La girouette Peltier
Amusant :
Guillaume Peltier n’aura finalement pas pris la parole ce dimanche sur BFM TV, comme vous l’expliquait Playbook vendredi, alors que bruissent toujours les rumeurs sur son éventuel ralliement à Zemmour. Mais l’ancien numéro deux des Républicains, qui ne s’est pas exprimé publiquement depuis son éviction au mois de juillet, a tout de même pris officiellement ses distances avec Bertrand, ce week-end.
Motif ? Le fait que le président de la région Hauts-de-France ait finalement décidé de se soumettre à la primaire. “Je continue à penser que Xavier Bertrand, avant qu’il décide d’aller au congrès (…) était le mieux placé pour battre Emmanuel Macron. Compte tenu de tous les changements intervenus depuis, comme le congrès qui n’était pas défini à l’époque, il y aura peut-être, ou peut-être pas, des changements” a-t-il ainsi déclaré à La Nouvelle République. “Ce n’est plus la même campagne”, insiste-t-il.
Bienvenu, mais pas trop. Côté Zemmour, où l’on n’excluait pas, avant l’annulation de son passage sur BFM, l’hypothèse d’un ralliement sans condition de Peltier, a appris Playbook, on confirme désormais que le député a bien fait des appels du pied au polémiste, comme nous vous le racontions. Le candidat non-autodéclaré se fend même d’une petite formule de bienvenue, dans Le Figaro ce matin, tout en prenant bien soin de fermer la porte à toute négociation : “C’est un type éminemment sympathique et doué. Libre à lui de me rejoindre. je ne ferme ma porte à personne”, dit Zemmour. Il ajoute : “Mais il n’y a pas de privilège. Je ne suis pas dans une logique de parti ou de place”.
Quelques clés pour investir et s’investir
3 questions à Damien Thomas (Monasphère) et à l’archiduc Imre de Habsbourg (Aliter Invest) :
Qu’est-ce que pour vous la cohérence de vie ?
– Damien Thomas : elle consiste pour moi en une démarche spirituelle et intellectuelle, qui choisit de questionner les évidences environnementales pour choisir le bien. “On n’a pas le choix”, “aujourd’hui les choses fonctionnent comme cela”… Face à ce type de truisme, il s’agit de développer progressivement une pensée globale adossée à la doctrine sociale de l’Eglise, qui embrasse tous les domaines : conjugalité et famille, patrimoine et vie professionnelle, pratique liturgique et mission… Cette démarche intellectuelle et spirituelle doit ensuite se concrétiser dans des choix pratiques, courageux, qui tendent vers sa réalisation concrète, sans que l’on ne puisse jamais prétendre avoir atteint une cohérence globale. En résumé, c’est pour moi la démarche du chrétien responsable, qui vise à mettre en ordre tous les pans de sa vie dans les domaines sur lesquels il a prise, pour mieux tendre vers la sainteté, qu’aucune action temporelle ne saurait “garantir”.
– Imre de Habsbourg : La cohérence de vie est selon moi un appel à vivre le plus possible en adéquation avec ses convictions et ses principes. Un appel à faire entrer le principe d’unité de vie dans notre manière de concevoir l’Homme, les relations humaines, mais aussi la gestion des biens et le rapport à l’argent. Cela se manifeste plus spécifiquement par une approche radicalement éthique, c’est-à-dire résolue à dire oui à ce qui est bon pour l’Homme, à ce qui le conduit vers sa finalité.
L’éthique a-t-elle encore un sens ?
– D T : L’éthique a un sens lorsque les mots ne sont pas dévoyés, d’une part, et que l’on y recourt non pas comme une abstraction intellectuelle, mais comme moyen de discernement en vue de l’action, d’autre part. Il est urgent d’adosser notre pensée à une éthique fondée sur les principes de la philosophie réaliste, et de réussir à proposer un champ intellectuel commun, entre chrétiens d’abord, et plus largement, avec l’ensemble de nos contemporains. L’éthique a un sens dans la mesure où elle donne un cap.
– IdH : Dans la plupart des documents commerciaux que nous recevons, ce mot est souvent exempt de sens. Retrouver le sens véritable de l’éthique, c’est redonner du sel à la vie. Chez Aliter Invest, nous avons choisi une double démarche. Investir responsablement mais sans perdre de vue la juste rentabilité. « Exclure » les valeurs incompatibles avec la dignité de l’homme, le respect des salariés, de la Création… mais également « Inclure » et encourager les sociétés qui font des efforts significatifs. C’est comme cela que nous voulons vivre l’éthique dans notre approche financière.
Quels remèdes en temps de crise ?
– DT : J’aime beaucoup l’exhortation du pape Benoît XVI aux catholiques : “Devenez des minorités créatives !” En période de crise – donc d’opportunité – il ne s’agit pas de vouloir renverser la vapeur à la force du poignet, mais d’initier des dynamiques vertueuses à notre échelle, pour proposer d’autres modèles. Ces démarches embryonnaires peuvent prendre avec le temps – et l’histoire nous l’a démontré plus d’une fois – une ampleur tout à fait étonnante et se révéler porteuses d’une fécondité qui dépasse largement leur portée ou leur ambition initiale.
– IdH : Nous vivons clairement une période d’incertitude et de confusion. Nous le voyons dans tant de domaines. Mais une crise, qu’elle soit financière, sociale, spirituelle ou anthropologique, offre également une opportunité. Celle de se poser la question de la véritable finalité de chaque action et entreprise. Ainsi, orientés vers le Bien Commun, nous redonnons à notre travail sa dignité, et à notre patrimoine tout son sens. C’est le but de cette conférence.
Pour participer à la conférence du 16 novembre, 10 avenue Hoche (Mayer Brown), Paris 8ème. Ou en ligne :
https://my.weezevent.com/conference-monasphere-et-aliter-invest-lurgence-de-la-coherence
Pas de blancs dans la « pub » !
De Bernard Antony :
Imaginons un pays d’Afrique noire dans lequel la publicité ne présenterait que des personnes de race blanche.
« Impossible ! », diriez-vous : « cela n’a peut-être existé que dans des journaux de la minorité blanche de l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid ».
Or voici qu’hier, dimanche soir, parcourant les journaux des derniers jours, mon attention est attirée par les publicités sur pleine page dans le Figaro.
Dans celui daté du 5 novembre consacré à la marque de vêtements et de divers colifichets « Dolce et Gabbana », c’est la photographie du visage d’un africain noir, plutôt jeune, qui occupe toute la surface.
Quatre pages plus loin, il s’agit d’une publicité d’État, estampillée en haut à gauche « République Française » et en haut à droite de « Santé publique – France ».
Le texte de la « pub » consiste en une question sans doute très fondamentale, en haut à gauche : « Légumes en morceaux ou en purée ». En effet, « that is the question ! » comme dirait Shakespeare !
En bas de page, cette sublime invitation : « Parents et futurs parents, trouvez des réponses sur « 1000 premiers jours.fr ».
La photographie sur pleine page est celle d’un charmant bambin, tenant dans chacune de ses deux menottes un morceau brocolis ou de quelque chou-fleur, et se demandant semble-t-il dans lequel mordre en premier.
Ce sympathique mouflet est lui aussi de race noire.
J’ouvre ensuite le Figaro daté du 6 novembre dans lequel est une publicité sur pleine page aussi de la fondation Francis Bouygues. Là, c’est une composition toute de rouge et de noir avec la photographie d’une souriante jeune femme noire en robe rouge. Une phrase d’elle est mise en exergue : « La fondation m’a permis de réaliser mon rêve ». Et c’est signé Claire, au-dessus de quelques lignes de présentation de son brillant parcours universitaire. Claire, quoiqu’ainsi prénommée, est elle aussi de race noire.
Je me suis alors demandé si ces trois exemples ne relevaient pas d’une stratégie publicitaire générale, fondée sur la conviction qu’il serait plus judicieux d’utiliser des personnes noires parce qu’elles s’avèreraient plus « vendeuses » que des personnes de race blanche.
Aussi ai-je interrogé quelques-uns de mes amis bien plus compétents que moi en matière de « marketinge ». Ils m’ont affirmé qu’il s’agissait en effet d’un choix assez général de préférence ethnico-raciale, non pas du fait des journaux mais de celui des agences de publicité.
Et ce, non pas tant en raison de ce qu’il serait prouvé que l’utilisation de photos de personnes africaines serait commercialement plus bénéfique mais bel et bien pour des raisons idéologiques. Et c’est ainsi que dans la publicité aussi le grand remplacement est en cours !
Et ce, au nom de l’antiracisme !
Ce choix de nature idéologique serait sans doute à rattacher au grand phénomène de la révolution transatlantique « woke » pour laquelle il y a un ennemi principal : l’homme blanc et hétérosexuels et ayant de surcroît l’audace de ne pas avoir honte de cette condition.
