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Corporations et corporatismes

Lu dans les 4 Vérités:

Le corporatisme n’a pas bonne presse : il semble s’opposer aux libertés économiques, quand on ne le soupçonne pas de protéger les privilèges illégitimes de certaines catégories de travailleurs. Pourtant, sous ce vocable se dissimule une abondante diversité de situations. Le corporatisme de Vichy n’a pas grand-chose à voir avec celui de l’État fasciste italien et moins encore avec les corporations médiévales.

L’économiste Guillaume Travers se penche, dans cette courte étude, sur ces réalités diverses – et note en particulier que les corporations ne peuvent pas être ressuscitées par l’État, puisqu’elles sont précisément une forme d’organisation de la société en dehors de la contrainte étatique.

Corporations et corporatisme: Des institutions féodales aux expériences modernes

La vente d’Alstom : ce secret entre Valérie Pécresse et Emmanuel Macron est une véritable bombe à retardement

Il est plus que surprenant que les médias n’enquêtent pas de manière plus approfondie sur la vente d’Alstom en 2015 et les rôles respectifs d’Emmanuel Macron et de Valérie Pécresse. Voici ci-dessous un extrait de la chronique de Patrick Edery :

Mais surtout et avant tout, il faut lire les enquêtes de l’Incorrect et de Marianne sur les liens du couple Pécresse et Alstom. Selon le magazine l’Incorrect les nominations simultanées de « Valérie, ministre du Budget, et, son mari, Jérôme, président d’Alstom Renouvelables ont permis un déblocage soudain et surprenant de l’éolien en mer [en France]. Qui a coûté cher à l’État et s’est terminée en fiasco, mais a été rentable pour l’avancement de monsieur Pécresse au sein d’Alstom. »

Puis il y a eu le scandale de la vente du fleuron industriel et stratégique français qu’est Alstom. La vente des activités énergie à l’américain Général Electric a été une perte de souveraineté sans égale pour la France, qui a remis entre les mains des Américains nos technologies et activités les plus sensibles pour faire tourner, non seulement nos centrales nucléaires, mais aussi nos sous-marins nucléaires. Le mari de Pécresse, Jérôme Pécresse, est au cœur de ce scandale, il était le bras droit du PDG d’Alstom, Patrick Kron, lors de l’intégration d’Alstom à General Electric. D’ailleurs Jérôme Pécresse est le seul dirigeant clef que les américains n’ont pas viré suite à l’opération de rachat, il a même été promu PDG de GE Renewable Energy. Hors rémunérations, le mari de Valérie aurait touché, minimum, 2 millions d’euros.

Cette Affaire Alstom-General Electric, ne touche pas que Mme Pécresse mais aussi M. Macron et toute l’élite financière parisienne qui se serait mise dans les poches 1/2 milliards € en  frais de conseil divers.  le député LR, Olivier Marleix, avait saisi la justice en janvier 2019 pour qu’elle enquête sur les circonstances de cette affaire. Le député émettait  notamment l’hypothèse d’un possible « pacte de corruption » au bénéfice de celui qui a favorisé la vente, le ministre de l’économie d’alors : Emmanuel Macron. Ce dernier aurait bénéficié indirectement du demi milliards d’euros pour sa campagne de 2017, via son parti En Marche. Aujourd’hui Olivier Marleix soutient Valérie Pécresse.

La nomination de Valérie Pécresse est ainsi une très bonne nouvelle pour les bénéficiaires de la vente d’Alstom, ils sont assurés que Les Républicains ne remettront pas sur le tapis ce scandale. D’ailleurs ce n’est pas la 1ère fois que Macron et Pécresse collaboraient sur cette affaire. Ainsi, selon Marianne, quand le mari de Pécresse a décidé de licencier 800 personnes en Ile de France, avec Emmanuel Macron ils se seraient gardés tous deux de faire publiquement des annonces avant les élections régionales qui auraient pu compromettre l’élection de Valérie à la tête de la même région.

Pour la nomenklatura le couple Pécresse-Macron est l’assurance de garder les pleins pouvoirs. En effet en 2022, les législatives vont être décorrélées des présidentielles car elles vont avoir lieu 2 mois plus tard. Aussi avec le morcellement actuel des Français il sera difficile pour le Président nouvellement élu d’avoir une majorité au parlement. Par contre, LREM et LR, à deux, et quelles que soient les configurations, sont quasi assurés d’avoir la majorité au Parlement. Aussi les chances sont grandes que Macron, Pécresse et Edouard Philippe se partagent les postes de Président, 1er ministre et Président de l’Assemblée nationale. Tout cela se faisant, bien sûr, au nom d’une Union nationale contre les lépreux, les complotistes, les extrêmes, au nom de notre République bananière et ses valeurs progressistes, défendues par le barnum habituel des prostitués, qui nous donnent des leçons de vertus à longueur d’année. Si cela devait arriver, vous devez vous préparer à une grande braderie de la France.

Le Conseil d’Etat rejette les recours contre le passeport sanitaire

5 recours avaient été déposés par des particuliers et des associations (dont VIA)  pour suspendre les nouvelles règles pour obtenir ou conserver son passe sanitaire :

  • réduction à 24 h de la durée de validité des tests covid-19
  • obligation d’un rappel vaccinal entre 5 et 7 mois pour les personnes de 65 ans ou plus.

Le juge des référés constate que les tests antigéniques permettent d’avoir un résultat en ½ heure et que le calendrier de l’obligation du rappel vaccinal permet à tous ceux qui le souhaitent de le faire dans les délais impartis. Dans ce contexte d’hystérie hypocondriaque, le juge des référés juge que ces nouvelles règles sont justifiées pour limiter les contaminations.

Pour en savoir plus : Lire la décision en référé n°458876

Le conseil d’état est devenue une juridiction qui n’est plus là pour dire le droit ni défendre des libertés mais rendre des services.

La Manif Pour Tous dénonce l’intox sur la proposition de loi présentée comme interdisant les thérapies de conversion

Alors qu’à l’issue d’un commission mixte paritaire, le Parlement vient de donner son feu vert à la proposition de loi « interdisant les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne », La Manif Pour Tous s’étonne du traitement médiatique et politique de ce texte.

 Cette proposition de loi a été présentée uniquement comme visant à interdire les « thérapies de conversion », « ces pratiques visant à imposer l’hétérosexualité aux personnes lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT) », suivant Public Sénat par exemple.

Evidemment, tout le monde est opposé aux pratiques ainsi décrites (mais qui n’existent guère en France), et ce d’autant plus que le terme de « thérapie de conversion » rappelle les « traitements » terribles qui furent utilisés à une époque aux Etats-Unis (mais pas en France).

Cette proposition de loi a pourtant rencontré une certaine opposition, y compris chez les parlementaires.

Pourquoi ? Parce que son objectif réel n’était pas cette interdiction affichée. En effet, la proposition de loi ne cible pas les organisateurs de telle thérapie, et d’ailleurs, ni ce terme de « thérapie de conversion », ni leurs éventuels organisateurs, ne sont mentionnés dans le texte. Elle cible en particulier « les ascendants directs » d’un mineur, c’est-à-dire ses parents et grands-parents, ainsi que les professionnels de santé.

Cette proposition de loi interdit « les pratiques, les comportements ou les propos répétés visant à modifier ou à réprimer l’orientation ou l’identité de genre, vraie ou supposée, d’une personne » : concrètement, les parents ne pourront plus jouer leur rôle d’éducateur en apportant leurs conseils avisés sur l’idée éventuelle de leur enfant de « transitionner », c’est-à-dire de changer de genre ou même de sexe. Là est le cœur de ce texte : dissuader les parents et les médecins d’intervenir par la menace de sanctions pénales lourdes sur des bases largement arbitraires telle qu’est écrite la proposition de loi.

Il n’y a rien d’extraordinaire à ce qu’un enfant ou un ado se pose des questions, plus ou moins poussées, sur son identité sexuelle, en particulier pendant l’adolescence et la puberté qui l’accompagne, avec ses conséquences physiques. Avec cette loi, les parents n’auront d’autre choix que de soutenir l’idée d’une transition envisagée par leur propre enfant sans pouvoir échanger en profondeur avec lui et sans pouvoir, le cas échéant, tenter de les sortir d’une emprise idéologique. Les termes de l’article 1er de la proposition de loi étant vagues, toute mise en garde ou invitation à réfléchir pourrait être interprétée comme une entrave à la transition.

« Dans ces situations, il est fréquent que les enfants soient en souffrance, vulnérables, anxieux. Mais les parents, qui sont les éducateurs de leur enfant, qu’il connaisse mieux qui quiconque, qui en sont responsables, se retrouveront désarmés et condamnés à le voir souffrir sans pouvoir l’aider. Au nom de quoi, la seule voie profitable à l’enfant serait-elle celle de la transition et non de l’abandon de cette hypothèse d’adolescent ? » interroge Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.

A quelques rares parlementaires près – qui ont été victimes d’une scandaleuse campagne de presse et de désinformation par certains médias et collègues politiques ignorant le contenu réel du texte -, députés et sénateurs se sont laissés berner par l’interdiction des thérapies de conversion qui ne sont pas, loin de là, le seul enjeu du texte. Et ils contribuent ainsi à renforcer la vulnérabilité des enfants mineurs qui sont la cible d’une propagande croissante de la transidentité sur les réseaux sociaux et les plateformes de streaming.

Certes, deux amendements votés par le Sénat ont légèrement amélioré le texte en préservant un peu la liberté d’intervention des parents et des médecins, mais ces articles restent trop facilement interprétables pour être une garantie suffisante pour eux.

Pour La Manif Pour Tous, il est plus que jamais urgent de réaffirmer l’importance de l’identité sexuelle pour aider les jeunes à se construire, à s’épanouir comme garçon ou comme fille, sans s’imaginer que leur mal-être éventuel viendrait nécessairement du fait « d’être nés dans le mauvais corps ».

N’en déplaise aux idéologues, l’humanité est composée d’hommes et de femmes, différents, égaux et complémentaires. C’est toute la richesse de notre humanité.

C’est arrivé un 14 décembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 14 décembre 557 : Constantinople touchée par un séisme.

Constantinople est frappée par un tremblement de terre, qui ne la détruit pas. Les témoignages de religieux évoquent un séisme qui les a finalement épargnés. Toutefois, si l’Eglise Sainte-Sophie, consacrée seulement vingt ans plus tôt, n’a pas été rasée, elle est sérieusement endommagée : son dôme s’effondre un an plus tard.

  • le 14 décembre 867 : élection du pape Adrien II.
  • le 14 décembre 872 : mort du pape Adrien II et élection du pape Jean VIII.
  • le 14 décembre 1515 : rencontre entre le Roi de France, François 1er et le Pape Léon X, qui aboutira au concordat de Bologne.

