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Dieu et la science : amis ou ennemis ?

Aymeric Pourbaix reçoit Olivier Bonnassies, Florian Laguens, philosophe de sciences enseignant, Yves Dupont, docteur en physique des particules et Véronique Jacquier :

La France – comme le reste du monde occidental – est attaquée par une kyrielle de minorités tyranniques

Aram Mardirossian, professeur agrégé des facultés de droit de l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne et directeur d’études à l’École pratique des hautes études, écrit dans Valeurs Actuelles :

Confrontée à un bouleversement démographique inédit qui va jusqu’à mettre en péril son existence même, la France – comme le reste du monde occidental – est concomitamment attaquée par une kyrielle de minorités tyranniques. Depuis des décennies, l’oligarchie protège et encourage divers courants qui se considèrent comme le “camp du bien”. Ainsi, la dictature des minorités terrorise et bafoue la majorité de la population qui est tétanisée par la virulence de ces groupes sectaires. Réduits au rang de pousseurs de caddie ou d’“e-acheteurs” interchangeables, dépourvus de tout idéal qui dépasserait leur horizon personnel, un grand nombre de Français sont aisément anesthésiés par la propagande officielle qui les incite à ne jamais relever la tête pour toujours subir plus.

Le spectre couvert par ces minorités véhémentes apparaît comme une gigantesque salade de fruits empoisonnés souvent originaires d’Amérique du Nord : inter alios “pensée woke ”, “ intersectionnalité”, “cancel culture”, “créolisation”, “décoloniaux”, “racisés”, “inclusivité” et plus généralement tous les “anti-ismes” et “anti-phobes”. Ces prêcheurs de moraline friands d’autodafés, qui usent d’un sabir délirant, imposent violemment un catéchisme qui somme leurs contradicteurs de se soumettre ou de disparaître y compris physiquement. Nonobstant leur extrême diversité, ces professionnels de la victimisation qui se rêvent en bourreaux impitoyables ont pour premier dénominateur commun une haine viscérale de la France et plus encore de ses racines chrétiennes. À leurs yeux, « le christianisme réussit donc, quant au progrès comme ailleurs, cette prouesse d’avoir tout faux. Il est coupable de tout, mais aussi de son contraire » (Rémi Brague).

Tous ces courants virulemment misochrétiens affichent un autre point commun : leur tropisme islamo-gauchiste. De fait, ils ne manquent jamais une occasion de défendre l’islam intégral, sachant que leur doctrine, comme le relève Thierry Bouclier, « a sapé les bases de la société traditionnelle avant d’installer l’islam qui, à son tour, entrera en conflit avec cette idéologie qu’il déteste plus que tout. Celle-ci n’aura pas le dernier mot. Elle ne cherchera d’ailleurs pas à l’avoir. Elle s’effacera avant de disparaître ». Il est vrai que le terrain a été préparé depuis longtemps. En effet, si, dès l’extrême fin du XVIIIe siècle, le régime de laïcité a été une arme efficace pour fracasser le christianisme, il se révèle aujourd’hui inoffensif face à l’islam intégral qui progresse chaque jour.

Osons une métaphore. La France est semblable à une fleur qui depuis la Révolution de 1789 a été arrachée à son terreau chrétien. Conséquemment, en dépit de sa vitalité, au fil du temps, la plante finit par dépérir. L’unique remède pour la revigorer consisterait à la replacer dans sa terre nourricière. À ce stade, il ne s’agit pas de refaire du christianisme, et plus spécifiquement du catholicisme – n’appartenant pas à cette confession, nous sommes d’autant plus à l’aise pour évoquer la chose -, la religion officielle de la France. Il n’est pas plus question d’empiéter sur les droits que la législation actuelle accorde aux autres religions présentes dans le pays. Mais les symboles comptent et c’est pourquoi nous proposons ici deux mesures destinées à revitaliser les racines chrétiennes de la France.

Tout en préservant le principe de la séparation des “Églises” et de l’État, il conviendrait de reconnaître explicitement les racines chrétiennes de la France dans la Constitution. Ainsi, l’article 1 de celle du 4 octobre 1958 serait complété par l’ajout d’un troisième paragraphe rédigé en ces termes : « La République française reconnaît la place exceptionnelle du christianisme dans la vie spirituelle, le développement de la culture nationale et la préservation de l’identité du peuple français. »

Marie et Marianne. Nous suggérerons, par ailleurs, d’instaurer, en plus du 14 juillet, un second jour de fête nationale qui tomberait le 15 août. Le choix de la fête de l’Assomption de la Vierge Marie se justifie par la consécration du royaume de France à celle-ci opérée par Louis XIII en 1638. Rappelons au passage – même si cela ne représente aucunement le fondement de notre réforme – que Napoléon Bonaparte avait déjà fixé le 15 août comme fête nationale en référence, certes, à l’Assomption de la Vierge mais aussi à la Saint- Napoléon et éventuellement à son propre anniversaire ! Ainsi, l’article 1 de la loi du 6 juillet 1880 qui a institué le 14 juillet comme jour de la fête nationale est réécrit comme suit : « La République adopte les dates du 14 juillet et du 15 août comme jours de fête nationale annuelle. »

Bien entendu, les juristes de service souffrant de juridisme aigu ne manqueront pas, en l’espèce, d’élever des protestations d’ordre juridique. À ceux-là, nous rappellerons que si Dieu n’est peut-être pas encore mort, il a été expulsé de l’Occident chrétien à partir de l’époque moderne. L’homme a pris sa place pour devenir l’alpha et l’oméga de toutes choses. Ce changement inédit de paradigme a aussi affecté le droit. Ainsi, durant des millénaires, les normes venaient des cieux, essentiellement sous forme révélée ou inspirée. Mais l’homme s’étant autoproclamé unique source du droit, un champ juridique sans borne et mutable à l’infini s’est dessiné sous nos yeux.

Dès lors, le droit positif constitue plus que jamais un moyen et non une fin, un instrument certes indispensable, parfois retors, qui permet de concrétiser – souvent au terme de rapports de force – mais aussi de légitimer des choix politiques, sociaux, économiques… ou religieux. Par conséquent, ni la Constitution du 4 octobre 1958 ni accessoirement la loi du 9 décembre 1905 ne représentent des normes immuables et intouchables. Tout ce que des hommes ont fait par le passé, d’autres hommes, à l’avenir, pourront le modifier. Soulignons au passage que chacun de ces deux textes a déjà été retouché des dizaines de fois.

En réalité, notre double proposition soulève avant tout un problème d’ordre politico-religieux et plus généralement civilisationnel et non juridique. À l’heure où un sondage (publié par l’Ifop le 23 septembre 2021) annonce que 51 % des Français ne croiraient pas en Dieu, l’État doit rappeler avec force que la France est historiquement la « fille aînée de l’Église » et que c’est d’abord en renouant avec ses racines chrétiennes, pour cesser d’être uniquement un supermarché des droits de l’homme, qu’elle ne disparaîtra pas. Le Christ avait prévenu : « Je suis le cep, et vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit : car vous ne pouvez rien faire sans moi. » (Évangile selon saint Jean 15, 5).

Eric Zemmour n’est pas pro-vie

Invité de l’émission Le Grand Jury, sur LCI et RTL, Eric Zemmour a été interrogé sur l’avortement. Réponse :

L’émission est à revoir ici :

Terres de Mission : Rapport Sauvé et agression contre l’Eglise

« Terres de mission » reçoit le P. Lionel Dalle, vicaire général du diocèse de Toulon, et contributeur d’un livre collectif, intitulé « Changer » (Ed. Emmanuel), qui vise à mettre davantage les paroisses au service de la mission.

Puis, l’abbé Michel Viot, prêtre du diocèse de Blois, et fin connaisseur de la franc-maçonnerie (puisqu’il fut lui-même un haut dignitaire maçonnique), revient sur les manipulations qui entourent le rapport Sauvé sur les abus sexuels dans l’Eglise.

Enfin, Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture.

15e manifestation devant la nonciature

Nous étions de nombreux catholiques pour cette quinzième manifestation pieuse devant la nonciature apostolique, ce samedi 23 octobre,

On note un frémissement à Saint-François-Xavier : la messe a été rétablie, non à Saint-François-Xavier, mais à Notre-Dame-du-Lys ; cependant, elle pourrait revenir à Saint-François-Xavier. En conservant pour l’instant la règle (absurde) qu’il a édictée – ne permettre que des célébrations de prêtres bi-ritualistes – , d’autres interdictions pourraient être révisées par l’archevêché.

Debout devant les fenêtres du représentant du pape argentin, nous nous souvenons des manifestations hebdomadaires que faisaient les Mères de la Place de Mai (la Asociación Madres de la Plaza de Mayo), à Buneos Aires, tous les jeudis, pour faire condamner les responsables de la mort de leurs fils. Elles étaient 14 au début, bien plus nombreuses ensuite. De même, pour une autre cause…

ATTENTION IL N’Y AURA PAS DE MANIFESTATION LE 30 OCTOBRE

NOTRE PROCHAINE PRIERE DEVANT LA NONCIATURE

AURA LIEU LE SAMEDI 6 NOVEMBRE

C’est arrivé un 23 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 23 octobre 1295 : Phillippe le Bel et Jean de Balliol signent la Grand Auld Alliance.

Ce traité d’alliance qui a marqué les relations franco-écossaises durant l’Époque Médiévale. Conçue pour encastrer l’Angleterre entre deux royaumes qui lui sont hostiles, la Grand Auld Alliance devait être scellée par le mariage de Jehanne de Valois (nièce de Philippe le Bel) et d’Edouard de Bailliol, fils du Roi Jean. Ce projet n’aboutit pas après la mort de Jean en 1296. Mais l’alliance franco écossaise est plus ancienne ; elle date de 1165, quand Guillaume le Lion adresse une ambassade à Louis VII de France. On trouve ensuite le traité signé à Paris du 23 octobre 1295. Le traité prévoit que si l’un des États subit une attaque de l’Angleterre, l’autre État envahira l’Angleterre, comme c’est le cas à la bataille de Flodden Field en 1513. Aux XIVe et XVe siècles, le traité est appliqué à six reprises. Le 6 juillet 1560, le traité d’Édimbourg supprime officiellement l’alliance datant de plus de 250 ans.

