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De la guerre juste

L’opération militaire russe en Ukraine nécessite d’évoquer le fameux concept de guerre juste.

Il n’est nullement question ici de débattre du bien-fondé de l’offensive russe, de l’origine du conflit, de la motivation de tel ou tel pays, des provocations internationales, etc… Il s’agit seulement de passer cette actualité brute (la Russie attaque l’Ukraine) au crible de la notion de guerre juste inscrite dans la doctrine de l’Eglise et dont voici les quatre conditions nécessaires :

    1. Que le dommage infligé par l’agresseur à la nation ou à la communauté des nations soit durable, grave et certain.
    2. Que tous les autres moyens d’y mettre fin se soient révélés impraticables ou inefficaces.
    3. Que soient réunies les conditions sérieuses de succès.
    4. Que l’emploi des armes n’entraîne pas des maux et des désordres plus graves que le mal à éliminer. Ce principe de proportionnalité ne paraît pas être respecté par la Russie. Poutine semble appliquer la maxime du communiste stalinien Vaillant-Couturier : « Pour un œil, les deux yeux, pour une dent, toute la gueule« . Le principe de proportionnalité ne se limite pas seulement à la seule proportion entre l’agression et la réplique, mais surtout sur la proportion entre le mal causé par la guerre et le bien qui peut raisonnablement en être attendu.

Un festival d’intox

Les fausses nouvelles volent en escadrille sur les réseaux concernant la guerre en Ukraine et certains « gros » médias les rediffusent parfois sans aucun recul. Sans parler des faits que les médias n’évoquent jamais, comme les violences dans la région du Donbass depuis au moins 8 ans (votre blog en a parlé ici, là et encore ici et là). En voici quelques pépites :

 

France Info évoque l’utilisation de vieilles images de parades et d’exercices militaires russes, de jeux vidéos, de photos de Crimée (2014), d’explosion en Chine datant de 2015,

Romain Bressonnet : « On a laissé faire le régime de Kiev et on va le payer très cher »

Le conflit russo-ukrainien commenté par Romain Bessonnet, secrétaire général du Cercle Aristote et auteur de « Poutine par lui-même » :

Pour mémoire cet article du 19 février dernier, quelques jours avant l’offensive russe :

Depuis qu’il écrit en cyrillique, M.Macron n’a plus besoin du masque

Le compte Twitter de M.Macron, ce 28 février 2022. Il est passé à un deuxième terrain d’exercice de son goût pour la gesticulation.

La diplomatie par tweet. Traduction :

Hier soir, j’ai demandé à Alexandre Loukachenko d’assurer le retrait des troupes russes du territoire de son pays. La fraternité entre les peuples biélorusse et ukrainien devrait pousser la Biélorussie à refuser de devenir un vassal et un véritable complice de la Russie dans la guerre contre l’Ukraine.

La Pologne est une fois de plus dans le collimateur de l’Union Européenne pour ses politiques pro-vie

Le Forum Parlementaire Européen pour les Droits Sexuels et Reproductifs (EPF), qui regroupe une douzaine de pays membres du Parlement Européen, a publié ces dernières semaines le premier rapport sur le respect des droits reproductifs en Europe. Les paramètres de recherche comprennent l’accès aux fournitures contraceptives, aux conseils connexes et aux informations des gouvernements nationaux.

Dans le classement de l’accès aux services de contraception, la Pologne arrive en dernière position, avec une couverture de 33,5%. En premier lieu, les pays d’Europe occidentale se confirment, enregistrant un écart de plus en plus fort avec l’ancienne zone communiste.

Saluant les conclusions du rapport, le secrétaire de l’EPF, Neil Datta, avance la théorie selon laquelle une plus grande utilisation de la contraception entraînerait moins de grossesses non désirées, et donc moins d’avortements, ce qui est une intox désormais connue, puisque la France, qui a une très large couverture contraceptive bat les records de taux d’avortements.

L’année dernière, le record d’utilisation de la contraception était détenu par la Belgique, qui conserve cette année la tête du classement, à égalité (91,1%) avec la France et le Royaume-Uni. Viennent ensuite le Luxembourg (85,2%), la Suède (82,9%), l’Estonie (81,6%), les Pays-Bas (81,1%) et l’Allemagne (75,1%). Parmi les pays qui mettent largement en œuvre ces services figure la France, où les femmes de moins de 25 ans bénéficient du remboursement intégral des contraceptifs.

Parmi les autres pays qui progressent rapidement sur la voie du contrôle des naissances, citons la Lituanie, qui met à la disposition des jeunes femmes une forme de contraception réversible à action prolongée, tandis qu’au Royaume-Uni, les pilules contraceptives ont été reclassées pour les rendre plus accessibles.

Inévitablement, la tirade de Neil Datta vise une série de pays d’Europe de l’Est qui “ont mal fait” et “continuent de mal faire” : il s’agit de la Slovaquie (49,7%), de la Grèce (49%), de la Croatie (44,3%), de la Hongrie (44,9%) et, bien sûr, de la Pologne. Ce dernier, en plus de confirmer sa position en bas de la liste, aurait des chiffres encore plus bas que l’année dernière.

Pourtant, malgré la tendance galopante de la contraception en Europe occidentale, certains craignent que “ce qui se passe en Pologne pourrait se produire ailleurs.” C’est ce qu’affirme l’eurodéputé française Irène Tolleret :

“Ces choses arrivent à cause de politiciens populistes qui ont décidé de se maintenir au pouvoir en s’attaquant aux LGBT+ mais aussi aux droits des femmes, et en particulier aux droits sexuels et reproductifs.”

Il y a même ceux, comme Ilona Kikbusch, fondatrice du Global Health Center, qui craignent “des répercussions sur la santé des femmes” et une diminution de leurs droits, en raison de politiques perçues comme “autoritaires et religieuses”.

La Pologne est en fait le pays européen où les services de contraception sont les moins répandus et où, par exemple, la pilule du lendemain n’est disponible que sur prescription médicale. Le score de 33,5 % montre une baisse de 1,6 point par rapport à l’enquête précédente. Cette situation contraste avec la quasi-totalité du reste de l’Europe et s’accompagne de l’introduction d’une interdiction de l’avortement pour cause de malformation de l’enfant à naître : ce dernier type d’avortement couvrait auparavant 90% de tous les avortements légaux en Pologne.

