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Signer ou ne pas signer, telle est la question!

De Stéphane Buffetaut, Elu de Vendée, ancien député européen, Membre du bureau politique du CNIP, pour le Salon beige:

Au commencement était une question technique : comment organiser l’élection du président de la république au suffrage universel ? A qui déférer le droit de présentation, dès lors que l’on entendait quitter le système du collège de grands électeurs pour et permettre cette fameuse « rencontre entre un homme et un peuple ». Ce mythe fondateur gaulliste qui s’avère très nécessaire à notre imaginaire politique car il permet d’affirmer que le Président est « président de tous les Français » et non seulement un chef de bande – celle qui lui a permis d’accéder au pouvoir et de s’y maintenir éventuellement.

Encore fallait-il inventer un mode de sélection des candidats afin d’éviter des candidatures pléthoriques ou farfelues. Le législateur a hésité quant aux modalités d’organisation, de collecte et de publicité des parrainages comme en témoignent les changements apportés à la loi à plusieurs reprises. La loi et non la constitution, contrairement à ce que croyait M. Ferrand, président de l’assemblée nationale, plus féru d’immobilier de bureaux que de droit public.

En 1962, le nombre de parrainages nécessaires avait été fixé à cent. Une loi organique de 1976 le fit passer à cinq cents, avec une étrange règle de publicité par tirage au sort. La loi organique du 25 avril 2016 a imposé la publication intégrale des parrainages. Elle fut déférée au Conseil constitutionnel qui rejeta le recours en refusant l’assimilation du parrainage à un scrutin, ce qui aurait impliqué l’anonymat.

La conséquence immédiate de l’absence d’anonymat fut qu’en 2017 seulement 34% des élus habilités à parrainer (environ 47 000) l’avaient fait. Preuve évidente de l’imperfection et de la nocivité du système.

D’abord parce qu’il démontre que 66%  des élus habilités à parrainer refusent d’assumer la responsabilité que la loi leur confère. Il ne s’agit pas de faire campagne pour tel ou telle, simplement d’assumer un rôle confié par le législateur. Gérard Larcher, en politicien roublard, a bien senti le danger et exhorté les élus à user de ce droit.

Ensuite parce qu’il met au jour une certaine lâcheté des élus et/ou des pratiques douteuses des partis. Car enfin l’argument selon lequel la plupart des élus sont sans étiquette dans les petites communes et que dès lors le maire ne peut prendre position, ne tient pas. D’autant plus si, comme l’a souligné le Conseil constitutionnel, il ne s’agit pas d’un scrutin politique. Dès lors que craignent les élus ? Des rétorsions de la part du président de leur communauté de communes ou de département ? Des pertes de subventions ? Un retrait de soutien lors de futures élections ? Autant de pratiques partisanes mafieuses mais, hélas, tout à fait imaginables. En tout état de cause, il ne s’agit pas de risquer le goulag et cette crainte de mécontenter certains appareils voire certains électeurs n’est pas bien glorieuse.

Risqué pour le « système » lui-même, parce qu’il contribue à ancrer dans les esprits que ce processus arrange bien les partis en place, même moribonds, en empêchant des candidats hors système et crédités d’un certain soutien populaire de se présenter. Les propos de Madame Hidalgo déclarant au sujet des difficultés de Marine le Pen et d’Eric Zemmour pour obtenir les signatures – « C’est la loi qui décide de qui participe en fonction des parrainages. S’ils ne les ont pas, c’est qu’ils ne méritent pas d’y participer » – en disent long à la fois sur la qualité du personnage et sur les objectifs réels du mécanisme. Au demeurant, Valérie Pécresse se place sur le même registre lorsqu’elle refuse de débattre avec Eric Zemmour au motif qu’il n’a pas encore recueilli les cinq cents signatures.

Enfin périlleux pour la démocratie elle-même. Selon les enquêtes d’opinion les trois candidats qui peinent à recueillir leurs signatures, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Eric Zemmour, recueilleraient plus de 40% des suffrages. Il serait scandaleux qu’ils soient dans l’incapacité de se présenter et on imagine colère de leurs soutiens si tel était le cas. La démocratie libérale, dont toujours plus de citoyens considère qu’elle est de moins en moins capable de prendre en compte les aspirations du peuple, en subirait un discrédit irrémédiable et justifié. Priver un grand nombre d’électeurs de la possibilité de s’exprimer en faveur des candidats qu’ils souhaiteraient, c’est les inciter à choisir la rue plutôt que les isoloirs pour le faire.

Lorsqu’un mécanisme politique se révèle clairement inéquitable et dangereux, il convient de le modifier sans tarder. Des pistes ont été envisagées à plusieurs reprises : rétablissement de l’anonymat, pétition citoyenne rassemblant tant de milliers de signatures, parrainage étendu aux adjoints au maire et aux conseillers municipaux…Evidemment rien n’a, pour le moment, bougé. La nomenklatura des vieux partis en perte de vitesse a trop intérêt à le conserver. Comme le souligne la vieille formule : « Le système gouverne mal mais se défend bien ». Mais si la droite de rupture et de conviction l’emporte, ce sera une réforme à engager immédiatement, ne serait-ce que pour  montrer dans quel camp se situe vraiment le respect de la démocratie.

Jurisprudence et promotion de la GPA

Le site du barreau de Toulouse revient sur le jugement de la cour d’appel de Versailles du 13 octobre 2020 mettant en demeure l’hébergeur informatique OVH de rendre inaccessible sur le territoire français un site proposant aux Français des prestations de mères porteuses (en l’occurrence le site de la société espagnole Subrogalia), suite à la plainte des Juristes pour l’enfance. On y lit notamment:

Les juges relèvent en l’espèce que « le contenu du site était à l’évidence « manifestement illicite » en ce qu’il contrevenait explicitement aux dispositions de droit français – dépourvues d’ambiguïté – prohibant la gestation pour autrui ». « Il incombait donc à la société OVH d’agir promptement ».

La responsabilité de l’hébergeur est donc retenue.

Une décision judiciaire qui pourrait faire jurisprudence notamment contre les sites diffusant de la pornographie.

Tristesse d’un prêtre devant Traditionis custodes

Un texte (doublé d’une vidéo) de l’abbé Viot sur les restrictions apportées à la célébration de la messe selon le rite romain traditionnel:

En ce début d’année, la tristesse est très certainement le sentiment le plus partagé par les Français,  et ils ne sont sans doute pas les seuls dans le monde.

Parce que je suis prêtre catholique, je crois à la primauté de la prière, et particulièrement à celle que nous faisons monter vers Dieu, dans l’Église, quand nous célébrons la sainte liturgie. Or même cette sainte pratique s’est transformée aujourd’hui en cause de tristesse supplémentaire, et là, je pense que les choses ne vont plus du tout !

J’ai reçu dans l’obéissance filiale le motu proprio Traditionis custodes, parce qu’il émane du Successeur de Pierre, qui l’explique par son souci de ne pas voir s’édifier une Église parallèle à partir de l’ancienne messe, telle que reproduite dans le missel de 1962. Si certains confrères, en France peuvent donner cette impression par leur refus de concélébrer, avec leur évêque, à la messe chrismale, attitude que je regrette, cela ne signifie pas pour autant qu’eux-mêmes, tout comme les catholiques attachés à l’ancienne liturgie, aient la moindre intention de se regrouper dans une autre Église. Pour tous ceux que je connais dans mon pays, il n’y a qu’une seule Église catholique dont le Pape s’appelle François, et il ne saurait y en avoir d’autre !

C’est pourquoi il ne me parait ni juste, ni charitable d’ajouter à la restriction des célébrations de la messe de Saint Jean XXIII, la privation de la célébration en forme ancienne des différents sacrements de l’Eglise. Et laisser entendre que cette pratique religieuse irait à l’encontre du Concile Vatican II, me parait surprenant, dans la mesure où l’on m’a toujours dit, et cela depuis fort longtemps, que ce Concile se situait dans la continuité des précédents. Qu’y aurait-il donc de contradictoire, après Vatican Il, de célébrer un baptême dans la forme dans laquelle il se trouvait après Vatican I, et qui datait déjà de plusieurs siècles ? De plus, et je me crois autorisé à formuler cette critique qui ne remet pas en cause la validité du sacrement donné selon la liturgie moderne, cette dernière a beaucoup trop gommé les exorcismes, entre autre, parce que ses auteurs que j’ai bien connus pour certains d’entre eux, ne croyaient pas au péché originel ! Dans l’intérêt même de l’orthodoxie catholique, la subsistance de ces deux liturgies me parait du plus haut intérêt. D’où ma tristesse devant un possible abandon, voire un interdit de cette ancienne liturgie.

Tristesse aussi pour les mourants. Comment, comme prêtre, pourrai-je refuser à une personne qui meurt de recevoir l’extrême onction comme elle l’a vue reçue par ses parents ou ses grands-parents ? Nos évêques sont nos pères en même temps que nos supérieurs. Je ne les imagine pas nous empêcher d’apporter à un mourant les consolations qu’il est en droit de nous demander.

