L’obligation vaccinale des soignants pose problème dans les communes rurales
Les médecins non-vaccinés donnent du fil à retordre aux communes, surtout lorsque celles-ci sont touchées par la désertification médicale.
Depuis le 15 octobre, les praticiens libéraux qui refusent la vaccination se voient suspendus par l’agence régionale de santé (ARS), comme le prévoit la loi. Dernier exemple en date dans la commune de Sourdeval, dans la Manche. L’un des médecins généralistes, le Dr Joël Guibet, a cessé son activité et vient d’afficher un courrier de l’ARS sur la porte de son cabinet. La lettre indique que le généraliste a été suspendu « après constat de non-respect de l’obligation vaccinale ». Sophie Laurent, le maire de Sourdeval, a adressé un courrier à l’ARS pour lui demander de revenir sur sa décision, en vain. Le bourg de 3 250 habitants n’a plus qu’une généraliste depuis la suspension du Dr Guibet, et ce médecin ne prend plus de nouveaux patients.
À Vémars (Val-d’Oise), 2 400 habitants, le seul médecin a cessé d’exercer mi-septembre après avoir décidé de ne pas se faire vaccine. Le maire, qui avait bataillé pendant trois ans pour trouver un médecin, a écrit au ministre de la Santé.
En Indre-et-Loire, 6 médecins ont été suspendus pour cause de non-vaccination.
En Bretagne, la possible suspension de l’une des trois médecins de Pleudihen-sur-Rance (Côtes-d’Armor), non vaccinés, a suscité l’émoi. Craignant de se retrouver sans médecin, 1 500 patients ont lancé une pétition pour que la généraliste continue d’exercer.
“Assimiler l’immigration et l’islam à des menaces” : Gérald Darmanin va-t-il dissoudre les partis de droites, voire les candidats LR ?
Le Conseil des ministres a acté la dissolution de l’Alvarium, association caritative et identitaire à Angers et «appelant à la violence et à la discrimination», a été dissous mercredi en Conseil des ministres. Le sinistre de l’Intérieur Gérald Darmanin a publié sur Twitter le projet de décret de dissolution
L’Alvarium a été dissous ce matin en conseil des ministres, conformément aux instructions du Président de la République.
Comme le détaille le décret que j’ai présenté, ce groupement de fait d’ultra-droite appelait à la violence et à la discrimination. A lire : pic.twitter.com/42r3isRxi9— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) November 17, 2021
Cette dissolution est donc justifiée parce que l’association propage notamment
«depuis 2018 un discours et des idées assimilant l’immigration et l’islam à des menaces que les Français doivent combattre».
A ce niveau-là, Darmanin peut dissoudre tous les partis à droite de LREM, y compris les 5 candidats LR, en plein exercice de zemmourisation.
Créée en janvier 2018, l’association se définit comme «un centre communautaire d’actions sociales et culturelles en Anjou». Elle a occupé un immeuble vacant en 2020, sur la façade duquel avaient été accrochées des banderoles «La France aux Français» et «Logement : appliquons la préférence nationale».
Interrogé par l’AFP, Jean-Eudes Gannat, le porte-parole et cofondateur de l’Alvarium, a évoqué les attentats commis sur le sol français avant d’ajouter :
«La seule réaction du ministre de l’Intérieur est de dissoudre l’Alvarium». «La France va à sa perte et tout se paiera un jour».
La réalité c’est que le maire d’Angers, Christophe Béchu, confronté aux agressions des antifas locaux, venus régulièrement en découdre contre les locataires de l’Alvarium, a préféré demander la dissolution de l’Alvarium plutôt que de s’en prendre aux miliciens du régime.
Sur Facebook, Jean-Eudes Gannat a réagi en citant ces vers :
« Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vieEt sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,Ou, perdre d’un seul coup le gain de cent partiesSans un geste et sans un soupir ;Si tu peux être amant sans être fou d’amour,Si tu peux être fort sans cesser d’être tendreEt, te sentant haï sans haïr à ton tour,Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes parolesTravesties par des gueux pour exciter des sots,Et d’entendre mentir sur toi leur bouche folle,Sans mentir toi-même d’un seul mot ;Si tu peux rester digne en étant populaire,Si tu peux rester peuple en conseillant les roisEt si tu peux aimer tous tes amis en frèreSans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;Si tu sais méditer, observer et connaîtreSans jamais devenir sceptique ou destructeur ;Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,Penser sans n’être qu’un penseur ;Si tu peux être dur sans jamais être en rage,Si tu peux être brave et jamais imprudent,Si tu sais être bon, si tu sais être sageSans être moral ni pédant ;Si tu peux rencontrer Triomphe après DéfaiteEt recevoir ces deux menteurs d’un même front,Si tu peux conserver ton courage et ta têteQuand tous les autres les perdront,Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la VictoireSeront à tout jamais tes esclaves soumisEt, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,Tu seras un Homme, mon fils ! »
Rudyard Kipling
Faux “mineurs isolés” immigrés : les associations subventionnées tentent de faire taire Zemmour
Le parquet a requis mercredi 10 000 euros d’amende, avec possibilité d’emprisonnement en cas de non paiement, à l’encontre d’Eric Zemmour, jugé devant le tribunal correctionnel de Paris pour ses propos sur les migrants mineurs isolés, lors d’un débat en septembre 2020 sur CNews après un attentat devant les ex-locaux de Charlie Hebdo. Le chroniqueur avait déclaré:
“ils n’ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont, il faut les renvoyer et il ne faut même pas qu’ils viennent”.
« Tous les mineurs isolés ne sont pas des violeurs » avait-il ensuite tempéré, sur demande de la présentatrice Christine Kelly.
« Mais la responsabilité de la France et du gouvernement c’est de ne pas prendre le risque (…) Dans le doute il ne faut laisser rentrer personne ».
Une vingtaine d’avocats représentaient les parties civiles, parmi lesquelles SOS Racisme, la Licra et la Ligue des droits de l’Homme. L’avocat d’Eric Zemmour, Me Olivier Pardo, a demandé la relaxe, estimant que la citation pour provocation à la haine raciale ne tenait pas:
“Les mineurs isolés ne sont ni une race, ni une nation, ni une ethnie”.
La décision du tribunal a été mise en délibéré et sera rendue le 17 janvier. Eric Zemmoiur a réagi :

Rejet de son pourvoi : Jacques Bompard se tourne devant la CEDH
Maire d’Orange depuis 1995, Jacques Bompard voit le rejet de son pourvoi en cassation par la cour de Nîmes mercredi 17 novembre. Celle-ci confirme le jugement en appel condamnant le maire à cinq ans d’inéligibilité, 30 000 euros d’amende, et un an de prison avec sursis pour prise illégale d’intérêts. Le maire d’Orange devra donc céder son siège, et une nouvelle élection, au sein du conseil municipal actuel, devra être organisée pour lui trouver un successeur.
La justice reproche au maire d’Orange la vente par la ville d’un bien immobilier à sa fille et à son gendre. Il était également mis en cause pour avoir acheté avec son épouse deux terrains à bâtir dans un lotissement de la commune via une société civile immobilière.
Réaction du maire :

BlackFriday de la GPA : femmes et enfants en solde
Lu sur IFN :
” Un bébé comme une machine à laver : on peut l’acheter à prix réduit “. C’est d’Ukraine, le Disneyland de la grossesse pour autrui, que nous vient le dernier coup de génie marketing : un Black Friday pour les couples qui n’attendaient que cette incitation pour aller chercher un laboratoire criminel hors de leurs frontières, là où les lois se plient à la logique du marché.”
A Kiev, comme dans la moitié des capitales européennes, il existe un centre spécialisé dans la reproduction assistée et la maternité de substitution appelé BioTexCom. Pendant le lockdown de 2020, ce centre avait placé plus de 60 enfants nés de mères porteuses dans un hôtel, en attendant de les vendre. C’est cette même société qui propose aujourd’hui “une réduction de 3 % sur les “forfaits””, mais “il faut se dépêcher : le contrat doit être signé entre le 15 et le 26 novembre”.
Il s’agit d’une violence sans précédent contre l’individu, d’un crime contre l’humanité et d’une violation odieuse des droits de l’homme. Pourtant, aucun parlement, aucune organisation supranationale, pas plus que l’Union Européenne, l’ONU où encore les ONG ne descendent dans la rue, ne font de bruit et n’empêchent cette abomination.
David Lisnard élu président de l’Association des maires de France
N’en déplaise à Renaud Muselier et son camarade Christian Estrosi, David Lisnard a été élu président des maires de France avec 62% des suffrages contre 38% pour Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux (soit 6913 suffrages sur 11577 exprimés par les plus de 34000 membres de l’association). Le maire LR de Cannes succède à François Baroin, qui la présidait depuis sept ans.
Revoir son face à face avec Eric Zemmour en janvier dernier :
Objectif 300kg de pâtes de fruits pour l’abbaye de la Trappe de Soligny
L’atelier de pâte de fruits des frères trappistes de la Trappe de Soligny, en Normandie, s’est pris un coup dans l’aile avec le Covid, par manque de débouchés.
Pour les aider à relancer la machine, Divine Box leur propose un relai par le web, en lançant une “opération pâtes de fruits”, dont l’objectif est de vendre au moins 300 kg avant dimanche minuit. Infos et précommandes ici : https://divinebox.fr/operation-pates-fruits-abbaye-soligny/
A l’abbaye de la Trappe de Soligny, toutes les pâtes de fruits sont faites artisanalement par les moines :
- des fruits et du sucre, sans aucun colorant, conservateur ou arôme ajouté
- certains fruits proviennent directement du verger des frères trappistes, notamment : cassis, prune, pomme, poire
- avec 500g de pulpe de fruit minimum pour 1kg de produit fini (ce qui donne la sensation de croquer du fruit !)
Plus concrètement, pour cette Opération Pâtes de Fruits :
- Les pré-commande ferment dimanche 21 novembre à minuit
- Au choix : des boîtes de 225g à 800g, avec entre 4 et 12 parfums différents
- Livraison à domicile du 6 au 10 décembre (par La Poste)
C’est arrivé un 17 novembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous:
- le 17 novembre : saints du jour français ou de France.
- St Aignan d’Orléans, évêque († v. 453)
Saint Aignan, alors évêque, mettant sa confiance en Dieu seul, obtient de lui, par des prières et des larmes répétées que la ville d’Orléans assiégée par les Huns soit délivrée.
- St Namaise, évêque de Vienne († 569)
D’abord gouverneur de la cité il finit par occuper le siège épiscopal de Vienne en Gaule, qu’il honore par la rectitude de ses décisions.
- St Grégoire de Tours, évêque († 594)
Il succède à ce siège à saint Euphrone et écrit l’histoire des Francs et les vertus des saints dans une langue simple et un récit plein de vérité. Voir ci-dessous.
- Bx Loup-Sébastien Hunot, prêtre et martyr († 1794)
Prêtre de Sens et martyr de la révolution anti catholique et anti française, avec son frère Jean et son cousin François, il prête serment à la Constitution civile du Clergé, se rétracte, et est déporté sur un bateau négrier, où il subit les conditions atroces de la captivité et, épuisé par la faim, meurt avec joie.
Pour un approfondissement, lire :
>>> Les Martyrs des pontons de Rochefort (1794-1795)
- le 17 novembre 594 : l’évêque de Tours, Grégoire, y meurt.
Si saint Grégoire de Tours est connu actuellement, c’est grâce à son œuvre, en particulier à son « Histoire des Francs », composée de dix livres d’histoire, mais aussi de sept livres de Miracles, principalement sur saint Julien et saint Martin.
Cette « Histoire des Francs » (Historia Francorum) ou « Geste des Francs » (Gesta Francorum) fait de Grégoire de Tours le père d’une « histoire nationale » des Francs, le principal historien des Mérovingiens et la source majeure, dont nous disposons sur leurs règnes. C’est à travers l’Histoire des Francs de Grégoire de Tours que nous est parvenue l’histoire du vase de Soissons.
Cette histoire universelle du monde et de l’Église est écrite dans une perspective eschatologique, de la Genèse aux règnes des Rois francs.
Ardent défenseur de la doctrine chrétienne, saint Grégoire de Tours combat toute sa vie les hérésies, dont l’arianisme, hérésie chrétienne répandue par Arius et ses disciples, qui nie la consubstantialité du Fils avec le Père et qui est condamnée au Concile de Nicée en 325. Bâtisseur, trouvant la basilique Saint-Martin détruite dans un incendie en 559, il la fait reconstruire plus vaste et plus haute, puis il la dédie à Saint-Martin, pendant la dix-septième année de son épiscopat (Guy-Marie Oury, dans La ville de Tours, page 24). Il fait aussi restaurer de nombreuses églises et y apporte des reliques pour en faire des lieux de pèlerinage. Il exalte la mémoire de tourangeaux, comme saint Mexme, disciple de saint Martin, saint Ours de Loches, saint Venant, sainte Monegonde, les saintes Maure et Britta… Il déclare bienheureux l’abbé Senoch qui accomplit de nombreux miracles de son vivant. Il développe le culte de saint Martin et pour faire de la ville une sorte de « Lourdes des temps mérovingiens ». Saint Martin est le protecteur de la ville de Tours qui devient alors capitale religieuse de la Gaule. Grégoire proclame que saint Martin est l’égal des apôtres. Il disposait d’une énorme puissance temporelle et influençait énergiquement les décisions du peuple. (Charles LELONG, Grégoire de Tours, pages 59 et 60).