Rappelons que, entre autres, le gouvernement polonais, dès son arrivée au pouvoir en 2015, a réduit le financement public de l’insémination artificielle, promouvant plus tard, une loi scolaire qui évince l’éducation sexuelle, ainsi que les organisations idéologiques qui la promeuvent.

Le rôle joué par Malte dans le rapport se distingue pour différentes raisons. En fait, le petit archipel méditerranéen se classe dans la moyenne en ce qui concerne l’utilisation de la contraception (65,4 %). L’avortement reste toutefois illégal et cette condition a fait l’objet de pressions de la part du commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatović, tandis que l’ONG “Abortion Support Network” affirme avoir aidé 269 femmes maltaises à rassembler des informations pour avorter à l’étranger.

L’impensable devient de nouveau probable : le retour d’un conflit de haute intensité

Il y a quelques jours, j’ai évoqué un rapport parlementaire sur la possibilité du retour d’un conflit de haute intensité, auquel la France doit se préparer. C’était avant l’offensive russe en Ukraine. Depuis, de nombreuses réflexions sur le net concernent le fait qu’un conflit de haute intensité n’est plus impensable.

Les « précédents » étaient sans commune mesure. L’invasion de la Géorgie par la Russie en 2008 avait mobilisé environ 15 000 militaires russes. Le conflit en cours a fait un saut de magnitude : il est dix fois plus important dans son ampleur et son intensité. L’Ukraine est un pays de 44 millions d’habitants, d’une superficie plus grande que la France. Les effectifs cumulés mobilisés par les deux parties dépassent les 500 000 hommes et les pertes des premiers jours semblent très importantes, plusieurs milliers de tués et blessés et des centaines de véhicules détruits en 24 heures. Des chiffres inédits en Europe depuis 1945.

Cela signifie que pour les observateurs et les analystes, ce genre de scénario n’est plus « extrême improbable » sur la grille d’analyse. Je le confesse bien volontiers, c’était mon cas. J’écrivais précédemment sur ce même site que le cas le plus probable était la prise d’une nouvelle « tranche de salami » par Vladimir Poutine. En clair, une attaque localisée pour prendre un nouveau gage territorial tout en accroissant la pression sur l’OTAN. La décision du président russe « renverse la table ».

L’impensable devient donc de nouveau probable : attaquer un autre État européen, de manière massive, avec tout le spectre des moyens conventionnels et en agitant ouvertement la menace nucléaire. Pour les pays européens non membres de l’OTAN et qui sont situés dans l’étranger proche de la Russie, notamment la Suède et la Finlande, c’est un revirement de l’histoire assez rude. […]

C’est une leçon importante pour les Occidentaux, qui commence à être comprise depuis quelques années : au-delà de la course à la technologie, il faut réapprendre la rusticité, augmenter les effectifs et les volumes disponibles, de matériels comme de munitions, d’active comme de réserve. L’époque où l’arme principale de nos navires était leur drapeau est révolue. L’époque où nous pouvions nous contenter d’une force professionnelle, légère et projetable est terminée. De manière simplifiée et toutes choses étant égales par ailleurs, il faut sortir du format d’armée actuel proche « du Second Empire » pour revenir à celui « de la IIIe république » avant qu’il ne soit trop tard. […]

L’Ukraine doit être le réveil des consciences de l’Europe : notre liberté et notre prospérité sont consubstantielles d’un ordre international qui aujourd’hui s’érode sous nos yeux. Les imprécations et les directives européennes ne suffiront pas à le sauver. Il faut bien entendu tenter de préserver ce qui peut l’être, mais avec lucidité. Sur le temps long, la France a grosso-modo, toujours dépensé autour de 3 % de sa richesse pour assurer sa défense. Nous sommes aujourd’hui à peine à 2 %. L’horizon de « l’assurance vie de la Nation sur elle-même » est là : dans un effort accru de défense et d’adaptation de notre société, de transformation de notre mode de vie, un effort de sobriété et de cohésion sociale. Pas dans la recherche de « licornes 2.0 ».

Démission de Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne, très proche de Macron

Economiste en vue de 47 ans, M. Bigorgne faisait partie d’un comité de 34 hauts fonctionnaires, personnalités politiques et du monde économique désignés à la fin de 2017 par le premier ministre Edouard Philippe, pour dessiner la réforme de l’administration.

Laurent Bigorgne, qui dirige l’Institut Montaigne, a remis, dimanche 27 février, sa démission. Il est soupçonné d’avoir drogué à son insu une collaboratrice lors d’une soirée. Selon une expertise toxicologique de la plaignante, elle était alors positive à la MDMA, une drogue de synthèse de la famille des amphétamines aussi appelée « ecstasy ». La MDMA est consommée pour la sensation d’énergie et d’euphorie qu’elle procure et pour son effet désinhibiteur. Elle provoque notamment l’augmentation du rythme cardiaque, des palpitations, des bouffées de chaleur et abaisse la vigilance. Selon la plaignante, M. Bigorgne aurait pris de la cocaïne.

Il est proche d’Emmanuel Macron, un « ami de longue date ». Sa compagne, Véronique Bolhuis, figure initialement dans les mentions légales du site en-marche.fr. Il le soutient lors de l’élection présidentielle de 2017, et apparaît dans les courriels piratés de son équipe de campagne dans l’entre-deux-tours. Une fois élu, il est cité par certains observateurs comme potentiel ministre, sans toutefois être nommé au gouvernement. Il a participé à la réunion du groupe Bilderberg de 2015.