Que dire de cela ? On le sait, catholique et français, je réprouve fondamentalement tous les racismes. Je professe à l’école de Jacques Bainville et de Pierre Gaxotte que « la France n’est pas une race mais une nation ». Et je rappelle quand nécessaire ( ?) qu’il y a eu de grands français de race noire ou mulâtres. Contentons-nous ici d’évoquer d’abord la haute figure de Léopold Sedar Senghor, premier président de la République du Sénégal, fier de sa nationalité française et qui fut élu à l’Académie française, écrivain ardent défenseur de la langue française et qui choisit de passer en France les dernières années de sa vie.
Mentionnons au moins encore la grande figure de notre ami le sociologue Jules Monnerot, mulâtre guadeloupéen, qui fut un grand défenseur de l’Algérie française et qui siégea au bureau politique du Front National le plus brillant des penseurs de l’anticommunisme.
Et faut-il dire ici que nous sommes parmi les centaines de milliers de catholiques à préférer l’admirable cardinal africain Robert Sarah au pape régnant de race blanche mais ayant odieusement trahi les catholiques de Chine ?
À la vérité, sous le masque de l’idéologie antiraciste, c’est bien, dans la publicité un véritable « racisme en sens contraire » que l’on nous inflige par une discrimination-élimination de plus en plus systématique contre le mâle blanc si honni par les camarades islamo-gauchistes, Houria Bouteldja ou Assa Traoré.
Avec l’AGRIF, nous combattons ainsi les racismes du temps présent : le racisme antichrétien, le racisme antifrançais et le racisme antiblanc.
C’est arrivé un 8 novembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 08 novembre 618 : mort du pape saint Adéodat 1er.
- le 08 novembre 1202 : départ de la 4ème
L’armée de la 4ème croisade quitte Venise, la galère du doge Dandolo étant à la tête de 480 vaisseaux.
- le 08 novembre 1226 : mort de Louis VIII.
Atteint de dysenterie, le Roi de France meurt à Montpensier en Auvergne, alors qu’il revenait de croisade contre les hérétiques albigeois. Louis VIII est un Roi très remarquable pour plusieurs raisons :
-
- il a déjà, à son accession au trône, à 36 ans, une longue et heureuse expérience des responsabilités. En 1214, tandis que son père affronte à Bouvines les coalisés du nord, lui-même bat le roi d’Angleterre Jean sans Terre à La Roche-aux-Moines, dans le Poitou.
- l’année suivante, les barons anglais déposent leur roi et proposent la couronne à Louis. Le prince débarque en Angleterre en mai 1216, mais Jean sans Terre a le bon goût de mourir sur ces entrefaites. Louis se fait battre le 20 mai 1217 devant le château de Lincoln par les troupes anglaises, sous le commandement du régent d’Angleterre Guillaume le Maréchal (70 ans), tournoyeur réputé «le meilleur chevalier du monde». Le prétendant se retire non sans avoir négocié une forte indemnité par le traité de Kingston. Notons que c’est le seul débarquement armé qui ait eu lieu en Angleterre depuis Guillaume le Conquérant!
- il est le père de Saint Louis.
- le 08 novembre 1627 : La rochelle est totalement isolée.
Un débarquement français chasse les Anglais de l’île de Ré. La Rochelle ne peut plus recevoir d’aide extérieure.
- le 08 novembre 1673 : Colbert fonde la Compagnie du Sénégal.
Le Roi Louis XIV lui en donne l’ordre, pour remplacer la Compagnie des Indes Occidentales.
- le 08 novembre 1790 : lancement duvaisseau “Les États de Bourgogne”.
C’est un 3-ponts de 118 canons, dessiné par Sané ; techniquement c’est le bateau le plus accompli d’Europe.
- le 08 novembre 1793 : exécution de Mme Roland de La Platière.
Son mari, ministre de l’intérieur, avait protesté contre les massacres de septembre. Arrêtée et guillotinée 5 mois après, elle s’écrie en passant devant une statue de la liberté :
« O liberté que de crimes on commet en ton nom ! »
- le 08 novembre 1806 : le maréchal Ney fait capituler Magdebourg
C’est la fin d’un siège débuté le 22 octobre. Ney fait 22 000 prisonniers (dont 20 généraux, 800 officiers), s’empare de 800 canons et de nombreux magasins.
- le 08 novembre 1808 :le ministre de l’Intérieur Fouché fait arrêter et expulser le Père Varin, directeur des “Pères de la Foi”.
- le 08 novembre 1942 :débarquement des Alliés en Afrique du Nord
Au petit matin, 75 000 soldats anglais et américains débarquent sur les côtes du Maroc et de l’Algérie. L’intervention alliée, appelée “opération Torch”, est menée par le commandant anglais Cunningham et le général américain Dwight Eisenhower. Au même moment François Darlan, le second de Pétain, se trouve à Alger. Darlan signera peu après la reddition d’Alger. En représailles, l’Allemagne envahira le sud de la France, la zone libre, le 11 novembre.
Lorsque le maréchal Pétain apprend le débarquement allié en Afrique du Nord (où ne participe aucun gaulliste) : «Il semblait avoir rajeuni de 20 ans. Ses yeux bleus étaient clairs et pétillants. Il semblait heureux comme un pape, il m’a raccompagné en chantonnant», témoigne le chargé d’affaires américain à Vichy.
Cité dans le N°180 de Le Maréchal (page 25) et rapporté par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 214)
- le 8 novembre 1997 : la loi réformant le Service national paraît au JO.
Ce dernier est « universalisé » et concerne les jeunes hommes et les jeunes filles, mais est en même temps suspendu. Et non supprimé comme beaucoup de média le disent par erreur.
- le 08 novembre 2005 : le président Chirac décrète en Conseil des ministres l’état d’urgence suite aux émeutes dans les banlieues françaises.
Un policier poignardé à Cannes
Ce matin à Cannes, un homme a poignardé un équipage de la police nationale.Un policier, à l’arrière du véhicule, a tiré sur l’assaillant.
Le policier poignardé aurait été sauvé par son gilet pare balles. L’agresseur est en urgence absolue.
Le ministre se rend sur place :
Un policier du commissariat de #Cannes a été blessé à l’arme blanche. L’agresseur a été neutralisé par ses collègues. Je me rends sur place immédiatement ce matin et j’apporte tout mon soutien à la police nationale et à la ville de Cannes.
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) November 8, 2021
Frédéric Saint Clair : Refaire du chrétien un guerrier
Frédéric Saint Clair est analyste en stratégie et en communication politique. Ancien chargé de mission auorès du Premier Ministre Dominique de Villepin, il est interrogé sur TV Libertés.
« Le Christ est le guerrier le plus accompli que le monde ait connu. Le seul qui ait terrassé le Mal, et qui ait enseigné aux hommes comment faire de même ».
Dans son ouvrage « Le Christ guerrier », Frédéric Saint Clair, politologue, explique que le Christ n’est pas venu nous enseigner le pacifisme d’un amour candide. Il est venu nous enseigner à faire la guerre et à la gagner. Face à un choc des civilisations qui prend la forme de la violence terroriste comme de l’effacement de la culture française, quelles perspectives s’offrent aux chrétiens ? Sont-ils condamnés à subir le terrorisme, l’islamisme, l’indigénisme, l’immigration massive, le basculement civilisationnel sans mot dire ? L’Évangile, qui leur impose de tendre l’autre joue face à la violence physique, offre-t-il d’autres perspectives que celles de la soumission et du martyr ?
L’hôpital au bord de la rupture
Psychologue clinicienne, spécialisée en psychopathologie, neuropsychologie, psychosomatique et formée en psychologie transgénérationnelle, Marie-Estelle Dupont a été interrogée dans l’émission Les Points sur les i sur CNEws, consacrée à l’hôpital au bord de la rupture, puis le retour des “fachos” :
“Dans les manuels d’histoire, on ne parle jamais des 100 millions de morts du communisme et ça ne choque personne qu’il y ait un parti communiste alors que ça fait référence à des horreurs commises au nom d’une idéologie totalitaire”
«Je constate que les soignants, aussi bien les médecins que les paramédicaux, sont en burn-out. 30% de leur temps est alloué à des tâches administratives […] Quand on est patient on est mal soigné, et quand on est soignant on est maltraité»
En relation avec une conseillère du Premier ministre, Thomas Sotto renonce à présenter «Elysée 2022»
C’est incroyable le nombre de journalistes qui partagent la vie avec une personnalité proche du pouvoir…
Le journaliste Thomas Sotto renonce à présenter l’émission politique «Elysée 2022», la grande émission de première partie de soirée de France 2, le temps de la campagne présidentielle. En cause : sa relation amoureuse avec la conseillère en communication de Jean Castex. Il conserve en revanche la coanimation de « Télématin » et le poste de joker des « 20 heures » du week-end. Une décision à effet immédiat.
