Antoine de Lacoste, de retour de Syrie, raconte sur Boulevard Voltaire :
Depuis l’autoroute Damas-Alep, un petit détour s’impose vers le monastère de Mar Moussa. L’inégalé guide de Georges Pillement (Liban, Syrie et Chypre inconnus) paru en 1971 n’incite guère à la visite :
« Abandonné et bien délabré mais où des pèlerins se rendent encore le jour de la Saint-Moïse, le 28 août. »
Mais depuis, il y a eu l’action étonnante d’un jésuite italien, le père Paolo Dall’Oglio. Étudiant à Beyrouth puis à Damas, il découvre ce site somptueux, devenu inaccessible. Il réhabilite les bâtiments, notamment la chapelle, ornée de belles fresques, et aménage un magnifique et très long escalier qui permet d’accéder au monastère.
Lorsque éclate la guerre, en bon jésuite, il prend le parti de la « rébellion » (terme unanimement employé en Occident pour éviter d’appeler un chat un chat). Il quitte la Syrie en 2012. L’incroyable se produit alors : il revient clandestinement en juillet 2013 et se rend à Raqqa, capitale de l’État islamique, pour négocier la libération d’otages occidentaux. On ne reverra jamais le malheureux et l’on reste confondu devant tant de naïveté. Ah, les jésuites…
L’autoroute M5 qui nous emmène à Alep n’a été que récemment rouverte. Depuis 2012, une longue portion entre Hama et Alep était tenue par les sympathiques sbires d’Al-Nosra (rebaptisé, si l’on ose dire, Hayat Tahrir al-Cham, tant les crimes attachés à Al-Nosra étaient légion). Une offensive de l’armée syrienne, appuyée par l’aviation russe, permit sa libération en février 2020, repoussant les terroristes plusieurs kilomètres à l’est. La banlieue d’Alep fut aussi dégagée, permettant à la ville de ne plus être sous le feu des mortiers islamistes.
La ville peut enfin souffler. Elle a tellement souffert. Les destructions sont monstrueuses. Des rues entières sont jonchées de gravats, des kilomètres d’immeubles réduits à l’état de carcasses fantomatiques. Ce tragique spectacle est d’autant plus poignant que les immeubles non effondrés (criblés de balles tout de même) laissent entrevoir la beauté disparue d’Alep, la plus belle ville de Syrie.
Les combats ont été terribles, on le sait. Les plus beaux souks d’Orient ont été ravagés, les coquettes maisons du quartier chrétien défigurées et pillées. Mais, symbole de victoire, l’antique citadelle se dresse, magnifique sous le soleil. Les islamistes n’ont jamais pu la conquérir malgré des années de siège.
Le mythique hôtel Baron, qui accueillit le gotha mondial, vaut le détour. Fermé depuis 2012, il est resté dans son jus, sentinelle d’un glorieux passé. Même le bar n’a pas bougé, alignant ses bouteilles, et l’on imagine de Gaulle buvant un verre avec Agatha Christie et Lawrence d’Arabie, des habitués du lieu.
Des 300.000 chrétiens, il n’en reste plus que 30.000. Ruinés, pour la plupart. Alep est donc perdue ?
Mgr Jeanbart balaye ce défaitisme. Ses 78 ans et la guerre n’ont en rien entamé son énergie. Le patriarche de l’Église grecque-catholique a fait reconstruire ses bâtiments ravagés. Il célèbre la messe dans une église rénovée et nous fait l’amitié de dire en français une partie de son sermon.
Ce lointain descendant du célèbre corsaire nous reçoit avec affabilité et nous remercie d’être venus en Syrie. Il sait toute la désinformation à l’œuvre en Occident sur cette guerre qui restera le plus grand djihad des temps modernes : « Vos évêques ont été très gentils avec moi : ils m’ont invité en France pour que je m’exprime sur la Syrie. J’ai dit la vérité sur la guerre. » Avec un sourire malicieux, il ajoute : « Alors ils ne m’ont plus jamais invité… »
Mgr Jeanbart croit en l’avenir des chrétiens syriens. Nous doutons un peu : issu d’une famille de douze enfants, il est le seul de ses frères et sœurs à vivre en Syrie. C’est un symbole terrifiant. Mais il garde l’espérance et nous sommes admiratifs. C’est lui qui a raison.
Il faut maintenant laisser Alep la martyre pour aller vers la vallée des chrétiens et le crac des chevaliers.
Le sinistre de l’Intérieur est toujours là où l’on ne l’attend pas.
Dans la nuit du 26 au 27 octobre, le quartier de Perseigne à Alençon (Orne) a été le théâtre d’impressionnantes scènes d’émeutes. Une quinzaine de véhicules ont été incendiés. Les pompiers, gendarmes et policiers, visés par des tirs de mortiers d’artifice. Une compagnie de CRS a été déployée. Marine Le Pen s’est rendue sur place pour soutenir les forces de l’ordre.
🎥 Comme je l’ai dit à cet habitant d’une cité d’#Alençon, la culture de l’excuse c’est fini ! Je serai intraitable avec les comportements délinquants et avec les attaques contre nos pompiers et nos policiers. pic.twitter.com/OVbZ6N4tjA
Quant à Gérald Darmanin, il est aux abonnés absents. Il vient d’annoncer le lancement d’une procédure de dissolution d’une association à Angers, l’Alvarium.
J’ai engagé ce jour une procédure contradictoire à l’encontre d’un groupement de fait d’ultra-droite, l’Alvarium, situé à Angers, en vue de sa dissolution. Les nombreux faits constatés, les signalements répétés de nombreux élus, dont le maire d’Angers, motivent cette action.
L’Alvarium est un local associatif qui rassemble une communauté d’angevins qui vient en aide aux personnes. Comme il n’est pas tenu par les habituelles associations d’extrême-gauche, il est victime de calomnies, notamment de la part de la mairie, qui le désigne ainsi à la vindicte. Alvarium se présente sur son site internet comme une « association résolument identitaire », qui « promeut la culture angevine ». La persécution avait commencé en juin dernier.
A Nantes, l’extrême-gauche a mis une cible sur la tête d’Eric Zemmour, mais cela ne semble pas émouvoir nos grands défenseurs des vaaaleeuurs rééépublicaaaines !
Ce projet de loi, dit Zan, du nom de son promoteur le député inverti militant (du parti démocrate : PD) Alessandro Zan, avait été adopté par les députés en novembre 2020. Mercredi, à l’appel de la Ligue et de Fratelli d’Italia, un vote a bloqué le projet de loi, par 154 voix contre 131.
Le CSA a rendu sa décision sur la diffusion du film pro-vie Unplanned, qui a beaucoup choqué les fanatiques de l’avortement. On comprend de cette décision qu’il n’y avait pas de délit d’entrave :
Le CSA a été alerté au sujet de la diffusion du film Unplanned le 16 août 2021 sur C8, lequel était accompagné d’une signalétique de catégorie II (« déconseillé aux moins de 10 ans »).
Le Conseil a considéré que la diffusion de ce film, œuvre de fiction relevant de la liberté de création, ne pouvait être regardée comme susceptible de générer un trouble à l’ordre public et que sa programmation relevait de la liberté éditoriale de la chaîne.
Il a par ailleurs vérifié la conformité de la diffusion en cause à la réglementation applicable en matière de protection du jeune public.
Selon l’article 2 de la recommandation du 7 juin 2005 du Conseil, la classification en catégorie II correspond aux programmes « comportant certaines scènes susceptibles de heurter les mineurs de 10 ans ». La classification en catégorie III s’applique quant à elle aux « œuvres cinématographiques interdites aux mineurs de 12 ainsi [qu’aux] programmes pouvant troubler les mineurs de 12 ans, notamment lorsque le programme recourt de façon répétée à la violence physique ou psychologique ».
S’agissant des programmes de catégorie III, l’article 3 de cette recommandation prévoit qu’ils « ne doivent pas être diffusés avant 22 heures. À titre exceptionnel, il peut être admis une diffusion après 20h30 de programmes de cette catégorie, sauf les mardis, vendredis, samedis, veilles de jours fériés et pendant les périodes de vacances scolaires ».
Le CSA a estimé que le film Unplanned relevait de la catégorie III en raison de son climat anxiogène et de la présence de plusieurs scènes susceptibles de troubler les mineurs de 12 ans. Il a également relevé à cet égard que le programme ne comportait pas, pour le jeune public, de ressorts de distanciation appropriés. En application des dispositions de l’article 3 de la recommandation précitées, ce film ne pouvait donc être diffusé en première partie de soirée durant les vacances scolaires.
Le CSA a donc mis en garde la chaîne contre la réitération de manquements aux règles édictées par les articles 2 et 3 de la recommandation du 7 juin 2005.
Les députés ont voté une nouvelle augmentation de 3 % du budget immigration, en hausse constante depuis le début du quinquennat. Ce sont ainsi 1,90 milliard d’euros qui seront dépensés dans la gestion du flux migratoire en 2022, soit 58 millions de plus que lors de l’exercice 2021.
Cette somme sera consacrée à l’aide aux demandes d’asile. Ce budget contribuera notamment à la création de 1 500 places supplémentaires dans les centres d’accueil et d’examen des situations (CAES) et 3 400 autres dans les centres d’accueil des demandeurs d’asile (Cada).
« Il n’y a pas que les crédits qui progressent : le nombre prévisionnel de demandeurs d’asile aussi », a fustigé le député LR Mansour Kamardine. Son camp dénonce un « déni de réalité » de la part de la majorité.
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
le 28 octobre 312 : l’empereur romain Constantin, qui a placé la croix du Christ sur les boucliers de ses soldats, bat son rival Maxence sur le pont de Milvius, à 3km de Rome.
Au IVe siècle, Constantin, fils du gouverneur des Gaules et de sainte Hélène, se montre favorable aux chrétiens. A la mort de son père, en 306, ses soldats le proclament empereur à la place de l’empereur en titre Maxence, impie et cruel. Constantin franchit les Alpes, s’approche de Rome pour combattre les forces considérables de Maxence. Un jour*, il aperçoit dans le ciel une croix lumineuse avec cette inscription : in hoc signo vinces(par ce signe tu vaincras). La nuit suivante, le Christ apparaît et lui ordonne de se servir du signe céleste dans les combats. Constantin fait reproduire la croix sur son étendard et livre bataille à l’ennemi. Vaincu au pont de Milvius, Maxence se noie dans le Tibre. Pour la première fois dans l’histoire un étendard, porte le signe du Christ. Cette enseigne se compose d’une croix surmontée d’une couronne au milieu de laquelle les lettres Khi et Ro entrelacées représentent le monogramme du Christ.
Jusqu’à Constantin, les dangers étaient extérieurs au Christianisme. Après lui, ils deviennent intérieurs. L’arianisme qui nie la divinité du Christ provoque le concile de Nicée en 325.
le 28 octobre 1359 : les rois Robert II Stuart d’Ecosse et Charles V de France concluent un traité d’alliance contre l’Angleterre.
Ce traité fait suite aux liens étroits entre Français et Ecossais qui se sont concrétisés par la victoire de Bannockburn où les Anglais sont écrasés (23-24 juin 1314). Le traité, qui n’a jamais dénoncé, stipule que tout Français naît Ecossais et tout Ecossais naît Français.
