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Proposition de loi Gaillot: demandons l’aide du ciel

La proposition de loi Gaillot, aggravant encore la culture de mort, notamment par la prolongation du délai d’avortement, mais aussi en supprimant la clause de conscience pour les médecins, revient cette semaine à l’Assemblée. Nous vous invitons chaleureusement, chers amis lecteurs, à prier à cette intention: prier pour que le Saint-Esprit éclaire les parlementaires, prier pour que les opposants soient courageux, prier en un mot pour que la Providence qui gouverne mystérieusement l’histoire fasse échec à cette monstruosité. Mais faites aussi célébrer des messes à cette intention, demandez aux monastères de prier, faites prier vos enfants, etc. La culture de vie ne germera dans notre malheureuse patrie que si notre Eglise est elle-même entièrement acquise à ce principe non négociable. Nous allons entrer dans l’Avent, nous préparer à accueillir le Prince de la vie. Accueillons-Le aussi dans les plus fragiles, ces enfants innocents qu’une culture de mort luciférienne exècre.

“Et penser à ces hommes agenouillés m’aide à tenir debout.”

Au printemps, 14 écrivains sont allés passer trois jours et trois nuits dans l’abbaye de Lagrasse : Pascal Bruckner, Sylvain Tesson, Camille Pascal, Jean-René Van der Plaetsen, Frédéric Beigbeder, Jean-Paul Enthoven, Jean-Marie Rouart, Franz-Olivier Giesbert, Sébastien Lapaque, Thibault de Montaigu, Louis-Henri de La Rochefoucauld, Boualem Sansal, Simon Liberati, Xavier Darcos. De ce séjour, ils en ont tiré un livre, préfacé par Nicolas Diat et postfacé par le père Emmanuel-Marie Le Fébure du Bus. Dont Le Figaro publie plusieurs extraits.

Pascal Bruckner:

“Bien que réfractaire à la foi, le fait religieux me trouble[…] De ce trop bref séjour dans l’abbaye, je retiens ceci: l’extrême jeunesse des frères et leur équanimité, ou plutôt leur bonne humeur, leur disponibilité permanente.”

” L’abbaye de Lagrasse ne prêche pas, elle témoigne. Je reste un chrétien de culture, un chrétien de mémoire et ne renierai jamais la religion de mon enfance. Je reste au seuil du mystère, je n’y entre pas. Le débat entre la philosophie et la théologie, entre le doute et la foi ne doit pas cesser. Même un athée croit encore à la non-existence de Dieu, il croit dur comme fer qu’il ne croit pas. […]. Dieu a besoin de Lagrasse. Nous aussi.”

Sylvain Tesson :

“J’avais rendez-vous avec un homme en robe, le père Michel. Je l’avais rencontré à Paris, il m’avait invité à passer quelques jours à l’abbaye Sainte-Marie de Lagrasse.”

“La grâce, c’est qu’une dernière lampe continue à brûler. La grâce, c’est que tout repoussera. Prions pour que le climat se réchauffe.”

Frédéric Beigbeder :

“Me voici donc en stage de trois jours chez 42 mecs qui prient depuis 1200 ans le même Dieu, dans le même endroit, en chantant les mêmes mots. Peut-être que cela ne sert à rien, mais, comme le reste non plus, autant accomplir un truc beau.”

“À présent que je suis de nouveau noyé dans le tumulte […] je me souviens que, quelque part en Languedoc, des hommes en robe blanche continuent chaque jour de chanter sous une nef gothique les mêmes hymnes immatériels, pour les siècles des siècles.”

“Et penser à ces hommes agenouillés m’aide à tenir debout.”

Boualem Sansal :

Je suis athée et je le regrette. Je ne le suis pas parce que je refuse Dieu, je le suis parce que je ne peux pas l’atteindre, parce que je n’ai pas les moyens de l’accueillir dans mon esprit et dans ma chair et vivre pleinement, librement, merveilleusement cette rencontre. Je ne veux pas non plus lui imposer le spectacle du mauvais croyant que je serais, ambigu et velléitaire. Il n’y a pas de milieu, on est dans ou en dehors de la foi. On peut cependant être à mi-chemin si la volonté y est, mais cette énergie je ne l’ai pas trouvée. Je suis athée par désespoir, par impuissance, par fatalisme, dirais-je, si je devais puiser dans le vieux fond islamique de mon pays. […]

« France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? […] France, fille de l’Église et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle ? » On se pose bien des questions à son sujet : où l’Église était-elle tout ce temps ? Qu’a-t-elle fait, que n’a-t-elle pas fait ? Lui fera-t-on procès pour non-assistance à âmes en perdition ? A-t-elle été dépassée par l’ampleur de la faillite, est-elle censurée (par qui, pourquoi) ? A-t-elle, à son tour, perdu son âme ? Mais le berger a-t-il le droit de faillir ? Se peut-il que l’Église ait, comme dans l’histoire de La Chèvre de monsieur Seguin, cédé aux caprices de ses ouailles ? Jésus a dit : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. »

Abus clérical dans le diocèse de Nantes

Communiqué de l’association Foi et Tradition, qui oeuvre pour la défense de la messe traditionnelle dans le diocèse de Nantes :

Chers amis,

S’il est un constat largement partagé, c’est bien la paix et la concorde qui animent les relations entre les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle et les autres communautés, paroisses et fidèles du diocèse de Nantes.

Après l’adoption du motu proprio Traditionis Custodes, Monseigneur Percerou a pourtant décidé en septembre 2021, sans dialogue, de supprimer :

  • Toutes les messes, dites de Saint Pie V, à l’exception « pour le moment » de Saint Clément.
  • Les baptêmes,
  • les mariages,
  • les sépultures, que le Père Vallet refuse en dehors de St Clément.

Monseigneur Percerou a sollicité une trentaine de fidèles pour échanger avec lui le 6 octobre 2021. Ces fidèles ont témoigné de leur peine, de l’injustice de cette décision. Ils ont sollicité l’évêque pour qu’il porte sur eux le regard bienveillant d’un père et pour qu’il retire ce décret. Nous avons renouvelé ces demandes par courrier. La réponse de Monseigneur PERCEROU vient de nous parvenir après plus d’un mois. Il rejette l’intégralité de notre supplique et annonce même un refus de considérer des laïcs comme interlocuteurs.

Est-ce montrer sa sollicitude à l’égard de tous les fidèles confiés à ses soins ? Est-ce reconnaitre aux fidèles la liberté de faire connaître aux Pasteurs de l’Église leurs besoins surtout spirituels, ainsi que leurs souhaits ?

Demandons tous, la liberté liturgique dans notre diocèse en signant la supplique à Monseigneur Percerou pour lever les interdictions,

L’Histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut, à l’improviste, se retrouver totalement interdit, voir considéré comme néfaste. Il est bon pour nous tous de conserver les richesses qui ont grandi dans la Foi et dans la prière de l’Eglise, et de leur donner leur juste place.

La diversité légitime ne nuit pas à la communion et à l’unité de l’Eglise, mais elle la manifeste et la sert, ce dont témoigne la pluralité des rites et des disciplines existants

Autriche : vaccination obligatoire tous les 4 mois

Alors que l’Autriche apprenait vendredi que toute sa population sera reconfinée et que le gouvernement veut mettre en place la vaccination forcée contre le COVID d’ici au 1er février, Jeanne Smits a interrogé Alexander Tschugguel, jeune converti au catholicisme, militant pro-vie et pro-famille, qui avait jeté dans le Tibre quelques statuettes de la Pachamama exposées dans une église romaine de la Via della Conciliazione à l’occasion du Synode sur l’Amazonie. Extraits :

[…] Depuis une semaine, nous sommes des citoyens de seconde classe parce qu’on a instauré un confinement pour les seules personnes non vaccinées. Depuis deux semaines déjà, nous sommes en quelque sorte des citoyens de seconde zone, puisque déjà nous n’étions pas autorisés à entrer dans les restaurants si nous n’étions pas vaccinés. Et maintenant, le gouvernement a publié les nouvelles règles disant qu’il y aura un confinement pour tout le monde, à partir de lundi, suivi par l’introduction de l’obligation de se faire vacciner au plus tard le dernier jour de janvier. Donc à partir du 1er février, il y aura un vaccin obligatoire en Autriche si nous ne faisons rien contre cela. […]

L’ancienne amende pour violation du confinement était de 500 euros, maintenant elle est de 1.500 euros. […]

Ce sont environ 2 millions de personnes en Autriche qui sont enfermées en ce moment. […]

Et ce n’est pas tout : le Gezundheitspass expire désormais tous les quatre mois, donc au bout de quatre mois, il faut se faire vacciner à nouveau, se faire vacciner à nouveau, se faire vacciner à nouveau… […]

La grande peur des franc-maçons : le terrorisme ? le covid ? La restriction des libertés ? Le populisme

La Grande Loge de France (GLDF), deuxième obédience maçonnique de France avec ses 929 loges et près de 33 000 « frères », organisait son dîner annuel samedi, à Paris, dans les locaux du siège national, rue Puteaux, sur le thème Quel monde laisserons-nous demain ? 

Son grand maître, Pierre-Marie Adam, originaire du Nord, 75 ans, ancien fonctionnaire de police, vient d’être reconduit cette année pour un troisième mandat. Il s’indigne sur le secret qui entoure la Franc-Maçonnerie :

« Notre structure n’est en aucun cas secrète ! La GLDF est une association loi 1901. Nous sommes présents et actifs sur les réseaux sociaux. Nous ouvrons nos portes au public à l’occasion d’événements. On nous critique sur la transparence mais à quand la suppression de l’anonymat sur les réseaux sociaux qui favorise tous les excès ? Je trouve donc regrettable que l’on nous colle encore aujourd’hui cette étiquette car nous avons des choses à dire, des messages importants à faire passer. »

Il n’a qu’à donner la liste de ses membres. Cela permettrait de comprendre comment certaines fraternelles fonctionnent dans certains milieux… Au Figaro, il affirme :

« L’idée que l’islam serait une menace pour la France est à la fois raciste et nauséabonde. Si la religion en tant que telle n’est pas une menace, certains de ses pratiquants les plus extrêmes en sont restés au djihad, ce qui fait la différence entre islam et islamisme. Il ne faut donc pas assimiler cette religion au terrorisme et à la radicalité. »

« Ce qui prime, pour nous, c’est le respect de chacun, dans ses convictions, dans sa liberté de croyance, dans son parcours initiatique en loge et ce qu’il en fera au-dehors. Ainsi, notre dénominateur commun avec la GLNF est la tradition car le coeur de notre démarche reste à la fois initiatique et spirituel. Avec le Grand Orient, nous partageons le même humanisme, notre regard est tourné vers l’humain, le monde et la société qui nous entourent. Mais attention, sans prise de position politique en loge ! C’est une condition non négociable. »

Et juste après, il fustige les populistes… Le respect des convictions de chacun a ses limites. Toutes les convictions sont égales, mais certaines le sont plus que d’autre, comme l’aurait écrit George Orwell…

Il dénonce « le déferlement médiatique qui consiste à faire le jeu des populismes et des extrémismes, qui dressent bloc contre bloc » . La liberté d’expression « doit être défendue. Mais pas quand elle met à mal notre démocratie, les valeurs républicaines et les fondamentaux de notre histoire » .