30 jours pour comprendre et aimer la messe
Pour ne plus passer à côté de la messe, pour comprendre ce qui s’y passe, pour faire de l’Eucharistie la source et le sommet de votre vie chrétienne, suivez la formation en ligne « La messe dans ma vie »
Inscrivez-vous gratuitement sur www.lamessedansmavie.fr
Chaque jour :
- une vidéo de formation
- une lecture tirée des meilleurs auteurs de la tradition chrétienne
- Des conseils pratiques à mettre en œuvre, pour vous aider à mieux participer à la messe
Cet enseignement clair et précis sur la messe et son enracinement dans les Saintes Écritures, dispensé en ligne par les pères de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier commencera le 28 novembre pour s’achever le 24 décembre. Le détail de ces 4 semaines est ici.
Lepénisation d’Arnaud Montebourg
Invité dimanche 7 novembre dans l’émission « Le Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro », Arnaud Montebourg a proposé de bloquer les transferts d’argent privé vers les pays qui refusent de rapatrier leurs ressortissants visés par une mesure d’expulsion du territoire français.
« Pourquoi on n’arrive pas à intégrer ? Vous avez aujourd’hui 100 000 mesures d’obligation pesant sur des personnes qui doivent quitter le territoire qu’on n’arrive pas à exécuter. Ces personnes sont là et sont d’ailleurs souvent des délinquants. Donc, moi, je suis décidé à taper au portefeuille »
J’ai proposé ce midi dans #LeGrandJury de menacer de bloquer temporairement les transferts d’argent particuliers vers les pays qui ne coopèrent pas avec la France pour faire appliquer les Obligations de Quitter le Territoire Français pour résoudre la situation suivante ⤵️ pic.twitter.com/cWdclOy2sO
— ☰ Arnaud Montebourg (@montebourg) November 7, 2021
L’extrême-gauche a fait une apoplexie suite à cette déclaration. Eric Zemmour a, lancé :
« En panne d’idées, Montebourg a regardé en replay les vidéos de ma chaîne YouTube. Bravo Arnaud ! »
Le pressant appel de Notre-Dame à notre conversion et à la pénitence
Depuis 1830, la Sainte Vierge est venue délivrer des Messages aux hommes. La Communauté Notre-Dame de Fatima, auteur du présent ouvrage édité aux éditions Pierre Téqui, a pour mission de les diffuser dans leur intégralité et de montrer leur parfait accord avec les paroles de Jésus-Christ, par leur mise en parallèle avec des citations des Évangiles.
En effet, de nombreuses personnes récusent les interventions de Marie, objectant que « la Révélation est close ». Cela est vrai, et il est certain que la Mère de Dieu ne l’ignore pas. Pourquoi alors tant d’apparitions, de Messages, de demandes ? C’est Notre-Dame qui nous donne la réponse en son Message de La Salette : « Pour que je les conduise à mon Divin Fils… »
Les Messages de la Sainte Vierge ne sont pas un ajout à l’Évangile mais bien plutôt une supplique afin qu’en ce temps d’apostasie, on y revienne.
Ce livre, qui bénéficie de l’approbation de Mgr Aillet, se limite aux apparitions reconnues par l’Église et pour lesquelles les Messages donnés par la Très Sainte Vierge ont été rendus publics par l’autorité compétente :
- La chapelle de la Médaille Miraculeuse à Paris en 1830
- La Salette près de Grenoble en 1846
- Lourdes près de Tarbes en 1858
- Pontmain près de Laval en 1871
- Pellevoisin près de Bourges en 1876
- Fatima au Portugal en 1917
- Akita au Japon de 1973 à 1980.
L’ouvrage compare les messages de la Sainte Vierge et les Evangiles, insiste sur le pressant appel de Notre-Dame à notre conversion et à la pénitence, en raison de l’aggravation du combat entre la lumière et les ténèbres, le pouvoir du Prince des ténèbres et l’intensification de la lutte, les armes données par la Sainte Vierge…
Saint Ignace de Loyola
Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier et le Père Jean-François Thomas, jésuite, nous font (re)découvrir les grandes figures qui ont façonné la civilisation judéo-chrétienne. Cette semaine, saint Ignace :
Julie, un magazine Bayard Presse, propose aux fillettes une séance de spiritisme
Un délire dénoncé sur Boulevard Voltaire :
Qui ne connaît les Éditions Bayard Presse, ce champion des magazines pour enfants et adolescents ? Okapi, Astrapi, Je bouquine… les titres abondent, qui font le bonheur des parents soucieux d’offrir à leur progéniture une éducation teintée de bonne morale chrétienne. On y trouve ainsi, pour tous les âges, des « magazines d’éveil à la foi pour les curieux de Dieu ».
Dans ce lot bien fourni figure aussi le magazine Julie, qui s’adresse spécifiquement aux pré-adolescentes de 10-14 ans. On est encore « genré », chez Bayard, et les titres savent cibler leur public. En couverture du numéro d’octobre, on voit une fillette tendre les mains en demandant « Esprit, es-tu là ? »
On aurait pu s’attendre à ce qu’une publication chrétienne titre sur la Toussaint, mais non. Le matraquage d’Halloween portant ses fruits juteux, il faut dare-dare oublier la communion avec nos morts et le sens de cette fête chrétienne. En revanche, pousser des ados à s’immiscer dans l’au-delà par esprit de lucre, ça, c’est rigolo.
Pour résumer : la mort, non, les fantômes oui !
Le thème du dossier de Julie est « Les superstitions prennent le pouvoir ? » À la gamine qui ne s’est pas encore posé la question, on suggère : « Depuis quelque temps, tu cherches les trèfles à quatre feuilles, tu as élu ta culotte spéciale éval’ (sic), tu suspends tes décisions au passage du feu au vert… Bref, les superstitions prennent de la place dans ta vie. » Alors, jeune lectrice, « si tu veux comprendre ce qui t’arrive et si, comme Juju [l’héroïne du magazine, NDLR], cela te donne l’envie de jouer à te faire (un peu) peur, prépare une spooky party avec tes copines pour Halloween. Ce dossier te dit tout. »
De fait, en pages 14 et 15, le magazine propose aux fillettes toutes les recettes pour une soirée réussie : « Cette année, tu as décidé d’organiser une spooky party (une soirée effrayante et marrante). Voici des idées d’activités à mettre en place… en fonction de ton degré de flipette. »
Notez bien qu’on range ce qui suit dans les activités ludiques, quelque part sans doute entre la confection des pancakes et la course en sac… Pour les plus timorées jusqu’aux plus audacieuses, Julie propose donc :
« 20 % frissons : regardez un film de vampires (gratuit) – pour celles qui font genre mais qui ne veulent pas trop avoir peur, en fait. »
« 50 % frissons : pour celles qui veulent connaître leur avenir ou avoir un bon fou rire : tirer les cartes. »
« 70 % frissons : pour celles qui connaissent quelqu’un qui connaît quelqu’un à qui il est arrivé un truc horrible – se raconter des histoires qui font peur. »
« 100 % frissons : pour les plus téméraires – appeler les esprits. »
Suit la recette d’une séance de spiritisme en bonne et due forme […]
De deux choses l’une : soit les rédacteurs de ce dossier sont totalement inconscients, soit ils sont diaboliques.
J’entends d’ici leurs ricanements : ben quoi, ce n’est qu’un jeu ! Justement non, ce n’est pas un jeu. Mais éventuellement la porte d’entrée vers une spirale infernale, au vrai sens du terme. Quelque chose dont on a vu que cela conduisait parfois des esprits fragiles à la profanation des cimetières, voire au meurtre. « La plus grande malice du diable est de faire croire qu’il n’existe pas », disait Baudelaire. Serait-il confortablement installé chez Bayard ?
Janez Janša : « Le mouvement Antifa est une organisation terroriste mondiale »
Le Premier ministre slovène Janez Janša, qui préside le Conseil de l’Union européenne jusqu’au 31 décembre, vient de prendre position suite à des échauffourées ayant eu lieu à Nantes à l’occasion d’un meeting d’Éric Zemmour.
« [Le mouvement] Antifa est une organisation terroriste mondiale soutenue par le capital des spéculateurs financiers qui profitent du chaos provoqué par [ses] actions ».
Mgr Aupetit, ayez la délicate charité et la bienveillance pastorale de laisser continuer « l’expérience de la Tradition »
Voici une lettre envoyée à Mgr Aupetit au sujet de l’application du motu proprio à Paris :
Monseigneur,
Le motu proprio Traditionis Custodes du Pape François, publié le 16 juillet dernier, ne laisse pas indifférent. Vous l’écriviez en la Nativité de la Très Sainte Vierge Marie, il suscite notamment « des commentaires qui reflètent les inquiétudes ou les incompréhensions de leurs auteurs ». Effectivement, nous sommes nombreux à ne pas comprendre cette décision brutale du souverain pontife et encore moins son application autoritaire dans certains diocèses, en particulier le vôtre, celui de Paris.
