Assistance à personnes en danger
Du père Michel Viot :
En ayant parfaitement conscience de ma modeste place dans la société française actuelle, et sans me faire beaucoup d’illusions, je me sens obligé , avec d’autres, de jeter ce cri d’alarme pour essayer d’éviter une catastrophe !
Je commence par une précision liée à mon précédent propos concernant l’assassin du Père Olivier Maire. Si je puis prier pour lui aujourd’hui, c’est parce que j’ai l’intime conviction qu’il s’agit d’un malade mental. Ce que j’ai lu sur lui récemment, concernant sa personnalité avant l’incendie de la cathédrale de Nantes, son comportement avant et après ce premier crime, montre à l’évidence que cet homme ne relevait pas d’une sanction pénale. Le contraste terrifiant entre sa vie paisible et toute dévouée à la communauté paroissiale qui l’accueillait et l’acte violent commis contre le sanctuaire où il servait régulièrement la messe, et dont il veillait aussi à l’entretien constitue une preuve de fragilité mentale extrêmement dangereuse, surtout chez un catholique africain, beaucoup plus respectueux des prêtres et des édifices sacrés que les occidentaux , les Français en particulier. L’expert psychiatre qui l’a renvoyé aux juges était très probablement un disciple de l’un des experts de la sinistre affaire d’Outreau. J’y reviens en citant très exactement aujourd’hui l’excuse qu’il invoqua et qui lui valut la radiation «#Quand on paye des expertises 15 euros de l’heure, au tarif d’une femme de ménage, on a des expertises d’une femme de ménage.#». Et c’était le Garde des Sceaux de l’époque qui avait demandé son renvoi !
L’actuel Garde des Sceaux, que le gouvernement a cru bon d’envoyer le représenter aux obsèques du Père Olivier Maire, ne peut l’avoir oublié, lui qui, comme avocat, obtînt un acquittement au procès d’Outreau, épargnant à sa cliente les conséquences fâcheuses d’une «#expertise de femme de ménage.#». En bon connaisseur des rouages de l’appareil judiciaire, et maintenant comme en étant le principal responsable, il ne pouvait ignorer, pas plus que d’autres personnalités d’ailleurs, que c’était un dysfonctionnement de sa propre administration qui avait donné la possibilité de commettre son crime à l’assassin du prêtre aux obsèques duquel il assistait. Le doute n’est maintenant plus permis !
Mais ce que je ne puis accepter sans réagir, c’est que certains, y compris parmi les catholiques, puissent laisser planer une ombre sur le ministère du Père Olivier Maire, en l’accusant d’imprudence ou de naïveté. Ce confrère dans le sacerdoce a obéi jusqu’au bout aux exigences de la spiritualité des disciples de Saint Louis Marie Grignion de Montfort, à savoir la participation totale à l’amour miséricordieux, incarné en la Vierge Marie, médiatrice d’intercession auprès de notre Unique Médiateur de Rédemption. Comme l’a bien compris et excellemment dit sur les ondes Monseigneur Eric de Moulins Beaufort , le Père Olivier a vécu ce «# un peu trop d’amour.#», imprudence pour ceux qui ne croient pas ou pour les tièdes, mais pour ceux qu’anime la foi catholique, pleine communion avec la Bienheureuse Vierge , sa Sainte Patronne qualifiée ainsi par Saint Alphonse de Ligori «# Ô mort vivant d’amour, Ô amour mourant de vivre.#» pour rendre compte de la fin de son parcours terrestre, avant sa glorieuse assomption !
Le ministre de la charité gisant dans son cercueil de bois était nimbé de la lumière de l’assomption, symbole de la vie éternelle. Le ministre de la justice de la république portait, comme il se doit un masque. Sa couleur était noire, appropriée aux circonstances sans doute, mais aussi symbolique de l’autorité du gouvernement qu’il représentait ! Quand certaines catastrophes s’abattent sur un pays, comme la guerre ou une épidémie, il est normal qu’existe une restriction des libertés. Mais encore faut-il qu’elle soit cohérente et clairement intelligible pour manifester qu’elle lutte contre le mal et œuvre pour le bien commun ! Je ne veux pas donner de précisions particulières, afin de ne pas risquer de me faire, bien malgré moi le relais de fausses nouvelles ou de manœuvres complotistes. Je dis simplement que le nombre d’avis contradictoires qui affluent sur l’utilité du pass-sanitaire, les manipulations de chiffres dans un grand nombre de statistiques, dont certaines dépendent du gouvernement, la volonté de promouvoir une unique issue à l’épidémie par la seule solution vaccinale ( ce qui n’est pas de ma part un dénigrement des vaccins), aux dépens de perfectionnement de traitements qui existent déjà, mais dont on gêne l’utilisation en provoquant des covids longs, ce qui est proprement scandaleux, enfin cette entreprise systématique de division des français , en entretenant des confusions lourdes de conséquences, anti pass, anti vaccins, anti sémites, auxquels on mêlera bientôt les casseurs professionnels, à leur retour de vacances, tout cela fait monter la pression psychologique sur le peuple français et va le rendre fou si cela continue !
Aussi, ce vendredi 13 août dernier, en la basilique de Saint Laurent sur Sèvre, le vrai mort n’était pas le ministre de la charité qui était enfermé dans un cercueil visible , mais celui de la justice de l’actuel gouvernement de la République, générateur de lois construisant la culture de mort, y ajoutant des règlements engendrant le doute, la méfiance et la peur, autant de planches de cercueil invisible, mais pourtant bien réel. Comme je vois les dégâts se démultiplier, je ne ferai plus maintenant allusion à des «#extrêmes.#» pour évoquer la triste issue qui se profile inexorablement . Je dis simplement que si l’absurde ne cesse pas, on vérifiera l’exactitude du proverbe «# se tromper est humain, mais persévérer ( dans l’erreur) est diabolique !#».
Les mots et les maux de la bien-pensance de François-Marie Blanc-Brude
Godefroy de Bouillon
Une bonne partie du combat de l’anti-France réside dans les agressions contre notre culture – et notamment dans la mise en place d’une « novlangue », comme disait le génial Orwell dans « 1984 ».
De son côté, la droite reste trop souvent inerte devant ces agressions culturelles, ne percevant même pas leur nocivité et se cantonnant au combat électoral.
C’est pourquoi il est utile de mettre entre le plus de mains possible le petit livre de François-Marie Blanc-Brude qui offre un efficace lexique de cette novlangue.
D’autant que ce lexique n’en reste pas au stade purement intellectuel et offre une vision générale du projet anti-national.
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Paru dans les 4 Vérités hebdo
Echec pour le lobby LGBT au Mexique
Lu ici :
Elsa Méndez, députée de l’état de Querétaro, au Mexique, a été acquittée de tout délit d’“homophobie”, le juge n’ayant pas admis la plainte des militants LGBT qui l’ont dénoncée, et qui voulaient lui faire payer des thérapies psychologiques pour les homosexuels “traumatisés” par son activité politique.
Depuis quelque temps, certains militants de LGBT la harcelaient sur les réseaux sociaux et la menaçaient, essayant d’empêcher Elsa de poursuivre son discours pro-vie ou de continuer son travail législatif au parlement de Querétaro. Ils sont même allés jusqu’à la dénoncer à la justice, et le procureur de la République a admis la plainte il y a quelques semaines.
Cette tentative des lobbyistes LGBT, caractéristique de la gauche féministe et radicale, a tourné court aujourd’hui, le juge ayant décidé que Mme Méndez était exonérée de de toute accusation.
« J’ai toujours fait confiance à la justice, et aujourd’hui je suis très heureuse de vous dire que je n’ai pas commis le crime de discrimination », a déclaré Elsa Méndez en quittant le tribunal de Querétaro, où elle avait été convoquée pour répondre d’un crime présumé d’homophobie.
Les lobbyistes, qui étaient très peu représentés à l’audience, voulaient que la députée paie leurs thérapies, car ils avaient été “traumatisés” par ses déclarations et son activité politique, ce que le juge a rejeté en bloc. Il par ailleurs regretté que le ministère public ait donné suite à l’action intentée.
« Nous avons toujours défendu la vie de tous les Mexicains. (…) C’est pourquoi nous continuons à nous lever avec plus de force, avec un espoir renouvelé pour travailler pour cette juste cause, pour la vérité. Oui à la vie. Oui à la Famille et à nos libertés fondamentales », a conclu Elsa à sa sortie.
Elle a déclaré plus tard : « Défendre la famille et la vie, comme je l’ai fait, ne peut être un crime. Je suis très reconnaissant à tous ceux qui m’ont soutenu depuis tout le Mexique, depuis de nombreux pays d’Amérique latine, et depuis l’Espagne en particulier. »
Emmanuel Macron le Faussaire. Petites touches estivales
Promis, cet article ne traitera pas de la situation sanitaire ni même de la fameuse phrase de M.Macron à la presse quotidienne régionale le 29 avril 2021 à propos du passe sanitaire qui « ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas… Il ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français » : on veut traiter du Macron Faussaire, pas du Macron Menteur, même s’il est vrai que cet homme a vraiment tous les talents !
Comme encapsulés dans deux événements plus larges, deux petits faits récents sont révélateurs de cette capacité à falsifier en l’imitant quelque chose d’authentique. Les deux événements sont d’une part la halte de M.Macron à Tain l’Hermitage le 8 juin 2021 (et l’épisode de la tarte à Tain), d’autre part son entretien exclusif sur « Féminisme, Violences conjugales, Darmanin, crop-top : Emmanuel Macron nous répond » accordé à l’hebdomadaire ELLE du 2 juillet 2021.
Lors de l’épisode de la gifle, considéré comme un acte de violence à l’égard d’un Président de la république, il a été peu relevé que M.Macron, en bras de chemise, s’était approché de l’attroupement (supposé ne contenir que des admirateurs) en accourant avec alacrité. Et paf ! la baffe ! L’impression de fausseté a été parfaitement traduite par l’auteur de la gifle : « C’est sa campagne : il essaie de cibler la jeunesse française. Quand j’ai vu son regard sympathique et menteur, j’ai compris qu’il voulait faire de moi un potentiel électeur ». Gifler un Président qui se prend pour une caricature de Justin Bieber sautillant vers ses fans, ce n’est pas bien, mais est-ce encore une atteinte à l’état ?
Lors de l’entretien avec ELLE, les journalistes posent la question suivante : « Vous avez sept petits-enfants, certains sont adolescents et portent peut-être des crop-top dans la rue ou à l’école. Qu’en pensez-vous ? ». Les crop-top, ce sont ces T-shirts ou polos qui laissent plus ou moins largement apparaître le nombril. Attribuer des petits-enfants à M.Macron, c’est à la limite de la flatterie la plus basse. Après tout, il n’a déjà pas d’enfants (sauf à considérer que les enfants de Mme Brigitte Macron, ses anciens camarades d’école et parfois de classe, sont ses enfants). Voir en M.Macron un grand-père, c’est limite risible, lui qui fait tant d’efforts pour être le Président TikTok. Ces « petits-enfants » adolescents d’après les journalistes, ont curieusement plus ou moins l’âge qu’avait M.Macron quand son aventure avec son professeur de théâtre (qui avait, elle, à peu près l’âge qu’a M.Macron aujourd’hui) a commencé.
Toujours est-il que sa réponse endosse ce qualificatif de « petits-enfants » au lieu de rétablir la vérité (ces petits-enfants sont ceux de ma femme) : « Je suis pour la liberté. J’ai été élevé de cette manière et nos petits-enfants le sont aussi ». M.Macron, qui a donc avec eux le même écart d’âge que celui existant avec sa femme, aurait ainsi en quelque sorte, pour prolonger ce vocabulaire, épousé non pas une image maternelle mais une image grand-maternelle ? Vous allez dire : on n’y comprend plus rien. C’est normal dans le monde des faussaires. Après tout, le même faussaire n’avait-il pas déclaré à la présidente des Associations familiales catholiques que son problème était de croire qu’un père était forcément un mâle ?
On peut rajouter à cette aptitude à la fausseté deux extraits de l’entretien accordé par le même M.Macron au trimestriel ZADIG, dans son numéro d’été 2021. Il y parle, là encore, d’abondance.
Deux extraits sont particulièrement évocateurs : quand il parle du département de la Seine Saint-Denis, c’est pour dire qu’il ne manque que la mer pour que ce soit une autre Californie !

De façon très significative, sa citation montre que pour lui, comme toujours, ce sont les équipements et les technologies qui comptent. Les personnes, leurs cultures, mentalités, compétences, rêves, dilections, leurs héros et leurs composantes nationales ne comptent pour rien.
Le deuxième extrait, qui là aussi a été peu relevé, est pourtant encore plus significatif : si on rapproche ses deux propositions 1° Pour moi est français celui qui habite notre langue 2° L’épicentre de notre langue est du côté du fleuve Congo, on doit logiquement en déduire que pour M.Macron, l’épicentre de la France est du côté du fleuve Congo.

Et fausseté encore à propos de la langue française si on se rappelle que M.Macron a œuvré dur pour faire élire Mme Mushikiwabo, rwandaise, comme secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie à partir de 2019 : bien que connaissant le français, elle écrit et parle prioritairement en anglais. Comme d’ailleurs, le Rwanda qui a adopté l’anglais comme langue nationale en 2003.
Le Dr Maudrux, souvent cité par le Salon beige pour le bon sens et la pertinence de ses articles concernant la crise sanitaire et sa gestion (finalement, on y revient…), le dit aujourd’hui : ASSEZ !
C’est arrivé un 17 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 17 août : saints du jour français ou en France.
