Dimitri Pavlenko : «Voilà qu’émerge littéralement une industrie de la frontière»
Bock-Côté :
“En Europe de l’Est, les élites, comme les peuples, sont contre l’immigration massive et le revendiquent. Ils voient dans ce phénomène une menace existentielle et un risque du submersion démographique”
Reconnaissance du martyre de cinq prêtres tués pendant la Commune de Paris
Le pape François a autorisé la promulgation par la Congrégation pour les causes des saints d’un décret reconnaissant le martyre de cinq prêtres français tués en haine de la foi en 1871 pendant la Commune de Paris.
Il s’agit des Pères Henri Planchat, Ladislas Radigue, Polycarpe Tuffier, Frézal Tardieu, Marcellin Rouchouze. Cette décision du Saint-Siège ouvre la voie à leur prochaine béatification.
Ces cinq prêtres ont été tués le 26 mai 1871, pendant la “Semaine sanglante”, par des citoyens de la Commune de Paris.
Eco-anxiété et suicide démographique
Lu ici :
Une étude publiée en septembre dans The Lancet Planetary Health montre que la jeunesse est de plus en plus touchée par l’éco-anxiété, ou solastalgie. Selon cette étude, 83 % des sondés pensent que l’on a échoué à prendre soin de la planète, 75 % estiment que le futur est effrayant et 39 % hésitent à faire des enfants. Nous avons interrogé trois personnes qui vivent ou sont originaires de Côte-d’Or et ont fait le choix de ne pas avoir d’enfant. Tous affirment avoir du mal à se projeter dans l’avenir incertain à cause du réchauffement climatique et ne souhaitent pas donner la vie dans ces conditions-là.
Les vaccins ARNm augmentent considérablement l’inflammation de l’endothélium et l’infiltration des lymphocytes T du muscle cardiaque
En attendant la 4e dose, notre gouvernement de toxicos vient d’exiger l’injection de la 3e dose. Un lecteur met en garde :
Les vaccins ARNm COVID augmentent de façon spectaculaire les marqueurs inflammatoires endothéliaux et le risque de crises cardiaques ! Voilà ce que disent les études !
Le Professeur Vernon Coleman en a fait une courte vidéo résumant cela :
“Il y a quelques heures, Darren Smith, le rédacteur en chef de l’excellent The Light Paper, m’a envoyé un article de la revue médicale Circulation qui prouve que l’expérience de piqûre de covid-19 doit s’arrêter aujourd’hui. Je pense que tout médecin ou infirmière qui administre l’un des vaccins contre l’ARNm après aujourd’hui sera en temps voulu radié du registre approprié et arrêté.
La revue Circulation est une publication très respectée. Il a 71 ans, ses articles sont évalués par des pairs et, dans un sondage, il a été classé numéro 1 mondial dans la catégorie du système cardiaque et cardiovasculaire.
Je vais citer la dernière phrase du résumé qui apparaît au début de l’article. C’est tout ce que moi, vous – ou n’importe qui d’autre – avez besoin de savoir.
“Nous concluons que les vaccins ARNm augmentent considérablement l’inflammation de l’endothélium et l’infiltration des lymphocytes T du muscle cardiaque et peuvent expliquer les observations d’augmentation de la thrombose, de la cardiomyopathie et d’autres événements vasculaires après la vaccination.”
L’endothélium est une couche de cellules tapissant les vaisseaux sanguins et les vaisseaux lymphatiques. Les lymphocytes T sont un type de globule blanc.
L’Institut du Bon Pasteur fête ses 15 ans
Pour l’occasion, l’abbé Matthieu Raffray, Assistant du Supérieur Général, l’abbé Mateusz Markiewicz, Secrétaire général Supérieur du District d’Europe, l’abbé Pedro Gubitoso, Recteur du séminaire vous convient à un dîner exceptionnel mardi 30 novembre à partir de 20h30 à l’Espace Saint Sulpice 26 bis rue Cassette – 75006 Paris
Diner assis placé (places à partir de 40 euros) autour de 15 personnalités (dont certaines de votre blogue préféré…)
Réservation en ligne : www.institutdubonpasteur.org et par téléphone : 06.19.55.20.72
La « zemmourisation des esprits » a atteint une ampleur telle qu’elle a de quoi inquiéter les gauchistes
Refusant d’adopter la même position de déni qui fut longtemps celle des gauchistes américains face à l’essor de Donald Trump en 2016, la LICRA a souhaité mesurer l’influence des idées d’Éric Zemmour dans l’opinion, à l’heure où sa qualification au second tour de l’élection présidentielle est de l’ordre du possible : l’enjeu étant de savoir si Zemmour a gagné la bataille des idées : islam, insécurité, immigration, prénoms, féminisme…
Afin de pouvoir évaluer sur des bases solides l’ampleur de ce que Jean-Christophe Cambadélis qualifiait dès 2014 de « zemmourisation des esprits », l’Ifop a mis en place un dispositif d’étude reposant sur un échantillon d’une taille exceptionnelle (4 500 personnes) et des indicateurs issus de grandes enquêtes (CEVIPOF, CNDH…) permettant de voir comment les valeurs des Français ont évolué ces dix dernières années.

Résumé :
Force est de constater que sur le triptyque formé par l’immigration, l’insécurité et l’islam, la « zemmourisation des esprits » a atteint une ampleur telle qu’elle a de quoi inquiéter les associations antiracistes qui lui font régulièrement des procès. À bien des égards, les positions d’Éric Zemmour sur l’ordre public, les religions ou le contrôle des frontières semblent trouver un large écho au sein d’une population qui a placé la lutte contre la délinquance, le terrorisme et l’immigration dans le peloton de tête des enjeux déterminants du vote à l’élection présidentielle.
Mais pour un amateur de la théorie de « l’hégémonie culturelle » selon laquelle il faut d’abord avoir gagné la bataille des idées pour l’emporter dans les urnes, cette victoire idéologique est en partie en trompe l’œil. D’une part parce que si les électeurs peuvent le rejoindre sur le constat, ils ne partagent pas forcément ces solutions. Les « digues » ne cèdent pas par exemple sur tout ensemble de positions radicales comme les injonctions à l’assimilation via les prénoms, le retour à la peine capitale ou l’amalgame entre islam et islamisme. D’autres part, parce que certains sujets sur les questions de mémoire (Vichy, loi Gayssot…) ou de société (homoparentalité, féminisme) ne rencontrent pas encore une adhésion massive.
Un nom et un prénom pour les enfants mort-nés ?
L’Assemblée nationale examine vendredi 26 novembre la proposition de loi n° 4692 adoptée par le Sénat et visant à permettre aux parents d’un enfant né sans vie ou non viable d’inscrire le ou les prénoms et le nom de famille de leur enfant à l’état civil. A quelques jours d’une loi étendant le délai d’avortement…
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Juristes pour l’Enfance salue ce texte qui offre la possibilité aux parents qui font face à la grande épreuve de la naissance d’un enfant né sans vie de faire reconnaitre socialement l’individualité de leur enfant et de l’inscrire dans l’histoire familiale. L’attribution d’un prénom et d’un nom aidera les parents à amorcer le deuil de leur enfant.
L’article 79-1 du Code civil actuellement en vigueur, issu de la loi du 8 janvier 1993, demande à l’officier de l’état civil d’établir pour l’enfant né sans vie ou non viable un acte d’enfant sans vie qui énonce le jour, l’heure, lieu de l’accouchement, les prénoms et noms, dates et lieux de naissance, professions et domiciles des père et mère.
Si cette proposition de loi est adoptée, les parents pourront, s’ils le souhaitent, demander à inscrire sur l’acte d’enfant sans vie un ou des prénoms et le nom de famille de leur enfant. L’article 79-1 du code civil serait modifié par la disposition suivante :
« Peuvent également y figurer, à la demande des père et mère, le ou les prénoms de l’enfant ainsi qu’un nom qui peut être soit le nom du père, soit le nom de la mère, soit leurs deux noms accolés dans l’ordre choisi par eux dans la limite d’un nom de famille chacun ».
Cette inscription est symbolique car la proposition de loi précise qu’elle n’emporte aucun effet juridique. Elle ne confère pas la personnalité juridique à l’enfant et n’est pas source de droit.
