Ne dites pas de Mme Von der Leyen qu’elle est tapissière : elle se croit présidente de la Commission européenne
Elle fait tapisserie quand elle est face à M.Erdogan et à Poltron (M.C.Michel)

En vraie professionnelle, ce qu’elle trouve grandiose à Paris, c’est le drapé de Christo :

Une vraie chance pour l’Europe !
Une église victime de deux incendies en quatre jours
Deux incendies se sont déclarés en quatre jours dans la même église, à Saint-Loup-Hors près de Bayeux.
Deux plaintes ont été déposées après un premier feu sans gravité dimanche et un deuxième plus conséquent mercredi.
Ne pas croire, ce n’est pas déclarer le ciel vide : c’est le déconstruire pour le remplir d’idoles
Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec revient sur le sondage montrant qu’une majorité de Français ne croit plus en Dieu :
Les résultats du sondage réalisé tout récemment par l’Ifop pour l’Association des journalistes d’information sur les religions (Ajir) sont terribles. Sont-ils seulement surprenants ? Ainsi, parmi les Français sondés, il n’y en aurait plus que 49% à se déclarer croyants. Ils étaient 66% en 1947. Implacablement, le lent glissement spirituel occidental se poursuit. Et, à vue humaine, l’on peine à déceler comment un renversement de vapeur serait possible quand la crise existentielle liée à la crise sanitaire, elle-même, n’a pas su aiguiser l’appétit du religieux : 91% des sondés estiment que la pandémie mondiale ne les a pas rapprochés de la pratique religieuse. Le constat est accablant et s’ajoute à la longue liste des faits qui appellent à un examen de conscience collectif. Peut-on vivre raisonnablement sans sacré, sans visée, sans au-delà ?
L’apostasie silencieuse : figure de proue de la déconstruction
Avec Paul Valéry, nous avions appris que les civilisations étaient mortelles. Voici venu le temps, désormais, de découvrir comment une religion s’éteint lentement. Le pape Jean XXIII avait annoncé la venue d’un printemps pour l’Eglise à l’ouverture du dernier concile, l’esprit de Vatican II a plongé l’écosytème catholique dans un grand hiver. La fameuse exchristianisation d’une masse importante de fidèles évoquée par Patrick Buisson dans La fin d’un monde (Albin Michel), le néocléricalisme progressiste ayant été une véritable machine à exclure les petites gens et les pauvres. Les acteurs de Mai 68, quant à eux, nous avaient promis la plage sous les pavés. Ils nous auront finalement légué un désert. Celui des amertumes et de la déconstruction, jusqu’à entendre la candidate EELV Sandrine Rousseau se dire « hyper heureuse » de vivre en couple avec un homme déconstruit… Si cette disparition des repères élémentaires et d’une transcendance spontanée devrait nous interroger quant à ses causes, elle doit nous alerter aussi quant à ses conséquences. Ce que la chrétienté avait construit de meilleur depuis deux millénaires se trouve sinon balayé, au moins remis en cause. Indochine et Nicola Sirkis, en 1990, ne croyaient pas si bien dire dans leur titre Punishment Park : « On s’est construit et j’ai tout détruit / On s’est détruit, on a reconstruit / On s’est construit, on a tout détruit / Je m’suis détruit, on a tout détruit / On s’est puni. » Oui, l’apostasie silencieuse déconstruit et punit ce qui a fondé pendant des siècles les espaces de paix et de sociabilité établis avec soin par un Occident imbibé d’Evangile.
Chefs-d’œuvre et génie du christianisme
Si pour Socrate, « toute sagesse commence dans l’émerveillement », on serait tenté d’en déduire que toute folie commence dans le reniement. Comment ne pas voir dans cette négation de nos racines, l’avilissement en marche de nos propres permanences. Les chefs d’œuvre et le génie du christianisme ? On les retrouve en tout. En littérature, de la légende arthurienne à l’amour flamboyant, parce qu’oblatif, de Cyrano pour sa Roxane. En peinture, des Christ grossiers, et pourtant si touchants, que l’on découvre au hasard des retables de chapelles de montagne aux tableaux colorés dont nos cathédrales sont ivres. En musique, du bouleversant Cantique de Jean Racine aux complaintes religieuses des marins bretons exilés sur leur terre-neuvas. En convivialité, de la gastronomie au vêtement : du festin de Babeth au casoar du Saint-Cyrien. Dans la façon d’être, de penser, d’organiser la cité : des hôtels-Dieu aux moines copistes en passant par saint Louis rendant la justice sous son chêne. Dans la manière de vivre nos relations : de la place de la femme au rôle de la virilité, de celles qui furent nos premières reines et nos premières saintes à l’amour courtois, chevaleresque qui deviendra plus tard la galanterie française. Dans le rapport enfin à la nature et à la création, de la chartreuse à la bénédictine, de l’huile des monastères aux petits sablés des religieuses.
Du fait même de cette identité, c’est naturellement que l’amour du vrai, du beau et du bien étreint l’âme française. Avec le progressisme ambiant, chacun est prié de remiser ce triptyque suranné au placard. Finies les permanences éternelles, place désormais au développement durable ! L’audace de la charité, trop connotée, préférez-lui les gestes barrières. Dans cette atmosphère sans âme, la perpétuation de la civilisation importe peu. Le nouveau mantra porte un nom : la protection de l’environnement. Sans que l’on perçoive très bien du reste, de quel environnement il s’agit. L’environnement du laisser-aller qui saccage notre capitale, la ville lumière ? L’environnement du trafic qui ensauvage les quartiers ? L’environnement de la pornographie qui avilit la jeunesse ? Ou l’environnement fait de courage et de sacrifices, de robes de bure et de fleurs de lys, qui permit à la France de devenir la mère des armes, des arts et des lois ?
On aurait tort de ne pas voir dans le déclin religieux français, un drame lourd de conséquences. Ne pas croire, ce n’est pas déclarer le ciel vide : c’est le déconstruire pour le remplir d’idoles. L’impiété finit toujours par produire des révolutionnaires. Chesterton le disait déjà, à force de ne croire en rien, on finit par croire en n’importe quoi. Et à n’importe qui.
Le sénateur LR Sébastien Meurant pourrait soutenir Eric Zemmour
Sébastien Meurant membre de LR et sénateur du Val-d’Oise explique dans L’Incorrect pourquoi ceux qui se présentent comme les héritiers du gaullisme doivent cesser d’occulter la réalité du grand remplacement, et que dans le cas contraire, il pourrait apporter son soutien à Éric Zemmour :
Je crois qu’il faut dire ce qu’on voit, et surtout vouloir voir ce que l’on voit, pour reprendre la formule de Péguy. Je suis sénateur du Val-d’Oise, j’y ai toujours habité : il suffit de visiter certains sites pour se rendre compte que ce n’est plus qu’une simple théorie. Je ne vois pas ce qu’il y a de honteux à décrire un phénomène qui est visible et qui s’accentue de plus en plus rapidement. Lorsqu’il y a des années de cela, Valls déclarait qu’il voulait des « blancos » à Evry, lorsqu’il nous dit qu’il faudrait raser et changer de population, qu’est-ce que c’est, sinon le même constat que celui du grand remplacement ?
Quand on est chez LR et qu’on hérite du gaullisme, parler du grand remplacement ne devrait pas choquer, mais plutôt faire réagir ceux qui nous gouvernent, qui refusent de voir la réalité de ce changement de population. On peut appeler ça comme on veut, c’est simplement la réalité, et le président Macron, qui a signé le pacte de Marrakech en 2018, contribue à cela. C’est une loi sur l’immigration qui a élargi le regroupement familial aux « mineurs isolés » (qui ne sont souvent ni l’un ni l’autre soit dit en passant). L’année dernière, malgré la pandémie, le stock de titres de séjour provisoires a augmenté et se trouve autour des 3 millions et demi de personnes. Le gouvernement contribue donc à ce changement de population : notre France est remplacée dans un grand nombre de quartiers. […]
L’apocalypse climatique selon Mélenchon : y croit-il vraiment ?
De Bernard Mitjavile :
Depuis pas mal d’années, on nous ressasse lors d’innombrables journaux télévisés, dans les médias, sur Internet, le crédo de base du réchauffement climatique : les émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère d’origine humaine sont la cause du réchauffement dit anthropique pour faire distingué, qualifié de spectaculaire ou unique dans l’histoire de la terre etc..
Dans le débat récent sur BFM entre Jean-Luc Mélenchon et Eric Zemmour, Mélenchon nous a expliqué que « si on ne fait rien d’ici 2050 » pour réduire ces émissions de CO2, Bordeaux sera sous l’eau, Dunkerque menacé etc..
A une autre époque, Al Gore, candidat démocrate malheureux à la présidentielle US face à George W. Bush, avait fait le tour du monde avec ce genre de prédictions. Selon lui, « si on ne fait rien.. », New-York serait sous l’eau autour de 2040, ce qui bien sûr pour les Américains serait beaucoup plus grave que Bordeaux.
La formule « si on ne fait rien » souvent utilisée par les écologistes de tous bords, a quelque chose de totalitaire. Dans la vie, il ne s’agit pas de faire ou ne pas faire quelque chose mais de prendre les bonnes décisions, ce qui demande une réflexion intelligente et là, c’est une autre paire de manches.
Pour revenir à Bordeaux et Dunkerque, le « si on ne fait rien » en France n’a pas grand sens. En effet, la France émettant moins de 1% des émissions de CO2 mondiale, pourcentage qui a tendance à diminuer à cause de sa désindustrialisation, quoique l’on fasse, cela aura un impact minime sur ces émissions : il y aura peut-être un ou deux centimètres d’eau de moins à Bordeaux, selon les prophéties de Mélenchon, mais de toutes les façons les bordelais auront les pieds dans l’eau.
On peut noter que les agences immobilières de la région bordelaise n’ont pas l’air de trop s’inquiéter et les prix de l’immobilier dans la région continuent à monter, un signe clair que pas grand monde ne prend les prophéties de Mélenchon au sérieux.
Alors que faire ? Bon, au fil des ans les gouvernements ont fait pas mal de choses. Choses bonnes ou mauvaises, c’est une autre question. Ces choses pour l’environnement se traduisent en général par une augmentation des impôts et autres taxes. Ainsi les Français peuvent s’en rendre compte chaque fois qu’ils reçoivent leur facture d’électricité, un pourcentage élevé de cette facture étant versé « pour la transition énergétique » et le prix du KWh ne cessant d’augmenter.
Cette hausse des prix du KWh a poussé nombre de Français à abandonner l’électricité comme moyen principal de chauffage et à se tourner vers d’autres sources d’énergie comme le mazout, le gaz ou les granulés de bois.
Ces derniers granulés sont des résidus de l’industrie du bois et le gouvernement incite fortement à s’équiper en poêle à granulés au moyen d’aides considérables.
Ces sources d’énergie alternatives à l’électricité majoritairement d’origine nucléaire ont un point commun : c’est que contrairement à l’énergie d’origine nucléaire, elles produisent des milliers de tonnes de CO2 qui vont dans l’atmosphère, ce qui va à l’encontre du Crédo cité plus haut.
Bien sûr, il y a le solaire et l’éolien mais leur contribution dans le « mix » énergétique reste assez faible (moins de 10%) bien que leur coût soit loin d’être négligeable pour l’Etat et bien sûr les contribuables.
On peut passer du niveau des particuliers au niveau d’une grande nation dans son ensemble : l’Allemagne. Cette dernière, première nation industrielle d’Europe, a décidé sous la pression des écologistes sensiblement plus puissants politiquement qu’en France, d’abandonner l’énergie nucléaire. Du coup, elle a rouvert des mines de charbon à ciel ouvert très polluantes sur son territoire et couvert le pays d’éoliennes à l’esthétique très discutable. Au final, elle est largement championne d’Europe en matière d’émissions de CO2 avec environ 22% des émissions devant le Royaume Uni (autour de 11%) et la Pologne suivi de la France autour de 10%.
En passant, les ressources en pétrole, gaz et charbon de la terre dont on nous a à de multiples reprises prévu l’épuisement, sont toujours loin d’être épuisées. Ainsi le « pic de pétrole » ou l’épuisement de cette ressource que l’on nous annonce très régulièrement depuis plus de 50 ans est régulièrement repoussé.
La France qui a un bilan exemplaire pour un pays de sa taille, bilan rarement cité par les partis écologiques qui par contre présentent souvent l’Allemagne comme un exemple, a fait beaucoup moins d’efforts ces dernières décennies que son voisin pour la « transition énergétique » : pour l’essentiel elle a perdu nolens volens au fil des ans des emplois industriels et laissé augmenter son taux de chômage, ce recul d’activité diminuant les émissions de CO2, mais surtout, elle a modérément réduit la part d’énergie nucléaire dans sa consommation d’énergie évitant une transition brutale vers le charbon (on parle de relancer quelques unités de production à charbon) évitant ainsi d’augmenter trop sensiblement ses émissions de « gaz à effet de serre ».
