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Quand M.Macron vaticine à propos de la situation en Afghanistan : danger pour la France

L’allocution de M.Macron, à partir de sa villégiature méditerranéenne à propos de la situation en Afghanistan, est –c’est bien normal- un concentré du macronisme. Nous remarquerons pourtant que deux de ses mantras favoris n’ont pas été cités : le célébrissime « Je ne cèderai rien » et « La France a une part d’Afghanistan en elle ». Un petit relâchement estival sans doute. Pour le reste, nous avons été comblés : rassurez-vous braves gens, nous ne maîtrisons rien et d’ailleurs nous n’avons nullement l’ambition de maîtriser quoi que ce soit.

Dans son historique des événements, on aura remarqué que M.Macron a exonéré M.Obama de toute responsabilité dans le processus de retrait des américains d’Afghanistan :

« Après une guerre de vingt années, après la décision de retrait des troupes américaines prise successivement par le président Trump et le président Biden, Kaboul, la capitale de l’Afghanistan, est tombée en quelques heures, sans résistance, aux mains des Talibans ».

Or, c’est en 2012 que M.Obama a pris la décision d’un retrait presque total pour fin 2014, politique ensuite suivie par M.Trump. Mais aggraver le compte débiteur de M.Trump n’est d’aucun danger et, entre globalistes de bon aloi, on s’épargne : on ne sait jamais de quels appuis M.Macron devra disposer dans une future vie professionnelle.

La logorrhée n’a pas épargné cette partie historique :

« L’intervention militaire française a donc définitivement cédé la place, le 31 décembre 2014, à l’action civile que nous avons continué de mener à bien, auprès du peuple afghan, avec lequel nos liens d’amitié sont anciens et profonds ».

Nous sommes heureux d’apprendre que les Afghans forment un peuple et non un agrégat de tribus (et il n’y a aucun contenu péjoratif à cet état de fait) et qu’au surplus, les liens d’amitié entre les peuples afghan et français sont anciens et profonds. Sans doute avait-on inséré cette tranche de l’histoire à côté de l’enseignement de la traite arabo-musulmane, ce qui explique son caractère confidentiel jusqu’à aujourd’hui.

M.Macron est un humaniste. Il décide donc l’accueil en France des

« personnels civils afghans qui ont travaillé pour l’armée française, ainsi que leurs familles. C’est notre devoir et notre dignité de protéger ceux qui nous aident : interprètes, chauffeurs, cuisiniers et tant d’autres. Près de 800 personnes sont d’ores et déjà sur le sol français. Plusieurs dizaines de personnes sont encore sur place qui ont aidé l’armée française et pour lesquelles nous restons pleinement mobilisées ».

De plus, « de nombreux afghans, défenseurs des droits, artistes, journalistes, militants, sont aujourd’hui menacés en raison de leur engagement. Nous les aiderons parce que c’est l’honneur de la France d’être aux côtés de celles et ceux qui partagent nos valeurs, autant que nous pourrons le faire et en tenant compte de la nécessaire adaptation de notre dispositif. Je remercie les associations, collectifs et communes qui aideront à leur accueil ».

On fera concernant cette décision trois observations principales :

1° Comme l’intervention militaire française avait cessé depuis six ans et que nous ne travaillions que dans le cadre de liens d’amitié anciens et profonds (dixit M.Macron), cet accueil n’a aucune base formelle de protection de personnels autochtones qui auraient été engagés dans un conflit. Pour être parfaitement clair, ces Afghans accueillis à la va-vite n’étaient en rien des personnels combattants (ni des vietnamiens, ni des harkis engagés dans les armées françaises) et ne travaillaient pas pour des personnels combattants.

2° La Constitution française dit dans son article 53-1 : « Les autorités de la République ont toujours le droit de donner asile à tout étranger persécuté en raison de son action en faveur de la liberté ou qui sollicite la protection de la France pour un autre motif ». Peut-on poser la question de savoir quelles ont été les actions en faveur de la liberté des personnels techniques ayant travaillé avec les représentations françaises en Afghanistan ?

3° Au moment où vient de se terminer l’adoption de la grande loi ( !) macronienne contre le séparatisme musulman (évitons les formulations hypocrites), peut-on juste savoir si on s’est assuré de la compatibilité de ces Afghans ainsi amenés en France avec les « principes républicains français » ?

C’est l’occasion de débrancher quelques instants vers la décision du Conseil constitutionnel (toute récente : le 13 août 2021) à propos de cette Loi confortant le respect des principes de la République. Cette décision a deux aspects qui nous intéressent : tout d’abord, dans son paragraphe 20 concernant l’article 12, elle énumère les obligations souscrites au terme d’un contrat d’engagement républicain, que nous pouvons donc considérer comme ces fameux principes républicains :

« les obligations prévues au titre de ce contrat sont celle de respecter les principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de dignité de la personne humaine, ainsi que les symboles de la République au sens de l’article 2 de la Constitution, c’est-à-dire l’emblème national, l’hymne national et la devise de la République, celle de ne pas remettre en cause le caractère laïque de la République et, enfin, celle de s’abstenir de toute action portant atteinte à l’ordre public ».

On sait donc quoi exiger.

Par contre, l’article 26 de la loi subordonnait le séjour d’un étranger en France à l’absence de manifestations d’un rejet des principes de la République. Or, les députés (de gauche) auteurs de la saisine concernant cet article avaient estimé que

« au regard de l’imprécision de l’expression « principes de la République » et de l’absence de critères permettant de caractériser la manifestation d’un rejet de ces principes, ces dispositions méconnaîtraient le principe de clarté de la loi et l’objectif de valeur constitutionnelle d’accessibilité et d’intelligibilité de la loi. Ils font valoir également que ces dispositions, de par leur caractère équivoque, ne préviendraient pas « le risque de décisions administratives ou juridictionnelles arbitraires » et méconnaîtraient, de ce fait, la liberté d’aller et venir, la liberté individuelle et le droit à une vie de famille normale » (§49).

Et bien, le Conseil constitutionnel leur a donné raison :

« Le législateur n’a pas, en faisant référence aux « principes de la République », sans autre précision, et en se bornant à exiger que la personne étrangère ait « manifesté un rejet » de ces principes, adopté des dispositions permettant de déterminer avec suffisamment de précision les comportements justifiant le refus de délivrance ou de renouvellement d’un titre de séjour ou le retrait d’un tel titre (§54). Dès lors, les dispositions contestées méconnaissent l’objectif de valeur constitutionnelle d’accessibilité et d’intelligibilité de la loi. Par conséquent, et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres griefs, l’article 26 est contraire à la Constitution (§55) ».

On aura remarqué la grande cohérence du Conseil constitutionnel qui considère que les principes de la République, qu’il vient de rappeler propos de l’article 12, ne sont plus suffisamment précis pour l’article 26 ! Et que, comme d’habitude avec les diverses juridictions françaises et extra-françaises, il sanctionne toutes les mesures prises par le pouvoir exécutif ayant le moindre début d’intérêt pour le contrôle de l’immigration.

Ainsi, c’est vrai, d’une certaine façon le pouvoir macronien n’a pas l’autorisation d’évaluer un éventuel rejet des principes de la République parmi les Afghans qui vont se précipiter en France ! On dirait volontiers : Merci Qui ? Mais on ne voudrait pas être ipso facto taxé d’antisémitisme…

Enfin, l’aspect le plus structurant de la déclaration de M.Macron concerne l’organisation des flux migratoires :

« Au-delà de l’urgence, j’entends prendre au nom de la France plusieurs initiatives en lien étroit avec les autres états européens et nos alliés. Et en premier lieu, face au risque de « flux migratoires irréguliers vers l’Europe. La France, comme je l’ai dit, fait et continuera de faire son devoir pour protéger celles et ceux qui sont les plus menacés. Nous prendrons toute notre part dans le cadre d’un effort international organisé et juste. Mais l’Afghanistan aura aussi besoin dans les temps qui viennent de ses forces vives et l’Europe ne peut pas à elle seule assumer les conséquences de la situation actuelle. Nous devons anticiper et nous protéger contre des flux migratoires irréguliers importants qui mettraient en danger ceux qui les empruntent, et nourriraient les trafics de toute nature. Nous porterons donc, en lien avec la République Fédérale d’Allemagne, et je me suis entretenu il y a quelques instants à ce sujet avec la Chancelière Merkel, et avec d’autres états européens, une initiative pour construire sans attendre une réponse robuste, coordonnée et unie qui passera par la lutte contre les flux irréguliers, la solidarité dans l’effort, l’harmonisation des critères de protection, et la mise en place de coopérations avec les pays de transit et d’accueil comme le Pakistan, la Turquie ou l’Iran ».

Tout ça ne respire pas ni la clarté ni la franchise. C’est fait exprès. Le point crucial est la juxtaposition d’un « effort international organisé et juste » et de « flux migratoires irréguliers ». C’est exactement la terminologie contenue dans ce pacte mondial pour les migrations, piloté par l’ONU et signé en particulier par la France lors d’une assemblée générale de l’ONU à Marrakech le 10 décembre 2018. Retenons pour le divertissement, et nonobstant son rôle dans tout ce chaos et les prévisions de flux migratoires justes ou injustes, les Etats-Unis n’ont pas signé ce pacte.

Rappelons les principaux présupposés qui ont présidé à l’élaboration de ce Pacte endossé par M.Macron : Les migrations sont inévitables ; aucun pays ne peut faire face seul à la migration et il faut une gouvernance mondiale ;  les expulsions de personnes en situation illégale sont décommandées ; les migrations sont fondamentalement positives pour les pays d’accueil ;  les gouvernements doivent ouvrir des voies d’accès pour des migrations régulières ; les pays d’accueil ont l’obligation d’aider les migrants à réaliser pleinement leur potentiel ; le regroupement familial est recommandé ; la structuration et l’organisation des migrants dans les pays d’accueil en « communautés » et en « diasporas » (ce terme revient 25 fois dans le texte) sont privilégiées : c’est donc l’institutionnalisation du communautarisme. Le migrant n’est pas là pour s’intégrer.

Se soumettant à nouveau à un cadre international ôtant toute capacité de décision souveraine française, M.Macron préannonce donc une structuration des flux migratoires, en particulier avec l’Allemagne (et on connaît la dilection de Mme Merkel pour les immigrants des pays musulmans). Ces flux, au départ irréguliers seront déclarés « justes » et passez muscade. Après tout, l’Afghanistan, ce ne sont que 38 millions de personnes, ce n’est pas la mer à boire. Et d’ailleurs, le Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU vient de réclamer l’interdiction du renvoi des ressortissants afghans vers leur pays, même si leur demande d’asile est rejetée.

Et puis, M.Macron est un peu emporté par sa péroraison :

« Enfin, il nous faut continuer de défendre nos principes, nos valeurs, qui font ce que nous sommes.  L’histoire de l’Afghanistan n’a pas commencé pas en 2001. Nous sommes intervenus dans un pays ébranlé par quarante ans de guerre, un grand pays tourmenté. Et Nous, Français, sommes à même de le comprendre. Nous, à qui il a fallu des siècles de lutte, de fautes, d’avancées et de reculs pour bâtir une nation conforme aux plus grandes espérances humaines : l’égalité sans considération d’origine, de sexe ou de religion et la liberté de choix et de conscience ».

On aura retrouvé ce thème macronien qui lui est si cher, celui des « fautes » de la France ; il n’y a pas de petit plaisir…

Et M.Macron de terminer dans son flou artistique qui lui va si bien :

« Si le destin de l’Afghanistan est entre ses mains, nous resterons, fraternellement, aux côtés des Afghanes et des Afghans. En soutenant la société civile afghane et en faisant notre devoir de protection de celles et ceux que nous pouvons protéger. En disant très clairement à ceux qui optent pour la guerre, l’obscurantisme et la violence aveugle qu’ils font le choix de l’isolement. En étant toujours du côté de ceux qui combattent pour la liberté, les droits des femmes, qui portent dans le monde le même message que le nôtre. C’est le choix de la raison, c’est le choix de ce que nous sommes profondément ».

Mais, au fait, que craignons-nous réellement pour les Afghans ? Après tout, les talibans ne pratiquent-ils pas un islam chimiquement pur ? Et l’islam n’est-il pas, dans sa pureté, un régime de tolérance et de paix ? Et M.Darmanin lui-même n’a-t-il pas rappelé que

« au regard de l’histoire, s’il y a une religion qui a moins de difficulté à travailler avec la République, c’est l’islam… un dialogue plus facile, une discussion plus spontanée qu’avec les autres cultes » (septembre 2020).

Ne déclarait-il pas en février 2021 que « l’islam est parfaitement compatible avec la République » ?

Alors, qu’est-ce qu’un paisible cuisinier afghan, ayant travaillé pour un Français ami ancien et profond du peuple afghan aurait-il à craindre d’un Afghan musulman, certainement paisible et tolérant puisque soucieux de la véritable application de l’islam, cette religion avec laquelle l’Etat français travaille si bien ? Ou bien nous cacherait-on quelque chose ?

Plus de 300 000 personnes ont regardé le film “Unplanned” sur C8

Cette audience est dans la moyenne des audiences de C8. Le lundi précédent, le 9 août, la fiction policière grand public “ABC contre Poirot” avait été suivie par 362 000 spectateurs.

Pour nos idéologues, ce sont 300 000 téléspectateurs de trop et c’est pourquoi une plainte a été déposée au CSA ! Le ministre délégué à l’Egalité femmes-hommes, Elisabeth Moreno, a même accusé C8 d’être “coupable du délit d’entrave” à l’IVG. Pourquoi s’embêter avec la loi, une décision du Conseil Constitutionnel et le pouvoir des juridictions quand un ministre peut décider d’une culpabilité ? Voici la décision du CC n°2017-747 du 16 mars 2017, rappelé opportunément par Me Henri de Beauregard  :

Si C8 avait fait la propagande de la GPA, comme l’ont fait plusieurs chaînes, nul doute que le CSA n’aurait pas été saisi…

Concernant le film Unplanned, nous rediffusons pour mémoire le témoignage d’Abby Johnson, personnage principal de ce film :

Dans La Nef, Nicolas Bauer rappelait le contexte de ce film :

Le film donne un bon aperçu du contexte culturel, politique et juridique américain, qui a été un terreau indispensable à la conversion d’Abby Johnson. Aux États-Unis, les manifestations devant les cliniques d’avortements sont organisées par des associations, mais aussi par des paroisses, des églises et des écoles chrétiennes.

