Quand le gouvernement a dit…
En janvier 2020, quand Agnès Buzyn a déclaré ” le risque d’importation de cas depuis Wuhan est modéré, il est maintenant pratiquement nul parce que la ville est isolée”, j’ai su que le virus arriverait en France.
En février 2020, quand Olivier Véran a affirmé que “il n’y a plus aucun malade en France”, j’ai su qu’il y aurait des milliers de décès.
En mars 2020, quand la porte-parole Sineth Ndiaye a dit que les Français ne devaient pas acheter de masques car ils ne servaient à rien, j’ai su que les masques deviendraient obligatoires.
En mars 2020, quand Olivier Véran a déclaré que “c’est le confinement qui provoque la circulation du virus”, j’ai su que nous serions confinés.
En mars 2020, quand Jean-Michel Blanquer a affirmé que les écoles ne fermeraient pas, j’ai su qu’elles seraient fermées plusieurs semaines.
Pendant toute l’année 2020, quand le gouvernement a affirmé que la santé des Français était sa priorité, j’ai su qu’il continuerait à supprimer des lits à l’hôpital.
En juillet 2021, quand Olivier Véran a déclaré : “le vaccin est 95% efficace contre les formes graves, 100% efficace contre le confinement”, j’ai su que le gouvernement nous demanderait une 3ème dose.
En novembre 2021, quand Olivier Véran a affirmé qu’il n’y aurait pas de pass vaccinal, j’ai su qu’il y en aurait un
Depuis 2017, quand Emmanuel Macron déclare que nous sommes dans un état de droit, je sais que nous sommes en dictature.
L’UE au forceps
La France a pris le 1er janvier la présidence du Conseil européen. Emmanuel Macron s’en réjouit, en cette période électorale il n’aura que ça à faire :

Avec, en plus du drapeau européen sous l’Arc de Triomphe (un drapeau français va-t-il dominer à Bruxelles ?), une belle opération de propagande sur les monuments (les évêques ont-ils été consultés ?)


Regarder vers l’avenir en se forçant à oublier le passé :

Des controverses entourent certains des plus importants soutiens de la vaccination
Intéressante analyse de Louis Forbel dans Politique Magazine :
«Billionaire club in bid to curb overpopulation » : un club de milliardaires pour lutter contre la surpopulation. Le titre n’est pas tiré d’un obscur blog complotiste mais du vénérable Sunday Times, dans un article paru en mai 2009. Le journal britannique y relatait les informations recueillies par un média spécialisé qui a ses entrées auprès des milliardaires américains, la Chronicle of Philanthropy. De cette réunion que le Sunday Times qualifiait lui-même de secrète, un consensus avait émergé : la « surpopulation » était une catastrophe environnementale, sociale et industrielle et il fallait la combattre.
L’événement s’était tenu dans la maison de Paul Nurse, prix Nobel pour ses travaux en biochimie et président de l’université Rockefeller. Il réunissait une partie du gratin de la finance mondialisée militante – Georges Soros, David Rockefeller Jr, mais aussi le maire de New-York, Michael Bloomberg, l’investisseur Warren Buffet et les magnats des médias Ted Turner et Oprah Winfrey. Son initiateur ? Le co-fondateur de Microsoft, Bill Gates, premier propriétaire terrien des États-Unis et surtout mandataire d’une organisation tentaculaire : la Bill & Melinda Gates Foundation, créée avec son épouse en l’an 2000, qui emploie 1500 salariés et dispose d’un trésor de guerre de 50 milliards de dollars.
Le poids longtemps méconnu de la fondation Gates
Par le passé, Bill Gates n’a pas fait mystère de son obsession concernant la « surpopulation », notion floue sur laquelle il est difficile de placer un curseur, mais réflexe malthusien partagé par de nombreuses élites tout au long du XXe siècle. Dans une conférence donnée il y a douze ans à Long Beach, en Californie, il fournissait déjà des chiffres précis, affirmant que « selon les projections officielles, la population mondiale va atteindre un pic à 9,3 milliards, mais avec des initiatives caritatives comme un meilleur système de soins de santé reproductive, nous pensons que nous pouvons la plafonner à 8,3 milliards ».
En 2010 lors d’une conférence TED sur le climat et en 2011 sur la chaine CNN, Bill Gates associait la vaccination et une potentielle réduction du rythme de croissance de la population mondiale, affichant l’espoir qu’un système de santé à l’occidentale provoquerait un changement des comportements dans les pays à forte démographie. De fait, sa Fondation a vacciné tous azimuts des dizaines de millions d’enfants notamment via l’Alliance mondiale pour la vaccination (Gavi) dont elle est le premier contributeur. Elle a aussi financé un projet étrange de marquage fluoresçant sous-cutané destiné à vérifier l’état vaccinal des personnes injectées, révélait l’AFP en 2019. La crise du Covid a aussi révélé au grand jour le poids considérable de la fondation Gates dans le budget de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) : elle en est le deuxième partenaire (derrière les États-Unis) !
Dans ces conditions, sera-t-on étonné de retrouver à la tête de l’OMS un militant actif de la vaccination globale ? En mai 2017, l’éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus est élu à la direction de l’organisation par l’Assemblée mondiale de la santé, une structure dépendante de l’ONU. L’homme fait de la « couverture vaccinale universelle » la priorité de son mandat, une ambition maintes fois répétée pendant la crise du Covid. Il est en outre membre du conseil de Gavi. Diplômé d’une université britannique, Ghebreyesus était devenu ministre de la Santé de l’Éthiopie en 2005 et avait très vite intégré les plus hautes sphères globalistes (Institut Aspen, fonds ONUSIDA, etc.).
Mais à l’OMS, il multiplie les bourdes. Elles révèlent en creux toutes ses dépendances. En 2017, pour remercier l’Union africaine de son soutien, il annonce la nomination du dictateur du Zimbabwe – Robert Mugabe – comme ambassadeur de l’Organisation, avant de faire marche arrière. Au début de l’épidémie de coronavirus, il est critiqué pour son attitude envers la Chine : Ghebreyesus se fait alors le porte-voix de toutes les déclarations de Pékin visant à détourner les regards des laboratoires de Wuhan. Puis il sort de son champ de compétence en critiquant l’administration Trump quand celle-ci décide de fermer ses frontières aux voyageurs venus de Chine.
Ghebreyesus bientôt jugé ?
Son parcours très politisé avait commencé bien avant : de 2012 à 2016, Ghebreyesus a dirigé le ministère des Affaires Étrangères de l’Éthiopie. Membre du Front de libération du peuple du Tigray, une organisation révolutionnaire d’ascendance léniniste qui détient le pouvoir entre 1991 et 2018, il fait aujourd’hui face à de graves accusations. L’une d’elles (lancée peu avant son élection à la direction de l’OMS) lui reproche d’avoir caché trois possibles épidémies de choléra en 2006, 2009 et 2011 en les étiquetant comme des diarrhées aigües. Une autre, plus importante, a été émise par le gouvernement d’opposition qui a pris le pouvoir en 2018 et par l’un de ses soutiens, David Steinman, un économiste américain concourant pour le prix Nobel. Ce dernier accuse Ghebreyesus d’avoir codirigé les forces de sécurité de l’Éthiopie entre 2013 et 2015 et d’avoir participé au meurtre et à la torture de membres de tribus ennemies. Sûr de ses preuves, David Steinman a déposé plainte pour crimes contre l’humanité auprès de la Cour pénale internationale de La Haye en décembre 2020.
Le cas Ghebreyesus résonne comme en écho avec la situation inconfortable de Bill Gates, deuxième apporteur de fonds à l’OMS. En 2019, des fuites parvenues au New York Times révélaient que Gates avait voyagé dans l’avion privé de Jeffrey Epstein, le financier accusé de trafic sexuel de jeunes filles mineures. Il aurait également participé à l’une de ses soirées organisées dans un manoir de Manhattan durant laquelle il serait resté « très tard ». Il avait rencontré le sulfureux jet-setter au sein du gotha new-yorkais et le côtoyait régulièrement depuis 2011.
Les étonnantes expérimentations de M. Fisher
En France, l’activisme vaccinal a connu une accélération soudaine ces dernières années, sous la houlette d’une structure montée par les financiers Rothschild : la fondation Edmond de Rothschild pour le développement de la recherche scientifique. Son président, Alain Fisher, avait conduit les travaux du Comité d’orientation sur la vaccination en 2016. À cette époque, il n’avait pas hésité à contredire l’avis des jurys en recommandant l’extension du nombre de vaccins obligatoires chez les enfants ; ce qui sera chose faite en 2018 sous le ministère d’Agnès Buzyn.
En décembre 2020, Fisher est désigné par le nouveau ministre de la Santé pour diriger la stratégie vaccinale française dans le cadre de la crise du Covid. À sa prise de fonction, il déclare que les données disponibles sur les produits vendus par Pfizer, Moderna et Astra Zeneca sont insuffisantes, mais il préconise dès le mois de janvier 2021 la vaccination des enfants… En février, il s’en prend publiquement à un médecin généraliste des Alpes-Maritimes qui avait contesté sur France Bleu l’efficacité du vaccin anti-covid en raison de l’apparition des nouveaux variants.