28 octobre 1628 : fin du siège de La Rochelle.
Le siège de la cité rebelle huguenote concrétise la victoire de la monarchie sur les places de sûreté du parti protestant. C’est un succès militaire éclatant pour le Roi et Richelieu.
C’est la fin de la campagne contre les Huguenots du Duc de Rohan-Soubise en Poitou, Languedoc, Gascogne et Béarn qui a commencée en 1623.
Le siège de La Rochelle commence début le 10 septembre 1627 (voir la chronique du jour). La ville qui refuse de se soumettre est dirigée par un conseil dominé par la figure du Maire Jean. Outre le Roi, qui n’hésite pas à converser avec ses soldats dans les tranchées et le Cardinal Ministre, l’Armée royale est placée sous un triple commandement : Louis de Nogaret d’Epernon, Cardinal de la Valette, Jean de Saint-Bonnet de Toiras et Henri de Schomberg. En juillet 1627, Charles Ier Stuart roi d’Angleterre envoie une flotte au secours des Rochelais. Les navires britanniques, placés sous le commandement de Georges Villers, duc de Buckingham débarquent sur l’île de Ré, le 12, pour y conquérir une base terrestre pour des opérations de secours. Mais Louis XIII a confié l’île à Jean de Toiras, qui résiste fermement aux 6 000 hommes de Buckingham en dépit de sa nette infériorité numérique ; il ne commande que 1 400 hommes environ.
Le Roi Louis XIII envoie 35 navires forcer le blocus anglais autour de l’ile afin d’y débarquer 4 000 hommes placés sous les ordres de Henri de Schomberg. Les troupes anglaises sont finalement forcées de rembarquer le 27 octobre, malgré l’arrivé d’un renfort irlandais entre temps. Le Duc Buckingham a perdu entre 5 000 et 7 000 hommes dans l’affaire. Suite à l’échec anglais et comprenant que la Rochelle ne tombera qu’à l’issue d’un siège, Richelieu fait construire une digue géante pour empêcher La Rochelle de recevoir des vivres et des armes. Considérée comme l’une des plus grands ouvrages du génie militaire de l’époque, l’édification de la digue de la Rochelle en novembre 1627 mobilise près de 4 000 ouvriers et soldats. Elle est en fait érigée sur la mer, reposant littéralement sur des navires échoués. Elle fait près de 1 500 mètres et est garnie de canons. Jean-Christian Petitfils, dans la biographie qu’il consacre à Louis XIII, indique que le Roi n’hésite pas à prêter main forte aux ouvriers et sapeurs, les pieds dans l’eau et à leur prodiguer des encouragements. Par deux fois en 1628, elle empêchera les navires anglais d’atteindre le port.
Finalement, le 28 octobre, sans assaut de l’Armée Royale, Jean Guitton et le Conseil décident de remettre les clés de la Ville à Louis XIII. Le Roi décide de pardonner à La Rochelle, mais conformément à ce que préconise le Cardinal contre les places de sûretés et les forteresses du Royaume, la quasi-totalité des murs de la cité sont détruits, excepté les tours protégeant l’entrée du port.
Fort de ce succès, le Roi de France peut redéployer ses forces vers les citadelles du Languedoc toujours tenues par les soldats du Duc de Rohan. Richelieu est donc en passe de réussir l’unité du royaume.
Voir les chroniques sur les capitulations des villes protestantes d’Alès (le 17 juin 1629) et de Privas (cf. les chroniques du 19 et du 28 mai) et sur la Paix d’Alès, le 28 juin.
le 28 octobre 1886 : la statue “La Liberté éclairant le monde” (de 46m, et en bronze) réalisée par Bartholdi et Eiffel, symbole de l’amitié franco-américaine, est inaugurée par le président Cleveland, sur Liberty Island.
le 28 octobre 1904 : début de l’affaire des fiches.
C’est le 28 octobre 1904 qu’éclate le scandale de l’affaire des fiches, aussi appelée affaire des casseroles. Le général André, alors ministre de la Guerre et franc-maçon, est à l’origine de l’affaire. Elle consiste à ficher les officiers en fonction de leurs opinions politiques et de leur pratique religieuse en vue de renseigner les loges maçonniques du Grand Orient de France. C’est peut-être par dépit de n’avoir pas été nommé secrétaire général du Grand Orient de France que Jean-Baptiste Bidegain, conscient de détenir une véritable bombe politique, rend l’affaire publique. L’avancement étant fait sur ces critères et non sur les capacités réelles des intéressés, cela aboutira à la fameuse « Hécatombe des généraux en 1914, pour reprendre le titre de l’excellent livre de Pierre Rocolle (Editions Lavauzelles).
le 28 octobre 1924 : la France reconnaît l’URSS.
le 28 octobre 1958 : Giuseppe Angelo Roncalli est élu pape au 12è tour, sous le nom de Jean XXIII.
le 28 octobre 1962 : un référendum approuve à 62% l’élection du Président de la république au suffrage universel.
Après avoir traité le Prix Nobel de médecine (Pr Luc Montagnier), qui le dénonçait dès le début de la “pandémie”, de vieillard sénile voire gâteux, il est avéré que les laboratoires de Wuhan auraient bien manipulé des coronavirus. Puissance des campagnes médiatiques de propagande journalistique…
Des documents publiés par le NIH, l’Institut national de la santé américain, soulèvent de nouvelles questions sur les recherches en virologie menées par la Chine et sur certains financements octroyés par les États-Unis. Ils viennent confirmer en partie les soupçons que les laboratoires de Wuhan auraient conduit leurs travaux au-delà de ce qui avait été précédemment officiellement admis, notamment en manipulant génétiquement des coronavirus. Ils tendent aussi à montrer que l’ONG EcoHealth Alliance, qui les a en partie financés avec des fonds publics américains, a singulièrement manqué de transparence à leur propos.
Ces révélations placent dans une position délicate Anthony Fauci, principal conseiller de Joe Biden sur les questions de santé et directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, qui avait affirmé cet été devant le Sénat que le NIH n’avait pas financé des recherches incluant des manipulations génétiques de coronavirus. Or, près de vingt-deux mois après le début de l’épidémie, le NIH a reconnu la semaine dernière dans une lettre au Congrès américain qu’EcoHealth Alliance a effectivement subventionné des travaux de gain de fonction menés par l’Institut de virologie de Wuhan sur des coronavirus de chauve-souris. Ces manipulations consistant à faire muter un virus pour qu’il devienne potentiellement plus infectieux pour l’homme, sont très contestées par de nombreux chercheurs, en raison de leur dangerosité. La lettre fait aussi apparaître qu’EcoHealth Alliance a violé les termes des conditions de la subvention reçue par le NIH, en ne signalant pas un résultat qui aboutissait à décupler la capacité infectieuse d’un agent pathogène. Le NIH décrit dans sa lettre comme « inattendu » le résultat de ces travaux, s’abstenant cependant d’employer l’expression gain de fonction. Les interrogations avaient déjà été relancées au début du mois de septembre, quand le site d’information The Intercept avait publié plus de 900 pages de documents obtenus dans le cadre de la loi américaine sur la liberté d’information, concernant les subventions du NIH à EcoHealth Alliance. […]
Damien Tarel, le Drômois qui a souffleté Macron, revient sur les manipulations médiatiques dont son geste a fait l’objet !
Commission Bronner, le nouveau ministère de la Vérité
Emmanuel Macron a lancé début octobre une commission destinée à lutter contre les « fake news » et les discours haineux sur la toile. Les membres de cette commission sont pour le moins peu recommandables.
Ancien aumônier général du collège Stanislas, à Paris, Philippe de Maistre est actuellement curé de la paroisse Saint-André de l’Europe. Il publie Mourir vivant. Une spiritualité de la fin de vie (Éditions Le Laurier). Extrait d’un entretien donné au Figaro :
Pourquoi un livre sur la mort ?
Pour parler de la vie ! La mort n’est pas un « à côté » de la vie. Vie et mort sont les deux faces d’une unique médaille. Tous les philosophes invitent à considérer la mort pour mieux vivre. Et la foi chrétienne voit dans la mort un passage vers la vie. Notre époque n’a de cesse de séparer mort et vie. On meurt loin de chez soi, à l’hôpital le plus souvent. La mort est ainsi chassée de la vie. Mais la vie est également chassée de la mort. Car on ne voit plus les derniers instants comme un temps à vivre. On leur nie toute valeur, faute de les placer dans la perspective de la vie éternelle. Du coup, on emploie beaucoup d’énergie à les abréger par l’euthanasie ou à les gommer par l’acharnement thérapeutique et la sédation profonde qui l’accompagne. « L’approche de la mort terrifie, et si le nouveau-né avait conscience de l’approche de la vie, il serait tout aussi terrifié », disait Charlie Chaplin. Le parallèle entre naissance et mort est fondamental. Comme le nouveau-né est pleinement impliqué dans l’événement de sa venue au jour, le mourant est pleinement impliqué dans l’enfantement à la vie éternelle.
Vous évoquez un « effacement du spirituel » qui empêche de bien considérer la mort…
Nombreuses sont les personnes qui se dévouent pour entourer les personnes en fin de vie, mais ne voient pas ce qui se joue ultimement : le mystère d’une naissance. On considère la douleur physique avec le souci louable de l’atténuer. On considère également les épreuves psychologiques avec le souci de les accompagner. Mais on oublie qu’il y a également un processus spirituel qu’il s’agit d’accompagner. L’homme est tridimensionnel : corps, âme (c’est-à-dire psychisme) et esprit (c’est-à-dire ouverture à la dimension transcendante). C’est cette dernière dimension qui est la grande oubliée de notre époque laïcisée. J’ai été bien souvent bouleversé par la qualité de la vie spirituelle de personnes pourtant diminuées intellectuellement ou atteintes dans leur équilibre psychologique. C’est le cas de bien des personnes atteintes d’un handicap mental dont la réceptivité à la vie spirituelle est infiniment plus développée que bien des personnes dites en bonne santé. […]
Une émission de France 2, financée par nos impôts, tente de faire croire que ce qui mine l’Education nationale, ce sont les élèves racistes. Opération bourrage de crane :
[Thread] Oubliez le lycéen qui bouscule sa prof impuissante au son de « wallah sur l’coran ». Dans le monde merveilleux du service public, les profs musclés règlent leurs comptes aux méchants élèves racistes. (« L’École de la vie », France 2). pic.twitter.com/NVBec1tEZ6
Mais cette scène cache une réalité bien plus sombre : le jeune Alex est sous l’influence d’élèves néonazis. Oui vous savez, les fameuses bandes néonazies qui font régner la terreur dans les lycées français. Mais si. pic.twitter.com/9866f9ZU7C
Le professeur (d’histoire-géo…) est inquiet. Il a donc contacté le référent RADICALISATION du rectorat. Il va falloir surveiller de près le jeune radicalisé… pic.twitter.com/24mGAEbFDl
…le dealer racisé se révèle bientôt n’être qu’un gentil clown qui vendait des pilules de caféine ! Hahaha, on vous a bien eu les racistes. pic.twitter.com/B1husProyc
Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec revient sur l’émission de CNews, « Face à la rue » :
Il y avait le Face à la Une du milieu des années 90. L’émission politique phare de TF1 présentée par Patrick Poivre d’Arvor ou Claire Chazal. On se souvient, dans un autre style, du Face à la mer, véritable tube du duo Calogero / Passy au milieu des années 2000. Plus récemment, l’émission Face à l’info continue de tenir toutes ses promesses, avec puis sans Zemmour. Ses remplaçants n’y sont d’ailleurs pas pour rien. Charlotte d’Ornellas, ma consœur, faisant profiter les téléspectateurs de ses indéniables talents de pédagogue en même temps que de son assurance décomplexée de femme de droite. Mathieu Bock-Coté offre de son côté aux fidèles de l’émission, par son incroyable capacité d’analyse et la puissance de son verbe (habité par ce jubilatoire accent québécois qui participe de son charme), un éclairage qui n’étonnera pas ceux qui le suivaient depuis longtemps, depuis ses livres surtout.
