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Valérie Pécresse présente un improbable organigramme de campagne réunissant tout et son contraire

Le vrai slogan de Valérie Pécresse aurait dû être :”Tout le monde, il est beau. Tout le monde, il est gentil” ou encore “Des postes de ministres, il y en aura pour tout le monde“. Cette multiplication de nominations (90 personnalités) est tellement ridicule qu’elle a du mal à cacher les divisions idéologiques au sein de LR. Chacun aura compris que tout cela est de la poudre aux yeux et que sa véritable équipe de campagne est bien plus resserrée…

«Tout le monde à bord.» C’est le mot d’ordre des pécressistes pour les trois mois de la campagne présidentielle à venir. Mardi, au cours d’une conférence de presse, Valérie Pécresse a présenté son organigramme de campagne (…),

Si les soutiens de la candidate sont bien représentés dans l’équipe – Patrick Stefanini y est directeur de campagne ; Geoffroy Didier, directeur de la communication ; Frédéric Lemoine directeur du projet ; Brice Hortefeux conseiller spécial en charge des réformes institutionnelles ; Othman Nasrou, porte-parole ; Alexandra Dublanche à la coordination des comités de soutiens et à la cellule riposte (…)

Les «quatre mousquetaires» de Valérie Pécresse (…) sont tous nommés conseillers auprès de la candidate. Éric Ciotti, le finaliste, sera en charge des questions d’autorité, contre «la France et l’Europe dans le monde» pour Michel Barnier. Quant à Xavier Bertrand, il œuvrera sur «la République des Territoires» – son leitmotiv ces derniers mois – et le Travail, contre la santé pour Philippe Juvin.

Les anciens soutiens des ex-candidats déchus sont eux aussi associés à la campagne, à l’instar de Vincent Chriqui (équipe Bertrand) ou Vanessa Williot-Bertrand (épouse de Xavier Bertrand), d’Émilie Bonnivard ou Daniel Fasquelle (équipe Barnier), d’Alexandra Borchio-Fontimp (équipe Ciotti), de François Varlet (équipe Juvin). À leurs côtés, les présidents des groupes LR au Sénat et à l’Assemblée nationale, Bruno Retailleau et Damien Abad, s’occuperont respectivement de la préparation des 100 premiers jours, et de l’éducation, la famille, la jeunesse et la République solidaire.

Autre arrivée dans l’équipe : le vice-président du conseil régional d’Île-de-France, Yann Werhling, ex militant Vert, passé au MoDem, qui s’occupera de «l’urgence écologique». Façon de souligner que la candidate entend s’adresser à la droite et au centre, au-delà des Républicains. Le patron des Centristes, Hervé Morin, proche de Valérie Pécresse, devient d’ailleurs un de ses plus proches conseillers en charge des questions de croissance, d’innovation et de souveraineté économique.

Outre les soutiens de la première heure et les ex-candidats, tous les ténors LR participeront à la campagne de Valérie Pécresse. Manière de ne pas reproduire l’erreur de François Fillon en 2017. Ainsi Gérard Larcher et Laurent Wauquiez seront en charge des comités des soutiens, Jean-François Copé est nommé conseiller spécial pour la politique de la ville, l’intégration et l’assimilation. Nadine Morano devient conseillère politique, comme Annie Genevard, également responsable du pôle élus par ailleurs. François-Xavier Bellamy, conseiller spécial de la candidate, coordonnera de son côté les relations avec le Parlement européen. Quant à Julien Aubert, il coordonnera la cellule riposte, composée de Robin Reda, Valérie Boyer, Valérie Debord ou encore Jonas Haddad, tous désignés pour monter au front. Avec à leurs côtés, Charles Prats, magistrat, connu pour ses travaux sur la fraude fiscale.

Guillaume Larrivé, soutien de la candidate pendant le congrès et député de L’Yonne, Franck Louvrier, maire de Baule, sont nommés conseillers politiques. Tout comme la sénatrice des Yvelines, Sophie Primas, la sénatrice des Alpes-Maritimes Dominique Estrosi-Sassone, le sénateur des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi, le maire du 16è arrondissement de Paris Francis Szpiner ou encore Michel Tabarot, députée des Alpes-Maritimes.

Quant au parti Les Républicains, enfin, il aura une place de choix dans la campagne : le patron du mouvement Christian Jacob participe au conseil stratégique. Et Aurélien Pradié, numéro 3 de LR, est porte-parole, tout comme Guilhem Carayon, président des jeunes LR. Ou comme Agnès Evren à la tête, notamment, de l’influente fédération LR de Paris.

« Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout »

Dans une interview donnée au Parisien, le président de la République a déclaré :

“Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder”. “Donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout, c’est ça la stratégie”.

“Je ne vais pas les mettre en prison, je ne vais pas les vacciner de force. Et donc, il faut leur dire: à partir du 15 janvier, vous ne pourrez plus aller au restau, vous ne pourrez plus prendre un canon, vous ne pourrez plus aller boire un café, vous ne pourrez plus aller au théâtre, vous ne pourrez plus aller au ciné”.

C’est de l’incitation à la haine, à la violence ou à la discrimination. « Emmerder » les racailles, les dealers ou les islamistes, ce sera pour un autre mandat ?

Passeport vaccinal : les positions de Marine Le Pen à Mélenchon, en passant par Valérie Pécresse

De son côté, Valérie Pécresse annonce que la droite ne s’opposera pas au passeport vaccinal. Pourquoi avoir alors voté la suspension de séance ?

Nous préférons l’intervention de Jean-Luc Mélenchon… :

Charlotte d’Ornellas : il devient difficile de suivre rationnellement les décisions du gouvernement

Il faut écouter l’intervention de Charlotte d’Ornellas à propos des contradictions de l’exécutif concernant les mesures liberticides incohérentes sur la crise sanitaire :

L’avortement et le toujours plus

De François Billot de Lochner :

Nous l’avions, hélas, dit et écrit au début de l’année dernière : à l’approche des élections présidentielles de 2022, la majorité parlementaire, à la botte de Macron, allait faire passer le maximum de mesures de déconstruction, sur le maximum de sujets possibles. Dans ces conditions, il fallait évidemment remettre le couvert sur l’avortement, en élargissant encore un peu plus ce qui est désormais considéré, par la quasi-totalité de la classe politique, de façon aberrante, comme un « droit fondamental ».

Comme il n’existe à peu près plus de restrictions concernant les possibilités d’avortement, mis à part le nombre de semaines de grossesse, les députés ont évidemment proposé d’accroître encore les délais d’avortement, en les faisant passer de 12 à 14 semaines. Pourquoi ce chiffre de 14 semaines ? Personne ne le sait vraiment, mais c’est ainsi.

Le très courageux Macron a magnifiquement déclaré que la responsabilité de cette réforme revenait aux députés : ainsi, ce pur Ponce Pilate fait voter une réforme qu’il souhaitait évidemment, mais explique aux électeurs futurs qu’il n’est pour rien dans cette réforme. La manœuvre est tellement grossière qu’elle en est stupide, mais comme on le dit si bien : plus c’est gros, plus ça passe…

Et la pièce de théâtre s’est donc mise en place, dans un jeu de rôle parfaitement huilé. Acte I : l’Assemblée nationale vote les 14 semaines, bien logiquement, puisque son rôle est de déconstruire et de détruire. Acte II : le Sénat, dit de droite, rejette la proposition de loi : il montre ainsi qu’il défend les conservateurs. Acte III : le texte revient à l’Assemblée, qui vote définitivement le projet. Le rideau retombe, fin de la pièce de théâtre. Et le tour est joué. Chacun a admirablement joué son rôle. Macron ressort blanc comme neige de l’opération, la droite peut claironner qu’elle s’est bien battue, et la gauche, du centre à l’extrême gauche, remporte la victoire de l’accroissement de « la liberté d’avortement ».

Ainsi, la politique française, et d’ailleurs occidentale, qui consiste à accroître encore et encore les possibilités de détruire la vie des petits bébés à naître, ne cesse de d’aggraver les choses, sans retour en arrière possible, apparemment. Cela dit, des signaux sont donnés dans le monde entier pour dire : stop, ça suffit ! Des États-Unis à la Pologne, en passant par des pays africains ou asiatiques, des dirigeants politiques se rebellent contre la politique tout avortement qui se développe dans le monde entier. Des signaux positifs sur ce sujet se multiplient : il nous faut conserver l’Espérance !

François Billot de Lochner

Chrétiens persécutés

Lu sur les 4 Vérités:

Raphaël Delpard est journaliste et athée, mais il s’intéresse depuis longtemps aux persécutions des chrétiens dans le monde – sujet sur lequel il avait notamment produit un documentaire en DVD voici quelques années.

Il vient de publier un livre à la fois agréable à lire sur la forme, et effrayant sur le fond.

De l’islam radical au communisme, en passant par l’hindouisme et toutes sortes d’idéologies variées, les causes de persécution sont multiples. Les méthodes aussi. Mais la réalité est là, glaçante : plus de 300 millions de chrétiens dans le monde ne peuvent pas pratiquer leur foi librement.

Un livre qui devrait réveiller les consciences dans notre Europe anciennement chrétienne !

340 millions de chrétiens persécutés dans le monde

Drapeau européen, la politique des petits pas

De, Stéphane Buffetaut, élu vendéen, ancien député européen et membre du bureau politique du CNIP, pour le Salon beige:

Le déploiement du drapeau de l’Union européenne sous l’arc de triomphe, précipitamment retiré dans la nuit du 1er au 2 janvier, a immédiatement causé une certaine colère. Le Secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, Clément Beaune , avait aussitôt déclaré qu’il ne s’agissait que d’une « initiative symbolique et temporaire » pour marquer le début de la présidence française de l’Union européenne et condamné les réactions du centre droit et de la droite nationale qui s’étaient indignés de l’effacement du drapeau français.

La chose était-elle si anecdotique ? Rappelons qu’il n’existe pas officiellement et sur le plan international, de drapeau européen. Tout cela, hymne, devise et drapeau, figurait dans le projet de constitution européenne, rejetée comme on le sait, mais pas dans le traité de Lisbonne qui régit, pour le moment l’Union européenne. La présence du symbole européen à côté du drapeau national ne résulte que d’un usage, au demeurant variable d’un pays de l’UE à l’autre. Mais le fait de l’arborer seul, en l’absence du drapeau national, est très révélateur de l’état d’esprit du Président de la république.

