Plus de 250 manifestations contre le passeport sanitaire
Des manifestations sont attendues dans plus de 250 villes de France ce samedi, preuve que la contestation ne faiblit pas et qu’elle s’étend. De petites villes de province, qui ne voient jamais de manifestants connaissent aussi leur manifestation locale. Comme vendredi à Lamastre (2.300 habitants) en Ardèche :
Manifestation ce soir à Lamastre (2.300 habitants) en Ardèche contre le #PassSanitaire.#manifestation21aout #FranceProtests pic.twitter.com/NWEd0j8r7N
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) August 20, 2021
Des manifestants ont envahi la Mairie de Saint-Pierre à la Réunion.
Des manifestants ont envahi la Mairie de Saint-Pierre à la Réunion alors que les manifestations contre le #PassSanitaire continuent pour le sixième samedi consécutif. #manifestation21aout #Manifs21aout pic.twitter.com/eyE8LmjozG
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) August 21, 2021
Les manifestants réclament la simple liberté contre le passeport sanitaire. Mais le pays des libertés préfère visiblement accorder des remises de peines aux condamnés qui acceptent de se faire vacciner !
« Macron ton pass on n’en veut pas ! », manifestation à Saint-Avold vendredi en Moselle contre le passe sanitaire :
#Bretagne #Lamballe #NonAuPassSanitaire
“Les mensonges ça passe plus, le peuple est dans la rue”#NonAuPasseportSanitaire
+ de 200 personnes @OuestFrance @france_soir pic.twitter.com/7AfC4N3xdZ— NicolasTardy-Joubert (@N_TardyJoubert) August 21, 2021
#Bretagne #CotesdArmor#Manifestation21aout
En résistance à #Lamballe comme dans 200 autres villes de France pour dire non à la discrimination et à la ségrégation. #NonAuPassDeLaHonte #NonALaVaccinationObligatoire pic.twitter.com/VpvXJj6YDf— NicolasTardy-Joubert (@N_TardyJoubert) August 21, 2021
Le vaccin pour les moins de 12 ans se prépare déjà :

Plusieurs centaines de personnes manifestent à Figeac (9.800 habitants) dans le Lot contre le pass sanitaire. #manifestation21aout #Manifs21aout pic.twitter.com/O6G0IdUx2E
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) August 21, 2021
La manif contre le #Passesanitaire à #Figeac (#Lot) se termine par un sitting. « Liberté, liberté ! » scandent les manifestants. La prochaine manif sera dédiée à la vaccination des enfants à la veille de la rentrée scolaire, annonce-t-au micro #Manifs21aout #manifestation21aout pic.twitter.com/5zICV4PUnp
— Gabrielle Cluzel (@gabriellecluzel) August 21, 2021
À #Figeac (Lot), manif contre le #Passanitaire. Un monde étonnant pour une petite ville habituellement si tranquille. Comme partout, une foule hétéroclite, familiale, pacifique mais déterminée avec des pancartes et des calicots « faits maison » #Manifs21aout #manifestation21aout pic.twitter.com/YilEqdJgtX
— Gabrielle Cluzel (@gabriellecluzel) August 21, 2021
#Marseille Opération blocage avec les caddies hier à Auchan Saint Loup contre le #Passanitaire , les citoyens réclament les produits de 1ère nécessité, Bizarre ça passe pas sur BFMTV ! #manif21aout pic.twitter.com/qs68hcxWTa
— LE GÉNÉRAL 0fficiel 💎 (@LE__GENERAL_0FF) August 18, 2021
Une foule de milliers de personnes manifestent dans les rues d’Aix-en-Provence pour le sixième samedi consécutif contre le pass sanitaire. (@Fred4Bonnet) #manifestation21aout #Manifs21aout
pic.twitter.com/WKx2qs0gfj— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) August 21, 2021
Plusieurs milliers de personnes manifestent à Pau contre le #PassSanitaire. (vidéo d’un abonné) #manifestation21aout #Manifs21aout pic.twitter.com/oMw6PfYFoF
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) August 21, 2021
Nouveau samedi de mobilisation à #Morlaix, le sixième consécutif. Le cortège commence sa parade dans le centre-ville en chantant « Macron, ton passe on en veut pas » et « Touchez pas à nos enfants ». #manifestation21aout pic.twitter.com/a5FvvpiBmO
— Mehdi Abirez (@meheed) August 21, 2021
Plusieurs centaines de personnes à Foix (9.400 habitants) dans l’Ariège contre le #PassSanitaire. #manifestation21aout #Manifs21aout pic.twitter.com/9VBS0GLyvq
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) August 21, 2021


Malgré la pluie, 700 personnes manifestent sous la pluie pour la liberté à Cholet. Au même moment, des manifestations à Angers, La Roche-sur-Yon et Nantes. La foule crie son rejet de la violence exercée par le gouvernement sur le corps social. #Manifs21aout @CStrateges pic.twitter.com/UGrtuprzR9
— Edouard Husson (@edouardhusson) August 21, 2021
Metz. #manifestation21aout #Manifs21aout pic.twitter.com/Qg2VHV6ctS
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) August 21, 2021
Cholet 21 août 2021. Une terrasse de café à client unique tandis que passe la manifestation contre le pass sanitaire. Un samedi d’été dans la France de Monsieur Macron. pic.twitter.com/XYueZMykHL
— Edouard Husson (@edouardhusson) August 21, 2021
A #Marseille on ne lâche rien, des dizaines de milliers de personnes contre le #PassSanitaire !
Mobilisez-vous ✊🏻#Manifs21aout #manifestations21aout pic.twitter.com/iwq3vUxMCK— Stéphane Ravier (@Stephane_Ravier) August 21, 2021
Incroyable ! 100 000 Français crient #TouchePasARaoult ! Si beau !#manifs21aout 🇫🇷🇫🇷🇫🇷 VIDÉO ⤵️ pic.twitter.com/No2i15qBoq
— Florian Philippot (@f_philippot) August 21, 2021
Sixième samedi de mobilisation contre le pass sanitaire : «Macron, ton pass on n’en veut pas», scandent les manifestants pic.twitter.com/08DxKA60Mh
— CNEWS (@CNEWS) August 21, 2021
À #Valence les manifestants se sont arrêtés devant le Kiosque Peynet, les soignants & pompiers sont acclamés par une foule dingue !
Bravo à tous, unis pour la Liberté ! 🇫🇷#NonAuPassSanitaire#Manifs21aout@AnonymeCitoyen pic.twitter.com/3vOyT4UaFX— John Sahy (@john_sahy) August 21, 2021
Manifestation monstre à #Toulon. Des manifestations ont lieu dans plus de 250 villes de France pour ce sixième samedi de manifestation contre le pass sanitaire.
(@FoutelC) #manifestation21aout #manifestations21aout #Manifs21aout pic.twitter.com/Wz9gzW4Qk6
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) August 21, 2021
#Manifs21aout #manifestation21aout Nancy pic.twitter.com/kQ8ipdJzov
— FranceSoir (@france_soir) August 21, 2021
🇫🇷 FLASH – Des milliers de personnes manifestent ce samedi à #Paris et dans toute la France contre le #PassSanitaire. Un important dispositif des forces de l’ordre a été déployé dans la capitale. (via @TaoualitAmar) #manifestations21aout #Manifs21aout pic.twitter.com/KxYHQgeevG
— Mediavenir (@Mediavenir) August 21, 2021
Annecy pic.twitter.com/tk2B371SAU
— Anna Del (@AnnaDel000) August 21, 2021
Les soignants & pompiers sont une fois de plus en tête du cortège de #valence.
Un monde fou ! 🇫🇷🕊️#Manifs21aout@AnonymeCitoyen pic.twitter.com/YLuAEfzwHi— John Sahy (@john_sahy) August 21, 2021
#Manifs21aout #manif21aout #manifestations21aout #manifestation21aout contre le #Passanitaire à #Rennes pic.twitter.com/kDmA1kvxs3
— Pinocchiette (@pinocchiette) August 21, 2021
Bergerac.#manifestation21aout #Manifs21aout #NonAuPasseDeLaHonte #NonAuPassSanitaire #NonAuPassSanitaireDeLaHonte pic.twitter.com/hVmqPw09MF
— Citadelle †ن (@Cerveauacapuche) August 21, 2021
De plus en plus de monde à Strasbourg !
Le drapeau français et allemand en tête de cortège. #Manifs21aout #Strasbourg pic.twitter.com/bOOK7kNgxZ— Philippe (@oxygene_info) August 21, 2021
Départ du cortège à Mulhouse. On ne relâche pas la pression contre le #PassSanitaire! 🇨🇵🇨🇵🇨🇵🖖 #NonAuPassDeLaHonte #Manifs21aout pic.twitter.com/cZMITI8QH3
— Emmanuel Taffarelliن (@ManuTaffarelli) August 21, 2021
Beaucoup de monde à Cavaillon ✊
Abonnez vous ✊#PassSanitaires #TouchePasARaoult #manifs21aout #manifestation21aout pic.twitter.com/9JMwASm8Gy— 🇨🇵 Union Française Contre le Pass Sanitaire ❌ (@UnionSanitaire) August 21, 2021
Les images de Pau sont énormes!😳
Une foule déjà immense!💪
Et dans la ville du meilleur ami de Macron, François Bayrou!😂 #manifestation21aout #manifs21aout pic.twitter.com/FN7nedWLsf
— ❗️𝙴𝚗𝙼𝚘𝚍𝚎𝙼𝚊𝚌𝚊𝚛𝚘𝚗™️❗️ (@EnModeMacaron) August 21, 2021
Lons le Saunier pic.twitter.com/tQs1RvsAez
— Medi Terrané (@Medi_Terrane) August 21, 2021
#Lyon danse contre #PassSanitaire pour #manifestation21aout #Manifs21aout #manifestations21aout #manif21aout comme partout en #France même si #Macron ne veut pas pic.twitter.com/XUYfljNg0H
— La Fouine II ❤️📖🏵️ Liberté (@BBR4369) August 21, 2021

Notre vie dépend de nos choix
Gary Chapman, spécialiste du mariage et de la famille, a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages, dont son best seller Les 5 langages de l’amour. Sur le même thème, il vient de publier avec Chris Fabry un roman, Une simple étincelle, évoquant la situation devenue banale d’un couple en cours de séparation.
La veille de Noël, vingt ans plus tôt, Marlee et Jacob se sont mariés dans une tempête de neige. Cette veille de Noël, ils sont prêts à démissionner, le divorce est imminent. Leur relation est aussi glacée que la route qu’ils parcourent. Ils prennent un raccourci pour se rendre au bureau de l’avocat, sur un chemin glissant. Ils se disputent. C’est l’histoire de leur vie. Ils percutent une barrière de neige. Par un froid glacial, effrayée, Marlee gravit la colline. Jacob est introuvable. Elle arrive à une maison sur le flanc de la colline. Derrière la porte, un vieil homme l’accueille auprès du feu. Sur l’âtre, il y a trois pots d’or qui symbolisent le passé, le présent et le futur de son couple. Grâce au vieil homme, elle entame un voyage qui mettra à l’épreuve la façon dont elle envisage son amour.
L’amour vrai ne finit pas au moment de la séparation. On peut quitter une personne, une famille, un lieu qu’on aime, mais on ne peut jeter les souvenirs et les blessures comme n le ferait d’un vêtement usé. L’amour, s’il est authentique, nous ne pouvons pas l’abandonner, car ce n’est pas de nous qu’il vient. L’amour surgit en nous d’une source invisible. Or, cette source nourrit notre âme.
