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Il est temps que nous soyons fiers d’être catholiques

Interrogé dans Le Catho, l’abbé Raffray, membre de l’Institut du Bon Pasteur, déclare :

Le danger qui nous menace particulièrement aujourd’hui est la compromission avec le monde. C’est cette idée selon laquelle pour être accepté par les non-chrétiens, ou par les non-catholiques, il faudrait amoindrir la doctrine, réviser nos dogmes ou notre morale et remettre en cause le passé de l’Église…

C’est ce qu’ont fait les modernistes au cours du 20ème siècle, et qui a abouti à la crise actuelle de l’Église en Occident, avec l’abandon massif de la foi que nous déplorons aujourd’hui. Mais c’est un danger qui menace aussi chacun d’entre nous, malgré nos bonnes intentions, lorsque au nom d’une fausse tolérance on préfère ne pas paraître chrétien, laisser les ennemis de l’Église dire du mal de notre foi, ou lorsqu’on met de côté nos principes pour assurer notre confort ou notre réputation.

Au lycée, à l’Université, sur notre lieu de travail, il est temps que nous soyons fiers d’être catholiques, heureux d’être les fils de celle qui a civilisé et bâti l’Europe entière, et que nous osions défendre notre foi contre les mensonges que propagent les médias et les idéologues.

Que plus aucun catholique n’ait honte de dénoncer le crime terrible de l’avortement ou de condamner la sexualisation destructrice de notre jeunesse ! Que nous soyons de nouveau fiers de vivre selon la morale chrétienne, fiers et heureux de confesser le nom de Jésus-Christ !

Brother

Saje diffuse au cinéma un nouveau film français, BROTHER, sur les traces d’un jeune franciscain français, ancien centralien et étudiant aux beaux-arts, qui a décidé de changer de vie et de tout quitter pour se mettre service des pauvres dans le ghetto de Newark, dans la communauté des franciscains du renouveau.

C’est un documentaire très esthétique avec une belle part donnée à l’art et à la musique rap. Il sortira au cinéma les 18, 21 et 22 novembre partout en France.

Les 8 et 18 novembre, des séances en Avant-Première auront lieu au cinéma Les 3 Luxembourg à Paris, en présence du réalisateur Arnaud Fournier Montgieux.

Le projet de film est né en 2016, quelques années après la rencontre d’Arnaud et de François à Paris. Voici les mots du réalisateur :

« J’ai rencontré François il y a une dizaine d’année à Paris. J’ai été happé par sa sagesse, sa malice, son intelligence, son côté décalé, et sa passion pour l’art et pour les plus fragiles, les « balafrés », ceux touchés par le handicap ou la pauvreté. A l’époque, il questionnait la place de sa foi dans sa vie et son rôle dans la société. Sa vie d’ingénieur ne le rendait au fond pas très heureux. Jusqu’au jour où sa vocation est devenue une évidence. Après, tout est allé vite, et il est parti pour les États-Unis, d’abord à New-York puis à Newark, pour se former à cette nouvelle vie qui l’attendait. Au fil de nos correspondances par lettre, nous est venue l’envie de témoigner de sa nouvelle vie, du lien étroit qu’il tissait avec les plus démunis du ghetto de Newark et avec les autres frères de la communauté. Vivre au milieu des pauvres, dans la prière et détaché de tout bien matériel, le rendait heureux. Je pressentais alors que son choix de vie radical pouvait toucher et interpeller tous ceux qui questionnent aujourd’hui le sens de leur vie. La “question du sens” est très présente dans notre société. Elle concerne beaucoup de gens, quelques soient leurs croyances. Je voyais également la chance de pouvoir aborder le sujet de la place des pauvres dans nos sociétés modernes, et en particulier en milieu urbain. J’ai toujours été moi-même sensible à ceux qui sont décrochés et qui tombent dans une grande précarité. Je voulais montrer un autre visage de la pauvreté que celui du misérabilisme, en montrant que la relation aux plus fragiles peut-être la source d’une grande joie. De la même manière je souhaitais que le spectateur ressente à la fin du film une sorte de paix voire d’espoir, malgré la dureté des témoignages. Il m’aura fallu 2 ans et une première immersion sans caméra, pour que la communauté des Franciscains du Renouveau me donne l’autorisation de filmer. »

Saint Jean-Paul II, le pape de Fatima

Deuxième partie de notre trilogie : Saint Jean-Paul II, le pape de l’Apocalypse

Par Antoine Bordier

Dans la première partie de notre trilogie, nous nous sommes arrêtés en 1968, l’année de tous les dangers en Pologne. Le cardinal Karol Józef Wojtyła a vu sa famille souffrir, ses amis, son peuple, puis, l’Eglise. L’un de ses meilleurs amis est le cardinal Stefan Wyszyński, contre lequel des tentatives d’assassinat ont avorté, et, qui a été emprisonné à plusieurs reprises. Pendant les années 70, en Pologne, les manifestations se multiplient et une lutte progressive et violente contre le gouvernement commence. Le 16 octobre 1978, à la surprise générale, Karol Wojtyła devient le 264è pape. Il va œuvrer à la chute du communisme en Europe de l’Est. Zoom sur ces années de libération, sur le pape de l’Apocalypse, tel que décrit dans le secret de Fatima.

Le 16 octobre 1968, de l’autre côté de l’Atlantique, aux Etats-Unis, des sprinters noirs américains Tomie Smith et Juan Carlos sont à l’origine d’un scandale aux JO de Mexico, qui va faire le tour du monde. Ils lèvent leur poing ganté de noir sur le podium d’honneur, pendant l’hymne national, pour dénoncer le racisme à l’encontre des noirs aux États-Unis. 10 ans plus tard, du haut de la loggia de la basilique Saint-Pierre, l’homme en blanc venu de l’Est lèvent ses deux mains pour bénir la foule massée sur l’esplanade. Ce 16 octobre, il s’adresse au monde entier :

« Très chers frères et sœurs, nous sommes encore tout attristés par la mort de notre très aimé pape Jean-Paul 1er. Et, voilà que les éminents cardinaux ont appelé un nouvel évêque de Rome. Ils l’ont appelé d’un pays lointain, lointain, mais toujours si proche par la communion dans la foi et la tradition chrétienne. J’ai eu peur en recevant cette nomination, mais je l’ai fait en esprit d’obéissance à Notre Seigneur Jésus-Christ et de confiance totale à sa Mère, la Très Sainte Vierge. Je ne sais si je peux bien m’expliquer dans votre…, dans notre langue italienne. Si je me trompe, vous me corrigerez. Et voilà, je me présente à vous tous, pour confesser notre foi commune, notre espérance, notre confiance en la Mère du Christ et de l’Eglise, et, aussi, pour recommencer de nouveau sur cette route de l’histoire et de l’Eglise, avec l’aide de Dieu, et, avec l’aide des hommes. »

Le 28 septembre 1978, Jean-Paul Ier décédait après 33 jours de pontificat. C’est l’un des plus courts pontificats. Le plus court ayant été celui d’Urbain VII, en 1590. Il a duré 13 jours. Autour de la mort de celui qui était surnommé « le pape du sourire », beaucoup de rumeurs ont couru. Officiellement, il serait mort d’un infarctus. Pour David Yallop, auteur d’un ouvrage controversé, Au nom de Dieu, il aurait été empoisonné sur ordre du cardinal Villot et de Mgr Paul Marcinkus. C’est là, peut-être, que la fiction entre en jeu. Quoiqu’il en soit, Karol Józef Wojtyła a accepté d’être son successeur. Et, son pontificat va être l’un des plus longs, le 2è, de toute l’histoire de l’Eglise. Il va durer 9 665 jours, plus de 26 ans.

« N’ayez pas peur ! »

Son élection est un coup de tonnerre, mieux, encore, un souffle de l’Esprit Saint. Depuis près de 400 ans, il n’y avait pas eu de pape non Italien. Le 22 octobre, lors de la messe de son intronisation, le nouveau pape prononce ces phrases :

« N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! À sa puissance salvatrice ouvrez les frontières des États, les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation, du développement. N’ayez pas peur ! Le Christ sait ‶ce qu’il y a dans l’homme ″ ! Et lui seul le sait ! »

Dans un extrait de son livre, Entrez dans l’Espérance, paru en 1994, il commente son homélie.

« Quand, le 22 octobre 1978, sur la place Saint-Pierre, j’ai lancé : ‶N’ayez pas peur !″, je ne pouvais, évidemment, pas savoir jusqu’où ces paroles nous entraîneraient, moi et l’Eglise. Le message qu’elles transmettaient venait bien plus de l’Esprit Saint, ce consolateur promis par le Seigneur à ses apôtres, que de l’homme qui les prononçait. Au fil des années, j’ai eu maintes occasions de renouveler cet appel…Pourquoi ne devons-nous pas avoir peur ? Parce que l’homme a été racheté par Dieu ! »

Tel un slogan, le montagnard de Dieu gravit les montagnes. Il s’attaque au plus haut sommet idéologique : celui du communisme, qui domine une partie du monde, à commencer par sa chère terre natale, la Pologne.

L’orphelin-prêtre est devenu évêque, puis, cardinal. En tant que pape il est comme le bien-aimé qui est chanté dans Le Cantique des cantiques :  ‶ La voix de mon bien-aimé ! C’est lui, il vient…Il bondit sur les montagnes,

il court sur les collines, mon bien-aimé, pareil à la gazelle, au faon de la biche. Le voici, c’est lui qui se tient derrière notre mur : il regarde aux fenêtres, guette par le treillage. Il parle, mon bien-aimé, il me dit : Lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens…″

Pope John Paul II greets the hug crowd upon his arrival at Gniezno, birthplace of Polish Christianity, Poland on June 03, 1979. The pontiff, the first Roman Catholic pontiff to visit a Communist-ruled country, visited Poland from 02 to 10 June during his 2nd International Pastoral visit. (Photo by UPI / AFP)

Jean-Paul II, le pèlerin-libérateur

Comme Jean était l’apôtre bien-aimé du Christ, la Pologne est le pays préféré de Jean-Paul II. En tout, il s’y rendra 9 fois. Suivront la France (8 fois), les Etats-Unis (7 fois), le Mexique et l’Espagne (5 fois). En tout, il se rendra dans près de 130 pays. Il a fait une dizaine de fois le tour du monde. Il y a du saint Jean dans Jean-Paul II, mais il y a, également, du saint Paul. Et, il va faire entrer l’Eglise, et, une partie du monde entier dans le 3è millénaire. En ce sens, Jean-Paul Ier a été son précurseur. Dans un premier temps, il continue son dépoussiérage de la curie et du protocole. Lui-aussi ne veut ni de la chaise à porteur, ni des couronnes, des tiares à la hauteur interminable. Il veut se rapprocher de l’homme, de tout homme, du pauvre et du malheureux, et, du persécuté pour la justice.

Il ressemble à une colombe qui se pose, quand en arrivant à l’aéroport Okecie de Varsovie, le 2 juin 1979, il embrasse le tarmac. Devant le Président de la République populaire de Pologne, Henryk Jabłoński, et, devant ses compatriotes, il prononce son premier discours :

« J’ai baisé le sol polonais sur lequel je suis né ; la terre d’où, par un mystérieux dessein de la Providence, Dieu m’a appelé à la chaire de Pierre à Rome ; la terre où je viens aujourd’hui en pèlerin. »

Puis, le 9 juin, il prononce un discours devant les évêques à l’occasion du 9è centenaire du martyre de saint Stanislas, évêque de Cracovie. Il leur dit, notamment :

« Ces célébrations du centenaire ont acquis, aussi, une signification particulière et une vaste résonance en raison du fait que, par un mystérieux dessein de la divine Providence, j’ai été appelé, par les éminentissimes Cardinaux électeurs, du siège de saint Stanislas à la chaire de saint Pierre. »

Comme si la Pologne renouait avec ses grands hommes, ce qui ne semble être en filigrane qu’un hommage au passé glorieux de la Pologne, est, en réalité, en creux, une ligne toute droite tracée vers la justice, la liberté et la paix. Si le pape Jean-Paul II a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne faisait pas de politique, il a, cependant, affirmé, qu’il était un farouche militant des droits de l’homme. En l’invitant officiellement à venir commémorer ce centenaire, le gouvernement polonais ouvrait grandes les portes à l’Esprit Saint. Mais, il ne le savait pas encore.

