Tentative de censurer le film “Promesse”
De Daniel Rabourdin, réalisateur du film Promesse:
Je vous révèle le ségrégationnisme d’Internet contre les croyants dont le film PROMESSE vient de rencontrer. Les saints nous disent de ne pas nous taire. Nous ne haïssons pas le persécuteur, mais nous signalons cet acte de ségrégationnisme anti-chrétien. D’ailleurs, du mal peut sortir un bien. Cette embûche nourrira le roman du film et l’aventure extraordinaire d’un film fait par des familles ne fait que commencer. La plateforme de donation Ulule vient de refuser le projet de financement du film sur lequel nous travaillions ensemble depuis des mois.
Voici la lettre que je leur ai envoyée:
Etes-vous sûrs de vouloir tuer dans l’œuf la campagne de financement du film d’aventure chrétien PROMESSE ? Doit-on vous compter parmi les organismes sur lesquels un jour des tribunaux devront se pencher ?
Avant tout, je vous demande de revoir votre jugement. Il est possible que vous ne réalisiez pas le mal causé à ma production qui préparait cet effort avec vous depuis 6 mois. Beaucoup de Français se seraient reconnus dans le film qui veut mettre en valeur le scoutisme et prendre soin de l’aspiration des adolescents à trouver Jésus-Christ dans leur vie.
Votre ségrégation selon la religion n’est pas bénigne comme vous le dites. Après tout, c’est un jugement non pas au faciès mais à la conscience.
Au contraire, je vous encourage à être fairplay et éthique comme je pense que beaucoup parmi vous veulent l’être. Mais je suis aussi intrigué …
Au fond, pourquoi faites-vous barrage aux chrétiens ? Je suis sûr que beaucoup dans votre équipe et votre public ne sont pas anti-chrétiens. Vos grands-parents eux-mêmes étaient chrétiens et ce sont eux qui vous ont transmis beaucoup des bonnes choses qui sont en vous.
La raison que vous invoquez est que le film chrétien PROMESSE n’est pas un projet « durable, ouvert et de diversité ». C’est apparemment joli et certainement un slogan politique mais la réalité paraît opposée. En effet, à propos « d’ouverture », c’est en fait bien vous qui fermez votre boutique à un client pour ses valeurs. Durabilité ? Le film PROMESSE veut transmettre aux jeunes une éthique de vie qui les rendra heureux et constructifs pour la vie. Diversité ? Elle se trouve dans mon film en âges, races, et religions comme on peut le lire dans notre « histoire du film en bref ». Ceci est donc bizarre…
J’examine si mon film PROMESSE qui propose une aventure avec jeu dans la nature est néfaste aux jeunes. Nope ! En fait, la plupart des parents rêvent de voir leurs enfants quitter les écrans vidéo pour aller au soleil. Peut-être est-ce un article de la loi scoute… Est-ce : « Le scout ne fait rien à moitié » ? Pas du tout. Ou alors est-ce l’un des Dix Commandements ? « Tu ne convoiteras pas les biens de ton prochain » ? Ça ne peut toujours pas être ça…
Par contre, on découvre que vous acceptez des projets comme Le Culte des Abysses. A la frontière du vide et le Dieu sans Nom ou encore Sorcière Magda et les petits pots d’amour. Alors là, on sent que l’on tient une explication. Car si vous refusez un projet chrétien mais favorisez des projets sataniques, vous faites peut-être un choix terrible. N’avez-vous jamais connu de personnes possédées ? Elles sont loin de l’ouverture, de la durabilité et de la diversité. J’ai vu au contraire le désespoir, la pauvreté et la maladie. Mais je crois encore en la conscience de certains parmi vous.
En attendant, voici le calendrier qui est devant moi.
Ce soir, je pourrais informer mes frères et sœurs chrétiens à travers le monde et tous les gens bien sur Instagram, YouTube et Facebook. Leur parler en faveur de Credofunding en France ou Indiegogo sur le monde. Cette lettre serait publiée en Français et en Anglais.
Demain matin, je pourrais informer les journalistes (y compris Journalistes sans Frontières) que je connais en France et aux USA.
Parce qu’il faut dire clairement que votre pouvoir social est trop important pour vous laisser opérer une ségrégation idéologique. Que penseriez-vous d’une ségrégation d’opinion au moment où vous loueriez un appartement, ou étiez embauché ? Que serait l’étape suivante ? Vous vous rendez compte, n’est-ce pas, que vous faites une ségrégation rappelant celle des Romains au temps de Jésus, des nazis ou des communistes en Chine actuellement ?
Et pourtant, nous sommes potentiellement vos amis. Je vous trouve sympathiques, à part cette atteinte à la liberté d’expression et cette curieuse préférence aux œuvres sataniques. Il en est au point où l’on se demande si vous n’êtes pas vous-mêmes forcés.
En bref, je sais et vous savez que cela ce n’est pas bien.
S’il vous plaît donc, chère plateforme, reconsidérez votre décision et laissez PROMESSE, le film chrétien d’aventure qui met en valeur le scoutisme et la foi être traité comme toute autre client.
Ne tentez pas d’étouffer PROMESSE, le film international en faveur du scoutisme et de la foi chrétienne. Nous avons trop d’espérance pour cela.
Daniel Rabourdin
Réalisateur indépendant du film PROMESSE
L’irrecevabilité de la décision du conseil constitutionnel du 5 aout 2021 : la peur doit changer de camp
De Pierre-Antoine Pontoizeau pour le Salon beige:
Le droit positif se distingue de l’abus de pouvoir ou d’autorité en ceci que ce droit est construit, positif, cohérent et rationnel. Ce n’est pas la simple autorité de l’institution qui légitime sa décision, nous ne sommes plus sous l’ancien régime. Ce qui fonde, c’est la reconnaissance de sa légitimité, soit sa conformité au principe du droit positif : rationalité et cohérence que chacun peut apprécier pour consentir raisonnablement à la décision.
Qu’en est-il de la décision du conseil constitutionnel du 5 août 2021 ? Toute la décision se fonde sur une notion extra-juridique : la crise sanitaire. En effet, celle-ci est l’unique argument qui autoriserait de renverser les principes jusqu’à priver de mouvement, licencier, etc. Deux critiques rendent caduques l’autorité de cette décision.
Premièrement, avant d’examiner la notion de crise sanitaire, le conseil constitutionnel n’est pas compétent pour délier la France de ses nombreux engagements internationaux dont une multitude de signatures : à la déclaration d’Helsinki portant sur les principes éthiques applicables à la recherche médicale impliquant des êtres humains de 1964 [1], à la convention d’Oviedo pour la protection des droits de l’homme et de la dignité de l’être humain à l’égard des applications de la biologie et de la médecine dîtes Convention sur les Droits de l’Homme et la biomédecine de 1997 [2], à la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme de l’UNESCO de 2005 [3], et plus récemment les rappels dans la résolution 2361 du Conseil de l’Europe de 2021 [4]. La décision du conseil constitutionnel viole les engagements de la France concernant l’expérimentation médicale, le consentement libre et éclairé, l’absence de pression sociale et politique, etc. Pour cette seule et première raison, la décision est déjà irrecevable, mettant la France en infraction grave de ses engagements internationaux. Il ne s’agira donc pas de désobéissance pour les soignants, mais de confronter la France à la violation de ses engagements. Personne ne peut être contraint à la vaccination en phase d’expérimentation avec une autorisation temporaire de mise sur le marché. En refusant de se faire vacciner, les soignants peuvent faire valoir l’ensemble du corpus visant à protéger les personnes d’une violation de leur intégrité physique, voire engager des actions judiciaires contre leurs hiérarchies devant les tribunaux administratifs puis toute la chaîne judiciaire. Avant cela, diffuser à leurs collègues et déclencher des grèves dès septembre 2021. Il faut d’ores et déjà largement publier ces textes et les faire connaître à ceux qui seront solidaires, comme à ceux qui voudraient contraindre. Les syndicats ont un rôle éminent à jouer pour défendre les salariés dans leur droit les plus fondamentaux.
Deuxièmement, ce même conseil n’est pas compétent en matière de santé publique. Or, il fonde sa décision sur la notion de crise sanitaire pour légitimer toutes les restrictions des libertés fondamentales, une obligation vaccinale pour une première catégorie de personnels et des discriminations actives ou passives avec le « passe sanitaire ». Sur le plan du droit positif, rappelons-le une dernière fois, le conseil à une obligation de rationalité et de cohérence pour fonder ses décisions, et ce, afin d’éviter l’arbitraire. A-t-il défini la crise sanitaire ? Non. La notion n’est pas décrite, elle n’est pas définie et aucun critère objectif ne vient l’étayer. Le conseil n’a pas pris la précaution de cette définition juridique pour dire ce que serait l’urgence ou la crise sanitaire. Mais plus encore, le pourrait-il ? Non là encore, parce que le conseil constitutionnel n’a pas la compétence de définir cette notion, étant juriste et non médecin. Elle est donc hors d’atteinte des Sages. Ils s’appuient alors sur une appréciation subjective du législateur, sans critère rationnel qui motiverait de déroger aux principes de liberté de travailler, de circuler, de commercer, etc. Ils auraient pu tenter de la fonder sur une surmortalité tragique. Ils ne l’ont pas fait et pour cause, elle n’existe pas. Ils auraient pu tenter de la fonder sur les effets de la maladie comme des handicaps et des arrêts de maladie massifs atteignant les forces vives du pays ? Ils n’existent pas. Le conseil viole donc les droits fondamentaux à partir d’une appréciation politique subjective pour laquelle il n’est pas en position de juger. C’est pourquoi sa conclusion devait être inverse. En effet, faute d’une définition rationnelle soumise par le législateur concernant ce qu’est et n’est pas une crise sanitaire, une telle remise en cause des libertés individuelles est bien irrecevable, autoritaire, abusive.
A ce stade, la crise sanitaire est donc une fiction juridique et une invention politique dont les critères objectifs n’ont pas été exposés par le législateur. En conséquence, la décision a comme seule légitimité, celle de l’autorité de l’institution, mais cela ne suffit pas. Les Sages ont de ce fait trahi la République fondée sur le savoir scientifique disponible. Nous sommes donc dans l’abus de pouvoir, le détournement des institutions, l’arbitraire.
Il y a maintenant deux modes d’action à promouvoir partout autour de nous. Mettre chacun face à ses responsabilités personnelles : pénales surtout, car nous sommes dans la discrimination, nous sommes dans le viol du secret médical, nous sommes dans l’exercice d’une contrainte pouvant engager la vie et des séquelles graves. Chaque employeur hospitalier pour commencer, doit prendre la mesure de son risque pénal en cas de décès par exemple. Chaque hiérarchie doit être confrontée à sa responsabilité des qualifications d’empoisonnement, de mise en danger de la vie d’autrui, de complicité de crime, parce que les données de pharmaco-vigilance sont elles aussi alarmantes [5]. Même si certains argueront que la corrélation-responsabilité du « vaccin » n’est pas avérée pour chaque cas, le nombre de décès pour le seul Pfizer en France au 1er juillet 2021 (761) et les mises en jeu du pronostic vital (2551) devraient inciter, en vertu du principe de précaution, à énormément de prudence et de sensibilisation au lieu et place d’une obligation dangereuse. Même si le « vaccin » est imputable à 50 % des cas, c’est 330 morts et 1275 pronostics vitaux engagés ! Un directeur d’hôpital s’imagine-t-il à l’enterrement d’une personne brutalisée et vaccinée de force ? Imagine-t-il qu’il pourra encore un jour de plus diriger les équipes ? Il aura pris la responsabilité de contraindre au 15 septembre 2021, de licencier, de diviser, voire de contribuer par sa contrainte à conduire au décès d’un personnel de santé.
