Le projet de réaménagement de la cathédrale Notre-Dame est mauvais, indigne de Notre-Dame et doit être fermement combattu
Selon Didier Rykner de La Tribune de l’art, le projet de réaménagement de la cathédrale Notre-Dame de Paris
qui sera présenté pour avis consultatif à la commission nationale du patrimoine et de l’architecture le 9 décembre prochain est effectivement mauvais, indigne de Notre-Dame et il doit être fermement combattu par les amoureux du patrimoine.
Il indique en effet que les autels de Viollet-le-Duc seront entièrement dépouillés :
non seulement de leurs garnitures (ostensoirs, candélabres…), mais aussi des sculptures dessinées par l’architecte et sculptées par ses collaborateurs Geoffroy-Dechaume et Corbin. Quant aux confessionnaux, eux aussi dessinés par Viollet-le-Duc, ils seront enlevés de toutes les chapelles des bas-côtés : quatre d’entre eux étant déplacés dans des chapelles du déambulatoire.
Et ce n’est pas tout :
la plupart d’entre elles se verront dotées, en pendant d’une œuvre ancienne, dont certains des Mays encore conservés dans la cathédrale, d’œuvres contemporaines dont on ne sait rien sinon qu’il faut faire confiance au génie des artistes si ce n’est à celui du clergé. Ce que l’on demande d’ailleurs à la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture, ce sera de valider un principe dont on ne connaîtra pas les détails, alors que le diable s’y loge selon l’adage bien connu, même dans un édifice religieux.
Les visuels et les descriptions prévoient notamment des projections lumineuses sur les murs et un environnement sonore. Mais aussitôt que l’on parle de cela au père Drouin, il affirme que ce ne sont que des « hypothèses » (nous en présentons une – ill. 6 – montrée par lui dans une [vidéo mise en ligne en mai dernier). Mais il s’agit bien de lutter contre ces hypothèses de peur qu’elles ne soient retenues. D’autant que parmi celles qui avaient été envisagées, il y avait bien le remplacement des vitraux qui a finalement été interdit par la ministre de la Culture.
Et qui va financer ces réaménagements ? Les iconoclastes comptent sur les fidèles :
On demande de l’argent aux fidèles sans que ceux-ci soient vraiment informés de ce que l’Église veut y faire et il est peu probable que cette souscription fût un succès s’ils en avaient connaissance.
La Cour suprême a annoncé qu’elle autoriserait les États à interdire l’avortement
Analyse de Frank Schubert sur IFN :
La plaidoirie a été présenté à la Cour Suprême des États-Unis dans l’affaire capitale Dobbs contre Jackson Women’s Health Organization, qui remet en cause le droit constitutionnel à l’avortement aux Etats-Unis. Il est toujours difficile d’interpréter les plaidoiries en fonction de la manière dont les juges pourraient statuer dans une affaire si particulière. Avec cette mise en garde à l’esprit, voici mes prédictions et hypothèses auxquelles je suis parvenu jusqu’à présent : les arguments montrent clairement que c’est quitte ou double pour Roe et Casey. Il semble y avoir peu d’intérêt pour un “juste milieu”. Et les chances sont clairement en faveur de l’annulation de ces deux décisions horribles.
Permettez-moi tout d’abord de dire que je pense que le solliciteur général du Mississippi, Scott Stewart, a fait un excellent travail en présentant la position pro-vie selon laquelle les arrêts Roe et Casey ont été décidés à tort et devaient être annulés. Ils étaient erronés le jours où ils ont été décidés et ils le sont encore aujourd’hui. Il n’y a rien dans la constitution, l’histoire ou la tradition de l’Amérique qui crée un droit fédéral à l’avortement. Les cinquante années de conflit qui ont suivi Roe et les trente années qui ont suivi Casey ont démontré que non seulement les décisions sont erronées, mais qu’elles ne peuvent être administrées de manière prévisible et équitable. Le moment est venu pour la Cour de renvoyer la question de l’avortement là où elle doit être – aux États.
Les trois juges libéraux de la Cour ont clairement indiqué qu’il était hors de question pour eux d’annuler Roe et Casey, ou de changer quoi que ce soit à ces arrêts. Selon eux, cela aurait des conséquences désastreuses pour les femmes et les priverait essentiellement du droit de participer à la société sur un pied d’égalité. Les ‘avocats’ pro-avortements, Jackson Women’s Health Organization, et le Solliciteur General de l’administration Biden ont fait écho à ces propos. Cette stratégie semble exclure toute idée d’un compromis qui préserverait le “droit” constitutionnel à l’avortement tout en modifiant les règles relatives à la manière et au moment où il peut être restreint. C’est une stratégie légale du tout ou rien.
Le président de la Cour Suprême, John Roberts, a été considéré par beaucoup comme quelqu’un qui pourrait favoriser une position de compromis, et il l’a fait à plusieurs reprises au cours de la plaidoirie, suggérant qu’il pourrait être ouvert à l’idée d’éliminer la norme de viabilité actuelle – le moment où un enfant à naître est considéré comme capable de survivre en dehors de l’utérus, actuellement à 24 semaines. Si la viabilité n’était pas le critère d’examen, et qu’il s’agissait plutôt de déterminer si une loi représente une charge excessive pour le “droit” d’une femme à l’avortement, alors l’interdiction de 15 semaines du Mississippi pourrait bien être jugée constitutionnelle. Toutefois, comme nous l’avons mentionné, cette position de “compromis” proposée par Roberts n’a trouvé aucun soutien auprès des partisans de l’avortement ou des trois libéraux de la Cour.
On a dit que le juge Brett Kavanaugh pourrait également constituer un vote décisif, mais ce dernier a indiqué à plusieurs reprises que la Constitution ne dit rien sur le droit à l’avortement et a semblé adopter la position du Mississippi selon laquelle la Cour devrait être “scrupuleusement neutre” sur la question, permettant aux États de régler les problèmes comme leurs citoyens et leurs représentants élus le jugent bon. Il a souligné qu’il y a des intérêts critiques des deux côtés de cette question. Les femmes ont un intérêt pour l’intégrité corporelle et la liberté, tandis que l’enfant à naître a un intérêt pour le maintien de sa vie. Ces intérêts sont irréconciliablement en conflit ; un intérêt doit prévaloir sur l’autre à tout moment. La question, a-t-il demandé de manière rhétorique, est de savoir ce que dit la Constitution pour résoudre ces questions difficiles. Pourquoi cette Cour devrait-elle être l’arbitre plutôt que le Congrès, les législatures des États et le peuple ?
Comme prévu, l’un des principaux objectifs des partisans de l’avortement était de faire reposer leur position sur la doctrine juridique du “stare decisis” (règle du précédent, ndlr), le principe selon lequel, puisque les gens s’appuient sur les décisions de la Cour Suprême pour organiser leur vie, ces décisions doivent être préservées même si l’on pense qu’elles ont été prises à tort. Cette notion a été directement remise en question par le juge Alito, qui a demandé au Solliciteur General des États-Unis et à l’avocat de la société d’avortement de répondre par oui ou par non à la question de savoir si une décision qui était clairement erronée au moment où elle a été rendue devait être annulée sur cette seule base. Les avocats ont fini par dire que non, même les précédents clairement erronés devraient être maintenus en raison de la confiance que les citoyens leur accordent.
Le juge Kavanaugh, qui a énuméré une longue série d’arrêts majeurs de la Cour Suprême des États-Unis qui ont renversé des précédents erronés, a totalement démenti cette affirmation. Pour moi, cela a été dévastateur pour la position des partisans de l’avortement.
J’ai la forte impression que les juges Thomas, Alito, Gorsuch et Kavanaugh ont tous posé des questions suggérant fortement qu’ils rejettent l’idée que les verdicts devraient être confirmés dans les cas des cas où ils ont été mal décidés comme Roe et Casey. Si on essaie de lire l’avenir, on dirait donc que ce sont quatre des cinq juges nécessaires pour une majorité.
Cela m’amène à la juge Amy Coney Barrett. D’une part, elle a évoqué à plusieurs reprises les lois omniprésentes sur les “refuges” qui permettraient aux femmes de laisser les nouveau-nés non désirés dans divers endroits tels que les casernes de pompiers et d’être libérées de toute obligation parentale ultérieure. Son questionnement sur ce point met à mal tout le défilé d’horreurs soulevées par les partisans de l’avortement sur les conséquences de la “parentalité forcée” et de la “maternité forcée” – impacts supposés sur la carrière, les revenus futurs, la future formation d’une famille, etc. Elle a reproché à l’avocat de Jackson Women’s Health d’avoir mis l’accent sur ces supposés problèmes sans reconnaître que les femmes pouvaient facilement les éviter grâce aux possibilités de refuge existantes.
D’autre part, M. Barrett s’est également demandé ce qui se passerait si un État avait une disposition constitutionnelle identique au 14e amendement et si un tribunal d’État décidait que les avortements étaient protégés jusqu’au deuxième trimestre, soit 27 semaines. Une telle décision augmenterait effectivement le droit à l’avortement au-delà de la norme de viabilité de Casey (généralement considérée comme étant de 24 semaines). Ses hypothèses m’ont fait dresser l’oreille, et je me suis demandé si elle ne serait pas prête à envisager l’approche du “juste milieu” de Roberts. Mais je m’inquiète peut-être pour rien. Un analyste juridique que je respecte beaucoup, Ed Whelan, a déclaré : “Rien de la part des juges Thomas, Alito, Gorsuch, Kavanaugh ou Barrett n’a déclenché la sonnette d’alarme dans mon esprit. Au contraire.”
Encore une fois, dans la plupart des cas il est difficile de lire l’avenir, et ça l’est encore plus dans un cas aussi important que celui de Dobbs. Cela dit, je ne vois pas comment Roberts pourrait obtenir 5 voix pour son approche “intermédiaire”, à moins qu’il ne parvienne à convaincre les trois libéraux de se rallier à une idée à laquelle ils sont tous fermement opposés. Il y a au moins quatre juges qui, à mon avis, abrogeront Roe et Casey. Barrett en ferait cinq. Sommes-nous face à une décision de 5-4 ?
Je vous laisse avec l’observation de l’analyste juridique de la National Review, Dan McLaughlin,
“Maintenant, nous attendons jusqu’à la fin juin, et bien sûr, nous espérons que rien n’arrivera aux juges dans cet intervalle. Mais il est difficile de voir comment les pro-vie pourraient être plus optimistes quant à la façon dont les plaidoiries ont été menées… Par le passé, dans bien des cas on nous a retiré le ballon juste avant de marquer le but, alors prenons tout cela avec du recul. Mais si on devait envisager que la Cour renverse finalement Roe, c’est à peu près cette plaidoirie que l’on aurait attendu.”
Prions pour que cesse l’abomination qu’ont été Roe et Casey. Les âmes de quelque 60 millions d’enfants à naître sacrifiés se joignent à nous dans la prière.
Le cléricalisme menace dangereusement toute la structure et les membres de l’Église : depuis le pape jusqu’aux laïcs
Le cardinal Sarah a été interrogé dans La Nef du mois de décembre. Extrait :
Vous écrivez à juste titre que l’on assiste à une « laïcisation » des clercs et à une « cléricalisation » des laïcs : pourriez-vous nous expliquer ce double mouvement en nous donnant quelques exemples ? Et comment remettre les choses à l’endroit ?
L’esprit du monde s’infiltre dans l’Église. Or l’esprit du monde est tissé de peur, de jalousie et de désir de domination. Dans l’Église, on a vu germer les rivalités et les luttes de pouvoir. J’en vois une des manifestations les plus terribles dans la rivalité entre les états de vie. Les clercs jalousent le caractère séculier des laïcs, ils les imitent servilement dans leur habillement, et renoncent à la soutane. Ils se mettent à vouloir investir l’action politique qui est le champ propre du laïcat. Beaucoup publient des textes, non pas sur la Parole de Dieu, mais sur la démocratie, la bonne gouvernance, la justice et la paix, sur l’écologie. Certains clercs refusent de se penser comme mis à part pour Dieu et l’Église. N’a-t-on pas vu récemment des prêtres revendiquer de siéger avec les laïcs dans la nef pendant la liturgie ?
De même, les laïcs jalousent les clercs. Ils veulent les imiter, présider les liturgies, gouverner les paroisses, prêcher durant la liturgie dominicale. Voilà maintenant que l’on encourage une vaine et inutile lutte de pouvoir entre femmes et hommes. Certaines femmes veulent être prêtres et les prêtres reculent devant leur paternité spirituelle. D’où vient tant de confusion ?