« Quand menacent les bruits des bottes et des armes, le terrorisme, les totalitarismes qui sont autant d’insultes à la liberté » , il importe de combattre « les assauts destructeurs de l’obscurantisme, du complotisme et des intégrismes sous toutes leurs formes ».

Accusé de viols, Jean-Luc Lahaye se défend en évoquant le couple Macron

Mis en examen, le chanteur sexagénaire, déjà condamné pour corruption de mineure, est écroué depuis le 5 novembre. Les deux plaignantes, mineures au moment des faits, décrivent des relations violentes.

Durant sa garde à vue, le chanteur ne semblait pas comprendre en quoi ses relations avec des mineures posent problème :

« On ne trouve rien à redire que madame Macron a séduit son élève de 14 ans, 15 ans, donc aujourd’hui le curseur est un petit peu ailleurs […] Je pense que nous avons tous une moralité propre avec ses variations, c’est une partition avec ses notes. Il y a des notes qui s’accordent très bien avec d’autres et il y a des dissonances. »

L’idéologie libertaire issue de Mai-68 confrontée à ses contradictions.

Vincent Bolloré les inquiète

Après La Croix, c’est Le Monde qui consacre un dossier sur Vincent Bolloré. Nous attendons avec gourmandise les dossiers qu’ils consacreront à George Soros…

Vincent Bolloré mène une guerre contre le chef de l’Etat pour imposer aussi ses propres idées qui sont très à droite”.

Il installe un certain Patrick Mahé, 74 ans, à la tête de Paris-Match. Si officiellement, Vincent Bolloré n’est pas un actionnaire principal de Lagardère, c’est lui qui décide déjà de tout. Patrick Mahé est un vieux complice de Vincent Bolloré qui a milité dans sa jeunesse au sein du “groupe Occident”. Un groupe qui, dans les années 60 et 70, était très à droite qui militait pour la défense de l’Occident chrétien.

Bolloré et Zemmour sont très proches et non seulement ils partagent les mêmes idées, mais évidemment, ce que Vincent Bolloré aime aussi dans Eric Zemmour, c’est le succès qu’il a apporté à Cnews depuis qu’Eric Zemmour y officie, la chaîne a triplé ses audiences. Il y a un mélange entre les intérêts économiques et le partage des idées politiques.

Et Mediapart s’inquiète à son tour :

Après avoir conquis Canal+, CNews, Europe 1, « Paris Match » ou encore « Le Journal du dimanche », Vincent Bolloré a engagé, d’après nos informations, des négociations pour prendre le contrôle du « Figaro ».

L’idéologie du gender divise la gauche

Un pro-LGBT qui ne serait pas favorable aux transgenres est traité comme un pestiféré. J.K. Rowling, l’auteur de Harry Potter, en a fait l’amère expérience :

La série de films Harry Potter a 20 ans ce mois-ci. Pour célébrer l’anniversaire de l’une des franchises cinématographiques les plus populaires de tous les temps, HBO diffusera le 1er janvier 2022 une émission spéciale de retrouvailles à laquelle participeront de nombreux acteurs et autres personnes impliquées dans les huit films Harry Potter. Mais une personne clé (et même la plus importante) n’a pas été invitée à participer à cette réunion spéciale. J.K Rowling, l’auteur même de la série de livres, avait été auparavant très impliquée dans le processus de production de chaque film. Pourquoi n’a-t-elle pas été invitée à la prochaine réunion ? C’est parce que – bien qu’étant socialement libéral sur la plupart des questions – Rowling avait osé contrarier le lobby radical des transgenres.

Les attaques contre Rowling par des militants transgenres radicaux ont commencé en décembre 2019 lorsqu’elle a exprimé son soutien à une femme qui a perdu son emploi en raison de tweets “transphobes” sur le fait que le sexe est déterminé par la biologie. Dans son tweet sur le sujet, Rowling a déclaré :

“Habille-toi comme tu veux. Appelle-toi comme tu veux. Couche avec n’importe quel adulte consentant qui le veut bien. Vis ta meilleure vie en paix et en sécurité. Mais obliger les femmes à quitter leur emploi pour avoir déclaré que le sexe est réel ?”

Quelques mois plus tard, Rowling a commis le “péché” de suivre sur Twitter une féministe lesbienne qui croyait elle aussi à l’importance du sexe biologique et déclarait que les lesbiennes ne devaient pas être traitées de bigotes pour ne pas vouloir sortir avec des femmes transgenres (des hommes biologiques qui prétendent être des femmes).

Mais les attaques transgenres radicales contre Rowling ont commencé pour de bon le 6 juin 2020. En réponse à un article intitulé

“Créer un monde plus égalitaire pour les personnes qui ont leurs règles”, Rowland a tweeté : “Les personnes qui ont leurs règles, je suis sûre qu’il y avait un mot pour ces personnes. Que quelqu’un m’aide. Wumben ? Wimpund ? Woomud ?”

Plus tard dans la journée, elle a fait suivre ce tweet avec deux autres. Dans le premier, elle dit :

“Je connais et j’aime les personnes trans, mais effacer le concept de sexe enlève à beaucoup la capacité de discuter de leur vie de manière significative. Ce n’est pas de la haine que de dire la vérité.”

Dans le second, elle a tweeté :

“Je respecte le droit de chaque personne transgenre à vivre de la manière qui lui semble authentique et confortable. Je marcherais avec vous si vous étiez victime de discrimination en raison de votre transidentité. En même temps, ma vie a été façonnée par le fait d’être une femme. Je ne crois pas qu’il soit haineux de le dire.”

Même avec ces réserves concernant les transgenres, Rowland a été attaqué comme jamais auparavant par les militants LGBT radicaux. Elle a été traitée de transphobe. On l’appelait une TERF (Trans-Exclusionary Radical Feminist). Elle a été accusée d’invalider la communauté transgenre. Elle a même été attaquée par les personnes mêmes qu’elle a rendues millionnaires grâce à ses livres. […] Rowling, cependant, s’en est tenue à la vérité et a refusé de reculer devant l’assaut des activistes transgenres radicaux. Dans un essai écrit le 10 juin 2020, intitulé “J.K. Rowling écrit sur ses raisons de s’exprimer sur le sexe et le genre“, elle a déclaré avec audace :

Je refuse de m’incliner devant un mouvement qui, selon moi, fait des dégâts manifestes en cherchant à éroder la “femme” en tant que classe politique et biologique et en offrant une couverture aux prédateurs comme peu l’ont fait avant lui…

Je veux que les femmes transgenres soient en sécurité. En même temps, je ne veux pas que les filles et les femmes biologiques le soient moins. Lorsque vous ouvrez les portes des salles de bain et des vestiaires à tout homme qui croit ou a le sentiment d’être une femme – et comme je l’ai dit, les certificats de confirmation de genre peuvent désormais être accordés sans qu’il soit nécessaire de recourir à la chirurgie ou aux hormones – vous ouvrez la porte à tous les hommes qui souhaitent entrer. C’est la simple vérité…

Je suis préoccupée par l’énorme explosion du nombre de jeunes femmes souhaitant effectuer une transition, ainsi que par le nombre croissant de celles qui semblent se détransitionner (retourner à leur sexe d’origine), parce qu’elles regrettent d’avoir pris des mesures qui ont, dans certains cas, modifié leur corps de manière irrévocable, et leur ont enlevé leur fertilité… Je veux être très claire ici : Je sais que la transition sera une solution pour certaines personnes souffrant de dysphorie de genre, mais je sais aussi, grâce à des recherches approfondies, que les études ont toujours montré qu’entre 60 et 90 % des adolescents souffrant de dysphorie de genre se débarrassent de leur dysphorie en grandissant…

J’ai lu tous les arguments selon lesquels la féminité ne réside pas dans le corps sexué, et les affirmations selon lesquelles les femmes biologiques n’ont pas d’expériences communes, et je les trouve, eux aussi, profondément misogynes et régressifs. Il est également clair que l’un des objectifs de la négation de l’importance du sexe est d’éroder ce que certains semblent considérer comme l’idée cruellement ségrégationniste que les femmes ont leurs propres réalités biologiques ou – tout aussi menaçant – des réalités unificatrices qui font d’elles une classe politique cohésive. Les centaines de courriels que j’ai reçus ces derniers jours prouvent que cette érosion concerne beaucoup d’autres personnes. Il ne suffit pas que les femmes soient des alliées des trans. Les femmes doivent accepter et admettre qu’il n’y a pas de différence matérielle entre les femmes trans et elles-mêmes.

En outre, le langage “inclusif”, qui désigne les femmes comme des “personnes ayant leurs règles” et des “personnes ayant une vulve”, est considéré par de nombreuses femmes comme déshumanisant et dégradant. Je comprends pourquoi les militants transgenres considèrent ce langage comme approprié et gentil, mais pour ceux d’entre nous qui se sont fait cracher des insultes dégradantes par des hommes violents, ce n’est pas neutre, c’est hostile et aliénant.”

[…]

170 veillées pour la vie

A une semaine de l’entrée en Avent nous comptons moins de 170 veillée pour la vie… c’est mieux que l’année dernière en premiere année du Covid mais c’est deux fois moins qu’en 2019… Il est encore temps de convertir un créneau hebdomadaire d’adoration paroissial en veillée pour la vie, pour demander à Dieu sa grâce pour la conversion des cœurs et le renouveau de la culture de la vie et de l’amour dans notre société…

Il est encore temps de participer au témoignage ecclésial commun qu’avait suscité le Vatican en 2010  : tout est sur le site www.veilleespourlavie.life pour organiser sa veillée pour la vie…

Le cardinal Zen accuse Mgr Roche de mentir sur Benoît XVI

L’archevêque émérite de Hong Kong, le cardinal Joseph Zen, a répondu sur Twitter à Mgr Arthur Roche, préfet du culte divin et de la discipline des sacrements, concernant les intentions de Benoît XVI en promulguant Summorum Pontificum. Selon Mgr Roche, Summorum pontificum était une « expérience » qui a mal tourné, une tentative d’intégrer plus pleinement les fidèles et prêtres de la Fraternité Saint Pie X, qui a échoué.