Chercheur à l’Inserm, un institut public longtemps dirigé par le mari d’Agnès Buzyn (et dont dépend le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy), Fisher est surtout connu dans la sphère de la recherche pour ses travaux novateurs sur les thérapies géniques. À partir de 1999, il expérimenta un nouveau traitement sur une douzaine de bébés atteints d’un déficit immunitaire grave, mais l’essai fut arrêté en urgence en 2002 car deux d’entre eux développaient des cancers liés aux gènes injectés dans leurs cellules. Bénéficiant de puissants réseaux de communication – un article de L’Obs louait l’an dernier son « excellence », son « indépendance », sa « prudence » et son « professionnalisme » –, ce militant socialiste avait récemment déclaré « j’ai toujours pensé que l’exercice médical était inséparable d’une recherche expérimentale de pointe ». La vaccination ARNm, une expérimentation de recherche à vaste échelle ?
Face à la médecine d’Etat, il faut faire confiance aux médecins
Extrait d’un entretien donné par Marion Maréchal dans Valeurs Actuelles :
[…] Je crois qu’il faut faire confiance aux médecins. Ils ont une responsabilité envers leurs patients, dont ils connaissent les pathologies ou le passif médical. Avec cette connaissance-là, on devrait pouvoir leur laisser le droit de prescrire certains médicaments, certaines molécules qui peuvent traiter des inflammations ou des difficultés respiratoires. On est aujourd’hui face à une médecine d’État. Le meilleur exemple de cela étant bien évidemment toutes les polémiques autour de l’hydroxychloroquine. Avant la crise, la médecine échappait à la “vérité d’État”. Depuis, on a assisté à une décision inédite : celle d’interdire la prescription d’une molécule autorisée sur le marché du seul fait de l’avis d’un ministre et d’un gouvernement.
Je trouve cette logique très inquiétante. Les Français l’ont découvert avec stupéfaction durant la pandémie, mais il n’y a pas de certitude ou de vérité absolue en médecine. Et on utilise ces doutes pour tomber dans une réelle psychose. On le voit en ce moment avec Omicron. Pour chaque nouveau variant, le gouvernement utilise le même processus : on nous effraie avec le danger d’une nouvelle vague terrible. Alors même que les chiffres prouvent qu’on est loin du raz-de-marée qu’a pu être la première vague. L’OMS en personne a reconnu que ce nouveau variant n’était pas plus grave que les précédents, même si, visiblement, il est plus contagieux.
Pour une réponse sensée et une confiance retrouvée en nos médecins, encore faut-il arrêter d’alimenter l’angoisse. Ce n’est manifestement pas la voie empruntée par ce gouvernement qui, semble-t-il, assume de cliver la population et de créer des marginaux. Je trouve ce jeu extrêmement dangereux.
Depuis le 22 décembre dernier, la vaccination est officiellement ouverte aux enfants âgés de 5 à 11 ans. Quelle est votre position sur cette question qui cristallise les tensions ?
Je suis outrée par ce débat. Une société qui sacrifie le bien-être des enfants pour rassurer les personnes plus âgées n’est pas une société saine dans sa manière de fonctionner. On veut empêcher les enfants de grandir normalement s’ils ne sont pas vaccinés. C’est grave d’entendre Monsieur Castex affirmer que la vaccination des enfants est une nécessité. Il n’y aucune raison scientifique de le faire ! On parle quand même de vacciner des enfants contre une maladie qui est bénigne pour eux. On aurait tout intérêt à les laisser s’immuniser naturellement contre le virus. Il est admis que l’immunisation naturelle est bien plus efficace que celle que vous procure le vaccin. À partir du moment où ces vaccins ne protègent pas de la contamination, il y a un vrai débat sur la balance bénéfice/risque d’une vaccination des enfants. Je sais que c’est “politiquement incorrect” de le dire, mais je rappelle qu’on parle de vaccins sur lesquels nous avons très peu de recul sur les effets à moyen et long terme. Vous avez des gens qui vous rétorquent qu’on a d’ores et déjà un recul nécessaire grâce au nombre très important de personnes vaccinées à travers le monde. Mais ça, c’est le facteur “nombre”. Le facteur “temps”, on ne le connaît pas aujourd’hui. À partir de là, j’estime qu’il faut protéger à tout prix les enfants des risques potentiels.
Je suis tout autant scandalisée par le fait qu’on leur impose le port du masque à l’école. Ma fille de sept ans est obligée de garder son masque 8 heures par jour ! Il n’y a aucune étude formelle qui prouve l’efficacité du masque à l’extérieur. L’imposer dans la cour de récréation est une décision purement politique. Et au sein même des établissements scolaires, il est impossible de prouver que le port du masque serve à quelque chose. Et ce pour une raison simple : les enfants ne portent pas le masque correctement pendant toute une journée parce que cela les gêne énormément.
Les belles figures de l’Histoire : la reine Esther
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas, pour évoquer cette reine de l’Ancien Testament :
Les chômeurs non vaccinés privés d’indemnités
Au Canada :
Le Ministère canadien de l’Emploi a décidé de supprimer temporairement «l’assurance-emploi» – équivalent de l’assurance-chômage en France – pour tous les chômeurs réfractaires à se soumettre à l’injection pseudo-vacinale.
Le ministre de l’Emploi Carla Qualtrough a justifié cette mesure radicale par la prééminence de la situation épidémique sur toute autre politique publique.
Cette mesure radicale vient s’ajouter à un contexte de reconfinement strict pour le pays.
L’étape d’après, ce sera quoi ?…
Jean-Marie Le Méné : “C’est la droite qui a proposé la première GPA éthique”
Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune, revient au micro de Boulevard Voltaire sur les différents combats bioéthiques :
La presse française étrangement silencieuse sur le scandale sexuel Maxwell
Sauf Franck Deletraz, qui écrit dans Présent :
Mercredi dernier, après plusieurs jours de délibération, Ghislaine Maxwell, fille du magnat des médias Robert Maxwell (mort en 1991), a été reconnue coupable par le tribunal fédéral de Manhattan d’une série de crimes sexuels, et notamment d’avoir organisé, de 1994 à 2004, au profit de l’ex-financier américain Jeffrey Epstein (« suicidé » en 2019), à l’époque son amant, un trafic de jeunes filles mineures qui étaient ensuite exploitées sexuellement. Un immense scandale sur lequel les grands médias français se font aujourd’hui curieusement discrets. Et pour cause : à mesure que l’enquête progresse, on découvre que de nombreuses personnalités de ce monde, dont certaines françaises, étaient plus ou moins impliquées dans ce réseau pédophile à échelle internationale.
Une « prédatrice sophistiquée »
Si aucune date n’a encore été fixée pour le prononcé de sa peine, Ghislaine Maxwell, incarcérée depuis son arrestation à l’été 2020 dans le nord-est des Etats-Unis, devrait logiquement écoper de plusieurs dizaines d’années de prison. C’est que, comme l’a très justement souligné le procureur fédéral du tribunal de Manhattan, Damian Williams, cette « prédatrice sophistiquée » qui agissait en toute connaissance de cause s’est rendue coupable de « l’un des pires crimes que l’on puisse imaginer : faciliter et prendre part à l’agression sexuelle d’enfants ». C’est ainsi que cette femme qui évoluait dans des milieux très privilégiés en Europe et aux Etats-Unis attirait de très jeunes filles et les livrait au milliardaire Epstein qui en abusait sexuellement dans ses résidences de Floride, de Manhattan ou encore du Nouveau-Mexique. Epstein… et d’autres. Car, depuis l’ouverture de cette enquête, plusieurs noms de personnalités ont déjà été cités dans cette affaire, dont ceux de Bill Clinton et de Donald Trump, en raison de leur présence à des fêtes avec le couple Epstein-Maxwell à New York ou en Floride, dans les années 1990. Mais aussi celui du prince Andrew, un proche d’Epstein, qui fait d’ailleurs l’objet d’une plainte déposée à New York par une Américaine qui l’accuse de l’avoir agressé sexuellement il y a vingt ans.
L’insupportable silence des médias français
Et qu’en est-il en France, où Ghislaine Maxwel se rendait très régulièrement ? Si à ce jour seul l’ex-agent de mannequins et ami d’Epstein Jean-Luc Brunel a été inculpé et écroué à Paris en décembre 2020 pour viols et agressions sexuelles, il ne fait aucun doute pour les enquêteurs que d’autres personnalités très influentes de notre pays étaient impliquées dans ce réseau aux ramifications internationales. Ce qui explique la très grande discrétion observée par les grands médias français face à cette affaire. Un mutisme d’ailleurs récemment dénoncé par le journaliste Karl Zero, auteur d’un livre et d’un documentaire sur cette affaire, qui lors d’une interview accordée à Sud Radio, s’est « étonné » que « les médias ne parlent que d’Omicron mais pas du plus grand réseau pédophile du monde »…
Michel Onfray : “Je pense que nous ne sommes plus en démocratie”
Invité du Grand Rendez-vous sur CNews, Europe 1, Les Echos, Michel Onfray a notamment déclaré :
la question essentielle de cette présidentielle «a été imposée par Eric Zemmour, c’est la question du choix de la civilisation».