Tristesse aussi que de ne pas pouvoir promettre la messe des défunts dans sa forme extraordinaire. Ceux qui connaissent bien cette liturgie qui a accompagné la mort pendant des siècle, et qui souvent pour les temps modernes constituait pour certains une des rares occasions d’assister à une messe, en les faisant réfléchir sur la doctrine chrétienne de la mort et les amener à se poser la question de la résurrection, ne pourront qu’être profondément blessés, si on leur ôte le dernier témoignage qu’ils veulent donner de leur vie ici-bas. Et j’ajoute que pour les chrétiens convaincus, il y a dans ce rituel tout ce qui renforce la foi en la résurrection. Tout dans cette forme ancienne concourt à toucher l’âme humaine dans les blessures les plus douloureuses de son deuil. L’espérance en la lumière éternelle chantée dès le début par le requiem aeternam, la prise en charge de l’horreur de la séparation par le chant du dies irae, si l’on s’est donné la peine de le comprendre ! Tout ne s’écroule-t’il pas, avec une impression de fin du monde, et quelquefois sur fond de colère diffuse , quand on apprend la mort de son petit frère ou de sa petite sœur…? On n’a pas envie à ce moment-là de se faire gifler à coup d’alleluia, ou d’entendre chanter sur tous les airs possibles que « Christ est ressuscité ! » Les choses viennent en leur temps, avec le libera me et le in paradisium !

Pardonnez moi de citer un exemple personnel, non pour émouvoir, mais pour essayer de persuader. Pour des raisons médicales, je vis cette expérience de la mort prochaine, et l’espérance d’être accompagné par cette ancienne prière de l’Eglise lors de mon dernier passage dans un sanctuaire catholique est pour moi d’un grand secours. Je ne souhaite pas être obligé d’en priver les autres chrétiens qui me le demanderaient ! Le pourrais-je d’ailleurs ? Je n’en sais rien !

Tristesse aussi, en pensant à de jeunes séminaristes des Instituts qui vivent au rythme de la messe ancienne, que de les obliger à se passer de l’ancienne liturgie d’ordination. Eux qui donnent leur vie à l’Eglise, nous leur refuserions cette forme liturgique configurant au Christ Tête, elle qui les a marqués depuis leur jeunesse, qui leur a permis d’entendre l’appel du Seigneur, qui a soutenu leurs études au Séminaire ! À leurs Autorités respectives de leur faire savoir que par la suite, ils devront peut-être célébrer autrement, exceptionnellement,  pour les nécessités du service selon les ordres de leur évêque. Ils l’accepteront mieux à partir d’un acte de charité fraternelle posé pour leur entrée dans le ministère qu’à partir d’un interdit dont la nécessité est loin d’être évidente !

Tristesse aussi devant le spectacle de la division entre catholiques ! En ce temps de prière pour l’unité des chrétiens, pratique ô combien précieuse qu’il est plus que jamais utile de maintenir , je déplore que certains fassent aussi peu de cas de l’unité catholique, au point d’oser diffamer Notre Saint Père, Ministre par excellence de l’Unité. Et j’en arrive, à ma grande honte, à me réjouir que les différents gouvernements politiques n’attachent plus beaucoup d’importance au catholicisme, car ils nous évitent le drame du 14 ème siècle, le grand schisme d’Occident (1378) qui vit deux Papes règner en même temps, puis trois, s’excommuniant les uns les autre , avec les pays qui reconnaissaient leur concurrent ! En évoquant cela j’espère ne pas donner de mauvaises idées à notre Président de la République qui ne serait sans doute pas fâché de mettre le palais d’Avignon à la disposition d’un anti-Pape, élu par une commission indépendante de cardinaux, ouverte aux femmes et aux laïcs et pourquoi pas présidée par Monsieur Jean Marc Sauvé?

Rendez-vous compte de l’aubaine pour le tourisme, et même pour le festival qui compterait une attraction supplémentaire ! Et ce genre d’aventure aurait de plus l’avantage de satisfaire de nombreuses ambitions ecclésiastiques par la multiplication de mitres et de barrettes ! Les rêves en violet et en rouge deviendraient réalité !

Tristesse aussi sur les suites du rapport de la CIASE J’aurai l’occasion d’y revenir, dans un autre cadre et dans les détails, comme d’autres catholiques l’ont fait. Je n’évoque maintenant cette question, que parce que ce que je subodorais arrive. Le rapport de la CIASE avec ses chiffres gonflés commence maintenant à montrer son vrai visage de prétexte pour modifier considérablement l’Eglise catholique.

Ainsi on n’hésite pas à jeter sur la place publique les abus qu’aurait commis un prêtre, mort en 1994, artiste reconnu en matière de vitraux, au point que ceux-ci décorent beaucoup de nos églises. Je ne connais pas ce dossier, mais j’ai vu ces vitraux que je trouve magnifiques ! Il seraient même, parait-il , protégés par les beaux arts. J’apprends que non seulement on continue à déballer ce dossier contre un mort, et qu’on veut remiser tous ses vitraux !

On me permettra alors d’être surpris ! La justice temporelle arrête toute poursuite devant la mort d’un présumé coupable. Comment l’Eglise, lieu de pardon et de miséricorde par excellence peut-elle être tombée aussi bas au point d’arriver à poursuivre des morts devant la justice de l’opinion publique ? Est-ce vraiment une pédagogie chrétienne pour les victimes et un témoignage pour le monde? Veut-on rétablir le triste Concile cadavérique qui se tint en 897, qui vit exhumer la dépouille du Pape Formose, pour être jugée ? Va-t’on, en conséquence, déterrer cet abbé inhumé depuis 28 ans pour faire comparaître ce qui restera de lui devant le tribunal canonique national préconisé par la CIASE, avec, semble-t-il des assentiments épiscopaux ? Il y a de quoi trembler quand on connaît les conséquences de ce qui se passa pour l’Eglise et la société à la suite de l’horreur de 897. Ce fut la perte de confiance en la Papauté , facilitant sa domination par les grandes familles romaines, ancêtres de nos bobos de gauche, qui placèrent leurs rejetons sur le trône de Pierre.

Effectivement, on donna un rôle important aux femmes (à l’époque Théodora et Marozie) comme le suggère la CIASE. Elles influencèrent l’élection de plusieurs Papes, dont elles avaient intimement apprécié les prouesses qui n’avaient pas grand chose à voir avec la théologie ! C’est ainsi que le Pape Jean XII put à 18 ans sacrer Othon 1er empereur ! Et ce genre de direction d’Eglise dura de 904 à 963.

Quant à faire disparaître les œuvres d’art d’un homme qui n’aurait pas vécu selon la morale catholique, je dis qu’on s’engage là sur un chemin dangereux. Si on le poursuit, il va y avoir de grands vides dans nos musées, sans parler de nos églises. Il faudra, et ce ne sera qu’un début, faire disparaître les œuvres du Caravavage, et blanchir la chapelle Sixtine à la chaux !

Et cela encourage les nostalgiques de l’Inquisition à continuer leur œuvre de purification. Ils ont dans leur viseur rien moins que notre Pape émérite, sur lequel on fait peser des soupçons de dissimulation consciente d’actes répréhensibles de prêtres, au temps où il était Archevêque de Munich (1977-1982), et le journal Le Point, décidément spécialisé en démolisseur d’évêques, n’hésite pas à illustrer cette nouvelle par une photo de Benoît XVI, très vieilli les mains jointes et crispées, regardant le ciel, d’une manière désespérée, comme pour implorer un pardon. Honte au responsable de cet article et de cette présentation digne du docteur Goebbels !

Une épuration érigée en système est toujours un assemblage sordide de règlements de comptes. Même justifiée au départ, elle ne peut que mal tourner, si elle perd la raison et se poursuit au delà du convenable pour extirper ce pourquoi on l’a mise en place ! Une épuration fut malheureusement nécessaire en 1944 en France, mais on eut la sagesse de la contrôler progressivement, sans pouvoir éviter de sanglantes erreurs, mais d’avoir le courage politique d’y mettre fin. L’épuration Sauvé peut être pire dans sa durée et ses excès que l’épuration politique à laquelle je viens de faire allusion, parce qu’elle est à fondement religieux, et qu’elle se veut un instrument de vertu. Son auteur n’admet aucune contradiction. Il a présidé à la rédaction d’un nouveau Deutéronome. C’est très exactement dans ces conditions que Robespierre, en toute bonne foi établit la Terreur, en se proclamant chef du parti du bien parce que celui de la vertu ! Voulons nous, au nom de cette même vertu, une Église de Terreur ?

Et cela au moment où notre pays s’effondre dans la médiocrité matérialiste du mondialisme des affaires, où le manque de liberté empêche de parler de légitimes vraies peurs grâce à la propagation des fausses.

Tristesse donc encore devant un tel abaissement de notre pays, dont une élite catholique est complice !

Car j’avoue ne pas comprendre, comment après la comédie que le président de la république nous a jouée, à nous catholiques, lors de sa venue aux Bernardins, et les lois de bioéthique qu’il a fait passer, nos autorités religieuses peuvent aujourd’hui dire qu’elles ne donneront pas de consignes de vote aux prochaines élections présidentielles. Il est vrai que nous ne les avons pas entendues lors de l’allongement du délai d’avortement à quatorze semaines. Effets du rapport Sauvé sans doute, l’Eglise a maintenant honte de parler sur le plan moral !

Et elles vont sans doute continuer à le faire après que le président Emmanuel Macron, à la tête de l’Union européenne et candidat non déclaré à la prochaine élection présidentielle ait fait part de son désir de voir inscrire dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE le droit pour les femmes à l’avortement. Beaucoup de catholiques attendent une réaction de leurs pasteurs ne serait-ce que pour dire avec fermeté que l’avortement ne saurait devenir un droit des femmes dans une Charte de droits européens. S’il devait en être ainsi, et pour simplement reprendre les propos du Pape François, cela reviendrait à reconnaître l’utilité des tueurs à gages que sont les avorteurs. Et comment peut-on ignorer que l’euthanasie et le suicide assisté sont proposés par ses partisans au président sortant pour la prochaine campagne électorale . Le président Macron ajouterait alors à l’apostasie de son baptême et l’encouragement à l’avortement, deux péchés graves que l’Eglise sanctionne par l’excommunication « latae sententiae! », une aggravation de la culture de mort. Notre Conférence des évêques de France aurait bien du mal à vouloir rester silencieuse, à moins qu’elle espère que les pierres crient ! Mais je ne sais si le peuple des fidèles comprendra , car, en même temps il est à craindre une grosse démobilisation en ce qui concerne le denier du culte par beaucoup de fidèles !