Je crois que l’on a introduit dans l’Église l’idée fausse et destructrice selon laquelle chaque charge, chaque état de vie est avant tout un pouvoir ou un droit. Dès lors, l’ensemble de la vie de l’Église est analysé en termes de lutte de pouvoir et de rapport de force. Cette structure de pensée héritée du marxisme a été popularisée à travers la French theory par les milieux universitaires américains. Selon cette herméneutique, toute société est fondamentalement un rapport de force et de domination. Les comportements ne sont dès lors plus que des luttes pour abolir ou préserver les structures de domination et de privilèges.
Il est temps que cesse cette lutte entre les états de vie ! Ils n’ont pas à se partager un pouvoir de domination ! Dans l’Église, les états de vie (clérical, religieux, laïc) sont appelés à la communion et non à la compétition. Pour collaborer chacun doit être à sa place. C’est un des grands enseignements de Vatican II.
Vous dénoncez vous aussi le « cléricalisme », mais pas dans le sens où on l’entend habituellement : quel est ce cléricalisme que vous dénoncez ?
Je crois que le cléricalisme est une attitude qui touche aussi bien les clercs que les laïcs. Il menace dangereusement toute la structure et les membres de l’Église : depuis le pape, en passant par les prêtres, jusqu’aux derniers des laïcs. Il se caractérise comme une lutte pour le pouvoir et la domination : les laïcs se « cléricalisent » pour ravir le supposé pouvoir des clercs. Ils réclament des « ministères », conçus comme des privilèges extérieurs. Le cléricalisme est une attitude qui transforme un état de vie, un ministère ou une charge en propriété privée et en marchepied pour un ego complexé. Le pape François nomme cela l’auto-référencialité. Alors que chaque état de vie est une forme spécifique de référence au mystère du Christ et d’identification à un aspect de ce mystère, le cléricalisme s’approprie les missions qu’elles confèrent et en fait un instrument de pouvoir.
Vatican II avait eu l’intention géniale et prophétique de mettre en lumière la complémentarité entre les états de vie et non pas leur concurrence ou leur rivalité agressive. Il faut relire Lumen gentium qui décrit les formes multiples d’exercice de la sainteté. La vocation propre des prêtres consiste à représenter sacramentellement le Christ-Pasteur au milieu de son peuple principalement par le don des sacrements, la prédication de l’Évangile, et le service de l’autorité mais aussi par toute leur vie. L’Église n’est pas un lieu de pouvoir mais de service. Je le redis : bien des laïcs sont plus compétents et mieux formés que les clercs en théologie ou en pastorale. Mais ils ne seront jamais capables de « tenir la place du Christ-Pasteur et d’agir en sa personne ».
Nous, Latins, respirons-nous vraiment à deux poumons? (Partie 2)
Du P. Daniel-Ange pour le Salon beige (voir la première partie de ce texte ici):
Concrètement, aujourd’hui, du côté orthodoxe, où en est-on ?
Au niveau de l’humble peuple de Dieu, qu’est-ce qui a vraiment changé ? En partie dû aux siècles de dhimmitude puis des décades de persécution communiste, il reste tant de préjugés, d’idées fixes, d’ignorance sur les « hérétiques latins », non dans la haute hiérarchie, mais dans le petit peuple !
Mais ici, voici qu’une brèche timidement s’ouvre. Devant, d’un côté, l’islamisation galopante de l’Europe occidentale, de l’autre, la sécularisation rampante de la société entrainant la paganisation fulgurante de la jeunesse, les instances orthodoxes sont saisies de vertige, et sentent l’urgence – sans attendre la pleine communion ecclésiale – d’œuvrer avec les catholiques, pour ne pas être submergés par ce tsunami , éradiqués par ce bulldozer, KO dans le duel apocalyptique entre l’homicide et le Prince de la Vie. Bref, calcinés par cette éruption volcanique.
Un fait frappant. J’ai reçu l’insigne grâce d’être invité par l’Higoumène de Simonos Petra, un des plus prestigieux des 20 monastères de l’Athos. Accueil plus que fraternel : royal ! L’Higoumène de réunir toute la sainte communauté en synaxe pour que je leur parle de quoi ? De notre école Jeunesse-Lumière. De même, dans un autre monastère de l’Athos et dans leurs metochia (dépendances) de moniales sur la côte, ainsi qu’avec l’évêque de Drama. Tous flashés par une école formant de jeunes apôtres pour leur propre génération. Pouvant donc aller dans boites de nuit et quartier de prostitution d’Athènes ou Salonique, rejoindre cette génération montante qui ne met plus les pieds à l’église, infectés qu’ils sont par nos virus mortels d’Occident.
Et voilà le projet d’une école similaire à l’ombre des quelques 200 moniales d’Ormylia, notre livre-de-vie déjà traduit, et les jeunes de Jeunesse-Lumière invités à y aller en stage. Cela, alors qu’en France si peu d’évêques semblent intéressés par cette formidable expérience d’une année ou deux, complètes, à se plonger en Dieu, puis à clamer l’Evangile dans collèges et lycées.
Cette ouverture quasi-miraculeuse rappelle le fait qu’à la veille de la chute de Constantinople, devant le danger imminent, Latins et Byzantins ont concélébrés la dernière divine liturgie dans la Hagia Sophia, comme me le rappelait naguère Mgr Kallistos Ware métropolite d’Oxford.
Concrètement, aujourd’hui, du côté Catholique, où en est-on ? Suggestions, propositions, aspirations encore à réaliser…
Bien sûr, prêtres et religieux ont leur bréviaire avec 50% des lectures patristiques tirées des Pères d’Orient, et ont à leur disposition les grandes collections des Sources chrétiennes et des Editions de Bellefontaine, comme celles de Chevetogne et de Bose. Il y a aussi les colloques théologiques, les rencontres sporadiques entre hiérarques, les gestes durant la semaine de prière pour l’unité, mais finalement dans le petit peuple de Dieu si peu est fait, pour connaitre nos frères des Saintes Eglises Orientales, collaborer avec eux, les fréquenter, les aimer surtout. (Un journaliste au Cardinal Schönborn de Vienne : « Que pensez-vous des Orthodoxes ? – Je n’en pense rien, je… les aime ! »)
Un fait stupéfiant : des séminaristes vivent sept ans de formation sans jamais qu’un prêtre ou évêque oriental – catholique ou orthodoxe – soit invité à y célébrer une divine liturgie! Alors que ces séminaires inter-diocésains sont dans de grandes villes qui toutes ont des paroisses de différentes juridictions orientales. Alors qu’au Concile Vatican II, chaque samedi était célébré une divine liturgie, un rite après l’autre, cela en séance plénière à S.Pierre ! Ceci à l’exception du séminaire interdiocésain d’Issy-les-Moulineaux en liens si étroits et fraternels avec le séminaire orthodoxe du patriarcat de Moscou, à Epinay-sous-Sénart (Chorale commune, fêtes célébrées ensemble) Cela grâce à Mgr Didier Berthet d’un côté, au P.Aleksandr Siniakov de l’autre.
Autre symptôme : dans combien de nos paroisses, même de nos monastères, entend-on parler des saints orthodoxes contemporains, ayant un tel rayonnement là-bas. Par exemple en Russie, l’Archevêque chirurgien Lukas Voïno-Yassenetski[1] : un P Aleksandr Men, martyr pour l’Unité et pour l’évangélisation.
En Grèce : Un Geronda Paissios de la Sainte Montagne, né au Ciel en 94, déjà canonisé : figure rayonnante, douée de charismes sans nombre (bilocation,lévitation,vision des âmes etc), aux nombreux écrits savoureux. Ou bien l’Higoumène qui a ressuscité Simonos Petra et fondé Ormylia : Aimilianos, mort récemment, aux homélies et conférences d’une indicible beauté (Déjà 6 volumes en français). Je m’en nourris.
En Serbie : l’évêque Vélimirovitch aux ardentes lettres missionnaires[2] ou le rayonnant starets Thaddée (+ 2003)[3].
En Égypte : le grand Matta-el-Maskin, sauveur du monastère du Deir el Makarios, (où j’ai été reçu avec tant de délicatesse). … Oui, comment pouvons-nous les ignorer à ce point ? Si proches qu’ils sont dans l’espace et le temps et surtout dans l’Esprit-Saint.
Le cher Père Boris Bobrinskoy – théologien, pasteur, staretz de première grandeur ( 1925-2020) – pensait que l’unité, par-delà les déchirures réelles, est toujours vivante dans la communion des saints . « Ainsi fait-il de la sainteté, comprise comme épanouissement des dons de l’Esprit, un aspect essentiel tant de la continuité de l’Église que de sa catholicité. Une sainteté qu’il n’hésite pas à reconnaitre hors des Églises Orthodoxes. Il regrettait que les Églises Orthodoxes en Europe de l’Ouest n’intègrent pas suffisamment dans leur calendrier liturgique les saints d’Occident et notamment ceux du IIe millénaire, commentant avec ironie :’Comme si en 1054, le souffle de l’Esprit s’était arrêté en Occident ». Cette sainteté librement répandue par l’Esprit dans l’ensemble du corps du Christ déchiré est en soi un ferment d’unité, puisqu’elle constitue un héritage et un trésor commun qu’il convient d’apprendre à découvrir et à partager1» N’avait-il pas dans son petit salon des photos de Mère Teresa, de Jean-Paul II, et de ce Père de Foucauld qu’il admirait tant[4] ?
Autres questions :
Dans combien de facs de théologi,e s’inspire-t-on des grands théologiens orthodoxes contemporains (Schmemann en liturgie, Bobrinskoy en dogmatique, Breck en Christologie, etc.)? Dans combien de noviciats et de séminaires se nourrit-on d’un Syméon le Nouveau Théologien, d’un Grégoire Palamas, d’un Nicolas Cabasilas, sans parler de la Philocalie? D’une innombrable richesse. Sans parler de la lumineuse lettre apostolique de Jean-Paul II : Orientale Lumen.
Le Cardinal Schönborn aime avouer que, dans la débâcle-sabordage de Mai 68, ce sont les grands théologiens de l’Institut S. Serge qui ont sauvé sa foi du naufrage généralisé. N’en serait-il pas de même aujourd’hui ?
Combien de prêtres en paroisse signalent-ils les différentes fêtes liurgiques, célébrées en Orient ? Au moins celles de la Théophanie, du dimanche de l’Orthodoxie. (En 2021, le 21 Mars)? Et pourquoi ne pourrions-nous pas célébrer quelques-uns de leurs grands saints (Un Serge de Radonège le 24 Sept ? Serafim Sarovski, Jean Cronstadtsky, Elisabeth Fedeorovna la nouvelle martyre, Innocent d’Alaska, etc. Jean-Paul II signalait parfois leurs fêtes à l’Angelus dominical). Les années où le cycle pascal se célèbre à d’autres dates, ou bien les fêtes avec le décalage-horaire de 13 jours pour certaines juridictions, combien de catholiques vont-ils dans les églises-orthodoxes ou greco-catholiques ne fût-ce qu’ à Pâques et Pentecôte – s’unir physiquement à la joie de leurs frères d’Orient ?
Combien de nos évêques à ces occasions manifestent-ils leur communion fraternelle à leurs différents métropolites ou exarques ? Combien manifestent leur compassion fraternelle lors d’événements infiniment douloureux comme le schisme Moscou- Constantinople, l’islamisation de Haghia Sophia, l’interdiction du gouvernement turc à sa Béatitude Bartholomaos de porter son titre de patriarche œcuménique. Ou les événements joyeux comme le Concile panorthodoxe de Crête (joie hélas voilée par les quatre patriarcats se désistant in extremis).
Combien d’entre nous vont en pèlerinage dans les nombreuses petites communautés monastiques orthodoxes constellant notre pays ?
Il faudrait que de nombreux monastères se jumellent avec ceux-ci ou avec des monastères en Russie, Ukraine, Serbie, Egypte, Grèce. (Sans pour autant avoir la vocation de Chevetogne ou Bose.) Simplement commencer par inviter de leurs moines, surtout de leurs higoumènes à faire un séjour, à donner homélies et cours, à célébrer dans leur rite. Combien le font déjà ? Combien de moniales ont-elles tissé des liens privilégiés avec celles de Minsk, de Drama, d’Ormylia (monastère S.Jean Baptiste), de Souroti sur la frontière bulgare,). Combien de nos communautés sont-elles abonnées à des revues orthodoxes (Contacts, etc…) ou consultent-ils des sites orthodoxes ?
Il faudrait que de nombreux séminaires, paroisses ou même diocèses proposent de tels jumelages, avec leurs équivalents en France où à l’étranger.