Si l’on voulait rester dans « l’initiative symbolique » évoquée par M. Beaune et pour marquer le début de la présidence française de l’Union européenne, il eut été logique d’arborer les deux drapeaux l’un à côté de l’autre. Faire disparaître le drapeau français a évidemment une autre portée. On le sait, M. Macron estime qu’il n’existe ni culture ni art français (Lyon et Londres février 2017) et probablement estime-t-il, en bon mondialiste déraciné, que la France appartient au passé, rejoignant ainsi François Mitterrand qui avait déclaré en janvier 1989 « la France est notre patrie, l’Europe est notre avenir ».

En réalité, tout ceci résulte d’une politique des petits pas qui consiste à habituer lentement les esprits à un nouvel état de fait et à rendre, ou tenter de rendre les choses irréversibles.  En l’occurrence effacer la nation française et ses symboles pour leur substituer ceux de l’Union européenne.

La démarche a été conceptualisée et revendiquée par la Commission européenne et les cénacles européistes : « l’ambiguïté constructive ». Ainsi nomme-t-on à Bruxelles la politique qui consiste à masquer l’objectif réel, créer un Etat européen appelé à noyer les nations dans un carcan administratif et juridique, mais en faisant adopter, étape par étape, des traités ou des directives qui, sous une apparence le plus souvent technique, vont en ce sens et en faisant en sorte que le dispositif mis en place devienne irréversible. Le traité de Maastricht en est l’exemple le plus accompli. La création de la monnaie unique fut présentée comme une disposition de nature technique devant apporter stabilité monétaire et croissance économique. Le but réel était évidemment de créer à la suite un gouvernement économique européen, dans une vision plus centraliste que fédéraliste, et surtout sans attache avec la seule réalité européenne, sa civilisation. Comme en témoignent les billets de la nouvelle monnaie où ne figurent que des architectures irréelles.

La démarche trop brutale du pouvoir macroniste a été contre-productive. Enlever le drapeau français qui flotte habituellement au dessus de la tombe du soldat inconnu, pour le remplacer le symbole d’un système technocratique lointain et de plus en plus honni des Français tant le système est devenu arrogant,  n’est qu’un signe de plus du fossé abyssal qui sépare la caste déracinée qui nous gouverne du peuple. Jamais semble-t-il le « pays légal » n’a été aussi éloigné du « pays réel ».

Il est urgent que les électeurs sortent de leur résignation et du sentiment d’impuissance  pour mettre fin à ce système qui porte en lui les prémices d’une révolte qui risque d’être brutale. Très brutale. Trop brutale. Les élections à venir en sont l’opportunité. Ne la ratons pas.

La Congrégation pour le culte divin n’a pas tout pouvoir

Suite au Motu Proprio Traditionis custodes du 16 juillet et à la réponse aux dubia de la Congrégation pour le Culte Divin du 4 décembre, les bénédictins de l’Immaculée ont publié le 21 décembre :

Nous, moines bénédictins de l’Immaculée, du Monastère Sainte Catherine de Sienne de Taggia fondé le 1er août 2008 par Mgr Mario Oliveri, érigé comme Institut de vie consacrée de droit diocésain le 21 mars 2017, et transféré au diocèse de Vintimille-Sanremo le 18 novembre 2020 par décret de l’évêque du diocèse, Mgr Antonio Suetta, nous avons promis d’être fidèles à nos Constitutions approuvées par le Saint-Siège et sur lesquelles nous avons prononcé les vœux sacrés de religion. En particulier, comme stipulé dans le prologue, nous nous sommes engagés devant Dieu et devant l’Église à garder toujours “la liturgie de la messe, célébrée comme [notre] rite propre, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du monastère, selon la forme plus que millénaire de la Sainte Église Romaine et « jamais abrogée » (motu proprio Summorum Pontificum), dans sa langue latine et son chant grégorien” ; cet engagement solennel inclut l’usage des anciens rituel et pontifical romains, comme le montrent les cérémonies d’ordination depuis le début de notre fondation ; tout ceci par fidélité à « la théologie catholique formulée par le Concile de Trente qui, en fixant définitivement les “canons” du rite de la messe, a élevé une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l’intégrité du mystère de la Sainte Messe ». Comme l’a affirmé publiquement à la télévision Mgr Antonio Suetta, le 24 août 2021, nous sommes “les gardiens et les témoins de la Tradition la plus antique de l’Église”. C’est ainsi et non pas autrement que nous demeurerons fidèles, quoi qu’il en coûte.

Que par l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie Immaculée, le Souverain Pontife soit éclairé en sa fonction de Vicaire du Christ pour qu’à nouveau resplendisse, aux yeux du monde et pour le salut des âmes, la foi catholique dans sa pureté et la liturgie traditionnelle qui en est la garantie, et que se brisent contre la Sainte Église tous les assauts de l’erreur et de la corruption.

Le père Jean de Belleville, prieur, a été interrogé dans Présent. Extrait :

[…] Il ne faut pas se leurrer, tant le motu proprio que la réponse aux dubia montrent une volonté de supprimer l’usage de l’ancien rite à plus ou moins brève échéance. La position des communautés ne serait pas tant fragilisée par les violentes dispositions romaines que par un manque de fermeté dans la foi telle qu’elle s’exprime par la doctrine et le culte traditionnels de l’Eglise. Cette fermeté peut exiger le refus d’ordres gravement injustes venant des membres de la hiérarchie ecclésiastique, parce que la foi est première et fondamentale.

De par vos statuts, à qui devez-vous obéissance – au sein de l’Eglise militante – dans le domaine de la liturgie ?

La compétence est celle de la Congrégation pour le culte divin, mais celle-ci n’a pas tout pouvoir, comme en témoigne à sa manière Benoît XVI : « Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. »

Quelle a été la réaction de l’évêque de votre diocèse ?

Notre évêque est dit par tous nos amis le meilleur des évêques italiens, à cause de son esprit de foi et sa mansuétude. Après le motu proprio, il a reconnu publiquement notre droit à l’usage du rite traditionnel de la messe.

Quand vous dites dans votre message du 21 décembre que vous resterez fidèles à la liturgie traditionnelle « quoi qu’il en coûte », qu’envisagez-vous qui puisse arriver ?

Si, ce qu’à Dieu ne plaise, Rome nous oblige à aller contre nos Constitutions, que devrons-nous choisir : être obéissants à Rome et donc renégats, ou être fidèles à nos vœux et être condamnés comme « désobéissants » ? La réponse est claire !

Le règne des sournois

Le père Jean-François Thomas, jésuite, est professeur de philosophie. Il fut pendant quinze ans missionnaire à Manille où il se consacra à la sauvegarde des enfants des rues. Il vient de publier un roman, Chaque chose belle en son temps…, racontant l’histoire d’une famille après-guerre. Lucien est le fils d’une mondaine, elle-même fille unique d’un très grand bourgeois d’affaire dont la fortune colossale trouve sa source dans les fournitures aux armées napoléoniennes. Son père, issu d’une vieille famille aristocratique périgourdine attachée aux valeurs traditionnelles, est militaire, absent. Lucien alterne entre le château de ses grand-parents paternels, enracinés dans leur village, et l’appartement de sa mère, habituée dans fêtes et plaisirs. Ce récit montre l’incompatibilité de ces deux milieux, l’un, superficiel et malheureux, dédié au règne de Mammon, l’autre, enraciné, attaché à la famille, à la terre des ancêtres et à la tradition. Lucien navigue entre ces deux mondes, écartelé, au milieu d’une époque -les années 60- en proie aux doutes, pensant à son père absent, lequel, torturé, finit par revenir au pays de ses racines. L’auteur évoque dans son roman les années terribles où tout fut remis en cause, jusqu’au sein de l’Eglise :

Un de leurs principaux adversaires fut le Père Cavalier qui venait d’être élu au poste suprême de la province de son ordre religieux. Sans trop tarder, il serait envoyé à Rome, il en avait l’intuition. Là, il pourrait vraiment révéler toutes les palettes de son art, celles du camouflage et de l’entourloupette. Il n’avait jamais fait preuve d’autant d’arrogance et d’assurance que durant les mois écoulés. Les événements lui étaient favorables. L’autorité était partout remise en cause, le règne des sournois, des arrivistes, avait sonné. Il ne manquait pas une occasion pour faire crécher sa plume et à en distribuer les vomissures à quelques quotidiens et magazines dont le label était encore, pour peu de temps, explicitement chrétien. Il jouissait de l’influence devenue la sienne puisque certains politiques commençaient à le considérer avec intérêt. Il se vantait d’être dans le petits papiers des évêques. Il faisait et défaisait des carrières ecclésiastiques, et beaucoup le craignaient. […] Il traîna dans la boue ceux qui essayaient de défendre la vie, sans pour autant, malin chacal, se déclarer en public ouvertement pour l’avortement. Son argument essentiel consistait à souligner la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et donc l’impossibilité pour la première de s’immiscer dans les affaires de la nation. Défendre la vie contre le crime légalisé ne pouvait être qu’affaire de la conscience privée. Certains évêques le suivirent, impressionnés par le bagout structuraliste du personnage.

Tout sera mis en œuvre, absolument tout, y compris les procédés les plus déloyaux, pour faire échec à une victoire de la France nationale

D’Hilaire de Crémiers, dans Politique Magazine :

[…] Qui voudra bien comprendre que le problème politique de la France est lié au régime que nous subissons et qui permet à un homme comme Macron de s’emparer de l’état, d’en disposer comme il l’entend, de rester malgré tout en tête des sondages et, s’il manœuvre bien, de gagner à nouveau l’élection présidentielle, alors qu’il ne dispose, en réalité, que d’un électorat minoritaire qui ne couvre pas le tiers des Français ? À moins que Pécresse ne lui vole le pompon, mais ce sera dans les mêmes conditions et pour les mêmes objectifs. Cependant il apparaît à l’évidence que ce qu’on appelle le vote d’« extrême-droite », c’est-à-dire tout simplement le vote national, patriote, attaché aux traditions du pays, représente concrètement 40% de l’électorat, si l’on additionne, comme il convient, tout l’électorat dispersé de ceux qui ont encore l’amour de la France. Cette puissante minorité constitue en fait le bloc majoritaire en France. Aujourd’hui. Celui à qui devrait revenir le gouvernement et la représentation, selon les règles démocratiques. C’est ce que savent pertinemment les Marine Le Pen, les Éric Zemmour, les Éric Ciotti et les autres. C’est cet électorat qui devrait gagner dans une France normale. Et non pas la macronie qui ne représente rien mais qui gouverne en faisant passer ses lois, même les plus totalitaires et les plus abominables. Alors même que la gauche n’est plus qu’une affaire de petits bourgeois idolâtres d’eux-mêmes.