Bien sûr, le nucléaire est présenté par certains comme l’horreur absolue. On pourrait discrètement rappeler que l’industrie nucléaire a causé beaucoup moins de morts (de l’ordre de 100 fois moins) que l’industrie du charbon et du pétrole mais cela semble être une considération subalterne.
Cette réflexion ne se base pas sur des informations cachées mais largement connues aussi, on peut sérieusement se demander si les écologistes qui ne sont pas moins intelligents que les autres Français, croient vraiment à leur crédo du réchauffement anthropique ou s’il ne s’agit pas avant tout de mettre fin à l’industrie nucléaire française.
Si c’est le cas, ce serait mieux de le dire clairement.
Succès pour la 4ème édition du Pèlerinage « Feiz e Breizh »
Ce pèlerinage Feiz e Breizh, « Foi en Bretagne », repose sur l’esprit de tradition et de chrétienté, dans un esprit d’enracinement, au rythme de la liturgie tridentine.
Bénédiction des bannières au départ :

300 pèlerins ont cheminé ce week-end de Guenin à Sainte-Anne d’Auray, où le père abbé du Barroux a célébré une messe pontificale devant un millier de fidèles.
La Bretagne comme on l’aime : • authentique
• catholique
• priante.La colonne du pèlerinage « Feiz & Breizh » arrive à Sainte-Anne d’Auray.🙏
Vive toutes nos traditions ! pic.twitter.com/YqxWlzKpd1
— Père Danziec (@PereDanziec) September 26, 2021
Cet après midi à Sainte Anne d’Auray clôture de la 4ème édition du Pèlerinage « Feiz e Breizh », qui rassembla 300 pèlerins, avec la célébration de la Sainte Messe, pontifiéé par Dom Louis Marie, Père Abbé du Barroux avec plus de 1 100 personnes présentes
Ad majorem Dei gloriam pic.twitter.com/lMljApdopN— Frantz TOUSSAINT (@frantztoussaint) September 26, 2021
⛪ Feiz e Breizh ! Foi en Bretagne !
Aujourd’hui, c’était l’arrivée du pèlerinage catholique annuel « Feiz e Breizh » jusqu’à Sainte-Anne-d’Auray.
300 personnes ont marché pendant 2 jours.À la sortie de la messe, un bagad mène la procession.
Communauté et enracinement 👌🏻 pic.twitter.com/QyAmR8XSKD
— Nicolas Faure 🌿🌅 (@nfaure_) September 26, 2021
Rosaire devant l’église Notre-Dame du Travail à Paris 14e
Le collectif Paris Tradition 14e communique :
Les fidèles étaient à nouveau au rendez-vous ce dimanche 26 septembre pour réciter leurs trois chapelets sur le parvis de l’église Notre-Dame du Travail à la place de la messe traditionnelle (missel de 1962) supprimée par l’archevêque de Paris Mgr Aupetit. Le rosaire était récité pour l’unité de l’Eglise catholique et pour les prêtres et fidèles dans le monde qui souffrent de l’interdiction de la messe traditionnelle suite à la publication du Motu proprio Traditionis custodes du pape François. Fait notable, la messe moderne (Paul VI) célébrée en latin qui a été imposée à 18h dans la paroisse en remplacement de la messe traditionnelle a déjà perdu les 2/3 de sa fréquentation, signe que les catholiques préfèrent l’original à la copie.
Prochain rosaire dimanche 3 octobre à 18h devant Notre-Dame du Travail.
Le collectif invite les fidèles à se rendre ou à s’unir par la prière aux chapelets organisés pour la défense de la messe traditionnelle à la Basilique Ste-Clotilde lundi 27 septembre à 12h45, en l’église St-François-Xavier mercredi 29 septembre à 19h45, ainsi qu’à la manifestation devant la nonciature apostolique samedi 2 octobre à 12h.
“On peut venir de n’importe où dans le monde et devenir Français. Cela s’appelle l’assimilation”
Eric Zemmour était l’invité du Grand Rendez-vous Europe 1 Cnews. Il a répondu aux questions de Sonia Mabrouk sur la présidentielle 2022, l’immigration, la sécurité et d’autres thématiques :
Le Mouvement conservateur bouscule la primaire LR
Le Mouvement conservateur organisait aujourd’hui La Journée du conservatisme, avec un ensemble de table-rondes et d’interventions. Mouvement associé à LR, l’un des invités est … Eric Zemmour, que les caciques du parti souhaitent écarter. La présidente du mouvement, Laurence Trochu, a prévenu (Valérie Pécresse ?…) :
🗣️@LaurenceTrochu, présidente de @MvtConservateur :
❌ “”Nous ne nous laisserons pas séduire par ceux dont l’incohérence de parcours et l’inconstance des positions ne permettent pas la confiance.”” #JDC2021 #presidentielle2022 pic.twitter.com/ld3uWPnmo5— Le Mouvement Conservateur (@MvtConservateur) September 26, 2021

Les candidats à la primaire LR DenisPayre, Philippe Juvin et Eric Ciotti sont venus s’exprimer.
Une table-ronde a traité de la liberté d’expression :
🗣️[TR5️⃣] @GeoffroyLejeune : “Je suis plutôt optimiste sur la liberté d’expression, car on a vu ces dernières années de nouvelles opinions apparaître dans les médias, notamment des opinions conservatrices.”#JDC2021 pic.twitter.com/zjnYGvyyFb
— Le Mouvement Conservateur (@MvtConservateur) September 26, 2021
Alexandre Del Valle a évoqué l’Union européenne et la mondialisation :
#JDC2021
Intervention d’Alexandre del Valle, sur la façon dont l’#UE vit la #mondialisation : « nous sommes les dindons de la farce » pic.twitter.com/NrfHelwnd2— #MvtConservateur Centre-ValdeLoire (@MC_CentreValdeL) September 26, 2021
Et Eric Zemmour :
Il y a une France qui se sent trahie car elle a été trahie, notamment par les élites de la droite. #LR est devenu un parti de notables centristes qui a trahi ses héritages.@ZemmourEric #jdc2021 pic.twitter.com/FK2AtrBhaH
— Adèleن (@AbdelSansLeB) September 26, 2021
Organiser une veillée pour la vie
Petit mode d’emploi :
“Organiser une veillée, oui, mais comment ?”. Voici les étapes clés pour organiser une veillée dans votre paroisse ou au sein de votre groupe de prière.
1- Si je suis laïc , je prends contact avec ma paroisse, mon groupe de prière, mon aumônerie et je leur propose de prier pour la Vie en union avec des milliers de croyants à la veille de l’Avent le 27 novembre 2021 (ou quelques jours en décalé selon les possibilités).
2-Je créé un compte qui me permettra de modifier les informations de ma veillée si besoin. Nota: le compte est facultatif mais sans compte il vous sera impossible de modifier votre veillée, il est donc vivement conseillé d’en créer un. https://www.veilleespourlavie.life/compte-dadherent/niveaux-dadhesion/
3- J’’inscris la veillée sur le site des Veillées pour la Vie à l’adresse suivante afin que celle ci soit répertoriée sur la carte : https://www.veilleespourlavie.life/veillees/communaute/add
3- je créé une équipe (animation, instruments, décoration, communication…).
4- je télécharge le kit d’organisation: feuille de la veillée, affiche… tout est prêt ! Bien sûr je suis libre de créer ma propre feuille de veillée ou ma propre affiche.
https://www.veilleespourlavie.life/liste-des-documents-du-kit-des-organisateurs/
5- je communique autour de l’événement.
6- je peux proposer de prier la neuvaine 9 jours pour 9 mois en amont de la veillée.
7- jour J de la veillée !
Par ailleurs, pour le bon développement du mouvement des Veillées pour la Vie, l’association des veillées pour la vie recherche des délégués locaux… :
En bref, vous devenez un référent local pour l’association des Veillées pour la Vie, le premier contact auprès de votre curé pour l’organisation de la veillée et un membre à part de l’association : un service simple mais essentiel pour le bon développement du renouveau de la culture de Vie !
De même, nous recherchons toujours des infographistes et des chroniqueurs pour la partie blog de notre site…
N’hésitez pas à nous contacter sur : [email protected] pour nous proposer votre aide !
En Quête d’esprit : Les anges sont-ils de retour ?
Aymeric Pourbaix reçoit Père Jean-Pascal Duloisy, prêtre et exorciste du diocèse de Paris, Anne Bernet, historienne, ainsi que Véronique Jacquier :
La résistance à Traditionis Custodes – Terres de Mission
“Terres de Mission” reçoit Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, association de fidèles qui, avec d’autres organisations, a pris l’initiative de lancer une lettre ouverte aux catholiques du monde entier pour s’opposer au motu proprio Traditionis Custodes, prévoyant de supprimer à terme la messe traditionnelle.
Puis, l’abbé Renaud de Sainte-Marie vient présenter sa thèse de philosophie récemment publiée sous le titre “Le désir du bien”.
Enfin, Brigitte Lundi évoque “L’imagier de la reine”, roman pour les enfants, qu’elle a éditée.
C’est arrivé un 26 septembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 26 septembre 46 av. J.-C. : triomphe de Jules César et assassinat de Vercingétorix.
Vercingétorix est le fils du chef gaulois de la tribu des Arvernes. Il réussit à unifier les nombreuses tribus gauloises contre l’envahisseur romain. Battu à Alésia, Vercingétorix se rend à César. Il se constitue prisonnier et offre sa vie en échange de celle des 80 000 habitants, hommes, femmes et enfants d’Alésia. Jules César l’emmène comme trophée de sa longue guerre des Gaules, pour son triomphe à Rome
Au dernier jour de la célébration de son triomphe, César procède à la dédicace du Forum Julium et du temple de Vénus Genitrix. Il donne aussi l’ordre d’étrangler le chef gaulois Vercingétorix dans la prison Mamertine.
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le 26 septembre 1143 : élection du pape, Célestin II, 165e pape de l’Église catholique.
Célestin II succède à Innocent II en 1143 et est pape de 1143 au 8 mars 1144. Il met fin aux querelles intérieures de l’Église. Le nom de Célestin II a déjà été choisi le 15 décembre 1124 par un pape nouvellement élu, mais celui-ci dut renoncer sous la contrainte dès le lendemain et, pour cette raison, il n’apparaît pas dans les listes de papes. C’est Célestin II qui relève la France de l’interdit de trois ans après l’absolution du Roi Louis VII, excommunié par Innocent II en 1141.
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le 26 septembre 1350 : sacre à Reims de Jean II dit « Le Bon », Roi de France.
A la mort de Philippe de Valois, le roi Edouard III d’Angleterre tente de tirer profit de l’occasion pour débarquer en France et se faire couronner Roi de France, mais la flotte espagnole l’en empêche. Edouard III ne peut se faire couronner. De toute façon il n’a aucun droit à la couronne. Les lois fondamentales du royaume désignent Jean II de France, qui est finalement sacré Roi de France avec sa femme Jeanne d’Auvergne le 26 septembre 1350.
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le 26 septembre 1423 : victoire française sur les Anglais à la bataille de la Brossinière, aussi appelée bataille de La Gravelle.
La guerre de Cent Ans vient juste de reprendre, et les Français de Charles VII écrasent les Anglais de William de la Pole, Comte de Suffolk, lors de la bataille de la Gravelle, aussi appelée bataille de la «besoigne» de la Brossinière (Mayenne).
A la fin de la journée, 1 200 à 1 400 cadavres d’Anglais jonchent le sol, dont William de la Pole. Peu de pertes sont à dénombrer du côté français.
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le 26 septembre 1525 : naissance de Jacques II de Goyon de Matignon, Maréchal de France, Gouverneur de Guyenne, maire de Bordeaux.
Jacques II de Goyon, seigneur de Matignon, militaire et un homme politique français, qui nait à Lonrai, en Normandie, et meurt le 27 juillet 1598 au château de Lesparre, dans le Médoc. Maréchal de France suite à sa capture de Gabriel de Montgomery à l’occasion du complot des Malcontents de 1579, Chevalier de l’Ordre du Saint-Esprit, lieutenant-général de Normandie, maire de Bordeaux où il succède à son ami Michel de Montaigne, et gouverneur de Guyenne.
Il réussit, lors des guerres de Religion, à maintenir l’autorité royale de Charles IX, tout en se faisant apprécier tant des catholiques que des protestants qu’il combat avec succès. Il rétablit la paix en Normandie, y bat les Anglais se distingue à Jarnac et à Moncontour en 1569. C’et un des rares gouverneurs royaux qui exécute parfaitement les ordres de Charles IX en protégeant les protestants à Saint-Lô et à Alençon pendant la Saint-Barthélemy. En 1586 et 1587 il bat à plusieurs reprises le Huguenots avant de se rallier au Roi Henri IV.
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le 26 septembre 1653 : Turenne prend Mouzon [Pont-à-Mousson], au nom du Roi de France.
C’est la fin d’un siège commencé le 9 septembre.
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le 26 septembre 1791 : naissance de Théodore Géricault, peintre français.