François 1er, vainqueur de Marignan, fait à cheval, le 11 décembre 1515, une entrée élégante et triomphale en la cité italienne de Bologne, où le pape Léon X l’attend. Le Roi de France est en position de force. Ses victoires italiennes lui ont permis d’acquérir le duché de Milan. En contrepartie de son soutien à Florence, gouvernée par les Médicis, la famille de Léon X, le Saint Siège lui a offert Parme et Plaisance. Signé quelques mois plus tôt, le 13 octobre, le traité de Viterbe a officialisé ces accords.

Au cours de l’automne, François 1er accomplit un voyage triomphal dans ses nouvelles possessions ; puis il prend la route pour Bologne où va se tenir un sommet au cours duquel doivent être réglées les relations entre le royaume de France et la papauté. Précédant le cortège papal, vingt deux cardinaux viennent à la rencontre de François 1er, vêtu de velours bleu à fleurs de lys. Le Roi est reçu par Léon X en “fils aîné de l’Eglise”. Contrairement à l’usage, il ne baise pas les pieds du souverain pontife. En guise de salutations, les deux chefs d’Etat s’étreignent, puis échangent discours et maintes politesses…

Depuis 1438, la Pragmatique Sanction, promulguée à Bourges par Charles VII, empoisonne les relations entre la papauté et la monarchie. Déjà, Philippe le Bel, au début du XIVème siècle, a tenté de limiter l’autorité du Saint Siège sur l’Eglise de France. La Pragmatique Sanction a, de fait, donné un statut d’autonomie à cette dernière au travers de deux dispositions importantes. D’abord, les conciles généraux priment sur l’autorité du pape en matière de foi et de réforme. Ensuite, évêques et abbés sont élus et non plus désignés par Rome. Le plus souvent, l’élection devient un moyen déguisé de désignation par le Roi.

Le plus cher souhait de Léon X, soucieux de rétablir le pouvoir de Rome sur l’ensemble de l’Eglise, est d’obtenir la suppression de la Pragmatique Sanction. Après de longues discussions, le concordat de Bologne, qui règle les relations entre Rome et Paris jusqu’à la Révolution. Il est signé le 18 août 1516, approuvé le 19 décembre 1516 par le concile du Latran. Il remplace la Pragmatique Sanction de Bourges et, en ce qui concerne les affaires de l’Eglise de France, détermine clairement la part du Roi et celle du pape. En France, le concordat soulève une vive opposition de la part des gallicans (qui militent pour la restriction de l’autorité papale) et du Parlement qui ne l’enregistre qu’en mars 1518.

Désormais, le système d’élection aux postes ecclésiastiques (archevêques, évêques, abbés, prieurs) est rendu caduc. Le Roi de France présente ses candidats, à qui la papauté accorde l’investiture canonique, si le pape les accepte. L’approbation est soumise à des critères, en particulier d’âge et de formation.

Le concordat de Bologne est aboli unilatéralement par l’Assemblée Constituante, en août 1790.

  • le 14 décembre 1591 : mort de saint Jean de la Croix

Mort au couvent d’Úbeda en Andalousie, saint Jean de la Croix, ou Juan de Yepes naît en 1542 à Fontiveros, en Castille. Carme, poète et mystique, issu d’une famille aristocratique, il se destine à une vocation de Chartreux.

Avec sainte Thérèse d’Ávila, rencontrée en 1587, il participe à la réforme des carmels espagnols, et à la fondation de l’ordre apostolique et contemplatif des Carmes déchaussés. Il a écrit entre autre quatre traités mystiques dont : La montée du mont CarmelLa nuit obscure…). Il est béatifié en 1675 par le pape Clément X, puis canonisé par Benoît XII en 1726.

  • le 14 décembre 1670 : la tragédie “Bérénice” de Racine est jouée à la cour devant Louis XIV.
  • le 14 décembre 1791 : André Mercier, conventionnel rédige une adresse au Roi Louis XVI.

Cette adresse rédigée, au nom du Conseil général, enjoint au Roi d’obliger les prêtres réfractaires à prêter le serment. C’est ce même Mercier, adepte de la secte maçonnique qui a écrit en 1771 un livre aujourd’hui difficile à trouver : L’an 2440.

Au chapitre 1er, intitulé, « Pas si éloigné qu’on pense ! » on y lit :

« La Souveraineté absolue est abolie par les Etats Généraux. La Monarchie n’est plus. La Bastille est renversée. Les monastères sont abolis. Les moines mariés. Le divorce permis. Le pape dépossédé de ses Etats. O Rome, que je te hais ! »

Cité par le Marquis de La Franquerie dans La Vierge Marie dans l’histoire de France, ED. Résiac, page 198.

  • le 14 décembre 1804 : un rapport de police signale une anagramme circulant dans Paris.

“Napoléon, empereur des Français” y devient “Ce fol empire ne durera pas son an”.

Qui fera une anagramme sur la présidence d’hollande?

  • le 14 décembre 1848 : 7 loges de la Grande Loge Centrale (le Suprême Conseil de France) créent la Grande Loge Nationale de France afin de donner à la Franc-maçonnerie un esprit républicain.

 

  • le 14 décembre 1900 : une loi supprime la messe du Saint-Esprit à la rentrée des tribunaux, en France.

116 ans plus tard, nos juges ont l’esprit tellement embrumés qu’ils absolvent les criminels voire les protègent, condamnent les victimes et les stigmatisent en les mettant à l’index sur un ignoble « mur des cons ».

Rappelons que les 7 dons du Saint Esprit sont :

– le don de Sagesse ;

– d’Intelligence ;

– de Conseil ;

– de Force ;

– de Science ;

– de Piété ;

– de Crainte de Dieu.

Tout un programme, qui résume bien ce qu’attendent les Français de leur Justice, en qui ils n’ont plus confiance. Elle est loin l’image de Saint Louis sous son chêne !

  • le 14 décembre 1914 : début de la première bataille de Champagne.

Le front Ouest s’est stabilisé et les tranchées sont creusées de part et d’autre de la mer du Nord à la Suisse. Le 14 décembre 1914, les alliés, en supériorité numérique, lancent une offensive générale sur toute la longueur du front. Mais cette guerre de tranchées est plus compliquée que prévu et il est difficile d’y progresser. Les combats s’achèvent le 24 décembre, sauf en Champagne où ils continuent tout l’hiver. Sur le reste du front, on s’observe ; chacun a compris que cette guerre ne se serait pas « fraiche et joyeuse ».

  • le 14 décembre 1965 : De Gaulle et l’Europe.

De Gaulle déclare, lors d’un entretien durant la présidentielle :

“On peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l’Europe ! l’Europe ! l’Europe ! Mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien.

Agression et menace islamo terroriste anticatholique à Nanterre : l’Agrif poursuit

Bernard Antony, président de l’Agrif, directeur de la revue Reconquête, communique

Le mercredi 8 décembre, fête catholique de l’Immaculée Conception, la procession à Nanterre de quelques dizaines de fidèles en direction de l’église Sainte Marie a fait l’objet d’une agression tardivement médiatisée mais très significative.

Des jeunes gens appartenant à l’oumma islamique s’en sont pris au père Aniceto Diogo, curé de l’Eglise Sainte Marie  crachant sur lui et lui hurlant : « Sur le Coran, je vais t’égorger ! Ici, c’est la terre d’Allah ! » ; et traitant les fidèles de Kouffars (mécréants) insulte communautariste massivement usitée contre les derniers habitants des quartiers conquis ou en voie de conquête.

Après l’égorgement du père Hamel et la tuerie des fidèles dans la cathédrale de Nice ce fait très grave est révélateur de ce que, à côté du terrorisme jihâdiste aux victimes innombrables, se développe chez de nombreux « jeunes » des quartiers sociologiquement islamisés une explicite haine raciste antichrétienne.

Bien sûr, l’Agrif, première des organisations de lutte contre les racismes antifrançais et antichrétiens et à avoir depuis longtemps dénoncé les menaces de l’islamo-gauchisme, se constitue partie civile.

J’ai chargé à ce jour à cette fin, son avocat coordinateur, Maître Jérôme Triomphe, avocat à la cour, du barreau de Paris.

Libération nous rejoue le psycho-traumatisme Buttiglione

En 2004, l’italien Rocco Buttiglione avait été nommé commissaire chargé de la Justice, des Libertés et de la Sécurité. Sa nomination avait entraîné une vive polémique, ses opposants lui
reprochant notamment ses prises de position publiques, présentées comme hostiles à l’homosexualisme, et sa vision de la famille. La commission des Libertés civiques, de la Justice et des Affaires intérieures du Parlement européen avait voté une motion de défiance à l’égard du commissaire pressenti. Pour éviter que sa nomination soit rejetée par le Parlement européen, Rocco Buttiglione avait fini par présenter sa démission.

Dans Libération de ce jour, Jean Quatremer s’inquiète de la possible élection comme présidente du Parlement, en janvier 2022, de la Maltaise pro-vie Roberta Metsola.

En janvier, cela fera deux ans et demi que l’inexistant socialiste italien David Sassoli occupera le perchoir. Or, en vertu de l’accord de coalition conclu en juin 2019 entre les conservateurs du PPE, les socialistes et les libéraux de Renew (où siègent les élus de LREM), il doit alors céder sa place à un membre du Parti populaire européen. Tout le monde, à l’époque, pensait qu’elle reviendrait à l’Allemand de la CSU Manfred Weber, patron du groupe PPE et candidat malheureux à la présidence de la Commission. Mais il a finalement jeté l’éponge.

Et c’est là où les plus radicaux du PPE ont décidé de faire un coup tordu à leurs partenaires en présentant la candidature de Roberta Metsola, députée européenne depuis 2013, qui s’oppose avec constance à toutes les résolutions défendant le droit à l’avortement et à la contraception et a même été jusqu’à s’abstenir, en septembre, sur une résolution demandant à la Commission de criminaliser les violences faites aux femmes… Pour elle, Malte, qui est le dernier pays européen à interdire totalement l’avortement, a le droit absolu de choisir son modèle de société. Mais que les Maltaises, elles, n’aient pas le droit de disposer librement de leur corps et de le protéger contre la violence des hommes, cela ne semble pas la gêner outre mesure.

Dès lors, les socialistes et Renew se trouvent confrontés à un choix cornélien : soit honorer l’accord de 2019, le PPE refusant de changer de candidate, soit présenter un candidat pour tenter de battre Metsola au risque de déclencher une guerre avec le PPE. Car, dans cette affaire, il n’y a pas que la présidence du Parlement en jeu, mais aussi les postes de vice-présidents, de questeurs, de présidents de commission, etc. Sans accord global, tout deviendra imprévisible lors de ces élections de mi-mandat. Sans compter que le PPE risque de faire payer à ses partenaires la rupture de l’accord de 2019 lors des votes des textes législatifs.