Une émission à l’audience record
Après tout ces Face à…, place désormais à un concept original, télévisuel et journalistique : Face à la rue. Lundi dernier, cette nouvelle création de la chaîne CNews, avec le présentateur Jean-Marc Morandini à la baguette, a permis au canal 16 de la TNT de réaliser un énorme succès d’audience, un record même pour cette tranche horaire (10h30-12h). Plus d’un demi-million de téléspectateurs ont suivi la déambulation de l’essayiste Éric Zemmour dans les rues de Drancy. Sur le parcours, différentes étapes jalonnaient l’émission. Rencontre avec une femme voilée, dialogue avec un repris de justice à la double nationalité franco-algérienne, passage dans une boucherie hallal, entretien avec des responsables associatifs, échange avec un responsable de syndicat de police, débat avec un militant LGBT, confrontation avec un orateur de la France Insoumise : tout était réuni pour un petit cocktail de punchlines et de propositions chocs. Certains regretteront un scénario artificiel. Pourtant, au-delà d’une mise en scène nécessairement préparée pour préserver le fil du déroulement de l’émission, les rencontres avec les personnes de la rue, impromptues et sur le vif, elles, ne trompent pas.
L’attente souterraine d’un homme qui serait à la politique ce que fut un Don Camillo pour sa paroisse
Ces rencontres inopinées, dans un style semblable, façonnent la vie sacerdotale. Le prêtre, pourvu qu’il porte un signe distinctif, et a fortiori qu’il revête la soutane, laisse rarement indifférent. Avec son col romain, le voici, lui aussi, « face à la rue ». Mais pour sa part, au quotidien. A chacune de ses sorties, il fait face à un monde essentiellement différent du sien. « Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups » (Luc 10, 3). « Parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisi du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait » (Jean 15, 19). Alors, oui, irrésistiblement, la soutane interpelle, dérange ou questionne. Toujours elle suscite l’interaction, le dialogue, l’échange. Parfois viril. Mais presque toujours profitable. Le prêtre, cette espèce en apparente voie de disparition, quand le rencontre-t-on ? Rarement, c’est juste. A un baptême, parfois. A un mariage, occasionnellement. Lors d’une cérémonie d’obsèques, éventuellement, pourvu que la famille ait réussi à éviter que ce soit des laïcs qui s’en chargent. Mais si, hélas, trop peu de personnes ont l’occasion de voir un prêtre, le prêtre, lui, a l’occasion de voir du monde.
L’atout apostolique du ministère sacerdotal se mesure précisément à sa correspondance avec la vie évangélique du Christ lui-même : affronter la rue. L’homme de Dieu qui, à l’image de Jésus et ses apôtres, va visiter tous et chacun, ceux dont la vie semble lisse comme ceux dont le parcours est cabossé, riches et moins riches, pêcheurs et docteurs, saintes femmes et prostituées, celui-là connaît les palpitations de la société. Face à la crise religieuse ou au désintérêt politique, certains voudraient réinventer l’Eglise, comme d’autres souhaiteraient supprimer les sondages ou le suffrage universel pour l’élection présidentielle. Foutaise ! Modifier le paradigme des défis à venir pour mieux dénouer les problèmes du présent constitue une terrible lubie à laquelle on ne tordra jamais suffisamment le cou. Les âmes ont besoin de prêtres à la Don Camillo comme les citoyens ont besoin de responsables politiques authentiques. Ou pour mieux dire, l’audimat impressionnant de l’émission Face à la rue avec Éric Zemmour montre chez le peuple français l’attente souterraine d’un homme qui serait à la politique ce que fut un Don Camillo pour sa paroisse. Un élu qui s’intéresse à leurs problèmes parce qu’il connaît leur réalité. Non pas en jouant au pauvre ou au sans-grade, mais en allant sur leur terrain. Les défis pastoraux et les enjeux politiques possèdent des registres semblables : écouter les cœurs pour mieux leur offrir les secrets de la grâce, mesurer les inquiétudes de la base pour mieux lui faire profiter des trésors d’un empirisme organisateur. L’un et l’autre se trouveront ajustés par l’expérience des âmes ou celle de l’Histoire.
Les Français aiment la religion comme la politique. Pourvue qu’elles sonnent vraies.
A l’heure où l’Eglise en France a perdu de sa superbe et où l’image du prêtre se trouve gravement abîmée, le besoin de trouver chez l’homme de Dieu une oreille attentive ne faiblit pas. Bien sûr, l’indifférence religieuse a gagné du terrain mais, depuis que je porte la soutane, je peux témoigner de la propension des gens à se confier au prêtre que je suis. Partout et en tout lieu. Malgré tout ce que l’on entend sur le clergé – ou tout ce que certains s’attachent à généraliser à son sujet – la masse des gens voit dans le curé celui à qui on peut tout dire sans prendre le risque d’être jugé. Comme s’il existait chez le peuple un bon sens quasi invincible à voir dans le prêtre cet homme bon et bienveillant, prêt à dire des vérités qui dérangent mais toujours en vue de son bien – tel Monseigneur Myriel, le bienfaiteur du bagnard Jean Valjean ou l’abbé Pierre, le veilleur de l’hiver 54.
Ecouter une certaine bien-pensance affirmer que le succès d’Éric Zemmour relèverait d’une bulle médiatique artificielle serait amusant si cette même bien-pensance n’avait de cesse de taxer de complotistes ceux qui fustigent leur OPA intellectuelle sur le monde de la culture depuis plus d’un demi-siècle. Au-delà des idées du candidat putatif, l’audience de l’auteur de La France n’a pas dit son dernier mot, ses salles pleines et les milliers de vues de ses interventions sur internet attestent que les Français aiment, au fond, la politique. Ils l’aiment quand elle se rapproche de leur quotidien. Quand elle met des mots sur leurs maux. Et quand elle leur propose, après le mythe du vivre-ensemble et l’échec du côte à côte, d’éviter un face-à-face explosif et meurtrier. Un Face à… dont, ici, personne ne veut voir le succès.
Laissant Damas derrière nous, il faut maintenant diriger nos pas au nord, vers de hauts lieux du christianisme. Nous commençons par Notre-Dame de Seidnaya, qui domine la ville éponyme. C’est un lieu de pèlerinage : on y vénère une icône de la Vierge peinte par Saint Luc.
Ce ne sont pas les grandes foules de Lourdes, mais de nombreux fidèles de tous âges sont présents et entreprennent l’éprouvante ascension d’une longue volée de marches. Nous croisons un groupe de Syriennes qui redescend. L’une d’elles nous lance : « Quel bonheur d’entendre à nouveau parler français ici ! » Certains vieux fidèles ont du mal ; il y a bien un ascenseur, mais alors ce n’est plus un pèlerinage.
Les dévotions faites devant l’icône malheureusement cachée, il est temps d’aller à Maaloula, ville symbole, cruellement touchée pendant la guerre et qui tente de revivre.
Nous sommes accueillis par le père Toufic Eïd, prieur du couvent Saints-Serge-et-Bacchus (notre photo), l’âme du village. Il nous emmène dans son église qui fut ravagée par les djihadistes et raconte. En septembre 2013, les islamistes d’Al-Nosra détruisent le barrage de l’armée grâce à un attentat-suicide et conquièrent le village. L’armée reprend Maaloula quelques jours après mais doit se replier devant un afflux de renforts djihadistes de plusieurs milliers d’hommes, notamment tchétchènes.
« Trois de nos jeunes sont tués, six enlevés. Mais Dieu sauva les autres : isolés par petits groupes, ils n’avaient plus aucune liaison. Tous ensemble, ils eurent la même idée : quitter leurs positions et rejoindre le centre du village. Plusieurs dizaines se retrouvèrent ainsi et purent évacuer Maaloula sans autres pertes. Pour moi, c’est le Saint-Esprit qui les a inspirés. Ils seraient tous morts autrement. Les autres habitants étaient partis la veille. »
Entre pillards et djihadistes, il n’y a guère de différence et toutes les maisons furent visitées et pillées, jusqu’aux robinets et aux ampoules. Les terroristes d’al-Nosra enlevèrent ensuite les douze religieuses du couvent orthodoxe de Sainte-Thècle. Le pire fut envisagé mais, heureusement, elles furent ensuite échangées contre plusieurs dizaines de prisonniers islamistes.
Et les six jeunes enlevés ? Le père Toufic essuie une larme : « On a retrouvé cinq squelettes au Liban. L’ADN est formel. Ils sont enterrés ici. Le sixième, nous n’avons jamais su. » Il retrouve le sourire devant une très vieille icône :
« Elle était enfouie sous les gravats du toit de l’église, les islamistes ne l’ont pas vue. »
Faut-il ici rappeler ici que l’Occident a livré armes et argent au Front al-Nosra ?
Depuis, Maaloula panse ses plaies. Les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient ont reconstruit les maisons et nous passons la nuit dans les familles chrétiennes de Maaloula. Leur accueil est digne de l’Orient. C’est une fête pour ces gens pauvres qui ne sortent quasiment jamais de leur village. Ils nous laissent leur lit (ce n’est pas négociable) et nous échangeons de menus cadeaux qui scelleront cette amitié entre chrétiens qui ne parlent pas la même langue. Les trois petits garçons, qui s’appellent Serge, Bacchus et Georges, nous dévorent des yeux. Nous regrettons de ne pas avoir apporté de jouets.
Après une douche spartiate dans une salle de bains où les impacts de balles sont là pour nous rappeler ce que ces chrétiens ont vécu, il faut partir. La maman, Elain, verse une larme et nous souhaite la bénédiction de Dieu.
C’est maintenant Alep, autre ville martyre, qui nous attend.
Le 22 octobre 2021 marque le premier anniversaire de la signature de la déclaration du consensus de Genève (GCD)1 par des dirigeants sages et courageux de nombreuses nations – 32 à l’époque, et bientôt rejoints par 2 autres, représentant en tout2 un cinquième de la population de la planète – agissant pour protéger leurs sociétés en protégeant la santé des femmes, la vie à naître, la souveraineté nationale et la famille. La cérémonie de signature 3 a été introduite par Valerie Huber, Représentante Spéciale pour la Santé Mondiale des Femmes du ministère américain de la santé et des services sociaux (HHS) et architecte du GCD.