Le cardinal Zen a publié ce tweet :

« De la part d’un de mes amis : » Le pape Benoît a clairement indiqué que Summorum Pontificum avait des objectifs beaucoup plus larges. que simplement la réconciliation avec la Société Sacerdotale Saint Pie X. Mgr Roche le sait mais dit le contraire. Pourquoi ?”.

Dans le livre entretien de Peter Seewald, paru en 2020, l’auteur propose cette interprétation du motu proprio sur la messe à Benoît XVI, qui répond avec véhémence :

« C’est absolument faux ! Il m’a semblé important que l’Église soit une avec elle-même intérieurement, avec son propre passé ; que ce qui était sacré pour elle avant n’est pas quelque chose de mal aujourd’hui ».

Et on ne peut s’empêcher de se poser la même question que Zen : Pourquoi Mgr Roche ose affirmer une contre-vérité ?

Marion Maréchal : La famille contribue au bien commun de la société [Add.]

Alors que l’on me glisse qu’Eric Zemmour envisagerait d’inclure une mesure anti famille dans son programme, à savoir la suspension des allocations familiales au 4e enfant [idée “brillante”, que certains attribuaient à Sarah Knafo, mais qui a été depuis démentie par l’équipe de campagne, voir addendum ci-dessous, NDLR du 22/11], Marion Maréchal, invitée de TV Libertés réaffirme l’importance de la famille et dénonce notamment le rabotage des allocations familiales, sous Hollande et Macron.

L’école d’enseignement supérieur qu’elle a fondée, l’Institut des Sciences Sociales Économiques & Politiques (ISSEP), a depuis 2020 une branche en Espagne, développé des partenariats en Pologne, au Liban ou encore en Russie. Un partenariat en Hongrie est également à l’étude. Invitée à prendre la parole au Sommet démographique de Budapest il y a quelques semaines, reçue par le premier ministre hongrois, Viktor Orbán, Marion Maréchal a également accordé un entretien exclusif à Ferenc Almássy, correspondant de TVLibertés à Budapest.

Addendum lundi 22 novembre :

Contactée par nos soins, l’équipe d’Eric Zemmour dément vouloir suspendre les allocations familiales au 4e enfant. D’où vient donc cette information ? Débat interne à l’équipe Zemmour ? Intox externe ? …

Si vous ne vous vaccinez pas, vous ne serez pas euthanasiés

Bienvenue chez les fous :

L’association allemande « d’aide à mourir » (Verein Sterbehilfe) informe que désormais elle applique elle aussi la « règle des deux G ». A savoir que pour bénéficier de ses services euthanasiques il faut être soit vacciné (geimpfte) soit guéri (genesene).

Cela tombe bien, je n’avais pas l’intention de me faire piquer, ni par un vaccin, ni par un assassin.

Saint Maximilien Koble, le chevalier de Marie

AymericPourbaix et ses invités Véronique Jacquier et l’Abbé Vincent De Mello, nous font découvrir les grandes figures qui ont façonné la civilisation judéo-chrétienne :

 

Jean-Christophe Lagarde à propos d’Éric Zemmour : « Si M. Pasqua était là, il te filerait une balle dans la tête »

La vidéo de la déclaration de Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, a été supprimée par France Info. Le président de l’UDI a directement menacé Eric Zemmour. Suite aux réactions, il a fini par regretter ses propos :

Si un responsable politique comme Marine Le Pen ou Eric Zemmour aurait osé faire ce type de déclaration, que n’aurait-on entendu…

Réponse d’Eric Zemmour (qui n’est pas invité sur France Info) :

En Quête d’esprit : L’Eglise peut-elle disparaître ?

Aymeric Pourbaix reçoit avec Véronique Jacquier Me Jacques Trémolet de Villers, avocat & essayiste, et le Père Thomas Chapuis, prêtre du diocèse de Beauvais et curé à la paroisse Notre-Dame de la Picardie verte :

Un journaliste de Livre Noir séquestré par Bellatar

Jordan Florentin, rédacteur en chef du service politique du site Livre Noir, a subi une séquestration et des menaces de mort de la part de Yassine Belattar hier soir lors d’un reportage, pour la réalisation d’un documentaire : « Yassine Belattar, humoriste ou homme politique ? ».

Yassine Belattar l’a retenu enfermé, grille baissée, pendant 1h dans son théâtre, pour avoir réalisé des interviews de son public, dans la rue, avant son spectacle. Menacé de mort, séquestré, vol d’affaires, la police est finalement arrivée. Il a déposé plainte.

“Tout Aulnay te recherche, je vais faire venir l’armée de terre contre toi […] tu es la prochaine Mila !”.

Si les journalistes de Libé ou de Quotidien avaient subi un dixième de ce traitement, toute la meute politico-médiatique serait déjà en train de défiler contre la “strême-droâte”.

En 2018, Yassine Belattar, proche d’Emmanuel Macron, avait été sollicité par l’Élysée pour intégrer le Conseil présidentiel des villes.

Terres de Mission : Le rapport Sauvé en question

“Terres de Mission” reçoit Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la vie, pour parler à la fois de la traditionnelle mobilisation pro-vie de janvier prochain et des attaques contre la vie innocente au parlement (notamment avec la proposition de loi Gaillot qui revient en débat fin novembre).

Puis, l’abbé Claude Barthe évoque le rapport Sauvé et les suites que lui prépare la Conférence des évêques de France – avec de fortes réserves sur le choix fait par les évêques d’affirmer une “responsabilité institutionnelle” qui semble rendre tous les diocèses et toutes les paroisses solidairement responsables des crimes de quelques-uns.

Enfin, Charles Vaugirard présente son ouvrage sur la pensée politique de Frédéric Ozanam.

C’est arrivé un 21 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous:

  • le 21 novembre (?)…avant Jésus Christ: Présentation au Temple de la Vierge Marie, la mère du Christ.

Aujourd’hui l’Eglise Catholique honore la Vierge Marie et célèbre la Présentation au Temple.

La fête de la présentation de la Vierge Marie au Temple, célébrée en Orient depuis le VIe siècle, semble liée à la dédicace de l’église de Sainte-Marie-la-Neuve à Jérusalem (543). Elle est devenue une des douze grandes fêtes de la liturgie byzantine : « Après ta naissance, divine Fiancée, tu fus présentée au Temple du Seigneur pour être élevée dans le Saint des Saints comme une Vierge sanctifiée » (Lucernaire). Rome montra plus de réserve à l’égard de la tradition suivant laquelle, Marie, à l’âge de trois ans, aurait été présentée au Temple de Jérusalem pour y prier et servir Dieu et se préparer ainsi à sa grande vocation. Cette hypothèse est proposée dans l’Evangile apocryphe intitulé le Protévangile de Jacques, composé probablement en Egypte au milieu du IIe siècle. L’Eglise n’a pas retenu cet ouvrage comme canonique, en raison de sa datation tardive et du merveilleux qui y foisonne.

Introduite en Avignon au XIVe siècle, la fête de la Présentation est reconnue par le pape Grégoire XI en 1372. Elle n’est cependant inscrite au calendrier liturgique d’Occident qu’en 1585, par le pape Sixte V, eu égard à l’interprétation symbolique qu’on peut en donner : Marie est le modèle de l’Eglise, qui comme elle, se consacre au service de son Dieu par un don total de tout son être. La Vierge est aussi le véritable Temple où Dieu établit sa demeure au moment de l’Annonciation, préfigurant ainsi la Jérusalem céleste dont l’Agneau qui demeure en son milieu, est l’unique flambeau (Ap 21,23). Cette fête établit ainsi un lien entre le Temple ancien de pierre, et l’Arche de la Nouvelle Alliance, le sein très pur de la Vierge, sur laquelle descendra bientôt la shekinah, la gloire du Dieu vivant.

  • le 21 novembre : saints du jour français ou de France.
  • Bx Roméo de Llivia, prêtre dominicain († 1261)

Roméo de Llivia, naît dans le dernier tiers du 12ème siècle à Llivia près de Puigcerdà en Catalogne. Il entre chez les dominicains en 1217 et reçoit l’habit des mains de saint Dominique. En 1218, avec Arnaud de Toulouse, il fonde le couvent de Lyon, dont il est prieur de 1223 à 1228, avec de remarquables dons pour gouverner. Il sera aussi prieur à Bordeaux.

De 1232 à 1236 il est provincial de la province de Toulouse. C’est un remarquable prédicateur. Il est accompli en toutes sortes de vertus. « On ne pouvait voir un religieux plus observant, plus mortifié, plus modeste, plus doux et plus humble », dit son biographe. Le secret de cette haute sainteté était sa dévotion à la Vierge Marie. C’est grâce à Elle qu’il entra dans l’Ordre dominicain, où elle est grandement honorée.

Il dit l’Ave Maria au moins 1000 fois par jour, en utilisant une corde à nœuds comme rosaire. Il est un grand propagateur du rosaire comme dévotion populaire. Le mystère de l’Incarnation est l’objet de sa contemplation assidue. Il ne peut se passer de parler du fils de Dieu fait homme, et de sa mère, dans ses sermons ou ses entretiens.

Il se retire au couvent de Carcassonne, où il meurt très âgé, le 21 novembre 1261, jour de la Présentation de Marie au Temple. En 1285, 24 ans après sa mort, à cause des nombreux miracles sur son tombeau, son corps est exhumé, trouvé incorrompu et transféré dans l’église, devant l’autel de la Vierge, avec cette inscription : Hac sunt in fossa / fratris venerabilis ossa / dicti Romei, / qui fuit arca Dei. / Hic Iesum, atque piam / dilexit valde Mariam.

On le représente tenant une couronne de roses au milieu de laquelle brille le chiffre de l’Ave Maria. Bernard Gui, qui rédigea sa biographie, dit qu’on lui attribue des miracles, qui le rendirent populaire et admiré. Il est vénéré comme bienheureux dès le moment de sa mort et surtout après la translation.

On le fête le 21 novembre, date de sa mort; mais avant 1969, la fête était le 4 mars.

Un goig (poème populaire catalan) dit :
En la plana de Cerdanya
hi ha de Llívia el poble antic,
partint-se França i Espanya
lo seu camp, hermós i ric;
Sant Romeu allí naixia,
bella flor del Pirineu:
Feu-nos amics de Maria,
feu-nos amics del Fill seu,
oh Sant Romeu.

  • le 21 novembre 235 : élection du pape saint Antère, 19ème

Il succède à saint Pontien qui, emprisonné en Sardaigne par l’empereur Maximin le Thrace, vient de renoncer au trône de Saint Pierre. Il meurt martyr le 3 janvier 236, victime lui aussi de la persécution impériale.

  • le 21 novembre 1430 : décès du pape saint Gélase 1er.
  • le 21 novembre 1430 : Jean de Luxembourg vend Jeanne d’Arc aux Anglais.