Emmanuel Macron, qui prendra la présidence tournante de l’UE en janvier, s’est ingéré dans la partie :

«Je défends et défendrai toujours avec la plus grande force le droit des femmes et en particulier le droit des femmes à disposer librement de leur corps […] Sur ce sujet, je suis cohérent et je le serai jusqu’au bout». S’adressant sans les nommer aux députés européens de LREM, il a poursuivi : «Je défends ces valeurs avec force et je souhaite que tous et toutes puissent les défendre dans les enceintes où ils ont à les porter qui en mon nom, qui au nom de combat commun. C’est aux parlementaires européens de choisir leur président ou leur présidente. J’espère qu’ils le feront avec l’esprit de cohérence et en fidélité avec les combats qui sont les leurs.»

Affaire à suivre.

Messe de requiem pour Daniel Hamiche

Chers amis,

Vous savez que, l’année dernière, nous avons perdu mon cher ami Daniel Hamiche, avec lequel nous avons mené tant de campagnes.

Nous allons faire célébrer par l’abbé Iborra une messe de requiem à son intention à Sant-Roch à Paris, samedi 18 décembre à 10 heures (dans ce rite romain traditionnel pour la liberté duquel il a tant combattu). Ceux d’entre vous qui sont parisiens y seront bien sûr les bienvenus. Pour les autres, puis-je vous demander, à cette occasion, une prière pour le repos de son âme?

Guillaume de Thieulloy

Hollande : deux églises ferment chaque semaine

Lu sur Dreuz :

De 1970 à 2008, 400 églises catholiques ont été démolies ou transformées. Depuis lors, le rythme s’est accéléré de façon spectaculaire. En moyenne, deux églises ferment chaque semaine. Un cinquième de toutes les églises de Hollande ont déjà été converties.

Les chiffres sont catastrophiques :

  • Il y a cinquante ans, les Pays-Bas comptaient 2,7 millions de catholiques « actifs ».

  • En 2016, ils étaient 173 000.

  • En 2030, ils seront un peu plus de 63 000.

  • Entre 1970 et 1985, le nombre de catholiques néerlandais a chuté de 70 %.

Le cardinal Wim Eijk lui-même a expliqué au journal De Gelderlander que le christianisme en Hollande est proche de sa fin.

  • D’ici dix ans, a-t-il dit, dans l’archidiocèse d’Utrecht, le plus grand et en théorie le plus actif de toute la Hollande, seules 15 des 280 églises actuelles continueront à célébrer la messe.

  • Un cinquième de toutes les églises néerlandaises ont déjà été converties à d’autres usages.

  • Et une étude de Trouw montre que 25 églises ont été converties en mosquées.

La proposition de loi LGBT en commission mixte paritaire

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

Dans la foulée de l’adoption par le Sénat de la proposition de loi « interdisant les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne », une commission mixte paritaire (CMP) se réunit mardi 14 décembre.

Deux précisions indispensables au texte voté en première lecture à l’Assemblée Nationale le 5 octobre 2021 ont été apportées par le Sénat le 7 décembre 2021, à l’article 1er et à l’article 3 de la proposition.

A l’article 1er, l’alinéa 11 prévoit que l’infraction prévue au premier alinéa n’est pas constituée lorsque les propos répétés ont seulement pour objet d’inviter à la prudence et à la réflexion la personne, eu égard notamment à son jeune âge, qui s’interroge sur son identité de genre et qui envisage un parcours médical tendant au changement de sexe.

A l’article 3, un alinéa 3 prévoit des dispositions similaires à celles mentionnées ci-dessus lorsque la personne qui invité à la réflexion et à la prudence est un professionnel de santé.

Ces précisions sont impérieuses pour permettre aux titulaires de l’autorité parentale, à un professionnel de santé ou même à un simple tiers ami par exemple de la personne concernée, de pouvoir discuter de son projet médical avec elle, d’attirer son attention sur les conséquences irréversibles et les effets secondaires importants inhérents aux parcours de transition médicale.

Le défaut de maintien de la possibilité d’un tel espace de dialogue entraînerait la disparition de l’existence des conditions nécessaires au recueil du consentement éclairé des personnes concernées.

Aussi, Juristes pour l’enfance demande la sauvegarde en commission mixte paritaire de ces améliorations essentielles qui ont été apportées au texte la semaine dernière.

Charlotte d’Ornellas : «En France, les actes qui sont contre les religieux sont majoritairement contre les chrétiens et contre les églises»

Intervention de Charlotte d’Ornellas dans Face à l’Info, hier soir, à propos de l’agression contre les catholiques en procession à Nanterre le 8 décembre :

 

Intégralité de l’émission :

La Suisse autorise l’utilisation de capsules de suicide

On n’arrête pas le progrès

La Suisse a récemment autorisé l’utilisation d’une machine à suicide. Une expertise correspondante a confirmé que celle-ci pouvait être utilisée légalement en Suisse.

Le Sarco-Pod d’Exit International est une grande capsule qui se ferme hermétiquement. La personne qui souhaite mourir répond d’abord à une série de questions qui visent à garantir que la personne est capable de donner un consentement éclairé. Si elle réussit ce test, elle reçoit un code d’accès et peut monter à bord de la capsule. La capsule se ferme et la personne peut alors actionner un levier qui déclenche une inondation d’azote. L’azote chasse l’oxygène dans la capsule, la personne s’assoupit alors sans douleur en à peine 30 secondes et meurt ensuite par manque d’oxygène.

En Suisse, le suicide assisté est légal. Chaque année, environ 1.300 personnes se suicident. Avec l’introduction des Sarco-Pods, ce nombre pourrait augmenter de manière flagrante, car les personnes souffrant de troubles psychiques pourront à l’avenir se suicider de manière autonome, même sans expertise médicale ou psychothérapeutique.

«Le goût est l’habitude du beau et du bien ; pour être homme de goût, il est donc essentiel de discerner le bien du mal, le beau du laid»

Jeudi 9 décembre, les membres de la Commission nationale du patrimoine et d’architecture (CNPA) ont rendu, après délibération, un avis positif sur le programme de réaménagement intérieur préparé par le diocèse de Paris. Le projet a trait en particulier au mobilier et à l’aménagement de l’espace intérieur de la cathédrale, classé monument historique. Le programme du diocèse prévoit en particulier un nettoyage complet des 24 chapelles de la cathédrale, déjà en mauvais état au moment de l’incendie.

Mais la CNPA a aussi refusé certaines propositions, ou émis des réserves sur d’autres. Par exemple, ses membres ont écarté la mise en place d’un espace de prière au niveau du chœur, en raison de la fragilité du sol qui remonte à l’époque médiévale. Les membres de la CNPA ont également refusé le déplacement des statues de saints présents sur les autels des chapelles. De même, ils n’ont pas accepté une partie du nouveau mobilier, comme un modèle de bancs à roulettes équipés de lumignons pour faciliter les déplacements en cas d’affluence.

Mais la CNPA n’a pas rejeté le retrait d’une partie du mobilier dessiné par Viollet-le-Duc, comme les confessionnaux ou encore l’installation d’œuvres d’art contemporain dans chaque chapelle de la cathédrale, la mise en place d’un parcours catéchuménal, au moyen de projections vidéo sur les murs.

En juin 2019, Marc Alibert, architecte honoraire des Bâtiments de France, avait plaidé dans Valeurs Actuelles contre la dénaturation de Notre-Dame. C’est toujours d’actualité :

Le manque de goût conduit au crime, nous dit Viollet-le-Duc, dans son dictionnaire médiéval et il poursuit :

« Le goût est l’habitude du beau et du bien ; pour être homme de goût, il est donc essentiel de discerner le bien du mal, le beau du laid. […] [Il] n’est que l’empreinte laissée par une éducation bien dirigée, […] le reflet du milieu dans lequel on vit. Savoir, ne voir que de belles choses, s’en nourrir, comparer ; arriver, par la comparaison, à choisir […] . Le respect pour le public est, de la part d’un artiste qui produit une œuvre, la première marque de goût. Or la sincérité est la meilleure façon d’exprimer le respect. »

Ses milliers de dessins l’ont conduit à s’occuper de Notre-Dame où son génie s’est manifesté par une magnifique flèche en plomb repoussé, la plus belle des réalisations conçues dans la manière du XIII siècle. Viollet-le-Duc n’a fait que remplacer celle qu’on avait démontée à la Révolution en s’inspirant des flèches des cathédrales d’Amiens et d’Orléans, cette dernière venant tout juste d’être édifiée en 1856. Il imagina deux niveaux ajourés et conféra à l’ensemble une dynamique ascensionnelle par l’étagement des statues des apôtres à la base.

L’ensemble est là tout entier, d’une parfaite proportion sans ajout parasite. Car dessiner le patrimoine, c’est non seulement faire preuve d’un savoir ou d’une pratique, mais c’est aussi acquérir une solide culture. Notre-Dame de Paris est l’une des plus belles œuvres sorties de la main de l’homme. Elle est la “ perle ” de Paris dédiée à la “ perle ” du Créateur. Nos ancêtres y ont mis tous leurs savoirs, leur cœur et leurs prières. Leurs âmes étaient remplies de la grâce : « Pour peindre les choses du Christ, il faut vivre avec le Christ », disait le bienheureux Fra Angelico. Ce chef d’œuvre est l’élévation même de la pensée chrétienne, ses défauts ajoutant à sa puissance expressive. Ainsi le chevet de la cathédrale avec son éventail d’arcs-boutants de 15 mètres de volée et où le point d’application des forces est encore empirique, est une des plus admirables productions du génie français. C’est sous l’allure d’un vaisseau majestueux qu’apparaît l’abside de Notre-Dame. « Fluctuat nec mergitur. »

Plus la structure d’un site est achevée, plus sa force est évidente en sorte qu’aucun changement n’apparaît possible ; ainsi, dans un beau poème on ne peut changer un seul mot. La cathédrale de Paris est le cœur de notre civilisation, et l’on s’y précipite pour revivre l’histoire engrangée dans cette musique pétrifiée. Ainsi Viollet-le-Duc n’a pas trahi la cathédrale, il l’a magnifiée par les symboles des quatre évangélistes et les douze apôtres. Ils sont partis avant l’incendie du 15 avril dernier pour retrouver leur belle couleur d’antan, le cuivre rouge.

Notre époque choisit l’éphémère contre la durée

C’est pourquoi nous devons reconstruire cette flèche à l’identique avec ses fleurons qui grimpent jusqu’au coq et qui sont un rappel de la modénature. L’intrusion d’éléments contemporains dans cet ensemble ancien prendrait à contre-courant la spiritualité des lieux. « Une œuvre d’art prétendu religieux qui n’inspire pas la prière est aussi monstrueuse qu’une belle femme qui n’allumerait personne », disait Léon Bloy. Car notre époque choisit l’éphémère contre la durée, le virtuel contre le réel, la culture de la fête contre la transmission du savoir. Certains artistes essaient de trouver une légitimité en s’appropriant maintenant les monuments historiques. Mais peut-on faire dialoguer des artistes aux pleins pouvoirs avec des monuments sans défense ? Il y a comme une complicité des maîtres d’œuvre et des maîtres d’ouvrage pour se passer de la sanction du public. L’art n’est pas une distraction, il est une élévation. La tradition et la discipline sont les vraies nourrices de l’originalité.