Plus simplement, dans toutes nos paroisses : prier régulièrement leurs différents hymnes Acathistes, vénérer leurs saintes icônes. Et surtout soigner davantage la célébration de notre rite romain : au moins tous les dimanches et fêtes : eau bénite, encensements,chant des oraisons, du saint Evangile, de la préface, des paroles consécratoires, si ce n’est de l’épiclèse et du supplices te rogamus. (Tout cela si rarement chanté même par des évêques !) Et pourquoi pas plus souvent la célébration ad Orientem comme proposé par Benoit XVI. Nos célébrations sont si souvent « rikiki ! ».Nous devrions en rougir devant nos frères d’Orient.
[1] Voir Anton Odaysky, L’exploit de toute une vie, Cerf 2007, synthétisé par Nektarios Antonopoulos, Ed Archontariki, Athènes, 2021.
On peut commander ces ouvrages au monastère de Solan, metochion de Simonos Petra : 3O33O La Bastide d’Engras
[2] (Des Syrtes Editions).
[3] Paix et joie dans le Saint Esprit, l’Age d’homme, Lausanne, 2010
[4] A.S Vivier-Muresan.L’horizon oecuménique dans la vie et l’œuvre du P.B.Bobrinskoy. In :Contacts. Revue française de l’Orthodoxie.Sept 2021.
C’est arrivé un 3 décembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 03 décembre 1154 : décès du pape Anastase IV.
- le 03 décembre 1368 : naissance de Charles VI.
Charles VI de France naît à Paris de l’union de Charles V et de Jeanne de Bourbon. Il a 11 ans quand il succède à son père, le 16 septembre 1380. Il est sacré à Reims selon l’antique coutume le 4 novembre 1380. Les habitants de la ville saluent le sacre par les cris de «Vive le roi de France ! Montjoie Saint Denis !» Mais le Roi étant mineur, ses puissants oncles, Louis d’Anjou, Jean de Berry, Louis de Bourbon et Philippe de Bourgogne, assurent la régence et en profitent pour dilapider les ressources du royaume et instaurer de nouveaux impôts pour leur profit personnel. Plusieurs révoltes comme celle des Maillotins secouent le pays. Il est sacré à Reims le 4 novembre 1380 (voir la chronique du jour).
En 1388, le Roi prend en main les affaires du royaume. Il chasse ses oncles prévaricateurs et rappelle les sages conseillers de son père, gens de modeste extraction que les princes surnomment avec mépris les «Marmousets». Le jeune Roi est alors appelé par ses sujets Charles VI le Bien-Aimé et le royaume entre dans une longue «embellie».
Charles VI règne sur le royaume de France jusqu’à son décès, le 21 octobre 1422. Ce règne, est l’un des plus longs de l’Histoire de France ; malheureusement il s’achève en 1422 dans la guerre civile avec la querelle entre les Armagnacs et les Bourguignons, la révolte des Cabochiens, la défaite d’Azincourt et l’humiliant traité de Troyes, qui déshérite le fils du Roi et d’Isabeau de Bavière au profit de l’héritier de la couronne d’Angleterre !
- le 03 décembre 1552 : mort de Saint François Xavier.
Issu de la noblesse de Navarre, François Xavier, naît en 1506 au château de Javier (ou Xavier). En pension au collège Sainte Barbe où il rencontre d’Ignace de Loyola, un Basque de Guipúzcoa. Ensemble, ils vont fonder l’ordre des Jésuites (ou Compagnie de Jésus) en 1534. L’ordre va jouer un grand rôle dans la rénovation de l’Église catholique après le schisme protestant.
Il a 46 ans. Reçu à Rome, par le pape en 1540, François Xavier part pour les Indes. Il veut évangéliser la Chine.
Ordonné prêtre, François Xavier est désigné pour convertir les peuples de l’Orient. De Goa (Inde) au Japon, il se montre jusqu’à sa mort, en 1556, un missionnaire infatigable. Sa foi et son ardeur lui valent de convertir en deux ans, de 1549 à 1551, des villages entiers. Trente ans après son passage, on compte 150.000 convertis et 200 églises, principalement autour de Nagasaki, sur l’île méridionale de Kyushu.
Il meurt d’épuisement sur l’île de Sancian, proche de Canton, à la veille d’entrer en Chine. Ses restes reposent à Goa, dans la basilique Bom Jesus (le Bon Jésus). Sa canonisation est prononcée en 1622, simultanément à celle d’Ignace de Loyola.
- le 03 décembre 1563 : affirmation de l’existence du Purgatoire.
Le Concile de Trente affirme l’existence du Purgatoire en tant que “Sainte doctrine.” Lieu de purification temporaire en attente du jugement dernier, le “purgatorium” est rejeté par les protestants.
- le 03 décembre 1702 : les armées françaises occupent Nancy.
- le 03 décembre 1792 : procès de Louis XVI.
Le procès du Roi s’ouvre devant la Convention. Prénommé dès son arrestation Louis Capet, il est défendu par Desèze, Malesherbes et Tronchet. Pendant ce procès, Louis XVI est déclaré “coupable de conspiration contre la liberté de la nation et d’attentats contre la sûreté générale de l’Etat”. Il est condamné à mort avec une faible majorité : une voix, celle de son cousin, Philippe l’Egalité, grand Maître de la franc-maçonnerie!
Robespierre déclare :
“Vous n’avez point une sentence à rendre pour ou contre un homme, mais une mesure de salut public à prendre, un acte de providence nationale à exercer (…) Louis doit mourir, parce qu’il faut que la patrie vive”.
La révolution maçonnique ne peut accepter que vive celui qui personnifie l’alliance de la France avec Dieu.
- le 03 décembre 1800 : les Autrichiens battus à Hohenlinden.
Les Autrichiens sont défaits à Hohenlinden, en Bavière, par l’armée du Rhin, sous le commandement de Moreau. Fort de sa victoire inattendue, le général poursuit son chemin vers Vienne. Pris de panique à la perspective de perdre sa capitale, l’empereur François II se résigne à négocier contre l’avis de ses alliés anglais. C’est la fin de la deuxième coalition…
- le 03 décembre 1805 : proclamation de lavictoire d’Austerlitz.
Napoléon dicte une proclamation : “Soldats, je suis content de vous… Vous avez décoré vos aigles d’une immortelle gloire… Mon peuple vous reverra avec joie et il vous suffira de dire “J’étais à la bataille d’Austerlitz” pour que l’on vous réponde : “Voila un brave !”.
- le 03 décembre 1808 : conquête de Madrid
L’armée française arrive aux portes de Madrid. Napoléon envoie un parlementaire au marquis de Castellare, lui annonçant que sans réponse de sa part, il va bombarder la ville.
- le 03 décembre 1810 : les Anglais prennent les îles françaises.
Suite à la victoire de Grand Port en août contre la France, les troupes du lieutenant-colonel Keating s’emparent des îles de la Réunion et de Maurice. Aux Antilles, la Guadeloupe est elle aussi occupée par les Britanniques. Après les guerres napoléoniennes, en 1815, la Réunion et la Guadeloupe sont rendues à la France; l’île Maurice reste anglaise.
- le 03 décembre 1877 :Cros demande à l’Académie des Sciences d’ouvrir et de lire en séance publique son pli décrivant le paléophone.
Cros veut ainsi apporter la preuve de sa découverte avant celle d’Edison
- le 03 décembre 1913 : la Grande Loge Unie d’Angleterre (UGLE) reconnait la Grande Loge Indépendante et Régulière pour la France et les Colonies Françaises [GLNF], lors d’une tenue au Freemason’s hall.
- le 03 décembre 1956 : la France et la Grande-Bretagne acceptent de retirer leurs troupes de Port-Saïd.
Absence de Philippe de Villiers à Villepinte : lâcheté, jalousie ou prudence ?
Tous les médias hostiles à Eric Zemmour répètent à l’infini que l’absence de Philippe de Villiers au meeting de Villepinte serait la preuve absolue du déclin de sa campagne. Pierre Robin livre son analyse dans l’Incorrect :
Philippe de Villiers ne se rendra pas au meeting de son « ami » Éric Zemmour au Zénith de Paris, début décembre. Le vicomte a motivé sa décision par la crainte qu’un « soutien trop affiché ne nuise à la réputation du parc du Puy du Fou ». On suppose que c’est la même préoccupation de type « entrepreneurial » qui était la raison du silence assourdissant de Philippe de Villiers dans l’entre-deux-tours de la dernière présidentielle.
Suivez mon panache blême ! C’est vrai que le Puy du Fou est une belle réussite économique et même, allez, métapolitique, et ce depuis longtemps.
Amusant néanmoins que celui qui scénographie à longueur de temps de preux chevaliers, de vaillants chouans et de courageux poilus soit si timide dans la vraie vie (politique). Au fait, ce n’est pas Philippe de Villiers qui appelait, il n’y a pas si longtemps (en mai ), les Français à l’« insurrection » ? Dans le genre « commencez sans moi j’arrive », c’est pas mal, et plus digne d’un personnage d’un film de Jean Yanne ou d’un sketch des Inconnus que d’un son et lumière sur Monsieur de Charette, je trouve.
C’est entendu : il était mille fois plus facile d’être Bayard au XVIe siècle qu’en ce début de troisième millénaire. N’empêche qu’il faut espérer qu’il y ait encore d’autres panaches blancs à suivre que celui, bien défraîchi, du vicomte (…)”
L’Express avance une autre explication à cette absence par avance remarquée :
“(…) Ceux qui le connaissent bien avancent une autre explication. Philippe de Villiers serait “jaloux comme un pou” de son ami, et surtout de ces sondages qui placent l’ancien journaliste au-dessus de la barre des 10%. En 1995, le Vendéen avait récolté 4,74% des suffrages à l’élection présidentielle et seulement 2,23% en 2007.”
D’une manière plus générale, on assiste à quelques lâchages du candidat Eric Zemmour par ceux qui l’adulaient il y a encore quelques mois ou qui l’avaient invité lourdement et avec insistance à se présenter comme Robert Ménard (qui était prêt à voter Xavier Bertrand au 2ème tour). En réalité ces lâchages n’ont que peu d’importance par rapport au phénomène politique en devenir. La droite “hors les murs” a enfin un candidat crédible avec un véritable potentiel électoral capable de réunir les différentes droites. Et certains font la fine bouche ?
Eric Tegnér (Livre Noir) pousse un coup de gueule sur son compte twitter et en apelle à l’esprit de responsabilité de la droite “hors les murs” :
Ça devient usant le truc du “l’entourage de Zemmour c’est des parisiens”. Ceux qui sont frustrés de n’avoir aucun rôle peuvent aussi se bouger le cul et avoir des idées originales au lieu de critiquer des soi-disant parisiens. Tellement facile le coup de critiquer l’entourage…alors que personne ne sait vraiment qui entoure qui d’ailleurs (…)
La droite dite hors les murs est un conglomérat de gens qui prônent la radicalité idéologique pour finir par se défausser le jour où quelqu’un cherche à les représenter. Ils sont tellement nostalgiques qu’ils seraient malheureux de gagner.
En plus ça fait 2 mois que Zemmour va dans toute la France. C’est juste débile de dire qu’il est tenu par une caste parisienne. Bref. À ce train là, je continue à parier sur Macron perso. Je pense que Macron sera réélu. Non pas parce que Zemmour, MLP ou autres ne sont pas à la hauteur. Mais parce que le camp conservateur est faible : il refuse de faire ce qu’il faut pour gagner. Se salir les mains. Se mouiller. Prendre son risque. Il est lâche. Mou. Soumis.
Notons que la presse relève que la liste Zou, qui avait récolté 19 500 voix en PACA aux régionales, ne soutient plus Eric Zemmour mais omet de mentionner que Jacques Bompard, ancien maire d’Orange, et son fils Yann, nouveau maire et conseiller départemental, se mettent à son service :
On donnera un coup de main si besoin. Une équipe et en train de se monter, très dynamique. Si il y a besoin de notre aide on sera ravi.
Ce n’est pas un question d’ambition c’est une question de survie (…) il y a des causes qui doivent être réglées au niveau de l’Etat. Et pour ça, à droite, il n’y a qu’un seul candidat qui est suffisamment courageux et franc pour relever le défi, pour redresser et pour apporter des solutions aux maux qui font souffrir la France. Et c’est Eric Zemmour“.
