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Les assassins : “Nous savions que dans le flux de réfugiés, il y avait des terroristes”

François Hollande a témoigné au procès des attentats du 13 novembre. Il devrait se retrouver sur le banc des accusés. Il a avoué que la politique d’immigration est criminelle :

« Je sais que la lutte contre le terrorisme peut toujours être améliorée. Rien ne pourra convenir aux parties civiles, j’en conviens. Mais sachez bien que tous les services ont fait tout ce qu’ils pouvaient ».

« Nous savions qu’il y avait des opérations qui se préparaient, que dans le flux de réfugiés, il y avait des terroristes ». « La veille ou l’avant-veille, nous avions connaissance des individus, mais nous ne pouvions imaginer qu’ils allaient agir ».

Et il a ajouté cette stupidité :

« Les plus grandes victimes du terrorisme islamiste sont les musulmans ».

Le rapport Sauvé ne va pas assez loin

D’Eulalie Laroche sur Renaissance catholique :

Le mardi 5 octobre 2021, Jean-Marc Sauvé, président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE) a remis au président de la conférence des évêques de France, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, un rapport imposant et accablant, fruit de deux années de travail, présentant les forfaits les plus abjects qui puissent avoir été commis contre des enfants innocents, avançant que 330 000 personnes avaient été abusées dans le cadre de l’Église de France, depuis soixante-dix ans. Le choc est immense.

Ce jour-là, Alice Casagrande, membre de la commission, rapporte au micro des extraits d’audition dévastateurs. Dans l’un d’eux, elle relaie les propos d’une femme de cinquante ans qui interroge son interlocuteur pour savoir « si la CIASE est vraiment indépendante ». À vrai dire, la réponse n’est pas claire. La commission est-elle indépendante de l’Église ? Assurément oui. Ses membres n’ont absolument aucune complaisance avec le personnel ecclésiastique et la plupart d’entre eux n’épousent certainement pas les principes catholiques traditionnels sur les dogmes, sur la morale, sur l’ecclésiologie. Mais la CIASE est-elle absolument libre, c’est-à-dire neutre, au point de pouvoir restituer une vérité affranchie de toute complaisance institutionnelle avec les bourreaux ainsi que de tout parti pris contre le catholicisme ? Ce serait particulièrement malhonnête que de répondre par l’affirmative.

Une commission particulièrement orientée

Lorsqu’on gratte un peu le pedigree de chaque membre de la commission et des quatre « experts » de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) qui ont élaboré les chiffres de victimes, on ne peut qu’écarquiller les yeux. On aurait souhaité monter de la même manière une commission pour gérer un poulailler qu’on aurait convoqué une assemblée de renards. Quand on lit le texte ou lorsqu’on écoute les interventions de la remise du rapport, pas à un seul moment, on ne retient le fait que les prêtres ont, dans leur immense majorité, sacrifié leur vie pour sanctifier les âmes et leur venir en secours. À la lecture ou à l’audition, les membres du clergé ne seraient que des monstres refoulés ou des rabatteurs cyniques. Cette grande impression d’amalgame humiliant est à lui seul une honte. Devant un drame aussi grave que les actes pédophiles, il aurait été de bon ton de désigner une commission vraiment affranchie de toute idéologie. Or ce ne fut manifestement pas le cas.

Bien entendu, à la tête de la commission, Jean-Marc Sauvé a tout pour sauver les apparences. Le costume est impeccable. L’allure et la stature sont presque gaulliennes et les aveux de catholicisme de celui qui avait souhaité devenir jésuite ne peuvent que rassurer les esprits soumis. Mais comment imaginer un instant une once d’objectivité chez cet homme lorsqu’on apprend que cet ancien membre du Parti Socialiste fut pendant douze ans à la tête du Conseil d’État où il s’est attaché à interdire le crucifix de Ploermel surplombant la statue de Jean-Paul II. Le même homme a signé les deux arrêts des 14 février et 24 juin 2014 condamnant Vincent Lambert à mourir par arrêt de son alimentation et de son hydratation ? Derrière lui, au milieu de quelques spécialistes scientifiques, voisinaient des anciens membres des cercles socialistes, des titulaires de chaires universitaires spécialisées dans le « genre », avec des promoteurs de l’avortement ou des chantres d’une laïcité exacerbée. Et quand ils étaient catholiques, il s’agissait essentiellement de progressistes dont le but non dissimulé était une réforme idéologique de l’Église. Comment imaginer un instant qu’ils allaient traiter de l’affaire en mettant de côté tous leurs a priori ?

Citons en particulier Nathalie Bajos, qui se trouvait à la tête de la commission de statistiques. Dans ses prises de position, elle se présente comme un défenseur de la sexualité débridée ou de l’IVG et elle ne s’est pas cachée de minimiser, en conférence, les méfaits de la pornographie sur les enfants. À ses côtés, Julie Ancian communie dans le même engagement sur le droit à l’avortement, tandis que les dissentiments militants, à l’égard de l’institution ecclésiastique, de Josselin Tricou, universitaire en « études de genre et de sexualité », sont connus depuis maintenant longtemps.

Des suggestions contrastées

Certainement, les préconisations du rapport ne sont pas toutes à jeter aux orties. Pointer du doigt le danger de la théologie des charismes, les abus d’autorité, la déformation des Écritures, le danger que constitue la suppression de la séparation au confessionnal sont des rappels importants et les réformes de l’Église ont été particulièrement néfastes sur tous ces points au cours du demi-siècle qui vient de s’écouler. On pourrait même insister sur les mauvais effets qu’a pu, en certains cas, générer la familiarité grandissante à l’égard du prêtre, certaines proximités (tutoiements trop faciles, similarité du costume, abolition de la clôture) mettant à mal la distance qui, en bien des cas, aurait rendu suspecte toute tentative tactile d’un copinage trop prononcé.

Néanmoins, en voulant s’en prendre à la vertu d’obéissance, en souhaitant détruire l’identification du prêtre au Christ, en s’attaquant à la vertu de pureté, la commission a montré son objectif idéologique qui vise à saper les fondements essentiels de la religion catholique. En mettant en cause l’un de ses piliers, le sacrement de confession, elle rejoignait le grand rêve de l’homme qui se fait Dieu en récusant les attributs divins, démontrant par là même l’incapacité à comprendre le fonctionnement de cette instance qui n’est pas une conversation entre deux hommes, qui ne relève pas d’un simple secret professionnel, et en révélant les limites évidentes d’une commission qui est tellement indépendante qu’elle ne comprend tout simplement pas la réalité de ce sacrement.

Silence sur le monde libertin soixante-huitard

L’enjeu est pourtant grave. Des milliers d’enfants ont été détruits dans leurs chair par les méfaits d’adultes, au cours des dernières décennies. Derrière leur nombre anonyme impressionnant se cachent des individualités dont les âmes ont été salies, voire détruites. S’il ne faut pas se leurrer et bien réaliser que de telles inconduites ont déjà eu lieu par le passé, l’histoire ancienne en rapporte finalement peu de cas. L’une d’entre elles est pourtant tristement célèbre. Il s’agit de celle du puissant Gilles de Rais qui a utilisé des jeunes garçons prépubères pour assouvir ses pulsions dégradantes et qui fut, pour cela, traduit devant un tribunal d’Église. L’Inquisition, dès qu’elle a eu vent des sévices, a instruit son procès qui a débouché sur son excommunication malgré le fait qu’il fût maréchal de France et ancien compagnon de Jeanne d’Arc, tandis que le bras séculier du duc de Bretagne condamnait le seigneur de Tiffauges à la pendaison et au bûcher. Si la Justice du XVe siècle pouvait paraître expéditive dans ses conclusions, il faut tout de même lui reconnaître d’être à l’époque plus compatissante pour les enfants que ne l’est notre monde contemporain, toujours soucieux du salut des bourreaux plutôt que de celui des victimes. Triste époque que la nôtre où on milite pour l’abolition de la peine de mort des bourreaux, tandis que la vie des victimes est souvent ignorée. On notera au passage que le fait que Gilles de Rais fût marié n’eût absolument aucune influence sur son délire psychiatrique qui le conduisit à détruire les enfants, partageant ainsi le sort matrimonial de Marc Dutroux et Michel Fourniret, démontrant que le mariage n’est pas une solution à la pédophilie.

Depuis cinquante ans, nous vivons dans une société où la pornographie est banalisée, où la sexualité débridée fait chuter les politiques, où les esprits les plus obscurs ont essayé un temps de légitimer la pédophilie. Le silence qui préserve tout cet univers, dès lors que les élites se complaisent à ne pas le condamner sévèrement, est inique. Il ne saurait gommer la culpabilité de responsables ecclésiastiques, qui ont, par bêtise ou par grave naïveté, proposé des mesurettes sans proportion avec les crimes perpétrés. Néanmoins, ce monde libertin qui a eu pour devise « jouir sans entrave », qui a cautionné les actes pédophiles, qui a exercé un appel d’air dans toute la société, qui a favorisé les pères violant leurs filles, permis que des prêtres supplicient des gamins, a une responsabilité systémique encore plus marquée. Ne pas mentionner cette évidence et faire comme si le haut clergé était seul à devoir comparaître, c’est tenter de faire disparaître la principale culpabilité.

On pourrait presque déplorer chez les membres de la CIASE le même travers que celui qu’ils attribuent aux hommes d’Église, c’est-à-dire d’être trop silencieux. Comment ne pas voir, de façon évidente, que les prédateurs, ayant qualité de prêtre ou pas, ont pratiqué leurs atroces forfaits au cours des dernières décennies, parce que la société permissive dans laquelle ils vivaient dédouanaient leurs actes alors même que la religion continuait à les condamner ? Comment ne pas remarquer que lorsque l’Église promettait la damnation éternelle aux pédophiles, le monde soixante-huitard leur assurait des pétitions de défense dans les journaux en vogue ? Comment ne pas avouer que, lorsqu’ils s’adonnaient à des aventures sexuelles avec des enfants, les prédateurs étaient davantage confortés par les écrits de jeunesse de Daniel Cohn-Bendit que par ceux du curé d’Ars ?

À quand un second rapport Sauvé, plus exhaustif ?

Oui, il faut soutenir les innocentes victimes des prédateurs qui ont abusé de leur fonction de prêtre en dénonçant tout ce qui, dans la société a, de près ou de loin, contribué à dédouaner les attouchements sur mineurs, en exigeant des institutions qui se sont tues, et qui se taisent encore, qu’elles réparent. Certainement, par souci de plaire au monde de leur époque, des responsables ecclésiastiques ont-ils pêché par pusillanimité en ne sachant pas proposer les condamnations nécessaires. Heureusement, les cadres traditionnels de l’Église permettaient de pallier en partie ces manques. En rappelant aux auteurs de tous ces méfaits que, ce faisant, ils commettaient un péché mortel, les examens de conscience du sacrement catholique de la confession étaient salutaires. Ils ont certainement sauvé des vies en bien des cas.

En revanche, les pétitions du quotidien Le Monde ou les monstrueux dessins du journal Libérationbanalisaient dans le même temps les crimes sur les enfants. Ces revues devraient donc logiquement constituer des fonds de réparation pour avoir incité une génération de pervers, avant de publier dignement un dernier numéro pour acter leur contrition définitive. L’intégralité des auteurs et signataires des pétitions appelant à dépénaliser la pédophilie devraient être traduits devant la justice et subir le sort de l’indignité nationale, abandonnant toute charge et tout honneur de la Nation. Honte à ceux qui ont osé écrire à propos des méfaits sur les enfants : « Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit » ! En signant des propos si dégradants, ils ont indirectement banalisé toutes les horreurs des hommes perdus de leur temps, de Polanski à Preynat. La complaisance à leur égard doit cesser et les voix silencieuses des victimes crient vengeance.

Au cours de ces dernières semaines, l’institution qu’est l’Église a été traînée dans la boue et présentée comme un cloaque de vice, alors même que, pendant deux millénaires, elle est à la seule à avoir toujours invité à la pureté. Elle est la seule à avoir favorisé des millions d’âmes d’élite dans les monastères qui ont, par leur existence, démontré qu’une vie affranchie de la chair était possible. Dans le même temps, le monde post-soixante-huitard, qui a invité à la débauche, à « jouir sans entrave », quitte à présenter les victimes mineures d’attouchements sexuels comme des individus consentants, était entièrement dédouané. Que les membres de la CIASE osent avaliser cette injustice de traitement ôte une grande partie de crédibilité à leur analyse et à leurs suggestions. Qu’ils se présentent comme les contempteurs les plus sévères des auteurs des grandes tribunes écrites en faveur de la pédophilie et ils pourront alors être écoutés.