C’est pourquoi il est temps de pratiquer la sanction éthique. Nous devons inciter à la vente des actions Pfizer et à faire prendre conscience aux établissement financiers qui détiennent des titres que le risque financier pour Pfizer est de même nature que celui de Monsanto [6] dans quelques affaires (coton, roundup, etc.). Plusieurs dizaines de milliers de morts imputables à la vaccination dont environ 50.000 déjà dénombrés aux USA, à une valeur moyenne de quelques millions de dollars par personne, c’est environ 150 milliards, soit la faillite de Pfizer déjà engagé dans des pertes plus modestes concernant les procès sur les opiacés responsables de la mort de milliers d’américains [7]. L’action Pfizer doit s’écrouler au regard du risque avéré sur la COVID-19. De même, les directeurs d’ARS et les membres de l’ANSM ont une responsabilité personnelle à ne pas interrompre une campagne de vaccination là où des précédents vaccins furent abandonnés au 50e décès. Comment vont-ils se justifier de ne pas avoir rapidement déclenché toutes les enquêtes et autopsies pour confirmer ou nuancer les premiers constats ? De même des journalistes et leurs directions doivent se voir exposé très clairement leur responsabilité de diffuser des fausses nouvelles qui atteignent à l’intégrité psychique et physique des citoyens. L’incident de CNews entre Jean-Frédéric Poisson [8] et un journaliste est d’une extrême gravité. Le journaliste exerce en direct une censure. Il conteste la véracité de chiffres pourtant disponibles depuis le 1er juillet sur le site de l’ANSM, soit un mensonge, un déni de fait, même si la prudence invite à ne pas les attribuer mécaniquement au « vaccin », mais la réciproque est aussi vraie, sans envisager par magie que 100 % de ces cas seraient dissociables (proposition statistiquement insoutenable). Leur travail n’est plus factuellement l’information ou l’exposé des avis, c’est une censure avérée au nom d’une prétendue vérité éditoriale. Où est le respect de la déontologie, le respect de la liberté d’expression et de pensée à l’antenne dans un tel contexte ? Il y a une entrave manifeste à la libre information et à la diffusion des informations publiques. L’éthique impose là encore de répondre d’abord par un appel au boycott de ces médias. Ne plus les écouter, ne plus les regarder et faire chuter massivement leurs audiences très rapidement. Les populations doivent maintenant multiplier leurs modes d’action en citoyens libres de leurs choix.
En conclusion, la décision est totalement irrecevable parce qu’elle ne répond pas au critère de rationalité qui fonde l’institution républicaine. Or, c’est au nom même de cette exigence de rationalité scientifique que le peuple souverain a le droit et le devoir prévu par la déclaration des droits de l’homme d’interrompre le cycle de la dérive irrationnelle et arbitraire du pouvoir. Cette situation inédite montre toute la fragilité des institutions et des hommes face à l’abus d’autorité et quelques cupidités prédatrices. Il faut urgemment instaurer des lois dont l’unanimité du parlement quand il s’agit des libertés publiques. Elles sont inaliénables, elles sont sacrées et y atteindre ne devrait être qu’exceptionnel, ce qui requiert la raison partagé de la totalité des élus dans un élan rationnel légitime qui fonderait une telle exception : guerre chimique ou bactériologique par exemple légitimant temporairement un état d’exception.
[1] https://www.wma.net/fr/policies-post/declaration-dhelsinki-de-lamm-principes-ethiques-applicables-a-la-recherche-medicale-impliquant-des-etres-humains/;
[2] https://www.coe.int/fr/web/bioethics/oviedo-convention;
[3] https://fr.unesco.org/themes/%C3%A9thique-sciences-technologies/bioethique-droits-humains;
[4]https://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/commission/affaires_europeennes/APCE/divers/2021_01_Textes_Adoptes_1re_partie_session.pdf;
[5] https://ansm.sante.fr/uploads/2021/07/16/20210716-vaccins-covid-19-rapport-pfizer-periode-28-05-2021-01-07-2021-2.pdf; le dossier concernant Pfizer
[6] https://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/16/monsanto-un-demi-siecle-de-scandales-sanitaires_1643081_3244.html;
[7] https://www.leparisien.fr/societe/sante/crise-des-opiaces-aux-etats-unis-d-autres-laboratoires-vont-payer-28-08-2019-8140602.php; et https://www.sciencesetavenir.fr/sante/fentanyl-et-crise-des-opiaces-les-cinq-choses-a-savoir_138343; Nous parlons bien de centaines de milliards pour ce scandale des opioïdes.
[8] https://www.youtube.com/results?search_query=cnews+jf+poisson;
Cherbourg : il voulait “fumer les chrétiens”
Derrière la basilique Sainte-Trinité de Cherbourg-en-Cotentin, dans la Manche, dimanche 8 août vers 11 h 45, une dizaine d’agents de la police sont intervenus au domicile d’un homme en état d’ivresse, en possession d’une arme factice. L’homme a été rapidement interpellé puis placé en garde à vue.
Ce que ne dit pas Ouest-France, mais que nous raconte un témoin, c’est que lors de la messe de 11H00, des fidèles entendant du bruit sur le parvis sont sortis et se sont trouvés face à un énergumène, accompagné d’une femme portant un maillot frappé du drapeau algérien, menaçant de “fumer les chrétiens”. L’un des fidèles a tenté de le raisonner, après avoir prévenu la police. La police, à son arrivée sur les lieux, a interdit aux témoins de filmer ou de photographier la scène avant d’aller interpeller l’individu à son domicile à quelques mètres de la basilique de la Ste Trinité.
Changement de programme à Radio courtoisie
A la rentrée, Radio Courtoisie lance une tranche d’information de 7h à 9h. Cette matinale sera dirigée par Clémence Houdiakova, qui, depuis cinq ans, animait l’émission d’André Bercoff sur Sud Radio. Pour elle, le défi est simple :
« Nous sommes en guerre idéologique. Il faut organiser la résistance intellectuelle. Armer et réarmer les esprits. »
Autour d’elle, gravitera une équipe de partenaires venus de la réinfosphère et du monde associatif, comme Christian Bex, ancien patron de la matinale de France Inter, Jean-Louis Tremblais, grand reporter au Figaro magazine, qui a parcouru les zones de guerre de Bosnie ou du Kosovo, Charlotte d’Ornellas et Gabrielle Cluzel, François Bousquet, Charles de Meyer, Anne Coffinier, et bien d’autres.
C’est arrivé un 10 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 10 août : saints du jour français ou en France.
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Bx Claude-Joseph Jouffret : prêtre et martyr
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Bx François François : OFM cap et martyr
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Bx Lazare Tiersot : prêtre chartreux et martyr († 1794)
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Bx Claude-Joseph Jouffret
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Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont, sulpicien, François François, capucin, et Lazare Tiersot, chartreux, tous trois prêtres et martyrs. Sous la Révolution française, à cause de leur sacerdoce, ils furent détenus, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, où ils achevèrent leur martyre.
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le 10 août 654 : élection du pape saint Eugène 1er.
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le 10 août 1498 : début du procès pour la dissolution du mariage de Louis XII avec Jeanne de France.
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le 10 août 1519 : les apparitions de Notre Dame à Cotignac à Jean de la Baume, bûcheron provençal.
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Le 10 août 1519, en la fête de saint Laurent, la Vierge Marie, accompagnée de saint Michel l’Archange et de saint Bernard, apparaît dans les champs à un homme très pieux nommé Jean de la Baume. Elle lui commande de dire, de sa part, au clergé et à la communauté de Cotignac d’aller en procession, sur le Mont Verdaille, et d’y bâtir une église, sous le vocable de Notre-Dame de Grâces, « pour autant qu’elle voudrait faire plusieurs grâces et faveurs à ceux qui l’invoqueraient en ce lieu ».
Un pèlerin illustre, le Roi Louis XIV, est venu la remercier pour le don de sa naissance. Aujourd’hui de nombreux pèlerinages ont lieu au sanctuaire notamment pour les pères et mères de famille, les couples en désir d’enfant, etc.
Le pape Léon X accorde d’importantes faveurs au sanctuaire par une bulle de 1521.
Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l’Escalade)
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le 10 août 1535 : découverte par Jacques Cartier du fleuve Saint-Laurent.
Le navigateur français Jacques Cartier atteint l’embouchure du fleuve qu’il baptise du nom du saint du jour, Saint-Laurent. Il a réussi à convaincre le Roi François Ier de financer un voyage pour découvrir le passage par le nord entre l’Océan Atlantique et Pacifique. Il baptise d’abord ainsi la baie. Plus tard, ce nom est aussi donné au fleuve.
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le 10 août 1557 : bataille de Saint-Quentin.
Cette bataille ouvre la voie à l’armée espagnole en direction de Paris. Philippe II d’Espagne et ses 60 000 hommes peuvent marcher sur Paris malgré le manque de ravitaillement. Le duc de Guise rentre d’Italie pour tenter de rétablir la situation. Il parvient à reprendre Calais.
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le 10 août 1615 : les Français célèbrent une première messe dans la région des Grands Lacs, à Carhagouha. Une croix y est plantée.
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le 10 août 1678 : signature du traité de Nimègue.
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Signé entre les Provinces-Unies et la France, il met fin à la guerre de Hollande qui sévit de 1672 à 1678. La France s’engage à rendre Maastricht et la principauté d’Orange à la Hollande et se retire de certaines forteresses aux Pays-Bas espagnols. En revanche, l’Espagne perd des territoires au profit de la France (notamment la Franche-Comté).
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le 10 août 1792 : prise des Tuileries après de sanglants combats.
Prise du palais des Tuileries
Jean Duplessis-Bertaux, Musée national du Château de Versailles
Le 10 août 1792, la commune insurrectionnelle de Paris, armée et guidée par les révolutionnaires du duc d’Orléans, grand maître du Grand Orient s’empare du Palais des Tuileries et massacre la Garde Suisse, soit plus de 1000 soldats, au service du Roi de France depuis la bataille de Marignan et le traité de paix perpétuelle entre les deux pays.
Le Roi est arrêté et accusé de trahison. La famille royale va être emprisonnée à la prison du Temple. Bonaparte assiste au saccage du palais des Tuileries et au massacre des gardes suisses par les émeutiers.
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le 10 août 1795 : les Anglais arment l’Armée Catholique et Royale.
Charette reçoit une livraison importante d’armes et de munitions anglaises sur la plage du Bec entre Saint-Jean-de-Mont et Saint-Gilles. Un va-et-vient incessant va durer deux jours et deux nuits entre les huit vaisseaux ancrés au large et la côte. Quatre-vingt chariots de blé repartent dans la nuit du 11 au 12 pour payer la livraison anglaise. Le 22 août Charrette reçoit son brevet de généralissime signé par Louis XVIII et le cordon rouge de la Croix de St Louis, peu d’opérations d’envergures ont lieu cette fin d’été 1795, Charette espérait et attendait la venue du comte d’Artois. Déçu il licencie ses 12000 hommes le 14 septembre 1795.
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le 10 août 1793 : tentative d’inauguration du Musée du Louvre.
L’idée de transformer le Louvre en musée naît sous Louis XV. Le projet se transforme en loi le 6 mai 1791. Pour tenter de faire oublier les horreurs du massacre des Tuileries du 10 août 1792, la révolution veut inaugurer le nouveau musée, symboliquement le 10 août suivant. Cela ne peut se faire et a finalement lieu le 8 novembre 1793.
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le 10 août 1806 : la couronne d’épines reçue par Saint Louis est placée dans la cathédrale Notre-Dame de Paris lors d’une grande cérémonie.
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le 10 août 1813 : déclaration de guerre de l’Autriche à la France.
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le 10 août 1903 : un incendie dans la ligne 2 du métro parisien, à la station Couronnes, cause 84 morts par asphyxie.
Un incendie, dû à un court-circuit, à la station Couronnes, sur la ligne Porte Dauphine – Nation, fait 84 victimes. Les passagers, priés de sortir, s’entassent sur le quai pour demander un remboursement. Le feu les piège dans la station.
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le 10 août 1920 : début du mandat français en Syrie.
C’est au cours de la conférence de Sèvres que la Société des Nations donne un mandat à la France en Syrie. Il vise à permettre à l’Etat arabe d’accéder à l’indépendance.
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- le 10 août 1945 : déposition écrite du cardinal Liénart, archevêque de Lille, au procès du Maréchal Pétain
Monsieur le Procureur Général m’ayant fait savoir que j’étais cité comme témoin au procès de M. le maréchal Pétain, je considère comme un devoir de répondre à cet appel. Mais je prie la Haute Cour de Justice de m’excuser si je ne puis me présenter moi-même à la barre et de bien vouloir accepter ma déposition écrite.
