Terres de Mission : Les associations LGBT en échec !
Eglise universelle : La voie de l’éducation intégrale
Ancien directeur du groupe scolaire Saint Jean de Passy, François-Xavier Clément n’est pas un théoricien de l’éducation. C’est un homme d’expérience, et de culture qui nous livre les fruits de ses réflexions et de son observation de la réalité dans un passionnant ouvrage : “La voie de l’éducation intégrale – En famille et à l’école : des enfants heureux, libres et responsables”. Un travail qui comblera tous les éducateurs.
Eglise en France : La liberté d’enseignement de l’Eglise sur le mariage sauvegardée
Le 23 novembre, la XVIIème chambre du tribunal correctionnel de Paris a relaxé Renaissance catholique poursuivi par trois associations LGBT pour “provocation à la discrimination à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle”. Défendu par maître Jérôme Triomphe, Jean-Pierre Maugendre n’avait fait que reproduire un texte dans lequel deux cardinaux et trois évêques rappelaient que l’Eglise réprouve toute forme d’union civile entre personnes homosexuelles. Une grande victoire pour la liberté de l’Eglise.
Eglise en Marche : St François de Fatima : une classe pour enfants avec un déficit de l’intelligence
Dans le cadre du Groupe scolaire saint Dominique, au Pecq, Alexandrine d’Anselme est en charge de la classe saint François de Fatima qui accueille des enfants porteurs d’une maladie de l’intelligence, essentiellement des trisomiques. Alexandrine nous présente les raisons de cette initiative, le fonctionnement de cette classe, ainsi que l’ampleur des résultats déjà obtenus.
A propos des nouvelles traductions liturgiques
L’évènement liturgique de cette nouvelle année concerne les nouvelles traductions pour le missel réformé de 1969, avec notamment le retour du consubstantiel dans le Credo et la nouvelle traduction de l’Orate fratres. Dans L’Homme Nouveau, l’abbé Thierry Blot, prêtre du diocèse de Belley-Ars, ancien secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, souligne toutefois certaines insuffisances :
la plus sérieuse, à mon avis, est la traduction, dans le confiteor (« Je confesse à Dieu ») de « Beatam Mariam semper Virginem » par « la Bienheureuse Vierge Marie ». Notons que, par rapport à l’ancienne traduction, l’adjectif « beatam » a été introduit, mais, hélas, on n’est pas allé jusqu’au bout : l’adverbe « semper » (« toujours ») a été omis. On aurait dû traduire par : « la Bienheureuse Marie toujours Vierge ». Ne pas mentionner la virginité perpétuelle de Notre-Dame nous éloigne gravement de la foi de l’Église. […] Voici un autre exemple de nature différente : pour l’introduction de la Prière sur les offrandes, Orate fratres, le célébrant aura la possibilité de choisir entre les deux formules, longue de la nouvelle traduction ou brève de l’ancienne traduction. Ce choix est aberrant pour les raisons suivantes : 1) L’absence de choix dans l’édition typique, puisque bien évidemment celle-ci n’en comporte qu’une seule qui correspond à la nouvelle formule longue. 2) Toutes les traductions dans les langues vernaculaires comportent la formule « longue » (traduction fidèle) et aucune n’a bien évidemment prévu une telle alternative. 3) Et aussi les conséquences prévisibles désastreuses de ce choix sur le plan pastoral (confusion, peut-être même choix de nature « idéologique »…) même si, dans le nouveau Missel, la formule brève est précédée d’un « f », qui signifie : « spécificité de la version française du Missel ».
Pour l’occasion, un missel Laudate, dont l’édition a été dirigée par D. Thomas Diradourian et D. Jean-Xavier Salefran, de la communauté Saint-Martin, et par Bruno Nougayrède, présente aux fidèles, en un volume unique, les textes liturgiques pour toute l’année. Ce missel a été composé en premier lieu à l’usage des fidèles et des communautés qui participent à la liturgie de la messe célébrée en chant grégorien, suivant le Missel romain de 2002. Il s’adresse à tous les catholiques de langue française, auxquels il offre les textes du Missel romain et du Lectionnaire romain (Dimanche A,B,C et Semaine paire et impaire) dans leur dernière traduction française approuvée, ainsi que de riches commentaires liturgiques, une introduction à la vie sacramentelle de l’Église, un guide de la prière personnelle et de la Liturgie des heures, et un choix de prières et de chants.
Toutefois, Yves Daoudal estime qu’
une bonne traduction d’un mauvais texte est pire que la mauvaise traduction d’un mauvais texte. Avec celle-ci on sait que c’est mauvais, avec celle-là on fait croire que c’est bon, alors que le texte est toujours aussi mauvais.
Sa critique porte notamment sur les nouvelles collectes, qui ont été fabriquées et imprégnées d’idéologie dominante, ou les psaumes défigurés et censurés, ou ces péricopes de la Sainte Ecriture modifiées et expurgées. Dans son étude, l’abbé Cekada soulignait que
Sur les 1182 oraisons que comporte le Missel traditionnel, environ 760 furent entièrement supprimées. Sur les 36% environ qui restaient, les réformateurs modifièrent plus de la moitié avant de les réintroduire dans le nouveau Missel. Par conséquent, seulement 17% des oraisons de l’ancien Missel parvinrent, intactes, dans le nouveau Missel.
Voici la postcommunion du 2e dimanche de l’Avent, dans le missel de 1962 :
Repléti cibo spirituális alimóniæ, súpplices te, Dómine, deprecámur: ut, hujus participatióne mystérii, dóceas nos terréna despícere et amáre cæléstia.
Rassasiés de cet aliment de nourriture spirituelle, suppliants, Seigneur, nous te prions de nous apprendre, par la participation à ce mystère, à mépriser les choses de la terre et à aimer les choses du ciel.
La fin a été ainsi modifiée dans le nouveau missel :
…terrena sapienter perpendere, et caelestibus inhaerere.
Le fabricant en chef des nouvelles oraisons, le bénédictin Antoine Dumas, a expliqué :
« Le besoin d’adaptation s’est révélé nécessaire dans le cas de nombreuses oraisons, par souci de vérité. Par exemple, plusieurs textes, depuis longtemps trop connus, mettaient en opposition radicale la terre et le ciel ; d’où le couple antithétique, souvent répété dans l’ancien Missel : terrrena despicere et amare caelestia qu’il est possible de bien comprendre mais très facile de mal traduire. Une adaptation s’imposait donc qui, sans nuire à la vérité, tenait compte de la mentalité moderne et des directives de Vatican II. Ainsi, la prière après la communion du 2me dimanche de l’Avent dit très justement : sapienter perpendere, au lieu du mot : despicere, si souvent mal compris. »
En bref, toujours selon Yves Daoudal, on a supprimé une expression qui parcourait toute l’année liturgique et qui était ancrée dans toute la tradition patristique et dans l’évangile et les épîtres, pour faire correspondre les oraisons à la « mentalité moderne ». Le mot « perpendere » ne se trouve nulle part dans la Vulgate ni dans la liturgie traditionnelle. (C’est ce qu’ils osent appeler « restaurer la liturgie »). Dom Dumas proposait comme traduction française :
… évaluer sagement les choses terrestres et adhérer aux choses célestes.
La traduction officielle jusqu’à maintenant disait :
… (apprends-nous) le vrai sens des choses de ce monde et l’amour des biens éternels.
La nouvelle traduction officielle est en effet « meilleure », c’est-à-dire plus proche du texte fabriqué par dom Dumas :
… (apprends-nous) à évaluer avec sagesse les réalités de ce monde et à nous attacher aux biens du ciel.
On a donc fini par prendre le mot « évaluer » de dom Dumas. On ne sait pas si le fidèle est censé chercher un bureau d’évaluation des réalités de ce monde, pour obtenir un audit. Toujours est-il que le mot latin inconnu de la liturgie n’avait pas ce sens chez les pères de l’Eglise, qui l’utilisent très peu. Le seul qui l’utilise vraiment est saint Grégoire le Grand, surtout dans sa Règle, et essentiellement pour dire qu’on doit considérer avec soin, avec attention, nos actions (et non les choses). Et surtout considérer attentivement à quel point telle action ou telle attitude est répréhensible. Et non pas « évaluer avec sagesse les réalités ».
Et ce n’est pas un cas isolé. Lauren Pristas, dans « The collects of the Roman Missals », a comparé les oraisons des dimanches de l’Avent selon l’ancien missel et le nouveau :
Les verbes de mouvement des deux ensembles décrivent des mouvements exactement opposés : dans les collectes de 1962, le Christ vient à notre rencontre ; dans celles de 1970, nous allons à la rencontre du Christ, nous arrivons, nous sommes amenés à, etc.
Les prières de 1970 ne contiennent aucune référence au péché ni à ses dangers ; aux ténèbres ou à l’impureté de l’esprit; à la faiblesse humaine ou au besoin de miséricorde, de pardon, de protection, de délivrance, de purification. En outre, l’idée que nous devons subir une transformation pour entrer au ciel n’est évoquée que par le mot eruditio, instruction ou formation, dans la collecte du deuxième dimanche. (…)
Ceux qui prient les collectes de 1970 ne cherchent pas l’assistance divine pour survivre aux périls ou pour commencer à faire du bien. En effet, ils n’expriment aucun besoin de telles aides. Ils demandent plutôt à entrer au paradis à la fin. En revanche, ceux qui prient les collectes de 1962 ne cherchent pas explicitement le ciel, mais exigent – les verbes à l’impératif – une aide quotidienne immédiate et personnelle sur le chemin. (…)
Par ces trois différences, nous arrivons à un constat très délicat. En termes simples, la foi catholique considère que toute bonne action qui nous fait progresser vers le salut dépend de la grâce divine. Cette doctrine est formellement définie et elle ne peut être modifiée de façon à en inverser la portée. Chaque nuance des collectes de l’Avent de 1962 exprime sans ambiguïté cette doctrine catholique de la grâce, à la manière assez subtile et non didactique propre aux oraisons. Bien que les collectes de l’Avent de 1970 ne contredisent pas explicitement l’enseignement catholique sur la grâce, elles ne l’expriment pas et, plus inquiétant, elles ne semblent pas l’assumer.
20e manifestation devant la nonciature
Communiqué de Paix Liturgique :
Nous ne lâchons rien !
Ce samedi 4 décembre, malgré le froid, les rhumes et les angines, nous étions toujours nombreux devant la nonciature apostolique.
On a parlé de la dernière Lettre de Paix liturgique, n. 837 : « La feuille de route de Mgr Roche, Préfet du Culte divin : liquider la liturgie traditionnelle. » L’un de nous a rappelé, en comparaison, les paroles du cardinal Castrillón, qui était alors en charge de la liturgie traditionnelle : « Et même lorsqu’il n’y a pas de demande spécifique, ni de requête, ils [les évêques] devraient la rendre accessible, afin que chacun puisse avoir accès à ce trésor de la liturgie ancienne de l’Eglise. Là est l’objectif primordial du Motu proprio : une richesse spirituelle et théologique. Le Saint-Père veut que cette forme de la Messe devienne normale dans les paroisses afin que, de cette manière, des communautés jeunes puissent aussi se familiariser avec ce rite » (entretien d’introduction au DVD pour apprendre à pratiquer la messe selon la « forme extraordinaire » du rite romain, édité par la Fraternité Saint-Pierre aux Etats-Unis).
C’était en 2008, il y a seulement treize ans. Aujourd’hui, le Préfet Roche estime que cette liturgie ancienne de l’Eglise est devenue nuisible pour le peuple chrétien.
L’objectif primordial de Summorum Pontificum était « que chacun puisse avoir accès à ce trésor de la liturgie ancienne de l’Eglise » ; cette messe, dite alors extraordinaire devait devenir « normale dans les paroisses afin que, de cette manière, des communautés jeunes puissent aussi se familiariser avec ce rite. »
Nous ne demandons pas plus. Mais pas moins.

Pour une crèche vivante
Nous sommes rentrés dans le temps de l’Avent, temps de préparation à la fête de Noël. C’est le moment de l’année où nous décorons nos maisons et installons une crèche. Traditionnellement, elle est installée à partir du premier dimanche de l’Avent et jusqu’au 2 février, date à laquelle nous commémorons la présentation de Jésus au Temple.
Les premières crèches, à l’instar de la toute première réalisée par saint François d’Assise lors de la nuit de Noël de 1223, étaient des crèches vivantes. Alors cette année, que notre crèche soit vivante et prenons le temps de la contempler, de l’habiter, de rentrer véritablement dans la joie de Bethléem !
- Installons la Sainte Famille dans notre quotidien. Notre crèche n’a pas besoin d’être la plus belle, la plus grande mais elle a besoin d’être au centre de notre maison, au cœur de notre espace de vie, pour être vue, regardée. Et, à chaque coup d’œil, nous pouvons en profiter pour imaginer Joseph et Marie dans leur quotidien ou pour leur confier la tâche que nous allons faire, le moment que nous passons. Invitons-nous chez eux et invitons-les chez nous …
- Cheminons avec les santons. La crèche est une bonne occasion de prier en famille, le matin ou le soir. Faisons-en un temps de jeu et de méditation ! Chacun peut avoir son santon et lui donner vie et corps, pour mieux ressentir avec lui la joie immense de cette fameuse nuit où Dieu vint à nous. Quels sont les sentiments qui ont traversé ce berger durant ces quelques semaines ? Qu’est-ce qu’ont pu se dire les rois mages avant de se mettre en chemin ?
- Suivons l’étoile. L’étoile du berger nous rappelle que le Seigneur nous guide. Pendant toute la durée de l’Avent, soyons attentifs aux signes que Dieu laisse dans notre vie et pour chacun d’eux, dessinons une étoile de plus au-dessus de notre crèche.
- Chantons avec les anges. C’est le moment de donner de la voix ! Chaque jour de l’Avent, redécouvrons un chant de Noël.
Pour habiter encore davantage ce temps joyeux de l’attente, rejoignez le parcours En Avent pour Noël sur Hozana et vivez un Avent dans la joie en découvrant chaque jour une petite vidéo pour booster votre foi !