- le 17 novembre 1293 : naissance de Philippe V, Roi de France.
Deuxième fils du Roi Philippe IV et de Jeanne de Navarre, Philippe est le frère cadet de Louis X. A la mort de ce dernier c’est lui qui monte sur le trône de France, à la faveur de la loi de sacralité et de la loi de masculinité qui découle de la première. Il est sacré à Reims le 11 janvier 1317, voir la chronique du jour, ainsi que celle du 3 janvier.
- le 17 novembre 1667: Racine présente « Andromaque ».
Le poète Jean Racine offre à la Cour de Louis XIV la première représentation d’ « Andromaque ». Il enlève à Molière l’une de ses meilleures actrices, la Du Parc, pour lui offrir le rôle-titre. La pièce est caractéristique de son œuvre. Il entre à l’Académie française en 1673.
- le 17 novembre 1755: naissance de Louis Stanislas Xavier de France, futur Louis XVIII.
Le comte de Provence ne se fera jamais sacrer ; terrorisé par les révélations de Martin de Gallardon lui ayant annoncé la sanction divine qui le frapperait s’il le faisait. Il ne rendra pas le trône à son neveu comme Martin le lui demanda pourtant. (voir la chronique du 2 août).
- le 17 novembre 1767: naissance de Nicolas Appert, père de la conserve.
Nicolas Appert naît à Châlons-en-Champagne. Alors grossiste et président de la Section des Lombards, il met au point un procédé permettant la mise en conserve des aliments en 1795. Fort de sa découverte, il lance à Massy la première usine de conserves au monde. En 1809, il publie “L’Art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales“. En hommage à sa découverte, le procédé de mise en conserve porte le nom d’appertisation.
- le 17 novembre 1787: Louis XVI.
Louis XVI commande à Malesherbes un rapport sur la situation des Juifs de France en vue d’améliorer leur situation : “Mr. de Malesherbes vous vous êtes fait Protestant, moi maintenant je vous fais Juif”.
- le 17 novembre 1797: cathédrale de Strasbourg.
Le maire Monet annonce que la Cathédrale de Strasbourg servira à la célébration du culte national et portera désormais le nom de “Temple de la Raison”.
Commentaire : Suivant l’adage, « on ne détruit bien que ce que l’on remplace… » Encore faut-il se fonder sur la réalité et non sur des utopies, des idéologies, ou des chimères comme l’ont fait les révolutionnaires.
- le 17 novembre 1797: anéantissement de l’armée autrichienne à Arcole.
L’armée française est victorieuse, après deux jours de combats, et reste solidement accrochée dans le nord de la péninsule italienne. Le siège de Mantoue continue, et la campagne aboutit courant 1797 à l’éviction des Autrichiens d’Italie.
- le 17 novembre 1808: Napoléon, en Espagne, se plaint des technocrates parisiens qui paralysent son armée.
Napoléon écrit à Dejean :
“Mon armée manque de tout. Je suis obligé d’avoir recours à des moyens extraordinaires, ce qui produit toujours un mauvais effet. Votre bureau d’habillement est composé d’imbéciles“.
- le 17 novembre 1811: le pape Pie VII refuse d’investir les évêques des États pontificaux annexés à l’Empire.
- le 17 novembre 1812: la Grande Armée de Napoléon fait sauter les murailles et quitte Smolensk.
- le 17 novembre 1858: la France annexe l’atoll inhabité de Clipperton, pour sa position stratégique dans le Pacifique face à l’isthme de Panama.
- le 17 novembre 1869: inauguration du canal de Suez.
- Le 17 novembre 1869, le canal de Suez est inauguré en présence de l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, et de l’empereur d’Autriche François-Joseph.
Au terme des travaux, le canal, d’une longueur de 162 km, sur 54 mètres de largeur et 8 mètres de profondeur, traverse l’isthme de part en part.
Des villes nouvelles naissent dans le désert : Port-Saïd sur la Méditerranée (ainsi nommée en l’honneur du khédive) et Suez sur la mer Rouge, ainsi qu’Ismaïla, entre les deux…
Il a fallu surmonter l’opposition du gouvernement anglais, qui craint pour sa domination sur le trafic Europe-Asie et pour son propre projet d’un chemin de fer entre la Méditerranée et l’Océan Indien. Ferdinand de Lesseps a renoncé à solliciter les banquiers, car ils réclamaient une part de la future société d’exploitation du canal en échange de leurs prêts. Il a fait appel à l’épargne publique et multiplié les conférences en Angleterre et en France en vue de séduire les futurs souscripteurs.
Le khédive (vice-roi en arabe), qui gouverne l’Égypte au nom du sultan de Constantinople souscrit lui-même au projet et achète près de la moitié des actions. Il va aussi engager le crédit de l’Égypte dans la construction du canal… Ses emprunts, à des taux d’intérêt prohibitifs, vont contribuer à ruiner le pays et finalement le faire passer sous la tutelle anglaise.
En attendant, avec l’appui de la jeune impératrice des Français, Eugénie de Montijo, à laquelle sa famille est apparentée, Ferdinand de Lesseps obtient le 25 novembre 1854 une concession de 99 ans. Il fonde le 19 mai 1855 la Compagnie de Suez dont le nom est encore porté par un groupe industriel (Suez Lyonnaise des Eaux).
Ferdinand de Lesseps tentera de renouveler dix ans plus tard son exploit à Panama mais n’aboutira qu’à un désastre financier et politique… (cf. la chronique du 25 avril)
- le 17 novembre 1917 : Clemenceau forme un gouvernement de choc.
Devenu président du Conseil la veille, le 17 novembre 1917, Georges Clemenceau (76 ans) forme un gouvernement pour poursuivre et intensifier la guerre avec l’Allemagne. Son discours d’investiture, devant la Chambre des députés souligne sa volonté de conduire une guerre intégrale et de vaincre.
Par ses visites sur le front, il redresse le moral des troupes. Sa détermination lui vaut les surnoms de « Tigre » et « Père de la Victoire ». Avec affection, les poilus qui combattent dans les tranchées l’appellent plus simplement « Le Vieux »… Il choisira les chefs parmi les gens compétents et non en fonction des opinions politiques : Foch devient rapidement généralissime.
- le 17 novembre 1942 : le «frère» Laval « reçoit» les pleins pouvoirs.
Un quotidien proche de Pierre Laval, Le Moniteur, va titrer la une du 18 novembre 1942 les “Pleins pouvoirs”, et explique :
“En raison des circonstances exceptionnelles Et pour lui permettre de faire rapidement Face aux difficultés Le Maréchal Pétain, chef de l’Etat A décidé de donner les pleins pouvoirs Au président Laval.”
(Source : Le docteur Ménétrel, Ed. Perrin, 2001, p. 212-213, écrit par Bénédicte Vergez-Chaignon. Note rédigée par Paul Marion, secrétaire d’Etat à l’Information, et destinée à être publiée dans la presse).
Après l’avoir découvert, Pétain laisse éclater sa colère et va même exiger la démission de Marion. Selon Angelo Tasca Vichy 1940-1944, archives de guerre, CNRS, 1986,
Le garde des sceaux Joseph Barthélemy s’est aussi manifesté ce 17 novembre :
“En vérité, Barthélemy, à la demande du Maréchal qui cherchait tous les moyens et prétextes pour refuser ces pouvoirs à Laval (franc-maçon), avait rédigé un mémorandum où, juridiquement, il prouvait que le maréchal Pétain ne pouvait valablement transmettre de tels pouvoirs à Laval, ce qui avait exaspéré Laval contre le Maréchal et Barthélemy dont il avait dit : “qu’il n’avait fait qu’un papier d’avocat”.” (Marc Ferro, Pétain, Hachette, 2009, p. 451).
L’appropriation des pouvoirs de Laval va marquer un changement important dans la manière de collaborer vis-à-vis de l’Allemagne. C’en est fini de la Révolution Nationale, commencée par P. Pétain. Désormais, le Régime de Vichy ne va plus collaborer avec une volonté d’obtenir des contreparties, mais avec une volonté d’adhésion avec le Reich, qui apparaissait davantage comme une nécessité et non comme un souhait aux yeux des collaborationnistes français. Les principales victimes de ce changement vont être les pétainistes et les juifs de France.
Pour approfondir, suivre ce lien :
ou encore lire ce livre l’héritage de Vichy, où l’auteur, qui ne cache pas sa malveillance à l’égard de Vichy, doit bien reconnaître la pertinence de cette centaine de mesures législatives qu’il présente. Ouvrage agrémenté d’une abondante et excellente iconographie.
Si on prend en compte le fait que ces cent mesures ne représentent qu’une partie de l’œuvre de Vichy, et si l’on prend en compte les conditions dans lesquelles cela fut réalisé, on constate que Vichy est bien autre chose que ce qu’en racontent les médias.
- le 17 novembre 1986 : assassinat de Georges Besse.
Le PDG de la Régie Renault, Georges Besse, est assassiné devant son immeuble du boulevard Quinet à Paris, par Action Directe, au nom de la lutte contre l’impérialisme capitaliste.
- le 17 novembre 2013 : commémoration des noyades de Nantes.
Un crime organisé, une Shoah avant l’heure, ne touchant que des catholiques ou des personnes refusant les “bienfaits” de la révolution, une organisation volontaire de la destruction de personnes telle qu’elle ne s’était jamais vue dans l’Histoire de la France !
Il est bien de dénoncer les crimes commis contre les Chrétiens de Syrie, d’Egypte, du Viêt-Nam, de Chine, etc… Mais quel système politique a donné l’exemple ?
Inquiétant, vraiment ?
Par rapport à 2020, la consommation de télévision par les Français a reculé de plus de 30 minutes. Cette chute de ferveur cathodique inquiète Le Figaro. On se demande bien pourquoi. Crise en vue pour la propagande ?
Muselier contre Lisnard
L’inénarrable Renaud Muselier, président macron-compatible de la région Provence Alpes Côte d’Azur (après avoir naguère dragué le FN, toujours dans la même logique électoraliste), vient d’écrire une lettre aux maires de France pour dénoncer la candidature de David Lisnard, maire LR de Cannes, à la présidence de l’Association des maires de France:
Tendre lettre d'amour de Renaud Muselier à David Lisnard, avec tous les maires de France en copie : "le maire de Cannes, du haut de son tapis rouge, niché dans son Palais des festivals, ne pourra jamais comprendre […] le monde réel". #AMFquiNousRessemble #AMFunie #AMF #love pic.twitter.com/CTrzbEPZ31
— Paul Larrouturou (@PaulLarrouturou) November 15, 2021
On y lit notamment:
Voilà pourquoi je crois profondément qu’une telle charge, une telle responsabilité, ne peut être “léguée” arbitrairement comme à l’époque féodale, mais doit faire l’objet d’un consensus clair qui transcende nos clivages territoriaux, sociaux et politiques.
Voilà pourquoi je suis convaincu qu’une telle fonction ne peut pas et ne doit pas être assumée par un Maire qui n’a jamais su appeler à voter en faveur des forces politiques républicaines lors des élections régionales de juin dernier, en dépit du consensus qui s’était créé face au Rassemblement National.
Voilà pourquoi je vous affirmer que le maire de Cannes, du haut de son tapis rouge, niché dans son Palais des festivals, ne pourra jamais comprendre ce que vous et vos concitoyens vivez au quotidien dans vos territoires, dans le monde réel auquel nous sommes tous quotidiennement confrontés.
Il est vrai que le très fortuné Muselier (qui s’enrichissait naguère en organisatn l’évasion fiscale de Français à l’île Maurice, tout en étant ministre!) est extrêmement bien placé pour parler du “monde réel”! Et il est vrai qu’Emmanuel Macron a tellement manifesté son amour de la France périphérique que l’on ne saurait imaginer pourquoi un maire rural pourrait être tenté de voter pour un candidat macron-compatible! En tout cas, David Lisnard pouvait difficilement espérer un meilleur attaché de presse pour sa candidature!
La liturgie romaine traditionnelle, trésor de l’Église latine
Editorial de l’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du District de France, paru dans le numéro d’hiver de Tu es Petrus (n°XXXII) :
Dans la symphonie de prières qui montent quotidiennement vers le Ciel pour chanter la gloire de Dieu, publier ses bienfaits ou implorer son pardon, la prière liturgique tient une place de choix, n’étant rien d’autre que la prière du Verbe Incarné, continuée et prolongée par l’Église de la terre. Le pape Pie XII la définit ainsi dans l’encyclique Mediator Dei :
« La sainte liturgie est le culte public que notre Rédempteur rend au Père comme Chef de l’Église ; c’est aussi le culte rendu par la société des fidèles à son chef et, par lui, au Père éternel : c’est, en un mot, le culte intégral du Corps mystique de Jésus-Christ, c’est-à-dire du Chef et de ses membres. »
De là son immense dignité et, pour tout dire, son éminence intrinsèque : il s’agit de la prière de Jésus-Christ s’adressant à son Père, portée et perpétuée par les hommes qui, régénérés par son Sang, forment cette société nouvelle, extension de son humanité et débordement de sa vie divine. Authentique participation à la prière du Rédempteur rendue possible par le saint baptême, la liturgie vient préalablement sanctifier les deux ordres dans lesquels se meut la créature matérielle : l’espace et le temps.
