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Election en Virginie : un revers pour Joe Biden

L’ancien gouverneur démocrate Terry McAuliffe, proche de Bill Clinton et allié du président Joe Biden, a perdu l’élection de gouverneur dans un Etat pourtant remporté avec 10 points d’avance par les démocrates en novembre 2020.

La Virginie élit depuis 1851 son gouverneur l’année suivant l’élection présidentielle. Cette année, le scrutin prend des allures d’oracle national. Le Parti démocrate a battu le rappel de toutes les personnalités pour tenter de motiver les électeurs. Barack Obama, Joe Biden, Kamala Harris sont venus ces dernières semaines faire campagne en Virginie aux côtés de McAuliffe.

McAuliffe a pâti de la dégringolade de Joe Biden dans les sondages, qui n’obtenait plus ces dernières semaines que 42 % d’opinion favorables. Mais le républicain Glenn Youngkin a mené une campagne habile, en insistant sur les questions culturelles, qui mobilisent à la fois les électeurs trumpistes et un électorat républicain plus traditionnel. Le débat s’est focalisé sur les thèmes favoris de la « guerre culturelle » , qui oppose républicains et démocrates.

« Nous voulons que soit enseignée toute l’histoire de ce pays, et pas seulement les aspects négatifs. J’abrogerai dès mon entrée en fonction l’enseignement de la théorie critique de la race. La dernière chose que nous voulons, c’est apprendre à nos enfants à tout voir sous le prisme racial ! »

Le républicain Glenn Youngkin devance de 2,7 points d’avance son adversaire. Il a emporté le vote rural traditionnellement conservateur, a aussi réussi de bons scores dans les fiefs démocrates du nord de l’Etat.

“Nous allons gagner” cette élection même si elle est “serrée”, avait affirmé avant la fermeture des bureaux de vote Joe Biden depuis Glasgow, où il participe à la COP26.

La victoire de Glenn Youngkin offre aux républicains une stratégie pour reconquérir le Congrès, où les démocrates disposent d’une majorité fragile, aux élections de mi-mandat en novembre 2022.

Un républicain était également en tête de l’élection pour le poste de gouverneur du New Jersey, selon des résultats partiels. Jack Ciattarelli devançait de deux points le démocrate Phil Murphy, qui brigue un second mandat.

Les démocrates ont toutefois emporté une victoire attendue avec l’élection d’Eric Adams, un Afro-Américain, ex-délinquant, ancien policier et syndicaliste antiraciste, comme prochain maire de New York.

Gestion de la crise sanitaire : que de la communication

La Lettre A révèle que le Service d’information du gouvernement (SIG) a dépensé 28 millions d’euros en 2020, soit le double de son enveloppe initiale, pour la communication des ministères. Le “quoi qu’il en coûte” d’Emmanuel Macron prend tout son sens :

Sous couvert de fonctionner à enveloppe budgétaire constante – 14,2 millions d’euros par an – le Service d’information du gouvernement (SIG), dirigé par Michaël Nathan, dépense bien plus qu’il ne devrait. L’organe de com’ des ministères, sous la tutelle de Matignon, consomme au moins le double de son enveloppe annuelle depuis 2020. Ces chiffres figurent dans le dernier rapport budgétaire de la députée Les Républicains (LR) Marie-Christine Dalloz. Le document détaille l’explosion de ces crédits : en 2020, le SIG a dépensé 28,6 millions d’euros, dont une partie concerne la mise en place d’une plateforme d’appel spéciale Covid-19. Cette année, l’enveloppe de 14,2 millions d’euros était déjà intégralement engloutie au 1er octobre. La députée LR évalue à près de 30 millions d’euros les dépenses supplémentaires pour 2021.

Par un tour de passe-passe budgétaire, le SIG a bénéficié de discrets transferts de crédits pour assurer ses missions de com’ au second semestre 2021. Le gouvernement a ainsi transféré par décret, le 28 juin, 10,7 millions d’euros au titre du plan de relance, officiellement “afin de mettre en œuvre des actions de communication” dédiée. Dans le détail, le service com’ de Matignon a dépensé 3,7 millions d’euros en mai pour la campagne “les Portraits de la relance” puis 7 millions d’euros à partir de l’automne, afin d'”accroître la visibilité de la mise en œuvre du plan de relance dans les territoires”. Ces importantes dépenses surviennent avant le lancement de la campagne présidentielle, période où le SIG devra rester en retrait.

L’organisme a également bénéficié de 10 millions d’euros en provenance du programme Handicap, au titre de ses nouvelles missions de com’ ministérielle sur l’accessibilité. Au sein de cette enveloppe, 6 millions d’euros proviennent de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et 3,5 millions ont été versés pour une campagne de prévention contre la drogue.

Par ailleurs, le SIG continue de recourir régulièrement aux sondages pour tester les réformes du gouvernement dans l’opinion. Au total, 31 lots ont été commandés entre janvier et septembre 2021, pour un coût total de 2,1 millions d’euros, dont 0,4 million d’euros en lien avec la crise sanitaire. L’année précédente, 42 études avaient été menées pour un montant de 2,6 millions d’euros, au bénéfice des principaux instituts de la place de Paris. […]

Matignon justifie ce dépassement par la crise sanitaire et la « relance économique » :

« Un certain nombre de politiques publiques déployées […] sont efficaces à la condition d’être connues, ce qui justifie de déployer un effort de communication ».

L’entourage du Premier ministre pointe notamment la nécessité de communiquer sur la vaccination.

Les traditionalistes très bien accueillis à Rome

L’abbé Barthe a été interrogé par Anne Le Pape dans Présent à propos du dixième pèlerinage ad Petri sedem Summorum Pontificum. Extrait :

[…] Nous pouvons dire que près de mille fidèles ont pu suivre les divers offices.

Pensez-vous qu’une partie des pèlerins est venue en réponse à Traditionis Custodes ?

Ah oui ! C’est certain. Beaucoup voulaient montrer qu’ils existaient toujours et qu’ils ne voulaient pas mourir. On le sentait, les gens présents le disaient, c’était très clair. Ils sont d’ailleurs prêts à revenir, autant de fois qu’il le faudra.

Quelle impression avez-vous eue quand vous avez assisté à la messe traditionnelle célébrée à la Chaire de saint Pierre après ce motu proprio ? Cela a dû être un moment particulièrement curieux pour vous et pour tous les assistants ?

C’était très étrange, en effet. Cela fait partie des choses romaines dont on n’arrive pas à trouver l’explication. C’était un moment très émouvant, bien sûr, être là, chanter la messe dans la basilique Saint-Pierre… Nous avons été accueillis tout à fait correctement, sans problème particulier apparemment. Donc une impression de satisfaction évidemment, d’action de grâce aussi, quasiment de miracle. Et aussi un peu d’incompréhension. En fait une heureuse surprise !

Avez-vous eu connaissance de réactions à votre venue de la part du Vatican ?

Non, pour l’instant aucune. Il y en aura forcément, pour l’instant rien. Le cardinal Gambetti, l’archiprêtre de Saint-Pierre, est venu pendant un moment assister à la célébration, puis est reparti. Mais pour l’instant je n’ai aucun commentaire.

Avez-vous reçu des marques de soutien de la part de certains prélats ?

Oui, certainement ! Bien sûr, tous les prélats qui soutenaient n’étaient pas présents, malheureusement. Mais, en effet, certains étaient très heureux que notre pèlerinage puisse avoir lieu, qu’il puisse continuer.

Quels étaient les prélats qui étaient là ? A part Mgr Descourtieux, qui officiait à Saint-Pierre le dimanche ?