Nous ne saisissons pas le bien-fondé de cette volonté clairement affichée de mettre au ban de l’Église la messe traditionnelle dont la fécondité à travers l’histoire n’est plus à prouver. Encore aujourd’hui, alors qu’en France la tendance est à la baisse continue du nombre de vocations et que les églises se vident de leurs fidèles, devons-nous rappeler que c’est tout l’inverse dans les communautés attachées au trésor liturgique que constitue l’usus antiquior ?
Nous vous le demandons bien humblement : laissez-nous continuer « l’expérience de la Tradition ». Vous assurez dans votre lettre du 8 septembre que par ce motu proprio : « Il ne s’agit pas de réveiller des querelles liturgiques mais d’assurer le bien des fidèles qui sont attachés à la forme ancienne » et qu’ainsi « l’évêque doit prendre des dispositions pour qu’ils puissent participer à ces liturgies sans craindre d’être mis à l’écart de la vie et de la foi de l’Église, c’est-à-dire sans subir ceux qui blessent la communion en augmentant les distances ou en construisant des oppositions ». Nous sommes bien d’accord, le temps de la « guerre liturgique » est passé. Il ne s’agit pas ici de la raviver. Nous ne doutons pas qu’en pasteur éclairé vous ayez pris connaissance des arguments de la foisonnante production intellectuelle de ces cinquante dernières années qui, au-delà de l’attachement sensible, conduisent à adhérer profondément à cette liturgie « vénérable et antique ».
Il serait de bien mauvaise foi et choquant de penser que les fidèles du rite tridentin ne cherchent pas le bien de l’Église. Malhonnête également de voir dans leur attachement au missel tridentin un unique signe de critique déguisée des autorités ecclésiastiques actuelles. Jusqu’à preuve du contraire, les messes célébrées selon le missel de Saint Pie V sont valides. Nous y récitons le même Credo que vous. « Nous croyons en l’Église, une sainte, catholique et apostolique ». Que nous reprochez-vous donc alors ? Nous avons peine à déceler ce que vous prétendez être « la sollicitude du pape et des évêques pour les fidèles attachés à l’ancienne forme liturgique » en réduisant drastiquement les conditions de sa célébration dans votre diocèse…
Quelles sont les raisons qui vous poussent à ne permettre la célébration selon le missel de 1962 seulement dans 5 églises ? Pourquoi avoir supprimé les messes du lundi midi à Sainte-Clotilde, du jeudi soir à Notre-Dame de l’Assomption de Passy, et celles du dimanche matin, du mercredi et jeudi soir à Saint-Georges de la Villette et du dimanche soir à Notre-Dame du Travail ?
Pourquoi avoir confisqué à la Fraternité Saint Pierre le droit de célébrer la messe des étudiants le mercredi soir ? Quelles idées motivent votre choix d’avoir déplacé le lieu de cette célébration – de l’église Saint François-Xavier à la chapelle Notre-Dame du Lys ? Pourquoi vouloir faire appel uniquement à des prêtres diocésains ? Les autres sont-ils des ecclésiastiques de seconde zone ? Y a-t-il dans votre esprit une « Église des purs », pour laquelle le concile Vatican II et le missel de Paul VI sont les seuls horizons indépassables et une « Église de brebis perdues » dont le crime serait de s’appuyer sur des siècles de dépôt de la Foi ?
Monseigneur, il est indubitable que tout ceci sème gravement la confusion. Vous ne le savez que trop bien, ces questions taraudent de nombreux fidèles qui ne sont pas forcément des habitués de la liturgie traditionnelle. Ayez, s’il vous plaît, la délicate charité et la bienveillance pastorale de laisser continuer « l’expérience de la Tradition ». Rétablissez, nous vous en supplions, ces oasis spirituels dont nous avons tant besoin et qui ont été supprimés sans que nous n’ayons l’once d’une explication de votre part. Ne soyez pas de ceux qui, selon vos propres mots évoqués plus haut, « blessent la communion en augmentant les distances ou en construisant des oppositions ».
Nous vous prions de ne pas nous laisser sans messe, sans réponse, et de bien vouloir daigner nous recevoir afin d’écouter nos requêtes.
Avec l’assurance de notre expression la plus filiale et notre prière,
- Collectif Paris Tradition 14 (Notre-Dame du Travail, Saint-Dominique, Saint-Pierre de Montrouge)
- Des paroissiens de Saint-Georges de la Villette
- Des paroissiens de Saint-François-Xavier / Notre-Dame du Lys
- Des paroissiens de Sainte-Clotilde
- Juventus Traditionis
- Soutien Saint-Eugène
Le pouvoir des papes : temporel ou spirituel ?
Dans l’émission En Quête d’esprit sur CNews, Aymeric Pourbaix reçoit Christophe Dickes, historien, Geoffroy Caillet, rédacteur en chef du Figaro Histoire, Benoit Schmitz, historien, Giovanni Maria Vian, journaliste :
C’est arrivé un 7 novembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 7 novembre 1373 : décès de Jean de Dormans.
Evêque de Lisieux en 1359, puis de Beauvais en 1360, créé cardinal en 1368, il fonde le collège de Beauvais à Paris deux ans plus tard. C’et lui qui représente la France lors de la signature du Traité de Brétigny. Il tient alors la fonction de garde des Sceaux du Roi Jean II «Le bon», fonction qu’il garde avec Charles V. Jean de Dormans meurt à Paris.
- le 7 novembre 1455 : début du procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc.
Ce jour commence le second procès de Jeanne d’Arc. Après avoir été condamnée à mort en 1431, elle va être réhabilitée. Le pape Calixte III, récemment élu, saisit l’occasion de la reprise de Rouen en 1449 par les troupes royale du Roi Charles VII pour lancer ce nouveau procès.
Le premier jugement est cassé ; celle qui est une sainte aux yeux de tout le Royaume est réhabilitée officiellement.
- le 7 novembre 1603 : Pierre de Gua, sieur de Monts, obtient la concession pour l’Acadie.
Le Roi Henri IV accorde à Pierre de Gua la concession pour l’Acadie, où il va fonder Port-Royal en 1604.
- le 7 novembre 1659 : signature du traité des Pyrénées.
C’est au milieu de la Bidassoa, rivière du pays basque qui sur une partie de son cours marque la frontière entre la France et l’Espagne, que Mazarin et Luis de Haro signent le traité franco-espagnol. Cela se passe sur l’île des faisans. Le traité met fin à 24 ans d’hostilités entre les deux pays. Il est scellé par le mariage de Louis XIV avec l’infante Marie-Thérèse d’Autriche, fille aînée du roi d’Espagne Philippe IV. En dot, la France reçoit le Roussillon, la Cerdagne, l’Artois et quelques places fortes de Flandres et de Lorraine et 50 000 écus d’or. Le Grand Condé se voit pardonner ses trahisons.
- le 7 novembre 1733 : premier Pacte de famille.
La France et l’Espagne s’allient contre l’Autriche par le Traité de l’Escurial, lors de la guerre de succession de Pologne. En échange de son aide militaire, l’Espagne reçoit la promesse de récupérer Naples et la Sicile que détient l’Autriche.
- le 7 novembre 1787 : édit de Versailles.
Signé par le Roi Louis XVI ce jour, il est enregistré au parlement le 29 janvier 1788. Il est aussi appelé « édit de tolérance », car il donne aux non catholiques de France un statut juridique et civil. Le catholicisme reste la religion d’État du Royaume.
- le 7 novembre 1801 : Alessandro Volta fait, devant le général Bonaparte la démonstration de sa pile électrique.
Bonaparte demande à ce qu’une médaille d’or soit décernée à l’inventeur, il le fait comte et le pensionne. Les volts, unités de tension électrique, tirent leur nom de celui de Volta.
- le 7 novembre 1815 : une ordonnance royale rend obligatoire l’enseignement primaire.
- le 7 novembre 1852 : Louis Napoléon proclamé empereur des Français.
- le 7 novembre 1880 : la république met en œuvre sa haine de l’Eglise catholique : expulsion des Congrégations.
Le 7 novembre 1880 est un dimanche. Pour saluer la foule venue les soutenir, les assiégés lancent un ballon : les militaires abattent l’engin.
Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin pages 8 et 9)
Voir les chroniques du 5, 6 et 8 novembre.
- le 7 novembre 1894 : le Suprême Conseil de France donne l’autonomie à ses loges.
La Grande Loge de France naît de là.
- le 7 novembre 1918 : une délégation allemande vient négocier à Rethondes.
- le 7 novembre 1920 : pose de la première pierre de la future Basilique du Sacré-Cœur nouvelle église à Marseille.
Elle est construite dans le quartier du Prado, pour commémorer la peste de 1720 et servir de mémorial de la Première Guerre mondiale.
- le 7 novembre 1921 : ouverture du procès d’Henri Désiré Landru.
- le 7 novembre 1933 : le premier tirage de la Loterie nationale.
Un certain Paul Bonhoure emporte cinq millions de francs.
- le 7 novembre 1932 : naissance de Vladimir Volkoff, écrivain français.
- le 7 novembre 1961 : la France réalise son premier essai nucléaire souterrain.
