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Remise du prix saint Jean-Paul II pour la famille, l’amour et la vie

A Neuilly, mercredi 29 septembre, 3 lauréats recevront le Prix saint Jean Paul-II pour la famille, l’amour et la vie. Le Salon Beige a interrogé Guillaume d’Alançon, initiateur de ce projet.

Pourquoi un tel prix ?

Parce que le magistère de l’Eglise s’appuie sur l’Evangile et qu’il apporte la paix profonde à ceux qui se laissent humblement enseigner. Il guérit même. Aussi ne devons-nous pas l’édulcorer. J’ai pensé qu’un tel prix est une manière de le mettre à nouveau en lumière, de donner envie aux chrétiens de l’approfondir pour en témoigner.

Qui sont les lauréats ?

Le jury (membres ici : Création du Prix S. Jean-Paul II pour la famille, l’amour et la vie – Le Salon Beige) a retenu :

Pour la section essai : Gabrielle Vialla, pour son livre « La chasteté un don qui rend sa beauté à la sexualité » paru chez Artège.

Pour la section témoignage : Godefroy de Bentzmann, pour le livre écrit avec son épouse Sophie depuis décédée et le Père Paul Habsburg « Reste avec nous », paru chez Mame.

Pour la section création artistique : Anthony Devlin, pour le film « Icon ».

Quel est le cœur du message envoyé par Jean-Paul II, le pape de la famille, au monde d’aujourd’hui ?

Si le Christ est venu sur la terre, s’il a pris chair dans un corps de femme, s’il a été éduqué par un père et une mère, c’est pour nous apporter le salut, pour que nous allions au Ciel. C’est un message de vie et de lumière. En effet, l’Eternité commence dès maintenant, spécialement dans notre vie de famille. L’appel que nous laisse saint Jean-Paul II est très concret : est-ce que ma vie personnelle et familiale est évangélisée jusque dans ses moindres recoins ? Jusqu’où ma relation conjugale est-elle un chemin de sainteté, de salut ? Si je devais mourir dans quelques heures, qu’aurais-je envie de changer ?

Certains pensent aujourd’hui que la famille évolue, que l’Eglise doit s’adapter aux différentes situations et modèles que le monde propose. Quel est votre regard là-dessus ?

L’expérience que nous avons de l’accompagnement des situations familiales difficiles par les biais des accueils Louis et Zélie (www.accueillouisetzelie.fr) nous enseigne que les gens qui peinent ne veulent pas d’une proposition au rabais. Ils aspirent à être pris au sérieux et considérés. Si nous leur laissons entendre que le mariage chrétien est un idéal inaccessible, que les exigences de l’Evangile ne sont pas les mêmes pour tous, nous leur envoyons un signal de mépris terrible qui va les enfoncer plus encore dans leurs difficultés. « La lumière n’est pas faite pour être mise sous le boisseau » et « malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile ! » nous exhorte le Christ. Jean-Paul II n’a pas eu peur d’aller à contre-courant de la culture dominante pour témoigner de la vérité.

Quels sont les détails pratiques de la remise du prix ?

Rendez-vous mercredi 29 septembre 2021 à 20h30 à la chapelle de l’Espace Saint Pierre – 121, avenue Achille Peretti – 92200 Neuilly-sur-Seine. Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, honorera cette cérémonie de sa présence. J’ajoute qu’un apéritif accueillera les participants. Pour toute information : [email protected] ou 06 17 96 26 40.

Est-il normal que des experts des Nations unies soient parfois financés par des fondations privées ?

Suite à la publication du rapport de l’ECLJ sur le financement des experts de l’ONU, plusieurs débats ont eu lieu, notamment à Genève, et nous en parlons dans cette vidéo avec Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ.

Le rapport sur le financement des experts de l’ONU au titre des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme est librement accessible sur cette page.

Le Motu Proprio et la lettre d’accompagnement commettent une injustice

Interrogé par Medias Presse Info, Mgr Schneider revient sur Traditionis custodes :

Le Motu Proprio et la lettre d’accompagnement commettent une injustice contre tous les catholiques qui adhèrent à la forme liturgique traditionnelle, en les accusant en généralisant de semer la discorde. L’argument invoqué dans le Motu Proprio et la lettre d’accompagnement, à savoir que la forme liturgique traditionnelle crée la division et menace l’unité de l’Église, est démenti par les faits. De plus, le ton désobligeant de ces documents à l’égard de la forme liturgique traditionnelle conduirait tout observateur impartial à conclure que de tels arguments ne sont qu’un prétexte et une ruse, et qu’il s´agit ici d´une autre chose.

Que conseillez-vous aux prêtres célébrant la messe traditionnelle, aux fidèles attachés à cette messe, et aux communautés religieuses célébrant cette liturgie ?

La messe traditionnelle est un trésor qui appartient à toute l’Église, car elle a été célébrée et profondément appréciée et aimée par les papes, les fidèles et les saints depuis au moins mille ans. En fait, la forme traditionnelle de la messe était presque identique pendant des siècles avant la publication du Missel du pape Pie V en 1570. Un trésor liturgique valable et très estimé depuis près de mille ans n’est pas la propriété privée d’un pape, dont il peut disposer librement. Par conséquent, les fidèles, les séminaristes et les prêtres doivent demander le droit d’utiliser ce trésor commun de l’Église, et s’ils se voient refuser ce droit, ils peuvent néanmoins l’utiliser, peut-être même de manière clandestine. Ce ne serait pas un acte de désobéissance, mais plutôt d’obéissance à la Sainte Mère l’Église, qui nous a donné ce trésor liturgique. Le refus ferme d’une forme liturgique presque millénaire par le Pape François représente, en fait, un phénomène de courte durée par rapport à l’esprit et à la praxis constants de l’Église.

Le pape François, dans son motu proprio sur la messe, manifeste tant la continuité entre le concile Vatican II et la messe de Paul VI que l’opposition sous-jacente entre les deux rites. N’est-ce pas mettre en lumière l’impasse théologique de l’herméneutique de la continuité ?

Le pape François établit un contraste clair entre le rite traditionnel et le Novus Ordo, affirmant que le Novus Ordo est l´unique expression de la loi de la foi de l´Église romaine. En fait, il n’y a plus de place pour la prétendue herméneutique de la continuité, qui a toujours été maintenue de Paul VI à Benoît XVI, c’est-à-dire qu’il y a une vraie continuité entre le rite traditionnel et le Novus Ordo. Si une telle continuité existait, la coexistence des deux rites ne dérangerait jamais particulièrement personne. Cependant, la diffusion croissante des célébrations de la Messe traditionnelle révèle à tous qu’il existe – après un examen honnête et plus approfondi – une véritable rupture entre les deux rites aussi bien rituellement que doctrinalement. Le rite traditionnel est, pour ainsi dire, un reproche constant aux autorités du Saint-Siège qui leur veut dire : « Vous avez fait une révolution dans la liturgie. Retournez à une vraie continuité entre les deux formes liturgiques ». La réforme liturgique que les Pères du Concile avaient à l’esprit est celle que Paul VI a approuvée en 1965 et que les Pères du Concile ont célébrée lors de la dernière session. Mgr Lefebvre lui-même a célébré la messe selon la forme de 1965, ainsi que le séminaire d’Ecône dans les premières années. L’évidente non-continuité entre la Messe traditionnelle et celle de 1965 d’une part et la Messe de Paul VI d’autre part vise à inciter chacun à une réflexion plus approfondie, et à examiner honnêtement aussi des éléments possibles de la non-continuité doctrinale de certaines des déclarations du Concile Vatican II, un Concile de caractère pastorale, avec le Magistère doctrinal précédent et constant de l’Église.

Au regard de la situation angoissante dans laquelle se trouvent réduits les Instituts Ecclesia Dei Adflicta, ne peut-on finalement se demander si la conduite de Mgr Lefebvre face à Rome n’était pas la bonne ?

Il faut jeter un regard large sur la crise extraordinaire qui frappe l’Église depuis près de 60 ans et qui a atteint des proportions vraiment terrifiantes sous le pontificat du pape François. Cette crise croissante a ses racines aussi dans certaines déclarations ambiguës du Concile et surtout dans la nouvelle messe de Paul VI, qui représente pour tout observateur objectif une sorte de révolution liturgique. À la lumière de l’évidence de cette crise de l’Église, que l’on peut le mieux comparer à la crise arienne du IVe siècle, l’œuvre et le témoignage de Mgr Lefebvre apparaissent prophétiques et héroïques, car il était guidé uniquement par son fidèle attachement à ce que l’Église a toujours enseigné et à la manière dont elle a célébré la Sainte Messe au cours des millénaires. Mgr Lefebvre n’a pas introduit des particularismes ou des nouveautés, mais seulement ce qu’il avait lui-même reçu de l’Église dans son enfance, dans sa jeunesse, dans sa formation au séminaire et dans son ordination épiscopale. Je pense qu’après cette crise, l’Église l’en remerciera.

Il y a plus de 5 000 évêques dans le monde. Pensez-vous que certains d’autres eux rejoindront le combat que vous menez ?

Je pense qu’il y a, tout à fait, encore des évêques dans l’église qui vivent l’intégrité de la foi et de la liturgie avec conviction et l’aiment. Cependant, il n’y a pas un grand nombre d’évêques qui s’engagent pour cela publiquement. Parfois, la raison en est la faiblesse humaine et la peur d’être exposé, ou la peur d’une attaque ; dans certains cas, c’est la peur de ne pas pouvoir faire carrière ou même d´être relevé de sa charge. C’est compréhensible car c’est aussi une expérience humaine que les officiers peuvent trouver difficile de mener un combat sans le soutien de leur général. En luttant pour maintenir et transmettre la pureté de la foi, de la morale et de la liturgie, les évêques doivent se rappeler que leur véritable général est Jésus-Christ, l’Éternel Souverain Prêtre et le Roi des Rois. Chaque Pape, qui n’est que son Vicaire, doit aussi montrer le plus grand exemple d’obéissance à la tradition immuable de la foi et du culte divin. Le Christ surmontera cette crise sans précédent de l’Église, qui est aussi en grande partie une crise des évêques. Christus vincit !

