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Dommage que cet homme n’ait pas été ministre de l’Intérieur ou Premier ministre…

Manuel Valls était l’invité, dimanche, du Grand Rendez-vous sur Europe 1. Il a été questionné sur l’immigration. Et il affirme:

“La gauche républicaine doit pouvoir parler d’immigration. Dire par exemple qu’aujourd’hui, il faut arrêter l’immigration.”

“Ne pas comprendre qu’une grande partie des Français sont inquiets sur le sujet de l’immigration et que le succès, notamment, d’Eric Zemmour doit à ce sentiment qu’on ne s’en est pas occupé, serait absurde”.

La solution proposée par Manuel Valls serait de “faire une pause”.

“Il faut appuyer sur le bouton stop”. “Avons-nous besoin de nouveaux immigrés ?”

Créer des oasis de Chrétienté

Pierre-Edouard Stérin, Damien Thomas et Charles Wattebled, créateurs de Monasphère, ont été interrogés dans le dernier numéro de l’Appel de Chartres. Extraits :

Monasphère a pour raison d’être la conception et la réalisation de projets immobiliers, en ancien ou en neuf, à proximité des lieux spirituels catholiques de notre pays (abbayes, monastères, sanctuaires…). L’objectif est de permettre aux catholiques qui y aspirent, de déployer une vie centrée sur le Christ et à taille humaine, en puisant dans les richesses spirituelles de ces lieux. […]

Si l’on dresse une synthèse rapide, les quatre grands défis à relever pour passer en zone extra-urbaine sont les suivants : concilier une vie spirituelle, une vie sociale, une vie scolaire et une vie professionnelle. Les personnes de nos entourages qui n’osaient ou ne pouvaient pas franchir le cap étaient souvent bloquées par l’un de ces défis, mais également par le fait qu’elles ne connaissaient pas assez de familles partageant des attentes identiques aux leurs, avec lesquelles agir dans une logique d’entraide. […]

Il y a en premier lieu une prise de conscience de plus en plus forte chez nombre de nos contemporains et singulièrement chez les catholiques, que nous atteignons la fin d’un système (économique, politique, démographique…) et qu’à ce titre, il est urgent de commencer à bâtir autrement, à édifier des systèmes adossés à une vision résolument conforme à la Doctrine Sociale de l’Eglise. Il y a donc, à la genèse de cette démarche, le désir de remettre Dieu au cœur de nos systèmes humains, à une échelle suffisamment petite pour s’inscrire dans une approche réaliste et pragmatique. De nombreux autres facteurs plus ou moins conjoncturels alimentent également cette demande : les affres liées au COVID, la flambée des prix de l’immobilier dans les grands ensembles urbains, les possibilités nouvelles liées au télétravail, un désir massif de renouer avec la terre, de mener une existence à taille humaine… […]

Continuez de porter haut les couleurs de la foi catholique décomplexée et joyeuse, de la Tradition féconde et actuelle. La France et l’Eglise en ont besoin ! Et posons- nous chacun la question : au-delà de ma vie de prière, à quelles structures chrétiennes est-ce que je contribue pour édifier dans la Cité (famille, écoles, entreprises, associations, etc.) ? C’est du maillage issu d’une constellation de dynamiques locales et régionales que naissent ou renaissent les nations et les civilisations…

Les déracinés : casse-tête pour les généalogistes

Nouvelle idée des déracinés qui nous servent de ministres. La majorité veut simplifier le changement de nom de famille via une proposition de loi, a annoncé dimanche le garde des Sceaux Eric Dupond-MorettiC’est la suite logique du délitement de la famille, de l’explosion des couples, encouragés par le divorce et le libertinage, la fabrication d’enfants sans père…

“La loi permettra que l’enfant puisse porter, à titre d’usage, le nom de la mère, soit en ne portant que son nom, soit on adjoindra le nom de la mère à celui du père, soit on modifiera l’ordre des noms de famille”. “Il faudra la validation des deux parents et en l’absence de cette entente, il y aura recours au juge. Par ailleurs, si le mineur a plus de 13 ans, il faudra également lui demander son accord”.

“Pour les majeurs, une fois dans sa vie, passé 18 ans, nous allons donner la liberté à chaque Français de pouvoir choisir son nom de famille pour garder celui de sa mère uniquement, celui de son père, ou les deux, dans le sens que l’on souhaitera”. “Il suffira désormais d’une déclaration Cerfa à l’Etat civil de votre mairie”.

«Mon bébé, mon bébé » : la scène censurée de The Kid

Thomas Debesse vient de créer sa chaîne Youtube nommée « N’oubliez pas de vivre » . Après deux ans de confinements et de privations de liberté, le nom de la chaîne s’est imposé comme le rappel évident que la première chose à rebâtir est notre propre vie. La première vidéo de la série est un commentaire du film de Chaplin The Kid dont c’est le centenaire. La vidéo présente un artisan chrétien (L’Arbre de Vie qui fabrique le Jeu de Misha) dont l’entreprise soutient l’association Magnificat-Accueillir la vie.

Citations de la vidéo :

Sorti en 1921, le film The Kid est entré dans le domaine public, mais j’ai découvert que la version que l’on trouve ordinairement dans le commerce est une réédition d’un nouveau montage datant de 1972 et supprimant trois scènes de la version originale de 1921.

Dans l’une de ces scènes originelles, […] une phrase est prononcée, incomplète : « Comment pourrais-je expier la souffrance que j’ai — », et cette phrase est interrompue par une autre, suspendue elle aussi : « C’est trop tard désormais, à moins que l’enfant — »…

On y voit les souffrances de la mère qui a d’abord abandonné son enfant, et quand elle a regretté son geste, l’enfant était déjà perdu.

Une autre scène montre la mère éprouver l’absence de son enfant. C’est en voyant un autre enfant que le souvenir la surprend, l’ébranle et creuse plus profondément ce manque, comme si elle ne pouvait s’empêcher de tenter d’y reconnaître le fils qu’elle a perdu.

Alors elle crie deux fois, dans le silence du film muet « mon bébé, mon bébé ». Celles et ceux qui se surprennent parfois à tenter de reconnaître parmi les enfants qu’ils croisent un enfant qu’ils n’ont peut-être jamais vu sauront quelle détresse Charlie Chaplin met à nu : au « péché de la maternité » notre monde ne propose désormais qu’un « c’est trop tard désormais », sans l’espoir d’un « à moins que ».

Cette scène a été retirée en 1972, alors que les États-Unis étaient en plein débat sur la légalisation de l’avortement, débats qui menèrent à l’arrêt Roe versus Wade en 1973. En France, la loi Veil fut promulguée en 1975. C’est à dire que ceux qui regardent le film aujourd’hui le regardent sans les scène qui explorent le regret et la souffrance de la perte d’un enfant, et plus mystérieusement, le regret et la souffrance de la perte d’un enfant non-désiré.

Peut-être ces scènes sont-elle plus difficiles aujourd’hui qu’elles ne l’étaient en 1921, car dans le film, l’espoir est possible aux yeux du spectateur, mais cet espoir n’est pas possible dans nos propres vies. Il est toujours possible de se reconnaître dans la femme qui se souvient de l’enfant qu’elle a perdu, mais il n’est plus possible de se reconnaître dans la femme qui retrouve son enfant. Et avec ces scènes de souffrance et de regrets aujourd’hui coupées, le dénouement heureux du film peut se transformer en profond désarroi pour le spectateur, car à une souffrance toujours très actuelle se succède un espoir d’un autre siècle, inaccessible.

[…] Si l’argent peut se payer une mère porteuse, cette maternité est bénie. Mais pour la femme contemporaine qui met tout de même au monde son enfant naturellement conçu, si elle vient à réclamer de l’aide il lui est reproché qu’elle avait toute liberté et tout moyen technique pour ne pas garder son enfant, qu’elle a choisi sa détresse. Si la mère choisit d’élever son enfant alors que ses moyens sont limités, et pire, qu’elle est seule, la mère est considérée comme irresponsable et indigne d’être aidée : elle aurait choisi sa situation, qu’elle assume ! Et dans ce contexte, aider matériellement une femme enceinte devient suspect.

[…] La maternité prend aujourd’hui la forme d’un nouveau péché : le péché de réaliser ce qui est désormais réservé à une mécanique et à un marché.

Tandis que l’Assemblée Nationale vote l’extension du délai d’accès à l’IVG de 12 à 14 semaines, je me rends compte que le nombre de parents qui pourront se reconnaître dans ce cri silencieux « Mon bébé, mon bébé » ne fera qu’augmenter.

La valse des mutants

Du Dr Jean-Pierre Willem :

Les mois passent et se ressemblent avec leur lot de nouveaux variants.

Alors que le variant Delta a donné lieu à une 5ème vague épidémique, plusieurs nouvelles mutations de la Covid-19 inquiètent les autorités.

Tous les virus, y compris le Sars-CoV-2, évoluent au fil du temps et mutent.

Le potentiel de mutation des virus augmente avec la fréquence des infections (humaines et animales).

La plupart des mutations des variants passent inaperçues et ne modifient en rien les effets du virus, qui peut même être moins contagieux.

L’émergence de nouveaux variants n’est donc pas inattendue des scientifiques, mais ils inquiètent dès lors qu’ils confèrent au virus une augmentation de sa transmissibilité ou une capacité à échapper à la réponse immunitaire de l’hôte.

La majorité des variants a disparu sans vaccin…

L’OMS a décidé de renommer les variants principaux de la Covid avec des lettres grecques afin de faciliter leur prononciation, de les retenir plus facilement et d’éviter aussi leur association « stigmatisante et discriminatoire » avec les pays où ils ont émergé.

  • Le variant « anglais » est nommé Alpha. Il a disparu totalement malgré l’absence de vaccination à l’époque.
  • Le variant « sud-africain » est nommé Beta. Il est apparu en Afrique du Sud pour disparaitre à l’été 2021.
  • Le variant « brésilien » est nommé Gamma. Il a été très actif en Amérique centrale et du Sud et a touché la Guyane.
  • Le variant « indien » est nommé Delta et un autre variant indien, nommé Kappa. Il a donné un pic épidémique assez ra­pide avec beaucoup de malades puis a totalement disparu de ce pays malgré une quasi-absence de vaccination (moins de 10 % de la population est vaccinée en Inde).
  • Le Lambda apparu début 2021 en Amérique du Sud (Pérou et Chili).
  • L’Epsilon a créé un pic brutal au Cambodge début Il a donné une petite épidémie aux États-Unis au printemps 2021. Il a beaucoup inquiété les spécialistes, mais semble avoir totalement disparu de la surface du globe. Là encore, bien avant que la vaccination ne se développe !
  • Le Mu est un des derniers variants qui inquiète l’OMS. Il a été très présent en Colombie à partir du printemps 2021. Pour le moment, l’impression est qu’il ne paraît pas se développer fortement, mais avec l’hiver, tout est possible.

Le variant Omicron s’installe chez les personnes vaccinées

OMICRON lui a volé la vedette.

Parce qu’il est plus dangereux ?

Nul ne connaît encore l’impact du nouveau mutant B.164O, trouvé pour la première fois en République du Congo, fin septembre 2021.