Quant à faire aux catholiques un devoir moral d’aller voter, cela pose question quand des élections ne se jouent pas d’une manière loyale, qu’il existe des moyens de propagande entre candidats qui rendent impossible un vrai débat, et que surtout le vote blanc est compté avec les votes nuls. Personne ne peut dire que l’on est mauvais chrétien et mauvais citoyen si on refuse de cautionner par sa participation ce qu’on considère comme une comédie dangereuse pour son pays ! Pour moi, selon la configuration que nous ne connaissons encore pas, mais que nous devinons, chacun doit se sentir libre de voter ou de s’abstenir. Il ne doit de sainte obéissance qu’à sa conscience ! Ce n’est qu’en admettant cela que l’Eglise vivra la juste neutralité à laquelle elle aspire ! Car en ce moment le peuple chrétien attend des paroles et des actes cohérents, signes de mobilisation et non d’abdication , surtout face à des puissances politiques de plus en plus anti-catholiques !

À la suite de mon propos, certains peuvent se demander s’il est encore possible d’espérer ? Je réponds oui, sans hésiter, si l’on sait manifester très rapidement du courage. Les hommes se croient maîtres de leur destin et de leurs manigances. Ils oublient facilement la toute-puissance de Dieu. C’est elle, qui , avec notre indispensable témoignage, le moment venu se manifestera et fera paraître sa justice. Elle fera triompher les défenseurs de la foi catholique et confondra les imposteurs.

 

Est-il interdit de montrer Marine Le Pen souriante ?

France Inter a diffusé sur les réseaux sociaux un entretien un peu décalé avec Marine Le Pen, baptisé l’« #InterviewPremièreFois ». L’exercice consiste, pour le candidat à l’élection présidentielle, à répondre très brièvement à des questions basiques, retranscrites sur l’écran. Une séquence « plus proche d’une émission de M6 que de l’antenne de France Inter », selon la formule d’une journaliste. Marine Le Pen n’était pas la première à se prêter à cet exercice puisqu’Anne Hidalgo s’y était déjà prêté. Mais sa vidéo n’avait pas provoqué l’ire de la Société des journalistes de la station…

Avis de tempête chez LR

Valeurs Actuelles liste les difficultés chez LR :

La candidate rencontre quelques soucis avec la justice, que Libération s’est fait un grand plaisir d’étaler sur la place publique. Deux enquêtes — à charge — dans lesquelles le quotidien de gauche fait état des déboires judiciaires de cette dernière. Détournement de fonds publics, déclarations d’intérêts incomplètes, surfacturations à la Région pour financer l’activité de son mouvement politique, actions minorées dans de grandes firmes internationales, vote au conseil régional sous l’influence de lobbys industriels… Libération persiste et signe, c’est le « jeu du pas vu, pas pris ». Du côté des équipes de la candidate, on se refuse à tout commentaire. Craint-on déjà une nouvelle affaire Fillon ? Pour l’heure, « rien d’alarmant », comme le confie ce cadre LR.

Mais, alors que les affaires financières s’accumulent déjà, sur le plan idéologique, apparaissent quelques tensions latentes. Ce matin, sur le plateau de Jean-Marc Morandini (CNews), Gilles Platret, l’un des vice-présidents du parti met en cause le conseiller régional Patrick Karam qui a amené Valérie Pécresse dans une mosquée islamiste : « Il y a un nom qui a été prononcé : celui de Patrick Karam. J’en parlerai avec l’intéressée, Valérie Pécresse, que je rencontrerai très bientôt. On ne peut pas, dans la République, tolérer que des élus de droite ou de gauche se servent de ça pour gagner des voix. Tout élu qui se sert d’un lieu de culte pour faire sa campagne électorale devrait ne plus pouvoir se présenter aux élections. » Du côté de l’état-major, on s’inquiète non plus du ralliement des cadres, mais des défections de militants pour le mouvement Reconquête ! d’Éric Zemmour. L’alerte est donnée pour fédérer l’ensemble des militants et éviter les « fuites en avant » vers les concurrents directs de Valérie Pécresse. « On a une base LR très radicalisée, ce qui n’est pas le cas de nos cadres. Il y a une dichotomie entre les cadres dans les fédérations et la base » : l’eurodéputée Agnès Evren lance un pavé dans la marre. Sur BFM, d’un ton arrogant, face à Antoine Diers, porte-parole de la campagne d’Éric Zemmour, la présidente de la fédération des Républicains de Paris semble ne pas réaliser la gravité de ses propos. Mais le coup de grâce vient de l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy. Comme le rapporte les Échos, l’ex-chef de l’État n’a pas du tout apprécié l’exclusion arbitraire de Guillaume Peltier ainsi que l’appropriation de l’emploi du mot “Kärcher” par Pécresse. Son soutien se fait attendre. Ce ne sera pas fin janvier — comme initialement prévu — mais en mars voire avril… L’ambiance est morose du côté de la Rue de Vaugirard.

Suspendu de ses fonctions professionnelles pour avoir organisé un dîner de soutien à Eric Zemmour

Entre mai et novembre 2021, une série de dîners de levée de fonds a été organisée, à Paris mais aussi à l’étranger (Londres, Genève), en faveur de la candidature d’Éric Zemmour à la campagne présidentielle française. Un de ceux-là, le 9 novembre, est organisé par Valérie et Olivier de Panafieu, réunissant 30 personnes autour d’Éric Zemmour. Le couple comptait également parmi les 1 000 invités VIP du premier meeting du candidat à Villepinte en décembre 2021. Olivier de Panafieu était managing partner pour la France du cabinet de conseil en stratégie d’origine allemande Roland Berger.

C’est un dîner dont Olivier de Panafieu se souviendra longtemps. Organisé au domicile parisien du patron de Roland Berger en France, le 9 novembre dernier, il s’agissait d’une soirée de conférence-débat à l’initiative de son épouse en soutien à Eric Zemmour qui y était présent, a-t-il indiqué au site spécialisé Consultor (…)

La réaction du cabinet de conseil en stratégie d’origine allemande ne s’est pas fait attendre. « La société Roland Berger a décidé de suspendre Olivier de Panafieu de ses fonctions de Managing Partner avec effet immédiat », (…).Aucune explication officielle n’est donnée à cette mise à l’écart. Tout juste est-il précisé la mise en place d’une nouvelle gouvernance. [source]

Il ne fait pas bon être de droite en France… (plus de détails ici)

Gilles Platret (LR) interpelle Valérie Pécresse sur l’affaire Patrick Karam. Avant de rejoindre Zemmour ?

Gilles Platret, vice-président de LR et potentiel soutien d’Eric Zemmour, s’est emparé ce matin de l’affaire Patrick Karam, proche collaborateur de Valérie Pécresse accusé de compromission avec des islamistes :

Ce matin, Jean-Marc Morandini présentait un nouveau numéro de « Morandini Live » sur CNews. Au cours de l’émission, Alexandre Del Valle, politologue, est intervenu. « Depuis trente ans, des élus, souvent de droite… J’en avais parlé avec Valérie Pécresse à propos de Patrick Karam et d’elle-même qui avait inauguré la mosquée de Pantin. Je lui avais dit ‘comment vous avez pu inaugurer cette mosquée qui avait diffusé l’appel à lyncher Samuel Paty ?’. On m’a répondu qu’ils ne savaient pas. Peut-être qu’elle ne le savait pas mais son entourage le savait parfaitement », a-t-il déclaré.

Sur le plateau, Gilles Platret, Maire de Chalon-sur-Saône et vice-président de LR, a alors mis en cause Patrick Karam, vice-président Libre!. « Arrêtons de mettre de la poussière sous le tapis. Ces élus et je n’ai pas de problème à les dénoncer, y compris des noms qui ont été cités par Alexandre Del Valle dans l’entourage de Valérie Pécresse« , a-t-il indiqué.

Et d’ajouter : « Il y a un nom qui a été prononcé : celui de Patrick Karam. J’en parlerai avec l’intéressée, Valérie Pécresse, que je rencontrerai très bientôt. On ne peut pas, dans la République, tolérer que des élus de droite ou de gauche se servent de ça pour gagner des voix. Tout élu qui se sert d’un lieu de culte pour faire sa campagne électorale, devrait ne plus pouvoir se présenter aux élections. Je réagis comme Alexandre Del Valle sur des questions qui se posent sur Patrick Karam : savait-il que ces lieux étaient infestés par l’islamisme ? ».

