Bonnes nouvelles pour la famille
Les bonnes nouvelles de Luca Volontè :
Vie
- Irlande. Une représentation bipartisane de parlementaires présente un projet de loi, le projet de loi 2021 sur le soulagement de la douleur fœtale, afin de garantir les soins aux enfants qui survivent à un avortement.
- Royaume-Uni. Le gouvernement devra répondre devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, des politiques qui ont libéralisé l’avortement y compris les avortements également pharmacologiques. Traduire Downing Street en justice est une “préoccupation chrétienne”..
- Canada. Près d’une caserne de pompiers à Strathmore, en Alberta, le premier “berceau pour la vie” a été inauguré. Les “lits de camp pour la vie”, très populaires en Italie et aux États-Unis d’Amérique, constituent un environnement sûr et climatisé pour accueillir les bébés que les parents refusent d’accepter. Lorsque le bébé est placé à l’intérieur, une alarme se déclenche et le personnel d’urgence récupère immédiatement le bébé.
- États-Unis d’Amérique. Le feu vert donné par la Federal Drug Administration aux cliniques pour la distribution de pilules abortives par courrier n’aura aucun effet au Texas, où l’achat et la vente de“pilules tueuses” sont interdits.
- États-Unis d’Amérique. Le sénateur démocrate Joe Manchin critique le projet de loi “Build Back Better” de 2 000 milliards de dollars, qui pourrait être rejeté par le Sénat Fédéral. Manchin a réitéré son opposition au financement de l’avortement par des fonds publics, ce que prévoit cette loi.
Famille
- République tchèque. Seules les familles naturelles peuvent adopter des enfants : le Sénat de Prague rejette une proposition visant à modifier la loi qui empêche les couples de même sexe de s’inscrire à l’étranger pour adopter des enfants tchèques.
LGBT+
- Royaume-Uni. Une grande majorité d’Écossais s’oppose à la proposition du gouvernement d’autoriser le changement de sexe par une simple autodéclaration.
- Royaume-Uni. La Cour Suprême rejette la proposition d’introduire des passeports avec un troisième sexe, “neutre”, car cela remettrait en cause un système juridique fondé sur une distinction claire entre les hommes et les femmes.
Liberté religieuse
- États-Unis d’Amérique. Le gouverneur républicain du Dakota du Sud, Kristi Noem, a présenté un projet de loi visant à autoriser la prière dans les écoles publiques.
Liberté d’enseignement
- États-Unis d’Amérique. Une coalition de plus de 2 000 rabbins orthodoxes demande aux universités d’abandonner les programmes sur “la diversité, l’équité et l’inclusion” car ils encouragent l’antisémitisme.
Mgr Schneider : La violence et l’injustice du récent document du Saint-Siège auront un contre-effet. La tradition liturgique sera encore plus aimée et chérie
Extraits d’un entretien de Mgr Schneider donné à Diane Montagna de The Remnant le 22 décembre :
[…] Les nouvelles directives trahissent une » inflexibilité hostile « , pour reprendre une expression que le pape François a parfois employée pour mettre en garde les évêques (voir par exemple le Discours pour la conclusion de la troisième Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques, 18 octobre 2014). Nous avons affaire à un texte d’une inflexibilité inouïe et d’une uniformité rigide qui rappelle certaines sentences de l’Inquisition ou certaines réponses aux « dubia » des temps passés, qui se caractérisaient par un légalisme liturgique boursouflé. D’une manière froidement bureaucratique, ces nouvelles directives imposent des normes si impitoyables et discriminatoires sur la vie de tant de jeunes catholiques – prêtres et laïcs fidèles – qu’il ne serait pas surprenant qu’ils aient l’impression d’être torturés spirituellement, au ralenti.
Pour tout observateur objectif, le message clair que ces nouvelles directives envoient aux catholiques attachés à la liturgie traditionnelle est le suivant : « Avec votre expérience religieuse, vous n’êtes pas les bienvenus dans l’Église ! Votre expérience de la liturgie traditionnelle est fausse et inauthentique, vous vivez dans l’auto-illusion ! Il n’y a pas de pluralité liturgique dans l’Église aujourd’hui, car il n’y a qu’une seule expression unique de la lex orandi, et c’est la liturgie réformée. Il n’y a qu’une seule loi, et selon cette loi, vous devez mourir, c’est-à-dire que vous devez vous couper de la liturgie de vos ancêtres et des saints ! ».
Les auteurs de ces nouvelles directives ont manifestement oublié le principe suivant énoncé par le Concile Vatican II : « Même dans la liturgie, l’Église ne veut pas imposer une uniformité rigide dans les matières qui n’impliquent pas la foi ou le bien de toute la communauté » (Sacrosanctum Concilium, 37). Les nouvelles directives annulent ce que le pape François a dit : » Le discernement… est un processus créatif qui ne se limite pas à l’application de schémas. Il est un antidote à la rigidité, car les mêmes solutions ne sont pas valables partout. » (Discours aux évêques ordonnés au cours de l’année écoulée, 14 septembre 2017).
De nombreux évêques catholiques ont donné une interprétation libre et assouplie de Traditionis Custodes. Les nouvelles directives suggèrent fortement que le Saint-Siège serre maintenant la vis pour s’assurer que les évêques se conforment à la « direction » indiquée par la Congrégation pour le culte divin. Quel est votre message à vos frères évêques ?
J’encourage mes frères évêques à être véritablement des bergers et à faire preuve de « charité créatrice » envers leurs fidèles, qui ont grandi dans l’ancien rite romain ou qui ont fait une rencontre décisive avec Dieu grâce à cette forme de liturgie de l’Église. En effet, le pape François a souvent demandé aux évêques de faire preuve de créativité pastorale à l’égard des personnes qui sont marginalisées et dont les aspirations religieuses sont mal jugées. De nombreux fidèles attachés à l’ancienne forme liturgique romaine, notamment les plus jeunes, sont loin de s’engager dans des polémiques ecclésiastiques et liturgiques concernant Vatican II et le Novus Ordo. Par conséquent, en tant que véritables bergers, les évêques devraient trouver des solutions créatives afin que ces fidèles ne soient pas ghettoïsés et traités comme des catholiques de seconde zone. Les évêques pourraient appliquer le principe moral de l’épikeia, selon lequel une loi n’est pas observée, en tout ou en partie, au nom d’un bien supérieur.
[…] Les évêques ont le droit de résister avec révérence et prudence à ces mesures, car elles nuisent clairement au bien de toute l’Église, en abolissant presque entièrement une expérience liturgique millénaire qui s’est avérée fructueuse. L’effacement pur et simple du grand trésor de rites liturgiques contenus dans le Pontificale Romanum, y compris les rites théologiquement et liturgiquement riches des Ordres majeurs et mineurs, le rite de la Confirmation et les diverses consécrations (comme celles des autels, des églises et des vierges), accumulés par l’Église romaine non pas sur seulement cinquante ans, comme c’est le cas des rites liturgiques réformés, mais sur un millénaire, est préjudiciable à l’Église tout entière. Ceux qui détiennent actuellement l’autorité à Rome – dont le mandat est relativement court par rapport aux deux mille ans d’histoire de l’Église – ne peuvent pas se comporter comme s’ils étaient les propriétaires exclusifs d’un trésor liturgique millénaire de l’Église. De plus, une majorité considérable de catholiques exemplaires, attachés à la liturgie traditionnelle, et qui ne manquent en rien de fidélité au pape actuel et à leurs propres évêques, sont ouvertement calomniés et discriminés. Les évêques – et en premier lieu les membres du sacré Collège des Cardinaux – devraient exprimer leurs préoccupations au Pape, en l’alertant sur le grand préjudice et l’injustice flagrante qui sont commis contre un groupe considérable de bons catholiques. […]
Comment résoudre ce problème ? Que doit-il se passer pour que ces guerres liturgiques, dont les catholiques traditionnels disent qu’elles ont été à nouveau enflammées par ces derniers documents, prennent fin ?
Nous devons garder à l’esprit que les actes violents ne durent pas longtemps. La violence et l’injustice faites à un groupe considérable de fils et de filles modèles de l’Église, par le récent document du Saint-Siège, auront un contre-effet. La tradition liturgique sera encore plus aimée et chérie. Certains prêtres et fidèles seront contraints à une vie de « messes de catacombes ». Mais ils ne doivent pas se décourager ni s’aigrir. La Divine Providence a permis cette épreuve douloureuse, dans laquelle nous voyons les autorités du Saint-Siège persécuter les bons catholiques qui sont attachés au trésor liturgique millénaire de l’Église romaine. Ils doivent continuer à aimer le Pape et leurs évêques et augmenter leurs prières et leurs actes de réparation et de pénitence, en implorant humblement Dieu pour qu’Il ouvre les yeux du Pape et des évêques et fasse naître en eux l’estime et l’amour pour le trésor de ces anciennes traditions liturgiques. Que le Pape François et beaucoup d’autres évêques se souviennent de la joie des jours de leur enfance et de leur jeunesse, lorsqu’ils ont entendu, ou prononcé eux-mêmes, ces mots émouvants et toujours jeunes : « Introibo ad altare Dei, ad Deum qui laetificat iuventutem meam !« , c’est-à-dire « J’irai jusqu’à l’autel de Dieu, du Dieu qui réjouit ma jeunesse ! ». Nous espérons fermement qu’un jour, le Pontife romain lui-même prononcera à nouveau ces mots au pied de l’autel de la basilique Saint-Pierre de Rome.
« La liturgie traditionnelle, c’est notre être même ! »
A la veille de Noël, le RP Louis-Marie de Blignières, fondateur et prieur de la Fraternité Saint Vincent Ferrier, adresse un message aux amis de la communauté revenant sur les responsa publiées samedi 18 décembre dernier et sur le Motu Proprio.
Chers amis,
En cette attente fervente du Sauveur, je sens le besoin de venir m’entretenir avec vous d’un sujet qui nous préoccupe tous. Je le ferai avec les paroles qui sortiront d’un cœur de prêtre qui a célébré avec un profond bonheur depuis plus de quarante-quatre ans la messe traditionnelle.
Une question nous est posée depuis le Motu proprio Traditionis custodes du 16 juillet 2021 et les Responsa ad dubia de la Congrégation pour le culte divin du 18 décembre 2021 : ne faudrait-il pas que les Instituts Ecclesia Dei adoptent, comme on les y invite, la célébration de la messe et des sacrements selon le missel et les rituels réformés par Paul VI ? Autrement dit, que ces Instituts entament un processus d’abandon des livres liturgiques antérieurs à la réforme de 1969 ?
Comme fondateur de l’un de ces Instituts, je répondrai spontanément : « La liturgie traditionnelle, c’est notre être même ! » Nous demander de l’abandonner, c’est nous recommander de tuer ce qui a façonné notre être spirituel depuis des décennies. La liturgie traditionnelle latine relève d’ailleurs de la richesse immémoriale de l’Église, qui ne peut disparaître, car elle fait partie de son patrimoine indisponible. Vouloir l’éliminer du « périmètre visible de l’Église catholique » (comme disait Jean Madiran), c’est une opération impossible, parce que contradictoire avec l’essence de la Tradition. Enfin, pour nous qui avons fait des vœux selon des Constitutions imprégnées de liturgie traditionnelle, c’est nous inviter à rejeter « la forme en laquelle Dieu nous veut saints », comme dit sainte Élisabeth de la Trinité à propos de sa Règle.