Bien des suggestions sont désormais données à l’Église dans tous les médias. Mais on ne peut être que dubitatif lorsque ces appels proviennent d’hommes et de femmes qui ont, par le passé, témoigné d’une hostilité au catholicisme et qui, par leur silence, s’interdisent de condamner les méfaits qui nous entourent et auxquels sont toujours exposés les enfants dans la société. L’appel à la sainteté que promeut l’Église, l’invitation à se sanctifier, à ressembler toujours davantage aux modèles de pureté qu’elle propose, de la Vierge Marie à sainte Thérèse, est le meilleur antidote pour contrer la perversité de notre temps. Cette ambiance du siècle a d’ailleurs été trop souvent protégée de façon systémique pour que les militants de l’avortement, de la pornographie ou les défenseurs de Messieurs Duhamel et Matzneff puissent donner des leçons à l’Institution fondée par le Christ.

Changement de lieu imposé pour la cérémonie du 11 novembre: “Plus jamais la guerre contre l’enfant à naître”

En raison de la fermeture au public demain 11 novembre de toute la zone ouest parisienne, les amis de Jean Bernard Grenouilleau, ont à regret deplacé la traditionnelle cérémonie du 11 novembre de la place du Trocadéro à la place de Catalogne à proximité de la gare Montparnasse.

Pour cette 35 ème année nous prierons pour les 8 millions d’enfants à naître avortés en France depuis la légalisation de l’avortement en 1975

Rendez-vous demain 11 novembre à 11 heures . Renseignements 06 52 20 59 33.

C’est arrivé un 10 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 10 novembre 461: mort du pape saint Léon Ier.

Il est élu le 29 septembre 440 ; voir la chronique du jour.

  • le 10 novembre 1241 : décès du pape Célestin IV.
  • le 10 novembre 1449 : libération de la ville de Rouen.

Le 10 novembre 1449, après plus de 30 ans d’occupation anglaise, la ville de Rouen est libérée par le Roi de France Charles VII qui fait une entrée solennelle dans la ville. Cette victoire du Roi de France fait partie d’une plus grande liste de reconquêtes de territoires français abandonnés aux Anglais durant la guerre de Cent Ans. D’autres victoires permettront au Roi Charles VII de mettre progressivement fin à cette guerre entre la France et l’Angleterre.

  • le 10 novembre 1549: décès du pape Paul III.
  • le 10 novembre 1555 : le Brésil colonie française ?

L’amiral français Nicolas Durant de Villegagnon accompagné 600 colons débarque dans la baie de Guanabara (Brésil). Il y fait construire Fort-Coligny et Henryville. Mais des disputes théologiques éclatent au sein de la colonie. En 1567, les Portugais détruisent ce qui reste des établissements et fondent Rio de Janeiro. Un des membres de l’expédition française, le moine André Thévet, rentrera avec une herbe encore inconnue : le tabac. Mais c’est à un familier de Catherine de Médicis, Jean Nicot, que l’herbe empruntera son nom (nicotine)…

  • le 10 novembre 1597 : Montmorency bat les protestants à St-Denis.
  • le 10 novembre 1630 : Richelieu et la «Journée des Dupes»

Le 10 novembre 1630, en présence de Louis XIII, le cardinal de Richelieu se confronte à la reine mère Marie de Médicis qui est devenue son adversaire le plus déterminé. Il l’emporte le lendemain, au terme d’une «Journée des Dupes», et peut dès lors mettre toute son intelligence au service de la monarchie.

À la tête du Conseil du Roi, ou Conseil d’En Haut, depuis 1624 grâce à la reine mère, Armand Jean du Plessis, cardinal et duc de Richelieu, a mis au pas la noblesse, prompte aux duels et aux révoltes. Il a aussi combattu avec efficacité les protestants de l’intérieur et leurs alliés anglais. Après le siège de La Rochelle et l’Édit d’Alès, il ne reste plus grand-chose de l’ancienne grandeur des protestants français.

Richelieu voudrait maintenant garantir la tranquillité de la France sur ses frontières. Il se dispose à combattre la maison catholique des Habsbourg qui, d’un côté, gouverne l’Espagne et, de l’autre, les États autrichiens.

Le 10 novembre, en son palais du Luxembourg (l’actuel siège du Sénat), la reine-mère sermonne son fils et l’adjure de se séparer de Richelieu. Elle lui reproche en vrac de ménager les protestants, d’opprimer la noblesse et de se désintéresser du bien-être du peuple. Richelieu entre et à genoux défend sa cause. Louis XIII tourne les talons et se retire à Versailles, où il possède un modeste relais de chasse. Les courtisans croient en la victoire de la reine et s’inclinent devant elle.

Là-dessus, le Roi fait appeler Richelieu…lui renouvelle sa confiance dans l’intimité de son relais de chasse, promettant de ne jamais se séparer de lui ; il tiendra parole.

Un courtisan, Bautru, comte de Serrant, prononce alors la fameuse phrase: «C’est la journée des dupes !»

Ayant les mains libres en France, Richelieu entre tardivement dans la guerre de trente ans. Elle s’achèvera par le traité de Westphalie qui :

  • règle les problèmes religieux allemands,
  • règle l’organisation politique allemande sous garanties française et suédoise (libertés allemandes),
  • assure la paix européenne (cas de l’Alsace),
  • fait du Français la langue diplomatique.

 

  • le 10 novembre 1793 : Notre Dame de Paris temple de la Raison.

Après avoir subi le vandalisme de la Révolution, Notre-Dame de Paris se voit imposer une nouvelle religion et devient « temple de la Raison ». La Commune de Paris décide d’y installer le culte de l’Etre suprême. Instaurée par les déistes pour surplomber et incarner la république et ses valeurs, cette nouvelle religion est dans l’esprit de la Convention le moyen de remplacer définitivement la foi catholique.

La révolution montre par là qu’elle est avant tout un mouvement religieux et non politique. Si Louis XVI a été guillotiné dix mois plus tôt c’est à cause de son refus de la constitution civile du clergé qui transformait aussi les dogmes de la foi Catholique.

  • le 10 novembre 1859 : Traité de Zurich.

La signature du traité de Zurich vient mettre un terme à la guerre qui oppose l’empire d’Autriche à la France et au Royaume de Piémont-Sardaigne. Les Autrichiens cèdent à la France la province de Lombardie, qu’elle donne à son tour à la Savoie. En contrepartie, l’Autriche peut conserver la Vénétie, ainsi que les forteresses de Mantoue et Peschiera. En 1860, le Royaume de Piémont-Sardaigne donnera à la France le comté de Nice et le duché de Savoie, condition ayant motivé sa participation à la campagne d’Italie.

  • le 10 novembre 1994 : le journal “Paris-Match” révèle la fille “cachée” de Mitterrand, Mazarine Pingeot.
  • le 10 novembre 1994 : Rome soutien Dom Gérard Calvet, traîné devant les tribunaux pour avoir lutté contre l’avortement.

Le cardinal Silvio Oddi écrit à Dom Gérard traîné devant la justice française à cause de la loi Neiertz.

« Parce que divine, l’Eglise défend les droits de la personne humaine. La vie de l’innocent est un don précieux de Dieu. Comme ce fut rappelé au Mont Sinaï, nul homme n’a le droit de tuer l’innocent, sinon il en répondra devant le tribunal de Dieu. Par votre action pacifique et priante, vous avez voulu, avec vos amis à Grenoble défendre le faible et l’opprimé.

De telles manifestations pourront-elles réveiller la conscience du peuple de France ? Que Dieu vous aide, je suis avec vous par la prière avec Jean Paul II. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré pages 418 et 419). Voir les chroniques du 24 octobre, du 6 décembre, du 10 juin et du 4 juillet,)

  • le 10 novembre 2001 : inondations à Alger.

Les inondations de Bab el Oued font plus de 800 morts. Valeurs Actuelles est le seul journal français, et un des rares média français, à reprendre une dépêche de l’AFP soulignant que le maire d’Alger se trouve à Paris pour le week-end, où il venait de toucher le RMI !

Invasion migratoire

D’Olivier Bault dans Présent :

Dimanche en fin d’après-midi, le navire allemand Sea-Eye 4 débarquait sous les applaudissements 843 « migrants » dans le port italien de Trapani, en Sicile. Lundi, un autre bateau, l’Ocean Viking de l’ONG française SOS Méditerranée, attendait encore au large de Lampedusa de pouvoir débarquer ses 308 immigrants illégaux. Lundi toujours, à la frontière orientale de l’UE, les forces polonaises repoussaient un bon millier d’immigrants arabo-musulmans amenés en Biélorussie par le régime de Loukachenko. C’était le plus gros assaut migratoire qu’ait jamais connu la Pologne qui, comme la Hongrie depuis 2015 et les pays Baltes depuis le mois d’août, a choisi de repousser ces nouveaux colons à tout prix pour dissuader leurs compatriotes de tenter de passer par la nouvelle route migratoire ouverte par le plus proche allié de la Russie.

Dès lundi matin, les autorités polonaises annonçaient l’approche d’une colonne de plusieurs centaines de « migrants » moyen-orientaux côté biélorusse près du point de passage de Kuznica. Leur nombre dans l’après-midi de lundi à proximité de la ligne de barbelés dressée à la hâte par l’armée au mois d’août, en attendant une clôture plus difficile à franchir (voir « Pologne : bientôt une barrière anti-migrants » dans Présent d’hier), était estimé à un millier environ, mais d’autres ont rejoint dans la nuit de lundi à mardi le campement établi par ces candidats à l’immigration illégale, malgré les températures négatives. Depuis mardi matin, le point de passage de Kuznica, où un groupe de « migrants » s’était également attroupé, a été fermé jusqu’à nouvel ordre.

Le nombre de militaires polonais déployés à la frontière pour assister les milliers de policiers et gardes-frontières est désormais passé de dix mille à douze mille, et deux unités de la défense territoriale proches de la frontière ont été mobilisées lundi. Ces unités, créées il y a quelques années, sont constituées de volontaires qui allient vie civile et entraînement militaires réguliers pour pouvoir assurer dans leur région de résidence des missions de sécurité civile, de soutien aux forces armées régulières ou de guerre de partisans sur les arrières d’un envahisseur.

Du côté biélorusse, des coups de feu ont été entendus à plusieurs reprises lundi. Il s’agissait apparemment de militaires ou policiers biélorusses qui tiraient en l’air pour dissuader les immigrants de rebrousser chemin vers l’intérieur de la Biélorussie. Mardi matin, la situation semblait s’être inversée, avec les mêmes Biélorusses qui dissuadaient les nouvelles vagues d’arrivants de s’approcher de la frontière polonaise. D’après le porte-parole du gouvernement polonais, il y aurait entre trois et quatre mille de ces immigrants à proximité de Kuznica et au moins quinze ou vingt mille en ce moment en Biélorussie. […]

Et pendant ce temps, La Croix se veut bien inspirée :

Jean-Joseph Chevalier , sculpteur et peintre, présentation de l’artiste par Paul Rhoads

Par cette vidéo, on entre dans l’intimité familial et artistique de Jean-Joseph Chevalier, terreau propice au dévoilement d’oeuvres offertes à la contemplation. Le regard de Paul Rhoads sur son élève plus de vingt ans après son apprentissage s’inscrit dans la fidélité à la grande tradition de l’Art occidental.

Site de l’artiste : http://www.jeanjosephchevalier.fr/

Saint Jean-Paul II, le héraut de la jeunesse, de la famille, et, de la sainteté

Troisième partie de notre trilogie : Saint Jean-Paul II, le pape de l’Apocalypse

Par Antoine Bordier

Dans la première partie de notre trilogie, nous avons remonté rapidement le fil de sa vie, et, nous nous sommes arrêtés en 1968, l’année de tous les dangers en Pologne. Puis, dans la seconde partie, nous avons évoqué le pape libérateur du communisme, le pape de Fatima. Dans cette dernière partie, nous allons à la rencontre du pape évangélisateur, qui aime le couple, la famille, la jeunesse, et, le sacrement de mariage. Il est un des rares papes à les avoir autant défendus, face à l’avortement, aux divorces, et, à l’euthanasie. Que dirait-il aujourd’hui ? A la fin de sa vie, dans la faiblesse de son âge et de sa maladie, il a ouvert les portes de l’Eglise au 3è millénaire.