Par l’intermédiaire de Jean de Luxembourg, les Bourguignons remettent Jeanne d’Arc aux Anglais. Ce dernier l’avait lui-même capturée à Compiègne. Il la remet contre une somme de 10 000 livres. Les Anglais la confient eux-mêmes à la justice de l’Eglise en assurant qu’ils la reprendront si elle n’est pas accusée d’hérésie.

  • le 21 novembre 1763 : Louis XV, par édit, ordonne un cadastre général.
  • le 21 novembre 1783 : premier voyage humain en montgolfière.

Le 21 novembre 1783, François Pilâtre de Rozier et le marquis d’Arlandes s’envolent à bord d’un ballon à air chaud. Ils sont les premiers hommes qui échappent à la pesanteur terrestre.

Le 4 juin 1783, devant les notables d’Annonay, Joseph Montgolfier lâche un ballon de 11 mètres de diamètre chauffé par un feu de paille et de laine. Le 19 septembre 1783, les choses se corsent. Étienne Montgolfier lâche un ballon à air chaud dans la cour du château de Versailles avec des animaux, Voir la chronique du 19 septembre.

Sous le regard bienveillant du Roi Louis XVI et de la cour, la nacelle emporte un canard, un coq et un mouton, premiers passagers aériens de l’Histoire. Elle monte à 480 mètres et retombe en douceur dans la forêt de Vaucresson, à 1700 mètres de son lieu de départ. Les animaux, sauf le coq, survivent à l’aventure.

Devant les membres de l’Académie des Sciences, Pilâtre de Rozier, professeur de physique et chimie à Reims, et son compagnon d’aventure s’élèvent jusqu’à 960 mètres au-dessus du château de la Muette, à l’ouest de Paris. Après un vol de vingt minutes, leur ballon atterrit paisiblement sur la Butte-aux-Cailles.

  • 21 novembre 1806 : décret de Berlin sur le « Blocus continental ».

Le 21 novembre 1806, par un décret signé à Berlin, Napoléon 1er organise le « Blocus continental » contre l’Angleterre.

Faute de pouvoir battre militairement l’Angleterre, l’empereur tente de l’étouffer économiquement en empêchant ses commerçants de vendre à leurs clients habituels. Il interdit à tous les pays européens de commercer avec elle. A deux doigts de réussir, ce blocus sera finalement cause de la fin de l’empire. C’est ainsi qu’il sera entraîné dans deux expéditions fatales, en Espagne et en Russie.

  • le 21 novembre 1818 : le congrès d’Aix-la-Chapelle met fin à l’occupation militaire de la France.

Le Congrès d’Aix-la-Chapelle s’achève sur un bilan plutôt positif pour la France. Celle-ci dépasse son statut de paria européen hérité de la Révolution et de l’Empire pour rejoindre le concert de l’Europe. Cette intégration à la Sainte Alliance négociée par le duc de Richelieu traduit un retour à la sérénité dans la politique intérieur française. Elle s’accompagne du retrait des troupes d’occupation installée en France.

  • le 21 novembre 1831 : révolte des canuts à Lyon, dont l’immense majorité vient du quartier de la Croix Rousse.

Les tisserands de soie lyonnais, appelés canuts, s’insurgent contre le salaire minimum. Ils déclarent la grève générale et très vite l’insurrection prend la forme d’une révolte. Le tarif minimum avait été négocié entre les fabricants de soie, les chefs d’atelier et les canuts. Mais une centaine d’entre eux ont refusé de l’appliquer. Les ouvriers se révoltent contre leurs patrons dans tous les quartiers de Lyon. Les soldats se joignent aussi à leur mouvement. Le général Roguet qui gouverne la ville est contraint d’abandonner Lyon aux insurgés. La révolte des canuts sera réprimée dans le sang par le fils du roi Louis-Philippe, le Duc d’Orléans, au mois de décembre.

  • le 21 novembre 1852 : restauration de l’Empire.

Le Sénat convoque les Français aux urnes en organisant un plébiscite sur le rétablissement de l’Empire. Le “oui” l’emporte très majoritairement, mais près de 2 millions d’électeurs se sont abstenus. Le Second Empire sera officiellement proclamé le 2 décembre. Louis-Napoléon Bonaparte deviendra le nouveau souverain des Français sous le nom de Napoléon III

  • le 21 novembre 1892 :scandale de Panama dont Clemenceau, parmi d’autres, fait partie.

En 1892, le scandale de Panama, affaire de corruption, éclate en France. La source se trouve dans le financement de la société de Ferdinand de Lesseps, en charge de percer le canal de Panama. En difficulté financière, l’entreprise fait appel à l’argent public mais certains fonds sont détournés au profit du banquier Jacques de Reinach, qui soudoie journalistes et politiciens. L’entreprise en faillite ruine les épargnants tandis que le 21 novembre 1892 Reinach est retrouvé mort. Beaucoup d’hommes politiques français sont impliqués dans ce scandale, dont Clémenceau.

  • le 21 novembre 1916 : mort d’empereur François-Joseph 1er au château de Schönbrunn.

Le 21 novembre 1916, en pleine guerre mondiale, s’éteint le vieil empereur d’Autriche, François-Joseph 1er (86 ans), après 68 ans de règne et beaucoup de malheurs familiaux.

Son neveu et successeur Charles 1er lui succède et essaie sans tarder de retirer l’Autriche-Hongrie du conflit qui l’entraîne vers sa perte Le vieil empereur décède le 21 novembre 1916, à Vienne. Il entame des négociations secrètes par l’intermédiaire de son épouse Zita, de ses beaux-frères et du pape Benoît XV…

Ces négociations échoueront à cause du plan maçonnique visant à profiter de la première guerre mondiale pour détruire les dernières monarchies catholiques.

Le 3 octobre 2004, Charles 1er est béatifié par Jean Paul II ; extraits de son l’homélie :

« Sa principale préoccupation était de suivre la vocation du chrétien à la sainteté également dans son action politique.” -.”…La mémoire liturgique du Bienheureux Charles est fêtée le 21 octobre, soit la date de son mariage avec la princesse Zita de Bourbon Parme. Ce n’est pas un usage courant dans l’Église qui fête généralement un bienheureux le jour de sa mort ou de sa naissance au ciel. Cette date montre l’attachement de l’Eglise à la sanctification des époux dans le mariage…  »..

Sur son lit de mort, il répéta la devise de toute sa vie :

Je m’engage toujours, en toutes choses, à connaître le plus clairement possible la volonté de Dieu et à la respecter, et cela de la manière la plus parfaite”.

  • le 21 novembre1922 : le Sénat rejette le droit de vote des femmes.
  • le 21 novembre 1991 : Gérard d’Aboville, premier à avoir traversé le Pacifique nord à la rame (10000km).

Après avoir été le premier homme à traverser l’océan Atlantique à la rame et en solitaire, Gérard d’Aboville réitère l’exploit en parcourant l’océan Pacifique nord. Parti le 10 Janvier du Japon, il arrive sur les côtes californiennes. Cette traversée d’environ 10 000 km sur un bateau long de huit mètres lui aura pris 134 jours

  • le 21 novembre 2007 : mise en examen de Jacques Chirac.

L’ancien Président de la République Jacques Chirac est mis en examen pour « détournement de fonds publics » lorsqu’il siégeait à la mairie de Paris.

Les Français rêveraient d’être agressés par des statues…

Dans un entretien accordé à L’Express, Rama Yade, désormais installée à Washington, et visiblement déconnectée des réalités, fait l’apologie du «wokisme».

Elle affirme notamment avoir vécu comme une «micro-agression» de devoir «passer à Paris devant la figure de Colbert, ce grand ennemi de la liberté, dont la statue est devant l’Assemblée nationale». Elle se réjouit également que des mouvements tels que «Black lives matter» et «Me too», profondément «républicains», «redonnent vie à un transatlantisme moribond».

Les Français obligés de baisser les yeux dans les transports, de se méfier des voyous dans la rue, qui évitent de traverse certains quartiers coupe-gorge, rêvent de n’avoir comme seules menaces des statues inoffensives.

Mais pour Rama Yade, ancienne secrétaire d’Etat de Nicolas Sarkozy, «le racisme est partout» en France : contrôle au faciès, violences policières, «privilège blanc».

En France, il vaut mieux être un dauphin qu’un enfant

La même semaine

La loi Gaillot allongeant le délai de l’avortement revient à l’Assemblée nationale.

Et la loi interdisant les animaux sauvages dans les cirques et parcs aquatiques a été votée.

Aucune lignée cellulaire foetale humaine n’a été utilisée dans le développement du vaccin de Valneva

Les lecteurs du Salon beige sont formidables. Voici la réponse du laboratoire Valneva à propos de son vaccin à virus inactivé, qui est une très bonne nouvelle pour les catholiques et ceux qui refusent les produits expérimentaux développés avec des lignées cellulaires issus de foetus humains avortés. La question posée était celle-ci: y a-t-il, à quelque phase que ce soit, utilisation de lignées cellulaires de foetus humain dans ce vaccin? La réponse est non: ni dans la phase de développement, ni dans celle de la production, ni dans celle de l’expérimentation. En outre, il s’agit d’un vrai vaccin, et pas d’un produit expérimental à ARN messager.

page 2 :

Voir ici le lien mentionné.

Journée pour tous les prêtres ce lundi 22 novembre “Au service de la Vie et de la Chasteté”

En ce 40e anniversaire de l’exhortation apostolique Familiaris Consortio, et suite au choc du rapport Sauvé, voilà une journée que l’épiscopat devrait promouvoir activement.

Pour la 12 année. Les prêtres qui sont déjà venus sont les bienvenus, le programme est renouvelé.

  • Témoignages de couples sur la vie conjugale et leur adhésion à Humanae Vitae
  • Jérôme Lejeune, serviteur du Verbe incarné, par Aude Dugast, postulatrice de la cause de canonisation

à Viroflay (78) ; ou bien à distance via Zoom

Détails et programme :

https://fecondite.org/evenements/journee-pretres-lundi-22-novembre/

Il est encore possible de s’inscrire !

Nouvelle manifestation devant la nonciature : toujours pas de dialogue des autorités

De Paix Liturgique :

Nous étions toujours  nombreux, ce samedi 20 novembre, devant la nonciature apostolique.

C’était l’occasion de commenter les dernières nouvelles. La décision prise par le Vicariat du Pape, à Rome, qui interdit la célébration des sacrements traditionnels autres que l’Eucharistie (confession, confirmation, extrême-onction) et qui interdit la célébration du Triduum pascal, avec les cérémonies du jeudi saint, du vendredi saint et de la vigile pascale, a été immédiatement reprise par l’archevêque de Strasbourg, Mgr Ravel. Quels seront les prochains diocèses à prendre ces mesures qui aggravent le motu proprio Traditionis custodes ?