« Depuis que je me suis fait vacciner, je ne peux plus m’entraîner, je ne peux plus jouer »

Le joueur de tennis Jérémy Chardy suspend sa saison en raison d’une mauvaise réaction au vaccin Pfizer contre la Covid‐19 :

« Depuis que je me suis fais vacciner (entre les Jeux olympiques et l’US Open, ndlr), j’ai un problème, j’enchaîne les galères. Je ne peux plus m’entraîner, je ne peux plus jouer. C’est frustrant parce que j’ai très bien commencé l’année, je jouais très bien. Et puis je suis allé aux Jeux, où je me sentais très bien aussi. Et maintenant, ma saison est à l’arrêt et je ne sais pas quand je vais reprendre. C’est frustrant surtout qu’il ne me reste pas dix ans à jouer (…) Du coup, maintenant je regrette d’avoir fait le vaccin, mais je ne pouvais pas savoir ».

« Le problème, c’est qu’on n’a pas de recul sur le vaccin. Il y a des personnes qui ont eu des choses similaires, mais les durées ont été vraiment différentes. »

«Maintenant, j’ai été voir deux docteurs, j’ai fait des tests donc je sais ce que j’ai et le plus important c’est de me soigner. Je préfère même prendre plus de temps pour me soigner et être sûr que dans le futur je n’aurai pas de problème plutôt que d’essayer de revenir le plus vite possible sur le court et me retrouver avec encore des problèmes de santé».

Eric Zemmour a enfoncé Mélenchon

De Bernard Antony à propos d’Eric Zemmour :

Deux jours à déguster son livre, (non sans un moment de hoquet…) et la soirée d’hier pour suivre son débat avec Mélenchon, ma semaine aura décidément été très occupée par les écrits et les propos télévisuels d‘Éric Zemmour.

Je ne le regrette pas : à l’oral, comme il l’est à l’écrit, il a été le plus souvent excellent.

Je connais Éric Zemmour depuis bien longtemps, lorsqu’il couvrait quelquefois les universités d’été du Front National que j’ai dirigées pendant dix-neuf ans.

Je n’ai jamais cédé au masochisme de convier à déjeuner en ces occasions les journalistes de la « grosse presse » qui, pour la plupart, n’étaient là qu’en mission de dénigrement sinon de désinformation. Éric Zemmour faisait partie des rares avec lesquels les échanges étaient toujours sans chausse-trappes et avec lui, toujours agréables.

Je lui rappelais il y a peu dans un bistrot proche du Figaro que j’aimais dire : « Au moins Zemmour, ça rime avec humour ! ». Et notre conversation ne manqua pas de ces bons éclats de rire dont il sait ponctuer, quand cela s’y prête, ses entretiens. Je reviendrai sur son livre mais sans plus attendre je veux en venir à hier au soir.

Éric a sur l’essentiel enfoncé Mélenchon.

Et d’abord en lui rappelant la monstruosité des crimes du communisme dont il fut, lui Mélenchon, le collabo. Les crimes de Staline bien sûr, et pas, cher Éric, par dizaines de milliers mais par dizaines de millions de victimes. Et les crimes de Trotski aussi, par trop souvent occultés en raison de son élimination par Staline et de l’habileté trotskiste à refaire le passé de la Révolution.

Zemmour a ensuite enfoncé Mélenchon sur son néologisme de « créolisation », concept fumeux pour recouvrir l’idéologie du métissage (laïque et obligatoire !).

Pitoyable Mélenchon ayant manifestement lu quelque bouquin genre « l’islam pour les nuls », et incapable de réfuter Zemmour sur le fait que l’islam est d’abord fondamentalement politique, comme je l’ai, je crois, démontré dans mes livres sur le sujet.

Pitoyable Mélenchon ne sachant pas ou ne voulant pas savoir la place fondamentale de l’oumma dans la réalité islamique.

Les échanges sur l’insécurité n’ont pas plus été à l’avantage du député de Marseille, se voulant émouvant comme un enfant de chœur dans la description romantique de sa police idéale. Notons au passage que devant les aboiements et même les injures du gros bolcho Mélenchon (« Petit bonhomme ! »), Zemmour garda un calme remarquable de superbe escrimeur, répondant aux moulinets désordonnés de son adversaire par des touches bien envoyées.

Mélenchon en devenait même par moments émouvant en reconnaissant qu’il s’était si souvent trompé, qu’il avait le droit de changer.

Certes ! Mais alors comment ses partisans ne penseraient-ils pas qu’il pourrait bien un jour ne plus défendre ses positions actuelles ?

Mais faudra-t-il pour cela attendre que l’oumma soit forte d’une population de vingt, trente ou quarante millions de fidèles ?

En attendant, sur les questions économiques, le coelacanthe marxiste-léniniste nous fit le plaisir de revenir à la vieille thématique socialo-communiste pour une économie collectivisée, planifiée.

C’est sur ce terrain que nombre de commentateurs ne connaissant pas Zemmour l’attendaient. Je n’avais pour ma part aucune inquiétude. Pour le plus grand dépit de ses contempteurs, Éric s’avéra magistral.

De ce qui précède, certains pourraient-ils s’aventurer à conclure que je serais devenu quelque peu zemmourolâtre ?

Que nenni !

Pourquoi donc dans son superbe livre « La France n’a pas dit son dernier mot » faut-il qu’il se laisse aller à écrire : « Oury est au cinéma ce que de Gaulle fut à la politique : le grand réconciliateur » ? Que Zemmour admire le rôle du général pendant la guerre, ou encore son bilan économique des années soixante-cinq, soixante-dix, c’est une chose, mais le qualifier de « grand réconciliateur », c’est énorme !

Lors de notre prochaine émission de la réplique sur Radio-Courtoisie, mercredi 6 octobre, nous dirons combien Éric Zemmour a encore une fois produit un livre de haute volée. Mais nous consacrerons tout de même quelques minutes à la question du « grand réconciliateur ». Preuve que si nous sommes volontiers zemmourophiles, nous ne sommes pas prêts de devenir zemmourolâtres.

C’est arrivé un 24 septembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 septembre 366 : mort du pape Libère.

Voir la chronique du 17 mai 352. C’est le premier pape non canonisé.

  • le 24 septembre 768 : le Roi Pépin le Bref meurt et est inhumé à St-Denis.

Pépin III, dit le bref, est maire du palais de Bourgogne et maire du palais de Neustrie en 741, puis maire du palais d’Austrasie en 747, et enfin Roi des Francs en 751. Le Roi soutient le pape contre les Lombards, car l’empereur byzantin n’est pas en mesure de le faire. Cette alliance entre les Francs et l’Eglise est formellement scellée avec un traité, créant les États pontificaux, connu sous le nom de donation de Quierzy.

Le premier Roi de la dynastie des Carolingiens Pépin le Bref, autrement dit “le petit”, est inhumé à Saint-Denis. Fils de Charles Martel et époux de Berthe au long pied, il lègue son royaume à ses fils: Carloman et Charlemagne. Charlemagne hérite d’un royaume l’Austrasie, la Neustrie et l’Aquitaine maritime, qui entoure les terres de son frère cadet : l’Alémanie, l’Alsace, la Bourgogne, la Septimanie et une autre partie de l’Aquitaine. Quand Carloman meurt le 4 décembre 771, Charlemagne hérite des terres de son aîné.

Pépin et ses fils ont été, avec l’abbé Fulrad, à l’origine de la construction de la troisième église bâtie sur le site de la basilique Saint-Denis. Mais seuls Pépin et la reine Berthe y sont inhumés.

  • le 24 septembre 1143 : décès du pape Innocent II, 164ème pape de l’Église
  • le 24 septembre 1254 : par le « Dit de Péronne », Saint Louis règle le problème de la succession de Flandre.

La Flandre relève de la suzeraineté du Roi de France et le Hainaut de celle de l’Empereur. Elles constituent l’une des plus riches provinces d’Occident.

En 1212. Marguerite, fille et héritière de Baudoin, comte de Flandre et de Hainaut, devenu Empereur de Constantinople, est confiée à la garde de Bouchard d’Avesnes, bailli de Hainaut, qui l’épouse. Mais ce dernier est sous-diacre. Aussi en 1216, l’union est déclarée illégitime et annulée par Rome, malgré la présence de deux fils, Jean et Baudoin. En 1223, Marguerite épouse Guillaume de Dampierre, avec qui elle a trois autres enfants, Guillaume, Gui et Jean. Les Avesnes arguent ainsi de leur droit d’aînesse, tandis que les Dampierre insistent sur l’illégitimité des premiers.

En 1235, Louis IX rend un premier arbitrage, attribuant deux septièmes de l’héritage iront aux Avesnes, cinq septièmes aux Dampierre. Arbitrage confirmé en 1246. Alors que Saint Louis est en terre sainte la querelle reprend et risque de finir en conflit armé entre l’empire et le Royaume de France. En 1254 le Roi réaffirme ses deux premières sentences et les fait définitivement appliquer.

  • le 24 septembre 1724 : création de la Bourse de Paris.

En réalité l’histoire de la Bourse en France commence en 1141, quand le Roi Louis VII décide d’installer un lieu de change unique à Paris sur le Grand Pont, renommé pour l’occasion le Pont au Change. La première Bourse en France date de 1540 et sa création se fait à Lyon. Pendant longtemps c’est la seule du pays.

En 1716, profitant de la mort du Roi Louis XIV, qui le surnommait « l’aventurier huguenot » John Law rentre en France et obtient du régent le droit de créer la Banque générale émettant du papier-monnaie contre de l’or. En 1718, elle devient la Banque Royale, garantie par le Roi. Law finit par obtenir le monopole de distribution monétaire en France. Cependant le système de Law connaîtra une banqueroute importante avant la banqueroute du 24 mars 1720 (Voir les chroniques du 4 janvier et du 24 mars).