Par la consécration du temple chrétien, une portion de l’univers créé est soustraite au monde profane pour devenir un territoire sacré, un périmètre saint, réservé au culte divin.
Par l’année liturgique, le temps lui-même devient un temps sacré, déjà hors du temps, rythmé non plus par les cycles saisonniers mais par les étapes de l’histoire du Salut, lesquelles se succèdent au cours d’une année complète, image de la totalité du temps, en tant qu’il est ordonné au Christ.
La liturgie comprend donc d’inévitables et fréquentes répétitions : tant au niveau des fêtes elles-mêmes que dans les textes des offices ou, pour les prêtres et les religieux, dans le renouvellement quotidien de la célébration de la messe et de la récitation de l’Office divin. Or, cette répétition que d’aucuns jugeront inutile et pesante, est en réalité constitutive de la réalité liturgique : celle-ci tend à nous introduire dans le monde de l’Éternité, un monde où il n’y a pas de place pour les nouveautés ordinaires ou sensationnelles. La splendeur inaltérable de la beauté et de la sainteté éternelles de Dieu, la proximité éternellement nouvelle de l’homme-Dieu sont toujours également opportunes, également pertinentes. Dans la liturgie, il n’est pas nécessaire d’adresser à Dieu de nouvelles prières, mais simplement de répéter les paroles éternellement adéquates, éternellement valables, de la prière de l’Église, et d’y participer d’une manière toujours plus profonde et plus authentique. Comme le disait le Cardinal Journet lors d’une conférence, il s’agit de notre côté « d’avancer en profondeur ». Et parce qu’elle nous fait accéder au monde de Dieu, la liturgie est toujours empreinte d’une certaine gravité, d’une noble solennité, d’un bienfaisant hiératisme. Ce serait donc une erreur grave, voire un détournement, de chercher à banaliser l’acte liturgique, à le « profaner » en édulcorant sa dimension sacrée pour le rapprocher de nous, le rendre plus familier, plus ajusté à nos intérêts et à nos soucis quotidiens. Car, justement, dans la prière liturgique, nous échappons à l’emprise de nos intérêts et de nos soucis, de la préoccupation de nos travaux, des objectifs immédiats de la vie pratique, pour tourner nos regards vers les grandes choses qui sont éternellement et invariablement importantes, vers le mystère de la divinité, le mystère de l’incarnation, le mystère de la miséricorde et de la grâce, vers le mystère du Christ souffrant, le mystère de l’Eucharistie. Le Cardinal Robert Sarah le disait en des termes fort dans une interview au journal Famille Chrétienne en mai 2016 :
« En cherchant à inventer des liturgies créatives ou festives, nous courons le risque d’un culte trop humain, à la hauteur de nos désirs et des modes du moment. Mais la liturgie est la porte de notre union à Dieu. »
Or il est manifeste que la liturgie romaine ancienne, justement appelée « traditionnelle », puisqu’elle prend sa source dans les sacramentaires romains des premiers siècles, pour ensuite s’enrichir au contact des liturgies gallicanes et germaniques sous les empires Carolingiens et Ottoniens, avant d’être fixée à Rome au XIIIe siècle, puis finalement universalisée par saint Pie V après le Concile de Trente, cette liturgie représente une forme d’aboutissement de l’écrin rituel, propre à exprimer adéquatement la grandeur et la puissance de l’acte liturgique. Par la densité de ses prières, le développement de ses rites et la richesse de son symbolisme, la liturgie romaine ancienne nous maintient en communion avec la longue chaîne des conciles et des saints, artisans de ce chef d’œuvre spirituel de l’Église latine. Sans heurts ni secousses, sans ruptures ni revirements, la liturgie romaine s’est lentement édifiée au cours des siècles, à travers des enrichissements et des purifications, qui toujours furent apportés avec un infini respect et une grande précaution, tant il est redoutable de toucher à ce que la sagesse et la sainteté des anciens a lentement élaboré.
A ce point de vue, il est indéniable que la réforme liturgique qui a succédé au Concile Vatican II a représenté une cassure dans le processus d’évolution homogène et organique de la liturgie romaine. Par ailleurs, les modifications apportées ont été si générales et si profondes, que le Préfet de la Doctrine de la foi adressait une lettre au Saint-Père en 1969, pour le mettre en garde contre ce qu’il appelait un mouvement de « rupture », lequel pourrait
« renforcer et changer en certitude le doute, qui malheureusement s’insinue dans de nombreux milieux, selon lequel des vérités toujours crues par le peuple chrétien pourraient changer ou être passées sous silence sans qu’il y ait infidélité au dépôt sacré de la doctrine auquel la foi catholique est liée pour l’éternité [1]».
Arguant que le nouveau missel s’éloignait « de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe [2] », le Préfet de la Doctrine de la foi demandait que l’usage du missel de Saint-Pie V puisse perdurer. S’en suivaient des années tragiques et douloureuses au cours desquelles Mgr Marcel Lefebvre et les membres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, mais aussi d’autres prêtres courageux, acceptaient d’être ostracisés pour continuer à célébrer la messe romaine ancienne, l’usage du missel tridentin demeurant abusivement interdit. Sous le pape saint Jean-Paul II, des permissions étaient successivement accordées, puis vint en 2007 le Motu Proprio du pape Benoît XVI permettant à tout prêtre de rit latin d’utiliser le missel romain ancien, rappelant alors que celui-ci n’avait jamais été juridiquement abrogé, et pouvait donc toujours être utilisé. Sans porter un regard idéaliste sur les années qui en ont suivi la parution de la lettre de Benoît XVI, force est de reconnaître que Summorum Pontificum a magistralement contribué à apaiser le conflit liturgique qui persistait depuis 1969, en rendant justice aux fidèles attachés à l’antique tradition latine, sans remettre en cause la légitimité de la liturgie postconciliaire.
Aussi le dernier Motu Proprio du Pape François, Traditionis Custodes, qui va à rebours des efforts des souverains pontifes depuis plus de trente ans, ne peut que provoquer stupeur et incompréhension. Le prochain numéro de Tu es Petrus reviendra largement sur la décision et le texte du Saint-Père, permettons-nous simplement trois remarques. Tout d’abord, les griefs formulés dans la lettre d’accompagnement du Motu proprio, lesquels sont présentés comme les motifs qui justifient la promulgation de Traditionis Custodes, sont peu recevables par les fidèles catholiques français attachés à la liturgie romaine ancienne, provoquant ainsi un malaise et un inévitable sentiment d’injustice. Ensuite, comme d’autres instituts fondés à la même période, la Fraternité Saint-Pierre a reçu du Saint-Siège l’assurance que « toutes les mesures seront prises pour garantir [son] identité dans la pleine communion de l’Église catholique [3] » : la remise en cause de ces paroles, sur lesquelles se sont appuyés les 360 prêtres aujourd’hui membres de notre congrégation ne peut être que profondément déstabilisante. Enfin, de façon plus générale, résonnent toujours les paroles du pape Benoît XVI, alors Cardinal Ratzinger :
« Une communauté qui déclare soudain strictement interdit ce qui était jusqu’alors pour elle tout ce qu’il y a de plus sacré et de plus haut, et à qui l’on présente comme inconvenant le regret qu’elle en a, se met elle-même en question. Comment la croirait-on encore ? [4]».
[1] Cardinaux Ottaviani et Bacci, Bref examen critique du nouvel Ordo Missæ, 1969.
[2] Ibid
[3] Note d’information du 16 juin 1988, in Documentation Catholique, n° 1966, p. 739.
[4] Cardinal Joseph Ratzinger, Le Sel de la terre, Editions du Cerf, 1998.
Le néant de l’Union européenne face au chantage aux migrants
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Furieux des sanctions européennes prises à la suite de sa réélection controversée, le président biélorusse Loukachenko a décidé de suivre le sillon tracé par Erdoğan. Ce sillon a un nom : le chantage aux migrants.
C’est en effet le néo-sultan turc qui avait instauré ce concept d’une haute valeur morale consistant à réclamer de l’argent à l’Union européenne en échange de sa gestion des migrants stationnés sur son sol. Ils sont plusieurs millions – trois ou quatre, on ne sait pas très bien – et viennent de partout. D’abord de Syrie et d’Irak, mais aussi d’Afghanistan, du Pakistan, du Yémen, du Soudan, d’Érythrée, etc. La liste est très longue.
L’Union européenne a choisi de céder à Erdoğan. Elle aurait pourtant pu lui rappeler que c’est lui qui a soufflé sur les braises pendant des années en Syrie, qu’il a laissé transiter sur son sol des dizaines de milliers d’islamistes partis faire le djihad en Syrie, qu’il occupe illégalement toute une province syrienne, mais ce serait contraire à la doxa en vigueur : le méchant c’est Bachar, pas Erdoğan. Et puis les Américains eux-mêmes occupent une partie de la Syrie.
Les Européens auraient pu aussi dire à la Turquie : c’est votre problème, pas le nôtre. Mais la lâcheté ayant remplacé le bon sens, l’Union européenne s’est couchée et paye. Plusieurs milliards, au moins trois jusqu’à présent. Et quand les négociations traînent ou que le chèque se fait trop attendre, Erdoğan organise l’envoi de quelques milliers de migrants vers la frontière grecque où de graves incidents se sont produits à plusieurs reprises. Dans ces cas-là, l’Union européenne laisse la Grèce se débrouiller et regarde pudiquement ailleurs.
Encouragée par la réussite totale de cette stratégie, la Biélorussie s’est lancée à son tour. Vengeance ou chantage, on ne sait, mais pourquoi se gêner, puisque ça marche ? Depuis cet été, plusieurs milliers de migrants ont emprunté des avions, en payant des fortunes à des passeurs, depuis Damas, Beyrouth, Istanbul et même Dubaï. Destination Minsk, capitale de la Biélorussie. De là, les migrants sont envoyés le long de la frontière polonaise. Les nombreuses images disponibles montrent l’agressivité de ces migrants utilisant sans cesse la violence pour tenter de passer en force.
L’Union européenne est, une fois de plus, bien embarrassée. Elle serait tentée de donner ses habituelles leçons de morale à la Pologne, mais là, c’est tout de même plus délicat : car si elle la somme d’ouvrir ses frontières, c’est contraire au droit, et puis les Polonais se feront ensuite une joie d’envoyer ces gentils migrants en Allemagne. Alors, on laisse la situation pourrir et on sanctionne les compagnies aériennes coupables de complicité dans cette affaire. Que ne l’a-t-on fait plus tôt.
Il est évidemment plus difficile de sanctionner la Syrie à qui on a déjà tout fait et qui ne doit pas être trop fâchée de se débarrasser de quelques milliers de Kurdes ou de Syriens au pedigree incertain. Quant au Liban, son aéroport est quasiment sous contrôle du Hezbollah, également sous sanctions.
Ces sanctions, qui constituent l’alpha et l’oméga de la politique extérieure américano-européenne, se retournent une fois de plus contre leurs initiateurs. La Biélorussie est déjà sous sanctions et l’Europe, au lieu d’ouvrir le dialogue avec Loukachenko, menace de les renforcer. Voilà qui est intelligent et qui va sûrement aider à la résolution de la crise. Tout le monde sait que seule la Russie a de l’influence sur la Biélorussie. Une intervention de sa part pourrait être salutaire dans ce contexte. Mais est-il bien raisonnable de demander l’intervention d’un pays que l’on a également sanctionné ?
Et si les complotistes avaient raison ?
Prédictions étonnantes, réunions inquiétantes, décisions étranges… En dépit de ses extrapolations et de son manque de cohérence, le discours complotiste s’appuie sur de nombreux événements sur lesquels il est difficile de faire l’impasse. Dans Politique Magazine, Louis Forbel analyse :
«Il ne fait pas de doute qu’il y aura un challenge pour la prochaine administration dans la sphère des maladies infectieuses. À la fois sur les maladies infectieuses chroniques déjà en cours […] mais il y aura aussi une éclosion surprise ». Ces phrases ont été prononcées quelques jours avant la prise de fonction de Donald Trump, le 10 janvier 2017, à l’Université Georgetown (États-Unis). Le forum était consacré à la préparation aux pandémies, et le prédicateur n’était autre qu’Antony Fauci, le « Monsieur épidémies » des présidents américains. L’homme affirmait se fonder sur sa longue expérience : il dirige depuis 1984 l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIH). La mission affichée de cette agence gouvernementale au budget sans cesse croissant (6,1 milliards de dollars en 2021) est de financer la recherche pour mieux comprendre et traiter les maladies infectieuses et les allergies.
