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Zemmour ouvrier de la 11e heure ? Sans blague !

De Christian Baeckeroot  ancien député, pour le Salon beige:

J’ai fait la connaissance d’Eric Zemmour lors des élections législatives de 1997 – après la dissolution de Chirac. Il avait traité le candidat Front National que j’étais avec une parfaite courtoisie et une objectivité louable.

Depuis, j’ai gardé un contact amical avec ce dernier et j’ai pu constater que ses amis, comme beaucoup de ses contradicteurs, reconnaissent qu’il tient depuis longtemps un discours clair et courageux – qu’il partage, je crois (et le souhaite!), avec Marion Maréchal.

C’est dire ma surprise de lire sur un site ami « Eric Zemmour se rue dans la brèche» ou encore qu’il est « un ouvrier de la onzième heure ». Ces propos semblent vouloir faire croire qu’Eric Zemmour serait responsable de la baisse de Marine Le Pen dans les sondages. Or cette baisse est d’abord le résultat des erreurs et des errements du passé.

Je pense qu’il est nécessaire de revenir aux faits, de rappeler l’histoire récente pour éclairer les enjeux actuels et permettre à la grande famille nationale de renouer avec les «  fondamentaux »  nécessaires à la renaissance de la France.

Après l’élection présidentielle de 2002, Marine Le Pen commence une carrière médiatique très bien accueillie par les médias qui lynchaient son père quelques mois auparavant .Au congrès de Nice en 2003, Marine Le Pen, malgré le soutien de son père, se voit reléguer à la 34e place lors de l’élection des membres du Comité Central par le Congrès.

Ecartant cet avertissement, Jean-Marie Le Pen la nomme, au contraire, au Bureau Exécutif organe qui arrête les décisions qui seront soumises à l’approbation du Bureau Politique.

Ceci permet à Marine Le Pen de développer une communication médiatique toute personnelle afin de se dégager de «  l’image ringarde »  du FN. Les résultats de cette nouvelle ligne vont se traduire par 3 échecs :

1/ Echec aux élections régionales d’Île de France ( mars 2004 ) : Au plan national le FN  retrouve, avec 15,1% des voix, le même score qu’en 1998 (15,3%), malgré  la crise avec Bruno Mégret intervenue entre-temps. En revanche, en Île de France, alors que la liste FN avait réalisé 16,3% en 1998, en 2004 la liste conduite par Marine Le Pen chute à 12,3% au 1er tour, puis à 10,1% au 2e tour. Dans le même temps, par exemple, la liste conduite par Carl Lang dans la région Nord-Pas-de-Calais progresse de 16% (1998) à 18% (1er tour 2004) où elle devance la liste RPR de Delevoye puis à 20% (2ème tour 2004).

2/ Echec aux élections européennes (juin 2004) : La nouvelle ligne incarnée par Marine et reprise par Jean-Marie Le Pen assure le service minimum sur le « mariage »  homosexuel de Bègles. Le 3 juin 2004, 10 jours avant le scrutin, un bref communiqué se borne à condamner « une initiative provocatrice contraire au droit civil français ». Résultat : la liste Le Pen perd 3 points dans les sondages et perd 3 députés lors du vote le 13 juin.

3/ Election présidentielle  2007 : Jean-Marie Le Pen perd 6 points. Bien que Marine et ses proches aient mené une campagne médiatique pour se désolidariser de J.-M. Le Pen en 2005, Marine Le Pen est nommée Directrice stratégique de la campagne présidentielle et inspire le discours de Valmy comme celui de la dalle d’Argenteuil où J.-M. Le Pen dénonce les « ghettos » où seraient « parqués les jeunes » qui ne seraient que des « victimes ». Jean-Marie Le Pen chute de 16,86% (1er tour 2002) à 10,44% (1er tour 2007). On peut raisonnablement estimer que cette chute de 6,4 points est due pour moitié à la campagne de Sarkozy conseillé par P. Buisson et pour moitié à une campagne « hors fondamentaux » de J.-M. Le Pen conseillé par sa fille Marine .

La  vague « populiste » européenne permet au FN de rebondir. Les scores du FN-RN depuis que Marine a été portée à la présidence par son père sont dus  principalement :

a/ au lien tissé entre le FN et  les Français par J.-M. Le Pen et une foule de militants et, parmi eux, Marie-France Stirbois (élue député en 1989 avec 61,3% des voix) ou Jacques Bompard (réélu maire au creux de la vague de 2001 avec 60% des voix au 1er tour).

b/ à la  vague « populiste » qui traduit le réveil des peuples refusant de disparaître.

La forte baisse de Marine Le Pen dans les sondages actuels est d’abord due à :

– l’abandon des « fondamentaux » (défense de nos racines chrétiennes / promotion de la famille / libre choix de l’école/ etc.) ;

– des choix « politiquement corrects » contraires à notre identité (l’islam compatible avec notre société) ou qui nous interdisent toute mesure de redressement (accepter la CEDH).

Suisse : le canton de Neuchâtel ne reconnaîtra pas d’autres communautés religieuses que chrétiennes

Lors de la votation du dimanche 26 septembre, les habitants du canton suisse de Neuchâtel ont rejeté une loi sur les modalités de reconnaissance ou non des communautés religieuses. Cette loi, adoptée en 2020, aurait permis au Grand Conseil (Parlement) neuchâtelois d’accorder une reconnaissance à des communautés religieuses (israélite, musulmane, évangéliste, bouddhiste) autres que chrétiennes (réformée, catholique romaine et catholique chrétienne). La loi était combattue par l’Union démocratique du centre (UDC).

Un monde où les contes de fées sont violés est un monde malade

Marco Respinti, rédacteur en chef de International Family News, déconseille d’aller voir le nouveau Cendrillon :

La nouvelle Cendrillon réalisé par Kay Cannon met en scène la femme de chambre qui rêve de vivre dans un manoir. Lorsque sa méchante belle-mère lui refuse le bal où le prince charmant (Nicholas Galitzine) cherchera une épouse, elle réplique en disant “Mon avenir en dépend” : non pas le mariage avec l’homme de ses rêves, mais (en inversant le moyen et la fin) ne pas pouvoir montrer la robe qu’elle a cousue elle-même pendant des semaines, le haut de sa gamme fait main.

La fée apparaît, et c’est l’acteur Billy Porter, noir, qui incarne un homosexuel portant le nom de “Fab G”. En utilisant sa baguette magique, il donne à Cendrillon (Camila Cabello) un tailleur pantalon bleu masculin, car elle est une “femme d’affaires”.

Au grand bal, on peut entendre la musique de Queen jouée. Lorsque le prince charmant la voit, il a le coup de foudre et, reflétant toute sa vie dans ses yeux, il lui dit : “Je te choisis pour être ma princesse”, ce à quoi Cendrillon répond : “Et mon travail, alors ?” Elle ne veut pas passer sa vie à faire des signes depuis la scène royale… Et puis elle ajoute : “J’ai des rêves que je dois suivre…” Autant qu’on puisse le voir dans la bande-annonce, elle ignore le beau Prince et choisit plutôt sa carrière. Ou peut-être pas, mais je ne le saurai jamais parce que je ne regarderai jamais le film. Cela s’appelle une guerre préventive.

Une ulcère à l’estomac est en fait bien meilleure que ce déchet. Soyez donc démocratiques : renvoyez ce déchet à leur créateur et rejete-le avec l’arme du boycott populaire. Il ne se passera rien bien sûr, ce sera un succès quel que soit le résultat au box-office, mais au moins vous serez de vraies femmes et de vrais hommes.

Un pays qui croit ne pas avoir besoin de héros est un pays brisé, un monde où les contes de fées sont violés est un monde malade. Par conséquent, veuillez refuser à vos enfants et à vous-même la souffrance de regarder le nouveau Cendrillon. Revenez à l’original, cultivez le rêve qui vous rend libre, maniez la liberté qui est liée à la vérité.

Décès du cardinal Jorge Arturo Medina Estévez

Préfet de la Congrégation pour le culte divin de 1998 à 2002, le cardinal chilien Medina était sur le balcon de la basilique Saint-Pierre en 2005 pour proclamer l’élection de Benoît XVI en prononçant le fameux Habemus Papam. Il est décédé le 3 octobre 2021 à l’âge de 94 ans. RIP

Pour mémoire :

Ou dans cette version…

Le masque, c’est pour les sans-dent…

La fixette congolaise de M. Macron

Ca y est, il nous l’a refaite ! On veut dire, M.Macron a encore répété que l’épicentre de la langue française était sans doute dans le bassin du fleuve Congo.

