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Abus sexuels dans l’Eglise : “Rien ne changera car ce lobby pervers est puissant et bien implanté”

Un prêtre parisien répond à Anne Le Pape, dans Présent, à la suite de la parution du rapport de la commission Sauvé. Extrait :

Une des préconisations de la commission Sauvé est de briser le secret de la confession en ce domaine. Mais où s’arrêter ? Pourquoi pas pour les autres crimes ? Ces conseillers n’ont-ils pas la moindre culture catholique, celle par exemple dont faisait preuve Alfred Hitchcock dans La Loi du silence ? Enfin, pourquoi revenir sur cette idée de mariage des prêtres, alors que dans d’autres institutions où les « animateurs » sont mariés se retrouvent les mêmes crimes ? Les professeurs de sport ne sont pas tenus au célibat, que l’on sache.

Célibat des prêtres et secret de la confession ne sont de la compétence d’aucune commission. On voit bien par là que l’ensemble est manipulé, par un Sauvé franc-maçon qui, lorsqu’il était à la tête du Conseil d’Etat, n’a pas eu la même compassion pour Vincent Lambert notamment. Les évêques ont voulu se dédouaner, d’ailleurs leur rôle n’est pas mis en cause. Seule l’Eglise peut décider des changements structurels ou canoniques qui la concernent.

Pourquoi avoir demandé une telle enquête, fouillant jusqu’en 1950, alors qu’aucun autre domaine du pays ne se remet en cause ? Vraiment masochiste. Je remets en question les chiffres avancés car personne ne sait comment ils ont été obtenus.

Je constate aussi que, à chaque fois que j’ai rapporté des abus à des évêques ou des supérieurs majeurs à la suite de confidences de victimes, tout est allé (encore récemment) au panier. Rien ne changera car ce lobby pervers est puissant et bien implanté, protégé, dans les hautes sphères.

De fait, l’homosexualisme n’est pas évoqué par ce rapport. Or, comme le disait un prêtre, il y a encore quelques années (mais peut-être est-ce encore le cas ?), la purge des “tradis” dans les séminaires s’est effectuée avec une efficacité autrement plus redoutable que celle des candidats au sacerdoce ayant des tendances pédérastes. Le discernement des candidats au sacerdoce a-t-il été fait avec le sérieux et la gravité que mérite le sérieux et la gravité du ministère sacerdotal ? Il est permis d’en douter.

Quant à Jean-Marc Sauvé, il avait solennellement prononcé le 24 juin 2014 la sentence de mort de Vincent Lambert, condamné à être privé d’alimentation et d’hydratation jusqu’à ce que mort s’ensuive.

En 2017, alors vice-président du Conseil d’Etat, Jean-Marc Sauvé avait justifié (dans La Croix…) la destruction de la croix qui surmontait la statue de jean-Paul II érigée à Ploërmel (Morbihan).

Un médecin défenseur de l’euthanasie explique pourquoi il a révisé sa position

Il y a 20 ans, les Pays-Bas ont adopté une loi sur le “contrôle de l’interruption de la vie sur demande”, légalisant l’euthanasie. Parmi les partisans de l’euthanasie figurait le professeur Theo Boer, professeur d’éthique des soins de santé. Après son approbation, il a été membre de la Commission de contrôle néerlandaise pendant neuf ans, chargé de veiller à ce que la loi soit appliquée dans les délais. C’est à cette époque que le professeur Boer a commencé à réviser son point de vue sur l’euthanasie. Maintenant, il en parle à iFamNews :

[…] Avant l’adoption de la loi, l’euthanasie était déjà pratiquée dans des milliers de cas chaque année. La loi a rendu cette pratique plus transparente et a offert aux médecins une plus grande protection juridique. Mais elle a également introduit une nouvelle dynamique, dans trois sens. Tout d’abord, le nombre de cas est passé de 2 000 en 2002 à 7 000 en 2020 et continue de croître. Deuxièmement, il s’agissait de nouvelles pathologies. À l’origine, l’euthanasie était surtout possible si l’on souffrait de maladies incurables (cancer, maladies neurologiques), mais aujourd’hui, elle concerne aussi la polypathologie, la démence, les maladies psychiatriques, un certain nombre de handicaps et autres. Et troisièmement, les gens considèrent de plus en plus qu’il s’agit d’un droit, même si légalement ce n’est pas le cas. Cela met la pression sur de nombreux médecins.

Y a-t-il eu un “moment clé” où vous avez changé d’avis ?

Il n’y a pas eu un moment précis, mais pendant les années où j’ai travaillé à la Commission de contrôle, de 2005 à 2014, j’ai été témoin de ces évolutions et j’ai réalisé que, dans de nombreux cas, l’euthanasie n’était plus le dernier recours, mais une option par défaut. Je me suis rendu compte que la loi apportait une certaine stabilité mais introduisait aussi de nouvelles instabilités.

Le nombre de citoyens néerlandais opposés à l’euthanasie a-t-il augmenté au fil des ans ?

Oui et non. Je pense que de nombreuses personnes en sont venues à considérer l’euthanasie comme une partie normale des fonctions d’un médecin, au même titre que l’accouchement ou la chirurgie. Mais j’ai l’impression qu’une minorité considérable et croissante se pose une question teinte d’une certaine inquiétude : “Où cela va-t-il finir ?”.

La “souffrance psychologique” est-elle aujourd’hui une raison suffisante pour demander l’euthanasie aux Pays-Bas ?

Oui, et cela concerne environ 80 patients par an. Dans la plupart de ces cas, les procédures sont beaucoup plus longues que dans le cas d’une maladie physique. Le problème est double. Tout d’abord, il est rare que l’on sache avec certitude qu’un patient est sans espoir : après de nombreuses années de souffrance psychiatrique, certains patients se remettent sur pied et trouve l’équilibre et le bonheur. Deuxièmement, comment savoir si les souhaits du patient sont libres et bien informés ? De nombreuses maladies psychiatriques incluent, presque par définition, un patient qui souhaite mourir. […]

Y a-t-il eu une diminution des cas d’euthanasie pendant la pandémie ?

Seulement au début. Cela est en partie dû au fait qu’un acteur majeur dans ce domaine, le ” Centre Expert en Euthanasie “ (anciennement connu sous le nom de ” Clinique de Fin de Vie “), a cessé de pratiquer l’euthanasie à la mi-mars 2020, affirmant que l’euthanasie n’était pas un ” traitement prioritaire “. Cependant, le centre a repris ses activités en mai 2020 et, à la fin de l’année dernière, on a découvert que le nombre d’euthanasies était plus élevé que jamais. Je n’en connais pas les raisons, mais la solitude pendant le confinement peut avoir contribué à ce désir de mort.

Est-il vrai qu’aux Pays-Bas, l’euthanasie a été étendue aux enfants de moins de 12 ans ?

Formellement non. Toutefois, le gouvernement a publié des directives qui rendront l’euthanasie des enfants pratiquement possible, en ordonnant au procureur général de ne pas poursuivre les médecins qui euthanasient des enfants de moins de 12 ans, à condition qu’ils répondent à certains critères. Mais je ne suis pas sûr que le procureur général ” obéira ” à ces instructions du gouvernement.

En Italie, certains font la promotion d’un référendum visant à légaliser l’euthanasie. Voulez-vous envoyer un message aux parlementaires italiens ?

Ne vous attendez pas à ce que l’euthanasie contribue à réduire le nombre de suicides. Aux Pays-Bas, les cas ont considérablement augmenté au cours de la dernière décennie. Impliquer l’aspect médical le moins possible. Ne suivez pas l’exemple néerlandais. Cependant, le fait que le suicide assisté soit déjà possible en Italie, laisse à mon avis suffisamment de place à ceux qui insistent tragiquement pour avoir le droit de mourir.

La commission du Sénat rejette la vaccination obligatoire contre le covid-19

La proposition de loi des sénateurs socialistes, qui prévoit d’ajouter le covid-19 à la liste des vaccins obligatoires, n’a pas été adoptée ce 6 octobre en commission des affaires sociales du Sénat.

La proposition de loi sera débattue dans l’hémicycle le 13 octobre. Logiquement, elle devrait être rejetée.

Au 29 septembre 2021, le nombre de personnes éligibles non encore vaccinées est estimé à 9,2 millions, parmi lesquelles les 12-17 ans et les 30-39 ans. 84 % des personnes de plus de 80 ans sont vaccinées.

Pologne : le tribunal constitutionnel contre la suprématie du droit de l’Union européenne

Le tribunal constitutionnel, la plus haute juridiction polonaise, s’est prononcé contre la suprématie absolue du droit communautaire européen, jeudi 7 octobre.

Le Premier ministre polonais avait demandé à la plus haute autorité judiciaire de son pays de se prononcer sur la compatibilité de diverses réglementations communautaires avec l’ordre constitutionnel polonais, ainsi que sur l’obligation des juridictions nationales de se conformer aux arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne.

La Cour a déclaré que certains articles du traité de l’UE étaient “incompatibles” avec la Constitution polonaise. Elle a enjoint aux institutions européennes de ne pas “agir au-delà du champ de leurs compétences” en interférant avec le système judiciaire polonais, ce qui constitue une pomme de discorde majeure avec Bruxelles.

“la tentative d’ingérence de la Cour de justice de l’Union européenne dans le système judiciaire polonais viole le principe de la primauté de la Constitution polonaise”.

Etats-Unis : La bataille judiciaire continue autour de l’avortement

Lu dans Présent :

Après que la Cour suprême du Texas eut rejeté le recours de Planned Parenthood contre la nouvelle loi de l’Etat qui interdit l’avortement après la 6e semaine de grossesse, un juge fédéral a délivré une ordonnance provisoire bloquant cette loi à la demande du département de la Justice de l’administration du « catholique » Joe Biden. Le juge fédéral a estimé que la loi texane était contraire à la jurisprudence Roe v. Wade de la Cour suprême des Etats-Unis. La particularité de la loi texane est qu’elle confie son application aux citoyens, et les défenseurs de la loi estiment que le juge aurait dû entendre toutes les parties intéressées (et donc tous les simples citoyens texans qui l’auraient souhaité), ce qu’il n’a pas fait. L’Etat a déclaré son intention d’interjeter appel de cette décision provisoire devant la même cour d’appel fédérale qui avait auparavant rejeté les demandes de l’industrie de l’avortement visant à bloquer cette loi. Selon les comptes du site Life News, celle-ci aurait déjà sauvé de la mort environ trois mille enfants.

En attendant de voir renversée la jurisprudence Roe v. Wade, plusieurs Etats dirigés par les républicains s’efforcent de mieux protéger le droit à la vie en phase prénatale. En Arkansas, une proposition de loi va bientôt être présentée qui interdira l’avortement à partir du moment où un battement du cœur de l’enfant peut être détecté (vers la 6e semaine) et qui suivra le modèle de la nouvelle loi texane. « Nous avons parlé de projets de loi pro-vie à chaque session depuis que je suis ici en 2010 », a déclaré l’auteur de la proposition de loi, le sénateur républicain Jason Rapert, « il est grand temps de mettre fin aux avortements dans notre Etat, ce à quoi je m’engage pleinement. » Dans l’Oklahoma, un juge fédéral a refusé lundi la demande de l’industrie de l’avortement de bloquer une loi adoptée cette année. Cette loi impose des exigences supplémentaires aux médecins avorteurs, en matière de qualifications, elle oblige à faire une échographie au moins 72 heures avant le moment prévu de l’avortement et elle interdit la vente par correspondance de pilules abortives. Le même juge a cependant bloqué une autre loi de l’Etat qui aurait interdit les avortements lorsqu’un battement de cœur de l’enfant à naître peut être détecté. Dans le Wisconsin, une proposition de loi « sur la protection des personnes vulnérables » souhaite interdire les avortements réalisés uniquement en raison du sexe, de la race ou d’un handicap de l’enfant à naître. Une deuxième proposition de loi contraindrait les médecins à fournir après tout diagnostic de maladie congénitale des informations complètes sur les aides dont peuvent bénéficier les parents de l’enfant concerné.

Le budget 2022 pour la branche famille ne soutiendra pas la natalité

Lors de l’audition du Mouvement Mondial des Mères par l’Entente parlementaire pour la famille, quelques chiffres ont été présentés aux parlementaires, soulignant que le budget de la branche famille prévu pour 2022 est insuffisant. Extraits :


Make Mothers Matter (MMM) France a publié les résultats de son enquête menée auprès de 22 000 mères de jeunes enfants sur leur vécu, leurs difficultés et leurs attentes lors de cette période clef pour le développement futur des enfants. Voici quelques chiffres clés :

Concernant la grossesse et l’accouchement :

  • Pendant la grossesse, les mamans souhaiteraient des horaires aménagés (77%), plus d’information sur les différents lieux de naissance (68%) et être mieux formées à l’allaitement (78%).
  • Pour 76% des femmes la façon d’aborder l’accouchement a changé après leur premier enfantement, une première expérience qui révèle un souhait d’accouchement moins médicalisé́. 93% des mères sont favorables à la création de nouvelles maisons de naissance et 86% des femmes souhaitent que l’accouchement accompagné à domicile soit intégré dans l’offre de soins.
    Elles plébiscitent un meilleur accompagnement car 31% d’elles ne se sont pas senties respectées par l’équipe médicale : 29% des répondantes ont vécu des violences obstétricales.
  • Comme le préconise le rapport Cyrulnik rendu public en septembre 2020, 53% des mères souhaitent bénéficier d’un accompagnement systématique à la maison après la naissance et
    49% pouvoir s’appuyer sur un professionnel identifié pour un accompagnement continu de la grossesse au post-partum mais à condition de pouvoir choisir librement le référent (90%).
  • Le constat concernant l’allaitement est sans appel : 83% des participantes souhaitaient allaiter au moins un de leurs enfants dont (67% « absolument ») mais 66% d’entre elles n’ont pas réussi à allaiter leur(s) enfant(s) aussi longtemps qu’elles le souhaitaient à cause d’un manque d’accompagnement (39%).
  • 1 maman sur 3 a vécu une dépression post-partum (35%). Les dépressions post-partum sont plus présentes chez les femmes ayant vécu des violences obstétricales (46% versus 29%).
    Pour éviter ces dépressions post-partum, les mères ont besoin de se sentir entourées et plébiscitent un congé paternité plus long.