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Ste Jeanne Delanoue : vierge et fondatrice de la Congrégation « Sainte Anne de la Providence » († 1736)
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Jeanne Delanoue nait à Saumur, sur les bords de la Loire, le 18 juin 1666, dernière d’une famille de douze enfants. Ses parents tiennent un modeste magasin de mercerie, près du sanctuaire de Notre-Dame-des-Ardilliers. Elle perd son père, bien jeune à l’âge de six ans et, malgré son jeune âge, elle aide sa mère à tenir le magasin pour faire vivre toute la famille. Ses qualités sont remarquables : habile, active, infatigable, au point de garder le magasin ouvert dimanches et jours de fêtes.
Quel avenir ne pouvait-elle pas espérer? Certainement, agrandir son « affaire » et prospérer. Mais voici que, à l’âge de 27 ans, elle reçoit, de la part d’une vieille et fidèle pèlerine de Notre-Dame-des-Ardilliers, une invitation à se consacrer aux pauvres, si nombreux. Sa mère est morte depuis peu.
Malgré ses responsabilités accrues, elle va s’occuper un peu des pauvres, pour répondre à cet appel qu’elle sent bien venir de Dieu. Elle s’occupe d’eux chaque jour, plus que de ses clients. Jusqu’à ce qu’elle soit toute à eux « à plein temps ». Bientôt, du reste, les pauvres ne l’attendent plus chez eux, mais ils se rendent chez elle. En 1700, une enfant est accueillie à la maison, bientôt suivie de malades, de vieillards et d’indigents.
Pour tant de monde à loger, il n’y a que des grottes de tufeau. On les aménage au mieux. Mais il faut chercher de l’aide. Au bout de quatre années, en 1704, quelques jeunes filles se sont trouvées disposées à aider Jeanne et même à revêtir l’habit religieux si elle le leur demande. Ainsi naît la Congrégation de « Sainte Anne de la Providence ». C’est sous ce nom que sont approuvées les Constitutions en 1709.
La ténacité de Jeanne Delanoue, secondée par de si beaux dévouements, fonde le premier hospice de Saumur en 1715; il avait été demandé par le Roi Louis XIV en … 1672!
Sa charité déborde bien vite hors des limites de sa ville de Saumur et de son diocèse. Du reste, elle compte déjà quarante auxiliaires, toutes à ses ordres, et décidées à suivre son exemple de dévouement, de prière et de mortification.
A sa mort, le 17 août 1736, Jeanne Delanoue laisse une douzaine de communautés, hospices et petites écoles aussi. « La Sainte est morte », dit-on à Saumur.
Tout le monde a pu admirer son zèle, son action dans les nombreuses visites reçues ou faites, mais seuls ses intimes connaissent sa mortification, sa vie de prière et d’union à Dieu. C’est de là que procède cette charité inlassable, attirée vers tous ceux qui souffrent, mais surtout s’ils sont pauvres. Et Dieu sait qu’ils ne manquent pas, en ces tristes années de famine, de disette et de froid ; années de guerre aussi. Les Sœurs de Jeanne Delanoue, comme on les nomme tout simplement aujourd’hui, comptent environ 400 religieuses, en France, à Madagascar et à Sumatra, où elles ont fondé en 1979.
Jeanne Delanoue a été béatifiée le 05 novembre 1947, par le Vénérable Pie XII, 1939-1958) et canonisée le 31 octobre 1982 par Saint Jean-Paul II.
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Bx Noël-Hilaire Le Conte : clerc et martyr († 1794)
Simple clerc, chargé de la musique à la cathédrale de Bourges au moment de la Révolution française, en haine de la religion chrétienne, il fut déporté sur un bateau négrier dans la baie devant le port de Rochefort et y mourut, jeune, avec des marques de grande piété.
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le 17 août 682 : élection du pape saint Léon II.
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le 17 août 1424 : Bataille de Verneuil.
Charles VII est battu par les Anglais du régent, le duc de Bedford, alliés aux Bourguignons, lors de la bataille de Verneuil en Normandie. Malgré le renfort d’un important contingent écossais, l’armée du « Dauphin » ne peut résister aux archers anglais, commandés par Jean de Lancastre. Véritable duel d’archerie, la bataille se solde par la perte de 6 000 français (la moitié de la troupe) et la mort des commandants écossais John Stuart, grand connétable de France, et Archibald Douglas.
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le 17 août 1633 ou 1644 ou 1645 : naissance de Jean de La Bruyère.
Jean de La Bruyère est issu d’une famille aisée, il suit des études de droit à Orléans puis revient à Paris. Il est surtout connu pour avoir écrit plusieurs ouvrages dont un seul est passé à la postérité : “Les caractères ou les mœurs de ce siècle“, qui paraît en 1688. En 1693, il est élu à l’Académie française.
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le 17 août 1601 : naissance de Pierre de Fermat, mathématicien français.
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le 17 août 1648 : prise de Lens par l’archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg.
La chute de la ville est suivie le 20 août par une éclatante victoire française où Condé écrase l’archiduc.
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le 17 août 1661 : Nicolas Fouquet donne une somptueuse réception à Vaux-le-Vicomte.
Le surintendant des finances Nicolas Fouquet donne une grande fête dans son château de Vaux-le-Vicomte en l’honneur de Louis XIV.
Il fête l’achèvement du château qu’il s’est fait construire à Vaux-le-Vicomte. Il a fait appel aux meilleurs artistes : le buffet est organisé par Vatel ; Molière et Lully présentent une comédie-ballet dans les jardins (dessinés par Le Nôtre) Les Facheux, créée pour l’occasion. Un grand feu d’artifice est donné au-dessus du château. Cet étalage de luxe suscite des questions du Roi, car les caisses du Royaumes sont vides. Louis XIV suspecte des détournements de fonds. Il fait arrêter Fouquet le 5 septembre, à Nantes.
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le 17 août 1699 : naissance de Bernard de Jussieu, botaniste français.
Bernard de Jussieu naît à Lyon. C’est un célèbre botaniste français qui devient professeur de botanique au service du Roi, à Paris où il décède le 6 novembre 1777.
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le 17 août 1737 : naissance d’Antoine Parmentier, pharmacien militaire.
Antoine Augustin Parmentier est un pharmacien militaire, agronome, nutritionniste et hygiéniste français. Il est surtout connu pour avoir introduit la pomme de terre en Europe pour lutter contre les famines.
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le 17 août 1740 : élection du pape Benoit XIV.
Prospero Lambertini, naît à Bologne le 31 mars 1675, et meurt le 3 mai 1758. À la mort de Clément XII, il est élu pape à l’unanimité, après un des plus longs conclaves des derniers siècles qui dure six mois et provoque 254 scrutins.
Benoit XIV confirme la bulle Unigenitus, contre les jansénistes ; crée à Rome une faculté de chirurgie, un musée d’anatomie, et encourage la dissection ; publie la lettre apostolique Immensa pastorum, dans laquelle il condamne les mauvais traitements infligés aux Amérindiens ; il renouvelle les condamnations pontificales à l’égard de la franc-maçonnerie, condamnée en 1751 dans la bulle Providas romanorum.
Le Pape Benoît XIV, par Pierre-Hubert Subleyras.
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le 17 août 1795 : la Convention vote la Constitution de l’An III, qui définit le Directoire.
Robespierre a disparu mais les révolutionnaires sont toujours là. Et alors que la France a vécu près de 13 siècles avec une constitution en partie non écrite : « Les Lois Fondamentales du Royaume », après 3 ans de révolution elle connaît déjà sa deuxième constitution républicaine. Et l’avenir va montrer combien ce régime n’est pas naturel à la France, puisque les constitutions, les républiques et les empires vont se suivre à un rythme élevé.
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les 16-17 août 1812 : victoire de Smolensk.
Smolensk est une ville située sur la route de Moscou, que Napoléon avait décidé de conquérir sans combat. Les échecs de Ney entraînent une bataille. Les assauts français et les bombardements d’artillerie mettent le feu à la ville. Les forces russes se replient le 17 août, en bon ordre après avoir perdu 4 700 tués et entre 7 000 et 8 000 blessés. La Grande Armée ne déplore que 700 tués et un peu plus de 3 100 blessés.
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le 17 août 1892 : signature franco-russe d’une convention militaire.
L’alliance franco-russe est signée par le général Raoul de Boisdeffre, adjoint du chef d’État-major français, et son homologue russe le général Obroutcheff. Elle stipule un soutien mutuel en cas d’attaque de l’un ou autre des signataires par un ennemi (la triple Alliance). La coopération militaire, est accompagnée d’une coopération financière et économique. C’est la révolution communiste russe, impulsée par l’Allemagne qui rompt l’alliance.
L’accord fut conclu non officiellement à l’été 1891 par un échange de lettres entre le ministre des Affaires étrangères Alexandre Ribot et Nicolas de Giers, puis une convention militaire rigoureusement secrète fut signée le 17 août 1892 à l’issue de plusieurs séries de discussions.
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le 17 août 1908 : premier dessin animé cinématographique projeté à Paris.
C’est au Théâtre du Gymnase à Paris, qu’est projeté le premier dessin animé cinématographique “Fantasmagorie“, œuvre du Français Emile Cohl, de son vrai nom Emile Courtet.
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le 17 août 1944 : le Maréchal Pétain est “invité” par le diplomate Renthe-Fink à partir pour l’est.
Il refuse. Le 19 le diplomate allemand pose un ultimatum au Maréchal, malgré la présence de diplomates étrangers. Le 20 les Allemands l’emmènent de force vers l’Allemagne. Il reste fidèle à sa promesse faite aux Français lors de son discours du 20 juin 1940 :
« J’ai été avec vous dans les jours glorieux. Chef du Gouvernement, je suis et resterai avec vous dans les jours sombres. Soyez à mes côtés. Le combat reste le même. Il s’agit de la France, de son sol, de ses fils. »
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le 17-25 août 1944 : début de la libération de Paris.
Alors que la Bataille de Normandie n’est pas finie, la Résistance parisienne décide de déclencher son insurrection contre la garnison allemande du Gross-Paris, commandée par le général Dietrich von Choltitz. Le jeudi 17 août, la Radio Nationale, jusque-là sous le contrôle des autorités d’occupation, suspend ses émissions. Le 18 août, les imprimeurs sont en grève, plus aucun journal ne paraît ; les PTT, autre fief électoral du PCF, font de même. Les premières barricades se dressent. De Gaulle insiste auprès d’Eisenhower le 19 août, pour que des unités soient envoyées à Paris. Face au refus américain, il donne l’ordre à la 2e Division Blindée du général Leclerc de libérer la capitale. Le 21 août, les Allemands tiennent encore tous les points clés de la capitale. Le général Leclerc met les Américains devant le fait accompli. Le 23 août, des accrochages ont lieu près des Champs-Elysées, ce qui provoque l’incendie du Grand Palais. Le 25 août von Choltitz se rend.
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le 17 aout 1945 : les militaires de carrière obtiennent le droit de vote.
Les militaires, citoyens de seconde zone dans la république française?
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le 17 août 1960 : indépendance du Gabon.
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le 17 août 1967 : la participation devient obligatoire dans les entreprises.
L’ordonnance du 7 janvier 1959 a introduit la participation facultative aux bénéfices de l’entreprise pour les salariés De nouvelles ordonnances la rendent obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés. C’est un moyen de délier rémunération et contrat de travail, tandis que le blocage des fonds favorise l’épargne populaire. De Gaulle met en application la Doctrine Sociale de l’Eglise, que cette dernière prône depuis plus d’un siècle.
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le 17 août 1995 : attentat place de l’Étoile à Paris.
Il fait 16 blessés. Cet attentat fait partie des 8 attentats qui touchent la France entre juillet et octobre 1995, à l’instigation du GIA algérien.
Seul le message chrétien permet de lutter contre les violences faites aux femmes
Une intéressante réflexion sur les violences faites aux femmes a été récemment publiée sur le site Tysol. On y lit notamment:
Il me parait assez évident que l’avortement est au cœur du sujet des violences faites aux femmes. En effet, le droit à l’avortement fut obtenu dans un combat des femmes pour la libération des femmes, il s’agit d’un acte qui concerne et implique uniquement la femme. L’avortement entraine un sentiment de toute-puissance de la part de la femme sur son corps et sur sa capacité à disposer de son corps comme elle le veut et indépendamment de toute règle morale ou culturelle. […] La guerre des sexes ayant été déclarée, soit vous en êtes conscients et vous formez un couple moderne et libéré qui sort totalement du schéma ancestral, soit vous vous croyez en paix et cela signifie que vous reproduisez l’odieux modèle de la société traditionnelle chrétienne avec une femme soumise et un homme dominateur. […]
Il me semble que seul le message chrétien permettra de sortir de la violence. Nous sommes malheureusement trop souvent victimes d’une vision dévoyée de la famille chrétienne. Notre société a tellement caricaturé la conception chrétienne du mariage et de la famille qu’il nous est parfois difficile d’être fier de notre héritage. A la différence de la culture islamique, le christianisme a une haute considération de la dignité de la femme depuis l’Annonciation jusqu’à l’Assomption. Le patriarcat chrétien n’a rien à voir avec le patriarcat musulman. Jamais la doctrine chrétienne n’a justifié une supériorité de l’homme sur la femme. Certes, le Christ est un homme, vrai Dieu et vrai Homme, modèle parfait du Souverain Prêtre. Mais c’est par une femme que Dieu s’est fait Homme. C’est au cœur même du mystère chrétien de l’Incarnation que réside la vision la plus parfaite de la femme et de sa dignité. […]
Pour lutter efficacement contre les violences faites aux femmes il peut être important d’éduquer les enfants au respect et à la non-violence. Il est notamment indispensable de les éloigner de la culture ultraviolente des jeux vidéo et des séries cinématographiques. Mais il est encore plus important de revenir à des fondamentaux de notre civilisation chrétienne : le respect inconditionnel de la vie de son apparition à son extinction naturelle ; « homme et femme Il les créa », réaffirmer la vocation spécifique et complémentaire de l’homme et de femme dans la société ; retrouver le sens et la profondeur du mariage chrétien, on se marie non seulement parce qu’on s’aime, mais aussi parce que l’on veut s’aimer jusque dans l’éternité ; il existe un lien substantiel entre l’amour et la vie, l’enfant en est l’expression sacrée ; l’Homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, en tant que création l’homme et la femme reçoivent leur ordre naturel et la liberté est la capacité d’une personne à découvrir et à suivre l’intention du Créateur dans cet ordre donné par la nature.
