C’est arrivé un 14 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.”Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 14 août : saints du jour français ou en France.
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St Arnoul ; évêque de Soissons († 1087)
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À Ondenbourg en Flandre, l’an 1087, le trépas de saint Arnoul, évêque de Soissons. De soldat devenu moine, puis évêque, il se dépensa en faveur de la paix et de la concorde, et mourut dans le monastère qu’il avait fait construire.
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le 14 août 1099 : élection du pape Pascal II.
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le 14 août 1464 : mort du pape Pie II.
Enea Silvio Piccolomini est le 210èmepape de l’Église catholique.
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le 14 août 1352 : bataille de Mauron.
Lors de la guerre de Succession en Bretagne, la bataille oppose les forces anglo-bretonnes de Jean de Montfort et les forces franco-bretonnes de Charles de Blois. La ville fortifiée de Mauron constitue alors une place stratégique pour le contrôle de la Bretagne. La bataille de Mauron est remportée par les troupes de Jean de Montfort.
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le 14 août 1665 : la troupe de Molière triomphe.
Le Roi Louis XIV lui accorde une pension de 7000 livres ainsi que le titre de Troupe du Roi.
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le 14 août 1742 : naissance du futur pape Pie VII.
Barnaba Chiaramonti naît à Césène en Romagne. Comme Souverain pontife, il devra affronter l’ogre napoléonien.
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le 14 août 1756 : victoire française à la bataille de Fort Chouaguen, appelé par les Anglais Fort Oswego.
Dans le cadre de la guerre de sept ans, Louis-Joseph de Montcalm fait le siège de Fort Oswego, sur la rive sud du lac Ontario, entre le 10 et le 14 août 1756, après avoir déjà pris le Fort William Henry qui domine la vallée de l’Hudson.
Les Français capturent mille six cents hommes, cent vingt-et-un canons, six vaisseaux armés et de nombreuses embarcations Montcalm parvient ainsi à contrôler tout l’arc qui va du Québec à la Louisiane et toute la région des Grands Lacs, à mettre fin à la menace sur le fort voisin de Frontenac.
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le 14 août 1789 : Armand-Gaston Camus est nommé archiviste à la Commission des archives de l’Assemblée Constituante.
C’est lui qui est à l’origine de la création des Archives nationales
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le 14 août 1800 : début de l’élaboration du Code civil français.
Le Premier consul désigne une commission de quatre juristes : François Denis Tronchet, Félix Julien Jean Bigot de Préameneu, Jean-Étienne-Marie Portalis et Jacques de Maleville pour rédiger le projet de « Code civil des Français », sous la direction de Cambacérès.
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le 14 aout 1844 : bataille d’Isly.
La bataille d’Isly oppose le royaume de France au sultanat marocain. Les 11 000 hommes commandés par le maréchal Bugeaud,gouverneur général d’Algérie, avancent vers les 60 000 soldats marocains commandés par Abdar-Rahman ibn Hicham qui attaque. Les Françaisgagnent la bataille, font 800 morts adverses et récupèrent 11 canons. Le sultan Abd al-Rahman, soutenait le chef de guerre algérien Abd el-Kader contre les Français.
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le 14 août 1884 : la loi supprime les prières publiques à la rentrée des Chambres et allège les honneurs militaires rendus au Saint Sacrement.
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le 14 août 1887 : le pape Léon XIII couronne sainte Radegonde, “mère de la patrie française”.
Statue de sainte Radegonde dans le chœur de l’église de Sainte-Radegonde en Aveyron.
Voir la chronique de la veille.
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le 14 août 1893 : introduction du permis de conduire en France.
Louis Lépine, préfet de police français, instaure le permis de conduire à Paris. La France est le premier pays à immatriculer les automobiles, on en compte alors 1700.
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le 14 août 1940 : les loges maçonniques sont dissoutes.
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le 14 août 1941 : mort martyr de St Maximilien Kolbe.
Né à Zdunska Wola, près de Lodz en Pologne, en janvier 1894, il entre en 1907 au séminaire des Franciscains Conventuels, qui l’envoient à Rome pour y poursuivre ses études ecclésiastiques. Il fonde avec quelques frères la MILICE DE L’IMMACULÉE en vue de sanctifier le monde entier avec l’aide de la Vierge Immaculée. Ordonné prêtre en 1918 et revenu en Pologne, il fonde une revue, ‘ Le Chevalier de l’Immaculée ‘.
Les sept premiers Chevaliers d’avant-garde se consacrent à Marie Immaculée le 17 octobre 1917. Ces dévoués serviteurs de la Vierge affronteront tous les ennemis de Dieu et de l’Eglise, particulièrement les suppôts de la franc-maçonnerie en Italie, en Pologne, et dans le monde entier. Ils réciteront une fois par jour la prière suivante : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous et pour tous ceux qui n’ont pas recours à Vous, plus particulièrement pour les francs-maçons et pour tous ceux qui vous sont recommandés ».
En 1927, il fonde un ‘ Couvent-Maison d’édition ‘ confié à Marie la Cité de l’Immaculée, où plusieurs centaines de religieux vivent dans une pauvreté de vie vraiment franciscaine, mais travaillent sur les machines les plus modernes. Il part au Japon fonder une institution semblable.
Arrêté le 17 février 1941, enfermé dans le camp d’Auschwitz. Il y illumine de sa foi, son espérance et sa charité ce lieu de mort et de haine, jusqu’au jour où il s’offre pour mourir dans le bunker de la faim à la place d’un père de famille.
Après avoir accompagné tous ses compagnons dans leurs derniers instants, il est tué par une injection de phénol le 14 août 1941. Son corps est ensuite brûlé au four crématoire le lendemain, fête de l’Assomption.
Paul VI le déclare ‘ bienheureux ‘ le 17 octobre 1971 et Jean-Paul II ‘ saint ‘, comme martyr, le 10 octobre 1982. Jean Paul II le déclare plusieurs fois comme protecteur de ce siècle difficile, parce que toute sa vie fut marquée par un profond esprit missionnaire.
‘ Seul l’amour est une force de création ‘, disait saint Maximilien à ses compagnons de malheur, les invitant par là à faire face à la haine avec la force de l’amour.
Il est un des Saints patrons des électriciens, des radioamateurs, des journalistes, des prisonniers politiques et des toxicomanes.
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le 11 août 1944 : le Maréchal Pétain donne les pleins pouvoirs à l’amiral Auphan comme plénipotentiaire.
« Je donne pouvoir à l’amiral Auphan pour me représenter auprès du haut commandement anglo-saxon en France et, éventuellement, prendre contact de ma part avec le général De Gaulle ou ses représentants qualifiés, à l’effet de trouver au problème politique français, au moment de la libération du territoire une solution de nature à empêcher la guerre civile et réconcilier tous les Français de bonne foi.
Si les circonstances le permettent, l’amiral Auphan m’en référera avant toute décision d’ordre gouvernemental.
Si c’est impossible, je lui fais confiance pour agir au mieux des intérêts de la Patrie, pourvu que le principe de légitimité que j’incarne soit sauvegardé.
Si je ne suis plus libre, Auphan fera ouvrir le pli qui a été remis par moi-même en 1943 au vice-président du Conseil d’Etat et au Procureur général près la Cour de Cassation. »
Philippe Pétain
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le 14 août 1945: déclaration du Maréchal Pétain à la clôture de son procès.
« Au cours de ce procès, j’ai gardé volontairement le silence, après avoir expliqué au peuple français les raisons de mon attitude. Ma pensée, ma seule pensée, a été de rester avec lui sur le sol de France, s elon ma promesse, pour tenter de le protéger et d’atténuer ses souffrances. Quoi qu’il arrive, il ne l’oubliera pas. Il sait que je l’ai défendu comme j’ai défendu Verdun. Messieurs les Juges, ma vie et ma liberté sont entre vos mains, mais mon honneur, c’est à la Patrie que je le confie. Disposez de moi selon vos consciences. La mienne ne me reproche rien, car pendant une vie déjà longue, et parvenu par mon âge au seuil de la mort, j’affirme que je n’ai eu d’autre ambition que de servir la France. »
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le 14 août 1962 : jonction des équipes de forage françaises et italiennes du Tunnel du Mont Blanc.
Les équipes de forages françaises et italiennes se rejoignent lors de la percée du tunnel du Mont-Blanc. L’écart d’axe est de 13cm. Lors de l’inauguration en 1965, c’est le plus long tunnel routier du monde. Il est inauguré le 16 juillet 1965, par le président de la république française, Charles De Gaulle et le président de la République italienne Giuseppe Saragat.
Il est donc possible d’annuler un décret
Rétropédalage gouvernemental sur les deux roues :
Le contrôle technique des deux-roues motorisés qui doit devenir obligatoire à partir de 2023 est “suspendu jusqu’à nouvel ordre” sur demande du président de la République, annonce jeudi 12 août le ministère des Transports. Une décision qui surprend, seulement 24 heures après la parution mercredi au Journal officiel du décret instaurant cette mesure.
“Alors qu’on demande beaucoup aux Français sur le plan sanitaire notamment avec le pass, ce n’est pas le moment de les embêter davantage”, a expliqué une source de l’exécutif à franceinfo pour justifier cette volte-face. “Le ministre [Jean-Baptiste Djebbari] a convenu avec les fédérations de se retrouver à la rentrée pour échanger largement sur les différents sujets les concernant”, précise une porte-parole du ministère. Les associations de motards avaient notamment critiqué cette mesure.
Ce nouveau contrôle technique doit concerner donc tous les deux-roues, 50 cm3 et voitures sans permis compris.
Un médecin avoue tranquillement assassiner certains patients
Denis Labayle a été chef de service en gastro-entérologie dans un grand établissement d’Ile-de-France. Pour “Envoyé spécial”, il avoue tuer certains patients en souffrance :
“J’avais une philosophie, c’est de répondre à la demande du patient. C’est-à-dire que s’il voulait avoir absolument l’équivalent de la loi Leonetti, qu’il soit déshydraté, sans alimentation, et qu’il meure en quinze jours, trois semaines… c’était épouvantable pour l’équipe, anti-éthique pour moi, mais si les gens le réclamaient, je l’appliquais.”
Face à ceux qui disaient “on voudrait partir vite, on a suffisamment souffert”, “bien sûr qu’on accélérait… et qu’on accélérait en fonction de la demande de la personne”.
Se posait alors le problème des produits,
“ceux qu’on utilise en anesthésie, qui permettent d’endormir les malades tranquillement”. “Il faut être clair, ils ne sont pas disponibles pour nous. Et je dirais même, depuis la loi Leonetti, ils sont de plus en plus contrôlés, comptabilisés au niveau des blocs opératoires. Donc l’idéal, on ne l’a pas. Alors, on arrange… avec des associations de tranquillisants, de morphiniques, à forte dose, qui ont, on le sait, au bout d’un certain temps, d’une certaine dose, un effet létal.”
Les abbayes font le plein
Pas forcément le plein de vocations, mais Le Figaro constate que, cet été, les abbayes ne désemplissent pas.
À tous, elles proposent l’écoute, le recueillement spirituel et la prière ; et pour les simples curieux, des produits monastiques parfois inattendus.
Le Dr. Laurent Montesino Réanimateur – à coeur ouvert
Intervention de 30mn de ce médecin, actuellement poursuivi, sur les traitements, les tests et procédures, sur l’efficacité des injections. Ce Dr dénonce la dictature en curs de mise en place :
Cardinal Zen : la messe traditionnelle est très propice à la piété et même au renforcement de la foi
Le cardinal Joseph Zen a déclaré lundi 9 août qu’il pense que Traditionis custodes pourrait ne pas avoir un effet désastreux sur la célébration de la messe latine traditionnelle, même s’il doute des intentions de certains de ceux qui l’attaquent et qui sont étroitement liés au pape François.
« Je pense que l’effet du motu proprio pourrait ne pas être si dévastateur ».
Le cardinal Zen a dit sa satisfaction quant au fait que l’évêque de Hong-Kong n’ait pas voulu apporter de changements concernant la célébration de la messe en latin dans son diocèse.
Il a cependant ajouté qu’il était inquiet : certaines personnes espèrent que le motu proprio ne servira pas seulement à réglementer cette forme de la messe, mais qu’il sera « un processus pour la faire disparaître ».
« C’est très inquiétant, car je pense que [la messe traditionnelle] est quelque chose de très précieux et de très bénéfique pour la piété et la nourriture de la foi. »
Qui est derrière le motu proprio ?
Celui qui rappelle inlassablement les mauvaises intentions des communistes chinois contre le catholicisme, a également déclaré qu’il soupçonnait que les idées qui sont en arrière-fond de Traditionis custodes, n’ont peut-être pas été émises par le pape François, mais par « les personnes qui l’entourent, en particulier [à] la Secrétairerie d’État », autrement dit, le cardinal Parolin…
« Peut-être que si quelqu’un a plus d’informations sur l’origine de toute cette tempête, cela pourrait nous épargner trop de discussions sur quelque chose qui, je pense, devrait être évident : que [la messe traditionnelle] est très propice à la piété et même au renforcement de la foi ».
Au cours de la discussion, le cardinal chinois a parlé de son éducation et de ses souvenirs qui sont imprégnés par la messe tridentine.
Lorsque son père, converti au catholicisme, avait voulu devenir prêtre, les missionnaires l’en avaient dissuadé. Selon le cardinal Zen, ils ont dit à son père de se marier et plus tard « d’envoyer son garçon pour devenir prêtre ». La suite est assez touchante.
« Mon père s’est donc marié et il a eu cinq filles avant moi. J’étais le sixième de la famille et le premier garçon », .
Il a continué en expliquant que son père l’emmenait à la messe tous les jours sauf le dimanche, où il l’emmenait à cinq messes dans cinq églises différentes !
« C’était merveilleux, se souvient-il, et en aucun cas fastidieux. C’était très beau. Et c’est là l’origine de ma vocation sacerdotale”.
La dernière messe dominicale était une grande messe très fréquentée ; la musique était belle et captait son attention.
Il a encore dit qu’il aimait la messe de Requiem, et qu’il pouvait chanter par cœur la séquence du Dies Irae « du premier au dernier mot. J’aimerais qu’elle soit chantée pour mes funérailles ; si personne n’en est aujourd’hui capable, je vais l’enregistrer » pour cette occasion.
Ne mangez pas de ce pain là
Le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine exerce son ministère sacerdotal auprès de la Communauté des Auxiliaires du Coeur de Jésus où il reçoit toutes les personnes qui désirent le rencontrer. Il vient de publier un récit, Le Passeur de Dieu, racontant la conversion d’un trentenaire, journaliste à Paris, qui ne supporte plus la vie monotone d’un monde aseptisé et athée. Usé par son rythme trépidant, lassé des amours éphémères, déçu par la médiocrité des liens, vidé de tout élan et ne sachant plus où trouver de la force pour éclairer sa vie et lui donner un sens, il décide de passer quelques jours dans un ermitage auprès d’un vieux moine, haut en couleur, à la stature spirituelle et humaine hors du commun. Un voyage initiatique, avec quelques grosses ficelles, ponctué de dialogues riches de sagesse et de bon sens.
Avant que Xavier retourne dans le monde, le vieux moine lui conseille :
Trouvez une bonne paroisse où la liturgie ait quelque chose à voir avec le ciel. Le Christ aime la beauté, et il se sert d’elle pour se révéler. Et même s’il se plie à notre médiocrité en se rendant réellement présent au cours de messes insipides, plates, et atrocement horizontales, ne mangez pas de ce pain là – bien que ce soit Lui-, il finirait par ne plus nourrir votre foi. De belles messes, bien célébrées avec coeur et intensité où se respire la divinité sous la hauteur du culte, voilà ce qu’il vous faut !
C’est arrivé un 13 août …
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 13 août : saints du jour français ou en France.
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Ste Radegonde : Reine des Francs et moniale (519-587)
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Radegonde, fille d’un roi de Thuringe, fut prise par Clotaire, roi des Francs, dans une guerre entre la Thuringe et la France. Clotaire traita la jeune captive avec beaucoup d’égards, la fit instruire dans la religion chrétienne et lui fit conférer le saint Baptême.