Cette liberté de manifester est protégée par le premier amendement de la Constitution des États-Unis et a été confirmée en 2014 par la Cour suprême (McCullen v. Coakley). Les juges constitutionnels avaient alors défendu le droit de manifester à moins de dix mètres des cliniques et d’entrer en relation avec les personnes s’y rendant[4]. Toutefois, d’après l’American Center for Law and Justice(ACLJ), organisation défendant la liberté d’expression à la Cour suprême, des restrictions inconstitutionnelles contre les manifestations pro-vie persistent dans plusieurs États américains.

Quatre ans après la démission d’Abby Johnson du Planning familial, les efforts des militants pro-vie ont abouti à la fermeture de son ancienne clinique. Encore mieux, la Coalition for Life s’est installée dans les locaux de cette clinique et l’a transformée en un centre accueillant les femmes enceintes. À l’entrée, un magnifique mémorial a été édifié ; il est dédié à tous les enfants morts avant leur naissance dans ce lieu. Deux grands anges veillent sur eux.

La valorisation du patrimoine à l’heure du passeport sanitaire

Le Figaro Magazine évoque la crise que le passeport sanitaire provoque dans le milieu de l’événementiel avec François Nicolas, président de la société Amaclio, qui réalise les sons et lumières exceptionnels aux Invalides, au Mont Saint Michel, à Carcassonne, à Moulins, à Fontevraud… :

C’est arrivé un 18 août…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 août : saints du jour français ou en France.
    • BBx Martyrs (64) des pontons de Rochefort (1794-1795)

La déportation sur les pontons de Rochefort a concerné 829 prêtres, dont 547 ont péri d’avril 1794 aux premières semaines de 1795.

La Constitution civile du clergé

L’Assemblée constituante vote la Constitution civile du clergé le 12 juillet 1790. La Constitution civile du clergé transforme les ecclésiastiques en fonctionnaires élus par l’assemblée des citoyens actifs, et évince le Pape de la nomination des évêques. Ceci n’est pas acceptable par le Saint-Siège.

Les prêtres constitutionnels, assermentés ou jureurs sont ceux qui se soumettent à cette constitution, les réfractaires ou non jureurs sont ceux qui refusent de prêter serment. Les assemblées successives condamnent à l’exil, à la réclusion puis à la déportation les prêtres réfractaires (mais aussi des assermentés !) L’Église souffrira lourdement de ces évènements : les lieux de culte sont fermés, la pratique interdite, des prêtres sont massacrés.

La Terreur à Rochefort

Le 21 septembre 1792, la Convention succède à l’Assemblée législative, qui elle-même avait déjà remplacé l’Assemblée constituante. La République est proclamée le lendemain.    La Société populaire et le Comité de surveillance (institutions révolutionnaires locales) fraîchement mises en place, font de Rochefort une ville ultra-jacobine. Lequinio et Laignelot, les représentants du peuple envoyés par la Convention seront chargés de faire appliquer à Rochefort le régime de la Terreur, décrété le 5 septembre 1793. Les prisons se remplissent, 52 têtes tomberont place Colbert, où est installée la guillotine.

Les convois des prêtres déportés

Un arrêté du Comité de salut public (25 janvier 1794) organise le départ des prêtres réfractaires vers les ports de l’Atlantique, où ils doivent être regroupés avant leur déportation. Ceux qui sont emprisonnés à Nantes seront noyés par Carrier, et finalement, seuls Bordeaux et Rochefort mettront en œuvre les directives du comité.

Les convois de déportés traversent la France pendant l’hiver et jusqu’au printemps 1794, parcourant parfois jusqu’à 800 km. Les conditions de voyage (parfois à pied) sont souvent difficiles, en raison des nuits passées en prison aux étapes, et des insultes et brutalités endurées à certaines haltes. Ils sont souvent systématiquement dépouillés.

À leur arrivée à Rochefort, ils seront incarcérés dans différents lieux (prison Saint-Maurice, couvent des Capucins…) ou sur des navires (le Borée, le Bonhomme Richard, la Nourrice).  Les déportés sont finalement entassés dans deux anciens navires négriers, les Deux-Associés et le Washington, réquisitionnés après l’abolition de l’esclavage par la Convention le 4 février 1794. Destinés à partir pour la Guyane ou les côtes d’Afrique, les bâtiments ne quittèrent cependant pas l’estuaire de la Charente. En état de naviguer, ils n’étaient donc pas de véritables pontons (navires retirés du service, déclassés et démâtés pour servir de magasin ou de prison) mais ils en remplirent les fonctions.

Les pontons

Le commandement des navires fut assuré par Laly pour les Deux-Associés et Gibert pour le Washington. Ils appliquèrent avec leurs équipages, les consignes de sévérité avec rigueur, les aggravant même parfois : pas de prière, injures, menaces, brimades physiques, nourriture infecte, pas de conversation. Mais les prisonniers continueront dans le secret une activité religieuse. Les décès dus aux conditions de détention s’accélèrent, le scorbut, le typhus font des ravages. L’épidémie est telle qu’enfin les prisonniers valides sont transférés sur un troisième navire, l’Indien, tandis que les plus malades sont débarqués sur l’île citoyenne (l’île Madame) où beaucoup périront. L’automne 1794 est particulièrement rude, et en novembre, le vent renverse les tentes de fortune de l’hôpital installé sur l’île, les survivants sont alors à nouveau embarqués sur les navires. Les conditions matérielles de détention s’améliorent quelque peu tandis que la neige et le gel s’installent. En décembre, trois bâtiments chargés de prêtres et provenant de Bordeaux, (le Jeanty, le Dunkerque, et le Républicain) se réfugient dans l’estuaire (les Anglais bloquent les côtes).

La fin de la Terreur

Lors du Coup d’État du 9 thermidor an II (27 juillet 1794) Robespierre, principal instigateur de la Terreur, est exécuté, et c’est pour la République un nouveau départ. Des épurateurs écartent les éléments les plus extrémistes de la dictature révolutionnaire. Les institutions du régime précédent (Tribunal révolutionnaire, clubs et associations patriotiques) sont généralement supprimées. Bien des prisons commencent à s’ouvrir. Cependant, en cette fin d’année 1794, les pontons gardent toujours leurs prisonniers. Quelques-uns sont libérés mais aucune mesure collective n’est prise.

Grâce à quelques initiatives individuelles (notamment des interventions auprès de la Convention), le transfert à Saintes des prêtres déportés de Rochefort a lieu en février 1795. Ils peuvent y célébrer à nouveau le culte et administrer les sacrements dans les oratoires privés. Sur les 829 prêtres déportés à Rochefort, 274 survécurent. Les déportés de Bordeaux, d’abord transférés à Brouage, ne furent conduits à Saintes que plus tard. 250 prêtres sont morts sur les 1494 emmenés initialement à Bordeaux.

La deuxième déportation

En octobre 1795, la Convention ordonne cependant, après ce bref répit, la réclusion ou la déportation des prêtres réfractaires vers la Guyane. Encore une fois, ces départs n’eurent pas lieu, et un décret du 4 décembre 1796 prononcera enfin la libération des prêtres détenus. Le 18 fructidor de l’an V (4 septembre 1797), un coup d’État des républicains du Directoire (le Directoire avait remplacé la Convention dès la fin 1795) contre les modérés et les royalistes, devenus majoritaires aux élections, fait resurgir la ligne dure à la tête de la République. Le pouvoir exécutif s’en trouve renforcé, au détriment du législatif. Les adversaires politiques sont emprisonnés ou déportés.

Les précédentes mesures de détente sont annulées et les décrets de proscription envers les prêtres sont renouvelés. Ils ont à nouveau emprisonnés à Rochefort et quelques-uns sont effectivement envoyés en Guyane, où la mortalité est effrayante. Mais le Directoire se voit obligé de suspendre ces départs, certains navires étant capturés par les Anglais, et les prêtres seront entassés dans les citadelles de St-Martin-de-Ré et du Château d’Oléron jusqu’en 1802.

La libération

Le Coup d’État du 18 brumaire de l’an VIII (9 novembre 1799) donne le pouvoir à Bonaparte. Le Consulat, nouveau gouvernement remplaçant le Directoire dote la France d’une nouvelle constitution (celle de l’an VIII), trois consuls sont nommés, dont Bonaparte, 1er consul. Les persécutions des prêtres prennent fin lorsque le Saint-Siège conclut un Concordat avec la France (ratifié le 5 avril 1802). Cet accord, signé par le Pape Pie VII et le 1er consul Bonaparte, réorganise le catholicisme dans le pays.

Cette hécatombe resta pourtant longtemps ignorée, et même volontairement tenue cachée, par souci de ne pas réveiller les querelles de la Révolution. La cause aboutit par la béatification solennelle d’octobre 1995, par laquelle l’Église reconnut en soixante-quatre des victimes des pontons (le bienheureux Jean-Baptiste Souzy et ses compagnons) d’authentiques témoins de la foi, mis à mort volontairement, en haine de la foi, et en acceptant consciemment leur sort.

Liste des soixante-quatre prêtres ou religieux béatifiés

1. Jean-Baptiste Étienne Souzy, prêtre du diocèse de La Rochelle. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 27 août 1794.

2. Antoine Bannassat, curé de Saint-Fiel (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés; mort le 18 août 1794.

3. Jean-Baptiste de Bruxelles, chanoine de Saint-Léonard (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 18 juillet 1794.

4. Florent Dumontet de Cardaillac, aumônier de la comtesse de Provence. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 5 septembre 1794.

5. Jean-Baptiste Duverneuil (père Léonard), carme de la maison d’Angoulême. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juillet 1794.

6. Pierre Gabilhaud, curé de Saint-Christophe (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 août 1794.

7. Louis-Wulphy Huppy, prêtre du diocèse de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 août 1794.

8. Pierre Jarrige de la Morelie de Puyredon, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 août 1794.

9. Barthélemy Jarrige de la Morelie de Biars, bénédictin de l’abbaye de Lezat (Ariège). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.

10. Jean-François Jarrige de la Morelie du Breuil, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). sur les Deux-Associés; mort le 31 juillet 1794.

11. Joseph Juge de Saint-Martin, sulpicien, directeur de séminaire. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 7 juillet 1794.

12. Marcel-Gaucher Labiche de Reignefort, missionnaire à Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794.

13. Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés; mort le 1er juillet 1794.

14. Claude-Barnabé Laurent de Mascloux, chanoine du Dorat (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794.

15. Jacques Lombardie, curé de Saint-Hilaire-de-Foissac (Corrèze). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 juillet 1794.

16. Joseph Marchandon, curé de Marsac (Creuse). Déporté sur les Deux Associés ; mort le 22 septembre 1794.

17. François d’Oudinot de La Boissière, chanoine du diocèse de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794.

18. Raymond Petiniaud de Jourgnac, vicaire général de l’évêque de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juin 1794.

19. Jacques Retouret, carme de la maison de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 août 1794.

20. Paul-Jean Charles (frère Paul), moine cistercien de l’abbaye de Sept-Fons (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 août 1794.

21. Augustin-Joseph Desgardin (frère Elie), moine cistercien de l’abbaye de Sept-Fons (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 6 juillet 1794.

22. Pierre-Sulpice-Christophe Favergne (frère Roger), frère des Écoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 septembre 1794.

23. Joseph Imbert, jésuite. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 juin 1794.

24. Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont, sulpicien, supérieur du petit séminaire d’Autun. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 août 1794.

25. Claude Laplace, prêtre à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 14 septembre 1794.

26. Noël-Hilaire Le Conte, chanoine de la cathédrale de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 août 1794.

27. Pierre-Joseph Le Groing de La Romagère, chanoine à la cathédrale de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794.

28. Jean-Baptiste-Xavier Loir, capucin au Petit-Forez, à Lyon. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 19 mai 1794.

29. Jean Mopinot (frère Léon), frère des Écoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 21 mai 1794.

30. Philippe Papon, curé de Contigny (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 juin 1794.

31. Nicolas Sauvouret, cordelier à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794.

32. Jean-Baptiste Vernoy de Montjournal, chanoine à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juin 1794.

33. Louis-Armand-Joseph Adam, cordelier à Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.

34. Charles-Antoine-Nicolas Ancel, eudiste à Lisieux. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 juillet 1794.

35. Claude Beguignot, chartreux à Saint-Pierre-de-Quevilly, près de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794.

36. Jean Bourdon (frère Protais), capucin à Sotteville, près de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 23 août 1794.

37. Louis-François Lebrun, moine bénédictin de la congrégation de Saint-Maur. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.

38. Michel-Bernard Marchand, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 15 juillet 1794.

39. Pierre-Michel Noël, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 5 août 1794.

40. Gervais-Protais Brunel, moine cistercien de Mortagne (Orne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.

41. François François (frère Sébastien), capucin. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 août 1794.

42. Jacques Gagnot (frère Hubert de Saint-Claude), carme de la maison de Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 septembre 1794.

43. Jean-Baptiste Guillaume (frère Uldaric), frère des Écoles chrétiennes à Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 août 1794.

44. Jean-Georges Rehm (père Thomas), dominicain au couvent de Schlestadt (Alsace). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 août 1794.

45. Claude Richard, bénédictin à Moyen-Moutier (Vosges). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 août 1794.

46. Jean Hunot, chanoine à Brienon-l’Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 7 octobre 1794.

47. Sébastien-Loup Hunot, chanoine à Brienon-l’Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington; mort le 17 novembre 1794.

48. François Hunot, chanoine de Brienon-l’Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 6 octobre 1794.

49. Georges-Edme René, chanoine à Vézelay. Déporté sur le Washington ; mort le 2 octobre 1794.

50. Lazare Tiersot, chartreux à Beaune (Côte-d’Or). Déporté sur le Washington ; mort le 10 août 1794.

51. Scipion-Jérôme Brigeat Lambert, doyen du chapitre d’Avranches (Manche). Déporté sur le Washington ; mort le 4 septembre 1794.

52. Jean-Nicolas Cordier, jésuite. Déporté sur le Washington ; mort le 30 septembre 1794.

53. Charles-Arnould Hanus, curé et doyen du chapitre de Ligny (Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 28 août 1794.

54. Nicolas Tabouillot, curé de Méligny-le-Grand (Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 23 février 1795.

55. Antoine, dit Constant, Auriel, vicaire à Calviat et Sainte Mondane (Lot). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juin 1794.

56. Élie Leymarie de Laroche, prieur de Coutras (Gironde). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 août 1794.

57. François Mayaudon, chanoine à Saint-Brieuc puis à Soissons. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 septembre 1794.