Né le 26 septembre 1791 à Paris, Théodore Géricault grandit dans le milieu équestre normand. Le cheval inspire constamment ses peintures. Son œuvre la plus célèbre est le “Radeau de la Méduse”, représentant le naufrage d’une frégate française, La Méduse, au large des côtes sénégalaises. Toute sa carrière, Géricault choisit en effet de privilégier les thèmes de la vie quotidienne qu’il porte au rang de hauts faits héroïques. Il voyage en Angleterre, appréciant les tableaux de Turner et Constable. Il meurt en janvier 1824, à la suite d’une chute de cheval. Il est l’un des chefs de file des peintres romantiques.
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le 26 septembre 1799 : Masséna bat les Austro-Russes près du Lac de Zurich, évitant au Directoire une invasion de la France.
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le 26 septembre 1809 : décret de Schönbrunn.
Ce décret supprime les sociétés missionnaires : Lazaristes, Missions étrangères, Missionnaires du Saint-Esprit. Le 24 septembre 1809 : Napoléon a écrit à Fouché :
“Je veux la religion chez moi, mais je n’ai envie de convertir personne. Je viens d’effacer du budget des cultes les fonds que j’avais accordés pour les missions étrangères”.
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le 26 septembre 1815 : création de la Sainte Alliance.
L’Autriche, la Prusse et la Russie forment la Sainte Alliance pour sauvegarder le traité de Vienne, qui a modifié la carte de l’Europe. Après la chute de Napoléon, les grandes puissances européennes se réunissent à Paris pour signer le “pacte de la Sainte Alliance”. Elles se protègent ainsi de toute nouvelle offensive révolutionnaire ou libérale, au nom de “la Très Sainte et Indivisible Trinité des trois puissances orthodoxe, catholique et protestante”. Le pacte va devenir une quadruple alliance après ralliement de l’Angleterre. En 1818, la France y est incorporée. Grâce à cette entente, l’Europe va pouvoir vivre dans une paix relative pendant près de 50 ans.
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le 26 septembre 1850 : limitation de la liberté de la presse en France.
Il faut rappeler ce qu’écrira, plus tard, l’écrivain soviétique Kuzmichev dans Problème du journalisme :
« Toutes les dissertations sur « l’information objective et complète » sont de l’hypocrisie libérale. Le but de l’information ne consiste pas à commercialiser les nouvelles, mais à éduquer la grande masse des travailleurs, à les organiser sous la direction exclusive du Parti pour des buts nettement définis. Cet objectif ne sera pas atteint par un compte rendu objectif des événements. La liberté et l’objectivité de la presse ce sont des fictions. L’information est un moyen de lutte des classes, non pas un miroir pour refléter objectivement les événements ».
Remplacez « Parti » par « maçonnerie » et « lutte des classes » par déchristianisation et vous avez le même schéma d’action.
Par ailleurs, François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 376) rapporte les propos de John Swinton, rédacteur en chef du New York Time lors d’un banquet donné en son honneur au dernier semestre 1991, à l’occasion de son départ en retraite, alors qu’un des convives propose de porter un toast à la liberté de la presse :
« Quelle folie de porter un toast à la presse indépendante ! Tous ceux qui sont ici ce soir savent qu’il n’y a pas de presse indépendante. Vous le savez. Je le sais. Personne parmi vous n’oserait publier ses vraies opinions et, s’il était tenté de le faire, vous savez à l’avance qu’elles ne seraient jamais imprimées. On me paie 250 dollars par semaine pour tenir pour tenir mes vraies opinions en dehors du journal. Certains parmi vous reçoivent la même somme pour le même travail. Si j’autorisais la publication d’une opinion sincère sur n’importe quel numéro de mon journal je perdrais ma place dans les 24h00 comme Othello. Un homme assez fou pour publier une opinion sincère se trouverait vite à la rue, à la recherche d’un autre emploi.
Le rôle d’un journal de New York est de détruire la vérité de mentir radicalement, de perverti, d’avilir, de ramper aux pieds de Mammon, de se vendre, de vendre son pays et son peuple pour son pain quotidien. Vous savez cela et moi aussi. Alors quelle folie de porter un toast à la presse indépendante. Nous sommes des ustensiles et les vassaux d’hommes riches qui commandent dans la coulisse. Nous sommes leurs pantins : ils tirent les fils et nous dansons. Notre temps, nos talents, nos vies sont la propriété de ces hommes. Nous sommes des « prostituées intellectuelles ».
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le 26 septembre 1897: naissance du pape Paul Vl, futur 260 pape.
Giovanni Battista Montini, alors archevêque de Milan, succède à Jean XXIII sur le trône de Saint Pierre. Paul VI est le premier pape de l’époque contemporaine à voyager hors d’Italie. Son premier voyage est pour Jérusalem, en janvier 1964 (Voir la chronique du 5 janvier). Sa béatification est prévue pour le 19 octobre 2014. Voir aussi les chroniques du 6 aout, 26 septembre et du 21 juin
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le 26 septembre 1939 : dissolution du PCF.
En riposte au pacte germano-soviétique, le président du Conseil Édouard Daladier dissout le Parti communiste français.
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le 26 septembre 1963 : le Maroc reprend les terres des colons français.
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le 26 septembre 2000 : la France laïque et anti chrétienne à l’œuvre en Europe…
A la demande de la France, le préambule de la Charte européenne des droits fondamentaux est modifié : le “patrimoine religieux” devient le “patrimoine spirituel et moral“.
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le 26 septembre 2003 : assassinat de Vincent Humbert.
Le Français, Vincent Humbert, tétraplégique, aveugle et muet depuis trois ans, est décédé après que sa mère Marie Humbert a versé un produit toxique dans sa perfusion, deux jours plus tôt. Un débat national s’ensuit sur l’euthanasie. Ce débat continue aujourd’hui.
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le 26 septembre 2003 : la France honore du bout des lèvres ses Morts des guerres coloniales.
Un décret institue une journée nationale d’hommage aux “Morts pour la France” pendant la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, le 5 septembre de chaque année.
Hongrie, Motu Proprio, liturgie… un voyage du pape analysé par le Club des Hommes en Noir
Le Club des Hommes en Noir avec l’abbé Celier, l’abbé Guelfucci, le Père Viot et Guillaume de Thieulloy, sous la direction de Philippe Maxence revient sur le voyage du pape en Hongrie et en Slovaquie :
La prochaine Marche pour la vie, c’est le dimanche 16 janvier 2022 à Paris
Contre l’avis du chef de l’État, des députés pro-mort comme Albane Gaillot et des associations subventionnés et extrémistes se mobilisent pour faire voter l’allongement du délai d’avortement avant la fin du mandat de Macron. Ce texte, qui comprend l’allongement du délai du crime de l’enfant à naître de 12 à 14 semaines ou encore la suppression de la double clause de conscience pour les médecins, avait été voté en première lecture par les députés en octobre 2020, mais il n’a pas survécu à l’examen des sénateurs, qui l’ont rejeté. Revenue entre les mains de l’Assemblée nationale en février, la proposition est bloquée par la quantité d’amendements déposés par Les Républicains. Aujourd’hui, le texte ne figure tout simplement plus à l’ordre du jour. Le ministre de la Santé Olivier Véran a jugé qu’il était prématuré d’allonger le délai légal de l’IVG. Quant au président de la République lui-même, il n’y est pas favorable. Au cours d’un entretien au magazine Elle, Emmanuel Macron a insisté en juillet dernier sur “le traumatisme que c’est pour une femme d’avorter”.
Hier une centaine de personnes seulement ont manifesté pour l’avortement à Paris. Mais cela mérite tout de même un article de BFM.
Aux Etats-Unis, les députés ont adopté par 218 députés contre 211 une loi qui permet l’avortement jusqu’à la naissance et interdit aux Etats de subordonner l’avortement à des exigences en matière d’échographie, de périodes d’attente, de consentement éclairé, de privilège d’admission des avorteurs dans des hôpitaux, et elle interdit d’interdire l’avortement par démembrement. Si cette loi était adoptée elle interdirait toute loi restreignant les avortements dans tous les Etats. Elle n’a pour le moment, aucune chance de passer au Sénat. Mais cela montre l’acharnement des partisans de la culture de mort, et leur extrémisme.
En Belgique, le rapport bisannuel 2018-2019 de la Commission nationale d’évaluation relative à l’IVG a été présenté en Commission santé de la Chambre des représentants. Il en ressort que, depuis 2012, le nombre d’avortements en Belgique est globalement stable, avec une légère baisse : 19.155 pratiquées en Belgique en 2012 et 18.027 en 2019. Et la Suisse fait face à une pénurie de médecins pratiquant ce crime. À l’heure actuelle, seule l’Université Libre de Bruxelles propose une formation de trois ans aux techniques d’avortement et ce, uniquement sur base volontaire.
🔴🔴🔴 La prochaine Marche pour la vie, c’est le dimanche 16 janvier 2022 à Paris. Nous seront encore une fois très nombreux à défendre la réalité la plus importante : la vie humaine.
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La Marche pour la vie vous donne rendez-vous pour une mobilisation exceptionnelle, en pleine période présidentielle, pour mettre la défense de la vie sur la table du débat politique.
Mgr Vitus Huonder, évêque émérite de Coire, ne veut plus célébrer avec le nouveau missel
Mgr Vitus Huonder, évêque émérite de Coire (Suisse), à célébré son jubilé sacerdotal dans une église de la Fraternité Saint-Pie X.
En 2019, Mgr Vitus Huonder, ancien évêque de Coire, s’était retiré de sa charge diocésaine en s’installant en l’école de Wangs, dans le district de Suisse de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. Celui qui avait choisi comme devise épiscopale celle du pape saint Pie X, Instaurare omnia in Christo (tout restaurer dans le Christ) avait, à l’époque, reçu l’approbation du pape François pour rejoindre l’oeuvre fondée par Mgr Lefebvre.

Célébrant ses 50 ans de sacerdoce, l’évêque confie sur sa nouvelle résidence :
« J’y suis très heureux. J’ai tout un environnement religieux qui me soutient vraiment, qui m’aide à vivre la foi de manière intense, même en tant qu’évêque émérite ».
Insistant sur le fait que son choix en faveur de la Fraternité Saint-Pie X doit être considéré comme un témoignage, le prélat exhorte les jeunes prêtres à ne
« pas avoir peur, même s’il leur faut peut-être se heurter dans la situation actuelle à bien des désagréments. Mais il ne faut pas qu’ils se laissent décourager, car ce faisant, ils posent un acte qui sera payant dans peut-être 50, 60 ou 70 ans. »
Mgr Huonder ajoute qu’il ne veut plus célébrer le missel nouveau :
« Je sens simplement que je ne pourrais plus le faire, car lorsque l’on plonge dans la messe traditionnelle, on en arrive tout simplement à un point où l’on sent qu’on ne peut plus faire autre chose. […] Le rite tel que nous l’avons est aussi une profession de foi, et une profession de foi ne peut pas être simplement mise de côté. »
Daniel-Ange, un « prophète » pour le monde ?
De notre envoyé spécial Antoine Bordier
C’est dans son ermitage situé dans les montagnes de l’arrière-pays niçois, que le père Daniel-Ange après ses deux heures d’adoration quotidienne écrit la plupart de ses livres. Sa plume ne s’arrête pas quand il redescend de sa montagne divine, et, retourne dans son école Jeunesse-Lumière. Là, dans sa cabane en bois, il y consacre sa demi-journée. Fin de notre trilogie sur le moine écrivain-ermite-évangélisateur, que certains appellent « le prophète ».
« En ce moment, je travaille sur un livre, sur lequel je suis depuis 40 ans. 40 ans, vous imaginez. J’écris sur le mystère du Samedi Saint. Sur la descente du Christ aux enfers. Pour l’écrire, je travaille en collaboration avec un frère moine, que j’aime beaucoup, du mont Athos. C’est un orthodoxe, il s’agit du père Macaire. »
Il bondit presque de sa chaise en osier en prononçant son nom, comme si l’ivresse des montagnes le reprenait. Sa vie pourrait s’écrire ou se résumer à partir du Livre du Cantique des cantiques :
« J’entends mon bien-aimé, oui, le voici, il vient, sautant sur les montagnes et bondissant sur les collines. »
Le comble, c’est que le père Daniel-Ange s’est rendu dernièrement au mont Athos.
« Oui, j’ai été invité par l’higoumène du monastère de Simonos Petras, il y a quelques mois, lors du déconfinement. Ils m’ont accueilli royalement. Lors des repas, j’étais à la table de l’higoumène, là où normalement ne s’assoient que les évêques orthodoxes. »
Le mont Athos, la « Sainte-Montagne » ? Pour les mystiques, ce mont est emblématique. Il représente le cœur de l’orthodoxie orientale dans le monde. Avec ses vingt monastères, et, ses plus de 2 000 moines, il se situe à l’extrémité de la Péninsule de la Chalcidique, dans le nord-est de la Grèce. Son mont culmine à plus de 2 000 mètres altitude avec une vue époustouflante sur la mer Egée. Tout au long du 1er millénaire, des ermites s’y rendent par dizaines. Puis, saint Athanase décide d’y bâtir le premier monastère, de Lavra (de la Grande Laure), en 963. « Ils m’ont invité, explique Daniel-Ange, pour parler de l’Islam. » Avec humour, il utilise un jeu de mots et ajoute :
« Ils ont le vertige devant l’islamisation galopante de l’occident. Ils savent ce que c’est. Ils ont vécu 4 siècles sous l’Empire ottoman. De plus, ils sont épouvantés par la génération montante qui préfère les sex-shops aux églises. Leur grande question, et, en Russie c’est pareil : comment rejoindre ces jeunes ? »
Là, devant des moines en noir, avec leur barbe qui n’en finit plus de pousser, il témoigne de son école d’évangélisation, Jeunesse-Lumière. Dans les prochaines semaines, ils vont lancer la leur. Avec lui, Daniel-Ange a apporté toute la documentation de l’école. Il ne restait plus qu’à les traduire en grec.