Bien sûr, vous me direz que vous n’avez pas connu l’amour véritable. Que tout était faux, depuis le début. Ou que votre amour s’est refroidi avec le temps. Mais, même si les sentiments se sont faits aussi durs que la pierre, on ne peut pas plus tuer l’amour qu’endiguer les eaux. L’amour se fraiera toujours un chemin, même dans une mer de glace.
C’est tout ce que je sais. Notre vie dépend de nos choix […]
Un valet de la dictature sanitaire à l’œuvre à Lyon
Vidéo hallucinante de ce qu’on appelle un “serviteur” de l’Etat ou plutôt un valet de la dictature sanitaire. Le sous-préfet de Lyon en visite médiatique de contrôle des passes sanitaires dans un quartier calme de Lyon n’apprécie pas qu’on lui demande de s’occuper plutôt de l’insécurité dans les quartiers voisins :
Interpellé poliment dans le Vieux Lyon par un habitant au sujet de l’insécurité, le sous-préfet en vadrouille sanitaire répond :
« Je vois que j’ai affaire à l’extrême-droite » et se dérobe en demandant que l’homme soit contrôlé.
Voilà quel type de fats couards tiennent ce pays. pic.twitter.com/ncf2FME7OE— 𝚃𝚑𝚒𝚋𝚊𝚞𝚕𝚝 (@talonthib) August 19, 2021
Vaccin et fertilité
Le Dr Michael Yeadon, ancien vice-président de Pfizer, responsable scientifique pour la toxicologie et la pharmacologie respiratoire, aujourd’hui conseiller scientifique de la Fondation Vérité pour la Santé alerte sur les risques que les vaccins à ARN messager font courir quant à la procréation, et particulièrement aux femmes.
« En pensant à cela, j’essaie d’imaginer que je m’adresse à mes propres filles jeunes adultes, pour lesquelles je serais très inquiet si elles recevaient ces vaccins. »
Le Dr Yeadon cite une étude allemande de 2012 sur les nanoparticules lipidiques, celles-là mêmes qui véhiculent l’ARN dans les vaccins Pfizer et Moderna. Les chercheurs de Halle-Wittenberg et de Ratisbonne avaient constaté « une forte accumulation locale de nanoparticules » dans les ovaires de toutes les souris traitées avec cinq systèmes différents de nanoparticules. La conclusion était que cela peut alerter sur « un problème important de toxicité chez l’homme » (mais aussi « pourrait ouvrir un nouveau champ de thérapies ovariennes ciblées »…).
Cela confirme une étude de Pfizer qui a montré que ses nanoparticules s’accumulaient dans différents organes, surtout les ovaires. D’autres études montrent que la protéine Spike présente des similitudes avec des protéines humaines susceptibles d’induire des réactions auto-immunes, y compris des réactions affectant la fertilité.
Le Dr Yeadon rappelle qu’on ne doit jamais donner de traitements expérimentaux aux femmes enceintes. Il qualifie de « stupide et imprudente » la promotion par le gouvernement de ces vaccins auprès des femmes enceintes et des jeunes femmes en âge de procréer. Il dit aussi que des données montrant que 15 femmes enceintes vaccinées ont développé des niveaux trois fois plus élevés d’anticorps contre leur propre placenta ont été rejetées par l’industrie du vaccin et par la santé publique.
Les risques sont trop bien documentés pour avoir été simplement ignorés, résume Yeadon, et il dit aux femmes :
« Ne prenez pas ces vaccins. Il y a un risque grave pour votre capacité à concevoir et à porter un bébé à terme. Pire, il s’agit d’actes délibérés et je pense que leurs auteurs mentent pour le cacher et ils dénigrent les personnes qui tentent de vous mettre en garde. »
Cette semaine, ajoute Life Site, l’agence britannique de réglementation des médicaments (MHRA) a déclaré qu’il n’y avait « aucune preuve » que les 30.304 réactions signalées concernant divers troubles menstruels chez des femmes ayant reçu un vaccin COVID étaient liées de quelque manière que ce soit aux injections. Or ce sont des dizaines de milliers de rapports d’irrégularités menstruelles et de fausses couches qui sont signalés dans le monde.
L’article de Life Site souligne que ce sont des dizaines d’études scientifiques qui ont conclu aux dangers des nanoparticules, et pas seulement sur les ovaires. En 2018 une étude menée conjointement par… Moderna et Astrazeneca et trois autres sociétés pharmaceutiques faisait état notamment d’une augmentation de la production des composants sanguins dans le foie, la rate et la moelle osseuse des rats, des modifications des paramètres de coagulation à toutes les doses, ainsi que des lésions hépatiques, et chez le singe une nécrose splénique et une déplétion lymphocytaire.
Mais il ne faut pas contredire BigPharma :
- Le conseil départemental de l’ordre des médecins de Martinique interdit aux praticiens de l’île d’exprimer une opinion dissidente sur les vaccins. La sanction va de l’avertissement à la radiation. « Il faut que les médecins aient une seule parole », martèle le président.
- Plusieurs pompiers de Haute-Savoie ont été suspendus parce qu’ils n’ont pas présenté un passe sanitaire valide. « Je me suis présenté à la garde et je me suis fait jeter comme un moins que rien, après 21 ans de service. Mon autotest n’a pas suffi », a raconté l’un d’eux. « Il a fallu faire des exemples et on a été les premiers à en faire les frais. » A partir du 15 septembre les pompiers (ainsi que tous les « professionnels de santé ») devront donner la preuve qu’ils ont été injectés au moins une fois.
- Plusieurs universités américaines ont décidé que seuls les étudiants vaccinés pouvaient faire leur rentrée (et les universités catholiques sont en pointe, évidemment). L’université Quinnipiac du Connecticut a quant à elle prévenu que les étudiants non vaccinés seront mis à l’amende jusqu’à ce qu’ils le soient : 100 $ la première semaine, et 25$ de plus toutes les deux semaines jusqu’à 200$ par semaine, jusqu’à un plafond de 2.275$ par semestre… Tant qu’ils ne seront pas vaccinés ils n’auront pas accès au wifi et aux services internet… ni à leurs chambres !
Censures
Après avoir été censuré sur Instagram, supprimé “par erreur”, Eric Zemmour est de retour sur le réseau social spécialisé dans les publications de photos, suite à une massive mobilisation de ses soutiens.
Sur Twitter, les deux principaux porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid (à Kaboul, 337.000 abonnés) et Suhail Shaheen (au Qatar, 376.000 abonnés) – et d’autres dont Qari Yousef Ahmadi, 60.000 abonnés – diffusent en permanence leur propagande sur Twitter. Or selon les règles de la plateforme, « il n’y a pas de place sur Twitter pour les organisations violentes ».
Réaction de « Donald Trump Jr », alors que Donald Trump reste censuré :
« Je suppose que faire une vraie insurrection ne compte plus comme une violation des règles ?!? »
Pour eux, les Européens sont l’ennemi
Fdesouche republie des extraits d’un article de 2017 de Cheryl Benard, intitulé : « En Autriche et ailleurs, les Afghans commettent davantage de crimes que les autres réfugiés. Pourquoi ? »
Pour eux, les Européens sont l’ennemi, et leurs femmes sont un butin légitime, comme le sont toutes les autres choses que l’on peut leur prendre : logement, argent, passeports. Leurs lois n’ont aucune importance, leur culture est inintéressante et, en fin de compte, leur civilisation tombera de toute façon devant la horde dont on est le fer de lance. Inutile de s’assimiler, de travailler dur ou d’essayer de se construire une vie décente ici : ces Européens sont trop mous pour vous punir sérieusement en cas de transgression, et leurs jours sont comptés.
“Rites liturgiques des siècles passés” ?
De Renaissance catholique, à propos de son Université d’été :
Les participants à l’UDT de Renaissance catholique n’accèderont pas à l’église paroissiale de Béruges (86). Le diacre local a décidé- ou transmis- que “Nous ne prêtons pas l’église pour les rites liturgiques des siècles passés”. Curieuse interprétation de la déclaration de Benoît XVI ” Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous” mais une des premières applications de Traditionis custodes.
Le rite de 1969 datant du siècle passé, est-il également proscrit ?
C’est arrivé un 20 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
-
le 20 août : saints du jour français ou en France.
-
St Maxime (ou Mesme) : abbé à Chinon († Ve s.)
-
À Chinon en Touraine, au Ve siècle, saint Mesme, abbé. D’abord moine sur l’île Barbe à Lyon, il construisit ensuite un monastère sur les bords de la Vienne et y mourut dans un âge avancé.
-
St Philibert (Filibert) : abbé († v. 684)
Dans l’île d’Hério, aujourd’hui Noirmoutier, alors du territoire de Poitiers, vers 684, saint Philibert (Filibert), abbé. Élevé à la cour du roi Dagobert, encore adolescent, il se fit moine à Rebaix où il succéda comme abbé à saint Aile, puis fonda et dirigea d’abord le monastère de Jumièges, ensuite celui de Noirmoutier, avec des moines venus de Jumièges.
-
St Bernard : abbé et docteur de l’Eglise († 1153)
Bernard, le prodige de son siècle, naît au château de Fontaines, près de Dijon, d’une famille distinguée par sa noblesse et par sa piété, et fut, dès sa naissance, consacré au Seigneur par sa mère, qui avait eu en songe le pressentiment de sa sainteté future. Une nuit de Noël, Bernard, tout jeune encore, assistait à la Messe de Noël ; il s’endormit, et, pendant son sommeil, il vit clairement sous ses yeux la scène ineffable de Bethléem, et contempla Jésus entre les bras de Marie.
À dix-neuf ans, malgré les instances de sa famille, il obéit à l’appel de Dieu, qui le voulait dans l’abbaye de Cîteaux, fondée quelques années auparavant par Saint Robert de Molesmes; mais il n’y entre pas seul ; il décida six de ses frères et vingt-quatre autres gentilshommes à le suivre. L’exemple de cette illustre jeunesse et l’accroissement de ferveur qui en résulte pour le couvent suscitèrent tant d’autres vocations, qu’on se voit obligé de faire de nouveaux établissements. Saint Bernard contribue grandement au développement de l’ordre cistercien en parcourant les routes d’Europe. Saint Bernard est envoyé à Clairvaux, en 1115, pour y fonder l’abbaye, dont il devient le père-abbé jusqu’à sa mort, elle devint célèbre et fut la source de cent soixante fondations, du vivant même du Saint. Lors du Schisme de 1130, il soutient sans retenue Innocent II contre l’antipape Anaclet II. En 1146, il prêche la Croisade en Terre Sainte devant le Roi Louis VII, voir la chronique du 21 mars. A sa mort, en 1153, trois cent quarante-trois abbayes cisterciennes ont été édifiées en Europe.
Chaque jour, pour animer sa ferveur, il avait sur les lèvres ces mots : « Bernard, qu’es-tu venu faire ici ? » Il y répondait à chaque fois par des élans nouveaux. Il réprimait ses sens au point qu’il semblait n’être plus de la terre ; voyant, il ne regardait point, entendant, il n’écoutait point ; goûtant, il ne savourait point. C’est ainsi qu’après avoir passé un an dans la chambre des novices, il ne savait si le plafond était lambrissé ou non ; côtoyant un lac, il ne s’en aperçut même pas ; un jour, il but de l’huile pour de l’eau, sans se douter de rien.