En sus de Mgr Descourtieux se trouvaient quelques chanoines de l’Eglise romaine et Mgr Agostini, cérémoniaire du pape, qui non seulement est venu mais a même célébré les vêpres solennelles de la Sainte Vierge au Panthéon. Il s’y trouvait aussi de nombreux pèlerins, c’était très émouvant – le Panthéon est un lieu à haute teneur symbolique – et très beau. […]

Passeport sanitaire : la logique du système chinois de crédit social

Marion Maréchal a été longuement interrogée dans le magazine américain en ligne IM-1776. L’entretien est à lire ici. Elle aborde la gestion politique de la crise sanitaire :

La France reste l’un des pays les plus restrictifs d’Europe. Nous avons eu une série de mesures ridicules, de mensonges et de démonstrations d’incompétence, poussés à un degré vraiment incroyable. Depuis presque deux ans, nous vivons sous un régime d’état d’urgence qui suspend le fonctionnement normal de nos institutions. Le président et le gouvernement peuvent violer les libertés fondamentales par un simple décret. Les cours et tribunaux, bien sûr, acceptent toutes les décisions du gouvernement, sans jamais les remettre en question.

Aujourd’hui, nous vivons avec le soi-disant pass sanitaire, qui est une coercition vaccinale déguisée, car les non-vaccinés sont censés se tester chaque fois qu’ils vont dans un café ou un restaurant, ou même dans un hôpital public. Si vous n’êtes pas testé, vous ne pouvez même pas utiliser l’hôpital pour lequel vous payez des impôts. Depuis le 15 octobre, les tests ne sont plus gratuits.

À mon avis, nous sommes entrés dans la logique du système chinois de crédit social, et je le dis en pesant mes mots. Nous avons maintenant deux catégories de personnes, les vaccinés qui ont droit à une vie normale, et les non vaccinés dont la vie est rendue impossible. Je n’en reviens pas, alors que nous sommes un des pays les plus vaccinés au monde et que la situation épidémique actuelle ne justifie pas le maintien de ces mesures. Même le Conseil constitutionnel a dit qu’il n’approuvait ces mesures qu’à condition qu’elles soient limitées dans le temps.

Je pense donc que nous sommes entrés dans une période où règne la logique d’un État qui prétend poursuivre le “bien” public en dépit de la volonté des gens et sans tenir compte de leurs souhaits. Il est évident que ces outils que l’État s’est appropriés pendant l’épidémie pourront être utilisés à l’avenir à d’autres fins politiques, par exemple pour restreindre les déplacements au nom de la “sauvegarde de la planète”. Je pense que chaque Européen se verra attribuer une identité numérique qui contiendra à terme toutes nos informations sociales, fiscales, bancaires et sanitaires. Lorsque ces outils tomberont entre de mauvaises mains, ils entraîneront un niveau de surveillance sociale qui me préoccupe beaucoup. On peut imaginer que quelqu’un qui ne paierait pas un billet demain, ou qui ne serait pas vacciné, perdrait son droit de vivre une vie normale.

Ludovic Genin fait également le rapprochement, dans Epoch Times, entre le système chinois et la France :

[…] En Chine depuis 2018, le système de crédit social surveille à grande échelle le comportement de chaque Chinois en utilisant internet, les caméras de surveillance et les techniques de reconnaissance faciale et vocale. Les courriels, les transactions en ligne, les posts de chaque citoyen, leurs déplacements, leurs choix de lecture, leurs amis, etc., tout est enregistré dans une base de données centralisée où un algorithme attribue une « note de crédit social », continuellement mise à jour.

Dans ce système, ceux qui obtiennent les points de « crédit » les plus élevés bénéficient d’un meilleur accès à l’emploi, aux universités, aux transports, aux commerces, aux loisirs, etc., tandis que ceux qui obtiennent les notes les plus faibles se heurtent à des restrictions dans leur vie quotidienne.

La délation des « mauvais comportements », faire l’éloge du gouvernement, donner son sang sont par exemple récompensés par des points. Ne pas traverser au feu rouge sur le passage piéton, critiquer le Parti sur les réseaux sociaux, défendre les droits de l’homme, etc. sont sanctionnés par une perte de points. Pire, ceux dont les notes sont les plus basses sont considérés comme une menace pour la société. Ils risquent d’être arrêtés à titre préventif et d’être envoyés dans des établissements pénitenciers de « rééducation ».

Le développement du système de crédit social prend ses racines dans le sentiment de lutte du PCC et sa peur de perdre le pouvoir en Chine. Pour resserrer son emprise sur le peuple chinois, le Parti a renforcé ces dernières années son contrôle sur tous les aspects de la société en imposant l’utilisation des technologies dans la vie quotidienne des Chinois. […]

En France aujourd’hui, si votre passe sanitaire n’est pas à jour, vous risquez d’être suspendu de votre entreprise, vous ne pourrez plus aller au restaurant, au cinéma, au théâtre ou au musée. Si vos enfants de plus de 12 ans n’ont pas leur passe sanitaire à jour, ils ne peuvent plus faire d’activité extrascolaire. Vous ne pourrez pas aller à l’hôpital pour voir un proche ou pour une opération (sauf aux urgences). Pour les personnes déjà vaccinées, il vous faudra certainement certifier d’une nouvelle dose tous les six mois pour être « à jour » et une question démocratique majeure se pose pour les élections présidentielles de 2022, si seuls les « bons » citoyens auront accès aux bureaux de vote pour aller voter.

Un rapport du Sénat, présenté début juin par la délégation sénatoriale à la prospective, s’appuie sur les mesures prises par plusieurs pays asiatiques – dont la Chine, pour envisager l’évolution du passe sanitaire en France. Drones, portiques à l’entrée des métros avec reconnaissance faciale et caméras thermiques, boîtier porté autour du cou émettant un son de 85 décibels pour faire respecter les distanciations (non retenu mais pouvant être « simplement » remplacé par un smartphone, selon le rapport), etc. l’épidémie de Covid-19 nourrit une imagination féconde sur les différents moyens de restreindre les libertés des Français.

Dans ce rapport, les sénateurs ont étudié par exemple comment imposer à une personne positive au Covid une quarantaine avec un bracelet électronique, une « désactivation du titre de transports en commun, une détection automatique de la plaque d’immatriculation par les radars » et la géolocalisation de ses déplacements en cas de confinement. Les paiements par carte bancaire pourraient être également scrutés, voire désactivés si vous ne respectez pas les règles et les amendes seront directement prélevées sur votre compte en cas d’« infraction ».

Les élites françaises restent fascinées par la Chine. Un rapport de l’IRSEM (654 pages pdf), l’Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire, décrypte les opérations d’influences chinoises :

Pendant longtemps, on a pu dire que la Chine, contrairement à la Russie, cherchait davantage à être aimée que crainte ; qu’elle voulait séduire, projeter une image positive d’elle-même dans le monde, susciter l’admiration. Pékin n’a pas renoncé à séduire, à son attractivité ni à son ambition de façonner les normes internationales, et il reste très important pour le PCC de ne pas « perdre la face ». Mais, en même temps, Pékin assume de plus en plus d’infiltrer et de contraindre : ses opérations d’influence se sont considérablement durcies ces dernières années et ses méthodes ressemblent de plus en plus à celles employées par Moscou. C’est un « moment machiavélien » au sens où Pékin semble désormais estimer que, comme l’écrivait Machiavel dans Le Prince, « il est plus sûr d’être craint que d’être aimé ». Ce qui correspond donc à une « russianisation » des opérations d’influence chinoises. Ce rapport s’intéresse à cette évolution, avec l’ambition de couvrir tout le spectre de l’influence, de la plus bénigne (diplomatie publique) à la plus maligne, c’est-à-dire l’ingérence (activités clandestines). Pour ce faire, il procède en quatre parties, présentant successivement les concepts, les acteurs, les actions et quelques cas.

380 000 bénéficiaires de l’Aide Médicale d’Etat

Cette aide médicale est réservée aux immigrés illégaux…

Un rapport parlementaire souligne :

Au terme de ses travaux, la rapporteure spéciale a recensé onze dispositifs différents dispensant des soins aux étrangers en situation irrégulière. Si l’AME constitue la clé de voûte de cette organisation, celle-ci repose également sur d’autres mesures parfois peu connues et dont l’ampleur peut être importante. Le coût de ces différents dispositifs a représenté 1,5 milliard d’euros en 2019 et leur étendue témoigne d’une exception française en attente d’une réelle réforme.

Islam et islamisme : pas d’amalgame ?