« Le monde est très malade »
Alors que des évêques français ne voient pas, encore (?), l’urgence de fonder des écoles d’évangélisation, Daniel-Ange a été bouleversé par cette invitation et cette rencontre avec ceux qu’il appelle désormais « mes frères grecs-orthodoxes. » En pleine pandémie, en plein motu proprio, en pleine crise planétaire, climatique, économique, politique et sociale, la question que l’on aimerait poser c’est : où est Dieu ?
« Eh bien, paradoxalement à tout ce qui se passe en France, en Europe et dans le monde et qui va à l’encontre de Dieu, de l’Eglise et de Son Œuvre, Dieu est là. Il donne le courage à beaucoup d’entrer en résistance. Nous devons nous émerveiller de voir dans ces ténèbres des petites lumières s’allumer. Ce sont ces jeunes qui rentrent au séminaire, pour embrasser la vocation du sacerdoce. A l’heure actuelle, c’est héroïque. En France, par exemple, dans la Communauté Saint-Martin, ils sont 120 séminaristes. Ils ont eu 25 ordinations cette année. C’est magnifique. Et, ce n’est qu’un exemple. Dans le monde, il y a d’autres oasis, au milieu de cet immense désert qui avance de plus en plus. »
Le mot « apocalypse » est prononcé pour décrire ce temps où les calamités semblent se multiplier. Pour Daniel-Ange, cette accélération incessante des mauvaises nouvelles ressemblent « aux temps de la fin ». Il se souvient de ses 12 années vécues au Rwanda, entre 1958 et 1971.
Il se souvient des appariations de Kibeho, qui ont eu lieu de 1981 à 1989, et, qui annonçaient le génocide des Hutus contre les Tutsis. Ce génocide aura lieu en 1994, faisant en 3 mois plus de 800 000 victimes. Pour le père : « Le monde est au bord du gouffre, dont parle la Vierge dans ses apparitions à Alphonsine. Aucun doute. » Il connaît bien la voyante, Alphonsine, qui est la seule survivante. Il ne veut pas dire où elle vit. Il la protège. Certains proches disent qu’elle vit, actuellement, à Rome, dans une Communauté de Sainte Claire, sous le nom de sœur Mutima. Mystère.

L’Apocalypse
Toujours avec son humour et son habileté à jouer avec les mots, Daniel-Ange reparle de la pandémie. Pour lui, c’est clair,
« c’est un doux avertissement du Seigneur, pour éviter l’opération chirurgicale sur l’humanité. Mais, peut-être, qu’il devra la faire cette opération, parce qu’Il y aura été obligé par nos divisions, nos méchancetés, nos reniements, nos trahisons. Paradoxalement, il y a de belles choses, comme ces personnes qui s’étaient éloignées de Dieu, parce qu’elles se donnaient à fond dans leur travail. Avec le confinement, elles ont redécouvert Dieu. »
Auteur prolixe, il a écrit plus de 80 livres. Il a écrit sur la jeunesse, sur l’Eglise, sur la vocation, sur la sexualité, sur la société, sur les prophètes, sur les saints de l’an 2000, sur sainte Thérèse, sur le pape Jean-Paul II, sur la femme, sur Paul VI…Impossible de citer tous les sujets abordés. Ce sont comme des petites pierres déposées avec délicatesse sur le bord du chemin. Ses derniers livres ? D’abord son autobiographie au titre évocateur : « Serviteur du très-beau, Bonheur en crescen-Deo ». La même année, en 2019, il publie : « Rwanda, au fond de l’enfer le Ciel ouvert ». Pour l’année Saint-Joseph, il lui consacre, également, sa plume. Le 19 mai 2021 sort son livre : « Les 8 voyages de saint Joseph – De la nuit à l’enCiellement ». Et son dernier livre ? « Prophètes de la lumière », paru en juillet dernier.
Il se défend d’être un prophète, mais pourtant sa vie colle à ces prophètes bibliques. Le 17 octobre prochain, il fêtera ses 89 ans. Il continuera son œuvre entre prières (il prie en moyenne 5 heures par jour), cours, écritures, conférences, évangélisations. Son port d’attache reste Jeunesse-Lumière. Il y retrouve une nouvelle promotion, les anciens et son ermitage. A travers toutes les crises qu’il a vécu, de la guerre civile du Liban, en passant par la chute de l’ex-URSS, il reste pétri d’espérance.
« Oui, il faut espérer, car c’est Dieu qui a le dernier mot. Toute l’histoire du monde est dans les mains de Dieu. C’est incroyable, mais en même temps vous avez de la souffrance et des oasis d’espérance. »
Il parle des fruits de grâces qui abondent à Medjugordjé. Il évoque « le scoutisme véritable école de sainteté. » Il parle, aussi, des persécutions. De la Belgique et de ses églises où il était interdit d’avoir plus de 30 personnes. De la France, de son confinement et de ses messes interdites. Il parle des supermarchés ouverts.

Le gender et le motu proprio
Mais le pire, pour lui, c’est le gender.
« Le pape François a le courage de le dénoncer comme pire que la bombe atomique, et, comme pire que les idéologies totalitaires du siècle dernier, nazisme et communisme. C’est pire, parce que cela atteint l’humanité dans sa source même. Cela détruit l’amour, cela détruit les familles. Tu peux changer, soi-disant, d’identité sexuelle comme tu veux, avec les cliniques spécialisées. C’est effrayant. »
Face à tout cela, le « prophète » estime que le temps du monde est compté : celui de sa conversion urgente. « Les évêques ne disent pas un mot du gender, alors que c’est la première menace », répète-t-il comme dans une litanie. Il dénonce cette hystérie collective et ce manquement grave à la liberté qui tournent autour de la vaccination obligatoire, de plus en plus décriée par ses effets secondaires, mortels dans certains cas. « Monseigneur Aillet vient d’écrire un très beau document sur le sujet. »
Il conclut en parlant du motu proprio.
« Je suis effondré. Je n’arrive pas à m’en remettre. C’est scandaleux, parce que les jeunes ont droit, le strict droit en tant que baptisés, d’aller là où ils sont fortifiés. Tous ces jeunes du Barroux et ces Missionnaires de la Miséricorde Divine, que vont-ils devenir ? Il y a beaucoup de vocations chez eux. Je ne comprends pas ce motu proprio qui manque de compassion et de charité. C’est d’une dureté. Et, en plus faire cela du vivant de Benoît XVI, c’est un coup de poignard. Il va en mourir. »
Le père Daniel-Ange est à la fois en colère (une sainte). Il est triste. Il sort respirer l’air pur des Monts-Voiron, et, se dirige, ensuite, de l’autre-côte de son ermitage, là où se trouve sa chapelle. Il y célèbre la Messe. En septembre, il est redescendu vers son école Jeunesse-Lumière. Là, il continue à accueillir la jeunesse du monde entier.
« Nos jeunes sont nos puissances de vie, nos raisons d’espérer face à cette culture de mort qui envahit tout. Il ne faut pas les décourager. »

Fin de notre trilogie, Daniel-Ange, le « prophète » ?
Reportage réalisé par Antoine Bordier, consultant et journaliste indépendant
Copyright des photos A. Bordier, Daniel-Ange, Jeunesse-Lumière, Mont Athos
Nouvelle manifestation devant la nonciature et bientôt devant l’archevêché de Paris
Ce samedi 25 septembre, de 12h à 12h 45, de nombreux manifestants se sont à nouveau rassemblés devant la résidence de Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique, avenue du Président Wilson à Paris.

Les nouvelles sont mauvaises, ou en tout cas alarmantes, en divers diocèses de France : Le Havre, Grenoble, Tours. Globalement, c’est l’existence prospère d’une vie catholique complète (catéchismes, œuvres) autour de la messe traditionnelle que certains évêques ne supportent plus, et qu’ils veulent entraver. Écarter les prêtres « spécialisés » des communautés Ecclesia Dei, interdire les catéchismes traditionnels qui attirent aussi beaucoup d’enfants dont les parents ne pratiquent pas la encore messe traditionnelle, sont leurs objectifs mortifères.
Concernant Paris, où l’archevêque veut contenir le monde traditionnel, les manifestants ont pu échanger sur les divers rassemblements pieux qui s’organisent pour durer :
- Dimanche : ND du Travail, 18h.
- Lundi : Ste-Clotilde, 12h 45
- Mercredi : St-François-Xavier, 19h
- Samedi : manifestation à la nonciature, 12h
Mais une aussi des veilleurs réciteront le chapelet devant le 32 rue Barbet de Jouy, archevêché de Paris où réside Mgr Aupetit, avec une première réunion mardi 28 septembre à 13h.
A quoi on peut ajouter, pour le diocèse de Versailles, la « messe hors les murs », célébrée tous les dimanches, à 11h, sur le parvis de la chapelle Saint Louis de l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye, devant la porte fermée de la chapelle.
En parcourant Traditionis custodes. Une question de sémantique
De Cyril Farret d’Astiès :
Comment nommer ce missel mis à l’index (tiens…) par le pape François ? La question est-elle superflue ou byzantine ?
Nous ne le croyons pas un instant. Nommer les choses est de la plus haute importance, les Écritures en témoignent à de nombreuses reprises. Le nom c’est l’être et comme le disait Camus : mal nommer les choses c’est ajouter du malheur au monde. Comment donc faut-il nommer ce missel qui est au centre de la question religieuse depuis plus de cinquante ans ? Missel tridentin, de saint Pie V, de saint Jean XXIII, ancien missel, missel traditionnel, missel grégorien, missel en latin, missel de 1962… Écartons immédiatement les appellations de forme ordinaire et extraordinaire que le pape François a biffé de sa plume même s’il serait instructif de revenir sur ce sujet spécifique d’une double forme du rit romain.
Plus que de missel, il convient de parler de messe et plus largement de liturgie. Quel que soit le respect que l’on porte et que l’on doive à l’objet que le prêtre embrasse, le missel n’est jamais qu’un support alors que la messe est la réalité sacramentelle. On pourrait se passer du livre, pas des prières qu’il renferme (j’ai souvenir d’un chanoine pyrénéen aveugle qui célébrait par cœur la messe votive à la sainte Vierge et nombreux sont les témoignages de prêtres qui ont célébré mentalement dans les camps de tous les totalitarismes dont la modernité est profuse). Quant à la liturgie, elle recouvre des réalités plus vastes puisqu’elle englobe dans une même cohérence cultuelle non seulement la messe, mais encore l’Office divin, les autres sacrements, les sacramentaux et qu’elle va jusqu’à façonner la civilisation.
C’est donc globalement de liturgie dont nous parlons tous, le pape comme nous autres ; et au fond de cette question s’affrontent deux approches liturgiques.
Deux approches divergentes de la liturgie.
L’une, héritière du mouvement liturgique qui inspira la réforme demandée par le concile Vatican II, menée à bien par ses principaux théoriciens, est visible partout. Cette conception liturgique fait du rit un enjeu pastoral. La liturgie est le rassemblement de la communauté qui prie ensemble, fait mémoire et célèbre. Partant de l’idée neuve que la liturgie doit être accessible immédiatement, elle doit faire ressentir l’appartenance à une communauté, elle doit répondre aux attentes concrètes des situations de vie incarnée des participants, elle fait cercle. Pour parvenir à ses fins, elle doit donc user des artifices des modes du temps. Elle assume d’être du monde et de s’en inspirer pour mieux toucher les hommes de ce temps. Tout ceci est demandé textuellement par le concile Vatican II dans Sacrosanctum concilium : révision des livres liturgiques en faisant appel à des experts (n°25) ; promotion de la participation active en favorisant acclamations, actions, gestes et attitudes corporelles (n°30) ; simplicité, brièveté, suppression des répétitions, rites adaptés à la capacité de compréhension des fidèles (n°34) ; utilité de la langue du pays dans toute la liturgie (n°36) ; adaptation des rites à la diversité des assemblées, des régions, des peuples… (n° 38) ; efficacité pastorale (n°40) ; adaptations des rites aux nécessités de notre temps (n°62)… Pour respecter ces principes il est donc nécessaire de réviser continuellement, d’adapter et de dater. Cette compréhension de la liturgie est par nature progressiste et vouée à d’incessantes évolutions puisqu’elle veut répondre aux attentes des hommes du jour.
