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Profanation de l’église St Enogat à Dinard

Le 21 août, en pleine journée, la statue de St Michel Archange dans l’église St Enogat de Dinard a été détruite:

Pour nous, la chose la plus importante est l’Eternité. Qui dois-je donc craindre?

Nous avions signalé le possible empoisonnement de notre ami Levan Vasadze, courageux militant pro-vie et pro-famille géorgien qui venait d’annoncer qu’il s’engageait, avec la bénédiction du patriarche de Géorgie dans le combat politique (et qui avait des chances sérieuses de devenir dans les prochaines années Premier ministre de son pays). iFamNews vient de publier la deuxième partie du long article de Levan sur les circonstances étranges de sa maladie. Il conclut ainsi:

Dans ce monde, rien n’arrive par hasard : J’écris cette lettre le jour de la commémoration du grand guérisseur, Saint Panteleimon. Que le Saint Grand Martyr Panteleimon aide tous les malades et ceux qui portent des fardeaux, qui sont fatigués et en deuil, dans notre patrie et dans le monde entier !

Pardonnez-moi si je vous ai troublé. Tout au long de ces jours, nous continuerons notre travail public avec nos merveilleux amis, j’espère pouvoir partager avec vous beaucoup d’autres choses intéressantes et encourageantes. Je serai dans cette bataille jusqu’à la fin, si ma santé le permet. Je refuse de rester dans cet état, d’accepter la maladie ou de battre en retraite. Ce n’est pas ainsi qu’agit un guerrier dans le feu d’une bataille pour sauver notre culture.

Quelle que soit la raison de mon état, je remercie le Seigneur du fond du cœur pour son aide et j’espère que tout ira bien. Les médecins m’encouragent, et ma famille et mes amis me soutiennent avec amour. Il y a une chose que nos ennemis ne comprennent tout simplement pas : pour nous, la chose la plus importante est l’Éternité. Qui dois-je donc craindre ?

Vous pouvez lire l’intégralité de cette deuxième partie ici.

Une restriction illégitime de la liberté scolaire

Lionel Devic, avocat et ancien président de la Fondation pour l’Ecole, a écrit une très bonne tribune contre la énième limitation de la liberté scolaire sous prétexte de lutte contre le “séparatisme”:

Dans sa décision surprenante du 13 août 2021, le Conseil constitutionnel a refusé de sanctionner, à la demande de nombreux parlementaires, la restriction importante et illégitime apportée à la liberté d’enseignement par l’article 49 de la loi du 23 juillet confortant le respect des principes de la République. Il est profondément regrettable que la lutte contre l’islam politique aboutisse à l’interdiction de principe de l’instruction en famille (IEF), pourtant reconnue depuis toujours, en particulier depuis Jules Ferry et sa loi du 28 mars 1882 portant sur l’organisation de l’enseignement primaire obligatoire.

L’intérêt supérieur de l’enfant, au nom duquel le gouvernement a plaidé cette restriction, n’est-il pas au contraire que les parents soient justement reconnus dans leur dignité de premiers éducateurs de leurs enfants ? Au lieu de cela, la loi nouvelle publiée au Journal officiel du 25 août 2021vient accroître les prérogatives de « l’État éducateur », qui se montre toujours plus incapable de traiter correctement à la fois la question scolaire (en luttant efficacement contre les inégalités croissantes dans ce domaine) et l’enjeu primordial de l’assimilation des enfants, pourtant nés en France, mais issus d’autres cultures.

Lire la suite ici.

Faire venir les terroristes en France pour mieux les surveiller?

C’est la géniale proposition de la candidate à la primaire écolo-pastèque Sandrine Rousseau:

 

Vers une aggravation de l’eugénisme en Allemagne?

L’Allemagne vient d’annoncer que le dépistage prénatal des anomalies chromosomiques, dont la plus connue est la trisomie 21 (Down Syndrom), serait désormais pris en charge par l’assurance-maladie. Ce qui fait craindre une hausse des avortements notamment pour les bébés atteints de trisomie 21.

Source: iFamNews

Le Rasso, une association pour rester fidèle à sa promesse scoute

De Jean-Benoît Harel pour le Salon beige:

Depuis plus d’1 an, les aînés et anciens Guides et Scouts d’Europe ont leur propre association d’alumni ! Le RASSO permet en effet aux hommes et des femmes marqués par l’aventure scoute de prolonger cette fraternité et de faire rayonner les valeurs du scoutisme dans la Cité.

« Plus que ce que j’ai reçu, c’est ce que j’ai donné qui m’a transformé. » Voici le témoignage d’Olivier, ancien Scout d’Europe, aujourd’hui membre du l’association, et qui illustre bien la vision du RASSO. Depuis la création de l’AGSE (Association des Guides et Scouts d’Europe), plus de 300 000 hommes et femmes ont été façonnés par le scoutisme européen. Sens des responsabilités, esprit de service, fraternité… grâce à leurs années de scoutisme, les anciens de l’AGSE ont reçu une formation solide sur laquelle ils peuvent compter dans vie personnelle, familiale, professionnelle ou spirituelle.

Aujourd’hui, ces anciens, ainsi que les « aînés » encore engagés comme chefs, peuvent se rassembler et prolonger la fraternité scoute à l’échelle nationale, et même internationale grâce au RASSO, leur propre « association d’alumni ». Concrètement, le RASSO propose à tous ceux qui ont prononcé leur promesse, de rejoindre une communauté fraternelle et spirituelle mais aussi un réseau professionnel unique.

En effet, Le RASSO, permet aux jeunes chefs et cheftaines – tout comme aux anciens – de trouver un emploi ou un stage grâce aux membres de la communauté. C’est aussi, pour les entreprises qui recrutent, la possibilité d’avoir (enfin !) une structure leur permettant de cibler exclusivement des « profils scouts » aux soft skills largement recherchées. Après deux années dramatiques pour leurs études et le début de leur vie professionnelle, de nombreux jeunes en recherche d’emploi ou de stage rencontrent des difficultés pour trouver une entreprise qui puisse les accueillir. A l’inverse, les professionnels peinent à recruter des candidats motivés, attachés à des valeurs essentielles pour les entreprises, transmises dès le plus jeune âge grâce au scoutisme : sens des responsabilités, esprit d’initiative, sens de l’engagement et de la parole donnée…

Si la plateforme du RASSO permet de donner un coup de pouce à sa vie professionnelle, de nombreux autres services sont disponibles sur le site : l’annuaire des membres, des petites annonces y compris pour aider les chefs dans leur engagement scout (recrutement de chefs, lieux de camp, etc.), des conférences, des propositions de retraites spirituelles, des appels à bénévolat et de nombreux articles, podcasts et vidéos pour prolonger la formation intégrale chère au scoutisme. Car la mission du RASSO est d’abord d’accompagner ceux qui ont prononcé leur promesse scoute il y a 2, 10 ou 20 ans et leur permettre de rester fidèles à cette promesse, engagement de toute une vie.

Depuis quelques semaines, Les membres de la communauté peuvent enfin se retrouver partout en France pour des temps d’échange, de prière, de convivialité ou de networking. Et les fruits sont déjà nombreux ! Des anciens qui se réengagent dans le mouvement comme commissaire ou chef de groupe, des entrepreneurs qui se rencontrent pour s’entraider, des personnes en recherche d’emploi accompagnées par des anciens, des chefs et cheftaines qui s’aident mutuellement dans leur engagement ou encore des membres de l’association qui mettent à disposition de l’AGSE leurs compétences professionnelles pro bono.

La mission du RASSO, s’appuyant sur l’esprit de service de sa communauté, est également de faire rayonner les valeurs du scoutisme européen dans notre société, dans nos entreprises, nos familles ou nos paroisses et permettre à l’AGSE (Association des Guides et Scouts d’Europe) de proposer l’aventure scoute à un maximum d’enfants. Ainsi, grâce aux campagnes de recrutement de chefs et cheftaines, à la valorisation de l‘expérience des chefs, à l’aide financière pour les familles en difficulté ou la création de nouvelles unités ou encore à la mobilisation des compétences et expertises des anciens, Le RASSO met en œuvre tous les moyens de faire vivre l’aventure scoute au plus grand nombre. Le Père Jacques Sevin, fondateur du scoutisme catholique en France, le disait bien : « Si un grand nombre d’adolescents reçoivent une formation aussi spéciale, la société doit s’apercevoir qu’il y a des scouts.”

Vous êtes un ancien scout ou une ancienne guide d’Europe ? Vous pouvez devenir membre du RASSO en vous inscrivant ici

Vous recrutez et êtes convaincus que les anciens scouts ont « quelque-chose en plus » ? Publier vos offres sur notre site.

 

Le RASSO, association des aînés et anciens Guides et Scouts d’Europe.

La Cour suprême oblige Joe Biden à revenir à la législation Trump sur l’immigration!

Lu dans Le Monde:

Dans le cadre du programme « Rester au Mexique », instauré par l’ancien président Donald Trump, des dizaines de milliers de demandeurs d’asile non mexicains – pour la plupart originaires d’Amérique centrale – ont ainsi été renvoyés au-delà de la frontière mexicaine en attendant l’issue de leur demande. L’administration de M. Biden avait rapidement commencé à démanteler cette politique controversée, officiellement appelée « Protocoles de protection des migrants » (PPM), et demandé à la Cour suprême de suspendre le rétablissement du programme.

Mais dans une brève ordonnance non signée, la Haute Cour a déclaré que « la demande de sursis [était] rejetée ». Le département de la sécurité intérieure (DHS) de M. Biden a dit regretter cette décision, ajoutant que « pendant que la procédure d’appel se poursuit, le DHS se conformera toutefois à l’ordonnance en toute bonne foi ».

Et toujours le laïcisme…

Lu dans Le Figaro:

Son col romain semblait déplaire à l’État. Un prêtre qui avait effectué une demande de pièce d’identité en juin dernier s’est vu refuser le document, car il portait un «signe religieux» sur sa photo accompagnant la demande, selon le site d’information catholique Aleteia et son avocat Me Laurent Delvolvé, joint par Le Figaro. L’homme, qui portait simplement son col clérical, a formé un recours gracieux auprès de l’administration et a fini par avoir gain de cause, la préfecture reconnaissant que le refus était illégal.

Rappelons en effet que les signes religieux ne sont pas interdits. Ce qui est interdit, c’est d’empêcher l’identification – comme avec la burqa – mais il faudrait beaucoup d’imagination pour supposer qu’un col romain empêche la figure d’être bien visible!

Traditionis custodes : diviser pour régner ?

Excellent texte de Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

La fourmilière est en émoi. Par le Motu proprio Traditionis custodes, visant à faire disparaître la messe latine traditionnelle en affirmant que : « Les livres liturgiques (réformés) sont la seule expression de la lex orandi du rite romain », le pape François a donné un magistral coup de pied dans la fourmilière du monde traditionnel qui se développait paisiblement sous l’œil, plus ou moins bienveillant, des autorités ecclésiastiques.

Les réactions et analyses ont été nombreuses. Charlotte d’Ornellas dans Valeurs Actuelles : « Qui veut la peau des tradis ? » a opposé les gentils « tradis »des communautés Ecclesia Dei aux méchants « intégristes » de la Fraternité Saint Pie X, Christophe Geffroy et l’abbé Christian Gouyaud, dans La Nefont divisé, quant à eux, le monde traditionnel en trois catégories : les « gentils » qui acceptent le Concile et la nouvelle messe, les « rigides » qui ne s’interdisent pas des critiques sur le Concile et la réforme liturgique et enfin les « contestataires », ceux par qui vient tout le mal, ceux qui rejettent le Concile et la réforme liturgique, et en particulier les membres de la Fraternité Saint Pie X.

Notons d’abord qu’il n’est guère élégant, alors que la maîtresse vient d’élever la voix dans la classe de se défendre en commençant par dire : « C’est pas moi, c’est ma voisine ! » La démarche de Christophe Geffroy s’apparente, en fait, à la dénonciation à l’autorité de ceux qui ne jouent pas le jeu de l’acceptation, sans réserve, du Concile et de la réforme liturgique. En effet si les « gentils », dont on ignore les sources qui permettent d’affirmer qu’ils sont majoritaires, sont nommément désignés, les « méchants », à des degrés divers, sont parfaitement identifiables. Nous sommes là dans une recherche du bouc émissaire, très girardienne, mais qui ne semble guère servir le bien commun de l’Eglise et de sa Tradition.

Quelle communion ?

Sur le fond, l’expression « pleine communion avec Rome » revient régulièrement sous la plume de ces auteurs pour déplorer le comportement des « intégristes » de Charlotte d’Ornellas qui sont aussi les « rigides » et les « schismatiques » de Christophe Geffroy. Cette formule est tout à fait nouvelle et constitue un objet théologique non identifié. La communion avec l’Eglise se manifeste par l’adhésion à l’ensemble du Credo et la reconnaissance de l’autorité du pape et des évêques. La Fraternité Saint Pie X n’a jamais remis en cause un seul dogme de foi et manifeste sa reconnaissance de l’autorité du pape et des évêques lorsque les prêtres, à la messe, prient aux intentions du Souverain Pontife et de l’évêque du lieu. De même, lors des saluts du Saint Sacrement le Tu es Petrus est bien chanté, publiquement, aux intentions du pape François.

Le 8 août dernier l’émission télévisée Le Jour du seigneur diffusait la messe et le sermon du frère Gabriel Nissim. Celui-ci déclarait, benoîtement, dans son homélie : « La messe est avant tout un repas, le « repas du Seigneur ». Les enfants pour qui le catéchisme ne s’est pas limité à faire des coloriages et à chanter en chœur « Jésus, reviens ! » sont en mesure de rétorquer à ce prêtre déjà ancien que ces propos semblent difficilement conciliables avec l’enseignement du Catéchisme de Saint Pie X : « La sainte messe est le sacrifice du Corps et du sang de Jésus-Christ, offert sur nos autels sous les espèces du pain et du vin en souvenir du sacrifice de la croix ». Qui s’est interrogé, publiquement, parmi les chantres de la « pleine communion avec l’Eglise » de la réelle communion de ce prédicateur avec la Tradition de l’Eglise suite à des propos qui, en d’autres temps, lui auraient valu les foudres du Saint-Office ? Personne à notre connaissance. Il se trouve, en outre, que les dévots de la « pleine communion » sont aussi, souvent, les fervents adeptes de « l’herméneutique de la continuité ». Nous attendons avec intérêt le « développement homogène » qui ferait passer la messe d’un sacrifice à un repas ainsi que la cohérence entre Traditionis custodes et l’enseignement conciliaire de Sacrosanctum concilium art4 : « Le saint Concile déclare que la Sainte Eglise considère comme égaux en droit et en dignité tous les rites légitimement reconnus, et qu’elle veut à l’avenir les conserver et les favoriser de toutes les manières. »Sans oublier, sur ce sujet, ce qu’avait rappelé le cardinal Ratzinger dans ses « Principes de la théologie catholique » : Ce texte (constitution conciliaire Gaudium et Spes) joue le rôle d’un contre-syllabus (encyclique de Pie IX du 8 décembre 1864) dans la mesure où il représente une tentative pour une réconciliation officielle de l’Eglise avec le monde, tel qu’il était devenu depuis 1789.” Disons que tout cela ne fait pas très sérieux. Face à cet autoritarisme un évêque, Mgr Mutsaerts, évêque auxiliaire de Bois-le-Duc aux Pays-Bas, en vient à déclarer : « La liturgie n’est pas un jouet des papes mais l’héritage de l’Eglise. »                               

De nombreux observateurs reviennent aussi, souvent, sur l’acte schismatique qu’auraient constitué les sacres épiscopaux de 1988. A cette date Mgr Lefebvre, âgé de 83 ans procéda à ce qu’il nomma « l’opération survie de la Tradition », en sacrant quatre évêques, sans aucune juridiction, mais aussi sans mandat pontifical. En fait les atermoiements autour de la date des sacres épiscopaux, l’accord de principe sur le sacre d’un évêque ayant été accordé par le Saint-Siège, lui firent craindre que Rome ne cherche à gagner du temps jusqu’à son décès. Notons incidemment que la Fraternité Saint Pierre, fondée par d’anciens prêtres de la Fraternité Saint Pie X et forte de 330 membres, n’a toujours pas vu, plus de trente ans après sa fondation, un de ses prêtres accéder à l’épiscopat.

Quelles motivations ?

En fait les « gentils » sont ceux qui n’auraient aucune raison réelle et objective de faire les choix qu’ils ont faits. Ils ont choisi la liturgie traditionnelle, « et ce qui va avec » (Mgr Brouwet) mais, en fait, on ne sait pas très bien pourquoi puisqu’ils n’auraient rien à reprocher à ce qu’ils ont quitté. Tout cela relève de la psychiatrie ! Merci de nous épargner l’argument selon lequel la messe des paroisses ne serait pas celle du Concile. Chacun observera que les « autorités conciliaires » n’ont jamais condamné ces pratiques paroissiales comme elles l’ont fait de la messe traditionnelle. Enfin, que presque soixante ans après sa clôture on n’aurait toujours pas reçu correctement le Concile conduit à s’interroger, a minima, sur sa clarté.

Enfin, opposer les méchants « intégristes » de la Fraternité Saint Pie X ou les disciples de l’abbé Barthe aux gentils « tradis » de certaines communautés Ecclesia Dei est une vision dialectique de la vie de l’Eglise déjà dénoncée en son temps par Jean Madiran : « Les termes d’»intégristes » et d’ »intégrisme » sont nés et se sont répandus à titre de sobriquets polémiques » (in « L’intégrisme Histoire d’une histoire »). Les uns et les autres vivent de la même foi, reçoivent les mêmes sacrements, sont confrontés aux mêmes difficultés pour l’éducation de leurs enfants et fréquentent souvent les mêmes lieux de messe. C’est sans doute ce qu’oublient trop d’observateurs : la crise de l’Eglise perdure, voire même s’amplifie. De manière générale les participants à la messe traditionnelle ne cherchent quà prier dans une cérémonie qui ne soit pas une «auto célébration de la communauté » (Cal Ratzinger) mais une véritable liturgie, transcendante, et les conduisant vers Dieu. Les priorités de ces laïcs pourraient se hiérarchiser de la manière suivante : d’abord la foi et les sacrements, ensuite la hiérarchie, enfin le droit canon.