Bernard avait laissé, au château de sa famille, Nivard, le plus jeune de ses frères : « Adieu, cher petit frère, lui avait-il dit; nous t’abandonnons tout notre héritage. “Oui, je comprends, avait répondu l’enfant, vous prenez le Ciel et vous me laissez la terre ; le partage n’est pas juste.” » Plus tard, Nivard vint avec son vieux père rejoindre Bernard au monastère de Clairvaux.
Le Saint n’avait point étudié dans le monde ; mais l’école de l’oraison suffit à faire de lui un grand docteur, admirable par son éloquence, par la science et la suavité de ses écrits. Il fut le conseiller des évêques, l’ami des Papes, l’oracle de son temps. Mais sa principale gloire, entre tant d’autres, semble être sa dévotion incomparable envers la très Sainte Vierge.
-
Bx Louis-François Le Brun : moine et martyr († 1794)
Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Louis-François Le Brun et Gervais Brunel, prêtres et martyrs. Le premier était moine bénédictin de Saint-Wandrille, le second prieur de l’abbaye cistercienne de la Trappe, tous les deux, fervents religieux, furent arrêtés en raison de leur sacerdoce pendant la Révolution française, déportés sur un bateau négrier où ils vécurent dans des conditions inhumaines et succombèrent au bout de quelques mois.
-
le 21 août : saints du jour français ou en France.
-
St Privat : évêque dans le Gévaudan et martyr († v. 407)
-
Dans le Gévaudan, vers 407, saint Privat, évêque et martyr. Quand les Vandales envahirent la Gaule, il fut découvert dans une caverne du mont Mimmat, où il s’était retiré pour prier et jeûner et, comme il refusait de livrer son troupeau assiégé et de sacrifier aux idoles, il fut criblé de coups et en mourut.
-
St Sidoine Apollinaire: évêque à Clermont († v. 479)
À Clermont en Auvergne, vers 479, saint Sidoine Apollinaire, évêque. De préfet de la ville de Rome, il fut ordonné évêque des Arvernes. D’une grande culture humaine et sacrée, remarquable par sa force d’âme, il s’opposa à la férocité des barbares en père catholique et docteur éclairé.
-
le 20 août 684 : décès de Saint Philibert, religieux français, fondateur des monastères de Jumièges et Noirmoutier.
-
le 20 août 984 : décès du pape Jean XIV et élection du pape Boniface VII.
Le pape Jean XIV a été destitué par l’antipape Boniface VII, et enfermé au Château St-Ange de Rome où il meurt, peut-être assassiné.
-
le 20 août 1297 : bataille de Furnes.
L’armée du Roi de France est commandée par Robert II d’Artois ; elle remporte une victoire sur les troupes flamandes.
-
le 21 août 1600 : le Roi Henri IV prend Chambéry.
La guerre franco-savoyarde (1600-1601) va se terminer en faveur de la France avec le traité de Lyon, signé le 17 janvier 1601.
-
le 20 août 1625 : naissance de Thomas Corneille : écrivain français.
-
le 20 août 1678 : Jacques-Nicolas Colbert est élu à l’Académie française.
Le fils du ministre de Louis XIV est abbé du Bec-Hellouin. Sa réception l’Académie française est faite par Racine.
-
le 20 août 1648 : bataille de Lens, fin de la Guerre de Trente ans.
Cette victoire du Grand Condé à Lens met un terme à la Guerre de Trente ans. Elle est appelée ainsi car elle fait suite à la prise de la ville de Lens par l’archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg le 17 août 1648, voir la chronique du jour. Condé galvanise ses troupes en disant :
«Amis, vous souvenez-vous de Rocroi, de Fribourg, de Nordlingen ? Il nous faut vaincre ou mourir. Vous marcherez sur une seule ligne. Vous conserverez quoi qu’il en coûte votre ordre de bataille. Vous essuierez sans tirer le premier feu de l’ennemi. Ensuite seulement vous pourrez tirer. » Puis, il lance ses troupes au cri de « Vive le Roi ! »
Les Espagnols laissent sur le terrain trente-huit pièces de canon et huit mille hommes, un grand nombre d’étendards. Le 26 août, le Roi Louis XIV fait chanter un Te Deum à Notre-Dame de Paris.
-
le 20 août 1803 : débarquement de Cadoudal en France.
Les Anglais débarquent aux falaises de Biville le chef Chouan Georges Cadoudal, ainsi que Quérelle et Lahaie-St-Hilaire. Ils projettent de s’en prendre directement à Bonaparte.
-
le 20 août 1823 : décès du pape Pie VII.
-
le 20 août 1860 : naissance de Raymond Poincaré.
Raymond Poincaré naît à Bar-le-Duc. Il occupe cinq fois le poste de président du Conseil. En 1913, il devient président de la République, pendant toute la Première Guerre mondiale. Après la guerre, il fait occuper la Ruhr, car l’Allemagne refuse de payer les ” réparations de guerre “. Une religieuse française, Claire Ferchaud l’a approché plusieurs fois pendant la première guerre mondiale, pour lui demander au nom du Christ de faire apposer le Sacré-Cœur sur le drapeau français. Il décède le 15 octobre 1934 à Paris.
-
le 20 août 1914 : décès de Saint Pie X, pape à 79 ans.
Giuseppe Sarto est pape de 1903 à 1914. Il combat les idées modernistes et condamne la séparation de l’Église et de l’État en France. Il fait réformer le bréviaire et remet à l’honneur le chant grégorien. Il est canonisé le 20 mai 1954. Voir la chronique du 2 juin.
-
le 20 août 1944 : ultime message du Maréchal Pétain aux Français.
Le 20 aout 1944, le Maréchal Pétain quitte Vichy pour l’Allemagne, sous escorte allemande. Hitler le fait capturer par les SS et déporter à Sigmaringen pour lui extorquer une Commission gouvernementale française pour la défense des intérêts nationaux que présiderait de Brinon. Voici ce qu’en écrit l’amiral Auphan :
«À Vichy et jusqu’à son arrestation par les Allemands en août 1944, le maréchal Pétain ne m’a jamais donné l’impression d’être amoindri intellectuellement.
À mon avis, c’est plus tard, sous le poids écrasant d’une déportation en Allemagne, d’un ignoble procès fleuve qui aurait assommé n’importe qui d’autre que lui et d’une incarcération en France conçue comme une longue torture que cet homme de quatre-vingt-dix ans, bâti comme un chêne, a fini par perdre peu à peu la mémoire et, à certains moments, la raison. Du moins d’après ce qu’on en a dit, car personnellement je ne peux porter de jugement que sur ce qu’il était à Vichy, où, je le répète, il m’a paru jouir d’un équilibre de santé physique et mentale que beaucoup de chefs d’État d’aujourd’hui ou d’hier pourraient ou auraient pu lui envier.
Pour avoir pendant les quatre ans de la Grande Guerre franchi tous les échelons du grade d’officier général et conduit l’armée française à la victoire, il fallait des qualités d’intelligence, de caractère et de cœur qui n’étaient certainement pas communes. À Vichy ces qualités ne s’étaient pas obscurcies, mais seulement assagies et comme sublimées jusqu’à leur extrême simplicité : un bon sens militaire de commandement plein de bienveillance, imprégné de la vertu de prudence et ne retenant des choses que l’essentiel, sous une apparence insensible au torrent des événements. De tempérament secret, il comprenait les situations, mais ne s’attardait pas à expliquer ses décisions.
Évidemment la créativité intellectuelle n’était plus la même qu’autrefois en ce sens qu’il aimait qu’on lui propose des textes sur lesquels il travaillerait ensuite à loisir plutôt que d’accomplir lui-même l’épuisant travail d’accouchement cérébral ; la manière dont il en tirait parti et leur donnait sa marque personnelle montrait un esprit toujours en possession de ses moyens.
Évidemment encore, au bout d’une heure ou une heure et demie d’attention portée à des sujets difficiles, il donnait des signes de fatigue et avait besoin de changer d’occupation pour se détendre un moment l’esprit. C’est normal à quatre-vingt-cinq ans. Il suffisait à son entourage d’en tenir compte. […]
[Le Maréchal] était soutenu intérieurement et comme porté sur des ailes par l’amour de la France et des Français et par le sentiment qu’il avait d’être seul en mesure de les sortir à moindre frais de la défaite de 1940.
Cette hantise était la clef de sa politique. Elle explique tout. Comme tous les anciens combattants de 14-18 – que dis-je ? bien mieux qu’eux après Verdun – il était resté frappé d’épouvante par les pertes françaises. […] Une seconde saignée analogue l’eût peut être éliminée comme grande puissance. […]
Qu’on lui impose X ou Y comme ministre ou chef de gouvernement, qu’on renvoie de vieux amis fidèles ou fasse aux Allemands des concessions qui ne valaient pas qu’on risque la vie d’un homme, il en souffrait, certes, au fond de lui-même, mais n’en faisait pas un absolu du moment que l’ennemi en était apaisé pour un temps et que l’armistice continuait, permettant à la masse des Français de cheminer, sans trop de pertes, vers le bout du tunnel.»
L’amiral rapporte aussi le discours du Maréchal à la nation.
« Français,
Au moment où ce message vous parviendra, je ne serai plus libre.
Dans cette extrémité où je suis réduit, je n’ai rien à vous révéler qui ne soit la simple confirmation de tout ce qui, m’a dicté ma conduite pendant plus de quatre ans.
Décidé à rester au milieu de vous, j’ai chaque jour cherché ce qui était le plus propre à servir les intérêts permanents de la France, loyalement mais sans compromis.
Je n’ai eu qu’un but, vous protéger du pire.
Et tout ce qui a été fait par moi, tout ce que j’ai accepté, consenti, subi, que ce fut de gré ou de force, ne l’a été que pour votre sauvegarde ; car si je ne pouvais plus être votre épée, j’ai voulu rester votre bouclier.
[…] Je n’ai souci que des Français. Pour vous comme pour moi, il n’y a qu’une France, celle de nos ancêtres.
Aussi, une fois encore, je vous adjure de vous unir.
Il n’est pas difficile de faire son devoir, s’il est parfois malaisé de le connaître. Le vôtre est simple : vous grouper autour de ceux qui vous donneront la garantie de vous conduire sur le chemin de l’honneur et dans les voies de l’ordre.
L’ordre doit régner. Et parce que je le représente légitimement, je suis et je reste votre chef. Obéissez-moi et obéissez à ceux qui vous apporteront des paroles de paix sociale ; sans quoi nul ordre ne saurait s’établir.
Ceux qui vont tiendront un langage propre à vous conduire vers la réconciliation et la rénovation de la France par le pardon réciproque des injures et l’amour de tous les nôtres, ceux-là sont des chefs français. Ils continuent mon œuvre et suivent mes disciples. Soyez à leurs côtés.
Pour moi, je suis séparé de vous, mais je ne vous quitte pas et j’espère tout de votre dévouement à la France, dont vous allez, Dieu aidant, restaurer la grandeur. C’est le moment où le destin m’éloigne. Je subis la plus grande contrainte qu’il puisse être donnée à homme de souffrir. C’est avec joie que je l’accepte si elle est la condition de notre salut, si devant l’étranger, fut-il allié, vous savez être fidèles au vrai patriotisme, à celui qui ne pense qu’aux seuls intérêts de la France ; et si mon sacrifice vous fait retrouver la voie de l’union sacrée pour la renaissance de la Patrie. »
Maréchal Pétain
Le Maréchal a convoqué le nonce, doyen du corps diplomatique et le ministre de Suisse dans son bureau. Ils assistent à l’arrestation du Maréchal par les allemands furieux de ne pouvoir le faire en toute discrétion.