C’était le 28 septembre, en visite électorale à la Bibliothèque nationale de France. Il voulait tacler M.Zemmmour et a donc dit :

“notre identité ne s’est jamais bâtie ni sur le rétrécissement, ni à des prénoms ni à des formes de crispation”.

Et c’est là que le Congo intervient, pour soutenir le raisonnement macronien :

« Notre pays, notre nation a été bâtie par deux institutions, l’Etat et la langue […]  Une langue dont l’épicentre aujourd’hui n’est plus sur ces rives de la Seine mais dans doute bien davantage vers le bassin du fleuve Congo »

C’est comme une obsession chez cet homme. Il veut absolument que le Congo soit le centre de la francophonie comme nous l’avions souligné dans un article récent sur son trouble attrait du noir :

« Quand je parle de langue française, je parle de nos langues françaises. Son épicentre n’est ni à droite ni à gauche de la Seine. Il est sans doute dans le bassin du fleure Congo »

Il apparaît donc nécessaire d’essayer de comprendre la légitimité de cette assertion répétée, de faque-tchéquer comme on dit quand on est savant.

Epicentre, c’est un mot macronien, pluri-utilisé ce 28 septembre comme le démontre le tweet ci-après : ça vous pose un homme.

Epicentre, selon les bons dictionnaires, cela signifie foyer apparent des ébranlements au cours d’un tremblement de terre. Comme la France n’a jamais été réellement une terre sismique, que la BNF n’a jamais été détruite par un séisme et que nos informations sur la séismicité du Congo sont assez sommaires, nous déciderons que M.Macron fait référence à un sens figuré, défini dans Le Robert : « Point central d’un phénomène »

De façon opportune, il se trouve que M.Michel Foucher, géographe et ancien ambassadeur, a publié en 2020 un « Atlas des mondes francophones » (Ed. Marie B) et qu’il a accordé un entretien toujours en 2020 « Pourquoi des mondes francophones », publié sur le site diploweb.com.

Retenons trois choses de cet entretien intéressant :

Tout d’abord, deux cartes, l’une des « Alliances françaises », l’autre des populations francophones dans le monde (sur chaque carte, le Congo est souligné par une flèche rouge).

La Fondation Alliance française est une fondation française de droit privé reconnue d’utilité publique et dont la mission est la promotion de la langue et de la culture française à l’étranger. Elle est liée par convention au ministère français chargé des Affaires étrangères et entretient un réseau de centres et instituts culturels français à l’étranger qui, en particulier, forment au français. On remarquera sur la carte qu’un seul pays africain figure parmi les quinze premiers pays par nombre d’apprenants en 2018, c’est Madagascar. Pas de Congo.

Sur aucune de ces cartes, le bassin du fleuve Congo ne semble jouer un rôle géographiquement central, même en le pondérant par le poids démographique. Bien au contraire, plutôt une sorte de terminus en allant vers le sud africain (en faisant exception des TOM/DOM de l’océan indien).

Troisième point retenu de la lecture de cet entretien : M.Foucher parle des mondes francophones pendant quatre pleines pages.

Voilà d’ailleurs le paragraphe qu’il consacre à une « francophonie du sud » :

« La francophonie du Sud – Maghreb et Machreck, Afrique occidentale et centrale – est supposée, dans les projections démographiques, prendre le relais, au milieu du XXIème siècle, de la nation mère, la France dite « métropolitaine » précisément. En réalité, la progression de l’usage de la langue française ne se réalisera qu’à deux conditions : d’une part, par un effort accru d’investissement dans la formation des enseignants de français, dans un continent qui a connu la plus forte progression de l’accès à l’école primaire, grâce aux contributions des budgets nationaux et des ménages ; d’autre part, par la démocratisation de l’usage d’une langue qui reste perçue comme celle des élites urbaines et qui est rarement la première langue parlée à la maison. Avant de scolariser en français, il convient de le faire dans les langues vernaculaires et véhiculaires ».

Au total, il cite un grand nombre de pays francophones. A aucun moment, il ne cite le Congo : l’épicentre lui a totalement échappé ! Le grand ébranlement congolo-macronien, il ne connaît pas !

Alors comment comprendre cette fixette macronienne ? Trois hypothèses viennent à l’esprit :

  • Macron trouve que la commission Bronner contre le complotisme et les fausses informations n’aura pas assez de grain à moudre avec le journal Le Monde, BFM TV et son ministre Véran et il veut lui fournir du grain à moudre supplémentaire.
  • Selon M.Macron, la France aurait été bâtie par deux institutions : l’Etat et la langue. Comme il ne rate jamais une occasion de soumettre l’Etat à une prétendue souveraineté de l’Union européenne, pour être sûr de bien détruire la Nation il décide en plus d’une délocalisation congolaise de la langue française.
  • Comme on sait que M.Macron a eu des fixations affectives précoces, peut-être a-t-il eu une nounou Bantou avant de passer à l’atelier théâtre ?

Ou peut-être les trois à la fois ?

L’archevêque de San Francisco appelle à prier pour la conversion de Nancy Pelosi

Mgr Salvatore Cordileone, archevêque de San Francisco, a demandé de prier pour Nancy Pelosi, l’actuelle présidente démocrate de la Chambre des représentants des Etats-Unis, afin qu’elle change de position sur l’avortement.

L’archevêque a indiqué qu’“une conversion du cœur de la majorité de nos représentants au Congrès est nécessaire sur cette question”. Il a ainsi exhorté les catholiques à se joindre à “une campagne massive et visible de prière et de jeûne pour Nancy Pelosi” en leur proposant de dire un rosaire pendant la semaine ainsi que de jeûner chaque vendredi pour la conversion du cœur de l’élue démocrate.

Mgr Cordileone s’oppose à un texte en cours de discussion qui autorise l’avortement à tout moment de la grossesse. Ce texte a été lancé en réaction à la décision du Texas de restreindre le recours à l’avortement.

4e dose

En Israël, le Professeur Salman Zarka ,responsable de la lutte contre le coronavirus, a appelé à se préparer à l’administration d’une quatrième dose de vaccin contre le Covid-19.

“Le virus est là et continuera d’être là, nous devons également nous préparer à une quatrième injection”.

“Cela va être notre vie à partir de maintenant”.

L’Etat hébreu avait lancé fin juillet une campagne pour permettre aux personnes âgées de 60 ans et plus de se faire injecter une troisième dose de vaccin. Il a depuis progressivement abaissé l’âge minimal d’accès. Vendredi, 2.538.142 Israéliens avaient reçu la troisième dose.

Le ministère de la Santé avait annoncé la semaine dernière que le document attestant d’un schéma vaccinal complet expirerait six mois après l’injection d’une deuxième ou troisième dose de vaccin.

Neuvaine à Marie qui garde la chasteté des prêtres

Lundi 4 :

« Ne croyez pas ceux qui vous disent que la chasteté est dépassée. » Saint Jean-Paul II

« Celui qui fait la vérité vient à la lumière. » (Jn 3, 21)

Vierge Marie, veillez sur le cœur des prêtres et gardez en eux l’élan de la jeunesse ; qu’ils ne désespèrent jamais de la miséricorde que Dieu a pour eux et pour nous.

Qu’à l’image de saint Jean-Paul II, ils sachent annoncer à tous et spécialement aux jeunes, combien Jésus les aime, avec un enthousiasme communicatif sans jamais édulcorer les exigences de l’Évangile.

En la fête de saint François d’Assise, Seigneur nous te prions spécialement pour le pape François.

Marie qui gardez la chasteté des prêtres, priez pour nous.

Dire une dizaine de chapelet.

Catholicisme : quel avenir en France ?

Aymeric Pourbaix reçoit Mgr Dominique Rey, Guillaume Cuchet, professeur d’histoire contemporaine et spécialiste du catholicisme en France, ainsi que Véronique Jacquier :

Mourir pour Taïwan ?

D’Antoine de Lacoste dans Politique Magazine :

La Chine est à la mode. Tous les géopolitologues, stratèges, généraux en retraite ou en activité planchent sur le sujet d’actualité : la Chine sera-t-elle la cause de la troisième guerre mondiale ? Et de prédire : « si le feu prend, c’est Taïwan qui en sera l’allumette ».

