La Marche pour la Vie appelle les candidats à la présidentielle à dénoncer la nouvelle loi sur l’avortement et s’engagent à l’abroger
Communiqué de la Marche pour la vie :
La proposition de loi Gaillot prévoyant l’allongement du délai légal de l’avortement de 12 à 14 semaines à été adoptée le 23 février 2022, à 135 voix contre 47, au terme d’une heure et demie de discussions dans l’hémicycle, au cours de la dernière séance de la mandature. Cette loi permet désormais :
- L’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse
- L’avortement médicamenteux jusqu’à 7 semaines de grossesse
- La création d’un répertoire de médecins pratiquant des avortements
- Aux sages-femmes de pratiquer des avortements chirurgicaux
- La suppression du délai de réflexion de 48h
- De sanctionner les pharmaciens qui refuseraient de délivrer la contraception d’urgence
Seule la suppression de la clause de conscience propre à l’IVG n’a pas passée.
L’adoption de ce texte marque la fin d’un parcours législatif houleux et chaotique. Rejeté 3 fois par le Sénat, il a bénéficié du soutien de la majorité à l’Assemblée et de celui du ministre de la santé Olivier Véran, qui s’est félicité d’avoir trouvé « une voie apaisée » pour un texte « équilibré, mesuré, responsable ».
La Marche pour la vie dénonce le passage en force de cette loi, alors même que plusieurs instances médicales reconnues ont exprimé leur opposition à l’allongement du délai légal de l’avortement, compte-tenu de la dureté de l’acte. Elle salue le courage des quelques députés qui se sont opposés à l’adoption de ce texte.
Elle redit son opposition ferme et totale à ce projet de loi, qui permet le démembrement des fœtus, le mépris de leur droit le plus fondamental, met en danger la santé des femmes et ne tient pas compte de l’avis des professionnels de la santé.
La Marche pour la Vie continue d’appeler les candidats à la présidentielle à un sursaut d’humanité pour qu’ils dénoncent cette loi et s’engagent à l’abroger une fois élu. Elle appelle les candidats à mettre en place une politique de prévention de l’avortement, et de faire de la protection de la vie humaine, une grande cause nationale.
Enfin, elle rappelle que l’avortement est et restera un drame, et qu’il ne pourra jamais devenir un droit fondamental. Ce qui est fondamental, c’est le droit à la vie.
Pour un sursaut social en faveur des femmes enceintes
Entre Macron et Zemmour, François-Xavier Bellamy votera Zemmour
Interrogé sur Europe 1 ce matin, le député LR au Parlement européen François-Xavier Bellamy a annoncé accorder son parrainage à Éric Zemmour. “Mon parrainage ne vaut pas soutien” a-t-il tenu à préciser.
Interrogé sur son choix au second tour en cas de défaite de Valérie Pécresse, il a déclaré qu’il soutiendrait Eric Zemmour en cas de second tour face à Emmanuel Macron. Comme Eric Ciotti.
Liberté de religion face au totalitarisme LGBT à la Cour suprême des Etats-Unis
La Cour suprême des États-Unis a annoncé mardi 22 février qu’elle allait examiner la plainte déposée par une conceptrice de sites internet revendiquant sa foi chrétienne et qui, à ce titre, refuse de prodiguer ses services aux homosexuels qui singent le mariage.
La liberté religieuse et la liberté d’expression sont garanties par le premier amendement de la Constitution américaine, tandis que des lois protégent les citoyens contre les discriminations, notamment fondées sur leur genre ou leurs orientations sexuelles. La Cour suprême doit examiner ce dossier durant sa session d’octobre.
Le dossier porte sur une plainte déposée par Lorie Smith, artiste et propriétaire d’un site internet dans l’État du Colorado. Lorie Smith se définit comme une chrétienne et affirme qu’elle ne peut donc pas concevoir des faire-part ou des sites pour les mariages entre homosexuels car cela serait «incompatible» avec ses croyances religieuses. Mais les lois anti-discriminations en vigueur dans le Colorado interdisent à des entreprises de refuser de servir quiconque en arguant de leur orientation sexuelle. Une cour d’appel avait ainsi débouté Lorie Smith l’an dernier et celle-ci a, en dernier recours, saisi la Cour suprême.
En se déclarant compétente pour juger cette affaire, la Cour suprême indique qu’elle va examiner cette affaire à travers le prisme du premier amendement et déterminer si les lois du Colorado «violent le droit à la liberté d’expression» d’un artiste.
En juin 2018, la haute cour avait donné raison à un pâtissier du Colorado qui avait refusé de confectionner un gâteau de mariage pour un couple homosexuel. Les juges avaient estimé par sept voix contre deux que les droits religieux du pâtissier avaient bien été bafoués.
Deux hauts fonctionnaires LGBT impliqués dans une affaire de trafics de drogue
Information hallucinante du Canard sur deux hauts fonctionnaires énarques, qui ont eu une liaison avec un trafiquant de drogue : Oussama Oualid.
« Ces deux serviteurs de l’Etat ont un ‘train de vie dispendieux’ ne pouvant être assuré par leurs seuls revenus, pourtant très confortables. »
« Tous deux sont étroitement liés à un certain Oussama Oualid, mis en examen le 5 février. »
« Inscrit au fichier des personnes recherchées, il a été pacsé de 2015 à 2019 avec l’actuel patron des relations internationales de la Place Beauvau, au nez et à la barbe des services français. »

Chasse aux sorcières
Dès qu’une personne a joué un rôle actif lors des Manifs pour Tous, les médias se pressent pour le signaler.
France 3 nous rappelle ainsi que Ghislain Gomart, qui prendra les fonctions de directeur général des services de la Collectivité de Corse, a été porte-parole d’un collectif proche de la Manif pour Tous. Il a été membre du groupe Cambacérès, un collectif de haut-fonctionnaires formé lors des débats sur la loi Taubira, en mai 2013. Composé d’une centaine d’anciens élèves de l’ENA, le groupe entendait « interpeller » François Hollande sur les conséquences « néfastes, pour l’intérêt général, de la loi Taubira, ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe« .
Si les signataires du groupe sont anonymes, Ghislain Gomart s’en était fait le porte-parole et était intervenu lors de la grande manifestation de mai 2013.
« En intégrant l’ENA, nous avons choisi de servir l’Etat et l’intérêt général, pour servir la France et les Français. C’est cet engagement là qui motive et justifie notre interpellation. Car la loi Taubira, qui établit de facto un mensonge d’Etat porte gravement atteinte à l’intérêt général. Sa légalité n’est malheureusement plus contestable, mais nous continuons de contester sa légitimité ». « Aquoi sert de vous obstiner à déchirer le pays ? »
Passer à l’offensive
Il y a un gros problème avec le conservatisme tel qu’il est pratiqué en Amérique et dans le monde depuis 60 ans : il a toujours joué la défense, défendant toujours le statu quo contre les attaques des radicaux. Comme le disait le pilier conservateur Bill Buckley :
“Un conservateur est quelqu’un qui se tient à contre-courant de l’histoire, qui crie Stop à un moment où personne n’est très enclin à le faire, ou à avoir beaucoup de patience avec ceux qui le pressent.”