Journée de prière pour la paix en Ukraine

À l’issue de l’audience générale de mercredi 23 février, le pape a lancé un appel pour la paix en Ukraine, invitant à jeûner et à prier pour la paix mercredi 2 mars :

Mon cœur se serre énormément face à l’aggravation de la situation en Ukraine. Malgré les efforts diplomatiques des dernières semaines, des scénarios de plus en plus alarmants s’ouvrent. Comme moi, beaucoup de gens partout dans le monde ressentent de l’angoisse et de l’inquiétude. Une fois de plus la paix de tous est menacée par des intérêts partisans. Je voudrais lancer un appel aux responsables politiques pour qu’ils examinent sérieusement leur conscience devant Dieu, qui est le Dieu de la paix et non de la guerre ; qui est le Père de tous, pas seulement de quelques-uns, qui veut que nous soyons frères et non ennemis. Je prie pour que toutes les parties concernées s’abstiennent de toute action qui causerait encore plus de souffrances aux peuples, déstabiliserait la coexistence entre les nations et jetterait le discrédit sur le droit international.

Et maintenant, je voudrais lancer un appel à tous, croyants et non-croyants. Jésus nous a enseigné que l’absurdité diabolique de la violence est répondue par les armes de Dieu, par la prière et le jeûne. J’invite chacun à faire du 2 mars prochain, Mercredi des Cendres, un Jour de Jeûne pour la Paix. J’encourage particulièrement les croyants à se consacrer intensément à la prière et au jeûne ce jour-là. Que la Reine de la Paix préserve le monde de la folie de la guerre.

Renaud Muselier officialise son soutien à Macron

Pauvre Eric Ciotti qui a appelé à voter pour Renaud Muselier contre Thierry Mariani lors des régionales en PACA :

Renaud Muselier soutiendra le candidat potentiel de la République en Marche. Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, Renaud Muselier estime que « la candidature de Valérie Pécresse va entériner la mort des Républicains« , parti (LR) qu’il avait quitté en novembre dernier (…)

Pour l’élu marseillais Renaud Muselier, la réponse est toute trouvée. Aucun candidat n’est « au niveau pour ces élections ». C’est pourquoi il affirme soutenir et voter « pour Emmanuel Macron, après mûre réflexion et sans aucune hésitation » estimant que « son expérience est un atout ».[source]

Valérie Pécresse : 1ère victime collatérale du conflit ukrainien ?

La dégringolade dans les sondages l’emmène même derrière Jean-Luc Mélenchon. Les électeurs macron-compatibles de LR préfèrent visiblement Emmanuel Macron qui gagne en stature dans cette crise ukrainienne. Que pourrait proposer Valérie Pécresse ? Rien d’autre que ce que Macron propose :

La chute est brutale et la remontée risque d’être impossible. Battue largement au 2ème tour, le vote soi-disant utile pour battre Macron n’a plus aucun sens. Valérie Pécresse n’y croit plus elle-même. Cette vidéo la montre auprès d’un agriculteur qui a bien du mal à l’intéresser et elle ne fait même plus semblant :

Et sur cette vidéo, elle semble éteinte en attendant qu’Eric Zemmour ait fini de s’exprimer. A-t-elle compris que c’est lui qui sera au 2ème tour ?

 

Un document de 1991 prouverait que l’OTAN ne devait pas s’élargir vers l’est

L’hebdomadaire allemand Der Spiegel vient de publier des éléments concernant un document datant de 1991 tendant à prouver que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France s’étaient engagés vis-à-vis de la Russie à ne pas élargir l’OTAN vers les pays de l’Est :

Le magazine allemand confirme, en effet, les accusations de la Russie concernant l’élargissement de l’OTAN vers l’est en violation d’un accord datant d’après la chute du mur de Berlin. Un document écrit, prouvant un accord sur le non-élargissement de l’OTAN vers l’est, a été trouvé dans les archives britanniques (…)

Un document découvert dans les archives confirme la version du Kremlin selon laquelle l’OTAN ne devait pas s’élargir vers l’est après avoir obtenu l’accord de Moscou sur l’unification de l’Allemagne. La découverte de ce document écrit tombe alors que le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a soutenu et continue d’affirmer que personne n’a fait de telles promesses à l’Union soviétique. Le document écrit, selon Der Spiegel, a été découvert dans les archives nationales britanniques par le politologue américain Joshua Shifrinson, professeur à l’université de Boston. Auparavant, le document était classé «secret», mais il a ensuite été déclassifié.

«L’OTAN ne devrait pas non plus s’étendre formellement ou informellement vers l’Est». Il est question du procès-verbal de la réunion des directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères américain, britannique, français et allemand, tenue à Bonn le 6 mars 1991, où ils ont discuté de la sécurité en Europe centrale et orientale. A ce moment-là, l’organisation du pacte de Varsovie était en train de disparaître et les politiciens des pays du bloc soviétique signalaient aux pays occidentaux leur désir de rejoindre l’OTAN.

Cependant, comme le note Der Spiegel, il ressort clairement du document que les Britanniques, les Américains, les Allemands et les Français ont convenu que l’adhésion à l’OTAN de candidats d’Europe de l’Est est inacceptable. Selon la note, le directeur politique du ministère allemand des Affaires étrangères, «Jürgen Chrobog a déclaré que nous avions besoin de nouvelles idées sur la manière d’assurer la sécurité de l’Europe centrale et orientale des pays. Nous avions clairement indiqué lors des négociations 2 plus 4 que nous ne prolongerions pas l’OTAN au-delà de l’Elbe (sic). Nous ne pouvions donc pas proposer l’adhésion à l’OTAN, à la Pologne et aux autres». Les participants à la réunion ont décidé de renforcer la stabilité et la sécurité de l’Europe centrale et orientale par des accords bilatéraux avec les pays de la région et dans le cadre de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE).

Le document trouvé dans les archives confirme la position russe. Le président russe, Vladimir Poutine, a souligné à plusieurs reprises que pendant des négociations sur l’unification de l’Allemagne, l’Union soviétique s’est vu promettre que l’OTAN ne s’élargirait pas. Il l’a notamment dit lors d’une conférence de presse en décembre 2021 : « Pas un pouce vers l’est, nous disait-on dans les années 90. Et alors ? Ils ont triché. Ils ont simplement trompé de manière flagrante : cinq vagues d’expansion de l’OTAN, et maintenant, s’il vous plaît, en Roumanie, des systèmes correspondants apparaissent maintenant en Pologne ».