Cette proposition de loi accompagne les parents dans la perte d’un enfant né sans vie. Ce texte était attendu et Juristes pour l’enfance en remercie l’auteure, la sénatrice Anne-Catherine Loisier.
Olivier Veran et les milliards de terriens
Mais combien de doses ont-ils injecté à cet animal ?
Une élue condamnée à 24 mois de prison, dont 18 ferme pour avoir harcelé le père d’une victime des attentats de Paris
Une élue de Liévin a été condamnée mardi par le tribunal correctionnel de Béthune à 24 mois de prison, dont 18 ferme pour avoir harcelé notamment le père d’une victime des attentats de Paris. Patrick Jardin a perdu sa fille, Nathalie, tuée au Bataclan, et avait témoigné dans un ouvrage.
Un second cauchemar a commencé pour Patrick Jardin seulement quelques jours après les attentats : une élue au conseil municipal de Liévin a commencé à le harceler par téléphone. Elle s’est faite passer pour Lou Sirkis, la nièce du chanteur d’Indochine.
“Elle m’a appelé pour me raconter que ma fille était homosexuelle, qu’elle avait été violée et qu’elle était enceinte au moment de l’attentat”. “À travers ce qu’elle disait, elle voulait me faire comprendre que j’étais passé à côté de la vie de ma fille”.
Puis la harceleuse a usurpé l’identité de la cousine de Nathalie auprès de Facebook pour avoir accès à son profil sur le réseau social.
“Elle a récupéré une photo de Nathalie après une chute à vélo, où elle avait le visage tuméfié. Et elle racontait que c’est moi qui lui avait fait ça.”
Pourquoi cette personne s’est-elle attaquée à Patrick Jardin ? “Je ne la connaissais pas. Ma fille ne la connaissait pas.”
L’homme a tout de suite déposé plainte en 2015 pour faire cesser ces agissements inexplicables. C’est en 2016 qu’elle a été identifiée et interpellée par la police.“Heureusement que j’étais suffisamment costaud pour ne pas me suicider”. “Je lui en veux. Elle a sali la mémoire de ma fille. Je veux lui faire payer cher ce qu’elle m’a fait”.
Son procès ne concernait pas que Patrick Jardin. D’autres plaignants, qu’elle avait aussi harcelé, espéraient également obtenir justice. Outre la condamnation à de la prison ferme, elle a également été déchue de ses droits civiques.
Visiblement, la justice n’a pas retenu le déséquilibre psychique.
I-Média : L’islamo-journalisme au secours de Yassine Belattar
L’image de la semaine
Jean Castex est déclaré positif au covid. Cela fait mauvaise presse au ministre que l’on apercevait il y a quelques jours en train d’ignorer complètement les gestes barrières au congrès de l’Association des Maires de France. Il en profite pour justifier la vaccination des moins de 12 ans avec la complicité des médias !
L’islamo-journalisme au secours de Belattar
“L’humoriste” et “journaliste” Yassine Belattar est accusé par Jordan Florentin (Livre Noir) de séquestration, vol et menaces de morts. Les médias font preuve de complaisance à son égard et volent parfois même à son secours. C’est l’avènement d’une alliance tacite et circonstancielle entre l’islamisme et le journalisme.
Revue de presse
Fusillade de Kenosha, la Justice triomphe !
Kyle Rittenhouse, un jeune homme de 17 ans, avait tué l’an passé deux manifestants Black Lives Matter en parfaite légitime défense. A l’aune de son acquittement par le système judiciaire américain, les médias français aujourd’hui comme hier, sont bien décidés à tronquer les faits par idéologie.
« Si elle continue dans ce sens, l’Europe n’a pas d’avenir »
Le Cardinal Robert Sarah, auteur de “Pour l’éternité” aux éditions Fayard, répond sur Europe 1 aux questions de Sonia Mabrouk au sujet des crises et des drames migratoires.
Mercredi, 27 immigrés sont morts après le naufrage d’une embarcation au large de Calais. Le cardinal Robert Sarah est revenu sur ce drame et plus particulièrement sur la question migratoire :
“Ma réaction est une révolte. Il y a une triple trahison. On retire des jeunes d’Afrique, des intelligences, des forces vives, qui sont arrachés de leur pays. Ensuite, on présente à ces jeunes l’Europe comme l’Eldorado, on leur dit qu’ils auront tout, alors que ce n’est pas vrai. Et enfin, on ne réagit pas contre les passeurs qui profitent de leur naïveté et les font succomber en pleine mer. Il faudrait lutter contre ce mal à la racine et présenter l’Europe comme elle est, avec ses difficultés aussi”.
Selon lui, il est faux de croire que les frontières n’existent pas.
“L’important est d’aider l’Afrique à se développer sur place, et faire que ces jeunes trouvent du travail et restent chez eux”. “On doit leur dire de servir leur pays et leur continent”.
Il a également affirmé que si l’Europe continue en ce sens, “elle sera envahie par une population étrangère”.
Un risque de “basculement” est alors possible :
“Quelle nation ne conserve pas précieusement son héritage ?”. “Mon idée est que chacun garde ses racines, sa richesse culturelle, historique, et le communique à ses enfants. C’est ce que nous avons tous reçu”. “J’espère que l’Europe prendra conscience qu’il faut quand même discerner et évoluer avec intelligence, tout en gardant sa tradition.”
Dictature: nous sommes les générations de la dernière chance
De Jean-Pierre Aussant, essayiste catholique, pour le Salon beige:
En réalité, si la dictature de l’hygiène s’occupe aussi des enfants (lesquels, rappelons-le, ne meurent pour ainsi dire jamais de la grippe) en leur collant le « torchon de soumission » et en les obligeant de plus en plus à se faire vacciner, c’est qu’elle est bien consciente que plus l’être humain est « dressé » tôt dans sa vie, moins il sera à même de se rebeller plus tard. Pourquoi? Parce que le principe même de la rébellion repose sur la comparaison avec un “avant” meilleur. Il est évident que les générations qui dès la plus tendre enfance n’auront rien connu d’autre que « masques, distanciations sociales et vaccins obligatoires », n’auront pas les capacités pour identifier une quelconque anomalie, une quelconque entrave à leur liberté et à leur dignité.
Alors, me direz-vous : « oui mais l’être humain est un être religieux et il sera toujours capable d’entendre la “petite voix” de sa conscience qui lui soufflera que quelque chose ne tourne pas rond ». Certes, mais étant donné la déchristianisation galopante que nous connaissons (déchristianisation qui est un des buts essentiels du corona-delirium), et au-delà même de cette déchristianisation, la destruction du fait religieux “tout court” (ce qui a permis dans le monde entier l’avènement des lois d’abomination des dernières décennies), cette petite voix risque de devenir, au moins pour le grand nombre, inaudible. Nous voyons bien, et alors même que les populations de la terre ne sont pas encore complètement athées, qu’elles sont déjà incapables de résister au mal et de procéder au moindre discernement. En gros, tout le monde s’adapte à tout, y compris et même surtout à l’infâme. Qui se plaint des programmes nauséabonds de cette « boite à démons » qu’est Netflix et qui sévit partout sur terre en polluant les esprits nuit et jour?
Force est de constater que si un amoindrissement du «lien religieux» (lien avec Dieu) suffit déjà à faire accepter au grand nombre le pire normatif d’infamie issu du politiquement correct athée, alors qu’en sera-t-il quand l’athéisme des Lumières aura vraiment presque partout triomphé?
C’est pourquoi il est essentiel de comprendre que nous sommes, au fond, les générations de la croisée des chemins. Oui, les générations de la dernière chance. Si nous, qui avons connu un «avant», ne trouvons pas la force de nous battre contre cette immonde dictature satanique, alors qui, où et quand?
Car, ne nous leurrons pas, les petits anges de sept ou huit ans, que la dictature écrase déjà en leur imposant leurs panoplies d’avilissement (qui ne les incitent pas, comme jadis, à se déguiser en Zorro «pour rigoler», mais bien plutôt en esclaves et cette fois «pour de vrai»), ne seront pas en mesure en tant que futurs adultes ayant perdu (malgré eux) la “mémoire” du vrai et du beau, de réussir là où nous (nous qui savions) avons échoué. Le combat est donc maintenant ou jamais.