Le bon goût, comme la vérité, ne s’impose pas, il persuade ; il possède ce privilège de s’inscrire dans la durée. Éduquer à la beauté, à l’admiration, c’est développer la faculté de contempler. L’architecture, art majeur, a pour mission d’apporter à l’humanité des satisfactions sensorielles indispensables à son bien-être spirituel. Si le progrès technique améliore son confort, la présence permanente du beau lui procure un équilibre mental générateur de l’amour de la vie.

Avec l’art contemporain, nous sommes passés d’un art contemplatif à un art idéologique : on crée aujourd’hui sur la table rase de son moi. L’individualisme postmoderne semble rejeter l’objectivité du beau, tout est relatif. Le beau met la joie dans le cœur de l’homme. La culture doit redevenir un art et non un commerce, une séduction et non une provocation. Cette révolte de l’art a cependant une excuse : l’angoisse des praticiens devant l’accablante richesse des œuvres du passé. Comment créer encore après de tels sommets ? Ne sachant plus comment dépasser la tradition, on l’a niée. Ce nombrilisme nous rend conscients de la laideur angoissante voire déconcertante de presque tout ce qui se crée, du vide artistique dans lequel nous vivons, et du désert culturel qu’engendre l’explosion du divertissement de masse. « Personne ne peut vivre sans délectation. C’est pourquoi celui qui est privé de délectations spirituelles se tourne vers les charnelles », expliquait saint Thomas d’Aquin.

L’art est avec la religion ce qui nous communique le sentiment de l’éternité. Il se moque de la modernité : ce n’est ni une agression, ni un jeu, ni une tactique, ni un trucage. C’est la libre reproduction du beau, non pas de la seule beauté naturelle, mais de la beauté idéale, un lien secret entre des solitudes qui s’ignorent, un vieux langage qui parle à voix basse des choses éternelles de l’homme. Mais comment tirer l’infini du fini ? Là est la difficulté de l’art, mais aussi sa gloire : arriver à l’âme par le corps. Ce que l’artiste réussit à exprimer dans ce qu’il peint, ce qu’il sculpte, ce qu’il crée n’est qu’une lueur de la splendeur qui lui a traversé l’esprit pendant quelques instants. La finalité de l’art ne serait-elle pas l’expression de la beauté morale à l’aide de la beauté physique ? Les œuvres d’art contemporaines réellement réussies sont celles qui savent prendre en compte le passé pour mieux le prolonger et l’enrichir. « L’artiste qui ne professe pas les vérités de la foi ou qui vit éloigné de Dieu dans sa mentalité et dans sa conduite ne doit en aucune manière toucher à l’art religieux ; il lui manque en effet cette sorte d’œil intérieur capable de lui montrer ce qui est requis par la majesté de Dieu et par son culte », disait le pape Pie XII.

La flèche de la cathédrale est venue comme une lance transpercer le cœur enflammé de l’édifice, allusion au sacrifice du Christ ; et que dire du départ, quatre jours plus tôt, des douze apôtres qui avaient abandonné le Seigneur. Quel signe et quel avertissement !

2 milliards d’euros par an : le coût scandaleux des mineurs non accompagnés

Ce n’est ni Eric Zemmour, ni Marine Le Pen qui le dit mais Agnès Verdier Mollinier. Alors, stop ou encore ?

Quand le lys affrontait les aigles

Lu dans les 4 Vérités:

Daniel de Montplaisir est un historien rigoureux, doublé d’un talentueux conteur. Après un passionnant « Quand le lys terrassait la rose » sur les relations franco-anglaises depuis sept siècles, il vient de publier un non moins passionnant récit sur mille ans de relations franco-allemandes. Il est assez remarquable que le récit s’arrête à la veille de la guerre de 1870 et de cette longue guerre entrecoupée de fragiles armistices qui finira (momentanément ?) en 1945. C’est que l’auteur est plus admiratif de la tranquille affirmation de soi par la nation capétienne que du nationalisme cocardier qui naquit à la Révolution, jeta le chaos en Europe avec Bonaparte, et multiplia les erreurs (souvent doublées d’héroïsme) sous la IIIe République.

Quand le lys affrontait les aigles

A quoi sert-il que Pécresse succède à Macron si c’est pour qu’elle conduise la même politique ?

Extrait de l’éditorial de l’hebdomadaire Rivarol incitant à ne pas sous-estimer la candidature de Valérie Pécresse et mettant en garde contre la tentation d’un vote utile anti-Macron qui irait à l’encontre des convictions profondes du peuple de droite :

“(…)  La présidente de la région francilienne succédera-t-elle au printemps prochain à Emmanuel Macron ? La route est encore très longue pour elle, comme d’ailleurs pour tous les autres candidats à la magistrature suprême, bien des événements peuvent se passer en cinq mois de campagne (…) Mais si nous devions aujourd’hui faire un pari pour savoir qui sera le futur vainqueur de cette onzième élection présidentielle au suffrage universel direct, nous serions assez tentés de voir en cette femme de 54 ans la prochaine présidente de la République (…)

C’est une grave erreur de sous-estimer ou de mépriser un adversaire. Contrairement à ce que je lis ou j’entends ici dans nos milieux (…), Valérie Pécresse est, à notre sens, une candidate redoutable pour le camp dit national et populiste. Car s’il est vrai que, sur le fond, elle est une Macron en jupon, centriste (elle avait soutenu Juppé aux primaires de la droite et du centre de 2016 et avait quitté LR en 2019 car elle jugeait le parti trop à droite sous la présidence de Laurent Wauquiez !), européiste, mondialiste (…), qu’elle est une de ces grandes bourgeoises conservatrices qui au final ne conservent rien, sinon leur ambition, qu’elle a incarné toute sa carrière politique de manière superlative le principe du cliquet selon lequel la “droite” ne remet jamais en question une réforme sociétale mise en œuvre par la gauche (ainsi, hostile au mariage pour tous et souhaitant même démarier les “couples” homosexuels, Valérie Pécresse a depuis changé d’avis, considérant avec un rare courage qu’il n’était pas possible humainement de revenir en arrière), elle peut toutefois donner le change auprès d’une partie du peuple dit de droite. Lorsqu’on fait une analyse, il faut toujours s’efforcer d’être honnête et objectif et ne pas se laisser aveugler par des intérêts, des désirs ou des passions qui faussent le jugement et obscurcissent l’intelligence.

Valérie Pécresse est une femme, et elle pourrait même être la première personne du sexe féminin à devenir chef de l’Etat depuis la création de la France, républiques et monarchies confondues, ce qui n’est pas rien sur le plan symbolique. Or aujourd’hui être une femme est un plus. C’est une mode. De même que Macron avait pu apparaître comme un homme neuf, jeune et souriant en 2017, comme le gendre idéal, ce qui lui avait beaucoup servi à une époque médiatique où l’apparence est hélas si importante et où la forme l’emporte largement sur le fond,  Valérie Pécresse est une personne du sexe, comme le disaient joliment les traités de morale autrefois. Qui plus est, disons-le honnêtement, c’est une belle femme, qui en jette, élégante, brillante (elle a fait HEC, et a fini deuxième à l’ENA, ce qui n’est pas rien, elle fut auditrice puis maîtres des requêtes au conseil d’Etat, ministre, elle a conquis en 2015 la présidence de la région francilienne face à la gauche qui l’occupait solidement avec un certain panache et une réelle efficacité, réussissant en juin 2021 à se faire réélire et surtout à obtenir au second tour des soutiens allant du socialiste Valls jusqu’au souverainiste Dupont-Aignan, signe de son savoir-faire), distinguée, très bien vêtue, portant de magnifiques tailleurs, ayant une compétence technique incontestable (ce n’est pas elle qui se tromperait entre SFR et Alstom, entre l’euro et l’écu comme Marine Le Pen en 2017 (…)

Pécresse a également une expérience ministérielle (elle fut ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a conduit à son terme l’autonomie des universités malgré de sérieuses difficultés, preuve de sa ténacité et de sa détermination, puis fut ministre du Budget et porte-parole du gouvernement sous Sarkozy). Bref, elle a de quoi rassurer (et hélas leurrer) une partie non négligeable de l’électorat conservateur et peut s’avérer d’ici la fin de la campagne présidentielle redoutable tant pour Zemmour et Le Pen que pour Emmanuel Macron auquel elle peut retrancher de son électoral la bourgeoisie de droite, capitalisant sur l’usure du président sortant (depuis l’instauration du quinquennat, aucun président n’a réussi à se faire réélire, ni Sarkozy en 2012, ni en 2017 Hollande qui fut même obligé de renoncer (…). Il est tout à fait possible que, gardant un mauvais souvenir de ce quinquennat, si noir, si déprimant, les Français aient envie d’essayer quelque chose de nouveau (…) Et qui mieux que Valérie Pécresse pourrait apparaître alors comme une alternative auprès d’un public qui, pour une bonne part, souhaite au fond que tout change pour que rien ne change ?

Il ne faut pas non plus négliger le fameux vote utile qui peut jouer un rôle dévastateur à droite, et même à droite de la droite. Nous connaissons ainsi des personnes sincèrement de droite nationale, conscientes du positionnement centriste, européiste et modéré de Pécresse, sans grande illusion sur sa personne et son programme, mais qui détestent tellement Macron, qui font de sa défaite en 2022 la priorité des priorités, qu’elles se disent prêtes à voter pour Pécresse dès le premier tour  du scrutin car, argumentent-elles, seule la candidate des Républicains peut l’emporter face à Macron au second tour, ce qui est impossible, disent-elles, tant pour Marine Le Pen que pour Eric Zemmour du fait de leur diabolisation, du fait qu’ils sont considérés à l’extrême droite sur l’échiquier politique, ce qui effraie et tétanise une majorité des électeurs (…). Du point de vue strictement arithmétique, le raisonnement se tient (…)

Le raisonnement du vote utile (…) a en revanche l’inconvénient majeur de sacrifier les convictions, les idées à l’efficacité électorale. A quoi sert-il en effet que Pécresse succède à Macron si c’est au final pour qu’elle conduise la même politique ? Or il est évident que sur l’essentiel elle fera la même chose que l’actuel président. Hormis quelques mesurettes en matière d’immigration, qui agiront comme un cataplasme sur une jambe de bois (elle est contre le retour au droit du sang, contre la préférence nationale, contre l’immigration zéro et contre la réémigration), elle ne changera rien. Ce sera encore cinq ans de perdu pour la France (…)”

L’obligation vaccinale imposée aux militaires et gendarmes a-t-elle un lien avec le financement du service de santé des armées (SSA) par l’industrie pharmaceutique ?

