, invisibilisées. C’est ce scandale de la réalité de la GPA que La Manif Pour Tous a dénoncé aujourd’hui au pied de la Tour Eiffel avec une scénographie spectaculaire.

A la veille de la Journée internationale des droits des femmes, une centaine de jeunes femmes arboraient un masque blanc et portaient un tee-shirt noir avec un code-barres recouvrant leur ventre en signe de la location de leur être pour incuber et livrer les bébés commandés, telles des outils de production. Ces femmes asservies sont victimes d’un business sordide. Devant une vingtaine de berceaux de maternité vides, prêts à accueillir les bébés commandés et achetés, elles ont brandi des panneaux pour appeler à l’aide : « Sauvez-nous ! », « GPA, commander, c’est exploiter », « Exploitée, opprimée, invisibilisée », « Macron, complice de la GPA ».

Soutenues par des Mariannes, elles ont ensuite symbolisé leur libération en retirant leur masque, en détachant leurs cheveux et en arborant un tee-shirt rouge vif avec ce message clair : « Stop GPA ». Un immense drapeau de l’Ukraine a été alors déployé devant ces femmes, sur le pont d’Iéna. Les jeunes femmes ont porté des panneaux avec des slogans évocateurs : « GPA en Ukraine : solidarité avec les femmes exploitées », « Maternité, Liberté, Féminité », « France, Inde, Nigeria : même combat » et « 2022 : toutes électrices ».

« Le symbole est évident : la France doit sauver ces femmes mises en danger par des Français et s’engager pour l’abolition universelle de la GPA. C’est le seul moyen de sauver la dignité des femmes et des enfants. A l’heure de la Journée internationale des droits des femmes, il y a urgence », déclare Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. « Les candidats doivent s’engager clairement à dénoncer toutes formes de GPA. Quelle que soit sa forme, c’est une aliénation intolérable de la femme à travers le monde. La dignité des femmes n’a pas de frontière », poursuit-elle.

Indéfinis… Le déracinement sexuel

Selon une enquête de l’institut de sondage Gallup, 7,1 % de la population des États-Unis se déclare actuellement gay, lesbienne, bisexuelle ou transsexuelle, un pourcentage qui a doublé en dix ans. 86,3 % des 12 000 personnes interrogées se sont déclarées hétérosexuelles, tandis que les 6,6 % restants n’ont pas répondu.

Comme on pouvait s’y attendre, l’identification à une catégorie LGBT+ est beaucoup plus marquée chez les jeunes : 21% des personnes nées entre 1997 et 2003 entrent dans cette catégorie. En 2012, les jeunes LGBT+ représentaient 12 % de l’ensemble des répondants. Une hausse qui devrait compenser la baisse (de 11 % à 8 %) des LGBT+ plus âgés, c’est-à-dire nés avant 1946 (plus de 65 ans en 2012, plus de 75 ans en 2022).

“Si cette tendance se poursuit au sein de la ‘génération Z’, c’est-à-dire les personnes nées entre 1997 et 2003, le pourcentage d’adultes américains de cette génération se définissant comme LGBT+ continuera d’augmenter une fois que tous les membres de cette génération auront atteint l’âge adulte”, explique Gallup.

“Fluide” au sens propre du terme….

Dans le vaste océan de l’univers LGBT+, les personnes qui se définissent comme bisexuelles (57 %) se taillent la part du lion : Elles représentent 4 % de la population totale des États-Unis. 21 % des LGBT+ s’identifient comme gays, 14 % comme lesbiennes, 10 % comme transsexuels et 4 % d’autres catégories. Tous ensemble, ils ne représentent même pas 2 % de la population totale.

Il y a une information qui est plus intéressante que toutes les autres. Tandis que dans la “génération Z”, dans la “génération Y” (c’est-à-dire les personnes nées entre 1981 et 1996) et la “génération X” (les personnes nées entre 1965 et 1980), les personnes qui se définissent comme bisexuels sont plus nombreuses que les autres catégories LGBT+, parmi les plus de 57 ans, le pourcentage de personnes qui se considèrent comme bisexuelles est à peu près le même que dans les autres catégories. Cela confirme le fait que les moins de 40 ans se définissent majoritairement comme“fluides”, c’est-à-dire indéfinis, en bref, oscillants dans tous les aspects de l’existence, à commencer par le sexuel.