L’Organisation mondiale de la santé ne le considère pas comme un « variant préoccupant ou d’intérêt ».

En tout cas pas pour le moment. Il est « en cours d’évaluation », indique Santé publique France.

« On surveille Omicron à fond », prévient le virologue Bruno Lina, à Lyon.

« Ce variant a un profil de mutations particulier, il a été retrouvé chez des enfants et des personnes vaccinées à peu près partout en France. Il est en train de se répandre et circule en même temps que le Delta ».

Une observation : plus le virus mute, plus il de­vient résistant aux vaccins actuels.

Ainsi, une épidémie de Gamma dans une mine de Guyane a permis de constater que toutes les per­sonnes vaccinées avaient été malades.

Seules les personnes qui avaient déjà fait une Covid aupara­vant ont été épargnées.

Cette observation précieuse démontre que l’im­munité acquise grâce à la maladie est bien plus efficace que l’immunité vaccinale, y compris et surtout sur les nouveaux variants.

Depuis que l’alerte a été lancée par l’Afrique du Sud, les scientifiques du monde entier se sont penchés sur le variant Omicron.

Généticiens, virologues, mi­crobiologistes, épidémiologistes, multi­plient les hypothèses, les analyses et les scénarios à partir des données encore lacunaires dont ils disposent.

Nul ne sait où et quand il a émergé, mais les données généti­ques permettent d’établir deux renseigne­ments :

  • D’une part, c’est une souche qui a divergé il y a longtemps du reste de ses cousins, au printemps 2020 à priori ;
  • D’autre part, cette souche a accumulé un nombre extrêmement important de mutations, sans qu’elles ne soient repérées jusqu’au mois de novembre 2021.

Il est un fait qu’Omicron se propage deux fois plus vite que le variant Delta et qu’il serait trois fois plus susceptible de réinfecter des personnes non vaccinées ayant déjà attrapé le Covid.

Fait inquiétant : selon les données hos­pitalières de Tschwane (Afrique du sud), qui constitue l’épicentre du redémarrage de l’épidé­mie, les moins de 5 ans représentent la deuxième classe d’âge la plus touchée (après les plus de 60 ans).

Plus d’une centaine de jeunes enfants ont ainsi été admis à l’hôpital.

5-11 ans, n’oubliez pas le vaccin !…

La vaccination des enfants fragiles, c’est parti !

Les 5-11 ans vont bientôt pouvoir, eux aussi, recevoir une dose de sérum contre la Covid-19, après le feu vert des autorités sanitaires et du Comité consultatif national d’éthique, « si possible d’ici à la fin de l’année ».

Cela pourrait commencer le 20 décembre juste avant Noël !

Va-t-on vacciner le petit Jésus !

La Haute Autorité de Santé (HAS) considère comme à risque les enfants présentant les comorbidités suivantes : maladies hépatiques chroni­ques, maladies cardiaques et respiratoires chroniques (y compris l’asthme sévère nécessitant un traitement continu), maladies neurologiques, immunodéficience pri­mitive ou induite par médicaments, obésité, diabète, hémopathies malignes, dré­panocytose et trisomie 21.

Les enfants souffrant d’un cancer récent, d’une maladie rénale chronique ou d’un han­dicap neurologique doivent entrer dans cette catégorie, recommande l’autorité sani­taire.

Au moins 360 000 enfants fragiles pourraient être éligibles à la vaccination dès le 15 décem­bre, dit la HAS.

Les scientifiques qui étudient les effets des médicaments utilisent la base de données de pharmacovigilance de l’OMS, qui rassemble les effets indésirables déclarés parmi les vaccinés dans la population.

« C’est encore parcellaire et les données sont de faible qualité pour le moment mais nous n’avons pas d’effets indésirables nou­veaux »résume le docteur François Montastruc, méde­cin pharmacologue et spécia­liste de la sécurité des médicaments.

Pour l’instant seul le vaccin de Pfizer est autorisé pour les 5-11 ans.

L’Agence Européenne des Médicaments (EMA), l’autorité en charge d’autoriser les vaccins pour le continent, juge que les effets indésirables, sont large­ment inférieurs aux bénéfices accordés par la piqûre, même dans cette tranche d’âge.

Moderna a également fait une demande de mise sur le mar­ché, toujours en attente.

Je rappelle que ce logiciel (et non vaccin) recèle une posologie double de Pfizer, ce qui explique un nombre plus important d’effets secondaires (myocardite, péricardite, …)

Une 3e dose des mêmes vaccins ne changera rien

Tous nos brillants experts chaufferont leurs méninges sur les différents plateaux pour réciter avec une fausse conviction une litanie de prévisions et autres probabilités.

Certains pensent même que ces prochains virus mutés seront si peu agressifs qu’on observera un gros rhume ou une petite grippe avec très peu d’hospitalisations.

Espérons qu’ils aient raison !

Pour les mêmes raisons, une chose est très probable : les vaccins actuels seront sûrement peu efficaces sur l’épidémie de cet hiver et faire une 3e dose des mêmes vaccins n’y changera rien.

Il y a 4 mois, j’avais fait la pub -bien malgré moi- de cinq médicaments chimiques mis au point par de grands trusts pharmaceutiques.

Aujourd’hui, il semble qu’ils ont fait long feu.

Peut-être que de prochains vaccins seront plus effi­cients, mais rien n’est sûr.

À cause de ces mutations fréquentes et rapides, si on base toute la politique sa­nitaire sur la seule vaccination, il est fort probable qu’on ait toujours un train de retard, ou plutôt un vaccin de retard.

Pour tout vous dire, on le sait de­puis longtemps, car les animaux sont aussi victimes d’épidémies de coronavirus depuis de nombreuses années, c’est ainsi que les vétérinaires ont renoncé à créer un vac­cin contre ces virus, qui mutent trop rapidement (dans ce cas on parle de zoonoses).

Épargnons les enfants des maladies neurodégénératives !

On sait que les enfants de 4 à 11 ans transmettent le virus (notamment les 9-11 ans qui représentent une transmissibilité de 1000).

Par ailleurs, ils rechignent à porter l’incontournable masque.

J’ai souvent proposé une parade infaillible : de retour à la maison, faire une diffusion atmosphérique avec des huiles essentielles antivirales.

Mettre 10 ou 20 ml du flacon dans le diffuseur.

A inhaler 2 fois 20 min par jour (à la mi-journée et au retour au logis de toute la famille – LYSO HOME, un flacon bio 50 ml, au labo Phyt-Inov, tel 00 41 32 466 89 14).

Cette diffusion d’HE (Eucalyptus radié et globulus, Ravintsara) est pratiquée dans certaines crèches et écoles privées catholiques.

Pitié pour ces enfants ! Ils ont déjà subi 11 vaccins (avec les adjuvants essaimés dans leur organisme), pourquoi en ajouter d’autres ?

Dans plusieurs décennies, qui pourra traiter leur Guillain-Barré, leur sclérose en plaques ou leur Alzheimer que leur ont infligé nos grands professeurs…

Et qui va rembourser les dégâts ?

Certainement pas les trusts pharmaceutiques qui ont su se protéger.

Ils ont tout prévu !

Il n’en va pas de même aux Etats-Unis : Big Pharma y va de sa poche.

Lire mon livre « Tout savoir sur le virus et y faire face ». Ed. Dauphin.

Vous observerez que je me suis moins égaré que nos experts.

Par ailleurs, je donne des protocoles en plus des parades les plus sures : le masque, la diffusion atmosphérique pour l’ensemble de la famille… puis finis les bisous et autres guili-guili !

Ne touchez plus aux enfants !

Ils n’ont pas à trinquer pour sauver les séniors pour lesquels on dispose d’autres stratégies !

Stoppons l’hécatombe !

Santé !

Dr Jean-Pierre Willem

Le collège Saints François et Jacinthe de Fatima à Lyon a besoin de vous

Comme beaucoup de structures hors-contrat, le collège Saints François et Jacinthe de Fatima à Lyon traverse actuellement une période difficile… Le sujet d’inquiétude porte sur les finances. En effet, les dons se sont raréfiés dans cette période très complexe. Cet appel sollicite de votre part un soutien exceptionnel !

L’équipe dirigeante doit trouver chaque année autour de 120 000 € pour poursuivre dans de bonnes conditions. Cette somme correspond au montant total qu’il reste à payer après l’encaissement des scolarités (environ 1 000€ en plus par élève) : https://www.helloasso.com/association… ou par chèque à l’ordre du collège Fatima, 3 rue des 2 amants 69 009 Lyon.

Pour rappel : les dons des personnes physiques sont déductibles à 66% de votre impôt sur le revenu. Un don de 100€ ne vous « coûte » donc que 34 €.    Les dons des entreprises sont déductibles à 60% de l’impôt sur les sociétés.

Avant fin février 2022 :    la taxe d’apprentissage versée par votre entreprise à une association permet aussi de recevoir de l’aide.

Avant fin mai 2022 :    Les dons des personnes physiques sont déductibles à 75% de votre Impôt sur la Fortune Immobilière – chèque à l’ordre de la fondation Kephas que vous pouvez faire parvenir au collège.

Témoigner massivement de la richesse infinie de la liturgie traditionnelle

Communiqué de La Voie romaine :

La publication des modalités d’application très strictes du Motu Proprio Traditionis Custodes prises par la Congrégation pour le culte divin nous laisse sans voix.

Les nombreuses lettres que nous recevons déjà des catholiques blessés par la décision du pape François de restreindre drastiquement la célébration de la Messe et, désormais, d’interdire celle des sacrements selon le rite tridentin doivent se multiplier.

Car le désarroi exprimé par les fidèles dont la foi chrétienne est nourrie par la liturgie tridentine doit plus que jamais être entendu par le souverain Pontife.

Au nom de l’unité, de l’amour de l’Eglise et du sacerdoce blessé de ces nombreux prêtres qui se sont engagés dans la voie qui leur a été ouverte par saint Jean-Paul II et par Benoît XVI, nous vous invitons à témoigner massivement de la richesse infinie de cette liturgie indispensable à la vie de l’Eglise.

Nos mères de prêtres sont prêtes à s’engager sur la route de Rome et n’attendent plus que vos lettres !

Chargées de l’appel suppliant de ces milliers d’âmes affligées et meurtries qui œuvrent dans le silence à la mission de l’Eglise.

Chargées de la souffrance de leurs fils appelés par l’Église pour annoncer le Christ en se consacrant à la célébration du rite tridentin.

Mon Dieu, ayez pitié de nous !

Concerts de Noël sur C8

Soirée exceptionnelle sur la chaîne C8 le 21 décembre de 21h à 00h avec deux concerts de musique sacrée pour le temps de Noël :

Ces deux concerts ont été enregistrés dans le cadre de la première édition du Festival Sacrée Musique. Le Festival Sacrée Musique, parrainée par Stéphane Bern, a pris place dans 9 des plus belles églises du Var, pour illuminés à la bougie des concerts de Noël avec des choeurs internationaux !

Dans la basilique de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, les Lefèvre se produisent dans le cadre du festival Sacrée musique et interprètent des airs tirés de leur premier opus, “Ad vitam”, sorti le 29 octobre.