Je tiens aussi à déclarer que, résolu à me tenir, comme il convient à un évêque, en dehors de toute politique, je n’ai d’autre but en intervenant que d’essayer de rendre justice à un homme, dont la longue carrière d’honneur et de gloire est menacée de s’achever dans la plus cruelle infortune.
Je n’ai vu le Maréchal qu’une fois pendant l’occupation allemande. C’était au mois d’avril 1942. Je n’avais pas choisi la date, étant soumis comme tout le monde au caprice des laissez-passer pour franchir la ligne de démarcation, mais il s’est fait que je suis arrivé à Vichy à un moment particulièrement grave.
Dès ma première entrevue, le Maréchal y fit allusion en ces termes :
— J’attends d’un moment à l’autre un ultimatum. Les Allemands veulent m’imposer un ministre de leur choix, dans des conditions telles que pratiquement c’est lui qui gouvernerait sous mon nom. Je n’en veux pas. Pour me contraindre, ils vont en venir aux menaces. Quand je les connaîtrai, je verrai quel parti prendre pour sauvegarder le mieux possible les intérêts de la France.
Ainsi, le Maréchal m’apparaissait du premier coup en plein conflit avec les Allemands. Loin de se prêter complaisamment à leurs volontés, je le voyais engagé dans une résistance opiniâtre à leurs manœuvres et à leurs exigences. Il fallait, pour obtenir de lui quelque chose, que les Allemands en viennent â le placer, par ultimatum, devant des menaces précises et graves pour la France. Alors des deux maux entre lesquels l’ennemi lui laisserait le choix, il écarterait celui qui lui paraîtrait le plus dangereux pour la patrie et ne subirait l’autre que par force.
Dans cette attitude et dans cette tactique, j’ai reconnu avec émotion le Chef sous lequel j’avais eu l’honneur de servir autrefois à Verdun. Devant la puissance écrasante d’une armée allemande, supérieure en nombre et en armement, le général Pétain avait su nous inspirer le même esprit de résistance, nous faire défendre pied à pied, pendant des mois et des mois, les quelques kilomètres qui séparent Douaumont, Vaux et le Mort-homme du cœur de Verdun, ne cédant du terrain que quand il n’y avait plus moyen de le tenir, mais nous retranchant aussitôt derrière pour opposer un nouvel obstacle à l’ennemi. Il avait dit : « Ils ne passeront pas ! » et si nous avons dû reculer pas à pas sur ce champ de bataille illustre, « ils » ne sont pas passés !
Cette fois, le Chef était seul devant un ennemi tout-puissant. À son tour, il « tenait » jusqu’à ce qu’il fût contraint de céder du terrain, mais il se retranchait de nouveau, attendant visiblement que les armées alliées fussent prêtes à entreprendre l’offensive libératrice, comme elles l’avaient fait en 1916, en gagnant sur la Somme la bataille qui dégagea Verdun.
Voilà, je l’affirme, l’impression très vive que j’ai retirée de mon entrevue avec le maréchal Pétain, en avril 1942. Je l’ai retrouvé égal à lui-même, faisant face à l’adversaire avec la même fermeté qu’autrefois, uniquement préoccupé de la France, s’obstinant à tenir jusqu’à ce qu’elle puisse être délivrée.
Ma conviction très nette est que le maréchal Pétain, loin d’avoir trahi sa patrie, n’a voulu que la servir. Réduit par la circonstance à ne jouer qu’un rôle obscur et pénible dans ses relations avec l’occupant, le Maréchal a consacré du moins ses efforts à conserver et à développer les énergies internes et les forces morales de la France.
Sans juger sa politique intérieure, à laquelle d’ailleurs l’Église ne s’est pas plus inféodée qu’à aucune autre, il me semble juste de ne pas sous-estimer cet effort, destiné dans sa pensée à préparer le relèvement de la patrie. Il s’est appliqué à rendre à la jeunesse de France, si cruellement éprouvée par les événements, son idéal, sa confiance en elle-même, la conscience du rôle essentiel qu’elle aurait à jouer pour l’avenir du pays, le goût du travail bien fait et le sens de la communauté nationale.
Il a agi de même en faveur de toutes les autres sources d’énergie française : la famille en particulier, éternelle victime des guerres et cependant assise fondamentale de la cité. Quant aux forces spirituelles et religieuses, il n’a cessé de faire appel à leur concours. S’il est vrai qu’une grande âme est maîtresse du corps qu’elle anime, ne fallait-il pas, à l’heure où nos forces matérielles étaient réduites à l’extrême, mettre en œuvre les forces spirituelles dont vivait l’âme de la France et qui préparaient sa résurrection ?
J’y vois la preuve que le Maréchal n’a jamais douté de l’avenir de la France et, qu’à travers les malheurs du moment, il a travaillé avec tous les moyens dont il pouvait encore disposer, à le rendre digne de son glorieux passé.
Quand un homme a eu à gouverner dans des circonstances aussi tragiques, il faut, pour le juger équitablement, dresser en face des maux qu’il n’a pu éviter à la France, la liste de ceux plus graves encore qu’il a réussi à lui épargner.
La Haute Cour est appelée à prononcer une des sentences les plus graves de notre Histoire. Je ne veux pas douter qu’elle ne rende justice à un soldat dont la vie s’est écoulée au service de la France, dont le nom demeure attaché à quelques-unes de ses pages les plus glorieuses et qui, aux heures les plus sombres, a cherché du moins à « atténuer son malheur ».
Qu’elle fasse en même temps œuvre d’union. Après tant d’années d’oppositions fatales, l’heure n’est-elle pas enfin venue de la réconciliation nationale ? Que chacun s’élève au dessus de ses passions personnelles ou partisanes pour ne plus voir que la France meurtrie. Serrés autour de son libérateur, le général de Gaulle, travaillons tous d’un cœur généreux et fort, au relèvement de notre patrie qui ne pourra se faire qu’avec le concours de tous les Français.
Signé : Achille Cardinal Liénart, Évêque de Lille
Un commentaire d’Yves Chiron : « Les ouvrages consacrés à ‘l’Église sous Vichy’ parus ces dernières années ont oublié cette déclaration au Procès Pétain. De manière générale, les actes du procès Pétain sont peu connus voire ignorés par les historiens de ces vingt dernières années. C’est un sujet d’étonnement que la sélection qu’opère souvent le travail historique : des sources, des noms, des faits sont écartés, par ignorance, par malveillance ou par manque de rigueur et c’est une autre histoire qui est racontée, incomplète, biaisée idéologiquement ou fantaisiste. » (Présent n° 6201, samedi 28 octobre 2006)
le 10 août 2011 : un morceau de corniche de la cathédrale Notre-Dame au Havre s’effondre.
Il n’y a pas de blessés. Mais pendant ce temps il se construit au moins une mosquée par semaine en France (source du ministère de l’intérieur). Après avoir volé les biens de l’Eglise, l’Etat français refuse de les entretenir et les laissent s’écrouler, bien que dans le même temps la plupart aient été classés monuments historiques.
Même les lépreux étaient mieux traités
Ce jour commence une discrimination comme il n’y en a jamais eu au cours de l’histoire, et cela dans « la patrie de la liberté et des droits de l’homme ».
Voilà déjà bien longtemps que je ne peux plus entrer dans une boutique, parce qu’il n’est pas question que je me mette une serviette hygiénique sur la figure.
Depuis le 21 juillet je n’ai plus le droit d’aller au cinéma, au théâtre, au concert.
Et à partir de ce jour je n’ai plus le droit d’aller au bistro ou au restaurant, ni de prendre le train ou l’avion.
Certains ont évoqué l’étoile jaune, mais la comparaison n’est pas pertinente : l’étoile jaune n’empêchait pas d’aller au restaurant ni de prendre le train.
Certains ont évoqué l’apartheid, mais la comparaison n’est pas pertinente : l’apartheid n’empêchait pas les noirs d’avoir leurs restaurants ni de voyager.
On pourrait aussi penser à la dhimmitude, mais la comparaison n’est pas pertinente : la dhimmitude n’empêchait pas les chrétiens d’avoir leur propre vie sociale et culturelle.
Si l’on s’en tient à cette discrimination précise entre vaccinés et non vaccinés (aggravée par la discrimination entre les accros du smartphone et ceux qui comme moi ne savent même pas ce qu’est un QR Code), je ne vois donc aucune comparaison possible dans l’histoire.
Nous sommes les lépreux des temps modernes. Et même pour certaines messes, les nouveaux lépreux ne sont pas autorisés.
« Cet étranger n’était pas expulsable malgré son arrêté d’expulsion tant que son contrôle judiciaire n’était pas levé »
La justification de Gérald Darmanin à propos du Rwandais qui a assassiné un prêtre est ubuesque.
Marine Le Pen a en effet souligné que cet immigré pourtant clandestin, poursuivi pour avoir incendié la cathédrale de Nantes, n’avait toujours pas été expulsé:
En France, on peut donc être clandestin, incendier la cathédrale de #Nantes, ne jamais être expulsé, et récidiver en assassinant un prêtre.
Ce qui se passe dans notre pays est d’une gravité sans précédent : c’est la faillite complète de l’Etat et de @GDarmanin. MLP #Vendée https://t.co/RDYXzEKLKl
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) August 9, 2021
Ce à quoi le sinistre de l’Intérieur a répondu :
Quelle indignité ! Plutôt que de dire sa compassion aux catholiques qui ont accueilli ce meurtrier, madame le Pen polémique sans connaître les faits : cet étranger n’était pas expulsable malgré son arrêté d’expulsion tant que son contrôle judiciaire n’était pas levé. https://t.co/eZh3r4OdJr
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) August 9, 2021
Donc, si je comprends bien, un immigré clandestin qui ne veut pas être expulsé, doit tout faire pour vivre sous contrôle judiciaire ! Il doit donc commettre des crimes et délits !
L’immigré qui avait incendié la cathédrale de Nantes vient de tuer un prêtre
Emmanuel Abayisenga, l’immigré clandestin rwandais qui avait incendié la cathédrale de Nantes, a tué le prêtre qui l’avait accueilli dans sa communauté à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée).
Il a affirmé aux forces de l’ordre avoir sauvagement tué un prêtre de 60 ans. Il avait pourtant reçu en 2019 une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Tout mon soutien aux catholiques de notre pays après le dramatique assassinat d’un prêtre en Vendée. Je me rends sur place.
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) August 9, 2021
Le brûleur de cathédrale et tueur de prêtre Emmanuel Abayisenga avec le pape pro-migrants @Pontifex_fr. #Vendee #Nantes pic.twitter.com/zV3GOG0nd7
— Damien Rieu (@DamienRieu) August 9, 2021
Olivier Véran lance une enquête urgente sur les échecs du “vaccin”
Une enquête a été lancée en urgence le 3 août par le ministère de la santé pour évaluer les échecs dus au Covid…
Pour répondre à la progression du variant Delta sur le territoire national et dans la continuité des travaux d’évaluation de l’efficacité de la vaccination dans la lutte contre la Covid-19, il est important de maintenir un suivi des échecs vaccinaux ainsi que des regroupements d’échecs vaccinaux et notamment ceux identifiés chez des personnes chez qui est suspectée la présence du variant Delta. Ce message DGS-Urgent vise à cet effet le rappel des procédures de signalements.
Mieux, l’enquête s’intéresse aux morts du “vaccin” :
Les cas d’échecs vaccinaux dits « graves » sont les échecs vaccinaux ayant entrainé une mise en jeu du pronostic vital ou ayant conduit au décès, ainsi que les hospitalisations qui ne sont pas dues à la surveillance en lien avec des comorbidités sans signes d’aggravation de la maladie.
A quand des poursuites conter ceux qui racontent des âneries ?
Il a raison d’avoir les foies le @olivierveran
Les autres aussi devraient flipper, jusqu’au plus “haut niveau” pic.twitter.com/UZgS5QabbT
— FBI GRD (@Bretooc) August 8, 2021
Concernant les effets secondaires de ce vaccin, un groupe Facebook récolte des témoignages…
Le 15 août sur la chaîne C8
Un programme à donner des boutons à tous les laïcistes, mais qui rappelle, en ce jour de fête de l’Assomption, que la France est consacrée à Notre-Dame.