58. Claude Dumonet, professeur au collège de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur le Washington ; mort le 13 septembre 1794.

59. Jean-Baptiste Laborie du Vivier, chanoine de la cathédrale de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 septembre 1794.

60. Gabriel Pergaud, génovéfain de l’abbaye de Beaulieu (Côtes-d’Armor). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juillet 1794.

61. Michel-Louis Brulard, carme de la maison de Charenton. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 juillet 1794.

62. Charles-René Collas du Bignon, sulpicien, supérieur du petit séminaire de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 3 juin 1794.

63. Jacques-Morelle Dupas, vicaire à Ruffec (Charente). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juin 1794.

64. Jean-Baptiste Ménestrel, chanoine à Remiremont (Vosges). Déporté sur le Washington ; mort le 16 août 1794.

  • St Firmin ; évêque († IVE S.)

À Metz, au IVe siècle, saint Firmin, évêque.

  • St Éone : évêque en Arles († 504)

À Arles en Provence, en 504, saint Éone, évêque, qui défendit son Église contre les erreurs de Pélage et recommanda au peuple, pour lui succéder, saint Césaire qu’il avait ordonné prêtre.

  • Bx Antoine Banassat : prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Antoine Banassat, prêtre et martyr. Curé au diocèse de Limoges au moment de la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau négrier et y mourut d’inanition.

  • le 18 août : fête de Notre-Dame de Liesse, sanctuaire du diocèse de Soissons lié à l’histoire de France.

Voir le 18 août 1857, plus bas et la chronique du 16 février.

  • le 18 août 1276 : décès du pape Adrien V.
  • le 18 août 1304 : bataille de Mons-en-Pévèle.

En 1296, le comte Guy de Dampierre, comte de Flandre depuis le Roi Saint Louis, se fait confisquer les principales villes de Flandre par Philippe le Bel, qui ensuite nomme Jacques de Châtillon gouverneur. Une révolte fiscale éclate à Bruges et dans la nuit du 17 au 18 mai 1302, une centaine de soldats français sont égorgés dans leur sommeil, ce sont les « Matines de Bruges », (voir la chronique du 18 mai). Toutes les villes se regroupent autour des révoltés ; les Français sont chassés.

Philippe le Bel rassemble son ost, qu’il confie à Robert d’Artois. Le 8 juillet les deux armées sont face à face. La lourde cavalerie française, sans appui des arbalétriers, charge et s’embourbe. Les Flamands ne font pas de prisonniers ; des centaines de chevaliers sont égorgés. La déroute est totale ; c’est la retentissante défaite lors de bataille de Courtrai le 11 juillet 1302, dite bataille des «Éperons d’Or». De plus, le Roi de France doit affronter aussi le roi d’Angleterre, qui veut se défaire du lien de vassalité. Deux ans plus tard, le 18 août 1304, le Roi prend sa revanche sur les Flamands à Mons en Pévèle.

Ces derniers, en fin de journée, fuient vers Lille, que le Roi assiège et conquiert au bout d’un mois. Philippe IV le Bel attribue la victoire à la protection de la Vierge et dans la nef de Notre-Dame de Paris, il fait dresser une statue équestre en bois en ex-voto face à l’autel de Marie qui se trouve à côté du premier pilier oriental côté sud.

La bataille de Mons-en-Pévèle, par Charles Philippe Larivière, Galerie des Batailles du château de Versailles

  • le 18 août 1503 : décès du pape Alexandre VI.

Voir la chronique du 11 août.

  • le 18 août 1516 : Concordat de Bologne.

Le pape Léon X cède Parme et Plaisance à la France par le Concordat de Bologne ;

Il est en réalité signé à Rome, lors du Ve concile du Latran. C’est le chancelier Antoine Duprat qui le signe pour le Roi de France, François Ier. Le concordat est fixé par la bulle pontificale : la Primitiva illa ecclesia, qui règle les relations entre l’Église et le Roi de France jusqu’en 1790. Le Roi de France exerce un pouvoir sur l’Église dans son royaume, que n’a aucun autre souverain catholique. Mais le pape l’accepte, car seul le Roi de France prête serment lors du sacre de protéger l’Eglise et de lutter contre les hérésies.

Le concordat est donc un compromis qui abroge la Pragmatique Sanction de Bourges du 7 juillet 1438, (voir la chronique du jour). La primauté du pape sur le Concile général est reconnue, contrairement aux affirmations du concile de Bâle, contre le pape Eugène IV en 1434. En contre partie, la pratique de Philippe le Bel concernant les bénéfices ecclésiastiques est officialisée sur plus de 150 évêchés et un demi-millier d’abbayes.Les deuxparticipent à la désignation des évêques : le Roi les nomme et le pape leur confère l’investiture canonique. Les évêques prêtent serment de fidélité au Roi de France. Il faut souligner que le duché de Bretagne et le comté de Provence, ne sont pas concernés dans un premier temps,par le concordat. En octobre, un indult les rattache au texte. Et il faut aussi souligner que le Roi doit forcer le Parlement de Paris à enregistrer le texte.

A chaque fois qu’un territoire sera rattaché à la France, un droit de nomination spécifique sera signé par le pape de l’époque pour le Roi régnant. C’est la révolution qui met fin au Concordat avec la CCC, la constitution civile du clergé, condamnée par le pape Pie VI. Napoléon en reprendra l’idée avec le Concordat de 1801, qui n’a rien à voir avec celui de Bologne. L’absence de serment royal lors du sacre aboutit finalement à détacher la hiérarchie de l’Eglise catholique en France de la tutelle de l’Etat.

  • le 18 août 1559 : décès du pape Paul IV.
  • le 18 août 1572 : le futur Henri IV épouse Marguerite de France.

Marguerite de Valois, la sœur du roi Charles IX de confession catholique, et Henri de Navarre futur Henri IV se marient à Notre-Dame de Paris. Une réception est donnée ensuite au Palais de la Cité, pour sceller la réconciliation entre catholiques et protestants. Catherine de Médicis va provoquer, dans la nuit du 23 au 24 août, le massacre de la Saint-Barthélemy.

  • le 18 août 1563 : décès d’Étienne de La Boétie, écrivain français.
  • le 18 août 1649 : entrée triomphale du Roi Louis XIV à Paris.

Ayant dû fuir Paris à cause de la journée des Barricades le 26 août 1648, le Roi y entre de nouveau après quelques mois de siège. La Fronde des Princes va alors commencer, car les Grands du Royaume rejettent l’autorité de Mazarin. Ce dernier décide de s’exiler pour faciliter le retour à la paix civile.

  • le 18 août 1662 : Pascal reçoit le Viatique et l’Extrême-onction et entre agonie.

Malgré sa faiblesse extrême il se lève pour recevoir son Dieu debout.

  • le 18 août 1690 : victoire française à la bataille de Staffarde.

La bataille de Staffarde oppose le royaume de France au duché de Savoie, dans le cadre de la guerre de la ligue d’Augsbourg.

  • le 18 août 1792 : dissolution en France des congrégations religieuses, surtout les congrégations enseignantes.
  • le 18 août 1813 : victoire du maréchal Davout à Lauenbourg.
  • le 18 août 1823 : décès d’André-Jacques Garnerin.

André-Jacques Garnerin, né à Paris le 31 janvier 1769, est l’inventeur du parachute et est devenu le premier parachutiste de l’histoire.

  • le 18 août 1850 : décès d’Honoré de Balzac, écrivain français.

L’Auteur de la Comédie humaine s’éteint avant d’avoir pu achever son immense œuvre. On y trouve :

Les Chouans, La Peau de chagrin, Le Médecin de campagne, Eugénie Grandet, Le Père Goriot, Le Lys dans la vallée

  • le 18 août 1857 : couronnement de Notre Dame de Liesse.

Statue de Notre dame de Liesse, vue du chœur de la basilique mineure.

Monseigneur de Garsignies confie, le 28 octobre 1851, le sanctuaire et l’organisation des pèlerinages aux Pères de la Compagnie de Jésus. Ayant demandé au pape Pie IX l’autorisation de couronner Notre Dame de Liesse, ce dernier donne son accord. Un triduum préparatoire est organisé ; une cloche offerte par Napoléon III. Une nouvelle statue de Notre Dame de Liesse, celle-là actuellement sur l’autel, représentant la Vierge assise tenant son Fils est portée solennellement dans la basilique. Les révolutionnaires avaient en effet détruit la statue miraculeuse en 1794, voir la chronique du 16 février.

30 000 pèlerins suivent la cérémonie à laquelle participent un peloton de cavalerie, plus de huit cents prêtres et cinquante chanoines, son altesse le prince de Monaco, le préfet de l’Aisne, le maire, les autorités civiles et militaires.

Après avoir posé sur la tête de la Reine des Cieux, le diadème d’or et de perles, Monseigneur de Garsignies s’agenouille et dit :

“O Vierge Marie, puisse votre Fils nous couronner là-haut de gloire, comme aujourd’hui nos mains vous couronnent ici-bas ! ”

L’évêque consacre ensuite le diocèse, et le maire offre à la Vierge un cierge.

Le culte de Notre Dame de Liesse se répand dans le monde : en Amérique, au Japon, en Chine, à Ceylan, et à plusieurs endroits de l’Afrique : Kabara, Grimari dans l’Oubangui (République Centrafricaine), au Gabon, à Betsiléo, à Madagascar. En 1934, pour le 800ème anniversaire de la construction du sanctuaire, ce sont 120 000 personnes qui participent aux festivités organisées.

  • le 18 août 1868 : découverte de l’hélium.

C’est en observant une éclipse du soleil que le Français Janssen découvre un gaz inconnu dans l’atmosphère du soleil. Il l’appelle hélium par référence au grec helios (soleil). En 1895 on découvre qu’il existe aussi en petite quantité dans l’atmosphère terrestre.

  • le 18 août 1870 : bataille de Saint-Privat, ou bataille de Gravelotte.

Les Français sont écrasés par l’artillerie prussienne.

  • le 18 août 1919 : le général WEYGAND, arrivé le 22 juillet en Pologne, estime sa mission terminée, le pays est sauvé de l’invasion soviétique

Voir la chronique du 2 juillet.

  • le 18 août 1944 : Laval démissionne et quitte Paris pour Belfort.

Le maréchal est toujours à Vichy où les Allemands font pression depuis la veille (voir la chronique du 17 août) pour qu’il parte pour l’Allemagne. Le 20 août le chef de l’Etat est fait prisonnier et emmené de force.

  • le 18 août 2008 : 10 soldats français sont tués et 21 blessés dans une embuscade en Afghanistan.
  • le 18 août 2011 : le pape Benoît XVI se rend aux Journées mondiales de la jeunesse à Madrid.

Le pass sanitaire, la morale, la confiance

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

Le pass sanitaire, la morale, la confiance

« Ils en ont parlé ». Le célèbre dessin de Caran d’Ache représentant un dîner en famille, en 1898, qui tourne au pugilat à l’occasion de débats, animés, autour des accusations de trahison, au profit de l’Allemagne, à l’encontre d’un obscur capitaine d’origine israélite redevient d’actualité. Sous cet aspect, le pass sanitaire est l’affaire Dreyfus de ce début de XXIème siècle. Les amis d’hier s’invectivent et les familles se déchirent. Essayons quelques éléments de réflexion.

Principes de base de théologie morale

L’éminent professeur Roberto de Mattei vient de publier un bref (77 pages) et dense opuscule sobrement intitulé :  Sur la licéité morale de la vaccination contre le covid. L’auteur, à la suite de saint Alphonse de Liguori (1696-1787) et de l’encyclique de Jean-Paul II Veritatis Splendor (6 août 1993), rappelle d’abord quelques principes de base de théologie morale. La moralité d’un acte repose sur :

sa réalité objective. L’acte est-il ou non conforme à la loi naturelle et à la loi divine ?

les circonstances qui peuvent augmenter ou diminuer la bonté ou la malice d’un acte mais ne peuvent transformer un acte bon en un mauvais ou inversement. Avorter pour pouvoir aller au ski ou parce que l’on élève déjà trois enfants, seule, c’est bien sûr la même réalité objective mais pas exactement les mêmes circonstances.

la fin subjective qui est l’intention bonne ou mauvaise de nos actes. On peut faire l’aumône pour aider un miséreux ou se faire bien voir de son compagnon, ou de sa compagne…

La difficulté est que l’homme vit en société et peut ainsi être appelé à coopérer matériellement au mal. Ce n’est, cependant, bien évidemment pas la même chose que d’être l’infirmière qui assiste le chirurgien dans l’avortement qu’il pratique ou d’être simplement la femme de ménage qui nettoie la salle dans laquelle a eu lieu l’avortement ou, plus largement, de financer l’hôpital où se pratiquent des avortements par le paiement de ses impôts.  Cette coopération lointaine n’est pas peccamineuse. Le Pr de Mattei livre sur ce sujet un exemple frappant. Etait-il licite, dans les années 90 d’utiliser en chirurgie l’Atlas d’anatomie humaine, rédigé par le Pr Pernkopf (1888-1955), recteur de l’université de médecine de Vienne, hitlérien revendiqué et dont les dessins du livre provenaient des corps de centaines de personnes tuées par les nazis ? Oui répondirent tous les moralistes, israélites ou catholiques consultés. Il n’y avait par cette utilisation aucune approbation d’un mal passé sur lequel plus personne ne pouvait agir. Ayant rappelé que certains vaccins actuellement disponibles ont utilisé des cellules de fœtus avortés pour la culture des virus servant à constituer le vaccin- en aucun cas ce ne sont des cellules de fœtus avortées qui sont injectées- le Pr de Mattei conclut, de la même manière que dans le cas Pernkopf, à la licéité de ces vaccins. Enfin s’appuyant sur l’histoire, en particulier celle des Etats Pontificaux, le Pr de Mattei démontre, sans difficultés, que les pouvoirs publics, au service du bien commun, en cas de danger grave, comme par exemple une épidémie de choléra, ont légitimement le droit de restreindre la liberté de circulation (cf Le hussard sur le toit de Jean Giono) voire d’imposer la vaccination.

Un déficit de confiance

L’affaire devrait être entendue et cependant elle est bien loin de l’être ce dont témoignent les manifestations de rue, chaque semaine plus nombreuses, contre l’instauration du pass sanitaire.

La docilité du citoyen vis-à-vis des pouvoirs publics est analogue à celle du patient vis-à-vis de son médecin, elle repose sur un mot clé : la confiance. Or les fondements sur lesquels reposerait cette confiance sont aujourd’hui largement ébranlés.