Photo datant du 30 août 1980 du leader du comité de grève, Lech Walesa, porté en triomphe par ses camarades aux chantiers navals Lénine de Gdansk après la signature d’un accord avec le gouvernement polonais.
Lech Walesa (C), the strike leader in the Lenin shipyards at Gdansk and future Solidarity (Solidarnosc) trade unions president (in September 1980), is carried on the shoulders of the striking workers in Gdansk 30 August 1980. After two months of strikes and demonstrations, Polish workers have wrested far-reaching concessions from their Communist rulers. An agreement signed 30 August by Lech Walesa provided for independent trade unions, the right to strike, an easing of censorship and the release of political prisoners. AFP PHOTO/LEHTIKUVA

La Pologne acclame son pape

Il est 13h00 ce 2 juin 1979, quand le pape Jean-Paul II quitte, accompagné de son ami le cardinal Wyszyński, la cathédrale Saint-Jean de Varsovie. Il est acclamé. Dans la vieille ville, la foule l’applaudit. Le pape lève les bras et bénit. Toute la Pologne semble s’être donnée rendez-vous. Les balcons des immeubles sont pris d’assaut par les familles des occupants qui crient : « Niech żyje Papież ! » (Vive le pape !). A 15h00, sur la place de la Victoire, près de 300 000 invités, par les autorités gouvernementales et par l’Eglise, vont assister à la Grand-Messe. Cette journée est dédiée au Soldat Inconnu. La foi et le nationalisme s’unissent mystérieusement à cet instant. Des témoignages expriment cette unité retrouvée :

« En tant que Polonais, je suis fier qu’un Polonais soit à la tête de l’Eglise. La venue du pape à Varsovie me donne envie de pleurer de joie. Je l’aime comme mon père… »

Plus loin, assises par terre, des jeunes filles parlent de leur foi : « Je tire tous mes enseignements de la religion. Elle m’indique le chemin que je dois suivre dans la vie. » La foule déborde, ils sont maintenant près de 300 000 sur la place, et, plus d’un million dans les rues adjacentes, lorsque le pape arrive dans son véhicule blanc. Lors de son homélie, il sera plusieurs fois interrompu par un peuple uni qui l’applaudit et qui chante des cantiques nationalistes et religieux. Dans la foule, quelqu’un crie : « Nous voulons que Dieu soit enseigné à l’école. » Le pape termine son homélie en martelant :

« Le demain polonais ne se fera pas sans le Christ. Car sans Lui, il est impossible de comprendre l’histoire de la Pologne. Exclure le Christ du cœur de l’homme, de son histoire, c’est détruire l’homme lui-même. Sous le regard de la Vierge Noire de Jasna Góra, le pape est venu dire clairement : « Je suis à vos côtés. Le Christ est à vos côtés. N’ayez pas peur ! »

Le pape reviendra plusieurs fois en Pologne. Ses voyages de 1983, 1985, et, de 1987 seront comme des appels à l’émancipation d’un peuple persécuté pour sa foi et son identité. Tel un prophète, il est celui qui, en 1989, fait tomber « les murs de haine ». Après cette chute, en 1991, il s’y rendra deux fois. Notamment, pour remercier la Vierge Noire de Jasna Góra, lors d’un pèlerinage à Częstochowa. Mais avant-cela, il va encourager la Pologne des travailleurs.

Solidarność et l’attentat du 13 mai 1981

Ce vent de liberté, d’émancipation dans le sens noble du terme, c’est-à-dire de retour au Christ, qui a commencé à souffler sur la Pologne et sur toute l’Europe de l’Est, va s’intensifier à plusieurs reprises. Dès le mois de janvier 1980, un Polonais se lève. C’est un ouvrier, il est électricien et travaille dans le nord de la Pologne, dans la région des lacs. Il est facilement reconnaissable à sa petite taille et à sa moustache qui déborde généreusement sur ses joues. Il s’appelle Lech Wałęsa. Il travaille sur les chantiers navals de Gdańsk. Très charismatique, et, alors que les syndicats professionnels sont interdits, il prend naturellement le lead d’un mouvement qui va participer à la libération de son pays, Solidarność. Sous la pression des grèves à répétition depuis la fin de l’année 1979, les autorités locales lâchent prise. Elles acceptent d’augmenter les salaires des ouvriers. C’est la seconde porte ouverte vers plus de liberté. Après celle de Jean-Paul II, celle de Lech Wałęsa s’ouvre au grand large. Il étend sa grève à d’autres chantiers, demande la libération d’une ouvrière : Anna Walentynowicz. Puis, obtient la création d’un syndicat libre. Face à la dizaine de millions de grévistes, le pouvoir vacille à Varsovie. Il accepte toutes les revendications. Solidarność est créée la veille de la fête de l’Assomption, le 14 août 1980. Puis, il est légalisé le 31 août. Plus de 10 millions de personnes vont y adhérer.

A Moscou, Brejnev est en train de préparer la riposte. Elle sera sanglante.

A Rome, le 13 mai 1981, la foule des pèlerins s’est rassemblée sur la place Saint-Pierre. L’Eglise fête l’anniversaire de la première apparition de la Vierge Marie à Fatima. C’était le 13 mai 1917, vers midi, à la Cova da Iria. Vers 17h00, le pape Jean-Paul II vient de sortir de ses appartements. Il monte dans sa papa-mobile, dont les vitres sont grandes ouvertes. La voiture roule dans les allées de l’esplanade où plus de 20 000 personnes l’acclament. La voiture blanche s’arrête de temps en temps. Le pape bénit, prend dans ses bras des bébés qui lui sont tendus par les parents. Une simple barricade en bois, peinte en blanc, le sépare de la foule. A 17h17, il s’arrête une nouvelle fois. Il prend un bébé dans ses bras et le redonne à sa mère. Puis, trois coups de feu claquent. La stupeur est générale. Des colombes s’envolent. La foule se mure dans un silence expectatif. L’homme en blanc est touché à trois reprises. Il s’écroule. Sa soutane blanche se tache de sang. Ali Ağca vient de tirer à bout portant sur le pape, qui survivra miraculeusement.

Loin de là, en Pologne, la répression a recommencé. Le général Wojciech Jaruzelski vient de prendre le pouvoir. C’est la marionnette du Kremlin. Il déclare la loi martiale, emprisonne Lech Wałęsa et dissout le syndicat. Il ne le sait pas encore, mais il vient de déclencher une véritable tempête.

Le pape de Fatima

Jean-Paul II, miraculé, profite de sa convalescence pour se plonger dans les archives du Vatican sur Fatima. Il relit le secret. Par deux fois, en 1982 et en 1984, il fera ce que la Vierge Marie a demandé en 1917 aux voyants, Jacinta, Lucia et Francisco : que l’Eglise consacre la Russie à Son Cœur Immaculé. Le 12 mai 1982, sœur Lucie, la dernière voyante en vie, lui adresse une lettre au sujet de la troisième partie du secret. La première et la seconde partie ayant été révélées auparavant. La Vierge Marie parle de « l’évêque vêtu de blanc », de Jean-Paul II. Dans sa lettre (source : le Vatican), sœur Lucie parle de

« la troisième partie du secret [qui] se réfère aux paroles de la Vierge : “Sinon la Russie répandra ses erreurs à travers le monde, favorisant guerres et persécutions envers l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, diverses nations seront détruites” (13-VI-1917). La troisième partie du secret est une révélation symbolique, qui se réfère à cette partie du Message, conditionné par le fait que nous acceptions ou non ce que le Message lui-même nous demande : “si on accepte mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix ; sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, etc …” Comme nous n’avons pas tenu compte de cet appel du Message, nous constatons qu’il s’est réalisé, la Russie a inondé le monde de ses erreurs. Et si nous ne constatons pas encore la réalisation totale de la fin de cette prophétie, nous voyons que nous nous y acheminons peu à peu à grands pas. Si nous ne renonçons pas au chemin de péché, de haine, de vengeance qui viole les droits de la personne humaine, d’immoralité et de violence, etc. Et ne disons pas que c’est Dieu qui ainsi nous punit ; au contraire, ce sont les hommes qui préparent eux-mêmes leur châtiment. Dans sa sollicitude, Dieu nous avertit et nous incite à prendre le bon chemin, respectant la liberté qu’il nous a donnée ; c’est pourquoi les hommes sont responsables ».

Tempête de liberté sur l’Est et dans le monde entier

En 1983, « l’évêque vêtu de blanc » se rend de nouveau en Pologne. Lech Wałęsa qui a été relâché en novembre 1982, reçoit cette même année le prix Nobel de la Paix. Puis, à la suite de l’élection du chantre de la Perestroïka, comme président de l’URSS, du célèbre Mikhaïl Gorbatchev, Jaruzelski dessert l’étau autour de la Pologne. En 1987, un référendum est organisé en Pologne, qui est un échec pour le gouvernement. Cette même année, Jean-Paul II y retourne en juin. Il se rend à Gdańsk et rencontre Lech Wałęsa. Depuis leur première rencontre, les deux hommes s’apprécient et se soutiennent mutuellement. Tous les deux sont les acteurs de ce qui est en train de se vivre derrière le rideau de fer : l’effondrement de l’URSS, et, la libération de ses satellites.

A force de grèves, le premier mur qui tombe est celui de Berlin, le 9 novembre 1989. Puis, ce sera la libération totale et complète de la Pologne. Le 22 décembre 1990, le général démissionne. Auparavant, il a accepté la création d’un parlement avec deux chambres où l’opposition l’emporte à la majorité presqu’absolu, lors des premières élections. C’est la fin de règne. La Pologne en 1990 élit son premier président, le 22 décembre. L’ouvrier-électricien change de costume. Lech Wałęsa briguera un second mandat en 1995, mais ne sera pas réélu.

Dans le monde entier, l’homme en blanc, qui a, déjà, fait plusieurs fois le tour du monde bouscule les dictatures en place. Il souffle le vent de l’Esprit Saint. Il abat les murs de haine et d’injustice à coups d’adoration, de célébration de messe en plein air où se massent des millions de fidèles. Celui qui a failli mourir le 13 mai 1981, parle aux puissants de ce monde. Après l’Est, il ébranle l’Amérique du Sud, les dictatures et les guérillas. Il se rend, également, en Afrique, qu’il aime tout particulièrement. Il reçoit en 1996 Fidèle Castro au Vatican. Puis, ce-dernier l’invite à Cuba en 1998, deux ans avant le nouveau millénaire. Infatigable, si l’homme en blanc taché de sang libère les peuples, il veut aussi libérer la jeunesse et lui donner le Christ. Il n’aura de cesse de la préparer à entrer dans le 3è millénaire où de nouveaux défis l’attendent. Ceux de la Foi.

D’ailleurs, le 1er juin, en venant visiter la France pour la première fois en tant que pape, il lui pose la question suivante…

Suite et fin de cette trilogie dans notre dernier article : Jean-Paul II, le héraut de la jeunesse et de la sainteté.

Texte réalisé par Antoine Bordier, auteur, consultant et journaliste

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“Le temps de l’apocalypse” par Natalie Saracco

Enregistré l’été 2021 à Reims lors de la session des Témoins de l’Amour, Natalie nous parle de la fin des temps, de l’importance de prier pour le retour glorieux du christ

C’est arrivé un 31 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

  • le 31 octobre 657:le Roi Clovis II meurt et est inhumé à St-Denis.