Ce jour est historique ! Des hauts fonctionnaires de gouvernements représentant toutes les régions du monde et plus de 1,6 milliard de personnes se tiennent virtuellement ensemble : ministres, ambassadeurs, membres du Congrès et du Parlement, etc. Nous sommes également rejoints par des ONG du monde entier qui célèbrent l’événement historique d’aujourd’hui.
Elle a noté que les six pays parrains4 avait développé le GCD pour qu’il soit le point culminant du Sommet Mondial sur la Santé des Femmes en lien avec l’Assemblée Mondiale de la Santé en mai 2020, mais lorsque ce calendrier a été bouleversé par COVID-19, la décision a été prise de lancer indépendamment le GCD “parce que les gains de santé pour les femmes ne peuvent pas attendre. Soutenir la valeur intrinsèque de la famille ne peut pas attendre. La protection de la vie, née et à naître, et la souveraineté des nations à établir leurs propres lois sur cette question, ne peuvent pas attendre.”
La nécessité de se défendre
La cérémonie de signature a été présidée par le secrétaire d’État à la santé, Alex Azar, qui a expliqué : “La déclaration est bien plus qu’un énoncé de convictions ; c’est un outil essentiel et utile pour défendre ces principes dans tous les organes des Nations Unies et dans tous les cadres multilatéraux, en utilisant un langage préalablement accepté par les États membres de ces organes.” La référence de M. Azar à la “défense” fait allusion à la situation que Mme Huber avait rencontrée lorsqu’elle était Représentante Spéciale pour la Santé des Femmes dans le Monde, comme elle l’a expliqué par la suite.
Je me suis retrouvé à plusieurs reprises dans l’obligation de présenter des excuses à des responsables étrangers pour ce qu’ils considéraient comme une tentative de “colonisation idéologique” de leur pays aux mains des administrations Clinton et Obama. En particulier dans les pays en développement, les responsables ont décrit en privé la pression intense exercée par les États-Unis pour qu’ils abandonnent les valeurs fondamentales qui définissent leurs nations, parfois accompagnée de la menace de perdre une aide étrangère vitale s’ils ne cèdent pas. Des conversations privées avec des diplomates de divers pays ont révélé un sentiment répandu selon lequel les États-Unis nommeraient ces pays et leur feraient honte simplement parce qu’ils ne sont pas d’accord avec les positions occidentales progressistes sur l’avortement ou les questions familiales. Souvent, les États-Unis se joignent à des coalitions de pays progressistes pour faire monter la pression. Des pays ont même été contraints de rappeler leurs diplomates s’ils défendaient trop efficacement leurs convictions fondamentales dans les enceintes internationales.
Mme. Huber a compris que ce qu’il fallait, c’était la force d’une coalition, ce qui est devenu encore plus évident le premier jour de la présidence Biden, le 20 janvier 2021.
Il était un peu surprenant que le jour de l’inauguration, la seule politique que j’ai vue disparaître du site web du gouvernement était toute mention de la Déclaration du Consensus de Genève. Peu de gens aux États-Unis étaient au courant de cette affaire, et pourtant elle a été retirée si rapidement. Cela m’a montré qu’il y avait vraiment beaucoup de valeur dans cette coalition, et qu’en fait elle pouvait être efficace pour protéger la vie et la famille sous l’administration actuelle. Lorsque vous êtes dans une coalition, cela multiplie votre voix, et cela multiplie votre capacité à avoir une influence. Il est également plus dissuasif pour ceux qui exercent l’intimidation ou la pression de s’en prendre à autant de pays à la fois.
L’exemple du Guatemala
Huit jours après son entrée en fonction, le président Joe Biden a officiellement retiré les États-Unis du GCD le 28 janvier 2021. Mais cela n’a pas découragé le président guatémaltèque Alejandro Giammattei, qui le 12 octobre 2021, a signé la GCD lors d’une cérémonie impressionnante 5 témoignant de son ardent soutien. Mme.Huber, qui a également pris la parole lors de l’événement, a ensuite félicité le président pour son courage.
Le Guatemala et le président Giammattei méritent des louanges de la presse, car ils ont fait preuve de courage en défendant les valeurs de leur pays. Il aurait pu se contenter de signer discrètement, mais il a préféré organiser un événement très médiatisé, inviter la presse, les membres de son cabinet et d’autres dirigeants du pays. Il disait essentiellement : C’est important pour notre pays, nous n’allons pas changer d’avis, nous n’allons pas céder aux pressions extérieures et nous sommes fiers de rejoindre cette coalition. J’espère vraiment qu’à la suite de son action publique et courageuse, de nombreux autres pays rejoindront la Déclaration et la Coalition du Consensus de Genève.
Les quatre piliers
Pourquoi d’autres pays devraient-ils adhérer ? Lors de la cérémonie de signature en 2020, le secrétaire d’État Mike Pompeo a parlé des quatre objectifs énoncés dans la GCD comme étant “les piliers de cette déclaration”. Il se trouve qu’ils sont également les piliers de toute nation libre et prospère.
La santé des femmes. La GCD souligne “le droit égal des hommes et des femmes de jouir de tous les droits civils et politiques”6 réaffirme “la contribution des femmes au bien-être de la famille et au développement de la société,”7 reconnaît que “la couverture sanitaire universelle est fondamentale pour atteindre les objectifs de développement durable liés non seulement à la santé et au bien-être,”8 et s’engage à “améliorer et garantir l’accès des femmes aux avantages de la santé et du développement, y compris la santé sexuelle et reproductive, qui doit toujours promouvoir une santé optimale, le meilleur état de santé possible, sans inclure l’avortement”. Commentaire : Le jour de l’an 2020, le pape François a déclaré : ” Si nous voulons un monde meilleur qui soit une maison de paix et non une cour de guerre, nous devons prendre à cœur la dignité de chaque femme….. Une victoire pour les femmes est une victoire pour toute l’humanité.”9 Le rôle unique des femmes dans la bénédiction de l’humanité a été abordé par l’archevêque Bernardito Auza lors de la Commission sur le statut de la femme de 2015 : “Jean-Paul II a qualifié de “génie féminin” cet éclat particulier des femmes à prendre soin de la dignité intrinsèque de chacun et à nourrir les dons des autres. Aujourd’hui, nous sommes ici pour réfléchir à ce génie féminin, pour le célébrer, pour en remercier Dieu, et pour en remercier et louer les femmes.”10
La vie à naître. Le GCD réaffirme la “dignité et la valeur inhérentes de la personne humaine”11 et que “l’enfant… a besoin d’une protection et de soins particuliers… avant comme après la naissance,”12 et que “la maternité et l’enfance ont droit à une attention et une assistance particulières”,13 et souligne qu’”en aucun cas, l’avortement ne doit être promu en tant que méthode de planification familiale” et que “toute mesure ou modification relative à l’avortement au sein du système de santé ne peut être déterminée qu’au niveau national ou local, conformément au processus législatif national.”14Commentaire : En 1981, Mère Teresa a lancé l’appel suivant : “Protégez l’enfant à naître, le plus grand don de Dieu pour chacun de nous et pour le monde.” L’année suivante, lorsqu’elle s’est adressée à la classe de diplômés de Harvard, elle a qualifié l’avortement de “l’une des plus grandes pauvretés” et a ajouté : “une nation, un peuple, une famille qui permet cela, qui accepte cela, sont les plus pauvres des pauvres.” Et s’exprimant en 1994 au National Prayer Breakfast, elle a déclaré : “le plus grand destructeur de la paix aujourd’hui est l’avortement, car c’est une guerre contre l’enfant, un meurtre direct de l’enfant innocent….. Tout pays qui accepte l’avortement n’apprend pas à son peuple à aimer, mais à utiliser n’importe quelle violence pour obtenir ce qu’il veut.”15
La souveraineté nationale. Le GCD réaffirme “le consensus international de longue date selon lequel chaque nation a le droit souverain de mettre en œuvre des programmes et des activités conformes à ses lois et à ses politiques”, et réaffirme “l’importance de l’appropriation nationale et le rôle et la responsabilité primordiaux des gouvernements à tous les niveaux pour déterminer leur propre voie vers la réalisation de la couverture sanitaire universelle, conformément aux contextes et aux priorités nationales”.16Commentaire : Réunis à Moscou en octobre 1943, les gouvernements alliés des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Union Soviétique et de la Chine ont déclaré conjointement qu’ils reconnaissaient “la nécessité d’établir à la première date possible une organisation internationale générale, fondée sur le principe de l’égalité souveraine de tous les États pacifiques, et ouverte à l’adhésion de tous ces États, grands et petits, pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales”. Ce principe fondamental du droit et de l’ordre international a été consacré par l’article 2.1 de la Charte des Nations Unies : “L’Organisation est fondée sur le principe de l’égalité souveraine de tous ses Membres.”
La famille. Le GCD réaffirme que “la famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’État”17 et s’engage à “soutenir le rôle de la famille comme fondement de la société et comme source de santé, de soutien et de soins”. Commentaire : La famille n’a pas seulement été, selon les mots de l’historien Will Durant, “le fondement ultime de toutes les civilisations connues de l’histoire”18 mais, selon la Déclaration de Doha, elle est aussi “l’agent fondamental du développement social, économique et culturel durable”.19 L’ancien ambassadeur Michael Novak a déclaré : “La famille est la pépinière des compétences économiques, des habitudes financières, des attitudes à l’égard du travail et de l’art de l’indépendance financière. La famille est une agence de réussite éducative plus forte que l’école. La famille est un meilleur professeur d’imagination religieuse que l’église. La planification politique et sociale dans un ordre social sage commence par l’axiome suivant : “Ce qui renforce la famille renforce la société” ….. Les rôles d’un père et d’une mère, et des enfants par rapport à eux, constituent le centre absolument critique de la force sociale.” Il a également mis en garde : “Tout au long de l’histoire, les nations ont pu survivre à une multiplicité de catastrophes – invasions, famines, tremblements de terre, épidémies, dépressions – mais elles n’ont jamais pu survivre à la désintégration de la famille.”20
Invitation à adhérer
Pour toute nation, protéger et renforcer ces quatre piliers revient à se protéger et à se renforcer elle-même.
Nous invitons respectueusement votre pays à se joindre à la déclaration historique du consensus de Genève en contactant l’ambassade du Brésil aux États-Unis à Washington, D.C., téléphone +1 (202) 238-2700, courriel [email protected]. Nous reprenons les mots de Valérie Huber : “Les pays de la Déclaration du Consensus de Genève doivent rester unifiés et doivent également s’adjoindre de nouveaux membres, car il y a bien plus que 34 pays qui partagent les valeurs qu’elle contient….. La coalition du GCD est la meilleure défense de la vie et de la famille à travers le monde.”