- le 7 novembre 1964 : création de la CFDT.
Un congrès décide de déconfessionnaliser la CFTC. La scission provoque la création de la CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail).
- le 7 novembre 2000 : le Sénat adopte la proposition de loi reconnaissant le génocide arménien de 1915.
Et le génocide Vendéen, alors ?
- le 7 novembre 2001 : relaxe de DSK.
Dominique Strauss-Kahn est relaxé dans le cadre de l’enquête sur la gestion de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF).
- le 7 novembre 2005 : premier mort des émeutes de 2005.
Un homme de 61 ans est frappé mortellement à Stains (Seine-Saint-Denis). Au bas de son immeuble il essayait d’éteindre un feu de poubelles.
Clôture de l’Année saint Joseph le 8 décembre : consécration des diocèses à saint Joseph
Pour clôturer une “Année saint Joseph” riche en temps forts, le diocèse de Fréjus-Toulon a choisi Cotignac, lieu d’apparition de saint Joseph, pour marquer l’événement : le 8 décembre, Monseigneur Dominique Rey re-consacrera le diocèse à saint Joseph, Père, Protecteur et saint Patron de l’Église universelle.
Une soirée sous le signe de la sainte famille
Les pèlerins sont invités à se réunir à 18h30 devant le lieu d’apparition de saint Joseph au Bessillon où ils pourront écouter quelques témoignages de grâces reçues par l’interception de l’époux de Marie avant de vivre la cérémonie de re-consécration du diocèse à saint Joseph. Une procession lumineuse, avec saint Joseph, rejoindra ensuite Notre-Dame de Grâces et l‘Enfant Jésus.
À 21h00, la messe solennelle de l’immaculée Conception, présidée par Monseigneur REY et animée par Magnificat sera retransmise en direct sur CNews.
En cette solennité de l’Immaculée Conception, l’ensemble de la sainte famille sera ainsi mise à l’honneur, dans ce lieu qui lui est particulièrement dédié.
Une invitation au peuple chrétien et aux évêques de France
Le comité “Patris Corde France”, composé de prêtres et de laïcs, s’est constitué durant cette “Année saint Joseph” pour inviter plus largement le peuple chrétien et les évêques de France à œuvrer pour la consécration de leur diocèse à saint Joseph, soit ce 8 décembre comme un fruit de “l’Année st Joseph”, soit le 19 mars 2022, dans l’élan de cette année à l’occasion de la fête de saint Joseph. Le site Internet du comité “Patris Corde France” propose une série d’outils pratiques pour se préparer à cette démarche de consécration.
Pourquoi une consécration ?
À la suite du Pape François, afin d’encourager les chrétiens, en particulier les familles, les époux, les pères, les pauvres, les mourants, les prêtres, les consacrés, les travailleurs et ceux qui recherchent un emploi … En cette période de grande instabilité pour notre pays …
Il s’agit de nous tourner vers saint Joseph, le Gardien de la Sainte Famille et le Protecteur de l’Eglise universelle, pour lui demander secours et protection !
Cet évènement de piété populaire sera spirituel et enraciné dans la Foi. Il n’est ni politique, ni identitaire. Il veut répondre à l’ultime prière de Jésus : « Que tous soient un ! »
Avec saint Joseph, revenons à la source de l’Evangile et du Salut ! Apprenons à vivre saintement le quotidien de nos vies avec Jésus et Marie !
16e manifestation devant la nonciature
Communiqué de Paix Liturgique :
Nous étions nombreux ce samedi 6 novembre, à prier et protester devant la nonciature apostolique.
Les manifestants étaient encouragés par le beau succès du pèlerinage Summorum Pontificum, qui s’est déroulé à Rome la semaine dernière.
Samedi dernier, la messe était célébrée dans la Basilique Saint-Pierre, à l’autel de la Chaire. Cet événement qui providentiellement a pu avoir lieu malgré le présent contexte, était déjà une réponse à nos supplications et à nos prières : la messe traditionnelle a été paisiblement célébrée au cœur de la chrétienté.
Avec la même force tranquille, à Paris, notre chapelet et ceux récités devant les bureaux de l’archevêché, rue du Cloître-Notre-Dame, à Saint-François-Xavier/Notre-Dame-du-Lys, à Notre-Dame-du-Travail, à Saint-Georges-de-la-Villette, continuent à affirmer que la messe tridentine continuera à vivre.

TV Libertés : La messe dans ma vie
Eglise universelle : La messe dans ma vie
Après le succès de la série “Carême 40”, la Fraternité Saint Vincent Ferrier propose, à partir du 28 novembre, pour l’Avent 2021, une série de vidéos, de 10 minutes chacune, à regarder chaque jour sur le thème : “La messe dans ma vie”. L’objectif est de permettre à chacun de mieux vivre de la réalité sublime que constitue le saint Sacrifice de la messe. Le père Augustin-Marie Aubry présente cette nouvelle initiative apostolique.
Eglise en France : Consécration des diocèses de France à Saint Joseph
Le père Hubert-Marie, recteur du sanctuaire Notre-Dame de Grâces à Cotignac, dans le diocèse de Fréjus-Toulon, est le maître d’œuvre d’une proposition de consécration des diocèses de France à Saint Joseph, à l’occasion de la clôture de l’année saint Joseph, le 8 décembre prochain, en la fête de l’Immaculée Conception. Il nous présente le sens de cette démarche.
Eglise en Marche : Brother. Un film sur les franciscains du Bronx
A partir du 18 novembre sera disponible en salle un très beau film, “Brother”, mettant en scène les Franciscains du Bronx que le livre de Luc Adrian, “Des fleurs en enfer”, avait fait connaître du grand public. La joie et la paix franciscaines sont au rendez-vous de cette rencontre avec la pauvreté et la misère, que nous propose Claire de Lorgeril, de Saje distribution.
Prières du chapelet
Nous venons de clore le mois d’octobre qui est le mois du Rosaire, cette belle prière méditative récitée à partir du chapelet. Si le rosaire est la prière la plus spontanément associée au chapelet chez les catholiques, il existe pour autant de nombreuses autres prières à réciter à l’aide de ces petits grains. Cette façon de prier en égrenant un chapelet est très ancienne et se retrouve dans de nombreuses traditions. Quelle que soit la prière, le principe reste le même : réciter une prière ou une invocation à chaque grain. Cette répétition permet de rentrer dans l’oraison, notamment en recentrant la pensée, en calmant le mental et en disposant ainsi son cœur à la méditation et à la contemplation. Voici quelques exemples de belles prières qui peuvent être récitées à l’aide d’un chapelet :
- Bien sûr la prière du rosaire ! En quatre tours de chapelet -qui peuvent être répartis sur la semaine – et grâce à la récitation de dizaines de Je vous salue Marie, nous méditons vingt mystères associés à la vie du Christ : mystères joyeux, mystères lumineux, mystères douloureux et mystères glorieux.
- Le chapelet à l’Esprit-Saint permet également de méditer des mystères en invoquant le Saint Esprit sur chaque grain. Chaque dizaine est dédiée à un mystère correspondant à une action du Saint-Esprit dans l’Evangile et dans notre vie. La prière entière en contient 10.
- Il existe également des chapelets pour prier avec les saints : notamment le chapelet de saint Joseph ou celui de sainte Thérèse de Lisieux. Ce dernier a un format qui lui est propre puisqu’il ne contient que 24 graines, correspondantes aux 24 années de sa vie.
- D’autres prières du chapelet nous ont été transmises à travers des apparitions de Jésus. C’est le cas du chapelet de la miséricorde divine, dicté à sainte Faustine. Il est récité pour le salut des âmes. C’est également le cas du chapelet des saintes plaies de Jésus, transmis par sœur Marie Marthe Cambon. Ce chapelet invite à méditer les souffrances du Christ à travers les différentes blessures de son corps.
C’est arrivé un 6 novembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 6 novembre 1003 : mort du pape Jean XVII.
- le 6 novembre 1406 : mort du pape Innocent VII.
- le 6 novembre 1603 : le Roi Henri IV impose une taxe de 30% sur les marchandises en provenance ou à destination des pays de la monarchie espagnole.
- le 6 novembre 1613 :mort de Martin Ruzé de Beaulieu.
Martin Ruzé de Beaulieu, seigneur de Beaulieu, de Longjumeau et de Chilly, naît à Tours vers 1526. C’est un homme politique français qui sert successivement les Rois Henri III, Henri IV et Louis XIII. Il reçoit, entre autres fonctions, celle de Secrétaire d’État de la Maison du Roi. D’une fidélité et d’une probité exceptionnelles, il meurt à Paris le 6 novembre 1613.
- le 6 novembre 1659 :mort de Jérôme Le Royer, seigneur de La Dauversière.
Né à La Flèche, le 18 mars 1597, il est le fondateur de la congrégation des religieuses hospitalières de Saint-Joseph de La Flèche en 1636 et un des fondateurs de Ville-Marie, la future Montréal.