Les Chantres de Paris dans l’église de l’Assomption de Saint Tropez. Un concert capté le 4 décembre dernier à l’église Notre-Dame de l’Assomption de Saint-Tropez, lors de la première édition du Festival Sacrée Musique, illuminé par 1000 bougies. Avec leur programme “Minuit, Chrétiens !”, les Chantres de Paris proposent d’associer à la joie terrestre des bergers la joie contenue et profonde du mystère de la Nativité, en cheminant au rythme de la musique populaire et des plus belles antiennes des offices de la Nativité. Ils font dialoguer les œuvres des plus grands compositeurs avec le chant grégorien et le faux-bourdon, en réunissant des voix d’hommes exceptionnelles, solistes reconnus, dans une aventure musicale qui transcende les spécialités.

C’est arrivé un 19 décembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 19 décembre 401 : mort du pape saint Anastase 1er .
  • le 19 décembre 1187 : élection du pape Clément III.
  • le 19 décembre 1154 : Henri Plantagenêt devient roi d’Angleterre.

Henri d’Anjou Plantagenêt a 21 ans quand il est couronné roi d’Angleterre sous le nom d’Henri II. Son épouse, Aliénor d’Aquitaine devient reine d’Angleterre et apporte au royaume anglais ses terres du Poitou, de Gascogne et de Guyenne. Avec ses propres terres de France, la Normandie, les comtés d’Anjou et du Maine, Henri II fait de l’Angleterre un royaume brusquement beaucoup plus puissant que le royaume de France, dont le Roi est son suzerain. Le monarque français règne sur l’Angleterre jusqu’à son éviction du pouvoir par ses fils en 1181, 8 ans avant sa mort.

  • le 19 décembre 1370 : le pape Urbain V meurt à Avignon.

Élu pape en 1362, il est l’un des sept papes résidant en Avignon. En 1367, il rétablit à Rome le Siège Apostolique, mais les luttes des factions romaines le forcent à revenir en Avignon trois ans plus tard, malgré les protestations de sainte Brigitte. Trois mois après, au moment de sa mort, il se fait porter dans une modeste maison, ouverte à tous, pour témoigner qu’un pape peut aussi mourir en bon chrétien.

Ce pape « de sainteté et d’érudition » est très vite vénéré tant en France qu’en Italie. Et le 10 mars 1870, il est béatifié par le pape Pie IX le. L’abbé Chaillan, biographe d’Urbain V, souligne que:

«le Gévaudan a été inondé de ses faveurs et de ses bienfaits. »

La Lozère, fière de son enfant, s’en souvient toujours et a voulu lui témoigner sa gratitude par l’érection d’une belle statue en bronze devant la cathédrale qu’il a fait construire. Cette statue a été solennellement bénie le 28 juin 1874.

Pour ceux que la vie de ce pape intéresse, voir ici:

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/284/Bienheureux-Urbain-V.html

  • le 19 décembre 1475 : Louis de Luxembourg-Saint-Pol, connétable de France, est décapité à Paris pour avoir trahi le Roi Louis XI avec Charles le Téméraire et Edouard IV d’Angleterre.

Trouvé sur : http://www.persee.fr

  • le 19 décembre 1556 : Metz devient français.

En échange de la protection royale, l’évêque de Metz, le cardinal Charles de Lorraine, cède au Roi de France Henri II et à ses successeurs les droits qu’il possède sur la cité de Metz et l’abbaye de Gorze.

  • le 19 décembre 1562 : le duc de Guise bat les protestants à Dreux.

Alors que la guerre de religion fait rage, catholiques et protestants s’affrontent en pleine campagne à Dreux. Le chef des huguenots, le prince Louis de Condé, est fait prisonnier par le duc de Guise tandis que le connétable Montmorency est, de son côté, capturé par les protestants. Les catholiques, supérieurs en nombre, l’emportent. La signature de la paix d’Amboise, le 19 mars 1563, met un terme à la première guerre de religion et permet au prince de Condé d’être libéré.

  • le 19 décembre 1605: Henri IV, alors qu’il passe à cheval sur le Pont-Neuf à Paris, est jeté à terre par le nommé des Isles, qui brandit un poignard mais échoue à l’assassiner.
  • le 19 décembre 1789 : création de l’assignat, une lettre de change gagée sur les biens nationaux, dont l’intérêt est de 5%.
  • le 19 décembre 1791 : le Roi Louis XVI bloque par veto le décret sur les prêtres réfractaires du 29 novembre.

Cette décision et le refus du Roi de déclencher la guerre en Europe décident les révolutionnaires à le tuer.

Dès le début de la révolution, une série de mesure sont prises contre l’Eglise Catholique :

  • le 01 novembre 1789, Talleyrand, un évêque propose la confiscation et la vente des biens du Clergé (dont la richesse servait de sécurité sociale à l’époque) ;
  • le 11 août 1789 est publié le décret relatif à la suppression de la dîme;
  • le 13 février 1790, décret d’interdiction des congrégations et des vœux perpétuels ;
  • le 12 juillet 1790 est adoptée par décret la constitution civile du clergé.

Elle vise à transformer d’abord les évêchés en circonscriptions territoriales ecclésiastiques, en ramenant leur nombre de 134 à 83. Les évêques sont désignés par les électeurs du département, les curés par ceux des districts, l’investiture canonique étant donnée à l’évêque par le métropolitain, au curé par l’évêque. Interdiction expresse était faite aux prélats de demander une confirmation au pape : celui-ci recevant plus que l’avis l’élection. Évêques et prêtres seraient rémunérés par l’Etat, devenant ainsi de simples fonctionnaires.

Le Roi, accorde finalement sa sanction le 24 août 1790, mais en en gardant beaucoup de regrets, sinon de remords. Quelques mois plus tard, le pape Pie VI condamne en bloc toute la Constitution civile du clergé (mars 1791). A cette date, le schisme est. La Constituante exige de tous les prêtres un serment d’obéissance à la Constitution. Beaucoup le refusent (ou se rétractent après avoir connu la décision de Rome) : on les appelle réfractaires ou insermentés, les autres étant nommés constitutionnels ou jureurs.

Au début de 1791, à peu près la moitié du bas clergé a consenti au serment. Tous les évêques sauf sept (dont Talleyrand) ont refusé. Il faut les remplacer. Talleyrand est, au début, le seul à accepter d’investir les nouveaux évêques élus.

  • le 29 novembre 1791, l’Assemblée législative décrète que les réfractaires seraient tenus pour suspects, la liberté de culte leur est interdite : les persécutions commencent contre les catholiques fidèles à Rome. Elles vont s’aggraver sous la Convention, sans épargner l’Eglise constitutionnelle elle-même lors de l’entreprise de déchristianisation des années 1793-1794. Après Thermidor, la Convention accorde la liberté du culte (21 février 1795), mais le schisme continue. Le problème ne fut résolu qu’en 1801, par la signature du Concordat.
  • La loi du 27 mai 1792 ordonne la dénaturalisation des réfractaires dénoncés par 20 citoyens ou un seul « en cas de trouble à l’ordre publique ».
  • Le 26 juin 1792, les 48 sections révolutionnaires parisiennes envahissent les Tuileries réclamant le retour de ministres et la fin du véto du Roi. Le Roi acculé à une fenêtre, coiffé du bonnet phrygien, celui des esclaves romains affranchis, puisque le but de la révolution était d’affranchir l’homme de Dieu, ne cède pas et fait preuve d’un vrai courage physique.

Malgré les cris, « A bas le Veto ! Mort aux prêtres », le Roi refuse de faire «  le sacrifice de son devoir ».

Outre le fait que Louis XVI ait offert sa vie, pour la France peu de jour avant de monter sur l’échafaud, ces actes politiques vont entraîner la rupture avec la Monarchie le 10 aout 1792 et faire de lui un vrai martyr de la Foi.

  • le 19 décembre 1894 : procès du capitaine Dreyfus.

Le procès pour haute trahison de Dreyfus s’ouvre devant le Conseil de guerre de Paris à la Prison du Cherche-Midi. Le président du tribunal Maurel prononce le huis clos suscitant les protestations de Maitre Demange, l’avocat de Dreyfus.

  • le 19 décembre 1916 : fin de la bataille de Verdun.

Symbole du sacrifice et de la résistance de l’Armée française de la Grande Guerre, comme de l’horreur des tranchées, la bataille de Verdun s’achève le 19 décembre 1916 sur une victoire défensive française. Notons que de très nombreux soldats français ont été sacrifiés lors des tentatives de reprendre Fleury et le fort de Douaumont en avril-mai, par Nivelle et Mangin. Mais la bataille de Verdun a fait aussi l’objet d’un effort logistique considérable mis en place par Philippe Pétain, notamment avec le système de relève régulière des troupes et la fameuse Voie Sacrée de Bar-le-Duc à Verdun.

Le bilan humain est particulièrement effroyable. Les Français (Métropolitains et Coloniaux) ont perdu 378 000 hommes, dont 163 000 tués  et 215 000 blessés. De leur côté, les Allemands décomptent 337 000 soldats tombés dont 143 000 tués et plus de 180 000 blessés.

  • le 19 décembre 1927 : décès du général Fernand de Langle de Cary.

Fernand Louis Armand Marie Langle de Cary naît le 4 juillet 1849 à Pont-Scorff dans le Morbihan. Il sort de Saint-Cyr en 1869, dans les premiers de sa promotion

En 1870, il est décoré Légion d’Honneur pour sa conduite au feu. On peut rapprocher Langle de Cary de son collègue Edouard de Curières de Castelnau : même génération, même origine sociale, même expérience de commandement au feu contre les Prussiens, même carrière et la même proximité avec leurs soldats.

Nommé général en 1900, il se voit confier le commandement du 7e Arrondissement de la Gendarmerie, puis celui de la 3e Brigade de Cavalerie d’Algérie à Sétif et enfin de la 72e Brigade d’Infanterie. D’abord proche de Joffre, il va se montrer très critique quant à l’exécution du Plan XVII. Dans ses mémoires intitulées Les Raisons du désastre (éditées en 1935), Langle de Cary reproche aussi à son supérieur en chef d’avoir pris ses décisions stratégiques sans avoir consulté ses subordonnés, préférant débattre et agir avec son cercle de proches.

Lors du déclenchement de la Bataille des Frontières, la IVe Armée de Langle de Cary couvre les Ardennes. Alors qu’il est favorable à la défense en profitant des avantages du terrain, Joffre lui ordonne d’attaquer. Le 22 août 1914, l’offensive de la IVe Armée dans les Ardennes se révèle être un sanglant fiasco. Le XVIIe Corps d’Armée du général Dumas est décimée par les mitrailleuses allemandes dans les bois.

En 1915, il commande toujours la IVe Armée en Champagne que Joffre désigne pour percer le front allemand. Malheureusement, en raison d’une météorologie exécrable, l’offensive échoue dans le sang. En février 1916, Langle de Cary mène les opérations défensives à Verdun. Mais Joffre le relève par Pétain, et en 1917 le met à la retraite. Ce général adulé par ses soldats, s’éteint le 19 décembre 1927 à Paris et est inhumé dans la Crypte des Invalides.

  • le 19 décembre 1946 : début de la guerre d’Indochine.