Diversité des rites
Extrait du discours du pape François à Nicosie, jeudi 2 décembre, devant les prêtres, religieux, diacres, catéchistes, associations et mouvements ecclésiaux de Chypre :
Dans l’Eglise catholique, n’y a pas de murs et, s’il vous plaît, qu’il n’y en ait jamais ! Elle est une maison commune, le lieu des relations, la coexistence des diversités. Tel rite, tel autre rite… untel voit les choses de cette manière, telle sœur les voit ainsi, telle autre les voit autrement… C’est la diversité de chacun et, dans cette diversité, la richesse de l’unité. Et qui fait l’unité ? L’Esprit Saint. Comprenne qui pourra. C’est lui l’auteur de la diversité et le créateur de l’harmonie. Saint Basile le disait : « Ipse harmonia est ». C’est lui qui permet la diversité des dons et l’unité harmonique de l’Eglise. […]
Chers frères et sœurs, nous avons besoin d’une Église fraternelle qui soit un instrument de fraternité pour le monde. Ici à Chypre, il y a beaucoup de sensibilités spirituelles et ecclésiales, des histoires d’origine variées, des rites, des traditions différentes. Mais nous ne devons pas percevoir la diversité comme une menace pour l’identité, ni nous jalouser ou nous soucier de nos espaces respectifs.
Alors pourquoi restreindre le droit de célébrer la messe selon la forme traditionnelle ?
C’est arrivé un 5 décembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous:
- le 05 décembre 1154: élection du pape Adrien IV.
- le 05 décembre 1360 : naissance du franc.
Le 19 septembre 1356, Jean le Bon est battu et fait prisonnier à la bataille de Poitiers. La rançon de Jean le Bon est fixée à trois millions d’écus d’or.
Le 5 décembre 1360, à Compiègne, le Roi Jean II crée une nouvelle monnaie, le «franc», de même valeur que la monnaie existante, la livre tournois. La pièce représente, sur la face, Jean II le bon à cheval, galopant, l’épée haute, coiffé d’un heaume couronné sommé d’un lis, portant par-dessus sa cotte de mailles une cotte d’armes fleurdelisée ; le caparaçon du cheval est également brodé de fleurs de lys. Figure une inscription circulaire : IOHANNES DEI GRATIA • FRANCORV REX, traduit « Jean, par la grâce de Dieu, Roi Franc (Rois Libre) ».
Sur le revers, on y trouve une croix feuillue avec quadrilobe en cœur, dans un quadrilobe orné de palmettes et cantonné de quatre trèfles évidés. Figure une inscription circulaire : XPC VINCIT • XPC REGNAT • XPC INPERAT qui veut dire « le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande.
Cette création est une réponse ironique à l’attitude méprisante des Anglais. Il reste que la situation financière du royaume devient tellement catastrophique que l’on battra monnaie sur du cuir pendant un certain temps.
Le franc a perduré comme monnaie de référence de la France jusqu’au 31 décembre 2001, dernier jour avant l’euro. Il subsiste dans les anciennes colonies françaises d’Afrique et du Pacifique ainsi qu’en Suisse (vestige de l’Union latine)…
- le 05 décembre 1484 : le pape Innocent VIII promulgue la bulle “Summis desiderantis”: il organise la lutte contre la sorcellerie.
Par une bulle du 5 décembre 1484, le pape Innocent VIII fait enquêter sur les sorciers, les sorcières et la sorcellerie, en vue de définir les signes auxquels on peut reconnaître le pacte d’un individu avec le démon !
Comme l’atteste cet acte, c’est bien à la fin du Moyen Âge, tandis que la foi médiévale recule au profit de la philosophie gréco-romaine, que les prétendues sorcières sont désignées à la vindicte publique ! Quand la foi recule se développent les superstitions.
Au Moyen Âge, on ne brûle pas les sorcières, mais on les expose et on les traite en pauvres folles. Tout change à partir du moment où disparaît l’Inquisition, en France et dans les pays germaniques : les tribunaux civils héritent des procès en sorcellerie et les juges, à la différence des inquisiteurs, croient volontiers au pouvoir maléfique des sorcières. Ils les font en conséquence brûler à l’égal des hérétiques.
C’est un bon exemple de la désinformation actuelle qui fait passer l’Inquisition pour un pouvoir judiciaire injuste. La plus part des criminels de l’époque préféraient être jugés par l’Inquisition que par un tribunal civil. Cette dernière était bien plus clémente que des tribunaux expéditifs.
Relire le chapitre du livre de Jean Sévillia Historiquement incorrect, qui traite de ce sujet, s’impose.
- le 05 décembre 1560 : mort du Roi François II.
La mort prématurée à 16 ans du chétif François II amène sur le trône de France son frère cadet. Celui-ci, à peine âgé de 10 ans, devient Roi sous le nom de Charles IX.
François II, fils aîné du Roi Henri II et de Catherine de Médicis, succède à son père le 10 juillet 1559. Il n’a que 15 ans. C’est un garçon chétif, marié quelques mois plus tôt à la reine d’Écosse Marie Stuart, du même âge que lui. Le Roi de France devient ainsi roi consort d’Ecosse.
L’oncle de la reine n’est autre que François II de Guise, farouche catholique, dont l’influence est grande à la Cour.
Cela ne plaît ni à Antoine de Bourbon, roi de Navarre (et père du futur Henri IV), ni à son frère Louis 1er de Condé, princes du sang tenus à l’écart du fait de leur appartenance à la religion calviniste. Ils organisent la conjuration d’Amboise en vue de soustraire le Roi à l’influence des Guise. C’est un échec sanglant et un avant-goût des guerres de religion.
Désireuse d’apaiser les tensions, la reine mère Catherine de Médicis confie le 20 mai 1560 la charge de chancelier de France à Michel de l’Hospital, qui accorde aux protestants la liberté de conscience mais pas la liberté de culte. Il réunit en décembre les états généraux à Orléans pour tenter de calmer les esprits. Au même moment, meurt le malheureux François II après une douloureuse maladie. Il n’aura régné que 17 mois !
Voir les chroniques du 19 janvier, du 24 avril et du 18 septembre.
- le 05 décembre 1591 :élection du pape Grégoire XIV.
- le 05 décembre 1629 : retour de Champlain.
Alors qu’une guerre entre la France et l’Angleterre a éclaté en 1627, les Anglais conquièrent Québec après la signature de la paix.
L’Angleterre mandate David Kirke, natif de Dieppe, pour conquérir Québec et la Nouvelle-France canadienne. Prenant progressivement le contrôle du fleuve Saint-Laurent, les frères Kirke envoient une délégation à Québec et somment Samuel de Champlain, alors commandant en poste, de livrer la colonie.
Pour Champlain, il ne saurait être question de se rendre à l’ennemi. Il consulte tout d’abord François Gravé du Pont, son proche collaborateur depuis 1603, et d’autres personnes en autorité. Il répond ensuite aux Kirke : les habitants ont amplement ce qu’il faut – armes et vivres – pour se battre pour leur patrie.
Ce bluff astucieux dissuade les Kirke d’attaquer, mais ils reviennent l’année suivante. Pendant ce temps, la disette s’installe à Québec. En 1628 et durant l’année suivante, la capture des navires par les Kirke empêche l’arrivée de plusieurs centaines de colons ainsi forcés de retourner en France, ce qui cause des pertes de centaines de milliers de livres à la Compagnie des Cent-Associés.
Au printemps 1629, les habitants de Québec manquent de vivres depuis l’été précédent et souffrent de la faim sans en voir l’issue. Et voilà que les Kirke réapparaissent sur le fleuve, aux commandes d’une flotte plus imposante que celle de 1628. Ils ordonnent une seconde fois à Champlain de céder Québec.
À court de munitions et de vivres, Champlain décide de mettre fin à un siège de plus en plus intenable et risqué pour les colons. Le 19 juillet 1629, il cède la ville aux Anglais, 21 ans après la fondation de Québec.
Comme la plupart des Français qui sont à Québec au moment de la capitulation, Champlain est ramené en Angleterre, puis rapatrié en France. Là-bas, il apprend tout d’abord que non seulement Québec, mais aussi Port-Royal, Pentagouet et Cap-Breton, sont sous domination anglaise. Les premiers assauts contre l’Acadie ont en effet été donnés par d’autres commandants anglais dès 1626. On l’informe ensuite que la guerre entre la France et l’Angleterre avait pris fin trois mois avant que les Kirke s’emparent de Québec en 1629. Conséquence : la prise de la colonie est illégale et l’Angleterre doit la rendre aux Français.
Le 29 mars 1632, en vertu du traité de Saint-Germain-en-Laye, le conflit prend fin officiellement : Québec de même que les colonies et les terres d’Acadie doivent être rétrocédées à la Couronne française.
Les Français organisent aussitôt des expéditions de ravitaillement et de transport pour regagner Québec. À Québec, en 1632, tout ou presque est à rebâtir et à redémarrer.
- le 05 décembre 1766 : départ de Bougainville pour un tour du monde.
Le comte Louis-Antoine de Bougainville prend le commandement d’une expédition autour du monde. Le départ est donné en rade de Brest. Louis XV charge l’expédition, composée de deux frégates royales “La Boudeuse” et “l’Etoile”, de restituer officiellement la colonie des îles Malouines (îles Falklands) au gouvernement espagnol. Le 6 avril 1768, Bougainville arrive à Tahiti et procède à l’observation scientifique de la Polynésie.
- le 5 décembre 1804 : Napoléon 1er distribue les
Le 5 décembre 1804, trois jours après son couronnement à Notre-Dame, l’empereur Napoléon 1er distribue les Aigles à la Grande Armée.
L’étudiant Faure, durant la cérémonie militaire au Champ-de-Mars, à Paris, perce la foule et se précipite vers le trône de Napoléon en criant : “La liberté ou la mort“. Il est arrêté.
Cette cérémonie met en avant les fondements militaires de la nouvelle dynastie. La survie de celle-ci sera liée aux succès militaires. Les premiers revers entraîneront son effondrement. Napoléon, ne pouvait pas fonder son régime sur une assise politique solide. La révolution avait bouleversé en profondeur la société française lui retirant le socle solide et cohérent fournit par la doctrine de l’Eglise catholique. L’armée, après la destruction des corps intermédiaires de la société française, restait la seule structure solide avec l’Eglise. Plus que les revers militaires c’est la volonté de fonder une dynastie héréditaire sur un socle politique par essence instable qui a raison de Napoléon. Les guerres qu’il mène, souvent initiées par les intrigues britanniques, cherchent à garantir son régime et le dogme révolutionnaire des frontières naturelles auquel Louis XIV avait renoncé par sagesse.
- le 5 décembre 1828 : Caillié devant la société de Géographie.
La Société de Géographie fait fête à Caillié, en présence de Cuvier, et lui remet la somme de 10 000 francs, promise au 1er Européen qui ramènerait une description de Tombouctou.
- le 5 décembre 1831 : répression de la révolte des canuts à Lyon
Le duc d’Orléans et le Maréchal Soult entrent dans Lyon avec 20000 soldats pour mater la révolte. Le Gouvernement révoque le préfet, licencie la garde nationale, abroge le tarif et décide la construction d’un fort, pour séparer la ville de Lyon au carrefour de la Croix-Rousse. 90 ouvriers sont arrêtés et 11 sont poursuivis.
- le 5 décembre 1995 : la France réintègre le Comité militaire de l’OTAN.
Contrairement à ce que les médias français, dont l’inculture pourrait être une marque de fabrique, affirmaient souvent, la France a toujours fait partie de l’OTAN. De Gaulle n’avait quitté que le volet militaire, marquant par là sa volonté de préserver la souveraineté française, tant il est vrai qu’une armée est un outil régalien. Les tendances hégémoniques américaines poussaient le général à préserver cet outil de la grandeur de la France.
Louis XIV, convaincu de cette réalité, avait fait graver sur ses canons la devise : « Ultima ratio regum » (dernier argument du Roi).
Déception des adhérents LR de droite : “Elle a fait un hold-up sur LR. On a été trahis”
Les adhérents LR partisans d’une vraie politique de droite viennent de comprendre qu’ils ont été floués et roulés dans la farine de la primaire savamment organisée par Christian Jacob et Gérard Larcher, qui ne se sont jamais remis du départ de François Baroin. Le média 20 Minutes a entendu ces adhérents au siège de LR :
“(…) Près de l’entrée du parti, c’est une autre ambiance pour Monique et Anne-Marie, militantes LR depuis 41 ans et 15 ans. Leur candidat, c’était Eric Ciotti : « Nous sommes des personnes de conviction, nous sommes pour un candidat qui porte des valeurs. » Elles ne sont pas convaincues par le ralliement à LR de Valérie Pécresse, qui avait quitté le parti en juin 2019 avant de reprendre sa carte il y a un peu plus d’un mois et demi : « Elle a fait un hold-up sur LR. On a été trahis. »
La division, voilà bien l’image que voulait éviter de donner LR ce samedi. Photo de famille avec les cinq candidats à la primaire, rejoints par le président du parti, Christian Jacob, et le président du Sénat, Gérard Larcher, remerciements envers les uns et les autres… Les élus multiplient les marques de considération pour effacer le souvenir des divisions de la primaire de 2016.”
Eric Zemmour et Marine Le Pen ont également entendu ces adhérents déçus et trahis auxquels il faut désormais ajouter les centaines de milliers d’électeurs et sympathisants LR qui ne se retrouvent pas avec cette candidature du centre-droit macro-compatible.

Quant à Marine Le Pen, elle s’est aussi exprimée assez rapidement:
“Je suis malheureuse pour les électeurs LR“» car Valérie Pécresse, qui a remporté la compétition interne face à Eric Ciotti au second tour, est « la plus macroniste » des prétendants de la droite dans la course
Selon elle, Valérie Pécresse a « quasiment exactement le même profil qu’Emmanuel Macron » et a « très certainement sur un nombre considérable de sujets les mêmes positions », à tel point que se posait la question qu’elle devienne son Premier ministre, a-t-elle accusé.