Certes, en tant que chrétien la foi et l’espérance m’obligent à dire que ce qui est impossible à l’homme, ne l’est pas à Dieu…
HOLD ON (Primum Nocere) – le film du collectif de journalistes vient de sortir
Le film PRIMUM NOCERE (Hold On), suite de Hold Up (2h30), est sorti. Vous pouvez vous le procurer ici.
C’est arrivé un 25 novembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.
Rappelons-nous :
- le 25 novembre : saints du jour français ou de France.
- St Maurin, diacre et martyr († v. VIe s.)
Saint Maurin, selon la tradition, alors qu’il s’emploie à évangéliser le peuple de la campagne, il est massacré par des païens au pays d’Agen, vers le VIe siècle.
- Bse Béatrix d’Ornacieux, vierge († entre 1303 et 1309)
La bienheureuse Béatrice d’Ornacieux, vierge, qui, saisie d’un grand amour de la croix, vécut dans la plus grande pauvreté dans la Chartreuse d’Eymeux qu’elle avait fait construire, dans le Valentinois. Elle mourut entre 1303 et 1309.
- le 25 novembre 1174:Saladin unit l’Egypte et la Syrie.
Il fait des deux pays le sultan de Syrie. Fondateur de la dynastie sunnite ayyubide, Saladin poursuit sa conquête du Moyen-Orient jusqu’à Jérusalem. L’union de l’Egypte et de la Syrie lui donne les moyens d’affronter le Royaume Franc de Jérusalem, que les divisions de la chevalerie affaiblissent, entrainant ainsi sa disparition La dynastie de Saladin sera supplantée par le sultanat mamelouk.
- le 25 novembre 1185:décès du pape Lucius III et élection du pape Urbain III.
- le 25 novembre 1277:élection du pape Nicolas III.
- le 25 novembre 1373:décès de Guy de Boulogne.
Guy de Boulogne, de son vrai nom Guy de Montfort, décède à Lérida (Espagne). Né en 1313 à Boulogne, il est le petit-neveu de Louis IX ainsi que le grand-oncle du futur pape Clément VII. Il est incité à mener une carrière ecclésiastique dès son plus jeune âge, devenant tour à tour chanoine du chapitre de la cathédrale d’Amiens, archidiacre de Thérouanne puis cardinal-prêtre de Sainte-Cécile. Le pape Clément VI lui confie également d’importantes missions diplomatiques par lesquelles les il désamorce moult conflits entre les puissances européennes de l’époque.
- le 25 novembre 1456 :mort de Jacques Cœur.
Fils d’un riche marchand de peaux, Jacques Cœur manque de mal tourner en appliquant son génie de la finance à une affaire de faux-monnayage. Cette erreur de jeunesse pardonnée, il rend des services au Roi Charles VII, réfugié à Bourges. À l’image des grands hommes d’affaires italiens de son époque, Jacques Cœur commerce avec le Levant et se rend lui-même en Syrie.
Sa fortune et son talent lui valent d’être nommé par Charles VII maître des monnaies puis argentier, enfin d’entrer au Conseil du Roi. Il contribue au redressement du pays et de la monarchie après l’éviction des Anglais. Mais sa puissance et sa richesse, dues à une activité prodigieuse mais aussi souvent acquises par malversation, suscitent jalousies et haines. Il s’en sort tant qu’il bénéficie de la protection de la maîtresse du Roi, Agnès Sorel.
Après sa mort, Cœur est accusé de l’avoir empoisonnée! Lors du jugement ses malversations sont étalées au grand jour. Après trois ans de forteresse, il trouve refuge auprès du pape. Il meurt à Chio le 25 novembre 1456 à la tête d’une croisade contre les Turcs lancée par le pape Calixte III. Il a été réhabilité par le fils de l’ingrat Charles VII, le Roi Louis XI.
Jacques Cœur a repris à son compte la devise de la seigneurie de Saint-Fargeau : «A vaillans [cuers], riens impossible» («À cœur vaillant, rien d’impossible») lorsqu’il a été anobli en 1440.
- le 25 novembre 1491 :le vizir Abu l-Qasim al-Mulih ler signe l’acte de reddition de Grenade.
C’est la fin de plus de sept siècles de présence arabe et musulmane en Espagne. Le 2 janvier 1492, Ferdinand et Isabelle font leur entrée solennelle dans la ville et y signent le décret de l’Alhambra
- le 25 novembre 1616 :Armand Jean du Plessis devient secrétaire d’Etat pour la guerre et aux affaires étrangères.
A la suite du traité de Loudun, la régente Marie de Médicis, pour se concilier les grands, décide de se séparer des ” barbons ” qui forment son conseil. Elle refuse en revanche de se défaire de Concini, qu’elle charge de réformer ce Conseil même. C’est à l’un de ses jeunes protégés devenu l’aumônier de la régente quelque temps plus tôt, l’évêque de Luçon Armand Jean du Plessis, âgé de trente et un ans, que le maréchal d’Ancre confie en ce jour le secrétariat d’Etat aux Affaires étrangères. En 1631, cet évêque fera l’acquisition de la terre de Richelieu, en 1622, il reçoit le chapeau de cardinal. Le chapeau et la terre lui donneront le seul nom dont la postérité se souvienne : cardinal de Richelieu.
- le 25 novembre 1790 :soulèvement des esclaves à Saint-Domingue qui massacrent plusieurs propriétaires terriens.
- le 25 novembre 1981 :le cardinal Ratzinger [Benoît XVI] est nommé préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
- le 25 novembre 1981 :déclaration de monseigneur Guy Tomazeau, président de la Commission épiscopale de la famille.
« A temps et à contre temps, il faut rappeler, dans un pays qui s’honore d’un Etat de droit, que la loi des hommes, fût-elle votée, ne saurait s’arroger de légitimer la destruction de la vie d’un enfant dans le sein de sa mère. »
Vivre l’Avent avec sainte Thérèse

Livres en Famille publie un calendrier de l’Avent pour les enfants de 6 à 10 ans, dessiné par Inès d’Oysonville:
Ce calendrier va aider l’enfant à préparer son coeur pendant quatre semaines jusqu’à la fête de Noël. Il ne faut pas perdre de vue le but ultime de l’Avent : célébrer la naissance de Jésus, notre sauveur. Il est né pauvrement dans une étable, lui, le Roi du ciel, pour nous rappeler que les plus grandes richesses se trouvent au fond de notre coeur.
Sainte Thérèse de Lisieux accompagnera l’enfant pendant ces quatre semaines : chaque jour, en lisant le livret et en collant le sticker sur son calendrier de l’avent, il découvrira un personnage qui a vécu auprès d’elle. Grâce à son histoire, elle l’invitera à la suivre, à tourner ton regard vers Jésus et à vivre la vraie joie de Noël.
A commander ici (7,90 €).
Philippe de Villiers : “Voici venue l’heure du capitalisme de surveillance”
Philippe de Villiers a été interrogé par Paul-Marie Coûteaux dans Le Conservateur. Extrait :
Quelques mois après la formidable intrusion dans nos vies, voici presque deux ans, d’un virus venu de Chine, la Covid, vous avez publié un ouvrage-choc montrant qu’il s’agissait là bien plus que d’un épisode sanitaire mal géré, et qu’elle pourrait bouleverser nos vies. Aviez-vous prévu, début 2020, que ce bouleversement prendrait une telle ampleur ?