Journée catholique le dimanche 15 août sur @C8TV :
10H30-13H05 : Messe du 15/08
13H05-17H : Téléfilm #JeanPaulI
17H-20H30 : Téléfilm #MèreTeresa
20H30-22H45 : Téléfilm #SaintPhilippeNéri pic.twitter.com/F6zAyuHHpf— Nicolas Mlb (@NMalaboeuf) July 27, 2021
La messe sera une retransmission en direct du sanctuaire de Cotignac.
La journée de C8 débutera à 10H30 avec une introduction de la messe présentée par Véronique Jacquier et Louis Daufresne qui se trouveront sur place. C8 retransmettra dès 11 heures la messe du 15 août célébrée par Monseigneur Dominique Rey depuis Cotignac.
A partir de 13H05, la chaîne proposera les deux épisodes de la mini-série “Jean-Paul II” avant d’enchaîner à 17H avec les deux épisodes du téléfilm “Mère Teresa”.
Enfin, C8 propose dès 20H30 le téléfilm “Saint-Philippe Néri”.
La Vierge Marie dans la mission de Jeanne d’Arc : le 12 août à Amboise
Le Curé d’Amboise, l’abbé Grard, accueille dans sa paroisse le 12 Août prochain l’association universelle des amis de Jeanne d’Arc pour une soirée en l’honneur de Sainte Jeanne d’Arc et de la Vierge. L’association donnera une conférence qu’il accompagnera d’un chapelet et d’une messe. Nous l’avons interrogé :
Pourquoi accueillir dans votre paroisse d’Amboise cette conférence sur « La Vierge Marie dans la mission de Jeanne d’Arc » ?
Notre époque est marquée par une « Grande Epreuve », et cette épreuve est d’abord spirituelle avant d’être éthique, économique, sociale ou écologique. Nous n’avons pas d’abord besoin de solutions, mais d’un Sauveur. Les saints au Ciel continuent leur mission sur la terre dans la communion visible et invisible de l’Eglise. La Vierge Marie devenue, au pied de la Croix, Mère de l’Eglise, Mère de tous les peuples et Mère de tous les hommes, n’a pas cessé de venir visiter et encourager la France et le monde pour les réorienter sans cesse vers son Fils. Nous avons besoin de son intercession en ce temps où, à l’écoute de « ce que l’Esprit dit aux Eglises », on imagine que miséricorde et justice vont se rejoindre bientôt. Jeanne d’Arc a reçu sa part dans une mission de salut pour notre pays. Son aide nous est particulièrement nécessaire aujourd’hui. Patronne principale et patronne secondaire ne se font pas concurrence, bien au contraire !
Qu’est-ce qui caractérise Saint Jeanne d’Arc ?
Dans l’histoire du salut, Dieu a toujours de l’humour avec les ressources humaines : comme chef d’armée, une frêle jeune fille ; pour une mission hautement politique, une bergère illettrée et ignorante de tout ! Dieu déploie souvent sa puissance quand il donne à des êtres fragiles de lui rendre témoignage. Peu de raison et beaucoup de foi ! Pourtant cette jeune fille était loin d’avoir perdu la raison ! Sujet hautement délicat : lorsque le temporel et le spirituel s’imbriquant tellement profondément qu’ils conduisent des hommes à prendre les armes pour une défense légitime.
Faut-il se plonger dans la passé pour retrouver le chemin du ciel ?
Mémoire et identité vont de pair. Comment se projeter de manière juste sans savoir qui l’on est et comment le savoir, sans mémoire de sa propre histoire. Notre héritage peut être un poids mort. Il est aussi un socle où édifier notre vie. Tout homme, même si les liens du sang peuvent être brisés ou ténus, se reçoit d’une famille, d’une nation et d’une culture propre.
Rappelons enfin que dans la foi catholique, les saints, leurs charismes et leurs missions ne font pas partie du passé mais ils animent l’actualité du monde, dont nous découvrirons les merveilles lorsque nous paraitrons là-Haut, dans la gloire du Ciel.
Qu’à l’approche du 15 aout, avec sainte Jeanne d’Arc, la Vierge Marie nous obtienne la conversion des coeurs et l’illumination des consciences.

C’est arrivé un 9 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 9 août : saints du jour français ou en France.
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Bx Claude Richard : prêtre, bénédictin et martyr († 1794)
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Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Claude Richard, prêtre bénédictin et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut expulsé de Moyenmoutier dans les Vosges et déporté sur un bateau négrier. Au plus fort de la contagion qui sévit à bord, il s’offrit pour assister ses confrères malades et fut lui-même emporté au bout de quelques semaines.
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le 9 août : fête de sainte Edith Stein, carmélite.
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le 9 août 870 : signature du troisième Traité de Mersen qui partage la Lotharingie.
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le 9 août 1048 : mort du pape Damase II.
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le 9 août 1336 : création du Collège de Hubant.
Le collège de Hubant est fondé par Jean de Hubant, dans la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève à Paris. Ce conseiller du Roi, président de la Chambre des Enquêtes au Parlement de Paris, utilise sa fortune personnelle pour cela. Cet établissement prend par la suite le nom d’Ave-Maria.
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le 9 août 1420 : mort du cardinal et géographe Pierre d’Ailly.
Pierre d’Ailly, né à Compiègne en 1351, est un cardinal français et universitaire qui meurt à Avignon. Alors envoyé au concile de Constance (1414-1418), il entreprend la lecture du manuscrit du “Guide géographique” de l’astronome et mathématicien grec Ptolémée, premier traité de géographie mathématique.
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le 9 août 1471 : élection de Francesco Della Rovere comme pape, sous le nom de Sixte IV.
Ses premières actions sont consacrées à la guerre contre les Turcs ; il ne parvient pas non plus à réunir les Églises orthodoxe et catholique par le mariage de Zoé Paléologue et d’Ivan III de Russie.
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le 9 août 1564 : promulgation de l’Édit de Roussillon qui fait commencer l’année le 1er janvier en France.
Selon les provinces du royaume et même selon les diocèses, le Roi de France Charles IX constate que l’année débute à Noël, comme à Lyon, le 25 mars, à Vienne, ou le 1er mars ou encore à Pâques. Pour éviter la confusion et les désordres qui en découlent, il impose cet Edit.
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le 9 août 1789 : premier emprunt de trente millions lancé par Necker.
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le 9 août 1789 : naissance de Nicolas Bochsa, l’un des plus célèbres harpistes du XIXe siècle.
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le 9 août 1830 : proclamation de la monarchie de Juillet.
Louis Philippe, le fils du régicide et maçon, Philippe l’Egalité, est proclamé roi des Français. Pas de sacre. Il abdique le 24 février 1848.
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le 9 août 1945 : bombardement de Nagasaki par les États-Unis avec une bombe au plutonium : 74 000 morts.
Trois jours après le lancement de la première bombe atomique américaine sur le Japon à Hiroshima, c’est la ville de Nagasaki qui est touchée. Cinq jours plus tard, l’empereur Hiro-Hito accepte une reddition sans condition.
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le 9 août 1947 : début du 6ème Jamboree mondial scout à Moisson dans les Yvelines, il est aussi appelé le « Jamboree de la Paix ».
Michel Barnier contre Michel Barnier
En 2015, Michel Barnier voulait une politique d’immigration :
En 2021, Michel Barnier veut un moratoire sur l’immigration :
Michel Barnier a l’ambition d’une feuille morte : il est dans le vent…
De l’enjeu anthropologique de la crise sanitaire
Éric de Rus, agrégé et docteur en philosophie, poète et spécialiste de la pensée d’Edith Stein, nous propose cette réflexion sur la crise actuelle :
Ce texte est une contribution à l’actuel débat de société sur l’obligation vaccinale et l’extension du passe sanitaire. Sans aucunement se substituer à l’approche médicale, juridique ou sociologique, cette perspective philosophique nous paraît déterminante pour l’examen de la situation en question qui engage la dimension cruciale de l’intériorité de la personne humaine.
Dans le contexte actuel de la politique sanitaire menée par le gouvernement français contre la covid-19, et plus précisément à l’endroit de ce que l’on nomme « l’obligation vaccinale », la notion de non-consentement responsable aurait-elle une légitimité ? Autrement dit, dans quelle mesure une objection de la conscience face à l’injonction du pouvoir politique serait-elle ici fondée ? En apparence, rien n’est moins évident si l’on en croit une certaine doxa qui désigne comme « irresponsables » les citoyens perplexes pour qui l’idée, non pas d’une préconisation vaccinale, mais d’une obligation vaccinale contre la covid-19, est sujette à controverse. Pourtant, plus d’un an après le début de cette crise sanitaire, nombre d’interrogations surgissent, persistent, voire s’avivent, témoignant qu’une situation qualifiée d’« urgence » ne saurait justifier en aucune manière la suspension du questionnement, condition essentielle de la formation du jugement et de la libre décision.
Sans viser à l’exhaustivité, et comme point de départ, nous pouvons pointer deux phénomènes qui interpellent immédiatement le sens commun.
Le premier phénomène concerne l’écart entre une mortalité relativement faible et la radicalité du discours officiel en faveur d’une vaccination massive de la population présentée comme l’unique solution, au point d’envisager des mesures fortement coercitives à l’encontre de celles et ceux qui ne voudraient pas, en conscience, s’y résoudre, puisque l’extension du passe sanitaire équivaut à contrôler la vie courante et à cliver les citoyens d’une même nation en leur réservant un traitement différent au regard de leurs droits respectifs selon qu’ils sont ou ne sont pas vaccinés, allant jusqu’à priver certains individus de l’accès aux soins, ce qui est une manière de ne pas les traiter humainement, en mettant ce faisant les médecins en contradiction avec le sermon d’Hippocrate1 , texte fondateur de la déontologie médicale.
Le second phénomène concerne la déconsidération entourant, dès le départ, les possibles thérapeutiques alternatives, notamment l’ivermectine, y compris pour les personnes ayant été infectées par la covid-19, puis rétablies, et alors même que le risque d’une réinfection, voire de réitérer une forme sévère est peu élevé. Là encore, la vaccination est présentée de façon unilatérale comme la seule issue.
Sous la teneur factuelle de ces phénomènes, ce qui interroge c’est la primauté exclusive accordée à la vaccination contre la covid-19 s’imposant comme une obligation. Cette interrogation oriente la réflexion vers la dimension problématique d’une telle politique sanitaire. En effet, qu’en est-il alors de l’exercice du libre consentement éclairé de la part des personnes se faisant vacciner ?
Le recours à des techniques inédites, et plus précisément l’inoculation de certains vaccins à ARN messager sur une population saine, relève bien de ce que l’on nomme une « expérience ». À ce titre, il est extrêmement problématique d’évincer la notion de « consentement volontaire » que le code de Nuremberg de 1947 nous a léguée en la posant comme un principe essentiel 2 . A fortiori, lorsque pour des vaccins les essais de phase 3 sont toujours en cours, il faut, comme le rappelle le règlement européen n°536/2014, que les personnes qui les reçoivent puissent exercer leur « consentement libre et éclairé3 ».
Mettre en avant « l’urgence sanitaire » ne suffit pas à lever la difficulté. Bien au contraire, puisqu’au cœur d’une telle urgence, et malgré la hâte qu’elle induit, certaines questions restent pendantes qui sollicitent avec force la réflexion et l’exercice du consentement volontaire du patient.
Par exemple, comment nier qu’en l’état actuel des choses le rapport entre les bénéfices escomptés et les risques encourus est très loin d’être cerné ? Les questions relatives au degré d’efficacité de ces vaccins, à leur innocuité à plus ou moins long terme, à leurs possibles effets iatrogènes, demeurent ouvertes. Ce ne sont pas là les seules questions, loin s’en faut4 .
Faire comme si tout cela était insignifiant, ou pire allait de soi, jusqu’à priver par la contrainte les individus de leur droit à exercer légitimement leur consentement libre et éclairé en la matière, est très inquiétant.