En restant fidèles à nos vœux, nous sommes dans la pleine obéissance à l’Église. La Constitution apostolique Pastor Bonus du 28 juin 1988 précise en effet en son article 107 : la Congrégation pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique « veille à ce que les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique se développent et progressent dans l’esprit des fondateurs et les saines traditions, à ce qu’ils poursuivent fidèlement les fins qui leur sont propres et contribuent efficacement à la mission de salut de l’Église. »
Or, l’esprit des fondateurs et les fins propres, qu’est-ce que c’est pour nous ? C’est la fidélité au Siège apostolique intimement unie avec l’attachement à la tradition latine, pour la spiritualité, l’apostolat, la liturgie, et la discipline [1]. C’est notamment la faculté d’user des livres liturgiques en usage en 1962. L’abandon de ces expressions dans le domaine crucial de la liturgie serait pour nous contraire à l’obéissance et à l’esprit de l’Église.
Il y a une autre raison pour laquelle cet abandon est impossible : l’honneur du Saint-Siège. À propos de prêtres et de fidèles respectueux de l’autorité hiérarchique, mais pour qui la réforme liturgique constitue une réelle difficulté, le Saint-Siège a assuré : « Toutes les mesures seront prises pour garantir leur identité dans la pleine communion de l’Église catholique »[2]. Il a inscrit ces dispositions dans les Décrets d’érection de nos Instituts, et il a confirmé nos Constitutions. Ces textes solennels explicitent clairement notre attachement aux pédagogies traditionnelles de la foi, notamment en matière liturgique. Selon le principe « pacta sunt servanda »[3], l’Autorité suprême de l’Église ne peut revenir sur la parole donnée.
Un tel abandon des spécificités liturgiques est d’ailleurs impossible, je l’ai déjà évoqué plus haut, pour les membres de nos Instituts. Les religieux, religieuses et prêtres engagés dans nos Instituts ont prononcé des vœux ou émis des engagements selon la spécification des Décrets d’érection et des Constitutions, qui les attachent aux formes liturgiques de la tradition latine antérieure. C’est de cette manière que, confiants dans la parole du Souverain Pontife, ils ont donné leur vie au Christ pour servir l’Église. Selon le droit naturel et la théologie classique de l’obéissance, ce qui serait contraire à cette spécification essentielle ne saurait par conséquent les lier [4].
Enfin, un tel processus de mutation liturgique constituerait un grave dommage pour un nombre important de fidèles. Déjà ils ne comprennent pas les restrictions apportées à la célébration de la messe traditionnelle. Leur désarroi face à la perte de cette liturgie qui nourrit leur vie intérieure serait immense. Et comment pourraient-ils accepter de voir traiter ainsi, à l’encontre de leur conscience éclairée et appuyée sur la parole des Pontifes précédents, des centaines de prêtres, de religieux et religieuses, de séminaristes, qui sont restés fidèles à la hiérarchie catholique depuis trente-trois ans, parfois au prix de grands sacrifices ?
La fidélité à la liturgie traditionnelle, c’est pour nous un devoir et la joie de contribuer ainsi à notre rang « à la mission de salut de l’Église »[5].
Que l’Enfant de la Crèche et sa Mère Immaculée vous bénissent, mes chers amis, et vous gardent dans l’Espérance !
RP Louis-Marie de Blignières, prieur de la Fraternité Saint Vincent Ferrier
[1] Le Motu Proprio Ecclesia Dei du 2 juillet 1988 mentionne ces expressions de la tradition latine antérieure au nn. 5a, 5b et 6a.
[2] Note d’information du Saint Siège du 16 juin 1988, Documentation Catholique, n° 1966, p. 739.
[3] « Les conventions doivent être respectées ».
[4] Cf. Code de droit canonique, canon 601, et saint Thomas d’Aquin, Somme de théologie, II-II, q. 104, a. 5, ad 3.
[5] Constitution apostolique Pastor Bonus, article 107.
Chroniques du Docteur Dor
Communiqué de SOS Tout-Petits :
Un livre à offrir, après « Le crime contre Dieu » : Combats contre la pesanteur du Docteur Xavier Dor (Presses de la Délivrance).
Notre Président d’Honneur avait presque terminé ce livre lorsqu’il quitta ce monde. C’est une compilation d’articles qu’il a écrits, et qu’il a soigneusement complétée par quelques nouveaux textes de lui en y introduisant aussi des articles de notre Président, le Docteur Philippe Piloquet, comme une transition.
Les deux préfaciers, Jean de Viguerie et notre Vice-Président d’Honneur, le Docteur Luc Perrel, ne sont plus de ce monde.
Madame Raphaèle Dor, fille du Docteur Dor, à qui nous devons que cet ouvrage passionnant soit terminé et qu’il paraisse, donne, en postface, une courte biographie.
C’est pour nous un appel à poursuivre… « Continuez votre bonne bataille ! » avait dit le saint pape Jean Paul II.
Jacques Bay,
Vice-Président de SOS Tout-Petits
Le livre est disponible au prix de 22 € dans les librairies Duquesne Diffusion à Paris (01 45 55 87 55), Dobrée à Nantes (02 40 69 84 84), aux éd. de Chiré (05 49 51 83 04), et sur Livres en famille.
Écrivez massivement au Pape
La Voie romaine encourage à écrire au pape :
Face à l’incompréhensible, les fidèles dont la foi est nourrie par ce rite doivent se faire entendre !
Plus que jamais nous faisons appel à votre amour de la messe et de l’Église. Écrivez massivement au Pape, pour témoigner de ce double amour, de vos engagements dans la mission de l’Église et des raisons de votre attachement au rite tridentin.
À l’occasion de Noël, parlez de La Voie romaine en famille et avec vos amis !
Écrivez au Pape, faites écrire vos adolescents, vos amis, toutes vos familles. Que chaque catholique entre dans l’année 2022 avec une missive adressée au Saint-Père, que nous nous engageons à faire porter à Rome.
Au regard du succès de notre entreprise, des nombreuses lettres déjà reçues, des témoignages de foi sublimes que vous avez accepté de partager, nous avons décidé de repousser l’échéance de l’envoi des lettres.
Dans le cadre du « synode sur la synodalité », notre démarche visant à porter la voix du peuple de Dieu par nos mères de prêtres pourrait être reçue par le pape François. Alors, il n’y a plus à hésiter : écrivez, écrivez et faites écrire une lettre à tous vos proches et amis !!!
Le berceau du christianisme bientôt privé de chrétiens ?
Tribune de Jean-Frédéric Poisson pour Le Salon beige :
La question de la survie des chrétiens d’Orient est plus préoccupante que jamais et mérite d’être soulevée par des responsables politiques. Notre famille de pensée n’a jamais cessé d’affirmer son soutien à la cause des chrétiens d’Orient, même lorsque leur sort tragique n’intéressait personne. Ces populations sont, en outre, confrontées de plein fouet à la menace islamique, précisément la même menace qui se développe sûrement, lentement, sur notre propre territoire, bien que ce soit à un niveau moindre pour le moment.
Ainsi y a-t-il des minorités persécutées qui défrayent tous les jours la chronique à l’instar des Kurdes ou des Ouïghours. D’autres, au contraire, n’ont pas le droit, dans le vingt heures, à notre compassion. Ou très rarement. C’est le cas des chrétiens dont la place est notamment contestée en Orient, pourtant véritable berceau du christianisme. À travers cette région du monde, et même au-delà, nous assistons impuissants à leur recul. Démographiquement d’abord : en Syrie les chrétiens ne représentent plus que 2% de la population alors qu’ils étaient 25% après la Deuxième Guerre mondiale[1]. En Irak, leur population est passée, en vingt ans, de 6 à 1%[2] à la suite des persécutions. La place des chrétiens libanais à leur tour, est contestée avec des menaces venant du Hezbollah[3]. Culturellement ensuite : dans la région de Chahoumian, les Arméniens ont dû déplacer les stèles, les livres liturgiques et les objets d’art précieux loin du monastère de Dadivank, pour éviter leur destruction par les Azéris musulmans. Idem pour les manuscrits anciens de la plaine de Ninive en Irak. À l’heure où le monde entier n’a que le mot « islamophobie » à la bouche, il est donc nécessaire de remettre cette autre communauté moins bruyante, moins revendicatrice sur le devant de la scène. En effet, les chrétiens constituent la communauté la plus persécutée dans le monde[4]. Notre civilisation a pourtant été façonnée par cette religion pendant plus de mille ans. Des cathédrales au chant grégorien, du droit romain à la chevalerie, le christianisme irrigue nos mœurs, notre culture, notre art, et nos traditions. Ne croyons pas, d’ailleurs, que l’Islam conquérant s’arrêtera à ces régions. Ce qui arrive à des pays chrétiens comme l’Arménie avec le Haut-Karabakh ou bien le Liban fragmenté par ses diverses communautés pourrait très bien arriver aux nations européennes, et en particulier à la France, dans les décennies à venir. Le Kosovo, aux marches de l’Europe, peut déjà en témoigner.
Il s’agit en fait d’un seul et même conflit où s’affrontent deux visions du monde antagonistes : d’un côté notre propre civilisation, porteuse d’une vision unique de la dignité humaine et de la liberté, en recul depuis des siècles avec l’effacement progressif des communautés chrétiennes du pourtour méditerranéen, du Caucase et des Balkans. D’un autre côté la civilisation islamique qui prétend imposer ses usages, ses coutumes, sa langue sacrée et ses lois aux pays où elle s’implante. Aux avant-postes de l’Occident, l’Arménie, le Liban et la Serbie sont autant de zones tampons qui entravent l’avancée de l’Islam conquérant. Leur effacement est le prélude à notre propre extinction par la libanisation. Quant à ceux qui contestent l’existence d’une guerre de civilisation et prétendent qu’il n’y a, dans toutes ces régions chrétiennes historiques, rien de plus qu’une simple lutte de territoires, qu’ils regardent les tombes arméniennes brisées et outragées, qu’ils contemplent les corps déchiquetés par les attentats islamiques lors des messes de Noël en Irak[5], qu’ils constatent le nettoyage ethnique mis en place par les Albanais musulmans sur les Serbes orthodoxes ou les catholiques romains à Mitrovica[6]. Ce ne sont pas seulement les terres, mais bien la Chrétienté elle-même qui est attaquée.
Il est urgent de soutenir ces communautés persécutées pour qu’elles se maintiennent sur ces territoires, à la place qui leur revient de droit. À la suite de saint Louis qui s’était déclaré leur protecteur dans la charte du 24 mai 1250, reprenons le flambeau : comme les membres d’une même fratrie s’entraideraient, sauvons les chrétiens d’Orient d’une extinction qui se dessine lentement, noyée sous le silence coupable de nos responsables politiques.
Jean-Frédéric Poisson
Président de VIA | la voie du peuple
[1] Aleteia, « En Syrie, la population chrétienne ‘risque de s’éteindre’ », le 30/01/2019.
[2] Le Point, « Le pape conclut sa visite historique en Irak devant des milliers de fidèles », le 07/03/2021.
[3] Ouest France, « Liban. Le Hezbollah menace le parti chrétien et affirme disposer de 100 000 combattants », le 18/10/2021.
[4] Valeurs Actuelles, « Les chrétiens, communauté la plus persécutée au monde », le 31/12/2021.
[5] La Presse, « Irak : attentat meurtrier pendant une messe de Noël », le 25/12/2013.
[6] Bénédicte Tratnjek. « Le nettoyage ethnique à Mitrovica : interprétation géographique d’un double mouvement forcé », bulletin de l’Association de géographes français, Association des Géographes Français, 2006, pp.433-447.