Tout sera mis en œuvre, absolument tout, y compris les procédés les plus déloyaux, pour faire échec à une victoire de la France nationale. C’est le triste spectacle auquel nous aurons droit au premier trimestre 2022. Il faut le répéter : tous les gens avertis comprennent bien qu’il s’agit d’une question de régime. L’adversaire en mesure l’importance ; d’où sa panique qui redouble sa haine. Quant aux Français, il leur restera à tirer toutes les conséquences de l’épreuve qui s’annonce. C’est le sens sans doute de ce « surtout, surtout, vive la France » d’Eric Zemmour.

En attendant de nouvelles mesures

Reçu d’un lecteur facétieux :

« Chaque jour, je regrette de m’être fait vacciner »

« Il y a quinze jours, j’ai dormi du lundi au jeudi sans me réveiller. Sachant qu’avant je dormais quatre heure par nuit maximum. Maintenant, je me retrouve à dormir de 70 ou 80 heures d’affilée si je ne mets pas de réveil ».

Des symptômes qui persistent encore aujourd’hui, dix mois après sa seconde dose. Elle n’a toujours pas eu l’autorisation de récupérer le un certificat de contre-indication :

« Mon médecin a voulu me faire ce certificat mais les services de l’État lui mettent la pression pour qu’il ne le fasse pas, on lui a dit qu’il n’avait pas le droit. »

Kethleen Delignette :

« J’ai des règles horriblement douloureuses, et aussi de fortes douleurs en dehors de mes cycles. De l’eczéma est également apparu sur environ 40% de mon corps. À côté de ça, j’ai des démangeaisons incontrôlables. Même la nuit, ma peau s’est dépigmentée. J’ai des grosses tâches sur tout le haut de mon corps et ma peau est très douloureuse ».

Chaque jour, je regrette de m’être fait vacciner parce que j’en souffre. Mes frais pour les rendez-vous auprès de différents spécialistes s’accumulent, ça me coûte cher et je ne m’en sors pas.

« Depuis septembre, j’essaie d’avoir un rendez-vous chez un dermatologue mais, en attendant, mes problèmes ne sont toujours pas réglés. »

Suspension surprise de l’examen du projet de loi sur le passeport vaccinal

Information de l’AFP :

Coup de théâtre à l’Assemblée cette nuit : l’examen du projet de loi transformant le pass sanitaire en pass vaccinal a fait l’objet d’une suspension surprise, après qu’une majorité de députés a refusé par un vote à main levée la poursuite des débats. Cette décision rarissime a provoqué la joie bruyante des députés de l’opposition, et va faire dérailler le calendrier d’adoption définitif du texte par le parlement.

Revoir la scène ici, vers 2h45.

L’ordre du jour du 4 janvier ne permet pas de poursuivre l’examen du projet de loi.

Il reviendra, ce mardi matin, à la conférence des présidents de groupes parlementaires d’inscrire la suite de l’examen du texte à l’agenda de l’Assemblée nationale.

Pourquoi faut-il manifester pour la vie, en particulier cette année ?

Aliette Espieux, porte-parole de la Marche pour la Vie, explique sur Vexilla Galliae :

Chaque année, la marche pour la vie appelle à manifester pour défendre la vie de ces centaines de milliers d’enfants qui meurent chaque année à cause de l’avortement. Cette année, la vie est encore menacée par la proposition de loi d’Albane Gaillot qui souhaite allonger l’avortement en le faisant passer de 12 à 14 semaines, en formant les sages-femmes à avorter et en supprimant les délais de réflexion avant l’IVG. Le droit à naître est encore menacé et ces politiques ont la volonté de pervertir nos corps de métiers de soignants, qui au lieu de donner la vie, la retirent. Il est donc urgent de se mobiliser pour défendre la vie de ces enfants qu’on élimine, mais aussi pour défendre nos corps de métier qui sont détournés par le gouvernement.

Simone Veil elle-même avouait que, si les évêques et les prêtres avaient défilé en tête d’une grande manifestation nationale, le résultat du vote de la loi Veil n’aurait sans doute pas été le même. Aujourd’hui encore, alors que beaucoup de catholiques s’engagent courageusement, le clergé — notamment le haut clergé — se fait très discret. Est-ce en train de changer ?

Non, malheureusement. Trop peu de membres du clergé nous soutiennent, c’est dramatique. La majorité d’entre eux se justifient par la volonté d’être ouverts et de ne pas faire fuir les non catholiques en se montrant trop fermes sur ces questions. Or cette stratégie ne marche pas, au contraire ! En reniant tous ses principes fondamentaux, l’Église perd ses fidèles. Les églises se vident de plus en plus, et je ne pense pas que ce soit anodin. En reniant leur engagement auprès des personnes en difficulté, l’Église perd son âme, cette âme qui poussait mère Teresa à donner sa vie pour les pauvres, le vénérable Jérôme Lejeune à donner sa vie pour ses patients. Mais il n’est pas encore trop tard, et nous espérons que nos évêques se réveilleront ! Je les attends donc le 16 janvier à la marche pour la Vie ! 

Vous avez redit, il y a peu, que la contraception et sa promotion ne peuvent être un remède à l’avortement. Pourriez-vous nous rappeler pourquoi ?

Aujourd’hui, 2 femmes sur 3 qui avortent ont recours à la contraception. L’avortement est l’échec de la contraception, la preuve que la contraception, en plus de détruire le corps de la femme, ne fonctionne pas. Malheureusement trop peu de personnes se renseignent sur ces sujets, or tous les médecins qui pratiquent des IVG le reconnaissent. La contraception nous plonge également dans une mentalité abortive, une mentalité qui sépare l’acte de procréer de la procréation en elle-même. Si une personne met un préservatif, c’est dans la volonté de se préserver d’un enfant, comme si l’enfant était un danger à éviter, une maladie à éradiquer. La contraception est ce qui a permis l’avortement. […]

Restauration de la chapelle Saint-Yves à Vannes

La chapelle Saint-Yves fait partie des bâtiments patrimoniaux emblématiques de la ville de Vannes, construite par les jésuites au XVIIe siècle, elle se situe en plein centre-ville, au nord de la place Maurice-Marchais.

La chapelle a fermé ses portes au public en 1991, année où les derniers offices religieux y ont été célébrés. Depuis, les pigeons avaient remplacé les fidèles… Et sa santé, fortement impactée par l’instabilité de l’édifice, s’était sérieusement aggravée. Les travaux, initialement estimés à 5,6 millions d’euros, ont été réévalués à 6,8 millions en novembre 2019. Mais au final, 8,9 millions d’euros ont été nécessaires pour venir à bout de ce chantier. Ouverture prévue à partir du 21 janvier 2022.

Malheureusement, ce lieu sera destiné à des usages à vocation culturelle et pédagogique. La ville pourra y accueillir des concerts ou des expositions temporaires voire des séminaires.     Le collège Jules Simon pourra également utiliser ce lieu pour des activités de chants ou de musique en lien avec les programmes éducatifs.

Un sentiment d’insécurité ?

Le Monde relaie la tribune d’Aurore Bergé, député LREM, dénonçant la violence visant les élus qui est en augmentation.

C’est étonnant car, quand les Français dénoncent l’ensauvagement de la société, Le Monde a pour habitude de relativiser. 2 exemples :

  1. Un « ensauvagement de la société » ? Les études montrent, elles, une relative stabilité de la délinquance depuis quinze ans
  2. L‘évocation d’un « ensauvagement d’une partie de la société » par le ministre de l’intérieur laisse à penser que la violence est en hausse en France. Or les statistiques policières ne démontrent aucun embrasement du pays, souligne l’expert Olivier Hassid, dans une tribune au « Monde ».

Comme dirait Dupont-Moretti, Aurore Bergé n’a qu’un sentiment d’insécurité

Valérie Pécresse : “Jacques Chirac avait son Charles Pasqua. Aujourd’hui, j’ai mon Éric Ciotti”

Cette déclaration de Valérie Pécresse devrait faire réfléchir ceux qui rêvent de voir Eric Ciotti devenir ministre de l’intérieur. On a l’impression qu’elle parle de son fidèle caniche. Quel mépris et quel aveu de future trahison des idées de droite.

Professeur Perronne sur la 3ème dose : “Des milliards de doses sont en stock et vont se périmer très prochainement. Voilà la raison”

Ancien chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches, dans les Hauts-de-Seine, le professeur Christian Perronne a reçu de la part du conseil de l’Ordre l’injonction de ne plus s’exprimer  “en tant que médecin et professeur, mais comme simple citoyen et de ne plus s’adresser aux Français, mais seulement au gouvernement“. Il se livre dans Valeurs actuelles, un des seuls médias lui donnant encore la parole :

“(…) Actuellement, nous pouvons voir des décisions qui n’ont aucun support scientifique. Il y a un conseil scientifique à l’Élysée, nommé par le président de la République sans aucun support juridique. Il n’y a jamais eu de vote des pairs, afin d’élire au sein de ce conseil des personnalités représentatives du corps médical. Ils se réunissent en catimini et prennent des décisions hallucinantes. Moi, en tant que scientifique, j’ai piloté des crises sanitaires pendant 15 ans avec des gouvernements de droite et de gauche. J’ai été responsable de la politique vaccinale française pendant des années, y compris au sein de l’OMS. Par conséquent, j’hallucine que le gouvernement puisse sortir du chapeau des mesures aussi terribles pour le peuple français, sans aucun support scientifique (…)

La médecine est soumise à des diktats autoritaires tout à fait scandaleux. Un médecin devrait être libre. Nous n’avons plus le droit de soigner avec des traitements qui guérissent. Voilà la logique. Désormais, tous nos gouvernants et nos experts médicaux sont influencés par Big Pharma (…)

Ce qu’il se passe actuellement est absolument ignoble en termes de santé publique (…) J’ai proposé à Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique de l’Élysée, un débat télévisé. Il a refusé. Preuve que tous ces gens du conseil scientifique n’ont aucun argument. Par ailleurs, le conseil de l’Ordre m’a autorisé à interpeller les autorités. Alors je les interpelle et attends un quelconque argument scientifique pour déterminer que ces produits sont des vaccins, qu’ils protègent contre la maladie, les formes graves, qu’une troisième dose est nécessaire quand les deux premières n’ont pas marché, etc. J’attends des réponses (…)

D’ailleurs, les médecins libéraux me soutiennent en grande majorité. J’ai des témoignages sans arrêt de médecins généralistes, de spécialistes qui n’osent pas prendre la parole par crainte d’être radiés par le conseil de l’Ordre.

Les effets secondaires de la vaccination sont-ils minimisés ?