Il fait froid, ce soir-là. La nuit a commencé à recouvrir la cité sainte du Vatican. Le vent glacial ne décourage pas les milliers de pèlerins encore présents sur la place Saint-Pierre, comme si un évènement important allait subvenir. Cette nuit, c’est celle de Noël, celle du 24 décembre 1999. Le pape Jean-Paul II se tient debout devant la basilique Saint-Pierre. Un peu voûté, revêtu de sa belle chasuble pailletée aux couleurs rouge et or, il ouvre d’un geste lent la Porte sainte. Il va présider la célébration œcuménique qui suivra cet instant plus que solennel. Derrière-lui, c’est toute l’Eglise catholique, le monde entier qui fait son entrée dans le Jubilé de l’an 2000. Cet évènement planétaire se terminera le 6 janvier 2001. Auparavant, le pape a refermé le millénaire précédent en écrivant, travaillant sans cesse pour rendre plus sainte la jeunesse de notre temps. A travers ces centaines de voyages apostoliques, il a visité presque tous les pays de la planète. Cet infatigable apôtre a initié et lancé les Journées Mondiales de la Jeunesse. Il s’est rappelé ses années où il officiait en tant qu’aumônier des étudiants de Cracovie. Il n’a pas oublié, non plus, ses années, où il s’est retrouvé seul, sans famille, à l’âge de 20 ans.

Dans les années 80, à l’occasion de l’Année Sainte proclamée en 1983-1984, le pape lançait le Jubilé international des jeunes, prélude aux futurs JMJ. Puis, le 31 mars 1985, dans sa lettre apostolique à tous les jeunes du monde il leur adressait ses vœux. Extraits :

« ‶ Toujours prêts à justifier l’espérance qui est en vous devant ceux qui vous en demandent raison ″. Tel est le vœu que je vous adresse, à vous les jeunes, depuis le début de cette année…Si l’homme est la route fondamentale et la route quotidienne de l’Eglise, on comprend bien pourquoi l’Eglise accorde une importance particulière à la période de la jeunesse : elle est une étape-clé dans la vie de tout homme. Vous, les jeunes, vous incarnez précisément cette jeunesse : vous êtes la jeunesse des nations et des sociétés, la jeunesse de toute famille et celle de l’humanité entière ; vous êtes aussi la jeunesse de l’Eglise. Tous, nous portons notre regard sur vous, car tous, grâce à vous, nous redevenons sans cesse, pour ainsi dire, jeunes avec vous. C’est pourquoi votre jeunesse n’est pas seulement votre propriété, propriété personnelle ou celle d’une génération : elle fait partie de l’ensemble de cette durée que tout homme parcourt au long de son itinéraire pendant sa vie, et, en même temps, elle est un bien propre à tous. Elle est le bien de l’humanité elle-même. »

Ses 20 JMJ

Autour de lui, dans la curie romaine, il y avait ceux qui y croyaient, et, ceux qui n’y croyaient pas. Ces-derniers étaient les plus nombreux. Au final, les JMJ ont été un temps béni, un temps de grâces pour l’Eglise et le monde entier. En invitant la jeunesse mondiale à se réunir pendant quelques jours, dans l’un des 15 pays qui les ont organisées, le pape Jean-Paul II aura permis d’endiguer la déchristianisation qui était en cours, dans les années 70-80. Et, notamment, la fuite des jeunes qui trouvaient « les messes ringardes ».

Lors des deuxièmes JMJ, la première s’étant tenue en 1984 à Rome, le pape se rend en Argentine, où l’attendent plus d’1 million de jeunes. Nous sommes les 11 et 12 avril 1987. Auparavant, début d’avril, il s’est rendu au Chili, dans le régime dictatorial d’Augusto Pinochet, qu’il a qualifié de « transitoire ». Puis, à Buenos Aires, il a voulu se rendre proche des victimes des pouvoirs successifs, qui de coups d’Etat en coups d’Etat, ont fait de l’Argentine un pays autoritaire où l’Eglise est restée très divisée entre les partisans du pouvoir et ceux proches du peuple. En 1989, il réunit pour la première fois la jeunesse mondiale en Espagne, à Santiago de Compostella, Saint-Jacques de Compostelle. Là, sur le monte del Gozo (le mont de la Joie), il déclare : « Je suis le Chemin, la Vérité, et, la Vie. » La célèbre phrase de l’apôtre saint Jean, qui fera le tour du monde. Comme il l’avait fait en posant les pieds en France, en 1980, il reprend la formule du questionnement pour s’adresser à la jeunesse. Ils sont plus de 500 000 à l’écouter.

Les jeunes ont soif de Dieu

« – As-tu déjà découvert le Christ, qui est la Voie ? Oui, Jésus est pour nous une voie qui mène au Père – la Voie unique. Quiconque veut atteindre le salut, doit s’acheminer par cette voie. Vous, les jeunes, vous vous trouvez très souvent à un carrefour, ne sachant pas quelle route choisir, où aller; il y a tant de fausses routes, tant de propositions faciles, tant d’ambiguïtés. A ces moments n’oubliez pas que le Christ, avec son Evangile, son exemple, ses commandements, est toujours et seulement la voie la plus sûre, la voie qui débouche sur un bonheur entier et durable.

As-tu déjà découvert le Christ, qui est la Vérité ? La Vérité est l’exigence la plus profonde de l’esprit humain. Les jeunes surtout sont affamés de la Vérité sur Dieu et sur l’homme, sur la vie et le monde. Dans ma première Encyclique Redemptoris hominis j’ai écrit : « L’homme qui veut se comprendre lui-même jusqu’au fond ne doit pas se contenter pour son être propre de critères et de mesures qui seraient immédiats, partiaux, souvent superficiels et même seulement apparents ; mais il doit, avec ses inquiétudes, ses incertitudes et même avec sa faiblesse et son péché, avec sa vie et sa mort, s’approcher du Christ » (n. 10).

As-tu déjà découvert le Christ, qui est la Vie ? Chacun de vous désire tellement vivre la vie dans sa plénitude. Vous vivez animés de grands espoirs, de tant de beaux projets pour l’avenir. N’oubliez pas cependant que la vraie plénitude de vie ne se trouve que dans le Christ, mort et ressuscité pour nous. Seul le Christ est capable de remplir jusqu’au fond l’espace du cœur humain. Lui seul donne la force et la joie de vivre, et cela malgré toute limite ou tout empêchement extérieur. Oui, découvrir le Christ est la plus belle aventure de votre vie. Mais il ne suffit pas de Le découvrir une seule fois. Chaque découverte que l’on fait de Lui, devient une invitation à Le chercher davantage, à Le connaître mieux encore à travers la prière, la participation aux sacrements, la méditation de sa Parole, la catéchèse, l’écoute des enseignements de l’Eglise… »

Ses coups de cœur pour la France

En 1996, le pape se rend, pour la 6è fois, en France. Le 19 septembre, il atterrit à Tours, puis, direction Saint-Laurent-Sur-Sèvre, en Vendée. Là, il rend hommage à saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Il célèbre, également, les martyrs des guerres de Vendée. Le lendemain, à Sainte-Anne-d’Auray, devant plus de 100 000 fidèles, il exhorte les chrétiens à défendre les valeurs de la famille. Le 21, il revient à Tours pour célébrer l’ouverture des festivités du 1600è anniversaire de la mort de saint Martin, l’apôtre des Gaules. Et, le lendemain, sur la base aérienne de Reims, devant plus de 200 000 fidèles, il commémore le baptême de Clovis. Pendant 4 jours, il a célébré la France, son histoire, son évangélisation. Au même moment, les francs-maçons célèbrent la 1ère République, à Valmy, et, 7 000 personnes, à Paris, manifestent contre la commémoration du baptême du Franc.

Un an plus tard, en 1997, à Paris, c’est l’effervescence. La bannière des JMJ qui représente la tour Eiffel servant d’ostensoir eucharistique, comme si les poutrelles métalliques de la célèbre dame de fer s’élançaient vers le Ciel pour accueillir en son sein « Jésus caché », comme aimait à l’appeler la petite voyante de Fatima, Jacinta, flotte un peu partout dans les paroisses parisiennes. Dès les mois de juin et de juillet, le métro et les rues de Paris se parent, aussi, d’affiches aux couleurs et logo des JMJ français. Le cardinal Lustiger, le juif converti qui aurait pu devenir pape, après Jean-Paul II, a soulevé des montagnes de manque de foi et de tiédeur de la part de ses confrères évêques et prêtres qui ne voulaient pas relever le défi d’accueillir la jeunesse. La France, et, son épiscopat seraient-ils devenus méprisants vis-à-vis de l’évêque de Rome et de la jeunesse ? Si l’on peut répondre par la positive, il faut dire que la France a été tancée à plusieurs reprises par les papes. Comme dit l’adage : « Qui aime bien châtie bien. »  Le pape Jean-Paul II, lui, a juste voulu réveiller le vieux pays chrétien. Il avait commencé à le faire en embrassant le tarmac de l’aéroport du Bourget en 1980. A l’époque, le président de la république n’était autre que Valéry Giscard d’Estaing, le président de l’avortement et du divorce.

Un appel à la sainteté

Il avait conclu son premier voyage en tant que pape en France, en posant cette question :

« France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? Permettez-moi de vous demander : France, Fille de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle ? Pardonnez-moi cette question. Je l’ai posée comme le fait le ministre au moment du baptême. Je l’ai posée par sollicitude pour l’Eglise dont je suis le premier prêtre et le premier serviteur, et par amour pour l’homme dont la grandeur définitive est en Dieu, Père Fils et Saint-Esprit. »

A Paris, en 1997, c’est le président Jacques Chirac qui l’accueille. A 77 ans, le pape a une santé incroyable car son emploi du temps est surchargé. Lors ce 79è voyage, le 21 août, il rencontre Chirac, puis, les jeunes au Champ de Mars. Il passe sa nuit en veillée de prières pour les vocations. Le lendemain, il procède à la béatification de Frédéric Ozanam, à Notre-Dame de Paris. Il se rend, ensuite, dans la cathédrale toute neuve d’Evry. Le 23 août, il célèbre plusieurs offices, dont la Messe à Saint-Etienne du Mont. Puis, dans la nuit, il rejoint les 1,2 millions de jeunes agglutinés sur la pelouse de Longchamp. Le lendemain matin, lors de la Messe de clôture, Marie-Laure, une jeune mariée a fait le déplacement : « Oui, avec mon mari, nous sommes venus de la porte Maillot à vélo. Ce n’est pas très raisonnable, car je suis enceinte. Mais, c’est formidable d’être-là. » Le pape, lui, est venu en papa-mobile blindée. Il a revêtu sa belle chasuble offerte par le couturier français Jean-Jacques de Castelbajac. Il s’adresse aux jeunes :

« Très chers jeunes, soyez saints, car le manque de sainteté est ce qui rend le monde triste ! Les saints auxquels vous vous inspirez continuent d’exercer une fascination extraordinaire, car ils ont consacré sans relâche leur existence au Christ. Et, sans le vouloir, ils ont donné origine à un style évangélique “révolutionnaire” qui continue, aujourd’hui encore, à fasciner tant de jeunes, et pas seulement les jeunes. »

Un écrivain hors-pair qui défend la famille et le mariage

L’évangélisateur-voyageur est, aussi, un amoureux des lettres. De JMJ en JMJ, de voyages en voyages, de discours en discours, l’homme en blanc transforme ses souffrances – celles de 1981 et de 1982, où à Fatima, lors d’une deuxième tentative d’assassinat, qui échoue de peu, le colosse de la liberté ressort blessé. Son sang versé se mêle à l’encre d’écriture. Il écrira 14 encycliques, dont les plus célèbres restent Redemptoris Hominis, au début de son pontificat, Redemptoris Mater, en 1987, Redemptoris Missio, en 1990, Centesimus Annus, en 1991, Veritatis Splendor, en 1993, Evangelium Vitae, en 1995, et, Ecclesia de Eucharistia, en 2003. A travers ses écrits, ses 23 livres, ses 15 exhortations apostoliques, ses 12 constitutions, ses 28 motu proprio, ses 42 lettres apostoliques et ses 26 lettres aux prêtres pour le Jeudi Saint, il traite principalement des sujets de la doctrine familiale, de la doctrine sociale, des sacrements, et, de la vocation. Il est infatigable pour défendre la famille et le sacrement de mariage. Il parle, aussi, de la sexualité, du corps, de la contraception. Au sujet du mariage, il invite le futur couple, l’homme et la femme « à apprendre à être ensemble avant de s’engager dans une relation plus intime. Ils devraient apprendre à se comporter l’un vis-à-vis de l’autre, à être patients, à s’entendre, à se comprendre mutuellement». En 1962, il publie, alors qu’il n’est pas encore pape, « Amour et responsabilité ».