Noël
De Bernard Antony :
Chers amis de Chrétienté-Solidarité, de l’Agrif, de la revue Reconquête et aussi de l’irremplaçable Salon Beige qui nous héberge si souvent et si amicalement,
A vous tous et à vos proches, je souhaite pour les jours qui viennent de très bonnes heures de joie familiale et chrétienne dans la lumière de Noël.
Puissiez-vous dans vos prières vous unir à tous les chrétiens qui sont dans le monde, persécutés pour leur foi dans le Christ, notamment par la cruauté du totalitarisme islamique mais aussi par les institutions dévoyées d’une Union Européenne dévoyée propageant toujours plus un athéisme répressif, la culture de mort et la haine des peuples fidèles aux promesses de leurs baptêmes.
Que vos prières montent aussi pour les fidèles catholiques chinois abandonnés, persécutés, trahis par les plus hautes autorités de l’Eglise de Rome.
Nous penserons enfin à Samuel Dufour et Esteban Murillo qui passeront encore un Noël en prison où un inique jugement en appel les a, à nouveau, renvoyés pour plusieurs années.
Ayant été agressés dans une embuscade par une meute de nombreux « antifas », ces deux jeunes gens menacés et attaqués parce que décrétés fachistes, s’étaient efforcés de se défendre contre l’assaut au cours duquel, malheureusement, l’agresseur ultra gauchiste, Clément Méric, avait glissé et heurté le trottoir après avoir reçu le coup de poing de légitime défense d’un Esteban submergé.
I-Média : bilan de l’année 2021
Pour cette fin d’année, Jean-Yves Le Gallou – en l’absence provisoire de Jules Blaiseau – fait le bilan des grandes tendances culturelles et médiatiques de 2021 : la folie du wokisme, l’explosion du nombre de médecins de plateaux télés, le déferlement de propagande etc…
Un numéro hors-série de “I-Média” qui vient clore une année de réinformation et de dénonciation des mensonges médiatiques. Une année 2021 riche en bobards. Des bobards qui seront en compétition le 7 février prochain à Paris lors de la 13ème soirée des Bobards d’Or.
Jusqu’à quand abuseront-ils ne notre patience ?
De Stéphane Buffetaut, élu vendéen et ancien député européen, pour le Salon beige:
Quels sont donc les ressorts de la politique sanitaire du gouvernement français face à l’épidémie de COVID ? La peur, le chantage, la stigmatisation, la délation, l’exclusion, l’infantilisation. Un chef d’entreprise qui dirigerait son entreprise avec ces moyens se retrouverait aussitôt au conseil des prud’hommes. Des parents qui agiraient ainsi avec leur famille seraient conduits au tribunal pour enfants.
De volte-face en dissimulation, le gouvernement accumule les décisions liberticides. Monsieur Véran indique qu’il veut empêcher les non vaccinés d’avoir une vie normale. Et personne ne bronche. La formule, à elle seule, aurait dû soulever l’indignation mais les Français sont tétanisés par la peur instillée depuis des mois par les autorités publiques et les divers comités de défense ou scientifique.
Que l’on vaccine les personnes vulnérables, c’est évidemment nécessaire. Que l’on cherche à contrarier la diffusion du virus, c’est bien sûr sage et utile. Mais qu’on remplace le laisser-passer sanitaire par un laisser-passer vaccinal est absurde. Nous savons aujourd’hui que la vaccination empêche ou diminue les cas graves, mais qu’elle ne réduit que faiblement la transmission, entre 30 et 40%. Ce qui est donc vraiment efficace pour lutter contre l’extension de l’épidémie, ce sont évidemment les tests. Or leur usage est devenu plus difficile parce que payants et bientôt inutiles ! Nous nageons en plein délire.
Rappelons aussi que l’âge moyen des personnes décédées est de 82 ans, que 50% des morts ont plus de 85 ans et que l’espérance de vie est de 79 ans pour les hommes et de 85,5 ans pour les femmes (une inégalité femme/homme dont on ne parle jamais). Le taux de létalité de la COVID, c’est-à-dire le nombre de morts par rapports aux nombre de personnes infectées, serait de 1,15% dans les pays riches qui sont vieillissants (l’Institut Pasteur estime le taux de létalité réel à 0 ,7% en France), et de 0,23% dans les pays pauvres où la part de la population jeune est élevée. Le facteur d’âge est très important et la protection la plus grande possible de nos ainés est nécessaire car la tranche d’âge des principales victimes est 75 ans et plus.
Dès lors, pourquoi vacciner les enfants à partir de cinq ans puisque cette vaccination empêche peu la transmission ? Surtout lorsque l’on connait mal les effets à long terme de ces nouveaux vaccins sur les enfants, alors que la seule vraie garantie contre la transmission reste les tests et les gestes de prudence. N’y a-t-il pas là une forme d’égoïsme et de trouille malsaine de la part de certains adultes ? Quoi de plus choquant que d’entendre le ministre de la Santé déclarer d’un air satisfait que la vaccination était désormais ouverte aux enfants de cinq ans, comme si c’était un cadeau de Noël. Ce même ministre qui persiste et signe dans sa politique de fermeture de lits dans les hôpitaux !
Aujourd’hui, on nous alarme en parlant du fort taux de contagion du nouveau variant. Mais ce qui est important, c’est la dangerosité. Si ce virus s’affaiblit, devient moins virulent, comme semble le montrer l’évolution en Afrique du Sud comme au Royaume-Uni et comme l’avait prédit bien des épidémiologistes, pourquoi cette panique générale, cet affolement?
On ne peut que s’interroger sur les raisons de cette politique absurde. Crainte d’une éventuelle responsabilité pénale ? Volonté trouble de favoriser les big pharma et les GAFAM qui tirent grand profit de cette crise ? Détermination à « ré-imaginer et réinitialiser notre monde » pour employer les termes de Klaus Schwab et Thierry Malleret (le fondateur et l’ancien directeur du forum économique mondial) dans une vision internationaliste, libérale du monde et déconstruite de la société ?
Quoi qu’il en soit, les atteintes aux libertés fondamentales, à notre art de vivre, la volonté de l’administration de régenter toute notre existence sont plus qu’inquiétantes. Il y a là comme un tropisme totalitaire latent qui pourrait s’appliquer à d’autres domaines que la santé, le climat par exemple. Inquiétante aussi l’espèce de fascination de certains cercles politiques, administratifs et économiques, pour le communisme chinois. Un rêve en effet pour les puissances économiques et la haute administration mondialisées et déracinées : un peuple immense sous contrôle, réduit à l’état de simple agent économique, manipulable et manipulé.
Le gouvernement et ses affidés ne cessent de répéter que leur principal souci est la préservation de la vie. Mais de quelle vie s’agit-il ? De la vie organique ? Mais la vie, la vraie vie des hommes et des femmes, c’est la vie sociale, les échanges, les moments passés ensemble, les réjouissances collectives, les plaisirs de la culture ou du sport. L’amour. La vie religieuse communautaire. Est-ce donc une vie de rester séparés des autres, dissimulés derrière des masques, arrosés de gel hydro-alcoolique ? Méfiants, défiants, apeurés. Quelle est donc cette société cauchemardesque dont on nous dit depuis des mois qu’elle est nécessaire pour en sortir plus rapidement et qui ne fait que se prolonger ? La vraie vie, c’est se libérer de la peur. De la peur de l’autre, de la peur de la maladie dont il faudrait enfin considérer la dangerosité plutôt que la contagiosité. Se libérer aussi de la crainte du pouvoir. Rivarol notait « Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir ». Posons-nous la question : ce pouvoir est-il estimable ?
C’est arrivé un 23 décembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 23 décembre : saints du jour français ou en France.
- St Yves, évêque de Chartres (1040-1116)
Saint Yves, évêque, abbé des chanoines réguliers de Beauvais, il fut ordonné évêque par le bienheureux pape Urbain II. Il restaura l’ordre des chanoines et fit beaucoup par ses actions et ses écrits pour la concorde entre le sacerdoce et l’empire et pour l’utilité de l’Église.
- Ste Marguerite-Marie d’Youville, fond. (1701-1771)
Commémorée le 23 décembre (dies natalis) dans le Martyrologe Romain et le 16 octobre (mémoire facultative) au Canada.
Première fleur de sainteté aux racines canadiennes, Marguerite D’Youville (Marie-Marguerite Dufrost de Lajemmerais) naît à Varennes (Québec), le 15 octobre 1701. Enfant de Christophe Dufrost de Lajemmerais et de Marie-Renée Gaultier de Varennes, ella sera suivie de deux soeurs et trois frères. À sept ans, elle est orpheline de père. Sa famille connaît dès lors une grande pauvreté. Grâce à l’influence de Pierre Boucher, son arrière-grand-père, Marguerite bénéficie de deux années d’études chez les Ursulines de Québec. Ses éducatrices décèlent chez elle un caractère bien trempé et une grande maturité.
De retour au foyer, l’adolescente seconde sa mère dans la tenue de la maison et l’éducation de ses frères et soeurs. Plus tard, elle suit à Montréal sa mère remariée et fait la connaissance de François d’Youville qu’elle épouse en 1722. Très tôt, elle réalise qu’il devient indifférent à son foyer. Elle souffre de ses fréquentes absences et de son commerce de l’alcool avec les Indiens. Des six enfants qu’elle met au monde, quatre décèdent en bas âge. À ces épreuves s’ajoute celle de la cohabitation avec une belle-mère exigeante. Lorsqu’une maladie soudaine et mortelle atteint son mari, Marguerite veille sur lui avec tendresse jusqu’à ce qu’il meure, en 1730, la laissant enceinte du sixième enfant qui ne survivra pas.
La jeune veuve saisit progressivement l’amour de sollicitude de Dieu pour tous les humains et se sent pressée de manifester cette compassion autour d’elle. Avec une immense confiance en la Providence de ce Dieu qu’elle aime comme un Père, elle entreprend de multiples ceuvres en réponse à des besoins non comblés. Tout en veillant à l’éducation de ses deux fils qui deviendront prêtres, elle accueille chez elle une aveugle, le 21 novembre 1737. Puis, avec trois compagnes qui partagent ses visées, elle se consacre à Dieu, le 31 décembre 1737, pour le servir dans la personne des plus démunis. Marguerite devient alors, à son insu, fondatrice de l’Institut connu plus tard sous le nom de « Sœurs de la Charité » de Montréal (Sœurs Grises).
En se rangeant du côté des pauvres, Marguerite fait éclater les cadres sociaux de son époque. Aussi cette femme audacieuse est-elle la cible des railleries et des calomnies des siens et de son milieu. Elle persévère dans son projet malgré une santé ébranlée et la mort d’une associée.
L’incendie qui détruit son logis l’amène à radicaliser son engagement au service des pauvres. Avec ses deux compagnes de première heure, elle s’engage, le 2 février 1745, à tout mettre en commun pour aider un plus grand nombre de personnes dans le besoin. Deux ans plus tard, la « mère des pauvres », comme on l’appelle déjà, prend la direction de l’Hôpital des Frères Charon qui tombe en ruine. Elle en fait un refuge pour toutes les misères humaines que son œil perspicace sait découvrir. Avec ses sœurs et les collaborateurs et collaboratrices dont elle s’entoure, Marguerite met sur pied des services en faveur des pauvres aux mille visages.
En 1765, un incendie ravage l’hôpital, mais non la foi et le courage de la fondatrice. Elle invite alors ses sœurs et les pauvres à reconnaître le passage de Dieu dans cette épreuve et à le louer. Et comme si elle voyait l’avenir, elle entreprend, à 64 ans, la reconstruction de ce refuge des gens mal pris. Épuisée, Marguerite décède le 23 décembre 1771, laissant le souvenir d’une mère qui a servi avec compassion Jésus Christ dans les démunis.