Il y a un problème important à toujours jouer en défense : vous finirez par perdre, car les attaques de vos adversaires vous épuiseront comme les vagues épuisent la roche dure au fil du temps. C’est une progression à sens unique, avec les conservateurs toujours du côté des perdants. Comme Timothy et David Gordon l’écrivent dans leur livre Rules for Retrogrades : “Les généraux le savent ; les grands maîtres d’échecs le savent ; les tacticiens de gauche le savent : pour gagner une guerre, il faut être en attaque.” Pourquoi ? Les Gordon déclarent :
“L’action, même lorsqu’elle est imprécise ou mal exécutée, a la capacité de faire des dégâts. Lorsqu’un boxeur lance un uppercut et le fait atterrir sur son adversaire, même si un coup de poing plus approprié à la situation était un crochet du droit, l’uppercut fait quand même mal et rapproche d’autant le boxeur d’une victoire par KO… Lorsque vous êtes en attaque, vous donnez le rythme. Si vous restez sur l’offensive, vous atteindrez (avec suffisamment de temps) vos objectifs.”
Et comme les conservateurs ont joué la défense au cours des 60 dernières années, nous avons subi défaite après défaite dans les guerres culturelles face à des gauchistes à l’esprit offensif. Nous avons perdu sur l’avortement, l’expansion des naissances hors mariage, l’adoption de lois sur le divorce, le mariage homosexuel, l’adoption homosexuelle et la théorie du genre, pour ne citer que quelques défaites. Les conservateurs sont sur le tapis, avec un arbitre qui à déjà compté jusqu’à 8.
Si nous voulons éviter de nouvelles défaites, et même des pertes antérieures injustifiées, les conservateurs doivent enfin passer à l’offensive. Même si cela ne sera pas facile, c’est nécessaire. Les Gordons déclarent :
“Il faut un effort soutenu pour arracher l’initiative à un adversaire qui attaque et le mettre sur ses talons, car les humains ne possèdent pas l’instinct de réponse à l’agression. Lorsqu’un boxeur reçoit une rafale de coups de poing, il a la réaction instinctive de reculer, de baisser les yeux, de lever sa garde et de se couvrir. Cependant, pour réussir au plus haut niveau, les combattants doivent apprendre à contre-attaquer, en prenant l’initiative par la force. C’est la même chose dans la guerre culturelle et la politique… Nous les rétrogrades, [les conservateurs audacieux], devons reprendre l’initiative ; nous devons faire un effort concerté pour passer à l’offensive.”
Les Gordon donnent ensuite quelques exemples de la manière dont les conservateurs peuvent prendre l’initiative et passer à l’offensive. Par exemple, en ce qui concerne le droit de porter des armes selon le 2ème amendement, ils écrivent :
Après la prochaine fusillade de masse, ne vous défendez pas passivement contre les appels mécaniques et chorégraphiés des médias de gauche en faveur d’une “législation de bon sens sur les armes à feu” en soulignant que les lois proposées ne contribueraient guère à réduire la violence. Au lieu de cela, mettez les gauchistes sur les talons en organisant un blitz médiatique coordonné où les commentateurs ont pour instruction de marteler le fait que les taux de criminalité sont comparativement plus bas dans les régions où la possession d’armes à feu est plus élevée. Passez à l’offensive en interpellant les animateurs des chaînes de télévision avec des questions telles que : “Pourquoi êtes-vous contre la possession d’armes à feu alors que toutes les données suggèrent qu’elle dissuade les fusillades de masse ?” et “Pourquoi faites-vous la promotion du féminisme et de la monoparentalité alors que vous savez que l’écrasante majorité des fusillades de masse sont le fait d’hommes sans père ?”. Si nous voulons mettre fin aux fusillades de masse, nous devrions encourager davantage de personnes à porter une arme à feu afin qu’elles puissent se défendre. Organisez une campagne pour subventionner les armes à feu pour les citoyens des quartiers dangereux.”
De même pour l’avortement. Plutôt que de répondre passivement aux arguments des pro-avortement par le faible “Je veux aider les femmes en leur montrant que choisir la vie est toujours la meilleure option”, les conservateurs doivent passer à l’offensive :
“Demandez plutôt au gauchiste suffisant pourquoi il est d’accord pour faire du mal aux filles in utero en permettant à leurs mères de les démembrer et de les aspirer dans l’utérus, ou de les faire bouillir vivantes dans une solution saline. Ne laissez pas les radicaux prendre le manteau de la “pro-femme” ; montrez que les gauchistes détestent les femmes, comme le démontre leur indifférence à l’égard des millions de petites filles massacrées par des mères qui sont littéralement des infanticides.”
Pour avoir une chance de gagner les guerres culturelles en Amérique et dans le reste du monde, les auteurs Timothy et David Gordon, dans leur livre Rules for Retrogrades, affirment que les conservateurs doivent passer à l’offensive. En effet, la première règle de leur livre est de toujours être en attaque. Continuer à s’appuyer sur notre stratégie de défense passive et faible ne fera que poursuivre notre série de défaites au cours des 60 dernières années. Comme le déclarent les Gordon :
“Si nous voulons gagner la guerre des cultures, nous devons élaborer nous-mêmes le récit – se contenter de répondre passivement aux récits farfelus et choisis de la gauche est suicidaire. Entraînez-vous à attaquer, prenez votre courage à deux mains et saisissez l’occasion.”
Trois questions à l’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du District de France de la Fraternité Saint-Pierre
Le 11 février, le Pape a signé un décret, dans lequel il confirme l’usage des livres liturgiques de 1962 pour la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre. Les prêtres de la FSSP pourront donc continuer à célébrer la messe en rite extraordinaire, les sacrements et les autres rites sous la forme tridentine. Deux prêtres de la Fraternité ont rencontré le Pape début février : comment s’est passé l’entretien ? Comment la Fraternité s’inscrit-elle dans le Motu Proprio « Traditionis Custodes » ? Quelle est sa vocation particulière ?