Charlotte d’Ornellas : La question de l’âme des Européens ne semble pas préoccuper le pape autant que celle de leur “égoïsme”
Charlotte d’Ornellas commentait ce soir, dans Face à l’Info, les nouvelles prises de position politiques du pape François pour l’accueil des immigrés clandestins en Europe (à partir de 27’40”):
L’ancien n°2 de l’Armée de Terre et l’ancien patron de la DGSE soutiennent et conseillent Eric Zemmour
Eric Zemmour n’est visiblement pas seul. On apprenait hier que Charles Millon s’apprête à le soutenir publiquement après avoir participé à plusieurs réunion de campagne. Europe 1 fait un sujet aujourd’hui sur les hauts-fonctionnaires et ambassadeurs en activité qui le conseillent, anonymement pour l’instant afin d’éviter les sanctions.
“On apprend également que le général Bertrand de la Chesnais, ancien Major Général de l’Armée de Terre (n°2 de l’Institution), et ancien candidat soutenu par le RN aux municipales à Carpentras, ainsi que l’ancien patron de la DGSE, Pierre Brochand, faisaient partie de ses équipes programmatiques :
Ils sont nombreux à travailler, dans l’ombre, sur le programme d’Éric Zemmour (…) A la tête de l’équipe (…) se trouve un homme : Jonathan Nadler, un banquier d’affaires. Ces derniers mois, il a mis en place 28 pôles thématiques qui sont autant de ministères potentiels : Éducation, Industrie, ou encore “Souveraineté juridique”. Avec pour mission de produire des notes, des analyses, et des propositions pour le candidat. Chaque pôle se compose de huit à 30 personnes.
Ce sont donc de nombreux contributeurs qui passent leurs soirées à plancher sur le programme d’Éric Zemmour. Le fonctionnement est bien rodé : les 28 chefs de pôles se réunissent en visio tous les dimanches soirs (…) Et il y a, dans chaque groupe, des membres des administrations publiques. Ils sont chargés de vérifier la faisabilité technique des propositions, avec l’objectif d’aboutir à des mesures concrètes.
Certains hauts fonctionnaires prennent des risques pour leurs carrières. Dans cette équipe qui travaille pour Éric Zemmour, il y a en effet des ambassadeurs en exercice et des diplomates soumis à un devoir de réserve très strict. Ils ne veulent pas que l’on connaisse leur nom pour ne pas être sanctionnés. D’autres contributeurs, eux, ne sont pas exposés parce qu’ils sont à la retraite.
C’est le cas du général de la Chesnais, général quatre étoiles et ancien numéro deux de l’armée de terre, ou de Pierre Brochand, ancien patron de la DGSE. Cette équipe a déjà produit des propositions concrètes : 75 à 80 depuis le début de la tournée littéraire d’Éric Zemmour.
Le programme complet du candidat sera rendu public début 2022.”
Michel Barnier et Xavier Bertrand éliminés de la primaire LR
Ainsi que Philippe Juvin.
C’est Eric Ciotti qui arrive en tête de la primaire LR, preuve de la droitisation de l’électorat LR, suivi de Valérie Pécresse.
Eric Ciotti, le député des Alpes-Maritimes, termine en tête au premier tour avec 25,58% devant Valérie Pécresse avec 25%. Ils se qualifient tous les deux pour le second tour.
Michel Barnier est troisième (23,93%), devant Xavier Bertrand (22,36%) et Philippe Juvin (3,13%).
Après un second tour vendredi et samedi, le nom du candidat sera annoncé samedi à 14 h 30.
Transition énergétique : le troisième choc pétrolier a commencé
Cette fois c’est probablement malheureusement la bonne. L’explosion des prix du gaz et les nombreuses tensions autour de cette énergie carbonée, jusqu’ici restée dans l’ombre du tout puissant pétrole, révèle que le délicat mix énergétique mondial, déjà en surchauffe, est au bord de l’explosion.
Jean-Baptiste Giraud est directeur de la rédaction d’EconomieMatin.fr, et auteur de « Dernière crise avant l’Apocalypse », paru le 16 septembre chez Ring. Le troisième choc énergétique fait l’objet de tout un chapitre de l’ouvrage, co-rédigé avec l’économiste et universitaire Jacques Bichot.
Depuis que la transition énergétique s’est invitée dans le débat politique, c’est toujours la même histoire. Le noir pétrole est systématiquement opposé à la lumineuse électricité, l’un devant céder sa place à l’autre pour sauver la planète, et fissa encore. Entre les deux, comme des cousins lointains dont on aurait honte, le gaz et le charbon sont priés de rester cachés derrière les nuages de vapeur ou de fumées noires des cheminées d’usines qu’ils alimentent.
Pourtant, dans le mix énergétique mondial, gaz et charbon occupent une place de choix. 25 % pour le premier, et 27 % pour le second. Autrement dit, plus de la moitié du total des énergies consommées dans le monde ! Mais on n’en parle pas ou très peu, du moins en France.
Pourquoi ?
TOUT LE MONDE CONFOND ENERGIE ET ELECTRICITE
Parce que chez nous, en France, l’électricité est d’abord nucléaire. 72,6 % d’après le dernier pointage du ministère de la Transition écologique, n’en déplaise aux verts de toutes les nuances, contre 8,6 % d’électricité produite avec du gaz, et un tout petit peu de charbon et de fuel.
Et à cause de cela, la plupart des intervenants dans les débats consacrés à la transition énergétique confondent justement énergie, et électricité. Et donc, ils opposent toujours le pétrole à l’électricité, comme si la seconde allait remplacer le premier. En France donc, mais aussi partout dans le monde !
C’est malheureusement totalement impossible, ce n’est même pas une utopie.
A l’instant où vous lisez ces lignes, la quasi-totalité de ce qui vole ou roule dans le monde utilise du pétrole, sous ses différentes formes raffinées. Le charbon et le gaz sont quant à eux omniprésents dans l’industrie, mais servent aussi à chauffer, à parité avec le fuel. Et l’électricité dans tout cela ? On pourrait caricaturer en disant qu’elle éclaire, anime les ascenseurs, les lave-linge, les réfrigérateurs et les data-centers. Et les box Internet. Les trains et les voitures électriques ne sont pas la norme, mais l’exception, toujours à l’échelle de la planète. Seuls les Français (un bon tiers) se chauffent à l’électricité, un accident (nucléaire) de l’histoire de l’énergie mondiale. Et une aberration totale, qui panique un peu plus les ingénieurs d’EDF tous les hivers, dès que la température s’installe sous zéro.
L’EXPLOSION DES PRIX DU GAZ, UN SIGNAL D’ALARME
Que nous dit en réalité l’explosion des prix du gaz, contre laquelle le gouvernement tout entier va se dresser pour préserver-le-pouvoir-d’achat-des-Français-? Non pas que cette ressource est devenue rare : elle est au contraire abondante. On parle en centaines d’années pour les réserves de gaz. Mais ce qui fait son prix, c’est l’impérieuse nécessité d’avoir stocké suffisamment de gaz pour passer l’hiver. Et quand tout le monde stocke et même sur-stocke en même temps, ça ne passe pas, ça casse.
La Chine a acheté deux fois plus de gaz cette année que l’an dernier, et pourtant, elle est obligée de couper l’éclairage urbain sur des pans entiers de son immense territoire, et de contraindre des milliers d’entreprises à ralentir ou arrêter leurs chaînes de fabrication, là encore en leur coupant l’électricité. Électricité produite, vous l’avez compris, essentiellement par du gaz, ou du charbon, qu’elle importe également en quantités astronomiques.
Si la Chine, la deuxième économie mondiale mais la première usine du monde, alors que l’hiver n’ a pas encore débuté, est déjà en manque d’énergie, cela signifie que l’humanité dans son ensemble va manquer en même temps d’énergie, au moment où les uns après les autres, les pays industrialisés frappés par la pandémie sortent de la crise sanitaire.
L’explosion des prix du gaz est donc un signal avancé des tensions à venir sur le pétrole, le charbon, et donc, bien évidemment, l’électricité. Quand on parle d’énergie, qui dit tension, dit hausse des prix, ou rationnement, ou les deux. C’est pour cela que l’on peut dire aujourd’hui : nous sommes probablement au seuil d’un troisième choc, mais cette fois, pas pétrolier, mais énergétique, car global.
Le pape accepte la renonciation de Mgr Aupetit
Le Saint-Père a accepté la renonciation de la charge pastorale de l’archidiocèse métropolitain de Paris présentée par S.E. Monseigneur Michel Aupetit et nommé parallèlement S.E. Mgr Georges Pontier Administrateur apostolique Sede vacante et ad nutum Sanctæ Sedis du même archidiocèse.
Nous, Latins, respirons-nous vraiment à deux poumons? (Partie 1)
Du P. Daniel-Ange pour le Salon beige:
Quelques événements d’actualité ecclésiale tournent nos yeux vers nos frères des saintes Églises Orientales. En premier lieu : le pèlerinage – très inattendu – du Pape François en Grèce et dans l’île de Chypre, deux terres éminemment, fondamentalement orthodoxes.
Récemment, le 7 septembre, le Patriarche œcuménique Bartholomeos Ier était présent sur le podium lors de la messe de clôture du Congrès eucharistique international à Budapest. Et, le 7 octobre, devant un groupe de théologiens orthodoxes et catholiques, il a encouragé à «cultiver une unité enrichie par les différences qui ne cède pas à la tentation d’une uniformité normalisatrice ».
Nous sommes encore tellement débranchés de la dimension orientale de l’Eglise[1]. Autant dans le domaine théologique, spirituel que liturgique. La grande déchirure (schisma) ou fracture au seuil du deuxième millénaire a eu des conséquences dramatiques, entrainant un terrible appauvrissement pour notre tradition occidentale, dont nous ne sommes pas encore remis. Notre Eglise, dans sa dimension latine, en demeure handicapée. Elle ne respire qu’à un seul poumon, c’est-à-dire qu’elle vivote, survit tant bien que mal. Mais elle ne peut que danser d’un pied, ne peut pas courir sans être vite à bout de souffle, encore moins monter en varappe sur une cime. Cela parce que, ne respirant qu’à un seul poumon, sa mission, sa créativité, son dynamisme en sont lourdement entravés.
Ces profondes blessures non encore cicatrisées
1. La fracture de 1054. Bien sûr, il y a eu la levée – mutuelle et simultanée – des excommunications en 1964, au Phanar comme à Saint-Pierre Pierre de Rome. Et l’agenouillement de S.Paul VI sur le sol de Sainte-Sophie. Mais qui le sait ?
- En 1204, le saccage et massacre sauvage de la cité – sainte entre toutes – de Constantinople, avec viol de Sainte-Sophie et vol des reliques, dont la plus sacrée de toutes : le saint linceul de Jésus. Bien sûr, le Pape avait excommunié les brigands et crié sa condamnation horrifiée, et S.Jean-Paul II demandé pardon à Athènes en 2000. Mais qui le sait ?
- En 1439, au Concile de Florence, l‘arrogance romaine a été hyper humiliante pour les Byzantins. Bien sûr, S.Paul VI a baisé les pieds du métropolite délégué du Patriarche de Constantinople, en pleine Sixtine. Mais, qui le sait ?
- En 1453, la chute dramatique de Constantinople et l’effondrement de l’empire chrétien d’Orient après 1400 ans d’existence et de rayonnement, sous les hordes djihadistes, suivi des siècles d’oppression et de persécution ottomanes. Cela, parce que, malgré leurs SOS dramatiques et les supplications du Pape, aucun pays d’Occident n’est venu à leur secours. Indifférence que notre silence devant Sainte-Sophie reconvertie en mosquée par Erdogan, a récemment douloureusement réveillée.
Ces quatre tragédies – que l’Occident relègue dans le passé – demeurent des blessures toujours vives et saignantes dans le peuple orthodoxe.
Bien sûr, le 5 janvier 1964 (toujours des dates avec 4 ! Y aura-t-il un événement majeur en 2024 ?), cette étreinte bouleversante entre Paul VI et le Patriarche Athénagoras sur le mont des Oliviers[2], suivie des visitations mutuelles chaque 30 novembre du Pape ou de ses légats à Constantinople, et chaque 29 juin, du Patriarche Œcuménique ou de ses délégués à Rome, toujours si fraternellement et chaleureusement reçus. Il en est résulté : les visitations de Jean-Paul II à chaque patriarcat (hormis Moscou: il faudra attendre la rencontre de Pape François et Patriarche Alexis à… La Havane !). Les fréquentes visitations de patriarches à Rome, les colloques théologiques annuels, etc.
Mais quel impact dans le peuple de Dieu en Orient ?
[1]Symptomatique, ce qui ne semble qu’un détail liturgique, entre tant d’autres : de la Transfiguration (6 août) et de la Croix glorieuse (14septembre) ne sont dans le rite latin même pas des solennités l’emportant sur le dimanche, alors, qu’en Orient, elles sont précédées des jours d’ « avant-fête » et suivies des « après-fêtes » avec, à la clé, « agrypnie » de toute la nuit.