Le petit grain jeté en terre canadienne en 1737 par cette fille de l’Église, devient un arbre qui étend ses racines sur presque tous les continents. Les « Sœurs de la Charité » de Montréal, « Sœurs Grises », avec leurs communautés-sœurs : les Sœurs de la Charité de St-Hyacinthe, les Sœurs de la Charité d’Ottawa, les Sœurs de la Charité de Québec, les Grey Nuns of the Sacred Heurt (Philadelphia) et les Grey Sisters of the Immaculate Conception (Pembroke) poursuivent la même mission avec audace et espérance.
Le 3 mai 1959, Saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963) proclamait bienheureuse cette Mère à la charité universelle, cette femme au cœur sans frontière. Depuis ce jour, la dévotion du peuple à cette grande servante des pauvres n’a cessé de croître et de nombreuses faveurs sont obtenues par son intercession. L’une d’elles, la guérison d’une jeune femme atteinte de leucémie myéloblastique en 1978, a servi de miracle requis pour sa canonisation.
Aujourd’hui encore, Marguerite d’Youville sait comprendre, pour les avoir vécues, les situations pénibles qui marquent tant d’enfants orphelins, d’adolescents inquiets de l’avenir, de jeunes filles aux espoirs déçus, d’épouses brimées dans leur amour, de familles monoparentales, de personnes engagées dans les œuvres caritatives et de celles dont la vie est consacrée à Dieu au service de leurs frères et sœurs.
Marguerite d’Youville a été béatifiée, le 3 mai 1959, par Saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963) et canonisée, le 9 décembre 1990, par Saint Jean Paul II.
- le 23 décembre 558 : décès de Childebert Ier, roi de Paris de 511 à 558 et roi d’Orléans de 524 à 558.
Childebert est le quatrième des cinq fils de Clovis et le troisième des quatre fils que le premier Roi de France eut avec Sainte Clotilde.
- le 23 décembre 619 : élection du pape Boniface V.
- le 23 décembre 679 : décès de Dagobert II, roi mérovingien du royaume d’Austrasie
Le Roi Dagobert est canonisé le 10 septembre 872 par Hincmar de Reims, Bernard de Verdun et d’autres évêques en présence du Roi Charles II le Chauve.
- le 23 décembre 800 : fin du concile de Rome.
Devant le Concile réuni à Rome, dans la basilique du Vatican, le Pape Léon III, à la demande de Charlemagne, prononce un serment purgatoire, jurant qu’il n’a « ni perpétré, ni ordonné les choses criminelles et scélérates qu’on lui reproche ». Par ailleurs, l’empire d’Occident est rétabli par le concile.
- le 23 décembre 1430 : transfert de sainte Jeanne depuis Beaurevoir vers le château du Bouvreuil à Rouen, tenu par les Anglais.
- le 23 décembre 1465 : traité de Caen.
Un traité de paix est signé à Caen le 23 décembre 1465 entre Louis XI de France, son frère Charles duc de Normandie et François II de Bretagne. C’est la fin de la Ligue du Bien public. Malgré la traitrise de son oncle le comte du Maine, lors de la bataille de Montlhéry, voir la chronique du 16 juillet, le Roi a réussi juguler la rébellion des princes du Royaume. Il va pouvoir jeter les bases d’un Etat moderne.
- le 23 décembre 1482 : traité d’Arras, la Bourgogne et la Picardie deviennent françaises.
Le Roi Louis XI de France et l’empereur Maximilien d’Autriche signent le traité d’Arras : la Bourgogne et la Picardie sont rattachées au domaine royal. L’Artois et la Franche-Comté constituent la dot de Marguerite d’ Autriche, qui est promise au Dauphin, le futur Charles VIII ; le reste revient à Philippe le Beau, fils de Maximilien et de Marie.
- le 23 décembre 1491 : naissance de Jacques Cartier.
Jacques Cartier est né à Saint-Malo (on est incertain de sa date de naissance) et est décédé au même endroit, le 1er septembre 1557. C’est un navigateur et explorateur français, qui à découvert la région du Québec à laquelle il donne le nom de Canada durant son expédition de 1535. Il dirige trois voyages d’exploration dans la région du Saint-Laurent en 1534, 1535-1536 et 1541-1542. Il explore le golfe du Saint-Laurent et trace la cartographie du fleuve, dont la découverte, en 1535, a permis à la France d’occuper l’arrière-pays de l’Amérique du Nord.
- le 23 décembre 1588 : assassinat du Duc de Guise.
Henri, duc de Guise, chef de la sainte Ligue, est assassiné, sur ordre du Roi de France Henri III, à l’occasion d’une réunion des États généraux au château de Blois. Henri III met ainsi un terme à l’ascension du duc, en chargeant des membres de sa garde personnelle, “les quarante-cinq“, de l’abattre.
Le duc a profité des difficultés du Roi, chassé de Paris par la Ligue, pour se faire nommer lieutenant général. Depuis le début des états généraux, le catholique “Henri le balafré” ne cache pas ses ambitions de prétendant au trône Il compte bien prendre la place d’héritier du trône puisque Henri III n’a pas d’enfant. Le Roi supporte sans mot dire l’insolence du duc mais décide d’agir.
Le vendredi 23 décembre 1588, au petit matin, une douzaine de fidèles, de la garde royale, le rejoignent dans son antichambre. Leur chef se cache dans la chambre du Roi avec huit complices. Henri de Guise pénètre dans la chambre où le Roi l’a convoqué. Le duc est poignardé. Quand le Roi rentre dans la chambre et voit ce colosse de près de deux mètres à terre, il s’écrit :
«Mon Dieu, qu’il est grand ! Il paraît même plus grand mort que vivant !»
Après cet assassinat, le Roi travaille à décapiter la Sainte Ligue avant d’être lui-même assassiné le 1er août 1589. Le lendemain, c’est le tour du cardinal Louis de Lorraine, frère du Balafré. Son corps est brûlé et jeté dans la Loire.
Les chefs de la Ligue sont arrêtés, mais le camp catholique ne désarme pas : Paris proclame la déchéance d’Henri III, les troupes espagnoles s’installent dans les capitale et à Rouen, en soutien des insurgés.
- le 23 décembre 1720 : un incendie débute dans le centre de Rennes.
Huit jours durant le centre-ville brule; alors que l’incendie prend à proximité de l’église Saint Sauveur, celle-ci qui contient la statue de Notre-Dame des Miracles, ne brule pas.
Aujourd’hui y est encore visible, une grande peinture inspirée de l’aquarelle de Huguet qui représente l’incendie de Rennes de 1720. Au-dessus de la ville en flammes, la Vierge à l’enfant, planant dans la nue, étend ses bras sur la cité et semble arrêter l’incendie. Cette peinture nous montre une partie de la vieille ville. La tour de l’horloge dans les flammes, la porte Saint-Michel ; au delà, le clocher de l’église Saint-Aubin, l’église et le couvent des Jacobins, puis, à côté, les belles maisons des Lices et le chevalet des Supplices en haut de la rue des Innocents. Sur le cadre est écrit : ” Vœu fait à N.-D. de Bonne-Nouvelle par les habitants des Lices, rues Saint-Louis, Saint-Michel, place Sainte-Anne préservés de l’incendie du 22 décembre jusqu’au 30 décembre 1720″ ».
- le 23 décembre 1789 : décès de Charles-Michel Lespée.
L’abbé de l’Epée, Charles-Michel Lespée, est né le 22 novembre 1712, à Versailles. Son objectif est d’élaborer un enseignement dédié aux sourds. Il est un réel précurseur dans le domaine de la langue des signes française. Il commet l’erreur d’appliquer la syntaxe du français aux gestes, mais son institut lui survit. L’abbé de l’Epée est mort le 23 décembre 1789, à Paris, et a été reconnu par l’Assemblée nationale bienfaiteur de l’humanité.
- le 23 décembre 1790 : naissance Jean-François Champollion, égyptologue.
Né à Figeac, il est un des premiers à déchiffrer les hiéroglyphes de la vieille Egypte. L’examen des inscriptions portées en hiéroglyphes, en grec et en caractères démotiques sur la pierre de Rosette, datée de 196 av. J.-C., permit à Champollion d’établir un alphabet hiéroglyphique. Il faut attendre 1824 pour que le système de déchiffrement soit complet. Entre 1828 et 1830, il participe à une mission scientifique en Egypte, et décède, épuisé, le 4 mars 1832 à Paris.
- le 23 décembre 1793 : la virée de Galerne prend fin à Savenay.
C’est la destruction de l’armée Royale catholique. Après la défaite au Mans, les 15 à 20 000 personnes qui restent de la virée de Galerne tentent de rentrer au pays. Pour cela, ils doivent traverser la Loire. C’est ce qu’ils commencent à faire à Savenay, à proximité de Nantes, lorsque l’armée républicaine les rattrape. Les hommes commandés par Kléber, Marceau et Westermann maîtrisent totalement la situation et ont pour mission de décimer les contre-révolutionnaires. Seulement 4 000 personnes parviennent à s’échapper alors que près de 15 000 corps vendéens joncheront Savenay et les bois environnants.
La Guerre de Vendée n’est pas terminée, mais l’épisode des grands combats prend fin. Il ne reste plus à exterminer en détail que les débris qui n’ont pas trouvé la mort entre Savenay, les marais et la Loire. C’est l’affaire de Westermann et de Carrier : ils s’en acquittèrent parfaitement…
Ici finit l’histoire de la grande guerre si justement nommée ; et dont le général Beaupuy s’adressant à Merlin de Thionville, le lendemain de la bataille de Savenay dira :
« Enfin, mon cher Merlin, elle n’est plus, cette armée royale ou catholique. Des troupes qui ont battu de tels Français peuvent se flatter de vaincre tous les peuples de l’Europe réunis contre un seul. Cette guerre de paysans, de brigands, qu’on affectait de regarder comme si méprisable, m’a toujours paru, pour la République, la grande partie; et il me semble maintenant qu’avec nos autres ennemis, nous ne ferons plus que peloter. »
- le 23 décembre 1813: entrée des Autrichiens en Alsace, dans le cadre de la guerre de la Sixième coalition.
- le 23 décembre 1832: l’armée française occupe Anvers, contraignant la Hollande à reconnaître l’indépendance de la Belgique.
- le 23 décembre 1847: reddition de l’émir Abd El-Kader au Général Lamoricière.
Depuis le début de l’invasion française en Algérie (1830), l’émir de Mascara s’oppose violemment aux colons en menant une guerre. Chassé du Maroc, où il s’était réfugié, il est contraint de se rendre au général Lamoricière. L’Emir sera emprisonné à Toulon, jusqu’en avril 1848. Il est ensuite emmené au château de Pau (où il reste six mois) puis à celui d’Amboise, d’où il est libéré en 1852 par Napoléon III.
- le 23 décembre 1865 : la France, l’Italie, la Suisse et la Belgique fondent l’Union monétaire latine, décidant d’abaisser le titre des pièces d’argent de 0,9 à 0,835.
- le 23 décembre 1871 : le Comte Albert de Mun (1841-1914) fonde les cercles catholiques ouvriers.