En écrasant de la sorte, par une stratégie de mise au pas généralisée, l’exercice du consentement volontaire, la politique sanitaire en vigueur s’attaque à la sphère de l’intime, à cet espace intérieur qui est le foyer de l’écoute de la voix de la conscience et du libre choix. Or c’est bien à partir de son intériorité la plus profonde que chaque personne humaine, se distinguant ontologiquement de l’animal comme de la machine, peut réellement se déterminer. Empêchée dans sa capacité à se décider à partir du point le plus intérieur de sa conscience, la personne « ne vit pas sa vie pleinement. Elle n’est pas en mesure d’accueillir ce qui lui vient du dehors de la manière qui lui convient : il y a des choses qui ne peuvent être accueillies qu’à partir d’une certaine profondeur et qui ne peuvent recevoir de réponse convenable qu’à partir de là5 . »
Un tel mépris de l’intériorité constitue une atteinte à la dignité inviolable de la personne humaine. Or ceci requiert notre plus haute vigilance, dans la mesure où nous ne savons hélas que trop bien à quel point la négation de la sphère intérieure de la liberté est liée à la dégradation de l’humain. Sur ce point, il est précieux de relire les analyses d’Hannah Arendt qui déchiffre l’emprise intérieure sur les individus comme le trait caractéristique de toute entreprise de « domination totale6 » de l’humanité en tant que « domination totalitaire7 », dont le but est de « rendre absolument problématiques et équivoques toutes les décisions de la conscience8 . »
Cependant, la vigilance à l’égard de tout ce qui porte atteinte à l’intériorité de la personne humaine se double paradoxalement d’une profonde espérance. En effet, si l’intériorité humaine est ce sur quoi la contrainte de la domination totale prétend s’exercer, cette même intériorité constitue justement le point de résistance qui barre la route à la volonté de domination9 . De sorte que c’est sur l’irréductibilité de cette même intériorité humaine que se fonde l’essence de la résistance spirituelle. Dans cette perspective, parler d’un non-consentement responsable c’est signifier essentiellement le refus légitime de donner son consentement à ce qui, par principe, en nie l’exercice et, ce faisant, représente une forme de violence infligée à l’être le plus intérieur de chaque personne humaine.
Par conséquent, et en résumé, l’attention accordée à la question cruciale du consentement libre et éclairé nous achemine au-delà de la seule question vaccinale. Car, n’en déplaise au matérialisme, in fine, ni la santé ni la vie ne sont en eux-mêmes un absolu, sans quoi il serait inenvisageable de les risquer, de les donner, voire de les perdre, au nom d’une valeur ou d’une cause supérieures. L’oublier, comme le rappelait Alexandre Soljénitsyne, c’est courir le risque de miser sur un prétendu développement de l’existence humaine « au détriment de l’ensemble de notre vie intérieure10 ». En d’autres termes, le passage du phénomène au fondement nous découvre l’enjeu essentiel de cette crise sanitaire qui est de nature anthropologique.
Quelle vision de la personne humaine sommes nous prêts à servir, à défendre et à léguer ?
À cette question qui engage nécessairement le genre de société que nous voulons pour nos enfants, nul n’a jamais pu se dérober durablement, en tant qu’elle lui fut toujours adressée, le moment venu, par les générations suivantes. Chaque existence humaine étant placée par l’histoire devant cette question, comme face à son horizon transcendant, a le devoir de l’affronter en décidant en conscience comment y répondre.
1 « Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité. J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. » Texte revu par l’Ordre des médecins en 2012 (Consulté le 9.08.21).
2 Voir § « 1. The voluntary consent of the human subject is absolutely essential. », in : Trials of war criminals before the Nuernberg [Nuremberg] military tribunals under Control Council law no. 10, vol. II, p. 181-184, U. S. Government Printing Office, Washington DC, 1949-1953 (Consulté le 2.08.21). – « Le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel. Cela veut dire que la personne intéressée doit jouir de capacité légale totale pour consentir: qu’elle doit être laissée libre de décider, sans intervention de quelque élément de force de fraude, de contrainte, de supercherie, de duperie ou d’autres formes de contraintes ou de coercition. Il faut aussi qu’elle soit suffisamment renseignée, et connaisse toute la portée de l’expérience pratiquée sur elle, afin d’être capable de mesurer l’effet de sa décision. Avant que le sujet expérimental accepte, il faut donc le renseigner exactement sur la nature, la durée, et le but de l’expérience, ainsi que sur les méthodes et moyens employés, les dangers et les risques encourus; et les conséquences pour sa santé ou sa personne, qui peuvent résulter de sa participation à cette expérience. L’obligation et la responsabilité d’apprécier les conditions dans lesquelles le sujet donne son consentement incombent à la personne qui prend l’initiative et la direction de ces expériences ou qui y travaille. Cette obligation et cette responsabilité s’attachent à cette personne, qui ne peut les transmettre à nulle autre sans être poursuivie. » (Consulté le 2.08.21).
3 « La dignité humaine et le droit à l’intégrité de la personne sont reconnus dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (ci-après dénommée « charte »). En particulier la charte prescrite qu’aucune intervention dans le cadre de la biologie et de la médecine ne peut être réalisée sans le consentement libre et éclairé de la personne concernée. » Règlement (UE) N°536/2014 du Parlement Européen et du Conseil du 16 avril 2014 relatif aux essais cliniques de médicaments à usage humain et abrogeant la directive 2001/20/CE, § 27 (Consulté le 2.08.21).
4 Nous laissons ici de côté la question complexe de l’élaboration de certains vaccins à partir de cellules de fœtus humains avortés, avec les problèmes éthiques que cela soulève, jusqu’au « non possumus » qui pourrait en résulter.
5 Edith STEIN, De la personne humaine. I Cours d’anthropologie philosophique, Paris, Ad Solem-Cerf,Carmel, 2012, p. 154.
6 « La domination totale, qui s’efforce d’organiser la pluralité et la différenciation infinies des êtres humains, comme si l’humanité entière ne formait qu’un seul individu, n’est possible que si tout le monde sans exception peut être réduit à une identité immuable de réactions : ainsi chacun de ces ensembles de réactions peut à volonté être changé pour n’importe quel autre. » Hannah ARENDT, Les origines du totalitarisme. Le système totalitaire, Paris, Seuil, 1972, p. 173.
7 Ibid.
8 « Cette attaque contre la personne morale pouvait encore se heurter à l’opposition de l’homme auquel sa conscience dit qu’il vaut mieux mourir victime que vivre en bureaucrate du meurtre. La terreur totalitaire connut son suprême et terrifiant triomphe lorsqu’elle réussit à priver la personne morale de l’issue individualiste et à rendre absolument problématiques et équivoques toutes les décisions de la conscience. » Ibid., p. 191-192.
9 Hannah Arendt suggère « que cet aspect de la personne humaine […] est le plus difficile à détruire (détruit, il est aussi celui qui se reconstitue le plus aisément). » Ibid., p. 193. 10 Alexandre SOLJENITSYNE, Le déclin du courage, Paris, Les Belles Lettres / Fayard, 2014, p. 64.
Le pèlerinage Summorum Pontificum est maintenu à Rome
Communiqué de l’abbé Barthe :
Comme prévu, nous entreprendrons notre 10ème pèlerinage à Rome de la messe traditionnelle, du 21 au 31 octobre.
Il s’agissait, depuis l’origine, de rendre grâce pour la reconnaissance par le Siège apostolique des droits de l’usus antiquior. Nous avons aussi demandé à Dieu, chaque année, de soutenir nos efforts, partout dans le monde, pour que fleurisse et se développe cette liturgie, dont Rome vit depuis au moins un millénaire.
Ces intentions valent plus que jamais.
Mgr Salvatore Cordilenone, archevêque de San Francisco, nous a confirmé sa présence pour présider nos cérémonies et guider nos pas de pèlerins. La messe qu’il doit dire à Saint-Pierre est toujours portée sur l’agenda de la Basilique.
Sous réserve des modifications qui pourraient intervenir et que nous vous annoncerons, voici quelles sont les grands moments prévus pour notre venue à Rome :
Vendredi 29 octobre 2021
18h : Vêpres pontificales en la basilique Sainte-Marie-des-Martyrs (Panthéon), présidées par Mgr Salvatore Cordileone.
Samedi 30 octobre 2021
9h : Adoration en la Basilique San Lorenzo in Damaso
Départ de la procession vers la Basilique Saint-Pierre
11h 30 : Messe pontificale à l’autel de la Chaire, célébrée par Mgr Cordileone.
Dimanche 31 octobre
Messe pontificale du Christ-Roi en l’église de la Sainte-Trinité-des-Pèlerins, célébrée par Mgr Cordileone
En outre, le pèlerinage sera précédé, le vendredi 29, par une Rencontre Summorum Pontificum à l’Augustinianum, près de la Basilique Saint-Pierre
Que la Vierge Immaculée, Salut du Peuple romain, bénisse et soutienne nos célébrations de la liturgie romaine dans toute sa pureté, au cœur de la Ville Mère et Maîtresse.
Je vous invite enfin à redire notre Prière de Pèlerinage à saint Philippe Néri :
Bon saint Philippe Néri, qui avez fondé la confraternité de la Très Sainte Trinité pour l’accueil et l’assistance des pèlerins qui viennent à Rome, nous nous plaçons sous votre bienveillante protection.
Assistez notre pèlerinage dans la Ville Mère et Maîtresse. Unissez votre prière à celles que nous faisons monter vers le Prince des Apôtres, au Tombeau duquel nous nous rendons. Placez-nous sous le manteau de la Bienheureuse Vierge Marie, Salut du Peuple romain. Obtenez-nous de Jésus-Christ, Notre-Seigneur, divin Époux de l’Église dont il a établi le fondement sur Pierre, la miséricorde et le pardon de nos péchés. Présentez-lui par les mains de la Vierge Marie, nos efforts, nos travaux, nos peines et nos sacrifices pour la célébration du culte divin.
Nous vous prions d’éclairer de votre sourire et de votre sens de l’humour notre foi soumise aux ténèbres du monde moderne.
Nous vous prions enfin, ô bon saint Philippe, d’appuyer nos efforts pour faire resplendir dans nos paroisses, dans nos nations et dans le monde entier, la sainte liturgie romaine telle que vous l’avez pratiquée pour la plus grande gloire de Dieu et pour la conversion, la consolation et le salut d’innombrables âmes.
Où sont les malades du Covid ?
Voici l’intervention de deux personnels soignants sur BFMTV. La première, infirmière, cherche les malades du COVID qui sont censés saturer les hôpitaux.
“le plan blanc, on se pose actuellement la question comment se fait-il qu’il a été déclenché par ce que dans nos services, nous avons toute les pathologies liées au tourisme, les accidents, le traumatisme crânien lié aux accidents de montagne, on se demande où sont les patients qui sont supposés submerger nos services “
Le second, chirurgien, met en garde contre les effets du pseudo-vaccin (dont l’efficacité se réduit de jour en jour…).
A noter que BFM a censuré ce passage. Il ne faudrait pas que les téléspectateurs réfléchissent par eux-mêmes en régime macronique…
Nous avons décidé de supprimer la vidéo reprenant le passage sur notre antenne de Maria Cloarec, infirmière, et de Pascal, chirurgien libéral, tous deux membres du collectif soignant 05, en raison de la tenue de plusieurs propos mensongers et de fausses informations.
— BFM DICI (@BFM_DICI) August 7, 2021
Le film pro-vie Unplanned sera diffusé le 16 août sur C8
Promu en France par Saje, sorti en DVD, le film Unplanned sera diffusé sur le petit écran le 16 août sur la chaîne C8 à 21h.
Unplanned est un courageux film pro-vie, qui raconte l’histoire vraie d’Abby Johnson, ancienne dirigeante d’une clinique du Planning familial devenue militante pro-vie après avoir découvert la réalité de l’avortement.
Ce film a provoqué une polémique interne au sein de la chaîne de la TNT. Chloé Sitbon et Guillaume Orsat, les deux voix-off officielles de C8, ont annoncé leur refus de promouvoir la bande-annonce du film.
