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La politique d’avortement de masse conduit au désastre

Communiqué de l’Association des Chrétiens Protestants et Évangéliques pour le Respect de la Vie:
Après le vote des députés portant de 12 à 14 semaines le délai pour avorter, les Chrétiens Protestants et Évangéliques prennent date, l’étape suivante étant le délai à 16 semaines, au même motif que les avortantes hors délai seront amenées à avorter hors frontières, alors même que les progrès de l’imagerie médicale et la véritable connaissance, niée sciemment par la représentation nationale, devrait en convaincre un nombre croissant à garder leur enfant.

Depuis le vote du 17 janvier 1975, la politique d’avortement de masse n’a cessé de marquer des points, au mépris des mesures d’aide aux femmes enceintes en difficulté socio-économique, faisant ainsi l’épargne des dépenses à charge de l’État et de la supposée solidarité nationale, mais les conduisant au désastre. Force est de constater que la principale cause de l’avortement est la loi elle-même.
«   Voici quel a été le crime de Sodome, ta soeur…elle ne soutenait pas la main de la malheureuse et de l’indigente. » (Éz. 16,49)
Dr François Volff, Président, et Pasteur Jean Pira, vice-Président

Avortement et calcul du QI

A l’occasion du vote de la loi Gaillot sur l’avortement, un lecteur nous envoie ce petit message sérieusement humoristique ou humoristiquement sérieux:

Voici une nouvelle méthode pour calculer votre quotient intellectuel, plus simple et plus conforme à la vraie nature de l’intelligence : A combien de semaines de grossesse fixeriez-vous le délai légal d’avortement ?

Appelez N votre réponse.

Votre QI est égal à 100 / N.

En effet, plus la grossesse avance, plus il m’est facile de reconnaître mon semblable dans ce petit être avorté, et plus son meurtre répugne facilement à mon intelligence. Au moment où l’avortement lui apparaît clairement comme un crime insoutenable et injustifiable, mon intelligence fixe la limite N. La philosophie nous enseigne que l’intelligence progresse naturellement du plus connu pour nous (que sont les qualités sensibles) au plus connu par soi (qu’est la nature des choses). Celui qui parvient à reconnaître la nature profonde d’un être au-delà de son apparence sensible fait donc preuve d’une plus grande force intellectuelle que celui qui s’attache uniquement aux apparences extérieures.

A quel moment suis-je capable de reconnaître que je partage la même nature humaine avec ce petit être avorté, au point de considérer son avortement comme un crime ? Lorsqu’il est totalement viable ? Lorsqu’il passe d’embryon à foetus ? Lorsqu’il commence à pouvoir sentir et souffrir ? Lorsque son coeur commence à battre ? Plus je remonte dans le temps, plus mon intelligence doit fournir un effort pour se détacher des ressemblances extérieures et s’attacher à la véritable nature intérieure.

Plus N est faible, plus mon QI est fort. A la limite, si à l’instant précis de la conception je suis capable de reconnaître dans l’être unicellulaire issu de la fécondation un être humain partageant exactement la même nature humaine que la mienne, alors mon intelligence est arrivée au terme de son effort. Dans ce cas, N est égal à 0, et le QI devient infini. C’est le signe que l’intelligence, ayant saisi son véritable objet, fonctionne enfin de manière conforme à sa vraie nature!

Le mythe de la religion apolitique

De Côme Bernard-Bacot pour le Salon beige:

On répète souvent que la droite doit cesser d’être une ancienne gauche. En tout cas, il semble urgent qu’une certaine droite – la plus radicale – cesse d’entrer dans la logique d’une gauche modèle 1900, celle qui voulut faire de la religion une affaire strictement privée. De nombreuses voix s’élèvent aujourd’hui contre la gauche mais reprennent le discours des anticléricaux socialistes, radicaux ou libéraux. Il est possible de s’insurger contre les problèmes posés par l’islamisme (voire l’islam) : mais condamner “l’islam politique” comme le font certains (1) est une aberration, comme si c’était le caractère politique de l’islam qui pose problème.

Car la religion est politique. C’est même sans doute sa définition : la religion est ce qui rend politique (c’est-à-dire, étymologiquement, relatif à la cité) la transcendance, la spiritualité ; la religion est ce qui lie (religio) le Ciel et la terre et les croyants entre eux. La religion détermine naturellement la vie dans la cité (cérémonies cultuelles, modes de vie, valeurs anthropologiques, etc.). Elle est légitime, par exemple, à demander le port du voile ou le jeûne du vendredi, des pratiques qui conditionnent la vie en cité.

Cependant, et c’est toute la richesse de la distinction entre le spirituel et le temporel développée au sein de notre civilisation chrétienne, la religion est politique par ses conséquences et non par essence. La foi a des conséquences temporelles, mais son essence est – par définition – spirituelle. Ainsi, le pouvoir spirituel est légitime à conditionner le spirituel (définir la foi) et donc légitime à avoir des conséquences temporelles (déterminer les pratiques), mais en matière temporelle, la légitimité suprême, c’est-à-dire la souveraineté, revient au pouvoir politique.

Redécouvrir la distinction entre spirituel et temporel, c’est ainsi redécouvrir les limites de chaque autorité légitime, contre les tentations totalitaires de la modernité. Le pouvoir spirituel est limité par la souveraineté du pouvoir politique, qui est légitime à interdire des pratiques religieuses qui lui semblent contraires à la nécessité politique. Concrètement, le gouvernement peut interdire les prêches islamistes complices du terrorisme. Mais d’autre part, le pouvoir politique est limité par la souveraineté du pouvoir spirituel, au nom de la liberté de religion. Concrètement, le gouvernement ne peut pas interdire a priori les rassemblements cultuels.

Certains diront, à juste titre sans doute, que l’islam ne fait pas cette distinction entre spirituel et temporel et qu’il est donc vain de vouloir la lui appliquer : on ne peut cependant faire autrement si l’on veut permettre à l’islam d’exister en France. Et au nom de la liberté de religion, l’Etat ne peut qu’interdire les conséquences temporelles jugées pernicieuses d’une foi, il ne peut pas interdire cette foi elle-même.

Il faut que les acteurs politiques, et notamment ceux qui s’inquiètent de l’islamisation du pays, se réapproprient la force de cette distinction des autorités et de leurs limites intrinsèques, une conception évidemment inspirée de la fameuse phrase du Christ “Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu” (Mt 22, 22) – laquelle phrase ne légitime pas forcément, par une telle distinction, une stricte séparation des pouvoirs spirituels et temporels comme l’a voulu le laïcisme promu par la gauche de 1905, mais c’est une autre affaire. 

Si nous parvenons à réinstaurer cette distinction entre spirituel et temporel, la religion pourra trouver une place apaisée dans la société. Car le brouillage actuel ne sert pas seulement à rejeter “l’islam politique”, il blesse toutes les religions, y compris le catholicisme, qui ne devient légitime à déterminer la vie en cité que parce qu’il est culturel. Or le défenseurs du catholicisme comme culture oublient que celui-ci est une foi avant d’être une culture.

 

(1) Les usages de l’expression “islam politique” sont nombreux à droite, en témoigne Eric Ciotti qui affirme vouloir l’endiguer (novembre 2018). http://www.eric-ciotti.com/2018/11/15/la-laicite-est-une-digue-contre-lislam-politique-retrouvez-mon-interview-dans-lobs-sur-la-volonte-du-gouvernement-de-modifier-la-loi-de-1905/

Un appel à la résistance contre le totalitarisme

Bernard Antony, président de l’Institut du Pays Libre, communique:

Pari réussi pour le désormais candidat Eric Zemmour. Le mode opératoire de son lancement de campagne aura été marqué par l’humble originalité de ne pas, comme tous les autres, faire semblant de parler sans notes alors que leur discours défile sur un « prompteur ». Ce qui ne trompe plus personne.

Pas de faux semblant : par la lecture de son texte écrit, Zemmour a joué la carte de captiver l’attention sur le fond plus que par une forme convenue, dix ou cent fois retouchée. Pas d’artifice donc et encore moins de feu d’artifice mais la précision d’une pensée méditée sur l’enjeu de cette élection qui n’est rien d’autre que la survie de notre patrie. Ce fut, comme le note Guillaume Tabard, pour la première fois la modernité d’une entrée en campagne via Youtube et les réseaux sociaux.

Et selon nous, on vérifiera dimanche, avec son meeting au Zénith de Paris, que cela a porté.

Bien sûr, Zemmour a repris hier quelques-unes de ses coutumières références à son « roman national ». Je n’étonnerai aucun des lecteurs de ce blog en rappelant que, Zemmourophile mais non zemmourolâtre, je ne partage pas son jugement sur le rôle du général De Gaulle. Je concède volontiers que ce dernier tint un rôle éminent dans la tragédie française de la seconde guerre.

Mais à ce jour, la France n’a pas connu plus grande tache sur son drapeau que celle de l’ordre imposé du plus haut à son armée victorieuse en Algérie de demeurer l’arme au pied dans ses casernes tandis que par milliers nos compatriotes chrétiens, juifs et musulmans étaient livrés aux plus atroces sévices de la soldatesque FLN et de la lie de la population.

Crime contre l’humanité de non-assistance délibérée à population abandonnée au pire le 5 juillet 1962 à Oran, les femmes par centaines, violées, déportées vers les lieux de plaisir de la racaille fellagha, les cris de désespoir de beaucoup sont audibles dans plusieurs cantonnements de nos troupes assignées à la honte. Quant aux hommes enlevés, on sait quel fut leur sort dans les abattoirs de la ville… Et suivront les mois suivants les supplices de nos harkis génocidés. Du moins, sur ce chapitre terrible de notre histoire, Zemmour a-t-il quelques fois concédé que c’était là un atroce côté machiavélien de ce général auquel, nous le reconnaissons volontiers, la Providence n’avait pas mesuré les dons.

Pour le reste, oui, Zemmour a raison de placer son combat dans la continuité des grands sauveurs de notre histoire. Des misérables ignorants lui reprochent d’avoir sur le rôle du maréchal Pétain tenu des propos hétérodoxes. Il suffit pourtant de relire ce qu’écrivait la grande historienne et politologue juive Annie Kriegel (éditorialiste au Figaro et dans les hebdomadaires israélites) dans son livre de Mémoires « Ce que j’ai cru comprendre ».