Emmanuel Macron a-t-il en vue la défense du bien commun de notre pays ? Il est légitimement permis d’en douter. L’homme qui veut « déconstruire l’histoire de France » et donne pour mission à l’école de « fabriquer des Républicains » est un idéologue sectaire, naviguant à vue entre les groupes de pression et les nouvelles féodalités qu’un Etat déliquescent a laissé prospérer. Ainsi, le gouvernement, craignant les syndicats de policiers, impose le Pass sanitaire aux forces armées et aux pompiers mais pas aux forces de police, pourtant en contact régulier avec la population, et chargées de verbaliser les contrevenants à l’obligation du pass sanitaire. « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais ». Chacun, de plus, sent bien, plus ou moins confusément, que de prolongement du plan Vigie pirate en interdiction de l’école à la maison le champ des libertés personnelles ne cesse de se réduire, l’Etat ayant été jusqu’à décider, par décret, quels étaient nos besoins essentiels et ceux qui ne l’étaient pas. Emmanuel Macron apparaît chaque jour plus comme le déconstructeur de ce qui reste de France, ayant mis dans sa poche, à Lourdes la foule des benêts catholiques, le regardant comme s’il contemplait la Sainte Vierge, tout surpris et reconnaissants dès qu’on ne leur crache pas dessus. La réalité, moins glamour, est que c’est sous la présidence d’Emmanuel Macron que deux cathédrales, en France, ont été incendiées et qu’un autre prêtre, cinq ans après l’assassinat du père Hamel a été tué par un « suspect » rwandais qui n’aurait jamais dû être encore présent en France.

Enfin, il est incontestable que les vaccins qui sont sur le marché, indépendamment de leur efficacité, sont toujours en phase III d’expérimentation. Quel seront leurs effets dans le temps ? Personne n’en sait rien. Or le moins que l’on puisse dire est que l’accumulation des erreurs d’appréciation commises par le gouvernement depuis le début de cette crise sanitaire n’incite guère à la confiance. A cela s’ajoute la disproportion hallucinante entre la couverture médiatique de la pandémie et sa réelle létalité. Il y a là quelque chose d’objectivement absolument incompréhensible avec les données dont dispose le bon peuple qui en vient à penser qu’on lui cache quelque chose, ce qui ne le rassure pas.  Comment, de plus, accorder crédit à la parole publique quand on se rappelle la déclaration d’Emmanuel Macron le 29 avril dernier : « Le pass sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français. Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de vie de tous les jours, comme les restaurants, théâtres et cinémas ». Paroles ! Paroles !

Que faire ?

S’il est incontestable que la crise sanitaire que nous vivons est l’occasion d’un renforcement massif d’un processus dictatorial, En marche depuis longtemps et visant, par la destruction des communautés naturelles et des corps intermédiaires à laisser l’individu seul, « né enfant trouvé et mort célibataire » (Renan) face à l’Etat il est non moins vrai que : « Eviter toute coopération avec le mal, même la coopération matérielle et distante est simplement impossible. Je ne peux pas voter, payer mes impôts, utiliser Internet, ouvrir un compte bancaire, ou fréquenter un grand magasin sans coopérer matériellement ou à distance avec le mal : avortement, usure, guerres injustes, pornographie, esclavage, etc. » Joseph Shaw. Dans ce cadre de choix qui restent prudentiels il serait heureux que les échanges puissent rester cordiaux et argumentés et ne tournent pas à l’invective ni à l’anathème.

Les réactions massives, selon des modalités diverses, à la dictature sanitaire en cours d’installation demeurent un signe d’espérance. Dans l’histoire longue certains semblent se rappeler qu’étymologiquement franc signifie libre. Emmanuel Macron a beaucoup fait pour décrédibiliser la fonction présidentielle d’exhibitions à l’Elysée avec les sympathiques amis du DJ Kiddy Smile le 22 juin 2018 arborant fièrement un T Shirt où était inscrit : « Fils d’immigré, noir, pédé » en jeunisme outrancier. Espérons qu’il mesure dans les mois qui viennent la pertinence de la sage observation de monsieur de Rivarol : « Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir ».

Jean-Pierre Maugendre

Il n’y a pas de nation sans engendrement à partir d’une mémoire et d’un terroir

Ce dimanche 15 août Mgr Rey, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, célébrait la messe de l’Assomption au sanctuaire Notre-Dame de Grâces à Cotignac et clôturait du même coup la Grande Marche de Saint Joseph, un pèlerinage entamé le 7 juin, au Sacré-Coeur de Montmartre. La messe était rediffusée sur la chaine de télévision C8. Extrait de son homélie :

[…] Un antique adage proclamait d’ailleurs « Regnum Galliae, Regnum Mariae »« royaume de France, royaume de Marie ». La multitude de cathédrales, églises, chapelles, oratoires et sanctuaires dédiés à Notre Dame et qui drapent notre pays, attestent de son patronage.

Chaque peuple, comme chaque personne ou chaque famille est aimée de Dieu d’un amour unique qui correspond à sa vocation particulière, selon son histoire, selon son patrimoine spécifique, sa physionomie singulière… c’est ce que rappelle le catéchisme de l’Eglise catholique. « Une fois l’unité du genre humain morcelée par le péché, Dieu cherche à sauver l’humanité en passant par chacune des entités qui la composent » (n° 36).

En 1980 au Bourget, Jean-Paul II lors de sa visite apostolique en France, interpellait notre pays : « France, fille aînée de l’Eglise et qui a engendré tant de saints, France es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » Le saint pape faisait alors référence à cet événement datant de 496, le baptême de Clovis qui donnera le nom de France à notre pays : « Dans le baptême mémorable de Clovis, la France, disait le pape Léon XIII, a été comme baptisée ».

« France, qu’as-tu fait de ton baptême ? » Cette interpellation s’adresse non seulement à notre nation, mais aussi à chaque baptisé, héritier de l’histoire spirituelle de notre patrie. « Qu’as-tu fait de ton propre baptême ?  Qu’as-tu fait du baptême de la France ? »

Chacun de nous, citoyen de ce beau pays, est responsable de la croissance ou de la stérilisation de « la semence divine », qui vient féconder notre nation et qui est le terreau de sa cohésion sociale. A l’heure où règnent, soit l’individualisme narcissique, avec l’atomisation de nos modes de vie, soit les communautarismes affinitaires qui fonctionnent en ghettos, on assiste à une fragmentation de notre pays (archipel français). Un morcellement qui peut conduire à une progressive désintégration du corps social. Il y a urgence à retrouver notre unité, à « faire nation ». Ce défi de l’unité ne peut être relevé par des consensus précaires, des slogans et commodats politiques, sans cesse renégociés au gré des majorités parlementaires successives, mais seulement en retrouvant les racines chrétiennes de notre pays, en retrouvant la sève, la source nourricière de son histoire sainte. Bref, en revenant à « l’âme de la France », à son ciment chrétien, à son baptême, fondement de la communion.

Le mot « nation » (nacere en latin) signifie étymologiquement « naître ». Il n’y a pas de nation sans engendrement à partir d’une mémoire et d’un terroir, à partir d’un lieu qui fait lien et qui fait récit. La vocation d’un peuple se comprend ainsi à partir de son histoire et de sa géographie. […]

Assistance à personnes en danger

Du père Michel Viot :

En ayant parfaitement conscience de ma modeste place dans la société française actuelle, et sans me faire beaucoup d’illusions, je me sens obligé , avec d’autres, de jeter ce cri d’alarme pour essayer d’éviter une catastrophe !

Je commence par une précision liée à mon précédent propos concernant l’assassin du Père Olivier Maire. Si je puis prier pour lui aujourd’hui, c’est parce que j’ai l’intime conviction qu’il s’agit d’un malade mental. Ce que j’ai lu sur lui récemment, concernant sa personnalité avant l’incendie de la cathédrale de Nantes, son comportement avant et après ce premier crime, montre à l’évidence que cet homme ne relevait pas d’une sanction pénale. Le contraste terrifiant entre sa vie paisible et toute dévouée à la communauté paroissiale qui l’accueillait et l’acte violent commis contre le sanctuaire où il servait régulièrement la messe, et dont il veillait aussi à l’entretien constitue une preuve de fragilité mentale extrêmement dangereuse, surtout chez un catholique africain, beaucoup plus respectueux des prêtres et des édifices sacrés que les occidentaux , les Français en particulier. L’expert psychiatre qui l’a renvoyé aux juges était très probablement un disciple de l’un des experts de la sinistre aaire d’Outreau. J’y reviens en citant très exactement aujourd’hui l’excuse qu’il invoqua et qui lui valut la radiation «#Quand on paye des expertises 15 euros de l’heure, au tarif d’une femme de ménage, on a des expertises d’une femme de ménage.#». Et c’était le Garde des Sceaux de l’époque qui avait demandé son renvoi !

L’actuel Garde des Sceaux, que le gouvernement a cru bon d’envoyer le représenter aux obsèques du Père Olivier Maire, ne peut l’avoir oublié, lui qui, comme avocat, obtînt un acquittement au procès d’Outreau, épargnant à sa cliente les conséquences fâcheuses d’une «#expertise de femme de ménage.#». En bon connaisseur des rouages de l’appareil judiciaire, et maintenant comme en étant le principal responsable, il ne pouvait ignorer, pas plus que d’autres personnalités d’ailleurs, que c’était un dysfonctionnement de sa propre administration qui avait donné la possibilité de commettre son crime à l’assassin du prêtre aux obsèques duquel il assistait. Le doute n’est maintenant plus permis !

Mais ce que je ne puis accepter sans réagir, c’est que certains, y compris parmi les catholiques, puissent laisser planer une ombre sur le ministère du Père Olivier Maire, en l’accusant d’imprudence ou de naïveté. Ce confrère dans le sacerdoce a obéi jusqu’au bout aux exigences de la spiritualité des disciples de Saint Louis Marie Grignion de Montfort, à savoir la participation totale à l’amour miséricordieux, incarné en la Vierge Marie, médiatrice d’intercession auprès de notre Unique Médiateur de Rédemption. Comme l’a bien compris et excellemment dit sur les ondes Monseigneur Eric de Moulins Beaufort , le Père Olivier a vécu ce «# un peu trop d’amour.#», imprudence pour ceux qui ne croient pas ou pour les tièdes, mais pour ceux qu’anime la foi catholique, pleine communion avec la Bienheureuse Vierge , sa Sainte Patronne qualifiée ainsi par Saint Alphonse de Ligori «# Ô mort vivant d’amour, Ô amour mourant de vivre.#» pour rendre compte de la fin de son parcours terrestre, avant sa glorieuse assomption !

Le ministre de la charité gisant dans son cercueil de bois était nimbé de la lumière de l’assomption, symbole de la vie éternelle. Le ministre de la justice de la république portait, comme il se doit un masque. Sa couleur était noire, appropriée aux circonstances sans doute, mais aussi symbolique de l’autorité du gouvernement qu’il représentait ! Quand certaines catastrophes s’abattent sur un pays, comme la guerre ou une épidémie, il est normal qu’existe une restriction des libertés. Mais encore faut-il qu’elle soit cohérente et clairement intelligible pour manifester qu’elle lutte contre le mal et œuvre pour le bien commun Je ne veux pas donner de précisions particulières, afin de ne pas risquer de me faire, bien malgré moi le relais de fausses nouvelles ou de manœuvres complotistes. Je dis simplement que le nombre d’avis contradictoires qui auent sur l’utilité du pass-sanitaire, les manipulations de chires dans un grand nombre de statistiques, dont certaines dépendent du gouvernement, la volonté de promouvoir une unique issue à l’épidémie par la seule solution vaccinale ( ce qui n’est pas de ma part un dénigrement des vaccins), aux dépens de perfectionnement de traitements qui existent déjà, mais dont on gêne l’utilisation en provoquant des covids longs, ce qui est proprement scandaleux, enfin cette entreprise systématique de division des français , en entretenant des confusions lourdes de conséquences, anti pass, anti vaccins, anti sémites, auxquels on mêlera bientôt les casseurs professionnels, à leur retour de vacances, tout cela fait monter la pression psychologique sur le peuple français et va le rendre fou si cela continue !

Aussi, ce vendredi 13 août dernier, en la basilique de Saint Laurent sur Sèvre, le vrai mort n’était pas le ministre de la charité qui était enfermé dans un cercueil visible , mais celui de la justice de l’actuel gouvernement de la République, générateur de lois construisant la culture de mort, y ajoutant des règlements engendrant le doute, la méfiance et la peur, autant de planches de cercueil invisible, mais pourtant bien réel. Comme je vois les dégâts se démultiplier, je ne ferai plus maintenant allusion à des «#extrêmes.#» pour évoquer la triste issue qui se profile inexorablement . Je dis simplement que si l’absurde ne cesse pas, on vérifiera l’exactitude du proverbe «# se tromper est humain, mais persévérer ( dans l’erreur) est diabolique !#».

Les mots et les maux de la bien-pensance de François-Marie Blanc-Brude

Godefroy de Bouillon

Une bonne partie du combat de l’anti-France réside dans les agressions contre notre culture – et notamment dans la mise en place d’une « novlangue », comme disait le génial Orwell dans « 1984 ».

De son côté, la droite reste trop souvent inerte devant ces agressions culturelles, ne percevant même pas leur nocivité et se cantonnant au combat électoral.

C’est pourquoi il est utile de mettre entre le plus de mains possible le petit livre de François-Marie Blanc-Brude qui offre un efficace lexique de cette novlangue.

D’autant que ce lexique n’en reste pas au stade purement intellectuel et offre une vision générale du projet anti-national.

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Paru dans les 4 Vérités hebdo

Echec pour le lobby LGBT au Mexique

Lu ici :

Elsa Méndez, députée de l’état de Querétaro, au Mexique, a été acquittée de tout délit d’“homophobie”, le juge n’ayant pas admis la plainte des militants LGBT qui l’ont dénoncée, et qui voulaient lui faire payer des thérapies psychologiques pour les homosexuels “traumatisés” par son activité politique.

Depuis quelque temps, certains militants de LGBT la harcelaient sur les réseaux sociaux et la menaçaient, essayant d’empêcher Elsa de poursuivre son discours pro-vie ou de continuer son travail législatif au parlement de Querétaro. Ils sont même allés jusqu’à la dénoncer à la justice, et le procureur de la République a admis la plainte il y a quelques semaines.

Cette tentative des lobbyistes LGBT, caractéristique de la gauche féministe et radicale, a tourné court aujourd’hui, le juge ayant décidé que Mme Méndez était exonérée de de toute accusation.

