Colombie : 5 juges décident de légaliser l’avortement, contre l’avis du président et du Parlement
La Cour constitutionnelle de Colombie a dépénalisé lundi, par cinq voix contre quatre, l’avortement jusqu’à 24 semaines de grossesse, pour n’importe quel motif. Jusqu’à présent, ce n’était autorisé qu’en cas de viol, si la santé de la mère était en danger ou lorsque le foetus présentait une malformation compromettant sa survie.
Le président de Colombie Ivan Duque a qualifié mardi d' »atroce » cette décision et il a critiqué la juridiction d’avoir pris une décision sans l’avis du Parlement.
« Nous sommes face à une décision qui concerne l’ensemble de la société colombienne et cinq personnes ne peuvent proposer à la nation quelque chose d’aussi atroce que de permettre l’interruption d’une vie jusqu’à six mois de grossesse ».
« Dans cette décision je pense qu’il y a des choses très complexes. La première, (le délai) de 24 semaines. Nous ne parlons pas d’une vie en gestation, mais d’une vie qui est déjà dans l’attente de naître ».
En théorie le Parlement peut modifier la décision de la Cour, en réunissant une majorité s’opposant à l’avortement. Mais ces dernières années les parlementaires ont soigneusement évité d’entrer dans ce débat.
Les annonces faites lundi par Vladimir Poutine sont une humiliation de plus pour le président français Emmanuel Macron
D’Olivier Bault dans Présent :
[…] Le plus inquiétant du point de vue ukrainien, c’est que, pour justifier sa décision et l’envoi dans le Donbass d’une « force de maintien de la paix » censée mettre fin à des massacres inventés par la propagande russe, Vladimir Poutine a assuré que l’Ukraine était une « invention de Lénine » qui serait devenue aujourd’hui une « colonie américaine » dirigée « par un régime de fantoches » et rongée par « la corruption, la pauvreté, avec une industrie proche de la faillite ». Comme une manière de justifier à l’avance une conquête de territoire qui pourrait, au minimum, s’étendre au-delà des territoires déjà sous contrôle russe par l’intermédiaire des gouvernements réellement fantoches, eux, de Donetsk et Lougansk. Vladimir Poutine a accusé les autorités de Kiev d’être « un régime agressif » qui « a choisi la voie de la violence ». Selon le président russe, « l’Ukraine n’est pas capable de devenir un Etat stable et c’est pourquoi elle doit s’appuyer sur d’autres pays comme les USA », et « ce sont les radicaux qui ont conduit à un coup d’Etat en Ukraine [en février 2014] et ils étaient soutenus par l’ambassade américaine ». Poutine a en outre accusé l’Ukraine de vouloir se doter à nouveau de l’arme nucléaire, se donnant ainsi déjà une raison d’aller jusqu’à Kiev s’il le fallait.
Les annonces faites lundi par Vladimir Poutine sont une humiliation de plus pour le président français Emmanuel Macron dont il n’aura été fait aucun cas dans ce dossier. Marine Le Pen a parlé d’un « acte éminemment regrettable » de Vladimir Poutine tout en appelant à une reprise des négociations pour appliquer des accords de Minsk jamais mis en œuvre, avec une conférence « réunissant les Etats-Unis, la Russie, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni ainsi que la Pologne, la Roumanie, la Hongrie et la Slovaquie, Etats frontaliers de l’Ukraine ». Eric Zemmour a à peu près la même position, estimant que « la responsabilité de cette situation incombe d’abord à la Russie, mais est aussi le résultat de la politique menée par les Occidentaux et l’OTAN, qui n’ont cessé d’ignorer les préoccupations sécuritaires légitimes de la Russie ». Les deux candidats du camp patriote pour les élections d’avril considèrent que les sanctions annoncées par les USA et l’UE ne seront pas efficaces et iront à l’encontre de nos intérêts économiques.
Bruno Mégret : « Eric Zemmour est le candidat à la présidentielle qui parle le plus de l’identité chrétienne de la France »
Dans une nouvelle interview, Bruno Mégret s’exprime longuement sur son soutien à Eric Zemmour et livre son analyse politique. Extraits :
Quelles sont les raisons qui vous conduisent à appuyer officiellement et publiquement la candidature présidentielle d’Eric Zemmour ?
À vrai dire, il eût été étonnant que je ne soutienne pas la candidature d’Eric Zemmour car son initiative est très comparable à celle que j’avais prise en 1998 lors de la scission du FN. L’objectif est en effet le même, il s’agit de créer un puissant courant capable de rassembler les Français de droite, qu’ils soient actuellement proches du RN ou de LR. Ce qui ferait de ce nouveau mouvement une force pesant 35 à 40 % du corps électoral. Un potentiel le plaçant largement devant ses concurrents et donc en situation de prendre le pouvoir pour accomplir les grandes réformes dont la France a besoin.
Quant au fond, la démarche de Zemmour s’appuie sur le constat que nous subissons un choc de civilisation et que notre civilisation, la civilisation européenne, est attaquée, démographiquement et culturellement, par le monde africain et islamique dont le dynamisme peut conduire au grand remplacement qui ferait disparaître notre nation. Une analyse en tous points comparable à celle que j’avais développée avec mes amis du MNR et qui nous avait amenés à combattre non seulement l’immigration mais aussi l’islamisation et ce, dès les années 1995. À cela s’ajoutent beaucoup d’autres points communs, comme la désignation du Système comme adversaire, la mise en cause du gouvernement des juges,
la dictature des minorités, la préférence nationale, le principe d’excellence, la nécessité de refouler l’islam dans la sphère privée, la dénonciation des entreprises de déconstruction de nos valeurs et tant d’autres encore.Si votre initiative de scission en 1998 et celle que l’on peut qualifier aujourd’hui de division propre à Eric Zemmour sont comparables dans leurs démarches, ce dernier n’est–il pas condamné à échouer comme vous avez échoué à l’époque ?
Il n’est jamais bon d’avoir raison trop tôt. Et je suis convaincu que Zemmour peut l’emporter aujourd’hui là où je n’avais pas réussi vingt-cinq ans plus tôt. D’une part, les Français sont de plus en plus nombreux à avoir pris conscience du danger de l’immigration et de l’islamisation, si bien que le potentiel de voix qui n’était de mon temps que de 15 % est aujourd’hui de 35 %. D’autre part, la confrontation électorale s’est déroulée pour ce qui me concerne aux européennes de 1999. Or, à cette époque, j’avais à ma droite Jean-Marie Le Pen, une personnalité qui tenait beaucoup mieux son électorat que sa fille aujourd’hui, et à ma gauche le tandem Pasqua-Villiers, tandem qui, bien qu’éphémère, m’a empêché de gagner des voix sur la droite classique comme c’est aujourd’hui possible avec la candidature peu convaincante de Valérie Pécresse. La situation conjoncturelle dans laquelle nous nous trouvions était donc plus difficile que celle que connaît Eric Zemmour aujourd’hui. Enfin, les possibilités d’expression étaient alors quasiment nulles avec un système médiatique totalement verrouillé, sans commune mesure avec les possibilités qu’offrent aujourd’hui Internet, les réseaux sociaux et les chaînes d’info continue. Voilà pourquoi je suis persuadé qu’Eric Zemmour peut réussir aujourd’hui.
La primaire assez brutale voire sauvage entre Marine Le Pen et Eric Zemmour ne risque-t-elle pas d’avoir comme possibles conséquences l’élimination du camp dit populiste et national au second tour du scrutin présidentiel ? Et le fait que ses trois concurrents ou adversaires principaux (Valérie Pécresse, Eric Zemmour et Marine Le Pen) soient chacun autour de 15 % des suffrages n’est-il pas du pain bénit pour le président sortant qui a ainsi toutes les chances de se succéder à lui–même ?