Elle eût voulu consacrer à Dieu sa virginité ; mais elle dut épouser le roi qui avait massacré sa famille vaincue. Radegonde profita des richesses du trône pour orner les églises, assister les pauvres. Six années passées sur le trône n’avaient point fait renoncer Radegonde à l’espérance de la vie du cloître. L’assassinat de son frère par le roi son époux lui fournit une occasion favorable ; Clotaire, fatigué de ses larmes, lui permit de partir.
Elle se rendit d’abord à Noyon, et, comme l’évêque hésitait à recevoir ses vœux, elle se coupa les cheveux elle-même, revêtit la bure des religieuses, déposa ses ornements royaux sur l’autel, et fut consacrée au Seigneur. De là, Radegonde se rendit aux environs de Poitiers et se livra à tous les exercices d’une vie austère ; elle ne vivait que de pain de seigle et d’orge, d’herbes et de légumes, et ne buvait pas de vin.
Son vêtement était un cilice, son lit de la cendre ; elle servait les pauvres de ses mains, pansait elle-même les malades atteints de la gale et de la teigne, lavait les plaies des lépreux et souvent délivrait les malheureux de leurs infirmités par des miracles. Un cierge reçu d’elle et allumé près d’un malade suffisait à le guérir ; en passant par ses mains, les fruits et les aliments prenaient une vertu dont l’effet merveilleux ne tardait pas à se faire sentir. Elle mourut en 587, à l’âge de 68 ans. Elle fut une des Saintes les plus populaires de la France.
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St Antioche : évêque de Lyon († V. 500)
À Lyon, vers 500, saint Antioche, évêque. Encore prêtre, il se rendit jusqu’en Égypte pour visiter saint Just, son évêque, qui y séjournait alors.
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Bx Pierre Gabilhaud : prêtre et martyr († 1794)
Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Pierre Gabilhaud, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, où il mourut d’inanition et de maladie.
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St Bénilde (Pierre Romançon) : FEC à Saugues († 1862)
Né dans le Puy-de-Dôme, Bénilde Romançon resta toute sa vie dans son Auvergne natale. Il entra chez les Frères des Écoles Chrétiennes dès 16 ans et devint instituteur. Il cherchait à vivre l’Évangile au quotidien et vivait continuellement avec son ange gardien. Durant les 20 dernières années de sa vie, il fut régulièrement supérieur de sa communauté.
Atteint d’un cancer, il demanda à être seul avec le Seigneur, dans ses derniers instants.
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le 13 août 523 : élection du pape saint Jean Ier.
Jean Ier est pape du 13 août 523 au 18 mai 526, soit un règne de deux ans et neuf mois. Il est considéré comme martyr et est fêté le 27 mai. Voir la chronique du 18 mai.
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le 13 août 587 : décès de sainte Radegonde, reine de France et sainte de l’Église catholique.
Elle devient Reine de France en épousant le fils de Clovis, Clotaire Ier. C’est elle qui fonde l’abbaye Sainte-Croix de Poitiers. Sa fête est le 13 août. Elle est patronne de Poitiers et patronne secondaire de France.
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le 13 août 1099 : élection du pape Pascal II.
Rainier de Bleda, est né à Bleda Forlì vers 1050. C’est un moine bénédictin ; élu pape, il lutte contre les empereurs Henri IV et Henri V et crée l’Ordre des Chevaliers teutoniques et l’Ordre des Templiers. Son pontificat dure plus de 18 ans.
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le 13 août 1516 : Milan est cédé par l’Espagne à la France par le traité de Noyon
Le traité de Noyon signé entre Charles Quint et François Ier stipule que l’Espagne héritera du royaume de Naples et de Sicile tandis que les Français auront le duché de Milan. Cet arrangement met un terme à une période de conflits entre Français et Espagnols, et reçoit l’aval du pape Léon X.
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le 4 août 1532 : Edit d’union de la Bretagne à la France : Lettre de Vannes, premier des trois Edits de rattachement de la Bretagne à la France.
La lettre de Vannes est confirmée par un édit promulgué à Nantes le 13 août 1532 et par l’édit du Plessis-Macé du 21 septembre 1532 (voir les chroniques du jour). Les États de Bretagne, convoqués par François Ier à Vannes, adressent au monarque une supplique pour «unir et joindre par union perpétuelle iceluy pays et duché de Bretagne au royaume, le suppliant de garder et entretenir les droits, libertés et privilèges dudit pays et duché».
Cette requête, présentée au Roi dans la grande salle du palais épiscopal de la Motte, est acceptée par une lettre donnée à Vannes ce jour :
Le Roi s’y nomme « père et légitime administrateur et usufruitier des biens de notre très cher et très aimé fils » et celui-ci « Duc et propriétaire des pays et Duché de Bretagne ». Il rappelle la demande des États :
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d’unir perpétuellement la Bretagne à la couronne de France,
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de conserver les « privilèges, franchises, libertés et exemptions anciennement octroyées et accordés par les Ducs de Bretagne nos prédécesseurs »,
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il confirme « perpétuellement », en tant que Roi et Duc, ces privilèges,
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sous réserve des modifications que pourraient demander ultérieurement les États.
L’édit du Plessis-Macé, publié le 21 septembre 1532, permet à la province d’obtenir le maintien de ses droits, libertés et privilèges. Cette union prendra fin deux siècles plus tard pendant la Révolution française. Voir les chroniques du 4 août et du 21 septembre
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le 13 août 1559 : Henri II est inhumé à St-Denis.
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13 août 1624 : le Cardinal de Richelieu devient Principal Ministre de Louis XIII.
Malgré la méfiance royale, due au fait que Richelieu a bénéficié de l’appui et de la Reine mère et des Concini (créé Cardinal en 1622 et entré au Conseil grâce à Marie de Médicis), le Cardinal est nommé Principal Ministre et se retrouve à la tête du Conseil.
Sa politique est fondée sur trois axes :
– Rabaisser l’orgueil des grands du Royaume
– Abattre le puissant parti huguenot qui conserve des places fortes à l’intérieur du Royaume (la Rochelle, Montpellier)
– Mettre fin à la toute-puissance de la Maison d’Autriche, puissance Catholique qui menace la France par un étau avec l’Espagne depuis le règne de François Ier.
Relire l’excellent livre : Un prophète de l’unité, le cardinal de Richelieu de Renée Casin (Editions Résiac).
Le cardinal de Richelieu, remplace La Vieuville à la tête du Conseil du Roi. Louis XIII et Armand du Plessis gouverneront ensemble pendant 18 ans.
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le 13 août 1669: Louis XIV signe l’ordonnance des Eaux et Forêts, ou ordonnance de Saint-Germain-en-Laye.
Elle a été préparée par Colbert ; elle réglemente et centralise la gestion des espaces forestiers, en vue de leur exploitation, notamment, pour la marine de guerre.
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le 13 août 1704 : bataille de Höchstadt.
Lors de la guerre de Succession d’Espagne, Louis XIV tente de conquérir Vienne, avec ses alliés bavarois, pour affaiblir Léopold Ier. La Grande Alliance (Angleterre, Saint-Empire romain germanique, Autriche, Provinces-Unies, Royaume du Danemark et de Norvège) remporte une victoire décisive et les Français sont repoussés de l’autre côté du Rhin.
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le 13 août 1715 : signature à Versailles d’un Traité de commerce et d’amitié entre la France et la Perse.
Le traité prévoit l’établissement d’un consulat de Perse à Marseille, principal port de commerce avec l’Orient.
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le 13 août 1773: le pape Clément XIV publie la lettre “Gravissimis ex causis”.
Cette lettre établit une congrégation spéciale de 5 cardinaux pour diriger la suppression de la Compagnie de Jésus et l’appropriation de ses maisons et de ses biens. C’est la victoire maçonnique sur le meilleur rempart de la foi catholique.
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le 13 août 1815 : ordination du saint curé d’Ars.
Geneviève Esquier dans Ceux qui croyaient au Ciel de (Ed. de l’Escalade, page 308) raconte comme Jean Marie Vianney, n’ayant jamais réussi à apprendre le latin obtient la note maximum à l’oral de cette discipline indispensable pour être prêtre.
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le 13 août 1826 : mort de René Laennec, l’inventeur du stéthoscope.
René Laennec meurt à l’âge de 45 ans, d’une phtisie, une maladie pulmonaire ! C’est lui qui a inventé le pectoriloque, une feuille de papier roulée qui, une fois apposée sur le thorax du malade, lui permet de bien entendre le bruit de son cœur. Son invention, une fois améliorée, a reçu le nom de stéthoscope.
En 1816, il est nommé à l’hôpital Necker. Il s’intéresse aux maladies pulmonaires. C’est dans ce cadre qu’il crée le stéthoscope, un simple rouleau de papier ficelé. Mais il perfectionne rapidement son invention.
En 1822, il est titulaire de la chaire de médecine pratique du Collège de France. Il se retire en son manoir de Kerlouarnec où il meurt à l’âge de 45 ans.
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le 13 août 1940 : dissolution de la franc-maçonnerie.
La loi du jour dissout toute association dont l’activité s’exerçait de façon secrète. « Des organisations à caractère occulte se sont instituées ou développées en France, sous forme soit d’associations, soit même de simples groupements de faits.
Aucun gouvernement ne peut admettre, et dans les circonstances actuelles moins que jamais, l’existence de groupements poursuivant une activité clandestine ou secrète. Il serait totalement inadmissible que l’œuvre entreprise en vue du redressement national pût être combattue par des organisations d’autant plus dangereuses qu’elles restent cachées, qu’elles recrutent un grand nombre de leurs membres parmi les fonctionnaires et que leur activité tend trop souvent à paralyser l’action du gouvernement…»
Cette loi aura un impact sur l’empire, où les loges foisonnent (67 loges du GO, 36 loges de la GLF, 11 loges du Droit humain entre autres), qui basculera plus rapidement vers la dissidence gaulliste.
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le 13 août 1944 : appel du déserteur Thorez.
Depuis Moscou, où il s’est réfugié au début de la guerre, le déserteur Maurice Thorez lance un appel au peuple français pour une épuration armée qui sera sanglante.
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le 13 août 1948 : Georges Bernanos et la Libération.
« Eh ! Bien, voilà ce que je dis. Je dis que la France n’a jamais connu de régime plus médiocre que celui qui en 1945 s’est imposé à elle comme libérateur, n’a cessé de prostituer depuis ou plutôt de ridiculiser en sa faveur, le mot de libération. »
Tiré de l’Intransigeant, cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 232)
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le 13 août 1960 : indépendance de la République Centrafricaine.
Une radicalité politique contre les Français mais pas contre les assassins
Du père Danziec dans Valeurs Actuelles à propos du prêtre assassiné par un immigré clandestin :


Précis d’histoire de l’Action française
Pendant une bonne partie du XXe siècle, l’Action française, et notamment ses principaux écrivains, Charles Maurras, Léon Daudet et Jacques Bainville, ont exercé une influence durable et profonde sur la droite et sur l’ensemble de la société.
Mais, depuis 1944, le mouvement a été largement discrédité par des accusations de « collaboration » (alors que Maurras a constamment averti contre les dangers du militarisme allemand en général et du nazisme en particulier !).
Il est donc intéressant de disposer d’une histoire de l’Action française par l’un de ses militants.
Un livre d’histoire passionnant et un recueil de débats politiques stimulants !
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Paru dans les 4 Vérités hebdo
Encore de nombreuses manifestations contre le passeport sanitaire



On me signale aussi une manifestation au Touquet Samedi 14 août 14h place du centenaire.
Samedi à Nevers, pique-nique, puis, manifestation vers 15h30, devant la préfecture.
El-Azhar et la révolution égyptienne
Analyse d’Annie Lauret dans La Petite Feuille Verte :
Dans le sillage de la révolution tunisienne (18 décembre 2010-14 janvier 2011) ayant conduit à l’éviction du président Zine El-Abidine Ben Ali (1936-2019), l’Égypte a entamé, dès le 3 février 2011, un cycle révolutionnaire dont l’épicentre était la vaste place Tahrir (« Libération »), située au cœur du Caire. L’Université-Mosquée d’El-Azhar n’est pas restée étrangère à ces événements face auxquels sa direction a adopté des positions variant selon les circonstances tandis que des divisions se manifestaient en son sein.
LES FLUCTUATIONS D’EL-AZHAR
Dès le début, des oulémas (savants) et de jeunes imams d’El-Azhar ont rejoint le mouvement, entraînant la désapprobation de son recteur, Ahmed El-Tayyeb (il porte aussi le titre de grand-imam), au motif que « la présence des croyants à une manifestation contre le pouvoir légal est un péché ». Ces manifestants ont cependant continué de réclamer la chute du président Hosni Moubarak, en fonction depuis 1981. Tout en reconnaissant à leurs chefs spirituels « une autorité dans l’ordre de la foi », ils « ne se sentaient pas concernés par leurs directives dans l’ordre du politique, où la décision de chacun ne relève que de sa conscience personnelle » (Mahmoud Hussein, Les Révoltés du Nil, Grasset, 2018, p. 346, 356 et 364).
El-Azhar s’implique dans la révolution
El-Tayyeb n’a soutenu la révolution qu’après la démission de Moubarak, le 11 février 2011, ce dernier confiant alors la gestion provisoire de l’État au Conseil suprême des forces armées (CSFA). À ce moment-là, les Frères musulmans (FM), principal mouvement islamiste, tentaient de récupérer le mécontentement populaire pour leur propre compte après s’en être méfiés car les revendications libérales des débuts ne correspondaient pas à leur conception de l’État, de la société et de la loi.
Les cadres dirigeants d’El-Azhar ne s’alignèrent cependant pas sur les FM. À la surprise de nombreux Égyptiens, le grand-imam adopta une partie des aspirations démocratiques des contestataires.
Une « Déclaration sur l’avenir de l’Égypte », publiée le 11 juin 2011, s’ouvrait sur le rappel du « rôle pionnier joué par El-Azhar dans la cristallisation de l’esprit islamique centriste » et l’affirmation de son « importance en tant que phare vers la bonne voie », autrement dit « l’islam du juste milieu » comme aime à le dire El-Tayyeb. Suivaient dix propositions, parmi lesquelles le soutien « à l’établissement d’un État national, constitutionnel, démocratique et moderne », ce qui revenait à délégitimer l’option pour un « État religieux », qui est celle des FM. Le texte se prononçait cependant pour le maintien dans la Constitution de la charia comme « source essentielle de la législation », tout en consentant aux adeptes des autres religions monothéistes le droit de recourir à leurs propres tribunaux pour les affaires de statut personnel ainsi que le libre exercice de leurs rites. L’accès de tous au « progrès civilisationnel » était également promis (El-Ahram Hebdo, 29 juin-5 juillet 2011).
Sept mois plus tard, le 8 janvier 2012, un nouveau document d’El-Azhar sur « l’ordonnancement des libertés fondamentales » a consacré « la liberté de croyance, d’opinion et d’expression, de recherche scientifique et de créativité artistique et littéraire », le tout « relié au droit de citoyenneté totale pour tous ». Le jésuite égyptien, Samir-Khalil Samir, a cependant regretté l’ambiguïté du passage relatif à l’interdiction d’ « offenser les religions célestes », cette formule risquant selon lui de servir de prétexte pour proscrire les conversions de musulmans au christianisme (La Croix, 18 décembre 2013).
El-Azhar et le gouvernement islamiste
L’arrivée au pouvoir de Mohamed Morsi, militant FM élu président le 30 juin 2012 sous l’étiquette du Parti de la Liberté et de la Justice, avec les voix d’une partie des enseignants et étudiants d’El-Azhar, a eu pour effet de placer l’institution sous l’emprise du nouveau gouvernement. Ce dernier multiplia les sanctions contre le personnel azharien, ne ménageant pas El-Tayyeb, présenté comme un feloul (« résidu ») parce qu’il avait été nommé par Moubarak en 2010 (cf. PFV n° 80). « Dénigrée, El-Azhar entra alors discrètement en résistance », notera plus tard la journaliste Delphine Minoui en rapportant ces faits (Le Figaro, 3 janvier 2014).