Professeur émérite de l’université Michel de Montaigne Bordeaux 3 et de l’institut catholique de Toulouse, Marie-Thérèse Urvoy a enseigné l’islamologie, l’histoire médiévale de l’islam, l’arabe classique et la philosophie arabe. Auteur ou co-auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur l’islam, elle vient de publier Islam et islamisme, Frères ennemis ou frères siamois ?

Les médias, les politiques et même des musulmans tentent de distinguer l’islam, cette religion RATP (Religion de l’Amour Paix et Tolérance) et islamisme, cette utilisation politique et violente de l’islam. L’islamisme constitue-t-il une rupture avec l’islam‚ comme cela est souvent défendu‚ ou n’est-ce que son prolongement mécanique ?

Avec la rigueur et l’objectivité scientifique d’une experte reconnue, Marie-Thérèse Urvoy entend lever les confusions et en finir avec les affirmations passionnelles. Elle montre combien, et de manière constante à travers l’histoire, cette question prend sa source dans le Coran, dans une tension permanente entre visée spirituelle et ambition d’emprise sur le monde. Tout l’enjeu est donc de comprendre si l’islam est en mesure de se réformer, de manière à concilier son ordre inhérent avec les idéaux de ce temps.

Par les moyens de l’islamologie et de l’histoire, cet ouvrage offre les éléments de compréhension globale de l’islam, de ses mouvements sociopolitiques, de ses schèmes mentaux (réformisme, « retour à la charî‘a », rôle de la violence) et des concepts médiatiques récents d’« islam spirituel » ou d’« islam des Lumières ».

L’auteur montre que, au préalable, il n’y a pas de magistère en islam :

Il n’existe pas en islam de magistère dans le sens du christianisme qui désigne le pouvoir d’enseignement nécessairement inhérent à l’Eglise en tant que communauté eschatologique définitive de ceux qui croient au Christ. Le christianisme est une “orthodoxie”, un système de croyances dont la négation est une “hérésie” ; l’islam est une “orthopraxie”, c’est-à-dire que c’est un certain nombre d’actes qui définissent le croyant, dont, en premier lieu, la profession de foi qui contient toute la dogmatique essentielle : une unicité de Dieu et prophétie de Muhammad.

[…]

Des mots comme laïcité, république, démocratie, modernité, assimilation, etc., n’ont pas de statut dans le corpus doctrinal du musulman et n’ont donc aucune résonance dans sa conscience religieuse, du plus modéré au plus violent.

[…]

L’Etat, laïque, n’a aucune vocation à organiser une religion. Islam de France ou Musulmans de France n’ont pas lieu d’exister. […] Dénoncer l’islam politique est un pur dénidu texte coranique et des traditions prophétiques. L’islam politique, c’est principalement l’islam des textes.

Abus d’autorité et cléricalisme : l’AFSAN face à une situation de blocage dans le diocèse de Grenoble-Vienne

Communiqué de l’AFSAN suite à sa manifestation ce jour devant la cathédrale de Grenoble (relayée par Le Dauphiné) :

Alors que l’AFSAN a rencontré Monseigneur de Kerimel dans un entretien en apparence cordial, l’association se trouve dans l’obligation de manifester une nouvelle fois son mécontentement et sa tristesse face à une situation de blocage sans issue apparente. En effet, l’évêque de Grenoble-Vienne reste campé sur une position qu’il ne justifie pas autrement que par un argument d’autorité – un abus d’autorité ?

OBÉISSANCE : DRAPÉ DERRIÈRE L’ARGUMENT D’OBÉISSANCE, L’ÉVÊQUE REFUSE LE STATU QUO

« On ne se trompe jamais à obéir ». C’est à cet argument sans appel que Monseigneur de Kerimel est revenu sans relâche, éludant questions, objections et discussions de fond. Tout porte à croire que l’évêque a une notion d’obéissance aux antipodes de ce qu’enseigne l’Église, en cohérence manifeste avec celle qu’il a de l’autorité : celui qui a l’autorité parle, les autres doivent obéir sans discussion. Dans le jargon, on appelle ça cléricalisme. Depuis le rapport Sauvé, on sait mieux hélas à quels abus ce genre de positionnement a mené.

L’AFSAN est cependant sûre d’être dans l’obéissance, ayant lu, écouté, travaillé les propos du Saint-Père, qui a explicité les tenants et aboutissants de son Motu proprio. François a ainsi affirmé aux évêques français en visite à Rome qu’il ne souhaitait pas la destruction de tous les groupes utilisant la messe traditionnelle. Il leur a demandé de veiller à ce que l’utilisation de cette liturgie ne soit pas le paravent d’une idéologie de refus du concile Vatican II. Il leur a demandé d’être paternel avec les autres groupes qui utilisent cette liturgie dans un esprit ecclésial et apaisé.

Fidèles au magistère, nous ne sommes pas concernés par l’idéologie désignée et donc par le Motu Proprio, nous n’avons pas à subir une attitude qui s’apparente à une sanction. Le pape l’a dit : les évêques doivent être les pasteurs qui sortent de la rigidité des lois. Ne serait-ce pas justement cela, obéir ?

“Au jugé de ce qui se passe dans son diocèse, l’évêque peut appliquer le statu quo”. Les mots propres de l’évêque résonnent alors comme une sentence : à notre demande de statu quo, accompagné d’une proposition de groupes de travail pour réfléchir à une meilleure intégration dans le diocèse et à des ponts avec la paroisse, l’évêque a répondu “il n’en est pas question”. Nous ne sommes donc pas dignes, cantonnés par notre évêque dans une prétendue désobéissance et une “communion à l’Eglise incomplète”.

TRANSITION EN DOUCEUR OU PASSAGE EN FORCE ?

Particulièrement attentif à la place des laïcs dans l’Eglise, comme le montre le Synode sur la synodalité inauguré le dimanche 10 octobre, le pape François demande bien à ses pasteurs d’être « à l’écoute des demandes, des angoisses, des espérances de chaque Église, de chaque peuple et nation » ? La décision de Mgr de Kerimel n’est-elle pas en totale incohérence avec ces propos ?
Derrière une prétendue transition en douceur, l’évêque annonce dans les prochaines semaines un décret décisif, qui limitera peu à peu la messe dite selon le missel de Jean XXIII. Déjà, les prêtres sont contraints dans leurs apostolats : interdiction de baptiser des adultes, d’être aumônier scout, … Non

pas parce que nous “représentons un danger”, mais parce qu’ “il y a un danger en nous”. Supprimer ce qui pourrait être source de danger, comme une euthanasie spirituelle… Saint-André, Notre-Dame-de-l’Isle, #Mychurchtoo…

Est-ce vraiment la priorité d’un évêque aujourd’hui, d’entraver le bon fonctionnement de deux églises remplies et rayonnantes, alors qu’il y a tant de défis plus urgents : manques de prêtres, églises vides et/ou à vendre, crise financière, abus sexuels. L’évêque de Grenoble peut-il se permettre dans le contexte actuel de relancer une guerre intestine ancienne, qui a déjà tant blessé, alors que la situation était justement paisible et stable depuis une dizaine d’années, avec des apostolats florissants ? Une pétition circule d’ailleurs pour appeler Mgr de Kerimel à ne pas relancer cette guerre liturgique qui a tant fait de mal.

OÙ EN EST L’AFSAN ?

L’association prend acte que le positionnement inflexible de l’évêque conduit à une situation de blocage qu’elle déplore. En conscience, elle ne peut se résoudre à ne pas défendre une position légitime, autorisée, pastoralement féconde.

Ses suppliques repoussées d’un revers de main, l’AFSAN a décidé de se tourner vers l’archevêque métropolitain de Lyon, ainsi que vers le Président de la Conférence des évêques de France, sollicitant de leur part une rencontre, un retour, un regard actif et apaisant.

Nous réaffirmons notre volonté d’être pleinement intégrés à la vie diocésaine ainsi qu’à ses œuvres, dans la préservation de notre charisme propre. Nous redemandons officiellement le maintien du fonctionnement actuel de ces deux communautés desservies par la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, non seulement dans l’immédiat mais sur le long terme.

C’est arrivé un 2 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 02 novembre 676 : élection du pape Donus.
  • le 02 novembre 998 : saint Odilon, abbé de Cluny célèbre pour la première fois une commémoration de tous les morts de son ordre.

