L’inquiétante prolifération des drones turcs
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Erdoğan savoure son triomphe sans mesure : ses drones se vendent comme des petits pains. Il en existe plusieurs modèles, mais le fleuron est le Bayraktar TB2 fabriqué par l’entreprise privée Baykar. Pour la petite histoire c’est Selçuk Bayraktar qui en est le dirigeant. Ce brillant ingénieur, qui a fait ses études aux États-Unis, est également le gendre d’Erdoğan ; les affaires, c’est mieux en famille.
Le Barayktar a déjà fait ses preuves. En Syrie, où il a infligé de lourdes destructions à l’armée syrienne, retardant ainsi la reconquête de la poche islamiste d’Idlib que les Turcs cogèrent avec plusieurs milices islamistes. En Libye également, où il fut massivement utilisé contre les forces du maréchal Haftar dont l’objectif était de prendre Tripoli. Elles furent stoppées net par la redoutable efficacité de ces drones et subirent des pertes importantes. Les mercenaires russes du groupe Wagner furent tout aussi démunis et durent également battre en retraite. Ce succès permit à la Turquie de renforcer son implantation en Libye.
Mais c’est sur le théâtre d’opérations du Haut-Karabagh que leur efficacité fut la plus médiatisée. Lorsque l’armée azerbaïdjanaise lança son agression contre le territoire arménien du Haut-Karabagh, fin septembre 2020, les Arméniens n’avaient pas encore réalisé qu’ils avaient une guerre de retard. Forts de leur succès éclatant de la guerre de 1992-1993 qui les avaient vu écraser leurs adversaires (le conflit avait fait près de 30.000 morts), ils étaient persuadés de repousser facilement l’assaut azéri.
Mais très vite, ils subirent les ravages de ces drones vendus par la Turquie au cours des mois précédents. Bakou a beaucoup de pétrole et donc beaucoup d’argent. Les chars et les premières lignes de l’infanterie arménienne furent disloqués par ce déluge de feu. Le courage légendaire du combattant arménien n’y pouvait rien. D’ailleurs, lorsque les combats eurent lieu à armes égales, les assaillants furent souvent repoussés, en particulier les mercenaires islamistes syriens amenés par avion depuis la Turquie.
La Russie mit fin à cette partie inégale mais l’inquiétude demeure : les drones turcs ont changé le cours de la guerre et font peser une menace nouvelle sur l’avenir même de l’Arménie.
Depuis, d’autres pays ont fait leur marché. L’Ukraine a annoncé en avoir acquis 12. On dit que le premier aurait été utilisé en octobre, détruisant une batterie des séparatistes du Donbass. Mais l’armée n’a pas confirmé.
Erdoğan, qui a récemment effectué une tournée en Afrique, en a profité pour essaimer au passage : le Maroc s’est porté acquéreur, au grand dam de l’Algérie avec qui il est en conflit frontalier, le Niger également, et l’on parle maintenant de l’Éthiopie. Il n’y pas eu de confirmation la concernant, mais la presse turque l’a annoncé victorieusement. Cette perspective inquiète au plus haut point le Soudan et l’Égypte, qui ont des relations tendues avec l’Éthiopie.
Cette prolifération est inquiétante et, comme d’habitude, les alliés de l’OTAN ferment les yeux, laissant Erdoğan agir à sa guise et souffler sur les braises partout où il peut. La marche de l’islamo-nationalisme orchestrée par Erdoğan s’appuie donc maintenant sur une technologie militaire haut de gamme. Et personne ne veut prendre le risque de la freiner.
Les anticléricaux en campagne à Solignac
L’installation de moines à l’abbaye de Solignac a réveillé les ardeurs de quelques anticléricaux, qui se sont se donnés rendez-vous, avec le soutien de la presse locale :

Pour ces gens là, l’Eglise ne devrait pas pouvoir profiter pleinement de ses églises… :


La période de réflexion avant un avortement sauve des vies
Lu sur IFN :
Le délai de réflexion que les lois de certains pays imposent aux mères avant l’avortement fonctionne dans un nombre important de cas. La confirmation vient d’Irlande. Selon les chiffres publiés par le ministère de la Santé, environ 20 % des femmes qui avaient initialement demandé un avortement ont changé d’avis.
La règlementation irlandaise, en vigueur depuis janvier 2019, stipule qu’il doit y avoir un délai de réflexion d’au moins trois jours entre la première consultation et l’intervention chirurgicale pour retirer le bébé de l’utérus. C’est le cas si vous avez l’intention d’avorter au cours du premier trimestre de la grossesse, c’est-à-dire dans le délais légal pendant lequel un avortement est autorisé sans motif précis. Pour les avortements au cours des deuxième et troisième trimestres, en cas de diagnostic de malformation du foetus ou de risque pour la santé de la mère par exemple, la loi n’exige aucun délai de réflexion.
Répondant à une question posée par la députée Carol Nolan, qui est très active sur le front de la protection de la vie, le ministère irlandais a révélé que l’année dernière, 6 455 avortements ont été pratiqués au cours du premier trimestre de la vie d’un bébé, alors qu’un nombre beaucoup plus élevé de femmes avaient demandé l’avortement : 8 057. Ainsi, plus de 1 600 femmes enceintes ont décidé de ne pas avorter et de finalement donner naissance à leurs bébés. Cela représente près de 20%, un chiffre significatif qui montre l’efficacité du délai de réflexion imposé par la loi actuelle.
Bien sûr, il est possible que certaines de ces mères aient avorté à l’étranger après une visite initiale en Irlande, mais si c’est le cas, il s’agit d’un pourcentage très faible, étant donné les restrictions mises en place l’année dernière en raison du CoViD-19, tant sur les voyages que sur l’accès aux services de santé. Depuis le début de la pandémie en Irlande, la consultation à distance du médecin est possible, et l’avortement au cours du premier trimestre de la vie de l’enfant est dans la plupart des cas effectué non pas chirurgicalement dans un hôpital ou une clinique, mais avec la pilule abortive RU486. En d’autres termes, il n’y a pas de véritables obstacles pour celles qui veulent avorter, même à domicile, si ce n’est ce délai de réflexion.
Les chiffres publiés par le ministère de la Santé sont importants, car dans quelques semaines, le Parlement irlandais remettra en question la législation actuelle sur l’avortement en vue d’éventuels changements. Tous les trois ans, la législation est révisée, et parmi les dispositions que les militants pro-avortement voudraient abroger figure celle concernant cette période de réflexion obligatoire de trois jours, qui selon eux, constituerait un obstacle pesant sur le choix des femmes.
Mais les données montrent exactement le contraire. La pause de réflexion de trois jours permet de réfléchir et parfois de reconsidérer le choix de l’avortement, précisément parce qu’un tel choix est (évidemment) irréversible et fatale. Etant donné que de nombreuses femmes envisagent d’interrompre une grossesse tout en nourrissant de forts doutes, la pause et la réflexion les aident à prendre le courage de choisir finalement la vie plutôt que la mort.
Une telle période de réflexion est prévue dans la législation de nombreux pays. En Italie, par exemple, la pause est de sept jours, plus de deux fois plus longue qu’en Irlande. En Belgique, elle est de six jours, de cinq jours aux Pays-Bas, et de trois en Espagne et au Portugal. En revanche, une telle règle n’existe pas au Royaume-Uni, même si un sondage de 2017 montre que 79 % de la population serait favorable à son instauration pour une période de cinq jours.
Qui sait combien de vies sont fauchées à cause d’une décision hâtive et combien de mères, regrettent plus tard leur décision, et pleurent leurs enfants avortés. Si, comme le montrent les données irlandaises, un cinquième des femmes changent d’intention après une première visite, c’est aussi grâce à cette période de réflexion. L’abroger reviendrait à priver tout le monde de la possibilité de choisir, même ceux qui considèrent l’avortement comme un droit.
Les femmes qui considèrent l’avortement comme un droit (et ce n’est pas l’ensemble des femmes, peut-être même pas sa majorité) affirment qu’elles ne sont pas “pour l’avortement”, de sorte que la distinction entre pro-vie et pro-avortement serait trompeuse. C’est pourquoi les défenseurs de l’avortement se définissent comme pro-choix (comme si les personnes pro-vie ne choisissaient pas la vie). Ce même mouvement ajoute également que tous, y compris ceux qui considèrent l’avortement comme un droit, sont en eux-mêmes pro-vie, ne veulent pas la mort, et considèrent donc l’avortement comme une sorte de dernier recours. Pourquoi pas. Mais si tel est le cas, alors le mouvement des femmes qui considèrent l’avortement comme un droit, devrait définitivement accepter le délais de réflexion pour les femmes enceintes qui entendent mettre un terme irréversible à la vie de leur enfant. Un délais aussi long que possible.
Suppression de la messe face au peuple en Inde
Situation liturgique intéressante en Inde : l’Église catholique malabare a décidé en synode d’unifier ses célébrations liturgiques. Jusqu’à présent deux formes étaient autorisées: une plus récente célébrée face au peuple et une autre plus traditionnelle ad orientem.
Le synode de l’Église malabare a décidé qu’à partir de Pâques 2022, seule la forme traditionnelle pourra être utilisée.
Or, certains évêques, prêtres et fidèles protestent et en appellent à Rome pour maintenir l’autre forme.
Que fera Rome? Ne voilà pas une situation qui en rappelle une autre, mais avec des rôles inversés? À suivre…
Plus de 270 veillées pour la vie à l’Avent 2021
L’actualité nous rappelle avec la proposition de loi sur l’allongement du délais d’avortement qu’il est plus que jamais nécessaire de témoigner, au sein de notre société, qu’une autre culture de vie est possible…
Veillons, prions, formons-nous et agissons pour la renaissance de la culture de vie : www.veilleespourlavie.life
Huit membres de l’Académie catholique de France critiquent le rapport de la CIASE : le pape renonce à rencontrer Jean-Marc Sauvé
Selon Jean-Marie Guénois dans Le Figaro :
Cette étude de huit membres éminents de l’Académie catholique de France, dont Hugues Portelli, son président, et le philosophe Pierre Manent, sans être un document officiel de cette instance, a déjà joué un rôle décisif. Sans elle, et d’autres interventions, le pape François n’aurait pas annulé – officiellement « reporté » – l’audience qu’il avait prévu d’accorder, avec l’appui de la Conférence des Évêques, à Jean-Marc Sauvé et toute l’équipe de la CIASE, le 9 décembre prochain à Rome. C’est le signe objectif d’un mécontentement certain à Rome et surtout d’une lourde déception précisément sur les failles du rapport de la CIASE mises à jour par cette étude. Déconvenue d’autant plus cuisante que l’impact international du rapport CIASE a été puissant et qu’il fut même publiquement salué par le pape le 6 octobre, qui n’en avait pourtant encore rien lu.
Le rapport critique est accessible en ligne ici. On lit notamment dans les 15 pages une critique des chiffres extrapolés par la CIASE :
Un gouffre sépare le nombre des témoignages reçus par la CIASE (2738), le chiffrage des victimes relevées par l’étude de l’EPHE (École Pratique des Hautes Études) diligentée par la CIASE (4832), l’extrapolation de cette même équipe de chercheurs qui atteint le chiffre maximum de 27 808 évaluées à partir des données recueillies par cette étude et les estimations faites à partir d’un sondage conduit par l’IFOP (Institut français d’Opinion publique) qui a permis à cet institut de sondage d’extrapoler au niveau de la population française adulte pour parvenir à plusieurs centaines de milliers de victimes, avec un chiffre de 216 000 victimes de clercs, chiffre porté à 330 000 victimes en y incluant les victimes de laïcs. (…) Le calcul des résultats laisse également perplexe. Le chiffre de 118 personnes déclarant avoir été abusées par un prêtre donne un pourcentage de 0,42 % et celui de 53 pour les personnes se déclarant abusées par un laïc un pourcentage de 0,19 % soit des chiffres nettement en deçà de ceux qui permettent une interprétation statistique (le chiffre de valeur absolue retenu permettant une interprétation doit être supérieur ou égal à 15, ce qui écarte toutes les enquêtes relatives à l’Église catholique) et la marge d’erreur qui subsiste dans ce type de sondage (liée à la représentativité, au choix de l’échantillon, à la formulation et à la séquence des questions) est supérieure aux résultats obtenus. En raison de la faiblesse du chiffre de départ et des biais inévitables de l’enquête, il n’est pas possible d’extrapoler pour transposer à l’échelle de la population française adulte (47 millions de personnes) et les chiffres avancés et jetés en pâture aux médias et à l’opinion ne résisteraient pas à une enquête plus approfondie.