« J’ai toujours fait confiance à la justice, et aujourd’hui je suis très heureuse de vous dire que je n’ai pas commis le crime de discrimination », a déclaré Elsa Méndez en quittant le tribunal de Querétaro, où elle avait été convoquée pour répondre d’un crime présumé d’homophobie.

Les lobbyistes, qui étaient très peu représentés à l’audience, voulaient que la députée paie leurs thérapies, car ils avaient été “traumatisés” par ses déclarations et son activité politique, ce que le juge a rejeté en bloc. Il par ailleurs regretté que le ministère public ait donné suite à l’action intentée.

« Nous avons toujours défendu la vie de tous les Mexicains. (…) C’est pourquoi nous continuons à nous lever avec plus de force, avec un espoir renouvelé pour travailler pour cette juste cause, pour la vérité. Oui à la vie. Oui à la Famille et à nos libertés fondamentales », a conclu Elsa à sa sortie.

Elle a déclaré plus tard : « Défendre la famille et la vie, comme je l’ai fait, ne peut être un crime. Je suis très reconnaissant à tous ceux qui m’ont soutenu depuis tout le Mexique, depuis de nombreux pays d’Amérique latine, et depuis l’Espagne en particulier. »

Emmanuel Macron le Faussaire. Petites touches estivales

Promis, cet article ne traitera pas de la situation sanitaire ni même de la fameuse phrase de M.Macron à la presse quotidienne régionale le 29 avril 2021 à propos du passe sanitaire qui « ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas… Il ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français » : on veut traiter du Macron Faussaire, pas du Macron Menteur, même s’il est vrai que cet homme a vraiment tous les talents !

Comme encapsulés dans deux événements plus larges, deux petits faits récents sont révélateurs de cette capacité à falsifier en l’imitant quelque chose d’authentique. Les deux événements sont d’une part la halte de M.Macron à Tain l’Hermitage le 8 juin 2021 (et l’épisode de la tarte à Tain), d’autre part son entretien exclusif sur « Féminisme, Violences conjugales, Darmanin, crop-top : Emmanuel Macron nous répond » accordé à l’hebdomadaire ELLE du 2 juillet 2021.

Lors de l’épisode de la gifle, considéré comme un acte de violence à l’égard d’un Président de la république, il a été peu relevé que M.Macron, en bras de chemise, s’était approché de l’attroupement (supposé ne contenir que des admirateurs) en accourant avec alacrité. Et paf ! la baffe ! L’impression de fausseté a été parfaitement traduite par l’auteur de la gifle : « C’est sa campagne : il essaie de cibler la jeunesse française. Quand j’ai vu son regard sympathique et menteur, j’ai compris qu’il voulait faire de moi un potentiel électeur ». Gifler un Président qui se prend pour une caricature de Justin Bieber sautillant vers ses fans, ce n’est pas bien, mais est-ce encore une atteinte à l’état ?

Lors de l’entretien avec ELLE, les journalistes posent la question suivante : « Vous avez sept petits-enfants, certains sont adolescents et portent peut-être des crop-top dans la rue ou à l’école. Qu’en pensez-vous ? ». Les crop-top, ce sont ces T-shirts ou polos qui laissent plus ou moins largement apparaître le nombril. Attribuer des petits-enfants à M.Macron, c’est à la limite de la flatterie la plus basse. Après tout, il n’a déjà pas d’enfants (sauf à considérer que les enfants de Mme Brigitte Macron, ses anciens camarades d’école et parfois de classe, sont ses enfants). Voir en M.Macron un grand-père, c’est limite risible, lui qui fait tant d’efforts pour être le Président TikTok. Ces « petits-enfants » adolescents d’après les journalistes, ont curieusement plus ou moins l’âge qu’avait M.Macron quand son aventure avec son professeur de théâtre (qui avait, elle, à peu près l’âge qu’a M.Macron aujourd’hui) a commencé.

Toujours est-il que sa réponse endosse ce qualificatif de « petits-enfants » au lieu de rétablir la vérité (ces petits-enfants sont ceux de ma femme) : « Je suis pour la liberté. J’ai été élevé de cette manière et nos petits-enfants le sont aussi ». M.Macron, qui a donc avec eux le même écart d’âge que celui existant avec sa femme, aurait ainsi en quelque sorte, pour prolonger ce vocabulaire, épousé non pas une image maternelle mais une image grand-maternelle ? Vous allez dire : on n’y comprend plus rien. C’est normal dans le monde des faussaires. Après tout, le même faussaire n’avait-il pas déclaré à la présidente des Associations familiales catholiques que son problème était de croire qu’un père était forcément un mâle ?

On peut rajouter à cette aptitude à la fausseté deux extraits de l’entretien accordé par le même M.Macron au trimestriel ZADIG, dans son numéro d’été 2021. Il y parle, là encore, d’abondance.

Deux extraits sont particulièrement évocateurs : quand il parle du département de la Seine Saint-Denis, c’est pour dire qu’il ne manque que la mer pour que ce soit une autre Californie !

De façon très significative, sa citation montre que pour lui, comme toujours, ce sont les équipements et les technologies qui comptent. Les personnes, leurs cultures, mentalités, compétences, rêves, dilections, leurs héros et leurs composantes nationales ne comptent pour rien.

Le deuxième extrait, qui là aussi a été peu relevé, est pourtant encore plus significatif : si on rapproche ses deux propositions 1° Pour moi est français celui qui habite notre langue 2° L’épicentre de notre langue est du côté du fleuve Congo, on doit logiquement en déduire que pour M.Macron, l’épicentre de la France est du côté du fleuve Congo.

Et fausseté encore à propos de la langue française si on se rappelle que M.Macron a œuvré dur pour faire élire Mme Mushikiwabo, rwandaise, comme secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie à partir de 2019 : bien que connaissant le français, elle écrit et parle prioritairement en anglais. Comme d’ailleurs, le Rwanda qui a adopté l’anglais comme langue nationale en 2003.

Le Dr Maudrux, souvent cité par le Salon beige pour le bon sens et la pertinence de ses articles concernant la crise sanitaire et sa gestion (finalement, on y revient…), le dit aujourd’hui : ASSEZ !

C’est arrivé un 17 août…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 août : saints du jour français ou en France.
    • Ste Jeanne Delanoue : vierge et fondatrice de la Congrégation « Sainte Anne de la Providence » († 1736)

Jeanne Delanoue nait à Saumur, sur les bords de la Loire, le 18 juin 1666, dernière d’une famille de douze enfants. Ses parents tiennent un modeste magasin de mercerie, près du sanctuaire de Notre-Dame-des-Ardilliers. Elle perd son père, bien jeune à l’âge de six ans et, malgré son jeune âge, elle aide sa mère à tenir le magasin pour faire vivre toute la famille. Ses qualités sont remarquables : habile, active, infatigable, au point de garder le magasin ouvert dimanches et jours de fêtes.

Quel avenir ne pouvait-elle pas espérer? Certainement, agrandir son « affaire » et prospérer. Mais voici que, à l’âge de 27 ans, elle reçoit, de la part d’une vieille et fidèle pèlerine de Notre-Dame-des-Ardilliers, une invitation à se consacrer aux pauvres, si nombreux. Sa mère est morte depuis peu.

Malgré ses responsabilités accrues, elle va s’occuper un peu des pauvres, pour répondre à cet appel qu’elle sent bien venir de Dieu. Elle s’occupe d’eux chaque jour, plus que de ses clients. Jusqu’à ce qu’elle soit toute à eux « à plein temps ». Bientôt, du reste, les pauvres ne l’attendent plus chez eux, mais ils se rendent chez elle. En 1700, une enfant est accueillie à la maison, bientôt suivie de malades, de vieillards et d’indigents.

Pour tant de monde à loger, il n’y a que des grottes de tufeau. On les aménage au mieux. Mais il faut chercher de l’aide. Au bout de quatre années, en 1704, quelques jeunes filles se sont trouvées disposées à aider Jeanne et même à revêtir l’habit religieux si elle le leur demande. Ainsi naît la Congrégation de « Sainte Anne de la Providence ». C’est sous ce nom que sont approuvées les Constitutions en 1709.

La ténacité de Jeanne Delanoue, secondée par de si beaux dévouements, fonde le premier hospice de Saumur en 1715; il avait été demandé par le Roi Louis XIV en … 1672!

Sa charité déborde bien vite hors des limites de sa ville de Saumur et de son diocèse. Du reste, elle compte déjà quarante auxiliaires, toutes à ses ordres, et décidées à suivre son exemple de dévouement, de prière et de mortification.

A sa mort, le 17 août 1736, Jeanne Delanoue laisse une douzaine de communautés, hospices et petites écoles aussi. « La Sainte est morte », dit-on à Saumur.

Tout le monde a pu admirer son zèle, son action dans les nombreuses visites reçues ou faites, mais seuls ses intimes connaissent sa mortification, sa vie de prière et d’union à Dieu. C’est de là que procède cette charité inlassable, attirée vers tous ceux qui souffrent, mais surtout s’ils sont pauvres. Et Dieu sait qu’ils ne manquent pas, en ces tristes années de famine, de disette et de froid ; années de guerre aussi. Les Sœurs de Jeanne Delanoue, comme on les nomme tout simplement aujourd’hui, comptent environ 400 religieuses, en France, à Madagascar et à Sumatra, où elles ont fondé en 1979.

Jeanne Delanoue a été béatifiée le 05 novembre 1947, par le Vénérable Pie XII, 1939-1958) et canonisée le 31 octobre 1982 par Saint Jean-Paul II.  

  • Bx Noël-Hilaire Le Conte : clerc et martyr († 1794)

Simple clerc, chargé de la musique à la cathédrale de Bourges au moment de la Révolution française, en haine de la religion chrétienne, il fut déporté sur un bateau négrier dans la baie devant le port de Rochefort et y mourut, jeune, avec des marques de grande piété.

  • le 17 août 682 : élection du pape saint Léon II.
  • le 17 août 1424 : Bataille de Verneuil.

Charles VII est battu par les Anglais du régent, le duc de Bedford, alliés aux Bourguignons, lors de la bataille de Verneuil en Normandie. Malgré le renfort d’un important contingent écossais, l’armée du « Dauphin » ne peut résister aux archers anglais, commandés par Jean de Lancastre. Véritable duel d’archerie, la bataille se solde par la perte de 6 000 français (la moitié de la troupe) et la mort des commandants écossais John Stuart, grand connétable de France, et Archibald Douglas.

  • le 17 août 1633 ou 1644 ou 1645 : naissance de Jean de La Bruyère.

Jean de La Bruyère est issu d’une famille aisée, il suit des études de droit à Orléans puis revient à Paris. Il est surtout connu pour avoir écrit plusieurs ouvrages dont un seul est passé à la postérité : “Les caractères ou les mœurs de ce siècle“, qui paraît en 1688. En 1693, il est élu à l’Académie française.

  • le 17 août 1601 : naissance de Pierre de Fermat, mathématicien français.
  • le 17 août 1648 : prise de Lens par l’archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg.

La chute de la ville est suivie le 20 août par une éclatante victoire française où Condé écrase l’archiduc.

  • le 17 août 1661 : Nicolas Fouquet donne une somptueuse réception à Vaux-le-Vicomte.

Le surintendant des finances Nicolas Fouquet donne une grande fête dans son château de Vaux-le-Vicomte en l’honneur de Louis XIV.

Il fête l’achèvement du château qu’il s’est fait construire à Vaux-le-Vicomte. Il a fait appel aux meilleurs artistes : le buffet est organisé par Vatel ; Molière et Lully présentent une comédie-ballet dans les jardins (dessinés par Le Nôtre) Les Facheux, créée pour l’occasion. Un grand feu d’artifice est donné au-dessus du château. Cet étalage de luxe suscite des questions du Roi, car les caisses du Royaumes sont vides. Louis XIV suspecte des détournements de fonds. Il fait arrêter Fouquet le 5 septembre, à Nantes.

  • le 17 août 1699 : naissance de Bernard de Jussieu, botaniste français.

Bernard de Jussieu naît à Lyon. C’est un célèbre botaniste français qui devient professeur de botanique au service du Roi, à Paris où il décède le 6 novembre 1777.

  • le 17 août 1737 : naissance d’Antoine Parmentier, pharmacien militaire.

Antoine Augustin Parmentier est un pharmacien militaire, agronome, nutritionniste et hygiéniste français. Il est surtout connu pour avoir introduit la pomme de terre en Europe pour lutter contre les famines.

  • le 17 août 1740 : élection du pape Benoit XIV.

Prospero Lambertini, naît à Bologne le 31 mars 1675, et meurt le 3 mai 1758. À la mort de Clément XII, il est élu pape à l’unanimité, après un des plus longs conclaves des derniers siècles qui dure six mois et provoque 254 scrutins.

Benoit XIV confirme la bulle Unigenitus, contre les jansénistes ; crée à Rome une faculté de chirurgie, un musée d’anatomie, et encourage la dissection ; publie la lettre apostolique Immensa pastorum, dans laquelle il condamne les mauvais traitements infligés aux Amérindiens ; il renouvelle les condamnations pontificales à l’égard de la franc-maçonnerie, condamnée en 1751 dans la bulle Providas romanorum.

Le Pape Benoît XIV, par Pierre-Hubert Subleyras.

  • le 17 août 1795 : la Convention vote la Constitution de l’An III, qui définit le Directoire.

Robespierre a disparu mais les révolutionnaires sont toujours là. Et alors que la France a vécu près de 13 siècles avec une constitution en partie non écrite : « Les Lois Fondamentales du Royaume », après 3 ans de révolution elle connaît déjà sa deuxième constitution républicaine. Et l’avenir va montrer combien ce régime n’est pas naturel à la France, puisque les constitutions, les républiques et les empires vont se suivre à un rythme élevé.

  • les 16-17 août 1812 : victoire de Smolensk.

Smolensk est une ville située sur la route de Moscou, que Napoléon avait décidé de conquérir sans combat. Les échecs de Ney entraînent une bataille. Les assauts français et les bombardements d’artillerie mettent le feu à la ville. Les forces russes se replient le 17 août, en bon ordre après avoir perdu 4 700 tués et entre 7 000 et 8 000 blessés. La Grande Armée ne déplore que 700 tués et un peu plus de 3 100 blessés.

  • le 17 août 1892 : signature franco-russe d’une convention militaire.

