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Concours d’affiche pour la vie

Après quelques aléas covid, l’association des Veillées pour la vie a remis les 1ers prix aux gagnants du concours d’affiche 2019 et 2020, à savoir une médaille de baptême de la Sainte Famille de la maison Laudate. Les lauréats sont la paroisse ND de Vouise à Voiron pour 2019 et le sanctuaire ND de Grâce à Cotignac pour les veillées 2020.

Ce prix est l’occasion de remercier ces paroisses pour leur engagement au service du renouveau de la culture de Vie dans notre société par la prière.

Comment participer au concours d’affiche 2021? C’est simple, au moment de déclarer votre veillée en ligne : https://www.veilleespourlavie.life/veillees/communaute/add

joignez en pièce jointe votre affiche ! Si vous n’avez pas encore conçu votre affiche , vous pouvez nous l’envoyer avant le 25 décembre à [email protected]

Charles Gave fait un prêt à l’association des amis d’Eric Zemmour. Aujourd’hui tous ses comptes sont fermés

C’est sa fille qui alerte :

Russie: l’héritier du tsar se marie

Ce 1er octobre, le grand-duc George Mikhailovich de Russie, descendant des Romanov, a épousé Victoria Romanovana Bettarini. C’est une première en Russie depuis la révolution bolchévique de 1917. L’héritier du dernier tsar s’est marié à Saint-Pétersbourg en présence de plusieurs têtes couronnées venues de toute l’Europe. Le duc d’Anjou était présent.

Le grand-duc Gueorgui Romanov, 40 ans, a pris pour épouse l’Italienne Rebecca Bettarini, 39 ans. Les futurs époux se sont avancés à l’intérieur de l’édifice avec chacun un cierge à la main, devant des prêtres orthodoxes.

Deux couronnes ont été brièvement maintenues au-dessus de leurs têtes, conformément à la tradition orthodoxe.

Né à Madrid et diplômé d’Oxford, Gueorgui Romanov est le fils de la grande-duchesse Maria Romanova, la petite fille du grand-duc Kirill. Ce dernier était le cousin de Nicolas II, le dernier tsar de la dynastie des Romanov.

Nicolas II et l’impératrice ont été canonisés en 2000 par l’Eglise orthodoxe russe, et reconnus officiellement en 2008 comme victimes du bolchevisme par la justice.

Installé à Moscou depuis trois ans, près du Kremlin, le grand-duc affirme se consacrer à des projets caritatifs.

C’est arrivé un 1 er octobre…

A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 1er octobre : à Reims seulement, fête de Saint Rémi de Reims, archevêque, apôtre des Francs (voir la chronique du 13 janvier), en France, fête de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, carmélite Docteur de l’Église voir la chronique du 30 septembre.

Tous les deux sont saints Patrons de la France.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face est une Vierge, Carmélite, Docteur de l’Église et Co-patronne de la France.

Térèse Martin naît à Alençon, en France, le 2 janvier 1873. Ses parents étaient Louis Martin et Zélie Guérin seront canonisés le 18 octobre 2015 à Rome. Après la mort de sa mère, le 28 août 1877, elle s’installe avec toute sa famille à Lisieux.

Le jour de la Pentecôte 1883, elle reçoit la grâce insigne de la guérison d’une grave maladie, par l’intercession de Notre-Dame des Victoires. Formée par les Bénédictines de Lisieux, elle fait sa première communion le 8 mai 1884, après une préparation intense, couronnée par une expérience très vive de la grâce de l’union intime avec le Christ. Quelques semaines après, le 14 juin de la même année, elle reçoit le sacrement de la confirmation, accueillant en toute conscience le don de l’Esprit Saint dans une participation personnelle à la grâce de la Pentecôte. Elle a le désir d’entrer dans la vie contemplative, comme ses sœurs Pauline et Marie, au Carmel de Lisieux, mais son jeune âge l’en empêche.

Pendant un voyage en Italie, après avoir visité la Maison de Lorette et la Ville éternelle, au cours de l’audience accordée par le Pape aux pèlerins du diocèse de Lisieux le 20 novembre 1887, elle demande à Léon XIII, avec audace, de pouvoir entrer au Carmel à l’âge de quinze ans. Le 9 avril 1888, elle entre au Carmel de Lisieux, prend l’habit le 10 janvier de l’année suivante et fait sa profession religieuse le 8 septembre 1890, en la fête de la Nativité de la Vierge Marie.

Dans ses manuscrits autobiographiques, Thérèse nous a laissé non seulement les souvenirs de son enfance et de son adolescence, mais aussi le portrait de son âme, la description de ses expériences les plus intimes. Elle découvre et communique aux novices qui lui sont confiées la petite voie de l’enfance spirituelle ; elle reçoit comme un don spécial la charge d’accompagner par le sacrifice et la prière deux «frères missionnaires». Elle pénètre toujours plus le mystère de l’Église et sent croître en elle sa vocation apostolique et missionnaire, pour attirer tout le monde à sa suite, saisie par l’amour du Christ, son unique Époux.

Le 9 juin 1895, en la fête de la Très Sainte Trinité, elle s’offre en victime d’holocauste à l’Amour miséricordieux de Dieu. Elle rédige alors le premier manuscrit autobiographique qu’elle remet à Mère Agnès le jour de la fête de celle-ci, le 21 janvier 1896. Quelques mois après, le 3 avril, dans la nuit entre le jeudi et le vendredi saints, elle souffre d’une hémoptysie, première manifestation de la maladie qui la conduira à sa mort et qu’elle accueille comme une mystérieuse visite de l’Époux divin. Elle entre alors dans une épreuve de la foi qui durera jusqu’à sa mort et dont elle donnera un témoignage bouleversant dans ses écrits. Au mois de septembre, elle achève le manuscrit B qui illustre de manière impressionnante la maturité dans la sainteté à laquelle elle est parvenue, en particulier par la découverte de sa vocation au cœur de l’Église.

Alors que sa santé se dégrade et que le temps de l’épreuve se poursuit, elle commence au mois de juin le manuscrit C dédié à Mère Marie de Gonzague ; de nouvelles grâces l’amènent à une plus haute perfection et elle découvre de nouvelles lumières pour la diffusion de son message dans l’Église au profit des âmes qui suivront sa voie. Le 8 juillet, elle est transférée à l’infirmerie. Ses sœurs et d’autres religieuses recueillent ses paroles, tandis que s’intensifient ses souffrances et ses épreuves, supportées avec patience, jusqu’à sa mort dans l’après-midi du 30 septembre 1897. «Je ne meurs pas, j’entre dans la vie», avait-elle écrit à son frère spirituel missionnaire, l’Abbé M. Bellier. Ses dernières paroles, «Mon Dieu…, je vous aime !», scellent une existence qui s’éteint sur la terre à l’âge de vingt-quatre ans pour entrer, suivant son désir, dans une phase nouvelle de présence apostolique en faveur des âmes, dans la communion des saints, pour répandre une pluie de roses sur le monde.

Elle est canonisée par Pie XI le 17 mai 1925, puis il la proclame “Patronne universelle des missions”, ainsi que St François Xavier, le 14 décembre 1927.

Sa doctrine et son exemple de sainteté ont été reçus par toutes les catégories de fidèles de ce siècle avec un grand enthousiasme, et aussi en dehors de l’Église catholique et du christianisme. De nombreuses Conférences épiscopales, à l’occasion du centenaire de sa mort, ont demandé au Pape qu’elle soit proclamée Docteur de l’Église, à cause de la solidité de sa sagesse spirituelle, inspirée par l’Évangile, à cause de l’originalité de ses intuitions théologiques où brille sa doctrine éminente, et à cause de l’universalité de la réception de son message spirituel, accueilli dans le monde entier et diffusé par la traduction de ses œuvres dans une cinquantaine de langues.

Saint Jean-Paul II proclame Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face Docteur de l’Église universelle le 19 octobre 1997.

Tiré du site : http://levangileauquotidien.org

  • le 1er octobre 366 : élection du pape Saint Damase Ier.
  • le 1er octobre 965: élection du pape Jean XIII.
  • le 1er octobre 1040 : décès d’Alain III, duc de Bretagne, à Vimoutiers, lors d’une expédition contre la Normandie.
  • le 1er octobre 1404 : décès du pape Boniface IX.
  • le 1er octobre 1467 : Charles, duc de Normandie, François II de Bretagne et Jean d’Alençon forment une ligue contre le Roi Louis XI.

Après l’échec de la Ligue du Bien public, une nouvelle coalition nobiliaire commence. Les ducs de Bourbon, de Normandie, de Bretagne et d’Alençon font alliance contre le Roi. Ce dernier va la vaincre grâce à l’appui des Etats généraux. Puis le Roi Louis XI fait la paix avec la Bretagne par traité d’Ancenis, voir la chronique du 10 septembre.

  • le 1er octobre 1404 : mort du pape Boniface IX, après quinze ans de pontificat.

Pendant son pontificat, les antipapes Clément VII et Benoît XIII continuent le schisme depuis Avignon avec l’appui de la monarchie française.

  • le 1er octobre 1550 : fête triomphale pour l’entrée du Roi Henri II à Rouen.

Le Roi vient y célébrer la reconquête du Boulonnais et de la ville de Boulogne. Des jeux nautiques extraordinaires sont organisés sur la Seine pour l’occasion.

  • le 1er octobre 1665 : Claude Allouez fonde une mission à Pointe du Saint Esprit, en Nouvelle France.

Né à Saint-Didier-en-Forez, le 6 juin 1622, Claude Allouez est un prédicateur jésuite, missionnaire et explorateur du Canada. Le Journal des Jésuites signale son arrivée à Québec le 11 juillet 1658, où il étudie le huron et l’algonquin. Le 19 septembre 1660, il quitte la ville pour devenir supérieur à la résidence de Trois-Rivières. En 1663, il est nommé par Mgr de Laval, vicaire général pour cette partie du diocèse de Québec. Le 1er octobre, il arrive seul à la pointe du Saint-Esprit, et s’y installe, construit une chapelle d’écorce, la seule existant alors à l’ouest de Montréal. Il réunit les Hurons chrétiens, instruit les païens de plus de dix nations indiennes. On estime qu’en 24 ans d’apostolat, il a baptisé de sa main quelque dix mille indiens. Claude Allouez est le premier à implanter solidement le christianisme dans ce qui est maintenant le centre des États-Unis. Il décède dans la nuit du 27 au 28 août 1689, chez les Miamis, près de Niles, au Michigan.

  • le 1er octobre 1674 : création du diocèse de Québec et François de Laval en devient le premier évêque.

L’hostilité de Louis XIV envers la papauté pousse Rome à retarder la création du diocèse de Québec. Monseigneur de Montmorency-Laval quitte le Canada en 1671, pour plaider la cause de la Nouvelle-France. Son désir est exaucé en 1674. Le pape Clément X crée le diocèse de Québec et nomme François de Laval, premier évêque. La bulle est signée ce jour. Saint François de Montmorency-Laval est canonisé par le pape François 1er, le 3 avril 2014.

  • le 1er octobre 1680 : décès de Pierre-Paul Riquet, baron de Bonrepos, ingénieur français.

Pierre-Paul Riquet, baron de Bonrepos, naît le 29 juin 1609 à Béziers et meurt le 1er octobre 1680 à Toulouse. C’est un fermier général des gabelles et l’ingénieur français qui a conçu et réalisé le canal du Midi dans le sud de la France entre la Garonne et la mer Méditerranée.

  • le 1er octobre 1684 : décès de Pierre Corneille, dramaturge français.

