La députée européenne Maxette Pirbakas (RN) rejoint Eric Zemmour
C’est le Figaro qui annonce ce nouveau ralliement :
« (…) Avec ses quelque 2,6 millions de compatriotes, représentant à eux seuls près de 4% du corps électoral, les outre-mer sont pourtant loin d’être à négliger (…) Selon nos informations, Eric Zemmour devrait se rendre à La Réunion à la fin du mois de février. Pour porter sa voix dans les douze territoires ultramarins et travailler à des propositions spécifiques, le candidat de Reconquête! peut d’ici là compter sur une nouvelle prise de guerre: Maxette Pirbakas.
L’eurodéputée Rassemblement national, dont le nom circulait déjà depuis plusieurs jours, officialise au Figaro sa rupture avec le parti de Marine Le Pen et son ralliement à Éric Zemmour :
«C’est quelqu’un qui n’est pas politicien. Je me retrouve en lui. Il est à l’écoute, il ne prétend pas parler à la place des Ultramarins», confie l’agricultrice guadeloupéenne de 46 ans (…)
Quatre élus marseillais quittent le groupe RN pour rejoindre…Marine le Pen
Rien ne va plus au RN et cela devient très compliqué à suivre. A Marseille, Stéphane Ravier soutient Sophie Grech qui a donné son parrainage de conseiller régional à Eric Zemmour mais souhaite qu’elle reste au sein du groupe municipal RN qu’il dirige. Il veut réaliser l’union en vue du deuxième tour :
Quatre élus, Franck Allisio, Eléonore Bez, Gisèle Lelouis et Arezki Selloum, annoncent quitter le groupe RN, après que l’élue Sophie Grech a apporté son parrainage à Eric Zemmour.
« Stéphane Ravier a refusé que Sophie Grech quitte le groupe« , a déclaré Franck Allisio, vice-président du groupe RN Paca et conseiller municipal de Marseille, lors d’une conférence de presse.
« Notre position est simple : nous ne pouvons pas cohabiter dans un groupe RN avec une élue qui a apporté son parrainage à Eric Zemmour.(…) Y rester ça serait cautionner ».
« Je ne suis pas au courant » , a réagi Stéphane Ravier.
« On ne peut pas être pris en otage. On veut que Stéphane nous entende. On quitte le groupe mais on le réintègre s’il le souhaite, dès qu’on a clarifié la situation« .
Après les événements d'hier, je réunis ce soir les élus de mon groupe municipal où tous les patriotes marseillais ont leur place. Sophie Grech, comme les autres, peut compter sur mon amitié. Le rassemblement contre le macronisme se fera par la discussion. pic.twitter.com/Xt506diBEt
— Stéphane Ravier (@Stephane_Ravier) February 1, 2022
La France prie : plus de 2210 chapelets dans toute la France
Cette initiative de laïcs catholiques souhaite promouvoir et multiplier la récitation du chapelet pour la France dans l’espace public pour confier ainsi cet espace à la Sainte Vierge et obtenir d’Elle le retour de la paix et de la liberté dans le respect du droit naturel dans la société française.
Cliquez sur un point de la carte pour voir le jour et l’heure. Si aucun jour n’est précisé, alors le chapelet a lieu le mercredi.
- De quoi s’agit-il ? Récitation du chapelet sur la place publique, au mieux avec des cierges bénis laissés sur place.
- Quand ? De préférence le mercredi soir à 18 heures, en union avec de nombreux groupes à travers le monde.
- Où ? Dans chaque quartier de nos villes, dans chaque village de France, devant un calvaire, une église, une statue dont notre pays est parsemé.
- Qui ? Toutes les personnes de bonne volonté qui souhaitent réciter le chapelet. Que l’on soit seul, en famille, avec des amis, avec ou sans prêtre, chacun dans son village ou son quartier.
- Comment ? Debout, à genoux, chacun comme il le souhaite et comme la météo le permet, à voix haute sans haut-parleur. Si un prêtre est présent, il lui est réservé de faire une petite intervention à caractère purement religieux et de bénir les participants en fin de chapelet. On peut aussi chanter quelques chants et prier Saint-Joseph. Durée conseillée : au total environ 30 minutes.
- Pourquoi ? Pour confier notre pays qui subit actuellement une crise sociétale des plus graves de son histoire à la Très Sainte Vierge Marie et l’implorer pour qu’elle vienne en aide à ses habitants.
- Dans quel but ? Il s’agit de poser un acte public de prière et de témoignage de notre Foi et donc de réciter ce chapelet en public partout en France pour ainsi mettre le domaine public sous la protection de la Sainte Vierge.
- Jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que la crise actuelle se soit résolue de manière pacifique et que la paix et la liberté soient revenues dans notre société
La France de Macron veut instrumentaliser la présidence de l’Union Européenne
ONE OF US, un collectif de citoyens de tous les pays européens connu pour avoir réussi l’Initiative Citoyenne Européenne la plus importante à ce jour (1,7 million de citoyens signataires), lance une nouvelle campagne pour demander à l’UE de prioriser comme valeur la protection des êtres humains au tout début de leur vie.
Il y a urgence car dans certains pays la vie des enfants à naitre est ouvertement menacée par l’avortement jusqu’à 9 mois et les expérimentations de programmes de recherche.
Parce que cette année l’Europe lance une réflexion sur ses valeurs et que la France vient de prendre la présidence de l’UE, One Of Us a créé des cartes de vœux. Ces cartes ont pour vocation de célébrer 2022 sous le sceau de l’amour, de l’espérance, de la sagesse et du respect des autres, surtout des plus fragiles.
Réveillez les consciences en diffusant des cartes ONE OF US :
Selon Ouest-France, les milices antifas sont des « spectateurs »
Arrivée mouvementée pour Marine Le Pen au commissariat de Brest, ce mardi.
La candidate à la présidentielle a été chahutée par des spectateurs. pic.twitter.com/jLJfzDPEla
— Ouest-France (@OuestFrance) February 1, 2022
Comment @OuestFrance ?
Vous osez qualifier 17 punks à chiens qui vivent dans le squatt près du commissariat de Police de "spectateurs" ?
Vous devriez vous indigner de leur volonté d'empêcher ( en vain..) une candidate à la Présidentielle de faire campagne!!#Brest @MLP_officiel https://t.co/xX4cE2Cpt3— Gilles Pennelle (@GillesPennelle) February 1, 2022
La fuite de Trudeau : panique chez les élites ?
Edito de François Billot de Lochner :
Le jeune Trudeau, Premier ministre du Canada, répond à toutes les caractéristiques des mondialistes libertaristes : il déconstruit à tour de bras, affiche un profond mépris pour les classes populaires, exhibe sans complexe son homosexualité, vénère Macron et réciproquement, professe à tour de bras l’idéologie gay, maintient une dictature sanitaire impitoyable etc.
Pour résumer simplement les choses, Trudeau adhère en profondeur au macronisme le plus pur, si l’on peut accoler le mot « macronisme » et le mot « pureté ». Sous son impulsion, le Canada se range dans la catégorie des pays les plus répressifs en termes de lutte contre le covid.
Les Canadiens n’ont pas réagi comme les Français : alors que la résistance française à la dictature sanitaire n’a jamais faibli depuis janvier 2021, sous l’impulsion, notamment, du courageux Florian Philippot, les Canadiens ont semblé accepter les restrictions considérables de liberté concoctées par Trudeau.
La contestation a commencé à émerger depuis plusieurs mois, et son point d’orgue a donc consisté à organiser d’immenses convois de poids-lourds convergents vers Ottawa, afin d’organiser le blocage de cette ville.
De façon tout à fait extraordinaire, le Premier ministre a disparu : une fuite en bonne et due forme, digne de celle de de Gaulle, en mai 68, à Baden-Baden. Pourtant, Ottawa n’était menacée que par des poids-lourds, quand de Gaulle, lui, affrontait une véritable révolution.
Cette peur panique du jeune Trudeau est un signe intéressant : les élites mondialisées ont une apparence d’extrême dureté, mais peuvent être totalement déstabilisées par des mouvements populaires qu’ils ne peuvent comprendre, puisqu’ils les méprisent absolument.
Question subsidiaire : comment le Premier ministre d’un grand pays, doté d’une armée solide et de forces de l’ordre puissantes, peut-il avoir paniqué au point de fuguer comme un gamin irresponsable ? Cette fuite est assez significative : elle montre la faiblesse de ceux qui apparaissent forts mais ne le sont pas autant qu’ils apparaissent, et la force de ceux qui sont considérés, sans doute trop rapidement, comme faibles. Ce qui peut ouvrir des perspectives intéressantes, à l’avenir.
Pie XII a sauvé 15 000 juifs et averti les Américains, qui ne l’ont pas cru, du génocide juif
L’archiviste en chef du Bundestag (la chambre basse du Parlement allemand), Michael Feldkamp, participe depuis plusieurs années à des recherches historiques sur le Pape Pie XII. Michael Feldkamp collabore avec l’archiviste du Vatican Johannes Icks. Il est interrogé sur Radio Vatican :
Michael Feldkamp, vous avez récemment été dans les archives du Vatican et avez vu des documents jusqu’ici inconnus sur Pie XII, avant et après son élection au trône de Pierre. Selon vous, qu’y a-t-il de nouveau dans la recherche sur Pie XII que le grand public ne connaît pas encore ?