L’alliance franco-russe est signée par le général Raoul de Boisdeffre, adjoint du chef d’État-major français, et son homologue russe le général Obroutcheff. Elle stipule un soutien mutuel en cas d’attaque de l’un ou autre des signataires par un ennemi (la triple Alliance). La coopération militaire, est accompagnée d’une coopération financière et économique. C’est la révolution communiste russe, impulsée par l’Allemagne qui rompt l’alliance.

L’accord fut conclu non officiellement à l’été 1891 par un échange de lettres entre le ministre des Affaires étrangères Alexandre Ribot et Nicolas de Giers, puis une convention militaire rigoureusement secrète fut signée le 17 août 1892 à l’issue de plusieurs séries de discussions.

  • le 17 août 1908 : premier dessin animé cinématographique projeté à Paris.

C’est au Théâtre du Gymnase à Paris, qu’est projeté le premier dessin animé cinématographique “Fantasmagorie“, œuvre du Français Emile Cohl, de son vrai nom Emile Courtet.

  • le 17 août 1944 : le Maréchal Pétain est “invité” par le diplomate Renthe-Fink à partir pour l’est.

Il refuse. Le 19 le diplomate allemand pose un ultimatum au Maréchal, malgré la présence de diplomates étrangers. Le 20 les Allemands l’emmènent de force vers l’Allemagne. Il reste fidèle à sa promesse faite aux Français lors de son discours du 20 juin 1940 :

« J’ai été avec vous dans les jours glorieux. Chef du Gouvernement, je suis et resterai avec vous dans les jours sombres. Soyez à mes côtés. Le combat reste le même. Il s’agit de la France, de son sol, de ses fils. »

  • le 17-25 août 1944 : début de la libération de Paris.

Alors que la Bataille de Normandie n’est pas finie, la Résistance parisienne décide de déclencher son insurrection contre la garnison allemande du Gross-Paris, commandée par le général Dietrich von Choltitz. Le jeudi 17 août, la Radio Nationale, jusque-là sous le contrôle des autorités d’occupation, suspend ses émissions. Le 18 août, les imprimeurs sont en grève, plus aucun journal ne paraît ; les PTT, autre fief électoral du PCF, font de même. Les premières barricades se dressent. De Gaulle insiste auprès d’Eisenhower le 19 août, pour que des unités soient envoyées à Paris. Face au refus américain, il donne l’ordre à la 2e Division Blindée du général Leclerc de libérer la capitale. Le 21 août, les Allemands tiennent encore tous les points clés de la capitale. Le général Leclerc met les Américains devant le fait accompli. Le 23 août, des accrochages ont lieu près des Champs-Elysées, ce qui provoque l’incendie du Grand Palais. Le 25 août von Choltitz se rend.

  • le 17 aout 1945 : les militaires de carrière obtiennent le droit de vote.

Les militaires, citoyens de seconde zone dans la république française?

  • le 17 août 1960 : indépendance du Gabon.
  • le 17 août 1967 : la participation devient obligatoire dans les entreprises.

L’ordonnance du 7 janvier 1959 a introduit la participation facultative aux bénéfices de l’entreprise pour les salariés De nouvelles ordonnances la rendent obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés. C’est un moyen de délier rémunération et contrat de travail, tandis que le blocage des fonds favorise l’épargne populaire. De Gaulle met en application la Doctrine Sociale de l’Eglise, que cette dernière prône depuis plus d’un siècle.

  • le 17 août 1995 : attentat place de l’Étoile à Paris.

Il fait 16 blessés. Cet attentat fait partie des 8 attentats qui touchent la France entre juillet et octobre 1995, à l’instigation du GIA algérien.

Seul le message chrétien permet de lutter contre les violences faites aux femmes

Une intéressante réflexion sur les violences faites aux femmes a été récemment publiée sur le site Tysol. On y lit notamment:

Il me parait assez évident que l’avortement est au cœur du sujet des violences faites aux femmes. En effet, le droit à l’avortement fut obtenu dans un combat des femmes pour la libération des femmes, il s’agit d’un acte qui concerne et implique uniquement la femme. L’avortement entraine un sentiment de toute-puissance de la part de la femme sur son corps et sur sa capacité à disposer de son corps comme elle le veut et indépendamment de toute règle morale ou culturelle. […] La guerre des sexes ayant été déclarée, soit vous en êtes conscients et vous formez un couple moderne et libéré qui sort totalement du  schéma ancestral, soit vous vous croyez en paix et cela signifie que vous reproduisez l’odieux modèle de la société traditionnelle chrétienne avec une femme soumise et un homme dominateur. […]

Il me semble que seul le message chrétien permettra de sortir de la violence. Nous sommes malheureusement trop souvent victimes d’une vision dévoyée de la famille chrétienne. Notre société a tellement caricaturé la conception chrétienne du mariage et de la famille qu’il nous est parfois difficile d’être fier de notre héritage. A la différence de la culture islamique, le christianisme a une haute considération de la dignité de la femme depuis l’Annonciation jusqu’à l’Assomption. Le patriarcat chrétien n’a rien à voir avec le patriarcat musulman. Jamais la doctrine chrétienne n’a justifié une supériorité de l’homme sur la femme. Certes, le Christ est un homme, vrai Dieu et vrai Homme, modèle parfait du Souverain Prêtre. Mais c’est par une femme que Dieu s’est fait Homme. C’est au cœur même du mystère chrétien de l’Incarnation que réside la vision la plus parfaite de la femme et de sa dignité.  […]

Pour lutter efficacement contre les violences faites aux femmes il peut être important d’éduquer les enfants au respect et à la non-violence. Il est notamment indispensable de les éloigner de la culture ultraviolente des jeux vidéo et des séries cinématographiques. Mais il est encore plus important de revenir à des fondamentaux de notre civilisation chrétienne : le respect inconditionnel de la vie de son apparition à son extinction naturelle ; « homme et femme Il les créa », réaffirmer la vocation spécifique et complémentaire de l’homme et de femme dans la société ; retrouver le sens et la profondeur du mariage chrétien, on se marie non seulement parce qu’on s’aime, mais aussi parce que l’on veut s’aimer jusque dans l’éternité ; il existe un lien substantiel entre l’amour et la vie, l’enfant en est l’expression sacrée ; l’Homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, en tant que création l’homme et la femme reçoivent leur ordre naturel et la liberté est la capacité d’une personne à découvrir et à suivre l’intention du Créateur dans cet ordre donné par la nature.

 

Lettre au P. Olivier Maire de Patrice Martineau

Patrice Martineau, courageux chanteur chrétien et vendéen bien connu de nos lecteurs, vient de filmer une lettre ouverte émouvante au P. Olivier Maire, récemment assassiné, suivi d’un chant reprenant la prière “Je mets ma confiance” de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, fondateur de la congrégation des montfortains à laquelle appartenait le prêtre:

 

Véronique Lévy : Ce focus sur une pancarte n’engageant que son auteur ressemble à une manipulation politique

Véronique Lévy, juive convertie au Christ, soeur de Bernard-Henri Lévy, réagit sur Facebook à la polémique entretenue par les médias et le gouvernement : une pancarte pour stigmatiser l’ensemble des opposants au passeport sanitaire :

L’« antisémitisme » de Cassandre Fristot, je ne le vois pas… Ma bannière à moi, c’est celle du Christ et de la France des miracles, née dans son baptême. Pas celle de l’énumération : liste républicaine d’une Terreur prochaine. Vaderetro, l’internationale cocarde et le bonnet phrygien !

Au risque d’être la petite note dissonante dans le concert du consensus organisant le lynchage médiatique contre cette nouvelle Cassandre, les noms cités sur son panneau de signalement et exposés à la vindicte populaire ne m’ont pas semblé viser les « juifs », loin de là ! Ferguson, Macron, Véran ou Klaus Schwab, le sont-ils ? Non. Pourquoi avoir énuméré ces patronymes, alors? Ils tissent, naïvement sans-doute, le « Qui » d’une Terreur planétaire, politique, médiatique et financière ordonnée à l’idéologie transhumaniste d’un futur Thermidor.

Je réalise avec tristesse, que les initiales BHL, étaient dessinées là aussi, sur cette pancarte de carton. Pourtant, mon frère n’est pas transhumaniste. Dans son avant-dernier livre, Ce virus qui rend fou, il s’était opposé à ce qu’il appelait déjà, « la dictature sanitaire ». Sans doute Cassandre a-t-elle retenu ses récentes déclarations caricaturant les manifestants contre le pass à prétexte sanitaire, sous l’acronyme, antivax.

Mais la propagande de guerre monte en épingle cette histoire d’écriteau et fait d’une souris, un éléphant pour occulter la « Bête de l’événement » qui vient : cette gouvernance mondiale semant la zizanie et l’isolement pour soumettre les peuples, en vue de l’avènement d’une civilisation d’identités conformes. Et uniformes… dont la norme serait le triage avoué sanitaire, mais à visée de contrôle social. Invasion soudaine d’un totalitarisme ordinaire pour une humanité sans aspérité. Un système implacable. Traçant les failles incognito ; effaçant le risque de la vie. Et de la liberté dont l’autre Nom est Dieu.

Une dystopie.

Cassandre Fristot a été désignée pour l’exemple, bouc émissaire de ce système qui permet pourtant à des sites antisémites, islamophobes et surtout antichrétiens, de prospérer dans les profondeurs du web, échappant aux algorithmes agents des réseaux virtuels. La haine est leurs fonds de commerce… La haine est leur beurre. Et l’argent de leur beurre. Ces sites cryptés, j’ose le croire, nourrissent l’art de la guerre de ceux dont la devise est : Diviser pour mieux anti-régner.

Cassandre Fristot a fait 48 heures de garde à vue. Pourquoi ? Parce qu’elle a dit QUI, ce “QUI” fait référence à un entretien entre un général à la retraite et un journaliste sur CNEWS tentant de le coincer au sujet d’une lettre évoquant « la communauté qui dirige les médias ». Communauté idéologique et financière. Point. Ce focus sur une pancarte n’engageant que son auteur ressemble à une manipulation politique. Le but inavouable est celui-ci : stigmatiser les millions de manifestants. Faire barrage à cet élan de solidarité nationale unissant dans ses rangs toutes les races, les religions et les partis, sous un même combat pour la vérité. Elle seule nous rendra libres.

Cassandre a été traitée de « sale race » par une internaute anonyme ; elle a été diffamée, accusée d’être une chanteuse posant sur des réseaux sociaux, mal coiffée d’une casquette de la Waffen SS… Mais ce n’était pas elle. Libération lui-même l’a avoué. Qui est-elle alors, Cassandre ? Une enseignante et une chrétienne discrète, engagée pour la France libre. Est-ce un crime d’aimer la France ? Je la défends… je défends le beau visage de Cassandre Fristot jeté au feu d’un bûcher monté à la hâte sur la place de Grève d’une cinquième république en sursis. Vitriolée peut-être parce qu’elle est belle. Sans-doute parce qu’elle est femme… Certains de ceux qui l’ont jugée sont de sa couleur politique, et qui pourtant n’est pas la mienne. Car je n’en aurai jamais qu’une : Le pourpre de la Royauté du Christ ! Le pourpre de Son Sang. Et de Son Sacré-Cœur.

Jésus, voyant venir à Lui Nathanaël, dit de lui : « Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n’y a point de fraude. ». « D’où me connais-Tu? » lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit : « Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuierJe t’ai vu. » (Jean 1, 47-48) Un juif qui ne confesse pas le Christ demeure inachevé. S’il est Chrétien, il s’accomplit… Il défend les « sans voix », pas Big-Pharma ! Sur le chemin de croix des hommes sans nom, martyrs exterminés et dont personne ne parle plus.

Sous le lys et la cendre de l’Histoire.

Cassandre passera en correctionnelle le 8 septembre pour des noms écrits sur un carton ; pas des dessins… Moins qu’un blasphème. Ce sera la fête de la Nativité de Notre-Dame. Dont le M, initiale de son prénom, grave un chemin de repentance et d’Espérance sur la tendre terre de la patrie.

Marie est la Couronne de la France où le cœur non consumé de sainte Jeanne d’Arc continue de battre.

Pour l’éternité.

Véronique Jeanne Lévy

Kaboul : humiliation pour tout l’Occident

Bernard Antony, Président de Chrétienté-Solidarité, Président de l’AGRIF, communique :

Après leur victoire jadis sur les Soviétiques, les talibans afghans viennent non seulement de liquider en un tour de main un régime et une armée minés par la trahison et la corruption mais peuvent s’enorgueillir d’avoir chassé les Américains et leurs alliés occidentaux.

Trump avait sonné l’heure du retrait. Biden l’a réalisé.

Les talibans l’ont emporté avec l’appui du Pakistan, non sans le jeu trouble de la Chine satisfaite de l’humiliation des États-Unis et des autres nations engagées dans le conflit. Une fois encore, des centaines de soldats occidentaux dont plusieurs de notre armée française sont morts pour rien.

Les images de la débâcle de Kaboul font ressurgir celles de Saïgon et de Phnom-Penh au siècle dernier. Et aussi, avant elles, celles de l’effroyable abandon de l’Algérie dans les pires conditions d’abjection, de trahison et de déshonneur.

La débâcle de Kaboul signe-t-elle la fin de l’Occident ?

Toujours est-il que les répercussions de la victoire des islamistes afghans vont être immenses. Elles vont réveiller d’abord en Afrique et en Orient la dynamique barbare des États islamiques mais simultanément, comme en France, les implantations de populations musulmanes en Europe faisant tache d’huile vont s’agrandir inexorablement tant que déferleront les tsunamigrations islamiques.

Ce que nos politiciens désignent absurdement comme un « séparatisme » est, hélas, au contraire, un mouvement conquérant.

On attend le surgissement du personnage politique qui entreprendra d’en relever le formidable défi en réveillant notre peuple.

La diffusion d’un film les fait trembler

Il en faut peu pour exciter les militants de l’avortement. Ceux qui n’ont que le mot “choix” à la bouche dévoilent ainsi la nature totalitaire de leur idéologie : il est interdit de remettre en cause le massacre des enfants à naître.

La diffusion sur C8 du film américain “Unplanned”, qui a connu une “réussite d’une ampleur inattendue” avec “plus de 6 millions de dollars de recettes en un week-end”, fait trembler les réseaux assoiffés du sang des foetus.

Sarah Durocher, co-présidente nationale du Planning Familial, la sénatrice PS Laurence Rossignol, dénoncent un réseau international, de riches donateurs et bénéficiant de relais médiatiques. Sic. Un peu plus et ce seraient les réseaux de Soros qui diffuseraient le film.