  • le 23 octobre 1668 : conversion de Turenne au catholicisme.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et de mœurs note, page 58 :

«Le protestant pourtant convaincu qu’est le vicomte de Turenne 81611-1675), Henri de la Tour d’Auvergne, abjure et devient catholique. L’unité doctrinale (que lui a enseignée Bossuet à travers son livre L’exposition) de l’Eglise de Rome l’a beaucoup frappé. Par ailleurs, il y eut l’incendie dans les appartements du Louvre. Le feu est arrêté par le Saint-Sacrement. Turenne témoigne de ce miracle en disant : «Je l’ai vu, je ne saurais en douter, je l’ai vu. »

La présence réelle de Jésus Christ dans l’hostie est aussi patente, comme tant de fois depuis la Cène et la Résurrection de Notre-Seigneur. »

Turenne, que Bossuet vient de convertir à la religion catholique, fait sa profession de foi en abandonnant ainsi son protestantisme. Petit-fils de Guillaume d’Orange et deuxième fils du duc de Bouillon, Henri de La Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne, né à Sedan le 11 septembre 1611, est élevé dans un calvinisme austère. Jugé trop faible pour embrasser la carrière des armes, il obtient cependant de servir en Hollande sous les ordres de ses oncles, Maurice et Henri de Nassau 1625-1629. Il entre ensuite au service de la France et se fait remarquer en Lorraine, aux Pays-Bas et en Italie. En dépit de sa qualité de protestant et de la révolte de son frère, le duc de Bouillon, il commande en 1642 l’armée qui pénètre en Roussillon. Fait maréchal de France par Mazarin, Turenne jouit alors d’une grande célébrité et passe déjà pour un des meilleurs chefs de guerre de l’époque, tout en présentant un contraste absolu avec le prince de Condé. D’un abord bourru, mais adulé de ses soldats, il n’est pas l’homme des grandes inspirations sur le champ de bataille. Mais c’est par la sûreté du raisonnement, la prévision, qu’il prépare ses campagnes. Il mène, de 1645 à 1648, une brillante campagne en Allemagne du Sud avec les victoires de Nôrdlingen, et de Zusmarshausen qui hâtent la conclusion des traités de Westphalie 1648.

  • le 23 octobre 1812 : Napoléon Ier commence à évacuer Moscou.

En traversant le Niémen le 24 juin 1812, Napoléon a scellé son destin et celui du pays. Le refus d’une bataille par les Russes provoque un étirement très dangereux de ses lignes d’approvisionnement. Le 14 septembre, Napoléon arrive devant Moscou et s’installe au Kremlin, convaincu que le tsar Alexandre allait demander la paix. Il doit fuir la ville ravagée par l’incendie provoqué par les Russes ; le gouverneur Rostopchine avait fait enlever les pompes. Quand il donne l’ordre de la retraite le froid chaque jour plus rigoureux, le manque de vivres et le harcèlement des Cosaques déciment les colonnes d’une Grande Armée qui ne ressemble plus à rien. Arrivé en France Napoléon a perdu plus de 400 000 hommes, et plus de 100 000 sont prisonniers en Russie.

  • le 23 octobre 1909 : Blériot vole à Vienne devant l’empereur François-Joseph.

Pendant ce temps La baronne de La Roche obtient son brevet à Châlons-sur-Marne à bord d’un Voisin ; c’est la première femme pilote au monde.

  • le 23 octobre 1942 : début de la seconde bataille d’El-Alamein.

L’Afrikakorps du maréchal Rommel recule à El-Alamein devant la VIIIe armée britannique du général Montgomery. C’est le premier coup d’arrêt infligé à l’armée allemande après une guerre éclair qui lui a valu d’occuper la plus grande partie de l’Europe continentale et du bassin méditerranéen. Il a été rendu possible par l’héroïque résistance d’une brigade française à Bir Hakeim, au sud du dispositif britannique… Ces 5.000 hommes placés sous les ordres de Pierre Koenig (44 ans) constituent la première Brigade Française Libre (BFL). Ils ont offert à la VIIIe armée les deux semaines indispensables à son regroupement sur sa seconde ligne de défense, devant l’oasis égyptienne d’El-Alamein. À Londres, Winston Churchill exulte :

«Ce n’est pas la fin, ni même le commencement de la fin ; mais c’est la fin du commencement».

  • le 23octobre 1954 : accords de Paris.

Ils sont signés entre la France et la République fédérale d’Allemagne, la RFA, et mettent fin à l’occupation de la Sarre ; par ailleurs ils autorisent la RFA et l’Italie à accéder à l’OTAN.

  • le 23 octobre 1958 : la « paix des braves » en Algérie.

De Gaulle, dans une conférence de presse à Matignon, propose au FLN “la paix des braves” et les appelle à se rendre “en hissant des drapeaux blancs”.

  • le 23 octobre 1983 : 58 militaires français sont tués à Beyrouth.

Un attentat terroriste frappe le QG américain et fait 241 morts. Quatre minutes plus tard, à quelques dizaines de mètres, l’immeuble « Drakkar » où sont les soldats Français explose ! On compte 58 victimes parmi les parachutistes français, des 1er et 9ème RCP, basés à Pamiers. C’est le début de cette guerre de civilisation qui se développe aujourd’hui : guerre urbaine, terrorisme des « Fous de Dieu » islamistes, soutenus par la Syrie et l’Iran hier, par l’Arabie, le Qatar et les pays sunnites aujourd’hui.

Grandes figures du scoutisme

A travers son nouveau livre paru aux Éditions Artège, l’historien angevin Christophe Carichon, spécialiste du mouvement scout, nous entraine dans une galerie de portraits de fondateurs, connus ou oubliés, d’un mouvement qui attire encore aujourd’hui plus de 150 000 jeunes Français.

Créé officiellement en 1921 dans notre pays, il a fallu tout d’abord convaincre l’épiscopat français de son bien-fondé. Certains évêques voyaient ce mouvement d’un mauvais œil, l’accusant de franc-maçonnerie, d’ésotérisme et d’indianisme. Le Père Sevin dut même se déplacer jusqu’à Rome pour plaider la cause du scoutisme devant le pape lui-même.

L’auteur dresse également le portrait de Jeannine Chabrol, première cheftaine de louveteaux et fondatrice de ce courant qui, on l’apprend à travers ce livre, n’est pas un « scoutisme » adapté aux enfants, mais bien une pédagogie différente.

S’en suit le portrait de trois généraux, tous héros de la grande guerre Louis de Maud’huy, Arthur de Salins et Joseph Lafont, qui tous les trois, contribuèrent fortement à asseoir le mouvement dans la société française.

Puis vient la crise des années 60 et 70, Christophe Carichon nous raconte la réforme au sein des Scouts et Guides de France, amenant à la création des Guides et Scouts d’Europe (AGSE) par ce couple breton Pierre et Lucienne Géraud-Keraod ainsi que celle du mouvement des Scouts Unitaires de France (SUF) par Pierre de Montmajon.

Anecdotes, détails d’archives, photos inédites, ce livre est une mine pour ceux qui s’intéressent, de près ou de loin, à cette aventure unique qui conquiert encore aujourd’hui plus de 150 000 jeunes Français.

Rencontre sur RCF :

La majorité sénatoriale renonce à défendre la famille

Pourtant classé à droite, le Sénat vote à gauche pour l’adoption d’enfants par des couples pacsés et concubins. La majorité sénatoriale abandonne la défense de l’orphelin et laisse passer le détournement de l’adoption au profit des commanditaires d’enfants par GPA. La Manif Pour Tous s’indigne :

Permettre à des couples non mariés d’adopter est contraire à la finalité même de l’adoption qui implique d’une part un engagement pour la vie, et qui d’autre part s’appuie nécessairement sur l’existence de dispositions prévues en cas de séparation du couple. Or ce n’est le cas ni dans le contexte du PACS, ni dans celui du concubinage. Alors même que le nombre de couples agréés pour adopter est nettement plus important que le nombre d’enfant à adopter, il faut chercher ailleurs l’objectif de cette proposition de loi. Comme l’ont clairement dit Olivier Véran et Coralie Dubost, ce texte permettra à la compagne ou au compagnon du père biologique d’un enfant né de GPA à l’étranger d’adopter l’enfant. Certes, cette possibilité existe déjà pour les couples mariés, mais l’ouvrir aux couples non mariés ne peut que favoriser le développement de l’exploitation des mères porteuses.

Comme tout le marketing des agences de GPA en atteste, le fait de pouvoir faire établir sa filiation est un enjeu majeur pour les candidats à la commande d’enfants : dès lors que tous les couples pourront se faire reconnaître comme parents – l’un comme père, l’autre comme adoptant – le nombre de GPA pratiquées, et donc l’exploitation des femmes et le trafic international d’enfants, sera exponentiel.

Ludovine de La Rochère dénonce :

« Hélas, malgré nos alertes répétées, aucun amendement de suppression ou d’amélioration du texte n’a été déposé en vue de la séance publique. La majorité sénatoriale a laissé passer une mesure portant gravement atteinte au besoin de sécurité et de stabilité des enfants, plus encore lorsqu’ils sont déjà blessés par la vie. C’est plus que regrettable ; c’est une faute politique. Ce décalage entre les tambouilles politiciennes et la réalité ne peut qu’accentuer la fracture démocratique et la défiance entre les 18 millions de familles et ceux qui prétendent les défendre ». « Ils en paient aujourd’hui le prix fort dans l’opinion. Ils doivent se ressaisir. Et vite ! » poursuit-elle.

« Supprimer une messe, c’est supprimer un apostolat, des confessions, du catéchisme… »

Valeurs Actuelles enquête sur la résistance des catholiques attachés à la messe traditionnelle face aux mesures épiscopales incompréhensibles :

Je vous salue Marie, pleine de grâce… Les voix d’une petite centaine d’étudiants et jeunes professionnels s’élèvent dans les rues du XVe arrondissement de Paris. Avec ferveur, chapelet à la main, ils prient pour le pape, le diocèse de Paris et la paix liturgique. Il est 19 heures passées, les cloches du quartier sonnent les vêpres alors que ces jeunes se rendent en procession à la chapelle Notre-Dame-du-Lys (Paris XVe ). Après un mois de résistance et de prières, ils ont finalement obtenu le rétablissement de leur traditionnelle messe du mercredi soir selon le missel de saint Pie V. Mais celle-ci sera dorénavant célébrée dans la chapelle d’un patronage parisien par un prêtre diocésain.

La Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP), qui en avait la charge depuis plus de treize ans, est mise sur le banc de touche. Malgré la joie d’avoir retrouvé leur messe, les jeunes ne comprennent toujours pas la politique de Mgr Aupetit. Le 8 septembre dernier, l’archevêque de Paris décidait unilatéralement de diviser par cinq le nombre d’églises où pourront dorénavant être célébrées des messes selon le rite ancien. « Supprimer une messe, c’est supprimer un apostolat, des confessions, du catéchisme… », s’indigne un fidèle pour qui ce choix reste incompréhensible.

Et Paris ne fait pas figure d’exception. Au Havre, Mgr Jean-Luc Brunin réduit, lui aussi, fortement les prérogatives des communautés Ecclesia Dei – communautés attachées à la célébration de la messe selon le rite ancien. Désormais, « les sacrements de l’initiation chrétienne ainsi que le sacrement de mariage seront préparés et célébrés dans la communauté paroissiale, selon les rituels en vigueur suite à la réforme liturgique ». Il en va de même pour la catéchèse.

À 800 kilomètres de là, à Grenoble, un communiqué de Mgr de Kérimel suscite l’ire de la communauté traditionnelle. Il l’accuse, entre autres, de « préférer manquer la messe dominicale plutôt que de participer à une liturgie approuvée par les saints Paul VI et Jean-Paul II [messe en français, NDLR] ». Si aucune mesure n’a pour le moment été prise, les paroissiens craignent de voir leurs messes supprimées et leurs prêtres contraints de partir. À Limoges, pas de communiqué ou d’annonce officielle. Mais les fidèles s’inquiètent que l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (ICRSP) n’ait pas obtenu l’église en centre-ville un temps promise par leur évêque.