Après plus d’un an de négociations entre les troupes françaises du Viêt-Nam et les représentants du parti Viêt-Minh, aucune solution concrète n’a encore été trouvée. Lorsque les forces du Viêt-minh envahissent la ville d’Hanoï et massacrent des Français, la guerre éclate. Le mois précédent, plusieurs Français avaient été tués à Haiphong. Le conflit ne s’achèvera qu’en 1954.

Le Vietminh emmené par Hô Chi Minh, se lance dans la reconquête de la ville de Hanoi. À 20 heures, la centrale électrique de la ville explose annonçant le début de l’insurrection. Des ressortissants français sont massacrés et des maisons pillées. Hô Chi Minh appelle tout le peuple vietnamien à se rebeller contre la présence française: “Que celui qui a un fusil se serve de son fusil, que celui qui a une épée se serve de son épée! … Que chacun combatte le colonialisme!”.

  • le 19 décembre 1951 : découverte du gisement de gaz de Lacq.
  • le 19 décembre 1960 : De Gaulle déclare à Peyrefitte :

 

“L’Algérie française, ce n’est pas la solution, c’est le problème”.

On est loin du « Je vous ai compris ».

  • le 19 décembre 1965 : De Gaulle premier président élu au suffrage universel.

La monarchie républicaine est en place, mais peu de successeurs auront la carrure pour revêtir un costume trop grand pour eux. Et le dernier en place moins que les autres…

  • le 19 décembre 1974 : le paquebot France est amarré définitivement au Havre au « Quai de l’oubli ».

Le 19 décembre 1974, le paquebot France accomplit son dernier voyage – quelques centaines de mètres seulement – jusqu’au quai du Havre où il va attendre une incertaine résurrection.

Orgueil de la France gaullienne, le France a quitté Le Havre douze ans plus tôt, le 19 janvier 1962, pour une croisière inaugurale qui l’avait mené aux Canaries et aux Antilles avec 1705 passagers (dont Mme de Gaulle) et 1100 hommes d’équipage.

Mais les charges sociales et les conflits sociaux à répétition allaient très vite rendre son exploitation gravement déficitaire. Repris par une compagnie norvégienne en 1979, le paquebot effectue depuis lors des croisières tranquilles sous le nom de Norway, avec un personnel moitié moins nombreux et aux salaires de niveau… asiatique.

  • le 19 décembre 2009 : le pape Benoît XVI et Jean Paul II.

Le pape autorise la Congrégation pour les causes des Saints à promulguer le décret reconnaissant les “vertus héroïques” de Jean-Paul II, qui fait de ce dernier un “vénérable”.

One, two, three, retournez en Algérie

Malgré un arrêté interdisant les rassemblements dans le secteur des Champs Elysées pour prévenir les troubles à l’ordre public, plusieurs centaines de supporters de l’Algérie ont convergé sur la grande avenue ce samedi soir pour célébrer la victoire des Fennecs lors de la FIFA Arab Cup.

La préfecture de police communique ce dimanche matin le bilan définitif de la nuit : 432 verbalisations et 32 interpellations.

Nancy, Nantes, Toulouse, Paris, Lyon, Lille, Marseille, Grenoble, Vénissieux, Roubaix, Strasbourg… c’est la géographie du grand remplacement…

Non à la troisième spoliation de l’Eglise de France

Dans l’émission Terre de missions, l’abbé Michel Viot, prêtre chargé de la pastorale des funérailles dans le diocèse de Paris, revient sur les suites du rapport Sauvé. Il conteste en particulier l’utilisation du patrimoine des associations diocésaines pour indemniser les victimes et, plus encore, le fait qu’une commission se voit octroyer le pouvoir de déclarer qui est victime et qui ne l’est pas, qui est coupable et qui ne l’est pas, en dehors de toute procédure contradictoire.

Puis Guillaume de Thieulloy propose des pistes de lecture.

Le document de la Congrégation pour le culte divin ne s’adresse pas directement aux anciennes communautés Ecclesia Dei

Traduction du communiqué paru en anglais sur le site de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre :

Le document récent de la Congrégation pour le culte divin publié le 18 décembre ne s’adresse pas directement aux anciennes communautés Ecclesia Dei telles que la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre qui possèdent leur propre loi.

Les membres de la Fraternité Saint-Pierre ont promis d’être fidèles à nos Constitutions au moment de leur admission dans la Fraternité, et nous restons attachés exactement à cela : la fidélité au Successeur de Pierre et la fidèle observance aux « traditions liturgiques et disciplinaires » de l’Église conformément aux dispositions du Motu Proprio Ecclesia Dei du 2 juillet 1988, qui est à l’origine de notre fondation. Les supérieurs de la Fraternité sacerdotale étudieront de plus près le document tout en maintenant leur ministère auprès des fidèles qui leur sont confiés.

A l’abbaye de Landévennec, chaque tombe est “personnalisée”

Nous sommes à l’abbaye Saint-Guénolé de Landévennec, près de Crozon, à la pointe de la Bretagne. Fondée en 485 par saint Guénolé, cette belle abbaye bretonne abrite aujourd’hui 18 moines bénédictins, issus de la congrégation de Subiaco. Dans le cimetière des moines, situé en clôture sur une butte qui surplombe l’abbaye, Divine Box nous rapporte une anecdote amusante : chaque tombe est personnalisée !

En effet, devant chaque tombe se trouve une pierre tombale classique, rappelant le nom du frère en question, avec son année de naissance et de mort. Jusque là, rien de bien extravagant. Mais cette pierre tombale est surplombée d’une croix, gravée avec un dessin particulier. Ce dernier n’est pas choisi au hasard, mais bien dessiné et gravé par un moine désigné pour cela. Son inspiration, il peut la trouver soit dans la vie du moine en question, soit tout simplement sous suggestion du moine en question ! Certains vieux frères, en effet, peuvent émettre des souhaits quand ils sentent leurs dernières heures venir.

Par exemple, un moine, le frère Victor, avait demandé une ancre marine, car c’était un breton pur souche, qui avait grandi dans un contexte marin. Regardez le résultat ci-dessous. Amusant, non ?

La tombe du père Victor avec son ancre marine –  © Divine Box

Cette “personnalisation” de chaque tombe est une manière de rendre hommage à la vie du moine en question, et de se souvenir de tous les membres qui ont rempli, un temps donné, les murs de d’abbaye. A l’abbaye de Landévennec, la communauté se rend d’ailleurs au cmetière au moins une fois par an au moment de la fête de la Toussaint.

L’évêque auxiliaire émérite du Patriarcat latin de Jérusalem demande la protection du quartier chrétien de Jérusalem

Mgr Giancito-Boulos Marcuzzo soutient la proposition faite par les patriarches et les chefs des Eglises de Terre Sainte dans leur déclaration de Noël qui demande la constitution d’une « zone spéciale ». Celle-ci est nécessaire pour préserver la présence chrétienne, protéger le statu quo[terme qui désigne les relations entre les divers occupants des lieux saints], et défendre l’universalité de la ville.

La sauvegarde du quartier chrétien de Jérusalem est cruciale pour « maintenir la présence » de ses résidents et le statu quo, qui protège à la fois les chrétiens, les juifs et les musulmans.

« Nous sommes favorables à cet appel mais des doutes subsistent quant à sa prise en compte par les autorités israéliennes ».

Les dirigeants chrétiens de Jérusalem y appellent à un dialogue sur la création d’une « zone spéciale » dans le but précis de « sauvegarder l’intégrité » du quartier chrétien de la vieille ville.

L’objectif est de garantir son caractère unique et de préserver son patrimoine pour le bien « de la communauté locale et de notre vie nationale ».

La déclaration exprime des inquiétudes particulières quant aux « actes de groupes nationalistes juifs radicaux », qui cherchent à réduire la population non juive de Jérusalem par « l’achat de maisons palestiniennes ».

La présence chrétienne et le statu quo sont « remis en question quotidiennement » par des « attaques physiques et juridiques » dans le but de s’approprier la propriété des maisons et des biens « dans les parties musulmanes et chrétiennes » de Jérusalem.

« Cela nous effraie car cela met en danger la cohésion nationale elle-même ». « Israël est et doit être ouvert, universel, mais s’il se referme sur lui-même, en petits ghettos dominés par les autorités locales », ce sera une défaite pour tous.

Le danger est constitué par des groupes qui attaquent les célébrations régulières ou même les déplacements dans certaines parties de la ville. Récemment, des moines arméniens ont été pris pour cible par de tels groupes.

Vingt-deuxième manifestation pacifique devant la nonciature apostolique en France

Communiqué de Paix Liturgique :

Nous étions à nouveau nombreux à protester et prier devant la nonciature apostolique ce samedi 18 décembre.

Nous avons appris la nouvelle détestable venu de Rome. Ce que la dernière Lettre de Paix liturgique du 10 décembre (Paix Liturgique France), avait annoncé est arrivé : une instruction de la Congrégation pour le Culte divin vient d’interdire les livres liturgiques traditionnels autres que le missel, de sorte les confirmations traditionnelles et surtout les ordinations traditionnelles sont prohibées.

Cela confirme que les ennemis de la Paix liturgique, à Rome, veulent tarir la source du sacerdoce consacré à la liturgie traditionnelle et assécher les vocations pour les séminaires des instituts Ecclesia Dei.

S’attaquer aux maisons de formation sacerdotale, hier chez les Franciscains de l’Immaculée, aujourd’hui dans les instituts Ecclesia Dei, c’est faire œuvre de destruction de l’Église. Nous ne l’accepterons pas. Et nous aiderons les supérieurs de ces communautés et les évêques qui viennent y conférer les ordinations à ne pas accepter ces lois iniques.

Nous avons aussi prié pour notre ami Christian Marquant, dont les derniers bulletins de santé font renaître l’espoir.

Nous observerons une trêve de Noël de deux semaines, et nous nous retrouverons devant la nonciature le samedi 8 janvier.

« The Chosen » – « Les Elus »

La série THE CHOSEN va débarquer en version française à Noël sur Canal+ Séries et sur C8. « The Chosen » est une série télévisée sur Jésus qui nous fait découvrir la figure du Christ en partant des personnages secondaires présents dans les Evangiles et en faisant de chacun d’eux les héros d’une série aux nombreuses ramifications. Cette série créée par Dallas Jenkins qui a bénéficié du financement participatif le plus important qu’il n’y ait jamais eu pour une série, rencontre un immense succès dans le monde entier. Elle a été vue plus de 290 millions de fois.

Pour la première fois, l’évangile et la vie de Jésus sont portés à l’écran sous forme de série. Une occasion pour diffuser la bonne nouvelle. Elle a déjà beaucoup de succès. Il est possible de téléchargez l’application gratuite The Chosen (en anglais seulement, bientôt en français).

Eric Célérier du Top Chrétien a obtenu les droits pour la France. En collaboration avec le responsable de SAJE, Hubert de Torcy, les catholiques, évangéliques et protestants sont sur ce projet.

Réservez vos soirées du 20 et 27 décembre à 21h15. Diffusion des 8 épisodes de la série 1 sur C8. Prévenez tous vos amis, chrétiens ou non.