C’est arrivé un 8 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 8 août : saints du jour français ou en France.
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St Sever : prêtre à Vienne († Vème S.)
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À Vienne en Gaule, au Ve siècle, saint Sever, prêtre.
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St Mommole : abbé de Fleury sur Loire († 608)
Bordeaux, en 608, le trépas de saint Mommole, abbé de Fleury-sur-Loire, qui s’employa à transférer du Mont Cassin dans son monastère les ossements de saint Benoît et les y déposa avec la plus grande vénération.
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le 8 août : fête de saint Dominique de Guzmán, le fondateur de l’Ordre des Dominicains.
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le 8 août 1838: le plan maçonnique de perversion de l’humanité.
Dans une lettre datée du 8 août 1838, adressée par Vindice à Nubius, noms de guerre de deux chefs de la Haute Vente italienne :
«Le catholicisme n’a pas plus peur d’un stylet bien acéré que les monarchies ; mais ces deux bases de l’ordre de la société peuvent crouler sous la corruption ; ne nous lassons donc jamais de corrompre.
Tertullien disait avec raison que le sang de martyrs enfantait des chrétiens. Il est décidé dans nos conseils que nous ne voulons plus de chrétiens ; ne faisons donc pas des martyrs mais popularisons le vice dans les multitudes. Qu’elles le respirent par les cinq sens, qu’elles le boivent, qu’elles s’en saturent ; et cette terre où l’Aretin a semé est toujours disposée à recevoir de lubriques enseignements. Faites des cœurs vicieux et vous n’aurez plus de catholiques. Eloignez le prêtre du travail de l’autel et de la vertu ; cherchez adroitement à occuper autrement ses pensées et ses heures ; rendez-le oisif, gourmand et patriote, il deviendra ambitieux, intrigant et pervers. »
Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, pages 100 et 101)
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le 8 août 449 : ouverture du « Brigandage d’Éphèse ».
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le 8 août 1549 : la France du Roi Henri II déclare la guerre à l’Angleterre.
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le 8 août 1570 : Paix de Saint-Germain en Laye.
Les huguenots obtiennent 4 villes de sûreté avec la paix de St-Germain : La Rochelle, Cognac, La Charité, Montauban, pour une durée de deux ans. A l’issue, ils doivent les rendre. Ce qu’ils ne feront que sous la contrainte et beaucoup plus tard !
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le 8 août 1588 : l’Invincible Armada est détruite au large de la Bretagne.
L’Invincible Armada (La Felicísima Armada) est le nom de la flotte d’invasion armée par Philippe II d’Espagne pour conquérir l’Angleterre en 1588. 130 navires, transportant 30 000 hommes sont perdus, en grande partie, détruits par une tempête.
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le 8 août 1697: fin du siège de Barcelone.
Le Siège de Barcelone commence le 15 juin 1697. C’est un des nombreux épisodes de la guerre de la ligue d’Augsbourg. Il oppose la France à l’Espagne. L’armée française, avec plus de 30 000 hommes, contre 11 000 pour les Espagnols, sous les commandements de Louis-Joseph de Vendôme et de Victor Marie d’Estrées, conquiert la ville le 8 août 1697.
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le 8 août 1786 : première ascension du Mont Blanc par Jacques Balmat et le docteur Michel Paccard.
Voir la chronique de la veille.
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le 8 août 1788 : le Roi Louis XVI convoque les États généraux pour le 5 mai 1789.
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le 8 août 1793 : la Convention prononce la dissolution de toutes les Académies et Sociétés savantes patentées ou dotées par la Nation et la confiscation de leurs biens.
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le 8 août 1828 : décès de Louis Nicolas Robert.
Louis Nicolas Robert naît à Paris le 2 décembre 1761 et décède à Vernouillet le 8 août 1828. C’est lui qui invente en 1798 la première machine à papier produisant des bandes de 12 à 15 mètres de papier. Il ne peut cependant en tirer aucun profit et finit sa vie d’instituteur à Vernouillet.
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le 8 août 1918 : selon Ludendorff, c’est «le jour de deuil de l’armée allemande».
Plusieurs divisions allemandes sont balayées par les forces alliées. La percée des alliés fait suite à la consécration de toutes les armées alliées par le généralissime Foch en présence de tout son état-major. Voir la chronique du 15 juillet.
La réponse de Notre-Dame ne se fait pas attendre.
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le 8 août 1918 : début de la bataille d’Amiens.
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le 8 août 1969 : le franc est dévalué de 11,1%.
Nouvelles manifestations gigantesques pour la liberté
Des manifestations impressionnantes en plein mois d’août dans des dizaines de villes en France, rassemblant une population disparate et déterminée. Ce phénomène devrait inquiéter le régime de Macron…
Vannes :

Le Puy en Velay :

A Reims, le journal local constate que l’affluence croît.
Draguignan :

Quatrième manifestation pacifique devant la nonciature apostolique en France
Au cœur de l’été la détermination des manifestants en faveur de la liberté de la liturgie tridentine ne faiblit pas. De nouveau, aujourd’hui, samedi 7 août, de 12 à 13 heures, plus de 40 catholiques ont bravé les éléments et se sont retrouvés sur le pavé de l’avenue du Président Wilson à Paris, devant la nonciature apostolique en France, frileusement calfeutrée. A la différence de ce qui s’est passé au Costa Rica la semaine dernière, personne n’a pris la peine de venir dialoguer avec eux.
En ce mois d’août, le nonce apostolique est certes en vacances, mais un secrétaire de nonciature assure la continuité de la gestion des affaires, et spécialement la rédaction ces rapports d’information sur la vie de l’Eglise que les nonciatures rédigent à l’intention de la seconde section de la Secrétairerie d’Etat, rapports qui sont une de leurs activités principales, les nonciatures étant pour le pape une sorte d’administration des Renseignements généraux.
Les manifestants font ainsi part au Siège Apostolique de leur incompréhension au sujet du motu proprio Traditionis custodes, qui voudrait les priver progressivement de la liturgie dont ils vivent, avec toute la prédication et la catéchèse qui y sont attachées.
Cette manière dictatoriale dont on veut leur imposer une manière de prier et de croire est d’autant plus incompréhensible qu’elle est en contradiction directe avec le discours officiel, qui ne cesse dans le même temps de parler de synodalité et d’attention aux riches diversités du Peuple de Dieu. Les catholiques attachés à la liberté de la messe traditionnelle veulent que l’on respecte leur inculturation ! Ils veulent être aussi bien traités que ceux d’Amazonie !
Eugénisme
Selon une étude parue lundi 02 août dans la revue BMJ Global Health, l’avortement sélectif serait responsable d’un déficit estimé à 4,7 millions de femmes lors de la période 2021-2030. Cette pénurie de filles devrait conduire à un surplus de garçons dans près d’un tiers de la population mondiale.
Les auteurs de l’étude craignent des comportements antisociaux et une augmentation de la violence dans ces sociétés.
Baisse du nombre de décès par rapport à 2019
Il ne me semble pas que l’INSEE soit un site complotiste… Du 1er juin au 26 juillet, 85 013 décès, toutes causes confondues, sont enregistrés, soit 2 259 décès de moins qu’en 2019 (- 3 %).
[2/2 Nombre de #décès] Dans onze régions de France métropolitaine, le nombre de décès enregistrés entre le 1/06 et le 26/07/2021 est inférieur à celui mesuré sur la même période en 2019 ➡https://t.co/hXTG9FfC8O pic.twitter.com/LjoOgZ1aYC
— Insee (@InseeFr) August 6, 2021
C’est quand la fin de l’hystérie collective ?
Benoît Sévillia analyse pour Boulevard Voltaire les conséquences du passe sanitaire sur le droit du travail et met en garde les entreprises qui seraient tentées de faire du zèle et de l’appliquer alors qu’elles n’y sont pas soumises. Il estime « il y aura de gros problèmes dans les entreprises à la rentrée ».
Les catastrophes libanaises
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Le 4 août 2020, une immense explosion partie du port ravageait Beyrouth, notamment les quartiers chrétiens. Le bilan est effroyable : 218 morts, 7.000 blessés et 300.000 sans-abri.
Un an après, l’enquête n’a que peu avancé : que faisaient-là ces tonnes de nitrate d’ammonium ? Qui les avait déchargées et pourquoi ? Pourquoi aucune mesure de sécurité n’a été prise ? L’unique juge (!) chargé des investigations est bien en peine de répondre à ces questions. L’ombre du Hezbollah plane sur ce drame, symbole de l’incurie d’une classe politique corrompue et incapable, mais qui peut mettre en cause la seule milice qui n’a pas été désarmée à l’issue de la guerre.
Cet unique juge ne manque tout de même pas de courage et a lancé, début juillet, des poursuites contre près d’une dizaine de personnalités importantes, dont plusieurs anciens ministres. Elles viennent compléter celles qui avaient déjà été décidées contre des responsables du port et des douanes. Leur responsabilité est écrasante : tout ce petit monde connaissait la présence du stock de nitrate et de nombreuses missives échangées l’attestent de façon accablante. Cette passivité est criminelle et ne s’explique d’ailleurs pas de façon rationnelle.
Mais la première tâche chronologique est d’abord de comprendre pourquoi un navire-poubelle venu de Géorgie en passant par la Turquie et la Grèce a débarqué 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium en 2013, et de déterminer avec certitude à qui appartenait cet explosif. Les causes exactes de l’incendie qui a entraîné l’explosion ne sont pas non plus connues avec certitude.
Il faudra aussi relancer l’enquête sur l’assassinat, en 2014, du colonel Joseph Skaff, un des responsables des douanes qui n’a eu de cesse d’alerter sur l’extrême dangerosité de ces explosifs. Qui peut croire qu’il n’y a pas un lien entre sa mort et ce stock de nitrate qu’il voulait supprimer ?
D’autres zones d’ombre planent sur cette enquête et l’indignation des Beyrouthins est grande. Chacun a encore en mémoire les images de ces malheureux civils obligés de se débrouiller seuls pour nettoyer leur ville et secourir les blessés en raison de l’incurie d’un État dont les responsables ont, à cette occasion, touché le fond de l’ignominie.
Quant au Liban, il a touché le fond du malheur.
Car à cette catastrophe s’ajoute la crise financière qui ruine une grande partie de la population. La livre libanaise s’est effondrée, le pays ne peut plus rembourser sa dette et les Libanais ne peuvent même pas retirer leurs économies de leur banque. L’hyperinflation achève le travail et faire un plein d’essence relève de l’exploit. Plus grave encore, beaucoup de Libanais n’ont plus les moyens d’acheter les produits de première nécessité devenus d’ailleurs rares, et la misère s’abat sur eux.
Face à ce drame, la communauté internationale – Emmanuel Macron en tête – a longtemps adopté une position incompréhensible : des aides substantielles seront envoyées à condition que la classe politique fasse des réformes. Elle n’en a, bien sûr, fait aucune et les sommes finalement envoyées étaient bien trop faibles pour changer le cours des choses.
Ce n’était plus tenable. Lors d’une conférence internationale qui s’est tenue le 4 août, le Président a promis 100 millions et a demandé aux autres pays d’apporter 350 millions. C’est mieux mais, en réalité, très insuffisant pour un pays en faillite.
Passe sanitaire : le Conseil constitutionnel valide les entraves aux familles
Communiqué des AFC :
Le Conseil constitutionnel a rendu hier, jeudi 5 août, sa décision sur la loi relative à la gestion de la crise sanitaire.
La Confédération des Associations Familiales Catholiques avait déposé le 29 juillet une contribution extérieure alertant des conséquences de la loi pour les familles.
Sans surprise, le Conseil constitutionnel ne trouve rien d’important à redire à cette loi, se prévalant principalement du ” risque épidémique “, sans jamais le qualifier, et de ” l’état actuel des connaissances scientifiques “, qui par nature ne seront jamais complètes.
