« Cet étranger n’était pas expulsable malgré son arrêté d’expulsion tant que son contrôle judiciaire n’était pas levé »
La justification de Gérald Darmanin à propos du Rwandais qui a assassiné un prêtre est ubuesque.
Marine Le Pen a en effet souligné que cet immigré pourtant clandestin, poursuivi pour avoir incendié la cathédrale de Nantes, n’avait toujours pas été expulsé:
En France, on peut donc être clandestin, incendier la cathédrale de #Nantes, ne jamais être expulsé, et récidiver en assassinant un prêtre.
Ce qui se passe dans notre pays est d’une gravité sans précédent : c’est la faillite complète de l’Etat et de @GDarmanin. MLP #Vendée https://t.co/RDYXzEKLKl
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) August 9, 2021
Ce à quoi le sinistre de l’Intérieur a répondu :
Quelle indignité ! Plutôt que de dire sa compassion aux catholiques qui ont accueilli ce meurtrier, madame le Pen polémique sans connaître les faits : cet étranger n’était pas expulsable malgré son arrêté d’expulsion tant que son contrôle judiciaire n’était pas levé. https://t.co/eZh3r4OdJr
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) August 9, 2021
Donc, si je comprends bien, un immigré clandestin qui ne veut pas être expulsé, doit tout faire pour vivre sous contrôle judiciaire ! Il doit donc commettre des crimes et délits !
L’immigré qui avait incendié la cathédrale de Nantes vient de tuer un prêtre
Emmanuel Abayisenga, l’immigré clandestin rwandais qui avait incendié la cathédrale de Nantes, a tué le prêtre qui l’avait accueilli dans sa communauté à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée).
Il a affirmé aux forces de l’ordre avoir sauvagement tué un prêtre de 60 ans. Il avait pourtant reçu en 2019 une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Tout mon soutien aux catholiques de notre pays après le dramatique assassinat d’un prêtre en Vendée. Je me rends sur place.
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) August 9, 2021
Le brûleur de cathédrale et tueur de prêtre Emmanuel Abayisenga avec le pape pro-migrants @Pontifex_fr. #Vendee #Nantes pic.twitter.com/zV3GOG0nd7
— Damien Rieu (@DamienRieu) August 9, 2021
Olivier Véran lance une enquête urgente sur les échecs du “vaccin”
Une enquête a été lancée en urgence le 3 août par le ministère de la santé pour évaluer les échecs dus au Covid…
Pour répondre à la progression du variant Delta sur le territoire national et dans la continuité des travaux d’évaluation de l’efficacité de la vaccination dans la lutte contre la Covid-19, il est important de maintenir un suivi des échecs vaccinaux ainsi que des regroupements d’échecs vaccinaux et notamment ceux identifiés chez des personnes chez qui est suspectée la présence du variant Delta. Ce message DGS-Urgent vise à cet effet le rappel des procédures de signalements.
Mieux, l’enquête s’intéresse aux morts du “vaccin” :
Les cas d’échecs vaccinaux dits « graves » sont les échecs vaccinaux ayant entrainé une mise en jeu du pronostic vital ou ayant conduit au décès, ainsi que les hospitalisations qui ne sont pas dues à la surveillance en lien avec des comorbidités sans signes d’aggravation de la maladie.
A quand des poursuites conter ceux qui racontent des âneries ?
Il a raison d’avoir les foies le @olivierveran
Les autres aussi devraient flipper, jusqu’au plus “haut niveau” pic.twitter.com/UZgS5QabbT
— FBI GRD (@Bretooc) August 8, 2021
Concernant les effets secondaires de ce vaccin, un groupe Facebook récolte des témoignages…
Le 15 août sur la chaîne C8
Un programme à donner des boutons à tous les laïcistes, mais qui rappelle, en ce jour de fête de l’Assomption, que la France est consacrée à Notre-Dame.
Journée catholique le dimanche 15 août sur @C8TV :
10H30-13H05 : Messe du 15/08
13H05-17H : Téléfilm #JeanPaulI
17H-20H30 : Téléfilm #MèreTeresa
20H30-22H45 : Téléfilm #SaintPhilippeNéri pic.twitter.com/F6zAyuHHpf— Nicolas Mlb (@NMalaboeuf) July 27, 2021
La messe sera une retransmission en direct du sanctuaire de Cotignac.
La journée de C8 débutera à 10H30 avec une introduction de la messe présentée par Véronique Jacquier et Louis Daufresne qui se trouveront sur place. C8 retransmettra dès 11 heures la messe du 15 août célébrée par Monseigneur Dominique Rey depuis Cotignac.
A partir de 13H05, la chaîne proposera les deux épisodes de la mini-série “Jean-Paul II” avant d’enchaîner à 17H avec les deux épisodes du téléfilm “Mère Teresa”.
Enfin, C8 propose dès 20H30 le téléfilm “Saint-Philippe Néri”.
La Vierge Marie dans la mission de Jeanne d’Arc : le 12 août à Amboise
Le Curé d’Amboise, l’abbé Grard, accueille dans sa paroisse le 12 Août prochain l’association universelle des amis de Jeanne d’Arc pour une soirée en l’honneur de Sainte Jeanne d’Arc et de la Vierge. L’association donnera une conférence qu’il accompagnera d’un chapelet et d’une messe. Nous l’avons interrogé :
Pourquoi accueillir dans votre paroisse d’Amboise cette conférence sur « La Vierge Marie dans la mission de Jeanne d’Arc » ?
Notre époque est marquée par une « Grande Epreuve », et cette épreuve est d’abord spirituelle avant d’être éthique, économique, sociale ou écologique. Nous n’avons pas d’abord besoin de solutions, mais d’un Sauveur. Les saints au Ciel continuent leur mission sur la terre dans la communion visible et invisible de l’Eglise. La Vierge Marie devenue, au pied de la Croix, Mère de l’Eglise, Mère de tous les peuples et Mère de tous les hommes, n’a pas cessé de venir visiter et encourager la France et le monde pour les réorienter sans cesse vers son Fils. Nous avons besoin de son intercession en ce temps où, à l’écoute de « ce que l’Esprit dit aux Eglises », on imagine que miséricorde et justice vont se rejoindre bientôt. Jeanne d’Arc a reçu sa part dans une mission de salut pour notre pays. Son aide nous est particulièrement nécessaire aujourd’hui. Patronne principale et patronne secondaire ne se font pas concurrence, bien au contraire !
Qu’est-ce qui caractérise Saint Jeanne d’Arc ?
Dans l’histoire du salut, Dieu a toujours de l’humour avec les ressources humaines : comme chef d’armée, une frêle jeune fille ; pour une mission hautement politique, une bergère illettrée et ignorante de tout ! Dieu déploie souvent sa puissance quand il donne à des êtres fragiles de lui rendre témoignage. Peu de raison et beaucoup de foi ! Pourtant cette jeune fille était loin d’avoir perdu la raison ! Sujet hautement délicat : lorsque le temporel et le spirituel s’imbriquant tellement profondément qu’ils conduisent des hommes à prendre les armes pour une défense légitime.
Faut-il se plonger dans la passé pour retrouver le chemin du ciel ?
Mémoire et identité vont de pair. Comment se projeter de manière juste sans savoir qui l’on est et comment le savoir, sans mémoire de sa propre histoire. Notre héritage peut être un poids mort. Il est aussi un socle où édifier notre vie. Tout homme, même si les liens du sang peuvent être brisés ou ténus, se reçoit d’une famille, d’une nation et d’une culture propre.
Rappelons enfin que dans la foi catholique, les saints, leurs charismes et leurs missions ne font pas partie du passé mais ils animent l’actualité du monde, dont nous découvrirons les merveilles lorsque nous paraitrons là-Haut, dans la gloire du Ciel.
Qu’à l’approche du 15 aout, avec sainte Jeanne d’Arc, la Vierge Marie nous obtienne la conversion des coeurs et l’illumination des consciences.

C’est arrivé un 9 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 9 août : saints du jour français ou en France.
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Bx Claude Richard : prêtre, bénédictin et martyr († 1794)
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Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Claude Richard, prêtre bénédictin et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut expulsé de Moyenmoutier dans les Vosges et déporté sur un bateau négrier. Au plus fort de la contagion qui sévit à bord, il s’offrit pour assister ses confrères malades et fut lui-même emporté au bout de quelques semaines.
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le 9 août : fête de sainte Edith Stein, carmélite.
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le 9 août 870 : signature du troisième Traité de Mersen qui partage la Lotharingie.
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le 9 août 1048 : mort du pape Damase II.
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le 9 août 1336 : création du Collège de Hubant.
Le collège de Hubant est fondé par Jean de Hubant, dans la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève à Paris. Ce conseiller du Roi, président de la Chambre des Enquêtes au Parlement de Paris, utilise sa fortune personnelle pour cela. Cet établissement prend par la suite le nom d’Ave-Maria.
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le 9 août 1420 : mort du cardinal et géographe Pierre d’Ailly.
Pierre d’Ailly, né à Compiègne en 1351, est un cardinal français et universitaire qui meurt à Avignon. Alors envoyé au concile de Constance (1414-1418), il entreprend la lecture du manuscrit du “Guide géographique” de l’astronome et mathématicien grec Ptolémée, premier traité de géographie mathématique.
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le 9 août 1471 : élection de Francesco Della Rovere comme pape, sous le nom de Sixte IV.
Ses premières actions sont consacrées à la guerre contre les Turcs ; il ne parvient pas non plus à réunir les Églises orthodoxe et catholique par le mariage de Zoé Paléologue et d’Ivan III de Russie.
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le 9 août 1564 : promulgation de l’Édit de Roussillon qui fait commencer l’année le 1er janvier en France.
Selon les provinces du royaume et même selon les diocèses, le Roi de France Charles IX constate que l’année débute à Noël, comme à Lyon, le 25 mars, à Vienne, ou le 1er mars ou encore à Pâques. Pour éviter la confusion et les désordres qui en découlent, il impose cet Edit.
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le 9 août 1789 : premier emprunt de trente millions lancé par Necker.
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le 9 août 1789 : naissance de Nicolas Bochsa, l’un des plus célèbres harpistes du XIXe siècle.
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le 9 août 1830 : proclamation de la monarchie de Juillet.
Louis Philippe, le fils du régicide et maçon, Philippe l’Egalité, est proclamé roi des Français. Pas de sacre. Il abdique le 24 février 1848.
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le 9 août 1945 : bombardement de Nagasaki par les États-Unis avec une bombe au plutonium : 74 000 morts.
Trois jours après le lancement de la première bombe atomique américaine sur le Japon à Hiroshima, c’est la ville de Nagasaki qui est touchée. Cinq jours plus tard, l’empereur Hiro-Hito accepte une reddition sans condition.