Si certains souhaitent devenir ambassadeurs, ils peuvent le faire en s’inscrivant ici : https://mailchi.mp/jesus/thechosen

Et si certains veulent financer la campagne de promotion (qui commence dès lundi soir sur C8 avec l’achat de spots TV pour permettre aux spectateurs d’accéder gracieusement aux Evangiles), c’est ici : https://www.credofunding.fr/fr/the-chosen

Synode LGBT

La semaine dernière, le Secrétariat général du Synode des évêques avait supprimé un lien vers le site web de New Ways Ministry (NWM), une organisation LGBT qui s’écarte de la doctrine de l’Eglise. Le 13 décembre 2021, non seulement le lien a été rétabli, mais le Secrétariat général a présenté ses excuses aux responsables de l’organisation.

NWM a été fondé en 1977 dans l’archidiocèse de Washington par Sr Jeannine Gramick et Fr Robert Nugent. Depuis de la début des années 80, les évêques américains se sont inquiété des positions hétérodoxes des deux supérieurs de cette fondation. En 1984, une première intervention du Saint-Siège leur ordonnait de se séparer totalement et complètement de NWM, et de se conformer avec exactitude à l’enseignement de l’Eglise sur l’homosexualité. S’étant retirés de la direction Sr Jeannine et Fr Nugent continuèrent à œuvrer avec NWM, et maintinrent une doctrine ambigüe sur l’homosexualité, critiquant explicitement la doctrine de l’Eglise sur cette question. Après la publication d’un livre hétérodoxe, mis à l’examen par la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) qui pointa plusieurs erreurs, les auteurs refusèrent de l’amender. Suite à l’échec de tentatives répétées pour résoudre les problèmes présentés par les écrits des deux auteurs, la CDF déclara que

« les positions de Sr Jeannine Gramick et du Père Robert Nugent concernant le mal intrinsèque des actes homosexuels et le trouble objectif de l’inclination homosexuelle sont doctrinalement inacceptables ».

« Pour ces raisons, Sœur Jeannine Gramick, et le Père Robert Nugent, sont interdits de façon permanente de tout travail pastoral impliquant des personnes homosexuelles ».

En 2010, le cardinal Francis George, alors président de l’USCCB, a publié une déclaration soulignant que New Ways Ministry

« n’a pas l’approbation ou la reconnaissance de l’Eglise catholique et qu’ils ne peuvent pas parler au nom des fidèles catholiques aux Etats-Unis ».

Cela n’a pas empêché le pape François de louer les actions de cette organisation, en écrivant récemment une lettre personnelle à la directrice de NWM, dans laquelle il fait expressément l’éloge de la religieuse hétérodoxe, la qualifiant de courageuse. Ces lettres sont datées du 3 mai et du 17 juin. Le National Catholic Reporter en a fait état le 8 décembre, parce que le secrétariat général du synode a supprimé une vidéo de New Ways Ministry de sa liste de ressources pour le synode sur la synodalité. Suite à cela, Thierry Bonaventura, administrateur de la communication du Secrétariat général, s’est excusé, dans une déclaration publiée lundi sur le site Internet de NWM, « d’avoir retiré du site Internet un lien vers notre vidéo encourageant les personnes LGBTQ à participer aux consultations du Synode ». Le prêtre jésuite James Martin, apôtre du lobby LGBT dans l’Eglise, qui fait depuis des années des déclarations allant à l’encontre de la moralité de l’Église sur ces questions, n’a pas manqué de se féliciter de cette rectification sur Twitter.

Voici, pour mémoire, la condamnation de New Ways Ministry par la Congrégation pour la doctrine de la foi, approuvée par Jean-Paul II qui en ordonna la publication, preuve qu’il n’y a pas de continuité entre Benoît XVI et François :

Face à l’échec des tentatives répétées des autorités légitimes de l’Eglise pour résoudre les problèmes posés par les écrits et les activités pastorales des deux auteurs, la Congrégation pour la doctrine de la foi est tenue de déclarer, pour le bien des fidèles catholiques, que les positions avancées par Sœur Jeannine Gramick et le Père Robert Nugent concernant le mal intrinsèque des actes homosexuels et le désordre objectif de l’inclination homosexuelle sont doctrinalement inacceptables, parce qu’elles ne transmettent pas fidèlement l’enseignement clair et constant de l’Eglise dans ce domaine. Le P. Nugent et Sœur Gramick ont souvent déclaré qu’ils cherchent, en accord avec l’enseignement de l’Eglise, de traiter les personnes homosexuelles « avec respect, compassion et sensibilité ». Cependant, la promotion d’erreurs et d’ambiguïtés n’est pas compatible avec une attitude chrétienne de véritable respect et de compassion : les personnes qui sont aux prises avec l’homosexualité n’ont pas moins le droit que les autres de recevoir l’enseignement authentique de l’Eglise de la part de ceux qui s’occupent d’eux. Les ambiguïtés et les erreurs de l’approche du P. Nugent et de Sœur Gramick ont semé la confusion parmi les fidèles catholiques et ont nui à la communauté de l’Eglise. Pour ces raisons, Sœur Jeannine Gramick SSND et le Père Robert Nugent SDS sont interdits de façon permanente de toute œuvre pastorale impliquant des personnes homosexuelles et sont inéligibles, pour une durée indéterminée, à tout poste dans leurs instituts religieux respectifs.

Le Souverain Pontife Jean-Paul II, lors de l’audience du 14 mai 1999 accordée au secrétaire soussigné, a approuvé la présente notification, adoptée à la session ordinaire de cette Congrégation, et en a ordonné la publication.

Rome, au siège de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le 31 mai 1999.

Cardinal Joseph Ratzinger, préfet.

Tarcisio Bertone SDB, secrétaire.

Les belles figures de l’Histoire : sainte Clotilde

Aymeric Pourbaix, Véronique Jacquier et l’Abbé Vincent de Mello, prêtre de Paris, évoquent saint Clotilde :

 

I-Média Macron : la grande lèche de TF1

L’image de la semaine 

Miss France 2022 a été élue samedi soir ! Alors que le jury du concours pousse à toujours plus de bien-pensance de la part des candidates, la présidente de la société Miss France a annoncé que les “femmes” transgenres pourraient se présenter au concours lors des futures éditions.

Macron : la grande lèche de TF1 ! 

C’est une première dans l’histoire de la Vème République. Un président en fonction a accordé une interview de 2h à la télévision publique. Le problème ? Présentée comme un direct, l’émission fut en réalité tournée 4 jours avant sa diffusion ! Emmanuel Macron a pu utiliser ce temps de parole pour justifier son propre mandat et préparer sa campagne, sans qu’aucune contradiction ne soit apportée par les journalistes sur le plateau. Jean-Yves Le Gallou décrypte ce moment de propagande télévisée.

Revue de presse

Léa Salamé agressive face à Zemmour, Buzzfeed s’effondre en bourse, Bolloré accélère la reprise de Lagardère (Paris Match, JDD), audition de CNews au Sénat et mineurs isolés majeurs… Retrouvez toute l’actualité médiatique dans notre revue de presse.

Nanterre : une procession attaquée, en toute impunité

Alors qu’une procession de catholiques était attaquée par une dizaine de caïds islamisés à Nanterre ce 8 décembre, les médias ont préféré couvrir l’annulation d’un concert à Nantes par des fidèles catholiques. “Censeurs”, “intégristes”, “ultra-cathos”, les chrétiens ont bon dos ! Occultation, relativisation, contre-feu, Jean-Yves Le Gallou décortique ces manipulations médiatiques.

Les garde-frontières s’attendent à l’arrivée d’extra-terrestres

Un ami qui a récemment dû franchir la frontière en revenant d’un pays aussi dangereux que le Royaume-Uni a dû remplir, comme de juste en ces temps de dictature sanitaire, un formulaire édicté par le gouvernement que le monde entier nous envie (et que les amateurs pourront retrouver ici). On y découvre que, parmi les êtres que la république macronienne s’attend à recevoir (et dont elle exige un ausweis sanitaire), il y a des hommes, des femmes et des extra-terrestres (“indéterminés” dans le jargon officiel). On ne nous a pas encore expliqué comment les reconnaître (sans doute à leur peau écailleuse?), mais vous ne pourrez pas dire que le gouvernement qui vous empoisonne la vie, pardon qui vous protège si bien, ne vous aura pas prévenus:

Nous ne nous laisserons pas priver des sacrements !

Communiqué de l’union Lex Orandi:

Une note de la Congrégation pour le culte divin, datée du 4 décembre 2021, a été publiée le samedi 18 décembre. Par ce texte, les catholiques se voient interdire de recevoir les sacrements dans la forme traditionnelle. Seul le Saint Sacrifice de la Messe reste autorisé, avec de nombreuses restrictions. Pour les fidèles, les sacrements du baptême, de la confirmation, du mariage ou de l’extrême-onction sont interdits dans la forme traditionnelle (sauf dans le cas des paroisses personnelles). Pour les candidats au sacerdoce, le sacrement de l’ordre dans la forme extraordinaire est supprimé.

Depuis 1988 et surtout 2007, les fidèles catholiques attachés à la liturgie traditionnelle vivaient une relation apaisée avec les autorités de l’Eglise et avec leurs pasteurs. Le Motu Proprio Traditionis Custodes du Pape François a sonné l’heure d’une nouvelle offensive contre eux. Il faut le proclamer : les fidèles n’ont rien fait pour mériter ce traitement. Si la guerre liturgique se rallume dans les diocèses, la responsabilité en revient d’abord aux autorités.

Pour ces raisons, il est urgent d’unir les fidèles en unissant les associations qui les représentent. L’Union Lex Orandi s’est constituée pour ça ! Elle propose à toutes les associations, de droit ou de fait, regroupant des fidèles attachés à la Tradition Catholique, de conjuguer leurs efforts pour défendre les trésors spirituels dont nous réclamons le bénéfice pour le bien de nos âmes.

L’union Lex Orandi invite tous les mouvements, quel que soit leur objet social, à se soutenir mutuellement pour s’opposer aux décisions de Traditionis Custodes. Chaque association, conservant son objet propre en toute autonomie, pourra ainsi bénéficier du soutien de l’ensemble des structures affiliées. En manifestant l’unité des associations, nous manifestons l’unité des fidèles pour préserver l’intégrité de leur vie sacramentelle.

Notre objectif : qu’il y ait, demain, dans chaque diocèse, une structure pour assurer l’expression des fidèles attachés à la Tradition catholique, les défendre des attaques infondées, et exiger le respect de leur bien spirituel.

Rejoignez-nous : [email protected]

www.lex-orandi.org

Nicolas Bauer : “l’avortement n’est nulle part reconnu en tant que tel comme un « droit fondamental »”

Nicolas Bauer, chercheur associé au Centre européen pour le droit et la justice, a été interrogé par Anne Isabeth dans Présent. Extrait :

Pour commencer, une précision importante et pourtant peu connue : il n’existe pas de droit international à l’avortement. Existe-t-il d’ailleurs un droit français à avorter ?