L’arrivée au pouvoir de Mohamed Morsi, militant FM élu président le 30 juin 2012 sous l’étiquette du Parti de la Liberté et de la Justice, avec les voix d’une partie des enseignants et étudiants d’El-Azhar, a eu pour effet de placer l’institution sous l’emprise du nouveau gouvernement. Ce dernier multiplia les sanctions contre le personnel azharien, ne ménageant pas El-Tayyeb, présenté comme un feloul (« résidu ») parce qu’il avait été nommé par Moubarak en 2010 (cf. PFV n° 80). « Dénigrée, El-Azhar entra alors discrètement en résistance », notera plus tard la journaliste Delphine Minoui en rapportant ces faits (Le Figaro, 3 janvier 2014).
L’exercice calamiteux du pouvoir par le gouvernement Morsi a entraîné la reprise des contestations populaires. Le 3 juillet 2013, répondant au mouvement Tamarrod (Rébellion) et à l’appel de 34 millions d’Égyptiens (1/3 de la population), le général Abdel-Fattah El-Sissi, chef du CSFA, annonça la destitution du président ainsi que la suspension de la Constitution adoptée par référendum le 30 novembre 2012. Par sa présence aux côtés de Sissi en cette circonstance, El-Tayyeb approuvait la double décision, qualifiée de « coup d’État démocratique » par les dirigeants occidentaux.
El-Azhar s’aligne sur le nouveau régime
L’État prit alors en mains les affaires religieuses pour limiter l’influence islamiste : 55 000 prédicateurs, accusés de radicalisation, furent renvoyés par le ministère des Cultes et remplacés par d’autres, certifiés d’El-Azhar, laquelle se vit confier par le gouvernement la tâche de prôner un « islam modéré ». Quoique favorables à l’institution, ces mesures y furent mal reçues. En 2013 et 2014, le campus de son université, situé dans le quartier de Madinet Nasr, fut le théâtre de manifestations pro-Morsi organisées par des étudiants, garçons et filles, adeptes de l’idéologie des FM. La sévère répression policière, menée avec l’accord d’El-Tayyeb, fit des morts et des blessés.
Selon Hassan Nafea, professeur de sciences politiques à l’Université du Caire (étrangère à El-Azhar), la forte présence des FM en ce lieu y rendait la situation plus grave que dans les autres universités de la capitale égyptienne (El-Ahram hebdo, 18-24 décembre 2013). Les divisions touchèrent même le Conseil des grands oulémas, instance magistérielle d’El-Azhar. L’un de ses membres, Youssef El-Qaradaoui, ardent militant des FM, également président-fondateur de l’Union internationale des Oulémas, favorable au rétablissement du Califat, fut contraint de démissionner (cf. PFV n° 81).
Ahmed El-Tayyeb se voyait désormais reprocher d’être un instrument politique entre les mains de l’armée. « El-Azhar critique l’islam politique, mais elle fait elle-même de la politique. On a toujours dit qu’El-Azhar avait un rôle mondial, or elle le perd en étant instrumentalisée par l’État », regretta un chercheur azharien (« Au cœur d’El-Azhar, phare du sunnisme », Le Point, n° 2284, 16 juin 2016, p. 62).
Ce que le grand-imam a contredit en ces termes : « El-Azhar s’est toujours tenue éloignée de la politique. Tout au long de son histoire, sa neutralité, à la fois scientifique et intellectuelle, a assuré son rayonnement sur les différents pays musulmans. Pour autant, notre institution ne demeure pas étrangère aux préoccupations de la patrie et des musulmans. Elle soutient leurs causes de la meilleure façon qui soit dans le monde entier » (« L’homme qui détient les clés de l’islam », Le Point, ibid., p. 54).
SISSI, EL-AZHAR ET LA RÉFORME DE L’ISLAM
« Au-delà des questions politiques sur la gouvernance de l’Égypte et de la place qu’El-Azhar devait occuper dans la politique égyptienne, c’est la question de la modernisation du discours religieux qui anime les couloirs de l’institution », notera Oriane Huchon dans une analyse ultérieure (« El-Azhar, mosquée et université au cœur de la société égyptienne et du monde musulman sunnite », Les clés du Moyen-Orient, 24 avril 2017, p. 5).
Depuis sa prise du pouvoir, le maréchal Sissi était confronté à l’émergence de Daech (l’État islamique) qui, à partir de ses principales bases en Irak et en Syrie, multipliait les attentats dans le monde – y compris en Égypte où les coptes étaient souvent pris pour cibles – en se réclamant de la religion. Déjà avant son élection, survenue le 28 mai 2014, il avait évoqué la nécessité de réformer l’islam dans divers domaines, en vue notamment de rendre illicite la justification religieuse de la violence.
Devant l’urgence, El-Tayyeb convoqua un séminaire pour « combattre l’extrémisme et le terrorisme », tenu au Caire les 3 et 4 décembre 2014 avec la participation de représentants d’une vingtaine de pays. Les discussions ont notamment porté sur la qualification des auteurs de tels actes. Les musulmans coupables devaient-ils être considérés comme infidèles ou mécréants et encourir l’excommunication (takfir) ? Le texte adopté au terme des débats ne tranche pas la question. « Tous les religieux qui ont participé à cette conférence contre le terrorisme sont bien conscients du fait qu’ils ne peuvent émettre de sentences d’apostasie contre un croyant abstraction faite de ses péchés » (La Croix, 16 décembre 2014).
Commentant ce texte, le Père Adrien Candiard, membre de l’Institut dominicain d’études orientales (Le Caire), a noté que « depuis le début de son mandat, en 2010, Ahmed El-Tayyeb s’est illustré par un refus particulièrement net d’user du takfir » (Ibid.).
Khairy Shaarawy, responsable du département des études islamiques à El-Azhar, a justifié cette attitude : « Ce sont des criminels musulmans. On les taxe de criminels, mais on ne peut pas leur retirer leur foi, sinon on rentre dans le jeu des djihadistes » (Le Figaro, 25 mars 2018). Ces derniers considèrent en effet que le refus de pratiquer ou de cautionner le djihad équivaut à l’apostasie.
Les exigences de Sissi envers El-Azhar
Le 28 décembre 2014, Abdel-Fattah El-Sissi s’est exprimé solennellement devant le recteur et le Conseil des grands oulémas réunis dans l’enceinte d’El-Azhar. Son discours, retransmis à la télévision égyptienne, voulait engager ses interlocuteurs à « une révolution religieuse ».
« Nous avons déjà parlé de l’importance du discours religieux, et je voudrais répéter que nous ne faisons pas assez en ce qui concerne le véritable discours religieux. Le problème, cela n’a jamais été notre foi, mais c’est sans doute la pensée (fikr), une pensée que nous sanctifions. Le discours religieux que j’appelle de mes vœux est un discours qui est en phase avec son époque. Je m’adresse ici aux hommes de religion et à ceux qui ont une responsabilité en ce domaine […]. J’en ai déjà parlé à de nombreuses reprises auparavant. Nous devons observer avec la plus grande attention la situation dans laquelle nous nous trouvons. Il est inconcevable que la pensée que nous tenons pour sacrée puisse faire de l’entière communauté musulmane une source d’anxiété, de danger, de meurtres et de destructions partout dans le monde […]. Il est inconcevable que cette idéologie – je ne parle pas de religion mais d’idéologie, le corpus d’idées et de textes que nous avons sacralisés au cours des siècles – soit rendue au point où il est devenu très difficile de la remettre en question. Nous avons atteint un point où cette idéologie est considérée comme hostile par le monde entier […]. Permettez-moi de le répéter : nous devons révolutionner notre religion ».
Le chef de l’État s’est ensuite adressé à El-Tayyeb : « Honorable imam, vous portez la responsabilité devant Allah. Le monde entier attend votre parole, car la nation islamique se déchire, se désintègre et va à sa perte, et cela de nos propres mains ». Il termina son discours en confiant à El-Azhar le soin d’œuvrer à une révision adéquate des principes d’interprétation des textes sacrés de l’islam (cf. A. Laurent, L’islam, éd. Artège, 2017, p. 241).
L’immobilisme d’El-Azhar
Pour répondre à ces attentes, El-Azhar a créé, en avril 2015, un observatoire situé à la « mashyakha », siège du grand-imam. Il est dirigé par l’un de ses professeurs, Oussama Nabil, qui en a précisé l’objectif. Il s’agit de « corriger les conceptions erronées de l’islam, faire face aux idées extrémistes des mouvements terroristes qui sèment l’anarchie dans le monde au nom de la religion […], de protéger les jeunes musulmans et les nouveaux convertis du recrutement par les groupes terroristes au nom du djihad ou de la bay’a (allégeance au calife) » (O. Huchon, op. cit., p. 6).
Mais le refus d’El-Azhar d’accuser d’hérésies Daech et les FM a provoqué un « duel feutré » entre l’institution et la présidence. Le 26 juillet 2017, suite à une nouvelle série d’attentats anti-chrétiens revendiqués par Daech, Sissi a établi sous sa direction un « conseil suprême » voué à promouvoir un renouveau du discours religieux. Aux côtés de Tayyeb y figurent le pape copte, Tawadros II, le Premier ministre et d’autres personnalités publiques (Le Point, 27 novembre 2017).
Sur cette question, comme sur d’autres (citoyenneté, mariage et famille, statut des fatwas, etc.) que nous examinerons dans la prochaine PFV, aucun progrès n’a été enregistré pour le renouvellement de la pensée islamique, en dépit de la vigueur des exigences répétées du président Sissi.
« Plusieurs chercheurs et observateurs notent la difficulté de l’institution à renouveler son discours. Si El-Azhar condamne la violence de Daech et des salafistes djihadistes, elle n’ose pas s’attaquer de front à ce qui – dans la doctrine et plus particulièrement dans la jurisprudence islamiques – peut justifier la violence » (La Croix, 27 février 2017).
Selon l’historien Dominique Avon, « les responsables d’El-Azhar – et donc le grand-imam, quelles que soient ses options personnelles -, s’ils ont peur des extrémistes, labourent le même champ doctrinal qu’eux, avec les mêmes outils comme le montrent leur attachement au principe même des huddûd (peines considérées comme islamiques) ou leur refus d’aborder les textes sacrés à partir de disciplines comme l’histoire ou la linguistique ». En revanche, « quant aux “laxistes”, l’institution n’hésite pas à utiliser contre eux l’arme de la marginalisation religieuse, voire de l’anathème » (cité par O. Huchon, op. cit.).
Le vaccin ne sert à rien pour obtenir l’immunité collective
En Islande, pays quasi-vacciné, le chef épidémiologiste explique que le vaccin ne sert à rien pour obtenir l’immunité collective et qu’il faudra sans doute qu’elle se fasse naturellement :

L'épidémiologiste en chef islandais, constatant que l'immunité collective n'est pas atteignable par la vaccination, conseille maintenant de laisser le virus circuler, pour y ajouter l'immunité naturelle.https://t.co/Y07RvXYR8N
— Vincent Glad (@vincentglad) August 8, 2021
La liberté des immigrés mieux défendue que celle des Français
Éric Zemmour a été interrogé dans Valeurs Actuelles. Extrait :

C’est arrivé un 12 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 12 août : saints du jour français ou en France.
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Ste Jeanne de Chantal : Veuve et fondatrice de : “Ordo Visitationis Beatissimae Mariae Virginis” (Ordre de la Visitation…) (1572-1641)
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Françoise-Madeleine de Chaugy, nièce de la mère de Chantal, évoque « l’humeur vive et gaie » de sa tante, « son esprit clair, prompt et net, son jugement solide ». Ces qualités humaines devaient rendre sainte Jeanne-Françoise de Chantal très efficace dans toute sa vie d’épouse et de mère, puis de femme consacrée.
Fille de magistrat, Jeanne-Françoise Frémyot, âgée de vingt ans, fut donnée en mariage au baron de Chantal. Leur foyer, où naquirent quatre enfants, connut huit années de bonheur profond, que vint interrompre brutalement un accident de chasse (1600). Le baron, blessé, mourut pieusement quelques jours après. Jeanne avait vingt-huit ans ; dans sa douleur, elle se confia toute à Dieu.
C’est alors que le Seigneur mit François de Sales sur sa route. Dès lors, elle se mit sous sa direction. Avec patience et fermeté, l’évêque de Genève conduisit Jeanne-Françoise à une perfection supérieure : « J’ai trouvé à Dijon, pouvait dire le Saint, la femme forte, en Mme de Chantal. » Le saint évêque donna à la future sainte cette parole qui devrait conduire toute sa vie : « Il faut tout faire par amour, et rien par force ; il faut plus aimer l’obéissance que craindre la désobéissance. »
En 1610, vint l’heure des adieux héroïques de Madame de Chantal à son père et à ses enfants. Elle devint fondatrice de l’Ordre de la Visitation, ordre qui allie contemplation et service des malades. Alors commencèrent à travers la France les voyages incessants pour fonder des maisons à l’image de celle d’Annecy.
La sainte fondatrice meurt à Moulins le 13 décembre 1641.
L’amour de Dieu possédait son âme au point qu’elle n’en pouvait supporter l’ardeur. «Ah ! disait-elle, si le monde connaissait la douceur d’aimer Dieu, il mourrait d’amour ! ».
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Sts Porcaire (abbé) et compagnons, martyrs († V. VIIIE S.)
Dans l’île de Lérins en Provence, vers le VIIIe siècle, les saints Porcaire, abbé, et un grand nombre de moines martyrs, qui furent, dit-on, massacrés par les Sarrasins.
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Bx Innocent XI : 240ème pape de 1676 À 1689
Innocent XI, soit Benedetto Odescalchi, naît à Côme le 19 mai 1611, issu d’une lignée de riches marchands.
Il initia ses études avec les Jésuites à Côme. Après des études de droit à Rome et à Naples, reçu docteur en 1639, il entra au service du Saint Siège sous Urbain VIII.
Innocent X le fit cardinal en 1645 ; légat à Ferrare, puis évêque de Novare en 1650.
Il fut élu à l’unanimité pour succéder à Clément X. Surpris et confus, il n’accepta l’élection que lorsque les cardinaux eurent souscrit à un programme de réforme en quatorze points qu’il avait proposé pendant le conclave. Étranger lui-même à tout népotisme, il essaya de convaincre les cardinaux de suivre la même voie. Étant donné son sérieux dans le domaine moral, il avait des penchants jansénistes et se montra critique à l’égard des jésuites.
Le 2 mars 1679, sans nommer le « probabilisme » courant dans leurs milieux, il condamna 65 propositions laxistes qui sentaient cette doctrine. En 1680, le Pape avalisa la thèse proposée par Tirso Gonzalez de Santalla, jésuite professeur à Salamanque, qui corrigeait la doctrine du « probabilisme » enseignée par Miguel de Molinos (1640-1697) par celle du « probabiliorisme » (lorsque la licéité d’un acte est douteuse, il faut suivre l’opinion la plus probable). Le Pape le fit général de son Ordre en 1687.
Se laissant manœuvrer par le Saint-Office, Innocent permit l’emprisonnement de Miguel de Molinos (1640-1697), quiétiste espagnol, auteur d’un Guide spirituel. Il entra en conflit avec les prétentions absolutistes de Louis XIV. Sous l’instigation du roi, le clergé français adopta, le 19 mars 1682, les « Quatre articles » qui déniaient au pape toute autorité sur les affaires temporelles, proclamaient que l’autorité des conciles généraux l’emportaient sur la sienne, et réaffirmaient les anciennes libertés de l’Église gallicane.
En attendant, Louis XIV espérait que la révocation de l’édit de Nantes inciterait le pape à se montrer conciliant. En janvier 1688, le pape notifia secrètement à Louis XIV que lui et ses ministres étaient excommuniés. Un schisme ouvert ne fut évité que grâce à l’intervention de Fénelon (1651-1715), plus tard archevêque de Cambrai.
Innocent fut à l’origine de l’alliance conclue (31 mars 1683) entre l’empereur Léopold 1er (1688-1705) et Jean III Sobietzki de Pologne (1674-1696) qui permit à Vienne de ne pas tomber sous les Turcs (12 septembre 1683) qui encerclaient la ville. Le Pape forma ensuite la Sainte Ligue qui libéra la Hongrie (1686) et reconquit Belgrade (1688). Pendant ce temps, Jacques II, catholique, accéda au trône d’Angleterre (1685) ; mais ne tarda pas à le perdre ; il demanda l’aide du Pape, lequel ne pouvait rien faire dans cette affaire.