Aucune réponse n’a été apportée aux questions légitimes posées par les AFC sur les impacts familiaux de cette loi : autorisation des parents pour la vaccination des mineurs, visite des personnes hospitalisées ou en EHPAD, ” évincement ” – le mot est du ministre de l’Education nationale lui-même – des classes des élèves du secondaire non-vaccinés lors d’un cas de COVID, etc…
De plus, le Conseil constitutionnel confirme le passe sanitaire pour les mineurs de plus de 12 ans arguant que le Parlement, en l’état de ses connaissances scientifiques, avait bien jugé que les enfants étaient aux aussi des vecteurs de diffusion du virus.
La CNAFC demeure convaincue qu’un certain nombre de droits et de libertés relatifs à la vie familiale sont atteints de manière disproportionnée, elles resteront vigilantes à l’application de cette loi qui ne manquera pas d’entraver quotidiennement les familles et de bafouer la responsabilité des parents.
Spécialité monastique : connaissez-vous les “gros bouchons” de l’abbaye du Val d’Igny ?
Située en Champagne depuis 1128, l’abbaye du Val d’Igny a vu se succéder bien des saints… Aujourd’hui, elle est renommée pour sa spécialité : les chocolats, et notamment les “gros bouchons” ! Ces chocolats ont la forme d’un bouchon de champagne (taille réelle), qui est fourré à une crème onctueuse au marc de Champagne. Que voulez-vous, elles sont fières de leur terroir champenois ! Attachez vos ceintures, Divine Box vous fait découvrir l’histoire de cette abbaye et de son chocolat !

Les fameux gros bouchons d’Igny attendent d’être dégustés © Divine Box
(Très) rapide résumé de l’Histoire de l’abbaye d’Igny
Au départ, l’abbaye cistercienne Notre-Dame d’Igny est fondée en pleine expansion cistercienne, par l’archevêque de Reims (Rainaud II de Martigny), et les premiers moines arrivent de Clairvaux dès 1128 ! Sur place, le lieu correspond bien à l’idéal cistercien de retrait du monde, propice à la fois à la prière et au travail agricole, avec des sources, des bois et des terres à cultiver.
Plus tard, en 1545, un arrêt royal instaure le système de la commende à Igny et le premier abbé en est Louis de Folligny. A cette date, l’abbaye compte encore soixante-douze religieux, mais cela amorce bien sûr une période de déclin. En effet, au XVIIe siècle, on ne compte plus qu’une dizaine de moines sur place… En 1733, l’abbatiale est ensuite détruite et remplacée par une nouvelle église dont les travaux sont achevés en 1789. Les six moines qui demeurent alors à Igny doivent partir dès 1791, à cause de la Révolution bien sûr !
Heureusement, les bâtiments monastiques finissent dans les mains de l’archevêché de Reims en 1875, et dès le 1er janvier 1876, 23 cisterciens-trappistes venus de Sainte-Marie du Désert s’installent à Igny. En 1918, l’abbaye est détruite par les troupes allemandes, mais reconstruite dans la foulée, et habitée depuis grace aux trappistines venues de l’abbaye de la Coudre à Laval. Eh oui, désormais ce ne sont plus des moines sur place, mais bien des moniales !
Aujourd’hui, l’abbaye du Val d’Igny regroupe donc sur place une cinquantaine de moniales.
Ces dernières viennent de 4 abbayes différentes qui ont décidé de se regrouper récemment dans les années 2000. Suivant la règle de saint Benoît “ora et labora” (prière et travail). Elles prient ainsi 7 fois par jour, avec le premier office à 4h45 du matin ! Côté travail, leur spécialité est donc le chocolat : leur production actuelle remonte à 1961. Et leur produit phare, ce sont les gros bouchons d’Igny. On vous en parle tout de suite !

La communauté de Notre-Dame du Val d’Igny affiche un sourire unanime © Notre Dame du Val d’Igny
Des chocolats fiers de leur Histoire et de leur terroir !
Pour la petite histoire, en 1884, il y avait déjà une chocolaterie sur place ! Mais elle était tenue par la communauté monastique de l’époque (des moines), et elle n’a pas survécu aux Guerres mondiales.
Remise en activité en 1961 par les sœurs, la chocolaterie d’Igny s’est vite focalisée sur sa spécialité : les gros bouchons d’Igny ! Avec une couche en chocolat noir, ces chocolats renferment un fourrage à base de gianduja (chocolat praliné), complété par une touche d’alcool à base de fine de la Marne et de marc de Champagne… Que du bonheur ! Pour la petite anecdote, ils ont la forme et la taille exacte d’un vrai bouchon de champagne (et oui, région de Champagne oblige…).
En fait, c’est le chocolatier Gilbert Broisson, en 1956, qui a inventé la recette du bouchon de champagne au chocolat. Mais ce sont les sœurs d’Igny qui ont largement contribué à les faire connaître, dès leur 1er bouchon, moulé en 1961-1962. Rendons honneur à Gilbert, mais soyons heureux de voir les soeurs comme pionnières dans la diffusion de ces chocolats !
Côté atelier, toutes les étapes sont réalisées de A à Z par l’abbaye. Eh oui, il y a une vraie dimension de travail communautaire ! Certaines sœurs y travaillent en production, les autres sont rattachées au conditionnement, ou bien aux “charges” de la maison (ménage, hôtellerie, cuisine etc…). C’est une affaire de famille !
Les étapes de fabrication de ces gros bouchons sont, dans les grandes lignes :
- moulage en chocolat noir de 2 demies-coques, qu’on va ensuite regrouper pour former un bouchon
- puis fourrage de la ganache, préparée en amont, par le “cul” du bouchon
- puis ajout du “fond” du bouchon, en chocolat noir toujours
- enfin, vient tout le conditionnement : emballage individuel en papier d’aluminium couleur or, puis disposition dans des coffrets ou des cartons !

Un bouchon dont on ne ferait qu’une bouchée ! © Divine Box
Où acheter les Gros Bouchons d’Igny ?
Bien sûr à l’abbaye du Val Igny directement (51170 Arcis-le-Ponsart) ! Vous pourrez en profiter pour passer le bonjour aux soeurs, et partager avec elles quelques offices ! Sinon, vous pouvez aussi acheter en ligne les gros bouchons d’Igny chez Divine Box.
La fiction climato-apocalyptique
Ingénieur polytechnicien et diplômé de Sc-Po, spécialiste de l’environnement et des transports, Christian Gerondeau a publié de nombreux ouvrages, dont certains sont traduits dans le monde anglo-saxon. Il vient de publier La religion écologiste – Climat, CO2, hydrogène : la réalité et la fiction. Dans cet ouvrage il démonte les intox répandues sur le réchauffement climatique, la nocivité du CO2 et autres balivernes électriques manipulées par le GIEC.
La température moyenne de la planète a augmenté d’environ 1°c depuis un siècle. Selon le GIEC, la cause principale de cette hausse serait le CO2 d’origine humaine et, pour sauver notre terre d’une catastrophe imminente, il faudrait faire baisser nos émissions de CO2. C’est le sens de l’engagement pris par les nations qui ont signé l’accord de Paris. Dans la droite ligne de ce pacte, la Convention Citoyenne sur le Climat s’est fixée comme objectif de réduire de 40 % nos émissions nationales. Un effort énorme pour la France (et un coût faramineux) mais qui ne correspond pourtant qu’à 0,25 % des émissions mondiales.
Car ce ne sont plus les pays développés qui comptent, mais l’Inde, la Chine, et demain l’Afrique qui ont tous un besoin vital de pétrole, de gaz naturel et de charbon pour sortir leurs populations de la pauvreté comme nous l’avons fait nous-mêmes. Les projections officielles de ces pays montrent ainsi que les émissions mondiales de CO2 vont inexorablement continuer à croître. Faut-il alors craindre la catastrophe ? Non. Il y avait 4 fois plus de CO2 dans l’atmosphère au temps des dinosaures et tout allait bien. Si nous avons peur, c’est parce qu’on nous fait peur car la peur rend docile. Toutes les religions le savent bien. Pourtant, il ne devrait s’agir ici que de science. L’Homme est-il vraiment responsable de tous ces maux ? Conduit par une vraie démarche scientifique et en s’appuyant sur les propres chiffres du GIEC, Christian Gerondeau montre qu’il n’en est rien.
Surtout il montre que cet incroyable manipulation est le fruit de quelques idéologues, qui n’y connaissent absolument rien au climat. Il évoque par exemple Sven Teske :
C’était donc un dirigeant officiel de Greenpeace, payé par le lobby de l’industrie photovoltaïque, qui était à l’origine du seul scénario qui affirme contre toute évidence que près de 80% de l’énergie de la planète pourraient être fournis en 2050 par les énergies renouvelables.
C’est arrivé un 7 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 7 août : saints du jour français ou en France.
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St Donatien : évêque à Chalons († IV S.)
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À Châlons en Champagne, au IVe siècle, saint Donatien, évêque.
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St Victrice : évêque de Rouen († V. 420)
A Rouen vers 420, saint Victrice, évêque. Étant soldat, sous Julien l’Apostat, il quitta le baudrier pour servir le Christ, endura de nombreux tourments infligés par son tribun et fut condamné à la peine capitale. Mais il s’échappa et retrouva la liberté, devint évêque et conduisit à la foi du Christ les Morins et les Nerviens, peuples jusqu’alors indomptés.
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St Donat : évêque de Besançon († après 656)
À Besançon, après 656, saint Donat, évêque, qui rédigea, pour les vierges consacrées, une Règle à partir des prescriptions des saints Benoît, Colomban et Césaire.
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Bx Agathange de Vendôme et Bx Cassien de Nantes : O.F.M., capucins et martyrs († 1638)
À Gondar en Éthiopie, l’an 1638, les bienheureux Agathange de Vendôme (François Nourry) et Cassien de Nantes (Gonzalve Vaz Lopez-Netto), prêtres capucins et martyrs, qui s’efforcèrent de réconcilier avec l’Église catholique les chrétiens séparés, en Syrie, en Égypte et en Éthiopie, mais, sur l’ordre du souverain d’Éthiopie, furent pendus avec leur propre corde et lapidés.
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le 7 août 1316 : le pape Jean XXII est élu à Lyon, son règne est l’un des plus longs à Avignon.
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le 7 août 1461 : les obsèques du Roi Charles VII sont célébrées en la basilique de St-Denis.
Son fils Louis XI n’y assiste pas.
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le 7 août 1620 : les partisans de Marie de Médicis sont défaits par les troupes royales de Louis XIII aux Ponts-de-Cé, près d’Angers.
En 1617, le jeune Roi Louis XIII a décidé de prendre en main le gouvernement du royaume. Devant les fortes oppositions, il fait exécuter Concini et assigner à résidence Marie de Médicis au château de Blois. Celle-ci s’échappe et rassemble une armée contre son fils. La coalition est vaincue par l’armée royale.
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le 7 août 1640 : achat de l’île de Montréal par la Société Notre-Dame de Montréal.
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Jérome le Royer |
Pierre Chevrier |
Père Jean-Jacques Olier |
Fondateurs de Montréal
En 1639, est fondée la Société Notre-Dame de Montréal. Parmi les membres, on retrouve Jérome Le Royer, Sieur de La Dauversière (voir la chronique du 6 novembre), Pierre Chevrier, Baron de Fancamp et Père Jean-Jacques Olier.
La Société de Notre-Dame de Montréal pour la conversion des Sauvages de la Nouvelle-France achète l’île de Montréal à la Compagnie de la Nouvelle-France. Son objectif consiste à fonder une ville fortifiée en Nouvelle-France afin d’y instruire les colons français et les Indiens chrétiens. Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve est envoyé par la Société Notre-Dame de Montréal pour prendre possession de la concession.
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le 7 août 1786 : départ pour la première ascension du Mont Blanc.
Le médecin Gabriel-Michel Paccard, et le chasseur savoyard Jacques Balmat réalisent l’ascension du mont Blanc. Ils relèvent le défi d’Horace Bénédict de Saussure, un jeune scientifique genevois, qui a promis une forte récompense à qui atteindrait le premier le plus haut sommet d’Europe. Ils mettent deux jours à réaliser l’ascension Cette ascension marque le début de l’alpinisme. Les deux hommes ont aujourd’hui leurs statues sur la place de Chamonix.
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le 7 août 1712 : Fénelon obtient un privilège pour publier sa “Démonstration de l’existence de Dieu”.