« J’ai l’impression qu’on retourne à la guerre liturgique des années 1970 », s’alarme une jeune Grenobloise. […] « Officiellement, les évêques prônent l’apaisement, mais ils nous dépouillent de toutes nos prérogatives », regrette un prêtre d’une communauté Ecclesia Dei. « Ils font du zèle et agissent sans concertation », dénonce un autre ecclésiastique. « J’ai peur que tout cela ravive de vieux combats », conclut un prêtre proche des catholiques traditionalistes.

[…] Contacté, le diocèse de Paris n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations. Partout, les fidèles regrettent l’absence de dialogue. […]

Chez les gauchistes, les catholiques constituent une cible

Le Figaro Magazine a consacré un dossier au service public, vérolé par le gauchisme. Extraits :

[…]

Rapport Sauvé. Deux interrogations sur les nombres

Le Rapport Sauvé est consacré aux « violences sexuelles dans l’Église catholique France 1950-2020 » qui, comme le Rapport le dit,

« sont en effet intolérables par elles-mêmes, par leur nombre considérable et par leur absolue incompatibilité non seulement avec le droit et le respect des personnes, mais encore avec la mission de l’Église catholique et le message de l’Évangile ».

Les informations du Rapport Sauvé ont été immédiatement acceptées de façon quasi unanime, une sorte de parole d’Evangile en particulier pour le nombre des cas estimés de ces violences faites aux enfants (216 000 cas entre 1950 et 2020 attribuables à certains membres du clergé et de congrégations catholiques). Le Salon beige a déjà rapporté quelques nuances dans un article tout récent.

La première interrogation quant aux nombres tient à la relecture d’un article datant du 2 mars 2021 publié par Famille chrétienne : « Pédocriminalité dans l’Eglise : il pourrait y avoir jusqu’à 10 000 victimes ». Début de l’article :

« Le chiffre n’est encore qu’une estimation mais il fait froid dans le dos. « Au moins 10 000 » personnes pourraient avoir été victimes d’agressions sexuelles commises par des prêtres ou des religieux en France depuis 1950, selon une estimation avancée avec prudence le 2 mars par Jean-Marc Sauvé, président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise (CIASE). Interrogé sur ce chiffre, Jean-Marc Sauvé ne l’a ni contredit ni confirmé. « Est-ce que le chiffre de 10 000 victimes est le définitif ? Je suis dans l’incapacité de le dire », a-t-il affirmé mardi matin lors d’une conférence de presse. « Nous l’affinerons dans les prochains mois ». »

L’article indiquait que 6500 appels avaient été reçus pour un total de 3000 victimes.

« Reste que ces 3000 victimes ne sont que la face émergée de l’iceberg : « quel pourcentage de victimes [cet appel à témoignages] a-t-il touché ? Est-ce que c’est 25 % ? 10 %, 5 % ou moins ? ».

La publication du rapport était attendue pour fin septembre 2021. Et « c’est sur la base de ces travaux en cours que le nombre de 10 000 victimes a pu être avancé comme une estimation provisoire ».

Le 21 septembre 2021 encore, La Vie rappelait dans un article « Rapport Sauvé : ce rendez-vous que nous n’avons pas le droit de manquer » cette estimation de 10000 donnée par M.Sauvé en mars dernier.

Comment expliquer, alors que la Commission a travaillé selon ses dires 2,5 ans (30 mois) c’est-à-dire un début effectif en mars 2019 ; alors que lors de l’intervention de M.Sauvé, 24 mois de travail avaient déjà été réalisés sur un total de 30 ; alors que selon le Rapport l’appel à témoignages a été lancé le 3 juin 2019 et clos le 31 octobre 2020 soit quatre mois avant l’intervention de M.Sauvé  (appel à témoignages ayant permis de nouer 6 471 contacts à l’occasion desquels était proposé, en ligne, un questionnaire anonyme administré par l’IFOP, destiné à nourrir les analyses de l’Inserm ; 1628 questionnaires ayant été complétés dans ce cadre) ; alors que l’enquête en population générale faite par l’Inserm a été menée en ligne entre le 25 novembre 2020 et le 28 janvier 2021 et donc –pour la collecte d’informations- terminée depuis un mois au moment de l’intervention de M.Sauvé ; comment expliquer disions-nous que M.Sauvé ait pu avancer avec prudence cette estimation de 10 000 cas avant « affinage » pour aboutir à 216 000 cas ?

Franchement, cela a donné envie d’aller se plonger dans le rapport lui-même pour essayer de comprendre. Deux versions sont directement accessibles sur le site internet de la Ciase : un résumé et le rapport complet de 548 pages subdivisé en paragraphes (§) à l’instar des publications vaticanes… sans compter le tome des annexes.

Mais a surgi alors une deuxième interrogation provenant de ce qui ressemble à une incohérence dans le ratio entre l’estimation du nombre des victimes et le recensement du nombre des clercs et religieux criminels.

Pour le nombre des victimes [L’Inserm a réalisé « une enquête en population générale menée auprès de 28010 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatives de la population française selon la méthode des quotas » ; voir détails au § 0564], le rapport précise :

« L’exploitation des archives de l’Église catholique et de la justice, ainsi que des réponses aux questionnaires envoyés aux diocèses, ordres et congrégations, donne à connaître directement l’identité de 4 832 personnes victimes. Ce nombre est celui des victimes connues de l’Église ou de la justice, parfois des deux ».

Mais pour les rapporteurs,

« le fait que les personnes victimes individuellement dénombrées dans le cadre de l’appel à témoignages ou des investigations dans les archives soit nettement moins nombreuses n’invalide pas ces estimations : d’une part, de nombreux témoignages ainsi recueillis font état d’autres victimes ne s’étant pas déclarées ; d’autre part et surtout, le caractère massif des sous-déclarations d’agressions sexuelles est bien établi dans la littérature scientifique, et il est ici corroboré ».

Et d’ajouter :

« l’estimation du nombre de victimes de clercs et de religieux ou religieuses (216 000) est située avec une probabilité de 95 % dans un intervalle compris entre 165 000 et 270 000 ».

On notera que le « nettement moins nombreuses », c’est quand même un rapport de 1 (5000) à 43 (216000).

Le nombre des clercs et religieux criminels avancé par le rapport (entre 2900 et 3200) provient d’enquêtes faites à partir de plusieurs sources et croisement de leurs données :

« Plus délicate est l’estimation du nombre des clercs et religieux agresseurs sur l’ensemble de la période considérée. Les recherches archivistiques dans les fonds de l’Église, de la justice et de la presse, qui ont été menées par l’EPHE avec rigueur et un grand souci d’exhaustivité et complétées par les données de l’appel à témoignages, permettent d’estimer entre 2 900 et 3 200 le nombre des agresseurs ».

D’où un ratio de « 2,5 % à 2,8 % de l’effectif des clercs et des religieux de 1950 à nos jours (115 000 clercs et religieux environ) ». Pour plus de précisions méthodologiques, voir le §0586.

Une incidente pour comparaison

« le nombre de cas de prêtres abuseurs sexuels sur mineurs de 2018 à 2020 publié par la Conférence des évêques a été de 35 cas, par année, sur plus de 13.000 prêtres en exercice. Ce qui porte le pourcentage actuel à 0,26%. Soit cinq fois moins que cette moyenne des années 1950-2020 ».

Le nombre calculé par le Rapport peut donc être effectivement considéré comme élevé.

C’est là qu’est mise en lumière par le Rapport lui-même une sorte d’incohérence dans le ratio entre le nombre de victimes et celui des clercs et religieux criminels (nombre statistiquement moyen de victimes par criminels, entre 68 et 75 selon le nombre de criminels retenus) par l’introduction de la notion de  « grands prédateurs » au §0588 :

« Ce nombre [entre 68 et 75] serait sans commune mesure avec le ratio de trois victimes par agresseur, qui ressort des réponses aux questionnaires adressés aux diocèses et congrégations et de l’exploitation des archives…  Au seuil de cette recherche, la commission tient à souligner qu’elle se garde de se prononcer sur le point de savoir quel est, pour l’Église catholique, le plus grave des constats : un pourcentage élevé de prêtres et de religieux ayant commis de manière occasionnelle un petit nombre d’agressions ou un pourcentage réduit de grands prédateurs qu’elle aurait, par absence de vigilance, laissé porter atteinte à un très grand nombre de victimes, par exemple plus de 100 au cours d’une carrière ecclésiastique ou religieuse ».

Si un grand prédateur, c’est 100 victimes, comment expliquer ce ratio moyen de 68 à 75 qui ferait pratiquement rentrer tous les coupables dans cette catégorie ?

De plus, aux §0603/0604, le Rapport précise encore pour démontrer le caractère anormalement élevé de ce ratio :

« de son côté, Mme la professeure Florence Thibaut, membre de la CIASE, dans une étude en cours et non encore publiée, portant sur 350 auteurs d’abus, identifie quant à elle 2,8 victimes en moyenne par auteur, avec des valeurs extrêmes s’étageant entre 1 et 30 victimes. 10 auteurs seulement ont fait plus de 5 victimes. Dans le travail d’analyse qu’elle a dirigé à partir du dépouillement de dossiers judiciaires de clercs agresseurs sexuels, Mme Florence Thibaut aboutit à une moyenne d’environ 7 victimes par agresseur ».

Face à ce qui ressemble à une incohérence, la commission a décidé au §0608 de faire deux hypothèses pour diminuer ce ratio et le rendre plus vraisemblable en augmentant le pourcentage d’agresseurs parmi la population des prêtres et religieux :

« Trois hypothèses sont présentées correspondant à 2,8 %, 5 %, et 7 % d’agresseurs parmi la population des prêtres et religieux, ce qui donnerait respectivement 3 200, 5 800 et 8 100 auteurs environ. À chacune de ces hypothèses correspond un nombre de victimes moyen par agresseur de 63, 35 et 25 ».

Mais finalement, le Rapport abandonne ces deux hypothèses irréalistes et garde son estimation du nombre de criminels.

Curieusement, le Rapport ne fait pas mention d’une autre hypothèse qui aurait pu amener à résoudre aussi pour partie l’incohérence constatée : diminuer l’estimation sondagière du nombre de victimes.

Marine Le Pen : la fonction tribunitienne choisie par Eric Zemmour est probablement la plus adaptée pour parler aux abstentionnistes

Interrogée dans Valeurs Actuelles, Marine Le Pen déclare :

[…] Nous ne sommes plus dans un septennat mais dans un quinquennat. Cinq ans, c’est très court : il faut donc, au moment où l’on accède au pouvoir, que tout soit prêt pour être mis en œuvre dans les six mois suivant l’élection.Deux écueils peuvent entraver cette marche. L’écueil à la Sarkozy – la jouissance d’avoir été élu qui empêche de mettre en place ce qu’on a promis de mettre en place – et celui de l’impréparation. Les obstacles qui se dresseront devant nous sont énormes ; il faut les voir de loin et savoir précisément quelle stratégie adopter pour les sauter. Oui, nous nous sommes préparés et oui, nous avons abandonné la candidature exutoire, de témoignage, malgré l’ivresse que cela pouvait procurer. La rupture avec le système politique actuel est nécessaire et je la revendique, mais la rupture n’est pas la fracturation inutile. J’ai transformé le Rassemblement national en mouvement de gouvernement pour ne plus être seulement le porte-voix des Français mais leur “porte-avenir”.