UNE ILE SYMBOLE

Taïwan, longtemps appelée Formose par les occidentaux, est une île symbole. C’est ce qui en fait son prix. Située à 180 kilomètres à l’est de la Chine, elle compte 24 millions d’habitants pour une superficie de 36 000 kilomètres carrés, soit une des plus fortes densités du monde mais aussi une fécondité catastrophique, avec à peine plus d’un enfant par femme.

Tardivement conquise par la Chine, au XVIIIème siècle, elle fut ensuite cédée (de force) au Japon. Vaincu en 1945, ce dernier dut la rétrocéder à l’Empire du Milieu. C’est alors qu’elle entra dans l’Histoire.

La guerre civile chinoise se termina en 1949 par la victoire des communistes et la défaite des nationalistes de Tchang Kaï-chek qui se réfugièrent à Taïwan, suivis par plusieurs millions de civils qui refusaient le joug communiste. Le parapluie américain se déploya immédiatement et les Chinois furent prévenus que Taïwan était désormais sous leur protection.

Les nouveaux maîtres de la Chine continentale renoncèrent sagement à leur projet d’invasion voué à l’échec et portèrent leurs efforts sur la diplomatie. Il s’agissait de se faire reconnaître par le monde comme seul pays représentant la Chine. Deux attitudes s’opposèrent : les pays communistes ou compagnons de route reconnurent la Chine continentale, les autres Taïwan. Une reconnaissance excluait l’autre.

Le basculement se fit à partir de 1971. La Chine et l’Union soviétique s’étaient fâchées dès le début des années cinquante et, après des années d’hésitation, les Etats-Unis décidèrent de se rapprocher de la Chine afin d’isoler l’Union soviétique. Ce spectaculaire réchauffement, qui démarra par un match de ping-pong, se traduisit par la visite historique de Richard Nixon à Pékin en 1972. Dès lors, la quasi-totalité des pays du globe reconnurent progressivement la République populaire de Chine. La France l’avait d’ailleurs fait dès 1964, afin de montrer à l’Amérique que ce n’était pas elle qui dictait le calendrier diplomatique mondial.

Mais cet isolement diplomatique de Taïwan ne se traduisit pas par un isolement militaire. Les Etats-Unis continuèrent d’affirmer l’intangibilité de la sécurité de l’île. Des navires de guerre américains patrouillent depuis des décennies dans le détroit et l’armée taïwanaise elle-même est d’un haut niveau.

LA CRISE DE 1995

La Chine n’a jamais accepté cet état de fait et c’est pour ne pas la provoquer que Taïwan n’a pas souhaité proclamer officiellement son indépendance.

En 1995 et 1996, l’armée chinoise tenta une spectaculaire opération d’intimidation. De nombreux missiles balistiques furent tirés tout près des ports de l’île et des opérations de simulation d’attaque furent organisées. Le Président Clinton réagit immédiatement et deux porte-avions croisèrent dans le détroit. Tout rentra dans l’ordre.

Cette « crise des missiles » eut des conséquences majeures.

C’est après elle que la Chine, humiliée mais pragmatique, s’engagea dans une spectaculaire modernisation de son armée. La marine fit l’objet de soins particuliers. De même, de très nombreux missiles furent fabriqués et testés. En 2020, la révolution était achevée avec le lancement inédit de deux missiles balistiques capables de détruire un porte-avion. Vulgairement appelés « tueurs de porte-avions », ces missiles inquiètent au plus haut point les Etats-Unis.

Toute leur flotte est maintenant vulnérable et les forces militaires maritimes sont désormais proches, hors nucléaire où la prépondérance américaine reste importante.

La donne a donc changé. Pour autant, peut-on affirmer que la Chine prendra le risque d’envahir Taïwan en préjugeant que les Américains ne bougeront pas ? Ce serait un pari extrêmement risqué et les dirigeants chinois ont montré ces dernières années qu’ils préféraient agir à coup sûr.

UNE CHINE POUR DEUX SYSTEMES ?

Jusqu’à présent, la stratégie chinoise a plutôt relevé de la méthode douce (le soft power comme on dit chez les mondialistes). Le but étant de convaincre Taïwan de rejoindre le giron continental en gardant son organisation démocratique : c’est une Chine pour deux systèmes. Ce concept n’est pas si irréaliste qu’on pourrait le penser.

Tout d’abord, les Etats-Unis en ont eux-mêmes accepté le principe par le « Taïwan relations act » voté en 1979 (Biden faisait d’ailleurs partie des votants) qui indique notamment que les relations entre les Etats-Unis et Taïwan sont non officielles, ce qui est logique puisqu’il n’y a pas d’indépendance formelle de l’île. La même année les Etats-Unis reconnaissait officiellement qu’il n’y a qu’une seule Chine dont Taïwan fait partie, la nuance a son poids. Ces données doivent être connues si l’on veut comprendre toute l’ambiguïté du dossier.

D’autre part, il faut savoir que les échanges entre les deux territoires (n’employons donc pas le mot pays) ont toujours été très importants. Autorisés depuis 1991, ils atteignent 200 à 300 milliards de dollars par an. Bon an mal an, ce sont près de la moitié des exportations de Taïwan qui partent vers la Chine continentale. De très nombreuses entreprises de Taïwan dépendent de la Chine dont elles ont également accompagné le développement. Plus d’un million de Taïwanais se sont installés à Shangaï où ils sont majoritairement chefs d’entreprises. Le partenariat sino-taïwanais est donc très étroit.

Même l’opinion publique taïwanaise est mitigée. Seule la moitié des personnes consultées souhaite la proclamation de l’indépendance. L’autre moitié ne la demande pas. Non qu’elle ait la moindre sympathie pour le système communiste, mais c’est parce qu’elle a conscience d’être chinoise. D’où l’idée d’une Chine pour deux systèmes.

L’OMBRE D’HONG-KONG

Mais un élément nouveau est venu perturber ce beau projet. Il s’agit d’Hong-Kong. En livrant ce petit territoire à la Chine, les Anglais savait parfaitement ce qui allait arriver et le concert de protestations occidentales survenu lors de la répression des émeutes estudiantines relève de l’hypocrisie classique dans ce type de situation. Les Chinois étaient certains qu’il ne se passerait rien car Hong-Kong leur appartient.  Il en de même pour les Ouïghours, dont la mise au pas a suscité une indignation toute théorique qui ne pouvait être suivie d’aucune action concrète, d’autant qu’il s’agit d’une province chinoise.

Rappelons tout de même en passant que cette répression fut précédée de nombreux attentats islamistes (les Ouïghours sont des Turkmènes musulmans). Plusieurs centaines d’Ouïghours partirent même en Syrie faire le djihad. Beaucoup y sont encore.

En réalité ce touchant et nouvel élan de compassion vers la population Ouïghoure relève d’une stratégie géopolitique on ne peut plus classique. L’Amérique craint de se faire dépasser par la Chine et la discréditer participe à l’organisation de la riposte. Docilement, l’Europe suit et la Chine est passée sous la présidence Trump du statut de puissance montante regardée avec curiosité voire admiration (les nouvelles routes de la soie) au statut d’ennemi. Mais c’est l’Amérique qui l’a décidé selon son principe de toujours « America first ».

Sa stratégie est opportunément confortée par la nouvelle configuration politique de Taïwan. La présidente Tsai Ing-wen, élue en 2016 et réélue en 2020, fait partie de cette nouvelle génération qui souhaite prendre ses distances avec le continent. L’exemple de Hong-Kong fait peur et beaucoup de Taïwanais, en particulier les jeunes, craignent que le « Une Chine, deux systèmes » ne se transforme un jour en Une Chine, un système. On peut les comprendre.

D’un autre côté, les brillants exploits guerriers américains des dernières années ont montré que leur fidélité à leurs alliés était à géométrie extrêmement variable. La livraison de l’Afghanistan aux islamistes talibans en constituant la cerise sur le gâteau.

Alors que feront l’Amérique et la Chine au sujet de Taïwan qui constitue sans nul doute le plus grand risque de conflit direct entre les deux puissances ?

Nul ne le sait bien sûr. Mais il est certain que la Chine ne renoncera jamais à Taïwan. C’est d’ailleurs inscrit dans sa Constitution. Tout comme la Russie n’avait jamais renoncé à la Crimée que Staline avait offert à l’Ukraine contre toute raison. Poutine a attendu le moment favorable pour récupérer cette terre russe sans tirer un coup de feu.

Nul doute que Xi Jinping doit méditer cet exemple.