C’est la question que pose l’association « Gendarmes libres ». Cette association est un “mouvement citoyen apolitique dirigé par des familles de gendarmes (…) soutenus par des militaires de toutes les Armées (…) pour mener tous les recours nécessaires afin de faire tomber l’obligation vaccinale qui est faite aux gendarmes et militaires.”

Cette obligation vaccinale a été formalisée par une instruction de la direction centrale du service de santé des armées, publiée en catimini le 29 juillet 2021, à une période où l’ensemble des grands chefs étaient en permissions et où les états-majors tournent souvent au ralenti. En clair, cette directive aurait pris tout le monde de court et n’aurait été déclinée de manière claire, notamment en termes de sanctions encourues pour les récalcitrants, qu’en septembre.

Cette instruction rend de fait la vaccination quasi-obligatoire pour les militaires au regard des critères fixés :

Art.1. Conformément aux textes réglementaires (première et deuxième références), la vaccination contre la COVID-19 s’ajoute au calendrier vaccinal des armées.

Art.2. Cette vaccination a pour objectifs de préserver la santé des personnels et de maintenir la capacité opérationnelle des forces armées.

Art.3. Outre les obligations vaccinales définies par la loi, la vaccination contre la COVID-19 est obligatoire pour tout militaire :

  • à l’incorporation ;
  • en formation, en stage ou servant dans les écoles ou centres de formation ;
  • servant ou projeté pour raison de service hors du territoire métropolitain, quelles que soient la durée ou la nature de la mission ;
  • embarqué pour raison de service sur un bâtiment de la marine nationale quels qu’en soient le port base, la durée ou la nature de la mission ;
  • participant ou concourant aux postures permanentes de sauvegarde maritime ou de sureté aérienne, à des missions de service public, ainsi qu’ à la dissuasion ;
  • servant, à compter du 15 septembre 2021, sur le territoire métropolitain au titre d’un engagement opérationnel décidé par l’état-major des armées ou la direction de la gendarmerie nationale ;
  • faisant l’objet d’une demande d’aptitude au service à la mer ou aux OPEX par le commandement (…)

Gendarmes Libres publie donc un article évoquant les subventions versées par l’industrie pharmaceutiques au service de santé des armées. Le montant de ces subventions (plus de 22 millions d’euros de 2013 à 2021) est conséquent. L’enjeu pourrait donc être conséquent au regard des difficultés financières rencontrées par le ministère des armées pour son fonctionnement courant (à ne pas confondre avec le budget de la loi de programmation militaire dont une grande partie est consacrée à l’acquisition de matériel modernes et très couteux).

Voici quelques extraits :

Le Service de Santé des Armées (SSA) a bénéficié :

  • de plus de 22 500 000€ d’euros de 2013 à 2021 provenant des industries pharmaceutiques ;
  • de 209 conventions dont les rémunérations ne sont pas déclarées pour la majorité d’entre-elles ;
  • et de 61 « avantages ».

Ses plus grands bienfaiteurs étant par ordre d’importance : Novartis, Roche, Takeda Pharmaceutical, MSD, Johnson & Johnson, PAREXEL International, Kappa Santé, Boehringer Ingelheim, Bayer…

L’association publie également quelques témoignages de militaires confrontés à des effets secondaires liés à cette obligation vaccinale imposée à une population jeune, sportive et en bonne santé :

Gilles Platret, vice-président de LR, dénonce la bal des faux-semblants au sein de son parti

Va-t-il être démis de sa fonction de vice-président de LR, comme Guillaume Peltier ? Il n’a pas aimé le retournement de veste spectaculaire de Marie-Claude Jarrot, la très macroniste maire de Montceau-les-Mines,  qui, après avoir critiqué la ligne droitière de son propre parti LR, a été subitement nommée responsable départementale du comité de soutien de Valérie Pécresse. Il le lui a fait savoir en réponse à la demande d’aide de cette dernière. Toute allusion à Valérie Pécresse serait fortuite… :

Bonjour Marie-Claude,

J’ai pris bonne note de ton message et je t’informe que je n’y donnerai pas suite. En effet, pour reprendre une expression du mentor dont tu t’es toujours revendiquée avec emphase pour mieux servir tes intérêts, Jacques Chirac, “je ne suis pas rancunier, mais j’ai bonne mémoire”.

Je n’ai rien oublié de tes palinodies ni des manœuvres détestables que tu as déployées pour affaiblir les Républicains de Saône-et-Loire toutes ces dernières années.

Rien oublié de l’ignoble double jeu que tu as joué à l’occasion des législatives de 2017, faisant mine de me soutenir du bout des lèvres quand tu aidais en sous-main mon adversaire Marcheur, favorisant ainsi son élection et confortant par la même la majorité d’un président de la République qui a fait tant de mal à la France.

Rien oublié de tes condamnations publiques quand j’ai pris la décision de rétablir la laïcité dans les cantines scolaires de Chalon ou quand j’ai dénoncé l’épuration ethnique en cours dans nos quartiers.

Je n’ai pas vocation à travailler avec quelqu’un qui a son rond de serviette à l’Élysée et qui s’en est toujours glorifié.
Quiconque s’est, comme toi, compromis avec En Marche, est à mes yeux, même sous le vernis trompeur d’un discours subitement redevenu de droite, disqualifié pour porter nos couleurs.

La France crève de ce manque perpétuel de sincérité et de ces discours qui, comme les tiens, changent au gré du vent. Tu trouveras donc d’autres interlocuteurs, plus amnésiques que moi, à qui seriner ton boniment.

Cordialement
Gilles Platret »

Vers la canonisation de la bienheureuse Marie Rivier

Le Vatican a annoncé lundi la reconnaissance d’un miracle attribué à la bienheureuse Marie Rivier (1768-1838), religieuse française fondatrice de la communauté des Sœurs de la Présentation de Marie.

Née le 19 décembre 1768 à Montpezat-sous-Bauzon (Ardèche), sœur Marie Rivier avait été béatifiée par Jean Paul II le 23 mai 1982 (le procès diocésain avait été ouvert en 1842). Institutrice, elle s’était particulièrement investie dans l’éducation religieuse des plus jeunes, dans un contexte de dissolution des couvents lors de la Révolution française, et avait fondé en 1796 la congrégation religieuse de la Présentation de Marie. Elle est morte à Bourg-Saint-Andéol, également en Ardèche, le 3 février 1838, après avoir fondé plus de 140 écoles. En 2021, la congrégation dit compter un millier de religieuses réparties dans 18 pays.

Voici la Prière « Ô mon Dieu, notre Père, que tout genou fléchisse devant Vos grandeurs suprêmes ! » de la Bienheureuse Marie Rivier :

« Je ne saurais être en repos, ô mon Dieu, tant qu’il y aura un coin de la terre où Vous ne serez pas connu et aimé. Je n’ai pas d’autre consolation que de pleurer sur mes péchés et ceux de tout le monde, et quoique j’aie alors le cœur oppressé par la douleur, je ne changerais pas la satisfaction que je goûte en cet exercice pour toutes les joies du monde, ni même pour toutes les extases et les douceurs de la dévotion. Ô mon Dieu, que tout genou fléchisse devant Vos grandeurs suprêmes ! Que tout esprit Vous loue, que toutes les langues Vous bénissent, que toutes les volontés Vous soient soumises, que tous les cœurs Vous aiment et Vous adorent ! Ô notre Père qui êtes dans les Cieux, que votre Nom soit sanctifié par toute créature, que votre Règne arrive dans tous les cœurs ! »  Ainsi soit-il.

Nouvelle-Calédonie : en réalité la perversité de la politique macronéronienne

De Bernard Antony :

M Macron et son ministre Lecornu se sont apparemment félicités de la victoire du non à l’indépendance de la Nouvelle Calédonie lors du troisième (et dernier ?) référendum ce samedi sur l’avenir de l’archipel français.

On ne peut certes que se réjouir de ce que ce non l’ait emporté avec 96,5% des votants mais tous les commentateurs notent aussi que le pourcentage de ces votants n’a été que de 43,90%.

Or comme une très grande partie de ces abstentionnistes ont obéi aux mots d’ordre des chefs indépendantistes et même s’il y a eu de leur fait beaucoup d’intimidations et même de menaces, la vérité, c’est que dans l’état actuel de l’électorat, celui-ci est partagé en deux.

Il y a deux raisons à cela :

  • La première est que le gouvernement Macron-Lecornu ne s’est nullement activé pour que le chiffre des abstentionnistes ne soit pas supérieur à celui des votants.
  • La deuxième, c’est que ce scrutin s’est encore une fois déroulé avec l’interdiction de voter pour 35 000 résidents exclus sous différents prétextes de la liste électorale spéciale pour la consultation référendaire (LESC), le premier critère pour pouvoir être électeur étant celui de la naissance dans l’archipel ! Et c’est ainsi qu’à l’inverse de la métropole il faut être né en Nouvelle-Calédonie pour pouvoir y voter, le fait d’être français et résident depuis longtemps ne suffisant pas.

D’autre part, l’inscription des natifs majeurs de droit coutumier est automatique alors que celle des non kanaks ne l’est pas.

Bref, le droit du sang, dont l’idée du rétablissement pour la métropole fait hurler la gauche, s’applique aux antipodes.

Or il aurait suffi et il suffirait que les 35000 résidents exclus du droit de vote n’en soient point privés pour que ne se pose plus du tout la question d’une majorité suffisante pour le maintien de l’archipel dans la France.

Si Macron voulait vraiment cela, il lui faudrait simplement aligner le mode électoral de la Nouvelle Calédonie sur celui  de la métropole.

Mais n’est-il pas capable de vouloir simultanément le maintien de l’archipel dans la France et son indépendance !

Bruno Gollnisch : “On pourrait rêver d’un deuxième tour Le Pen-Zemmour. On a vu des choses plus surprenantes dans la vie politique française”

Bruno Gollnisch a accordé une longue interview au Point pour évoquer la candidature d’Eric Zemmour et l’évolution du RN et de la campagne de Marine le Pen. Extraits :

  • On dit qu’une élection se gagne au centre. Est-ce que, cette fois-ci, elle va se jouer à droite, voire très à droite ?

Cela fait un bon bout de temps que l’élection présidentielle ne se joue plus au centre. Et en réalité, elle s’est toujours jouée à droite ou à gauche. L’électorat gaulliste était majoritairement à droite. Pareil pour Georges Pompidou ou Valéry Giscard d’Estaing, qui, en 1974, a bénéficié de l’électorat de l’UDR… En 1986, aux législatives, le programme du RPR et de l’UDF – on dirait aujourd’hui LR – était un pâle et tardif décalque du programme du Front national, incluant, par exemple, la réforme du Code de la nationalité ! Ils n’en ont rien fait, bien sûr (…) Dans cette mouvance-là, ils gagnaient toujours à droite… et ne faisaient ensuite d’ouverture qu’à gauche !