Quinze pour cent de la “génération Z” déclarent être bisexuels. Le même pourcentage tombe à 6 % pour la “génération Y” et à 2 % pour la “génération X”. Six pour cent des femmes se considèrent comme bisexuelles, contre 2 pour cent des hommes. Inversement, 2,5 % des hommes se considèrent comme gays et 1,9 % des femmes comme lesbiennes.

D’une année sur l’autre, la proportion d’adultes américains qui se considèrent comme LGBT+ a augmenté plus rapidement que les années précédentes. Selon Gallup, cela s’explique par “la protection légale croissante contre la discrimination”. Si les chiffres restent constants, conclut l’institut de recherche, la proportion de LGBT+ dépassera les 10 % dans quelques années.

La propagande fonctionne

Les données de l’enquête Gallup sont commentées dans le journal britannique sur un ton d’autosatisfaction dan The Guardian . La journaliste Arwa Mahdawi raconte :

“Cela réchauffe les veines de mon cœur d’homosexuel quand je vois qu’il y a de plus en plus de jeunes qui se sentent à l’aise pour être eux-mêmes”.

“J’ai déclaré mon homosexualité il y a 20 ans quand le mot ‘gay‘ était encore une “insulte acceptable” et “si vous voyiez un personnage LGBT+ à la télévision, 99% d’entre eux étaient des psychopathes ou des fous”.

La CEDH valide l’expulsion d’un djihadiste

Victoire de l’ECLJ :

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a annoncé le 3 mars 2022 avoir rendu sa décision dans l’affaire Johansen c. Danemark : elle a validé la privation de nationalité danoise et l’expulsion vers la Tunisie d’un djihadiste. C’est une victoire pour l’ECLJ, qui était intervenu dans cette affaire, en tant que tierce-partie.

Adam Johansen avait la double nationalité danoise et tunisienne depuis sa naissance. Il est marié et père d’un enfant. Après s’être équipé de matériel militaire, il est parti en Syrie en 2013 pour être recruté comme « combattant » par Daech. De retour au Danemark en 2014, il est arrêté en 2016 et condamné à de la prison ferme en 2017. Les juges de la Cour suprême du Danemark ont décidé à l’unanimité en 2018 le retrait de sa nationalité danoise et son expulsion avec interdiction permanente de retour au Danemark. Adam Johansen n’a donc plus la nationalité danoise depuis ce jugement, mais il vit toujours au Danemark alors même que sa peine de prison est terminée depuis mars 2020.

Le 10 mai 2019, M. Johansen a déposé une requête à la CEDH, invoquant l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. D’après lui, son droit au respect de la vie privée et familiale aurait été violé par le retrait de sa nationalité et la décision de l’expulser. Par sa décision du 1er février 2022, la CEDH lui a donné tort en déclarant sa requête irrecevable.

Des conséquences sur la lutte contre l’immigration

Pour la CEDH, « la privation de sa nationalité danoise dont [Adam Johansen] se plaint résulte donc dans une large mesure des propres choix et actions du requérant[1] ». De fait, la Cour remarque que les infractions terroristes commises par le requérant « démontraient dans une large mesure son manque d’attachement au Danemark et à ses valeurs[2] ». Par ce raisonnement, la CEDH valide le fait que la nationalité n’est pas qu’un « papier » administratif. Le lien juridique entre une personne et un État – définition de la nationalité – est la traduction d’un lien personnel. Inversement, la privation de la nationalité est la traduction, en droit, de la mort d’un tel lien personnel. L’État danois n’a fait que prendre acte d’une réalité factuelle et matérielle.