Un passeport vaccinal envisagé dès septembre 2019
Les NIH ont joué un rôle particulier dans cette crise, et pas seulement en raison des nombreuses conférences de presse durant lesquelles Antony Fauci contredisait Donald Trump durant les premiers mois de l’épidémie : ils sont les principaux financeurs de la recherche sur les coronavirus. Mieux : le Dr Fauci a fermement défendu, il y a dix ans, la pratique des « gains de fonction », ces manipulations génétiques en laboratoire destinées à améliorer l’efficacité des virus pour mieux en comprendre l’évolution future. Dans le Washington Post, en décembre 2011, il avait plaidé pour « un risque de virus grippal qui vaut la peine d’être pris », ajoutant que « des informations importantes peuvent provenir d’un virus potentiellement dangereux généré en laboratoire ». L’institut public dirigé par Anthony Fauci a par exemple déversé des dizaines de millions de dollars au laboratoire d’un certain Ralph Baric, spécialiste dans la création de coronavirus “augmentés”, et principal partenaire de l’Institut de Virologie de Wuhan. Ensemble, Baric et son partenaire chinois ont publié des articles relatant leurs recherches dans des revues spécialisées comme PLOS Pathogens, en 2015 ou encore en 2017.
Avant la pandémie, d’autres parties prenantes ont fait preuve de capacités d’anticipation étonnantes. Dans son dernier livre, Philippe de Villiers a révélé qu’un « exercice de simulation d’une épidémie planétaire » avait été mené à New-York, le 18 octobre 2019, sous le patronage du Forum économique de Davos et de la Fondation Bill et Melinda Gates. Celui-ci est visionnable sur internet. Cet exercice se basait sur un scénario précis : la propagation d’un coronavirus de porc provoquant des symptômes pulmonaires. Il anticipait la mort de 65 millions de personnes dans les dix-huit premiers mois, prévoyait des restrictions commerciales, anticipait de gigantesques plans de relance économiques par les gouvernements, et discutait de l’émergence des fausses informations. La présidente de séance, la directrice-adjointe du centre Johns-Hopkins sur le risque sanitaire, conclut l’exercice en affirmant que « ces dernières années, le monde a connu un nombre croissant de pandémies […]. Des experts s’accordent à dire que ce n’est qu’une question de temps pour que ces épidémies locales deviennent une menace globale ». Les intervenants poursuivaient l’argumentation avec une rhétorique quelque peu téléphonée : « Sommes-nous, en tant que communauté globale, prêts à travailler dur et à faire le nécessaire pour se préparer à la prochaine pandémie ? ».
La Covid, cygne noir de la présidence Trump
Philippe de Villiers remarque que les États étaient absents de cet exercice de simulation. En revanche, « on y retrouve des puissances privées, qui viennent de l’entre-soi du capitalisme mondialisé : Big Pharma, Big Data, Davos, Bill Gates ». Les révélations de l’ancien député européen ne s’arrêtent pas là. Ainsi, le 12 septembre 2019, un Global Vaccination Summit réunit la Commission européenne et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il y fut notamment discuté d’un « passeport vaccinal » pour tous les européens en cas d’épidémies. Le déroulé programmatique est présenté dans une roadmap officielle publiée en octobre.
« Tout avait été prévu : le calendrier, avec une date butoir en 2022, les sondes eurobaromètres pour prendre le pouls de l’opinion et mesurer la ‘vaccine hesitancy’. Les commissaires ont même inventé une action dite ‘numéro 9’ qui appelle à traquer la ‘vaccine misinformation’. Ainsi la résolution est-elle déjà prise de lutter ‘contre les informations erronées et trompeuses, notamment en intervenant sur les plateformes des médias sociaux et auprès des entreprises technologiques’ ».
Il est un fait indéniable, c’est que la pandémie a provoqué des changements majeurs en très peu de temps. Le principal étant peut-être le plus oublié : la crise économique aura fragilisé Donald Trump dans l’élection présidentielle américaine à venir. « Ce coronavirus a décidément tout bouleversé, y compris la course à la Maison-Blanche. Sans lui […], Donald Trump n’aurait pas sur les bras une crise sanitaire, une crise économique, et maintenant une crise sociale », notait la banque Oddo en juin 2020. Avant le Covid, l’homme était considéré comme quasiment imbattable par la plupart des observateurs, en raison notamment d’une économie florissante. Mais six mois plus tard, les prédictions s’étaient « retournées en faveur de Joe Biden ». Celui qui, dans les mots comme dans les actes, avait ouvertement déclaré la guerre aux pouvoirs économiques transnationaux et aux activistes de la centralisation politique mondiale[1], perdra finalement la présidence des États-Unis lors d’une élection contestée.
« Une période révolutionnaire » (George Soros)
Selon Pierre Hillard, observateur de longue date des réseaux mondialistes et souvent classé dans les analystes complotistes, « la Covid-19 avec ses répercussions politiques, économiques, sociales et sanitaires n’est que l’outil pour parachever un idéal ancien d’unité planétaire doublée d’une spiritualité bien définie ». Si la crise n’a pas encore incité les grandes puissances à créer une entité mondiale contraignante pour gérer la crise, par exemple en imposant une vaccination universelle, elle a néanmoins accéléré la centralisation des pouvoirs dans nombre de pays en augmentant de manière inédite la dépendance auprès des banques centrales et de leurs États, et en renforçant le poids des géants du numérique. « Déjà avant la pandémie, j’avais réalisé que nous étions dans une période révolutionnaire où les choses impossibles ou même inconcevables en temps normal étaient devenues non seulement possibles, mais probablement absolument nécessaires. Puis est venu le Covid-19, qui a totalement rompu la vie des gens et nécessité un comportement très différent », semble se réjouir George Soros, le milliardaire d’extrême-gauche qui combat ouvertement les frontières et les identités nationales[2]. « La pandémie représente une rare mais étroite fenêtre d’opportunité pour réimaginer et réinitialiser notre monde », écrivait quant à lui le fondateur du Forum économique de Davos, Klaus Schwab, quelques mois après le début de la crise. Dans des livres et des vidéos très officiels publiés ces dernières années, l’homme a plusieurs fois affiché un désir de planification mondiale et de contrôle des populations.
Vers une ère des pandémies ?
Cet internationalisme, on le retrouve aussi chez les scientifiques qui ont joué un rôle trouble durant cette pandémie. Il est visible chez Anthony Fauci, le principal financeur des travaux sur les gains de fonction de coronavirus (« l’erreur que tant de personnes ont faite, c’est une peur de regarder au-delà de nos propres frontières concernant la globalité des questions de santé », peut-on entendre dans le discours du 10 janvier 2017 déjà cité). Il est évident dans la prestigieuse revue Nature, celle-là même qui a volontairement étouffé le débat sur l’origine du virus tout au long de l’année 2020 (« Les efforts déployés par M. Trump pour fermer les frontières, limiter l’immigration et décourager la coopération internationale – en particulier avec les chercheurs chinois – sont à l’opposé de ce qui est nécessaire si le monde veut réussir à relever les défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés » écrivait-elle en octobre 2020 dans un éditorial virulent).
Un faisceau de présomptions ne fait pas une preuve, mais il légitime le questionnement : y a-t-il eu complot pour centraliser les pouvoirs au niveau mondial en profitant de la pandémie ou, pire, en la suscitant ? L’avenir nous le dira peut-être. Depuis le début de la crise, deux représentants assumés des réseaux globalistes ont, eux aussi, eu d’étonnantes prémonitions. En décembre 2020, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, activiste revendiqué de la vaccination tous azimuts, affirmait qu’il y aurait d’autres pandémies, et que seule une « all-of-government approach » touchant à la « Santé Unique » pouvait permettre d’y faire face, citant au passage « le changement climatique » comme facteur aggravant. En janvier dernier, c’est le richissime Bill Gates, deuxième contributeur au budget de l’OMS et principal financeur de l’alliance de vaccins GAVI, qui assurait sur MSNBC : « il faut s’assurer que nous soyons prêts car il y aura une autre épidémie ». Bien que ce type d’événement soit jugé rare et imprévisible par les virologues, le milliardaire avait fourni un calendrier précis lors d’une interview donnée en avril 2020, estimant qu’une éclosion virale pourrait survenir « tous les vingt ans environ ». Un planning susceptible d’être remis en cause, car l’ancien co-fondateur de Microsoft dit s’inquiéter de l’émergence possible du « bioterrorisme ». Nous sommes prévenus…
Dîner de charité de SOS Chrétiens d’Orient au profit de l’Arménie
SOS Chrétiens d’Orient poursuit son action en faveur de l’Artsakh, enclave arménienne envahie par l’Azerbaïdjan en septembre 2020. Cette année, le traditionnel dîner de charité de SOS Chrétiens d’Orient aura lieu le 2 décembre prochain au Cercle National des Armées.
Les fonds récoltés lors de la soirée permettront de financer la reconstruction de la maison spirituelle et culturelle de Martakert, en Artsakh, durement touchée par le conflit.
En 1999, ce bâtiment fut offert au diocèse d’Artsakh et devint une annexe de l’église Saint- Karpet de Martakert. Il a d’abord accueilli de nombreux jeunes au titre de foyer de formation spirituelle. Par la suite, il fut réaménagé pour permettre aux jeunes Arméniens de suivre des cours artistiques. Cet édifice joue un rôle majeur dans la ville de Martakert. Il renforce l’esprit de cohésion entre les anciennes et les nouvelles générations. Il permet aux jeunes de poursuivre une éducation chrétienne et culturelle. Hélas, à la suite du conflit qui opposa l’Arménie à l’Azerbaïdjan en 2020, des explosions d’obus dans le jardin l’ont rendu inutilisable. C’est la raison pour laquelle, outre l’aide d’urgence que nous apportons régulièrement, nous avons décidé de le réhabiliter.
Le jeudi 2 décembre prochain, à partir de 19h30, Charles de Meyer, président de SOS Chrétiens d’Orient, et Benjamin Blanchard, directeur général, ont le plaisir de vous convier au traditionnel dîner de charité 2021, dont les fonds récoltés permettront de financer la reconstruction de ce foyer important pour les jeunes de Martakert.
Placé sous le Haut-Patronage de Son Éminence Monseigneur Vrtanès Abrahamyan, Primat du Diocèse d’Artsakh, cet évènement caritatif exceptionnel aura lieu au Cercle national des Armées, 8, place Saint-Augustin, Paris 8ème.
Toutes les informations de réservation sont disponibles ici.
Une crise de la foi attire inévitablement une crise de la raison
Grzegorz Kucharczyk, historien et professeur des Humanités polonais spécialisé dans l’étude de la pensée politique des XIXe et XXe siècles, ainsi que dans l’histoire de l’Allemagne, vient de publier un livre intitulé Chrystofobia: 500 lat nienawiści do Jezusa i Kościoła (« Christophobie : 500 ans de haine envers Jésus et l’Eglise »). Il a donné un entretien téléphonique à Sébastien Meuwissen. Extraits :
Pourquoi choisir un titre pareil pour votre livre ? Pourquoi ne pas avoir préféré, par exemple, le terme christianophobie ?
Parce que la christianophobie n’est qu’une manifestation d’un processus plus profond, qu’on appelle christophobie. On peut l’observer sous la forme de manifestations d’hostilité à l’encontre de Chrétiens ou du christianisme, que nous appelons christianophobie. Mais en réalité, il s’agit d’une hostilité à l’encontre du fondateur et chef de notre Eglise lui-même, c’est-à-dire de Jésus Christ, et c’est cela, la réalité à laquelle nous avons été confrontés, par exemple l’année dernière, dans les rues de nos villes. Les manifestations dites de la « foudre rouge » [une série de manifestations pro-avortement organisée en Pologne à l’automne 2020 – n.d.l.r.] débordaient d’hostilité à l’encontre de Jésus Christ. Des slogans blasphématoires ont été gribouillés sur des façades d’églises, et il y a même eu des interruptions de messes. Il s’agissait vraiment d’exprimer une haine spécifique de Jésus, et tel est le cas depuis des temps anciens. Ce qu’on appelle la persécution des Chrétiens et de l’Eglise n’est que l’épiphénomène d’une persécution et d’une haine initiales à l’encontre de Jésus. […]
Votre livre commence sur la Réforme Protestante. Quelle fut la signification de cette Réforme ? Vous rappelez au lecteur que de nombreux lieux de dévotion ont été non seulement vandalisés, mais aussi soumis à toutes sortes d’actes blasphématoires et profanatoires. Quelle fut la réaction des sociétés affectées par cette révolution ?
Contrairement à la propagande dominante dans les milieux où l’on ne voit la Réforme que comme un progrès historique, la Réforme ne s’est pas produite seulement de bas en haut. Ce n’est pas le peuple qui réclamait un évangile purifié et l’abolition de la Sainte Messe, du latin, du culte des Saints, la destruction de l’art sacré, et ainsi de suite. Les « gens du commun » n’ont jamais rien réclamé de tel.