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le 9 août 1947 : début du 6ème Jamboree mondial scout à Moisson dans les Yvelines, il est aussi appelé le « Jamboree de la Paix ».
Michel Barnier contre Michel Barnier
En 2015, Michel Barnier voulait une politique d’immigration :
En 2021, Michel Barnier veut un moratoire sur l’immigration :
Michel Barnier a l’ambition d’une feuille morte : il est dans le vent…
De l’enjeu anthropologique de la crise sanitaire
Éric de Rus, agrégé et docteur en philosophie, poète et spécialiste de la pensée d’Edith Stein, nous propose cette réflexion sur la crise actuelle :
Ce texte est une contribution à l’actuel débat de société sur l’obligation vaccinale et l’extension du passe sanitaire. Sans aucunement se substituer à l’approche médicale, juridique ou sociologique, cette perspective philosophique nous paraît déterminante pour l’examen de la situation en question qui engage la dimension cruciale de l’intériorité de la personne humaine.
Dans le contexte actuel de la politique sanitaire menée par le gouvernement français contre la covid-19, et plus précisément à l’endroit de ce que l’on nomme « l’obligation vaccinale », la notion de non-consentement responsable aurait-elle une légitimité ? Autrement dit, dans quelle mesure une objection de la conscience face à l’injonction du pouvoir politique serait-elle ici fondée ? En apparence, rien n’est moins évident si l’on en croit une certaine doxa qui désigne comme « irresponsables » les citoyens perplexes pour qui l’idée, non pas d’une préconisation vaccinale, mais d’une obligation vaccinale contre la covid-19, est sujette à controverse. Pourtant, plus d’un an après le début de cette crise sanitaire, nombre d’interrogations surgissent, persistent, voire s’avivent, témoignant qu’une situation qualifiée d’« urgence » ne saurait justifier en aucune manière la suspension du questionnement, condition essentielle de la formation du jugement et de la libre décision.
Sans viser à l’exhaustivité, et comme point de départ, nous pouvons pointer deux phénomènes qui interpellent immédiatement le sens commun.
Le premier phénomène concerne l’écart entre une mortalité relativement faible et la radicalité du discours officiel en faveur d’une vaccination massive de la population présentée comme l’unique solution, au point d’envisager des mesures fortement coercitives à l’encontre de celles et ceux qui ne voudraient pas, en conscience, s’y résoudre, puisque l’extension du passe sanitaire équivaut à contrôler la vie courante et à cliver les citoyens d’une même nation en leur réservant un traitement différent au regard de leurs droits respectifs selon qu’ils sont ou ne sont pas vaccinés, allant jusqu’à priver certains individus de l’accès aux soins, ce qui est une manière de ne pas les traiter humainement, en mettant ce faisant les médecins en contradiction avec le sermon d’Hippocrate1 , texte fondateur de la déontologie médicale.
Le second phénomène concerne la déconsidération entourant, dès le départ, les possibles thérapeutiques alternatives, notamment l’ivermectine, y compris pour les personnes ayant été infectées par la covid-19, puis rétablies, et alors même que le risque d’une réinfection, voire de réitérer une forme sévère est peu élevé. Là encore, la vaccination est présentée de façon unilatérale comme la seule issue.
Sous la teneur factuelle de ces phénomènes, ce qui interroge c’est la primauté exclusive accordée à la vaccination contre la covid-19 s’imposant comme une obligation. Cette interrogation oriente la réflexion vers la dimension problématique d’une telle politique sanitaire. En effet, qu’en est-il alors de l’exercice du libre consentement éclairé de la part des personnes se faisant vacciner ?
Le recours à des techniques inédites, et plus précisément l’inoculation de certains vaccins à ARN messager sur une population saine, relève bien de ce que l’on nomme une « expérience ». À ce titre, il est extrêmement problématique d’évincer la notion de « consentement volontaire » que le code de Nuremberg de 1947 nous a léguée en la posant comme un principe essentiel 2 . A fortiori, lorsque pour des vaccins les essais de phase 3 sont toujours en cours, il faut, comme le rappelle le règlement européen n°536/2014, que les personnes qui les reçoivent puissent exercer leur « consentement libre et éclairé3 ».
Mettre en avant « l’urgence sanitaire » ne suffit pas à lever la difficulté. Bien au contraire, puisqu’au cœur d’une telle urgence, et malgré la hâte qu’elle induit, certaines questions restent pendantes qui sollicitent avec force la réflexion et l’exercice du consentement volontaire du patient.
Par exemple, comment nier qu’en l’état actuel des choses le rapport entre les bénéfices escomptés et les risques encourus est très loin d’être cerné ? Les questions relatives au degré d’efficacité de ces vaccins, à leur innocuité à plus ou moins long terme, à leurs possibles effets iatrogènes, demeurent ouvertes. Ce ne sont pas là les seules questions, loin s’en faut4 .
Faire comme si tout cela était insignifiant, ou pire allait de soi, jusqu’à priver par la contrainte les individus de leur droit à exercer légitimement leur consentement libre et éclairé en la matière, est très inquiétant.
En écrasant de la sorte, par une stratégie de mise au pas généralisée, l’exercice du consentement volontaire, la politique sanitaire en vigueur s’attaque à la sphère de l’intime, à cet espace intérieur qui est le foyer de l’écoute de la voix de la conscience et du libre choix. Or c’est bien à partir de son intériorité la plus profonde que chaque personne humaine, se distinguant ontologiquement de l’animal comme de la machine, peut réellement se déterminer. Empêchée dans sa capacité à se décider à partir du point le plus intérieur de sa conscience, la personne « ne vit pas sa vie pleinement. Elle n’est pas en mesure d’accueillir ce qui lui vient du dehors de la manière qui lui convient : il y a des choses qui ne peuvent être accueillies qu’à partir d’une certaine profondeur et qui ne peuvent recevoir de réponse convenable qu’à partir de là5 . »
Un tel mépris de l’intériorité constitue une atteinte à la dignité inviolable de la personne humaine. Or ceci requiert notre plus haute vigilance, dans la mesure où nous ne savons hélas que trop bien à quel point la négation de la sphère intérieure de la liberté est liée à la dégradation de l’humain. Sur ce point, il est précieux de relire les analyses d’Hannah Arendt qui déchiffre l’emprise intérieure sur les individus comme le trait caractéristique de toute entreprise de « domination totale6 » de l’humanité en tant que « domination totalitaire7 », dont le but est de « rendre absolument problématiques et équivoques toutes les décisions de la conscience8 . »
Cependant, la vigilance à l’égard de tout ce qui porte atteinte à l’intériorité de la personne humaine se double paradoxalement d’une profonde espérance. En effet, si l’intériorité humaine est ce sur quoi la contrainte de la domination totale prétend s’exercer, cette même intériorité constitue justement le point de résistance qui barre la route à la volonté de domination9 . De sorte que c’est sur l’irréductibilité de cette même intériorité humaine que se fonde l’essence de la résistance spirituelle. Dans cette perspective, parler d’un non-consentement responsable c’est signifier essentiellement le refus légitime de donner son consentement à ce qui, par principe, en nie l’exercice et, ce faisant, représente une forme de violence infligée à l’être le plus intérieur de chaque personne humaine.
Par conséquent, et en résumé, l’attention accordée à la question cruciale du consentement libre et éclairé nous achemine au-delà de la seule question vaccinale. Car, n’en déplaise au matérialisme, in fine, ni la santé ni la vie ne sont en eux-mêmes un absolu, sans quoi il serait inenvisageable de les risquer, de les donner, voire de les perdre, au nom d’une valeur ou d’une cause supérieures. L’oublier, comme le rappelait Alexandre Soljénitsyne, c’est courir le risque de miser sur un prétendu développement de l’existence humaine « au détriment de l’ensemble de notre vie intérieure10 ». En d’autres termes, le passage du phénomène au fondement nous découvre l’enjeu essentiel de cette crise sanitaire qui est de nature anthropologique.
Quelle vision de la personne humaine sommes nous prêts à servir, à défendre et à léguer ?
À cette question qui engage nécessairement le genre de société que nous voulons pour nos enfants, nul n’a jamais pu se dérober durablement, en tant qu’elle lui fut toujours adressée, le moment venu, par les générations suivantes. Chaque existence humaine étant placée par l’histoire devant cette question, comme face à son horizon transcendant, a le devoir de l’affronter en décidant en conscience comment y répondre.
1 « Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité. J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. » Texte revu par l’Ordre des médecins en 2012 (Consulté le 9.08.21).
2 Voir § « 1. The voluntary consent of the human subject is absolutely essential. », in : Trials of war criminals before the Nuernberg [Nuremberg] military tribunals under Control Council law no. 10, vol. II, p. 181-184, U. S. Government Printing Office, Washington DC, 1949-1953 (Consulté le 2.08.21). – « Le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel. Cela veut dire que la personne intéressée doit jouir de capacité légale totale pour consentir: qu’elle doit être laissée libre de décider, sans intervention de quelque élément de force de fraude, de contrainte, de supercherie, de duperie ou d’autres formes de contraintes ou de coercition. Il faut aussi qu’elle soit suffisamment renseignée, et connaisse toute la portée de l’expérience pratiquée sur elle, afin d’être capable de mesurer l’effet de sa décision. Avant que le sujet expérimental accepte, il faut donc le renseigner exactement sur la nature, la durée, et le but de l’expérience, ainsi que sur les méthodes et moyens employés, les dangers et les risques encourus; et les conséquences pour sa santé ou sa personne, qui peuvent résulter de sa participation à cette expérience. L’obligation et la responsabilité d’apprécier les conditions dans lesquelles le sujet donne son consentement incombent à la personne qui prend l’initiative et la direction de ces expériences ou qui y travaille. Cette obligation et cette responsabilité s’attachent à cette personne, qui ne peut les transmettre à nulle autre sans être poursuivie. » (Consulté le 2.08.21).
3 « La dignité humaine et le droit à l’intégrité de la personne sont reconnus dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (ci-après dénommée « charte »). En particulier la charte prescrite qu’aucune intervention dans le cadre de la biologie et de la médecine ne peut être réalisée sans le consentement libre et éclairé de la personne concernée. » Règlement (UE) N°536/2014 du Parlement Européen et du Conseil du 16 avril 2014 relatif aux essais cliniques de médicaments à usage humain et abrogeant la directive 2001/20/CE, § 27 (Consulté le 2.08.21).
4 Nous laissons ici de côté la question complexe de l’élaboration de certains vaccins à partir de cellules de fœtus humains avortés, avec les problèmes éthiques que cela soulève, jusqu’au « non possumus » qui pourrait en résulter.