A Paris, Juventus Traditionis est allé déployer une banderole devant l’église Saint-Sulpice, où Mgr Aupetit, archevêque de Paris célébrait la messe des étudiants, le mercredi 10 novembre : « Non à la guerre liturgique ! », et a fait demander à l’archevêque de dialoguer avec eux. Fin de non-recevoir : l’archevêque ne pouvait les entendre ni ce jour-là, ni un autre, car il est très occupé…

Un père à qui ses fils demandent du pain, pour paraphraser saint Matthieu, 9, 10, peut-il avoir le cœur de les traiter par le mépris ? La bonne traduction de Traditionis custodes, nous dit l’abbé de Tanoüarn, est : « Les geôliers de la Tradition »…

Notre-Dame de Chrétienté prépare les 40 ans du pèlerinage de Chartres

En prévision de son 40e anniversaire, en 2022, le site internet de Notre-Dame de Chrétienté fait peau neuve, fortement enrichi dans son contenu et laissant une large part aux photos.

On y trouve notamment une présentation du pèlerinage, son histoire, ses principes, ses bénévoles (rejoindre les équipes soutiens), le motu proprio Summorum Pontificum (celui sur Traditionis custodes – les geôliers de la Tradition comme le dit l’abbé de Tanoüarn – méritant d’être abrogé), une page pédagogique sur la messe traditionnelle, le patrimoine du pèlerinage (homélies, photos, vidéos de formation…), …

Notre-Dame de Chrétienté lance aussi des produits dérivés à son image, qui trouveront toute leur utilité pendant les 3 jours de pèlerinage : ces produits seront déclinés annuellement sous forme de collection limitée. Les pré-ventes seront ouvertes en même temps que les inscriptions, aux Rameaux, et les livraisons assurées par voie postale une semaine avant le pèlerinage.

Le 40e pèlerinage de Paris à Chartres aura lieu les 4, 5 et 6 juin sur le thème Sacré Coeur Espoir et Salut des nations. En attendant, une neuvaine au Sacré Coeur est proposée, du 25 novembre au 3 décembre.

Enfin, pour couronner ce 40e anniversaire, un évènement exceptionnel aura lieu le 8 octobre 2022. Réservez votre date. Pour l’occasion, une bande dessinée en cours de réalisation sera publiée.

C’est arrivé un 20 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 20 novembre : saints du jour français ou de France.
    • St Sylvestre, évêque († entre 520 et 530)

Saint Silvestre, évêque de Chalon sur Saône, monte au Ciel dans la quarante-deuxième année de son sacerdoce, plein de jours et de vertus.

  • le 20 ou le 22 novembre 284 :Dioclétien empereur.

Le 20 novembre 284, Dioclétien accède à la dignité impériale. Cet empereur est originaire d’Illyrie (les rives de l’Adriatique) comme ses prédécesseurs immédiats. Il va restaurer pour un temps la puissance romaine et instaurer un gouvernement original à quatre, la tétrarchie.

  • le 20 novembre 496 : mort du pape saint Gélase 1er.

Voir la chronique du 1er mars.

  • le 20 novembre 1316: Jean Ier meurt, à 5jours, le régent Philippe devient Roi.

Jean Ier de France, dit « le Posthume », Roi de France et Roi de Navarre, était fils posthume de Louis X le Hutin et de Clémence de Hongrie. Né dans la nuit du 14 au 15 novembre 1316, il ne vit que cinq jours. Il est enterré dans la basilique de Saint-Denis. Le comte de Poitiers, alors régent, est proclamé Roi de France sous le nom de Philippe V.

La mort prématurée de Jean Ier amène le premier problème de succession de la dynastie capétienne. Quand Louis X le Hutin, son père, meurt sans fils pour lui succéder, c’est la première fois, depuis Hugues Capet, que la succession de père en fils des Rois de France s’interrompt. On décide alors d’attendre que la reine Clémence, qui était enceinte, mette son enfant au monde. Le frère du Roi, Philippe, est donc chargé de la régence du royaume contre son oncle Charles de Valois. La naissance d’un enfant mâle était donc très attendue pour donner à la France son Roi.

Le problème de succession demeure, quand le nourrisson, proclamé Roi de France sous le nom de Jean Ier, meurt cinq jours après sa naissance. C’est son oncle qui monte alors sur le trône, aux dépens de sa demi-sœur de cinq ans Jeanne, fille de Louis le Hutin et de Marguerite de Bourgogne, en application de la loi salique ou loi de masculinité. Cette loi est aussi une conséquence de la loi de sacralité, car les femmes ne sont pas admises au sacerdoce, or au moment du sacre le Roi de France reçoit les trois ordres : sous diaconat, diaconat et la prêtrise. Ce n’est pas une quelconque incapacité féminine qui est en cause, car elles peuvent gouverner le pays, et le feront souvent, mais un statut religieux.

Rappelons quelle est la loi de sacralité est une des lois fondamentales du Royaume :

Détenteur d’un pouvoir venant de Dieu, par la vertu du sacre à Reims sa personne devient sacrée. Il est oint d’une façon particulière, à la manière d’un évêque. Le rite est réservé au Roi, la reine n’est pas sacrée de la même façon. Il revêt les mêmes vêtements sacerdotaux que les évêques et communie sous les deux espèces, chose réservée à l’époque, aux prêtres. On parle souvent de huitième sacrement pour le sacre des Rois de France. Le Roi est le lieutenant de Dieu ; c’est dire le « tenant lieu » de Dieu sur la terre. Il exerce sa fonction comme un sacerdoce. C’est pourquoi, seuls les Rois de France pouvaient signer : « Louis, Par la grâce de Dieu, Roi de France ». Tous les Rois de France, jusqu’à Louis XVI, ont été sacrés avec l’huile sainte qui servit pour Clovis. Cette onction donne au Roi un sceau religieux indélébile. Il ne peut pas abdiquer. Il n’y a pas d’âge pour être sacré ; Reims n’est pas le lieu obligatoire. Les Rois de France tire aussi de ce sacre leur don de guérir les écrouelles : « le Roi te touche, Dieu te guérit ».

Cette prééminence de la personne du Roi de France sur tous les autres souverains chrétiens a été rappelée par maints et maints écrits des Papes, et manifestée diplomatiquement par la prééminence des ambassadeurs de France (qui marchaient un mètre en avant) sur ceux des autres nations pendant de long siècle.

A la base de cette loi, se trouve l’idée religieuse que tout pouvoir vient de Dieu (Saint Paul « Epitre aux Romains XIII-1). Il n’y a pas de souveraineté qui ne procède de Dieu. La source de tout pouvoir temporel est en Dieu. Ce n’est pas la royauté qui est d’institution divine, mais le pouvoir. La royauté franque, par le baptême de Clovis, a officiellement reconnue qu’elle recevait ce pouvoir de Dieu. Depuis, les Rois de France ont toujours eu une double mission temporelle et spirituelle. Rien n’empêche le système républicain actuel de se « convertir » et de fonder ses structure sur la même réalité spirituelle. Avant la France, seuls les celtes et le peuple juif avaient cette conception du pouvoir politique. Il y a donc bien une conception religieuse du pouvoir en France qui a prévalue jusqu’après la révolution.

Cette loi de masculinité, une conséquence de la loi de sacralité, est aussi appliquée en 1322, le Roi Philippe le Long n’a que des filles, c’est son frère Charles IV qui devient Roi ; en 1328 quand ce dernier meurt sa fille est aussi écartée du pouvoir. Mais la loi écarte aussi les hommes descendants des Rois de France par les femmes ; c’est pourquoi Edouard III d’Angleterre ne pourra jamais être Roi de France et commencera la guerre de 100 ans.

  • le 20 novembre 1687:mort d’Olivier Charbonneau.

Olivier Charbonneau, né vers 1613, pionnier de la Ville-Marie (Montréal) et le premier à s’installer sur l’Île Jésus. En effet, dans l’espoir d’un avenir meilleur, il décide avec son épouse et sa fille, de se rendre en Nouvelle-France et embarque sur le Saint-André. Par la suite, la famille s’installe sur l’île de Jésus et le 29 octobre 1675, il obtient la première concession de terre sur ce territoire. Il meurt le 20 novembre 1687 à la Pointe-aux-Trembles.

  • le 20 novembre 1753:naissance de Louis-Alexandre Berthier.

Le 20 novembre 1753 naît Louis-Alexandre Berthier, à Versailles. Destiné à une carrière militaire, il obtient le grade de colonel lors de la Guerre d’indépendance américaine. Il devient plus tard l’un des généraux de Napoléon Bonaparte, qui le nomme ministre de la Guerre sous le Consulat et Maréchal de France en 1804. Après avoir obtenu la principauté de Neuchâtel en 1806, et celle de Wagram en 1809, il meurt le 1er juin 1815.

Major général de la Grande Armée, Berthier participe à toutes les campagnes de l’Empire sans jamais toutefois assurer de commandement sur le champ de bataille, il est pour l’Empereur plus qu’un vaillant soldat ; c’est un ami fidèle et obéissant dont les capacités d’organisation sont précieuses à l’Empereur. Chef d’état-major de la Grande armée en Russie, en Allemagne, en France, c’est lui qui transmet les ordres de Napoléon, veille à leur bonne exécution, surveille le ravitaillement et les services annexes, collecte les renseignements, etc. Il réorganise entièrement le service d’état-major. Rentré chez sa famille à Bamberg, il y meurt défenestré (accident, suicide,) le 1er juin 1815. Sa mort survenue peu avant la bataille de Waterloo affecte Napoléon qui dira de lui : « Nul autre n’eût pu le remplacer. »

  • le 20 novembre 1759:défaite de la flotte française face aux Anglais, « Bataille des Cardinaux »

Le 20 novembre 1759, la Royal Navy remporte l’une de ses plus grandes victoires lors de la Guerre de Sept ans, en battant l’escadre de Brest dans la bataille des Cardinaux. La marine française, déjà très affaiblie en raison du manque d’argent et de différentes épidémies, est facilement battue par la flotte britannique, et subit de très larges pertes dans la baie de Quiberon, incapable de disputer la maîtrise des mers aux Anglais. La “Guerre de sept ans”, qui oppose la France, la Russie et l’Autriche à l’Angleterre et la Prusse a débuté en 1756.

  • le 20 novembre 1761 : naissance de Francesco SaverioCastiglioni, futur, pape Pie VIII.
  • le 20 novembre 1807 : la France envahit le Portugal.
  • le 20 novembre 1815 :Traité de Paris et fin de l’Empire.