Dès le début, la Réforme Protestante a été un projet révolutionnaire, né dans le cœur et l’esprit de certains des dignitaires de l’Eglise catholique. Martin Luther était prêtre avant de devenir un « réformateur ». Tout cela était essentiellement un programme révolutionnaire très complet. Une révolution qui rejetait l’Eglise en tant que telle.
Le fond du problème, ce n’était pas la vie dissolue de tel ou tel pape : le caractère scandaleux de ce qui se passait à la curie de Rome constituait un lieu commun au sein de l’Eglise.
Il s’agissait avant tout de rejeter l’Eglise en tant qu’institution créée par Dieu lui-même, et investie par Lui de la mission de conduire le peuple au salut. C’est cela que Martin Luther et les autres ont rejeté, avec toutes les conséquences qui s’ensuivent.
L’une de ces conséquences a été le vandalisme culturel dont vous venez de parler : destruction de monuments de l’art sacré, actes de profanation des Saints Sacrements. Ce fut tout particulièrement le cas des régions où la faction calviniste montait en puissance. Dans ces régions, cette activité destructrice a été particulièrement violente : aux Pays-Bas, en Allemagne et en Angleterre. Les peuples s’y sont opposés. En Angleterre comme en Suède, toute une série de soulèvements paysans a montré que les peuples n’étaient pas en faveur de ce genre de changements révolutionnaires.
Le facteur décisif a été l’implication de l’Etat – c’est-à-dire des souverains en personne, qui avaient un intérêt matériel direct à se rendre complices de la confiscation des propriétés de l’Eglise. Le slogan en faveur de « l’Eglise pauvre » dérivait généralement du fait que certaines personnes – à savoir le souverain et un certain nombre de magnats issus de la bourgeoisie ou de la noblesse – y trouvaient l’occasion de s’enrichir. C’est de cette façon qu’a été créée une communauté d’intérêts qui, détenant les instruments du pouvoir, a fini par avoir le dessus sur les soulèvements populaires qui s’opposaient à la Reforme. […]
Vous considérez la génération dite « génération de 1968 », qui représente la majorité du Parlement européen, comme les héritiers de cette idéologie du relativisme, élevant même ce relativisme au rang de dogme. Peut-on, pour autant, les appeler « dogmatiques » ?
Je vais citer le cardinal Gerhard Müller, qui a affirmé que personne n’est aussi dogmatique qu’un relativiste dont le relativisme est contesté. C’est là le schéma qu’on voit se reproduire encore et encore. A l’époque de la Révolution française, le slogan, c’était « pas de liberté pour les ennemis de la liberté ». Aujourd’hui, on entend dire qu’il n’y a « pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance. » Etrangement, les défenseurs de la liberté d’expression n’ont rien dit quand le Président Trump a été banni de tous les réseaux sociaux. Tous ceux qui, d’ordinaire, nous parlent tant de liberté, de tolérance et de liberté d’opinion, pour une raison ou une autre, n’ont pas cru bon de réagir.
Le droit positif inspiré par le relativisme a pris le dessus sur la loi naturelle. Mais de nos jours, on va encore plus loin. De nos jours, on ne se contente pas de remettre en cause la loi naturelle et la nature elle-même. Il suffit de s’intéresser à la redéfinition en cours de choses comme le mariage, la famille, le genre… Autant de confirmations de cette ancienne vérité selon laquelle une crise de la foi attire toujours et inévitablement aussi une crise de la raison. Récemment encore, on aurait jugé absurde le remplacement sur les formulaires de catégories comme « nom du père » et « nom de la mère » par « parent A » et « parent B », ou encore d’éliminer les toilettes pour hommes et pour femmes, en faveur de nouveaux termes exotiques. […]
Hôtel Beauregard de Thomas Clavel
Nouvelle Librairie
Voici un roman aussi agréable à lire que dérangeant pour le consensus politiquement correct ! Thomas Clavel imagine dans cette fiction joliment troussée les malheurs d’une jeune scientifique qui commet l’erreur grave de poser sans masque sur une photo avec ses collègues.
Sans qu’elle y prenne garde, la photo paraît sur les réseaux sociaux – et sa vie bascule.
Elle se trouve accusée par de haineux anonymes de mettre en danger la vie des autres.
Les forces de l’ordre viennent vérifier qu’elle n’appartient pas à une secte complotiste menaçant la république.
Et, finalement, elle doit se réfugier à l’Hôtel Beauregard en compagnie de sympathiques marginaux.
Une puissante critique de notre société déboussolée.
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Paru dans les 4 Vérités hebdo
Valeurs Actuelles par lui-même
En quelques années, Valeurs actuelles s’est imposé comme un média incontournable du débat public. Couvertures chocs, enquêtes, tribunes qui secouent l’opinion et des vidéos par millions sur YouTube… Une droitisation incontestable d’un média désormais honni par la bien-pensance et le politiquement correct. Geoffroy Lejeune est même interdit de conférence à Sciences Po.
VA présente sa rédaction et comment elle travaille :
C’est arrivé un 16 novembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 16 novembre 1362 : le Roi Charles V informe le Prince Noir qu’il doit lui rendre hommage pour le duché de Guyenne.
- le 16 novembre 1700 : Louis XIV annonce l’ambassadeur d’Espagne, Castel dos Rios, qu’il autorise son petit-fils, le Duc Philippe d’Anjou, à monter sur le trône d’Espagne.
Le 16 novembre 1700, Louis XIV prend la décision que toute l’Europe attend. Il entérine le testament du roi d’Espagne Charles II de Habsbourg, mort le 1er novembre sans héritier.
Le défunt roi, par son testament du 2 octobre, avait désigné le petit-fils du roi de France, le duc Philippe d’Anjou (17 ans) pour lui succéder, bien que le jeune Bourbon fût issu d’une dynastie hostile depuis deux siècles aux Habsbourg. Mais son choix, tout à l’honneur de la France, avait irrité l’empereur d’Allemagne, Léopold 1er de Habsbourg, qui aurait préféré que la couronne échût à son second fils, l’archiduc Charles.
Les droits de l’Autrichien étaient de même nature que ceux du roi de France. Léopold 1er et Louis XIV étaient tous deux beaux-frères de Charles II et petits-fils de Philippe III d’Espagne.
Louis XIV, âgé de 62 ans, craint à juste titre que l’accession de son petit-fils sur le trône d’Espagne ne bouleverse l’équilibre européen et ne ligue les autres pays contre la France. Il cherche des garanties tandis que l’ambassadeur d’Espagne, Castel dos Rios, fait antichambre trois jours durant pour connaître sa décision.
Enfin, le 16 novembre, à son lever, le Roi-Soleil s’adresse aux courtisans et aux diplomates, rassemblés dans la Grande Galerie du château de Versailles : «Messieurs, voici le roi d’Espagne ! La naissance l’appelait à cette couronne, le feu roi aussi par son testament ; toute la nation l’a souhaité et me l’a demandé instamment, ce que je leur ai accordé avec plaisir, c’était l’ordre du Ciel».
Puis, se tournant vers son petit-fils, le duc d’Anjou : «Soyez bon Espagnol, c’est présentement votre premier devoir ; mais souvenez-vous que vous êtes né Français, pour entretenir l’union entre les deux nations ; c’est le moyen de les rendre heureuses et de conserver la paix en Europe».
Le Mercure Galant, dans sa relation de l’épisode, attribue à Rios la fameuse phrase: «Quelle joie Sire ! Il n’y a plus de Pyrénées !» Il n’est pas certain que Rios ait jamais prononcé cette phrase. Elle sera plus tard attribuée quelquefois à Louis XIV lui-même.
À l’exception de l’archiduc d’Autriche, Léopold 1er, tous les souverains reconnaissent le nouveau roi d’Espagne, Philippe V. Celui-ci est bien accueilli par ses sujets… et ne sera surpassé en popularité que par son lointain descendant, le roi d’Espagne Juan Carlos Ier !
Après la guerre de Succession d’Espagne et l’établissement de la paix d’Utrecht et suite à la mort de Louis XIV, un premier ministre espagnol, le cardinal Giulio Alberoni, va remettre sur la table les droits de Philippe V à la couronne de France. Il en résultera la conspiration de Cellamare (1718)… et l’éviction d’Alberoni. Les branches espagnole et française des Bourbons vivront désormais leur vie chacune de leur côté.
- le 16 novembre 1793 : le sinistre Carrier invente les baptêmes républicains.
Le navire La Gloire, chargé de prisonniers royalistes, notamment 90 prêtres réfractaires, est coulé par des républicains (dirigées par Carrier) dans la Loire à Nantes.
Ce qui suit est tiré du site : Le point.fr
http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/16-novembre-1793-a-nantes-l-infame-carrier-fait-noyer-90-pretres-refractaires-dans-la-loire-16-11-2012-1529655_494.php
« Certains ont inventé la chambre à gaz, Jean-Baptiste Carrier, lui, a mis au point la « déportation verticale » dans le fleuve. L’objectif est toujours le même : éliminer rapidement et à moindres frais des condamnés trop nombreux. Pour se faire la main, l’envoyé de Paris, chargé de mettre fin à la révolte vendéenne par tous les moyens, commence avec 90 prêtres réfractaires emprisonnés à Nantes, qu’il fait noyer dans le « fleuve républicain ».
Le 25 octobre, le Comité révolutionnaire de Nantes les a faits emmener dans une prison flottante, La Gloire, ancrée devant la Sécherie. La veille, le 15 novembre, il a demandé au commandant chargé de la surveillance des prêtres de supprimer toute garde cette nuit-là afin qu’il n’y ait pas de témoins de la noyade. Il fait même preuve d’un machiavélisme admirable en faisant croire aux prisonniers qu’ils seront emmenés la nuit suivante au château de la Musse et leur recommande donc de déposer entre les mains du commandant tous leurs objets précieux qui leur seront rendus une fois arrivés dans leur nouvelle prison.
Ils sont fouillés, dépouillés des objets de valeur conservés sur eux. On leur demande même de retirer leurs vêtements et leurs chaussures. Ils sont alors liés à deux, puis jetés à l’intérieur de la gabare. Le transfert se fait dans le calme. Les prêtres ne se doutent pas du sort funeste qui les attend. Il n’y a que le curé de Machecoul qui s’inquiète en voyant sur le fond du bateau des pierres plates et blanches cachant des trous. Voyant de l’eau s’infiltrer, il conseille à ses voisins de se donner l’absolution l’un à l’autre. Ainsi font-ils.
Témoignage accablant
Une fois le transfert achevé, Lamberty et ses hommes embarquent sur un bachot (un canot) puis coupent les amarres de la gabarre que la marée descendante entraîne. Quand l’étrange convoi passe devant la batterie flottante de la Samaritaine, le canonnier Vailly, en faction, leur fait signe de s’arrêter. Voici son témoignage accablant : “Environ minuit et demi, huit particuliers de moi inconnus se sont approchés du bord dudit ponton montés sur un canot ; je les ai hélés et, au mot de qui vive, il m’a été répondu : Commandant, nous allons à bord. En effet, ils se sont approchés et m’ont demandé la liberté de passer avec un gabareau, qu’ils me dirent être chargé de 90 brigands, que j’ai su depuis être 90 prêtres. Je leur ai répondu que la consigne qui m’était donnée était de ne laisser passer aucun bâtiment, que l’on ne m’apparaisse d’ordre supérieur. Sur ma réponse, l’un de ces individus, nommé Fouquet, me menaça de me couper en morceaux, parce que, ajouta-t-il, lui et sa troupe étaient autorisés à passer partout sans qu’on pût les arrêter. Je leur demandai à voir leurs pouvoirs, ils obéirent et me présentèrent un ordre conçu à peu près en ces termes, et signé Carrier, représentant du peuple : Permis aux citoyens Fouquet et Lamberty de passer partout où besoin sera avec un gabareau chargé de brigands, sans que personne puisse les interrompre ni troubler dans ce transport.”
Puis le canonnier Vailly poursuit : “Muni de l’ordre du représentant Carrier que Fouquet et Lamberty venaient de me présenter, je ne crus pas devoir insister davantage ; en conséquence, les particuliers montant le canot et le gabareau contenant les individus passèrent sous la batterie du ponton où j’étais en faction, et un quart d’heure après, j’entendis les plus grands cris partir du côté des bateaux qui venaient de se séparer de moi et, à la faveur du silence de la nuit, j’entendis parfaitement que les cris de ceux que j’avais entendus auparavant étaient ceux des individus renfermés dans le gabareau, que l’on faisait périr de la façon la plus féroce. Je réveillai mes camarades du poste, lesquels, étant sur le pont, ont entendu les mêmes cris, jusqu’à l’instant où tout fut englouti.”