L’IVG a été « réaffirmée » comme « droit fondamental » par l’Assemblée nationale en 2014, par le biais d’une résolution. Certes, ce texte est une déclaration politique de principe sans réelle valeur juridique, mais il fait pour la première fois de l’avortement l’objet d’un droit hiérarchiquement au-dessus d’autres droits. A part quelques Etats démocrates américains qui avaient voulu provoquer Donald Trump, l’avortement n’est nulle part reconnu en tant que tel comme un « droit fondamental ». En droit international, il existe un « droit à la vie », un « droit de se marier et de fonder une famille » ou encore une protection spéciale accordée aux mères « avant et après la naissance des enfants ». En revanche, aucun droit à l’avortement n’est mentionné dans une convention internationale.

En France, nous assistons à une libéralisation croissante de l’avortement (de simple exception il est considéré comme un droit, permis jusqu’à 10 puis 12 semaines, adoption du délit d’entrave, suppression du délai de réflexion…). Vous qui avez une vision internationale du sujet : comment cela se passe-t-il dans les autres pays ? Assiste-t-on à la même dynamique ?

Deux dynamiques s’entrechoquent. La culture de mort se répand dans certains pays, actuellement à Saint-Marin, au Gabon, au Bénin ou encore au Mexique. Mais la dynamique « pro-vie » est trop rarement soulignée. En octobre 2020, 35 Etats des Nations unies ont signé la « Déclaration de consensus de Genève », visant à rappeler qu’il n’existe aucun droit à l’avortement en droit international. Parmi eux, il y avait alors les Etats-Unis, mais aussi le Brésil, la Pologne, la Hongrie, la Géorgie, la Biélorussie, de nombreux Etats africains, des Etats arabes du Golfe, le Paraguay, l’Indonésie ou encore Nauru (Océanie). Cette alliance d’Etats très variés est exceptionnelle sur le plan géopolitique. Certains Etats signataires sont en effet fortement divisés entre eux sur d’autres sujets. C’est le cas par exemple des Etats-Unis et du Pakistan, du Soudan et du Soudan du Sud, ou encore de l’Arabie Saoudite et du Qatar.

La loi allongeant le délai légal pour avorter doit passer en seconde lecture au Sénat à la mi-janvier. Dans un courrier vous encouragez les Français à écrire à leurs sénateurs disant qu’ils sont sensibles à l’appel des électeurs. Avez-vous eu des retours de sénateurs que des courriers ont fait changer d’avis ou du moins incités à ne pas voter de telles lois ?

Comme d’autres associations, nous avions incité les personnes à écrire et téléphoner d’abord à leurs députés, avant l’examen de cette proposition de loi en deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Dans la pratique, il est rare qu’une telle démarche suffise à faire changer d’avis un parlementaire sur l’avortement. En revanche, elle a été une piqûre de rappel pour les députés : l’opposition à l’avortement existe, elle est fondée et solide. C’est une telle opposition qui justifie le fait de n’obliger aucun professionnel de santé à participer à un avortement. Le texte de la proposition de loi a été modifié par l’Assemblée et n’inclut plus la suppression de la clause de conscience des professionnels de santé. C’est une excellente nouvelle et c’est, je crois, le fruit d’une mobilisation efficace. Il faut maintenir notre mobilisation à l’occasion de la deuxième lecture au Sénat, notamment en participant à la Marche pour la vie. […]

RDV dimanche 16 janvier 2022 à Paris (départ proche Montparnasse).

C’est arrivé un 18 décembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 18 décembre : saints du jour français ou en France.
  • St Gatien, Ier évêque de Tours († IIIe s.)

Gatien, premier évêque de Tours, fut envoyé dans les Gaules par le Pp St Fabien, en 250, avec six autres évêques. A son arrivée, le pays de Touraine était plongé dans le paganisme et l’on ne voyait partout que les images des faux dieux. Gatien commença par montrer à ces païens l’absurdité de leur culte et l’impuissance de leurs idoles, puis il en vint à leur découvrir les mystères de la puissance et de la bonté de Dieu et révéla à leurs yeux étonnés l’incomparable figure du Sauveur et celle de sa sainte Mère.

Les conquêtes furent nombreuses ; mais le démon ne laissa pas détruire son règne sans résistance ; les miracles de Gatien ne suffirent pas à lui faire pardonner ses succès, et plus d’une fois les païens endurcis jurèrent sa mort. Traqué, l’apôtre se cachait en des grottes profondes et y célébrait les saints mystères : une de ses retraites est devenue plus tard la célèbre abbaye de Marmoutier. Gatien, songeant à l’avenir, forma une école où de jeunes clercs apprenaient, avec les leçons de la science, celles de la vertu ; il les initiait au sacerdoce et en faisait ses auxiliaires ; il les envoyait même au loin porter les lumières de l’Évangile. Huit églises furent élevées sur la terre de Tournai.

Les travaux apostoliques de Gatien ne l’empêchaient pas de se livrer à de grandes austérités ; il épuisait son corps par les jeûnes et par les veilles, et se préparait par le martyre quotidien et volontaire à la couronne de gloire. Comme tous les vrais disciples du Christ, il aimait éperdument les pauvres, et sa charité se plaisait à soulager leurs misères.

Il fit bâtir un hôpital pour les malheureux. C’est dans cet asile que le Sauveur réservait à son disciple une grâce extraordinaire. Il y avait cinquante ans que Gatien arrosait de ses sueurs le pays qu’il avait gagné à Dieu. Un jour, accablé de fatigue, il s’était retiré dans l’hôpital des pauvres et y prenait un peu de repos, quand Notre-Seigneur lui apparut et lui dit : « Ne crains rien, ta couronne est prête et les saints attendent ton arrivée au Ciel. » Et le Sauveur administra lui-même à son disciple la Sainte Communion en viatique.

L’Église de Tours a de tout temps voué un culte enthousiaste à son premier prédicateur. La magnifique cathédrale est sous son vocable.

  • le 18 décembre 820 ou 821 : décès de saint Théodulphe, évêque d’Orléans. 

Très cultivé, il est repéré en Italie par Charlemagne qui en fera l’évêque d’Orléans. Il a été canonisé par l’Église et est fêté le 1er mai.

  • le 18 décembre 942 : assassinat de Guillaume Longue Epée.

Par ses différents jeux d’alliances, Guillaume 1er de Normandie, également nommé Guillaume Longue Epée, s’est mis à dos de nombreux princes francs. Ceux-ci, avec à leur tête le comte de Flandre, voient de surcroît d’un mauvais œil le développement de la jeune Normandie. Prétextant la signature d’un traité, ceux-ci lui tendent un guet-apens et l’assassinent. Son fils lui succède alors à la tête de la Normandie sous le nom de Richard Premier.

  • le 18 décembre 1312 : le Pape Clément V publie la bulle “Licet Dudum”.
  • le 30 décembre 1352 : élection du pape Innocent VI. 

Innocent VI, pape barbu, succède à Clément VI dont le frère, Hugues Roger de Beaufort, va renoncer en 1362 à la tiare pontificale. Il mène une politique d’économie après les fastes de la cour pontificale de Clément VI.

  • le 18 décembre 1378 : Charles V dénonce la forfaiture de Jean IV de Bretagne et ordonne la confiscation de son duché.

Le père de Jean IV mourut en pleine lutte contre Charles de Blois lors de la guerre de succession de Bretagne, alors qu’il n’avait que six ans en. Ce fut sa mère Jeanne la Flamme qui poursuit la guerre, remportant des succès. Il commence à prendre part aux opérations militaires en 1357. En 1364, il assiège Auray et écrase, à proximité l’armée adverse et y tue son rival Charles de Blois. Il négocie avec la duchesse Jeanne de Penthièvre, veuve de Charles de Blois, le premier traité de Guérande en 1365, qui le reconnait comme seul duc de Bretagne.

La découverte fortuite du traité d’alliance secret conclu avec l’Angleterre, ainsi que l’annonce du débarquement à Saint-Malo de 4.000 mercenaires Anglais donne le signal d’un soulèvement de la population que met à profit Charles V, Roi de France. Bertrand Du Guesclin concentre ses troupes à Angers en mars 1373 et pénètre dans le duché où les villes et les châteaux n’offrent aucune résistance. Jean IV abandonné de tous doit s’embarquer pour un nouvel exil en Angleterre fin avril 1373.

L’échec des anglais devant Saint-Malo en 1378 compromet l’avenir de Jean IV. Charles V le cite devant le Parlement et la Cour de Paris, pour crime de lèse-majesté et à la suite de son refus de comparaitre, fait prononcer sa déchéance et la confiscation du duché le 18 décembre 1378 à titre de sanction contre son vassal, pour le rattacher au Domaine Royal, comme l’avait fait Philippe-Auguste à l’encontre des Plantagenêt.

  • le 18 décembre 1539 : le Roi François Ier reçoit Charles Quint à Chambord. 

Il a en effet permis au souverain espagnol de traverser la France pour aller à Gand, sa ville natale, afin d’y mater une révolte.

  • le 18 décembre 1606 : Armand du Plessis de Richelieu est nommé évêque de Luçon par le Roi Henri IV. Ok vérifié
  • le 21-22 décembre 1676 : l’escadre française du vice amiral d’Estrées reprend Cayenne aux Hollandais. Ok vérifié

Pendant la guerre de Hollande, une petite escadre hollandaise, commandée par l’amiral Binckes s’empare de Cayenne, de l’île de Tabago et pille Marie-Galante et Saint-Domingue. L’escadre française, commandée par le comte d’Estrées après un combat acharné reconquière Cayenne et poursuit les Hollandais jusqu’à leur totale destruction à la bataille de Tabago en avril 1676.

  • le 18 décembre 1731: le Roi Louis XV crée l’Académie royale de Chirurgie de Paris. 

Elle est dissoute à la révolution.

  • le 18 décembre 1783 : Pitt le Jeune devient Premier ministre.

Le 18 décembre 1783, à Londres, le roi George III appelle à la tête du gouvernement un jeune homme de 24 ans, William Pitt the Younger (le Plus Jeune), ou le Second Pitt

Comme le premier, la ligne de conduite de son gouvernement est de détruire la puissance française.

  • le 18 décembre 1784 : naissance de François Le Saulnier de Saint-Jouan, corsaire et armateur de Binic.

Il est le cousin germain de Robert Surcouf.

  • le 18 décembre 1900 : les députés votent la loi d’amnistie tant des innocents que des coupables, Dreyfus et Esterhazy, Picquart et Mercier.
  • le 18 décembre 1994 : découverte des peintures paléolithiques de Chauvet-Pont d’Arc.

Le préhistorien Henri Chauvet découvre à proximité des magnifiques gorges de l’Ardèche, une grotte couverte de représentations animales (bisons, etc…). Ces peintures de l’homme de Cro-Magnon sont les plus anciennes que l’on connaisse à ce jour. D’après la datation au carbone 14, elles remontent à 32.000 ans avant leur découverte et sont donc près de deux fois plus vieilles que celles de Lascaux !

Jean Clottes, de l’Institut de France, a étudié les figures animales de la grotte. 430 animaux sont représentés, presque autant qu’à Lascaux, répartis entre 14 espèces, y compris le hibou et l’aigle.

  • le 18 ou 19 décembre 1916 : fin de la bataille de Verdun.