Pourtant, votre incapacité à gagner est le présupposé de la réflexion de tous ceux qui vous cherchent un remplaçant. L’échec du RN à conquérir une région en juin dernier, malgré des sondages prometteurs, en a découragé beaucoup. Zemmour prospère aussi sur cette lassitude…

Les régionales ne sont pas un bon exemple : elles ont suscité une telle abstention que c’est comme si l’élection n’avait pas eu lieu. Quinze présidents de régions réélus sur quinze, ce n’est pas uniquement le problème du RN. Pardonnez-moi, mais nous avons plutôt mieux résisté que d’autres à cette abstention massive : le Rassemblement national fait presque deux fois mieux que le parti d’Emmanuel Macron.

Comment, alors, retirer de l’esprit des Français l’idée persistante selon laquelle votre plafond de verre se situe sous la barre des 50 % ?

Je leur dis d’abord que nous avons appris de nos erreurs. Ma famille politique est sortie de sa posture marginalisante et clivante, et a produit le travail de fond nécessaire pour se muer en parti de gouvernement crédible. Nous avons rédigé, assistés par des professionnels (magistrats, policiers, conseillers d’État, etc. ), des livres blancs sur tous les sujets de préoccupation essentiels des Français, notamment les banlieues, la police, la sécurité, l’immigration et la justice. Ensuite, l’élection présidentielle est ainsi faite qu’il faut, pour l’emporter, mobiliser les siens sans mobiliser ses adversaires. Si tant est qu’il puisse accéder au second tour, Éric Zemmour a beaucoup moins de chances de gagner que moi car il va surmobiliser ses adversaires par ses propos outranciers. S’il croit que ce qui nous est arrivé aux régionales de 2015 ne peut pas lui arriver, il commet une énorme erreur d’analyse.

On vous a souvent entendue utiliser cet argument du vote “utile” pour prouver que votre candidature était la plus pertinente au sein du camp national – les petits candidats gravitant autour de vous prendraient le risque de devenir les “Taubira 2002” de la droite. Si des sondages montrent que la dynamique est en faveur d’Éric Zemmour, voire qu’il vous passe devant, est-ce que voter “utile” ne pourrait pas finalement signifier voter Éric Zemmour ?

Certains romantiques de notre famille de pensée ont cette espérance mais je n’y crois pas du tout, pour une raison simple : devenir le candidat naturel du camp national implique de proposer un projet à même d’unir le pays. Or, le projet d’Éric Zemmour a un versant économique – passé sous les radars jusqu’à présent, mais qui sera exposé à un moment donné – qui crée une fracture avec les classes populaires. Certains pensent que la politique fonctionne comme les mathématiques, qu’il suffi rait d’additionner mes électeurs à ceux de Zemmour pour connaître son score au second tour. Je suis désolée de dire que j’ai un électorat populaire qui n’acceptera pas d’être une nouvelle fois sacrifié à une vision ultralibérale de l’économie.

Ultralibérale ?

En matière de politique économique, oui, je constate qu’Éric Zemmour reprend les mêmes items que ceux développés par Emmanuel Macron ou par François Fillon en 2017. Lui parle de la retraite « à 63, 64, voire 67 ans » et mène une attaque en règle des prestations de manière indifférenciée. Moi, je propose la retraite à partir de 60 ans avec 40 annuités de cotisation et je m’attaque à la gabegie qui consiste à avoir transformé la solidarité nationale en solidarité mondiale. Toutes les économies réalisées serviront à rendre du pouvoir d’achat aux Français.

Avez-vous d’autres sujets de divergence majeurs avec Éric Zemmour ?

Je le dis avec beaucoup de sincérité : je ne comprends pas ce qu’il souhaite faire avec l’islam. Dire “l’islam, c’est l’islamisme”, c’est prendre l’immense responsabilité de coaliser les musulmans avec les islamistes. C’est une faute politique. Si “un vrai musulman est un islamiste”, ce qu’il explique en substance, alors, que propose-t-il ? La croisade ? Expulser tous les musulmans étrangers ? Convertir tous les musulmans français ? Je récuse également sa vision de la femme. J’ai été pendant dix ans présidente et pendant trente-cinq ans adhérente d’un mouvement politique dont la figure de proue est Jeanne d’Arc. Alors quand j’entends dire que les femmes n’ont pas vocation à exercer le pouvoir, je pense à cette chef de guerre héroïque – et sainte, par ailleurs – qui est allée au bout de sa mission pour la France au prix de sa vie… Je ne peux qu’être en désaccord.

Ces divergences sont-elles plus fortes que vos points d’accord ?

Je l’ai dit et je le répète : Éric Zemmour n’est pas un adversaire mais un concurrent. Mon seul adversaire, c’est Emmanuel Macron. C’est une évidence de dire que la candidature d’Éric divise le camp national. Je lui ai dit tout de suite, comme il le raconte d’ailleurs dans son livre de manière un peu cavalière : il ne peut pas gagner, il ne peut pas accéder au second tour, il peut simplement m’empêcher d’arriver en tête au premier. […]

À partir du moment où nous avons des objectifs similaires (stopper l’immigration et rendre leur pays aux Français), Éric Zemmour peut bien sûr constituer une réserve de voix pour le second tour. Son électorat potentiel, les CSP+ et les personnes âgées, est sociologiquement le même que celui d’Emmanuel Macron et de Xavier Bertrand. Qu’un candidat puisse attirer ces électeurs vers le camp national est une bonne chose en soi. J’ajoute que la fonction tribunitienne qu’il s’est choisie est probablement la plus adaptée pour parler aux abstentionnistes, précisément en raison du charme de la radicalité et du vote exutoire que j’évoquais tout à l’heure. Un grand nombre de Français ont déserté les bureaux de vote, dégoûtés par la politique – on les comprend, cela fait quarante ans qu’ils votent à droite ou à gauche, mais qu’ils obtiennent indifféremment la même politique mondialiste. Quelqu’un qui arrive, parle fort, fait des propositions chocs, crée le buzz, peut ramener des abstentionnistes vers les urnes, ce qui est toujours une bonne nouvelle. […]

Statistiques de l’Eglise catholique au 31 décembre 2019

L’Agence Fides a présenté comme d’habitude quelques statistiques sur l’Église :

  • Au 31 décembre 2019, la population mondiale s’élevait à 7 577 777 000 personnes, soit une augmentation de 81 383 000 personnes par rapport à l’année précédente. L’augmentation globale, touche également tous les continents cette année, y compris l’Europe. Les plus fortes augmentations se situent une fois de plus en Asie (+40 434 000) et en Afrique (+33 360 000), suivies par l’Amérique (+6 973 000), l’Europe (+157 000) et l’Océanie (+459 000).
  • A la même date du 31 décembre 2019, le nombre de catholiques s’élevait à 1 344 403 000 avec une augmentation globale de 15 410 000 par rapport à l’année précédente. L’augmentation touche tous les continents sauf l’Europe (-292 000). Comme par le passé, elle est plus marquée en Afrique (+8 302 000) et en Amérique (+5 373 000), suivies de l’Asie (+1 909 000) et de l’Océanie (+118 000).
  • Le nombre total d’évêques dans le monde a diminué de 13 pour atteindre 5 364.
  • Le nombre total de prêtres dans le monde est passé à 414 336 (+271). Une fois encore, une baisse significative a été enregistrée en Europe (-2 608), suivie par l’Amérique (-690) et l’Océanie (-69). Des augmentations ont été enregistrées en Afrique (+1.649) et en Asie (+1.989).
  • Le nombre de religieux non prêtres a diminué pour la septième année consécutive, de 646, pour atteindre 50 295. La diminution globale du nombre de religieuses se confirme également, de 11 562 unités. Le nombre total est de 630 099. Les augmentations sont, une fois de plus, en Afrique (+835) et en Asie (+599), les diminutions en Europe (-7 400), en Amérique (-5 315) et en Océanie (-281).
  • Le nombre de grands séminaristes, diocésains et religieux, a diminué cette année, globalement de 1 822, pour atteindre 114 058. Des augmentations ont été enregistrées uniquement en Afrique (+509), des diminutions en Asie (-898), en Océanie (-53), en Europe (-630) et en Amérique (-750).
  • Le nombre total de petits séminaristes, tant diocésains que religieux, a diminué pour la quatrième année de 3 174, pour atteindre 96 990. Ils ont diminué sur tous les continents à l’exception de l’Océanie (+22) : en Amérique (-914), en Afrique (-1 519), en Europe (-743) et en Asie (-20).

Il n’y a pas d’analogie entre le sceau sacramentel de confession et le secret professionnel

Le Pénitencier Majeur, le cardinal Mauro Piacenza, a été interrogé par Acistampa (traduction Benoît-et-moi). Le cardinal a rappelé que le sacrement de pénitence,

« étant un acte de culte, ne peut et ne doit pas être confondu avec une séance psychologique ou une forme de counselling. En tant qu’acte sacramentel, ce sacrement doit être protégé au nom de la liberté de religion et toute interférence doit être considérée comme illégitime et nuisible aux droits de la conscience ».

Le cardinal Piacenza précise également qu’il n’y a pas d’analogie

« entre le sceau sacramentel et le secret professionnel auquel sont tenus, par exemple, les médecins, les pharmaciens, les avocats, etc. »

« le secret de la confession […] n’est pas une obligation imposée de l’extérieur, mais une exigence intrinsèque du sacrement, et en tant que tel, il ne peut être délié même par le pénitent lui-même (cf. can. 1550 §2, n.2 CIC; can. 1231 §2, n.2 CCEO) ».

« Il est indispensable d’insister sur l’impossibilité de comparer le sceau confessionnel et le secret professionnel, afin d’éviter que des législations séculières n’appliquent au secret confessionnel inviolable les dérogations au secret professionnel pour de justes motifs ».

Le Pénitencier majeur met également un frein à la proposition qui se répand d’obliger le pénitent, comme condition sine qua non pour recevoir l’absolution sacramentelle, à s’auto-dénoncer:

« ces graves devoirs liés au chemin de conversion n’impliquent pas l’auto-dénonciation. Cependant, le confesseur doit inviter le pénitent à réfléchir plus profondément et à évaluer les conséquences de ses actes, surtout lorsqu’une autre personne a été soupçonnée ou injustement condamnée ».

L’intervention de Piacenza réitère ce que la Pénitencerie Apostolique avait clairement exprimé dans la Note de 2019 :

« Le secret inviolable de la Confession provient directement de la loi divine révélée et s’enracine dans la nature même du sacrement, au point de n’admettre aucune exception dans la sphère ecclésiale, et encore moins dans la sphère civile ».

L’Église « déclare » – c’est-à-dire qu’elle reconnaît comme un fait irréfutable, qui découle précisément de la sainteté du sacrement institué par le Christ –

« que tout prêtre qui entend les confessions est tenu, sous peine de sanctions très sévères, de garder le secret absolu sur les péchés que ses pénitents lui ont confessés » (CEC 1467).