Selon le président russe, la Russie s’est opposée à plusieurs reprises à l’expansion de l’OTAN vers l’est, se référant aux promesses correspondantes des pays occidentaux. Durant ses déclarations lors de sa traditionnelle grande conférence de presse en décembre 2021, il a déclaré: «Et ils nous disent : «Où est-ce écrit ?» ; «Sur un bout de papier ?» ; «Il n’existe pas ?» ; «Eh bien, c’est tout !» ; «Tu t’en vas !» ; «On s’en moquait de tes soucis». «Et ainsi d’année en année. Chaque fois que nous avons essayé d’empêcher quelque chose, exprimé des inquiétudes», [Ils nous ont dit]  «Non – vous partez avec vos préoccupations, nous ferons ce que nous pensons nécessaire». 

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a, donc, encore menti sur le fait que l’Alliance de l’Atlantique Nord «n’a jamais promis de ne pas s’étendre [à l’est]». Dans un entretien avec Der Spiegel, qui porte le titre «La Russie est l’agresseur», en date de janvier 2022 Jens Stoltenberg avait encore déclaré que les affirmations russes auraient été fausses: «Ce n’est tout simplement pas vrai, aucune promesse de ce genre n’a jamais été faite, il n’y a jamais eu un tel accord en coulisses. C’est tout simplement faux».

Les affirmations de Jens Stoltenberg à la lumière de la découverte du document dans les archives britanniques prouvent qu’il ment. Cela est un comportement grave car aujourd’hui les Etats-Unis colportent à travers le monde par l’intermédiaire de leurs médias que la Russie est l’agresseur alors que c’est l’inverse, comme le prouve le document historique découvert dans les archives britanniques.

Le document publié par Der Spiegel permet d’affirmer qu’ il est temps de remettre ces menteurs qui agissent au sein de l’OTAN et de la politique occidentale à leur place et de rétablir rapidement la justice historique afin de protéger la paix rapidement.

La Commission européenne profite de la crise ukrainienne pour faire reculer la démocratie

Profitant de la crise ukrainienne, Ursula Von der Leyen a fait deux annonces qui sont de véritables scandales qui devraient faire réagir les dirigeants des pays de l’Union européenne. Cette femme n’a aucune légitimité démocratique car non élue.

Tout d’abord, Ursula Von der Leyen a décrété toute seule que l’Ukraine devait entre dans l’Union européenne, ce qui est contraire à tous les principes démocratiques. Depuis quand, une personne seule et non élue, peut décider de qui entre ou pas dans l’Union européenne ?

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré, dimanche 27 février, durant un entretien pour Euronews, souhaiter que l’Ukraine rejoigne l’Union européenne. «Ils sont des nôtres», a-t-elle assuré.

Ensuite, cette même Ursula Von der Leyen a décidé de censurer deux médias, certes de sensibilité russe, RT Russia et Sputnik, mais libres et participant à la pluralité des opinions, caractéristique des démocraties. Elle fait ce que l’occident reproche à Poutine :

Par la voix de la présidente de la Commission Ursula van der Leyen, l’Union européenne a annoncé le 27 février son intention de censurer les médias publics russes RT et Sputnik sur son territoire. Au-delà des légitimes questions légales que posent cette annonce – sur quelle base juridique repose cette mesure et de quel pouvoir dispose l’UE pour l’imposer aux Etats membres ? (…)

Prendre une décision qui contrevient aux principes fondateurs sur lesquelles s’est bâtie l’Union européenne – précisément à l’article 11 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE qui garantit la liberté «de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques» et le respect du pluralisme des médias –, mériterait donc un peu plus qu’une accusation lancée en l’air. Sans quoi le renoncement à ces principes serait assumé, et il deviendrait pour le moins difficile pour l’UE de se présenter comme un parangon de démocratie.

A un moment majeur de l’histoire de l’Europe et du monde, dont les conséquences représentent un séisme géopolitique, censurer des médias sous un prétexte fallacieux pose question.

Dans le cas du conflit en Ukraine, il n’est nul besoin de partager le point de vue russe sur la situation pour prendre conscience de l’indispensable nécessité de l’entendre — tout comme il importe de pouvoir consulter le point de vue de l’Ukraine et de ses alliés. Et pour cause, ne pas avoir accès aux éléments permettant d’analyser les causes de cette crise, c’est se priver de toute chance d’arriver un jour à la paix. Or quels médias évoquent régulièrement dans leur analyse le coup d’Etat de 2014, appuyé par les nationalistes ukrainiens dont des groupes ouvertement nazis ? Quels médias évoquent les bombardements qui durent depuis 8 ans dans le Donbass, cette région à majorité russophone, qui constituent selon Moscou des «crimes de guerre» ? Quels médias prennent le temps d’évoquer l’ultime tentative de négociation de Moscou fin décembre, demandant la neutralité de l’Ukraine, et comme cela avait été le cas pour Cuba en 1962, le non-déploiement de missiles sur des bases de l’OTAN, à proximité des frontières russes ? Comme toute histoire, la crise ukrainienne a deux facettes. Et de l’incident du golfe de Tonkin aux «armes de destructions massives» en Irak, l’histoire récente n’a de cesse de rappeler l’importance de la pluralité de l’information. A la lumière de ces exemples, une question s’impose : priver les citoyens européens de cette pluralité présage-t-il quoi que ce soit de bon ?

RT France est, par exemple, un des rares médias à avoir rétabli la vérité sur la fable de l’Île des Serpents…

Ukraine : premiers pourparlers de paix, l’armée russe continue d’avancer à l’est

De Nicolas Hellemme :

Ce 27 février 2022 à midi, l’armée russe continuait son offensive à travers l’Ukaine en prenant Kherson et Kakhovka. Toujours au sud, l’armée russe était à 50 km au sud de Zaporojie, et avait coupé la route Zaporojie-Donetsk

Au nord-est l’armée russe avait coupé les routes Kharkov-Slaviansk et Kharkov-Izioum, voies de retraite des forces ukrainiennes actuellement face au Donbass, était entrée dans Kharkov.

Dans le Donbass, l’armée de la République de Lougansk (LNR) n’était plus qu’à 6 km de Lisitchansk (axe nord-est) et des combats avaient lieu à Volnovakha et Marioupol sur le front de la République de Donetsk

Des unités ukrainiennes entières, pourvues de moyens lourds, commençaient à se rendre dans leur ensemble. Selon l’état-major ukrainien, l’armée ukrainienne a perdu 80% de ses moyens lourds au sud et à l’est du pays, face au Donbass et à la Crimée, où ils étaient concentrés.