Ils aiment et respectent les prêtres qui leur prêchent la foi catholique dans son intégrité. Leur rappellent que la messe est un sacrifice, que la Très Sainte Vierge Marie est Immaculée Conception, que l’enfer existe et n’est pas vide, etc. Combien de paroisses prêchent ces vérités ? Trop peu ! La priorité des homélies serait plutôt à l’obligation vaccinale et à l’accueil des migrants.

Les laïcs traditionalistes ne sont, bien sûr, pas concernés par la concélébration des prêtres et généralement peu intéressés par les Actes du Concile, pensum, bien daté, de 800 pages. Ils n’ont cependant aucune intention de « revenir en temps voulu au rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II ». Ils savent ce qu’ils ont quitté et pourquoi. Ils ne demandent, en réalité, qu’à prier en paix et à vivre, tranquillement, de la foi de leurs pères. Où est le mal ?

Jean-Pierre Maugendre

[J’ajoute pour ma part, concernant la concélébration, qui n’est pas citée dans le motu proprio, mais que certains semblent vouloir en faire la cause de ce dernier, que je n’ai jamais compris l’intérêt théologique et liturgique de cette pratique, ni ce qu’elle apporte au Saint Sacrifice. Le saint curé d’Ars n’a jamais concélébré avec son évêque et n’était pas moins en communion ! MJ]

Nouvelles manifestations contre le passeport sanitaire

Olivier Véran a déclaré que le pass sanitaire pourrait être prolongé au-delà du 15 novembre !

Voici la liste non exhaustive des manifestations contre le passeport sanitaire :

C’est arrivé un 26 août…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 août 1346 : défaite des Français à Crécy.

Philippe VI de Valois subit une sévère défaite face au roi d’Angleterre, Edouard III, à Crécy-en-Ponthieu en Picardie. La chevalerie française, malgré son nombre est décimée par les archers anglais.

  • le 26 août 1429 : Jeanne d’Arc arrive à St-Denis.

Le Roi Charles VII, conseillé par ce fourbe de La Trémouille, ne suit pas. Seuls les grands capitaines de l’armée royale, comme La Hire, les ducs d’Alençon et de Bourbon, les comtes de Laval et de Vendôme, ouGilles de Rais et leurs troupes l’accompagnent. La Pucelle se recueille sur les Tombeaux des Rois de France puis tente vainement de s’emparer de la porte de Saint Honoré.

  • le 26 août 1444 : bataille de la Birse.

Les Français remportent une victoire sur les Suisses ; ils sont commandés par le Dauphin Louis, futur Louis XI qui est en route vers Bâle.

  • le 26 août 1648 : journée des barricades à Paris.

Mazarin et Anne d’Autrichefont arrêter le président Pierre Broussel du Parlement de Paris, pour mettre fin à la fronde parlementaire. Mazarin profite en effet qu’un Te Deum est célébré à Notre-Dame de Paris en l’honneur de la victoire duprince deCondé à Lens sur les Espagnols ; Paris se couvre de barricades, la Cour est obligée de se réfugier à Saint-Germain-en-Laye, et Mazarin fait libérer Broussel

La Fronde parlementaire est suivie par la Fronde des princes, les troubles durent jusqu’en 1652.

  • le 26 août 1660 : entrée solennelle de Marie-Thérèse d’Autriche à Paris.

Marie-Thérèse d’Autriche, nouvelle reine de France, arrive à Paris. Entre le château de Vincennes et le Palais du Louvre, ce sont plus d’un million de spectateurs venus de toute laFrance,qui acclament le couple royal, suite au mariage célébré à Saint-Jean-de-Luz (voir la chronique du 9 juin).

  • le 26 août 1728 : naissance du mathématicien français Jean-Henri Lambert.

Jean-Henri Lambert, d’origine alsacienne, est un mathématicien, philosophe et astronome autodidacte.

  • le 26 août 1743 : naissance d’Antoine Laurent de Lavoisier.

Voir la chronique du 8 mai.

  • le 26 août 1789 : promulgation de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen approuvée par l’Assemblée constituante à Versailles.

C’est la fin officielle du régime féodal. Surtout c’est le texte qui, affirmant les droits de l’homme, nie ceux de Dieu sur l’humanité, c’est le texte qui justifie au nom des droits et de la liberté tout type de rébellion contre le Créateur.

  • le 26-27 août 1813 : début de la Bataille de Dresde.

Cette bataille oppose Napoléon aux troupes de la Sixième Coalition. Victoire sans lendemain car Napoléon malade quitte le champ de bataille et ses adjoints se font étriller quelques jours plus tard.

  • le 26 août 1850 : Louis-Philippe Ier, roi des Français, meurt.
  • le 26 août 1940 : ralliement à la France libre du Tchad et du Niger.

Le reste de l’Afrique-Équatoriale française suit deux jours plus tard.

  • le 26 août 1941 : l’ambassadeur américain à Vichy écrit :

«Je n’ai pas trouvé un seul Français pour me parler en bien du gouvernement d’avant guerre, qui est universellement rendu responsable de la défaite. »

Cité par l’amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, page 91)

  • le 26 août 1944 : l’amiral Auphan rencontre le futur maréchal Juin à Paris.

Juin, nouveau chef d’état-major de la Défense nationale se voit remettre pour le général De Gaulle une lettre demandant une entrevue avec l’amiral Auphan et présentant un mémoire sur la nécessité d’une transmission légitime du pouvoir. L’amiral, dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, page 345) ajoute : «  Rarement sans doute dans l’histoire une dissidence révolutionnaire a eu ainsi, présenté sur un plat, une telle possibilité de légitimation, sous condition évidemment de respecter d’un commun accord l’essentiel de l’œuvre entreprise et la masse de ceux qui s’y étaient consacrés de manière désintéressée. […] On sait ce qu’il advint. Jamais je ne reçu de réponse. […] Entre les fondements moraux de la Révolution nationale et la collaboration avec le communisme, le nouveau pouvoir avait opté. Nous sommes dans les conséquences.»

  • le 26 août 1944 : Charles De Gaulle descend les Champs Elysées.

  • le 26 août 1977 : le Québec adopte le français comme langue officielle.

L’Assemblée nationale du Québec adopte la “Charte de la langue française” qui a été proposée par le gouvernement de l’indépendantiste René Lévesque. Le français devient la langue officielle du travail, de l’enseignement, du commerce et des affaires.

  • le 26 août 1978 : élection du Pape Jean-Paul 1er, « le pape au sourire »

Le pape Jean-Paul 1er

Le conclave élit à la papauté, pour succéder à Paul VI, le cardinal Albino Luciani de Venise. Malheureusement le Saint Père meurt après 34 jours de pontificat. Son nom est une surprise, car il faut remonter au Xe siècle pour trouver un pape prenant un nouveau nom de règne. Par ailleurs, un nom composé n’a jamais été utilisé auparavant.

Regard critique sur la sophrologie

Le père Jean-Christophe Thibaut, prêtre du diocèse de Metz, pratique le ministère de délivrance depuis vingt ans et se consacre depuis de nombreuses années à l’étude des phénomènes ésotériques et des thérapies alternatives. Il vient de consacrer un ouvrage à la sophrologie.

Méthode universelle pour affronter les maux de notre époque (gestion du stress et des émotions, préparation mentale, gestion des phobies ou des addictions…), les sportifs de haut niveau, ou même le GIGN ont adoptée la sophrologie. Au-delà du monde médical, ses applications ont pénétré le monde de l’entreprise, et jusqu’aux écoles où des enfants se voient proposer des séances dès la sixième !

Si la proposition est séduisante, est-elle pour autant réellement bénéfique, voire inoffensive ? Pour l’évaluer, le père Thibaut nous emmène aux origines de la sophrologie et nous plonge au coeur des principes qui la gouvernent. Cette technique de modification des états de conscience est loin d’être anodine. L’auteur nous permet de mesurer ici le véritable chemin spirituel qu’emprunte la sophrologie pour évaluer l’usage et les précautions à prendre si l’on souhaite y recourir.

Sur un plan chrétien, on ne peut affirmer qu’il existe un type de sophrologie qui soit meilleur que les autres, mais certaines “pseudo-sophrologies” sont absolument à éviter lorsqu’elles reposent sur des théories ésotériques ou magiques. Pour les identifier, il suffit simplement de repérer sur les sites ou les ouvrages qui leur sont consacrés le type de langage employé.

C’est arrivé un 25 août…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 25 août : fête de Saint Louis, Roi de France.

Louis IX de France naît le 25 avril 1214 à Poissy, et meurt de la dysenterie le 25 août 1270 à Carthage. Neuvième Roi des Capétiens directs, Louis de Poissy, comme il aimait signer les documents officiels, n’a que 12 ans au moment de son sacre, le 29 novembre 1226, à Reims, par Jacques de Bazoches, l’évêque de Soissons ; voir la chronique du 29 novembre, mais aussi celle du 25 avril. Il est l’exemple du Roi qui se fait serviteur, l’exemple du dirigeant au service du Bien Commun et de Dieu.

Il faut dire qu’il a reçu une éducation de choix, tant par son Père Louis VIII, vainqueur des Albigeois que de sa mère Blanche de Castille (voir les chroniques du 4 mars et du 27 novembre). C’est elle qui lui dit un jour « : Beau fils, vous m’êtes grandement cher, cependant j’aimerais mieux vous voir mort à mes pieds que souillé d’un seul péché mortel… »

Geneviève Esquier souligne dans Ceux qui croyaient au Ciel (Editions l’escalade, pages 146-147) :

« Louis IX gouverne comme il vit. Non pas en maître de sa volonté propre, mais en traducteur de celle de Dieu. Toute sa politique intérieure en est éclairée. Il n’hésite pas, pour cela, à s’entourer, non de personnalités brillantes et flatteuses, mais de quelques conseillers sûrs, dont Joinville, et avant tout sa propre mère. Son gouvernement, il l’assied sur l’équité et la justice. Comme le Christ il ne fait pas acception des personnes. A son propre fils, il affirme : « J’aimerais mieux qu’un Ecossais vînt d’Ecosse et gouvernât le royaume bien et loyalement que tu le gouvernasses mal. » Un jour il donnera raison à un modeste plaignant contre le comte d’Anjou pourtant son frère. Lui-même rend la justice. Il n’hésite jamais d’ailleurs à appliquer un châtiment sévère considéré comme juste, car il croit à la liberté du coupable. »

Il est, sans contexte, le plus grand souverain d’Occident du XIIIe siècle et peut-être l’un des plus grands Rois de France. C’est pourquoi, il est l’exemple à suivre que propose l’Eglise à tout chef d’Etat. Il crée la Sorbonne, la curia in parlamento, ancêtre du Parlement de Paris, le système des Corporations qui ne sera détruit que par la révolution. Un grand nombre d’hospices pour pauvres et lépreux qu’il vient lui-même nourrir ou soigner, dont l’hospice des Quinze-Vingts à Paris, fait construire la Sainte-Chapelle, joyaux de l’art gothique pour y abriter la Sainte Couronne d’Épines, le château de Vincennes, l’Abbaye Royaumont et la ville d’Aigues-Mortes.

  • le 25 aout 1248 : le Roi Louis IX part en croisade d’Aigues Mortes.
  • le 25 août 1270 : le Roi Louis IX, saint Louis, meurt à Tunis, à l’âge de 56 ans, lors de la VIIIe croisade.

    Louis IX, sur son lit de mort à Tunis, remet à son fils le plan de sa conduite, par Jacques-Antoine Beaufort, XVIIIe siècle, chapelle de l’École militaire de France.

En signe d’humilité, c’est sur un lit de cendres et les bras en croix qu’il commence son agonie : « Beau Sire Dieu aye pitié de ces pauvres gens que j’ai amenés ici et reconduis-les dans leur pays ; ne permets pas qu’ils tombent en la main de nos adversaires et qu’ils soient obligés de renier leur foi en ton Saint Nom »

A son fils, Philippe dit le Hardi futur Philippe III, il donne le testament suivant :

Enseignements que fit Monsieur Saint Louis à son fils aîné Philippe

« A son cher fils Philippe, salut et amitié de père.

Cher fils, parce que je désire de tout mon cœur que tu sois bien enseigné en toutes choses, j’ai pensé que je te ferais quelques enseignements par cet écrit, car je t’ai entendu dire plusieurs fois que tu retiendrais davantage de moi que de tout autre.

Cher fils, je t’enseigne premièrement que tu aimes Dieu de tout ton cœur et de tout ton pouvoir, car sans cela personne ne peut rien valoir.

Tu dois te garder de toutes choses que tu penseras devoir lui déplaire et qui sont en ton pouvoir, et spécialement tu dois avoir cette volonté que tu ne fasses un péché mortel pour nulle chose qui puisse arriver, et qu’avant de faire un péché mortel avec connaissance, que tu souffrirais que l’on te coupe les jambes et les bras et que l’on t’enlève la vie par le plus cruel martyre.

Si Notre Seigneur t’envoie persécution, maladie ou autre souffrance, tu dois la supporter débonnairement, et tu dois l’en remercier et lui savoir bon gré car il faut comprendre qu’il l’a fait pour ton bien. De plus, tu dois penser que tu as mérité ceci- et encore plus s’il le voulait- parce que tu l’as peu aimé et peu servi, et parce que tu as fait beaucoup de choses contre sa volonté.

Si Notre Seigneur t’envoie prospérité, santé de corps ou autre chose, tu dois l’en remercier humblement et puis prendre garde qu’à cause de cela il ne t’arrive pas de malheur causé par orgueil ou par une autre faute, car c’est un très grand péché de guerroyer Notre Seigneur de ses dons.

Cher fils, je te conseille de prendre l’habitude de te confesser souvent et d’élire toujours des confesseurs qui soient non seulement pieux mais aussi suffisamment bien instruits, afin que tu sois enseigné par eux des choses que tu dois éviter et des choses que tu dois faire ; et sois toujours de telle disposition que des confesseurs et des amis osent t’enseigner et te corriger avec hardiesse.

Cher fils, je t’enseigne que tu entendes volontiers le service de la sainte Eglise, et quand tu seras à l’église garde-toi de perdre ton temps et de parler vaines paroles. Dis tes oraisons avec recueillement ou par bouche ou de pensée, et spécialement sois plus recueilli et plus attentif à l’oraison pendant que le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ sera présent à la messe et puis aussi pendant un petit moment avant.

Cher fils, je t’enseigne que tu aies le cœur compatissant envers les pauvres et envers tous ceux que tu considèreras comme souffrant ou de cœur ou de corps , et selon ton pouvoir soulage-les volontiers ou de soutien moral ou d’aumônes.

Si tu as malaise de cœur, dis-le à ton confesseur ou à quelqu’un d’autre que tu prends pour un homme loyal capable de garder bien ton secret, parce qu’ainsi tu seras plus en paix, pourvu que ce soit, bien sûr, une chose dont tu peux parler.

Cher fils, recherche volontiers la compagnie des bonnes gens, soit des religieux, soit des laïcs, et évite la compagnie des mauvais. Parle volontiers avec les bons, et écoute volontiers parler de Notre Seigneur en sermons et en privé. Achète volontiers des indulgences.

Aime le bien en autrui et hais le mal.

Et ne souffre pas que l’on dise devant toi paroles qui puissent attirer gens à péché. N’écoute pas volontiers médire d’autrui.

Ne souffre d’aucune manière des paroles qui tournent contre Notre Seigneur, Notre-Dame ou des saints sans que tu prennes vengeance, et si le coupable est un clerc ou une grande personne que tu n’as pas le droit de punir, rapporte la chose à celui qui peut le punir.

Prends garde que tu sois si bon en toutes choses qu’il soit évident que tu reconnaisses les générosités et les honneurs que Notre Seigneur t’a faits de sorte que, s’il plaisait à Notre Seigneur que tu aies l’honneur de gouverner le royaume, que tu sois digne de recevoir l’onction avec laquelle les rois de France sont sacrés.

Cher fils, s’il advient que tu deviennes roi, prends soin d’avoir les qualités qui appartiennent aux rois, c’est-à-dire que tu sois si juste que, quoi qu’il arrive, tu ne t’écartes de la justice. Et s’il advient qu’il y ait querelle entre un pauvre et un riche, soutiens de préférence le pauvre contre le riche jusqu’à ce que tu saches la vérité, et quand tu la connaîtras, fais justice.

Et s’il advient que tu aies querelle contre quelqu’un d’autre, soutiens la querelle de l’adversaire devant ton conseil, et ne donne pas l’impression de trop aimer ta querelle jusqu’à ce que tu connaisses la vérité, car les membres de ton conseil pourraient craindre de parler contre toi, ce que tu ne dois pas vouloir .

Si tu apprends que tu possèdes quelque chose à tort, soit de ton temps soit de celui de tes ancêtres, rends-la tout de suite toute grande que soit la chose, en terres, deniers ou autre chose. Si le problème est tellement épineux que tu n’en puisses savoir la vérité, arrive à une telle solution en consultant ton conseil de prud’hommes, que ton âme et celle de tes ancêtres soient en repos. Et si jamais tu entends dire que tes ancêtres aient fait restitution, prends toujours soin à savoir s’il en reste encore quelque chose à rendre, et si tu la trouves, rends-la immédiatement pour le salut de ton âme et de celles de tes ancêtres.

Sois bien diligent de protéger dans tes domaines toutes sortes de gens, surtout les gens de sainte Eglise ; défends qu’on ne leur fasse tort ni violence en leurs personnes ou en leurs biens. Et je veux te rappeler ici une parole que dit le roi Philippe, mon aïeul, comme quelqu’un de son conseil m’a dit l’avoir entendue. Le roi était un jour avec son conseil privé-comme l’était aussi celui qui m’a parlé de la chose- et quelques membres de son conseil lui disaient que les clercs lui faisaient grand tort et que l’on se demandait avec étonnement comment il le supportait. Et il répondit : «  Je crois bien qu’ils me font grand tort ; mais, quand je pense aux honneurs que Notre Seigneur me fait, je préfère de beaucoup souffrir mon dommage, que faire chose par laquelle il arrive esclandre entre moi et sainte Eglise. » Je te rappelle ceci pour que tu ne sois pas trop dispos à croire autrui contre les personnes de sainte Eglise. Tu dois donc les honorer et les protéger afin qu’elles puissent faire le service de Notre Seigneur en paix.