C’est arrivé un 3 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 3 octobre 1143 : élection du pape célestin II.
  • le 3 octobre 1226 : mort de saint François d’Assise.

François d’Assise naît à Assise en 1181 ou 1182.Il est l’aîné des 7 enfants d’une riche famille marchande, il est l’un des sept enfants de Pietro Bernadone dei Moriconi, très riche drapier de la ville et de Dona Joanna Pica de Bourlémont, femme pieuse de la noblesse provençale française, alors sous domination du Saint-Empire romain

Ayant eu une jeunesse dissipée, François se convertit au cours d’une longue maladie qui l’immobilise une grande partie de l’année 1204. Comme Saint Ignace, en Espagne, il a rêvé d’acquérir renommée et haut rang dans la noblesse par de hauts faits d’armes.

A 23 ans, alors qu’il est en prière devant le crucifix de la Chapelle Saint-Damien, François entend une voix lui demandant de « réparer son Église en ruines ». Il prend d’abord cet appel au pied de la lettre et restaure la vieille chapelle délabrée. Ses larges aumônes rendent son père furieux qui le renie ; François se réfugie sous l’autorité de l’évêque.

Il restaure ainsi plusieurs chapelles : les chapelles de San Damiano, de San Pietro, et de la Portioncule, avant de comprendre enfin ce que Dieu attend de Dieu (voir la chronique du 24 février 1209. Il épouse « Dame Pauvreté », se consacre à la prédication et vit en ermite. Son mode de vie attire de plus en plus de personnes et finit par rédiger une règle de vie commune ; cela va devenir l’ordre franciscain. En 1210 le pape Innocent III valide la règle de l’ordre après avoir vu saint François en songe en train de soutenir la basilique Saint-Jean de Latran en ruines.

En août 1224, saint François reçoit les stigmates.

Il meurt le 3 octobre 1226, les Franciscains sont alors entre 3000 et 5000 frères selon les sources. Il est canonisé dès 1228 par le pape Grégoire IX. Il est le Saint Patron des animaux de l’écologie et de l’Italie, et est fêté le 4 octobre.

  • le 3 octobre 1569 : victoire de Moncontour.

Le Duc d’Anjou, dans le cadre de la troisième guerre de religion, futur Henri III, écrase les huguenots français de Coligny à la tête de l’armée royale de Charles IX, son frère. Particulièrement bien commandée l’armée royale ne perd pas 600 hommes quand elle cause près de 10 000 morts et prisonniers aux huguenots.

  • le 3 octobre 1610 : naissance du père Gabriel Lalemant.

Originaire de Paris, ce prêtre Jésuite arrive à convaincre son provincial de l’envoyer en mission au Canada. Il y rejoint Jean de Brébeuf et évangélise avec lui les indiens Hurons. En 1649, les tribus indiennes des Iroquois reprennent le sentier de la guerre contre les Hurons et les deux religieux jésuites sont faits prisonniers, torturés, avec d’autres prisonniers chrétiens. Les souffrances sont insoutenables à décrire. Ils entrent dans la paix de Dieu en 1649. Il a été canonisé par le pape Pie XI en 1930.

  • le 3 octobre 1766 : Pierre Poivre est nommé intendant des iles de France et de Bourbon.

Tout d’abord missionnaire en Extrême-Orient à la suite de ses études de théologie, Poivre est aussi botaniste, horticulteur et agronome. C’est ainsi qu’il découvre en Extrême-Orient les épices ; il parvient à développer l’Isle de France grâce à l’introduction de nouveaux végétaux. Il devient administrateur colonial en étant nommé Intendant des Isles de France et de Bourbon. Il reçoit ses lettres de noblesses du Roi Louis XV au mois de décembre suivant.

  • le 3 octobre 1794 : naissance de Jean-Maurice Catroux, prêtre français, fondateur des Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus.

Jean-Maurice Catroux est le fondateur, le 18 décembre 1823, de la Congrégation des Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus. Il meurt le 14 avril.

  • le 3 octobre 1853 : décès de George Onslow, compositeur français.
  • le 3 octobre 1886 : naissance d’Alain-Fournier, écrivain français et soldat.

Alain-Fournier, écrivain français, naît le 3 octobre 1886 dans le Cher. Après des études de lettres, il devient secrétaire de Claude Casimir-Périer, avant de rédiger son unique roman en 1913, le “Grand Meaulnes”. Lieutenant de réserve, il est mobilisé lors de la Première Guerre mondiale, et meurt lors d’une mission de reconnaissance le 22 septembre 1914. Un recueil de plusieurs de ses poèmes, “Miracles“, sera publié à titre posthume en 1924. Voir la chronique du 22 septembre.

  • le 3 octobre 1914 : Joseph Déchelette, archéologue français, précurseur de la céramologie antique, meurt au Champ d’Honneur.
  • le 3 octobre 1928 : disparition du Ondine.

Le sous-marin Ondine est porté disparu, avec les 43 membres de l’équipage aux abords de Vigo après une collision avec un navire grec. C’est le 5ème sous-marin français coulé en temps de paix.

  • le 3 octobre 1987 : décès de Jean Anouilh, écrivain, auteur dramatique et metteur en scène.
  • le 3 octobre 2004 : béatification du dernier empereur d’Autriche-Hongrie.

Charles de Habsbourg-Lorraine (1887-1922), empereur d’Autriche, roi de Hongrie et roi de Bohême est béatifié par le Pape Jean-Paul II. Le procès de béatification de Zita, son épouse, est en cours. Il faut lire la magnifique biographie du couple, Zita impératrice courage, de Jean Sévilla.

  • le 3 octobre 2004 : béatification de Catherine Emmerich.

Cette religieuse allemande (1774-1824), qui portait les stigmates et recevait des visions sur la création, le salut, la vie de la Vierge Marie, ou celle du Christ et sa passion est proclamée bienheureuse par le pape Jean Paul II.

«C’est la liturgie qui me touche le plus»

Dans le Figaro, Mayeul Aldebert revient sur la messe, traditionnelle, des étudiants le mercredi soir à Saint François-Xavier à Paris, supprimée par l’archevêque de Paris. Aujourd’hui, les fidèles s’y réunissent pour un chapelet, militant pour le retour de leur messe.

[…] plus de 300 jeunes s’entassent, remplissant les bancs et débordant sur les bas-côtés. « C’est ça la messe du mercredi soir », commente l’aumônier dans un sourire. Une « institution vieille de plus de 30 ans », avec chaque année une foule de fidèles, jeunes, et toujours plus nombreuse.

Étole autour du cou, le jeune abbé de la Fraternité Saint Pierre, l’une des principales communautés catholiques attachées à la messe en latin en France, s’éclipse à l’arrière pour confesser. En attendant 19h45, l’heure à laquelle la messe est célébrée habituellement, l’assemblée patiente. Chaque visage est tourné vers l’abside, habillée seulement d’un autel nu, ou vers la Vierge dans son alcôve quelques mètres au-dessus. […]

« Nous confions ici notre incompréhension face aux récents évènements de l’Église […] le Motu Proprio et sa brutale application dans le diocèse de Paris », entame le jeune homme. Incompréhension, c’est le mot qui revient le plus quand on discute avec les nombreux participants. […]

« Je trouve dommage que la politique vienne se mêler aux affaires de liturgie », déplore-t-elle, car, pour elle, il s’agit d’ « une décision politique ». Sinon, pourquoi limiter l’usage de cette messe « alors que les paroisses tradis sont combles » ? Un prêtre du diocèse de Paris, qui célèbre la messe dans les deux formes et qui connaît bien ces jeunes attirés par la messe traditionnelle, confirme : « Les moins de 30 ans n’ont pas connu les vieilles querelles autour du concile. Ils sont attachés au rite traditionnel par sensibilité, d’où leur incompréhension quand on les prive du centre de leur foi ».

[…] On salue le prêtre avant de partir. « Merci et bon courage, l’abbé », car on s’inquiète aussi pour l’aumônier. La messe pourrait être autorisée, mais qui la célébrera ? Les prêtres de la Fraternité Saint Pierre refusent aujourd’hui de célébrer la messe dans la forme ordinaire et concentrent une partie des critiques énoncées dans le Motu proprio . L’archevêque, s’il revient sur sa décision, pourrait aussi choisir de confier cet apostolat à un prêtre diocésain.