Lettre au P. Olivier Maire de Patrice Martineau
Patrice Martineau, courageux chanteur chrétien et vendéen bien connu de nos lecteurs, vient de filmer une lettre ouverte émouvante au P. Olivier Maire, récemment assassiné, suivi d’un chant reprenant la prière “Je mets ma confiance” de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, fondateur de la congrégation des montfortains à laquelle appartenait le prêtre:
Honfleur a renoué avec la procession du 15 août
Un récit à retrouver sur Ouest-France.
Véronique Lévy : Ce focus sur une pancarte n’engageant que son auteur ressemble à une manipulation politique
Véronique Lévy, juive convertie au Christ, soeur de Bernard-Henri Lévy, réagit sur Facebook à la polémique entretenue par les médias et le gouvernement : une pancarte pour stigmatiser l’ensemble des opposants au passeport sanitaire :
L’« antisémitisme » de Cassandre Fristot, je ne le vois pas… Ma bannière à moi, c’est celle du Christ et de la France des miracles, née dans son baptême. Pas celle de l’énumération : liste républicaine d’une Terreur prochaine. Vaderetro, l’internationale cocarde et le bonnet phrygien !
Au risque d’être la petite note dissonante dans le concert du consensus organisant le lynchage médiatique contre cette nouvelle Cassandre, les noms cités sur son panneau de signalement et exposés à la vindicte populaire ne m’ont pas semblé viser les « juifs », loin de là ! Ferguson, Macron, Véran ou Klaus Schwab, le sont-ils ? Non. Pourquoi avoir énuméré ces patronymes, alors? Ils tissent, naïvement sans-doute, le « Qui » d’une Terreur planétaire, politique, médiatique et financière ordonnée à l’idéologie transhumaniste d’un futur Thermidor.
Je réalise avec tristesse, que les initiales BHL, étaient dessinées là aussi, sur cette pancarte de carton. Pourtant, mon frère n’est pas transhumaniste. Dans son avant-dernier livre, Ce virus qui rend fou, il s’était opposé à ce qu’il appelait déjà, « la dictature sanitaire ». Sans doute Cassandre a-t-elle retenu ses récentes déclarations caricaturant les manifestants contre le pass à prétexte sanitaire, sous l’acronyme, antivax.
Mais la propagande de guerre monte en épingle cette histoire d’écriteau et fait d’une souris, un éléphant pour occulter la « Bête de l’événement » qui vient : cette gouvernance mondiale semant la zizanie et l’isolement pour soumettre les peuples, en vue de l’avènement d’une civilisation d’identités conformes. Et uniformes… dont la norme serait le triage avoué sanitaire, mais à visée de contrôle social. Invasion soudaine d’un totalitarisme ordinaire pour une humanité sans aspérité. Un système implacable. Traçant les failles incognito ; effaçant le risque de la vie. Et de la liberté dont l’autre Nom est Dieu.
Une dystopie.
Cassandre Fristot a été désignée pour l’exemple, bouc émissaire de ce système qui permet pourtant à des sites antisémites, islamophobes et surtout antichrétiens, de prospérer dans les profondeurs du web, échappant aux algorithmes agents des réseaux virtuels. La haine est leurs fonds de commerce… La haine est leur beurre. Et l’argent de leur beurre. Ces sites cryptés, j’ose le croire, nourrissent l’art de la guerre de ceux dont la devise est : Diviser pour mieux anti-régner.
Cassandre Fristot a fait 48 heures de garde à vue. Pourquoi ? Parce qu’elle a dit QUI, ce “QUI” fait référence à un entretien entre un général à la retraite et un journaliste sur CNEWS tentant de le coincer au sujet d’une lettre évoquant « la communauté qui dirige les médias ». Communauté idéologique et financière. Point. Ce focus sur une pancarte n’engageant que son auteur ressemble à une manipulation politique. Le but inavouable est celui-ci : stigmatiser les millions de manifestants. Faire barrage à cet élan de solidarité nationale unissant dans ses rangs toutes les races, les religions et les partis, sous un même combat pour la vérité. Elle seule nous rendra libres.
Cassandre a été traitée de « sale race » par une internaute anonyme ; elle a été diffamée, accusée d’être une chanteuse posant sur des réseaux sociaux, mal coiffée d’une casquette de la Waffen SS… Mais ce n’était pas elle. Libération lui-même l’a avoué. Qui est-elle alors, Cassandre ? Une enseignante et une chrétienne discrète, engagée pour la France libre. Est-ce un crime d’aimer la France ? Je la défends… je défends le beau visage de Cassandre Fristot jeté au feu d’un bûcher monté à la hâte sur la place de Grève d’une cinquième république en sursis. Vitriolée peut-être parce qu’elle est belle. Sans-doute parce qu’elle est femme… Certains de ceux qui l’ont jugée sont de sa couleur politique, et qui pourtant n’est pas la mienne. Car je n’en aurai jamais qu’une : Le pourpre de la Royauté du Christ ! Le pourpre de Son Sang. Et de Son Sacré-Cœur.
Jésus, voyant venir à Lui Nathanaël, dit de lui : « Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n’y a point de fraude. ». « D’où me connais-Tu? » lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit : « Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, Je t’ai vu. » (Jean 1, 47-48) Un juif qui ne confesse pas le Christ demeure inachevé. S’il est Chrétien, il s’accomplit… Il défend les « sans voix », pas Big-Pharma ! Sur le chemin de croix des hommes sans nom, martyrs exterminés et dont personne ne parle plus.
Sous le lys et la cendre de l’Histoire.
Cassandre passera en correctionnelle le 8 septembre pour des noms écrits sur un carton ; pas des dessins… Moins qu’un blasphème. Ce sera la fête de la Nativité de Notre-Dame. Dont le M, initiale de son prénom, grave un chemin de repentance et d’Espérance sur la tendre terre de la patrie.
Marie est la Couronne de la France où le cœur non consumé de sainte Jeanne d’Arc continue de battre.
Pour l’éternité.
Véronique Jeanne Lévy
Kaboul : humiliation pour tout l’Occident
Bernard Antony, Président de Chrétienté-Solidarité, Président de l’AGRIF, communique :
Après leur victoire jadis sur les Soviétiques, les talibans afghans viennent non seulement de liquider en un tour de main un régime et une armée minés par la trahison et la corruption mais peuvent s’enorgueillir d’avoir chassé les Américains et leurs alliés occidentaux.
Trump avait sonné l’heure du retrait. Biden l’a réalisé.
Les talibans l’ont emporté avec l’appui du Pakistan, non sans le jeu trouble de la Chine satisfaite de l’humiliation des États-Unis et des autres nations engagées dans le conflit. Une fois encore, des centaines de soldats occidentaux dont plusieurs de notre armée française sont morts pour rien.
Les images de la débâcle de Kaboul font ressurgir celles de Saïgon et de Phnom-Penh au siècle dernier. Et aussi, avant elles, celles de l’effroyable abandon de l’Algérie dans les pires conditions d’abjection, de trahison et de déshonneur.
La débâcle de Kaboul signe-t-elle la fin de l’Occident ?
Toujours est-il que les répercussions de la victoire des islamistes afghans vont être immenses. Elles vont réveiller d’abord en Afrique et en Orient la dynamique barbare des États islamiques mais simultanément, comme en France, les implantations de populations musulmanes en Europe faisant tache d’huile vont s’agrandir inexorablement tant que déferleront les tsunamigrations islamiques.
Ce que nos politiciens désignent absurdement comme un « séparatisme » est, hélas, au contraire, un mouvement conquérant.
On attend le surgissement du personnage politique qui entreprendra d’en relever le formidable défi en réveillant notre peuple.
La diffusion d’un film les fait trembler
Il en faut peu pour exciter les militants de l’avortement. Ceux qui n’ont que le mot “choix” à la bouche dévoilent ainsi la nature totalitaire de leur idéologie : il est interdit de remettre en cause le massacre des enfants à naître.
La diffusion sur C8 du film américain “Unplanned”, qui a connu une “réussite d’une ampleur inattendue” avec “plus de 6 millions de dollars de recettes en un week-end”, fait trembler les réseaux assoiffés du sang des foetus.
Sarah Durocher, co-présidente nationale du Planning Familial, la sénatrice PS Laurence Rossignol, dénoncent un réseau international, de riches donateurs et bénéficiant de relais médiatiques. Sic. Un peu plus et ce seraient les réseaux de Soros qui diffuseraient le film.
C8 serait devenu “un média de propagande au service des anti-choix”. Les autres chaînes de télévision ne sont sans doute pas des médias de propagande au service du lobby de l’avortement…
Un journaliste qui a pu voir le film décrit des scènes “traumatisantes”… On croit rêver… L’avortement ne serait donc pas l’ablation d’un amas de cellules ?
Une pétition demande au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel de “rappeler C8 à ses responsabilités”.
La propagande pro-avortement ne souffre aucun écart. Il est interdit de remettre en cause les sacrifices humains des temps modernes.
Et si les Américains quittaient aussi la Syrie ?
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
L’armée américaine plie bagages à grande vitesse en Afghanistan laissant ainsi le champ libre aux talibans qu’elle a combattus pendant vingt ans. Elle a fait la guerre comme d’habitude, à coups de tapis de bombes tuant plus de civils que d’ennemis, la rendant ainsi, comme on peut l’imaginer, extrêmement populaire.
Son intervention s’était évidemment accompagnée de considérations moralisatrices sur les bienfaits de la démocratie universelle dont elle promettait de faire bénéficier l’Afghanistan qui, bien sûr, n’attendait que cela. La « destinée manifeste » chère aux pères fondateurs américains est toujours bien présente dans l’esprit des dirigeants de ce pays, qu’ils soient démocrates ou républicains.
Vingt ans et quelques milliers de morts plus tard, retour à la case départ et remise des clés presque officielle aux islamistes sans contrepartie aucune. Cela nous promet quelques joyeux massacres et une nouvelle vague migratoire que les gouvernements européens vont gérer avec la compétence qu’on leur connaît.
Après une expérience aussi consternante, faisant suite à celle de l’Irak (la pire de toutes), on pourrait espérer que l’Amérique cesse de vouloir régenter le monde. C’est trop demander et ce fiasco historique ne doit pas faire illusion. L’Amérique ne renoncera jamais à une intervention extérieure lorsque ses intérêts seront en jeu et expliquera que c’est pour le bien du pays envahi et de la Terre entière. D’autres interventions auront donc inévitablement lieu, soit pour contrer son nouvel ennemi chinois, soit pour contrôler un pays ou une région considéré comme stratégique.
Il en est ainsi de l’occupation américaine en Syrie. Lors de la lutte contre Daech, quelques milliers de militaires avaient été déployés afin d’encadrer leurs alliés kurdes, en pointe dans la lutte contre les islamistes. Daech vaincu, les militaires américains sont restés, occupant avec les Kurdes l’est et le nord-est de la Syrie. Hasard incroyable, cette région est celle où se situe la majeure partie des gisements de gaz et de pétrole du pays. Ils sont ainsi confisqués au profit des Kurdes dont l’occupation brutale se passe mal, particulièrement dans l’est d’où les Kurdes étaient jusqu’à présent totalement absents. Mais chaque fois que l’armée syrienne a voulu s’approcher en franchissant l’Euphrate (nouvelle frontière américaine !), un tapis de bombes lui a fait comprendre que cette partie de la Syrie appartenait maintenant à quelqu’un d’autre.
Cerise sur le gâteau, les Américains ont construit une base, appelée Al-Tanf, au sud de la Syrie, en plein désert, le long de la frontière jordanienne. Cette base est officiellement destinée à surveiller les mouvements entre Iraniens et leurs alliés libanais du Hezbollah. Elle abrite, accessoirement, d’anciens combattants islamistes anti-Bachar reconvertis en supplétifs de l’armée américaine. L’aviation russe avait tué plusieurs dizaines d’entre eux, il y a quelques semaines, alors qu’ils partaient combattre l’armée syrienne.
Tout ceci, bien sûr, en toute illégalité, mais quand on s’est attribué comme mission permanente de sauver le monde, on ne s’embarrasse pas de détails inutiles.
Et pourtant, ce serait tellement mieux de laisser la Syrie se reconstruire sans sanctions, occupations, bombardements et autres…
Covid, climat : nous assistons à une terrible conjonction des prophètes de malheur
De Constance Prazel dans Liberté Politique :
La grande peur des bien-pensants du climat vient compléter le tableau apocalyptique en cours d’élaboration de notre monde en déclin avec pour décor la pandémie. Elle permet de renouveler les thèmes médiatiques et politiques : braves gens, pourquoi s’inquiéter du covid quand la planète brûle ? Vaccinez-vous et passons à la véritable urgence, sauver la planète. Tout cela donne furieusement du crédit au discours sur la grande réinitialisation. A l’occasion de la pandémie, les dirigeants font flèche et feu de tout bois. Du covid au climat, il y a bien un discours officiel convergent en faveur de l’émergence d’un nouvel ordre international, qui doit nécessairement surgir des décombres de notre société agonisante, pour conjurer le sort, et permettre à l’avenir d’être enfin aussi radieux que les utopies mortifères que nous ne connaissons que trop bien le souhaitent depuis tant d’années.