Toute initiative politique comporte des risques, c’est évident. Mais je pense qu’Eric Zemmour a la capacité de se qualifier pour le second tour de la présidentielle. Il faut pour cela que la seconde phase de sa campagne, qui porte sur les solutions, ait autant d’impact que la première n’en a eu avec les constats. Il me semble par exemple indispensable de dénoncer le Système qui, au nom d’un prétendu état de droit, s’appuie notamment sur le Conseil constitutionnel pour empêcher les politiques d’adopter la moindre mesure qui ne serait pas politiquement correcte. Or, l’état de droit est une construction idéologique illégitime selon laquelle le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif devraient être soumis au droit incarné par les juges. Et concrètement, cette vision idéologique se traduit par le pouvoir exorbitant du Conseil constitutionnel qui peut censurer les lois votées par les élus du peuple. De même que les tribunaux administratifs et le conseil d’État viennent quotidiennement annuler ou modifier des décisions gouvernementales. Si l’on veut assurer le redressement du pays, la première solution d’envergure consiste donc à briser cet état de droit et ce gouvernement des juges en remettant le Conseil constitutionnel à sa place. Une réforme constitutionnelle serait donc nécessaire pour introduire un droit de recours sur les décisions de cette juridiction permettant au président de la République de soumettre la décision incriminée à un référendum ou à un vote ultime de l’Assemblée nationale, donnant dans tous les cas le dernier mot aux Français ou à leurs représentants (…)
A la base Eric Zemmour n’est pas un homme politique mais un journaliste de presse écrite et audiovisuelle. En quoi peut-on être assuré qu’il a les épaules, les compétences, la stature et la carrure pour conduire la cinquième puissance économique au monde ?
Eric Zemmour a déjà montré qu’il a su passer avec brio de son statut de journaliste à celui de candidat à l’élection présidentielle. Je ne doute pas qu’il saura, le moment venu, passer avec le même brio de sa position de candidat à celle d’homme d’État.
D’aucuns, dans le milieu national et nationaliste, font valoir que ce n’est pas forcément une bonne chose de vouloir que la France traditionnellement catholique soit présidée et dirigée par un juif berbère algérien. Que répondez-vous à cette objection ?
Tout simplement que Zemmour est de loin le candidat à la présidentielle qui parle le plus de l’identité chrétienne de la France.
Pensez-vous que l’union des droites est possible et souhaitable et, si oui, sur quels fondements, quelles orientations ?
Quand on parle de l’union des droites, beaucoup s’imaginent qu’il s’agit de rassembler depuis le notable centriste et politiquement très correct de LR jusqu’au militant de base du Rassemblement national. C’est évidemment impossible et ça ne présenterait aucun intérêt. L’union des droites, c’est le rassemblement de tous ceux qui, appartenant à des partis différents, partagent fondamentalement notre vision de l’avenir de la France. Ce qui veut dire concrètement que l’union des droites c’est la formation d’un grand parti qui irait de la fraction Ciotti de LR jusqu’au RN.
Les départs successifs du RN (Gilbert Collard, Jérôme Rivière, Damien Rieu, Stéphane Ravier, Nicolas Bay…) ne sont-ils pas d’abord le signe et la conséquence d’une très mauvaise gestion des ressources humaines par la direction du parti ?
Il est incontestable que Marine Le Pen n’a pas su gérer son parti pour en faire une force de gouvernement et notamment qu’elle n’a pas su s’entourer durablement de personnalités de qualité qui lui étaient pourtant indispensables pour concrétiser ce projet.
Quel jugement portez-vous sur la personnalité, le positionnement et la campagne de la candidate des Républicains Valérie Pécresse ?
Le problème de Valérie Pécresse est qu’il n’y a pas d’espace politique entre le centre incarné par Macron et la droite tenue par Zemmour et Le Pen. Aussi Valérie Pécresse doit-elle sans cesse chercher un point d’équilibre entre ces deux pôles. Jusqu’à présent les leaders de la fausse droite résolvaient cette difficulté grâce à leur charisme qui leur permettait de faire croire aux uns qu’ils iraient loin à droite tout en faisant comprendre aux autres qu’il n’en serait rien. C’est ce qu’essaye de faire à son tour Valérie Pécresse. Mais, faute de charisme, elle ne renvoie qu’une image d’insincérité qui fait fuir les électeurs (…)
Pensez-vous que la droite nationale ait un grand avenir dans notre pays ?
Oui, car il faut être bien conscient que la droite, la vraie, a maintenant remporté une victoire idéologique majeure s’agissant de l’immigration et de l’insécurité et, plus globalement, du mondialisme. Dans leur écrasante majorité les Français adhèrent au constat que fait la droite nationale sur ces sujets majeurs. Aucun politique crédible n’oserait plus aujourd’hui affirmer que « l’immigration est une chance pour la France » ou que « la mondialisation économique nous a apporté la prospérité ». Cette victoire idéologique est certes masquée par le fait que la gauche contrôle toujours, à travers le Système, les institutions de notre pays comme les médias ou les universités. Mais cette victoire idéologique est bien là et se traduit déjà par un effondrement des partis politiques de gauche. Elle sera inéluctablement suivie d’une victoire électorale conduisant notre famille politique au pouvoir. [source]
La France prie : plus de 2630 chapelets dans toute la France
Dont plus de 2300 mercredi :
De quoi s’agit-il ? Récitation du chapelet sur la place publique, au mieux avec des cierges bénis laissés sur place.
Quand ? De préférence le mercredi soir à 18 heures, en union avec de nombreux groupes à travers le monde.
Où ? Dans chaque quartier de nos villes, dans chaque village de France, devant un calvaire, une église, une statue dont notre pays est parsemé.
Qui ? Toutes les personnes de bonne volonté qui souhaitent réciter le chapelet. Que l’on soit seul, en famille, avec des amis, avec ou sans prêtre, chacun dans son village ou son quartier.
Comment ? Debout, à genoux, chacun comme il le souhaite et comme la météo le permet, à voix haute sans haut-parleur. Si un prêtre est présent, il lui est réservé de faire une petite intervention à caractère purement religieux et de bénir les participants en fin de chapelet. On peut aussi chanter quelques chants et prier Saint-Joseph. Durée conseillée : au total environ 30 minutes.
Pourquoi ? Pour confier notre pays qui subit actuellement une crise sociétale des plus graves de son histoire à la Très Sainte Vierge Marie et l’implorer pour qu’elle vienne en aide à ses habitants.
Dans quel but ? Il s’agit de poser un acte public de prière et de témoignage de notre Foi et donc de réciter ce chapelet en public partout en France pour ainsi mettre le domaine public sous la protection de la Sainte Vierge.
Jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que la crise actuelle se soit résolue de manière pacifique et que la paix et la liberté soient revenues dans notre société
Résister au mensonge
De Victor Aubert aux lecteurs du Salon beige :
« Je n’ai pas la force, tout petit individu que je suis, de m’opposer à l’énorme machine totalitaire du mensonge, mais je peux au moins faire en sorte de ne pas être un point de passage du mensonge. » Alexandre Soljenitsyne
La séquence vidéo diffusée le mercredi 16 février 2022 dans l’Oeil du 20h de France 2 est un tissus de mensonges.
La recette de la manipulation est simple :
- sur des centaines d’heures de conférences et de publications traquer un propos non conforme au politiquement correct
- ajouter des images prises dans des contextes différents (comme celle d’un prêtre jouant au ball trap pendant ses vacances chez des particuliers)
- extraire les éléments de leur contexte
- saupoudrer le tout d’un commentaire sans rapport pour extrapoler le sens initial des propos et des situations
- constituer un montage alignant des éléments incohérents en vue de terrifier les téléspectateurs
- coller des étiquettes toutes faites et des raccourcis simplistes qui sont autant d’anathèmes envers celui qui ne pense pas correctement
- insinuer des choses invérifiables
- servir le tout sur un plateau au ministre de l’intérieur pour qu’il dissolve une association composée de jeunes bénévoles qui n’ont jamais enfreint la loi.
Il semble que le sort s’acharne, on nous accuse d’inciter au communautarisme et de constituer une menace, le but est simple : stigmatiser toute forme de dissidence au politiquement correct et toute tentative de proposer une alternative à la dictature du wokisme et de la cancel culture.