Cité par l’amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, pages 343 et 344).
- le 20 août 1944 : la résistance française libère l’Hôtel de Ville de Paris.
- le 20 août 1953 : le sultan du Maroc Mohammed V est déposé.
Les autorités du protectorat français au Maroc commandées par le général Guillaume le dépose. Le sultan exilé en Corse, puis à Madagascar, avec ses fils, dont le futur roi Hassan II. La légitimité du nouveau souverain, Mohammed ben Arafa, n’est pas reconnue par le peuple. En 1955, la France accepte le retour de Mohammed V qui régnera jusqu’à sa mort en 1961.
-
le 20 août 1955 : massacre d’El Halia au nom du Djihad.
El Halia, petit village proche de Philippeville, à trois kilomètres environ de la mer, où vivent 130 Européens et 2000 musulmans. La plupart travaillent à la mine de pyrite; les musulmans qui sont payés comme les Européens et jouissent des mêmes avantages sociaux, ont assurés qu’en cas d’attaque du FLN tous participeront à la défense du village.
A 11 h 30, le village est attaqué par des anciens miniers et des miniers en activité ! Le FLN appelle au djihad et commence le massacre :
71 européens tués, 21 musulmans tués, 51 européens blessés, 47 musulmans blessés, plus de 50% des victimes sont des enfants et adolescents de moins de 20 ans. A cela s’ajoute 31 soldats tués, et 121 blessés par les ennemis de la France en Algérie.
Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 247)
Soustelle écœuré dira : « On ne négocie pas avec des gens comme cela. »
En Martinique, le gouvernement expérimente un durcissement de la dictature sanitaire
Décision complètement hallucinante du conseil départemental de l’ordre des médecins de Martinique : il devient interdit aux médecins de s’exprimer librement à propos des injections vaccinales imposées aux Français. La liberté de conscience et de prescription des médecins est tout simplement supprimée :
Le conseil départemental de l’ordre des médecins de Martinique a décidé que les médecins exprimant publiquement une opinion anti-vaccins seraient passibles de sanctions disciplinaires. L’ordre estime que leur position publique face à la pandémie de Covid-19 ne respecte pas le code de déontologie.
La sanction disciplinaire peut aller “de l’avertissement à la radiation”, a précisé le président conseil de l’ordre Raymond Hélénon lundi 16 août lors d’une conférence de presse à Fort-de-France. L’ordre va donc s’appuyer sur les textes du code de la santé publique pour mener à bien sa démarche.
Le président de l’Ordre veut que les médecins “aient une seule parole” :
«Qu’ils laissent les gens choisir s’il le faut, mais il ne faut pas qu’ils viennent décrédibiliser la parole du médecin. Car on assiste à une guerre de pour et de contre. Et ce n’est pas sain. Il faut que les médecins aient une seule parole», a insisté le président de l’ordre.
Il est à parier que les médecins en métropole, puis quiconque, soit rapidement passible de sanctions dès lors qu’une opinion divergente sera émise. Par définition, un scientifique doit douter et émettre des hypothèses. L’uniformisation de la pensée scientifique imposée par l’Etat, cela s’appelle la dictature !
Un linceul sur l’Arc de Triomphe: un événement culturel obscène
De l’abbé Michel Viot, ancien Aumônier national des anciens combattants, pour le Salon beige:
Ainsi l’Arc de Triomphe, que son administrateur qualifie à juste titre de monument « de la concorde nationale », va être empaqueté, à la suite du Pont Neuf. Et le même responsable d’ajouter, comme pour s’excuser : « c’est aussi un lieu de culture. L’œuvre de Christo a l’élégance et l’humilité d’être éphémère. Au bout de quinze jours elle disparaîtra. » Et l’on précise que sont associés au projet le Comité de la Flamme et les anciens combattants. Évidemment, on ne va pas jusqu’à nous dire que le soldat inconnu qui y repose a manifesté son assentiment.
Et de nous rappeler qu’avant de mourir, l’artiste, Christo, avait ainsi décrit son « œuvre » : « Ce sera comme un objet vivant qui va s’animer dans le vent et refléter la lumière. Les plis vont bouger, la surface du monument devenir sensuelle, les gens auront envie de toucher l’Arc de Triomphe. » Ce spectacle suscitera-t-il des mains baladeuses ? Je ne sais ! Mais comme pour le Pont-Neuf en 1985, il y aura beaucoup de monde pour venir voir et on criera au succès. Et il sera alors évident pour les médias du politiquement et culturellement correct que les Parisiens et les touristes auront été touchés par cette « création », à défaut d’y avoir mis les mains, compte tenu de la crise sanitaire. Au pire, puisque nous sommes en guerre, que l’on distribue le gel et les masques, que l’on installe un vaccinodrome auprès de la tombe du soldat inconnu, et pendant que l’on y est, que l’on grave à la suite des noms des généraux de Napoléon ceux des vainqueurs du Covid et ceux des empaqueteurs. On a les gloires que l’on peut !
Il ne fait ainsi nul doute qu’on sélectionnera des réactions émues nous élevant au plus près des mystères artistiques que le commun des mortels a de la peine à comprendre. Comme ce fut le cas en 1985 pour le Pont Neuf. Je rapporte celle-ci, qui resservira sans doute à ceux qui ne sauront pas quoi dire :« C’est l’acte esthétique à l’état le plus pur ». L’émotion viendra peut-être aussi, en partie, des 14 millions d’euros que l’œuvre a coûtés, dépense « auto-financée » nous assure-t’on, mais personne n’aura la mesquinerie de le faire remarquer. Comptons aussi sur la « sensualité » du spectacle pour émouvoir le badaud en quête de « sensations ».
Madame Sandrine de la Houssière (que je considère comme ayant une grande sensibilité artistique) avait écrit dans Figaro Vox du 9/04/2019 un article remarquable sur ce projet. Voyez cet extrait où elle explique pourquoi Christo préfère « empaqueter » à « emballer. ». Je la cite : « Empaqueter relève de la trivialité utilitaire et commerciale, dans le droit fil du mouvement Dada, pour qui tout matériau peut devenir le support d’une expression artistique débouchant sur une esthétique du déchet, du rebut. Avec finalement le souci d’isoler, de dissimuler dans un habillage dérisoire l’objet de la fierté nationale. Le tissu posé intercepte le regard, s’interpose comme un monstrueux parasite, dans une négation de l’objet indifférencié, instillant la conviction ultime que l’emballage équivaut au contenu. Que l’art est dans l’emballage. »
Je conviens que « cet arc de triomphe » sera bien digne de la France actuelle, oublieuse de ce qu’elle est, terrorisée par la menace de la maladie, honteuse de sa faiblesse et de ses abandons forcés face au terrorisme islamiste, soumise à une vie pleine d’angoisses et sans beaucoup d’espérance. Je n’en suis pas moins écœuré par cette injure faite à la France. Je ressens la même honte que devant le grand entonnoir rouillé placé il y a quelques années dans les jardins du Château de Versailles et qu’on osa appeler le « vagin de la Reine » ! Je l’avais vu du Château, mais n’ai pas voulu mettre les pieds dans les jardins. Et je n’irai pas plus approcher cette énième manifestation d’un pseudo-art qui n’existe pas par lui-même, qui n’existe pas autrement que dans le saccage et la souillure.
Comme ancien aumônier national des anciens combattants catholiques, je doute très fortement que le Comité de la Flamme et les anciens combattants aient réellement approuvé cela. Car je n’hésite pas à déclarer honteux et lâches ceux qui auraient pu s’opposer à cette entreprise de dérision et de déconstruction nationales et qui ne l’ont pas fait. Je forme le vœu qu’aucun drapeau français ni soit déployé, ni qu’aucun ancien combattant (en particulier catholique, puisqu’il s’agit là de la tombe du soldat inconnu) ne se rende complice de cette nouvelle ignominie par sa présence en ce lieu de mémoire nationale aussi longtemps qu’il sera ainsi sali.
Le sacrifice propitiatoire des carmélites de Compiègne
Tout le monde connaît le martyre des seize carmélites de Compiègne, montées à l’échafaud en chantant des psaumes. Une nouvelle de Gertrud von Le Fort, une pièce de Georges Bernanos, un film du père Bruckberger et un opéra de Francis Poulenc ont fait connaître ces femmes admirables.
Pourquoi revenir sur le sujet ? Parce que ces oeuvres esthétiques passionnantes sont, en réalité, le fruit de l’imagination de leurs auteurs. L’héroïne principale, en particulier, la craintive Blanche de La Force, est une création de Gertrud von Le Fort.
Or, par-delà ce que des auteurs de génie peuvent nous dire sur eux-mêmes en empruntant quelques souvenirs historiques, il a existé d’authentiques carmélites de Compiègne, guillotinées le 17 juillet 1794 et béatifiées le 27 mai 1906. Et, une fois encore, la réalité dépasse la fiction, fût-elle transfigurée par les artistes les plus grands.
Le présent livre propose, à travers un parcours historique minutieusement retracé par un spécialiste, de retrouver les véritables carmélites de Compiègne et de découvrir tout le mystère spirituel de cette communauté religieuse qui, chaque jour, s’offrait en holocauste à Dieu pour « apaiser la Terreur », et qui persévéra dans ce dessein jusqu’au martyre.
William Bush, docteur de l’université (Sorbonne), professeur de littérature française à l’université de Western Ontario (Canada), est un spécialiste de Bernanos (Souffrance et expiation dans la pensée de Georges Bernanos, 1961 ; édition critique de Sous le soleil de Satan, 1982). Chargé en 1985 par le carmel de Compiègne de l’édition critique des manuscrits laissés par soeur Marie de l’Incarnation, survivante du martyre, il a consacré quinze années à la reconstitution historique et spirituelle du martyre des carmélites.
L’auteur donne un aperçu du climat terroriste sous le régime de la Terreur, lorsque
le rite primitif et cruel du sacrifice humain quotidien se fût introduit subrepticement dans la vie des Français avec la bénédiction du gouvernement. On avait remplacé le sacrifice mystique non sanglant, si raffiné et stylisé, du corps et du sang de Jésus-Christ en l’Eucharistie offerte chaque matin depuis treize siècles dans des milliers d’églises de France, par un sacrifice grossier, inhumain et primaire. L’acier et le bois barbouillés de rouge de la guillotine supplantaient le lin immaculé de l’autel chrétien, et la puanteur du lieu sacrificiel l’emportait sur le parfum de l’encensoir fumant.
Sr Henriette-Marie de la Providence, Mme Pelras, jeune infirmière des carmélites, avait osé demandé à l’accusateur public Fouquier-Tinville ce qu’il entendait par le terme de “fanatiques”, qu’il avait employé à demi-mot vers son entourage pour qualifier les religieuses. Il répondit qu’il avait utilisé ce terme pour stigmatiser leur attachement à la religion, aveu capital qu’il ne retranscrivit pourtant pas dans l’acte d’accusation.
Les carmélites de Compiègne s’étaient préparées au martyr par un acte d’offrande répété chaque jour dans le but d’apaiser la Terreur. De fait, souligne l’auteur :
La chute de Robespierre ayant eu lieu le 27 juillet [1794], une décade républicaine après le sacrifice des carmélites, beaucoup y virent un signe de l’efficacité de l’oblation des Soeurs. Ce qui est sûr, c’est que la fin de la Grande Terreur améliora le sort des prisonniers […]. Ceux qui ne furent pas libérés furent du moins jugés plus équitablement avant d’être guillotinés.