Innocent XI meurt le 12 août 1689, à l’âge de 78 ans. Les historiens reconnaissent en lui le plus grand pape du XVII siècle. Pie XI le béatifia le 7 octobre 1956. Fête, le 12 août.
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Bx Pierre Jarrige : prêtre de Limoges et martyr († 1794)
Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Pierre Jarrige de la Morélie de Puyredon, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, il fut détenu à cause de son sacerdoce sur un bateau négrier, où il fut exposé, moribond, sur le pont, aux brûlures du soleil, jusqu’à ce que mort s’ensuive.
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le 12 août : fête de saint Porchaire II ou Porcaire, Porcarius.
Porcher, abbé de Lérins en Provence, est mort en martyr avec cinq cents autres moines des mains des Musulmans.
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le 12 août 595 : le pape saint Grégoire le Grand adresse la lettre «O quam bona» sur la simonie à l’évêque Virgile d’Arles.
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le 12 août 1415 : débarquement d’Henry V en Normandie, au lieu-dit du “Chef de Caux”.
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Le roi d’Angleterre Henry V débarque en Normandie à Chef-de-Caux dans l’estuaire de la Seine, avec une flotte de 1500 navires, de l’artillerie lourde et 30 000 hommes. Il met le siège devant Harfleur, qui tombe un mois plus tard le 22 septembre. La campagne de France s’achève avec la victoire anglaise d’Azincourt le 25 octobre 1415.
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le 12 août 1484: le pape Sixte IV meurt.
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le 12 août 1512 : la flotte anglaise détruit 2 bâtiments français dans le port de Brest.
le 12 août 1689 : Louis de Frontenac de nouveau nommé gouverneur de Nouvelle France.
Louis de Frontenac obtient du Roi la charge de gouverneur général de la Nouvelle-France pour la deuxième fois. Après un interrègne de sept ans, le comte revient en Nouvelle-France en 1689. La situation est critique, il doit faire face à des Anglais de plus en plus agressifs. Il fait réoccuper le Fort Frontenac, conquis entre temps par les Anglais, et fait entreprendre des travaux de fortifications à Québec et à Montréal.
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le 12 août 1689 : décès du pape Innocent XI
Il est béatifié en 1956 par le pape Pie XII.
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le 12 août 1708 : début du siège de Lille.
Voir la chronique du 28 juillet.
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le 12 août 1774 : la loge du Grand-Orient prend possession de son nouveau local, rue du Pot-de-Fer à Paris.
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le 12 août 1870 : la première carte postale française.
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La première carte postale française est envoyée de Strasbourg, lors du siège de la ville en 1870. Ce moyen permet de donner des nouvelles des assiégés, et est acheminé en ballon. C’est avec l’inauguration de la Tour Eiffel en 1889 qu’apparaissent les premières cartes postales illustrées. A souligner, l’invention est autrichienne. L’introduction officielle en France date du 20 décembre 1872.
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le 12 août 1914 : la France déclare la guerre à l’Autriche-Hongrie.
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le 12 août 1943 : première commission d’épuration.
Le rôle de ces commissions est confirmé rétroactivement par décret du 6 novembre 1943 ! Le 23 juin précédent le général Giraud écrit à De Gaulle :
« Selon l’expression de certains de vos collaborateurs « la France doit subir une épuration qu’aucun pays, en aucun temps, n’a jamais connue ».
Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 216)
Et en application de tout ceci, en août 1944, Marcel Villard, ministre de la Justice à la Libération, déclare dans une célèbre interview :
« Désormais, le signe de la Justice ne sera plus la balance mais la mitraillette. »
Villard, communiste, avait placé près du Procureur général un certain Midol, qui, depuis son bureau voisin était chargé de surveiller ce « haut magistrat ».
En février 1945, Adrien Texier, ancien ministre de l’Intérieur, et alors chef de la police politique du général De Gaulle (DGER), fait une confidence au capitaine Dewarin, plus connu sous le nom de résistance de colonel Passy, sur le nombre d’exécutions sommaires, s’appuyant sur les rapports des préfets qu’il reçoit. Le chiffre de 105 000 exécutions sommaires, entre juin 44 et février 45, ne sera pas contesté !
Le livre noir de l’Epuration, (Editions Publications, pages 8 et 9) d’Henri Coston.
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le 12 août 1944 : libération de la ville de Nantes.
Le pape François remet en cause non seulement Summorum Pontificum de Benoît XVI mais aussi son discours sur les deux herméneutiques
Éditorial de Philippe Maxence dans L’Homme Nouveau :
Le mois de juillet aura été celui d’un profond bouleversement. Par le motu proprio Traditionis Custodes (16 juillet 2021), le pape François a annulé l’esprit et les dispositions pratiques de Summorum Pontificum de Benoît XVI (voir ici et ici). Que stipulait ce texte de 2007 ? Voulant mettre un terme à des décennies de guerre liturgique, Benoît XVI avait rappelé que l’ancien missel n’avait jamais été abrogé et qu’il existait donc deux formes – l’une ordinaire (missel de 1969), l’autre extraordinaire (missel de 1962) – du seul rite romain. Il organisait aussi les aspects pratiques de la coexistence des deux missels. Jamais, à aucun moment, la forme dite extraordinaire n’avait été rendue obligatoire et la très grande majorité des catholiques avait continué à fréquenter la forme ordinaire. En revanche, petit à petit, des communautés cléricales spécialisées dans la célébration de la forme extraordinaire et de tout ce qui l’accompagne (pédagogies traditionnelles, catéchisme, scoutisme, etc.) s’étaient développées, attirant un nombre non négligeable de vocations.
Cette réalité est donc profondément remise en cause. François affirme qu’il n’existe qu’une forme du rite romain – le missel de Paul VI – et il gèle tout développement des lieux de culte célébrant dans la forme extraordinaire (interdiction de nouvelles paroisses dites personnelles, interdiction de célébrer dans les paroisses territoriales, etc.). Il remet à la discrétion des évêques le soin de gérer l’héritage antérieur au regard des nécessités pastorales.
Raisons et paradoxes
Il n’est un secret pour personne que ce texte a été perçu comme extrêmement dur. Même en dehors des milieux concernés, de nombreuses voix se sont élevées pour dire leur incompréhension et ce jusqu’à l’extérieur de l’Église. Le cas le plus emblématique étant certainement celui du philosophe athée Michel Onfray publiant dans Le Figaro une tribune montrant la portée profonde de cette décision, non seulement pour l’Église mais pour la civilisation et la culture. Un certain nombre d’évêques ont par ailleurs manifesté leur souci pastoral en indiquant qu’ils conservaient leur confiance aux prêtres célébrant la forme extraordinaire et qu’ils maintiendraient la situation antérieure.
Si le pape François a pris une telle décision, c’est qu’il estime qu’il y a un risque de constitution d’une Église parallèle et une remise en cause croissante de Vatican?II. Soulignons toutefois que ces mesures ne concernent pourtant pas la Fraternité Saint-Pie X fondée par Mgr Lefebvre, à laquelle François a accordé un tel nombre d’autorisations qu’elle se trouve de fait comme reconnue au sein de l’Église. Or, c’est en son sein que continue d’être portée une critique constante de Vatican II. La sévérité à l’égard des catholiques à l’intérieur des structures ecclésiales et la modération à l’égard de ceux qui sont à l’extérieur ne laissent pas d’interroger.
Fin de la paix liturgique ?
Le motu proprio de François arrive au bout de quatorze ans d’existence de Summorum Pontificum. Quatorze ans, seulement ! C’est oublier que les guerres civiles, et plus encore les guerres civiles religieuses, sont extrêmement longues à cicatriser. Il y faut plusieurs générations. En un mot, il aurait fallu laisser du temps au temps comme disait François Mitterrand, là où la précipitation risque d’être une mauvaise conseillère.
Nous pourrions croire que seule une partie de l’Église est concernée. Ce n’est pas le cas ! D’abord parce qu’il s’agit d’un acte universel du souverain pontife. Ensuite parce que Benoît XVI avait rendu à la liturgie romaine classique son rang de bien commun alors qu’elle était devenue de fait le bien d’une partie seulement. Enfin parce que des questions doctrinales se posent. Si, contrairement à ce que pensait Benoît XVI, la messe traditionnelle ne peut être la lex orandi (la loi de la prière) de Vatican II, à l’instar de la messe de Paul VI, alors ceux qui critiquent ce concile comme une rupture radicale avec la Tradition se trouvent fondés dans leur approche. Nous sommes donc dans une situation qui remet en cause non seulement Summorum Pontificum de Benoît XVI mais aussi son discours de décembre 2005 sur les deux herméneutiques. Loin de sortir de la crise doctrinale, nous nous y enfonçons. Et cette situation concerne tous les catholiques, pratiquants ou non de la forme extraordinaire. L’heure est donc à la prière pour le pape, les évêques et la paix surnaturelle entre catholiques.
Les raisons d’un déni
Guilhem Golfin analyse les évènements en cours, pour les lecteurs du Salon beige :
Les déclarations du président Macron le 12 juillet dernier ont assurément marqué un cap dans son mandat, en consacrant définitivement l’autoritarisme méprisant de l’actuel pouvoir politique en France. En contraignant de fait les Français dans leur ensemble, enfants compris, à la “vaccination“, au moyen d’un chantage éhonté à l’exclusion sociale et professionnelle, en rompant avec le mythe sacro-saint de l’unité républicaine par la création revendiquée de toute une catégorie de parias au moyen du « passe sanitaire », M. Macron a pour beaucoup achevé de révéler son véritable visage. Ce qui n’avait jusqu’alors fusé que de manière sporadique leur est alors apparu clair : la République que nous connaissions a vécu, la crise sanitaire a conduit à la mise en place d’une forme de tyrannie.
Mais comme on pouvait s’y attendre, dans le climat public que nous connaissons depuis des mois, ce jugement s’est aussitôt heurté à une salve de critiques de la part des thuriféraires du pouvoir. Au-delà de ce premier cercle, même des opposants affichés au gouvernement et au président se sont insurgés en affirmant qu’une telle accusation manquait de rationalité et n’était que l’expression d’une opposition idéologique laissant libre cours aux passions, et se saisissant d’une décision contestable pour s’exprimer sans complexe ni nuance.
Le thème de la possible dérive tyrannique du pouvoir est pourtant un grand classique de la réflexion politique et il ne devrait pas être interdit de soulever la question. Que nos dirigeants s’insurgent devant cette audace, en se drapant dans leur illusoire vertu, rien de plus normal. Mais les signes d’un dévoiement dans l’exercice du pouvoir s’étaient déjà suffisamment multipliés depuis quatre ans pour qu’une personne sensée puisse et doive s’interroger. Que dire alors de l’interminable séquence de la gestion de la crise épidémique ? Les atermoiements, les palinodies et autres mensonges qui ont ponctué cette gestion, les restrictions drastiques des libertés publiques qu’elle a entraînées et l’usage délibéré de la peur pour soumettre la population sont venus confirmer le cynisme et le mépris du président et de son gouvernement, appuyés sur la servilité sans limite de la majorité des médias et une hystérisation du débat public sans précédent, dans le but de diviser toujours plus les Français. Le dénigrement systématique et la quasi-psychiatrisation de tous les scientifiques qui ont eu le courage de s’élever à un moment ou à un autre contre la doxa gouvernementale ne sont pas sans rappeler les procédés utilisés au temps de la révolution culturelle. Enfin, le piétinement de toutes les institutions censées être les gardiens du droit et de la constitution et réduites à de purs ectoplasmes juridiques montre que ce qu’on nomme l’Etat de droit est bafoué par le pouvoir. Autant de traits significatifs qui ne peuvent qu’alerter. Seul le fait que cette gestion est assez largement partagée dans le monde pourrait sembler nuancer quelque peu le cynisme de ce pouvoir et lui permettre encore d’essayer de faire illusion. Mais cela fait en même temps percevoir de la manière la plus nette que la mondialisation n’est décidément pas un processus anonyme et qui obéirait à on ne sait quelles lois immanentes de l’histoire. Ce qu’on nomme la gouvernance mondiale a une réalité, dont les rapports avec les Etats sont pour le moins ambigus, et elle sert les intérêts concrets des puissants de notre temps. Or, le premier ressort de la tyrannie a toujours été le fait que le tyran cherche son bien propre et celui des siens, et non le bien du peuple et de la société dans son ensemble.
Il apparaît donc parfaitement raisonnable et légitime de poser la question la véritable nature du pouvoir incarné par M. Macron, et c’est en vérité plutôt les raisons qui font que l’on refuse de la poser qui interrogent. Pourquoi le pouvoir en place en France ne pourrait-il pas être tyrannique ?
Parmi ces raisons, il faut sans doute compter la segmentation récurrente de l’analyse politique et l’incapacité à saisir la logique d’ensemble de l’exercice actuel du pouvoir que cette segmentation induit. D’aucuns critiquent les lois sur le mariage et la filiation et les lois dites « bioéthiques », d’autres les lois sécuritaires, d’autres celles sur les retraites, ou sur l’école, d’autre encore le laxisme en matière d’immigration, d’autres enfin la politique sanitaire, et il y a pour tous ces domaines des associations ou des syndicats spécialisés qui revendiquent la compétence exclusive de l’analyse critique. De telle sorte qu’ayant ainsi segmenté l’analyse, on se condamne à ne dénoncer que « des lois injustes » et non l’action menée comme telle. Ce faisant, on s’interdit de penser la véritable finalité qui anime l’action en question, et on ne voit pas qu’en fait on passe à côté d’une véritable analyse politique, avec la dimension architectonique que cela suppose. C’est là un défaut qui dans le contexte actuel devient critique.
Au-delà, il semble qu’il y ait encore chez la plupart de nos contemporains une incapacité à concevoir que nos dirigeants puissent faire preuve d’une réelle malignité. Les procès en incompétence ont fleuri depuis janvier 2020, encore plus qu’avant, mais on a rarement entendu dire que, peut-être, l’actuel pouvoir ne veut pas le bien de notre pays. Tout au plus, on invoque le classique ressort du cynisme électoral : le chaos semé dans le pays aurait pour fin de rafler la mise lors de l’élection, après avoir divisé les adversaires. Sans être faux, un tel jugement n’est pas à la hauteur des événements auxquels nous assistons, et il a le défaut de s’enfermer dans la stricte logique du régime en empêchant de se demander si, par hasard, notre pays n’aurait pas certains ennemis qui, peut-être, pourraient bénéficier de l’affaiblissement de fait qu’il connaît par suite de la politique menée. Sans reprendre à son compte la thèse discutable de Schmitt sur la nature du politique, on peut tout de même constater que la culture du « refus de l’ennemi » conduit à une naïveté bien peu politique. Or, l’ennemi n’est pas toujours un ennemi extérieur, et le tyran est l’ennemi de son peuple.
On touche à vrai dire avec cela au fond de la question, qui tient à la nature du régime républicain et à son emprise idéologique sur les esprits.
En se réclamant de la déclaration des droits de 1789, la République s’est posée par principe comme norme des régimes politiques, et elle a si bien réussi à le faire accroire qu’elle a rendu au moins difficilement concevable une dérive tyrannique surgie en son sein. En somme, la tyrannie, c’est pour les autres, c’est dans un ailleurs temporel ou géographique. Et sauf à ce que ces principes soient officiellement répudiés et les institutions changées, on a l’impression qu’une large part de nos contemporains ne parviendra jamais à admettre qu’un pouvoir “républicain“ puisse être fondamentalement mauvais. C’est la rançon d’une pensée qui dépersonnalise à outrance la question du pouvoir politique, et oublie que les institutions et les lois ne sont rien sans les hommes qui les font vivre – ou les corrompent.