[2] J’ai publié le texte intégral de leur dialogue confidentiel que la RAI a enregistré par mégarde – dans mon Paul VI, vol II, Un amour qui se donne, Ed. St Paul.
(à suivre)
Dans les cités de Marseille avec Stéphane Ravier
Marseille, le Pastis, le vieux-port, la culture, la cuisine, la pétanque… Oui, mais pas que. Parce que Marseille c’est aussi – malheureusement – le trafic de stupéfiants, un taux de délinquance ahurissant, des quartiers entièrement possédés par les délinquants, et une islamisation visible de certains territoires. Le sénateur (RN) Stéphane Ravier fait faire le tour de la ville, embarqués en voiture. Des images inédites de certaines zones et une tension palpable à certains moments.
Impact de la protéine spike du virus SARS-CoV-2 sur le système immunitaire adaptatif : autour de l’article de deux universitaires suédois
D’Esther Louis pour Le Salon beige.
Cet article utilise quelques termes techniques. Pour le lecteur qui souhaiterait se renseigner davantage sur ce sujet, des liens mènent vers les pages de définition des concepts clés. Ces pages correspondent à des articles et vidéos facilement compréhensibles pour le grand public.
Un article publié le 13 octobre 2021, par deux auteurs de l’université d’Umeå, Hui Jiang et Ya-Fang Mei [1], apporte un nouvel éclairage et une compréhension approfondie de l’impact du virus SARS-CoV-2 sur certains mécanismes du système immunitaire. Les conclusions de cette étude amènent également les auteurs à réfléchir sur de possibles effets secondaires de certains vaccins actuellement disponibles sur le marché. En effet, d’après les expériences menées, il semble que la protéine Spike (entière) puisse avoir un effet inhibant sur certains mécanismes de réparation de l’ADN (un système majeur de défense de l’organisme [2]).
Dans une introduction bibliographique, Jiang & Mei rappellent que des études précédentes ont montré qu’une infection au SARS-CoV-2 affectait le nombre et le fonctionnement des lymphocytes (cellules jouant un rôle majeur dans le système immunitaire [3]). De manière étonnante, des patients atteints d’une forme sévère de COVID-19 présentent un nombre total de lymphocytes T, lymphocytes T auxiliaires et lymphocytes T régulateurs plus faible que celui des patients atteints de formes plus légères. De plus, la COVID-19 retarde la montée des taux d’IgG et IgM [3], après l’apparition des premiers symptômes. Il semble donc que le SARS-CoV-2 affecte le système immunitaire adaptatif [3]. L’objectif de cette étude est alors de comprendre quels sont les mécanismes responsables de cet impact du virus.
Les auteurs poursuivent ensuite en rappelant que deux systèmes de défense majeurs de l’organisme sont le système immunitaire et le système de réparation de l’ADN, qui sont interdépendants, notamment lors du développement et de la maturation des lymphocytes. Le mécanisme de réparation de l’ADN NHEJ (jonction d’extrémités non homologues [2]) joue ainsi un rôle majeur permettant de créer par exemple une grande diversité de récepteurs des lymphocytes T (localisés sur la membrane des lymphocytes T et nécessaires à la reconnaissance des antigènes étrangers). Certains défauts au niveau de ce système de réparation NHEJ peuvent par exemple conduire à une immunodéficience, en inhibant la production de lymphocytes B et T.
Afin de déterminer si les protéines du SARS-CoV-2 piratent effectivement le système de réparation de l’ADN, les auteurs ont donc mené des expériences in vitro. Ces expériences conduisent aux conclusions suivantes. Comme observé dans d’autres études scientifiques, certaines protéines (Nsp1, Nsp5, Nsp9, Nsp13, Nsp14, and Nsp16) sont localisées dans le noyau des cellules hôtes. De manière étonnante, une abondance de protéines Spike a également été observée dans le noyau des cellules hôtes. Il est par ailleurs montré que certaines de ces protéines, dont la protéine Spike, ont un effet inhibant sur les mécanismes de réparation de l’ADN (en particulier mécanismes NHEJ et HR [2]). Or, comme expliqué plus haut, certains mécanismes de réparations de l’ADN (essentiellement le mécanisme NHEJ) sont essentiels à la recombinaison V(D)J, elle-même à la base de l’immunité via les lymphocytes B et T. A noter toutefois, que dans le cas des protéines Spike, cet effet a été observé uniquement pour des protéines entières. Mais à ce jour, beaucoup de vaccins contre le SARS-CoV-2, comme les vaccins à ARN ou à adénovirus ont été développés en utilisant les protéines Spike entières. Dans un souci de sécurité et d’efficacité, les auteurs suggèrent alors d’utiliser des épitopes (c’est-à-dire des parties de la protéine) préférentiellement à la protéine Spike entière.
Les auteurs soulignent également que, bien qu’il ne soit pas certain que le SARS-CoV-2 infecte directement les précurseurs lymphoïdes, certains articles ont montré que les cellules infectées produisent des exosomes, qui peuvent alors délivrer de l’ARN du SARS-CoV-2 ou des protéines à des cellules cibles.
Cette étude a donc montré comment une infection au SARS-CoV-2 peut conduire à un endommagement des mécanismes d’immunité adaptative de l’hôte. Cette étude a également indiqué de potentiels effets secondaires des vaccins développés en utilisant la protéine Spike entière.
[1] Jiang, H., & Mei, Y. F. (2021). SARS-CoV-2 Spike Impairs DNA Damage Repair and Inhibits V(D)J Recombination In Vitro. Viruses, 13(10), 2056. https://doi.org/10.3390/v13102056
[2] Présentation des différents mécanismes de réparation de l’ADN sur la vidéo TED-Ed suivante : https://ed.ted.com/lessons/what-happens-when-your-dna-is-damaged-monica-menesini, possibilité de choisir des sous-titres en français, dans les paramètres de la vidéo.
[3] Présentation et définition de l’immunité adaptative, ainsi que les lymphocytes et les anticorps (regarder en particulier IgG et IgM) : https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-immunitaires/biologie-du-syst%C3%A8me-immunitaire/immunit%C3%A9-acquise#v778743_fr
Vers l’obligation vaccinale ?
Début novembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula van der Leyen, et le directeur général de Pfizer, Albert Bourla, ont reçu le prix des « dirigeants distingués » du Conseil de l’Atlantique, à Washington, lors du gala du 60e anniversaire de cette organisation. C’était très touchant :

Hier, Ursula a déclaré, en réaction à la propagation du nouveau variant :
“Si vous regardez les chiffres, nous avons maintenant 77% des adultes de l’Union européenne vaccinés ou si vous prenez l’ensemble de la population, c’est 66%. Et cela signifie qu’un tiers de la population européenne n’est pas vacciné. Ce sont 150 millions de personnes (…) Donc je pense qu’il est compréhensible et approprié d’avoir cette discussion maintenant : comment pouvons-nous encourager et potentiellement penser à la vaccination obligatoire au sein de l’Union européenne ? Il faut en discuter, cela nécessite une approche commune, mais c’est une discussion qui, je pense, doit être menée.”
Le nouveau chancelier allemand Olaf Scholz a apporté son soutien à l’obligation vaccinale et a appelé à un vote parlementaire. La Grèce, quant à elle, impose une amende mensuelle de 100 euros aux personnes de plus de 60 ans qui ne sont pas vaccinées. En Autriche l’obligation est pour tout le monde. Selon l’avant-projet de loi sur la question, toute personne qui n’aura pas répondu à deux convocations pour se faire piquer devra payer une amende de 3600 €. Amende qui pourra ensuite monter jusqu’à 7200 €. Tous les six mois.
Pourtant, le dr Sucharit Bhakdi, professeur émérite de microbiologie médicale et d’immunologie, ancien président de l’Institut de microbiologie médicale et d’hygiène de l’université de Mayence en Allemagne, a souligné de son côté :
Ce que nous avons vu et ce dont nous sommes témoins actuellement, c’est ce que nous vous avions annoncé il y a près d’un an. Il n’existe pas de vaccin que vous mettez dans votre muscle et qui puisse vous protéger contre une infection des voies respiratoires. Un point, c’est tout.
Quiconque dit le contraire est ou bien ignorant, ou bien il ment. Malheureusement, 99,9 % des personnes qui disent cela sont ignorantes. Elles ne savent pas cela parce qu’elles ne l’ont jamais appris, elles ne l’ont jamais étudié, elles n’ont jamais fait de recherches. Et les 0,1 % qui le savent, soit ils sont achetés, soit ils sont criminels.
Ursula, achetée ?…
Du côté des Etats-Unis, le procureur général du Missouri, Eric Schmitt, avait mené une coalition de dix Etats contre l’obligation vaccinale des soignants décrétée par Jo Biden. Le juge fédéral Matthiew Schelp (nommé par Donald Trump) a rejeté ce dispositif vaccinal, non voté par le Congrès, comme contraire au fédéralisme et contraire aux « décisions médicales personnelles de millions d’Américains ». Les dix Etats concernés sont, outre le Missouri, le Nebraska, l’Arkansas, le Kansas, l’Iowa, le Wyoming, l’Alaska, les Dakota du Sud et du Nord et le New Hampshire.
Le ministre Djebbari : « E.Macron a un problème de comportement et ça commence à se voir »
Sur CNews, le 1er décembre 2021. Illustrations :

Erratum : nous présentons nos excuses à nos aimables lecteurs. Nous apprenons que M.Djebbari parlait de M.Zemmour.
Joséphine Baker : “Il faut croire en Dieu. Je crois, il n’y a pas de meilleure force. On dira ce que l’on voudra. Tous les soirs, je fais ma prière”
Au Panthéon repose désormais une femme qui croyait en Dieu et qui priait tous les soirs. Mais Emmanuel Macron a “oublié” de le dire dans son discours.
“Il faut croire en Dieu. Je crois, il n’y a pas de meilleure force. On dira ce que l’on voudra. Tous les soirs, je fais ma prière, une prière que j’imagine et que je chante sur un air de chanson.”
Dans Les mémoires de Joséphine Baker

Joséphine Baker est récupérée par les militants de l’antiracisme. Mais en 1975, Libération insultait Josephine Baker. Elle était accusée de réunir un public réac…

Des militaires d’une grande valeur sont poussés vers la sortie en raison de leur statut vaccinal
Gallia Daily est un média indépendant basé aux Etats-Unis qui traite de l’actualité française en langue anglaise. Il vient de publier une enquête sur le refus du vaccin dans les armées françaises, avec des témoignages de militaires de tous grades. Extraits :
Je ne suis pas vacciné contre le COVID 19. Et il n’y a absolument aucune chance que je prenne ce vaccin. Le gouvernement est allé bien trop loin dans la folie pour que je leur accorde le moindre crédit ou le moindre sérieux quand ceux-ci prétendent vouloir veiller à ma santé. Vous remarquerez que c’est cocasse, le Président, celui qui m’a envoyé onze fois risquer ma vie à l’étranger prétend aujourd’hui tenir à ma santé. Quelle bouffonnerie. Je rajouterai aussi que je n’ai jamais eu besoin des politiciens pour prendre soin de moi, je suis capable de veiller seul à ma santé et celle de ma famille. On appelait ça être un homme, avant.
Concrètement je ne suis plus militaire. Ils m’ont poussé vers la porte. J’ai eu le droit à des rendez-vous interminables devant mon chef de corps, devant des généraux et des torche-culs du ministère, venus de Paris m’expliquer que je suis un «mauvais sous-officier et un mauvais exemple pour mes hommes», je cite… J’ai même eu le droit à un rendez-vous avec un psychologue et un psychiatre, qui devaient évaluer ma «capacité à servir» ou «détecter des signes de paranoïa ou de radicalisation». J’ai répondu, que si j’étais P4 [inapte psychologique], ils auraient dû s’en rendre compte pendant mes 30 ans de service…
[…]
Je ne suis pas vacciné, comme un certain nombre de mes camarades. Nous avons fait des faux pour passer entre les mailles du filet avant septembre. Tout le monde n’a pas cette chance cependant. Certains camarades de l’ESM2 et l’ESM3 ont été pris au dépourvu : les cadres ont prévu une séance de vaccination collective au retour de terrains exigeants ou de stages d’aguerrissement, à des moments ou les bazars étaient peu aptes à résister.