Le traité de Paris, du 20 novembre 1815, sanctionne le retour de Napoléon de l’île d’Elbe et sa défaite à Waterloo…Tremblants de frayeur rétrospective, les Alliés se montrent beaucoup plus durs dans la renégociation du traité avec la France. Celle-ci perd des terres qui étaient siennes depuis longtemps. Notamment le duché de Bouillon, Philippeville, Marienbourg, Sarrelouis et Sarrebrück, Landau, le pays de Gex et la Savoie. Elle doit aussi payer une indemnité de 700 millions de francs et subir l’occupation étrangère pendant trois ans.

Le gouvernement de Louis XVIII applique néanmoins à la lettre les termes du traité, ce qui lui vaut de réintégrer le concert des nations européennes trois ans plus tard. Quant à l’empereur déchu, il échange la principauté tranquille de l’île d’Elbe contre la prison lugubre de Sainte-Hélène.

  • le 20 novembre 1845 : Bataille de la Vuelta de Obligado.

Les marines française et anglaise écrasent la flotte de Rosas, le dictateur argentin, à la bataille de la Vuelta de Obligado. Les flottes se livrent à un combat naval sur le fleuve Parana, dans la région de Buenos Aires, une fois bloqué le port de la ville. L’Argentine de Juan Manuel de Rosas est facilement vaincue par les alliés européens qui établissent un blocus jusqu’en 1848.

  • le 20 novembre 1873: naissance du septennat déjà en catimini.

Le 20 novembre 1873, en France, l’Assemblée nationale vote une loi qui confie la Présidence de la République au maréchal de Mac-Mahon pour sept ans. Cette mesure prise à titre conservatoire sera appelée à durer… 127 ans…

  • le 20 novembre 1907 :naissance d’Henri-Georges Clouzot.

Henri-Georges Clouzot naît à Niort le 20 novembre 1907. À la fois réalisateur, scénariste, dialoguiste et producteur, il est très connu pour ses thrillers comme le Salaire de la peur ou les Diaboliques. Il est l’un des trois seuls réalisateurs, avec Robert Altman et Michelangelo Antonioni, à avoir reçu le Lion d’or, la Palme d’or et l’Ours d’or.

  • le 20 novembre 1917 :début de la bataille de Cambrai.

Les forces britanniques affrontent l’armée allemande à proximité de la commune de Cambrai. La ville du Nord-Pas-de-Calais est, à l’époque, un point clé pour le ravitaillement de la position Siegfried, partie intégrante de la ligne Hindenburg. Les combats s’achèvent le 7 décembre sur une impasse. Pour la première fois, les Britanniques font usage en masse de leurs chars d’assaut, les Mark IV.

  • le 20 novembre 1942 : arrestation du général Weygand.

Les Allemands arrêtent le général, à qui l’on doit la reconstruction de l’armée française en Afrique du Nord. Les Américains le libèrent le 5 mai 1945 ; mais il est aussitôt arrêté le 7 à Lindau, par le général de Lattre de Tassigny sur ordre de De Gaulle, qui le fait incarcérer. Le général Weygand attendra jusqu’au 6 mai 1948 une ordonnance de non-lieu qui le libère.

A sa mort De Gaulle lui refuse les Invalides…

  • le 20 novembre 1953Dien Biên Phu.

Dans le cadre de “l’opération Castor”, 2 bataillons de parachutistes français des commandants Bigeard et Bréchignac et s’emparent de Dien Biên Phu. L’objectif était d’attirer le corps de bataille Viet et de le détruire par une bataille classique, comme l’armée française l’avait brillamment réussi peu de temps avant.

  • le 20 novembre 1971 : le MLF fait défiler 3000 femmes à Paris pour l’avortement et la contraception libres et gratuits.
  • le 20 novembre 2012 : les cendres du général Bigeard sont transférées “au milieu de ses soldats” au mémorial des Guerres d’Indochine de Fréjus (Var).

Commentaires : on peut aimer ou détester cet homme qui a servi la France toute sa vie comme soldat ou comme homme politique ; on ne peut pas rester indifférent. Etant donné le tombereau d’insultes déversées par la gauche lors de sa mort le général Bigeard mérite de recevoir l’hommage de tous les vrais patriotes.

Violence dans l’islam et contextualisation : dialogue asynchrone avec Islamologues-de-France

Un article récent du Salon beige, intitulé « L’islam, les juifs, l’égorgement et le talent arabo-musulman pour la négation du réel » avait fait appel, à fins de démonstration, à plusieurs sources complémentaires, dont un article publié en 2016 par le site islamologues-de-france.com. Cet article de 2016 corrigeait Michel Onfray qui

« aurait décelé une sourate qui vous explique qu’il faut égorger des juifs ». 

L’article du Salon beige a, de façon un peu inattendue mais néanmoins intéressante, provoqué une réaction du-dit site islamologues-de-France. L’occasion nous a donc paru excellente d’avancer dans un dialogue, même asynchrone, pour affiner notre compréhension des rapports entre islam et violence, d’autant plus que ce site nous apprenait que l’article de 2016 n’était qu’un sous-ensemble d’un livret plus détaillé :

« il semble que votre auteur n’a pas saisi que l’article sur notre site n’était qu’un chapitre d’une analyse bien plus longue (à télécharger gratuitement ici : https://www.islamologues-de-france.com/produit/ebook-le-coran-lislam-michel-onfray/) ».

Le courriel envoyé par islamologues-de-France a, il faut le reconnaître, beaucoup insisté sur les incapacités et insuffisances supposées de l’auteur de l’article du Salon beige : références jugées inexistantes [en réalité, incluses dans un autre article du Salon beige cité dans le nouvel article] ; incapacité à démêler antisémitisme et antisionisme [avouons n’avoir pas bien compris quelle application de cette distinction pouvait être faite pour cette analyse ; ou alors faudrait-il comprendre que l’antisionisme légitime toute violence ? ] ; « bêtise inouïe » d’affirmer que le CFCM aurait inventé le hadith suivant « Celui qui fait du mal injustement à un juif ou à un chrétien me trouvera en adversaire le jour du jugement dernier» et promesse de le démontrer dans le livret cité en référence ; manque de jugement enfin car « ce qui est bien le plus risible est qu’il utilise l’acte de quelques terroristes musulmans pour prouver que l’égorgement fait partie de l’islam. C’est comme si nous disions que rouler en état d’ivresse fait partie de la législation française, car il y a certains conducteurs qui roulent en état d’ivresse » ; le tout enrobé dans un aveuglement par la haine.

Ceci étant, la tonalité générale du message n’était pas antipathique.

Partons donc à la découverte de l’opuscule de 28 pages dont la lecture nous était recommandée. Il se présente comme une contre-argumentation opposée aux affirmations de M.Onfray qui sont rappelées :

« Émerveillé, le public applaudit à nouveau chaleureusement le philosophe éclairé qui, fier comme un pou, cite alors une série de versets qui prouveraient que le Coran incite à tuer les non- musulmans : « Exterminez les incrédules jusqu’au dernier », « Frappez-les sur leurs cous, frappez-les aux jointures », « Ce n’est pas vous qui les avez tués, mais Dieu les a tués », « Combattez jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition », « Ô Prophète encourage les croyants au combat » ».

Notre commentaire de l’opuscule s’organisera autour de deux parties :

  • L’examen du reproche général de manque de contextualisation porté par islamologues-de-France dans la prise en compte de certains versets du Coran et sa pertinence. Rappelons que la contextualisation est l’action de mettre en relation une action, un fait avec les circonstances historiques, sociales… dans lesquelles ils se sont produits.
  • Quelques remarques plus générales sur l’islam tel qu’il apparaît dans l’ensemble du document.

Critique majeure : M.Onfray ne contextualiserait pas les citations extraites du Coran. Trois exemples sont fournis dans le texte :

Premier exemple à propos de la sourate 8 : « Frappez-les sur leurs cous, frappez-les aux jointures » (8, 12). Les auteurs rappellent que cet extrait est issu de la sourate n°8, appelé « Le Butin » :

« L’ensemble des versets abordés par Michel Onfray pour décrire la religion musulmane comme belliqueuse, barbare et cruelle s’avèrent tous révélés dans des situations spécifiques de combat. En effet, la sourate ‘Le Butin’ fut révélée durant l’événement historique de Badr où les musulmans obtinrent leur premier butin de guerre après un combat féroce contre les polythéistes arabes. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la sourate s’intitule ‘Le Butin’… Avec seulement 300 hommes et 70 chameaux, les musulmans furent confrontés à l’armée polythéiste de Qoreych qui comptait plus de 1000 combattants avec 200 chevaux.  Malgré  leur  petit  nombre,  Allah  leur promit la victoire en les assistant durant le combat par des anges ».

Qu’est-ce qui, d’après cette même sourate, avait provoqué ce combat ? Regardons les deux versets suivants :

Il faudrait donc avec bonne volonté [pourquoi pas ?] interpréter alors ces trois versets (12 à 14) un peu comme on lit certains livres de l’Ancien Testament. Citons par exemple la bataille de Josué face aux armées de différents rois des alentours qui

« entrèrent en campagne avec toutes leurs armées, peuple innombrable comme le sable du littoral… Le Seigneur dit à Josué « Ne les crains pas, car demain, à cette heure-ci, je les jetterai là, tout pantelants devant Israël. … Le Seigneur les livra aux mains d’Israël qui les battit et les poursuivit jusqu’à Sidon-la-Grande, aux eaux de Masréphot et au val de Mispa vers l’orient. Il les frappa jusqu’à ce qu’il n’en restât plus un seul ». (Josué, 11, 1-8).

Nous ne nous lancerons pas ici dans une grande comparaison exégétique entre Bible et Coran. Nous nous contenterons de rappeler que le Livre de Josué a été écrit plus d’un millénaire avant le Coran ; qu’entre ces deux dates avait eu lieu la vie du Christ et la rédaction des Evangiles annonçant « la Bonne Nouvelle » ; que la Bible se présente comme un récit et le Coran comme une longue liste d’aphorismes en mode Commandements ; que les récits de bataille dans l’Ancien Testament (comme l’extrait ci-dessus du Livre de Josué) sont rédigés au passé alors que les aphorismes coraniques sont au présent et peuvent donc être crédités d’un sens impératif.

Deuxième exemple à propos de la sourate 2 : la citation « Exterminez les incrédules jusqu’au dernier » est rapportée aux versets 190 et 191 de la sourate 2 (dite de « La Vache » ; les noms des sourates sont un peu énigmatiques mais on pourrait sans doute trouver des informations pour les contextualiser…).