5 Edith STEIN, De la personne humaine. I Cours d’anthropologie philosophique, Paris, Ad Solem-Cerf,Carmel, 2012, p. 154.
6 « La domination totale, qui s’efforce d’organiser la pluralité et la différenciation infinies des êtres humains, comme si l’humanité entière ne formait qu’un seul individu, n’est possible que si tout le monde sans exception peut être réduit à une identité immuable de réactions : ainsi chacun de ces ensembles de réactions peut à volonté être changé pour n’importe quel autre. » Hannah ARENDT, Les origines du totalitarisme. Le système totalitaire, Paris, Seuil, 1972, p. 173.
7 Ibid.
8 « Cette attaque contre la personne morale pouvait encore se heurter à l’opposition de l’homme auquel sa conscience dit qu’il vaut mieux mourir victime que vivre en bureaucrate du meurtre. La terreur totalitaire connut son suprême et terrifiant triomphe lorsqu’elle réussit à priver la personne morale de l’issue individualiste et à rendre absolument problématiques et équivoques toutes les décisions de la conscience. » Ibid., p. 191-192.
9 Hannah Arendt suggère « que cet aspect de la personne humaine […] est le plus difficile à détruire (détruit, il est aussi celui qui se reconstitue le plus aisément). » Ibid., p. 193. 10 Alexandre SOLJENITSYNE, Le déclin du courage, Paris, Les Belles Lettres / Fayard, 2014, p. 64.
Le pèlerinage Summorum Pontificum est maintenu à Rome
Communiqué de l’abbé Barthe :
Comme prévu, nous entreprendrons notre 10ème pèlerinage à Rome de la messe traditionnelle, du 21 au 31 octobre.
Il s’agissait, depuis l’origine, de rendre grâce pour la reconnaissance par le Siège apostolique des droits de l’usus antiquior. Nous avons aussi demandé à Dieu, chaque année, de soutenir nos efforts, partout dans le monde, pour que fleurisse et se développe cette liturgie, dont Rome vit depuis au moins un millénaire.
Ces intentions valent plus que jamais.
Mgr Salvatore Cordilenone, archevêque de San Francisco, nous a confirmé sa présence pour présider nos cérémonies et guider nos pas de pèlerins. La messe qu’il doit dire à Saint-Pierre est toujours portée sur l’agenda de la Basilique.
Sous réserve des modifications qui pourraient intervenir et que nous vous annoncerons, voici quelles sont les grands moments prévus pour notre venue à Rome :
Vendredi 29 octobre 2021
18h : Vêpres pontificales en la basilique Sainte-Marie-des-Martyrs (Panthéon), présidées par Mgr Salvatore Cordileone.
Samedi 30 octobre 2021
9h : Adoration en la Basilique San Lorenzo in Damaso
Départ de la procession vers la Basilique Saint-Pierre
11h 30 : Messe pontificale à l’autel de la Chaire, célébrée par Mgr Cordileone.
Dimanche 31 octobre
Messe pontificale du Christ-Roi en l’église de la Sainte-Trinité-des-Pèlerins, célébrée par Mgr Cordileone
En outre, le pèlerinage sera précédé, le vendredi 29, par une Rencontre Summorum Pontificum à l’Augustinianum, près de la Basilique Saint-Pierre
Que la Vierge Immaculée, Salut du Peuple romain, bénisse et soutienne nos célébrations de la liturgie romaine dans toute sa pureté, au cœur de la Ville Mère et Maîtresse.
Je vous invite enfin à redire notre Prière de Pèlerinage à saint Philippe Néri :
Bon saint Philippe Néri, qui avez fondé la confraternité de la Très Sainte Trinité pour l’accueil et l’assistance des pèlerins qui viennent à Rome, nous nous plaçons sous votre bienveillante protection.
Assistez notre pèlerinage dans la Ville Mère et Maîtresse. Unissez votre prière à celles que nous faisons monter vers le Prince des Apôtres, au Tombeau duquel nous nous rendons. Placez-nous sous le manteau de la Bienheureuse Vierge Marie, Salut du Peuple romain. Obtenez-nous de Jésus-Christ, Notre-Seigneur, divin Époux de l’Église dont il a établi le fondement sur Pierre, la miséricorde et le pardon de nos péchés. Présentez-lui par les mains de la Vierge Marie, nos efforts, nos travaux, nos peines et nos sacrifices pour la célébration du culte divin.
Nous vous prions d’éclairer de votre sourire et de votre sens de l’humour notre foi soumise aux ténèbres du monde moderne.
Nous vous prions enfin, ô bon saint Philippe, d’appuyer nos efforts pour faire resplendir dans nos paroisses, dans nos nations et dans le monde entier, la sainte liturgie romaine telle que vous l’avez pratiquée pour la plus grande gloire de Dieu et pour la conversion, la consolation et le salut d’innombrables âmes.
Où sont les malades du Covid ?
Voici l’intervention de deux personnels soignants sur BFMTV. La première, infirmière, cherche les malades du COVID qui sont censés saturer les hôpitaux.
“le plan blanc, on se pose actuellement la question comment se fait-il qu’il a été déclenché par ce que dans nos services, nous avons toute les pathologies liées au tourisme, les accidents, le traumatisme crânien lié aux accidents de montagne, on se demande où sont les patients qui sont supposés submerger nos services “
Le second, chirurgien, met en garde contre les effets du pseudo-vaccin (dont l’efficacité se réduit de jour en jour…).
A noter que BFM a censuré ce passage. Il ne faudrait pas que les téléspectateurs réfléchissent par eux-mêmes en régime macronique…
Nous avons décidé de supprimer la vidéo reprenant le passage sur notre antenne de Maria Cloarec, infirmière, et de Pascal, chirurgien libéral, tous deux membres du collectif soignant 05, en raison de la tenue de plusieurs propos mensongers et de fausses informations.
— BFM DICI (@BFM_DICI) August 7, 2021
Le film pro-vie Unplanned sera diffusé le 16 août sur C8
Promu en France par Saje, sorti en DVD, le film Unplanned sera diffusé sur le petit écran le 16 août sur la chaîne C8 à 21h.
Unplanned est un courageux film pro-vie, qui raconte l’histoire vraie d’Abby Johnson, ancienne dirigeante d’une clinique du Planning familial devenue militante pro-vie après avoir découvert la réalité de l’avortement.
Ce film a provoqué une polémique interne au sein de la chaîne de la TNT. Chloé Sitbon et Guillaume Orsat, les deux voix-off officielles de C8, ont annoncé leur refus de promouvoir la bande-annonce du film.
C’est arrivé un 8 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 8 août : saints du jour français ou en France.
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St Sever : prêtre à Vienne († Vème S.)
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À Vienne en Gaule, au Ve siècle, saint Sever, prêtre.
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St Mommole : abbé de Fleury sur Loire († 608)
Bordeaux, en 608, le trépas de saint Mommole, abbé de Fleury-sur-Loire, qui s’employa à transférer du Mont Cassin dans son monastère les ossements de saint Benoît et les y déposa avec la plus grande vénération.
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le 8 août : fête de saint Dominique de Guzmán, le fondateur de l’Ordre des Dominicains.
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le 8 août 1838: le plan maçonnique de perversion de l’humanité.
Dans une lettre datée du 8 août 1838, adressée par Vindice à Nubius, noms de guerre de deux chefs de la Haute Vente italienne :
«Le catholicisme n’a pas plus peur d’un stylet bien acéré que les monarchies ; mais ces deux bases de l’ordre de la société peuvent crouler sous la corruption ; ne nous lassons donc jamais de corrompre.
Tertullien disait avec raison que le sang de martyrs enfantait des chrétiens. Il est décidé dans nos conseils que nous ne voulons plus de chrétiens ; ne faisons donc pas des martyrs mais popularisons le vice dans les multitudes. Qu’elles le respirent par les cinq sens, qu’elles le boivent, qu’elles s’en saturent ; et cette terre où l’Aretin a semé est toujours disposée à recevoir de lubriques enseignements. Faites des cœurs vicieux et vous n’aurez plus de catholiques. Eloignez le prêtre du travail de l’autel et de la vertu ; cherchez adroitement à occuper autrement ses pensées et ses heures ; rendez-le oisif, gourmand et patriote, il deviendra ambitieux, intrigant et pervers. »
Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, pages 100 et 101)
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le 8 août 449 : ouverture du « Brigandage d’Éphèse ».
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le 8 août 1549 : la France du Roi Henri II déclare la guerre à l’Angleterre.
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le 8 août 1570 : Paix de Saint-Germain en Laye.
Les huguenots obtiennent 4 villes de sûreté avec la paix de St-Germain : La Rochelle, Cognac, La Charité, Montauban, pour une durée de deux ans. A l’issue, ils doivent les rendre. Ce qu’ils ne feront que sous la contrainte et beaucoup plus tard !
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le 8 août 1588 : l’Invincible Armada est détruite au large de la Bretagne.
L’Invincible Armada (La Felicísima Armada) est le nom de la flotte d’invasion armée par Philippe II d’Espagne pour conquérir l’Angleterre en 1588. 130 navires, transportant 30 000 hommes sont perdus, en grande partie, détruits par une tempête.
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le 8 août 1697: fin du siège de Barcelone.
Le Siège de Barcelone commence le 15 juin 1697. C’est un des nombreux épisodes de la guerre de la ligue d’Augsbourg. Il oppose la France à l’Espagne. L’armée française, avec plus de 30 000 hommes, contre 11 000 pour les Espagnols, sous les commandements de Louis-Joseph de Vendôme et de Victor Marie d’Estrées, conquiert la ville le 8 août 1697.
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le 8 août 1786 : première ascension du Mont Blanc par Jacques Balmat et le docteur Michel Paccard.
Voir la chronique de la veille.
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le 8 août 1788 : le Roi Louis XVI convoque les États généraux pour le 5 mai 1789.
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le 8 août 1793 : la Convention prononce la dissolution de toutes les Académies et Sociétés savantes patentées ou dotées par la Nation et la confiscation de leurs biens.
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le 8 août 1828 : décès de Louis Nicolas Robert.
Louis Nicolas Robert naît à Paris le 2 décembre 1761 et décède à Vernouillet le 8 août 1828. C’est lui qui invente en 1798 la première machine à papier produisant des bandes de 12 à 15 mètres de papier. Il ne peut cependant en tirer aucun profit et finit sa vie d’instituteur à Vernouillet.
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le 8 août 1918 : selon Ludendorff, c’est «le jour de deuil de l’armée allemande».
Plusieurs divisions allemandes sont balayées par les forces alliées. La percée des alliés fait suite à la consécration de toutes les armées alliées par le généralissime Foch en présence de tout son état-major. Voir la chronique du 15 juillet.
La réponse de Notre-Dame ne se fait pas attendre.
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le 8 août 1918 : début de la bataille d’Amiens.
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le 8 août 1969 : le franc est dévalué de 11,1%.