Oui, je le pressentais, comme je l’ai écrit dans mon livre Le jour d’après. Je n’avais pas grand mérite, j’avais seulement lu le manifeste de Klaus Schwab, paru le 2 juin 2020 et intitulé Covid-19 : la Grande Réinitialisation. Il y dessinait les contours du Great Reset du Village global avec une formule choc : « La pandémie représente une fenêtre d’opportunité pour réinitialiser le monde ». Et il ajoutait une conclusion, passée hélas inaperçue mais terrible, prophétique : « Beaucoup d’entre nous se demandent quand les choses reviendront à la normale. Pour faire court, la réponse est : jamais. La normalité d’avant la crise est brisée. Nous allons vers une nouvelle normalité. » Le Great Reset, c’est la remise à zéro. Il s’agit de recréer une humanité nouvelle sous l’empire de l’intelligence artificielle, la nouvelle police secrète. Saint-Just en a rêvé, le Webistan l’a fait. Il s’agit, par étapes, de réduire l’humanité à une somme d’individus livrés au marché nu. J’ai longtemps médité la phrase de Schwab, le patron de Davos : « Nous allons vers la fusion de nos identités : physique, numérique, biologique. » Il ne faut pas être grand clerc pour deviner que le passeport sanitaire prépare l’émergence du citoyen numérique. Voici venue l’heure du capitalisme de surveillance. Nous avons tous vocation à devenir les serfs de la plèbe numérique : la digitalisation intégrale prépare le traçage permanent des individus par des algorithmes et préfigure la société du contrôle total. Nous sommes passés du politique au biopolitique. La politique s’exerçait sur un territoire. La biopolitique contrôle une population. C’est l’État qui possède notre pouls. En germe se trouve la nouvelle définition de nos jardins intimes, avec l’équation prometteuse : Lénine + Orwell = Elon Musk. Le contrôle des corps, des esprits, des pensées, et bien sûr, des attitudes et des actes…
La situation de la France est-elle à ce point alarmante que, selon vous, l’enjeu de la prochaine élection présidentielle est bel et bien sa survie comme nation, ou son irréversible déliquescence ?
La France est au bord de l’abîme. On peut raisonnablement craindre sa disparition, avec un changement de peuplement et la greffe d’une civilisation qui n’est pas la nôtre. Toutes les autres questions sont secondaires. Emmanuel Macron ne voit la France que comme un espace sans ancrage d’une planète globalisée. Si jamais il était réélu, la France deviendrait une colonie africaine et une zone de dhimmitude. Il faut se dresser contre tous les liquidateurs et retrouver l’idée française. Ou bien on aura le courage de fabriquer à nouveau des petits Français, ou bien on rejoindra les Amérindiens au Machu Picchu et les perroquets de l’Orénoque dont parle Chateaubriand, qui, seuls, avaient gardé la mémoire, dans leurs derniers échos, d’un peuple disparu.
“Nous confondons miséricorde et complaisance avec le péché”
Interrogé dans Le Figaro par Jean-Marie Guénois, le cardinal Sarah déclare :
Depuis trop longtemps, nous confondons miséricorde et complaisance avec le péché. L’Église s’est laissée contaminer par un esprit mondain qui, sous prétexte de comprendre subjectivement, en vient à ignorer la gravité objective des actes. Le pardon n’est possible que si le mal a été reconnu et regretté. Cela est vrai pour les crimes pédophiles comme pour tout péché.
Quand l’Église ne dénonce pas le péché, elle est infidèle au Christ, elle manque à sa mission. Les saints n’ont pas eu peur d’employer des mots violents pour dénoncer la gravité des péchés. Mais nous, nous tremblons devant les mots « punition » , « réparation » , « péché » .
Ils sont fous ces tradis…
De l’abbé Garnier, aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté :
« Nous sommes fous à cause du Christ, vous êtes sages dans le Christ. » Corinthiens, IV, 9-13
Devenir fou… c’est tout un programme.
Hier on entendait; Ils sont fous ces romains… Aujourd’hui on entendra (peut-être); Ils sont fous ces tradis…
Mais au fait, qu’est-ce qu’un fou?
«Un fou n’est pas quelqu’un qui a perdu la raison.
Un fou c’est quelqu’un qui a tout perdu, excepté la raison», disait Chesterton.
Et bien oui, nous sommes fous.
Et ce n’est pas la première fois que l’injure est relevée en titre d’honneur dans l’histoire, celle de l’Eglise comme celle de notre civilisation. Permettez-moi donc un nouvel éloge de la folie.
Fous, nous voulons l’être à la manière de St Paul. Fous, oui, mais à cause du Christ.
Si l’on nous objecte l’obéissance, ou la sainte indifférence… Nous n’esquiverons pas.
Nous demeurerons dans l’obéissance éclairée, celle qui s’appuie et s’éclaire sur l’instinct de la foi, inséparable du sens de l’Eglise..
Nous demeurerons dans la sainte indifférence, qui n’est pas n’importe quelle indifférence ou apathie.
Nous voulons rester dans la folie de la pleine et vivante Tradition, qui construit par transmission et fidélité. Nous avons trop vu le mal de détruire ou laisser détruire, par rupture et lâcheté.
Donc oui, Ils sont fous, ces tradis… Et nous en sommes.
Quel « spectacle » donnerons-nous à Dieu, au monde, aux anges et aux hommes?
Celui d’enfants de l’Eglise, ce que nous sommes et voulons demeurer. Nul parmi nous ne regarde comme négligeable l’appartenance «de corps et de coeur», visible et invisible, à l’unique Eglise de Dieu. Ce n’est pas nous qui la sauvons, c’est elle qui nous sauve.
Enfants, oui… mais pas puérils, pas serviles. Soyez des enfants, des innocents pour ce qui est de la malice, mais soyez des adultes, des prudents sous le rapport du jugement[1].
Brebis du troupeau obéissants aux pasteurs légitimes, mais pas moutons aveugles atteints du syndrôme de Stockolm.
Vous n’avez pas reçu un esprit de timidité, mais d’amour, de force et de sagesse[2].
Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez courageux, soyez forts[3].
Pour ce temps-là, mais aussi pour notre temps, entendons le Seigneur nous redire; Ne craignez pas, petit troupeau. Ne craignez pas… La crainte ou la prudence simplement mondaine, terrestre, nous y sommes exposés. Comme nous risquons, à l’inverse, l’imprudence ou la témérité. Saint Pierre le premier est passé par ces 2 travers, de Césarée à Gethsemani.
Mais au milieu et au sommet reste l’abandon qui vient de piété et de force. C’est une corde raide, certes – mais c’est là que nous voulons tenir et nous tenir, avec la grâce de Dieu.
« Ce n’est pas pour vous faire honte que j’écris cela… »
« Vos noms seront voués au déshonneur…
Nous n’avons qu’un honneur au monde, c’est l’honneur de Notre Seigneur. (…)
Nous n’avons qu’un amour au monde, c’est le Coeur de Notre Seigneur. »
Nous avons souventes fois chanté cela aux clartés de la flamme, à la veillée.
Et bien peut-être le temps viendra-t-il de le chanter dans les actes, dans la conduite.
Et pour «chanter juste», pour «sourire et siffler dans les difficultés[4]», tournons-nous maintenant vers le Seigneur qui vient. Adorons-le, reprenons souvent cette « attitude de verité » devant notre Créateur.
Avec les Impropères du Vendredi Saint, comme au fil du chapelet de la Miséricorde divine, et ici au pied de l’autel, nous implorons votre pitié, «Dieu saint, Dieu fort, Dieu immortel».
« Je suis faible tu m’aimes, je servirai,
Ta force est dans mon âme, je maintiendrai.[5] »
Abbé Garnier
[1] I Corinthiens, XIV, 20.
[2] II Timothée, I, 7 et Romains, VIII, 15.
[3] I Corinthiens, XVI, 13.
[4] Baden Powell, Loi scoute.
[5] Chant de la promesse.
Les toxicos du vaccin
Le ministre de la Santé israélien, Nitzan Horowitz, a déclaré mercredi que les Israéliens pourraient avoir besoin d’une quatrième dose de vaccin contre le coronavirus.
“Il n’est pas déraisonnable de penser que nous aurons besoin d’un quatrième vaccin”.
Israël a entamé sa campagne de vaccination anti-Covid pour les enfants âgés de cinq à onze ans. L’Etat hébreu avait été l’un des premiers pays à lancer, en décembre 2020, une vaste campagne de vaccination à la faveur d’un accord avec le géant pharmaceutique Pfizer. Cette campagne a permis la double vaccination de plus de 5,7 millions des quelque neuf millions d’Israéliens, soit plus de 80% des adultes. Pour quelle efficacité ?
En France, les toxicos sont en retard d’une dose, puisque c’est la 3e dose qui va devenir nécessaire pour garantir le passeport sanitaire. Quant aux non-vaccinés, ils sont devenus des Untermenschen.