Le poète et dramaturge français meurt à Paris à 78 ans. D’abord avocat à Rouen, sa ville natale, il écrit sa première comédie, “Mélite“, le 1er octobre  1629. Il vient s’installer à Paris. Richelieu le remarque et l’intègre dans un groupe de cinq auteurs chargés de rédiger des tragédies et des comédies imaginées par le cardinal lui-même. Grâce à lui, Corneille perçoit une pension. Son œuvre la plus connue est la tragi-comédie “Le Cid”, écrite en 1637. Mais il a aussi écrit des poèmes à la Sainte Vierge, tiré de la composition en rimes latines de saint Bonaventure :

« Accepte notre hommage et souffre nos louanges,
Lis tout céleste en pureté,
Rose d’immortelle beauté,
Vierge, mère de l’humble et maîtresse des anges ;
Tabernacle vivant du Dieu de l’univers.
Contre le dur assaut de tant de maux divers
Donne-nous de la force et prête-nous ton aide

Et jusqu’en ce vallon de pleurs
Fais-en du haut du ciel descendre le remède.

Toi qui sais excuser les fautes des pécheurs,
Avant que du Seigneur la sagesse profonde
Sur la terre et les cieux daignât se déployer,
Avant que du néant sa voix tirât le monde
Qu’à ce même néant sa voix doit renvoyer,

De toute éternité sa prudence adorable
Te destina pour mère à son Verbe ineffable,
A ses anges pour reine, aux hommes pour appui ;
Et sa bonté dès lors élut ton ministère
Pour nous tirer du gouffre où notre premier père
Nous a d’un seul péché plongés tous avec lui.

Sainte Vierge est-il rien au monde
Ou plus humble, ou plus doux, ou plus charmant que toi ?
Est-il rien sous les cieux qui fasse mieux la loi
Aux schismes dont la terre abonde ?

Non, il n’est rien si gracieux,
Rien si beau, rien si précieux
Si nous en croyons l’Ecriture ;
Et même sous l’obscurité
L’énigme y fait trop voir qu’aucune créature
N’approche de ta pureté. »

  • le 1er octobre 1793 : lois d’extermination et d’anéantissement de la Vendée.

La Convention adopte le 1er octobre 1793 un décret modificateur qui ajoute à l’anéantissement matériel de la Vendée, l’extermination de ses habitants. Il vient en complément des lois du 1er aout 1793 (voir la chronique du jour) qui n’ont jamais été abrogées.

  • le 1er octobre 1793 : le Comité de salut public crée l’armée de l’ouest.

Le Comité de salut public place des troupes sous les ordres de Kléber. On y trouve notamment l’armée de Mayence, vaincue au mois de juillet. Cet envoi massif de troupes est, dans un premier temps, fortement bousculé par l’armée Catholique et Royale.

  • le 1er octobre 1800 : l’Espagne cède la Louisiane à la France.

Le traité de San Ildefonso, négocié signé entre l’Espagne et la France, restitue le territoire espagnol de la Louisiane aux Français. La France possédait la Louisiane depuis que Cavelier de la Salle, venu de la Nouvelle-France explora le bassin du Mississippi jusqu’à son embouchure et donna à cet immense territoire le nom de Louisiane en l’honneur du Roi de France, Louis XIV. Elle l’a perdue en 1763 à la suite de la guerre de sept ans.

En 1803, Napoléon Ier vend cette terre aux Etats-Unis (voir la chronique du 30 avril). En 1812, La Louisiane devient le 18ème état des Etats-Unis.

  • le 1er octobre 1830 : création du « Corps des zouaves »

Les zouaves sont un type d’unité d’infanterie, qui a existé dans peu d’armées : l’empire ottoman, la France et les États pontificaux, mais aussi les États-Unis de 1830 à 1962. Ils doivent leur nom à une tribu kabyle, les Zouaouas.

Le 1er octobre 1830 le général Clauzel crée le corps des zouaves, formé de deux bataillons. La création des zouaves pontificaux a lieu en 1860, à la demande du pape Pie IX.

  • le 1er octobre 1842 : naissance de Charles Cros, poète et inventeur français.

Charles Cros enseigne la chimie puis décide de consacrer son temps à la recherche scientifique. Il invente un procédé photographique qui permet de mettre au point la trichromie moderne. Il est de 1860 à 1863, professeur de chimie à l’Institut parisien des Sourds-Muets, avant de se consacrer à la recherche scientifique. En 1867, il invente un télégraphe automatique. En 1877, il commence à inventer un appareil de reproduction des sons qu’il appelle paléophone, mais Thomas Edison le devance en achevant son premier phonographe. Parallèlement à ses travaux, ce passionné de littérature et de sciences s’adonne à l’écriture de poésie. C’est un inventeur, doublé d’un poète. Il meurt à Paris le 9 août 1888. C’est en son honneur qu’a été créée l’Académie Charles-Cros récompensant chaque année les meilleurs disques.

  • le 1er octobre 1897 : Louis Lépine est nommé gouverneur général de l’Algérie.

Après avoir été préfet de police de la Seine en 1893, Louis Lépine est nommé Gouverneur général de l’Algérie le 1er octobre 1897. L’administration de l’Algérie dépend en effet du ministère de l’Intérieur depuis 1896. Lépine reste en poste jusqu’en 1899. Il doit faire face aux émeutes antijuives de 1898. Il est aussi le créateur de la brigade criminelle et du Concours Lépine.

  • le 1er octobre 1902 : le futur maréchal Lyautey est nommé commandant du 14ème Régiment de Hussards à Alençon.

Hubert Lyautey, Maréchal de France en 1921, Grand Croix dans l’Ordre de la Légion d’Honneur et Grand Croix dans l’Ordre marocain du Ouissam Alaouite, est aussi membre de l’Académie Française (élu en 1912, reçu en 1920), Ministre de la Guerre, Résident Général de France au Maroc de 1912 à 1925), Commissaire Général de l’Exposition Coloniale de 1931 et, ce que peu de monde sait, Président d’honneur de toutes les fédérations du Scoutisme français. Parmi ces citations célèbres on note :

Il n’y a pas d’oeuvre humaine qui pour être vraiment grande n’ait besoin d’une parcelle d’amour”.

Ou sa devise : ” La joie de l’âme est dans l’action “.

  • le 1er octobre 1914 : première bataille d’Arras.

La Bataille de l’Artois, comme on l’appelle aussi, fait suite aux bataille de l’Aisne et d’Albert, lors de la course à la mer entre les troupes alliées et allemandes. La dixième armée française de Louis Ernest de Maud’huy attaque alors la sixième armée allemande menée par le Kronprinz Rupprecht. L’offensive est un succès jusqu’à Douai. Mais les Allemands, renforcés par trois corps d’armée, lancent une contre-offensive. Arras résiste mais les Allemands avancent vers le Nord.

  • le 1er octobre 1988 : premières heures d’une Radio Chrétienne en Morbihan.

En 4 ans, le département breton en compte 6 avant que Mgr Gourvès ne les fusionnent en 1992.

  • le 1er octobre 2008 : le tsar Nicolas II réhabilité.

La Cour Suprême de Russie réhabilite le dernier tsar russe Nicolas II et sa famille, et les considère comme des victimes de la répression politique des bolcheviks. Un geste symbolique longtemps réclamé par les descendants de la famille impériale. Le 17 juillet 1918, le tsar Nicolas II, son épouse Alexandra, leur fils et leurs quatre filles ont été abattus par des bolchéviques dans une propriété à Ekaterinbourg en Oural.

L’art comptant pour rien compte un peu tout de même

D’Yves Daoudal :

Le musée Kunsten d’art moderne d’Aalborg au Danemark avait prêté l’équivalent de 534.000 couronnes (70.000 €) en billets de banque en couronnes et en euros à Jens Haaning pour qu’il reproduise deux de ses chefs-d’œuvre : deux tableaux où sont alignés des billets représentant un an de salaire au Danemark, et en Autriche. Et l’artiste avait reçu 10.000 couronnes (1.340 euros) pour son travail à venir, sans compter la prime d’exposition.

Deux jours avant l’ouverture de l’exposition, Jens Haaning a fait savoir au musée qu’il n’allait pas envoyer les deux œuvres prévues mais deux autres intitulées « Prends l’argent et tire-toi ». Le musée a reçu deux toiles aux dimensions prévues, mais blanches.

Jens Haaning est un « artiste conceptuel ». C’est donc ce qu’il a fait avec le musée qui est une œuvre d’art.

D’habitude l’imposture du soi-disant art conceptuel est d’une sinistre stupidité. Pour une fois c’est amusant, surtout quand on pense au directeur du musée qui se fait flouer de plus de 70.000 €…

Les jeunes de Debout la France rejoignent Zemmour

Marian de Gueiffier et Guillaume de Chilly, président et vice-président de Debout les jeunes, expliquent dans une tribune publiée dans Valeurs Actuelles pourquoi, ils, ainsi qu’une grande partie du Bureau national du mouvement de jeunesse de Debout la France, rejoignent Éric Zemmour. Extraits :

[…] Nicolas Dupont-Aignan n’est pas en mesure de remporter la présidentielle de 2022. Il ne pourra incarner l’alternative tant attendue, le 3ehomme qui viendrait bousculer le duel annoncé, au second tour, entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. […]

Depuis son débat raté au second tour de la présidentielle de 2017, Marine Le Pen a largement perdu la crédibilité que, malgré les incessantes attaques du système médiatico-politique, elle avait réussi à se forger. Après la perte amère des présidentielles (33,90 % contre 66,10 % pour Emmanuel Macron), sa défaite cuisante aux régionales, malgré des sondages flatteurs, atteste de cette chute de crédibilité : là voilà désormais contrainte de morigéner ses propres électeurs (« allez voter ! »). Son recul drastique dans les sondages pour 2022 (18 % dans de récents sondages Harris Interactive 17-20 septembre 2021, contre 28 % il y a seulement quelques mois) le démontre à nouveau.

Dans une présidentielle où désormais, chacun se positionne pour être face à celui que les Français choisiront d’éliminer au second tour, force est de reconnaître que soutenir Marine Le Pen, c’est soutenir Macron et sa réélection. Il est limpide que cette candidate, idéale pour le camp En Marche, permettra la réélection du Président sortant.

[…] Ni Marine Le Pen, ni Les Républicains, ni Nicolas Dupont-Aignan ne peuvent incarner l’alternative. […]

Affaire des sous-marins : l’hostilité à la France est d’abord le fait des démocrates

Analyse intéressante de Roland Hureaux parue sur Liberté Politique :

Les Français, surtout ceux de gauche, n’ont jamais voulu le voir. L’hostilité à la France, répandue comme on sait, aux Etats-Unis, est d’abord le fait des démocrates.

Le jeu anti-français des démocrates 

La rupture unilatérale du contrat franco-australien de vente de 12 sous-marins par Joe Biden est dans la stricte continuité du comportement des démocrates américains à l’égard d’a France depuis presque un siècle. On  se souvient de l’hostilité viscérale de Roosevelt à l’égard de  De Gaulle, sans doute attisée par Jean Monnet. C’est grâce au général Eisenhower que le président  américain ne put pas imposer à la France libérée le plan AMGOT qui serait revenu à une nouvelle occupation. Le général, qui devait devenir président républicain, comprit ce qu’il y avait d’irréaliste à vouloir imposer une administration étrangère à une France dont la résistance avait joué un rôle décisif dans le succès du débarquement.  Au demeurant, Roosevelt hostile à toute forme de colonisation, l’était particulièrement à la colonisation française.