« Je la poserai à l’intéressé. S’il le savait, on avisera à ce moment-là. S’il savait précisément où il conduisait sa présidente de région alors effectivement, il y a une faute politique majeure qui mériterait des sanctions« , a conclu Gilles Platret en précisant « prendre connaissance des faits » (…)

L’affaire Patrick Karam, très proche collaborateur et fidèle de Valérie Pécresse, avait été révélée par Damien Rieu la semaine dernière :

La question que tout le monde se pose est de savoir si Gilles Platret va rejoindre Eric Zemmour. Il avait demandé à ce qu’un débat puisse avoir lieu au sein de LR sur la ligne politique de Valérie Pécresse et avait refusé de répondre clairement à la question. Cela lui avait valu une remontée de bretelles chez Christian Jacob. Depuis, plus de nouvelles de l’intéressé jusqu’à ce matin sur CNews :

Il fait partie des quelques noms qui reviennent souvent comme les possibles prochaines recrues d’Eric Zemmour à droite. Gilles Platret, porte-parole de LR dont il est aussi vice-président, va-t-il suivre Guillaume Peltier ? (…) Platret devait aussi rencontrer Valérie Pécresse la semaine dernière pour, comprend-on, trouver un terrain d’entente (…)

Mais alors vous n’allez pas le croire, la tuile : Platret a «raté son train» et «le rendez-vous a été reporté» à cette semaine, selon l’hebdomadaire dominical. Vraiment pas bol… «Fausse excuse», rétorque surtout un proche de la candidate LR, qui s’étonne de cette marque de désinvolture : «Quand on rencontre une éventuelle cheffe d’Etat, on part la veille et on dort à l’Ibis, non ?» L’homme n’en serait …[source]

Gilles Platret étant (enfin) à Paris, réponse probable dans les jours qui viennent…

 

 

Agnès Evren, porte-parole de Valérie Pécresse, estime que la base de LR est « radicalisée »

Faut-il faire un signalement au ministère de l’intérieur ?. Sans doute Agnès Evren, porte-parole de Valérie Pécresse, envisage d’orienter les sympathisants vers un stage de déradicalisation.

Des prières pour le chanoine Altiere

Un lecteur nous signale que l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre annonce de mauvaises nouvelles sur la santé du chanoine Altiere, hospitalisé pour cause de covid. Prions pour lui.

La France prie : plus de 1700 chapelets publics

Plus de 1700 chapelets publics sont recensés ce mercredi en France. Sans compter ceux qui sont organisés les autres jours.

Retrouvez sur la carte le chapelet le plus proche de chez vous. Et s’il est trop loin, n’hésitez pas à en organiser un et indiquez le ici.

Plus de 85 000 adhérents à Reconquête

Constatés par huissier :

Maintenant, il va falloir les fidéliser, avec notamment des pratiques de démocratie interne.

Il serait utile que les autres partis fassent preuve de la même transparence.

S’il était militant LREM, il y aurait eu la presse et le gouvernement. Mais comme il est militant du RN, tout le monde s’en moque

Enzo Dubois, militant inconditionnel de la candidate du Rassemblement national à la présidentielle, subit des menaces allant crescendo. Lundi 24 janvier en soirée, le jeune homme a été la cible d’un tireur.

« Cela fait quinze jours que je reçois, dans ma boîte aux lettres, des menaces, des insultes. Hier (lundi 24 janvier), c’était la lettre de trop, avec de la viande hachée à l’intérieur. La lettre disait explicitement que j’allais ressembler à ça. Et qu’on allait m’égorger ».

« En sortant de ma voiture, j’ai reçu comme un coup derrière la tête. Mon chapeau a valsé alors qu’il n’y avait pas de vent. Je me suis retourné et j’ai vu deux individus face à moi, dont l’un était armé d’une carabine qu’il rechargeait. Par réflexe, je me suis protégé le visage avec ma valise. Un deuxième coup est parti ».

L’arme utilisée était une carabine à petits plombs.

« J’étais en stress total… On m’a invité à me rendre au commissariat central de Lyon pour déposer plainte. Une enquête pour violences avec arme est en cours (…) Je suis conscient du danger, je sais que la menace pèse sur moi. Mais ce n’est pas pour ça que je vais renier mes convictions politiques ».

Les priorités de Macron s’il est réélu : les questions « d’identité de genre et le bien-être animal »

Emmanuel Macron n’a pas annoncé sa candidature, mais ses proches s’activent pour constituer son nouveau programme et mobiliser les troupes.

« On a la voiture chargée, les clés sur le contact, on attend plus que le pilote ».

Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée, anime des réunions de campagne tous les mercredis soirs, juste à côté du siège de La République en Marche.

Emmanuel Macron a réclamé à tous ses lieutenants une ou deux propositions fortes pour son futur programme. Une cellule a alors été créée pour aller piocher des idées dans la société civile, notamment sur le thème des droits des femmes, de l’agriculture, de l’école ou encore de l’environnement.

Le groupe les jeunes avec Macron sert de thermomètre au président. Parmi les problématiques retenues : le logement, l’écologie et la précarité. Selon l’un des interlocuteurs du chef de l’État, les questions « d’identité de genre et le bien-être animal » sont aussi très présentes.

Enfin, près de 500 comités d’élus ont été structurés.

« Traditionis custodes sans langue de buis » sur KTO, une impression mitigée

De Cyril Farret d’Astiès pour Le Salon beige :

On ne peut que se réjouir de cette initiative courageuse de KTO, remercier le journaliste Étienne Loraillere qui a remarquablement tenu l’émission et être reconnaissant aux intervenants d’avoir su initier un débat salutaire tant il peut sembler difficile entre baptisés de se parler franchement, coincés que nous sommes parfois entre arguments d’autorité et esprit de maquis. D’autres initiatives verront-elles bientôt le jour ? Je ne peux que l’espérer depuis le temps que j’appelle à des échanges francs sur la question liturgique. Pour paraphraser saint Paul, « j’écris avec un peu d’audace ». Audace fondée sur la grâce d’avoir découvert il y a trente ans à l’aube de ma vie d’adulte, le trésor commun de la liturgie que je qualifierais de traditionnelle s’il faut lui donner un adjectif, et bien qu’il me semble de plus en plus que la liturgie est une, qu’elle est par nature traditionnelle, et qu’elle n’a pas besoin d’adjectif.

Je ne peux cependant réprimer un certain regret après cette première émission. Le débat ne parvient pas à aborder la question de fond : pourquoi croyons-nous mordicus que la sainte Église de Dieu ne peut vivre sans la respiration surnaturelle qu’offre la forme traditionnelle de la liturgie ? L’émission donne un peu trop de place à deux écueils dont nous risquons tous de demeurer prisonniers : les blessures réciproques et la sensibilité personnelle. Ces aspects ne sont que superficiels et ne permettent pas de soigner en profondeur la plaie brutalement rouverte qui pourtant donnait quelques signes de cicatrisation.

Peut-être faudrait-il pour de prochains échanges reprendre la question liturgique par le commencement :

Qu’est-ce que la liturgie ?

Est-elle d’abord un culte public ou d’abord une prière communautaire ?

Pouvons-nous posément étudier entre adultes ce qu’est la messe, ce que sont les sacrements, ce qu’est un prêtre sans nous réfugier immédiatement dans l’anathème, la posture outragée ou le compromis trompeur ?

Pour quel motif dans les années 1960 a-t-on réformé de fond en comble la liturgie pour la première fois de toute l’histoire de la chrétienté ?

Si les réformateurs et spécialistes ont pu critiquer (très librement et avec une imagination fertile) la liturgie traditionnelle et la transformer du sol au plafond, de la cave au grenier, au nom d’une nécessaire adaptation aux modes de l’époque, n’est-il pas légitime au nom d’une autre approche et fort de l’expérience des 50 ans de mise en œuvre de la réforme de revoir cette copie ?

Est-il possible de comparer (simplement comparer) les deux rits puisque deux rits il y a ? En particulier les aspects les plus significatifs des deux liturgies et qui, pour le cas concret de la messe, sont principalement la langue, le mode de communion, le canon, l’orientation et l’offertoire. Mais aussi, pourquoi pas, les calendriers, les lectionnaires…

Pouvons-nous convenir que poser au fond la question de la communion dans la main, de la concélébration systématisée, du remplacement de l’offertoire par une présentation des dons, des sous-diacres par des lectrices, n’est pas, et bien loin s’en faut, une déclaration de sédévacantisme ?

Comment faut-il comprendre l’expression « Église conciliaire » utilisée d’un côté comme de l’autre de l’échiquier ?

Faut-il en déduire pour une part — ce que semblent indiquer et le pape François et Mgr Roche dans le motu proprio et les dubia — qu’une nouvelle foi en accord avec la nouvelle prière publique a vu le jour après Vatican II ?

Puisque la réforme a été essentiellement voulue pour deux motifs majeurs qui sont la pleine efficacité pastorale (Sacrosanctum Concilium n° 49) et la clarté des réalités saintes qui sont célébrées (SC. 21), est-il réellement outrageant de poser la question du résultat de cette réforme plus de cinquante ans après alors que, comme aime à le répéter le cardinal Sarah, l’Église semble vivre son Vendredi Saint ?

La réforme a-t-elle atteint ses objectifs ?

Le nouveau printemps qui nous était promis a-t-il éclos ?

Est-il possible de subordonner à un motu proprio tout l’héritage mystique, spirituel, pastoral, civilisateur, artistique, coutumier engendré par la Tradition liturgique de l’Église latine ?

Et puisque citer monseigneur Lefevbre ou Jean Madiran serait malheureusement source d’incompréhension, pouvons-nous, avec le cardinal de Lubac juger que l’Église est confrontée à une crise profonde et qu’elle est menacée d’une apostasie immanente et se laisse entraîner à n’être plus qu’un mouvement de laisser-aller général sous le prétexte de rajeunissement, d’œcuménisme, ou d’adaptation ?

Pouvons-nous avec Gustave Thibon juger que c’est toujours un grand mal de croire dépassé ce qui est irremplaçable ?

Pouvons-nous avec un groupe de théologiens des années 60, être fondés à craindre que, ne mettant plus en évidence le Sacrifice de Jésus, l’ordo Missæ ne le voue en fait à l’oubli ; car ce Sacrifice est une réalité trop surnaturelle pour que l’homme puisse, sans signe, s’en souvenir et en vivre ?