Nouvelles manifestations gigantesques pour la liberté
Des manifestations impressionnantes en plein mois d’août dans des dizaines de villes en France, rassemblant une population disparate et déterminée. Ce phénomène devrait inquiéter le régime de Macron…
Vannes :

Le Puy en Velay :

A Reims, le journal local constate que l’affluence croît.
Draguignan :

Quatrième manifestation pacifique devant la nonciature apostolique en France
Au cœur de l’été la détermination des manifestants en faveur de la liberté de la liturgie tridentine ne faiblit pas. De nouveau, aujourd’hui, samedi 7 août, de 12 à 13 heures, plus de 40 catholiques ont bravé les éléments et se sont retrouvés sur le pavé de l’avenue du Président Wilson à Paris, devant la nonciature apostolique en France, frileusement calfeutrée. A la différence de ce qui s’est passé au Costa Rica la semaine dernière, personne n’a pris la peine de venir dialoguer avec eux.
En ce mois d’août, le nonce apostolique est certes en vacances, mais un secrétaire de nonciature assure la continuité de la gestion des affaires, et spécialement la rédaction ces rapports d’information sur la vie de l’Eglise que les nonciatures rédigent à l’intention de la seconde section de la Secrétairerie d’Etat, rapports qui sont une de leurs activités principales, les nonciatures étant pour le pape une sorte d’administration des Renseignements généraux.
Les manifestants font ainsi part au Siège Apostolique de leur incompréhension au sujet du motu proprio Traditionis custodes, qui voudrait les priver progressivement de la liturgie dont ils vivent, avec toute la prédication et la catéchèse qui y sont attachées.
Cette manière dictatoriale dont on veut leur imposer une manière de prier et de croire est d’autant plus incompréhensible qu’elle est en contradiction directe avec le discours officiel, qui ne cesse dans le même temps de parler de synodalité et d’attention aux riches diversités du Peuple de Dieu. Les catholiques attachés à la liberté de la messe traditionnelle veulent que l’on respecte leur inculturation ! Ils veulent être aussi bien traités que ceux d’Amazonie !
Eugénisme
Selon une étude parue lundi 02 août dans la revue BMJ Global Health, l’avortement sélectif serait responsable d’un déficit estimé à 4,7 millions de femmes lors de la période 2021-2030. Cette pénurie de filles devrait conduire à un surplus de garçons dans près d’un tiers de la population mondiale.
Les auteurs de l’étude craignent des comportements antisociaux et une augmentation de la violence dans ces sociétés.
Baisse du nombre de décès par rapport à 2019
Il ne me semble pas que l’INSEE soit un site complotiste… Du 1er juin au 26 juillet, 85 013 décès, toutes causes confondues, sont enregistrés, soit 2 259 décès de moins qu’en 2019 (- 3 %).
[2/2 Nombre de #décès] Dans onze régions de France métropolitaine, le nombre de décès enregistrés entre le 1/06 et le 26/07/2021 est inférieur à celui mesuré sur la même période en 2019 ➡https://t.co/hXTG9FfC8O pic.twitter.com/LjoOgZ1aYC
— Insee (@InseeFr) August 6, 2021
C’est quand la fin de l’hystérie collective ?
Benoît Sévillia analyse pour Boulevard Voltaire les conséquences du passe sanitaire sur le droit du travail et met en garde les entreprises qui seraient tentées de faire du zèle et de l’appliquer alors qu’elles n’y sont pas soumises. Il estime « il y aura de gros problèmes dans les entreprises à la rentrée ».
Les catastrophes libanaises
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Le 4 août 2020, une immense explosion partie du port ravageait Beyrouth, notamment les quartiers chrétiens. Le bilan est effroyable : 218 morts, 7.000 blessés et 300.000 sans-abri.
Un an après, l’enquête n’a que peu avancé : que faisaient-là ces tonnes de nitrate d’ammonium ? Qui les avait déchargées et pourquoi ? Pourquoi aucune mesure de sécurité n’a été prise ? L’unique juge (!) chargé des investigations est bien en peine de répondre à ces questions. L’ombre du Hezbollah plane sur ce drame, symbole de l’incurie d’une classe politique corrompue et incapable, mais qui peut mettre en cause la seule milice qui n’a pas été désarmée à l’issue de la guerre.
Cet unique juge ne manque tout de même pas de courage et a lancé, début juillet, des poursuites contre près d’une dizaine de personnalités importantes, dont plusieurs anciens ministres. Elles viennent compléter celles qui avaient déjà été décidées contre des responsables du port et des douanes. Leur responsabilité est écrasante : tout ce petit monde connaissait la présence du stock de nitrate et de nombreuses missives échangées l’attestent de façon accablante. Cette passivité est criminelle et ne s’explique d’ailleurs pas de façon rationnelle.
Mais la première tâche chronologique est d’abord de comprendre pourquoi un navire-poubelle venu de Géorgie en passant par la Turquie et la Grèce a débarqué 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium en 2013, et de déterminer avec certitude à qui appartenait cet explosif. Les causes exactes de l’incendie qui a entraîné l’explosion ne sont pas non plus connues avec certitude.
Il faudra aussi relancer l’enquête sur l’assassinat, en 2014, du colonel Joseph Skaff, un des responsables des douanes qui n’a eu de cesse d’alerter sur l’extrême dangerosité de ces explosifs. Qui peut croire qu’il n’y a pas un lien entre sa mort et ce stock de nitrate qu’il voulait supprimer ?
D’autres zones d’ombre planent sur cette enquête et l’indignation des Beyrouthins est grande. Chacun a encore en mémoire les images de ces malheureux civils obligés de se débrouiller seuls pour nettoyer leur ville et secourir les blessés en raison de l’incurie d’un État dont les responsables ont, à cette occasion, touché le fond de l’ignominie.
Quant au Liban, il a touché le fond du malheur.
Car à cette catastrophe s’ajoute la crise financière qui ruine une grande partie de la population. La livre libanaise s’est effondrée, le pays ne peut plus rembourser sa dette et les Libanais ne peuvent même pas retirer leurs économies de leur banque. L’hyperinflation achève le travail et faire un plein d’essence relève de l’exploit. Plus grave encore, beaucoup de Libanais n’ont plus les moyens d’acheter les produits de première nécessité devenus d’ailleurs rares, et la misère s’abat sur eux.
Face à ce drame, la communauté internationale – Emmanuel Macron en tête – a longtemps adopté une position incompréhensible : des aides substantielles seront envoyées à condition que la classe politique fasse des réformes. Elle n’en a, bien sûr, fait aucune et les sommes finalement envoyées étaient bien trop faibles pour changer le cours des choses.
Ce n’était plus tenable. Lors d’une conférence internationale qui s’est tenue le 4 août, le Président a promis 100 millions et a demandé aux autres pays d’apporter 350 millions. C’est mieux mais, en réalité, très insuffisant pour un pays en faillite.
Passe sanitaire : le Conseil constitutionnel valide les entraves aux familles
Communiqué des AFC :
Le Conseil constitutionnel a rendu hier, jeudi 5 août, sa décision sur la loi relative à la gestion de la crise sanitaire.
La Confédération des Associations Familiales Catholiques avait déposé le 29 juillet une contribution extérieure alertant des conséquences de la loi pour les familles.
Sans surprise, le Conseil constitutionnel ne trouve rien d’important à redire à cette loi, se prévalant principalement du ” risque épidémique “, sans jamais le qualifier, et de ” l’état actuel des connaissances scientifiques “, qui par nature ne seront jamais complètes.
Aucune réponse n’a été apportée aux questions légitimes posées par les AFC sur les impacts familiaux de cette loi : autorisation des parents pour la vaccination des mineurs, visite des personnes hospitalisées ou en EHPAD, ” évincement ” – le mot est du ministre de l’Education nationale lui-même – des classes des élèves du secondaire non-vaccinés lors d’un cas de COVID, etc…
De plus, le Conseil constitutionnel confirme le passe sanitaire pour les mineurs de plus de 12 ans arguant que le Parlement, en l’état de ses connaissances scientifiques, avait bien jugé que les enfants étaient aux aussi des vecteurs de diffusion du virus.
La CNAFC demeure convaincue qu’un certain nombre de droits et de libertés relatifs à la vie familiale sont atteints de manière disproportionnée, elles resteront vigilantes à l’application de cette loi qui ne manquera pas d’entraver quotidiennement les familles et de bafouer la responsabilité des parents.
Spécialité monastique : connaissez-vous les “gros bouchons” de l’abbaye du Val d’Igny ?
Située en Champagne depuis 1128, l’abbaye du Val d’Igny a vu se succéder bien des saints… Aujourd’hui, elle est renommée pour sa spécialité : les chocolats, et notamment les “gros bouchons” ! Ces chocolats ont la forme d’un bouchon de champagne (taille réelle), qui est fourré à une crème onctueuse au marc de Champagne. Que voulez-vous, elles sont fières de leur terroir champenois ! Attachez vos ceintures, Divine Box vous fait découvrir l’histoire de cette abbaye et de son chocolat !

Les fameux gros bouchons d’Igny attendent d’être dégustés © Divine Box
(Très) rapide résumé de l’Histoire de l’abbaye d’Igny
Au départ, l’abbaye cistercienne Notre-Dame d’Igny est fondée en pleine expansion cistercienne, par l’archevêque de Reims (Rainaud II de Martigny), et les premiers moines arrivent de Clairvaux dès 1128 ! Sur place, le lieu correspond bien à l’idéal cistercien de retrait du monde, propice à la fois à la prière et au travail agricole, avec des sources, des bois et des terres à cultiver.
Plus tard, en 1545, un arrêt royal instaure le système de la commende à Igny et le premier abbé en est Louis de Folligny. A cette date, l’abbaye compte encore soixante-douze religieux, mais cela amorce bien sûr une période de déclin. En effet, au XVIIe siècle, on ne compte plus qu’une dizaine de moines sur place… En 1733, l’abbatiale est ensuite détruite et remplacée par une nouvelle église dont les travaux sont achevés en 1789. Les six moines qui demeurent alors à Igny doivent partir dès 1791, à cause de la Révolution bien sûr !
Heureusement, les bâtiments monastiques finissent dans les mains de l’archevêché de Reims en 1875, et dès le 1er janvier 1876, 23 cisterciens-trappistes venus de Sainte-Marie du Désert s’installent à Igny. En 1918, l’abbaye est détruite par les troupes allemandes, mais reconstruite dans la foulée, et habitée depuis grace aux trappistines venues de l’abbaye de la Coudre à Laval. Eh oui, désormais ce ne sont plus des moines sur place, mais bien des moniales !
Aujourd’hui, l’abbaye du Val d’Igny regroupe donc sur place une cinquantaine de moniales.