Mais j’ai quand même quelques exemples de ptits co courageux qui résistent courageusement. Ils se prennent une pression pas possible de la part des cadres de l’école. Les cadres nous ont aussi demandé de leur mettre la pression de notre côté… On remarquera l’ironie du sort : ça fait vingt ans que l’État nous emmerde à cause des traditions et du bahutage, qui seraient soit disant du harcèlement… Mais aujourd’hui ils nous demandent directement à nous, les Anciens, de harceler légalement les bazars non-vaccinés ou de mettre la pression à nos camarades de promo.
[…]
Je ne suis pas vacciné, comme beaucoup de mes collègues. Pour passer sous les radars j’ai pu bénéficier de l’aide de la femme d’un camarade de l’École Navale, qui travaille au SSA dans un hôpital militaire. En d’autres termes, j’ai un faux pass et un faux certificat de vaccination.
En tant qu’officier, j’ai encouragé tous mes hommes à faire de même. J’ai même eu l’assentiment officieux de deux de mes cadres pour agir de la sorte. Cela est bien sûr totalement illégal. Mais sur le papier, l’intégralité de mon commando est vacciné. Dans la réalité, je pense qu’on a au grand maximum 30 % de «vrais vaccinés», en tout cas chez les commando-marine. Je parle un peu avec mes camarades des autres commandos ou de divers bâtiments, le schéma est à peu près le même. Il y a un certain nombre de gens qui se font vraiment vacciner, mais une grande partie qui a refusé ou qui fait des faux.
[…]
On observe la même chose dans l’armée ainsi que dans la gendarmerie : des militaires d’une grande valeur sont poussés vers la sortie en raison de leur statut vaccinal. L’armée manque de moyens, mais pourtant on refuse à certains jeunes la possibilité de s’engager, uniquement car ils ne sont pas vaccinés… De même, l’armée manque de cadres de contact, de sous-officiers, et pourtant l’institution se met à faire la chasse à ces sous-officiers qui refusent de se faire vacciner. Ou pire, à ces sous-officiers qui refusent de jouer la police sanitaire dans leur groupe ou leur section.
[…]
Je ne suis pas vaccinée, je ne me ferai jamais vacciner contre le COVID 19. J’ai fait en sorte d’obtenir un faux certificat, comme certaines de mes collègues. Je crois profondément dans mon rôle de médecin, qui consiste à soigner et sauver des vies. La politique de vaccination autour du COVID n’entre certainement pas dans ce cadre là. Je me refuse à injecter des soldats avec une substance supposée les protéger d’une maladie… qui ne peut de toute façon pas les tuer. Je me refuse à leur injecter un vaccin qui ne les empêchera de toute façon pas d’être porteurs ou de transmettre la maladie.
Le “projet éducatif” associé à une demande d’autorisation d’instruction en famille
Un projet de décret détaille la demande d’autorisation d’instruction en famille, prévue à compter de la rentrée 2022 par la loi confortant le respect des principes de la République.
- Elle devra être déposée entre le 1er mars et le 31 mai précédent l’année scolaire pour laquelle elle est déposée. La demande peut cependant être adressée “à tout moment” dans l’hypothèse où “l’intégrité physique ou morale” de l’enfant “est menacée”, conformément à l’article L.131-5 du code de l’éducation. Elle doit alors comporter “une attestation du directeur de l’établissement d’enseignement public ou privé dans lequel est inscrit l’enfant ainsi que tout document utile établissant” que son intégrité “y est menacée”.
- En cas de “situation propre à l’enfant”, elle doit être associée au “projet éducatif” qui contient notamment une description “des méthodes pédagogiques mises en œuvre”.
- En cas de refus d’autorisation, une commission ad hoc examinera les recours.
La demande d’autorisation devra comporter les pièces suivantes :
- un formulaire “dont le modèle est fixé par le ministre chargé de l’Éducation nationale”,
- un document justifiant de l’identité de l’enfant, des personnes qui en sont responsables et, le cas échéant, de la personne chargée d’instruire l’enfant lorsque cette dernière n’est pas une des personnes responsables de l’enfant,
- un document justifiant de leur domicile.
En outre, le projet de décret liste des pièces supplémentaires à joindre selon l’hypothèse pour laquelle la demande est formulée :
- en raison de l’état de santé ou la situation de handicap de l’enfant,
- en raison de la pratique d’activités “sportives ou artistiques intensives”,
- en raison de “l’itinérance en France des personnes responsables de l’enfant” ou de “l’éloignement géographique de tout établissement scolaire public”,
- en raison de “l’existence d’une situation propre à l’enfant”.
Dans ce dernier cas, la demande d’autorisation, associée à un “projet éducatif”, comprend les éléments suivants :
- “toutes pièces utiles justifiant de la disponibilité de la ou des personnes chargées d’instruire l’enfant”,
- “une copie du diplôme du baccalauréat ou de son équivalent de la personne chargée d’instruire l’enfant”. Le Dasen “peut autoriser une personne pourvue d’un titre ou diplôme étranger à assurer l’instruction dans la famille, si ce titre ou diplôme étranger est comparable à un diplôme de niveau 4 du cadre national des certifications professionnelles”,
- “une déclaration sur l’honneur de la personne chargée d’instruire l’enfant d’assurer cette instruction majoritairement en langue française”,
- “une présentation écrite du projet éducatif comportant les éléments essentiels de l’enseignement et de la pédagogie adaptés aux capacités et au rythme d’apprentissage de l’enfant”.
Ce projet indique notamment :
- “une description de la démarche et des méthodes pédagogiques mises en œuvre pour permettre à l’enfant d’acquérir les connaissances et les compétences dans chaque domaine de formation du socle commun de connaissances, de compétences et de culture”,
- “les ressources et supports éducatifs utilisés”,
- “l’organisation et les modalités d’enseignement choisies (emploi du temps, rythme et durée des activités)”,
- “le cas échéant, l’identité de tout organisme d’enseignement à distance participant aux apprentissages de l’enfant et une description de la teneur de sa contribution”.
Une vente aux enchères pour soutenir une institution scolaire
Nous avons interrogé l’abbé Jérôme Sévillia à propos de l’Institut d’Argentré – Sainte Anne en Normandie, qui organise bientôt une vente aux enchères.
Pouvez-vous présenter cette école ?
Nous sommes un pensionnat catholique pour jeunes filles, situé à Sées en Normandie, l’institut d’Argentré Sainte-Anne. Notre école reçoit des jeunes filles de la 6e à la terminale et notre lycée comprend les deux filières d’enseignement général et technologique. Et puis évidemment et c’est le principal, une vie religieuse riche, ancrée dans l’enseignement de l’Eglise Catholique, est exprimée chez nous par la liturgie dans la forme traditionnelle du rite romain.
Avoir un univers protecteur, non mixte, pour que des jeunes filles puissent se développer et grandir en toute quiétude, tout en assumant leur féminité si malmenée aujourd’hui, est un véritable enjeu. C’est la raison de la fondation de cette école. Le constat fut fait qu’il n’y avait pas suffisamment de pensionnats catholiques pour jeunes filles en France. Ceux qui existent sont de très bonne qualité mais pas assez nombreux. Notre ambition est de faire des esprits sains dans des corps sains, parce qu’enracinés dans l’amour de l’effort, l’esprit de travail et une ambition d’excellence.
Mais plus que ça, le pensionnat est propice aux amitiés joyeuses fondées sur la Charité. S’il y a bien une chose frappante chez nos jeunes filles, c’est leur joie rayonnante due au bonheur d’être ensemble. Notre école est dans sa quatrième année d’existence et notre croissance est très positive, puisque nous sommes passés de 14 à 70 élèves en aussi peu de temps
Pourquoi une vente aux enchères ?
Fonder un internat est une aventure incroyable mais aussi un invraisemblable défi hors du commun. Les premiers pas d’une jeune école demandent des efforts considérables tant humains que financiers. Nos frais sont nombreux et de toutes sortes, salaires, charges, loyer etc..
Nous avons par ailleurs décidé d’acheter un ancien couvent dans la ville de Sées. En effet, nos effectifs augmentant chaque année, nous ne pourrons plus loger nos jeunes filles en l’état actuel C’est pourquoi nous nous projetons vers l’avenir, confiant que notre croissance ne s’arrêtera pas. Or, l’achat de ce bâtiment est évidemment une dépense mais en plus de ça, d’importants travaux doivent y être menés Cela nous demande donc un nouvel effort financier.
C’est pourquoi nous cherchons des manières innovantes pour trouver de l’argent. En plus de notre campagne de dons qui va bientôt commencer, nous avons organisé une vente aux enchères dont une partie des bénéfices et les honoraires du commissaire-priseur iront à l’école. Nous espérons que les acheteurs seront nombreux.
La vente aux enchères est à suivre sur place à l’institut d’Argentré-Sainte Anne ou en direct sur interenchere.com et drouot.com
Nos jeunes filles sont destinées à être des femmes équilibrées au service de leur pays parce qu’animées par la Charité. Epouses, mères de famille, chefs d’entreprises, enseignantes, journalistes, médecins, les six à la fois s’il le faut, mais insérées dans le monde tout en y connaissant ses embûches et ses sirènes. Mais pour cela, il est nécessaire qu’elles aient préalablement eu un environnement protecteur et rassurant qui les aide à grandir sereinement.
C’est l’ambition de notre institut et c’est pourquoi il faut nous aider.
Qu’aucune transition médicale ne puisse être mise en œuvre sur les mineurs
Juristes pour l’enfance a fait part au Sénat de son inquiétude sur cette proposition de loi concernant les “thérapies de conversion”, qui mélange l’orientation sexuelle et l’identité de genre, sans distinguer pour celle-ci entre les personnes majeures et celles mineures.
Si l’on ne peut qu’approuver la lutte contre les thérapies de conversion décrites comme « des pratiques pouvant prendre la forme d’entretiens, de stages, d’exorcisme ou encore de traitements par électrochocs et injection d’hormones » prétendant lutter contre l’orientation sexuelle, en revanche, s’agissant de l’identité de genre, la proposition de loi suscite les plus grandes réserves.
En effet, si elle est adoptée, elle interdira l’accompagnement prudent des questionnements de genre chez les mineurs au profit d’une approche dite « trans-affirmative ».
Les questionnements identitaires sont fréquents chez les enfants, et ils se traduisent parfois chez un petit nombre par un véritable mal-être face à leur identité sexuée. Mais, pour l’immense majorité de ces enfants (i.e. pour 77 à 94% selon les études citées par l’association mondiale des professionnels en santé transgenre (WPATH) ), le trouble cesse avant l’âge adulte notamment grâce à une prise en charge adaptée.
Pourtant, et alors que depuis moins de 10 années en France, on assiste à une augmentation très importante du nombre d’enfants et surtout d’adolescentes s’identifiant comme transgenres, l’approche trans-affirmative voudrait désormais interdire toutes les « prises en charge psychothérapiques qui ouvrent la possibilité de réfléchir et d’explorer le genre » au profit d’une seule résolution immédiate du questionnement identitaire de l’enfant, y compris médicalement, sans attendre les années nécessaires à l’évolution de ce questionnement.
Au niveau médical, cela se traduirait par l’impossibilité de refuser à un enfant l’accès au parcours trans-affirmatif qui se déroule de la manière suivante : administration de bloqueurs de puberté dès le stade Tanner 2 de la puberté (c’est-à-dire vers 10-11 ans), administration d’hormones croisées vers 15-16 ans, pour les filles mastectomie (ablation des deux seins) à partir de 14 ans, chirurgie des organes génitaux « du bas » et chirurgie du visage etc. dès 18 ans. Ces seuils d’âge sont pratiqués en France et ont été exposés lors d’un séminaire d’endocrinologie en mars dernier, dans lequel un médecin a détaillé les pratiques de l’hôpital parisien Robert Debré. Les parcours médicaux concerneraient déjà plus d’un millier d’enfants.
Bloqueurs de puberté et hormones sexuées croisées entraînent des conséquences lourdes et irréversibles pour les enfants , les transformant en patients à vie (alors que la plupart d’entre eux ont un corps sain à l’origine) avec de nombreux problèmes de santé dus à l’administration prolongée des hormones . Quant à la mastectomie, elle est définitive. Jusqu’à ces dernières années, les médecins pensaient qu’une partie de ces traitements était réversible et sans effets secondaires graves. Les études diligentées depuis deux ou trois ans montrent le contraire.