D’une famille bretonne, il est admis au Collège royal de La Flèche, tenu par les Jésuites en 1608. C’est là, qu’il découvre la Nouvelle France. Le 2 février 1630, après la messe de la Purification et alors qu’il prie devant la statue de Notre-Dame-du-Chef-du-Pont de l’ancienne chapelle du château des Carmes, Jérôme Le Royer de La Dauversière se sent appelé à fonder une congrégation religieuse hospitalière au service des pauvres et des malades et à établir un Hôtel-Dieu sur l’île de Montréal, en Nouvelle-France.
Avec l’abbé Jean-Jacques Olier, il décide la création d’une société d’associés, la Société Notre-Dame de Montréal. Jérôme Le Royer et ses associés font l’acquisition de l’île de Montréal, qui appartient alors à l’intendant du Dauphiné et conseiller d’état Jean de Lauzon. Voir la chronique du 7 août. Le 27 février 1642, à Notre-Dame de Paris, les Associés choisissent de nommer la future colonie de l’île de Montréal « Ville-Marie », en l’honneur de la Sainte Vierge (Voir la chronique du jour).
Ils vont confier le gouvernement civil et militaire de la future colonie à Paul Chomedey de Maisonneuve, qui débarque sur l’île le 17 mai 1642, date de la fondation de Ville-Marie.
Jérôme Le Royer de La Dauversière rentre à La Flèche, où il meurt le 6 novembre 1659. Sa cause de béatification est ouverte à Rome et Benoit XVI l’a proclamé Vénérable.
- le 6 novembre 1792 : victoire française de Jemmapes.
L’armée révolutionnaire Française, constituée de 40 000 volontaires, remporte une victoire contre l’Autriche en Belgique. Le Duc de Saxe-Tesch doit évacuer le pays et le général Dumouriez en prend possession pour la France. La première bataille « républicaine » puisque la monarchie a été abolie le 21 septembre précédent.
Le dogme des frontières naturelles commence ses ravages ; il fait partie, avec la déchristianisation de la France, des fameux « acquis de la révolution ».
Député de Paris à la Convention, Georges Danton ébauche le dogme des «frontières naturelles» (aussi appelé des «grandes limites») pour justifier les conquêtes de la république française après la victoire de Jemmapes. Il déclare à la tribune de l’assemblée, le 31 janvier 1793 :«Les limites de la France sont marquées par la nature. Nous les atteindrons dans leurs quatre points : l’Océan, au Rhin, aux Alpes, aux Pyrénées». Lazare Carnot récidive le 14 février 1793 : «Les limites anciennes et naturelles de la France sont le Rhin, les Alpes et les Pyrénées».
Cette politique va provoquer la formation contre la France d’une première coalition européenne et se solder, 23 ans plus tard, par la défaite de Waterloo et l’affaiblissement irrémédiable du pays.
- le 6 novembre 1793 : Philippe-Egalité meurt sur l’échafaud.
Louis-Philippe Joseph d’Orléans, dit Philippe-Egalité, est guillotiné à Paris. Il est accusé de vouloir restaurer la monarchie à son profit, ce dont il ne s’était jamais caché. Grand maître du Grand Orient de France, il est considéré comme étant à l’origine des problèmes d’approvisionnements en nourriture de Paris à la fin des années 1780 ; et comme celui qui financera les bas fonds de Paris pour attaquer la Bastille. Fervent révolutionnaire, le Duc d’Orléans est cousin de Louis XVI. Lors du procès du Roi de France il n’hésite pas à voter sa mort. En 1792, il décide de prendre le nom de Phillippe-Egalité. Mais la Convention ne le jugeant pas digne de confiance le fait incarcérer à Marseille au mois d’avril. Son fils deviendra roi des Français, et non Roi de France, en 1830 sous le nom de Louis-Philippe Ier.
- le 6 novembre 1804 : les résultats officiels du plébiscite en faveur de l’Empire sont inscrits au “Bulletin des Lois”.
L’Empire est adopté par un vote dit « national » (seuls 1/5 des Français ont eu le droit de voter).
- le 06 novembre 1836 : mort de Charles X.
Mort de Charles X, en exil depuis son abdication le 2 août 1830, emporté par le choléra à Graffemberg, en Autriche, âgé de 69 ans alors qu’il était en exil. Sa dépouille n’a jamais été transférée dans la crypte des Bourbons de la basilique Saint-Denis.
- le 6 novembre 1880 : la république met en œuvre sa haine de l’Eglise catholique : expulsion des Congrégations.
Expulsion des moines de l’abbaye Saint-Michel de Frigolet, suite :
« Suite au refus de la veille, un capitaine et un gendarme sont dépêchés afin de demander une nouvelle fois l’ouverture des portes. Ils essuient un nouveau refus. » […]
« Le 6 novembre, le sous-préfet de Sablé fait faire les sommations devant le monastère de Solesmes. Faute de réponse, la troupe enfonce les portes du jardin, de la cour et du cloître. Quinze bénédictins sont tirés de leur cellule. 70 autres, enfermés dans le choeur de l’abbatiale, récitent le rosaire en compagnie de leur supérieur, Dom Couturier. Les forces de l’ordre pénètrent dans l’église, puis s’attaquent à la grille du choeur. Alors que le cérémoniaire se couche devant l’autel, les gendarmes s’en emparent. Le sous-préfet se tourne vers Dom Couturier : « Je vous en supplie, sortez maintenant sans résister davantage. » « Je ne reconnais à aucun pouvoir humain le droit de m’arracher du poste que Dieu m’a confié », répond le bénédictin. Un par un, les moines sont emmenés. Le père abbé reste seul, agenouillé dans sa stalle. Il prie et pleure. Quand on l’emporte, la tension est trop forte pour lui : il s’évanouit. »
Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin pages 8 et 45)
Voir les chroniques du 5, 7 et 8 novembre.
- le 06 novembre 1917 : début de la “révolution d’octobre” en Russie.
Dans la nuit, 10 000 bolcheviks commandés par le chef du comité militaire révolutionnaire, Léon Trotski, s’emparent des centres névralgiques de Petrograd (ancienne Saint Petersbourg). Lénine et ses hommes pénètrent dans le palais d’hiver où siège la Douma et renversent la monarchie. Selon le calendrier Julien en cours en Russie, nous sommes alors le 25 octobre.
- le 6 novembre 1941 : le général Weygand fait célébrer avec éclat le centenaire de la création des troupes indigènes.
Sur le champ de course des Caroubiers à Alger se déploient les fastes de leur épopée. Il fait reconstituer devant les Allemands de la commission d’armistice, totalement médusés, un fait d’armes qui value en 1918, la croix de la légion d’honneur au drapeau du VII RTA. Il fait ensuite défiler les 3000 musulmans d’Alger décorés de la médaille militaire.
Un italien de cette commission écrira dans son rapport :
«Je viens de voir cette armée d’Afrique qui a l’orgueil d’une armée qui n’a pas été vaincue ! »
Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, page 64
- le 6 novembre 1941 : mort de Marie Émile Maurice Leblanc.
Marie Émile Maurice Leblanc est un écrivain français, auteur de nombreux romans policiers et d’aventures ; c’est lui qui crée le personnage d’Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur. Né le 11 décembre 1864, à Rouen il meurt le 6 novembre 1941, à Perpignan.
- le 06 novembre 1955 : la France renonce au Maroc.
Le président du Conseil Edgar Faure, reconnaît Mohammed Ben Youssef comme sultan du Maroc. Le gouvernement français renonce ainsi au protectorat instauré dans le pays depuis 1912. Tiraillée entre les premiers signes de guerres d’indépendance en Afrique du nord, la France préfère consacrer ses forces armées pour l’Algérie. Le sultan Mohammed V rentre au Maroc le 16 novembre et l’indépendance est officiellement proclamée le 2 mars 1956.
- le 06 novembre 1956 : les Britanniques, les Français et les Israéliens acceptent le cessez-le-feu réclamé par l’ONU.
- le 06 novembre 2004 : Gbagbo agresse l’armée française
L’aviation ivoirienne effectue un raid contre les troupes françaises à Bouaké (9 morts, 34 blessés). Les forces de l’opération Licorne répondent par la destruction des moyens aériens ivoiriens.
Responsabilité institutionnelle, kézako? [Add.]
Alors que nos évêques sont réunis à Lourdes pour leur assemblée plénière, nous avons appris par l’AFP qu’ils avaient reconnu une “responsabilité institutionnelle” de l’Eglise de France dans les abus sexuels sur mineurs. Voici ce que dit exactement la dépêche AFP:
Les évêques de France, réunis à Lourdes, ont décidé vendredi de “reconnaître la responsabilité institutionnelle de l’Église” dans les agressions sexuelles subies par des milliers de victimes [au passage, je note que l’AFP n’assume pas le chiffre de 216 000 victimes, que tout le monde ressasse sans trop comprendre d’où il sort, note de GT] et la “dimension systémique” de ces crimes, a annoncé vendredi leur représentant, Mgr Eric de Moulins-Beaufort.