Homme politique et dirigeant catholique français. Officier de carrière, Albert de Mun est fait prisonnier en 1870 ; la captivité l’amène à réfléchir aux causes de la défaite, et la Commune à mesurer la désorganisation sociale : « Entre ces révoltés et la société légale dont nous étions les défenseurs, un abîme nous apparut. » Il fonde alors, avec M. Maignen et La Tour du Pin, l’Œuvre des cercles catholiques d’ouvriers et, pour s’y consacrer, démissionne de l’armée. En 1876, il est député de Pontivy (Morbihan) ; invalidé et réélu, il est invalidé une seconde fois en 1878 et réélu en 1881. En 1885, il songe à fonder un parti catholique sur le modèle du Zentrum allemand, mais y renonce à la demande expresse de Léon XIII. En 1886, quelques jeunes fondent à son appel et avec son appui l’Action catholique de la jeunesse française, qui compte 140 000 membres en 1914.
Légitimiste et contre-révolutionnaire, antilibéral et antisocialiste, Albert de Mun accepte cependant le « ralliement » à la République demandé par Léon XIII aux catholiques français en 1892, accomplissant là un énorme sacrifice où nombre de ses amis virent un reniement. L’année suivante, il participe à la création, au Parlement, de la Droite constitutionnelle. Il sera un des opposants actifs à la loi de séparation des Églises et de l’État (1905).
Orateur brillant, animateur ardent, de Mun n’était guère préparé au rôle qu’il tint ; et l’action ne lui laissa guère le loisir que son ami La Tour du Pin, plus doctrinaire, put consacrer à l’étude. Il a été un représentant typique du catholicisme intransigeant et un opposant au « monde moderne », dont il faisait une critique impitoyable ; pour cela même, il se montra hardi dans ses idées sociales. L’alliance avec les conservateurs, après le ralliement, le modéra en un temps où s’aggravaient les conflits entre catholiques.
Il a laissé un volume de souvenirs, Ma Vocation sociale, et une œuvre oratoire abondante, notamment Discours et écrits divers (7 vol), Combats d’hier et d’aujourd’hui (6 vol).
(Tiré de l’Encyclopedia universalis)
- le 23 décembre 1940 : Jacques Bonsergent est le premier Français fusillé dans la capitale.
Paris se couvre de cette affiche :
« L’ingénieur Jacques Bonsergent a été condamné à mort par le tribunal militaire allemand pour acte de violence envers un membre de l’armée allemande. Il a été fusillé ce matin ».
Le jeune homme (28 ans) est l’un des premiers Français fusillés par l’occupant allemand. Il a été arrêté six semaines plus tôt après avoir permis de s’enfuir à un couple de ses amis qui avait bousculé par mégarde un sous-officier de la Wehrmacht.
- le 23 décembre 1940 : le Laos et le Cambodge demandent d’adhérer à l’Union française.
- le 23 décembre 1953 : René Coty est élu président de la République française après 13 tours de votes du parlement.
le 23 décembre 1973 : à Téhéran, l’OPEP annonce que six pays du Golfe vont doubler leur prix du pétrole brut.
Fakenews suite à l’arrêt de la CJUE sur le passeport ou la carte d’identité des personnes nées d’une PMA sans père (ou d’une GPA)
Contrairement à ce qu’essaient de faire croire quelques associations et militants radicaux dans les médias, l’arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne du 14 décembre ne signifie pas que les États membres auraient à reconnaître un lien de filiation entre un enfant et deux femmes ou deux hommes, mais simplement à appliquer les traités qui impliquent, du fait de la liberté de circulation dans l’Union européenne, que chacun puisse avoir un passeport ou une carte d’identité.
La CJUE ayant jugé que les traités actuels impliquent que les Etats établissent ces papiers d’identité pour les personnes nées d’une PMA sans père (ou d’une GPA) afin d’assurer leur liberté de circulation, La Manif Pour Tous appelle la Commission européenne à mettre un terme à son projet de « reconnaissance mutuelle », cet arrêt montrant qu’il est inutile.
Le 14 décembre dernier, La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu un arrêt (affaire C-490/20) qui stipule que
« l’Etat membre dont il (l’enfant, ndlr) est ressortissant est obligé de lui délivrer une carte d’identité ou un passeport, sans requérir l’établissement préalable d’un acte de naissance par ses autorités nationales ».
Cet arrêt est très clair, dès le titre même du communiqué publié par la CJUE, sur la non obligation de l’Etat membre de reconnaître une filiation avec deux mères ou deux pères, « c’est-à-dire une filiation fictive » souligne Ludovine de la Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.
Des associations et quelques médias ont pourtant diffusé l’information suivant laquelle « la justice reconnaît l’homoparentalité à l’échelle de l’UE» (Têtu) ou encore « les Etats de l’UE doivent dorénavant reconnaître la filiation entre un couple homosexuel et son enfant » (L’Obs).
La Manif Pour Tous dénonce fermement cette extrapolation et cette interprétation fantaisiste qui n’est pas conforme à l’arrêt de la CJUE.
En effet, dans cette affaire, une femme bulgare et une femme britannique ont eu recours à la PMA sans père. La petite fille étant née en Espagne, où il est possible d’inscrire une double filiation maternelle et de ne rien mentionner du côté paternel, son acte de naissance mentionne les deux femmes comme étant ses mères. Souhaitant ensuite obtenir un document d’identité bulgare pour l’enfant, le couple se l’est vu refuser parce qu’il aurait fallu, en vue de l’établissement du passeport, produire un acte indiquant le nom de la mère, donc le nom de celle qui a accouché de l’enfant, ce que le couple n’a pas voulu faire.
Saisie par la ressortissante bulgare, la CJUE a fait savoir ce 14 décembre que la Bulgarie (et donc tous les Etats membres de l’UE) a l’obligation de délivrer un passeport ou une carte d’identité àl’enfant afin d’assurer, suivant les traités en vigueur, sa liberté de circulation dans l’Union européenne. Mais la CJUE a aussi expressément indiqué que cette obligation
« n’implique pas de prévoir, dans son droit national (…) de reconnaître, à d’autres fins que l’exercice des droits que cet enfant tire du droit de l’Union, le lien de filiation entre ledit enfant et les personnes mentionnées comme étant ses parents dans l’acte de naissance établi par les autorités de l’Etat membre d’accueil ».
La Manif Pour Tous souligne donc que, selon la CJUE, les traités en vigueur impliquent déjà l’obligation d’établir les documents d’identité nécessaires au respect de la libre circulation des personnes nées dans le cadre d’une PMA sans père ou d’une GPA. C’est pourquoi, le projet de « reconnaissance mutuelle » de la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyden, n’a pas de raison d’être.
« La motivation affichée de ce projet était en effet la nécessité d’assurer la libre circulation des personnes nées d’une PMA sans père ou d’une GPA. Dès lors que celle-ci est assurée par les traités existant, comme en atteste cet arrêt de la CJUE, le groupe d’experts de la Commission constitué sur ce sujet doit être dissous et la Présidente de la Commission européenne doit mettre un terme à ce projet inutile » résume Ludovine de La Rochère.
Eric Zemmour : “Nous vivons la fin de la gauche”
Longuement interrogé dans Valeurs Actuelles, Eric Zemmour déclare :
Je crois que nous vivons un moment particulier de notre histoire. Notamment pour ma génération, qui a connu une gauche triomphante qui dominait outrageusement l’espace politique et idéologique français. Nous vivons la fin de la gauche. Cela ne signifie pas qu’elle n’est plus nuisible. Cela ne signifie pas qu’elle n’exerce pas encore son magistère dans les médias, les universités, à l’école, au cinéma, dans le monde de la culture. Mais cela signifie que, politiquement, le peuple français s’est détourné de la gauche, pour la simple et bonne raison que la gauche s’est détournée du peuple français pour se soumettre aux minorités. La gauche a rejeté son patriotisme et ne parle plus que de République alors qu’elle en présente une vision dévoyée qui trahit les idéaux mêmes de la République. Il ne faut jamais cesser de le lui rappeler. Je crois avoir contribué, à ma petite mesure, en imposant le thème de la survie de la France, à démontrer que la gauche n’avait plus rien à dire aux Français. Son échec ne viendra donc pas de sa désunion : à partir du moment où l’on parle de la France, de sa survie, la gauche n’a plus rien à dire et les Français se détournent d’elle.
Comment réagissez-vous à l’angélisation de Christiane Taubira par la presse, quand, dans le même temps, vous êtes diabolisé ?
Vous faites un parallèle particulièrement intéressant. Christiane Taubira ne représente rien, sinon 2 % de la population : le clivage, c’est elle, la désunion, c’est elle. À l’inverse, si l’on en croit les priorités des Français et leur avis sur les thèmes que je porte depuis des années, on devrait dire de moi que je suis le candidat le plus rassembleur. Et pourtant, je suis le plus décrié par les médias. Les journalistes sont donc devenus une boussole indiquant le sud…
Je crois que cela souligne d’abord le manichéisme de cette gauche. Certes, elle est morte politiquement, mais elle survit idéologiquement et elle survit dans l’idéologie woke, l’islamo-gauchisme, la théorie du genre… Elle est maintenant uniquement dans l’adoration des minorités. Taubira en est l’incarnation. Sera-t-elle candidate ? Peu importe, en vérité. La gauche a besoin de ce culte de la personnalité, c’est une vieille tradition de la gauche. Elle a surtout besoin d’inventer un diable parce que la gauche n’est plus dans la politique, mais dans la morale. Elle ne sait plus que prêcher, mettre à l’index, excommunier.
Traditionis Custodes : nous ne nous laisserons pas priver des sacrements !
Communiqué de L’Union Lex orandi :
Une note de la Congrégation pour le culte divin, datée du 4 décembre 2021, a été publiée le samedi 18 décembre. Elle explicite les mesures édictées le 16 juillet par le Motu Proprio Traditionis Custodes du Pape François. Avec cette note, les catholiques se voient interdire de recevoir les sacrements dans la forme traditionnelle. Seul le Saint Sacrifice de la Messe reste autorisé, avec de nombreuses restrictions. Pour les fidèles, les sacrements du baptême, de la confirmation, du mariage ou de l’extrême-onction sont interdits dans la forme traditionnelle (sauf dans le cas des paroisses personnelles).
Considérons les habitants des campagnes, usagers des chemins vicinaux, des voies communales, des routes départementales : ces voies de déplacement sont pour eux un bienfait. Imaginons maintenant qu’un gouvernement décide de les priver de ce bienfait, pour réserver la circulation routière aux nationales et aux autoroutes, avec des exceptions à certaines heures, sur certains axes, laissées à la discrétion des préfets. Une telle mesure serait-elle acceptée sans résistance de la part des habitants des campagnes ? Assurément non ! Avec Traditionis Custodes, nous sommes dans cette situation.
Il faut le proclamer : les fidèles n’ont rien fait pour mériter ce traitement. Depuis 1988 (Motu Proprio Ecclesia Dei) et surtout 2007 (Motu Proprio Summorum Pontificum), les fidèles catholiques attachés à la liturgie traditionnelle vivaient une relation apaisée avec les autorités de l’Eglise et avec leurs pasteurs. Si la guerre liturgique se rallume dans les diocèses, la responsabilité en reviendra d’abord aux autorités qui l’auront déclenchée.
Dans ce contexte, considérant qu’il est urgent, pour les fidèles, de s’unir en unissant les associations qui les représentent, l’Union Lex Orandi s’est constituée le samedi 18 décembre 2021. Elle propose à toutes les associations, de droit ou de fait, regroupant des fidèles attachés à la Tradition Catholique, de conjuguer leurs efforts pour défendre les trésors spirituels dont elle réclame le bénéfice pour le bien des âmes. En une semaine, l’Union a reçu l’affiliation de cinq associations de fidèles de l’Isère (300 adhérents), la Loire-Atlantique (500 adhérents), les Flandres et l’Artois (450 adhérents), de la Gironde et de Paris (300 adhérents ou personnes représentées). Plusieurs demandes d’affiliation sont en cours d’examen.