Tout d’abord, nous, en Allemagne, ne sommes pas les seuls à faire des recherches sur Pie XII. Il n’y a pas que des historiens dans ce domaine, mais aussi des journalistes – dont nous avons également besoin comme multiplicateurs. Ce qui est nouveau maintenant, et ce que nous avons toujours su jusqu’à présent, c’est qu’Eugenio Pacelli, c’est-à-dire Pie XII, était au courant de l’Holocauste très tôt.
En ce qui concerne l’extermination systématique des juifs d’Europe, Pie XII a envoyé un message au président américain Roosevelt en mars 1942 – deux mois après la conférence de Wannsee. Il l’a averti que quelque chose se passait en Europe dans les zones de guerre. Ces messages n’ont pas été considérés comme crédibles par les Américains. Nous savons aujourd’hui (…) que Pie XII était confronté à la persécution des juifs presque quotidiennement. Tous les rapports lui ont été présentés et il a créé son propre bureau au sein de la deuxième section de la Secrétairerie d’État, où le personnel doit s’occuper exclusivement de ces questions. Il y avait Mgr Domenico Tardini – qui devint plus tard un cardinal important lors du Concile Vatican II – et il y avait Mgr Dell’Acqua, lui aussi plus tard cardinal. Il est également considéré comme l’un des principaux auteurs de la Constitution du Concile Vatican II sur la réconciliation avec les juifs (Nostra Aetate).
Pendant la Seconde Guerre mondiale, ces dirigeants étaient en contact très étroit avec Pie XII, lui rendant compte quotidiennement des persécutions et des déportations de masse, ainsi que du sort individuel des personnes qui s’adressaient à eux. Et ce qui est passionnant aujourd’hui, c’est que nous pouvons estimer que Pie XII a personnellement sauvé environ 15 000 juifs grâce à ses propres efforts: ouverture de monastères, transformant les cloîtres afin que des personnes puissent y être cachées, etc. Tout ceci est une énorme sensation ! Les pièces d’archives que j’ai trouvées maintenant au Vatican me montrent avec quelle précision Eugenio Pacelli a été informé.
Vous affirmez que ce que Pie XII a dit sur le sort des juifs n’était pas considéré comme crédible par la partie américaine, pour ainsi dire. Comment a réagi le Saint-Siège, mais aussi le Pape Pie XII ?
Il s’agit de correspondance diplomatique, seules les lettres qu’ils ont reçues sont confirmées. Il est toutefois intéressant de noter que le président des États-Unis ou ses collaborateurs du département d’État ont contacté Pie XII à plusieurs reprises pour obtenir des informations sur des cas individuels…
Le soutien du Pape Pacelli aux juifs est allé si loin que la Garde palatine papale, une sorte de garde du corps du Pape comme la Garde suisse d’aujourd’hui, a été impliquée dans des combats avec les Waffen-SS, avec des soldats de la Wehrmacht, pour cacher des juifs dans la basilique romaine de Sainte-Marie-Majeure. Maintenant, vous pouvez voir et prouver tout cela. Je suis reconnaissant que nous ayons ouvert ces archives au Vatican. De cette façon, nous pouvons maintenant corriger beaucoup de ces vagues suppositions ou même accusations.
Par-dessus tout, il y a l’accusation selon laquelle Pie XII n’a rien fait et est resté silencieux. Le problème du silence est toujours là, bien sûr. Mais maintenant, on peut considérer que c’est raisonnable, étant donné qu’ici, il a conduit des gens à se cacher dans des opérations secrètes. À cette époque, il ne pouvait pas attirer davantage l’attention du public sur lui en organisant des manifestations ou en rédigeant des notes de protestation, mais pour détourner l’attention, il a mené des négociations avec l’ambassade d’Allemagne et la police italienne, voire avec Benito Mussolini et le ministre italien des Affaires étrangères, etc. Il a toujours essayé d’obtenir le plus possible par la négociation. […]
Une société qui rembourse mieux l’avortement que l’accouchement, pourrait-elle se prétendre experte en humanité auprès des plus âgés ?
Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec revient sur le livre choc Les Fossoyeurs (Fayard) concernant le traitement de nos anciens dans les maisons de retraite :
De Marcel Jullian, l’histoire se souvient, qu’après avoir été nommé directeur des programmes de l’ORTF suite à l’élection de Valéry Giscard d’Estaing en 1974, il devint le fondateur d’Antenne 2. D’un tempérament libre et indépendant, habité par un amour tout romantique de la monarchie, il n’était pas seulement un homme de télévision. Il fut aussi un homme de plume. Écrivain, dialoguiste, féru de poésie. À l’ombre du réalisateur de génie Gérard Oury, beaucoup ignorent ainsi que le rédacteur des scénarios de La Grande Vadrouille, du Corniaud ou de La Folie des grandeurs, c’était lui.
En 1995, à l’automne de sa vie, Marcel Jullian entreprit de rédiger une Lettre ouverte à son grand-père qui avait le tort d’avoir raison (Albin Michel). Les phrases sont courtes et alertes. Elles ont le parfum de la nostalgie et la saveur de caresses fugaces. On sent chez l’auteur le besoin de reprendre contact avec un être cher qui portait, au-delà de sa personne, tout un univers avec lui. En guise d’avertissement, Marcel Jullian explique sa démarche :
« En douce, à l’âge tendre, avec une grande économie de phrases et une bonté lucide, il m’a mis bien des choses précieuses dans la tête. Et à sa mort, trop tôt venue, il m’a légué sa canne pour marcher droit. Aujourd’hui, je lui adresse cette lettre ouverte. Pour lui dire merci. »
Il y a toujours noblesse à faire œuvre de piété filiale. Albert Camus s’y était attelé à l’endroit de son maître d’école lorsqu’il reçut son prix Nobel de littérature. Rendre hommage aux humbles, aux fragiles et à ceux que l’histoire oublie trop vite participe d’une forme de droiture. Si la vieillesse est un naufrage, il est juste et doux de secourir les naufragés.
Société individualiste versus esprit évangélique
Mais alors, qu’avons-nous fait pour en arriver là ? La récente publication de l’enquête atomique Les Fossoyeurs (Fayard) révèle, une fois encore, le mal-être d’une société individualiste qui peine, à défaut d’en construire de nouveaux, à maintenir des espaces de paix et de sociabilité. Son auteur, Victor Castanet, dénonce en 400 pages les importantes dérives lucratives des établissements pour personnes âgées dépendants du groupe Orpea. On y découvre le rationnement des produits de santé et de nourriture subi par certains résidents, les combines autour de l’utilisation des dotations publiques pour effectuer des économies à tout prix ou encore la dissimulation vis-à-vis des familles des pensionnaires qui croient offrir à leurs proches un quotidien sinon agréable au moins décent et qui, en réalité, se trouvent dupées quant aux services réellement fournis.
La Providence ayant le goût du clin d’œil, l’hebdomadaire France catholique – qui gagne à être connu – vient de proposer, dans l’un de ses numéros de janvier, tout un dossier consacré à la vieillesse. On y lit notamment le récit d’une immersion dans une maison religieuse atypique : un monastère contenant en son sein un Ehpad. L’abbaye bénédictine de Faremoutiers (Seine-et-Marne) accueille en effet depuis 1980 des religieuses âgées et diminuées. La communauté compte sept religieuses valides pour dix-huit qui bénéficient de soins médicaux prodigués par une infirmière coordinatrice entourée de six aides-soignantes, deux personnes de ménage et une cuisinière. Un lieu de paix, de recueillement et de hauteur loin des turbulences du monde. Les religieuses vaquent à la prière et à la lecture et, entre les deux, rient comme des enfants. L’une des sœurs se confie :
« Le vieillissement est un détachement : dans cette progressive inadaptation aux choses humaines, je vois une désadaptation au monde… pour s’adapter à une autre réalité. C’est comme le papillon dans sa chrysalide qui se prépare à s’envoler… »
Transmission et complémentarité : l’importance de nos anciens
Hélas, la déchéance physique devient inaudible pour notre monde hédoniste qui fonde le bonheur sur les seules vertus de la matière. À propos de la question du grand âge, le contraste se fait saisissant entre les contradictions d’une morale laïque désincarnée et la cohérence de la sagesse antique et chrétienne sur les fins dernières. « Quand un homme a fini, c’est alors qu’il commence », trouve-t-on dans les Écritures (Si 18,6). Sophocle ne dit pas autre chose en mettant dans la bouche d’Œdipe, pauvre et aveugle : « C’est quand je ne suis plus rien que je deviens vraiment un homme. » La période du Covid aura été révélatrice des limites d’un humanisme sans Dieu – à tout le moins sans transcendance – apparaissant incapable de devenir aussi humain qu’il l’ambitionne. Autant l’inédit du premier confinement pouvait excuser en partie la difficulté des responsables politiques à trouver l’attitude la plus ajustée pour prendre en compte les aînés reclus dans leur Ehpad. Autant le deuxième confinement n’a fait que confirmer ce traitement dramatique des personnes âgées. Sous couvert de les protéger de la mort, nos anciens souffraient en réalité d’un manque cruel de considération. Isolés dans leur chambre, prisonniers dans leur chair, ils étaient finalement victimes d’un égoïsme qui ne dit pas son nom. Comment s’en étonner ? Une société qui rembourse mieux l’avortement que l’accouchement (100 % contre 70 %), pourrait-elle se prétendre experte en humanité auprès des plus âgés ?