Saint Damien de Molokai

Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier et l’Abbé Pierre Amar, diocèse de Versailles, évoquent ce missionnaire du XIXe, dans l’archipel d’Hawaï, auprès des lépreux :

Abandonnez la foi, vous aurez la superstition!

“Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre : on y adorera les bêtes”, disait le saint Curé d’Ars. Nous y sommes – et c’est bien pire dans bon nombre d’anciennes paroisses de la France catholique. Mais on peut aussi préférer la façon plus ironique de dire de Chesterton: “Chassez le surnaturel, il ne reste que ce qui n’est pas naturel.”

L’actualité semble illustrer ces pensées plus profondes qu’il ne semble au premier abord.

La presse a ainsi largement fait écho au récent sondage de l’IFOP signalant notamment que, pour la première fois, le nombre de Français ne croyant pas en Dieu était devenu majoritaire (51%). Mais peu de journalistes ont fait le rapprochement (que nous ont suggéré plusieurs lecteurs) avec un autre sondage, remontant, lui, à décembre 2020 et selon lequel 58% des Français déclarent croire à au moins une des disciplines de “parascience”, à savoir l’astrologie (41%), les lignes de la main (29%), la sorcellerie (28%), la voyance (26%), la numérologie (26%) ou la cartomancie (23%).

Zemmour-Trump contre Macron-Biden : l’élection volée, épisode 2

Du Philosopheur :

Eric Zemmour a laissé entendre que s’il devait être candidat, il ferait un “remake” français de Trump 2016. Une information qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, si l’on compare les manœuvres en cours autour de Macron avec celle des soutiens “démocrates” de Biden.

En 2016 Trump a utilisé les médias à contre-pied en les faisant hurler à l’unisson contre lui, ce qui, en plus de lui permettre de substantielles économies de frais publicitaires, a rallié la population à sa cause sur le thème « les ennemis de mes ennemis sont mes amis ». Et Zemmour de jouer brillamment une adaptation de ce classique de la politique, les peuples, comme les journalistes, ne pouvant rien apprendre, puisque, par bonheur, la génération montante ne peut pas télécharger les souvenirs des anciens.

En 2020, les “Démocrates”, avertis des talents du personnage, ont décidé de voler – ce que Trump a dénoncé depuis le premier jour, sans que les élus Républicains américains s’en émeuvent avant qu’il ne soit trop tard. Peut-être faut-il lier cette torpeur, non seulement aux menaces d’agression des démocrates, mais aussi, dans un certain nombre de cas, à la générosité des vendeurs de machines à tricher, comme par exemple pour le gouverneur de Géorgie. La poussière de l’élection retombée, les tribunaux et les journaux à leur suite commence à reconnaître que oui, l’élection a été volée, mais tant pis, c’est trop tard.

Un homme averti en vaut deux et qui veut faire du Trump doit s’assurer qu’il joue bien la pièce de 2016 et pas celle de 2020. Et quel que soit le candidat, il ferait bien de se poser quelques questions en comparant les mesures prises en 2020 au Etats-Unis et celles en cours de préparation en France.

Personne n’a oublié que l’extension des modalités de vote par correspondance aux Etats-Unis a donné lieu à une augmentation vertigineuse du vote par correspondance et des accusations de fraudes associées, lesquelles ne sont toutefois que l’aspect visible d’une conspiration, dont les auteurs se vantent publiquement maintenant qu’elle a réussi.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on comprend mieux les récentes tentatives de faciliter la fraude électorale en France : tentative d’introduire le vote électronique en avance le 16 février au 2021 au Sénat, proposition de loi de vote par correspondance le 21 septembre 2021 et maintenant tentative de prolongation du passe sanitaire jusqu’après les élections présidentielles.

Il est, à cet égard, instructif de lire l’étude de l’observatoire du vote français sur la fiabilité du vote électronique en France de 2007 à 2012 : 34,4 % de bureaux de vote électroniques en erreur contre 9,7 % des bureaux papier. Lors de élections de 2017, cet écart était de 4,5 à 5,5 pour 1. Et on parle ici de vote dans des bureaux physiques, pas d’un vote par internet… Sans doute est-ce la raison pour laquelle Gérald Darmanin était encore opposé au vote par correspondance en novembre 2020. Sa récente capitulation sur cette question serait-elle liée aux derniers sondages pour la présidentielle ?

Les mêmes qui veulent l’étendre aujourd’hui ont hier supprimé le vote par Internet pour les français de l’étranger… à cause des risques des « opérations hybrides » – à moins que ce ne soit dans le cas d’espèce parce que ces Français-là ne votaient pas comme il faut ?

Le pass sanitaire est, à cet égard, l’instrument le plus pernicieux puisqu’il permet d’écarter à n’importe quel moment une part importante de la population en changeant les règles, comme c’est le cas depuis le début. La promesse qu’il ne sera pas étendu aux activités politiques, vote inclus, n’engage que ceux qui y croient. Et croire encore le gouvernement, alors qu’il ment de façon systématique et constante, relève au mieux de la complicité, au pire de la duplicité.

Dès lors, un maire soucieux de la vérité des urnes ne peut pas se satisfaire du pass sanitaire, à moins de soutenir la volonté de frauder du pouvoir en place. Bien évidemment, comme garant des listes électorales et de la sincérité des scrutins, il n’autorisera pas la validation des votes par correspondance, encore plus par voie électronique, mais il fera diffuser le dépouillement des votes en direct sur internet. Qu’il ne soit pas dit que les votes des gens confiés à sa protection aient été volés.

Saint-Germain-en-Laye : messe sous pluie

A Saint-Germain-en-Laye, sous le pontificat du pape François, des fidèles prient et vivent la messe dominicale dehors depuis plus d’un an.

Que sait-on du Jésus historique ?

“Terre de Mission” évoque avec Daniel Rabourdin les progrès réalisés dans la réalisation du film “Promesse”‘, film d’aventures centré sur le scoutisme catholique.

Puis l’essayiste Roland Hureaux présente le livre qu’il a récemment publié sur la figure historique de Jésus de Nazareth.

Enfin, Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture et de DVD à regarder en famille.

12e manifestation devant la nonciature

Communiqué de Paix Liturgique :

Ce samedi 2 octobre, fête des Saints Anges Gardiens, et sous leur protection, de 12h à 12h 45, nous nous sommes retrouvés nombreux à témoigner  devant la nonciature apostolique, avenue du Président Wilson à Paris.

Nous avons pu échanger sur les suites des affaires du Havre et de Grenoble, et aussi sur les bruits concernant une possible reprise de la messe à Saint-François-Xavier. Ce qui nous invite à ne pas baisser la légitime pression que nous exerçons sur les responsables ecclésiastiques.

A Paris, outre notre pieuse manifestation du samedi, celle du lundi à Saint-Clotilde, celle du mercredi à Saint-François-Xavier, celle du dimanche à Notre-Dame-du-Travail, une nouvelle « action » a débuté le mardi 28 septembre, entre 13h et 14h : quelques fidèles se sont réunis pour réciter le chapelet devant les bureaux de l’archevêché de Paris, 10 rue du Cloitre Notre-Dame, où travaillent les vicaires généraux et épiscopaux, les prêtres des diverses services et les employés.

Ce nouveau groupe se propose :

  • D’étendre ce chapelet devant les bureaux de l’administration diocésaine tous les jours de la semaine, et peu à peu toute la journée.
  • De créer des équipes de « prieurs » volontaires (jamais plus de 3 ou 4 en même temps), qui choisiront leur jour et leur heure.

Des panneaux sont préparés au nom des six paroisses où la célébration traditionnelle a été interdite, qui seront ainsi représentées, une par jour, devant les bureaux de l’archevêque :

  • Lundi, Saint-Georges-de-La-Villette
  • Mardi, Notre-Dame du Travail
  • Mercredi, Sainte-Clotilde
  • Jeudi, Saint-François-Xavier
  • Vendredi, Notre-Dame-de-l ’Assomption
  • Samedi, au Carmel de Notre-Dame-de-la-Visitation

Mgr Denis Jachiet nommé évêque de Belfort-Montbéliard

Suite à la nomination de Mgr Blanchet à Créteil en février dernier, Mgr Denis Jachiet a été nommé samedi évêque du diocèse de Belfort-Montbéliard.

Né en 1962 et ordonné prêtre en 1996, il était évêque auxiliaire de Paris depuis 2016.

Anecdote : d’où vient le “kabig”, cet habit monastique de la congrégation de Subiaco ? [Add.]