C’est d’autant plus un camouflet pour Jean-Marc Sauvé, qu‘il est lui-même membre de cette Académie catholique. Interrogé dans La Croix, il fait part de son amertume :
Je m’attendais à des attaques contre le rapport de la Ciase et donc je ne suis nullement surpris. Je les pressentais plus précoces et très fortes, en particulier des milieux traditionalistes. C’est venu de l’Académie catholique.
La critique de notre rapport est bien sûr légitime. Je l’ai écrit dès son avant-propos. Mais dans ce cas, j’éprouve des sentiments de tristesse, et même d’affliction, car je suis moi-même membre de cette Académie. Les règles du procès équitable et la simple confraternité auraient pu justifier des questions préalables, si ce n’est un débat contradictoire. Rien de ce qui s’est passé n’a été élégant, ni loyal.
Le rapport de l’Académie n’est pas spécialement aimable, mais le message de transmission de ce rapport aux autorités de l’Église, qui reste secret, est un tissu d’attaques venimeuses assorties d’une injonction faite à l’Église de s’abstenir de toute mesure de réparation et de toute modification de ses règles, tant que la « vérité objective » n’aura pas été établie.
Cette injonction est particulièrement inconvenante au regard des décisions déjà prises par l’Église et de la modestie de l’argumentation de ces membres de l’Académie catholique. Les signataires de ce texte ont procédé conformément au pire d’une certaine culture catholique, c’est-à-dire secrètement, sans débat contradictoire et en faisant d’abord de la dénonciation aux autorités.
Je le dis d’autant plus volontiers qu’Hugues Portelli m’avait invité mi-septembre à rendre compte du rapport de la Ciase devant les membres de l’Académie le 14 octobre, invitation qu’il a finalement reportée sine die, et sans réelle explication, deux jours après que j’ai répondu positivement.
Le prêtre est-il toujours l’Homme du sacré ?
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le cardinal Sarah et Guillaume d’Alançon :
Notre-Dame de Paris : vers un massacre de la cathédrale ?
Le Telegraph fustige les projets de rénovation qui entourent la cathédrale. Le spécialiste déclare :
« Ce qu’ils proposent de faire […] ne se serait jamais produit à l’abbaye de Westminster ou à Saint-Pierre de Rome. C’est une sorte de parc à thème, très enfantin et trivial, étant donné la grandeur du lieu. »
Plusieurs architectes qui ont accès aux plans décrivent auprès du Telegraph des rénovations aberrantes, comme « un sentier de la découverte » qui conduira les visiteurs à travers diverses chapelles, en mettant l’accent sur l’Afrique et l’Asie. Aussi, les écritures seront diffusées sur les murs dans diverses langues, y compris le mandarin. Des expositions, comme « le christianisme pour les nuls », ont aussi été annoncées. Par ailleurs, l’un des sanctuaires sera dédié à l’environnement.
Ces révélations dans la presse ont visiblement déstabilisé le diocèse, selon ce message sur Facebook.
Des confessionnaux, des autels, ainsi que des sculptures classiques, seront mis au rebut. Il est prévu que ces derniers soient remplacés par des peintures murales « à la mode », qui contiendront des effets sonores et lumineux, dans le but de créer des « espaces émotionnels ». Les personnes à l’initiative de ces différents projets assurent que de cette façon, ce symbole français sera aisément compris par tous les touristes, « qu’ils viennent de Chine ou de Suède ». Toutefois, leurs détracteurs estiment que cela avilit l’Eglise, vieille de 850 ans, et la transforme en un « Disneyland politiquement correct ».
Une source proche de la rénovation va plus loin, en confiant au Telegraph que de tels plans risquent de métamorphoser Notre-Dame en une « salle d’exposition expérimentale » qui « mutilerait » la cathédrale. « Pouvez-vous imaginer que l’administration du Saint-Siège autorise quelque chose de semblable dans la chapelle Sixtine ? », s’est agacée cette même source, qui a eu accès aux derniers plans. Et de conclure en ces termes, pour étayer son point de vue :
« C’est le politiquement correct devenu fou. Ils veulent faire de Notre-Dame une salle d’exposition liturgique expérimentale qui n’existe nulle part ailleurs, alors qu’elle devrait être un repère où le moindre changement doit être traité avec la plus grande prudence. »
Directeur de l’Institut Supérieur de Liturgie, le père Gille Drouin est également délégué de l’Archevêque de Paris pour l’aménagement de la cathédrale Notre Dame. Il partage son expérience et sa réflexion autour de l’aménagement de l’espace liturgique :
Terres de Mission : Des preuves scientifiques de l’existence de Dieu ?
“Terres de Mission” reçoit l’abbé Claude Barthe pour parler de la résistance au récent motu proprio du Pape François visant à cantonner, puis à interdire à terme, la messe traditionnelle.
Puis, Olivier Bonnassies, co-auteur du livre “Dieu, la science, les preuves”, présente le passionnant dossier des récentes découvertes scientifiques qui rendent de plus en plus probable l’existence de Dieu.
C’est arrivé un 28 novembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.
Rappelons-nous :
- le 28 novembre : saints du jour français ou de France.
- Ste Catherine Labouré, Fille de la charité (1806-1876)
Sa fête liturgique est le 28 novembre pour la Famille vincentienne ; mais le 31 décembre (dies natalis) pour l’Église Universelle. Catherine Zoé Labouré, neuvième enfant d’une famille de dix-sept, naît le 2 mai 1806, à Fain-les-Moutiers, petit village de la Côte-d’Or.
À neuf ans, elle perd sa mère. On la voit alors monter sur une chaise, saisir la statue de Notre-Dame, l’embrasser longuement et la presser sur son cœur en disant : « Je n’ai plus de maman ; soyez vous-même ma maman, bonne Sainte Vierge ! »
À onze ans, la fillette remplit l’office de mère au foyer domestique. Prenant la direction intérieure de la ferme paternelle, elle devient responsable des travaux domestiques. Après son travail, elle se rend souvent à l’église et priait devant l’autel de la Vierge.
En 1830, après un séjour de deux ans chez deux de ses frères, près de Paris, Catherine Labouré fait trois mois de postulat à Châtillon-sur-Seine et entre au Séminaire des Filles de la Charité, rue du Bac, toujours à Paris. Sœur Catherine fut favorisée de grâces exceptionnelles durant les six mois de son noviciat.
Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830, veille de la fête de saint Vincent de Paul, le cœur de ce Saint lui apparaît dans la chapelle du couvent. La Ste Vierge lui apparaît et lui prédit des souffrances à venir tout en l’assurant du soutien de ses grâces maternelles.
Lors de la deuxième apparition de la Reine du ciel, Catherine Labouré reçoit la mission de répandre la médaille miraculeuse par le monde et de faire éclore sur des milliers de lèvres l’invocation : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ! » La prière est le premier moyen qu’emploie la voyante pour remplir sa mission.
Sœur Catherine Labouré disait le chapelet avec tant d’onction et de grâce que les anciennes religieuses se faisaient un plaisir d’aller le réciter en sa compagnie. « Aimez bien votre Mère du ciel, avait-elle coutume de dire, prenez-la pour modèle ; c’est la plus sûre garantie du ciel. » Son deuxième moyen pour accomplir infailliblement sa mission de faire glorifier Marie et de sauver les âmes est la pénitence qu’elle accomplit tout bonnement dans les emplois manuels les plus modestes dans lesquels elle se plait : service de la cuisine, soin de la basse-cour, garde de la porte.
Son carnet de retraite de 1839 nous révèle son désir de souffrir : « Ô Cœur Immaculé de Marie, sollicitez pour moi la foi et l’amour qui vous attacha au pied de la croix de Jésus. Ô doux objet de mes affections, Jésus et Marie, que je souffre pour vous, que je meure pour vous, que je sois toute à vous, que je ne sois plus à moi ! »
Elle trépasse à l’âge de soixante-dix ans, le 31 décembre 1876. Cinquante-six ans après son décès, lors de l’ouverture de son tombeau, son corps est trouvé dans un état de parfaite conservation.
- le 28 novembre 587 : Traité d’Andelot
Gontran, roi de Bourgogne s’associe à son neveu Childebert II, roi d’Austrasie dans le pacte d’Andelot. Childebert récupère ainsi la Bourgogne et l’Orléans. Saint Grégoire de Tours a participé à l’élaboration de ce traité. Ce traité d’Andelot (587) est le plus ancien document diplomatique de notre histoire dont la teneur soit conservée entièrement.
La plus grande partie du document est consacrée à des clauses territoriales. Le sort de la dot et du douaire de la malheureuse Galswinthe, sœur de Brunehaut, y est réglé. Il fut donné en viager au roi Gontran, sauf Cahors que se réserva la reine. C’est un exemple du dépeçage de territoires auquel se livraient, contre tout bon sens, les rois mérovingiens dans leurs partages. Une disposition curieuse du traité, qui était peut-être de style, mérite d’être relevée: Il est convenu qu’aucun des deux rois ne cherchera à attirer les leudes c’est-à-dire les grands qu’un serment de fidélité attachait au souverain, de l’autre et qu’il n’accueillera pas ceux qui viendront à lui. Cette disposition en dit long sur la versatilité des hommes de cette époque.
- le 28 novembre 741 : décès du pape saint Grégoire III.
C’est saint Grégoire III qui appelle à l’aide les Francs de Charles Martel, duc des Francs, pour repousser les Lombards.
le 28 novembre 885 : début du siège de Paris par les Normands.
Depuis la moitié du IXème siècle, les Parisiens doivent faire face aux attaques des Vikings qui n’hésitent pas à brûler la ville, comme ce fut le cas en 856. Cette fois-ci, la stratégie des Normands est différente : ils décident de faire le siège de la ville. Paris résistera ainsi pendant près de deux ans notamment grâce à Eudes. Finalement c’est le versement d’une forte rançon par Charles le Gros qui permet aux hostilités de cesser.
- les 28-29 et 30 novembre 1245 : le Roi Louis IX rencontre le pape Innocent IV à Cluny.
Les deux souverains décident de l’organisation de la septième croisade. L’Eglise de France va la financer largement.
- le 28 novembre 1615 : mariage de Louis XIII avec Anne d’Autriche.
Conformément aux accords du traité de Fontainebleau (22 août 1612), le jeune Roi de France Louis XIII épouse la fille du roi d’Espagne, Anne d’Autriche. La messe est célébrée à Bordeaux alors que les deux époux ont à peine 14 ans. 23 ans plus tard, la reine donnera naissance au premier héritier de Louis XIII, Louis XIV.
Personnalité discrète, le Roi Louis XIII semble un peu en retrait et effacé par les deux personnalités de son père le Vert Galant et son fils le Roi Soleil. Louis XIII le juste est pourtant le Roi qui organisera la France et lui donnera les outils permettant de devenir pendant longtemps la première puissance mondiale.
Roi pieu et profondément croyant c’est lui qui consacrera la France à la Vierge Marie. Le 15 août suite au vœu de Louis XIII deviendra la fête nationale.
- le 28 novembre 1632 : naissance du compositeur Jean-Baptiste Lully.
Né Giovanni Battista Lulli, Jean-Baptiste Lully est venu à monde à Florence le 28 novembre 1632. Arrivé en France à 13 ans, il intègre le service de la duchesse de Montpensier puis celle-ci le fait entrer dans sa « Compagnie des violons de Mademoiselle ». Frondeuse, elle tombe en disgrâce en 1652 et le Roi Louis XIV engage Lully dans la « Grande Bande des Violons du Roi ». Il devient ensuite surintendant de la musique royale et composera un ballet dans lequel le Roi dansera et représentera le Soleil. Molière et Lully créeront le genre de la comédie-ballet dont “Le Bourgeois gentilhomme” et son ballet turc est un bon exemple. Bien qu’ayant largement contribué à la musique religieuse et de scène, il reste connu comme le vrai créateur de l’opéra français.
- le 28 novembre 1698 : le gouverneur de la Nouvelle-France, Louis Buade de Frontenac, meurt à Québec.
Louis de Buade de Frontenac est né le 12 mai 1622 au château de Saint-Germain-en-Laye. Il est nommé par Louis XIV gouverneur du royaume de France. Il est en charge du développement de la colonie française à Québec et de sa défense lors des diverses attaques. Il décède le 28 novembre 1698.
Ce sera à l’influence néfaste de ce « patriote » enterré au Panthéon, qu’est Voltaire que nous devons la perte du Canada. Sans ses écrits ironiques sur « ces quelques arpents de glace », Paris aurait envoyer plus de moyens et de troupes au Lieutenant général de Montcalm qui sut résister si longtemps aux efforts énormes des Anglais dont la vue était moins courte et plus patriotique que celle du jardinier de Freney.
- Le 28 novembre 1789: le « frère » docteur Guillotin présente son invention.