Ainsi je t’enseigne que tu aimes principalement les religieux et que tu les secoures volontiers dans leurs besoins ; et ceux par qui tu crois que Notre Seigneur soit le plus honoré et servi, ceux-là aime plus que les autres.

Cher fils, je t’enseigne que tu aimes et honores ta mère, et que tu retiennes volontiers et observes ses bons enseignements, et sois enclin à croire ses bons conseils.

Aime tes frères et veuille toujours leur bien et leur avancement, et leur tiens lieu de père pour les enseigner à tous biens, mais prends garde que, par amour pour qui que ce soit, tu ne déclines de bien faire, ni ne fasses chose que tu ne doives.

Cher fils, je t’enseigne que les bénéfices de saint Eglise que tu auras à donner, que tu les donnes à bonnes personnes par grand conseil de prud’hommes ; et il me semble qu’il vaut mieux les donner à ceux qui n’ont aucunes prébendes qu’à ceux qui en ont déjà ; car si tu les cherches bien, tu trouveras assez de ceux qui n’ont rien et en qui le don sera bien employé.

Cher fils, je t’enseigne que tu te défendes, autant que tu pourras, d’avoir guerre avec nul chrétien ; et si l’on te fait tort, essaie plusieurs voies pour savoir si tu ne pourras trouver moyen de recouvrer ton droit avant de faire guerre, et fasse attention que ce soit pour éviter les péchés qui se font en guerre. Et s’il advient que tu doives la faire, ou parce qu’un de tes hommes manque en ta cour de s’emparer de ses droits, ou qu’il fasse tort à quelque église ou à quelque pauvre personne ou à qui que ce soit et ne veuille pas faire amende, ou pour n’importe quel autre cas raisonnable pour lequel il te faut faire la guerre, commande diligemment que les pauvres gens qui ne sont pas coupables de forfaiture soient protégés et que dommage ne leur vienne ni par incendie ni par autre chose ; car il te vaudrait mieux contraindre le malfaiteur en prenant ses possessions, ses villes ou ses châteaux par force de siège. Et garde que tu sois bien conseillé avant de déclarer la guerre, que la cause en soit tout à fait raisonnable, que tu aies bien averti le malfaiteur et que tu aies assez attendu, comme tu le devras.

Cher fils, je t’enseigne que les guerres et les luttes qui seront en ta terre ou entre tes hommes, que tu te donnes la peine, autant que tu le pourras, de les apaiser, car c’est une chose qui plaît beaucoup à Notre Seigneur. Et Monsieur saint Martin nous en a donné un très grand exemple car, au moment où il savait par Notre Seigneur qu’il devait mourir, il est allé faire la paix entre les clercs de son archevêché, et il lui a semblé en le faisant qu’il mettait bonne fin à sa vie.

Cher fils, prends garde diligemment qu’il y ait bons baillis et bons prévôts en ta terre, et fais souvent prendre garde qu’ils fassent bien justice et qu’ils ne fassent à autrui tort ni chose qu’ils ne doivent. De même, ceux qui sont en ton hôtel, fais prendre garde qu’ils ne fassent injustice à personne car, combien que tu dois haïr le mal qui existe en autrui, tu dois haïr davantage celui qui viendrait de ceux qui auraient reçu leur pouvoir de toi, et tu dois garder et défendre davantage que cela n’advienne.

Cher fils, je t’enseigne que tu sois toujours dévoué à l’Eglise de Rome et à notre saint-père le pape, et lui portes respect et honneur comme tu le dois à ton père spirituel.

Cher fils, donne volontiers pouvoir aux gens de bonne volonté qui en sachent bien user, et mets grande peine à ce que les péchés soient supprimés en ta terre, c’est-à-dire les vilains serments et toute chose qui se fait ou se dit contre Dieu ou Notre-Dame ou les saints : péchés de corps, jeux de dés, tavernes ou autres péchés. Fais abattre tout ceci en ta terre sagement et en bonne manière. Fais chasser les hérétiques et les autres mauvais gens de ta terre autant que tu le pourras en requérant comme il le faut le sage conseil des bonnes gens afin que ta terre en soit purgée.

Avance le bien par tout ton pouvoir ; mets grande peine à ce que tu saches reconnaître les bontés que Notre Seigneur t’auras faites et que tu l’en saches remercier.

Cher fils, je t’enseigne que tu aies une solide intention que les deniers que tu dépenseras soient dépensés à bon usage et qu’ils soient levés justement. Et c’est un sens que je voudrais beaucoup que tu eusses, c’est-à-dire que tu te gardasses de dépenses frivoles et de perceptions injustes et que tes deniers fussent justement levés et bien employés-et c’est ce même sens que t’enseigne Notre Seigneur avec les autres sens qui te sont profitables et convenables.

Cher fils, je te prie que, s’il plaît à Notre Seigneur que je trépasse de cette vie avant toi, que tu me fasses aider par messes et par autres oraisons et que tu demandes prières pour mon âme auprès des ordres religieux du royaume de France, et que tu entendes dans tout ce que tu feras de bon, que Notre Seigneur m’y donne part.

Cher fils, je te donne toute la bénédiction qu’un père peut et doit donner à son fils, et je prie Notre Seigneur Dieu Jésus-Christ que, par sa grande miséricorde et par les prières et par les mérites de sa bienheureuse mère, la Vierge Marie, et des anges et des archanges, de tous les saints et de toutes les saintes, il te garde et te défende que tu ne fasses chose qui soit contre sa volonté, et qu’il te donne grâce de faire sa volonté afin qu’il soit servi et honoré par toi ; et puisse-t-il accorder à toi et à moi, par sa grande générosité, qu’après cette mortelle vie nous puissions venir à lui pour la vie éternelle, là où nous puissions le voir, aimer et louer sans fin, Amen.

A lui soit gloire, honneur et louange, qui est un Dieu avec le Père et le Saint-Esprit, sans commencement et sans fin.

Amen. »

Tiré du site du Diocèse aux Armées, dont Saint Louis est le Saint patron. Voir les chroniques du 25 avril, du 29 novembre des 11 et 19 aout entre autres.

  • le 25 août.1539 : Ordonnance de Villers-Cotterêts.

Certes c’est elle qui impose le français et non plus en latin, dans les actes notariés, mais l’histoire officielle le passe sous silence, c’est aussi par cette ordonnance, que le Roi François 1er instaure les registres d’état civil et exige des paroisses qu’elles tiennent un registre des baptêmes et enterrements.


L’une des pages de l’ordonnance de Villers-Cotterêts

  • le 25 août 1624 : naissance de François d’Aix de La Chaise, confesseur du Roi Louis XIV.

Appartenant à la Compagnie de Jésus, François d’Aix de La Chaise est le confesseur du Roi pendant 34 ans. Très aimé des parisiens, il est plus connu sous le nom de Père La-Chaise. Les terres que lui a données Louis XIV sont devenues ensuite le premier grand cimetière de Paris.

  • le 25 août 1715 : Louis XIV est pris d’un violent malaise et perd connaissance ; à son réveil, il demande les derniers sacrements.

« J’ai vécu parmi les gens de ma cour ; je veux mourir parmi eux. Ils ont suivi le cours de ma vie, il est juste qu’ils me voient finir ».

Puis après le diner il demande à recevoir les derniers sacrements. Après avoir communié il fait appeler son neveu, le futur Régent, puis son arrière-petit-fils le futur Roi.

« « Mon cher enfant, vous allez être le plus grand Roi du monde. N’oubliez jamais les obligations que vous avez à Dieu. Ne m’imitez pas dans les guerres ; tachez de maintenir toujours la paix avec vos voisins, de soulager votre peuple autant que vous pourrez, ce que j’ai eu le malheur de ne pouvoir faire par les nécessités de l’Etat. Suivez toujours les bons conseils, et songez bien que c’est à Dieu à qui vous devez tout ce que vous êtes. Je vous donne le père Le Tellier comme confesseur ; suivez ses avis et ressouvenez-vous toujours des obligations que vous avez à madame de Ventadour.» Il embrasse l’enfant et lui donne sa bénédiction. »

Tiré de Louis XIV, le plus grand Roi du monde de Lucien Bély (Editions les classiques Gisserot de l’histoire page 263-264.)

  • le 25 août 1718 : fondation de la Nouvelle-Orléans.

A l’embouchure du Mississipi la ville de la Nouvelle-Orléans est fondée par des Français sous l’égide de Jean Baptiste Le Moyne, Sieur de Bienville. Baptisée ainsi en l’honneur du duc d’Orléans, Régent pendant la minorité de Louis XV, la ville devient par la suite la capitale de la colonie de Louisiane. Elle est vendue aux Etats-Unis en 1803 par le premier consul, Napoléon Bonaparte, avec le reste de la Louisiane.

  • le 25 août 1805 : échec de l’invasion de l’Angleterre.

Napoléon, alors au camp de Boulogne, apprend et comprend que la désobéissance de Villeneuve, qui s’est réfugié à Cadix le 21 aout, anéantit son plan d’invasion de l’Angleterre. Il décide un renversement de ses objectifs stratégiques pour marcher contre l’Autriche. A Talleyrand, il écrit : “je change mes batteries. […] Ils ne s’attendent pas avec quelle rapidité je ferai pirouetter mes 200.000 hommes”.

  • le 25 août 1818 : inauguration de la statue équestre d’Henri IV sur le Pont-Neuf, à Paris.

La première inaugurée en 1614 a été détruite à la révolution. La foule se presse pour assister à l’inauguration de la nouvelle statue en bronze d’Henri IV.

  • le 25 août 1841 : pose de la première pierre de la Cathédrale St-Louis de Carthage.
  • le 25 août 1883 : signature du traité de Hué.

Ce traité confirme le statut du Tonkin et de l’Annam comme protectorats français. Mais la Chine le rejette ; ce rejet est à l’origine de la guerre franco-chinoise, qui ne s’achève qu’en 1885, par une victoire française.

  • le 25 août 1908 : décès d’Henri Becquerel, physicien français.
  • le 25 août 1914 : conquête de la colonie allemande du Togo par les troupes françaises.

La première bataille de la guerre 14-18 s’achève par une totale victoire française.

  • le 25 août 1939 : les journaux communistes, dont “L’Humanité” sont saisis et leur publication interdite.
  • le 25 août 1940 : Aron Jean-Marie Lustiger est baptisé à Orléans.
  • le 25 août 1942 : début des « malgré nous ».

Robert Wagner décrète le service militaire obligatoire pour 130 000 Alsaciens et Mosellans. C’est le début des malgré-nous

  • le 25 août 1944 : libération de Paris.

Le consul de Suède Raoul Nordling et le président du Conseil municipal de Paris Pierre Taittinger réussissent à convaincre le général von Choltitz, gouverneur militaire de Paris, de ne pas détruire Paris, malgré les ordres d’Hitler. Von Choltitz fait donc évacuer l’armée allemande deux semaines plus tôt; seuls 2000 soldats allemands, dépourvus de matériel lourd, restent dans la capitale. Il accepte aussi de libérer 3 245 prisonniers politiques.

Paris aurait donc pu être libérée sans qu’une goutte de sang fût versée.

Mais comme partout en France, la “Résistance” tient à créer un climat insurrectionnel afin de se débarrasser des “notables” et cadres traditionnels de l’Etat français. Voici le témoignage de Geneviève de Galard, l’exceptionnelle infirmière du camp retranché de Dien-Bien-Phu :

« Le jour de la Libération, le 25 août 1944, dès que nous avons appris que Leclerc était dans Paris et que De Gaulle allait arriver sur les Champs-Élysées, nous sommes partis, ma sœur et moi, vers la place de l’Étoile. Nous nous abritions sous les porches lorsque les tireurs des toits entraient en action, avant de nous précipiter à nouveau vers notre destination. J’étais toute fière d’être enfin arrivée au pied de l’Arc de Triomphe mais ma joie fut soudainement gâchée. J’étais sidérée par l’attitude de Parisiens qui insultaient le conducteur d’un camion allemand, dont le camarade, mort, gisait appuyé sur son épaule … Plus loin, des passants insultaient des femmes aux cheveux rasées qui passaient sur un autre camion, et qui étaient accusées d’avoir reçu chez elles des combattants ennemis. De leurs visages émanaient une telle haine que cela me faisait mal. J’avais dix-neuf ans et je découvris soudain la haine et l’intolérance. (Une Femme à Dien Bien Phu, p. 34)

Voici le témoignage du Père Bruckberger, aumônier des Forces Françaises Libres :

« Le déchaînement populaire est hideux. L’image que j’en garde est hideuse. À trente ans de distance, elle me soulève le cœur : des femmes tondues, la croix gammée peinte au goudron sur le crâne, exposées nues aux crachats et à la dérision de la populace ! Des gens sans défense arrêtés de la manière la plus arbitraire, sans mandat, par des garçons qui jouaient aux petits soldats avec de vraies armes et qui se sentaient forts de la terreur qu’ils inspiraient. […]

Le fait est que le sentiment de solitude et de petit nombre qui nous avait si souvent accablés pendant l’occupation avait fait place à un immense étonnement : jamais nous ne nous serions crus si nombreux dans la résistance. […] [Le parti communiste] siégeait et hurlait à la mort dans toutes les cours de justice. Il exerçait un affreux chantage et une surenchère dans laquelle les démocrates chrétiens se laissèrent entraîner. Au cours de cette époque sinistre, le ministère de la Justice fut constamment détenu par un démocrate-chrétien qui avait toujours peur de ne pas en faire assez. Les gens étaient condamnés avant d’être jugés, ou plutôt la sentence était portée d’avance, la comparution devant un tribunal n’était plus qu’une parodie de justice, une cérémonie vide et sacrilège. » (Tu finiras sur l’échafaud, pp.387-388)

Quant à Pierre Taittinger, il est immédiatement arrêté par le “Comité parisien de Libération”, et emprisonné pendant plusieurs mois. Libéré, il est déchu de ses droits civiques et déclaré inéligible.

Le général Leclerc reçoit devant la gare Montparnasse, la capitulation des troupes allemandes. Le soir même, le général De Gaulle s’installe au ministère de la Guerre en qualité de chef du gouvernement provisoire pour y faire sa fameuse allocution :

“Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré !”.

Du grand cinéma à la hauteur de l’évènement.

  • le 25 août 1944 : massacre de Maillé.

Ce massacre ressemble à celui d’Oradour-sur-Glane ; mais contrairement à ce dernier, le village a été reconstruit à l’identique après la guerre. En août 1944, la ligne Paris-Bordeaux, passant à proximité du village, est sabotée par trois fois ; les habitants aident et cachent un pilote canadien dont l’avion a été abattu. Des escarmouches ont lieu entre les Allemands et les FFI. 124 des 500 habitants de Maillé sont abattus en représailles, dont 44 enfants de moins de 14 ans ! Le village est reconstruit à l’identique.

« Nous attacher à nous retrouver tous unis »

De Louis de Bourbon, en cette fête de saint Louis :

Chers Français,

Je ressens de plus en plus l’expression d’une inquiétude profonde à l’égard de notre nation, de nos vies et de nos problèmes quotidiens, générée par une situation de crise, dont les racines sont profondes. Cette inquiétude s’accroît alimentée par une succession d’évènements que le pays semble subir et qui ne trouvent que des solutions partielles et qui interpellent notre société.

La crise concerne tous les secteurs, affectant davantage les plus faibles. Cette crise de caractère religieux, social, juridique, économique et philosophique qui affecte de nombreux Français, nécessite des solutions durables et équitables.

La situation des plus humbles ne s’améliore pas et la fracture des territoires demeure. Il y a là une source d’injustice et d’exacerbation des divisions entre tous, comme si la division et la confrontation étaient la marque d’une nouvelle société ; alors que la concorde et l’unité sont les seuls moyens pour trouver une solution de justice.

La crise de confiance s’est accentuée actuellement par la persistance de la crise sanitaire et ses conséquences. Devant la gravité de la situation, les solutions proposées sont techniques, uniformes et rapides, reposant sur une sorte de certitude acquise, implacable et incontournable, contre laquelle personne ne peut exprimer ses inquiétudes, alors qu’il aurait fallu y répondre avec transparence, sans pouvoir laisser penser que le bien public puisse cacher d’autres intérêts.

Nous sommes tous concernés face à l’avenir, avec le sentiment apparemment de plus en plus partagé que notre société est confrontée à des enjeux de fond, qui ne sont pas nouveaux, et aux effets plus rapides que par le passé.

Ce sentiment est renforcé par les dangers, que chacun ressent, d’une situation internationale de moins en moins prévisible, voire dangereuse. Les risques grandissent de possibles conflits susceptibles de menacer notre pays, notre société, notre forme de vie et nos valeurs sociales et politiques ; la plus grande faiblesse est celle de ne pas savoir ce que l’on défend.

Face à toutes ces questions, les interrogations et les doutes augmentent. La culture de l’oubli contribue, elle aussi, au dérèglement social. En effet, la culture, la connaissance partagée, le lien moral et éthique véhiculé par une langue commune est d’abord ce qui unit et non ce qui oppose. Les menées actuelles sont absolument contraires à l’esprit d’unité du corps social défendu durant des siècles qui a permis tant de succès et de progrès à notre société.

Ainsi, il nous faut revenir aux fondements de la société française et de son identité : la justice, le bien commun, la souveraineté, la volonté de sacrifice, le discernement et l’esprit critique, la nécessité de croire à la communauté et à la générosité avec une plus grande cohésion sociale. En se référant à eux, nos institutions retrouveront leur finalité, celle d’unifier la France et de l’aider à se dépasser. Pour sortir de cette phase négative comme la France en a déjà connue et qu’elle a toujours surmontée, il s’agit de retrouver notre esprit de cohésion et notre attachement à nos valeurs pour que la France reste la France.

Je souhaite ainsi rendre hommage à tous ceux qui agissent et assument leur devoir d’état, malgré toutes les difficultés qu’ils rencontrent dans leurs vies quotidiennes.

Je pense spécialement aux jeunes couples qui s’engagent dans ce sens, en s’attachant à accomplir avec enthousiasme, au prix de difficultés souvent considérables, leur rôle de transmission vis-à-vis de leurs enfants.