Cet usage s’est ensuite étendu à toute l’Église catholique.

  • le 02 novembre 1389 : élection du pape Boniface IX.
  • le 02 novembre 1410 : paix de Bicêtre entre Armagnacs et Bourguignons.

La paix de Bicêtre est signée, près de Paris, dans la demeure du sieur Jean de Berry, elle stipule que les ducs de Bourgogne et d’Orléans doivent licencier leurs troupes et retourner dans leurs états respectifs. Le gouvernement du Royaume doit être confié à un conseil composé de seigneurs autres que des princes de sang. C’est un nouvel échec, après la réconciliation de façade de Chartres de l’année précédente ; les partis bourguignons et armagnacs reprennent les armes dès le printemps 1411.

  • le 02 novembre 1439 : naissance de l’impôt permanent, Charles VII instaure le paiement de “la taille” annuellement.

Le Roi Charles VII se dispose à bouter les Anglais hors du royaume. Il conclut à Arras en 1435 un traité avec le duc de Bourgogne, traditionnel allié des Anglais. Mais le traité met sur la touche des troupes de mercenaires que le Roi et le duc employaient à la guerre et qu’ils ne veulent ni ne peuvent plus payer. Le Roi a besoin d’argent pour mettre à la raison ces bandes de pillards, les sinistres Écorcheurs, et pour chasser définitivement les Anglais. Il fait une nouvelle fois appel aux états généraux. Mais les délégués, lassés de se réunir tous les ans pour renouveler l’autorisation de lever l’impôt, accordent à Charles VII, à Orléans, le 2 novembre 1439, la permission de renouveler la «taille» d’année en année.  Le Roi ne se fait pas prier et publie donc une ordonnance pour prélever annuellement la taille dans le pays. Par la même occasion, il se réserve le droit de nommer tous les capitaines, le nombre de leurs soldats et leur lieu d’affectation. Cette mesure qui vise les bandes d’Écorcheurs ne deviendra applicable qu’après la création d’une armée régulière, avec les ressources fiscales tirées de la taille.

  • le 02 novembre 1389 : élection du pape Boniface IX.

Boniface IX succède à Urbain VI. Son pontificat est marqué par la suppression de l’indépendance de la Commune de Rome et par un contrôle accru sur les villes et les châteaux des États pontificaux. A Avignon se trouvent les papes Clément VII et Benoît XIII. Il décède le 1er octobre 1404.

  • le 02 novembre 1699 : naissance de Jean Siméon Chardin

Jean Siméon Chardin ou Jean-Baptiste Siméon Chardin est considéré comme l’un des plus grands peintres du XVIIIe siècle, pour ses natures mortes, ses peintures et ses pastels. Il meurt à Paris le 6 décembre 1779.

  • le 02 novembre 1755 : naissance de Marie-Antoinette.

Marie-Antoinette d’Autriche, archiduchesse d’Autriche et future reine de France est l’avant dernier enfant de l’empereur François Ier de Lorraine et de Marie-Thérèse d’Autriche. Elle est par son père l’arrière petite nièce du Roi Louis XIV, donc une descendante directe de Louis XIII.

Son mariage avec le futur Louis XVI a un retentissement énorme tant en France qu’en Europe ; c’est l’espoir d’un arrêt de la lutte entre la maison de Bourbon et la maison d’Habsbourg. Très vite elle va devenir la cible des encyclopédistes, philosophes et maçons qui cherche à la discréditer aux yeux de l’opinion. Le montage machiavélique de « l’affaire du collier » y contribue. Voir le 1 février, le 30 mai et les 1ers et 15 aout. Il faut dire que si la Reine fait preuve d’une certaine frivolité lors des premières années du règne de Louis XVI, elle va vite apparaître comme une femme de caractère et un sérieux obstacle aux manœuvres des révolutionnaires.

Après un immonde procès de deux jours (voir la chronique des 14 et 16 octobre), elle est guillotinée le 16 octobre 1793.

  • le 02 novembre 1687 : les jésuites français sont appelés à Pékin, par ordre impérial.
  • le 02 novembre 1789 : l’Assemblée constituante décrète la mise à disposition de la nation des biens ecclésiastiques.

Il faut rappeler que la constituante a terminé la révolution par le coup d’Etat législatif du 17 juin 1789. Elle est usurpatrice du pouvoir. Comme la majeure partie des bourgeois qui la constituent veulent éviter la banqueroute du royaume qui sera leur ruine, il faut aller chercher la richesse là où elle est. (Aujourd’hui dans les comptes bancaires des français ?)

La Constituante met donc les propriétés de l’Eglise à la disposition de la nation, ils vont être vendus aux enchères comme biens nationaux. En compensation les curés auront un salaire, un logement et un jardin. Compensation que les révolutionnaires vont s’empresser de supprimer.

  • le 02 novembre 1956 : l’Egypte décrète la loi martiale et saisit les biens français et anglais.
  • le 02 novembre 1999 : démission de DSK du gouvernement.

Dominique Strauss-Kahn, annonce sa démission du poste de ministre de l’Économie et des Finances du gouvernement de Lionel Jospin alors que la mise en examen dans l’affaire de la MNEF n’a pas encore été prononcée.

  • le 02 novembre 2005 : émeutes dans les banlieues

Après six nuits de violences urbaines en Seine-Saint-Denis, Jacques Chirac appelle au calme.

L’Islam est-il notre avenir ? de Jean-Louis Harouel

Ouvrage : La Nouvelle Librairie | L’Islam est-il notre avenir ?
de Jean-Louis Harouel

Jean-Louis Harouel est de ces (rares) universitaires qui associent à l’érudition le courage intellectuel. Il l’avait déjà montré à maintes reprises en critiquant le droitdelhommisme ou en apportant des justifications intellectuelles à la peine de mort. Il le montre à nouveau en évoquant l’islamisation de l’Europe – pourtant bâtie par le christianisme et par le refus d’être soumise par l’islam aux tout débuts du Moyen Âge.

Comme l’auteur le montre, l’islamisation contemporaine nous ramène des siècles en arrière quand l’Europe était « une terre à prendre » (l’effondrement de l’empire romain l’ayant profondément divisée). À cette différence près que la religion des droits de l’homme a émoussé notre esprit de résistance.

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Patrick Buisson : La haine du sacré est l’origine et le moteur de la Modernité

Le dernier numéro de Permanences, consacré au mythe du progrès, retranscrit la conférence donnée chez ICHTUS par Patrick Buisson le 17 juin 2021. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Permanences ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

L’idéologie LGBT, une religion de substitution

Extrait d’un entretien donné par le cardinal Müller et traduit dans La Nef :

Pensez-vous qu’il soit éthiquement justifiable que, sur la base d’une vision idéologiquement modifiée de l’être humain, les droits de l’homme reflètent la vision, à un moment donné, de telle société et de tel État ?

L’idéologie LGBT qui déferle actuellement sur le monde occidental n’a aucun fondement dans la raison philosophique et théologique et n’est que la construction d’une religion de substitution d’une image chrétienne de l’homme qui a été perdue et rejetée. Cela n’exclut pas que, même dans sa perversion, on puisse encore reconnaître les pépites en or de sa version originale : la dignité humaine et la liberté, la signification positive et féconde de la communauté de vie de l’homme et de la femme, la sexualité comme un don de Dieu qui fait partie de la responsabilité de l’autre dans l’amour. La situation ne se dégrade que lorsque – comme si souvent dans le passé – les politiciens, les financiers, les représentants des médias et les avocats abusent de leur pouvoir pour imposer ces idéologies aux masses populaires, qu’ils considèrent comme stupides et arriérées, et pour imposer des sanctions à ceux qui ne se soumettent pas à la dictature de l’opinion. Ainsi – pour donner un exemple – la science objective tombe sous les fourches caudines de l’idéologie lorsque de jeunes professeurs ne se voient accorder un emploi à l’université que s’ils s’engagent par écrit en faveur de l’idéologie du genre.