Pouvons-nous avec Yvon Tranvouez, Yann Raison du Cleuziou, Michel Onfray, Paul Vigneron, Maurice Clavel, Guillaume Cuchet et tant d’autres qui ne sont pas directement de notre paroisse, nous demander si, par hasard, la pastorale liturgique mise en œuvre avec une constance et une résolution qui forcent l’admiration ne serait pas pour quelque chose, quelque chose au moins, dans l’effondrement général du catholicisme de l’occident chrétien ?

Pouvons-nous avec Paul VI, être indisposés par les fumées de Satan qui semblent s’infiltrer par quelques interstices ?

Pouvons-nous avec Jean-Paul II demander à ce que soit partout respectées les dispositions intérieures de tous ceux qui se sentent liés à la tradition liturgique latine, et cela par une application large et généreuse ?

Pouvons-nous avec Benoît XVI considérer que ce qui a été sacré pour les générations précédentes ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste ?

…

Et en retour naturellement, nous attendons avec impatience les questions des tenants de la nouvelle liturgie.

Parviendrons-nous à faire tout cela avec, au cœur, la volonté de rendre à Dieu d’abord ce qui lui est dû, de favoriser le bien des âmes et de servir notre mère la sainte Église ?

Quoi qu’il en soit, encore merci à KTO, aux six intervenants et au journaliste pour cette première qui n’est, je l’espère, que la première !

Cyril Farret d’Astiès

Pécresse chez les islamistes

Documentaire de Joachim Véliocas, de l’observatoire de l’islamisation, sur les nombreuses rencontre de Valérie Pécresse avec les islamistes de l’UAM93 issus des Frères Musulmans tunisiens :

Donald Trump est finalement quelqu’un de très poli par rapport à Joe Biden

Si Trump avait osé insulter ainsi un journalistes, que n’aurait-on pas entendu de la part des médias ?

Mais là c’est Joe Biden qui a déraillé à l’encontre d’un journaliste de Fox News, traité de « stupide fils de p… » à la fin d’une réunion alors que son micro n’était pas coupé.

Une insulte prononcée alors que Steve Doocy, le reporter de la chaîne, avait posé la question suivante à Joe Biden : « Pensez-vous que l’inflation est un handicap politique ? »

Jérôme Rivière : « Sur la marchandisation du corps humain, sur la GPA, la direction du RN n’est pas homogène »

Le député européen passé à Reconquête dénonce

Ecole à la maison : des décrets (beaucoup) trop restrictifs

Les associations nationales de l’instruction en famille dénoncent des décrets trop restrictifs. Au même moment, le Conseil national consultatif des Personnes handicapées a voté un avis défavorable concernant les modalités de délivrance de l’autorisation d’instruction en famille, fustigeant un projet de décret contraire aux conventions internationales comme la Convention internationale des Droits de l’Enfant. Communiqué :

Le Conseil constitutionnel n’ayant pas retoqué l’article 49 de la loi confortant le respect des principes de la République, l’instruction en famille sera soumise à un régime d’autorisation administrative dès la rentrée de septembre 2022. Les grandes lignes des décrets d’application de l’article 49 ont « fuité » dans la presse. 

Leur publication est prévue début février. Avec le mépris total et constant qui le caractérise vis-à-vis des familles, le Ministère de l’Éducation de Monsieur Blanquer a refusé de soumettre les projets de décrets aux associations.

Les projets de décrets prévoient plusieurs restrictions qui ne figuraient pas dans la loi :

    • annualisation des demandes d’autorisation, à déposer « entre le 1er mars et le 31 mai inclus de l’année scolaire précédant celle au titre de laquelle cette demande est formulée », ne permettant plus d’adaptation à la situation d’un enfant en cours d’année
    • ajout de plusieurs conditions non prévues par la loi : exigence du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent pour les personnes chargées de l’instruction ; faire la preuve de sa « disponibilité » ; exigence d’un niveau de détails prévisionnels excessif pour le projet éducatif à fournir, incompatible avec la liberté pédagogique des familles
    • impossibilité pour les parents de retirer leurs enfants de l’école en cours d’année sauf à ce que le directeur de l’établissement, juge et partie, leur fournisse une attestation établissant que l’intégrité de l’enfant est menacée dans son établissement ;
    • en cas de contestation d’un refus d’autorisation, obligation de saisir sous 8 jours une « commission de recours » composée uniquement d’agents de l’Éducation nationale…

Ces restrictions ne respectent pas les réserves émises par le Conseil constitutionnel qui a précisé que les autorités administratives ne devront fonder leur décision d’autorisation que sur deux critères « s’assurer que [la] personne [instructrice] est en mesure de permettre à l’enfant d’acquérir le socle commun de connaissances, de compétences et de culture (…) » et que « le projet d’instruction en famille comporte les éléments essentiels de l’enseignement et de la pédagogie adaptés aux capacités et au rythme d’apprentissage de l’enfant », en « excluant toute discrimination de quelque nature que ce soit ».

Même si les associations attaquent les décrets en justice, ils risquent d’être déjà appliqués pendant le temps de la procédure, qui dure en moyenne un an. Afin de préserver au maximum les droits des familles, une contribution extérieure a été déposée devant le Conseil d’État par nos avocats. Il s’agit d’alerter le Conseil d’État quant à la nécessité de faire respecter les réserves du Conseil constitutionnel par le Ministère de l’Éducation nationale.

L’article 49 était injustifié – les deux derniers rapports de la Direction générale de l’enseignement et de la scolarité, remis aux parlementaires et aux associations après promulgation de la loi, l’ont confirmé : l’instruction en famille n’est pas liée à un quelconque risque spécifique de séparatisme islamiste.

Son application doit respecter les droits des familles et l’intérêt de l’enfant. Les décrets n’ont pas à être plus restrictifs que la loi.

Associations UNIE, Felicia, EELM, Liberté éducation

Pécresseries

Vous aviez aimé Ségolène Royal et sa bravitude ? Vous apprécierez Valérie Pécresse :

 

La pilule abortive est mauvaise pour la santé, et pas seulement celle du bébé

Comme l’étau se resserre sur l’avortement aux Etats-Unis, qui pourrait prochainement voir un retournement judiciaire à la Cour Suprême, les militants de la culture de mort tentent de développer la distribution de pilules abortives :

La pilule abortive est mauvaise pour la santé : encore une confirmation scientifique. La vraie nouvelle, cependant, est que les données publiées par une revue médicale indépendante réfutent les assurances de l’administration Biden. Ces dernières semaines, la Food and Drug Administration (FDA) a déréglementé l’administration de la mifepristone, autorisant même son expédition à domicile. Selon l’Agence Américaine des Médicaments, la pilule présente des risques si faibles qu’elle ne nécessite pas de surveillance médicale préalable.

Divergences significatives

Un point de vue différent est adopté par le journal médical Recherche sur les Services de Santé et Épidémiologie Managériale qui a comparé les données de la FDA avec celles publiées au cours de la même période (2009-2010) par Planned Parenthood, le plus grand fournisseur d’avortements au monde. Selon les chercheurs, les écarts seraient très importants, avec un nombre d’événements indésirables “significativement plus élevé”. Étonnamment, les estimations d’un organisme gouvernemental comme la FDA devraient être plus prudentes que celles d’une organisation partisane comme Planned Parenthood, qui par ailleurs, pratiquait 37 % de tous les avortements aux États-Unis à l’époque.

Bien qu’elle ait examiné 200 000 avortements, l’étude exclut les événements indésirables les plus courants (notamment la rétention fœtale et les hémorragies ne nécessitant pas de transfusion). En outre, le taux de complication de 0,65 % ne concerne que les complications connues du Planning familial et ne rend pas compte du pourcentage de patients perdus de vue.

L’étude publiée par Recherche sur les Services de Santé et Épidémiologie Managériale est conforme aux conclusions d’autres chercheurs. L’année dernière, par exemple, une étude de l’Institut Charlotte Lozier a révélé que les visites aux urgences de femmes ayant pris le médicament abortif ont augmenté de plus de 500 % entre 2002 et 2015. En outre, sur 423 000 avortements provoqués, 121 283 ont terminé par une visite aux urgences dans les trente jours.

Les vrais chiffres… et ceux de la FDA

Pendant ce temps, au Royaume-Uni, de nouvelles données sanitaires montrent un taux énorme d’hospitalisations dues aux médicaments abortifs, après que le gouvernement a commencé à autoriser la vente par correspondance de ces médicaments en 2020. Sur un échantillon de plus de 10 000 femmes, environ une sur 17 a dû être hospitalisée.

Une étude publiée en 2009 dans Obstetrics and Gynecology a révélé un taux de complications d’environ 20 % pour les avortements médicamenteux, contre 5,6 % pour les avortements chirurgicaux. Les hémorragies et les avortements incomplets figuraient parmi les complications les plus courantes. Une autre étude, publiée dans Issues in Law & Medicineen 2021, a révélé des “lacunes flagrantes” dans les rapports documentant les complications liées au médicament abortif aux États-Unis.

Les nouvelles données sur la mifépristone ont été contestées par l’American College of Obstetricians and Gynecologists, qui par l’intermédiaire de sa porte-parole, s’est plaint de “failles méthodologiques potentielles et de conclusions probablement tirées de manière inappropriée qui contredisent des décennies de science et de pratique démontrant la sécurité de l’avortement médicamenteux aux États-Unis”.

La FDA a établi un lien entre le médicament abortif et au moins 24 décès de femmes et 4 000 complications graves entre 2000 et 2018. Toutefois, depuis le premier mandat présidentiel de Barack Obama, l’Agence Américaine du Médicament a cessé d’exiger la déclaration des complications non mortelles dues à la mifépristone. Par conséquent, les chiffres sont presque certainement beaucoup plus élevés.