Concernant la conciliation vie professionnelle/ vie de famille :

  • 44% des mères interrogées disent avoir vécu un burn out parental.
  • Lors du retour au travail, les mères aimeraient bénéficier de flexibilité professionnelle (60%).
  • Le rapport de la commission propose de créer un congé parental court (9 mois) bien rémunéré (75% du salaire), partageable entre les 2 parents. Les mères sont très favorables à cette proposition : 81% disent qu’elles prendraient un tel congé et 40% pensent que leur conjoint le prendrait aussi. 81% des mères aimeraient que les parents puissent choisir librement comment se répartir le congé entre eux.
  • Si un congé parental court bien rémunéré est créé, 84% des mères souhaitent qu’il coexiste avec le congé parental long actuel (plus faiblement rémunéré).
  • Toutes les mères n’ont pas recours aux mêmes modes de garde et leur pratique évolue avec le rang de naissance de l’enfant : les assistantes maternelles sont le 1er mode de garde des
    enfants de rang 1 (48%), suivi par les parents (37%) et les crèches (34%). Au 3ème enfant, les parents gardent majoritairement l’enfant (58%) devant les crèches (29%) et les assistantes
    maternelles (26%).
  • Au regard du coût des crèches pour les finances publiques et du manque de places disponibles, 82% des mères souhaiteraient qu’on investisse davantage dans un long congé parental mieux rémunéré permettant aux parents qui le souhaitent de garder eux-mêmes leurs enfants.

I-Media : Xavier Bertrand mouché par Anne-Sophie Lapix

Xavier Bertrand mouché par Anne-Sophie Lapix

Xavier Bertrand, après s’être présenté comme le courageux candidat à même de fédérer la droite, reste bouche-bée face à la réponse cinglante d’Anne-Sophie Lapix !

Saint Bernard, Santo Subito

Bernard Tapie est décédé dimanche dernier. Les médias l’ont immédiatement “canonisé”. Jean-Yves Le Gallou revient sur la vie du malfrat, du faussaire et du tricheur qu’est Bernard Tapie.

Revue de presse

Pandora Papers : la nullité des journalistes français

L’affaire des Pandora Papers agite la presse mondiale. La nôtre se démarque par sa nullité, la pauvreté de ses analyses et son manque d’intelligence. Jean-Yves Le Gallou vous livre son analyse sur cet événement important.

Saint Irénée, Docteur de l’Eglise

Le Groupe mixte de travail orthodoxe-catholique Saint-Irénée a été reçu en audience jeudi par le Pape François. Le Successeur de Pierre a souhaité que le dialogue œcuménique soit inclus dans le futur processus synodal, en particulier concernant le thème de la primauté.

Il a aussi annoncé le doctorat prochain de saint Irénée, père de l’Église, 2e évêque de Lyon, mort martyr en 202.

Le Saint-Père est revenu sur le saint patron du groupe de travail, Irénée de Lyon, «un grand pont spirituel et théologique entre les chrétiens d’Orient et d’Occident», et dont le nom«porte l’empreinte du mot paix». Cette paix est celle de Jésus, «qui réconcilie, qui rétablit l’unité».

Le groupe Saint-Irénée, qui se réunira ces jours-ci à l’institut d’études œcuméniques de l’université Angelicum, a récemment publié une étude intitulée “Servir la communion. Repenser la relation entre primauté et synodalité”. Comme l’a précisé le Pape, la synodalité dans l’Église catholique articule trois dimensions: «tous» (par l’exercice du sensum fidei de tous les fidèles), «certains»(par l’exercice du ministère des évêques, chacun avec son presbyterium), et «un» (ministère d’unité de l’évêque et du Pape).

Irénée venait d’Asie Mineure. Dans sa jeunesse, il avait été disciple de saint Polycarpe de Smyrne qui avait été lui-même un disciple de saint Jean l’Apôtre. Il succède à saint Pothin l’évêque de Lyon, mort martyr. Il ne cesse de se dépenser au service de la paix des Églises. Un grand danger le préoccupe: les doctrines gnostiques qui se répandent dangereusement. Elles nient l’Incarnation du Fils de Dieu et mettent en péril l’intégrité de la foi. Saint Irénée les étudie très minutieusement, enquête, interroge, lit. Armé par cette connaissance approfondie de l’adversaire, il rédige un important traité “Contre les hérésies” pour réfuter ces doctrines ésotériques. En même temps, il intervient auprès du pape pour l’empêcher d’exclure de la communion de l’Église les communautés qui fêtent Pâques à une autre date que l’Église romaine. Il fut le premier grand théologien de l’Église d’Occident.

Neuvaine à Marie qui garde la chasteté des prêtres

Vendredi 8 octobre

« Vous devez tremper votre âme et l’élever très haut, pour pouvoir tels des aigles survoler toute la volaille » Bienheureux Jerzy Popiełuszko

« La vérité vous rendra libres » (Jn 8, 32)

Regardez, ô Mère, les hommes et les femmes trompés par des lois iniques, des lois injustes qui sévissent dans notre pays.

Qu’à l’image du Bienheureux Jerzy Popiełuszko, nos pasteurs sachent résister, lorsque c’est nécessaire, aux mensonges véhiculés par les structures gouvernementales. Qu’ils sachent œuvrer en faveur de la vérité, de concert avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté. Et qu’à la suite de saint Paul et selon l’enseignement de l’Église, ils ne renoncent pas à démasquer le péché et à dénoncer les actes qui sont en eux-mêmes gravement immoraux.

Vierge Marie, priez le Christ qui a souffert pour nous, afin que les vies anéanties par l’avortement, ou les vies brisées par tant de maux ne soient pas utilisées, réduites au silence, ou tristement relativisées en fonction de l’agenda politique, ou d’un opportunisme médiatique.

Dire une dizaine de chapelet.

Notre Dame de la Compassion, priez pour nous.

Marie qui gardez la chasteté des prêtres, priez pour nous.

A quoi sommes-nous appelés ?

Des veillées pour la vie :

Il y a 26 ans, Saint Jean Paul II appelait les jeunes à s’engager pour la Vie : continuons à nous mobiliser en créant des veillées dans nos paroisses qui seront autant de signes d’espérance et des occasions de transmettre l’évangile de la Vie auprès de nous… Nous n’irons pas aux périphéries si nous n’allons pas d’abord à la base, renforcer la culture de vie dans nos paroisses !

Combien en aurons nous en 2021 pour la 12ème édition ?

Osons dépasser le cap des 400 veillées !

Le renouveau d’une culture de Vie au sein de notre société ne dépend que de notre bonne volonté… Soyons des veilleurs et aidons notre curé à organiser cette veillée ! Soyons “les lumières de ce monde” que le Christ attend…

« Vous êtes appelés à vous battre pour la vie…  A œuvrer et prier pour mettre un terme à l’avortement, à la violence de toutes sortes y compris la violence perpétrée contre la dignité des femmes et des enfants à travers la pornographie.

Levez-vous pour le mariage et la vie de famille ! Levez-vous pour la pureté ! Résistez aux pressions et tentations d’un monde qui tente trop souvent d’ignorer une vérité fondamentale : chaque vie est un don de Dieu, notre Créateur et nous devons rendre compte à Dieu de la façon dont nous l’utilisons, dans le Bien ou dans le Mal. »

Saint Jean Paul II, messe pour les Jeunes à Central Park, le 7 octobre 1995

Une différence importante entre Marine le Pen et Eric Zemmour, c’est la capacité de ce dernier à refuser la diabolisation

Passionnante analyse de Jean-Yves Le Gallou publiée sur son site Polémia :

Quand Marine Le Pen a hérité du Front national, elle y a trouvé un pactole électoral. Mais aussi la diabolisation. Elle avait le choix de l’affronter ou de s’y soumettre. Elle a choisi la stratégie de la « dédiabolisation ». Pour cela, elle a commencé par se distancier de certains propos de son père – jugés pas toujours bienvenus et encore moins bien interprétés – puis elle a l’a exclu du parti. Comme cela lui a paru ne pas suffire et que ses contradicteurs lui demandaient des gages supplémentaires, elle a entrepris de lisser ses propos sur tous les sujets, y compris et surtout sur l’immigration.

Ainsi elle n’a cessé de nier farouchement l’existence d’un quelconque « Grand Remplacement » et elle a jugé l’islam parfaitement compatible avec la République. C’est ainsi qu’oublieux de défendre la laïcité, son premier lieutenant Jordan Bardella s’est incliné respectueusement devant une assesseur voilée pour signer un cahier d’émargement lors des dernières élections régionales. Pour la plus grande satisfaction des islamistes qui avaient monté ce piège médiatique ! Quant à Philippe Olivier, beau-frère et mentor de Marine Le Pen, il a déclaré au Monde (le 26 février 2021) que si sa candidate était élue, elle ne remettrait pas en cause les pouvoirs des juges, du Conseil constitutionnel, du Conseil d’État, de la Cour européenne des droits de l’homme… ce qui revenait à dire qu’elle ne ferait rien ! Et en même temps, Marine Le Pen s’est tenue prudemment à l’écart de tous les mouvements sociaux, au risque de décevoir tous ceux qui y participaient : pas de soutien à la Manif pour tous, ni aux gilets jaunes, pas plus qu’aux anti-passe sanitaire. Sa devise peut être ainsi résumée : lisser, lisser vous dis-je.

Plus grave encore, Marine Le Pen a cru – naïvement peut être, stupidement certainement – qu’elle se dédiaboliserait en procédant à une chasse aux sorcières dans ses propres rangs. À chaque élection, des officines d’extrême gauche s’amusent à traquer sur Facebook le moindre propos un peu polémique ou taquin de ses candidats. Et à la première alerte, ils sont lâchés.

Marine Le Pen croit ainsi se dédiaboliser en dénonçant « l’extrême droite » dans ses rangs ou à sa périphérie. Sans voir qu’elle-même étant assimilée à cette terrifiante « extrême droite », elle participe à sa propre diabolisation en diabolisant ses proches et ses voisins. La stratégie qui consiste à hurler avec les loups n’est jamais gagnante. Pas plus que celle consistant à livrer ses voisins à la répression comme elle l’a fait en interdisant à ses élus de participer à la manifestation de soutien à Génération Identitaire, mouvement scandaleusement dissout par le gouvernement.

Au final, dix ans après son accession à la tête du Front national (rebaptisé par antiphrase « Rassemblement »), le bilan de Marine Le Pen est terrible : elle a vidé les idées, vidé les cadres (75 % des élus régionaux ont été éliminés en juin 2021), vidé les caisses et pour finir vidé les urnes. Notons que ce dernier point est bien antérieur à l’arrivée d’Éric Zemmour sur le marché électoral : le RN a chuté aux municipales de mars 2020 ainsi qu’aux départementales et aux régionales de juin 2021…Pour une raison simple : à force d’avoir mis de l’eau dans son encre, Marine Le Pen n’imprime plus.

Le parcours d’Éric Zemmour est rigoureusement inverse. Pendant que Marine s’affadissait chaque jour davantage, lui tenait des propos de plus en plus carrés.

Je me souviens l’avoir rencontré en 2008/2009 pour lui parler alors d’une candidature aux élections européennes de juin 2009. L’idée lui avait paru à l’époque peu intéressante, sinon saugrenue… J’avais alors souligné auprès de lui le risque pour sa carrière médiatique d’une diabolisation croissante (…) Mais sa réponse à ma mise en garde avait été cash, très cash : « Je peux dire des choses que vous ne pouvez pas dire. Je dois les dire et je les dirai. » Le moins qu’on puisse dire est qu’il a effectivement tenu parole !

Il a bousculé le politiquement correct tous azimuts, sur l’identité, l’immigration, le féminisme, l’historiquement correct, les délires écologiques et sociétaux. Et surtout il n’a jamais plié : devant aucun lobby, qu’il soit « anti-raciste », LGBTQ, féministe, ou étranger. Pas davantage devant les juges (sa seule erreur fut de ne pas faire appel de sa première condamnation). Il applique avec constance la devise de la reine d’Angleterre et de la monarchie britannique : « Never explain, never complain ». Ce qui lui donne une force incroyable.

Éric Zemmour ne se laisse pas neutraliser et aborde de front tous les sujets : le Grand Remplacement, la dictature des juges, la délinquance immigrée, la fraude sociale, les excès de l’État providence, les délires des foldingos – écolos ou LGBTQ –, le nucléaire, les éoliennes…
Ce n’est peut-être pas encore un programme mais, déjà beaucoup plus qu’un diagnostic, c’est un projet : rendre sa place à la France et leur fierté aux Français.