Le docteur Joseph Guillotin présente aux députés de l’Assemblée Constituante une nouvelle machine servant à exécuter les condamnés à mort. L’engin, mis au point en collaboration avec le chirurgien Antoine Louis, est selon ses inventeurs le moyen “le plus sûr, le plus rapide e le moins barbare.” Il sera d’abord appelé ‘Louison” ou “Louisette” mais très vite les parlementaires et les journalistes lui donneront le nom de “guillotine” en souvenir du nom de son créateur. Le peuple surnommera la machine: “la veuve”. La première exécution aura lieu le 25 avril 1792, elle s’appliquera à un bandit de grand chemin. La guillotine fonctionnera jusqu’en 1977.
Initié en 1772 à la loge « la parfaite union » d’Angoulême, il devint en 1776 Vénérable de la loge la « Concorde fraternelle à l’Orient » de Paris et en 1778 membre affilié à celle des « Neuf sœurs » (côtoyant les peintres Jean-Baptiste Greuze ou Claude Joseph Vernet, Voltaire, le duc d’Orléans ou le duc de Chartres)[]. Il fréquenta tout au long de sa vie les loges et jouaaussi un rôle dans la formation du Grand Orient de France.
Son invention est la raison pour laquelle que les franc maçons s’appellent entre eux les « fils de la Veuve ». Quelle glorieuse filiation ! On reconnait à travers tout cela le côté profondément humaniste de la secte.
- le 28 novembre 1934 : le quotidien L’Echo de Paris demande que la limite d’âge ne soit pas appliquée au général Weygand.
Henri Bordeaux écrit en effet : « Le 21 janvier prochain le général Weygand est atteint par la limite d’âge et prendra sa retraite, à moins que… à moins qu’un décret nous le maintienne dans ses fonctions actives. […] Nous sommes en retard e France, pour toutes les questions de défense nationale. Il s’agit de savoir si nous voulons nous diminuer encore. […] Le général Weygand en ce moment n’est pas remplaçable. Son nom est à lui seul une puissance. […] Mieux vaut garder l’homme qui, parce qu’il a su et saura la faire peut contribuer à éviter la guerre par la confiance qu’il inspire au-dedans et la crainte qu’il inspire au dehors, plutôt que d’être un jour contraint à le rappeler brusquement. »
Le 15 avril 1932, ce décret est signé ; malheureusement, le 18 janvier 1935, Gamelin remplace Weygand aux fonctions suprêmes ! Quelle hypocrisie du système !
Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, pages 135 et 139.
- le 28 novembre 1947 : mort du Maréchal Leclerc dans un accident d’avion au Sahara.
Au cours d’une tournée d’inspection, l’avion de Leclerc, pris dans une tempête de sable, s’écrase près de Colomb-Béchar : 12 morts, dont Philippe de Hauteclocque- Leclerc.
Le 22 novembre 1902, naît à Belloy (Picardie) Philippe de Hauteclocque, cinquième des six enfants du comte Adrien et de Marie-Thérèse Van der Cruisse de Waziers. Sa famille, de noblesse attestée depuis le XIIe siècle, a participé aux croisades, servi à Fontenoy, à Wagram. A son enfance terrienne, il doit une résistance exceptionnelle et la passion de la chasse, un patriotisme ardent, une foi chrétienne ancrée dans le catholicisme romain, et que conforte l’éducation des Pères jésuites de la Providence d’Amiens. Saint-Cyrien de la promotion ” Metz-Strasbourg “, il choisit, après un premier poste en Allemagne, une affectation au Maroc, comme instructeur à l’Ecole des officiers indigènes de Dar El-Beïda, puis à la tête d’un goum lors des opérations de pacification des tribus dissidentes.
Instructeur à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, puis admis en 1938 à l’Ecole de guerre,il a épousé, en 1925, Marie-Thérèse de Gargan, dont il aura six enfants. Encerclée avec l’état-major de la 4e division d’infanterie, en juin 1940, dans Lille, il est capturé, s’évade, et rejoint le front.
Blessé, hospitalisé sur ordre, il s’échappe devant l’avance ennemie, gagne Paris à bicyclette, et décide de rejoindre Londres par l’Espagne ; non sans avoir revu sa femme qui l’approuve. Le capitaine de Hauteclocque devient Leclerc. Le colonel Leclerc est promu commandant militaire du Tchad, base logistique de ces opérations.
Le 1er mars 1941, après une préparation méthodique, Leclerc s’empare de Koufra, oasis italienne au sud-est de la Libye, première victoire exclusivement française. Leclerc jure alors :
« de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg ».
Avec ses coloniaux du Tchad, Leclerc conquiert le Fezzan en 1942 et rejoint, le 26 janvier 1943, le général Montgomery, commandant la 8e armée britannique. La « Force L », nom que portent désormais les unités de Leclerc, se distingue au combat de Ksar Rhilane le 10 mars où, avec l’aide de la Royal Air Force, elle cause de lourdes pertes à un groupement blindé allemand. La 2e Division française libre (ex. « Force L ») donne naissance officiellement à la 2e Division blindée le 24 août 1943.
Transférée en Angleterre fin avril 1944 pour parfaire son instruction, elle est intégrée à la II Armée du général Patton, et débarque à Utah-Beach le 1er août ;elle reçoit le baptême du feu à Mortain, elle se distingue dans les combats de la poche de Falaise. Libérateur de Paris, Leclerc en est aussi le sauveur, car son unité doit livrer de durs combats au Bourget pour repousser la contre-offensive allemande. La 2e DB reprend sa progression : le 13 septembre à Dompaire, elle brise une attaque ennemie. Baccarat libéré le 30, Badonviller et Cirey-sur-Vezouze enlevés les 17 et 18 novembre, les Vosges sont franchies le 22. Un coup d’audace, permet la libération de Strasbourg. Leclerc a superbement tenu son serment de Koufra. Rattachée à la lère armée (de Lattre), la 2e DB participe à la réduction de la poche de Colmar. La campagne d’Alsace est pour elle éprouvante et coûteuse en vies humaines. Après une période de repos à Châteauroux, au cours de laquelle une partie de la Division aux ordres de Langlade, participe à la réduction de la poche de Royan (15-17 avril 1945), Leclerc obtient des Alliés de participer au combat final en Allemagne, s’empare de Berchtesgaden et hisse les couleurs françaises sur la villa de Hitler le 5 mai. Peu de jour après Leclerc va faire fusiller des jeunes français SS sans jugement (cf. la chronique du 6 mai).
Commandant supérieur des troupes en Extrême-Orient sous l’autorité de l’amiral Thierry d’Argenlieu, haut-commissaire,, Leclerc est parti pour l’Indochine avec une double mission : rétablir la souveraineté française et représenter la France à la capitulation japonaise. Il rétablit l’ordre en Cochinchine et en Annam fin 1945 – début 1946 et, de retour au Tonkin, prépare simultanément l’action militaire et l’action diplomatique (accords Sainteny – Hô Chi Minh du 6 mars 1946). La perception de l’homme de terrain s’oppose là aux positions de principe de ceux qui, comme de Gaulle, d’Argenlieu ou Bidault, craignent d’ébranler l’Union française par des mesures arrachées plus qu’accordées. Il demande alors une autre affectation. En juillet 1946, il est nommé inspecteur des Forces terrestres en Afrique du Nord, affectation interrompue par une mission en Indochine à la demande du président du Conseil Léon Blum en décembre 1946.
Il reprend ses fonctions d’Inspecteur qui ont été étendues à l’ensemble des trois armées. Mais, le 28 novembre 1947, son avion s’écrase dans les confins algéro-marocains près de Colomb-Béchar. Le 8 décembre, sont célébrées des obsèques nationales de Gaulle écrit alors : ” Jamais en lui, rien de médiocre, ni dans sa pensée ni dans ses paroles, ni dans ses actes “. En 1952, il est promu maréchal de France à titre posthume. Son courage, sa ténacité, son ascendant sur les soldats, sa disparition soudaine, en font un personnage de légende qui entre pleinement dans l’Histoire.
- le 28 novembre 1959 : le premier synchrotron à proton de France est mis en service.
Le CERN met en service son premier synchrotron à proton qui est alors le plus puissant du monde. Situé sur la frontière Franco-suisse, ce projet européen se poursuivra avec la construction de plusieurs accélérateurs de particules et deviendra le plus grand laboratoire consacré à la physique des particules, et… l’inventeur du World Wide Web.
Pousser la porte d’une église …
Il y a mille raisons de pousser la porte d’une église, et toutes sont bonnes puisqu’elles nous font aller vers Dieu. D’ailleurs de nombreuses paroisses, quand cela est logistiquement possible, laissent les portes de leur église ouvertes toute la journée, invitant ainsi chaque passant qui le souhaite à venir vivre une parenthèse dans sa journée.
Une église ne vit pas que pendant une messe ou une célébration même si ces moments la font resplendir tout particulièrement. Elle est certes le lieu privilégié de la prière collective (messes, séances d’adoration eucharistique ou de prière de chapelet organisées par la paroisse …) mais elle se construit aussi avec nos prières personnelles. Elle est faite de ces petits moments volés à notre routine quotidienne, de ces peines, joies, espérances que des hommes et des femmes y ont laissé au pied de la croix, tout au long des années, parfois même des siècles …
Et puis il y a Sa présence. Toujours là, discrète et immense : “On est moins seul au fond d’une église déserte” comme dit Marceline Desbordes-Valmore dans son poème L’église d’Arona.
Les portes des églises sont là pour être poussées. Alors entrons, visitons, prions dans chaque église que nous croisons !
Selon notre sensibilité, notre humeur, notre oraison peut revêtir bien des formes : prière récitée, dialogue intérieur, silence habité, bougie allumée, contemplation des vitraux ou des tableaux … et même tout simplement, être là …
Être là quelques minutes, sans rien faire, juste pour être avec Lui, juste pour goûter Sa présence avant de retourner à nos activités.
Joyeux anniversaire Notre-Dame de Kibeho, ne pleurez plus
Par Antoine Bordier
Le 28 novembre 1981, il y a 40 ans, dans le sud du Rwanda, à Kibeho exactement, apparaît la Vierge Marie à une jeune collégienne, Alphonsine Mumureke. Elle a 16 ans. Elles seront trois voyantes, en tout, à bénéficier de la présence de celle qui apparaît sous le vocable de Notre-Dame des 7 Douleurs. Reconnues par l’Eglise, ces apparitions, qui ont duré 8 ans, jusqu’au 28 novembre 1989, ont annoncé le génocide Rwandais de 1994. Alphonsine en est la seule survivante. Lors de son apparition du 15 août 1982, la « Vierge Marie pleure », à cause des péchés de ses enfants, à cause de nous. Le père Daniel-Ange, qui a vécu 12 ans au Rwanda, évoque ce « gouffre vers lequel toute l’humanité glisse encore aujourd’hui. » Reportage en eau vive mouvementée.
Sur le GPS, de Kigali, la capitale du Rwanda, il faut 4h et 12 petites minutes pour parcourir en voiture (le 4×4 est conseillé) les 185 kms et rejoindre le sanctuaire Notre-Dame de Kibeho, juché sur un plateau verdoyant où la terre battue donne une coloration picturale contrastée à l’ensemble du paysage. A 2000 mètres d’altitude, les poumons commencent à marquer le pas. Les battements du cœur se font plus lents. Sur place, ils sont, déjà, des milliers. Tout le pays semble s’être donné rendez-vous aux pieds de Notre-Dame des 7 douleurs. Les frères et les sœurs Pallotins sont là, toujours fidèles aux postes de l’accueil et de la bienveillance. La gestion du sanctuaire leur a été confiée il y a une vingtaine d’années. Grâce à cette communauté, qui a été fondée en 1835 à Rome par Vincent Palloti, un prêtre italien, et, qui se nomme officiellement la Société Apostolique Catholique, le sanctuaire de Kibeho s’est agrandi pour recevoir les pèlerins.
« Avant, ils dormaient tout autour de l’Eglise du sanctuaire, raconte le père Daniel-Ange. Maintenant, ils peuvent dormir soit chez les sœurs, soit chez les pères. Mais les hôtelleries ne sont pas assez nombreuses. »
Sur place, une demi-douzaine de maisons en briques rouges semblent être sorties, récemment, de terre.
Le sanctuaire a tout prévu pour recevoir les 20 à 30 000 pèlerins attendus. Cette année, les célébrations solennelles ont été décalées d’un jour. L’évêque du diocèse de Gikongoro, Mgr Celestin Hakizimana, a décidé ce décalage en raison du premier dimanche de l’Avent. Une veillée aux flambeaux fera le trait d’union entre ces deux évènements importants. Puis, le lendemain matin, le jour J+1 des 40 ans de la première apparition de la Vierge Marie à Kibeho, le 28 novembre 1981, vers 12h33, un chapelet à Notre-Dame des 7 Douleurs précédera la Messe Anniversaire célébrée par l’évêque. Mais, auparavant, la date qui s’affiche est celle de l’année 1981.