Ces dernières viennent de 4 abbayes différentes qui ont décidé de se regrouper récemment dans les années 2000. Suivant la règle de saint Benoît “ora et labora” (prière et travail). Elles prient ainsi 7 fois par jour, avec le premier office à 4h45 du matin ! Côté travail, leur spécialité est donc le chocolat : leur production actuelle remonte à 1961. Et leur produit phare, ce sont les gros bouchons d’Igny. On vous en parle tout de suite !

La communauté de Notre-Dame du Val d’Igny affiche un sourire unanime © Notre Dame du Val d’Igny
Des chocolats fiers de leur Histoire et de leur terroir !
Pour la petite histoire, en 1884, il y avait déjà une chocolaterie sur place ! Mais elle était tenue par la communauté monastique de l’époque (des moines), et elle n’a pas survécu aux Guerres mondiales.
Remise en activité en 1961 par les sœurs, la chocolaterie d’Igny s’est vite focalisée sur sa spécialité : les gros bouchons d’Igny ! Avec une couche en chocolat noir, ces chocolats renferment un fourrage à base de gianduja (chocolat praliné), complété par une touche d’alcool à base de fine de la Marne et de marc de Champagne… Que du bonheur ! Pour la petite anecdote, ils ont la forme et la taille exacte d’un vrai bouchon de champagne (et oui, région de Champagne oblige…).
En fait, c’est le chocolatier Gilbert Broisson, en 1956, qui a inventé la recette du bouchon de champagne au chocolat. Mais ce sont les sœurs d’Igny qui ont largement contribué à les faire connaître, dès leur 1er bouchon, moulé en 1961-1962. Rendons honneur à Gilbert, mais soyons heureux de voir les soeurs comme pionnières dans la diffusion de ces chocolats !
Côté atelier, toutes les étapes sont réalisées de A à Z par l’abbaye. Eh oui, il y a une vraie dimension de travail communautaire ! Certaines sœurs y travaillent en production, les autres sont rattachées au conditionnement, ou bien aux “charges” de la maison (ménage, hôtellerie, cuisine etc…). C’est une affaire de famille !
Les étapes de fabrication de ces gros bouchons sont, dans les grandes lignes :
- moulage en chocolat noir de 2 demies-coques, qu’on va ensuite regrouper pour former un bouchon
- puis fourrage de la ganache, préparée en amont, par le “cul” du bouchon
- puis ajout du “fond” du bouchon, en chocolat noir toujours
- enfin, vient tout le conditionnement : emballage individuel en papier d’aluminium couleur or, puis disposition dans des coffrets ou des cartons !

Un bouchon dont on ne ferait qu’une bouchée ! © Divine Box
Où acheter les Gros Bouchons d’Igny ?
Bien sûr à l’abbaye du Val Igny directement (51170 Arcis-le-Ponsart) ! Vous pourrez en profiter pour passer le bonjour aux soeurs, et partager avec elles quelques offices ! Sinon, vous pouvez aussi acheter en ligne les gros bouchons d’Igny chez Divine Box.
La fiction climato-apocalyptique
Ingénieur polytechnicien et diplômé de Sc-Po, spécialiste de l’environnement et des transports, Christian Gerondeau a publié de nombreux ouvrages, dont certains sont traduits dans le monde anglo-saxon. Il vient de publier La religion écologiste – Climat, CO2, hydrogène : la réalité et la fiction. Dans cet ouvrage il démonte les intox répandues sur le réchauffement climatique, la nocivité du CO2 et autres balivernes électriques manipulées par le GIEC.
La température moyenne de la planète a augmenté d’environ 1°c depuis un siècle. Selon le GIEC, la cause principale de cette hausse serait le CO2 d’origine humaine et, pour sauver notre terre d’une catastrophe imminente, il faudrait faire baisser nos émissions de CO2. C’est le sens de l’engagement pris par les nations qui ont signé l’accord de Paris. Dans la droite ligne de ce pacte, la Convention Citoyenne sur le Climat s’est fixée comme objectif de réduire de 40 % nos émissions nationales. Un effort énorme pour la France (et un coût faramineux) mais qui ne correspond pourtant qu’à 0,25 % des émissions mondiales.
Car ce ne sont plus les pays développés qui comptent, mais l’Inde, la Chine, et demain l’Afrique qui ont tous un besoin vital de pétrole, de gaz naturel et de charbon pour sortir leurs populations de la pauvreté comme nous l’avons fait nous-mêmes. Les projections officielles de ces pays montrent ainsi que les émissions mondiales de CO2 vont inexorablement continuer à croître. Faut-il alors craindre la catastrophe ? Non. Il y avait 4 fois plus de CO2 dans l’atmosphère au temps des dinosaures et tout allait bien. Si nous avons peur, c’est parce qu’on nous fait peur car la peur rend docile. Toutes les religions le savent bien. Pourtant, il ne devrait s’agir ici que de science. L’Homme est-il vraiment responsable de tous ces maux ? Conduit par une vraie démarche scientifique et en s’appuyant sur les propres chiffres du GIEC, Christian Gerondeau montre qu’il n’en est rien.
Surtout il montre que cet incroyable manipulation est le fruit de quelques idéologues, qui n’y connaissent absolument rien au climat. Il évoque par exemple Sven Teske :
C’était donc un dirigeant officiel de Greenpeace, payé par le lobby de l’industrie photovoltaïque, qui était à l’origine du seul scénario qui affirme contre toute évidence que près de 80% de l’énergie de la planète pourraient être fournis en 2050 par les énergies renouvelables.
C’est arrivé un 7 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 7 août : saints du jour français ou en France.
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St Donatien : évêque à Chalons († IV S.)
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À Châlons en Champagne, au IVe siècle, saint Donatien, évêque.
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St Victrice : évêque de Rouen († V. 420)
A Rouen vers 420, saint Victrice, évêque. Étant soldat, sous Julien l’Apostat, il quitta le baudrier pour servir le Christ, endura de nombreux tourments infligés par son tribun et fut condamné à la peine capitale. Mais il s’échappa et retrouva la liberté, devint évêque et conduisit à la foi du Christ les Morins et les Nerviens, peuples jusqu’alors indomptés.
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St Donat : évêque de Besançon († après 656)
À Besançon, après 656, saint Donat, évêque, qui rédigea, pour les vierges consacrées, une Règle à partir des prescriptions des saints Benoît, Colomban et Césaire.
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Bx Agathange de Vendôme et Bx Cassien de Nantes : O.F.M., capucins et martyrs († 1638)
À Gondar en Éthiopie, l’an 1638, les bienheureux Agathange de Vendôme (François Nourry) et Cassien de Nantes (Gonzalve Vaz Lopez-Netto), prêtres capucins et martyrs, qui s’efforcèrent de réconcilier avec l’Église catholique les chrétiens séparés, en Syrie, en Égypte et en Éthiopie, mais, sur l’ordre du souverain d’Éthiopie, furent pendus avec leur propre corde et lapidés.
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le 7 août 1316 : le pape Jean XXII est élu à Lyon, son règne est l’un des plus longs à Avignon.
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le 7 août 1461 : les obsèques du Roi Charles VII sont célébrées en la basilique de St-Denis.
Son fils Louis XI n’y assiste pas.
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le 7 août 1620 : les partisans de Marie de Médicis sont défaits par les troupes royales de Louis XIII aux Ponts-de-Cé, près d’Angers.
En 1617, le jeune Roi Louis XIII a décidé de prendre en main le gouvernement du royaume. Devant les fortes oppositions, il fait exécuter Concini et assigner à résidence Marie de Médicis au château de Blois. Celle-ci s’échappe et rassemble une armée contre son fils. La coalition est vaincue par l’armée royale.
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le 7 août 1640 : achat de l’île de Montréal par la Société Notre-Dame de Montréal.
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Jérome le Royer |
Pierre Chevrier |
Père Jean-Jacques Olier |
Fondateurs de Montréal
En 1639, est fondée la Société Notre-Dame de Montréal. Parmi les membres, on retrouve Jérome Le Royer, Sieur de La Dauversière (voir la chronique du 6 novembre), Pierre Chevrier, Baron de Fancamp et Père Jean-Jacques Olier.
La Société de Notre-Dame de Montréal pour la conversion des Sauvages de la Nouvelle-France achète l’île de Montréal à la Compagnie de la Nouvelle-France. Son objectif consiste à fonder une ville fortifiée en Nouvelle-France afin d’y instruire les colons français et les Indiens chrétiens. Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve est envoyé par la Société Notre-Dame de Montréal pour prendre possession de la concession.
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le 7 août 1786 : départ pour la première ascension du Mont Blanc.
Le médecin Gabriel-Michel Paccard, et le chasseur savoyard Jacques Balmat réalisent l’ascension du mont Blanc. Ils relèvent le défi d’Horace Bénédict de Saussure, un jeune scientifique genevois, qui a promis une forte récompense à qui atteindrait le premier le plus haut sommet d’Europe. Ils mettent deux jours à réaliser l’ascension Cette ascension marque le début de l’alpinisme. Les deux hommes ont aujourd’hui leurs statues sur la place de Chamonix.
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le 7 août 1712 : Fénelon obtient un privilège pour publier sa “Démonstration de l’existence de Dieu”.
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le 7 août 1744 : Louis XV tombe gravement malade, à Metz.
Il fait le vœu de reconstruire l’église de sainte Geneviève, à Paris, s’il guérit.
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le 7 août 1814 : le pape Pie VII rétablit la Compagnie de Jésus dans le monde entier.
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le 7 août 1815 : Napoléon part en exil pour l’île de Sainte-Hélène.
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le 7 août 1830 : le duc d’Orléans devient Louis-Philippe Ier, roi des Français.
A la Chambre, Chateaubriand proteste contre l’usurpation de Louis-Philippe d’Orléans et renonce à toutes ses charges et pensions.
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le 7 août 1899 : le procès en révision de Dreyfus commence à Rennes.
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le 7 août 1960 : indépendance de la Côte d’Ivoire.
Réapproprions-nous la littérature de l’imaginaire : La Prophétie d’Elhem – Le secret des Pierres Vivantes
La littérature de l’imaginaire – heroic fantasy pour les intimes – a connu les catholiques Tolkien, avec Le Seigneur des Anneaux, son ami anglican CS Lewis avec Les mondes de Narnia. Puis, il y a eu JK Rowling avec Harry Potter : ça se gâte, on trouve à partir du 4e tome d’authentiques formules magiques issues de grimoires du 15e siècle. Aujourd’hui, le Sorceleur et Game of Throne font des centaines de milliers de lecteurs et distillent des scènes de sexe d’une perversité inouïe.
Le genre est-il définitivement perdu?