La crise financière provoquée par les excès du Hollandais n’est toujours pas terminée en 1724, c’est pourquoi, le 24 septembre 1724un arrêt établi par le Conseil d’État du Roi donne naissance à la bourse de Paris.

Elle va occuper l’hôtel de Nevers, situé rue Vivienne. Le Roi espère ainsi rétablir un semblant d’ordre au sein de l’économie française. La bourse est ainsi soumise à une stricte réglementation, qui stipule, entre autre, qu’aucune femme ne peut y accéder. Il faudra attendre 1967 pour que les portes du palais Brongniart, futurs locaux de la Bourse, leur soit ouvert. Les opérations à terme sont interdites et le monopole des Agents de Change est reconnu. La Bourse devient en mars 1774, un lieu uniquement réservé aux agents de change. Le 30 mars la crié devient obligatoire (voir la chronique du jour).

A la révolution les corporations sont détruites. Celle des agents de change n’y coupe pas et le 9 septembre 1795, la Bourse est « définitivement » fermée. Elle rouvre dès le 20 octobre  avec seulement 25 agents de change. Son existence n’est officialisée qu’en 1801. Napoléon confie en 1808, à Alexandre Théodore Brongniart le soin de construire ce qui sera le palais Brongniart. Son inauguration n’a lieu que le 4 novembre 1826 (voir la chronique du jour).

  • le 24 septembre 1688 : début de la guerre de la Ligue d’Augsbourg.

Louis XIV envahit le Palatinat. Il s’oppose à la coalition, formée depuis juillet 1686, par l’Empereur d’Allemagne, le roi d’Espagne, le roi de Suède et le roi d’Angleterre. Cette Ligue des Augsbourg reproche au Roi de France de mener une politique agressive et n’accepte surtout pas la signature de la paix de Nimègue très favorable à la France. Le conflit dure jusqu’en 1697. La France l’emporte en Savoie et aux Pays-Bas. Et la paix, signée en 1697 à Ryswick, permet à Louis XIV de conserver Strasbourg et la Sarre. Voir la chronique du 20 septembre sur le traité de Ryswick qui y met fin en 1697. Voir aussi la chronique du 17 mai.

  • le 24 septembre 1715 : décès de Dom Pierre Pérignon, moine bénédictin.

Pierre Pérignon, plus connu sous le nom de Dom Pérignon est né en 1638 à Sainte-Menehould. Pierre Pérignon entre d’abord au Collège des Jésuites de Châlons-en-Champagne, puis devient moine bénédictin au monastère bénédictin de la Congrégation de Sainte-Vanne et Saint-Hyaduphe à Verdun en 1656. Il va s’occuper du contrôle des vignes de l’Abbaye d’Epernay. Il invente une nouvelle méthode de pression du vin : “la méthode champenoise”. Il meurt à l’Abbaye Saint-Pierre d’Hautvillers. Ce nouveau vin commence à connaître le succès dès la fin du règne de Louis XIV.

  • le 24 septembre 1853 : la France prend officiellement possession de la Nouvelle-Calédonie.

Au nom de Napoléon III, le contre-amiral Febvrier-Despointes prend officiellement possession de l’archipel découvert par l’anglais James Cook en 1774. La France souhaite par ce geste retrouver son prestige colonial perdu un siècle plus tôt avec la perte du Québec et de la Louisiane. En 1864, elle installe dans l’ile un pénitencier où seront envoyés nombre de prisonniers algériens ou communards. L’ile possède aussi des gisements de nickel parmi les plus importants au monde.

  • le 24 septembre 1902: la politique de la France décidée dans les loges maçonniques.

Le convent du Grand Orient trace les grandes lignes du programme qu’il appelle de ses voeux : rupture diplomatique avec le Saint-Siège, dénonciation du Concordat, abrogation de la loi Falloux, instauration du monopole d’État en matière d’enseignement, épuration du ministère de l’Instruction publique, retrait du droit de vote aux ecclésiastiques.

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 80)

  • le 24 septembre 2000 : passage au quinquennat.

Suite aux résultats du référendum du jour, la durée du mandat présidentiel passe de 7 à 5 ans en France.

La bataille est loin d’être terminée pour l’instruction en famille

Jean-Baptiste et Marie Maillard ont trois enfants instruits en famille depuis plus de 10 ans. Jean-Baptiste est secrétaire général de Liberté éducation, une association membre de l’inter-association nationale de l’instruction en famille. Observateur privilégié, il a été auditionné à l’Assemblée et au Sénat sur cette question, dans le cadre de la loi séparatisme. Ils viennent de publier un ouvrage sur L’Ecole à la maison, une liberté fondamentale. Jean-Baptise Maillard a accepté de répondre à nos questions :

Vous estimez que l’école à la maison est en croissance. Qu’est-ce qui explique ce phénomène ?

Comme nous le racontons dans notre livre L’école à la maison, une liberté fondamentale, lorsque mon épouse et moi nous avons commencé l’école à la maison, il y a 10 ans, notre aîné faisait partie des 5000 enfants instruits en famille : l’année dernière, il y avait 62.000 enfants, et c’est en très forte augmentation depuis la rentrée. Nous avons eu ainsi plus de 60.000 familles qui sont venues sur le site officiel de notre association, Liberteeducation.com, pendant les 15 jours avant la rentrée. Une très grande majorité d’entre elles souhaitaient commencer l’instruction en famille : nous avons donc dû mettre en place en urgence une équipe de quatre bénévoles pour répondre aux nombreuses questions (comment déclarer, etc.), par un système de discussion instantanée. Nous sommes passés de 200 familles adhérentes mi-août à plus de 900 aujourd’hui ! Ce phénomène de forte croissance de l’instruction en famille est la conjugaison d’au moins 7 facteurs :

  • la loi de 2019 obligeant l’instruction obligatoire dès 3 ans (nous sommes l’un des seuls pays d’Europe et c’est pour toute la journée !)
  • des expériences positives d’école à la maison pendant le premier confinement pour les familles qui ne l’ont pas vécu comme un choix subi : beaucoup ont décidé de franchir le pas non en septembre 2020 mais  pour cette rentrée 2021, le temps de mûrir son choix et de bien s’y préparer
  • la crise sanitaire
  • la médiatisation autour de l’école à la maison toute l’année dernière, qui l’a fait connaître au grand public
  • la possibilité, encore pour toute l’année 2021-2022, de faire l’école à la maison en régime déclaratif et non d’autorisation
  • le fait qu’à partir de septembre 2022, l’entrée en vigueur de la loi d’autorisation prévoit une dérogation de deux ans pour les enfants instruits en famille en septembre 2021, si les contrôles de l’éducation nationale se sont bien déroulés : pour mettre toutes les chances de son côté, autant se lancer cette année !

Vous évoquez les systèmes hybrides entre système scolaire et école à la maison. Cela existe-t-il en France ?

Nous le détaillons dans notre livre : certains pays où l’école à la maison se développe depuis plus de 40 ans, comme les Etats-Unis, ont inventé par exemple des coopératives d’instruction en famille, qui regroupent parfois plus de 600 familles. Ce sont des espaces de liberté où, par exemple, une mère de famille peut donner des cours de sciences physiques à des enfants de familles différentes. D’autres pays établissent des contrats entre des écoles publiques et des écoles à la maison, permettant à ces dernières de profiter d’infrastructures (laboratoires de science par exemple) et donnent même des subventions aux parents qui font l’école à la maison ! Rien de tout cela n’existe encore en France, la loi ne permettant rien d’autre que l’école publique, l’école privée, le hors-contrat ou l’instruction en famille. Soulignons aussi que des pédagogies alternatives comme la pédagogie Singapour, pour l’apprentissage des mathématiques, sont arrivées dans l’Education nationale par les inspecteurs d’académie inspectant des familles pratiquant l’école à la maison : on est donc en train de tuer notre premier laboratoire d’innovation pédagogique qui bénéficiait même à l’Education nationale !

L’école à la maison a été pratiquée de force durant le confinement. Qu’est-ce qui explique l’interdiction de ce mode alternatif d’instruction, selon vous ?

Beaucoup de familles ont aussi bien vécu l’école à la maison pendant le confinement, c’est le cas du président de notre association Liberté éducation qui continue depuis, et donc celles-ci ont y même pris goût ! Quant à son interdiction, Emmanuel Macron a prétexté la lutte contre le terrorisme lors de son discours des Mureaux du 2 octobre 2020 dans lequel il annoncé cette mesure, mais comme nous le montrons dans notre livre, les plus éminents chercheurs français en radicalisation, au sein du CNRS, de la Fondation de recherche stratégique, de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale, etc., et même de l’Institut des Hautes Etudes du ministère de l’Intérieur, indiquent qu’il n’existe pas de chiffres sur une supposée radicalisation en instruction en famille. Ce que confirment les deux derniers rapports de la Direction Général de l’Enseignement scolaire (DGESCO), au sein du ministère de l’Education nationale, rendus publics il y a quelques jours seulement alors que les députés, forcés de voter à l’aveugle, les avaient réclamés pendant tout le processus législatif : pas de lien entre instruction en famille et radicalisation. Ce qui est très inquiétant, c’est que le président avait évoqué aux Mureaux “un changement de paradigme qui est nécessaire”, et une “mesure radicale”, comme si supprimer cette liberté fondamentale des parents, premiers éducateurs de leurs enfants, était une décision totalitaire parfaitement assumée. Dans le premier chapitre de notre livre, à travers un tour du monde du phénomène, nous avons établi une classification des réglementations nationales et la France rejoint les pays les plus restrictifs sur la question, à savoir le Pakistan, la Chine, Cuba et l’Arabie Saoudite.

Le conseil constitutionnel a validé cette mesure de la loi sur les séparatismes. Que pouvons-nous faire désormais pour défendre la primauté du rôle des parents dans l’éducation de leurs enfants ?