Le président Kennedy, sous le charme duquel tant de Français tombèrent, d’autant que sa femme était en partie d’origine française, poussa autant qu’il le put   non seulement l’indépendance d’Algérie mais aussi l’hégémonie du FLN que les ambassades américaines introduisirent un peu partout sur la scène diplomatique, au point de rendre impossible une indépendance sans lui. Les services secrets américains menèrent le double jeu jusqu’à aider à la fois le FLN et l’OAS, ce qui obligea Kennedy à les désavouer après l’attentat du Petit-Clamart. Bien qu’il ait été un allié inflexible au temps de la guerre froide, De Gaulle dut pourtant essuyer l’hostilité des Américains à presque tous ses projets : force de frappe nationale (à laquelle Washington tenta d’opposer une mythique force « multilatérale »), plan Fouché, traité franco-allemand, refus de l’entrée de l’Angleterre dans la Communauté européenne, marché commun agricole.

L’hostilité se durcit avec l’avènement de Lyndon Johnson, texan cynique et inculte pour lequel De Gaulle qui admirait son prédécesseur, n’avait que mépris.  C’est à ce moment là que le président français prit toute une série d’initiatives destinées, non à rompre l’alliance mais à prendre des  distances vis à vis de Washington : retrait de l’organisation  intégrée de l’OTAN, rapprochement avec  la Russie, visite au Québec, discours de Phnom Penh, condamnation de l’action  offensive  d’Israël  lors de la guerre des Six Jours , tournée en Amérique latine, et surtout remise en cause du rôle du dollar. Mai 68 se situe dans la suite de ces événements au point que certains ont voulu y voir, à tort ou à raison, une sanction indirecte de la France par celui qu’on appelait alors l’Oncle Sam.

Comme on sait, les relations franco-américaines, qui avaient été bien plus paisibles sous Eisenhower – lequel ne mit aucun obstacle au retour de De Gaulle au pouvoir –, furent largement restaurées sous Nixon avec lequel durant les trois mois où ils gouvernèrent ensemble, les relations franco-américaines connurent une véritable lune de miel.

Entente étonnante entre Reagan et Mitterrand, non sans une ré-inféodation discrète du Français, lequel était assez avisé pour savoir que l’on doit laisser de côté les affinités partisanes dès qu’on entre dans la sphère diplomatique.

Le président le plus fortement hostile aux intérêts français fut sans doute Bill Clinton. C’est tous sa présidence que les Etats-Unis soutinrent la prise de pouvoir de Kagame au Rwanda, puis son invasion au Zaïre, opérations dont un des buts était l’éviction des Français de l’Afrique centrale. Même si Chirac se vit contraint d’y participer, la guerre de Yougoslavie (1979), visait   la destruction de la Serbie, allié historique de la France au bénéfice d’amis de l’Allemagne (Croates, Bosniaques musulmans, Kosovars), ces derniers accueillant les forces de l’OTAN en faisant le salut nazi.

Il est vrai que l’hostilité franco-américaine se durcit encore quand Chirac refusa d’associer la France à l’invasion de l’Irak. Il faut « punir » la France dit la secrétaire d’Etat Condolezza Rice. C’était il est vrai sous George W. Bush, républicain, mais passé depuis le 11 septembre sous l’influence d’un clan néo-conservateur largement issus du parti démocrate.

Bellicisme de la gauche américaine

Les démocrates ne furent pas seulement hostiles à la France et méprisants des intérêts français, ils jouèrent plus qu’à leur tour le rôle de boute-feux.

Boute feu le président Wilson qui imposa ses principes idéalistes au traité de Versailles  (1919) multipliant les frustrations et les motifs d’instabilité en Europe.  Roosevelt retarda longtemps  le débarquement en Afrique et en France et refusa l’option d’une percée dans les Balkans à partir de l’Italie qui aurait empêché Staline, que le président américain prenait  presque pour un humaniste, d’opérer une mainmise sur l’Est du continent, ratifiée de fait à Yalta.

Ne nous plaignons cependant pas de l’intervention américaine dans les deux guerres mondiales. La première ne fut pas aussi décisive qu’on l’a fait croire aux Français  – et aux Américains.  La seconde le fut d’abord pour empêcher que nous ne soyons in fine « libérés » par Staline.

Difficile de ne pas qualifier Truman de boutefeu, au sens littéral, lui qui décida Hiroshima et Nagasaki, sans qu’on soit encore sûr qu’il n’y avait pas d’autre option. Il reste le meilleur président démocrate par la manière dont il fit face avec autant de mesure que de détermination à l’agressivité soviétique des années 1945-1952. On ne saurait en dire autant de John F.  Kennedy, irresponsable dans l’affaire de baie des Cochons, jugé par certains pas assez ferme lorsqu’il il rencontre Khrouchtchev à Vienne au point de lui donner l’impression que le Russe pouvait avancer ses pions.  Surtout, c’est lui qui commence la longue et douloureuse guerre du Vietnam et, peu avant d’être lui-même assassiné, organise un coup d’Etat contre un protégé américain, le président sud-vietnamien Ngo Dinh Diem, plus légitime que ceux que les Américains imposèrent ensuite. Modeste au début, l’assistance militaire américaine à Saïgon se mua peu à peu en une intervention directe sous Lyndon Johnson : elle se traduisit par l’envoi d’un demi-million de soldats américains et, jusqu’à l’élection de Nixon personne ne voyait à Washington comment se tirer de ce conflit qui amena    une partie de la jeunesse à basculer dans le pacifisme.

Nixon devait conclure en janvier 1973, par les accords de Paris, la guerre du Vietnam, non sans l‘avoir au préalable durcie.

A la fin des années soixante-dix, les inconséquences de Carter ont mis l’Europe, comme jamais auparavant,  sous la menace soviétique. Menace qui ne devait être conjurée que par l’acceptation par les Européens, sous l’impulsion de la France, si longtemps tenue pour un allié indocile, de l’installation des euromissiles sur leur sol. Même inconséquence en Iran où les Américains laissèrent tomber un autre allié, le shah, avec les suites que l’on sait.

Les initiatives de Bill Clinton ont causé la mort de près de cinq millions de personnes dans l’Afrique des Grands Lacs, événements tragiques dont Boutros-Ghali, alors secrétaire général de l’ONU, disait que la responsabilité revenait entièrement aux Etats-Unis. Si la Yougoslavie a été détruite en 1999, pour quel profit, sinon un renforcement de l’islam  en  Europe avec  l’indépendance du Kossovo ? Les sanctions imposées à l’Irak ont causé, elles, pendant ce temps, la mort de plusieurs centaines de milliers d’enfants, dont la secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright s’est laissée aller à dire : « si c’est le prix à payer pour chasser Saddam Hussein, pourquoi pas ? «

Obama, appuyé au début par sa secrétaire d’Etat Hillary Clinton, épouse de Bill, a reçu le prix Nobel de la paix et provoqué quatre guerres : Libye, Syrie, Ukraine, Yémen. Tous ces pays sont encore plus ou moins en conflit.  L’appui des démocrates américains aux printemps arabes (2011) qu’ils ont peut-être provoqués eux-mêmes a réussi à mettre le feu à tout le Proche-Orient.

Trump qui est venu après, accusé stupidement de bellicisme par la gauche française a terminé,  au moins en partie,  deux de ces guerres (Irak, Syrie) et à la différence de tous ses prédécesseurs depuis Reagan,  n’en a commencé aucune. Il a tenté d’apaiser, non sans difficultés, les relations des Etats-Unis avec la Russie.

Dès son retour aux affaires, les démocrates, sous Biden, envoient des signaux particulièrement hostiles à Moscou, jusqu’à traiter Poutine de criminel. Après avoir reproché vivement à Trump ses positions dures face à la Chine (qui avaient d’abord un caractère commercial), ils prennent des positions encore plus dures.

L’annulation de la commande de douze sous-marins à propulsion classique n’est pas seulement un camouflet pour la France, c’est un durcissement dangereux de la stratégie américaine dans le Pacifique et un signal extrêmement hostile envoyé à la Chine. L’Australie, qui avait sa propre marge de manœuvre est désormais cadenassée dans une alliance étroite avec les Etats-Unis dirigée contre  la Chine. Des sous-marins à propulsion non-classique sont de petites  centrales nucléaires navigant sous les océans. La politique de l’Australie, première puissance non nucléaire à s’en doter, fera école. On les verra bientôt proliférer dans les océans indien et pacifique avec tous les risques que l’on sait.

Aveuglement de la gauche française

Face à un parti démocrate à la fois et belliciste et hostile à la France, on se demande pourquoi l’élection de Biden a été espérée et saluée avec tant de ferveur par la grande majorité de la gauche française, Macron en tête. Il est vrai que le lien entre le parti démocrate et se succursales, comme la National Endowment for democracy, et la fondation Terra nova, vivier idéologique de la gauche française sont étroits.

Le président républicain Trump que cette même gauche – et même un parti de droite, sous influence, haïssait était pourtant bien mieux disposée à l’égard de notre pays ; détestant Angela Merkel, il était prêt reprendre la politique classique des Anglo-saxons : maintenir l’équilibre sur le continent et donc, à ce moment-là, nous favoriser face à l’Allemagne. Mais comme il était hostile à l’OTAN et peu enthousiaste de l’Union européenne, l’oligarchie française, obnubilée par ces machines, a cru, à tort, qu’il était hostile à la France. Macron n’a pas donné suite. Trump – comme Poutine d’ailleurs-  a vite compris qu’il n’y avait rien à en attendre.

Il fallait toutes les œillères de la gauche française pour que Le Drian socialiste pro-américain et pro-démocrate bon teint s’étonne et s’indigne du revirement australien, que ses services n’avaient, semble-t-il, même pas anticipé.

Qatar : entre l’UE qui s’occupe de notre bien et M.Le Drian qui veille, alerte maximale

Il n’est pas forcément inintéressant de porter à la connaissance des lecteurs cette question posée le 28 septembre par le député David Habib au gouvernement et concernant une négociation en cours entre l’Union européenne et le Qatar à propos du trafic aérien. Verbatim

Accord de ciel ouvert avec le Qatar

David Habib : Je souhaite vous interroger sur un accord « de ciel ouvert » qui serait près d’être signé entre l’Union européenne et le Qatar, à l’initiative de la France, et qui est négocié en catimini. Alors que quarante-deux fréquences de vol par an sont actuellement accordées à Qatar Airways pour le transport des passagers, cet accord ne prévoit plus aucune restriction en termes de capacité ou de nombre de vols.

C’est pire encore pour le fret : cet accord donne la possibilité à Qatar Airways de relier sans limites l’Union européenne et des pays tiers, avec des vols Paris-Doha, bien sûr, mais aussi Paris-Chicago, Paris-Berlin ou Paris-Pékin. Les six avions cargo d’Air France auront du mal à rivaliser avec les vingt-huit avions cargo de Qatar Airways. Alors que nos compagnies sont en sous-capacité, vous offrez à Qatar Airways des avantages exorbitants, alors qu’elle ne paye pas son carburant et ne respecte pas le droit de ses salariés.

Comme pitoyable contrepartie, Bruxelles demande un rapport financier et un audit externe une fois par an. Je voudrais rappeler à notre assemblée que le Qatar est une dictature. (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC, FI et GDR et sur plusieurs bancs des groupes Dem et LT.) Cette dictature maintient en esclavage plus de 2 millions de travailleurs migrants, méprise le droit des femmes et subventionne des groupes terroristes ; 6 500 personnes sont mortes sur les chantiers de la Coupe du monde.