«Aujourd’hui, la gauche achète des utérus et des enfants»
Qui a regardé les voeux ?
Voici le palmarès des voeux du 31 décembre :
- En 4e position, Valérie Pécresse avec moins de 8000 vues (!)

- En 3e position, Marine Le Pen avec près de 23 000 vues

- En 2e position, Emmanuel Macron avec plus de 50 000 vues

- En tête, Eric Zemmour avec plus de 370 000 vues

A côté de Pécresse, Fillon avait le charisme de Sarkozy. Zemmour et Macron ont beaucoup de chance.
Mgr Rey, navigation en eaux-troubles
Par Antoine Bordier
Une page se tourne avec l’évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, Mgr Dominique Rey : celle de 2021. Une autre, toute blanche encore, va se noircir de quelques lettres, de quelques mots, de quelques phrases : celle de 2022. Celui qui fêtait ses 20 années à la tête du diocèse, l’année dernière, fêtera, en 2022, ses 70 ans de pèlerinage terrestre, ou plutôt de navigation maritime. Car, face aux avis de tempête, sur cette mer agitée, il est entre deux eaux, comme l’Eglise de France. Dort-il comme le Christ au fond de sa barque ? Navigation en eaux troubles, avec cet évêque-skipper au long cours.
Comme à son habitude, même si le poids de l’âge et de la fonction commence à se faire sentir, Mgr Rey est en forme. Il blague, le sourire en coin. Dans sa voiture blanche – elle n’est pas blindée et n’a pas vocation à se transformer en papamobile – il écoute ses chanteurs préférés. Ils appartiennent à l’ancien-temps, à celui où les chanteurs étaient des conteurs, des poètes. Il écoute du Léo Ferré, du Brassens, du Brel. Cette fois-ci, alors que sa voiture roule en direction du Séminaire de La Castille, où l’attendent les 60 séminaristes qui ont préparé un temps festif, à l’approche de Noël, il écoute la chanson de Pierre Bachelet, L’homme en blanc. Les paroles sont surprenantes de réalisme, même si elles appartiennent désormais au passé :
« Il descend de l’avion, il embrasse la terre. A genoux sur le sol, comme on fait sa prière. Et, même les officiels ne savent plus quoi faire, avec leurs vieux discours, leur tenue militaire. Il arrive, il descend, il est là l’homme en blanc… »
Cet homme, c’est le pape Jean-Paul II. Mgr Rey appartient à sa génération. Il entre au Séminaire presqu’au même moment où Karol Wojtyla devient pape, moins de deux ans après en 1980. Il sera ordonné en 1984, par le cardinal Jean-Marie Lustiger, l’archevêque de Paris.
Aujourd’hui dans son diocèse, il regarde l’année 2021, et, constate facilement que
« la pandémie a chamboulé nos habitudes. Comme dans toute la France nous avons été très affectés par le virus. Les conséquences de la pandémie, dans tous les domaines, ont été négatives. Il existe une réelle inquiétude pour l’avenir. Nous sommes entrés dans un cycle où la fragilité, la peur, voire la folie sont présents. Des personnes se sont retrouvées extrêmement seules. Et, que dire de la pression médiatique et des décisions politiques et gouvernementales ? »
Durant cette crise de pandémie mondiale, le diocèse de Fréjus-Toulon a perdu quelques ouailles, dans la bataille. Mais, il a su rebondir et offrir de nouveaux services à ses fidèles pour vivre sa foi et les célébrations.
« Face aux situations très difficiles, très anxiogènes, des jeunes se sont levés, ils ont organisé des maraudes, pour visiter les personnes seules. Grâce aux nouvelles technologies de l’information et à internet, nous avons lancé un réseau social qui s’appelle La Traversée. Plus de 30000 personnes ont adhéré et participé à différents parcours sur l’espérance, la miséricorde. Nous avions la Messe quotidienne via notre chaîne YouTube. »
Un évêque sur le pont
Confronté à cette crise de Covid-19, à celle des vocations, à la déchristianisation, Mgr Rey ne baisse pas les bras. Au contraire, il remonte d’autant plus les manches de son pull-marin au-dessus des coudes. Cet homme de Dieu est un véritable navigateur, qui a plus d’une solution dans son sac de marin-pèlerin.
« Oui, je suis un pèlerin. J’arpente les chemins, les routes et les ruelles de mon diocèse. Je ne suis pas un gestionnaire de Dieu. Je ne suis pas un fonctionnaire de l’Eglise. Je suis un pèlerin. »
Lui, le pèlerin, est, d’abord, poète. Car, il aime lire du Baudelaire, du Prévert. Il écrit, lui-même, des poèmes. Et, d’autres livres qui au fil de ses navigations en eaux profondes l’ont fait connaître. Il a écrit des livres sur la franc-maçonnerie, sur la vie, sur la vocation, sur la place du laïc dans l’Eglise, sur l’Islam.
Son dernier livre est sorti cette année. Son titre ? ‶Sois un père ″. Il l’a écrit pour clôturer l’année Saint Joseph lancée par le pape François.
« C’est l’année du père, explique-t-il. On le voit bien, les familles implosent, les couples divorcent. Le père et le mari deviennent les grands absents de notre société, qui se vide d’elle-même. Notre société a besoin de retrouver sa masculinité, sa paternité, ses hommes courageux et humbles, qui se mettent généreusement au service de leur famille et de la société. »
Pour lui, saint Joseph est le meilleur exemple du père à suivre. « C’est un père juste, bon et protecteur. »
Il le donne en exemple dans tout son diocèse, qui comprend une dizaine de villes de taille moyenne. En bordure, à l’ouest, il y a Saint-Maximin, au nord, Aups et Draguignan, à l’est, Fréjus, et, au sud, Toulon. En tout, plus d’un 1,1 million de personnes, et plus de 100 000 fidèles. Et, c’est sur ce territoire qu’au 17è siècle, selon l’histoire de l’Eglise, serait apparu saint Joseph, en 1660, à Cotignac. Un siècle auparavant, en 1519, la Vierge Marie et l’Enfant Jésus seraient, également, apparus. Chaque année, le 1er week-end de juillet et lors de la fête de l’Assomption, du 15 août, des milliers de pèlerins se rendent dans les deux sanctuaires de Cotignac, dans celui dédié à saint Joseph, au Mont Bessillon, et, dans celui dédié à Notre-Dame des Grâces, au Mont Verdaille. Ce diocèse serait, ainsi, l’un des rares diocèse au monde, voire le seul, où se concentre à ce point les apparitions de la Sainte Famille, c’est-à-dire de Jésus, de Marie et de Joseph. Pour le diocèse c’est un trésor. Ce trésor, Mgr Rey le met au creuset de sa mission ecclésiale. Et, c’est pour cela qu’il attire des vocations venant du monde entier.
Avis de tempêtes et de scandales
Mgr Rey ne s’en cache pas, l’année 2021 a été très douloureuse pour l’Eglise, sa hiérarchie, ses membres, ses fidèles, ses prêtres et ses évêques.
« Je dis souvent que le Christianisme est né d’un tombeau qui est devenu un berceau. Et, c’est au moment où il y a eu de très grandes crises, que l’Eglise a pu rebondir et continuer à se développer. »
Dans son diocèse, les scandales de pédophilie, la démission de Mgr Michel Aupetit, acceptée sans attendre par le pape François, n’ont pas remis en question pour autant les célébrations d’ordination de prêtres au mois de juin et de septembre. Son diocèse attire les prétendants à la prêtrise, comme jamais du monde entier. Comme si le diocèse ressemblait à un îlot qui résiste encore aux déferlantes de la déchristianisation qui s’abattent de plus en plus dans certains diocèses.
Il reste que la pédophilie est un véritable tsunami, qui a aspiré vers le fonds les piètres skippers de l’Eglise. Les scandales sont bien là.
« Le rapport de la CIASE (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise) a mis en lumière l’ampleur et la profondeur des crimes, qui ont défiguré le visage du Christ. A la Conférence des évêques de France (la CEF) à Lourdes, en novembre dernier, les témoignages m’ont beaucoup touché. Et, personnellement, j’ai entendu un certain nombre de victimes. J’ai été abasourdi, choqué par ces drames. On ne peut pas taire ces choses-là. On ne peut pas taire les victimes. On leur doit une démarche d’écoute, d’accompagnement, et, de réparation. Nous réfléchissons à la réparation financière. »
A tribord et à bâbord
L’Eglise serait-elle à la croisée des voies maritimes ? Sa barque prendrait-elle l’eau de toute part ? Des voies où le mal l’emporterait sur le bien, le mensonge sur la vérité, la tempête sur l’accalmie ? L’Eglise ferait-elle naufrage ou serait-elle en vue de se réformer ? Direction la cale sèche… Dans l’histoire de l’Eglise, qu’il s’agisse des grandes persécutions, il y a 2000 ans, lors de la période romaine, ou plus tard, lors des croisades, lors de la Révolution française, et, plus récemment lors des persécutions des Chrétiens d’Orient, l’Eglise s’est toujours réformée aux plis de ces persécutions. Cette fois-ci, l’enjeu est autre, puisque c’est de l’intérieur, de ses propres membres, de son propre clergé que les scandales proviennent, comme au temps du pape Alexandre VI. Elle ne peut plus crier son innocence, en arguant : ‶ C’est la faute des autres. ″ Non, c’est la sienne. Elle a trop tardé, trop été complice. Ne généralisons pas. Mais si la tempête a autant grossi, si elle est devenue cyclone, c’est parce que ceux qui savaient, jusqu’au plus haut de la hiérarchie, se sont tus et ont laissé faire.