En manifestant l’unité des associations, l’Union Lex Orandi manifeste l’unité des fidèles pour préserver l’intégrité de leur vie sacramentelle. C’est une des condition de l’unité de l’Eglise à laquelle nous aspirons
Pour toute information : [email protected] – www.lex-orandi.org
Mouvements fondateurs de l’Union Lex Orandi :
- AFSAN (Association des fidèles de Saint André et Notre-Dame de l’Isle (Grenoble),
- Association Foi et Tradition (Nantes),
- Collectif Juventus Traditionis (Paris)
Bientôt un vaccin éthique contre le Covid-19 pour les Européens
Lu dans Présent :
L’Agence européenne des médicaments (AEM) a approuvé lundi un cinquième vaccin anti-Covid pour les Européens adultes, le Nuvaxovid ou NVX-CoV2373 de la société pharmaceutique américaine Novavax. Suite à ce feu vert, le fabricant a annoncé qu’il commencerait ses livraisons vers l’UE en janvier. La particularité du Nuvaxovid, par rapport aux quatre autres vaccins approuvés jusqu’ici par l’AEM (produits par Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson), c’est qu’aucune lignée cellulaire issue d’un organe prélevé sur un enfant avorté n’a été utilisée pour le développement, la fabrication ou les tests, et que ce vaccin peut donc être considéré comme éthique de ce point de vue-là. Son efficacité est estimée proche de celle des autres vaccins sur le marché, y compris des vaccins à ARN messager dont le Nuvaxovid ne fait pas partie puisqu’il a recours à une technique similaire à celle utilisée pour les vaccins contre l’hépatite B ou la coqueluche. Le vaccin de Novavax est en effet fabriqué à base de virus modifiés contenant des fragments de coronavirus qui provoquent la réponse immunitaire.
Cardinal Sarah : “Quelle nuisance apporterait la messe traditionnelle ? Quel dégât ?”
Longuement interrogé dans Valeurs Actuelles suite à la publication de son nouveau livre, Pour l’éternité, le cardinal Sarah aborde le sujet de la messe traditionnelle, que son successeur à la Congrégation pour le culte devin cherche à éliminer :
Abbé de Maistre. Le livre que vous avez écrit avec Benoît XVI, Des profondeurs de nos cœurs (Fayard), était dédié aux prêtres du monde entier. Là, ce nouveau livre est dédié aux séminaristes. Vous le savez, en France, il y a une sensibilité traditionnelle qui est tout de même assez présente, même si inquiète et bouleversée. Que pourriez-vous dire aux séminaristes qui se forment dans différentes maisons à la messe traditionnelle ?
Je veux leur dire : ne regardez pas les hommes. Regardez Jésus-Christ. C’est lui qui vous a appelé. C’est Dieu qui a mis son appel dans votre cœur. Votre maître, c’est Jésus-Christ, pas un homme. C’est Jésus qui vous a dit : « Viens et suis-moi. » C’est sa voix qu’il faut entendre, c’est sa figure qu’il faut découvrir, la relation avec lui qu’il faut créer, façonner. Cette amitié ne se communique pas, elle se construit à deux. Il faut suivre aussi les enseignements de l’Église. Elle a toujours enseigné la même chose. C’est Dieu qui vous a appelé. Essayez de le rencontrer.
Père Danziec. Ceux qui se forment dans des séminaires traditionnels, aujourd’hui, se sentent tout de même un peu menacés.
Moi, je suis de l’opinion de Benoît XVI. Ce qui était saint et sacré hier ne peut pas être aujourd’hui condamné à disparaître. Quelle nuisance apporterait la messe traditionnelle ? Quel dégât ? S’ils peuvent apprendre à rencontrer le Christ dans une messe célébrée dans le silence, dans le respect du sacré, qu’ils n’hésitent pas. Chacun veut grandir en Dieu. Pourquoi les en empêcher ? Ce n’est pas une révolte. Ils ne nient en aucune façon le concile Vatican II, au contraire.
Quels politiques seront à la Marche pour la vie le 16 janvier ?
Aliette Espieux, porte-parole de la Marche pour la vie, est interrogée sur Boulevard Voltaire :
Prenez courage et ne craignez point ; voici votre Dieu qui apporte la vengeance et les représailles
Dernier billet d’estoc et d’humeur du Glaive de la Colombe :
A l’approche de Noël, l’Eglise, tout en restant dans l’humilité et le recueillement, accentue les expressions de joie et de solennité dans sa liturgie (Dimanche de Gaudete [1] ; grandes antiennes Ô [2]…). Cette joie, qui l’emporte durant l’Avent sur la pénitence, découle d’un désir d’union à Dieu assuré d’être comblé. En effet, au-delà de l’avènement temporel du Christ, Noël célèbre Sa venue spirituelle dans les âmes et Son retour glorieux à la fin des temps ; or, ce Sauveur promis dès la Genèse s’est bien manifesté dans la chair. Invisible depuis l’Ascension, Il demeure présent au tabernacle et dans l’âme de Ses serviteurs fidèles. Ceux-ci peuvent s’affliger de l’absence sensible du Maître mais au fond de leur coeur, ils se réjouissent déjà de son arrivée dont ils ne peuvent douter, même si elle survient à la troisième heure de la nuit.
Et c’est bien le message que l’Esprit-Saint nous adressait ce dimanche de Gaudete [3], reprenant les paroles qu’Il inspira autrefois à Isaïe, alors que la tyrannie mondialiste se fait aujourd’hui plus oppressante :
« Dites aux pusillanimes : Prenez courage et ne craignez point ; Dieu Lui-même viendra, et Il vous sauvera. » (Isaie 35, 4)
Cette prophétie s’étant réalisée il y a 2000 ans, on pourrait la croire caduque, l’Eglise la reprenant dans la liturgie de l’Avent pour montrer que les promesses de Dieu sont sans rémission. Mais si l’on se reporte au texte d’Isaïe, on constate que, pour des raisons liturgiques évidentes, il a été tronqué d’un passage s’appliquant moins à Noël qu’au Jugement dernier :
« Dites aux pusillanimes : Prenez courage et ne craignez point ; voici votre Dieu qui apporte la vengeance et les représailles ; Dieu Lui-même viendra, et Il vous sauvera. » (Isaïe 35, 4)
Dieu vient à nous comme un enfant pour nous laisser venir à Lui, car c’est le temps de la miséricorde ; mais comme la crêche annonce la croix et la rédemption, la miséricorde annonce la justice et la paix, tranquillité dans l’ordre selon Dieu, non selon le monde. A Noël, Dieu nous dit à la fois : « Ne Me craignez pas, car Je suis doux et humble de coeur » et « Ne le craignez pas, ce monde qui est déjà jugé, car J’apporte la vengeance et les représailles ».
Cet « écho implicite », à Gaudete, du « A Moi la vengeance et la rétribution » [4] résonne plus distinctement dans l’épître du dimanche suivant [5] :
« Ne jugez point avant le temps, jusqu’à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en lumière les choses cachées dans les ténèbres et qui manifestera les desseins des coeurs ; et alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui sera due ».
La louange…ou la condamnation. En l’occurrence, compte tenu de l’actualité, on ne peut que trembler en réalisant que ce passage vise le clergé, dont on attend avant tout d’être trouvé fidèle par le Juste Juge et non par un tribunal humain [6] :
« Or, ce qu’on demande des dispensateurs, c’est qu’ils soient trouvés fidèles. Pour moi, je me mets fort peu en peine d’être jugé par vous, ou par un tribunal humain ; mais je ne me juge pas non plus moi-même. Car ma conscience ne me reproche rien, mais je ne suis pas justifié pour cela ; celui qui me juge c’est le Seigneur ».
Sans sonder les reins et les coeurs, les prises de position récentes de la hiérarchie de l’Eglise de France semblent aux antipodes de cet idéal paulinien. Soucieux d’échapper à leur responsabilité individuelle, nos évêques se sont soumis au jugement d’une commission partiale ayant pour but essentiel d’affaiblir la constitution intérieure de l’Eglise [7]. Celle-ci ne saurait invoquer un ordre juridique échappant à celui de la République, comme le rappela le Ministre de l’Intérieur au président de la Conférence des Evêques de France (CEF) convoqué à Canossa, avant de lui remettre discrètement la Légion d’honneur [8].
Nous ne reviendrons pas sur les compromissions de la CEF avec le pouvoir relativement aux Gilets jaunes ou à la tyrannie sanitaire [9]. Il nous suffira de remarquer qu’une Eglise se discréditant elle-même ne pourra dangereusement opposer sa doctrine sociale au bilan d’Emmanuel Macron ou aux programmes de ses rivaux. Nous avons toujours défendu sur ce blog une conception extensive des « points non-négociables » chers au pape Benoit XVI. Dans les circonstances présentes, nous ajouterions volontiers comme discriminant entre les candidats ou les programmes, les positions prises (ou non-prises) vis-à-vis du Covid-19 et des graves atteintes aux libertés publiques.
L’état de notre cher pays et du monde n’est pas sans rappeler le pitoyable tableau de Jérusalem dévastée dans le Rorate caeli : il y aurait toutes les raisons de désespérer de l’aveuglement des « élites » et des peuples comme de notre propre infidélité ; mais, à quelques jours de Noël, comme une cloche précédant l’aurore, l’hymne de l’Avent s’entête à nous consoler, nous assurant de notre délivrance finale.
L’abbé
Cieux, faites tomber la rosée, que le Juste vienne des nuées comme la pluie.
Ne t’irrite pas, Seigneur, ne te souviens plus de nos péchés : voici que la cité sainte est déserte, Sion est devenue un désert, Jérusalem est dévastée, la maison de ta sainteté et de ta gloire, où nos pères t’avaient loué.
Nous avons péché, nous nous sommes souillés, tous, nous sommes tombés comme des feuilles sèches, et nos iniquités, comme le vent, nous emportaient ; tu as détourné ta face loin de nous,et tu nous as livrés à nos iniquités.
Vois, Seigneur, l’abattement de ton peuple. Envoie l’Agneau souverain de l’univers, du rocher du désert jusqu’à la montagne de la fille de Sion, pour qu’il nous délivre lui-même du joug de la captivité.
Console-toi, console-toi, mon peuple, bientôt viendra ton Sauveur. Pourquoi te laisses-tu consumer par la tristesse, parce que la douleur t’a repris ? Je te sauverai, ne crains pas, car je suis le Seigneur ton Rédempteur.
[1] Messe du 3e dimanche de l’Avent dit de Gaudete (Missel de 1962)
[2] O Sapientia et commentaire sur les grandes antiennes Ô
[3] Messe du 3e dimanche de l’Avent – Communion
[4] Deutéronome 32, 35
[6] Ibidem.
[7] Cf. l’analyse critique de huit membres de l’Académie catholique de France sur le rapport « Sauvé » et la défense de cette analyse dans les médias par le philosophe Pierre Manent.
[8] La Croix – 6 décembre 2012 : Gérald Darmanin a remis la Légion d’honneur à Mgr de Moulins-Beaufort
[9] Cf. sur ce blog les articles étiquetés « Gilets jaunes » et « Covid-19 »
Action Ecologie demande la démission immédiate de Barbara Pompili
Action Ecologie, association indépendante et non politisée lancée en septembre 2020 et forte de ses 4000 membres, qui a pour objectifs de valoriser les belles initiatives écologiques respectueuses de savoir-vivre français et dénoncer les solutions coûteuses et inefficaces des fossoyeurs de l’écologie, demande :
- la démission immédiate de Barbara Pompili, en grande partie responsable des tensions sur le marché de l’électricité et des risques de black-out.