J’ai neuf morts autour de moi suite à des vaccinations. Un exemple précis. Récemment, je dînais chez un ami médecin. Son fils venait de perdre sa copine de 20 ans, décédée d’un infarctus huit jours après avoir été vaccinée. Je n’ai jamais vu ça de ma carrière. Des exemples dramatiques comme celui-ci il y en a beaucoup. Malheureusement, à chaque fois, les médecins n’ont jamais voulu le déclarer à la pharmacovigilance. Autre exemple intéressant, un collègue d’une autre ville de France a rencontré récemment un cas d’hépatite étonnant chez un de ces patients. Une sorte d’hépatite toxique, quinze jours après la vaccination seulement. Beaucoup de cas de vaccinations déclenchent des hépatites auto immune, cette information est publique, publiée dans les banques de données de l’agence des médicaments. Pourtant, mon collègue en question n’a pas voulu déclaré le cas de sa patiente, par peur d’être complotiste. Ce n’est pas normal. Même s’il y a une suspicion, on doit déclarer la suspicion. Même pas 10 % des effets secondaires du vaccin sont déclarés, cela me choque beaucoup (…)

Le variant Omicron, c’est de la rigolade. Le ministre de la Santé sud-africain lui-même expliquait qu’il ne fallait pas s’en inquiéter. D’ailleurs, si l’on observe les chiffres de ce pays, on s’aperçoit qu’il n’y a pas eu un seul mort de ce variant (…) Un virus nouveau qui arrive fait des dégâts pour l’homme puis il perd de sa virulence avec le temps. Les hommes finissent toujours par se protéger et acquérir une immunité naturelle. Cette immunité est sûrement très importante en France. Je suis persuadé que l’immense majorité des Français est déjà immunisée à vie contre le coronavirus. C’est un non-sens scientifique pour moi de dire qu’une personne ayant contracté le virus par le passé doit, à présent, se vacciner. J’attends les données scientifiques du gouvernement pour me l’expliquer.

Avec l’apparition du variant Omicron, le gouvernement a précipité ses annonces pour accélérer l’administration de troisième dose de vaccin. De quoi cette politique est-elle le nom ?

Des milliards de doses sont en stock et vont se périmer très prochainement. Voilà la raison (…)

Nous vivons une crise terrible, toutes les libertés sont supprimées. Le président nous explique qu’il y aura une injection tous les six mois. Tout ça va se casser la figure à un moment donné, car tout est dans la démesure. Cette démesure ne peut pas durer éternellement. Je pense que de plus en plus de Français, pas tous malheureusement, ouvrent les yeux. Ils n’ont pas retrouvé leur liberté malgré deux doses de vaccin, ils ne peuvent rien faire. Je ne pense pas que cette situation puisse durer, surtout lorsque l’on observe la masse de données scientifiques, d’analyse du terrain, de la parole des grands experts, de prix Nobel, de virologues, d’épidémiologistes. Tous ces gens disent la vérité, mais celle-ci est censurée dans les médias principaux. Il faut que les journalistes ouvrent les yeux et cessent de désinformer le peuple.

Eric Zemmour : “Je pense que Valérie Pécresse est un clone d’Emmanuel Macron”

Dans le long interview accordé à Valeurs actuelles, Eric Zemmour s’adressent aux électeurs traditionnels de droite tentés par le mirage Pécresse qui symboliserait le changement pour le changement, alors même que les sondages ne la donnent plus gagnante du tout dans un second tour de plus en plus hypothétique :

Que répondez-vous à ceux qui pensent que le vote Zemmour serait un vote d’immolation, la meilleure garantie de survie du système ? Éric Ciotti affirme ainsi que « voter Zemmour, c’est voter Macron » .

Alors là, c’est une histoire extraordinaire, je dirais même plus, une histoire abracadabrantesque. Si voter Zemmour, c’est voter Macron, voter Pécresse, qu’est-ce que c’est, sinon voter Macron puisque ce sont les mêmes ?

Mais n’y a-t-il pas, derrière cette affirmation d’Éric Ciotti, l’idée que votre diabolisation vous condamne à un certain plafond de verre ?

Nous en revenons à la diabolisation à laquelle je ne crois pas. Mais revenons à l’histoire de cette campagne. En septembre, les jeux étaient faits. Marine Le Pen devait être opposée à Emmanuel Macron et Emmanuel Macron devait l’emporter et être réélu. Qui a changé cette donne ? Moi, excusez-moi, et personne d’autre. Si j’étais un homme de Macron, cela se saurait. C’est moi qui ai déstabilisé son jeu, qui était fait pour qu’il soit réélu dans un fauteuil. Ce ne sont pas Les Républicains, quand même.

Deuxièmement, je crois être l’opposant le plus déterminé et, surtout, le plus antagoniste d’Emmanuel Macron.

Troisièmement, je pense que Valérie Pécresse est un clone d’Emmanuel Macron, et certains voudraient nous faire croire qu’elle pourrait être une alternative. Ce n’est même pas une alternance, c’est la continuité d’Emmanuel Macron. Valérie Pécresse est la même. Elle aurait pu être sa Première ministre et, demain, si par malheur je ne gagne pas face à Emmanuel Macron, elle le sera.

Parmi les élus républicains qui se sont rangés derrière la présidente de la région Île-de-France, certains, à défaut d’être particulièrement enthousiastes, considèrent que, si Valérie Pécresse venait à l’emporter, elle serait tenue de conduire une politique de droite et serait un moindre mal pour la France.

C’est une illusion habituelle. Ce fut l’illusion de Jean-Pierre Chevènement avec François Mitterrand. Ce fut l’illusion de Philippe Séguin avec Jacques Chirac. Ce fut l’illusion de Patrick Buisson avec Nicolas Sarkozy. Et ce sera l’illusion d’Éric Ciotti et de Laurent Wauquiez.

Valérie Pécresse affirme qu’elle réservera « une place très singulière » à Éric Ciotti dans son gouvernement et qu’il sera son « Charles Pasqua »…

Elle a raison. Éric Ciotti aura le sort de Pasqua. Celui qui aura été trahi, moqué, puis renvoyé dans le “c’était un ami” par Jacques Chirac. Je le dis depuis le début. Je l’ai dit à Villepinte. Valérie Pécresse est une politicienne chiraquienne. Pour elle, les places sont toujours plus importantes que les opinions. Les opinions, elle en change selon les possibilités, comme les chiraquiens. Ce qui signifie que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…

Qu’est-ce que vous n’avez pas dit ou pas fait pour convaincre les Éric Ciotti, Laurent Wauquiez, François-Xavier Bellamy… de vous rejoindre et de vous soutenir ?

Sur le fond ? Tout ce que je dis les convainc, j’en suis sûr. Le jour où je serai au second tour face à Emmanuel Macron, ils devront faire un choix. On verra ceux qui me rejoindront. Éric Ciotti a déjà dit qu’il voterait pour moi, dans ce cas. Quant à moi, j’aurai toujours la porte ouverte. C’est au peuple de décider. C’est au peuple de leur imposer une vraie politique pour la survie de la France.

Rejet de l’amendement de suppression de l’article 1er sur le passeport vaccinal

Les députés examinent depuis aujourd’hui, en séance plénière, le projet de loi liberticide instaurant le passeport vaccinal. Le député LR Patrick Hetzel avait déposé un amendement de suppression de l’article 1er. Cet article subordonne à la présentation d’un justificatif de statut vaccinal concernant la covid‑19 l’accès des personnes d’au moins douze ans à certains lieux, établissements, services ou évènements.

296 députés étaient présent. 288 ont voté. 76 seulement en faveur de la suppression du passeport vaccinal.

La liste des votants contre cette suppression est ici. On y trouve :

Côté LR :

  • Ian Boucard
  • Rémi Delatte
  • Constance Le Grip
  • David Lorion

Côté UDI :

  • Yannick Favennec-Bécot

Du côté des non-inscrits :

  • Emmanuelle Ménard

Jordan Bardella, successeur de Marine Le Pen

Lu dans Valeurs Actuelles :

Il semblerait que tout le monde s’accorde à dire que l’échéance présidentielle de 2022 a un caractère historique pour le Rassemblement national. Pour le parti à la flamme, elle marquera un tournant, que les résultats du premier et du second tour lui soient, ou non, favorables. Dans le cas d’une victoire, ce sera enfin l’Élysée tant convoité, après trois candidatures pour Marine Le Pen. C’est d’ailleurs ce qu’il avait fallu à Jacques Chirac et François Mitterrand pour accéder au pouvoir, rappelle-t-on dans l’entourage de la candidate. Dans le cas d’une troisième défaite pour la députée du Pas-de-Calais, et accessoirement d’une huitième pour son parti, il se murmure que la fille du ‘’Menhir’’ renoncerait à la présidence du parti qu’elle a héritée de son père. Mais, quand lui est posée la question de savoir si 2022 sera sa dernière campagne, Marine Le Pen s’en tire par une pirouette : « Il faudra bien que je me présente pour un second mandat. » Fermez le ban. Vient alors la question de la succession. Pour cela, ce n’est un secret pour personne que le jeune Jordan Bardella est favori pour prendre la place de celle qui lui a confié les rênes du RN en septembre dernier. Et cela malgré la convoitise, tout à fait concevable, de figures historiques du mouvement comme Louis Aliot, qui s’était déjà porté candidat à la tête du parti l’été dernier malgré les tentatives de dissuasion de Marine Le Pen. Plus que jamais, la balle est dans le camp de cette dernière.

On sait où ça commence, le manger-debout, on ne sait jamais où ça peut finir, possiblement dans des manifestations de gilets jaunes ou de dangereux commandos de l’ultra-droite

De Bernard Antony :

Je souhaite, du fond du cœur, à chacun d’entre vous, une très bonne et sainte année 2022, plus exactement la moins mauvaise, compte tenu de la bande de psychopathes qui nous gouvernent.

Chaque jour en effet nous amène quelque nouvelle des effets de leur démence et de leur capacité de nuisance.

La dernière en date est que désormais la règle dans les transports sera celle de n’y pas manger ni boire. Mais on nous a informé hier, 2 janvier, que dans sa grande magnanimité, le Macronéron aux yeux toujours plus fiévreux, au regard toujours plus allumé, a concédé que les « contrôleurs », (désormais pas seulement contrôleurs des billets mais aussi de tout ce qui est étatiquement exigé), pourront appliquer la tolérance d’en laisser éventuellement certains boire de l’eau et manger un sandwich.

À condition qu’ils restent assis. Sagement assis !

Des fois que certains voudraient, graines de révoltés, manger debout !

En effet on sait où ça commence, le manger-debout, on ne sait jamais où ça peut finir, possiblement dans des manifestations de gilets jaunes ou de dangereux commandos de l’ultra-droite, bref dans des tentatives de coups d’État.