Au sujet du mariage et du divorce, il écrit dans sa lettre Mulieris Dignitatem, à l’occasion de l’Année mariale de 1988 : « Jésus fait référence au « commencement » devant ses interlocuteurs qui connaissaient la Loi en professionnels : les scribes ! La question posée est celle du droit de l’homme de ‶répudier sa femme pour n’importe quel motif″ (Mt 19, 3); et donc aussi du droit de la femme, de sa juste place dans le mariage, de sa dignité. Les interlocuteurs pensent avoir pour eux la législation de Moïse en vigueur en Israël: ‶ Moïse a prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie″ (cf. Mt 19, 7). Jésus répond: ‶C’est en raison de votre dureté de coeur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes; mais dès l’origine il n’en fut pas ainsi″ (Mt 19, 8). Jésus se réfère au « commencement », à la création de l’être humain comme homme et comme femme, et à la disposition de Dieu qui a pour fondement le fait que tous les deux ont été créés à son image et à sa ressemblanceC’est pourquoi, lorsque l’homme « quitte son père et sa mère » pour s’attacher à sa femme, au point que les deux deviennent « une seule chair », la loi qui vient de Dieu lui-même demeure en vigueur : « Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer » (Mt 19, 6) »

 

Le lutteur de Dieu termine sa course

Après avoir autant alerté, autant écrit, autant exhorté, autant prié, autant voyagé, le vieil homme en blanc aurait le droit de se reposer. Certains de ses proches lui ont soufflé à l’oreille : « Pourquoi ne démissionneriez-vous pas ? » Il répondait : « Jusqu’à la fin ». Il est vrai que la fin de sa vie a été un chemin de croix, parsemé de chutes, de douleurs et de maladies. La première des chutes est, très certainement, d’ordre eschatologique et géo-politique à la fois. Certes, il ne parlait pas de « 3è guerre mondiale », celui qui a fait entrer l’Eglise dans le 3è millénaire. Mais, il n’a pas pu empêcher que Georges Bush déclare sa guerre à l’Irak. On connaît, malheureusement la suite et les mensonges, qui pourraient faire l’objet d’une condamnation sans précédent d’un tribunal international, sur l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis. Il n’avait pas pu empêcher, non plus, la guerre des Balkans. Une autre guerre est à l’œuvre depuis quelques années : celle qu’il mène pour sa propre guérison. Il lutte contre la maladie, depuis son attentat de 1981. Il a été transfusé avec du sang contaminé. Puis, dans les années 90, il lutte contre la maladie de Parkinson. Il a chuté physiquement à plusieurs reprises, et, s’est cassé le col du fémur. Il se déplace désormais comme un lutteur.

L’année 2005 est l’année de son départ vers le Ciel. Le lutteur de Dieu termine sa course planétaire. Il est hospitalisé plusieurs fois, à la suite de crises de spasmes du larynx. Le 2 avril, la sœur polonaise, qui l’accompagne depuis qu’il est pape, lui lit l’Evangile de saint Jean. Il est 21h37, en Italie, quand il meurt à la suite de son coma, dans sa chambre, au Vatican. Il part vers le Ciel, la veille de la fête de la Miséricorde Divine.

 

Son dernier message

Peu le savent, mais celui qui a eu le 3è plus long règne de la papauté, avait un dernier message pour le monde. Lui, qui avait du mal à parler distinctement, voulait vivre au moins jusqu’au 3 avril 2005. Ce dimanche, vers midi, l’amoureux de la Vierge Marie, le jour de la fête de la Miséricorde Divine, voulait prononcer ces quelques mots :

« Le joyeux alléluia de Pâques résonne encore aujourd’hui. La page de l’Evangile d’aujourd’hui, de saint Jean, souligne que le ressuscité, le soir de ce jour-là, est apparu aux apôtres et ‶leur a montré ses mains et son côté″ (Jn 20,20), c’est-à-dire les signes de sa douloureuse passion, imprimés de façon indélébile dans son corps même après la résurrection. Ses plaies glorieuses, qu’il a fait toucher à Thomas l’incrédule huit jours plus tard, révèlent la miséricorde de Dieu, qui ‘a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils’ (Jn 3,16). Ce mystère d’amour est au centre de la liturgie d’aujourd’hui, en ce dimanche in Albis, dédié au culte de la miséricorde divine ».

Il ajoute que : « l’humanité qui parfois semble perdue et dominée par le pouvoir du mal, de l’égoïsme et de la peur, le Seigneur ressuscité offre le don de son amour qui pardonne, réconcilie, et rouvre l’âme à l’espérance. C’est un amour qui convertit les cœurs et donne la paix. Combien le monde a besoin de comprendre et d’accueillir la miséricorde divine ! »

Puis, il termine par une prière :

« Seigneur, qui par ta mort et ta résurrection révèle l’amour du Père, nous croyons en toi et avec confiance nous te répétons aujourd’hui : ‶Jésus, j’ai confiance en toi. Aie miséricorde de nous et du monde entier″ ».

Des saints par millier

Il aura tout fait. Il aura soulevé des montagnes, réchauffé la foi qui s’affadissait, fait près de 30 tours du monde, prononcé plus de 20 000 discours, et, écrit près de 100 000 pages, soit 50 bibles. Mais, surtout, ce qu’il a fait en béatifiant près de 1400 personnes, et, en officiant près de 500 canonisations, est inimaginable. Comme si le pape Jean-Paul II avait vu et anticipé le monde déboussolé, sans repère qui allait s’avancer dans la nuit. A titre de comparaison, le pape Paul VI qui a eu un pontificat plus court, mais de 15 ans quand-même, aura béatifié et canonisé, en tout, près de 150 personnes.

Le champion du monde de la sainteté a élevé au plus haut degré de la vie chrétienne ordinaire, des couples, des enfants, des célibataires, des mères, des pères, des prêtres et des religieux, des novices, des convertis. Citons-en quelques-uns. Parmi les bienheureux, il y a, en cette année dédiée à saint Joseph, André Bessette. Ce religieux canadien est devenu saint en 2010. A travers une vie d’épreuves et de souffrances, l’Eglise lui doit la dévotion au père adoptif du Christ. Et, la célèbre basilique du Mont-Royal, au Québec. Il y a, aussi, les 99 martyrs de la ville d’Angers, béatifiés en 1984. Ils furent exécutés entre 1793 et 1794 lors de la folie meurtrière et génocidaire révolutionnaire. En 1990, il béatifie Pier Giorgio Frassati, dont la cause de canonisation est toujours en cours. Lors des JMJ de 1989, en Espagne, il l’avait donné en exemple à la jeunesse du monde entier. Le 13 mai 2000, il béatifie les voyants de Fatima, Jacinta et Francisco Marto (frère et sœur). Le pape François les canonisera en 2017. A plusieurs reprises, il béatifie des martyrs de la guerre d’Espagne, du Mexique. Il béatifie Mère Teresa, devenue sainte en 2016.

Parmi les saints, retenons Maximilien Kolbe, les 103 martyrs de Corée. Claude La Colombière, le confesseur de sainte Marguerite-Marie Alacoque. La très célèbre Faustine Kowalska, l’apôtre de la Miséricorde Divine. Joséphine Bakhita fut enlevée à l’âge de 5 ans, au Soudan. Vendue comme esclave, elle est torturée à plusieurs reprises. Elle devint religieuse, et, pardonna à ses bourreaux. Le 16 juin 2002 était canonisé Padre Pio. Il a porté les stigmates du Christ pendant 50 ans. Le pape Jean-Paul II l’avait rencontré alors qu’il était un jeune prêtre. Le 6 octobre 2002 était canonisé le fondateur de l’Opus Dei, l’abbé Josemaria Escrivá de Balaguer. Pour finir, citons Jeanne Beretta Molla, épouse et mère de famille qui est morte à l’âge de 39 ans d’une tumeur à l’utérus, parce qu’elle avait refusé des soins, qui auraient provoqué la mort de l’enfant qu’elle portait. Jean-Paul II, quant à lui, est béatifié le 1er mai 2011 par le pape Benoît XVI. Le 27 avril 2014, il est canonisé par le pape François.

Des zones d’ombre ?

Terminons cette trilogie par une zone d’ombre : celle de la pédophilie. Si Jean-Paul II n’a pas dénoncé comme il aurait dû faire, les agissements de certains prêtres comme le fondateur des Légionnaires du Christ, l’abbé Marcial Maciel Degollado, il a travaillé sur le sujet. En 2002, il déclarait :

« Il n’y a pas de place dans la prêtrise et dans la vie religieuse pour ceux qui feraient du mal aux jeunes ».

Aujourd’hui, alors que l’Assemblée plénière de la Conférence des Evêques de France vient de terminer ses travaux sur le sujet, le pape, s’il était encore en vie, leur demanderait sans doute « de réduire à l’état laïc tous les prêtres qui ont commis de telles fautes. Et, à faire réparation sans délai. »

Texte réalisé par Antoine Bordier, auteur, consultant et journaliste

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Des « bêtises »…

C’est comme ça, on n’y peut rien : de temps à autre, un mot vous saute à la figure, non pas une fois, mais deux voire trois au même moment provoquant alors des associations d’idées. C’est le cas pour le mot « bêtise » apparu concomitamment dans deux situations bien différentes. La première est à l’occasion de la lecture du numéro hors-série de la revue FRONT POPULAIRE, intitulé « Macron. Droit d’inventaire » ; la seconde à l’occasion de la déambulation dans le Drancy de son enfance d’un journaliste-éditorialiste quelque peu sous les feux de l’actualité et à la faveur d’une émission pilotée par M.Morandini.

Dans la revue, M.Onfray s’adresse à M.M. avec comme un soupçon de familiarité gouailleuse :

« Mon cher Manu, Mon Chéri, je me permets en effet cette familiarité, mon cher Manu, car des photos t’ont récemment montré partout sur la toile aux Antilles enlaçant un beau black bodybuildé en prison et luisant de sueur tropicale, ce qui semblait te ravir jusqu’au plus profond » (Article Obscénité).

Et à l’article Verbigération [NDLR : Dévidage automatique de mots ou de phrases entières, sans suite et incohérents, que l’on rencontre surtout dans les états démentiels], Mme Ingrid Riocreux précise que M.M. a dit à ce beau black :

« Il faut pas refaire des bêtises, hein ? Les braquages, c’est fini ! Tu me l’as dit, t’oublies pas » (p.109).

Dans l’émission de CNews, M.Z. est confronté à un homme d’une trentaine d’années, dont l’animateur expose qu’il est né en Algérie, a la double nationalité et « a fait quatre ans de réclusion criminelle pour vol en bande organisée avec arme et a eu plusieurs condamnations pour violence aggravée ». Dans le cadre de la conversation (les propos dudit trentenaire sont très peu audibles ; on entend cependant qu’à un moment, il dit : « C’est à cause de mon père aussi que j’ai fait beaucoup de bêtises »), M.Z. lui répète avec force deux propos : « ce n’est pas à cause de votre père, c’est à cause de vous, c’est vous qui êtes responsable » et « c’est pas des bêtises, c’est des délits, arrêtez de tout banaliser… arrêtez ce langage enfantin et puéril » (entre 23’ et 27’).