C’est la première fois que la CEDH se prononce sur la privation de nationalité d’un national de naissance. Adam Johansen était né Danois. Dans toutes les affaires jusqu’alors tranchées par la Cour, les requérants étaient nés étrangers et avaient été naturalisés. La CEDH précise que « le fait que le requérant en l’espèce avait obtenu la nationalité danoise par naissance ne modifie pas de manière significative [le problème juridique][3] ». Comme le rappelle la Cour[4], l’ECLJ avait argumenté en ce sens. En effet, contrairement à d’autres États comme la France, le Danemark a ratifié la Convention européenne sur la nationalité, qui lui interdit de discriminer ses ressortissants en fonction du mode d’acquisition de la nationalité[5]. Le requérant ne peut donc pas bénéficier d’un privilège par rapport aux Danois naturalisés.

Ces arguments de la CEDH ont des conséquences sur les possibilités que gardent les États en matière de nationalité et donc de politique d’immigration.

Une « position ferme » face aux terroristes

La CEDH remarque également dans sa décision que « la révocation de la nationalité danoise du requérant était la conséquence de sa condamnation pour un crime terroriste très grave[6] » et indique que « la Cour estime légitime que les États contractants adoptent une position ferme à l’encontre de ceux qui contribuent à des actes terroristes[7] ». La Cour met de côté les arguments d’Adam Johansen sur la reprise de ses études et sa bonne conduite, en insistant sur un point : « le demandeur a été condamné pour avoir accepté d’être recruté et entraîné par une organisation terroriste en vue de commettre des actes terroristes[8] », ce qui, pour la Cour « était d’une nature telle qu’il représentait une menace sérieuse pour l’ordre public[9] ».

Le requérant a invoqué son droit au respect de sa vie familiale, pour éviter son expulsion. À ce sujet, la CEDH le met face à ses contradictions : si M. Johansen souhaite rester au Danemark avec sa famille, pourquoi alors aurait-il en 2013 « quitté sa famille au Danemark de sa propre initiative (…) afin de s’installer dans une zone de guerre en Syrie[10] » ? En outre, la Cour fait remarquer que « la compagne [épouse] du requérant, qui s’était convertie à l’Islam à l’âge de 18 ans, et leur fils de 8 ans, qui avait fréquenté une école islamique pendant une courte période et avait ensuite été scolarisé à domicile par sa mère, n’étaient pas totalement dépourvus de préparation pour accompagner le requérant en Tunisie[11] ».

À l’issue de l’examen de proportionnalité, la CEDH estime que la restriction du droit de M. Johansen au respect de sa vie familiale était nécessaire à « la protection du public contre la menace du terrorisme[12] ».

Adam Johansen aurait déjà dû être expulsé

Par cette décision, la Cour rappelle aux États la latitude qu’ils ont pour priver les criminels binationaux de leur nationalité et pour expulser des terroristes dans leurs pays d’origine. À ce jour, M. Johansen n’a cependant toujours pas été expulsé vers la Tunisie. Pourtant, son recours à la CEDH n’était pas suspensif. Le Danemark avait donc la possibilité d’exécuter la décision d’expulsion avant même la décision de la CEDH, c’est-à-dire dès 2018. Les autorités tunisiennes ont par ailleurs confirmé en décembre 2021 qu’ « il ne faisait aucun doute que le requérant avait la nationalité tunisienne » et que « la base juridique nécessaire existait pour permettre à l’ambassade de Tunisie de délivrer des documents de voyage en vue de l’expulsion du requérant vers la Tunisie[13] ».

À la suite de la décision de la CEDH validant l’expulsion, le Danemark pourrait enfin expulser Adam Johansen… huit ans après son retour de Syrie.

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[1] CEDH, Johansen c. Danemark, n° 27801/19, 1erfévrier 2022, § 50 (toutes les citations de la décision sont traduites librement depuis l’anglais).

[2] Ibid., § 70.

[3] Ibid.

[4] Ibid., § 42.

[5] Convention européenne sur la nationalité (Conseil de l’Europe), adoptée le 6 nov. 1997 à Strasbourg, article 5 § 2.

[6] Johansen c. Danemark, op. cit., § 50.

[7] Ibid.