Aussi, ne faudrait-il pas que des voyageurs révoltés puissent manger trop, prenant ainsi des forces pour leur révolution : un jambon-beurre, ce sera déjà une tolérance ; pour ce qui est de la boisson : de l’eau, rien que de l’eau, pas question de cervoise gauloise par trop incitative à une révolte façon Vercingétorix contre le Césarion d’aujourd’hui, notre Macronéron.

Et pas question de pinard, cela va de soi. Cela rappellerait trop ces vantards de poilus de 14-18 qui n’avaient tout de même pas à affronter à Verdun ou sur la Somme des ennemis aussi redoutables que les covids, variant delta ou variant omicron.

Aujourd’hui, c’est au seul chef de guerre Macronéron, le grand empereur vaccinocrate, qu’il faut obéir, inconditionnellement, et à ceux qui appliquent ses géniales mesures : son lumineux Premier ministre Castex, et Véran son ministre de la Santé, super-champion de la défense de la vérité et de la non-contradiction, ce Véran, soyons sérieux, qui se contredit ou qui ment à peu près à chaque fois qu’il prend la parole.

Et les voilà tous les deux, ces chevilles ouvrières du totalitarisme vaccinocratique, nous refaisant le coup de l’obligation du port du masque quasiment toujours et partout, à toute heure du jour et de la nuit. Et surtout, le sadisme de l’imposer aux enfants de plus de 6 ans !

Alors que tout le monde sait bien que les masques portés dehors, à l’air libre, ne servent à rien et qu’ils n’ont d’utilité que dans des espaces comme les hôpitaux, les gares, les salles de spectacles ou les halls d’exposition.

Toujours plus fou, le croquemitaine Castex continue sans vergogne d’asséner aux Français l’énormité qu’il faut simultanément porter le masque à domicile et aérer leurs tanières chaque heure pendant au moins dix minutes.

De quoi bien sûr attraper la « crève » quand il ne fait pas chaud et remplir ainsi un peu plus des lits d’hôpitaux…

N’en doutez pas, le grand Macronéron le vaccinocrate aux yeux luisants, l’immense concepteur du totalitarisme sanitaire de la République en marche  n’en a pas fini de susciter de grandes vocations de bureaucrates complètement fous. Celui qui a concocté l’interdiction de principe de nourriture et de breuvage dans les trains est un champion de la dinguerie.

L’équipe de Castex va pouvoir désormais s’affairer à extrapoler le nombre de sauvés du covid qu’entraîneront les cas de voyageurs privés d’eau et de pain.

Tout individu normal va certes conclure que, sans même attendre des décès par la faim et surtout par la soif, nombre de diabétiques pourront vite mourir dans les premières heures de l’interdit. Mais cela ‘est pas venu à l’idée des novateurs de la macronéronie.

Mais ces frapadingues ne se diront-ils pas alors que parmi les voyageurs qui auraient succombé aux « privations-barrières » de boisson et de nourriture il aurait bien pu se faire que certains aient ainsi échappé par une autre forme de mort somme toute plus naturelle à celle dues à des effets indésirables de vaccin.

Macronéron s’est dit à l’occasion lecteur de Blaise Pascal. Peut-être a-t-il médité la pensée de ce dernier : « Tout est si nécessairement fou que ce serait fou, par une autre espèce de folie, que de n’être pas fou » ?

Selon certains, c’est là le cœur des méditations matinales auxquelles Macronéron convie régulièrement ses ministres avant les séances de sorcellerie vaccinale, au 33° degré de la volup-tueuse Marlène Schiappa. Ces réunions, dit-on, ne manquent jamais de déclencher les grouinements de satisfaction du sanglier Dupont-Moretti, jadis terreur des cours d’assise mais dont aujourd’hui, à considérer ses débilissimes réflexions idéologiques, il s’avère que sa culture humaniste est à peu près du niveau de celle des plus fanatiques antifas.

Bref, la macronéronerie relève à bien des égards de la psychiatrie.

À ce propos, souvenons-nous que jadis en URSS, après les années de la Grande Terreur et des œuvres diverses de liquidation de masse à la Loubianka et dans les goulags, ou par les famines en Ukraine, les tortionnaires et bourreaux bolcheviques rescapés de leurs purges imaginèrent, sans doute pour garantir leur propre avenir, d’envoyer les dissidents dans des asiles psychiatriques où ils pouvaient survivre quelque temps.

On peut d’ailleurs aujourd’hui se demander, avec l’actuelle exaltation grandissante de l’URSS du grand Staline, si la Russie, où Poutine vient de faire dissoudre Mémorial,  n’emprunte pas les voies d’une remontée dans le temps, mais c’est une autre affaire.

Aujourd’hui en France, ce ne sont pas les dissidents mais bien plutôt les dirigeants qu’il faudrait d’urgence envoyer dans des lieux de soins psychiatriques appropriés.

Parce qu’enfin, quand ces gouvernants imposent à nos petits-enfants la torture de porter le masque à l’école tout au long des journées, tout en prônant qu’il soit porté aussi à la maison, l’évidence n’est-elle pas criante que nous sommes dirigés par des forcenés vaccinocrates ? Ou par des sadiques dignes des plus belles cuvées hitléro-stalino-maoïstes des années les plus noires de notre histoire.

Mais pire, bien pire, voilà que, pour soi-disant protéger les vieux, les mêmes dingos s’avisent de vouloir imposer la vaccination massive des jeunes dont on sait bien que les différents covids ne les menacent pas autrement qu’en proportion infinitésimale.

On aura remarqué encore que jamais les Macronéron, les Castex, les Véran et les autres ne s’avisent d’évoquer le fait, que savent des masses de médecins, à savoir qu’outre la grande majorité des contaminés dont les organismes résistent aux virus, le plus grand nombre des autres pourraient être l’objet des soins thérapeutiques appropriés,  parfaitement connus par la plupart des médecins.

Mais non, le totalitarisme vaccinocratique macronéronien impose de viser que tout le monde, sans aucune exception, soit désormais traité au long de la vie par la vaccination, bientôt sans doute dès la naissance.

La clé de cela n’est-elle pas dans la secrète et narcissique jubilation de Macronéron et des siens de réussir, comme nul autre potentat dans l’histoire, à « tenir » sa population. À imposer à tous, sans l’opposition de la plupart des médecins odieusement menacés d’exclusion de leur métier, s’ils s’avisaient de soigner, de ce qu’il n’y aurait de voie de salut sanitaire et social aujourd’hui que l’unique vaccination pour tous ?

C’est en effet là un grand moment de triomphe totalitaire !

PS : Pour une de nos amies, dans le train, c’est le ramadan avant l’heure ! Et elle nous dit qu’il se serait trouvé hier un dirigeant de la SNCF pour dire que l’on pourrait manger dans les toilettes !

Une loi qui n’a produit que des mauvais fruits depuis 45 ans ne peut pas être une bonne loi

Extrait d’un article de Nicolas Sévillia dans La Nef :

[…] En ces temps sanitaires troublés, dans les- quels un nouveau variant vient chaque mois dis- puter l’existence d’un ancien variant, l’humanité entière n’aura peut-être compris qu’une seule chose, une seule vérité partagée par tous: on éradiquera définitivement le Covid-19 lorsqu’on aura supprimé la souche du virus. Autrement dit, lorsque la racine du mal aura été coupée. Il en va de même avec les modifications législatives successives adoptées par le Parlement français depuis 1975 qui n’ont fait qu’aggraver la loi Veil – promulguée le 17 janvier 1975 – autorisant, voilà plus d’un demi-siècle, l’avortement en France. Il en serait de même si l’on cédait à la tentation, somme toute parée de bonnes intentions, de revenir à « l’esprit » de la loi Veil. Une loi qui n’aura produit que des mauvais fruits depuis 45 ans ne peut pas être une bonne loi. Rétablir quelques filtres qui permettraient de diminuer l’intensité du mal n’empêchera jamais de l’anéantir définitivement. […]

En 2021 en France, l’avortement et les actes médicaux qui l’entourent sont mieux pris en charge que les frais et les examens liés à la grossesse. Par principe d’humanité. C’est la même logique qui prédomine depuis la Révolution. La terreur par principe d’humanité.

Devant cet abîme de désolation, une petite flamme vacille. C’est la génération des éveilleurs de conscience et d’espérance. « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse », disait Albert Camus au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

Nous n’étions pas nés en 1975. Nous n’avons pas voté la loi Veil qui devait nous libérer de toute entrave et nous promettre l’enfant désiré – si et quand nous le voulions. Nous n’avons pas vu le bonheur, seulement le malheur des femmes seules, et des enfants tués dans le sein de leur mère. Nous ne voulons plus de l’embryon objet et de l’enfant projet. Le chemin sera long et difficile, et il doit commencer par un examen de conscience approfondi. Celui-là seul nous permettra de comprendre qu’aucune autre option n’est possible que celle de s’approprier les armes de la Vérité, fut-elle tranchante et sans concession. Des grands serviteurs de la vie, comme le vénérable Jérôme Lejeune, nous indiquent ce chemin:

« Il n’y a point d’Homme avec un grand H. Il y a des hommes, des personnes, et chacun d’eux est respectable. Si chacun veut bien verser une larme sur la condition de l’Homme, si les grandes consciences s’enorgueillissent de grands élans en parlant des droits de l’Homme, bien peu se préoccupent de chaque homme, si ce n’est la loi élémentaire de la charité, un mot fort décrié ces temps-ci, et pourtant irremplaçable, car la charité s’étend à tous et à chacun, et surtout au premier venu, celui qui est juste à côté de nous, le “prochain” comme nous le disent nos catéchismes. »

Avant le passage au passe vaccinal, retour sur le débat sur la prolongation du passe sanitaire : c’était il y a deux mois !

Comme le temps passe. C’était il y a seulement deux mois (19 et 20 octobre 2021) : l’examen à l’Assemblée nationale et en première lecture du projet de loi pérennisant l’usage du passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022 (M.Véran : « Très schématiquement, le Gouvernement demande donc aux parlementaires de lui permettre de prendre des mesures si la situation l’exige, jusqu’au 31 juillet 2022 »). Ce n’était après tout que le onzième projet de loi portant sur la gestion des conditions sanitaires depuis le début de l’épidémie de covid, et avant le douzième qui s’annonce pour le début janvier 2022, destiné celui-là à transformer le passe sanitaire en passe vaccinal : encore un petit tour de vis supplémentaire.

Cette abondance de texte démontre à elle toute seule la capacité formidable de la Macronie à gouverner (c’est-à-dire prévoir). Pour les optimistes : une adaptation au plus fin. Pour les réalistes, la politique du chien crevé au fil de l’eau. Pour les avertis, l’aveugle obstination dans des prémisses (le tout-vaccinal) dont tout démontre l’absurdité.