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le 7 août 1744 : Louis XV tombe gravement malade, à Metz.
Il fait le vœu de reconstruire l’église de sainte Geneviève, à Paris, s’il guérit.
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le 7 août 1814 : le pape Pie VII rétablit la Compagnie de Jésus dans le monde entier.
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le 7 août 1815 : Napoléon part en exil pour l’île de Sainte-Hélène.
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le 7 août 1830 : le duc d’Orléans devient Louis-Philippe Ier, roi des Français.
A la Chambre, Chateaubriand proteste contre l’usurpation de Louis-Philippe d’Orléans et renonce à toutes ses charges et pensions.
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le 7 août 1899 : le procès en révision de Dreyfus commence à Rennes.
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le 7 août 1960 : indépendance de la Côte d’Ivoire.
Réapproprions-nous la littérature de l’imaginaire : La Prophétie d’Elhem – Le secret des Pierres Vivantes
La littérature de l’imaginaire – heroic fantasy pour les intimes – a connu les catholiques Tolkien, avec Le Seigneur des Anneaux, son ami anglican CS Lewis avec Les mondes de Narnia. Puis, il y a eu JK Rowling avec Harry Potter : ça se gâte, on trouve à partir du 4e tome d’authentiques formules magiques issues de grimoires du 15e siècle. Aujourd’hui, le Sorceleur et Game of Throne font des centaines de milliers de lecteurs et distillent des scènes de sexe d’une perversité inouïe.
Le genre est-il définitivement perdu?
Une jeune auteur, Lucie Rose, vient de signer le premier tome d’une trilogie, La Prophétie d’Elhem – Le secret des Pierres Vivantes. L’intrigue est construite sur un motif biblique – d’Elhem doit sortir un Enfant qui règnera dans la désolation sur le monde. La Mère se met en route, protégée par le groupe de ceux qui furent appelés, et s’achemine vers un lieu préparé pour elle dans le désert. Sur sa route, partisans et adversaires de l’Enfant se préparent au combat.
Dans cette parabole de l’attente, le surnaturel n’excède pas la vérité révélée. Les héros sont sains, structurants de véritables repères. Conseillée par un spécialiste en démonologie, l’auteur essaye également de faire passer quelques clés du combat spirituel dans son ouvrage. Le roman est publié par Plein Vent, la nouvelle maison du groupe Elidia (Artège, Desclée de Brouwer, Rocher). Il est diffusé par Hachette et est donc présent dans un grand nombre d’endroits et sur tous les sites de vente, et commandable par tous les libraires.
Lisible à partir de 13 ans pour les bons lecteurs, 15 pour les autres, et par des adultes grâce aux différents niveaux de lecture. Ré-évangélisons l’imaginaire !
C’est arrivé un 6 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 6 août : fête de la Transfiguration du Christ sur le mont Thabor.
La Fête de la Transfiguration du Seigneur célèbre le jour où, sur le mont Thabor, le Christ Jésus, devant ses Apôtres Pierre, Jacques et Jean, manifeste sa gloire de Fils bien-aimé du Père, en présence de Moïse et d’Élie apportant le témoignage de la Loi et des Prophètes. Il leur apporte une consolation spirituelle au sens ignacien du terme afin de les fortifier avant la grande épreuve de la crucifixion et montre à l’Eglise quelle glorification il va recevoir en sa personne humaine après avoir vaincu la mort.
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le 6 août 258 : assassinat du pape saint Sixte II.
Sixte II est le 24e pape de l’Église catholique ; Il est le premier pape à reprendre le nom d’un de ses prédécesseurs. Son règne est marqué par la reprise des persécutions contre les chrétiens. Alors qu’il célèbre l’office dans le cimetière de Calixte à Rome, le pape Sixte II est arrêté par les soldats de l’empereur Valérien puis décapité. Voir la chronique du 30 août.
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le 6 août 523 : décès du pape saint Hormisdas.
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le 6 août 985: élection du pape Jean XV.
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le 6 août 1223 : sacre du Roi Louis VIII et de Blanche de Castille à Reims.
Couronnement de Louis VIII le Lion,
Grandes Chroniques de France, enluminées par Jean Fouquet
Louis VIII le Lion et son épouse, Blanche de Castille, sont couronnés par l’archevêque Guillaume de Joinville, en présence de Jean de Brienne, roi de Jérusalem, du comte de Flandre, de l’évêque de Beauvais, qui tiennent respectivement la couronne de la reine, l’épée et la dalmatique du roi, des prélats et des barons du royaume.
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le 6 août 1297 : bulle de canonisation de Louis IX de France prononcée par le pape Boniface VIII.
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le 6 août 1487 : les Français échouent au siège de Nantes.
Le siège a lieu au cours de la guerre de succession de Bretagne.
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le 6 août 1458 : décès du pape Calixte III.
Calixte III, né Alphonse Borgia, favorise le népotisme et nomme cardinal son neveu Rodrigo Borgia. Celui-ci devient pape à son tour et ainsi de suite.
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le 6 août 1520 : le Roi François 1er visite Le Havre.
Il se montre satisfait de l’avancement des travaux du port, mais déçu par l’aspect général de la ville.
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le 6 août 1623 : élection du pape Urbain VIII.
Le cardinal Maffeo Barberini est élu pape. Il prend le nom d’Urbain VIII. C’est sous son pontificat qu’a lieu le procès de Galilée. Voir les chroniques des 12 avril et 22 juin.
Par Pietro da Cortona
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le 6 août 1651 : naissance de Fénelon, François de Pons de Salignac de La Mothe-Fénelon, homme d’église et écrivain français, archevêque de Cambrai.
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le 6 août 1762 : condamnation de la Compagnie de Jésus en France.
Le Parlement à Paris condamne l’Institut de la Compagnie comme s’opposant à la loi naturelle. Il confisque toutes les propriétés des jésuites, interdit de porter l’habit et de vivre en communauté. La maçonnerie détruit les meilleurs remparts de l’Eglise, et ce dans toute l’Europe, avant de déclencher la révolution.
Car les Jésuites ont beaucoup d’ennemis en France : depuis Louis XIII le Parlement et l’Université de Paris ne leur pardonnent pas leur fidélité au pape, inscrite dans la Constitution de l’ordre ; la Pompadour qui tient le Roi dans ses filets, les jansénistes qu’ils ont combattus en France et à Rome, et fait condamner successivement par Innocent X, Alexandre VII et Clément XI, et enfin les philosophes qui les considèrent comme le seul rempart à abattre pour que l’athéisme triomphe en Europe.
Mais deux acteurs principaux seront la Pompadour et Choiseul sans qui Louis XV n’aurait jamais cédé. Son confesseur jésuite lui refuse l’absolution et lui interdit les sacrements pendant de longues années. Il fait même intervenir son ambassadeur à Rome, le cardinal Spinelli pour fléchir son confesseur. Rome soutient le père jésuite.
Jean Guiraud consacre tout le tome 4 de son livre Histoire partiale- Histoire vraie, à la lutte des philosophes contre les jésuites. Le chapitre 7 (pages 141 à 161) explique la suppression de l’ordre en France (page 142) :
« Lorsque Mme de Pompadour vit que les Jésuites mettraient toujours le roi en demeure de choisir entre elle et les sacrements, […] elle résolut la mort de la Société de Jésus. Aussitôt après, commença la campagne contre les Jésuites. »
L’affaire de la faillite de la mission du père Lavalette aux Antilles est un modèle de désinformation et de justice dévoyée où l’on assiste à l’alliance improbable des jansénistes du Parlement et des philosophes qui manipulent l’opinion.
Ayant obtenu un temps la disgrâce de Choiseul par l’intervention du Dauphin, chef du parti dévot en France et adversaire résolu de la Pompadour, les jésuites vont tomber à cause des procès truqués de Lavalette et de Damiens. A l’examen des Constitutions, il est reproché aux jésuites :
« … qu’un homme qui s’affiliait à l’Ordre cessait, par là même, d’être sujet du Roi ». Il accusa les Jésuites d’enseigner le régicide, d’avoir armé le bras de Jacques Clément, et excité Damiens à commettre son attentat contre Louis XV ; il les chargea de plusieurs assassinats commis dans plusieurs pays d’Europe et leur imputa l’attentat dirigé contre le roi de Portugal, en 1758. […] Ainsi, à la fin de 1761, les positions étaient bien nettes. D’une part, les parlementaires avaient organisé une procédure dont l’objet ne faisait aucun doute pour personne et qui visait la destruction de la Compagnie en France ; d’autre part, l’Église gallicane prenait, à la quasi-unanimité, la défense de la Compagnie ; et dans ce conflit, le Roi hésitait toujours. » (*)
Le 6 avril 1762, le Parlement rend un nouvel arrêt où :
« Tous les Jésuites étaient déclarés coupables d’avoir enseigné, toujours et avec l’approbation de leurs supérieurs, « la simonie, le blasphème, le sacrilège, la magie, le maléfice, l’astrologie, l’irréligion de tous les genres, l’idolâtrie et la superstition, l’impudicité, le parjure, le faux témoignage, les prévarications des juges, le vol, le parricide, l’homicide, le suicide, le régicide ! » (**)
Les deux années qui suivent sont utilisées pour mener une campagne d’influence dans chaque Parlement pour l’arrêt de confiscation des biens et d’expulsion soit enregistré dans tout le pays. La maçonnerie s’y emploie et en novembre 1764, l’ordre a disparu de France. La maçonnerie va alors s’attaquer à l’Espagne.
(*) Jean Guiraud page 151 et 152
(**)Jean Guiraud page 154
Voir la chronique du 18 novembre.
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le 6 août 1793 : profanation des cercueils des Rois de la Basilique royale de St-Denis.
C’est sur la proposition d’un rapport de Barrère que la révolution s’attaque aux cercueils royaux, ainsi qu’à ceux de Du Guesclin et de Turenne. La sauvagerie révolutionnaire va tout détruire pendant 3 jours.
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le 6 août 1801 : Bonaparte demande aux journaux de s’abstenir de toute allusion à la question religieuse.
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le 6 août 1806 : fin du Saint Empire romain germanique.
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le 6 août 1840 : le futur Napoléon III est condamné à la prison à vie après une tentative de soulèvement.
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le 6 août 1868 : naissance de Paul Claudel.
Paul Claudel est un diplomate, poète, dramaturge et essayiste français, membre de l’Académie française. Il est mort le 23 février 1955 à Paris. Voir la chronique du jour.
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le 6 août 1896 : Madagascar devient colonie française.
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le 6 août 1918 : Ferdinand Foch est fait Maréchal de France, par le président Poincaré.
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le 6 août 1945 : bombe atomique sur Hiroshima.
Le bombardier américain B 29 Enola Gay, parti des îles Mariannes, largue une bombe atomique, Little Boy” de 4 tonnes, sur Hiroshima. La ville est détruite à 70% et il y a 70 000 morts sur le coup. Dans le périmètre de l’explosion se trouve une petite communauté de 8 prêtres. Ils récitaient en commun le chapelet tous les jours; la maison est restée intacte !
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le 6 août 1946 : discours du ministre de la Justice à l’Assemblée nationale sur l’Epuration.
M Pierre-Henri Teitgen, devenu ministre de la Justice, dresse le bilan de l’épuration et des plus de 100 000 condamnations prononcées à cette date :
« Vous jugez sans doute que, par rapport à Robespierre, Danton et d’autres, le garde des Sceaux qui est devant vous est un enfant. Eh bien ! Ce sont eux, messieurs, qui sont des enfants si l’on en juge par les chiffres.
Le livre noir de l’Epuration, (Editions Publications, pages 34) d’Henri Coston.
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le 6 août 1978: décès du pape Paul VI.
Paul VI est le premier pape de l’époque contemporaine à voyager hors d’Italie. Son premier voyage est pour Jérusalem, en janvier 1964 (Voir la chronique du 5 janvier). Sa béatification a lieu le 19 octobre 2014. Voir aussi les chroniques du 6 août, 26 septembre du 21 juin
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le 6 août 1993 : Jean-Paul II rend publique l’encyclique “Veritatis Splendor” sur la morale et ses fondements.