Peut-être avez-vous déjà visité l’abbaye de la Pierre-Qui-Vire en Bourgogne, ou encore l’abbaye de Landévennec en Bretagne… Et avez-vous remarqué la tenue quotidienne des moines ? Ils n’ont pas l’habit long classique des bénédictins, mais une tunique plus courte, surnommée “kabig”. Divine Box vous présente ça en deux minutes !

Au départ, à la Pierre-Qui-Vire

A l’origine, tous les moines, et notamment les bénédictins, portaient l’habit long avec le scapulaire (surnommée “robe de bure” parfois) noir. Mais dans les années 1965-1970, à l’abbaye de La Pierre-qui-Vire, une anecdote du quotidien va faire changer tout ça.

En fait, alors qu’un frère travaillait sur un tracteur (les moines vivent de prière et de travail !), il vit son long scapulaire se coincer dans les rouages de sa machine. Malheureusement, le moteur continue, et ce moine se voit bientôt mourir, étranglé ou décapité ! Mais, merci la Providence, un autre moine qui passait par là put le sauver. Ce faisant, de retour à l’abbaye, il fila couper son habit pour s’éviter d’autres maladresses du genre, et demanda l’accord à son père abbé pour rester ainsi. Et voilà : depuis ce jour, les moines de la Pierre-qui-Vire portent un habit court.

Le “kabig” breton de Landévennec

L’abbaye de Landévennec, elle, appartenant à la même congrégation bénédictine de Subiaco-Mont-Cassin, décida de l’adopter aussi. À Landévennec ils appellent ça un “kabig”, reprenant le nom de cette veste portée par les pêcheurs bretons : les moines sont près de la rade de Brest, ça ne s’invente pas !

A Landévennec, les moines sont aussi fameux pour leur cidre, leur caramel au beurre salé, leurs pâtes de fruits etc… Cliquez ici pour commander en ligne les bons produits de l’abbaye de Landévennec !

Frère F.-X. de l’abbaye de Landévennec, son “kabig” vissé sur les épaules – Divine Box

Addendum: Une lectrice bretonne nous précise ceci:

Le kabig est un vêtement épais, tissé dans une laine très serrée au point d’en devenir imperméable porté à l’origine les goémoniers du nord-Finistère. Il s’apparente à un manteau court. (Kabig = petite cape). A ne pas confondre avec la vareuse – que portent aujourd’hui les bénédictins de Landevennec – coupée dans une grosse toile de coton également très serrée et toujours portée aujourd’hui par les pêcheurs. Il s’agit plus d’un coupe-vent que d’un imperméable. A l’origine, elles étaient coupées dans les voiles usagées.

Prions les saints de demain

Il existe de très nombreux saints reconnus par l’Eglise. Mais à l’occasion de la fête de la Toussaint, fête de tous les saints, nous pouvons également penser à tous ces saints “en devenir”. Avant d’être canonisés, il y a tout un processus ; et avant de le démarrer – en étant déclaré vénérable, puis béatifié – il y a tout une vie et donc tout un chemin à parcourir !

“Vous êtes la lumière du monde” (Matthieu 5, 14). Regardons toutes ces lumières, petites et grandes, qui nous éclairent sur notre route :

  • Les bienheureux : Ils ne sont qu’à une marche d’être déclarés saints ! Parmi eux, Chiara Luce Badano ou Carlo Acutis nous apprennent que la valeur n’attend pas le nombre des années. A respectivement 18 et 15 ans, leurs vies n’étaient qu’une louange à Dieu.
    “Les jeunes sont l’avenir. Je ne peux plus courir, mais je voudrais leur passer le flambeau, comme aux Jeux Olympiques. Ils n’ont qu’une vie, et cela vaut bien la peine de la vivre” a dit la bienheureuse Chiara Luce.
  • Les vénérables : Parmi la longue liste, Robert Schuman, Marthe Robin, Claire de Castelbajac entre autres … nous montrent que les chemins de sainteté sont aussi variés que les vocations et les personnalités !
    “Il faut absolument que je témoigne de Dieu dans la joie … suffit pas de belles phrases.” (Claire de Castelbajac)
  • Les méconnus : Alors là, la liste est très longue ! On en a tous au moins un dans notre entourage. Un indice ? En général, il faut les chercher parmi les personnes les plus humbles, pas celles qui brillent mais celles qui illuminent et qui réchauffent, celles qui prennent le temps, qui prennent soin des autres. Peut-être cela nous rappelle-t-il quelqu’un que nous avons, ou avons eu, la chance de connaître ?

Alors en attendant la fête de tous les saints, prions plus spécialement pour cette sainte ou ce saint inconnu que le Seigneur a mis un jour sur notre chemin pour nous éclairer.

Manifestations contre le pass sanitaire pour le douzième samedi consécutif, à Paris et dans de nombreuses villes de France

Jean-Marie Le Pen : « Si Eric est le candidat du camp national le mieux placé, bien sûr, je le soutiendrai. »

Interrogé dans Le Monde, Jean-Marie Le Pen déclare :

« Marine a abandonné ses positions fortifiées et Eric occupe le terrain qu’elle a quitté »

« Si Eric est le candidat du camp national le mieux placé, bien sûr, je le soutiendrai. »

« Va-t-il savoir encaisser ? C’est pas si évident que ça, et moi j’en sais quelque chose parce que j’ai commencé à 0,74 % ».

« Mais il est monté sur la barricade en disant des choses que personne n’osait dire, à part moi. Il dit ce que je pense, mais avec une audience supérieure. »

« La seule différence entre Eric et moi, c’est qu’il est juif. Il est difficile de le qualifier de nazi ou de fasciste. Cela lui donne une plus grande liberté. »

C’est arrivé un 2 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 2 octobre : 640 : élection du pape Séverin.
  • le 2 octobre : fête de saint Léger d’Autun (+ 679), évêque et martyr, et fête des Saints Anges gardiens.

Le pape Paul V, en 1608, a établi cette fête en leur honneur.

  • le 2 octobre 1187 : Saladin reprend Jérusalem aux Croisés.

Le siège débuté le 20 septembre s’achève. La nouvelle va faire l’effet d’un coup de tonnerre en Occident. Une troisième croisade est décidée. Français et Anglais cessent leur lutte et s’unissent à l’empereur Barberousse.

  • le 2 octobre 1264 : décès du pape Urbain IV.
  • le 2 octobre 1370 : Bertrand du Guesclin devient connétable de France.

Le Roi Charles V le Sage décerne au chevalier Bertrand du Guesclin, Seigneur de La Motte-Broons, Chevalier de Pontorson et Comte de Longueville, le titre de connétable. Il devient commandant suprême de l’armée française. Charles V récompense ainsi les services rendus pendant la guerre menée contre les Anglais, en particulier son éclatante victoire à Cocherel (voir la chronique du 16 mai 1364) et pour avoir débarrassé le Royaume des Grandes Compagnies. Du Guesclin est fidèle au Roi et combat pour le Royaume de France jusqu’à sa mort en 1380.

  • le 2 octobre 1380 : Charles VI est déclaré majeur, fin de la Régence de Louis, Duc d’Anjou sur le royaume de France.

La famille royale trouve un compromis pour résoudre le problème posé par le jeune âge du Roi, mais l’arrangement ne tient pas compte des dernières volontés de Charles V. En effet, le 16 septembre 1380, Charles V meurt, à 42 ans, son agonie dure trois jours, pendant lesquels il pose ses derniers actes de souverain devant les représentants des trois ordres réunis dans la chambre royale.

Avant d’accomplir ses deux derniers actes, il se fait présenter la couronne royale apportée par l’abbé de Saint Denis. Puis le Roi affirme avoir toujours cru de bonne foi et croire encore que Clément VII est le vrai pape, mais, s’il a été trompé, il se soumet d’avance aux décisions de la Sainte Eglise catholique et du concile universel. Enfin, il abolit les fouages et remet à ses exécuteurs testamentaires un trésor de deux cent mille francs. Le Duc d’Anjou n’est Régent que moins de deux mois.

  • le 2 octobre 1461 : Villon est libéré, à Meung-sur-Loire, grâce à l’arrivée de Louis XI dans la ville.

Un des poètes les plus connus du Moyen Age est en prison à Meung-sur-Loire. Il a déjà fuit Paris pour avoir tué un prêtre, puis Orléans pour un cambriolage. A son couronnement, le Roi Louis XI gracie un certain nombre de prisonniers, dont François Villon.