Son fils aîné Clotaire III lui succède sous la régence de sa mère Bathilde.

  • le 31 octobre 1472 :le Roi Louis XI et le pape Sixte IV signent un concordat à Amboise.

Trois ans plus tard le Roi va signer la paix avec le duché de Bretagne à Senlis (voir la chronique du 29 septembre). Souvent moqué par les historiens post révolutionnaires, pour sa piété légendaire et un soi-disant esprit retors, ce Roi a eu une action pacificatrice durant son règne et a su préparer l’union de la Bretagne et de la France.

  • le 31 octobre 1512 : inauguration de la fresque de la Chapelle Sixtine.

L’œuvre gigantesque de Michel Ange est inaugurée à Rome. La critique est en admiration devant une telle grandeur. La fresque qui décore la voûte de la chapelle Sixtine mesure 40 mètres de long sur 13 mètres de large. Elle fut commandée à Michel-Ange par le pape Jules II.

  • le 31 octobre 1517 : les 95 thèses de Martin Luther.

Sur la porte de l’église de Wittenberg en Saxe, le prêtre Martin Luther affiche ses 95 thèses. Il dénonce beaucoup d’abus du clergé de l’époque. Il affirme aussi que les prêtres peuvent se marier et il condamne la fonction cléricale. Les bases du protestantisme sont ainsi jetées. Les thèses de Luther se diffusent à travers l’Allemagne. Elles finissent brûlées par le pape Léon X en juin 1520.

L’orgueil démesuré et le manque d’obéissance de Luther en feront la source, avec Calvin, de bien des guerres et bien des souffrances, sans compter leur responsabilité dans l’avènement du marxisme et de toutes ses horreurs.

  • le 31 octobre 1589 : Henri IV revient mettre le siège devant Paris.

La capitale, à l’image de tout le Royaume, lui résiste, car la France ne veut pas d’un huguenot sur le trône. Les lois fondamentales du Royaume l’interdisent.

  • le 31 octobre 1705 : naissance du futur pape Clément XIV.

Giovanni Vincenzo Ganganelli naît près de Rimini. Cardinal en 1759, il succède à Clément XIII en 1769, après un conclave de trois mois. A cette époque, l’Eglise est affaiblie par le jansénisme et les idées philosophiques qui attaquent la religion. Ayant moins de caractère que son prédécesseur, il supprime la Compagnie de Jésus, le 21 juillet 1773, cédant aux assauts des maçons et de Choiseul alors ministre de Louis XV. Voir la chronique du 19 mai.

  • le 31 octobre 1807 : le cardinal Lattier de Bayane, que Pie VII a accepté de désigner comme négociateur pour toutes les questions religieuses, arrive à Fontainebleau.

Bien que signé en 1801, le concordat a fait l’objet de nombreuses négociations ultérieures  pour permettre aux catholiques de retrouver leurs libertés. On juge l’arbre à ses fruits ; et le sarment, coupé du cep, ne produit que du bois mort !

  • le 31 octobre 1825 : naissance de Charles Martial Lavigerie, cardinal français, archevêque de Carthage.
  • le 31 octobre 1956 :intervention Franco-britannique contre l’Egypte

Les Anglais et les français occupent la zone du canal de Suez mécontents de la décision du chef d’état égyptien, Gamal Abdel Nasser de nationaliser le canal (le 26 juillet 1956). Ils attaquent donc l’Égypte pour assurer le libre passage à travers le canal de Suez. Israël a déjà envahi le Sinaï le 29 octobre. Le conflit prend fin le 6 novembre sous la pression des Etats-Unis et de l’URSS. C’est la fin des empires coloniaux qui se dessine.

  • le 31 octobre 1992 : le Vatican réhabilite Galilée.

Le Vatican décide de réhabiliter le physicien et astronome italien Galileo Galilée qui avait démontré au début du dix-septième siècle que la terre tourne autour du soleil et non le contraire.

L’Eglise ne révise que les aspects scientifiques du procès. Les condamnations des conclusions philosophiques et des mensonges de Galilée ainsi que le reproche de n’avoir rien démontré, mais seulement affirmé, demeurent. (Voir les chroniques des 12 et 24 avril, du 22 juin en particulier où est rappelé par Jean Sévillia le mensonge de Galilée qui demande l’imprimatur au Saint Office pour un livre et le publie avec l’imprimatur, mis en ayant totalement changé le texte !)

Terres de mission : les relations difficiles de Mgr de Kérimel avec ses fidèles

Les saints : des “coachs” pour notre temps ?

Le 31 octobre, en la fête du Christ-Roi et la veille de la Toussaint, “Terres de Mission” reçoit Edwige Billot, jeune consultante en relations humaines, qui vient de publier un petit ouvrage à la fois fin et drôle : “Et si les saints nous coachaient sur nos émotions ?” (Téqui).

Puis, Vincent-Joseph, porte-parole de l’AFSAN (Association des fidèles de Saint-André et Notre-Dame de l’Isle, qui réunit les fidèles des églises où est célébrée la messe traditionnelle avec l’accord de l’évêque dans le diocèse de Grenoble), évoque les difficultés que rencontrent ces fidèles dans leurs relations avec Mgr de Kérimel.

Enfin, Guillaume de Thieulloy fait quelques recensions de livres et CD.

 

C’est arrivé un 30 octobre…

A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 30 octobre 235 : mort du pape Pontien, 18e pape.

Saint Pontien est vénéré comme saint par les Églises catholique et orthodoxe. Sa fête, d’abord le 19 novembre, a été déplacée au 13 août. Voir les chroniques du 21 juillet et du 28 septembre.

  • le 30 octobre 701 : élection du pape Jean VI.
  • le 30 octobre 942 : élection du pape Marin II.
  • le 30 octobre 1242 : signature de la paix de Lorris.

Le comte de Toulouse Raimond VI et le Roi de France Louis IX signent un traité de paix à Lorris dans le Loiret. Ils renouvèlent le traité de Meaux du 12 avril 1229. Vaincu, Raimond VII renonce à Narbonne et Albi et promet de faire la chasse aux hérétiques, les “cathares”. Cet accord met fin à la révolte des seigneurs du Midi contre Saint-Louis. Sa fille unique et héritière, Jeanne, épouse Alphonse de Poitiers, frère du Roi. Le couple n’aura pas d’enfant et à leur mort, le comté de Toulouse sera mis à la disposition de la couronne.

  • le 30 octobre 1422 : Charles VII se confère le titre de Roi de France.

Désavouant le Traité de Troyes de 1420 (voir la chronique du 21 mai), qui le déshéritait au profit d’Henry V d’Angleterre, Charles VII, dit « le Victorieux » ou le « Bien servi », se proclame Roi de France à Mehun-sur-Yèvre, près de Bourges, en lieu et place du successeur désigné « légitime »,par ce honteux traité, Henry V, puis son fils Henri VI. Malheureusement, il le sait cette proclamation n’a aucune valeur juridique. Seul le sacre fait le Roi selon les lois du Royaume dont les prmière remontent à Clovis.

Le 1er décembre 1420, Henri V a fait une entrée triomphale à Paris. L’université de Paris, avec à sa tête le recteur Pierre Cauchon, et les États généraux de langue d’oïl, lui apportent leur soutien en enregistrant le traité de Troyes.

Ce traité, a été signé en pleine guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons de Philippe III de Bourgogne, sous l’influence de ces derniers qui ont profité de la folie du Roi Charles VI. Il  retirait au Dauphin l’héritage du Trône. Henri V devenait Roi de France à condition qu’il épousât une des filles de Charles VI. Or, les lois fondamentales du Royaume (Lire l’excellent livre de Bernard Basse la constitution de l’ancienne France aux éditions Dominique Martin Morin) sont très claires : même le Roi ne peut pas disposer de la couronne ; de plus la couronne ne peut se passer par les femmes. La loi de primogéniture male prime, même un Roi en fonction ne peut pas la changer.

Les juristes parisiens de l’Université de Paris, conscients de l’illégalité du Traité firent courir le bruit de l’illégitimité de Charles du fait d’une infidélité de sa mère ; et ce avec l’appui de cette dernière Isabeau de Bavière ! Mais la Providence veille, Henri V meurt, le 31 août 1422 et son héritier n’a pas 10 mois. Le duc de Bedford assure la régence en France, et met le siège devant Orléans le 12 octobre 1428, la dernière ville au nord de la Loire fidèle à Charles VII.

Totalement abandonné par les élites du pays, appelé le « roi de Bourges » par dérision, le futur Charles VII doute jusqu’à la venue de Jeanne d’Arc en 1428, soit pendant 6 ans, de sa légitimité.

Pour contrecarrer l’unité française qui se reconstruit de façon extraordinairement rapide autour de Charles VII, suite à son sacre, les Anglais, les Bourguignons et les élites parisiennes vont couronner Roi de France à Notre Dame de Paris, le 16 décembre 1431, Henri VI d’Angleterre. Plus tard, les juristes, casseront le traité de Troyes, arguant que la couronne de France n’appartient pas au Roi de France, qui ne peut donc en disposer, mais les rois d’Angleterre garderont officiellement le titre de Roi de France près de quatre siècles, avant de l’abandonner en 1802, suite à la Paix d’Amiens.

  • le 30 octobre 1516 : mort de Louis Malet de Graville, amiral de France.

Ce gentilhomme français sert et joue un rôle important sous les Rois Louis XI, Charles VIII et Louis XI. En septembre 1489, Brest étant assiégée par les Anglais, il disperse la flotte anglo-bretonne, forte de soixante voiles, et force l’armée de terre à battre en retraite et à laisser son artillerie, alors qu’il est en très nette infériorité numérique.[

  • le 30 octobre 1522 : mort de Jean Mouton, compositeur français.

Jean Mouton, de son vrai nom Jean de Hollingue, est un compositeur français né à Samer vers 1459. Il est ordonné prêtre, vers 1483 à Nesle. Musicien favori d’Anne de Bretagne alors Reine de France, il devient maître de la chapelle du palais en 1505. Par un motet devenu célèbre, Non nobis domine, il célèbre la naissance de la fille de Louis XII et d’Anne de Bretagne. En 1514, à la mort d’Anne de Bretagne, pour laquelle il écrit le motet Quis dabit, il devient maître de chapelle de Louis XII, puis de François Ier.

  • le 30 octobre 1632 : Montmorency est décapité.

Accusé de désobéissance au Roi Louis XIII et à Richelieu. Montmorency, filleul du précédent Roi Henri IV, avait fomenté un complot contre le cardinal Richelieu avec Gaston d’Orléans le frère de Louis XIII. Mais il est fait prisonnier lors de la bataille de Castelnaudary, alors que le frère du Roi s’enfuit vers les Pays-Bas. Il cherchait l’appui des grands féodaux pour prendre le trône de Louis XIII.

  • le 30 octobre 1685 : mort de Michel Le Tellier.

Dans l’Oraison funèbre qu’il prononce aux obsèques de ce secrétaire d’État à la Guerre, Bossuet dit de lui que

« La sagesse, après l’avoir gouverné dès son enfance, l’a porté aux plus grands honneurs et au comble des félicités humaines ». Ajoutant ensuite : «  Il a connu la sagesse que le monde ne connaît pas ; cette sagesse qui vient d’en haut, qui descend du Père des lumières ».

S’il pratique le népotisme politique et ecclésiastique, Michel Le Tellier Marquis de Barbézieux n’en est pas moins l’un des plus remarquables hommes d’Etat de la première partie du règne de Louis XIV. Sage, prudent, calculateur et habile, il sert la couronne des Bourbons avec dévouement et loyauté.