Éric Zemmour évite aussi la pasteurisation qui vide les salles et plombe l’audimat des émissions de télévision. Il évite la posture défensive et la perte de temps qu’elle engendre. Il préfère la contre-attaque affirmant froidement aux journalistes qu’il « se fout de la diabolisation ». Ce qui lui donne une force incroyable car c’est d’abord en s’implantant dans la tête du « diabolisé » que le virus de la diabolisation gagne la partie (…)

À l’époque Sarkozy avait rassemblé près de 32 % des suffrages, c’est sans doute le potentiel électoral d’Éric Zemmour aujourd’hui. Un potentiel qu’il devra aller chercher avec les dents. Car si Éric Zemmour s’installe en position de challenger de Macron, les relais médiatiques de la Macronie se déchaineront et tous les coups (bas si possibles) seront permis contre lui. En politique il faut savoir encaisser ! Éric Zemmour devra encaisser et ses soutiens aussi. Il a largement montré qu’il avait la capacité d’encaisser sans plier, ce qui est l’essentiel. Quant à ses soutiens ils devront affronter la rumeur des batailles. Les meilleurs sauront eux aussi faire face !

Pour une fois, les élections présidentielles promettent d’être passionnantes. Et c’est à droite que les grands enjeux se posent.

Mgr Aillet : “La loi de Dieu ne saurait être soumise à la République, au risque d’entraver la liberté de conscience garantie par la Constitution”

En février 2021, Mgr Aillet avait répondu aux questions du magazine France catholique à propos de la “supériorité des lois de la république” :

Interrogé au sujet du respect de «  la charte des principes de l’islam de France  », le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré que les croyants devaient considérer la loi de la République comme supérieure à la loi de Dieu. Comment réagissez-vous ?

Mgr Marc Aillet : Sans doute est-ce l’islamisme qui était visé ici, en tant qu’il réclame l’application chez nous de la «  charia  », que l’islam revendique comme une loi divine, s’imposant aux musulmans dans la cité. Il faut dire que, dans l’islam, le politique et le religieux sont totalement imbriqués. Toutefois quand, sous le feu des critiques, il assume pleinement son propos, alors le ministre de l’Intérieur semble l’étendre à toutes les religions. Rompant avec la neutralité de l’État, il nous conduirait ainsi à passer d’un régime de séparation à un régime de subordination.

Ce propos est en ce sens inacceptable car il conduit tout bonnement à nier la liberté de conscience. En effet, si Dieu existe, ce que croient un nombre important de citoyens, toutes religions confondues, sa loi ne saurait être soumise à la République, au risque d’entraver la liberté de conscience, par ailleurs garantie par la Constitution et le discours officiel. Pour nous, catholiques, la loi de Dieu est inscrite dans la conscience de l’homme, elle ne se substitue pas à la loi humaine, mais elle en constitue la mesure ultime.

Considérer la loi de la République comme «  supérieure  » à la loi de Dieu : en quoi est-ce dangereux ?

La République est essentiellement un mode d’organisation du pouvoir politique, qui coïncide généralement aujourd’hui avec la démocratie. Mais ici, elle deviendrait une sorte d’hypostase, voire une véritable «  déesse  » qui pourrait imposer aux citoyens une idéologie totalisante de leur vie. Or, la République ne saurait en aucun cas embrasser le tout de la vie de l’homme, sans attenter gravement à ses libertés fondamentales.

La fin dernière de la société humaine est le bien commun, c’est-à-dire l’ensemble des conditions sociales, économiques, culturelles qui permettent précisément à chacun de rechercher sa fin ultime, laquelle transcende toute forme d’organisation sociale et dépasse nécessairement l’horizon de la société politique.

Cette attitude est révélatrice d’une culture marquée par une sorte d’humanisme immanentiste fermé à la transcendance, où l’État prétend régir toute la vie des citoyens, au risque de les enfermer définitivement dans les limites de la cité terrestre. Mais aussi d’une conception positiviste de la loi où l’appréciation du bien et du mal dépendrait du seul arbitraire du Prince ou d’une majorité démocratiquement élue. Le vénérable Pie XII dénonçait ce positivisme juridique comme une «  erreur qui est à la base de l’absolutisme d’État et qui équivaut à une déification de l’État lui-même  » (Discours au Tribunal de la Rote, 13 novembre 1949).

Non, le secret de la confession ne viole pas les lois de la République

Avant même les propos (mal compris) de Mgr de Moulins-Beaufort de ce matin, le journaliste Paul Sugy avait donné quelques pistes de réflexions et des explications pour mieux comprendre le rapport entre le secret de la confession et le respect des lois civiles :

Attention : non, le secret de la confession ne viole pas les lois de la République. Ni ne relève d’une “supériorité” de la loi de Dieu sur celle des hommes (expression malheureuse, car loi civile et loi divine ne se hiérarchisent pas mais relèvent de deux ordres différents).

Dans une jurisprudence constante depuis une décision de la Cour de cassation en 1810, le droit français associe le secret de la confession au secret professionnel (valable aussi pour les avocats, médecins…). Par la suite, les tribunaux ont même rappelé que le ministre du culte commet une faute s’il trahit ce secret. Mais une circulaire de 2004 rappelle qu’il y a des exceptions pour les sévices graves ou les atteintes sexuelles sur mineur de moins de 15 ans ou personne vulnérable. Cette circulaire laisse donc la possibilité au ministre du culte de lever, s’il le souhaite, le secret de la confession, mais uniquement dans certains cas très précis ; et ce n’est pas une obligation.

La question peut alors se poser, pour l’Église, de savoir si elle doit aller plus loin que la loi civile elle-même, et intimer l’ordre à ses prêtres de trahir le secret de la confession dans certains cas. Mais là-dessus, il convient de faire deux remarques.

D’abord, on est hors-sujet par rapport aux défaillances de l’Église établies par la CIASE. En effet, ce n’est pas le secret de la confession qui a conduit à l’omerta. On parle de faits qui auraient pu, et surtout qui auraient dû, être révélés. Car pour la plupart des faits, beaucoup de prêtres et de laïcs savaient des choses, sans être tenus par le secret de la confession. De nombreuses informations étaient même contenues dans les archives des diocèses. On parle ici d’une culture de la dissimulation à grande échelle.

Et d’autre part, compte tenu du déclin de la pratique des sacrements, je doute sérieusement que le nombre de crimes qui ont été confessés un jour à un prêtre soit très significatif par rapport à l’ensemble de ceux commis dans ce pays. Mais surtout, qui imagine sérieusement que, même frappés par le repentir, les criminels vont continuer d’aller à confesse s’ils savent que les prêtres sont désormais déliés du secret ? Soyons sérieux un instant !

Que la République ou que l’Église décrète l’obligation, pour le ministre du culte, de “cafter” les crimes entendus en confession aura pour seul effet de vider un peu plus encore les confessionnaux. Ou alors, les gens ne s’y rendront plus que pour s’accuser de broutilles. Le séisme des abus sexuels doit contraindre l’Église à se remettre en cause, de fond en comble. À faire sauter les tabous, ne plus mettre la poussière sous le tapis. Mais ce travail concerne l’institution, son organisation et sa culture interne, pas la discipline des sacrements.

[…]

Précision parce que le sujet continue de faire parler. La République se moque un peu de savoir si le « secret de la confession » a vraiment été recueilli pendant la confession ou non, puisque l’État ne reconnaît pas les cultes : le droit ne définit pas ce qu’est la confession. Voilà exactement ce qu’en dit le Code pénal : est couverte par le secret toute confidence faite aux prêtres « dans l’exercice exclusif de leur ministère sacerdotal et raison de ce ministère ». Cela reste assez restrictif tout de même. Et bien sûr, comme je l’ai précisé hier, ce secret est levé dans certains cas (sans qu’à l’inverse le prêtre ne soit tenu de parler : pour certains faits précis, c’est à lui et à lui seul de décider s’il garde ou non le secret).

Eric Zemmour réussira-t-il là où Bruno Mégret a échoué ?

Dans un entretien accordé à Valeurs actuelles, Gilles Richard, professeur émérite d’Histoire contemporaine et président de la Société française d’histoire politique, compare l’action politique d’Eric Zemmour à celle de Bruno Mégret en son temps…la réussite en plus :

Peut-on comparer Zemmour à une figure historique de la droite ? Des mauvaises langues le comparent à Pierre Poujade, voire à un jeune Jean-Marie Le Pen…

Au fond, Zemmour incarne la scission réussie des mégrétistes, […]. Il lutte pour l’union des droites et prouve tous les jours que Marine Le Pen ne parvient pas à être un grand chef de parti. Toutefois, l’auteur du Suicide français (Albin Michel) ne peut pas se vanter d’avoir un profil aussi crédible que celui de l’ancien renégat du FN. Carrière de haut fonctionnaire, passage au comité central du RPR, Club de l’Horloge, Front national… À la différence de Zemmour, Mégret était un homme doté d’une solide expérience politique.

Du reste, je trouve très surprenant qu’on le compare à l’ancien président du Front national ou à son mentor Pierre Poujade. Le Menhir était un vieux routier de la politique, passé par le poujadisme et le CNIP, deux mouvements grâce auxquels il a été élu député, avant même de fonder son propre parti. Quant à Poujade, c’était un homme des classes populaires, doté d’un art oratoire et d’un charisme qui font cruellement défaut à Éric Zemmour.

La priorité de LREM n’est pas d’aider les familles mais de promouvoir plus d’avortements

Ce jeudi 7 octobre, les sages-femmes étaient mobilisées et en grève pour déplorer le manque de reconnaissance de leur profession et le manque de moyens au quotidien pour accomplir leur travail, au détriment parfois de la santé et du bien-être des femmes enceintes ou des nouveaux-nés.

Plus de 50 députés Les Républicains ont cosigné un courrier adressé à M. Olivier Véran, Ministre de la Santé et des Solidarités, afin de faire entendre leurs demandes légitimes pour revaloriser cette belle profession. Extrait :

les fermetures des lits et des petites maternités de proximité entraînent pour elles une surcharge de travail, des difficultés d’organisation et compliquent leur prise en charge des femmes, des couples, des bébés (1/3 des maternités en France ont fermé depuis 1975). En raison du manque de personnel dans de nombreuses structures, des sages-femmes se retrouvent parfois seules dans les urgences d’un service de maternité, à gérer cinq à dix femmes ou couples, aux problèmes de santé et profils variés.

Le Collège national des gynécologues et obstétriciens de France (CNGOF) lui-même se déclare “très inquiet de la situation dans laquelle se trouvent déjà nombre de maternités publiques ou privées” en France, structures dans lesquelles les “sages-femmes jouent un rôle fondamental”, et alerte sur le fait qu’“il est urgent de rendre les carrières hospitalières des sages-femmes plus attractives”, car « il en va de la santé des femmes et des nouveau-nés du pays. » Certaines situations nécessitent une surveillance accrue ou une réaction en urgence, d’autres nécessitent du temps et de l’empathie (fausse couche…) : c’est la santé et les bien-être des patients qui est en jeu. De nombreuses sage-femmes réclament ainsi une augmentation des effectifs dans les maternités, afin d’offrir un accompagnement de qualité aux femmes enceintes, à la hauteur des enjeux de santé physique et psychique entourant une grossesse ou l’arrivée d’un bébé.

Concernant la famille, un rapport souligne le bilan désastreux de la politique familiale égalitaire, initiée sous François Hollande, qui a raboté le quotient familial en 2012, puis 2013, puis en réformant le congé parental en 2015. En berne depuis 2015, le taux de natalité a chuté à 1,8 enfant par femme en 2020. La dernière étude de l’Unaf (Union nationale des associations familiales) en janvier 2020 montre que les femmes françaises désirent en moyenne 2,47 enfants. Une femme sur trois rêverait d’avoir trois enfants.

Mais chez LREM, il y a d’autres priorités. Le patron des députés de La République en marche, Christophe Castaner, a assuré mercredi que l’allongement du délai de 12 à 14 semaines (photo) de l’avortement sera à l’ordre du jour fin novembre.

«En France, l’avortement n’est pas menacé en droit, mais il l’est dans la pratique. Il y a de vraies inégalités territoriales et sociales. Si on veut garantir un droit réel et égal à celles qui doivent être protégées, il est nécessaire d’allonger les délais». «Nous souhaitons que ce texte aboutisse», «nous aurions le temps, en janvier-février de l’adopter définitivement à l’Assemblée nationale».

Le député Albane Gaillot, ex-LREM désormais non-inscrite, avait fait adopter par l’Assemblée nationale en octobre 2020 une proposition de loi visant à allonger le délai d’accès à l’avortement de 12 à 14 semaines de grossesse. Puis le Sénat l’avait rejetée.

L’Association des Chrétiens Protestants et Evangéliques pour le Respect de la Vie (ACPERVie), dénonce :

Les Chrétiens Protestants et Evangéliques s’étonnent de l’acharnement de députés des deux sexes de promouvoir l’avortement jusqu’ à 14 semaines, alors que le mur du silence commence à se fissurer de part et d’autre sur les dégâts supportés par les femmes souvent à vie, d’autant plus que le développement de l’enfant à naître est avancé, et ils rappellent qu’à 14 semaines de grossesse, il mesure justement 14 cm et pèse 400 grammes. En tant que citoyens, ils attendent du Parlement qu’il développe, dans tous les départements, de véritables mesures d’aide aux femmes enceintes en précarité socio-économique.