Il se trouve que, présentement, c’est M.M. qui est Président de la République. C’est bête….

Les fidèles de Notre-Dame du Travail (Paris 14e) restent mobilisés en attendant la réponse de Mgr Aupetit

Le collectif Paris Tradition 14e communique :

En ce 8ème dimanche consécutif de mobilisation des fidèles de Notre-Dame du Travail, le chapelet a été récité devant l’église où la messe traditionnelle était célébrée jusqu’à la décision brutale d’interdiction prise par Mgr Aupetit. Cette prière publique était dite pour l’unité de l’Eglise catholique et la restauration de la messe traditionnelle à Paris. Le chapelet sera reconduit dimanche prochain 14 novembre à 17h45.

Lettre à Mgr Aupetit

A l’issue du chapelet, les fidèles ont évoqué la lettre commune envoyée à Mgr Aupetit (voir ici), dont le collectif Paris Tradition 14 est signataire, lui demandant de laisser les fidèles vivre l’expérience de la Tradition dans le diocèse de Paris. La lettre étant assortie d’une demande explicite de rendez-vous avec le chef du diocèse de Paris.

De plus, le collectif invite les fidèles à se rendre ou à s’unir par la prière aux prochains chapelets organisés pour la défense de la messe traditionnelle devant les bureaux de l’archevêché 10 rue du Cloître Notre-Dame mardi 09/11 à 13h, en l’église St-Georges de La Villette à 17h, devant St-François-Xavier mercredi 10/11 à 19h15, ainsi qu’à la manifestation devant la nonciature apostolique (10 av. du Pdt Wilson) samedi 13/11 à 12h.

Ad Majorem Dei gloriam.

Collectif Paris Tradition 14

L’affaiblissement du droit pénal dans l’Eglise, une conséquence du sacro-saint Concile Vatican II

Dans Res Novae, le père Alexis Vernet analyse les vicissitudes contemporaines du droit pénal de l’Église, qui ont permis de laisser faire les abus que que l’on sait; Extrait :

[…] Le Code de 1983 se limite à 89 canons et 2 parties en son Livre VI consacrées aux sanctions dans l’Église en excluant toute définition doctrinale. En comparaison celui de 1917 traitait du droit pénal en 220 canons et 3 parties dans son livre V des délits et peines. La matière a donc été nettement remaniée d’un Code à l’autre avec une attention accentuée sur l’utilité pastorale du droit pénal sous la poussée du courant dit « pastoraliste » du jésuite Peter Huizing animé par la revue Concilium. Seuls les exceptions aux lois, les non recours éventuels aux procès et aux sanctions canoniques, l’allégement des formalités juridiques ont une importance pastorale.

C’était oublier que la justice, les normes générales, les procès, les sanctions, chaque fois qu’ils s’avèrent nécessaires sont requis dans l’Église pour le bien des âmes. Le canon 6 du nouveau Code avait abrogé expressément toute autre loi pénale existant auparavant. Les travaux préparatoires ont été longs et les discussions retracées dans la revue Communicationes publiée par le Conseil pontifical pour les textes législatifs dans ses livraisons des années 2012-2017. Ces débats ont mis en lumière des questions fondamentales, à commencer par l’existence même d’un droit pénal de l’Église. La question a été posée lors des travaux d’élaboration du Code de l’utilité de maintenir un droit pénal après le Concile Vatican II.

Pour l’école du droit public ecclésiastique, qui a connu son apogée dans les années précédant le Code de 1917 qu’elle a profondément marqué, l’existence d’un droit pénal dans l’Église était évidente. Outre la tradition historique de la discipline pénitentielle dans l’Église ancienne et durant le Moyen Age, cette école soutenait que l’Église constitue une société juridiquement parfaite tout comme l’État et que le propre de toute société est de posséder un pouvoir coercitif sur ses membres. Le Code de 1917 s’inscrivait dans cette perspective, spécialement son livre V dont le c. 2214 § 1 affirmait le droit propre et originel de l’Église d’user d’un pouvoir coercitif.

A cette ecclésiologie fondée sur l’idée de société parfaite s’oppose une ecclésiologie fondée sur la notion de communion dont les grands promoteurs sont le cardinal Antonio Rouco Varela, Libero Gerosa et Eugenio Correco[3]. Cette école, partisane d’une Église-Peuple de Dieu contre l’Église-hiérarchie du Code de 1917, s’interroge sur le maintien d’un pouvoir coercitif dans l’Église. Ce pouvoir empiète sur la compétence du pouvoir civil et contredit la déclaration sur la liberté religieuse du Concile Vatican II.

« C’est donc tout le droit pénal qui, dans cette théorie, doit perdre sa nature rétributive, pour devenir un système pénitentiel sui generis dans lequel la sanction principale, l’excommunication latæ sententiæ, n’a plus qu’un effet déclaratif d’une situation de non communion dans laquelle l’intéressé s’est lui-même placé. »[4]

Malgré tout, le droit pénal est maintenu in extremis, mais au rabais. Le premier canon du Titre I de la Première Partie du Livre VI c. 1311, dont la présence même tient du miracle, ne serait qu’un vestige suranné de nature « jusnaturaliste » incompatible avec la lecture du Concile Vatican II et la nouvelle conception du droit ecclésial ; ce canon « mal aimé » mais fondamental est formulé ainsi : « L’Église a le droit inné et propre de contraindre par des sanctions pénales les fidèles délinquants ». Mais ce droit pénal est relégué à un rôle supplétif. Ainsi le droit pénal « apparaît-il repoussé aussi loin que possible derrière l’impérieuse loi de charité » (Olivier Échappé).

La réforme « réactionnaire » de 2021, préparée par Benoît XVI

Le pape Benoît XVI a jeté un regard critique en ces termes :

« Le droit pénal ecclésiastique avait fonctionné jusqu’à la fin des années 1950 ; il n’était certes pas parfait – il y a là beaucoup à critiquer – mais quoi qu’il en soit, il était appliqué. Mais depuis le milieu des années 1960, il ne l’a tout simplement plus été. La conscience dominante affirmait que l’Église ne devait plus être l’Église du droit mais l’Église de l’amour, elle ne devait plus punir. On avait perdu la conscience que la punition pouvait être un acte d’amour. […] Il y a eu dans le passé une altération de la conscience qui a provoqué un obscurcissement du droit et masqué la nécessité de la punition. En fin de compte est intervenu un rétrécissement du concept d’amour […] qui existe aussi dans la vérité. »[5]

Une Église méprisant son droit aurait toute chance d’être non pas une Église de charité mais une Église de l’arbitraire.

Le remaniement de l’ordonnancement canonique était donc tel que le nouveau système pénal partit pratiquement « de zéro » après 1983.

« Le nombre des délits caractérisés avait été réduit de manière drastique aux seuls comportements d’une gravité spéciale, et l’imposition de sanctions, soumises aux critères d’appréciation de l’Ordinaire [l’évêque pour faire court], qui étaient inévitablement différents. »[6]

Le Secrétaire du Conseil Pontifical pour les Textes législatifs ajoute :

« Certains canons du Code lui-même contiennent en effet des invitations à la tolérance qui pourraient parfois être indûment vues comme une volonté de dissuader l’Ordinaire de l’utilisation des sanctions pénales, là où cela serait nécessaire pour des exigences de justice ».

Le regretté cardinal De Paolis parlait d’« inadéquation du système pénal. » Le cardinal Ratzinger a adressé une requête dès le 19 février 1988, soit 5 ans après la promulgation du Code, où sont dénoncées les conséquences négatives produites par certaines options du nouveau système pénal. L’incurie des évêques est compensée par une forte centralisation vers les congrégations romaines (pour la Foi, pour le Clergé et pour l’Évangélisation des Peuples dont relèvent 50% des Églises particulières) et une inflation de textes correctifs. Concrètement, au ras des officialités, les procédures pénales ont été si rares que les juges balbutient, la jurisprudence étant quasi inexistante.

C’est pourquoi devant la misère du droit pénal Benoît XVI s’est attelé à une réforme en profondeur du livre VI. Après 12 ans de travaux le nouveau Livre pénal a été promulgué et entre en vigueur le 8 décembre 2021 : c’est de fait un retour à l’esprit du droit pénal de 1917 tant décrié durant les années postconciliaires.

Seulement 66 veillées pour la vie

Des veillées pour la vie :

L’urgence qu’une grande prière pour la vie traverse le monde » dont nous parlait Jean Paul II dans Évangelium vitae est plus que jamais d’actualité : loi bioéthique passée cet été autorisant la PMA sans père , eugénisme, lois sur l’allongement du délai d’IVG et sur l’euthanasie en préparation, 230 000 IVG  par an …. La culture de mort s’ancre de plus en plus dans notre société. Prions pour que règne la culture de Vie advienne. Prions pour les femmes enceintes, prions pour les malades , prions pour les mourants, prions pour les familles, prions pour les politiques, prions pour les associations, prions pour les médecins.

A la veille de l’Avent, où nous allons attendre le Christ, petit et faible, prions. Prions dans chaque paroisse, dans chaque communauté , que partout dans le monde , s’élève une grande prière pour la Vie.

–> Inscrire une veillée 

–>Vêpres en forme ordinaire et extraordinaire, trame de veillée et affiche libre téléchargement.

Non-famille et criminalité

Lu sur IFN, suite à deux meurtres à Chicago :

[…] Si, dans ces deux cas tragiques, les parents ne sont peut-être pas responsables, la déclaration exprime une vérité que trop de gens ne veulent pas entendre : les enfants issus de familles brisées ou jamais formées obtiennent de mauvais résultats dans toute une série de domaines. Comme le montrent les recherches menées par la gauche, la droite et le centre, ces enfants sont beaucoup plus susceptibles de commettre des crimes et d’en être victimes. Ils sont également plus susceptibles d’être pauvres, d’avoir de mauvais résultats et d’abandonner l’école, de consommer des drogues et de l’alcool, d’avoir des relations sexuelles précoces et plus fréquentes, d’avoir un enfant hors mariage et d’être incarcérés. En outre, des études montrent qu’une forte concentration de familles brisées ou jamais formées dans une communauté exacerbe ces résultats déjà mauvais. La National Fatherhood Initiative et le Marriage and Religious Research Institute sont deux sites qui mettent cela en lumière. Sans surprise, au moins un auteur et les deux victimes des tragédies susmentionnées étaient issus de familles jamais formées ou brisées.

De manière significative, Chicago a un taux élevé de naissances hors mariage. Alors que la ville affiche un taux global de naissances hors mariage de 42 %, la communauté la plus durement touchée par la criminalité – la communauté noire – affiche un taux de plus de 75 % (contre moins de 25 % pour les Blancs et moins de 50 % pour les Hispaniques). Pour l’anecdote, le taux national de naissances hors mariage pour les enfants noirs est de 70 %, contre 28 % pour les Blancs et 52 % pour les Hispaniques.

Il ne s’agit pas de dénigrer les parents qui élèvent des enfants dans des familles monoparentales. Bien que de nombreux parents célibataires, si ce n’est la plupart, (en grande majorité des mères célibataires) fassent un travail héroïque pour élever leurs enfants, le bon sens et les statistiques soulignent une vérité que nous connaissons tous intuitivement : les enfants se portent mieux lorsqu’ils sont élevés par un père et une mère mariés. […]

Allocution d’Emmanuel Macron du 9 novembre : agenda démocratique ou agenda davocratique ?

Analyse d’Alliance pour la France :

Emmanuel Macron a livré aujourd’hui une prestation emblématique des deux agendas qui façonnent notre vie publique et plus gravement notre destin.

Il a présenté en apparence les étapes de l’agenda démocratique qui trouvera son acmé dans l’élection présidentielle en 2022.

Il dresse d’abord un bilan de sa politique sanitaire, confirme la 3ème dose pour les plus de 65 ans, exhorte les non-vaccinés à la faire, non plus pour « protéger les autres » mais pour « se protéger eux-mêmes », les enjoignant manifestement à rester dans leur égoïsme si outrageusement dénoncé le fameux 12 juillet. Emmanuel Macron vante son bilan sanitaire mais demeure dans l’optique d’un schéma vaccinal à accomplir pour les uns et à poursuivre pour les autres. A l’issue de l’intervention, nous ne savons toujours pas si une bataille a été gagnée, si la guerre a été pliée, où s’il faut encore construire des armes de guerre. Nous n’avons aucune échéance sur le plan de bataille. Bref, nous avons l’impression de vivre un guerre, avec une arme absolue – le vaccin, dont les commandes massives ont montré le caractère vital, une armée – les soignants – décimée par le honteux passe sanitaire et cyniquement remerciée, et un ennemi – le virus dont on ne connaît plus trop la forme – quel variant ? quelle vague ?