Né le 19 avril 1603 à Paris au sein d’une famille de magistrats, Michel Le Tellier étudie le Droit avant de débuter sa carrière comme Conseiller au Grand Conseil sous Louis XIII. Il devient ensuite Procureur du Roi au Châtelet de Paris puis Maître des Requêtes. Il est envoyé en Italie pour administrer l’Intendance de l’Armée du Piémont, charge où il fait encore preuve de compétences. En 1640, il rencontre Mazarin à Turin et se noue d’amitié avec lui. Nommé Secrétaire d’Etat à la Guerre par Richelieu, il est tout de suite apprécié à ce poste et s’efforce notamment de lutter contre la corruption des Commissaires aux Armées chargés du recrutement ; il renforce la discipline, lutte contre la vénalité des commandants de compagnies et des colonels, consolide le rôle des Trésoriers généraux et améliore l’intendance. Afin de rationaliser cette administration vecteur de souveraineté d’un pays, Michel Le Tellier crée cinq bureaux chargés de missions spécifiques: Réglementation, Contrôle du personnel, Dépêches des Guerres et instructions confidentielles, Acheminement des troupes et enfin, Vivres et pensions.

Grâce à lui, Louis XIV bénéficiera de l’une des meilleures armées d’Europe.

En 1643, après la mort de Richelieu et de Louis XIII, Mazarin, devient Ministre Principal, aux côtés de la Reine Mère Anne d’Autriche qui assure la régence ; la carrière de Le Tellier en profite. Le Cardinal le fait siéger au Conseil. Lorsque Mazarin doit s’exiler à deux reprises, avant de revenir, Anne d’Autriche choisit Le Tellier comme conseiller principal. Le Secrétaire d’Etat à la Guerre tient ferme face aux Princes rebelles lors de la Fronde. En outre, si l’on en croit Bossuet, la place qu’occupait Le Tellier en ces deux occasions suscitait les « impatiences et les jalousies de son protecteur, ou plutôt de son protégé » (Mazarin). C’est lui qui, en 1651, recommande à Mazarin un magistrat nommé Jean-Baptiste Colbert.

Lorsqu’en 1661Mazarin meurt et que commence le règne personnel de Louis XIV, Michel Le Tellier devient l’un des hommes forts du Conseil royal avec Colbert. En bon adepte du népotisme, il associe son fils François-Michel Le Tellier Marquis de Louvois au gouvernement du Royaume et plus précisément au Secrétariat d’Etat à la Guerre.

A la mort de ce grand serviteur, le Roi Soleil lui rend hommage par ces mots :

« Jamais homme n’a été de meilleur conseil en toutes sortes d’affaires. »

Michel Le Tellier repose aujourd’hui en l’église Saint-Gervais à Paris.

  • le 30 octobre 1697 : une partie de Saint-Domingue cédée à la France.

Lors du traité de Ryswick, qui met fin à la guerre de la ligue d’Augsbourg, la France obtient la partie occidentale de l’île d’Haïti. Le territoire est appelé Saint-Domingue. Les Espagnols conservent le reste de l’île, appelé Santo Domingo. La France occupe le territoire jusqu’en 1803. Haïti proclame son indépendance le 1er janvier 1804.

  • le 30 octobre 1793 : interdiction des clubs féminins.

Les femmes n’ayant aucun droit politique, la Convention leur interdit de se réunir en club. L’assemblée craint que ces regroupements ne soient des réunions politiques. Ce sont les mêmes qui choisirent pour la république la devise : liberté, égalité, fraternité…

  • le 30 octobre 1794 :création de l’Ecole Nationale Supérieure.

L’Ecole Normale Supérieure est créée par la Convention dans le but de former les instituteurs à l’enseignement. Ils doivent séjourner quatre mois au sein de l’école et retourner en province au terme de leur formation pour y exercer leur métier. L’ENS est supprimée par Louis XVIII, en 1822, puis réhabilitée. Elle compte parmi ses anciens élèves quelques noms célèbres: Jean Giraudoux, Louis Pasteur, Léon Blum ou … Laurent Fabius.

  • le 30 octobre 1836 :coup d’Etat manqué pour Louis-Napoléon Bonaparte.

Le neveu de Napoléon Ier, Louis-Napoléon Bonaparte tente de soulever la garnison de Strasbourg pour marcher sur Paris et renverser Louis-Philippe. Suite à un échec complet, Louis-Napoléon doit quitter la France pour les Etats-Unis. Mais il sera arrêté, jugé, et…acquitté.

  • le 30 octobre 1871 :naissance de Paul Valéry.
  • le 30 octobre 1894 : naissance de Jean Rostand.
  • le 30 octobre 1975 : lettre du secrétaire d’Etat au Vatican aux médecins.

« Sans le consentement du malade, l’euthanasie est un homicide ; son consentement en fait un suicide. Ce qui moralement est un crime ne saurait sous aucun prétexte devenir légal. »

L’euthanasie (Editions de Solesmes page 24)

  • le 30 octobre 1990 :mort d’Alfred Sauvy.

Né le 31 octobre 1898 à Villeneuve-de-la-Raho, Alfred Sauvy meurt le 30 octobre 1990 à Paris. Ce polytechnicien, socialiste, disciple du démographe et ministre Adolphe Landry démographe réputé, a surtout a fait prendre conscience aux Français, après la Libération, des enjeux démographiques. Conscient des méfaits de la dénatalité, il inspire la politique familiale du gouvernement de Vichy et est à l’origine de la création des allocations familiales (1938) ; politique  qui aura vécu jusqu’à ce que l’actuel locataire de l’Elysée (F.Hollande) ne la détruise.

Après la Seconde Guerre mondiale, il donne à la démographie ses lettres de noblesse. Il entrevoit les déséquilibres engendrés par la baisse de la fécondité dans le monde occidental et le maintien d’un très fort accroissement naturel dans les autres pays.

«Tout est agencé dans la société pour que l’enfant n’y ait pas sa place et une fois cet agencement réalisé, l’opinion estime que l’enfant ne peut pas être souhaité, les conditions étant trop difficiles !», écrit-il dans L’économie du diable.

Ce socialiste de cœur ne craint pas de préconiser le vote familial (un enfant = une voix de plus pour ses parents aux élections). Ce suffrage n’aurait pas seulement l’avantage d’être véritablement universel. Il permettrait aussi de rétablir entre les générations un équilibre menacé par la part croissante des personnes âgées dans le corps électoral.

«Si l’on fait appel au suffrage des citoyens sous quelque forme que ce soit, dans le cadre national, municipal, professionnel, corporatif, il est essentiel qu’il soit universel et que les enfants soient représentés […]. Sans ce suffrage universel, les parents de plusieurs enfants sont en minorité, et leurs intérêts sacrifiés…», écrit-il dans Richesse et population (pages 300-301, Payot, 1944).

Les socialistes d’aujourd’hui, quand ils invoquent « les mânes des grands ancêtres », pensent plus aux sanguinaires de la révolution qu’à cet homme, dont ils n’assument la pensée qu’en organisant le « grand remplacement ».

  • le 30 octobre 1997 : lancement réussi pour Ariane V.

Ce deuxième tir d’Ariane V, est un véritable succès. Le premier en juin 1996 avait abouti à une destruction après 37 secondes de vol.

  • le 30 octobre 1997 : George-Marc BENAMOU dans Paris-Match du 30 octobre au 05 novembre, à propos des Pieds-noirs et des Harkis.

«La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80 000 morts. Pris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d’un crime contre l’humanité. »

Voir les chroniques des 19 et 26 mars, des 11, 13, 17, 25 septembre, du 05 juillet.

Il y a bien une corrélation entre homosexualité et pédophilie dans l’Église

Peu de commentateurs du rapport Sauvé ont relevé l’inversion des proportions entre victimes garçons et filles (80% de garçons âgés de 10 à 13 ans victimes au sein de l’Eglise et 70% de filles âgées de 15 à 17 ans dans le reste de la société). Alors que l’explication saute aux yeux : plutôt que de parler de pédophilie, il faudrait mieux parler d’agressions et violences sexuelles à caractère homosexuel.

La Croix a publié (une fois n’est pas coutume) une tribune de Guillaume Cuchet qui explique le phénomène. Extraits :

Le rapport Sauvé a bien montré trois choses : la massivité du phénomène des abus sexuels sur mineurs dans la société, sa prévalence dans l’Église et le fait que, dans cette dernière, 80 % des victimes sont des garçons, souvent âgés de 10 à 13 ans, alors que c’est l’inverse dans le reste de la société (70 % de filles, plutôt de 15 à 17). Or, autant on a commenté abondamment les deux premiers faits, autant le troisième est resté jusqu’à présent dans l’ombre. Ce qui ressort pourtant bien du rapport, c’est la prévalence dans l’Église, parmi les abuseurs, d’une forme d’homosexualité pédophile et éphébophile, qu’on appelait jadis « pédérastie ». Elle était déjà bien repérée, dans les années 1950-1960, par les psychiatres ou les spécialistes du problème dans l’Église. Le rapport vient confirmer le phénomène, mais on a l’impression qu’il hésite un peu à le penser.

Le problème est sensible parce qu’il attire l’attention sur deux autres faits embarrassants : la prévalence du recrutement homosexuel dans le clergé, d’une part, et la surreprésentation des rapports de même sexe parmi les abus recensés, y compris en population générale, de l’autre. Le rapport ne calcule pas ce dernier taux, mais on peut le faire à sa place : il tourne probablement autour de 30 %. On voit la disproportion par rapport à la part probable additionnée de l’homosexualité et la bisexualité dans la société globale.

Il y a donc bien une corrélation entre homosexualité et pédophilie, tout particulièrement dans l’Église, ce qui ne veut pas dire, évidemment, un lien de causalité directe. […]

Si la plupart des pédophiles dans l’Église sont de type homosexuel, l’inverse n’est évidemment pas vrai. On comprend, de ce point de vue, les raisons qui ont pu inciter les rédacteurs du rapport à être très discrets sur le sujet. Mais elles sont, à mon avis, mal inspirées, parce qu’on n’a jamais intérêt à refouler un problème ou à refuser de le penser, sauf à le voir revenir sous des formes polémiques ou tendancieuses, ce qu’il s’agissait précisément d’éviter.

Et si le rapport Sauvé était une opportunité pour se débarrasser du lobby LGBT bien installé au sein de l’Eglise , y compris au Vatican ?