La Marche pour la Vie appelle à la mobilisation totale. Pour cela, elle prépare :

  • Un happening géant devant l’Assemblée Nationale.
  • Une pétition nationale pour demander la suppression immédiate de cette proposition de loi.
  • Un débat entre Aliette Espieux, porte-parole de la Marche pour la vie, et Albane Gaillot, si cette dernière l’accepte enfin.

La Marche pour la vie s’inquiète de voir que toutes les prises de parole médiatiques sont malheureusement univoques sur le sujet, vont toutes dans le sens de cette barbarie, et elle demande à être entendue.

Secret de la confession : soutien à Mgr de Moulins-Beaufort convoqué par le ministre Darmanin

Communiqué de Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort, Président de la Conférence des évêques de France :

Le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, a reçu du ministre de l’intérieur, M. Gérald Darmanin, ce jour à 13h15, un message par lequel M. le Ministre exprime le souhait de « convenir d’un entretien ».

Mgr Éric de Moulins-Beaufort a fait savoir, par son secrétariat, à 14h45, qu’il acceptait cette invitation. Il rencontrera ainsi M. Gérald Darmanin le mardi 12 octobre à 14h.

Mgr Éric de Moulins-Beaufort sera heureux d’échanger avec M. le Ministre de l’Intérieur sur le sens du sacrement de la confession pour les catholiques et sur les fondements théologiques, spirituels et canoniques du secret de la confession. Ce sera pour lui l’occasion de rappeler qu’aujourd’hui, le secret de la confession, imposé aux prêtres par le droit canonique, n’est pas contraire au droit pénal français, comme le souligne la circulaire de la chancellerie du 11 août 2004.

La confession est aussi un moment durant lequel une personne victime, par exemple un enfant, peut évoquer ce qu’elle a subi, et être rassurée sur son innocence… parce que la certitude du secret lui permet de livrer ce qui lui est le plus difficile. Ce temps peut être alors, sur les encouragements du prêtre qui reçoit cette confession, une première étape dans la libération de la parole, en dehors du sacrement.

Le secret de la confession a toujours été respecté par la République française. C’est l’honneur de la République française que de respecter ainsi la dignité de la conscience de chacun.

C’est arrivé un 7 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 7 octobre : fête de Notre Dame du Rosaire.

Cette fête, propre à l’Église d’Occident, est instituée par saint Pie V pour commémorer la victoire de Lépante, qui met un terme à l’expansion ottomane et remercier l’intercession de la mère du Sauveur au cours de la bataille. Cette fête s’appelait auparavant la fête de Notre Dame de la Victoire. La basilique Notre Dame de la Victoire de Saint Raphael dans le Var porte ce nom en honneur et souvenir du 7 octobre 1571.

  • le 7 octobre 336 : décès du pape Marc.

Voir la chronique du 18 janvier.

  • le 7 octobre 929 : mort du Roi de France Charles III le Simple.

Le Roi de France meurt à Péronne prisonnier d’Herbert de Vermandois. Son successeur est Robert 1er. Voir les chroniques du 28 janvier et du 17 septembre.

  • le 7 octobre 1337 : début de la Guerre de Cent Ans (1337 – 1453).

Édouard III, roi d’Angleterre, dénonce l’hommage prêté à Philippe VI de Valois et revendique la couronne de France. Le 7 octobre 1337, un archevêque est envoyé à Paris pour jeter le gant à « Philippe, qui se dit Roi de France ». La guerre commence.

A l’abbaye de Westminster, le roi d’Angleterre, Édouard III revendique officiellement le trône de France en tant que petit fils du dernier Roi de France Philippe IV le Bel par sa mère Isabelle. Edouard III entend appliquer à la France les règles de succession anglaises et non les lois fondamentales du Royaume. Cette guerre de Cent Ans couvre une période de 138 ans (1337 à 1475); elle est entrecoupée de trêves plus ou moins longues.

Le traité de paix définitif est signé le 29 août 1475 à Picquigny en Picardie. Cependant beaucoup d’historiens considèrent l’année 1453, date à laquelle les Anglais sont totalement chassés de France (sauf Calais) comme la fin de cette guerre.

  • le 7 octobre 1452: bulle Cum Nulla du pape Nicolas V qui introduit des carmélites en France.

Les carmélites appartiennent à un ordre religieux catholique, l’Ordre du Mont Carmel, dont le fondement est la contemplation et la prière.

  • le 7 octobre 1535 : Jacques Cartier plante une croix à l’embouchure de la rivière Fouez.

Le 2 octobre (voir la chronique du jour), Jacques Cartier arrive à Hochelaga. Sans s’attarder davantage, il visite le saut qui, à l’ouest, bloque la navigation (rapides de Lachine). Il rebrousse chemin et plante une croix à l’embouchure de la rivière qu’il nomme St-Maurice de Fouez en l’honneur de la maison de Foix. La croix a une double signification: un sens religieux et une prise de possession du territoire.

  • le 7 octobre 1571 : bataille de Lépante, les flottes espagnole et vénitienne anéantissent la flotte turque.

La Sainte Ligue composée de l’Espagne, de Venise et des états pontificaux du pape Pie V, et à une échelle moindre de Gênes et de d’autres États italiens, ainsi que des chevaliers de Malte, bat les turcs à Lépante, près de Corinthe. La flotte de plus de 200 navires est sous le commandement de Don Juan d’Autriche, frère du roi d’Espagne Philippe II et fils naturel de Charles Quint. Ce sont près de 100 000 hommes qui s’affrontent dans les deux camps. Les Turcs du Sultan d’Istanbul, Selim II Mast, sont écrasés. L’amiral Ali Pacha est fait prisonnier et décapité. Cette défaite marque un coup d’arrêt à l’avancée turque sur la Méditerranée. Un jeune soldat espagnol est blessé au combat et perd sa main gauche. Il s’agit d’un certain Cervantès.

Cette bataille marque un tournant dans la stratégie navale. En effet, c’est la première fois que les galères sont opposées (à grande échelle) à une flotte plus manœuvrante et armée de canons. La démesure de l’affrontement en fait un événement inouï : on dénombre 7 500 morts chez les chrétiens, 30 000 morts ou blessés et 8 000 prisonniers chez les Turcs, 15 000 forçats chrétiens libérés de leurs fers ; 117 navires, 450 canons et 39 étendards sont pris aux Turcs.

  • le 7 octobre 1793 : destruction de la Sainte Ampoule, par la haine des révolutionnaires contre la foi catholique.

La Sainte Ampoule était une fiole contenant une huile sacrée qui a servi lors du baptême de Clovis. Une portion de ce baume était mélangée à du saint chrême pour servir à l’onction des Rois de France lors de la cérémonie du sacre. Elle était conservée à l’abbaye Saint-Remi de Reims.

Elle a été brisée « solennellement » pendant la Révolution française le 7 octobre 1793 à Reims sur l’actuelle place Royale, par le conventionnel Philippe Rühl sur le socle de la statue de Louis XV préalablement déboulonnée, cassée et destinée à être livrée à une fonderie de canons.

La veille, le curé constitutionnel Jules-Armand Seraine et un officier municipal, Philippe Hourelle, ont retiré ce qu’ils pouvaient du contenu de la sainte Ampoule et l’ont caché, pour en donner une partie respectivement à Messieurs Bouré, curé de Berry-au-Bac, et Lecomte, juge au tribunal de Reims. De plus, lors de la destruction du reliquaire, un dénommé Louis Champagne Prévoteau recueille deux fragments de verre de l’ampoule sur lesquels subsistaient des restes du baume. Le 22 mai 1825, l’archevêque de Reims procéde au transvasement de tous ces fragments, à l’exception de ceux de Philippe Hourelle perdus par ses héritiers, dans du saint chrême, puis dans un nouveau reliquaire prêt à temps pour le sacre de Charles X quatre jours plus tard. Le baume du sacre est toujours conservé à l’archevêché de Reims.

« Un procès-verbal, lequel a été déposé au greffe du Tribunal de Reims, ne laisse aucun doute sur la fidèle conservation de ce précieux monument du sacre de Clovis.” Clausel de Coussergues. “Du Sacre des Rois de France”, mai 1825, p. 127.)

Il est indispensable de rappeler l’origine de cette Sainte Ampoule, pour cela autant reprendre ce que Saint Pie X déclare le 19 décembre 1907, à l’Archevêque de Reims, Monseigneur Luçon, nouvellement promu Cardinal (voir le Bulletin du Diocèse de Reims, 28 déc. 1907, p. 621.):

“Reims conserve la source baptismale d’où est sortie toute la France Chrétienne, et elle est justement appelée pour cela le Diadème du Royaume. C’était une heure ténébreuse pour l’Eglise de Jésus-Christ. Elle était d’un côté combattue par les Ariens, de l’autre assaillie par les Barbares; elle n’avait plus d’autre refuge que la prière pour invoquer l’heure de Dieu. Et l’heure de Dieu sonna à Reims, en la fête de Noël 496. Le baptême de Clovis marqua la naissance d’une grande nation: la tribu de Juda de l’ère nouvelle, qui prospéra toujours tant qu’elle fut fidèle à l’orthodoxie, tant qu’elle maintint l’alliance du Sacerdoce et du Pouvoir public, tant qu’elle se montra, non en paroles, mais en actes, la Fille aînée de l’Eglise.” […] Dans la nuit de Noël 496, à minuit, “Soudain, raconte Hincmar, Archevêque de Reims (Migne. Patr. lat. Tome CXXV, p. 1159 et 1160. Hincmar. Vita Sancti Remigii, Cap. XXXVI et suivants. Bibl. Nat. A. 112 à 329.), UNE LUMIERE PLUS ÉCLATANTE QUE LE SOLEIL, INONDE L’EGLISE! LE VISAGE DE L’EVÊQUE EN EST IRRADIÉ! EN MÊME TEMPS RETENTIT UNE VOIX: “LA PAIX SOIT AVEC VOUS! C’EST MOI! N’AVEZ POINT PEUR! PERSÉVÉREZ EN MA DILECTION!”

Quand la voix eut parlé, ce fut une odeur céleste qui embauma l’atmosphère. Le Roi, la Reine, toute l’assistance épouvantés, se jetèrent aux pieds de Saint Rémi qui les rassura et leur déclara que c’est le propre de Dieu d’étonner au commencement de ses visites et de réjouir à la fin. »

Poursuivons avec Hincmar (“Vita Sancti Remigii“, cap. XXXVIII (Migne t. 125, p. 1160).) :

Dès qu’on fut arrivé au baptistère, le clerc qui portait le chrême, séparé par la foule de l’officiant, ne put arriver à le rejoindre. Le saint Chrême fit défaut. Le Pontife alors lève au ciel ses yeux en larmes et supplie le Seigneur de le secourir en cette nécessité pressante.

SOUDAIN APPARAIT, VOLTIGEANT À PORTÉE DE SA MAIN, AUX YEUX RAVIS ET ÉTONNÉS DE L’IMMENSE FOULE, UNE BLANCHE COLOMBE TENANT EN SON BEC UNE AMPOULE D’HUILE SAINTE DONT LE PARFUM D’UNE INEXPRIMABLE SUAVITÉ EMBAUMA TOUTE L’ASSISTANCE. DÈS QUE LE PRÉLAT EUT REÇU L’AMPOULE, LA COLOMBE DISPARUT!”

C’est avec le saint chrême contenu dans cette ampoule, qu’ont été sacrés tous nos Rois. « Comme au baptême du Christ, c’est “le Saint Esprit qui par l’effet d’une grâce singulière apparut sous la forme d’une colombe et donna ce baume divin au pontife” (Cérémonial du Sacre des Rois de France. Prière à Saint Rémi.)

Ainsi, pour le Sacre de nos Rois, Dieu a voulu non d’une huile terrestre, mais d’une huile céleste afin que le Roi de France fût “l’oint” du Seigneur. Ce privilège était reconnu dans le monde entier car dans toutes les cérémonies diplomatiques, l’ambassadeur du Roi de France avait le pas sur ceux de tous les autres Souverains parce que son Maître était “sacré d’une huile apportée du ciel“. Comme le reconnaît un décret de la République de Venise daté de 1558.

Le bénédictin, Dom Besse, expose la signification du sacre :

“Le Roi prenait possession de son trône le jour du sacre. Jésus-Christ lui conférait dans la basilique de Reims l’investiture du Royaume. Il recevait du prélat consécrateur, avec le caractère royal, les aptitudes au gouvernement. Nous les appelons, dans la langue chrétienne, les grâces d’état. Un caractère sacré s’imprimait sur toute sa personne, il en faisait un être à part, un consacré. Le Peuple Chrétien le prenait pour l’Elu de Dieu, l’Oint du Seigneur; il voyait en Dieu la source des droits qui lui arrivaient par la naissance. De son côté, le Souverain acceptait sa fonction comme un mandat. Il régnait au nom du Tout-Puissant, en vertu d’une délégation officielle.

Il y avait plus encore: un lien religieux se formait entre le Roi et son Royaume pour s’adjoindre à celui que le droit héréditaire avait déjà formé. Leur union devenait ainsi plus forte et plus féconde. LE ROI APPARTENAIT A LA FRANCE ET LA FRANCE APPARTENAIT AU ROI. Le Roi lui devait le service d’un Gouvernement ferme, sage et chrétien. La France lui donnait toute sa fidélité et son dévouement. L’Eglise en consacrant cette union lui donnait un nouveau droit au respect public, ceux qui auraient tenté de le rompre se seraient rendus coupables d’un sacrilège. Le sacre faisait du prince un homme ecclésiastique, sa souveraineté apparaissait comme une fonction sainte.