Et, un peu plus bas, l’AFP ajoute que Mgr de Moulins-Beaufort aurait précisé que ces actes pédocriminels “ont été rendus possible par un contexte général, des fonctionnements, des mentalités, des pratiques au sein de l’Église”.
Disons-le tout net: je butte sur cette “dimension systémique” et cette “responsabilité institutionnelle”. J’avoue que je ne comprends pas ce que cela signifie – ou plutôt que j’ai peur de trop bien comprendre!
Si l’on entend par là, que tous les diocèses et paroisses de France seraient collectivement responsables des crimes commis par moins de 2% des clercs, ce serait évidemment à la fois absurde et monstrueux. Comment rendre responsable une écrasante majorité d’innocents de crimes aussi abominables? La justice consiste à condamner les coupables et à réparer le préjudice subi par les victimes, pas à condamner en bloc des innocents – et trop de prêtres amis ou inconnus m’ont dit leur douleur d’être ainsi cloués au pilori par une opinion publique manipulée par des personnes profondément hostiles à l’Eglise (dont le moins que l’on puisse dire est que le souci des victimes n’est pas toujours la priorité).
De façon générale, je crois beaucoup plus à la responsabilité personnelle qu’à la responsabilité “systémique”. Ce sont les idéologies totalitaires, notamment nazie ou communiste, qui voyaient des culpabilités collectives de race ou de classe, pas les gens civilisés!
Alors que peut-on vouloir dire par cette “responsabilité institutionnelle”? Peut-être veut-on dire par là que la fraternité sacerdotale a empêché un certain nombre de dénonciations et donc empêché de mettre un terme aux agissements criminels de certains clercs. Pour le coup, c’est bien possible. Encore que ma petite expérience de séminariste me laisse supposer que la charité sacerdotale peut aussi s’accompagner d’une profonde détestation: dans tous les milieux où des hommes sont proches les uns des autres, ils nouent des amitiés très profondes, rendant psychologiquement difficile une dénonciation, mais aussi parfois de solides animosités. Et j’ai peine à croire qu’un prédateur, qui aurait bénéficié de protections de la part de ses confrères ou de ses supérieurs, n’ait jamais rencontré un confrère beaucoup moins amical… Si M. Sauvé se souvient de son expérience de noviciat, je doute qu’il soit dupe de cette présentation qu’il entretient d’une sorte de “corporation ecclésiastique” totalement unie et formant un bloc soudé face au monde extérieur!
En tout cas, de toute évidence, la plupart des chacals médiatiques ont compris la notion de “responsabilité institutionnelle” comme un engagement solidaire à dédommager les victimes. Mais cela pose au moins deux problèmes.
Le premier, c’est de savoir comment nous saurons que telle personne a réellement été victime de tel clerc. Dans la situation actuelle, je ne vois que la justice pénale séculière qui soit à même de trancher ce genre de questions. Mais ladite justice ne connaît pas de “responsabilité institutionnelle”: elle connaît des victimes, des coupables et éventuellement des complices. Pour ma part, je trouve plus que normal que les coupables paient pour leurs crimes. Je ne vois pas davantage d’inconvénient à ce que les clercs qui auraient dissimulé les crimes de leurs confrères ou subordonnés soient condamnés pour complicité. Mais je ne peux pas imaginer une situation où n’importe qui se disant victime pourrait demander réparation à n’importe quel diocèse ou paroisse. Je dis: “se disant”, non pour minimiser le préjudice subi par les véritables victimes, mais parce que, sans le passage de la justice, nous ne pouvons pas savoir si une personne est réellement victime ou affabulatrice ou encore détestant l’Eglise et voulant la faire “cracher”! Je rappelle que, parmi les innombrables problèmes méthodologiques du rapport Sauvé, figure le fait que les quelques 3000 victimes que l’on présente comme avérées se sont, pour la plupart, auto-déclarées. Cela ne signifie pas qu’elles ne soient pas victimes; cela signifie juste que nous n’avons que leur parole – sans rien savoir de la parole de la défense (qui peut même ignorer totalement être ainsi accusée). Comme disait l’abbé Viot dans une émission que j’animais récemment sur TV Libertés, il ne suffit pas de balancer des nombres, il faudra bien donner des noms (de coupables et de victimes) et des faits.
Le deuxième problème, c’est que les biens de l’Eglise n’appartiennent pas aux clercs. Si l’on admettait – quod Deus advertat! – qu’il soit juste que les innocents paient pour les coupables, on ne pourrait se tourner, que je sache, que vers deux sources de financement: le denier du culte ou le patrimoine de l’Eglise. Mais le denier du culte, comme son nom l’indique, sert à permettre aux clercs de nous donner les sacrements. Il permet que le prêtre vive de l’autel, selon la plus antique tradition, non seulement chrétienne, mais même juive et païenne. Il serait insensé de priver des prêtres innocents de leurs moyens de vivre pour dispenser des coupables de répondre de leurs actes criminels! Au passage, je puis sans grand risque prophétiser que l’Eglise de France, qui a déjà un grave problème de denier du culte en ce moment (les recettes se sont effondrées avec la crise sanitaire), connaîtrait un effondrement pire encore. Pour ce qui me concerne, il est clair que, si, demain, j’apprenais que mon denier servait à financer les conséquences des turpitudes de certains clercs, je ne le donnerais plus et le transformerais en dons directs à certains prêtres de confiance – et évidemment, c’est mon diocèse qui en serait instantanément pénalisé. L’autre source de financement serait le patrimoine de l’Eglise. Ou plutôt ce qu’il en reste après les spoliations révolutionnaires et républicaines, notamment celles de 1790 et de 1905. D’abord, je doute que cela suffise. Je suis d’ailleurs étonné que personne ne parle d’ordre de grandeur: si l’on admet le chiffre de 216 000 victimes et en supposant que la moitié soit encore vivantes, et même si l’on admettait que l’indemnité moyenne soit de 15 000 euros, ce qui semble l’ordre de grandeur des réparations obtenues devant la justice civile, cela impliquerait des dépenses de réparation de l’ordre de 1,6 milliard d’euros. Croit-on vraiment que les diocèses de France disposent d’un tel patrimoine, alors que la moitié sont déjà en faillite ou proches de la faillite? Au passage, je rappelle aussi que la commission Sauvé, qui fut si généreuse sur le nombre de victimes, n’a fait que 22 signalements à l’autorité judiciaire – le chiffre a assez peu circulé, mais il me semble très significatif du nombre de cas réellement avérés que la commission a eu entre les mains. Mais, même si l’on admettait que les diocèses avaient les moyens financiers de payer de telles sommes à un tel nombre de victimes, il y a un droit: le patrimoine de l’Eglise a été légué en vue d’une fin cultuelle, charitable ou autre. Si l’on détourne le leg de sa fin, la justice exige qu’il revienne aux héritiers du légataire.
En un mot, il serait sage de dire au plus vite que l’interprétation médiatique commune de cette “responsabilité institutionnelle” est infondée. Sans quoi nous nous avançons vers des problèmes sans fin. En tout cas, chers amis, prions pour nos prêtres, ils en ont grand besoin – de façon générale, mais tout spécialement en ce moment! Et prions pour que notre Sainte Mère l’Eglise (même ainsi défigurée par les péchés de ses enfants et les crachats de ses ennemis, elle reste sainte!) sorte purifiée de cette effroyable épreuve.
Guillaume de Thieulloy
Add.: Un lecteur me fait remarquer que les 22 signalements correspondent aux “nouveaux cas” repérés par la CIASE au cours de son travail de recherche. Cette remarque me fait songer d’abord que mon texte n’était pas clair. Je ne pense évidemment pas que la commission n’a eu que 22 cas avérés entre les mains. De toute évidence, il y a eu des centaines de cas avérés étudiés. Je considère cependant comme très significatif qu’un nombre assez faible ait été transmis au parquet. Cela implique logiquement, me semble-t-il, que la plupart des cas avérés soit sont déjà entre les mains de la justice, soit sont prescrits (et donc remontent loin dans le temps, ce qui contredit l’idée que certains ont tenté de mettre en circulation que la situation était aussi grave aujourd’hui que dans les années 1970), soit encore sont insuffisamment étayés pour être transmis à la justice. Mais j’en ai profité pour regarder de plus près ce que disait le rapport sur le sujet. J’avais noté le chiffre de 22 de la bouche de Jean-Marc Sauvé lui-même (voir par exemple ici). En réalité, ce n’est pas tout à fait ce que dit le rapport. Le §0135 affirme: “Au total, il a été procédé à 21 signalements aux parquets et 42 à l’Église.”