Dans la soirée, un nombre croissant de pays européens ont annoncé qu’ils aideraient l’Ukraine en armes et en munitions – mais des quantités très limitées. Ainsi l’Ukraine va recevoir cinq avions de chasse, et quelques milliers de fusils en provenance de chaque pays européen, qui dépouillent les stocks de leurs armées respectives. La France a prévu d’envoyer des fusils de précision et du carburant – nombre d’unités ukrainiennes arrivent à court, après que les raffineries se soient arrêtées et que les dépôts pétroliers aient été bombardés.

Dans la matinée du 28 février, alors que des pourparlers de paix ont commencé entre l’Ukraine et la Russie, les armées russes ont poursuivi leur avance, notamment au sud-ouest de Kharkov en direction du Donbass (Izioum, Lozovaya, Balakleia), à l’est de Kiev où elles ont coupé la route Kiev – Tchernigov et entre Berdiansk, pris la veille par l’armée russe, et Marioupol, presque encerclé par les armées du Donbass et russe.

Le front ukrainien face au Donbass est en voie de dislocation, avec la liberation du nord rural de l’ancienne région de Lougansk par la LNR (République de Lougansk), de premiers combats face à Lisitchansk et Kramatosk au nord-est et l’encerclement des troupes ukrainiennes à Volnovakha et Marioupol.

Dans un certain nombre de grandes villes ukrainiennes, dont Kiev, Kharkov, Zhitomir, Rovno, Krivoj Rog, Vinnitsa et d’autres, les pillages et les exécutions sommaires de civils continuent après la distribution de dizaines de milliers de fusils d’assaut, de roquettes anti-char et de millions de munitions aux civils.
Le 27 février au soir, la Russie a indiqué avoir détruit 1067 sites militaires ukrainiens, 254 chars, 31 avions de chasse au sol, 149 canons et lance-roquettes multiples. Le 28 février dans la matinée la Russie a précisé que les forces ukrainiennes avaient 4500 « pertes irréparables » (morts, blessés graves, disparus).

Les ukrainiens de leur côté revendiquent 4300 morts russes – mais n’apportent la preuve que pour une cinquantaine, 27 avions de chasse – jusque là, les russes n’en ont perdu qu’un seul, sur erreur de pilotage, qui s’est éjecté en Russie, 26 hélicoptères – les preuves n’existent que pour deux, 146 chars, 49 canons, 706 VAB, 30 véhicules, 60 camions citernes et deux navires de guerre.

L’invasion de l’Ukraine commandée par le président russe sert-elle nos intérêts ?

Non, selon Yann Baly, porte-parole de Chrétienté-Solidarité :

Il est à craindre qu’elle va, au contraire, accélérer les phénomènes que nous combattons, voire rendre possible ce que nous pensions difficilement réalisable ou largement freiné ces derniers temps, à savoir :

  • Unification de la diplomatie européenne et soumission de pays jusque-là réfractaires au nouvel ordre européen (Pologne, Hongrie …)
  • Mise en place d’une défense unifiée de l’UE
  • Résurrection et légitimation de l’OTAN, dont même Macron avait pu affirmer qu’elle était en état de « mort cérébrale »
  • Et, phénomène aggravant pour la France : reconstitution de la puissance militaire allemande (Olaf Scholz annonce un effort financier de 100 milliards d’euros).  Ce qui aura très rapidement comme conséquence de faire de l’Allemagne la première puissance militaire européenne, au détriment de la France qui n’aura pas les moyens de suivre, au vu de l’état catastrophique de ses finances publiques.

Et ne parlons pas de la puissance chinoise qui risque fort d’être la seule à profiter de cette crise.

Concernant l’Ukraine : comment condamner les tentatives d’asservissement par l’UE de pays comme la Pologne et la Hongrie après s’être opposé à l’invasion dévastatrice de l’Irak par les États-Unis et aujourd’hui applaudir des deux mains l’annexion par les armes de l’Ukraine par Poutine ? La menace de l’OTAN, les erreurs diplomatiques et les attitudes hostiles voire méprisantes des occidentaux à l’égard de la Russie n’ont été, pour ce dernier, que des prétextes bienvenus pour justifier une invasion de l’Ukraine, préparée de longue date afin de mettre la main sur le potentiel industriel et économique très important de ce pays, tout en permettant d’étendre les frontières d’un empire russe que Poutine, nostalgique de la puissance soviétique, veut faire renaître.

La France a-t-elle encore les moyens de répondre aux défis du monde qui vient ? Son salut ne viendra pas d’un quelconque homme fort étranger, qu’il soit russe ou américain. Le peuple français détient, seul, les clés de son avenir.

Avec ce quinquennat, on observe un glissement institutionnel, vers des privations de libertés individuelles et publiques

Le prince Jean d’Orléans a été interrogé dans Valeurs Actuelles. Extrait :

Avec le quinquennat, le modèle de la Ve République ne colle plus. Soit on revient au septennat pour avoir deux rythmes qui cohabitent et collaborent : le rythme long du président de la République qui gère les affaires importantes et qui donne les directions, s’occupe de la cohésion nationale. Et le gouvernement, avec un rythme différent, qui peut être d’un parti opposé et qui joue sa partition et gère le quotidien. Avec ce dernier quinquennat, on observe un glissement institutionnel, vers une vision égoïste des choses et des privations de libertés individuelles et publiques. Ce n’est pas un bon système. S’ajoute à cela l’élection qui favorise le clientélisme. Une fois élu, il faut une année pour se mettre en place, trois ans pour exercer et une année pour préparer les prochaines élections. Que peut faire un président de la République ? A côté de cela, il n’y a plus de contre-pouvoir. Les syndicats ont disparu, l’Eglise est empêtrée dans ses difficultés, les hautes chambres et les ministres sont pris dans des liens d’intérêts économiques et financiers. La chose publique n’intéresse les politiques que pour ce qu’elle peut leur apporter. Des groupes de pression se constituent et cannibalisent toute issue démocratique. L’Etat a besoin de retrouver une stature que lui donnait le septennat. Une autre solution serait un passage à la monarchie !