Cependant, ce 19 octobre 2021, M.Véran arrivait presque à dénicher une nouveauté :

« Ce onzième texte est cependant différent de ceux qui l’ont précédé, qu’il s’agisse de l’esprit qui le guide, nous le verrons au fil des débats, ou de son titre qui comporte les mots de « vigilance sanitaire » et non plus d’« état d’urgence ». »

On se satisfait comme on peut.

Nous proposons, pour mieux se préparer au prochain débat, de passer en revue quelques aspects des échanges lors de ces deux journées d’octobre 2021 et d’en tirer quelques observations.

Première observation : il est vrai que la situation épidémique est volatile. Pendant ces deux jours de débats, Omicron n’a pas été cité une seule fois ; M.Véran faisait référence à 5 000 diagnostics positifs covid par jour (on a dépassé les 200 000 en un jour à fin décembre) et M.Julien Aubert (LR) se préoccupait (à juste titre) du nombre de morts, en rappelant :

« au pic de la première vague, le 8 avril 2020, il y a eu 541 morts du covid ; à celui de la deuxième vague, le 15 novembre 2020, 302 morts ; à celui de la troisième vague, le 31 août, 186 morts ; cette semaine, 30 morts par jour en moyenne ! ».

Le nombre moyen de décès hospitaliers (source covidtracker) était passé à 173 à fin décembre 2021, ce qui, faut-il le rappeler une fois de plus, ne représente toujours qu’un peu plus de 10% des décès quotidiens en France, et n’affectant, comme de juste, très majoritairement que des personnes âgées et avec comorbidités.

Deuxième observation : après tant de textes gouvernementaux issus d’obscurs Conseils de défense puis votés tels quels, l’inexistence totale du Parlement comme organe de proposition est encore confirmée.

Bien sûr, la présidente (LaRem) de la commission des lois, Mme Yaël Braun-Pivet, a voulu démontrer le contraire :

« Dans ce contexte de crise sanitaire, il est toujours important de rappeler que nous avons tous pu compter sur l’État de droit. L’État de droit a tenu et il nous a permis de faire face à cette crise, dans le cadre de nos règles démocratiques. L’État de droit, c’est le Parlement, c’est le Conseil d’État, c’est le Conseil constitutionnel ; c’est le Gouvernement, qui a agi dans le cadre réglementaire que nous lui avons fixé : il ne s’est pas arrogé des pouvoirs en dehors de tout cadre et ses pouvoirs ont chaque fois été contrôlés, encadrés et suivis… Il ne faut pas laisser à penser à nos concitoyens que nous délivrerions chaque fois un blanc-seing au Gouvernement : ça n’est pas le cas et ça n’a jamais été le cas, mes chers collègues ».

Elle s’est fait reprendre par M.Patrick Hetzel (LR) qui a de la mémoire :

« Je reprendrai les arguments développés il y a quelque temps par Mme Yaël Braun-Pivet, présidente de notre commission des lois, dans un entretien paru dans la presse sous un titre qui reprenait son propos : « Ne sacrifions pas nos principes, nos droits et nos libertés au nom d’une allégresse de sortie de crise »…Ce que vous disiez, madame la présidente, est assez intéressant… Permettez-moi de vous citer : « Je pense que le passe sanitaire ne devrait pas concerner l’accès aux services essentiels, parce qu’il empiéterait trop sur nos libertés. On doit continuer au quotidien à pouvoir aller et venir. Il est par exemple hors de question d’interdire à quiconque de prendre les transports en commun, quelle que soit la distance. C’est une ligne tracée en commission des lois à laquelle je souscris totalement et que je défendrai. Par ailleurs, nous devons laisser l’accès libre à tous les lieux de la vie quotidienne, je dis bien tous. Les jeunes n’ont pour l’instant pas accès à la vaccination, faut-il les laisser à la porte du bar ou les soumettre à plusieurs tests par semaine ? Ce serait profondément discriminatoire. ».

Pas de blanc-seing ? C’est tout comme. Bien sûr, on se flatte comme on peut. Ainsi, M. Jean-Pierre Pont, rapporteur du projet de loi, expose sa satisfaction de législateur hautement actif :

« Notre commission a également renforcé le volet du dispositif consacré au contrôle parlementaire en avançant au 15 février 2022 la date limite de remise d’un premier rapport du Gouvernement,…

Philippe Gosselin. La belle affaire !

Jean-Pierre Pont,rapporteur. …lequel rapport pourra faire l’objet d’un débat,…

Philippe Gosselin. « Pourra » !

Jean-Pierre Pont, rapporteur. …et en prévoyant la remise d’un autre rapport en mai, ainsi que de rapports mensuels d’étape ».

M.Gosselin (LR) rappelait également cette citation de M.Macron si caractéristique de l’estime du Président pour le Parlement :

« Nous avons bien compris que le Président de la République et la majorité n’avaient que faire de notre droit d’amendement et des droits du Parlement : hier, le Président de la République a dit que le droit d’amendement est sans doute « légitime » mais qu’« il est clair que sur ce sujet, une réforme de notre Constitution s’imposera ». Voilà, c’est dit, c’est clair : lors d’une prochaine législature, notre droit de parole sera encore raccourci ».

Troisième observation : dans cette quasi-absence de contre-pouvoirs, le positionnement des LR paraît relever de la schizophrénie.

D’un côté, il y a l’opposition déterminée de certains députés de ce groupe lors de l’examen du texte. Ainsi, on retrouve M.Gosselin qui a défendu, sans succès mais c’était inévitable, une motion de rejet préalable :

« Que nous propose ce texte, pour commencer et avant de revenir sur son contenu ? Il nous propose, dans un premier temps, d’enjamber pendant dix mois la représentation nationale, jusqu’au 31 juillet 2022 ! Et pour quel motif ? Parce que nous suspendons nos travaux le 28 février et qu’il y a ensuite des échéances importantes : l’élection présidentielle puis les élections législatives. Mais, jusqu’à preuve du contraire, la suspension des travaux ne signifie pas la fin de notre mandat ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LR.) Notre mandat s’exerce jusqu’au 17 juin 2022 ! ».

Ce qui permet à son collègue M.Hetzel de souligner au passage un mensonge gouvernemental (un de plus) :

« Parmi les arguments qu’il convient d’avancer pour demander la suppression de l’article 1er, il y a le fait que celui-ci repose sur un mensonge gouvernemental ! Oui, mes chers collègues, il s’agit d’un mensonge gouvernemental. M. Attal, pour justifier ces dispositions, a affirmé qu’à partir de février, il n’est absolument plus possible d’avoir un débat parlementaire. Vous savez que c’est faux ! … Si la situation exigeait une prorogation après le 31 janvier, le Gouvernement pourrait à tout moment demander une inscription à notre ordre du jour, puisque la session ordinaire est ouverte jusqu’en juin 2022 ».

On retrouve même, parmi les opposants apparents, M.Aurélien Pradié (LR) qui précise :

« J’assume de dire, à cette tribune, que la société du passe sanitaire n’est pas la société que nous souhaitons. J’assume de dire, à cette tribune, que la démocratie des états d’urgence et de la marginalisation du Parlement n’est pas la démocratie que nous devons souhaiter pour notre pays ».

M.Pradié, c’est intéressant, est l’un des six porte-parole tout récemment choisis par Mme Pécresse (Six ! Faut-il que la parole de Mme Pécresse soit lourde de sens pour avoir besoin d’une équipe si nombreuse).

Et voilà l’autre versant des LR : au moment où l’on parle de substituer un passe vaccinal au passe sanitaire, M.Damien Abad, patron des députés LR, twitte ainsi :

De même que M.Larrivé, député LR également :

Mme Pécresse elle aussi se prononce en faveur du passe vaccinal. On apprend même que, bonne élève sanitaire, elle va imposer à ses meetings électoraux jauge et passe sanitaire ce qui n’est même pas imposé par le gouvernement.

On ne doute pas que M.Pradié va, à nouveau, assumer aussi cela.

Quatrième observation : on retrouve les incohérences et mensonges habituels de M.Véran dans l’exposé des aspects sanitaires.

Ainsi, lors de la présentation du projet de loi, le 19 octobre, M.Véran indiquait à propos de la campagne de rappel des vaccinés :

« Le second défi est celui des rappels de vaccination. Le rappel est fondamental chez les personnes fragiles, y compris chez celles ne se considérant pas comme telles. C’est un fait, au-delà de 65 ans, le système immunitaire n’a pas la même mémoire que chez une personne plus jeune…  Les personnes atteintes de maladies chroniques, qui fatiguent le système immunitaire, ont elles aussi besoin d’un rappel de vaccination. À terme, 22 millions de nos concitoyens auront vocation à recevoir ce rappel : les personnes âgées de 65 ans et plus, les personnes malades, mais aussi l’ensemble des soignants et de ceux qui vivent au quotidien auprès de personnes ayant un système immunitaire fragile, car toutes ces personnes se trouvent particulièrement exposées au virus ».

Ce chiffre de 22 millions, population cible, est à peu près corroboré par le rapporteur M.Pont qui parle lui de 18 millions de personnes éligibles.

Or, voici ce qu’écrivait M.Véran le 21 décembre :

L’objectif des rappels est donc quasiment atteint. Pourquoi alors amplifier ? N’y aurait—il pas, dans la politique menée par le gouvernement, une sorte de fascination pour le toujours plus ? Pour la pureté bactérienne ? Pour le tour de vis supplémentaire ? Une sorte de fascination pour un paysage sanitairement immaculé, comme reporté dans cette autre réflexion de M.Véran :

« Personne ne considère que la vie actuelle est normale. La vie normale – je ne sais pas ce que c’est, d’ailleurs, mais nous n’allons pas philosopher sur ce point –, ce n’est certainement pas une vie dans laquelle 4 000 à 5 000 personnes tombent malades ou vont à l’hôpital chaque jour ».

Il se fait alors rembarrer par M. François Ruffin (LFI) :

« C’est n’importe quoi ! Tous les jours, il y a des gens qui tombent malades ! On ne va pas arrêter d’être malades ! »

Autre incohérence sanitaire et énorme angle mort dans la politique gouvernementale : la vaccination du reliquat de personnes à risque (en particulier âgées). C’est pourtant présenté comme un enjeu par le ministre :

« Nous faisons actuellement face à au moins deux enjeux en matière de vaccination. Le premier est celui du nombre important de Français – plus de 1 million – qui n’ont pas reçu la moindre dose de vaccin, alors même qu’ils présentent une fragilité particulière en raison du fait qu’ils sont âgés ou malades, ou que leur système immunitaire est déficient ».