Trois prêtres s’échappent
Le canonnier a tout entendu, mais n’a rien vu. Effectivement, la gabare poursuit sa descente du fleuve, dépasse les villages de Trentemoult et Chantenay. Lamberty attend l’endroit idoine pour agir. Le voici, juste avant l’île Cheviré. La profondeur est suffisante pour engloutir la péniche. Il fait signe à ses hommes de défoncer ses sabords à coups de marteau. L’eau envahit la cale, où les prêtres, commençant à se rendre compte qu’ils vont bientôt rencontrer le Créateur, se mettent à hurler de désespoir, à supplier pour qu’on leur porte secours. Un des bourreaux a l’idée de leur faire une bonne blague, il grimpe sur le chaland en train de couler pour faire semblant de vider l’eau au moyen d’une poêle à châtaignes percée de trous. Que c’est amusant ! Mais les prêtres, qui ont déjà de l’eau à mi-cuisse, ne goûtent pas la plaisanterie. L’affreux plaisantin rejoint ses compagnons dans la barque, qui s’éloigne pour éviter d’être entraînée par le remous du chaland. Bientôt, les cris s’évanouissent. Le calme est revenu sur la Loire. Dieu accueille les siens.
Lamberty demande alors à ses hommes de ramer jusqu’à l’endroit où la gabare a coulé pour vérifier l’absence de survivants. Il a raison, car plusieurs malheureux, encore liés deux par deux, sont parvenus à s’échapper de leur prison. Ils luttent désespérément pour éviter la noyade. Mais quelques coups de rame bien placés les amènent vite à la raison. Bientôt, les flots du fleuve ont retrouvé leur calme. Lamberty ricane, content de son oeuvre de mort. Les noyeurs regagnent la rive, où chacun rentre chez soi satisfait du devoir accompli. Voilà 90 « corbeaux », ennemis de la République, qui ne coûteront plus cher à nourrir. Quant à Lamberty, il file prévenir Carrier de l’efficacité de la méthode.
Pourtant, le lendemain, on apprend que trois prêtres ont réussi à filer dans le noir après s’être détachés. L’un a été repêché et les deux autres ont atteint la rive. Tous trois ont trouvé refuge sur un navire, ancré à proximité, L’Imposant. Aussitôt, Carrier les réclame au capitaine pour les faire noyer le soir même. Les malheureux n’ont gagné qu’un jour de vie. Pourtant, un prêtre a survécu au massacre, il s’agit de l’abbé Julien Landeau, curé de Saint-Lyphard. Mal ficelé, il avait réussi à détacher ses liens l’unissant à un vieux moine. Échappant aux coups de rame, ils s’étaient éclipsés dans la nuit. Le vieux moine se noiera. Il n’y a qu’un unique survivant
Au cours des jours suivants, de nombreux cadavres sont repêchés sur les berges de la Loire. Ils ont pu s’échapper par les sabords trop grands ouverts, ou bien le chaland s’est brisé contre un banc de sable. C’est embêtant, car la rumeur de l’affreuse noyade se répand dans Nantes. Mais Carrier peut se rassurer, car nul n’ose s’en insurger de peur des conséquences. Il reste une dernière chose à faire à Lamberty et à ses hommes : récupérer les biens des prêtres restés à bord de leur prison et qu’ils n’ont pas pu emporter la nuit du crime.
La méthode de la “déportation verticale” a prouvé, malgré quelques imperfections, son efficacité. Jean-Baptiste Carrier décide de l’appliquer à grande échelle pour se débarrasser des milliers de Vendéens qui encombrent la prison de la ville. Entre les derniers jours de 1793 et février 1794, de 1 800 à 4 800 victimes disparaissent dans la Loire. »
- le 16 novembre 1919 : le Bloc national au pouvoir.
Le 16 novembre 1919, les élections amènent à la Chambre des députés une majorité de droite, le Bloc national, avec beaucoup d’anciens combattants (la Chambre est dite « bleu horizon », de la couleur de l’uniforme).
Cette coalition devait à l’initiative d’Alexandre Millerand regrouper toutes les formations qui avaient fait partie de l’union sacrée pendant la Grande Guerre. Mais les socialistes en avaient été exclus en raison de leurs compromissions avec les bolchéviques russes et les radicaux s’en étaient exclus du fait de l’absence des socialistes…
- le 16 novembre 1940 : création de l’ordre de la Libération.
De passage à Brazzaville, capitale de l’Afrique Équatoriale Française, le chef de la France Libre fonde, par ordonnance, l’ordre de la Libération. Cinq mois après l’invasion de la France par l’armée allemande, il veut avec cet ordre honorifique «récompenser les personnes ou les collectivités militaires ou civiles qui se seront signalées dans l’œuvre de libération de la France et de l’empire».
1.059 croix ont été ainsi décernées jusqu’à la cessation d’attribution en janvier 1946. 18 l’ont été à des unités militaires et cinq à des communes françaises : Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors et l’Ile de Sein. 271 personnes ont par ailleurs reçu la croix à titre posthume. À titre exceptionnel, Winston Churchill et feu le roi George VI l’ont reçue en 1958 et 1960.
- le 16 novembre 1952 : mort de Charles Maurras.
Après avoir reçu les derniers sacrements le 13 novembre, Charles Maurras, dont tout le monde connaît la totale surdité, dit :
« Pour la première fois, j’entends quelqu’un venir. »
Il réclame son chapelet et meurt. Peu de temps avant il a dit :
«Ma vie s’achève. J’ai beaucoup travaillé pour la France, pour ce beau pays de qui j’ai tout reçu. J’aurais aimé vivre encore quelque temps pour continuer à le servir, pour le voir sortir de ses ruines et rentrer dans son ordre monarchique et catholique, retrouver ses traditions. Toute ma vie j’ai lutté et je lutterai encore pour ce trésor de beauté, de sagesse et de sainteté. Je sais que je n’aurai pas travaillé en vain. […] Mon œuvre plaidera pour moi devant Dieu qui me jugera. »
Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 241)
- le 16 novembre 2013 : SOS Tout-petits fête ses 27 ans d’existence.
Alors que le gouvernement, comme les précédents utilise l’argent des impôts pour financer l’assassinat d’enfants à peine conçus, il est important d’aider financièrement cette association qui ne vit que de dons et du soutien de personnes désintéressées. Pour reprendre un titre de Gilbert Cesbron, mais à l’envers, par ce soutien, c’est peut-être « Mozart qu’on sauvera ! »
Les mesures du ministre de l’Education Nationale en faveur de l’endoctrinement ‘genré’ des élèves
Dénoncées par Olivier Gosset, enseignant et président de l’association des «Enseignants pour l’enfance», dans Le Figaro :
Le 29 septembre 2021 Jean-Michel Blanquer publiait une Circulaire adressée à tous les membres de la communauté éducative. Intitulée «Pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire», cette dernière a suscité de nombreux commentaires. Les uns se félicitaient que l’école prenne en charge cette problématique affectant la jeunesse, tandis que d’autres s’indignaient des possibles conséquences que la mise en place de ce texte pouvait induire. Peu ont vu que ce dernier, multipliant injonctions et contradictions, plaçait l’école dans le monde de la confusion.
Ce qui frappe en effet à la lecture de cette directive est la succession des contradictions proférées. Tout d’abord, le Ministre se félicite d’une école qui protège un «universalisme qui définit chacun non par son identité mais par sa dignité d’être humain». Parallèlement, il affirme que «la transidentité est un fait qui concerne l’institution scolaire».
De même, le texte précise que «la non-congruence entre le genre de naissance et le genre vécu ne constitue ni un trouble psychiatrique ni une pathologie». Pourtant, le Ministre se réclame de l’Organisation Mondiale de la Santé pour alerter les personnels éducatifs sur cette question.
Enfin, la circulaire rappelle que ces difficultés renvoient chacun «à son ressenti intime» et qu’elles relèvent de la «vie privée». Toutefois, c’est bien elle qui demande à l’école, lieu public par excellence, de prendre en charge celles-ci. À lire le texte de Monsieur Blanquer, on ne sait plus trop si la transidentité est un trouble ou un fait, si l’école doit dispenser des savoirs ou des soins, si la mission de l’État est de viser au bien de tous ou de veiller à la souffrance de chacun.
Pour pallier ces difficultés, le Ministre demande à ses personnels de multiplier les tâches et d’adopter toutes les postures. Ainsi, les professeurs sont sommés de faire preuve «d’une écoute attentive et bienveillante permettant de respecter le libre choix de l’élève». De même, ils «ont le devoir d’accompagner les jeunes» et «de leur laisser la possibilité d’explorer une variété de cheminements».
S’ils reçoivent des confidences, les enseignants doivent veiller au «respect du principe de confidentialité», quitte à se garder d’«une communication avec les représentants légaux». Enfin, si l’élève veut changer de prénom, il faut que «l’établissement scolaire substitue le prénom d’usage, de manière cohérente et simultanée dans tous les documents qui relèvent de l’organisation interne». Multiples et injonctives, ces recommandations donnent le vertige. Le professeur est ici sommé d’être à la fois écoute attentive, tuteur, substitut des parents et chambre d’enregistrement des changements de civilités.
Consciente de la charge qui pèserait alors sur l’école, la directive recommande à celle-ci d’entrer dans une «démarche collective et partenariale». Sous ce beau nom, il faut entendre que l’institution, dépassée par une problématique qu’elle prétend régler, accepte «le concours des associations, agréées ou conventionnées». Ici, la porte s’ouvre et peut entrer qui veut : la dernière limite qu’accepte de lever l’école est celle de sa propre sanctuarisation.
La Circulaire Blanquer marque une étape dans la politique que mène l’Éducation nationale au sujet des questions liées à la sexualité et à la vie affective. Voulant soigner les blessures d’une souffrance, l’école sort de son statut et manque à ses missions. Demandant aux professeurs de jouer tous les rôles et réclamant le secours d’organismes non scolaires, l’institution trahit le pacte qui la lie à la nation comme aux familles.
Faut-il rappeler que le Code de l’Éducation assigne comme premier objectif à l’école celui de «la transmission des connaissances» ? Faut-il redire que «L’État» y «garantit l’action éducative des familles» ? Que penser d’une école qui voudrait guérir au lieu d’enseigner ? Que dire de professeurs cachant de lourds secrets à des parents inquiets ? Qu’en est-il d’une structure d’État ouvrant ses portes au tout-venant ? Se perdant dans d’insolubles questions d’identité, l’institution risque ici la perte de son identité. À cet égard, la seule question pour laquelle le cadre scolaire a quelque compétence est celle du genre grammatical. Et c’est à elle qu’il ferait bien de revenir s’il veut porter secours : masculin et féminin sont des catégories qui s’enseignent dans la langue pour pouvoir être ensuite réfléchies par les consciences. Donnons d’abord à nos élèves les mots qui leur permettront ensuite de penser leurs maux.
Marche de mères de prêtres à Rome afin de porter aux pieds du Saint-Père la supplique des chrétiens attachés à la messe traditionnelle
Communiqué d’une association créée pour l’occasion, La Voie Romaine :
Catholiques attachés à la célébration du rite tridentin qui nourrit notre amour pour le Christ, nous avons reçu le Motu Proprio Traditionis Custodes avec incompréhension, alors que nous partageons avec tous nos frères et sœurs dans la foi le même amour inconditionnel de l’Église.
Profondément ébranlés, nous avons décidé de témoigner de l’humble participation de tous les fidèles attachés au rite tridentin, pleinement engagés dans la mission de l’Eglise, à la construction du royaume du Christ dans le monde en portant jusqu’à Rome un message d’unité et de foi.
Nous proposons aux milliers de chrétiens qui pensent que le rite tridentin est une richesse pour l’Église de nous confier une lettre écrite témoignant de leur foi et de leur attachement liturgique avant le 31 décembre prochain. Ces lettres seront transportées dans un coffre acheminé lors d’une grande marche de Paris jusqu’à Rome pour être remis au Saint-Siège.
Pour que ce témoignage surgi du cœur du peuple de Dieu puisse être entendu par le pape François, ce sont des mères de prêtres, sentinelles de l’invisible qui ont donné au monde ces pasteurs si précieux, qui emprunteront la voie romaine afin de porter aux pieds du Saint-Père la supplique de tous les chrétiens attachés à la célébration du rite tridentin dans la pleinecommunion de l’Église.
Tous les chemins mènent à Rome ! Ce sera l’étendard de cette marche qui partira de Paris le dimanche 6 mars 2022 et s’achèvera à Rome le 1er mai 2022, jour qui ouvre le mois de Marie à qui nous en confions la protection.
Si vous souhaitez participer, nous soutenir ou si vous recherchez de plus amples informations sur notre projet, nous vous donnons rendez-vous sur lavoieromaine.com et vous proposons de nous rejoindre sur nos réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram).
La Voie Romaine
Le Rassemblement national a-t-il sa part de responsabilité dans l’émergence d’Éric Zemmour ?
La question est posée par Nicolas Boutin à Stéphane Ravier dans Valeurs Actuelles. Réponse :
Il a le verbe haut, le verbe dur, c’était le nôtre il n’y a pas si longtemps. C’est toujours le mien. On a peut-être cru qu’il était moins nécessaire d’insister sur des sujets comme l’immigration ou le “grand remplacement”. Marine n’utilise pas cette formule mais ne m’a jamais blâmé pour autant. Ne plus l’employer, c’est laisser une sorte de vide, dans lequel Éric Zemmour s’est engouffré. Ces formules chocs, le RN ne les utilise plus, se disant que les Français savent. Certes, on parle moins d’immigration, mais on en parle quand même ! Le volet économique et social est aussi un sujet de préoccupation pour les Français. Chaque jour, ils se demandent s’ils pourront remplir leur Caddie ou le réservoir de leur voiture.