« C’est triste pour les électeurs LR » qui « ont exprimé leur souhait de sortir de ce côté Macron compatible » et « n’auront pas réussi à faire cela », d’après la candidate du Rassemblement national. « Ils ont toujours la possibilité de venir participer à ma campagne où ils trouverons une défense assumée, décomplexée, de la Nation, de l’identité, des frontières », a-t-elle enchaîné.
« Le positionnement qu’a exprimé Eric Ciotti sur beaucoup de points correspond à la fermeté que nous souhaitons voir mettre en œuvre dans le domaine de l’insécurité et de l’immigration »,
Le Mouvement Conservateur, associé à LR, choisit de soutenir officiellement Éric Zemmour
Laurence Trochu, présidente du Mouvement Conservateur (ex-Sens Commun), communique :
Après consultation de ses instances, le Mouvement Conservateur choisit de s’engager pleinement aux côtés d’Eric Zemmour pour la campagne présidentielle. Sa présidente, Laurence Trochu, interviendra au meeting du candidat ce dimanche à Villepinte.
Le Mouvement Conservateur avait clairement indiqué qu’il choisirait un candidat à même d’assurer la continuité historique de notre Nation et la préservation de notre civilisation judéo-chrétienne, un candidat qui ferait des choix écologiques réalistes et cohérents, un candidat qui serait un patriote, qui redonnerait à la France les moyens de son indépendance et de sa souveraineté économique, mais aussi juridique et politique. Un candidat dont les propositions seraient en somme cohérentes avec le Manifeste du Conservatisme publié au printemps dernier.
« Avec Eric Zemmour, nous partageons un diagnostic lucide et grave, qui crève les yeux et le coeur, et nécessite un engagement sans faille au service de la France, souligne Laurence Trochu, Présidente du Mouvement Conservateur ; nous partageons aussi des priorités et des solutions, qui conditionnent le destin de notre pays, son mode de vie et sa place dans le monde ; et nous partageons enfin un état d’esprit, qui bannit le politiquement correct pour mettre des mots sur les véritables problèmes quotidiens des Français ».
Le Mouvement Conservateur met dès à présent ses forces militantes, son organisation sur l’ensemble du territoire national et son réseau au service de la campagne d’Eric Zemmour.
Laurence Trochu, Présidente du Mouvement Conservateur, s’adressera ce dimanche aux milliers de partisans d’Eric Zemmour qui seront réunis à Villepinte, pour les exhorter à tout mettre en œuvre afin de faire gagner le seul candidat capable de remettre la France debout.
Laurence Trochu sera présente à Villepinte et s’en explique dans Valeurs actuelles. Extraits :
C’est à la lumière du Manifeste du conservatisme que nous avons examiné les projets portés par les candidats au congrès Les Républicains. Nous les avons invités à la Journée du conservatisme en septembre dernier pour les entendre sur ce point précis : « En quoi votre projet pour la France est il conservateur? ». Valérie Pécresse a annulé sa participation initialement prévue en visio par refus d’être associée à un événement qui accueillait aussi Eric Zemmour. Michel Barnier n’a pas pu se rendre disponible et la réunion qui s’est tenue avec lui ensuite était en réalité un dialogue de sourds. Les trois autres candidats sont venus à la rencontre des 800 participants qui se reconnaissent dans l’état d’esprit conservateur. Ils ont d’ailleurs été très bien accueillis et nous avons tous apprécié que le choc des idées puisse contribuer au débat démocratique (…) Philippe Juvin a revendiqué une approche progressiste et Éric Ciotti, seul candidat à n’avoir pas voté Emmanuel Macron en 2017, a montré un réel courage face au politiquement correct, révélant ainsi qu’il était, à ce jour, le moins éloigné des priorités des conservateurs. Toutefois, ses prises de position en faveur du passe sanitaire et son abstention lors du vote de la loi bioéthique (« ses convictions sur le sujet ont évolué », a t’il déclaré) montrent qu’il n’a pas pris la mesure de l’enjeu civilisationnel de ces questions fondamentales qui concernent pourtant la défense des libertés et la préservation de l’espèce humaine.
Maintenant que le processus de désignation du candidat des Républicains est achevé, allez-vous participer à la campagne de Valérie Pécresse ?
Le Mouvement conservateur a fait un autre choix. Avec nos instances nous avons pris la décision, après avoir consulté nos adhérents et sympathisants, de nous engager aux côtés d’Éric Zemmour et de mettre toutes les forces de notre mouvement dans sa campagne : nos responsables départementaux et régionaux sont en ordre de marche, les jeunes conservateurs sont en lien avec Génération Z, notre pôle études vient apporter ses contributions à l’équipe programmatique, notre équipe communication apporte sa pierre à l’édifice pour que le Mouvement Conservateur soit un relais efficace et notre pôle élus prépare activement les législatives pour contribuer à la construction d’une nouvelle force politique authentiquement de droite.
Qu’est-ce qui rend difficile sinon impossible que vous souteniez Valérie Pécresse ?
(…) Elle n’a eu aucun état d’âme pour s’afficher à la fête de l’Humanité avec les héritiers du communisme sanglant et les complices actifs de l’islamisme ; mais elle se pince le nez à l’idée de côtoyer Éric Zemmour. Elle revendique une droite des valeurs mais son itinéraire politique nous montre que ses valeurs sont relatives et fluctuantes, soumises aux diktats de la gauche la plus sectaire. Elle joue une campagne électorale, tantôt à la droite de la droite avant de la quitter pour mieux y revenir. C’est se moquer des français ! (…)
En quoi la candidature d’Éric Zemmour répond-elle aux attentes de votre mouvement ?
Nous avons en commun la conviction que la France ne mourra pas, pour peu que l’instinct vital de conservation l’anime toute entière. Un instinct de résistance et de courage qui se traduit par la volonté politique d’Eric Zemmour, une volonté portée par un amour inconditionnel de la France. Loin d’une approche passéiste et nostalgique dans laquelle nos adversaires voudraient l’enfermer, Eric Zemmour est le seul candidat à même de réenchanter l’engagement politique qui sort les Français de la morosité et du défaitisme (…)
Quand Valérie Pécresse appelait à voter Macron par “intérêt supérieur du pays” et voulait exclure Christine Boutin
C’était le 23 avril 2017, jour du 1er tour de l’élection présidentielle…32 petites minutes après l’annonce du résultat. Valérie Pécresse appelait à voter Emmanuel Macron contre Marine Le Pen et le justifiait de la sorte dans le communiqué ci-dessous publié …et désormais supprimé de son site.
“(…) Pour faire barrage à Marine Le Pen je voterai Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle. Ce choix est dicté par l’intérêt supérieur du pays que nous devons avant tout protéger du péril des extrêmes”
Triste et déçue, pour faire barrage à M. Le Pen je voterai E. Macron mais je me battrai pour nos idées aux législatives #Presidentielle2017 pic.twitter.com/jH65rRsnda
— Valérie Pécresse (@vpecresse) April 23, 2017
Dans une interview accordée au Figaro le 27 avril 20217, Valérie Pécresse envisageait même une cohabitation avec Macron. Se voyait-elle déjà premier ministre de Macron ?
Il faut battre Marine Le Pen et viser la cohabitation
Le même jour, Valérie Pécresse demandait l’exclusion de Christine Boutin qui avait fait le choix courageux et démocratique d’appeler à votre Marine Le Pen :
Les Républicains doivent exclure tous ceux qui comme Christine Boutin appellent à voter pour le FN. C’est le pacte fondateur du parti. C’est une ligne rouge que l’on ne peut pas franchir […]
Je souhaite que la règle soit claire. Quelqu’un qui laisse la possibilité du vote FN n’a rien à faire chez LR. En tout cas, ceux qui font partie de ce courant minoritaire sur la question du FN ne peuvent pas prétendre diriger le parti. Par ailleurs, nous devons mettre un terme à notre alliance avec la formation de Christine Boutin [le Parti chrétien démocrate] qui votera, elle, pour Marine Le Pen
Va-t-elle demander l’exclusion d’Eric Ciotti qui a déclaré à plusieurs reprises qu’il votera Zemmour contre Macron ?
Les belles figures de l’Histoire : Saint Nicolas
Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier et l’abbé Amar, prêtre du diocèse de Versailles
Victoire de Valérie Pécresse au second tour du Congrès LR avec 61% des voix
En janvier 2010, Valérie Pécresse signait avec Christiane Taubira un appel “pour une République multiculturelle et postraciale” lancé par Rokhaya Diallo et d’autres figures indigénistes…
Hystérique de l’avortement (c’est elle qui a rebaptisé l’hémicycle du Conseil régional “Simone Veil”), ses convictions familiales relèvent du double-jeu.
Son côté girouette est impressionnnant :
J’ai décidé en femme libre de quitter Les Républicains. J’ai acquis la conviction que la refondation de la droite ne pourra pas se faire à l’intérieur du parti. #20hF2 pic.twitter.com/RjfrLTvzc9
— Valérie Pécresse (@vpecresse) June 5, 2019
C’est un boulevard pour Eric Zemmour.
Une maladie bénigne : comment ils surfent sur la peur
Nos politiques, qui accusent le RN et Eric Zemmour de surfer sur les peurs, sont les premiers à tenter de nous faire peur : peur du Covid, peur du changement climatique, peur de la sortie de l’UE, etc.
Exemple avec cet article de La Dépêche, dont le titre est visiblement destiné à nous inquiéter :

Tout l’article nous explique que ce nouveau variant est très contagieux puisqu’aucune immunité ne lui résiste. Bref : nous allons tous être malades (je n’écris pas “nous allons tous mourir”, car, en effet, nous mourrons tous un jour, n’en déplaise aux transhumanistes).
Et puis à la fin de l’article, pour les plus courageux, on découvre cette déclaration du Dr Angelique Coetzee, présidente de l’Association médicale d’Afrique du Sud :
ce variant du Covid-19 ne provoquerait que de légers symptômes : “Les symptômes étaient différents, plus légers que ceux traités auparavant”, décrit celle-ci dans les colonnes du Telegraph, un quotidien britannique. La présidente va même jusqu’à parler d’une maladie “bénigne”.
La présidente précise pour autant que les personnes infectées faisaient l’objet d’une importante fatigue, qui dure un à deux jours. De nombreux patients se sont plaints de muscles “endoloris”. “Nous avons aussi vu une enfant de six ans avec une température élevée, et un pouls élevé”, a-t-elle également constaté. “Mais deux jours plus tard, elle allait beaucoup mieux”, affirme le Dr Angelique Coetzee.
Libération démonte de son côté les mensonges de Karine Lacombe, qui cherche à nous faire peur :
Lors d’une intervention devant une commission du Sénat, l’infectiologue a expliqué que «80 % des personnes qui arrivent à l’hôpital avec une Covid-19 ne sont pas vaccinées». Un chiffre aujourd’hui largement caduc. […]
Concernant les hospitalisations conventionnelles, les non-vaccinés représentent désormais 43 % des entrées, contre 57 % pour les vaccinés. Pour les entrées en soins critiques, les proportions sont équivalentes (50 % de non-vaccinés et 50 % de vaccinés). Et pour les décès, enfin, les non-vaccinés, là aussi, deviennent minoritaires (46 %).
Trop à gauche pour être catholique ou trop catholiques pour être à gauche
Yvon Tranvouez, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Brest, membre du Centre de recherche bretonne et celtique, vient de publier L’ivresse et le vertige. Vatican II, le moment 68 et la crise catholique (1960-1980).
Le concile Vatican II, qui espérait réconcilier l’Église et le monde moderne, a très vite suscité des remous chez les clercs comme chez les fidèles. Ses décisions commençaient tout juste à être mises en oeuvre quand survint l’onde de choc de Mai 68, qui plongea plus encore le catholicisme français dans une période de fortes turbulences jusqu’à la fin des années 1970.
Certains pensent que l’Église ne s’en est pas remise, emportée depuis lors dans une spirale de déclin. D’autres estiment que cette agitation n’a fait que précipiter une reconfiguration qui serait advenue de toute manière, du fait de la sécularisation de la société contemporaine et de la montée de l’individualisme.
Revenant à la fois sur quelques questions révélatrices de ce qui s’est joué alors et sur certains acteurs qui furent au coeur de cette crise catholique, ce livre se propose d’éclairer une scène ecclésiale souvent complexe et parfois confuse, dans une période cruciale – excitante et vertigineuse à la fois – dont l’héritage est aujourd’hui fortement controversé.
L’auteur montre la dérive politique de nombreux catholiques de cette période, qui sombrent dans le gauchisme jusqu’à abandonner toute foi catholique. Il cite un texte révélateur de cette apostasie, publié par des militants de cette gauche catholique des années 1970 :
Chrétiens menant un combat révolutionnaire nous avons constaté que les chrétiens qui mènent cette lutte abandonnent tôt ou tard la foi chrétienne. Il semble qu’il y ait une incompatibilité de fait entre la foi telle qu’elle est vécue dans l’Eglise et toute entreprise de transformation radicale de la société. Nombreux sont les chrétiens qui résolvent ou ont résolu la contradiction en laissant tomber un des termes. Pour notre part, nous vivons aussi cette contradiction et il ne nous semble pas qu’elle constitue une alternative.
Pesons bien ces mots : les militants de la gauche catholique vivent dans la contradiction, mieux, ils vivent de la contradiction, cultivant plus ou moins longtemps leur conscience fausse et leur identité malheureuse, trop à gauche pour être catholiques ou trop catholiques pour être à gauche.
Des lettres transportées à pieds pour toucher le cœur du pape François
Nous avons interrogé Mme Diane Sévillia, mère d’un prêtre attaché à la messe traditionnelle, qui, dans le cadre de l’initiative lancée par La Voie romaine, va marche jusqu’à Rome pour présenter au pape les lettres des catholiques (à écrire avant la fin du mois) choqués par le motu proprio restreignant l’usage de la messe traditionnelle.
Vous allez porter au pape des lettre de chrétiens attachés à la messe traditionnelle. Quelle est l’utilité de porter ces lettres à pied jusqu’à Rome ?