La COP26 est une supercherie anti-écologique qui enrichit médias et ONG

Deux articles intéressants de Valeurs actuelles mettent en évidence cette supercherie :

Pourtant, l’organisation de ce sommet sur le changement climatique est pointée du doigt pour son hypocrisie. Et ce, avant même son ouverture. D’abord, la majorité des participants se rendront à Glasgow… en avion. Il s’agit de l’un des moyens de transport les plus polluants au monde, rappelle le média (…)

Certains participants n’hésiteront pas non plus à venir en jets privés. Extinction Rebellion a d’ailleurs dénoncé que ces « vols privés causent la moitié des émissions polluantes du secteur aérien » et ne servent qu’à « seulement 1% de la population mondiale ». En effet, les organisateurs de la COP26 invitent les participants, issus des pays placés sur « liste rouge » en lien avec l’épidémie de Covid-19, à venir en avion. Le but : arriver par certains points d’entrée afin de respecter l’isolement de dix jours réclamé par les autorités britanniques (…)

Les problèmes de logements à Glasgow font également polémique. Face à l’affluence, aux prix qui explosent en lien avec la COP26 et au manque de logements dans la ville écossaise, les organisateurs ont eu l’idée d’affréter deux bateaux de croisières. Les navires peuvent chacun accueillir jusqu’à 6 000 personnes, relate le site. Il s’agit ainsi d’un autre moyen de transport très polluant et fonctionnant au gasoil. D’après nos confrères, des voitures électriques de la marque Tesla seront mises à disposition pour les invités. Le problème : afin de pallier au manque de stations de rechargement de ces véhicules, des générateurs électriques, marchant au diesel, seront aussi disponibles (…)” [source]

 

Les Cop, ces grands-messes climatiques et médiatiques (Cop signifie Conference of the Parties, les parties étant les 197 membres signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques), se promènent un peu partout, mobilisant plus ou moins d’attention selon l’actualité du moment (…)

Les médias en feront encore des tonnes sur les événements climatiques extrêmes, les disparitions d’espèces ou les quelques records de température – c’est-à-dire sur le récit, sur l’habillage – tandis que les vrais débats porteront sur des sujets beaucoup plus terre à terre. On ne parlera pas de science, ni même de science climatique ; on ne parlera pas de “l’incertitude profonde”, des modèles “prêts à l’emploi”, de la question de la “variabilité interne naturelle”, sujets auxquels le sixième rapport du Giec (“AR6 WG1”) consacre pourtant beaucoup d’attention. Comme souvent lors des Cop, il sera surtout question d’argent, d’influence, de promesses aussi (…)

La désinvolture est plus manifeste encore du côté de la Chine, premier pollueur mondial (27 % des émissions de CO2), puisque son président, Xi Jinping, sera carrément absent, comme Vladimir Poutine. Cela, du reste, pourrait suffi re pour conclure la Cop26 et le présent papier : la Chine ne fera absolument rien de ce que certains peuvent espérer d’elle ; elle ne sacrifiera jamais le plus petit point de croissance à un hypothétique sauvetage du monde, dont elle ne se soucie guère, probablement parce que ses dirigeants ne croient tout simplement pas à la catastrophe. Or, si la Chine fait défaut, le reste ne compte pas (…)

Depuis Kyoto [en 1997] , les Cop sont en échec total, tranche Bertrand Alliot. Elles permettent surtout aux grandes ONG et aux médias complices de relayer le récit de l’apocalypse climatique, les unes pour attirer des fonds à même de nourrir leurs structures, les autres pour vendre du papier. Ce récit finit soit par instiller une peur qui déclenche des comportements aberrants dans la population ou chez les gouvernants, soit, dans la mesure où il est usé jusqu’à la corde, par générer de l’indifférence ou de la lassitude. » [source]

10e pèlerinage international Populus Summorum Pontificum : Messe à l’Autel de la Chaire à Saint Pierre de Rome

Après une processions dans les rues de Rome, une messe traditionnelle a été célébrée par Mgr Descourtieux, ancien membre de l’ex-Commission Ecclesia Dei.

Et si nous parlions de la dimension spirituelle du combat politique…

Lu sur le Philosopheur:

Tout personne sensée ne peut que se réjouir que le sort de la nation française soit le sujet principal du débat politique, puisque c’est sa juste place. En définitive, lorsque l’on discute de politique étrangère, de taxes ou plus humblement de la collecte des ordures, l’assomption implicite est la recherche du bien du peuple et du territoire qu’il habite.

Le peuple se constitue en nation quand, à sa dimension strictement ethno-géographique, s’ajoute une dimension spirituelle, c’est-à-dire l’incarnation d’une foi religieuse dans une façon de penser et d’agir, une anthropologie, que l’on appelle communément une « culture » qui est tout à la fois une langue, une psychologie, une gastronomie, une littérature, un art d’aimer, une musique, etc.

Quand l’une de ces deux dimensions périclite, la nation se retrouve en danger, parfois de mort, un phénomène dont l’histoire humaine n’est pas avare. Qui se souvient des Ruthènes, des Saxons, des Ibères et autres pays disparus ?

L’urgence la plus visible pour la France est à l’évidence la submersion migratoire qu’il faut être volontairement aveugle pour ne pas voir.

Pour autant, et pour reprendre la description du Général de Gaulle, si effectivement nous sommes avant tout un peuple de race blanche, nous sommes aussi de religion chrétienne et de civilisation gréco-romaine. Et, là aussi, il y a urgence, peut-être même plus grave encore que la submersion migratoire.

Si nous sommes tellement submergés par l’immigration, ce n’est pas tant du fait des immigrés que du nôtre. Le Japon qui a des problèmes démographiques autrement plus sérieux que la France régule très bien son immigration et le Royaume-Uni a été parfaitement capable de tarir les flux à l’occasion du Brexit. Les immigrés rentrent en France parce que le parti de l’état, c’est-à-dire de tous ceux qui en tirent profit, les font rentrer : affairistes sans scrupule du bâtiment ou des services, hôpitaux publics racketteurs de médecins étrangers, associations complices de traite humaine, consommateurs de drogue, politiciens en manque d’électeurs, etc… Ce que qui été fait volontairement peut être défait, ne serait-ce qu’en appliquant la loi, qui permet déjà de déchoir de sa nationalité le Français qui se comporte comme le national d’un pays étranger.

En matière religieuse, l’attitude la plus sage est celle de Clovis, plus tard imité par Henri IV et Napoléon : la France est catholique et se meurt quand elle renie sa foi. Sans avoir besoin de prosélytisme, un soutien de bon aloi du clergé fidèle au Credo catholique est suffisant pour inverser la tendance. Dans ce domaine, l’une des décisions les plus nécessaires est le rappel que la neutralité religieuse ne peut pas exister. La loi de séparation de 1905 est d’abord une hérésie politique, avant même d’être un problème religieux. La cause première de l’islamisation de la France est la persécution larvée de l’Etat contre le catholicisme, qui conduit au désarmement spirituel de la nation. Dans ce domaine, on ne peut pas espérer parvenir à un résultat différent de celui obtenu en Algérie où le pouvoir a empêché la conversion de la population de peur de voir les innovations de la révolution française contestées. Charles de Foucauld a déjà tout dit dans ce domaine.

Reste la question de la civilisation gréco-romaine, sans doute le pilier le plus en danger de notre identité. La France c’est l’alliance de la liberté des francs avec la rigueur de la juste loi, celle conforme à la raison, simple et identique pour tous à situation égale. La France d’avant la révolution était « hérissée de libertés » obtenues par la lutte armée, pour des services rendus, en contrepartie de l’entrée dans le royaume ou bien par concession. Si la révolution a grandement restreint les libertés individuelles, au nom du « bien de la nation » le XIX° siècle a permis leur reconquête progressive, avec leur apogée entre 1880 et 1914, coïncidant avec l’une des périodes les plus dynamiques de notre histoire. Cette loi, pour être vraiment juste doit être librement acceptée, ce qui était la mission des états généraux, seuls habilités à légiférer jusqu’à la révolution. Le roi n’avait que le pouvoir de prendre des décrets et les juges d’appliquer la loi, même si leurs abus respectifs ont conduit à l’impasse qui a débouché sur la révolution.

Or cette grande tradition de la libre acceptation d’une loi simple et juste, complétée de garanties individuelles est en train de disparaître sous nos yeux, en particulier sous prétexte de Covid, même si le problème dans sa forme actuelle remonte à la 1ère guerre mondiale. Nous ne devons pas accepter le narratif de la crise sanitaire car rien ne justifie de nous priver de nos libertés pour « notre bien ». A la fin, ce n’est pas l’état qui subira les conséquences trop souvent mortelles de ses décisions, mais nous, et ce n’est pas lui qui devra rendre compte de sa vie, mais chacun pour son compte puisque de toute façon l’état résulte des décisions de personnes individuelles, acceptées ou non par d’autres individus. Pour cette raison, le passe de la honte doit être dénoncé pour ce qu’il est : une mise en esclavage de la population, pas mieux traitée que le bétail et pucée comme lui.

Il n’est donc pas suffisant de trouver excessives ou inadaptées les confiscations de libertés qu’ont subi les Français, parce qu’une France privée de libertés, privée du respect de la responsabilité individuelle, privée du droit de choisir les soins que l’on reçoit, ce n’est plus la France, ce n’est plus le pays de la liberté, c’est une dictature, tout saucisson pinard qu’elle puisse être. Au risque de ressasser des souvenirs pénibles, c’est Vichy qui a créé les Ordres professionnels – médecins et avocats en tête – pour soumette les indépendant à la tutelle de l’état. C’est le même Vichy qui a collectivisé la retraire en spoliant les fonds de pensions créées conjointement par les patrons et les ouvriers. C’est encore Vichy qui a préparé la Sécurité Sociale qui distribue l’argent de nos cotisations à la terre entière. Et c’est toujours Vichy qui a inventé les interdictions professionnelles sont souffrent aujourd’hui les soignants et pompiers qui ne veulent pas se faire injecter un produit expérimental interdit dans un nombre croissant de pays.

De quoi nous sert d’être sauvés de la submersion migratoire, si c’est pour être transformé en une version gauloise de la Chine communiste avec crédit social, contrôle des déplacements et élimination des récalcitrants ?

Trop de pays se sont déjà engagés dans la pente glissante d’une gouvernance totalitaire, avec d’ores et déjà des abus inacceptables pour passer dessus. Si la France doit rester la France, que ce soit toute entière et pas hémiplégique. De quoi nous servirait d’avoir un Macron patriote à la place du cosmopolite actuel ? Le goût de l’œil arraché ne change pas parce que l’on exalte la Seine à la place du fleuve Congo.  Faudra-t-il que ceux que le « passe sanitaire ne dérange pas » soient piqués de force deux fois par ans pour ouvrir les yeux ?

Ceux qui disent vouloir sauver la France tout en faisant l’impasse sur nos libertés sont des imposteurs ou des inconséquents. Ils doivent donc être combattus avant qu’ils ne puissent nuire : nous n’avons pas les moyens de nous offrir un échec de plus.

 

 

L’union des droites sur le point de se réaliser ?

De Charles d’Onten, auteur de “La Reconquête“, pour le Salon beige:

Nous en rêvions, Zemmour va le faire. Il est en tout cas sur la bonne voie !
Son rêve est, comme Buisson avant lui, de rassembler la France populaire, qui vote majoritairement Marine Le Pen et s’abstient massivement ; et la bourgeoisie patriote qui penche vers LR.
Ce pari est-il tenable ?
Les premiers attendent un programme fort sur l’immigration et la sécurité, Éric Zemmour est le seul à être crédible sur la sujet, et ils veulent entendre parler de leur pouvoir d’achat. Ce thème est évidemment moins présent dans la bouche de Zemmour pour la simple raison que les journalistes passent leur temps à lui parler des sujets clivants. Seul François Langlet a échangé sur cette thématique avec lui, les réponses données par Zemmour ont fait mouche : Langlet n’a rien trouvé à y redire, si ce n’est un désaccord sur un chiffre.
Les seconds, les bourgeois donc, attendent eux aussi un discours courageux sur l’immigration. Ils cherchent en revanche un candidat qui les rassure quant à la préservation de leur patrimoine, beaucoup plus que de leur pouvoir d’achat. Sortir de l’euro, de l’UE ou être trop étatiste les fera fuir. Seule une ligne libérale, même si elle est teintée de souverainisme, sera à même de les faire voter pour un candidat.
C’est là, la difficulté concernant la partie économique du programme (à venir) de Zemmour : concilier redistribution (pour les classes populaires) et préservation du patrimoine financier (pour les classes bourgeoises).
Sa réponse est, pour le moment, simple : s’attaquer à la fraude sociale et aux avantages sociaux destinés aux étrangers.
Là aussi, Zemmour est crédible, mais il lui faudra étoffer son panel de réformes.
Reste un point sur lequel Eric Zemmour devra rassurer : sa capacité à bien s’entourer. C’est à cette condition qu’il attirera les électeurs les plus récalcitrants, électeurs qui seront décisifs pour gagner au second tour.
Gageons que sur ce point, au vu des derniers sondages, des ralliements sont à venir !