Add. 2: Un meilleur connaisseur que moi de la situation financière de l’Eglise me dit que, contrairement à ce que j’écris, le denier du culte a progressé de 10% en 2020 par rapport à 2019. J’avais en tête, en écrivant cela, les 90 millions de recettes perdues par l’Eglise pendant le confinement, mais je n’avais pas réfléchi à la part respective de la quête, du casuel, du denier et des autres recettes. Mea culpa pour cette erreur (mais qui, hélas, ne change rien à la pointe de mon raisonnement: s’il y a le moindre soupçon que le denier soit détourné de sa fin, son montant s’écroulera).
Sodome détruite par une explosion cosmique ?
Un article publié le 20 septembre par Nature décrit la destruction d’une ville située dans la vallée du Jourdain, près de la Mer Morte, par une formidable explosion. Il semble bien que ce site puisse être identifié avec la ville biblique de Sodome. L’article de Nature est intitulé
« Une explosion cosmique de la taille de Toungouska a détruit Tell el-Hammam, une ville de l’âge du bronze moyen située dans la vallée du Jourdain, près de la mer Morte ».
Toungouska est situé en Sibérie centrale. Le 30 juin 1908, une onde sonore d’une énergie équivalent à 1000 fois la bombe d’Hiroshima a dévasté la forêt sur un rayon de 20 km, ses dégâts se faisant ressentir jusqu’à 100 km.
La publication de Nature présente des preuves qu’une ville antique prospère a été instantanément détruite par une explosion cosmique vers 1650 avant J.-C., ce qui pourrait correspondre à l’histoire biblique de la destruction de Sodome. L’article a été rédigé par 21 professionnels de différents domaines, dont des archéologues, des géologues, des géochimistes, des géo-morphologues, des minéralogistes, des paléobotanistes, des sédimentologues, des experts en influence cosmique et des médecins.
« Nous considérons qu’il est possible que les traditions orales concernant la destruction de cette ville urbaine par un objet cosmique soient la source de la version écrite de Sodome dans la Genèse ». « Nous considérons également que les détails relatés dans la Genèse correspondent raisonnablement aux détails connus d’un événement d’impact cosmique. »
Les résultats de la recherche sont cohérents avec l’histoire bien connue de la destruction de Sodome, dans laquelle le Seigneur punit la ville par le feu et le soufre à cause du péché de sodomie auquel elle a donné son nom.
D’après les scientifiques, des roches venant du cosmos ont explosé à une distance de 1 à 5 kilomètres de la surface de la terre. La température au cœur de l’explosion a atteint plus de 300 000°C et a rapidement fait fondre tout ce qui était en céramique, en argile et en plâtre. La température de la surface de la terre à Sodome a pu dépasser 1 850 °C. Après l’explosion, une rafale de vent de 900 à 1200 km/h a balayé toute la ville et a tout détruit sur son passage. La puissance de l’explosion était 1 000 fois supérieure à celle de la bombe d’Hiroshima.
Au cours des fouilles, les chercheurs ont mis au jour des restes de céramique dans le sédiment, et des sphères de métaux fondus tels que le platine, l’iridium, le nickel, l’or, l’argent, le zircon, la chromite et le quartz, ainsi que des grains de zircon épars. Des restes humains ont été trouvés, présentant des fragmentations osseuses complètes et des dislocations articulaires.
Les scientifiques affirment que la catastrophe a mis fin à une civilisation et, compte tenu de l’emplacement de Tell el-Hammam, de son contexte temporel et de son mode de destruction, certains spécialistes pensent qu’il s’agit très probablement de Sodome, la ville biblique. Le responsable du projet de fouilles, Steven Collins, soutient cette idée et explique qu’en raison de la géographie, de la taille de la ville et de son ancienneté, les preuves sont indiscutables et tout correspond parfaitement aux descriptions bibliques.
47 paroisses personnelles pour la Fraternité Saint-Pierre. Zéro en France
La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre vient de publier ses ‘statistiques annuelles’. Elle compte 526 membres dont 341 prêtres (dont 98 français incardinés), 185 séminaristes (dont 17 diacres). Les prêtres desservent 147 diocèses pour 259 lieux de cultes dont 47 paroisses personnelles. En France, aucun diocèse n’a érigé une paroisse personnelle pour la Fraternité Saint-Pierre. Une bizarrerie déjà évoquée dans nos colonnes par l’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du district de France de la FSSP.
En septembre malgré le motu proprio Traditionis Custodes, plus de 50 jeunes ont fait leur entrée dans les séminaires de la Fraternité. Avec 185 séminaristes (168 séminaristes et 17 diacres), les effectifs des deux séminaires (et de la maison de discernement de Sydney) sont au plus haut depuis la fondation en 1988.
Et ces rentrées ne se font pas au détriment des autres instituts traditionalistes, qui connaissent également une croissance ininterrompue. 63 personnes sont entrées dans les séminaires de la FSSPX et 26 à l’Institut du Christ-Roi.
Traditionis custodes : une opération ‘sauve-qui-peut’ qui fragilise l’autorité du chef de l’Eglise
Dans la revue de Renaissance catholique, Côme de Prévigny analyse la violence du motu proprio anachronique Traditionis custodes. Extraits :

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Anecdote monastique : Notre-Dame des coquilles Saint-Jacques
Pour cette petite anecdote monastique de Divine Box, nous sommes à l’abbaye Saint-Guénolé de Landévennec, en Bretagne, sur la presqu’île de Crozon. L’été dernier, en 2020, frère B. a fait ses premiers pas au sein de la communauté de Landévennec. Dans sa culture vietnamienne, il a l’habitude de tout recycler, que ce soit pour un bricolage pour la maison, ou pour faire une magnifique crèche avec les “restes” du garage. Plus récemment, il a donc fabriqué une statue de la Vierge recouverte de coquilles Saint-Jacques, trouvées en contrebas de l’abbaye, qui est dans la rade de Brest, au borde la mer. Installée ensuite dans l’abbaye, ou plutôt dans les jardins de l’hôtellerie, cette statue a naturellement été baptisée “Notre-Dame des coquilles Saint-Jacques”. Amusant, non ?

Notre-Dame des coquilles Saint-Jacques, construite par frère B. – © Divine Box
Pour la voir de plus près, le mieux est d’aller un jour dans l’hôtellerie de l’abbaye de Landévennec pour une petite retraite. Dans le jardin, en longeant le mur intérieur, vous y trouverez Notre-Dame des coquilles Saint-Jacques ! Ce sera l’occasion aussi poru vous de rencontrer les dix-huit moines bénédictins de Landévennec, et de partager
- leurs offices (le premier office de la journée commence à 5h20, et six autres offices ont lieu ensuite jusqu’au coucher des moines)
- leur travail manuel (les moines sont connus pour leurs pâtes de fruits, et leur caramel au beurre salé. Par ici pour acheter en ligne les produits de l’abbaye de Landévennec)
Parallèle
Dans les camps soviétiques, les détenus de droit commun étaient chargés de persécuter et de surveiller les détenus politiques.
Le gouvernement néo-zélandais fait appel actuellement à des gangs de criminels pour prôner la vaccination contre le Covid-19.
En France, on marche vers une autre solution (qui nous rappelle etc.) :
🚨Christophe Barbier (BFMtv)🚨
« La bonne solution, c’est de transformer le passe sanitaire en passe vaccinal »
« On peut demander à ceux qui ont les noms des non vaccinés de donner ces fichiers à des brigades, à des agents , à des équipes, qui vont aller frapper à leur porte » pic.twitter.com/xptVnvqnpr
— BalanceTonMedia (@BalanceTonMedia) November 5, 2021
Parvis Jean-Paul II à Tours : la plaque déboulonnée
En janvier 2020, devant le parvis de la basilique Saint Martin de Tours, le maire Christophe Bouchet et l’archevêque monseigneur Jordy avaient dévoilé une plaque qui rebaptisait le parvis au nom du pape Jean-Paul II.
Le diocèse a appris mardi 2 novembre, le lendemain de la Toussaint, que la plaque avait été déboulonnée. Les sœurs bénédictines de la basilique n’avaient pas constaté cette absence.
Cette plaque était posée en hauteur, il a fallu une échelle et un tournevis pour l’enlever.
Brice Droineau, ancien conseiller municipal, a déclaré :
S’il s’agit d’un déboulonnage, ce que tout porte à croire, cela montre que les auteurs n’ont pas compris le message de Jean-Paul II venu rencontrer à Tours des blessés de la vie.
Cette plaque marquait la venue d’un pape pour la première fois depuis 800 ans à Tours. Dans son discours resté célèbre, il avait évoqué les blessés de la vie, des malades, des handicapés, des personnes les plus fragiles de la société, humbles. Ce voyage en France marquait aussi l’anniversaire du baptême de Clovis à Reims.
Le catholicisme culturel peut-il sauver le catholicisme cultuel ?
Alors qu’un dossier va paraitre sur le sujet dans L’Homme Nouveau, les membres du Club des Hommes en Noir : les abbés Guelfucci et Celier ainsi que Guillaume de Thieulloy sous la direction de Philippe Maxence, essayent de répondre à la question suivante : le catholicisme culturel peut-il sauver le catholicisme cultuel ?