Le fait de porter ces lettres à Rome revêt une portée symbolique puisque la Ville éternelle est le berceau et la capitale de la catholicité, siège de la papauté, et que c’est donc de Rome que viendra notre salut. Par ailleurs, y aller à pied a une portée militante, au sens de ce mot dans l’Eglise. Mères de prêtres, nous ne nous contentons pas d’écrire au pape : nous voulons prouver, par cette marche de deux mois, à quel point nous sommes désarçonnées par le Motu proprio Traditionis Custodes. Faire l’effort physique de se rendre à pied à Rome a un côté un peu exceptionnel. Il nous semble que c’est un bon moyen de nous faire entendre et, peut-être, de toucher le cœur du pape François. Pendant cette marche, nous allons prier intensément. Nous croyons que la prière peut tout. C’est pourquoi nous espérons être écoutées à Rome.
Concrètement, une fois arrivées à Rome, comment comptez-vous faire ?
Pour l’instant, la question n’est pas encore réglée. C’est encore dans cinq mois… mais nous espérons bien que nous serons reçues par le Saint Père!
Lors des visites ad limina, le pape a demandé aux évêques d’appliquer le nouveau motu proprio de façon paternelle. Faut-il aussi envoyer une copie des lettres à nos évêques ? Lors de votre pèlerinage, comptez-vous vous manifester auprès des évêques des diocèses traversés ?
Les lettres que nous allons transporter sont destinées au pape. Nous n’allons donc pas les communiquer à d’autres alors que leur destinataire ne les aura pas encore reçues. En revanche, cela pourrait être une bonne idée d’écrire également aux évêques afin de les informer de la démarche de la Voie romaine et d’en expliquer le sens. Nous partageons tous un amour et une fidélité sans faille à l’Eglise, et nous espérons que les évêques en tiendront compte en n’empêchant pas les prêtres ordonnés pour le rite tridentin et attachés à cette liturgie d’exercer leur ministère en parfait accord avec l’Eglise, comme cela était le cas avec le Motu proprio de Benoit XVI. Dans tous les cas, nous comptons nous manifester auprès des évêques dans les diocèses traversés, et nous espérons recevoir un bon accueil et être encouragées.
Omerta dans l’Eglise en France : peut-on questionner le rapport Sauvé ?
L’Homme Nouveau publie dans son numéro 1748 du 4 décembre huit pages exceptionnelles sur les décisions prises par les évêques de France lors de leur assemblée à Lourdes. Pour analyser ces décisions il était nécessaire de revenir sur le rapport de la Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l’Eglise (CIASE) qui est à l’origine d’une grande partie des décisions sus-mentionnées.
En parallèle de la sortie de ce numéro, huit membres de l’Académie catholique de France ont rédigé une note divulguée dans la presse et mettant en doute la méthodologie du rapport Sauvé. Face à ce travail de fonds Mgr Emmanuel de Moulin-Beaufort a annoncer démissionner de cette instance, sans répondre sur le bien-fondé de cette note. Est-ce à dire qu’il n’est plus possible de dialoguer dans et avec l’Eglise ?
Philippe Maxence recevait pour parler de ce sujet : le Père Michel Viot, l’abbé Celier, l’abbé Guelfucci et Guillaume de Thieulloy.
Des ténèbres d’une boite de nuit à la lumière du christ : la conversion de Grégory Lacroix
À 25 ans, Grégory Lacroix se retrouve à la tête d’une discothèque au bord du dépôt de bilan. Chaque samedi soir, ses clients défient la mort par l’alcoolisation excessive, le sexe débridé, l’hyperviolence, la consommation de stupéfiants, des comportements suicidaires. Les repères moraux de Grégory vacillent. Un soir, dans une détresse complète, il crie vers Dieu. Soudain, la fréquentation de sa discothèque explose. Mais les calamités s’enchaînent et des phénomènes inexpliqués surviennent. Y aurait-il un lien avec son ancienne compagne dont l’entourage pratique l’occultisme ? Un nouveau combat spirituel commence alors, conduisant Grégory à recourir aux exorcismes pour vaincre une malédiction palpable. C’est pour lui le début d’une nouvelle vie, un chemin de rédemption. Il a témoigné dans un ouvrage évoqué ici.
Nantes : chapelet tous les dimanche pour la pérennité des messes diocésaines traditionnelles
A Nantes, l’association Foi et Tradition organise – après le chapelet du 28 novembre qui a réuni 70 fidèles – un nouveau chapelet d’espérance dans le jardin de la Psalette, sur le flanc sud de la cathédrale de Nantes, ce 5 décembre à 11h30. Une collation chaude aura lieu à l’issue.
L’initiative sera répétée tous les dimanches de l’Avent, à la même heure. On peut accèder au jardin de la Psalette par l’impasse Saint-Laurent, depuis la place de la cathédrale, ou par les cours Saint-Pierre.
Dans le diocèse de Nantes, la pérennité des messes diocésaines traditionnelles organisées l’été à la Madeleine de Guérande et au Clion-sur-Mer (Pornic) depuis des années n’est pas assurée. Par ailleurs, les fidèles de la messe traditionnelle dénoncent aussi la quasi-interdiction des sacrements dans le rite traditionnel, ailleurs qu’en l’église Saint-Clément, qui résulte d’un décret d’application du motu proprio Traditionis Custodes particulièrement restrictif édicté par Mgr Percerou.
Nous, Latins, respirons-nous vraiment à deux poumons? (Partie 3)
Du P. Daniel-Ange pour le Salon beige (voir les parties précédentes ici et là):
Du côté de Rome
Au niveau de Rome, de beaux gestes pourraient être dès à présent posés. Par ex :
– La suppression du Filioque dans le Credo. Sans être hérétique, du point de vue latin, cela reste une pierre d’achoppement : c’était inadmissible de toucher au Credo, de plus en dehors de tout Concile effectivement œcuménique (Orient-Occident). S.Jean-Paul II a d’ailleurs déclaré que le seul valide est l’original de Nicée Constantinople. Ce mot est d’ailleurs effectivement supprimé dans les célébrations œcuméniques à Rome, comme à Chevetogne et Bose, ainsi que par les greco-catholiques.
– Pour l’unique date de Pâques : pourquoi ne pas simplement s’aligner sur le comput oriental ?
– Eviter toute décision personnelle du Pape pouvant heurter les Orthodoxes (je pense à ce motu proprio si brutal « Traditionis custodes » annulant le trait de génie de Benoit XVI donnant au rite de S.Jean XXIII le statut de seconde forme du même rite romain, décision applaudie par les orthodoxes). Dans le même et unique rite byzantin, n’y a-t-il pas deux formes différents de célébrer la divine liturgique (S. Jean Chrysostome et S. Basile)
– Célébrer des canonisations communes pour nos martyrs contemporains. C’était la proposition audacieuse de Jean-Paul II dans son chef d’œuvre d’Orientale Lumen. (Etant au Patriarcat de Moscou le jour où arrivait de Rome la traduction russe, le métropolite chargé des relations extérieures m’a demandé de présenter cette lettre apostolique à un congrès international d’une trentaine d’évêques. Quand je me risque à évoquer cette proposition, l’un d’eux réagit en soupirant : « oh, mais votre Pape est trois siècles en avance ! » Pourquoi, par ex. le 14 février ne pas commémorer liturgiquement les 21 martyrs coptes égorgés en Lybie, en murmurant la prière de Jésus, et canonisés une semaine plus tard par Tawadros II.(Alors qu’à Rome on béatifiait un évêque martyr arménien, …un siècle plus tard !) Le Pape a d’ailleurs manifesté toute sa compassion à cette occasion, de même que les Orthodoxes l’ont fait lors du martyre de notre frère Jacques Hamel, comme pour les trois victimes innocentes de Nice.
D’ailleurs, le premier lieu où se vit déjà la pleine communion de nos différentes Eglises-sœurs, ce sont les pays et régions où orthodoxes et catholiques, mais aussi et surtout évangéliques, sont massacrés ou brimés pour leur Foi. Toutes nos Eglises ont des martyrs, d’ailleurs plus vénérés en Orient qu’en Occident.
Les deux autres lieux où se tissent déjà une splendide fraternité : le service des pauvres – (l’Acat, les Arches de Jean Vanier, je les ai visitées en Georgie, Arménie et Ukraine – et surtout les monastères, de manière privilégiée. Nos racines ne sont-elles pas identiques ?
Quelques évocations personnelles
Pour clore, je voudrais rendre grâces pour tous les liens fraternels que le Seigneur me donne de vivre avec des orthodoxes : que ce soient des familles, prêtres ou évêques : en Angleterre, Canada, Russie, Liban, Grèce, Egypte, Arménie, comme en France ou Belgique. Avec des Hiéromoines comme P. Placide, P.Macaire de l’Athos, Mgr Syméon de S.Silouane. Avec des théologiens comme Olivier Clément, Michel Evdokimov, Aleksandr Siniakov , Vladimir Zelinsky, P. Breck, avec des moniales comme celles de Drama, Mère Hypandia de Solan et combien d’autres.. Toutes les rencontres que j’ai eu la grâce de vivre avec évêques ou même patriarches, en Turquie Albanie, Arménie, Roumanie, Liban, même Kazakhstan. Ces visitations en tant de ferventes communautés monastiques : Solan, Buisson ardent, Bussy-en-Othe, S.Silouane, La Faurie, pour ne parler que de la France. Pour tous ces pèlerinages à Sarov, Cronstadt, Sergueï Possad, Athos, Sinai, Deir el Makarios et Deir el-Souriani, etc[1]… Et encore ces missions communes, telle celle-spectaculaire- sur la Volga,de Valaam sur le lac Ladoga jusqu’à la Caspienne. Avec cette inoubliable conférence donnée à bord ou moi-même, prêtre catholique, j’initie mes frères luthériens et évangéliques, aux saints orthodoxes russes, cela sur la demande des passagers orthodoxes.
Autre événement marquant : avec mon cher frère Maxym Lysack de la paroisse orthodoxe de Montréal, prêcher ensemble aux futures épouses de prêtres dans leur séminaire de Smolensk.
Mais la plus bouleversante de toutes ces rencontres : Ce 9 septembre, nous avons commémoré avec émotion le martyre du Père Aleksander Men voici 30 ans, tué à coup de hache à l’aube du dimanche en allant célébrer la Divine Liturgie. (j’ai eu la grâce indicible de vivre une journée avec lui dix jours avant son martyre, et dix jours plus tard d’en parler à 6OOO prêtres de 125 pays, dans l’aula Paul VI au Vatican). Et depuis son départ, de demeurer en lien étroit avec son épouse ainsi qu’avec la paroisse de son si cher disciple, P. Aleksander Borisov.
Trois mots en finale. Le premier de ce Père Boris Bobrinskoy tant aimé :
« C’est du fond du calice eucharistique que l’unité est vécue et proclamée, c’est autour de l’autel ou de la table de la sainte Cène que cette unité se manifeste dans sa plus grande mesure. C’est enfin dans l’impossibilité de l’intercommunion que le drame de la division des chrétiens est ressenti dans sa plus grande intensité. Voilà pourquoi l’Eucharistie est un défi à la situation actuelle de l’Eglise, à son installation dans la division. Elle est un défi à la division des chrétiens, parce que le Christ ne peut être divisé, parce que son Corps, l’Eglise est un par nature, par promesse, par vocation. La division est donc une absurdité et un scandale, l’acceptation de celle-ci comme une règle est une contradiction et une trahison à la volonté du Seigneur. Il faut donc prier avec plus d’ardeur pour que le scandale de la division soit surmonté à la base et à l’origine[2]. »
Le second celui d’Olivier Clément, dans sa préface de Ton Nom de Braise : « Pour cette union du cœur oriental et de la quête occidentale, figure planétaire aujourd’hui de l’union hésychaste de la conscience et du cœur, permettez-moi de vous dire humblement merci. »
Le troisième de Jean-Paul II : « Puisse le Seigneur “raccourcir le temps” pour hâter le jour béni de notre pleine communion ecclésiale, buvant au même saint Calice Eucharistie ». (Orientale Lumen) !
Daniel-Ange
Ce 21 octobre, Anniversaire du 7e Concile œcuménique sur la vénération des saintes icônes
[1] Plusieurs de mes livres ont été préfacés par : P.Boris Bobrinskoy, Olivier Clément, Vladimir Zelinsky, métropolite Joseph de Roumanie, au nom de ce sa Béatitude Daniel qui a traduit en roumain mon ouvrage sur l’icône de la Trinité sainte par Saint Andrey Rubliov.
[2] B. Bobrinskoy, Communion du Saint Esprit, Ed. Abbaye de Bellefontaine, coll. Spiritualité orientale, 56, 1992, p 432-433.
C’est arrivé un 4 décembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 04 décembre : saints du jour français ou en France.
- Ste Adrehilde, abbesse au Mans (VIIe s.)
Sainte Adrehilde (Ada ou Adnette), abbesse du monastère de Sainte-Marie meurt au Mansau VIe siècle.
- le 04 décembre 771 : Charlemagne devient seul Roi des Francs.
Carloman et Charles se sont partagé le royaume de France à la mort de Pépin le bref. Carloman meurt, à son tour, à Samoussy. Son frère Charles Ier, devient dès lors le seul Roi des Francs.
C’est Frédéric 1er Barberousse qui obtient de l’anti-pape Pascal III la canonisation de Charlemagne, le 29 décembre 1165. Le pape Alexandre III, ni aucun successeur ne vont aller à l’encontre de cette décision. Charlemagne a un culte local à Aix-la-Chapelle, où ses reliques sont enchâssées. Le peuple l’a reconnu comme saint. Une tolérance s’installe autour de la Saint Charlemagne. Charles V, Roi de France, veut faire de l’empereur, à côté de saint Louis, le saint patron de la maison royale. Jeanne d’Arc a dit à Charles VII : “Saint Louis et saint Charlemagne sont à genoux devant Lui, faisant sa prière pour vous “. Louis XI fait de la Saint-Charlemagne un jour férié (célébré comme un dimanche sous peine de mort). C’est au XVIe siècle que Charlemagne disparaît de l’ordo et du Bréviaire. Son culte n’est plus intégré dans la liturgie. En 1661, la Sorbonne le choisit comme patron. En 1734, le futur Benoît XIV écrit :
“Rien ne s’oppose, semble-t-il, à ce que le culte de Charlemagne soit célébré dans les Eglises particulières.”