Jean-Marie le Pen : “J’approuve beaucoup les initiatives d’Eric Zemmour que je tiens en grande estime et en grande amitié…”

“…mais je pense qu’il va remplir son rôle de cocher. Il fouette mais l’attelage n’est pas le sien. Marine Le Pen ne va pas perdre à l’arrivée d’Eric Zemmour, au contraire. L’essentiel, c’est d’être au second tour pour battre Macron (…)”.

Jean-Marie Le Pen a accordé un entretien à TV Libertés dans le cadre de l’émission Le Samedi Politique :

Le pape François a-t-il vraiment dit que Joe Biden était un bon catholique et qu’il devait continuer à recevoir la communion ?

Joe Biden  a effectivement été reçu par le pape François le 29 octobre. Et c’est Joe Biden lui-même qui rapporte les propos du pape :

À la suite d’une rencontre entre Biden et le pape François au Vatican vendredi, Biden a répondu « non » lorsque les journalistes ont demandé si les deux avaient discuté de l’avortement.

« Nous venons de parler du fait qu’il était heureux que je sois un bon catholique et que je devrais continuer à communier », il a dit.

Il va sans dire que ces propos supposés entraînent de fortes réactions d’indignation parmi les catholiques américains mais aussi français. Le cardinal Burke venait de publier une lettre au sujet de l’accès à la communion des responsables politiques favorables à l’avortement::

Une fois de plus, il s’agit de propos rapportés et non de propos officiels. Toutefois, il est très rare que le pape François corrige ou fasse un communiqué pour apaiser la crainte légitime des catholiques. Cela devient très gênant et très inquiétant.

Yves Daoudal avait commenté la rencontre de François avec la très pro-avortement Nancy Pelosi en ces termes :

Quelques jours après que Nancy Pelosi a fait voter par les députés américains une proposition de loi visant à permettre l’avortement jusqu’à la naissance sans conditions sur tout le territoire des Etats-Unis, le pape l’a reçue au Vatican tout sourire. C’était samedi.

Il n’a pas été question de l’avortement, bien sûr. Mais de la crise climatique, des migrants, du covid… Nancy Pelosi a fait l’éloge de Laudato si, « puissant défi lancé à la communauté mondiale pour qu’elle agisse de manière décisive sur la crise climatique », et de l’appel de François à « soutenir ceux qui ont été laissés de côté ou laissés derrière, en particulier en ce temps de covid ».

La veille, Nancy Pelosi avait été reçue au « Dicastère pour la promotion du développement humain intégral », que dirige le cardinal Peter Turkson. Lequel a tweeté : « Nous avons parlé de la protection de l’environnement, à la lumière de #Laudatosi, des questions de migration, des droits de l’homme, de la santé en temps de pandémie, et du travail de la Commission #VaticanCovidCommission pour #foodforall #jobforall #healthforall”. »

Une petite bonne nouvelle quand même (on se console comme on peut) : CBS News a rapporté que les manifestations contre le passe sanitaire (ou plutôt la répression à coup de canons à eau et gaz lacrymogènes) ont « forcé » Nancy Pelosi à « annuler la lecture qu’elle devait faire » à la messe de samedi.

Yves Daoudal avait également commenté sa rencontre avec le président irlandais Michael D Higgins :

François a reçu hier le président irlandais Michael D Higgins. Il a dit :

« Aujourd’hui je n’ai pas rencontré seulement un homme, un président, j’ai rencontré un sage d’aujourd’hui. Je rends grâce à Dieu que l’Irlande ait un homme aussi sage à sa tête. »

« Today I did not just meet a man, a President, I met a wise man of today. I thank God that Ireland has such a wise man as its head. »

Michael D Higgins est l’une des principales personnalités de la culture de mort en Irlande, et la principale à son poste : c’est lui qui en 2013 a signé la première loi sur l’avortement, qui dépénalisait le meurtre de l’enfant à naître si la mère menaçait de se suicider ou la grossesse mettait sa vie en danger, c’est lui qui a signé la loi de 2018 qui a rendu légal l’avortement jusqu’à 12 semaines et jusqu’à la naissance en cas de malformation du fœtus ; c’est lui aussi qui a signé en 2015 la loi sur le soi-disant mariage entre personnes de même sexe. Et c’est lui encore qui a signé en 2019 une loi qui accélère le divorce.

Il est aussi le président de l’une des pires dictatures soi-disant « sanitaires » de la planète, dont une des conséquences est l’interdiction des messes quasiment depuis le début de l’épidémie (comme au temps de Cromwell).

François rend grâce à Dieu d’avoir rencontré ce sage…

Les deux hommes ont parlé… des migrants, de la protection de l’environnement, du changement climatique, de la biodiversité, des conséquences du coronavirus, de la manière dont la pandémie a été reconnue à l’échelle mondiale mais n’a pas reçu de réponse en termes de vaccination à l’échelle mondiale, de l’avenir de l’Europe, et aussi, a souligné Higgins,… de l’utilisation des « arguments culturels » pour vaincre les argumentations relatives aux droits de l’homme, « en particulier en ce qui concerne le corps des femmes et les mutilations génitales féminines »… Sic !

L’autorité de l’Église ne saurait revenir sur les engagements pris lors de la fondation de la Fraternité Saint-Pierre

Déclaration des prêtres du district de France de la Fraternité Saint Pierre :

Réunis à Sées du 26 au 29 octobre 2021, pour leur rencontre annuelle, les prêtres du District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre ont évoqué des remises en cause, en certains lieux, de leur identité et de leur apostolat, ainsi que de vives inquiétudes manifestées par les fidèles qui leur sont confiés par l’Église.

De manière unanime, ils tiennent à réaffirmer leur attachement au charisme fondateur de la Fraternité Saint-Pierre, en particulier à la double fidélité indéfectible à la liturgie dite tridentine et au Saint-Siège.

En approuvant définitivement les Constitutions de la Fraternité Saint-Pierre en 2003, le Saint-Siège a légitimé ce double attachement, vécu par tous ses membres depuis plus de trente ans dans la communion ecclésiale.

Les prêtres du District de France de la Fraternité Saint-Pierre entendent poursuivre ainsi leur mission au service de l’Église et des âmes, confiants que l’autorité de l’Église ne saurait revenir sur les engagements pris lors de la fondation de la Fraternité Saint-Pierre.

Ils se confient à la maternelle protection de la Vierge Marie et à l’intercession de saint Pierre.

Syrie : deux villes gardiennes de la chrétienté

Antoine de Lacoste poursuit le récit de son périple en Syrie :

Quittant Alep et le merveilleux Mgr Jeanbart, nous roulons vers la Vallée des Chrétiens où aucun islamiste n’a pu pénétrer. Mais auparavant, un détour par Homs et Hama s’impose. Homs aussi a terriblement souffert de la guerre. Sur des kilomètres, des carcasses d’immeubles éventrés nous accompagnent. Le centre-ville chrétien a subi bien des dommages et, si l’église Mar Elias est restaurée, son cimetière témoigne de l’ignominie des islamistes : toutes les croix des tombes ont été méthodiquement brisées. Le prêtre nous montre fièrement le beau tombeau de saint Elian et un cycle de fresques découvertes par hasard en 1974. Le symbole de la ville est l’église de la ceinture de la Vierge. Remise à saint Thomas par la Sainte Vierge, elle fut ensuite divisée et l’on retrouve des fragments en plusieurs endroits du monde, dont Homs. Elle est soigneusement cachée et l’on ne peut la voir mais on sait qu’elle est là.

Ambiance différente à Hama, ville où les islamistes sont chez eux. Beaucoup de femmes ont le visage entièrement couvert, mais nous croisons aussi des chrétiennes et des alaouites têtes nues. Hama connut une grande révolte islamiste menée par les Frères musulmans en 1982. La répression fut impitoyable et le bilan fut au moins de 30.000 morts. On prête à Hafez el-Assad ce mot terrible et prémonitoire : « Nous sommes tranquilles pour trente ans. »

Il faut maintenant aller dignement fêter les gardiens de la chrétienté : des combattants tout d’abord et le Crac des Chevaliers ensuite.

Deux villes symbolisent l’héroïque résistance de volontaires chrétiens que les islamistes ne purent jamais vaincre : Mhardeh et Sqelbieh. Deux hommes hors du commun ont rassemblé des centaines de volontaires et organisé la résistance : Simon al-Wakil et Nabel Alabdalla. C’est ce dernier que l’on devait rencontrer à Sqelbieh. Il a dû partir avec ses hommes dans le désert combattre des résidus de Daech car l’hydre a encore des soubresauts. Nous lui pardonnons…

D’autres combattants nous reçoivent. Pendant des années, ils se sont battus pour défendre leur ville sous les bombardements et les assauts furieux d’Al-Nosra, cette sinistre milice ravitaillée en armes et argent par le Qatar, l’Arabie saoudite, la Turquie, les États-Unis et la France. Honte sur nous.

Ils nous montrent fièrement l’église qu’ils sont en train de construire. Sa coupole fait penser à celle de la basilique Sainte-Sophie, en plus petit. Un combattant, colosse barbu tatoué d’une croix sur l’avant-bras, sourit :

« C’est quand Erdoğan a transformé Sainte-Sophie en mosquée que nous avons eu l’idée de cette coupole et du nom de notre future église, Sainte-Sophie bien sûr. »

Cette église est destinée à rendre hommage aux 178 combattants chrétiens de Sqelbieh morts au combat. Chacun aura sa plaque. On construit donc encore des églises en Syrie et ces hommes n’ont aucunement l’intention de partir vers les chimères de l’Occident. Mgr Jeanbart a raison : il faut garder l’espérance. Une illustre gardienne de la chrétienté nous attend maintenant : la forteresse symbole des croisades, le Crac des Chevaliers.

C’est un spectacle grandiose. Occupée quelque temps par les islamistes, elle fut libérée par l’armée syrienne et n’a pas trop souffert des combats. C’est avec émotion que nous franchissons la porte et visitons ces formidables remparts, ces salles voutées, intactes, immenses, et la chapelle ornée de son étonnante chaire en pierre. Nous passons devant un assemblage de dalles, formant une pensée pour les soldats syriens égorgés à cet endroit.

Au loin, nous apercevons le donjon du Chastel-Blanc, avec qui le Crac échangeait des signaux. La chute du Crac eut lieu en 1271, par traîtrise et jamais par la force. Alors, nous saluons les cinquante derniers moines-soldats qui défendirent jusqu’au bout celui que Lawrence d’Arabie qualifia de « plus beau château du monde ».

Le Pèlerinage Summorum Pontificum vient de commencer à Rome

La cérémonie d’ouverture a eu lieu au Panthéon, Sainte-Marie aux Martyrs, par la célébration solennelle des vêpres de la Sainte Vierge présidée par Mgr Marco Agostini. Plus de 300 fidèles assistaient à cette première et émouvante cérémonie, dans ce lieu vénérable dédié jadis à tous les dieux païens de Rome, mais devenu le symbole de la conversion des nations au Christ.

C’est la dixième année consécutive qu’a lieu ce pèlerinage. Il rassemble comme chaque année des représentants des prêtres et fidèles du monde entier (cette année, sont présents des Vietnamiens, des Slovènes) qui pratiquent la liturgie romaine traditionnelle. Dans son adresse aux pèlerins, l’abbé Claude Barthe, aumônier du pèlerinage, invitait les pèlerins à demander au Seigneur

« qu’il continue à lui faire porter [au rite traditionnel] les fruits de conversion, d’évangélisation, de multiplication des vocations sacerdotales, qui sont les siens. »

Demain, une procession conduira les pèlerins de la basilique Saint-Celse à la Basilique Saint-Pierre. Oui, à la Basilique Saint-Pierre, où sera célébrée une messe solennelle à l’autel de la Chaire, dans le rite traditionnel.