L’autre approche, traditionnelle en ce sens que c’est celle constante et ininterrompue de l’Église jusqu’à aujourd’hui compris (même si c’est de manière limitée et restreinte depuis 1969) comprend la liturgie comme le culte public que l’Église rend à Dieu par diverses expressions, artifices et moyens (sens, objets, temps, espace…) car tout vient de Dieu et que tout est pour Dieu. La liturgie c’est la manière concrète pour les hommes de répondre à la première table du décalogue et à la première demande du Pater. Elle est verticale car elle relie le Ciel et la terre, hiérarchique comme toute la création, orientée vers notre source et notre fin. La liturgie c’est la « joie de Dieu » (Alcuin), c’est la lumière du monde ; comment prétendre aménager la lumière ? Comment vouloir l’adapter ? Je ne peux m’empêcher de songer à cette réflexion de Sylvain Tesson sur un sujet pas si éloigné de notre réflexion : « Il fallait que les hommes fussent drôles pour s’imaginer qu’un paysage eût besoin qu’on l’aménageât. D’autres parlaient d’augmenter la réalité. Un jour peut-être s’occuperaient-ils d’éclairer le soleil ? (Sylvain Tesson, Sur les chemins noirs, 2016, Gallimard). La liturgie n’est pas une invention, une création, elle ne nous appartient pas et ne peut être le fruit de notre créativité. Elle n’est pas le fruit d’une volonté mais un héritage. La liturgie est l’expression de la foi catholique, elle s’est longuement sédimentée, sans autre but précis que de rendre gloire à Dieu ; elle est l’aboutissement de 2000 ans de christianisme non sans quelques apports du culte de l’ancienne alliance. Si la codification et la normalisation ont connu des étapes importantes (la Réforme Grégorienne ou le concile de Trente par exemple), le rit ancien est le fruit de la longue et lente maturation spirituelle de tous ceux qui nous ont précédés et avec qui nous sommes en relation par la communion des saints. La liturgie par essence se méfie de la nouveauté et des idées personnelles. La liturgie qui englobe tous les mystères de notre foi et qui rend Dieu présent (par la réunion des baptisés en son nom, par sa Parole et plus encore dans l’Eucharistie), n’est que lentement pénétrable bien qu’elle soit immédiatement aimable. La liturgie, en cachant, possède la paradoxale particularité de désigner : c’est entre autre tout l’usage liturgique des voiles qui attirent l’attention sur ce qu’ils dissimulent par la majesté, la délicatesse et la beauté dont ils usent ; on pourrait en dire autant de la langue sacrée et de l’orientation. Il faut accepter humblement et patiemment cette difficulté à saisir certains aspects des rites, c’est la condition d’un enthousiasme inlassable, d’un émerveillement sans cesse renouvelé et d’un progrès spirituel véritable. De même qu’on ne devient pas saint Jean de La Croix ou sainte Catherine de Sienne un petit matin en laçant ses souliers, on ne peut approcher les réalités insondables que renferme l’écrin liturgique d’un coup de baguette magique ou par une invention de l’équipe d’animation pastorale.
Rit « anthropologique » ou « théologique » ?
Constatant ces différences, certains (je pense par exemple à Guillaume Tabard, Latin or not latin. Comment dire la messe, Seuil, 2007, ou au père François Cassingena-Trévedy, Te igitur, Ad Solem, 2007), souhaitant prouver une complémentarité, ont écrit que le nouveau rit est « anthropologique » alors que l’ancien missel est « théologique », que la nouvelle liturgie est plutôt « sociale » que « mystérique ». Nous ne disons pas autre chose, cependant nous en refusons l’égale dignité. N’est-ce pas précisément le fond du problème ? Un groupe de théologiens écrivait dans le n°122 de la Pensée Catholique dans les années 1970 : On est fondé à craindre que, ne mettant plus en évidence le Sacrifice de Jésus, l’Ordo Missæ ne le voue en fait à l’oubli ; car ce Sacrifice est une réalité trop surnaturelle pour que l’homme puisse, sans signe, s’en souvenir et en vivre.
Pour conclure il me semble donc juste et conforme à son génie et à son identité d’associer à la liturgie réformée un nom propre ou un événement : Paul VI, car c’est bien ce pontife qui a conduit les travaux de réforme menés de fond-en-comble pour aboutir à la réforme liturgique (du rituel de baptême au calendrier, du pontifical à l’Office divin) ; éventuellement Vatican II car le concile a lui-même confié le mandat de cette vaste réforme et en a donné les grandes orientations.
Quant à la liturgie dont le pape François souhaite l’éradication définitive, même si on souhaiterait ne l’affubler d’aucune épithète tant elle se suffit à elle-même, il me paraît sage pour la nommer de ne jamais l’associer à un homme ou un événement (Pie V, Jean XXIII, tridentine) car c’est ontologiquement contraire à sa nature, mais de lui adjoindre un adjectif qui dise un peu de sa majesté et de son antiquité : rit ancien, usus antiquor ou rit traditionnel.
Cyril Farret d’Astiès
Les caciques de LR veulent écarter Eric Zemmour… et ses électeurs potentiels
Les petites manoeuvres électoralistes se déploient au sein des Républicains, effrayés parce que l’équipe d’Éric Zemmour veut s’inviter à la primaire.
Dans les modifications des statuts, soumises au vote des adhérents LR, un nouveau paragraphe permet au parti de décider qui peut – ou ne peut pas – participer à la désignation du candidat, qu’il s’agisse d’une primaire ouverte ou d’un congrès réservé aux militants.
Le 3e alinéa de l’article 37 des statuts est une sorte de clause anti-Zemmour :
« une instance de contrôle, nommée par le Bureau Politique sur proposition du Président du mouvement, sera chargée de la validation du corps électoral, de la recevabilité des candidatures au regard notamment de leur compatibilité aux valeurs de la droite et du centre et de la sincérité des résultats ».
Aurélien Pradié, secrétaire général LR, explique :
« C’est notre famille politique qui valide elle-même le fait que les candidats appartiennent à nos valeurs et à nos convictions ». « Eric Zemmour est favorable au rétablissement de la peine de mort, ce qui atteste qu’il n’a rien à voir avec notre famille politique et nos valeurs ». « Nous n’avons pas vocation à être le nid de tous ceux qui sont des orphelins. Les LR ne sont pas une maison d’accueil pour personnes égarées ». « Il n’y a aucune espèce de raison pour qu’il participe à notre système de départage. Et si Zemmour se cherche une famille, qu’il aille voir chez Marine Le Pen… ». « Chez nous, on ne s’invite pas. On est invité. Les LR, ce n’est pas le parti des écolos. Il y a quelques règles. Et s’ils ne l’ont pas compris, ils vont le comprendre ».
Ce sont surtout les électeurs qui vont le comprendre. Si c’est pour avoir le choix entre quelques robinets d’eau tiède, Pécresse, Le Maire ou Bertrand, la fuite des électeurs risque de devenir massive.
Encore de très nombreuses manifestations pour la liberté
Alors qu’en Espagne, 4 tribunaux viennent de suspendre le Passeport Sanitaire pour violation de droits, les manifestations se poursuivent en France.
Manifestation à Toulon pour le onzième samedi consécutif. (@FoutelC) #Manifestation25septembre #manifs25septembre pic.twitter.com/2ch3hHwysB
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) September 25, 2021
Toulouse (envoyé par un abonné). #Manifestation25septembre #Manifs25septembre pic.twitter.com/DXzyTL6EgR
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) September 25, 2021
Strasbourg ne lâche rien ! #Manifs25septembre #Strasbourg pic.twitter.com/NpClsGYzaa
— Philippe (@oxygene_info) September 25, 2021
Toujours aussi nombreux à La Rochelle ❗️🔵⚪🔴#Passanitaire #PasseSanitaire #PassSanitaireDeLaHonte #PassDeLaHonte #VaccinationObligatoire #VaccinezvousBordel #VaccinezVous #Manifs25septembre #Manifestation25septembre #manif25septembre #LaRochelle pic.twitter.com/IPXLIb1j3E
— Anonyme Citi’Zen (@AnonymeZen) September 25, 2021
Besançon. (envoyé par un abonné) #Manifestation25septembre #Manifs25septembre pic.twitter.com/mihppJ3P32
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) September 25, 2021
Montpellier. (@lifesouth2021) #Manifs25septembre #Manifestation25septembre pic.twitter.com/spdnulp7J5
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) September 25, 2021
Manifestation pour le onzième samedi consécutif à Paris contre le pass sanitaire. (@TaoualitAmar) #Manifs25septembre pic.twitter.com/Ra3mDxt2KL
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) September 25, 2021
Un millier de manifestants est réunis aujourd’hui encore à #Valence contre le #PassSanitaire.#Manifs25septembre@AnonymeCitoyen pic.twitter.com/eBmtgloV6v
— John Sahy (@john_sahy) September 25, 2021
Narbonne encore et encore pic.twitter.com/oNWPrBvgVd
— Nicole puech (@puech_nicole) September 25, 2021
➡️…Déjà des Milliers de personnes à la #Manifs25septembre dans le centre ville de #Pau ce matin…✊🏼#France #PassSanitaire #macronie #bearn #NonALaVaccinationObligatoire #PassSanitaireDeLaHonte #FranceProtests #Manifestation25septembre pic.twitter.com/VWV0CX05Y0
— Wisti-ti 🐒🦍 (@Wistiti84470505) September 25, 2021
Manif #antipassesanitaire à #perigueux. Après un arrêt devant la police municipale le cortège descend le cours Fenelon.
Pour @DordogneLibre pic.twitter.com/wlCEF4YxFh— Marie Lemaitre (@Marie_Lem_) September 25, 2021
Importante manifestation à Nouméa en Nouvelle-Calédonie contre le pass sanitaire et l’obligation vaccinale. (envoyé par un abonné) #Manifs25septembre #Manifestation25septembre pic.twitter.com/t5hVSLIQ4q
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) September 25, 2021
Forte mobilisation pour la onzième semaine consécutif dans les rues de Aix-en-Provence contre le pass sanitaire. (@Fred4Bonnet) #Manifs25septembre #Manifestation25septembrepic.twitter.com/Nv5Clfht2F
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) September 25, 2021
🇫🇷 💥 FLASH | Une #manifestation contre le pass sanitaire et Macron se déroule actuellement dans la ville de #Challans en #Vendée (85).
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— Conflits France (@ConflitsFrance) September 25, 2021
La situation commence à être tendue près de la résidence de Christian #Estrosi à #Nice. Des gaz lacrymogènes sont utilisés contre les manifestants. (Telegram) #manifestation25septembre #manifs25septembre pic.twitter.com/AY1cuNDp4r
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) September 25, 2021
Grosses #Manifs25septembre. Encore NON au #PassSanitaire, #Rennes ne désarme pas. On a croisé une autre Manif : contre les #Talibans en #Afghanistan. Liberté chez eux, et chez nous ! pic.twitter.com/e0QIMu7lfX
— Marie de Blic (@MariedeBlic) September 25, 2021
Lyon #manifs25septembre#Manifestation25septembre #PasseSanitaire pic.twitter.com/eKKa6j6KJE
— Le Poudré (@UnionNationale2) September 25, 2021
C’est arrivé un 25 septembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 25 septembre 608 : élection du pape saint Boniface IV.
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le 25 septembre 1340 : Trêve d’Esplechin-sur-Escaut.
Bien qu’ayant remporté la bataille de l’Ecluse en juin 1340, le roi Édouard III d’Angleterre se trouve dans une position difficile. Financièrement exsangue, il ne peut plus payer ses alliés, et ses troupes connaissent de sérieux revers sur d’autres théâtres d’opération (en Aquitaine et en Ecosse). Profitant de son absence, les Ecossais se lancent dans une révolte contre les troupes anglaises. Contraint, il signe une trêve temporaire avec le Roi de France, la Trêve d’Esplechin-sur-Escaut. La trêve expire le 24 juin 1342.
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le 25 septembre 1396 : mort de l’Amiral Jehan V de Vienne à la bataille de Nicopolis.
Jean de Vienne, général et amiral français participe à la Guerre de 100 ans, notamment au siège de Calais en 1346, contre Édouard III. Il est tué en Bulgarie lors de la bataille de Nicopolis, une bataille de la croisade du roi Sigismond de Hongrie menée contre l’Empire ottoman.
Jehan de Vienne fils d’un seigneur de Franche-Comté, est le grand réformateur et réorganisateur de la Marine Française sous Charles V; le Roi le fait Amiral de France en 1373. Comprenant très vite que les navires sont des armes d’avenir, il développe la marine française, mais refuse les grands engagements navals au profit de raids et coups de mains contre les ports et villes du sud de l’Angleterre. Ainsi, les navires français vont paralyser une grande partie du commerce anglais grâce à cette tactique et s’assurer le contrôle de la navigation dans la Manche ; protégeant en plus le pays des incursions anglaises permanentes.
En 1393, suite à la signature par Charles VI de l’Ordonnance confiant le gouvernement du Royaume à ses oncles, Jehan de Vienne connaît le même sort qu’Olivier de Clisson et les autres Marmousets, auxquels Charles V avait confié le Conseil de son fils : il est mis à l’écart.