  • Si on en croit les sondages, le bloc d’extrême droite est à plus de 30 % quand on ajoute les intentions de vote de Marine Le Pen, Éric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan…

Ce bloc n’est « extrémiste » en rien. Je suis amusé de voir chez Éric Zemmour les mêmes accents que naguère Jean-Marie Le Pen. Il dit : « Je ne suis pas extrémiste ; mes idées, c’étaient celles que défendait le RPR. » Le Pen disait, lui aussi : « Les idées que je défends sont des idées du bon sens, c’étaient les idées que défendait le Centre national des indépendants [un parti conservateur et modéré très important sous la IVe République, NDLR]. » Et c’était vrai. C’était la classe politique française qui, longtemps, avait dérivé à gauche. Aujourd’hui, les prétendus « extrêmes », qui, par définition, devraient être sur les bords du gâteau, finissent par en constituer la plus grosse part ! Et nous avons assisté, lors du congrès des Républicains, à une course à l’échalote à celui qui trouverait les accents les plus radicaux. Devrais-je dire extrémistes ? (…)

  • Que pensez-vous de la candidature d’Éric Zemmour ?

J’ai beaucoup d’estime pour Éric Zemmour, mais j’ai quelques points de divergence avec lui. Je ne suis pas gaulliste, et je n’ai pas l’intention de le devenir, même si je reconnais certains aspects de grandeur du personnage. Tout le monde est tombé sur Zemmour au sujet de Pétain, mais il n’a dit que ce que nous disent beaucoup d’historiens. Ce serait un long débat. À la différence d’Éric Zemmour, je ne suis pas non plus bonapartiste, même si je fais la part des choses dans l’héritage napoléonien. Zemmour est un homme intelligent, cultivé et courageux. Mais je lui aurais personnellement déconseillé de se présenter.

  • Pourquoi ?

Je suis membre du Rassemblement national, même s’il m’arrive d’être critique envers ma formation politique. Ma crainte, c’était qu’Éric Zemmour soit à Marine Le Pen ce que Christiane Taubira avait été pour Lionel Jospin en 2002. Je crains la division des voix patriotes. Aujourd’hui, il a atteint un plateau ; peut-il progresser ? Je ne sais pas. Ceux qui, à tort, prédisaient l’effondrement de Marine Le Pen se sont trompés. Elle résiste bien, alors que sa campagne n’est pas suffisamment médiatisée. On n’a, par exemple, pas assez parlé dans les médias de ses propositions sur l’immigration, alors que ce sont des solutions cohérentes, efficaces, fermes, raisonnables.

  • Mais, si Éric Zemmour atteint des intentions de vote à deux chiffres, c’est parce que peut-être Marine Le Pen ne répond pas à la « demande » de ses électeurs, comme le signale Marion Maréchal…

Il y a eu en effet, peut-être pas chez Marine Le Pen mais au Rassemblement national, une perte de tonus, voire une usure avec le temps. Mais il y a une contrepartie : c’est l’expérience. Il y a des dizaines de personnes qui ont exercé des mandats parlementaires et des centaines d’élus locaux. Il y a eu aussi une érosion du sentiment affectif, et l’exclusion de Jean-Marie Le Pen a été à cet égard une erreur et une faute. Beaucoup de gens ont été fidèles à ce mouvement, mais ont eu aussi l’impression de ne pas avoir été bien traités.

  • N’y a-t-il pas aussi des raisons de fond ?

Un certain nombre de sympathisants ont eu l’impression que, sur certains sujets, le discours était édulcoré ou que nous avions abandonné certains thèmes. Depuis que Marine Le Pen est repartie en campagne, je retrouve avec intérêt un certain nombre de ces thèmes…

  • Peut-être grâce à Zemmour…

Quant aux motivations, je ne sonde pas les reins et les cœurs. Mais, en politique, comme en économie, la concurrence est la garantie du consommateur. Contrairement à Valérie Pécresse, Marine Le Pen n’est pas opportuniste. Elle n’a pas changé fondamentalement d’attitude. Certes, nous n’étions plus audibles sur un certain nombre de sujets de société, comme la politique familiale, l’accueil de la vie ou, sur le plan économique, la lutte contre la bureaucratie qui paralyse notre pays et le fiscalisme qui spolie. Je ne dis pas qu’on avait abandonné ces sujets, mais nous n’étions plus identifiés et, comme dit Jean-Marie Le Pen, « en politique n’existe que ce qui paraît exister ». Je me réjouis donc que des initiatives aient été récemment prises dans ces domaines. En tout état de cause, je ne voudrais pas que cette compétition profite à madame Pécresse… (…)

  • Éric Zemmour n’aide-t-il pas Marine Le Pen à lisser son image, à devenir présidentiable, en vue du deuxième tour ?

C’est ce que disent beaucoup de commentateurs. J’acquiesce à condition que les deux candidats se retrouvent au deuxième tour. Malgré tout, quand il y a des situations de compétition, c’est comme quand la vaisselle a été cassée. Il est toujours difficile de recoller les morceaux,

  • Quelle issue prédisez-vous à cette compétition dans laquelle les deux candidats ont l’air peu à même de se rapprocher ?

On pourrait rêver d’un deuxième tour Le Pen-Zemmour (rires). On a vu des choses plus surprenantes dans la vie politique française des deux derniers siècles ! Si Marine Le Pen, qui, encore une fois, résiste, est au deuxième tour, j’espère bien qu’Éric Zemmour lui apportera son soutien. Et inversement. Ça paraît peu probable, mais, si Zemmour était au deuxième tour contre Macron, moi, je ne voterais pas pour Macron. Les choses sont claires (…)

Statue de Napoléon à Rouen : le bon sens populaire et patriote l’emporte !

Lu ici :

La statue équestre de Napoléon, qui avait été retirée pour être restaurée et avait fait l’objet d’un débat quant à sa réinstallation, retournera bien sur le parvis de l’Hôtel de Ville.

Lors d’une concertation en ligne adressée aux Rouennais, dont les résultats ont été révélés ce lundi 13 décembre, 68% des participants ont souhaité le retour de la statue à sa place initiale. 4080 habitants de Rouen ont voté. La Mairie s’en félicite « il s’agit de la plus haute participation jamais enregistrée dans l’histoire de la démocratie participative à Rouen. »

Depuis 1865, la statue équestre de Napoléon se trouvait au centre de la place de l’Hôtel de Ville. Le 2 juillet 2020 elle avait été retirée de son socle et envoyée en restauration.

Lors du chantier de restauration, la Ville de Rouen avait débuté un débat public sur l’aménagement de la place de l’Hôtel de Ville, sur la statue de Napoléon ainsi que sur la question de la place des femmes et de la représentation féminine dans l’espace public. Le maire avait alors soumis l’idée de “remplacer la statue de la place de l’Hôtel de Ville par une figure féminine”.

Grand admirateur de napoléon et défenseur acharné de la grandeur de la France, Eric Zemmour avait lancé juste avant un ultime appel aux Rouannais :

Philippe de Villiers : “Zemmour ose dire la vérité (…) il va être de plus en plus écouté, de plus en plus suivi”

Philippe de Villiers a accordé une interview à Boulevard Voltaire pour expliquer davantage les raisons de son soutien ferme pour la présidentielle :

  • Pourquoi Zemmour ? Qu’est-ce qui vous a séduit dans cette candidature ?

C’est le seul qui dit la vérité, le seul qui a le courage d’affronter la vérité, le seul qui est à la bonne hauteur, pour détecter et proclamer cette vérité qui n’est pas agréable à entendre. À savoir que la France peut mourir, qu’on est au bord de l’abîme car nous vivons un changement de population et un changement de civilisation. Il est le seul à le dire. Il est le seul qui n’a pas un programme au sens électoral du terme, même pas un projet mais une idée qui est une urgence. Si on ne fait rien, on meurt. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi de l’accompagner, à son invitation, en Arménie : c’est un voyage de civilisation, c’est une candidature de civilisation, Éric Zemmour. On se connaît bien, depuis très longtemps. On parle ensemble depuis très longtemps et j’attendais le moment symbolique pour l’accompagner. Ce moment symbolique, c’est le voyage en Arménie, parce que l’Arménie nous précède dans toutes nos souffrances à venir.

  • Vous ne vous reconnaissez ni dans le Rassemblement national ni dans LR ?

Il ne s’agit pas de comparer, il s’agit de choisir celui qui parle aux Français de l’urgence française. Éric pose toutes les questions de notre avenir en termes de civilisation, en termes de survie. Et il ose dire les choses. Il ose dire que nous assistons en même temps (ce qui est inouï) au Grand Remplacement avec une population nouvelle qui arrive chez nous et qui est appelée à nous remplacer – mais aussi au grand effacement. Nous en parlions ensemble tout à l’heure. À l’origine de ces maux, l’effondrement de nos élites qui n’osent plus dire les choses et sont prêtes à pactiser avec ceux qui veulent notre mort. Ce sont des dhimmis, ils sont soumis. Zemmour est à la politique ce que Houellebecq est à la littérature avec son livre Soumission. Éric a tout compris et il dit tout. Il ose dire la vérité. C’est pour cela que vous allez voir ce qui va se passer : il va être de plus en plus écouté, de plus en plus suivi. Quand il fait une télévision, l’audience explose. Et je peux vous dire qu’ici, partout, même en Arménie, il ne laisse pas indifférent.

  • Vous avez deux parcours, deux familles et deux personnalités très différentes. Qu’est-ce qui, au fond, vous rapproche ?

Il y a un point commun entre nous. Lui était très bien, il était dans le confort, journaliste reconnu sur CNews, adulé. Il avait sa chronique au Figaro, etc. Et, tout à coup, la chose n’a plus été possible parce qu’on ne peut pas vivre de confort. On ne peut pas vivre de lauriers. Et moi, c’est pareil. Les lauriers, je les ai accumulés depuis que je suis retraité de la politique, je suis même devenu populaire ce qui est une curiosité inattendue pour moi. Mais je m’en fous, de cette popularité. La popularité, on la dépense. Car la couronne de lauriers n’empêche pas la couronne d’épines. Et la couronne d’épines qui est à Notre-Dame de Paris, c’est aussi le symbole d’une France qui a abandonné ses racines, qui a abandonné son identité, avec des élites qui sont devenues des Bourgeois de Calais. Robes de bure, têtes cendrées, ils offrent les clés à ceux qui, de l’intérieur ou de l’extérieur, veulent nous détruire : le « wokisme », l’indigénisme, le décolonialisme, l’intersectionnalité, toutes ces idéologies qui accompagnent la bourgeoisie mondialisée anationale. Ils sont prêts à nous anéantir, à anéantir ce qui reste de la France.