Le Président de la République dresse un bilan soviétique de ses « réussites » sociales et économiques : le taux de croissance est de 6%, le pouvoir d’achat des bas salaires a augmenté de 170 €, le taux de chômage n’a jamais été aussi bas depuis 15 ans et l’on se prend même à viser le plein emploi. Les dépenses publiques sont réelles certes mais visent un investissement massif et un soutien aux entreprises en difficultés, dispositif maintenu. L’ordre public est assuré par une politique de sécurité irréprochable. Le chiffrage technocratique est habilement asséné mais les Français voient dans ce panorama une France qu’ils ne vivent pas, une para-France, celle d’un discours qui rappelle le maquillage du réel par le Parti communiste d’Union Soviétique comme le décrit excellemment Michel Heller dans La Machine et les Rouages.

Naturellement, un bilan si brillant appelle une poursuite dans l’action. « Les résultats sont là mais du travail reste à faire », bien entendu… Emmanuel Macron a effectivement esquissé les axes de sa campagne que l’on peut rassembler autour d’une perspective : incarner le nouveau parti de l’Ordre et rassembler toutes les forces de l’extrême-centre. Le candidat Macron a tracé les contours de sa politique sociale post-2022 : obligation pour les chômeurs de répondre favorablement à des offres d’emploi sous peine de suspension des allocations chômage (qui rappellent la loi TEPA sous Sarkozy), repenser les régimes des retraites en éliminant les régimes spéciaux et en alignant le public et le privé, augmentation de l’âge légal de départ à la retraite et assouplissements divers. A noter, la construction de nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR, scellant l’alliance entre impératifs écologiques et politique nucléaire. Emmanuel Macron a réaffirmé la continuité de sa politique de sécurité et a maintenu le régime du passe sanitaire dans les restaurants, bars, lieux de culture et salle de sport. Le tout couronné par un « Croire en la France » qui rappelle le slogan de campagne d’Edouard Balladur en 1995. Ce nouveau parti de l’Ordre a des atouts en main. Il a lui-même crée le chaos qu’il se propose de résoudre et peut opérer de fait une séduction sur l’électorat.

Il faut l’admettre. La prestation de Macron a été réussie. Il a occupé la scène et nous a habilement caché les coulisses, beaucoup plus finement en tous cas que ce sinistre 12 juillet. Derrière la scène de l’agenda démocratique, l’agenda davocratique était subtilement structurant dans son intervention.

La politique sanitaire reste d’actualité. En conditionnant le passe sanitaire à la 3ème dose pour les plus de 65 ans et en évoquant l’éligibilité du « rappel » pour les 50-65 ans, E. Macron floute les frontières médicales des populations à risques pour faire intervenir un seuil arbitraire de 50 ans. Ne serait-ce pas une tactique pour grignoter les tranches d’âge et finir par faire avancer la généralisation de la 3ème dose. Le flou dans le calendrier et dans les publics visés permet de le penser. Rien n’a été dit sur les effets secondaires notamment du vaccin Moderna sur les moins de 30 ans selon la Haute Autorité de Santé qui n’est pas nécessairement une instance complotiste. Ne parlons pas des révélations sur le docteur Fauci et la »recherche sur les gains de fonction » qui ont défrayé la chronique ces derniers jours. Bref silence radio sur ces questions. Nous restons dans la mystique vaccinale du vaccin sauveur du chaos pandémique, le narratif de Klaus Schwab dans Covid-19, La Grande Réinitialisation.

L’insistance sur les politiques sociales aurait de quoi surprendre si l’on ne mettait l’intervention en contexte. Klaus Schwab, dans le livre précité, appelle assez pompeusement à un « nouveau contrat social ». Macron a tracé les contours de ce nouveau contrat : la « liberté » conditionnée par la « responsabilité ». La responsabilité est précisément l’adaptation au monde nouveau créé par le paradigme de la Grande réinitialisation. Que doit-on lire derrière ce terme de « responsabilité » ? Vaccination ? Acceptation du traçage ? On remarquera que le Président n’a pas évoqué le moindre retour à la vie d’avant comme s’il avait intégré le « Jamais » de Schwab. Au contraire, il faut maintenant se projeter vers l’avenir dans une vision presque mystique. Il faut ouvrir des perspectives, « croire » en la France, en ceux qui la pilotent et en ceux qui sont initiés aux nécessité du temps. Il existe désormais deux catégories : les élites initiés aux mystères de la 4ème révolution industrielle, qui savent ce qu’il faut pour l’homme et le reste de l’humanité, non initiée, ne pouvant faire autre chose que suivre. Laisser s’exprimer les non-initiés, leur donner voix au chapitre est sacrilège. C’est laisser l’ignorance à la barre. La suspension patente des libertés fondamentales, la crise évidente des institutions démocratiques en France sont le signe inquiétant de cette tyrannie des initiés qui rendent obsolète le schéma démocratique. La bulle cognitive des initiés est celle du changement de l’homme, du changement d’homme. Le Club de Rome a bien précisé dans les années 70 que « L’ennemi c’est l’humanité elle-même ». La COP 26, dont Macron n’a que peu parlé, est dans la poursuite de cette idéologie. Derrière les initiés, derrière la scène du personnage Macron, il y a Bill Gates, Klaus Schwab, leur fusion du biologique et du numérique, l’élaboration d’un homme augmenté, avec des codes nouveaux, des désirs nouveaux, des renoncements nouveaux, un homme augmenté qui n’est plus l’homme, car l’homme est l’ennemi. Il faut avoir cela à l’esprit lorsqu’on écoute Macron… Comment faire pour forcer la main de sociétés protectrices jusqu’alors des libertés fondamentales. En trouvant les modèles politiques ailleurs : le modèle chinois n’est sans doute pas une fin en soi mais il est adopté avec zèle par beaucoup de pays occidentaux justement comme un instrument de transition politique à mon sens afin d’assurer la transition anthropologique.

Enfin, le Président de la République nous a gratifiés des enjeux géopolitiques de demain. Là encore, l’élève Macron a presque dépassé le maître Schwab. « Croire en la France » signifie bien garder un Etat, un fantôme de France en ayant pris soin de la dépouiller de ses ancrages historiques, mémoriels, civilisationnels. Macron voit l’avenir de la France dans une plus grande « indépendance » vis-à-vis des Etats-Unis et de l’Asie. Malin. Ce faisant, il adopte la géopolitique du Great Reset visant à une régionalisation du monde. Les Etats, selon Schwab, demeurent mais s’intègrent fortement à de grands ensembles qui ont une force économique et géopolitique supérieure aux Etats. Le credo de Macron sur l’Europe s’inscrit pleinement dans cette perspective.

La régionalisation, Macron le sait, est le point d’étape d’une plus grande intégration politique au niveau mondial.

A titre d’exemple, le bureau régional de l’OMS a chargé en septembre 2021, la Commission paneuropéenne de la santé et du développement durable de formuler des recommandations. Il ressort de ce rapport plusieurs conclusions : une idéologie « One Health, une seule santé », une politique de santé unifiée dans une acception très large du terme « santé » allant de l’écologie, à la santé animale, environnementale et humaine, la création d’un Conseil mondial de la santé sous la responsabilité du G20, une instance destinée à être décidément de plus en plus décisionnelle. De surcroît, lorsqu’à la COP 26, le Prince Charles, au demeurant fondateur avec Klaus Schwab de la Grande réinitialisation, affirme que nous avons besoin d’une « vaste campagne de type militaire » pour mobiliser la force du secteur privé mondial, que public et privé doivent s’unir dans une action qui ne peut être que globale, on ne peut que reconnaître la constitution patiente d’un Nouvel Ordre Mondial qui investit le domaine sanitaire, écologique dans un objectif qui me semble politique mais aussi anthropologique. Ne pas entendre cela, dans les mots de Macron, revenait à se laisser berner par son habileté et à rester les yeux rivés sur la scène.

Tiens ! Un absent dans cette allocution du 9 novembre. Oh ! il est vrai qu’évoquer la Résistance eût été vis-à-vis des maîtres en soumission du plus mauvais effet…

“Tous les assouplissements prévus sont reportés”

Et les personnes de plus de 65 ans doivent prendre leur 3e dose d’un vaccin toujours aussi peu efficace :

“Le vaccin ne suffit pas. Tous les assouplissements prévus sont reportés. Le masque sera maintenu à l’école. “

Emmanuel Macron appelle à “l’esprit de responsabilité des 6 millions” de personnes “qui n’ont reçu aucune dose de vaccin”.

En avril prochain, dîtes non à la 2e dose de Macron.

Le Conseil Constitutionnel censure l’accès au statut vaccinal des élèves

A quelques heures de la nouvelle déclaration de guerre au Covid d’Emmanuel Macron depuis son PC de combat face aux caméras, le Conseil Constitutionnel a censuré l’accès des directeurs d’établissements scolaires au statut vaccinal des élèves, mais a validé la prolongation du pass sanitaire jusqu’à fin juillet 2022, dans une décision rendue publique mardi.

S’agissant de la prorogation du cadre juridique organisant le régime d’état d’urgence sanitaire, la décision du Conseil constitutionnel rappelle que la Constitution n’exclut pas la possibilité pour le législateur de prévoir un régime d’état d’urgence sanitaire. Il lui appartient, dans ce cadre, d’assurer la conciliation entre l’objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé et le respect des droits et libertés reconnus à tous ceux qui résident sur le territoire de la République.

À cette aune, le Conseil constitutionnel relève que l’article 1er de la loi déférée se borne à reporter au 31 juillet 2022 le terme des dispositions organisant le cadre juridique de l’état d’urgence sanitaire. Cet article n’a ainsi ni pour objet ni pour effet de déclarer l’état d’urgence sanitaire ou d’en proroger l’application.

[…]

Il juge, d’autre part, que si ces mesures peuvent intervenir en période électorale, la présentation du « passe sanitaire » ne peut être exigée pour l’accès aux bureaux de vote ou à des réunions et activités politiques. Par ailleurs, ces mesures peuvent faire l’objet notamment d’un référé-liberté de nature à assurer le respect par le pouvoir réglementaire du droit d’expression collective des idées et des opinions.

C’est arrivé un 9 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 09 novembre 1399 : début du règne de Jean V.

Ce jour débute le règne de Jean V, duc de Bretagne, fils du duc Jean IV. Jean V n’a que 10 ans lorsque son père décède, et c’est donc sous la tutelle de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, que Jean V commence à exercer sa fonction de duc de Bretagne. Aux côtés des Français pendant la guerre de Cent Ans, Jean V défie à de nombreuses reprises les Anglais, et ce, tout au long de ses 42 années de règne. Il décède en 1442.

  • 22 août – 9 novembre 1621 : fin du siège de Montauban.

Pour comprendre comment le Roi Louis XIII et le cardinal de Richelieu ont restauré l’unité de l’Etat en France il faut voir la chronique du 22 août sur le début du siège, du 28 octobre sur le siège de La Rochelle, des 19 et 28 mai sur le siège de Privas.

  • le 09 novembre 1630 : Louis XIII, de retour à Paris après avoir pacifié le Royaume, ne s’installe pas au Louvre qui est en travaux, mais à l’hôtel des Ambassadeurs.
  • le 09 novembre 1729 : signature du Traité de Séville entre la France, la Grande-Bretagne et l’Espagne

Le traité de Séville du 9 novembre 1729 met fin à la guerre entre l’Angleterre, la France et l’Espagne de 1727 à 1729. Il est également signé par les Pays-Bas, mais plus tard. La Grande-Bretagne conserve le contrôle de Minorque et de Gibraltar, ainsi que le monopole des échanges commerciaux. En contrepartie, la reine d’Espagne, Elisabeth Farnèse, 1692 obtient le soutien de la Grande-Bretagne pour la succession du duché de Parme et la Toscane.