Pourquoi dit-on que Marine Le Pen a abandonné les “fondamentaux” du FN ?

Alors que Marine le Pen redécouvre le sujet de l’immigration ces derniers jours afin de reprendre un peu la main par rapport à la percée d’Eric Zemmour (voir son très bon interview sur Cnews ce matin ou ses propos forts tenus devant les médias à Alençon)), Camille Pérez analyse, pour Polémia, quatre positionnements de Marine le Pen et du nouveau RN qui mettent en évidence un “abandon des « fondamentaux » au profit d’une ligne politique fluctuante et de plus en plus édulcorée”  qui, en une décennie, a modifié de fond en comble la doctrine de son mouvement.

1. Immigration et islam: petits renoncements plutôt que Grand remplacement

La question migratoire et identitaire est incontestablement le sujet-phare pour le FN/RN et le premier motif de vote en sa faveur. Jean-Marie Le Pen a su, dès les années 1970, alerter les Français sur les dangers de l’immigration de masse. A partir de 2011, sa fille a veillé à édulcorer son discours notamment en interdisant à ses cadres d’employer l’expression « Grand remplacement » popularisée par l’écrivain Renaud Camus. En 2014, elle a même indiqué « le concept de grand remplacement suppose un plan établi. Je ne participe pas de cette vision complotiste ». Ce rejet de la terminologie de Renaud Camus est d’autant plus incompréhensible qu’elle est depuis longtemps validée par les faits et reconnue par une grande majorité d’électeurs, y compris parfois à gauche. De la même manière Marine Le Pen refuse de parler de « remigration » terme associé aux identitaires dont les marinistes se méfient. « L’inversion des flux migratoires » prônée du temps de Jean-Marie Le Pen semble elle aussi reléguée au second plan au profit d’un discours « moins clivant ».

Sur l’islam, la stratégie d’évitement et de pasteurisation se confirme très largement. En 2016, en pleine campagne autour du thème de « la France apaisée », la présidente du FN a indiqué que l’islam était selon elle compatible avec la République. En 2017, elle a publié une photo d’elle en train de serrer amicalement la main d’une femme voilée sur le marché aux puces d’Hénin-Beaumont. Depuis des années, le RN a repris à son compte la distinction islam/islamisme afin d’éviter les fameux « amalgames ». Plus généralement Marine Le Pen s’est efforcée de minorer la place des questions identitaires au profit de thèmes économiques et sociaux (retraites, pouvoir d’achat, services publics). Ces renoncements successifs ont mécontenté la base militante sans permettre de gagner le moindre électorat.

2. Peine de mort : l’incompréhensible volte-face de 2017

Le FN a réclamé avec constance, depuis son abolition en 1981, le rétablissement de la peine capitale, notamment au moyen d’un referendum. Même quand l’opinion publique y est devenue hostile (décennies 1990-2000), Jean-Marie Le Pen a continué à défendre la peine de mort seul contre tous les médias et partis du système. Marine Le Pen est dans un premier temps restée dans la droite ligne de son père, se démarquant par exemple de sa nièce et de Florian Philippot. En 2012, la présidente du FN avait présenté l’idée d’un référendum pour permettre aux Français de choisir entre la perpétuité réelle et la peine de mort, indiquant être « à titre personnel » favorable à la seconde option. En outre la vague d’attentats islamistes de 2015 a reversé l’opinion qui est redevenue favorable à la peine capitale.

Mais en 2017, en pleine campagne présidentielle, Marine a stupéfait ses cadres et militants en annonçant, sans la moindre consultation, qu’elle retirait cette proposition de son programme. Ainsi, elle a défendu avec son père la peine de mort lorsque celle-ci était impopulaire pour y renoncer lorsque les Français y redeviennent favorables: la quête de la « dédiabolisation » conduit Marine Le Pen à des revirements incompréhensibles pour les électeurs.

3. Lois sociétales : malaise et lobbying à la direction du RN

Marine Le Pen, dont le mépris pour l’électorat catholique conservateur est connu de tous, s’est généralement désintéressée des question dites « sociétales » c’est-à-dire liées à la politique familiale et à la bioéthique. La loi Taubira sur le « mariage pour tous » a créé en 2012 et 2013 un grand malaise au FN. Marine Le Pen et Florian Philippot ne souhaitaient pas s’associer au mouvement massif de « La Manif pour Tous » (LMPT) contrairement à la quasi-totalité des cadres du mouvement. Ainsi la présidente et son vice-président ont boycotté LMPT tout en autorisant la présence de cortèges FN. En 2017, Marine Le Pen, poussée par sa base, proposait tout de même d’abroger la loi Taubira (sans rétroactivité) au profit d’un PACS amélioré. Cette proposition consensuelle lui avait permis d’évacuer ce sujet qu’elle jugeait « secondaire » tout en conservant la ligne « pro-famille » du parti.

Depuis, le RN a non-seulement renoncé à abroger la loi Taubira (considérée par ses porte-paroles comme « un acquis »), mais il se désengage progressivement de toutes les questions sociétales. La critique du planning familial, la défense d’un salaire parental ou la relance de la natalité sont devenus des sujets tabous, notamment sous l’influence du clan BBR (Bilde, Briois, Rachline) dont l’hostilité à LMPT est de notoriété publique. Ainsi, le maire de Fréjus a jugé pertinent en 2020, en pleine campagne régionale, de faire la publicité d’un mariage lesbien sur ses réseaux sociaux. Inaudible sur la théorie du genre et très discret sur la PMA/GPA, le RN, dont beaucoup de cadres n’ont pas d’enfant, n’est manifestement plus un défenseur de la famille traditionnelle.

4. Souveraineté : le grand bazar idéologique de Marine Le Pen

C’est sans aucun doute la question de la souveraineté qui illustre le mieux l’inconsistance programmatique de Marine Le Pen. Active en 2005 aux côtés de son père pour dénoncer (avec succès) la constitution européenne, très virulente contre la Commission de Bruxelles, la Présidente du FN, longtemps eurodéputée, a tenu, sur les conseils de Florian Philippot, un discours souverainiste assumé de 2011 à 2017. Il s’agissait à l’époque de sortir de l’euro, de l’Union européenne et de tous ses avatars grâce à une négociation en plusieurs étapes. Le Brexit, voté en 2016 au Royaume Uni, a conforté le FN dans sa posture anti-européiste. Le Frexit devint alors le leitmotiv de la présidentielle 2017.

Mais dès l’été 2017, convaincue par ses proches que la stratégie souverainiste dure inspirée par Florian Philippot était la raison de son échec présidentiel, Marine Le Pen a abandonné d’idée du Frexit au profit de « l’alliance européenne des nations » permise grâce à la victoire éphémère de ses alliés autrichiens et italiens. Rapidement ce discours déjà très édulcoré est abandonné. Etape par étape toutes les souverainetés sont mises de coté. La sortie de l’euro, rendue illisible suite à l’accord d’entre-deux tours avec DLF en 2017, est totalement abandonnée en 2018. Le Frexit est officiellement mis à la corbeille lors des élections européennes de 2019 où le RN entend changer l’UE de l’intérieur. La suspension de Schengen n’est plus réclamée à partir de janvier 2021. La sortie de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), longtemps qualifiée de « camisole », n’est plus jugée « utile » à partir de mai 2021. En seulement 4 ans, le parti de Marine Le Pen est donc passé du souverainisme pur et dur à un européisme classique.

Le Conseil d’État somme le gouvernement de rétablir l’usage des autotests

Alors que le gouvernement prétend se soucier du pouvoir d’achat des Français, Jean-Frédéric avait déposé un référé devant le Conseil d’Etat pour rétablir le droit pour les Français non vaccinés de faire usage des autotests, bien moins chers que les tests PCR et antigéniques :

Discours d’Eric Zemmour à Biarritz

Alors que les manifestations d’extrémistes de gauche se multiplient et s’intensifient en violence (à Nantes ce soir), voici c qu’Eric Zemmour a dit à Biarritz :

 

L’Académie de médecine s’oppose à l’intégration de la 3ème dose dans le passe sanitaire

Mais il est fort à parier que le gouvernement ne tiendra pas compte de cet avis comme dans toute bonne dictature :

L’Académie de médecine est opposée à l’idée envisagée par le gouvernement de conditionner le pass sanitaire à une troisième dose de vaccin anti-Covid, qui “outrepasse” selon elle le rôle de ce document.

Cette mesure “transgresse le rôle dévolu au passe sanitaire qui était de limiter le risque de transmission du virus et d’inciter la population à se faire vacciner”, a estimé l’Académie de médecine dans un communiqué publié ce vendredi 29 octobre.

Elle induit quelque incertitude sur l’efficacité de la vaccination et suscite une discrimination injustifiée à l’égard des personnes les plus vulnérables qui ont déjà accepté de recevoir les deux premières doses de vaccin”, poursuit l’instance.

Propos sur la “fournée” : Jean-Marie Le Pen relaxé !

Jean-Marie Le Pen avait tenu ces propos en 2014 et sa fille, Marine le Pen, avait jugé qu’il s’agissait d’une faute politique. Jugé pour “provocation à la haine raciale, le tribunal correctionnel l’a relaxé. Comme pour Eric Zemmour, c’est une grande victoire pour la liberté d’expression.

En 2014, dans une vidéo publiée sur le site du Front national, Jean-Marie Le Pen s’en était pris aux artistes qui s’étaient engagés contre le parti (Yannick Noah, Guy Bedos, Madonna…). Alors que son interlocutrice lui avançait le nom de Patrick Bruel, d’origine juive, l’ex-président du parti avait répondu : Ecoutez, on fera une fournée la prochaine fois !” 

Ces propos avaient déclenché une pluie de condamnations et semé la discorde au FN. Sa fille Marine Le Pen, alors présidente du FN, avait décrit “une faute politique”. (…) le tribunal a jugé qu’il s’agissait, non pas d’un appel à la discrimination et à la violence, mais d’“une jubilation pour faire un bon mot face à un auditoire acquis”.

A l’issue du jugement, l’ex-président du FN, absent lors de l’audience, s’est réjoui auprès de l’AFP que les faits l’aient emporté sur la malveillance dans cette affaire qui était évidente” et que “le tribunal a jugé suivant le droit”.

 

C’est arrivé un 29 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 29 octobre 1187 : appel à une troisième croisade.

La mort de Baudouin IV de Jérusalem, le roi lépreux, marque le déclin des royaumes Francs. Saladin, profitant des tensions entre Guy de Lusignan, le successeur de Baudouin IV, et Renaud de Chatillon, a conquis Jérusalem (voir la chronique du 2 octobre). Le pape Grégoire VIII lance un appel à une nouvelle conquête de la Terre sainte, en publiant ce jour la bulle Audita tremendi. Il éveille ainsi l’enthousiasme de l’empereur Frédéric Barberousse ; il obtient de Philippe Auguste, Roi de France et du roi d’Angleterre la fin de leur conflit. C’est ainsi qu’une immense armée prend le chemin de l’Orient. Toutefois, malgré cela, la croisade ne rencontre pas le succès escompté. À peine arrivé en Asie Mineure, Barberousse est emporté par les eaux du Cydnos. Philippe Auguste, quant à lui, ne tarde pas à rentrer en France, après avoir reconquis Saint-Jean-d’Acre en compagnie de Richard Cœur de Lion. Ce dernier poursuit seul la reconquête, mais échoue à reprendre Jérusalem.

  • le 29 octobre 1591 : début du pontificat d’Innocent IX.

Giovanni Antonio Facchinetti est élu sous le nom d’Innocent IX, suite au décès de Grégoire XIV. C’est le 228ème pape. Son mandat ne dure que 62 jours, car il décède brutalement le 30 décembre de la même année.