C’est la raison pour laquelle les pays « pionniers » dans la mise en œuvre de l’approche trans-affirmative, reviennent sur la prise en charge médicale des mineurs, au vu à la fois des conséquences néfastes pour leur santé, et des regrets développés par de nombreux jeunes après leur transition médicale, qui demandent à « détransitionner ». Ils représenteraient aujourd’hui environ 20% des jeunes ayant subi une transition médicale. La Suède , la Finlande ont été les premiers à mettre fin au parcours médical de transidentité des mineurs. La Grande Bretagne est en plein questionnement. Aux Etats-Unis, des cliniques de transition pour mineurs ferment, après que des médecins trans-affirmatifs (comme le Dr Marci Bowers) ont reconnu que les traitements médicaux de transition pour les mineurs soulevaient de graves questions et ne constituaient sans doute pas des soins médicaux adaptés.
Contrairement à ce qui a pu être soutenu à l’Assemblée nationale lors des débats en 1ère lecture sur la proposition de loi, les traitements sont administrés en France régulièrement sur des enfants mineurs, alors que l’on ne peut qu’interroger leur capacité à consentir à un si jeune âge à de tels traitements qui les amènent à devenir des malades chroniques et à renoncer aux capacités sexuelles et reproductives de leurs organes génitaux puisque c’est bien cela dont il s’agit avec les traitements hormonaux, puis avec la chirurgie.
Juristes pour l’enfance demande à ce que la mention de l’identité de genre soit supprimée de ce texte et qu’aucune transition médicale ne puisse être mise en œuvre sur les mineurs.
Victoires pour la vie au Chili et en Grande-Bretagne
Pendant qu’en France les députés ont allongé les délais du recours à l’avortement à 14 semaines…de l’autre côté du monde, au Chili, l’avortement reste ce qu’il est: un crime! Les députés chiliens ont rejeté mardi une proposition de loi en faveur de la décriminalisation de l’avortement, avec pour conséquence un gel de son examen au Parlement pendant un an.
Au Royaume-Uni, un projet de modification de la loi qui aurait facilité l’avortement n’a pas été soumis au vote. L’amendement aurait permis aux mères de pratiquer légalement des avortements jusqu’à la 28e semaine. L’organisation britannique de défense des droits à la vie Right to Life avait attiré l’attention sur cette proposition d’amendement favorable à l’avortement. De nombreux citoyens avaient alors écrit à leurs parlementaires pour leur faire part de leur mécontentement face à cette proposition de loi. Un groupe de travail pro-vie réunissant tous les partis, a pour sa part présenté trois propositions d’amendement visant à protéger davantage le droit à la vie des enfants à naître par différents moyens :
- D’une part, les avortements seraient interdits après la 22e semaine de grossesse, car la limite actuelle de 24 semaines de grossesse ne correspond plus à la viabilité désormais plus précoce de l’enfant. En effet, les enfants prématurés peuvent désormais survivre hors du ventre de leur mère dès la 22e semaine de grossesse, grâce à un soutien médical toujours plus performant.
- En outre, l’avortement sélectif en fonction du sexe serait interdit.
- Enfin, les avortements d’enfants handicapés, qui sont actuellement possibles jusqu’à la naissance, seraient interdits à partir de la 24e semaine de grossesse.
Bien que les trois amendements pro-vie n’aient pas été votés, de nombreux parlementaires, tous partis confondus, ont approuvé et signé les propositions d’amendement.
Les fidèles de Notre-Dame du Travail réclament toujours le retour de la messe traditionnelle dans leur paroisse
Le collectif Paris Tradition 14e communique :
Après le chapelet récité à la lueur des bougies dimanche dernier, les fidèles de Notre-Dame du Travail étaient de nouveau mobilisés ce dimanche 28 novembre pour la 11ème semaine consécutive sur le parvis de l’église. Le chapelet a été récité pour l’unité de l’Eglise catholique, la paix liturgique et le rétablissement des célébrations selon le missel traditionnel dans le diocèse. Rappelons que la messe traditionnelle était célébrée dans la paroisse du 14ème arrondissement jusqu’au 5 septembre dernier, puis interdite par la décision brutale de l’archevêque de Paris Mgr Aupetit.
L’affaire Aupetit
A l’issue du chapelet, les fidèles n’ont pu s’empêcher d’évoquer l’affaire de la semaine révélée par l’hebdomadaire Le Point. S’ils ne sont pas revenus sur le point central de cette affaire (la réalité ou non de la relation de Michel Aupetit avec une femme), les fidèles n’ont pu que confirmer la justesse avec laquelle les journalistes ont dépeint le mode de gouvernance de l’archevêque de Paris. A savoir autoritarisme et absence de dialogue. Précisons qu’à ce jour, Mgr Aupetit n’a toujours pas reçu les représentants des fidèles parisiens attachés à la messe traditionnelle. En tout cas, les fidèles de Notre-Dame du Travail se sont dits déterminés à ce que la célébration de la messe traditionnelle reprenne dans leur paroisse.
Le chapelet sera reconduit dimanche prochain 05 décembre à 17h45.
Ad Majorem Dei gloriam.
Collectif Paris Tradition 14
Chronique des cinglés
Cette histoire belge n’a rien de drôle :
La référence au sexe sera bientôt supprimée sur les cartes d’identité belges. Les ministres de la Justice et des Affaires intérieures ont préparé un projet de loi, visant à supprimer la mention de «catégories binaires, homme ou femme», considéré «inconstitutionnelle» en Belgique.
Le gouvernement belge avait tout d’abord proposé le genre «X» à toute personne qui ne se reconnaît pas dans les choix «masculin» ou «féminin». Finalement, l’exécutif belge a choisi de supprimer complètement la reproduction du sexe sur la carte d’identité, selon une note politique pour 2022 soumise par le gouvernement à la Cour. Les Affaires intérieures doivent encore se pencher sur des aspects techniques, notamment sur la conséquence de cette suppression pour les voyages des citoyens belges et la distribution de cette nouvelle carte d’identité.
Dans un second temps, le gouvernement réfléchit à l’enregistrement du genre de façon« inclusive». Cela pourrait se faire par le biais d’un «troisième sexe» ou d’un «non binaire», ou d’une autre façon.
C’est arrivé un 2 décembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous:
- le 02 décembre 1355: États généraux votent un impôt pour la guerre contre les Anglais.
Les États généraux, réunis à Paris, vote une subvention exceptionnelle à la demande du Roi Jean II le Bon pour la guerre contre les Anglais.
- le 02 décembre 1615 : Louis III de Guise, archevêque de Reims et pair de France, est nommé cardinal par le pape Paul V.
- le 02 décembre 1694: mort du peintre Pierre Puget.
Pierre Puget est à la fois peintre, dessinateur, sculpteur, architecte. Né à Marseille, il se fait connaître en réalisant le balcon de l’hôtel de ville de Toulon. Fouquet lui demande de réaliser les sculptures du Château de Vaux-le-Vicomte Il meurt à Marseille le 2 décembre 1694.
- le 02 décembre 1804 :sacre de Napoléon 1er.
Napoléon Bonaparte se sacre empereur des Français. Quoiqu’on ait pu écrire sur la foi chrétienne de Bonaparte, la cérémonie est tellement sacrilège que le Pape Pie VII se retire avant la fin et n’assiste pas au serment de l’empereur, de préserver tous les acquis de la révolution, serment dont les côtés “petit bourgeois” et matérialistes sont très surprenants :
«Je jure de maintenir l’intégrité du territoire de la République, de respecter et de faire respecter l’égalité des droits, la liberté politique et civile, l’irrévocabilité des ventes de biens nationaux, de ne lever aucun impôt, de n’établir aucune taxe qu’en vertu de la loi, de maintenir l’institution de la Légion d’honneur, de gouverner dans la seule vue de l’intérêt, du bonheur et de la gloire du peuple français».
Napoléon se considérait comme l´héritier et le sauveur de la révolution. Il est à noter que ce sacre suit de peu l’ignoble et inutile assassinat du duc d’Enghien; gage donné par Bonaparte à la Maçonnerie. Le Pacte de Reims est officiellement rompu. Mais il a fallu 10 ans de Terreur pour imposer cela au peuple français.
- le 02 décembre 1805 :Napoléon triomphe grâce au soleil d’Austerlitz.
Un an jour pour jour après son avènement sur le trône de France, Napoléon remporte une bataille décisive lors de la campagne contre la troisième coalition près du village d’Austerlitz. Feignant un repli, il parvient à tromper les troupes de François II d’Autriche et d’Alexandre Ier, Tsar de toutes les Russies. Les forces austro-russes composées de 90 000 hommes, perdent 30 000 soldats. La France quant à elle ne dénombre que 7000 pertes sur 73 000 hommes. Avec la paix de Presbourg signée entre les trois empereurs (France, Autriche et Russie), la France se verra céder la Vénétie et la Bavière par François II.
le 02 décembre 1807 : Pie VII rejette le traité négocié à Fontainebleau par les cardinaux Bayane, Caprara et Fesch avec Champagny.
Il refuse de se soumettre temporellement aux exigences de la lutte contre l’Angleterre, ainsi que d’accepter l’extension du Concordat italien à Venise et la négociation d’un autre concordat pour l’Allemagne.
- le 02 décembre 1810 :Napoléon reçoit une bulle du pape Pie VII déclarant nulle la nomination de Maury à l’archevêché de Paris.
- le 02 décembre 1851 :coup d’Etat de Louis Napoléon Bonaparte.
Le 2 décembre 1851, anniversaire du sacre de Napoléon 1er et de la bataille d’Austerlitz, Louis-Napoléon Bonaparte conduit le coup d’État qui lui permettra de passer du statut de Prince-Président à celui d’Empereur des Français… le 2 décembre 1852. Les murs de Paris sont placardés d’affiches annonçant la dissolution de l’Assemblée et du Conseil. Les nouvelles dispositions prises par le prince-président, prévoient aussi de consulter le peuple par voie de référendum sur l’instauration d’une nouvelle Constitution. Le neveu de Napoléon Ier choisit d’agir le 2 décembre en souvenir du sacre de son oncle et de sa grandeur militaire le jour de la bataille. Tout comme son aïeul, il devient empereur sous le nom de Napoléon III. Ce coup d’Etat fait environ 400 morts, dont la moitié à Paris.
- le 02 décembre 1870 : Sonis et ses zouaves pontificaux arrêtent les prussiens à Loigny.
Voir le livre sur Sous la bannière du Sacré Cœur, le général de Sonis de Gérard Bedel aux Editions DEL.
- le 02 décembre 1887 :le scandale des décorations fait démissionner Grévy.
L’affaire des décorations dure depuis deux mois ; le président Jules Grévy (4ème président français) est contraint de démissionner. Son gendre Daniel Wilson, député de gauche d’Indre-et-Loire, est au cœur d’un trafic de décorations géré par le Général Caffarel. Wilson est d’ailleurs le seul à ne pas être inquiété par cette affaire et continue à siéger. La multiplication des « affaires », alimentée par les tensions dues au colonialisme et à l’attitude à adopter face à l’Allemagne, mène à la crise boulangiste. La tradition de malversation de la gauche française est aussi ancienne que la république.
- le 02 décembre 1903 :le nouveau pape, Pie X écrit à Loubet pour protester contre les persécutions sans fin dont sont victimes les catholiques français.
«Durant ces derniers mois, Nous avons dû assister, avec une profonde douleur, aux événements qui se déroulèrent en France, le pays classique de la liberté et de la générosité. Des milliers de religieux et de religieuses ont été chassés de leurs pacifiques demeures et réduits souvent à la plus dure misère ; et puisque leur propre patrie leur enlevait le droit, que les lois garantissent à tous les citoyens, de se choisir le genre de vie à leur convenance, ils se sont vus contraints à chercher un asile en des terres étrangères. […] On prépare maintenant d’autres mesures tendant à priver du droit d’enseignement tout membre d’une congrégation religieuse même autorisée. […] Nous laissons à tout homme éclairé et impartial de juger si d’enlever un droit commun, sanctionné par les lois, à toute une classe de citoyens soumis à toutes les charges —uniquement parce qu’ils sont religieux—, ce n’est pas en même temps une offense à la religion, une injustice au détriment de ces citoyens et une violation de ces principes de liberté et d’égalité qui sont à la base des constitutions modernes. »
Cette lettre restera sans réponse. »
Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 89)
Voir les chroniques du 28 mars, du 14 juin, du 4 septembre, du 4 octobre, des 5, 6 et 7 novembre.
- le 02 décembre 1959 :catastrophe du barrage de Malpasset
Le soir du 2 décembre 1959, un barrage se rompt à Malpasset, en amont de Fréjus, sur la côte méditerranéenne. La ville est inondée et détruite par une vague de 40 mètres de haut, sortie du Reyran (50 millions de mètres cubes d’eau). La catastrophe fait 423 morts et des milliers de sans-abri. Des blocs de pierre de 600 tonnes dévalent la colline et détruisent le quartier de Malpasset. Les pluies diluviennes qui tombent sur la Côte-d’Azur depuis quelques jours seraient à l’origine de la rupture du barrage-voûte vieux de 10 ans à peine.