Les pertes ont été considérables, pour un gain en territoires conquis nul. Après 10 mois d’atroces souffrances pour les deux camps, la bataille aura coûté 378 000 Français (62 000 tués, plus de 101 000 disparus, et plus de 215 000 blessés, souvent invalides), et 337 000 Allemands. 60 millions d’obus (une estimation parmi d’autres, aucun chiffre officiel n’existe, ont été tirés, dont un quart au moins n’ont pas explosé (obus défectueux, tombé à plat, etc.). Si l’on ramène ce chiffre à la superficie du champ de bataille, on arrive à 6 obus par m². Ainsi, la célèbre cote 304, dont le nom vient de son altitude, ne fait plus que 297 mètres d’altitude après la bataille.

Verdun est davantage une défaite allemande qu’une victoire alliée ; mais son impact moral est retentissant.

  • le 18 décembre 1923 : une convention sur Tanger est signée entre la France, le Royaume-Uni et l’Espagne.
  • le 18 décembre 1931 : décès de Louis Billot, cardinal français, jésuite.

Prêtre jésuite et théologien français né en Lorraine, il entre dans la Compagnie de Jésus à Angers en 1869. En 1885, le pape Léon XIII l’appelle à Rome pour enseigner à l’Université grégorienne. Le pape saint Pie X le crée cardinal en 1911.

Redoutable polémiste, il combat le libéralisme, le modernisme, le Sillon. Le cardinal Billot critique sévèrement l’attitude du pape Pie XI l’Action française, qu’il condamne en 1926. Le 13 septembre 1927, Pie XI le convoque et le reçoit en audience. Le cardinal Billot avec peu de mots laisse sur le bureau du pape ses insignes et son titre de cardinal. Le pape ne rend publique cette démission que le 21 octobre suivant.

Le cardinal Billot a fait primer la sainte obéissance envers le Souverain Pontife, comme il s’en explique plus tard dans une lettre :

« (…) J’ai toujours répondu, soit de vive voix, soit par écrit, à tous ceux qui me consultaient sur la ligne de conduite à tenir, qu’il leur fallait non seulement éviter avec soin tout ce qui aurait un semblant d’insoumission ou de révolte mais encore faire le sacrifice de leurs idées particulières pour se conformer aux ordres du Souverain Pontife. Pour ma part personnelle, je me suis, tout le premier, tenu à cette règle… »

Le pape Pie XII lève la condamnation de l’Action française en 1939.

  • le 18 décembre 1970 : malgré une campagne de l’Eglise catholique, la loi autorisant le divorce entre en vigueur en Italie.

le 18 décembre 2006 : inauguration en France du synchrotron de 3e génération : SOLEIL.

Eric Zemmour face à Caron, Kassovitz, Naulleau, Corbière dans Face à Baba

Belle performance d’Eric Zemmour sur la 8 avec Cyril Hanouna, face à Aymeric Caron, Elisabeth Moreno, Kassovitz, Corbières… face à qui il a su garder son calme et argumenter sur ses idées sans se renier.

Nouvelle impunité des milices du régime

Hier soir, L’Action française est allée perturber la conférence donnée par Julien Bayou, secrétaire national d’Europe écologie les Verts, au sein de Sciences Po Lyon :

Au même moment, au siège parisien du mouvement, des militants de la Fédération Royaliste d’Ile-de-France ont été attaqués par une trentaine de militants antifascistes armés. Cette agression s’inscrit dans une suite de violences :

  • Dimanche 5 décembre, un militant est attaqué par 8 agresseurs alors qu’il prenait le métro pour rentrer chez lui.
  • Jeudi 9 décembre, une employée d’Action française âgée de 20 ans, accompagnée de deux amis, a été agressée à la sortie des locaux parisiens. L’un d’eux a écopé de 5 jours d’ITT.

Ces dernières années, l’Action française ne compte plus le nombre d’agressions à son encontre : attaque d’un restaurant et d’un colloque (sur le thème « Refonder le Bien Commun »…) par 50 militants d’extrême-gauche ; jet d’un sac de pierres du 6e étage d’un immeuble parisien sur une manifestation d’AF comptant de nombreuses familles avec enfants ; attaque à la bombe artisanale des locaux de Marseille ; des grenades et des balles postées dans la boite aux lettres ; tentatives d’intrusions à 3 reprises au siège…

L’impunité totale est la règle pour les militants d’extrême-gauche.

Dans une lettre ouverte au ministre, les dirigeants d’AF écrivent :

Nous étions déjà conscients de l’inconséquence du gouvernement qui ne cesse de jouer au pompier pyromane. La République passe son temps à dissoudre des associations, y compris « des groupements de fait », tout en laissant des groupuscules violents d’antifas sévir. Nous ne sommes pas SOS Racisme. Nous ne jouerons pas les pleureuses de circonstance mais cela ne doit pas nous empêcher de noter l’impunité complète dont semblent jouir les militants d’extrême-gauche. Si ces prétendus antifas portent mal leur nom, leur violence est bien réelle, sans compter l’indulgence de vos services. Aucune des enquêtes ouvertes à la suite des agressions que nous subissons de la part des « antifas » n’a abouti. Mais ces enquêtes ont-elles seulement été ouvertes ? Dans un pays qui met sur le fronton de chaque mairie le mot « Liberté », il est curieux de voir cette obsession du pénal et cette tendance à museler toute opposition. Il est connu que la République gouverne mal mais se défend bien, car faute d’incarner la légitimité et de vouloir gouverner au service du Bien commun, elle se contente bien souvent de jouer les boutefeux. Alors que les violences augmentent en France (+10% cette année par rapport à l’an dernier), le gouvernement préfère laisser le désordre se propager. Est-ce dans un objectif de mise au pas du pays réel ? Est-ce aussi dans un objectif de répression généralisée de toute vraie opposition politique à la veille d’échéances électorales importantes, sur la liberté desquelles la gestion de la pandémie par le Gouvernement laisse déjà planer des doutes ? Quoi qu’il en soit, les antifascistes de pacotille, mais véritables agresseurs, demeurent les idiots utiles d’un Etat incapable de réguler la véritable violence. Nous ne doutons pas de quel côté se range votre ministère lorsque l’on voit le sort que vous avez réservé aux gilets jaunes, mais si une solution n’est pas rapidement trouvée pour réguler la violence politique, c’est à l’Etat que nous demanderons des comptes. L’Action française ne se laissera pas détourner de la seule défense de l’intérêt national. Nous ne lâcherons pas, nous ne lâcherons jamais.

« Incitation à la discrimination religieuse » : le professeur suspendu répond aux accusations

Accusé d’ « incitation à la discrimination religieuse » par un de ses élèves musulman, suspendu « à titre conservatoire » pour quatre mois par le directeur de l’établissement, le professeur d’un lycée catholique d’Angers, donne sa version des faits sur RCF Anjou. Frédéric Mortier est maire de Longué-Jumelles, actuellement encarté chez les Républicains. Il a commencé son engagement politique au sein du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, tout en passant par l’UMP avant de devenir secrétaire général du Debout la France de Nicolas Dupont-Aignant puis candidat malheureux aux dernières élections départementales sous l’étiquette LR.

Frédéric Mortier, professeur d’économie au lycée Joseph-Wresinsky à Angers, a été mis en examen pour « incitation à la discrimination raciale ou religieuse », « harcèlement moral » et « dénonciation mensongère ». Il a accepté de donner sa version des faits.

Que s’est-il passé avec cet élève ?

C’est un cours classique dans lequel l’ambiance est bonne et durant lequel, le professeur que je suis, se permet de traiter tous les sujets avec humour, y compris celui de la religion. Nous sommes dans un établissement catholique, il n’y a pas de raison que l’on ne puisse pas le faire.

Une parole, semble-t-il malheureuse, qui consiste à interpeller un jeune sous la forme de la boutade, en l’invitant à rejoindre les catholiques, est mal interprétée par ce jeune en question. Il le prend mal et les choses s’enveniment. Nous en sommes donc là aujourd’hui, c’est-à-dire dans une situation complétement disproportionnée, sur un sujet qui doit être traité dans un établissement scolaire et seulement, dans le cadre d’un établissement scolaire.

J’ai 27 ans d’expérience derrière moi, j’ai été directeur de collège et de lycée catholique moi-même. Je ne saisis pas ce qui se passe. En tout cas, il me semble qu’il n’y a pas matière à discussion ou s’il y a matière à discussion, cela signifie que l’on ne peut pas parler de tout en tant qu’enseignant et que l’on ne peut plus employer le ton de l’humour. Ce qui va poser un problème grave dans le futur à l’ensemble des enseignants de ce pays.

Selon la déposition du plaignant, cité par nos confrères de Ouest-France, vous auriez affirmé que les « établissements catholiques auraient dû continuer à n’enseigner qu’à des élèves de confession catholique ». Maintenez-vous ces propos ?

Non, je n’ai jamais dit cela. J’ai simplement rappelé que l’établissement était catholique et qu’il l’était peut-être encore plus à une époque où les enseignants étaient des prêtres et des religieuses. Moi-même quand j’étais directeur, j’accueillais évidemment toute sorte de jeunes gens.

J’ajoute que lorsque je rentre en classe -j’ai plus de 200 élèves entre les mains. Je ne les connais pas tous. En l’occurrence c’était une classe que je connaissais peu- je ne m’occupe pas de savoir s’ils sont verts, blancs ou bleus ou s’ils ont une religion X ou Y. Ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est de pouvoir parler de tout et sur tous les tons.

Je crois être un enseignant bienveillant et respectueux de tous. Les témoignages de soutien que je reçois me le prouvent encore. J’espère que le juge les entendra. Et là, je tombe sur un jeune qui, pour ses raisons à lui, décide d’aller plus loin. Je suis très malheureux de la situation et je suis effondré car je subis une garde à vue, je me retrouve devant les tribunaux et je pense que ce n’est pas du tout comme cela qu’on règle ce genre de chose.

Selon vous, pourquoi cette affaire a pris cette tournure ? Vos engagements politiques ont-ils pu entrer en ligne de compte ? *

Il existe deux raisons. La première, je ne vous la donnerai pas parce qu’elle est interne à l’établissement et qu’il faudra la régler à un moment donné. La seconde, c’est bien évidemment mon engagement politique. J’ai entendu des journalistes de la presse écrite me dire que, pace que je suis un élu de la République, je deviens de facto coupable de la moindre malheureuse parole. Quand vous entendez cela, il n’y a plus de respect de la parole… plus de respect de la famille.

Et ce que je ne comprends pas à l’heure qu’il est, c’est que la presse soit au courant avant moi de ce qui va m’arriver. Donc moi, je viens bien tout entendre, mais il y a une présomption d’innocence qui existe jusqu’au jugement. Elle n’est absolument pas respectée. Il semblerait dans ce pays que certains soient intouchables. En revanche, l’élu local que je suis, lui, on peut tout lui faire. Jusqu’à sacrifier sa carrière, jusqu’à mettre en situation très compliquée sa famille.

Je ne sais pas où va notre pays… mais ce qui est certain, c’est qu’il ne va pas au bon endroit.

Résister à une loi liturgique injuste

Ce matin, la Congrégation pour le culte divin a publié des réponses sur certaines dispositions de la Lettre Apostolique en forme de « Motu Proprio » Traditionis Custodes. Nous avons interrogé l’abbé Claude Barthe.