N’allez surtout pas croire qu’Emmanuel Macron est un relais de l’Open Society de Soros
Alexander Soros est le fils de George Soros. Il est vice-président de l’Open Society Foundations et l’un des Young Global Leaders du Forum économique mondial de 2018.
It was great to meet again with French President Emmanuel Macron at another successful @parispeaceforum!
🇫🇷 🇪🇺 pic.twitter.com/bH82gg7O4p— Alexander Soros, PhD (@AlexanderSoros) November 15, 2021
Nous attendons avec gourmandise le prochain dossier du journal La Croix sur les obsessions de George Soros…
Guillaume Peltier désormais laïciste
Le député LR Guillaume Peltier souhaite déposer une proposition de loi visant à obliger les associations à se doter d’une charte de la laïcité et sollicite les co-signatures de ses collègues, avant de la déposer au bureau de l’Assemblée.
Il explique dans l’exposé des motifs :
Actuellement « toute association sollicitant une subvention auprès de l’État ou d’une collectivité territoriale »doit signer un « contrat de respect des valeurs de la République » représentant une « charte de la laïcité ».
Cette mesure portée par le Gouvernement dans le projet de loi séparatisme ne va pas suffisamment loin.
Parce que « la loi est au-dessus de la foi » parce que « nul ne peut s’appuyer sur sa religion pour échapper à la loi commune », parce que la laïcité n’est pas négociable, aucune loi religieuse ne doit s’imposer, les lois de la République l’emportant sur toutes les autres. Les associations ne peuvent plus échapper à cette laïcité.
Toute entorse à ce principe doit imposer à notre magistrature une fermeté implacable, à rebours des situations absurdes que nous rencontrons régulièrement.
Notre pays est une nation qui a fait la synthèse entre l’État capétien et l’État républicain, un grand État recouvert d’un manteau d’églises et de cathédrales qui illuminent ses provinces, qui s’est grandi avec la loi fondatrice de 1905, laquelle parachève notre modèle de laïcité en rappelant, à tous et pour chacun, que lui comme notre peuple s’enracinent dans la séparation entre le politique et le religieux. Et pourtant, nos différents gouvernants ont failli. En nous laissant une France fragmentée et divisée. En effet, dans une enquête du Journal du Dimanche de septembre 2016, 29 % des interrogés se sont déclarés « d’accord » avec l’affirmation selon laquelle : « la loi islamique (charia) est plus importante que la loi de la République ».
Face à ces chiffres confirmés par une étude Ifop-Le Point-Fondation Jean-Jaurès de septembre 2019, il est plus que jamais nécessaire de protéger la laïcité. Il est inacceptable que, dans de nombreuses associations, la primauté du fait religieux l’emporte sur la valeur fondamentale qu’est la laïcité. C’est pourquoi, dans ma région, j’avais entamé l’adoption d’une « charte de la laïcité » pour les associations qui ne respectent pas nos principes fondamentaux, comme l’égalité hommes-femmes, la liberté de conscience ou la primauté de la loi sur la foi.
Tout commence par une mesure forte à adopter. Puisque la laïcité est loin d’être respectée dans toutes les associations, il vous est proposé de la protéger en obligeant les associations à se doter d’une charte de la laïcité avant le 31 décembre 2021. En cas de non-application, les subventions sont immédiatement retirées et l’association dissoute.
Est-ce un appel du pied en direction de Jean-Luc Mélenchon ?
El-Azhar, l’Etat et la citoyenneté
Nouvelle analyse d’Annie Laurent dans La Petite Feuille Verte :
Dans les pays dont la population est majoritairement musulmane, l’islam est en principe la religion officielle et la charia (loi islamique) l’unique ou principale source du droit. Cette doctrine se fonde sur deux versets du Coran (3, 110 et 9, 33). Les ressortissants non-musulmans ne peuvent donc y prétendre à l’égalité en droit avec leurs compatriotes mahométans. Il en résulte que là où l’Islam gouverne seuls les musulmans ont la plénitude des attributs (droits et devoirs) attachés à la nationalité. Toute entorse à ces préceptes peut être considérée comme une infidélité à la religion et ne peut donc être que provisoire.
Les ressortissants non musulmans sont répartis en deux catégories : les adeptes de religions païennes (hindouisme, bouddhisme, sikhisme, yézidisme, bahaïsme, animisme, etc.) ; les juifs et les chrétiens, qualifiés par le Coran de « gens du Livre » (cf. 9, 29). Les premiers ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale tout en étant soumis à la charia. Les seconds sont assujettis à un statut juridique spécial, la dhimmitude (de dhimma = protection), qui, moyennant le paiement d’une taxe, la djizya, assure en principe leur sécurité tout en organisant leur soumission aux « vrais croyants » dans la sphère publique et parfois dans la société. Cf. A. Laurent, L’islam pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore), Artège, 2017, p. 90-96.
C’est dire l’importance que revêt l’utilité d’examiner la position actuelle d’El-Azhar sur cette question.
LA CITOYENNETÉ EN CHANTIER
Depuis son élection comme président (28 mai 2014), le maréchal Abdel-Fattah El-Sissi répète régulièrement qu’il ne fait aucune différence entre les musulmans égyptiens et leurs compatriotes chrétiens (10 % sur une population de 95 millions), tous ensemble constituant à ses yeux un même peuple, une même nation.
Le patriarche Ibrahim Isaac Sidrak, chef de l’Église copte-catholique, s’est exprimé sur les progrès offerts par Sissi :
« On avance progressivement et on a au moins le droit de parler, de s’exprimer librement aujourd’hui. Un changement s’est opéré dans la volonté politique de l’Égypte, que je sens également chez les écrivains et les journalistes du pays. On a surtout commencé à parler de l’Égypte comme pays de musulmans et de chrétiens. Et puis, Sissi a pris des initiatives inhabituelles : aller personnellement chez les orthodoxes coptes présenter ses vœux de Noël. Il est allé à contre-courant, avec l’idée que les chrétiens font partie de l’État, pas seulement comme minorité religieuse, mais en tant que citoyens égyptiens. Sissi respecte beaucoup les gens, tentant de faire passer une nouvelle mentalité parmi les Égyptiens […]. Sous le régime Morsi [2012-2013], on se sentait étrangers, sans le droit de s’exprimer facilement […]. La mentalité et le discours du président étaient pour la religion unique » (Terre Sainte Magazine, juillet-août 2018).
Quelque temps avant la révolution, démarrée le 25 janvier 2011 (cf. PFV n° 82), le grand-imam d’El-Azhar, Ahmed El-Tayyeb, prenait des initiatives visant à consolider les relations entre chrétiens et musulmans de son pays. A l’automne 2010, suite à des affrontements suscités par la liaison d’un chrétien et d’une musulmane, il a fondé la « Maison de la famille égyptienne ». Cette instance de dialogue réunissant des représentants des religions et de la société civile s’est donnée entre autres « pour tâche de traquer les préjugés dans les manuels scolaires » (La Croix, 18 décembre 2013).
Puis, dans un document inattendu intitulé « L’avenir de l’Égypte » (19 juin 2011), El-Ahzar a préconisé « un État civil, démocratique et moderne », assurant « la protection de lieux de culte de toutes les religions ». Le texte précisait toutefois que « les principes de la charia islamique devraient demeurer la source essentielle de la législation » (El-Ahram, 24 juin 2011).
Dans la mouvance des innovations apportées par le chef de l’État, Tayyeb s’est prononcé pour le rejet de la dhimmitude (intervention à la télévision égyptienne, 13 janvier 2017). Après en avoir justifié la légitimité dans le contexte de son apparition au VIIème siècle, il l’a qualifiée d’« anachronique ». « La citoyenneté, réclamée par les manifestants de la révolution de 2011, est la seule garantie de l’égalité et de stabilité pour la société d’aujourd’hui » (terrasanta.net, 23 janvier 2017).
UNE CONFÉRENCE INÉDITE
Peu après, les 28 février et 1er mars 2017, El-Azhar accueillait au Caire une « Conférence internationale sur la liberté, la citoyenneté, la diversité et la complémentarité », organisée en partenariat avec le Conseil des Sages Musulmans. Cet organisme indépendant, dont le siège est à Abou Dhabi, a été fondé en mars 2014 aux Émirats Arabes Unis au terme d’un Forum de la Promotion de la Paix dans les sociétés musulmanes. Il est présidé par Ahmed El-Tayyeb.
Quelque 200 personnalités (responsables politiques, universitaires, religieux) venues de 60 pays étaient invitées à cet événement qui n’était pas réservé aux musulmans sunnites puisque des dignitaires chiites et druzes y ont pris part. L’Arabie Séoudite n’avait cependant envoyé qu’un seul conférencier, alors que ce pays occupe une place centrale dans l’Oumma (la Communauté mondiale des musulmans), son roi portant le titre de « gardien des Lieux saints » (La Mecque et Médine).
Quant aux chrétiens, ils ont bénéficié d’une importante participation. Aux côtés des deux patriarches coptes (orthodoxe et catholique), d’autres patriarches, des évêques, des pasteurs protestants et des experts laïcs relevant des douze Églises proche-orientales y avaient aussi été invités. La place de choix de la délégation libanaise (55 membres, toutes confessions confondues) dans l’assemblée « confirme le rôle et le message du Liban en tant qu’exemple normatif », a noté Antoine Messarra, membre du Conseil constitutionnel de ce pays (Oasis, 11 avril 2017). Des représentants du Saint-Siège et de communautés ecclésiales occidentales (anglicane, protestantes) y ont également pris part.
Une déclaration programmatique
Au terme de la Conférence, une « Déclaration d’El-Azhar » a été lue solennellement par Tayyeb. Ce texte comporte six proclamations ; nous en retenons quatre, à savoir celles qui concernent l’organisation de l’État et de la société. Leur résumé, présenté ici à partir de plusieurs sources, sera suivi de remarques et commentaires.
1 – La notion de citoyenneté est bien ancrée dans l’islam. Son rayonnement premier figure dans la « Constitution de Médine » et les pactes et documents du Prophète [Mahomet] qui ont suivi, qui règlementent les rapports entre musulmans et non-musulmans. De ce fait, le concept de citoyenneté n’est pas une solution importée, mais une actualisation de la première pratique musulmane du pouvoir par le Prophète, en vigueur dans la première communauté musulmane organisée politiquement. Cette pratique ne comprenait aucune discrimination ou exclusion à l’encontre d’une quelconque fraction de la société de l’époque ; mais elle respectait la diversité religieuse, ethnique et sociale. Ces groupes différents constituent « une seule nation », si bien que les non-musulmans ont les mêmes droits et les mêmes devoirs que les musulmans.
2 – Le respect de ce patrimoine commun exige la condamnation des pratiques qui lui sont opposées : mépris, marginalisation, oppression, meurtres, car ces actes sont désavoués par la charia islamique.
3 – La méconnaissance des notions de citoyenneté et de ses exigences entraîne l’utilisation dangereuse du terme « minorités », sous prétexte de confirmer les droits des membres des communautés ainsi qualifiées.
4 – Face à la progression des phénomènes de violence, d’intimidation, d’extrémisme, de persécution et de terrorisme et à la prétention de leurs auteurs à les justifier par la religion, les musulmans et chrétiens réunis à la Conférence déclarent que toutes les religions sont innocentes de ces actes. Présenter l’islam comme responsable de ces actes odieux commis par certains de ses adhérents revient à considérer toutes les religions d’être à l’origine du terrorisme. Ce qui donne par la suite occasion aux « fanatiques de la modernité » d’en finir avec les religions sous prétexte d’assurer la stabilité des sociétés.
Imprécisions, omissions, ambiguïtés
La référence à la « Constitution de Médine » mérite une clarification. Le statut de dhimma(cf. supra) qui en est résulté, codifié au XIème siècle par le juriste Mawardi, ne peut se comprendre que dans le cadre d’un rapport de forces favorable à l’islam (cf. A. Laurent, Les chrétiens d’Orient vont-ils disparaître ?, Salvator, 2017, p. 96-110).
Si, pendant les débats, certains ont récusé la légitimité d’un « État religieux », le terme « laïcité » en a été absent. On lui a préféré « État de nature civile ». Favorable à ce concept, le cardinal libanais Béchara Boutros Raï, patriarche des maronites, « l’a situé entre “la théocratie musulmane”, marquée par la confusion du civil et du religieux, et “l’athéocratie” occidentale, marquée par leur divorce total » (L’Orient-Le Jour, 1er mars 2017). Son compatriote sunnite, le grand mufti Abdellatif Deriane, s’est contenté « de mentionner “la bonne et juste gouvernance” » (Ibid.).