Dans un émouvant élan de solidarité, la France entière se mobilise aussitôt au secours des victimes. Des quêtes et des collectes de vêtements sont organisées à grande échelle dans les écoles. Européens et Américains se mobilisent également. Il s’agit de la première manifestation mondiale de solidarité.
Le barrage de Malpasset, destiné à l’irrigation et assis sur des roches instables, avait été conçu selon des normes moins draconiennes que les ouvrages hydroélectriques et n’aurait de ce fait pas résisté…
- le 02 décembre 1969 :le véto français à l’entrée de la Grande-Bretagne à la CEE est levé.
You Tube censure la vidéo de déclaration de candidature d’Eric Zemmour
La censure est subtile mais néanmoins scandaleuse. You Tube soumets désormais le visionnage de cette vidéo à une limite d’âge, en l’occurrence 18 ans. il faut donc un compte You Tube et une procédure de certification qui peut prendre jusqu’à trois jours.

La vidéo a été visionnée par plus de 2,3 millions de Français depuis sa mise en ligne. Elle a été “re-uploadée” par certains internautes et est donc à nouveau visible. Seul le décompte des vues n’est plus actualisé :
Christian Vanneste : “La candidature de Zemmour est différente des autres parce qu’elle procède d’une vision à la fois plus haute et plus large de notre pays”
Extrait du blog de Christian Vanneste, ancien député UMP bien connu des lecteurs du Salon beige :
Les critiques qui sont tombées en avalanche sur la déclaration de candidature d’Eric Zemmour témoignent le plus souvent de l’aveuglement, entretenu ou subi, des commentateurs et du grand malentendu qui règne dans la politique française, au moins depuis 2017, et sans doute depuis plus longtemps (…)
En fait, la cohérence du fond et de la forme, du décor et de la démarche, du style et du contenu était parfaite. La candidature de Zemmour est différente des autres parce qu’elle procède d’une vision à la fois plus haute et plus large de notre pays. Certes, il n’est pas le Général de Gaulle et ne se prend pas pour lui, mais il regarde la France de la même hauteur, non celle des cinq années d’un mandat présidentiel et des mesures à prendre, mais celle des siècles, durant lesquels notre nation est allée “sans relâche de la grandeur au déclin”. Pour lui, l’histoire n’est pas la comédie de la succession des régimes et des gouvernements, le jeu compliqué et tortueux des hommes qui en sont les acteurs, lequel délecte les commentateurs. Non, l’histoire est tragique : elle est le tombeau des civilisations et des peuples laissant la place à d’autres civilisations et à d’autres peuples. La mort peut les saisir comme elle saisit les personnes, brutalement ou sournoisement. La débâcle et l’invasion ressemblent à l’infarctus, la lente dégradation de l’esprit public, des moeurs, des capacités de défense, matérielles ou spirituelles font penser au cancer. En 1940, certes la France et sa IIIe République étaient sans doute un peu cancéreuses, mais le désastre militaire a ressemblé à la crise cardiaque. Guéri, notre pays a pu se relever. Cette fois, il n’y a pas de percée militaire de l’ennemi, mais une lente conquête par des peuples qui ne s’assimilent pas tandis que la fierté nationale est systématiquement détruite, l’identité culpabilisée, la souveraineté érodée. Le vieux peuple combattant, le pays bâti à coups d’épée, la nation jalouse de sa culture, de son histoire glorieuse, de son patrimoine matériel et intellectuel, se réduit à un troupeau de consommateurs hédonistes, ballotté de peur en peur, de réchauffement climatique en covid, soucieux de conserver ou d’acquérir les moyens de ses petites jouissances, sans percevoir que la seule crainte qui vaille est tout simplement de disparaître.
Zemmour privilégie logiquement cette angoisse-là parce qu’elle est essentielle. Elle est la seule que peut vaincre un pouvoir politique souverain et responsable quand les autres dépendent d’autres niveaux. Sauver notre pays du déclin et de la décadence est la priorité absolue. Le déclin se mesure à notre recul économique que la longue série de nos déficits et de notre dette prouve amplement malgré les artifices de la planche à billets. Il se mesure aussi à notre perte d’influence géopolitique (…). Notre décadence s’affiche aux yeux de tous par le règne des minorités qui minent la cohésion nationale, ruinent notre démographie, altèrent notre culture, et démoralisent le peuple français aux deux sens du terme, celui du moral ou de la morale.
La priorité de l’économie est un leurre. Celle-ci ne peut être que la conséquence d’un redressement politique comme la France l’a vécu en 1958, pour la dernière fois. Seul un pouvoir fort appuyé sur une majorité ardente et inspirée par le patriotisme plus que par le pouvoir d’achat pourra procéder aux réformes nécessaires dont dépend en fait le niveau de vie des Français. Les électeurs de François Fillon et ceux de Marine le Pen peuvent s’unir dans cet élan, dans ce combat. Bien d’autres peuvent les rejoindre pour échapper à la férule des technocrates dont l’inefficacité, notamment en économie se mesure aux résultats de notre pays, pour se libérer de la baguette des oligarques de la pensée et de la finance, qui imposent leur idéologie ou leurs intérêts, lesquels s’accordent souvent étrangement.
Zemmour est le seul à incarner cette espérance. Que son profil, son origine, sa profession, sa confession soient inattendus révèle l’état de la France incapable de produire un héros issu de sa majorité, un homme politique ou un général. C’est néanmoins vouloir tromper les Français que de le réduire à n’être qu’un “polémiste d’extrême-droite”. C’est un écrivain qui possède une connaissance de notre histoire et des principales questions actuelles qui se posent à notre pays bien supérieure à celle des politiciens ou des commentateurs. Cette compétence remarquable dans les débats en fait un meilleur candidat que la Présidente du Rassemblement National. Désormais sa réussite ou son échec dépendent d’une part du poids immense des intérêts qu’il bouscule comme l’a montré l’acharnement médiatique contre l’homme, l’utilisation de la moindre rumeur, du moindre geste à son encontre, d’autre part de sa capacité à s’élever sans cesse à la hauteur de son idéal : le V de la victoire aurait été une meilleure réponse au doigt d’honneur
Charles Millon rejoint Eric Zemmour et sera présent à ses côtés à Villepinte
Ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac mais surtout homme de droite et partisan de l’union des droites, Charles Millon apporte son soutien à Eric Zemmour et sera présent, à ses côtés, lors du premier meeting de campagne qui aura finalement lieu à Villepinte pour pouvoir accueillir les 20 000 personnes ayant d’ores et déjà réservé leur place (le Zénith est trop petit).
Charles Millon avait été élu en 1998 à la présidence de Rhône-Alpes grâce aux voix des élus du Front national, ce qui lui avait valu son exclusion de l’UDF et son bannissement politique.
Charles Millon s’était exprimé dans l’Express à propos de Zemmour mi-novembre :
Eric Zemmour répond à un besoin : celui de l’expression d’un certain nombre de jugements et d’analyses qui correspondent à la réalité. Quand il dit que la France doit rester une communauté nationale avec les mêmes idéaux et convictions, il a raison. Il est contre une société communautarisée, moi aussi. Je suis en phase avec le point central du discours d’Eric Zemmour.
Sur le plan économique et social, il a repris un discours de la responsabilité et d’autonomie de la personne. C’est le discours classique des conservateurs sociaux-libéraux. Mais ce discours était étouffé par un discours technocratique en France et en Europe (…)
Le pays est menacé de tensions intracommunautaires qui sont préoccupantes. On le voit dans un certain nombre de quartiers et de cités. Il faut une assimilation dans la communauté nationale de ceux qui viennent sur notre territoire. A défaut, la France va se morceler. Cela ne correspond pas à notre histoire (…)
Eric Zemmour est arrivé au moment où il fallait. Le monde politique français est en train de nourrir l’abstention, car il est tombé dans l’entre-soi. Quand les gens évoquent leurs problèmes, on les taxe immédiatement d’extrémisme. On l’a vu avec les gilets jaunes, qui ont été injuriés. Eric Zemmour affirme la réalité à sa manière, cela explique son succès. C’est la suite logique de ce qui s’est passé en 1998. […]
L’économie est passée au second rang. Le problème de la France n’est pas économique, il est de savoir qui on est. C’est quoi être Français ? Quel est le rôle de la France ? A force d’avoir oublié ces questions, on ne s’est intéressé qu’aux problèmes de ces techniques économiques. Il y a une envie de récit national, à droite comme à gauche d’ailleurs.
Un nouveau père abbé élu à Notre-Dame de Triors
Dom Hervé Courau, abbé de Triors depuis 1994, a résigné sa charge. Le Père abbé de Solesmes a présidé le 30 novembre le chapitre d’élection de son successeur: Dom Louis Blanc a été élu. Il était précédemment Prieur de l’abbaye.
Les moines vous font part de leur joie et le nouveau Père abbé sollicite les prières de tous ceux qui aiment la vie cachée des moines.
L’abbaye de Triors a été fondée en 1984 par l’abbaye Notre Dame de Fontgombault, et par cette filiation, elle fait partie de la Congrégation de Solesmes.
Avortement : le Sénat aura-t-il le courage de ne pas remettre ce texte aberrant à son ordre du jour ?
L’Assemblée nationale a adopté hier en deuxième lecture la proposition de loi pour allonger le délai pour un avortement de douze à quatorze semaines de grossesse. L’article 2 de la proposition, qui visait à supprimer la clause de conscience spécifique pour les médecins ne souhaitant pas pratiquer un avortement, a suscité davantage d’opposition. La clause de conscience a finalement été maintenue par un amendement vidant la mesure de sa substance. Quelques membres de la majorité se sont en effet joints à LR dans un vote à main levée que l’opposition de gauche a vivement déploré, évoquant le poids du “lobby des médecins”.
Le détail du vote final est accessible ici. 454 députés étaient absents.

Le député Marie-France Lohro écrit :
Hier soir, sans surprise, l’Assemblée adoptait la proposition de loi Gaillot visant à étendre l’avortement à quatorze semaines. Une proposition de loi qui fera date, tant le déshonneur de l’assemblée y fut remarquable : ce sont donc 79 députés qui ont décidé du sort de milliers de familles, condamnant mères et enfants à un destin funeste. « Un enfant à naître n’est pas un « droit », c’est un enfant. A trois mois, il pèse 100 grammes. Il mesure 14 centimètres », ai-je rappelé aux rapporteurs à l’occasion de cette discussion. J’ai voté contre ce texte inique, comme 35 de mes collègues.
L’acharnement avec lequel certains ont décidé, au nom du respect d’un « droit des femmes » factice, à octroyer la possibilité de mettre un terme à une vie de trois mois suscite une incompréhension mêlée d’effroi. Faut-il rappeler le caractère macabre de l’opération que le législateur a autorisé ? Faut-il rappeler qu’il s’agit de dilacérer un petit être de trois mois, littéralement de le mettre en pièces ? Un acte que refusent de pratiquer 72 % des médecins, se rappelant peut-être d’un serment d’Hippocrate qui dispose « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. » Un acte dont les sages-femmes, dont ce n’est pas le rôle, ne veulent pas davantage entendre parler.
Les rapporteurs, dont l’imagination mortifère n’a désormais plus de limites, ne se sont appuyés sur aucune source sérieuse ; elles ne remplissent que leur cahier des charges, aspirant à violer les derniers remparts des défenseurs de la vie plus qu’à satisfaire des droits supposés de femmes qui demeureront à jamais traumatisées par la nature de l’acte subi. A l’heure où la France compte en moyenne plus de 220 000 avortements par an, à l’heure où elle constitue l’un des premiers pays européens en la matière, il est urgent de résorber et non d’étendre encore un peu plus ce qui constitue un drame irréparable.
Avec l’avortement à 14 semaines, les rapporteurs ont réassuré leur volonté de ne matérialiser la vie de l’enfant à naître que par le projet parental qu’il représenterait pour ses géniteurs. Il n’y a désormais plus de limites : si demain, une mère décide que son enfant ne constitue plus un projet viable, va-t-elle pouvoir mettre un terme à sa vie jusqu’à la veille de sa naissance ? Cette extension misérable mérite d’être condamnée et il faut maintenant espérer que le Sénat aura le courage de ne pas remettre ce texte aberrant à son ordre du jour.
Et ce matin, le quotidien La Croix s’en prenait honteusement aux militants pro-vie américains :

On comprend que La Croix n’apprécie pas qu’un Etat américain lutte contre l’avortement.