Sées : un médecin pro-vie ciblé

Ce médecin refuse de prescrire la pilule contraceptive, ce qui est son droit :

Agression contre un prêtre à Bordeaux

La cathophobie ambiante ne faiblit pas. A Montpellier, la paroisse Sainte-Bernadette a été la cible d’un tag malveillant dans la nuit de jeudi à vendredi : « l’église qui illumine c’est celle qui brûle ». Une plainte a été déposée. Ce n’est pas la première fois que la paroisse est prise pour cible, il y a à peine un mois la grotte dédiée à Notre Dame de Lourdes avait été profanée. L’autel avait été vandalisé.

Hier, c’est un prêtre a Bordeaux qui a été la cible d’insultes et de crachat :

Allongement du délai d’avortement : le triste bilan du quinquennat d’Emmanuel Macron

Communiqué des AFC :

Mercredi 23 février, l’Assemblée nationale a définitivement adopté la proposition de loi de Madame Albane Gaillot qui encourage et banalise le recours à l’avortement à travers diverses mesures :

  • l’allongement des délais légaux d’accès à l’IVG de douze à quatorze semaines
  • l’allongement des délais légaux d’IVG à domicile de 5 à 7 semaines de grossesse
  • la pratique de l’IVG chirurgicale par les sage-femmes jusqu’à 10 semaines de grossesse
  • la suppression du dernier délai de réflexion de 48 heures entre les deux consultations d’IVG pour les mineures.

Allonger à nouveau des délais, déjà prolongés de 15 jours en 2001, ne résoudra pas le drame que constitue cet acte. Une politique de prévention active et développée, fondée sur les facteurs de risque de recourir à l’avortement, aurait dû être mise en place pour répondre à ce qui constitue un véritable problème de santé publique.

L’acharnement du gouvernement et des députés de la majorité à faire passer ce texte la veille de la fin de la législature n’est que le triste, mais prévisible, point final d’un mandat marqué par des réformes qui ont sacrifié la prudence, le respect de la vie humaine et le souci des plus fragiles sur l’autel d’un soi-disant progressisme destructeur et aveugle.

À quelques jours des élections présidentielle et législatives, alors que la légalisation de l’euthanasie est proposée par plusieurs candidats, il revient aux Français attachés au respect de la vie de son commencement à sa fin naturelle, de voter en conscience.

La Commission européenne censure RT et Sputnik en Europe

Tout le monde ignorait que la Commission avait cette compétence et ce n’est pas rassurant qu’elle profite de cette crise pour étendre son champ d’actions.

Malgré les nombreux attentats islamistes en Europe, la chaine AL-Jazeera, sous le contrôle de l’Emir du Qatar, qui depuis des années relaie la propagande des Frères Musulmans, n’a jamais eu à subir de censure.

Comme l’écrit Sonia Mabrouk :

Réaction de RT :

Récompenser BAC Nord était impossible car il montre la vérité du lien entre immigration, violence et insécurité

Dans une tribune publiée dans Le Point, Pascal Praud dénonce l’absence de récompenses pour Bac Nord lors de la cérémonie des césars. Pour lui, ce n’est pas une surprise tellement le milieu cinématographique français est prévisible et politiquement correct :

Comme convenu, le film BAC Nord n’aura reçu aucun césar. Rien pour Cédric Jimenez qui a réalisé le film, rien pour Gilles Lellouche qui concourait dans la catégorie du meilleur acteur, rien pour François Civil nommé pour un second rôle. BAC Nord était sept fois nommé au commencement de la cérémonie. BAC Nord est reparti bredouille. Personne n’est surpris. Ce n’est pas un hasard.

À sa sortie en août dernier, le journal Libération, qui est le bulletin paroissial des gens de culture en France, avait parlé d’un film « démago et viriliste ». BAC Nord « n’est pas que fasciste. Tendance cinquante nuances de droite, il déplie l’éventail complet, en fidèle portrait de son pays : non pas de sa réalité, mais du discours qui le décrit partout où la police vous parle ».

La messe était dite. Libé donnait le la. Il n’était pas question de primer un film qui montre une réalité contraire à la doxa. La doxa exige un catéchisme : l’insécurité est une plaie, mais elle est une conséquence de la pauvreté ; l’immigration crée cette insécurité, mais les enfants des quartiers sont des victimes ; la créolisation des banlieues est une richesse ; les chaînes infos donnent une image déformée de la réalité, elles parlent des dealers, elles oublient l’énergie, la diversité, la jeunesse qui traversent la vie de ces quartiers. Voilà ce qu’il eut fallu dire aux votants de l’Académie pour qu’ils récompensent un film qui répondait à leurs critères idéologiques.

Je fais le pari que les gens du cinéma ont aimé BAC Nord. Je fais le pari qu’ils ne se sont pas ennuyés une seconde, qu’ils ont aimé cette histoire, qu’ils ont découvert Gilles Lellouche comme jamais ils ne l’avaient vu dans un autre film, qu’ils ont kiffé comme ils disent François Civil, Karim Leklou ou Kenza Fortas. Je fais le pari qu’ils ont aimé les scènes de poursuite, les scènes d’action et celles ébouriffantes d’opposition entre flics et voyous dans la cité. Mais récompenser BAC Nord était impossible à leurs yeux. BAC Nord est un documentaire. BAC Nord rapporte une vérité : le lien entre immigration et violence, le lien entre immigration et insécurité, le lien entre immigration et drogue. Ces liens-là qui sont une partie du film – mais pas tout le film ! –, ces liens-là ne sauraient être cautionnés par l’Académie.

Il existe un prêt-à-penser qui irrigue tous les arts en France. Malheur à ceux qui dévient de la ligne. Les iconoclastes rasent les murs ou vivent cachés.

Les gens de cinéma, mais aussi les écrivains, chanteurs, musiciens et plus généralement les artistes, ne brillent ni par leur anticonformisme, ni par leur originalité, ni par leur courage ces derniers temps. Il existe un prêt-à-penser qui irrigue tous les arts en France. Malheur à ceux qui dévient de la ligne. Les iconoclastes rasent les murs ou vivent cachés. En tout cas, ils ne raflent pas les prix.