C’est un fait : ceux qui nous méprisent et nous accusent de rêver au « monde d’avant » appellent pour leur part de tous leurs vœux l’arrivée du « monde d’après ». Un monde plus connecté, plus tracé, plus responsable, plus « écologique », plus « durable » car plus éphémère. Un monde toujours plus contrôlé, et par-dessus tout, toujours plus haineux des équilibres organiques garantis par notre société traditionnelle, de la famille, de la transmission millénaire de l’idéal de notre civilisation. Heureusement, un sursaut existe, du sentiment confus à la claire conscience, que le bonheur et l’accomplissement ne sont pas contenus dans ces lendemains censés nous enchanter. La mobilisation autour de l’instauration du passe sanitaire en est l’une des expressions. […]
15 août 2021 : les talibans dans Kaboul, E.Macron au fort de Brégançon
Dimanche 15 août, 19heures, sur BFM TV. Les journalistes parlent de l’entrée en cours des talibans dans Kaboul.
Trois sous-titres en alerte-info s’incrustent dans le bas de l’écran :
- Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a ouvert une cellule de crise.
- Le ministère des Armées va déployer des renforts militaires pour organiser des évacuations vers les émirats.
- Un conseil de défense relatif à la situation en Afghanistan se tiendra demain en visioconférence (NDLR : M.Macron étant au fort de Brégançon).
Peut-être allez-vous penser que cela donne le sentiment, comment dire ?, d’un léger manque d’anticipation ? Vous seriez gravement indélicat.
Et que penser du sacrifice des soldats français tombés en Afghanistan ? Sont-ils morts pour rien ?
Après tout, la macronie mène depuis déjà 18 mois un combat titanesque et magistral (« nous sommes en guerre ! ») contre l’épidémie de covid comme le démontrent tous les conseils de défense qui ont été consacrés à ce sujet, tous les efforts déployés pour tenir les médecins généralistes à l’écart d’une politique de soins et continuer à fermer des lits à l’hôpital et comme le démontre encore la vigilance dans la mise en oeuvre du passe sanitaire pour obliger, sans en prendre la décision formelle, toute la population à se faire vacciner, y compris les enfants, avec des vaccins toujours en phase III de leurs essais thérapeutiques. Donc, pas de complotisme svp ! Après tout, il faut savoir hiérarchiser les problèmes.
Au fait, pourquoi ils font peur, les talibans ? Ne serait-ce pas à cause de la mise en œuvre attendue des principes fondamentaux de l’islam (la tolérance et la paix) ?
Recul de la liberté fondamentale d’enseignement
Communiqué de la Fondation pour l’école :
Saisi par la Fondation pour l’école et de nombreux autres acteurs de la diversité scolaire, le Conseil constitutionnel n’a pas censuré la loi confortant le respect des principes de la République dans sa décision du 13 août [1].
Au cœur de cette décision : l’IEF, depuis toujours reconnue comme un des modes possibles d’instruction des enfants et soumis à un simple régime déclaratif, devient un régime d’exception, soumis à l’autorisation préalable des recteurs d’académie ! Une liberté fondamentale est ainsi remise en cause.
Ce faisant, le Conseil constitutionnel fait complètement abstraction de la volonté historique du législateur et des dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’homme : ‘Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants’ (article 26 alinéa 3).
Les membres du Conseil sont restés sourds aux avis et opinions défavorables émis de toutes parts : le Conseil d’État [2], la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) [3] et le Sénat [4],[5] avaient alerté sur cette loi liberticide. Des arguments précis et complémentaires, soumis et transmis au Conseil constitutionnel par la Fondation pour l’école et de nombreuses associations de défense de l’IEF, sont là aussi restés vains.
La réforme de l’IEF est applicable dès la rentrée 2022 ; l’ancien régime de déclaration de l’IEF demeure donc valable pour la prochaine rentrée 2021 : il reste moins d’une année de liberté.
À la rentrée 2022, l’autorisation d’instruction en famille pourra être accordée sur la base de 4 motifs : l’état de santé de l’enfant ou son handicap ; la pratique d’activités sportives ou artistiques intensives ; l’itinérance de la famille en France ou l’éloignement géographique de tout établissement scolaire public ; l’existence d’une situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de la capacité de la ou des personnes chargées d’instruire l’enfant.
Dès à présent, la Fondation pour l’école s’engage à mobiliser largement le réseau des 1600 écoles indépendantes [6], réputées pour leur capacité à mettre en place des projets d’établissements adaptés à des besoins éducatifs variés, pour accueillir les enfants dont les parents ne pourraient plus pratiquer l’IEF.
LA LIBERTÉ D’ENSEIGNEMENT : À QUI LE TOUR ?
Le Conseil constitutionnel ne s’est pas prononcé sur les dispositifs de la loi durcissant le contrôle et les sanctions sur les établissements indépendants (dits hors contrat), les portant à un niveau jamais atteint.
Désormais, chaque préfet pourra fermer une école sans qu’il soit nécessaire de faire intervenir un juge : la liberté d’enseignement est là aussi sérieusement malmenée.
Ces écoles, légalement créées et régulièrement inspectées, représentent pourtant une alternative scolaire indéniable et précieuse : pédagogies adaptées aux besoins éducatifs variés, renforcement de l’enseignement des fondamentaux, prise en compte des troubles de l’apprentissage, enseignement multilingue ou encore accueil des enfants atteints de handicap.
Les écoles indépendantes incarnent surtout, pour tous les parents de notre pays et quel que soit le mode d’instruction qu’ils privilégieront, la liberté de choix : liberté de choisir le mode d’instruction à donner à leurs propres enfants et liberté de choisir l’établissement le plus adapté à leurs besoins.
***
La Fondation pour l’école condamne ces reculs de la liberté fondamentale d’enseignement et continuera à œuvrer pour qu’elle reste entre les mains des parents, premiers éducateurs de leurs enfants avant l’État.
Elle veillera notamment à ce que les écoles indépendantes puissent continuer à exister pleinement et sans restriction supplémentaire de leur liberté.
Le Grand Orient de France et l’affaire des fiches : le fichage a perduré sous les IIIe, IVe et Ve Républiques
Emmanuel Thiébot, titulaire d’un DEA sur la Franc-maçonnerie et les premiers temps de la IIIe République, historien au Mémorial de Caen et responsable du Mémorial des civils de Falaise, revient sur « l’affaire des fiches et le Grand Orient de France » dans un ouvrage intitulé Le scandale oublié de la IIIe République – Le Grand Orient de France et l’affaire des fiches. 20 000 officiers fichés pour leurs idées, entre 1901 et 1904, verront leur avancement dans l’armée bloqué.
Il déclare dans Ouest-France :
« Que ce soit pour cette époque ou pour celle de l’Occupation, il y a beaucoup de documents et longtemps, il y eut peu de chercheurs. L’affaire des fiches n’a été qu’un scandale parmi d’autres et elle a agité surtout le microcosme de la politique. Parfois de manière explosive : on n’a pas souvent vu un ministre se faire gifler en pleine session parlementaire ! »
« Les débats parlementaires ont fait l’objet de transcriptions sténographiques, ce qui permet un style direct. Quant aux conversations privées, qui pourraient paraître comme un travail d’imagination, je les ai reconstituées d’après les mémoires publiés par les protagonistes de l’affaire. »
« Le fichage a perduré sous les IIIe, IVe et Ve Républiques, bien exploité entre-temps par le régime de Vichy. De récentes affaires, dans le domaine des entreprises privées comme au sein du syndicat FO, montrent que, la haute technologie aidant, la pratique a de beaux jours devant elle. »
C’est arrivé un 16 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
- le 16 août : saints du jour français ou en France.
- saint Roch : pèlerin († 1327)
Roch était fils d’un gouverneur de Montpellier ; ses pieux parents, déjà avancés en âge, obtinrent sa naissance par leurs persévérantes prières, se promettant de donner à Dieu l’enfant qu’il leur accorderait. Cet enfant du miracle naquit avec une croix rouge sur la poitrine, gage d’une toute particulière prédestination. Dès l’âge de cinq ans, il commençait à châtier son petit corps par des privations ; il se signala, en grandissant, par une grâce spéciale d’hospitalité envers les pauvres et les voyageurs.
Il n’avait pas vingt ans, quand il eut la douleur de perdre successivement son père et sa mère. Aussitôt, il vendit ses biens, se fit pauvre du Christ, à l’exemple de saint François d’Assise, entra dans le Tiers Ordre, et vêtu en pèlerin, il prit le chemin de Rome, en demandant l’aumône. La peste sévissait en Italie sur son passage ; il se dévoua au soin des pauvres pestiférés ; passant devant leurs lits, il prenait leurs mains, leur faisait faire le signe de la Croix, et tous se levaient guéris. À Rome, les miracles se multiplièrent sous ses pas ; il y vécut trois ans sans faire connaître son nom et son origine, même au Pape.
En retournant dans son pays, il fut saisi par la peste et se retira mourant dans une cabane, au bord d’une forêt, où un chien lui apportait chaque jour un petit pain. Guéri par l’intervention du Ciel, il reparut à Montpellier comme un étranger, méconnu par le gouverneur, son oncle, et jeté en prison comme espion ; là, au bout de cinq ans, il mourut étendu à terre, muni des sacrements. On le reconnut à la croix rouge marquée sur sa poitrine. Ses obsèques furent un triomphe. Son culte est devenu et demeure populaire dans toute l’Église. Cette courte notice fait deviner l’origine de l’expression si connue :
Saint Roch et son chien
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St Armel : ermite en Armorique († VIE S.)
En Armorique, au VIe siècle, saint Armel, qui vint d’outre-Manche y mener la vie d’ermite.
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St Frambaud : moine puis Cénobite († VIE S.)
Dans le Maine, au VIe siècle, saint Frambaud, moine, qui mena une vie de solitaire, puis de cénobite.
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Raoul de la Fustaie : prêtre et fondateur († 1129)
Dans le pays de Rennes, en 1129, le bienheureux Raoul de la Fustaie, prêtre, fondateur du monastère de Saint-Sulpice-la-Forêt.
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Bx Jean-Baptiste Ménestrel : prêtre et martyr († 1794)
Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Baptiste Ménestrel, prêtre de Saint-Dié et martyr. Sous la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et y mourut, couvert de plaies et dévoré par les vers.
Bas du formulaire
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le 16 août 1153 : Bernard de Tramelay, Grand-Maître de l’ordre du Temple meurt à la bataille du siège d’Ascalon.
La ville tombe le 19 août.
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le 16 août 1513 : bataille de Guinegatte, près de Saint-Omer
Cette bataille a lieu dans le cadre de la guerre de la Ligue de Cambrai. Henri VIII d’Angleterre et Maximilien d’Autriche défont la cavalerie française à la Journée des éperons, lors de la bataille de Guinegatte. Elle est ainsi appelée car la cavalerie française se sert plus de ses éperons pour fuir que de ses armes pour combattre. Bayard est fait prisonnier et envoyé à Londres.
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le 16 août 1639 : libération du prince polonais Jean Casimir Vasa.
Capturé par les Français pendant la guerre de Trente ans, il devient roi de Pologne en 1648 sous le nom de Jean II Casimir Vasa ou également appelé Casimir V.
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le 16 août 1689 : Fénelon est nommé précepteur du duc de Bourgogne, Louis Duc de Bourgogne.
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le 16 août 1705 : Bataille de Cassano.
Dans le cadre de la guerre de Succession d’Espagne la France affronte l’Autriche et la Prusse à la bataille de Cassano. Les Français, commandés par Louis-Joseph de Vendôme, ont envahi la Savoie qui reçoit l’aide du prince Eugène et remportent la victoire sur les Autrichiens qui perdent plus de 13 000 hommes.
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le 16 août 1731 : Dupleix s’installe à Pondichéry et devient superintendant des affaires françaises à Chandernagor.
Joseph François Dupleix est un militaire français engagé dans la Compagnie française des Indes orientales. Très talentueux, il administre avec intelligence et fait prospérer la ville. En 1742, il devient gouverneur général de tous les établissements français des Indes.
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le 16 août 1744 : naissance de l’astronome Pierre Méchain.
L’astronome Pierre Méchain naît à Laon. Il est à l’origine de la découverte de nombreuses comètes dont certaines sont intégrées au catalogue Messier. Ses connaissances en mathématiques lui permettent d’en mesurer l’orbite. Il meurt de la fièvre jaune en Espagne en 1804.
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le 16 août 1800 : Napoléon et la foi.
« C’est en me faisant catholique que j’ai fini la guerre de Vendée, en me faisant musulman que je me suis établi en Egypte, en me faisant ultramontain que j’ai gagné les esprits en Italie. Si je gouvernais un peuple de Juifs, je rétablirai le temple de Salomon. » Napoléon au Conseil d’Etat
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le 16 août 1877 : ascension de la Meije.
Le dernier sommet des Alpes est atteint par l’alpiniste Emmanuel Boileau de Castelnau en compagnie de Gaspard père et fils, ils accomplissent une ascension de 3 974 mètres. La totalité des sommets alpins est maintenant gravie.