Une jeune auteur, Lucie Rose, vient de signer le premier tome d’une trilogie, La Prophétie d’Elhem – Le secret des Pierres Vivantes. L’intrigue est construite sur un motif biblique – d’Elhem doit sortir un Enfant qui règnera dans la désolation sur le monde. La Mère se met en route, protégée par le groupe de ceux qui furent appelés, et s’achemine vers un lieu préparé pour elle dans le désert. Sur sa route, partisans et adversaires de l’Enfant se préparent au combat.
Dans cette parabole de l’attente, le surnaturel n’excède pas la vérité révélée. Les héros sont sains, structurants de véritables repères. Conseillée par un spécialiste en démonologie, l’auteur essaye également de faire passer quelques clés du combat spirituel dans son ouvrage. Le roman est publié par Plein Vent, la nouvelle maison du groupe Elidia (Artège, Desclée de Brouwer, Rocher). Il est diffusé par Hachette et est donc présent dans un grand nombre d’endroits et sur tous les sites de vente, et commandable par tous les libraires.
Lisible à partir de 13 ans pour les bons lecteurs, 15 pour les autres, et par des adultes grâce aux différents niveaux de lecture. Ré-évangélisons l’imaginaire !
C’est arrivé un 6 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 6 août : fête de la Transfiguration du Christ sur le mont Thabor.
La Fête de la Transfiguration du Seigneur célèbre le jour où, sur le mont Thabor, le Christ Jésus, devant ses Apôtres Pierre, Jacques et Jean, manifeste sa gloire de Fils bien-aimé du Père, en présence de Moïse et d’Élie apportant le témoignage de la Loi et des Prophètes. Il leur apporte une consolation spirituelle au sens ignacien du terme afin de les fortifier avant la grande épreuve de la crucifixion et montre à l’Eglise quelle glorification il va recevoir en sa personne humaine après avoir vaincu la mort.
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le 6 août 258 : assassinat du pape saint Sixte II.
Sixte II est le 24e pape de l’Église catholique ; Il est le premier pape à reprendre le nom d’un de ses prédécesseurs. Son règne est marqué par la reprise des persécutions contre les chrétiens. Alors qu’il célèbre l’office dans le cimetière de Calixte à Rome, le pape Sixte II est arrêté par les soldats de l’empereur Valérien puis décapité. Voir la chronique du 30 août.
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le 6 août 523 : décès du pape saint Hormisdas.
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le 6 août 985: élection du pape Jean XV.
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le 6 août 1223 : sacre du Roi Louis VIII et de Blanche de Castille à Reims.
Couronnement de Louis VIII le Lion,
Grandes Chroniques de France, enluminées par Jean Fouquet
Louis VIII le Lion et son épouse, Blanche de Castille, sont couronnés par l’archevêque Guillaume de Joinville, en présence de Jean de Brienne, roi de Jérusalem, du comte de Flandre, de l’évêque de Beauvais, qui tiennent respectivement la couronne de la reine, l’épée et la dalmatique du roi, des prélats et des barons du royaume.
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le 6 août 1297 : bulle de canonisation de Louis IX de France prononcée par le pape Boniface VIII.
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le 6 août 1487 : les Français échouent au siège de Nantes.
Le siège a lieu au cours de la guerre de succession de Bretagne.
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le 6 août 1458 : décès du pape Calixte III.
Calixte III, né Alphonse Borgia, favorise le népotisme et nomme cardinal son neveu Rodrigo Borgia. Celui-ci devient pape à son tour et ainsi de suite.
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le 6 août 1520 : le Roi François 1er visite Le Havre.
Il se montre satisfait de l’avancement des travaux du port, mais déçu par l’aspect général de la ville.
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le 6 août 1623 : élection du pape Urbain VIII.
Le cardinal Maffeo Barberini est élu pape. Il prend le nom d’Urbain VIII. C’est sous son pontificat qu’a lieu le procès de Galilée. Voir les chroniques des 12 avril et 22 juin.
Par Pietro da Cortona
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le 6 août 1651 : naissance de Fénelon, François de Pons de Salignac de La Mothe-Fénelon, homme d’église et écrivain français, archevêque de Cambrai.
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le 6 août 1762 : condamnation de la Compagnie de Jésus en France.
Le Parlement à Paris condamne l’Institut de la Compagnie comme s’opposant à la loi naturelle. Il confisque toutes les propriétés des jésuites, interdit de porter l’habit et de vivre en communauté. La maçonnerie détruit les meilleurs remparts de l’Eglise, et ce dans toute l’Europe, avant de déclencher la révolution.
Car les Jésuites ont beaucoup d’ennemis en France : depuis Louis XIII le Parlement et l’Université de Paris ne leur pardonnent pas leur fidélité au pape, inscrite dans la Constitution de l’ordre ; la Pompadour qui tient le Roi dans ses filets, les jansénistes qu’ils ont combattus en France et à Rome, et fait condamner successivement par Innocent X, Alexandre VII et Clément XI, et enfin les philosophes qui les considèrent comme le seul rempart à abattre pour que l’athéisme triomphe en Europe.
Mais deux acteurs principaux seront la Pompadour et Choiseul sans qui Louis XV n’aurait jamais cédé. Son confesseur jésuite lui refuse l’absolution et lui interdit les sacrements pendant de longues années. Il fait même intervenir son ambassadeur à Rome, le cardinal Spinelli pour fléchir son confesseur. Rome soutient le père jésuite.
Jean Guiraud consacre tout le tome 4 de son livre Histoire partiale- Histoire vraie, à la lutte des philosophes contre les jésuites. Le chapitre 7 (pages 141 à 161) explique la suppression de l’ordre en France (page 142) :
« Lorsque Mme de Pompadour vit que les Jésuites mettraient toujours le roi en demeure de choisir entre elle et les sacrements, […] elle résolut la mort de la Société de Jésus. Aussitôt après, commença la campagne contre les Jésuites. »
L’affaire de la faillite de la mission du père Lavalette aux Antilles est un modèle de désinformation et de justice dévoyée où l’on assiste à l’alliance improbable des jansénistes du Parlement et des philosophes qui manipulent l’opinion.
Ayant obtenu un temps la disgrâce de Choiseul par l’intervention du Dauphin, chef du parti dévot en France et adversaire résolu de la Pompadour, les jésuites vont tomber à cause des procès truqués de Lavalette et de Damiens. A l’examen des Constitutions, il est reproché aux jésuites :
« … qu’un homme qui s’affiliait à l’Ordre cessait, par là même, d’être sujet du Roi ». Il accusa les Jésuites d’enseigner le régicide, d’avoir armé le bras de Jacques Clément, et excité Damiens à commettre son attentat contre Louis XV ; il les chargea de plusieurs assassinats commis dans plusieurs pays d’Europe et leur imputa l’attentat dirigé contre le roi de Portugal, en 1758. […] Ainsi, à la fin de 1761, les positions étaient bien nettes. D’une part, les parlementaires avaient organisé une procédure dont l’objet ne faisait aucun doute pour personne et qui visait la destruction de la Compagnie en France ; d’autre part, l’Église gallicane prenait, à la quasi-unanimité, la défense de la Compagnie ; et dans ce conflit, le Roi hésitait toujours. » (*)
Le 6 avril 1762, le Parlement rend un nouvel arrêt où :
« Tous les Jésuites étaient déclarés coupables d’avoir enseigné, toujours et avec l’approbation de leurs supérieurs, « la simonie, le blasphème, le sacrilège, la magie, le maléfice, l’astrologie, l’irréligion de tous les genres, l’idolâtrie et la superstition, l’impudicité, le parjure, le faux témoignage, les prévarications des juges, le vol, le parricide, l’homicide, le suicide, le régicide ! » (**)
Les deux années qui suivent sont utilisées pour mener une campagne d’influence dans chaque Parlement pour l’arrêt de confiscation des biens et d’expulsion soit enregistré dans tout le pays. La maçonnerie s’y emploie et en novembre 1764, l’ordre a disparu de France. La maçonnerie va alors s’attaquer à l’Espagne.
(*) Jean Guiraud page 151 et 152
(**)Jean Guiraud page 154
Voir la chronique du 18 novembre.
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le 6 août 1793 : profanation des cercueils des Rois de la Basilique royale de St-Denis.
C’est sur la proposition d’un rapport de Barrère que la révolution s’attaque aux cercueils royaux, ainsi qu’à ceux de Du Guesclin et de Turenne. La sauvagerie révolutionnaire va tout détruire pendant 3 jours.
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le 6 août 1801 : Bonaparte demande aux journaux de s’abstenir de toute allusion à la question religieuse.
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le 6 août 1806 : fin du Saint Empire romain germanique.
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le 6 août 1840 : le futur Napoléon III est condamné à la prison à vie après une tentative de soulèvement.
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le 6 août 1868 : naissance de Paul Claudel.
Paul Claudel est un diplomate, poète, dramaturge et essayiste français, membre de l’Académie française. Il est mort le 23 février 1955 à Paris. Voir la chronique du jour.
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le 6 août 1896 : Madagascar devient colonie française.
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le 6 août 1918 : Ferdinand Foch est fait Maréchal de France, par le président Poincaré.
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le 6 août 1945 : bombe atomique sur Hiroshima.
Le bombardier américain B 29 Enola Gay, parti des îles Mariannes, largue une bombe atomique, Little Boy” de 4 tonnes, sur Hiroshima. La ville est détruite à 70% et il y a 70 000 morts sur le coup. Dans le périmètre de l’explosion se trouve une petite communauté de 8 prêtres. Ils récitaient en commun le chapelet tous les jours; la maison est restée intacte !
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le 6 août 1946 : discours du ministre de la Justice à l’Assemblée nationale sur l’Epuration.
M Pierre-Henri Teitgen, devenu ministre de la Justice, dresse le bilan de l’épuration et des plus de 100 000 condamnations prononcées à cette date :
« Vous jugez sans doute que, par rapport à Robespierre, Danton et d’autres, le garde des Sceaux qui est devant vous est un enfant. Eh bien ! Ce sont eux, messieurs, qui sont des enfants si l’on en juge par les chiffres.
Le livre noir de l’Epuration, (Editions Publications, pages 34) d’Henri Coston.
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le 6 août 1978: décès du pape Paul VI.
Paul VI est le premier pape de l’époque contemporaine à voyager hors d’Italie. Son premier voyage est pour Jérusalem, en janvier 1964 (Voir la chronique du 5 janvier). Sa béatification a lieu le 19 octobre 2014. Voir aussi les chroniques du 6 août, 26 septembre du 21 juin
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le 6 août 1993 : Jean-Paul II rend publique l’encyclique “Veritatis Splendor” sur la morale et ses fondements.
Grande Neuvaine du 6 au 14 août
Une lectrice nous propose cette neuvaine :
Notre monde traverse actuellement de multiples épreuves : les nombreuses catastrophes naturelles, la pandémie et toutes les tensions qu’elle entraîne au sein des pays et des familles, le non respect des lois fondamentales de la Vie, l’inversion des valeurs ainsi que les attaques contre l’Eglise. Aussi, il y a urgence à implorer la Grâce du Seigneur pour qu’il vienne à notre secours.