A Vienne, en Autriche, sans attendre l’obligation générale, l’archevêché interdit de toute activité ecclésiale (en dehors de l’assistance à la messe), quiconque n’est pas injecté. Quant à l’archidiocèse de Berlin, il interdit à tous les fidèles non vaccinés de participer aux célébrations religieuses de l’Avent et de Noël.
Psychodrame chez LR, accusé de “véhiculer les idées de Zemmour à l’intérieur de LR”
La droitisation, au moins verbale, de la primaire LR provoque quelques remous en interne. Renaud Muselier avait fait part de son soutien à Xavier Bertrand tout en critiquant Eric Ciotti, accusé de dérive vers la strême droâte.
Il s’est pris un retour de bâton de Xavier Bertrand, qui, lui, a besoin du vote des adhérents de droite… Au point que Renaud Muselier, élu après avoir fait des pieds et des mains pour garder l’investiture LR, vient de claquer la porte du parti. Avec sans doute l’espoir de devenir ministre dans le prochain gouvernement d’Emmanuel Macron, si celui-ci est réélu.
Le début d’une clarification chez LR ?
Lyon : Il a fallu des centaines de policiers et gendarmes pour qu’un journaliste et un parlementaire puissent entrer dans la Guillotière
Jordan Bardella, président du RN, a rappelé que les habitants de la Guillotière ne sortent plus après 17h, les femmes évitent le quartier, les commerçants doivent payer les trafiquants pour avoir le droit de travailler. La quasi-totalité de ceux qui rendent invivable ce quartier sont des clandestins.
Sur CNews Mathieu Bock-Côté analyse :
« La liberté de la presse dans ce quartier ne peut s’exercer que sous protection policière. Les autres médias trouvent ça normal. Pour France 3, la venue de CNews est même une “provocation” »
La France aux étrangers
Le gouvernement dépense une énergie impressionnante (et notre argent) pour les étrangers, mineurs migrants et clandestins en formation, hébergement, loisirs et autres privilèges :

Critique méthodologique du rapport de la CIASE
La Nef diffuse l’analyse de Xavier Guillaume, remettant en cause les chiffres de la CIASE. Extrait :
[…] Je ne vais bien entendu pas faire une analyse des résultats obtenus mais simplement me concentrer sur deux chiffres issus de cette enquête qui m’ont laissé perplexe, sans qu’ils aient pour autant donné lieu à une analyse approfondie de l’Inserm ou de la CIASE :
1/ On apprend que 21 % des personnes dont le premier abus aurait été commis par un membre du clergé auraient porté plainte auprès des services de police ou de gendarmerie (tableau 50 du rapport de l’Inserm, p. 389). Si on applique ce 21 % au nombre extrapolé de victimes de membres du clergé (216 000), cela nous fait en gros 45 000 personnes ayant porté plainte contre un membre du clergé (fourchette basse : 35 000 environ ; fourchette haute : 57 000 environ). Or le rapport Sauvé affirme lui-même, au paragraphe § 0564, que « l’exploitation des archives de l’Église catholique et de la justice [c’est moi qui souligne], ainsi que des réponses aux questionnaires envoyés aux diocèses, ordres et congrégations, donne à connaître directement l’identité de 4832 personnes victimes ». Certes, les nombres ne peuvent pas être mis directement en rapport et il faudrait raffiner l’analyse, mais l’écart entre l’estimation qui peut être faite à partir de l’enquête et de ce qui est documenté est apparemment gigantesque. Même en enlevant ceux dont la plainte aurait été classée sans suite ou qui ne savent pas ce qu’elle est devenue, on arrive au chiffre d’au moins (hypothèse basse) 18 810 plaintes ce qui reste très supérieur aux cas apparemment documentés. Or comment comprendre qu’une plainte formelle n’ait pas été documentée ? Peut-on vraiment penser que la majorité des plaintes se soient perdues dans la nature ? Devant l’ampleur des chiffres avancés et face à la responsabilité que cela implique, il me semble qu’il aurait fallu entamer un travail de vérification, ce qui n’a pas été fait.
2/ Toujours en lisant le tableau 50 du rapport de l’Inserm, on apprend que seulement 4 % des personnes dont le premier abus a été commis par un membre du clergé en ont parlé à l’Église (41,9 % répondants disent en avoir parlé, et parmi eux, seulement 9,6 % en ont parlé à une « personne de l’institution religieuse »). Mais alors, de deux choses l’une : soit ce chiffre est tenu pour vrai et on doit conclure que la hiérarchie de l’Église ne pouvait pas être au courant de l’ampleur du phénomène puisque les cas ne lui étaient que rarement remontés (ce qui nuance fortement la « dimension systémique » des abus dans l’Église selon la formule utilisée par Mgr Éric de Moulins-Beaufort), soit ce chiffre est contesté et on se demande alors quels autres chiffres de ce sondage pourraient l’être.
En raison de ce grand nombre de victimes estimé par l’enquête en population générale, la CIASE conclut à une moyenne de 63 victimes par agresseur sur la base de la proportion d’agresseurs déduite des archives et de l’appel à témoignages (§ 0609). Ce chiffre est très élevé selon les propres aveux du rapport. À titre de comparaison, deux enquêtes aux États-Unis (celle du John Jay College en 2004 et d’un Grand Jury de Pennsylvanie en 2018) arrivent plutôt à une moyenne de 2-3 victimes par prêtre, et bien que ces enquêtes ne soient pas elles-mêmes exemptes de limites, ce chiffre est en accord avec ce que la CIASE a observé en sollicitant les diocèses et congrégations (§ 0588). En outre, l’étude de 30 dossiers judiciaires étudiés par l’EPHE révèle quant à elle un nombre moyen de 7 victimes par abuseur (§ 0540). La CIASE a aussi considéré d’autres hypothèses en augmentant la proportion de clercs abuseurs pour diminuer ce nombre moyen de victimes par agresseur mais celui-ci ne descend pas en dessous de 25 ce qui reste élevé (et au prix d’un pourcentage de prêtres abuseurs qui ne me semble pas très crédible). J’ai personnellement beaucoup de mal à croire qu’il y ait eu autant de victimes par agresseur sans que personne n’en sache rien. La CIASE s’efforce de citer deux publications montrant que le nombre moyen de victimes peut en effet être très élevé (p. 228 du rapport de la CIASE) mais ces publications ont une énorme limite : elles s’appuient sur la déclaration des abuseurs, sans aucune confirmation. Et quand on voit l’écart entre les moyennes et les médianes, on ne peut s’empêcher de penser à des personnes ayant donné des réponses aberrantes. Bref, le nombre de victimes par abuseur ne me semble pas du tout réaliste, et le problème vient à mon avis du nombre extrapolé de victimes qui est faux. […]
Refondation de l’abbaye de Clairval à Solignac
Une dizaine de moines venus de l’abbaye de Clairval ont fondé le prieuré St-Joseph dans la petite commune de Solignac (sud de Limoges). A peine arrivés, et déjà à pied d’œuvre pour opérer les urgences notamment sur la toiture. De nombreux travaux sont à prévoir après pas moins de 65 ans de quasi abandon de ces bâtiments prêts à tomber en ruine.

Dimanche prochain à 15h aura lieu une messe dans l’abbatiale pour officialiser leur fondation avec les évêques de Limoges et Dijon. Un vin d’honneur sera servi à l’issue de la messe.
« Ne fermons pas les yeux sur la persécution de chrétiens »
L’Aide à l’Eglise en Détresse a organisé hier, comme chaque année, une veillée de prière à la basilique de Montmartre pour les chrétiens persécutés. A cette occasion, la basilique était rouge vive. Le Père Stéphane Escleff, recteur de la basilique, explique :
Le rouge dont s’est revêtue la basilique du Sacré Coeur de Montmartre représente le sang versé par nos frères et sœurs chrétiens martyrs. Encore aujourd’hui, nombreux sont ceux qui sont persécutés dans le monde au nom de leur foi.”
Et Benoît de Blanpré, directeur de l’AED France :
“Je n’ignore pas qu’en France, il peut être difficile d’exprimer sa foi. La situation dans notre pays mérite notre attention.”