Nicolas Sarkozy a déjà accordé au Qatar une fiscalité avantageuse : cela suffit. Il en va non seulement de nos compagnies aériennes, mais aussi de notre dignité. Monsieur le Premier ministre, allez-vous vous opposer à cet accord ? (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC, FI, GDR et sur plusieurs bancs du groupe LT.)

Jean-Yves Le Drian,ministre de l’Europe et des affaires étrangères. : Les discussions en cours entre l’Union européenne et le Qatar sur le projet d’accord de ciel ouvert sont loin d’être abouties. Vous en savez certainement plus que moi, mais j’ai rencontré récemment le président de Qatar Airways qui, lui-même, n’en savait pas beaucoup. Il faut laisser la discussion se poursuivre et faire en sorte que nos propres intérêts soient respectés dans cette affaire : croyez bien que nous y veillerons.

Je respecte le jugement que vous avez porté sur le fonctionnement de ce pays et j’imagine que les autorités qatariennes pourront l’entendre. Nous avons parfois fait des observations significatives au Qatar, en particulier sur le non-respect du droit du travail. Je voudrais simplement faire remarquer que, dans la situation actuelle, c’est le Qatar qui nous a permis de rapatrier de nombreuses personnes en provenance d’Afghanistan.

David Habib : Comme par hasard !

Jean-Yves Le Drian, ministre. : Je l’ai remercié, et je l’en remercie encore ici. Sans cela, ces Afghanes et ces Afghans ne seraient plus en vie. Auparavant, au début de la crise sanitaire, ce sont les Qataris qui nous ont permis de rapatrier de nombreux Français du monde entier pour leur permettre de rejoindre le territoire national alors qu’ils étaient en grande difficulté.

Il faut tout dire quand on parle du Qatar, être très sévère sur certains points et respecter ce qu’ils font sur d’autres. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)

David Habib. : Monsieur le ministre, la lecture de La Tribune vous éclairera peut-être davantage que les fiches de votre cabinet. (Exclamations sur quelques bancs du groupe LaREM.) Le Président de la République avait affirmé en 2017 : « Nous serons toujours du côté des droits de l’homme ! ». Mais c’était en 2017, bien entendu ! (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.)

Vous avouerez que, depuis l’affaire des sous-marins en Australie, quand on apprend que M.Le Drian n’est au courant de rien mais qu’il veillera au respect des intérêts de la France, on est forcément soupçonneux. Encore plus quand on sait que c’est la Commission européenne qui est à la manœuvre, cette organisation qui arrive à faire mentir le proverbe « le pire n’est pas toujours sûr ». Alerte maximale donc.

Entre Kaboul et Maboul : quand E.Zemmour leur fait tous perdre la boule

Kaboul, c’est ce que cite G.Larcher, président du Sénat, le 29/09/2021 matin sur Europe 1 :

E.Zemmour, un taliban donc ? Ben alors, si c’est ça un taliban, il n’y avait pas de quoi faire tout un plat pour exfiltrer quelques milliers d’Afghans paraît-il menacés de mort dans leur pays puisque c’est plutôt le taliban Zemmour qui paraît menacé.

Maboul, c’est Jean-Michel Apathie, la veille 28/09/2021, sur Twitter : il confond des mercenaires qataris avec la France et un brassage de liasse de billets de banque avec un brassage des cultures.

D’un autre côté, il est probable que M.Apathie fût maboul déjà. On se rappelle son intervention en novembre 2016 (il paraît qu’il faisait du second degré. Très franchement, en l’écoutant, on en doute) :

“L’esprit politique français est fabriqué par le souvenir de Louis XIV, de Napoléon et du Général De Gaulle. Quand on fait de la politique en France, c’est pour renverser le monde. Eh bien ça ça n’entraîne que des déceptions. Moi si un jour je suis élu président de la République, savez-vous quelle est la première mesure que je prendrais ? Je raserais le Château de Versailles. Ce serait ma mesure numéro un pour que nous n’allions pas là-bas en pèlerinage cultiver la grandeur de la France, devenons réalistes !”.

Voyons le bon côté des choses : M.Apathie s’exprimait comme un taliban destructeur des statues géantes des Bouddhas de la vallée de Bâmiyân. Et c’était, heureux hasard, sur Public Sénat, la chaîne de M.Larcher, le fin connaisseur de Kaboul.

I-Média – Fact-checkers : faux vérificateurs, vrais désinformateurs

Rendre sa gloire à la France

Deux étudiants bourguignons ont fait le pari d’escalader l’Arc de Triomphe empaqueté par Christo pour y accrocher une banderole sur laquelle nous pouvions lire “Honneur aux soldats morts pour la patrie”. Un geste courageux, symbolique, et sacrément pêchu !

Fact-checkers : Faux vérificateurs, vrais désinformateurs

Les fact-checkers ont encore désinformé le public cette semaine. BFMTV durant le débat Zemmour – Mélenchon, France Inter sur Bardella, une tournée du “Vrai ou Faux” dans les écoles, des bobards sur les taux de natalité … Jean-Yves Le Gallou montre le vrai visage de ces imposteurs.

Revue de presse

La dangereuse influence des médias

Le traitement médiatique français des élections allemandes s’est démarqué par sa pauvreté. Jean-Yves Le Gallou revient sur le rôle des médias dans les élections allemandes et leur influence grandissante outre-Rhin.

Prix Saint Jean-Paul II pour la Famille, l’Amour et la Vie

Mercredi à l’Espace Saint-Pierre à Neuilly-sur-Seine, le Prix Saint Jean-Paul II pour la Famille, l’Amour et la Vie a été remis à :

  • Gabrielle Vialla dans la section Essai pour « La chasteté un don qui rend sa beauté à la sexualité », Artège
  • Godefroy de Bentzmann et le Père Paul de Habsbourg dans la section Témoignage pour « Reste avec nous », Mame
  • Anthony Devlin dans la section Création artistique pour le court métrage « Icon »

Mgr Rougé a conclu la soirée en encourageant les lauréats et en souhaitant longue vie à ce jeune Prix dont l’objectif est de témoigner de l’élan suscité par saint Jean-Paul II pour l’annonce de l’Evangile de la vie et de la famille.

Rendez-vous l’an prochain pour la deuxième édition.

Etats-Unis : des individus transgenres infiltrés dans les séminaires

Le lobby LGBT tente d’infiltrer les séminaires, croyant qu’une femme pourrait être ordonnée prêtre :

L’archevêque de Milwaukee, Mgr Jérôme Listecki, qui préside le Comité épiscopal des affaires canoniques et de la gouvernance de l’Eglise, a déclaré aux évêques des Etats-Unis, dans un texte daté du 22 septembre, qu’ils envisageaient « diverses options » pour s’assurer que seuls les individus masculins par naissance soient ordonnés prêtres.

Parmi les recommandations figurent les tests ADN et un certificat établi par un expert médical choisi par l’évêque.

Alors que les principaux séminaires protestants et chrétiens non confessionnels accueillent de plus en plus d’étudiants transgenres, l’Eglise catholique a adopté une position solide sur cette question.

Dans son récent mémoire, Mgr Listecki affirme que son comité a été mis au courant de « cas où il a été découvert qu’une femme vivant sous une identité transgenre » avait été admise dans un séminaire ou une maison de formation d’un institut religieux. Dans un cas, a écrit Mgr Listecki, les « dossiers sacramentels d’une personne avaient été obtenus frauduleusement pour refléter sa nouvelle identité ».

Dans tous les cas, rien dans les rapports médicaux ou psychologiques de ces personnes, ne signalait des traitements antérieurs ou des opérations chirurgicales spécifiques.

L’archevêque a souligné qu’« heureusement », chaque cas de séminariste ou de religieux en formation d’origine transgenre avait été découvert avant qu’il ne reçoive le sacrement de l’ordre.

Le mémoire cite le Code de droit canonique de 1983, qui exige de l’évêque diocésain de n’admettre au grand séminaire et d’ordonner « uniquement des hommes qui possèdent les qualités physiques et psychologiques requises ».

« En outre, ajoute-t-il, un évêque diocésain peut exiger divers moyens pour établir la certitude morale à cet égard », précisant que le comité l’a encouragé à écrire aux évêques au sujet de ces occurrences afin qu’ils « exercent une vigilance particulière » alors qu’une nouvelle année de formation au séminaire commence.

L’académie des sciences morales et politiques a élu Michel de Jaeghere correspondant de la section Histoire et Géographie

Ancien rédacteur en chef adjoint de Valeurs actuelles, directeur du Spectacle du Monde, et aujourd’hui directeur de la rédaction des Figaro Hors-Série qu’il a créés en 2001, Michel de Jaeghere est également directeur de rédaction des Figaro Histoire et directeur des ouvrages collectifs publiés par Renaissance catholique.

Au cours de la séance de la séance du lundi 27 septembre, l’Académie des sciences morales et politique a élu Michel de Jaeghere à la place laissée vacante par le décès d’Akira Hayami dans la section Histoire et Géographie.

Qu’est devenue la droite ?

Mathieu Bock-Côté évoque la droite qui se cherche et qui empêche Eric Zemmour de venir perturber sa primaire, Eugénie Bastié revient sur la nouvelle commission d’Emmanuel Macron, préfiguration d’un ministère de la vérité, puis Charlotte d’Ornellas analyse la condamnation de Nicolas Sarkozy :

Michael Lonsdale, un an déjà

Par Antoine Bordier

Il y a un an, le 1er octobre 2020, au moment où l’Eglise fêtait la petite Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, qu’aimait tant Michael, le soleil brillait. Quelques jours auparavant, le 21 septembre, dans la matinée, il était entré dans son repos éternel. Il était parti vers un soleil qui ne s’éteint jamais. A l’église Saint Roch de Paris, ils étaient nombreux ses amis à être venus dire à Dieu au « petit prince du 7è art », comme certains l’appelaient. Il y avait Macha Méril, Mgr Rey, et tant d’autres. Son ombre se promène toujours aux Invalides, à St Sulpice, et au Maroc. Projection sur une vie ensoleillée hors-du-commun.

Quand il dédicaçait ses livres, il avait l’habitude de dessiner un petit soleil. A la fin son trait se faisait hésitant. Mais le soleil était bien là. C’était son soleil, le sien. Celui qui brillait au Maroc, et, qui passait tôt le matin à travers les persiennes entrouvertes de sa chambre. Le soleil réveillait son corps endormi. Dehors, il colorait les arbres, les fleurs et les fruits. Les citrons et les oranges brillaient sous sa luminosité. Michael Edward Lonsdale-Crouch s’éveillait, et, déambulait ensuite dans le jardin familial. Il aurait eu 90 ans cette année, le 24 mai. Il y a 10 ans, en 2011, lors de son retour en Seine-et-Marne, où il participait à un festival d’Art-Sacré, dans la très belle collégiale de Champeaux, c’était en juin, le soleil était encore là. « C’est en Seine-et-Marne que nous avons tourné les scènes de Moonraker, dans le château de Vaux-le-Vicomte. Dans ce James Bond, je joue le rôle du méchant, de Drake, un lord anglais. C’était formidable. » Il souriait avec ses yeux d’enfant. Il se souvenait de tout. Sa mémoire était formidable. Il était un livre ouvert.