Dans un traité, il précise que cette tolérance assure à Charlemagne le titre de bienheureux. Le pape Pie IX en 1850, dans une lettre au Cardinal de Geissel, archevêque de Cologne, prohibe l’extension du culte. Les pèlerins viennent donc l’honorer et le prier à Aix-la Chapelle et à Metten. En France, la solennité est maintenant purement civile. Dom Guéranger mentionne très longuement Charlemagne dans son année liturgique.
Charlemagne doit être considéré comme un grand bienfaiteur de l’Eglise et de la civilisation. Il arrête pour toujours l’invasion des Barbares et assure une paix durable. En 799, il sauve le pape Léon III. Il s’inspire de la Cité de Dieu de saint Augustin pour concevoir la loyauté et le service de chacun. Il fait passer la réforme des mœurs avant celle des lois. Les marchés publics et les foires coïncident avec des fêtes religieuses, ce qui développe le commerce. Il décide la création d’un hôpital, à côté de chaque monastère, ainsi que la création d’une école gratuite dans chaque paroisse, pour serfs et hommes libres.
Devenu empereur d’Occident, Charlemagne sait respecter le principe naissant de l’indépendance du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel. Il s’intitule ” le défenseur et l’auxiliaire de la sainte Eglise dans tous ses besoins “. Il rend aux papes les plus grands honneurs, respecte leur autorité venant de la foi et cherche à transmettre la foi dans la société.
” Nous savons, dit un capitulaire de Charlemagne, que, suivant la tradition des saints Pères, les biens d’Eglise, don de la piété des fidèles et prix de la rédemption de leurs péchés, sont les patrimoines des pauvres. Nous statuons donc que jamais, ni sous notre règne, ni sous celui de nos successeurs, il ne sera permis de rien soustraire, de rien aliéner de ces biens sacrés. “
Charlemagne est aussi le protecteur des Lieux saints. Le calife de Bagdad, Haroun-Al-Raschid, lui envoie les clefs du Saint-Sépulcre et l¹étendard de Jérusalem.
Il n’a ni barbe fleurie, ni la voix de tonnerre, ni le regard terrible, mais le ventre proéminent, une voix perçante et grêle pour son corps robuste. Charlemagne est un souverain chrétien dont l’apport à la civilisation européenne est indéniable et encore visible aujourd’hui.
Tiré du livre ” Les Saints de souches royales ” (collection Des chrétiens Bienheureux du Seigneur) d’Etienne Lelièvre Edition Le Sarment FAYARD
- le 04 décembre 963 : élection du pape Léon VIII.
- le 04 décembre 1259 : entrée en vigueur du traité de Paris, Saint Louis fait la paix avec l’Angleterre.
Le 28 mai 1258 (voir la chronique du jour), le roi d’Angleterre Henri III Plantagenêt signe avec Louis IX, le traité de Paris, par lequel il se reconnait le vassal du Roi de Rance. Le traité est ratifié le 4 décembre 1259 avec l’hommage d’Henri III à Louis IX.
Louis IX rétrocède à Henri III la suzeraineté sur le Limousin, le Périgord, la Guyenne, le Quercy, l’Agenais et la Saintonge au sud de la Charente. Mais le roi d’Angleterre s’engage, pour ces possessions, à rendre au Roi de France l’hommage féodal dû au suzerain.
Le Roi de France conserve par ailleurs la Normandie et les pays de Loire (Touraine, Anjou, Poitou et Maine). Ces riches provinces ont été confisquées par son aïeul Philippe Auguste au père d’Henri III, le Roi Jean sans Terre. Par ce traité équitable, tissé de concessions réciproques et appuyé par les victoires des armées françaises à Saintes et Taillebourg, le Roi de France apparaît comme le monarque le plus puissant d’Occident.
Le traité de Paris met fin à ce que l’on appelle parfois la première guerre de Cent Ans. Ce conflit entre la France et l’Angleterre avait débuté au siècle précédent avec le mariage d’Aliénor d’Aquitaine et du futur roi d’Angleterre Henri II Plantagenêt.
- le 04 décembre 1334 : le pape Jean XXII meurt à Avignon.
- le 04 décembre 1370 : bataille de Pontvallain.
Les Anglais ruinés par leur participation à la première guerre civile de Castille, n’ont plus les moyens que se lancer dans des chevauchées qui ont le mérite de s’autofinancer. Édouard III lance donc Robert Knowles dans le nord de la France. Espérant détourner des troupes Française pour soulager la Guyenne et leur infliger une défaite similaire à Crécy ou Poitiers grâce à la supériorité tactique conférée par l’arc long anglais.
Charles V n’est pas dupe et applique la stratégie de la terre déserte: Robert Knolles et Granson ne trouvent que le vide devant eux et des villes solidement défendues et portes closes. Après avoir pillé le nord de la France et la Beauce, l’armée anglaise arrive dans le Maine. Mais les pillages ne laissent pas les français indifférents. Le 1er décembre, après avoir levé une armée en Bretagne et en Normandie, du Guesclin se lance à l’attaque de l’armée anglaise. Le connétable dirige ses troupes vers le Mans, aux mains des Anglais. La ville ouvre ses portes à l’arrivée des Français. Du Guesclin se dirige ensuite sur Viré-en-Champague où il y reçoit un héraut d’armes envoyé par Grantson. Le soir même, par une pluie battante, il franchit à marche forcée les quarante huit kilomètres qui le séparent de l’ennemi et arrive le lendemain matin dans la plaine du Rigalet, près du bourg de Pontvallain.
Du Guesclin sait qu’il ne faut pas laisser les archers se retrancher, sinon ils seront en mesure de décimer leurs assaillants. À l’aube du 4 décembre, après une heure de repos donné à ses soldats, Bertrand du Guesclin et ses compagnons chargent, à pied et par surprise, le camp anglais (les chevaux non protégés sont des cibles faciles particulièrement vulnérables aux flèches de l’arc long) et mettent en déroute les troupes de Knolles et Granson. Les Anglais se replient au château de Vaas.
Bertrand du Guesclin fait soigneusement enterrer ses morts et plaçer sur leur tombe une croix de bois que les habitants ont toujours renouvelée jusqu’en 1828, époque à laquelle M. Dubignon d’Angers fait élever un obélisque en pierre qui porte l’inscription suivante :
« Ici, après le combat de Pontvallain, en novembre 1370, Bertrand du Guesclin de glorieuse mémoire, fit reposer ses fidèles Bretons. Un ormeau voisin, sous lequel on éleva une cabane pour les blessés, une croix de bois plantée sur les morts ont donné à ce lieu le nom d’Ormeau ou de Croix-Brette. Français, que les dissensions intestines, que les invasions étrangères ne souillent plus désormais le sol de notre belle France. »
Le 5 décembre, du Guesclin rejoint les Anglais retranchés au château de Vaas et leur inflige une nouvelle défaite, faisant un grand nombre de prisonniers. Granson lui-même est pris par Olivier de Clisson. Le 6, il enlève Saumur : le Maine est libéré.
Source : Georges Minois, La Guerre de Cent Ans, Perrin.
- le 04 décembre 1563 : fin du concile de Trente.
Ouvert par le pape Paul III, le 13 décembre 1545 (voir la chronique du jour), son résultat est capital pour l’Histoire de l’Eglise : affirmation de la Vérité doctrinale, fixation du canon des Ecritures, du péché originel, de la justification, des 7 sacrements, baptême, eucharistie, pénitence, confirmation, ordre, mariage et extrême-onction; de la messe; de l’ordre; du mariage; du Purgatoire et du culte des saints.
- le 04 décembre 1623 : 50 Chrétiens sont brûlés vifs à Edo (Japon).
Depuis 1614, la persécution des Chrétiens et des Jésuites fait rage au Japon. Le fils de Tokugawa Hidetada, Iyemitsu, arrive au pouvoir et instaure une persécution de plus en plus violente et sévère. Son gouvernement commence à offrir des récompenses monétaires pour la dénonciation d’un chrétien. A Edo; le 4 décembre, 50 chrétiens sont brûlés vifs, notamment Jérôme de Angelis, HaraMondo, un chrétien japonais, et le franciscain François Galvez. Le 25 décembre, 37 personnes sont exécutées, dont 24 chrétiens.
Dans certaines régions, à partir de 1623, chaque foyer devait se présenter dans un temple ou devant un magistrat pour déclarer son appartenance à une secte bouddhiste.
- le 4 décembre 1642 : mort du cardinal de Richelieu.
Son Éminence Armand Jean du Plessis Cardinal de Richelieu, Duc et Pair de France s’éteint à Paris après avoir prononcé ces mots : « Je n’ai d’autres ennemis que ceux de l’Etat ». Ce jour là disparait certainement le plus grand homme d’Etat de la France Moderne ; c’est un grand serviteur de la Couronne de Louis XIII qu’il conseilla jusqu’au bout, qui s’éteint.
Né le 9 septembre 1585 à Paris, ou dans le Poitou, ce diffère selon les historiens, fils du Grand Prévôt du Roi Henri III, François du Plessis de Richelieu et de Suzanne de la Porte, Armand-Jean songe d’abord à la carrière des armes ; mais sa famille le force à prendre la barrette et la crosse épiscopale du diocèse de Luçon, dont elle est propriétaire. Il se fait notamment remarqué lors d’un discours éloquent pendant les Etats-Généraux de 1614. En 1624, il réconcilie Louis XIII et Marie de Médicis et se consacre au service du Roi. Son programme vise un but : restaurer l’autorité royale en abaissant la puissance de ses ennemis : les Huguenots, les grands du Royaume, les ennemis de l’extérieur, les Habsbourg.
Il apaise les tensions religieuses grâce à l’édit de Grâce d’Alès (1629), met au pas les Grands du Royaume (édit de 1626 sur l’interdiction du duel, démantèlement des forteresses…), vainc toutes les cabales et conjurations (du Chalais, Thou, Soissons, le Maréchal Louis de Marillac, Cinq-Mars), réforme l’État (création des Intendants de Police, Justice et Finances).
La Journée des Dupes, voir la chronique du 10 novembre, voit le Roi lui accorder définitivement sa confiance et écarter sa mère, Marie de Médicis. Unifiée et pacifiée à l’intérieur la France entre alors dans la Guerre de Trente Ans contre l’hégémonie des Habsbourg aux côtés de la Suède de Gustave-Adolphe (Traité de Ratisbonne de 1631) et des Princes Protestants d’Allemagne.
Enfin, Richelieu fait poursuivre la colonisation du Canada Français entreprise dès le règne d’Henri IV. Il fonde donc la Compagnie des Cent-Associés ou Compagnie de la Nouvelle France qui détient le monopole du commerce des fourrures.
Sur le plan religieux, le Cardinal de Richelieu installe durablement la Réforme du Concile de Trente dans le clergé de France. La moralisation du clergé s’accélère, les ordres réguliers sont réformés, des séminaires sont fondés à Paris comme en province. Le ministre voit son action appuyé par un grand nombre de religieux qui finiront sur les autels : Saint Vincent de Paul, Sainte Jeanne de Chantal, saint Jean Eudes …
En 1635, il fonde l’Académie française et devient son premier protecteur. Il fait construire la ville de Richelieu en Touraine, qui a aussi inspiré Versailles, le Palais-Royal, la Chapelle de la Sorbonne, où il est inhumé. Mais son tombeau est saccagé en 1793.
- le 04 décembre 1851 : répression de Louis-Napoléon Bonaparte.
Deux jours après son Coup d’Etat, le président Louis-Napoléon Bonaparte organise une sanglante répression contre les insurgés (en majorité des ouvriers) s’opposant à sa prise de pouvoir. Les barricades qui se sont élevées depuis la veille sur les boulevards parisiens sont prises d’assaut par l’armée. Les fusillades font environ 400 morts. En deux jours, la police du prince-président procède à plus de 25 000 arrestations. En province, 32 départements sont mis en état de siège, mais la résistance des paysans sera elle aussi écrasée.
- le 4 décembre 1923 : mort de Maurice Barrès.
- le 4 décembre 1993 : monseigneur Lustiger lance un appel à la jeunesse de France.
Sur TF1 le cardinal lance aux jeunes Français :
« Tachez de réussir ce que la génération précédente à manqué. Réhabilitez l’amour, prouvez à vous-mêmes que la fidélité est possible. Vous devez montrez que la chasteté est possible. Etre chaste c’est une manière d’aimer et de respecter son corps»
Eric Zemmour : “ll n’est plus temps de réformer la France, mais de la sauver”
La vidéo est censurée par You Tube mais elle est visible ici et le texte de la déclaration de candidature est désormais en ligne :
Mes chers compatriotes,
Depuis des années, un même sentiment vous étreint, vous oppresse, vous hante : un sentiment étrange et pénétrant de dépossession. Vous marchez dans les rues de vos villes et vous ne les reconnaissez pas. Vous regardez vos écrans et on vous parle une langue étrange et pour tout dire étrangère. Vous jetez un œil et une oreille aux affiches publicitaires, aux séries télévisées, aux matchs de football, aux films de cinéma, aux spectacles, aux chansons, et aux livres scolaires de vos enfants ; vous prenez des métros, des trains, vous vous rendez dans des gares, dans des aéroports, vous attendez votre fille ou votre fils à la sortie de l’école, vous accompagnez votre mère aux urgences de l’hôpital, vous faites la queue à la poste ou à l’agence pour l’emploi, vous patientez dans un commissariat ou dans un tribunal, et vous avez l’impression de ne plus être dans le pays que vous connaissez.