Je pense aux personnels de santé, tellement surchargés en ce moment, confrontés de plus en plus à des problèmes éthiques touchant à la vie, et qui, de ce point de vue, s’emploient à résister à des pratiques contre-nature, dans la pleine conscience de leur devoir.

Mais je pense aussi à tous ceux, entrepreneurs, militaires, professionnels divers qui œuvrent déjà, chacun à sa place, pour que notre pays s’affirme fier de lui-même, soucieux et attentif à mettre en valeur le plein héritage de son histoire pour bâtir son avenir.

Nous devons donc nous attacher à nous retrouver tous unis dans un souci de succès, de générosité et de cohésion sociale, en nous fondant sur l’expérience de la France. Tel est ce que peuvent nous apprendre nos quinze siècles de civilisation. Tel est ce qu’il faut redonner comme espoir à nous tous.

Puisse ce message vous aider et vous encourager à aller de l’avant ! Gardons l’espoir de ceux qui s’engagent, œuvrons pour le bien commun, renforçons notre communauté et les liens qui nous unissent pour affronter les difficultés présentes.

Que le souvenir de Saint Louis, fêté en ce jour, et toute la gloire de la France nous aident ainsi à trouver des modèles pour l’avenir en apportant la paix et la justice entre tous les Français.

Les conséquences de la loi « séparatisme » sur l’école à la maison et les écoles libres

L’association Créer son école invite les personnes concernées par le volet éducatif de la loi séparatisme adoptée le 23 juillet dernier et par la décision du Conseil constitutionnel en date du 13 août à participer à son Facebook Live ce vendredi 27 août à 18h sur la page de sa plateforme de veille et d’information: Educ’France.

Y seront abordées, sous un angle résolument pratique, les conséquences de cette loi et de cette décision des juges constitutionnels sur l’école à la maison et les écoles privées hors contrat. Seront aussi abordées les actions contentieuses envisageables.

Trois personnes répondront aux questions :

  • Anne Coffinier, ancienne élève de l’ENA, présidente de Créer son école;
  • Maître Hugues de Lacoste Lareymondie, avocat connu pour l’efficacité de ses interventions pré-contentieuses et contentieuses en faveur de la liberté d’enseignement (il vient encore de gagner une ordonnance en référé en ce domaine);
  • Ainsi qu’un juriste de l’association Créer son école.

Fraternité ou Big Brother ?

Billet d’humeur de Charlotte Solignac, docteur en philosophie de Sorbonne-Paris IV (thèse de philosophie médiévale à paraître chez Peeters Publishers, Rayonnante humilité), pour le Salon beige:

 

« De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… »

(George Orwell, 1984)

 

Big Brother, fraternel ?

L’annonce présidentielle du 12 juillet dernier a éveillé en moi le souvenir de la lecture du prophétique 1984  de George Orwell. Prophétique en ce qu’il énonce ce à quoi on pourrait arriver sur le plan politique si on se laisse conduire sans discernement par confort…

Dans ce roman, l’oligarchie qui gère la dictature est appelée le Parti. Il y a les membres dits du Parti intérieur (l’oligarchie privilégiée qui ne souffre pas des restrictions issues du maintien d’une guerre contre des ennemis fictifs) et ceux dits du Parti extérieur (esclaves au service du maintien des rouages de la dictature oligarchique).

Le protagoniste, Winston Smith, appartient au Parti extérieur. Ce qui nous importe ici est que le Parti qui a établi et qui maintient la dictature grâce à des moyens de surveillance invasifs nommés les télécrans (écrans diffusant sans cesse, sans qu’il soit possible de les éteindre, la propagande du Parti, filmant ceux qui vivent dans les pièces où ils se trouvent), ce Parti, donc, est rendu omniprésent par des affiches représentant un homme moustachu fixant au travers de ses lunettes tous ceux qui le regardent.

Sous ce visage au regard intrusif est inscrit « Big Brother (littéralement Grand frère) vous regarde. » Il faut traduire évidemment : le Parti (notamment intérieur), votre grand frère bienveillant, Etat-Providence, veille sur vous par le contrôle et la surveillance généralisés des télécrans et de la Police de la Pensée… La négation de toute liberté de circulation, de conscience (puisque l’on peut être coupable de crime par la pensée, crimepensée en novlangue, à savoir de contradiction en pensée, en conscience à l’idéologie du Parti, oligarchie dictatoriale) est évidemment pour le bien des citoyens, elle prend racine dans la bienveillance, comme celle qu’on peut attendre d’un grand frère, « big brother ». George Orwell perçoit bien que l’enjeu se situe au niveau d’une juste compréhension de la fraternité puisqu’il nomme la Fraternité le supposé réseau de résistance à Big Brother, supposé, dis-je, car son existence concrète n’est jamais vérifiable, ni vérifiée, tout au long du roman.

Bon nombre de personnes ont déjà souligné à quel point l’avènement du tout numérique, la mise en place régulière et croissante, au nom de la sécurité, de caméras de surveillance dans les villes, semblent des mesures au service parfois d’une telle intention « fraternelle » pervertie.

Depuis le 12 juillet, l’annonce des décrets instituant l’extension du laisser-passer sanitaire à beaucoup de lieux faisant partie de la vie quotidienne des hommes et femmes de France ne peut évidemment que renforcer une telle intuition : « Big Brother vous regarde », c’est-à-dire veille sur vous par un contrôle mutuel en voie de généralisation. Chaque personne employée dans un restaurant, dans un lieu accueillant plus de cinquante personnes, à l’hôpital même, pour scanner les QR codes des laisser-passer sanitaires de leurs concitoyens se fait le relais de cette « fraternité » pervertie de Big Brother : « Big brother vous regarde », mais c’est « évidemment » pour votre bien et celui de tous, à savoir pour votre confort aliéné et celui de tous.

En effet, accepter contre salaire de contrôler ses concitoyens n’est autre qu’accepter pour soi et pour les autres une société de contrôle niant la liberté de conscience et de circulation. Allons plus loin : ceux qui acceptent l’usage du laisser-passer sanitaire pour pouvoir aller au restaurant, au cinéma, etc., acceptent d’être privés de leur liberté de conscience (qui passe par l’inviolabilité du discernement intérieur) et de leur liberté de circulation (refus d’être tracé grâce au numérique). Rien de nouveau sous le soleil : l’être humain préfère sacrifier à l’idole du confort plutôt que défendre ce qui le constitue en propre, la liberté fondée en raison.

Mise en lumière de deux monologismes

L’état de non-droit (ou post-droit ?) que constitue cette société de contrôle en marche nettement mis en lumière, il n’est pas difficile de comprendre le caractère perverti de l’appel à la « liberté responsable » de M. Macron ou à la « fraternité » de Mgr d’Ornellas qui correspondent à ce que nous nommons des monologismes, à savoir des paroles ou discours uniques issus de pensées, raisonnements, logiques uniques, le logos étant en grec à la fois parole ou verbe et raison.

Analysons le premier monologisme qui nous intéresse, celui d’Emmanuel Macron. Le voici : est « libre et responsable » celui qui accepte d’abdiquer sa liberté de conscience, de réflexion et de penser pour poser un acte potentiellement dangereux pour lui et pour toute la population mais censé permettre l’endiguement de la pandémie : recevoir des injections vaccinales.

Suite à l’annonce du 12 juillet, est même libre et responsable quiconque suit le mouvement  solidaire (moutonnier) suscité au moyen de menaces de restrictions des libertés par l’oligarchie en place qui n’y est pas soumise (pas de laisser-passer sanitaire à l’Assemblée par exemple), menaces de restrictions mais aussi tentatives de persuasion des récalcitrants ( cf. les vidéos de M. Macron sur les réseaux sociaux visant tout particulièrement les adolescents, ou même, dans l’Hérault, les promesses de sandwich de chez Burger King ou d’une place de cinéma gratuits à tous les 18-25 ans en contrepartie de la réception des injections vaccinales) qui signent l’absence d’autorité authentique du gouvernement – ainsi que le montrait Hannah Arendt dans La crise de la culture : « l’autorité exclut l’usage de moyens extérieurs de coercition; là où la force est employée, l’autorité proprement dite a échoué. L’autorité, d’autre part, est incompatible avec la persuasion qui présuppose l’égalité et opère par un processus d’argumentation. Là où on a recours à des arguments, l’autorité est laissée de côté ».

Etre libre et responsable c’est donc, d’après le monologisme de M. Macron, dans ce contexte, renoncer à sa liberté de pensée, d’expression pour ce qui serait le bien commun, c’est-à-dire toujours en novlangue contemporain : le confort de tous par le pseudo-retour à la normale, pseudo-retour car on sait déjà maintenant que les vaccinés sont susceptibles d’être encore contaminants et contaminés. Les vaccins utilisés semblent, de ce fait, assez peu efficaces pour empêcher la propagation du virus et de ses variants.

Mais revenons à cette « liberté responsable » du citoyen vacciné. Comment quelqu’un qui cède à la menace de restriction personnelle de circulation (cf. les milliers de connexions à Doctolib le soir du 12 juillet et le lendemain pour prendre rendez-vous en vue de la réception d’une première injection) qu’est l’extension du laisser-passer sanitaire le fait-il de façon consciente et responsable et au nom du bien commun, qui n’est pas le confort ou le bien-être commun ? Quand sortira-t-on à ce sujet de l’assimilation pure et simple du bien au confort ?

Un être humain qui agit sous la peur et la contrainte n’est ni libre, ni conscient, il est un « je » aliéné dans le « on » de la foule anonyme, moutonnière et versatile, un citoyen dont la morale est celle du troupeau tant décriée – non sans raison – par Nietzsche. Un être humain qui agit soumis à cette passion qu’est la peur n’agit pas librement et surtout pas de façon responsable car il est sujet à un principe irrationnel. Or un être libre est un être qui agit après usage de sa raison. Etre responsable signifie notamment que l’on peut répondre de ses actes. Si le citoyen français qui s’est rué vers les injections censées lutter contre l’épidémie de coronavirus au lendemain de la déclaration du 12 juillet répond de son acte par : “je souhaite pouvoir continuer d’aller au cinéma, au restaurant, de mener une vie normale, etc.”, il n’est pas lucide et donc pas responsable mais une personne aliénée à l’idole du confort individuel et non pas préoccupée du bien commun.

Prenons, cependant, le monologisme de M. Macron dans son sens le plus rigoureux car consciencieux. Admettons qu’un citoyen français pense faire preuve de « liberté responsable », de « civisme » en recevant ces injections car il participerait ainsi à l’immunité collective et donc à la sortie de la crise. Ce même citoyen n’est toujours pas libre ni responsable, pourquoi ? La liberté, le libre-arbitre a été donné à l’être humain dit Thomas d’Aquin car il est le seul être doué de raison : « Or les actions particulières sont, en un sens, contingentes ; aussi le jugement rationnel peut-il les apprécier diversement et n’est-il pas déterminé par un point de vue unique. Par conséquent, il est nécessaire que l’homme soit doué du libre arbitre, du fait même qu’il est doué de raison. » (Somme de théologie, I, q. 83, a. 1, resp.)

Sans raison pas de capacité même à être libre. Le citoyen qui pense faire acte de civisme en se faisant vacciner ne l’est pas s’il cède au monologisme relayé par les médias à la demande du gouvernement qui est : « la “vaccination” est le seul moyen d’endiguer la pandémie ». Or, si ce citoyen cherchait vraiment à être libre et responsable, il s’informerait avant d’adhérer sans réflexion au monologisme gouvernemental, il irait sur les plateformes fiables de diversification de l’information, telles « Réinfo covid », largement critiquées d’ailleurs par les médias.

Il y apprendrait, entre autres, que les injections vaccinales proposées sont en phase expérimentale 3 et donc soumises à une autorisation de mise sur le marché conditionnelle en raison de risques ou effets secondaires graves à plus ou moins long terme, à ce jour, déjà relevés. Il découvrirait, en écoutant par exemple Christian Velot, généticien moléculaire (Université Paris-Saclay/ Criigen), que les nouvelles technologies vaccinales peuvent, certes en très faibles proportions et probabilités, provoquer des modifications génétiques, par mutagénèses insertionnelles pour les injections à adénovirus (AstraZeneka, Janssen, Spoutnik) et par plausible transcriptase inverse pour les injections à ARN messager (Pfizer, Moderna). Ce même citoyen si consciencieux se laisserait alors peut-être interpeller par ceux qui, dans son entourage, émettent un autre avis, appellent au discernement et à la prudence. Il prendrait acte des milliers de citoyens qui manifestent régulièrement dans plusieurs villes de France contre l’extension du laisser-passer sanitaire, s’ouvrirait aux raisons pour lesquels ils refusent ce laisser-passer sanitaire, à leur refus, vaccinés comme non-vaccinés, d’être contrôlés ou surveillés sous prétexte d’une mutuelle protection dont la bienveillance demande encore à être éprouvée. Bref, il s’ouvrirait fraternellement aux autres discours, arguments, afin de sortir du monologisme (idéologie servie par la novlangue) de Big Brother. Soumettant son esprit, sa conscience, son intelligence à un plurilogisme (plusieurs paroles, raisons, logiques), il pourrait décider librement de ce qu’il veut et doit faire en étant pleinement capable de répondre de ses actes, faisant ainsi preuve d’une véritable liberté responsable.

Venons-en maintenant au monologisme de Mgr d’Ornellas, relayant peut-être celui de la Conférence des évêques de France (CEF) : recevoir les injections qui sont censées lutter contre la propagation du coronavirus est un acte fraternel. Ce monologisme semble aussi celui du Pape François qui a déclaré récemment que « se faire vacciner est un acte d’amour ». Mgr d’Ornellas affirme lui-même avoir reçu ces injections pour cette raison et semble donc par son intervention écrite publique (La Croix, 27/07/2021) encourager les fidèles catholiques de France à faire de même.

Là encore, et avec la gravité incombant à tout vicaire du Christ, Mgr d’Ornellas se fait le relais d’une fraternité à sens unique, d’une fraternité moutonnière qui satisferait Big Brother. Mgr d’Ornellas donne malheureusement encore du grain à moudre à la critique des chrétiens par Nietzsche en associant acte solidaire sans discernement pour la plupart, donc acte grégaire, à acte moral. Encore une fois, est-ce vraiment se faire « le gardien de son frère » (Gn 4, 9) que de l’encourager (sans appel au discernement personnel afin de produire un jugement libre, conscient et responsable) à aller recevoir des injections dont l’innocuité ne fait pas l’unanimité des experts? N’est-ce pas, en des termes qui se veulent plus chrétiens, une tentative de justification d’un geste dont on a montré le caractère potentiellement irresponsable et aliéné car soumis en partie à une morale qui confond bien et confort ou bien-être ?

N’est-il pas aussi, voire même plus, fraternel de s’informer pour soi-même et pour ses proches et de former un jugement aussi éclairé que possible avant de consentir à des injonctions gouvernementales dont le caractère inique se manifeste par des mesures coercitives et restrictives à l’encontre des non-vaccinés mais en fait à l’encontre de tous, car le poids du laisser-passer sanitaire concerne le quotidien de tous. Faut-il rappeler les propos explicites de M. Macron au soir du 12 juillet dernier annonçant que le gouvernement en dialogue avec des experts – aux avis monologiques, devons-nous ajouter, car incapables d’envisager les autres solutions de sortie de la crise sanitaire comme valables (traitements, budget alloué aux hôpitaux publics) – confirmait qu’il fallait imposer les restrictions aux non-vaccinés par l’extension du laisser-passer sanitaire ? Est-ce une attitude fraternelle que l’exclusion et la stigmatisation d’une partie de la population française ? Pourquoi les évêques de France ne se prononcent-ils pas sur cette décision gouvernementale clivante et donc peu fraternelle ?

Car enfin, un saint de l’Eglise catholique, dont la fraternité s’étendait à l’univers, cher au Pape François puisqu’il a pris son prénom pour nom pontifical, saint François d’Assise, rappelle que si un supérieur hiérarchique, donc une autorité temporelle ou spirituelle, nous encourage, nous incite voire nous ordonne de faire quelque chose qui nous semble en conscience un péché, notre devoir est de ne pas obéir, sans pour autant le quitter : « Mais si le prélat prescrivait au sujet quelque chose contre son âme, quoiqu’il ne lui obéisse pas, toutefois qu’il ne le quitte pas. Et s’il en supportait la persécution de quelques-uns, qu’il les aime davantage à cause de Dieu.  Car celui qui supporte la persécution plutôt que de vouloir être séparé de ses frères demeure vraiment dans l’obéissance parfaite, car il pose son âme pour ses frères » (Admonitions, 3). D’après ce passage, désobéir à une autorité est parfois faire preuve de grand respect pour cette autorité dont on ne peut suivre la ligne de conduite, le lui signalant par une objection de conscience.

Questions pour une fraternité authentique, non-monologique

Est-il possible aux autorités politiques et ecclésiales d’entendre qu’en conscience, prenant acte de la divergence des avis d’experts sur l’innocuité et l’efficacité des injections, un certain nombre d’hommes et de femmes refusent de suivre les incitations, injonctions voire bientôt ordres d’être « vacciné » de ces mêmes autorités ? En effet, est-il possible de comprendre que certains estiment même peccamineux de recevoir des injections pouvant porter atteinte à leur santé et à celle de leur proche sur le plus ou moins long terme ?

Est-il nécessaire de rappeler, surtout aux autorités ecclésiastiques, que selon le docteur commun de l’Eglise catholique, saint Thomas d’Aquin, tout homme, a fortiori, tout baptisé, a le devoir de préserver sa vie et donc de résister selon sa conscience et de façon proportionnée à tout ce qui pourrait lui nuire ? En effet, cherchant à définir ce que l’on nomme la légitime défense, Thomas expose sa théorie du double effet d’un seul acte en des termes très précis qui l’amènent à conclure : « Ainsi l’action de se défendre peut entraîner un double effet : l’un est la conservation de sa propre vie, l’autre la mort de l’agresseur. Une telle action sera donc licite si l’on ne vise qu’à protéger sa vie, puisqu’il est naturel à un être de se maintenir dans l’existence autant qu’il le peut. (…) Les droits civil et canonique statuent, en effet : “Il est permis de repousser la violence par la violence, mais avec la mesure qui suffit pour une protection légitime. Et il n’est pas nécessaire au salut que l’on omette cet acte de protection mesurée pour éviter de tuer l’autre ; car on est davantage tenu de veiller à sa propre vie qu’à celle d’autrui” » (Somme de théologie II-II, q. 64, a. 7, resp.).