Le temps des scandales et des tempêtes serait le temps des réformes et des réparations.
« L’Eglise est toujours en situation de se réformer, explique Mgr Rey. Elle est animée par le mystère du Salut, qu’Elle doit apporter au monde. Pas le contraire. Elle doit aider les acteurs de l’Eglise à changer, à se convertir. Nous devons, et, nous devrons améliorer nos comportements, nos relations ecclésiales. Nous devons davantage travailler en coresponsabilité avec les laïcs. »
Il cite quelques chiffres. Dans son diocèse, sur une dizaine d’affaires, quatre ont fait l’objet d’un jugement. C’est l’un des diocèses où les affaires seraient les moins nombreuses.
Du « rififi » chez Mgr Aupetit
Après cette séquence sur les affaires de pédophilie, qui ressemble au sparadrap du Capitaine Haddock, l’affaire Michel Aupetit est évoquée. Dans un premier temps, l’évêque de Fréjus-Toulon parle des difficultés qu’il y a, aujourd’hui, à être évêque :
« Ce n’est pas facile d’être évêque. Mais, nous devons Le suivre jusque sur la croix. »
Lors de l’assemblée plénière de la CEF, de la bouche de certains évêques le mot de « démission » est sorti. Au même moment, ou presque, l’enquête des journalistes d’investigation du Point mettait sous presse leur article qui a abouti à la démission spectaculaire d’un prélat français, qui était à la tête du diocèse le plus puissant de France.
« Je n’ai pas eu connaissance des faits qui le concernent. Je sais qu’il avait une charge difficile, car le diocèse de Paris est très lourd. Il avait des tensions dans un certain nombre de dossiers. Mais qui n’en a pas ? Je n’étais pas au courant des faits. »
Rappelons, rapidement, les faits.
L’enquête des journalistes du Point, Marie Bordet et Violaine de Montclos s’intitule, Archevêché de Paris : les mystères de Mgr Aupetit. Et, son résumé sous forme de diaporama, Du rififi dans le diocèse de Paris. Les journalistes y révèlent les méthodes de travail du prélat qui seraient jugées « expéditives » à l’image de ses deux vicaires généraux, ses adjoints les plus proches, qui ont démissionné à quelques mois d’intervalles. Puis, il y a eu les affaires dans l’affaire : celle de la paroisse Saint-Merry, que l’archevêque voulait fermer en raison des minorités LGBTQI+ qui avait mis la main sur une partie des activités paroissiales, et, celle du motu proprio, Traditionis Custodes, le prélat se lançant dans un zèle papal en interdisant la célébration de Messes traditionnelles dans Paris, notamment, à Notre-Dame-du-Travail, dans le 14è arrondissement, et Saint-François-Xavier, dans le 7è. Mais l’Affaire avec un grand A, selon les journalistes, serait cette relation intime avec une femme, que le prêtre aurait eu en 2012. Mgr Aupetit s’en est défendu. Mais, en même temps, il présente dans la foulée sa démission au Pape. Ce-dernier l’accepte le 2 décembre. Sur un autre registre, cette rapidité extrême de décision de la part du pape rappelle l’affaire Fillon.
Certains peuvent être surpris par la réponse du pape François aux médias, lors de sa conférence de presse qu’il a tenu dans son avion.
« Pour ma part, je ne connais pas le fond de l’affaire. Mais, il faut rester prudent. Surtout, en ce moment, où l’on parle de plus en plus de collapsologie, d’effondrement généralisé, de fin de civilisation. »
Les voies navigables de 2022
Mgr Rey garde son cap, même si la traversée sur ces eaux saumâtres manque de sel. Le skipper sait tirer des bords, affaler toutes ses voiles, hisser la grand-voile et dérouler le foc, quand il le faut. Car, il fourmille d’écoutilles et de projets. Lui, l’évêque-écrivain, se fait pèlerin et timonier quand il va soutenir les chrétiens dans les eaux très profondes de l’Orient, du Liban, de Syrie, de Jordanie… Il devient skipper quand il lance, en pleine pandémie, ses grands investissements pour moderniser, par exemple, les sanctuaires de Cotignac.
« Nous nous mobilisons pour réhabiliter le sanctuaire. Il a besoin d’un nouvel élan. Je me projette, déjà, en 2022 et au-delà. J’approche des 70 ans et je dois préparer l’Eglise de mon diocèse pour l’avenir. Pour cette nouvelle génération minoritaire, mais très attestataire, parfois, même, protestataire par rapport aux misères matérielles, morales et spirituelles de notre époque. »
Ces signes d’espérance, il les voit, d’abord, chez les jeunes matelots, dans les familles. Il les voit dans les grands évènements chrétiens, dont l’objectif est de relancer la christianisation, comme le Congrès Mission. Il les voit à travers les groupes de jeunes chrétiens qui se mobilisent pour les personnes les malaimés, les plus pauvres, les sans-visages, les sans-voix.
A 69 ans, l’évêque-skipper, qui est pourtant né à Saint-Etienne, a les pieds sur terre, la tête dans le ciel, et, les mains sur le gouvernail. Il maintient son cap : celui de l’évangélisation contre marées, vents et tempêtes. Au fil des navigations, il s’est forgé une peau cuivrée et saline. Il est paré face aux grandes déferlantes. A Toulon, qui abrite la capacité navale militaire la plus importante du continent, il confie :
« Je suis très attentif à ce qui nous unit et ce qui nous rassemble. Tous les Français, quelles que soient leur histoire, leur origine, leur religion, ont besoin de cette unité. On le voit bien, notre société se désagrège. Nous devons retrouver le chemin de Dieu. Nous devons être attentif à toute cette nouveauté qui surgit, à tout cette partie de notre vie qui faiblit. Et, nous devons rechercher tout ce qui nous unit. Enfin, nous devons grandir. L’Eglise nous fait grandir. »
Et quid de la politique ?
Mgr Rey remet sa casquette de marin sur la tête. Il quitte le pont. Il ressemble à un vieux briscard, qui a affronté toutes les mers du globe. Sa belle croix pectorale brille dans la nuit étoilée de Toulon. Il regarde au loin et semble dire comme une proclamation :
« La France doit retrouver ses racines, son cap et son ADN. La France n’est pas née en 1789. Son histoire, notre histoire est doublement millénaire. Pour moi, la dimension est religieuse. Comme nous y invitait le pape Jean-Paul, nous devons retrouver les eaux cristallines de notre baptême. Nous devons être fidèles aux promesses de notre baptême. »
Serait-ce son cap pour 2022 ?
Il regarde l’échéance des élections présidentielles avec beaucoup de recul.
« Ce ne sont pas les candidats qui sont les plus importants. Ce sont les programmes. Il faut des programmes respectueux de l’homme, de la famille et de la vie. La politique est devenue une sorte de gouvernance à très court terme. Et, elle est devenue mortifère. Les chrétiens doivent s’engager en politique, dans le sens noble du terme. Certains se lèvent pour défendre la vie et le bien commun. C’est bon signe. »
Son plus grand défi, finalement, est de toucher ceux qui restent à l’écart de l’Eglise. Pour lui, « l’Eglise existe pour ce qui n’est pas encore l’Eglise, c’est-à-dire pour l’évangélisation. Il faut sortir de l’entre-soi. » La navigation se termine sur des eaux très claires, presque pures et transparentes. Ses raisons d’espérer sont ces nouveaux défis. Avec un enjeu de taille : que les scandales appartiennent aux histoires de la piraterie ancienne.
Reportage réalisé par Antoine BORDIER auteur, consultant et journaliste
Copyright photo A. BORDIER
Marche pour la Vie sur Terres de Mission
Eglise universelle: Année ignatienne: “Voir toutes choses nouvelles en Christ”
Cette année ignatienne commémore à la fois le 500 éme anniversaire de la blessure de Saint Ignace à Pampelune et les 400 ans de la canonisation de St Ignace et St François-Xavier. Le père Thomas s.j. après nous avoir rappelé les éléments clés de la biographie de Saint Ignace de Loyola présente la spiritualité propre et le charisme singulier de la compagnie. Il nous présente également un état actuel de la compagnie.
Eglise en France: Déclaration de la congrégation pour le culte divin à propos de Traditionis Custodes
Le 18 décembre la Congrégation pour le culte divin a publié un texte très restrictif concernant l’application du motu proprio Traditionis Custodes dans les diocèses. Monsieur l’abbé Laguérie, analyse ce texte qui met fin à une paix liturgique chèrement acquise.