Aucune autorité sur terre, pas même le Pape, ne peut modifier la réalité sacramentelle dans cet aspect essentiel.

De son côté, l’abbé Laguérie souligne :

Non, il n’y a pas de secret de la confession ! Il y a bien plus que cela. Et pour vous en convaincre, j’ai réuni quelques textes du droit et de la théologie catholique. Et tout d’abord un peu de sémantique. Le soi-disant secret de la confession, dans tous les documents de l’Eglise Catholique (décrétales, droit canonique, théologiens, au premier rang desquels saint Thomas d’Aquin), n’est jamais dénommé un secret mais un sceau, en latin « Sigillum ». C’est peut-être un détail pour vous mais pour nous ça veut dire beaucoup.

Sigillum, en latin ne veut absolument pas dire « secret ». Mais alors pas du tout, il y a maints autres mots pour cela. Le Gaffiot, qui fait référence en la matière, le traduit par « sceau », « cachet ». Vous savez : cette empreinte que vous gravez de vos armes dans la cire molle sur une lettre cachetée, cette signature de l’Autorité publique sur un cercueil que l’on vient de fermer pour garantir que c’est bien M. /Mme untel qui s’y trouve et non point un inconnu etc. Si vous m’avez bien compris, la traduction moderne de « Sigillum » est bien plus le mot « signature » qui authentifie, garantie, scelle (c’est le vrai mot) définitivement une réalité. Mais quel est ce signataire mystérieux qui efface, détruit, oublie à jamais, veut ignorer sans retour, ensevelit, bref scelle pour l’éternité nos misères et nos turpitudes. C’est Dieu Lui-Même, en personne, soi-même. Le ministre de ce sacrement sublime n’est qu’un vulgaire instrument de la miséricorde divine et rien de plus. […]

Les familles exclues du coup de pouce sur le pouvoir d’achat

Communiqué de La Manif Pour Tous :

En optant pour une mesure individualisée, le gouvernement fait le choix de ne pas prendre en considération les familles. Concrètement, à revenus égaux, les personnes célibataires, les couples sans enfants, ou les parents ayant un ou plusieurs enfants à charge seront traités de la même manière. Pourtant, leurs situations et leurs charges sont bien différentes. Voilà pourquoi les familles vont être les grands perdants de cette mesure inadaptée et inégalitaire.

« Difficile de croire que c’est la faute à pas de chance si la famille se trouve une nouvelle fois dans l’angle mort de la politique du gouvernement » déplore Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. Parce qu’elle structure la société et permet à chacun de ses membres de ne pas être de simples individus isolés et déracinés, la famille est la cible des idéologues qui n’ont de cesse de l’affaiblir. Au fil des dernières années, la fin de l’universalité des allocations familiales, la baisse du quotient familial, l’individualisation du prélèvement à la source sont autant de mesures qui conduisent à fragiliser la famille et à privilégier une approche individuelle de la société. Sans surprise, il en ressort un plus grand individualisme qui entraîne une diminution de la solidarité.

Alors que le pouvoir d’achat est une priorité qui menace de mettre la société en ébullition, « l’indemnité inflation » annoncée par le Premier ministre fait l’impasse sur la famille. Pourtant, il est évident que les besoins des familles avec enfants sont bien différents de ceux des célibataires. Le niveau de vie des familles avec enfants est inférieur en raison de leurs charges plus nombreuses et importantes, et grandissant au fil des années. Il est ainsi curieux que la carte famille nombreuse s’arrête dès les 18 ans du dernier enfant, alors même qu’il entre généralement dans la vie étudiante, laquelle devient, année après année, de plus en plus couteuse. Hélas, cette nouvelle mesure annoncée et préparée en catastrophe par les services de Bercy continue d’emmener toute la société dans la voie de l’individualisation. C’est un chemin dangereux dont le Président de la République et son gouvernement ne mesurent manifestement pas toutes les conséquences. Les enfants d’aujourd’hui sont la société et les actifs de demain. Les prochaines échéances électorales devraient permettre de poser une alternative claire avec deux visions qui s’opposent : celle de l’actuelle majorité qui fait le choix de sacrifier la famille et une autre qui devra être portée pour défendre les 18 millions de familles qui vivent en France. L’enjeu est clair.

Des lois supérieures à la République ? L’État rejoue Antigone ! L’analyse du Club des Hommes en Noir

Le Club des Hommes en Noir avec les abbés Celier, Viot et Guelfucci ainsi que Jean-Pierre Maugendre, animé par Philippe Maxence, se penche sur la hiérarchie entre les lois de l’Église et les lois de l’État. L’impossibilité de rappeler qu’il existe des lois supérieures à celles de la République n’est-elle pas la nouvelle mise en scène d’Antigone ?

C’est arrivé un 22 octobre…

Puisque que l’Etat socialiste veut nous couper de nos racines et qu’Otto de Habsbourg a écrit :

” Celui qui ne sait pas d’où il vient, ne peut savoir où il va, car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l’avenir »

Rappelons nous :

  • le 22 octobre 1987 : Lino Ventura, acteur, meurt à St-Cloud.
  • le 22 octobre 1962 : Le président Kennedy annonce un blocus naval pour obtenir le retrait des missiles nucléaires soviétiques que Castro fait pointer vers les côtes américaines.
  • le 22 octobre 1941 : 27 otages sont fusillés à Châteaubriant par les Allemands (dont Guy Moquet) en représailles pour l’assassinat le 20 octobre du Feldkommandant Fritz Holtz à Nantes,  par un militant communiste, Gilbert Brustlein.
  • le 22 octobre 1797 : Le français Charles-Louis Havas crée la première agence d’information mondiale sous le nom: “Agence des feuilles politiques, correspondance générale.” Les nouvelles en provenance des journaux étrangers sont envoyées par pigeon voyageur et traduites dès leur arrivée à Paris.

Commentaire : d’aucuns affirmeraient (son ex compagne, Ségolène Royal), que l’actuel locataire de l’Elysée ne porterait un intérêt à la lecture que dans la mesure où le papier viendrait de cette agence…

  • le 22 octobre 1797 : Garnerin effectue le 1er saut en parachute à partir d’un ballon à 800m au-dessus du parc Monceau (Paris).
  • le 22 octobre 1680 : Louis XIV crée la Comédie Française, par lettre de cachet ( équivalent du décret d’aujourd’hui ) pour promouvoir les arts et les lettres . La Comédie-Française présente principalement les pièces du défunt Molière, de Racine, ainsi que de Corneille.
  • le 22 octobre 1656 : Le “miracle de la Ste-Epine” est authentifié par sentence. Événement survenu le 24 mars 1656 et qui joua un rôle important dans l’évolution spirituelle  de Blaise Pascal, Marguerite Périer, sa nièce, avait été guérie miraculeusement en touchant une épine de la couronne du Christ (fragment de la relique pour laquelle Saint Louis avait fait bâtir la Sainte-Chapelle).
  • le 22 octobre 946 : Le roi Hugues Capet meurt de la variole près de l’abbaye de St-Martin-de-Tours
  • le 22 octobre 741 : Mort de Charles Martel.

Le Salvador résiste, mais le Bénin cède à la culture de mort

Le Congrès du Salvador a rejeté mercredi par 73 voix contre 11 la dépénalisation de l’avortement en cas de danger de mort pour la mère, d’anomalie fœtale menaçant le pronostic vital, ou de viol.

Les députés du Bénin ont adopté la légalisation de l’avortement jusqu’à 12 semaines « lorsque la grossesse est susceptible d’aggraver ou d’occasionner une situation de détresse matérielle, éducationnelle, professionnelle ou morale » de la femme.

La loi a été adoptée à l’unanimité des députés présents et représentés. C’est pourtant le président de cette Assemblée qui, il y a quelques jours, s’était fermement prononcé contre l’avortement. Mardi, les évêques avaient lancé un appel pour dire non.

« Suggérer à un garçon qu’il peut facilement devenir une fille et inversement, ceci est déjà à la limite du crime contre l’humanité »

De Vladimir Poutine, le 21 octobre :

« Les bouleversements socio-culturels qui ont lieu aux Etats-Unis et en Europe occidentale ne relèvent évidemment pas de nos affaires. Nous ne nous en mêlons pas. Certains, dans les pays occidentaux, sont sûrs que l’effacement agressif de pages entières de leur propre histoire, la discrimination inversée de la majorité dans l’intérêt des minorités ou la demande d’abandonner la compréhension habituelle de ce que sont des choses aussi fondamentales que la mère, le père, la famille ou même les différences entre les sexes, constituent, selon eux, les jalons du mouvement vers un renouveau social. Encore une fois, je tiens à le souligner : c’est là leur droit, nous ne nous en mêlons pas, nous leur demandons seulement de ne pas trop s’en prendre à notre maison. »

« Dans un certain nombre de pays occidentaux, le débat sur les droits des hommes et des femmes s’est transformé en une parfaite fantasmagorie. Ceux qui se risquent à dire que les hommes et les femmes existent toujours et que c’est un fait biologique sont presque ostracisés. “Parent numéro un” et “parent numéro deux”, “parent qui a donné naissance” au lieu de “maman”, l’interdiction d’utiliser l’expression “lait maternel” et son remplacement par “lait humain” – afin que les personnes incertaines de leur propre identité sexuelle ne soient pas contrariées. »

« Suggérer à un garçon qu’il peut facilement devenir une fille et inversement, ceci est déjà à la limite du crime contre l’humanité et tout ça au nom et sous la bannière du progrès. »

Dernières informations avant le pèlerinage Summorum Pontificum

Communiqué de l’abbé Barthe :

Notre pèlerinage va donc se dérouler comme prévu, malgré les inquiétudes que nous ont donné les circonstances présentes.

– Comme de coutume désormais, nous débuterons le pèlerinage le vendredi 29 octobre, à 17h30, dans l’église Sainte-Marie des Martyrs du Panthéon, par le chant des Vêpres présidé par Mgr. Marco Agostini.

– Le lendemain, le samedi 30 octobre à 9h30, dans l’église Saint-Celse et Saint-Julien, Via del Banco di Santo Spirito, 52, non loin du Tibre, nous nous retrouverons pour une adoration du Saint-Sacrement présidée par Monsieur le Chanoine Antoine Landais.

– Puis, ce samedi 30 octobre, à 10h 30, de l’église Saint-Celse et Saint-Julien, nous partirons pour rejoindre la basilique Saint-Pierre, par le pont Saint-Ange et la Via della Conciliazione.

– Ce samedi 30 octobre, à 11h 30, dans la Basilique Saint-Pierre, à l’autel de la Chaire, sera célébrée par Mgr. Patrick Descourtieux la messe principale du pèlerinage.

– Et le dimanche 31 octobre, à 11h, à la Trinité-des-pèlerins, Piazza della Trinità dei Pellegrini, 1, sera célébrée par Monsieur l’Abbé Claude Barthe la messe de clôture de notre pèlerinage.

Pour la bonne marche du pèlerinage nous avons besoin de votre aide et remercions par avance tous ceux qui pourront se proposer.