Tout homme est donc, d’après le Docteur commun de l’Eglise, tenu de veiller d’abord à sa propre vie avant celle d’autrui. Cette affirmation n’est pas un manque d’altruisme ou de l’égoïsme. C’est l’expression même de la véritable liberté responsable, si chère à M. Macron et pourtant si défigurée par ses soins. En effet, comment puis-je encore être le gardien de mon frère si je ne défends pas la vie reçue de Dieu me permettant de veiller sur lui et non pas de le surveiller ou de le contrôler?

Est-il enfin possible, malgré la peur suscitée par cette épidémie, de respecter le sanctuaire de la conscience de chacun, de ne pas dénigrer ou balayer d’un revers de main les objecteurs de conscience concernant ces deux sujets : la « vaccination » obligatoire et l’extension du laisser-passer sanitaire ?

Etre fraternel, c’est être à l’écoute des positions différentes, parfois divergentes, les respecter. La censure dont font l’objet bon nombre d’experts divergents du monologisme gouvernemental n’a donc rien de fraternel, ni de respectueux des libertés. Faire preuve de fraternité, c’est sortir du monologisme pour entrer par le dialogue dans le plurilogisme (envisager plusieurs logiques, plusieurs solutions ici à la sortie de la crise), c’est favoriser chez ses frères la sortie du monologisme aveuglant et pseudo-fraternel d’un Big Brother totalisant, voire totalitaire. C’est aussi, et peut-être surtout, cela “garder son frère”. Sans cette fraternité véritable, nous pourrions bien vite en arriver à l’horreur de la dictature décrite par Orwell dans 1984. Le protagoniste, Winston Smith, conscient du diktat qu’il subit et auquel il participe comme membre du Parti extérieur finit par commettre un crime par la pensée : il écrit à plusieurs reprises en majuscules sur son carnet « A BAS BIG BROTHER. » Suite à cela et à d’autres actes de révolte conscients, Winston cherche à rejoindre le réseau de résistance dont l’existence concrète est incertaine, la Fraternité. Il finit pas être repéré par la Police de la Pensée, arrêté, torturé jusqu’à être rallié de force à la cause de Big Brother. Le roman aboutit tristement au constat que la « fraternité » pervertie de Big Brother est parvenue à ses fins dans la conscience de Winston et s’achève sur ces déclarations glaçantes concernant l’aliénation du protagoniste, écrites, elles aussi, en majuscules : « LA LUTTE ETAIT TERMINEE./ IL AVAIT REMPORTE LA VICTOIRE SUR LUI-MEME./ IL AIMAIT BIG BROTHER. »

Cessons donc de nous faire le relais de « liberté », « responsabilité », « fraternité » à sens unique pour une pensée unique. Quittons le territoire de la novlangue, langue au service d’un monologisme, d’une idéologie, voire d’une dictature, pour entrer dans le Royaume où la vérité seule, à sans cesse  rechercher, fraternellement, dans le dialogue, rend libre.

 

L’inquiétant Monsieur Macron

De Stéphane Buffetaut, élu de Vendée, ancien député européen, pour le Salon beige:

Beaucoup se souviennent de l’étrange cérémonie initiatique organisée au lendemain de l’élection d’Emmanuel Macron, dans la cour du Louvre, devant la pyramide de Pei. Certains pouvaient mettre un espoir dans cet homme jeune qui semblait manifester le souhait de rompre avec certaines scléroses françaises et de rendre quelque dignité à une fonction présidentielle ridiculisée par son prédécesseur.

Pourtant, chacun savait qu’il représentait le plus pur spécimen d’une caste dirigeante déracinée qui prospère partout dans le monde occidental à l’ombre du mercantilisme mondialisé. Produit de ce système, version française, qui mélange haute nomenklatura publique, finance et cercles politiques, grâce à l’opportune éviction judiciaire du seul candidat qui aurait pu l’inquiéter, notre jeune homme fut placé là où l’on voulait qu’il fût. Jacques Attali ne faisait pas mystère de l’avoir parrainé – au sens d’Al Pacino sans doute!

Il invoquait Jupiter et la verticalité du pouvoir dans des mises en scène qui le menait du palais du Louvre à celui de Versailles. Ce qui aurait dû éveiller une certaine méfiance, car un président élu, qui n’est jamais que le chef d’une faction qui l’a emporté contre une autre, qui se pare de symboles royaux, est par définition soit dangereux soit ridicule. N’est pas roi qui veut. L’incarnation charnelle d’une nation dans sa profondeur historique ne peut être le fruit de la bonne fortune électorale.

A entendre l’homme, une interrogation est vite née dans l’esprit des Français : Emmanuel Macron aime-t-il les Français? Et, à défaut de les aimer, car on ne peut aimer tout le monde contrairement à ce que prétendrait notre époque geignarde, les respecte-t-il ? La même question vaut au demeurant pour la France. Nombre de ses déclarations permettent de dessiner une réponse. Inquiétante, voire glaçante. Dans le principe, un chef d’Etat se doit d’être pacificateur et unificateur. Or l’étrange talent du Président de la République est précisément le contraire : il divise la société, hystérise les relations sociales, exaspère le peuple.

Le personnage qui discerne « les gens qui réussissent » et ceux « qui ne sont rien » (juillet 2017), qui, alors qu’il était ministre de l’Economie, relevait qu’aux abattoirs de Gad travaillait  « une majorité de femmes, pour beaucoup illettrées » (septembre 2014), qui compare de façon défavorable les Danois luthériens aux « Gaulois réfractaires au changement » (août 2018), qui conseille à un jeune horticulteur au chômage de traverser la rue pour trouver un travail dans la restauration (septembre 2018) ne manifeste pas un franc-parler salutaire, mais une condescendance et même une morgue de caste. Oser considérer qu’il y a des « gens qui ne sont rien » traduit un mépris profond pour les « humbles et les sans grades », les petits, les modestes. C’est d’une radicalité anti-chrétienne pire que celle des bouffeurs de curé de la troisième république.

Sa déclaration du 12 juillet de cette année, au cours de laquelle il a annoncé la mise en place d’un laisser-passer sanitaire pour le 9 août traduit, peut-être mieux que tout, le profond mépris qu’il a pour les Français ainsi qu’une forme de cynisme sadique. On peut certes reprocher beaucoup de choses à Emmanuel Macron mais pas d’être stupide. En indiquant le 12 juillet qu’il entendait mettre en place un laisser-passer sanitaire vingt-huit jours plus tard, il savait pertinent bien que les Français non vaccinés ou n’ayant reçu qu’une dose  n’auraient pas le temps de se faire vacciner totalement dans le délai imparti. C’est donc très délibérément qu’il a décidé de pourrir les vacances d’un grand nombre de gens et l’activité de professionnels de la culture, du spectacle, du cinéma, des loisirs, de l’hôtellerie et de la restauration. Et ceci après bientôt un an et demi d’une vie sociale et économique marquée par les confinements, les mesures administratives absurdes, l’angoisse distillée par les médias du système. C’est donc sur un peuple épuisé, à juste titre exaspéré par les délires étatiques, que Macron a déversé en termes cafards son mépris sur ce peuple de « Gaulois réfractaires » qu’il aime si peu.

Faut-il rappeler qu’au début de l’épidémie, il nous était expliqué qu’il fallait cinq à dix ans pour mettre au point un vaccin, ce qui justifiait les confinements à répétition et les « gestes barrières »? Dès lors, les doutes de certains quant à des vaccins dont les essais cliniques de phase trois ne sont pas achevés, ne sont guère surprenants et devraient être entendus sans dédain. Ce que j’écris d’autant plus aisément que je suis moi-même vacciné depuis plusieurs mois. Mais plutôt que de faire de la pédagogie appuyée sur des données claires, il a été préféré des méthodes de coercition digne de l’Allemagne de l’est. Ceci venant après des injonctions gouvernementales contradictoires. N’a-t-on pas entendu une porte-parole du Gouvernement et un ministre de la Santé affirmer que les masques étaient inutiles pour ensuite punir les Français d’une amende de 135 euros s’ils n’en portaient pas? De la même façon, les tests furent déclarés sans intérêt puis nécessaires et enfin le Président de la République en personne n’a-t-il pas déclaré à la presse régionale qu’il n’imposerait pas de laisser-passer sanitaire pour décider l’inverse ? Comment s’étonner du scepticisme de nos concitoyens ?

Si Emmanuel Macron n’aime pas les Français, à tout le moins, aime-t-il la France ? Après tout le général De Gaulle prenait les Français pour des veaux, mais au moins aimait-il la France et avait des ambitions pour elle, ce qui était, d’une certaine façon, une marque d’estime pour les Français qu’il savait capable de grandes choses. Là encore, le doute est permis en ce qui concerne l’actuel président de la République qui n’hésite pas à mettre la France dans le même sac que l’Allemagne d’Hitler ou le Cambodge de Pol Pot, en déclarant qu’elle était coupable de crime contre l’humanité en raison de la colonisation (mars 2019).

Le même personnage nous informe également qu’il n’existe ni culture ni art français (février 2017), tant son idéologie de déraciné mondialisé l’aveugle et l’empêche de connaître, de percevoir, de sentir et enfin d’aimer le pays qu’il prétend gouverner. Suprême délicatesse, il aime à proférer ses propos anti-français depuis l’étranger (Copenhague, Londres, Alger). Sa volonté de destruction de tous les repères qui permettent aux êtres humains de vivre en harmonie dans l’enracinement de leur identité personnelle, familiale, culturelle, professionnelle, nationale, européenne est telle qu’il n’hésite pas à déclarer que c’est un problème de croire « que pour être père, il faut être un mâle » (février 2020). L’homme est avant tout un destructeur au nom d’une sinistre idéologie mercantile et déracinée qui rêve d’un gouvernement mondial par une caste supérieure désireuse d’imposer son pouvoir à une humanité déshumanisée et de régenter des individus déstructurés, déboussolés, manipulés par une propagande servie par les médias du courant dominant, qui est celui du chien crevé au fil de l’eau.

Finalement rien de nouveau sous le soleil, Marx et Lénine avait inventé la classe supérieure, le prolétariat, qui avait le droit d’imposer sa dictature au reste de la société au travers de son avant-garde consciente, le parti communiste, ceci dans le sang et les goulags. Hitler affirmait qu’il existait une race supérieure, qui pouvait asservir les races inférieures par l’esclavage et l’extermination. Aujourd’hui, nos idéologues du déracinement et de la déconstruction installent une caste supérieure mondialisée qui  impose à son seul profit (1% de la population mondiale possède 50% de la richesse mondiale), au nom d’une pseudo rationalité économique et technicienne, sa volonté de puissance à des peuples décérébrés, atomisés, déracinés.

Comme Robespierre qui voulait « régénérer » le peuple français par la Terreur, en laquelle il voyait « l’émanation de la vertu », comme Lénine qui entendait créer un homme nouveau grâce à une révolution prolétarienne qu’il ne concevait pas « sans terreur de nature industrielle », comme Hitler qui entendait assurer la domination du surhomme arien par le génocide, l’eugénisme et la sélection raciale, notre hyper-caste mondialisée entend créer une nouvelle humanité « transhumaine », c’est-à-dire inhumaine, à coup, elle aussi, d’eugénisme, de procréation par PMA et GPA, d’un fabuleux marché très rentable de location des corps, de trafic d’ovocytes et de spermatozoïdes qui abolisse la procréation naturelle afin de faire surgir un « homme augmenté » à la poursuite de l’immortalité. Cauchemar réservé aux riches et aux puissants de ce monde mercantile, mondialiste et cosmopolite qui n’a qu’une obsession, celle de détruire la civilisation judéo-chrétienne pour imposer une pseudo civilisation transhumaniste où tout pourra devenir marché, y compris la vie humaine et la mort.

Monsieur Macron n’est que l’inquiétant instrument de ce projet monstrueux et, s’il est une urgence vaccinale, c’est bien celle de vacciner le peuple français contre la « macronie » et le délire bureaucratique qui la sert, dans une dérive aux relents totalitaires! Il est grand temps de se souvenir que le nom France signifie pays des Hommes libres.

Les choses que je vois aujourd’hui me rappellent ce qui se passait quand le communisme est arrivé dans mon pays

Rod Dreher s’est fait connaitre avec son livre Le pari bénédictin, qui propose une réflexion sur l’avenir des chrétiens en Occident. Il a été interrogé par Le Verbe sur son dernier ouvrage, Résister au mensonge : vivre en chrétiens dissidents. Extraits :

L’un des traits distinctifs de votre nouveau livre est la place accordée aux témoignages de chrétiens dissidents de l’ancien bloc soviétique. Pouvez-vous commencer par nous dire ce qui vous a inspiré l’écriture de ce livre ? S’agit-il en quelque sorte d’un prolongement de votre pari bénédictin ? 

Oui, c’est une continuation du pari bénédictin, même si je ne l’avais pas prévu ainsi. Le pari bénédictin est un livre pour les chrétiens qui vivent dans un monde où le christianisme s’effondre. Un monde qui devient moins chrétien. Il s’agit de savoir comment résister à la décadence de l’Église. Résister au mensonge est un livre sur la manière de résister à l’hostilité venant de l’extérieur de l’Église, d’une société qui nous persécute de plus en plus. C’est quelque chose qui progresse à un rythme choquant, certainement aux États-Unis ; et je pense qu’au Canada, cela va encore plus vite et plus loin.

J’ai eu l’idée de ce livre, il y a environ cinq ou six ans. Un jour, j’ai reçu un appel téléphonique d’un médecin américain, un catholique, qui m’a dit : « Écoutez, vous ne me connaissez pas, mais je dois raconter cette histoire à un journaliste. Je pense que c’est important. »

Il m’a parlé de sa mère, qui est assez âgée et qui vit avec lui et sa femme. Au début de sa vie, elle avait passé plusieurs années dans un camp de prisonniers dans sa Tchécoslovaquie natale, où elle était accusée d’être une espionne du Vatican. Pourquoi ? Parce qu’elle continuait d’aller aux réunions de prière de sa paroisse catholique. Les communistes l’ont donc mise en prison. Après sa sortie, elle a émigré en Amérique, a rencontré son père et a passé le reste de sa vie aux États-Unis. Mais ici, vers la fin de sa vie, la vieille femme a dit : « Mon fils, les choses que je vois se passer en Amérique aujourd’hui me rappellent ce qui se passait quand le communisme est arrivé dans mon pays ». 

Quand le docteur m’a dit cela, j’ai pensé : « Ma mère est vieille, elle regarde beaucoup les informations à la télévision, elle est très alarmée par les choses qu’elle y voit. Peut-être que c’est ce qui se passe avec cette vieille femme. » Mais je me suis promis que chaque fois que je rencontrerais quelqu’un du bloc soviétique, je lui demanderais : « Alors, est-ce que les choses que vous voyez aujourd’hui vous rappellent ce que vous avez laissé derrière vous ? » Chacun d’entre eux répondait : « Oui. » Si vous parlez avec eux assez longtemps, vous découvrirez qu’ils sont très en colère parce qu’aucun Américain ne les prend au sérieux, parce que nous, en Amérique du Nord, pensons que cela ne peut pas arriver ici.

Mais ces gens savent ce qu’ils voient et ils ont aussi du mal à l’accepter, car cela ne ressemble pas exactement à ce qu’ils ont laissé derrière eux. Dans la plupart des cas, ils ont laissé derrière eux des États policiers, où les gens allaient en prison pour leurs convictions, où la police secrète les espionnait en permanence, où l’on ne pouvait faire confiance à personne, etc. Ce n’est pas ce qui se passe ici. Du moins, pas encore.

Mais ce qu’ils constatent, c’est que les gens ont peur de dire ce qu’ils pensent vraiment par crainte non pas d’aller en prison, mais par crainte de perdre leur emploi, de voir leur réputation professionnelle ruinée, de perdre des membres de leur famille et des amis. Ils voient certains livres être traités comme s’ils étaient toxiques, être effectivement interdits, même si aucune loi n’a été adoptée pour interdire des livres. Et ils voient des gens être séparés sur la base de leur race, de leur identité sexuelle, etc. 

Cela leur rappelle ce qui se passait dans le vieux pays : si le gouvernement qualifiait quelqu’un de « bourgeois » ou d’un autre nom indiquant qu’il était opposé à la révolution, alors vous ne deviez rien dire d’autre à son sujet, il était considéré comme un ennemi du peuple. On voit ce qui se passe aujourd’hui quand on traite les gens de racistes, d’homophobes ou de transphobes. C’est la même chose. Et c’est pourquoi j’ai appelé ça du totalitarisme mou. Il n’est pas dur au sens de la persécution, comme c’était le cas dans le bloc soviétique, mais c’est tout de même un totalitarisme parce qu’il insiste sur le fait qu’il n’y a qu’une seule façon de comprendre le monde, et que les gens doivent être punis s’ils ne la partagent pas. […]

Dans la première partie de votre livre, vous voulez informer vos lecteurs des dangers d’un totalitarisme mou. Dans la seconde partie, vous cherchez à les y préparer. Quels sont les principes à suivre pour se défendre contre la menace d’un totalitarisme mou tel que décrit dans votre livre ? 

Comme vous le dites, la deuxième moitié du livre porte sur ce sujet. Il s’agit d’histoires racontées par des dissidents catholiques, protestants et orthodoxes qui l’ont vécu et qui ont des conseils à nous donner. La chose la plus importante que nous puissions faire est de comprendre que nous devons défendre la vérité, quoi qu’il nous en coute. Si nous ne croyons pas que la vérité est la chose la plus importante, alors nous nous persuaderons de n’importe quoi, nous accepterons de capituler devant n’importe quoi. 

Le titre du livre Résister au mensonge provient d’un essai que Soljenitsyne a écrit à ses partisans en Russie en 1974, juste avant que les Soviétiques ne l’expulsent. Il leur disait :

« Écoutez, nous n’avons pas le pouvoir de faire quoi que ce soit contre ce gouvernement totalitaire, mais la seule chose que nous pouvons faire est de refuser de dire des choses auxquelles nous ne croyons pas ».

Et il leur a donné une liste de choses qu’ils devaient faire, afin qu’il n’y ait aucun doute sur le fait qu’ils n’acceptaient pas les mensonges qu’il fallait croire pour se conformer à cette société. C’est une chose importante à faire pour nous aussi.