Dans son étude d’impact, le gouvernement avait annoncé vouloir renvoyer à l’école les deux tiers des enfants instruits en famille, nous sommes donc très inquiets quant aux motifs reconnus pour poursuivre l’école à la maison avec le régime d’autorisation. A l’heure actuelle, la nouvelle loi prévoit quatre motifs très restrictifs :

  1. L’état de santé de l’enfant ou son handicap
  2. La pratique d’activités sportives ou artistiques intensives
  3. L’itinérance de la famille ou l’éloignement géographique de tout établissement scolaire public
  4. L’existence d’une situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de la capacité des personnes chargées d’instruire l’enfant à assurer l’instruction en famille dans le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant.

Ce dernier motif pose problème, car la “situation propre à l’enfant”, c’est très flou, et beaucoup d’amendements comme pour les enfants harcelés à l’école (700.000 le sont chaque année), souffrant de phobie scolaire ou d’autisme, ou encore à haut-potentiel, ayant des troubles de l’apprentissage (dysgraphie, dyslexie) etc. n’ont pas été pris en compte lors des débats – houleux – à l’Assemblée. C’est justement sur ce dernier point que le Conseil constitutionnel a émis une réserve d’interprétation qui nous permettra d’attaquer les décrets d’application s’ils ne sont pas conformes à “l’intérêt supérieur”  de l’enfant, dont les parents sont les premiers à pouvoir juger, et nous irons si nécessaire devant la Cour européenne des droits de l’Homme. D’ailleurs, en plus de la saisine des députés et des sénateurs, les nombreuses portes étroites déposées au Conseil constitutionnel, dont la nôtre avec la Fondation pour l’école, comptaient d’excellentes argumentations juridiques, par exemple sur la liberté de conscience, dont nous nous resservirons. Dans l’immédiat, nous attendons toujours d’être reçus au ministère et plusieurs candidats à l’élection présidentielle nous ont contactés pour nous demander une note sur le sujet, avec des propositions, la première étant de revenir au régime déclaratif en cas d’alternance, sachant que nous avons des soutiens politiques sur tous les bancs de l’Assemblée. La bataille est donc loin d’être terminée pour l’instruction en famille : nous luttons pour nos enfants et pour une juste cause  (une liberté fondamentale), elle finira tôt ou tard par triompher !

Les ex-musulmans entre athéisme et conversion au christianisme

Daniel Pipes cite un certain nombre de statistiques qui tendent à montrer que le nombre d’athées croît parmi les musulmans, dans tous les pays :

Le professeur AmnaNusayr de l’Université al-Azhar déclare que 4 millions d’Égyptiens ont quitté l’Islam. Todd Nettleton constate que, selon certaines estimations, « 70% des Iraniens ont rejeté l’Islam ».

Face à ce phénomène, un article du même auteur indiquait au mois de juillet que le nombre de musulmans ayant adhéré à la foi en Jésus-Christ est plus important aujourd’hui qu’à aucun autre moment de l’histoire. Mais les musulmans apostats sont partout confrontés au rejet de leur famille, à l’exclusion sociale et à la perte de leur emploi, voire pire.

Les rapports de conversions massives de musulmans au christianisme proviennent de régions aussi diverses que l’Algérie, l’Albanie, la Syrie et le Kurdistan. Les pays comptant le plus grand nombre d’autochtones sont l’Algérie (380.000), l’Éthiopie (400.000), l’Iran (500.000 contre seulement 500 en 1979), le Nigéria (600.000) et l’Indonésie avec un nombre ahurissant de 6.500.000 (en raison de circonstances très particulières). Selon Andrew van der Bijl et Al Janssen, il y a « même des chrétiens à Médine et à La Mecque ».

Les conversions de musulmans au christianisme constituent une nouveauté historique, une nouveauté qui modifie une situation très ancienne de déséquilibre dans laquelle l’Islam a presque tout le temps ravi des croyants au christianisme. Ce revirement pourrait avoir d’importantes répercussions sur l’image que les musulmans ont d’eux-mêmes et de leur religion.

Quand Eric Zemmour cite plus fidèlement le coran que le site dômes et minarets

Les débats à venir vont sans doute laisser quelque place à des avis contrastés sur la réalité de l’islam et de ses textes sacrés. Cela a déjà commencé avec ce tweet publié sur le site musulman dômes et minarets, plein de modération paisible :

L’extrait cité par E.Zemmour est très court (4’’) :

« C’est écrit dans le Coran, qu’il faut égorger les juifs et les chrétiens ».

Alors, pour que vous forgiez votre propre opinion, nous vous rappelons cet extrait du verset 33 de la sourate 5, pour lequel les « corrupteurs » sont en particulier les juifs et les chrétiens :

Au fait, tués par qui ?

Toutes précisions complémentaires disponibles sur l’article déjà paru dans Le Salon beige et consacré à la pantalonnade de la référence au verset 5-32 du coran.

Et tant qu’on y est, nous vous recommandons cet autre article pour vous faciliter l’exégèse des citations coraniques qui vont peut-être pleuvoir : Eléments de décryptage des citations coraniques à l’usage de ceux qui refusent la propagande.

Quel avenir démographique en Occident ?

Natalité ou immigration pour relancer la démographie ? Mathieu Bock-Côté revient notamment sur le 4ème sommet de la démographie à Budapest, qui réunit des personnalités internationales, dont Marion Maréchal et Mike Pence, autour de Viktor Orban.

Charlotte d’Ornellas revient sur la crise de foi des Français, de moins en moins nombreux à croire en Dieu.

Ludovine de La Rochère : “Valérie Pécresse, dans un laps de temps très court, s’est reniée très clairement”

France info a interrogé la présidente de La Manif Pour Tous, qui dénonce “l’opportunisme politique” de la présidente de la région Ile-de-France.

“Ne pas savoir assumer ses positions est une erreur immense”.

En novembre 2012, elle avait proposé de démarier les couples homosexuels.

“On peut imaginer de mettre en place un statut d’union civile et de transférer les droits [du mariage] sur un statut d’union civile. Cela peut se faire”.

Valérie Pécresse a pris part aux manifestations de La Manif pour tous. En 2013 elle déclare :

“La famille en France, c’est une valeur plus que partout ailleurs”. “Elle est venue avec beaucoup d’insistance et de volonté au premier round de La Manif pour tous contre le projet Taubira”.

“Valérie Pécresse réclamait de pouvoir prendre la parole sur le podium.”

Valérie Pécresse justifiera, dans une interview à Elle, sa présence dans les cortèges par “pure discipline du parti”. Une fois la loi votée, elle se défausse :

“L’abrogation n’est pas humainement réaliste”. 

“sur le mariage homosexuel”, elle a “changé d’avis parce que tout simplement”, elle a “réfléchi”. 

En 2015, l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy se lance dans la bataille des régionales et met les voiles à droite :

“J’ai besoin des voix du Parti chrétien démocrate (PCD) pour contrer Dupont-Aignan”.

Elle place sur sa liste des membres du PCD mais aussi de Sens commun. Pourtant, à la tête de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse ne mène pas une politique conservatrice.

“Il y a eu une désillusion assez forte entre la vision qu’elle portait et la réalité. Force est de constater que Valérie Pécresse a fait plus que Huchon en matière de subventions pour les LGBT !”

Dans les médias, l’ancienne ministre cherche également à envoyer des signaux à la communauté LGBT. Le 17 mai 2018, lors de la journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, elle annonce qu’elle déposera “un vœu au conseil régional pour que nous défendions auprès de l’ONU la dépénalisation universelle de l’homosexualité”.

En 2021, candidate à sa succession, elle réduit la place des conservateurs : exit Caroline Carmantrand, l’élue Sens commun, Franck Margain, ex du PCD.

Etre dans le sens du vent est une ambition de feuille morte.

Débat Mélenchon vs Zemmour : les intox de BFM TV

Le débat d’hier soir est à revoir ici :

Lors du débat, Eric Zemmour a évoqué les 1000 agressions quotidiennes en France, chiffre revu à la baisse (700 par jour tout de même) par une journaliste (je n’ose pas écrire “la stagiaire”) de BFMTV. Pourtant Le Figaro, dans un article de fin juillet, en évoquait 2000 par jour début 2021 :

Plus tard lors du débat, Mélenchon et Hervé le Bras, cité par la journaliste de BFM TV, déclarent que les personnes qui quittent la France sont principalement des immigrés. Mais les chiffres disent le contraire :

Autre intox de BFM TV lorsqu’Eric Zemmour a évoqué les fraudes à la sécurité sociale en s’appuyant sur les chiffres de Charles Prats. Ce dernier s’est défendu :

Maltraitance LGBT : une “emprise idéologique sur le corps des enfants” au nom de l’émancipation de “l’enfant-transgenre”

“On s’exprime”, l’ignoble site pornographique sur la sexualité destiné à pervertir les adolescents a reçu un prix, dont Stratégie rend compte. La perversion des enfants bat son plein et une cinquantaine de psys, médecins et intellectuels dénoncent uneemprise idéologique sur le corps des enfants” faite au nom de l’émancipation de “l’enfant-transgenre”.

Associées à l’Observatoire des discours idéologiques sur l’enfant et l’adolescent, collectif de professionnels de l’enfance et de chercheurs (médecins, psychiatres, psychanalystes, juristes, magistrats, enseignants de l’Education nationale, philosophes, sociologues…), ces personnalités dénoncent les discours sur “l’autodétermination” de l’enfant qui légitiment une forte augmentation des demandes de changement de sexe particulièrement chez les adolescents. Leur appel est relayé dans L’Express.

Nous ne pouvons plus nous taire sur ce qui nous apparaît comme une grave dérive commise au nom de l’émancipation de l'”enfant-transgenre” (celui qui déclare qu’il n’est pas né dans le “bon corps”). Sur l’argument de seuls ressentis érigés en vérité, des discours radicaux légitiment les requêtes de changement de sexe. Mais c’est au prix d’un traitement médical à vie voire chirurgical (ablation des seins ou des testicules) sur des corps d’enfants ou d’adolescents. C’est ce phénomène et son fort retentissement médiatique qui nous interpelle et non les choix des adultes transgenres.