François-Xavier Bellamy s’apprêterait à annoncer qu’il donne son parrainage à Eric Zemmour…
C’est une information que ses équipes ne démentent pas auprès de RTL :
🔴 Indiscrétion @RTLFrance | Selon plusieurs sources l’euro-député LR @fxbellamy, ancienne tête de liste des Républicains aux européennes en 2019 pourrait annoncer ce jeudi qu’il donne son parrainage à @ZemmourEric. Contactée, son équipe n’a pas démenti
— Thomas Despre (@ThomasDespre) February 23, 2022
Ira-t-il plus loin dans ses annonces ? Que sous-entend Sonia Mabrouk par « Sa décision pour la suite« . Réponse sur Europe 1 demain à 8h13 :
Il ne s’est pas exprimé depuis des semaines sur la campagne présidentielle,il le fera demain sur @Europe1 l’interview à 8h13 le député européen @fxbellamy (LR)
-Son regard sur la campagne #Pecresse
-Sa décision pour la suite
-Son avis sur l’onde de choc de la crise ukrainienne— Mabrouk Sonia (@SoMabrouk) February 23, 2022
En septembre 2021, François-Xavier Bellamy déclarait qu’ Éric Zemmour « avait le mérite de poser une question fondamentale » et ne fermait pas la porte à sa participation au Congrès de LR (à partir de 20’30 ») :
Philippe Bas, sénateur LR : « Le chien n’a pas pu voter car le chien ne sait pas lire »
Rien ne va plus à LR. D’un côté, Philippe Bas, sénateur LR responsable de l’organisation de la primaire, tient des propos hallucinants dans une interview à propos du DouglasGate liée aux électeurs bidon de la primaire :
🔴 "Le chien n'a pas pu voter car le chien ne sait pas lire." Philippe Bas, sénateur #LR, 23 février 2022
La campagne #Pecresse est collector… 😂😂😂 #Douglas #douglasgate #PecresseDetresse pic.twitter.com/z2dXxzeJdE
— Amaury Brelet (@AmauryBrelet) February 23, 2022
Et d’un autre côté, il semblerait que la panique gagne les responsables LR dont certains sont connus pour souhaiter la défaite de Valérie Pécresse. Une élue LR de premier plan aurait évoqué l’idée de changer en urgence de candidate à la suite des révélations sur les soupçons de fraude lors de la primaire :
🔴 [Info @Valeurs] Présidentielle : une élue LR de premier plan a évoqué l’idée de changer en urgence de candidate à la suite des révélations sur les soupçons de fraude lors de la primaire #Pecresse #FaceaBFM #Douglasgate
— Antoine You (@YouAntoine16) February 23, 2022
Analyse de Tugdual Denis :
Catastrophique. pic.twitter.com/QIaXwqokvp
— Tugdual Denis (@TugdualDenis) February 23, 2022
Comment le Conseil constitutionnel se prépare à s’opposer à la volonté populaire
Il fallait s’en douter. Le Conseil constitutionnel a été incapable de défendre les liberté fondamentales des français face aux décisions liberticides du gouvernement pendant la crise de la Covid. Laurent Fabius vient de déclarer que les référendum que pourraient proposer Eric Zemmour et Marine Le Pen pour stopper l’immigration et instaurer la préférence nationale ne pourront pas se faire :
« (…) Pour les candidats aux programmes « de rupture », les obstacles ne s’arrêteront pas après l’élection présidentielle. Faisons un peu de politique-fiction : même détenteur des 500 parrainages, vainqueur du scrutin puis des élections législatives dans la foulée, le nouveau président – s’il s’agit de Marine Le Pen, Eric Zemmour ou Jean-Luc Mélenchon – pourrait se trouver empêché d’appliquer son projet. L’explication est à chercher du côté du Sénat… et de la rue de Montpensier, à Paris, siège du Conseil constitutionnel. Le mardi 4 février 2020, Laurent Fabius, le président de l’institution suprême du droit français, y recevait une poignée de journalistes (…) Au détour d’une réponse, l’ancien Premier ministre a livré une précision en apparence technique :
« Le référendum de l’article 11 ne peut être utilisé pour réviser la Constitution. Pour cela, il faut utiliser l’article 89. »
Derrière le sabir juridique se niche une bombe. Car l’annonce du chef des Sages signifie indirectement… qu’aucun référendum remettant en cause les éléments les plus sensibles de notre droit ne pourra être convoqué sans l’aval de l’Assemblée nationale et, surtout, du Sénat. Marine Le Pen ou Eric Zemmour, à l’époque à mille lieues de s’engager en politique, peuvent remiser leur programme en matière d’immigration, sauf à convaincre les sénateurs (…) L’éclaircissement du patron du Conseil constitutionnel est inédit sous la Ve République – jusque-là, une savante ambiguïté avait toujours été maintenue. Selon Jean-Philippe Derosier, professeur de droit public à l’université de Lille, ce raisonnement est implacable juridiquement, même s’il « pose un vrai problème démocratique ».
Quelle importance accorder d’ailleurs à ce propos privé du président du Conseil constitutionnel ? La plus haute. Car Laurent Fabius a récemment confirmé sa pensée. Le 25 janvier dernier, en marge d’une conférence de presse dédiée à l’organisation de l’élection présidentielle, il est revenu sur la procédure de révision de la Constitution. Encore une fois, il a fait la distinction entre le référendum de l’article 11, utilisé par le général de Gaulle, en 1962, pour instituer l’élection du président de la République au suffrage universel, et celui de l’article 89, qui permet explicitement la modification du texte suprême. « Ceux qui, comme le général de Gaulle en 1962 avec l’élection du président de la République au suffrage universel, estiment pouvoir s’appuyer sur l’article 11 et le seul référendum pour réviser la Constitution ont tout faux, a-t-il lancé, selon Le Parisien. D’abord, parce que n’est pas le général de Gaulle qui veut. Ensuite, parce que toute révision de la Constitution doit se fonder non sur l’article 11 mais sur l’article 89. » (…)
Or, cet article 11, c’est précisément celui que veulent utiliser Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Eric Zemmour pour faire passer leurs réformes les plus emblématiques. Ils l’ont tous les trois affirmé clairement (ici, ici ou là), en se disant persuadés que le Conseil constitutionnel ne s’y opposera pas, précédent de Gaulle oblige. A tort, donc. « Ce n’est pas le Conseil constitutionnel qui décidera si je suis président », a même déclaré Eric Zemmour, le plus offensif des trois, le 9 décembre (…)
Pourquoi ce qui était possible en 1962, passer en force via un référendum, ne le serait plus en 2022 ? A l’époque du général de Gaulle, le Conseil constitutionnel s’était dit incompétent pour juger des lois « adoptées par le peuple à la suite d’un référendum » qui « constituent l’expression directe de la souveraineté nationale ». Seulement, l’institution a fait évoluer sa jurisprudence le 25 juillet 2000. Elle se dit désormais compétente pour statuer sur – subtilité – le décret de convocation des électeurs pour ledit référendum. Et Laurent Fabius vient de préciser officiellement sa position de fond. Concrètement, cela signifierait qu’un candidat qui a remporté l’élection présidentielle sur la base de son programme, et également les élections législatives, pourrait être empêché de l’appliquer. « La philosophie de cette position, c’est qu’il ne suffit pas de gagner une ou deux élections pour toucher à la Constitution française. C’est un geste solennel, donc il faut pour cela gagner plusieurs élections, sur le long terme, afin que cette volonté soit mûrie et confirmée dans le temps« , expose Jean-Philippe Derosier. En creux, les candidats les plus radicaux se heurtent au même problème que concernant les 500 parrainages : leur manque d’ancrage dans les territoires, auxquels les institutions de la Ve République confèrent un rôle clef.