Mais il faut aller un pas plus loin encore. Si les régimes politiques modernes se présentent comme la norme politique idéale, ils n’en sont pas pour autant une réalité morale à proprement parler. Du fait que dans la théorie, il repose sur l’individu humain conçu comme naturellement asocial, et comme n’acceptant les contraintes de la vie sociale que parce qu’elles lui sont avantageuses, et non parce qu’elles sont en soi justes, l’Etat moderne revêt une dimension utilitaire et ses lois sont un perpétuel compromis entre intérêts contraires, non l’expression de la justice. Car la justice est le fait de rendre à chacun ce qui lui revient, et suppose en cela une forme de communauté naturelle. On est au contraire ici dans une pensée de la pure efficacité. Or, dans cette mesure, il devient très difficile de penser la tyrannie, dont la notion même suppose la distinction du juste et de l’injuste. C’est pourquoi du reste la notion de tyrannie, comme celle de justice, ont connu une relative éclipse dans la pensée politique moderne, qui peut seulement penser le totalitarisme, lequel revient en substance à renverser les rapports et à faire de l’individu un simple rouage de l’Etat, un moyen pour celui-ci d’asseoir son pouvoir.
Ainsi, la difficulté à désigner le tyran tient sans doute d’abord à la difficulté de penser la tyrannie. Retrouver le sens de la tyrannie, condition pour la perception aiguisée de celle-ci en situation, suppose donc de reconsidérer de manière approfondie la question politique. C’est peut-être après tout à cela que nous convie la crise actuelle, au-delà de son enjeu immédiat.
Une chose demeure certaine : la vocation d’un tyran est d’être renversé.
Guilhem Golfin
Aidons le film “Promesse” à contourner la censure
Chers amis,
Nous suivons depuis des années l’excellent travail de notre ami Daniel Rabourdin, qui a déjà réussi la production de “La Rébellion cachée” sur les guerres de Vendée, et prépare actuellement “Promesse”, un film sur le scoutisme catholique. Comme vous l’avez vu hier, la plateforme de financement participatif Ulule l’a “planté” récemment. A la demande de notre ami, le Salon beige vient de lancer une plateforme pour aider au financement de “Promesse”. Vous pouvez donc le soutenir ici. C’est encore un peu sommaire, mais il fallait le dépanner dans l’urgence et nous allons améliorer cela dans les prochains jours.
Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon beige
Mgr Melina : le mariage et la vie familiale ont la nature d’une vocation, dans laquelle la primauté doit être donnée à la mission
En perspective de la session pour couples Louis & Zélie Martin, du 26 au 29 août à Notre-Dame du Laus, animée par Mgr Livio Melina, ancien président de l’Institut Jean-Paul II, sur le thème « La famille, demeure de l’amour et de la miséricorde », nous avons interrogé Mgr Melina :
Comment construire la vie de famille sur le roc ?
La pierre sur laquelle la famille peut être construite est la mise en pratique de la Parole que Dieu nous a adressée. Par extension, je dirais que ce roc c’est aussi la reconnaissance que l’amour n’est pas seulement un sentiment passager, issu du hasard et de la nécessité, mais qu’il s’agit d’une vocation, d’un appel qui peut façonner la totalité de la vie d’une personne dans le temps qui passe. Cela signifie que notre réponse à une telle vocation ne peut être qu’un don de soi renouvelé, engageant la liberté dans le temps, avec une dimension publique et avec une référence transcendante à Dieu, l’origine de l’appel. Olivier Clément s’est demandé: comment puis-je, moi qui change constamment dans le temps, promettre d’être fidèle pour toujours à une autre personne, aussi fragile que moi, qui change aussi dans le temps ? Et il répondit : je peux le faire si j’aime en elle non pas ce qui passe, mais ce qui demeure, ce qui est éternel, le “nom” intime et secret que Dieu lui donne, écrit comme sur un caillou blanc (cf. Ap 2,17).
Que diriez-vous aux couples qui désespèrent devant les difficultés qu’ils rencontrent ?
La tentation de désespérer face aux difficultés de la vie devient insurmontable quand on perd la mémoire du don reçu et quand on se sent seul face aux épreuves. Il est possible de trouver l’espérance dans les difficultés si nous n’oublions pas les débuts, ces débuts que non pas nous mais Dieu a placés dans la rencontre et qui sont devenus définitifs dans le sacrement célébré. Aux familles en difficulté, saint Jean-Paul II écrivait dans une lettre en 1994 : “N’ayez pas peur : l’Époux est avec vous !”. En d’autres termes, l’Époux met toujours à la disposition des époux chrétiens les réserves de son amour inépuisable pour l’Église, un amour scellé sur la croix.
Il est également décisif d’être accompagné et soutenu dans une communion fraternelle de personnes, issues d’autres familles, qui, sans violer la confidentialité et l’intimité nécessaires, savent rappeler prudemment l’objectif dans les moments de crise et offrir leur aide si nécessaire.
Que diriez-vous aux jeunes adultes qui cherchent à construire sur du solide ?
Apprendre à aimer à l’école de Jésus signifie apprendre à se donner, sans chercher en premier lieu à sauver sa propre vie, car “celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera” (Mc 8,35).
Comme je l’ai déjà dit, le mariage et la vie familiale ont la nature d’une vocation, dans laquelle la primauté doit être donnée à la mission, à la tâche objective. Paradoxalement, si vous faites cela, vous atteignez également le bonheur subjectif. Je porte dans mon cœur le témoignage de mes parents, qui pendant de nombreuses années ont peiné tous les jours avec une famille nombreuse à s’occuper et peu de moments pour eux ; et je me souviens de leur vieillesse quand ils ont enfin eu le temps de se regarder dans les yeux, mais avec la sérénité d’avoir accompli leur mission et la joie des fruits qu’ils ont récoltés.
Apprendre à aimer, c’est apprendre à promettre et à être fidèle à la promesse. Mais nous pouvons promettre parce que nous sommes avant tout l’objet d’une promesse, qui façonne notre avenir. Saint Paul nous dit que Jésus est le oui définitif de Dieu à toutes les promesses, à celles de la création, que nous portons dans notre cœur, et à celles de l’ancienne alliance (cf. II Co 1,20). Sur cette promesse accomplie, nous pouvons nous aussi faire confiance et promettre à notre tour.
En mémoire de Cicéron: Jusques à quand… abuserez vous de notre patience ?
De l’abbé Michel Viot pour le Salon beige (nous en profitons pour rappeler que vous pouvez également le suivre sur son blogue et désormais sur Twitter)
Après le Père Jacques Hamel, égorgé par un fiché S muni d’un bracelet électronique et un acolyte islamiste radicalisé signalé aux services, voici le Père Olivier Maire tué par un incendiaire de cathédrale, laissé en liberté dans l’attente de son procès !
Beaucoup vont trouver que je manque de piété, et je ne leur donnerai pas tort. Car de même que je ne suis pas arrivé à prier pour les assassins de mon premier confrère, je n’arrive pas non plus à prier pour ce meurtrier, sans bien évidemment condamner ceux qui peuvent le faire. Et pourtant, c’est probablement un malade mental, dont la place n’était sans doute pas en prison, mais certainement pas dans la rue ! Et c’est très exactement cela qui, je le confesse, me met en rage et m’empêche de prier pour lui ! Quand César ne fait pas son travail, il gêne celui de Dieu ! Mais ce ne sera pas, pour moi, devant mon confesseur, une auto-justification !
Pendant dix ans, j’ai été aumônier d’une maison d’arrêt, et j’ai pu observer ce qu’était la psychiatrie en détention, tout comme sa relation avec les magistrats. Chacun faisait ce qu’il pouvait avec les moyens du bord, c’est à dire avec pas grand chose. Les psychiatres reçoivent pour leur travail en détention des honoraires de misère, ce qui a fait dire à l’un d’entre eux lors du fiasco judiciaire d’Outreau à propos de son expertise ratée « qu’ils en avaient eu pour leur argent ». Je crains que les experts psychiatriques (s’il y en a eu) qui ont examiné l’incendiaire de la cathédrale de Nantes aient eu la même pensée.
Étrange appareil d’Etat que celui qui terrorise ses ressortissants par un dirigisme sanitaire plus que problématique, et laisse en liberté un fiché S sous bracelet électronique, ainsi qu’un incendiaire de cathédrale ! Cette clémence aveugle du système judiciaire ne peut que faire se questionner l’honnête homme sur l’exercice du métier de juge. L’Eglise a fait le sien. Elle a exercé la charité et l’a assumé d’une manière sanglante. Elle a assumé d’accomplir vraiment son métier. Pas les juges !
Mais les juges ne sont pas entièrement responsables : c’est tout un système qu’il faut changer. Les pouvoirs exécutifs et législatifs ne tiennent aucun compte de la psychologie humaine, ou pour être plus précis, en ont une vision étriquée. Par exemple, en reconnaissant qu’elle ne peut jouer un rôle que sur le cours de la Bourse, et bien sûr les élections ! Et c’est tout ! Mais pour le reste, on nage dans l’irresponsabilité. On n’a rien compris aux ressorts et conséquences psychologiques du terrorisme, tout comme à celles que déclenchent la peur de la maladie et son traitement par un autoritarisme orienté, j’entends par là la vaccination forcée comme seule arme contre la maladie.
En pleine menace terroriste, un fiché S djihadiste aurait dû être déchu de sa nationalité française et expulsé aussi sec, et un présumé incendiaire de cathédrale passer en comparution immédiate, et, s’il avait été reconnu coupable, exécuter sa peine et être expulsé immédiatement. C’est notre justice inadaptée aux désordres actuels destructeurs de la France qui est responsable de la mort de ces deux prêtres, tout comme l’Etat qui la cautionne et avilit le peuple français en proclamant que cette justice est rendue en son nom ! Puisse Dieu juger maintenant lui-même et purifier rapidement notre pays !
Sans justice, la vérité est captive, et empêchera en fin de compte la nécessaire charité de s’exercer. Et une société, qui par ses défauts de fonctionnement, en l’occurrence l’absence de justice adaptée aux circonstances, exclut de fait la charité, devient vite invivable. Une justice adaptée à ce que nous supportons de plus en plus mal en France, devrait considérer qu’un terroriste n’est pas un criminel comme les autres, de même qu’un migrant ne peut être traité comme un Français, ni un malade mental comme un bien portant.
Sur ce dernier point, la triste affaire affaire de l’assassinat du Père Olivier Maire par un malade mental rejoint la critique que je porte sur la politique sanitaire de l’Etat et l’action globale de nos gouvernants. Les principes de justice, de souci du Bien commun, jusqu’à l’impératif du soin à apporter aux personnes sont empêchés par un système incapable, sont bafoués par des considérations cachées, des liens d’intérêts et des idéologies vicieuses. On laisse des fous en liberté qui sont des dangers pour eux-mêmes et pour la société, et le phénomène s’étend bien au-delà du cas particulier de l’assassin incendiaire. On refuse de soigner les malades, prétextant faussement de la nocivité de traitements dont on n’est pas encore sûr à 99,999%, mais lorsqu’il s’agit d’administrer certains vaccins, foin des précautions quant à leur éventuelle nocivité, foin des considérations quant à leur efficacité réelle, et foin du débat public, de fait interdit. Les questions que beaucoup de gens se posent et leur hésitation à y avoir recours ne sont que les conséquences de politiques illogiques du gouvernement, du moins de politiques qui ne servent pas les intérêts du peuple français.
Et ce n’est ni avec des menaces, des attitudes méprisantes ou des injures qu’on obtiendra la confiance de Français de moins en moins dupes. Persévérer dans une telle voie ne peut avoir que de tristes conséquences sur le peuple. Ou il fera mine de se soumettre en contournant les lois, amenant ainsi des désordres de plus en plus grands, au point d’en arriver à implorer n’importe quel ordre, fusse au prix de ses libertés essentielles. Peut-être est-ce là ce que certains veulent. Ou bien le peuple risque aussi de se révolter ! Et là alors, bien malin celui qui pourrait prétendre profiter de la montée aux extrêmes.
C’est arrivé un 11 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.”Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 11 août : saints du jour français ou en France.
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Bx Jean-Georges Rehm : prêtre OP et martyr († 1794)
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Commémoration : Martyrologium Romanum le 11 août (dies natalis). Ordo Fratrum Praedicatorum le 12 août.
Jean-Georges Rehm naît à Katzenthal (Haut-Rhin) en 1752. Il prend l’habit dominicain à Paris à l’âge de 20 ans sous le nom de frère Thomas, l’année suivante il fait profession au couvent de Sélestat. En 1791 il refuse de prêter serment à la constitution. Son couvent détruit, il part dans la Meurthe, où il continue à prêcher la foi catholique. En 1793 le comité révolutionnaire le met en prison à Nancy. Peu après il est envoyé avec d’autres à Rochefort. De mai à août 1794 il demeure prisonnier sur un bateau sordide où il invite à l’espérance ses compagnons de prison atrocement éprouvés, et meurt d’épuisement et de mauvais traitements le 11 août.
Jean-Georges Rehm fait partie d’un groupe de 64 prêtres et religieux français, les Déportés des Pontons, béatifiés le 1er octobre 1995 par Saint Jean-Paul.
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St Taurin : premier évêque d’Evreux († VE S. ?)
À Évreux, peut-être au Ve siècle, saint Taurin, vénéré comme premier évêque de la cité.
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St Géry : évêque de Cambrai († V. 625)
À Cambrai, vers 625, saint Géry, évêque, remarquable par sa piété et sa charité envers les pauvres. Il avait été ordonné diacre par l’évêque de Trèves Magnéric et, élu évêque de Cambrai, il eut un épiscopat de trente-neuf ans.
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Ste Rusticole : abbesse († 632)
À Arles en Provence, l’an 632, sainte Rusticole, abbesse, qui dirigea saintement ses moniales pendant près de soixante ans.
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le 11 août 843 : traité de Verdun.
Le Traité de Verdun consacre la division de l’empire de Charlemagne entre ses trois petits-fils, les trois fils de Louis le Pieux : Charles le Chauve reçoit l’Ouest, Louis le Germanique l’Est, et Lothaire, à qui échoit le titre impérial, le centre.
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le 11 août 878 : Concile de Troyes.
Le pape Jean VIII, chassé de Rome vient demander de l’aide en Francie occidentale. Il ouvre un concile à Troyes.
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le 11 août 1239 : le Roi Louis IX accueille à Villeneuve-L’archevêque la couronne d’épines du Christ.
En 1238, Baudouin II de Courtenay, l’empereur latin de Byzance en grande difficulté financière, propose au Roi de France Louis IX, de lui vendre la Couronne d’épines. Mais les reliques sont déjà placées en gage auprès de banquiers vénitiens que saint Louis dédommage. C’est pour cette sainte relique que le Roi a entrepris la construction de la Sainte-Chapelle. Voir la chronique du 19 août.
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le 11 août 1297 : canonisation de saint louis.
C’est le Pape Boniface VIII qui canonise Louis IX sous le nom de St-Louis. Il est fêté au jour anniversaire de sa mort, c’est-à-dire le 25 août.
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le 11 août 1492 : élection du pape Alexandre VI.
Roderic de Borgia, naît le 1er janvier 1431 à Xàtiva en Espagne ; il meurt le 18 août 1503. Le 11 août 1492, il est élu pape par une large majorité des deux tiers des prélats réunis en conclave.
En 1494, par le traité de Tordesillas, il divise le Nouveau Monde en attribuant le Brésil au Portugal et le reste de l’Amérique latine à l’Espagne.
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le 10 et 11 août 1519 : Notre-Dame apparaît à Cotignac.
Jean de La Baume a eu deux apparitions de la Vierge Marie qui lui demande la construction d’une église à Cotignac. Les travaux pour la construction de l’église commencent dès le 14 septembre 1519. Le 17 mars 1521, le Pape Léon X accorde une série de privilèges au sanctuaire provençal.
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le 11 août : début du grand Dérangement des Acadiens.
La première région touchée est celle de Beaubassin. Voir les chroniques du 28 juillet, des 5 et 10 septembre.
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le 11 août 1718 : bataille du cap Passaro.
A la fin de la guerre de Succession d’Espagne, le royaume d’Espagne est privé de certains territoires, en particulier le duché de Milan, la Sardaigne et le royaume de Naples. D’autre part, Philippe V d’Espagne espère monter sur le trône de France. Pour s’y opposer, la France, l’Autriche, la Grande-Bretagne et les Provinces-Unies forment la Quadruple-Alliance. La flotte alliée, sous les ordres de George Byng, affronte la flotte espagnole le 11 août 1718, lors de la bataille du cap Passaro, au large de la Sicile. Les Espagnols sont vaincus et perdent 16 navires.