AVIS IMPORTANT POUR LES PRÊTRES PARTICIPANT AU PÈLERINAGE

Il est demandé aux prêtres qui veulent célébrer, au cours de leur séjour à Rome, dans les deux églises ci-après, de réserver à l’avance leur « tour » :

– A la Trinità dei Pellegrini, Piazza della Trinità dei Pellegrini, en prenant contact avec le sacristain : [email protected] ou au 393482637981

– A Santi Celso e Giuliano, Via del Banco di Santo Spirito 5, en prenant contact avec le Chanoine Landais : chn.landais@icrsp.org

L’avortement eugénique viole les droits de l’homme

Par Grégor Puppinck :

Tuer un bébé, c’est mal. Tuer un bébé en raison de sa race, de son sexe ou de son handicap est encore pire. Cette vérité est difficile à éviter, et c’est l’une des principales questions débattues dans le « combat mondial pour l’avortement » qui se déroule aux Nations unies.

Les personnes handicapées s’opposent à l’avortement fondé sur la déficience du fœtus. Elles dénoncent sa légalisation comme une sorte de discrimination officielle à leur égard. Et elles sont entendues.

Récemment, le 14 septembre 2021, le Comité des droits des personnes handicapées (CDPH) des Nations Unies s’est dit préoccupé par « La dévalorisation des personnes handicapées à travers les politiques et pratiques capacitaires qui sous-tendent le dépistage génétique prénatal des déficiences fœtales, notamment en ce qui concerne la trisomie 21, l’autisme et la détection néonatale de la surdité ».

Cette déclaration fait partie des observations finales du Comité des Nations unies sur le respect par la France de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. L’ECLJ a pris part à ce processus, puisque nous avons soumis au Comité un mémorandum traitant de cette question.

Ce Comité de l’ONU est une « quasi-juridiction » chargée de surveiller la mise en œuvre de la Convention relative aux droits des personnes handicapées par ses États parties : son interprétation du traité fait autorité, bien que non obligatoire.

Sa récente recommandation pointe évidemment du doigt le recours massif au dépistage prénatal qui conduit à l’élimination de la plupart des fœtus diagnostiqués avec un handicap tel que la trisomie 21.

Cette recommandation n’est pas isolée : elle résulte de la position adoptée par la CDPH contre l’avortement eugénique. Ce Comité considère dans un document de 2018 que : « Les lois qui autorisent explicitement l’avortement en raison d’un handicap violent la Convention des droits des personnes handicapées », notamment parce que ce type d’avortement « perpétue le préjugé selon lequel le handicap serait incompatible avec une vie heureuse. »» Pour le Comité – qui est composé d’une majorité de personnes handicapées – l’avortement eugénique est en soi une discrimination qui stigmatise les personnes handicapées.

Depuis 2011, ce Comité a déjà jugé concernant l’Espagne, l’Autriche et la Hongrie que l’altération du fœtus ne devait pas faire l’objet d’un régime spécifique d’avortement, notamment en ce qui concerne le délai légal qui, dans certains pays, peut être très tardif en cas de handicap. Le Comité a également recommandé au Royaume-Uni de « modifier sa loi sur l’avortement en conséquence », estimant que « les droits des femmes à l’autonomie reproductive et sexuelle devraient être respectés sans légaliser l’avortement sélectif pour cause de déficience fœtale » (2017, traduction non officielle).

Cette position est conforme à l’intention des rédacteurs de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, mais aussi de la Déclaration universelle des droits de l’homme. En effet, lors de la rédaction de la Déclaration universelle, la diplomate danoise Mme Begtrup a recommandé de prévoir des exceptions au respect du droit à la vie afin de permettre la « prévention de la naissance d’enfants handicapés mentalement » et d’enfants « nés de parents souffrant de maladie mentale[1] ». Cette proposition a été rejetée après que le représentant du Chili, M. Charles Malik, ait remarqué la similitude entre ces propositions et la législation nazie.

Plus récemment, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les droits des personnes handicapées, Mme Catalina Devandas Aguilar, a dénoncé dans son rapport 2020 au Conseil des droits de l’homme l’idéologie selon laquelle il existe des « vies qui ne valent pas la peine d’être vécues », faisant écho au titre du célèbre livre de Binding et Hoche de 1920 qui a fondé la politique eugénique nazie. Mme Devandas Aguilar est elle-même atteinte de spina bifida, qui est l’un des principaux motifs de l’avortement eugénique. L’expert de l’ONU écrit, dans son rapport : « Sur les questions telles que le dépistage prénatal, l’avortement sélectif et le diagnostic génétique préimplantatoire, les militants des droits des personnes handicapées s’accordent à considérer que les analyses bioéthiques servent souvent de justification éthique à une nouvelle forme d’eugénisme, souvent qualifié de “libéral” ».

En fait, Mme Devandas Aguilar et le Comité tentent de défendre le droit des personnes handicapées à exister sur un pied d’égalité avec les personnes valides. Ils constatent que l’avortement eugénique les stigmatise et viole leur dignité. Mais cette position est en décalage avec les lobbies pro-avortement. Pour défendre leur cause, sans heurter ces lobbies, les personnes handicapées demandent seulement que le handicap ne soit plus un motif spécifique -stigmatisant- d’avortement. Elles s’opposent donc à l’avortement eugénique, non pas explicitement par respect du droit à la vie des bébés handicapés à naître, mais en considération des droits et de la dignité des personnes handicapées “survivantes”.

C’est précisément sur cette question que la Cour européenne des droits de l’homme devra bientôt se prononcer, suite à la récente suppression de l’avortement eugénique par le Tribunal Constitutionnel Polonais. Plusieurs femmes se sont plaintes auprès de la Cour de Strasbourg qu’elles seraient empêchées d’avorter si, une fois enceintes, leurs enfants s’avéraient être handicapés. L’ECLJ est intervenu dans cette affaire pour soutenir l’interdiction de l’avortement eugénique, aux côtés de plusieurs experts des Nations unies et d’anciens juges des cours européenne et interaméricaine des droits de l’homme.

La même question devrait être discutée aux États-Unis, où la doctrine constitutionnelle actuelle de la Cour suprême, en vertu des arrêts Roe v. Wade et Planned Parenthood v. Casey, autorise l’avortement pour n’importe quel motif, y compris les motifs discriminatoires.

Le sujet n’est donc pas clos. Cependant, une chose reste certaine : le prétendu « droit à l’avortement » génère non seulement des oppositions, mais aussi une série de contradictions au sein même des droits de l’homme. Un autre exemple bien connu de cette contradiction est la question de l’avortement sélectif en fonction du sexe qui est également considéré par le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) comme une discrimination illégale fondée sur le sexe, alors que ce même comité des Nations unies promeut l’avortement dans le monde entier. Par conséquent, le même avortement peut être un « droit » ou une discrimination illégale, en fonction seulement de l’intention subjective des parents.

En fait, le droit à l’avortement trouve son origine dans le respect de l’intimité de la femme, c’est-à-dire de sa volonté, ainsi que dans l’ignorance de l’humanité du fœtus. Or, l’avortement eugénique, sexiste ou raciste nous montre non seulement que la volonté de la femme peut être mue par de mauvaises intentions – qui ne méritent pas le respect, mais aussi que le fœtus a des caractères humains : un sexe, une race, un état de santé, qu’il partage avec les personnes nées. Ainsi, en mettant en cause la volonté de la femme et l’inhumanité de l’enfant, la prise en compte de la finalité eugénique, sexiste ou raciste de certains avortements a pour effet de détruire la logique du prétendu droit général à l’avortement.

Les partisans de l’avortement sont pris au piège de ces contradictions qui résultent du mensonge du prétendu « droit à l’avortement ». En droit, comme dans toute discipline rationnelle, la contradiction est une preuve d’erreur.

Un peu avant Mai 68, à Toulouse, une soirée avec Georges Brassens

De Bernard Antony :

J’ai été très heureux ce matin de lire les papiers du Figaro et de Valeurs actuelles consacrés au centenaire de la naissance de Georges Brassens.

Grand et bel article dans Valeurs, d’Olivier Moulin, et dans le Figaro, outre les deux pleines pages sous le titre « Chanteur indémodable », le bel éditorial du jamais décevant Étienne de Montety : « Le bonhomme Brassens ».

Ont remonté mes souvenirs de la fantastique soirée que nous avions passée jadis avec le merveilleux bonhomme d’abord reçu par nous dans les locaux de notre Fédération des étudiants de Toulouse puis, au Capitole, pour l’introniser « damoiseau d’honneur» dans notre « Gaie confrérie des damoiselles et damoiseaux du Languedoc ».

Faut-il préciser que notre « gaie confrérie », créée en 1967 était tout sauf… une confrérie de « gays ».

Ceux qui veulent savoir à quoi nous ressemblions n’ont qu’à aller feuilleter le cahier photos du premier tome de « Bernard Antony raconte ». Ils y verront comment l’extraordinaire et très inventif Philippe Duchet, futur époux de Ghislaine de Cadoudal et beau-père de Marie Le Morvan, avait imaginé les habits de cérémonie (toge, faluche traditionnelle, épée…) de cette confrérie aussi truculente que réactionnaire, se voulant à la fois dans l’esprit des troubadours de notre midi et des escholiers chantés par François Villon. Philippe en était le grand-maître, j’en étais le « porte-gonfanon ». Il va de soi que nous étions totalement, radicalement, aux antipodes de la triste engeance soixantuitarde qui, tel un abcès de peste bubonique, purulerait tristement dans certaines facultés à partir de tristes groupuscules néo-bolcheviques.

Nous, de plus en plus nombreux, nous investissions certes, à l’occasion, toujours joyeusement et gentiment, en chantant le chant des « majos » ou « la coupo santo », les amphis de profs trop misérablement idéologues.

Faut-il le préciser ici, nous n’avions qu’affection pour nos chers et vénérés professeurs, Louis Jugnet (philosophie politique) et Pierre Montané de la Roque (droit constitutionnel) qui, volontiers, nous tendaient leur micro pour quelques minutes de communion dans l’Amitié Française.

Je ne sais plus comment Philippe Duchet (qui a rejoint la maison du Père) avait pu réussir à s’entretenir avec Georges Brassens et le persuader de venir parmi nous après un récital, pour une soirée dans notre siège du 11 rue des Gestes, à deux pas du Capitole.

Toujours est-il qu’en une heure déjà avancée d’une belle soirée d’avril, Philippe, avec le mélange de déférence et d’aimable simplicité qu’il savait adopter en pareil cas, fit entrer ce bon anar de Brassens un peu intimidé parmi une soixantaine de damoiselles et damoiseaux qui ne l’étaient pas moins.

Et puis, déroulant comme un parchemin, il lut le discours d’accueil qu’il avait ciselé, pas trop long, à la fois respectueux, admiratif et désopilant. Ses mots déclenchèrent vite le bon rire d’un Brassens répondant simplement : « Je me sens bien avec vous ! », non sans regarder préférentiellement les jolis minois de Luce et de Colette…

Alors, après avoir étanché sa soif avec un frais pastis, il céda sans trop bougonner aux demandes pour quelques-unes de ses chansons, non sans qu’elles soient entrecoupées de ses questions sur ce que nous pensions. Brassens était certes à sa manière un « anar », mais un bon « anar » et manifestement il appréciait notre non-conformisme véritable.je me souviens de l’émotion de l’assistance quand cet anarchiste nous parla avec admiration de saint Louis, disant : «  Ah, si tous les hommes politiques lui ressemblaient un peu… ».