International Organization for the Family
Centre pour la Famille et les Droits de L’homme
Familles Unies Internationales
Institut Ruth
CitizenGO, Espagne
REAL Women of Canada
Alliance Latino-Américaine pour la Famille
Association des Familles Américaines de New York
Family Policy Institute, Afrique du Sud
Family First, Nouvelle-Zélande
Fondation Novae Terrae, Italie
HazteOir.org, Espagne
Provive, Venezuela
Institut pour la Politique Familiale, Espagne
Groupe de Pression FamilyPolicy.RU, Russie
Association pour la paternité et la famille des Amérindiens
Eric Zemmour : “Ça finira mal”, la prédiction de Philippe de Villiers sur sa candidature
Réponse de Philippe de Villiers :
Une rumeur de presse me fait dire sur @ZemmourEric : “ça finira mal”. Erreur sur la personne. Je parlais de Macron. Pour Zemmour, j’ai plutôt l’impression que ça va finir très bien.
Une rumeur de presse me fait dire sur @ZemmourEric : “ça finira mal”. Erreur sur la personne. Je parlais de Macron. Pour Zemmour, j’ai plutôt l’impression que ça va finir très bien.
Une nouvelle maison d’accueil pour femmes enceintes seules va bientôt ouvrir ses portes, et l’association a besoin de vous !
Dans un monde où l’avortement est présenté comme « la seule solution » certaines futures mamans font le choix fort voire héroïque disons-le, de garder leur bébé malgré les avis contraires du copain, de la famille, malgré une situation défavorable tout simplement. Le projet de la Maison de Rosalie est de les soutenir et les accompagner pour qu’elles puissent accueillir dans les meilleures conditions qu’il soit leur enfant à naître.
Dans cette Maison, une équipe d’éducatrices formées, partage la vie des femmes accueillies pendant cette période charnière de leur grossesse et des premiers temps de vie de leur enfant ; la Maison de Rosalie offre à la fois un accompagnement et une vie ensemble, dans un petit village de campagne, pour bénéficier d’un cadre de vie paisible et familial, et d’une certaine indépendance.
La Maison de Rosalie accueille les femmes enceintes, sans autre critère d’accueil que celui de la détresse du cœur d’une mère, face à l’arrivée de son enfant dans des conditions qui lui semblent difficiles.
Tant de femmes ont besoin d’aide, mais ne savent pas qu’elle existe.
A l’occasion des veillées pour la Vie, l’association propose dans les lieux et horaires qui conviennent le mieux aux paroisses intéressées (soir de semaine ou week-end), une rencontre pour la Vie avec :
– un échange-témoignage autour de l’accueil et l’accompagnement des femmes enceintes seules, confrontées à une grossesse imprévue, avec des éducatrices et des mamans ayant été accueillies (environ 45 min)
– un temps de prière pour la Vie organisé et animé par la paroisse.
Trois ans après le discours-programme prononcé par le maréchal Abdel-Fattah El-Sissi le 28 décembre 2014 devant l’aéropage d’El-Azhar (cf. PFV n° 82), la journaliste Denise Ammoun notait qu’un « duel feutré » oppose la présidence et l’institution religieuse (Le Point, 27 novembre 2017). Face aux exigences réformatrices formulées par le chef de l’État, le grand-imam Ahmed El-Tayyeb se heurte à « la résistance d’une majorité de grands savants traditionalistes qui siègent autour de lui », constatait peu après son confrère Georges Malbrunot lors d’un reportage au Caire au cours duquel il avait recueilli cette remarque d’un diplomate occidental :
« Cheikh Tayyeb fait de l’équilibrisme entre ses conservateurs et ses rénovateurs, il est sur la corde raide » (Le Figaro, 25 mars 2018).
Ce désaccord se vérifie, entre autres, dans l’application des objectifs énoncés lors de la Conférence sur « L’unification des Fatwas » qui s’est déroulée au Caire les 17 et 18 août 2015 et qui a décidé la création d’un Centre international de la Fatwa (cf. PFV n° 83).
Cet événement n’a donc pas apaisé la rivalité entre plusieurs acteurs sur la scène égyptienne : la Présidence de la République, engagée dans un processus de modernisation autoritaire ; Dar el-Iftah, l’organisme officiel dirigé par un mufti responsable de la rédaction et de la diffusion des fatwas ; El-Azhar, qui s’arroge aussi ce pouvoir, y compris hors du contexte local, naviguant entre les divers courants qui composent l’institution (conservateurs, modernistes, extrémistes) ; les mouvements idéologiques qui se rattachent à plusieurs formes d’islamisme présentes au pays du Nil. Le fonctionnement des institutions publiques est ainsi tributaire de rapports de forces, situation qui rejaillit politiquement sur le contenu des fatwas.
LA CONDITION DE LA FEMME
Les participants à la Conférence de 2015 ayant proclamé la nécessité de modifier le regard porté sur les femmes, ainsi que sur leur place dans la famille et la société, ont exprimé leur intention de veiller à ce que les fatwas émises dans ces domaines ne soient plus désormais fondées sur des « conceptions erronées de la charia ».
Cependant, les décisions prises depuis lors par El-Azhar confirment le maintien d’approches antérieures, oscillant entre libéralisme, conservatisme et ambiguïté.
Quand El-Azhar s’impose
En 2017, le Conseil supérieur des oulémas (El-Azhar), a décliné fermement par écrit, au nom du « consensus dessavants », la proposition du président Sissi tendant à moderniser la pratique du divorce, c’est-à-dire à
« mettre fin à la pratique de la répudiation orale, qui permet à un homme de divorcer en répétant trois fois une formule sans avoir besoin de passer devant un juge ou un officier de l’état civil » (La Croix, 17 mai 2017).
Peu après, El-Azhar a dénoncé un projet de loi tunisien prévoyant la reconnaissance de l’égalité successorale pour les enfants héritiers, au motif qu’une telle disposition « est contraire à la charia islamique », puisque la part revenant à l’homme équivaut au double de celle à laquelle la femme a droit (Coran 4, 11). L’annonce, faite par le président Kaïs Saëd à l’occasion de la « Fête de la femme » (13 août 2017), avait pourtant reçu l’aval du mufti de la République tunisienne, Othman Battîkh, pour qui cette réforme « consolide la place de la femme et élimine les discriminations entre les deux sexes ». Tout en affrontant l’opposition de ses confrères juristes, ce dernier renonçait aussi à sa position antérieure (Stéphane Valter, Fatwas et politique, CNRS Éditions, 2020, p. 286). Cédant aux pressions, Kaïs Saëd retira alors ce texte (La Croix, 13 août 2017 ; A. Laurent, « Où en est la femme dans l’islam ? », La Nef, n° 340, octobre 2021).
Dans une déclaration publiée le 1er mars 2019 en prévision de la Journée internationale de la femme (8 mars), Tayyeb a estimé que « la polygamie est souvent une injustice envers la femme et des enfants », rappelant que la possibilité « de prendre une deuxième, une troisième ou une quatrième épouse » est soumise à « des conditions d’équité » (Coran 4, 3), exigence cependant impossible à observer selon le Coran lui-même (4, 129). La polémique qui s’en est suivie a obligé El-Azhar à préciser que le grand-imam « n’avait pas du tout évoqué une interdiction de la polygamie » (La Croix, 4 mars 2019).
Pendant le mois de Ramadan 2019, lors d’une émission télévisée, Tayyeb a déclaré que, d’après le Coran (4, 34), les maris peuvent battre leurs femmes si elles ne sont pas disciplinées, mais « à condition de ne pas briser les os à la suite de ces coups » (Atlantico, 13 juin 2019).
Interrogé par une chirurgienne sur la licéité de recoudre l’hymen d’une femme violée ou abusée, le directeur de la Recherche au Centre international de la Fatwa (fondé en 2016), Ahmed Mamdouh, a délivré une fatwa positive, obligeant la femme concernée de faire un acte de repentance pour pouvoir épouser l’homme de son choix. Dans une réplique publiée sur un site Internet, Mouna Hilmi, poète égyptienne, en a dénoncé l’hypocrisie vis-à-vis du futur mari et l’injustice d’une telle sentence qui ne prévoyait aucune sanction contre l’agresseur (Ahewar – Le Dialogue, 28 septembre 2021).
Quand le gouvernement capitule
Sur la question de la femme, El-Azhar pourrait remporter une victoire sur le gouvernement égyptien comme le laisse entrevoir l’annonce récente d’une révision du Code de la famille soumise au Parlement. Si ce projet est voté, une femme ne pourra pas se marier sans l’accord d’un tuteur, signataire avec l’époux du contrat de mariage et, de ce fait, habilité à l’annuler. Cette mesure s’appliquerait aussi aux chrétiennes : en cas de conversion de leur mari à l’islam, elles perdront leur droit de garde sur leurs enfants. « Le droit musulman est l’unique source du Code de la famille », a soutenu Tayyeb, qui se dit opposé à ce que les affaires familiales soient régies sur le plan civil (La Croix, 5 mai 2021).
RIVALITÉS ISLAMISTES
Les difficultés entre l’État et El-Azhar s’enracinent dans un contexte marqué par les influences islamistes dans la société égyptienne. Elles peuvent conduire à des compromis réciproques.
Le culte musulman sous surveillance
En 2014, le ministère des Waqf (biens religieux), chargé du culte, a annoncé son intention de confier à ses services la rédaction des prêches hebdomadaires. Chaque vendredi, le même texte devait obligatoirement être lu par les imams dans toutes les mosquées du pays. Il s’agissait de « couper court aux tentatives des Frères musulmans et de leurs sympathisants d’utiliser la chaire des mosquées comme tribune de leur combat politique ». Le Conseil supérieur des oulémas d’El-Azhar, qui n’avait pas été consulté, a rejeté cette décision, considérant que, selon l’article 7 de la Constitution égyptienne, l’institution azharienne « est la principale autorité de référence pour les questions religieuses touchant à l’islam » et estimant qu’« il valait mieux améliorer la formation des imams et ouvrir leur horizon culturel plutôt que de leur enjoindre de lire un prêche rédigé » (Ahmed Abdel Alim, Orient XXI, 2 septembre 2016).
Le ministre des Waqf a alors consenti à n’imposer que des « thèmes », laissant à chaque responsable de mosquée la liberté rédactionnelle (La Croix, 17 mai 2017).
En 2017, El-Azhar a nommé 144 femmes pour prêcher dans les mosquées les plus importantes d’Égypte, cela en vue « d’essayer de modérer un discours religieux parfois extrémiste diffusé à la radio et à la télévision par des prédicatrices non officielles » (La Croix, 20 février 2017). Que signifie cette décision ?
« El-Azhar est un peu aux abois : le bureau du grand-imam veut sortir de son isolement et se demande comment faire pour lutter contre l’extrémisme » (un observateur anonyme cité par La Croix, 27 février 2017).
Frères musulmans et salafistes
Conscient de l’hostilité farouche du chef de l’État envers les Frères musulmans (FM), dont l’influence, sans être exclusive, est avérée au sein d’El-Azhar (en témoignent les femmes revêtues du niqab, le voile intégral, que l’on peut croiser sur le campus, jusque dans la partie qui leur est réservée), Tayyeb a peut-être voulu donner des gages à l’autorité politique en suscitant une fatwa diffusée par le Centre international fin 2020. Celle-ci a invalidé l’appartenance aux Frères musulmans. « Ces groupes déforment les textes, les retirent de leur contexte et les utilisent à des fins qui leur sont propres, afin de dénaturer et perdre les peuples. Y adhérer est proscrit par la charia ». Constatant que « cette fatwa est une première dans l’histoire d’El-Azhar », Hussein El-Qadi, chercheur en affaires religieuses, y voit « un jalon louable et important » et pense que « d’autres mesures devraient s’en inspirer » (Arabnews.com, 21 décembre 2020).