Mais ce constat reste sans suite, on préfère s’attaquer aux jeunes. Et M.Ruffin, qui décidément se distingue par quelques interventions intéressantes, explique :

« Nous vous avions prévenus en juillet, nous vous avions avertis sur l’échec de votre passe autoritaire. La France était alors le dernier pays d’Europe de l’Ouest, le dernier pour la vaccination des plus à risque. Que recommandaient à l’époque les scientifiques ? Je l’ai annoncé ici même cet été : de cibler, d’aller chercher les plus âgés, les malades chroniques, les obèses, ceux qui risquent de faire des formes graves. Mais à la place de cibler, vous avez choisi d’arroser. À la place, vous avez arrosé les enfants, les adolescents, qui n’ont aucun intérêt à la vaccination. À la place, vous avez installé le contrôle social, tout le monde qui flique tout le monde partout, dans les restaus, les cafés et les cinés. À la place, vous avez restreint les libertés.. ; Cette prédiction est désormais avérée, le Conseil scientifique vient de le confirmer : un nombre encore trop important de personnes à risque, en particulier les personnes âgées de plus de 75 ans, reste non vacciné, plus que dans d’autres pays. Et la France reste le dernier pays d’Europe de l’Ouest pour la vaccination des plus de 80 ans, loin derrière l’Espagne, le Portugal, la Norvège, l’Irlande, le Danemark – tous à 100 % –, loin derrière l’Italie, à 97 %, la Suède, à 95 %, et la Belgique, à 90 %. En revanche, le Gouvernement a réussi cet exploit : doubler la proportion des 12-18-29 ans vaccinés, eux qui ne meurent jamais ou presque de la covid, eux qui, le plus souvent, font des formes légères. Eux, les jeunes, sont désormais mieux couverts que les plus âgés ».

Et à propos des exigences vis-à-vis des plus jeunes,  LFI, comme quelques autres groupe (LR) et députés, essaie de faire supprimer le passe sanitaire pour les mineurs. Sans succès, comme argumente de façon si caractéristique M.Erwan Balanant (MODEM) :

« Les jeunes sont comme les autres : ils peuvent être contagieux. Or, quand on est jeune, on a une famille et en particulier des grands-parents ; ce sont eux que l’on peut menacer en n’étant pas vacciné ».

M.Balanant, capitaine de navire au 19ème siècle, en situation de naufrage, eût été du genre à crier : « Les vieux d’abord ! ».

Et bien sûr, à trop vouloir administrer, on génère encore plus d’incohérences, comme illustré par P. Hetzel :

« Je veux souligner, en complément de ce qui vient d’être dit, que les mesures prévues par le Gouvernement sont tout à fait aberrantes. Elles sont d’ailleurs à la fois incomprises par nos concitoyens et difficiles à appliquer. Prenons plusieurs exemples. Lorsqu’une école de musique dépend d’une collectivité territoriale, elle n’est pas obligée d’exiger le passe sanitaire de ses adhérents ; si, en revanche, elle est gérée par une association, elle est soumise au dispositif. De même, un groupe de musiciens professionnels n’a pas besoin du précieux sésame, contrairement à des musiciens amateurs qui se réunissent pour répéter. Ainsi, des collégiens peuvent jouer au basket dans un gymnase pendant la journée sans passe sanitaire, mais s’ils se retrouvent le soir dans ce même gymnase pour pratiquer la même activité, le passe sanitaire est exigé ».

Dernier point dans cette catégorie mensonge, quand M.Véran énonce :

« Je le redis une dixième fois : non seulement la loi ne prévoit pas l’application du passe autrement que pour les activités de loisir… ».

Ah bon ? Et le passe sanitaire (voire le vaccin) exigé dans certains environnements de travail ?  Et les TGV ou les avions ou les restaurants ne sont donc utilisés que pour des activités de loisir ?

Mais heureusement, M.Véran est un bon bougre : il nous propose un petit supplément d’âme [sic !] à propos de la future élection présidentielle. Il se trouve en effet que M.Joachim Son-Forget (ex LREM, non-inscrit) soutient un amendement qui « vise à expliciter les conditions d’exclusion du passe sanitaire du vote pour les élections présidentielle et législatives à venir ». Le rapporteur se fait didactique :

« Vous soulevez une question légitime et très importante dans le contexte que nous allons connaître au printemps prochain. Si l’article dont nous discutons porte sur l’état d’urgence sanitaire, votre amendement pose la question de l’application du passe sanitaire au contexte électoral. Dans sa décision du 31 mai 2021, le Conseil constitutionnel a précisé noir sur blanc que le passe sanitaire ne saurait s’appliquer aux activités politiques. En commission, le ministre a pris des engagements fermes et je ne doute pas qu’il les renouvellera ici ».

Et le ministre ainsi interpellé nous offre ce petit moment délicieux dont il faut garder la trace :

« Je le redis une dixième fois : non seulement la loi ne prévoit pas l’application du passe autrement que pour les activités de loisir [voir plus haut] mais elle ne spécifie pas qu’il faudrait le passe sanitaire pour voter. J’ajoute, ce qui n’engage que la parole du Gouvernement mais c’est peut-être le petit supplément d’âme, que nous n’avons aucune intention de demander le passe sanitaire le jour des élections, quand bien même nous pourrions le faire. En l’occurrence, nous ne le pouvons pas et ne le ferons pas ».

Cher lecteur, en ce tout début d’année, petit cadeau pour vous : le précédent supplément d’âme (sous-titré) de M.Véran lors d’un entretien le 3 juin 2021 :

Pour terminer ces quelques aperçus sur ces débats parlementaires, qui vont sans doute se répéter tels quels lors de l’examen du prochain projet de loi sur le passe vaccinal, deux extraits lors des explications de vote :

M.Guillaume Gouffier-Cha (LaRem) expose sa satisfaction :

« Nos débats ont été animés ; c’est normal, au fond, eu égard à la situation de crise que nous vivons encore aujourd’hui. Cette crise est maîtrisée, grâce aux efforts qui ont été faits par les Françaises et les Français et par l’ensemble de nos personnels soignants, grâce aussi aux décisions qui ont été prises avec courage par le Gouvernement et la majorité pour permettre à l’ensemble de nos concitoyennes et de nos concitoyens de retrouver une vie normale ».

Il rappelle ensuite la base de l’acte de foi macrono-covidien :

« Il y a donc une réalité que nous n’avons pas entendue : la vaccination est la seule solution si nous voulons parvenir à mettre la crise derrière nous ».

Quant à M.Philippe Vigier (Démocrate apparenté MODEM), son propos est caractéristique de la volonté gouvernementale de faire appel à la peur et il n’hésite pas non plus à l’emploi du mensonge :

« La pandémie que nous vivons est la cinquième pandémie la plus meurtrière de l’histoire ; elle a ravagé le monde entier. Il ne faut pas oublier d’où nous venons – elle a entraîné la mort de 120 000 personnes en France [rappel toujours utile : 600 000 morts par an en France ; pas de surmortalité remarquée par l’INSEE pour l’année 2020]… Nous sortons de vingt mois d’une douleur terrible, durant lesquels chacun d’entre nous a su réagir en permanence, au Sénat comme ici, à l’Assemblée nationale, en prenant ses responsabilités, suivant sa propre approche…. Mais n’oublions pas que si la France en est là où elle est ce soir, c’est parce qu’après une année 2020 marquée par quelques erreurs d’appréciation – nous n’avions pas de masques, vous vous en souvenez et je ne l’ai pas oublié, ni de gel hydroalcoolique, et nous peinions sur la question des tests –, force est de constater que concernant la vaccination, nous sommes devenus les premiers d’Europe » [se rappeler tout à la fois le dogme de base et les propos de M.Ruffin sur les personnes à risque non-vaccinées].

Pour conclure, proposons ces quelques réflexions faites par M. Mathieu Slama dans Le Figaro du 21 octobre 2021, juste après le vote du projet de loi :

« Dans la crise sans fin qui nous accable depuis un an et demi, il y a un repère intangible, presque réconfortant : la constance avec laquelle le gouvernement n’a de cesse de se dédire et d’hystériser les débats. Nous sommes désormais habitués aux promesses non tenues, aux mesures prises sans réel fondement, aux petites phrases provocatrices, aux revirements permanents. La séquence actuelle, où se discute une énième prolongation de l’état d’urgence sanitaire, n’est donc une surprise pour personne… On assiste en quelque sorte à la naissance d’un nouveau concept, l’«état de vigilance», qui justifie les mesures les plus liberticides au nom de la prudence et de la précaution. Là encore, le gouvernement banalise l’état d’exception en le justifiant non pas par l’urgence de la situation actuelle mais par l’urgence hypothétique de la situation future. Au nom de la vigilance, le pouvoir prolonge donc l’état d’exception et envisage même de conditionner la validité du passe sanitaire à l’obtention d’une troisième dose de vaccin, tout en mettant fin, dans le même temps, à la gratuité des tests, condamnant encore un peu plus les non-vaccinés à l’ostracisme social.

Devant le Sénat italien, Giorgio Agamben a décrit ce changement de paradigme dans ces termes d’une grande justesse :

«Le modèle qui est mis à mal est celui des démocraties parlementaires avec leurs droits, leurs garanties constitutionnelles. Et à leur place prend le relais un paradigme de gouvernement dans lequel, au nom de la biosécurité et du contrôle, les libertés individuelles sont vouées à subir des limitations croissantes. La sécurité et l’urgence ne sont pas des phénomènes transitoires, mais constituent la nouvelle forme de gouvernementalité». »

“Quel exemple donnons-nous aux jeunes étudiants en médecine ?”

Le Docteur Zineb Deheb, suspendu, a écrit une lettre ouverte aux Conseils de l’Ordre des Médecins. Extraits :

[…] Alors que les pouvoirs législatif, judiciaire, médiatique ont laissé l’hubris présidentielle se déchaîner et l’ont même parfois encouragée, je pense que le médecin, conscient qu’il est des limites de son art, doit affirmer le principe de sacralité du corps humain.

Sommes-nous encore des médecins si nous acceptons d’être les instruments de cet Etat ? N’avez-vous pas conscience que l’Etat veut faire des médecins des techniciens médicaux sans âme ?

Avez-vous conscience que le gouvernement qui utilise actuellement l’autorité des médecins pour imposer des restrictions de tous ordres utilisera demain, dès que le vent tournera, les médecins comme boucs-émissaires ?

Je pense que nous risquons de perdre définitivement la confiance des Français.

Nous avons collectivement montré notre refus de traiter dans les meilleurs délais les personnes atteintes de la maladie à SARS-CoV-2.

Nous avons abandonné les patients non atteints de la maladie à SARS-CoV-2.

Nous nous sommes réfugiés derrière nos écrans, avec la téléconsultation, alors même qu’une nouvelle maladie inconnue était à définir.