Pensant peut-être apporter une réponse, le gouvernement écossais a émis, depuis le 12 août, de nouvelles directives d’inclusion LGBT, selon lesquelles des enfants dès l’âge de l’entrée en primaire auront la possibilité de changer de nom d’usage et de sexe à l’école sans le consentement de leurs parents. Sans leur consentement et même sans que ceux-ci en soient informés si l’enfant en fait la demande.

On fait croire aux enfants qu’une fille pourrait devenir un garçon et inversement parce qu’ils l’auraient décidé sans même l’avis des adultes, et ce, de plus en plus jeune.

Ce qui se passe chez nos voisins pourrait très vite arriver en France : la diffusion protéiforme de ces croyances se traduit depuis quelques années par une inflation considérable de demandes de changement de sexe chez les enfants et plus particulièrement chez les adolescentes. Selon Jean Chambry, pédopsychiatre responsable du CIAPA (Centre Intersectoriel d’Accueil pour Adolescent à Paris), il y a près de dix ans, on avait environ dix demandes par an, en 2020, c’est dix demandes par mois (uniquement pour la région Ile-de-France). Il parle d’une accélération inquiétante des réponses médicales à ces demandes de transition. […]

200 personnes prient le chapelet à Saint-François-Xavier pour le retour de la messe des étudiants

Communiqué de Juventus Traditionis :

Mercredi soir, nous étions près de 200 personnes pour la récitation du chapelet à Saint François Xavier. Deux fois plus que mercredi dernier !

Un grand merci à tous ceux qui sont venus ! Etudiants et jeunes professionnels, mais aussi parents parfois avec leurs enfants, tous ont prié et chanté avec ferveur. Cette mobilisation réelle s’est vue doublée par 250 personnes qui ont suivi l’évènement en direct sur Instagram !

Nous prions pour l’unité de l’Eglise, qu’elle reconnaisse la nécessité de promouvoir la Messe Saint Pie V. Prions aussi pour tous les prêtres qui souhaitent célébrer cette messe quotidiennement et pas seulement en privé.

Alors que partout dans le Monde, des chrétiens sont persécutés pour leur Foi que le manque de prêtre est toujours plus grand, la suppression de Messes est incompréhensible.

Nous attendons le retour de Monseigneur Aupetit afin de connaître ses intentions.

 

I-Média – Fdesouche face à la fatwa

Zemmour : le choc des photos

Photos chocs de Paris Match, débat avec Mélenchon et rencontre avec le président hongrois Viktor Orban, le Z est encore une fois sous le feu des projecteurs !

Fdesouche face à la fatwa !

Le pseudo-journaliste Taha Bouhafs a “découvert” une liste entretenue par Fdesouche concernant les signataires d’une pétition contre l’islamophobie. Il porte plainte et déclenche une fatwa sur AlJazeera.

Revue de presse

Macron en contre-plongée devant les médias

La rupture du contrat des sous-marins est un coup dur pour la France, Macron en profite pour jouer les durs sur la scène internationale.

Et maintenant le vote par correspondance !

A sept mois de l’élection présidentielle, des députés PS ont déposé une proposition de loi visant à instaurer le vote par correspondance. Et même si les députés reconnaissent :

En France, le vote par correspondance a existé de 1946 à 1975, date à laquelle il a été interdit à raison des fraudes que ce système permettait. La presse de l’époque regorge d’histoires de scrutins truqués.

L’objectif est annoncé.

 

C’est arrivé un 23 septembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 23 septembre 1600: ordination de St Vincent de Paul.

L’ordination a lieu à Château-l’Evêque, alors qu’il n’a que 20 ans, soit 4 ans avant l’âge canonique minimum autorisé à l’époque.

Vendu esclave à Tunis, acheté par un Français apostat, qu’il convertit ; chargé d’une mission auprès du Roi Henri IV par le pape, il devient aumônier de la Reine Margot.Voir les Chroniques du 24 avril, du14 mai, du 27 septembre.

  • le 23 septembre 1305 : mariage du futur Roi de France, Louis le Hutin.

Louis le Hutin, fils du Roi de France Philippe IV le Bel et de la reine de Navarre Jeanne Ière, épouse à Vernon Marguerite de Bourgogne, fille du duc de Bourgogne Robert II et d’Agnès de France.

  • le 23 septembre 1548 : le Roi Henri II fait une entrée triomphale dans Lyon.

La ville l’accueille par un triomphe à romaine.Les cérémonies de cette entrée solennelle sont somptueuses. Annoncée en mai, cette visite est minutieusement préparée par la population. Elle a lieu un dimanche ; le Roi longe d’abord les quais de la Saône à bord d’une gondole. Arrivé au faubourg de Vaise, l’attend une grande tente surélevée en soie verte brodée de fil d’argent et parsemée des chiffres royaux. Après avoir pris une collation, il reçoit le gouverneur et les notables de la ville, puis le clergé. Un immense défilé à lieu devant lui, s’y étale la richesse de la cité.

Ensuite, le Roi fait son entrée accompagné de sa cour. Le cortège est constitué de plus de 7000 personnes qui découvrent une ville entièrement pavoisée et décorée ! Les festivités durent une semaine entière.

  • le 23 septembre 1666 : mort de l’architecte français François Mansart.

François Mansart, architecte français, naitle 23 janvier 1598 à Paris. Il réalise de nombreux édifices dont le Château de Balleroy, le Château de Berny. La conception du Château de Maisons-Laffitte est sans conteste son œuvre majeure dont le modèle d’architecture baroque sera imité dans toute l’Europe.

  • le 23 septembre 1880 : entrée en fonction du gouvernement de Jules Ferry.

La persécution de l’Eglise catholique commence de façon ouverte en France.

« La scène se passe fin 1885. Jean Jaurès, professeur de philosophie dans le Sud-Ouest, vient d’être élu, à 26 ans, député du Tarn. Politiquement, il se situe au centre gauche, mais il entame l’évolution qui le conduira au socialisme. Le nouveau parlementaire croise Jules Ferry. Ce dernier, ancien président de la Chambre et ancien président du Conseil, a dû quitter le pouvoir au printemps précédent —sa politique coloniale ne faisant pas l’unanimité— mais il reste une figure de la République. Le jeune Jaurès s’adresse donc à lui. « Mais enfin, Ferry, quel est votre idéal ? Vers quel terme croyez-vous qu’évolue la société humaine et où prétendez-vous la conduire ? Quel est votre but ? — Mon but, répond Ferry, est d’organiser l’humanité sans Dieu et sans rois. — Mais non sans patrons », réplique Jaurès. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 29)

  • le 23 septembre 1898 : vœu émis par le Grand Orient lors de son convent annuel : la maçonnerie et l’enseignement.

« Ce n’est pas l’enseignement libre, à proprement parler que nous combattons. C’est l’enseignement, la doctrine cléricale. En un mot, c’est que nous combattons c’est l’éternel ennemi… Il nous faut […] restituer à l’Etat, au nom de la vraie liberté, le monopole de l’éducation.»

François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 142)

  • le 23 septembre 1913 : première traversée aérienne de la Méditerranée.

L’aviateur français Roland Garros réussit la première traversée de la Méditerranée en reliant Saint-Raphaël dans le Var à Bizerte, au Nord de la Tunisie. Il parcourt les 730 kilomètres en 7 heures et 53 minutes, à bord d’un monoplan Morane-Saulnier.

  • le 23 septembre 1940 : échec de l’attaque gaullo-britannique sur Dakar.
  • le 16 et 23 septembre  1943 : bombardement des Alliés sur Nantes.

Voir la chronique du 16 septembre.

  • le 23 septembre 1956 :la France et le Royaume-Uni soumettent le problème du canal de Suez au Conseil de sécurité des Nations unies.
    • le 23 septembre 1968 : mort du Padre Pio.

Padre Pio a porté les stigmates une bonne partie de sa vie. Chaque vendredi, du sang AB, identique à celui sur saint Suaire de Turin et à celui des différents miracles eucharistiques, suintait de ses plaies avec un parfum ineffable. Le père connu pour les nombreux miracles réalisés de son vivant, passait plus de 18 heures par jours à confesser ; son don de lire dans les âmes lui attirait les foules.

Le Pape Benoit XV déclaré : « Padre Pio est l’un de ces hommes extraordinaires que Dieu envoie rarement sur la Terre pour ramener à lui le genre humain.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 273)

  • le 23 septembre  1990 : début de l’opération Daguet.

France lance l’opération Daguet et participe à la première guerre d’Irak. Avec 4000 hommes au début, les effectifs montent jusqu’à 12500 hommes, des chars, des hélicoptères et des avions de combat sont déployés en Arabie saoudite aux côtés des Américains.

Il n’y a pas de grand remplacement

A noter qu’il existe aussi une version française (!), anglaise, chinoise, farsi, roumaine… de cette affiche.

L’affaire franco-australienne illustre les difficultés d’une véritable coopération avec le monde anglo-saxon

Dans Présent, Bruno Gollnisch, qui fut capitaine de frégate, décrypte la crise liée à l’annulation par l’Australie du contrat portant sur 12 sous-marins. Extrait :

[…] Le terme sous-marins nucléaires est ambigu pour le grand public. Il désigne indifféremment des sous-marins dont non seulement la propulsion mais aussi l’armement sont nucléaires, d’un tonnage vingt fois plus important que ceux de la Deuxième Guerre mondiale, équivalant à celui des anciens croiseurs, et que nous désignons en France sous le terme de SNLE : Sous-marins Nucléaires Lanceurs d’Engins. Les engins en question étant seize immenses fusées intercontinentales pourvues d’ogives nucléaires capables de dévaster le monde.