Des apparitions au miroir du monde
En 1981, Alphonsine vient de faire sa rentrée au collège de Kibeho. Originaire de la région de Kibungo, dans le Gisaka, au sud-est du pays, elle est née le 21 mars 1965 de parents cultivateurs. Ils sont chrétiens. Mais, à la suite du divorce de ses parents, elle est élevée par sa mère. A l’âge de 12 ans, elle demande le baptême. Très active, elle participe, alors, à la chorale de sa paroisse. Malgré une scolarité très difficile, elle est, enfin, à l’âge de 16 ans, admise au collège de Kibeho pour la rentrée de septembre 1981. Au début du mois de novembre, elle tombe malade et passe plusieurs séjours à l’hôpital de Butare. Il faut plus d’une heure en voiture pour faire les 49 kms qui la sépare de l’hôpital. Butare, c’est la ville principale de la région, et, le centre universitaire du pays. Le 28 novembre, de retour à Kibeho, vers 12h33, dans la cantine de l’école, la Vierge Marie lui apparaît.
A cet instant, attirée et faisant le vide autour d’elle, Alphonsine se retrouve au milieu de la cantine à fixer sans bouger le haut du plafond. La dame lui dit : « Mwana » (enfant). Elle lui répond : « Me voici. Qui es-tu femme ? ». La Dame lui répond : « Je suis la mère du Verbe. » L’apparition va durer quelques minutes. D’autres suivront, jusqu’en 1989. La Vierge Marie apparaîtra à d’autres jeunes filles, Nathalie Mukamazimpaka et Marie-Claire Mukangango. L’Eglise du pays enquêtera pendant 20 ans pour les reconnaître.
Le 15 août 1982, les voyantes ont une nouvelle apparition. Elles décrivent la Vierge en pleurs. Devant 10 000 personnes, les trois voyantes Alphonsine, Nathalie et Marie-Claire, ont soudain des visions effrayantes : les jeunes filles se mettent à pleurer, claquent des dents et tremblent de tout leur corps. La Vierge, disent-elles, leur montre « des têtes décapitées, un fleuve de sang et des gens qui s’entretuent », des cadavres abandonnés sans que personne ne vienne les enterrer. La foule qui entoure les jeunes filles prend peur, et, commence à s’attrister. Les messages que Marie leur transmet sont à destination du Rwanda, mais, aussi, du monde entier.

Le génocide de 1994
Le Rwanda est le premier concerné par cette vision apocalyptique, ce « nouveau Golgotha » de la fin du XXè siècle. Les visions des voyantes sont prophétiques et annoncent, malheureusement, le génocide de 1994. Le Rwanda, petit pays de moins de 10 millions d’habitants, à l’époque, sort de la tutelle belge lors de son indépendance de 1961-1962. Les affrontements ethniques entre les Hutus, majoritaires, et les Tutsis reprennent. Ces-derniers sont souvent les victimes de ces massacres. Ils s’exilent en masse dans les années 60 et 70. Direction l’Ouganda, le Congo, et le Burundi, les pays voisins. Mais, c’est en Ouganda où les Tutsis se mobilisent le plus pour renverser le gouvernement et espérer reprendre le pouvoir. Car, ils ont toujours formé l’élite du pays. Le Front Patriotique Rwandais est créé. Dans la foulée, le FPR se prépare à la guerre. Le 1er octobre 1990, il perce la frontière rwandaise, ce qui déclenche une guerre civile dans tout le pays. La France et les services de l’Elysée sont alertés. François Mitterrand est informé de la situation. Le 15 octobre de cette même année, Georges Martres, l’ambassadeur, informe de nouveau l’Elysée et emploie pour la première fois le terme de « génocide ».
Le 6 avril 1994, l’avion du Président Rwandais, Juvénal Habyarimana, est abattu par « un mystérieux tir de missiles ». En quelques heures « les extrémistes hutus s’emparent du pouvoir » et accusent l’opposition armée du FPR d’être les auteurs du tir de missile. Ils assassinent toute l’élite Tutsis et déclenchent le génocide en appelant la population Hutue aux meurtres. C’est le début d’un énorme génocide qui va durer 100 jours. Les massacres feront près d’un million de morts. La folie barbare, meurtrière et sanguinaire s’est abattue sur tout un pays, tout un peuple. Les fleuves et rivières voient leurs eaux viciées et devenir des marées de sang humain. Les cadavres encore chauds couvrent les chemins, les collines et les vallées dans tout le pays. Les autorités et les radios locales, comme la radio des Mille Collines, deviennent des exutoires de haine, où les appels aux meurtres sont diffusés sans discontinuer. Les autorités religieuses, à majorité chrétienne, se taisent et se terrent dans un mutisme des plus effroyable. Dans les Eglises et les écoles, les Tutsis, qui espéraient y trouver refuge, sont brûlés vifs. Une odeur pestilentielle monte vers le ciel. Les survivants sont pourchassés. La prophétie de Notre-Dame des 7 Douleurs prend fin le 17 juillet 1994. 12 ans auparavant les enfants avaient vu tout cette abomination. C’est l’enfer sur terre.

Daniel-Ange sur la crête
En 2021, à 9000 kms de là, en France, le père Daniel-Ange a pris l’habitude de passer quelques mois d’écriture et de solitude dans les monts Voirons, non loin de la Suisse, dans son ermitage perché à 2000 m d’altitude. Il connaît bien le Rwanda, les apparitions, Alphonsine, la survivante, et, l’atrocité du génocide. Entre 1958 et 1971, il vit dans le pays aux mille collines. Il s’y rend en bateau, depuis Marseille, jusqu’à Mombassa, au Kenya, puis, il fait du stop en tenue monastique. Et, ça marche ! A la frontière, il tombe littéralement amoureux de ce pays.
« J’ai eu un coup de foudre pour ce pays, pour cette nation. J’ai vécu sur la crète du Congo-Nil, là où sont toutes les sources qui se déversent, au nord, jusque dans la Méditerranée, après une course de 6000 kms, celle du Nil. Et, à l’est, le fleuve Congo, après une course de 4 000 kms se déverse dans l’Atlantique. Avec une douzaine de frères, nous avons fondé la fraternité de la Vierge des Pauvres. »
Ils vivent dans une certaine pauvreté, la vie monastique. Entre prières et travail, entre ‶ ora et labora ″, ils confectionnent des petits meubles artisanaux en bois, pour se procurer leur pain quotidien. Daniel-Ange parle avec émotion du « peuple extraordinaire du Rwanda, d’une grande culture et d’une grande finesse. Il a une des langues les plus riches du monde. La moitié de sa population est chrétienne. » Sur place, il mettra 6 mois pour apprendre cette fameuse langue, qui chante et semble bondir de colline en colline. Il s’en souvient encore, et, prononce ces quelques mots en rwandais : « Le cœur d’amour, le cœur de lumière ». Après la crête du Congo-Nil où l’évêque local lui demande d’organiser le premier pèlerinage marial dédié à Notre-Dame de Banneux, il part vivre 6 ans sur une île du lac Kivu, qui sert de frontière naturelle avec le Congo. Le lac est une véritable mer intérieure, grand comme 5 fois le lac Léman. Au milieu des vaches et des hautes herbes, il y fonde une nouvelle fraternité monastique.

Le gouffre
En 1971, il rentre, définitivement, en Europe. Après le génocide de 1994, il y est retourné plusieurs fois pour recueillir des témoignages sur les actes héroïques de celles et ceux qui ont survécu. En 1984, il avait, déjà, participé à la Commission d’Enquête théologique sur les apparitions mariales de Kibeho. En 2019, sort son livre : Rwanda, au fond de l’enfer le ciel ouvert, où il a recueilli 300 témoignages de (sur)vivants.
Il n’hésite pas à reparler du gouffre dont témoignaient Alphonsine et Nathalie. La Vierge Marie demande à cette-dernière, le 6 juillet 1982 :
« Tu dois contribuer au salut de beaucoup d’hommes tombés dans le gouffre. Je te charge de les retirer de là en collaborant avec moi. »
Il ne s’agit pas ici de l’enfer, mais du gouffre des malheurs de notre temps. En 1995, Mgr Augustin Misago, l’ancien évêque du diocèse de Gikongoro, décédé en 2012, rappelait la stupeur générée par le récit des voyantes : « Maintenant nous pouvons dire qu’il y a eu une prédiction du drame rwandais, mais je me souviens que le 15 août 1982, à la fête de l’Assomption, les voyantes au lieu de voir la Vierge pleine de joie, ont été témoins de terribles visions, effrayantes, de cadavres d’où jaillissaient d’abondants flots de sang, laissés sans sépultures sur les collines. Personne ne savait ce que signifiaient ces terribles images. Maintenant on peut relire les événements et penser qu’elles pouvaient être une vision de ce qui est arrivé au Rwanda… » Pour Daniel-Ange : « le gouffre est d’actualité, et, concerne, aujourd’hui, toute notre humanité. » Que faire ?
Des raisons d’espérer
Avant le génocide, Jean-Paul II, alors qu’il s’était rendu au Rwanda en 1990, du 7 au 9 septembre, avait salué l’Eglise, les autorités gouvernementales, la jeunesse et la majorité paysanne du pays. Il avait semé des paroles d’espérances à Kigali : « Au seuil de ma visite, ma pensée va d’emblée vers l’ensemble du peuple du Rwanda, et plus particulièrement vers ceux qui souffrent. Je sais qu’une grave disette alimentaire a frappé récemment une partie du pays et qu’elle a pris, dans certaines régions, des dimensions tragiques. Je recommande à Dieu les victimes qui ont succombé ; j’assure de ma sympathie les familles éprouvées ; je forme le vœu que soient soulagés au plus vite ceux qui se trouvent dans un dénuement insupportable. Ensemble, nous demanderons au Maítre du ciel et de la terre de donner à chacun sa nourriture quotidienne. Nous lui confierons aussi les efforts et les initiatives des Rwandais et des Rwandaises pour protéger et sauvegarder leur terre. En effet, leur plus riche patrimoine, c’est justement cette terre d’où vient leur subsistance. » Dans la cathédrale de Kigali, il avait dit :
« Chaque fidèle est une pierre vivante de cet édifice (NDLR : l’Eglise) et son rôle est irremplaçable. Venant au cœur de l’Eglise diocésaine, chacun peut reprendre conscience plus vivement de la contribution attendue de lui pour qu’elle réponde toujours mieux à sa mission. »
Puis, il avait changé de ton, le 9 avril 1994, alors que les corps inertes des Tutsis commençaient, déjà, à joncher les terres battues rwandaises, au début du génocide. De Rome, il avait lancé ce cri :
« Ne cédez pas à la haine et à la vengeance. Dans cette étape tragique de la vie de votre nation, soyez tous des artisans d’amour et de paix. »
Un an plus tard, à sa suite, Benoît 16, lors de la visite « ad limina apostolorum » des évêques rwandais, le 21 mai 2005, leur avait dit :
« A travers vous, j’adresse un salut affectueux à vos communautés, exhortant prêtres et fidèles, durement éprouvés par le génocide de 1994 et par ses conséquences, à demeurer fermes dans la foi, à persévérer dans l’espérance que donne le Christ ressuscité, en surmontant toute tentation de découragement. Puisse l’Esprit de Pentecôte, répandu sur tout l’univers, féconder les efforts de ceux qui s’attachent à édifier la fraternité entre tous les Rwandais, dans un esprit de vérité et de justice ! »
Enfin, le Pape François, le 3 avril 2014, lors de la commémoration du 20è anniversaire du début du génocide exhortait les évêques du Rwanda, venus en visite à Rome. Il exhortait le peuple rwandais à la « réconciliation nationale. » Il parlait de la jeunesse, de
« cette jeunesse est un don et un trésor de Dieu dont toute l’Église est reconnaissante au Maître de la vie. Il faut aimer cette jeunesse, l’estimer et la respecter ».

Notre-Dame des 7 Douleurs
Le pape François concluait son discours, en se tournant vers la Mère des mères, vers la Vierge Marie. Il lançait
« un appel à se tourner avec confiance vers ‶ Notre-Dame des 7 Douleurs ″, pour qu’elle accompagne chacun dans sa marche et lui obtienne le don de la réconciliation et de la paix ».