RIP Ennemond Beth
Le chef de Bataillon Ennemond Beth est décédé à l’âge de 99 ans muni des sacrements de l’Eglise.
Après une longue carrière militaire au service de la France, il est sollicité par Jean Ousset pour servir à la « Cité Catholique ».
Il fut l’un des fondateurs de l’Action familiale et scolaire avec Arnaud de Lassus et Louis d’Anselme.
Il se retire ensuite dans sa Provence qu’il aimait tant où il a fêté dernièrement avec son épouse 74 années de mariage.
Il laisse derrière lui une nombreuse descendance.
Ses obsèques auront lieu mardi 24 août à 9h30 en l’église paroissiale de Robion 84440
Colonel (H) Jean Luciani, RIP
Fervent catholique et patriote exemplaire, le colonel (H) Jean Luciani est décédé le 11 août à l’âge de 92 ans. Ses obsèques ont eu lieu le 18 août dans la cour des Invalides avec les honneurs militaires :
Le colonel Jean Luciani est décédé le 10 août d’une crise cardiaque. Figure historique de la Légion, il avait eu l’honneur de porter la main lors d’une cérémonie de Camerone. Sa carrière a été hors du commun même pour ceux de sa génération, résistant, élève officier 7e promotion « de guerre » (1945-46), deux séjours en Indochine, officier au 2e REI, puis 1er BEP, prisonnier à Dien Bien Phu, interné au camp n° 1. Nommé capitaine au feu, il est le héros d’Eliane 2 pendant la bataille de DBP. En Algérie, il est officier au 1er Bataillon de choc.
Il était Grand Croix de la Légion d’honneur, commandeur de l’ordre national du Mérite, dix fois cité au feu, quatre fois blessé à Dien Bien Phu. Après la guerre d’Algérie, sans considération pour sa carrière, il témoigne au procès de son ami, le Cdt Bernard Cabiro.
Il voulait ses engagements associatifs et politiques comme la continuation de ses combats militaires. A l’UNP, il est l’adjoint de son président, le Cdt Pouget. Au début des années 1980, il adhère au Front national directement auprès de Jean-Marie Le Pen avec le Cdt Cabiro et le Cne Sergent. Il a tenu le poste de secrétaire départemental adjoint du FN puis du MNR. Il a été élu conseiller régional d’Ile-de-France et conseiller municipal de Nogent-sur-Marne. Il était le secrétaire-général de l’ANAPI (Association Nationale des Anciens Prisonniers d’Indochine).
Discret et véritable homme de foi, il témoignait que son engagement était d’abord spirituel. Ses obsèques auront lieu aux Invalides, mercredi 18 août à 10h00, avec honneurs militaires dans la cour d’honneur.
De l’Afghanistan, de Macron et de la Chine
On s’en doutait un peu, pour être des barbares forcenés de la charia, les talibans ne sont pas tous des imbéciles !
Non seulement ils ont fini par liquider un régime de corrompus et son armée minée par la multitude de leurs complices à tous niveaux mais ils ont, ce faisant, ridiculisé les Américains, leurs services secrets, leurs diplomates, leur président.
Et voilà qu’ayant parfaitement compris les mécanismes de la médiacratie occidentale et de son masochiste aveuglement généralisé, ils viennent en moins de 36 heures de rejouer le vieux coup de l’islamisme modéré. Ils s’inscrivent ainsi dans la maîtrise de la dialectique de « l’islam mains rouges » et de « l’islam patte blanche ». Et nos médias, pour la plupart, gobent cela avec gourmandise ! Nonobstant le fait que leurs nouveaux talibans « modérés » à Kaboul ont à peine secoué leurs mains encore sanguinolentes de toutes les amputations, décapitations, lapidations, supplices du fouet et autres applications de la sainte charia qu’ils ont perpétrés partout sur leur parcours et que leurs valeureux frères en jihâd continuent de pratiquer partout dans les plaines et les montagnes loin des caméras.
Toutes les palinodies diplomatico-médiatiques qui font suite à la chute de Kaboul et à la débandade américaine suscitent évidemment l’ironie, si ce ne sont de gros rires des Chinois et des Russes. Les premiers se délectent dans la perspective qu’avec un tel degré de bêtise yankee, Taïwan tombera bientôt dans leurs mains « comme un fruit mur » selon l’expression chère à Lénine. Les seconds savourent la revanche de l’histoire sur l’échec soviétique d’il y a plus de trente ans. Celui-ci fut d’ailleurs tout de même moins humiliant que celui de l’Amérique car sous la forme d’un retrait en bon ordre, sans précipitation, planifié, organisé après deux ans de maintien d’un pouvoir ne pouvant plus être soutenu par une URSS en processus d’effondrement.
L’indécente chute de Kaboul est le dernier épisode d’une longue suite américaine de débâcles précédées aussi de trahison :
1975 : abandon-panique de Saïgon en 1975 après la cessation du soutien matériel à l’armée du Sud-Vietnam qui, elle, se battait courageusement, héroïquement (sacrifice de ses unités paras à Xuan Loc…).
1978-79 : trahison du Chah d’Iran par le débilissime président Carter entraînant la prise du pouvoir par l’ayatollah Khomeiny, début de la propagation de l’incendie islamiste sur le monde.
1991 et suivantes : guerre du Golf, aberration du démantèlement sans solution de remplacement du régime baasiste, aux conséquences terribles (Daesch…).
Quant aux conséquences géopolitiques, politiques, morales, religieuses, civilisationnelles et sociales de la victoire talibane à Kaboul ce 15 août 2021, il faudrait être bien ignorant des phénomènes islamiques pour ne pas d’ores-et-déjà saisir qu’elles seront considérables et probablement presque toujours tragiques.
« Triomphe des guerriers d’Allah, défaite des roumis, des mécréants » : telle est la nouvelle qui a déferlé avec l’instantanéité des moyens de communications moderne dans toute l’étendue des pays réels de l’immense oumma, aussi bien dans la majorité sunnite que chez les chiites, tous exultant à la nouvelle de cet événement, par-delà leurs divisions et leur haine millénaire.
Les pays de la coalition alliée évacuent les Afghans qui, soldats, interprètes, employés de service, se sont compromis avec eux. On ne saurait au moins reprocher à monsieur Macron de ne pas vouloir répéter, fût-ce à une échelle bien moindre, le déshonneur jadis des abandons des catholiques du Tonkin et des harkis et supplétifs d’Algérie.
Hélas, hormis sur ce point, ses propos ont été marqués par son habituelle suffisance dans l’énoncé, main sur le cœur, de suffocantes promesses. Ainsi de l’assurance de « son soutien à la société civile afghane » (sic !). Tout commentaire est superflu. Dans la même veine, il a prodigué pour les femmes afghanes « leur droit de vivre dans la sécurité, la liberté et la dignité ». Ouf ! De Kaboul à Kandahar, nul doute que la fulgurante nouvelle de ce propos héroïque aura suscité chez toutes les femmes, qu’elles soient sous la burqa grillagée ou enveloppées de niqabs et autres hijabs, une formidable espérance de libération prochaine. D’autant qu’il a assorti sa belle affirmation de l’émouvante promesse que voici : « Le destin de l’Afghanistan est entre ses mains mais nous resterons, fraternellement, aux côtés des Afghans ». De quoi en effet rassurer fortement ces derniers ! Et peut-être inquiéter ces jaloux de talibans !
Passons ici rapidement sur l’étourdissante ineptie de sa comparaison des défis auxquels sont confrontés les Afghanes et les Afghans avec « les siècles de lutte » qu’il a fallu aux Français « pour bâtir une nation conforme aux plus grandes espérances humaines » (sic !). Il est vrai qu’il n’est pas de déclaration macronarde qui vaille sans haute intensité de délire…
Plus sérieusement pour l’heure, ne se souciant pas plus des droits de l’homme en Afghanistan qu’au Tibet ou ailleurs, heureux d’avoir bien conseillé les talibans, les Chinois se frottent les mains. À eux les terres rares du pays où les Américains ne reviendront pas de sitôt ! Et puis les talibans ne sont pas si fous qu’ils s’en prendraient à leurs ressortissants pour quelque infraction à la charia. D’ailleurs ne croient-ils pas qu’Allah est grand et qu’il a pu prévoir pour quelques temps un partage du monde entre l’islamisme et le communisme de Xi ? L’entretien, au mois de juillet dernier, de leur « numéro deux », le mollah Abdul Ghami Baradr, avec le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, n’était pas chose anodine. Quelques semaines à peine avant la prise de Kaboul n’annonçait-il pas que le départ des Américains signifierait aussi une discrète entrée des Chinois ?
Quid maintenant de la Russie, de l’Afghanistan ? Certes, ces derniers non plus ne sont pas partis et ont maintenu leur ambassade. Depuis quelques années d’ailleurs, n’avait-on pas vu s’établir puis se resserrer des liens entre la diplomatie russe et celle des talibans ? N’avait-on pas vu en 2018 Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, accueillir chaleureusement dans un grand hôtel de Moscou une délégation de talibans menée par un de leurs fondateurs Abdul Ghami Baradar ? La Russie, bien sûr, est plus éloignée de l’Afghanistan que la Chine. Celle-ci a au moins avec ce pays une petite frontière de 75 kilomètres. La Russie en est désormais séparée par des États qui furent des Républiques soviétiques. Mais à n’en pas douter, l’habile diplomatie poutinienne n’aura pas manqué, nonobstant les bonnes relations de leur pays et de la Chine, de faire jouer auprès des talibans le fait qu’il serait sans doute pour eux imprudent de ne pas équilibrer leur relation avec la Chine par d’aussi bonnes relations avec la Russie… On le sait bien, on n’est pas dans cette affaire dans un contexte politique « bisounours ». On est à la fois dans la brutalité des barbaries totalitaires de l’islam et du communisme et aussi dans leur redoutable finesse orientale.
Malheureusement, par malheur pour les Afghans et pour l’Occident, ce grand escogriffe hébété de Joe Biden n’était pas plus fait que ses prédécesseurs Obama et Trump pour comprendre les paramètres du conflit afghan et être en mesure d’éviter la catastrophe de Kaboul.
Quant au si arrogant et confus Emmanuel Macron, que n’a-t-il lu et médité parmi toutes les admirables fables de La Fontaine celle de « La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf » ? Du moins, à n’en pas douter, fait-il sourire de même Xi, Poutine et le chef des talibans Haibatullah Akhundzada.
Une statue de la Sainte Vierge décapitée dans le Morbihan
Deux jours après l’Assomption.
«Ils peuvent détruire, nous reconstruirons» témoigne le vicaire de la paroisse.
C’est arrivé un 19 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
-
le 19 août : saints du jour français ou en France.
-
St Donat : prêtre et ermite près de Sisteron († VIE S.)
-
Au pays de Sisteron en Provence, au VIe siècle, saint Donat, prêtre, qui aurait mené pendant de longues années la vie d’anachorète.
-
Bx Guerric : abbé d’Igny (1080-1155)
À l’abbaye d’Igny au diocèse de Reims, en 1157, le bienheureux Guerric, abbé. En vrai disciple de saint Bernard, comme sa faiblesse physique l’empêchait de donner à ses frères l’exemple du travail, il les confirmait dans des entretiens spirituels pleins d’humilité et de charité.
-
St Louis : évêque de Toulouse († 1297)
Louis, évêque de Toulouse, petit-neveu de saint Louis, Roi de France, fils de Charles le Boiteux, roi de Naples et de Jérusalem, naît à Brignoles, en Provence.