L’enquête réalisée auprès des établissements Orpea rappelle à juste titre une vérité que notre société ferait mieux de ne pas oublier : la gratuité, le don, l’attention ne peuvent être l’objet de calculs ou de rentes. Certes le mélange des trois générations dans les chaumières d’autrefois avait sa part d’inconfort et de sacrifices. Mais il possédait aussi ses vertus. De ses grands-parents, on apprenait l’économie des paroles et des gestes, on se rassurait de leur calme si propre à celui des vieilles troupes, on goûtait leur recul quant aux défis de l’existence. L’ancien reste celui qui temporise, qui jugule, qui conseille. Celui qui peut se prévaloir d’être, par son âge, synonyme de sage.
Difficile de ne pas regarder avec ironie l’énergie dépensée pour un vivre-ensemble idéal quand dans le même temps la logique de la postmodernité se satisfait de l’archipellisation des générations. Comme un symbole, la loi « grand âge », promesse d’Emmanuel Macron, a disparu de l’agenda présidentiel. La transmission, la complémentarité, la fusion si favorables à la pacification des mœurs et de la vie se trouvent remises au placard. Même dans le monde ecclésiastique, il peut y avoir une certaine méprise. La pastorale qui se focalise sur la jeunesse (messe des jeunes, rassemblements étudiants…) sectorise le peuple des âmes et fait perdre de vue que la nef des fidèles doit conserver ce charme unique de rassembler sur ses bancs jeunes et moins jeunes, riches et pauvres, ouvriers de la première comme de la dernière heure. Le prêtre lui-même, je peux en témoigner, trouve dans la visite des personnes âgées souvent plus de réconfort pour son âme et d’enthousiasme pour son ministère qu’un « caté pizza » pour lycéens. Pourquoi ? Parce que, comme le chante Moustaki, les anciens nous aident à « remettre au présent tout ce qui s’est passé », quand tous les autres écoutent, eux entendent.
Marcel Jullian ignorait sans doute revêtir la tunique d’un prophète lorsqu’il fustigeait il y a trente ans les institutions qui manquaient à leur devoir :
« Aujourd’hui, moins par le jeu des moralités qui déclinent que par celui des institutions finalement délétères, on ne sait plus ce que vaut la main qu’on vous tend et ce qu’elle vous veut. Une aumône, un bakchich, une trahison ou une amitié. »
Un grand-père, un ancien, un aîné, ça sert justement à y voir clair. Et c’est justement de se passer d’eux dont notre société meurt.
Une organisation bien huilée
Jeanne Smits a traduit les observations, analyses et commentaires de la Canadienne, Hilary White, qui s’émerveille devant l’organisation, le calme, la parfaite gestion d’un événement de grande envergure qui a mobilisé des milliers et des milliers de camions en vue de bloquer le centre d’Ottawa pour reconquérir les libertés ravies au Canadiens sous prétexte de lutter contre la « pandémie du COVID » – en particulier la liberté vaccinale.
Voici le reportage de LifeSiteNews :
Bernard Antony votera Zemmour
Le président de l’Agrif a fait son choix :
J’ai redis ce mercredi dernier dans mon émission de la Réplique sur Radio Courtoisie mon choix en faveur d’Éric Zemmour pour la prochaine élection présidentielle. Et j’ai répété aussi ma formule : « Je suis zemmourophile, pas zemmourolâtre », signifiant mon adhésion à la plupart de ses positions mais nullement que je les approuvais toutes et pour certaines, non sans nuances.
Je suis ainsi très heureux de l’article de Michel Léon qui sera publié dans le prochain numéro (384) de Reconquête et titré « Zemmour et les patriotes doivent comprendre que le réflexe jacobin n’est ni national ni intégrateur ».
J’ai éprouvé ces jours-ci une certaine commisération pour Marine Le Pen lâchée ou risquant de l’être par nombre de ses cadres et élus. Marine, jadis, m’avait méchamment prêté des propos à son encontre que je n’avais nullement tenus. Et il m’arriva aussi de répondre à quelques de ses jugements incohérents sur le catholicisme dans un petit livre titré « Devoir de réponse » sous-titré « Marine Le Pen sur la foi catholique et la République », et consistant en un entretien avec Cécile Montmirail (19 euros franco de port. À commander au Centre Charlier : 01 40 51 74 07).
J’ai pardonné à Marine.
Comme je soutiens Zemmour, je ne souhaite évidemment pas qu’elle soit en compétition pour le deuxième tour de l’élection. Mais si tel était le cas, en considération de l’intrinsèque perversion de la politique totalitaire de Macronéron, je voterais et appellerais à voter pour elle ; et si elle était par bonheur élue, alors, ne lui en déplaise, je prierais le Saint Esprit pour qu’Il l’assiste.
Zéro conviction
« Être dans le vent : une vocation de feuille morte. » Gustave Thibon
Invitée dans l’émission Mission Convaincre sur LCI, la candidate LR à la présidentielle a précisé sa position sur des sujets sur lesquels elle a retourné sa veste.
Elle affirme ne pas vouloir revenir sur la loi Taubira ni la PMA, à condition que l’enfant puisse connaître son origine. Elle s’est dite en revanche fermement opposée à la GPA. Pour l’instant.
Au fil des années, ses engagements ont en effet semblé fluctuer : elle avait notamment défendu une « union civile » plutôt qu’un mariage pour les homosexuels avant le passage de la loi, puis a refusé de revenir sur ce texte.
Interrogée quant à ses changements de position par une adhérente du Mouvement Conservateur, Valérie Pécresse a répondu que « la vie vous fait évoluer ».
« Je suis humaine aussi, je rencontre des gens et cela me fait évoluer. Ceux qui n’évoluent jamais ont de la chance qu’elles n’évoluent pas, moi ce n’est pas mon cas, mes convictions évoluent avec celles de la société ». « Il faut me croire ».
Percée de la droite populiste au Portugal
Le populiste André Ventura, du nouveau parti de droite décomplexée Chega, avait obtenu aux législatives de 2019 un score de 1,3%. Lors de l’élection présidentielle de janvier 2021, il avait obtenu environ 12%.
Aux élections législatives du 30 janvier qui ont vu la victoire d’un socialiste, Chega a obtenu la 3e place avec plus 7% des voix. Il passe ainsi de un à 12 députés.
Chega se revendique contre l’avortement et l’euthanasie, contre l’enseignement public et pour la disparition du Ministère de l’Éducation, contre le politiquement correct, pour un État limité aux fonctions régaliennes, pour un retour de la prison à vie et de la castration chimique des pédophiles, contre le marxisme culturel et l’idéologie du genre…
De la rémunération des membres du Conseil Constitutionnel
Thierry Benne, docteur en droit public, diplômé d’expertise-comptable, publie une lettre ouverte à Emmanuel Macron sur l’illégalité des indemnités perçues par les membres du Conseil constitutionnel. C’est assez long et bien documenté. Extrait :
À l’automne 2020, Maître Delsol, Président de l’IREF, a intenté auprès du Conseil d’État un recours en annulation des suppléments de rémunérations contraires à la Constitution. Ce recours fut rejeté en contestant, malgré la flagrance, la capacité juridique de l’Association à attaquer la prévarication alléguée. Il ne semble pas pour autant que les juges du Palais Royal aient, en dépit de l’urgence et l’intérêt évident du pays, jugé utile de signaler au Parquet les faits dont ils avaient eu ainsi connaissance.
Cependant le requérant avait simultanément pris la précaution d’adresser une lettre recommandée avec avis de réception au Ministre des Comptes publics pour l’alerter sur la gravité et l’importance des irrégularités constatées, mais ce nouvel avertissement n’a apparemment pas eu l’heur de retenir son attention, ni de l’inciter – lui non plus – à remettre de l’ordre dans son ministère ou au moins à saisir le Parquet (article 40 alinéa 2 du Code de procédure pénale).
En novembre 2020, les recherches entreprises par le Député Naegelen, rapporteur spécial de la Commission des Finances au titre des pouvoirs publics, confirment le caractère persistant et irrégulier des sur-rémunérations accordées.
Au début du mois de février 2021, on a assisté au retrait dans des circonstances particulièrement troubles d’une proposition de loi organique de la Députée Untermaier qui, après avoir pourtant obtenu l’accord unanime de la Commission spéciale, visait à régulariser (mais uniquement pour l’avenir) les rémunérations litigieuses du Conseil constitutionnel.
Enfin de septembre 2020 à octobre 2021, le site de l’IREF a publié pas moins de sept études, lettres ouvertes et articles successifs traitant de manière détaillée les différents aspects et les multiples enjeux des rémunérations abusives du Conseil constitutionnel.