Le pape François, on le comprend, est très attaché au Rosaire et à Notre-Dame des 7 Douleurs. Dans l’histoire de l’Eglise, c’est au XIVè siècle pour que l’on parle communément des sept douleurs de la Vierge : la prophétie du vieillard Siméon, le massacre des Innocents et la fuite en Egypte, la perte de Jésus au Temple de Jérusalem, l’arrestation et les jugements du Christ, la mise en croix et la mort du Christ, la déposition de la croix et la mise au tombeau. En 1492, Jean de Coudenberghe fonde la confrérie de Notre-Dame des 7 Douleurs. Avec saint Ignace de Loyola, les Jésuites publièrent près de 100 ouvrages qui lui sont consacrés.
Lors de ses apparitions, la Vierge Marie a appris aux voyantes à prier le chapelet qui lui est consacré. Il est d’actualité ! Elle demande tout particulièrement de le prier le 28 novembre, le 15 septembre et le 2 février.
En ces temps qui sont les derniers, lors de sa dernière apparition, du 28 novembre 1989, Notre-Dame des 7 Douleurs laisse ce message au monde : « Priez sans relâche pour l’Eglise, car de grandes tribulations l’attendent dans les temps qui viennent. » Nous y sommes.

Reportage réalisé par Antoine Bordier, consultant et journaliste indépendant
Copyright photos A. Bordier, Sanctuaire de Kibeho et DR
Saint François-Xavier, missionnaire exemplaire
Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier et le Père Jean-François Thomas, nous font découvrir les grandes figures qui ont façonné la civilisation judéo-chrétienne :
L’abbaye Saint-Wandrille vient de sortir sa bière de Noël en édition limitée
En exclusivité pour Noël 2021, les 24 frères de l’abbaye Saint-Wandrille ont décidé de brasser une toute nouvelle bière. La “Brozeur” (comme brother en anglais, vous allez comprendre pourquoi) est une ambrée épicée, disponible dès maintenant en ligne.
Une amicale collaboration
Depuis le lancement de leur brasserie 2016, les moines de l’abbaye Saint-Wandrille se sont liés d’amitié avec les “Brasseurs du Pays Flamand”. Ce sont même eux, d’ailleurs, qui ont offert aux frères leur premier sac de malt, pour qu’ils puissent faire leurs premiers essais de bière !
De cette amitié est née la volonté de brasser une bière ensemble ! Concrètement, pour cette bière de Noël, les moines se sont amusés à aller, sur place, chez les “Brasseurs du Pays Flamand” pour brasser cette bière, dont la recette a été préparée par eux tous, main dans la main.
“Brozeur”, c’est donc le nom qu’ils ont donné à cette première bière de Noël. “Brozeur”, comme “brother” (frère en anglais) : le nom rappelle volontiers leur collaboration fraternelle !

Une étiquette amusante
Sur la bouteille, l’étiquette représente un petit diablotin. Mais pourquoi donc mettre cela sur une bière brassée par des moines ? Eh bien en fait, ce dessin est le “Fol du Lavabo”, placé à l’entrée du réfectoire de l’abbaye Saint-Wandrille ! Ce petit diable, allégorie de l’ivresse, invite justement les moines à la modération. Alors, bien trouvé non ?

Le “Fol du Lavabo”, placé au dessus du réfectoire des moines © Abbaye Saint-Wandrille
Une bière exclusive !
La “Brozeur” a été produite en édition limitée pour Noël : 20 hectolitres seulement, soit environ 2500 bouteilles de 0,75cL. C’est peu ! Une bonne partie de ces bières sera distribuée en ligne par le site de Divine Box : https://divinebox.fr/categorie-produit/producteurs/abbaye-saint-wandrille/. Sinon, les plus patients pourront attendre encore quelques jours/semaines quand l’abbaye aura mis les derniers cartons à disposition dans sa boutique !
Caractéristiques de la bière
La “Brozeur” est une bière ambrée de 75cL titrant à 7,5% vol, un peu trouble, et à la mousse abondante ! Au nez et en bouche dominent des notes de malt et de fruits (citron en tête). De plus, les épices ajoutées lors du brassage changent de l’amertume habituelle des bières du Nord.

En attendant, les moines continuent de prier leurs 7 offices par jour © Abbaye Saint-Wandrille
Les démons savent que leur temps est compté
Le P. Chad Ripperger, prêtre et exorciste du diocèse de Denver, Colorado aux Etats-Unis, a raconté au cours d’un entretien diffusé par US Grace Force qu’il avait été témoin de l’annonce par Béelzebuth de sa prochaine défaite. « Il est sur le point de m’ôter mon pouvoir », a expliqué le diable au cours d’un exorcisme, sommé par le P. Ripperger de révéler pourquoi il pleurait.
Jeanne Smits a traduit une partie de l’entretien. En voici un extrait :
Il y a deux raisons pour lesquelles nous savons que le temps se fait court : à cause de cette panique à laquelle nous assistons, ils se ruent littéralement dans la sphère géopolitique et même dans une certaine mesure au sein de l’Église. Je pense qu’avec le temps, cela va devenir clair : le fait qu’ils essaient de réprimer – vous pouvez couper ce passage si vous le jugez nécessaire – mais le fait qu’ils essaient de réprimer l’ancien rite, je pense que c’est un indicateur du fait qu’ils s’inquiètent de ce que la génération qui a apporté tous les changements est en train de mourir, et qu’ils se rapprochent de la fin.
Mais je pense aussi que les démons savent que leur temps est compté, alors ils essaient sévir contre tout ce qu’ils peuvent, y compris dans l’Église. Et aussi, que nous allons commencer à voir les gouvernements devenir de plus en plus tyranniques.
Par exemple, ce qui se passe en Australie est complètement hors norme : c’est une indication qu’ils sont en train de surjouer leur main. Mais la raison pour laquelle ils surjouent leur main et bluffent à ce point, et agissent comme ils le font, et mentent aussi, c’est parce que leur temps est très court.
C’est arrivé un 27 novembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.
Rappelons-nous :
- le 27 novembre 399 : élection du pape saint Anastase 1er.
- le 27 novembre 511 :mort de Clovis, premier Roi de France.
Vase de Soisson, mariage avec la princesse Clotilde, victoire de Tolbiac, baptême à Reims par Saint Remi, pour ceux qui ont reçu une formation digne de ce nom à l’école, Clovis évoque beaucoup de choses. Il sera enterré dans la crypte la basilique, construite à la demande de la reine Clotilde, sur une colline proche de Paris (actuellement le 5è arrondissement). Sainte Clotilde le rejoindra en 545. Un peu plus tard on dépose les reliques de Sainte-Geneviève et la basilique prend son nom. A cet emplacement Louis XV y fait construire l’église Sainte-Geneviève, devenue le Panthéon, ou soi-disant tel, sous la Révolution.
Et voici la prière des Francs retrouvée dans un missel du VIIIème siècle :
«O Dieu tout puissant et éternel, qui avez établi l’Empire des Francs, pour être dans le monde l’instrument de votre divine volonté, le glaive et le rempart de votre Sainte Eglise, nous vous en prions, prévenez toujours et en tous lieux de la céleste Lumière les fils suppliants des Francs, afin qu’ils voient ce qu’il faut faire pour établir votre règne en ce monde et que, pour faire ainsi qu’ils auront vu, leur charité et leur courage aillent s’affermissant toujours »
- le 27 novembre 1095 : 1ère croisade.
Lors du Concile de Clermont, le pape Urbain II exhorte les chevaliers des royaumes occidentaux à la croisade. Le but est de libérer la Terre sainte et prendre possession de Jérusalem. Les premiers croisés partent à la fin de l’été 1096 avec à la tête des Lorrains, Godefroi de Bouillon. La première croisade est lancée.
- le 27 novembre 1099 (date présumée): Godefroi de Bouillon proclamé roi de Jérusalem.
- le 27 novembre 1252 :décès de la Reine Blanche de Castille, régente de France, à Paris.
Fille d’Aliénor d’ Angleterre et d’Alphonse VIII de Castille, Blanche de Castille épouse Louis VIII en l’an 1200, alors qu’elle n’a que douze ans. Elle donne douze enfants à la couronne de France entre 1205 et 1213, dont cinq atteignent l’âge adulte, parmi lesquels Louis et Charles. La guerre qui sévit dans le sud de la France vient à bout de son beau-père et de son mari. Louis IX a onze ans ; sa mère assure la régence et fait habilement face aux seigneurs rebelles de la Bretagne et du Centre qui refuse de se plier à l’autorité monarchique. Une fois Louis IX sacré, elle ne disparaît pas de la sphère du pouvoir et assume la totalité des fonctions de son fils lors de l’absence de celui-ci, parti en croisade. Epuisée, elle est confrontée à la révolte des pastoureaux, avant de s’éteindre loin de son fils, toujours prisonnier des musulmans.
C’est à Aliénor d’Aquitaine, effrayée du comportement de Jean sans Terre, que la France doit d’avoir eu une telle reine. Alphonse roi de Castille a trois filles, dont l’aînée est mariée au roi Léon. Les deux plus jeunes, célèbres par leur mérite et par leur beauté, sont vantées devant Philippe-Auguste, qui envoie à Alphonse une ambassade pour demander la main d’une de ses filles. Les ambassadeurs devant les deux princesses également belles et douées, hésitent. Ils vont s’en remettre au hasard, quand ils font la remarque que la plus jeune nommée Blanche avait un nom plus doux à prononcer que celui de sa sœur, qui s’appelle Uracca ; cela décide du choix.
Le 23 mai 1200, l’archevêque de Bordeaux reçoit le consentement de Louis, âgé de treize ans et fils aîné de Philippe-Auguste, et de Blanche, âgée de douze ans. La cérémonie du mariage a lieu en Normandie, fief du roi d’Angleterre, car le royaume de France a été placé sous interdit par le pape Innocent III, depuis le début de l’année (Philippe-Auguste ne voulant pas répudier Agnès de Méranie pour reprendre son épouse légitime, Ingeburge du Danemark qu’il tient emprisonnée depuis 1193). Les chroniques de Saint-Denis qualifient Blanche de « très sage, très belle, très bonne et très franche ».
Quand son mari, alors Dauphin de France, se voit proposé la couronne d’Angleterre par les Anglais, lassés de Jean sans Terre, en septembre 1216, et que suite à la mort de ce dernier, le 18 octobre 1216, ces mêmes Anglais reconnaissent son fils Henri III âgé de dix ans, c’est Blanche qui vient en aide à son mari en difficulté ; et non son père Philippe Auguste. Ayant échouée à obtenir de l’aide de ce dernier, elle décide de mettre ses enfants en gage pour financer une expédition de secours en compagnie d’Eustache le Moine. L’échec de l’expédition force Louis à revenir en France.
Sur le plan familial, Blanche remplit les devoirs de la maternité dans toute leur étendue, elle nourrit elle-même ses enfants. Un jour qu’elle accompagne son époux dans une partie de chasse, une dame du palais donne son propre lait au futur saint Louis, pensant se rendre agréable à la reine ; mais Blanche, à son retour, fait rendre à l’enfant tout le lait étranger qu’il avait sucé : « Je suis sa mère, dit-elle, et nulle autre femme ne doit le nourrir ». Elle apporte la plus grande vigilance aux progrès intellectuels de ses fils.
Louis le Lion, son époux, a trente-sept ans quand il monte sur le trône (1223). Le 6 août, l’archevêque de Reims, Guillaume de Joinville, préside le sacre du Roi et son couronnement, ainsi que celui de Blanche. Presque aussitôt Louis prend les armes contre les Albigeois : Philippe-Auguste l’avait prévu et on lui avait entendu dire, dans ses derniers jours, ces paroles devenues prophétiques : « Les gens d’église entraîneront mon fils dans la croisade contre les Albigeois ; il y mourra, et le royaume restera entre les mains d’une femme et d’un enfant ». C’est au cours de cette guerre que commencent les révoltes des seigneurs, qui amènent plus tard les troubles de la régence de Blanche. Thibaut IV, comte de Champagne, est le premier à manifester ouvertement son indépendance.
Elle fait sacrer le futur Saint Louis malgré l’absence d’une grande partie de la haute noblesse du Royaume. Louis IX n’a que douze ans et demi. Reste à affronter la coalition du comte de Champagne, du comte de Bretagne, Pierre Mauclerc ; de Lusignan, comte de la Marche, et de sa femme Isabelle (veuve de Jean sans Terre), comtesse d’Angoulême ; et du vicomte de Thouars et Savary de Mauléon !
Sa diplomatie fait merveille puisque, sans combat, la ligue se trouve dissipée et le 27 mars 1227, le comte de Bretagne et le comte de la Marche comparaissent à Vendôme, et y signent un traité.
Mais une nouvelle conjuration, dirigée par Philippe de Hurepel, bâtard de Philippe Auguste, cherche à capturer le Roi et à le retirer des mains de la régente. Blanche s’enferme au château-fort de Montlhéry, et de là elle écrit aux bourgeois de Paris, en les conjurant de venir la délivrer, elle et son fils. La reine est aimée à Paris, les bourgeois s’arment, et viennent en foule chercher le jeune Roi qu’ils ramènent en triomphe sans que les rebelles osent troubler son retour. Dans la suite de son règne, le bon Roi se complait à rappeler ce témoignage de l’amour de ses sujets.