  • 29 octobre 1685 : l’Édit de Potsdam.

Le 29 octobre 1685, soit douze jours à peine après la révocation de l’Édit de Nantes par Louis XIV, le Grand Électeur de Brandebourg Frédéric-Guillaume 1er de Hohenzollern publie l’Édit de Potsdam. Par cet édit, il propose aux huguenots français de s’installer sur ses terres. Ils se voient offrir dix ans d’exemption d’impôt, des terrains et même la liberté de suivre leur culte en français et de conserver le droit français et leurs propres magistrats.

  • le 29 octobre 1692 : décès de Melchisédech Thévenot.

Bibliothécaire, physicien, écrivain, cartographe et diplomate, Melchisédech Thévenot décède à Issy le 29 octobre 1692. Il est célèbre pour être l’auteur d’importants travaux scientifiques et avoir inventé le niveau à bulle en 1661. Membre de l’Académie des sciences dès 1685, il rédige également un traité de natation intitulé “Art de Nager démontré par figures avec des avis pour se baigner utilement”.

  • 29 octobre 1709 : Port-Royal dissout sur ordre de Louis XIV.

Le 29 octobre 1709, le Roi Louis XIV met un terme au jansénisme. Il disperse les religieuses de Port-Royal des Champs et fait raser l’abbaye en janvier1713.

  • 29 octobre 1722 : Louis XV se rend à l’abbaye de St-Rémi de Reims.

Il approche et touche quelques 2000 scrofuleux et dit : “le Roi te touche, Dieu te guérit”. Il gracie 700 prisonniers. A partir de 1739, Louis XV, dont la vie est non conforme à l’évangile, refuse pour la fête de Pâques confession, communion et cérémonie rituelle. Il ne touchera jamais plus les écrouelles.

  • le 29 octobre 1763 : Sade est emprisonné à Vincennes.

A 24 ans, le Marquis Donatien Alphonse François de Sade est incarcéré sur ordre royal, à Vincennes. Premier d’une longue série, cet emprisonnement suit une condamnation pour “débauche outrée”. Il passe près de 30 années en prison.

Sade est membre de la loge « Les amis de la liberté » du G.OD.F à Paris. Le franc-maçon François Labbé dira de lui : « On pourrait se demander si le vice sadien et la vertu maçonnique ne représentent pas un même concept, celui de la liberté ».

Cité par François Maris Algoud dans Histoire de la perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 89)

  • le 29 octobre 1932 : mise à l’eau du “Normandie”.

Le plus grand paquebot du monde (312 m) sort des chantiers navals de saint Nazaire. Fleuron de la compagnie générale transatlantique, il peut recevoir 1972 passagers. Réquisitionné par les Etats-Unis pendant la guerre le Normandie finira sa vie à New-York en 1942, ravagé par un incendie, voir la chronique du 9 février.

  • le 29 octobre 1953 : l’historien Pierre Gaxotte prononce un discours à l’Académie française sur Louis XIV et Louis XV.

Le général Weygand lui répond : « Au nom de l’Histoire, nous croyons avoir le droit d’adjurer les Français de ne pas se laisser aller à un fatalisme résigné qui serait le messager d’une véritable décadence. Regardant autour d’eux, ils verront des exemples de réussites et d’insuccès qui contiennent de précieux enseignements. Nous ne sommes pas à une heure où l’on puisse impunément perdre son temps en de mesquines querelles. C’est au plus haut que sont les solutions. Sachant penser, vouloir et travailler. L’Histoire nous apprend que nos pères ont fait de grandes choses avec de petites ressources. Nous n’avons pas le droit de faire moins qu’eux. »

Cité par Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, page 183 (ouvrage collectif)

  • le 29 octobre 1959 : premier numéro de « pilote ».

Le magazine est créé par François Clauteaux, né à Nantes en 1920, chrétien convaincu et ancien résistant. Les 300.000 exemplaires sont immédiatement vendus. Les lecteurs font connaissance avec de nouveaux héros dont un certain Astérix le Gaulois ou Tanguy Laverdure, Barbe-Rouge… Des séries qui continuent à enthousiasmer la jeunesse.

  • le 29 octobre 1979 : mort de Robert Boulin.

Le Ministre du travail de Valéry Giscard d’Estain meurt noyé dans un étang de la forêt de Rambouillet. Son corps est retrouvé le lendemain matin. La thèse officielle est celle du suicide. Le ministre aurait pris du valium et se serait noyé dans 50 cm d’eau dans la forêt ! Pourtant la mort de Robert Boulin a toutes les caractéristiques d’un assassinat plutôt qu’un suicide. Voir l’excellent article de Valeurs Actuelles sur le sujet rédigé en 2012.

  • le 29 octobre 2004 : adoption par les responsables des Etats membres de la constitution européenne.

Les représentants des États membres de l’Union européenne se réunissent à Rome afin de signer le texte de la Constitution européenne. Elle vise à rassembler les différentes décisions adoptées tout au long de la construction européenne (traité de Rome, traité de Maastricht, traité d’Amsterdam, traité de Nice). Il est prévu que la Constitution entre en vigueur le 1er novembre 2006, à condition que tous les États membres l’aient ratifiée. Mais le 29 mai et 1er juin 2005, la France, puis les Pays-Bas, la rejettent. Le traité de Lisbonne renégocié par le président français suivant, Nicolas Sarkozy, reprend les principaux aspects de cette constitution rejetée par les peuples !

Le cardinal Burke et l’accès à la communion des responsables politiques favorables à l’avortement

Alors que le pape François doit recevoir ce vendredi 29 octobre le président américain pro-avortement Joe Biden, qui continue de s’approcher de la table de communion, le cardinal Burke publie une lettre sur l’application du can. 915 (« Les excommuniés et les interdits, après l’infliction ou la déclaration de la peine et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion. ») aux responsables politiques catholiques favorables à l’avortement lorsque ceux-ci prétendent recevoir la sainte communion. Extrait de la traduction de Jeanne Smits :

[…] Je dois noter à ce propos que l’action pastorale entreprise n’avait rien d’une ingérence dans la politique. Elle visait à sauvegarder le caractère sacré de la sainte Eucharistie, à sauver les âmes des responsables politiques catholiques en question – qui non seulement péchaient gravement contre le Cinquième Commandement mais qui, en outre, commettaient un sacrilège en recevant indignement la Sainte Communion – et à prévenir le grave scandale dont ils étaient la cause. Lorsque j’intervenais pastoralement auprès de responsables politiques catholiques, je le faisais avec la confidentialité qui s’impose. Je n’ai certes donné aucune publicité à l’affaire. Ce sont plutôt les responsables politiques qui, ayant jugé avantageux de se présenter comme des catholiques pratiquants dans l’espoir d’attirer les votes des catholiques, ont rendu l’affaire publique à des fins politiques. […]

Baisse du chômage ou tri sélectif ?

Ces trois derniers mois, 200 000 personnes ont retrouvé le chemin du travail. Le chômage baisse de 5,5% et se retrouve juste au-dessus du niveau d’avant la crise sanitaire. C’est la baisse la plus rapide jamais enregistrée hors période Covid depuis la création de cet indicateur. Aujourd’hui, 3 544 100 personnes sont inscrites en catégorie A.

Le Canard enchaîné dénonce une supercherie :

« Vos évêques ont été très gentils avec moi : ils m’ont invité en France pour que je m’exprime sur la Syrie. J’ai dit la vérité sur la guerre. Alors ils ne m’ont plus jamais invité… »

Antoine de Lacoste, de retour de Syrie, raconte sur Boulevard Voltaire :

Depuis l’autoroute Damas-Alep, un petit détour s’impose vers le monastère de Mar Moussa. L’inégalé guide de Georges Pillement (Liban, Syrie et Chypre inconnus) paru en 1971 n’incite guère à la visite :

 « Abandonné et bien délabré mais où des pèlerins se rendent encore le jour de la Saint-Moïse, le 28 août. »

Mais depuis, il y a eu l’action étonnante d’un jésuite italien, le père Paolo Dall’Oglio. Étudiant à Beyrouth puis à Damas, il découvre ce site somptueux, devenu inaccessible. Il réhabilite les bâtiments, notamment la chapelle, ornée de belles fresques, et aménage un magnifique et très long escalier qui permet d’accéder au monastère.

Lorsque éclate la guerre, en bon jésuite, il prend le parti de la « rébellion » (terme unanimement employé en Occident pour éviter d’appeler un chat un chat). Il quitte la Syrie en 2012. L’incroyable se produit alors : il revient clandestinement en juillet 2013 et se rend à Raqqa, capitale de l’État islamique, pour négocier la libération d’otages occidentaux. On ne reverra jamais le malheureux et l’on reste confondu devant tant de naïveté. Ah, les jésuites…

L’autoroute M5 qui nous emmène à Alep n’a été que récemment rouverte. Depuis 2012, une longue portion entre Hama et Alep était tenue par les sympathiques sbires d’Al-Nosra (rebaptisé, si l’on ose dire, Hayat Tahrir al-Cham, tant les crimes attachés à Al-Nosra étaient légion). Une offensive de l’ syrienne, appuyée par l’aviation russe, permit sa libération en février 2020, repoussant les terroristes plusieurs kilomètres à l’est. La banlieue d’Alep fut aussi dégagée, permettant à la ville de ne plus être sous le feu des mortiers islamistes.

La ville peut enfin souffler. Elle a tellement souffert. Les destructions sont monstrueuses. Des rues entières sont jonchées de gravats, des kilomètres d’immeubles réduits à l’état de carcasses fantomatiques. Ce tragique spectacle est d’autant plus poignant que les immeubles non effondrés (criblés de balles tout de même) laissent entrevoir la beauté disparue d’Alep, la plus belle ville de Syrie.

Les combats ont été terribles, on le sait. Les plus beaux souks d’Orient ont été ravagés, les coquettes maisons du quartier chrétien défigurées et pillées. Mais, symbole de victoire, l’antique citadelle se dresse, magnifique sous le soleil. Les islamistes n’ont jamais pu la conquérir malgré des années de siège.

Le mythique hôtel Baron, qui accueillit le gotha mondial, vaut le détour. Fermé depuis 2012, il est resté dans son jus, sentinelle d’un glorieux passé. Même le bar n’a pas bougé, alignant ses bouteilles, et l’on imagine  buvant un verre avec Agatha Christie et Lawrence d’Arabie, des habitués du lieu.

Des 300.000 chrétiens, il n’en reste plus que 30.000. Ruinés, pour la plupart. Alep est donc perdue ?

Mgr Jeanbart balaye ce défaitisme. Ses 78 ans et la guerre n’ont en rien entamé son énergie. Le patriarche de l’Église grecque-catholique a fait reconstruire ses bâtiments ravagés. Il célèbre la messe dans une église rénovée et nous fait l’amitié de dire en français une partie de son sermon.

Ce lointain descendant du célèbre corsaire nous reçoit avec affabilité et nous remercie d’être venus en Syrie. Il sait toute la  à l’œuvre en Occident sur cette guerre qui restera le plus grand djihad des temps modernes : « Vos évêques ont été très gentils avec moi : ils m’ont invité en France pour que je m’exprime sur la Syrie. J’ai dit la vérité sur la guerre. » Avec un sourire malicieux, il ajoute : « Alors ils ne m’ont plus jamais invité… »

Mgr Jeanbart croit en l’avenir des chrétiens syriens. Nous doutons un peu : issu d’une  de douze enfants, il est le seul de ses frères et sœurs à vivre en Syrie. C’est un symbole terrifiant. Mais il garde l’espérance et nous sommes admiratifs. C’est lui qui a raison.

Il faut maintenant laisser Alep la martyre pour aller vers la vallée des chrétiens et le crac des chevaliers.

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