Le vieux soldat trouve la mort à la bataille de Nicopolis le 25 septembre 1396, jour de la défaite des chevaliers français et des troupes valaquo-hongroises de l’Empereur Sigismond Ier de Luxembourg face aux Turcs de Bajazet Ier.
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le 25 septembre 1396 : défaite des Croisés à Nicopolis.
“Le sultan Ottoman Bayazid Ier inflige une écrasante défaite aux croisés du roi de Hongrie, Sigismond. Les barons français Jean sans Peur et Philippe d’Artois avaient constitué une armée de 10 000 chevaliers pour rejoindre l’armée de Sigismond à Bude (Budapest). La rencontre avec les troupes du sultan à Nicopolis, au nord de la Bulgarie, sur le Danube, est d’une extrême violence et Jean sans Peur est fait prisonnier. Les Turcs s’emparent de la Bulgarie, avant de dominer tous les Balkans. Cette défaite met un terme aux croisades.”
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le 25 septembre 1534 : décès du pape Clément VII.
Clément VII en lutte avec Charles Quint et Henri VIII va laisser se développer l’hérésie protestante. Il va subir aussi le sac de Rome le 6 mai 1527 par les troupes de Charles Quint (cf. la chronique du jour).
A ne pas confondre avec l’anti pape du Grand Schisme d’Occident (voir la chronique du 16 septembre).
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le 25 septembre 1597 : Henri IV reprend Amiens aux Espagnols.
Après six mois de siège, aussi connu sous l’expression de « siège de velours », le Roi de France, Henri IV contraint le gouverneur espagnol d’Amiens à la capitulation.
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le 25 septembre 1683 : naissance de Jean-Philippe Rameau, compositeur d’opéra français.
Jean-Philippe Rameau naît le 25 septembre 1683 à Dijon. Il est considéré comme l’un des plus grands musiciens français du XVIIIe siècle. Claveciniste virtuose, théoricien de la musique, il rédige des traités d’harmonie importants. Il compose des œuvres baroques : motets, cantates, musique instrumentale et lyrique, parmi lesquelles figurent entre autre Les Indes galantes, Castor et Pollux, Hippolyte et Acirie.
Le succès, l’attribution d’une pension par le Roi qui l’anoblit et le fait chevalier dans l’Ordre de Saint-Michel) ne changent pas sa manière de vivre très simple et peu mondaine.
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le 25 septembre 1728 : Chardin est reçu à l’Académie royale.
Jean-Baptiste Chardin est admis à l’Académie royale de peinture et de sculpture en tant que peintre de natures mortes. Ses morceaux de réception sont “le Buffet” et “la Raie“. Cette dernière suscite, ensuite, beaucoup d’admiration chez des artistes tels que Cézanne ou Matisse.
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le 25 septembre 1766 : naissance d’Armand Emmanuel du Plessis, duc de Richelieu, homme politique et académicien français.
Franco-russe, né à Paris et mort dans la même ville le 17 mai 1822, il est connu pour avoir été le deuxième président du Conseil des ministres en titre de l’Histoire de France, sous Louis XVIII, le seul roi Bourbon qui n’a jamais été sacré. Premier gentilhomme de la Chambre du Roi Louis XVI, il est nommé gouverneur d’Odessa par l’empereur Alexandre 1er en 1803, alors petit village qu’il transforme en capitale de cette région conquise sur les Turcs.
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le 25 septembre 1796 : les “Annales de la Religion”, la gazette de l’abbé Henri Grégoire indiquent que la pratique religieuse a repris dans 31214 communes.
La révolution a échoué à décatholiciser la France.
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le 25 septembre 1865 : le pape Pie IX prononce l’allocution “Multiplices inter”, condamnant la franc-maçonnerie et autres Sociétés “secrètes”.
Vénérables Frères, Parmi les nombreuses machinations et les moyens par lesquels les ennemis du nom chrétien ont osé s’attaquer à l’Église de Dieu et ont essayé, quoiqu’en vain, de l’abattre et de la détruire, il faut sans doute compter cette société perverse d’hommes, vulgairement appelée ” maçonnique “, qui, contenue d’abord dans les ténèbres et l’obscurité, a fini par se faire jour ensuite, pour la ruine commune de la religion et de la Société humaine. Dès que Nos prédécesseurs les Pontifes Romains, fidèles à leur office pastoral, eurent découvert ses embûches et ses fraudes, ils ont jugé qu’il n’y avait pas un moment à perdre pour réprimer par leur autorité, frapper de condamnation et exterminer comme d’un glaive cette secte respirant le crime et s’attaquant aux choses saintes comme aux choses publiques.
C’est pourquoi Notre prédécesseur Clément XII, par ses Lettres apostoliques, proscrivit et réprouva cette secte, et détourna tous les fidèles non seulement de s’y associer, mais encore de la propager et de l’encourager de quelque manière que ce fût, sous peine d’encourir ipso facto l’excommunication.
Benoît XIV confirma par sa constitution cette juste et légitime sentence de condamnation, et il ne manqua pas d’exhorter les souverains catholiques à consacrer toutes leurs forces et toute leur sollicitude à réprimer cette secte profondément perverse et à défendre la société contre le péril commun. Plût au Ciel que les monarques eussent prêté l’oreille aux paroles de Notre prédécesseur! Plût au Ciel que, dans une affaire aussi grave, ils eussent agi avec moins de mollesse! Certes, Nous n’eussions alors jamais eu (ni nos pères non plus) à déplorer tant de mouvements séditieux, tant de guerres incendiaires qui mirent l’Europe entière en feu, ni tant de maux amers qui ont affligé et affligent encore l’Église. Mais la fureur des méchants ayant été loin de s’apaiser, Pie VII, Notre prédécesseur, frappa d’anathème une secte d’origine récente, le Carbonarisme, qui s’était propagée surtout en Italie où elle avait fait un grand nombre d’adeptes; et, enflammé du même zèle pour les âmes, Léon XII condamna par ses Lettres Apostoliques, non seulement les sociétés secrètes que Nous venons de mentionner, mais encore toutes les autres, de quelque nom qu’elles fussent appelées, conspirant contre l’Église et le pouvoir civil, et il les interdit sévèrement à tous les fidèles sous peine d’excommunication. Toutefois, ces efforts du Siège Apostolique n’ont pas eu le succès que l’on eût dû espérer.
La secte maçonnique dont Nous parlons n’a été ni vaincue ni terrassée: au contraire, elle s’est tellement développée, qu’en ces jours difficiles elle se montre partout avec impunité, et lève le front plus audacieusement que jamais. Nous avons dès lors jugé nécessaire de revenir sur ce sujet, attendu que par suite de l’ignorance où l’on est peut être des coupables desseins qui s’agitent dans ces réunions clandestines, on pourrait croire faussement que la nature de cette société est inoffensive, que cette institution n’a d’autre but que de secourir les hommes et de leur venir en aide dans l’adversité, qu’enfin il n’y a rien à en craindre pour l’Église de Dieu. Qui cependant ne voit combien une telle idée s’éloigne de la vérité? Que prétend donc cette association d’hommes de toute religion et de toute croyance? Pourquoi ces réunions clandestines et ce serment si rigoureux exigé des initiés, qui s’engagent à ne rien dévoiler de ce qui peut y avoir trait? Et pourquoi cette effrayante sévérité des châtiments auxquels se vouent les initiés, pour le cas où ils viendraient à manquer à la foi du serment? À coup sûr elle doit être impie et criminelle, une société qui fuit ainsi le jour et la lumière; car celui qui fait le mal, dit l’apôtre, hait la lumière. Combien diffèrent d’une telle association les pieuses sociétés des fidèles qui fleurissent dans l’Église catholique! Chez elles, rien de caché, pas de secret. Les règles qui les régissent sont sous les yeux de tous, et tous peuvent voir aussi les œuvres de charité pratiquées selon la doctrine de l’Évangile. Aussi n’avons-Nous pas vu sans douleur des sociétés catholiques de ce genre, si salutaires, si bien faites pour exciter la piété et venir en aide aux pauvres, être attaquées et même détruites en certains lieux, tandis qu’au contraire on encourage ou tout au moins on tolère la ténébreuse société maçonnique, si ennemie de Dieu et de l’Église, si dangereuse même pour la sûreté des royaumes.
Nous éprouvons, Vénérables Frères, de l’amertume et de la douleur en voyant que lorsqu’il s’agit de réprouver cette secte conformément aux constitutions de Nos prédécesseurs, plusieurs de ceux que leur fonction et le devoir de leur charge devraient rendre pleins de vigilance et d’ardeur en un sujet si grave, se montrent indifférents et en quelque sorte endormis. Si quelques-uns pensent que les constitutions apostoliques publiées sous peine d’anathème contre les sectes occultes et leurs adeptes et leurs fauteurs n’ont aucune force dans les pays où ces sectes sont tolérées par l’autorité civile, assurément ils sont dans une bien grande erreur.
Ainsi que vous le savez, Vénérables Frères, Nous avons déjà réprouvé cette fausse et mauvaise doctrine, et aujourd’hui Nous la réprouvons et condamnons de nouveau. Ce pouvoir suprême de paître tout le troupeau du Seigneur, que les Pontifes Romains ont reçu du Christ en la personne du bienheureux apôtre Pierre, et par conséquent le magistère suprême qu’ils doivent exercer dans l’Église dépendent-ils du pouvoir civil et peuvent-ils être empêchés sans raison et restreint par ce dernier? Dans cette situation, de peur que des hommes imprudents, et surtout la jeunesse, ne se laissent égarer, et pour que Notre silence ne donne lieu à personne de protéger l’erreur, Nous avons résolu, Vénérables Frères, d’élever Notre voix apostolique; et, confirmant ici, devant vous, les constitutions de Nos prédécesseurs, de Notre autorité apostolique, Nous réprouvons et condamnons cette société maçonnique et les autres du même genre, qui, tout en différant en apparence, se forment tous les jours dans le même but, et conspirent soit ouvertement, soit clandestinement, contre l’Église et les pouvoirs légitimes; et Nous ordonnons sous les mêmes peines que celles qui sont spécifiées dans les constitutions antérieures de Nos prédécesseurs à tous les chrétiens de toute condition, de tout rang, de toute dignité et de tout pays, de tenir ces mêmes sociétés comme proscrites et réprouvées par Nous.
Maintenant il ne Nous reste plus, pour satisfaire aux vœux et à la sollicitude de Notre cœur paternel, qu’à avertir et à exhorter les fidèles qui se seraient associés à des sectes de ce genre, d’avoir à obéir à de plus sages inspirations et à abandonner ces funestes conciliabules, afin qu’ils ne soient pas entraînés dans les abîmes de la ruine éternelle. Quant à tous les autres fidèles, plein de sollicitude pour les âmes, Nous les exhortons fortement à se tenir en garde contre les discours perfides des sectaires qui, sous un extérieur honnête, sont enflammés d’une haine ardente contre la religion du Christ et l’autorité légitime, et qui n’ont qu’une pensée unique comme un but unique, à savoir d’anéantir tous les droits divins et humains. Qu’ils sachent bien que les affiliés de ces sectes sont comme ces loups que le Christ Notre Seigneur a prédit devoir venir, couverts de peaux de brebis, pour dévorer le troupeau! Qu’ils sachent qu’il faut les mettre au nombre de ceux dont l’apôtre nous a tellement interdit la société et l’accès, qu’il a expressément défendu de leur dire même: ave (salut)! Que Dieu qui est riche en miséricorde, exauçant les prières de nous tous, fasse qu’avec le secours de Sa Grâce, les insensés reviennent à la raison et que les hommes égarés rentrent dans le sentier de la justice! Que Dieu réprimande la fureur des hommes dépravés qui, à l’aide des sociétés ci-dessus mentionnées, préparent des actes impies et criminels, et que l’Église et la société humaine puissent se reposer un peu de tant de maux si nombreux et si invétérés!
Et afin que Nos vœux soient exaucés, prions aussi notre avocate auprès du Dieu très clément, la Très Sainte Vierge, Sa Mère immaculée dés son origine, à qui il a été donné de terrasser les ennemis de l’Église et les monstres d’erreurs! Implorons également la protection des bienheureux apôtres Pierre et Paul, par le glorieux sang desquels cette noble ville a été consacrée! Nous avons la confiance qu’avec leur aide et assistance, Nous obtiendrons plus facilement ce que Nous demandons à la bonté divine.
PIE IX, Pape.
Cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 117)
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le 25 septembre 1911 : le cuirassé Liberté explose en rade de Toulon.
Le feu prend dans une soute à munitions il y a 220 morts à bord plus une centaine des bâtiments situés à proximité.
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le 25 septembre 1914 : début de la bataille d’Albert.
Dans le prolongement de la bataille de la Marne et de la bataille de l’Aisne, alliés et Allemands entament une course à la mer, vers la mer du Nord. Bloqués dans leur progression vers le Nord, les généraux français de Castelnau et Joffre décident alors une attaque frontale des lignes allemandes, au niveau d’Albert, dans la Somme. Après un début de succès français, l’armée allemande lance une contre-offensive et rétablit ses positions.
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le 25 septembre 1926 : signature de la convention internationale abolissant l’esclavage.