« Et me conta le saint Roi, dit Joinville, que il, ni sa mère qui étoient à Montlhéri, ne bougèrent jusques à tant que ceux de Paris les vinrent quérir avec armes ; et me conta que dès là, armes et sans armes, le conduisit jusques à Paris, et le défendit la bourgeoisie et garda de ses ennemis ».
Cependant les conjurés ne pouvant vaincre la Régente s’attaquent à Thibault de Boulogne, rare grand du Royaume encore fidèle au Roi. Ce dernier, avec le peu de troupe qui lui reste et malgré sa jeunesse, part vers Troyes pour le secourir. Cette intervention militaire surprend les Barons qui n’osent porter les armes contre leur suzerain.
La Bretagne est toujours alliée de l’Angleterre, Henri III ayant débarqué à St Malo, alors que Blanche vient de conquérir les places fortes bretonnes de Chantoceaux et d’Adon. Finalement, à Saint-Aubin du Cormier, une trêve est signée, 4 juillet 1231, pour trois ans avec une clause renouvellement. Elle est immédiatement suivie d’un traité de paix définitif, signé à Paris, entre le comte de Bretagne et la reine, et qui met fin à toutes les guerres que la régente a eu à soutenir contre les vassaux de la couronne.
La jalousie et les calomnies persistent. C’est ainsi qu’alors qu’un religieux réprimande le Reine sur les « orgies et maîtresses de Saint Louis » elle lui réplique qu’elle aimerait mieux : « voir mourir son fils, malgré toute la tendresse qu’elle avait pour lui, que de le voir encourir la disgrâce de son Créateur par un seul péché mortel ».
Si la force de caractère et son talent diplomatique exceptionnels sont mis au service de la France, le sire de Joinville nous rapporte qu’elle surveille le couple royal de trop près et est d’une grande dureté vis-à-vis de sa belle fille, Marguerite de Provence. Il souligne que Saint Louis dut se cacher pour voir sa femme.
Saint Louis ayant accompli le vœu de se croiser s’il guérissait, confie la régence du Royaume à Blanche en 1248. Louis IX avait, en effet, remis à sa mère le gouvernement du royaume avec les pleins pouvoirs. Ce pouvoir royal est tel, qu’au mois de mai 1249, on donne cours à une nouvelle monnaie qui, sous le nom de Reine d’or, représente Blanche tenant une couronne. Blanche de Castille gouverne sans inquiétude, défendant les possessions poitevines et l’héritage toulousain.
Son gouvernement est sage et prudent, elle refuse ainsi à Henri III le passage par la Normandie, que ce prince lui demande pour aller réprimer les troubles de ses provinces de France ; ce refus de la régente préserve les peuples des désordres qui accompagnent la route des armées et qui, au Moyen Age surtout, sont redoutables.
C’est à peu près le dernier acte important de l’administration de Blanche de Castille. Elle est surprise à Melun d’une fièvre violente, transportée à Paris, elle y reçoit les derniers sacrements des mains de l’archevêque de Paris ; elle meurt le 27 novembre 1252.
Blanche est inhumée à l’abbaye de Maubuisson. La reine avait fondé cette abbaye en 1241. Une charte de la même année atteste qu’elle a bâti ce monastère de filles de l’ordre de Cîteaux, afin d’y faire prier pour l’âme du roi Alphonse, son père, de la reine de Castille, Aliénor d’Angleterre, sa mère, et de Louis VIII, son époux.
- le 27 novembre 1382 : bataille de Roosebeke ou du « Mont-d’Or ».
Elle se déroule près du village de Roosebeke, actuellement Westrozebeke en Flandre-Occidentale, et oppose les Flamands, commandés par Philippe van Artevelde à l’ost français conduit par le Roi Charles VI de France et commandé par le connétable Olivier V de Clisson. Bien que deux à trois fois moins nombreux les Français écrasent leur adversaire et en profitent pour récupérer les fameux cinq cents “éperons d’or”, trophées de la sanglante bataille de 1302, encore exposés sous la voûte de l’Eglise Notre Dame à Courtrai. Ils seront exposés à la basilique Saint Denis.
- le 27 novembre 1653 : la ville forte de Ste-Menehould se rend à l’armée royale menée par Turenne, en présence de Louis XIV.
- le 27 novembre 1790 : le serment à la Constitution civil du clergé devient obligatoire.
- le 27 novembre 1830 : nouvelle apparition de Notre Dame à Sainte Catherine Labouré en la chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-miraculeuse de la rue du Bac.
Catherine rapporte que la sainte Vierge vient lors de la méditation du soir. La Vierge se tient debout sur un globe, piétinant un serpent et portant des anneaux de différentes couleurs d’où jaillissent des rayons de lumière sur le globe. Dans le 1er tableau, la Vierge porte dans ses mains un petit globe doré surmonté d’une croix qu’elle élève vers le ciel. Catherine entend:
« Cette boule représente le monde entier, la France et chaque personne en particulier »
Dans le 2ème tableau, il sort de ses mains ouvertes, dont les doigts portent des anneaux de pierreries, des rayons d’un éclat ravissant. Catherine entend au même instant une voix qui dit :
« Ces rayons sont le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent ».
Puis un ovale se forme autour de l’apparition et Catherine voit s’inscrire en demi-cercle cette invocation en lettres d’or: « O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous ».Alors une voix se fait entendre:
« Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle. Les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces ».
Enfin le tableau se retourne et Catherine voit le revers de la médaille: en haut une croix surmonte l’initiale de Marie, en bas deux cœurs, l’un couronné d’épines, l’autre transpercé d’un glaive. Catherine entendit alors Marie lui demander de porter ces images à son confesseur, en lui disant de les frapper sur des médailles car « tous ceux qui la porteront recevront ces grâces ».
Cf. les chroniques du 6 juin et du 18 juillet.
- le 27 novembre 1912 : la France et l’Espagne signent des accords sur la division administrative du Maroc : l’Espagne conserve une zone d’influence au nord (Rif) et au sud (Tarfaya, Ifni).
- le 27 novembre 1940 : annexion de l’Alsace-Lorraine par l’Allemagne nazie.
- le 27 novembre 1942 : sabordage de la Marine française à Toulon.
A 4h40 du matin, l’armée allemande envahit l’arsenal de Toulon. Devant l’invasion, les marins de la flotte française commandée par l’Amiral Jean de Laborde sabordent l’ensemble de la flotte. Navires, machines et artilleries sont entièrement détruits pour ne pas être livrés à l’Allemagne. Seuls 4 sous-marins réussiront à fuir pour regagner l’Afrique du Nord.
Etant donné la longueur de ce post je suggère aux lecteurs intéressés de poursuivre sur ce lien.
Voir : http://www.netmarine.net/forces/operatio/sabordage/
- le 27 novembre 1944 : de Gaulle, chef du GPRF, amnistie Thorez (condamné pour désertion).
C’est aussi de Gaulle qui déclarait le 20 janvier 1942, Gaulle à la radio de Londres:
« La libération et la vengeance deviennent pour la France de douces probabilités […].Dans l’ordre politique l’apparition certaine de la Russie au premier rang des vainqueurs de demain apporte à l’Europe et au monde une garantie d’équilibre dont aucune Puissance n’a, autant que la France, de bonnes raisons de se féliciter. […] La France qui combat va lier son effort renaissant à l’effort de l’Union soviétique. […] la France Combattante prouvera sur les champs de bataille actifs et passifs de cette guerre qu’elle est, malgré son malheur provisoire, l’alliée désignée de la Russie nouvelle. »
Il parlait bien de l’Union Soviétique, la patrie du Communisme, doctrine diabolique, condamnée par les papes et responsable du plus grand génocide de l’histoire de l’humanité, pas de la Russie orthodoxe qui se réveille aujourd’hui sous nos yeux.
Voir le site : http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/de-gaulle-et-le-monde/de-gaulle-et-lrsquourss/documents/discours-du-general-de-gaulle-20-janvier-1942.php
- le 26 novembre 1967 : le président de Gaulle déclare qu’il opposera son véto à l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE.
- le 26 novembre 1987 : libération à Beyrouth de deux otages français : Jean-Louis Normandin et Roger Auque.
L’étrange interprétation du motu proprio Traditionis Custodes par le cardinal Sarah
Un lecteur me signale cet article d’Aleteia, indiquant que “le cardinal Sarah défend le motu proprio” Traditionis Custodes. L’article fait référence à l’entretien donné par le cardinal au Figaro, et dont voici l’exacte réponse :
Vous avez été préfet de la Congrégation pour le culte divin, en charge de la liturgie. Quel regard portez-vous sur les tensions actuelles chez les fidèles autour du motu proprio « Traditionis custodes » restreignant l’usage de la liturgie latine ancienne ?
Toucher à la liturgie est toujours très délicat. Elle est l’expression de notre relation intime avec Dieu dans la louange et l’amour. Je crois que le pape François a clairement expliqué son intention dans les diverses visites ad limina des évêques français et polonais. Son but n’est absolument pas de supprimer la liturgie ancienne. Il est conscient que de nombreux jeunes et des familles y sont intimement attachés. Et il est attentif à cet instinct de la foi qui s’exprime dans le peuple de Dieu. Il ne s’agit donc pas, chez eux, d’une nostalgie de personnes âgées. Le pape a demandé d’appliquer ce texte avec souplesse et sens paternel. Il sait bien que ce qui a été sacré pour tant de générations ne peut du jour au lendemain se trouver méprisé et banni.
Je crois au contraire que le pape attend que la liturgie actuelle s’enrichisse de ce que la liturgie ancienne a de meilleur. De même, il attend clairement que la liturgie ancienne soit célébrée dans l’esprit de Vatican II, ce qui est parfaitement possible. Elle n’est pas et ne doit pas devenir un prétexte pour les contestataires du concile.
Je ne sais pas si cette réponse constitue réellement une “défense” du motu proprio. J’y vois personnellement une volonté légitime d’interpréter les actes du pape dans une logique, toute ratzinguérienne, d’herméneutique de la réforme dans la continuité. Mais cette interprétation a des limites car, comme pour sa position sur l’immigration, rappelée avec justesse par Sonia Mabrouk sur Europe 1, il y a une marge évidente entre la position du cardinal Sarah et le pape. Ou alors il faut m’expliquer comment l’application du motu proprio dans le diocèse de Rome (interdiction de tout sacrement -hors la messe- selon la liturgie traditionnelle et interdiction de la célébration du Triduum pascal selon le missel de 1962) constitue une application “souple et paternelle”, car je n’ose croire que le décret pour le diocèse de Rome ne puisse pas refléter la volonté du pape. Et ce dernier expliquait dans sa lettre accompagnant le motu proprio, que ce dernier est principalement dictés par deux principes, dont celui de “pourvoir au bien de ceux qui sont enracinés dans la forme de célébration précédente et ont besoin de temps pour revenir au Rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II“. Si le but exprimé ici n’est pas de supprimer in fine la liturgie ancienne, alors quel est-il ?
Que le cardinal Sarah s’interdise de critiquer les paroles et les actes du Saint-Père, c’est tout à son honneur, mais il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages.
Violences faites aux femmes : les pressions pour les obliger à avorter
Confrontées à une grossesse imprévue, non désirée, nombre de femmes subissent harcèlement et pressions pour les conduire à avorter. Pressions et harcèlement sont des réelles violences faite aux femmes qui la subissent et sont reconnues comme telles par la loi. (Code pénal – Section 3bis – Art 222-33-2-2)
L’avortement est trop souvent imposée par les hommes sous le prétexte qu’ « un enfant ça se fait à deux ». Or les hommes ne portent pas les enfants, ils ne ressentent pas les symptômes de la grossesse comme les femmes. Pour certains hommes, confrontés à une grossesse imprévue, l’avortement est une solution d’autant plus facile que ce n’est pas eux qui le subissent.
Les pressions exercées sur la femme enceinte pour exiger d’elle un avortement peuvent prendre des formes multiples. Elles vont du conseil appuyé au harcèlement, en passant par le chantage (« je vais te quitter », « cet enfant n’aura pas de père», ou encore « je vais te pourrir la vie », « je te prendrai cet enfant, tu n’auras pas la garde »…), les menaces et parfois les coups.
Il est extrêmement difficile pour une femme, fragilisée par le début d’une grossesse, de résister à la volonté et aux pressions de son compagnon, de sa famille, de son employeur ou des services sociaux. Elle peut alors se résigner à avorter pour avoir la paix, pour que pressions et harcèlement cessent et donne son consentement alors qu’elle voudrait tellement faire autrement !