Nous restons confiants en la providence, les épreuves que nous traversons ont été permises par Dieu et il est normal pour un chrétien d’être confronté à toutes formes de persécutions, c’est même peut-être sa vocation : être accusé injustement et servir de bouc émissaire pour assouvir les masses. Nous ne sommes pas chrétiens pour vivre confortablement et jouir d’une bonne réputation, il faut traverser ces tempêtes avec calme et confiance. Et puis ce qui nous arrive aujourd’hui est bien peu de choses en comparaison de ce qu’ont enduré saints et martyrs.
N’oublions pas néanmoins que si Academia Christiana est dissout aujourd’hui, on s’en prendra demain à nos paroisses et à nos écoles. La lutte contre la diabolisation ne fonctionne pas, nous aurons beau nous justifier ou demander pardon, nos adversaires nous traineront dans la boue jusqu’à ce que nous renoncions à nos dernières convictions. Aujourd’hui l’extrême droite va de Valérie Pécresse à Marine Le Pen. Il arrivera un jour où la gauche ira jusqu’à déboulonner les statues de François Mitterand. Continuerons-nous à nous justifier et à nous désolidariser les uns des autres ?
Il faut résister au mensonge. Academia Christiana, comme vous le savez, est un institut de formation, un laboratoire d’idées et un réseau d’initiatives. Nous avons formé des milliers de jeunes. Nous avons vu de magnifiques conversions au sein de nos évènements. Des couples qui constituent aujourd’hui de beaux foyers chrétiens s’y sont formés. Mais surtout de nombreux jeunes se sont engagés au service du bien commun dans tous les domaines : enseignement, humanitaire, artisanat, culture, journalisme, politique… Academia Christiana n’a pas de ligne idéologique, nous ne nous définissons ni comme nationalistes, ni comme royalistes, ni comme je ne sais quoi d’autre en « -isme », nous sommes simplement ce que nous sommes, car nous n’aimons pas être enfermés dans des cases. Nous aimons le débat et les échanges d’idées, il n’y a qu’à nous lire ou nous écouter pour s’en rendre compte, mais cela est un travail trop exigeant pour des journalistes avides de simplifications.
Si Academia Christiana est dissout, qui fera ce travail ? Notre pays a besoin que des catholiques s’engagent en politique et défendent la vérité, c’est le rôle d’Academia Christiana que de les former.
Tout le monde ne se retrouvera peut-être pas à cent pour-cent dans notre association, mais qu’importe. Il est crucial que catholiques et patriotes soient capables de réaliser l’unité dans la diversité. C’est un équilibre qui s’oppose tant à la centralisation (un seul mouvement autorisé pour défendre nos intérêts) qu’à l’atomisation (querelles de chapelles entre des mouvements qui finissent par ne plus représenter que des individus orgueilleux). Nous soutenir n’est pas forcément adhérer pleinement à nos idées mais c’est simplement résister au mensonge et à la dictature de la bien-pensance qui stigmatise systématiquement toute dissidence au politiquement correct.
Je sollicite donc votre soutien pour rétablir la vérité et nous aider à continuer notre mission qui est à la fois simple et nécessaire : former des jeunes qui défendront les valeurs de la civilisation européenne et chrétienne autour d’eux.
Victor Aubert
Président d’Academia Christiana
Abus sexuels et rapport de la CIASE, Jean-Marc Sauvé répond au Club des hommes en noir
Mis en cause pendant une émission du Club des Hommes en Noir Jean-Marc Sauvé à demandé à pouvoir clarifier certains points. L’Homme Nouveau a donc reçu le président de la CIASE qui a pu après un temps d’échange avec Philippe Maxence répondre aux questions du père Michel Viot et de Jeanne Smits.
Le premier pas d’un long chemin
Communiqué de La Voie romaine :
La Voie romaine se réjouit de la décision du pape François de confirmer le charisme liturgique propre de la Fraternité Saint-Pierre, communauté de prêtres attachée à la célébration de la messe et des sacrements en rite tridentin, disposition notifiée par un décret pontifical signé le 11 février 2022 et rendu public le 21 février.
En précisant que le Motu Proprio Traditionis Custodes ne s’applique pas à cet institut, le Saint-Père rassure ses nombreux prêtres et les fidèles de ses différents apostolats, profondément ébranlés depuis plusieurs mois.
Cette disposition prise par le pape François apporte la preuve qu’il est vital de s’adresser directement à lui, comme des fils à leur père, et de façon massive, pour le supplier de revenir sur le Motu Proprio Traditionis Custodes et de redonner au rite tridentin son entière liberté dans l’Église.
De nombreux prêtres de l’Église restent en effet profondément heurtés par ce Motu Proprio, certains appartenant à des instituts, ordres monastiques et religieux qui se trouvent encore dans l’expectative concernant les règles auxquelles ils seront soumis, d’autres appartenant au clergé diocésain qui ont perdu la liberté de célébrer la messe traditionnelle.
Parce que le Motu Proprio Traditionis Custodes a déjà conduit certains évêques à décider de fermer à plus ou moins brève échéance plusieurs lieux de culte en France, parce qu’il reste une blessure insondable pour les chrétiens qui ne comprennent pas que l’on veuille mettre un terme à la célébration de cette liturgie si essentielle pour leur vie de foi, nous appelons tous les catholiques à adresser à lavoieromaine.com leur lettre au Pape. Ces lettres seront placées dans un coffre acheminé à pied par des mères de prêtres qui partiront de Paris le dimanche 6 mars prochain pour se rendre à Rome où elles arriveront le 30 avril.
Ce sont déjà plus de mille cinq cents lettres de chrétiens attachés à la liturgie traditionnelle qui ont été reçues par La Voie romaine, qui expriment leur foi avec profondeur, humilité, piété filiale à l’égard du Saint Père et avec un amour incommensurable de l’Église.
Notre espérance est grande, dans le prolongement du décret paru le 11 février 2022, que le pape François entende cette immense supplique du peuple de Dieu portée à Rome dans un plein esprit synodal de confiance et de fidélité au Saint-Siège.
Marine Le Pen contre l’allongement du délai d’avortement de 12 à 14 semaines
La candidate du RN a été interrogée sur la proposition de loi en cours d’adoption concernant l’allongement de l’avortement :
📹 Je suis pour le droit à l'IVG, mais je suis contre l'allongement du délai de 12 à 14 semaines, comme y sont opposés un certain nombre de médecins. #RTLPrésidentielle pic.twitter.com/FKWKrpRWmV
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) February 22, 2022
Simultanéité des attaques portées contre Josef Ratzinger et contre la morale catholique par le mouvement du Chemin synodal allemand
EWTN a réalisé un entretien avec Mgr Georg Gänswein, au moment même où Benoît XVI vient d’essuyer une attaque en règle de la part de nombreux médias occidentaux, sous couvert de dénoncer une mauvaise gestion des abus dans l’Eglise sous son pontificat.
Pour Mgr Gänswein, les jugements négatifs sur l’action de Josef Ratzinger comme évêque ou pape, relèvent d’une
« ignorance ou d’un parti-pris qui n’ont rien à voir avec une couverture honnête des faits ».
Bien au contraire, le pape émérite est le « père de la transparence » en matière d’abus dans l’Eglise, et si son action n’a pas eu tous les effets escomptés, c’est en raison de « résistances internes ».
Mgr Gänswein note la coïncidence des attaques violentes portées à l’encontre de l’ancien pape bavarois, avec un vote crucial au sein du tristement fameux « Chemin synodal » allemand. Les prélats allemands ont approuvé pêle-mêle des projets allant dans tous les sens d’un progressisme à bout de souffle : abolition du célibat sacerdotal, accès des femmes aux ordres sacrés, évolution de la morale chrétienne sur l’homosexualité, etc.
« On peut spéculer sur la simultanéité des débats du synode et des attaques portées contre Benoît XVI, mais une chose est certaine : toute son œuvre constitue un obstacle à certaines des réformes visées par le Chemin synodal ».