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le 11 août 1863 : protectorat français sur le Cambodge.
Le royaume du Cambodge, pour échapper à l’emprise du Siam, l’actuelle Thaïlande, et de l’Annam, l’actuel Viêt Nam, demande de l’aide à la France. Par ce traité de protectorat signé le 5 juillet par le roi Norodom Ier, ce dernier s’interdit toute relation avec une puissance étrangère sans l’accord de la France et un résident général est installé à Pnom Penh. Le 11 août une convention franco-khmère fixe les conditions du protectorat. En 1887, le Cambodge est intégré à l’Indochine française. Le pays retrouve son indépendance en 1953, sous le règne de Norodom Sihanouk.
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le 11 août 1932 : l’Angélus de Jean-François Millet est lacéré de coups de couteau au Louvre.
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le 11 août 1941 : une loi prescrit la publication des noms des dignitaires francs-maçons.
Elle leur interdit d’exercer des fonctions publiques. Ils sont mis à la retraite avec promesse d’indemnité. Le JO va se remplir des noms trouvés dans les archives des loges ; environ 14 000 selon l’amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, pages 149).
A titre de comparaison, les fonctionnaires révoqués à la Libération le seront « sans pension » !
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le 11 août 1944 : Pétain demande à Hitler à ce que Paris soit déclaré ville ouverte.
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le 11 août 1960 : indépendance du Tchad.
Traditionis custodes: une piqûre de stérilisation?
Du P. Daniel-Ange sur le récent motu proprio:
Je suis sidéré, bouleversé par ce motu proprio. Le moins qu’on puisse dire : on en demeure KO ! Je communie aux larmes de tant de mes amis et proches. Je prie qu’ils ne soient pas tentés d’aigreur, d’amertume, si ce n’est de révolte et de désespoir.
Pourquoi une telle dureté, sans une once de miséricorde ou de compassion ? Comment ne pas en être dérouté, déstabilisé ?
Bien sûr, parmi ces frères catholiques attachés à la tradition, il y en a qui – hélas ! hélas ! – ont pu se durcir, se figer, se cabrer, se replier dans un ghetto, allant jusqu’à refuser de concélébrer aux messes chrismales – ce qui est inadmissible. Mais pour cette petite minorité n’aurait-il pas suffi d’une forte exhortation, doublée d’éventuelles menaces de sanctions. En s’inspirant du livre de la Sagesse : « C’est peu à peu que tu reprends ceux qui tombent. Tu les avertis, leur rappelant en quoi ils pêchent (…) Même ceux-là qu’ ils étaient des hommes, tu les a ménagés. Peu à peu tu laissais place au repentir. » (12, 2,8,10)
Des oasis rafraichissantes dans un désert d’apostasie générale.
Mais, pour ne parler que de la France, le Pape sait-il qu’il y existe des groupes et communautés merveilleusement rayonnantes, attirant un grand nombre de jeunes, de jeunes couples et de familles. Ils y sont attirés par le sens du sacré, de la beauté liturgique, de la dimension contemplative, de la belle langue latine, de la docilité au siège de Pierre, la ferveur eucharistique, la confession fréquente ,la fidélité au rosaire, la passion des âmes à sauver, et tant d’autres éléments qu’ils ne trouvent pas – hélas! – dans nombre de nos paroisses.
Tous ces éléments ne sont-ils pas prophétiques. ? Ne devraient-ils pas nous interpeler ,nous stimuler, nous entrainer ? N’était-ce pas l’intuition de St.Jean-Paul II, dans son motu proprio « Ecclesia Dei » ?
Dans leurs assemblées, jeunes, foyers et familles dominent, dont la pratique dominicale frise les 100%. Qu’on ne dise pas qu’ils sont nostalgiques du passé, anachroniques. C’est le contraire : latin, messe ad orientem, grégorien, soutane : c’est tout nouveau pour eux. Cela a tout l’attrait de la nouveauté.
Est-il étonnant que les communautés monastiques qui gardent l’Office en latin, et parfois même la célébration eucharistique d’après le missel de S.Jean XXIII, soient florissantes, attirant beaucoup de jeunes ?
Je pense en particulier à des communautés que j’ai la grâce de connaitre personnellement et que j’estime et admire, comme celles du Barroux (moines et moniales) et de ND de la Garde, ainsi que des missionnaires de la Miséricorde à Toulon. Qu’on ne dise pas qu’elles ne sont pas missionnaires ! Autour du premier gravite, parmi tant d’autres, le chapitre Marie-Madeleine avec ses centaines d’ados et de jeunes, sans parler de leurs retraitants qui y affluent. Pour les seconds : on ne fait pas mieux en matière d’’évangélisation des musulmans et de nos petits païens sur les plages. Sans parler du pèlerinage de Pentecôte à Chartres, en croissance constante.
Avec le scoutisme et la communauté S.Martin, cette mouvance ecclésiale est celle qui donne le plus grand nombre de vocations sacerdotales à l’Eglise. Je suis témoin de la belle ferveur qui règne au séminaire de Witgratzbad en Bavière, établi grâce à un certain cardinal… Ratzinger.
Dans un monde tellement féroce où le combat pour la fidélité à Jésus et à son Evangile relève de l’héroïsme, où ils sont déjà marginalisés, méprisés, tournés en dérision dans leurs écoles, comme même en famille, où toutes leurs valeurs sont bafouées, sinon prostituées, où ils se retrouvent terriblement seuls et isolés, tellement insécurisés, parfois à la limite du désespoir : pourquoi, mais pourquoi donc leur refuser ces quelques places fortes qui leur donnent la force, le courage, l’audace d’entrer en résistance et de tenir? Cela en pleine zone de turbulence pour l’Eglise, en plein collapse de la foi dans le monde. La guerre contre le Christ et son Eglise est déchainée, nous sommes en plein duel homicide-Prince de la vie, les jeunes ont droit plus que jamais à être soutenus, fortifiés, armés, simplement sécurisés. Ne leur fermons pas certains de nos plus beaux refuges. Tel un refuge de haute-montagne au milieu des mortelles crevasses.
Dans l’aride désert d’une société ou gagne « l’apostasie silencieuse de l’homme qui croit être heureux sans Dieu » (JP II), ces groupes et paroisses sont de véritables et rafraichissantes oasis. Leurs plus belles fleurs : ces jeunes et même enfants parvenus aux cimes lumineuses de la sainteté. Comment ne pas évoquer une Anne-Gabrielle Caron, de la paroisse des Missionnaires de la miséricorde à Toulon, dont la cause de béatification est déjà ouverte. Et de la petite martyre Jeanne-Marie Kegelin, en Alsace, dont deux frères sont prêtres de la Fraternité S.Pierre. (Pourvu que ce ne soit pas la raison qui retarderait sa propre cause.)
Une piqure de stérilisation ?
Après tout cela, comment comprendre que le Pape semble viser tout simplement leur extinction, dissolution, liquidation pure et simple ? Cela par la simple application des normes désormais imposées ? Cela ressort du fait qu’on arrache leurs prêtres à leur paroisse, et interdit d’en créer de nouvelles : n’est-ce pas une forme de piqure de stérilisation ? Qu’aucun nouveau prêtre de rite ordinaire ne pourra célébrer la messe dite tridentine, sans indult de son évêque qui, lui, est tenu de suivre les directives romaines.
Le pire : en déclarant que le missel (messe et autres sacrements inclus) de S.Jean XXIII ne relève plus du rite Romain, puisque la « seule expression » de celui-ci est désormais l’unique missel de Paul VI. Ce rite est donc ipso facto relégué dans le passé, périmé, dépassé, et se retrouve en apesanteur dans le vide…
N’est-ce pas là un coup de poignard dans le dos, ou plutôt en plein cœur, de notre cher Benoit XVI ? Son trait de génie avait été de sauver ce rite en en faisant tout simplement la seconde variante ou forme de l’unique rite Romain. Quel courage ne lui a-t-il pas fallu ! Et ce n’était absolument pas par simple diplomatie ou politique ecclésiale, comme l’insinue le motu proprio. Combien de fois n’at-t-il pas affirmé que ce rite qui avait sanctifié le peuple chrétien, irrigué toute l’Eglise, donné tant de fruits de sainteté pendant tant de siècles, avait plein droit de cité aujourd’hui et faisait partie intégrale de la liturgie latine et romaine.
C’était un scandale d’avoir essayé de l’évacuer, voici quelque 6O ans. Et tout-à-coup, brutalement, d’un trait de plume le voilà abrogé par un Pape assurément moins liturgique dans l’âme que ce Benoit XVI à l’âme toute bénédictine.
Benoit XVI en sa retraite monastique va-t-il devoir mendier à son successeur l’autorisation de célébrer encore ce rite qu’il a tant aimé et qu’il avait réussi, magistralement, à sauver ?
Un risque de schisme ou de clandestinité ?
Encore ceci : l’intention de notre Saint Père est surement belle et bonne : protéger la communion dans le peuple de Dieu. Mais l’effet risque fort d’être exactement contraire.
J’en tremble : beaucoup risquent d’être tentés tout simplement de rallier Ecône et la Fraternité S.Pie X, à laquelle Pape Francois avait tendu généreusement la main, en l’année de la Miséricorde. Voici quelques 40 ans, ils s’étaient héroïquement détachés de Mgr Lefebvre, pour retrouver l’Eglise-Mère de Rome, accueillis les bras grands ouverts par S.Jean-Paul II. (Comment oublier la lumineuse figure de Jean-Paul Hivernat d’Ecône puis Rome et Versailles, au sillage de sainteté). Et voilà qu’on les accule à dire : « Bon, vous ne voulez plus de nous : on retourne d’où on vient. Tant de sacrifices, c’était donc pour rien ! Jean-Paul II et Benoit XVI nous aimaient, nous comprenaient, ainsi que bon nombre de merveilleux et courageux évêques, et nous voilé floués, du jour au lendemain. »
Bref, c’est un réel risque de « schismes qui fleuriront de toutes parts si des évêques abrupts imposent leur pouvoir à des abbés raides » (G.Privat). Ou bien, ce sera la tentation de se terrer dans la clandestinité…
La Communion Trinitaire n’implique-t-elle pas l’œcuménisme intra-catholique ?
La Communion ecclésiale n’est-elle donc pas celle-là même de la Toute Sainte Trinité (Jn 17) c’est à dire celle de la beauté en sa diversité ? Plus grande sont les différences- à condition qu’elles soient vécues comme complémentaires-plus l’Eglise en est belle. L’altérité n’est-elle pas condition de la fécondité ? Pourquoi avons-nous tant de peine à recevoir, accueillir, aimer ces frères et sœurs baptisés, avec leur sensibilité, leur désirs, leurs charismes propres et spécifiques, même et surtout s’ils ne sont pas les nôtres? Pourquoi imposer aux jeunes, déjà tellement fragilisés, nos propres préférences Nous respectons bien nos frères catholiques des saintes Eglises Orientales. A Rome même une Congrégations leur est consacrée. Nous sommes émerveillés par leurs somptueuses divines liturgies, qu’elles soient coptes, éthiopiennes, arméniennes, syriaques, maronites, melchites ou byzantines russe ou grecque, et nous refusons la liturgie latine et romaine en son expression traditionnelle !
Pour être logique, il faudrait uniformiser toute la vie monastique ou religieuse ! Bénédictins, Cisterciens, Chartreux, Carmélites, Clarisses : adieu ! Il faudrait uniformiser tous les mouvements spirituels, dans leurs agaçantes diversités. Néo-catéchuménat, Focolaris, Renouveau charismatique, Oaza, Communione e liberazione : exit ! Traditions et sensibilités bénédictine, carmélitaine, franciscaine, dominicaines, jésuites, vincentienne, salésienne, etc. : à la poubelle !
Non et non, l’unité n’est pas l’uniformité, mais la diversité ! La communion n’est pas l’horizontalité, mais la complémentarité !
Saint Jean-Paul II l’avait bien exprimé dans son motu proprio Ecclesia Dei : « Tous les pasteurs et les autres fidèles doivent avoir une conscience nouvelle non seulement de la légitimité, mais aussi de la richesse que représente pour l’Eglise la diversité des charismes et des traditions de spiritualité et d’apostolat. Cette diversité constitue aussi la beauté de l’unité dans la variété : telle est la symphonie que, sous l’action de l’Esprit-Saint, l‘Eglise terrestre fait monter vers le Ciel »
Entendrez-vous les cris et les larmes de vos propres enfants ?
Le Saint Père a-t-il mesuré l’impact, si ce n’est la secousse sismique, qu’une telle intransigeance risque de provoquer, dans l’Eglise et même hors de l’Eglise ? Qu’une personne aussi athée, à l’incontestable aura, que Michel Onfray, ose avouer qu’il en est « consterné ». Précisant : « La messe en latin est le patrimoine du temps généalogique de notre civilisation. Elle hérite historiquement et spirituellement d’un long lignage sacré de rituels, de célébrations, de prières, le tout cristallisé dans une forme qui offre un spectacle total » Et avec son sarcasme habituel qu’évidemment je ne fais pas mien : «Pour ceux qui croient en Dieu, la messe en latin est à la messe du Long Fleuve tranquille… ce qu’est la basilique romaine contemporaine de S.Augustin à une salle polyvalente dans une barre d’immeubles : on y chercherait en vain le sacré et la transcendance. »
A-t-il pensé à la secousse que vont éprouver nos frères des saintes Eglises Orthodoxes. Le motu proprio de Benoit XVI, très estimé par eux comme un grand théologien, les avait rassuré : que l’Eglise latine garde fidèlement et protège un rite liturgique ayant traversé des siècles. Et maintenant, de se poser la question, angoissés: ne va-t-on pas le jeter aux orties ?
A-t-il pressenti le séisme probable chez tant et tant de jeunes, de jeunes couples, de familles entières qui vont en être déstabilisés, déroutés, découragés, tentés par la révolte. Jusqu’ici ils aimaient leur Pape François- aussi attachant et déroutant soit-il-, ils étaient fidèle au magistère romain, et maintenant les voici guettés par le doute, la méfiance, sinon le rejet, avec l’impression amère d’avoir été floué, reniés sinon trahis.
Comment ne pas pleurer avec eux ?
Qu’au moins une grande vague de compassion baptismale, d’affection fraternelle, et paternelle du côté de nos évêques, d’ardentes prières les entourent, les réconfortent, les consolent, les soutiennent, les encouragent, les accueillent. Ardemment. Généreusement. C’est à dire amoureusement.
Cher Saint-Père – que par ailleurs j’aime, estime et admire –, au nom d’un grand nombre de mes amis, jeunes et moins jeunes, j’ose vous partager, en toute simplicité filiale, ma profonde douleur. Mais animé d’une folle confiance, je me risque à espérer que, à l’écoute de tant de larmes sur les joues de vos propres enfants vous aurez le courage et l’humilité de revenir sur une décision d’une telle intransigeance, cela en dépit de votre finale : « malgré toute chose contraire, même si digne de mention particulière ».
Contre toute espérance, j’espère !
Frère Daniel-Ange.
Ce 23 Juillet,
40e anniversaire de mon Ordination sacerdotale
au congrès Eucharistique international à Lourdes.
Mgr Brouwet déplacé à Nîmes
Le pape François a nommé Monseigneur Nicolas Brouwet, évêque de Nîmes suite à l’acceptation de la démission de la charge pastorale que lui a présentée Monseigneur Robert Wattebled.
Monseigneur Nicolas Brouwet était jusqu’à présent évêque de Tarbes et Lourdes. En juin 2019, Mgr Antoine Herouard, évêque auxiliaire de Lille et ancien secrétaire général de la Conférence des évêques de France, avait été nommé délégué pontifical pour le Sanctuaire de Lourdes au terme d’une visite canonique menée par Rome.
Tentative de censurer le film “Promesse”
De Daniel Rabourdin, réalisateur du film Promesse:
Je vous révèle le ségrégationnisme d’Internet contre les croyants dont le film PROMESSE vient de rencontrer. Les saints nous disent de ne pas nous taire. Nous ne haïssons pas le persécuteur, mais nous signalons cet acte de ségrégationnisme anti-chrétien. D’ailleurs, du mal peut sortir un bien. Cette embûche nourrira le roman du film et l’aventure extraordinaire d’un film fait par des familles ne fait que commencer. La plateforme de donation Ulule vient de refuser le projet de financement du film sur lequel nous travaillions ensemble depuis des mois.