Il parut, dès son enfance, n’avoir d’inclination que pour la vertu. Ses récréations même se rapportaient à Dieu ; il n’en choisissait que de sérieuses et ne s’y livrait que pour donner à son corps l’exercice nécessaire et conserver la vigueur de son esprit. Sa promenade ordinaire consistait à visiter les églises et les monastères. À l’âge de sept ans, il pratiquait déjà la pénitence, et souvent il couchait sur une natte étendue auprès de son lit. Il fut tout particulièrement remarquable par sa pureté angélique, qui ne se ressentit en rien de la mollesse des cours ni des séductions du monde.
Sa charité pour les pauvres était extraordinaire. Un jour qu’il sortait des cuisines du palais, son père, prévenu par des valets malveillants, lui demanda ce qu’il portait sous son manteau. Louis, tremblant, ouvre le manteau qui ne contenait qu’un bouquet de fleurs magnifiques, bien qu’on fût en hiver. À l’âge de quatorze ans, il fut envoyé comme otage, avec deux de ses frères, au roi d’Aragon, qui retenait son père prisonnier. Pendant ses sept ans de captivité, il répandit autour de lui le parfum de la patience, de la résignation, de la modestie la plus parfaite et fut l’ange consolateur de ses compagnons d’infortune. Une fois libre, Louis s’abandonna aux pieux excès de la charité qu’il avait tant aimée dès son enfance. Il chérissait surtout les lépreux, les recherchait, les embrassait tendrement, et baisait leurs horribles plaies.
Dans une maladie mortelle, il fit vœu d’embrasser la vie religieuse, s’il guérissait. Il guérit en effet, refusa les offres séduisantes d’un mariage royal, renonça même au trône de son père et s’enrôla sous la bannière du séraphique François d’Assise. À peine avait-il consommé son sacrifice, que Dieu l’appela à de plus hautes destinées ; à vingt-deux ans il fut nommé, par le Pape, évêque de Toulouse. Son amour pour les pauvres devint plus héroïque que jamais. Un jour qu’il sortait de consoler une pauvre malade fort misérable, ses serviteurs lui firent remarquer que son vêtement était couvert de vermine : « Ce sont là, dit-il en souriant, les perles des pauvres. »
Dieu voulut seulement montrer à la terre ce saint pontife. À son dernier soupir, une belle rose sortit de sa bouche, et un saint religieux vit les anges emporter son âme vers les Cieux.
-
Bx Hugues Green : prêtre et martyr († 1642)
À Dorcester en Angleterre, en 1642, le bienheureux Hugues Green, prêtre et martyr. Ordonné prêtre à Douai, il exerça son ministère dans sa patrie pendant trente ans, mais arrêté sous le roi Charles Ier, il fut condamné à mort comme prêtre, et eut le corps déchiré par le feu, cruellement et lentement.
-
St Jean-Eudes : prêtre et fondateur des : « Congrégation de Jésus et de Marie » (Eudistes) « Institut Notre-Dame de Charité » († 1680)
Jean Eudes, né le 14 novembre 1601, dans le petit village normand de Ri, était l´aîné de six enfants ; l´historien Eudes de Mézerai était son frère. Son père, Isaac, qui avait été arrêté au seuil du sacerdoce par des devoirs impérieux, possédait une science religieuse au-dessus de la moyenne ; aussi en fit-il largement bénéficier ses enfants.
Aucun ne profita mieux de cette éducation que Jean. Il n´était encore qu´un enfant quand, un jour, ayant reçu un soufflet d´un de ses camarades, il se mit à genoux, et tendit l´autre joue, selon le conseil évangélique. À quatorze ans, il faisait le vœu de chasteté et montrait déjà cette ténacité de volonté qui sera sa note caractéristique. Au collège de Caen, sa dévotion envers Marie le poussa à se passer naïvement un anneau de fiançailles au doigt.
Ses études terminées, il se décida à entrer dans l´état ecclésiastique. Pour le faire avec plus de perfection, il se mit sous la direction du Père de Bérulle, entra à l´Oratoire et fut ordonné prêtre à Paris, le 24 décembre 1625.
Le nouveau prêtre inaugura son ministère en se dévouant au soulagement des populations de Normandie alors décimées par la peste. Il poussa si loin le dévouement envers les pestiférés qu´il ne se trouva personne à Caen pour oser lui prêter asile, et que pendant plusieurs semaines il en fut réduit à se loger hors de la ville, dans un grand tonneau.
Mais l´œuvre principale du Père Eudes fut l´œuvre des missions. Au sortir des guerres religieuses, en France, l´ignorance de la religion et le relâchement des mœurs étaient extrêmes. Pour y porter remède, le Père Eudes parcourut la Normandie, la Bourgogne, l´Île de France et maints autres lieux ; son éloquence populaire, servie par un bel organe, et accompagnée d´une sainteté authentique, exerça un ascendant considérable sur toutes les classes de la société. Depuis saint Vincent Ferrier on n´avait point vu de missionnaire qui exerçât une telle action sur les foules.
Dans le but de travailler au relèvement du Clergé, « le plus grand ennemi de l´Église », selon lui, le Père Eudes ouvrit à Caen un séminaire qui fut l´embryon d´une nouvelle famille religieuse, consacrée aux Cœurs de Jésus et de Marie, et appelée « Congrégation de Jésus et de Marie » (Eudistes). Le succès vint aussitôt : les diocèses de Normandie furent bientôt pourvus de prêtres instruits et vertueux. Le Père Eudes ajouta à la formation du clergé les missions dans les campagnes.
En même temps, il fondait à Caen un Institut pour assurer la persévérance des « Repenties ». Selon l´usage du temps, chaque maison était indépendante ; à la mort du Père Eudes, il y en avait quatre ; à la veille de la Révolution, il y en avait huit. En 1835, la supérieure du Refuge d´Angers, sainte Marie-Euphrasie Pelletier, femme « de taille à gouverner un royaume », obtint que les nouvelles maisons fondées par son monastère restassent sous la dépendance de la Maison-Mère et donna à sa Congrégation le nom de « Bon-Pasteur ». Cette branche a eu un grand succès, et possède des ramifications dans les cinq parties du monde.
Arrivé à un âge avancé, le saint fondateur déposa sa charge de Supérieur et mourut saintement le 19 août 1680.
Une des gloires du Père Eudes est d´avoir été le précurseur de la dévotion aux Cœurs de Jésus et de Marie. Quarante ans avant les apparitions de Paray-le-Monial, il faisait célébrer par ses prêtres l´Office solennel de ces très saints Cœurs et s´en faisait l´Apôtre dans ses missions. Aussi le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) appela le Père Eudes « Auteur du culte liturgique des SS. Cœurs de Jésus et de Marie ».
Saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914), en le béatifiant, le 25 avril 1909, a dit qu´il devait être regardé comme « Père, docteur et apôtre » de cette dévotion.
Jean-Eudes a été canonisé le 31 mai 1925 par Pie XI.
-
le 19 août 440 : décès du pape Sixte III.
-
le 19 août 1186 : le duc de Bretagne Geoffroy II Plantagenêt est blessé mortellement dans un tournoi à Paris.
-
le 19 août 1239 : la couronne d’épine arrive à Notre Dame.
Le Roi revêt une simple tunique et, pieds nus, aidé de son frère, porte la Sainte Couronne jusqu’à Notre-Dame de Paris. Il a fait construire un reliquaire à la mesure de ces reliques : la Sainte-Chapelle. Durant la révolution française, les reliques sont déposées à l’abbaye de Saint-Denis puis, à la Bibliothèque nationale. Avec le Concordat de 1801, la Sainte Couronne et quelques autres reliques sont remises en 1804 à l’archevêque de Paris qui les fait déposer au trésor de la Cathédrale, le 10 août 1806. Elles s’y trouvent conservées depuis lors, confiées aux chanoines du Chapitre chargés de leurs vénérations et placées sous la garde statutaire des Chevaliers du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Voir la chronique du 11 août.
-
le 19 août 1315 : Louis X épouse Clémence de Hongrie en secondes noces.
-
le 19 août 1458 : élection du pape Pie II.
Le 19 août 1458, Enea Silvio Piccolomini est élu pape, sous le nom de Pie II. Comme son prédécesseur Calixte III, il passe une grande partie de son pontificat à préparer la croisade contre les Turcs qui, sous le sultanat de Mehmed II, viennent de s’emparer de Constantinople. Pie II décède le 15 août 1464.
-
le 19 août 1488 : le Traité du Verger.
Le traité de Sablé dit « traité du Verger » est signé entre le Roi de France par Charles VIII, et le duc de Bretagne François II.L’élément principal stipule que l’héritière du duché, Anne, ne peut se marier sans l’accord du Roi de France.
Le duc de Bretagne, allié aux grands féodaux et à Louis II d’Orléans, le futur Louis XII, a perdu la « guerre folle suite à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier près de Rennes le 28 juillet (voir la chronique du jour), où l’armée bretonne est détruite.
Le duc de Bretagne, doit l’hommage lige au Roi de France et le duché perd son indépendance législative. Il doit donner quatre places fortes en garantie : Saint-Malo, Dinan, et surtout Fougères et Saint-Aubin-du-Cormier.
La tentative de mariage d’Anne de Bretagne avec Maximilien Ier du Saint-Empire en 1490 viole le traité. Le mariage est annulé ; la duchesse va épouser successivement deux Rois de France.
-
le 19 août 1591 : le prétendant au Trône en titre, le futur Roi Henri IV prend Noyon.
-
le 19 août 1627 : Henri de Talleyrand-Périgord, comte de Chalais est exécuté à Nantes.
A cause du projet de mariage de Gaston de France, frère du Roi, et Mademoiselle de Montpensier. Un complot est ourdi contre le cardinal de Richelieu et le Roi Louis XIII. Henri de Talleyrand-Périgord, comte de Chalais, maître de la garde-robe du Roi, en est un des acteurs. La conspiration s’appelle d’ailleurs « la conspiration de Chalais ». Celle-ci est rapidement découverte et les auteurs condamnés. Maréchal d’Ornano et ses frères, ainsi que César et Alexandre de Vendôme, demi-frères du roi et de Gaston, autres conjurés, meurent en prison.
-
le 19 août 1662 : décès de Blaise Pascal, mathématicien et philosophe français.
Blaise Pascal, célèbre mathématicien, inventeur, philosophe français, meurt le 19 août 1662 à Paris à l’âge de trente neuf ans. Né le 19 juin 1623 (voir la chronique du jour) à Clermont-Ferrand, Pascal montre rapidement des facultés pour l’étude des sciences. Il est l’un des créateurs des probabilités, et rédige la théorie de la cycloïde. A 19 ans, il invente la première machine à calculer, la Pascaline. Il est l’auteur d’œuvres philosophiques comme “Les Provinciales“, ou les“Pensées”, qu’il ne finit pas.
Voir les chroniques du 24 mars, du 19 juin et du 23 novembre.
-
le 19 août 1680 : décès de saint Jean Eudes.
Né le 14 novembre 1601, saint Jean Eudes, est un prêtre, pionnier de l’Ecole de la spiritualité française. Il est le fondateur de l’Ordre de Notre-Dame de Charité ; il crée en 1641, une société de prêtres dédiée à la formation des séminaristes, du clergé et aux prédications dans les paroisses : la Société des prêtres de Jésus et de Marie, aussi appelée « les Eudistes ». Il combat ardemment le mouvement du jansénisme et participe à la Contre-Réforme. Les Eudistes sont interdits à la révolution et reviennent en France en 1826.Il meurt à Caen en France. En 1925, il est canonisé par Pie XI.