Le secrétaire de Josef Ratzinger évoque une « manipulation » des évêques des bords du Rhin. Au-delà d’un certain « plaisir de certains à s’acharner sur le pape émérite », le Chemin synodal « utilise la crise des abus pour remodeler l’Eglise à sa guise ».
La liturgie byzantine et la liturgie latine traditionnelle ont beaucoup en commun : webinaire en ligne aujourd’hui [présence d’un évêque français]
C’est à un évènement exceptionnel auquel vous êtes invités à participer : un webinaire extraordinaire sur le thème de
« la liturgie sacrée et de la convergence théologiques des rites byzantin et tridentin ».
Des personnalités orthodoxes et catholiques s’exprimeront sur le sujet en de courtes interventions. La liste des intervenants a été mise à jour.
L’unité des fidèles du Christ passe aussi par la grande tradition liturgique…
Ce webinaire aura lieu mardi 22 février prochain à 19h30 (heure française).
Intervenants orthodoxes (modifié) :
- Mme Nicoletta Acatrinei, théologienne et économiste roumaine, directrice générale de la Fondation GAF (Genève).
- Metroplite Seraphim Kykotis (Constantinople)
- Père Denys, moine (Monastère de la Protection de la Mère de Dieu – Sciernes),
- Père Vasile Mihoc, liturgiste
- M. Octavian Mihoc, responsable dans le Conseil Œcuménique des Églises pour les relations avec le Vatican et les relations interreligieuses avec l’islam,
- Père Marc Andronikof, Patriarcat de Moscou
- Père Maxime Obukhov : commission pour l’enfance et la famille du Patriarcat de Moscou
Intervenants catholiques :

- M. Gregor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, représentant du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe pour les questions de bioéthique.
- M. Jean de Tauriers, président de l’Association Notre Dame de Chrétienté.
- Antonio Brandi, président de Famiglia e vita
- Guillaume d’Alançon, directeur de LIFE EUROPE
-
Don Francesco Giordano, théologien, professeur à l’université pontificale Angelicum
-
Père Michel Viot, prêtre du diocèse de Paris
Addendum : un évêque français interviendra vers 20h.
Voici les informations de connexion :
Sujet : Webinaire Liturgie Sacrée / Sacred Liturgy Webinar
Veuillez vous inscrire à la date et l’heure qui vous conviennent le mieux : https://us02web.zoom.us/webinar/register/WN_RT9iTDT_Rg-rVx81jJgAqg
Addendum : évoquant cet évènement, Yves Daoudal cite un article passionnant de Peter Kwasniewski, de 2018. Extrait :
La liturgie byzantine, la Messe latine traditionnelle et le Novus Ordo : deux frères et un étranger
Pour moi, et, je pense, pour la plupart des traditionalistes, il est évident que la Divine Liturgie byzantine et la Messe romaine traditionnelle sont spirituellement proches, et que le Novus Ordo s’écarte de l’héritage qu’elles ont en commun.
Mais on rencontre parfois des catholiques byzantins qui, trompés par les similitudes superficielles entre la liturgie byzantine et le Novus Ordo (par exemple, qu’ils sont souvent célébrés dans une langue vernaculaire prononcée de manière audible) et par les différences évidentes entre la liturgie byzantine et le rite romain traditionnel (par exemple, qu’il y a beaucoup plus de silence dans la seconde que dans la première, et que le peuple semble jouer un rôle plus « actif » dans l’une que dans l’autre), soutiennent que les liturgies byzantine et le Novus Ordo sont spirituellement plus proches, et donc, lorsqu’ils ont le choix, choisiront l’usus recentior romain plutôt que l’usus antiquior. En effet, les protagonistes et les apologistes de la réforme liturgique romaine prétendent souvent être des admirateurs de la tradition orientale et aiment souligner les nombreuses caractéristiques apparemment « orientales » de la liturgie néo-romaine.
Or, s’il est vrai que la liturgie byzantine et la liturgie latine traditionnelle ont beaucoup plus en commun l’une avec l’autre que l’une ou l’autre avec le Novus Ordo, nous devons être en mesure de dire précisément en quoi consiste ce point commun. Je propose que nous puissions le voir dans les principes suivants, que je vais d’abord énumérer, puis expliquer :
1. Le principe de tradition ;
2. le principe du mystère ;
3. le principe du mode élevé ;
4. le principe d’intégrité ou de stabilité rituelle ;
5. le principe de densité ;
6. le principe de la préparation adéquate et répétée ;
7. le principe de véracité ;
8. le principe de hiérarchie ;
9. le principe de parallélisme ; et
10. le principe de séparation.
1. Le principe de la tradition. L’une et l’autre sont le résultat d’un développement organique d’un noyau apostolique ancien, transmis par des siècles de foi vivante ; malgré les attributions de telle ou telle liturgie à un saint célèbre comme saint Jean Chrysostome ou saint Basile, en fait le rite est l’œuvre de beaucoup de personnes que nous ne pouvons pas nommer. Aucune liturgie byzantine ou liturgie romaine classique n’est le produit d’un comité d’experts d’avant-garde, déconnectés du peuple et captifs de théories à la mode depuis longtemps révolues. On peut appeler cela le principe de tradition, de la réception de ce qui est transmis. En d’autres termes, une liturgie n’est pas bonne parce que l’autorité de l’Église la juge bonne, mais parce que l’Église la sait bonne parce qu’elle l’a reçue. Nous touchons ici à la racine de cet ultramontanisme bizarre en Occident qui considère que la liturgie n’est rien d’autre que ce que l’autorité papale a promulgué – comme si la liturgie était une argile infiniment malléable dont la forme est entièrement laissée à la volonté du sculpteur. Avant Paul VI, l’autorité papale promulguait ce qui était déjà connu et aimé comme traditionnel dans l’Église latine.
Poutine reconnaît les régions séparatistes de l’est de l’Ukraine
Vladimir Poutine a prononcé hier soir un discours de presque une heure à la fin duquel il a annoncé reconnaître les Républiques sécessionnistes du Donbass. Deux heures plus tard, il a donné l’ordre à l’Armée russe d’assurer le maintien de la paix dans les territoires concernés.
Poutine indique que l’Ukraine, dans ses frontières actuelles, est en partie une construction historique artificielle sortie des cerveaux de Lénine et Staline. La radioscopie qu’il fait de la corruption des gouvernements ukrainiens est saisissante de vérité pour qui connaît le pays. Et le président russe n’a pas besoin de hausser le ton pour décrire l’agressivité de l’OTAN depuis les années 1990.
Les Occidentaux aimeraient une bonne invasion de toute l’Ukraine, comme les Occidentaux ont envahi l’Irak ou saccagé la Libye. Vladimir Poutine ne leur fera pas ce cadeau. A chaque crise il verrouille un territoire stratégique: la Crimée en 2014; le Donbass aujourd’hui.
Vladimir Poutine vient d’utiliser exactement la même tactique qu’en 2008 avec l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie, républiques sécessionnistes attaquées par la Géorgie: apporter sa protection à des territoires ciblés, attaqués par leur ancien gouvernement à qui les Etats-Unis ont promis l’intégration dans l’OTAN.
Emmanuel Macron, qui fanfaronnait comme ayant réussi à apaiser la situation, qui avait plaidé avant hier pour un sommet avec Biden et Poutine, a réagi :
Le Président de la République condamne la décision prise par le Président de la Fédération de Russie de reconnaître les régions séparatistes de l’est de l’Ukraine.
Il s’agit clairement d’une violation unilatérale des engagements internationaux de la Russie et d’une atteinte à la souveraineté de l’Ukraine.
Il demande une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que l’adoption de sanctions européennes ciblées.