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le 16 août 1914 : bataille navale d’Antivari.
La Marine française et la marine austro-hongroise se battent à d’Antivari aujourd’hui Bar. C’est la première bataille navale de la Grande guerre. Les troupes de l’amiral Auguste Boué de Lapeyrère surprennent des bâtiments austro-hongrois en train de bombarder Antivari et les mettent en déroute. C’est la première bataille navale de la Première Guerre mondiale.
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le 16 août 1944 : bombardement de Falaise.
Les alliés ont fermé la poche de Falaise et détruisent les forces allemandes encerclées sans considération pour la population locale.
La place centrale de Falaise au 16 août 1944. Source photo : Conseil Régional de Basse-Normandie / National Archives Canada crédit photo : D.R
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le 16 août 2005 : assassinat de Frère Roger, religieux suisse, fondateur et animateur de la Communauté de Taizé.
Prière pour la France
Chaque année, la fête de l’Assomption de la Vierge Marie est, depuis le vœu du roi Louis XIII, l’occasion d’une prière pour la France. Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France des 7, 8 et 9 juin 2021, au regard de la période particulière que nous traversons, a pensé possible de renouveler cette prière. Voici le texte qu’il propose :
Aujourd’hui, à la suite des générations qui nous ont précédés et qui ont façonné notre pays par une riche histoire, avec ses grandeurs et ses parts obscures, qui ont construit les institutions qui nous permettent de vivre dans la paix et de tenir place dans le concert des nations, nous nous confions à l’intercession de Marie.
Que Marie, mère de Dieu, nous obtienne la grâce d’être des acteurs de l’unité de notre pays, des contributeurs du projet national qui permettent à tous les citoyens de vivre dans la paix et la justice en étant attentifs à l’ensemble de l’humanité. Qu’elle nous aide à être attentifs à celles et ceux qui dans notre pays se sentent méprisés. Qu’elle nous garde de toute attitude de rejet.
Que Marie, fille de Sion, nous obtienne la grâce de vivre de notre foi avec liberté extérieure et liberté intérieure, sans mépris de personne, mais avec l’audace de la charité. Que chacun de nous sache vivre dans la lumière du Christ en cherchant à faire le bien et à éviter tout mal. Qu’elle nous aide à respecter toute vie humaine, tant dans nos choix personnels que dans nos choix collectifs, sans céder à la fascination des solutions techniques mais en cherchant toujours ce qui fait grandir l’humanité.
Que Marie, dans son Assomption, obtienne pour notre pays et tous les pays du monde de sortir de la crise sanitaire sans catastrophe économique, qu’elle stimule la coopération entre les États et les peuples, qu’elle console ceux et celles qui sont meurtris et qu’elle renouvelle en chacune et chacun l’espérance.
Que Marie, patronne principale de la France, éclaire nos dirigeants politiques et nos responsables économiques, sociaux et culturels. Qu’ils soient toujours conscients des besoins des plus humbles. Qu’ils respectent et promeuvent la liberté de tous. Qu’ils aident leurs concitoyens à ne pas céder à la peur, ni à la colère, ni au ressentiment. Qu’ils portent avec assurance la contribution de la France au bien commun de l’humanité.
Amen.
Pour mémoire, extrait du vœu de Louis XIII du 10 février 1638 :
Nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre Royaume, nous lui consacrons particulièrement notre Personne, notre État, notre Couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une si sainte conduite, et défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, que soit qu’il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire.
Cinquième manifestation devant la nonciature en France
Le mouvement de protestation ne faiblit pas. En ce samedi 14 août, veille de l’Assomption de la Sainte Vierge, les manifestants pour la liberté de la liturgie tridentine se sont retrouvés de 12 à 13 heures, plus de 25 , avenue du Président Wilson à Paris, sous les fenêtres de la nonciature apostolique en France.
Ils échangeaient des informations remontant de la base catholique : la volonté d’interdire à terme la messe traditionnelle « ne passe pas » dans l’opinion catholique, même parmi ceux qui ne pratiquent pas selon la liturgie ancienne. Cette mesure dictatoriale contre la liberté, par ailleurs constamment affichée, de laisser s’exprimer les diversités du peuple de Dieu, leur paraît incompréhensible
Certains manifestants, très attachés au pape Benoît XVI, répétaient les paroles de Daniel Ange : ce texte du pape est « un coup de poignard dans le dos, ou plutôt en plein cœur, de notre cher Benoit XVI ». Un autre commentait en citant les paroles du cardinal Siri : « Ce qu’un pape fait, un autre pape peut le défaire » : si François défait ce que Benoît a fait, Pie pourra restaurer ce que François a défait.
Les manifestants ont décidé de renouveler leur protestation chaque samedi à la même heure et au même lieur. Le prochain rendez-vous est donc fixé au 21 aout à 12 h devant le 14 bis avenu du Président Wilson, à Paris.



Mgr Robert Sarah: «Nul n’est en trop dans l’Église de Dieu»
Le cardinal Robert Sarah publie une tribune dans Le Figarovox sur la situation de l’Occident et de l’Église :
Le doute s’est emparé de la pensée occidentale. Intellectuels et politiques décrivent en chœur une même impression de chute. Face à l’éclatement des solidarités et au délitement des identités, certains se tournent vers l’Église catholique. On la somme de donner une raison de vivre ensemble à des individus qui ont oublié ce qui les unit en un seul peuple. On lui quémande un supplément d’âme pour rendre supportable la froide dureté de la société de consommation. Quand un prêtre est assassiné, tous sont touchés et beaucoup se sentent frappés jusqu’en leur âme.
Mais l’Église est-elle capable de répondre à ces appels? Certes elle a déjà joué ce rôle de gardien et de passeur de civilisation. Au crépuscule de l’Empire romain, elle a su transmettre la flamme que les barbares menaçaient d’éteindre. Mais en a-t-elle encore aujourd’hui les moyens et la volonté?
Au fondement d’une civilisation, il ne peut y avoir qu’une réalité qui la dépasse: un invariant sacré. Malraux le notait avec réalisme: «La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale ou elle se décomposera.»
Sans fondement sacré, les limites protectrices et infranchissables sont abolies. Un monde tout entier profane devient une vaste étendue de sables mouvants. Tout y est tristement ouvert aux vents de l’arbitraire. Sans la stabilité d’un fondement qui échappe à l’homme, la paix et la joie – signes d’une civilisation appelée à durer – sont sans cesse englouties par le sentiment de précarité. L’angoisse du danger imminent est le sceau des époques barbares. Sans fondement sacré, tout lien devient fragile et inconstant.
Certains demandent à l’Église catholique de jouer ce rôle de fondement solide. Ils voudraient la voir assumer cette fonction sociale: être un système cohérent de valeurs, une matrice culturelle et esthétique. Mais l’Église n’a d’autre réalité sacrée à offrir que sa foi en Jésus, Dieu fait homme. Elle n’a d’autre but que de rendre possible la rencontre des hommes avec la personne de Jésus. L’enseignement moral et dogmatique comme le patrimoine mystique et liturgique sont l’écrin, le moyen de cette rencontre fondamentale et sacrée. La civilisation chrétienne naît de cette rencontre. La beauté et la culture en sont les fruits.
Pour répondre à l’attente du monde, l’Église doit donc se retrouver elle-même et assumer la parole de saint Paul: «Je n’ai rien voulu savoir parmi vous sinon Jésus et Jésus crucifié.» Elle doit cesser de se penser en supplétif de l’humanisme ou de l’écologie. Ces réalités, au demeurant bonnes et justes, ne sont pour elle que des conséquences de son unique trésor: la foi en Jésus-Christ.
Ce qui est sacré pour l’Église est donc la chaîne ininterrompue qui la relie avec certitude à Jésus. Chaîne de foi sans rupture ni contradiction, chaîne de prière et de liturgie sans cassure ni reniement. Sans cette continuité radicale, à quelle crédibilité pourrait encore prétendre l’Église? En elle, nul revirement, mais un développement organique et continu que l’on appelle la tradition vivante. Le sacré ne se décrète pas, il se reçoit de Dieu et se transmet.
C’est sans doute la raison pour laquelle Benoît XVI pouvait affirmer avec autorité: «L’histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. Il est bon, pour nous tous, de conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et dans la prière de l’Église, et de leur donner leur juste place.» À l’heure où certains théologiens cherchent à rouvrir la guerre liturgique en opposant entre eux le missel revu par le Concile de Trente et celui en usage depuis 1970, il est urgent de le rappeler. Si l’Église n’est pas capable de préserver la continuité paisible de son lien avec le Christ, elle sera incapable d’offrir au monde «ce sacré qui unit les âmes», selon le mot de Goethe.
Au-delà de la querelle des rites, il y va de la crédibilité de l’Église. Si elle affirme la continuité entre ce que l’on nomme communément la messe de saint Pie V et la messe de Paul VI, alors l’Église doit être capable d’organiser leur cohabitation pacifique et leur enrichissement mutuel. Si l’on en venait à exclure radicalement l’une au profit de l’autre, si on les déclarait inconciliables, on reconnaîtrait implicitement une rupture et un changement d’orientation. Mais alors l’Église ne pourrait plus offrir au monde cette continuité sacrée qui seule peut lui donner la paix. En entretenant en son sein la guerre liturgique, l’Église perd sa crédibilité et se rend sourde à l’appel des hommes. La paix liturgique est le signe de la paix que l’Église peut apporter au monde.
L’enjeu est donc bien plus grave qu’une simple question de discipline. Si elle revendiquait un revirement de sa foi ou de sa liturgie, au nom de quoi l’Église oserait-elle s’adresser au monde? Son unique légitimité est sa cohérence dans la continuité.
Bien plus, si les évêques, responsables de la cohabitation et de l’enrichissement mutuel des deux formes liturgiques, n’exercent pas leur autorité en ce sens, ils courent le risque de ne plus apparaître comme des pasteurs, gardiens de la foi reçue et des brebis confiées, mais comme des chefs politiques: commissaires de l’idéologie du moment plutôt que gardiens de la tradition pérenne. Ils risquent de perdre la confiance des hommes de bonne volonté. Un père ne peut introduire entre ses enfants fidèles la défiance et la division. Il ne peut humilier les uns en les opposant aux autres. Il ne peut ostraciser certains parmi ses prêtres. La paix et l’unité que l’Église prétend offrir au monde doivent d’abord être vécues en son sein. En matière liturgique, ni la violence pastorale ni l’idéologie partisane n’ont jamais produit de fruits d’unité. La souffrance des fidèles et l’attente du monde sont trop grandes pour s’engager dans ces voies sans issues. Nul n’est en trop dans l’Église de Dieu!
Prions pour le cardinal Burke
Le cardinal Burke a récemment été admis à l’hôpital et reçoit une assistance respiratoire, après une infection au covid-19. Il nous demande de prier le chapelet pour lui.
Cardinal Burke has been admitted to the hospital with COVID-19 and is being assisted by a ventilator. Doctors are encouraged by his progress. H.E. faithfully prayed the Rosary for those suffering from the virus. On this Vigil of the Assumption, let us now pray the Rosary for him.
— Cardinal Burke (@cardinalrlburke) August 15, 2021
Le virus a comme révélé la vulnérabilité d’un monde sans Dieu
Voici l’homélie prononcée par le père abbé de Fontgombault en cette fête de l’Assomption, au cours de laquelle deux moines ont fait profession simple, ainsi que l’allocution prononcée lors des Vêpres :






La contestation s’amplifie contre le pass sanitaire

Inédite en plein été, la contestation continue de grossir et attire un public divers – familles, primo-manifestants apolitiques, soignants ou pompiers en tenue – qui dépasse la seule mouvance anti-vaccin #manifestation14aout #AFP pic.twitter.com/VXJ5o8oPDC
— Agence France-Presse (@afpfr) August 14, 2021
Marie, je vous confie mon corps
Dans notre société, où le rapport au corps peut être bien compliqué, nous avons souvent du mal à savoir quelle relation entretenir avec lui. Parfois nous ne voyons que sa fonction utilitaire, parfois que sa dimension esthétique. Tour à tour exigeants et négligents, nous ne sommes satisfaits que s’il répond à nos critères et n’écoutons souvent pas ses véritables besoins.
Nous pouvons profiter de la fête de l’Assomption pour demander à Marie de nous montrer la véritable vocation de notre corps. En effet, qui mieux que celle qui accueillit Dieu en son sein, qui porta le Christ en elle pendant neuf mois, peut nous enseigner combien notre corps est un Temple ? “Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit ?” nous interpelle saint Paul dans la première lettre aux Corinthiens. Saint Jean-Paul II – qui développa la théologie du corps – ajoute « En regardant [Marie], le chrétien apprend à découvrir la valeur de son propre corps » (adresse du 9 juillet 1997).
Le 15 août, la fête de l’Assomption pour les catholiques, fête de la dormition pour les orthodoxes, célèbre la montée en gloire de Marie. Cette fête nous rappelle que nous sommes appelés à être rachetés en Jésus Christ, corps et âme. Marie – à travers son corps glorifié – nous fait vivre cette espérance de la Résurrection des morts, résurrection de la chair, que nous évoquons dans le Credo.
Toute sa vie et par sa montée au Ciel, Marie nous montre que le corps humain est beau, est bon, est sain(t). Qu’il n’est ni un simple outil, ni un rempart contre une élévation spirituelle, ni une image à modeler mais l’incarnation de notre être, de la merveille que Dieu a désiré en créant chacun de nous.