[8] Ibid., §79.

[9] Ibid., § 80.

[10] Ibid., § 81.

[11] Ibid., § 82.

[12] Ibid., § 84.

[13] Ibid., § 20.Un

Traduction de la lettre d’Emmanuel Macron

Tout de suite, c’est plus clair :

Qu’est-ce qu’un sacrement ?

Les sacrements, et en particulier la messe, sont au cœur de notre vie chrétienne. cependant, trop souvent, par ignorance nous passons à côté de ces trésors ou nous n’en bénéficions pas autant que nous le pourrions. Nous vous proposons une série de réflexions sur la nature et les effets des sacrements, mettant en particulier les pratiques contemporaines en perspective avec la Tradition de l’Église.

L’intervenant :  le Père Jean-François Thomas est membre de la Compagnie de Jésus.

En 6mn :

Sommaire :
Qu’est-ce qu’un sacrement ? 1/8
Le Baptême. Devenir chrétien. 2/8
La Confirmation. Être soldat du Christ. 3/8
L’Eucharistie. Dieu parmi nous. 4/8
La Pénitence. Dieu pardonne. 5/8
L’Extrême-Onction ou le sacrement des malades 6/8
L’Ordre. Le prêtre ministre de Dieu. 7/8
Le Mariage. Union indissoluble de l’homme et de la femme. 8/8

L’écologie politique est au service de la « déconstruction du vieux monde »

Extrait d’un entretien donné par Bérénice Levet dans La Nef :

L’écologie exulte, plus ou moins sous cape, de venir ajouter son lot de victimes à toutes celles dont l’Occident serait, selon les idéologies que vous évoquez, la grande fabrique. Après et avec les femmes, les homosexuels, lesbiennes, gay et autres BTQI, les noirs, les musulmans, bref, les « racisés », voici venus le danger pour la terre, les bêtes, le climat. Les écologistes font leur le grand récit d’une civilisation occidentale dont toute l’histoire aurait été écrite par l’homme blanc hétérosexuel catholique ou juif et dont le ressort de l’action serait la domination de tout ce qui n’est pas lui – domination ou mieux prédation : j’ai observé en effet que, depuis l’émergence du mouvement metoo, le couple prédateur/proies tend à supplanter le couple dominant/dominés, on comprend pourquoi : le portrait de l’homme blanc en prédateur autrement dit en carnassier, a quelque chose d’infiniment plus redoutable. Si en 1990, Gauchet pouvait déceler sous l’amour de la nature, la haine de l’homme, au fil du temps les choses sont allées se précisant : sous l’amour de la nature, c’est la haine de l’homme occidental qui prévaut. Et cette thèse est défendue par les voix les plus autorisées, notamment le professeur au Collège de France, Philippe Descola. « Se désoccidentaliser » serait notre seule issue.

« Les temps sont toujours difficiles pour ceux qui n’aiment pas la liberté »

M. François Sureau, ayant été élu à l’Académie française à la place laissée vacante par la mort de M. Max Gallo, y est venu prendre séance le jeudi 3 mars, et a prononcé discours à lire ici (27 pages) ou en vidéo plus bas.

Extrait :

« Personne n’aimerait vivre dans un pays où des institutions généralement défaillantes dans leurs fonctions essentielles, celles de la représentation comme celle de l’action, se revancheraient en nous disant quoi penser, comment parler et quand se taire ».

Brigitte Macron, présente au 1re rang, a sans doute fait une drôle de tête.

 

Statue de Saint-Joseph

En ce mois dédié à St Joseph, celui-ci se dévoile avec son fils sous les mains de l’artiste Jean-Joseph Chevalier.

Confions lui nos soucis de famille, de travail et de santé.

Retrouvez  Jean-Joseph Chevalier sur son site http://www.jeanjosephchevalier.fr/‌

Twitter : censure ou erreur ?

En fin d’après-midi, de nombreux comptes de la galaxie Reconquête et RN ont été suspendus. Après quelques heures ils ont été rétablis et Twitter a plaidé l’erreur…