Cette communication de LREM n’est pas une intox… :

Le 16 février, Olivier Bault analysait dans Présent :
[…] Ce que veut la Russie, c’est, d’une part, l’application des accords de Minsk selon leur interprétation russe, avec reconnaissance des Républiques populaires de Lougansk et de Donetsk, et la fédéralisation de l’Ukraine pour assurer leur pleine autonomie (sous influence russe, cela va sans dire). A ce sujet, mardi la Douma russe votait une résolution en faveur de la reconnaissance par la Russie de l’indépendance de ces deux républiques.
D’autre part, il s’agit pour Moscou d’obtenir la garantie que l’Ukraine, à défaut de rester partie du monde russe, ait un statut d’Etat neutre, à l’image de la Finlande à l’époque de l’URSS, et en particulier que l’Ukraine ne rejoigne jamais l’Otan. Accessoirement, il s’agit d’exercer des pressions pour obtenir la mise en route du gazoduc Nord Stream 2, la crise ukrainienne et la flambée des prix des hydrocarbures qui l’accompagne servant à démontrer l’utilité de cette route alternative pour le gaz russe vers l’Europe. Les menaces américaines et allemandes sur ce gazoduc sont déjà une victoire pour Vladimir Poutine. En effet, si le Nord Stream 2 ne sera pas mis en route en cas d’invasion de l’Ukraine par la Russie, ainsi que l’assurent Joe Biden et Olaf Scholz, on peut logiquement supposer que l’absence d’invasion signifie qu’il sera bien mis en route. Quant au statut de l’Ukraine, le retrait précipité des conseillers et formateurs militaires américains et britanniques de l’Ukraine est aussi déjà un début de victoire pour la Russie. […]
Eric Zemmour dénonce la violation de la souveraineté ukrainienne tout en jugeant que les sanctions contre la Russie sont contre-productives :

«La gauche nomme ‘extrême droite’ la droite qui s’oppose véritablement à elle»
Dans le programme de l’émission Face à l’info animée par Christine Kelly :
- Mathieu Bock-Côté : La droite donne des parrainages à la gauche pas l’inverse: Y a t-il une forme de sectarisme?
- Dimitri Pavlenko : Ukraine: guerre d’un nouveau genre?
- Charlotte d’Ornellas : Y a t-il une surreprésentation des étrangers en prison ?
- Mathieu Bock-Côté : Etre Français… être reconnu comme tel, qu’est-ce qu’être français?
- Marc Menant : Le manifeste du Parti Communiste publie le 21 Fevrier 1848 de façon anonyme puis revendiqué par Karl Marx
Le rôle du père dans le recours à l’avortement
Une étude menée l’année dernière par Lifeway Research et présentée récemment, rassemble des données significatives sur le rôle des hommes dans les procédures d’avortement.
La recherche a été menée aux États-Unis d’Amérique, sur un échantillon de 1000 hommes. Elle a analysé, entre autres, l’état d’esprit de ces hommes lorsque la femme leur a annoncé qu’elle attendait un enfant, un état d’esprit qui va du “sentiment de nervosité” pour 53% d’entre eux, à la “peur” pour 42%, mais aussi à la “joie” pour 30% et à l’”excitation” pour 28%.
En ce qui concerne le comportement des pères par rapport à la décision de la femme d’avorter, 12% d’entre eux ont dit qu’ils l’ont “fortement encouragée” à le faire, 30% l’ont “suggéré”, 19% ont “suggéré de ne pas le faire”, 8% l’ont “fortement encouragée à ne pas le faire”, mais un incroyable 31% ont dit qu’ils n’avaient “pas d’opinion”.
Dans cette foule de serviteurs muets de la “culture de la mort“, 63% ont estimé que l’avortement “était leur choix”, celui de la femme. Les “raisons” invoquées pour tuer un enfant dans le ventre de sa mère sont les mêmes que celles que les pro-avortement invoquent habituellement : le couple ne pouvait pas “se permettre” d’avoir un enfant à ce moment-là, il y avait d’autres enfants dans la famille, en nombre jugé “suffisant”, il devait terminer ses études, ou il ne se sentait pas “prêt” à être père, ou il ne considérait pas la relation avec cette femme comme quelque chose de sérieux. La banalité du mal.
En Italie, il y a quelques années, le cas d’Andrea Roncato, artiste de cabaret et acteur, a été médiatisé, comme il l’a raconté dans un livre, intitulé Je t’aurais aimé qu’il regrettait cet avortement auquel il a eu recours dans sa jeunesse. Lors d’une interview télévisée, au présentateur qui lui demandait si avoir un enfant lui manquait, Roncato a répondu :
“Avoir un enfant me manque, c’était la véritable erreur de ma vie. Quand j’étais très jeune, j’ai eu la chance de devenir père, d’avoir un enfant, mais je l’ai fait avorter. Je suis maintenant devenu extrêmement anti-avortement. J’ai aussi fait un livre pour cet enfant qui n’est jamais né, intitulé Je t’aurais aimé“.
Il faut aussi évoquer ces hommes qui ont appris, après, que leur compagne avait avorté de leur enfant sans leur en faire part.
Valérie Pécresse veut ouvrir davantage les établissements scolaires au lobby LGBT
Le magazine LGBT Tetu a interrogé Valréie Pécresse et relate :
elle affirme avoir toujours appartenu à “la frange progressiste” de la droite. Elle en veut notamment pour preuve qu’elle aurait toujours condamné les politiques LGBTphobes en Pologne ou en Hongrie. Si elle est élue en 2022, elle assure aussi vouloir ouvrir davantage les établissements scolaires aux associations qui luttent contre les LGBTphobies. Plus encore, elle promet que la libre détermination du genre fait partie de son ADN.
Inscriptions satanistes sur la cathédrale Notre-Dame de Coutances
Gérald Darmanin et déjà sur place et Marlène Schiappa s’indigne sur les réseaux sociaux… Ah non ?
Une plainte a été déposée le 21 février 2022 par la conservatrice de la cathédrale et architecte des Bâtiments de France suite à la découverte d’inscriptions sur la cathédrale normande.
Jean-Frédéric Poisson : « Je suis catholique et porte-parole de la campagne d’Eric Zemmour. Et alors ?! »
Jean-Frédéric Poisson, porte-parole d’Eric Zemmour et parmi les premières personnalités à l’avoir rejoint, répond au frère Paul-Adrien sur les questions que « se posent les chrétiens » en politique dans son émission L’Amour vaincra :
Rappel à Dieu de frère Jean-Baptiste de la Famille Missionnaire de Notre Dame
La Famille Missionnaire de Notre-Dame communique une triste nouvelle :
En union avec Mme Tilloy, sa maman, sa sœur Florence et ses nièces Agnès et Sophie, nous venons vous faire part du décès accidentel de notre Frère Jean-Baptiste ce vendredi 18 février 2022 à Cannes.
Depuis vendredi soir, nous étions sans nouvelles de Frère Jean-Baptiste qui, selon ses habitudes journalières, conseillées par son médecin, était parti à 14h30 pour une marche de santé sur la croisette, à 10 minutes à pied de notre Foyer de Cannes. Il n’avait pas pris ses papiers.
Comme le rapporte Nice Matin en ce lundi 21 février, deux jeunes filles qui étaient sur la plage « l’ont aperçu déambuler dans l’eau pendant un moment, puis ne le voyant plus, – son sac était resté sur le sable de la plage du Martinez – elles s’en sont inquiétées et se sont précipitées » pour découvrir son corps flottant sur l’eau, comme nous l’avons appris samedi à 9h00. Elles ont immédiatement averti les pompiers qui n’ont pas pu le ranimer. Il a été, selon les témoignages, victime d’une hydrocution.
Étant donné qu’il n’avait pas de papiers d’identité sur lui, les conclusions de la procédure de reconnaissance légale ne nous sont parvenues qu’hier soir, dimanche 20 février, d’où la raison de notre communiqué tardif.
Frère Jean-Baptiste avait choisi de rejoindre la Famille Missionnaire de Notre-Dame en 1985. Après avoir servi comme apôtre de l’Amour en Alsace, où il a été ordonné prêtre en 1997, il a été nommé à Cannes en 2005 où il a eu de multiples activités au service de la mission de Notre-Dame des Neiges, du diocèse et de la paroisse de Cannes, par ses engagements, entre autres, pour le catéchuménat et la Paix.