Donc la France n’a pas à rougir de son histoire, puisqu’elle l’a aboli bien avant.
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le 25 septembre 1993 : inauguration du mémorial des Lucs-sur-Boulogne.
Alexandre Soljenitsyne, prix Nobel de littérature, participe à l’inauguration du mémorial des Lucs-sur-Boulogne. Ce monument commémore le massacre de 564 villageois des alentours, le 28 février 1794 (Voir la chronique du jour). Soljenitsyne y rend hommage aux insurgés vendéens de 1793 en insistant sur le caractère barbare de toute révolution. Il fait la comparaison des persécutions entre est et ouest, la seconde puisant ses racines dans les idéologies de la première, il souligne le lien profond entre les génocides des révolutionnaires français et ceux des révolutionnaires russes.
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le 25 septembre 1915 : début des secondes offensives de Champagne et d’Artois.
L’offensive en Artois a commencé le 15 septembre ; celle de champagne dix jours plus tard. L’échec stratégique à vouloir rompre le front allemand est évident après ces offensives.
Joffre a fondé sa manœuvre sur une poussée simultanée en Champagne (direction sud-nord), aux ordres du Général Edouard de Currières de Castelnau, et en Artois (direction est-ouest) aux ordres du Général Ferdinand Foch, tout en misant sur une colossale puissance de feu. Le 28 septembre, Foch ralentie par le mauvais temps qui transforme le terrain en marécage et par l’artillerie allemande arrête son effort. En outre, du 3 au 8 octobre, les Allemands lancent une violente contre-attaque arrêtée par la Xe Armée à la suite de furieux combats.
En Champagne, Joffre aligne, sous les ordres de Castelnau, des forces plus importantes. L’assaut français commence le 25 septembre après trois jours de préparation d’artillerie. Tout comme en Artois, le mauvais temps enlise l’assaut. Si Joffre avait écouté le général Langle de Cary, qui avait vu juste, en demandant d’avancer l’offensive au 15 septembre pour profiter du beau temps le résultat eût été certainement différent. Édouard de Castelnau arrête aussi les assauts à la fin septembre.
Le manque de munitions et de réserves, alors que les Français ont percé, empêchent la poursuite de la seconde partie de l’offensive française. Joffre doit ordonner l’arrêt de l’offensive. 140 000 soldats Français et coloniaux sont tombés, tués, blessés et disparus en près de dix jours de combats.
Et le «Je les grignote», boutade d’autosatisfaction du Maréchal Joffre, ce que l’on retient le plus souvent des offensives d’Artois et de Champagne, oubliant souvent les sacrifices des poilus pendant ces offensives 1915, sonne mal !
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le 25 septembre 1922 : naissance de Roger Etchegaray, cardinal français, président émérite du conseil pontifical justice et paix.
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le 25 septembre 2001 : la dette de la France vis-à-vis de ses harkis.
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Près de 40 ans après la fin de la guerre d’Algérie, le président Chirac reconnaît pour la première fois que la France a une “dette d’honneur” vis-à-vis des musulmans qui ont combattu dans l’armée française entre 1954 et 1962.
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le 25 septembre 2012 : François Hollande reconnaît aussi la dette de la France vis-à-vis de ses harkis.
« Je reconnais la responsabilité de la France dans l’abandon des rapatriés et des harkis. »
Voir les chroniques des 19 et 26 mars, des 11, 13, 17 septembre, du 05 juillet, du 30 octobre.
2022 : qui pourra rassembler les Français sans aussitôt les disperser ?
De François Bert :
[…] Rassembler, le mot est sur toutes les lèvres, mais pour quelle finalité? Rassembler des voix, fusionner des partis et des tendances, c’est coaliser de l’écume sans faire bon usage de la force de l’eau. L’élection faite, la dispersion survient au premier incident de communication ou écart consenti d’un programme intenable et fait dans la seule volonté de collecter des voix. Ce qui divise, en immédiat comme en différé, c’est l’obsession de générer des idées décalées pour capter toutes les diversités en leur promettant l’impossible.
Unir c’est nécessairement choisir un axe autour duquel les volontés peuvent se coaliser, et pour cela permettre la contribution plutôt que rejoindre de manière dispersée chaque singularité. La logique électorale de collecte des voix mène de front le clivage et le rassemblement parce qu’elle veut susciter un attachement momentané sur la base d’une passion, qu’elle soit émotionnelle ou idéologique. Plus difficile est de créer les conditions de l’unité, qui a comme souci le débouché de l’effort collectif, au risque de momentanément déplaire. L’unité a pour cela besoin d’une mission, du moins d’un objectif pratique qui n’est pas celui de l’émotion.
Élever plutôt que plaire ou culpabiliser
Aux deux extrémités de la volonté de se faire aimer (logique du candidat) plutôt que d’élever (logique du chef), il y a la séduction et la peur. La séduction fait fi de la réalité, elle mise sur l’irréprochabilité dont on sait combien un candidat de la précédente élection en paya le prix fort ou sur l’ultra-empathie (simulée), consistant à vouloir se faire porteur de tous les maux et différences affichées. La peur cherche à produire un mouvement moutonnier d’appartenance face au danger, non sans chercher à montrer du doigt un ennemi ou un coupable. La désignation, depuis un an et demi, de responsables du maintien de la pandémie de covid-19 (mauvais confinés, mauvais vacanciers, mal masqués, non vaccinés, etc.) pour dédouaner le pouvoir et lui rallier les bonnes consciences a eu un effet dévastateur sur la cohésion de la nation.
Admettre des erreurs (inévitables), récupérer les bonnes initiatives (nombreuses et trop lentes à être écoutées), autonomiser les entreprises et les régions (dépendantes de l’ultra détail de l’État), prioriser l’action nationale en direction des lits de réanimation et des cas les plus graves, aurait sans doute généré une dynamique plus unie et constructive et provoqué la résilience de la nation. Facile est la critique en ces temps d’accumulation des crises mais force est de constater qu’à vouloir prouver qu’il était parfait, le gouvernement a fini par profondément diviser les Français.
Élever un pays, ce n’est pas tout lui promettre mais donner un débouché visible à ses qualités. Ce n’est pas lui offrir une attention diversitaire, mais lui montrer ce qu’il est capable de faire, quand précisément chacun fait de sa différence une contribution. Que d’initiatives remarquables passent après les complaintes des victimes de métier sur la scène médiatique!
S’équiper pour durer
Pour que la pensée passe dans l’action, il faut au pouvoir une intelligence de la décision. Ce qui est juste dans l’ordre de la pensée, c’est ce qui est complet, ce qui est juste dans l’ordre de l’action, c’est ce qui est simple. Il faut accepter le principe d’avancer non pas dans toutes les directions mais sur des priorités “mono-directionnelles” successives.
La vision des priorités donc n’est pas de l’ordre du savoir mais de l’ordre du discernement: nos difficultés depuis 40 ans viennent de ce qu’on se trompe sur notre casting politique. À force de vouloir correspondre à la vente qu’amène l’élection, on a promu les meilleurs vendeurs, quitte à leur adjoindre des techniciens capables de crédibiliser leur approche. Mais au sommet de l’État, il faut plus que jamais de la simplicité (savoir comment aérer une chambre n’est pas du registre présidentiel) et, pour cela, que le temps soit pris, en silence, de la discerner. Comme dans une salle bruyante, l’autorité reviendra à qui se taira plutôt qu’a celui qui criera le plus fort.
S’ils ne parviennent pas à promouvoir des chefs naturellement doués pour la décision, qui attendent généralement les crises pour se révéler et sont absents du pouvoir depuis plus de quarante ans, les mouvements politiques auront tout intérêt à proposer des binômes dans lesquels des bras droits en seront capables. À défaut, qu’ils s’équipent de conseillers en discernement davantage qu’en conseillers en communication ou en droit. […]
« Si la famille française n’est pas soutenue, il n’est pas exclu que dans 50 ou 60 ans la France devienne une république islamique »
D’Olivier Bault dans Présent :
Un sommet démographique se tenait à Budapest les 23 et 24 septembre pour la quatrième fois, après ceux de 2015, 2017 et 2019, donnant lieu à de nombreux échanges sur la crise démographique que connaît l’Europe, ainsi que sur les politiques familiales pour encourager la natalité. Parmi les près de 70 intervenants, on comptait le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, le précédent vice-président américain Mike Pence, les Premiers ministres tchèque et slovaque, le président serbe, la ministre de la Famille polonaise, des chercheurs, des personnalités religieuses et des représentants de la société civile. Côté français, Marion Maréchal s’exprimait jeudi et Eric Zemmour, dont l’intervention était programmée pour vendredi, devait aussi rencontrer le Premier ministre hongrois.

avec Katalin Novák, ministre de la famille de Hongrie
On le voit, à la différence des sommets de l’ONU ou de l’UE, ce ne sont pas les partisans du Grand Remplacement qui dominaient à Budapest, et Marion Maréchal y a d’ailleurs critiqué le fait que
« la France a suivi à la lettre une recommandation de l’ONU datant d’il y a 20 ans pour dire qu’il fallait mettre en place une immigration de remplacement pour combler le déficit de naissances »
et que
« Si la famille française n’est pas soutenue, il n’est pas exclu que dans 50 ou 60 ans la France devienne une république islamique ».
Tels sont les faits, même si de telles affirmations portées en Hongrie par la nièce de Marine Le Pen feront sans doute pousser des cris d’orfraie dans les cercles de la bien-pensance française, à moins qu’on préfère y passer ces rencontres sous silence.
L’hôte de l’événement, Viktor Orbán, n’est pas non plus porté sur le discours politiquement correct, et il a à nouveau expliqué pourquoi la Hongrie avait fait le choix d’investir dans ses politiques familiales qui absorbent désormais 5 % de son PIB. « Nous sommes ici parce qu’au lieu de subir ces tendances démographiques nous voulons les créer », a déclaré le Premier ministre hongrois, critiquant lui aussi la solution immigrationniste choisie par les dirigeants d’Europe occidentale :
« La migration est ici une question d’identité. Un pays européen ne peut fonctionner que si ses membres ont largement les mêmes vues sur les questions fondamentales. Les nations européennes qui n’ont pas ce terrain d’entente sont vouées à la désintégration. »
Autre inquiétude exprimée par le Hongrois concernant les nations d’Europe de l’Ouest : « les mouvements néo-marxistes “woke” » et les efforts pour transformer les enfants, dès la maternelle, en militants du lobby LGBT.
Le Premier ministre tchèque n’a pas dit autre chose lors de son intervention : la solution à la crise démographique, ce sont les politiques de soutien aux familles et pas l’immigration. La Tchéquie, dont toutes les forces politiques, y compris le centre libéral, la gauche et l’extrême gauche post-communiste, refusent l’immigration, a récemment commencé à mettre en place ses propres politiques natalistes, suivant le chemin tracé par la Hongrie depuis 2010 puis la Pologne depuis 2015.
Les politiques natalistes hongroises continuent de donner leurs fruits, le taux de fécondité étant remonté de 1,25 enfant par femme en 2010 à 1,56 en 2020, qui a été une année record en nombres de naissances. L’augmentation constante du nombre de mariages et la baisse significative du nombre de divorces et d’avortements sont autant de signes encourageants pour l’avenir, même si les chiffres de la natalité sont encore largement insuffisants.
Lutte pour le maintien du mariage en Suisse : votation dimanche
De Brian S. Brown sur IfamNews :
Une bataille importante est en cours concernant le mariage et les enfants en Suisse. Dimanche prochain, les Suisses se rendront aux urnes pour décider si la loi doit être modifiée pour permettre aux couples de même sexe de se “marier” et d’adopter des enfants. La Suisse a l’occasion d’envoyer un message au monde entier : les intérêts des enfants sont ce sur quoi les gouvernements doivent se concentrer, et il est dans l’intérêt des enfants que le mariage reste tel qu’il existe actuellement dans la loi – l’union d’un homme et d’une femme.
Les partisans du “mariage” entre personnes de même sexe avancent un argument politique conçu pour faire appel aux idéologies qui sont populaires actuellement. Mais le mariage n’est pas une institution politique. Il s’agit d’une institution conçue pour réunir les deux moitiés de l’humanité afin d’offrir le meilleur environnement possible pour élever des enfants, qui sont le produit de l’union d’un homme et d’une femme et d’aucun autre accouplement. Le mariage ne consiste pas à valider les sentiments que les gens peuvent avoir l’un pour l’autre. Elle n’existe pas pour conférer une “dignité” ou une “approbation” ou même une “reconnaissance” aux couples, qu’ils soient de même sexe ou non. Le mariage existe parce que l’union sexuelle d’un homme et d’une femme est quelque chose qui conduit fréquemment à la naissance d’enfants. Et c’est l’intérêt des enfants que le mariage est censé servir.
Je suis très fier de la vaillante campagne menée par nos amis et alliés en Suisse à travers la coalition “Non au Mariage pour Tous”. La route a été difficile. L’élite politique a tenté d’imposer le mariage homosexuel à la nation par le biais d’un vote du Parlement, mais les opposants ont réussi à bloquer cette mesure en raison du recours à la démocratie directe en Suisse. Aujourd’hui, ils exhortent les citoyens à rejeter le “mariage” homosexuel dans les urnes dimanche prochain.