Ses parents qui ne peuvent pas avoir d’enfants, accomplissent un vœu en allant en pèlerinage à la chapelle de Notre-Dame de la Recouvrance où ils consacrent leur futur enfant à Notre-Seigneur et à Notre-Dame.
A l’âge de douze ans, quand il fait vœu de chasteté et glisse un anneau au doigt d’une statue de la Vierge Immaculée pour qu’elle devienne son épouse. Se donnant tout à elle dans un amour exclusif, il l’implore qu’elle veuille bien en retour se donner toute à lui.
Il entre à l’Oratoire en 1623 et est ordonné prêtre en 1625 ; Pierre de Bérulle le remarque rapidement. Il est envoyé en « missions », et ses prêches touchent les cœurs et convertissent les Français. Il répand la prière commune matin et soir dans les familles, la récitation du chapelet, pousse à la communion fréquente. Et pour clore les missions, il invente les « feux de joie » !
« Sortez, sortez de ce sale et horrible torrent du monde, de ce torrent des épines qui vous entraîne dans le gouffre de la perdition ; et venez vous perdre saintement dans les douces eaux de ce fleuve de paix et ce torrent de délices. Hâtez-vous ! Qu’est-ce que vous attendez ? Ne savez-vous pas que c’est Jésus qui a fait le Cœur de Marie tel qu’il est, et qui a voulu en faire une fontaine de lumière, de consolation et de toutes sortes de grâces pour tous ceux qui y auront eu recours dans leurs nécessités ? Ne savez-vous pas que non seulement Jésus est résidant et demeurant continuellement dans le Cœur de Marie, mais qu’il est lui-même le Cœur de Marie, le Cœur de son Cœur et l’âme de son âme, et qu’ainsi venir au Cœur de Marie, c’est venir à Jésus ; honorer le Cœur de Marie, c’est honorer Jésus ; invoquer le Cœur de Marie, c’est invoquer Jésus ? »
À une religieuse de Montmartre, il écrit : « Le Divin Cœur de Jésus et de Marie est cette fournaise dont les feux et les flammes ne se repaissent que de cœurs. Oh ! qu’heureux sont les cœurs qui se perdent dans ces divines flammes. »
- le 19 août 1829 : la statue de Louis XVI est inaugurée à Montpellier.
Elle reste deux ans en place, et est déboulonnée sous Louis-Philippe. Puis, elle disparaît durant près de 140 ans, avant d’être offerte en1967 par le maire, François Delmas, à Louisville, ancienne capitale de la Louisiane française, jumelée avec Montpellier !
- le 19 Août 1917 : 4ème Apparition de Fatima.
18000 personnes assistent à l’événement le 17 août. Mais Lucie n’est pas là et l’Apparition prévue n’eut pas lieu. En effet l’administrateur du canton a enfermé Lucie et ses deux cousins prétextant qu’ils troublaient l’ordre public. Des phénomènes tels que lors des précédentes, coups de tonnerre, des éclairs, un halo de lumière blanc, ont lieu.
L’administrateur les relâche au bout de 2 jours. La sainte Vierge apparaît donc le dimanche 19 août aux enfants et leur demande de continuer à prier et en leur promettant qu’a sa dernière apparition elle accomplirait le Miracle de ” faire croire tout le monde “.
- le 19 août 1942 : débarquement des franco-canadiens à Dieppe.
L’opération Jubilee ne s’explique pas, si ce n’est pour tester les défenses allemandes et préparer un débarquement de masse.
Les Allemands mitraillent et bombardent les plages sans répit et font 4000 morts, blessés ou prisonniers. L’opération est un véritable désastre.
- le 19 août 1944 : les Allemands Renthe-Fink et Neubronn somment le chef de l’Etat Pétain d’accepter son transfert en zone nord.
Voir les chroniques des 17, 18 et 20 août.
- le 19 août 1984 : naissance de la Transat Québec/Saint-Malo
La course naît à l’occasion du 450e anniversaire de l’arrivée de Jacques Cartier dans le golfe du Saint-Laurent. Elle accueille monocoques et multicoques et a lieu tous les quatre ans, en équipage et sans escale.
- le 19 août 1997: début des JMJ à Paris
Elles ont lieu du 14 au 22 août dans toute la France. Le 21 août, cinq cent mille jeunes accueillent le Pape au champ de Mars le jeudi 21 août et 800 000 à la veillée du samedi soir à Longchamp, plus d’un million le dimanche 24.
Emmanuel Macron n’a plus qu’à condamner le lobby LGBT
Alors que chaque semaine plusieurs centaines de manifestations conséquentes demandent l’abolition du passeport sanitaire, véritable outil de discrimination entre Français et système de flicage à grande échelle, Emmanuel Macron ose rappeler ces manifestants à leurs devoirs :
Emmanuel Macron: “Être citoyen, ce n’est pas demander toujours des droits supplémentaires, c’est veiller d’abord à tenir ses devoirs à l’égard de la Nation” pic.twitter.com/aYOfq0JDzB
— BFMTV (@BFMTV) August 17, 2021
Après avoir imposé au forceps la revendication d’une minorité de lobbyiste en faveur de la fabrication d’enfants privés de père, le chef de l’Etat n’est plus crédible. Ou alors il lui faut dénoncer les revendications LGBT.
Bel exemple de la fenêtre d’Overton
Il y a encore vingt ans, existait un délit d’incitation à l’avortement. Je ne sais pas si l’on trouve d’autres exemples d’une inversion si rapide et si totale du droit. pic.twitter.com/hUixzGSY7Q
— 🅰️bbé Bertrand Cardinne ن (@bcardinne) August 18, 2021
L’Américain Joseph Overton a classé les idées selon qu’elles étaient impensables, radicales, acceptables, raisonnables, populaires ou politique. Et il a défini une fenêtre, appelée la fenêtre d’Overton : une sorte de fenêtre de tir par laquelle on voit quelles sont les idées faciles à exposer à un moment donné… et qui se déplace sous l’effet de la propagande. De sorte que ce qui était impensable devient la norme, tandis que ce qui était autorisé devient passible de poursuites. Il y a 20 ans le mariage LGBT était impensable : il est devenu difficile de le critiquer. L’avortement est devenu un tabou, alors qu’il y a 50 ans, il était illégal. La GPA est en train de s’imposer…
Pour Jean-Yves Le Drian, la République française est sans doute illégitime
A propos des talibans, le ministre des Affaires étrangères a déclaré :
“Quand on prend le pouvoir par la force, on n’est pas légitime”
De la prise de la Bastille au bain de sang de la Terreur, en passant par l’assassinat du roi Louis XVI, la République française n’est donc pas légitime. CQFD.
Levan Vasadze : Les circonstances étranges de sa maladie
Levan Vasadze est collaborateur de longue date de l’Organisation Internationale pour la Famille (OIF) et a présidé le Xe Congrès Mondial des Familles à Tbilissi en 2016. Il est l’un des leaders pro-famille les plus connus dans le Caucase. Brian Brown, président de l’OIF, était récemment avec Levan en Géorgie pour le lancement du nouveau mouvement social ERI de Levan. À cette époque, Levan a commencé à se sentir mal, avec des symptômes étranges. En tant que l’un des critiques les plus connus du libéralisme, Levan a de nombreux ennemis, ce qui suscite de nombreuses questions sur sa maladie. Est-elle d’origine naturelle ? Ou a-t-il été empoisonné ? Il témoigne sur IfamNews :
Avant d’entamer l’essentiel de ce que j’ai à vous dire aujourd’hui, je tiens à souligner que je n’ai pas l’intention de spéculer sur l’issue de ma maladie soudaine et absolument étrange. Je ne cherche pas non plus à attirer la sympathie. Il y a tant de personnes dans notre pays qui souffrent de maladies graves, tant d’enfants qui subissent une chimiothérapie, tant de détresse, que dans des circonstances ordinaires, je ne mentionnerais même pas ma propre maladie.
Mais le fait est qu’il ne s’agit pas seulement de ma condition personnelle ; cela a à voir avec la situation sociale et politique de notre pays. C’est pourquoi je me sens obligé de rendre compte au public, en essayant d’une part d’éviter les spéculations inutiles, et d’autre part de permettre aux citoyens de se faire leur propre opinion sur la base d’informations provenant de la source directe.
Donc, pour commencer : Je ne peux pas dire avec certitude si cette maladie, une des plus rares qui soit, qui a si étrangement coïncidé avec mon entrée en politique, est provoquée par le hasard ou artificiellement. Je ne peux exclure aucune de ces possibilités. Et j’ai déjà accepté qu’il n’y a pas de réel espoir de connaître un jour toute la vérité. Mais cela ne signifie pas que je n’ai pas d’obligations envers ma famille et mon pays de rappeler en détail ce qui s’est passé pendant ces mois difficiles, et de révéler des circonstances dont le public ne sait presque rien.
Mon diagnostic confirmé est une amyloïdose de type AL (amyloïdose acquise avec infarctus du myocarde), avec un diagnostic secondaire possible (myélome multiple). Pour confirmer définitivement ce second diagnostic, il faudrait réaliser un PET scan avec contraste du squelette, ce qui est impossible pour le moment en raison de l’analyse de mes reins.
Dans l’ensemble, cependant, que le myélome soit confirmé ou non, la gravité de mon diagnostic ne changera pas du tout. L’amylose de type AL est beaucoup plus agressive que le myélome et, selon les spécialistes, le nombre de plasmocytes caractéristiques du myélome qui ont déjà été découverts dans mes analyses (je ne donne volontairement pas le pourcentage exact) rend déjà très probable l’existence également d’un myélome qui, comme nous le savons tous, peut être causé par (entre autres) des radiations et des empoisonnements.
Je parle de tous ces détails, car aujourd’hui je veux cataloguer les circonstances symptomatiques et cliniques de ma maladie. Ceci, ainsi que les faits mentionnés ci-dessus, devrait laisser une trace pour les enquêteurs ou les médecins spécialistes qui, à l’avenir, pourraient être chargés d’étudier mon cas. Je ne suis pas médecin, mais je vais essayer d’être aussi précis que possible dans la description des choses, tout en le faisant de manière simple pour que tout le monde puisse comprendre.
Précisément à la même période de mars-avril 2021, alors que j’avais commencé à discuter de mon entrée en politique (y compris au téléphone), j’ai développé une étrange toux persistante. Cette situation s’est poursuivie depuis, et s’est aggravée.
Au début, je n’y ai pas prêté beaucoup d’attention, mais bientôt ma toux est devenue très forte, m’étouffant, interférant avec ma parole et mon sommeil, et aucun des médicaments que j’ai essayé ne m’a aidé.
En avril, alors que je participais à une réunion du conseil d’administration de notre société commerciale à Moscou, ma femme m’a demandé de passer un examen médical complet sur place. J’ai visité le centre de traitement et de réhabilitation dirigé par le professeur Lyadov. L’examen a duré deux jours entiers et a comporté une série complète d’études, y compris des analyses de tous les principaux organes, en utilisant tous les équipements et les procédures de test les plus modernes. Les résultats sont documentés.
Tous mes tests ont donné des résultats normaux, à l’exception de la diminution du rythme respiratoire pendant le mouvement. On m’a donc recommandé de consulter un pneumologue (un expert du système respiratoire).