Il se souvenait de ses racines, de sa naissance. Il ne le disait pas à tout le monde, mais il n’avait pas honte de confier qu’il était

« un fils adultérin. Mon père, Edward était un officier britannique, et, ma mère, Simone, une intellectuelle française. Ils se sont connus à Paris, où je suis né, le jour de la Pentecôte. Mon père était protestant et ma mère catholique. Mais, ils ne pratiquaient pas. Puis, nous sommes partis pour Jersey. Ensuite, nous quittons l’île pour Londres. Au moment de la guerre, nous partons vivre au Maroc. Là mon père, qui a dû abandonner sa carrière militaire, devient négociant. Un jour, il est accusé de traîtrise, par le gouvernement de Vichy. Il est enfermé à la prison de Casablanca, et, sera libéré deux ans plus tard, par les Américains. Cela m’a marqué, j’en ai souffert. »

Son enfance au Maroc

Sa timidité vient de là. De cette blessure qui ne s’est jamais totalement refermée avec le temps. Jusqu’à la fin, il vivra avec. Comme si à sa naissance son cœur s’était en partie ouvert. La grisaille anglaise et celle de Jersey ne lui convenaient pas. Il préférait Jersey à Londres. Son souvenir de Londres s’est estompé dans les épaisseurs du smog. Il préférait la Manche à la Tamise et la Méditerranée à la Manche. Il a passé toute son enfance au Maroc, entre 1939 et 1946. Il a vécu à Casablanca, puis, à Rabat et à Port Lyautey, et, enfin, à Settat. Lorsque son père est arrêté, Michaël à une dizaine d’années, nous sommes en 1941. Il racontait :

« Je ne savais pas ce qu’il avait fait. Je ne comprenais pas ce qui se passait. »

Au Maroc, dans ce climat familial difficile, le petit Michael, découvre les reliefs de l’Atlas, les jardins, la beauté des paysages, avec leurs couleurs solaires, qui marqueront ses premiers dessins, et, ses premiers coups de pinceaux. Car avant d’être un acteur, il est d’abord un dessinateur, un peintre. Il a démarré sa carrière artistique de façon précoce. « J’ai commencé à dessiner au Maroc vers l’âge de 10 ans. Je suis tombé amoureux des aquarelles de Cézanne, et, puis, je me suis mis à la peinture », racontait-il. Lorsque son père est libéré, le jeune enfant découvre le cinéma. Il est témoin, également, du débarquement des Alliés en Afrique du nord. A Casablanca, à la sortie de l’école, il s’arrête parfois dans un café. Comme il parle l’anglais, il se passionne pour ces militaires américains et anglais qui boivent des bières. « Je me souviens, disait-il, des soldats qui se bagarraient, et, qui avaient jeté les petites tables du bar dans la vitre qui montait jusqu’au plafond. C’est là où j’ai bu mes premières bières. » A Casablanca, il voit ses premiers films. Et, il joue son premier rôle. A radio Maroc, en 1943, l’animatrice lui propose de jouer un rôle : celui du nain Atchoum, dans Blanche-Neige et les Sept Nains (titre original : Snow White and the Seven Dwarfs).

Il en rigolait : « C’était mon premier rôle, assez court, et, assez simple ? Je n’avais qu’à éternuer ! »

Retour en France où il se convertit

En 1946, il rentre à Cannes avec sa mère. Puis, direction Paris, dans un appartement situé au 4è étage, où vivaient, avant-lui, ses grands-parents maternels. Il s’y installe avec sa mère. Ses parents ne vivent plus ensemble. Ce sera le deuxième drame de sa vie. Dans cet appartement qu’il ne quittera que le 21 septembre 2020 au matin, il avait entreposé des dizaines de tableaux, les siens ; quelques dessins, ses livres, ses pinceaux, ses tubes de gouache et sa palette. Dans le long couloir, où on avait dû mal à se faufiler, Michael marchait comme le Pèlerin russe, lentement, un peu voûté. En 2018, juste avant la béatification des moines de Tibhirine, en Algérie, où il s’était rendu pour la première fois en avril de la même année, il jouait avec la crécelle de frère Luc, que la communauté lui avait donné. Elle était devenue sa relique.

A l’âge de 20 ans, en 1951, il vit à la fois une conversion personnelle, et, ses premiers amours au théâtre. Un jour, dans Paris, il rencontre une vieille dame aveugle, qui lui parle de Dieu. Puis, dans la foulée, un dominicain, le père Raymond Regamey, devient son conseiller spirituel. Il se convertit et reçoit le baptême, deux ans plus tard. Son baptême a été « le plus beau jour de ma vie ! » A cette époque, il suit, également, des cours de théâtre : ceux de Tania Balachova. Il regrettait que « les cours de Tania Balachova ne soient pas enseignés » à la Comédie Française ou au Cours Florent. Il se souvenait très bien d’une anecdote, qui mettait en lumière sa qualité d’enseignement. Lors de l’un de ses cours, il avait été pris de panique. « Tania m’avait demandé de jouer le rôle du méchant. Très timide, j’avais eu du mal à l’interpréter. Après plusieurs hésitations, elle m’avait poussé dans mes retranchements, et, je m’étais énervé. Pour jouer le rôle, j’ai pris une chaise, et, je l’ai cassée devant elle. » Tania Balachova est certainement celle qui lui a permis de devenir ce qu’il a été pendant 69 ans : un comédien atypique, mystique, poétique, unique, et, très talentueux.

A l’heure du théâtre et du cinéma

C’est, donc, par le théâtre que Michael démarre sa carrière. En 1955, il joue dans la pièce de Clifford Odets, Pour le meilleur et pour le pire, au théâtre des Mathurins. Il y rencontre Gérard Oury. Ils se retrouveront quelques années plus tard, en 1959, sur le tournage de La Main Chaude. Le cinéma ne l’attire pas encore. Il préfère, comme il l’expliquait, le théâtre : « Ma vie, à cette époque, c’était le dessin, la peinture, et, le théâtre. Le cinéma est venu après. Au Maroc, j’avais vu beaucoup de films américains. Mais, à Paris, ce qui m’intéressait c’était le théâtre. » Le cinéma va le rattraper. A 25 ans, en 1956, Michel Boisrond lui propose de jouer le rôle de Sinclair dans son film, C’est arrivé à Aden. Il l’avait remarqué aux Mathurins. Grand, 1,85 m, large d’épaule, énigmatique, il avait apprécié son allure, et, son jeu de comédien. Michael n’arrête pas le théâtre et enchaîne les pièces : La Pensée, Le Tableau, Comédie, L’Amante anglaise, Une tempête, etc. Il joue du Beckett, du Duras, du Shakespeare, du Péguy. Il triomphe en toute humilité sur les planches, et, le soir il rentre retrouver ses grands-parents et sa mère. Il n’est pas encore le Pèlerin russe, mais il est seul. Il vivra célibataire tout au long de sa vie, comme un artiste-moine. Sa seule aventure amoureuse, il la vit avec Delphine Seyrig. Il la rencontre dans le film India Song, de Marguerite Duras, en 1975. Les deux acteurs sont magnifiques. Lui, joue le rôle du vice-consul, qui tombe amoureux de l’épouse de l’ambassadeur. Leur vie ressemblera au film, comme il le racontait : « C’est mon seul amour, un amour impossible car elle avait, déjà, quelqu’un dans sa vie. » Ce quelqu’un : Sami Frey en personne.

Une carrière hallucinante

Michael Lonsdale devient une véritable star dans les années 60. Il devient un acteur de génie dans les années 70. Il est au zénith pendant une trentaine d’années, avant de s’éteindre lentement. En 1979, c’est Moonraker qui le propulse comme la star internationale de l’année, avec Roger Moore, lors du 11è James Bond. Dans les années 60, il a tourné dans 27 films, dont des succès comme Le Procès (The Trial) d’Orson Welles, Paris brûle-t-il ? de René Clément, Hibernatus d’Edouard Molinaro. Dans les années 70, il explose littéralement, en jouant dans 46 films : Chacal de Fred Zinnemann, Stavisky, La Traque, ou encore Monsieur Klein. Puis, ce seront Enigma, Le Nom de la rose, Les vestiges du jour, Don Juan, Ronin,Munich, etc. Il a tourné avec les plus grands metteurs en scène et réalisateurs : Jean-Pierre Mocky, Gérard Oury, Yves Robert, François Truffaut, Orson Welles, Steven Spielberg, etc. Il a joué avec Alain Delon, Louis de Funès, Robert de Niro…

Sa carrière est hallucinante. Au théâtre, d’abord, il a, ainsi, joué dans 80 pièces, entre 1955 et 2019. Il a mis en scène une vingtaine de pièces, entre 1974 et 2019. Au cinéma, entre 1956 et 2020, il a joué dans près de 140 longs-métrages, et, 50 courts-métrages. A la télévision, il a joué dans 70 films. Michael est un acteur infatigable, indéfinissable. Il a aussi prêté sa voix emblématique dans des doublures et des voix-off, pour une centaine d’œuvres, au cinéma, à la radio, à la télévision, et, pour des livres-audio. Enfin, Michael a aussi écrit, co-écrit et participé à la réalisation d’une trentaine d’ouvrages. Ses trois livres qu’il aimait le plus : L’Amour sauvera le monde, Belle et douce Marie, et, Jésus, j’y crois.

Des hommes et des dieux et un César

Quel film et quel rôle pourraient le résumer ? Comme il l’exprimait lui-même à la fin de sa longue vie d’artiste : « J’ai joué beaucoup de religieux. J’ai été, d’abord, curé de campagne, ensuite, évêque, cardinal, pape, plusieurs fois, et, Dieu lui-même. »  Ce n’est pas un hasard si Michael n’a reçu que très peu de récompenses. Lui, le « petit prince du 7è art », aimait l’humilité, l’ombre, la retraite, la froidure d’une abbaye, la chaleur d’une vieille église romane du Var. Il aimait la musique classique, le grégorien. Il n’aimait pas tellement le flamboyant. En 2010, dans le film de Xavier Beauvois, Des hommes et des dieux, qui retrace le martyr des moines de Tibhirine, Michael y interprète un second rôle : celui de frère Luc, le médecin du monastère qui soigne aussi bien la population locale, ses frères moines, que les terroristes. Il raconte qu’il « aime jouer des rôles différents », et, que ce qu’il préfère c’est « l’improvisation ». Il explique que la scène tournée avec la petite algérienne est « totalement improvisée.