Dans le détail, le professeur de droit estime que plusieurs réformes seraient censurées par le Conseil constitutionnel si elles étaient proposées par le biais du référendum de l’article 11 de la Constitution. Il cite à coup sûr (…) « l’interdiction ou la restriction du droit au regroupement familial » des étrangers, portée par Marine Le Pen et Eric Zemmour, qui a été consacré comme un principe constitutionnel en 1993, au nom du droit à mener une vie familiale normale.
Jean-Philippe Derosier signale d’ailleurs qu’il n’est pas évident qu’un référendum sur les questions d’immigration entre dans le champ de l’article 11, qui mentionne « la politique économique » ou « sociale ». Il considère surtout que la « préférence nationale », concept défendu lui aussi par Le Pen et Zemmour, qui voudrait que les Français disposent de conditions d’accès au logement ou aux allocations préférentielles par rapport aux étrangers, ne pourrait être proposée dans le cadre d’un tel référendum : « Ce serait contraire au principe de non-discrimination reconnu de façon constante par le Conseil constitutionnel. Les différences de traitement entre Français et étrangers sont possibles seulement si un intérêt général le justifie et en rapport avec l’objet d’une loi. Là, à partir du moment où les étrangers ont un titre de séjour valide, que les mesures en question ont pour objectif de favoriser l’insertion sociale, ils doivent être traités de la même manière que les nationaux. »
L’universitaire estime encore, au vu des jurisprudences passées du Conseil constitutionnel, que d’autres mesures du programme d’Eric Zemmour, comme la déchéance de nationalité des binationaux auteurs de trois délits ou des restrictions trop drastiques ou automatiques du droit d’asile et de l’accueil des étrangers en France pourraient être considérées comme « disproportionnées » ou contraires au principe de « l’individualisation » du traitement d’une demande. Dans une mise en abyme saisissante, l’ex-journaliste propose aussi… de réduire la portée du contrôle de constitutionnalité des lois. Mais de la même façon, il s’agirait de modifier la Constitution, donc impossible d’en passer par cette procédure « allégée » (…) »
La République des copains
Quelques jours avant l’entrée en campagne du président de la république, changement de direction à la tête de la principale radio publique française : la compagne d’un de ses plus zélés admirateurs prend la tête de la station pour ses seules compétences…
Adèle Van Reeth, compagne de Raphaël Enthoven, a été nommée pour remplacer Laurence Bloch à la tête de France Inter.
Ce type de pratique se déroulerait en Russie ou en Pologne, Raphaël Enthoven dénoncerait la mainmise du pouvoir sur la radio publique. Mais en France…
Ces adhérents bidons qui ont voté Pécresse
Libération a eu accès au fichier des encartés du parti Les Républicains et montre que la primaire a été entachée de manœuvres frauduleuses visant à gonfler le corps électoral : adhérents fictifs, décédés ou ayant suivi des consignes, et même un chien !
Alors qu’il comptait moins de 80 000 membres fin septembre, le parti en revendiquait 148 862 le 17 novembre. […] Parmi les adhérents ayant rejoint LR en 2021, certains n’existent pas ou plus. D’autres sont bien en peine d’expliquer pourquoi et comment ils sont entrés au parti. D’autres, enfin, l’ont fait en connaissance de cause mais ne s’intéressent guère aux idées de LR et à sa candidate. Ils ont suivi les consignes d’une figure d’autorité ou rendu service à une connaissance, qui a parfois réglé leur adhésion.
[…] Deuxième du premier tour, Pécresse a devancé Michel Barnier de 1 209 voix et Xavier Bertrand de moins de 3 000. Entre le lauréat du premier tour, Eric Ciotti, et le quatrième, Bertrand, le nombre de voix ne représente que 2,5 % des inscrits. […]
Chez LR, Douglas était un militant discret. Contre 30 euros réglés en ligne, en novembre, il a reçu sa carte de membre et le droit de vote à la primaire. Nul ne l’a croisé en meeting, et jamais il n’a commenté la campagne sur les réseaux sociaux. Pour la bonne raison que Douglas est un chien. Libération a pu le vérifier auprès de son propriétaire, un adhérent de Provence-Alpes-Côte d’Azur pro-Eric Ciotti, et s’assurer que le nom de l’animal figure dans les fichiers du parti – avec les coordonnées de son maître. C’est d’ailleurs, assure-t-il, «pour tester, pour voir si c’était faisable» que ce dernier a renseigné le nom de son animal. «J’ai fait avec ce que j’avais sous la main», assume cet adhérent qui témoigne à condition de rester anonyme.
Douglas a échappé à la vigilance de l’instance de contrôle créée par LR pour superviser le scrutin, présidée par le sénateur Philippe Bas. Sur les 148 862 adhésions recensées au 16 novembre, 157 ont été jugées irrégulières et exclues du corps électoral. En cause, notamment, l’utilisation à plus de quatre reprises de la même carte de paiement, de la même adresse électronique ou du même numéro de téléphone. Selon nos informations, au moins 570 adhérents de plus sont dans le même cas de figure – mais ils ont, selon LR, fourni les justifications suffisantes pour être intégrés au corps électoral. Environ 9 000 adhérents supplémentaires ont été privés de scrutin, faute d’avoir fourni un numéro de portable sur lequel recevoir un mot de passe le jour du vote.
Rien, cependant, n’empêchait de créer et d’associer à ses propres coordonnées un adhérent fantôme. Littéralement, puisque nous avons constaté la présence dans le fichier de LR d’au moins trois personnes censées avoir rejoint le parti… après leur décès. […]
En Ile-de-France, un certain nombre d’adhérents n’ont pas la nationalité française, et donc pas le droit de vote dans leur pays d’accueil. […]
Sur Twitter, c’est un festival :
J’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle.
— Douglas (@DouglasPecresse) February 23, 2022
TOUT S’EXPLIQUE ! #douglasgate pic.twitter.com/W8dtFoZoOf
— Damien Rieu (@DamienRieu) February 23, 2022
Six sénateurs LR parrainent Eric Zemmour
Communiqué de six sénateurs LR (Etienne Blanc sénateur du Rhône, Sylvie Goy-Chavent sénatrice de l’Ain, Alain Houpert sénateur de Côte-d’Or, Sébastien Meurant sénateur du Val-d’Oise, Laurence Muller-Bronn sénatrice du Bas-Rhin, Philippe Pemezec sénateur des Hauts de Seine):
La campagne pour l’élection présidentielle 2022 est d’une facture inédite. Nous assistons aujourd’hui à un non-sens démocratique car des candidats sollicités par des millions d’électeurs, en position, selon les sondages, d’accéder au second tour, se retrouvent dans l’incapacité de se présenter au suffrage universel. Cette situation qui résulte de la loi sur les parrainages est incompréhensible dans une démocratie qui doit laisser le choix aux électeurs. David Lisnard, Président de l’Association des maires de France, a réagi avec courage et dignité en apportant son parrainage à un candidat situé à l’opposé de son échiquier politique. Ce matin Gérard Larcher, Président du Sénat, a confirmé qu’il était un devoir pour les élus de parrainer un candidat et que ces parrainages ne valaient pas soutien. Nous saluons ces prises de position qui illustrent l’attachement des Républicains au pluralisme et à la libre expression de nos concitoyens. Les manoeuvres, l’agitation des peurs, les menaces, ne doivent pas priver le peuple français du droit de choisir par leur vote, le chef de l’Etat. C’est ainsi que les sénatrices et sénateurs signataires du présent communiqué, ont décidé, dans l’intérêt de notre pays, dans l’attachement au bon fonctionnement de nos institutions, d’apporter leurs parrainages à Éric Zemmour qui à ce jour ne dispose pas du nombre suffisant pour se présenter aux élections présidentielles. Ce parrainage ne vaut pas soutien. Il se veut concourir au bon fonctionnement d’une des plus anciennes démocraties d’Europe qui est aujourd’hui à la peine sous les yeux incrédules d’un grand nombre de Français.