Ici en revanche il s’agit de sous-marins à propulsion nucléaire, mais dont l’armement demeure classique (torpilles, missiles mer-mer, etc.), que nous appelons SNA : Sous-marin Nucléaire d’Attaque. Leur autonomie est très supérieure à celle des sous-marins classiques, mus par des moteurs diesel alimentant des batteries électriques. Encore que les sous-marins français dont la vente vient d’être annulée, de la classe « Attack », dérivée de nos « Barracuda », étaient capables de performances remarquables, utilisant des piles à combustible, et emportant un armement redoutable, capable de frapper sous la mer, sur terre et même dans les airs.

Sur nos sous-marins à propulsion nucléaire, le carburant nucléaire ne doit être rechargé qu’une fois tous les dix ans. En raison d’un uranium hautement enrichi, ce délai serait encore plus important pour les SNA américains que l’Australie prévoit désormais d’acheter. Elle n’est cependant pas au bout de ses peines, car elle n’est pas à ce jour équipée pour la maintenance de tel matériel, ne disposant pas d’industrie atomique. Le plus long dans ce domaine n’étant pas le transfert de matériel ou de technologie, mais bien la formation des personnels.

Les grands sous-marins sont essentiels pour les marines d’aujourd’hui, car, même si la détection sous-marine (par ondes sonores, magnétisme, etc.) a fait des progrès considérables, le sous-marin en profondeur reste difficile à détecter.

On en a eu un exemple lors de la guerre des Malouines, ou l’envoi de SNA par la marine britannique, a suffi pratiquement à clouer au port la marine d’Argentine, après la destruction du croiseur cuirassé Belgrano.

Peut-être même le sous-marin est-il aujourd’hui le nouveau « Capital ship », fleuron des armes navales, comme le cuirassé jusqu’à la Première Guerre mondiale, ou le porte-avions en cours de la Seconde. C’est qu’en effet à l’heure actuelle, les navires de surface sont de plus en plus détectables par des constellations de satellites : une opération surprise comme celle de l’attaque de Pearl Harbour par les Japonais en 1941 serait aujourd’hui presque impossible, même si des techniques de leurre et d’armes à énergie dirigée pour neutraliser les satellites se développent en parallèle.

Solidarités anglo-saxonnes

Cette affaire franco-australienne illustre, s’il en était besoin, le fait que les Etats obéissent avant tout à leurs propres intérêts, et aussi les difficultés d’une véritable coopération sur un pied d’égalité avec le monde anglo-saxon, qui reste régi par des solidarités profondes et exclusives.

Elles sortent encore renforcées par le Brexit. De Gaulle avait refusé l’entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun, percevant que celle-ci préférerait toujours ses relations privilégiées avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande au respect de la préférence communautaire. La sortie de l’Union européenne a définitivement désinhibé la Grande-Bretagne, qui se tourne résolument vers ses anciennes colonies et vers les Etats-Unis.

Il y a plusieurs années, une tentative similaire de concevoir et de fabriquer en commun deux porte-avions entre Londres et Paris n’avait abouti, après d’innombrables palinodies (dont plusieurs de notre fait), qu’à des études restées sans lendemain, et à l’enterrement du nécessaire projet de deuxième porte-avions. En février 2014, la Cour des comptes en avait chiffré le désastre financier à « plus de 200 millions d’euros […], sans véritable contrepartie pour la France ». Cela aurait dû servir de leçon…

Mieux vaudrait à l’avenir nous tourner plutôt vers la coopération avec des pays de langue et de culture latines tels que l’Italie (en dépit des difficultés du programme de Frégates multi-missions), l’Espagne, le Portugal, ou les pays hispanophones ou lusophones du continent américain.

Alliance

En termes de géopolitique, cette affaire traduit aussi le renforcement de l’alliance entre les USA, la Grande-Bretagne et l’Australie dans une nouvelle politique de « containment » face à la Chine, alliance baptisée « AUKUS ». Pékin ne s’y est pas trompé, et traite l’Australie de façon injurieuse.

Nous verrons si le mécontentement français dure suffisamment pour que les Etats-Unis regrettent d’avoir sacrifié l’alliance avec notre pays à leur nouvelle stratégie et aux intérêts de leur industrie. Le prochain sommet de l’OTAN à Madrid sera peut-être l’occasion de mettre les choses au point.

Présence dans le Pacifique

Nous ne manquons pas d’atouts dans le Pacifique, où nous n’avons guère d’intérêt à l’affrontement avec la Chine, ainsi que je l’ai déjà écrit ici. Les revendications de Pékin sur les îlots et le plateau continental de la mer de Chine peuvent inquiéter l’Indonésie, la Malaisie, Bahrein, le Vietnam, le Japon, les Philippines ; elles ne menacent pas directement notre immense domaine maritime, organisé principalement autour de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française, et accessoirement de l’île de Clipperton, sans parler de nos possessions dans les mers australes. Cependant l’attitude chinoise fragilise la convention de Montego Bay, qui nous octroie le deuxième domaine économique mondial, et inspire d’autres puissances plus près de nous, en Méditerranée orientale ou dans le grand Nord.

Il reste que, si nous voulons y être pris au sérieux, il faudrait y disposer d’un matériel plus important que quelques frégates de surveillance et autres bâtiments, certes performants, mais légers. Et aussi cesser de s’obstiner à demander à un corps électoral artificiellement restreint en Nouvelle-Calédonie de revoter pour l’indépendance, après chaque référendum ayant manifesté le désir de la majorité de rester française.

Un nouveau Master en droit de l’homme

Le Collegium Intermarium est une nouvelle université inaugurée officiellement à Varsovie en 2021 par le Président polonais. Elle délivre des enseignements principalement dispensés à distance et en anglais, validés par des diplômes européens. Son enseignement s’inscrit dans la culture classique et la pensée chrétienne. Voir ici une présentation

Parmi les enseignements proposés, un master en droits de l’homme est dispensé par des spécialistes de renommée internationale dans les milieux conservateurs. On trouve notamment

  • la canadienne Jane Adolphe, spécialiste et acteur de la diplomatie catholique,
  • la professeur Ligia Castaldi, spécialiste des droits de l’homme en Amérique latine,
  • l’américain Stefano Gennarini, spécialiste des Nations unies (C-fam),
  • le français Grégor Puppinck, spécialiste de la CEDH,
  • ou encore des juristes et philosophes hongrois, néerlandais ou américains, tels Francis J. Beckwith, Andreas Kinneging et András Lánczi.

Il s’agit là d’une offre de formation unique par sa qualité et son esprit. Les inscriptions sont possibles jusqu’au 10 octobre 2021.

Tandis que Rome s’acharne contre les traditionalistes, les Français croient de moins en moins en Dieu

La mise en parallèle de ces deux informations est ubuesque. Le pape François a déclaré aux jésuites slovaques :

Vous avez dit un mot très important, qui identifie la souffrance de l’Église en ce moment : la tentation de revenir en arrière. C’est ce dont nous souffrons aujourd’hui dans l’Église : l’idéologie du retour en arrière. C’est une idéologie qui colonise les esprits. Il s’agit d’une forme de colonisation idéologique. Ce n’est pas vraiment un problème universel, mais plutôt spécifique aux Églises de certains pays. La vie nous fait peur, (…)  la liberté nous fait peur. Dans un monde tellement conditionné par les addictions et la virtualité, nous avons peur d’être libres. (…) C’est pourquoi aujourd’hui des gens se tournent vers le passé : pour chercher la sécurité. Nous avons peur de célébrer devant le peuple de Dieu qui nous regarde en face et nous dit la vérité. (…) C’est le mal de ce moment : chercher la voie dans la rigidité et le cléricalisme, qui sont deux perversions. (…) J’espère maintenant qu’avec la décision de mettre fin à l’automatisme de l’ancien rite, nous pourrons revenir aux véritables intentions de Benoît XVI et de Jean-Paul II. (…) Désormais, ceux qui veulent célébrer avec le vetus ordodoivent demander la permission à Rome, comme cela se fait pour le biritualisme. Pourtant, il y a des jeunes qui, après un mois d’ordination, vont voir l’évêque pour le demander. C’est un phénomène qui indique que nous sommes en train de régresser. Un cardinal m’a raconté que deux prêtres nouvellement ordonnés sont venus le voir pour lui demander d’étudier le latin afin de pouvoir bien célébrer. Celui-ci, qui a le sens de l’humour, a répondu : « Mais il y a tellement d’Hispaniques dans le diocèse ! Étudier l’espagnol pour pouvoir prêcher. Ensuite, lorsque vous aurez étudié l’espagnol, revenez me voir et je vous dirai combien de Vietnamiens il y a dans le diocèse, et je vous demanderai d’étudier le vietnamien. Ensuite, quand tu auras appris le vietnamien, je vous donnerai aussi la permission d’étudier le latin ». Alors il les a fait « atterrir », il les a fait revenir sur terre.

Contrairement à ce que déclare ce bon pape, l’idéologie du retour en arrière se caractérise aujourd’hui par un retour aux lubies des années 70.

Revenons donc sur terre…

Une majorité de Français ne croit pas en Dieu. A la question “Vous, personnellement, croyez-vous en Dieu ?”, 51% des sondés répondent “non” (contre 44% en 2011 et 2004),selon un sondage Ifop pour l’Association des journalistes d’information sur les religions (Ajir), publié jeudi 23 septembre. Dans le détail, les plus croyants sont chez les 65 ans et plus (58%) puis chez les 18-34 ans (48%).

L’épidémie de Covid-19 a encore éloigné les Français de la pratique religieuse. Et pour cause : nos évêques se sont très facilement soumis à la dictature sanitaire, estimant que la santé du corps passait avant celle de l’âme. Alors si la messe dominicale n’est pas si importante, pourquoi y retourner ? Les personnes interrogées parlent de moins en moins de religion en famille. Ils sont 38%, contre 58% en novembre 2009. Et seuls 29% en parlent avec leurs amis (49% en 2009).

Mais ce qui est important pour certains évêques, c’est surtout d’interdire à certains prêtres d’enseigner le catéchisme. Pensez donc : certains Français pourraient devenir catholique. Et cela c’est une grave tentation de retour en arrière…

Vers un hold-up d’Eric Zemmour sur Les Républicains ?