Nous étions assis sur un banc, et, ils ont tourné ». Il reçoit, pour la première fois, une pluie de distinctions l’année d’après, en 2011 : son seul César et son seul Globe de Cristal, et, d’autres prix. Michael ne recherchait pas les récompenses. Mais l’ingratitude ? Cette ingratitude de ne pas reconnaître son talent. Qui pourra le mesurer, son talent ? Dans ses Pensées et Réflexions, parues en 1808, Hypolyte de Livry écrivait : « L’hypocrisie, l’ingratitude, l’égoïsme sont les plus odieux des vices. » Et, il ajoutait : « L’ingratitude est ce qui blesse le plus une âme reconnaissante et noble. » Il y a la noblesse de robe, la noblesse d’épée, et, maintenant avec Michael, « la noblesse du 7è Art ». Ce qu’il recherchait c’était Dieu. La foi est très importante pour lui. Quand il se convertit dans les années 1950, Michael pense à la prêtrise. On connaît la suite…

En avril 2018, Michael se rend pour la première fois, à l’invitation de l’Ambassadeur de France à Alger, de l’Institut Français et des éditions Salvator, à Tibhirine. Il en écrira l’un de ses derniers ouvrages, Pèlerin à Tibhirine. Ce voyage était un retour aux sources de ses racines : « C’est curieux, mais mon histoire familiale, mon enfance et ma vie d’aujourd’hui sont très liées à Tibhirine. Le film a été tourné au Maroc, où j’ai vécu une grande partie de mon enfance. Tibhirine se situe à une cinquantaine de kilomètres au sud d’Alger où l’arrière-grand-père de ma mère a vécu : il était viticulteur et possédait le château de Draria. Maman est née là-bas, à une dizaine de kilomètres au sud d’Alger. » Il terminait cet entretien en disant :

« J’ai été très ému de mettre pour la première fois mes pas dans ceux du « toubib », de frère Luc et de ses compagnons. Je me dis, maintenant, qu’une vie réussie, finalement, c’est quand on a le souci des autres… »

Eclairage sur une vie mystique

Aussi bien dans sa vie privée que dans sa vie professionnelle, Michael, non seulement, a eu « le souci des autres », mais il s’est donné aux autres. Dans les années 80, Michael vit une grande dépression. Heureusement, il évite le pire. Il raconte qu’il « a remonté la pente grâce à la Communauté de l’Emmanuel, et, à Dominique Rey. » A ce moment « Dieu m’a sauvé ». En 1986, Michael est invité à participer au lancement du festival artistique Magnificat à Paray-le-Monial. Il a un véritable coup de cœur pour ce lieu : « j’aime beaucoup cet endroit où s’est révélé le Cœur de Jésus. J’essaye d’y aller chaque année. » Pudique et mystique, il raconte rarement le rôle qu’a joué dans sa vie sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face. « Thérèse aussi m’a sauvé. Une année, à Paray-le Monial, j’ai prié, pendant la nuit, aux côtés de la châsse de ses reliques. C’était magnifique. » Edith Piaf n’est pas loin.

Il aimait d’autres personnalités poétiques, mystiques et romantiques. Il aimait Piaf, si proche de Thérèse. Il aimait, également, Paul Claudel. Il relisait souvent son texte de la Vierge à midi : « Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer. Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier. Je n’ai rien à offrir et rien à demander. Je viens seulement, Mère, pour vous regarder. » C’est, d’ailleurs, à cette heure-là, vers midi, qu’il est parti sur la pointe des pieds, en tirant pudiquement le rideau de sa vie derrière-lui. Après cette lecture, il concluait : « J’aime Dieu, j’aime Sa Lumière, Sa Splendeur, quelque chose qui touche non seulement notre intelligence, mais aussi notre cœur. Je Le regarde, Il me regarde. Il m’attire vers Lui. » Il aimait aussi Charles Péguy. Très marial, Michael portait à la fin de sa vie un chapelet autour du cou.

© DR

Derniers hommages ?

Le 1er octobre 2020, il y a un an, l’église Saint-Roch, est pleine à craquer. Il aurait aimé vivre ce requiem à midi. Il est 10 h lorsque les grandes-orgues accompagnent son cercueil qui vient d’entrer et qui avance aux pas lents des porteurs tout de noir vêtu. L’église est remplie de 700 fidèles, qui chantent le Stabat Mater de Pergolèse. Ils sont venus de toute la France, de Belgique et d’Angleterre, entre deux confinements. Son public d’abord, toute génération confondue, ses amis et sa famille. Ses neveux sont là. Il y a son filleul, Philippe Caldéron. Ils sont comme lui, très discrets. Ses vrais amis sont présents et lui rendent hommage : son agent Olivier Loiseau, fidèle des fidèles, Mgr Dominique Rey, qui préside, la cérémonie, Mgr Robert Le Gall, Macha Méril, François Claudel. Parmi les autres acteurs, qui n’étaient pas nombreux, il y avait : Nicolas Vaude et Jean-Pierre Léaud.

Mgr Rey dans son homélie-hommage casse les codes et emprunte les chemins de la poésie, car il est, également, poète à ses heures. Il parle de Michael, de « sa barbe qui mangeait son visage, avec ses sourcils broussailleux et sa chevelure blanche balayée en arrière », il continue en parlant plus lentement, ému, de « sa timidité et de sa pudeur flegmatique, de son humour taquin et surtout de sa bienveillance qui le rendait disponible à tous, aux grands comme aux petits. »

Parmi les vrais amis, les anonymes, il y a Pierre Fesquet, comédien et metteur en scène. Sa tristesse se lit sur son visage, alors que le cercueil descend les marches de l’église, vers midi, sous les applaudissements. « Ma première pensée, à l’annonce du « départ » de Michael, fut une prière. Prière pour son âme, et prière d’action de grâce, pour toutes les choses vécues et créées ensemble. La tristesse, également, entoura cet instant. J’ai également pensé à la sainte de Lisieux, la petite Thérèse que Michael allait enfin rencontrer ! » Pour Pierre « Michael était un homme de prière. Une prière vivante. Un soir, nous avions joué à côté de Paris, en Essonne, et, dans la voiture, il m’a dit qu’il allait prier pour une dame, présente au spectacle, qui venait de perdre un cheval dans son élevage. J’en étais étonné, et Michael m’expliqua combien il avait senti le chagrin, la solitude de cette personne. »

© DR

Reportage réalisé par Antoine Bordier, auteur, consultant et journaliste

Copyright photos A. Bordier et Droits Réservés

Quel mal faisaient les fidèles de la messe traditionnelle à Sainte-Clotilde ?

Lettre ouverte à Mgr Aupetit au sujet plus particulier de l’église Ste Clotilde à Paris :

Monseigneur,

Suite à la promulgation de Traditionis custodes, vous avez décidé d’interdire la célébration de la messe ancienne dans plusieurs églises de votre diocèse.

Fils de l’Église, permettez-moi, Monseigneur, de manifester mon incompréhension et mon affliction devant pareil gâchis.

Je ne suis pas de votre diocèse mais j’ai travaillé quelques temps dans Paris. J’ai bénéficié pendant plusieurs années de la messe qui était célébrée en semaine à la basilique Sainte-Clotilde. Dans le cours trépidant de la vie professionnelle, cette messe de la mi-journée était une pause apaisante qui nous permettait de nous recentrer sur l’essentiel. On y croisait à l’époque des officiers de l’état-major tout proche, des étudiants, des mères de famille, des retraités qui venaient déposer leur goutte d’eau dans le calice et leurs prières sur le corporal. C’était également l’occasion de faire la connaissance des prêtres de cette belle basilique dédiée à une si grande sainte. Quel mal faisaient donc ces baptisés ? Que les prêtres de la basilique Sainte-Clotilde soient remerciés de la charité dont ils ont fait preuve pendant toute ces années. Ils trouveront leur salaire au Ciel, mais je suis certain que les joies surnaturelles de l’usage de l’ancien missel les ont déjà bien récompensés.

« Il ne s’agit pas de réveiller des querelles liturgiques mais d’assurer le bien des fidèles qui sont attachés à la forme ancienne » écrivez-vous dans la lettre explicative de votre décision. Excellence, ne vous payez pas de mots, par cet acte, non seulement vous avez réveillé la querelle liturgique mais, évidemment, vous n’assurez pas le bien de vos fidèles ; de tous vos fidèles.

La liturgie traditionnelle n’est pas l’apanage d’une catégorie de fidèles capricieux et indociles. La liturgie traditionnelle est le trésor commun de l’Église, elle est trop intimement liée à sa réalité surnaturelle et à sa mission évangélique depuis les temps les plus anciens de sa glorieuse histoire pour être l’objet d’un interdit juridique, même émis par l’autorité suprême.

Puissiez-vous, Monseigneur, donner à vos fidèles du pain et non des pierres.

Cyril Farret d’Astiès

C’est arrivé un 30 septembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 30 septembre : saints catholiques et orthodoxes du jour, saint Grégoire l’Illuminateur, apôtre de l’Arménie.
  • le 30 septembre 420 : décès de Saint Jérôme.

Né en 347, dans l’actuelle Croatie, Jérôme devient ermite dans le désert de Syrie avant d’enseigner les Saintes Écritures à Rome puis en Terre Sainte. Il traduit en latin l’Ancien et le Nouveau Testament, que l’on commence à son époque à désigner sous le nom de Bible.

Cette traduction de la Bible de Saint-Jérôme, lui-même élevé au rang de docteur de l’Église, est connue sous le nom de Vulgate et est devenue le texte de référence de l’Église catholique.

  • le 30 septembre 1061 : élection du pape Alexandre II.
  • le 30 septembre 1567 : fin du massacre de « la Michelade ».

Jean Guiraud dans Histoire Partiale, Histoire Vraie, (Tome 2, chapitre 18, Page 235 à 244) rappelle quelle est la vraie origine des 8 guerres de religions qui ensanglantèrent la France.

« Sans aller jusqu’à justifier la Saint-Barthélemy, certains écrivains l’ont expliquée en rappelant qu’elle a été précédée de plusieurs massacres de catholiques par les protestants.

Le 30 septembre 1567, Ies huguenots de Nîmes firent ce grand carnage de catholiques, qu’en raison de la fête de saint Michel célébrée la veille, on appela la Michelade. Par surprise, ils s’emparèrent des portes de la ville ; puis, armés de pistolets et d’arquebuses, ils se répandirent dans les rues ; les catholiques sans armes eurent à peine le temps de se réfugier à l’Evêché. Mais bientôt les huguenots s’emparèrent de l’Evêché, mettant en arrestation tous ceux qui y avaient demandé asile : toutes les églises furent pillées et le soir, un grand feu consuma les boiseries arrachées des sanctuaires, les archives ecclésiastiques, les vases sacrés et les objets d’art.

A neuf heures du soir, le massacre commença sans pitié, horrible. On tua le premier consul de la ville, le prieur des Augustins et plusieurs de ses religieux, un vicaire général, plusieurs chanoines, des prêtres, des laïques.

Les dépositions des témoins devant le Parlement de Toulouse évaluent à une centaine le nombre des victimes ; un journal anonyme à 180 ; le vicomte de Joyeuse dit qu’il y en eut deux ou trois cents».

Dans la nuit du 14 au 15 novembre 1569, après s’être rendus maîtres de la ville par surprise, les protestants firent un nouveau massacre : plus de 120 catholiques tombèrent sous leurs coups. En 1567, d’autres massacres de catholiques par les protestants eurent lieu à Alès où furent tués sans défense « sept chanoines de la Collégiale, assemblés pour chanter matines, deux Cordeliers et plusieurs autres « ecclésiastiques », à Uzès, Pont-Saint-Esprit.

Bagnols, Viviers, Rochefort ; tout le Bas-Languedoc fut terrorisé. En 1568, des scènes aussi odieuses avaient marqué la prise de Gaillac et de plusieurs autres villes de l’Albigeois par les calvinistes ; partout, beaucoup de catholiques furent tués par des sectaires qui avaient juré leur extermination. Le 24 septembre 1563, les protestants entrèrent par surprise dans la place forte de Saissac, ils y massacrèrent tous les prêtres, puis se retirèrent.

Ces carnages et plusieurs autres, dont on aurait pu allonger la liste précédente, eurent lieu plusieurs années avant la Saint-Barthélemy et, comme elle, ils ont été produits, non par l’excitation de la bataille et la fureur aveugle des combats, mais par la résolution froide, et mûrement réfléchie de faire disparaître par la mort des adversaires détestés et gênants. On serait tenté de voir dans les massacreurs de la Michelade les précurseurs et les initiateurs des massacreurs de la Saint-Barthélemy et d’expliquer ceux-ci par ceux-là.