135 députés souhaitent écraser le crâne des bébés
Après un parcours parlementaire de près d’un an et demi, et juste avant la fin de la session parlementaire, les partisans de la culture de mort ont réussi à faire adopter l’allongement du délai légal de l’avortement de 12 à 14 semaines.
La proposition de loi a été adoptée – en quatrième lecture – par 135 voix, contre 47 et 9 abstentions. Il y avait donc en séance 191 députés sur 577 : un sur trois. Le détail des votes est ici. 11 députés LREM, 19 LR, 5 Modem, 1 PS, 1 Agir ensemble, 3 UDI, 1 Libertés et Territoires et 6 non-inscrits ont eu le courage de voter contre cette abomination.
Voici la motion de rejet prononcée par Emmanuelle Ménard :
Paroles, paroles, paroles…
De Stéphane Buffetaut, élu vendéen, vice-président du CNIP, ancien député européen, pour le Salon beige:
Le discrédit de la parole publique a atteint un niveau rarement connu. Ce phénomène n’est ni de surprenant, ni anodin. Il est le signe d’un dysfonctionnement profond de la démocratie libérale, dû au comportement des partis et des hommes et femmes politiques de toutes obédiences.
Est en cause l’insincérité du personnel et des appareils politiques. Dernier avatar assez piteux, le rétropédalage en moins de 24 heures de Valérie Pécresse au sujet du « grand remplacement » ! Il est vrai qu’elle nous a habitués aux volte-face sur les questions dites de société. Interrogée sur ces changements de pied, elle a rétorqué qu’elle évoluait comme la société. Questionnée sur le crédit que l’on pouvait, dès lors, apporter à ses propositions électorales, elle a répondu de façon désarmante: « il faut me croire sur parole ». C’est bien là le problème : quel crédit peut-on apporter aux paroles des politiciens ?
Jacques Chirac aimait à répéter en riant la formule se son vrai modèle, le radical-socialiste Henri Queuille : « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. » Or ce n’est pas drôle du tout. Car, derrière le cynisme du mot, se cache un travail de sape d’un principe sur lequel repose la démocratie : le respect de la parole donnée à l’électeur. Car enfin le candidat cherche à se faire élire sur le programme qu’il énonce. Si les engagements, les propositions, les promesses ne comptent pour rien, il y a une sorte d’escroquerie morale et politique. Le scrutin n’est plus qu’un jeu de dupes, un jeu de bonneteau où les électeurs tiennent le rôle des bernés.
Pire encore, la nomenklatura n’hésite plus à passer outre à la volonté clairement exprimée du peuple. Les questions européennes ont été le champ privilégié de l’escamotage de la démocratie. Nous avons ainsi connu les traités que l’on faisait revoter jusqu’à ce qu’ils finissent par être acceptés et, pire encore, le tour de passe-passe qui consista à faire voter par le Congrès un traité repoussé par référendum ! La caste euro-soumise s’est sans doute félicitée du « bon tour » joué au peuple grâce à Sarkozy. A tort parce que la manœuvre a profondément dégradé la confiance envers le système politico-administratif qui gouverne la France et l’Europe.
Au fond, les électeurs de la droite conformiste ont des convictions bien plus fortes que les cadres des partis supposés les représenter. Ces derniers font campagne et se font élire sur des programmes « droitiers » qu’ils n’ont pas vraiment l’intention de mettre en œuvre. Il en résulte une frustration, un rejet des élus, un dégoût pour la chose politique qui se traduit par une abstention toujours plus forte.
Mais déserter les isoloirs est un mauvais calcul car, à la fin du jour, ce sont ceux qui ont été élus, même par une faible proportion des citoyens, qui votent les lois, les directives européennes et ratifient les engagements internationaux qui façonnent le cadre de notre existence et de nos activités. « Les absents on toujours tort », notamment dans les bureaux de vote.
La clef des futures élections réside dans la faculté qu’auront les candidats à redonner aux électeurs l’envie de reprendre le chemin des urnes. Pour cela, il faut que ceux qui contestent le système aient la capacité de convaincre les Français qu’ils feront ce qu’ils proposent, qu’ils en ont la volonté, la possibilité, le courage. Courage car il faudra se heurter à « l’Etat profond », à une grande partie du monde médiatique, à certaines institutions internationales telles l’Union européenne ou la Cour européenne de justice. En usant de toutes les possibilités que possède un Gouvernement souverain.
La première condition reste que les candidats qui dérangent la caste dirigeante aient la possibilité de se présenter. Donc que les maires fassent preuve d’indépendance et de vaillance pour exercer leur droit de parrainage. Empêcher le peuple d’exprimer ses choix librement serait un jeu très dangereux. La société française est fracturée, tendue, exaspérée. Prenons garde à ce que privés de la possibilité de s’exprimer dans les urnes, les Français ne s’expriment dans la rue. L’Histoire de France nous a appris à maintes reprises que lorsqu’un régime est bloqué, la seule issue qui reste au peuple est de le renverser.
Empêcher le coup d’Etat du « Système »?
Le Conseil constitutionnel publie régulièrement la liste des parrainages validés. La dernière mise à jour (en date de jeudi 24 février, c’est-à-dire, bizarrement, demain) indique notamment que Marine Le Pen compte 393 parrainages validés et Eric Zemmour 350, loin encore des 500 nécessaires qui doivent être réunis avant le 4 mars prochain (je sais bien qu’il est d’usage d’ajouter Jean-Luc Mélenchon aux deux candidats cités plus haut, et il est de fait scandaleux qu’un candidat « pesant » autour de 10% des intentions de vote soit interdit de candidature par ce verrouillage malsain du « Système », mais son apologie du communisme et de l’islamo-gauchisme le place clairement dans une tout autre catégorie que Marine Le Pen et Eric Zemmour: son idéologie devrait, dans un pays normal, l’empêcher d’être candidat, et non ce tout de passe-passe législatif).