Voici la lettre que je leur ai envoyée:
Etes-vous sûrs de vouloir tuer dans l’œuf la campagne de financement du film d’aventure chrétien PROMESSE ? Doit-on vous compter parmi les organismes sur lesquels un jour des tribunaux devront se pencher ?
Avant tout, je vous demande de revoir votre jugement. Il est possible que vous ne réalisiez pas le mal causé à ma production qui préparait cet effort avec vous depuis 6 mois. Beaucoup de Français se seraient reconnus dans le film qui veut mettre en valeur le scoutisme et prendre soin de l’aspiration des adolescents à trouver Jésus-Christ dans leur vie.
Votre ségrégation selon la religion n’est pas bénigne comme vous le dites. Après tout, c’est un jugement non pas au faciès mais à la conscience.
Au contraire, je vous encourage à être fairplay et éthique comme je pense que beaucoup parmi vous veulent l’être. Mais je suis aussi intrigué …
Au fond, pourquoi faites-vous barrage aux chrétiens ? Je suis sûr que beaucoup dans votre équipe et votre public ne sont pas anti-chrétiens. Vos grands-parents eux-mêmes étaient chrétiens et ce sont eux qui vous ont transmis beaucoup des bonnes choses qui sont en vous.
La raison que vous invoquez est que le film chrétien PROMESSE n’est pas un projet « durable, ouvert et de diversité ». C’est apparemment joli et certainement un slogan politique mais la réalité paraît opposée. En effet, à propos « d’ouverture », c’est en fait bien vous qui fermez votre boutique à un client pour ses valeurs. Durabilité ? Le film PROMESSE veut transmettre aux jeunes une éthique de vie qui les rendra heureux et constructifs pour la vie. Diversité ? Elle se trouve dans mon film en âges, races, et religions comme on peut le lire dans notre « histoire du film en bref ». Ceci est donc bizarre…
J’examine si mon film PROMESSE qui propose une aventure avec jeu dans la nature est néfaste aux jeunes. Nope ! En fait, la plupart des parents rêvent de voir leurs enfants quitter les écrans vidéo pour aller au soleil. Peut-être est-ce un article de la loi scoute… Est-ce : « Le scout ne fait rien à moitié » ? Pas du tout. Ou alors est-ce l’un des Dix Commandements ? « Tu ne convoiteras pas les biens de ton prochain » ? Ça ne peut toujours pas être ça…
Par contre, on découvre que vous acceptez des projets comme Le Culte des Abysses. A la frontière du vide et le Dieu sans Nom ou encore Sorcière Magda et les petits pots d’amour. Alors là, on sent que l’on tient une explication. Car si vous refusez un projet chrétien mais favorisez des projets sataniques, vous faites peut-être un choix terrible. N’avez-vous jamais connu de personnes possédées ? Elles sont loin de l’ouverture, de la durabilité et de la diversité. J’ai vu au contraire le désespoir, la pauvreté et la maladie. Mais je crois encore en la conscience de certains parmi vous.
En attendant, voici le calendrier qui est devant moi.
Ce soir, je pourrais informer mes frères et sœurs chrétiens à travers le monde et tous les gens bien sur Instagram, YouTube et Facebook. Leur parler en faveur de Credofunding en France ou Indiegogo sur le monde. Cette lettre serait publiée en Français et en Anglais.
Demain matin, je pourrais informer les journalistes (y compris Journalistes sans Frontières) que je connais en France et aux USA.
Parce qu’il faut dire clairement que votre pouvoir social est trop important pour vous laisser opérer une ségrégation idéologique. Que penseriez-vous d’une ségrégation d’opinion au moment où vous loueriez un appartement, ou étiez embauché ? Que serait l’étape suivante ? Vous vous rendez compte, n’est-ce pas, que vous faites une ségrégation rappelant celle des Romains au temps de Jésus, des nazis ou des communistes en Chine actuellement ?
Et pourtant, nous sommes potentiellement vos amis. Je vous trouve sympathiques, à part cette atteinte à la liberté d’expression et cette curieuse préférence aux œuvres sataniques. Il en est au point où l’on se demande si vous n’êtes pas vous-mêmes forcés.
En bref, je sais et vous savez que cela ce n’est pas bien.
S’il vous plaît donc, chère plateforme, reconsidérez votre décision et laissez PROMESSE, le film chrétien d’aventure qui met en valeur le scoutisme et la foi être traité comme toute autre client.
Ne tentez pas d’étouffer PROMESSE, le film international en faveur du scoutisme et de la foi chrétienne. Nous avons trop d’espérance pour cela.
Daniel Rabourdin
Réalisateur indépendant du film PROMESSE
L’irrecevabilité de la décision du conseil constitutionnel du 5 aout 2021 : la peur doit changer de camp
De Pierre-Antoine Pontoizeau pour le Salon beige:
Le droit positif se distingue de l’abus de pouvoir ou d’autorité en ceci que ce droit est construit, positif, cohérent et rationnel. Ce n’est pas la simple autorité de l’institution qui légitime sa décision, nous ne sommes plus sous l’ancien régime. Ce qui fonde, c’est la reconnaissance de sa légitimité, soit sa conformité au principe du droit positif : rationalité et cohérence que chacun peut apprécier pour consentir raisonnablement à la décision.
Qu’en est-il de la décision du conseil constitutionnel du 5 août 2021 ? Toute la décision se fonde sur une notion extra-juridique : la crise sanitaire. En effet, celle-ci est l’unique argument qui autoriserait de renverser les principes jusqu’à priver de mouvement, licencier, etc. Deux critiques rendent caduques l’autorité de cette décision.
Premièrement, avant d’examiner la notion de crise sanitaire, le conseil constitutionnel n’est pas compétent pour délier la France de ses nombreux engagements internationaux dont une multitude de signatures : à la déclaration d’Helsinki portant sur les principes éthiques applicables à la recherche médicale impliquant des êtres humains de 1964 [1], à la convention d’Oviedo pour la protection des droits de l’homme et de la dignité de l’être humain à l’égard des applications de la biologie et de la médecine dîtes Convention sur les Droits de l’Homme et la biomédecine de 1997 [2], à la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme de l’UNESCO de 2005 [3], et plus récemment les rappels dans la résolution 2361 du Conseil de l’Europe de 2021 [4]. La décision du conseil constitutionnel viole les engagements de la France concernant l’expérimentation médicale, le consentement libre et éclairé, l’absence de pression sociale et politique, etc. Pour cette seule et première raison, la décision est déjà irrecevable, mettant la France en infraction grave de ses engagements internationaux. Il ne s’agira donc pas de désobéissance pour les soignants, mais de confronter la France à la violation de ses engagements. Personne ne peut être contraint à la vaccination en phase d’expérimentation avec une autorisation temporaire de mise sur le marché. En refusant de se faire vacciner, les soignants peuvent faire valoir l’ensemble du corpus visant à protéger les personnes d’une violation de leur intégrité physique, voire engager des actions judiciaires contre leurs hiérarchies devant les tribunaux administratifs puis toute la chaîne judiciaire. Avant cela, diffuser à leurs collègues et déclencher des grèves dès septembre 2021. Il faut d’ores et déjà largement publier ces textes et les faire connaître à ceux qui seront solidaires, comme à ceux qui voudraient contraindre. Les syndicats ont un rôle éminent à jouer pour défendre les salariés dans leur droit les plus fondamentaux.
Deuxièmement, ce même conseil n’est pas compétent en matière de santé publique. Or, il fonde sa décision sur la notion de crise sanitaire pour légitimer toutes les restrictions des libertés fondamentales, une obligation vaccinale pour une première catégorie de personnels et des discriminations actives ou passives avec le « passe sanitaire ». Sur le plan du droit positif, rappelons-le une dernière fois, le conseil à une obligation de rationalité et de cohérence pour fonder ses décisions, et ce, afin d’éviter l’arbitraire. A-t-il défini la crise sanitaire ? Non. La notion n’est pas décrite, elle n’est pas définie et aucun critère objectif ne vient l’étayer. Le conseil n’a pas pris la précaution de cette définition juridique pour dire ce que serait l’urgence ou la crise sanitaire. Mais plus encore, le pourrait-il ? Non là encore, parce que le conseil constitutionnel n’a pas la compétence de définir cette notion, étant juriste et non médecin. Elle est donc hors d’atteinte des Sages. Ils s’appuient alors sur une appréciation subjective du législateur, sans critère rationnel qui motiverait de déroger aux principes de liberté de travailler, de circuler, de commercer, etc. Ils auraient pu tenter de la fonder sur une surmortalité tragique. Ils ne l’ont pas fait et pour cause, elle n’existe pas. Ils auraient pu tenter de la fonder sur les effets de la maladie comme des handicaps et des arrêts de maladie massifs atteignant les forces vives du pays ? Ils n’existent pas. Le conseil viole donc les droits fondamentaux à partir d’une appréciation politique subjective pour laquelle il n’est pas en position de juger. C’est pourquoi sa conclusion devait être inverse. En effet, faute d’une définition rationnelle soumise par le législateur concernant ce qu’est et n’est pas une crise sanitaire, une telle remise en cause des libertés individuelles est bien irrecevable, autoritaire, abusive.
A ce stade, la crise sanitaire est donc une fiction juridique et une invention politique dont les critères objectifs n’ont pas été exposés par le législateur. En conséquence, la décision a comme seule légitimité, celle de l’autorité de l’institution, mais cela ne suffit pas. Les Sages ont de ce fait trahi la République fondée sur le savoir scientifique disponible. Nous sommes donc dans l’abus de pouvoir, le détournement des institutions, l’arbitraire.
Il y a maintenant deux modes d’action à promouvoir partout autour de nous. Mettre chacun face à ses responsabilités personnelles : pénales surtout, car nous sommes dans la discrimination, nous sommes dans le viol du secret médical, nous sommes dans l’exercice d’une contrainte pouvant engager la vie et des séquelles graves. Chaque employeur hospitalier pour commencer, doit prendre la mesure de son risque pénal en cas de décès par exemple. Chaque hiérarchie doit être confrontée à sa responsabilité des qualifications d’empoisonnement, de mise en danger de la vie d’autrui, de complicité de crime, parce que les données de pharmaco-vigilance sont elles aussi alarmantes [5]. Même si certains argueront que la corrélation-responsabilité du « vaccin » n’est pas avérée pour chaque cas, le nombre de décès pour le seul Pfizer en France au 1er juillet 2021 (761) et les mises en jeu du pronostic vital (2551) devraient inciter, en vertu du principe de précaution, à énormément de prudence et de sensibilisation au lieu et place d’une obligation dangereuse. Même si le « vaccin » est imputable à 50 % des cas, c’est 330 morts et 1275 pronostics vitaux engagés ! Un directeur d’hôpital s’imagine-t-il à l’enterrement d’une personne brutalisée et vaccinée de force ? Imagine-t-il qu’il pourra encore un jour de plus diriger les équipes ? Il aura pris la responsabilité de contraindre au 15 septembre 2021, de licencier, de diviser, voire de contribuer par sa contrainte à conduire au décès d’un personnel de santé.
C’est pourquoi il est temps de pratiquer la sanction éthique. Nous devons inciter à la vente des actions Pfizer et à faire prendre conscience aux établissement financiers qui détiennent des titres que le risque financier pour Pfizer est de même nature que celui de Monsanto [6] dans quelques affaires (coton, roundup, etc.). Plusieurs dizaines de milliers de morts imputables à la vaccination dont environ 50.000 déjà dénombrés aux USA, à une valeur moyenne de quelques millions de dollars par personne, c’est environ 150 milliards, soit la faillite de Pfizer déjà engagé dans des pertes plus modestes concernant les procès sur les opiacés responsables de la mort de milliers d’américains [7]. L’action Pfizer doit s’écrouler au regard du risque avéré sur la COVID-19. De même, les directeurs d’ARS et les membres de l’ANSM ont une responsabilité personnelle à ne pas interrompre une campagne de vaccination là où des précédents vaccins furent abandonnés au 50e décès. Comment vont-ils se justifier de ne pas avoir rapidement déclenché toutes les enquêtes et autopsies pour confirmer ou nuancer les premiers constats ? De même des journalistes et leurs directions doivent se voir exposé très clairement leur responsabilité de diffuser des fausses nouvelles qui atteignent à l’intégrité psychique et physique des citoyens. L’incident de CNews entre Jean-Frédéric Poisson [8] et un journaliste est d’une extrême gravité. Le journaliste exerce en direct une censure. Il conteste la véracité de chiffres pourtant disponibles depuis le 1er juillet sur le site de l’ANSM, soit un mensonge, un déni de fait, même si la prudence invite à ne pas les attribuer mécaniquement au « vaccin », mais la réciproque est aussi vraie, sans envisager par magie que 100 % de ces cas seraient dissociables (proposition statistiquement insoutenable). Leur travail n’est plus factuellement l’information ou l’exposé des avis, c’est une censure avérée au nom d’une prétendue vérité éditoriale. Où est le respect de la déontologie, le respect de la liberté d’expression et de pensée à l’antenne dans un tel contexte ? Il y a une entrave manifeste à la libre information et à la diffusion des informations publiques. L’éthique impose là encore de répondre d’abord par un appel au boycott de ces médias. Ne plus les écouter, ne plus les regarder et faire chuter massivement leurs audiences très rapidement. Les populations doivent maintenant multiplier leurs modes d’action en citoyens libres de leurs choix.
En conclusion, la décision est totalement irrecevable parce qu’elle ne répond pas au critère de rationalité qui fonde l’institution républicaine. Or, c’est au nom même de cette exigence de rationalité scientifique que le peuple souverain a le droit et le devoir prévu par la déclaration des droits de l’homme d’interrompre le cycle de la dérive irrationnelle et arbitraire du pouvoir. Cette situation inédite montre toute la fragilité des institutions et des hommes face à l’abus d’autorité et quelques cupidités prédatrices. Il faut urgemment instaurer des lois dont l’unanimité du parlement quand il s’agit des libertés publiques. Elles sont inaliénables, elles sont sacrées et y atteindre ne devrait être qu’exceptionnel, ce qui requiert la raison partagé de la totalité des élus dans un élan rationnel légitime qui fonderait une telle exception : guerre chimique ou bactériologique par exemple légitimant temporairement un état d’exception.
[1] https://www.wma.net/fr/policies-post/declaration-dhelsinki-de-lamm-principes-ethiques-applicables-a-la-recherche-medicale-impliquant-des-etres-humains/;
[2] https://www.coe.int/fr/web/bioethics/oviedo-convention;
[3] https://fr.unesco.org/themes/%C3%A9thique-sciences-technologies/bioethique-droits-humains;
[4]https://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/commission/affaires_europeennes/APCE/divers/2021_01_Textes_Adoptes_1re_partie_session.pdf;
[5] https://ansm.sante.fr/uploads/2021/07/16/20210716-vaccins-covid-19-rapport-pfizer-periode-28-05-2021-01-07-2021-2.pdf; le dossier concernant Pfizer
[6] https://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/16/monsanto-un-demi-siecle-de-scandales-sanitaires_1643081_3244.html;
[7] https://www.leparisien.fr/societe/sante/crise-des-opiaces-aux-etats-unis-d-autres-laboratoires-vont-payer-28-08-2019-8140602.php; et https://www.sciencesetavenir.fr/sante/fentanyl-et-crise-des-opiaces-les-cinq-choses-a-savoir_138343; Nous parlons bien de centaines de milliards pour ce scandale des opioïdes.
[8] https://www.youtube.com/results?search_query=cnews+jf+poisson;
Cherbourg : il voulait “fumer les chrétiens”
Derrière la basilique Sainte-Trinité de Cherbourg-en-Cotentin, dans la Manche, dimanche 8 août vers 11 h 45, une dizaine d’agents de la police sont intervenus au domicile d’un homme en état d’ivresse, en possession d’une arme factice. L’homme a été rapidement interpellé puis placé en garde à vue.