Nous remercions Monsieur le maire de Cannes, David Lisnard, qui a publié hier soir le communiqué suivant :
« J’apprends avec tristesse et émotion la disparition de Frère Jean-Baptiste, représentant de la Famille Missionnaire de Notre-Dame à Cannes, qui officiait à la chapelle Isola Bella. Frère Jean-Baptiste était une très belle personne, qui accompagnait de sa présence et de sa bonté la vie locale, notamment lors des cérémonies et grands hommages traditionnels au monument aux morts de l’Hôtel de Ville. Ordonné prêtre en 1997, viscéralement attaché au dialogue interreligieux, il était une figure historique de l’association cannoise « Vivre ensemble à Cannes », avec son président d’honneur, Pierre Chevallet, et à travers laquelle il n’a cessé de prôner les « ponts d’amitié » ainsi que l’enrichissement mutuel entre les religions. Guidé par son indéfectible foi chrétienne, fidèle à l’encyclique « Pacem in terris » de Jean XXIII, Frère Jean-Baptiste, homme contemplatif, dévoué et tolérant, demeurait attaché à la « civilisation de l’amour ». Au-delà de la famille chrétienne et des proches de Frère Jean-Baptiste, c’est toute la communauté cannoise qui est en deuil. A ses proches et à ses frères et sœurs endeuillés, j’adresse mes condoléances attristées. »
Nous ne savons pas encore quand pourront avoir lieu les obsèques de Frère Jean-Baptiste mais nous vous invitons d’ores et déjà à vous unir à notre prière pour lui par l’Office des défunts ce mercredi 23 février.
Son départ de cette terre de façon aussi brutale nous bouleverse. C’est une grande épreuve pour la Communauté qui vit son troisième décès en 3 mois. Nous vous remercions beaucoup de tous vos messages et des marques d’affection que vous nous avez exprimées en ces heures douloureuses.
Nous confions l’âme de notre frère à vos prières et nous nous abandonnons dans la confiance à la divine Miséricorde, à Notre-Dame des Neiges et à St Joseph.
Davis Lisnard, maire de Cannes, s’est associé à la douleur de la Famille Missionnaire de Notre dame et du foyer de cannes dans un communiqué cité par la FMND et sur twitter :
Je suis très ému de la disparition brutale de Frère Jean-Baptiste. Cannois de bonté et de paix, il était viscéralement attaché au dialogue interreligieux. Au-delà des chrétiens et de ses proches, c’est toute la communauté cannoise qui est en deuil.
Que la terre lui soit légère.— David Lisnard (@davidlisnard) February 20, 2022
Les autres instituts traditionalistes devraient bénéficier du même droit que la FSSP
L’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du District de France de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, a été interrogé dans Présent à propos du récent décret du pape François. Extrait :
Votre position est donc confirmée vis-à-vis des évêques ?
Les évêques restent libres de nous accepter ou pas dans leur diocèse, mais, à partir du moment où nous exerçons un apostolat dans un diocèse, on ne peut pas nous demander, en arguant de l’obéissance au successeur de Pierre ou au dernier document, d’utiliser les livres liturgiques actuels, notre droit propre étant préservé par une exemption de fait.
Et pour les ordinations ?
Il reste une petite zone d’ombre : les évêques, eux, ne sont pas membres de la Fraternité Saint-Pierre. Or il a été dit récemment qu’ils n’avaient plus le droit d’utiliser le pontifical ancien, et cela peut en faire hésiter certains. Mais le pape nous a entendus avec joie évoquer nos futures ordinations, et la position est claire de ce côté.
Savez-vous si d’autres instituts auront le même sort que vous ou il n’en a pas été question lors de cette visite ?
Oralement, lors de l’audience, le pape parlait, au pluriel, pour « les instituts » anciennement Ecclesia Dei. Je ne peux pas être plus catégorique, mais c’est bien ce qui ressortait de la discussion.
Encore plus d’avortements
Le décret n° 2022-212 paru au « Journal officiel » du 20 février modifie les conditions de réalisation des avortements par voie médicamenteuse en dehors des établissements de santé. Jusque-là autorisée jusqu’à 5 semaines de grossesse, l’IVG médicamenteuse peut désormais avoir lieu jusqu’à sept semaines de grossesse.
De plus, les médicaments nécessaires à la réalisation d’une IVG par voie médicamenteuse peuvent être délivrés à la femme en bénéficiant par une pharmacie d’officine, lorsque la prescription est effectuée lors d’une téléconsultation, avec délivrance des médicaments en pharmacie d’officine et en supprimant la première prise obligatoire de médicament devant le professionnel de santé.
C’était une disposition prise sous prétexte de l’état d’urgence sanitaire… Le décret pérennise le dispositif.
En parallèle de la publication de ce décret, la proposition de loi Gaillot est en passe d’être adopté définitivement le 23 février à l’Assemblée nationale. Le texte prévoit l’allongement de la durée légale du recours à la méthode instrumentale jusqu’à 14 semaines de grossesse contre 12 semaines actuellement.
Et pour ceux qui affirment qu’un avortement se vit bien, le site Public relate le drame vécu par la compagne de Marc Lavoine, Line Papin, qui a avorté en mars 2021
Lorsqu’elle avorte, elle est seule. Marc Lavoine fait alors un geste, et lui fait envoyer des « fleurs et du chocolat ». À ce moment précis, la jeune femme est perdue. Elle décide de quitter l’appartement qu’elle partage avec lui, « J’ai besoin d’être seule, ai-je expliqué à mon mari et il ne m’a pas posé de questions, il a compris« , et s’installe au quatrième étage sans ascenseur d’un immeuble. Un départ précipité, mais pour une bonne raison « J’ai besoin de partir de notre appartement, à cause de cette chambre destinée aux enfants jamais nés, avec ce néon rose, life is beautiful, à cause des autres chambres d’enfants, celles de ceux qui sont nés, mais pas de moi, à cause des rêves, à cause des déceptions… » précise-t-elle.
Mais cela n’est pas le souci d’Olivier Véran.
Chronique des cinglés
Quand il était «homme», il était 462è du classement. Désormais «femme», il est 1er.
Tuer le sport féminin est une avancée sociale et le dire une preuve de transphobie.
L’avortement dans la Charte des droits fondamentaux ?
La France a la Présidence tournante du Conseil de l’Union européenne jusqu’au 30 juin 2022. Emmanuel Macron a annoncé le 19 janvier son désir de modifier la Charte des droits fondamentaux, pour y ajouter un droit à l’avortement et renforcer la protection de l’environnement. Où en est-on dans la mise en œuvre de ce programme ? Nicolas Bauer, Chercheur associé à l’ECLJ, nous en parle dans cette émission de RCF :
Les instituts ne sont pas concernés par les dispositions générales du Motu Proprio Traditionis Custodes
Communiqué officiel de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre :
Le vendredi 4 février 2022, deux membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, les abbés Benoît Paul-Joseph, Supérieur du District de France, et Vincent Ribeton, Recteur du Séminaire Saint-Pierre de Wigratzbad, ont été reçus en audience privée par le Saint-Père, le Pape François, pendant presqu’une heure.
L’entretien s’est bien passé, dans un climat très cordial. À l’évocation de la naissance de la Fraternité en 1988, le Pape s’est dit très marqué par la démarche de ses fondateurs, leur volonté de rester fidèles au Pontife Romain et leur confiance en l’Église. Il a dit que ce geste devait être « préservé, protégé et encouragé ».
Lors de cette audience, le Pape a notamment tenu à préciser que les instituts comme la Fraternité Saint-Pierre n’étaient pas concernés par les dispositions générales du Motu Proprio Traditionis Custodes, l’usage des livres liturgiques anciens étant à l’origine de leur existence et prévu par leurs constitutions.