Vous vous souvenez du pays que vous avez connu dans votre enfance ; vous vous souvenez du pays que vos parents vous ont décrit ; vous vous souvenez du pays que vous retrouvez dans les films ou dans les livres ; le pays de Jeanne d’Arc et de Louis XIV, le pays de Bonaparte et du général de Gaulle ; le pays des chevaliers et des gentes dames ; le pays de Victor Hugo et de Chateaubriand ; le pays de Pascal et de Descartes ; le pays des fables de la Fontaine, des personnages de Molière et des vers de Racine ; le pays de Notre-Dame de Paris et des clochers dans les villages ; le pays de Gavroche et de Cosette ; le pays des barricades et de Versailles ; le pays de Pasteur et de Lavoisier ; le pays de Voltaire et de Rousseau ; de Clémenceau et des poilus de 14 ; de de Gaulle et de Jean Moulin ; le pays de Gabin et de Delon, de Brigitte Bardot et de Belmondo ; de Johnny et d’Aznavour, de Brassens et de Barbara ; des films de Sautet et de Verneuil ; Ce pays à la fois léger et brillant, ce pays à la fois littéraire et scientifique, ce pays tellement intelligent et fantasque ; le pays du Concorde et des centrales nucléaires, qui invente le cinéma et l’automobile ; ce pays que vous cherchez partout avec désespoir, dont vos enfants ont la nostalgie sans même l’avoir connu, ce pays que vous chérissez…et qui est en train de disparaître.
Vous n’avez pas déménagé et pourtant vous avez la sensation de ne plus être chez vous. Vous n’avez pas quitté votre pays mais c’est comme si votre pays vous avait quitté. Vous vous sentez étrangers dans votre propre pays. Vous êtes des exilés de l’intérieur.
Longtemps vous avez cru être le seul à voir, à entendre, à penser, à craindre. Vous avez eu peur de le dire, vous avez eu honte de vos impressions. Longtemps, vous n’avez pas osé dire ce que vous voyiez, et surtout vous n’avez pas osé voir ce que vous voyiez.
Et puis, vous l’avez dit à votre femme, à votre mari, à vos enfants, à votre père, à votre mère, à vos amis, à vos collègues, à vos voisins. Et puis, vous l’avez dit à des inconnus, et vous avez compris que votre sentiment de dépossession était partagé par tous.
La France n’était plus la France et tout le monde s’en était aperçu.
Bien sûr, on vous a méprisé. Les puissants, les élites, les bien-pensants, les journalistes, les politiciens, les universitaires, les sociologues, les syndicalistes, les autorités religieuses, vous disaient que tout cela était un leurre, que tout cela était faux, que tout cela était mal. Mais vous avez compris avec le temps que c’étaient eux qui étaient un leurre, que c’étaient eux qui avaient tout faux – que c’étaient eux qui vous faisaient du mal.
La disparition de notre civilisation n’est pas la seule question qui nous harcèle. L’immigration n’est pas cause de tous nos problèmes, même si elle les aggrave tous.
Bien sûr, vous avez souvent du mal à finir vos fins de mois. Bien sûr, nous devons réindustrialiser la France. Bien sûr, nous devons rééquilibrer notre balance commerciale, réduire notre dette qui grossit, ramener en France nos entreprises qui ont déménagé, redonner du travail à nos chômeurs. Bien sûr nous devons protéger nos trésors technologiques et cesser de les brader aux étrangers. Bien sûr, nous devons permettre à nos petites entreprises de vivre et de grandir, et d’être transmises de génération en génération. Bien sûr, nous devons préserver notre patrimoine architectural, culturel, et naturel.
Bien sûr, nous devons restaurer notre école républicaine, son excellence et son culte du mérite, et cesser de livrer nos enfants aux expériences égalitaristes des pédagogistes et des Docteur Folamour des théories du genre et de l’islamo-gauchisme.
Bien sûr, nous devons reconquérir notre souveraineté, abandonnée aux technocrates et aux juges européens qui ont dépouillé le peuple français de sa capacité à décider de son sort, au nom des chimères d’une Europe qui ne sera jamais une nation.
Oui, nous devons rendre le pouvoir au peuple ! Le reprendre aux minorités qui ne cessent de tyranniser la majorité, et aux juges qui substituent leur férule juridique au gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple.
Depuis des décennies, nos gouvernants, de droite comme de gauche, nous ont conduit sur ce chemin funeste du déclin et de la décadence. Droite ou gauche, ils vous ont menti, vous ont dissimulé la gravité de notre déclassement, ils vous ont caché la réalité de notre remplacement.
Vous me connaissez depuis des années. Vous savez ce que je dis, ce que je diagnostique, ce que j’annonce. Je me suis longtemps contenté du rôle de journaliste, d’écrivain, de cassandre, de lanceur d’alerte. Je croyais alors qu’un politicien allait s’emparer du flambeau que je lui transmettais. Je me disais à chacun son métier, à chacun son rôle, à chacun son combat
Je suis revenu de cette illusion.
Comme vous, je n’ai plus confiance.
Comme vous, j’ai décidé de prendre notre destin en main.
J’ai compris qu’aucun politicien n’aurait le courage de sauver le pays du destin tragique qui l’attendait. J’ai compris que tous ces prétendus compétents étaient surtout des impuissants. Que le Président Macron, qui s’était présenté comme un homme neuf, était en vérité la synthèse de ses deux prédécesseurs en pire. Que dans tous les partis, ils se contentaient de réformettes alors que le temps presse.
Il n’est plus temps de réformer la France, mais de la sauver.
J’ai donc décidé de me présenter à l’élection présidentielle.
J’ai donc décidé de solliciter vos suffrages pour devenir votre président de la République. Pour que nos enfants et nos petits-enfants ne connaissent pas la barbarie. Pour que nos filles ne soient pas voilées et que nos fils ne soient pas soumis. Pour que nous puissions leur transmettre la France telle que nous l’avons reçue de nos ancêtres.
Pour que nous puissions encore préserver nos modes de vie, nos traditions, notre langue, nos conversations, nos controverses sur l’Histoire ou la mode, notre goût pour la littérature et la gastronomie.
Pour que les Français restent des Français fiers de leur passé et confiants dans leur avenir. Pour que les Français se sentent de nouveau chez eux et pour que les derniers arrivés s’assimilent à leur culture, s’approprient leur Histoire.
Pour que nous refassions des Français en France et pas des étrangers sur une terre inconnue.
Nous les Français, nous sommes une grande nation, un grand peuple. Notre passé glorieux plaide pour notre avenir. Nos soldats ont conquis l’Europe et le monde. Nos grands écrivains et nos artistes ont suscité l’admiration universelle. Les découvertes de nos scientifiques et les fabrications de nos industriels ont marqué leur époque. Le charme de notre art de vivre fait l’envie et le bonheur de tous ceux qui y goûtent. Nous avons connu d’immenses victoires et nous avons surmonté de cruelles défaites. Depuis mille ans, nous sommes une des puissances qui ont écrit l’histoire du monde. Nous serons dignes de nos ancêtres. Nous ne nous laisserons pas dominer, vassaliser, conquérir, coloniser. Nous ne nous laisserons pas remplacer.
Face à nous, se dressera un monstre froid et déterminé qui cherchera à nous salir. Ils vous diront que vous êtes racistes, ils vous diront que vous êtes animés par des passions tristes, alors que c’est la plus belle des passions qui vous anime, la passion de la France ; ils vous diront le pire sur moi. Mais je tiendrai bon. Les quolibets et les crachats ne m’impressionneront pas. Je ne baisserai jamais la tête, car nous avons une mission à accomplir. Le peuple français était intimidé, tétanisé, endoctriné. Culpabilisé. Mais il relève la tête, il fait tomber les masques, il dissipe les miasmes mensongers, il chasse ses mauvais bergers.
Nous allons continuer la France. Nous allons poursuivre la belle et noble aventure française. Nous allons transmettre le flambeau aux prochaines générations.
Aidez-moi ! Rejoignez-moi ! Dressez-vous ! Nous les Français, nous avons toujours triomphé de tout.
Vive la République et surtout vive la France.
Eric Zemmour
Choisir la Vie condamne fermement le projet de loi Gaillot
Communiqué de Choisir la Vie à propos du projet de loi Gaillot :
Loi Gaillot : plus tard, ils déploreront les effets des causes qu’ils auront chéries…
Une nouvelle fois nous déplorons et condamnons fermement les résultats du vote de la loi Gaillot du 30 novembre dernier. Il est à parier toutefois que la sottise des députés ayant voté favorablement ce texte au nom du droit des femmes devenu obstinément idéologique, risque de desservir cette cause.
En effet comme cela a été courageusement rappelé dans l’hémicycle mardi, l’IVG à 14 semaines, acte réellement barbare dans sa technique, ne sera pas sans graves conséquences sur la santé physique et psychologique des femmes. Et pourtant, ni les rapporteurs de la loi ni les députés concernés n’ont eu l’intelligence et la présence d’esprit d’enquêter auprès de professionnels pour mesurer cette réalité.
D’autre part, il aurait été intéressant et judicieux de s’interroger véritablement sur la cause profonde de cette difficulté d’accessibilité à l’IVG qui, comme madame Gaillot et nombreuses de ses consœurs l’ont rappelé est à l’origine de ce texte.
En effet, il semble que trois éléments expliquent cette difficulté d’accessibilité. L’un étant le déni de grossesse dont les causes sont psychologiques, un autre, la découverte tardive des grossesses chez les très jeunes filles qui ne connaissent pas leur corps, faute d’éducation préalable et enfin le refus croissant des professionnels de santé de commettre ces actes d’avortements.
De ce fait, il aurait été nettement plus intelligent de développer dans ce texte, des propositions concrètes de soutien aux femmes enceintes en proie aux doutes ou aux difficultés d’ordre matérielles ou psychologiques. Il serait aussi indispensable de développer et de multiplier les campagnes d’information et de formation des jeunes à une éducation affective et sexuelle responsable, celles-ci permettant de limiter le nombre croissant de grossesses chez les jeunes de filles de 14 à 18 ans.
Choisir la Vie condamne fermement ce texte et tient également à rappeler combien l’avortement dès la conception et quel que soit le stade de la grossesse ne se justifie pas, le droit la Vie n’étant en aucun cas négociable.
Jean-Frédéric Poisson soutient Eric Zemmour et retire sa propre candidature
Jean-Frédéric Poisson dirigera la Commission d’investiture de la future coalition électorale qui va se bâtir autour du parti qui sera fondé par Eric Zemmour dimanche à Villepinte [source] :
«J’ai pris la décision d’aller à son meeting de Villepinte dimanche après-midi, parce que je crois dans la nécessité pour la France de se redresser sur un schéma politique conservateur. Un candidat est porteur de ce type de projet, et il est mieux placé que moi», reconnaît-il, officialisant un choix qu’il avait déjà esquissé dès la rentrée. Avant toutefois de sembler prendre ses distances face à la mauvaise passe récemment traversée par l’essayiste.
Alors qu’il attend une vingtaine de milliers de personnes ce dimanche, Éric Zemmour prévoit de profiter de cette démonstration de force pour annoncer la création de son parti. Une structure propre, à laquelle l’adhésion sera payante [30€], mais qui pourra s’allier à d’autres mouvements. Objectif: former une «coalition électorale», dont Jean-Frédéric Poisson a «accepté» de devenir le «président de la Commission nationale d’investiture».
Jean-Frédéric Poisson a annoncé cette décision dans une interview accordée au Parisien :
Je serai dimanche à Villepinte pour soutenir @ZemmourEric. #Presidentielle2022 #ZemmourVillepinte #Zemmour2022 https://t.co/AMk9EiAbaD
— Jean-Frédéric Poisson (@jfpoisson78) December 3, 2021
Un peu plus tôt sur You Tube, Jean-Frédéric Poisson expliquait ses motivations politiques avec son parti Via sans encore annoncer ce ralliement :
Lettre ouverte de l’abbé Michel Viot aux prêtres de France à propos de la réception par la Conférence des Évêques du rapport de la Ciase
Paris, le 3 décembre 2021
En la fête de Saint François Xavier, prêtre
Chers Frères dans le Christ,
Ne voyez nullement dans mon initiative une forme d’irrespect envers l’autorité de nos Pères évêques. Au contraire, elle voudrait venir au secours de cette autorité grandement mise à mal dans l’opinion publique et dans l’Église. Nous savons tous, et nous devons leur dire, que de nombreux prêtres et laïcs ont ressenti les décisions qui ont été prises lors de la dernière assemblée de Lourdes comme un véritable coup de massue. Je voudrais donc ici résumer brièvement le sentiment de beaucoup d’entre nous sur cette affaire.
1°/ Tout d’abord le rapport de la Ciase nous semble en soi une mauvaise action. En laissant de côté la composition de la Commission Sauvé, sur laquelle il y aurait beaucoup à dire, le ton paternaliste du rapport, ses propositions dont certaines touchent à la structure de l’Église du Christ, nous voudrions seulement relever ce qui saute aux yeux : le caractère discutable, pour parler faiblement, de sa méthodologie.
Un appel à témoignages lui a permis de nouer 6 471 contacts concernant des plaintes : 3 652 entretiens téléphoniques, 2 459 courriels et 360 courriers. Elle n’a cependant réalisé que 153 auditions de personnes plaignantes. Puis avec des méthodes d’évaluation fondées sur des sondages, elle a extrapolé à 330.000 le nombre des personnes qu’elle qualifie non de plaignantes, mais de victimes de clercs, religieux et laïcs au service de l’Église depuis 1950. Elle évalue de même le nombre des prêtres et religieux qualifiés de criminels entre 2900 et 3200. Or, il existe des affaires jugées et d’autres jugeables, dont les victimes, les auteurs, et éventuellement les évêques complices de ces auteurs par leur faiblesse coupable, sont parfaitement identifiables : la justice ecclésiastique et civile s’est exercée et peut s’exercer pour que soit préservé le bien commun gravement lésé par ces crimes odieux. Alors que les 3000 criminels virtuels et les 300.000 victimes virtuelles évoqués par le rapport de la Ciase ne seront, par la force des choses, jamais entendus ni même jamais désignés, mais deviennent une formidable machine de guerre contre l’ensemble des prêtres et religieux de l’Église qui n’en peuvent mais.
2°/ Il nous apparaît que l’acceptation par la CEF du rapport de la Ciase est grosse de très graves conséquences. Ici encore, on peut laisser de côté l’accessoire comme la création d’un tribunal pénal national, alors que ces sortes de crimes, qualifiés canoniquement de delicta graviora¸ sont soit évoqués par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, soit jugés par les tribunaux qu’elle désigne et contrôle.