Ce que ne dit pas Ouest-France, mais que nous raconte un témoin, c’est que lors de la messe de 11H00, des fidèles entendant du bruit sur le parvis sont sortis et se sont trouvés face à un énergumène, accompagné d’une femme portant un maillot frappé du drapeau algérien, menaçant de “fumer les chrétiens”. L’un des fidèles a tenté de le raisonner, après avoir prévenu la police. La police, à son arrivée sur les lieux, a interdit aux témoins de filmer ou de photographier la scène avant d’aller interpeller l’individu à son domicile à quelques mètres de la basilique de la Ste Trinité.
Changement de programme à Radio courtoisie
A la rentrée, Radio Courtoisie lance une tranche d’information de 7h à 9h. Cette matinale sera dirigée par Clémence Houdiakova, qui, depuis cinq ans, animait l’émission d’André Bercoff sur Sud Radio. Pour elle, le défi est simple :
« Nous sommes en guerre idéologique. Il faut organiser la résistance intellectuelle. Armer et réarmer les esprits. »
Autour d’elle, gravitera une équipe de partenaires venus de la réinfosphère et du monde associatif, comme Christian Bex, ancien patron de la matinale de France Inter, Jean-Louis Tremblais, grand reporter au Figaro magazine, qui a parcouru les zones de guerre de Bosnie ou du Kosovo, Charlotte d’Ornellas et Gabrielle Cluzel, François Bousquet, Charles de Meyer, Anne Coffinier, et bien d’autres.
C’est arrivé un 10 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 10 août : saints du jour français ou en France.
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Bx Claude-Joseph Jouffret : prêtre et martyr
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Bx François François : OFM cap et martyr
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Bx Lazare Tiersot : prêtre chartreux et martyr († 1794)
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Bx Claude-Joseph Jouffret
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Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont, sulpicien, François François, capucin, et Lazare Tiersot, chartreux, tous trois prêtres et martyrs. Sous la Révolution française, à cause de leur sacerdoce, ils furent détenus, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, où ils achevèrent leur martyre.
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le 10 août 654 : élection du pape saint Eugène 1er.
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le 10 août 1498 : début du procès pour la dissolution du mariage de Louis XII avec Jeanne de France.
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le 10 août 1519 : les apparitions de Notre Dame à Cotignac à Jean de la Baume, bûcheron provençal.
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Le 10 août 1519, en la fête de saint Laurent, la Vierge Marie, accompagnée de saint Michel l’Archange et de saint Bernard, apparaît dans les champs à un homme très pieux nommé Jean de la Baume. Elle lui commande de dire, de sa part, au clergé et à la communauté de Cotignac d’aller en procession, sur le Mont Verdaille, et d’y bâtir une église, sous le vocable de Notre-Dame de Grâces, « pour autant qu’elle voudrait faire plusieurs grâces et faveurs à ceux qui l’invoqueraient en ce lieu ».
Un pèlerin illustre, le Roi Louis XIV, est venu la remercier pour le don de sa naissance. Aujourd’hui de nombreux pèlerinages ont lieu au sanctuaire notamment pour les pères et mères de famille, les couples en désir d’enfant, etc.
Le pape Léon X accorde d’importantes faveurs au sanctuaire par une bulle de 1521.
Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l’Escalade)
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le 10 août 1535 : découverte par Jacques Cartier du fleuve Saint-Laurent.
Le navigateur français Jacques Cartier atteint l’embouchure du fleuve qu’il baptise du nom du saint du jour, Saint-Laurent. Il a réussi à convaincre le Roi François Ier de financer un voyage pour découvrir le passage par le nord entre l’Océan Atlantique et Pacifique. Il baptise d’abord ainsi la baie. Plus tard, ce nom est aussi donné au fleuve.
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le 10 août 1557 : bataille de Saint-Quentin.
Cette bataille ouvre la voie à l’armée espagnole en direction de Paris. Philippe II d’Espagne et ses 60 000 hommes peuvent marcher sur Paris malgré le manque de ravitaillement. Le duc de Guise rentre d’Italie pour tenter de rétablir la situation. Il parvient à reprendre Calais.
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le 10 août 1615 : les Français célèbrent une première messe dans la région des Grands Lacs, à Carhagouha. Une croix y est plantée.
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le 10 août 1678 : signature du traité de Nimègue.
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Signé entre les Provinces-Unies et la France, il met fin à la guerre de Hollande qui sévit de 1672 à 1678. La France s’engage à rendre Maastricht et la principauté d’Orange à la Hollande et se retire de certaines forteresses aux Pays-Bas espagnols. En revanche, l’Espagne perd des territoires au profit de la France (notamment la Franche-Comté).
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le 10 août 1792 : prise des Tuileries après de sanglants combats.
Prise du palais des Tuileries
Jean Duplessis-Bertaux, Musée national du Château de Versailles
Le 10 août 1792, la commune insurrectionnelle de Paris, armée et guidée par les révolutionnaires du duc d’Orléans, grand maître du Grand Orient s’empare du Palais des Tuileries et massacre la Garde Suisse, soit plus de 1000 soldats, au service du Roi de France depuis la bataille de Marignan et le traité de paix perpétuelle entre les deux pays.
Le Roi est arrêté et accusé de trahison. La famille royale va être emprisonnée à la prison du Temple. Bonaparte assiste au saccage du palais des Tuileries et au massacre des gardes suisses par les émeutiers.
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le 10 août 1795 : les Anglais arment l’Armée Catholique et Royale.
Charette reçoit une livraison importante d’armes et de munitions anglaises sur la plage du Bec entre Saint-Jean-de-Mont et Saint-Gilles. Un va-et-vient incessant va durer deux jours et deux nuits entre les huit vaisseaux ancrés au large et la côte. Quatre-vingt chariots de blé repartent dans la nuit du 11 au 12 pour payer la livraison anglaise. Le 22 août Charrette reçoit son brevet de généralissime signé par Louis XVIII et le cordon rouge de la Croix de St Louis, peu d’opérations d’envergures ont lieu cette fin d’été 1795, Charette espérait et attendait la venue du comte d’Artois. Déçu il licencie ses 12000 hommes le 14 septembre 1795.
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le 10 août 1793 : tentative d’inauguration du Musée du Louvre.
L’idée de transformer le Louvre en musée naît sous Louis XV. Le projet se transforme en loi le 6 mai 1791. Pour tenter de faire oublier les horreurs du massacre des Tuileries du 10 août 1792, la révolution veut inaugurer le nouveau musée, symboliquement le 10 août suivant. Cela ne peut se faire et a finalement lieu le 8 novembre 1793.
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le 10 août 1806 : la couronne d’épines reçue par Saint Louis est placée dans la cathédrale Notre-Dame de Paris lors d’une grande cérémonie.
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le 10 août 1813 : déclaration de guerre de l’Autriche à la France.
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le 10 août 1903 : un incendie dans la ligne 2 du métro parisien, à la station Couronnes, cause 84 morts par asphyxie.
Un incendie, dû à un court-circuit, à la station Couronnes, sur la ligne Porte Dauphine – Nation, fait 84 victimes. Les passagers, priés de sortir, s’entassent sur le quai pour demander un remboursement. Le feu les piège dans la station.
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le 10 août 1920 : début du mandat français en Syrie.
C’est au cours de la conférence de Sèvres que la Société des Nations donne un mandat à la France en Syrie. Il vise à permettre à l’Etat arabe d’accéder à l’indépendance.
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- le 10 août 1945 : déposition écrite du cardinal Liénart, archevêque de Lille, au procès du Maréchal Pétain
Monsieur le Procureur Général m’ayant fait savoir que j’étais cité comme témoin au procès de M. le maréchal Pétain, je considère comme un devoir de répondre à cet appel. Mais je prie la Haute Cour de Justice de m’excuser si je ne puis me présenter moi-même à la barre et de bien vouloir accepter ma déposition écrite.
Je tiens aussi à déclarer que, résolu à me tenir, comme il convient à un évêque, en dehors de toute politique, je n’ai d’autre but en intervenant que d’essayer de rendre justice à un homme, dont la longue carrière d’honneur et de gloire est menacée de s’achever dans la plus cruelle infortune.
Je n’ai vu le Maréchal qu’une fois pendant l’occupation allemande. C’était au mois d’avril 1942. Je n’avais pas choisi la date, étant soumis comme tout le monde au caprice des laissez-passer pour franchir la ligne de démarcation, mais il s’est fait que je suis arrivé à Vichy à un moment particulièrement grave.
Dès ma première entrevue, le Maréchal y fit allusion en ces termes :
— J’attends d’un moment à l’autre un ultimatum. Les Allemands veulent m’imposer un ministre de leur choix, dans des conditions telles que pratiquement c’est lui qui gouvernerait sous mon nom. Je n’en veux pas. Pour me contraindre, ils vont en venir aux menaces. Quand je les connaîtrai, je verrai quel parti prendre pour sauvegarder le mieux possible les intérêts de la France.
Ainsi, le Maréchal m’apparaissait du premier coup en plein conflit avec les Allemands. Loin de se prêter complaisamment à leurs volontés, je le voyais engagé dans une résistance opiniâtre à leurs manœuvres et à leurs exigences. Il fallait, pour obtenir de lui quelque chose, que les Allemands en viennent â le placer, par ultimatum, devant des menaces précises et graves pour la France. Alors des deux maux entre lesquels l’ennemi lui laisserait le choix, il écarterait celui qui lui paraîtrait le plus dangereux pour la patrie et ne subirait l’autre que par force.
Dans cette attitude et dans cette tactique, j’ai reconnu avec émotion le Chef sous lequel j’avais eu l’honneur de servir autrefois à Verdun. Devant la puissance écrasante d’une armée allemande, supérieure en nombre et en armement, le général Pétain avait su nous inspirer le même esprit de résistance, nous faire défendre pied à pied, pendant des mois et des mois, les quelques kilomètres qui séparent Douaumont, Vaux et le Mort-homme du cœur de Verdun, ne cédant du terrain que quand il n’y avait plus moyen de le tenir, mais nous retranchant aussitôt derrière pour opposer un nouvel obstacle à l’ennemi. Il avait dit : « Ils ne passeront pas ! » et si nous avons dû reculer pas à pas sur ce champ de bataille illustre, « ils » ne sont pas passés !
Cette fois, le Chef était seul devant un ennemi tout-puissant. À son tour, il « tenait » jusqu’à ce qu’il fût contraint de céder du terrain, mais il se retranchait de nouveau, attendant visiblement que les armées alliées fussent prêtes à entreprendre l’offensive libératrice, comme elles l’avaient fait en 1916, en gagnant sur la Somme la bataille qui dégagea Verdun.
Voilà, je l’affirme, l’impression très vive que j’ai retirée de mon entrevue avec le maréchal Pétain, en avril 1942. Je l’ai retrouvé égal à lui-même, faisant face à l’adversaire avec la même fermeté qu’autrefois, uniquement préoccupé de la France, s’obstinant à tenir jusqu’à ce qu’elle puisse être délivrée.
Ma conviction très nette est que le maréchal Pétain, loin d’avoir trahi sa patrie, n’a voulu que la servir. Réduit par la circonstance à ne jouer qu’un rôle obscur et pénible dans ses relations avec l’occupant, le Maréchal a consacré du moins ses efforts à conserver et à développer les énergies internes et les forces morales de la France.
Sans juger sa politique intérieure, à laquelle d’ailleurs l’Église ne s’est pas plus inféodée qu’à aucune autre, il me semble juste de ne pas sous-estimer cet effort, destiné dans sa pensée à préparer le relèvement de la patrie. Il s’est appliqué à rendre à la jeunesse de France, si cruellement éprouvée par les événements, son idéal, sa confiance en elle-même, la conscience du rôle essentiel qu’elle aurait à jouer pour l’avenir du pays, le goût du travail bien fait et le sens de la communauté nationale.
Il a agi de même en faveur de toutes les autres sources d’énergie française : la famille en particulier, éternelle victime des guerres et cependant assise fondamentale de la cité. Quant aux forces spirituelles et religieuses, il n’a cessé de faire appel à leur concours. S’il est vrai qu’une grande âme est maîtresse du corps qu’elle anime, ne fallait-il pas, à l’heure où nos forces matérielles étaient réduites à l’extrême, mettre en œuvre les forces spirituelles dont vivait l’âme de la France et qui préparaient sa résurrection ?
J’y vois la preuve que le Maréchal n’a jamais douté de l’avenir de la France et, qu’à travers les malheurs du moment, il a travaillé avec tous les moyens dont il pouvait encore disposer, à le rendre digne de son glorieux passé.
Quand un homme a eu à gouverner dans des circonstances aussi tragiques, il faut, pour le juger équitablement, dresser en face des maux qu’il n’a pu éviter à la France, la liste de ceux plus graves encore qu’il a réussi à lui épargner.
La Haute Cour est appelée à prononcer une des sentences les plus graves de notre Histoire. Je ne veux pas douter qu’elle ne rende justice à un soldat dont la vie s’est écoulée au service de la France, dont le nom demeure attaché à quelques-unes de ses pages les plus glorieuses et qui, aux heures les plus sombres, a cherché du moins à « atténuer son malheur ».
Qu’elle fasse en même temps œuvre d’union. Après tant d’années d’oppositions fatales, l’heure n’est-elle pas enfin venue de la réconciliation nationale ? Que chacun s’élève au dessus de ses passions personnelles ou partisanes pour ne plus voir que la France meurtrie. Serrés autour de son libérateur, le général de Gaulle, travaillons tous d’un cœur généreux et fort, au relèvement de notre patrie qui ne pourra se faire qu’avec le concours de tous les Français.
Signé : Achille Cardinal Liénart, Évêque de Lille
Un commentaire d’Yves Chiron : « Les ouvrages consacrés à ‘l’Église sous Vichy’ parus ces dernières années ont oublié cette déclaration au Procès Pétain. De manière générale, les actes du procès Pétain sont peu connus voire ignorés par les historiens de ces vingt dernières années. C’est un sujet d’étonnement que la sélection qu’opère souvent le travail historique : des sources, des noms, des faits sont écartés, par ignorance, par malveillance ou par manque de rigueur et c’est une autre histoire qui est racontée, incomplète, biaisée idéologiquement ou fantaisiste. » (Présent n° 6201, samedi 28 octobre 2006)
le 10 août 2011 : un morceau de corniche de la cathédrale Notre-Dame au Havre s’effondre.
Il n’y a pas de blessés. Mais pendant ce temps il se construit au moins une mosquée par semaine en France (source du ministère de l’intérieur). Après avoir volé les biens de l’Eglise, l’Etat français refuse de les entretenir et les laissent s’écrouler, bien que dans le même temps la plupart aient été classés monuments historiques.
Même les lépreux étaient mieux traités
Ce jour commence une discrimination comme il n’y en a jamais eu au cours de l’histoire, et cela dans « la patrie de la liberté et des droits de l’homme ».
Voilà déjà bien longtemps que je ne peux plus entrer dans une boutique, parce qu’il n’est pas question que je me mette une serviette hygiénique sur la figure.
Depuis le 21 juillet je n’ai plus le droit d’aller au cinéma, au théâtre, au concert.
Et à partir de ce jour je n’ai plus le droit d’aller au bistro ou au restaurant, ni de prendre le train ou l’avion.
Certains ont évoqué l’étoile jaune, mais la comparaison n’est pas pertinente : l’étoile jaune n’empêchait pas d’aller au restaurant ni de prendre le train.
Certains ont évoqué l’apartheid, mais la comparaison n’est pas pertinente : l’apartheid n’empêchait pas les noirs d’avoir leurs restaurants ni de voyager.
On pourrait aussi penser à la dhimmitude, mais la comparaison n’est pas pertinente : la dhimmitude n’empêchait pas les chrétiens d’avoir leur propre vie sociale et culturelle.
Si l’on s’en tient à cette discrimination précise entre vaccinés et non vaccinés (aggravée par la discrimination entre les accros du smartphone et ceux qui comme moi ne savent même pas ce qu’est un QR Code), je ne vois donc aucune comparaison possible dans l’histoire.
Nous sommes les lépreux des temps modernes. Et même pour certaines messes, les nouveaux lépreux ne sont pas autorisés.