Mais la soirée n’était pas terminée. Philippe Duchet lui avait bien dit qu’il allait être intronisé dans notre confrérie et il l’avait volontiers accepté. Mais il ne se doutait pas de la façon dont cela allait se dérouler.

Duchet pria d’abord l’assistance de sortir et de s’ordonner en cortège à la suite des damoiseaux et damoiselles en faluche, ces dernières préposées à marcher avec le chanteur dans une courte pérégrination vers la cour intérieure du Capitole. Là, à la lueur des torches qui furent allumées, Philippe Duchet se mit à lire (juste devant la plaque commémorant l’exécution en ce lieu du duc de Montmorency condamné par un édit de Richelieu pour crime de duel) un très solennel et aussi très épique et ébouriffant discours d’intronisation.

C’est alors qu’arrivèrent sur les lieux une patrouille de deux policiers tenant deux chiens en laisse. Que diable signifiait ce rassemblement inaccoutumé, durent-ils se demander et sans doute, que devaient-ils faire ?

Duchet, nullement démonté, s’adressa ainsi à eux : « Messieurs les archers du guet, mettez-vous au garde à vous ! ». Et ils obtempérèrent, leurs chiens sagement assis à côté d’eux. Des policiers au garde à vous devant Brassens, il fallait le voir pour le croire !

Et Brassens nous confia ensuite, joyeusement, qu’il n’aurait jamais imaginé pareille scène.

Duchet termina alors son éloge et puis intima à Brassens l’ordre de tremper ses lèvres dans une coupe de vin de Gaillac, et puis, cela fait, le frappant sur les deux épaules du rouleau de son discours, avant de le lui remettre, le déclara, de sa voix puissante, Damoiseau d’honneur de la Gaie confrérie des damoiselles et damoiseaux du Languedoc.

Brassens, à nouveau un brin intimidé, exprima sa gratitude pour cette intronisation et émit alors tout simplement le désir d’aller avec nous se désaltérer pour de bon ; non sans saluer gentiment, d’un signe de tête, « les archers du guet » qui certes n’avaient pas attendu notre autorisation pour se mettre au repos mais qui, aimablement, continuaient à veiller sur nous.

Le grand remplacement

Castex : « Ne pas séparer l’Église de la loi » !

De Bernard Antony :

Compte tenu de ce qu’il laisse d’ordianire paraître d’intelligence spéculative, on peut douter que ce soit le Premier Ministre Castex lui-même, qui a inventé la stupéfiante formule qu’il a fièrement adressée au pape lors de leur rencontre ce dernier lundi au Vatican.

Peut-être Macron lui avait-il soufflé, à moins qu’on ne lui ait suggéré dans quelque loge du Grand Orient.

Apparemment, François n’a pas relevé cette pure monstruosité de l’idéologie totalitaire aux antipodes de la parole du Christ : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ! ». Il est vrai que ce pape-là n’a pas jugé bon naguère de contester l’étourdissante phrase prononcée par son cher monseigneur Sorondo, nommé par lui, chancelier de l’Académie Pontificale des Sciences : « La Chine est le pays qui met le mieux en œuvre la doctrine sociale de l’Église » (sic !).

La formule énoncée par le frangin Castex est non seulement aux antipodes de l’Évangile mais constitue en outre une formelle inversion de la doctrine républicaine de Séparation de l’Église et de l’État, ou plus exactement un plus haut degré dans la volonté d’annihilation de l’Église catholique : très exactement, ce qui est réalisé en Chine où l’Église ne peut qu’obéir à la loi de l’État-parti.

« Ne pas séparer l’Église de la loi », c’était une des premières mesures jacobines de la Révolution dite française avec la Constitution civile du clergé. Ce fut ce qu’imposèrent aux différentes Églises ou à ce qu’il en restait les régimes communistes et le régime nazi, auquel résistèrent héroïquement notamment les clergés polonais et les évêques allemands, Monseigneur Von Galen se dressant contre les monstrueuses euthanasies d’enfants handicapés. Comme on les effectue d’ailleurs aujourd’hui pour des handicapés ou non handicapés dans l’indifférence générale par des avortements-infanticides.

 Il n’y a semble-t-il hélas plus beaucoup d’évêques en France de la trempe de Monseigneur Von Galen.

Quant à François, ni les services de communication du Vatican et du gouvernement français ni les agences de presse n’ont rapporté qu’il aurait demandé à un Castex d’œuvrer pour plus de respect de la vie humaine dans les lois de la République.

Il est vrai que le si subtil Premier ministre français a su avoir l’infinie délicatesse de lui offrir comme un cadeau particulièrement approprié à sa culture populiste une de ces reliques qu’il apprécie : le maillot d’un joueur de foutebole argentin.

Bonne fête, saint Jean-Paul II

Première partie de notre trilogie : Saint Jean-Paul II, le pape de l’Apocalypse

Par Antoine Bordier

Le 13 mai 1981, le jour anniversaire de la première apparition de Notre-Dame à Fatima, à 17h17, plusieurs coups de feu retentissent sur la place saint-Pierre de Rome. A cet instant, la foule en liesse à l’arrivée du pape Jean-Paul II se mure dans un silence expectatif. Des colombes s’envolent. L’homme en blanc s’écroule atteint par deux des trois balles tirées à bout portant par le terroriste ultra-nationaliste turc Mehmet Ali Ağca. Le miraculé survivra à cet attentat et finira sa course 24 ans plus tard, le 2 avril 2005. Il est fêté le 22 octobre. Retour sur le parcours hors-du-commun du saint qui a libéré une partie du monde du communisme, évangélisé la famille et réveillé la jeunesse du monde entier. Il serait le pape de l’Apocalypse, tel que décrit dans le secret de Fatima.

Karol Józef Wojtyła est né le 18 mai 1920, au numéro 7 de la rue Kościelna à Wadowice, une petite ville de moins de 10 000 habitants. Cette ville se situe à 50 km de Cracovie, dans le sud-est de la Pologne. Une fois élu pape, il y est retourné 3 fois. La dernière fois, c’était le 16 juin 1999. Du haut du balcon familial, il avait déclaré : « C’est ici, dans cette ville de Wadowice, que tout a commencé : la vie, l’école, les études, le théâtre… et le sacerdoce. » Dans sa maison natale, où il vivra une grande partie de sa jeunesse, il mène une vie normale avec son père, Karol, militaire de carrière, sa mère Emilia, et, son frère Edmund. La souffrance entre dans sa vie, par effraction, après le décès de sa mère en 1929. Suivra celle de son frère, 3 ans plus tard. La maladie les a terrassés. C’est, peut-être, pour cela qu’il se plonge dans la littérature et dans le théâtre. Il a besoin de « sortir de lui-même et de sa souffrance ». En même temps qu’il amplifie sa passion pour le théâtre et qu’il multiplie les pièces où il tient souvent le rôle principal, il approfondit sa vie de foi. A 15 ans, il devient président d’une association de jeunes qui se consacre à la Vierge Marie. Puis, à 18 ans, il part à Cracovie commencer ses études supérieures. L’année d’après, l’Allemagne nazie a déployé ses armées et son idéologie de haine. Elle commence ses conquêtes infernales. La Pologne tombe entre ses griffes. Les Juifs y sont exterminés. Karol doit arrêter ses études. Il continue sa vie d’artiste. Il écrit, aussi, des pièces : David, Job, et Jérémie. Les représentations deviennent clandestines. Il entre en résistance. Obligé de travailler, il travaille, d’abord, dans une carrière, puis, dans une industrie de produits chimiques, Solvay. Spirituellement, il fait une très belle rencontre : celle de Jan Tyranowski, qui est son aîné de 20 ans. Il l’initie aux saints du Carmel et à la pratique de l’oraison. Jan est à l’origine de la grande dévotion du futur pape à saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Le 16 février 1941, à la suite d’une longue maladie, son père décède à 63 ans. Il avait des problèmes cardiaques. A 20 ans, le jeune Wojtyla se retrouve seul. Presque tout seul.

Un orphelin-prêtre

Alors que la guerre se prépare entre l’URSS de Staline et l’Allemagne nazie d’Hitler, que pouvait, donc, penser et vivre ce jeune homme devenu si tôt orphelin ? Être orphelin et se retrouver seul dans le petit appartement familial, est, déjà, en soi terrible. Mais, là, à cette époque où les ténèbres et la folie meurtrière l’emportent sur la lumière et la dignité humaine, que vivre ? Le 22 juin 1941, alors que l’Eglise fête le 1510è anniversaire du concile d’Ephèse, Hitler, sans déclaration de guerre, envahit son allié, l’URSS, au petit matin. L’opération Barbarossa (en allemand, Unternehmen Barbarossa) sera la guerre aux superlatifs les plus terribles de la Seconde Guerre Mondiale, avant Hiroshima et Nagasaki. Alors que le 23 août 1939, Hitler et Staline avaient signé un pacte de non-agression, la folie du Führer emporte tout sur son passage. Cette invasion surprise fera des millions de morts de part-et-d’autre. Elle embrasera le reste du monde. Et, permettra à l’URSS d’étendre son idéologie sur une grande partie du monde. Hitler aurait dû lire l’Evangile de saint Marc : « Tout royaume divisé contre lui-même périra. » Et, lire le message de la Vierge Marie à Fatima, dans lequel Elle demande la consécration de la Russie à Son Cœur Immaculé. Et, si cette consécration n’est pas faite, elle annonce une nouvelle guerre « plus terrible encore » que la première.

C’est dans ce contexte que Karol décide de devenir prêtre. En automne 1942, il entre clandestinement au séminaire de Cracovie. Il continue à travailler comme ouvrier chez Solvay et étudie le soir. Il se rend en toute illégalité dans les églises et chez des particuliers pour poursuivre ses études. Il devient très marial et tombe littéralement amoureux du Traité de la dévotion à la très sainte Vierge Marie. Il devient un disciple de saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Quelques mois avant sa mort, le 13 janvier 2004, le pape Jean-Paul II se tournait une nouvelle fois vers ce saint à l’occasion du 160è anniversaire de la publication de son traité.