C’est arrivé un 24 novembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.
Rappelons-nous :
- le 24 novembre 496 :élection du pape saint Anastase II.
- le 24 novembre 624 :élection du pape Théodore 1er.
- le 24 novembre 1394 :naissance de Charles d’Orléans
Futur duc d’Orléans de 1407 à 1465, Charles d’Orléans voit le jour à Paris le 24 novembre 1394. Fils de Louis Ier, frère du Roi de France Charles VI, Charles d’Orléans est resté célèbre dans l’histoire de France par son œuvre poétique qu’il réalise lors de sa période de captivité, emprisonné par les Anglais. Longue de 25 années, cette période lui permet de laisser derrière lui plus de 130 chansons, une centaine de ballades, 7 complaintes et plus de 400 rondeaux.
- le 24 novembre 1583 :mort de René de Birague
Chancelier et cardinal français, René de Birague naît le 2 février 1506 en Italie. Issu d’une famille milanaise particulièrement aisée, il reçoit une éducation stricte qui le mène rapidement en France, où il se fait naturaliser en 1565. Sous le règne d’Henri III, il est l’un des plus virulents opposants aux protestants. Il devient garde des Sceaux en 1570, puis cardinal en 1578. En 1573, il est récompensé de ses services en étant nommé chancelier de France en remplacement de Michel de l’Hospital. En 1579, il est nommé commandeur de l’ordre du Saint-Esprit nouvellement créé.
Mais à la suite de la mort de sa femme, il consacre sa vie à Dieu, devint prêtre puis évêque de Lodève. Il a été enterré dans l’abbaye de Sainte-Catherine du Val-des-Écoliers.
Encore un grand serviteur de la France, dont « l’éducation nationale » (ce système mérite-t-il des majuscules), se garde bien de parler et de proposer en exemple à la jeunesse de France.
- le 24 novembre 1793 :la publication du calendrier révolutionnaire
La Convention publie le calendrier républicain. Le 22 septembre 1792, au lendemain de l’abolition de la royauté, les députés décident que les actes du gouvernement seront désormais datés de “l’An 1 de la République”. Le 5 octobre 1793, les députés votent l’abolition du calendrier grégorien, hérité de Jules César et modifié par le pape Grégoire XIII en 1582. Les semaines deviennent des décades ; primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi et décadi en sont les jours. Les mois ont tous 30 jours et le poète Fabre d’Églantine renomme les mois ; leurs noms évoquent les quatre saisons : vendémiaire, brumaire, frimaire, nivôse, pluviôse, ventôse, germinal, floréal, prairial, messidor, thermidor, fructidor. Pour s’aligner sur un cycle solaire, ces douze mois sont complétés par cinq ou six jours consacrés à des fêtes patriotiques, les « sanculottides ». Le principe n’est pas à proprement parler nouveau. Il était déjà employé par les pharaons ! Napoléon Ier l’abolit le 9 septembre 1805 et le calendrier grégorien reprend le 1er janvier 1806. Il servait surtout à faire disparaître toutes les traces des saints et des fêtes chrétiennes.
Alors ! Anti chrétienne la révolution ? Qui ose nier cette réalité.
Pas un de ses inspirateurs, Voltaire, qui signait ses lettre par un «Écrasons l’infâme» ou en abrégé : « Ecr. L’inf. » . Cet infâme dont il disait : « fantôme hideux », « un monstre abominable », « l’hydre abominable qui empeste et qui tue ». Il signait aussi parfois « Christ moque »
Son ennemi était le Christ, non pas dans sa nature humaine mais dans sa nature Divine. L’infâme pour lui était Dieu. Et cet homme est au Panthéon français !
- le 24 novembre 1798 :le Directoire crée un impôt sur les portes et sur les fenêtres.
- le 24 novembre 1995 :l’Irlande légalise le divorce.
La loi irlandaise sur le divorce est approuvée par loi de référendum. Le vote extrêmement serré est remporté avec 50,3% de “oui” contre 49,7 % de “non”. L’Irlande était le seul pays à maintenir cette interdiction en vigueur. Malgré les exhortations du Pape Jean-paul II, les Irlandais cèdent à ” l’esprit du monde ” et pourront désormais librement divorcer.
- le 24 novembre 2013 :fête du Christ, Roi de l’Univers, date non fixe.
La solennité du Christ Roi a été instituée par le Pape Pie XI en 1925, alors que certains états cherchaient à dénaturer le christianisme ou à le faire oublier. Face à ce laïcisme de longue date, il fallait affirmer que le royaume du Christ « s’oppose au royaume de Satan et à la puissance des ténèbres », « qu’il réclame qu’on ait soif de la justice », et qu’on soit « détaché des richesses matérielles ». Elle est désormais située, non plus le dernier dimanche d’octobre, mais le dernier dimanche de l’année liturgique, comme son couronnement.
Incontinence verbale macronienne : nouvel échantillon à Marcoussis
Quelques jours avant le match France-Nouvelle Zélande le 21 novembre, M.Macron rencontrait les joueurs de l’équipe de France de rugby à leur centre d’entraînement.
France2, avant la retransmission du match, nous a gâtés en rediffusant une petite partie de cette rencontre présidentielle. Nous sommes donc légitimes à penser que cet extrait est la sélection du meilleur déversé par M.Macron.
Jugez plutôt sur le verbatim (complet) :
« En fait, c’est cette évidence qui fait qu’il y a un truc à un moment qui va s’imposer. A la fois, vous au collectif et aux autres. C’est ça le plus important. La deuxième chose, c’est que vous continuez à grandir individuellement. Il n’y a pas de grandes équipes. Il n’y a pas de grands bonshommes. Et donc je pense qu’ils, ça m’a frappé d’ailleurs, parce que votre capitaine, votre coach, tout le staff m’ont dit : ce sont de belles personnes. Ce qui se voit, je trouve. Prenez soin de vous et des valeurs qui sont les vôtres au quotidien ; de vos familles, de vos proches, de vous-mêmes. Je pense pas qu’on puisse gagner quelque sorte de compétition que ce soit si on se ment à soi-même ou qu’on oublie d’où on vient, qui on est, les valeurs qui nous ont forgés. Et la troisième chose : n’oubliez jamais que vous portez les couleurs d’un très grand pays. Il y aura des doutes, il y aura des moments difficiles. Mais je pense que ça, c’est plus grand que nous. Et ce pays qui nous dépasse, ces couleurs qui sont les nôtres, ce collectif que vous représentez, c’est aussi ce qui doit dans ces moments-là vous conduire à vous transcender ».
Pour reprendre un terme largement utilisé par M.Onfray à propos du Président de la république et qui résume assez bien l’impression ressentie devant le téléviseur (on aimerait savoir ce qu’en ont réellement pensé les joueurs), tout ceci paraissait obscène : l’exhibition artificielle d’un homme qui n’avait rien à dire de vrai. Au demeurant, M.Macron arrive (dans cet extrait qui traite d’un « grand pays ») à ne pas même citer le nom « France ».
Au moins aurons-nous évité le fameux « nous ne céderons rien » (mais il est vrai qu’il ne s’adressait pas à un Premier ministre australien) et son favori « la langue française a son épicentre dans la cuvette du Congo » (mais il est vrai qu’il ne s’adressait pas à l’équipe de France de football).
Qu’il le veuille ou non, l’Etat est soumis au Christ Roi, car la société a Dieu pour auteur
Le chanoine Benoît Merly, prêtre et professeur de théologie dogmatique et morale au séminaire de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, a été interrogé dans France catholique sur la fête du Christ-Roi, sujet abandonné des sermons et des catéchismes depuis quelques décennies :
Dans l’encyclique Quas primas (1925), Pie XI exhorte à reconnaître la « royauté » du Christ ? Sur qui s’exerce-t-elle : l’individu, les gouvernants, la société ?
Sur tous, mais sur chacun à la mesure de ce qu’il est. Pour les individus, reconnaître la royauté du Christ consiste à vivre de la grâce à titre individuel : être fidèle, loyal à cette grâce, la demander quand on en manque et demander pardon quand on y est infidèle.