  • le 09 novembre 1799 : coup d’état du 18 brumaire préparé par Sieyès, Talleyrand, Fouché, Ducos et Bonaparte.

La Convention est devenue le Directoire entre 1795 et 1799, puis le Consulat, de 1799 à 1804, deux dénominations qui ne changent rien à l’anarchie permanente dans laquelle vit la France. Il s’agit de la même république, des mêmes hommes sous un autre nom. L’anarchie débouche sur le coup d’Etat des 18 et 19 Brumaire (9 et 10 novembre 1799) qui feront, in fine, Bonaparte Consul.

L’Eglise est forcée, en échange de la liberté de culte, à abandonner les biens du clergé devenus nationaux, à accepter la démission de tous les évêques. Le Concordat est suivi d’Articles organiques qui le contredisent, et s’ingèrent dans la discipline ecclésiastique et le dogme. Bonaparte reconnaît et organise les cultes protestant et Israelite.

  • le 09 novembre 1804 : Joseph Bonaparte est nommé Grand Maître du GODF.
  • le 09 novembre 1846 : Pie IX publie la lettre encyclique “Qui Pluribus“, sur le rationalisme et l’infaillibilité.

Le pape affirme qu’il n’y a pas d’opposition entre la foi et la raison, toutes les deux étant issues de Dieu.

  • le 09 novembre 1882 : un condominium franco-britannique est institué en Égypte.
  • le 09 novembre 1918 : révolution an Allemagne et proclamation de la République de Weimar.
  • le 09 novembre 1938 : la “Nuit de Cristal” en Allemagne.

Goebbels, ministre Allemand de la propagande, dénonce un complot juif contre l’Allemagne et incite les nazis à se soulever contre les juifs. Dans la nuit dans toutes les grandes villes des milliers de militants nazis s’attaquent aux synagogues, magasins et maisons des juifs. Les affrontements font 91 morts et plus de 10 000 prisonniers juifs. Hitler donne, par la suite, à ces forfaits le nom de “Nuit de Cristal”. La communauté juive est taxée d’une amende d’un milliard de marks pour cause de tapage nocturne.

  • le 09 novembre 1940 : dissolution des syndicats.
  • le 09 novembre 1943 : De Gaulle reconnu président unique du CFLN (Comité français de la libération nationale).
  • le 09 novembre 1970 : mort de Charles De Gaulle.

Charles De Gaulle meurt « paisiblement », au cours d’une réussite, dans sa maison de La Boisserie, à Colombey-les-Deux-Eglises. Certains de ses proches n’ont pas la même version. Sa mort n’aurait pas été aussi paisible ; loin s’en faut selon eux.

  • le 09 novembre 1972 : le Cardinal Daniélou est élu à l’Académie Française.
  • le 09 novembre 1989 : chute du Mur de Berlin.

Les autorités est-allemandes annoncent que les personnes désirant se rendre à l’ouest peuvent “passer par tous les postes frontières entre la RDA et la RFA ou par Berlin-Ouest.” A partir de 22h00 des milliers de Berlinois massés près du Mur ouvrent un à un les postes frontières. Déjà le 7 novembre, un million de manifestants à Berlin-Est avait entraîné la démission collective du gouvernement communiste. Après 28 ans de séparation entre l’est et l’ouest, le mur de la honte s’écroule entraînant bientôt dans sa chute le communisme soviétique.

Voir la chronique du 25 mars sur la consécration du monde et de la Russie au Cœur immaculé de Marie par le pape saint Jean Paul II.

La PPL Gaillot (avortement à 14 semaines) sera examinée en 2de lecture à l’Assemblée nationale les 29 et 30 novembre

Charles de Foucauld sera canonisé le 15 mai 2022

Charles de Foucauld, mort en 1916 dans le Sahara algérien, sera canonisé le 15 mai 2022 aux côtés de six autres bienheureux, a annoncé mardi 9 novembre le Vatican.

La cérémonie se tiendra sur la place Saint-Pierre de Rome.

Son procès en béatification avait commencé dans les années 1930 et il avait été déclaré «bienheureux» en 2005 par le pape Benoît XVI. Un deuxième miracle reconnu par le Vatican a ouvert la voie à sa canonisation : l’histoire insolite d’un jeune charpentier de Saumur rescapé en 2016 d’une chute de 15 mètres dont il est ressorti indemne malgré un abdomen transpercé par l’élément d’un banc.

Parmi les sept futurs saints qui seront canonisés le même jour, figure également le père français César de Bus, fondateur de la congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne, né le 3 février 1544 à Cavaillon et mort en Avignon le 15 avril 1607. Ce prêtre provençal œuvra au renouveau du christianisme dans le sud de la France en sillonnant les campagnes, à une époque troublée par les débuts de la Réforme protestante.

Grand remplacement

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

Le navire Sea Eye 4 a débarqué hier en Sicile plus de 800 « migrants ».

Le navire Ocean Viking de SOS Méditerranée a récupéré 45 puis 94 « migrants » dans la seule matinée d’aujourd’hui.

D’autre part on apprend que Open arms a un nouveau navire, quatre fois plus grand que le précédent : il y a au moins 300 places, et 26 lits hospitaliers, et 31 membres d’équipage. Le bateau a été acheté par un « philanthrope argentin », Enrique Piñeyro.

Médecins sans frontières a également un nouveau bateau, et « Mediterranea saving humans » va lancer le Mare Ionio 2.

Tous ces bateaux vont ramasser des « migrants » sur la côte libyenne. Ils vont aux limites des eaux territoriales, où les passeurs savent que ces bateaux ratissent.

Ce sont purement et simplement des entreprises de transports de voyageurs, à cela près que les voyageurs voyagent gratuitement, et sont accueillis en Europe alors qu’ils n’y ont aucun droit.

Il est donc parfaitement hypocrite de prétendre qu’on lutte contre l’immigration clandestine quand on laisse faire, et qu’on promeut, ce genre d’entreprises. Pire encore, il est clair que les « sauveteurs » sont en liaison avec les passeurs (qui font payer 13.000€ chacun des si pauvres réfugiés), autrement dit avec des réseaux criminels.

Subsidiairement, l’immense majorité des « migrants » « sauvés » par ces bateaux sont musulmans.

Il s’agit donc d’entreprises du Grand Remplacement, financées par des gens qui mettent leur fortune au service de l’invasion et de la destruction de l’Europe (chaque journée en mer du seul Ocean Viking coûte 14.000 €.). C’est purement satanique. Avec la bénédiction du pape qui en voudrait davantage encore.

L’enfermement ou l’humanité sous cocon de Thomas Flichy de La Neuville

Édition DMM

La rhétorique politico-médiatique autour de l’actuelle épidémie de covid-19 a beaucoup emprunté aux grandes peurs ancestrales du choléra ou de la peste.

Pour analyser l’enfermement (relatif) qui s’en est suivi (du masque au confinement en passant par le couvre-feu et les « gestes barrières »), Thomas Flichy de La Neuville, titulaire de la chaire de géopolitique de la Rennes School of Business propose donc un dialogue entre histoire et psychologie.

L’enfermement joue à la fois le rôle de mesure de purification de rite fondateur – reçu de façon très différente selon les époques ou les classes sociales.

Un petit essai passionnant et stimulant.

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Paru dans les 4 Vérités hebdo

Le vice-président polynésien démis de sa fonction pour avoir refusé le vaccin

Paris Match nous informe qu’Edouard Fritch, président de la Polynésie française, a viré son vice-président, car il refuse de se faire vacciner contre le Covid-19. Le gouvernement traverse de fortes tensions depuis le vote de la loi locale sur l’obligation vaccinale. Cette loi devait s’appliquer le 23 octobre, avant d’être repoussée au 23 décembre.

La présidence a publié ce communiqué :

Le Président Edouard Fritch a mis fin aux fonctions de Vice-président de Tearii Alpha. Le président a annoncé sa décision hier soir lors du comité de majorité, en présence de l’intéressé.

Le Président a rappelé que l’ensemble des ministres avait unanimement adopté en conseil des ministres la loi sur l’obligation vaccinale. Il considère que le choix personnel de M. Alpha n’est pas compatible avec l’exemplarité que requiert la fonction de numéro deux du gouvernement, et qu’il jette le trouble au sein de l’opinion publique.

Le Président a rappelé qu’il avait annoncé à l’issue du conseil politique du 21 octobre dernier, qu’il prendrait une décision. Parce que Tearii Alpha est aussi un compagnon politique depuis longtemps, et parce qu’il connaît bien les secteurs dont il a la charge, il reste ministre et conserve ses autres portefeuilles.

Le Président a ajouté qu’il avait entendu comme tout le monde ses déclarations lors de sa conférence de presse le 13 octobre dernier. « Je lui ai laissé le temps nécessaire pour arrêter sa position qui a été débattue en sa présence lors du conseil politique du 21 octobre et au sein du conseil des ministres. On m’a parfois reproché de tarder à décider. Vous me connaissez à présent, j’ai pris le temps de mûrir ma décision, tout comme j’ai laissé le temps à Tearii Alpha de mûrir la sienne », a indiqué le président lors du conseil politique.

Il a rappelé qu’il avait fait de même avec la loi sur l’obligation vaccinale : « J’ai rencontré et entendu les partenaires sociaux, patrons et syndicats, ainsi que des responsables religieux et associatifs, et j’ai repoussé de deux mois l’application des contrôles et des sanctions qui pourraient en découler si les personnes concernées ne se soumettaient aux dispositions qui résultent de la loi, dans le souci de laisser à chacun plus de temps pour s’y préparer. Mais l’écoute et le dialogue ne doivent pas empêcher la décision. »

Dans sa déclaration du mercredi 13 octobre, le président a expliqué qu’il assumera ses responsabilités. C’est pourquoi il précise : « Je considère que lorsqu’on est un homme politique, les considérations individuelles doivent s’effacer devant la responsabilité collective. »

Tearii Alpha reste soumis à la loi sur l’obligation vaccinale, car elle concerne également les élus et les membres du gouvernement, au titre de l’exemplarité. Il devra donc s’y conformer le moment venu. Dans l’attente, Tearii Alpha demeure ministre de l’agriculture, de l’économie bleue et du domaine, en charge de la recherche. Le Président s’exprimera ultérieurement sur le nom de la personne qui lui succédera aux fonctions de Vice-président.

Le président de l’assemblée Gaston Tong Sang, également maire de Bora Bora, n’est également pas vacciné.

Le point commun à François, Macron et Ursula von der Leyen

De Philippe Mesnard dans Politique Magazine :

Le point commun à François, Macron et Ursula von der Leyen est qu’ils conjuguent un prophétisme exalté, une incapacité opérationnelle et une mesquinerie active envers leurs contradicteurs. Tout attachés à leurs futurs grandioses et à leurs horizons fuyants, ils s’énervent d’un présent rétif et ne trouvent de satisfaction que dans le châtiment de ceux qui ne partagent pas leurs visions et même, horreur, les dénoncent et s’y opposent. Ces opposants leur sont d’autant plus odieux qu’ils espèrent : au milieu des ruines, alors que les destructions font rage, ils persistent à dire que le spectacle est navrant mais que l’avenir n’est pas écrit. Ils consacrent tous leurs efforts à gêner les destructeurs prophétisant à vide et ils comptent sur le bon sens, la nature, l’ordre des choses et celui de la Providence pour assurer un avenir radicalement différent et meilleur. Rageusement sereins, ils ne sont pas résignés.

Encore une fake news qui fut inventée par les Démocrates autour de Clinton

Décidément, ces jours-ci les choses se corsent pour ceux qui moquaient les tenants des “fake-news – infox”…certifiées par tous les fact-checkers de la bienpensance.

Ainsi, pour le fameux dossier du “Russiagate”, à savoir la prétendue collusion entre Trump et la Russie fondée sur le dossier “Steele”, il est aujourd’hui démontré qu’il fut basé sur le faux-témoignage d’un agent russe et acheté par Hillary Clinton et le Parti Démocrate…

Hillary Clinton a payé le dossier Steele et l’a ensuite “rempli de déchets”, selon le professeur agrégé de la Northeastern University, Max Abrahms. En 2016, l’ancien agent du MI6, Christopher Steele, a produit un dossier décrivant des allégations sensationnelles contre Donald Trump, alléguant entre autres des liens criminels avec la Russie. M. Abrahms a déclaré à l’animatrice de Sky News, Rita Panahi :

“Ce que nous avons découvert de plus en plus, y compris au cours de la semaine dernière, c’est que le dossier Steele était totalement absurde”.