“C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse.” (psaume 139, 13 – 14)
Confions nos corps à Marie, en cette fête de l’Assomption :
- Nous pouvons prier Notre Dame de Lourdes pour tous ceux qui souffrent dans leur corps ; que les douleurs soient physiques, liées à une maladie, un handicap, l’âge, … ou morales, liées au regard qu’ils portent sur eux.
- Rendons grâce à Dieu pour son amour, à la manière du Magnificat de Marie, en laissant nos corps exulter !
C’est arrivé un 15 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 15 août : Assomption de la Vierge Marie, ancienne fête nationale en France.
Aujourd’hui, l’Eglise célèbre l’une des plus importantes fêtes de l’année liturgique consacrées à la Très Sainte Vierge Marie: l’Assomption. Au terme de sa vie terrestre, Marie a été élevée corps et âme au Ciel, c’est-à-dire dans la gloire de la vie éternelle, dans la pleine et parfaite communion avec Dieu.
Le vénérable Pape Pie XII, le 1er novembre 1950, définit solennellement ce dogme : «C’est pourquoi l’auguste Mère de Dieu, unie de toute éternité à Jésus Christ, d’une manière mystérieuse, par “un même et unique décret” de prédestination, Immaculée dans sa Conception, Vierge très pure dans sa divine Maternité, généreuse associée du Divin Rédempteur qui remporta un complet triomphe du péché et de ses suites, a enfin obtenu comme suprême couronnement de ses privilèges d’être gardée intacte de la corruption du sépulcre, en sorte que, comme son Fils, déjà auparavant, après sa victoire sur la mort, elle fut élevée dans son corps et dans son âme, à la gloire suprême du ciel où Reine, elle resplendirait à la droite de son fils, Roi immortel des siècles» (Const. ap. Munificentissimus Deus, AAS, 42 (1950), 768-769).
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le 15 août 778 : bataille de Roncevaux.
Roland, neveu de Charlemagne et préfet de la marche de Bretagne, meurt lors d’une attaque surprise des Vascons (Basques), dans le col de Roncevaux dans les Pyrénées. Il revenait avec son armée d’Espagne où il avait vaincu l’émir de Cordoue suite à l’appel à l’aide du gouverneur musulman de Barcelone. L’histoire de ce combat qui est plus une embuscade qu’une bataille est contée dans “La chanson de Roland”.
Selon la légende, Roland commande l’arrière-garde de l’armée, quand il est attaqué par les Vascons le 15 août 778. Il sonne son cor, mais trop tard pour que le Roi pût intervenir.
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le 15 août 1271 : sacre de Philippe III, Roi de France.
Philippe III est sacré Roi en la cathédrale de Reims. Voir les chroniques du 05 octobre, du 1er mai et des 15 et 25 août.
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le 15 août 1461 : sacre de Louis XI en la cathédrale de Reims.
Le 15 août 1461, Louis XI, fils de Charles VII et de Marie d’Anjou, est sacré Roi de France en la cathédrale de Reims. Louis XI dit « Le Prudent » marqué son règne en prenant la défense des paysans et en s’attachant au petit peuple, tout en renforçant son autorité royale à face aux grands feudataires du royaume de France. Le nouveau Roi longtemps en lutte contre son père tient à manifester sa reconnaissance au Duc de Bourgogne qui l’a recueilli quand Charles VII l’avait chassé de la Cour. Le “grand-duc d’Occident” tient la première place parmi les 12 pairs de France qui couronnent le Roi. Le 1er août 1469, le Roi Louis XI fonde, à Amboise, l’ordre de Saint-Michel. C’est un ordre de chevalerie, fondé sous le nom d’«Ordre et aimable compagnie de monsieur saint Michel ». Les membres de l’ordre de Saint-Michel se disent chevaliers de l’ordre du Roi. L’archange saint Michel est le saint patron du Royaume de France jusqu’au vœu de Louis XIII.
Voir les chroniques du 3 juillet, des 1er et 30 août.
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le 15 aout 1464 : mort du pape Pie II.
Enea Silvio Piccolomini est le 210ème pape de l’Église catholique. Voir la chronique du 18 octobre.
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le 15 août 1483 : le pape Sixte IV consacre la chapelle du Vatican, future Chapelle Sixtine.
Le pape la dédie à Notre-Dame de l’Assomption. La chapelle Sixtine est l’une des salles des palais pontificaux du Vatican. C’est dans la chapelle Sixtine que les cardinaux élisent chaque nouveau pape. La chapelle doit son nom de « Sixtine » au pape Sixte IV, qui la fait bâtir de 1477 à 1483, par l’architecte Giovanni de’ Dolci. Les fresques murales sont peintes peu après sa construction. La voûte était peinte en bleu et constellée d’étoiles. En 1508, Jules II demande à Michel-Ange de la recouvrir. Voir la chronique du 31 octobre et du 8 avril.
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le 15 août 1534 : fondation de la Compagnie de Jésus.
Le 15 août 1534, saint Ignace et six autres étudiants, dont saint François Xavier et saint Pierre Favre, premier prêtre ordonné de la Compagnie, se retrouvent à Montmartre, sur le lieu du martyre de saint Denis. Ils font vœu de pauvreté et de chasteté, et fondent la Societas Iesu (s.j.), connue en français sous le nom de «Compagnie de Jésus ». La devise de la Compagnie est: «Ad majorem Dei gloriam», «Pour la plus grande gloire de Dieu».
Ils partent en 1537 pour l’Italie pour obtenir la reconnaissance de leur ordre par le pape, ce qu’ils obtiennent par la bulle Regimini militantis en 1540. À ses débuts, la Compagnie s’occupe essentiellement d’activités missionnaires, puis se tourne vers l’enseignement, qui devient son activité principale.
Les Jésuites très actifs dans la contre-réforme et deviennent les principaux enseignants du monde catholique. Ignace de Loyola est canonisé en 1622. La Compagnie, véritable rempart contre toutes les erreurs de foi et tous les ennemis de l’Eglise est fortement combattue en particulier avant la révolution française. Elle est dissoute par le pape en 1773 et rétablie en 1814.
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le 15 août 1638 : premières processions de l’Assomption dans toute la France suite au vœu de Louis XIII, du 10 février 1638.
Après plusieurs apparitions de Notre Dame à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié en 1636 et au frère Fiacre à qui elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires pour obtenir un héritier à la couronne (voir la chronique du 10 février), le Roi remercie par la publication le10 février 1638 de l’Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie. Par ce vœu, Louis XIII instaure les processions du 15 août durant lesquels les sujets doivent prier Dieu et la Vierge pour les heureux succès du Roi. En outre, chaque église du royaume se doit, dans la mesure où l’église elle-même n’est pas sous le patronage de la Vierge, de consacrer sa chapelle principale à la Reine des Cieux. Louis XIII promet enfin d’élever un nouveau maître-autel dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, ainsi que d’offrir un nouveau groupe sculpté à la cathédrale. En voici le texte :
Consécration de la France à la Sainte Vierge
« Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.
Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l’esprit qu’il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d’effets merveilleux de sa bonté que d’accidents qui pouvaient nous perdre.
Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d’en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l’on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l’artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.
La rébellion de l’hérésie ayant aussi formé un parti dans l’Etat, qui n’avait d’autre but que de partager notre autorité, il s’est servi de nous pour en abattre l’orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.
Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu’à la vue de toute l’Europe, contre l’espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés.
Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend.
Tant de grâces si évidentes font que pour n’en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l’accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de ” nous consacrer à la grandeur de Dieu ” par son Fils rabaissé jusqu’à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu’à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.
A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l’église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre (1).
Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l’Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand’messe qui se dira en son Eglise cathédrale, et qu’après les Vêpres dudit jour, il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s’observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.
Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu’à ladite cérémonie les Cours de Parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d’autant qu’il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d’y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d’admonester tous nos peuples d’avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d’implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu’il jouisse longuement d’une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.
Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l’an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième. »
Louis. (*)
Le maître-autel, œuvre de Nicolas Coustou, encadré par les statues de Louis XIII (par Guillaume Coustou) et de Louis XIV (par Antoine Coysevox).
(*)Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l’escalade, page 258 à 263)
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le 15 août 1728 : mort du violiste et compositeur français Marin Marais.
Marin Marais (1656-1728) est un violiste et compositeur français de la période baroque. D’un milieu modeste, il apprend la viole lorsqu’il est enfant de chœur. Il entre dans l’orchestre de l’Académie Royale de musique. Il compose environ 600 pièces pour viole réparties en cinq livres. Parallèlement il joue à la cour de Louis XIV.
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le 15 août 1761 : la France et l’Espagne signent un “Pacte de famille” contre l’Angleterre.
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le 15 août 1769 : naissance de Napoléon, Empereur des Français.
Napoléon Bonaparte naît à Ajaccio, en Corse. Général, Premier consul en 1799, puis empereur, le 2 décembre 1804. Il est un des plus grands stratèges de tous les temps. Pendant près de 10 ans il va affronter toute l’Europe pour préserver les conquêtes territoriales de la révolution. Finalement vaincu, il abdique, et exilé sur l’Ile de Sainte-Hélène, où il meurt le 5 mai 1821.
Napoléon couronné roi d’Italie
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le 15 août 1785 : l’affaire du collier, arrestation de Rohan.
Voir le 1er février et le 1er aout et le 30 mai.
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le 15 août 1790 : Claude-Pierre Dellay d’Agier, député de la noblesse de la province du Dauphiné, fait prendre un décret pour l’accélération de la vente des biens nationaux.
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le 15 août 1795 : le franc remplace la livre Tournois comme unité monétaire de la France
Remplacé en 1641, par le Roi Louis XIII, au bénéfice de l’écu d’argent et du Louis d’or,
Le franc français redevient l’unité monétaire de la France jusqu’au 31 décembre 1998.
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le 15 août 1801 : Pie VII ratifie le concordat avec la France.
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le 15 août 1804 : Napoléon préside la 1ère cérémonie de remise de la Légion d’honneur dans la cour d’honneur des Invalides à Paris.
Un des récipiendaires monseigneur Caprara, légat du Pape, célèbre la messe.
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le 15 août 1806 : première fête nationale.
Le décret du 19 février 1806 institue la Saint-Napoléon le 15 août et en fait une fête nationale, à l’imitation de ce qui se passait sous l’Ancien Régime : avant la révolution, il n’y avait pas de fête nationale ; par contre, était fêtée la Saint Louis en l’honneur du Roi quand il s’appelait Louis.
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le 15 août 1806 : pose de la première pierre de l’Arc de triomphe, à Paris.
Le ministre Champagny pose la première pierre de l’Arc de Triomphe en l’honneur de la Grande Armée. Le monument n’est inauguré que le 29 juillet 1836 (alors qu’aucun projet définitif n’est adopté).
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le 15 août 1808 : décret de Napoléon 1er sur l’éducation.
Ce décret prévoit, dans son article 38 que les écoles doivent désormais suivre les «principes de l’Église catholique» et dans son article 109 que les Frères des écoles chrétiennes s’occupent de l’enseignement primaire et forment les instituteurs.
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le 15 août 1944 : début de l’opération Anvil Dragoon.
Le débarquement allié en Provence commence. Quelques heures avant l’envoi des premières unités, la résistance locale reçoit les messages suivants : « Le chasseur est affamé » et « Nancy a le torticolis », leur intimant l’ordre de passer immédiatement à l’action.
Les Allemands tentent de mener une contre-attaque mais ils sont incapables de se coordonner. Au soir du 15 août, Anvil-Dragoon est un succès. La libération de la Provence va pouvoir commencer.
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le 15 août 1945 : fin du procès du Maréchal Pétain.
Le Maréchal est condamné à mort, à l’indignité nationale et à la confiscation de ses biens, assortissant toutefois ces condamnations du vœu de non-exécution de la sentence de mort, en raison de son grand âge.
Le Maréchal qui a refusé de répondre et de reconnaître ce tribunal révolutionnaire, se lève et prend la parole :
« Au cours de ce procès, j’ai gardé volontairement le silence, après avoir expliqué au peuple français les raisons de mon attitude.
Ma pensée, ma seule pensée, a été de rester avec lui sur le sol de France, selon ma promesse, pour tenter de le protéger et d’atténuer ses souffrances. Quoi qu’il arrive, il ne l’oubliera pas. Il sait que je l’ai défendu comme j’ai défendu Verdun.
Messieurs les Juges, ma vie et ma liberté sont entre vos mains, mais mon honneur, c’est à la Patrie que je le confie.
Disposez de moi selon vos consciences. La mienne ne me reproche rien, car pendant une vie déjà longue, et parvenu par mon âge au seuil de la mort, j’affirme que je n’ai eu d’autre ambition que de servir la France. »
Messages d’outre-tombe du maréchal Pétain:
Par Philippe Pétain, Monique Paillard, Jean Paillard aux Nouvelles Editions Latines, Page 275. Voir la chronique du 23 juillet.
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le 15 août 1971 : le président américain Richard Nixon suspend la convertibilité du dollar en or.
Il change complètement la donne du système monétaire international fondé sur les accords de de Bretton Woods de 1944. Le premier choc pétrolier est directement lié à ces dévaluations du dollar qui suivent cette décision.
Si le général De Gaulle, en exigeant des Américains, que tous les dollars détenus par la Banque de France soient convertis en or, assure l’indépendance financière du pays et renforce sa souveraineté, Pompidou fait l’inverse en interdisant à la Banque de France de prêter à l’Etat, et en obligeant se dernier à se mettre dans les mains des banquiers privés.
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le 15 août 1983 : discours de Jean-Paul II, en pèlerinage à Lourdes, adressé à la France.