Halloween : la fête des racailles

Bilan impressionnant :

Prix de la presse libre : votez pour l’ouvrage de l’année 2021

Le prix de la presse libre est décerné par les lecteurs de Présent, Livr’arbitres, Politique Magazine et Le Bien Commun afin de récompenser un ouvrage de langue française sorti dans l’année précédente.

Le prix récompense aussi bien des essais que des œuvres littéraires. L’objectif est de promouvoir les auteurs de droite à travers les votes et d’avoir une synergie entre différentes revues.

Le prix sera décerné au cours du premier trimestre 2022 et récompensera un livre publié pour la première fois en 2021, et ayant spécialement bien illustré nos valeurs. Tous les genres de publications peuvent être concernés (romans, essais, biographies, correspondances, bandes dessinées, dictionnaires etc.).

Les années précédentes le prix a été remis à :

  • 2021 : Enracinés de Gabrielle Cluzel, Artège
  • 2020 : Courage ! Manuel de guérilla culturelle de François Bousquet, Nouvelle Librairie
  • 2019 : Fils de la Nation de Jean-Marie Le Pen, Müller éditions

Une quinzaine d’ouvrages ont été présélectionnés ici, pour lesquels vous pouvez voter en ligne. Vous êtes invités (sans que ce soit une obligation) à expliquer pourquoi vous soutenez ce livre précisément. Le vote est ouvert du 1er octobre au 31 décembre 2021. Le livre ayant obtenu le plus de suffrages à l’issue de cette période sera désigné comme bénéficiaire du prix 2022.

Effets secondaires du vaccin : Le Télégramme mène l’enquête

Le Télégramme a lancé un appel à témoignages sur les effets secondaires indésirables du vaccin covid. 39 femmes du pays de Vannes ont décrit leurs troubles menstruels survenus après leurs injections de vaccin contre la Covid. Des perturbations pénibles, voire invalidantes pour certaines, qui restent souvent sans traitement et toujours sans explication.

  • L’une, âgée de 47 ans, n’a pas cessé de saigner depuis le 20 juillet. Lasse des douleurs et des saignements, elle va se faire retirer son utérus.
  • Une autre, 49 ans, a fait une hémorragie vaginale. Elle a terminé aux urgences en juillet.
  • Une troisième, 46 ans, est victime de fissures vaginales et anales atrocement douloureuses. Elles ne sont toujours pas résorbées aujourd’hui.

Ces trois femmes ont en commun le caractère totalement inédit de leurs symptômes, et l’apparition de ces troubles après leur première ou deuxième injection de vaccin contre la Covid. Une batterie d’examens n’ont rien révélé d’anormal, éliminant les causes auxquelles leurs gynécologues avaient pensé. Reste le vaccin. Cela ne signe pas un lien de cause à effet, mais en tout cas une concomitance.

Sur les 39 femmes qui ont répondu, 30 ont été vaccinées avec le produit de Pfizer, et les autres avec celui de Moderna. Elles en sont toutes venues à soupçonner leurs injections d’être au moins un facteur expliquant leurs symptômes :

  • absence de règles pendant un ou plusieurs mois pour 31,6 % d’entre elles ;
  • des règles beaucoup plus abondantes, plus fréquentes, ou qui durent plus longtemps (26,3 %) ;
  • des cycles devenus erratiques alors qu’ils avaient une régularité de métronome (18,4 %) ;
  • d’autres symptômes comme les fissures vaginales ou des nausées (15,8 % :),
  • deux femmes ménopausées ont recommencé à saigner.

Un généraliste qui fait beaucoup de suivis gynécologiques dans le pays de Vannes, estime qu’il a reçu depuis cet été des signalements de troubles menstruels chez

« une vaccinée sur deux dans ma patientèle. On n’a jamais vu cela, par exemple des femmes qui saignent pendant des mois, et sur lesquelles on ne trouve pas de polype ou de cancer. »

« On n’a aucune idée de l’impact de ces vaccins sur la fertilité. D’autre part, la notion de balance bénéfice-risque ne s’applique que quand on envisage un traitement sur un patient qui a une pathologie déclarée, pas sur un vaccin ».

Vers une interprétation libérale de Traditionis custodes ?

De retour de visite ad limina à Rome, le cardinal polonais Kazimierz Nycz, archevêque de Varsovie, a déclaré que les évêques avaient eu des discussions approfondies avec la Congrégation pour le culte divin.

« Dans la congrégation liturgique, la discussion sur la liturgie tridentine a été très intéressante ». « Les évêques ont posé des questions, notamment relatives aux églises paroissiales, dans lesquelles cette liturgie pourrait éventuellement se poursuivre, ainsi qu’étendre la possibilité de la célébrer… »

Le cardinal a déclaré que la Congrégation pour le culte divin a suggéré que Traditionis Custodes, au lieu de créer l’unité dans l’Église, pourrait conduire « à ce que quelqu’un quitte l’Église ». La Congrégation pour le culte divin a déclaré que le motu proprio du pape François, Traditionis Custodes, est trop dur contre la messe traditionnelle. Le cardinal a ajouté que le désir d’interpréter le document papal “au sens large” a été exprimé.

En France, l’interprétation restrictive de certains évêques provoquent des conflits avec les fidèles.

Réhabiliter la conscience

Le père Marie-Vianney Juvenel, prêtre de la communauté des frères de Saint Jean et diplômé en philosophie de l’université catholique de Fribourg et de l’université d’Aix-en-Provence, vient de publier un petit ouvrage intitulé Faut-il toujours suivre sa conscience ? Un mal peut-il être un bien ?

La principale raison pour laquelle il est intéressant ou important de réfléchir sur la conscience morale, c’est pour pouvoir mieux l’exercer, en le faisant d’une façon plus lucide. Une mise au point est nécessaire parce qu’aucune époque n’a autant réfléchi sur la conscience morale que l’époque moderne et, pour autant, les repères pour orienter nos actions n’ont jamais paru aussi flous et mouvants. Si l’on accepte de mener sa vie et de décider en conscience‚ il faut aujourd’hui avoir des conceptions justes sur des questions comme : Qu’est-ce que le bien et le mal ? Pourquoi est-on moralement tenu d’agir d’une certaine manière ? D’où vient l’autorité de la conscience ?… C’est à une étude minutieuse de toutes ces notions que se livre ici le père Marie-Vianney. Il nous permet ainsi de découvrir les ressorts de l’action humaine et chrétienne éclairées.

L’auteur souligne notamment que les chrétiens ne sont pas épargnés par la crise de la conscience :

En effet, paradoxalement, un abaissement moral a sans doute été accidentellement favorisé, moyennant cette déconnexion du théologal et du moral, par la mise en avant du primat de la vie théologale et l’appel de tous les baptisés à la sainteté opportunément rappelé par le concile Vatican II ; auparavant l’accent premier, pour la vie chrétienne, étais mis sur le comportement moral et il était évident que le salut exigeait l’observation des commandements.

[…]

Il faut noter qu’aujourd’hui, l’obscurcissement de la conscience se traduit pas la confusion entre, d’une part l’amour et le respect des personnes, le souhait de leur véritable bien, et d’autre part la reconnaissance de la légitimité morale de leurs actes ; on identifie la personne et ses actes. Un exemple caractéristique est celui de l'”homophobie” : ce terme désigne aujourd’hui, dans la confusion, à la fois une condamnation des actes mauvais, et un rejet des personnes. Ceux qui jugent moralement mauvaise l’homosexualité active, sont d’une façon absurde automatiquement accusés de haine envers les personnes qui vivent dans l’homosexualité. La lutte contre l'”homophobie” est ainsi devenue une arme pour imposer la reconnaissance morale de l’homosexualité. Derrière l’accusation de haine se cache l’interdiction de parler selon sa conscience.

Est-ce la fin de la chrétienté en France ?

Mathieu Bock-Côté tente de répondre à la question en évoquant l’ouvrage de Chantal Delsol sur ce sujet. Il évoque notamment à la violence avec laquelle Rome s’en prend à la liturgie traditionnelle.