Eglise en Marche: 16 janvier Marche pour la Vie
Pendant que les regards étaient tournés vers la crise du Covid 19 les sectateurs de la culture de mort ont poursuivi leur offensive. Il s’agit ni plus ni moins, désormais, que d’autoriser l’avortement jusqu’à 14 semaines. Porte-parole de la Marche pour la Vie Aliette Espieux présente les enjeux de la marche du 16 janvier
Pourquoi la Russie s’en prend à l’ONG Memorial
Certains de nos politiciens se sont émus de la dissolution de l’ONG russe Memorial, alors qu’en France le gouvernement passe son temps à dissoudre des associations (Identitaires, Alvarium…). Analyse d’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Le monde occidental est en émoi. La Justice russe vient de prononcer la dissolution des deux branches de l’ONG Memorial : celle qui se consacre à l’étude du passé soviétique et celle qui défend les droits de l’homme en Russie. Chacun y va de sa rengaine habituelle : le secrétaire d’État américain Blinken dénonce la « persécution » dont est victime Memorial « affront à ses nobles missions et à la cause des droits de l’homme partout dans le monde ». Jean-Yves Le Drian, notre sémillant ministre des Affaires étrangères, nous fait part de son « indignation », l’Allemagne de son « inquiétude », etc.
Il y a un écran de fumée savamment entretenu autour de cette affaire présentée comme une réhabilitation de l’URSS voulue par Vladimir Poutine. Or, ce dernier n’a jamais nié les crimes du communisme en général et de Staline en particulier. Il les a plusieurs fois condamnés et a autorisé l’ouverture, à Moscou, d’un musée du Goulag. En 2017, il a inauguré un mémorial en hommage aux victimes des répressions politiques, appelé Mur du chagrin. La date n’a pas été choisie au hasard puisqu’elle correspond au centenaire de la révolution d’Octobre, comme l’a rappelé Poutine lui-même dans son discours. En 2020, enfin, lors de l’inauguration de la grandiose « Cathédrale des forces armées russes » appelée aussi Cathédrale de la Résurrection du Christ, Poutine, en compagnie du patriarche de Moscou Cyrille, a voulu que l’inauguration ait lieu le 22 juin, jour du « Souvenir et du Chagrin », englobant aussi bien les victimes politiques de la répression soviétique que les soldats russes morts sur les champs de bataille.
Mais il est vrai, aussi, que le président russe a toujours refusé de faire de l’ère soviétique une parenthèse dans l’Histoire de la Russie. Il a affirmé avec force qu’il fallait accepter le passé et qu’il y avait continuité entre la Fédération de Russie et l’Union soviétique. Ce lien est d’ailleurs inscrit dans la Constitution russe. Il n’est pas question, pour Poutine, de tirer un trait sur cette période, en particulier sur la « Grande Guerre patriotique » qui vit la victoire de l’Armée rouge sur les Allemands. Ce fait d’armes et les vingt millions de morts qui l’ont accompagné sont essentiels pour lui comme pour la majorité des Russes. Cette ambivalence est au cœur du souci des dirigeants russes de donner une cohérence au roman national du pays. Et la cohérence de cette histoire passe par l’acceptation du passé glorieux comme tragique. Cela ne signifie pas pour autant que les millions de morts du goulag sont oubliés.
Tout cela peut être discuté, mais c’est ainsi que les Russes voient leur Histoire et Poutine sait bien que l’aspect mémoriel de sa présidence est important pour le peuple russe. Il pousse, d’ailleurs, le processus très loin puisqu’il s’était rendu en France en 2011, à l’invitation de François Fillon, pour honorer le corps expéditionnaire des 20.000 Russes qui ont combattu à nos côtés de 1916 à 1918. Un monument a été alors inauguré, place du Canada, à Paris.
Sur Memorial, ce ne sont pas tant les recherches sur le goulag qui ont posé problème, mais la volonté de cette ONG de publier des listes de bourreaux. Les dirigeants russes ont toujours refusé de se lancer dans des procès mémoriels interminables qui auraient potentiellement concerné des millions de personnes. Boris Eltsine en avait parlé, puis avait reculé devant l’ampleur des protestations. Les Allemands eux-mêmes y avaient renoncé lors de la réunification. Le président de la branche française de Memorial, Nicolas Werth, déclarait ainsi, sur France Culture, le 30 décembre : « Les ennuis ont commencé pour Memorial à partir du moment où elle a commencé à publier des listes de personnels du NKVD responsables de massacre. » Plus de 40.000 noms ont ainsi été publiés. Outre le fait que ces listes comportaient des erreurs, le pouvoir russe ne l’a pas accepté.
Surtout, comme le dit Le Monde du 30 décembre, « l’ONG est en effet progressivement sortie du seul champ historique et mémoriel pour s’impliquer dans la promotion des droits de l’homme, les programmes éducatifs ou la défense de prisonniers politiques ». Nous sommes loin du goulag et de Staline. Cerise sur le gâteau : « C’est elle encore qui a dénoncé les exactions commises en Tchétchénie durant les deux guerres russo-tchétchènes des années 2000. » Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet… L’affaire Memorial est donc bien plus complexe que ce qu’en disent les médias et les dirigeants occidentaux. Mais nous savons depuis longtemps que la caricature outrancière est inhérente au système.
À propos du Motu proprio Traditionis Custodes
De Victor Aubert, Président d’Academia Christiana :
Depuis la promulgation du Motu Proprio Traditionis Custodes, il semble que le pape François ait décidé de mener une guerre ouverte contre les communautés attachées à la liturgie traditionnelle. L’autoritarisme avec lequel le Vatican traite cette question a stupéfié de nombreux fidèles et observateurs extérieurs. À l’heure où les catholiques pratiquants représentent moins de 5% de la population d’Europe de l’Ouest, de telles mesures paraissent totalement déconnectées de la réalité. L’Occident sombre toujours davantage dans le matérialisme et le consumérisme. Depuis que nos sociétés sont sorties du religieux, les peuples européens errent dans le règne de l’absurde. Le mouvement spirituel traditionaliste est un remède au non sens. N’est-ce pas folie que de le condamner si durement ? Quelles peuvent être les raisons qui poussent le Pape François ? Croit-il sincèrement que l’Eglise doive être purifiée de son ritualisme, de la piété populaire, de la figure du prêtre pontif et sacrificateur et d’une foi trop « naïve » dans les dogmes sur les fins dernières (enfer, purgatoire, paradis) ? Autant de vieilles lunes qui ont fasciné le clergé moderniste des années 1960 jusqu’à ce que les générations nées à partir des années 1980 prennent leurs distances avec leurs aînés progressistes.
Les jeunes catholiques d’aujourd’hui affirment majoritairement leur attachement à une religiosité plus traditionnelle. Le déracinement déracine tout sauf le besoin de racines nous rappelle Christopher Lasch.
Traditionalistes ou conservateurs, les jeunes catholiques sont moins nombreux mais plus affirmés. Les pratiquants d’aujourd’hui ne sont pas tous nés au sein de familles chrétiennes, nombreux sont les convertis qui trouvent Dieu au cours d’un cheminement vers leurs racines. Le problème actuel n’est pas simplement théologique ou liturgique, il revêt aussi une dimension générationelle et anthropologique. Empêcher cette forme de prière qu’est la liturgie traditionnelle c’est non seulement s’opposer à une dynamique forte au sein des jeunes générations mais c’est surtout s’en prendre à l’une des dernières formes de sacré, de transcendance, et de rites encore vivants, parce que transmis par une continuité ininterrompue de passeurs. La liturgie traditionnelle n’est pas un patrimoine culturel qu’il faudrait conserver comme on conserve des œuvres dans un musée, c’est un ensemble de gestes et de signes qui expriment profondément notre condition humaine à l’égard du divin, cette danse mystique n’est compréhensible que pour ceux qui voient en l’homme un animal doté d’une âme spirituelle. Dans ces conditions le sacré ne peut se vivre que de façon incarnée en touchant, en embrassant, en s’agenouillant, en chantant, en se prosternant et en contemplant la beauté des symboles. Le cycle de l’année liturgique accompagne celui des saisons. Lorsque finit l’automne et que la nature décline l’Eglise célèbre les morts, le Christ s’incarne au cœur de la plus longue nuit de l’hiver, il ressuscite au printemps quand apparaissent les premiers bourgeons. L’Église célèbre la Saint Jean d’été et bénit les champs de blé. Avec les liturgies traditionnelles l’homme apprend à diriger son âme vers Dieu par le biais d’une discipline corporelle.