Ce qui nous semble contraire aux principes les mieux établis est la délégation d’une véritable juridiction, informelle mais souveraine, l’INIRR, Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation, créée pour la circonstance. Parmi les plaignants, elle va décider qui sont des victimes aptes à recevoir des réparations pécuniaires, et elle va, par le fait même, désigner des prêtres et religieux comme coupables. Cette instance tiendra ainsi lieu de tribunal jugeant sans débats contradictoires et émettant des décisions qui ne seront susceptibles d’aucunes voies de recours.
D’autre part, c’est une personne morale indéterminée, l’Église, qui sera condamnée à verser des réparations en lieu et place des coupables, à savoir les criminels et les évêques coupablement négligents. On nous dit que l’Église de France (qui n’est aucunement une personne juridique au regard du droit français) s’acquittera de cette indemnisation par des fonds venant notamment de la vente de biens immobiliers des associations diocésaines. Il faut rappeler que celles-ci ont pour objet social, selon leurs statuts, « de subvenir aux frais et à l’entretien du culte catholique », et nullement d’indemniser d’éventuelles victimes en lieu et place de personnes soupçonnées d’être des criminels.
3°/ Enfin, le plus douloureux pour nous est que cette responsabilité pécuniaire est établie au nom d’une « responsabilité systémique de l’Église ». Ceci a le double inconvénient :
- De diluer dans l’ensemble du corps des évêques, des prêtres et des religieux de France la responsabilité de crimes et de négligences coupables, en exonérant par le fait même ceux qui en portent la responsabilité morale directe, à savoir tels clercs prédateurs et tels évêques laxistes. Tous coupables, mais personne de vraiment coupable.
- Et surtout de malmener le Credo dans lequel nous affirmons que l’Église est sainte. Sous prétexte de fonctionnements dans l’Église qui ont permis des crimes, on affirme la responsabilité de l’Église fondée par Jésus-Christ.
J’espère, Chers Confrères, qu’il ne sera pas fait grief à moi-même et à tous les prêtres qui pensent comme moi, de notre franchise, dont nos évêques comprendront le caractère filial. Je vous prie de recevoir l’expression de tout mon dévouement dans le Seigneur.
Michel Viot, prêtre
NB: Ceux qui veulent se joindre à sa démarche peuvent joindre l’abbé Viot ici. Une association conseillée par un groupe d’avocats et de juristes sera à la disposition de tous les catholiques qui voudront s’opposer à la vente de biens d’Eglise, pour obtempérer aux indemnisations que va décider la commission présidée par Madame Derain de Vaucresson, compte tenu de l’absence de juridiction de cette instance, et de la nullité de ses décisions. En effet, d’une part, seul un tribunal civil peut accorder des indemnisations au titre du pretium doloris, en vertu de l’article 1382 du Code civil, et d’autre part, les ventes de biens d’Eglise pour des besoins autres que cultuels pourront être annulées par le tribunal administratif comme contraire à l’article 2 des statuts types des associations diocésaines.
Rapide actualité chez les bières trappistes
Un petit tour d’horizon des nouvelles chez les bières trappistes, ça vous intéresse ? Nouvelle bière labellisée trappiste, communauté qui ferme, nouvelle abbaye qui se lance dans l’aventure etc… Allez hop, c’est parti, Divine Box vous dit tout sur les infos les plus récentes du monde des bières trappistes !
Une nouvelle brasserie en Angleterre
En 2018, les moines de l’abbaye de Mount Saint-Bernard en Angleterre ont sorti leur première bière : la Tynt Meadow. C’est la 1ère abbaye trappiste anglaise à se lancer dans la bière et la 12ème dans le monde. Une bière brune à la robe rubis foncé, avec des notes de fruits secs et caramél. Miam !
Peut-être aviez-vous déjà eu l’info, car la BBC, The Guardian, le Telegraph etc… avait relayé le lancement de cette bière trappiste ! Pourtant, les moines n’ont pas cédé à l’engouement mondial, et ont conservé de petits volumes « pour vivre notre vie monastique, sans laisser la brasserie interférer trop » résume père Joseph, père abbé. Par exemple, frère Michael (le maître-brasseur) ne brasse la Tynt Meadow que quatre jours par mois – c’est peu mais c’est déjà le principal revenu de l’abbaye ! Le bon sens monastique !

La Tynt Meadow, toute première bière trappiste d’Angleterre, dans sa robe foncée – © AIT
Le suspense à l’abbaye de Tre Fontane (Italie)
A la suite du covid, faute de débouchés, l’abbaye de Tre Fontane en Italie a arrêté l’activité de sa brasserie. A la rentrée (scolaire) 2021, on a même reçu l’information que la communauté de Tre Fontane décidait de “mettre fin à la production de sa brasserie”. L’abbaye prévoyait néanmoins de maintenir sa fabrication d’huile d’olive et de miel. Mais coup de poker quelques semaines plus tard en octobre 2021 : la brasserie va reprendre ! On se réjouit de voir le nombre de brasseries trappistes rester à 12 ! D’ailleurs, pour commander les bières de l’abbaye de Tre Fontane, c’est par ici !
Au revoir, Achel !
L’abbaye Notre-Dame de Saint-Benoît à Achel, tout près de la frontière néerlandaise, nous fait ses adieux. En effet, il n’y avait plus de moines sur place en janvier 2021, et la communauté a ainsi été dissoute. Pourtant, la brasserie sur place continue d’exister, mais les bières d’Achel n’arborent donc plus le label Authentic Trappist Product.
Tiens, c’est donc l’occasion de rappeler ce que garantit le label ATP sur les bières :
- Une production dans l’enceinte de l’abbaye ;
- Une production assurée ou supervisée par les moines ou moniales ;
- Des revenus destinés à la communauté monastique, et, en cas de surplus, à des œuvres caritatives.

Abbatiale de Notre-Dame de Saint-Benoît à Achel, désormais dépourvue de toute présence monastique – © www.divinebox.fr
Une 13e et nouvelle trappiste bientôt ?
En Espagne, l’abbaye de San Pedro de Cardeña distribue déjà une bière à son nom. Mais, brassée chez un ami de la communauté en dehors de l’abbaye, la bière ne peut donc pas avoir le label Authentic Trappist Product. Les bruits courent que la communauté aimerait internaliser cette production pour donner du travail aux frères… Mais pour l’instant ce n’est pas fait, et il est bien compliqué d’avoir des infos à ce sujet. Affaire à suivre de près, donc, dans les prochains mois !
De nouvelles bières trappistes !
Eh oui, dans les abbayes trappistes qui brassent déjà, certaines ont sorti de nouvelles recettes. Voici le détail :
- Abbaye Notre-Dame de Koningshoeven
Une grande première pour les bières trappistes, l’abbaye de Koningshoeven lance la “Trappe Nihilis” : une bière sans alcool ! Son nom est un dérivé du latin “nihil” (rien) et “nullus” (aucun), en référence à son taux d’alcool complètement nul. Cette ambrée à la robe rouge acajou a des notes sucrées et fruitées, et a priori, elle se défend plutôt bien !
- Abbaye Notre-Dame de Scourmont
L’abbaye de Scourmont située à Chimay, un petit village de Belgique, complète son beau panel de bières avec la “Chimay 150”. Fraîchement arrivée dans la famille, cette blonde aux reflets dorés porte une étiquette verte. Elle saura vous séduire par ses saveurs de romarin, de clou de girofle et ses touches florales !
- Abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort
À Rochefort en Belgique, est apparue une nouvelle bière trappiste : la Rochefort Triple Extra. C’est la première bière blonde de cette abbaye belge qui brassait déjà une ambrée et deux brunes (dont la Rochefort 10, 12e meilleure bière du monde!). A savourer avec délicatesse, car elle titre à 8,1% vol – commandez en ligne ici la Rochefort Triple Extra.
- Abbaye Notre-Dame du Sacré-Coeur de Westmalle
Encore une blonde qui s’ajoute à la liste des nouveautés trappistes. La “Westmalle Extra” avec ses arômes de foin, d’épices et d’agrumes, est entrée sur le marché cette année ! Jusqu’à présent, l’Extra n’était disponible que le vendredi matin à la porte de l’abbaye – autant vous dire qu’elle était réservée aux connaisseurs et aux motivés !

Avez-vous déjà dégusté les différentes bières de la communauté de Westmalle ? Un vrai délice ! – © AIT
- Abbaye Maria-Toevlucht de Zundert
La numéro 10 a fait son entrée dans la famille des bières trappistes de Zundert en 2018, après la Zundert (rebaptisée Zundert 8 après l’arrivée de la 10 !). Cette bière belge brune foncée, assez riche, est conçue pour être sirotée et savourée. Ses saveurs de chocolat, de banane et de caramel, vous mettront l’eau à la bouche ! D’ailleurs, vous pouvez acheter en ligne les bières de l’abbaye de Zundert sur Divine Box.
- Abbaye Notre-Dame d’Engelszell
Située en Autriche, l’abbaye Notre-Dame d’Engelszell est une abbaye trappiste qui brasse de la bière depuis 2012. Elle en a récemment élaboré deux nouvelles :
- L’Engelszell Zwickl : une ambrée aux arômes de banane, d’orange, de pommes, et même d’abricot et de mirabelle.
- L’Engelszell Weiss : une blanche aux arômes de biscuit, d’épices et de fruits. Elle vous étonnera par son côté très pétillant, et c’est la 2e bière trappiste “blanche”, après la Trappe Witte !
- Abbaye Saint-Joseph de Spencer
Les bières de saison affluent à l’abbaye de Spencer, aux Etats-Unis. En effet, à chaque moment de l’année, sa bière. Même si la majorité de ces nouveautés est réservée au marché américain, cela vous donne une idée du dynamisme des moines de Spencer, et de leurs ambitions dans le marché des bières trappistes ! Voici la liste de leurs dernières créations :
- La Spencer Monkster Mash Pumpkin Ale
- La Spencer Premium Pilsner
- La Spencer Trappist Peach Saison
- La Spencer White
- La Spencer Trappist Vienna Lager
- La Spencer Monk’s IPA
- La Spencer Grapefruit IPA
- La Spencer Winter Warmer ou Amber Lager
- La Spencer Imperial Stout – Oak Aged
- La Spencer x Tre Fontane Sinergia 19

Les bières trappistes de l’abbaye de Spencer se délectent en toute saison ! – © AIT
Penser clairement face à la subversion des mots
Avocat spécialisé en droit des affaires, intervenant régulièrement dans le débat public, Geoffroy de Vries a créé en 2013 l’Institut Famille & République, fort d’une centaine de professionnels, au service du droit des personnes et de la famille. Il présente aujourd’hui aux lecteurs du Salon Beige l’ouvrage essentiel qu’il vient de publier aux éditions de l’Archipel : « Le Hold-up des mots ».
« Au commencement était le verbe, et le verbe était auprès de Dieu, et le verbe était Dieu » Cette citation tirée de l’Évangile de Saint Jean aurait pu (dû ?) être l’introduction de votre ouvrage. Elle en est la conclusion. Pourtant , c’est bien là l’essence de votre travail et de votre livre ?
Effectivement, je conclus en rappelant qu’ « au commencement était le verbe » et j’aurais pu débuter avec cette même citation. En réalité, le début et la fin d’un discours ou d’un essai sont souvent liés. Ce qui importe, c’est le message ou le fil rouge. J’ai souhaité dénoncer la dénaturation du langage propre à notre société qui ne sait plus trop distinguer l’homme de la femme, le père de la mère, l’homme de l’animal, la République de la France, l’égalité de l’égalitarisme…
Vous reconnaissez-vous comme un héritier de George Orwell et d’Aldous Huxley dans ce monde devenu fou, dirigé par un pantin et où les mots n’ont plus aucun sens, comme pour mieux nous aliéner ?
George Orwell, avec son essai Politics and the English language et surtout son roman 1984, et Aldous Huxley, avec Le meilleur des mondes, sont davantage des précurseurs que je ne suis leur héritier. Ils ont eu alors cette capacité et cette intelligence d’imaginer le monde de demain, qui se révèle aujourd’hui.
Dans son essai Politics and the English language, moins connu que 1984, notamment parce qu’il n’est pas traduit en Français, George Orwell explique que « penser clairement est un premier pas vers la régénération politique ». Il y dénonce l’utilisation de mots dénués de sens, les slogans qui tendent à imposer des idées fausses par la simple répétition, le jargon pseudo-scientifique qui tend à donner un air de neutralité à des arguments en réalité idéologiques, ou encore l’utilisation d’expressions toutes faites imprégnant l’esprit du public : « Elles construiront des phrases pour vous – elles penseront même à votre place, dans une certaine mesure – et au besoin elles vous rendront un grand service en dissimulant partiellement, y compris à vous-même, ce que vous voulez dire. C’est ici qu’apparaît clairement le lien qui existe entre la politique et l’avilissement de la langue. » On en a vu les effets avec notamment le « mariage pour tous » et la « PMA pour tous » !
D’autres auteurs ont aussi traité de la subversion des mots. Ainsi, Vaclav Havel, dans son essai politique Le Pouvoir des sans-pouvoirs, revendique la nécessité de « vivre dans la vérité », et dans la pièce de théâtre Memorandum, il parodie la bureaucratie communiste des pays de l’Est en mettant en exergue l’aliénation du langage, avec l’apparition d’une langue incompréhensible, artificiellement construite, le « ptydepe », qui sert à donner des ordres et à rédiger des mémorandums que personne ne comprend. Le père polonais Joseph Tischner, aumônier du syndicat Solidarnosc, dénonce également l’aliénation du langage dans Éthique de la solidarité, texte qui se présente comme un lexique. Bien avant, Lewis Caroll, dans son roman De l’autre côté du miroir, qui est la suite d’Alice au pays des merveilles, traite aussi du pouvoir des mots.
Ces auteurs exposent, de différentes manières, que celui qui a le pouvoir, ce n’est pas celui qui dit les mots, mais celui qui dit ce que les mots veulent dire.