Dans le même temps, bien des candidats anecdotiques, quand ce n’est pas carrément apologistes de crimes contre l’humanité, ont largement dépassé les 500.
Il est parfaitement clair – et ça l’était dès le début – que la loi de 2016 qui a imposé la publicité des parrainages a pour vocation d’empêcher les candidats alternatifs de pouvoir présenter leur candidature. Et il est parfaitement clair aussi que tout repose sur le courage des maires. Mais il vaudrait la peine que les lecteurs appellent les maires qu’ils connaissent pour les encourager. Qu’ils sachent en particulier que, s’ils sont attaqués, ils seront soutenus.
Chaîne de prière pour le libre usage de la liturgie traditionnelle
Communiqué de l’union Lex Orandi:
Alors que le Pape François vient de publier un décret reconnaissant à la Fraternité Saint Pierre l’usage du Missel, du Rituel, du Pontifical et du Bréviaire Romain de 1962, l’Union Lex Orandi vous propose de vous unir à une prière spéciale du 22 février, fête de la Chaire de Saint Pierre, jusqu’au 31 mars 2022, dernier jour du mois de Saint Joseph, afin d’obtenir pour tous les prêtres, les personnes consacrées et les fidèles catholiques la pleine disposition des trésors de la liturgie traditionnelle dans l’intégralité de leur vie sacramentelle et spirituelle.
Pour vous y associer, vous pouvez réciter chaque jour ces prières à la Sainte Trinité, à la Sainte Vierge et à Saint Joseph. Si cela n’est pas possible, elles sont à réciter au moins le 22 février, fête de la chaire de Saint Pierre, puis chaque mercredi, jour consacré à Saint Joseph, ainsi que le mercredi des cendres (2 mars) et le 19 mars, fête de Saint Joseph, patron de l’Eglise universelle.
A ces intentions, des personnes handicapées ou malades ont souhaité unir l’offrande de leur souffrances. Cet acte de grande charité peut être imité par une offrande particulière de chacun pour l’heureuse issue de cette chaîne de prière.
| Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto
Sicut erat in principio et nunc et semper Et in saecula saeculorum, Amen
Ave Regina Caelorum V. Dignáre me laudáre te, Virgo sacráta Oremus : Concede, misericors Deus, fragilitáti nostræ præsídium : ut, qui sanctæ Dei Genitrícis memóriam ágimus ; intercessiónis ejus auxílio, a nostris iniquitátibus resurgámus. Per eúmdem Christum Dóminum nostrum. Amen.
|
Gloire soit au Père, au Fils et au Saint Esprit, comme Il était au commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles, Amen
Salut, Reine des cieux !
V. Rendez-moi digne de Vous louer, Vierge Sainte. Prions : Dieu de Miséricorde, portez Secours à notre faiblesse ; faites qu’en évoquant la mémoire de la Sainte Mère de Dieu, nous puissions compter sur l’efficacité de son Intercession pour nous relever de nos péchés. Par le même Christ notre Seigneur.
|
Nous recourons à vous dans notre tribulation, ô bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.
Par l’affection qui vous a uni à la Vierge immaculée, Mère de Dieu ; par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins.
Protégez, Ô très sage gardien de la divine Famille, la race élue de Jésus-Christ ; Préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d’erreur et de corruption ; soyez-nous favorable, ô notre très puissant libérateur.
Du haut du ciel assistez-nous dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité.
Couvrez chacun de nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, à votre exemple et par votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et parvenir à la béatitude éternelle du Ciel.
Ainsi soit-il.
www.lex-orandi.org
La récollection scoute du Barroux (18-20 février), un bienfait pour les âmes
Compte-rendu du Barroux :
« C’était formidable ! » « C’était super ! » « C’était génial ! » Un « très beau WE ». « Tout était parfait. » « La récollection scoute du Barroux quand on l’a faite une fois on a envie de la faire chaque année ! » « C’est mon poumon de respiration pour l’année entière. » « Des topos dynamiques. Pas très longs. On ne s’endormait pas. » « Merci pour ces conférences très riches. » Un bienfait pour l’âme.
Voilà quelques-uns des échos qui jaillissent sur la colline du Barroux, entre Carpentras et Vaison-la-Romaine. La version 2022 de la Récollection scoute, pour les aînés de tous mouvements scouts, s’achève sur une salve d’applaudissements.
Le thème ? Saint Charles de Foucauld, dont la canonisation approche. La fameuse méditation du saint sur l’abandon a fait l’objet d’une nouvelle version musicale composée par une guide aînée, spécialement pour l’occasion, et interprétée par les nombreux retraitants, à quatre voix.
Dans le grand vent qui balayait le Comtat Venaissin, il y eut deux départs routiers et une remise de flot jaune.
Les activités n’ont pas laissé le temps de s’endormir : veillée route, chemin de croix, messes, temps d’adoration, confessions, conférences, entretiens particuliers…
On se quitte à regret, « transformé », les yeux remplis de lumière, le cœur gonflé de joie, dans l’amitié scoute ! À l’an prochain, sans faute !
Echanges catholiques et orthodoxes sur l’effort entrepris par les catholiques attachés aux sources de la liturgie
Communiqué suite au premier webinaire catholique/orthodoxe sur le thème de la liturgie sacrée :
Jeudi 22 février à 19h30, l’initiative de l’association catholique/orthodoxe « Friends of Orthodoxy » s’est tenu le premier webinaire catholique/orthodoxe sur le thème de la liturgie sacrée. A cette occasion, les 15 intervenants, parmi eux un évêque catholique, un métropolite orthodoxe, mais aussi des prêtres, moines et fidèles ont exprimé leur attachement à la grande tradition liturgique latine et byzantine:
Mgr Dominique Rey (évêque de Fréjus-Toulon), le métropolite Seraphim Kikotis (Patriarcat Grec orthodoxe d’Alexandrie et de toute l’Afrique), l’abbé Nicolas du Chaxel (Fraternité Saint-Pierre), Nicoleta Acatrinei (théologienne orthodoxe), M. Jean de Tauriers (président de Notre-Dame de Chrétienté), le P. Marc Andronikof (Patriarcat de Moscou), le Père Maxime Obukhov (commission pour l’enfance et la famille du Patriarcat de Moscou), Don Francesco Giordano (Professeur à l’université pontificale de l’Angelicum) , le Père Vasile (Patriarcat orthodoxe de Roumanie), M. Grégor Puppinck (Fondateur d’Evangelizo), M. Octavian Mihoc (responsable pour les relations inter chrétiennes et avec l’Islam au Conseil Oecuménique des Eglises), le Père Michel Viot, le Hiéromoine Denis, M. Antonio Brandi (président de Pro Vita et Famiglia Italia) et Guillaume d’Alançon (LIFE-Europe).
Chacun selon son mode propre, a exprimé son estime pour l’effort entrepris par les catholiques attachés aux sources de la liturgie qui irriguent la vie de l’Eglise depuis les origines. Ce fut aussi une occasion de connaissance mutuelle avec en perspective la recherche de la vérité dans le Christ et son Eglise.