Nul ne s’est alors avisé de malmener Annie Kriegel ou plus tard notre ami François-Georges Dreyfus comme Zemmour aujourd’hui. Reprenant ce que chantait le si bon poète juif Guy Béart, « le poète a dit la vérité, il doit être exécuté », on aurait pu écrire : « Le journaliste a dit la vérité, il doit être exécuté ». Mais Zemmour a aujourd’hui de quoi se défendre. Et notamment en sachant tacler autant qu’il le faudra les journalistes de TF1 qui hier ont commis le misérable procédé de ne pas lui poser la moindre question sur son programme pour lui reprocher ensuite de ne point en avoir, alors qu’on l’a maintes et maintes fois entendu développer ce qu’il faut, vitalement, faire pour notre instruction nationale, pour revitaliser notre industrie, notre agriculture, redonner force et conviction à notre armée, à nos forces de police. Et pour sauver notre espace ultra-marin, en premier lieu la Nouvelle-Calédonie.

Pour terminer, le triste constat de l’alignement dans son éditorial de ce jour dans le Figaro de Vincent Trémolet de Villers sur les plus médiocres zemmourophobes. Quel est donc le secret de son méchant acharnement au point d’évoquer les « provocations délétères » (sic !), le « poison du désespoir » (resic !), « l’absence préoccupante de doute » (ça, il faut l’écrire !) qui, selon lui, caractériserait Éric Zemmour ?

Toujours est-il que, pour ce qu’il en est de Monsieur Vincent Trémolet de Villers, nous n’avons guère de doute aujourd’hui. En quelques mots, la boursouflure de son jugement plein de fiel sur Éric Zemmour ne permet guère de mansuétude. C’est un triste alignement sur les meutes des chacals de la pensée inique ! Il nous avait habitués à mieux. Mais à la réflexion, cela ne nous étonne pas. Quant à nous, plaise à Dieu que nous ne hurlions jamais avec les loups.

Peu l’ont aperçue, mais il y avait une double référence dans la vidéo d’Eric Zemmour, à 2mn13. La Vierge noire de Częstochowa, icône vénérée en Pologne… Une référence à la chrétienté et une référence au combat anti-totalitaire.

Nous ne voulons pas nécessairement un saint de vitrail, mais un président qui fasse ce qu’il dit!

De Barbara Mazières, ancienne conseillère régionale, pour le Salon beige:

J’entends certains de nos amis qui s’agacent dans les dîners mondains du bilan catastrophique du Président Macron. Certains même manifestent contre ses prétendus « avancées » sociétales ou contre les dérives liberticides. Les voilà qui, à la faveur des hausses sondagières, s’enflammaient pour le Z qui allait, ils en étaient sûrs, chambouler la donne. Et puis voter pour Eric, c’était plus chic que de voter Marine, ça faisait mieux dans les dîners mondains!
Las, en pleine ascension, on apprend que Monsieur Zemmour et sa conseillère batifoleraient entre deux meetings. Shocking !
Les antifas agressent depuis des années les patriotes, ils veulent nous faire taire. J’ai moi-même été menacées et plusieurs des conférences que j’ai organisées ont été attaquées par ces  « antifas ». La bonne bourgeoisie angevine, qui ne s’offusquait pas du financement de ces antifas par la commune, me reprochaient alors d’organiser des conférences « provocatrices ». Inversion des rôles, inversion des valeurs: rien de nouveau sous le soleil.
Ces antifas, véritables gardes chiourmes du systèmes , Eric Zemmour veut les combattre et il a raison. Certes, sa réponse du berger à la bergère à Marseille n’était pas très élégante, mais au moins le message était clair : vous ne nous ferez pas taire !
Alors, oui, Eric Zemmour n’est pas un homme parfait, mais il fera ce qu’il dit. Contrairement à beaucoup de candidats d’une certaine primaire qui ont tous voté pour M. Macron au second tour des dernières présidentielles. Et même celui qui se targue de ne pas l’avoir fait (l’autre Eric) a préféré le sinistre Muselier à l’excellent Thierry Mariani. Plutôt que ces tartuffes, je préfère un candidat qui n’est pas un spécialiste de la politique, mais qui assumera ses promesses.
Et c’est justement parce qu’il n’est pas un politique professionnel, qu’il ne connait pas assez les codes de ce petit microcosme, que M. Zemmour tombe dans certains pièges. Il ne feint pas, il est.
Nous ne voulons pas d’un saint de vitrail, nous voulons un président qui fasse ce qu’il dit.
Notons que les attaques violentes de la presse contre Eric Zemmour n’existent que parce qu’il fait peur. Le système ne se trompe pas. Il est un véritable danger pour lui, car il peut être le candidat rassembleur d’une droite qui s’assume et des patriotes sincères. Alors, courage, ne baissons pas pavillon à la première escarmouche, la fortune sourit aux audacieux !
Le fameux mouvement dextrogyre théorisé par notre ami Guillaume Bernard est une réalité: il suffit d’additionner les voix de Marine Le Pen, Eric Zemmour et des droitistes LR pour s’en convaincre. Voir tous les candidats LR rivaliser sur les thèmes jusqu’alors réservés à la famille Le Pen en est une autre illustration. Même si personne n’est dupe de ces professionnels qui adaptent leurs discours au gré des sondages pour faire ensuite cocus leurs électeurs.
Par ailleurs, je rappelle, que pour gagner au second tour, il faut faire plus de 50% des voix. Cela peut paraître une évidence, mais quand je vois s’entredéchirer sur les réseaux sociaux les partisans d’Eric Zemmour et de Marine Le Pen, je me dis qu’à l’Elysée, on doit bien rigoler.
Il faut concentrer les attaques sur la Macronie. Notre pays ne se relèverait pas de 5 ans de plus de ces sinistres personnages à la tête de l’Etat.
Mais il faut aussi, d’ores et déjà, préparer le second tour. Les lieutenants des candidats pourraient travailler ensemble à une plateforme commune, programme de second tour et des prochaines législatives qu’il faudra aussi gagner.
Il faudrait enfin faire taire les égos, et que chacun se range, au second tour derrière le candidat ou la candidate qui sera face à Macron.  En espérant que celui-ci ne soit pas un autre mondialiste, ou un candidat de la gauche radicale. A force d’user nos forces contre nos voisins, ceux d’en face se renforcent….

Covid 19 : Vers la fin du masque à l’école ?

De Claude Meunier-Berthelot :

Beaucoup de s’étonner et de s’émouvoir du fait que les enseignants ne « bronchent » pas à l’égard de l’obligation – nocive – du port du masque à l’école pour les enfants et pour eux-mêmes avec les conséquences pédagogiques, relationnelles, psychologiques et de santé dramatiques qui en résultent tant pour les enfants que pour eux-mêmes, d’autant que ces mêmes enseignants ont plutôt la réputation d’être de « grandes gueules » toujours insatisfaites, toujours prêtes à « mordre », à manifester leur mécontentenent par une opposition farouche à grands renforts de manifestations et de grèves.

C’est se tromper lourdement.

En réalité…

La plupart des enseignants sont des « moutons » …

Les enseignants sont, pour la très grande majorité d’entre eux, des « moutons », et les seuls qui osent se placer à contre-courant de ce qu’il faut penser sont les « moutons noirs » car depuis belle lurette, la plupart des enseignants sont assujettis au syndicalisme régnant en maître et de façon indûe sur l’Education Nationale malgré un nombre de syndiqués de plus en plus faible (estimé à 8%) et ils adoptent le prêt-à-penser syndical « au coup de sifflet » d’autant plus facilement que les syndicats sont formés pour obtenir ce résultat !

L’assujettissement de la plupart des enseignants à ces « maîtres à penser » syndicaux fait que ceux qui pensent par eux-mêmes ont  leur prise de position marginalisée et ne sont pas assez puissants pour défendre leur point de vue et se démarquer de cette dictature de la pensée.

C’est ainsi que depuis des décennies, ces syndicats sont les manipulateurs du destin des enseignants dont ils se sont fait – à leur insu – des alliés dans l’entreprise de destruction de l’Education nationale en exploitant très habilement leur mécontentement à contre-temps tout en revendiquant  pour eux et dans le même temps des avantages matériels*.

Mais aujourd’hui, les syndicats sont muets.

Pourquoi les syndicats sont-ils muets ?

Parce que, contrairement à ce que l’on pourrait être en droit de penser au vu de l’apparente opposition entre les syndicats et l’Etat, les syndicats sont les meilleurs alliés du pouvoir en place.

La meilleure preuve en est que les syndicats sont en grande partie subventionnés par l’Etat* et que sous des apparences trompeuses de liberté, le système est habilement verrouillé pour avoir le pouvoir de le gangréner sans le risque d’une réelle opposition, accaparant ainsi à leur profit, l’opposition aux décisions prises.

Nous n’avons d’ailleurs jamais vu une organisation subventionnée en opposition réelle avec celui qui la finance sous peine de voir la manne supprimée et de fait, les syndicats de l’Education Nationale ont été les meilleurs alliés du pouvoir dans la très méthodique et progressive destruction de l’Education Nationale depuis l’application cryptée du plan Langevin-Wallon de 1947 visant à remplacer l’institution scolaire par des centres d’activités, de loisirs et d’endoctrinement.*

N’oublions pas que la F.E.N (Fédération de l’Education Nationale) qui a fédéré les syndicats les plus influents du primaire à l’université – SNI – SNES – SNETAA – SNESUP* – fut créée la même année 1947, de même que les syndicats de parents – la fameuse « fédération CORNEC », du nom  de l’avocat membre de la « Révolution prolétarienne » qui en fut le président de nombreuses années, fédération métamorphosée en FCPE.

Ces fédérations ont pris en tenaille le corps enseignant et les parents pour brouiller les pistes et juguler les véritables oppositions. 

Aujourd’hui que leur mission est accomplie puisque la destruction complète du système scolaire est achevée par Blanquer, les syndicats n’ont plus aucune raison de s’opposer au pouvoir en place, d’autant qu’ils sont toujours largement rétribués pour ne rien faire et il est vain d’espérer quelque action d’envergure menée par le corps enseignant sans action syndicale d’autant que les recrutements actuels du personnel se font à un niveau de plus en plus bas et que les recrutés sont eux-mêmes les produits du système qui les a engendrés.

Il ne reste qu’à chaque parent de décider du sort de ses enfants en son âme et conscience, sachant que les parents sont, comme le reste de la population, honteusement manipulés et c’est plutôt une action d’ensemble qu’il faut espérer pour pouvoir sortir de ce guêpier.

*cf. « C’est l’identité française française qu’on assassine » Editions des Trianons – 2nde édition actualisée 2021

* UNSA (Union Nationale des  Syndicats Autonomes) a reçu une subvention de l’Etat de 3 888 734E en 2019, l’enemble des organisations syndicales et patronales ayant reçu en tout environ 136 millions d’euros et le rapport Perruchol indique que la cotisation des syndiqués représente seulement 4% du budget des syndicats.