Donc, le détour par l’Arménie, c’est un message pour dire aux chrétiens d’Orient et au peuple arménien, la France sera toujours là et aussi pour dire aux Français : veillez sur la petite flamme française, pour qu’elle brûle encore.

  • Justement, qu’est-ce qui permet d’espérer encore en la France en dehors de cette candidature à laquelle vous croyez ?

Un élément de fond : toute une jeunesse qu’on n’a pas vu venir, qui ne s’en laisse pas compter et qui a compris que, en réalité, la partitocratie traditionnelle nous précipitait à l’abîme. Les autres, c’est simple, si vous voulez savoir ce qu’ils vont faire, il faut lire leur programme. Parce qu’on est sûr qu’ils feront le contraire. C’est comme cela depuis quarante ans. Je vous donne une méthode de discernement. Éric Zemmour me fait penser à Emolaï Soljenitsyne quand il était venu chez moi en Vendée [Emolaï, le fils d’Alexandre Soljenitsyne, est venu visiter le Puy du Fou en juin 2013 avec sa famille, NDLR]). Il m’avait dit : « Les deux choses qui manquent à la politique française, c’est le discernement – être capable de lire dans l’instant des lignes de force – et le courage physique. » Eh bien, quand je vois Éric Zemmour, je peux vous dire qu’il a les deux. À profusion.

Procession agressée : Marine Le Pen et Jordan Bardella dénoncent les violences contre les chrétiens

Interrogée sur RMC, Marine Le Pen a dénoncé l’agressions subie par les catholiques qui processionnaient à Nanterre le 8 décembre (44mn20) :

“Cela fait deux fois qu’une procession catholique est attaquée en peu de temps, la 1re fois par les gauchistes, la 2e fois par les islamistes, là ou trouve quand même un point commun”

De même, interrogé sur Europe 1, Jordan Bardella a répondu :

Un an de guerre civile en Ethiopie : SOS Chrétiens d’Orient porte secours aux déplacés

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :

Le 4 novembre 2020, le gouvernement éthiopien déclenchait une offensive militaire à l’encontre du Front de Libération du Peuple du Tigré (TPLF). Un an après, le TPLF assiégeait Dessié et Kombolcha, deux villes de la région Amhara qui se situent sur la route de la capitale d’Addis-Abeba. A l’heure actuelle, le gouvernement affirme avoir repris ces points de passage stratégiques. Les conséquences humanitaires sur la population civile sont désastreuses. SOS Chrétiens d’Orient répond à l’urgence humanitaire en finançant des produits de première nécessité à plus de 1 000 familles de déplacés dans la région Amhara.

L’Ethiopie est un pays qui comprend plus de 80 ethnies. Leurs importances territoriales et démographiques sont extrêmement inégales et font l’objet de revendications vis-à-vis du pouvoir central d’Addis-Abeba, comme le prouve le conflit actuel. Dans ce pays de 114 millions d’habitants, 63% de la population est chrétienne.

Depuis le début du conflit, plus de deux millions de personnes ont été contraintes de se déplacer dans les régions de Afar, Tigré et Amhara. Dans la région du Tigré, 5 millions de personnes sont au bord de la famine. En Amhara, 3,7 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire. Par ailleurs, de graves exactions ont été commises, rapportées par les rescapés de la population civile : massacres de civils et de religieux, violences sexuelles à l’encontre des femmes, tortures, ainsi que pillages et détériorations de lieux saints et historiques.

Depuis janvier 2019, SOS Chrétiens d’Orient se rend régulièrement en Ethiopie. SOS Chrétiens d’Orient soutient notamment l’école catholique de Gondar, ville de 300 000 habitants. Elle participe au financement de matériel scolaire pour les 1 500 élèves de cet établissement.

En septembre 2021, une équipe de reconnaissance est partie sur le terrain pour évaluer les besoins de la population et des déplacés à la suite du conflit. Dans ce contexte d’urgence humanitaire, SOS Chrétiens d’Orient finance l’achat de nourriture, de matelas et de couvertures. Ce projet, de l’ordre de 100 000 euros, est destiné à plus de 1 000 familles de déplacés dans la région Amhara.

Politique politicienne : Pourquoi Macron a finalement cédé à sa majorité sur l’avortement

Emmanuel Macron, jusqu’ici opposé à l’allongement de la durée légale permettant un avortement de 12 à 14 semaines, a finalement cédé à sa majorité. Selon La Dépêche, c’est la désignation de Valérie Pécresse qui l’a convaincu de faire adopter ce texte :

Discuter de ce texte pourrait, en effet, forcer la candidate à prendre parti, or la droite est clairement divisée entre progressistes et anti IVG. Certains y voient aussi un marqueur à même de satisfaire un électorat de gauche qui est, certes resté fidèle au Président, mais doute après un quinquennat très marqué à droite. Enfin, nous assure un ministre « on était coincé car ça allait finir par se voir qu’il nous restait du temps parlementaire pour l’inscrire ». Le premier ministre a donc finalement levé son veto tout comme Emmanuel Macron. Le texte sera donc discuté au Sénat. Si celui-ci ne joue pas l’obstruction, il reviendra à l’Assemblée et pourrait être adopté avant la fin de la session parlementaire.

Voilà à quoi tient la vie des petits d’hommes en France.

C’est arrivé un 13 décembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 12 décembre : saints du jour français ou en France.
  • St Josse, prêtre et ermite († v. 668)

Saint Josse, prêtre et ermite est fils de Juthaël, roi de Domnonée en Bretagne, et frère de saint Judicaël, pour ne pas être contraint de succéder à son père, il quitte sa patrie et se retire pour mener en divers endroits la vie érémitique. Il meurt dans le Ponthieu, au nord de la Gaule, vers 668,

  • St Aubert de Cambrai, Evêque († 870)
  • Ste Jeanne-Françoise Frémiot de Chantal, fondatrice

Sainte Jeanne meurt au monastère de Moulins, en 1641; c’est sa naissance au Ciel, dont la mémoire est célébrée le 12 août.

  • le 13 décembre 1124 : décès du pape Calixte II.
  • le 13 décembre 1294 :«Renonciation»du pape saint Célestin V.

Le pape Célestin V renonce à la tiare pontificale cinq mois seulement après son élection. C’est un fait unique dans la papauté, si l’on met à part les papes démissionnés sous la contrainte: le pape Grégoire VI en 1046 et les papes et «antipapes» du Grand Schisme d’Occident, au XVe siècle, tels Grégoire XII et Félix V.

Pietro de Morrone, élu à l’unanimité, mais contre son gré par un conclave réuni à Pérouse le 5 juillet 1294, ce bénédictin et ermite de plus de 80 ans, ne se sent pas capable d’assumer sa charge ni de résister aux pressions.

Devant ses cardinaux, qui ont finalement approuvé sa décision, le pape descend de son trône, pose sa tiare à terre et se défait des autres insignes pontificaux. S’étant retiré dans la solitude, il meurt l’année suivante. Il est plus tard canonisé.

Son successeur, Benedetto Caetani, est élu la veille de Noël. Il prend le nom de Boniface VIII et met toute son énergie à tenter de restaurer l’autorité du Saint-Siège.

  • le 13 décembre 1545 : ouverture du Concile de Trente.

Convoqué en Italie par le pape Paul III, le Concile de Trente a pour objectif de définir la doctrine et la discipline de l’église catholique face aux progrès de la réforme protestante. Dès le début, deux tendances s’affrontent : celle de Charles Quint qui souhaite la réforme disciplinaire et celle du pape qui veut en premier lieu examiner les questions dogmatiques. Contre les thèses protestantes, il définit l’autorité de la Bible, le péché originel et la justification et confirme les sept sacrements, affirme le culte des saints et des reliques ainsi que le dogme de la transsubstantiation.

Ce 19ème concile se termine dix-huit ans plus tard, en 1563, après une révision des institutions ecclésiastiques. Voir la chronique du 4 décembre.

  • le 13 décembre 1559 : naissance de Sully.

Maximilien de Béthune, duc de Sully, naît à Rosny-sur-Seine. Compagnon d’enfance d’Henri IV, Maximilien de Béthune, duc de Sully, met ses talents à son service. Il sert d’abord Henri dans les combats avec grand courage. En 1598, il devient surintendant des Finances. Gestionnaire rigoureux, il redresse les finances du royaume, ruiné par les guerres de religion, au point que le budget retrouve l’équilibre dès 1604…Il meurt le 22 décembre 1641 à Villebon.

  • le 13 décembre 1553 : Henri de Bourbon, futur Henri IV naît au château de Pau, fils d’Antoine de Bourbon, duc de Vendôme, et Jeanne d’Albret.

Alors qu’un des premiers attentats des huguenots en France avait été une profanation sacrilège d’une statue de la Sainte Vierge, celui qui devait devenir leur chef, puis Roi de France, naît au chant d’un cantique de la Sainte Vierge. Sa mère farouche calviniste, oubliant l’hérésie, dans les douleurs de l’enfantement entonne d’une voix forte le cantique de Notre Dame du Bout du Pont (Pont qui donnait l’accès au château de Pau) :

« Notre Dame du Bout du Pont

Aidez-moi à cette heure

Priez le Dieu du Ciel

Qu’il veuille bien me délivrer. »

Henri est baptisé et élevé dans la religion catholique jusqu’à l’âge de 9 ans, et ce n’est qu’après la mort de son père, que sa mère lui fait embrasser la réforme.

Ajoutons qu’à la bataille de Jarnac, les protestants sont stupéfaits de voir que leur chef porte un scapulaire à l’effigie de Notre Dame. Sa mère interrogée sur ce point, lors de sa venue au camp militaire protestant, répond que c’est sur son ordre :

«C’est par mon ordre que mon fils porte le scapulaire et voici comment il m’a été donné :

J’avais eu la douleur de perdre un fils. Le second, tombé malade, paraissait dans un état désespéré, lorsqu’une fille d’honneur catholique, à mon service, passa furtivement un scapulaire au cou du malade : je l’arrachai. Hélas ! Mon enfant mourut le lendemain et, pour la seconde fois, j’eu à pleurer un berceau vide.

Dieu eut pitié de ma douleur, et bientôt je reconnus que je ne tarderais pas à devenir mère pour une troisième fois. Au milieu de toutes mes inquiétudes, par une inspiration que je combattis longtemps, mais à laquelle je ne pus me défendre de céder, je plaçai sur moi le scapulaire de ma fille d’honneur, et je ne le quittai plus jusqu’à la naissance de mon enfant ; à ce moment, je l’attachai à son cou et je ne lui laissai plus quitter depuis ».

Ce scapulaire sauve au moins une fois la vie du futur Roi, quand attaqué par une patrouille catholique, un soir, il a ses vêtements déchirés. A la vue du scapulaire, les agresseurs abandonnent leur victime.

Tous les contemporains d’Henri IV ont pu constater son amour et son respect pour la Sainte vierge. Il n’est jamais passé devant une de ses statues sans s’arrêter, se découvrir et la saluer.