Pour l’État, il est clair qu’il a le devoir de se soumettre au Christ. Il y est d’ailleurs soumis, qu’il le veuille ou non, car la société a Dieu pour auteur. C’est lui qui donne ses lois, ce qui suppose que l’État les respecte.
Dans cette perspective, l’État et ses lois ne peuvent considérer les citoyens comme des moyens de production, ou de simples éléments accidentels, comme si l’État existait sans les individus et les familles qui le composent. Dans l’ordre naturel, l’État a pour vocation première de rechercher le bonheur temporel de ses citoyens. Il ne doit donc pas faire abstraction de la nécessité de lois destinées, d’une manière ou d’une autre, à faciliter l’accès des citoyens au bonheur surnaturel.
Pour que la royauté du Christ puisse s’exercer sur les individus et les sociétés, il faut que ces lois répondent à la finalité surnaturelle poursuivie. Car Jésus-Christ vient pour une personne, pas pour tel État ou telle société, qui varient selon les époques. Ce qui importe, c’est que les hommes soient sauvés, individuellement. Mais l’État, la société des hommes, par ses lois, peut et doit aider chacun de ses membres à connaître et atteindre la perfection de sa vocation surnaturelle.
La reconnaissance de la royauté du Christ peut-elle favoriser l’avènement dès ici-bas d’une société parfaite ?
Une société parfaite ici-bas est impossible depuis le péché originel ! Il est certain que reconnaître la royauté du Christ, c’est assurer à la société et aux citoyens qui la composent un vrai bonheur temporel, et donner aux États eux-mêmes et à leur rôle une vraie perspective surnaturelle. Mais nous restons sous le joug du péché originel. Il est certes meilleur de vivre sous le joug du Christ et de ses lois, que sous le joug et les lois du péché, mais notre fin se trouve au Ciel. La grâce dont nous vivons ici-bas n’est qu’une partie du Ciel, sur la terre.
Les désordres civils actuels ont-ils été amplifiés par la relégation du Christ en dehors de la sphère publique ?
Sans le moindre doute. Pie XI n’est pas le seul à le dire, en particulier au XXe siècle. Saint Pie X, par exemple, avait pour devise : Instaurare omnia in Christo, « renouveler toutes choses dans le Christ ». À la veille de la Première Guerre mondiale, il avait exprimé ses craintes pour l’avenir et avait expliqué que tout cela n’allait arriver précisément que par mépris des lois divines, de l’Église et de ses enseignements. Il ne revendiquait pas, pour lui-même ou pour l’Église, une suzeraineté temporelle. Mais il regrettait que les royaumes chrétiens disparaissent les uns après les autres et que les lois qui gouvernent les États et les sociétés soient de plus en plus étrangères à la recherche de la charité et de la conformité des lois à la loi divine ; en un mot, au règne social, et pas seulement individuel, du Christ.
Après la Première Guerre, Pie XI fait face à l’avènement d’États de plus en plus forts – l’Union soviétique et l’Italie fasciste en 1925 –, dont la dureté et l’omnipotence sont totalement étrangères à la perspective chrétienne. Le délaissement de la royauté du Christ exacerbe les passions humaines, qui ne sont plus mesurées, équilibrées, ne se considèrent plus vis-à-vis de ce à quoi elles ont été ordonnées, à savoir le Ciel, la vie de la grâce.
Ce que dit Pie XI, c’est que si les sociétés ne poursuivent pas toutes un même but qui les dépasse et qui est Jésus-Christ lui-même, et que les citoyens ne recherchent pas la grâce, donnée d’autant plus facilement que les lois de l’État la facilitent, alors ils seront livrés à leurs passions et à leurs conceptions du monde et, inévitablement, ils finiront par se jeter à la gorge les uns des autres. De fait, c’est ce qui s’est produit.
La principale raison de la proposition de loi Gaillot est le refus croissant des médecins de pratiquer l’avortement
De L’ECLJ :
Lundi prochain, le 29 novembre à 15h45, l’Assemblée nationale va examiner en deuxième lecture la proposition de loi n° 3879 relative au renforcement du droit à l’avortement. Adoptée en 1ère lecture en octobre 2020 à l’Assemblée, elle avait été ensuite rejetée par le Sénat en janvier 2021. Le texte revient donc à l’Assemblée, à l’initiative du groupe LREM, qui se saisit ainsi d’un sujet des plus clivants politiquement quelques mois avant la présidentielle.
Cette proposition de loi est gravissime car elle prévoit :
- la suppression de la clause de consciences des professionnels de santé
- l’allongement des délais légaux d’accès à l’IVG de douze à quatorze semaines
- l’allongement des délais légaux d’IVG à domicile de 5 à 7 semaines de grossesse
- la pratique de l’IVG chirurgicale par les sages-femmes jusqu’à 10 semaines de grossesse
- la suppression du délai de 48 heures entre les deux consultations d’IVG pour les mineures.
La bonne nouvelle, c’est que la principale raison de cette proposition de loi est le refus croissant des médecins de pratiquer l’avortement. Ils ne sont plus que 27,5% à accepter de pratiquer l’avortement, et ont en moyenne 61 ans.
Les militants de l’avortement font donc le « forcing », tant qu’ils ont la majorité à l’Assemblée, car le vent tourne. Si cette proposition de loi est votée, il ne fait aucun doute que les médecins objecteurs seront exposés au harcèlement, pouvant aller jusqu’à des poursuites judiciaires. Le retrait de la clause de conscience constitue le moment précis où le libéralisme se renie lui-même pour devenir totalitaire.
Nous pouvons bloquer cette proposition de loi ; s’il vous plaît, il est important et utile d’écrire à vos députés, ou de téléphoner à leur permanence, pour leur demander de rejeter ce texte. Voici un article de Grégor Puppinck, publié dans Valeurs Actuelles, qui explique la logique à l’œuvre dans cette proposition de loi, et comment y répondre.
* * *
Quelques députés écologistes, socialistes et LREM, engagés au soutien de l’avortement, ont entrepris de supprimer la clause de conscience à l’IVG. La proposition de loi n° 3879 relative au renforcement du droit à l’avortement sera soumise au vote de l’Assemblée nationale le 29 novembre, après avoir été adoptée ne première lecture en octobre 2020 à l’Assemblée, puis rejetée par le Sénat en janvier suivant. Depuis la loi Veil, cette clause de conscience garantit aux médecins, sages-femmes, infirmiers et auxiliaires médicaux, le droit de refuser de concourir à une interruption de grossesse. Elle bénéficie aussi aux établissements de santé privés, sauf lorsqu’ils sont associés au service public hospitalier.
Un projet dirigé contre les gynécologues et obstétriciens français
Ce projet rencontre l’opposition des médecins, en particulier du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (Syngof), qui ont chacun rappelé leur attachement au maintien de cette clause de conscience. De même, dans son avis du 8 décembre 2020, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a estimé que « la clause de conscience spécifique souligne la singularité de l’acte médical que représente l’IVG. » et se déclare favorable à son maintien.
Le Gouvernement a annoncé ne pas prendre position et s’en remettre à la sagesse des députés.
Selon les initiateurs de cette proposition de loi, « l’existence d’une telle clause de conscience spécifique conduit à une stigmatisation particulière de l’acte d’IVG, contribuant ainsi à en faire un acte médical à part et participe donc de la culpabilisation des femmes y recourant » ; la suppression de la clause « permettrait de faire progresser le droit à l’IVG et d’en finir avec une vision archaïque d’un acte médical spécifique » (rapport d’information 3343 de l’Assemblée). Cette suppression a donc une finalité symbolique, en ce que l’existence légale de cette clause implique que l’avortement est un acte auquel il est légitime d’objecter. La suppression tend à la normalisation morale de l’IVG. Il s’agit d’effacer « la seule survivance » « des restrictions initiales » apportées à l’IVG en 1975, après la suppression de la condition de détresse, du délai de réflexion, du non-remboursement de l’IVG, de l’interdiction de sa publicité, etc.