Nous avons montré notre incapacité à nous opposer au viol du consentement des Français.

Nous avons montré notre incapacité à évaluer correctement les bénéfices et les risques de l’injection d’ARN messager.

Nous avons montré notre mépris du principe de précaution, notamment pour les enfants, les adolescents et les femmes enceintes alors même que l’histoire de notre discipline regorge d’exemples sordides incitant à la prudence.

Nous avons montré notre incapacité à rapporter efficacement les effets indésirables de l’injection d’ARN messager aux services de pharmacovigilance.

Nous avons montré notre incapacité à défendre les infirmières, les aides-soignantes et tous les autres soignants.

Quel exemple donnons-nous aux jeunes étudiants en médecine ?

Que ferons-nous demain quand l’étendue des complications de l’injection d’ARN messager sur les enfants, les adolescents, les jeunes adultes, les personnes âgées et surtout les femmes enceintes sera révélée ? Que dirons-nous durant les procès qui s’annoncent pour les décennies à venir ? Pensez-vous réellement que les hommes politiques nous protégerons ?

Enfin, je pense qu’il est temps pour le conseil de l’Ordre des médecins d’exiger du gouvernement le respect qui nous est dû et de retirer du code de la santé publique la loi n°2021-1040 du 5 août 2021 dont l’article L3136-1 menace d’emprisonnement les médecins et soignants qui exercent sans avoir au préalable participé aux études de phase 3 des laboratoires Pfizer et Moderna. […]

Aucun miracle à Medjugorje ?

David Murgia, journaliste à la Rai, anime plusieurs émissions religieuses sur TV2000, média piloté par la Conférence des évêques d’Italie. Murgia vient de publier Processo a Medjugorje – « Procès à Medjugorje », dans lequel il publie les rapports de la Commission pontificale présidée par le cardinal Camillo Ruini, constituée afin d’enquêter sur les prétendues apparitions de Medjugorje. Il a épluché les procès-verbaux et autres enregistrements de la Commission créée en mars 2010 par le pape Benoît XVI. Et la conclusion tombe :

« aucune guérison miraculeuse certifiée n’a eu lieu à Medjugorje… »

Le cardinal Camillo Ruini, vicaire pour le diocèse de Rome entre 1991 et 2008, avait reçu pour mission de statuer sur le caractère surnaturel ou non des apparitions et proposer des solutions pastorales. La Commission a accueilli en son sein les cardinaux Jozef Tomko, Vinko Puljc, Josip Bozanic, Julian Herranz et Angelo Amato, ainsi que neuf « experts » : quatre théologiens, un mariologue, un canoniste, un rapporteur de la Congrégation pour les causes des saints, un psychologue et un représentant de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Il ressort des rapports de la Commission que, sur les 487 cas de « guérison » signalés à Medjugorje, seuls dix ont été jugés dignes d’être examinés par les experts médicaux de la Congrégation pour la cause des saints, qui a conclu qu’aucun ne pouvait être considéré comme scientifiquement inexplicable… L’auteur rapporte également les confidences que certains membres de la Commission Ruini lui ont faites :

« imaginez le scandale sans précédent qui surgirait dans l’Eglise si le phénomène de Medjugorje s’avérait faux, artificiel, infondé. Il aurait trompé une multitude de personnes ».

Chronique des cinglés

En Suisse, une autodéclaration suffit désormais pour changer d’identité sexuelle :

La Suisse a désormais rejoint un grand nombre de pays qui permettent à une personne de changer d’identité sexuelle sur simple déclaration. À partir du 1er janvier 2022, il ne sera plus nécessaire de fournir la preuve qu’une personne a subi une hormonothérapie ou une chirurgie de “changement de sexe”, ni la déclaration d’un médecin attestant que la personne souffre de dysphorie de genre. Désormais, pour changer légalement de sexe, il suffit de se rendre dans un bureau d’état civil et de remplir un simple formulaire. C’est aussi simple que cela.

Permettre à une simple croyance – peu importe à quel point elle peut-être objectivement erronée – de déterminer la réalité juridique est une voie qui mène au chaos social. La façon dont cet effet boule de neige prendra fin peut être vu au travers de l’exemple du Mexique. Là-bas, la Cour Suprême du pays a récemment statué que la croyance d’une personne sur son âge l’emporte sur l’âge réel de cette personne. Avec cette décision, la pédophilie pourrait cesser d’être un crime si un adulte croit de bonne foi qu’il est un enfant. Un mineur pourrait être autorisé à acheter de l’alcool ou à se rendre dans un club de strip-tease s’il croit de bonne foi avoir vingt et un ans. Avec l’essor de ce mouvement “de réalité imaginaire”, une personne pourrait bientôt être en mesure de changer légalement sa race et son ethnicité sur une simple déclaration ; et les gens seraient incités à le faire en raison de tous les quotas et des postes réservées aux minorités. En effet, qu’est-ce qui empêche une personne de mentir sur son curriculum vitae lorsqu’elle postule à un emploi, à des subventions gouvernementales et à des universités, si elle croit réellement qu’elle a eu les expériences qui y sont mentionnées ? Nous vivons dans un monde à l’envers, où la fiction est la vérité et la vérité la fiction…jusqu’à ce que la boule de neige s’arrête.

Pour mettre fin à cette folie, il est nécessaire que les personnes saines d’esprit – qui constituent la majorité de la population mondiale – prennent la parole et exigent que la réalité objective soit prise au sérieux. Garder le silence ne fera que permettre aux activistes de gauche de continuer à nous imposer l’irréalité.

Alain Houpert : “La stratégie du tout vaccinal est un échec”

Le sénateur LR de Côte d’Or, Alain Houpert, médecin, déclare dans Valeurs Actuelles :

[…] Depuis que l’on parle des vaccins, des scientifiques ont exprimé leur doute sur le choix de cette unique stratégie. Mais ils n’ont pas été entendus. Même l’OMS remet aujourd’hui en question cette stratégie vaccinale si elle ne s’étend pas à la totalité des pays. La recherche de protocoles est un travail quotidien des médecins. C’est aussi une responsabilité que tout médecin sait devoir prendre à chaque diagnostic. L’exécutif, et particulièrement le ministre de la Santé, a décrété qu’il existait une recherche officielle et donc une médecine officielle, rédigée par un comité scientifique. Dès lors, tous ceux qui proposaient d’autres solutions ont été catalogués. Deux ans après, on le voit. La stratégie du tout vaccinal est un échec.

Que faut-il dire à ceux qui ne sont pas vaccinés ?

D’abord rappeler que les non-vaccinés ne sont pas des malades comme le laissent croire nos dirigeants. Je lis parfois des commentaires qui sont effrayants : ils seraient des assassins, des terroristes, certains parlent même de déserteurs.

La défiance des « non-vax » envers le vaccin est due aux approximations du gouvernement. Des masques inutiles devenus obligatoires. Des passes qui ne devaient jamais exister et qui sont aujourd’hui considérés comme une responsabilité, voire pour certaines catégories comme une obligation citoyenne.

Ensuite, tout le monde sait – y compris les médecins – qu’il y a des effets secondaires parfois graves. Le refus de l’exécutif d’être parfaitement transparent sur ces effets créé un vrai sentiment d’injustice. On parle de bénéfice risque à l’échelle nationale, mais quand le risque est là, ce sont des vies, des familles qui sont traumatisées. Il y a aujourd’hui une vraie instrumentalisation par le pouvoir de ces non-vax. Il faut toujours des boucs émissaires. Or si nous en sommes là, ce n’est pas la faute de personnes qui sont empêchées de vivre… mais bel et bien d’un exécutif qui a perdu la confiance des Français.

Quel doit être le rôle des médecins, en cette période de pandémie ?

Les médecins sont là pour soigner, rechercher avec le patient le meilleur protocole, prendre leurs responsabilités, assumer les risques et les erreurs et surtout, surtout, soigner sans discrimination. Ce qu’ils font au nom du serment d’Hippocrate dans les services de réa et c’est là leur honneur. […]

Quelle est l’alternative sanitaire, en plus du vaccin, pour faire face à un pic épidémique ?

Avoir un hôpital en bonne santé comme les soignants le réclament depuis des années. Car, depuis deux ans, qu’a réellement fait l’exécutif pour l’hôpital à part sortir le chéquier des contribuables et faire de grandes promesses ? A-t-on des lits de réa en plus ? Non, alors que le président de la République promettait d’en mobiliser 10 000 si nécessaire.

Ensuite, laisser les médecins assumer leur responsabilité dans la recherche de traitements sans passer plus de temps à les traîner dans la boue ou devant le Conseil de l’Ordre. On a beaucoup parlé du professeur Raoult. C’est à peine s’il n’était pas un criminel de guerre : au final a-t-il été condamné par ses pairs ? Non. Parce que le rôle du médecin est de chercher, de trouver, parfois aussi de se tromper mais dans tous les cas : de mettre les moyens nécessaires pour le bien du malade. Mais surtout, un médecin assume et prend ses responsabilités. […]

Des milliards pour loger les migrants

Que se cache-t-il derrière le business de l’hébergement des migrants ? Combien ça vous coûte ? Enquête sans concession au coeur de la Macronie.

Bilan 2021 : une immigration encore en hausse. Quoiqu’il en coûte ?

Le Figaro constate que l’immigration a encore augmenté en 2021.

La demande de regroupement familial a augmenté de quasiment 18 % en un an, avec un total d’environ 30 000 dossiers déposés.

100 000 demandeurs d’asile se sont pressés aux guichets de l’Office français pour les réfugiés et les apatrides (Ofpra). Le taux moyen de protection accordé avoisine les 40 %. Ce qui signifie que 60 % de ces étrangers sont des migrants économiques.

  • Le premier pays d’origine des demandeurs d’asile demeure l’Afghanistan, avec plus de 16 000 dossiers déposés en un an. Un contingent en hausse de plus 20 %.
  • Suivent les Ivoiriens, qui représentent environ 6 000 demandeurs d’asile, et, dans une même proportion, les Bangladais et les Guinéens.
  • explosion de la demande albanaise, avec plus de 5 000 demandeurs. Le dernier pointage correspond pour cette nationalité à une hausse de 135 % entre 2020 et 2021.

L’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) distribue en un an plus de 100 000 cartes pour l’allocation de demandeur d’asile. Une manne de quasiment un demi-milliard d’euros. Elle instruit également les demandes de titre de séjour pour soins, soit 26 000 demandes en un an. L’Ofii a aussi pour mission d’héberger les demandeurs d’asile, avec plus de 110 000 places proposées. Le temps de séjour moyen au sein du dispositif national d’accueil est passé de 435 jours en 2020 à 625 jours en 2021.

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