Dom Besse: “Eglise et Monarchie“, ch. VIII, p. 240 et 255.

  • le 7 octobre 1800 : prise du Kent, énorme navire anglais, par Robert Surcouf.

Le ” Kent ” est un navire anglais dont le tonnage est presque le triple de celui de la Confiance, bateau de Surcouf, soit 1200 tonneaux. Il possède 38 canons aux calibres divers, contre 18 canons pour la Confiance ; 400 hommes Anglais contre 160 Français.

La manœuvre du Français permet l’abordage de l’Anglais. En dix minutes le bateau est conquis. Les deux bateaux arrivent le 16 novembre à l’île de France.

  • le 7 octobre 1870 : Gambetta quitte Paris en ballon.

Alors ministre de l’Intérieur, Gambetta quitte Paris en ballon et atterrit à Montdidier dans la Somme. Le gouvernement le charge d’aller à Tours afin d’organiser la résistance. Il est accompagné de deux autres membres du gouvernement. Il devient alors ministre de la Guerre et organise de nouvelles armées pour délivrer Paris.

  • le 7 octobre 1896 : pose de la 1ère pierre du Pont Alexandre III, à Paris.

La cérémonie a lieu en présence de Félix Faure, président de la république et du tsar Nicolas II.

  • le 7 octobre 1933 : inauguration d’Air France au Bourget.
  • le 7 octobre 1947 : début de l’opération Léa pendant la guerre d’Indochine.

Le général Salan, commandant des troupes françaises d’Indochine, lance l’opération Léa contre les forces Viêt Minh du général Vo Nguyen Giap, dans le nord du Tonkin, pour leur porter un coup fatal en attaquant directement son gouvernement installé dans la région. L’offensive, qui prend fin en décembre, se révèle être un succès, même si l’objectif initial n’est pas atteint

  • le 7 octobre 1948: Citroën présente la 2CV au salon de Paris.

Après la présentation de la TPV en 1939, Citroën présente son projet de voiture économique, aujourd’hui appelée 2 Chevaux, en référence à la puissance fiscale voulue sur le cahier des charges. Le succès est immédiat et Citroën ne peut pas suivre le rythme ; l’attente pour avoir sa voiture atteint rapidement les trois à cinq ans.

  • le 7 octobre 1950 : fondation de l’ordre des Missionnaires de la Charité par Mère Teresa.
  • le 7 octobre 1952 : naissance de Vladimir Poutine, président de la Russie.

Faut-il commémorer Lépante ?

De Cécile Francfort, pour le Salon beige:

Le 7 octobre est dans la liturgie catholique la fête de Notre Dame du Rosaire, née de la victoire des forces chrétiennes de la Sainte Ligue, unifiées par le Pape, à la bataille de Lépante (côte grecque), contre les armées du calife ottoman, supérieures en nombre. Cette année 2021 correspond au 450e anniversaire de cette victoire. 450 ans plus tard, faut-il la célébrer ? Notre vision contemporaine du catholicisme, moins civilisationnelle de la foi chrétienne, apparaît spontanément frileuse quant à cette idée, gênée par l’aspect guerrier de l’événement commémoré. Pourtant, la victoire de Lépante, inscrite dans l’Histoire de l’Eglise et dans sa liturgie, mérite d’être méditée et de susciter des actions de grâce.

Si le contexte est délicat, dans une Europe qui se sécularise rapidement et qui connait une part de plus en plus importante de musulmans, cette bataille menée par la chrétienté a une actualité plus forte qu’il y a 50 ans, dans le contexte de l’agressivité de la Turquie d’Erdogan vis-à-vis de l’Europe. En 1965, le Pape Paul VI choisit de redonner à la Turquie le drapeau ottoman ceint d’inscriptions islamiques gagné par les forces chrétiennes. « Entrant, à Notre tour, dans les vues de [Jean XXIII], Nous avons eu le souci de développer et de renforcer ces relations [avec ce Pays turc]. C’est ce qui Nous inspira, entre autres, vous le savez, l’idée de restituer au Gouvernement turc l’étendard conservé à Rome depuis les temps lointains de la bataille de Lépante; geste qu’il Nous fut très agréable d’accomplir, pour attester de façon publique que les dissensions du passé étaient bien mortes [sic] et que Nous n’avions rien tant à cœur que d’être, pour tous les peuples, un messager de paix, et d’entretenir notamment avec le vôtre des relations empreintes de la plus sincère et de la plus cordiale amitié » dit le Pape en 1967 à Istanbul. Or, cette foi en un dépassement des clivages fait désormais figure de chimère révolue. En 1974, Chypre, déjà point de départ à la préparation de Lépante, est envahi par la Turquie. La transformation en mosquée en 2020 de Sainte Sophie, redonnée au début du siècle à l’Humanité comme musée, illustre le revirement belliqueux des chefs de cette nation, appuyant à nouveau sa soif de domination sur l’islamisation et les velléités de conquêtes.

Face à ces tentatives islamisantes de mobiliser un passé ottoman de conquête glorifié, mettre en avant les résistances légitimes des peuples menacés est un contrepoids nécessaire.

Pour les chrétiens, Lépante apparaît comme un exemple de guerre juste, défensive, à qui est associée la gloire d’être menée pour la cause de l’Eglise, par un Saint, le Pape Pie V, grand réformateur de l’Eglise.

Elle est menée contre un Empire régnant par la violence et la terreur suscitée, basé sur la prédation, les raids, la mise en esclavage, les conversions forcées. Jacques Ellul, dans La subversion du christianisme, montre à quel point l’esclavage et la colonisation auxquels s’est livrée la civilisation européenne, hors de ses principes, avait été le fruit de l’imitation des empires musulmans, florissants et maîtres en ces domaines.

Un exemple de la brutalité que valorise l’impérialisme ottoman est le sort du gouverneur vénitien de Chypre Marcantonio Bragadin. Après un an de résistance face à l’invasion de son île par les Ottomans, celui-ci accepte de signer en 1571 un traité de reddition après une promesse de vie sauve pour ses hommes ; revenant sur sa parole, le commandant Lala Mustafa le torture longuement et finit par l’écorcher vivant devant son église de Famagouste transformée en mosquée – depuis la seconde invasion de Chypre, elle est à nouveau mosquée et porte le nom du conquérant tortionnaire. Plus que la mise à mort d’une cruauté rare et contraire aux lois de la guerre, l’exhibition de la tête et de la peau de Bragadin sur les navires de Lala Mustafa à son retour à Istanbul, comme motif de fierté pour l’Empire, montre une glorification de la violence contre le vaincu singulière, une différence de conception même pour les mœurs occidentales de l’époque. Au contraire, quand les armées de la Sainte Ligue – comptant dans ses rangs des frères de Marcantonio Bragadin, apprennent le sort atroce du commandant, c’est la résistance d’un homme qui n’a pas renié sa foi jusqu’à la mort qui galvanise les esprits, et pousse les chrétiens à diffuser son histoire dans les grandes langues de la chrétienté.

Les armées de Lépante se composent de personnages haut en couleur, du vieux chef têtu qu’est le doge vénitien Vénier à l’écrivain Cervantes, et ont à leur tête des hommes de foi. Le Pape, chef d’une lucidité hors du commun, fut capable de pousser les Etats chrétiens à dépasser leurs intérêts particuliers, pour non seulement le bien commun de la chrétienté mais aussi celui de ces Nations particulières, qui, telle l’Inde de tradition hindou morcelée par les incursions des Moghols musulmans, auraient finies par être chacune menacée par l’expansionnisme islamique.

La figure flamboyante de Don Juan d’Autriche, choisi par le Pape pour mener les armées, mérite d’être davantage connue. Ce fils bâtard de Charles Quint a vécu une vie fulgurante de guerrier et de chrétien. Ce « héros de roman » a suscité l’enthousiasme des foules, pour ses qualités d’âme et de corps. « Valeureux comme Scipion, héroïque comme Pompée, fortuné comme Auguste, un nouveau Moïse, un nouveau Gédéon, Samson et David, mais sans leurs défauts », le décrit le Pape Grégoire XIII à sa mort. Après la bataille de Lépante, il se rendit tête nue en pèlerinage à Lorette, persuadé que la Vierge lui avait sauvé la vie. Honnête homme animé d’une foi profonde, il mit en pratique les conseils que lui donna son demi-frère le Roi Philippe II d’Espagne : « Soyez très pieux, bon chrétien, et craignez Dieu non seulement en réalité et essence, mais encore ouvertement, donnant ainsi à tous le bon exemple. » Ou encore : « Vivez et agissez avec le plus grand souci de votre pureté, car pécher contre la chasteté n’est pas seulement pécher contre Dieu, mais cela entraîne aussi beaucoup de maux et cela fait tort aux affaires et au devoir. ». Le triomphe de Don Juan à Lépante, bataille auquel il avait préparé ses hommes non seulement militairement mais aussi spirituellement, encourageant messes, confessions, prières, portant lui-même des reliques et la bannière du Christ, en fut l’aboutissement le plus éclatant.

Si depuis 1950, il est de bon ton, comme pour Poitiers, de relativiser l’importance de l’impact de la bataille de Lépante – comme l’avait fait logiquement dans leurs paroles les Ottomans eux-mêmes pour minorer leur défaite, elle est aujourd’hui considérée comme le coup d’arrêt à l’expansionnisme ottoman en Méditerranée. Surtout, est reconnu son impact psychologique sur les peuples chrétiens, libérés du mythe de l’invincibilité de l’Empire Ottoman sur les mers, libérés de la peur associée à ce nom. Les chrétiens ont perçu la victoire comme un don du Ciel et en particulier de la Vierge Marie. Pourquoi faudrait-il cacher honteusement cette mémoire glorieuse, à contextualiser dans une période historique où la chrétienté a eu à opposer la force pour défendre sa foi, qui est à l’origine de l’ajout dans la litanie de la Vierge de la prière « Secours des chrétiens, priez pour nous » ?

Il y a urgence à sauver l’éducation pour les générations futures

Hervé Rolland, président de la Fondation pour l’Ecole, est interrogé dans Famille chrétienne :

Alors que vous étiez directeur général d’une grande multinationale, vous venez de prendre la présidence de la Fondation pour l’école, pourquoi cet engagement ?

Dans mon métier, j’étais en « bout de chaîne » de l’éducatif, et je rencontre beaucoup de jeunes ingénieurs diplômés. Or ces dernières années, je suis frappé par leurs lacunes en français et en culture générale, ils ont tous des « trous dans la raquette ». J’ai ainsi pris conscience, dans mon quotidien, des problèmes de l’éducation dont j’entendais avant parler de loin. Je me suis dit qu’il était temps de m’engager et d’agir grâce à cette fondation, reconnue d’utilité publique. L’éducation est un bien commun, au même titre que l’art ou la culture, il en va de la responsabilité sociale de la nation, il faut tous s’y mettre !

Comment agit concrètement la Fondation pour l’école ?

Nous apportons des aides financières ou organisationnelles aux écoles indépendantes qui sont 1 600 aujourd’hui en France. Adaptées, spécialisées ou innovantes, ces écoles dites « hors contrat » (mais toutes déclarées et bien plus contrôlées que la moyenne !) ne touchent pas un centime de l’État ni des mairies. Pourtant, elles répondent à des besoins spécifiques, par exemple pour des enfants dyslexiques, harcelés, à haut potentiel ou porteurs d’un handicap. Il faut les aider par tous les moyens, mais pas n’importe comment. Aussi, nous finançons des actions spécifiques, uniquement sur devis : un agrandissement, un préau, un achat de livres… En 2020, nous avons aidé financièrement 198 écoles pour un montant de 3,5 millions d’euros. Nous formons des maîtres par un cursus de deux ans reconnu au RNCP (1) et nos formations professionnelles sont certifiées Qualiopi. Par ailleurs, nous partageons les bonnes pratiques des écoles entre elles, notamment grâce au salon Libsco dont la seconde édition a lieu le 16 octobre.

Comment financez-vous vos actions ?

Nous vivons à 100 % grâce aux dons privés et aux legs, c’est pourquoi nous invitons tous ceux qui pensent que l’éducation est notre bien commun à être généreux ! Il y a urgence à sauver l’éducation pour les générations futures, et la Fondation pour l’école est un bon moyen d’y parvenir. Chaque euro est dépensé de manière concrète, les établissements aidés par notre fondation sont à but non lucratif, et s’engagent à respecter notre Charte des écoles (rester à taille humaine, éducation à la solidarité véritable, croissance globale de la personne, etc.). Et si nous ne bénéficions d’aucune aide publique, nous sommes néanmoins devenus le premier interlocuteur de l’État et des services de l’Éducation nationale en matière d’écoles indépendantes, et il n’est pas rare que nos interlocuteurs reconnaissent la qualité de notre travail. Aujourd’hui, les écoles indépendantes scolarisent près de 85 000 élèves, il est donc important de les aider et de les soutenir, ce que la Fondation pour l’école accomplit au quotidien, grâce à la générosité de personnes privées.

(1) Répertoire national des certifications professionnelles.