La suppression de la clause de conscience a aussi une finalité pratique : garantir à long terme la pratique de l’avortement. En effet, de moins en moins de gynécologues acceptent de pratiquer l’avortement – ils ne sont plus que 27,5% et ont en moyenne 61 ans -, à mesure, sans doute, que l’imagerie médicale progresse, d’où la volonté de ces députés, non seulement de réduire le droit à l’objection de conscience, mais aussi de permettre aux sage-femmes de pratiquer des avortements médicamenteux et chirurgicaux à la place des médecins, et de les « revaloriser », c’est-à-dire d’en augmenter la rémunération.
Le droit à l’objection de conscience à l’avortement est un droit fondamental
Lors du débat sur l’avortement, Simone Veil déclarait qu’« il va de soi qu’aucun médecin ou auxiliaire médical ne sera jamais tenu d’y participer ». La clause de conscience était une condition essentielle de la dépénalisation de l’avortement, à tel point que le Conseil constitutionnel reconnut à cette clause une valeur constitutionnelle dans sa décision du 15 janvier 1975. Il jugea alors que la loi Veil « respecte la liberté des personnes appelées à recourir ou à participer à une interruption de grossesse, qu’il s’agisse d’une situation de détresse ou d’un motif thérapeutique ; [et] que, dès lors, elle ne porte pas atteinte au principe de liberté posé à l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ». L’expression « dès lors » indique que la garantie de la liberté de conscience est une condition de la constitutionnalité de la loi. Le Conseil constitutionnel a confirmé cette appréciation dans sa décision du 27 juin 2001.
Le droit à l’objection de conscience est aussi garanti par les traités internationaux, notamment par la Convention européenne des droits de l’homme, au titre de la liberté de conscience. Saisie du sujet, la CEDH reconnaît « l’exercice effectif de la liberté de conscience des professionnels de la santé dans le contexte de leurs fonctions » (R. R. c. Pologne, 2011).
L’Organisation Mondiale de la Santé reconnaît aussi que « chaque agent de santé a le droit d’objecter en conscience à la pratique de l’avortement » (2013). Il en est de même de l’Association médicale mondiale (AMM) et de la Fédération Internationale des Gynécologues et Obstétriciens (FIGO, 2015), laquelle déclare qu’aucun agent de santé « ne peut être contraint à conseiller ou pratiquer une IVG si cela s’inscrit à l’encontre de ses convictions personnelles ».
Ainsi, le droit à l’objection de conscience à l’avortement est un droit fondamental, tant en droit français qu’international. Pourtant, il est difficile de le faire respecter en pratique, en particulier en début de carrière, tant la pression est forte.
Le « refus de soins » n’est pas une « clause de conscience »
À l’appui de la demande de suppression de la clause de conscience, les députés invoquent l’existence d’une « clause de conscience générale », de droit commun, dont bénéficieraient déjà tous les médecins. Il ne s’agirait donc, selon ces députés, que de supprimer un doublon de cette clause, doublon inutile et stigmatisant, car il n’existerait que pour l’avortement.
Une telle affirmation est fausse à plusieurs égards. D’abord parce que les pratiques de la stérilisation contraceptive et de la recherche sur l’embryon humain bénéficient aussi d’une telle clause de conscience expresse. En outre, il ne faut pas être naïf : la suppression de la clause de conscience a pour but de réduire le droit à l’objection.
Ce que les députés désignent comme « clause de conscience générale » vise en fait le droit, pour un médecin, une sage-femme et un infirmier, « de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles », « hors le cas d’urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d’humanité ». De tels refus de soins résultent en général d’une impossibilité matérielle pour le praticien de réaliser l’acte demandé, en raison par exemple de son manque de temps, de matériel ou de qualification. C’est là un aspect du caractère libéral de l’exercice de la médecine.
Certes, un médecin objecteur pourrait invoquer son droit au refus de soins pour ne pas pratiquer un avortement, mais ce refus n’aurait plus la force de la clause de conscience, et exposerait potentiellement les praticiens à des poursuites.
En effet, le refus de soins constitue moins un droit qu’une exception à une obligation de soins, car il n’est possible qu’en présence « d’une exigence personnelle ou professionnelle essentielle et déterminante de la qualité, de la sécurité ou de l’efficacité des soins » (article L.1110-3 du code de la santé publique). À défaut de remplir ces conditions, le praticien peut être condamné pour « discrimination dans l’accès à la prévention ou aux soins ». Nous sommes loin d’un droit à l’objection. Les objecteurs devront donc se justifier, au cas par cas, et s’exposeront à des poursuites disciplinaires et judiciaires dont les modalités ont d’ailleurs déjà été facilitées par la loi du 26 janvier 2016 qui prévoit l’intervention dans ce contentieux des associations d’usagers, du Défenseur des droits, de la Fédération des acteurs de santé ou encore des Autorités régionales de santé (ARS). Autant dire que les praticiens objecteurs risquent fort d’être harcelés.
La sénatrice Laurence Rossignol explique d’ailleurs, dans son rapport au nom de la commission des affaires sociales, qu’un « professionnel de santé qui refuse la délivrance d’un contraceptif en urgence » – c’est-à-dire d’une pilule du lendemain potentiellement abortive – « méconnaît ses obligations professionnelles et peut être sanctionné à ce titre dans le cadre du dispositif de sanction des refus de soins. » On ne voit pas pourquoi, dès lors, le refus de soins serait acceptable s’agissant des avortements médicamenteux. Il y a, dans l’argumentation des initiateurs de cette proposition, une grande hypocrisie.
Enfin, le droit de refuser ces soins n’a qu’une valeur déontologique et réglementaire ; il pourrait donc être modifié, voire supprimé, par simple décret. Le CCNE avertit ainsi que les praticiens de santé seraient dans l’insécurité, « la clause réglementaire pouvant toujours être aménagée ou supprimée facilement hors de tout débat public ». Une clause de conscience de nature seulement réglementaire violerait en outre le principe suivant lequel les libertés fondamentales doivent être garanties par la loi. De fait, un simple droit déontologique serait de peu de poids face au « droit fondamental » à l’avortement. L’équilibre de la loi de 1975 serait rompu. Alors que l’objection était alors un droit, et l’avortement une tolérance, c’est la situation inverse qui serait imposée.
Une proposition de loi anti-libérale
Si cette proposition de loi était adoptée, elle marquerait un tournant anti-libéral, car elle tendrait à imposer l’acceptation morale de l’avortement ; la rapporteur du texte à l’Assemblée, Mme Gaillot, déclare d’ailleurs avoir pour objectif un « changement de mentalité ».
Une société libérale se définit par le fait que coexistent en son sein deux niveaux de moralité : un niveau social marqué par la tolérance mutuelle, et un niveau privé relevant de l’intimité. C’est ainsi que des députés hostiles à titre privé à l’avortement ont accepté de voter sa dépénalisation, au nom de la tolérance. Cette dualité morale est fréquente ; elle s’exprime chaque fois qu’une personne déclare ne pas vouloir d’une pratique pour elle-même, sans pour autant s’y opposer pour les autres. C’est ainsi que des pratiques, autrefois prohibées, ont été dépénalisées puis érigées en libertés.
Ce principe de tolérance, qui structure la société libérale, exige aussi, pour être équitable, de ne pas imposer à une personne d’agir contre sa propre conscience. En effet, si ce dédoublement contradictoire de la morale est indolore pour la majorité des personnes, il ne l’est pas pour la minorité concernée directement par la réalisation de la pratique en cause ; car, pour prendre un exemple concret, c’est une chose de tolérer l’avortement, c’en est une autre de devoir le pratiquer soi-même. Pour les praticiens appelés à pratiquer l’avortement, les deux niveaux contradictoires de moralité se rencontrent, et se heurtent ; ce qui n’est pas le cas des députés et des électeurs lambda. S’il est possible de faire coexister deux niveaux de moralité au sein d’une société libérale, cela ne l’est pas au sein d’une même personne qui ne peut agir, sans violence, contre sa conscience.
C’est ici que se place le droit à l’objection de conscience par lequel la société libérale organise la coexistence du double niveau de moralités contradictoires ; la clause évite que la licence accordée aux uns ne s’exerce aux dépens de la liberté des autres. La reconnaissance de l’objection de conscience contribue ainsi au fonctionnement équitable des sociétés libérales. Sa suppression marque à l’inverse une volonté d’imposer à tous une seule et même morale commune, aux dépens de la liberté de conscience et de la tolérance.