Cependant, l’islamisme est présent en Égypte sous d’autres étiquettes, notamment le parti salafiste El-Nour (La Lumière). Rival des FM, il s’inspire du wahhabisme séoudien. Or, selon le chercheur Stéphane Valter, cette idéologie submerge le monde islamique de fatwas
« qui façonnent les opinions publiques et obligent les différentes autorités religieuses à se positionner » (Fatwas et politique, op. cit., p. 16).
Ayant fait allégeance à Sissi (cf. PFV n° 82), s’abstenant de critiquer le pouvoir, El-Nour peut répandre librement sa vision de l’islam (Gilles Kepel, Sortir du chaos, Gallimard, 2018, p. 219) ; disposant au Sénat de deux représentants nommés par Sissi, il fournit au régime « la caution islamique à l’éradication des Frères musulmans » (G. Kepel, Le prophète et lapandémie, Gallimard, 2021, p. 171-172). Ce parti bénéficie également d’une influence réelle au sein d’El-Azhar, qui dépend largement du financement des Émirats Arabes Unis, autre parrain d’El-Nour.
Un étudiant d’El-Azhar a témoigné de la présence de l’islamisme au cœur de l’institution.
« Les Frères et les salafistes sont partout, mais ne le revendiquent pas ouvertement. Petit à petit, ils viennent te voir et te draguent » (Le Point, 16 juin 2016).
LA RÉFORME IMPROBABLE
Bernard Godard, observateur attentif du monde musulman (entre 1997 et 2002, il fut chargé du dossier islam par les ministres de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement puis Daniel Vaillant), en déduit :
« C’est dire si les espoirs de réinterprétation, de contextualisation de la religion musulmane s’éloignent à une époque où il y a urgence en la matière […]. Pour éloigner la séduction lentement et longuement bâtie par les islamistes, on affiche un conservatisme qui fait un clin d’œil aux salafistes et cela avec le regard complice des Séoudiens et des Émiriens » (Atlantico, 13 juin 2019).
Deux enquêtes journalistiques réalisées sur place vont dans le même sens.
« De l’aveu même de certains azharistes, El-Azhar est aujourd’hui dans l’incapacité totale de réformer en profondeur l’interprétation des textes religieux. “Nous sommes bloqués dans notre passé glorieux”, lâche l’un d’eux. […] Pendant les cours, Copernic et Darwin n’ont pas droit de cité » (Armin Arafi, Le Point, 16 juin 2016).
« Bref, la “modernisation” d’El-Azhar, souhaitée par le pouvoir, prendra beaucoup de temps » (Georges Malbrunot, Le Figaro, 25 mars 2018).
Des observateurs constatent chez Tayyeb un manque de clarté qui se manifeste de diverses manières : affirmation du refus de toute connivence avec la politique ; insistance sur l’option du « juste milieu » (entre tradition et modernité) dans l’enseignement d’El-Azhar comme preuve de la lutte contre le fanatisme ; rejet de toute méthode d’interprétation des textes sacrés musulmans qui s’inspirerait des sciences humaines « occidentales », au motif que la tradition islamique dispose de ses propres outils d’analyse. Tout cela pousse certains d’entre eux, comme le politologue égyptien Oussama Nabil, à s’interroger sur la ligne du grand-imam.
« Est-il un farouche partisan d’un “islam des Lumières” empêché d’agir par les FM et les salafistes et contraint d’affirmer son indépendance face au pouvoir politique ? Ou un opposant à l’islamisme mais aussi à “l’Occident” et partisan d’une réforme a minima ? » (La Croix, 17 mai 2017).
Compte tenu du lien existant entre fatwas et prises de position politiques, considérer El-Azhar comme une institution strictement religieuse relève d’une « distinction théorique », observe Stéphane Valter.
« Les éventuelles divergences entre avis juridiques et prises de position publiques doivent de plus en plus être vues comme reflétant les tensions internes à l’institution, qui est en partie le reflet des combats idéologiques traversant toute la société [égyptienne]. En ce sens, fatwas et politique ne sont in fine que les deux faces de la même réalité » (Op. cit., p. 123).
POUR CONCLURE
Le sujet abordé ici soulève deux questions : l’orthodoxie doctrinale ; la légitimité et l’autorité reconnue des institutions. Le juriste tunisien Yadh Ben Achour propose l’explication suivante.
« L’énorme différence entre le christianisme et l’islam, c’est que dans un cas nous avons une Église détenant le monopole de la vérité religieuse, qui joue le rôle de l’intercesseur entre Dieu et l’homme et stabilise la dogmatique orthodoxe, tandis que dans l’autre nous avons une orthodoxie diffuse, à fragmentation, partagée entre plusieurs éléments du corps social et dans laquelle la majorité du peuple des croyants joue un rôle fondamental. Pour cette raison, un certain nombre d’auteurs, comme Shahab Ahmed [universitaire et islamologue pakistano-américain, 1966-2015, auteur de What is Islam ?, ndlr], estiment que la notion même de “religion” qui suppose la division binaire entre le religieux et le séculier, le profane et le sacré, n’est pas applicable à l’islam ».
« Le problème c’est que, dans l’histoire, ce dualisme théologique impliqué par l’idée de la voie droite va prendre les formes d’un phénomène essentiellement politique, un enjeu de pouvoir. En effet, qui est habilité à définir la voie juste, la voie droite ? Réponse : le vainqueur politique, celui qui a remporté la victoire militaire. C’est ainsi que se forme l’orthodoxie […]. Cette consécration est donc le résultat d’un succès politique, souvent relayé par une majorité d’adeptes […]. Ce succès politique n’est cependant jamais assez fort pour réellement éliminer la dissidence » (L’islam et la démocratie, Gallimard, 2020, p. 207-208).
À la suite de Sainte Mère Térésa, exemple de charité chrétienne, mettons la prière à la première place.
À l’âge de 36 ans, le 10 septembre 1946, Sainte Mère Térésa reçoit « l’appel dans l’appel ». Déjà religieuse, elle quitte sa mission d’enseignante dans une école de filles pour suivre Jésus dans les bidonvilles de Calcutta et dans le service des plus pauvres. Alors que sa petite communauté de sœurs croule sous le travail, une décision est prise : une heure supplémentaire d’adoration. C’est un grand changement dans leur vie qui leur permet d’approfondir leur amour pour les pauvres.
Devant le monde entier, le jour où elle reçoit le Prix Nobel de la paix, Sainte Mère Térésa n’hésite pas à s’engager pour la vie et nous invite à cette prière « Seigneur, donne-nous le courage de protéger l’enfant à naître ! ».
À l’appel de Benoit XVI, partout en France et à l’international, depuis plus de 10 ans, des veillées pour la vie sont organisées à la veille de l’avent. Cette année, ce sera le 27 novembre.
Nous avons tous les outils sur ce site pour agir. Alors maintenant, retroussons nos manches pour aider nos prêtres à en organiser une dans nos paroisses, nos communautés, ou nos foyers. Remettons la prière au centre de notre vie.
Nous servirons d’autant mieux notre société en ayant ce cœur à cœur avec le Christ avant. Soutenons les centres d’accueil pour les futures mères. Proposons notre aide aux jeunes mamans. Développons cette culture de vie autour de nous.
Nous pouvons aussi nous former en bioéthique pour répondre aux questions de notre époque si nous en avons la possibilité.
“La situation est compliquée” dans les hôpitaux, reconnaît le ministre de la Santé, Olivier Véran :
“Nous venons de donner un coup de sonde dans seize CHU et effectivement, si on extrapole les données, on constate une hausse de près d’un tiers des postes vacants chez les paramédicaux par rapport à l’automne 2019”, “un certain nombre d’unités dans des hôpitaux sont obligées de fermer temporairement, ou de réduire la voilure, faute de soignants, faute surtout de pouvoir en recruter”.
Olivier Véran note également une augmentation de l’absentéisme ainsi que des démissions.
La Fédération hospitalière de France (FHF) avait fait état, le 20 octobre, d'”un taux d’absentéisme de l’ordre de 10%” et de “2 à 5% de postes vacants de soignants” au sein des hôpitaux et des établissements médico-sociaux publics.
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
le 27 octobre 625 : élection du pape Honorius 1er.
le 27 octobre 1293 : le Roi Philippe le Bel cite le roi Edouard Ier d’Angleterre devant sa Cour, en tant que duc de Guyenne, et menace de lui confisquer le duché.
Comme Edouard ne se déplace pas, le duché est confisqué le 19 mai suivant.
le 27 octobre 1490 : la duchesse Anne de Bretagne rejoint la ligue formée contre le Roi Charles VIII par Maximilien d’Autriche, Ferdinand d’Aragon et Henri VII d’Angleterre.
Un an après les Etats de Bretagne lui conseillent d’épouser Charles VIII. Elle sera finalement Reine de France, et épousera deux Rois successivement.
le 27 octobre 1614 : réunion des états généraux à Paris.
Depuis l’assassinat d’Henri IV, le 14 mai 1610, c’est sa veuve, la reine Marie de Médicis, qui assure la régence. Cette réunion est un échec. Les états généraux, discrédités, ne seront plus réunis avant 1789. Entre temps, le cardinal de Richelieu, principal ministre de Louis XIII de 1624 à 1642, permettra à la monarchie de reprendre le dessus et de mettre au pas l’aristocratie, y compris la reine mère !
le 27 octobre 1662 : rachat de Dunkerque et Mardyck par Louis XIV.
Le 27 octobre 1662, Louis XIV rachète Dunkerque et Mardyck, dans le Nord, pour 400 000 £ au roi d’Angleterre Charles II. L’opération est réalisée après la victoire de Turenne à la bataille des Dunes, contre l’armée espagnole des Flandres dirigée par Condé, en juin 1658. Voir les chroniques du 20 mai et du 14 juin.
le 27 octobre 1722 : le Roi Louis XV est reçu novice chevalier, puis grand maître souverain de l’ordre du St-Esprit, dans la cathédrale de Reims.
Voir son couronnement le 25 octobre.
le 27 octobre 1873 : lettre du comte de Chambord, publiée dans le journal légitimiste L’Union.
Démentant les paroles de Charles Savary, le comte constate que « l’opinion publique, emportée par un courant que je déplore, a prétendu que je consentais enfin à devenir le roi légitime de la révolution. […] Les prétentions de la veille me donnent la mesure des exigences du lendemain, et je ne puis consentir à inaugurer un règne réparateur et fort par un acte de faiblesse. »
C’est la seconde fois que le comte refuse en apparence de céder sur le drapeau après celle de l’hiver 1871-72. Deux éléments lui interdisent de régner : cette monarchie constitutionnelle n’est qu’une république couronnée qui rejette toute origine divine du pouvoir, et le testament de la duchesse d’Angoulême, sœur du Dauphin Louis XVII, qui se trouve au Vatican.
le 27 octobre 1986 : rencontre à Assise des représentants de douze religions avec Jean-Paul II pour la paix.
le 27 octobre 2005 : la mort de deux adolescents déclenche trois semaines d’émeutes dans les banlieues.