Nous devons avoir peur de vivre dans le mensonge. Lorsque j’étais en République tchèque récemment, j’ai rendu visite aux membres de la famille Benda. J’ai écrit sur eux dans mon livre. L’un d’eux m’a dit :

« Vous savez, mes parents nous ont appris la crainte de mentir. Nous pensions que c’était quelque chose à éviter, une chose honteuse, de mentir. Il valait mieux souffrir pour la vérité que de mentir pour éviter de souffrir ».

Cela nous amène à la chose la plus importante que nous devons apprendre si nous voulons résister à cela : accepter la souffrance comme quelque chose que Dieu peut nous envoyer pour notre propre salut. Le totalitarisme mou va très loin parce que personne ne veut s’y opposer. Les gens ont peur de s’y opposer parce qu’ils ne veulent pas souffrir. Même si la souffrance est très légère comparée à ce que les gens des pays communistes ont dû endurer — la prison, la torture, ce genre de choses — nous ne voulons pas souffrir. Nous ne voulons pas perdre notre emploi, notre statut, nos amis, etc. Si nous ne sommes pas prêts à souffrir, alors nous sommes perdus.

L’Église catholique et les traditions plus anciennes enseignent que la souffrance viendra à nous : on ne peut l’éviter. Si nous pouvons joindre notre souffrance au Christ, alors le Seigneur peut utiliser cette souffrance, d’une certaine manière, pour la rédemption du monde.

Dans mon livre, je raconte l’histoire d’un Russe orthodoxe, Alexandre Ogorodnikov qui, jeune homme, a été jeté au goulag en 1978 à cause de son christianisme. Il a commencé à prêcher l’Évangile aux prisonniers du couloir de la mort. Ogorodnikov n’était pas condamné à mort, mais les Soviétiques voulaient faire de lui un exemple et l’ont placé dans le couloir de la mort avec les criminels les plus endurcis de Russie. Il a commencé à leur prêcher l’Évangile et certains d’entre eux se sont convertis. Les Soviétiques se sont mis tellement en colère contre lui qu’ils l’ont placé dans une cellule d’isolement et l’ont torturé. Il a commencé à douter du but que Dieu avait pour lui en prison. Il a commencé à perdre la foi. Il pensait que la souffrance qu’il subissait — ces coups, cet enfermement — ne servait à rien.

Et puis Dieu lui a envoyé un ange, nuit après nuit, un ange qui lui a montré une vision de prisonniers marchant avec leurs mains menottées derrière eux, conduits par des gardes vers leur exécution. Ce que Ogorodnikov a finalement compris, c’est que ces hommes qu’il avait amenés au Christ allaient certes être tués, mais qu’ils allaient être avec notre Seigneur au paradis parce qu’il avait été là, en prison, pour partager l’Évangile avec eux.

Ogorodnikov m’a raconté cette histoire dans un hôtel de Moscou il y a deux ans et il pleurait. Il a environ soixante-dix ans maintenant, mais il pleurait rien qu’en s’en souvenant. C’est une histoire puissante, très puissante, pour nous tous aujourd’hui, pour que nous sachions que même lorsque nous souffrons pour notre témoignage, pour la Foi, Dieu a ses fins. Nous devons être prêts à le faire, sinon nous serons écrasés.

Il y a aussi l’histoire du bienheureux Franz Jägerstätter, le catholique autrichien, qui a été martyrisé par les nazis parce qu’il a refusé, en tant que catholique, de prêter allégeance à Hitler. Tous les autres catholiques de son village se sont conformés aux nazis, mais pas Franz Jägerstätter. Il était prêt à subir l’emprisonnement et même la mort plutôt que d’apostasier. C’est le genre de chose que nous devons tous apprendre dès maintenant, avant que la persécution ne commence, si nous voulons nous en sortir.

Les dissidents parlent également de l’importance des réseaux de petits groupes : ceux-ci sont absolument essentiels pour vous aider à rester sain d’esprit et à faire des choses comme vous nourrir et vous occuper de votre famille, en contexte de persécution. 

Je dédie le livre à cet étonnant prêtre catholique, le père Tomislav Kolakovic, un prêtre croate qui a échappé aux nazis. Ils le poursuivaient parce qu’il faisait du travail antinazi à Zagreb, en 1943. Il leur a échappé et est allé en Slovaquie pour enseigner dans une université catholique, cachée. Il a dit à ses étudiants : « La bonne nouvelle est que les Allemands vont perdre cette guerre. La mauvaise nouvelle, c’est que les Soviétiques vont s’emparer de ce pays quand elle sera terminée. La première chose qu’ils vont faire est de persécuter l’Église. Nous devons nous préparer ». Ce qu’il a fait, c’est organiser de petits groupes d’étudiants catholiques, qui se réunissaient pour prier, mais aussi pour parler de ce qui se passait dans leur société et trouver des moyens d’agir dans le monde pour préparer l’Église clandestine.

En deux ans, Kolakovic a construit un réseau de ces groupes d’étudiants dans tout le pays. Les évêques de son époque l’ont averti d’arrêter cela. Ils lui ont dit : « vous ne faites qu’effrayer les gens, cela n’arrivera jamais ici. » Kolakovic n’a pas écouté parce qu’il avait étudié au Vatican pour être missionnaire en Russie et qu’il connaissait la mentalité communiste. Bien sûr, en 1948, lorsque le rideau de fer est tombé sur la Tchécoslovaquie, la première chose que les communistes ont faite a été de persécuter l’Église. Le réseau de catholiques clandestins que le père Kolakovic a mis en place avec l’aide d’autres prêtres est devenu la structure de l’Église clandestine, qui a été la seule résistance significative au communisme pendant les quarante années suivantes.

Toutes ces choses — construire de petits groupes, nous entrainer à rester forts dans la vérité, nous préparer à souffrir, et bien d’autres — sont très importantes. L’essentiel, c’est que nous devons le faire maintenant, pendant que nous sommes libres. Le père Kolakovic savait que si l’Église en Slovaquie attendait la venue du communisme pour commencer à se préparer, il serait trop tard. Je crois fermement que nous, en Amérique du Nord et en Europe, vivons un moment Kolakovic. Nous ne savons pas quand cela va se terminer, nous ne savons pas quand notre version du rideau de fer va tomber. Nous devons profiter du cadeau de la liberté pour commencer ces pratiques et construire ces structures dès maintenant. […]

C’est arrivé un 24 août…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 août 1066 : consécration de l’église de Notre-Dame de Huy, enfin reconstruite.

C’est l’évêque de Cambrai, par Libert, qui réalise la consécration avec Théoduin de Bavière, évêque de Liège. L”église de Notre-Dame de Huy a été reconstruitepar le comte de Flandre Baudouin V le Pieux, après sa destruction en 1053.

  • le 24 août 1315 : Louis X « le Hutin » est sacré Roi, par Courtenay, en la Cathédrale de Reims.

Voir les chroniques du 5 juin et du 4 octobre ; mais aussi celle du 13 janvier sur le testament de saint Remi.

  • le 24 août 1346 : les Anglais pillent et brûlent les villages du Ponthieu.

Depuis leur débarquement (voir la chronique du 12 juillet), les troupes d’Edouard III mettent toute la Normandie à sac. Les deux armées approchent de Crécy…

  • le 24 août 1572 : massacre de la Saint-Barthélemy.

Quels sont les chiffres des massacres de la Saint Barthélemy ? Dans Histoire partiale- histoire vraie (Ed Beau-Chesne-Croit, tome 2, pages 233 et 234) Jean Guiraud répond :

« Ce serait donc une erreur de croire que le massacre de la Saint-Barthélemy s’étendit à la France entière ; en réalité, il consista en une succession de massacres qui commencèrent à Paris de deux heures du matin à midi, le 24 août, et qui, du 25 août au 3 octobre, éclatèrent sur plusieurs points du territoire.

Il ne faudrait pas non plus accepter sans contrôle les évaluations qui ont été faites sur la quantité des

victimes ; car, ainsi que l’a fait remarquer l’historien allemand Funk 581, elles varient du simple au décuple.

A Paris, le nombre des protestants ainsi mis à mort aurait été inférieur à 1.000 selon l’historien protestant La Popelinière, supérieur à 1.000 d’après de Thou 583, inférieur à 2.000 selon les Mémoires de Tavannes et l’Histoire de Charles IX de Papyrius Masson 585, inférieur à 3.000 d’après Capilupi, inférieur à 4.000 d’après Brantome, enfin d’environ 10.000 selon le Réveille-Matin. Pour Lyon, mêmes variations : 300 d’après de Thou, 350 d’après Golnitz: de 1.500 à 1.800 d’après Serres.

Naturellement les évacuations globales sont aussi incertaines que les évaluations de détail desquelles elles dépendent. Les victimes de la Saint-Barthélemy pour la France entière ont été au nombre de 10.000 d’après Papyrius Masson, de 20.000 d’après l’historien protestant La Popelinière, de 25.000 d’après Capilupi, de 30.000 d’après de Thou, de 70.000 d’après Sully, de 100.000 enfin d’après Péréfixe et le Réveille-Matin. Au milieu de ces contradictions, M. Funk remarque qu’à Paris on n’a pu compter exactement que 468 victimes, dont 152 seulement avec leur nom. Cavirac, dans sa Dissertation sur la Saint-Barthélemy, remarque que le Martyrologe protestant de cette journée, s’il donne un total global de 30.000 victimes, n’en retrouve que 15.138 et 786 seulement avec leurs noms. Il est donc probable que le chiffre de Papyrius Masson (10.000) est supérieur plutôt qu’inférieur à la réalité et qu’il faut placer entre 4.000 et 5.000 le total des malheureux qui, du 24 août à octobre 1572, ont été tués tant à Paris que dans le reste de la France. Les affirmations qui multiplient par 2, 3, 4, 5, 10 et même 20 ce total, sont absolument fantaisistes et ne s’appuient sur aucun indice, aucune statistique, aucune preuve.

Même réduit à des proportions moins exagérées et plus vraisemblables, ce total de 4.000 à 5.000 victimes fait encore frémir et l’on ne saurait rappeler sans indignation de pareilles hécatombes. Loin de nous la pensée de les justifier ! seul un jacobin a pu se réjouir devant les flots de sang de ses adversaires en lançant cette phrase impie qui devait se retourner contre lui-même : « Ce sang était-il donc si pur ? »

Sans aller jusqu’à justifier la Saint-Barthélemy, certains écrivains l’ont expliquée en rappelant qu’elle a été précédée de plusieurs massacres de catholiques par les protestants. »

Voir la chronique de la veille.

  • le 24 août 1694 : une délégation d’Académiciens dirigée par Tourreil remet les 2 volumes du “Dictionnaire de l’Académie” française à Louis XIV.
  • le 24 août 1704 : bataille de Vélez-Málaga

Cette bataille navale très importante oppose la flotte franco-espagnole à la flotte anglo-hollandaise. Elle a lieu dans le cadre de la guerre de Succession d’Espagne. Les Anglais tenant Gibraltar, la flotte française de Toulon est bloquée en Méditerranée. Le Roi Louis XIV charge Louis Alexandre de Bourbon de reprendre Gibraltar. Ce dernier dispose pour cela d’une flotte de 95 navires avec laquelle il écrase les 74 navires de la flotte Anglo-Hollandaise. Les Français échouent toutefois à reprendre le rocher. La flotte française, intacte, reste donc bloquée en Méditerranée.

  • le 24 août 1733 : Jean-Baptiste Moreau, musicien, meurt à Paris.
  • le 24 août 1790 : Louis XVI promulgue la Constitution civile du clergé.
  • le 24 août 1797 : une loi abroge les dispositions relatives à la déportation ou à la réclusion des prêtres réfractaires.
  • le 24 août 1801 : nomination du légat du pape à Paris.

Le pape Pie VII choisit le cardinal Caprara comme légat à Paris pour pourvoir au rétablissement du culte en France.

  • le 24 août 1837 : débuts du chemin de fer français.

La ligne entre Paris et Saint-Germain-en-Laye fait 18 kilomètres, c’est la première rame de chemin de fer pour voyageurs. La France est très en retard. En 1840, la France compte seulement 400 kilomètres de ligne contre 2 000 kilomètres en Angleterre.

  • le 24 août 1855 : visite de la reine Victoria à Paris.

A l’occasion de la visite de la reine Victoria en France, du 17 au 28 aout, les Saint-Cyriens portent le shako avec un plumet rouge et blanc, couleur de la reine. Ce sont des plumes de casoar. Touchée par cette attention la reine offre ce même plumet aux promotions suivantes. Une tradition s’installe au point qu’un Saint-Cyrien rédige un poème, « la Gloire » :

La Gloire,

Voulant voir si l’École était bien digne d’Elle,

La gloire un jour, du ciel, descendit à Saint-Cyr.

On l’y connaissait bien ce fut avec plaisir

Que tous les Saint-cyriens reçurent l’immortelle.

Elle les trouva forts. Ils la trouvèrent belle.

Après trois jours de fête, avant de repartir

La Gloire voulant à tous laisser un souvenir

Fixa sur leurs shakos des plumes de son aile.

Ils portèrent longtemps ce plumet radieux.

Mais un soir de combat, prêt de fermer les yeux,

Un Saint-cyrien mourant le mit sur sa blessure

Afin de lui donner le baptême du sang.

Et depuis nous portons, admirable parure,

Sur notre shako bleu, le plumet rouge et blanc.

Elève Officier Rollin

Promotion Sud-Oranais (1902-1904),

Tombé au champ d’honneur en 1915

Remise du « Grand uniforme »

  • le 24 août 1883 : décès du comte de Chambord.

Henri d’Artois est connu sous les noms de duc de Bordeaux, puis de «comte de Chambord» et « d’Henri V». Il est aussi appelé l’enfant du miracle. A la chute de Charles X, il refuse de régner, non pas pour une question de drapeau mais parce que, dit-il, « il n’est pas l’héritier légitime du Trône ».

  • le 24 août 1902 : Charles Maurras répond au comte d’Haussonville, parlementaire royaliste libéral.

« La démocratie n’est pas un fait. La démocratie est une idée […]. L’idée de démocratie est fausse en ce qu’elle est en désaccord avec la nature… l’idée démocratique est mauvaise, en ce qu’elle soumet constamment le meilleur au pire, le supérieur à l’inférieur ; au nombre la qualité, c’est-à-dire les compétences et l’aptitude.

Dans la Revue encyclopédique du 24 août 1902 ; cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 147 et 148).

Algoud cite aussi le pape Léon XIII dans son encyclopédie Graves de communi du 18 janvier 1901  où il met en garde les catholiques contre «  les erreurs profondes cachées dans les doctrines du socialisme:

« Il ne faut employer le mot démocratie qu’en lui ôtant tout sens politique et en ne lui attachant aucune autre signification que celle d’une bienfaisante action chrétienne parmi le peuple. En effet, les préceptes de la nature et de l’Evangile étant, par leur autorité propre, au dessus des vicissitudes humaines, il est nécessaire qu’ils ne dépendent d’aucune forme de gouvernement civil ; ils peuvent pourtant s’accommoder de n’importe laquelle de ces formes, pourvu qu’elle ne répugne ni à l’honnêteté ni à la justice. »

  • le 24 août 1939 : la mobilisation partielle est décrétée en France.
  • le 24 août 1943 : mort de Simone Weil.

Atteinte de tuberculose, la philosophe catholique française Simone Weil d’origine juive décède au sanatorium d’Ashford, à l’âge de 34 ans. Convertie au catholicisme toute son œuvre manifeste la recherche de l’absolu et de Dieu ainsi que la charité et le souci inconditionnel d’autrui. Elle a écrit :

Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale,

La Condition ouvrière,

La Pesanteur et la Grâce,

L’Enracinement.

  • le 24 août 1944 : dernier numéro du quotidien L’Action française.
  • le 24 août 1944 : les alliés attaquent Paris.

En fin de journée, le détachement du capitaine Dronne de la 2è DB arrive à l’Hôtel de Ville de Paris.

  • le 24 août 1968 : la première bombe H française.

Dans l’atoll polynésien de Fangataufa, la première bombe H (bombe thermonucléaire ou bombe à hydrogène) française explose. Sa puissance équivaut à 170 fois celle d’Hiroshima.

Le guichet du mensonge de Lydie Montié

Docteur angélique

Ce livre est un passionnant et glaçant témoignage sur l’effondrement de l’État français.

L’auteur, fonctionnaire du ministère de l’Intérieur, choisit, après sa conversion au christianisme, de travailler dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA).

Là, elle accueille pendant des années des centaines de candidats à l’asile dans notre pays.

Découvrant au passage l’existence de passeurs, les mensonges des candidats pour contourner la loi, les détournements de la Sécurité sociale, etc.

Ce guichet de CADA est devenu pour elle le « guichet du mensonge ».

Un témoignage d’autant plus passionnant qu’il est offert sans préjugé idéologique.