Dommage que Dimitri Pavlenko ose déclarer, vers la 17e minute, que Galilée a été brûlé…

Un archevêque parle – Textes de Mgr Carlo-Maria Viganò 2020-2021

Depuis environ trois ans, Mgr Vigano dénonce la crise dans l’Église. Assez rapidement cette voix a connu une audience mondiale. La personnalité de celui qui parle – un archevêque, ancien nonce aux États-Unis –, la pertinence de ses analyses et la vigueur du ton l’ont rapidement placé à la première place parmi ceux qui dénoncent la crise dans l’Église. Cette voix dérange. Le Vatican a essayé de le discréditer ; puis des personnes ont tenté de le réfuter. On répand sur lui toutes sortes de faux bruits : il est devenu l’instrument d’un exalté qui utilise son nom et le fait parler comme on utilise une marionnette dans une foire ; c’est un sédévacantiste, ou plutôt un admirateur de Benoît XVI, qu’il considère comme le vrai pape ; c’est un instrument de la nébuleuse hystérique QAnon ; il est au service de Trump et donc de la maçonnerie ; etc.

Imperturbable, Mgr Viganò continue d’écrire, de publier à un rythme soutenu (en moyenne trois textes par mois).

Les éditeurs ont choisi parmi les textes publiés en 2020 et 2021 un échantillon représentatif qui fait comprendre sa prise de conscience progressive de la gravité de la crise dans l’Église et sa position sur les principaux problèmes qui se posent à la conscience des catholiques aujourd’hui. Un recueil de 165 pages en prévente et sera livré à partir du 20 novembre.

Montauban : roué de coups sous les yeux de sa femme, un ancien parachutiste meurt

L’amicale du 17e Régiment du Génie Parachutiste annonce :

«C’est avec une grande tristesse que nous apprenons l’agression vendredi soir à Montauban puis le décès ce soir du caporal-chef Emmanuel Cueff, ancien de la C.A du 17e RGP à l’âge de 50 ans. Que Saint Michel l’accueille et protège sa famille.»

Une enquête a été ouverte pour déterminer les raisons de cette rixe, pour l’heure inconnues. Le SRPJ de Toulouse a été saisi de l’affaire.

Il y a moins de 40 veillées pour la vie

Nous sommes loin des 330 veillées d’avant Covid et de nombreuses villes de France comme Brest, Rennes, Nantes, La Rochelle, Bordeaux et Pau, Montpellier, Grenoble, Saint Étienne, Besançon, Troyes, Reims, Metz, Strasbourg, Colmar, etc. n’ont pas annoncé de veillée pour la vie cette année…
Un kit d’organisation prêt à l’emploi est disponible en libre téléchargement sur le site pour engager le renouveau de la culture de vie dans notre société mais ça ne se fera pas sans les laïcs !

HolyWins, fête familiale autour de tous les saints

Initiée en 2008 en Belgique afin de redonner un sens à la fête de la Toussaint, la fête HolyWins regroupe enfants, parents et grands-parents se préparent. L’édition de 2021 a rassemblé plus de 150 enfants et adultes le 31 octobre au Sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon à Liège (voir les photos) :

“Holywins, c’est bien mieux et surtout plus lumineux que les histoires de sorcières. C’est comme la Toussaint, c’est la lumineuse fête de tous les saints et les saintes.” “Nous préférons la bonne soupe au potiron de grand-mère que les horribles araignées de la sorcière.”

HolyWins met en valeur la fête de tous les saints. Elle rappelle que la mort est habitée par l’Espérance. A la Toussaint, l’Eglise célèbre tous les saints – connus ou anonymes – qui sont vivants auprès de Dieu. Selon la foi chrétienne, la mort constitue en effet un passage vers la vie éternelle à la suite du Christ. Soutenus par cette espérance, les croyants se rappellent le lendemain 2 novembre les défunts de leur famille. Jean, co-organisateur, dit :

« Cette 13ème édition de Holywins a regroupé enfants, parents et grands-parents sous un beau soleil. Nous avons heureusement échappé à la pluie. Les participants étaient invités, s’ils le souhaitaient, à venir déguisés en saints ou saintes, voire en anges avec leurs grandes ailes blanches. C’était très coloré. L’accueil s’est fait près du vieux puits de Cornillon, signe que le site fut une léproserie au Moyen-Âge et devint ainsi le premier hôpital de Liège. Après un grand jeu par équipe à la découverte de belles figures de saintes et de saints, les enfants ont résolu une énigme qui les a menés devant la grande statue de saint Joseph dans l’église du sanctuaire. Ils étaient ainsi en phase avec l’année spéciale dédiée à saint Joseph décidée par le pape François. »

Laurence, co-organisatrice, poursuit :

« Les participants ont ensuite été invités à vivre un petit temps de prière adapté aux enfants, avec des chants, des prières, des histoires et des bougies. Enfin, la belle après-midi festive s’est clôturée par un délicieux goûter avec gaufres, crêpes et chocolat chaud préparé par des volontaires et les sœurs clarisses. Toute la compagnie s’est régalée ! Merci à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette belle après-midi. »

Aline, maman participante, dit :

« en tant que chrétienne catholique, je trouve que c’est important d’honorer nos saints, on n’a pas besoin de squelettes ni de sorcières. Nous avons besoin de lumière pour que cette lumière puisse briller dans nos vies. »

Cette fête familiale de #HolyWins, liée à la Toussaint, se développe un peu partout dans le monde, notamment au Brésil, en Espagne, en Chine, en Colombie, au Panama, aux Philippines, en France, en Italie et en Belgique. HolyWins pour les enfants est une initiative de membres et d’amis de la Communauté de l’Emmanuel et du Sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon.

Catastrophe médicale annoncée : en France, plus de la moitié des médecins ont plus de 60 ans

C’est la conséquence directe du numerus clausus, instauré en 1971. En France, plus de la moitié des médecins ont plus de 60 ans, selon un document du Conseil national de l’Ordre des Médecins.

Et pour ceux qui restent, la tension est palpable, comme l’explique ce médecin radiologue sur Twitter, qui a décidé de démissionner de son poste de MCU-PH (Maître de Conférences des Universités – Praticien Hospitalier), annonçant la fin de notre système hospitalo-universitaire (que le monde nous envie…).

Et pendant ce temps, le ministre essaie de comprendre…

La vérité face aux chiffres

A la veille de l’assemblée des évêques à Lourdes, le Père Viot revient une nouvelle fois sur le rapport Sauvé pour interroger les méthodes statistiques. En effet, parmi les signataires du rapport, il n’y a aucun véritable représentant des sciences “dures”. Au contraire, nombres de signataires sont très marqués idéologiquement.

Les complices des milices antifas

Samedi, pour le déplacement d’Eric Zemmour à Nantes, les antifas ont encore fait preuve de violences. Les gauchistes ont attaqué la police.

Mais la presse, l’AFP en tête, a déformé l’information en inventant des “heurts” entre pro et anti-Zemmour. Désinformation classique : les milices du régime attaquent la réunion pacifique du plus dangereux adversaire de Macron pour que les médias l’associent à des images de violence et le diabolisent.

Guillaume Tabard dénonce dans Le Figaro :

“Les plus prompts à dénoncer le registre verbal zemmourien sont restés muets face aux intimidations visant à l’empêcher de s’exprimer. A Nantes, il y a eu des agresseurs, les antifas, et des agressés”.

De fait, le ministre Darmanin, qui décide de dissoudre une association non-violente à Angers, dont le local avait été attaqué par les mêmes milices antifas (avec la complicité du maire d’Angers ?), reste silencieux sur les milices antifas. Certains diront que ces milices ne sont pas constituées en association et qu’il n’y a donc aucune structure juridique à dissoudre, mais c’est un peu léger. Les milices antifas sont visiblement très bien organisées malgré leurs idées anarchistes… A tel point qu’aucune interpellation n’a eu lieu à Nantes. Les photos montrent la présence de membres, avec drapeaux, du CNT et du NPA, structures parfaitement légales (et qui vivent avec combien de subventions ?), qui nourrissent les milices antifas. A quand la dissolution du CNT et du NPA ? A moins de considérer que Beauvau, voire l’Elysée sont complices.