Après la présidentielle, la recomposition de la droite ?

Que ce soit Marine Le Pen, Eric Zemmour (ou aucun des deux) qui arrive au second tour le 10 avril, la suite de l’histoire pour le RN et Reconquête sera étroitement liée à la recomposition de la droite. Commentant le ralliements de cadres de plus en plus nombreux (voir ici et ici) à Reconquête et Eric Zemmour Robert Ménard pense « qu’à droite, il y a aujourd’hui une révolution en cours » :

C’est une catastrophe pour notre camp (…) On est en train de tout faire pour rater cette élection (…) C’est une dynamique qui n’est pas favorable à Marine Le Pen. Si jamais ça continuait, si demain Marion (Maréchal) se rangeait du côté d’Éric Zemmour, ce serait pour ce camp-là et pour le RN d’une autre ampleur (…)

Ceux du RN qui se rallient à Éric Zemmour savent que, dans tous les cas de figure, ce sera après la présidentielle une espèce de chamboulement dans la totalité de la droite (et) tout le monde se positionne par rapport à ça. Ils se disent qu’est en train de se produire un basculement qui va faire que les cartes vont être rebattues (…). Je crois, qu’à droite, il y a aujourd’hui une révolution en cours ».

Libération fait la même analyse :

Dans la chapelle concurrente du Rassemblement national, on feint de ne pas comprendre ce que diable les nouveaux ralliés sont allés faire dans cette galère. «Ils rejoignent le Titanic au moment où il coule», se gausse-t-on dans l’entourage de Marine Le Pen (…)

On peut aussi voir chez Rivière ou Collard le pari osé d’investisseurs qui achètent, à la baisse, des valeurs Zemmour qu’ils espèrent voir fructifier une fois l’élection présidentielle perdue.

«Même si [Marine Le Pen] est première, elle est morte, le parti est fini : il n’y a plus d’argent, plus de fichier, plus de militants, plus personne, dit un cadre de Reconquête. La dernière fois, en 2017, ils ont inventé la refondation [c’est-à-dire la mue du FN en RN, au Congrès de Lille, en 2018, ndlr], ils ont serré les fesses et ça a tenu. Cette fois ils vont faire quoi ? Même si elle fait 40 % ou 45 %, dans tous les cas c’est fini, et il y aura un autre mouvement qui, lui, aura survécu parce qu’il a des militants et de l’argent. C’est le pari : le RN ne peut pas survivre, mais Reconquête si, même s’il se prend une taule.» Au sein du parti à la flamme tricolore, nombreux sont ceux qui esquissent en privé la même analyse. Toute la question pour eux est de savoir à quel moment franchir le Rubicon. Si la traîtrise d’aujourd’hui paiera mieux que celle de demain.

De fait, un paquet de cadres frontistes ont découverts, samedi en lisant le Figaro, l’état de quasi-faillite dans lequel se trouve leur parti, grevé de près de 20 millions d’euros de dettes et contraint de faire une campagne minimale. Quant au nombre de militants, voilà longtemps que les responsables RN n’essaient même plus de faire croire qu’il dépasse les 20 000, chiffre déjà très exagéré.

[Extrait de l’article du Figaro : «Ça commence à devenir compliqué, a reconnu la candidate du Rassemblement national, ce mercredi, sur Franceinfo. Si ce sont les banques qui peuvent décider qui est candidat et qui n’est pas candidat, alors on a quand même du souci à se faire!» Un avertissement que n’hésite pas à dramatiser le mandataire financier de sa campagne, l’eurodéputé venu des Républicains Jean-Paul Garraud. «Si on ne trouve pas de prêt bancaire à court terme, c’est-à-dire d’ici quelques semaines, il n’est pas exclu que l’on soit obligés d’arrêter la campagne», confie-t-il, angoissé, au Figaro.]

A côté d’un appareil moribond, que seule la «fidélité» des troupes à sa candidate fait tenir, le parti zemmourien fait figure d’antithèse (…) Zemmour lui-même semble parler plus volontiers de ses desseins partisans – «l’union des droites» – que de songer sérieusement à s’installer à l’Elysée. Lors de son meeting, samedi à Cannes, il a disserté sur «la maison commune» qu’il entend créer. Une sorte de nouvelle UMP avec l’extrême droite qui remplace le centre. «L’union des droites, c’est une immense aventure collective qui commence, c’est la plus grande promesse de recomposition politique des quarante dernières années», s’est-il enthousiasmé »

Eric Zemmour a décidé de faire appel à un huissier pour faire constater la réalité des 85 000 adhérents à son parti Reconquête créé il y a à peine 1 mois :

Concernant les dons, Europe 1 vous révélait le 6 janvier dernier qu’ils dépassent désormais les 9 millions d’euros amassés. Des chiffres qui font grincer des dents ses adversaires, que ce soit du côté des Républicains mais aussi et surtout du Rassemblement national, qui les mettent en doute. 85.000 adhérents ? Marine Le Pen n’en croit pas un mot. En privé, la candidate du Rassemblement national répète à l’envie que l’ancien journaliste du Figaro gonfle ses chiffres (…)

Mais aussi, des difficultés financières du Rassemblement national, qui regarde d’un mauvais œil la hausse des adhésions et les dons au parti d’Eric Zemmour. Pour faire taire les accusations de mensonges, l’équipe du candidat Reconquête a donc décidé de faire certifier la véracité des chiffres. Dans les prochains jours, un huissier de justice va constater les comptes, et le fichier des cartes, jugé non traficable par les cadres du parti car le logiciel utilisé, nommé Nation Builder est le même que de nombreux autres candidats.

Il est vrai que Reconquête mobilise de manière spectaculaire, notamment beaucoup de jeunes. Ainsi, un meeting se tenait ce lundi soir à Lyon, en présence de Jean-Frédéric Poisson, Agnès Marion, Stanislas Rigault et Guillaume Peltier rassemblant plus de 1 000 militants et sympathisants, ce qui représente une performance en pleine semaine, sans la présence d’Eric Zemmour :

Samedi, Anne Hidalgo peinait à réunir 600 personnes à Aubervilliers. Alors que ce lundi soir, ils étaient environ 1000 à investir le Docks 40 dans le quartier de la Confluence pour soutenir Eric Zemmour. Pourtant, l’ancien polémiste n’avait pas fait le déplacement. « Et on a dû refuser du monde », notait Agnès Marion, oratrice nationale de Reconquête (…)

Avant la réunion publique, un point presse était organisé. Olivier Pirra, coordonnateur de Reconquête dans le Rhône, se vantait de pouvoir compter sur 2500 adhérents dans le département, « probablement le 1er parti rhodanien » selon lui. Pour le lieutenant de Jean-Frédéric Poisson à Lyon, « de nombreux abstentionnistes » frappent à leur porte. « Et les jeunes, on est débordé par leur enthousiasme« , s’extasiait Olivier Pirra.

 

« Eric Zemmour a posé la bonne question sur l’inclusion des élèves en situation de handicap »

Marianne publie la tribune de Patrick Sadoun, président fondateur du RAAHP (Rassemblement pour une approche des autismes humaniste et plurielle) et auteur de « Autisme – dire l’indicible » (Harmattan), dans laquelle il explique que faire de l’inclusion le maître mot de la politique du handicap est une erreur. Il interpelle également tous les candidats à la présidentielle. Extraits :

L’autisme, et le handicap en général, n’a jamais été un thème de campagne électorale. Douze millions de personnes sont concernées mais jusque-là, cela ne suffisait pas pour intéresser les candidats. Et puis brusquement, miracle, depuis quelques jours, tous en parlent et semblent se passionner pour cette question. Reconnaissons-le, on doit cet engouement soudain à Éric Zemmour, à son talent incomparable pour mettre les pieds dans le plat et poser sur la table les sujets qui fâchent, ceux qu’on a l’habitude de cacher sous le tapis.

Alors que le mot « inclusion » était absent des recommandations de la HAS [Haute autorité de santé] de 2012 pour les enfants et adolescents autistes, c’est devenu, en peu d’années, le maître mot de la politique du handicap et même de la politique tout court.

Apprendre que son enfant est handicapé est un traumatisme très violent qu’on met longtemps à surmonter. Mon fils autiste a 33 ans et il m’arrive encore de rêver qu’il parle et se comporte normalement, qu’on s’est trompé, qu’il n’est pas autiste et que tout va bien. Quand je croise des jeunes de son âge qui sont en couple, s’embrassent, se sourient, cela me fait parfois encore mal de penser qu’il ne connaîtra pas ce bonheur tout simple.

Alors je comprends parfaitement que tous les parents de jeunes enfants handicapés tiennent absolument à ce que le leur aille à l’école ordinaire, qu’il suive la même voie que les autres enfants et qu’il ait la même vie. Et souvent ça marche, c’est bien plus difficile que pour les autres enfants mais beaucoup (en particulier les autistes Asperger et ceux qui souffrent d’un handicap corporel ou psychique) parviennent à supporter les contraintes de la classe et à étudier. Pour eux, la loi de 2005, qui a fait de la scolarité en milieu ordinaire un droit opposable, a été une chance inestimable.

Nous n’avons pas eu cette chance. L’aurions-nous saisie ? Je ne sais pas. À cinq ans, notre fils était terrorisé par les bruits, il ne laissait pas les autres s’approcher, il ne supportait pas le contact des vêtements, il n’avait pas la notion du vide et du danger, il passait des heures à se cogner le dos contre un mur ou un radiateur, il poussait des hurlements stridents qui nous déchiraient les tympans, et bien sûr il n’était pas propre, jouait avec ses excréments et en badigeonnait les murs. La réalité de l’autisme, c’est aussi cela, les politiques et les journalistes ne s’en rendent pas compte.