- aux candidats à l’élection présidentielle de « sortir » le thème de l’énergie du Ministère de l’Ecologie.

Magouilles : de faux électeurs LR à Toulon ?
Selon Mediapart :
Lors des élections régionales et départementales, les candidatures de Renaud Muselier (ex-LR) et de Michel Bonnus (LR) ont réuni dans un bureau de vote toulonnais plus de 85 % des suffrages au second tour. Au cours d’une enquête de plusieurs mois, Mediapart a rencontré des habitants qui, d’après les registres électoraux, ont voté. Mais qui nous expliquent, éléments de preuves à l’appui, ne s’être jamais rendus aux urnes. Renaud Muselier dit tout ignorer de l’affaire. Michel Bonnus et le maire de Toulon Hubert Falco ne nous ont pas répondu.
Il s’agit du bureau 37, le plus important du quartier de la Beaucaire à Toulon, avec plus de mille inscrits. Selon les résultats officiels des élections des 20 et 27 juin 2021, le taux d’abstention du bureau 37 a oscillé entre 66 et 72 %. La liste conduite aux régionales par Renaud Muselier y a réalisé un score exceptionnel, en réunissant 71 % des voix au premier tour, puis 85 % au second. Quant au sénateur Bonnus, il a recueilli 76 % des suffrages exprimés au premier tour, puis 87 % au second. Belle performance…
Saint-Cyr a un incroyable talent
Après la famille Lefèvre l’an passé, ce sont les élèves-officiers de Saint-Cyr qui sont sortis vainqueurs, grâce au vote des téléspectateurs, de l’émission de M6 La France a un incroyable talent.
Le Chœur de Saint-Cyr fera don de la somme remportée, 100 000€, à des associations de soutien aux blessés et familles de nos soldats morts pour la France.
Marion Maréchal : Passeport vaccinal, jusqu’où iront-ils ?
Marion Maréchal est interrogée par VA+ sur le passeport vaccinal :
La préfecture de police de Paris lance un appel à témoins après des violences commises envers des catholiques le 8 décembre
Suite aux agressions commises lors de la procession mariale du 8 décembre à Nanterre, une trentaine de catholiques avait été prise à partie par trois individus qui ont “proféré des insultes et des menaces grossières et violentes“, la préfecture de police lance un appel à témoins, dans le cadre de cette enquête menée par la Sûreté territoriale des Hauts-de-Seine. Elle rappelle que les faits se sont déroulés entre 19 heures 20 et 19 heures 30, rue Horace Vernet.
Toute personne susceptible d’aider les enquêteurs peut appeler l’état-major de la Sûreté territoriale des Hauts-de-Seine aux numéros suivants : 01.55.69.47.76 ou 01.55.69.47.68
A force d’encourager l’avortement, la France voit ses maternités en crise
Le Canard Enchaîné évoque la crise des maternités, passées de plus de 1300 en 1975, année de la légalisation de l’avortement, à moins de 500 aujourd’hui :
:

Encore un projet de loi liberticide, entre Noël et le jour de l’An
Le futur projet de loi sur le « passeport vaccinal » a été adressé au Conseil d’État pour avis. Il sera présenté lundi en Conseil des ministres pour un examen en commission des lois le 29 décembre, avant examen en séance. Dans l’exposé des motifs, le projet menace d’un confinement pour mieux faire passer de nouvelles mesures liberticides.
Pour protéger la population sans devoir recourir à des mesures de restriction généralisées, et dans un contexte où la vaccination est le seul outil permettant de lutter durablement contre le virusPar ailleurs, en M, le Gouvernement entend renforcer les outils existants de gestion de la crise sanitaire, en substituant au passe sanitaire en vigueur un passe vaccinal et en renforçant encore les mesures permettant de lutter contre la fraude.
Et après on nous fait croire qu’il n’est pas possible de lutter contre la fraude aux cartes vitales…
Le Projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire érige, dans son article 1er :
à compter du 15 janvier 2021 le passe sanitaire en passe vaccinal pour l’accès aux activités de loisirs, aux restaurants et débits de boisson, aux foires, séminaires et salons professionnels ou encore aux transports interrégionaux. Un passe sanitaire reposant sur le caractère alternatif et substituable du justificatif de statut vaccinal, du résultat de test et du certificat de rétablissement est par ailleurs maintenu à périmètre constant pour l’accès aux établissements et services de santé et médico-sociaux.
La présentation du passeport pour accéder aux entreprises est encore exclu du projet de loi, suite à la rencontre de lundi entre les partenaires dits sociaux, mais il est fort probable que la mesure passera via un amendement. Mais comme les Français acceptent tout depuis bientôt deux ans, ils se plieront, malgré leurs trois doses (et bientôt 4), à ces nouvelles mesures. En attendant les suivantes.
Olivier Veran, ministre de la Santé, a aussi précisé :
« on va mettre le contrôle d’identité dans le texte, on va mettre la possibilité de contrôler l’identité dans certaines circonstances».
Cette extension du pouvoir de contrôle est elle prévue à l’article 1er :
L’article renforce en outre la lutte contre la fraude à ces documents en relevant l’échelle de sanctions applicables et en permettant aux personnes chargées d’en contrôler la présentation de vérifier, en cas de doute, l’identité de leur détenteur.
Lors de la présentation d’un passeport vaccinal, la personne chargée du contrôle pourra donc exiger « en cas de doute », la présentation « d’un document officiel d’identité ».
C’est arrivé un 22 décembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 22 décembre 401 : élection du pape Innocent 1er.
- le 22 décembre 1528 : François Ier déclare la guerre à son éternel rival, l’empereur Charles Quint.
Cette guerre prendra fin en 1529 avec la Paix de Cambrai dite Paix des Dames, par laquelle la France renonce à l’Italie, conserve la Bourgogne, se désiste de l’Artois et de la Flandre au profit de Charles-Quint. Traité de Cambrai est signé le 3 août 1529.
- le 22 décembre 1552 : l’empereur Charles Quint décide de lever le siège de Metz.
La résistance des défenseurs, les intempéries, les dissensions entre les différentes troupes constituant de l’armée impériale et le coût de l’opération ont raison de la volonté de l’empereur. Voir la chronique du 8 décembre sur l’entrée d’Ambroise Paré dans Metz.
- le 22 décembre 1596 : le pont au Change, à Paris, est emporté par une crue.
L’accident fait environ 500 morts.
- le 22 décembre 1639 : naissance de Jean Racine, poète dramatique français.
Jean Racine, né à La Ferté-Milon, le 22 décembre 1639 et mort à Paris le 21 avril 1699, est un poète tragique français considéré, à l’égal de son aîné Pierre Corneille, comme l’un des deux plus grands dramaturges classiques français.
Il est l’auteur de: “Andromaque” “Les Plaideurs” “Britannicus” “Bérénice” “Bajazet” “Mithridate” “Iphigénie” “Phèdre“.
- le 22 décembre 1641 : mort de Maximilien de Béthune, duc de Sully, surintendant français des finances.
Maximilien de Béthune, duc de Sully, est né le 13 décembre 1559 à Rosny-sur-Seine, près de Mantes. Fils de François de Béthune et de Charlotte Dauvet, il reprend le titre de Baron de Rosny à la mort de son frère aîné, Louis de Béthune, en 1578. Compagnon du Roi Henri IV de Navarre, il le soutient dans toutes les guerres. En 1596, Henri IV l’affecte au Conseil des Finances et deux ans plus tard il le nomme surintendant des finances. En 1599, Sully se voit attribuer les fonctions de Grand maître de l’artillerie et Grand voyer de France.
Attaché aux traditions agricoles, et dédaigneux de l’industrie, Sully encourage les recherches menées par Olivier de Serres. Ce dernier est connu pour avoir publié en 1600 le premier ouvrage d’agronomie scientifique : Théâtre d’agriculture et mesnage des champs. On prête au ministre lui-même la formule :
«Labourage et pastourage sont les deux mamelles dont la France est alimentée et les vraies mines et trésors du Pérou».
Après la mort d’Henri IV en 1610, il est peu à peu mis à l’écart du pouvoir et démissionne de son poste de surintendant des finances et de gouverneur de la Bastille. Il s’éteint le 22 décembre 1641 au château de Villebon.
Au delà des querelles de religion qui se réglaient dans le sang à l’époque il faut reconnaître que Sully redressa admirablement les finances du pays en peu de temps, préparant par là les glorieux règnes de Louis XIII et Louis XIV.
- le 22 décembre 1666 : séance inaugurale de l’Académie des sciences, créée par Colbert sur le modèle de la Royal Society.
- le 22 décembre 1688 : le roi Jacques II Stuart est chassé de Londres, il se réfugie à la Cour de Louis XIV.
- le 22 décembre 1877 : liquéfaction de l’oxygène.
Le 22 décembre 1877, l’Académie de sciences de Paris reçoit un télégramme envoyé par Raoul Pictet, indiquant sa réussite dans la liquéfaction de l’oxygène au-dessous de 320 atmosphères, par utilisation combinée d’acide sulfureux et d’acide carbonique à une température de -140 degrés Celsius. Cette annonce est pratiquement simultanée à celle de Louis Paul Cailletet qui obtient également la liquéfaction de l’oxygène par un processus différent. Les deux savants se voient attribuer conjointement les mérites de cette découverte. Pictet est décoré de la Légion d’honneur en 1878.
- le 22 décembre 1779 : nomination de la première sage-femme exerçant à l’Hôtel-Dieu de Montmorency (Val-d’Oise).
Il s’agit d’Élisabeth Bourgeois, femme du sieur Baudrang, chirurgien de l’Hôtel-Dieu.
- le 22 décembre 1851 : plébiscite, approuvé par les Français, accordant à Louis-Napoléon Bonaparte le pouvoir constituant et la présidence pour 10 ans.
- le 22 décembre 1854 : la Cathédrale Notre-Dame des Doms d’Avignon, Vaucluse, est érigée en basilique mineure par le pape Pie IX.
- le 22 décembre 1892: Clemenceau et Déroulède se battent en duel au pistolet.
Cela fait suite à la querelle qui a fait perdre son siège de député à Clémenceau. Nos hommes politiques avaient encore un certain sens de l’honneur à cette époque.
- le 22 décembre 1894 : le capitaine Dreyfus est condamné à la déportation à vie par le conseil de guerre, à l’unanimité, pour haute-trahison.
Le capitaine Alfred Dreyfus est condamné pour espionnage au profit de l’Allemagne, au bagne à perpétuité sur l’île du Diable en Guyane. C’est dégradé qu’il arrive quelques jours plus tard dans “l’enfer vert”. La France est alors coupée en deux. Les dreyfusards et les antidreyfusards s’opposent jusqu’à ce que le commandant Picquart demande la révision du procès quatre ans plus tard. Cette condamnation devient alors ce qu’on appelle toujours l’affaire Dreyfus.
- le 22 décembre 1943 : le général Catroux signe les accords de Damas.
Il abandonne par là les prérogatives françaises aux Libanais et aux Syriens. De Gaulle parle de son côté de « libération du Liban et de la Syrie. » De qui ?
- le 22 décembre 1944 : Võ Nguyên Giáp fonde l’Armée populaire vietnamienne.
Le 22 décembre 1944, le général Võ Nguyên Giáp crée l’armée populaire vietnamienne à partir de la brigade d’armée, sur une directive de Hô Chi Minh. Cette armée mène une guerre insurrectionnelle contre les colons français installés en Indochine depuis 1887.