Là encore, islamologues-de-France plaide pour la contextualisation :

« En isolant le verset de son contexte, on peut faire croire aux personnes non instruites qu’il s’agit d’un appel au carnage. Or, le lecteur qui maitrise des notions de base de l’histoire islamique connaîtra bien entendu la période qui est traitée dans ce passage. Après que le Prophète  et ses compagnons furent persécutés à la Mecque par les polythéistes, ils émigrèrent à Médin pour pouvoir pratiquer librement leur religion. Avant leur émigration (Hijra) de la Mecque, les musulmans furent ordonnés de patienter, de s’abstenir et de ne pas s’engager dans un combat avec l’ennemi. Mais à Médine les choses changèrent. Ayant obtenu suffisamment de force pour pouvoir repousser  les agressions polythéistes, Allah  leur accorda la permission de se défendre, comme dans les sourates ‘Le Pèlerinage’ et ‘La Vache’ qui appellent les musulmans à combattre « ceux qui vous combattent », c.-à-d. les hommes polythéistes qui cherchent à les tuer. »

Troisième exemple à propos de la sourate 9  (« le désaveu » ou « le repentir ») et son verset 5 :

A nouveau, l’auteur du livret argue d’un contexte d’hostilité et de guerre après une période de quatre mois de trêve conclue lors de l’arrivée de Mahomet à Médine.

A partir de ces trois exemples, contextualisons à notre tour un peu ces citations en les rapprochant d’autres versets proches dans les mêmes sourates :

Pour ce qui concerne la sourate 8, sautons légèrement du verset 14 aux versets 38 et 39.

Même avec beaucoup de bonne volonté, on a l’impression d’avoir dépassé le cadre historique précis, daté soulevé par nos contradicteurs et d’être entré en quelque sorte en phase de généralisation (« à l’exemple de leurs devanciers »).

Pour ce qui concerne la sourate 2, juste après le verset 191 contextualisable, on remarque ce verset 196 qui parle de l’Umra [Pratique rituelle de l’Islam. La ‘umra est une forme de pèlerinage à la ville sainte de La Mecque, elle est aussi appelée petit pèlerinage de façon à la différencier du Hajj, le grand pèlerinage, l’un des cinq piliers de l’Islam.]

Or, aussi loin que nous sachions, ce pèlerinage, présenté seulement cinq versets après celui sur le fait de tuer les mécréants, est toujours d’actualité. Il serait donc lui décontextualisé et à portée générale et pas le contenu du verset 191 qui le précède juste ?

Pour ce qui concerne la sourate 9, nous avons vu que le verset 5 doit être contextualisé et réservé à l’année d’installation à Médine. Mais alors pourquoi l’auteur donne-t-il au verset 6 (même sourate, bien sûr) une portée universelle

« Le verset d’après ne fait que confirmer que l’islam est une religion de clémence et d’indulgence : « Et si l’un des associateurs te demande asile, accorde-le- lui, afin qu’il entende la parole d’Allah, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. Car ce sont des gens qui ne savent pas. » [9/6] » ?

On voit donc que l’argument de la contextualisation ne peut exonérer le texte coranique d’une portée universelle.

D’autant plus que nous pouvons ajouter un élément supplémentaire concernant la violence de l’islam en reprenant une autre argumentation de fond de l’opuscule concernant cette fois la sourate 4 (« Les femmes »). On y traite beaucoup d’hypocrites en particulier dans les versets 88 et 89 et la justification apportée à la violence à leur égard est encore liée à la notion de « situation de guerre ».

Les hypocrites ici décrits, explique le livret, seraient des mécréants qui se font passer pour des musulmans afin de mieux pouvoir combattre l’islam. Et le texte de préciser encore :

« Les hypocrites ne pouvaient donc pas être pris comme alliés, car ils constituaient, en tant qu’ennemi intérieur, la plus grande menace pour les musulmans. Voilà pourquoi le verset mentionne que s’ils tournent le dos (c.-à-d. s’ils se détournent de la Hijra [l’émigration conseillée au musulman qui vit dans un pays où il ne peut pas pratiquer son culte librement]), les musulmans ont ordre de les tuer… Le Créateur parle clairement du sujet des hypocrites dans une situation de guerre ».

Mais qu’est-ce qui crée cette situation de guerre légitimant ainsi la violence à l’égard des hypocrites ? C’est simplement le fait de ne plus suivre l’obligation islamique. Voilà une définition bien large. On retrouve d’ailleurs un raisonnement assez identique deux versets plus loin de la même sourate :

Ajoutons encore pour faire bonne mesure cette note très intéressante de bas de page de l’opuscule  (note n°30) à propos de ces hypocrites de la catégorie susceptible d’être tuée :

« Ce type de personnes existe jusqu’à nos jours et est actuellement très en vogue auprès des autorités françaises qui les exploitent dans leur politique de l’acculturation des musulmans. Le rôle de ces hypocrites est de calomnier, stigmatiser et diaboliser les musulmans non assimilés à la culture et aux « valeurs » républicaines. Sous couvert d’une prétendue égalité, ils mettent tout en œuvre pour que les musulmans se convertissent, tout comme eux, à la laïcité. C’est d’ailleurs une des caractéristiques types des hypocrites mentionnées dans le verset suivant : « Ils aimeraient vous voir mécréants,  comme ils ont mécru : alors vous seriez tous égaux ! » [4/89] ».

Où l’on comprend, en clair, que tous les soi-disant islamophobes pourraient bien relever de la jurisprudence du verset 89 !

Deuxième partie du commentaire : ce que ce document nous dit de l’islam en général et qui paraît bien inquiétant pour la France.

Une partie du texte est consacrée à une hagiographie de Mahomet :

« Mohammed,  le  dernier  des  messagers, fut loin d’être la personne belliqueuse et vengeresse que tentent de nous faire croire les  islamophobes. Il fut un homme honnête, juste et clément qui pardonna à celui qui lui fit du mal et à ceux qui tentèrent de l’assassiner. Jamais ne s’est-il, hors combat, comporté de façon violente, comme l’en témoigna son épouse Aicha. Chez beaucoup d’érudits, une lecture objective de la vie du Prophète aboutit à la conclusion qu’il fut l’exemple le plus parfait à ne jamais avoir foulé la surface de la terre… Il participait aux tâches ménagères, il recousait ses vêtements, réparait ses chaussures et fit la course avec son épouse. Voici comment se comportait l’exemple de tous les musulmans envers les femmes…  La  demeure  du  Prophète, ses vêtements et sa nourriture étaient caractérisés par une rare simplicité. Il fut pauvre à tel point qu’il ne possédait souvent plus de nourriture pour cuisinier et cela parfois durant plusieurs mois d’affilée. Reconnaissants envers son Seigneur, lui et son épouse se contentaient alors de manger des dattes avec de l’eau. Bien qu’il vécût dans l’indigence, il fut l’homme le plus doux, patient et généreux parmi les Arabes, le peuple le plus connu pour sa générosité ».

Sans doute pourrions-nous recommander aux islamologues-de-France une légère contextualisation de la personne de Mahomet…

Summum de la démonstration qui, bien sûr, jette comme un léger doute sur la crédibilité de l’ensemble :

« Parmi les nombreuses calomnies de Michel Onfray à l’égard de la religion musulmane, se trouve encore son accusation de « religion misogyne ». Y a-t-il une calomnie plus ignoble que celle-ci ? Onfray ignore-t-il réellement que le Prophète  a dit: « Les femmes sont les égaux des hommes. »? ».

Vient ensuite un passage sur le vivre ensemble en islam et c’est là que naît véritablement l’inquiétude. Car, dans tout le texte, comme on le sait bien sûr mais c’est ici démontré avec clarté, l’islam est présenté comme une société beaucoup plus qu’une religion :

« En Occident, les gens ont du mal à se faire une idée de la généralité et de l’universalité de l’islam et, de là, ne comprennent pas qu’il puisse diriger la vie des individus et des sociétés dans leur totalité. L’islam est une religion parachevée qui aborde tous les sujets dont a besoin l’être humain : Tawhid, adoration, croyance, Histoire, récits des prophètes, sagesse, gouvernance, lois, transactions, sciences, relations sociales, mœurs, etc. Ainsi, les musulmans possèdent une religion qui leur enseigne aussi bien comment manger que comment diriger des nations. L’islam est une religion qui prône une société juste avec une gouvernance saine et un système social et économique équitable ».

Avec, là encore, une petite note de bas de page (n°52) bien révélatrice :

« Qui sait, peut-être une réforme de la laïcité doit être envisagée avec l’introduction de valeurs islamiques au sein des constitutions occidentales. Les sociétés séculaires pourront ainsi se défaire de leur épouvantable système politique qui permet la montée de racisme, islamophobie, antisémitisme, etc »

Et de cette société se dégagent tout à la fois une impression belliqueuse et une mentalité (paranoïaque ?) d’assiégés.

  • A preuve, cet extrait du texte : « Si l’islam ne possédait pas de manière légiférée et contrôlée pour défendre les peuples, territoires et intérêts de ses adhérents, il s’agirait d’une religion incohérente caractérisée par une déficience inhérente, car les musulmans pourront alors être persécutés et exterminés à tout moment. »
  • A preuve, cet autre extrait, assez savoureux : « L’exposition du Coran présentée par Onfray n’est qu’une incitation à la haine dans laquelle il a voulu perpétuer le mythe qui veut que l’islam approuve et encourage l’usage de la violence aveugle de manière totalement non-légiférée» ! On comprend que pour la violence légiférée, pas de problème ! Cela nous rappelle ce jeune imam qui était contre la mise à mort de l’apostat, précisant « de façon injuste ».
  • A preuve, cette obsession du «pacte » (mot cité 23 fois), mais aussi de la bataille (cité 25 fois), de la guerre (cité 46 fois) et du combat (« combat » ou « combattre » ou « combattant », cité 90 fois.
  • A preuve, cette critique quasi-naïve faite dans le courriel au précédent article du Salon beige, se moquant d’une origine du cri « Allah Akbar » jugée erronée : « si l’auteur avait pris 5 minutes pour effectuer une petite vérification, il aurait su que le cri avait été lancé dans toutes les batailles précédentes»
  • A preuve, cet autre extrait du livret : : « C’est avec un zèle ardent que Michel Onfray s’oppose au fait que les musulmans ont un livre sacré qui leur permet de se défendre contre les agresseurs non-musulmans. Il préférait voir les musulmans non- laïcisés se faire massacrer sans offrir la moindre résistance aux invasions occidentales. Voilà pourquoi Onfray s’enflamme en lisant ce type de versets. Sans résistance armée, les armées séculaires de l’Occident peuvent facilement envahir des pays musulmans, maintenir leur occupation militaire, massacrer la population indigène et exploiter les richesses naturelles. C’est d’ailleurs ainsi que la sainte laïcité, tant promue par Onfray, s’est instaurée de fil en aiguille en terre musulmane au long des derniers siècles…»

Le lecteur aura remarqué que nous n’avons pas pris parti sur une question qui est pourtant de fond et discutée : le Coran, texte incréé, révélé, peut-il contenir des prescriptions circonstancielles strictement liées à la vie de celui qui en aura été le messager ? Nous avouons attendre avec une certaine impatience les commentaires additionnels d’islamologues-de-France.