L’école aurait-elle été bénéfique pour lui ? J’ai du mal à le croire. La trop grande proximité des autres, les sonneries, l’agitation des récréations, lui auraient fait vivre un véritable enfer. Il n’était pas en état d’apprendre quoi que ce soit, avec ou sans le soutien d’une AESH [Accompagnants d’élèves en situation de handicap]. Il avait bien d’autres problèmes : avoir le sentiment d’exister, percevoir comme sien ce corps morcelé, ne plus être envahi par toutes ses perceptions internes comme externes, ne plus ressentir l’autre, sa présence, son regard, ses paroles, comme des intrusions insupportables.

L’école n’est pas en mesure d’apporter à un enfant souffrant d’un autisme sévère les soins dont il a besoin. Ce n’est pas sa fonction. Et les autres enfants ont aussi le droit de pouvoir étudier sans être constamment perturbés. La sœur et le frère de notre fils autiste avaient de leur côté le droit à l’école d’oublier un moment ce qu’ils vivaient quotidiennement à la maison.

Quand on refuse de tenir compte de ces réalités cela se termine toujours mal, le plus souvent par des plaintes des autres parents, des enseignants désemparés malgré toute leur bonne volonté et au final une exclusion brutale. Il n’y a alors plus de solution alternative car toutes les places en IME [Institut médico-éducatif] sont déjà prises et les listes d’attente sont très longues. C’est ainsi que des familles sont contraintes à l’exil en Belgique où, à côté d’excellentes institutions, des entreprises privées très lucratives les accueillent à bras ouverts. Les Belges les appellent « les usines à Français ».

Au 31 décembre 2019, 8 233 Français handicapés étaient encore dans des établissements belges (6 820 adultes et 1 423 enfants). Plus de 6 000 jeunes adultes souffrant d’un handicap mental sont maintenus dans un établissement pour enfants, faute de places dans des établissements pour adultes. Ils bloquent ainsi la possibilité d’accueillir plus de 6 000 enfants pour lesquels l’inclusion scolaire dans l’école de leur quartier s’est avérée une impasse.

Des milliers de familles désespérées sont encore sans solution satisfaisante malgré toutes les promesses et doivent garder à la maison leur enfant, parfois adulte depuis longtemps. Alors nous posons la question à tous les candidats à l’élection présidentielle.

Si le thème de l’inclusion scolaire n’est pas pour vous une simple occasion de polémique électoraliste, si vous vous intéressez réellement au sort de nos enfants, vous engagez-vous solennellement, au cas où vous seriez élu, à :

1. Créer en cinq ans les 15 000 places pour adultes dépendants qui nous font cruellement défaut ?

2. Créer tous les postes d’AESH nécessaires pour que chaque enfant handicapé pour qui c’est nécessaire puisse en disposer de la maternelle à l’université ?

3. Mandater un cabinet d’audit indépendant pour procéder, en concertation avec le ministère de l’Éducation et les associations d’usager et de professionnels, à une évaluation de la politique d’inclusion scolaire ?

– Quel pourcentage d’enfants handicapés admis en maternelle et en primaire acquiert le niveau requis pour entrer en 6e ? Affiner cette évaluation en fonction des différents handicaps et de leur sévérité ?

– Quels sont les prérequis pour que la scolarisation en milieu ordinaire soit profitable à un enfant ?

– Comment les acquérir quand l’enfant n’en dispose pas ? Avec quelles passerelles ?

– À quelles difficultés les enfants handicapés, leurs familles, les enseignants et les autres enfants sont-ils confrontés du fait de l’inclusion ?

– Qu’apporte aux autres enfants la rencontre avec des enfants handicapés ?

– Comment concilier la mission essentielle de l’école de transmission des savoirs avec les difficultés spécifiques des différents handicaps ? (…)

5. Revaloriser les métiers d’aide aux personnes dépendantes et, pour commencer, étendre aux professionnels du médico-social les avantages du Ségur de la santé (+ 183 euros par mois) ?

En ce début d’année 2022, nous faisons donc le vœu que tous les candidats à la présidentielle rendent crédible leur souci du bien-être des personnes handicapées et de toutes celles qui en prennent soin en s’engageant solennellement sur ces cinq points.

Macron le mortifère

De Stéphane Buffetaut, Elu de Vendée, ancien député européen, membre du bureau politique du CNIP, pour le Salon beige:

Le 19 janvier, en ouverture de la présidence française de l’Union européenne, le Président de la république a prononcé un discours devant le parlement européen. Discours qui s’est rapidement mué en réunion de campagne électorale devant des députés médusés et malgré le rappel à l’ordre de la Présidente du parlement.

Pouvait-il en être autrement ? Si Emmanuel Macron avait eu un peu de décence, il aurait inter-changé le moment de la présidence française avec celui de la République tchèque qui débutera 1er juillet prochain. Ainsi aurait été évitée l’interférence de cette présidence dans la campagne électorale, un suivi politique chaotique et le risque d’un changement de Président de la république en cours de route. Eventualité qui ne lui a sans doute pas effleuré l’esprit tant est grande sa suffisance.

Ce n’est pas le lieu de faire ici une exégèse du discours prononcé en cette occasion, mais il faut souligner combien ce texte est la parfaite illustration de l’idéologie « progressiste » de Macron et des dangers qu’elle fait courir à la démocratie. L’utilisation de « l’Etat de droit » contre la liberté des peuples de choisir les politiques et les gouvernements qu’ils souhaitent a été clairement revendiquée par le Président de la république.

Dans l’esprit d’Emmanuel Macron, comme dans celui de la nomenklatura bruxelloise, l’Etat de droit a pour objet d’enfermer le droit des peuples a choisir leurs gouvernements, le type de législation qu’ils souhaitent et finalement la société qu’ils désirent, dans le seul cadre de la démocratie libérale libertaire et de l’individualisme totalitaire. Toute politique librement et démocratiquement choisie qui n’entre pas dans ce cadre doit être déclarée « moralement » illégitime, et entraîner des sanctions d’ordre financier contre les Etats membres qui entendraient exercer leur souveraineté et respecter les choix éventuellement conservateurs de leurs peuples.

Sans les nommer, le Président de la république visait évidemment la Pologne, la Hongrie et la Slovénie, voire la Croatie. On retrouve là un des douteux talents de cet individu, celui de diviser, de dresser les communautés les unes contre les autres. Nous  l’avons  vu à l’œuvre en France où il a pris une grande jubilation à humilier certains de ses concitoyens et à les exaspérer. On se souvient des « femmes illettrées », « des gens qui ne sont rien », de « Jojo avec un gilet jaune », des Français qu’il « a envie d’emmerder »… Désormais, il s’attache à diviser encore plus l’Union européenne qu’elle ne l’est déjà. Précisément le contraire de ce que l’on attend du président du conseil de l’UE.

Et lui, qui ne cesse de restreindre les libertés fondamentales en France, d’enserrer les Français dans un carcan de dispositions punitives, se met à fantasmer sur le supposé retour de régimes autoritaires en Europe ! On croit rêver.

Cet inquiétant personnage préconise une « actualisation » de la charte des droits fondamentaux de l’UE afin de promouvoir l’avortement. Etrange obsession chez cet homme sans enfants qui, dans le même paragraphe de son discours, associe l’abolition de la peine de mort et un « droit à l’avortement » à venir, alors que par définition l’avortement est un acte de mort, puisqu’il s’agit de mettre fin à une vie humaine innocente à son commencement. Cette perverse et incohérente association ne peut que susciter une certaine inquiétude quant à la psychologie de l’homme qui gouverne la France. On notera de surcroît que l’avortement est légalement possible dans toute l’Union européenne, sauf à Malte. Ce que Macron et ses amis adeptes de la culture de mort ne supportent pas c’est que certains Etats, bien qu’ils autorisent l’avortement, considèrent qu’il s’agit d’un drame et non d’un droit et que, logiquement, ils tentent d’éviter la survenance du drame plutôt que la favoriser.

L’idée « d’actualiser » la charte des droits fondamentaux en matière d’environnement et d’avortement est en fait une manœuvre machiavélique visant à limiter l’exercice de la démocratie. En effet cette charte proclamée en décembre 2000, a revêtu une portée contraignante et fait partie du droit positif de l’UE en vertu de l’article 6 du traité de Lisbonne. Elle peut donc servir de fondement juridique pour engager des procédures contre les Etats membres tant de la part de la Commission « gardienne des traités », que d’autres Etats membres, voire des citoyens. On imagine sans peine le terrain de jeu juridique ouvert aux ayatollahs de l’écologie punitive et aux activistes pro avortement.

En l’occurrence, il s’agirait de contraindre certains Etats membres à aller contre la volonté démocratique exprimée par leurs élections internes ! On le voit, « l’Etat de droit » selon la caste mondialisée est une terrible machine de guerre contre la démocratie et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

L’intervention et la conclusion de Jordan Bardella à l’occasion de ce débat, ont été, reconnaissons-le, excellentes. En effet, pour la France comme pour l’Europe il est vital que le mandat d’Emmanuel Macron reste unique. Pour cela il faut choisir le candidat le plus apte à le battre, ne pas se tromper d’adversaire, éviter de créer des situations irréconciliables afin d’être capable de trouver des alliés et des alliances pour le second tour et les élections législatives.