Extrait du discours prononcé par le souverain pontife en fin de visite à Lourdes en 1983. A méditer…
« Catholiques de France, en tant que Pasteur universel mais solidaire de mes chers Frères dans l’épiscopat, vos Evêques; je vous encourage à vous maintenir en mission. Toute nation a son histoire humaine originale. Mais les peuples qui ont reçu un très riche héritage spirituel doivent le préserver comme la prunelle de leurs yeux. Et concrètement, ces nations ne préservent un tel héritage qu’en le vivant intégralement et en le transmettant courageusement. O terre de France! Terre de saint Pothin et de sainte Blandine, de saint Denis et de sainte Geneviève, de saint Bernard et de saint Louis, de saint Yves de Tréguier et de saint Bertrand de Comminges, de sainte Jeanne d’Arc, de saint François de Sales et de sainte Jeanne de Chantal, de saint Vincent de Paul et de sainte Louise de Marillac, de saint Jean Eudes et de sainte Marguerite Marie, de sainte Marguerite Bourgeoys et de la bienheureuse Marie de l’Incarnation, de saint François Régis et de saint Louis Marie Grignion de Montfort, de sainte Jeanne Delanoue et de la bienheureuse Jeanne Jugan, de saint Jean Baptiste de la Salle et de saint Benoît Labre, des nombreux missionnaires comme saint Isaac Jogues, le bienheureux Théophane Vénard et saint Pierre Chanel, du saint Curé d’Ars, de sainte Thérèse de Lisieux, de Frédéric Ozanam et de Charles de Foucauld, de saint Michel Garricoïts de cette région, de sainte Bernadette, canonisée voilà juste cinquante ans, au cours de la précédente Année de la Rédemption!
Catholiques de France, vous avez hérité d’un patrimoine considérable de foi et de traditions chrétiennes. C’est ce trésor pour lequel les saints de votre pays ont tout sacrifié, afin de “s’en emparer”, comme le demande l’Evangile, et de le partager avec leurs frères, tellement ils étaient persuadés que l’homme intégral est fait d’ouverture à l’Absolu et de brûlante charité! »
L’intégralité du discours est ici.
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le 15 août 1988 : Jean-Paul II publie la lettre apostolique “Mulieris dignitatem” sur la dignité et la vocation de la femme.
L’intégralité de la lettre est ici.
En voici des extraits :
«L’heure vient, l’heure est venue où la vocation de la femme s’accomplit en plénitude, l’heure où la femme acquiert dans la cité une influence, un rayonnement, un pouvoir jamais atteints jusqu’ici. C’est pourquoi, en ce moment où l’humanité connaît une si profonde mutation, les femmes imprégnées de l’esprit de l’Evangile peuvent tant pour aider l’humanité à ne pas déchoir»(1)
[…] C’est pourquoi l’Eglise rend grâce pour toutes les femmes et pour chacune d’elles: pour les mères, pour les sœurs, pour les épouses; pour les femmes consacrées à Dieu dans la virginité; pour les femmes dévouées à tant d’êtres humains qui attendent l’amour gratuit d’une autre personne; pour les femmes qui veillent sur l’être humain dans la famille, ce signe fondamental de la communauté humaine; pour les femmes qui exercent une profession, celles sur qui pèse parfois une grande responsabilité sociale; pour les femmes «vaillantes» et pour les femmes «faibles»: pour toutes, telles qu’elles sont sorties du cœur de Dieu dans toute la beauté et la richesse de leur féminité, telles qu’elles ont été entourées de son amour éternel; telles qu’avec l’homme elles accomplissent le pèlerinage de cette terre, «patrie» temporelle des hommes, parfois transformée en «vallée de larmes»; telles qu’elles portent, avec l’homme, la responsabilité commune du destin de l’humanité, selon les nécessités quotidiennes et suivant la destinée finale que la famille humaine a en Dieu, au sein de l’ineffable Trinité.
L’Eglise rend grâce pour toutes les manifestations du «génie» féminin apparues au cours de l’histoire, dans tous les peuples et dans toutes les nations; elle rend grâce pour tous les charismes dont l’Esprit Saint a doté les femmes dans l’histoire du Peuple de Dieu, pour toutes les victoires remportées grâce à leur foi, à leur espérance et à leur amour: elle rend grâce pour tous les fruits de la sainteté féminine. »
(1) Message du Concile aux femmes (8 décembre 1965) : AAS 58 (1966), p. 13-14
Accord post-Cotonou : le chantage à l’aide au développement
De Nicolas Bauer pour l’ECLJ :
Cotonou est la capitale économique du Bénin, État d’Afrique de l’Ouest. C’est dans cette ville qu’a été signé en 2000 un accord entre l’Union européenne (UE) et les États d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP). Conclu pour vingt ans, l’accord de Cotonou a été prolongé, le temps d’être remplacé par un autre accord de partenariat, dit « post-Cotonou ». Ce nouvel accord, pour les vingt prochaines années, a déjà été signé par les négociateurs en chef de l’UE et des États ACP le 15 avril 2021[1]. Controversé, cet accord n’est pas encore définitivement adopté.
L’accord post-Cotonou, dont le contenu a été rendu public, définit un cadre de coopération entre l’UE et les États ACP. Il comprend un tronc commun, ainsi que trois protocoles régionaux (Afrique, Caraïbes et Pacifique). Il couvre des domaines très larges : les droits de l’homme, la démocratie et la gouvernance, la paix et la sécurité, le développement humain qui englobe la santé, l’éducation et l’égalité des sexes, ainsi que la durabilité environnementale, le changement climatique, le développement durable et la croissance, la migration et la mobilité.
Pour être adopté et entrer en vigueur, cet accord doit encore être l’objet de procédures internes aux parties. En ce qui concerne l’Europe, il nécessite l’approbation du Conseil de l’UE ainsi que celle du Parlement européen[2]. La présidence slovène de l’UE a fait de cet accord une priorité de son mandat de six mois[3], mais une adoption rapide est pourtant loin d’être assurée. Certains États[4] et parlementaires ont plusieurs objections sur le contenu de l’accord, qui sera probablement au cœur de la future présidence française de l’UE à partir de janvier 2022.
Une volonté européenne d’imposer l’avortement ?
Avant l’adoption de l’accord, des députés européens, sensibilisés par l’ECLJ, ont exigé des réponses précises des institutions de l’UE concernant certaines de ses dispositions. En particulier, ils s’interrogent sur l’article 29 § 5, qui engage les parties à « [soutenir] l’accès universel aux produits de santé sexuelle et reproductive et aux services de santé, y compris pour la planification familiale […], ainsi que l’intégration de la santé reproductive dans les stratégies et programmes nationaux[5] ».
Lorsque la Commission européenne utilise la notion de santé sexuelle et reproductive, elle inclut explicitement l’avortement[6]. Au contraire, pour de nombreux États concernés par l’accord post-Cotonou, l’avortement n’est inclus ni dans cette même notion, ni dans celle de « planification familiale ». C’est l’avis des États signataires de la Déclaration de consensus de Genève d’octobre 2020, dont font partie 15 États ACP[7] et même deux États membres de l’UE (Pologne, Hongrie). Il n’existe donc pas de consensus sur la signification de l’article 29 § 5.
C’est pourquoi, le député polonais au Parlement européen Izabela-Helena Kloc (ECR) a interrogé ainsi le Conseil de l’UE : « L’avortement est-il inclus dans la « santé sexuelle et reproductive » dans le nouvel accord post-Cotonou négocié par le Conseil ? Le Conseil pourrait-il confirmer que ce partenariat n’imposera jamais la légalisation de l’avortement à ses Parties ? [8] ». La réponse du Conseil de l’UE est attendue dans les prochaines semaines et permettra de savoir si les États parties à cet accord seront tenus ou non de légaliser l’avortement.
Le mépris pour les compétences des États
Plus généralement, la protection de la santé n’est ni une compétence exclusive de l’UE, ni une compétence partagée entre l’UE et les États membres. Dans des réponses de février et mars 2021 à des questions parlementaires, la Commission européenne a clairement rappelé que « Les compétences législatives en ce qui concerne la santé et les droits en matière de sexualité et de procréation, y compris l’avortement, appartiennent aux États membres, qui sont également responsables de la définition de la politique de santé[9] ».
Or, l’article 29 § 5 de l’accord porte bien sur la santé, dans sa dimension dite « sexuelle et reproductive ». Par conséquent, le député espagnol au Parlement européen Margarita de la Pisa Carrión (ECR) et trois autres députés ont posé la question écrite suivante à la Commission européenne : « considérant l’absence de compétence de l’UE sur ces sujets et l’autonomie des États membres dans la définition de leur politique de santé, comment la Commission justifie-t-elle la compétence de l’UE pour négocier sur ces questions dans l’accord [post-Cotonou][10] ? »
Cette question de la compétence de l’UE se pose plus globalement au niveau de la ratification de l’accord. En effet, l’accord post-Cotonou (2021) sera ratifié par les 79 États ACP, mais pas par les États membres de l’UE, contrairement à ce que ces derniers souhaitaient[11]. L’UE s’engage en leur nom[12], et ce alors même qu’elle n’en a pas la compétence, du fait des domaines couverts par l’accord[13]. Au contraire, l’accord de Cotonou (2000) était « mixte », c’est-à-dire conclu conjointement par les États membres et l’UE[14]. Il avait donc été ratifié par chaque État[15].
La menace de suspendre l’aide au développement
Alors qu’historiquement les accords entre l’Europe et les États ACP étaient principalement économiques et commerciaux, leur dimension politique s’est progressivement renforcée. Depuis l’accord de Cotonou (2000), les obligations en matière de droits de l’homme sont intégrées dans les « parties essentielles » du partenariat, ce qui signifie que, conformément au droit international général, leur violation entraîne des sanctions[16]. Cet accord a même parfois été qualifié de convention internationale relative aux droits de l’homme[17].
Dans l’accord post-Cotonou (2021), il est indiqué que « le respect des droits de l’homme, des principes démocratiques et de l’État de droit constitue un élément essentiel » (art. 9 § 7)[18]. Les dispositions sur la « santé sexuelle et reproductive » semblent faire partie de cet élément, car l’accord les intègre dans le « développement » et précise que le « droit au développement » est un droit de l’homme incluant la santé[19]. En cas de violation par un État partie de ses obligations, les autres parties peuvent suspendre totalement ou partiellement l’accord (art. 101 §§ 6-8).
En pratique, c’est surtout par la possibilité de suspendre l’aide publique au développement que l’UE garde un fort moyen de pression sur les pays ACP[20]. En effet, c’est le seul engagement unilatéral de l’UE dans l’accord (art. 82). Cette conditionnalité de la politique européenne de développement n’est pas une nouveauté ; elle date de la décolonisation, qui a fait passer cette politique d’un régime « octroyé » à un régime « contractuel[21] ». Cette conditionnalité prend parfois des formes plus subtiles que les sanctions, mais néanmoins efficaces[22].
Une usine à gaz institutionnelle
Dans le mandat de négociation du Conseil de l’UE, il était indiqué qu’il fallait s’assurer que les parties soient obligés de « rendre des comptes en ce qui concerne le respect de leurs obligations[23] ». Pour cela, l’accord post-Cotonou maintient les institutions communes déjà instaurées en 2000 : un Conseil des ministres ACP – UE, institution suprême du partenariat ; un Comité des ambassadeurs ACP – UE, assistant le Conseil des ministres ; une Assemblée parlementaire paritaire ACP – UE, organe consultatif[24].
L’accord post-Cotonou établit neuf nouvelles structures, ainsi que d’autres de moindre importance, venant s’ajouter à l’architecture institutionnelle existante. Un Conseil des ministres, un Comité joint et une Assemblée parlementaire sont instaurés pour chacun des trois protocoles régionaux[25]. Toutes ces institutions se réuniront régulièrement afin d’actionner des mécanismes de suivi et de contrôle de la mise en œuvre de l’accord et de ses protocoles. Cette réforme alourdit encore un ensemble institutionnel déjà complexe.
Chaque Conseil des ministres a le pouvoir d’adopter des décisions obligatoires pour les parties à l’accord ou à chacun des protocoles. Ces quatre institutions sont au cœur du « système juridiquement contraignant » que le Conseil de l’UE devait organiser selon son mandat de négociation[26]. Parmi les décisions du Conseil des ministres ACP – UE qui ont été publiées depuis 2000, plusieurs concernent l’affectation du Fonds européen de développement (FED), source principale de financement des programmes d’aide aux pays ACP[27].
Une colonisation idéologique et culturelle ?
Les obligations en matière de droits de l’homme, négociées dans le cadre de partenariats avec l’Europe, ont toujours provoqué irritations et réserves dans les pays ACP[28]. Elles sont souvent considérées comme un vecteur d’ingérence des pays européens. Cette dérive nourrit une critique des droits de l’homme, réduits à un impérialisme occidental niant la diversité des peuples et des cultures[29]. Un tel impérialisme se remarque en particulier sur les questions de mœurs, comme la santé dite « sexuelle et reproductive ».
Pour autant, il est intéressant d’observer que cette vision de la santé avait été intégrée dans le mandat de négociation adopté par les pays ACP[30]. La majorité des pays d’Afrique a par ailleurs signé et ratifié le Protocole de Maputo à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (2003), incluant des engagements précis sur les droits dit « sexuels et reproductifs », y compris l’avortement[31]. « Colonisation » ou non, c’est en tout cas souvent avec le consentement des États que les mœurs « occidentales » s’imposent, au détriment des sociétés des pays ACP.