Aux causes des dépravations modernes

Deux analyses complémentaires du rapport Sauvé sur les abus sexuels dans l’Eglise de France. Deux analyses qui pointent les faiblesses de ce rapport, ou plutôt, ce que ce rapport ne dit pas et qui, pourtant, méritent d’être rappelées. D’abord le coup de gueule de l’abbé Laguérie, ancien supérieur de l’Institut du Bon Pasteur, dont voici des extraits :

[…] On apprend aussi que dans les affaires de pédérastie la société civile compte 75/100 de petites filles victimes tandis que dans l’Eglise les victimes sont à 80/100 des petits garçons. Tiens, tiens ! Cela me rappelle la « bombe » lâchée par le Cardinal Bertone (Secrétaire d’Etat du pape Benoît XVI) au Chili en 2010 quand un journaliste imbécile lui suggère qu’il y aurait moins de pédo-criminalité si les prêtres étaient mariés (on suppose, avec des femmes). Il répond que ça ne changerait rien puisque nombre d’étude américaines ont démontré que les pédophiles (les pédérastes) se recrutent en immense majorité chez les homosexuels. Voir les chiffres ci-dessus pour preuve. Merci Cardinal Bertone : vous anticipez, vous prévenez le cours de l’histoire. Morale de cette histoire : il faut éradiquer du clergé tout séminariste qui souffre (même sans faute de sa part) de cette fâcheuse tendance qui laisse entrevoir le pire.

Mais le plus instructif de ce rapport est la fourchette chronologique retenue par Sauve-qui peut. Il divise les 75 années retenues pour son travail (car il faut bien commencer sous Pie XII (vous savez, ce fameux pape révisionniste qui a sauvé tant de juifs) en tranche de 50-70, 70-90, 90-2020.

Ce clivage est malhonnête et du seul fait de Sauve-garde ! Il met en deux cases distinctes la vraie fourchette clivante de 1970. De 1962 à 1972, le pape Paul VI a réduit 20.000 prêtres à l’état laïc. Ce chiffre officiel doit être multiplié par trois du fait que la plupart sont partis sans laisser d’adresses et n’ont pas fait de demande à Rome. C’est plus de 70.000 prêtres qui ont défroqué en 10 ans. Deux fois le clergé français et cela s’est prolongé bien après 1972, imaginez ! Et notre brave Sauveteur de nous expliquer que les années 1950 à 1970 représentent 56/100 des faits de pédérastie contre 22/100 de 1970 à 1990 et semblablement de 22/10 jusqu’à maintenant. Bien joué, pour camoufler, couper en deux, le pic absolu de trahisons qui correspond exactement à votre aggiornamento, votre funeste concile, vos slogans soixante-huitard, même dans l’Eglise. « Je fais ce que je veux de mon corps » « il est interdit d’interdire » « Tout homme a droit à la liberté religieuse qui consiste à n’être empêché d’agir, en privé comme en public, seul ou en société, selon sa conscience ». En conséquence, quand Jacques Lang confesse ses partouzes pédo-criminelles au Maroc, quand Dany le Rouge aime à raconter le plaisir qu’il éprouve quand une petite fille de huit ans lui ouvre la braguette…il ne fait somme toutes que profiter d’une époque où les repères ont sauté, où les évêques se taisent et camouflent discrètement les pédérastes qu’ils ont à bord. Sans doute la révolution rock’n’roll n’est pas de votre fait, mais vous n’avez rien fait pour la contrer ; vous avez hurlé avec les loups. […]

Si, à l’époque, vous aviez songé à relire l’Evangile ! Mais vous étiez bien plutôt accaparés par les droits de l’homme (Les enfants ne sont-ils pas des hommes ?) ! Car si Jésus n’a jamais parlé de l’homosexualité (saint Paul OUI : Rom 1, 18…) Jésus a été on ne peut plus clair sur la pédérastie que vous ignorez depuis 75 ans : (Math 18, 5-10) […]

Et cette analyse de fond d’Anne Lizotte, sur Smart Reading Press, qui revient aux causes de ces dépravations :

[…] 1956 : la fameuse pilule demandée par Margaret Sanger à Gregory Pincus sort des laboratoires. Son approbation par la FDA la désigne comme «un médicament pour guérir les troubles de la fécondité». Cet énorme bluff de l’histoire scientifique a eu des répercussions fondamentales. Elle sacralisa le plus grand mépris du corps de la femme, et aussi celui du corps de l’homme. Mais d’où vient ce mépris, et quel est-il ? Il est loin de prendre sa source dans le cerveau de cette petite infirmière de Brooklyn élevée par une mère épuisée par une famille trop nombreuse de onze enfants. Ce mépris est devenu, depuis le début du XVIIe siècle, la trame et le fondement de notre façon de concevoir le «corps humain», qu’on l’adule comme on le fait aujourd’hui ou qu’on l’anéantisse comme au XVIIIe siècle.

D’où vient ce mépris ? L’auteur de ce mépris n’est nul autre que René Descartes (1596-1650). Son fameux principe, son principe premier (cogito ergo sum), suivi du principe de certitude («nos sens nous trompent») ont opéré dans notre connaissance de l’être humain une séparation redoutable. Le corps est devenu une «machine», dont l’étendue (espace) et le temps (nombre du mouvement) le réduit aux catégories de la quantité mathématique. Cette machine corporelle peut être mue par une âme unie au corps par ce petit nœud cartésien appelé «glande pinéale», concept qui a disparu rapidement pour donner à l’âme la fonction d’être la «cause motrice» et non la cause formelle du corps. À son tour, cette cause motrice a finalement disparu. L’être humain n’est devenu qu’une machine appliquant aux mécanismes organiques corporels les idées émergentes des projections d’un ego orgueilleusement libre, qui rejette toute autre autorité spirituelle que la sienne.

Celui qui est allé le plus loin dans cette vision, c’est bien Gilles Deleuze, qui ouvre son livre L’Anti-Œdipe par ces mots : «Ça fonctionne partout, tantôt sans arrêt, tantôt discontinu. Ça respire, ça chauffe, ça mange. Ça chie, ça baise. Quelle erreur d’avoir dit le ça. Partout ce sont des machines, pas du tout métaphoriquement : des machines de machines, avec leurs couplages, leurs connexions. Une machine-organe est branchée sur une machine-source : l’une émet un flux, que l’autre coupe. Le sein est une machine qui produit du lait, et la bouche, une machine couplée sur celle-là. La bouche de l’anorexique hésite entre une machine à manger, une machine anale, une machine à parler, une machine à respirer (crise d’asthme). C’est ainsi qu’on est tous bricoleurs».

Considérer le corps humain comme une machine, c’est le mépriser. Cette nouvelle systémie élimine toute la vraie signification du corps et n’en fait qu’un «bien utile» soumis aux passions du désir d’un être complètement disloqué à l’égard de lui-même. Qu’on ne s’y trompe pas ! Cette nouvelle construction du corps humain comme une machine n’est pas uniquement l’invention des philosophes «modernes». Avec leur langage, ils n’en sont que les descripteurs. C’est elle qui a animé une bonne partie de nos «spiritualités» modernes depuis les grands spirituels du XVIe siècle, jusqu’à ce qu’elles meurent d’épuisement après l’hécatombe universelle apportée par la dernière guerre, l’une des plus meurtrières de notre Histoire occidentale.

Qu’a donc fait Descartes ? Si on laisse de côté pour le moment ses antécédents philosophiques, il faut se rendre compte du désastre qu’a apporté celui que l’on adule comme le maître du rationalisme. Il biffe, comme d’un coup de crayon, tout l’apport que l’on doit au corps. Il détruit toute la connaissance sensible, laquelle est réduite au mécanisme organique de la «perception». L’acte par lequel on connaît les propriétés sensibles des choses et celui par lequel on en crée une image, l’acte par lequel on se la rappelle et par lequel on juge sa convenance sont des actes du corps en tant qu’ils sont des actes de connaissance sensible. Ce sont des actes par lesquels on «devient autre en tant qu’autre», par lesquels on reçoit quelque chose d’autre que soi, et par lesquels on enrichit son propre être. Ils ne sont pas uniquement des mécanismes organiques. Si on leur dénie leur qualité d’actes de connaissance, c’est-à-dire l’apport d’une vérité sur les aspects perceptibles du réel, tout l’aspect cognitif et affectif du corps humain s’effondre. Ce ne sont plus des actes de connaissance. Donc ils ne forment pas l’expérience du réel à partir de laquelle on doit accéder à la vérité. Et cette vérité n’existe pas, on la remplace par la «théorie».

Qu’advient-il de ce pauvre corps ? Il n’est même plus un bien utile ; il devient une nuisance ; on recherche l’acte pur de la raison, celui qui serait dépouillé de tout appel à l’expérience sensible. Et l’on bâtit des «IDÉES», non pas une représentation du réel, lequel est jugé inconnaissable, mais un pur témoin de nos rationalisations. C’est ainsi qu’il nous est possible de «penser» le monde ou l’âme, ou Dieu ! Le corps «libéré» de l’âme se disperse dans la recherche de jouissances sensibles ou techniques, ou s’enfonce dans le mépris de lui-même. Ce sont les deux voies qui se sont ouvertes à l’homme moderne tout au long des XVIIIe, XIXe et XXe siècles.

Ce corps méprisé est aussi bien celui qui est livré à la seule jouissance du bien-être que celui qui est soupçonné d’être la source du mal moral. Dans le premier cas, on l’adule ; dans le second cas, on s’en méfie ; dans le premier cas, on crée une société hédoniste ; dans le second cas, on crée une société rigoriste, celle qui a précédé la première guerre. Et l’on n’arrive à rien !

Ce que je viens d’écrire demanderait beaucoup plus de développements. Mais j’écris un article, pas un livre ! Et j’en ai dit assez, sinon pour faire comprendre, du moins pour aider à réfléchir. Qu’est-ce réellement qu’un «pédophile» – pas seulement un abuseur circonstanciel – ? C’est le type même de l’homme déchiré. C’est celui qui découvre en lui-même l’entrecroisement des deux voies et qui est impuissant à choisir la «bonne». D’une part, selon la voie rationnelle, il est adulte, et souvent un adulte brillant. Son système de pensée et d’élocution est bien au point. Professeur, il est souvent brillant, et ses élèves l’adorent ; théologien, il parle comme un livre saint et avec conviction, et il croit à ce qu’il dit, il ne joue pas la comédie ; chirurgien, avocat, magistrat, il fait bien son métier. Socialement, il réussit sa carrière. C’est Preynat, Karadima, Duhamel et d’autres que les médias n’ont pas portés à notre attention. Mais le corps ne suit pas ! Il en est encore aux recherches primaires des tendresses de l’âge prépubère. Des recherches qui lui diraient, dans son corps, qu’il est aimé, qu’il a du prix, que ce qu’il fait vient de son propre être, que son propre corps est engagé, et pas uniquement les mécanismes de sa raison. Il ressent à la fois l’adulation de l’esprit et le mépris du corps, et il est incapable de recevoir l’un avec responsabilité et l’autre avec l’altruisme du service. […]

Gender à l’école : “on est dans le docteur Mengele”

Invité sur CNews hier, Eric Zemmour s’en est pris aux expériences de l’Education nationale sur les enfants (à partir de la 24e mn environ). M. Blanquer est complaisant avec les militants LGBT, “c’est criminel”. Vers la 31e mn, il réaffirme son hostilité à la dénaturation du mariage et à l’extension de la PMA :

 

Quelques bonnes nouvelles

Par Luca Volontè :

Angela Merkel, symbole de la fin d’une civilisation

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Après 16 ans de chancellerie et quatre victoires électorales à son actif, Angela Mekel se retire. Que restera-t-il de son bilan ? Un événement considérable : le choix de la fin de la civilisation occidentale chrétienne.

En acceptant l’arrivée de millions de migrants musulmans ou en favorisant l’adoption du mariage homosexuel, auquel elle était pourtant opposée, elle a choisi de tourner la page.

Angela Merkel avait pourtant des qualités hors du commun. Intelligente, honnête et tenace. Ce n’est pas si fréquent, par les temps qui courent. Elle réussit à s’allier successivement avec tout l’échiquier politique allemand avec une habileté manœuvrière rare. Elle sut résister aux pressions et menaces américaines pour imposer la finalisation du gazoduc russe Nord Stream 2 car elle considérait que c’était l’intérêt de l’Allemagne. Elle savait être mordante : on se rappelle, dans son pays, ce mot terrible lâché au Figaro à propos de Nicolas Sarkozy : « Je dois avouer que je ne savais pas qui était cet homme jusqu’à ce que mon mari m’offre un coffret de DVD de Louis de Funès. Ensuite, j’ai su qui était Nicolas Sarkozy. »

Mais, obsédée par les sondages, elle faisait sien le moindre mouvement d’opinion ayant une ampleur significative. Ainsi pour les migrants. On se rappelle la photo du corps du petit Kurde gisant sur une plage turque qui fit le tour du monde. Merkel comprit que l’opinion s’était retournée et ce fut le fameux « Wir schaffen das » (« Nous y arriverons »), donnant le coup d’envoi à l’accueil improvisée d’une immense cohorte de migrants venus du Proche-Orient, d’Asie centrale et d’Afrique. Personne n’a encore fait le compte du bouleversement démographique et religieux que cela engendrera à long terme.