Écoutons à ce propos l’italienne Christina Campo :
« Les gestes sacrés le sont aussi dans le sens biologique, puisqu’ils sont liés par des traditions millénaires à des nombres auxquels répond mystérieusement la vie de l’homme : le trois, le sept, le dix et ainsi de suite. Un chercheur, Sambucy, a noté que dans la Messe sont contenues les plus pures attitudes rituelles de la contemplation yoga, par exemple au moment du Canon, lorsque le prêtre prie les bras géométriquement ouverts et soulevés, en unissant les pouces aux index; mais chez nous, de façon incompréhensible, on en vient à juger arbitraire, gratuite et remplaçable, la splendeur de ces gestes ou la merveilleuse complication de certaines règles cérémonielles; comme celle, tournant entièrement autour du nombre trois et du rapport mystique entre le cercle et les droites (in modum circuli, in modum crucis), qui annonce, au cours de la Messe solennelle, l’encensement des offrandes. »1
Les ennemis de la tradition ont une conception exclusivement cérébrale et intellectualiste de la religion, ils ne conçoivent le corps que comme un fardeau dont il faut se débarrasser. Ce n’est pas sans raison que les défenseurs de la tradition soient souvent aussi les défenseurs des patries charnelles et des identités, autant d’éléments incarnés et concrets qui sont sans valeur aux yeux des ennemis du corps. Et il peut paraître paradoxal que le spiritualisme abstrait des théologiens modernistes rejoigne dans les faits le matérialisme athée des adorateurs de monnaie, si l’on ne se souvient du mot de Pascal : qui veut faire l’ange fait la bête.
Cette affaire de Motu Proprio ne concerne donc peut-être pas les seuls catholiques traditionalistes, à travers elle ce sont deux visions de l’homme et du monde qui s’affrontent. Perpétuer cet héritage liturgique c’est d’une part révérer l’ordre naturel et cosmique que tous les hommes ont pressenti depuis le fond des âges, car cette piété sensible contenue dans les rites antiques correspond à la nature profonde de l’homme qui a besoin de se prosterner avec son corps devant le divin. D’autre part, en plus d’incarner la foi par des gestes, une poésie, des ornements, une musique, un art et une architecture sacrés, les anciens rites donnent une place centrale à la dimension sacrificielle du christianisme. On peut puiser sans fin grâces et sagesse dans ce trésor liturgique qui nous a été légué par nos ancêtres. Le mystère de la croix vécu à travers la messe donne un sens à toutes nos souffrances et combats.
L’arbitraire d’une décision juridique en retard d’une époque ne pourra jamais tarir le besoin de sacré des hommes. Le droit dans l’Eglise n’est pas une fin en soi, il est un moyen en vue du bien commun, s’il est dévoyé il est de notre devoir de le signaler et d’en corriger les dérives. S’il est parfois méritoire de souffrir patiemment une injustice individuelle il est toujours lâche de cautionner une injustice publique. L’histoire de l’Eglise nous apprend que la barque de Pierre doit traverser les tempêtes, les clercs n’ont pas toujours été à la hauteur de leur vocation.
Nous ne pouvons laisser les hommes du siècle gâcher un héritage qui ne leur appartient pas. Le risque est grand de se laisser impressionner par l’autorité de ceux qui en abusent. Si ce motu proprio cause de regrettables divisions n’oublions pas que les conflits sont inévitables et parfois salutaires. Certains cancers ne guérissent que par ablation. Là encore le mystère de la croix donnera un sens aux tribulations que nous traverserons sans doute prochainement. Tout combat est d’abord spirituel. À ceux qui ont beaucoup reçu il sera beaucoup demandé, notre devoir est donc de tenir fermement notre mission de gardiens de la tradition.
Victor Aubert, Président d’Academia Christiana
- Christina Campo, Notes sur la liturgie, La Noix d’or
La bonne année du club des hommes en noir
Pour l’émission du nouvel an, un format un peu different. Les abbés Celier et Guelfucci, avec le Père Thomas et Jeanne Smits ont réalisé une restrospective lors du Club des Hommes en Noir, ils vous transmettent leurs meilleurs vœux !
Les vœux de Louis de Bourbon
Pour se faire la France doit reprendre en mains ses destinées et retrouver l'amour de son histoire, de ses traditions et de ses grands hommes.
— Louis de Bourbon, Duc d’Anjou (@louisducdanjou) January 1, 2022
Appel aux personnes de bonne volonté pour un projet de santé
Un lecteur nous prie de diffuser cet appel:
Tout le monde a vécu une arrivée dans un hôpital qui ressemble plus à une usine qu’à une maison de soins, le personnel y est épuisé, l’administratif est étouffant, les files d’attente interminables.
La crise que nous traversons a fait mettre au pilori de brillantes personnes qui refusaient de se faire dicter des protocoles par des lobbies extérieurs ou imposer une injection liberticide. C’est pourquoi il est urgent de relancer des centres de soins à taille humaine et qui reprennent les fondements de ces petits hôtels qui ont maillé le territoire par le passé. C’est pour cela que le projet Maisons-Dieu est né.
Vous l’aurez compris l’idée est de reprendre ce que l’Eglise a construit par le passé en France en faisant de petits centres de soins ancrés, indépendants des lobbies et qui auraient accès à toutes les techniques modernes pour soigner. La relation des soignants et des malades serait la priorité avec un sens de Charité qui régirait les rapports.
Et comme l’indépendance doit se faire sur toute la chaîne ce projet sera adossé à une Mutuelle des Maisons-Dieu abondée par les membres de l’association et pour l’association. L’objectif est d’ouvrir 10 Maisons-Dieu à travers la France d’ici 2 ans.
Pour cela nous faisons appel aux personnels de santé, de tous niveaux, de bonnes volontés qui se reconnaissent dans ce projet, juristes de la santé afin d’encadrer juridiquement le projet et à toute personne qui voudrait apporter un soutien financier à ce projet par un don.
Vous pouvez nous contactez par mail : [email protected]
Prier avec les poésies du Carmel
Il existe une magnifique tradition poétique au Carmel. La pratique de l’oraison et de la contemplation permet une grande intériorité chez les carmes et carmélites dont certains nous en partagent la beauté à travers leur plume. C’est le cas notamment des grands saints et saintes du Carmel qui sont également de grands poètes.
– Méditons avec sainte Thérèse d’Avila, qui – avec ces quelques vers de sa poésie n° 8 – nous invite à un temps de recueillement et d’intimité avec celui qui est présent à l’intérieur de nous.
“Si par hasard, tu ne savais En quel endroit me trouver, moi, Ne t’en va pas de-ci de-là, Mais, si tu veux me trouver, Cherche-moi en toi.
Puisque tu es mon logis, Tu es ma maison, ma demeure, Aussi j’appelle à tout instant, Si je trouve fermée, La porte de ta pensée.”
– Contemplons avec saint Jean de la Croix et son Cantique Spirituel qui appelle à regarder le monde avec les yeux amoureux du Christ et à voir combien toute beauté nous parle de Dieu.
“Mille grâces répandant
Il [l’aimé] est passé par ces bois avec presse
et allant en les regardant
de sa seule figure
Vêtus les a laissé de beauté.”
– Goûtons le présent, ce temps de Dieu, avec sainte Thérèse de Lisieux et son poème Mon chant d’aujourd’hui :
“Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère
Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit
Tu le sais, ô mon Dieu ! pour t’aimer sur la terre
Je n’ai rien qu’aujourd’hui ! …”
– Ressentons le souffle de l’Esprit avec Edith Stein, sainte Thérèse Bénédicte de la Croix
“Toi, qui m’es plus proche que je ne le suis moi-même,
qui m’es plus intérieur que mon propre cœur,
et pourtant insaisissable, inconcevable,
au-delà de tout nom,
Saint-Esprit, éternel Amour !”
L’appel du collectif des maires résistants
Nous découvrons dans France Soir l’existence d’un collectif des maires résistants, emmené par Fabrice Marchand et Thierry Renaux, deux maires de petites communes rurales des Ardennes, et dénonçant le passeport vaccinal:
Nous, le Collectif Des Maires Résistants, forts du soutien de nos concitoyens, nous adressons aux Français et aux Françaises, car l’heure est grave.
En effet, le projet de loi déposé par Jean Castex le 27 décembre 2021 est l’acte de trop d’une série de décisions iniques au cours des 18 derniers mois, entraînant la confiscation des libertés fondamentales des Français, sur la base d’une information déloyale.
Par ailleurs ce projet de loi est sciemment déposé dans l’urgence au moment des fêtes.
Il comporte des obligations et privations de liberté inacceptables dans une démocratie.
En effet, ce projet viole les principes les plus fondamentaux de droit, tels que l’égalité des citoyens et le respect de la dignité humaine pourtant protégés par notre droit et de très nombreuses conventions internationales.
Lire la suite ici.
Imposer le masque en extérieur à partir de 11 ans est criminel pour la santé mentale des adolescents!
La psychologue Marie-Estelle Dupont était hier sur Cnews où elle a notamment dénoncé l’obligation de porter un masque pour les adolescents, insistant sur ces mots: “Imposer le masque en extérieur à partir de 11 ans est criminel pour la santé mentale des adolescents” – et indiquant que le masque entravait la perception des émotions, atrophiant ainsi les aires cérébrales activées pour la vie en société.
"Imposer le masque en extérieur à partir de 11 ans est criminel pour la santé mentale des adolescents !" – Marie-Estelle Dupont (@dupontmarieest1)#Omicron #PasseVaccinal #Covid pic.twitter.com/Y8jLZsW26Q
— Tancrède ن (@Tancrede_Crptrs) December 30, 2021
C’est arrivé un 31 décembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 31 décembre: saints du jour français ou en France.