On dit que Dieu aime à se servir des causes secondes pour réaliser son œuvre de salut. Il y a fort à parier que la demoiselle d’honneur qui osa témoigner de sa foi, dans une ambiance huguenote particulièrement agressive, n’a gardé de cet incident que le violent rabrouement de Jeanne d’Albret, connue pour son caractère très affirmé. Toutefois, sans cette femme dont l’histoire n’a pas retenu le nom, la France n’aurait peut-être pas eu un si grand Roi, père de Louis XIII, grand-père de Louis XIV.

L’exemple de cette femme est à suivre, pour, que là où nous sommes, nous témoignons à temps et à contre temps de l’amour de Dieu pour les hommes, dans notre France qui étouffe sous le joug de la laïcité.

Soyons le levain dans la pâte pour apporter aux Français la nourriture spirituelle que l’Etat leur refuse !

Voir les chroniques du 27 février sur le sacre à Chartres ; du 22 mars sur son entrée à Paris et sa visite à Notre Dame où Saint Michel Archange apparaît auprès du Roi aux yeux de tout le peuple français pendant toute la messe ; du 14 mai sur son assassinat par Ravaillac ; du 25 juillet sur son abjuration de l’hérésie protestante.

  • le 13 décembre 1641 : décès de sainte Jeanne de Chantal, religieuse visitandine.
  • le 13 décembre 1669 : la Royale lance le vaisseau de ligne de 1e rang “Le Soleil-Royal”, un 98 canons sur 3 ponts.
  • le 13 décembre 1758 : Mgr de Bernis est chassé du Conseil du Roi et de la Cour.

Il a reçu, il y a peu, ses insignes de cardinal.

  • le 13 décembre 1793 : l’armée vendéenne est décimée au Mans.

La virée de Galerne s’achève. 15 000 Vendéens trouvent la mort dans ce combat.

Ci-dessous deux cartes des combats :

  • le 13 décembre 1805 : Napoléon et la religion.

Ilécrit à Champagny : “j’ai appris avec douleur que […] Lalande professe […] l’athéisme, principe destructeur de toute organisation sociale, qui ôte à l’homme toutes ses consolations et toutes ses espérances”.

Il ordonne de faire “interdire de plus rien imprimer” à Lalande par l’Institut, car écrit-il : « l’athéisme “est destructeur de toute morale, sinon chez les individus, du moins chez les nations ».

La religion comme moyen de contrôle d’une nation, ou comme élément intrinsèque de la nature humaine pour Napoléon?

  • le 13 décembre 1908: publication du décret de béatification de la future Ste jeanne d’Arc et discours de St PIE X sur la vocation de la France. 

Saint Pie X, le 13 décembre 1908, lors de la lecture du décret béatification de Sainte Jeanne d’Arc, disait à Monseigneur Touchet, évêque d’Orléans :

(disponible ici: http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1504099_jeanne_d_arc )

« Cette France fut nommée par mon vénéré prédécesseur, comme vous l’avez rappelé, Vénérable Frère, la très noble nation, missionnaire, généreuse, chevaleresque. A sa gloire, j’ajouterai ce qu’écrivait au Roi saint Louis le pape Grégoire IX :

«Dieu, auquel obéissent les légions célestes, ayant établi, ici-bas, des royaumes différents suivant la diversité des langues et des climats, a conféré à un grand nombre de gouvernements des missions spéciales pour l’accomplissement de ses desseins. Et comme autrefois il préféra la tribu de Juda à celles des autres fils de Jacob, et comme il la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, continue le Pontife, la France est le royaume de Dieu même, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ. Pour ce motif, Dieu aime la France parce qu’il aime l’Eglise qui traverse les siècles et recrute les légions pour l’éternité. Dieu aime la France, qu’aucun effort n’a jamais pu détacher entièrement de la cause de Dieu. Dieu aime la France, où en aucun temps la foi n’a perdu de sa vigueur, où les rois et les soldats n’ont jamais hésité à affronter les périls et à donner leur sang pour la conservation de la foi et de la liberté religieuse. »

Ainsi s’exprime Grégoire IX. Aussi, à votre retour, Vénérable Frère, vous direz à vos compatriotes que s’ils aiment la France ils doivent aimer Dieu, aimer la foi, aimer l’Église, qui est pour eux tous une mère très tendre comme elle l’a été de vos pères. Vous direz qu’ils fassent trésor des testaments de saint Remi, de Charlemagne et de saint Louis – ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l’héroïne d’Orléans : « Vive le Christ qui est Roi des Francs ! »

A ce titre seulement, la France est grande parmi les nations ; à cette clause, Dieu la protégera et la fera libre et glorieuse ; à cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres Saints, est dit d’Israël : « Que personne ne s’est rencontré qui insultât à ce peuple, sinon quand il s’est éloigné de Dieu : Et non fuit qui insultaret populo isti, ni si quandore cessit a culto Domini Dei sui. »

Ce n’est donc pas un rêve que vous avez énoncé, Vénérable Frère, mais une réalité ; je n’ai pas seulement l’espérance, j’ai la certitude du plein triomphe. »

[…]

“Vous devez dire aux Français qu’ils fassent leurs trésors des Testaments de SAINT REMI, de CHARLEMAGNE, de SAINT LOUIS, qui se résument par ces mots si souvent répétés par l¹Héroïne d¹Orléans : « VIVE LE CHRIST QUI EST ROI DES FRANCS »  A ce titre seulement la France est grande parmi les nations. A cette clause, Dieu protégera et la fera libre et glorieuse. A cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres saints, est dit d’Israël : Personne ne s’est rencontré qui insulte ce peuple sauf quand il s’éloigne de Dieu”.

Saint Pie X, un an avant, lors du consistoire du 18 décembre 1907 avait déjà dit ces paroles:

«Tous les catholiques de France doivent regarder avec affection Reims et Marseille, car, si Marseille reçut le premier germe de la Foi que lui apportait la parole venue du Golgotha, encore toute chaude du sang de Jésus-Christ, Reims vit proclamer solennellement le règne du Christ sur toute la France par le Roi Clovis, qui, ne prêchant que par son exemple, amena les peuples qui le suivaient à répéter d’une seule et même voix : “Nous renonçons aux dieux mortels, et nous sommes prêts à adorer le Dieu immortel prêché par Remy !” C’était une preuve de plus que les peuples sont tels que le veulent leurs gouvernements».

Nous sommes obligés de remarquer combien saint Pie X a une connaissance approfondie de la vraie France. En quatre noms : Remy, Charlemagne, Louis, Jehanne, il montrait quels sont les vrais et seuls maîtres que nous devons suivre.

Oui le Christ est le seul vrai Roi de France. La nation ne trouvera la paix qu’en remettant Jésus-Christ au centre de sa vie publique et officielle.

“Vive le Christ qui est Roi des Francs”.

  • le 13 décembre 1918 : les troupes françaises et alliées franchissent le Rhin à Coblence.
  • le 13 décembre 1940 : renvoi de Laval.

Le 13 décembre 1940, le Maréchal Pétain renvoie son vice-président du Conseil, Pierre Laval, avec ces simples mots : « Vous n’avez plus ma confiance… ». Il le remplace par Pierre-Étienne Flandin.

Mais, soutenu par l’occupant, Laval est libéré de prison le 17 décembre. Il revient en avril 1942 à la tête du gouvernement, imposé la Hitler, et renforce dès lors la politique de collaboration avec l’Allemagne, persuadé qu’une victoire allemande est le seul moyen de lutter contre le bolchevisme.

  • le 12 décembre 1947: cinquième apparition de Notre Dame à l’ile bouchard.

Le samedi 13 décembre, dès midi, la foule accourt vers l’église et s’y engouffre. Environ cinq cents personnes remplissent le sanctuaire. Un peu avant 13 heures, les enfants arrivent. Puis la Sainte Vierge, qui prend l’initiative de la prière:

«Chantez le “Je vous salue Marie”.» Un chapelet est récité.

Voir les chroniques du 8, 10,11, 12, et 14 décembre.

  • le 13 décembre 1981 : État de guerre en Pologne.

A l’aube du 13 décembre 1981, le général Jaruzelski proclame l’état de guerre en Pologne…6000 syndicalistes sont arrêtés, y compris le populaire Lech Walesa. Le syndicat libre Solidarnosc est dissous. L’émotion est immense dans le pays comme en Occident.

Cette tentative de reprise en main par le pouvoir communiste va en fait accélérer la décomposition du monde soviétique…

En effet, le 18 octobre 1978, l’opposition au régime communiste avait reçu une impulsion décisive avec l’élection du polonais Karol Wojtyla à la papauté sous le nom de Jean-Paul II. Charismatique et relativement jeune (58 ans), le nouveau pape se rend en Pologne quelques mois plus tard, en mai-juin 1979. Quatre mots font le tour du pays :

«N’ayez pas peur !»

  • le 13 décembre 1999 : processus de Matignon.

Lionel Jospin reçoit à Matignon l’ensemble des élus corses, y compris les nationalistes, afin de trouver une solution au problème corse. Cela fait un an que le préfet Erignac a été assassiné, et quelques mois qu’a éclaté l’affaire des paillotes. Sont prévus l’enseignement du Corse dans les écoles, des mesures économiques spécifiques et des transferts de compétence à l’Assemblée de Corse. Ces derniers sont ensuite annulés par le Conseil constitutionnel. Le processus de Matignon est promulgué le 22 janvier 2002.

  • le 13 décembre 2007 : signature du Traité de Lisbonne.

Ce traité reprend les points essentiels de la constitution européenne préparée par Giscard. Les 27 pays de l’Union Européenne le signent alors que deux peuples l’ont souverainement rejetée par référendum, les peuples français et néerlandais. C’est certainement la raison pour laquelle aucun pays ne prévoit de référendum pour le ratifier.

Agnès Marion explique son passage du RN à Reconquête, le parti d’Eric Zemmour

Agnès Marion, ancienne élue du RN, désormais porte-parole du parti d’Éric Zemmour en Auvergne-Rhône-Alpes, a été interrogée par RCF :

L’antenne d’Auvergne-Rhône-Alpes du mouvement Reconquête est dirigée par Gérard Dezempte, maire divers-droite de Charvieu-Chavagneux (Isère), épaulé par Thibaut Monnier, cofondateur avec Marion Maréchal de l’ISSEP Lyon, Agnès Marion, nommée porte-parole, le directeur adjoint de campagne du sénateur LR Etienne Blanc ainsi qu’une conseillère régionale VIA (ex-PCD) de la majorité de Laurent Wauquiez.

Procession malmenée par des musulmans : l’évêché et la préfecture réagissent

Nous avions évoqué l’agressions subie par des catholiques lors d’une procession de l’Immaculée le 8 décembre à Nanterre. L’évêché et la préfecture ont réagi :

 

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