La chancelière s’est ensuite défendue d’avoir pris la décision seule. Il fallait, en effet, donner une réponse à l’Autriche, totalement débordée, et qui avait besoin de connaître la position allemande. Elle appela, dans la même soirée, ses alliés du SPD qui, en bons socialistes, donnèrent leur feu vert. Mais fort opportunément, elle ne put joindre les dirigeants de son propre parti. Le patron de la CSU bavaroise, en particulier, qui se serait violemment opposé à cette perspective. Horst Seehofer ne cessera de rappeler, par la suite, qu’il dormait chez lui et que si la chancelière avait vraiment voulu lui parler, il n’était pas difficile à trouver.

De même, elle oublia purement et simplement d’en parler à ses partenaires européens, mis ainsi devant le fait accompli.

La sortie précipitée du nucléaire relève de la même logique du sentiment : après l’incident nucléaire de Fukushima, l’opinion publique allemande, très en pointe sur le sujet, s’inquiéta et des manifestations eurent lieu pour sortir du nucléaire. Elles ne furent pas d’une ampleur considérable mais suffisantes pour que Merkel, approuvée cette fois par l’ensemble de la classe politique allemande, fasse voter la sortie du nucléaire à une écrasante majorité, le 30 juin 2011. Depuis, les centrales à charbon tournent à plein régime. Allez comprendre…

Pour l’adoption du mariage homosexuel, c’est encore pire. Merkel, digne fille de pasteur, y était opposée : « Pour moi, le mariage, c’est quand un homme et une femme vivent ensemble », déclarait-elle encore, en 2015. Mais l’opinion publique y était devenue favorable et les législatives de l’automne 2017 se profilaient. La gauche (Verts, SPD et Die Linke) avait annoncé que cette question serait un thème majeur de la campagne. Alors, pour couper l’herbe sous le pied de ses adversaires, elle permit l’inscription du mariage homosexuel à l’ordre du jour de la séance du 28 juin 2017. Toute la gauche vota pour, ainsi que 75 députés CDU-CSU sur 309 (dont Ursula von der Leyen). Merkel vota contre, rappelant qu’elle y était opposée. Voter contre une loi dont on a organisé l’adoption, c’est une signature très Angela Merkel qui gagna les législatives suivantes où la question du mariage homosexuel ne fut plus évoquée.

Finalement, au Panthéon des fossoyeurs de l’Occident chrétien, la gentille Mutti figurera en bonne place.

Ce rapport serait encore insuffisant, et au final stérile, s’il ne s’accompagnait d’un examen de conscience radical et de résolutions farouches

Voici l’analyse du père Danziec, parue dans Valeurs Actuelles, sur le rapport Sauvé :

Affronter le mal ne peut se réduire à le constater ou à le regretter. Il faut encore lutter résolument contre ses causes après les avoir courageusement circonscrites. Il en va de la justice pour les victimes, mais aussi de la crédibilité des hommes d’Église.

L’Église est sans péché, mais elle n’est pas sans pécheurs . Depuis la trahison de Judas, le triple reniement de Pierre et la débandade des apôtres à l’heure du Golgotha, nous le savions déjà. L’Église est sans péché car son message sur Dieu, la vie, l’homme et l’au-delà a façonné une civilisation formidable, produit des oeuvres de charité inégalées et constitué un patrimoine artistique, spirituel et intellectuel qui donne le vertige. Mais elle n’est pas sans pécheurs non plus. Sa grande et édifiante histoire n’a jamais cessé d’être traversée par celle, plus petite et moins noble, de prélats libidineux, de religieuses acariâtres ou de vicaires cupides.

Au livre noir des falsifications de l’Évangile, le récent rapport sur la pédophilie dans l’Église de France, réalisé par une commission indépendante et portant sur la période 1950-2020, ajoute un nouveau chapitre nauséeux. Dans les rangs des fidèles, certains regretteront peut-être que les évêques de France aient mandaté une telle étude afin de mettre en lumière ses plus abjectes parts d’ombre. Comme si le catholicisme en France avait besoin, à l’heure de son essoufflement, d’un tel déballage.

Mais devant la souffrance, le chrétien peut-il se permettre de détourner le regard ? À camoufler la vérité, elle finit toujours par revenir plus tranchante. Il est vain de se voiler la face pour mieux se protéger. La vie chrétienne, au contraire, presse chacun à planter ses yeux sur le Christ crucifié, qui se décline sur le visage des innocents outragés. À contre-pied d’une fuite en avant trop souvent de mise, les évêques français ont donc décidé, dans le sillage du travail de vérité commencé par Benoît XVI, de boire le calice de l’incurie d’une certaine époque jusqu’à la lie. Que cette vérité bouleverse et secoue le paroissien innocent, qui n’a rien demandé, est fort légitime. Mais la justice oblige aussi à affirmer que le choc de cette enquête ne sera jamais à la hauteur de la souffrance subie par les victimes. « Qui cherche la vérité sur l’homme doit s’emparer de sa douleur » , écrivait Bernanos. Aux responsables ecclésiastiques de la saisir tout entière. De la méditer pour en tirer des leçons. Et d’effectuer les réformes qui s’imposent.

Car ce rapport serait encore insuffisant, et au final stérile, s’il ne s’accompagnait d’un examen de conscience radical et de résolutions farouches. La fascination de la modernité, le relativisme sexuel, le mépris des règles prudentielles, la perte du sens du péché, les désordres liturgiques, la déconstruction de la foi, l’abandon de la mortification ont conduit à ce désastre. Les catholiques de conviction en subissent encore aujourd’hui les folles conséquences et réclament la condamnation de ces errements une bonne fois pour toutes. Oui, le tremblement de terre provoqué par cette enquête appelle le grand effacement des lubies progressistes des années 1960 et suivantes. Bossuet l’affirmait : « Quand Dieu efface, c’est qu’il souhaite écrire. » À nous de contribuer à ce que le récit de l’Église soit à nouveau glorieux.

Et si les échéances électorales de 2022 étaient le rendez-vous à ne pas rater des conservateurs avec les Français ?

Charles-Henri Jamin, Délégué Général de VIA – La Voie du Peuple, écrit dans Le Nouveau Conservateur :

Désormais s’affrontent les partisans du progrès à tout prix, et les défenseurs de la civilisation dans ce qu’elle a de plus essentiel : la protection des peuples, des identités, des libertés et des racines. C’est dans le cadre de cette recomposition que VIA | la voie du peuple travaille à reforger de nouvelles alliances. Nous souhaitons ainsi que notre famille politique gagne en efficacité, tout en conservant l’esprit de cohérence qui est le sien depuis ses origines. Il s’agit de créer des ponts avec d’autres acteurs du champ politique pour constituer un bloc cohérent face au camp progressiste. Nous avons donc composé, pendant les régionales, une liste commune avec Les Patriotes dans le Grand Est. Car malgré tout ce qui peut nous séparer, nous partageons le même amour des libertés fondamentales mises à mal par le gouvernement macronien depuis le début de l’actuelle crise sanitaire. Ainsi, la liste « Liberté » ne comptait pas moins de huit candidats issus de nos rangs. Das le même esprit de lutte contre le camp progressiste, des listes communes ont été établies avec certains Les Républicains. Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, deux membres de notre bureau politique, Catherine Bolze et Aude Etcheberry, ont rejoint la liste de Laurent Wauquiez : « La région avec toutes ses forces ». Ainsi, nous considérons qu’il est possible de discuter, voire de travailler avec Laurent Wauquiez, car nous partageons avec lui des valeurs communes, en particulier face aux lois de bioéthique pour la défense de la dignité humaine. Dans la région Bretagne, Christophe Monnier, délégué départemental VIA dans le Finistère, a rejoint la liste « Hissons haut la Bretagne » d’Isabelle Le Callennec (LR). En revanche, en région PACA, la Commission Nationale d’Investiture du RN a rejeté l’idée d’une alliance avec nous, malgré l’avis de Thierry Mariani, sa tête de liste. De même, en Île-deFrance comme en Pays-de-la-Loire, Les Républicains ont rejeté délibérément les conservateurs. Cette funeste prise de position a au moins le mérite de révéler que la ligne de fracture qui traverse l’ensemble des partis dits « de droite » n’est pas une illusion : bon nombre de responsables appartiennent au bloc progressiste et n’ont, de ce fait, aucun intérêt à se lier avec notre famille politique. De même, dans le cadre de notre combat pour porter les valeurs conservatrices dans la société, avons-nous conçu, pour les élections Consulaires qui ont eu lieu le 30 mai dernier, des alliances avec différentes forces politiques, en Belgique, en Russie, dans les États Baltes et en Finlande. Ces alliances ont vu se rassembler, ici des membres de Les Républicains et de VIA, et là des candidats du Rassemblement National, de Debout la France, de la Droite Populaire et de VIA. L’important pour nous : créer des liens avec des interlocuteurs solides pour amorcer une vraie révolution conservatrice dans les années à venir.

Se rassembler devient urgent

Enfin, à l’occasion des élections départementales, VIA était présent à Tours pour proposer ses propres candidats dans le canton de Tours Ouest, avec Bruno de Jorna et Laurence Aubin et dans le canton de Descartes avec Anne Floc’h et Philippe Vial. Nous défendions également dans ces élections, des candidatures extérieures au parti et des candidatures où VIA constituait un binôme avec d’autres sensibilités. Dans le Vaucluse, par exemple, nous soutenions un candidat RN parce que nous considérions que son positionnement idéologique était proche du nôtre. Il y a de nombreux acteurs de la vie politique, venus d’horizons variés, avec qui nous pouvons travailler au redressement de notre pays. Pour le bien commun, et afin de protéger la civilisation et l’identité culturelle de la France, une nouvelle force politique est nécessaire. C’est précisément l’ambition de VIA et de son président, Jean-Frédéric Poisson : façonner cette force par des alliances qui se concentrent sur un socle commun essentiel plutôt que sur ce qui nous divise. Si nous ne voulons pas être broyés par le bloc progressiste, il nous faut associer dans un même projet les hommes de bonne volonté qui partagent un diagnostic et des valeurs communes. Seul ce rassemblement, aux compromis accessoires mais sans compromission sur l’essentiel, nous donnera la possibilité de créer le bloc conservateur que beaucoup appellent de leurs vœux pour remettre notre pays sur les rails de l’Histoire. Et si les échéances électorales de 2022 étaient le rendez-vous à ne pas rater des conservateurs avec les Français ? Telle est la seule ambition que porte depuis le début du destructeur quinquennat Macron notre président Jean-Frédéric Poisson par ses initiatives, ses engagements, ses rencontres, et ses propositions ; et maintenant par sa candidature à la Présidentielle qu’il aborde avec la constance et la détermination politique qu’on lui connaît.

Sous couvert de prendre en charge la souffrance de l’élève, la circulaire de l’Education nationale est un véritable petit manuel de l’idéologie du genre

Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, s’inquiète dans une tribune de Valeurs Actuelles de la circulaire de l’Éducation nationale sur « les questions relatives à l’identité de genre » qui, sous couvert de lutter contre la transphobie, incite en fait des jeunes en souffrance à changer de genre :

La circulaire Pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire, parue au Bulletin officiel de l’Éducation nationale la semaine dernière soulève un tollé chez les parents d’élèves. Elle concerne les élèves – du primaire ou du secondaire – qui, suivant l’Éducation nationale, s’interrogent sur leur « identité de genre », notion indéfinie et vague, au contraire de l’identité sexuelle, terme exclu de ce document.

En dépit de l’importance cruciale du sujet, cette circulaire repose malheureusement sur la défiance, a priori, vis-à-vis des familles. Ainsi, si les parents coopèrent avec l’établissement scolaire pour « accompagner » l’élève dans ses interrogations identitaires, tout va bien. Mais si le jeune demande à l’établissement que ses parents ne soient pas informés, il faut en conclure qu’il est peut-être en danger chez lui. L’ensemble des personnels de l’Éducation nationale est donc invité à envisager d’alerter les pouvoirs publics, éventuellement même de faire un signalement judiciaire auprès du parquet des mineurs !

Imaginons le cas d’un élève en souffrance qui, s’interrogeant sur son identité sexuelle, fait évoluer son apparence, par exemple sa tenue vestimentaire. L’établissement le remarque et, suivant la circulaire, doit ouvrir un dialogue avec lui. Cependant, en dépit de toute sa « bonne volonté » pour « accompagner » l’élève, l’établissement scolaire ne peut changer le prénom d’un mineur et le pronom à utiliser à son sujet (“il”, “elle”, voire même “iel”…) sans l’accord de ses parents. L’élève – on l’imagine facilement – peut être mal à l’aise à l’idée de parler à ses parents de ses interrogations sur une éventuelle transition. Conscient de la difficulté, le mineur demande donc à l’établissement de n’en rien dire. Les parents resteront alors dans l’ignorance de la situation, tandis que l’établissement scolaire pourra saisir la justice contre eux !

Une telle absence de concertation est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant. Elle peut même nourrir la défiance des parents vis-à-vis de l’institution scolaire.

Il ne s’agit toutefois pas du seul aspect inquiétant de ce texte, qui pèche aussi par sa teneur idéologique : sous couvert de prendre en charge la souffrance de l’élève, et même de le protéger, cette circulaire est en réalité un véritable petit manuel de l’idéologie du genre à destination du monde scolaire.

Elle donne ainsi toutes les indications « utiles » pour celui qui voudrait changer de sexe à l’état civil. Elle insiste sur le fait d’aider « l’élève transgenre [à] faire sa transition dans de bonnes conditions », ceci au prétexte de favoriser son retour à l’école si celui-ci était déscolarisé. Plus grave encore, elle ne recommande pas de mettre en contact l’enfant en souffrance avec un psychologue, mais plutôt avec des associations agréées par le ministère. Or certaines des associations LGBT agréées par le ministère pour intervenir dans les établissements scolaires sur ces questions ne font pas mystère de leur militantisme.