Depuis cette date et sauf erreur ou omission, aucune annonce, aucune publication officielle, aucune nouvelle loi n’est venue indiquer que les rémunérations du Conseil constitutionnel étaient redevenues ou allaient enfin redevenir conformes à … la Constitution. Rien non plus n’a filtré comme quoi, les juges constitutionnels auraient spontanément renoncé, par exemple en la consignant, à la partie inconstitutionnelle de leur rémunération…
Le Cercle algérianiste et les 3 millions de pieds-noirs et leurs descendants ne se laisseront pas duper à quelques semaines des élections présidentielles
Communiqué de Suzy Simon-Nicaise, Présidente nationale du Cercle algérianiste :
Le Cercle algérianiste n’a pas participé à la rencontre organisée par le Président de la République ce 26 janvier, car il n’oublie pas et ne pardonne pas à Emmanuel Macron l’injure qu’il a faite aux Français d’Algérie en février 2017 à Alger où il déclarait : » [La colonisation est un acte de barbarie]…[c’est un crime, c’est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie]… » .
Ce 26 janvier 2022, Emmanuel Macron, Président de la République, dans un long discours compassionnel et parfois larmoyant, a reconnu la responsabilité de l’Etat dans la fusillade du 26 mars 1962, rue d’Isly à Alger, le massacre du 5 juillet 1962 à Oran, les conditions innommables de l’arrachement des Français d’Algérie à leur terre natale et l’accueil désastreux que leur réservât la Métropole. Si l’émotion et parfois les larmes que de telles paroles ont provoquées chez certains de nos compatriotes après soixante ans d’attente vaine, force est de constater que le Président de la République n’a fait que le service minimum !
Service minimum, en reconnaissant la responsabilité de la France dans la fusillade du 26 mars à Alger : « les soldats français, déployés à contre-emploi, mal commandés, ont tiré sur des Français« . A l’entendre, il s’agissait d’une fausse manœuvre.
- Pourquoi ne pas avoir annoncé la création d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur toutes les zones d’ombre de cette sinistre journée ?
Service minimum pour le massacre du 5 juillet à Oran, où le Président de la République passe volontairement sous silence la responsabilité du chef de l’Etat d’alors, le Général de Gaulle, pas plus qu’il ne désigne les auteurs des enlèvements et tueries barbares : les bourreaux de l’ALN.
- Pourquoi là encore ne pas avoir exigé l‘ouverture des archives algériennes sur cette tragédie ?
- Pourquoi ne pas avoir exigé la reconnaissance par l’Algérie de l’existence de charniers près d’Oran qui renferment des centaines de corps de victimes françaises ?
- Pourquoi ne pas avoir exigé la restitution et l’identification des restes de ces charniers ?
« La vérité doit être de mise et l’histoire transmise », « Toutes les vérités doivent être dites sur la guerre d’Algérie », « il n’y a aucun déni qui grandisse la République » autant de phrases prononcées par le Président de la République qui en disent long sur ses intentions. Quelle histoire ? Quelles vérités ? Quel déni ? Une histoire paralysée, des vérités passées sous silence, des victimes mais pas de coupables, et ce au motif de réconciliation coûte que coûte et de repentance envers l’Algérie.
A l’approche du soixantième anniversaire de la signature du « Cessez le feu » unilatéral, le 19 mars prochain, le Cercle algérianiste invite tous les Français d’Algérie et les défenseurs de l’Histoire sans filtre, à rester mobilisés pour rendre hommage à toutes les victimes françaises de la guerre d’Algérie et non pas à leurs bourreaux comme le fera à n’en pas douter le Président-candidat.
A n’en pas douter, le « en même temps » macronien n’a pas fini de nous mépriser ! Le Cercle algérianiste et les 3 millions de pieds-noirs et leurs descendants ne se laisseront pas duper à quelques semaines des élections présidentielles.
La tempête apaisée
Un lecteur nous envoie ce petit exercice réalisé sur l’évangile de dimanche dernier (Mt 8, 23-27) Les mots soulignés ont été remplacés par leurs traductions symboliques respectives sous la plume des Pères de l’Eglise. Ce qui, dans le contexte pénible de la crise que traverse l’Eglise, permet de retrouver l’espérance et de se rappeler que la Providence de Dieu gouverne l’histoire, même quand le mal et l’erreur semblent triompher:
texte d’origine :
En ce temps-là, Jésus étant monté dans une barque, ses disciples le suivirent. Et voilà qu’une grande tempête se leva sur la mer, de sorte que la barque était couverte par les vagues ; lui-même cependant dormait. Ses discipless’approchèrent de lui et l’éveillèrent, disant : « Seigneur, sauvez-vous, nous périssons. » Jésus leur dit : « Pourquoi craignez-vous, hommes de peu de foi ? » Alors, se levant, il commanda aux vents et à la mer, et il se fit un grand calme. Tous furent saisis d’admiration et disaient : « quel est celui-ci, que les vents et la mer lui obéissent ? »
texte changé :
En ce temps-là, Jésus étant entré dans l’Eglise, ses fidèles le suivirent. Et voilà qu’un grand fléau se leva sur le monde, de sorte que l’Eglise était couverte par les erreurs ; lui-même cependant dormait. Ses fidèles s’approchèrent de lui et l’éveillèrent, disant : « Seigneur, sauvez-vous, nous périssons. » Jésus leur dit : « Pourquoi craignez-vous, hommes de peu de foi ? » Alors, se levant, il commanda aux mauvais esprits et au monde, et il se fit un grand calme. Tous furent saisis d’admiration et disaient : « quel est celui-ci, que les mauvais esprits et le monde lui obéissent ? »
Référé-suspension auprès du Conseil d’État contre l’instauration du passe vaccinal
Jean-Frédéric Poisson, président de VIA | la voie du peuple, a déposé un référé-suspension auprès du Conseil d’Etat pour que soit jugé illégal et inconventionnel le décret transformant le passe-sanitaire en passe-vaccinal :
Dans la continuité du combat judiciaire que VIA | la voie du peuple mène depuis le début de la gestion calamiteuse de la crise sanitaire sensée contrer la pandémie de la Covid, son président Jean-Frédéric Poisson a déposé vendredi 28 janvier 2022 un référé-suspension à l’encontre du décret gouvernemental n°2022-51 du 22 janvier 2022 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire.
En effet, considérant l’article 8 de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) garantissant le droit au respect de la vie privée ; mais aussi au regard de la jurisprudence européenne, de la résolution 2361 du Conseil de l’Europe du 28 janvier 2021, de l’article 9, 16-1, 16-3 du Code civil et de l’article 1122-1 du Code de la santé publique, il est considéré que les mesures instaurant le passe vaccinal sont inconventionnelles, et constituent une ingérence disproportionnée dans la vie privée des personnes. Il s’agit également de considérer discriminatoires les dispositions dans le droit de l’accès aux soins qui portent une atteinte manifeste au principe d’égalité. Ce d’autant plus que l’argument de la transmission du virus par les personnes non vaccinées n’est pas opérant ce qui permet d’affirmer que l’instauration du passe-vaccinal ne peut être justifiée par une prétendue volonté d’enrayer le virus.
Il résulte de ces motifs exposés la demande adressée au juge du référé-suspension de considérer illégal le décret n°2022-51 du 22 janvier 2022, et d’en demander la suspension.
Par ailleurs, des maires ont décidé de s’unir contre le passe vaccinal, soutenus par les trois sénateurs de Haute-Savoie, Loïc Hervé, Sylviane Noël et Cyril Pellevat. Le groupe s’est constitué suite à une réunion de la communauté de communes, où le passe sanitaire était obligatoire. Sur les neuf élus, seuls trois avaient le fameux sésame, les six autres élus n’étaient pas vaccinés. Le groupe majoritaire de six s’est donc fédéré. Une tribune dans Le Figaro « Nous, élus locaux, demandons l’abandon du passe sanitaire » a été signée par plus de 280 élus de Haute-Savoie.
Luc Patois, maire de Marcellaz, déclare:
« Il ne se justifie plus et tous les pays voisins le montrent, puisque, les uns après les autres, ils annulent toutes les mesures. Donc aujourd’hui quand est-ce qu’il va être annulé ? Je pense qu’il faut poser la question soit à Emmanuel Macron, soit à Jean Castex, parce que c’est vraiment une décision politique. En tout cas nous, on fait tout ce qui est en notre pouvoir pour alerter des méfaits de ce passe vaccinal qui divise vraiment la population et on va continuer. »
« On s’aperçoit qu’on est dans un système très cadré de la pensée unique où tous les journaux nous disent tous les matins la même chose et les politiques nationaux que l’on peut entendre, c’est pareil, il n’y a pas beaucoup de voix dissonantes. »
Sabrina Ancel, maire de Saint-Jean-de-Tholome, ajoute :
« Ça fait un an et demi qu’on est élus. On nous demande de mettre en place des protocoles, de mettre en œuvre des mesures. On voit l’incohérence de tous ces protocoles et on peut rien dire. Donc là maintenant on a décidé de ne plus se taire parce, ça suffit. On voit les enfants qui souffrent dans les écoles, on voit les gens qui se divisent, on voit les associations qui galèrent, on voit tout et ça fait un paquet de temps qu’on ne dit rien et le plus important c’est vraiment d’arriver à s’exprimer. »
« Les propos d’Emmanuel Macron sur l’avortement sont une voie ouverte vers l’enfer »
Le cardinal archevêque de Valence, Mgr Antonio Cañizares, a estimé que « les propos d'(Emmanuel) Macron sur l’avortement sont une voie ouverte vers l’enfer », suite à la déclaration du président français au Parlement européen, visant à réformer la Charte européenne des droits fondamentaux pour y inclure notamment la reconnaissance du droit à l’avortement.