* Syndicats d’enseignants tous fédérés par la F.E.N

  • SNI – syndicat national des instituteurs
  • SNES – syndicat national de l’enseignement secondaire
  • SNETAA – syndicat de l’enseignement technique apolitique ( …) autonome
  • SNESUP  – syndicat national de l’enseignement supérieur

* Syndicat de parents :

  • Fédération CORNEC (du nom de l’instigateur) 
  • FCPE : Fédération des Conseils de Parents d’Elèves

Les politiques et les journalistes se mettent d’accord avant les entretiens sur les sujets à aborder

Islam et islamisation de la France : notes de Jacques Julliard

Nous avons, sans procéder à aucun commentaire, choisi d’extraire la plupart des remarques écrites par M.J.Julliard dans ses Carnets inédits. 1987-2020. Histoire, Politique, Littérature (Bouquins, 2021) à propos de l’islam et de l’islamisation de la France. Classées chronologiquement, comme dans son livre. M.Julliard se définit comme étant de gauche (mais de la gauche républicaine, celle qui a disparu des radars des sondages pour l’élection présidentielle) et est généralement considéré comme une personnalité sagace.

1990 : « Je déjeune avec Boris Orlov, de l’Académie des sciences de Moscou…et Wolf Dietrich Rost, ingénieur des technique du bois, membre important des DSU… Interrogé sur la France, fille aînée de l’Eglise, je leur révèle qu’elle compte désormais une minorité de quelque 5 millions de musulmans. L’effarement et la consternation se lisent sur leur visage. Mais qu’allez-vous faire ? me demandent-ils ? » (pp 93-94)

2004 : « Les catholiques aujourd’hui : les juifs les détestent, les laïques les haïssent, les protestants les méprisent, les musulmans les chassent. Tout va bien, en somme » (p.447)

2008 : « Jean Daniel me communique un texte de Malraux, de juin 1956, qui, à la lumière des événements d’aujourd’hui, est assez prophétique. Il arrivait à Malraux de vaticiner. Mais aussi de voir loin à propos des religions. « C’est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles…. Les donnes actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s’établir successivement à travers le monde arabe. Quand je dis « musulmane », je pense moins aux structures religieuses qu’aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet. Dès maintenant le sultan du Maroc est dépassé et Bourguiba ne conservera le pouvoir qu’en devenant une sorte de dictateur. Peut-être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l’islam si elles avaient été appliquées à temps. Actuellement, il est trop tard ! Les « misérables » ont d’ailleurs peu à perdre. Ils préfèrent conserver leur misère à l’intérieur d’une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d’eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons leur apporter ils préfèreront l’avenir de leur race. L’Afrique noir ne restera pas longtemps insensible à ce processus. Tout ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d’en retarder l’évolution ». » (pp. 656-657)

2009 : A propos de Renan et de ses écrits sur la religion : « Il est en revanche d’une sévérité sans faille contre l’islam, « religion obscurantiste, synonyme de fanatisme et d’intolérance ». L’islamisme, en réalité, a toujours « persécuté la science et la philosophie » y compris quand elles émanaient des Arabes. Les mouvements de novation qui ont eu lieu sous l’islam, comme en Andalousie, se sont produits contre l’islam… Faire honneur à l’islam d’Avicenne et d’Averroès, c’est comme si on faisait honneur au catholicisme de Galilée. » Il termine par une charge sur le refus de la science par l’islam : « Dans un premier temps, il n’empêche pas le mouvement scientifique. Dans un deuxième temps, il l’étouffe ». » (p. 685-686)

2011 : « Sur le chrétiens d’Orient. Jadis, naguère encore, l’Occident était pour l’essentiel monoreligieux, chrétien. L’Orient au contraire était pluraliste. C’est à une inversion sans précédent que nous assistons. L’islam, du fait de l’immigration, s’implante dans toute l’Europe tandis que les multiples Eglises chrétiennes de cet Orient qui a vu naître Jésus sont systématiquement éradiquées par la violence de leurs ennemis et l’indifférence de leurs amis. C’est une chose terrible, qu’à coup sûr les générations futures ne comprendront pas et qui restera une tache indélébile sur notre siècle. Il est tout de même étrange que tous ces gouvernements d’une Europe jadis chrétienne ne retrouvent leur devoir de laïcité, qu’ils interprètent en termes d’abstention, que lorsqu’il s’agit des chrétiens d’Orient. A peine 22 coptes (orthodoxes) avaient-ils été assassinés en Egypte par le plus lâche et le plus abominable des attentats, que les médias bien-pensants retentissent de mises en garde contre le risque d’ « islamophobie ». Car lorsque l’on tue des chrétiens ou des juifs, le seul réflexe de ces bien-pensants est, non de condamner, non d’empêcher le retour de semblables abominations, mais de s’inquiéter : et si pareille chose advenait à des musulmans ? Si un juif tuait un musulman, commencerait-on par s’inquiéter d’un retour de l’antisémitisme ? »

2015, après l’attentat contre Charlie Hebdo : « A peine le crime a-t-il été commis que la machine à excuser, pardon, à « contextualiser », s’est mise en marche : « Cela n’a rien à voir avec l’islam ». Bien entendu, ajoutai-je, les croisades n’ont rien à voir avec le christianisme. Le califat ? Mais le califat n’a rien à voir avec le véritable islam ! Tiens donc ! Comme la papauté n’a rien à voir avec le vrai catholicisme. Fabius précise : il faut dire « terroristes » et non « islamistes » ! La faute à qui, ce terrorisme ? D’abord à ceux qui le dénoncent intempestivement. Au racisme dans les banlieues dont sont victimes les musulmans. A ceux qui poussent les jeunes à la faute… Hollande : l’islam est compatible avec la démocratie. Le Président a simplement oublié les nombreux pays qui vivent avec la charia en pleine démocratie. » (pp 851-852)

« Chrétiens assassinés à travers le monde. 21  coptes en Libye ; 28 Ethiopiens, toujours en Libye. Dans un bateau de migrants, les musulmans jettent les chrétiens par-dessus bord. Persécutions en Inde. Kenya : 150 chrétiens discriminés et assassinés. Nigeria : Boko Haram. Assyriens enlevés en Irak. Projet d’attentat contre une église à Villejuif. Pourquoi ne dit-on jamais que les islamistes mènent une guerre féroce au christianisme ? »

« Le vrai islam (chronique de l’imposture islamiste). Laurent Joffrin parlant de l’immigration :

« Dans sa majorité, elle est peu pratiquante, ou bien elle croit au vrai islam, à la vraie religion musulmane, fraternelle, égalitaire, débarrassée des héritages guerriers du Coran, remis à l’ordre du jour non par les docteurs de la foi mais par des tueurs ignorants » (Le Réveil français, 2005).

Mais où Laurent est-il allé chercher ces fariboles ? Cet islam fraternel et égalitaire, on ne nous l’avait jamais fait. J’ai passé un an à étudier l’islam et à lire le Coran. Je ne l’ai jamais rencontré. Quant à la fraternité des sociétés musulmanes ! Joffrin confond Tariq Ramadan et saint François d’Assise, et le djihad avec le Sermon sur la montagne. Mais pourquoi ? Todd n’est pas mal non plus :

« Ainsi ce qui m’inquiète n’est pas tant la poignée de déséquilibrés mentaux qui se réclament de l’islam pour commettre des crimes que les raisons pour lesquelles en janvier une société est devenue totalement hystérique jusqu’à convoquer des gamins de 8 ans dans des commissariats de police » (Nouvel Observateur, 3 avril).

Comment expliquer cette fascination des intellectuels pour la violence aveugle, que l’on a déjà connue du temps du stalinisme, puis du maoïsme, et maintenant de l’islamisme ? » (page 863)

« Sur le djihad. Quand on m’a dit que l’arrivée d’armes en banlieue m’inquiétait, on m’a taxé d’obsession sécuritaire. Quand on m’a assuré que le djihad désignait un « combat intérieur », j’ai manifesté le plus grand scepticisme. Quand on m’a mis en garde contre tout amalgame, j’ai déclaré que j’étais d’accord, mais que si tout musulman n’était pas islamiste, tout islamiste était musulman (sauf Edwy Plenel). Les islamistes ne sont pas en guerre contre le passé colonial de la France, mais contre le monde moderne, c’est l’obligation faite à tout musulman de distinguer entre « la maison de l’islam » et « la maison de la guerre ». La France fait partie de la maison de la guerre. » (pp.877-878)

2016 : « Police de la pensée. Aujourd’hui on ne peut parler de l’islam qu’en présence de son avocat » (p. 893). Puis, pp 897-898, J.Julliard compare « les trois totalitarismes : communisme, nazisme, islamisme ».

2019 : « Deux erreurs successives chez les intellectuels. Hier, ils n’ont pas voulu voir que le communisme, ce parti totalitaire, était une religion. Aujourd’hui, ils ne veulent pas voir que l’islamisme, cette religion totalitaire, est un parti ». (p.996)

2020 : « Pas d’amalgame. Le dernier Charlie Hebdo (1.9.2020), numéro spécial anniversaire des attentats de 2015, pulvérise la légende d’une séparation nette entre musulmans et islamistes, résumée dans le slogan « Pas d’amalgame » : ». Le sondage IFOP publié à cette occasion donne au contraire le sentiment d’un dégradé continu. Certes, 88% des Français et 72% des musulmans condamnent les islamistes, mais 26% des musulmans de moins de vingt-cinq ans ne les condamnent pas ! Et surtout, 74% de ces jeunes musulmans de moins de vingt-cinq ans déclarent faire passer leurs convictions religieuses avant les valeurs de la République. Pis : 45% d’entre eux estiment que l’islam est incompatible avec les valeurs de la République. Que tous ces jeunes Français soient radicalement hostiles aux valeurs de la France, c’est là un fait terrifiant, gros, si l’on ne fait rien, d’une future guerre civile. C’est la première fois dans son histoire que la France absorbe, en si peu de temps, une si grande quantité d’immigrés. Mais surtour, c’est la première fois qu’une telle proportion de ceux-ci est hostile à son pays d’accueil. C’est là une bombe dormante, prête à être dégoupillée, au cœur même de la France ». (p.1068)