Les équipes autour d’Eric Zemmour semblent vouloir rééditer la stratégie de Donald Trump, qui avait bousculé la primaire du parti Républicain pour en sortir vainqueur. Alors que LR n’a pas encore décidé comment le candidat du parti sera sélectionné, les proches d’Eric Zemmour tentent de s’inviter dans ce processus, comme l’indique cet article du Figaro :

Les jeunes LR de Retailleau au Hellfest ?

Les jeunes LR des Pays de la Loire, le fief du sénateur Bruno Retailleau, invitent leurs membres au Puy du Fou, non au Hellfest. Curieuse idée.

Les relations internationales, ce n’est pas caresser les autres dans le sens du poil

M.Macron est tactile. Il adore passer la main dans le dos de ses interlocuteurs et montrer ainsi une proximité indéfectible.

Les caresses dans le dos avaient été particulièrement prolongées et démonstratives en juin 2021, lors du sommet du G7  en Cornouailles : c’était avec M.J.Biden qui s’était visiblement plié de bonne grâce à ce jeu.

Les contacts étroits avec M.Biden ont semblé alors si importants à M.Macron que, dans le reportage encore présenté sur le site de l’Elysée concernant cette réunion, l’entretien entre les deux personnages occupe un quart du temps de visionnage :

Or, qu’apprend-on dans l’article Dans les coulisses de la trahison du siècle publié par Le Figaro le 22 septembre 2021 ? On apprend ceci (« ScoMo » étant le surnom du Premier ministre australien) :

Ce n’est pas tout de caresser. Encore faut-il avoir la main….

Après un coup de téléphone, l’ambassadeur de France, qui venait d’être rappelé, retourne aux Etats-Unis. Fin du sujet.

Les technocrates sont vraiment au pouvoir… :

“un processus de consultations approfondies, visant à mettre en place les conditions garantissant la confiance et à proposer des mesures concrètes pour atteindre un objectif commun”.

Aucune radicalisation ne justifiait l’interdiction de l’école en famille

Demandés en vain par les associations en faveur de l’instruction en famille (IEF) pendant le débat sur la loi séparatisme, les deux rapports de la Dgesco sur l’instruction en famille ont finalement été transmis début septembre… après le vote et la validation de la loi par le Conseil constitutionnel.

Alors que le ministre justifiait la loi par le risque de radicalisation des enfants non scolarisés, les rapports montrent que celui-ci est infime, voire inexistant.

Ainsi dans le rapport portant sur 2018-2019, on compte 35 965 enfants instruits en famille dont 19 008 instruits en famille en dehors d’une inscription réglementée au Cned. Près de 12 000 enfants ont été contrôlés, ce qui montre que celui-ci est bien réel. Au final on a eu 173 seconds contrôles conduisant à une mise en demeure de scolarisation et 35 saisines du procureur soit 0.3% de contrôles posant vraiment problème.

Ces rapports ne comprennent pas une ligne sur un risque sectaire, ni sur la radicalisation, et encore moins sur les fantômes de la République.

Pour Les enfants d’abord, une association de parents pratiquant l’IEF, “on comprend mieux la pudeur de l’éducation nationale qui a mis tant de temps à nous adresser ce document.

La paix liturgique installée par Benoît XVI semble brisée et l’inquiétude gagne certaines communautés qui célèbrent la forme ordinaire

Dans L’Homme Nouveau, Philippe Maxence revient sur l’inquiétude générée par le motu proprio Traditionis Custodes, et souligne que les fidèles de la forme extraordinaire ne sont pas les seuls à s’inquiéter :

[…] À vrai dire, l’inquiétude commence à gagner également certaines communautés qui célèbrent la forme ordinaire en tentant de l’inscrire dans une herméneutique de la continuité. Craintes là aussi vaines ? L’avenir le dira concrètement, mais le passé récent parle. Il y a un an, la Congrégation pour le Clergé ordonnait la fermeture du séminaire diocésain de San Rafael en Argentine. Son crime ? Continuer à distribuer la communion de manière traditionnelle. On se souvient aussi de l’affaire des Franciscains de l’Immaculée, congrégation très florissante et dont les prêtres célébraient dans les deux formes. Elle a été anéantie. Faut-il rappeler aussi la triste affaire des Petites Sœurs de Marie Mère du Rédempteur, absolument pas traditionalistes, mais dont les usages ont été jugés trop conservateurs ? Cette congrégation, aussi, a été réduite à sa plus simple expression. En juillet dernier, au Costa Rica, la conférence épiscopale a non seulement interdit toute célébration de la forme extraordinaire mais aussi celle de la forme ordinaire en latin, tournée vers l’orient, ainsi que l’utilisation de vêtements liturgiques anciens. Un prêtre aurait été sanctionné dans ce sens. Forts de ces faits, des laïcs ont signé une Lettre aux catholiques du monde entier en demandant au Pape de revenir sur son motu proprio (texte sur notre site). Même demande de la part d’un prêtre, l’abbé Pellabeuf, au nom du respect de la constitution de Vatican II sur la liturgie? (ici).

Prendre acte du réel

Le constat est donc là : la paix liturgique installée par Benoît XVI semble brisée ; les discussions reprennent et les oppositions s’affirment. Au nom de quoi ? De la fidélité au concile dont nombre d’historiens affirment aujourd’hui qu’il a représenté dans les faits davantage l’étendard d’une remise en cause permanente qu’une règle certaine. Dans son dernier livre, L’Ivresse et le Vertige (1), l’historien Yvon Tranvouez, venu pourtant de l’extrême-gauche de Dieu et qui partage avec François une admiration pour Michel de Certeau, note ainsi que « Vatican II n’est plus qu’un mot de passe, un pavillon de complaisance ». Les mots sont forts. Ils traduisent au moins une certaine réalité trop souvent mise de côté par les clercs. Et pourtant, l’Église a besoin d’une véritable réforme pour faire face à un monde anti ou postchrétien pour que ses fidèles aillent au Ciel.

Dans une telle situation, la première urgence, le premier pas d’une telle réforme serait de prendre acte de la réalité et de cesser de vivre comme si le monde ne reniait pas le christianisme. Voici des années que nous demandons une vraie réforme. Voici des années que nous l’attendons. Ecclesia semper reformanda : l’Église est toujours réformable. Encore faut-il la vouloir et la voulant, la réaliser. […]

La CEDH contre les nations ?

Charlotte d’Ornellas analyse le rôle de la CEDH, dont on ferait bien de sortir s’il on veut garder notre souveraineté :

Contre l’avortement, elle entame une grève de la faim devant l’Assemblée Nationale

Une jeune femme a entamé une grève de la faim avec 4 objectifs :

  • Réduire le délai légal de recours à l’IVG à un délai de 6 semaines (8 semaines d’aménorrhée), soit aux premiers battements de cœur de l’embryon
  • Interdire aux mineurs de recourir à une IVG sans l’accord d’un parent ou d’un représentant légal.
  • Supprimer la prise en charge financière accordée par l’État français pour les IVG
  • donner le droit au père biologique de s’opposer à l’IVG de son enfant à naître

Elle a écrit à Emmanuel Macron :

C’est arrivé un 22 septembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 septembre 530 : décès du pape saint Félix IV.

Saint Félix IV est désigné par Théodoric et non pas élu; ce dernier avait martyrisé son prédécesseur, Jean Ier. Pape pendant un peu plus de quatre ans, du 12 juillet 526 au 22 septembre 530. Il est inhumé au lieu où se trouve l’actuelle basilique Saint-Pierre.

C’est sous son pontificat que Benoît de Nursie fonde le monastère du Mont-Cassin en Italie. Les bénédictins et la règle bénédictine, « Ora et Labora » « prie et travaille » vont civiliser et christianiser l’Europe.

  • le 22 septembre 530 : élection pape Boniface II.
  • le 22 septembre 1485 : le duc François II de Bretagne crée le parlement de Rennes.

Le Duc décide l’établissement d’une cour souveraine, le nom de Parlement de Bretagne, utilisé au début du siècle pour nommer les États de Bretagne, lui est rapidement donné.

  • le 22 septembre 1503 : le cardinal Francesco Todeschini Piccolomini est élu pape et prend le nom de Pie III.

Il ne reste chef de l’Église que vingt-six jours et meurt de la goutte.

  • .le 22 septembre 1504 : le Roi Louis XII signe un des traités de Blois.

Ce traité prévoit le mariage de Claude, fille de Louis XII, âgée de huit ans, avec celui qui deviendra Charles Quint. Anne de Bretagne y est très favorable car elle ne souhaite pas voir sa fille épouser celui qui deviendra François 1er.

  • le 22 septembre 1703 : les Camisards, alliés aux ennemis protestants de la France massacrent des villages entiers.

La France est en pleine guerre de succession d’Espagne depuis un an. Un plan d’invasion du pays est mis en œuvre par les puissances protestantes qui s’appuient sur un ennemi de l’intérieur : les Camisards.