- le 22 décembre 1956 : après l’opération de Suez, les dernières forces franco-britanniques quittent Port-Saïd.
- le 22 décembre 1972 : l’écluse François-Ier est inaugurée au Havre par le ministre Guichard.
C’est alors la plus grande du monde.
- le 22 décembre 1974 : les Comores choisissent l’indépendance.
Avec 95% de “oui” les Comoriens se prononcent en faveur de l’indépendance, à l’exception de l’île de Mayotte, qui elle reste française. L’archipel des Comores faisait partie des possessions française de l’Océan Indien depuis 1841, il avait acquis le statut de Territoire d’Outre-mer (TOM) en 1958. Etre indépendant ne doit être si bien que cela !
Pourquoi y-a-t-il aujourd’hui tant de fuites vers le « paradis » qu’est pour eux Mayotte ? Finalement malgré toutes les repentances, malgré la mauvaise conscience et la honte qu’essaient de nous inculquer et médias et «éducation nationale », l’œuvre coloniale française n’a-t-elle pas porté des fruits bien meilleurs pour les populations locales que ce que les « élites » des anciennes colonies ont fait de leur pays, avec le silence coupables des élites françaises depuis 70 ans ?
La réponse se trouve dans les deux livres de Jean Sévillia : Historiquement correct ou Historiquement incorrect.
- le 22 décembre 1981 : le pape Jean-Paul II proclame sa solidarité avec les travailleurs polonais et déclare que des nuages obscurcissent les perspectives de paix dans son pays.
- le 22 décembre 1998 : fin des violences urbaines à Toulouse.
Dans le quartier du Mirail en banlieue toulousaine, 10 nuits de troubles font suite à la mort d’un jeune de 17 ans, « Pipo », victime d’une “bavure policière”. En France, le Parlement vote une loi sur l’éradication des pit-bulls et autres chiens dangereux.
- le 23 décembre 2008 : les propos de Benoît XVI, qui rappellent que Dieu a créé l’humanité hommes et femmes sont déformés par les médias occidentaux. Les homosexuels se sentent agressés !
Dans son discours traditionnel de fin d’année, le pape Benoît XVI dit que l’homosexualité menace la survie de l’humanité au même titre que les changements climatiques. Benoît XVI affirme que l’Église «doit défendre non seulement la terre, l’eau et l’air comme des dons de la création, elle doit aussi protéger l’homme contre la destruction de lui-même».
La machine LGBT se met à pousser des cris d’orfraie.
« …si l’Eglise parle de la nature de l’être humain comme homme et femme et demande que cet ordre de la création soit respecté. Ici, il s’agit de fait de la foi dans le Créateur et de l’écoute du langage de la création, dont le mépris serait une autodestruction de l’homme et donc une destruction de l’œuvre de Dieu lui-même. Ce qui est souvent exprimé et entendu par le terme “gender”, se résout en définitive dans l’auto-émancipation de l’homme par rapport à la création et au Créateur. L’homme veut se construire tout seul et décider toujours et exclusivement tout seul de ce qui le concerne. Mais de cette manière, il vit contre la vérité, il vit contre l’Esprit créateur. Les forêts tropicales méritent, en effet, notre protection, mais l’homme ne la mérite pas moins en tant que créature, dans laquelle est inscrit un message qui ne signifie pas la contradiction de notre liberté, mais sa condition. »
Lecture du texte intégral du Pape ici :
- le 22 décembre 2011 : l’Assemblée nationale adopte la loi pénalisant la contestation des génocides (dont celui des Arméniens en 1915).
Et le génocide Vendéen ! Quand ces pharisiens de républicains enlèveront la poutre de leurs yeux avant de s’occuper des crimes des turcs ? Quand la république fera t-elle amende honorable de tous ses crimes avant de reprocher aux autres leurs fautes ?
La messe des jeunes
Dans ses réponses aux Dubia, la Congrégation pour le culte divin a expressément interdit d’annoncer les messes traditionnelles dans les informations paroissiales. Sur Twitter, un prêtre indique qu’un ami a commencé à l’annoncer comme la “Messe des jeunes”, car, comme il le dit, ce sont les jeunes qui la souhaitent le plus.
Une étude scientifique montre que les relations sexuelles précoces ne sont pas recommandées pour le développement de l’être humain
Lu sur IFamNews :
Dès que nous atteignons la maturité génitale, le concept de virginité devient présent dans notre vie. Au début, c’est subtil, peut-être juste un parent plus âgé qui demande : “As-tu un petit ami/une petite amie ?”. La pression sociale devient alors de plus en plus présente, surtout si vous vivez dans une société libérale et post-moderne. Dans le monde d’aujourd’hui, la virginité est souvent considérée comme un fardeau à porter jusqu’au “jour où”. La société moderne a tendance à pousser les jeunes à “perdre” leur virginité très tôt, encore plus s’ils sont de sexe masculin. Ils considèrent que cela fait partie de l’initiation au monde des adultes, et les adolescents qui sont toujours vierges à 18 ans sont souvent considérés par les autres comme arriérés dans la sphère sentimentale. Avoir des relations sexuelles pendant l’adolescence est généralement perçu comme un élément naturel et sain de la croissance des jeunes d’aujourd’hui… Mais la science nous montre le contraire.
Paige Harden, docteur en psychologie de l’université d’Austin, a dirigé une étude portant sur 1659 paires de frères et sœurs de même sexe (afin d’écarter autant que possible les facteurs socioculturels et économiques), qui ont été suivis de 16 à 29 ans. Plus de 3300 personnes au total. L’objectif de l’étude était de déterminer comment la perte de virginité affecte leur vie adulte ultérieure.
Il a séparé les participants en trois catégories. Ceux qui ont perdu leur virginité tôt (avant l’âge de 15 ans), à un âge moyen (entre 15 et 19 ans), et tard (après 19 ans). Il a ensuite comparé divers indicateurs de leurs réalisations pour voir comment cela les affectait dans leur vie de jeunes adultes.
Les résultats ont montré que les sujets ayant perdu leur virginité tardivement (après l’âge de 19 ans) avaient pour la plupart des relations sociales et romantiques beaucoup plus satisfaisantes que ceux des autres catégories. L’étude a pris en compte d’autres facteurs tels que la génétique, l’environnement, l’attrait physique, la religiosité, les revenus… pour les isoler et montrer que les résultats étaient bien liés à la question de l’âge dans la perte de virginité. Un niveau légèrement plus élevé de réussite scolaire et professionnelle a également été constaté dans cette même catégorie par rapport aux autres.
Selon les chercheurs, plusieurs raisons peuvent expliquer cette relation entre l’âge de la perte de virginité et le “degré de bonheur atteint” par la suite. L’une des possibilités, suggérée par les scientifiques, est que certains de ceux qui ont leurs premières relations sexuelles lorsqu’ils sont plus âgés que d’autres le font parce qu’ils sont plus exigeants vis-à-vis de leurs partenaires et d’eux-mêmes. Ils sont capables d’ignorer les mauvaises influences des autres et de viser des objectifs plus importants à long terme. L’inverse est vrai avec les adolescents “excités” qui choisissent n’importe quoi par jeu ou sous l’influence de leurs pairs, et ne vivent que pour la récompense immédiate, sans voir la plus grande récompense à plus long terme. Ces derniers manquent de maîtrise de soi.
D’autres affirment que l’inverse pourrait être la raison, à savoir que perdre sa virginité tardivement affecte l’attitude d’une personne dans ses relations avec les autres. Ici, le fait de ne pas avoir eu à faire face à une relation de mauvaise qualité à l’adolescence les rendra moins susceptibles de s’attendre aux mêmes comportements dysfonctionnels dans leurs relations futures et moins susceptibles de les tolérer lors du choix d’un partenaire.
Paige Harden, directrice de l’étude, conclut que “les personnes qui explorent leurs premières relations intimes à l’âge adulte, après avoir acquis une maturité émotionnelle et cognitive suffisante, peuvent tirer de ces relations des compétences non techniques beaucoup plus efficaces. En revanche, les individus qui ont eu ces expériences sexuelles à l’adolescence trouvent généralement cela plus difficile.”
Dans les études précédentes, moins rigoureuses, on croyait souvent le contraire de ce qui est démontré aujourd’hui. Malheureusement, la majorité de la société actuelle croit souvent que “laisser les enfants vivre et explorer leur sexualité” à l’adolescence est une bonne chose. Ils ont tout à fait tort.
Conclusion : La science nous montre que ce que la morale nous dit depuis longtemps est bien vrai : les relations sexuelles à l’adolescence ne sont pas recommandées pour le meilleur développement de l’être humain. Parents : la prochaine fois que vos adolescents vous demanderont de dormir chez un ami ou d’inviter une petite amie pour “étudier ensemble”, montrez-leur cet article (ou du moins la conclusion de l’étude complète que vous trouverez ici) pour soutenir votre décision de leur dire non, parce que vous voulez le meilleur pour eux…
Manipulations électorales en perspective
Hier nous évoquions le report de l’élection présidentielle, sujet abordé par le Premier ministre lui-même.
Aujourd’hui nous apprenons qu’une rencontre en janvier 2022 va être demandée par le ministre de l’Intérieur à Laurent Fabius, le président du Conseil constitutionnel et gardien des règles de la présidentielle. C’est ce qu’a confié Gérald Darmanin devant les présidents de groupe parlementaire au Sénat.
« Le ministre va demander un rendez-vous à Laurent Fabius pour discuter des modalités de scrutin dans le contexte sanitaire ».
Vote par correspondance ? Obligation du passeport sanitaire ou vaccinal pour voter ? Vote par internet ? Tout est possible avec ces gens-là.
Le conseiller d’État Jean-Denis Combrexelle doit rencontrer au début de l’année les représentants des partis politiques. Ancien président du comité de suivi pour les élections départementales et régionales, ce juriste de haut vol « va retravailler auprès du ministre de l’Intérieur, comme il l’a fait pour les régionales et les départementales ».
Magouilles en vue.
L’islamo-gauchisme règne à Sciences-piPo Grenoble
Mardi 21 décembre, le professeur d’allemand Klaus Kinzler était suspendu par l’IEP de Grenoble pour avoir alerté, dans les médias, sur la dérive politique de l’institut et la « chasse aux sorcières » qui y est menée. En mars, plusieurs élèves, soutenus par l’UNEF, avaient affiché sur les murs de l’institut les noms de deux professeurs, dont M. Kinzler, accusés d’islamophobie — quelques mois, à peine, après l’assassinat de Samuel Paty.
Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez a annoncé suspendre les financements – environ 100 000 euros – accordés à l’IEP. Il estime que l’établissement a “franchi un nouveau cap” dans sa “longue dérive idéologique et communautariste”. Il critique vivement la décision de la directrice de l’établissement, Sabine Saurugger (photo), de suspendre pendant quatre mois Klaus Kinzler.
Mercredi 22 décembre, une quarantaine de personnalités du monde universitaire ont publié une tribune dans Le Figaro, exigeant de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, qu’elle agisse contre cette dérive de l’université française vers l’islamo-gauchisme.
Laurent Bouvet, cofondateur du Printemps républicain et auteur d’essais sur le communautarisme ou la question laïque, est décédé samedi 18 décembre des suites d’une maladie neurodégénérative. Les hommages se succèdent à son égard, alors qu’un prof est viré de Sciences-po Grenoble suite à une fatwa islamo-gauchiste. Précisément ce que dénonçait le disparu.