Messe de clôture du Pèlerinage Summorum Pontificum à la Trinité des pèlerins

Lu sur Riposte catholique :

L’édition 2021 du Pèlerinage Summorum Pontificum a été un véritable succès dans le contexte pourtant très particulier du Motu proprio Traditionis Custodes. Malgré cela, les différentes célébrations ont pu avoir lieu. La célébration à la chaire de Saint-Pierre a été un test positif. Non seulement la messe n’a pas été annulée, mais elle a été dite par Mgr Patrick Descourtieux, réputé proche du Pape sans lequel il eût été impossible que les choses se déroulassent ainsi… Le pèlerinage s’est achevé ce dimanche par une messe célébrée à l’église romaine de la Trinité des pèlerins.

Palmyre, la perle

Suite du récit d’Antoine de Lacoste, de retour de Syrie :

Ayant appris que Nabel était parti combattre dans le désert (voir notre article précédent), nous ne fûmes guère optimistes sur nos chances d’aller visiter Palmyre, elle-même située dans le désert. Des maquis de Daech sévissent entre Palmyre et l’Euphrate, le terrain accidenté, parsemé de trous et de grottes, permettant de multiples caches.

De plus, le camp américain d’Al-Tanf, installé au mépris du droit international au sud du désert, abrite de nombreux ex-combattants islamistes qui effectuent parfois de mystérieuses sorties. L’aviation russe les a même bombardés une fois (voir notre article du 23 avril 2021).

L’autorisation fut pourtant accordée et notre car, après un long détour pour trouver de l’essence dans un hangar improbable (la chasse à l’essence est un vrai sport dans ce pays écrasé par les sanctions américaines), partit affronter bravement les 210 kilomètres qui séparent le Crac de Palmyre.

La légendaire cité allait enfin se révéler à nous. Mais les terroristes de Daech ont occupé le site à deux reprises pendant plusieurs mois et se sont livrés à leurs occupations favorites : tuer, piller et détruire.

Le crime le plus emblématique fut la décapitation publique du directeur des antiquités de Palmyre, Khaled al-Asaad, le 18 août 2015. C’était une sommité mondiale qui avait consacré sa vie au site près duquel il était né. Il avait refusé de le quitter lors de l’avancée des nouveaux barbares et fut affreusement supplicié sous les yeux atterrés des habitants forcés d’assister à cela. Il avait 83 ans et son corps, pendu par les bras, resta longtemps exposé.

Plusieurs temples et tombes furent détruits à l’explosif, notamment le fameux temple de Bel, une pure merveille dont il ne reste à peu près rien. La fameuse arche, qui illustra de nombreux livres sur Palmyre, fut également rasée. Quant au musée, qui abritait des pièces rarissimes, il fut intégralement vidé. Tout a été transporté en Turquie, plaque tournante des trafics, pour alimenter le marché clandestin des œuvres d’art volées et remplir les caisses des terroristes.

Mais il en reste assez pour que Palmyre reste une visite inoubliable. La fameuse colonnade est intacte et ses pierres prennent une délicieuse teinte blonde sous le soleil du désert. C’est un spectacle unique qui vaut le voyage à lui seul. Nous nous promenons dans les travées du théâtre et cheminons des heures entre colonnes et portiques. Oubliée pendant des siècles, protégée par les sables, la perle du désert n’a pas livré tous ses secrets et la plus grande partie du site reste à découvrir.

Quelques blindés légers russes longent les colonnes et les soldats nous saluent, heureux de croiser des voyageurs. Palmyre n’a plus guère de visiteurs et pourtant la base russe construite à côté est un gage de sécurité. Des hélicoptères nous survolent de temps en temps.

Un colonel syrien, monté dans notre car, nous accompagne, tout sourire. Lui aussi est heureux de voir des Français revenir dans son pays. Il nous montre des photos de cadavres de djihadistes, tués ici même, et d’enfants soldats, indonésiens affirme-t-il, qui sont venus du bout du monde se faire sauter dans le désert syrien… Ce djihad international fut d’une incroyable ampleur et c’est à l’honneur de la Russie d’avoir empêché sa victoire. C’est le moment de penser au lieutenant Prokhorenko, mort en héros à Palmyre, dont le sacrifice émut toute la Russie.

Le soleil décline, il faut partir car la route est longue jusqu’à Beyrouth.

À la frontière, nous saluons, un peu émus, Benjamin Blanchard, directeur de SOS Chrétiens d’Orient, infatigable accompagnateur de ce très beau voyage. Il nous laisse prendre notre avion de 2 h 30 (la Syrie se mérite) et repart à Damas poursuivre sa tâche immense : aider les chrétiens d’Orient.

C’est arrivé un 1er novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 1ernovembre 610 : fête de la Toussaint.

Toussaint est un raccourci qui désigne la fête de « tous les martyrs et de tous les saints ». Cette fête a été instituée le 13 mai 610 par le pape Boniface IV, afin d’honorer les martyrs romains, dont il avait fait transférer les corps des catacombes au panthéon d’Agrippa, reconverti en église. L’Occident a fixé la Toussaint au 1er novembre et fait du lendemain, 2 novembre, la Fête des morts. Par cette disposition, l’Église place symboliquement l’ensemble des défunts sous la protection des saints.

Les Américains d’origine irlandaise ont acclimaté dans leur pays d’adoption la fête de Hallowe’en (contraction anglaise de la Veille de la Toussaint). Ces réjouissances autour de motifs macabres sont le dernier avatar d’une très ancienne fête celte dédiée au dieu des ténèbres et de l’hiver, Samain.

En Europe, l’Église catholique a riposté à l’introduction de la fête de Hallowe’en dans les années 1990 par des festivités mieux accordées à la spiritualité chrétienne. Elles mêlent le rock et la prière sous le nom de… Holywins (la Sainteté gagne).

  • le 1ernovembre 846 : naissance de Louis II, fils de Charles le Chauve et futur Roi de France.

Voir les chroniques du 10 avril et du 8 décembre.

  • le 1ernovembre 1179 : sacre de Philippe II dit Philippe Auguste.

Le fils de Louis VII est sacré Roi de France, du vivant de son père, Louis VII « Le Jeune », en la cathédrale de Reims et prend le nom  de Philippe II. Le cardinal archevêque de Reims Guillaume aux Blanches Mains, assure la cérémonie. Philippe Auguste commence son règne moins d’un an plus tard, à la mort de son père.

  • le 1er novembre 1269 : ordonnance monétaire du Roi Louis IX qui limite la circulation et la frappe de monnaies seigneuriales.
  • Le 1er novembre 1347 : la peste est à Marseille.

Les responsables du port de Marseille acceptent un bateau génois dont ils savent pourtant qu’il est porteur de la peste… L’épidémie va se développer dans toute l’Europe et tuer en quelques mois jusqu’à 40% de la population de certaines régions européennes. Elle ressurgit par épisodes ici ou là. En quatre ans, 25 à 40 millions d’Européens vont néanmoins mourir de la «Grande Peste» ou «Peste noire».

  • le 1er novembre 1414 : Concile de Constance.

Le 1er novembre 1414, un concile s’ouvre à Constance, sur les bords du lac du même nom, à l’initiative de l’empereur d’Allemagne. Il va mettre fin au Grand Schisme d’Occident qui dure déjà depuis un demi-siècle et voit papes et antipapes s’entredéchirer au grand dam des croyants.

  • le 1ernovembre 1503 : élection du pape Jules II.

Voir les chroniques du 21 février et du 18 avril.

  • le 1ernovembre 1636 : naissance du poète et écrivain Nicolas Boileau.

Nicolas Boileau est né le 1er novembre 1636 à Paris, il le quinzième enfant de Gilles Boileau, greffier au Parlement de Paris. Théologien de la Sorbonne et avocat, Nicolas Boileau choisit néanmoins le métier d’écrivain critique. Ses premiers écrits importants sont des “Satires” écrites de 1660 à 1668, dans lesquelles il s’attaque à d’autres auteurs qu’il juge de mauvais goût et s’attire leur haine. Théoricien de l’esthétique classique en littérature, il est du côté des Anciens dans la querelle des Anciens et des Modernes au sein de l’Académie française de la fin du XVIIème siècle. On lui doit également plusieurs poèmes comme “Le Lutrin” ou “L’Art poétique” (1100 alexandrins classiques) et la
traduction du “Traité du sublime” de l’écrivain grec antique Pseudo-Longin.