Le Saint-Père a par la suite envoyé un décret signé de sa main et daté du 11 février, jour où la Fraternité a été solennellement consacrée au Cœur Immaculé de Marie, confirmant pour les membres de la Fraternité, le droit d’utiliser les livres liturgiques en vigueur en 1962, à savoir : le Missel, le Rituel, le Pontifical et le Bréviaire Romain.
Reconnaissants envers le Saint-Père, les membres de la Fraternité Saint-Pierre sont dans l’action de grâce pour cette confirmation de leur mission. Ils invitent tous les fidèles qui se sentent proches d’eux en tant que famille spirituelle à assister ou à s’unir par la prière à la Messe, demain, en la fête de la Chaire de saint Pierre, et à prier pour le Souverain Pontife.
Voici le Décret du Pape François confirmant l’usage des livres liturgiques de 1962 :
Le Saint-Père François, concède à tous et à chacun des membres de la Société de vie apostolique « Fraternité Saint-Pierre », fondée le 18 juillet 1988 et déclarée « de droit pontifical » par le Saint-Siège, la faculté de célébrer le sacrifice de la Messe, d’administrer les sacrements et les autres rites sacrés, et de s’acquitter de l’Office Divin, selon les éditions typiques des livres liturgiques en vigueur en l’année 1962, c’est à dire le Missel, le Rituel, le Pontifical et le Bréviaire Romain.
Ils peuvent user de cette faculté dans les églises et oratoires propres ; partout ailleurs, ils n’en useront qu’avec le consentement de l’ordinaire du lieu, sauf pour la célébration de la Messe privée.
Sans préjudice de ce qui a été dit ci-dessus, le Saint-Père suggère que, dans la mesure du possible, les dispositions du motu proprio Traditionis Custodes soient également prises en compte.
Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 11 février, en la fête de Notre-Dame de Lourdes, de l’an 2022, neuvième année de mon pontificat.
François
Pourquoi un catholique ne doit pas voter pour Emmanuel Macron et LREM
Intéressante analyse d’un internaute sur Twitter et qui devrait être relayé en chaire dans toutes les églises :
Un prérequis évident pour qu’un catholique puisse voter pour un candidat est que celui-ci soit favorable à la liberté du culte catholique. Or Emmanuel Macron et LREM ne remplissent pas ce critère : le gouvernement a en effet été condamné deux fois pour atteinte à la liberté du culte. On peut consulter ces décisions ici et ici. S’agissant d’une procédure de référé, le Conseil d’Etat souligne bien qu’il s’agissait, dans les deux cas, d’ « atteintes graves et manifestement illégales » à la liberté du culte. Le détail des débats est très intéressant : le gouvernement ne se contente pas de dire que l’atteinte serait proportionnée, mais affirme au contraire que, à ses yeux, la liberté de se réunir pour prier ensemble dans une église N’EXISTE PAS et ne fait pas partie de la liberté du culte. A cette occasion, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner avait même indiqué (pensant sans doute qu’il avait le pouvoir de le faire…) aux catholiques comment prier en disant que se réunir dans une église n’était pas nécessaire.
Venons en maintenant aux points « non-négociables » définis par Benoit XVI en son temps, soit la protection:
- De la vie humaine.
- De la structure traditionnelle de la famille (mariage homme-femme)
- Du droit des parents à choisir l’éducation des enfants.
1⃣ La protection de la vie humaine :
- LREM et le gouvernement sont en train de voter au parlement l’allongement du délai d’avortement de 12 à 14 semaines de grossesse.
- Macron a annoncé devant le parlement européen vouloir inscrire l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE.
- La loi de bioéthique a ajouté en 2020 la « détresse psychosociale » comme nouveau fondement possible à l’IMG (= avortement jusqu’à la naissance).
- Elle a aussi facilité la recherche sur cellules souches embryonnaires.
2⃣ La protection de la structure familiale traditionnelle (mariage homme-femme):
- La loi bioéthique a étendu la PMA (dont le principe est en soi condamné par l’Eglise rappelons-le) aux couples de femmes et femmes seules.
- Cela a entrainé une réforme du régime de la filiation.
- Macron prétend être contre la GPA mais continue ouvertement la politique visant à donner effet, en France, aux GPA effectuées à l’étranger dans le but de contourner nos lois.
3⃣ Protection du droit des parents d’éduquer leurs enfants :
- Macron a durci les conditions d’exercice de la liberté, pour les parents, de faire l’école à la maison.
- Il faut y ajouter la mal-nommée loi « contre les thérapies de conversion »
- On pourra y ajouter la circulaire Blanquer sur la question des élèves « transgenre »
- Et la récente proposition des jeunes LREM de donner la possibilité de modifier le sexe à l’état civil dès l’âge de 13 ans !
Bien sûr, cela ne signifie pas qu’un catholique ne peut pas voter LREM/Macron, cela signifie tout simplement qu’il NE DOIT PAS le faire ! Rarement un candidat aura autant coché toutes les cases et été aussi explicitement anti-chrétien.
Le Saint-Siège n’a plus de représentants à Hong Kong et à Taïwan
Le Saint-Siège a muté ses représentants de Hong-Kong et Taïwan. Ainsi, le 31 janvier 2022, Monseigneur Arnaldo Catalan, qui était à Taïpeh, a été nommé au Rwanda. Quant à Monseigneur Javier Herrera Corona, qui était à Hong Kong, il a affecté au Congo-Brazzaville le 5 février.
Une décision qui semblerait traduire la volonté du Saint-Siège d’apaiser Pékin. Les missions diplomatiques ne sont pas pour autant fermées, mais cette initiative surprend dans un contexte où l’on a reproché à Rome ses concessions excessives à l’égard des autorités chinoises.
«Truth Social», le nouveau réseau social de Donald Trump
Après avoir été banni de Facebook, Twitter et YouTube, l’ancien président américain Donald Trump doit mettre en ligne ce lundi sa propre plate-forme, «Truth Social». L’ancien président a justifié la création de sa propre plate-forme en affirmant lancer un réseau où les opinions sont libres.
Trump Media & Technology Group (TMTG), la maison mère de Truth Social, s’est allié à Digital World Acquisition Corp, pour lever 293 millions de dollars en septembre à Wall Street. Les deux groupes ont ensuite annoncé, début décembre, avoir levé un milliard de dollars auprès d’investisseurs.
Le choix de la date du 21 février pour le lancement de Truth Social n’est pas anodin, puisqu’il s’agit d’un jour férié aux Etats-Unis en l’honneur des présidents américains.
Jean Lassalle : « Le président sortant ne sera pas élu car il y a une trop grande colère »
Jean Lassalle a été interrogé dans Paris Match :
Je soutiens le convoi de la liberté car il est le symptôme d’un pays fracturé et très en colère. On voit que ces gens sont impuissants, tous ces hommes et toutes ces femmes ordinaires et sympas ont le sentiment que rien ni personne ne les écoute. Mais cela, on l’avait déjà observé avec les gilets jaunes. Le président de la République a dit aux Français qu’il tirerait les enseignements devant 13 000 maires mais tous l’ont encore en travers aujourd’hui. En plus, le soir-même, Notre-Dame brûlait, ce qui a éclipsé ce discours et donné un accès de colère supplémentaire. On peut dire la même chose avec le passe sanitaire qui a fait beaucoup de dégâts car la plupart des gens qui contestent ne sont pas antivax, mais ont une peur panique des nouveaux vaccins qui n’ont aucune homologation. Personne n’a eu un seul mot à leur égard. Maintenant, les gens mâchent un chewing-gum et se le passent de bouche en bouche pour choper le Covid. La France est clivée, et la haine envers les élus augmente. […]
Le président sortant ne sera pas élu car il y a une trop grande colère ; il n’aura pas de majorité, comme Mitterrand en 1988. Des personnes comme Emmanuel Macron, même si je comprends qu’il séduise, et moi n’avons pas du tout le même logiciel. Il ne sera pas réélu.
La guerre énergétique déclarée par l’Amérique à la Russie
Alexandre Del Valle explique dans Valeurs Actuelles que le projet de gazoduc South Stream est au coeur de la nouvelle guerre froide entre les États-Unis et la Russie.