C8 serait devenu “un média de propagande au service des anti-choix”. Les autres chaînes de télévision ne sont sans doute pas des médias de propagande au service du lobby de l’avortement…

Un journaliste qui a pu voir le film décrit des scènes “traumatisantes”… On croit rêver… L’avortement ne serait donc pas l’ablation d’un amas de cellules ?

Une pétition demande au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel de “rappeler C8 à ses responsabilités”.

La propagande pro-avortement ne souffre aucun écart. Il est interdit de remettre en cause les sacrifices humains des temps modernes.

Et si les Américains quittaient aussi la Syrie ?

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

L’armée américaine plie bagages à grande vitesse en Afghanistan laissant ainsi le champ libre aux talibans qu’elle a combattus pendant vingt ans. Elle a fait la guerre comme d’habitude, à coups de tapis de bombes tuant plus de civils que d’ennemis, la rendant ainsi, comme on peut l’imaginer, extrêmement populaire.

Son intervention s’était évidemment accompagnée de considérations moralisatrices sur les bienfaits de la démocratie universelle dont elle promettait de faire bénéficier l’Afghanistan qui, bien sûr, n’attendait que cela. La « destinée manifeste » chère aux pères fondateurs américains est toujours bien présente dans l’esprit des dirigeants de ce pays, qu’ils soient démocrates ou républicains.

Vingt ans et quelques milliers de morts plus tard, retour à la case départ et remise des clés presque officielle aux islamistes sans contrepartie aucune. Cela nous promet quelques joyeux massacres et une nouvelle vague migratoire que les gouvernements européens vont gérer avec la compétence qu’on leur connaît.

Après une expérience aussi consternante, faisant suite à celle de l’Irak (la pire de toutes), on pourrait espérer que l’Amérique cesse de vouloir régenter le monde. C’est trop demander et ce fiasco historique ne doit pas faire illusion. L’Amérique ne renoncera jamais à une intervention extérieure lorsque ses intérêts seront en jeu et expliquera que c’est pour le bien du pays envahi et de la Terre entière. D’autres interventions auront donc inévitablement lieu, soit pour contrer son nouvel ennemi chinois, soit pour contrôler un pays ou une région considéré comme stratégique.

Il en est ainsi de l’occupation américaine en Syrie. Lors de la lutte contre Daech, quelques milliers de militaires avaient été déployés afin d’encadrer leurs alliés kurdes, en pointe dans la lutte contre les islamistes. Daech vaincu, les militaires américains sont restés, occupant avec les Kurdes l’est et le nord-est de la . Hasard incroyable, cette région est celle où se situe la majeure partie des gisements de gaz et de pétrole du pays. Ils sont ainsi confisqués au profit des Kurdes dont l’occupation brutale se passe mal, particulièrement dans l’est d’où les Kurdes étaient jusqu’à présent totalement absents. Mais chaque fois que l’armée syrienne a voulu s’approcher en franchissant l’Euphrate (nouvelle frontière américaine !), un tapis de bombes lui a fait comprendre que cette partie de la Syrie appartenait maintenant à quelqu’un d’autre.

Cerise sur le gâteau, les Américains ont construit une base, appelée Al-Tanf, au sud de la Syrie, en plein désert, le long de la frontière jordanienne. Cette base est officiellement destinée à surveiller les mouvements entre Iraniens et leurs alliés libanais du Hezbollah. Elle abrite, accessoirement, d’anciens combattants islamistes anti-Bachar reconvertis en supplétifs de l’armée américaine. L’aviation russe avait tué plusieurs dizaines d’entre eux, il y a quelques semaines, alors qu’ils partaient combattre l’armée syrienne.

Tout ceci, bien sûr, en toute illégalité, mais quand on s’est attribué comme mission permanente de sauver le monde, on ne s’embarrasse pas de détails inutiles.

Et pourtant, ce serait tellement mieux de laisser la Syrie se reconstruire sans sanctions, occupations, bombardements et autres…

Covid, climat : nous assistons à une terrible conjonction des prophètes de malheur

De Constance Prazel dans Liberté Politique :

 La grande peur des bien-pensants du climat vient compléter le tableau apocalyptique en cours d’élaboration de notre monde en déclin avec pour décor la pandémie. Elle permet de renouveler les thèmes médiatiques et politiques : braves gens, pourquoi s’inquiéter du covid quand la planète brûle ? Vaccinez-vous et passons à la véritable urgence, sauver la planète. Tout cela donne furieusement du crédit au discours sur la grande réinitialisation. A l’occasion de la pandémie, les dirigeants font flèche et feu de tout bois. Du covid au climat, il y a bien un discours officiel convergent en faveur de l’émergence d’un nouvel ordre international, qui doit nécessairement surgir des décombres de notre société agonisante, pour conjurer le sort, et permettre à l’avenir d’être enfin aussi radieux que les utopies mortifères que nous ne connaissons que trop bien le souhaitent depuis tant d’années.

C’est un fait : ceux qui nous méprisent et nous accusent de rêver au « monde d’avant » appellent pour leur part de tous leurs vœux l’arrivée du « monde d’après ». Un monde plus connecté, plus tracé, plus responsable, plus « écologique », plus « durable » car plus éphémère. Un monde toujours plus contrôlé, et par-dessus tout, toujours plus haineux des équilibres organiques garantis par notre société traditionnelle, de la famille, de la transmission millénaire de l’idéal de notre civilisation. Heureusement, un sursaut existe, du sentiment confus à la claire conscience, que le bonheur et l’accomplissement ne sont pas contenus dans ces lendemains censés nous enchanter. La mobilisation autour de l’instauration du passe sanitaire en est l’une des expressions. […]

15 août 2021 : les talibans dans Kaboul, E.Macron au fort de Brégançon

Dimanche 15 août, 19heures, sur BFM TV. Les journalistes parlent de l’entrée en cours des talibans dans Kaboul.

Trois sous-titres en alerte-info s’incrustent dans le bas de l’écran :

  • Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a ouvert une cellule de crise.
  • Le ministère des Armées va déployer des renforts militaires pour organiser des évacuations vers les émirats.
  • Un conseil de défense relatif à la situation en Afghanistan se tiendra demain en visioconférence (NDLR : M.Macron étant au fort de Brégançon).

Peut-être allez-vous penser que cela donne le sentiment, comment dire ?, d’un léger manque d’anticipation ? Vous seriez gravement indélicat.

Et que penser du sacrifice des soldats français tombés en Afghanistan ? Sont-ils morts pour rien ?

Après tout, la macronie mène depuis déjà 18 mois un combat titanesque et magistral (« nous sommes en guerre ! ») contre l’épidémie de covid comme le démontrent tous les conseils de défense qui ont été consacrés à ce sujet, tous les efforts déployés pour tenir les médecins généralistes à l’écart d’une politique de soins et continuer à fermer des lits à l’hôpital et comme le démontre encore la vigilance dans la mise en oeuvre du passe sanitaire pour obliger, sans en prendre la décision formelle, toute la population à se faire vacciner, y compris les enfants, avec des vaccins toujours en phase III de leurs essais thérapeutiques. Donc, pas de complotisme svp ! Après tout, il faut savoir hiérarchiser les problèmes.

Au fait, pourquoi ils font peur, les talibans ? Ne serait-ce pas à cause de la mise en œuvre attendue des principes fondamentaux de l’islam (la tolérance et la paix) ?

Recul de la liberté fondamentale d’enseignement

Communiqué de la Fondation pour l’école :

Saisi par la Fondation pour l’école et de nombreux autres acteurs de la diversité scolaire, le Conseil constitutionnel n’a pas censuré la loi confortant le respect des principes de la République dans sa décision du 13 août [1].

Au cœur de cette décision : l’IEF, depuis toujours reconnue comme un des modes possibles d’instruction des enfants et soumis à un simple régime déclaratif, devient un régime d’exception, soumis à l’autorisation préalable des recteurs d’académie ! Une liberté fondamentale est ainsi remise en cause.

Ce faisant, le Conseil constitutionnel fait complètement abstraction de la volonté historique du législateur et des dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’homme : ‘Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants’ (article 26 alinéa 3).

Les membres du Conseil sont restés sourds aux avis et opinions défavorables émis de toutes parts : le Conseil d’État [2], la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) [3] et le Sénat [4],[5] avaient alerté sur cette loi liberticide. Des arguments précis et complémentaires, soumis et transmis au Conseil constitutionnel par la Fondation pour l’école et de nombreuses associations de défense de l’IEF, sont là aussi restés vains.

La réforme de l’IEF est applicable dès la rentrée 2022 ; l’ancien régime de déclaration de l’IEF demeure donc valable pour la prochaine rentrée 2021 : il reste moins d’une année de liberté.

À la rentrée 2022, l’autorisation d’instruction en famille pourra être accordée sur la base de 4 motifs : l’état de santé de l’enfant ou son handicap ; la pratique d’activités sportives ou artistiques intensives ; l’itinérance de la famille en France ou l’éloignement géographique de tout établissement scolaire public ;  l’existence d’une situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de la capacité de la ou des personnes chargées d’instruire l’enfant.

Dès à présent, la Fondation pour l’école s’engage à mobiliser largement le réseau des 1600 écoles indépendantes [6], réputées pour leur capacité à mettre en place des projets d’établissements adaptés à des besoins éducatifs variés, pour accueillir les enfants dont les parents ne pourraient plus pratiquer l’IEF.

LA LIBERTÉ D’ENSEIGNEMENT : À QUI LE TOUR ?

Le Conseil constitutionnel ne s’est pas prononcé sur les dispositifs de la loi durcissant le contrôle et les sanctions sur les établissements indépendants (dits hors contrat), les portant à un niveau jamais atteint.

Désormais, chaque préfet pourra fermer une école sans qu’il soit nécessaire de faire intervenir un juge : la liberté d’enseignement est là aussi sérieusement malmenée.

Ces écoles, légalement créées et régulièrement inspectées, représentent pourtant une alternative scolaire indéniable et précieuse : pédagogies adaptées aux besoins éducatifs variés, renforcement de l’enseignement des fondamentaux, prise en compte des troubles de l’apprentissage, enseignement multilingue ou encore accueil des enfants atteints de handicap.

Les écoles indépendantes incarnent surtout, pour tous les parents de notre pays et quel que soit le mode d’instruction qu’ils privilégieront, la liberté de choix : liberté de choisir le mode d’instruction à donner à leurs propres enfants et liberté de choisir l’établissement le plus adapté à leurs besoins.

***

La Fondation pour l’école condamne ces reculs de la liberté fondamentale d’enseignement et continuera à œuvrer pour qu’elle reste entre les mains des parents, premiers éducateurs de leurs enfants avant l’État.

Elle veillera notamment à ce que les écoles indépendantes puissent continuer à exister pleinement et sans restriction supplémentaire de leur liberté.

Le Grand Orient de France et l’affaire des fiches : le fichage a perduré sous les IIIe, IVe et Ve Républiques

Emmanuel Thiébot, titulaire d’un DEA sur la Franc-maçonnerie et les premiers temps de la IIIe République, historien au Mémorial de Caen et responsable du Mémorial des civils de Falaise, revient sur « l’affaire des fiches et le Grand Orient de France » dans un ouvrage intitulé Le scandale oublié de la IIIe République – Le Grand Orient de France et l’affaire des fiches. 20 000 officiers fichés pour leurs idées, entre 1901 et 1904, verront leur avancement dans l’armée bloqué.

Il déclare dans Ouest-France :

« Que ce soit pour cette époque ou pour celle de l’Occupation, il y a beaucoup de documents et longtemps, il y eut peu de chercheurs. L’affaire des fiches n’a été qu’un scandale parmi d’autres et elle a agité surtout le microcosme de la politique. Parfois de manière explosive : on n’a pas souvent vu un ministre se faire gifler en pleine session parlementaire ! »

« Les débats parlementaires ont fait l’objet de transcriptions sténographiques, ce qui permet un style direct. Quant aux conversations privées, qui pourraient paraître comme un travail d’imagination, je les ai reconstituées d’après les mémoires publiés par les protagonistes de l’affaire. »

« Le fichage a perduré sous les IIIe, IVe et Ve Républiques, bien exploité entre-temps par le régime de Vichy. De récentes affaires, dans le domaine des entreprises privées comme au sein du syndicat FO, montrent que, la haute technologie aidant, la pratique a de beaux jours devant elle. »

C’est arrivé un 16 août…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 août : saints du jour français ou en France.
    • saint Roch : pèlerin († 1327)

Roch était fils d’un gouverneur de Montpellier ; ses pieux parents, déjà avancés en âge, obtinrent sa naissance par leurs persévérantes prières, se promettant de donner à Dieu l’enfant qu’il leur accorderait. Cet enfant du miracle naquit avec une croix rouge sur la poitrine, gage d’une toute particulière prédestination. Dès l’âge de cinq ans, il commençait à châtier son petit corps par des privations ; il se signala, en grandissant, par une grâce spéciale d’hospitalité envers les pauvres et les voyageurs.

Il n’avait pas vingt ans, quand il eut la douleur de perdre successivement son père et sa mère. Aussitôt, il vendit ses biens, se fit pauvre du Christ, à l’exemple de saint François d’Assise, entra dans le Tiers Ordre, et vêtu en pèlerin, il prit le chemin de Rome, en demandant l’aumône. La peste sévissait en Italie sur son passage ; il se dévoua au soin des pauvres pestiférés ; passant devant leurs lits, il prenait leurs mains, leur faisait faire le signe de la Croix, et tous se levaient guéris. À Rome, les miracles se multiplièrent sous ses pas ; il y vécut trois ans sans faire connaître son nom et son origine, même au Pape.

En retournant dans son pays, il fut saisi par la peste et se retira mourant dans une cabane, au bord d’une forêt, où un chien lui apportait chaque jour un petit pain. Guéri par l’intervention du Ciel, il reparut à Montpellier comme un étranger, méconnu par le gouverneur, son oncle, et jeté en prison comme espion ; là, au bout de cinq ans, il mourut étendu à terre, muni des sacrements. On le reconnut à la croix rouge marquée sur sa poitrine. Ses obsèques furent un triomphe. Son culte est devenu et demeure populaire dans toute l’Église. Cette courte notice fait deviner l’origine de l’expression si connue :

Saint Roch et son chien

  • St Armel : ermite en Armorique († VIE S.)

En Armorique, au VIe siècle, saint Armel, qui vint d’outre-Manche y mener la vie d’ermite.