Récemment, lors d’une réception à l’Élysée le dimanche 26 janvier 2020 pour les trente ans de la Convention internationale des droits de l’enfant, Emmanuel Macron affirmait à l’un de ses interlocuteurs : « Votre problème, c’est que vous croyez qu’un père est forcément un mâle » !
Sans s’attarder sur l’emploi du mot « mâle » – qui n’est cependant pas un hasard …-, Emmanuel Macron considère qu’un père n’est pas forcément un homme ; c’est donc qu’il peut être une femme.
Cette tendance à rejeter le réel en dénaturant le langage pour imposer de nouvelles idées n’est certes pas nouvelle. Mais elle s’amplifie de nos jours.
Quels sont les vrais enjeux, plus ou moins cachés d’ailleurs, de cette gigantesque bataille sémantique orchestrée par des élites toujours plus hors sol ?
Nous vivons aujourd’hui une crise de la civilisation occidentale, à la fois politique, économique et sociale, culturelle et anthropologique, pour ne pas dire spirituelle. Ses causes sont multiples et diverses. Il existe cependant une cause première : le rejet de la vérité ou la « crise de la vérité ».
Aujourd’hui, la vérité fait peur ; nous ne la recherchons plus. Pire, nous la rejetons. Parfois en nous mentant à nous même. Car le mensonge flatte où la vérité oblige, le mensonge rassure alors que la vérité dérange ! Ce rejet la vérité apparaît en premier lieu dans le langage qui est détourné. Les mots sont pervertis.
Quand la réalité ne convient pas, il y a trois réactions possibles : l’accepter, tel un stoïque, tenter de la changer, à supposer que cela soit possible, et changer la perception que nous avons de cette réalité afin, si possible, de parvenir à changer cette réalité même. Dénaturer le langage revient à tenter de changer la perception de la réalité et d’une certaine manière la réalité elle-même.
Un exemple. L’idéologie du genre nie les différences, biologiques ou physiques, entre l’homme et la femme, pour faire émerger un être libre de choisir son genre voire son sexe. Etant donné qu’il est difficile de supprimer cette réalité biologique qu’est la différence sexuelle, il est mis en avant le concept de genre (masculin et féminin) pour relativiser cette différence sexuelle puis le sens des mots est modifié ?
Lorsqu’Agnès Buzin, alors ministre de la santé, déclare sur LCP le 24 septembre 2019 qu’un père « peut être une femme » ou une « grand-mère », quand le Président de la République Emmanuel Macron déclare qu’un père n’est pas forcément un homme et donc qu’il peut être une femme, n’est pas un changement de la signification du mot « père », qui a pourtant toujours été le géniteur masculin d’un être humain ? Allons au bout de la logique : si un père peut être une femme, et inversement, si une mère peut être un homme, comment alors justifier qu’un enfant doit pouvoir avoir une mère et un père ou que l’homme et la femme sont différents ?
Poursuivons… Que signifie le mot « animal » quand on remet ainsi en cause la frontière entre l’homme et l’animal, en autorisant, avec la loi Bioéthique de 2021, la création d’embryons chimères animal-homme ?
Que penser du mot « égalité » quand il sert à justifier toujours plus de droits, parfois au profit des minorités sexuelles ou autres ? Du mot « dignité » quand il est utilisé pour faire valoir l’euthanasie ou le suicide assisté ? Quel sens donner au mot « République », tellement rabâché, mis à toutes les sauces, devenant le substantif des politiques en mal d’arguments ? Si les dirigeants politiques osaient parler davantage de la « France » plutôt que de la « République », n’aurions-nous pas plus de facilité à comprendre ce que nous sommes et ce qui nous unit profondément ?
Si le mot « conservateur » ne renvoyait pas à la notion de « rétrograde, hostile au progrès » mais à l’idée de conservation de certaines valeurs ou habitudes, comme en matière d’éducation des enfants ou d’écologie par exemple, le débat public n’en serait-il pas changé ?
Changer le sens des mots influe à terme sur notre manière de penser et ensuite sur nos actions … La sagesse nous enseigne d’ailleurs que nos pensées deviennent nos mots, nos mots deviennent nos actions, nos actions deviennent nos habitudes, nos habitudes forment notre caractère et notre caractère devient notre destin.
Mon essai, Le hold-up des mots, a ainsi pour objectif de redonner du sens aux mots. Pas à tous les mots, bien évidemment – il ne s’agit pas d’un dictionnaire –, mais à certains couramment utilisés dans le langage politique et culturel. Face à la confusion savamment entretenue par ceux qui ont intérêt à ne pas débattre sur les sujets de fond et le sens des mots, il importe d’être bien conscient des enjeux inhérents à l’utilisation politique de la sémantique. Pour rebâtir une pensée intelligente et des idées en adéquation avec la réalité, pour redevenir « maître » des mots et ainsi de soi-même, il faut redéfinir les mots, retrouver leur sens.
Comment selon-vous pourra-t-on sortir de ce piège sémantique et reprendre pieds avec le principe de réalité en reprenant possession du vrai sens des mots ?
Il est nécessaire à mon sens d’abord de prendre conscience de ce « hold-up » des mots. Il faut ensuite redécouvrir le sens profond des mots qu’on utilise pour mieux comprendre les pensées, mieux apprécier les idées, mieux convaincre et peut-être ne plus se laisser manipuler.
Est-ce suffisant ? Hélas non ! Aussi puissants soient-ils, les mots ne seront jamais que des mots. Au cœur de la crise de notre système politique actuel, la crise des actes est infiniment plus dévastatrice que celle des paroles. Si gouverner, c’est communiquer, c’est aussi et avant tout agir. Mais, il faut bien commencer. Avec les mots. Comme vous le rappeliez, au commencement était le verbe…
L’élection de 2022 pourrait-elle se jouer sur cette bataille des mots ?
Cette bataille des mots existe déjà et on constate l’apparition de nouveaux termes tels que racialité, woke, intersectionnalité, … La bataille des idées et des programmes est aussi une bataille des mots car les mots véhiculent les pensées. Il faudrait ainsi découvrir la réelle pensée des candidats en analysant les mots qu’ils utilisent, sans naïveté aucune.
L’empereur romain Marc Aurèle (121-180 après J.-C) en était déjà bien conscient et relevait, dans ses Pensées pour moi-même : « Il faut, mot pour mot, se rendre compte de ce que l’on dit et, en toute action, de ce qui en résulte ; dans ce dernier cas, voir directement à quel but notre action se rapporte ; et, dans le premier cas, veiller à ce que les mots signifient. »
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Eric Ciotti : “les adhérents ont voulu simplement dire que notre famille politique devait être à droite, sans s’en excuser”
Arrivé en tête à la primaire LR, Eric Ciotti souligne dans VA qu’il n’est pas Macron-compatible, contrairement à Valérie Pécresse :
Je crois que les adhérents ont voulu simplement dire que notre famille politique devait être à droite, sans s’en excuser, avec fierté et fidèle à son histoire. J’ai mis le cap à droite dans cette élection. Je suis porteur d’une opposition sans concession, sans compromission au pouvoir macronien. Moi, je n’ai pas voté Emmanuel Macron au second tour en 2017, j’étais présent au Trocadéro. C’est cette droite que j’incarne et que je veux voir gagner au second tour parce que je suis sûr que je suis le seul à pouvoir, demain, incarner le rassemblement des électeurs de droite, de tous les électeurs de droite de France qui adhèrent aux valeurs de droite.
Vous étiez l’outsider. Personne ne s’attendait parmi les observateurs à ce que vous parveniez à l’emporter au terme de ce premier tour. Est-ce une prime à la fidélité et à la constance de vos convictions ?
C’est bien sûr une campagne de vérité sur la situation du pays, de clarté, je le redis, sur les alliances : jamais d’alliance avec Macron. Je l’ai démontré dans ma ville et ma région, et une campagne de courage pour porter le seul projet de rupture profonde dont notre pays a besoin, une rupture avec une forme de conformisme. Moi, je ne souhaite pas qu’on prolonge simplement les lignes, que l’on fasse un peu mieux – ce qui n’est pas très difficile – que n’a fait Emmanuel Macron. Je veux faire radicalement différent au service de la restauration de l’autorité républicaine, de la défense de notre identité et notamment contre l’islamisme et de la promotion d’une véritable liberté économique, avec des baisses massives d’impôts et de dépenses publiques.
Ni Michel Barnier, ni Xavier Bertrand ou encore Philippe Juvin n’a appelé à voter pour vous. Est-ce un barrage ? Est-ce une surprise que personne ne vous rallie ?
Non, parce que je porte une ligne radicalement différente. On l’a vu pendant les débats. Une ligne différente sur le positionnement : je suis le seul à ne pas avoir voté Macron en 2017. J’aurais, malheureusement si les circonstances analogues devaient se produire, la même attitude et je me battrais pour qu’elles n’arrivent pas. Et puis, je suis le seul à porter vraiment, je le dis, un projet de rupture, le seul à parler de la fin du regroupement familial, du retour au droit du sang, du retour de la double peine, le seul à proposer la suppression de l’impôt sur les successions, de la baisse massive de l’impôt sur le revenu, une baisse d’impôt et des charges. […]
Et à propos de Valérie Pécresse :
Elle est plus au centre que moi, c’est sûr ! Contrairement à elle, je n’ai pas voté Emmanuel Macron en 2017. Et puis, moi, je suis toujours resté dans ma famille politique…
Pas elle…
Elle en est partie parce que notre famille était trop à droite. C’est une différence idéologique qui n’est pas négligeable. […]
Il a bâti seul une cathédrale pendant 60 ans
Durant soixante ans, seulement animé par sa foi, Justo Gallego a bâti de ses propres mains une «cathédrale» près de Madrid. Un temple encore inachevé, fait de matériaux destinés au rebut, dont il ne verra jamais la fin de la construction. Qualifié de «fou» au début de son entreprise, cet homme, qui a dû renoncer à sa vocation de moine à cause de la tuberculose, est mort dimanche à 96 ans. Bâtie sur un terrain vague à Mejorada del Campo, la «cathédrale de Justo», qui n’est pas reconnue comme un lieu de culte par les autorités religieuses, a aujourd’hui une superficie de 4.700m², une nef centrale de 50 mètres de long et 20 m de large, une hauteur de 35 m et douze tours de style gothique ou byzantin. Justo Gallego y a consacré plus de la moitié de sa vie, utilisant des briques cassées, des pots de peinture ou des boîtes de conserve et avançant mètre après mètre, sans avoir de plan. […]
Trop affaibli pour travailler ces dernières années, Justo a cédé l’œuvre de sa vie à l’organisation caritative des Messagers de la Paix du Père Angel, un religieux très connu et médiatique en Espagne, qui se chargera de terminer l’édification du temple. […]
Thibault de Montbrial : toutes les menaces ont pour dénominateur commun la question migratoire
Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris, président du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure, a donné le 2 décembre une conférence à l’École de Guerre sur “Sécurité intérieure : le grand défi”. Il aborde notamment le problème de l’immigration et de l’islam, l’ensauvagement et le déchainement de violence, et liste les menaces auxquelles la France est confrontée. Il aborde ensuite quelques solutions et rappelle opportunément que la mission régalienne de l’Etat consiste à assurer la sécurité du peuple français, d’abord. Avant de vouloir aider les autres, il est nécessaire que l’Etat se recentre sur ses missions régaliennes. Une conférence passionnante et sans langue de bois.
I-Média – Journalistes et antifas : la “sainte” alliance
L’image de la semaine
La France rend hommage à Joséphine Baker, chanteuse et actrice afro-américaine devenue vedette pendant notre entre-deux guerres, en la faisant entrer au Panthéon. Une subtile manière pour la gauche de faire de la récupération politique et idéologique.
La grande offensive journalistique sur Zemmour
Eric Zemmour a mis fin au suspense et s’est officiellement déclaré candidat à la présidence de la République. La diabolisation bat son plein et Gilles Bouleau, le présentateur du JT de TF1, fait du zèle.
Revue de presse
Antifas : l’impunité totale, quoiqu’il arrive
Les agressions menées par les groupes dits “antifascistes” ne se comptent plus. Ces derniers ont encore fait des ravages à Marseille, en frappant une journaliste. Alice Coffin légitime cette violence politique sur les plateaux télé.
“Vaccins” Covid : 24 % des effets secondaires considérés comme graves
Le Quotidien du Médecin titre : “Vaccins Covid : 76 % des effets secondaires considérés sans gravité”. Donc, en toute logique, 24 % des effets secondaires sont considérés comme graves.
Plus troublant encore :
alors qu’en période hors Covid, seulement 10 % des déclarations émanent des patients, ce taux passe à 40 %, voire à 60 %, pour les vaccins anti-Covid.
L’agence du médicament a dressé le bilan de pharmacovigilance des vaccins Covid depuis le début de la campagne vaccinale, en décembre 2020.
Les signalements d’effets indésirables ont été détaillés vaccin par vaccin. Ainsi, Comirnaty (Pfizer-BioNTech) a fait l’objet de 68 000 signalements d’effets indésirables sur 80 millions d’injections, Spikevax (Moderna) de 15 000 cas sur 11 millions d’injections, Vaxzevria (AstraZeneca) de 27 000 cas sur 8 millions d’injections et enfin, le vaccin Janssen de 1 000 effets indésirables pour 1 million d’injections.
L’ANSM a rappelé que le caractère de gravité en pharmacovigilance répond à des critères bien précis : hospitalisation, mise en jeu du pronostic vital… Au total, moins de 500 cas de myocardites ont été répertoriés. L’ANSM a par ailleurs fait état de 64 cas de thromboses rares atypiques après injection du vaccin AstraZeneca. Autre effet indésirable plus inédit : des troubles menstruels, et notamment des perturbations de cycle en lien avec les vaccins Pfizer et Moderna, ont fait l’objet de quelques centaines de signalements.

Après consultation de ses instances, le Mouvement Conservateur choisit de s’engager pleinement aux côtés d’Eric Zemmour pour la campagne présidentielle. Sa présidente, Laurence Trochu, interviendra au meeting du candidat ce dimanche à Villepinte.