“Nous savions auparavant qu’il était financé par la campagne d’Hillary Clinton, ce que nous n’avions pas pleinement réalisé, c’est que le contenu de ce dossier était basé sur des déclarations entièrement inventées par les propres associés d’Hillary Clinton.”

La discrimination salariale entre femmes et hommes “à travail égal” est un mensonge

Le Salon beige a publié depuis longtemps plusieurs articles prouvant que la discrimination salariale entre femmes et hommes “à travail égal” est un mythe, un mensonge, un outil de propagande diffusé par des associations féministes et repris en cœur par des médias trop paresseux pour étudier sérieusement le sujet. Vous en bas de cet article les liens des articles en question.

Nous publions désormais le décodage réalisé par les équipes d’Eric Zemmour. Petite réflexion au passage : Au regard du sérieux des arguments et des références de ce décodage, il va falloir s’attendre à un programme des plus sérieux ce qui confirmerait la présence auprès d’Eric Zemmour d’une équipe extrêmement compétente. Les démagogues et les incultes peuvent commencer à s’inquiéter… 

Hier matin dans BFM Politique, Eric Zemmour a corrigé Hedwige Chevrillon qui, reprenant une formule qui a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux, prétend que les femmes travailleraient gratuitement depuis le 3 novembre à 9h22. Nous allons examiner cela d’un peu plus près.

BFM s’est tout d’abord empressé de monter en épingle ce sujet, pour affirmer qu’Eric Zemmour niait les inégalités salariales entre les hommes et les femmes. Or, non seulement il n’a rien dit de tel, mais ce qu’il a expliqué dans BFM Politique est juste.
Revenons d’abord sur cette théorie, selon laquelle les femmes travailleraient gratuitement depuis le 3 novembre 9h22. Cette théorie est reprise partout, y compris par le service public (…) Cette théorie se fonde sur une étude de l’INSEE sur les écarts de rémunération homme-femme. En ramenant les salaires à un équivalent temps plein, l’INSEE affirme que l’écart salarial en France est de 16,8% entre les hommes et les femmes.
Comme le note l’INSEE, il existe de fortes différences de temps de travail entre hommes et femmes, notamment parce que les femmes sont bien plus souvent à temps partiel que les hommes d’où un écart qui passe de 28,5% à 16,8% en équivalent temps plein. Mais cela ne signifie évidemment pas qu’à travail égal une femme gagne 16,8% de moins qu’un homme ! En effet, comme l’INSEE l’explique, cet écart s’explique principalement par le fait que les hommes et les femmes n’occupent pas les mêmes emplois dans les mêmes secteurs.
En effet, les hommes et les femmes sont très inégalement répartis entre les secteurs et, au sein d’un même secteur, entre les postes. On peut aisément s’en convaincre en comparant les professions les plus courantes chez les hommes et les femmes. Les professions occupées davantage par les hommes ont tendance à être mieux rémunérées que celles où les femmes sont surreprésentées, ce qui explique l’existence d’un écart important, mais ce n’est pas le cas quand on compare hommes et femmes qui occupent le même poste !

Quand on ajuste l’écart statistiquement pour tenir compte de cela, d’après la même étude de l’INSEE, il se réduit à 5,3 % dans le secteur privé, ce qui est très loin du chiffre que tous les médias répètent et que les journalistes de BFMTV ont repris face à Eric Zemmour.

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Pour résumer, l’écart salarial entre hommes et femmes n’a sans doute pas grand-chose à voir avec la discrimination par les employeurs, mais s’explique intégralement ou quasi-intégralement par les différences de temps de travail, de secteurs et de postes.
Cette réalité peut être le fruit d’un choix personnel, mais résulte sans doute aussi d’une obligation pour un nombre toujours plus grand de femmes, notamment les mères célibataires mais pas seulement, qui doivent supporter des doubles journées travail / enfants à charge. L’exemple des conducteurs de bus et de train cité plus haut n’est d’ailleurs pas innocent à cet égard : si les femmes ont une préférence pour un emploi du temps plus flexible, c’est sans doute en partie parce qu’elles ont plus d’obligations en dehors du travail que les hommes ! Surtout, si des inégalités subsistent, c’est que les responsables politiques n’ont toujours pas su conduire les politiques publiques qui doivent permettre aux femmes de rester libres de leurs choix pour concilier vie professionnelle et vie familiale. Le véritable débat est là, mais comme les associations féministes et les médias reprennent tous en chœur cet élément de langage démagogique du 3 novembre 9h22, il n’aura malheureusement pas lieu…
En refusant de consentir à la manipulation que représente l’utilisation de ce chiffre de l’INSEE sans aucun recul sur sa signification exacte, Eric Zemmour offre la possibilité d’ouvrir ce débat sur le travail des femmes en France. Merci de nous avoir lu !
Vous pouvez également vous replonger dans les articles ci-dessous que nous avons publiés dès 2016 :

La Pologne attaquée par des immigrés, téléguidés par les services biélorusses

Ils ont l’air si charmant !

L’OTAN a jugé lundi « inacceptable » la manière dont la Biélorussie « utilise » la question migratoire, après l’afflux d’immigrés à la frontière de la Pologne.

« L’utilisation des migrants par le régime (du président biélorusse Alexander) Loukachenko comme tactique hybride est inacceptable ». « Nous sommes préoccupés par la récente escalade à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. Nous appelons la Biélorussie à se conformer au droit international ».

Porte-parole du gouvernement polonais :

Il y a environ 3 à 4 000 personnes clandestins aux frontières polonaises, et une dizaine de milliers de clandestins sur tout le territoire de la Biélorussie qui sont prêts à franchir la frontière polonaise. Nos services informent que des transports en provenance des pays arabes sont toujours organisés en Biélorussie et que ces personnes tenteront de traverser la frontière. À l’heure actuelle, la frontière est gardée par une dizaine de milliers de personnes de nos services. Nous renforcerons la sécurité en particulier dans les lieux exposés aux attaques.

Les documents montrent qu’il s’agit d’une action organisée menée par des personnes associées aux services biélorusses. Le Premier ministre tiendra à 18h30 une interview vidéo avec les premiers ministres de Lituanie et de Lettonie, qui sont également exposés aux attaques de la Biélorussie.

Président polonais :

Nous nous attendons à ce que les attaques à la frontière s’intensifient dans les prochaines heures. Le président envisage de convoquer le Conseil national de sécurité.

Découvrez La Quotidienne

Chers amis,

Je manque à tous mes devoirs – l’actualité un tantinet chargée est mon unique excuse! Je ne vous ai pas dit à tous (seulement à ceux qui étaient abonnés à l’une ou l’autre de nos lettres électroniques) que nous venions de lancer une nouvelle lettre, intitulée “La Quotidienne”. Le premier objectif de cette lettre est de mettre en valeur chaque jour des informations qui sont sur le site, mais au milieu de bien d’autres choses (nous avons franchi l’année dernière la barre des 100 000 articles publiés!). Je pense en particulier aux annonces locales (que ce soit les petites annonces du style telle école cherche un professeur, telle paroisse organise un car pour la Marche pour la Vie, ou encore telle famille loue sa maison pour les vacances; ou que ce soit les annonces d’événements: conférence, kermesse, veillée pour la vie, etc. – bref, toutes ces annonces qui permettent à notre petit milieu de vivre et de rayonner) et aux articles “C’est arrivé un 8 novembre, 9 novembre,…” qui faisaient la joie de bon nombre d’entre vous quand notre ami Loïs Spalwer avait le temps de les publier, mais qui, avec le temps, ont “sédimenté” au fin fond de nos archives.

Mon objectif est d’atteindre le million d’abonnés d’ici deux ans. Non pas pour jouer au “New York Times”, mais parce que plus nous serons nombreux, plus nos écoles, nos paroisses, nos associations seront efficaces. Je suis très touché par les innombrables mots de sympathie, de prière et de soutien que je reçois de vous, mais le Salon beige n’est pas une fin en soi – c’est un moyen (que j’espère de plus en plus puissant!) pour faire rayonner la foi ardente des catholiques français et pour ramener la France à sa vocation.

Donc n’hésitez pas à vous abonner, à proposer à vos amis d’en faire autant, à transmettre des annonces – ou à les diffuser autour de vous. Cette nouvelle lettre repose sur un développement informatique très prometteur, mais elle sera ce que nous en ferons!

Pour éviter de me répéter, voici ce que j’écrivais aux abonnés aux différentes lettres du SB:

Je vous l’annonçais depuis quelques semaines, la voici enfin. « La Quotidienne » est le nouveau développement du Salon beige. Il s’agit d’une lettre quotidienne (comme son nom l’indique) reprenant tous les articles du Salon beige et certaines des dernières publications parues sur divers sites de la réinfosphère. Mais, surtout, cette lettre permet de mieux encourager les associations amies, en relayant leurs événements, et permet de mieux favoriser l’entraide entre nous par la diffusion massive des annonces. Et vous aurez le plaisir de retrouver les chroniques « C’est arrivé un… » qui avaient rythmé nos publications sur le blogue pendant des années, avant que notre ami Loïs Spalwer parte vers d’autres cieux.

Pour ceux qui étaient abonnés à la lettre quotidienne du SB, cette lettre enrichie la remplacera.
Pour ceux qui recevaient la lettre hebdomadaire, vous pouvez choisir en cliquant ici si vous préférez rester à la version hebdomadaire ou passer à la version quotidienne. Pensez également à préciser votre adresse pour recevoir les annonces locales.

Je dois vous avouer que je suis assez ému par le lancement de cette « Quotidienne ».
Non seulement parce que chaque développement est un peu une nouvelle naissance et que je compte beaucoup sur cet outil pour aider au développement d’un solide maillage d’initiatives positives partout en France.

Non seulement parce que les catholiques de conviction vont pouvoir disposer d’un quotidien gratuit envoyé à plusieurs dizaines milliers de personnes chaque jour (et mon ambition – délirante, je le reconnais volontiers, mais si nous ne rêvons pas en grand, nous ne ferons jamais rien de sérieux ! – est d’atteindre d’ici deux ans le million de destinataires).

Mais aussi parce que la « Quotidienne » était le titre de l’un des principaux quotidiens légitimistes du XIXe siècle, devenu sous le nom de « L’Union » (après fusion avec d’autres publications amies) le quotidien officieux d’Henri V, dont mon quadrisaïeul, PierreSébastien Laurentie, fut le directeur pendant des décennies (jusqu’à sa mort le 9 février 1876). La Providence, qui ne manque pas d’humour, avait fait naître PierreSébastien Laurentie le 21 janvier 1793, le jour même où la France, coupant la tête à son roi, prétendait en finir avec toute autorité naturelle ou surnaturelle. Et tout sa vie fut, en quelque sorte, la réponse d’un militant catholique et royaliste à ce funeste jour.

Les combats qu’il eut à mener pour la liberté d’enseignement, pour les libertés de l’Eglise, contre le divorce, pour les Etats temporels du Pape, contre le monopole universitaire, contre la tyrannie financière, pour la royauté sociale du Christ sont évidemment bien différents des nôtres – tant l’effondrement s’est accéléré. Mais bien des éléments demeurent. Comme lui, nous voulons un Etat fort et des libertés partout, dans les familles, dans les provinces, dans les métiers, dans les écoles, dans les universités, etc. Comme lui, nous voulons surtout que le Christ règne sur nous, sur nos familles, et sur notre nation.
Notre combat, en définitive, demeure substantiellement le même : contre le Non serviam luciférien et pour la civilisation chrétienne, chef-d’œuvre inégalé, dont l’abandon conduit à des niveaux de barbarie, eux aussi inégalés.

Alors, chers amis, j’espère que vous pourrez utiliser au maximum ce nouvel outil pour nos combats présents et à venir. Partagez largement cette « Quotidienne » autour de vous.

Et Viva Cristo Rey !

Fidèlement

Guillaume de Thieulloy

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