- Ste Colombe, vierge et martyre à Sens († 274)
Née en Espagne de famille royale et de parents païens, Colombe consacre sa vie à Jésus Christ. Avec quelques fidèles, elle prend le chemin de la Gaule. Après avoir reçu le baptême à Vienne (en Dauphiné), elle se rend au pays de Sens où la religion est très florissante. Modèle de pureté et de courage, elle subit le martyre le 31 décembre 274, pour affirmer sa foi et conserver sa virginité.
- Bx Alain de Solminihac, évêque de Cahors († 1659)
À Mercuès près de Cahors, en 1659, le trépas du bienheureux Alain de Solminihac, évêque de Cahors, qui s’appliqua à corriger les mœurs de son peuple par ses visites pastorales et s’efforça par tous les moyens, avec un zèle apostolique, de rénover son Église.
- Ste Catherine Labouré, Vierge, religieuse des filles de la charité (1806-1876)
Fête liturgique : le 28 novembre pour la famille vincentienne ; le 31 décembre (dies natalis) pour l’Église universelle.
Catherine Zoé Labouré, neuvième enfant d’une famille de dix-sept, vint au monde le 2 mai 1806, à Fain-les-Moutiers, petit village de la Côte-d’Or. Enfant, elle était surtout connue par son deuxième prénom, Zoé.
À neuf ans, elle perdit sa mère. On la vit alors monter sur une chaise, saisir la statue de Notre-Dame, l’embrasser longuement et la presser sur son cœur en disant : « Je n’ai plus de maman ; soyez vous-même ma maman, bonne Sainte Vierge ! »
À onze ans, la fillette dut remplir l’office de mère au foyer domestique. Prenant la direction intérieure de la ferme paternelle, elle devenait responsable des travaux domestiques. Malgré son peu d’instruction, Catherine s’occupa de former à la piété sa petite sœur et son petit frère. Après son travail, elle se rendait souvent à l’église et priait devant l’autel de la Vierge.
En 1830, après un séjour de deux ans chez deux de ses frères qui demeuraient près de Paris, Catherine Labouré fit trois mois de postulat à Châtillon-sur-Seine et entra au séminaire des Filles de la Charité, rue du Bac, toujours à Paris. Sœur Catherine fut favorisée de grâces exceptionnelles durant les six mois de son noviciat. Au moment de la messe, Notre-Seigneur se manifestait à sa petite servante. Dans sa ferveur, elle désirait voir la Très Sainte Vierge et demanda cette faveur par l’intermédiaire de son ange gardien.
Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830, veille de la fête de saint Vincent de Paul, le cœur de ce saint lui apparut dans la chapelle du couvent. La Sainte Vierge lui apparut et lui prédit des souffrances à venir tout en l’assurant du soutien de ses grâces maternelles.
Lors de la deuxième apparition de la Reine du ciel, Catherine Labouré reçoit la mission de répandre la médaille miraculeuse par le monde et de faire éclore sur des milliers de lèvres l’invocation : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ! » La prière fut le premier moyen qu’employa la voyante pour remplir sa mission.
Sœur Catherine Labouré disait le chapelet avec tant d’onction et de grâce que les anciennes religieuses se faisaient un plaisir d’aller le réciter en sa compagnie. « Aimez bien votre Mère du ciel, avait-elle coutume de dire, prenez-la pour modèle ; c’est la plus sûre garantie du ciel. » Son deuxième moyen pour accomplir infailliblement sa mission de faire glorifier Marie et de sauver les âmes fut la pénitence qu’elle accomplit tout bonnement dans les emplois manuels les plus modestes dans lesquels elle se plaisait : service de la cuisine, soin de la basse-cour, garde de la porte.
Son carnet de retraite de 1839 nous révèle son désir de souffrir : « Ô Cœur Immaculé de Marie, sollicitez pour moi la foi et l’amour qui vous attacha au pied de la croix de Jésus. Ô doux objet de mes affections, Jésus et Marie, que je souffre pour vous, que je meure pour vous, que je sois toute à vous, que je ne sois plus à moi ! »
En janvier 1831, Catherine Labouré fut transférée à l’hospice d’Enghien, au Faubourg St-Antoine, à Paris. Employée d’abord à la cuisine, puis à la lingerie, elle demeura ensuite affectée pendant près de quarante ans à la salle des vieillards, ajoutant le soin de la basse-cour à cet office.
C’est dans cet obscur et généreux dévouement que la mort trouva cette fidèle servante de Dieu, le 31 décembre 1876. Elle trépassa à l’âge de soixante-dix ans. Cinquante-six ans après son décès, lors de l’ouverture de son tombeau, son corps fut trouvé dans un état de parfaite conservation.
- Le 31 décembre 335 : mort du pape saint Sylvestre 1er.
Voir la chronique du 31 janvier.
- le 31 décembre 406 : invasions barbares.
Des bandes de Vandales, d’Alains et de Suèves franchissent le Rhin gelé près de Mayence. Les barbares poursuivent leur route vers le Sud-ouest et ravagent la Gaule sans rencontrer de résistance notable. L’empire Romain est incapable de réagir. Bientôt ils occupent l’Espagne et le nord de l’Afrique. Dans leurs sillages d’autres groupes de Barbares envahissent l’Europe occidentale: les Alamans, les Burgondes, les Suèves et les Francs.
Ils pillent successivement la Gaule, la Galice et la Bétique (en Espagne), l’Afrique du nord et les îles de la Méditerranée occidentale durant tout le Ve siècle de l’ère chrétienne. Ils fondent également un éphémère «royaume vandale d’Afrique», ou «royaume de Carthage»
La période des grandes invasions a bouleversé les bases du monde antique sédentaire et y met un point final : c’est la fin de l’Antiquité qui se joue entre 400 et 600.
- le 31 décembre (ou 29 novembre) 561 : décès du Roi Clotaire Ier dit « le Vieux ».
Clotaire Ier dit le Vieux est Roi des Francs de la dynastie des Mérovingiens, fils de Clovis, premier Roi de France, mort en 511.
- le 31 décembre 1494 : l’armée du Roi de France, Charles VIII, entre à Rome.
Charles VIII quitte Amboise, le 13 février 1494, pour se rendre en Italie. Il revendique le royaume de Naples, d’ou il compte ensuite partir en croisade contre les infidèles turcs. En effet, le royaume de Naples, jusqu’en 1442, est aux mains de la maison d’Anjou, maison cadette des Capétiens. À cette date, le roi Alphonse V d’Aragon en prend le contrôle. La maison d’Anjou essaie alors sans relâche d’en reprendre possession. Son dernier représentant, René d’Anjou meurt en 1480. Ses droits sur le royaume de Naples passent alors au royaume de France, où règnent Louis XI, puis, Charles VIII.
- le 31 décembre 1578 : création de l’ordre du Saint-Esprit par le Roi Henri III de France.
C’est le 31 décembre 1578, en pleines guerres de religion, qu’Henri III fonde «l’ordre et milice du benoît Saint-Esprit». Ce jour est un jour de fête pour l’ordre.
Le monarque choisit le nom de Saint-Esprit, en référence à sa propre naissance, à son couronnement sur le trône de Pologne et plus tard sur celui de France, les trois événements étant survenus le jour de la Pentecôte.
Il devient le premier des ordres de la monarchie française. Ses membres doivent être catholiques, d’une noblesse héréditaire remontant au moins à leur arrière-grand-père, et avoir au moins trente-cinq ans. Les princes du sang peuvent être reçus dès quinze ans et les fils de France le reçoivent dès leur baptême.
Tous les chevaliers du Saint-Esprit sont faits chevalier de l’ordre de Saint-Michel avant leur réception et portent de ce fait le titre de « chevaliers des ordres du Roi ».
Bien que cet ordre soit initialement réservé aux plus hauts dignitaires du royaume, le Roi Henri IV permet à un nombre restreint de monarques et de grands seigneurs étrangers de confession catholique, orthodoxe, anglicane d’y entrer.
Un impôt spécifique appelé marc d’or est instauré pour subvenir aux besoins de l’Ordre dont le siège se trouve alors au couvent des Grands-Augustins à Paris. La devise de l’Ordre est « Duce et Auspice »: Sous la direction et la protection (du Saint-Esprit).
Supprimé en 1791 pendant la Révolution française, l’ordre du Saint-Esprit est ensuite rétabli en 1814. Louis XVIII le confère à Alexandre Ier de Russie, à François Ier d’Autriche, à Frédéric-Guillaume III de Prusse et au duc de Wellington. Et c’est Charles X qui restaure les cérémonies de l’ordre. L’ordre est définitivement aboli par Louis-Philippe en 1830.
Par la suite, il est devenu un ordre dynastique français et est porté ainsi que conféré par divers prétendants au trône de France, orléanistes et légitimistes, suite au décès d’Henri, comte de Chambord.
- le 31 décembre 1584 : Traité de Joinville.
Ce traité est une alliance contraire aux Lois fondamentales du Royaume, entre la Ligue des Guises et l’Espagne.
- le 31 décembre 1756 : la Russie signe le traité de Versailles.