Lors d’une cérémonie académique à l’Université catholique de Valence, le cardinal Cañizares a critiqué le projet de loi du gouvernement espagnol visant à punir « ceux qui informent ou prient pour la vie » à proximité des cliniques d’avortement.
Des propositions comme celles de Macron ou du gouvernement découlent de la « crise de la culture occidentale ». Il a averti que
« la société laïque qui est présentée aujourd’hui est, en réalité, laïciste et porte une pensée unique, qui considère la défense de la vie humaine dans toutes les phases de son existence comme une imposition morale, quelle que soit sa taille ou le nombre de cellules qui le composent.
« La raison par elle-même devient froide et perd ses critères. Elle devient cruelle parce qu’il n’y a rien au-dessus d’elle (…): La science sans conscience se retourne contre l’homme et le détruit. Nous voyons donc la route de l’enfer est ouverte . »
Le recteur de l’université, José Manuel Pagán, a demandé de répondre aux « menaces présentes aujourd’hui dans notre société », parmi lesquelles il a pointé
« l’avortement et la proposition aberrante faite par Macron, l’euthanasie, l’idéologie du genre et tant d’autres qui trouvent leur origine dans la négation de la nature humaine ».
« Le monde d’aujourd’hui suggère que le bonheur réside dans le pouvoir, l’argent ou les plaisirs. Face à cette approche, notre université se doit de proposer une alternative basée sur la liberté : la liberté d’avoir une vie pleine, d’atteindre le bonheur ; bref, libre d’aimer ».
Les vautours
Philosophe et éthicien, Damien Le Guay vient de publier un ouvrage assez pessimiste sur l’euthanasie. Dès l’introduction, il annonce que ce combat est perdu.
« Le combat est perdu. Je le reconnais à contrecoeur, mais avec lucidité. Perdu. Depuis des années, dans les journaux, à la télévision, à la radio, dans des interventions publiques, je suis de ce combat contre l’euthanasie. Bientôt, tout bientôt, une loi sera votée. La pression est forte. Trop forte pour que la présente mandature ou la prochaine puissent résister. L’euthanasie est pour demain. Je le regrette. Le déplore même. Mais la militance de certains, le manque de courage d’autres et surtout l’étiolement d’une « éthique à la française » qui jusque-là tenait sa ligne de conduite, vont mener, sûrement, et tout prochainement, à une acceptation de l’euthanasie. Tout cela va arriver. Pour ma part, modestement, je défends la noble cause des soins palliatifs et vois bien, comme tous les gens de terrain, que l’euthanasie est incompatible avec cette approche respectueuse de la personne. Je suis de ceux-là, soucieux de tenir les rangs – mêmes s’ils sont clairsemés -, de défendre mes idées jusqu’au bout, surtout si je n’ai rien à y gagner, et que personne ne me paie pour les dire haut et fort. Ce combat-là, surtout s’il sent la déroute prochaine, devient un combat pour l’honneur. Le combat du dernier carré avant la défaite. Le combat de ceux qui se savent en sursis. »
Un combat perdu, en raison de la complicité médiatique avec le lobby de l’euthanasie, de la frilosité de nombreux politiques, etc…. mais pas seulement.
Dans Le Monde, Marie-José Thiel, médecin et professeur d’éthique à la faculté de théologie catholique de l’université de Strasbourg, directrice du Centre européen d’enseignement et de recherche en éthique, souligne que
« L’Eglise catholique s’interroge sur l’opportunité de l’assistance au suicide »
Elle rebondit sur la tribune du père Carlo Casalone, médecin, ancien provincial italien de la Compagnie de Jésus, aujourd’hui membre de l’Académie pontificale pour la vie et professeur de théologie morale à l’Université pontificale Grégorienne. Nous avions évoqué cette tribune favorable (sous certaines conditions, évidemment) au suicide assisté. Comme pour l’avortement, il s’agit, pour ces catholiques, d’encadrer la possibilité du suicide assisté afin d’éviter des maux plus dommageables…
Les partisans de l’euthanasie ont trouvé là un soutien de poids. Et Marie-José Thiel s’en amuse :
Evidemment, depuis la publication de l’article de la Civiltà cattolica, les partisans de la sacralisation absolue de la vie s’en donnent à cœur joie pour critiquer et condamner… Il sera intéressant d’observer les suites données à cette réflexion, qui ne manque pas de souligner la complexité des questions bioéthiques. S’il s’agit certes de proposer des repères et des valeurs, et parfois de tracer des lignes rouges, il ne faudrait pas oublier le mot de Pascal : « Qui veut faire l’ange fait la bête. »
Face à ces arguties, rappelons l’enseignement solennel de Jean-Paul II dans Evangelium Vitae :
[…] en conformité avec le Magistère de mes Prédécesseurs et en communion avec les Evêques de l’Eglise catholique, je confirme que l’euthanasie est une grave violation de la Loi de Dieu, en tant que meurtre délibéré moralement inacceptable d’une personne humaine. Cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et sur la Parole de Dieu écrite; elle est transmise par la Tradition de l’Eglise et enseignée par le Magistère ordinaire et universel.
Une telle pratique comporte, suivant les circonstances, la malice propre au suicide ou à l’homicide.
Or, le suicide est toujours moralement inacceptable, au même titre que l’homicide. La tradition de l’Eglise l’a toujours refusé, le considérant comme un choix gravement mauvais. Bien que certains conditionnements psychologiques, culturels et sociaux puissent porter à accomplir un geste qui contredit aussi radicalement l’inclination innée de chacun à la vie, atténuant ou supprimant la responsabilité personnelle, le suicide, du point de vue objectif, est un acte gravement immoral, parce qu’il comporte le refus de l’amour envers soi-même et le renoncement aux devoirs de justice et de charité envers le prochain, envers les différentes communautés dont on fait partie et envers la société dans son ensemble. En son principe le plus profond, il constitue un refus de la souveraineté absolue de Dieu sur la vie et sur la mort, telle que la proclamait la prière de l’antique sage d’Israël: « C’est toi qui as pouvoir sur la vie et sur la mort, qui fais descendre aux portes de l’Hadès et en fais remonter » (Sg 16, 13; cf. Tb 13, 2).
Partager l’intention suicidaire d’une autre personne et l’aider à la réaliser, par ce qu’on appelle le « suicide assisté », signifie que l’on se fait collaborateur, et parfois soi-même acteur, d’une injustice qui ne peut jamais être justifiée, même si cela répond à une demande. « Il n’est jamais licite — écrit saint Augustin avec une surprenante actualité — de tuer un autre, même s’il le voulait, et plus encore s’il le demandait parce que, suspendu entre la vie et la mort, il supplie d’être aidé à libérer son âme qui lutte contre les liens du corps et désire s’en détacher; même si le malade n’était plus en état de vivre cela n’est pas licite ». Alors même que le motif n’est pas le refus égoïste de porter la charge de l’existence de celui qui souffre, on doit dire de l’euthanasie qu’elle est une fausse pitié, et plus encore une inquiétante « perversion » de la pitié: en effet, la vraie « compassion » rend solidaire de la souffrance d’autrui, mais elle ne supprime pas celui dont on ne peut supporter la souffrance. Le geste de l’euthanasie paraît d’autant plus une perversion qu’il est accompli par ceux qui — comme la famille — devraient assister leur proche avec patience et avec amour, ou par ceux qui, en raison de leur profession, comme les médecins, devraient précisément soigner le malade même dans les conditions de fin de vie les plus pénibles.
Le choix de l’euthanasie devient plus grave lorsqu’il se définit comme un homicide que des tiers pratiquent sur une personne qui ne l’a aucunement demandé et qui n’y a jamais donné aucun consentement. On atteint ensuite le sommet de l’arbitraire et de l’injustice lorsque certaines personnes, médecins ou législateurs, s’arrogent le pouvoir de décider qui doit vivre et qui doit mourir. Cela reproduit la tentation de l’Eden: devenir comme Dieu, « connaître le bien et le mal » (cf. Gn 3, 5). Mais Dieu seul a le pouvoir de faire mourir et de faire vivre: « C’est moi qui fais mourir et qui fais vivre » (Dt 32, 39; cf. 2 R 5, 7; 1 S 2, 6). Il fait toujours usage de ce pouvoir selon un dessein de sagesse et d’amour, et seulement ainsi. Quand l’homme usurpe ce pouvoir, dominé par une logique insensée et égoïste, l’usage qu’il en fait le conduit inévitablement à l’injustice et à la mort. La vie du plus faible est alors mise entre les mains du plus fort; dans la société, on perd le sens de la justice et l’on mine à sa racine la confiance mutuelle, fondement de tout rapport vrai entre les personnes. […]
Un prêtre assassiné au Vietnam, alors qu’il entendait les confessions
Le père Joseph Trần Ngọc Thanh, dominicain, a été tué dans une attaque au couteau samedi.