Les flots de sang protestant versé pendant la tragique nuit de la Saint-Barthélemy auraient expié les flots de sang catholique répandus quelques années auparavant, dans les villes du Languedoc et de plusieurs autres régions de la France. C’est ainsi que le comprennent plusieurs manuels scolaires. Renvoyant dos à dos protestants et catholiques, ils déclarent qu’un égal fanatisme leur a inspiré des carnages également odieux et ils en tirent prétexte pour opposer au fanatisme religieux qui nous a valu les scènes horribles de la Saint-Barthélemy et des Michelades, la tolérance philosophique qui nous a donné la liberté de conscience dont, paraît-il, nous sommes de nos jours les heureux bénéficiaires.

Et ils oublient les persécutions que subissent à l’heure actuelle les catholiques de France, celles qu’a infligées aux catholiques allemands le Kulturkampf protestant de Bismarck : ils oublient surtout que la philosophie du XVIIIe siècle a inspiré aux âmes « sensibles » de Marat, de Saint-Just, de Carrier, les massacres de septembre, les hécatombes du tribunal révolutionnaire, les noyades de Nantes et que, dès lors, s’il y a un fanatisme religieux, il existe aussi un fanatisme libre penseur qui a largement fait ses preuves en 1793… et de nos jours.

Mais surtout, ils donnent une nouvelle marque de leur ignorance en attribuant à des raisons d’ordre religieux et au fanatisme catholique les massacres de la Saint-Barthélemy, alors qu’en réalité, ils sont dus à des causes purement politiques. « La Saint-Barthélemy, hâtons-nous, de le dire, fut une faute ; un crime politique ; la religion n’y entra pour rien ». Ainsi parle M. de la Ferrière, l’historien le mieux qualifié de cette horrible tragédie ; c’est ce que nous allons démontrer à sa suite… »

Voir les chroniques des 28 et 29 septembre.

  • le 30 septembre 1594 : naissance de Marc-Antoine Girard de Saint-Amant, poète français.
  • le 30 septembre 1640 : décès de Charles Ier de Lorraine, 4ème duc de Guise.

Fils du duc de Guise, dit le balafré (Voir la chronique du 23 décembre, jour de son assassinat au château de Blois), Charles devient après ce crime le chef de la Sainte Ligue en France.

  • le 30 septembre 1681 : les troupes françaises s’emparent de Strasbourg.

Cette conquête est à replacer dans la guerre de la Ligue d’Augsbourg.

  • le 30 septembre 1686 : Michel de Grandmont est nommé lieutenant de la partie sud de l’île de St-Domingue par le Roi Louis XIV.

Le Roi le récompense de ses exploits (conquête à deux reprises de la ville de Veracruz et conquête de la ville mexicaine de Campeche). Il n’occupera jamais ce poste, car en octobre 1686 il part à la tête de trois navires et deux cent hommes vers le Mexique et disparaît en mer.

  • le 30 septembre 1719 : début de la construction de l’hôtel Matignon.

Le prince de Tingry, duc de Beaumont et maréchal de France achète 91000 livres un terrain de près de 3 hectares, proche de la rue de Varenne ; il souhaite y créer un domaine champêtre. Cela deviendra l’hôtel du premier ministre.

  • le 30 septembre 1795 : le comte d’Artois, futur, Charles X, prend l’île d’Yeu.

Le comtes d’Artois et non les Anglais comme trop d’historiens l’écrivent, y débarque avec 5.000 fantassins, 1.000 cavaliers et 600 émigrés. Le duc de Bourbon l’y rejoint, Stofflet reprend les armes et deux officiers déguisés en matelots viennent mettre les troupes angevines aux ordres de Monsieur. Plus de Soixante-dix mille combattants l’attendent avec la Chouannerie bretonne : aux ordres de Charette, qui compte vingt-quatre mille hommes; celle de Stofflet, vingt mille ; celle de Sapinaud et de Fleuriot, quinze mille ; celle de Scepeaux, douze mille.

  • le 30 septembre 1800 : Traité de Mortefontaine.

La France et les USA signent une Convention de paix au château de Mortefontaine, qui met fin à leur quasi-guerre dans les Caraïbes.

  • le 30 septembre 1801 : pourparlers de paix entre la France et l’Empire ottoman, sur la question de l’Egypte.

Ils aboutissent à la restitution de l’Egypte aux Turcs lors du traité de Paris du 25 juin 1802.

  • le 30 septembre 1895 : les Français occupent Tananarive.

La reine malgache, Ravanola Ière, ne respecte pas le traité du 17 décembre 1885 ; qui accorde à la France un résident permanent, le versement d’une indemnité pour compenser les pertes causées aux Français en 1845, et la pleine propriété du port de Diego-Suarez. D’où l’expédition militaire …

  • le 28 septembre 1896 : signature d’une convention franco-italienne sur la Tunisie.

L’Italie met fin à ses prétentions sur le pays et reconnaît le protectorat de la France.

  • le 30 septembre 1938 : signature des accords de Munich.

Voir la chronique de la veille.

  • le 30 septembre 1953 : le Trieste bat le record de plongée.

Le ” Trieste ” plonge en Méditerranée, jusqu’à 3 150 mètres, au large de l’île de Ponza avec, à son bord, le professeur Auguste Piccard et son fils Jacques. La course aux grandes profondeurs commence. Le Trieste est un petit sous-marin sous lequel se trouve fixée une sphère détachable, en acier très épais, de deux mètres de diamètre, munie d’un hublot et de deux projecteurs : le bathyscaphe, alimenté par batteries.

  • le 30 septembre 1918 : naissance de René Rémond, historien, politologue et académicien français.
  • le 30 septembre 1897 : décès de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

    Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, plus connue sous le nom Sainte Thérèse de Lisieux, est une sœur carmélite morte de la tuberculose en 1897 à l’âge de 24 ans. Elle est canonisée en 1925, puis proclamée sainte patronne secondaire de la France et Docteur de l’Église et patronne des missions de l’Église universelle en 1997.

Quelques années plus tard, le récit de sa vie, écrit par obéissance, connaît un énorme succès populaire ; les témoignages de grâces obtenues par son intercession affluent au monastère, si nombreux que le Pape parle d’un « ouragan de gloire ».

Le 6 avril 2011, Benoît XVI trace un portrait de sainte Thérèse de Lisieux.

« Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face n’a vécu que 24 ans à la fin du XIX siècle. Si sa vie fut très simple et cachée, la publication de ses écrits après sa mort en fit une des saintes les plus connues et aimées. La Petite Thérèse n’a cessé d’aider les âmes les plus simples, les humbles et les pauvres, les malades qui la priaient. Mais elle a aussi éclairé l’Église entière de sa profonde doctrine, au point que le vénérable Jean-Paul II lui attribua en 1997 le titre de docteur de l’Église… qui s’ajouta à celui de patronne de la Mission décerné par Pie XI en 1939… Il la définit experte en Scientia Amoris, cette science qui fait resplendir dans l’amour toute la vérité de la foi, ainsi que Thérèse l’a raconté dans son Histoire d’une âme”.

Extrait de ses écrits tirés de Histoire d’une âme :

« Je puis donc, malgré ma petitesse, aspirer à la sainteté. Me grandir, c’est impossible, mais je veux chercher le moyen d’aller au ciel par une petite voie bien droite, bien courte et toute nouvelle. Et j’ai lu: Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi. Alors, je suis venue

Geneviève Esquier dans son livre Ceux qui croyaient au Ciel la cite (page 355 à 363):

« Je me sens la vocation d’un guerrier, de prêtre, d’apôtre, de docteur, de martyr […] Je voudrais mourir sur un champ de bataille pour la défense de l’Eglise […] J voudrais éclairer les âmes comme les prophètes. […] Je ne saurais me borner à désirer un genre de martyre. Pour me satisfaire il me les faudrait tous. »

Après 7 ans au Carmel, Thérèse voit clair :

« L’amour renfermait toutes les vocations… En un mot, il est éternel. Ma vocation je l’ai enfin trouvée, c’est d’aimer. »

Et en pleine agonie le 30 septembre, elle dit : « Je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la terre. »

Voir les chroniques du 2 janvier, du 17 mai et du 19 octobre.

L’ONU préoccupé par la “dévalorisation des personnes handicapées” en France

Grégor Puppinck, directeur de l’European center for law and justice (Centre européen pour le droit et la justice), revient sur les observations du Comité des droits des personnes handicapées des Nations unies à propos de la situation de celles-ci en France :

Le 14 septembre 2021, le Comité des droits des personnes handicapées (CDPH) des Nations unies a publié ses observations finales sur le respect, par la France, de la Convention relative aux droits des personnes handicapées de 2006. Composé de 18 experts indépendants, ce Comité a analysé en détail la situation des personnes handicapées en France et en a déduit une série de recommandations à l’adresse du gouvernement français afin que celui-ci mette le droit français en conformité avec la Convention. Ces «  observations finales  » ne sont pas directement contraignantes, mais constituent l’interprétation officielle par l’ONU de ladite Convention relative aux droits des personnes handicapées ratifiée par la France en 2010.

Parmi ces recommandations adressées à la France, l’une d’entre elles attire particulièrement l’attention en cette Journée mondiale de l’avortement   : le Comité se déclare en effet préoccupé par

«  la dévalorisation des personnes handicapées à travers les politiques et pratiques capacitaires qui sous-tendent le dépistage génétique prénatal des déficiences fœtales, notamment en ce qui concerne la trisomie 21, l’autisme et la détection néonatale de la surdité  ».

Il recommande donc à la France d’

« adopter et mettre en œuvre une stratégie relative au handicap fondée sur les droits de l’homme afin d’éliminer les stéréotypes négatifs qui dévalorisent les personnes handicapées, en ce qui concerne l’utilisation des tests génétiques prénataux ».

Cette recommandation pointe évidemment le recours massif en France au dépistage prénatal. Alors même que le droit français interdit, en principe, « toute pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes  » (C. civ. Art. 16-4), une IMG peut toutefois être réalisée jusqu’à la naissance si deux médecins agréés estiment qu’il existe « une forte probabilité que le fœtus soit atteint d’une affection d’une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic  » (Art. L. 2213-1 CSP). Cela conduit à l’élimination de la plupart des fœtus diagnostiqués porteurs de trisomie 21.

[…]

Encore beaucoup de monde pour demander le retour de la messe à St François-Xavier

Communiqué de Juventus Traditionis :

Mercredi à 19h45 près de 250 personnes sont venues pour prier et chanter ensemble le chapelet. Nous remercions tous ceux qui sont venus ainsi que tous ceux qui nous ont envoyé des messages de soutien.

Nous prions pour l’unité de l’Eglise afin qu’elle soit toujours à la recherche de la volonté de Dieu. Que les évêques prennent soin de toutes leurs brebis. Dans notre prière nous aussi demandons au ciel de nous aider à discerner les actions concrètes que nous devons mener afin de défendre l’honneur de Notre Seigneur Jésus-Christ dans la liturgie.

Notre combat n’est pas simplement pour la messe Saint Pie V, ce bien universel qui profite à tous les croyants et qui a permis tant de conversions. Nous nous mobilisons aussi pour l’ensemble des sacrements et des apostolats qui l’entourent. Ce que nous souhaitons c’est de pouvoir continuer a exprimer notre foi non seulement dans l’Eucharistie, mais avec le baptême et l’exorcisme complet, un catéchisme non édulcoré, et des mariages dont la préparation et la liturgie sont à la hauteur de nos attentes.

Nous souhaitons tout simplement pouvoir vivre et partager avec toute l’Eglise l’expression de notre foi qui est incarnée par tous ces aspects.