Le 31 décembre 1756, la Russie rejoint le traité de Versailles. Ce traité, rédigé suite à la guerre de Succession d’Autriche, puis modifié après de la Guerre de Sept ans, renverse les alliances diplomatiques. Désormais, depuis mai 1756, la France et l’Autriche sont alliées contre la Grande-Bretagne et la Prusse. Le 31 décembre, l’alliance franco-autrichienne se voit renforcée par la Russie, la Saxe et la Suède.
- le 31 décembre 1805 : fin du calendrier révolutionnaire, le calendrier grégorien reprend le lendemain.
- le 31 décembre 1808 : Napoléon écrit, de Benavente en Espagne, au ministre de la Police Fouché.
Il ordonne de faire dresser la liste des émigrés nobles, et de faire envoyer les 16-18 ans de ces familles à St-Cyr : “La génération future ne doit point souffrir des haines et des petites passions de la génération présente“.
- le 31 décembre 1810 : le tsar Alexandre impose de nouveaux droits de douane sur les produits français.
- le 31 décembre 1898 : les antidreyfusards fondent la Ligue de la patrie française.
En réponse à la Ligue des droits de l’homme, les nationalistes antidreyfusards, des intellectuels, des académiciens, tels que François Coppée, Jules Lemaître et Paul Bourget, des membres de l’Institut de France, des artistes, des écrivains en vue comme Maurice Barrès, des peintres comme Edgar Degas et Auguste Renoir, des romanciers comme Jules Verne, des poètes, de musiciens, des peintres et artistes comme Frédéric Mistral ou Théodore Botrel se regroupent dans la Ligue de la patrie française. Elle cherche avant tout à défendre l’honneur de la patrie et de l’armée. La ligue comptera jusqu’à 300 000 membres avant de se dissoudre en 1905.
- le 31 décembre 1913 : loi sur les monuments historiques.
- le 31 décembre 1922 : création du code de la route.
- le 31 décembre 1936 : le ministre de l’éducation, Zay, émet une circulaire sur l’interdiction des propagandes politiques dans l’enseignement public.
- le 31 décembre 1951 : le plan Marshall d’aide à l’Europe prend fin à minuit.
- le 31 décembre 1958 : en France, instauration de l’assurance chômage (Assedic).
- le 31 décembre 1972 : lancement de la troisième chaîne de télévision.
La société nationale française de programmes de télévision lance la “troisième chaîne” française. Elle n’est reçue que par un quart de la population à ses débuts. La chaîne devient FR3, le 1er janvier 1975 après la dissolution de l’ORTF.
- le 31 décembre 1979 : la Loi sur l’IVG rend définitives les dispositions de loi Veil de 1975.
En ce jour de clôture de « l’année de l’enfant » (sic), la loi provisoire sur l’avortement, du 17 janvier 1975 (voir la chronique du jour), est reconduite définitivement.
Il est prévu de couvrir l’ensemble du territoire de « commission d’aide à la maternité », placée auprès des centres médicaux sociaux et des bureaux d’aide sociale des grandes villes. En 2014, aucune n’a encore été mise en place !
Rappelons les mots de Simone Veil : « Si l’Episcopat français s’y était opposé cette loi ne serait jamais passée ! »
Quelle responsabilité nos évêques vont-ils devoir assumer devant Dieu, devant l’histoire et en face de ces près de 20 millions d’enfants assassinés !
- le 31 décembre 1982 : remboursement de l’avortement.
La loi fait rembourser par la sécurité sociale la destruction d’un œuf humain et oblige tout Français à y participer. Voir la chronique du 10 juillet.
- le 31 décembre 1997 : le démantèlement des installations nucléaires est achevé : le CEA quitte définitivement les sites de Mururoa et de Fangataufa.
Depuis 1995, la France ne poursuit ses recherches que par la simulation.
Un chouchou des médias veut acheter une église… qui n’est pas à vendre!
D’après L’Echo républicain:
Le médiatique entrepreneur Julien Cohen, qui intervient dans l’émission de Sophie Davant “Affaire conclue” sur France 2, souhaite ouvrir sa 3e Maison des brocanteurs dans l’église de la Madeleine, à Châteaudun. La Ville est partante pour qu’il achète cet édifice, mais veut l’accord des Dunois et va organiser une réunion publique.
Sauf que le diocèse vient de rappeler nettement au maire et à Julien Cohen que l’église n’était pas à vendre et que la loi de 1905 empêchait de disposer d’un lieu de culte sans l’avis de l’affectataire!
Une pétition a été lancée contre cette vente d’église. Affaire à suivre…
Exclusif Salon beige : le discours d’Emmanuel Macron
Pas besoin d’attendre ce soir pour écouter le discours du président que le monde nous envie ! Pour vous, Le Salon beige vous livre le discours que Manu 1er prononcera ce soir :

Et vive la République (ou pas) et surtout (surtout) vive la France !
Cléricalisme : Est-il permis de discuter de la messe Paul VI ?
Question (im)pertinente de Michel de Jaeger sur Twitter :
Ne serait-il pas temps de se demander si les prêtres qui refusent de célébrer la messe de Paul VI sont forcément des idéologues au cœur endurci et s’ils n’ont pas des raisons tirées des défaillances d’un ordo dont la promulgation a coïncidé avec la désertion des églises ?
Interrogé dans Aleteia, l’historien Christophe Dickès déclare :
En adoptant une position stricte, toute une génération qui n’a pas connu la guerre liturgique des années 1960-1970, va désormais se battre pour la libéralisation de la messe, ceci en cas de conflits avec les autorités diocésaines. Chaque communauté va naturellement défendre son pré-carré parce qu’elle voit dans cette décision une profonde injustice. Or, comme l’expliquait dernièrement l’historien Guillaume Cuchet dans son livre Le catholicisme a-t-il encore un avenir en France ?, la transmission de la foi s’opère davantage dans ces communautés de fidèles qu’ailleurs. Ces communautés sont donc vivantes, donnent des vocations, ceci dans un monde ultra-sécularisé et qui ne cesse de se déchristianiser. Ces communautés, loin d’être isolées du monde, se reconnaissent dans les constats du pape Benoît XVI sur les minorités créatives.
Inévitablement aussi, d’autres retourneront dans la Fraternité Saint Pie X au regard de la considération qu’a suscité leur fidélité au siège romain. Plus grave, des vocations qui ont mûries au sein des communautés traditionalistes vont se retrouver en face d’un véritable choix de vie. C’est ici le plus terrible de cette affaire. Alors que vous avez grandi spirituellement dans un univers, votre avenir va être suspendu à une autorisation romaine et celle-ci pourra, possiblement, vous demander de renier votre propre cheminement dans la Foi et son expression liturgique. Des vocations risquent donc de se perdre ou, à tout le moins, de créer de graves cas de conscience.
Dit autrement, les deux textes romains des six derniers mois créent une bombe à fragmentation que les évêques vont devoir gérer dans les mois futurs. Personnellement, je pense que l’Eglise, souillée en son âme par les affaires de pédo-criminalités, a d’autres priorités et qu’elle ne peut se permettre le luxe d’une crise de ce genre.
La Roumanie résiste à l’UE
La Cour constitutionnelle roumaine a estimé vendredi dernier qu’un arrêt de la Cour de Justice de l’UE ne pouvait pas être appliqué sans une modification de la Constitution roumaine.
Mardi 21 décembre, la CJUE avait jugé que les tribunaux de Roumanie devaient, dans certaines situations, ignorer les décisions de la Cour constitutionnelle du pays, si ces dernières mènent à une impunité systémique dans des dossiers de corruption ou autres délits pouvant porter atteinte aux intérêts financiers de l’Union européenne…
Rétrospective de l’activité des Archives diocésaines de Fréjus-Toulon
Plus particulièrement dans l’inventaire de reliques et la numérisation d’archives. La vidéo évoque le centenaire du séminaire et l’évocation de Mgr Guillibert, évêque de combat durant des années cruciales, sur l’héritage duquel le diocèse se penchera à partir de l’année prochaine jusqu’en 2026, centenaire de sa mort :
Le Salon beige attaqué en justice?
Selon France Info, le Salon beige va être poursuivi en justice pour “incitation à la violence LGBTphobe”. Nous serions mis en cause pour cet article. J’avoue ne pas bien voir ce qu’il peut y avoir d’haineux là-dedans. Mais j’attends la citation du juge pour en savoir plus. Plus exactement, cela fait exactement deux semaines que je l’attends. Et je m’étonne donc un tantinet: si je comprends bien, cette information était connue dans les salles de rédaction politiquement correctes deux semaines avant que votre serviteur (qui est tout de même le premier intéressé) en soit officiellement informé. Est-il besoin de préciser que les associations plaignantes n’ont pas non plus jugé utile de m’en informer durant ces deux semaines, même pas en m’envoyant le communiqué dont parle France Info? Encore un peu, et j’apprendrai la date de ma convocation après avoir lu ma condamnation dans la presse bien-pensante! Et ce sont ces braves gens qui nous donnent des leçons “d’état de droit”…
Guillaume de Thieulloy