Il entendait des confessions. Le diocèse de Kon Tum a précisé qu’il avait été assassiné dans sa maison et qu’un suspect avait été arrêté.
Il avait été ordonné prêtre en 2018.
Body of Fr. Joseph Tran Ngoc Thanh, the Dominican priest who was stabbed to death on Saturday 29th while hearing confessions at a Catholic church in Kontum, Vietnam. pic.twitter.com/mjCXpIEymZ
— Sachin Jose (@Sachinettiyil) January 31, 2022
« Nous avons tous un Soljenitsyne en nous qui dort »
Robert Redeker a été interrogé dans le dernier numéro de Monde & vie. Extrait :

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Cohérence
Alors que la vérité se fait jour peu à peu sur l’association « Le Refuge« , il convient de rappeler que Maxence Henry et Roch Brancour, qui multiplient actuellement les appels du pieds auprès des électeurs catholiques dans l’espoir d’être élus aux prochaines législatives avec leur étiquette LR, en ont été les promoteurs à Angers.
Membres de la majorité municipale de Christophe Béchu, ils ont approuvé les subventions à cette association, la mise à disposition de locaux municipaux pour celle-ci. Locaux inaugurés par la suite en présence de Christophe Béchu lui-même.
Après avoir prêté des années durant des locaux aux antifascistes violents de l’Etincelle, après avoir tout fait pour faire fermer l’Alvarium (Roch Brancour s’en est même réjoui sur RCF), ces deux membres de la majorité doivent expliquer aux électeurs la cohérence qu’il y a à se présenter comme les Cristeros de la Droite et du Centre tout en cautionnant une association LGBTQI+ minée par les scandales.
Canada : Justin Trudeau au secret
Lu dans VA :
Alors que des dizaines de milliers de camionneurs convergeaient samedi vers la capitale du Canada, Ottawa, dans un convoi de 20 km pour manifester leur colère en réponse aux nouvelles contraintes sanitaires imposées par le premier ministre Justin Trudeau, ce dernier a été courageusement exfiltré avec sa famille dans un endroit tenu secret pour des raisons de sécurité, selon Radio-Canada, un peu à la manière d’un dictateur africain en fin de règne. Il est toujours plus facile de soumettre un peuple par décrets que de répondre dignement à sa colère. Si l’information a été publiée dimanche par Fox News aux Etats-Unis et reçu le soutien de Donald Trump, l’information est passée plutôt inaperçue en France.
Pas un mot aux journaux télévisés de 13h des principales chaînes de télévision, ni sur les chaînes d’information en continu. Les grands médias préfèrent traiter des sujets futiles qui maintiennent la population dans le cocon douillet de l’info-divertissement, vecteur essentiel de la fabrique du consentement et de l’abrutissement des masses. 70 cm de neige à Boston ? Le JT de TF1 en fait ses gros titres alors que l’événement n’a rien d’exceptionnel : il y neige cinq mois de l’année… Pourtant, la fuite de Justin Trudeau, relayée sur les réseaux sociaux par le mot dièse #trudeaucoward (Trudeau lâche, NDLR), est un événement suffisamment rare et inquiétant dans une démocratie occidentale pour être souligné et en informer la population.
A croire que les grands médias ont choisi, à l’heure où ces lignes sont écrites, de ne pas propager cette information qui pourrait donner des idées à ceux qui s’opposent aux politiques sanitaires liberticides qui sont appliquées dans plusieurs pays d’Europe, dont la France évidemment. On connaît les liens étroits qui unissent Trudeau et Macron et cet évènement a de quoi inquiéter la Macronie qui voudra à tout prix éviter de gérer une seconde crise des Gilets jaunes, version anti diktat sanitaire, à quelques semaines de l’élection présidentielle, d’autant que les deux gouvernants abordent la gestion sanitaire contre le covid-19 avec la même pugnacité contre les libertés individuelles. […]
Laurent Toubiana : «Lorsqu’on regarde les autres épidémies vécues en France, celle-ci est absolument bénigne»
Laurent Toubiana, chercheur à l’INSERM et épidémiologiste, était invité sur CNews pour analyser la gestion du Covid. Il estime qu’en nombre de malades, en nombre d’hospitalisations et en nombre de morts, la crise du Covid a été bénigne. Il n’y a pas eu de surmortalité.
« La stupidité de la vaccination de masse, les conflits d’intérêts de certains, tout avait été déjà observé à l’époque du H1N1. Avec le COVID, toute personne qui n’avait pas un avis conforme a été marginalisé, traité de complotiste. »
« Pour le Covid, le gouvernement a fait exactement le contraire de ce qu’il faillait faire : rôle néfaste des tests, rôle dévastateur des modèle mathématique, rôle de l’OMS. »

A écouter vers la 35e minute :
Nicolas Bay (RN) : « Est-ce que la sensibilité que je représente a sa place au sein de notre mouvement? »
Suite à une interview à Madrid où Nicolas Bay a refusé de se soumettre à l’inquisition des médias sur un éventuel ralliement à Eric Zemmour, ce dernier s’est fait insulter et réprimander par les équipes de Marine le Pen, en particulier Caroline Parmentier, journaliste à Présent devenue salariée du RN, de manière très violente :
« Franchement ton duplex ce matin très moyen (…) On t’amène ici à Madrid, on fait tout, et tu craches que tu veux te barrer (…) tu n’es rien sans Marine. (…) C’est quoi tes valeurs Nicolas? La loyauté? Barre-toi maintenant plutôt que de bouffer le plus longtemps possible au râtelier »
🗨 "Je ne vais pas ajouter mon commentaire aux commentaires"
Nicolas Bay (RN) refuse d'assurer qu'il sera aux côtés de Marine Le Pen jusqu'au premier tour de la présidentielle pic.twitter.com/Sf0VXQHYAm
— BFMTV (@BFMTV) January 29, 2022
Plus du tout émue par les annonces de sa nièce Marion Maréchal, Marine Le Pen s’est prononcée sur le sujet en précisant que ces propos ne concernaient pas Nicolas Bay alors que c’était exactement lui qui était visé. Elle a demandé à « ceux qui veulent partir, de partir maintenant » :
Marine Le Pen (@MLP_officiel): "Ceux qui veulent partir partent, mais ils partent maintenant" pic.twitter.com/FDsuH2bXM2
— BFMTV (@BFMTV) January 29, 2022
Nicolas Bay a réagit sur BFM dimanche matin :
« Je ne crois pas avoir de leçon de loyauté à recevoir de qui que ce soit (…). Aujourd’hui, nous sommes dans une situation où je soutiens la candidature de Marine Le Pen. Il n’y a pas d’ambiguïté. Je n’ai pas à me justifier de ce que je ferais dans 1 mois, dans 6 mois, dans un an.
Si Marine Le Pen est au second tour de la présidentielle, face à Emmanuel Macron il est évident que je soutiendrais sa candidature.
Mais pour autant, c’est ma liberté et je parle en mon nom, je ne considère pas qu’Éric Zemmour est un ennemi. Je pense qu’il défend des convictions très proches des nôtres et des miennes et que viendra aussi le temps du rassemblement. Si on veut éviter d’avoir cinq années supplémentaires de Macron à l’Élysée, je pense qu’il faudra être capable de se rassembler (…)
Que les choses soient claires. Quand on me dit, dans ma propre famille politique : « qu’il parte »; je n’accepte pas ce genre de comportement !
Je suis là, je suis fidèle, je suis dans mes fonctions à mon poste, sans états d’âme Quand on veut rassembler, je pense qu’on ne commence pas par indiquer la porte de sortie à ses propres soutiens (…)
Je pose une question qui est très simple : est-ce que la sensibilité que je représente a sa place au sein de notre mouvement? Je pense que ceux qui disent « il faut qu’il parte » ne mesurent pas la portée de leurs propos. Nous avons eu des départs ces dernières années (…) est-ce que c’est indispensable de pousser comme ça, d’inciter au départ d’autres figures du mouvement ? (…)
Je ne veux pas m’aligner sur les arguments de la gauche pour le combattre [Eric Zemmour] »
Romain Lopez (RN) : « Si Marion devait prendre cette décision, il y aura des conséquences sur la présence de nombreux cadres et militants au sein du RN
Romain Lopez, maire RN de Moissac et ancien attaché parlementaire de Marion Maréchal, commente pour Boulevard Voltaire les annonces faites par Marion Maréchal de ne pas soutenir Marine Le Pen, de vouloir revenir en politique et de réfléchir à le faire aux côtés d’Eric Zemmour :
Personne n’est surpris, et encore moins Marine Le Pen. Certains parlent de trahison. Or, Marion n’a plus sa carte du RN depuis plusieurs années. Elle ne peut pas trahir un parti qu’elle a quitté depuis quelque temps.