Ménélik II, roi chrétien d’Ethiopie
Auteur des biographies d’Elisabeth Feodorovna, d’Ileana de Roumanie, de sainte Catherine de Lesna, du poète Niégoch et du grand-duc Nicolas Romanov, Jean-Paul Besse, docteur d’État en histoire, spécialiste de l’Europe centrale et orientale, vient de publier une biographie de Ménélik II l’unificateur, soleil de l’Ethiopie.
L’empereur Ménélik II (1842-1913) est l’archétype copte éthiopien du guerrier civilisateur. Père de l’Éthiopie moderne, il fut l’un de ses plus grands rois des rois. Lui, dont le père roi du Choa est assassiné, s’échappe de la forteresse où le retient l’auteur du crime Théodoros II pour retrouver son royaume et en prendre la tête en 1866. Captif, il avait reçu un haut niveau d’éducation et d’instruction sous la férule bienveillante de l’Église. Il conquiert alors notamment le pays de Gallas, le Kaffa et le Harrar égyptien. Battu par Johanides successeur de Théodoros II, il traite avec lui avec tant d’intelligence qu’il obtient d’être couronné empereur par la noblesse éthiopienne en 1889. Il développe alors les infrastructures propres aux États modernes, opérant réformes administratives, économiques, universitaires et construisant ponts, routes et armée puissante. Il négocie avec l’Italie maîtresse de l’Érythrée le traité d’Ucciali, mais se révolte très vite contre son protectorat usurpé, lui remboursant un colossal emprunt. La situation se tend et la guerre éclate en 1895. C’est une guerre entre une Italie anticléricale, qui vient de confisquer les Etats pontificaux, et une Ethiopie orthodoxe, dirigée par un pieux souverain, assistant à la Divine Liturgie avant la bataille décisive. Après quelques succès, les Italiens sont battus à Amba Alaghi, et subissent à Adoua un irréparable désastre. Le traité de paix d’Addis Abeba abolit en 1896 le traité d’Ucciali et reconnaît la pleine indépendance de l’Éthiopie. Les Italiens subiront la honte de cette défaite jusqu’à ce que Mussolini lave l’affront.
Prévenir l’avortement en Europe
Le 16 février, à l’invitation du député du Parlement européen Margarita de la Pisa Carrión, l’ECLJ organisait une conférence pour une politique de prévention de l’avortement en Europe. Vous pouvez retrouver dans cette vidéo toutes les interventions en français :
Vous pouvez aussi retrouver une pétition pour un appel à une politique de prévention de l’avortement ici.
Le fils du journaliste Dimitri Pavlenko harcelé à l’école
En réaction au témoignage de Nolan, élève de 6e harcelé à l’école pour oser manger du porc, Dimitri Pavlenko, journaliste sur Europe 1 et CNews, a révélé hier soir dans Face à l’info que son propre fils avait aussi été concerné par le même problème.
Dimitri Pavlenko et son fils n’ont pas reçu le soutien de l’équipe éducative. Résultat, il a dû le changer d’établissement scolaire.
L’affaire Nolan, racontée par Charlotte d’Ornellas :
Charlotte d'Ornellas sur le cas d'un enfant harcelé à l'école : «Il y a des enfants, aujourd'hui en France, qui sont déracinés culturellement chez eux […]. Il y a des mœurs qui ont été remplacées» dans #Facealinfo pic.twitter.com/q7gPYTozMO
— CNEWS (@CNEWS) February 22, 2022
L’anecdote de Dimitri Pavlenko :
— Patricia🌸 (@La_FemmeDuBoss) February 22, 2022
La préparation d’un conflit de haute intensité
Les députés Patricia Mirallès (LREM) et Jean-Louis Thiériot (LR) viennent de publier un rapport d’information sur la préparation à la haute intensité, suite à une cinquantaine d’auditions, deux déplacements et plusieurs contributions écrites.
Dans l’introduction les députés soulignent :
L’hypothèse d’un conflit de haute intensité ne peut plus être exclue. En toute rigueur, elle n’est pas non plus la plus probable. Mais elle constitue un repère structurant pour guider les décideurs dans l’orientation de l’appareil de défense et de sécurité. Les rapporteurs concluent du développement sans précédent de pratiques dites « hybrides » (manipulation l’opinion publique par de fausses nouvelles, attaques cyber non revendiquées, recours à des acteurs par procuration, arsenalisation des dépendances, notamment économiques, instrumentalisation du droit) que le renforcement des capacités de renseignement restera un impératif pour dissiper ce qu’ils appellent « le brouillard des intentions ». Au plus vite. Car c’est notamment dans ce brouillard que la violence pourra prospérer.
Puis ils distinguent la haute intensité de la guerre totale :
Assimiler un conflit de haute intensité à une guerre totale réduit d’emblée le crédit d’une telle possibilité. […]
Les conflits asymétriques montrent que la haute intensité politique n’implique pas nécessairement la haute intensité capacitaire : les guerres d’Indochine ou d’Algérie étaient des guerres totales, avec des moyens très limités, même au regard des capacités militaires de l’époque. Les guerres contre le terrorisme d’aujourd’hui, où la guerre est intense au plan politique mais peu intense au plan militaire, en sont un autre exemple.
À l’inverse, certaines guerres peuvent être à la fois limitées politiquement et intenses militairement, c’est-à-dire qu’elles mettent en œuvre toute la gamme des capacités existantes à un âge technologique donné – à l’exception du nucléaire, réservé à la protection des intérêts vitaux. […]
Un affrontement de haute intensité pourrait survenir dans trois cas de figure :
1.- « Miscalculation » L’un des États, au moins, peut franchir un seuil jugé majeur voire existentiel pour un autre compétiteur sans s’en rendre compte. Bien que les échanges diplomatiques prémunissent normalement des erreurs d’appréciation sur les intérêts et les seuils des adversaires, une erreur est toujours possible. Le manque de transparence entretenu sur les intentions, comme l’a brillamment montré Christopher Clark à propos de la guerre de 1914, peut conduire à un conflit. ([19]) La synchronisation des initiatives, le dialogue politique, sont des éléments cruciaux pour limiter ces risques.
2.- Escalade non maîtrisée. Pour le directeur de la stratégie de défense, de la prospective et de la contre-prolifération de la direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS) du ministère des Armées, l’intensification de la compétition et sa diversification peuvent conduire à un déchaînement de la violence, par une dynamique d’escalade qui aurait tendance à échapper aux belligérants et à ceux qui croient pouvoir la contrôler, liée au fait que certains dirigeants puissent ne pas accepter le déshonneur d’avoir subi des pertes sans être capables de mener le combat jusqu’au bout, en quelque sorte victimes d’un mécanisme dit d’addiction au jeu. Là encore, le dialogue politique doit offrir des portes de sortie.