C’est pourquoi nous vous proposons une Grande Neuvaine du Chapelet perpétuel pour le monde avant cette magnifique fête de l’Assomption du 15 août.
Nous sommes assurés de la puissance de la Neuvaine, qui est une prière privilégiée, car ceux qui l’ont priée tout au long des siècles en ont obtenu de grands fruits.
“Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai.” dit Jésus (Jean 14, 14).
Nous vous invitons donc à dire, du 6 au 14 août, cette prière ci-dessous suivie d’un chapelet perpétuel pour le monde ou de la version courte de ce Chapelet. Nous vous proposons de prier cette Neuvaine devant l’image de Notre-Dame de Myans, qui est à l’origine de ce chapelet, et qui a déjà obtenu des miracles.
« Seigneur, Toi qui peux tout, écoute ton peuple qui crie vers Toi et Te supplie de venir à son secours ! Marie, Toi qui, à l’Assomption, es montée auprès de Ton fils, intercède auprès de Lui et obtiens-nous sa Miséricorde et des grâces pour protéger notre monde en grand danger. »
Le gouvernement des juges a encore frappé
Le Conseil constitutionnel valide l’extension du passeport sanitaire, y compris pour les soignants qui pourront voir leur contrat suspendu, et censure l’isolement obligatoire des malades et la rupture de certains contrats de travail :
« En prévoyant que le défaut de présentation d’un passe sanitaire constitue une cause de rupture anticipée des seuls contrats à durée déterminée ou de mission, le législateur a institué une différence de traitement entre les salariés selon la nature de leurs contrats de travail qui est sans lien avec l’objectif poursuivi ».
Il est plus dur, en France, de rompre un CDD que de protéger la liberté de déplacement et le secret des activités…
Quant à Macron, fidèle VRP du lobby pharmaceutique, il a annoncé ce matin qu’il faudra sans doute s’injecter une 3e dose…
Le centre de formation bioéthique de la Fondation Jérôme Lejeune propose sa Master Class Science et éthique, des Fondements à la pratique
Le centre de formation bioéthique de la Fondation Jérôme Lejeune propose pour la cinquième année consécutive, à partir d’Octobre 2021 sa Master Class Science et éthique, des Fondements à la pratique. Cette formation d’expertise s’adresse aux étudiants en médecine, dès la première année, ainsi qu’au personnel soignant : sages-femmes, infirmières, chercheurs et biologistes. Quelques places sont également réservées aux juristes et aux philosophes qui ont une expérience dans le domaine de la bioéthique. Dans un contexte où les évolutions technologiques et la législation posent des questions morales de plus en plus difficiles et pressantes, la Master Class permet d’acquérir les fondamentaux anthropologiques nécessaires pour pratiquer une médecine hippocratique responsable.
La Master Class de la Fondation Jérôme Lejeune donne la possibilité aux étudiants d’obtenir un certificat d’anthropologie. En effet son programme est compatible avec le certificat d’anthropologie de la faculté de philosophie de l’Institut Catholique de Toulouse. Pour cela, il faut bien sur être inscrit à la Master Class de la Fondation, valider l’année et assister à une session d’anthropologie avec l’Institut Catholique de Toulouse et rendre un mémoire. Parmi les différents professeurs qui interviennent au cours de l’année, on compte
- le Professeur F-X Putallaz, Professeur de Philosophie à l’Université de Fribourg en Suisse, membre de la commission nationale suisse d’éthique,
- Monseigneur Jacques Suaudeau, Docteur en Médecine et responsable de la section scientifique de l’Académie pontificale pour la Vie,
- le Professeur Emmanuel Sapin, Professeur de médecine, chef du service de chirurgie pédiatrique et néonatale à Dijon, spécialiste de la chirurgie fœtale,
- Jean Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune.
Les cours auront lieu du 5 octobre 2021 au 17 mai 2022, tous les mardis soir (de 20h à 22h), au Centre bioéthique Jérôme Lejeune, 37 rue des Volontaires (Paris 15ième).
Les cours sont également disponibles en e-learning, sur le campus on-line, une semaine après le cours en présentiel. Le coût de la Master Class s’élève à 200 € pour les étudiants et 250 € pour les Professionnels. Les inscriptions sont actuellement ouvertes, jusqu’au 28 Septembre 2021.
C’est arrivé un 5 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous:
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le 5 août : saints du jour français ou en France.
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St Memmie : premier évêque de Chalon en Champagne († III/IV siècle)
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St Cassien : cinquième évêque d’Autun († IVème S.)
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St Venance : évêque de Viviers sur le Rhône († après 535)
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St Viâtre : ermite en Sologne († VIème S.)
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À Tremblevif en Sologne, saint Viâtre, ermite.
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Saint Abel de Lobbes : Bénédictin d’origine écossaise, Archevêque de Reims († 764)
Abel, archevêque de Reims, fleurissait au milieu du VIIIe siècle, et il jouissait d’une si grande considération parmi ses collègues dans l’épiscopat, qu’au concile de Soissons, tenu en 714 et présidé par saint Boniface, archevêque de Mayence, on lui conféra une juridiction extraordinaire sur une partie de la France, avec pouvoir de juger les causes entre les évêques, leur clergé et leurs diocésains, de rétablir la discipline dans les monastères d’hommes el de femmes, de faire restituer à ces établissements ainsi qu’aux églises les biens aliénés, et d’empêcher les abbés d’aller en personne à la guerre.
Abel ne négligea rien pour répondre à la confiance du concile, et, pour récompenser son zèle, saint Boniface lui fit obtenir le pallium.
Le saint archevêque de Reims éprouva de grandes difficultés dans son diocèse divisé, par des factions puissantes.
Les seigneurs qui avaient usurpé les biens de son église lui opposèrent un certain Milon, qui s’empara par violence de son siège, pendant qu’il exécutait au dehors la mission dont le concile l’avait chargé, et, á son retour, voyant sa juridiction entravée par la force, il se retira au monastère de Loches où il vécut en simple religieux jusqu’à sa mort.
Il est honoré dans le Hainaut, principalement à Binche où son corps fut transporté et son nom se trouve dans plusieurs martyrologes.
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Bx Pierre-Michel Noël : prêtre de Rouen et martyr († 1794)
Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Pierre-Michel Noël, prêtre de Rouen et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et y mourut du scorbut.
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le 5 août 882 : décès du Roi Louis III de France.
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le 5 août 1429 : lettre de la Pucelle aux habitants de Reims.
«Mes chiers et bons amis, les bons et loyaux François de la cité de Rains, Jehanne la Pucelle vous faict à savoir de ses nouvelles, et vous prie et tous requiert que vous ne faictes nul doubte en la bonne querelle (que elle mayne pour le sang royal : et je vous promet et certiffy que je ne vous abandoneray poinct tant que je vivray. Et est vray que le roy a faict trêves au duc de Bourgogne quinze jours durant, par ainsi qu’il ly doibt rendre la cité de Paris paisiblement au chieff de quinze jour. Cependant ne vous donnés nule merveille se je ne y entre si brieftvement, combien que des trêves qui ainsi sont faictes, je ne soy point contente et ne sçay si je les tendroy, mais si je les tiens, ce sera seulement pour garder l’honneur du roy, combien aussy que ilz ne rabuseront point le sang royal, car je tiendray et maintiendray ensemble l’armée du roy pour estre toute preste au chief des dictz quinze jours, s’ils ne font la paix. Pour ce, mes très chiers et parfaicts amis, je vous prie que vous ne vous en donnés malaise tant comme je vivray, mez vous requiers que vous faictes bon guet et gardez la bonne cité du roy; et me faictes savoir scil y a nuls triteurs qui vous veulent grever, et au plus brief que je pourray, je les en osteray ; et me faictes savoir de vos nouvelles. A Dieu vous commande qui soit garde de vous. »
« Escript ce vendredy, cinquiesme jour d’aoust, emprès un logis sur champ ou chemin de Paris. »
Tiré de: Jeanne d’Arc – d’Henri Wallon – 5° éd. 1879.
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le 5 août 962 : un incendie détruit la cathédrale de Chartres.
C’est le troisième édifice catholique construit sur ce lieu. Le suivant va brûler aussi.
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le 5 août 1392 : Charles VI le Bien Aimé sombre dans la folie.
Le Roi Charles VI « le Bien-aimé » est saisi d’un accès de folie, alors qu’il traverse la forêt du Mans avec ses troupes. Persuadé d’être entouré d’ennemis il s’élance et frappe à coups d’épée son escorte, tuant six chevaliers.
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le 5 août 1664 : création de la Manufacture royale de tapisserie de Beauvais.
Elle est fondée par Jean-Baptiste Colbert sur ordre du Roi Louis XIV, pour concurrencer la manufacture des Flandres, spécialiste de la tapisserie. Plus tard, sa qualité sera comparée au travail des Gobelins. Elle est aussi reconnue dans le monde entier pour la qualité de ses garnitures de sièges.
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le 5 août 1689 : les Iroquois massacrent des colons canadiens français à Lachine, près de Montréal.
1 500 guerriers iroquois massacrent 97 colons français sur la colline de Lachine, à l’ouest de Montréal. L’attaque a lieu à l’aube, dans le village non fortifié de Lachine qui compte 375 habitants. Après une paix de vingt ans, le conflit reprend, alors qu’en Europe l’Angleterre et la France entrent dans la guerre de la Ligue d’Augsbourg. Les Iroquois sont incités par leurs alliés anglais à attaquer les Français, ce qui engendre le massacre de Lachine. Le conflit se poursuit jusqu’en 1697 et la signature du traité de Ryswick, qui met fin à la guerre entre l’Angleterre et la France. Des négociations avec les indiens aboutissent à la Grande Paix de Montréal en 1701. Voir la chronique du 4 août.
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le 5 août 1796 : Bonaparte bat les Autrichiens Castiglione.
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le 5 août 1890 : Convention coloniale entre la France et le Royaume-Uni sur Madagascar et Zanzibar.
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le 5 août 1907 : la marine française bombarde Casablanca.
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le 5 août 1934 : massacre de Juifs par les Arabes à Constantine.
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le 5 août 1960 : indépendance du Burkina Faso.
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le 5 août 1963 : la France refuse d’adhérer au Traité de Moscou interdisant les essais nucléaires dans l’atmosphère, l’espace cosmique ou sous l’eau.
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le 5 août 1993: Monseigneur Jullien, archevêque de Rennes et président de la conférence pour la famille « la course à la normalisation de comportements déviants par rapport à une éthique saine ».