Un autre élément clé de cette campagne est la question de l’adoption pour les couples de même sexe. Bien sûr, les militants LGBT dénoncent haut et fort la loi qui interdit aux couples gays et lesbiens d’adopter des enfants sans lien de parenté. Leurs arguments sont presque entièrement axés sur les soi-disant “droits” des gays et des lesbiennes. Mais qu’en est-il des droits des enfants ? Les enfants n’ont-ils pas le droit de connaître l’amour d’une mère et d’un père ?
Le fait que les enfants se portent mieux lorsqu’ils sont élevés par une maman et un papa n’est pas seulement une vérité universelle démontrée par l’expérience vécue tout au long de l’histoire humaine, c’est aussi une vérité établie révélée par la science. La recherche en sciences sociales ne pourrait être plus claire : les enfants élevés par leur mère et leur père mariés s’en sortent bien mieux que les enfants élevés dans toute autre structure familiale, y compris les ménages dirigés par des couples de même sexe. Ils obtiennent de meilleurs résultats dans pratiquement tous les domaines, y compris le niveau d’instruction, la délinquance et la criminalité juvéniles, la santé physique et émotionnelle et la probabilité de subir des violences physiques ou sexuelles. Ces enfants ont également moins de risques de divorcer lorsqu’ils se marient et sont moins susceptibles de connaître la pauvreté. Aucune autre structure familiale ne s’approche de ces avantages pour les enfants.
Vous pouvez en savoir plus sur cette importante campagne pour le mariage et les enfants en Suisse, en visitant le site de la campagne. Les sondages montrent que notre camp est peut-être en retard, mais la marge se réduit. Veuillez les garder dans vos prières à l’approche du vote de dimanche.
Barkhane : décès du Caporal-chef Maxime Blasco du 7e bataillon de chasseurs alpins
Né le 4 décembre 1986 à Grenoble, le caporal-chef Maxime BLASCO a accompli toute sa carrière au 7e bataillon de chasseurs alpins. Il s’y engage le 1er août 2012 et se distingue rapidement au cours de sa formation initiale, par son excellent état d’esprit et ses compétences. Il devient tour à tour tireur de précision puis tireur d’élite du groupe commando montagne (GCM).
Il est projeté en juin 2014 en République centrafricaine, au Tchad et au Sénégal dans le cadre des opérations SANGARIS et BARKHANE comme tireur de précision. Il se distingue à chaque reprise dans des actions de combat par sa précision et son sang-froid. Cela lui vaudra d’être décoré de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze.
De septembre 2016 à janvier 2017, il est projeté au Mali dans le cadre de l’opération BARKHANE en tant que tireur d’élite du GCM. Il est ainsi engagé dans plusieurs missions d’infiltration en profondeur où, ses actions courageuses permettront l’arrestation ou la neutralisation de groupes armés terroristes (GAT). Son engagement lui vaudra l’attribution d’un témoignage de satisfaction.
Il est à nouveau projeté sur l’opération BARKHANE de septembre 2017 à janvier 2018 où il s’illustrera à deux reprises. D’abord, en participant de nuit à l’assaut d’une maison abritant cinq djihadistes armés où, en tête du dispositif d’assaut, il se trouve face à quatre ennemis qu’il fait prisonniers. Il contribue plus tard à la saisie d’un dépôt important d’armes et d’explosifs où, après une infiltration en zone hostile, il participe à l’immobilisation des sentinelles ennemies. Il sera alors à nouveau décoré de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze.
Lors de sa projection sur BARKHANE de mai à septembre 2018, tireur embarqué sur hélicoptère Gazelle, il appuie avec efficacité les troupes au sol, et renseigne sur les positions amies et ennemies tout en appliquant des feux précis, empêchant à plusieurs reprises, la réorganisation d’un groupe armé terroriste dans une zone boisée très dense. Par ses tirs précis, il parvient également à neutraliser un convoi de véhicules. Il est décoré pour la troisième fois de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze.
Projeté sur BARKHANE pour la quatrième fois de suite en mai 2019, il connait une action de feu d’une rare intensité dans la nuit du 13 au 14 juin. Engagé en tant que tireur embarqué depuis un hélicoptère Gazelle suite à la détection d’un regroupement de terroristes dans une zone boisée, il applique des tirs de neutralisation sur un groupe d’une trentaine de terroristes embusqués. Touché par des tirs ennemis, l’hélicoptère est contraint de se poser en urgence et le CCH BLASCO est éjecté à l’impact. Malgré de graves blessures et la proximité immédiate des ennemis, il n’hésite pas à extraire le pilote ainsi que le chef de bord, blessés et encastrés dans l’aéronef en feu. Il les traine jusqu’à une zone dégagée sur près de cinquante mètres puis, toujours sous le feu ennemi, les arrime par une manœuvre de fortune sur un hélicoptère Tigre venu en renfort avant de s’accrocher par la seule force des bras au train d’atterrissage. Son action permettra le sauvetage et la survie de l’équipage de l’hélicoptère. Blessé au dos et souffrant de multiples fractures vertébrales, il est rapatrié en France le 18 juin 2019. En récompense de ses services exceptionnels, il est décoré de la croix de la Valeur militaire avec étoile de Vermeil puis de la Médaille Militaire des mains du Président de la République.
Le 24 septembre, le caporal-chef Maxime BLASCO est mort au combat au cours d’une opération de reconnaissance et de harcèlement conduite par la force BARKHANE dans le Gourma malien, au Sud-Est de N’Daki, dans la région de Gossi, à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso.
Le caporal-chef Maxime BLASCO était pacsé et père d’un enfant.
Il est mort pour la France, dans l’accomplissement de sa mission.
De l’islamisation rampante en France : cas d’école sur la complicité de LFI
Heure des Pros, vendredi 24 septembre matin. Au lendemain du débat entre M.Mélenchon et M.Zemmour. Pascal Praud évoque en particulier auprès de David Guiraud, porte-parole jeunesse de La France Insoumise, ces « minorités actives qui veulent imposer sur notre sol des coutumes, des mœurs qui n’existaient pas avant ». Entre 7’24’’ et 9’02’’ :
« Moi, dans un domaine que je connais bien, le football, je pourrais vous rapporter les témoignages de présidents de club qui en permanence doivent gérer des demandes nouvelles. C’est quoi des demandes nouvelles ? Des gens qui viennent les voir en disant : « je ne veux pas que l’attaché de presse soit une femme ». C’est ça la réalité ».
DG : « Non, c’est pas la réalité des clubs de foot ».
PP : « Ce sont des témoignages. J’ai par exemple un président de club qui me dit : « j’ai des musulmans aujourd’hui dans mon vestiaire qui me demandent deux vestiaires parce qu’ils ne veulent pas être nus dans une douche avec des gens qui ne le sont pas [musulmans] ».
DG : « Si le but, c’est de dire aux gens qu’ils doivent être à poil devant les autres, j’irai pas jusque là ».
PP : « Ce ne sont pas des mœurs qui existaient en France ».
DG : « Déjà, vous vous trompez. La pudeur est une question millénaire en France ». [sic !]
PP : « Ecoutez, j’ai joué au football pendant 25 ans, jamais j’ai vu ça ».
DG : « Aujourd’hui, la préoccupation des clubs, c’est qu’il n’y a pas d’argent pour faire le vestiaire ».
Emmanuel Macron en campagne électorale, “quoi qu’il en coûte”
De Constance Prazel dans Liberté Politique :
[…] Baisses d’impôts et dépenses d’investissement sont donc au programme pour les prochains mois, ce qui ne peut que nous alerter tant les chiffres sont vertigineux. Les euros vont être distribués, et très largement. Les dépenses actuellement prévues au budget de l’État devraient fortement progresser l’an prochain, et passer de 11,8 milliards d’euros, à 302,1 milliards. Et cela sans même compter des dépenses supplémentaires, qui n’ont pour l’heure pas encore été prises en compte dans le plan d’investissement.
Tout cela n’est évidemment pas désintéressé. Emmanuel Macron achète la paix sociale, et ses futurs électeurs. Il entretient ses soutiens, à coups de sommes rondelettes. Que penser, ainsi, de l’annonce qui vient d’être faite par Roselyne Bachelot d’un soutien de 30 millions d’euros aux journalistes pigistes, très affectés par la crise, nous assure-t-on ? Nul doute qu’ils sauront, le moment venu, trouver les mots pour assurer le chef de l’Etat de leur gratitude.
Naturellement, cette générosité publique outrageusement assumée nous rend bien incapables d’assurer le remboursement de la formidable dette Covid accumulée dans les derniers mois : la dette de l’État liée à la crise est estimée à 165 milliards d’euros, et doit être amortie sur vingt ans, jusqu’en 2042. « La dette sera remboursée par les fruits de la croissance », nous explique Bercy. Serpent qui se mort la queue. Oui, nous aurons de la croissance, une croissance annoncée à 6 puis 4 %, mais qui ne devra en rien au génie d’Emmanuel Macron. Elle ne sera que la marque des efforts déployés par une économie agonisante pour remonter la pente. Il importe de ne pas se laisser berner par cet effet de trompe-l’œil.
Dépenses partout, économies nulle part : la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron est en cela dans une sordide continuité avec des décennies de gestion calamiteuse des finances publiques. D’ici 2022, le gouvernement aura supprimé les postes de 1249 fonctionnaires d’Etat, pour l’ensemble de son quinquennat, très loin de la réduction d’effectifs de 50 000 agents de l’État qu’il avait promise et inscrite dans son programme électoral en 2017. « Quoi qu’il en coûte », telle est sa devise, avant comme après la pandémie… Les Français n’ont pas fini de payer l’addition.
Remise du prix saint Jean-Paul II pour la famille, l’amour et la vie
A Neuilly, mercredi 29 septembre, 3 lauréats recevront le Prix saint Jean Paul-II pour la famille, l’amour et la vie. Le Salon Beige a interrogé Guillaume d’Alançon, initiateur de ce projet.
Pourquoi un tel prix ?
Parce que le magistère de l’Eglise s’appuie sur l’Evangile et qu’il apporte la paix profonde à ceux qui se laissent humblement enseigner. Il guérit même. Aussi ne devons-nous pas l’édulcorer. J’ai pensé qu’un tel prix est une manière de le mettre à nouveau en lumière, de donner envie aux chrétiens de l’approfondir pour en témoigner.
Qui sont les lauréats ?
Le jury (membres ici : Création du Prix S. Jean-Paul II pour la famille, l’amour et la vie – Le Salon Beige) a retenu :
Pour la section essai : Gabrielle Vialla, pour son livre « La chasteté un don qui rend sa beauté à la sexualité » paru chez Artège.

Pour la section témoignage : Godefroy de Bentzmann, pour le livre écrit avec son épouse Sophie depuis décédée et le Père Paul Habsburg « Reste avec nous », paru chez Mame.

Pour la section création artistique : Anthony Devlin, pour le film « Icon ».

Quel est le cœur du message envoyé par Jean-Paul II, le pape de la famille, au monde d’aujourd’hui ?
Si le Christ est venu sur la terre, s’il a pris chair dans un corps de femme, s’il a été éduqué par un père et une mère, c’est pour nous apporter le salut, pour que nous allions au Ciel. C’est un message de vie et de lumière. En effet, l’Eternité commence dès maintenant, spécialement dans notre vie de famille. L’appel que nous laisse saint Jean-Paul II est très concret : est-ce que ma vie personnelle et familiale est évangélisée jusque dans ses moindres recoins ? Jusqu’où ma relation conjugale est-elle un chemin de sainteté, de salut ? Si je devais mourir dans quelques heures, qu’aurais-je envie de changer ?
Certains pensent aujourd’hui que la famille évolue, que l’Eglise doit s’adapter aux différentes situations et modèles que le monde propose. Quel est votre regard là-dessus ?
L’expérience que nous avons de l’accompagnement des situations familiales difficiles par les biais des accueils Louis et Zélie (www.accueillouisetzelie.fr) nous enseigne que les gens qui peinent ne veulent pas d’une proposition au rabais. Ils aspirent à être pris au sérieux et considérés. Si nous leur laissons entendre que le mariage chrétien est un idéal inaccessible, que les exigences de l’Evangile ne sont pas les mêmes pour tous, nous leur envoyons un signal de mépris terrible qui va les enfoncer plus encore dans leurs difficultés. « La lumière n’est pas faite pour être mise sous le boisseau » et « malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile ! » nous exhorte le Christ. Jean-Paul II n’a pas eu peur d’aller à contre-courant de la culture dominante pour témoigner de la vérité.
Quels sont les détails pratiques de la remise du prix ?
Rendez-vous mercredi 29 septembre 2021 à 20h30 à la chapelle de l’Espace Saint Pierre – 121, avenue Achille Peretti – 92200 Neuilly-sur-Seine. Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, honorera cette cérémonie de sa présence. J’ajoute qu’un apéritif accueillera les participants. Pour toute information : [email protected] ou 06 17 96 26 40.