Pages 1070-1073, papier spécifique intitulé « Ami, entends-tu… ? ». Extraits : « Le scénario est désormais immuable. Un crime horrible contre des innocents est commis au nom de l’islam, par un ou plusieurs terroristes islamistes. L’opinion est unanime : cette fois-ci, une limite vient d’être franchie. Le président de la République se déplace sur le lieu du crime et prononce de fortes paroles. Les éditoriaux se font de plus en plus émouvants, de plus en plus fermes. La nation tout entière rassemblée. Pour trois jours ! Car, dès le quatrième, la machine à contextualiser se remet en marche et ne tarde pas à tourner à plein régime. Lors du meurtre abominable de Samuel Paty, une sociologue de terrain nous alertait dans Le Monde [16 octobre] sur le risque, à trop lui rendre hommage, de faire de son assassin un « héros négatif ». Comprenez qu’à trop célébrer Jeanne d’Arc, on risque de susciter des vocations d’incendiaires et d’allumeurs de bûchers. Quand il y a une énormité à dire, on peut toujours compter sur les sociologues. Du moins sur certains d’entre eux. C’est ce que j’appelle leur force d’ineptie…. La France est-elle en guerre ? Oui, assurément, puisque depuis des années, l’islamisme radical la mène ouvertement contre elle, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de son territoire. Maintenant, la France fait-elle la guerre ? Assurément non, puisqu’elle s’est jusqu’ici bornée à parer tant bien que mal les coups qui lui sont portés. Pourquoi ce manque de réactivité ? Par légèreté, par lâcheté, mais aussi parce qu’en son sein l’islamo-gauchisme d’un certain nombre d’intellectuels d’extrême-gauche, très minoritaires dans le pays, mais très puissants dans les médias, a paralysé toute velléité de riposte en l’assimilant à la trop célèbre islamophobie, avorton monstrueux qui identifie l’islam à une race et toute résistance à l’islamisme à du racisme…. Contre qui faire la guerre ? Assurément pas contre les musulmans qui sont désormais partie intégrante de la communauté nationale et dont beaucoup sont à l’avant-garde de la résistance à l’islamisme… Les terroristes ont gagné la bataille de la peur ! Car enfin, qui donc est sous la menace ? Qui a besoin d’être protégé jour et nuit par la police ? Les partisans plus ou moins avoués du terrorisme, ou encore ceux qui « comprennent le contexte » ? Vous n’y êtes pas. Ceux qui risquent leur vie, ce sont les adversaires du terrorisme… La bataille sera rude, car notre longue passivité a permis aux islamistes de marquer des points dans la  jeunesse musulmane. Entre ceux-ci et les musulmans sincèrement républicains existe ce qu’Amine El Khatmi, socialiste président du Printemps républicain, appelle une « zone grise », composée d’une grande majorité d’hésitants, probablement la majorité, qui n’approuvent pas le terrorisme mais qui sont tentés par le communautarisme. »

Et enfin, dans la postface à propos de « La montée des impérialismes » : « Le tableau ne serait pas complet si ne s’ajoutait l’ambition, pour le moment contenue de l’islamisme, de restaurer le califat médiéval. Mais soyons sûrs que l’idée n’est pas morte : et l’immigration, qui est pour les Européens sujet à controverse sur les droits de l’homme, est pour les islamistes un des leviers principaux de l’islamisation jusqu’au cœur de ce qui fut jadis la chrétienté » (p.1100).

Alors, en ces temps de proche élection présidentielle, peut-être pensez-vous que M.Macron serait l’homme de la situation ? Voilà ce qu’en écrit M.Julliard en 2020 :

« J’ai longtemps résisté à cette idée, trop banale pour ne pas être suspecte. Mais je suis bien obligé de convenir que Macron est un homme dépourvu de toute structure intellectuelle. L’homme qui a dit qu’il n’y a pas de culture française ne faisait que généraliser son propre cas. L’homme qui a qualifié le colonialisme de « crime contre l’humanité » n’a aucun sens de l’Histoire. L’homme qui veut reconstruire Notre-Dame de Paris encore plus belle qu’avant n’a aucun sens esthétique » (p. 1031).

Face au numérique, retrouver l’incarnation

Le père Antoine Vidalin, ingénieur civil de l’École des mines de Paris, philosophe et docteur en théologie, prêtre du diocèse de Paris et professeur à la faculté Notre-Dame du Collège des Bernardins, vient de publier un ouvrage intitulé Personne ! L’existence numérique ou la négation de la chair.

Soulignant qu’aucun champ de la société n’échappe plus à l’usage du numérique et à ses exigences ? (éducation, travail, médecine et même le culte), le père Vidalin estime que ce caractère englobant soulève des questions philosophiques, anthropologiques et théologiques sans équivalent. Quel est l’impact du numérique sur notre sensibilité ? À quelle réalité prétend-il donner accès ? Nos cinq sens semblent progressivement refaçonnés et guidés sur les « chemins pré-tracés du monde virtuel ». Cette nouvelle réalité dite « virtuelle » abolit l’espace et le temps. À la lumière du livre de l’Apocalypse, le P. Vidalin nous replace en tant qu’hommes créés à l’image de Dieu devant les fondamentaux de notre existence.

Il ne s’agit pas de se protéger des outils numériques, mais de ne plus y être asservis. Cela passe par une ascèse, un véritable “jeûne de l’âme”. Celui-ci impose non seulement de renoncer en partie aux contenus numériques qui ne cessent d’entrer en nous pour nous solliciter et nous habiter intérieurement, mais, plus encore, de renoncer à la puissance donnée par le numérique : vitesse, immédiateté, efficacité. Ce renoncement sera d’abord personnel, à la mesure d’une liberté intérieure qui ne peut s’enraciner que dans la foi, car il aura tout d’un pari. Retrouver la lenteur, consentir à la fragilité de la chair, accepter de ne pouvoir tout faire, affronter l’ennui et la solitude. Autant d’attitudes, pas seulement négatives mais ouvrant sur une redécouverte son corps comme maison de l’âme : être dans son corps, hic et nunc, c’est s’ouvrir à Celui qui y habite car le Royaume est au-dedans de nous (Lc 17,21), c’est regagner une intériorité perdue.

Saint-Nazaire : sonnerie aux morts, minute de silence et gerbe pour les 982 morts du vaccin

Initiative originale lors de la manifestation anti-pass sanitaire et anti-dictature sanitaire à Saint-Nazaire ce 27 novembre : les 300 manifestants se sont rassemblés devant le centre de vaccination, ont déposé une gerbe en hommage aux 982 morts du vaccin, ont fait une minute de silence, puis joué la Sonnerie aux morts.

Ce chiffre de 982 morts – depuis le début de la vaccination jusqu’au 8 juillet, vient d’une interprétation des statistiques officielles de l’Agence Nationale de sécurité du médicament qu’elle-même dément, affirmant que les anti-vaccins confondent signalements et faits avérés.

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Vers une baisse de la population en France

Selon une étude de l’INSEE, si les tendances démographiques récentes se prolongeaient, la population de la France augmenterait jusqu’en 2044 pour atteindre 69,3 millions d’habitants. Elle diminuerait ensuite, pour s’établir à 68,1 millions d’habitants en 2070, soit 700 000 de plus qu’en 2021.

À partir de 2035, les décès seraient plus nombreux que les naissances.

D’ici à 2070, la pyramide des âges serait largement modifiée. Le nombre de personnes de 60 à 74 ans resterait stable, celui des 75 ans ou plus devrait croître de 5,7 millions, tandis que celui des moins de 60 ans diminuerait de 5,0 millions. Portée par la hausse des 75 ans ou plus, la part des 65 ans ou plus dans la population augmenterait fortement, de 21 % à 29 %. Elle croîtrait ainsi au même rythme que par le passé, entre 1972 et 2021.

La poursuite du vieillissement de la population jusqu’en 2040 est quasi certaine. Son ampleur varie peu selon les hypothèses retenues. En 2040, il y aurait 51 personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes de 20 à 64 ans, contre 37 en 2021. Entre 2040 et 2070, l’évolution de ce rapport de dépendance démographique est beaucoup plus incertaine et dépend davantage des hypothèses retenues.

Cette baisse de la démographie s’accompagne d’un remplacement de population, selon des chiffres analysés par Gérard Pince :

Le grand remplacement sera patent en 2070 lorsque les personnes issues de l’immigration extra européenne deviendront majoritaires.

En 2020, le nombre d’immigrés et de leurs descendants provenant de pays extérieurs à l’Union européenne  s’élève en France à 9.945.000 personnes (Source : France, portrait social). Selon Gérard Darmanin, il convient d’ajouter un stock de 700.000 clandestins ce qui porte le total à 10.645.000 personnes.  Sur la base des tendances actuelles, on prévoit l’injection de 300.000 migrants par an jusqu’en 2070, ce qui représente un total de 15 millions (1).

On applique un taux de progression de la population de 1,57 % pour les migrants déjà sur place et pour les migrations prévues (2). Les immigrés et leurs descendants déjà présents sur le territoire passeront de 10,6 à 23 millions en 2070. Les 15 millions de migrants à venir entre 2020 et 2070 et qui auront aussi des enfants représenteront une population de 22,9 millions de personnes soit au total 45,9 millions en provenance principalement d Afrique en 2070. (3)

S’agissant de la population autochtone, on adopte par optimisme un taux de progression nul alors qu’il est déjà négatif dans de nombreux pays européens. Par ailleurs, on prend en compte une émigration annuelle de 200.000 français de souche (160.000 en 2006 et 270.000 en 2018) ce qui explique d’ailleurs le faible solde migratoire dont se gargarisent les immigrationnistes. Source. La population autochtone sera donc égale à 44,4 millions (54,4-10) en 2070.

La France comptera alors 80,3 millions d’habitants avec 45,9 millions de personnes principalement d’ascendance  africaine et qui seront  majoritaires.

1-Il s’agit d’une hypothèse fondée sur l’entrée annuelle de 400.000 migrants. (Par exemple, 277.406 +138.420 au titre de l’asile en 2019) et le départ de 100.000 d’entre eux vers d’autres pays. Source.

2-On a en effet constaté que le taux de croissance des départements de la Manche, des Deux Sèvres et de la Vendée  qui n’ont presque pas d’immigration atteignait 0,17 % par an pour la période 1990-2007 (Source : statistiques locales de l’INSEE). Sachant que la population française métropolitaine (65 millions en 2020) s’accroît de 0,4 % et que les 54,4 millions d’autochtones (65-10,6)  n’augmentent que de 0,17 %, un simple calcul montre que les 10,6 millions d’origine immigrée progressent au rythme de 1,57 % ! Ce taux de croissance correspond à une fertilité d’environ 2,8 enfants par femme qui s’avère inférieure à ce que l’on observe dans les banlieues.

3- Contrairement aux affirmations des immigrationnistes, le taux de fertilité des migrantes décroît lentement pour deux raisons. La première résulte des mariages puisque les hommes vont le plus souvent chercher une conjointe dans leur nation d’origine, ce qui annule le déclin attendu d’une longue présence en France. La seconde tient au fait que les nouvelles arrivées proviennent de plus en plus d’Afrique noire où la fertilité reste parmi les plus hautes du monde.