Dans Histoire partiale-Histoire vraie, (éditions Beau-Chesne-Croit, tome 3 page 66), Jean Guiraud rapporte les horreurs commises ce jour :

« On ne peut lire sans frémir le récit suivant des cruautés que commirent les Camisards « dans les lieux de Saint-Ceriez et de Saturargues, le 22 septembre 1703 ». « Au nombre de 400, ils se divisèrent en deux troupes qui allèrent piller chacune l’un de ces pays ». La première s’ouvrit, à coups de hache, un passage libre dans les maisons où pillant l’utile et le meilleur, elle ramassa tumultueusement le reste pour y mettre le feu, de sorte qu’en un moment, le château et le village brûlèrent de toutes parts… Ces sacrilèges profanateurs de la maison du Dieu vivant, entrèrent dans l’église, le fer et le feu à la main, renversèrent l’autel, brûlèrent le tabernacle… Ces inhumains ont tué dans Saint-Ceriez onze personnes et blessé deux». A Saturargues, «cette troupe infernale, se voyant maîtresse absolue de la vie et des biens des habitants, tua, massacra sans pitié et mit le feu dans tout le village. M. Pujol médecin arriva dans cette effrayante conjoncture ; il prit garde que la violence du feu était si grande que les voûtes même les mieux bâties ne pouvaient pas y résister. Il trouva d’abord 71 personnes massacrées, savoir 15 hommes, 26 femmes dont 6 allaient être mères qui furent éventrées, 30 enfants ; 15 blessés qu’on fit porter à Lunel-la-Ville pour les faire panser, dont six sont morts de leurs blessures… il vit sur le corps d’un pauvre homme un petit enfant à qui on avait déchiqueté le visage et coupé la gorge à coups de dagues ; il était encore emmailloté dans les langes ; il en aperçut six autres, depuis l’âge de trois ans jusqu’à six, à qui on avait coupé les bras et les têtes ; d’autres étaient grillés au milieu de leurs pères et de leurs mères. Il remarqua, entre autres choses, cinq femmes que ces meurtriers avaient ramassées autour d’une croix de pierre qu’ils abattirent sur elles : la terre est encore couverte du sang de ces illustres crucifiées ».

  • le 22 septembre 1711 : Duguay-Trouin s’empare de Rio de Janeiro.

Arrivé le 12 septembre, le corsaire malouin conquiert forts après forts, toutes les défenses de la ville. Minutieusement préparée cette attaque d’une audace incroyable lui permet de délivrer les survivants d’une expédition qui avait échoué l’année précédente. Malheureusement ses marins se livrent au pillage de la ville ; ce que lui reprochera ensuite le ministre de la Marine Jérôme Phelypeaux de Pontchartrain.

La France, en pleine Guerre de Succession d’Espagne, et le Brésil, une colonie portugaise alliée de l’Angleterre, vient d’essuyer une succession de revers. Cette victoire réconforte le Roi, rapporte un colossal butin (1,35 tonne d’or et 1,6 millions de livres de marchandises), et démontre que les Anglais n’ont pas encore la maîtrise des mers. Ces derniers signent, le 17 juillet 1712, une suspension d’armes en partie à cause de cette défaite. Voir la chronique du 10 juin.

  • le 22 septembre 1774 : décès du pape Clément XIV, à Rome.

Voir la chronique du 19 mai, sur la suppression de la Compagnie de Jésus et la faiblesse du pape face aux ennemis de l’Eglise de l’époque.

  • le 22 septembre 1792 : la France vit à l’heure du châtiment : premier jour de la république.

Elle n’a jamais été officiellement proclamée, simplement la décision est prise, ce jour, de dater les actes de l’an I de la République. Voir la chronique de la veille sur l’abolition de la Monarchie. Ce sont deux franc-maçons qui prononcent le mot république : Billaud-Varenne et Couthon.

Le premier demande :

« Qu’à compter d’hier on date l’an quatrième de la liberté premier de la République française. »

Le second « qu’on déclare la République française une et indivisible »

Et François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et de mœurs note, page 75 :

« La Convention révèle le caractère dictatorial de cette République toute neuve en demandant « la peine capitale contre tout individu tentant de rompre l’unité de la République française » ».

  • le 22 septembre 1804 : la Grande Loge générale écossaise de France du rite ancien et accepté est fondée.
  • le 22 septembre 1875 : le Convent international maçonnique réunissant tous les Suprêmes Conseils du REAA sous la direction de Crémieux, souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de France, ouvre à Lausanne.

REAA : rite écossais anciennement accepté.

  • le 22 septembre 1914 : l’écrivain Alain Fournier tué au front.

L’écrivain français Henri-Alban Fournier, dit Alain Fournier, est tué au cours des combats des Eparges, au sud de Verdun. Il vient d’avoir 28 ans. “Le Grand Meaulnes”, son premier et unique roman, paru en 1913, a manqué d’une voix le Prix Goncourt. En 1914, il a commencé la rédaction d’un nouveau roman: “Colombe Blanchet” qui reste inachevé. Porté disparu, avec son capitaine et d’autres hommes de son régiment, il est jeté dans une fosse commune. Son corps est finalement identifié en 1991, soit 77 ans après sa disparition.

  • le 22 septembre 1928 : premier central téléphonique automatique à Paris.

Le premier installé en France l’est, le 9 octobre 1913, à Nice.

  • le 22 septembre 1960 : création du Mali.

L’indépendance du Soudan français est proclamée : il devient la République du Mali. Keïta devient président.

  • le 22 septembre 1981 : les débuts du TGV.

Le voyage inaugural du Train à Grande Vitesse s’effectue en présence du Président Mitterrand et de plusieurs ministres. La mise en circulation pour le public a lieu le 27 septembre.

  • le 22 septembre 1996 : messe célébrée à Reims par le pape Jean-Paul II, à l’occasion de la célébration du 1500e anniversaire du baptême de Clovis.

Extrait du sermon du pape :

« Cette grande célébration jubilaire du baptême vous donne l’occasion de réfléchir sur les dons que vous avez reçus et sur les responsabilités qui en découlent. Au cours des siècles, ces dons ont été, assurément, multipliés de nombreuses fois en tous ceux qui sont devenus dans votre pays le sel de la terre, en ceux qui ont fait resplendir et qui continuent à faire resplendir la grande lumière du témoignage chrétien, de l’apostolat, de l’esprit missionnaire, du martyre, de toutes les formes de la sainteté. Que l’on pense aux martyrs depuis Pothin et Blandine de Lyon, aux pasteurs comme Martin ou Remi, François de Sales ou Eugène de Mazenod, aux saintes femmes comme Jeanne d’Arc, Marguerite-Marie ou Thérèse de Lisieux, aux apôtres de la charité comme Vincent de Paul, aux saints éducateurs comme Nicolas Roland ou Jean-Baptiste de La Salle en cette ville même, aux fondatrices missionnaires comme Anne-Marie Javouhey ou Claudine Thévenet. Ce grand jubilé du baptême doit vous amener à dresser un vaste bilan de l’histoire spirituelle de « l’âme française ». Vous vous souviendrez certes de temps obscurs, de bien des infidélités et des affrontements, conséquences du péché. Mais vous vous souviendrez que toute traversée de l’épreuve est un appel pressant à la conversion et à la sainteté, afin de suivre jusqu’au bout le Christ qui a livré sa vie pour le salut du monde. C’est quand la nuit nous enveloppe que nous devons penser à l’aube qui poindra, que nous devons croire que l’Église chaque matin renaît par ses saints. « Qui l’a une fois compris, disait Bernanos, est entré au cœur de la foi catholique, a senti tressaillir dans sa chair mortelle… une espérance surhumaine ».

[…] C’est justement parce que vous avez derrière vous tant de siècles de christianisme que vous êtes appelés à agir de manière digne de la vocation chrétienne. »

L’intégralité se trouve ici :

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1996/documents/hf_jp-ii_hom_19960922_centenario-clodoveo_fr.html

  • le 22 septembre 2000 : “Le Monde” publie des extraits des déclarations posthumes de Méry, financier du RPR.

L’enregistrement d’une vidéo met en cause le président Chirac. Ce dernier juge l’affaire “abracabradantesque“.

Voir la chronique de la veille.

  • le 22 septembre 2000 : la France kafkaïenne.

Gilles Bernardi, maire du Lavandou dans le Var en France, prend un arrêté municipal insolite :

« Il est interdit (…) de décéder au Lavandou ».

La loi Littoral, interdisant l’extension du cimetière existant et la création du nouveau fondé sur un projet de style cimetière marin contesté par des écologistes, l’amène être aussi absurde que la loi.

  • le 22 septembre 2000 : création d’Euronext.

Les Bourses d’Amsterdam, de Bruxelles et de Paris fusionnent pour former l’Euronext, premier marché financier d’Europe continentale en capitalisation, devant la bourse de Francfort, mais derrière la City de Londres.

Deux ans plus tard, cette nouvelle bourse européenne rachète le marché de produits dérivés britannique LIFFE (London International Financial Futures and options Exchange) et accueille la Bourse de Lisbonne. Euronext Paris occupe en partie les locaux du palais Brongniart. Voir les chroniques du 30 mars et du 24 septembre)

Ces Syriens qui ont choisi de rester dans leur pays pour le reconstruire

Comment les femmes syriennes ont-elles assuré la survie de leur famille sous les bombes et la terreur jihadiste ? D’où tirent-elles leur force ? Comment voient-elles l’avenir ?

Anne-Lise Blanchard, membre de SOS Chrétiens d’Orient, a rencontré 20 femmes syriennes qu’elle a interrogé dans le cadre d’un ouvrage : Norma, Eléna, Zoubeida, Diala… Institutrice, médecin, comptable, épicière, avocate, religieuse : toutes soulignent l’importance de la solidarité entre chrétiens et musulmans. Toutes soulignent le rôle essentiel des femmes pour reconstruire une Syrie meilleure, démocratique, pacifiée. Face aux conséquences désastreuses de la guerre, à la haine qu’il faut surmonter et aux sanctions économiques occidentales, des chaînes de solidarité et des initiatives citoyennes s’élèvent. Au niveau culturel, quelques hommes, artistes, témoignent également : l’art peut-il aider à relever une société qui a tant souffert ?

Anne-Lise Blanchard souligne :

Ce livre ne se veut pas le panégyrique d’un “régime” comme l’on se plaît à nommer les Etats que l’on désigne pour ennemis. Il est né du désir de faire connaître une réalité méconnue, occultée : celle des Syriens, de tous les Syriens. Ces Syriens qui ont choisi, au prix d’un calvaire qui n’en finit pas – quand bien même ils souhaitaient des réformes, voire manifestaient au tout début – de rester auprès des leurs, sur leur terre, pour défendre, protéger ce qui leur était le plus cher, leur famille, leur ville ou leur village, leur patrie ou leur nation, comme l’on voudra.

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