  • le 1ernovembre 1661 : naissance de Louis de France, Grand Dauphin.

Fils aîné de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’Autriche, le Grand Dauphin est mort de la tuberculose en odeur de sainteté. La maçonnerie aura tout tenté pour essayer de le pervertir, sans succès. La secte tente ensuite avec le Régent, de supprimer la cérémonie du Sacre, tirée des lois fondamentales du Royaume, entre autre la loi de sacralité. Considérée comme un huitième sacrement cette cérémonie est un moment clé de la vie d’un souverain. Si ce dernier s’engage à faire régner la justice et la foi catholique, Dieu s’engage à soutenir le Roi et à lui prodiguer les grâces nécessaires à son nouvel Etat.

  • le 1ernovembre 1677 : les Français du vice-amiral d’Estrées prennent Gorée aux Hollandais.

Le Sénégal devient français pour pratiquement 300 ans.

  • le 1ernovembre 1700 : mort de Charles II d’Espagne.

Dernier roi d’Espagne de la dynastie des Habsbourg, Charles II meurt le 1er novembre 1700, à Madrid, après une longue agonie. Sa mort, à l’âge de 39 ans, entraîne une grande partie de l’Europe dans une guerre de succession au trône d’Espagne, puisque Charles était stérile et n’avait pas d’héritier. Ce conflit se terminera par le couronnement de Philippe V, issu de la dynastie des Bourbons.

  • le 1ernovembre 1789 : Talleyrand propose la confiscation des biens du Clergé.

Elu comme député du clergé aux Etats généraux et nommé membre du comité de constitution de l’Assemblé Nationale, Talleyrand participe à la rédaction de la Constitution. Le 1er novembre, il suggère la confiscation des biens du clergé pour améliorer l’état des finances de la nation. Il joue un rôle important dans sa mise en place. Il prête serment à la Constitution Civile du Clergé puis démissionne de son poste d’évêque en 1791. Le décret est voté le lendemain.

Après avoir renié son Dieu, ce Franc maçon, reniera tous les régimes successifs qu’il servira. C’est lui, qui, le 14 juillet 1790, lors de la fête de  la Fédération, une journée qui se voulait de réconciliation nationale, pour effacer le sang versé un an plus tôt à la Bastille, célèbre la messe solennelle devant le Roi Louis XVI.  Il se vantait déjà de ne pas croire en la Présence Réelle ! Il est à noter que le 14 juillet de notre fête nationale est une commémoration du 14 juillet 1790 et non celui de 1789, comme les média et beaucoup d’enseignants le répètent.

  • le 1ernovembre 1814 : début du congrès de Vienne.

La France, l’Autriche, la Prusse et l’Angleterre se réunissent en Autriche afin de statuer sur le nouvel équilibre européen. Napoléon Ier ayant été évincé, il faut désormais régler le sort des territoires conquis par l’Empereur et établir une paix durable. L’acte final du congrès sera signé le 9 juin 1815. Notre pays sera représenté par… Talleyrand.

  • 1ernovembre 1885 : le pape Léon XIII publie l’encyclique immortale dei.

Il y écrit : « Il faut absolument admettre que l’origine de la puissance publique doit s’attribuer à Dieu et non à la multitude. »

  • le 1ernovembre 1894 : la Libre Parole médiatise l’affaire Dreyfus.

Alors que le journal “le Figaro” a eu des renseignements, dès le 28 octobre, sur l’arrestation d’un officier de l’armée pour trahison, c’est son concurrent de la droite nationaliste proche de Charles Maurras, “La Libre Parole”, qui titre le même jour sur cette culpabilité. Le journal de Drumont met immédiatement l’accent sur l’origine juive d’Alfred Dreyfus et en fait un argument dans sa lutte contre le capitalisme, et affirme que l’Etat souhaite étouffer l’affaire parce que Dreyfus est juif. La crise qui secouera la IIIème république et divisera la France commence.

  • le 1ernovembre 1914: Benoît XV publie l’encyclique Ad beatissimi.

Il lance un appel à la paix, qu’il associe à la question romaine, dénonce la société laïque et libérale.

  • le 1ernovembre 1950 : le Pape Pie XII promulgue le dogme de l’Assomption.
  • le 1ernovembre 1954 : début de la guerre d’Algérie.

Le 1er novembre 1954, en Algérie, des indépendantistes commettent plusieurs dizaines d’attentats, dont certains meurtriers. C’est la «Toussaint rouge». Une guerre sans nom – on parle pendant longtemps “des événements” -, qui durera huit ans, jusqu’à l’indépendance. Le conflit aura fait des centaines de milliers de morts. Elle aura surtout laissé des traces de part et d’autre de la Méditerranée. Surnommés « fellagha » (en arabe coupeurs de route ou bandits de grand chemin), les indépendantistes sont très minoritaires et sans soutien dans la population musulmane…

On compte au total dix morts. Les deux premières victimes, assassinées la veille de la Toussaint, sont deux Français d’Algérie : un chauffeur de taxi de confession juive, Georges-Samuel Azoulay et Laurent François, libéré depuis 6 mois du service militaire. Les autres victimes sont l’agent forestier François Braun, l’agent de police Haroun Ahmed Ben Amar et quatre appelés : le soldat Pierre Audat et le brigadier-chef Eugène Cochet, tués en pleine nuit dans le poste de Batna, dans le massif des Aurès, ainsi qu’André Marquet et le lieutenant Darneaud. Sont également tués le caïd Ben Hadj Sadok et Guy Monnerot, qui voyageaient ensemble.

La mort de ce dernier émeut plus particulièrement l’opinion. Ce jeune instituteur est venu de la  métropole avec son épouse pour instruire les enfants du bled. Leur autocar est attaqué dans les gorges de Tighanimine. Ils sont extraits du véhicule ainsi que les autres passagers et touchés par une rafale de mitrailleuse. Guy Monnerot succombe sur le champ, mais sa femme Jeanine survivra à ses blessures.

Le ministre de l’Intérieur, François Mitterrand, promet de mettre tout en œuvre pour arrêter les «hors la loi». Avec emphase, il déclare le 12 novembre 1954 : «Des Flandres au Congo, il y a la loi, une seule nation, un seul Parlement. C’est la Constitution et c’est notre volonté».

Fête de la Toussaint : de la mort à la vie

Aymeric Pourbaix reçoit dans En Quête d’Esprit Mgr André LÉONARD, archevêque émérite de Bruxelles, l’Abbé Philippe de MAISTRE, Soeur Maylis, religieuse & Véronique Jacquier :

Il est temps que nous soyons fiers d’être catholiques

Interrogé dans Le Catho, l’abbé Raffray, membre de l’Institut du Bon Pasteur, déclare :

Le danger qui nous menace particulièrement aujourd’hui est la compromission avec le monde. C’est cette idée selon laquelle pour être accepté par les non-chrétiens, ou par les non-catholiques, il faudrait amoindrir la doctrine, réviser nos dogmes ou notre morale et remettre en cause le passé de l’Église…

C’est ce qu’ont fait les modernistes au cours du 20ème siècle, et qui a abouti à la crise actuelle de l’Église en Occident, avec l’abandon massif de la foi que nous déplorons aujourd’hui. Mais c’est un danger qui menace aussi chacun d’entre nous, malgré nos bonnes intentions, lorsque au nom d’une fausse tolérance on préfère ne pas paraître chrétien, laisser les ennemis de l’Église dire du mal de notre foi, ou lorsqu’on met de côté nos principes pour assurer notre confort ou notre réputation.

Au lycée, à l’Université, sur notre lieu de travail, il est temps que nous soyons fiers d’être catholiques, heureux d’être les fils de celle qui a civilisé et bâti l’Europe entière, et que nous osions défendre notre foi contre les mensonges que propagent les médias et les idéologues.

Que plus aucun catholique n’ait honte de dénoncer le crime terrible de l’avortement ou de condamner la sexualisation destructrice de notre jeunesse ! Que nous soyons de nouveau fiers de vivre selon la morale chrétienne, fiers et heureux de confesser le nom de Jésus-Christ !

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