Une religieuse a chassé des antifas qui saccageaient un restaurant

Lu sur Boulevard Voltaire :

Dans la soirée du vendredi 26 novembre, le restaurant qui accueille Éric Zemmour à Marseille a été saccagé par une cinquantaine de militants antifascistes. Des sacs poubelle enflammés ont été envoyés sur l’établissement alors qu’il y avait du personnel et une femme âgée à l’intérieur. Le lendemain, des individus ont de nouveau tagué la façade du restaurant. Une courageuse religieuse les a fait fuir, selon le restaurateur.

[…] Une religieuse habite avec sa communauté dans la même rue.

« J’ai vu une bonne sœur sortir dans la rue pour reprendre les individus qui taguaient mon restaurant. Elle leur a demandé ce qu’ils faisaient. Ils ont essayé de se justifier : “C’est un facho !” “C’est vous les fascistes !”, a répondu sans concession la nonne. »

Contactée par Boulevard Voltaire, la religieuse en habit raconte :

« Il y avait quatre hommes qui faisaient des tags sur la façade du trottoir que j’empruntais. Celle-ci avait déjà été largement détériorée la veille. Je leur ai demandé ce qu’ils faisaient. Ils m’ont répondu que c’était “un restaurant de fascistes” parce qu’il avait accueilli Éric Zemmour. Je leur ai répondu que ça n’avait pas de sens. Je leur ai dit “partez s’il vous plaît”, de façon très simple. Est-ce ma voix féminine qui les a surpris ? En tout cas, ils sont partis très rapidement avant que la police arrive. »

« Le plus impressionnant, c’est que les voyous sont partis. Une religieuse catholique a fait fuir ces délinquants ! » évoque le restaurateur, comme s’il s’agissait d’un miracle.

Noël censuré par la Commission européenne

Un document, commandé par Helena Dalli, commissaire européenne à l’Égalité et libérale envers les Frères musulmans, suggère de privilégier en interne, au nom de l’inclusivité, certaines expressions. Selon le document, il serait ainsi préférable d’utiliser les termes « période de vacances »  à ceux de « période de Noël ». De même, il faudrait éviter lors d’une réunion d’employer les mots “Mesdames et Messieurs” pour préférer une formule neutre : “Chers collègues”.

Devant la contestation, y compris au Vatican, la Commission a promis de retravailler le document :

Portugal : La loi sur l’euthanasie bloquée par le président

Le président du Portugal Marcelo Rebelo de Sousa a refusé, pour la seconde fois, de signer la loi sur l’euthanasie.

Parce que le motif pour demander l’euthanasie est désormais « une maladie grave ou incurable ». Or le texte qu’il avait renvoyé à la Cour constitutionnelle parlait d’une « maladie incurable et mortelle ». Il faudrait définir ces mots et s’il n’est plus requis que la maladie soit « mortelle » c’est un « changement considérable dans la pondération entre les valeurs de la vie et de la libre autodétermination »…

Comme le président a décidé de convoquer de nouvelles élections le 30 janvier, on ne sait pas si le Parlement actuel aura le temps de voter de nouveau la loi d’euthanasie.

Efficacité du passeport sanitaire : 4e demande de la CNIL

Depuis septembre 2020, la CNIL a réitéré quatre fois sa demande au gouvernement de fournir des preuves concrètes de l’efficacité du dispositif mis en place pour lutter contre le Covid-19. Une demande qui reste, à ce jour, sans réponse.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés a rendu mardi 30 novembre son quatrième avis sur les dispositifs mis en oeuvre pour lutter contre le Covid-19.

  • Au total, depuis le début de la pandémie, la CNIL a réalisé 42 opérations de contrôle sur les dispositifs mis en place dans le cadre de la crise sanitaire et plus de cinquante contrôles au total en lien avec la COVID-19. Elle a également adressé plus de 200 courriers à des organismes dans le cadre de ces contrôles.

  • La CNIL attire de nouveau l’attention du gouvernement sur la nécessité, plus de 18 mois après le début de l’épidémie, de produire des éléments permettant d’évaluer pleinement l’efficacité des fichiers et dispositifs mis en œuvre.

  • Une cinquième phase de contrôles, qui porte notamment sur la durée de conservation, la suppression et/ou l’anonymisation des données, est d’ores et déjà engagée pour la fin 2021. Les résultats seront communiqués dans le prochain avis public de la CNIL.

Malgré ces nombreux contrôles, et les trois avis précédemment rendus, la Cnil pointe un manque de preuve.

Enfin, la CNIL insiste sur la nécessité que les éléments qui permettent d’apprécier l’efficacité des traitements susmentionnés lui soit rapidement transmis, afin de continuer l’exercice de sa mission. En effet, malgré plusieurs demandes, une telle évaluation n’a, à ce jour, pas été transmise à la CNIL. À cet égard, elle tient à souligner que l’utilisation des dispositifs précités reste conditionnée à des garanties relatives à leur efficacité.

Avortement : les députés approuvent le délai de 14 semaines au lieu de 12

Par 63 voix contre 30

Voici une des interventions de madame Ménard :

A l’extérieur, la Marche pour la vie a organisé une mobilisation avec les AFC et la Fondation Lejeune :

C’est arrivé un 1er décembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 01décembre 1145 :naissance de Louis VI « Le Gros ».

Voir les chroniques du 1août et du 25 octobre.

  • le 01décembre 1145 :le pape appelle à une nouvelle croisade.

Le pape Eugène III émet la bulle pontificale “Quantum praedecessores” qui appelle à une nouvelle croisade. Cette décision fait suite à la perte, pour la chrétienté, d’Edesse, sur la frontière du Royaume de Jérusalem. Cet appel ne rencontre en fait qu’un faible écho avant que Saint Bernard de Clairvaux ne s’en empare.

  • le 01décembre 1521 : décès du pape Léon X.
  • le 01 décembre 1513 : promesse de mariage entre de Charles de Castille et Renée de France.

Le 1er décembre 1513, le traité de Blois est signé par le Roi Louis XII et Charles, prince de Castille. Il prévoit le contrat de mariage entre Renée de France, fille du Roi, et Charles. Cette union ne se fait finalement pas, ce dernier se épousant finalement en 1526 sa cousine, Marie de Portugal, tandis que Renée de France épouse Hercule II d’Este, duc de Ferrare, de Modène et de Reggio, en mai 1528.

  • le 01 décembre 1792 :la Convention décrète la peine de mort contre ceux qui proposeraient d’établir la royauté en France ou tout autre pouvoir attentatoire à la souveraineté du peuple.

Le but de cette loi est bien d’arracher la France à ses racines chrétiennes, de construire un système, une société où Dieu n’aura pas sa place. Et cela commence par les institutions du pays.

Tirée des doctrines protestantes, cette affirmation de la souveraineté populaire, est une des sources des maux qui frappent la France depuis la révolution. En effet, la maçonnerie cherchant à déifier l’homme et à éradiquer la foi catholique mettra dans le peuple la source de la souveraineté. Ici, ce n’est pas le système qui est en cause, mais ses principes fondamentaux. Ainsi une république, un système électif sont parfaitement compatibles avec la foi catholique, il suffit uniquement de reconnaître la Vrai source de tout pouvoir : Dieu.

A la base de l’analyse catholique du pouvoir politique se trouve l’idée religieuse que tout pouvoir vient de Dieu (Saint Paul « Epitre aux Romains XIII-1). Il n’y a pas de souveraineté qui ne procède de Dieu. La source de tout pouvoir temporel est en Dieu. Ce n’est pas la royauté qui est d’institution divine, mais le pouvoir. La royauté franque, par le baptême de Clovis, a officiellement reconnue qu’elle recevait ce pouvoir de Dieu. Depuis, les Rois de France ont toujours eu une double mission temporelle et spirituelle. Avant la France, seuls les celtes et le peuple juif avaient cette conception du pouvoir politique.

L’histoire de notre pays montre que ces deux systèmes se sont succédés ; l’un greffé sur le cep divin a donné du fruit pendant près de 1500 ans, l’autre n’a apporté que ruine et désolation, tant notre nation peut être considérée comme à l’origine des grandes idéologiques qui firent du vingtième siècle un siècle de fer et de sang.

Si Maurras a pu écrire : « Je suis catholique parce que je suis royaliste », aujourd’hui tout catholique qui réfléchit sur cette question peut être tenté, à la lumière de notre histoire, de prononcer cette phrase en inversant les adjectifs : « Je suis royaliste par ce que je suis catholique ».

Encore faut-il ne pas dévoyer cette doctrine catholique de l’origine du pouvoir, par deux grandes erreurs que connut aussi notre pays : l’absolutisme et le gallicanisme.

Pour poursuivre cette réflexion deux livres passionnants :

– La constitution de l’ancienne France, de Bernard Basse, déjà cité dans cette chronique ;

– La Vierge Marie dans l’histoire de France, du marquis de la Franquerie ( ed. Résiac)

  • le 01 décembre 1805 : la grande armée acclame Napoléon pour l’anniversaire de son sacre.

La Grande Armée (72000 hommes répartis en 12 bivouacs) acclame Napoléon en allumant des feux de paille pendant plus d’une heure. Il déclare : “C’est la plus belle soirée de ma vie; mais je regrette de penser que je perdrai demain bon nombre de ces braves gens.” Voyant ce spectacle, les Russes et les Autrichiens croient que les Français brûlent leurs campements, sûrs de leur défaite.

  • le 01 décembre 1830 : décès du pape Pie VIII.
  • le 01 décembre 1900 : les femmes françaises accèdent au barreau.

Une loi autorise les femmes à exercer la profession d’avocat. En 1897, Jeanne Chauvin, pourvue de tous les diplômes requis, n’a pas eu le droit de prêter serment devant la Cour d’Appel de Paris.

  • le 01 décembre 1916 : Charles de Foucauld est assassiné d’un coup de feu par des rebelles et pillards sénousites à la porte de son ermitage à Tamanrasset.

Premier Saint-Cyrien sur les autels, il est mort la veille du deux décembre, jour anniversaire où fut tué le premier Saint-Cyrien, lors de la bataille d’Austerlitz.

Officier issu d’une riche famille de Strasbourg, le vicomte Charles Eugène de Foucauld perd la foi à 16 ans. Révolté de naissance, et très tôt orphelin, il passe son bac à 14 ans, mais sort bon dernier de l’école de cavalerie de Saumur. Il mène en garnison une vie de patachon et de débauche. Mais, après plusieurs voyages au Maroc et dans le sud algérien et tunisien, il se convertit soudainement à 28 ans. Charles de Foucauld fait un pèlerinage à Jérusalem puis entre au monastère trappiste de Notre-Dame-des-Neiges, dans l’Ardèche. Après un nouveau séjour en Terre sainte, il est ordonné prêtre le 9 juin 1901 et la même année se rend en Algérie.