Ce pipeline, long de 3 600 kilomètres, destiné à exporter le gaz sibérien, en contournant l’Ukraine, devait fournir jusqu’à 63 milliards de mètres cubes par an aux pays européens grâce à deux branches, l’une vers l’Autriche, l’autre vers les Balkans et l’Italie.
Par ailleurs, le gazoduc Nord Stream, qui passe sous la Baltique et débouche dans le nord de l’Allemagne, mis en service en 2012, doit être complété par Nord Stream 2, projet qui a provoqué les foudres des États-Unis, faisant adopter des sanctions « extraterritoriales » contre les entreprises collaborant au projet en décembre 2019.
Le projet a ainsi été brutalement interrompu pendant près d’un an, avant de sembler reprendre en décembre 2020. Bien que ses 1 230 kilomètres soient quasiment terminés (il manque 6 % du gazoduc à achever, 74 kilomètres), le projet de gazoduc reliant la Russie et l’Allemagne qui devait être mis en service début 2020, n’est pas au bout de ses peines. L’Amérique, et donc pas seulement Trump, mais aussi son successeur Joe Biden, continuent de multiplier les moyens de pression pour retarder ou compromettre la mise en route du gazoduc, voyant dans l’Europe un parfait débouché pour son abondant gaz naturel de schiste…
En 2019, les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) avaient bondi de 87 % et 15 % du total provenaient des États-Unis.
Si l’on revient au sujet de l’Ukraine et du gazoduc North Stream 2, qui la contournera et “risque” de rendre bien plus sûr l’acheminement du surplus de gaz russe vers l’Europe – normalement bien moins cher et plus écologique que le gaz de schiste –, on comprend pourquoi les États-Unis persistent à ne pas donner de garanties à Moscou sur la non-extension de l’OTAN à l’Ukraine : car si Washington faisait cette concession demandée par Moscou depuis 1991, la Russie ne serait plus poussée à commettre des erreurs, serait moins anti-occidentale, et donc plus difficile à diaboliser…
Mediapart affirme que SOS Chrétiens d’Orient est visé par une enquête, ce que l’association ignore
Réaction de SOS Chrétiens d’Orient à un article publié jeudi dans Mediapart et repris par quelques médias :
Nous apprenons par Médiapart qu’une enquête préliminaire aurait été ouverte après la parution d’articles, en 2021, du même organe, prétendant que SOS Chrétiens d’Orient pourrait être complice de « crimes de guerre » qui auraient été commis par les groupes d’autodéfense de deux villages chrétiens de Syrie.
A l’époque, SOS Chrétiens d’Orient avait publié un démenti formel à ces allégations mensongères et haineuses, motivées par des objectifs politiques. Aujourd’hui encore, il suffit de lire l’article de Médiapart de ce 17 février pour constater que l’essentiel du contenu porte sur la dénonciation des idées réelles ou supposées des uns et des autres et non sur les faits prétextés (moins de 1/5e de l’article).
Il s’agit en fait d’un nouveau procès politique et médiatique, mené par les mêmes pigistes de Médiapart, qui vire au harcèlement et à la dénonciation calomnieuse. En violation de toutes les règles déontologiques du journalisme, ces pigistes s’enorgueillissent dans leur article de ce 17 février 2022 d’être à l’origine d’une telle enquête et même d’y avoir participé en tant que témoins d’on ne sait quoi.
SOS Chrétiens d’Orient n’est jusqu’à maintenant pas au courant d’une quelconque enquête à son sujet.
Preuve supplémentaire du caractère politisé de cette attaque : Médiapart a attendu quatre mois après l’audition de ses pigistes pour publier cet article, dont les ¾ ne visent qu’à dénoncer… le candidat Eric Zemmour, supposé proche de notre association !
SOS Chrétiens d’Orient répondra sereinement aux questions que souhaiteraient lui poser les enquêteurs, à supposer que cette enquête existe réellement. En revanche, nous ne rendons pas de comptes aux petits procureurs de Médiapart qui pensent pouvoir trainer devant le tribunal médiatique ceux qu’ils décrètent comme coupables du crime en réalité de mal penser.
SOS Chrétiens d’Orient n’a jamais été complice de quelque crime que ce soit. L’action de SOS Chrétiens d’Orient vise à aider et sauver les personnes menacées et persécutées par les terroristes d’organisations telle que Al Qaida, Etat islamique et autres groupes islamistes armés. A Mhardeh comme ailleurs, SOS Chrétiens d’Orient a distribué des médicaments, de la nourriture à des populations régulièrement soumises aux attaques et bombardements répétés de groupes djihadistes (on notera d’ailleurs que c’est dans la région d’Idlib, proche de Mhardeh, que les deux derniers chefs de Daech ont été tués).
SOS Chrétiens d’Orient, qui a envoyé plus de 2 500 volontaires sur le terrain, travaille dans la plus stricte légalité dans tous les pays où elle est présente et son travail est partout reconnu et salué. SOS Chrétiens d’Orient, fidèle à ses engagements, « pleure avec ceux qui pleurent » et rendra toujours témoignage à la vérité de son expérience de terrain, à Mhardeh comme ailleurs.
Bille Gates : Malheureusement, le virus Omicron est une sorte de vaccin qui crée une immunité et il s’est mieux répandu que les vaccins
Bill Gates paraissait déçu à la conférence de Munich que le variant Omicron ait, selon lui, mieux immunisé la population mondiale face au Covid-19 que les vaccins. Il espère dès lors que le développement et la distribution des vaccins seront plus rapides lors de la prochaine pandémie, qu’il anticipe déjà.
« Malheureusement, le virus lui-même, particulièrement le variant appelé Omicron, est une sorte de vaccin qui crée à la fois une immunité des lymphocytes B et lymphocytes T. Et il s’est mieux répandu à travers la population mondiale que ne l’ont fait les vaccins… ».
« Le risque de maladie grave, qui est principalement associé à l’âge, l’obésité ou au diabète, est maintenant considérablement réduit ».
« C’est dommage que cela nous ait pris deux ans pour répondre à la demande ».
Bill Gates annonce déjà que « nous aurons une autre pandémie. Ce sera un pathogène différent la prochaine fois« . Il appelle donc les gouvernements à investir dès maintenant pour assurer un développement et une distribution plus rapides des vaccins.
En fait, c’était une répétition générale ?
L’abstention de la messe nouvelle pour des raisons de foi catholique
Communiqué de Paix Liturgique :
Ce samedi 19 février 2022, malgré de départ en vacances de beaucoup, nous étions plus de 50 devant la nonciature apostolique, de 12h à 12h 45.
Nous avons reparlé des informations contenues dans la Lettre de Paix liturgique de cette semaine (https://www.paixliturgique.fr/) : la messe « hors les murs » des catholiques de Saint-Germain-en-Laye continue tous les dimanches devant les portes fermées de la chapelle vide de l’hôpital : plus de 50 messes depuis juin 2020. Comme « réponse », l’évêché vient d’instituer une messe nouvelle en latin dans une autre église, celles des Franciscaines.
A Paris, à ND du Travail, a été de même organisée une messe nouvelle en latin, face au Seigneur, à la place de la messe traditionnelle. A Chicago, c’est aussi ce que cardinal Cupich a voulu imposer sans succès à l’ICRSP : dire une fois par mois une messe nouvelle en latin. On peut imaginer que c’est ce qui va être demandé aux prêtres des communautés Ecclesia Dei et aux prêtres diocésains : célébrer parfois la messe nouvelle en latin, pour montrer que prêtres et fidèles traditionnels n’y sont pas opposés par principe. Ceci au nom du « dialogue », de la « non-rigidité », des « concessions réciproques ».
Nous rappelons sans agressivité, mais très fermement que, si nous adhérons à la messe traditionnelle et si nous nous abstenons de la messe nouvelle, ce n’est pas pour des raisons de « sensibilité », mais pour des raisons de foi catholique.