M l’Abbé, l’offensive contre la liturgie traditionnelle semble s’intensifier considérablement à en juger par la publication, ce 18 décembre, de responsa, réponses à des questions posées ou censées avoir été posées à la Congrégation pour le Culte divin.

En effet, les jusqu’au-boutistes romains sont extrêmement déterminés, comme le montre le déroulement programmé de leur action : disparition de la Commission ED ; enquête auprès des évêques ; motu proprio ; lettre du cardinal-vicaire de Rome ; réponses d’aujourd’hui qui explicitent Traditionis custodes. Ils veulent clairement créer l’irréversible. Ces réponses étaient connues pour l’essentiel par la lettre du Cardinal De Donatis du 7 octobre dernier pour le diocèse de Rome.

Est-il possible que de simples réponses de Congrégation amplifient un motu proprio du pape ?

Du point de vue technico-juridico, oui : l’Eglise est une monarchie absolue et les ministres du pape peuvent en son nom et sur son mandat dire la loi. En l’espèce, ils précisent l’intention du législateur. À peine pourra-t-on discuter parce que le pape a approuvé ces réponses en forme générique (une approbation faible) et non en forme spécifique (l’approbation maximale). Mais du point de vue juridico-théologique, non : si Summorum Pontificum avait constaté que la messe ancienne n’était pas abrogée et était une des expressions de la lex orandi, étendant ce constat par ses dispositions aux autres livres (bréviaire, pontifical, etc.), cela reposait sur un jugement doctrinal de fond. Toute « loi » contraire est sans force.

Un constat de Summorum Pontificum qu’infirme pourtant Traditionis custodes.

Et les responsa explicitent et soulignent : Traditionis custodes a posé que les livres liturgiques nouveaux sont la seule expression de la lex orandi ; était cependant toléré, provisoirement, pour « faciliter la communion ecclésiale », un usage plus restreint du missel ancien ; mais les autres livres liturgiques traditionnels (rituel, pontifical) n’entrent pas dans cette tolérance provisoire et sont donc interdits (sauf le rituel dans les paroisses personnelles et si l’évêque le permet).

Tout le dispositif est donc fondé sur le constat de Traditionis custodes qui prétend invalider celui de Summorum Pontificum, mais qui, par le fait se relativise lui-même, très exactement comme la liberté religieuse qui prétendait invalider le magistère antérieur jusqu’à Pie XII.

Concrètement qu’est-ce qui sera interdit ? 

Les conséquences les plus sensibles de ces mesures, si elles étaient acceptées par les intéressés, seraient : l’interdiction, sauf dans les paroisses personnelles, des mariages traditionnels (mais en fait, un certain nombre de curés, auxquels on demandera leur église pour les célébrer, fermeront les yeux) ; l’interdiction des confirmations traditionnelles (mais on peut penser que bien des parents d’enfants à confirmer vont s’adresser aux évêques de la FSSPX) ; et surtout l’interdiction des ordinations traditionnelles. C’est de loin le plus grave, car la spécificité même des séminaires traditionnels est ainsi visée. Les instituts Ecclesia Dei n’accepteront pas, pas plus qu’ils n’accepteront l’introduction de la messe nouvelle au côté de la messe traditionnelle dans leur séminaire, que les visites canoniques organisées par la Congrégation des Religieux voudront leur imposer. Ce serait un suicide : les candidats se retireraient et les vocations cesseraient d’affluer.

Donc il faudra résister à la loi injuste ? 

Oui, avec la grâce de Dieu et l’aide puissante de la prière. Quitte à gagner du temps, tant dans les séminaires que sur le terrain de l’apostolat d’ailleurs. Bien sûr, conférer des ordinations, cela suppose que des évêques veuillent considérer que les dispositions prohibitives n’ont pas force de loi.

Et qu’ils acceptent les risques qu’il y aura éventuellement à passer outre ?

En effet, tous, les évêques, les supérieurs, les séminaristes, les prêtres de terrain qui adoptent une attitude de non-réception de Traditionis custodes explicité par les responsa  auront à en assumer les risques.

Quels risques ? Dans le monde profane, on élabore, pour s’y préparer adéquatement, des schémas prévisionnels que l’on qualifie de scénarios de crise. Le pire – le scénario de 1976 pour Mgr Lefebvre – est à évoquer pour ordre : avant une ordination prévue, on notifierait au prélat qui va ordonner une interdiction de mandato speciali Summi Pontificis, suivie d’une peine de suspense a divinis (interdiction de célébrer les sacrements). En revanche, toutes sortes de mesures prises contre les communautés récalcitrantes sont envisageables, la pire (ici aussi pour ordre) étant leur suppression. Mais on peut aussi penser, pourquoi pas ?, si la diplomatie des intéressés mêle habileté dans la forme et fermeté dans le fond qu’il n’y aura que des réactions de principe. Sans trop y compter cependant, car ce serait sous-estimer la détermination des auteurs de ces textes.

On est dans le cadre classique d’un rapport de forces.

Oui, et heureusement pour les nains que nous sommes, la principale est celle du Christ qui soutient son Eglise. En tout cas, le rapport de forces est aujourd’hui bien plus favorable au monde traditionnel qu’il n’y paraît, notamment en terre de France où il ne se laissera pas faire. Par ailleurs, les diocèses n’ont aucun intérêt à ce que les communautés s’installent dans une semi-indépendance provisoire (comme l’IBP à Paris, au Centre Saint-Paul) Je reste persuadé qu’avec Traditionis custodes les jusqu’au-boutistes romains ont déclenché une guerre qu’ils ne peuvent que perdre. Mais une guerre qui peut causer de grands dommages, il ne faut pas se le cacher. Il faut donc prier intensément pour soutenir ceux à qui il incombera de prendre des décisions.

Laurent Voulzy organise ses concerts dans les églises

Plusieurs lecteurs me signalent la transformation d’églises en salles de concert. Laurent Voulzy organise ses concerts exclusivement dans des églises.

Mardi soir 14 décembre, l’église Sainte Marie d’Aix les Bains (Savoie) était quasiment inaccessible, alors qu’il y avait une messe à 18h00, en raison d’un concert de Laurent Voulzy. La messe a été célébrée dans la chapelle du Saint Sacrement car le choeur était rempli de hauts parleurs, d’instruments de musique, de projecteurs et de techniciens qui parlaient fort, sans le moindre respect pour la célébration dans la chapelle adjacente. A notre lecteur agacé, il a été répondu que

« la mairie, propriétaire des lieux avait donné son autorisation et qu’il n’y avait pas de salle de concert de grande capacité å Aix les Bains ».

Or, l’espace le Phare à Chambéry (15 km), inauguré il y a une douzaine d’années, a coûté la bagatelle de 32,3 millions d’euros aux contribuables.

Un autre lecteur m’a signalé un concert du même chanteur à Paray-Le-Monial :

Passeport vaccinal : la dictature à petits pas

Jean Castex a annoncé hier que le passeport sanitaire allait muter en passeport vaccinal : les non-vaccinés ne pourront plus prendre le TGV, aller au restaurant, etc. L’hystérique de Matignon tend à obliger la vaccination qui ne fonctionne pas, malgré 3 et bientôt 4 doses. Le Premier ministre a désigné les coupables :

Il n’est pas admissible que le refus de quelques millions de Français de se faire vacciner mette en risque la vie de tout un pays et entame le quotidien d’une immense majorité de Français qui a fait preuve de responsabilité depuis le début de cette crise.

Le 25 novembre, le sinistre Véran promettait pourtant qu’il n’y aurait pas de passeport vaccinal. C’est la suite logique d’un gouvernement qui a passé son temps à mentir aux Français :

“Non, nous ne mettons pas en place un pass vaccinal”

Dans la rubrique mensonge, un invité est présenté par BFM comme un non-vacciné repenti, car hospitalisé. Or cette personne est un soutien politique à Macron qui appelle à la vaccination depuis des mois (au moins depuis juillet 2021) !

Jusqu’où iront-ils (je ne parle pas du nombre de doses exponentielles, dont l’efficacité reste à démontrer) ? Passeport vaccinal pour aller voter ? Au Parlement européen, six eurodéputés ont été sanctionnés pour être entrés dans les bâtiments sans respecter les règles du certificat covid numérique européen.

A Toulouse, un enfant de 6 ans a été renvoyé de l’école car il n’avait pas de masque et s’est retrouvé seul dans la rue. Voilà où mène l’hystérie entretenue par le gouvernement.

Robert Malone, inventeur de la technologie ARNm, a mis en garde contre la vaccination des enfants :

“En tant que parent et grand-parent, je vous recommande vivement de résister et de vous battre pour protéger vos enfants.”

Yves Daoudal a traduit la Déclaration de Bethléem, signée par trois évêques (Athanasius Schneider, Marian Eleganti, Rene Henry Gracida), un certain nombre de prêtres et diverses personnalités, en réponse à la folie sanitaire tyrannique mondialiste.

Remise en question de la licéité morale des injections expérimentales COVID-19 entachées d’avortement, et appel à une opposition universelle aux obligations de vaccination

Après un certain nombre de considérants, les signataires écrivent :

Nous, soussignés, en observation de l’enseignement de l’Église, affirmons par la présente que, même en présumant qu’une personne est totalement opposée à ce que ces vaccins génétiques soient entachés du crime horrible de l’avortement, qu’en raison de la présence de l’une des trois conditions suivantes, telles que soutenues ci-dessus, il demeure objectivement moralement illicite pour une personne d’accepter ces injections :

  1. l’absence manifeste d’un “grave danger” posé par le COVID-19,
  2. la disponibilité positive d’interventions sanitaires Covid-19 sûres et efficaces “éthiquement irréprochables”, et,
  3. l’absence de données adéquates, moralement nécessaires pour tenter de calculer une analyse risques/bénéfices de ces injections géniques expérimentales, en particulier lorsqu’il a été démontré que ces injections sont exceptionnellement inefficaces et dangereuses, notamment pour les personnes les plus vulnérables.

Nous confirmons également qu’en toute logique, au moins une de ces conditions prohibitives s’appliquera à pratiquement tous les individus, sinon à tous.

Dans des circonstances qui constituent une contrainte ou une coercition imposée par la loi, rendant obligatoire la réception d’injections expérimentales dangereuses, inefficaces et insuffisamment testées, en violation du Code de Nuremberg et du droit international, les personnes victimes de ces actes de violence sont encouragées à prendre la décision la plus prudente possible au service de leur propre santé, de leur liberté et du bien commun.

Il s’ensuit naturellement qu’il demeure moralement illicite de faciliter, de promouvoir ou de rendre obligatoire la réception massive de ces injections de COVID-19 dangereuses, insuffisamment testées, insuffisamment surveillées et entachées d’avortement.

Nous appelons donc respectueusement le Saint-Père, la CDF, tous les cardinaux, évêques, prêtres, fidèles laïcs et toutes les personnes de bonne volonté à s’opposer ardemment à la réception de ces produits moralement viciés, dangereux et inefficaces, ainsi qu’aux obligations gravement injustes imposées à des millions d’étudiants et de travailleurs à travers l’Occident chrétien.

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