Ce n’est pas Marion qui a quitté le Rassemblement national, c’est le Rassemblement national qui n’a plus voulu de Marion ces dernières années, et on ne peut que le regretter. Marion a été un député au service de la cause nationale pendant cinq ans. Elle était adorée des militants et elle arrivait à chaque fois en tête dans toutes les élections internes. C’était un député travailleur, discipliné, qui a tenté de faire entendre sa voix au sein du Rassemblement national et de défendre ses thématiques et sa tactique. Elle a été force de proposition durant la présidentielle de 2017, notamment en proposant de faire des circonscriptions blanches. Tout cela n’a pas été entendu. Je ne peux que le regretter. Donc aujourd’hui, ni Marine Le Pen ni les cadres du parti qui s’expriment sur cette décision de Marion, sur les réseaux sociaux, ne sont surpris. Penser le contraire serait hypocrite.
Je trouve dommage que le Rassemblement national ait fait le choix, ces dernières années, de se détourner de Marion. En effet, elle représente un courant. Elle considérait que le combat culturel devait être repris par la droite, pour faire tomber les digues et les complexes des électeurs et élus de droite qui les empêchaient de se parler. Il y avait un vide. Éric Zemmour, quoi qu’on en pense, a fait le choix de combler ce vide. Je ne sais pas ce que cela donnera sur le plan électoral, mais si Marion avait été entendue en 2017, peut-être qu’Éric Zemmour aujourd’hui n’existerait pas, et nous n’en serions pas là.
Si Marion devait prendre cette décision, dans les prochaines semaines, il y aura des conséquences sur la présence de nombreux cadres et militants au sein du Rassemblement national. Je ne sais pas si cela aura une influence sur le scrutin de la présidentielle mais, dans tous les cas, cela aura une influence sur l’avenir du Rassemblement national et sur une partie des Républicains, à l’issue de cette séquence électorale qui s’achèvera avec les législatives en juin. Si le retour de Marion se confirme, l’échiquier politique à droite va automatiquement évoluer après juin 2022. Le Rassemblement national sera le premier qui connaîtra ces évolutions.
Quand les conseillers en communication changent également de « camp »
De nombreux commentateurs politiques et journalistes ont révélé que c’était bien Marine Le Pen ou ses équipes qui ont transmis au média Front Populaire l’information du ralliement de Marion Maréchal à Eric Zemmour, obligeant cette dernière à s’exprimer dans Le Parisien et Le Figaro. Cette stratégie a été payante et a permis à Marine Le Pen de surjouer une émotion qui ne trompera personne. La stratégie a néanmoins été payante car les journalistes, à l’unisson, se sont succédé au chevet de Marine le Pen, la chiraquisant encore plus comme à le belle époque du duel Chirac/Balladur :
#MarionMarechal: « Vous ne pouvez pas savoir à quel point votre compassion pour Marine me touche, et me j’y associe, c’est adorable de votre part de pleurer en même temps que Marine… Je ne peux qu’approuver votre rapprochement, votre humanité, bravo ».
Src : RMC pic.twitter.com/64A0D1u6tD— Gilbert Collard (@GilbertCollard) January 29, 2022
Preuve en est que l’article était tellement négatif pour Marion Maréchal, qu’il en était douteux… ou écrit par les partisans de Marine Le Pen :
« Un tel mercato ne s’organisant pas sans garanties, Marion Maréchal aurait négocié un poste salarié dans l’organigramme de l’équipe ainsi qu’une place aux prochaines législatives qui se tiendront en juin 2022 (…) Mais il faut lui ajouter un contexte : l’aventure entrepreneuriale des Instituts de sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP) de Marion Maréchal rencontre des difficultés. D’après Mediapart, l’école lyonnaise n’afficherait que 90 heures de cours contre les 400 annoncées lors de son lancement et peinerait à accueillir des étudiants en dehors des sphères de la droite radicale. Une porte de sortie financièrement honorable… »
Savoir ainsi être au bord des larmes sur CNews à Paris puis hausser le ton le lendemain à Madrid contre ceux qui voudraient quitter le RN nécessite un bon « coaching » en termes de communication. il faut un professionnel. Et si ce professionnel connait bien Marion Maréchal, c’est encore mieux.
RTL révèle que Arnaud Stephan (pseudo), ancien communicant de Marion Maréchal, devenu son ennemi, détestant Eric Zemmour et devenu communicant pour Marine Le Pen, pourrait être cet homme mais cela n’a rien à voir avec une trahison :
Au QG du RN rue Michel-Ange à Paris, certains élus du RN ont failli tomber de leurs chaises lundi 29 novembre. Dans les couloirs, Arnaud Stephan, ancien spin doctor de Marion Maréchal lorsque celle-ci était députée.
Au siège, beaucoup ne l’avaient pas vu depuis près de 5 ans, lorsque que Marion Maréchal avait décidé de quitter la vie politique. À l’époque, il était accusé d’attiser les tensions entre Marine Le Pen et sa nièce. Mais le communicant est de retour en grâce. Depuis septembre, Arnaud Stephan est en contact avec la nouvelle équipe de campagne, rédige des notes, adresse ses articles à Marine Le Pen par SMS.
Il est venu deux fois au nouveau siège du parti notamment le 18 octobre, où il avait rendez-vous avec la candidate pour une séance de coaching media avant un plateau télé. Arnaud Stephan, lui, assure être un « visiteur dilettante, évidemment pas embauché ».
Cette réconciliation a de quoi surprendre. Mais depuis peu, Arnaud Stephan s’est doté d’une nouvelle qualité : il déteste Éric Zemmour et tire sur lui à boulets rouges sur le plateau de LCI où il est chroniqueur. De plus, sa brouille avec Marion Maréchal depuis près de 3 ans n’a sans doute rien gâché.
« Prier devant les cliniques d’avortement, c’est bien » : le maire de Madrid défend la liberté d’expression
Contrairement à Paris où Anne Hidalgo (madame 3%) avait demandé à ce que la campagne d’affichage de l’Alliance Vita « La société progressera »… » à condition de respecter la paternité », « la maternité » ou « la différence », soit immédiatement retirée, le maire de Madrid a refusé de faire retirer la campagne d’affichage d’une association catholique pro-vie :
L’Asociación Católica de Propagandistas (ACdP) lançait mardi 18 janvier une campagne d’affichage dans trente-trois villes d’Espagne : « Prier devant les cliniques d’avortement, c’est bien. Ce message pourrait être annulé en raison de la réforme imminente de la loi sur l’avortement ».
En effet, les députés envisagent une modification du code pénal visant à inclure dans les délits passibles d’un an de prison maximum l’activité de ceux qui « harcèlent ou restreignent la liberté d’une femme qui entend exercer son droit à l’interruption volontaire de grossesse ». Le ministère de l’Égalité prévoit également de « réglementer l’objection de conscience et de garantir l’accès à l’avortement dans les hôpitaux publics de tout le pays, ainsi que de supprimer l’exigence du consentement parental pour les mineurs de moins de 16 et 17 ans ».
Diffusée et commentée sur les réseaux sociaux, cette campagne a suscité la réaction de la porte-parole du Parti socialiste (PSOE) à Madrid, Mar Espinar. Dans un courrier adressé à José Luis Martínez-Almeida, le maire de la capitale espagnole et porte-parole du Parti populaire (PP), elle demande le retrait des affiches. La réponse ne s’est pas fait attendre : « Madrid est une ville caractérisée par son haut degré de tolérance et de liberté, et cette liberté, comme il ne peut en être autrement, est à double sens », a-t-il tenu à préciser le vendredi suivant.
« L’exercice de ces droits, poursuit le maire, ne peut être restreint par aucune sorte de censure préalable. Il n’appartient pas à ce conseil municipal de juger si l’opinion défendue par l’annonceur est moralement répréhensible ou souhaitable, mais si les Madrilènes qui défendent une telle position ont le droit de pouvoir l’exprimer en toute liberté, comme la Constitution le leur accorde. »
Procès de Bobigny sur l’avortement en 1972 : « Reconstitution mythique et dépassement des faits » ?
La presse a unanimement salué la mémoire de Marie-Claire Chevalier, décédée dimanche 23 janvier. Elle était devenue l’une des figures de la défense du droit à l’avortement après son procès au printemps 1972, défendue par Gisèle Halimi, qui a conduit à la promulgation de la mortifère loi Veil.
En 2006, Tugdual Derville avait apporté des précisions, plus proches de la vérité, sur ce procès militant :
En novembre 1972, une jeune fille de 16 ans, Marie-Claire, est relaxée à grand bruit. Elle avait avorté contre l’avis de son petit ami, mais avec la complicité de sa mère, à la suite de ce qu’elles présentaient comme un viol. On doit au procès de Bobigny la dépénalisation de l’avortement en France qui interviendra en 1975. L’avocate Gisèle Halimi avait su exploiter un fait divers tragique, pour obtenir ce qu’elle revendiquera ensuite comme un « procès politique » : « s’adresser, par-dessus la tête des magistrats, à l’opinion publique tout entière, au pays. Pour cela, organiser une démonstration de synthèse, dépasser les faits eux-mêmes, faire le procès d’une loi, d’un système, d’une politique. » Elle félicitera par la suite les journalistes d’avoir « parfaitement joué le jeu ».