Mais si, par bonheur, Macron est vaincu, quelle sera la marge de manœuvre pour le nouveau chef de l’Etat dans l’Union européenne ? La France est enserrée dans une accumulation de règles et traités européens qu’elle ne peut  modifier de façon unilatérale. Mais elle peut faire preuve de volonté politique. Il conviendrait de sortir du système de connivence qui réduit à l’impuissance et au sacrifice de nos intérêts et ne pas hésiter à aller jusqu’au blocage, à la politique de la chaise vide. Pour éviter le piège de la majorité qualifiée, il faudrait opérer un « renversement des alliances » au profit d’accords avec les Etats membres qui partagent notre vision d’une Europe de nations souveraines et refusent un super Etat européen, monstre de normes et de contraintes juridiques.

Macron est un être destructeur, diviseur, dévastateur. Sans doute n’aime-t-il ni la France, ni les Français qu’il considère comme des figures du passé. A l’enracinement charnel, aux femmes et aux hommes réels, à l’histoire millénaire de notre pays il préfère les chimères de son idéologie mortifère. Battre Macron est une exigence de salubrité publique.

 

24h pour soigner son couple

Le Salon Beige interroge l’initiateur des sessions « Marie qui guérit les couples ». La prochaine aura lieu le mois prochain, en Normandie.

Guillaume d’A : Je tiens d’abord à vous dire que la prochaine session se tiendra les 12 et 13 février à Saint Martin de Boscherville. Pour s’inscrire c’est ici :  » Les 24h00 du couple  » à Saint-Martin-de-Boscherville (76) (weezevent.com)

Concrètement, oui, on peut dire que des couples sont miraculés. Certains, séparés et venus chacun de leur côté… sont repartis ensemble, d’autres nous ont écrit leur joie d’avoir franchi une étape décisive dans la consolidation de leur amour ; il y a aussi ceux qui, déprimés pour des tas de raisons, sont rentrés chez eux le moral au beau fixe… C’est sans compter les foyers qui « marchent plutôt bien » et ont pris la décision d’effectuer un petit « contrôle technique ».

Au niveau des chiffres, actuellement un peu plus de 260 couples se sont inscrits aux 8 précédentes sessions, soit au-delà de 520 personnes. Nous ne dirons pas combien d’enfants ont bénéficié des effets collatéraux, mais on en a sans doute des milliers.

La durée ne dépasse pas 24 heures. Ce qui rend la proposition accessible au grand nombre, même à des foyers dont l’un des deux est tout sauf une grenouille de bénitier.

La raison de la fécondité de ces sessions est simple : la soif de joie, de paix profonde, qui motive les époux présents. Le courage aussi. Un vrai courage. Et Notre-Dame qui aime et connaît ses enfants le remarque et les inonde de consolation, de grâce et de lumière.

Ce n’est pas d’abord le charisme du prédicateur ou même le contenu de sa prédication qui font des merveilles, c’est avant tout la disposition humble et confiante, toute abandonnée à la volonté divine.

C’est alors que Marie, notre Mère du Ciel, peut conduire chacun sur un chemin de croissance et de guérison.

Oui, seul le cœur d’enfant rend possible le miracle. Et, chose bien banale pour une maman, celle-ci vient guérir ce qui était blessé…

En attendant, ceux qui souhaitent connaître la neuvaine à “Marie qui refait les couples” et le sanctuaire qui lui est attaché, c’est ici : https://www.life-editions.com/product-page/marie-qui-refait-les-couples

Et là : https://www.mariequigueritlescouples.com/

Clotilde Forgeot d’Arc sera Jeanne d’Arc 2022

Elle est l’arrière arrière arrière arrière arrière… petite-nièce de la Pucelle. Par son père, elle descend de Pierre, le frère de Jeanne d’Arc.

Cette mission lui a été transmise le 24 janvier, par Raphaëlle Camphuis – Jeanne d’Arc 2020 et 2021 – , lors d’une cérémonie à l’Hôtel Groslot, en présence du maire d’Orléans, Bénédicte Baranger, présidente de l’association Orléans Jeanne d’Arc, Mgr Jacques Blaquart, évêque d’Orléans, et le Colonel Guillaume Vernet, commandant de la base aérienne d’Orléans-Bricy.

Le ministre Dupont-Moretti demande à ce que l’on ne mette plus personne en prison

Il y a trop de monde en prison. Par une note du 23 décembre, le ministre de l’injustice demande aux procureurs et présidents de cour d’appel d’éviter les placements en détention :

Et tant pis pour les victimes.

Avortement : Pécresse sur la ligne de Macron

Pour la candidate LR et de l’extrême-centre, il faut convaincre les peuples à légaliser l’avortement :

Le libre choix des femmes, ça ne commence pas par aider les futures mères à accueillir la vie ?

La loi Veil est comme un rhizome qu’il faut combattre

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune a pris la parole lors de la Marche pour la vie, dimanche 16 janvier 2022. Gènéthique retranscrit son discours.

« Vous connaissez la boite de Pandore d’où s’échappent tous les maux de l’humanité et qu’il est trop tard pour refermer ? A chaque nouvelle transgression, on dit que la boite de Pandore est ouverte. Or, je ne crois pas que la loi Gaillot soit une boite de Pandore.

D’abord parce qu’il n’y a pas de différence de nature entre l’avortement à 14, 12 ou 10 semaines. Ce n’est pas plus grave moralement d’avorter à 14 semaines. A ce propos on rappellera que l’avortement est toujours possible jusqu’à 9 mois, pour les enfants handicapés, grâce à la loi Veil dont certains s’obstinent à saluer l’équilibre et la sagesse alors qu’elle entraîne deux fois plus d’avortements qu’en Allemagne ou en Italie.

Mais surtout, il faut se souvenir qu’au fond de la boite de Pandore d’où se sont échappés tous les maux de l’humanité, il restait l’espérance. Je risque donc de vous surprendre en vous montrant qu’au fond de la loi Gaillot, il y a des motifs d’espérance. Pour trois raisons, une qui tient au message, l’autre aux destinataires et la troisième à l’intention véritable du texte.

Pour la première fois, la promotion de l’avortement est associée à une vision d’horreur et de dégoût. En effet, parler d’avortement à 14 semaines, c’est admettre – et donc visualiser – la nécessité d’écraser la tête du bébé et de le démembrer. Ce n’est pas nous qui le disons, ce sont les promoteurs eux-mêmes de l’avortement qui disent que cela les dégoûtent. Cela fait près d’un demi-siècle qu’on nous enjoint de ne pas décrire l’avortement comme une horreur pour ne pas exercer de chantage sur les femmes ni les culpabiliser. Mais aujourd’hui, ce sont nos adversaires qui nous donnent matière à illustration. Ils nous fournissent le texte et l’image, le poids des mots interdits et le choc des photos censurées. En bref, les idéologues viennent sur le terrain du réel, sur notre terrain, et là ils vont prendre cher ! Au fond, ils avouent qu’avorter c’est tuer, ce qui est déjà un bon début.

Ensuite, n’oublions pas que ce texte sur l’allongement à 14 semaines a été récusé par tous les professionnels de santé : l’ordre des médecins, l’académie de médecine, le syndicat national des gynécologues obstétriciens et le collège national des gynécologues et obstétriciens français se sont exprimés contre le texte. C’est la première fois qu’on trouve une forme d’unanimité contre une forme d’avortement, en dehors de chez nous ! C’est aussi très prometteur parce que cette méthode qui consiste à se moquer des gens, « à emmerder les Français », en l’occurrence les médecins, va avoir une conséquence. On va assister à un effet d’éviction, comme en Italie où 70 % des médecins ont progressivement déserté la pratique de l’avortement. Au passage, on notera à quel point l’avortement n’est pas un acte médical ni un soin parce qu’on n’a jamais eu besoin de forcer les médecins à faire de la médecine ! Alors qu’on a besoin de leur forcer la main pour pratiquer cet acte contraire à toute la tradition médicale depuis Hippocrate, il y a 2 400 ans…

C’est justement pour cela que la proposition de loi Gaillot a prévu la création d’un répertoire des « bons médecins » prêts à procurer l’avortement à 14 semaines. Cela signifie en creux que les réfractaires seront fichés comme de « mauvais médecins ». Décidemment, c’est devenu une habitude de ficher les gens, les anti-ceci, les anti-cela, les gentils et les méchants, les citoyens et ceux qui ne méritent pas de l’être, ceux qui ont leur place dans le camp du bien et les autres. Ficher les gens est devenu un mode de gouvernement. Mais j’ai l’impression que les Français en sont lassés comme ils sont lassés de la confusion entre le sanitaire et le sécuritaire. Les médecins qui refusent l’avortement sont-ils des terroristes, des citoyens de seconde zone ? Faudra-t-il leur enlever l’autorisation d’exercer ? L’idée de ce fichier ne fonctionnera pas parce que ce n’est l’intérêt de personne d’y figurer, sauf pour le pouvoir politique de pouvoir compter les soutiens du « progrès sociétal ». Car tel est bien l’unique objet de cette loi qui est un marqueur politique : cliver pour ratisser à gauche en vue de l’échéance présidentielle.

Pour conclure, Mme Gaillot et son texte retourneront à un anonymat qu’ils n’auraient jamais dû quitter. Seule restera la loi Veil, toujours inachevée, sans cesse parachevée. La loi Veil est comme un rhizome, cette ramification de racines souterraines qui poussent partout de nouveaux bourgeons qu’il est inefficace de couper parce qu’ils repoussent inévitablement. C’est bien ce système racinaire qu’il faut combattre. La loi Gaillot aura été l’occasion d’avancer quelques pions : oui l’avortement tue, nous ne sommes plus les seuls à le dire, et cette extension du délai a été imposée aux médecins qui n’en voulaient pas. Ceci constitue des premiers pas nécessaires et porteurs d’espoir.  »