Il restera aussi la question du réel : comment expliquer si cette religion est si bienveillante et tolérante que tant d’assassins déclarent agir en son nom ? Serait-ce un manque de capacité à la contextualisation ?

Et puis, terminons par une déception : nous n’avons pas trouvé dans le livret l’origine du fameux haddith utilisé par le CFCM.

Rome interdit la messe St Pie V pour le Triduum et les évêques se déresponsabilisent à Lourdes

Le Vatican interdit la célébration du Triduum Pascal dans la forme extraordinaire du rite au sein du diocèse de Rome, dans le même temps les évêques de France se sont réunis à Lourdes où ils ont décidé à la majorité de reconnaitre la responsabilité institutionnelle de l’Eglise et le caractère systématique des abus sexuels.

Pour en parler dans ce Club des Hommes en Noir : le docteur Philippe de Labriolle, les abbés Benoit, Barthe et Tanouärn, sous la direction de Philippe Maxence.

Cry Macho de Clint Eastwood

De Bruno de Seguins Pazzis :

Texas, 1979. Mike Milo est une ancienne star de rodéo, devenu éleveur de chevaux après une grave blessure. Alors qu’il vient d’être remercié par le patron du ranch où il travaille, il est recontacté par Howard Polk un ancien patron. Celui-ci lui demande de se rendre au Mexique pour ramener son jeune fils Rafael qui vit là-bas avec sa mère alcoolique. Un long et mouvementé voyage l’attend… Avec : Clint  Eastwood (Mike Milo), Dwight Yoakam (Howard Polk), Minett (Rafael « Rafo » Polk), Natalia Traven (Marta), Horacio Garcia Rojas (Aurelio), Fernanda Urrejola (Leta, l’ex épouse de Hoxard Polk). Daniel V. Graulau (le douanier mexicain), Amber Lynn Ashley, Brytnee Ratledge et Alexandra Ruddy (les filles hyppies), Jorge-Luis Pallo (le sherif adjoint), Rocko Reyes (le capitaine Garcia), Paul Lincoln Alayo (le sergent Perez). Scénario : Nick Schenk et N. Richard Nash, d’après le roman « Cry Macho » de N. Richard Nash. Directeur de la photographie : Ben Davis. Musique : Mark Mancina.

Le cycle de la rédemption… Le thème de la rédemption est présent dans une grande partie de la filmographie de Clint Eastwood mais trois films, du moins jusqu’à ce jour, constituent indubitablement un cycle qui lui est spécialement consacré, Gran Torino (2008), La Mule (2018) et Cry Macho (2021). Il est d’ailleurs intéressant de noter avant d’aller plus loin dans ce qui justifie cette affirmation que dès 1988, Clint Eastwood montre un intérêt pour adapter a cinéma, « Cry Macho » le roman de N. Richard Nash, mais il est à cet époque engagé dans d’autres projets. En 1991, le tournage d’une adaptation est entrepris, mais le film ne sera jamais achevé. Et donc, en octobre 2020, Clint Eastwood reprend le projet comme producteur, réalisateur et interprète du rôle principal. Il se base sur le scénario original écrit par N. Richard Nash lui-même et qui, à l’époque, n’avait intéressé aucun studio. N. Richard Nash étant décédé entre temps en 2000, Clint Eastwood fait retravailler le scénario par Nick Schenk, qui a déjà collaboré avec lui pour Gran Torino et La Mule. Ainsi le lien entre les différents films est déjà bien établi !

Répétitions thématiques

Suggérons, sans exhaustivité car ceci nous amènerait à écrire un ouvrage important, quelques parentés visuelles ou scénaristiques entre ces trois oeuvres. Immédiatement après la séquence d’ouverture et avant son départ en voiture pour le Mexique, un plan nous montre Mike Milo assis au crépuscule sur une chaise longue devant sa maison. Ce plan nous renvoie directement à Walt Kowalski, le héros de Gran Torino se balançant sur son fauteuil sur le pas de la porte de sa modeste demeure.

Mike Milo comme Walt Kowalski et comme Earl Stone, personnage central de La Mule, sont des hommes murs, avancés en âge et relégués en marge de la société pour des raisons diverses. Ils ont tous les trois un passé lourd qu’ils portent non sans un certain désabusement, mais surtout avec un regret que l’histoire qu’ils vont vivre va leur permettre de transformer en contrition. Dans Gran Torino, Walt Kowalski va « confesser » sa faute à Thao, le jeune voisin Hmong. Ici, dans Cry Macho, Clint Eastwood nous sert une « confession » très comparable de Mike au jeune Rafo dans une séquence centrale, splendide et d’une simplicité fulgurante,  qui se déroule dans un petit sanctuaire dédié à la Vierge Marie.

Le « road movie » initiatique que vivent Mike (un chemin de rédemption) et Rafo (un chemin de l’adolescence vers une majorité) est à mettre en parallèle avec celui de La Mule mais aussi avec la relation que connaissent Walt Kowalski et Thao dans Gran Torino.

Il n’y a également pas beaucoup d’effort à faire pour faire un parallèle entre les séquences qui ont lieu à Mexico dans Cry Macho et celles qui se déroulent également au Mexique chez le chef du cartel de la drogue dans La Mule.

Enfin, les trois films, chacun d’une manière on ne peut plus originale, traitent de l’importance de l’amour conjugal et filial, de la famille, de la transmission, du temps qui passe et de la vieillesse.

Autoportraits

Cet angle d’approche de l’analyse de Cry Macho nous amène à nous interroger sur l’intérêt qu’il y a à raconter toujours la même histoire ou presque. Considérons d’abord  que les grands réalisateurs de cinéma comme les grands artistes dans les autres disciplines, racontent la plus part du temps toujours la même chose. Ici, ce qui vient se greffer en plus, c’est que Clint Eastwood se met lui-même en scène dans ces trois films. Il n’est donc pas stupide de supposer qu’il utilise les personnages de Walt Kowalski, Earl Stone et Mike Milo pour porter un regard sur sa propre vie, imprimant une allure métaphorique à ces trois films, se questionnant sur l’époque, sur le temps et sur ses fautes, le faisant devenir du même coup ses films les plus personnels. Réalisons qu’il a 78 ans lors de la sortie de Gran Torino, 88 ans lors de celle de La Mule et qu’aujourd’hui il en a 91 !

Sur l’époque, dans ces trois films,  Clint Eastwood observe et jette un regard critique (sur l’immigration et la crise économique dans Gran Torino, sur la violence, la drogue et leurs ravages dans La Mule et Cry Macho).

Sur le temps, celui qui passe, il l’évoque au travers de ces trois personnages dont l’avenir est derrière eux.

Sur ses fautes, le cinéaste n’a évidemment ni crime comme dans GranTorino, ni quelconque forfait à se reprocher ni à avouer, mais certainement des épreuves plus ou moins douloureuses, des regrets à cicatriser. Ainsi, ces trois films ont une allure de catharsis.

Ce qui par contre différencie Cry Macho, C’est une approche mélodramatique et sentimentale sensiblement plus prononcée et un final plus optimiste que les fins dramatiques et radicales des deux opus précédents. Souvenons-nous de Walt qui s’offre en sacrifice dans Gran Torino et  de Earl qui n’assure pas sa défense au tribunal pour se laisser enfermer en prison dans La Mule, un final offrant au spectateur  un magnifique dernier plan général du jardin de la prison montrant Earl qui traverse l’écran du coin supérieur à droite au coin inférieur à gauche avant de disparaître hors-champ. Image qui pouvait laisser penser que Clint Eastwood ne réapparaîtrait plus à l’écran, mais seulement derrière la caméra. Il n’en a rien été et fort heureusement car le cinéaste est toujours un grand comédien, ici dans les sommets de son art. 

Un aboutissement dans l’art de la mise en scène et dans l’esthétique

Le cinéaste est également toujours au sommet de son art de la mise en scène qui se fait d’une discrétion impressionnante, s’effaçant devant le fond pour le servir du mieux possible. Le découpage est ferme, ne laissant la place à aucun plan inutile. Le premier quart d’heure du film qui plante le décor et l’intrigue est d’une concision remarquable, exigeant une attention particulière du spectateur et lui indiquant qu’il n’est pas là pour un simple divertissement au demeurant parfaitement réglé tout du long avec un dosage subtil des rebondissements. Cette mise en scène virtuose est servie par la très belle photographie du britannique Ben Davis (Three Billboards : les panneaux de la vengeance de Martin McDonagh en 2017) qui passe avec une aisance remarquable de plans aux tonalités crépusculaires à ceux d’une grande luminosité. Nous sommes face à un équilibre parfait qui permet d’atteindre un très large public avec un divertissement de grande qualité qui procure de l’émotion et permet une réflexion.

Toujours aussi américain, intelligent  et sensible, Clint Eastwood nous livre ici un troisième testament cette fois-ci plus mélancolique et plus tendre.

Bruno de Seguins Pazzis

Sables d’Olonne : les laïcistes en guerre contre une statue de saint Michel archange

Suite à une plainte des laïcards de la Fédération de Vendée de la Libre Pensée contre la mairie, le rapporteur public a préconisé au tribunal administratif de Nantes, jeudi 18 novembre, d’ordonner à la ville des Sables d’Olonne de démonter la statue de Saint-Michel qu’elle avait fait installer sur le parvis de l’église éponyme suite à la destruction de l’école Saint-Elme (ex-Saint-Michel).

Pour sa défense, la commune met en avant la « pluralité de significations » de cette statue : Saint-Michel est « le saint patron des troupes aéroportées ». Un « détachement de parachutistes » avait d’ailleurs été convié lors de l’inauguration de la statue en octobre 2018.

L’avocat de la commune, Me Vincent Horeau, a déclaré :

« Jusqu’où va-t-on aller ? La Fédération de la Libre Pensée ne s’attaque plus seulement aux statues, mais désormais aussi à leurs socles »

L’association avait déjà attaqué en justice la crèche de Noël installée dans le hall du conseil départemental de la Vendée.

« Cette statue a été installée dans le quartier Saint-Michel, que tous les Sablais connaissent, à côté de l’auditorium Saint-Michel, sur la place Saint-Michel, qui est le parvis de l’église éponyme ».

« C’est un symbole local important, et en aucun cas un acte de prosélytisme de la commune. »

L’avocat a considéré que la place Saint-Michel constitue bel et bien une « dépendance » de l’église Saint-Michel, et que la statue peut donc être légalement installée sur son parvis.

Le maire Yannick Moreau ne semble pas intimidé :

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