En matière de « dépassement des faits », il en est un que l’avocate a osé, avec les médias dans son sillage, clamant à l’unisson que la jeune fille avait été violée. Le viol, argument ultime pour rallier les indécis à la cause de l’avortement, est aussi présent, dans la célèbre affaire Roe contre Wade, qui a provoqué sa légalisation en 1973 aux Etats-Unis. En assénant la thèse du viol, on entend paralyser toute objection.
Intervenant le 8 mars 2004 lors d’un colloque au Sénat – une fois l’IVG solidement implantée en France – celle qui était devenue l’icône révérée du féminisme est revenue sur les faits du procès de Bobigny. Gisèle Halimi a révélé que « Marie-Claire avait été presque violée par un ami auquel elle ne voulait pas céder ».
Dans sa bouche, l’atténuation vaut presque aveu de tromperie. Inventer un viol, c’est prendre le risque de décrédibiliser les plaintes pour des agressions sexuelles bien réelles. Un comble pour l’avocate qui s’est courageusement battue pour qu’on ne néglige plus ces plaintes. C’est elle qui a obtenu, grâce à un autre procès historique, la criminalisation du viol, alors que l’acte relevait de la correctionnelle. Mais pour parvenir à ses fins, la « libération » des femmes, tous les moyens paraissent bons à celle qui s’est fixé comme mission de traquer le machisme sous toutes ses formes (…)
Dans l’histoire de Marie-Claire, le père du bébé avorté avait revendiqué en vain son droit à la paternité… Ce n’est sans doute pas un hasard si l’affaire choisie par l’avocate pour changer la donne est emblématique du conflit entre les sexes.
A son tour le téléfilm de Luciani met soigneusement en scène l’agression sexuelle qu’aurait prétendument subie Marie-Claire (rebaptisée Léa), donnant corps à la thèse des plaignantes. Car Sandrine Bonnaire dans le rôle de Michèle Chevalier, renommée Martine (la mère de Marie-Claire) et Anouk Grinberg dans celui de Gisèle Halimi se prêtent au jeu d’une sorte de « docu-fiction », un genre dont on sait qu’il rend le téléspectateur incapable de démêler le vrai du faux. Il croit assister à un fidèle morceau d’histoire mais c’est lui qui est abusé. Et bien des Français ont avalé, comme en 1972, l’absurdité d’un scénario qui voit le « violeur » prendre le risque de dénoncer l’avortement auquel a recouru sa compagne ! Face à la propagande idéologique pour l’avortement qui n’hésite pas à travestir les faits, l’esprit critique semble s’évanouir. En avril 1971, le Nouvel Observateur avait déjà publié avec son « manifeste des 343 salopes » (titre provocateur choisi par ses auteurs) des mensonges aussi grossiers qu’efficaces comme celui de la première phrase du texte emblématique : « Un million de femmes se font avorter chaque année en France ». Aujourd’hui les mêmes militants continuent de gonfler les chiffres de l’avortement clandestin d’avant la loi. Ils ne les évaluent plus qu’à 300.000 en 1975 (ce chiffre devenant presque officiel) mais les calculs honnêtes tournent autour de 60.000.
Derrière la « reconstitution historique » du procès de Bobigny qui fait la part belle à la propagande, au point de considérer des allégations comme la vérité, se vérifie un axiome : derrière tout meurtre se cache le mensonge (…) Aujourd’hui, le doute n’est plus permis à propos des circonstances de la grossesse de la jeune fille : sa mère, Michèle Chevalier, auditionnée en novembre 1973 par l’Assemblée nationale dans le cadre d’un projet de dépénalisation de l’avortement pour quelques cas extrêmes, dont l’inceste et le viol, protestait déjà : « L’avortement de Marie-Claire, c’était un cas social et, si le projet de loi gouvernemental passait, tout serait à refaire en ce qui nous concerne. En effet, Marie-Claire n’entrerait pas dans les cas considérés et le même drame recommencerait… » (…)
Par ailleurs, si Marie-Claire est relaxée en 1972, c’est parce qu’elle est considérée comme ayant souffert de « contraintes d’ordre moral, social, familial, auxquelles elle n’avait pu résister ». « C’était à la fois courageux, tout à fait nouveau sur le plan de la jurisprudence et suffisamment ambigu pour que tous les commentaires puissent aller leur train », raconte aujourd’hui Gisèle Halimi (…)
Avec le procès de Bobigny et son téléfilm, il nous faut vérifier, non seulement que des évènements habilement dénaturés peuvent faire l’Histoire – le constat est presque banal – mais aussi, plus douloureusement peut-être, que cette histoire fantasmée finit par être prise pour la réalité. N’est-ce pas ainsi que naissent les mythes ? (…) »
Docteur Alice Desbiolles : « Les non-vaccinés ne sont coupables de rien »
Il existe actuellement un mensonge monstrueux qui consiste à faire croire que ce sont les non vaccinés malades du Covid qui provoquent les déprogrammations à l’hôpital. Martin Blacher précisait récemment les chiffres des lits d’hôpitaux existants en France : sur environ 400 000 lits d’hospitalisation classique (hors réanimation), près de 100 000 sont fermés faute de soignants à recruter ou ayant été renvoyés en septembre dernier. Par ailleurs, il n’y a « que » 25 à 30 000 malades de la Covid hospitalisés au maximum (en diminution). La déprogrammation est donc essentiellement due au manque de soignants !
S’appuyant sur ce mensonge, Martin Hirsch a donc proposer l’impensable, à savoir faire payer les non vaccinés. Mensonge dénoncée par l’épidémiologiste Alice Desbiolles :
Les déprogrammations d’actes chirurgicaux sont-elles vraiment dues au Covid ? C’est la question à laquelle a tenté de répondre l’épidémiologiste Alice Desbiolles en analysant des données de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui gère les établissements en Ile-de-France. Il en ressort que les fermetures de blocs opératoires seraient plutôt dues à un manque chronique de personnel.
Dans un tweet publié le 27 janvier, Alice Desbiolles a analysé un document de l’AP-HP intitulé «tableau de bord Covid-19», et a formulé ses conclusions en ces termes : «Selon l’AP-HP, 18% des salles de blocs opératoires sont fermées. Seulement 4% pour cause Covid […] Les autres fermetures s’expliquent majoritairement par des postes vacants au bloc». «Les déprogrammations qui en découlent n’ont rien à voir avec les patients Covid, vaccinés ou non», en a déduit l’épidémiologiste.
Le Figaro confirme l’analyse Alice Desbiolles qui affirme également que plus d’1 patient sur 4 est comptabilisé Covid, mais hospitalisé pour un autre motif :
«La Vérification» du Figaro affirme avoir eu accès à ce PowerPoint de l’AP-HP daté 24 janvier et qui, selon l’établissement public contacté par le quotidien, n’avait «pas vocation à être rendu public». «La Vérification» confirme l’analyse Alice Desbiolles :
«Durant la semaine du 17 au 23 janvier, parmi les 17% des salles fermées, 3% l’ont été pour redéploiement du personnel à cause du Covid, 1% pour l’absence du personnel infecté par le virus. Le reste des fermetures au bloc, soit 13% des salles, est bien dû à la vacance des postes, indique l’AP-HP elle-même.» Un problème «structurel et ancien» Interrogé par Le Figaro, le chef du service d’urologie de l’hôpital Cochin à Paris, Michaël Peyromaure, affirme que ces chiffres «confirment ce que [les] chefs de service [sont] nombreux à constater». Le médecin explique qu’il arrive régulièrement qu’une salle d’opération ferme pour absence d’infirmière, contraignant à annuler trois ou quatre interventions au dernier moment. Mais, selon lui, le Covid-19 n’y est pour rien : «Cela n’arriverait pas si nous avions comme avant deux infirmières par salle d’opération, un instrumentiste et une circulante. Comme nous n’avons plus d’instrumentiste par économie de personnel, nous fermons la salle à la moindre absence. Le problème est structurel et ancien !».
Une analyse confirmée par le président de la CMEL des hôpitaux universitaires Paris Seine-Saint-Denis, lui aussi interrogé par le quotidien : «Au début de la pandémie, on réquisitionnait nos lits pour de la réanimation de cas Covid. C’est tout à fait différent aujourd’hui […] Vous avez des lits, des salles entières qui ferment, comme effet chronique des deux années qui ont déstructuré nos services».
C’est ce qui a poussé le docteur Alice Desbiolles à déclarer que les « Les non-vaccinés ne sont coupables de rien » :
On apprend par ailleurs que 23% des soignants n’auraient pas fait leur 3ème dose et que 9 millions de passes vaccinaux vont-être inopérants le 15 février faute de rappel. L’Etat va-t-il oser suspendre 23% des soignants de France en plus des 10 à 15% qui ont déjà été renvoyés ?
Complicité LR avec les islamistes : après Patrick Karam, Damien Abad
Après Patrick Karam, c’est encore un proche de Valérie Pécresse, qui fricote avec les islamistes :
🔴🔍 #Islamodroitisme : le secret de @damienabad. 🤫#IslamAbad #Pecresse2022 pic.twitter.com/BSc6BCMnSI
— Fr+ (@France_Plus_) January 30, 2022