En 1905, il s’installe dans une cabane de pierre à Tamanrasset, dans le massif du Hoggar, au cœur du Sahara algérien, caressant le rêve de convertir les bédouins du Sahara français par sa présence et son exemple. Le 1er décembre 1916, le père Charles de Foucauld est tué dans son ermitage de Tamanrasset, au cœur du Sahara. Il a 58 ans. Il est béatifié le 13 novembre 2005. Voir aussi la chronique du 29 juillet.

  • le 01 décembre 1941 : conférence de Saint-Florentin 

Le maréchal Pétain et Darlan, rencontrent le Maréchal Göring, à St-Florentin : Pétain lui remet un mémorandum reprenant le contentieux pour obtenir une collaboration politique sincère sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté française sur l’ensemble du territoire, de la fin de l’Ostland, de la disparition de la ligne de démarcation, d’assouplissements économiques et de la libération des prisonniers ; ce mémorandum est refusé par Goering.

« La conférence de Saint-Florentin a eu le mérite de clarifier ce que chacun mettait derrière ce mot très vague de « collaboration », employé dans la convention d’armistice et repris dans le communiqué de Montoire.

Dans les traités de La Haye et la convention d’armistice, il voulait dire qu’on cessait de se combattre et qu’on se parlait pour assurer, dans la neutralité, la survie du pays battu et occupé.

Pour les Allemands, collaboration impliquait tôt ou tard co-belligérance, c’est-à-dire aide à l’effort de guerre allemand, voire même guerre en commun. Naturellement la propagande anglo-gaulliste a pris le mot dans ce sens pour pouvoir accuser Vichy de trahison.

Pour le Maréchal – et pour Darlan, quand, dans les derniers mois de 1941, il se fut dégagé complètement des protocoles de mai – collaboration signifiait que l’Allemagne nous rendait la plus grande partie de nos prisonniers, allégeait nos charges, diminuait substantiellement les frais d’occupation, etc. Moyennant quoi, on lui concédait de petites choses qui n’étaient que des miettes dans son effort de guerre et on lui promettait notre concours pour apaiser la haine entre les deux pays et faire, à la paix, une Europe nouvelle.

Or ce concours, non militaire, n’intéressait plus guère l’Allemagne de fin 1941, affrontée, le dos au mur, à une guerre devenue mondiale.

L’entrevue de Saint-Florentin n’avait pas eu d’autre but, pour Gœring, deuxième personnage du Reich, qui l’avait sollicitée, que de savoir enfin à quoi s’en tenir entre les diverses acceptions du mot. Il avait été servi par la franchise énergique du Maréchal. Certes, entre anciens combattants de la Grande Guerre s’estimant mutuellement, le ton était toujours resté courtois et respectueux. Mais les dirigeants du Reich avaient enfin compris qu’il n’y avait rien de sérieux à attendre de la France, surtout dans le domaine militaire, sans des concessions substantielles que leur manque de confiance à notre égard (justifié par l’état de l’opinion) les empêchait évidemment d’envisager. »

(Amiral Auphan, L’Honneur de servir, p.321-322)

  • le 01 décembre 1947 : 80000 réservistes sont rappelés devant la crainte d’un coup d’état communiste.

Le contingent 46-2 a été rappelé. Souvenons-nous que Thorez est rentré de Moscou, amnistié par de Gaulle, que le maréchal Leclerc, que beaucoup poussaient à entrer en politique vient de décéder dans un tragique accident d’avion, que la CGT et le PCF multiplient les grèves qui paralysent le pays, qui, à la différence de l’Allemagne ne bénéficie encore pas du plan Marshall, que les statues de ND de Lourdes, ND de Pontmain, font le tour de la France, portées pieds nus par les catholiques français. Les processions sont souvent violement attaquées par les communistes et brocardées par les journaux.

Le 8 décembre, Notre Dame apparaît à l’île Bouchard au sud de Tours à quatre fillettes.

Elle va tout d’abord demander aux enfants de « prier pour la France qui est en grand danger ». En effet, le mécontentement populaire, les pénuries, les frustrations et les tentatives de déstabilisation extérieures sont tels que le pays, en proie à une grève générale très dure, est alors en situation quasi-insurrectionnelle. Tous les responsables politiques et syndicaux considèrent la guerre civile comme inéluctable. Les enfants, obéissant à Marie, se mettent en prière avec leurs camarades d’école. Inexplicablement, le lendemain soir, la grève est arrêtée, le pays se remet au travail. Ce sera le début des « trente glorieuses ».

  • le 1er décembre 1956 : les JO de Melbourne et la victoire d’Alain Mimoun au marathon.

Le 24 novembre 1956 s’ouvre à Melbourne la XVIe olympiade. Ce sont les premiers Jeux dans l’hémisphère sud. Ces jeux Olympiques ont une saveur particulière pour les Français amoureux du sport.

Alain Mimoun a 35 ans, lors du marathon. Cet ancien caporal-chef, d’origine kabyle, avait failli être amputé d’une jambe à l’issue de la bataille du Mont Cassin, en 1944, un mois avant l’épreuve il a été opéré d’une hernie. Prétendant au titre, il ne peut être sûr de rien. La veille de l’épreuve, il apprend que son épouse vient d’accoucher. Ayant le maillot 13, il bat en 02h25 sur son rival et néanmoins ami, le Tchécoslovaque Emil Zatopek, sous les acclamations des 120.000 spectateurs du stade olympique.

  • le 01 décembre 1971 : le 1er sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE), “Le Redoutable”, est mis en service.

 

  • le 01 décembre 1990 : les 2 tunneliers français et britannique font leur jonction dans le tunnel de service, sous la manche : 2 techniciens se serrent la main.

 

 

La déclaration de candidature d’Eric Zemmour visionnée par plus d’1,7 millions de Français en quelques heures [ADD.]

Critiquée par toute la classe politique qui cherche à diaboliser Eric Zemmour, la vidéo de sa déclaration de candidature est jugée de manière unanime comme inédite dans sa forme et très profonde par son contenu :

Addendum : La vidéo est actuellement censurée par You Tube (voir ici). Elle a dépassé les 2,3 millions de visionnage. On peut la regarder par un autre lien ci-dessous :

 

Quelques personnalités politiques, qui ont vocation à travailler à l’union des droites, ont réagi favorablement :

Par ailleurs, le site de campagne du candidat est désormais accessible : EricZemmour2022.fr

C’est arrivé un 30 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 30 novembre 1215 : clôture du IVe concile du Latran.

Le pape Innocent III préside la dernière séance du concile du Latran. Ce nouveau concile œcuménique est le quatrième à avoir lieu au palais romain du Latran. Il en résulte l’affirmation de la Trinité, de l’incarnation humaine du Christ, la réglementation de la confession auriculaire et du mariage, la condamnation des Cathares et des Vaudois, l’interdiction de créer de nouveaux ordres religieux et l’apparition du terme de “transsubstantiation”. Par ailleurs, le pape Innocent III appelle à une nouvelle croisade. Toutefois, c’est son successeur, le pape Honorius III qui l’organise deux ans plus tard.

  • le 30 novembre 1406 : élection du pape Grégoire XII.
  • le 30 novembre 1750 : décès du Maréchal de Saxe.

Le maréchal général de France et condottiere, Maurice de Saxe décède à Chambord. Fils de la comtesse de Königsmark et du futur roi de Pologne Auguste II, il participe à sa première bataille, en 1712, face aux Suédois. Il prend ensuite une part active à la guerre de Succession de Pologne ainsi qu’à la guerre de Succession d’Autriche au service de la France. Il s’illustre notamment durant les batailles de Fontenoy et de Rocourt. En récompense de ses victoires, il est nommé gouverneur à vie de Chambord en 1748, deux ans avant de s’éteindre.

  • le 30 novembre 1807 : Lisbonne capitule face à Napoléon.

La Grande Armée de Napoléon, commandée par les généraux Junot, Dupont et Moncey entre dans Lisbonne avec 25 000 hommes. Ils trouvent la capitale abandonnée. La veille, le roi du Portugal Dom Jão Ier et sa cour ont fui vers le Brésil. Pour l’empereur, la conquête du Portugal est indispensable, car le pays est le plus fidèle allié de l’Angleterre, dont il a décrété le blocus.

  • le 30 novembre 1830 : Pie VIII meurt à Rome.

 

  • le 30 novembre 1853 : bataille de Sinope.

La bataille de Sinope a lieu durant la guerre de Crimée. Cette bataille navale oppose les Turcs aux Russes au nord de la Turquie. Les Ottomans cherchent à assurer leurs positions dans le secteur et envoient quelques unités marines. Elles affrontent alors la flotte russe durant une heure. Les Russes bombardent les Ottomans et détruisent la majorité des bateaux ennemis. Après cette bataille, le Royaume-Uni et la France déclarent la guerre à la Russie.

  • le 30 novembre 1840 : retour de la dépouille de Napoléon 1er de Sainte Hélène.

En ce jour, la Belle Poule accoste à Cherbourg. A bord, le cercueil de l’empereur Napoléon Ier mort à Sainte-Hélène le 5 mai 1821. Le catafalque, après une sobre cérémonie, est déposé sur une péniche qui va remonter le cours de la Seine jusqu’à Paris. Le 16 avril 1821, l’empereur a écrit :

” Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français que j’ai tant aimé. “

Sa dernière volonté est respectée, dix-neuf ans après sa mort.

  • le 30 novembre 1854 : la concession du canal de Suez est cédée à Ferdinand de Lesseps.

Alors vice-roi d’Égypte, Saïd Pacha accorde à Ferdinand de Lesseps une concession de 99 ans, lui permettant de percer l’isthme de Suez. Le Français envisage en effet de créer une route maritime entre la Méditerranée et la Mer Rouge. Il est prévu qu’à la fin de la concession, le canal devienne propriété de l’Égypte. Voir les chroniques du 17 novembre et du 25 avril.

  • le 30 novembre 1904 : Henri Cornet, vainqueur du Tour de France.

Alors âgé d’à peine 20 ans, Henri Cornet est déclaré vainqueur du Tour de France. Il était d’abord classé cinquième, mais l’Union Vélocipédique de France élimine les quatre premiers coureurs qui n’ont pas respecté le règlement. Ce Tour a été marqué par les batailles entre spectateurs, par des agressions sur des coureurs de spectateurs qui n’ont pas hésité à jeter des clous sur la route. Desgrange, le fondateur du Tour, a même failli mettre un terme à cette course annuelle.

  • le 30 novembre 1924 : les troupes franco-belges évacuent la Ruhr.