Mais ça, le lobby de l’avortement n’en a strictement rien à faire.
La naissance d’un enfant peut entraîner un préjudice qui mérite une réparation financière !
Lu dans Le Monde :
En quête d’un « bébé-médicament » pour soigner leur premier enfant, un couple espagnol a poursuivi la clinique belge responsable d’une fécondation in vitro de deux embryons qui se sont révélés donneurs non compatibles.
La naissance d’un enfant peut entraîner un préjudice qui mérite une réparation financière : c’est le sens du jugement rendu par une chambre du tribunal de première instance de Bruxelles. Ce verdict a été prononcé il y a quelques mois et était passé inaperçu jusqu’à ce que des juristes et des journaux néerlandophones s’interrogent sur sa portée, mardi 23 novembre. En tranchant dans le dossier d’un « bébé-médicament », enfanté pour guérir la maladie incurable de son frère, le tribunal bruxellois a renversé une jurisprudence belge et internationale selon laquelle la naissance d’un bébé bien portant ne peut être analysée comme un dommage à réparer.
Ainsi va l’eugénisme.
La chenille des évêques, réalisation de la synodalité ? / Que faire des prêtres fautifs ?
La danse des évêques à Lourdes, est-elle la réponse du pape à emprunter le chemin de la synodalité ? C’est le sujet d’introduction du Club des Hommes en Noir avant d’aborder la question des prêtres qui ont gravement fauté. Quel sort leur réserver entre justice et miséricorde ? Pour en parler dans ce Club des Hommes en Noir : le docteur Philippe de Labriolle, les abbés Benoit, Barthe et Tanouärn, sous la direction de Philippe Maxence.
La CEDH : Nouvelle caution des lois contre le blasphème
Le 25 avril 2021, un journaliste islamologue, Saïd Djabelkhir, a été condamné à trois ans d’emprisonnement ferme et 50.000 Dinars algériens d’amende pour plusieurs messages sur Facebook. Il y contestait la véracité historique de certains événements cités dans le Coran, pointait l’héritage païens du pilier de l’islam du pèlerinage et se moquait de la sunna et du prophète. À la suite d’une seule plainte, il fut poursuivi sur le fondement de l’article 144, paragraphe 2 du Code pénal algérien qui dispose que :
Est puni d’un emprisonnement de trois ans à cinq ans et d’une amende de 50 000 DA à 100 000 DA, ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque offense le Prophète (Paix et salut soient sur lui) et les envoyés de Dieu ou dénigre le dogme ou les préceptes de l’Islam, que ce soit par voie d’écrit, de dessin, de déclaration ou tout autre moyen.
Cette condamnation a suscité l’émoi de nombreuses associations et de deux rapporteurs spéciaux des Nations unies. Le Rapporteur spécial sur la liberté d’expression et le Rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de conviction ont écrit à la Mission permanente d’Algérie auprès des Nations unies à Genève pour exprimer leur désapprobation d’une telle condamnation et demander des explications au Gouvernement algérien.
Dans sa réponse du 22 septembre 2021, la mission algérienne soutint totalement le bienfondé de la condamnation et, plus grave encore, elle s’appuya sur la Cour européenne des droits de l’homme pour justifier la répression de toute critique de l’islam en Algérie.
La Cour européenne des droits de l’homme a effectivement rendu un arrêt dramatique le 25 octobre 2018 dans l’affaire E.S. c. Autriche. La Cour a confirmé la condamnation d’une conférencière qui avait eu des propos très critiques contre l’islam en considérant que sa liberté d’expression devait être restreinte pour préserver les sentiments religieux des musulmans et la paix religieuse en Autriche. Une telle décision était en totale contradiction avec la jurisprudence libérale de la Cour en ce domaine. Un autre élément très grave dans cette affaire est que les juridictions autrichiennes avaient reproché à la requérant de ne pas avoir été objective et d’avoir eu pour « but de démontrer que Mahomet n’était pas digne d’être vénéré. » La Cour souscrit à cette analyse et confirma que par principe, on pouvait reprocher à quelqu’un de dénigrer la religion musulmane. Une décision très loin de « l’esprit Charlie »…
L’ECLJ avait déposé des observations écrites dans cette affaire, critiqué la décision de la Cour et plaidé publiquement pour son renvoi en Grande Chambre. De manière décevante, la CEDH rejeta la demande de renvoi en Grande Chambre, empêchant cette formation solennelle de corriger avec autorité cette grave atteinte à la liberté d’expression.
Suite à cet arrêt, l’ECLJ s’était inquiété dans la presse de ce précédent et avait critiqué le mauvais signal que la Cour européenne envoyait aux pays musulmans.
C’est donc sans surprise que nous constatons aujourd’hui que l’Algérie peut s’appuyer allègrement sur la décision de la CEDH pour justifier sa condamnation d’un homme critiquant l’islam, pour préserver la paix religieuse du pays. La Mission algérienne s’appuie habilement sur cet arrêt de la CEDH en prétendant respecter « la jurisprudence la plus avancée en matière des droits de l’Homme ». Il sera très difficile aux Rapporteurs Spéciaux de répondre au Gouvernement algérien car, en droit international, une décision de la CEDH est plus importante qu’une déclaration d’expert de l’ONU.
Cette réponse est une preuve de la gravité de la décision de la CEDH dans l’affaire E.S. c. Autriche et une preuve de la justesse de l’analyse de l’ECLJ. Il est à craindre que d’autres pays musulmans répondent à présent de manière identique aux critiques faites contre leurs lois sur le blasphème. L’ECLJ continuera de faire tout son possible pour que la CEDH revienne à sa jurisprudence libérale en matière de liberté d’expression.
Jean-Frédéric Poisson dépose un référé auprès du Conseil d’Etat contre le Décret raccourcissant la validité des tests de 72 à 24 heures
Communiqué :
Jean-Frédéric Poisson, Président de VIA | la voie du peuple, a déposé un référé-liberté vendredi 26 novembre à l’encontre du décret gouvernemental n° 2021-1521 du 25 novembre 2021 modifiant le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire.
En effet, il est considéré qu’en raccourcissant de 72 à 24 heures la validité des tests ouvrant droit à l’obtention d’un passe-vaccinal, mesure au demeurant liberticide, le Gouvernement instaure un délai globalement inapplicable, faisant apparaître clairement que l’objectif visé n’est plus de lutter contre la propagation de l’épidémie mais bien d’aboutir à ce que tous les Français se fassent vacciner.
C’est ainsi que cette nouvelle règle est dénoncée dans le mémoire en référé comme une ingérence disproportionnée dans la vie privée des personnes et une mesure discriminatoire dans le droit à l’accès aux soins. Ce qui démontre la stratégie évidente du Gouvernement de rendre la vaccination contrainte et donc obligatoire alors même qu’aucune obligation vaccinale ne peut être établie, tant en droit français et européen.
Il résulte de ces motifs exposés la demande adressée au juge des référés de considérer illégal le décret n° 2021-1521 du 25 novembre 2021, et d’en demander la suspension.
Antilles : face à la violence, le gouvernement recule
Après avoir annoncé un renforcement de la dictature sanitaire en métropole, le gouvernement a annoncé vendredi qu’il repoussait la date de mise en œuvre de l’obligation vaccinale pour les soignants aux Antilles au 31 décembre.
Les ministres des Outre-mer Sébastien Lecornu et de la Santé Olivier Véran annoncent la levée de la suspension des soignants qui refusent la vaccination s’ils acceptent un accompagnement individuel.
De la scène à la messe : commentaire du discours du Jeudi Saint
Cette vidéo est la première d’un programme de 24 vidéos sur la messe. Pour participer à cette formation présentée par le pères de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, inscrivez-vous sur www.lamessedansmavie.fr.
Début de la formation le 28 novembre, premier dimanche de l’Avent.
Le professeur Deray soutient la politique covid macronienne comme la corde soutient le pendu
La figure si amène, si souriante, si pleine d’humour du Dr Deray dans les débats consacrés à la crise de la gestion sanitaire liée au covid est bien connue. On aimerait savoir ce qui, en-dehors de son soutien acharné au pouvoir macronien, motive la place donnée à ce néphrologue (c’est-à-dire un spécialiste des reins) sur certaines antennes. Et son prix.
Nous aurions très volontiers laissé cet aimable intervenant à ses vaticinations si nous n’avions remarqué une de ces concomitances qui ont quand même quelque sel.
Le Dr Deray a fait paraître le 24 novembre 2021 dans l’Express une tribune intitulée « Hydroxychloroquine, ivermectine… Les charlatans sont éternels ».
Le Dr Deray y rappelle quelques exigences déontologiques
Les médecins ne peuvent proposer aux malades ou à leur entourage comme salutaire ou sans danger un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé. Toute pratique de charlatanisme est interdite”, explique l’article 39 du code de déontologie des médecins (article R.4127-39 du code de la santé publique,
affirme que
« les affaires de l’hydroxychloroquine et de l’Ivermectine sont des exemples caricaturaux des dérives de la recherche et de leurs dramatiques conséquences au nom de l’urgence »
et admet néanmoins avec grandeur d’âme que
« bien sûr, la crise de la Covid-19 et les dérives thérapeutiques concernant entre autres l’hydroxychloroquine et l’Ivermectine ne peuvent être comparées aux horreurs des comportements des médecins nazis ».
Mais c’est tout juste.
Or, ces deux derniers jours, voilà quelques informations glanées dans le monde de Twitter et concernant les affirmations nuancées du Dr Deray :

On ne voit qu’une explication possible pour un tel feu d’artifice : M.Macron a promis à M.Deray de remplacer M.Véran comme ministre de la Santé. M.Deray peaufine son entraînement. Avec talent.
Mobilisation unitaire contre la proposition de loi Gaillot
La Marche pour la Vie, la Fondation Jérôme Lejeune et la Confédération Nationale des AFC (CNAFC) réprouvent vigoureusement la proposition de loi de Madame Albane Gaillot, inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale par M. Christophe Castaner, président du groupe parlementaire LREM qui prévoit :
- L’allongement des délais légaux d’accès à l’IVG de douze à quatorze semaines,
- La suppression de la clause de conscience des professionnels de santé,
- L’allongement des délais légaux d’IVG à domicile de 5 à 7 semaines de grossesse,
- La pratique de l’IVG chirurgicale par les sages-femmes jusqu’à 10 semaines de grossesse,
- La suppression du dernier délai de réflexion de 48 heures entre les deux consultations d’IVG pour les mineures.
La Marche pour la Vie, la Fondation Jérôme Lejeune et les AFC rappellent que les premières victimes de l’avortement sont les enfants à naitre et leurs mères.
Elles considèrent que les députés de la majorité présidentielle devraient plutôt travailler afin que l’avortement ne devienne jamais une fatalité pour des raisons économiques ou de pression de l’entourage. Il est urgent de revoir les politiques d’accueil de la vie pour éviter à plus de 200 000 femmes par an d’être confrontées à ce drame contre lequel rien n’a été fait.
La Marche pour la Vie, la Fondation Jérôme Lejeune et les AFC souhaitent le rejet de cette proposition de loi.
Elles demandent de reconnaitre l’avortement comme un problème de santé publique qui justifie de mettre en œuvre une politique de prévention ainsi que le recommandent les conventions internationales.
• Le président de la Marche pour la Vie, Nicolas Tardy-Joubert,
• La présidente de la Confédération Nationale des AFC, Pascale Morinière,
• Le président de la Fondation Jérôme Lejeune, Jean-Marie Le Méné
• La porte-parole de la Marche, Aliette Espieux,
Représenteront les milliers de signataires d’une pétition contre l’allongement à 14 semaines du délai de l’avortement, sujet pour lequel le président de la République est lui même en désaccord, et exprimeront leur opposition à cette proposition de loi, vivement contestée par la majorité des professionnels du secteur.
À 14 semaines, la vie est belle aussi
À 14 semaines, l’avortement = le démembrement* d’un enfant
*Le Président du collège national des gynécologues et obstétriciens français, indique lui-même qu’à 14 semaines « la tête du fœtus est ossifiée et il faut l’écraser », et que « plus l’IVG est tardive, plus elle est dangereuse pour la femme ». Cet allongement est rejeté par 71% des professionnels concernés.
Mgr Michel Aupetit a remis sa charge au pape
Mgr Michel Aupetit, 70 ans, archevêque de Paris depuis décembre 2017, a rencontré la semaine dernière à Rome le cardinal Ouellet, préfet de la Congrégation des Évêques pour évoquer sa démission.
Lundi 22 novembre, il a fait part de son projet à son conseil épiscopal restreint.
Sa lettre au pape François est arrivée à Rome jeudi 25 novembre.