Notre mobilisation se poursuivra, et s’amplifiera car c’est l’expression de toute notre foi que l’on souhaite conserver. Et il n’est pas possible qu’une simple décision vienne supprimer la vie de foi de milliers de croyants. Ils ne l’accepteront pas, on ne peut nier ou interdire le réel.

Nicolas Sarkozy : Eric Zemmour, le symptôme du vide du débat politique

C’est la dictature du politiquement correct qui explique le succès d’Eric Zemmour :

Gabriel Attal avoue : le vaccin détruit le système immunitaire

Et donc il justifie la 3e dose pour remplacer ce système devenue défaillant.

Pourtant, la Food and Drug Administration, qui s’occupe entre autres de délivrer l’autorisation de mise sur le marché des médicaments aux États-Unis, souffre de remous. Fin août, deux chercheurs chargés du dossier des rappels vaccinaux (la fameuse «troisième dose») avaient annoncé leur démission, invoquant notamment des pressions hiérarchiques.

Tous deux avaient exprimé publiquement leurs doutes au sujet de la nécessité d’une troisième dose pour tous les Américains – des doutes que l’OMS avait elle-même relayés de son côté. Puis, courant septembre, ils ont publié un article dans la revue scientifique The Lancet , dans lequel ils réclamaient davantage de preuves et d’études concernant la nécessité de ce rappel vaccinal pour la population générale, affirmant qu’il n’existait pas à ce jour de certitude scientifique à ce sujet. De nombreux scientifiques leur avaient apporté leur soutien. Les deux chercheurs ont à leur actif plusieurs décennies au sein du bureau des vaccins de la FDA.

Jesse Goodman, ancien directeur scientifique de l’agence, a souligné que

«Le Dr Gruber et le Dr Krause sont les deux personnes les plus compétentes en matière de vaccins au sein de la FDA, et l’agence devrait faire tout son possible pour les impliquer dans toutes les décisions importantes concernant ces sujets».

L’alliance Pfizer/BioNTech a annoncé mardi avoir soumis à la FDA les résultats des essais de son vaccin contre le Covid-19 chez les enfants de 5 à 11 ans, et prévoit de déposer une demande formelle d’autorisation pour cette tranche d’âge «dans les prochaines semaines».

En quelques mois, ce ne sont pas moins de sept scientifiques renommés qui ont démissionné de la FDA.

Emmanuel Macron aimerait bien débattre avec Eric Zemmour

Le président a critiqué la volonté d’Eric Zemmour d’interdire de donner des prénoms étrangers aux enfants français et a ajouté que l’épicentre de la langue française est aujourd’hui près des rives du fleuve Congo… :

Islamisme : Xavier Bertrand porte plainte pour un tract

Effet Streisand garanti pour ce tract, objet de cette plainte en diffamation :

Ils ont acheté un enfant -en moyenne- 130 000 dollars et viennent maintenant pleurer pour 990 euros auprès de la CAF

Deux hommes s’estiment victimes d’une discrimination, car ils n’ont pas reçu la prime de naissance après l’achat d’un enfant.

La Caisse d’allocations familiales (CAF) leur réclame un certificat de grossesse pour leur délivrer la prime de naissance (948,27 euros). Les deux LGBT ont eu recours à une GPA aux États-Unis. Les deux hommes ont saisi la justice.

Pour bénéficier de la prime de naissance, la grossesse doit être déclarée auprès de la CAF et de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), dans les quatorze premières semaines.

La GPA étant interdite en France, ils se sont tournés vers les États-Unis, pays où cette procédure est légale et coûte en moyenne 130.000 euros.

L’avocate Me Catherine Clavin, coprésidente de l’Association des parents gays et lesbiens, les défend dans leur entreprise militante :

«ce n’est pas parce que la GPA est interdite sur le sol français que l’on doit priver des parents qui y ont recours légalement à l’étranger de cette prime qui permet à l’enfant d’arriver dans les meilleures conditions possibles».

Les LGBT ne cesseront jamais leur militantisme.

Dictature sanitaire et médiatique

Selon Marion Maréchal, Olivier Véran a saisi le Conseil d’Etat d’un projet de loi « portant diverses dispositions de vigilance sanitaire » qui proroge jusqu’au 31 juillet toutes leurs lois liberticides de plein pouvoir par décrets. Ce projet de loi permettra au gouvernement d’avoir « la possibilité de recourir » au passe nazitaire jusqu’à l’été 2022.

Il est prévu une aggravation de la levée du secret médical et informatique pour pister les personnes tenues à vaccination ou ayant des contre-indications.

Les autres États de l’UE lèvent un à un leurs restrictions. En France, on ne dessert pas l’étreinte que le peuple a fini par accepter.

Par ailleurs, Emmanuel Macron, qui tient à faire taire toute opposition médiatique et autres manifestations, entouré de plusieurs ministres dont Jean-Michel Blanquer et Cédric O, a décidé de lancer mercredi 29 septembre à l’Elysée la “commission Bronner”, du nom du sociologue auteur du récent “Apocalypse cognitive” (PUF). Il s’agira d’une commission pour mesurer les dangers du numérique sur la cohésion nationale et nos institutions afin de mieux y faire face. Aux côtés de Gérald Bronner, se tiendra une douzaine de personnalités parmi lesquelles Rudy Reichstadt, directeur de l’observatoire du complotisme Conspiracy watch et auteur de “L’Opium des imbéciles” (Grasset), ou encore Rachel Khan, essayiste et auteur de “Racée” (Editions de l’Observatoire).

En trois mois, ce groupe répondra aux questions suivantes : comment rendre attractifs les discours raisonnables ? Comment susciter un débat sur les façons de s’informer ? Comment empêcher la quête de biais de confirmation ?… En gros : comment restaurer le monopole médiatique contrôlé par le pouvoir ?

Dans son dernier ouvrage, Gérald Bronner dénonce Internet et les réseaux sociaux, le complotisme et les fake news. Selon lui, un “marché cognitif dérégulé” est apparu, comprenez : un espace public sur vos écrans où plus aucun fonctionnaire journaliste ne filtre les informations…

Il faut vraiment contrôler les personnes qui racontent n’importe quoi :

Même pas honte

Les révélations du Canard sur la rémunération du directeur de l’association immigrationniste Equalis, cette dernière ne se montre pas perturbée :

Eric Zemmour : « Le grand remplacement s’opère par la démographie. Il faut arrêter les flux migratoires, le regroupement familial et réinstaurer une politique nataliste. »

Eric Zemmour était interrogé en direct par les journalistes de Valeurs Actuelles. L’entretien commence à la 16e minute :

“Les gens voient qu’il y a un danger pour leur civilisation […] il y a un remplacement de populations.”

« C’est l’identité de la France qui est en jeu. Il faut absolument gagner la bataille politique pour sauver la civilisation française. »

« Je suis pour le rassemblement des droites, pour tous ceux qui veulent sauver la France. »

« Il faut expulser tous les délinquants étrangers et déchoir de nationalité tous les criminels binationaux. »

« Je ne dérape jamais, je dis ce que je pense ! »

« Depuis 40 ans, nous vivons une “défrancisation”. »

« L’écologie de droite est du côté de la nature […] Les Verts ne sont qu’une résurgence de l’extrême gauche. »

Chronique du poison

En Slovénie, l’utilisation du vaccin Janssen a été suspendue après le décès d’une jeune femme de 20 ans, quelques jours seulement après avoir reçu une dose. Elle a succombé à une hémorragie cérébrale et à des caillots sanguins.

En France, nous n’avons pas cette prudence. L’Agence régionale de santé et le parquet d’Aix-en-Provence ont indiqué avoir ouvert une enquête à la suite du décès d’une jeune fille de 17 ans, 11 jours après l’injection d’une dose du vaccin Pfizer. Mais l’utilisation du vaccin n’est pas suspendue. Les médecins ont noté une embolie pulmonaire massive inexpliquée.

En France, les équipes de l’ARS ont été informées que des doses de vaccin Pfizer contre le Covid-19 avaient été injectées à au moins 250 personnes alors que la date d’utilisation recommandée était dépassée. Ce lot de vaccins, décongelé le 6 août, pouvait en théorie être administré jusqu’au 5 septembre. Mais les doses ont été utilisées pour des opérations de vaccination entre le 7 et le 21 septembre. Cela concerne au moins une centaine d’élèves de sept collèges de la Loire. Cécilia Haas, directrice de cabinet de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, estime qu’il n’y a pas de risques identifiés pour la santé des personnes qui sont concernées, mais il n’y a aucune garantie de l’efficacité de ces doses contre le Covid-19… Les parents des collégiens concernés ont été prévenus et de nouvelles dates de vaccination leur seront proposées, puisque leur précédente vaccination n’est plus considérée comme valable.

Le 3 septembre, le virologue Jean-Michel Claverie mettait en cause dans Les Echos la politique vaccinale, déplorant que l’on ne puisse pas en discuter :

Israël, un des pays le mieux vaccinés (150 doses/100 habitants) et dont les contraintes sanitaires ont été parmi les plus sévères, se débat maintenant avec quatre fois plus d’infections journalières que la France (1.000/million), sans que personne ne comprenne pourquoi. Même incompréhension dans l’autre sens, avec l’Inde, qui dénombre cinq fois moins de décès par million d’habitants (0,36) que la France (2), avec un taux de vaccination de seulement 10 %.

Adepte du « en même temps », le PDG de Pfizer, aussitôt suivi par la plupart des gouvernements occidentaux, assure que son vaccin est toujours efficace contre le variant Delta, mais recommande une troisième dose. Les rebonds épidémiques seraient dus à une (trop) faible persistance de l’immunité. Cette obsolescence (non programmée !?) ne devrait-elle pas entraîner une révision des contrats plutôt qu’une hausse des tarifs (actée) ? Elle est pourtant la conséquence d’un recul insuffisant des essais cliniques.

Ce vaccin, qui n’empêche ni l’infection ni la contagion, doit-il rester la seule solution vers une éradication du virus désormais élusive, alors que l’immunité naturelle beaucoup plus large et durable acquise par les jeunes (mineurs et enfants) au terme d’une infection souvent asymptomatique est maintenant avérée ?

Et le « passe sanitaire », autorisant le mélange de vaccinés infectés avec des non-vaccinés sains, est-il encore justifié ? Et quid de la vaccination obligatoire des soignants s’ils peuvent toujours infecter les patients ?

Face à cette situation complexe et chaotique, il semblerait raisonnable de prôner une réflexion aussi large que possible, réhabilitant la pratique contradictoire du doute, concept fondateur de la science moderne. Or on assiste au contraire. Dans un amalgame avec les tenants du complotisme et les ignorants, ceux qui doutent, de par leur expertise même, sont désormais censurés par les médias, vilipendés par les ministres, accusés de trahison par les sociétés savantes. Attention : la science « officielle » n’a jamais fait bon ménage avec la vérité !

Il leur fait peur

Lu dans La Lettre A :

La directrice de cabinet de la présidente du conseil départemental de la Creuse a été priée de quitter ses fonctions après avoir informé son employeur qu’Olivier Ubéda, son époux, avait été recruté pour assurer la mise en scène des apparitions publiques d’Eric Zemmour, sine die.

Le président du conseil départemental de la Creuse est Valérie Simonet, appartenant au parti LR.

En attendant, Eric Zemmour dédicacera son livre mercredi 6 octobre à Versailles. Inscrivez-vous vite ! Le lieu précis sera indiqué aux inscrits. En une dizaine de jours, l’ouvrage s’est déjà vendu à plus de 130 000 exemplaires. Une perte sèche pour Albin Michel.

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