Deux adolescents qui tentaient d’échapper à la police pour une raison indéterminée se cachent dans un transformateur d’EDF et meurent électrocutés. La nuit qui suit va alors être le théâtre d’incidents. C’est le début de « la crise des banlieues ». Ces émeutes ne sont que la preuve par l’absurde de l’échec de la politique d’intégration à la française, l’échec de la politique de la ville, où les bidons villes des années 50 ont été remplacés par des ghettos, où la loi française est devenue une loi étrangère.
Pour pouvoir continuer à faire des confitures (dont 2 “médaille d’or” au Concours Général Agricole en 2020 : cerises griottes, et orange), les sœurs de l’abbaye des Gardes construisent un nouvel atelier.
Et pour les aider à financer une partie de ces travaux, Divine Box leur propose un relai par le web, en lançant une “opération confiture”, dont l’objectif est de vendre au moins 1500 pots avant dimanche minuit :
Louis Saillans est entré dans les commandos marine en 2011. Pendant près de 10 ans, en tant que chef de groupe dans les forces spéciales, il a traqué des djihadistes, libéré des otages, capturé des ennemis de la France. Dans « chef de Guerre », Louis Saillans raconte ses missions, et pour Livre Noir, il dévoile son parcours dans les forces spéciales, son engagement pour la France et ses propositions lutter contre l’islamisme.
Jeffrey Sachs a été nommé membre de l’Académie pontificale des sciences sociales le lundi 25 octobre. Cet économiste est un fanatique néo-malthusien, pro-avortement convaincu et théoricien du contrôle de la population.
Conseiller de trois secrétaires généraux de l’ONU, gourou du développement durable (il est actuellement directeur du Centre pour le développement durable de l’Université de Columbia), il est connu pour avoir échoué d’une part en Pologne pour accélérer la transition d’une économie communiste à un système capitaliste, d’autre part en Afrique où il a choisi 12 villages qui devaient devenir en cinq ans des modèles.
Ses livres et ses discours montrent une obsession pour le supposé problème de la surpopulation. Grand admirateur de la Chine, dont la « politique de l’enfant unique » a fait disparaître quelque 400 millions d’êtres humains en 40 ans, il a joué un rôle dans la rédaction de l’encyclique Laudato Si’ (2015). Dans son livre de 2009 sur la « planète surpeuplée », il demandait que l’avortement soit partout légalisé pour éliminer les « enfants non voulus » quand la contraception a échoué, et pour « accélérer le déclin de la fertilité ».
L’analyse de Marco Gervasoni, traduite par Benoît-et-moi :
Les catholiques français ont-ils enfin trouvé en Éric Zemmour (journaliste et essayiste, d’origine juive algérienne, né en 1958) un leader en qui ils peuvent avoir confiance? Il semblerait que ce soit le cas si l’on en croit l’accueil enthousiaste qu’il a reçu, par exemple, de la part des nombreux anciens de la Manif pour tous, qui, sous Hollande, avait mobilisé une grande partie de la France contre le mariage homosexuel. […]
C’est précisément parce qu’ils sont devenus plus « identitaires », si l’on peut dire, que les catholiques français ne veulent pas être protégés mais veulent faire entendre leur voix dans la sphère publique, et ils ne font certainement plus confiance aux vestiges des différentes démocraties chrétiennes à la française, désormais incarnées par Bayrou, qui est complètement subordonné à Macron. C’est précisément en raison de ce plus grand sentiment de fierté de se dire croyant que l’hostilité de l’époque de Hollande vaut toujours mieux que l’indifférence de Macron: le fait est qu’aucun candidat ou pré-candidat n’a réchauffé le cœur des croyants jusqu’à l’arrivée de Zemmour.
Zemmour est juif, une croyance qu’il a pratiquée jusqu’en 2013, mais il répète depuis des années qu’il est « imprégné de catholicisme ». Et c’est bien le cas, car étant un nationaliste gaulliste, Zemmour sait très bien que l’histoire de France, qui ne commence pas en 1789, serait inexistante sans l’Église catholique d’une part et le catholicisme d’autre part, à la fois comme dévotion populaire et comme imprégnation dans la haute culture, et la culture littéraire en particulier. En lisant ses livres, le dernier La France n’a pas dit son dernier mot mais surtout, en matière de religion, le précédent Destin Français, on s’aperçoit qu’il s’inscrit dans la tradition de ce que Maurice Barrès, romancier et parlementaire de droite au début du XXe siècle, appelait les « athées catholiques ». Personnellement non croyants, mais convaincus que sans le catholicisme nous ne serions rien, nous n’aurions pas de passé, mais surtout nous n’aurions pas d’avenir. Les « catholiques adultes » se moquent de cette tendance, qu’ils jugent insincère et presque destinée à instrumentaliser la religion: mais en réalité, elle la protège, notamment contre le défi de l’Islam, bien plus que de nombreux « croyants dévots ».
Zemmour est le premier, et bien plus que Fillon lui-même, à dire aux catholiques français « je vous ai entendu », qu’il est prêt à faire entendre leur voix dans la sphère publique et politique en tant que partie fondamentale de la nation française. Au fond, Zemmour s’inscrit dans la continuité du gaullisme originel du Général, d’André Malraux et de bien d’autres, et du néo-gaullisme » souverainiste » de Philippe de Villiers et de Philippe Seguin, ainsi que de diverses intuitions de Sarkozy, même si ce dernier n’échappe pas à la critique de Zemmour comme étant excessivement « américanisé ».
Rien à voir avec l’extrême-droite ou le racisme, comme l’écrivent les grands médias, et comme le prétendent les politiciens de gauche et ceux de la « gauche de droite », c’est-à-dire beaucoup de représentants du PPE. D’ailleurs, aujourd’hui, De Gaulle, Malraux, Pompidou seraient considérés comme d’extrême droite. Alors que le pays français réel est devenu de plus en plus conservateur, le pays légal et le pays médiatique se sont déplacés à gauche. Et pour des journaux comme Le Nouvel Observateur, Libération ou Le Monde, être croyant (dans le christianisme, bien sûr, pas l’islam) est désormais considéré comme une chose infamante, dont il faut avoir honte, tandis que les églises et les édifices religieux catholiques tombent en ruines ou sont incendiés par des « mains mystérieuses ».
Peut-être que Zemmour n’ira pas loin, peut-être même qu’il ne se présentera pas aux élections : mais à partir d’aujourd’hui, les catholiques français ont un espoir de plus.
En février 2020, l’ECLJ publiait un rapport qui fit le tour du monde sur Les ONG et les juges de la CEDH révélant qu’au moins 22 des 100 derniers juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) sont d’anciens collaborateurs de sept fondations et ONG, et qu’ils ont jugé à de très nombreuses reprises des affaires soutenues par leurs propres organisation, en situation flagrante de conflits d’intérêts. Parmi ces organisations, l’Open Society de George Soros se distingue par le fait que douze de ses collaborateurs sont devenus juges à Strasbourg, et qu’elle finance les six autres ONG mises en cause, parfois très largement. La présence massive de juges issus d’un même réseau témoigne de l’emprise de grandes fondations et ONG privées sur le système européen de protection des droits de l’homme et met en cause son impartialité. Ce rapport souleva une série de questions en matière de procédure et d’éthique judiciaires, qui furent soumises à l’attention des instances du Conseil de l’Europe.
La CEDH, bien que « en colère » (d’après Le Monde), décida de ne pas y répondre publiquement, à la différence de nombreux responsables politiques et de plusieurs ministres – notamment bulgare et russe – qui s’inquiétèrent publiquement de la situation. Même le Comité des Ministres, c’est-à-dire l’instance suprême du Conseil de l’Europe regroupant les 47 ambassadeurs et dont dépend la Cour européenne, fut contraint d’admettre publiquement la véracité du rapport, indiquant vouloir réévaluer « d’ici fin 2024, à la lumière de l’expérience acquise, l’efficacité du système actuel de sélection et d’élection des juges de la Cour » (le 8 avril 2021). Peu après, le 20 avril 2021, l’Open Society échoua pour la première fois à faire élire l’un de ses salariés candidats à la fonction de juge à Strasbourg. Le barrage, suscité par le rapport de l’ECLJ, fut trop fort.
Le 26 juillet dernier, le Comité des Ministres s’est une nouvelle fois exprimé publiquement, en réponse à deux questions parlementaires pointant du doigt le dysfonctionnement de la procédure de récusation des juges ainsi que l’impossibilité de demander une révision des décisions de la Cour. Cette réponse, comme la précédente, fit montre de toute l’attention que les ambassadeurs portent à ces questions, tout en précisant qu’il appartient seulement à la Cour de résoudre ces problèmes. Ici encore, le Comité des Ministres indique une porte de sortie en révélant le fait que la Cour a entrepris de réexaminer son Règlement « y compris l’article 28 » qui traite précisément de la question des conflits d’intérêts. Enfin !
L’insuffisance de cet article 28 du Règlement de la Cour fut précisément dénoncé dans le rapport de l’ECLJ car il ne fait pas obligation aux juges de déclarer leurs situations de conflits d’intérêts, et ne prévoit pas de procédure formelle de récusation. Sa révision est nécessaire, et l’on peut se réjouir qu’elle soit entreprise, même si elle se réalise de façon confidentielle et n’aboutira pas, probablement, avant plusieurs mois.
Enfin, autre fruit important, et non des moindres, du rapport : la CEDH a publié le 2 septembre une nouvelle version de sa « résolution d’éthique judiciaire » adoptée le 21 juin 2021. Il s’agit d’un texte interne qui précise le Règlement de la Cour et les obligations déontologiques des juges. Le texte précédent datait de 2008 ; en le comparant au texte nouveau, il apparaît que la révision est profonde et répond partiellement aux mises en causes de la Cour par le rapport de l’ECLJ.
Le nouveau texte « serre la vis » : il renforce les obligations d’intégrité, d’indépendance et d’impartialité des juges. En écho au rapport de l’ECLJ, la résolution oblige à présent les juges à être indépendants de toute institution, y compris de toute « organisation » et « de toute entité privée », en référence aux ONG et autres fondations telles que l’Open Society. Le texte ajoute que les juges « doivent être libres de toute influence injustifiée, qu’elle soit interne ou externe, directe ou indirecte. Ils s’abstiennent de toute activité, de tout commentaire et de toute association, refusent toute instruction et évitent toute situation pouvant être interprétés comme nuisant à l’exercice de leurs fonctions judiciaires ou comme étant de nature à nuire à la confiance que le public se doit d’avoir en leur indépendance. » Le texte précédent était beaucoup plus succinct.
Sur l’impartialité, le nouveau texte ajoute l’interdiction explicite de « participer à aucune affaire qui pourrait présenter un intérêt personnel pour eux », renforçant ainsi la prévention des conflits d’intérêts. Les juges doivent en outre s’abstenir « de toute activité, de tout commentaire et de toute association pouvant être interprétés comme étant de nature à nuire à la confiance que le public se doit d’avoir en leur impartialité ».