Foch voulait mettre l’Allemagne totalement à genoux pour lui ôter les moyens de recommencer une troisième fois. L’avenir lui donnera raison contre nos politiciens à courte vue.

  • le 30 novembre 1949 : les tickets de rationnement du pain sont supprimés.
  • le 30 novembre 1988: instauration du RMI.

La loi sur le revenu minimum d’insertion (RMI) est définitivement adoptée par l’Assemblée Nationale à l’unanimité. Le texte, proposé par le gouvernement de Michel Rocard, a été débattu durant deux mois avant d’être voté. Dès février 1989, 570 000 foyers vont bénéficier du RMI. La culture de l’assistanat s’installe en France, les outils permettant le « grand remplacement » s’accumulent sous couvert de justice sociale…

  • le 30 novembre 2007: le Pape Benoît XVI signe l’encyclique “Spe Salvi”.

C’est une lettre encyclique de Benoit XVI aux évêques aux prêtres et aux diacres, aux personnes consacrées et à tous les fidèles laïcs sur l’Espérance chrétienne.

Pour ceux qui veulent lire ce document.

Lien

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20071130_spe-salvi_fr.html

Pourquoi les mouvements écologistes promeuvent-ils des politiques qui nuisent non seulement aux humains mais aussi à la planète ?

Nommé « héros de l’environnement » par le magazine Time en 2008, lauréat du « Green Book Award », expert invité par le GIEC, Michael Shellenberger est le fondateur d’une ONG de sauvegarde de la Nature, non partisane et indépendante. Il écrit régulièrement depuis vingt ans pour le New York Times, le Washington Post et le magazine Nature Energy.

Il vient de publier un ouvrage important, Apocalypse zéro, Pourquoi la fin du monde n’est pas pour demain. Les erreurs de l’écologie radicale. Il remet en cause la propagande sur l’environnement, que ce soir le drame de la forêt vierge en train de brûler, le plastique, le sauvetage des baleines, la consommation de viande, le nucléaire, etc. Journaliste scientifique et ardent défenseur de l’environnement, Michael Shellenberger se posait depuis longtemps une question : pourquoi les mouvements écologistes continuent-ils à promouvoir des politiques qui nuisent non seulement aux humains mais aussi à la planète ? Il montre dans ce livre que les principales ONG écologistes militent pour des solutions incohérentes et souvent même dangereuses. Mélangeant avec bonheur la recherche, l’enquête de terrain et l’histoire du mouvement vert, ce livre lève le voile sur les enjeux financiers, statutaires et idéologiques qui se cachent derrière l’écologie politique contemporaine et son catastrophisme.

Il montre par exemple que ce n’est pas le capitalisme qui a aggravé la chasse à la baleine, mais le communisme. Les historiens ont en effet découvert des documents attestant que l’Union soviétique avait supprimé beaucoup plus de baleines qu’elle ne l’avait reconnu : 98% des baleines bleues tuées dans le monde après l’interdiction de 1966 l’ont été par des baleiniers soviétiques. Sur le nucléaire, il souligne que le nombre de victimes de l’énergie nucléaire est infime et que son impact environnemental est très modéré. Le pire accident énergétique de tous les temps fut l’effondrement du barrage hydroélectrique de Banqiao en 1975, en Chine, qui a tué entre 170 000 et 230 000 personnes. Tandis que l’équivalent d’une canette de Coca d’uranium peut suffire pour une vie entière de consommation intensive d’énergie. Sur cette énergie, il montre d’ailleurs que le lobby de l’éolien est très fortement lié à l’industrie gazière, sans laquelle l’éolien serait bien en peine de répondre aux besoins. La France en est un parfait exemple : après avoir investi 33 milliards de dollars au cours de la dernière décennie en faveur du solaire et de l’éolien, la France utilise désormais moins de nucléaire et davantage de gaz naturel, avec pour effet une hausse des prix de l’électricité et une électricité plus carbonée. Et il pose cette question majeure :

depuis combien de temps exactement les intérêts pétroliers et gaziers financent-ils des groupes environnementaux pour faire fermer des centrales nucléaires ?

La faculté de Rennes fait-elle la promotion de la GPA ?

La faculté de Rennes organise le 1er décembre un colloque qui ne brille pas par le pluralisme des intervenants et qui se veut un acte militant.

A noter que l’entrée est gratuite pour les étudiants.

Messe traditionnelle à Saint-Germain-en-Laye

Le froid et les giboulées n’ont pas eu raison de leur espérance ; comme chaque semaine, petits et grands étaient nombreux devant la porte toujours fermée de la chapelle Saint Louis de Saint-Germain-en-Laye en ce premier dimanche de l’Avent.

  https://m.youtube.com/watch?v=J3otgv26Tgo

Manifestation d’Alliance Vita contre la proposition de loi sur l’avortement

 

En 2022, pour la première fois, une édition du « Congrès Mission » verra le jour à Bruxelles

Née en 2015 à l’initiative d’Anuncio, et avec la participation de plusieurs communautés et mouvements chrétiens (Cathobel, la Communauté de l’Emmanuel,  RCF, le Parcours Alpha, les Jésuites, les Equipes Notre-Dame et Tandem, la Fondation Saint-Jean Paul II, le Renouveau Charismatique, le Forum Saint-Michel, Egliseinfo.be, La Viale Europe, le Verbe de Vie, Missio, la Communauté des Béatitudes, la Fraternité de Tibériade, le CIPAR, les Petites Soeurs des Pauvres, Fondacio,…), le Congrès Mission a pour ambition de chercher comment “proposer la foi” dans toutes les réalités de la société, et rassemble chaque année des milliers de chrétiens pour échanger des moyens concrets.

A travers de nombreux ateliers et tables rondes, ainsi qu’un village d’initiatives, chacun est amené à réfléchir sur la mission et à découvrir comment la foi chrétienne peut être annoncée aujourd’hui.  Rythmé par des temps de prières, messes et célébrations, le Congrès Mission se veut également un lieu de ressourcement spirituel.

En 2022, le Congrès Mission se déploie à Bruxelles pour la première fois. Tous les chrétiens de Belgique sont invités à la Basilique de Koekelberg les 18, 19 et 20 mars 2021, pour vivre cet événement unique au cœur de la capitale de l’Europe.

Parmi les nombreux intervenants, sont attendus notamment : Père Guy Martinot (sj), Marie Rottier, Pierre Merlin (diacre), le philosophe Dominique Lambert, la théologienne Laetitia Calmeyn, Frère Marc de la Fraternité de Tibériade, Joaquim Lesne, spécialiste de la transition écologique ou, parmi d’autres, le compositeur Benoît Collet.

Dans la perspective de cet événement, l’équipe du Congrès Mission Bruxelles organise une soirée d’information les mercredi 15 (en néerlandais) et jeudi 16 (en français) décembre de 20h30 à 21h30 (en virtuel, inscription via l’option « Je deviens Ambassadeur » du site https://www.congresmission.be/modalites-pratiques ou via l’événement Facebook).

C’est arrivé un 29 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 29 novembre (ou 31 décembre) 561 : décès du Roi Clotaire Ier dit « le Vieux ».

Clotaire Ier dit le Vieux est Roi des Francs de la dynastie des Mérovingiens, fils de Clovis, premier Roi de France, mort en 511.

  • le 29 novembre 1226 : sacre de Louis IX, Roi de France.

Louis IX est couronné Roi à Reims et succède ainsi à son père Louis VIII mort à Montpensier le 8 novembre. Sa mère, Blanche de Castille, assure la régence, car il n’est âgé que de 12 ans. Fervent chrétien, il meurt en croisade devant Tunis le 25 août 1270. Voir la chronique du jour, mais aussi celles du 25 avril, des 11 et 19 aout entre autres).

  • le 29 novembre 1268 : décès du pape Clément IV.
  • le 29 novembre 1314 : mort de Philippe le Bel, Roi de France.

Au terme de près de 30 ans de règne, le Roi de France Philippe IV le Bel, meurt à Fontainebleau à l’âge de 46 ans. Son fils Louis X, dit le Hutin, lui succède mais il meurt moins de deux ans après son couronnement. Ses trois fils se succèdent sur le trône mais sans descendance. Avec eux s’achève la lignée des Capétiens directs. (Voir la chronique du 13 janvier sur le testament de saint Remi).

Il annexe la Flandre au domaine royal. Sous son règne éclate un très grave conflit opposant la France à la papauté romaine. Cette crise qui ne se termine que par le déplacement de la cour du pape Clément V de Rome à Avignon, est à l’origine du Grand Schisme d’Occident. Tous deux détruisent l’ordre des Templiers (voir les chroniques du 13 octobre, 18 mars et 3 avril).

  • le 29 novembre 1516 : signature de la « paix perpétuelle » entre la Suisse et la France.

Au lendemain de la défaite de Marignan, les Suisses abandonnent tout projet de conquête étrangère. Ils signent alors une paix perpétuelle avec la France de François Ier, qui leur attribue le Tessin et des indemnités en échange de mercenaires. Cette paix ” perpétuelle” est aussi appelée Paix de Fribourg. Les Suisses s’engagent à ne plus porter les armes contre la France ni à aider ses adversaires. Fidèle jusqu’à la mort les gardes Suisses se feront massacrer jusqu’au dernier pour défendre les Tuilerie, en 1792, contre les révolutionnaires armés par le duc d’Orléans, voir la chronique du 10 août.

  • le 29 novembre 1554 : l’Angleterre se rapproche de Rome.

Le Parlement valide ce rapprochement. Une messe est célébrée le 30 novembre par le légat Reginald Pole, archevêque de Cantorbéry, cardinal de l’Eglise catholique romaine.

  • le 29 novembre 1594 : le duc de Guise livre Reims à Henri IV.

La Ligue tenant la ville, Henri IV a été sacré à Chartres. L’héritier du trône a dû batailler dur pour faire respecter ses droits. Après avoir été excommunié par le pape, il voit sa sanction levée par le Saint-Siège qui a pu vérifier la sincérité de sa conversion.

Le Marquis de la Franquerie, dans « La Vierge Marie dans l’histoire de France » rapporte le miracle, dont tous les parisiens sont les témoins, le 22 mars 1594 (voir la chronique du jour), quand Henri IV entre dans Paris alors que les Espagnols et la Ligue tenaient encore la ville ; Henri IV fait sa première visite fut pour Notre Dame de paris :

«Là fut vu de toute l’assistance, étant en indicible nombre près de sa Majesté, Saint Michel, l’ange gardien de la France … qui, tout au long de la cérémonie, se tint à côté du Roy, et icelle finie, disparut aussitôt. » (Citation par la Franquerie de André Favyn dans son livre Le théâtre d’honneur et de chevalerie, p 612).