  • le 2 octobre 1535 : Jacques Cartier découvre Montréal.

Au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais, le Français Jacques Cartier trouve une île peuplée par des Indiens Hurons. Appelée “Hochelaga” par ses habitants, il l’a baptise ” Mons realis”, “Mont royal” en latin. Cette île devient le 17 mai 1642, la ville de Montréal.

  • le 2 octobre 1629 : décès du Cardinal Pierre de Bérulle, religieux français, théologien catholique, cardinal, fondateur des Oratoriens.

Né en 1575, au château de Cérilly en Champagne, Pierre de Bérulle fait ses études chez les Jésuites. Doté d’une grande intelligence, il rédige avant son ordination un Discours sur l’abnégation intérieure.

En 1600, il sert le Roi Henri IV en participant aux négociations avec les chefs Protestants.

Ami et disciple de Saint François de Sales, en 1604, avec l’aide de Jeanne Barbe Acarie, il introduit en France les Carmes Réformées de Sainte Thérèse d’Avila. Grand artisan de la Réforme Catholique en France, il fonde la Société de l’Oratoire encore appelée les Oratoriens, dont la vocation est d’enseigner le Clergé pour former les prêtres en théologie. Soixante maisons seront fondées ainsi que quarante Carmels. Il s’est inspiré de l’Oratoire fondé par Saint Philippe Néri en Italie.

En 1627, il est créé Cardinal par le Pape Urbain VIII. Parmi ses célèbres écrits se trouvent :

– Le Discours de l’état et des grandeurs de Jésus

– La vie de Jésus

– Mémorial de direction

– L’élévation sur Sainte Madeleine

  • le 2 octobre 1700 : le roi d’Espagne Charles II se sentant diminué, rédige un testament attribuant l’Espagne au duc d’Anjou, petit-fils de Louis XIV.

Charles II d’Espagne n’a pas de descendance directe, aussi lègue-t-il toutes ses possessions au duc d’Anjou, deuxième petit-fils de sa sœur aînée Marie-Thérèse et de Louis XIV. Il désavantage ainsi son oncle l’empereur Léopold 1er, qui espérait l’héritage pour son second fils, l’archiduc Charles, le futur empereur Charles VI. La guerre de succession d’Espagne commence.

  • le 2 octobre 1754 : naissance de Louis-Gabriel de Bonald, écrivain français, académicien, et homme politique, philosophe, grand adversaire de la révolution française.
  • le 1er ou 2 octobre 1792 : la statue équestre de Louis XIV, située sur le Place du Peyrou à Montpellier, est renversée sur ordre de la municipalité.
  • le 2 octobre 1804 : décès de Joseph Cugnot, inventeur du premier engin automobile.

Nicolas-Joseph Cugnot est un ingénieur militaire français connu pour avoir créé la première automobile à vapeur, le «fardier». Le véhicule, resté au stade de prototype, dispose de quatre commandes : le frein, les poignées de direction, une sorte de volant, une tringle, qui joue le rôle d’accélérateur en actionnant le robinet de vapeur, ainsi que deux cliquets inversant le mouvement à double effet des pistons, ce qui permet la marche arrière.

  • le 2 octobre 1851 : naissance de Ferdinand Foch, Maréchal de France, Maréchal de Pologne et d’Angleterre, et commandant des forces alliées lors de la Première Guerre mondiale.

Voir la chronique du 20 mars.

  • le 2 octobre 1892 : décès d’Ernest Renan, écrivain, philosophe et historien français.
  • le 2 octobre 1931 : décès du prince Jacques de Bourbon, duc d’Anjou et de Madrid, aîné des Capétiens et chef de la maison de France.
  • le 2 octobre 1928 : fondation, à Madrid, de l’Opus Dei par Don José maria Escriva de Balaguer.

Le pape Jean Paul II le canonise le 6 octobre 2002; son successeur don Alvaro del Portillo est béatifié par le pape François 1er le 27 septembre 2014.

  • le 2 octobre 1986 : François Mitterrand refuse de signer les ordonnances sur le découpage électoral.

Rapport de la Commission Sauvé sur les abus sexuels dans l’Eglise en France : neuvaine à Marie qui garde la chasteté des prêtres

À quelques jours de la publication du rapport Sauvé, Gabrielle Vialla propose de prier pour les prêtres, et notamment pour que Notre-Dame les aide à garder la vertu de chasteté, cette vertu mise à mal depuis quelques décennies, y compris dans l’Eglise. Si l’Eglise ne cultive pas la chasteté, il ne faut alors pas s’étonner des conséquences qui s’ensuivent.

Nous n’avons pas à choisir entre :

  • écouter et prier pour les victimes afin qu’elles trouvent compréhension et réconfort, qu’elles soient reconnues mais aussi que justice soit faite
  • témoigner d’un assentiment à l’enseignement moral de l’Église tel qu’il est donné dans le Catéchisme de l’Église Catholique
  • supplier pour les prêtres et prier pour que des efforts soient faits aujourd’hui en faveur de l’éducation à la chasteté.

Il est possible d’unifier ces trois attitudes intérieures et extérieures. Certains veulent nous faire croire qu’aimer et rendre compte de l’enseignement de l’Église est une injure aux victimes. C’est faux ! Certainement des bourreaux se sont servis d’ « éléments de langage » catholiques et de leur réputation d’aimer l’Église mais cela n’a rien d’étonnant puisque c’est le propre du démon de nous captiver avec un simulacre du bien. À la suite de Benoit XVI, sur le plan historique nous avons à contempler comment l’Esprit Saint a aussi suscité par l’enseignement du Magistère un développement anthropologique, doctrinal et spirituel toujours plus fin et ferme concernant la chasteté, le lien indissociable entre la sexualité et la vie. A t-il été reçu à la mesure de ce que cela impliquait ? Les laïcs de la génération Jean-Paul II doivent enfin reconnaître le murmure de leur conscience, percevoir qu’aimer les victimes et les prêtres c’est tout tenir.

En ce mois du Rosaire, nous pouvons nous tourner vers Marie, qui garde la chasteté des prêtres, qui garde la chasteté de chacun d’entre nous. Si des prêtres ont gravement gravement failli, d’autres à la suite de saint Paul ont pu dire « J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi »

Il vous sera proposé de contempler chaque jour du 4 au 13 octobre un saint prêtre, aujourd’hui au balcon du ciel donc non susceptible d’être déformé par notre vénération, et d’invoquer Marie qui garde la chasteté des prêtres.

Gabrielle Vialla

PS: Cette neuvaine fait écho à la neuvaine de Marie qui garde les prêtres que vous pouvez trouver aussi ici.

La messe de Paul VI constitue une fracture et une rupture complète avec la tradition liturgique

A l’heure de Traditionis custodes, les éditions Via Romana publient une traduction du livre de l’abbé Anthony Cekada, parue en anglais en 2010. C’est une somme impressionnante sur la réforme liturgique. Au delà de l’esthétique, de la nostalgie, du sens du sacré ou du désir de mystère dans la religion, qui font parfois préférer la messe traditionnelle, l’abbé Cekada montre les changements impressionnants qui ont bouleversé la liturgie, dans cette étude complète et approfondie de la Messe de Paul VI. Son ouvrage est le fruit de trente ans de recherches sur les origines, la nature et les présupposés théologiques de la réforme liturgique du XXe siècle.

L’abbé Cekalda souligne l’idéologie des novateurs, qui ont perverti le mouvement liturgique engagé par Dom Guéranger (lequel qualifiait d’hérésie antiliturgique la volonté de célébrer face au peuple, en langue vernaculaire, et en changeant les textes de la sainte messe). La transformation de la messe se base notamment sur un mensonge : il faut restaurer la liturgie corrompue au cours du moyen âge, et l’adapter aux besoins et à la mentalité de l’homme contemporain, ce qui est tout à fait contradictoire, et l’auteur le montre bien. Les plus anciens textes liturgiques sont aux antipodes de la mentalité contemporaine. L’abbé Cekalda a dressé la liste de toutes les expressions qui ont été supprimées des oraisons et du lectionnaire (soi disant enrichi) parce qu’elles ne correspondaient pas à la mentalité contemporaine. De fait, la liturgie a été modifiée pour correspondre à l’œcuménisme avec les protestants (parce qu’avec les orthodoxes, cela aurait donné autre chose…). Les chiffres soulignent cette rupture :

Sur les 1182 oraisons que comporte le Missel traditionnel, environ 760 furent entièrement supprimées. Sur les 36% environ qui restaient, les réformateurs modifièrent plus de la moitié avant de les réintroduire dans le nouveau Missel. Par conséquent, seulement 17% des oraisons de l’ancien Missel parvinrent, intactes, dans le nouveau Missel.