Il précise à La Croix :
« Le mot démission n’est pas celui que j’ai employé. Démission voudrait dire que j’abandonne ma charge. En réalité, je la remets dans les mains du Saint-Père parce que c’est lui qui me l’a donnée ». « Je l’ai fait pour préserver le diocèse, car comme évêque, je dois être au service de l’unité ». « Ce n’est pas en raison de ce que j’aurais dû faire ou pas par le passé – sinon je serais parti depuis longtemps –, mais pour éviter la division, si moi-même je suis source de divisions ».
C’est arrivé un 26 novembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.
Rappelons-nous :
- le 26 novembre : saints du jour français ou de France.
- Bx Ponce de Faucigny, abbé d’Abondance († 1178)
Le bienheureux Ponce de Faucigny, qui fut abbé d’Abondance, mais se démit de sa charge pour vivre et mourir comme un simple religieux meurt au monastère des chanoines réguliers de Sixt en Savoie, en 1178.
- Bse Delphine, épouse de saint Elzéar (1283-1360)
Elzéar et Delphine se marient alors qu’il n’a que treize ans et elle quinze ans. Ils mènent ensemble une vie de couple basée sur la prière et la pénitence.
En 1308, ils deviennent les vassaux de Robert le Sage, roi de Naples. Celui-ci a tellement confiance en Elzéar qu’il lui confie, en 1323, la charge de demander la main d’une princesse française pour son fils. Il meurt à Paris au cours de sa mission.
Delphine passe les vingt premières années de son veuvage auprès de la reine Sanchie, sur la demande de celle-ci. Mais à la mort de cette dernière, en 1343, elle se retire dans sa Provence natale.
Elle meurt dans la pauvreté à Apt (Vaucluse), où son corps est enseveli dans la cathédrale, à côté de celui de son mari.
- le 26 novembre 399 : mort du pape saint Sirice.
- le 26 novembre 579 :élection du pape Pelage II.
- le 26 novembre 1580 :signature de la paix de Fleix. Ok
C’est au château de Fleix que le duc d’Anjou et Henri de Navarre signent le traité mettant fin à la septième guerre de religion. Il confirme le traité de Bergerac, de 1577. L’équilibre entre les forces catholiques et protestantes est retrouvé. Cette septième guerre, est aussi appelée “guerre des Amoureux”, car elle a été déclenchée par les amours de Marguerite de Valois, dite la reine Margot.
- le 26 novembre 1687 :le Parthénon endommagé par une explosion.
Transformé en église, puis en mosquée, sans jamais subir de grandes modifications, le site de l’Acropole est demeuré en très bon état pendant deux millénaires. Mais en ce jour, la guerre fait rage entre Vénitiens et Ottomans qui sont alors maîtres des lieux. Retranchés sur le site, ces derniers ont stocké de la poudre dans le Parthénon. Un boulet vénitien atteint le bâtiment qui explose. Ce qui restait du toit tombe définitivement comme le haut des colonnes et la partie sud. Un millénaire plus tôt la statue d’Athéna avait été emmenée, tandis que 150 ans plus tard les Anglais pilleront littéralement les sculptures.
- le 26 novembre 1755 :la place royale, Place Stanislas est inaugurée à Nancy.
- le 26 novembre 1792 :à la Convention, Brissot prononce un discours belliqueux :
“Nous ne pourrons être tranquilles que lorsque l’Europe, et toute l’Europe, sera en feu”.
- le 26 novembre 1812 :début du franchissement de la Bérézina.
Du 26 au 29 novembre 1812, se déroula le dernier acte de la Campagne de Russie. Napoléon apprend que les ponts de Borisov, enjambant la Bérézina sont aux mains des Russes. L’Empereur ordonne alors un important mouvement de troupes au Maréchal Oudinot devant la petite ville de Borisov afin de tromper l’amiral russe Tchitchakov, puis charge le Général du génie Eblé de construire dans l’urgence deux ponts au gué de Studianka. Le passage des troupes s’effectue alors dans des conditions météo extrêmes: Trois batailles se déroulent autour des ponts. A Borisov, le Général Partouneaux et sa division se heurtent à Tchitchakov. Le Général Doumerc et sa cavalerie effectuent des charges héroïques sur la rive opposée de Studianka à Brill; enfin le dernier combat se situe aux abords même du gué de Studianka.
Les 25 000 hommes qui constituaient le noyau dur de l’armée sont sauvés mais il fallut abandonner aux mains de l’ennemi autant de blessés et une très grande quantité de bagages. Le 26 novembre 1812, 9300 combattants passèrent sur l’autre rive; le 27 novembre, de nombreux corps d’armée passent devant l’Empereur en personne. Etonnamment, les Russes ne se sont pas encore montrés. La Division Partouneaux capitule le 28 novembre à l’aube. D’un point de vue stratégique, la Bérézina peut être considérée comme une victoire française puisque l’armée russe échoua dans son objectif de bloquer les français à l’est.
Les forces en présence :
Français : environ 40 000 hommes.
Russes: 84 000 hommes.
Pertes francaises: 2000 tués 7000 à 10 000 prisonniers plus la division Partouneaux, soit 4000 tués, blessés et prisonniers.
Pertes Russes: Environ 10 000 tués et blessés et 3000 prisonniers faits sur la rive droite.
- le 26 novembre 1903 :le ministère de la Justice enregistre la requête de Dreyfus (révision du procès de Rennes).
- le 26 novembre 1965 :premier satellite français dans l’espace.
La fusée française “Diamant” est lancée d’Hammaguir, dans le désert du Sahara algérien, et place sur orbite la capsule A-1 (aussi appelé Astérix, 1er satellite français). La France devient dès lors la 3ème puissance spatiale mondiale. D’un poids de 42 kilos, Astérix fonctionnera jusqu’au 26 août 1968, après avoir effectué plus de 1400 révolutions autour de la terre.
- le 26 novembre 1966 :inauguration de l’usine marémotrice de la Rance.
- le 26 novembre 1983 :publication de la réponse de la Congrégation pour la doctrine de la Foi concernant la maçonnerie.
Réponse de la Sainte Congrégation pour la doctrine de la Foi aux médias qui ont vite souligné que le nouveau code canonique ne condamne plus la maçonnerie et n’y fait même plus allusion.
La réponse souligne que l’absence de condamnation est due aux critères adoptés dans la rédaction et que c’est aussi le cas de d’autres associations dont le nouveau code ne parle pas. Toutes ces associations y compris la maçonnerie sont incluses dans des catégories plus larges. Le jugement négatif de l’Eglise sur la maçonnerie demeure inchangé, parce que leurs principes et fondements sont toujours aussi inconciliables avec la doctrine de l’Eglise. L’appartenance à ces associations est toujours interdite sous peine d’excommunication.
La Congrégation pour la doctrine de la Foi en profite pour rappeler que les évêques n’ont pas autorité pour se prononcer sur la nature maçonnique d’une association.
« …Le jugement négatif de l’Eglise sur la franc-maçonnerie demeure donc inchangé, parce que ses principes ont toujours été considérés comme incompatibles avec la doctrine de l’Eglise ; c’est pourquoi il reste interdit par l’Eglise de s’y inscrire. Les catholiques qui font partis de la franc-maçonnerie sont en état de péché grave et ne peuvent s’approcher de la Sainte Communion.
Les autorités ecclésiastiques locales n’ont pas la faculté d’émettre sur la nature des associations de la franc-maçonnerie un jugement qui entraînerait une dérogation à ce qui est mentionné ci-dessus, conformément à l’esprit de la Déclaration du 17 février 1981 de cette même S. Congrégation. »
Joseph Card. RATZINGER, Préfet
Cité par Renée Casin dans Précis de l’Histoire de l’Eglise (éditions Résiac, page 101).
Voir la chronique du 17 février.
L’ industrie cosmétique se range du coté des partisans de l’avortement
De plus en plus de pays dans le monde – ils sont désormais 41 – interdisent l’expérimentation animale pour les cosmétiques. Dernièrement, c’est le Mexique qui a adopté une loi en septembre et qui a mis en oeuvre l’interdiction avec 103 votes positifs au Sénat. La législation mexicaine est désormais l’une des plus strictes de la planète, interdisant la production, la commercialisation et l’importation de cosmétiques testés sur des animaux. Ces pratiques deviennent ainsi une infraction pénale et sont passibles de peines allant de deux à sept ans d’emprisonnement.
Des groupes de pression tels que Humane Society International/Mexique et l’organisation non gouvernementale Te Projeto y ont contribué. L’adoption de l’interdiction de l’expérimentation animale pour les cosmétiques a été précédée d’une campagne tambour battant, dont le point culminant a été la sortie du court métrage d’animation Sauver Ralph, une histoire larmoyante destinée aux adultes et aux enfants, qui a été vue plus de 150 millions de fois sur Internet et obtenu plus de 730 millions tags uniquement sur TikTok. S’en est suivi une pétition en faveur de l’adoption de la loi, qui a recueilli les signatures de 1,3 million de Mexicains.
Dans le reste du monde, une interdiction similaire est en vigueur dans tous les pays de l’UE depuis 2013, date à laquelle l’Union Européenne a adopté le Règlement européen 1223/2009. Les années suivantes, le Brésil, l’Inde et la Corée du Sud ont suivi le même chemin. Aux États-Unis d’Amérique, l’interdiction de tester et de vendre des produits de beauté testés de cette manière est entrée en vigueur en 2019 avec la Loi sur les cosmétiques humains, mais seuls six États de l’Union ont mis en œuvre cette interdiction.
L’homme ne vaut rien
Certains pourraient faire valoir que la sensibilisation au respect des animaux pourrait également éduquer les gens au respect de la dignité de la vie tout court, y compris, et peut-être d’abord, celle des humains. Malheureusement, ce n’est pas le cas.
On en parle peu, mais il est assez bien connu que l’utilisation de cellules fœtales provenant de fœtus avortés dans les cosmétiques est très répandue. Le triste record dans ce domaine est détenu par la Chine. En 2005, le journal britannique The Guardian a révélé cette pratique d’une entreprise chinoise qui, en plus des fœtus avortés, utilisait des fragments de peau provenant de cadavres d’opposants au régime condamnés à mort.
L’Occident, cependant, n’a guère de leçons à donner à cet égard. Début 2019, Benefit Cosmetics et M∙A∙C Cosmetics ont annoncé leur soutien à Planned Parenthood – le plus grand et le plus puissant fournisseur d’avortements au monde – par le biais des programmes ” philanthropiques ” Benefit Bold Is Beautiful Project et M∙A∙C VIVA GLAM. Benefit s’engage notamment à soutenir les projets lancés par le géant antinataliste dans les domaines de la santé sexuelle et reproductive (avortement, contraception, etc.), ainsi que de l’éducation sexuelle en général. Le M∙A∙C s’est engagé à verser 500 000 dollars pour les deux prochaines années afin de financer un programme d’information sur l’avortement par le Planned Parenthood.
Texas criminel
Plus récemment en septembre 2021, Goop, la marque de produits de beauté de l’actrice Gwyneth Paltrow, et Benefit Cosmetics (déjà citée), ont contesté la nouvelle loi du Texas qui restreint considérablement l’accès à l’avortement. Goop a exprimé sa solidarité avec les femmes texanes, dont les droits selon elles, seraient “sévèrement et injustement limités”. De son côté, Benefit a publié le slogan “Keep your laws off my body” (Gardez vos lois loin de mon corps, ndlr) imprimé sur le ventre d’une femme. “Aujourd’hui”, déclarent les porte-parole de Goop, “le droit à un traitement qui sauve des vies est attaqué. L’interdiction nationale de l’avortement la plus extrême jamais proclamée vient d’entrer en vigueur au Texas, donnant essentiellement le pouvoir à de simples citoyens de faire appliquer une loi dangereuse et restrictive.”
Même Saie Beauty, une nouvelle marque de maquillage “clean”, condamne la législation texane sur les médias sociaux : “Nous avons construit Saie pour créer une marque qui croit que tout le monde devrait avoir le droit de se sentir bien dans son corps et avoir la possibilité de faire ses propres choix pour son bien-être personnel. Nous sommes solidaires de tous ceux qui cherchent à accéder à ces choix, notamment à des soins de santé sûrs et abordables, en particulier ceux qui protègent leurs droits reproductifs”. Il est difficile, très difficile même, de trouver quoi que ce soit de désintéressé derrière des propos aussi catégoriques en faveur de la plus grande entreprise d’ avortement du monde. Il n’en reste pas moins que l’arrêt de l’expérimentation animale conduit les entreprises cosmétiques à se concentrer sur le matériel biologique humain.
Après tout, on sait bien que pour les gourous du monde moderne, un enfant vaut moins qu’un cochon.