Ce n’est pas des États mais des sociétés qu’il faut espérer une résistance face aux dispositions contestables de l’accord post-Cotonou. En particulier, les peuples africains s’opposent en majorité aux droits dit « sexuels et reproductifs », d’après une étude du Pew Research Center de 2013[32]. Comme l’avaient exprimé les évêques du Burundi aux États occidentaux : « nous vous demandons de ne pas faire de votre aide un instrument de pression préjudiciable à notre identité culturelle et aux valeurs familiales et sociales que nous ont léguées nos ancêtres[33] ».
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[1] Les négociations ont officiellement été ouvertes le 28 septembre 2018 à New York, par les négociateurs en chef Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères du Togo, et Neven Mimica, Commissaire européen pour la coopération internationale et le développement. Ce dernier a été remplacé par son successeur, Jutta Urpilainen, Commissaire européenne aux Partenariats internationaux. M. Dussey et Mme Urpilainen ont signé un accord le 16 avril 2021, marquant ainsi la conclusion officielle des négociations.
[2] Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), article 218, § 6.
[3] Voir le Programme de la présidence slovène du Conseil de l’UE, accessible ici, p. 43
[4] Voir : Vince Chadwick, “Exclusive: European Commission battles to sell post-Cotonou deal at home”, Devex, 14 janvier 2021.
[5] L’accord signé le 15 avril 2021 est accessible ici. Traduction libre.
[6] Voir la réponse de la Commission européenne du 9 mars 2021 à la question écrite E-005924/2020, portant sur la « Situation du droit à l’avortement en Pologne », accessible ici.
[7] Voir la liste des signataires, parmi lesquels : 13 États d’Afrique (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, République du Congo, République démocratique du Congo, Djibouti, Eswatini, Gambie, Kenya, Niger, Sénégal, Ouganda, Zambie), un État des Caraïbes (Haïti) et un État du Pacifique (Nauru).
[8] Traduction libre.
[9] Voir la réponse à la question écrite citée en note 6 ainsi que la réponse du 9 février 2021 à quatre questions écrites portant sur « La régression des droits des femmes » – E-005297/2020, E-005939/2020, E-006029/2020, P-006345/2020. La réponse de la Commission européenne est accessible ici.
[10] Traduction libre.
[11] Voir : Vince Chadwick, “EU institutions in power struggle over Africa, Caribbean, Pacific pact”, Devex, 15 juin 2021.
[12] Voir les pp. 4-6 de l’accord.
[13] La répartition des compétences entre l’Union et les États se traduit également sur le plan international. Ainsi, lorsque l’Union négocie et conclut un accord international, elle dispose soit d’une compétence exclusive, soit d’une compétence partagée avec les États. Voir : TFUE, articles 3, 4, 207, 216.
[14] Voir l’accord de Cotonou, accessible ici, p. 5. Pour davantage d’explications, voir : Jean-Claude Gautron, « Historique des accords A.C.P. », dans Olivier Delas, Relations commerciales internationales : l’Union européenne et l’Amérique du Nord à l’heure de la Nouvelle Route de la soie, Bruylant, 2020, p. 174.
[15] Par exemple, le Parlement français avait discuté et voté un projet de loi autorisant cette ratification : Loi n° 2002-289 du 28 février 2002 autorisant la ratification de l’accord de partenariat entre les membres du groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, d’une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d’autre part, JORF du 1 mars 2002.
[16] Convention de Vienne sur le droit des traités, 1969, article 60. Voir aussi : Corinne Balleix, L’aide européenne au développement, La Documentation française : collection « Réflexe Europe », 2010, pp. 173-174 : des exemples de pays sanctionnés pour leur non-respect des droits de l’homme sont mentionnés (Haïti, Côte d’Ivoire, Zimbabwe, Mauritanie, Madagascar, Niger, Guinée).
[17] Voir : Adam Abdou Hassan, « L’accord de Cotonou : une convention relative aux droits de l’Homme ? », Revue du droit de l’Union européenne, n° 1, 2013, pp. 85-119, en particulier pp. 89-90 et 114-115.
[18] Traduction libre.
[19] Voir les articles 9 § 6 et 29 §§ 1 et 5 de l’accord.
[20] Voir : Stefano Manservisi, « 60 ans de politique européenne de développement : un instrument essentiel et ambitieux de la politique extérieure de l’Union européenne », Revue du droit de l’Union européenne, n° 1, 2019, p. 252.
[21] Manservisi, op. cit., p. 43
[22] Voir : Mulry Mondélice, « Les relations Union européenne – Caraïbes au-delà des échanges commerciaux : un partenariat évolutif dans un contexte complexe », Ce texte est le fruit d’une présentation faite par l’auteur à l’école d’automne 2019 du Cercle Europe et de la chaire Jean Monnet en intégration européenne de l’Université Laval, p. 227.
[23] Voir les « Directives de négociation en vue d’un accord de partenariat entre l’Union européenne et ses États membres, d’une part, et les pays du Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, d’autre part », document du Conseil de l’UE, accessible ici, Bruxelles, 21 juin 2018, p. 6.
[24] Voir les articles 14 à 17 de l’accord.
[25] Voir les articles 92 à 94 de l’accord, ainsi que l’article 4 du Protocole régional Afrique, l’article 5 du Protocole régional Caraïbes et l’article 5 du Protocole régional Pacifique.
[26] Voir les « Directives de négociation… », document du Conseil de l’UE, op. cit., p. 6.
[27] Par exemple : Décision n° 4/2005 du Conseil des ministres ACP – CE du 13 avril 2005 concernant l’affectation de la réserve de l’enveloppe du neuvième Fonds européen de développement consacrée au développement à long terme (2005/460/CE).
[28] Voir : Gautron, op. cit., p. 170.
[29] Voir Emmanuelle Jouannet et Hélène Ruiz Fabri (dir.), Impérialisme et droit international en Europe et aux États-Unis, Société de législation comparée, 1er avril 2007.
[30] Voir le « Mandat de négociation ACP sur un accord de partenariat post-Cotonou avec l’Union européenne », document du Conseil des ministres ACP, accessible ici, Lomé (Togo), 30 mai 2018, §§ 143a et 150.
[31] Voir l’article 14 de ce Protocole.
[32] Pew Research Center, “Global Attitudes survey”, 2013, voir la partie intitulée “Global Morality”, accessible ici. Voir aussi l’analyse de cette étude dans Obianuju Ekeocha, The Abortion Agenda in Africa, Issues in Law & Medicine, October 2017, pp. 317-319. Cette opposition aux droits dits « sexuels et reproductifs » a également été manifestée par les fortes réactions des populations et de l’Église contre la ratification du Protocole de Maputo (voir : Martial Jeugue Doungue, « La garantie des droits de la femme par le Protocole de Maputo comme condition du développement durable en Afrique », Revue trimestrielle des droits de l’homme, n° 99, Juillet 2014, pp. 584-586 ; Lison Guignard, La fabrique de l’égalité par le droit. Genèse et usages transnationaux du protocole de Maputo sur les droits des femmes de l’Union africaine (thèse), Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, 10 décembre 2019, pp. 215-254).
[33] Conférence des évêques catholiques du Burundi, « Message que les évêques catholiques du Burundi adressent au peuple de Dieu concernant la régulation des naissances », Gitega, le 6 décembre 2012, proclamé dans toutes les églises du Burundi le 30 décembre 2012.
Le Conseil Constitutionnel valide l’interdiction de l’école à la maison
C’est encore une liberté, pourtant non négociable, qui vient d’être supprimée par le régime macronien !
Communiqué de l’association Créer son école :
Par sa décision n° 2021-823 DC rendue aujourd’hui, le Conseil constitutionnel a estimé que l’instruction en famille (IEF) n’avait pas valeur constitutionnelle.
Ce faisant, il a dissocié définitivement la liberté de faire l’école à la maison du champ de la liberté d’enseignement. Nous ne pouvons qu’en prendre acte et adapter sans tarder notre stratégie de soutien à ces précieuses libertés.
Validées par le juge constitutionnel, les nouvelles dispositions législatives concernant l’éducation dans la loi confortant le respect des principes de la République auront des effets à la fois immédiats et concrets.
A partir de la rentrée de septembre, l’Instruction en Famille ne sera plus un droit. Elle sera donc interdite, sauf dérogations très restrictives. Pour en bénéficier, il faudra demander une autorisation à l’administration et remplir l’un des 4 motifs suivants :
:
« 1° L’état de santé de l’enfant ou son handicap ;
« 2° La pratique d’activités sportives ou artistiques intensives ;
« 3° L’itinérance de la famille en France ou l’éloignement géographique de tout établissement scolaire public ;
« 4° L’existence d’une situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de la capacité de la ou des personnes chargées d’instruire l’enfant à assurer l’instruction en famille dans le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant. Dans ce cas, la demande d’autorisation comporte une présentation écrite du projet éducatif, l’engagement d’assurer cette instruction majoritairement en langue française ainsi que les pièces justifiant de la capacité à assurer l’instruction en famille ».
L’autorisation par l’administration ne sera valable que pour une année.
Par dérogation cependant, à titre transitoire, les enfants pratiquant actuellement l’IEF pourront continuer pendant deux ans l’école à la maison, même s’ils n’entrent pas dans ces 4 cas restrictifs, à condition que les contrôles effectués aient été positifs en 2020-2021.
Cette même loi confortant le respect des principes de la République prévoit, pour les établissements privés hors contrat, une répression pénale aggravée pour les peines déjà existantes à l’encontre des directeurs d’établissement et la fermeture administrative des établissements, décidée par le préfet, y compris pour non respect de la mise en demeure ; jusqu’alors un établissement hors contrat ne pouvait être fermé que par un juge !
Le Conseil constitutionnel ne s’est pas prononcé sur ces nouvelles dispositions, qui pourront donc être contestées par voie de QPC (questions prioritaires de constitutionnalité) lors de leur mise en application.
Addendum : on me précise que pour les enfants déjà instruits en famille en 2021-2022, les familles n’auront pas de demande d’autorisation à faire avant trois ans, soit d’ici l’année scolaire 2024-2025.
Des nouvelles du tournage de “Promesse”
Message de Daniel Rabourdin, réalisateur du film “Promesse” sur le scoutisme catholique, pour les lecteurs du Salon beige:
Le tournage des scènes du pilote du Film PROMESSE a commencé. Que Dieu soit loué! Il faut beaucoup d’essais pour qu’une scène soit prête à être filmée. Pour celle-ci, l’étang sera remplacé par une magnifique rivière au fond d’une gorge. La patrouille en processus de constitution aura quelques premiers éléments d’uniforme. Le jeune héros Américain est volontaire pour plonger dans l’eau froide. Et bien sûr, les dépenses s’accumulent. Alors si vous voulez qu’un film existe enfin qui respecte le scoutisme authentique et la foi, prenez part à l’effort sur la cagnotte que PROMESSE a mis au point avec l’aide du SALON BEIGE. Votre bienfait sera défiscalisé. On n’a rien sans rien. Nous nous donnons sur le terrain, donnez-vous depuis chez vous! Merci au Salon beige et merci à tous ses lecteurs. Avec PROMESSE, faites dans le positif !
Adveniat, pour faire régner le Christ sur nos sociétés
Nous avons interrogé les créateurs de l’association Adveniat, qui oeuvre dans la formation à l’action catholique :
Pouvez-vous vous présenter et présenter votre association ?
Nous sommes une équipe de jeunes professionnels, travaillant dans l’agriculture, l’enseignement, la finance, la logistique, l’immobilier qui avons à cœur de faire régner le Christ sur nos sociétés. Adveniat Regnum tuum, comme le Christ nous a appris à le demander tous les jours !
Les bonnes volontés sont nombreuses, parmi la jeunesse catholique, pour participer au Bien Commun, à la chose publique, mais bien souvent on oublie que l’on travaille pour le Règne du Christ. C’est pourquoi nous lançons un cycle de formation à l’action catholique. Notre but est de transmettre, grâce à des leçons théoriques et des exercices pratiques, la formation nécessaire à une action dans la Cité authentiquement catholique tout en étant efficace : repères doctrinaux, philosophiques et historiques, principes d’action, mise en place d’actions en cellule.
Quelles sont vos sources doctrinales, votre filiation intellectuelle ?
Le Règne Social du Christ est à l’origine et au sommet de notre formation. C’est pourquoi nous nous fondons premièrement sur la doctrine catholique à ce sujet, c’est-à-dire l’encyclique de Pie XI, Quas primas. Le Pape l’a écrite en 1925, soit après la Première guerre mondiale et après plus d’un siècle de Révolution en Europe.
Les esprits modernes athées rêvent avec orgueil d’un monde en paix par leur propre volonté, c’est la création de la Société des Nations en 1920… Cette recontextualisation nous permet d’affirmer, à la suite de Pie XI, que la solution politique existe et elle ne peut être nulle part ailleurs que dans et par le Règne social du Christ. C’est à nous de l’installer, d’y travailler, de remettre le monde à l’endroit afin de rebâtir la Chrétienté.
Comment cette formation se déroulera-t-elle ?
Notre formation se présentera sous forme de cellules (groupe de 10 personnes environ), qui se réunit tous les 15 jours, mené par le chef. En cellule, on réfléchit ensemble sur la base des topos et textes que nous leur fournissons. On y entretient l’amitié politique, le soutien mutuel autour d’un dîner ou apéritif.
Nous sommes actuellement à la recherche de chefs dans toute la France qui devront en collaboration avec la direction d’Adveniat, recruter et animer leur cellule dans un esprit convivial et amical, suivre et retransmettre les leçons données par le mouvement, diriger les études de textes et les débats, tout au long de ses deux années d’engagement.
Vous pouvez nous contacter dès aujourd’hui par courriel : [email protected]