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Paru dans les 4 Vérités hebdo

Covid-19: Itinéraire d’une peur

De Jean de Chastel pour le Salon beige:

La peur se trouve au centre de la crise du Covid-19 que nous traversons depuis maintenant presque deux ans. La peur, c’est une émotion qui accompagne la prise de conscience d’un danger. Cette dernière attise la crise et ses tensions sous-jacentes, favorise les clivages et entrave les possibilités de réflexion et d’action. Cette peur, chaque français en est à la fois le coupable et la victime, à différents niveaux. Le but de cet article n’est pas d’analyser les méthodes de l’entretien de la peur par le système politico-médiatique (ce qui ferait l’objet d’un article en soi) mais de se pencher sur les différents types de peurs qui frappent les français depuis le début cette crise du Covid-19.
Au départ, en mars 2020, c’est tout d’abord une peur de l’inconnu et surtout une peur de la mort. La mort pour soi et pour ses proches (« prenez soin de vous et de vos proches »). Cette peur est légitimée par la vertu de prudence face à une maladie dont on ne sait presque rien. Seize mois plus tard, force est de constater que la moitié de l’humanité n’a pas été fauchée et que, bien au contraire, le Covid-19 tue même assez peu par lui-même. Pour preuve, en juillet 2021, le site Santé Publique France nous informe d’un taux de létalité de 0.07% (7 malades sur 10 000), une moyenne d’âge de décès identifiés Covid-19 de 84 ans, et la précision importante que seules 4% de ces personnes décédées du Covid-19 ne souffraient pas de comorbidités. Ainsi, le Covid-19 se présente davantage comme une maladie assénant le coup de grâce à des personnes déjà malades, vieillissantes ou fragiles, plutôt que comme une maladie mortelle en soi.
Le réel donc, et son observation empirique, démystifie cette peur irrationnelle de la mort, et désormais encore moins depuis que le vaccin permet, dit-on, de réduire le nombre de formes graves potentielles. Cependant cette peur de la mort reste toujours bien présente en arrière-fond, régulièrement réactivée à chaque nouvelle « vague » par cette désormais bien connue culture médiatique du chiffre et de l’émotion.
Le temps passant, la peur de mourir soi-même, a cédé la place à la peur de faire mourir l’autre. C’est-à-dire la peur d’être ou de se sentir coupable. A l’ère de l’apogée du paraître social, c’est logiquement qu’est donc née cette peur de pouvoir se sentir désigné comme responsable de la contamination d’autrui. Ainsi le respect de toutes les règles et contraintes incompréhensibles et incohérentes n’a plus pour vocation première la protection physique du prochain, mais davantage la protection soi-disant morale de soi-même. Protection de soi-même dans la mesure ou par le respect strict et scrupuleux de toutes ces directives, je suis désormais capable de me décharger de toute responsabilité quant à une potentielle évolution négative de l’épidémie. – Le nombre de cas explose ? « Regardez, j’ai tout bien respecté, je m’en lave les mains ». – Les hôpitaux sont saturés ? « Ça ne peut pas être de ma faute, c’est donc celle des autres ». Une charité mal placée doublée d’un égoïsme malicieux, entretiennent donc cette nouvelle peur viscérale d’être désigné coupable et responsable.
En filigrane et depuis le début, règne également la peur de la punition. Les multiples couvre-feux et confinements se sont invités dans notre quotidien, accompagnés de leurs amendes et autres sanctions respectives. C’est là que le gouvernement a joué son meilleur coup, de mon point de vue, à savoir de réussir l’exploit de faire courber l’échine à un pays entier, en brandissant la menace d’une amende de…135€ ! Bien des personnes au caractère bien trempé auxquelles on aurait largement prêté audace et courage, se sont retrouvées littéralement paralysées face à cette menace de 135€, lorsque se posait la question de rentrer après le couvre-feu, de sortir à plus de dix kilomètres de chez soi, ou de se rendre dans un département « interdit ». Les résistants de 39-45 doivent être ahuris en nous regardant d’en haut ! Victoire éclatante d’un peuple anesthésié par son confort, et défaite sans nom du courage.
C’est enfin par le rapport au confort que j’introduirai la dernière grande peur de cette crise, peut-être la plus perverse de toute. La peur de perdre ce sacro-saint confort, notre bien le plus précieux. C’est en effet à l’épreuve du feu du confort que certains masques ont fini par tomber et que certains quittent le navire aujourd’hui, même chez les plus engagés. En effet, avec la vaccination obligatoire et le passe sanitaire, chacun soupèse sur la balance bénéfice/risque la valeur du confort contre celle de la conviction. Que suis-je prêt à perdre, et à sacrifier pour mes convictions ? Pour beaucoup, le poids de la peur de la perte de confort l’emportera. De fait, à l’épreuve du réel, les convictions les plus solides se sont vues fragilisées et les discours enflammés des derniers mois se sont bien vite éteints.
Pour résumer, la peur est à l’origine de l’engourdissement de la population française depuis le début de cette crise du Covid-19. La peur de la mort, de la culpabilité, de la sanction ainsi que la peur de la perte de confort sont les causes de l’écrasante démission des français à l’heure ou le combat pour la liberté et la vérité n’a jamais été aussi important. Car si pour ce combat nous ne sommes pas prêts à sortir affronter le réel et à sacrifier un peu de nous-mêmes, pour quelle autre cause plus grave le seront nous ? A chacun de trouver sa limite et son seuil de tolérance.

Vaccination forcée des enfants

Finalement ils vont se passer de l’autorisation parentale !

Cela concerne les enfants confiés à l’aide sociale. Pour l’instant.

La nécessaire humilité des scientifiques

De Pierre-Antoine Pontoizeau, pour le Salon beige:

Les thérapies géniques (vaccin) seraient la panacée. Il faudrait croire les médecins, les laboratoires et nos Etats en toute naïveté. Mais une autre actualité mérite toute notre attention. En effet, nos apprentis-sorciers découvrent toutes les limites des antibiotiques. C’est le scandale de l’antibiorésistance. C’est, là encore, l’arrogance et la prétention à court terme, sans oublier l’enrichissement des laboratoires, qui mettent toute la médecine occidentale face à une difficulté majeure : la résistance des agents biologiques aux antibiotiques.

  1. La preuve de l’urgence liée à l’antibiorésistance

Commençons par la preuve de cette urgence. Le CHAM (Convention on Health Analysis and Management, connu pour être le Davos de la santé sur invitation) organisé par l’influent Guy Vallancien – auteur de la médecine sans médecin – a bien pour sujet majeur lors de sa session du 1er et 2 octobre 2021 : comment lutter contre l’antibiorésistance humaine et animale ? Cela prolonge les inquiétudes croissantes des Etats dont la France. Le site du gouvernement est éloquent à ce sujet. Je cite :

« L’accroissement des résistances bactériennes et l’émergence de nouveaux mécanismes de résistance remettent en question la capacité à soigner les infections, même les plus courantes. Ce phénomène, lié à la surconsommation et au mésusage des antibiotiques, est aggravé par l’arrêt de production de certains anciens antibiotiques et l’absence d’innovation conduisant à une réduction de l’arsenal thérapeutique disponible. Il est aussi potentiellement lié à la contamination de l’environnement par des résidus d’antibiotiques et d’autres polluants, qui favorisent l’émergence et la dissémination de bactéries résistantes. L’antibiorésistance pourrait devenir l’une des principales causes de mortalité dans le monde. L’antibiorésistance est un problème universel qui nécessite une action coordonnée associant santé humaine, animale et environnement. L’organisation mondiale de la santé (OMS) a adopté en 2015 un plan d’action global, recommandant aux États d’élaborer un plan national sous le concept d’une seule santé, « One Health ». L’Union européenne a adopté en 2016 une résolution visant à renforcer l’action des États membres. »

On trouve un peu plus loin :

« Parallèlement, les positions de la France seront portées au niveau européen et international afin notamment d’interdire universellement l’usage des antibiotiques en tant que promoteurs de croissance en élevage hors Union européenne (les antibiotiques ne peuvent plus être utilisés comme facteurs de croissance dans l’Union européenne depuis 2006), et de porter au niveau européen un projet de mécanisme d’encadrement spécifique, associé à un modèle économique soutenable, pour le développement de nouveaux produits. »

Le lecteur aura noté qu’on a généralisé par facilité l’usage des antibiotiques jusqu’à saturation des organismes, sans tenir compte des mutations des agents biologiques. Ceux-là sont stables et idiots, c’est bien connu et l’adaptation des espèces ne s’appliquent pas à de si petites choses que Darwin lui-même n’a pas bien inséré dans sa théorie de l’évolution. Les bactéries résistent, diable. CQFD. De plus, nos géniaux médecins et vétérinaires n’avaient pas imaginé que l’antibiotique favorisant la croissance du veau par exemple finissait dans notre assiette puis dans notre organisme. Trop évident pour de si beaux esprits sans doute! Cette première situation invite à un peu d’humilité, mais la suite démontre que la connaissance dépend des intérêts et que la cupidité renverse la table du savoir.

  1. L’histoire d’une économie sacrifiant les autres médecines

Un tout petit peu d’histoire d’abord. Dans la foulée de la découverte de la pénicilline G en 1928 par le biologiste écossais Alexander Fleming, les médecins y ont vu une efficacité redoutable et un espoir de soin – à juste titre à court terme. Les laboratoires ont ensuite pris le relai. Comme le rappelle le Vidal dans son histoire des antibiotiques, « Une nouvelle levure est isolée, Penicillium chrysogenum , qui produit deux cent fois plus de pénicilline que la levure de Fleming. La production industrielle est confiée à plusieurs grands laboratoires pharmaceutiques. En 1941, les laboratoires Pfizer résolvent la difficulté d’une production en grande quantité, grâce à leur expérience de la fermentation en cuves, acquise dans la production d’acide citrique. La pénicilline devient alors un médicament essentiel en cette période de guerre, pour soigner les milliers de soldats blessés. Elle fait son entrée massive en Europe à la faveur du débarquement en Normandie, et devient l’antibiotique majeur, rapidement suivie par d’autres antibiotiques découverts après la guerre (terramycine, chloramphénicol, etc.). »

Mais tout cela s’est fait en sacrifiant des alternatives prometteuses. La cupidité des laboratoires les a incités à convaincre les médecins occidentaux qu’il fallait tout parier sur les antibiotiques et cesser d’investir dans d’autres recherches. Un air de déjà vu par rapport aux alternatives aux thérapies géniques (vaccin) aujourd’hui même. En effet, il existait la phagothérapie, utilisant des virus bactériophages pour traiter des maladies infectieuses d’origine bactérienne. On s’intéresse de nouveau à ces phages connus dès le début du 20e siècle, mais dénigrés dans les années 50 quand les médecins occidentaux et les laboratoires veulent croire que les maladies infectieuses sont définitivement vaincues par les antibiotiques. Or, leur utilisation immodérée va favoriser l’émergence de bactéries multi-résistantes.

Comme l’atteste une intervention au Sénat, le risque de ne plus pouvoir soigner des maladies infectieuses par des antibiotiques fait courir un tel risque sanitaire qu’il est urgent de chercher des alternatives :

« Question orale n° 0696S de M. Yannick Vaugrenard (Loire-Atlantique – SOCR) publiée dans le JO Sénat du 21/03/2019 – page 1476 à l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la phagothérapie. La phagothérapie a été inventée à Paris il y a cent ans. Elle consiste en l’utilisation de phages pour le traitement d’infections bactériennes. Elle a cependant aujourd’hui quasiment disparu en France en raison de l’avènement des antibiotiques, jugés plus pratiques et plus efficaces. Pourtant, dès que l’usage des antibiotiques s’est répandu dans les années 1960 à 1980, les praticiens et les chercheurs ont constaté que les bactéries ont la capacité à se transformer de manière à pouvoir survivre à l’assaut d’un ou de plusieurs antibiotiques. Avec 125 000 infections par an et 5 500 décès, la France est le sixième pays européen le plus affecté après l’Italie, la Grèce, la Roumanie, le Portugal et Chypre. Si rien n’est entrepris au niveau mondial, ce phénomène risque d’entraîner la mort de 10 millions de personnes en 2050. Aujourd’hui, des patients se retrouvent donc en impasse thérapeutique suite à des infections résistantes et vont se faire soigner en Géorgie ou en Russie. Ce sont évidemment les personnes les plus aisées qui peuvent aller se faire soigner à l’étranger, alors que les autres meurent ou subissent des amputations. Ceci n’est pas acceptable. La phagothérapie peut être utilisée pour de nombreuses pathologies : infections urinaires, staphylocoques dorés, maladies nosocomiales, infections respiratoires, ostéo-articulaires, gynécologiques… »

  1. une expertise française sacrifiée sur l’autel des laboratoires américains : Pfizer en tête

Mais soyons, clair, ce savoir est né en France au début du XXe siècle. C’est Félix d’Hérelle qui, en 1917, observe un microbe antagoniste des bacilles dysentériques qu’il dénommera : « bactériophage ». D’Hérelle travaille à l’emploi de ces « phages » traitant les infections bactériennes. En France, le « Laboratoire du bactériophage » commercialise ces phages. Les antibiotiques mettent un terme à cette médecine. C’est en URSS que sa médecine se développera, à Tbilissi en particulier grâce à George Eliava qui avait rencontré d’Hérelle à l’Institut Pasteur.

Médecine complexe qui demande de disposer de nombreux types de bactériophages appropriés à chaque maladie, elle était trop sophistiquée pour lutter face à l’efficacité et le rendement économique des antibiotiques. Mais voilà, quelques décennies plus tard, devant une situation catastrophique du fait de l’inefficacité croissante de l’antibiothérapie, les phages deviennent de nouveau une alternative médicale sérieuse. Certains, dont le Docteur Olivier Patey, chef de service des maladies infectieuses et tropicales au centre hospitalier de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne exprime très bien cette situation. Il dit des phages : « Ils sont puissants, rapides et ciblés, ne détruisent que certaines souches sans toucher aux bonnes bactéries de l’organisme. Ils se multiplient spontanément aussi longtemps que la bactérie cible demeure présente, puis ils disparaissent avec elle. » Il rappelle que la médecine s’en détourne dans les années 80 : « Les phages n’intéressent plus personne en Europe ». Or, les ravages de l’antibiorésistances sont-là. La France a perdu le savoir, elle n’a plus de banque de phages. Les phages russes sont interdits à l’importation (comme son vaccin aujourd’hui, étonnant !). Rien n’avance, et pour cause, les intérêts économiques de l’antibiothérapie sont colossaux.

(https://www.france.tv/france-2/telematin/402151-sante-lutter-contre-la-resistance-aux-antibiotiques.html;)

  1. Les stratégies thérapeutiques, un peu d’intelligence et d’humilité au lieu de la cupidité

Cette histoire permet de tirer quelques enseignements. Premièrement, les intérêts économiques ne font pas bon ménage avec la connaissance et la recherche. Au contraire, ils détruisent, évincent, dénaturent et recherchent le monopole cupide. Pfizer est déjà là. Deuxièmement, nombre de médecins sont quelque peu vaniteux et orgueilleux, aveuglés par leurs découvertes et leur efficacité temporaire, ne prenant plus aucune précaution dans la durée. Triste sire pour ne pas dire imbécile, parce la mutation des bactéries est connue et que le risque était lui aussi connu dès le départ. Troisièmement, l’élimination des alternatives est criminelle et irresponsable car elle fait perdre un temps précieux pour maîtriser des stratégies thérapeutiques variées ; soit réduire les risques. L’imbécilité se renforce là de l’imprudence coupable.

Voilà pourquoi la crise sanitaire véritable est bien plus celle de l’antibiothérapie qui a fait la fortune des laboratoires qui se savent aujourd’hui menacé dans leur source de revenu. Il faut donc inventer des chimères et des thérapies universelles à vente récurrente pour préserver sa richesse en balayant d’un revers de main l’ensemble des risques sanitaires inhérent à ces thérapies géniques dont on va découvrir les ravages, comme pour les antibiotiques, après coup. Des premiers éléments sont alarmants dont la mortalité post-vaccinale. Cette médecine sous l’emprise du capitalisme des thérapeutiques doit cesser. Il appartient aux populations et aux Etats de reprendre le pouvoir sur la recherche, de reprendre leur responsabilité sur les stratégies de santé. Et vous l’aurez compris, tout cela devrait inspirer une bonne dose d’humilité à ceux qui nous saoulent de leurs certitudes arrogantes sur les plateaux de télévision, mais je ne connais pas la pilule de l’humilité, dommage.

Nous ne gouvernons plus. Nous administrons le quotidien

Gabriel Privat, enseignant en histoire-géographie, a publié un roman historique sur les polémiques entourant le bicentenaire de la naissance de Napoléon. Il a rédigé ce roman entre 2017 et 2020, bien loin de penser que les polémiques sur le bicentenaire de Napoléon le recouperaient à ce point. Cet ouvrage littéraire politique, réflexion sur l’amitié, l’Etat et la France, peut apporter une pierre utile à la réflexion autour des commémorations historiques, par le prisme de la littérature.

A Paris, au commencement de l’année 2021, le gouvernement s’apprête à commémorer les deux cents ans de la mort de l’Empereur Napoléon. Une avocate quinquagénaire d’origine martiniquaise, Mélanie, ne l’entend pas de cette oreille. Au nom de ses ancêtres, elle compte mener une bataille folle pour l’exhumation des cendres de l’Empereur, considéré comme raciste et esclavagiste. En pointe de ce combat elle pousse son compagnon, le très médiatique journaliste de télévision Léo Goupil, qui aura à affronter d’abord un vieil ami de khâgne, le ministre de la Culture, François Fuchs, puis un autre de ses anciens condisciples de classe préparatoire, l’historien Maurice Vilnasky, marié à Madeleine d’Aiglemont, fille de la noblesse d’empire.

Ces personnages vont s’affronter dans des passe d’armes politiques où leur amitié sera mise à mal. Autour d’eux s’animent les plus hauts commis de l’Etat, des agitateurs politiques et des hommes de médias.

Rapidement, la lutte leur échappe. Du débat d’idées entre représentants d’une haute société parisienne, nous évoluons vers une bataille plus brouillonne où se réveillent tous les communautarismes. La situation devient incontrôlable et l’avenir plus incertain pour le tombeau impérial. Au plus fort de la mêlée se fraie le passage un anonyme, Aimé, jeune lycéen de Châteauroux, originaire lui aussi de La Martinique. Son action sera déterminante.

Le livre met en lumière la façon dont le pays est actuellement gouverné, ou plutôt administré, comme l’explique le ministre de la culture du roman :

Gouverner ? Mon pauvre Maurice, nous ne gouvernons plus. Du moins pas au sens où tu l’entends. Nous administrons le quotidien. Assez bien d’ailleurs, je dois dire. Mais pour ce qui est de réfléchir, concevoir et agir… Non ! Là il n’y a plus personne. Oh ! Bien sûr nous produisons des plans aux titres ronflants. Tiens, par exemple, fit-il en désignant un dossier sur son bureau, là c’est “France 2.0 horizon 2030”. Pas mal ! Hein ? Mais c’est de la technique, de la tambouille. Nous ne réfléchissons plus au cadre, nous nous laissons guider par lui. Les détracteurs du gouvernement en place accusent toujours les ministres de lâcheté et s’exclament : “Le vrai pouvoir est ailleurs.” Il faut entendre par là que le pouvoir serait à Bruxelles, chez les GAFA, à la BCE, et où sais-je encore ? La vérité, c’est qu’il n’y a plus de pouvoir nulle part. Le pouvoir s’est liquéfié, comme la société. Je veux dire par là que les maîtres, les vrais maîtres, ceux qui contemplent, méditent et ordonnent, ont disparu. Ceux qui restent sont immobilisés par l’inertie d’un monde désormais atomisé. Parfois, on croit que ça va bouger, mais rien ne change.