Comme toujours, l’ensemble de ces recommandations est « justifié » par la nécessité de lutter contre la transphobie. Pour plus d’efficacité, il est recommandé d’anticiper, c’est-à-dire que tous les établissements scolaires sont invités à former leur personnel et à sensibiliser les élèves à ces questions d’identité de genre et de transition. La circulaire indique même que les applications de gestion de la scolarité sont en cours d’évolution pour faciliter « l’expression des identités de genre » !

Toutes ces initiatives ne peuvent que susciter de nouvelles transitions chez des adolescents en manque de repères et vulnérables face aux tendances et effets de mode. Dans une tribune récente, une cinquantaine de professionnels de l’enfance et de chercheurs considèrent même qu’il s’agit « d’emprise » dont les conséquences entraînent une « déstabilisation mentale ». Une chose est de vouloir aider les enfants, et heureusement l’école peut y contribuer, mais en lien avec les familles et non dans la défiance ; autre chose est de provoquer délibérément ces situations.

Depuis des années, les manuels scolaires, en particulier de SVT (Sciences de la vie et de la terre) développent auprès des élèves l’idée que ce n’est parce qu’un sexe leur a été « assigné » à la naissance que celui-ci correspond vraiment à leur « identité de genre », c’est-à-dire à leur ressenti profond. Rejoignant les séries Netflix et autres, le cinéma et autres supports de prosélytisme en faveur de l’idéologie du genre, l’Éducation nationale contribue ainsi à remettre en doute auprès des jeunes la réalité de leur identité sexuelle, au lieu de les conforter dans ce qu’ils sont.

Le nombre d’élèves – dès le primaire, indique la circulaire – qui déclarent se sentir mal dans leur « genre » explose, l’Éducation nationale prétend les accompagner. À l’évidence, elle ne doute pas un seul instant que ce soit le bon chemin pour les élèves : ne surtout pas leur donner des repères pour les aider à se construire, accompagner sans guider. Pourtant, de nombreuses études (à l’instar de La sexualité et le genre – Conclusions de la biologie, la psychologie, et les sciences sociales de Lawrence S. Mayer et Paul R. McHugh, parue en 2016) montrent que les interrogations des adolescents sur leur identité sexuelle finissent presque toujours par s’apaiser et disparaître, pour peu qu’on ne les entretienne pas volontairement. Cette circulaire est une fausse bonne idée, aussi inutile que dangereuse.

Neuvaine à Marie qui garde la chasteté des prêtres

Jeudi 7 octobre

« Marie étant de toutes les créatures la plus conforme à Jésus-Christ, il s’ensuit que, de toutes les dévotions, celle qui consacre et conforme le plus une âme à Notre-Seigneur est la dévotion à la Très Sainte Vierge, sa sainte Mère, et que plus une âme sera consacrée à Marie, plus elle le sera à Jésus-Christ. » Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

« Voici ta mère. » (Jn 19, 27)

Je suis tout à vous, Marie, et tout ce que j’ai est à vous. Soyez près de moi, Vierge Immaculée, quand je découvre l’horreur et l’étendue du mal qui abîme l’Église de votre Fils, par les graves péchés de religieux et de prêtres. Qu’à l’image de Saint Louis Marie, les prêtres et les consacrés de notre pays n’oublient jamais de déposer leurs combats intérieurs dans votre Cœur de Mère, de consacrer tout ce qu’ils sont à Jésus par vous, ô Marie porte du Ciel, et qu’ils nous aident à faire de même.

Vierge Marie, merci pour votre présence et votre amour maternels envers les prêtres que je connais. Merci d’aimer autant mon pays, ses saints si nombreux que vous avez guidés, ses lieux merveilleux que vous avez visités : Lourdes, Pontmain, Pellevoisin, La Salette, L’Île-Bouchard, Paris…

Dire une dizaine de chapelet.

Notre Dame du Rosaire, priez pour nous.

Marie qui gardez la chasteté des prêtres, priez pour nous.

Les parents qui cherchent à aider leur enfant à accepter son corps de garçon ou de fille pourraient être poursuivis

L’Assemblée nationale a adopté par 115 voix pour et 3 abstentions (Xavier BretonMarie-France Lorho, Emmanuelle Ménard) mardi soir une proposition de loi LREM interdisant les “thérapies de conversion”, pour ceux qui veulent corriger leurs tendances homosexuelles.

Voté en première lecture et transmis au Sénat, ce texte du député Laurence Vanceunebrock (LREM) prévoit un délit spécifique. Sont punis de deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende les “pratiques comportements ou propos répétés visant à modifier ou réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre” d’une personne et “ayant pour effet une altération de sa santé physique ou mentale“. La sanction est portée à trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende en cas de circonstances aggravantes, notamment lorsque la victime est mineure, dépendante ou que l’auteur est un ascendant.

Il n’est pas certain que le texte aboutisse avant la présidentielle. Le Parlement sera en vacances fin février.

En juillet, la Miviludes indiquait toutefois n’avoir réceptionné de 2018 à 2020 que très peu de signalements sur les thérapies de conversion.

Le député LR Xavier Breton a ferraillé contre le “concept d’identité de genre” :

Allons plus loin dans le raisonnement : madame la rapporteure, vous avez dit tout à l’heure, lors de l’examen d’un amendement que je défendais, qu’il fallait s’accepter tel que l’on était ; en parlant d’un jeune adolescent, vous avez ainsi évoqué « l’acceptation de ce qu’il est ». Cette notion est très intéressante car elle renvoie à ce que nous sommes. Selon votre conception, nous sommes ce que nous ressentons être : je me sens homme ou je me sens femme, par conséquent je suis homme ou je suis femme.

Nous défendons une autre conception, qu’il convient de confronter à la vôtre. J’entendais tout à l’heure une collègue évoquer sa lassitude de ces débats ; mais les débats ne sont pas clos et c’est une drôle d’attitude que de vouloir imposer sa propre vision aux autres et de leur dire « circulez, il n’y a rien à voir, notre conception est juste et nous l’imposerons à la société ». Nous sommes ici dans le lieu du débat et nous allons discuter ce soir de cette notion.

Accepter ce que l’on est n’est-ce pas aussi accepter sa réalité corporelle ? Non pas réduire sa personne à celle-ci – c’est-à-dire avoir obligatoirement une sexualité en concordance avec une « nature » qui serait celle de sa réalité sexuée –, mais au moins accepter une réalité corporelle et savoir non pas se créer – comme dirait notre collègue Mélenchon – mais d’abord se recevoir.

Ce sont deux conceptions différentes. Je ne prétends pas que la mienne est la bonne, mais ne dites pas que vous avez raison : débattons-en ! Que faites-vous lorsque vous dites à un adolescent qu’il doit s’accepter tel qu’il est ? Ne doit-il tenir compte que de sa volonté ou doit-il prendre en considération sa réalité corporelle ?

Intervention de Mme Ménard :

J’en profite pour poser une question : en France, contrairement à ce qu’a déclaré le député Lachaud en fin d’après-midi, certains mineurs ont accès à des hormones antagonistes : pour les filles, il s’agit de testostérone administrée dès l’âge de 16 ans, dont certains effets sont irréversibles. À l’hôpital Robert-Debré, à Paris, des mastectomies, c’est-à-dire une ablation des seins, sont pratiquées en moyenne vers 15 ans ; en mars dernier, une endocrinologue de cet hôpital a même précisé que cette opération était parfois réalisée dès l’âge de 14 ans. Je voudrais savoir si les parents qui s’opposeraient à une prise d’hormones ou à ce type d’opérations aux effets irréversibles, parce qu’ils estimeraient que le questionnement de genre de leur fille nécessite de prendre du temps et du recul et qu’il est préférable d’attendre au moins sa majorité pour réaliser de tels traitements, se verraient retirer l’autorité parentale – cet alinéa a, certes, été supprimé en commission – ou seraient condamnés pénalement pour avoir voulu protéger leur enfant d’une décision un peu trop hâtive à leur goût.

Marie-France Lorho :

La notion de genre est une construction sociale qui ne répond à aucune réalité biologique. Comme je l’ai déjà souligné, il me semble délicat de l’inscrire dans la loi. Vous y ajoutez la mention « vraie ou supposée », qui relève de l’arbitraire puisque c’est la personne concernée qui définira son identité de genre de l’instant, au gré de son ressenti personnel. La loi naturelle instaure des réalités existentielles invariantes sur lesquelles s’appuie le droit. Un texte de loi qui tend, comme le vôtre, à s’adapter aux sentiments et aux besoins subjectifs de chaque personne ne pourra jamais s’appliquer car il demeurera toujours trop général pour le cas particulier. Comme le soulignait le philosophe Pierre Manent en d’autres circonstances, nous avons besoin d’une loi naturelle, c’est-à-dire d’éléments d’orientation qui ne soient pas arbitraires. Tel est le sens de mon amendement.

Réaction des Juristes pour l’enfance :

Un peu avant minuit, l’Assemblée nationale a adopté hier la proposition de loi interdisant les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne.  

Le texte doit maintenant passer au Sénat pour une seule et unique lecture.

Ce texte est annoncé pour lutter contre les « thérapies de conversion » décrites par la rapporteure Laurence Vanceunebrock comme s’entendant des « exorcismes, retraites, stages de guérison, séances d’humiliation, hypnose, traitements par électrochocs, prescription d’anxiolytiques, d’antidépresseurs, injection d’hormones, ou encore mariages forcés, séquestration, privation de nourriture, coups et violences viols, et même excision » (AN, séance du 5 octobre 2021).

Mais le texte adopté n’a pas repris cette liste et a volontairement adopté une rédaction beaucoup plus large et floue, à savoir les « pratiques, les comportements ou les propos répétés visant à modifier ou à réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, vraie ou supposée, d’une personne ».

Alors qu’aucun témoignage de pratiques telles que listées ci-dessus n’a été recueilli, au sujet de l’identité des genres, par les députés à l’origine de la proposition de loi lors de leur mission d’analyse, l’ajout de cette notion d’identité de genre dans la proposition de loi est controversé.

L’identité de genre renvoie au ressenti profond de la personne, qui peut se sentir homme, femme, aucun des deux, tantôt l’un, tantôt l’autre. Un tel ressenti est subjectif et peut être mouvant, changeant.

Pendant l’enfance, et surtout à l’adolescence, les questionnements liés à l’identité, au genre sont classiques, et font partie des multiples questionnements qui sont le propre de ces âges.

Avec le texte adopté par l’Assemblée hier, pourra-t-on encore recueillir les confidences d’une personne, et surtout d’un jeune, ses interrogations, ses doutes, si les paroles prononcées, les conseils donnés peuvent ensuite être considérés comme visant à modifier ou réprimer son identité de genre ?

Les parents qui refuseraient la transition sociale ou médicale demandée par leur enfant ou adolescent tomberont-ils sous le coup de la loi nouvelle ? Par exemple, les parents qui refuseraient la mastectomie (ablation des seins) demandée par leur fille de 15 ans vont-ils aller en prison pour avoir réprimé son identité de genre ?

Contrairement à ce qui a été prétendu hier dans l’hémicycle, la mastectomie est pratiqué en France : une députée a ainsi rappelé en séance que le docteur Laetitia Martinerie, endocrinologue à l’hôpital Robert Debré, a expliqué lors d’un congrès en mars 2021 que la mastectomie est,  « maintenant largement pratiquée avant l’âge de 18 ans. Et notre plus jeune l’a eu à 14 ans ».

La question de la possibilité des parents de refuser de tels actes sur leur enfant a été posée plusieurs fois, très clairement, à la rapporteure Laurence Vanceunebrock qui n’y a pas répondu.

Par ailleurs la rapporteure a soutenu que l’expression « dysphorie de genre » était une « notion de nature psychiatrique pour laisser percevoir la transidentité, ou l’inadéquation entre identité et genre de naissance, comme pathologique, de telle sorte qu’il faudrait l’éradiquer. On peut qualifier les pratiques en ce sens de thérapies de conversion ».

Les parents qui voient le symptôme d’un trouble dans la demande de leur fille de 15 ans de se faire enlever les seins, ou dans la conviction de leur garçon de 6 ans d’être une fille, pourraient se rendre coupables de thérapie de conversion du seul fait de voir dans ces demandes quelque chose de pathologique, et de chercher en conséquence à aider leur enfant à accepter son corps de garçon ou de fille et à s’y sentir bien au lieu d’engager leur enfant dans un  processus de transformation de son corps, mutilant et irréversible, que cet enfant pourrait regretter plus tard.

En outre, alors qu’un amendement était proposé pour alourdir les peines, la rapporteure Laurence Vanceunebrock a donné un avis défavorable, pour ne pas retenir des peines trop lourdes qui pourraient dissuader les victimes d’agir contre leurs parents pour « juste des propos ou juste quelque chose de minime ».

Si le but réel du texte est d’envoyer en prison des parents qui tentent d’aider leur enfant en souffrance liée à son genre pour « juste des propos ou juste quelque chose de minime », ce texte n’a plus rien à voir avec l’objectif annoncé et doit être dénoncé comme une atteinte grave à l’autorité parentale, à la liberté d’expression et à la prise en charge psychothérapeutique des enfants présentant une dysphorie de genre.

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