La nouvelle résolution d’éthique judiciaire de la Cour fait aussi obligation nouvelle aux juges d’être assidus à leur fonction de juge, de limiter leurs activités extérieures, et de façon plus significative encore, de mettre un frein à leur langue en s’abstenant de « s’exprimer, sous quelque forme et par quelque moyen que ce soit, d’une manière qui nuirait à l’autorité ou à la réputation de la Cour, ou qui serait de nature à susciter des doutes raisonnables quant à leur indépendance ou leur impartialité. » Il s’agit là pour la Cour de limiter les critiques portées à son encontre par les juges eux-mêmes ; cette nouvelle interdiction fait suite à la publication du livre de l’ancien juge slovène Boštjan Zupančič dans lequel il révèle des aspects problématiques du fonctionnement interne de la CEDH, après y avoir siégé pendant 18 ans (Sur la cour européenne des droits de l’homme, Rétrospective d’un initié (1998-2016), L’Harmattan, 2018)
Une autre interdiction nouvelle porte sur l’acceptation de « toute décoration ou distinction pendant l’exercice de leurs fonctions de juge de la Cour ». Cette mesure fait suite au scandale provoqué par la façon dont l’actuel Président de la CEDH se « fit balader » au cours d’un voyage officiel en Turquie en septembre 2020, acceptant de recevoir un doctorat honoris causa de l’université publique, tout en omettant de rencontrer les opposants et les victimes du régime.
Ainsi, le scandale du rapport sur les « Juges -Soros » porte des fruits, parce qu’il est justifié. Il fallait secouer la Cour, quitte à prendre des coups en retour, pour parvenir à une amélioration de ses procédures internes. Le scandale était nécessaire face à l’inertie de l’institution et à la profondeur de l’influence de ces quelques ONG et fondations privées.
Il reste toutefois encore beaucoup à faire, car la Cour européenne ne s’impose toujours pas le respect de toutes les règles qu’elle prescrit elle-même aux juridictions nationales en matière de transparence et de droit à un procès équitable. Plusieurs recommandations précises formulées par l’ECLJ et soutenues par d’éminents juristes sont encore en attente d’une réponse. Nous veillerons à ce qu’elles soient à l’ordre du jour. Comme le reconnait la Cour elle-même dans sa jurisprudence : on « doit pouvoir attirer l’attention du public sur d’éventuels dysfonctionnements judiciaires, l’autorité judiciaire pouvant tirer un bénéfice d’une critique constructive. » ( Morice c. France)
Enfin, au-delà des questions de procédure, j’espère que ce rapport – et le plus récent sur Le financement des experts du Conseil des droits de l’homme – contribuera à faire prendre conscience du phénomène croissant d’emprise de quelques fondations privées et ONG sur les instances internationales qui définissent la politique mondiale en matière de droits de l’homme et de démocratie.
Conférence enregistrée lors de l’université d’été 2021 de Renaissance catholique, qui avait pour thème: Naissance d’une nouvelle religion, l’écolo-hygiénisme.
On a récemment parlé de l’éventuelle conversion halal des menus de la cafétéria de l’école de Sciences Politiques de Grenoble. On aimerait d’ailleurs voir un jour une petite enquête journalistique sur le nombre de cafétérias qui sont déjà exclusivement en offre de nourriture halal (clubs sportifs, salles de sports par exemple).
Toujours est-il que, si vous n’êtes pas sportif dans certains quartiers et si vous ne souhaitez pas écouter les professeurs de Sciences Po Grenoble et que vous voulez quand même, au nom de l’inclusion, verser votre obole au culte musulman, vous pouvez vous rattraper en achetant des céréales Kellogg’s.
En effet, peut-être ne l’avez-vous pas remarqué tellement il est discret, mais un logo orne (depuis quand ?) tous les paquets des produits de cette marque :
Vous n’arrivez pas à le déchiffrer ? C’est peut-être bien fait exprès. Il s’agit du logo de la Halal Food Authority. https://halalfoodauthority.net/
Cette docte organisation explique que le mot halal signifie ce qui est autorisé, généralement par une loi. Elle explique aussi que la nourriture halal est conforme à la loi islamique. Et que le concept est défini dans le Coran et les hadiths rapportés de Mahomet.
En ces temps de vision court-terme prépondérante, il est réconfortant de comprendre que la nécessaire certification de la compatibilité des céréales du petit déjeuner avec la loi islamique avait déjà pu être anticipée depuis le 7ème siècle (ap.J-C.).
N.B. : les paquets de la marque Nestlé, comme des paquets de marque Distributeurs, ne comportent pas ce logo.
La députée Martine Wonner alerte sur les chiffres des effets secondaires dus à la vaccination COVID à l’Assemblée Nationale .
” 615 703 effets secondaires rapportés par le CDC le 14 octobre, 648 662 effets secondaires sur le site Euro MOMOe, 26 000 décès et plus particulièrement pic.twitter.com/ksodcEw83H
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
le 26 octobre 1440 : exécution de Gilles de Montmorency-Laval, dit Gilles de Rais, ou Gilles de Retz.
Gilles de Rais est déclaré, la veille, par le tribunal ecclésiastique hérétique, apostat, invocateur de démons, sodomite et sacrilège, puis le tribunal civil le condamne à mort. Il est pendu et enfin brûlé après avoir manifesté un spectaculaire repentir.
Disgracié après l’échec du siège de Paris et affecté par la mort de sa femme, Gilles de Rais se retire sur ses terres de Machecoul et Tiffauges, dans la région de Nantes, où il dilapide la fortune héritée de sa femme.
Assouvissant ses pulsions sado-pédérastiques, il commet alors des meurtres horribles sur de nombreux enfants de cette région. Confondu suite à la plainte de certains débiteurs, il confesse ses crimes. Il est jugé et exécuté avec deux complices. Surnommé Barbe-Bleue, maréchal de France, ce compagnon de Jeanne d’Arc, est reconnu coupable d’assassinat d’un grand nombre d’enfants garçons qu’il violait vivants ou morts, dépeçait et dont il mangeait les organes. Celui qui avait proposé au diable un pacte scellé de son sang, les assassinait en offrant leur dernier souffle au démon.
Le procès a dénombré plus de 800 victimes ! Gilles de Rai affirma être incapable de donner leur nombre.
Il est condamné à être pendu et brulé ainsi que ses deux valets qui participèrent à tous ses crimes.
le 26 octobre 1524 : François 1er prend Milan.
L’armée française commandée François Ier s’empare de Milan, perdu en 1522 par les Français au profit de Charles Quint. Le lendemain les Français mettent le siège devant Pavie. François Ier y est fait prisonnier le 24 févier 1525.
le 26 octobre 1795 : début du Directoire, auto-amnistie des crimes de la révolution.
La Constitution de l’an III est votée par les thermidoriens. Elle met fin à la Convention et instaure le Directoire. Le nouveau pouvoir exécutif est composé de deux assemblées: les Cinq-cents et les Anciens. Cependant les deux tiers des députés sont choisis parmi les conventionnels. Le général Bonaparte prend la place de Barras et devient commandant en chef de l’armée de l’intérieur.
L’amnistie générale pour les faits relatifs à la Révolution est alors votée. Seuls en sont exclus les émigrés, les déportés, les accusés de Vendémiaire et les faussaires.
le 26 octobre 1924 : le général de Castelnau propose l’union des Catholiques en France.
Devant 6000 catholiques, le général de Castelnau propose de fédérer toutes les ligues de défense religieuses existantes :
« Afin de constituer pour la défense des intérêts religieux et sociaux et non dans un but de parti politique, un groupement puissant par sa cohésion, sa discipline, son unité et son désintéressement. »
Tiré de l’écho de Paris, du 27 octobre 1926.
le 26 octobre 1988 : suspension de la fabrication du RU 486.
Le laboratoire franco-allemand Roussel-Uclaf décide de retirer de la vente la pilule abortive RU 486. La pression des groupes anti-avortement est trop forte. Dès le 28 octobre le gouvernement français ordonne le retour du RU 486. Le ministre de la santé Claude Evin déclare:
“Le RU 486 est devenu la propriété morale des femmes, pas seulement la propriété de la société pharmaceutique”.
26 octobre 2002 : mort du général Jacques Massu.
Arrière-petit-neveu du Maréchal Ney, né en 1908 à Châlons-en-Champagne, sorti de Saint-Cyr au sein de la Promotion Maréchal Foch en 1928, il est ensuite versé dans l’armée coloniale en Afrique.
Un jour il rencontre De Gaulle à l’Élysée. Selon certains témoins s’ensuit alors cet échange haut en couleur :
Korantin Denis viens de publier un petit ouvrage d’art sur le thème des “arts et traditions populaires” en Bretagne. Sa particularité, en dehors de son esthétique qui tient beaucoup à la qualité des illustrations, est de traiter le propos sous l’éclairage de la foi. De manière organique, certes, car foi et culture sont liées en Bretagne. Et l’une des caractéristiques de cette Bretagne religieuse qui est restée vivante, c’est la dynamique qui existe toujours autour des pardons, ces pèlerinages populaires encore solidement implantés autour des lieux saints. Le succès du pèlerinage Feiz e Breizh, relaté chaque année par Le Salon beige, concourt d’ailleurs à cet élan local. Le but de l’ouvrage est de rester accessible au grand public, souvent ignorant de ces réalités-là.
Traoù kozh ! Ainsi s’exprimaient les anciens Bretons à propos des « vieilles choses », ces objets remisés qui avaient passé de mode.
Et les hommes passent. Tandis que les objets fabriqués de leurs mains survivent parfois à l’éphémère. Ils se transmettent, ou se maintiennent dans l’oubli, par-delà les générations. Si leur intégrité perdure aux déprédations des siècles, ils conservent leurs cicatrices d’usage, leurs raccommodages même, obtenant la grâce de s’ennoblir avec la patine du temps. Reliques souvent négligées d’une civilisation rustique et révolue, porteuses malgré tout d’une partie de l’« âme bretonne », il appartient à qui veut de les interroger.
Le patrimoine matériel s’est toujours doublé d’un patrimoine immatériel qui lui donne sens. Le vaste domaine des arts et traditions populaires, d’expression si loquace pour qui sait être attentif, permet d’apprendre à se connaître soi-même. On emprunte là l’édifiante trajectoire du questionnement des racines, de l’héritage, de l’identité. On en tire des enseignements de vie, des émerveillements pour l’esprit aussi bien que des ravissements d’ordre esthétique.
Productions originales de l’artisanat souvent le plus humble, ce sont les derniers artéfacts d’une société organique qui avaient en commun valeurs et croyances, partageant une même vision du monde. Le chercheur fraye la voie aux confidences, dresse l’inventaire, reconstitue des typologies cohérentes parmi les collections dispersées. Il se laisse surprendre par l’imprévu des collectes sur le terrain, acquisitions marchandes ou enquêtes menées au gré des rencontres. L’historien du terroir documente l’objet ethnographique afin d’en restituer l’ancrage et les particularismes qui lui insufflèrent sa vitalité. Objets d’étude, ils permettent la méditation. Objets témoins, ils provoquent en nous des échos évocateurs. En écoutant les résonnances, en se réappropriant les leçons du passé, nombre d’objets de la Bretagne ancienne demeureront d’autant plus émouvants qu’ils ne cesseront de délecter leurs dépositaires.
Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.
Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.