La sortie en salle de BAC Nord est un miracle dans la production 2022. Le film a dépassé les deux millions d’entrées en 2021. Il est classé parmi les dix premiers films qui ont fait le plus d’entrées l’année passée. Le public a tranché. L’Académie a rejeté. Appelons ça une illusion perdue.

Deux conseillères régionales RN de PACA rejoignent Eric Zemmour

Ce sont deux proches de Stéphane Ravier qui ont fait le pas vers Reconquête! lors du meeting qui avait lieu au Palais des congrès du Parc Chanot à Marseille ce week-end :

Une soirée marquée par l’annonce de nouveaux ralliement d’élus locaux, venus du Rassemblement national : Nathalie Chevillard et Laure Chevalier, conseillères régionales et respectivement conseillères municipales d’Aix-en-Provence et de Gignac-la-Nerthe. En aparté, Nathalie Chevillard confie que c’est surtout « par amitié et par soutien à Stéphane Ravier », qu’elle a franchi le pas. Avec quatre élus désormais dans l’hémicycle, cela reste toutefois insuffisant pour créer le premier groupe Reconquête au conseil régional. Eric Zemmour se voit également rejoint par Françoise Gaunet-Escarras et Guy Nicolaï, anciens adjoints de l’équipe municipale de Jean-Claude Gaudin.

Selon l’Express, d’autres élus RN devraient suivre, notamment Philippe Vardon :

L’ancien candidat du Rassemblement national aux élections municipales à Nice, ami et collaborateur du député européen Nicolas Bay (…), n’est pas encore parti chez Eric Zemmour. Une question de timing. Selon nos informations, le conseiller régional attendrait le « bon moment » pour quitter le navire lepéniste avec certains élus niçois et une poignée de conseillers régionaux – ainsi que l’arrivée de Marion Maréchal dans les rangs du parti Reconquête.

Les conseillers régionaux « en embuscade » ont été priés par les équipes d’Eric Zemmour de patienter : les transfuges du RN sont jugés trop nombreux par rapport aux ralliés des Républicains, au risque d’apparaître seulement comme un « FN Bis » et non un parti d’union des droites…

On ne va pas pleurer

Des lesbiennes françaises venues en Ukraine pour acheter des bébés se retrouvent bloquées par la guerre. Et BFM voudrait que l’on pleure sur leur sort ?

La politique a-t-elle besoin de Dieu ?

Aymeric Pourbaix reçoit, avec Véronique Jacquier, Michel de Jaeghere et Jean-Christian Petitfils.

 

Actualité en Ukraine

Certains lecteurs trouvent que les faits relatés par nos contacts en Ukraine et en Russie, publiés sous le nom de Nicolas Hellemme, sont trop partisans, trop « pro-russes ».

Je vous propose donc aujourd’hui d’avoir quelques faits relatés très officiellement par les forces ukrainiennes :

Et pour les lecteurs pas trop pressés, nous invitons à lire cette analyse qui date certes de l’an passé mais qui a le mérite de remettre ce conflit dans son contexte.

Terres de mission : L’abbaye de Pontigny toujours en vente

Eglise universelle : Traditionis custodes (suite)

Par décret du 11 février 2022, le pape François a confirmé l’usage, accordé à la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre, des livres liturgiques de 1962. Cet usage avait été interdit par le motu proprio Traditionis custodes du 16 juillet 2021. L’abbé Barthe, vaticaniste reconnu, commente ce nouvel épisode de la guerre liturgique qui sévit dans l’Eglise.

Eglise en France : L’abbaye de Pontigny toujours en vente ou le retour de la laïcité de combat

Propriétaire de l’abbaye cistercienne de Pontigny, la région Bourgogne-Franche-Comté avait signé il y a un an une promesse de vente à la Fondation Schneider qui souhaitait y installer un hôtel-restaurant. Ceci, alors que la Fraternité Saint Pierre, désirant créer un séminaire francophone, avait fait une offre mieux disante : 2,1 M€ contre 1,8 M€. Jacques Chanard fait le point sur ce dossier, la Fondation Schneider n’ayant pu mener son projet à bien, ne trouvant pas de partenaire financier et multipliant les exigences.

Eglise en Marche : Que pensent les Français de l’homélie ?

En mars 2021, Alban Hachard et Luc Desroche, de la société Eloquence à la française ont mené une grande enquête auprès des catholiques pratiquants afin de savoir ce qu’ils pensaient de leurs homélies. 10 000 réponses ont été formulées. C’est le résultat de cette passionnante enquête qui nous est ici livré.

 

Méditations du chemin de croix

A l’approche du carême, l’abbé Patrick Troadec (FSSPX) vient de publier deux petits guides spirituels, dont l’un pour enfants :

« Laissez venir à moi les petits enfants » : voilà une parole de l’Évangile propre à encourager les enfants à s’approcher de Jésus ! L’un des moyens les plus touchants pour y parvenir consiste à leur présenter sa douloureuse Passion. Les six chemins de croix de ce livret ont été composés dans ce but. Les cinq premiers s’adressent à des enfants de huit à treize ans, le dernier à des jeunes de quatorze à dix-huit ans. Ils différent les uns des autres par leur longueur et par les sujets abordés. Des illustrations ont été insérées avant chaque station du premier chemin de croix pour capter l’attention des enfants et leur permettre de s’imprégner de la scène correspondante. En les parcourant, ils seront amenés à mieux aimer Jésus et sa sainte Mère. Ils y puiseront des forces spirituelles pour affronter sereinement les épreuves de la vie.

L’autre livret présente sept chemins de croix pour chaque vendredi de cette période liturgique. Deux d’entre eux commentent les Évangiles, trois ont pour thème respectivement : la Rédemption, l’espérance et la charité, un autre la famille, et enfin le dernier a pour objet de prier pour les prêtres. Chaque station est présentée en une page. Elle commence par une citation de la sainte Écriture, se poursuit par une méditation et s’achève par une prière. En les méditant, les fidèles se sentiront encouragés à mieux aimer le divin Sauveur et à porter courageusement leur croix à sa suite.