Se réapproprier notre Histoire

François Nicolas, président d’Amaclio, est interrogé sur Boulevard Voltaire :

Des réfugiés afghans déjà sous surveillance

Car ils sont liés aux Talibans… Mais ils vont quand même rester.

 

Et tandis que Rome persécute les prêtres célébrant selon le missel de 1962…

 

Créer des oasis de chrétienté – Monasphère est en train de créer une dynamique

Parmi les rares motifs de réjouissance de cette période chahutée, la création de l’entreprise Monasphère au début de cette année. Son but : favoriser la création d’oasis de chrétienté en France, à proximité des lieux spirituels de notre pays (monastères, abbayes, sanctuaires…) situés en zone extra-urbaine.

A l’heure où un nombre important de Français envisagent l’exode urbain, de nombreux foyers chrétiens aspirent à passer ce cap à proximité des hauts lieux spirituels de notre pays et dans le voisinage d’autres familles s’inscrivant dans la même démarche.

Pour répondre au besoin de ces familles désireuses de mettre très concrètement le Christ au centre de leur existence et en quête d’un voisinage fraternel, Monasphère conçoit et réalise des programmes immobiliers en neuf ou en ancien, à proximité des lieux spirituels de notre pays (monastères, abbayes, sanctuaires…).

Leur approche se veut holistique, englobant les incidences économiques, démographiques, culturelles et économiques induites par la création de ces “villages”. Leur vision se rapproche de celle du journaliste et auteur à succès américain Rod Dreher (Le Pari Bénédictin), qui soutient d’ailleurs leur projet, mais s’inspire également de l’ouvrage “Demain la chrétienté” écrit par feu Dom Gérard, de l’Abbaye Sainte Madeleine du Barroux, ou encore de certains écrits du Cardinal Sarah et du Cardinal Ratzinger, en particulier sur les minorités créatives.

Vous avez été plusieurs centaines à répondre au questionnaire proposé par le Salon Beige quelques semaines en amont du lancement de Monasphère. Six mois plus tard, nos amis de Monasphère affichent des belles perspectives :

  • Plus de 1200 familles ont rejoint l’aventure et espèrent rejoindre prochainement un “village” Monasphère ;
  • Une trentaine de lieux spirituels sont désormais partenaires de la démarche : diocèses (Fréjus-Toulon, Limoges…), sanctuaires (Cotignac, L’île-Bouchard), communautés monastiques ou religieuses (Abbayes de Saint Wandrille et de Fontgombault) ;
  • Des projets immobiliers prioritaires sont en cours de conception auprès d’abbayes, de sanctuaires et de communautés. Les prochains mois devraient donc être riches en surprises.

La jeune et dynamique équipe de Monasphère (soutenue par Pierre-Edouard Stérin, connu pour son parcours professionnel et son engagement au service de la France) vous propose deux moyens très concrets de soutenir leur projet au service de la chrétienté :

  • S’inscrire sur leur site internet, pour recevoir leurs informations et être informé en avant-première de leurs prochains programmes immobiliers ;
  • Informer l’équipe de Monasphère de toute opportunité immobilière dont vous auriez connaissance à proximité de lieux spirituels chrétiens vivants et rayonnants (en particulier liés à la Tradition), qu’il s’agisse de bâti existant ou de terrains constructibles : [email protected]

Il est également possible de prendre contact en direct avec l’équipe de Monasphère pour toute question ou suggestion via [email protected].

Pour que vive la France catholique !

C’est arrivé un 23 août…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 23 août : saints du jour français ou en France.
    • St Flavien ; évêque à Autun († VE-VIE S.)

À Autun, au Ve-VIe siècle, saint Flavien, évêque, qui vécut au temps du Roi Clovis.

  • Bx Jean Bourdon ; prêtre OFM et martyr († 1794)

Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean Bourdon, prêtre franciscain (frère Protais) et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau négrier avec beaucoup d’autres prêtres à qui il cherchait à apporter du soulagement, et mourut de la contagion qui régnait à bord.

  • le 23 août 1244 : perte de Jérusalem.

Les troupes d’Aiyûb, le sultan d’Égypte, pillent la ville et la laissent dans un tel état de ruine tel qu’elle en devient inutilisable. Le sac de la ville et le massacre de ses habitants expliquent la décision du Roi de France, Louis IX, d’organiser la septième croisade.

  • le 23 août 686 : naissance de Charles Martel.

Charles Martel va non seulement écraser les Arabes à Poitiers, mais est aussi le grand-père de Charlemagne. Voir la chronique 22 octobre.

  • le 23 août 1328 : victoire de Philippe VI à Cassel.

Le Roi de France, Philippe VI, intervient pour soutenir le comte des Flandres Louis de Nevers qui affronte plusieurs villes flamandes. Le Roi de France et ses Chevaliers lancent l’assaut du Mont de Cassel, où sont retranchés les Flamands. Ces derniers vivent sur le souvenir de la bataille des éperons d’or (voir la chronique du 11 juillet)

De la bataille, le Roi Philippe tire le prestige de Roi Chevalier, déjà reconnu à ses aïeux Philippe Auguste et Saint Louis. Louis de Nevers retrouve ses droits sur son comté.

  • le 23 août 1572 : début de la saint Barthélémy.

Le 22 août un attentat contre Coligny est manqué ; Maurevel rate sa cible et l’amiral n’est que blessé. Tout le monde désigne la reine-mère Catherine de Médicis comme l’instigatrice. Coligny et elle sont en lutte pour avoir la première place auprès du Roi.

Dans l’après-midi a lieu un Conseil royal que rapporte Jean Guiraud dans Histoire partiale- histoire vraie (Ed Beau-Chesne-Croit, tome 2 pages 236 à 241). Il cite le Maréchal de Tavannes présent au conseil :

« Durant près de deux heures, Catherine torture son fils ; elle passionne, elle irrite son humeur si naturellement violente et, avec un art infernal, elle cherche à provoquer cet accès de fureur sur lequel elle compte pour lui arracher l’ordre du massacre que, de sang-froid, il eût refusé. « Tout d’abord, elle lui représente l’occasion inespérée qui s’offre à lui de tirer vengeance de tous ces rebelles qui sont venus s’enfermer dans les murs de Paris comme dans une cage. Il a donc enfin le moyen de se laver de la honte de ces traités que le malheur des temps lui avait imposés et qu’en aucun cas, il n’est tenu d’observer… Et comme il ne s’émeut pas, elle lui rappelle le meurtre du grand François de Lorraine. Celui de l’Amiral n’en sera que la juste expiation.

« Et comme il reste toujours impassible, elle le menace, ainsi qu’elle l’a fait plus d’une fois, de se retirer, de le laisser seul aux prises avec les dangers qui l’enveloppent. Ce moyen est usé et, pour échapper à la tentatrice, il invoque son honneur, ses promesses, ses amitiés.

« C’est là où elle l’attend : ceux qu’il croit ses fidèles sujets, ses dévoués amis, ce sont des traîtres ; ils conspirent ; ils en veulent à sa vie, à celle de ses frères. L’heure qui sonne à ce cadran sera la dernière de son règne ; s’il recule, d’autres, à sa place, joueront le jeu. Il doute encore, il ne veut pas en croire sa mère, il lui faut le témoignage des conseillers qui l’entourent.

« Tous affirment que les protestants vraiment conspirent. Alors, plus il a mis de confiance en eux, plus son courroux s’en échauffe. Il y a en lui du tigre ; la férocité de sa nature se réveille et se tournant vers sa mère : « Vous le voulez ? Eh bien ! qu’on les tue tous ! qu’on les tue tous ! » Et il se retire l’écume aux lèvres, le blasphème à la bouche…

« Après deux heures de repos, la colère de Charles IX ne s’est pas refroidie ; elle a fait place à une résolution sombre. Marcel, l’ancien prêvot des marchands, l’homme d’exécution qui commande à la populace de Paris, a été mandé au Louvre. « De combien de bras pouvez-vous disposer ? lui demande le roi. — Cela dépend du temps. — Eh bien ! dans un mois ? — De cent mille et plus, si Votre Majesté le veut. — Et dans une semaine ? — En proportion de ce nombre. — Et dans une journée ?— De vingt mille au moins, j’en réponds ».

« Sur les plus solennels serments, un secret rigoureux lui est prescrit. Il transmettra aux chefs des quartiers les ordres du roi … »

Jean Guiraud poursuit :

« Le massacre de la Saint-Barthélemy fut un crime politique et non religieux. Il fut commandé pour prévenir le soulèvement que menaçait de provoquer l’assassinat manqué de Coligny, et l’assassinat de Coligny avait eu pour unique raison le désir de Catherine de Médicis de se débarrasser d’un rival dans le gouvernement. Le massacre de la Saint-Barthélemy fut autorisé par Charles IX pour des raisons politiques ; il s’agissait, par le meurtre des chefs huguenots, de décapiter un parti, une faction qui gênait le roi dans son autorité. Au cours des délibérations qui le décidèrent, la question religieuse ne fut pas agitée ou tout au moins demeura à l’arrière plan ; il ne fut guère question que du soulèvement possible des huguenots et de leur prétendu complot. »

Histoire partiale- histoire vraie de Jean Guiraud (Ed Beau-Chesne-Croit, tome 2 page 240)

« C’est sur Catherine de Médicis, et sur elle seule que retombe l’entière responsabilité de ce crime politique, digne de cette Renaissance italienne qui avait pétri d’immoralité son âme. »

Histoire partiale- histoire vraie de Jean Guiraud (Ed Beau-Chesne-Croit, tome 2 page 241)

Que se passe-t-il cette nuit là, lisons Jean Guiraud :

« Les faits sont connus. Dans la nuit du 23 au 24 août 1572, entre deux heures et trois heures du matin, la cloche de Saint-Germain l’Auxerrois se met à sonner à toute volée, des hommes armés qui attendent ce signal tuent aussitôt dans son hôtel, l’amiral de Coligny. A l’appel du tocsin se lève cette foule sanguinaire qui se retrouve dans nos tragédies nationales pour toutes les besognes sinistres, cette même foule qui opérera pendant les grandes journées » révolutionnaires, le 6 octobre, le 20 juin 1792, le 10 août, les 2 et 3 septembre, le 31 mai, le 1er et le 2 juin 1793, massacrant les aristocrates, les prêtres et les femmes, immolant les prisonniers sans défense, comme elle avait massacré, dans la nuit de la Saint-Barthélemy, les huguenots surpris dans leur sommeil. Au Louvre, dans les hôtels seigneuriaux, dans les rues et les carrefours, la populace parisienne pille, tue et insulte quiconque est soupçonné de protestantisme et l’orgie du carnage se poursuit pendant neuf heures, ne cessant que vers midi. Les jours suivants, sur un ordre venu de Paris, des massacres se produisent en province ; à Meaux, à Orléans où le nombre des victimes est évalué à cinq cents ; à Troyes, où des bandes envahissent les prisons et tuent les prisonniers protestants ; à Saumur, à Blois, à Tours, à Angers, à Rouen, à La Charité, à Lyon.

Dans la plupart des villes cependant, les gouverneurs catholiques refusent d’exécuter les ordres qui leur arrivent de Paris et, loin d’ordonner les massacres, répriment la populace qui voudrait imiter celle de Paris. A Nantes, les échevins jurent de respecter l’édit de pacification et interdisent toute violence contre les protestants : il en est de même à Périgueux, Limoges et Clermont-Ferrand ; à Saint-Lô et à Alençon, Matignon empêche tout meurtre ainsi que Jeannin à Dijon et La Guiche à Mâcon ; à Grenoble et dans tout le Dauphiné, le gouverneur de Goëdes confie les protestants à la garde de catholiques sûrs ; à Vienne, les huguenots sont préservés de la mort par l’archevêque Grimaldi ; à Die, par le gouverneur de Glandage ; dans les Alpes, par Ludovic de Birague ; à Montpellier, par Joyeuse. A Carcassonne, écrivent les échevins, « le fait de Paris n’a produit aucun effet». »

Tiré de Histoire partiale- histoire vraie de Jean Guiraud (Ed Beau-Chesne-Croit, tome 2 page 233) voir la chronique du 24 août.

  • le 25août 1614 : inauguration de la statue équestre d’Henri IV sur le Pont-Neuf, à Paris.

Cette statue est commandée par Marie de Médicis à Jean de Bologne. Les révolutionnaires en font des canons en 1792. Louis XVIII fait restaurer le monument (voir la chronique du 25 aout).

  • le 23 août 1654 : l’armée royale écrase le prince de Condé à Arras.
  • le 23 août 1719 : naissance de Pierre Poivre, agronome et botaniste français

Né à Lyon, Pierre Poivre voyage en Chine dès 21 ans comme missionnaire. Lors d’un voyage à Batavia (Djakarta) il découvre l’intérêt des épices comme les clous de girofle ou les noix de muscade. Il essaie sans succès de les acclimater dans l’île de France (île Maurice). De retour à Lyon, il intègre l’Académie des sciences. En 1766, Nommé intendant des Mascareignes il est de retour à l’île de France. C’est à lui que l’on doit le succès du poivre, épice qui porte son nom.

  • le 23 août 1741 : naissance de Jean-François de La Pérouse, explorateur français.

Jean-François Galaup, comte de la Pérouse, naît au manoir du Gô à Albigeois. Il entre dans la Royale à l’âge de 15 ans et y fait toute sa carrière.

Nommé lieutenant de vaisseau en 1777, puis capitaine de vaisseau, il dirige en 1785, une expédition visant à poursuivre les découvertes faites par James Cook dans l’océan pacifique. Il disparaît au cours de cette aventure avec le reste de son équipe auVanuatu en 1788. Quelques minutes avant de monter sur l’échafaud le Roi Louis XVI demande de ses nouvelles.

  • le 23 août 1754 : naissance de Louis XVI, Roi de France.

Louis XVI, Louis Auguste de France, surnommé Louis le Dernier ou Louis Capet par les Révolutionnaires, naît le 23 août 1754 à Versailles est sacré le 11 juin 1775 et guillotiné pour « trahison » le 21 janvier 1793, voir la chronique du jour.

Il meurt en pardonnant aux Français ce crime et en demandant à Dieu que son sang ne retombe pas sur la France mais serve à son salut !

  • le 23 août 1769 : naissance de Georges Cuvier, paléontologiste et naturaliste français.
  • le 23 août 1789 : décret de la Constituante.

Il affirme « qu’aucun citoyen ne peut être inquiété à raison de ses opinions. »

On voit ce que cette fausse liberté a donné deux ans plus tard.

  • le 23 août 1924 : l’Allemagne reprend le paiement de sa dette de guerre.

La France s’engage donc, à la conférence de Londres qui s’achève, à évacuer la Ruhr dans les 12 mois,si le versement des réparations de guerre se poursuit…

  • le 23 août 1939 : pacte germano soviétique.

Les communistes français sont choqués, écœurés. Un tiers des députés vont quitter le PCF. Ce sentiment s’accroît avec l’invasion de la Pologne par Staline. Le parti soutien l’URSS et prend des positions méritant le peloton d’exécution. Daladier, alors chef du gouvernement fait interdire le parti le 26 septembre 1939.

  • le 23 août 1941 : exécution du Lieutenant de Vaisseaux d’Estienne d’Orves.

Le 21 août 1941, un communiste français assassine un aspirant de la Kriegsmarine à la station Barbès à Paris d’un coup de pistolet dans le dos. En représailles les Allemands décident de pendre, sur la place de la Concorde cent otages, qui se trouvent dans les prisons. Les négociations du gouvernement, depuis Vichy, obtiennent l’abandon de ce projet. Mais les Allemands veulent un tribunal extraordinaire contre le terrorisme avec 10, puis seulement 6 condamnations à mort avant les obsèques de l’aspirant.

Le parti communiste, pour mettre en place ces assassinats, qui vont se multiplier, avec toutes les conséquences sur la population, fait appel à des anciens des Brigades Internationales d’Espagne ou à des membres des Jeunesses Communistes. Ce sont souvent des étrangers réfugiés en France après 1936.

Le 27 août six détenus totalement étrangers à l’affaire de Barbès passent en jugement. Les trois premiers sont condamnés à morts, le quatrième journaliste communiste est condamné aux travaux forcés. L’audience est suspendue. Le même jour Paul Colette blesse Pierre Laval et Marcel Déat d’un coup de pistolet. Le ltn de Vaisseaux d’Estienne d’Orves, condamné à mort depuis plus de trois mois, est fusillé le surlendemain au Mont Valérien.

Les assassinats d’un lieutenant-colonel allemand à Nantes le 20 octobre, puis d’un autre officier le lendemain à Bordeaux fait entrer tout le pays dans un cycle de répression qui ne s’arrêtera qu’à la Libération. A Nantes, cinquante otages sont fusillés. A Vichy, le gouvernement dissuade le Maréchal de se constituer prisonnier comme seul otage au nom de tous les Français au cours du conseil des ministres du 25 octobre. Ce même jour les familles nantaise, à l’instigation du maire qui s’est proposé comme otage, font parvenir aux Allemands le message suivant : « Les familles des otages nantais fusillés condamnent avec indignation le meurtre du colonel Hotz. Elles acceptent avec calme et résignation le sacrifice qui leur a été imposé. Elles font appel aux autorités allemandes, espérant que leur attitude permettra d’obtenir la grâce des cinquante autres otages. » Trois jours plus tard les allemands font savoir qu’ils suspendent les exécutions pour les attentats de Nantes et Bordeaux.

Voir les pages 161 à 164 de Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines) de l’amiral Auphan.

Voir la chronique du 23 octobre.

  • le 23 août 1944 : la 2è DB arrive à Rambouillet.

Le général Leclerc y il établit son PC.

  • le 23 août 1944 : le général von Choltitz reçoit l’ordre de détruire Paris.

La ville se couvre de barricades, quand Hitler en ordonne la destruction. Paris est définitivement libérée deux jours plus tard.

Le cardinal Burke a quitté les soins intensifs

Annonce de sa famille sur Twitter (le cardinal était hospitalisé après une infection au covid-19):

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