  • St Frambaud : moine puis Cénobite († VIE S.)

Dans le Maine, au VIe siècle, saint Frambaud, moine, qui mena une vie de solitaire, puis de cénobite.

  • Raoul de la Fustaie : prêtre et fondateur († 1129)

Dans le pays de Rennes, en 1129, le bienheureux Raoul de la Fustaie, prêtre, fondateur du monastère de Saint-Sulpice-la-Forêt.

  • Bx Jean-Baptiste Ménestrel : prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Baptiste Ménestrel, prêtre de Saint-Dié et martyr. Sous la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et y mourut, couvert de plaies et dévoré par les vers.

Bas du formulaire

  • le 16 août  1153 : Bernard de Tramelay, Grand-Maître de l’ordre du Temple meurt à la bataille du siège d’Ascalon.

La ville tombe le 19 août.

  • le 16 août  1513 : bataille de Guinegatte, près de Saint-Omer

Cette bataille a lieu dans le cadre de la guerre de la Ligue de Cambrai. Henri VIII d’Angleterre et Maximilien d’Autriche défont la cavalerie française à la Journée des éperons, lors de la bataille de Guinegatte. Elle est ainsi appelée car la cavalerie française se sert plus de ses éperons pour fuir que de ses armes pour combattre. Bayard est fait prisonnier et envoyé à Londres.

  • le 16 août  1639 : libération du prince polonais Jean Casimir Vasa.

Capturé par les Français pendant la guerre de Trente ans, il devient roi de Pologne en 1648 sous le nom de Jean II Casimir Vasa ou également appelé Casimir V.

  • le 16 août  1689 : Fénelon est nommé précepteur du duc de Bourgogne, Louis Duc de Bourgogne.
  • le 16 août  1705 : Bataille de Cassano.

Dans le cadre de la guerre de Succession d’Espagne la France affronte l’Autriche et la Prusse à la bataille de Cassano. Les Français, commandés par Louis-Joseph de Vendôme, ont envahi la Savoie qui reçoit l’aide du prince Eugène et remportent la victoire sur les Autrichiens qui perdent plus de 13 000 hommes.

  • le 16 août  1731 : Dupleix s’installe à Pondichéry et devient superintendant des affaires françaises à Chandernagor.

Joseph François Dupleix est un militaire français engagé dans la Compagnie française des Indes orientales. Très talentueux, il administre avec intelligence et fait prospérer la ville. En 1742, il devient gouverneur général de tous les établissements français des Indes.

  • le 16 août  1744 : naissance de l’astronome Pierre Méchain.

L’astronome Pierre Méchain naît à Laon. Il est à l’origine de la découverte de nombreuses comètes dont certaines sont intégrées au catalogue Messier. Ses connaissances en mathématiques lui permettent d’en mesurer l’orbite. Il meurt de la fièvre jaune en Espagne en 1804.

  • le 16 août  1800 : Napoléon et la foi.

« C’est en me faisant catholique que j’ai fini la guerre de Vendée, en me faisant musulman que je me suis établi en Egypte, en me faisant ultramontain que j’ai gagné les esprits en Italie. Si je gouvernais un peuple de Juifs, je rétablirai le temple de Salomon. » Napoléon au Conseil d’Etat

  • le 16 août  1877 : ascension de la Meije.

Le dernier sommet des Alpes est atteint par l’alpiniste Emmanuel Boileau de Castelnau en compagnie de Gaspard père et fils, ils accomplissent une ascension de 3 974 mètres. La totalité des sommets alpins est maintenant gravie.

  • le 16 août  1914 : bataille navale d’Antivari.

La Marine française et la marine austro-hongroise se battent à d’Antivari aujourd’hui Bar. C’est la première bataille navale de la Grande guerre. Les troupes de l’amiral Auguste Boué de Lapeyrère surprennent des bâtiments austro-hongrois en train de bombarder Antivari et les mettent en déroute. C’est la première bataille navale de la Première Guerre mondiale.

  • le 16 août 1944 : bombardement de Falaise.

Les alliés ont fermé la poche de Falaise et détruisent les forces allemandes encerclées sans considération pour la population locale.

La place centrale de Falaise au 16 août 1944. Source photo : Conseil Régional de Basse-Normandie / National Archives Canada crédit photo : D.R

  • le 16 août  2005 : assassinat de Frère Roger, religieux suisse, fondateur et animateur de la Communauté de Taizé.

Prière pour la France

Chaque année, la fête de l’Assomption de la Vierge Marie est, depuis le vœu du roi Louis XIII, l’occasion d’une prière pour la France. Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France des 7, 8 et 9 juin 2021, au regard de la période particulière que nous traversons, a pensé possible de renouveler cette prière. Voici le texte qu’il propose :

Aujourd’hui, à la suite des générations qui nous ont précédés et qui ont façonné notre pays par une riche histoire, avec ses grandeurs et ses parts obscures, qui ont construit les institutions qui nous permettent de vivre dans la paix et de tenir place dans le concert des nations, nous nous confions à l’intercession de Marie.

Que Marie, mère de Dieu, nous obtienne la grâce d’être des acteurs de l’unité de notre pays, des contributeurs du projet national qui permettent à tous les citoyens de vivre dans la paix et la justice en étant attentifs à l’ensemble de l’humanité. Qu’elle nous aide à être attentifs à celles et ceux qui dans notre pays se sentent méprisés. Qu’elle nous garde de toute attitude de rejet.

Que Marie, fille de Sion, nous obtienne la grâce de vivre de notre foi avec liberté extérieure et liberté intérieure, sans mépris de personne, mais avec l’audace de la charité. Que chacun de nous sache vivre dans la lumière du Christ en cherchant à faire le bien et à éviter tout mal. Qu’elle nous aide à respecter toute vie humaine, tant dans nos choix personnels que dans nos choix collectifs, sans céder à la fascination des solutions techniques mais en cherchant toujours ce qui fait grandir l’humanité.

Que Marie, dans son Assomption, obtienne pour notre pays et tous les pays du monde de sortir de la crise sanitaire sans catastrophe économique, qu’elle stimule la coopération entre les États et les peuples, qu’elle console ceux et celles qui sont meurtris et qu’elle renouvelle en chacune et chacun l’espérance.

Que Marie, patronne principale de la France, éclaire nos dirigeants politiques et nos responsables économiques, sociaux et culturels. Qu’ils soient toujours conscients des besoins des plus humbles. Qu’ils respectent et promeuvent la liberté de tous. Qu’ils aident leurs concitoyens à ne pas céder à la peur, ni à la colère, ni au ressentiment. Qu’ils portent avec assurance la contribution de la France au bien commun de l’humanité.

Amen.

Pour mémoire, extrait du vœu de Louis XIII du 10 février 1638 :

Nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre Royaume, nous lui consacrons particulièrement notre Personne, notre État, notre Couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une si sainte conduite, et défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, que soit qu’il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire.

Cinquième manifestation devant la nonciature en France

Le mouvement de protestation ne faiblit pas. En ce samedi 14 août, veille de l’Assomption de la Sainte Vierge, les manifestants pour la liberté de la liturgie tridentine se sont retrouvés de 12 à 13 heures, plus de 25 , avenue du Président Wilson à Paris, sous les fenêtres de la nonciature apostolique en France.

Ils échangeaient des informations remontant de la base catholique : la volonté d’interdire à terme la messe traditionnelle « ne passe pas » dans l’opinion catholique, même parmi ceux qui ne pratiquent pas selon la liturgie ancienne. Cette mesure dictatoriale contre la liberté, par ailleurs constamment affichée, de laisser s’exprimer les diversités du peuple de Dieu, leur paraît incompréhensible.

Certains manifestants, très attachés au pape Benoît XVI, répétaient les paroles de Daniel Ange : ce texte du pape est « un coup de poignard dans le dos, ou plutôt en plein cœur, de notre cher Benoit XVI ». Un autre commentait en citant les paroles du cardinal Siri : « Ce qu’un pape fait, un autre pape peut le défaire » : si François défait ce que Benoît a fait, Pie pourra restaurer ce que François a défait.

Les manifestants ont décidé de renouveler leur protestation chaque samedi à la même heure et au même lieur. Le prochain rendez-vous est donc fixé au 21 aout à 12 h devant le 14 bis avenu du Président Wilson, à Paris.

Mgr Robert Sarah: «Nul n’est en trop dans l’Église de Dieu»

Le cardinal Robert Sarah publie une tribune dans Le Figarovox sur la situation de l’Occident et de l’Église :

Le doute s’est emparé de la pensée occidentale. Intellectuels et politiques décrivent en chœur une même impression de chute. Face à l’éclatement des solidarités et au délitement des identités, certains se tournent vers l’Église catholique. On la somme de donner une raison de vivre ensemble à des individus qui ont oublié ce qui les unit en un seul peuple. On lui quémande un supplément d’âme pour rendre supportable la froide dureté de la société de consommation. Quand un prêtre est assassiné, tous sont touchés et beaucoup se sentent frappés jusqu’en leur âme.

Mais l’Église est-elle capable de répondre à ces appels? Certes elle a déjà joué ce rôle de gardien et de passeur de civilisation. Au crépuscule de l’Empire romain, elle a su transmettre la flamme que les barbares menaçaient d’éteindre. Mais en a-t-elle encore aujourd’hui les moyens et la volonté?

Au fondement d’une civilisation, il ne peut y avoir qu’une réalité qui la dépasse: un invariant sacré. Malraux le notait avec réalisme: «La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale ou elle se décomposera.»

Sans fondement sacré, les limites protectrices et infranchissables sont abolies. Un monde tout entier profane devient une vaste étendue de sables mouvants. Tout y est tristement ouvert aux vents de l’arbitraire. Sans la stabilité d’un fondement qui échappe à l’homme, la paix et la joie – signes d’une civilisation appelée à durer – sont sans cesse englouties par le sentiment de précarité. L’angoisse du danger imminent est le sceau des époques barbares. Sans fondement sacré, tout lien devient fragile et inconstant.

Certains demandent à l’Église catholique de jouer ce rôle de fondement solide. Ils voudraient la voir assumer cette fonction sociale: être un système cohérent de valeurs, une matrice culturelle et esthétique. Mais l’Église n’a d’autre réalité sacrée à offrir que sa foi en Jésus, Dieu fait homme. Elle n’a d’autre but que de rendre possible la rencontre des hommes avec la personne de Jésus. L’enseignement moral et dogmatique comme le patrimoine mystique et liturgique sont l’écrin, le moyen de cette rencontre fondamentale et sacrée. La civilisation chrétienne naît de cette rencontre. La beauté et la culture en sont les fruits.

Pour répondre à l’attente du monde, l’Église doit donc se retrouver elle-même et assumer la parole de saint Paul: «Je n’ai rien voulu savoir parmi vous sinon Jésus et Jésus crucifié.» Elle doit cesser de se penser en supplétif de l’humanisme ou de l’écologie. Ces réalités, au demeurant bonnes et justes, ne sont pour elle que des conséquences de son unique trésor: la foi en Jésus-Christ.

Ce qui est sacré pour l’Église est donc la chaîne ininterrompue qui la relie avec certitude à Jésus. Chaîne de foi sans rupture ni contradiction, chaîne de prière et de liturgie sans cassure ni reniement. Sans cette continuité radicale, à quelle crédibilité pourrait encore prétendre l’Église? En elle, nul revirement, mais un développement organique et continu que l’on appelle la tradition vivante. Le sacré ne se décrète pas, il se reçoit de Dieu et se transmet.

C’est sans doute la raison pour laquelle Benoît XVI pouvait affirmer avec autorité: «L’histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. Il est bon, pour nous tous, de conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et dans la prière de l’Église, et de leur donner leur juste place.» À l’heure où certains théologiens cherchent à rouvrir la guerre liturgique en opposant entre eux le missel revu par le Concile de Trente et celui en usage depuis 1970, il est urgent de le rappeler. Si l’Église n’est pas capable de préserver la continuité paisible de son lien avec le Christ, elle sera incapable d’offrir au monde «ce sacré qui unit les âmes», selon le mot de Goethe.

Au-delà de la querelle des rites, il y va de la crédibilité de l’Église. Si elle affirme la continuité entre ce que l’on nomme communément la messe de saint Pie V et la messe de Paul VI, alors l’Église doit être capable d’organiser leur cohabitation pacifique et leur enrichissement mutuel. Si l’on en venait à exclure radicalement l’une au profit de l’autre, si on les déclarait inconciliables, on reconnaîtrait implicitement une rupture et un changement d’orientation. Mais alors l’Église ne pourrait plus offrir au monde cette continuité sacrée qui seule peut lui donner la paix. En entretenant en son sein la guerre liturgique, l’Église perd sa crédibilité et se rend sourde à l’appel des hommes. La paix liturgique est le signe de la paix que l’Église peut apporter au monde.

L’enjeu est donc bien plus grave qu’une simple question de discipline. Si elle revendiquait un revirement de sa foi ou de sa liturgie, au nom de quoi l’Église oserait-elle s’adresser au monde? Son unique légitimité est sa cohérence dans la continuité.

Bien plus, si les évêques, responsables de la cohabitation et de l’enrichissement mutuel des deux formes liturgiques, n’exercent pas leur autorité en ce sens, ils courent le risque de ne plus apparaître comme des pasteurs, gardiens de la foi reçue et des brebis confiées, mais comme des chefs politiques: commissaires de l’idéologie du moment plutôt que gardiens de la tradition pérenne. Ils risquent de perdre la confiance des hommes de bonne volonté. Un père ne peut introduire entre ses enfants fidèles la défiance et la division. Il ne peut humilier les uns en les opposant aux autres. Il ne peut ostraciser certains parmi ses prêtres. La paix et l’unité que l’Église prétend offrir au monde doivent d’abord être vécues en son sein. En matière liturgique, ni la violence pastorale ni l’idéologie partisane n’ont jamais produit de fruits d’unité. La souffrance des fidèles et l’attente du monde sont trop grandes pour s’engager dans ces voies sans issues. Nul n’est en trop dans l’Église de Dieu!

Prions pour le cardinal Burke

Le cardinal Burke a récemment été admis à l’hôpital et reçoit une assistance respiratoire, après une infection au covid-19. Il nous demande de prier le chapelet pour lui.

Le virus a comme révélé la vulnérabilité d’un monde sans Dieu

Voici l’homélie prononcée par le père abbé de Fontgombault en cette fête de l’Assomption, au cours de laquelle deux moines ont fait profession simple, ainsi que l’allocution prononcée lors des Vêpres :

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