Et le marquis de continuer :

«L’archange montrait ainsi au Royaume que le choix du Ciel s’était bien porté sur le Monarque et confirmait avec éclat que la loi Salique doit être appliquée non seulement dans son esprit mais aussi dans la lettre ». (Le Marquis de la Franquerie, dans « La Vierge Marie dans l’histoire de France », Ed : Résiac)

  • le 29 novembre 1633 : l’abbé Vincent de Paul fonde les Filles de la Charité, devenues « Sœurs de Saint Vincent de Paul.

Vincent de Paul est un prêtre catholique français connu pour sa grande charité. Il est longtemps l’aumônier des galériens avant de se mettre au service de la reine Marguerite de Navarre, l’épouse du Roi Henri IV. Il fonde alors la Congrégation de la Mission, en 1625, dont la vocation est l’évangélisation les populations pauvres des campagnes, puis des colonies. Le 29 novembre 1633, il fonde la congrégation des Gardes des Pauvres qui devient très vite la Compagnie des Filles de la Charité, une société de vie apostolique exclusivement féminine sous la responsabilité de Louise de Marillac. Les sœurs qui y entrent se consacrent aux malades et aux pauvres, aussi bien matériellement que spirituellement. Devenues les « Sœurs de Saint Vincent de Paul », leur société est aujourd’hui présente dans 94 pays et compte environ 20 000 membres.

  • le 29 novembre 1791 : décret contre les prêtres réfractaires.

Le 29 novembre 1791, l’assemblée législative prend un décret contre les prêtres réfractaires qui refusent la Constitution civile du clergé, votée un an plus tôt. La Révolution tourne à la guerre civile.

  • le 29 novembre 1911 : Saint Pie X remet la barrette aux nouveaux cardinaux d’Angleterre, de Hollande, des Etats-Unis et de France.

Saint Pie X termine son allocution consistoriale en ces termes:

«Que vous dirai-je, maintenant, à vous, fils de France, qui gémissez sous le poids de la persécution ? Le peuple qui a fait alliance avec Dieu, aux fonts baptismaux de Reims, se repentira, et retournera à sa première vocation. Les mérites de tant de fils, qui prêchent la vérité de l’Évangile dans le monde presque entier, et dont beaucoup l’ont scellée de leur sang, les prières de tant de saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons, dans la gloire céleste, les frères bien-aimés de leur patrie ; la piété généreuse de tant de ses fils qui, sans s’arrêter à aucun sacrifice, pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique… appelleront certainement sur cette nation les miséricordes divines. Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra pas, la fille de tant de soupirs et de tant de larmes.

Un jour viendra, et Nous espérons qu’il n’est pas très éloigné, où la France, comme Saul sur le chemin de Damas, sera enveloppée d’une lumière céleste et entendra une voix qui lui répétera : « Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ? » Et sur sa réponse : « Qui es-tu, Seigneur ? », la voix répliquera : « Je suis Jésus que tu persécutes. Il t’est dur de regimber contre l’aiguillon, parce que, dans ton obstination, tu te ruines toi-même. » Et elle, tremblante et étonnée, dira : «Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? » Et Lui : « Lève-toi, lave tes souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein tes sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, Fille aînée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la terre. » Ainsi soit-il !

  • le 29 novembre 1932 : 1ère apparition de Notre Dame à Beauraing en Belgique.

Entre le 29 novembre 1932 et le 3 janvier 1933, la Vierge Marie apparaît à cinq enfants du village de Beauraing, en Belgique : Fernande, Gilberte et Albert Voisin, ainsi qu’Andrée et Gilberte Degeimbre. Les événements se déroulent dans le jardin du pensionnat Notre-Dame du Sacré-Cœur tenu par les Sœurs de la Doctrine Chrétienne de Nancy. L’apparition est reconnue le 2 juillet1949. Le message de Notre Dame est de venir en pèlerinage car dit-elle:

“Je convertirai les pécheurs.”

  • le 29 novembre 1947 : l’ONU scinde la Palestine en deux Etats, un juif et un palestinien.

L’Assemblée générale de l’ONU réunie à New-York, prend la décision de partager la Palestine en deux: un Etat arabe et un Etat juif. L’administration de Jérusalem relèvera de l’organisation internationale. Le Conseil de la ligue arabe s’oppose à cette décision ; très vite les affrontements commencent. L’état d’Israël naît le 14 mai 1948, et connaît immédiatement la guerre en étant envahi par l’Egypte, le Jordanie, l’Irak, la Syrie et le Liban.

  • le 29 novembre 1962 : accord pour construire le Concorde.

A Londres, De Gaulle et Macmillan décident de développer ensemble un avion supersonique commercial, dont l’entrée en service est prévue en 1970, le “Super-Caravelle”.

  • le 29 novembre 2005 : béatification du futur Saint Jean Paul II.

L’ancien secrétaire du pape Jean-Paul II, le cardinal Dziwisz, confirme le choix d’un miracle survenu en France.

L’eucharistie, antidote à la déprime

En cet Avent, Natalie Saracco donne rendez-vous sur sa chaine youtube tous les jeudi à 20h30 pour visionner la série de son tout dernier témoignage à Bruxelles, en tout, huit épisodes.

Quand Zemmour montre le chaos, les médias regardent le doigt

Les médias nous présentent la campagne d’un candidat majeur étouffée par la violence de gauche. Et quand on racontera l’histoire de l’échec de cette campagne, on oubliera complètement le rôle qu’y a joué cette violence. Et pourtant, samedi soir, les nervis gauchistes ont saccagé le restaurant où Eric Zemmour a dîné :

Cette violence de gauche est un fait majeur de notre vie politique, mais son rôle est constamment sous-estimé, en partie parce que la violence elle-même est intermittente, mais ses effets sont permanents. Alice Coffin justifie cette violence, mais cela n’émeut pas nos grands démocrates attachés aux valeurs de la république… :

Elle est également sous-estimée parce que non seulement la gauche la minimise, mais les victimes mêmes de cette violence sont portées à la minimiser: si un parti met trop en avant les violences qu’il subit, il contribue à décourager ses propres militants, candidats et soutiens. C’est un réflexe normal : relativiser ces violences (“même pas mal”) pour ne pas décourager les sympathisants de venir aux meetings suivants.

On se retrouve, dans le cas du RN et sans doute de la campagne d’EZ, à mener des campagnes destinées à éviter ces actes de violence, au prix d’une bien moindre efficacité: boîtages et collages de nuit plutôt que tractages, fin des grands meetings annoncés à l’avance, etc. Sauf incidents ponctuels, la violence visible disparaît alors, mais ses effets demeurent – et sont reprochés au candidat (“le temps paraît bien loin où Zemmour pouvait rassembler des milliers de sympathisants dans ses meetings“, etc).

Eric Zemmour a justitie son geste par le refus du débat imposé par ces nervis :

Evidemment, les bonnes consciences disent que cela révèle qu’il n’a pas la stature d’un président :

Mais c’est vrai qu’en terme d’élégance, nous sommes actuellement bien servis :

Procès de l’Angélus : une école sacrifiée pour pas grand chose

Le procès de l’Institution l’Angélus s’est déroulé les 23 et 24 novembre et le verdict a été rendu le 24 après-midi. L’abbé Spinoza était accusé d’avoir infligé violences et humiliations à une cinquantaine d’élèves de l’école privée l’Angelus qu’il dirigeait dans le Cher. L’abbé Régis Spinoza n’a été condamné qu’à trois ans de prison avec sursis. La cour l’a aussi condamné à dix ans d’interdiction d’exercer une activité en lien avec des mineurs. Le tribunal n’a finalement pas suivi les réquisitions du parquet, qui avait réclamé de la prison ferme. Durant le procès, il a été soutenu par plusieurs parents d’élèves, qui ont minimisé l’ampleur des accusations.

En 2017, nous nous demandions si les poursuites allaient finalement s’évanouir, le dossier d’accusation se vidant au fil des jours (à l’époque des accusations évoquaient des agressions sexuelles, très vite abandonnées).

Le Tribunal a refusé de condamner l’abbé à de la prison ferme. L’interdiction d’avoir des activités auprès des mineurs pendant dix ans concerne uniquement le cadre professionnel. L’abbé a été condamné à des amendes (106 000 euros) pour trois bénévoles qui, parce qu’ils avaient un emploi du temps, dépendaient de son autorité, et des amendes pour les claques ou les punitions « excessives » selon les termes du Tribunal.

L’abbé Spinoza a donc été relaxé des accusations suivantes :

  • Relaxé pour de nombreuses « victimes » de violences ;
  • Relaxé à propos des conditions d’hébergement insalubres ;
  • Relaxé pour la nourriture « périmée » ;
  • Relaxé pour violence psychologique sur un mineur et rejet par le Tribunal de l’ITT de 10 jours ;
  • Requalification à propos des « violences habituelles » qui n’ont pas existé selon  le tribunal qui qualifie de « violences ponctuelles » les claques ou punitions, rejet d’une violence « institutionnalisée » au sein de l’Angélus
  • Relaxé pour 50% des personnes qui avait été considérées initialement comme étant payées au « noir ».

Que reste-il ? Des claques que l’abbé a reconnues et des punitions que le Tribunal estime comme étant excessives. Il n’y a pas de « gouroutisation », ni de « manipulation » (les juges se sont appuyés sur les expertises de personnalité, de psychologie et sur les expertises de psychiatres de l’abbé Spinoza ). 

Pourquoi une peine si lourde pour quelques claques à des élèves souvent difficiles, parfois sans parents et élevés par un autre membre de la famille, suivis par les services sociaux…? Des élèves dont personnes ne voulait plus et que l’abbé Spinoza a accepté de scolariser. Depuis 2019, un parent qui punit sévèrement son enfant ou lui met une claque peut être déféré devant un tribunal correctionnel (sans parler des services sociaux). Et puis le contexte du rapport Sauvé n’a pas joué en sa faveur.

Dans cette affaire -ce lynchage en règle-, la presse, y compris une certaine presse catholique, ne sort pas grandie. Il est facile de jeter un prêtre aux chiens. Il est plus difficile de réparer une réputation.

L’église Sainte-Thérèse de Saint-Quentin sauvée de la démolition

Il y a quelques jours, La Tribune de l’art s’inquiétait de l’avenir de l’église Sainte-Thérèse. Le 30 novembre, une vente des vitraux des années 30 était accompagnée de la mention suivante :

« L’acquéreur s’engage à démonter à ses frais les verrières, dans les deux mois qui suivent la vente. La dispersion des vitraux est faite en accord avec l’Evêché qui remettra à l’acquéreur un certificat. »

Car l’église, selon un dépliant, doit être détruite en février 2022. Voici l’église et l’un des vitraux :

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