Padre Pio et ‶Totus Tuus″

Oui, il est tout à Marie celui qui se prépare à la prêtrise. Alors que la guerre s’étend à l’est, Karol suit scrupuleusement ses cours presque sans dommage. Le 29 février 1944, il passe à deux doigts de la mort. Il est renversé par une voiture. Le 6 août, de nouveau, il échappe, par miracle, à une rafle. Enfin, il faut attendre le 17 janvier 1945, pour que Cracovie soit libérée du joug nazi. Mais, un autre va s’abattre sur ce pays et toute l’Europe de l’Est : celui du communisme. L’année d’après, le jeune séminariste est envoyé à Rome pour parfaire sa formation. Puis, le 1er novembre 1946, Mgr Sapieha l’ordonne prêtre dans sa chapelle privée de Cracovie. Il est envoyé de nouveau à Rome. Le 6 avril 1947, il rencontre le célèbre Padre Pio. Gino Testa, qui est le responsable du groupe de prières de Padre Pio à Paris, se souvient très bien de cette rencontre : « On dit que Padre Pio lui aurait prédit qu’il deviendrait pape, Jean-Paul II n’a jamais confirmé. Par contre, le professeur Enrico Medi, qui l’accompagnait, l’aurait confirmé. » À son retour de voyage, le professeur raconte : « Dès que Padre Pio l’a vu, il l’a regardé dans les yeux et lui a dit : “Tu seras pape, mais il y aura du sang et de la violence” ». Le jeune prêtre, en rentrant, revient sur cette entrevue avec son ami Medi : « Professeur, Padre Pio a voulu plaisanter. Je suis polonais, je ne pourrai jamais devenir Pape ». Par la suite, il s’est rendu après la mort de Padre Pio, deux fois à San Giovanni Rotondo. Il était très proche de lui. Il l’a béatifié en 1999 et canonisé en 2002.

L’orphelin, comme s’il avait été prédestiné, au cours de ses études, plonge dans la vie mystique de saint Jean de la Croix. Dont, il écrira une thèse de doctorat en théologie. Sur place, à Rome, il apprend le français. Il améliore son italien. A la demande du cardinal Sapieha, il fait plusieurs tournées en Europe et s’imprègne de la vie ecclésiale et des différentes oeuvres pastorales. Il fait des rencontres incroyables, comme celle avec le père de Lubac. Entre 1945 et 1949, il s’essaie à l’écriture. En 1949, il termine sa première pièce de théâtre ‶ Frère de notre Dieu ″. Karol Wojtyla ne le sait pas encore, mais cette pièce sera jouée dans des séminaires du monde entier. Au début des années 50, de retour en Pologne, il exerce plusieurs ministères en tant que vicaire. Il est surtout l’aumônier des étudiants de Cracovie où il enseigne la doctrine familiale et sociale de l’Eglise. Il enseigne l’amour humain, le respect du corps, et l’appel à la sainteté. Avec eux, il continue ses représentations théâtrales, et, ses escapades sportives dans les montagnes de Zakopane, où il aime skier. Le 28 septembre 1958, le pape Pie XII le nomme évêque auxiliaire de Cracovie. C’est l’un des plus jeunes de son époque. Il prend pour devise : ‶Totus Tuus″ (Tout à Toi), en hommage à saint Louis-Marie Grignion de Montfort.

Du concile Vatican II aux répressions de 1968

La journée type du nouvel évêque est impressionnante. Avec sa nouvelle mission au service des étudiants, il continue à avoir une vie de piété incroyable, se levant même la nuit pour prier. Il s’est lancé, de nouveau, dans l’écriture de sa nouvelle pièce de théâtre, qu’il termine en 1960 : La boutique de l’orfèvre. Le sous-titre est très explicite : ‶ Méditation sur le sacrement de mariage qui, de temps en temps, se transforme en drame. ″ Le couple, la famille, le mariage, la personne humaine, sa transcendance, sa filiation avec Dieu, sa jeunesse, sa sexualité, sa sainteté sont et seront ses sujets majeurs qu’il enseigne et qu’il joue. Lui, l’orphelin est devenu père et frère d’une multitude, à commencer par son peuple. La Pologne, dans ces années 60 vit des moments très difficiles avec le renforcement de l’athéisme et des politiques anti-religieuses. Dans les années 50, le pays avait vécu un certain dégel très relatif. Alors que le pape Jean XXIII vient d’ouvrir le 11 octobre 1962 le IIè concile œcuménique du Vatican, auquel participe le nouvel évêque, la Pologne vit une nouvelle vague de persécutions religieuses plus ou moins « soft ». L’enseignement religieux dans les écoles publiques est interdit, depuis 3 ans, et, toutes les célébrations culturelles et religieuses sont surveillées de très près par la police d’Etat du gouvernement de Władysław Gomułk, qui est pourtant réputé pour être un modéré. Il faut dire que depuis la victoire communiste sur le nazisme, la Pologne est dirigée par des gouvernants qui persécutent son clergé, emprisonnent ses prêtres, et, persécutent le premier d’entre-eux : le cardinal et primat de Pologne Stefan Wyszyński. Pour l’instant, Karol Wojtyla est en partie épargné par ces persécutions.

Lui qui est polyglotte participe au concile Vatican II, en sortant de plus en plus de l’ombre. Car c’est l’un des plus jeunes évêques. Sur le sujet de l’athéisme, il déclare, notamment : « L’athée croit fermement à son  ultime solitude, parce qu’il croit que Dieu n’existe pas. D’où son désir de se rendre d’une certaine manière immortel, à travers la vie de la collectivité. Nous devons nous demander pourquoi le collectivisme favorise l’athéisme et vice-versa ». Puis, il prend une part plus active sur le rôle des laïcs en militant pour « le droit et le devoir d’être un agent actif de l’apostolat, en vertu de son baptême, et non en raison d’un mandat particulier ».  Le 30 décembre 1963, le jeune évêque devient archevêque de Cracovie. Le pape clôt le concile le 8 décembre 1965. Le 26 juin 1967, il le nomme cardinal. A 47 ans, il est le plus jeune cardinal du monde entier. Cette ascension est un appel d’air encourageant pour de nouvelles manifestations populaires en faveur d’une certaine émancipation. Lors de l’année 1968, qui rappelle celle de 1956, des manifestations d’étudiants contre le pouvoir communiste se répandent comme une traînée de poudre à travers tout le pays, et, au-delà, en Tchécoslovaquie. C’est dans cette période-là que le futur pape Jean-Paul II, le cardinal Karol Joseph Wojtyla devient de plus en plus un résistant.

La prière de saint Jean-Paul II

A la fin de sa vie, cette prière qu’il portait sur lui depuis l’âge de 11 ans serait devenue illisible. Son papier, un véritable parchemin. Son père avant qu’il ne meure, lui avait montré le chemin de la foi et de la prière. Jeune enfant, il avait vu son père prier le chapelet, se mettre à genoux, se rendre à l’Eglise dans la semaine. Et, faire du dimanche le Jour du Seigneur par excellence. Il lui a gardé un vrai amour. A l’occasion du 50è anniversaire de son ordination sacerdotale, en 1996, il écrivait dans son livre, ‶Ma vocation, don et mystère ″ : « Ma gratitude va surtout à mon père, resté prématurément veuf. Je n’avais pas encore fait ma première communion quand je perdis ma mère. Après sa mort, et par la suite, après la disparition de mon frère aîné, je suis resté seul avec mon père. Je pouvais l’observer dans sa vie quotidienne, qui était austère. Il était militaire de profession et, lorsqu’il fut veuf, sa vie devint une vie de prière constante. Il m’arrivait de me réveiller la nuit et de trouver mon père à genoux, de même que je le voyais toujours à genoux dans l’église paroissiale. Entre nous, nous ne parlions pas de vocation au sacerdoce, mais son exemple fut pour moi, en quelque sorte, le premier séminaire, une sorte de séminaire domestique. »

Son père l’encourageait à prier tous les jours l’Esprit Saint. Voici la prière qu’il portait sur lui :

Esprit Saint,

Je vous demande le don de Sagesse,

pour une meilleure compréhension,

de vous et de vos divines perfections.

 

Je vous demande le don d’Intelligence,

pour une meilleure compréhension

de l’esprit des mystères de la Sainte Foi.

 

Donnez-moi le don de Science,

pour que je sache orienter ma vie

selon les principes de cette foi.

 

Donnez-moi le don de Conseil,

afin qu’en toute chose je puisse

chercher conseil auprès de vous

et le trouver toujours auprès de vous.

 

Donnez-moi le don de Force

pour qu’aucune peur ou considération

terrestre ne puisse m’arracher à vous.

 

Donnez-moi le don de Piété,

afin que je puisse toujours servir

votre Majesté divine avec amour filial.

 

Donnez- moi le don de Crainte de Dieu

pour qu’aucune peur ou considération

terrestre ne puisse m’arracher à vous.

Le jeune priant est devenu orphelin, puis, prêtre, puis, évêque, puis, archevêque, puis, cardinal, et, enfin, pape. Il est saint. C’est sa fête. Qu’il intercède pour nous !

Saint Jean-Paul II, le pape de Fatima, à suivre, dans la seconde partie de notre trilogie.

Reportage réalisé par Antoine Bordier, auteur, consultant et journaliste

Copyright photos DR

70% des morts du covid en septembre étaient « entièrement vaccinés »

En Grande-Bretagne et en Suède, selon les chiffres officiels fournis par les gouvernements britannique et suédois.

En France, c’est secret.

Ayons une petite pensée au passage pour Colin Powell (l’homme des preuves des armes de destruction massive en Irak), décédé récemment du Covid, alors qu’il était tout à fait vacciné.

Choeur des moines de l’abbaye Notre Dame de Fontgombault

On me signale cette chaîne Youtube, non officielle, du Choeur des moines de l’abbaye Notre Dame de Fontgombault. Extrait :

Un immense merci à tous

Pour ceux qui ne sont pas abonnés à notre lettre (vous pouvez le faire ici), voici le message que j’ai envoyé hier:

Chers amis,
Je savais bien sûr (et je l’avais dit à nos amis étrangers!) que les lecteurs du Salon beige étaient incroyablement généreux et militants. Mais je dois dire que, même moi, je suis impressionné!
Grâce à vous tous, nous avons fait plus qu’atteindre notre objectif (tous les chèques ne nous sont pas encore arrivés, mais nous devrions finir autour de 110 000 euros, presque 10% de plus que ce que nous visions!).
Alors un immense merci à tous!
Et pardon d’avoir saturé votre boîte ces derniers jours. Croyez-moi, c’est beaucoup plus pénible d’envoyer un courriel demandant de l’argent que d’en recevoir… Mais c’est le “jeu”: nous ne pouvons pas prétendre faire la différence et renverser étape par étape la contre-culture soixante-huitarde si nous n’y mettons pas les moyens.
Dans quelques jours, je devrais être en mesure de vous annoncer le premier développement consécutif à cette fantastique mobilisation (qu’en fou dangereux que je suis, j’avais entamé sans être sûr de boucler notre campagne!).
Mais, pour le moment, je ne voudrais vous dire qu’une chose: un immense merci. Franchement, les courriels que j’ai reçus ces derniers jours tirent les larmes des yeux (pourtant, ayant une certaine expérience du combat, j’ai plutôt le cuir assez épais…). Bien sûr, les situations de l’Eglise et de la France sont assez effrayantes, mais je suis certain que nous constituons ensemble ce noyau dur de catholiques de conviction, susceptible d’être la “minorité créatrice” que Benoît XVI appelait de ses voeux.
Ne nous oubliez pas dans vos prières – vous êtes tous les jours, amis connus ou inconnus, dans les nôtres.
Que Dieu nous garde tous au service du Christ-Roi et que tous les saints du ciel – spécialement les nombreux saints de France – nous protègent et combattent avec nous et je n’ai aucun doute sur la victoire finale!

Fidèlement,

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon beige

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