Ukraine : Kiev à feu et à sang après une distribution massive de fusils d’assaut à la population

De Nicolas  Hellemme :

Au troisième jour de l’opération Z, des combats sont en cours sur la mer d’Azov et au nord-ouest de Lougansk où les armées des républiques du Donbass ont percé le front en plusieurs endroits.

A Kiev de nombreux pillages et fusillades ont eu lieu partout en ville dans la nuit du 25 au 26 février après une distribution massive et sans contrôle de fusils d’assaut par les autorités.

Au lieu de défendre la ville que 70% de ses habitants ont quittée, l’armée ukrainienne doit y maintenir l’ordre face aux pillards et aux règlements de comptes entre groupes armés. A minuit il y avait 60 pillards et 20 civils dont deux familles entières tués en ville, bilan probablement provisoire et très loin d’être complet, d’autant que ni les policiers ni les secours ne vont en banlieue.

De nombreux tirs ont eu lieu la nuit dernière et en soirée, mais contrairement aux annonces du gouvernement de Kiev, ce n’était pas contre l’armée russe que résistaient les défenseurs de Kiev, mais contre ceux à qui ils ont distribué des fusils d’assaut et des munitions – jusqu’à 1000, quelques heures plus tôt. Des tirs fratricides ont aussi tué plusieurs policiers, pompiers et membres des services secrets.

Le bilan a continué à s’alourdir durant la journée, à Kiev mais aussi Kharkov, Rovno, Vinnitsa et d’autres localités où les pillards font ravage – les denrées alimentaires manquent désormais dans les supermarchés de Kiev pillés ou vidés et barricadés.

Les autorités de Kiev ont signé un décret qui permet de libérer et d’armer les bandits de droit commun et ont aussi distribué des lances roquettes aux civils… Qui s’en sont servis pour attaquer des véhicules militaires ukrainiens. Un autre décret, signé ce soir, permet de confisquer tout moyen de transport au profit des forces armées, à n’importe qui et sous n’importe quel prétexte.

Au sud de Kiev l’armée russe a pris la base aérienne de Vasilkov et coupé la route vers Uman’. Des forces spéciales tchétchènes chargées de maintenir l’ordre face aux pillards ont aussi été envoyées sur la base aérienne de Gostomel au nord-est de Kiev en fin de journée.

Au sud du pays, les forces russes étaient à 15h à Tokmak et Energodar (ville où se trouve une grande centrale nucléaire et thermique) d’où elles ont continué à progresser vers l’est – elles ont atteint Tchernihovka avec comme objectif Volnovakha et Donetsk, vers le nord (Zaporojie) et le nord-ouest (Krivoj Rog).

Au sud le long de la côte les russes avancent vers Berdiansk et ont dépassé cette ville à 17h, se trouvant à moins de 70 km à l’ouest de Marioupol. Les forces armées ukrainiennes ont aussi confirmé la perte de la base aérienne de Berdiansk.

Côté République de Donetsk (DNR) le front a été percé entre Donetsk et Mariupol, l’armée DNR a coupé la voie ferrée et est à moins de 8 km du centre de Marioupol. Douze localités ont été libérées et les combats ont lieu dans le nord-est et l’est de Marioupol, délaissé par une partie de ses défenseurs et des policiers qui ont déserté. Le port industriel est revendiqué par la DNR et était sous contrôle ukrainien depuis l’été 2014.

Au nord de Lugansk le front nord est percé aussi sur le Siverski Donets vers Lisitchansk où 5 localités ont été libérées et au nord de Lugansk, où la ville satellite de Sjatsje, puissamment fortifiée par l’armée ukrainienne installée au milieu des habitations, a été libérée.  L’armée ukrainienne évacue sans combattre le nord rural de la région de Lougansk.

Vers la canonisation des carmélites de Compiègne massacrées par la Révolution

Le 17 juillet 1794,  les 16 carmélites sont condamnées à mort puis guillotinées à 20h sur la place du Trône (Nation). Elles montent à l’échafaud en chantant pour la paix.

La Conférence des évêque de France a reçu ce 10 février le courrier officiel par lequel le Saint Père autorise la procédure de canonisation par équipollence (sans nécessité de miracle) des Bienheureuses Carmélites martyres de Compiègne.

La liturgie traditionnelle sera à la base de la renaissance de la mission

Communiqué de Paix Liturgique :

Pour la trentième fois, nous nous sommes retrouvés devant la nonciature apostolique, de 12h à 12h 45, ce samedi 26 février 2022.

Nous nous sommes réjouis de l’exception qui a été faite pour la Fraternité Saint-Pierre et, semble-t-il, pour les autres instituts Ecclesia Dei, d’utiliser le rituel et le pontifical traditionnels dans leurs églises propres et, avec la permission de l’évêque, en d’autres lieux.

Mais nous n’acceptons pas que l’ensemble des prêtres diocésains et religieux disposés à célébrer traditionnellement soient soumis aux restrictions et interdictions de Traditionis custodes. Il importe à ce propos de savoir qu’aujourd’hui, sur ordre du pape, toutes les demandes de permission de célébrer la messe traditionnelle, qui émanent essentiellement de jeunes prêtres, transmises par les évêques à la Congrégation pour le Culte divin, sont systématiquement refusées par elle.

Le but recherché est de réduire la liturgie traditionnelle à des lieux réservés et à des communautés spécialisées (parmi lesquelles la FSSPX), mais d’éviter qu’elle ne se répande dans les diocèses, dans les paroisses, dans les maisons religieuses. On a voulu bloquer l’immense élan de croissance qui avait été permis par Summorum Pontificum.

La divine Providence ne permet le mal que pour qu’advienne finalement un plus grand bien. Traditionis custodes, déclaration de guerre à la lex orandi traditionnelle de l’Eglise, a paradoxalement montré qu’elle était d’importance centrale. Nous savons pour notre part que la liturgie traditionnelle sera à la base de la renaissance de la mission, de la résurrection des vocations, du renouveau de l’enseignement du catéchisme. Devant la nonciature apostolique, et dans toutes les pieuses manifestations parisiennes, les « veilleurs » que nous sommes ne demandent rien d’autre pour la liturgie traditionnelle que la liberté !