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« On en vient à admettre les couples homosexuels comme s’il pouvait coexister deux types de mariage et deux façons de répondre à son appartenance sexuelle. Les couples homosexuels sont placés en équivalence avec les couples hétérosexuels. Une telle négation de la différence entre l’homme et la femme conduit au démantèlement de la famille qui est le berceau de la société de demain. »
Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 398)
Voir la chronique du 3 août avec la reconnaissance des couples homosexuels par la Sécurité sociale.
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le 5 août 2007 : décès du cardinal Jean-Marie Lustiger, né Aaron Lustiger, archevêque de Paris, cardinal et académicien français.
Aron Lustiger [Jean-Marie] naît à Paris dans le 12ème arrondissement, fils de Charles et Gisèle Lustiger, bonnetiers juifs venant de Pologne.
Le sens eschatologique de l’interdiction de la messe traditionnelle
De l’abbé Guillaume de Tanoüarn, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur :
La dernière prière du prêtre, au cours de la messe, est résolument sacrificielle, comme pour montrer que le sacrifice est l’essentiel de la liturgie. Cette prière se récite au moment où le prêtre baise l’autel une dernière fois, manifestant par ce geste combien ce rite qu’il vient de célébrer ne provient pas de lui, de sa foi personnelle ou de sa spiritualité propre, mais s’identifie à l’autel, qui porte, nous l’avons vu au début de ce travail, le sens divin du sacrifice. Voici une traduction de cette prière :
Que vous plaise, ô sainte Trinité, l’hommage que je vous rends de mon service. Faites que ce sacrifice que j’ai porté aux yeux de votre majesté, malgré mon indignité, vous soit agréable (acceptabile) à vous et qu’à moi ainsi qu’à tous ceux pour lesquels j’ai porté cette offrande, elle soit propitiatoire (propitiabile) autant que vous êtes miséricordieux, par le Christ notre Seigneur
J’aurais aimé pouvoir faire rimer les traductions des deux adjectifs latins : acceptabile et propitiabile. Difficile de trouver, en français, deux adjectifs assonnants, en des sens si précis et si voisins ! Mais qui a dit que le latin liturgique est un latin de cuisine ? L’homéotéleute aide à articuler la pensée.
Nous avons vu que la messe comportait toutes les formes de sacrifices. La forme la plus durable est certainement le sacrifice de louange, puisqu’il occupera toute notre éternité, en manifestant notre joie d’être à Dieu. Mais la forme la plus immédiatement importante des quatre genres de sacrifice n’est ni le sacrifice de louange, ni le sacrifice d’action de grâce, ni le sacrifice de demande (appelé aussi impétratoire). C’est le sacrifice qui nous rend Dieu propice, qui nous permet d’être comme d’égal à égal face à son éternité, Il y a entre Dieu et nous le mur de la finitude et du péché. Dieu lui-même a voulu casser ce mur et nous permettre de vivre de plain pied avec son éternité en devenant ses fils et ses filles. La messe, pour qui la vit, réalise cette transformation. C’est en ce sens d’ abord qu’elle est un sacrifice. Par la transformation de notre prière dans la prière du Christ, par la transmutation de notre inefficacité dans l’efficience du Fils de Dieu, elle est le signe décisif du changement de notre condition et de l’arrivée, à la fin des fins, du Royaume de Dieu, éternelle communion qui abolit toute finitude, parce qu’elle nous divinise.
C’est le cas de l’écrire : un sacrifice sinon rien, sinon le monde ne changera pas et restera toujours dans cet état d’inachèvement désespérant dans lequel nous le voyons tous les jours. La réponse au problème du mal n’est pas à chercher en arrière, dans le passé de l’humanité ou dans je ne sais quel état parfait de l’humanité adamique. Elle s’écrit, cette réponse, dans le sacrifice de la croix, où le Fils de Dieu affronte par le miracle de son incarnation la Puissance du mal et la fatalité de la mort, en y répondant par l’amour surnaturalisant. A chaque messe, cette réponse se rend tangible pour que le plus d’hommes et de femmes y participent, en s’incluant, par la médiation du rite sacré, dans la prière du Christ, dont ils sont, ces hommes et ces femmes, à la fois la matière première (si j’ose dire) et, encore aujourd’hui, l’enjeu ultime, mais aussi, dans la communion des saints, les agents communicateurs et les imitateurs indignes.
Ce Mystère ecclésiologique, le pape François, dans son Motu proprio Traditionis custodes, a décidé de le marquer du sceau d’infamie que reçoit, dans sa pensée, tout ce qui est préconciliaire. A-t-il décidé de changer de religion, non pas de foi, je le précise : de religion c’est-à-dire de relation à Dieu ? A-t-il décrété que la messe sacrificielle avait fait son temps et qu’elle était le signe d’un autre visage de l’Eglise que le visage qui a triomphé à Vatican II ? Si cette interprétation radicale se révélait juste, ce que l’avenir proche nous dira, ce serait au mépris de ce que voulaient la grande majorité des Pères conciliaires, au mépris de l’Eglise et au mépris du plan divin.
Pourquoi au mépris du Plan divin ? Parce que le problème du mal dans cette perspective conciliaire n’aurait pas d’autre solution que les bricolages sans cesse recommencés de notre bonne volonté toujours balbutiante depuis que le monde est monde et qu’Eve a croqué dans la pomme. Le monde redeviendrait incompréhensible, livré à un progressisme, que l’on doit dire à bon droit “imbécile”, parce que l’on voit bien que, du problème du mal, il n’a qu’un simulacre de réponse. N’en déplaise aux progressistes d’aujourd’hui, la réponse à donner au terrible problème du mal n’est pas le Parc humain avec contrôle obligatoire, crédit social à la chinoise, et passe sanitaire à la française, pour accéder aux vespasiennes et faire régner une morale publique dominatrice, imposée à force de traçabilité des personnes, par des caméras de surveillance et des logiciels de reconnaissance faciale. Ce monde du Panoptikon que Michel Foucault a seul vu venir, est un terrible simulacre de réponse, parce que, progrès technique aidant, ce monde du contrôle est pire que le problème du mal tel qu’il se donne à voir dans les sociétés ordinairement humaines. Terrible ironie de l’histoire ! Les membres du Club de Davos, Klaus Schwab en tête, fascinés par les modalités nouvelles de la survie du communisme chinois, entendent solutionner par le contrôle le monde archipelisé qui est le nôtre. Mais leur remède, indéniablement progressiste pourtant par les techniques qu’il met en jeu, s’avèrera pire que le mal, anéantissant chez les hommes l’idée même de liberté.
Historiquement, la seule réponse au mal est spirituelle, c’est la mort de Jésus sur la Croix et le sacrifice de la messe qui nous permet de nous inclure dans ce mystère. La croix où meurt l’Innocent par excellence semblait pourtant participer du Mystère d’iniquité. Par un retournement sans exemple, elle devient le signe du Mystère de la piété, par lequel nous sommes tous prêtres (c’est-à-dire offrants), et nous devenons les rois de notre propre destinée, en en maîtrisant l’horizon éternel. “Il a fait de nous un royaume et des prêtres” comme dit l’Apocalypse (I, 9). C’est à cette réalité eschatologique que la messe traditionnelle nous permet d’assister et même de participer. Son interdiction par le Motu proprio du pape François a elle aussi un sens eschatologique.
Forte baisse des rentrées financières de l’Eglise en Italie et au Vatican
Les statistiques désastreuses relatives à 2020 publiées mi-juillet par la conférence épiscopale de l’Église catholique d’Allemagne marquent un net effondrement par rapport à l’année précédente, surtout en ce qui concerne la participation aux sacrements.
En Italie aussi, l’Eglise connaît la crise. Un sondage révèle par exemple qu’à peine 8% des italiens et 11% des catholiques ont reconnu à l’Église la capacité de « donner un sens » à la difficile situation produite par la pandémie de Covid 19. Une Église perçue comme absente et éloignée de la très grande majorité de la population, qui plus est dans un moment particulièrement critique, ne constitue clairement pas un signe de vitalité dans un pays tel que l’Italie qui, au début des années 2000, était vue par le Pape Jean-Paul II comme un bastion chrétien « exceptionnel », capable de résister à la vague de sécularisation qui balayait l’Occident.
Le pape, qui se préoccupe de limiter la progression du catholicisme traditionnel, exige que les participants à sa prochaine messe en Slovaquie soient vaccinés… Voilà qui est bien loin de l’idéal franciscain. Les lépreux du Covid n’ont qu’à passer leur chemin.
Par ailleurs, chaque année, l’État italien reverse 8 pour mille de ses propres rentrées fiscales aux confessions religieuses qui ont conclu un accord avec l’État. Ce sont les contribuables qui décident librement de la répartition de cette somme entre l’une et l’autre confession religieuse, en apposant leur signature à côté du nom de celle à laquelle ils souhaitent en attribuer le bénéfice.
Depuis 1985, date à laquelle ce mécanisme est entré en vigueur en Italie, les signatures en faveur de l’Église catholique ont constitué une majorité écrasante qui, en 2005, année record, a même frôlé les 90% des signataires, 89,2% pour être précis. 2005, souvenez-vous, ce fut l’élection heureuse de Benoît XVI. Depuis 2013, le nombre des signatures en faveur de l’Église n’a cessé de chuter inexorablement, année après année. En 2017, elles ne s’élevaient déjà plus qu’à 75,36% du total des signataires. En 2020, on a assisté à un véritable effondrement, avec plus d’un million de signatures en moins, soit 12 056 389, et un pourcentage qui a baissé à 71,74%, soit presque 20% de moins que le record de 2005. La chute historique des données du « 8 per mille » est à la disposition de tous sur le site officiel du ministère italien des finances.
Grâce à ce mécanisme, chaque année, l’Église catholique italienne reçoit environ un milliard d’euros de l’État. Si cette somme est considérable, elle est six fois inférieure aux six milliards que l’Église catholique allemande reçoit chaque année de l’État, grâce au mécanisme du « Kirchensteuer ».
Fin juillet, le Saint-Siège a publié une série de données sur sa propre situation financière et en particulier sur l’état de ce que l’on appelle le Denier de Saint-Pierre, c’est-à-dire les offrandes récoltées dans le monde entier chaque année pour le pape. Elles s’élevaient encore à 83 millions d’euros en 2014, la première année complète du pontificat de François. Mais trois ans plus tard, elles descendaient à 64 millions et, en 2020, trois années plus tard, à 54 millions.
Aucune enquête spécifique n’a été réalisée sur les raisons de la chute du Denier, ni sur l’effondrement en Italie du « 8 per mille » pour l’Église catholique. Pour de nombreux observateurs, comme Andrea Riccardi, historien de l’Église et fondateur de la Communauté de Sant’Egidio, ce déclin est « lié à l’opinion publique des catholiques », ou pour le dire autrement à leur jugement sur l’institution ecclésiastique…