3.- Dissimulation L’instrumentalisation de groupes sociaux ou d’États pour mener des actions violentes exonère les États instigateurs de ces actions de toute riposte tant qu’elles ne leur sont pas attribuées. Pour dissuader de telles entreprises ou les déjouer, il faut disposer de solides capacités de renseignement et d’épaisseur conventionnelle.
Un conflit de haute intensité touchera tout le pays :
« Les implications pour la Nation d’un conflit de haute intensité seraient multiples », a rappelé le préfet Stéphane Bouillon (SGDSN) en citant les risques d’attaques sur les marchés financiers, l’utilisation de la spéculation ou des participations dans les entreprises à des fins de déstabilisation, l’instrumentalisation de diasporas sur le territoire national, les risques de sabotages, et l’arsenalisation des dépendances, notamment énergétiques. S’il y a un afflux de militaires blessés, le recours au système hospitalier public posera un problème à l’ensemble de la population. En état de siège, les libertés publiques seront restreintes sous le contrôle étroit du Parlement et du juge, ce qui impliquera de nombreuses procédures judiciaires.
Gaël Monfils : un petit pépin de santé probablement suite à la troisième dose de vaccin
Gaël Monfils a déclaré forfait pour le match de barrage de Coupe Davis contre l’Equateur la semaine prochaine à Pau.
« J’ai subi un petit pépin de santé (probablement suite à ma troisième dose de vaccin). Sur les conseils de mon médecin, j’ai décidé de prendre du temps pour me reposer. Je ne pourrai donc malheureusement pas jouer la Coupe Davis la semaine prochaine. ».
Éric Zemmour reconnaît le génocide vendéen
Interrogé par un internaute, Eric Zemmour cite Reynald Seycher :
Éric Zemmour reconnaît le génocide vendéen !!
Merci @ZemmourEric !!! pic.twitter.com/NmU9jxU5A0
— Foxity (@Foxity78) February 22, 2022
Annoncer le Christ aux musulmans
Comment annoncer le Christ aux musulmans de France et comment accompagner les nouveaux convertis du Proche-Orient ? Une question à laquelle tenteront de répondre, par des moyens concrets, différentes associations lors de ce « Forum Jésus le Messie », organisé à Angers ce samedi 26 février.
Des associations réunies sous la bannière de « Mission Ismérie » dirigée par Marc Fromager, ancien directeur de l’Aide à l’Eglise en Détresse durant 25 ans. Marc Fromager a été interrogé sur RCF :
Le pape loue la richesse de la diversité liturgique
Recevant le 18 février les participants à l’Assemblée Plénière de la Congrégation pour les Églises Orientales, le pape leur a déclaré :
[…] Mais la beauté des rites orientaux constitue bien plus qu’une oasis d’évasion ou de conservation. L’assemblée liturgique se reconnaît telle non pas parce qu’elle se convoque elle-même, mais parce qu’elle écoute la voix d’un Autre, en restant tournée vers Lui, et c’est précisément pour cela qu’elle ressent l’urgence d’aller vers le frère et la sœur en portant l’annonce du Christ. Ainsi, les traditions qui gardent l’usage de l’iconostase, avec la porte royale, ou le voile qui cache le sanctuaire à certains moments du rite, nous enseignent que ces éléments architecturaux ou rituels ne transmettent pas l’idée de la distance de Dieu, mais au contraire, exaltent le mystère de condescendance – de syncatabasis – par lequel le Verbe est venu et vient encore dans le monde.
Le Congrès liturgique pour les 25 ans de l’Instruction sur l’application des prescriptions liturgiques du Code des Canons des Églises Orientales est l’occasion de mieux se connaître parmi les commissions liturgiques des différentes Églises sui iuris ; c’est une invitation à marcher ensemble avec le Dicastère et ses Consulteurs, selon la voie indiquée par le Concile Œcuménique Vatican II. Sur ce chemin, il est bon que chaque composante de l’unique et symphonique Église catholique se maintienne toujours à l’écoute des autres traditions, de leurs itinéraires de recherche et de réforme, tout en gardant chacune sa propre originalité. La fidélité à son originalité propre est ce qui fait la richesse symphonique des Églises orientales. On peut s’interroger, par exemple, sur la possible introduction d’éditions de la liturgie dans les langues des pays où les fidèles se sont répandus ; mais sur la forme de la célébration, il est nécessaire de vivre l’unité selon ce qui est établi par les Synodes et approuvé par le Siège Apostolique, en évitant des particularismes liturgiques qui, en réalité, manifestent d’autres divisions au sein des Églises respectives. En outre, n’oublions pas que les frères des Églises Orthodoxes et Orthodoxes Orientales nous regardent : même si nous ne pouvons pas nous asseoir à la même table eucharistique, nous célébrons et prions cependant presque toujours les mêmes textes liturgiques. Soyons donc attentifs à des expérimentations qui peuvent nuire au cheminement vers l’unité visible de tous les disciples du Christ. Le monde a besoin du témoignage de la communion : si nous faisons scandale avec les querelles liturgiques – et malheureusement, il y en a eu quelques-unes récemment – nous faisons le jeu de celui qui est maître de la division.
Chapelet de réparation suite aux vidéos obscènes tournées dans les églises
Après les vidéos obscènes tournées par deux activistes homosexuels à l’église Saint Paul St Louis à Paris (le second a récidivé), une centaine de jeunes catholiques parisiens se sont rassemblés mardi soir pour réciter un chapelet de réparation.

Égypte : la persécution religieuse vise les femmes et les enfants
L’Égypte présente un scénario inquiétant de persécution religieuse des femmes et de leurs enfants. Comme le rapporte l’Association pour l’Information Catholique en Afrique (ACIAFRICA) rassemblant les propos de Michele Clark, professeur à l’Elliott School of International Affairs de Washington et co-auteur du rapport de l’Aide à l’Eglise en Détresse, qui déclare que
” […] la violence contre les femmes chrétiennes est une arme pour combattre les minorités religieuses. De plus, elle est liée à la structure même de la loi islamique.”
Cette loi prévoit, poursuit le chercheur, que
“[…] pour une femme convertie par la force ou contrainte par la violence à épouser un homme musulman, le retour à la foi chrétienne est impossible, même si elle parvient à se libérer ou est répudiée. Si la femme a des enfants, ils resteront toujours musulmans”.
L’enlèvement, le viol, la conversion forcée et le mariage forcé avec des musulmans, toutes ces violences sans précédent que les rapports relatent malheureusement comme une réalité répandue contre les femmes et les filles, même très jeunes,
“[…] ne signifie pas seulement enlever une personne de sa communauté, la communauté chrétienne. Cela signifie enlever une mère et ses enfants”.
Cela se produit en Égypte contre les femmes chrétiennes, cela se produit d’une manière différente au Xinjiang de la République Populaire de Chine contre les femmes musulmanes ouïghoures : ceux qui souffrent sont toujours des femmes. Et leurs enfants, nés ou tués avant leur naissance.