L’auteur souligne que les novateurs ont menti en prétendant que le nouveau cycle de lectures offrait un panorama plus complet des enseignements du Nouveau Testament. Or, un certain nombre de thèmes ont été systématiquement caviardés, notamment dans les oraisons : la colère de Dieu, le châtiment du péché dès ici-bas, l’enfer, les condamnations du monde, les incrédules, les hérétiques, la digne réception de l’Eucharistie…

Ils ont traité ces passages en les excluant des Messes du dimanche, en en laissant certaines parties facultatives, en supprimant des versets isolés, en permettant une lecture de substitution ou en les excluant carrément du Lectionnaire.

L’un des aspects de la nouvelle messe c’est qu’elle porte en son sein la possibilité des abus liturgiques, ces fameux abus dénoncés par un certain nombre de prélats, jusqu’au pape, mais dont on ne sait pas exactement où ils commencent. Et pour cause : il n’y a plus réellement de rubriques intangibles. Au nom de la participation active, elles ont été remplacées par un certain nombre d’options laissées à la discrétion du célébrant, allant jusqu’à la possibilité d’inventer des textes (à la place de l’Introït, par exemple). C’est pourquoi la célébration des messes Paul VI change d’une paroisse à l’autre. De même, la communion dans la main et le service d’autel par des filles, d’abus sont devenus autorisés, voire encouragés (et dans certains endroits c’est la communion sur la langue qui est désormais interdite). La suppression totale du latin et du grégorien (qui devaient pourtant occuper la première place dans la liturgie) ne sont pas des abus. L’abbé Cekada montre, avec les textes du Concile, des instructions vaticanes qui ont suivi (en 1964, 1967), jusqu’à l’Instruction Générale (1969 puis 1970), que la créativité liturgique fait partie intégrante de la nouvelle messe, au nom d’un certain soin pastoral, qui permet de tout déréglementer et de tout justifier. Exemple de ce “en même temps”, concernant l’usage du latin, dans la Constitution Sacrosanctum Concilium (n°36) :

1. L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins

2. Toutefois, soit dans la messe, soit dans l’administration des sacrements, soit dans les autres parties de la liturgie, l’emploi de la langue du pays peut être souvent très utile pour le peuple ; on pourra donc lui accorder une plus large place, surtout dans les lectures et les monitions, dans un certain nombre de prières et de chants, conformément aux normes qui sont établies sur cette matière dans les chapitres suivants, pour chaque cas.

3. Ces normes étant observées, il revient à l’autorité ecclésiastique qui a compétence sur le territoire, mentionnée à l’article 22 (même, le cas échéant, après avoir délibéré avec les évêques des régions limitrophes de même langue), de statuer si on emploie la langue du pays et de quelle façon, en faisant agréer, c’est-à-dire ratifier, ses actes par le Siège apostolique.

Le 26 novembre 1969, le pape Paul VI déclarait :

Ce n’est plus le latin, mais la langue courante, qui sera la langue principale de la messe.

L’abbé Anthony Cekada (1951-2020), de nationalité américaine, ordonné prêtre en 1977 par Mgr Marcel Lefebvre, a quitté la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X en 1983 pour devenir sédévacantiste. C’est le principal défaut de son ouvrage, souligné par Yves Daoudal : il remet en cause la validité de la nouvelle messe tout en jugeant, en même temps, qu’elle est sacrilège. Yves Daoudal a également étudié la transformation révolutionnaire des textes de la messe et du bréviaire : un véritable massacre liturgique qui montre que la nouvelle messe est une création et non un développement harmonieux conforme à la tradition.

Le film FATIMA sort au cinéma partout en France, à partir du 6 octobre

Portugal, 1917. Trois jeunes bergers de Fatima racontent avoir vu la Vierge Marie. Leurs révélations vont toucher de nombreux croyants mais également attirer la colère des représentants de l’Eglise et du gouvernement. Ils vont tout faire pour essayer d’étouffer l’affaire et obliger les trois enfants à se rétracter. Mais la rumeur s’est propagée dans tout le pays. Les pèlerins affluent à Fatima en espérant être les témoins d’un miracle.

Le film FATIMA sort dès la semaine prochaine au cinéma partout en France, à partir du 6 octobre. Les salles de cinéma sont répertoriées ici, dans la rubrique “Voir toutes les séances“. Il est important que le maximum de personnes puisse le voir dès la première semaine de sa sortie pour remplir les salles de cinéma, car sinon, les salles ne voudront pas le reprendre une 2e semaine.

En 1989, un auteur agnostique (Harvey Keitel) demande un entretien à sœur Lucia (Sônia Braga) dans son couvent carmélite de Coimbra pour l’interroger sur ses expériences mystiques de jeunesse et plus particulièrement sur cette année 1917 où auraient eu lieu des apparitions de la Vierge Marie, reconnues plus tard par l’Eglise. Lucia (Stephanie Gil) n’était alors qu’une enfant de 10 ans vivant dans un petit village portugais. Avec ses cousins plus jeunes, elle reçoit la visite d’une très belle dame (Joana Ribeiro), qu’ils pensent être la Vierge Marie. Lorsque la mystérieuse dame apparaît, tout le reste autour disparaît. Il n’y a plus aucun bruit, aucune nuisance. La dimension symbolique de chaque rencontre est très forte. Ses apparitions se font avec beaucoup de douceur et de délicatesse. Elle marche pieds nus, vêtue d’une robe blanche immaculée et d’un voile délicat. Les jeux de lumière sont puissants. Elle rayonne et captive le regard. Pourtant, lorsqu’elle commence à parler, son visage se remplit de tristesse. Elle répète : « la guerre doit cesser ». Pour cela, elle exhorte les enfants à prier le chapelet quotidiennement et promet “d’apporter la paix au monde et de mettre fin à la guerre”. Quelques temps après, le frère de Lucia, Manuel, est déclaré disparu au combat. Maria, la mère de Lucia, une femme caractérielle et dure, craint de ne pas avoir prié assez fort pour sauver son fils de la guerre. Maria est convaincue que sa fille ment et que son fils ne revient pas par sa faute. Pourquoi la Vierge apparaîtrait-elle à un enfant ? Et qu’a-t-elle de plus que les autres ? Le maire (Goran Visnjic), un homme fondamentalement athée, est incommodé par la venue massive des pèlerins qui affluent à Fatima pour voir les « voyants ». Il va jusqu’à fermer l’église pour éviter les rassemblements. Il fait venir les enfants pour les interroger et tente de les faire changer d’avis. La hiérarchie de l’Eglise catholique souhaite également découvrir la vérité et le prêtre local (Joaquin de Almeida) fait venir son évêque. Les enfants, effrayés, subissent de nombreux interrogatoires mais restent jusqu’au bout fidèles à leur version des faits. “Elle était aussi réelle que toi”, répond Lucia affligée à sa mère indignée !

Tout au long du film, le professeur sceptique pose des questions à Sœur Lucia pour la pousser dans ses retranchements. Mais celle-ci, dotée d’une excellente répartie et habitée par une foi profonde, répond sans détour, le taquinant parfois (les personnes qui sont allées s’entretenir avec Sœur Lucia mentionnaient souvent son sens de l’humour aigu). Ces conversations permettent alors au spectateur de prendre un peu de recul sur les apparitions, en poussant un peu plus loin la réflexion philosophique et théologique. Les questions du professeur Nichols à Sœur Lucia sont bien amenées, réfléchies et donnent la parole à la pensée adverse. “Tout ce qui est inexplicable n’est pas nécessairement transcendant”, déclare Keitel. Sœur Lucia rétorque : “La foi commence à la limite de la compréhension”. S’il existe entre ces deux personnages un fossé qui ne sera probablement jamais comblé, leur conversation est stimulante et propose un débat sain qui évite de stigmatiser les deux camps.

Synode sur la synodalité : vers une Eglise démocratique ?

Le Club des Hommes en Noir est revenu sur l’annonce du Synode sur la synodalité, à l’occasion de la publication d’un document préparatoire. Philippe Maxence recevait l’abbé Celier, l’abbé Guelfucci, le Père Viot et Guillaume de Thieulloy.

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