« État de nature civile » est une formule de compromis, démontrait un intellectuel égyptien, Ahmed Loutfi, dans son analyse du document publié en 2011 par El-Azhar sur l’avenir de son pays (cf. supra). L’ambiguïté qui en résulte permet d’écarter la laïcité, notion dont les Orientaux se méfient parce qu’ils n’en comprennent pas le sens véritable alors qu’elle impose à l’État de garantir la liberté de conscience, d’expression et de pratique religieuse (El-Ahram, 29 juin-5 juillet 2011). Mais cette formule n’implique pas la neutralité religieuse de l’état-civil : chacun y reste défini par sa confession de naissance et doit donc se soumettre au droit propre de celle-ci en matière de statut personnel. En 2016, l’initiative de députés du groupe Support Egypt, proche de Sissi, tendant à supprimer la mention de la religion des papiers d’identité, a été rejetée par les opposants.
Un journaliste libanais a regretté que la déclaration finale ne mentionne pas l’individu, « sa dignité inaliénable parce que sacrée et ses droits fondamentaux », alors que ce sujet a fait l’objet de plusieurs communications et « suscité de nombreux débats riches et féconds ». « Une référence explicite à la Déclaration universelle des droits de l’homme et à l’Etat séculier ont manqué » (L’Orient-Le Jour, 10 mars 2017).
Rafic Greiche, prêtre melkite et porte-parole de l’Église catholique en Égypte, a regretté que, dans le discours d’ouverture de la Conférence, Tayyeb ait placé l’islam sur le même plan que le judaïsme et le christianisme en ce qui concerne la promotion du terrorisme et de la violence. Il en a tiré cette réflexion :
« Bien qu’il existe la volonté au sein d’El-Azhar de trouver un discours plus flexible, il manque encore un terrain solide et le discours islamique reste à mon avis apologétique dans ses prises de distance du terrorisme. Cependant, de telles initiatives peuvent conduire à long terme à transformer certaines mentalités fondamentalistes, en promouvant la coexistence entre musulmans et chrétiens » (Oasis, 11 avril 2017).
Le patriarche Sidrak, satisfait de la bienveillance de Sissi envers les chrétiens (cf. supra), n’en exprime pas moins certaines déceptions : « Dans le domaine du travail par exemple, les chrétiens ne sont pas bien considérés. Un chrétien sera écarté des postes de directeur ou de responsable parce qu’il est chrétien. C’est très visible au sein de l’armée […]. C’est la mentalité qui doit changer ». Or, souligne-t-il, 40 % d’Égyptiens sont illettrés et parmi ceux qui ont la chance d’étudier, un peu plus de la moitié sont peu ou mal formés, en particulier tous les musulmans qui ont étudié à l’université d’El-Azhar.
« La plupart d’entre eux ont l’idée bien ancrée en tête que l’autre, celui qui est différent, est inférieur. Leur religion est supérieure […]. Avec Sissi le changement se fait mais lentement » (Terre Sainte Magazine, juillet-août 2018).
POUR CONCLURE
Les comptes rendus de la Conférence publiés dans les divers médias auxquels se réfère la présente PFV donnent l’impression que cette assemblée s’est d’abord penchée sur la situation dans l’espace arabe, le seul qui y soit explicitement mentionné, espace dont fait partie l’Égypte, alors qu’elle était convoquée pour examiner la situation dans l’ensemble du monde musulman et en vue d’une réforme structurelle de la doctrine islamique sur l’État et la citoyenneté.
Depuis 2017, hormis quelques progrès repérables en certains lieux – en Égypte, ils résultent d’une claire volonté du président Sissi -, l’immobilisme perdure en ces domaines. Tel est le cas dans plusieurs États d’Afrique subsaharienne, du Soudan, du Maghreb, de la Turquie, du Levant et d’Asie centrale. Et l’on assiste à de redoutables reculs comme on le voit en Afghanistan désormais gouverné par l’un des régimes islamistes les plus fanatiques.
El-Azhar persiste malgré tout à se voir reconnaître comme l’équivalent du Vatican dans l’Église catholique. Nous y reviendrons dans la prochaine PFV qui traitera des relations de l’institution égyptienne avec le Saint-Siège.
Annie LAURENT
Déléguée générale de CLARIFIER
Nouvelle attaque de la frontière polonaise aux cris d’ « Allah akbar »
🔴 Tentative d’attaque de la frontière de la #Pologne par les migrants aux cris d’ « Allah akbar ». pic.twitter.com/DmE24zn1f8
— Damien Rieu (@DamienRieu) November 15, 2021
“Ce soir, un autre forçage de la frontière par un groupe de migrants de 60 personnes (près de la ville de Polovce). La tentative a été déjouée.”
Dziś w nocy kolejne siłowe forsowanie granicy🇵🇱🇧🇾 przez 60 osobową grupę migrantów (okolice m. Połowce). Próba została udaremniona.#TrzymamyStraż #naGranicy pic.twitter.com/6xKP3jL4tW
— Straż Graniczna (@Straz_Graniczna) November 15, 2021
Le Guardian, un outil pour les agitateurs marxistes comme Judith Butler
Lu sur IfamNews :
Le Guardian est connu pour être un journal de gauche en Grande-Bretagne. C’est pourquoi nous n’avons pas été surpris lorsqu’il a publié un article au vitriol de Judith Butler, une militante LGBT radicale fatiguée et en colère. Dans l’article intitulé Pourquoi la notion de “genre” suscite-t-elle des réactions négatives dans le monde entier ? publié le 23 octobre 2021, Butler qualifie de “fasciste” quiconque s’oppose au programme marxiste des transgenres, et ceux qui le soutiennent sont coupables de “suprématie blanche”, de “patriarcat” et d’”islamophobie”.
Pourquoi Butler a-t-elle recours à de telles calomnies ? Parce qu’elle sait que ses arguments en faveur de l’agenda transgenre radical sont si faibles que même un enfant de 5 ans peut voir clair en eux. Elle essaie même d’argumenter que la Bible soutient le mouvement transgenre.
Parmi les groupes que Butler désigne pour sa colère, on trouve l’Organisation Internationale pour la Famille, l’éditeur de IFAMnews. Elle écrit :
“Selon Angnieskza Graff, co-auteur avec Elzbieta Korolczuk de Anti-Gender Politics in the Populist Movement, les réseaux qui amplifient et font circuler le point de vue anti-genre comprennent l’Organisation Internationale pour la Famille, qui se targue de compter des milliers de participants à ses conférences….”.
Tout en sachant que le Guardian est un journal de gauche, l’OIF pensait que le journal aurait l’intégrité journalistique d’imprimer notre réponse mesurée (qui apparaît ci-dessous) à l’article de Butler, surtout à la lumière du fait qu’elle nous attaque explicitement. Mais nous nous sommes manifestement trompés, car le journal a refusé catégoriquement de publier notre réponse, sans en donner la raison. Il semble que le Guardian soit devenu un journal totalement redevable à la gauche et qu’il ait renoncé à toute tentative d’objectivité.
Si l’OIF a été déçue que le journal n’ait pas publié sa réponse, nous avons tout de même pu tirer une certaine satisfaction du fait que nos efforts pour soutenir la famille ont un effet si important que les activistes LGBT radicaux doivent nous attaquer nommément. Les propos du théologien Peter Kreeft sur les chrétiens engagés s’appliquent également à nous : “Si personne ne veut vous crucifier, vous ne faites pas votre travail”. L’OIF doit faire son travail car, ces derniers temps nous avons été de plus en plus attaqués par la gauche. Par exemple, en juillet 2021, le Forum Parlementaire Européen pour les droits sexuels et reproductifs, un organisme de gauche, a attaqué à plusieurs reprises l’OIF et ses dirigeants par leur nom dans son rapport Tip of the Iceberg : Religious Extremist Funders against Human Rights for Sexuality and Reproductive Health in Europe 2009 – 2018).
Soyez donc rassurés, chers lecteurs. L’OIF continuera à défendre farouchement la famille, la culture de la vie et la vision du monde judéo-chrétienne, peu importe qui nous attaque. Lorsque vous vous engagez à vivre et à dire franchement la vérité – et à subir la fronde et les flèches au cours du processus – sachez qu’au bout du compte, vos efforts porteront des fruits, trente, soixante ou cent fois plus, comme le dit la Bible.
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Non, Judith Butler, les défenseurs de la famille ne sont pas des fascistes.
Par Brian Brown, président de l’Organisation Internationale pour la Famille
L’ouvrage de Judith Butler intitulé Why is the idea of “gender” provoking backlash the world over ? illustre parfaitement la vieille ruse du propagandiste qui consiste à accuser ses ennemis de la chose même dont il est coupable. Le Dr Butler affirme sans ambages que “les mouvements anti-gender ne sont pas seulement réactionnaires mais aussi fascistes “. Et elle désigne l’Organisation Internationale pour la Famille comme l’un des principaux groupes à l’origine de cette idéologie “fasciste”.
Peu importe que la raison et la science soulignent la réalité fondamentale de la biologie ; peu importe que nous soyons témoins d’une violence croissante contre ceux d’entre nous qui affirment la vérité sur la réalité biologique ; peu importe que l’opposition à la propagande de l’idéologie du genre soit profondément ancrée dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme….. Non, tout ce qui compte, c’est que nous avons transgressé les limites de ce que Judith Butler considère comme un discours acceptable. Nous devons être punis. Et Butler aidera à infliger cette punition en nous déclarant fascistes.
C’est aussi absurde que prévisible.
Ce qui inspire la peur et la colère aux partisans de l’idéologie du genre, c’est que les mêmes outils qu’ils ont utilisés pour saper la réalité biologique sont maintenant utilisés contre eux : les déconstructionnistes ne supportent pas que leurs propres idées soient déconstruites.
L’idéologie du genre, dans son essence, est une tentative de déconstruction de ce qu’est l’être humain. En arrachant la biologie à notre humanité, elle cherche à modifier la nature humaine elle-même.
Mais lorsqu’un observateur honnête regarde qui est en position de pouvoir, qui tente de dominer ceux qui ont moins de pouvoir, qui limite le débat pour arriver à ses fins, il est clair que c’est Judith Butler et sa clique qui utilisent le pouvoir pour contrôler et faire taire. Lorsque vous analysez de manière critique la rhétorique de l’idéologie du genre, vous voyez à quel point elle est utilisée comme un outil de pouvoir. Les idéologues du genre cherchent à faire taire et à punir. Ils cherchent à nier l’humanité de l’autre, à annuler les idées et les arguments avec lesquels ils ne sont pas d’accord, à créer deux classes d’êtres humains – les éclairés et les non-éclairés.
Pour ceux d’entre nous qui condamnent la violence et la haine et croient en la véritable liberté humaine, c’est l’idéologie du genre qui apparaît de plus en plus réactionnaire… ou devrais-je dire, comme le fait le Dr Butler, fasciste?
Le troisième référendum en Nouvelle-Calédonie : Les propos de Lecornu annoncent une nouvelle trahison macronienne
De Bernard Antony :
Alors que les deux premiers ont donné une nette majorité aux partisans du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France, voici qu’un troisième référendum est organisé en Nouvelle-Calédonie pour le 12 décembre prochain.
Ce dimanche 14 novembre le ministre des Outre-Mer, le bien nommé Lecornu a proféré ceci :
« Au sens des Nations-Unies, la Nouvelle-Calédonie fait partie des territoires qui sont encore à décoloniser. On ne peut pas y échapper, c’est une parole qui a été donnée à l’ensemble des parties par les présidents de la République successifs ».
C’est évidemment là une double énormité. Car il y a encore dans le monde des pays abominablement colonisés comme le Tibet par la Chine rouge et il n’y a aucune nécessité à ce que la France se soumette à un ukase onusiaque.
Si la manœuvre consistant à larguer la Nouvelle-Calédonie au mépris de la plus grande partie de ses habitants (certains odieusement interdits de scrutin) aboutissait, ce serait, en effet, le feu vert pour une inéluctable colonisation économique et politique par la Chine rouge ou l’Australie.
Pour nos compatriotes de ces terres françaises des antipodes, cela signifierait l’acceptation d’une soumission à une ou plusieurs mainmises internationales et celle de la fin de leur identité française. Pour la France, ce serait l’abandon de sa souveraineté sur une immense superficie maritime avec toutes les richesses qu’elle recouvre.
Or, manifestement, le petit Micro-Néron veut imiter le grand décolonisateur Charles de Gaulle. Or, on ne cesse pourtant de mesurer ce qu’a coûté en dizaines de milliers de vies humaines l’abandon par ce dernier de l’Algérie, dans les conditions atroces que l’on sait et qui auraient pu être évitées pour des dizaines de milliers de Français musulmans, juifs ou chrétiens : et sans que cela ait permis à la France de ne pas subir depuis la déferlante sans fin de « l’islamigration » algérienne conquérante.
Ce ne sont certes pas quelques milliers à peine de Mélanésiens indépendantistes – car, tant s’en faut, les Kanaks ne le sont pas tous – qui pourraient se livrer à de pareilles abominations.
Il n’en est pas moins criminel de vouloir perpétuer, à toutes forces, la trahison de l’abandon de la Nouvelle-Calédonie. Car, il faut le dire, la grande majorité des habitants ne veulent pas d’une autre souveraineté que celle de la France et dont la France a besoin pour continuer à exister avec un espace maritime de grande puissance.