J’ai pris mon vol de retour à Tbilissi et je suis allé voir un pneumologue très réputé, qui m’a prescrit un traitement pour ma toux. Mais cela n’a pas aidé. Lors d’une deuxième visite, qui a eu lieu un peu plus tard que prévu, il a changé certains des médicaments, mais ma toux n’a fait que s’aggraver.
Nous étions déjà en mai, après l’annonce de mon entrée en politique.
Pendant ce temps, mon état général s’est détérioré. J’étais essoufflée la nuit ainsi qu’en marchant et en montant les escaliers. J’ai eu des restrictions de mouvement, et enfin le gonflement de mes membres inférieurs, des mollets aux pieds. Ces conditions ont progressé de manière constante tout au long des mois de mai et juin. Bien que je fasse mes exercices habituels à l’extérieur, dans l’air frais de Kiketi, et que j’observe une alimentation et un mode de vie sain, rien ne s’est amélioré. En raison du manque d’air pendant le sommeil, il m’arrivait souvent de me lever dans mon lit, en respirant lourdement. Bientôt, cela est devenu un événement régulier.
Après ma deuxième visite chez le pneumologue, ma femme m’a demandé de passer également une radiographie de l’abdomen. Là-bas, à l’hôpital, l’un des médecins, qui est aussi notre parent, n’a pas apprécié quelque chose au sujet de mon foie ; cependant, il a été jugé plus tard qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter.
Entre-temps, nous avons voyagé dans toute la Géorgie pour des réunions régulières avec nos partisans. Pendant ce temps, je ne me sentais vraiment pas bien, et j’ai décidé de me rendre à Istanbul pour un nouvel examen médical à la clinique Acibadem, que je connais bien . Mais avant que je puisse le faire, un incident s’est produit.
Nous étions dans la région de Guria-Adjara, au bord de la mer Noire. Un matin, j’ai décidé de me baigner… et j’ai failli me noyer. J’ai à peine réussi à regagner la rive ; je pouvais à peine bouger, et j’avais l’impression que mon cœur s’était arrêté, en plus de ressentir tous les autres symptômes susmentionnés de façon aiguë. Mon fils aîné, Shio-Irakli, est resté avec moi dans la chambre d’hôtel cette nuit-là, et il a appelé ma femme pour lui dire que je respirais si rapidement la nuit qu’il se demandait comment j’arrivais à dormir.
Il convient de noter que trois de mes amis et collègues politiques avec lesquels je passais du temps à Guria-Adjara pendant les trois derniers jours de mon voyage ont également commencé à tousser. Leur toux était étouffante, ils s’étouffaient en parlant, et ne savaient absolument pas comment tout cela avait commencé. Dieu merci, dès que j’ai pris mon vol pour Istanbul et qu’ils sont rentrés à Tbilissi, on m’a dit que leur toux s’est arrêtée sans laisser de trace.
Seule ma femme et un petit cercle étaient au courant de mon voyage à Istanbul. J’ai réservé mon billet d’avion juste avant le départ. J’avais prévu de passer l’examen médical et de me dépêcher de retourner à Tbilissi pour les événements du 5 juillet. [L‘auteur fait référence aux événements de la “Pride” dans la ville, et à leurs contre-manifestations. – NDLR].
Mais étrangement, un matin, tous les médias libéraux ont annoncé que j’avais été empoisonné et que j’étais parti à Istanbul ! La façon dont les médias mainstream libéraux ont obtenu cette information, ce qu’ils savaient exactement et pourquoi ils ont fait tant d’histoires, nécessiterait une enquête. Je comprends que dans notre pays, le service de sécurité de l’État de Géorgie et les autorités supérieures à l’étranger peuvent acquérir toutes sortes de données à partir des téléphones portables des individus, sans aucun égard pour les droits et la vie privée. Mais la façon dont les informations sur ma maladie ont été diffusées dans les médias doit certainement être examinée.
J’ai atterri à Istanbul le 23 juin et je me suis rendu à l’hôpital le lendemain. J’avais tout un programme d’examens, et il se trouve que le cardiologue était le premier sur la liste. D’après le bilan de santé qui avait été fait en avril, vous vous souvenez que mon cœur était censé être en parfaite santé…
Je me suis allongé sur la table et le médecin a commencé son examen. J’ai soudain compris qu’il était surpris, car il a quitté le bureau et est revenu avec deux de ses collègues. Ils ont fixé ma photo sur l’appareil pendant un long moment, se sont mis d’accord entre eux et ont semblé me regarder avec sympathie comme un patient désespéré et sans espoir.
Le médecin m’a demandé de m’habiller tout en essayant de faire bonne figure. Il m’a dit qu’on soupçonnait que j’étais atteinte de l’une des maladies les plus graves, les plus incurables et les plus rares qui soient, appelée amyloïdose. “Je ne suis pas un spécialiste de cette maladie”, a-t-il dit, “mais je suis sûr que vous avez besoin d’un examen médical plus approfondi. Même maintenant, je peux vous dire que vous souffrez d’une insuffisance cardiaque grave, causée par une déformation/un épaississement des parois de votre cœur. On observe la lueur caractéristique des cristaux de protéines toxiques sur les parois et la fraction d’éjection du cœur (ou taux de libération de sang oxygéné) a diminué jusqu’à une marge critique [Encore une fois, je ne mentionne pas le pourcentage exact à dessein ]. Vous pouvez faire un arrêt cardiaque à tout moment. Une image plus précise peut être obtenue par IRM avec contraste, que je vais programmer immédiatement.”
Il m’a également annoncé que je pourrais avoir besoin d’une transplantation cardiaque et hépatique urgente, et que les patients ayant reçu un tel diagnostic ont généralement une espérance de vie très courte. Il a modifié le calendrier de tous mes rendez-vous avec d’autres médecins et m’a orientée tout d’abord vers un néphrologue et un gastro-entérologue, afin qu’ils puissent vérifier si les dépôts de protéines toxiques qu’il avait vus dans mon cœur s’étaient déjà propagés à d’autres organes, comme les reins, le foie et d’autres endroits. Il n’a prescrit aucun médicament, à l’exception d’un diurétique courant, sur lequel je reviendrai plus tard.
Et c’est là que ma nouvelle voie a commencé : un mois et demi de souffrance, d’analyses et de procédures difficiles, de doutes et d’espoirs vains. Un autre hôpital à Istanbul, et trois autres à Moscou.
En raison de la crainte initiale d’un arrêt cardiaque, je me suis immédiatement tourné vers le très respecté Dr Leo Bokeria. Le centre national de recherche médicale de chirurgie cardiovasculaire A.N. Bakulev, qu’il dirige, réalise le plus grand nombre d’opérations au monde en cas d’arrêt cardiaque – 6 000 par an. Je me suis dit qu’au moins dans ce cas, je pourrais avoir confiance aux soins reçus tout en subissant tous les examens médicaux nécessaires.
Le Dr Bokeria m’a rappelé immédiatement. Il m’a demandé de venir pour un examen plus approfondi et, comme cela lui est caractéristique, il m’a accordé une grande attention, invitant et faisant intervenir tous les spécialistes nécessaires en consultation. Je ne peux passer sous silence notre grand cardiologue, le Dr Ismet Mikeladze, un homme “gurji” corpulent et sage, qui, avec ses amis, nous a témoigné, à Nino et à moi, une grande hospitalité et une grande amitié à Istanbul. En ce qui concerne mes autres médecins, dirigés par un bon ami, un Kakhetian vivant en Amérique, j’aurai peut-être plus de choses à dire plus tard.
Le Dr Bokeria m’a expliqué que le diagnostic d’amylose AL étant très rare, il doutait que cela soit confirmé. Avec un demi-siècle d’expérience derrière lui, il a dit qu’il n’avait pas vu plus de deux patients atteints de cette maladie dans toute sa vie. Le type primaire acquis d’amylose AL(c’est-à-dire non génétique) survient principalement chez les personnes âgées ayant subi un traitement par dialyse pendant de nombreuses années ou souffrant d’un myélome multiple. Elle se manifeste généralement d’abord dans les reins, et mes reins étaient propres. L’amylose n’est souvent découverte qu’après la mort, sur des cadavres lors d’une autopsie ; par conséquent, le développement d’une telle maladie chez un patient sain en seulement deux mois rendait le diagnostic très douteux, surtout sur la base d’un seul examen du cœur.
Cependant, après l’extraction de tissus cardiaques pour des tests et des analyses approfondies de sang et d’urine, le diagnostic a fini par être confirmé. Mais pendant que tous ces tests étaient effectués, entre-temps, des choses étranges ont commencé à m’arriver…..
Les idéologues des Lumières n’ont jamais cru en l’égalité du genre humain
Chaque jour dans les médias, sur la scène politique et dans notre enseignement, l’on entend dire que les “Lumières”, fierté française, ont découvert et apporté à l’univers l’idée majeure d’une unité du genre humain. Exorbitante anomalie : car c’est l’inverse ; mettant en doute cette unité, en réalité elles ont disloqué la famille humaine, ou obstinément incliné à le faire. A la racine des idéologies du XXe siècle, établissant une hiérarchie entre les hommes, qu’elle soit raciale ou sociale, l’idéologie des Lumières reprend l’hérésie de la gnose, mise en oeuvre par la franc-maçonnerie, qui considère que seule une certaine élite éclairée est capable de diriger une populace ignare. On retrouve cette idée dans l’actualité, avec ces penseurs de plateaux TV qui imposent leur vision de la société à une classe d’ignorants, malgré les centaines de milliers de manifestants…
Que les Diderot, Voltaire, Helvétius et consorts aient clairement nié la consistance d’un genre humain, était logique en fait, selon certains principes dont ils étaient imbus, et dont ils étaient fiers, car c’était du “progrès”. Par voie de conséquence, ils en sont arrivés à sous-humaniser de nombreux “appelés hommes”. Plus souvent qu’à leur tour, les gens de couleur, les femmes, les gens du populaire notamment paysans, ont fait les frais de ce traitement désobligeant.
L’affaire est surprenante. Erreur ou ignorance, ou autre chose encore, les meilleurs historiens cautionnent le contresens, qu’avec simplicité ce modeste volume, abondamment nourri des textes de l’époque, s’essaie à établir et à analyser.
Purgées du lourd malentendu qui de la sorte les obère, les fameuses “valeurs de la République”, que déjà l’univers nous enviait, n’en rayonneront, possiblement, que davantage.
Xavier Martin, universitaire, a consacré à ce thème une douzaine d’ouvrages, dont le dernier, L’homme rétréci par les Lumières, a pour objectif de distiller, en quelque sorte, la quintessence.
Assomption : les Marseillais à la rencontre de la Vierge Marie dans les rues du Panier
“Viva la Madonna” a-t-on pu entendre crier avec ferveur dans le Panier dimanche. À l’occasion de l’Assomption et comme le veut la traditionnelle procession, de nombreux fidèles se sont rassemblés dans la Major pour célébrer la Vierge :
Michel Bayvet, RIP
Michel Bayvet, catholique et militant pro-vie que l’on retrouvait à chaque Marche pour la vie, est décédé à l’âge de 93 ans.
Membre du Front national dès sa création en 1972, il en fut le trésorier au début des années 80, secrétaire départemental des Yvelines, élu de Versailles et exerça plusieurs mandats au sein du Conseil régional d’Ile de France. Membre du Bureau politique, il a quitté le FN en 2009 avant de devenir membre fondateur du Parti de la France.
Ses obsèques auront lieu vendredi à 14 heures en l’église Saint Nicolas du Chardonnet.
Quand M.Macron vaticine à propos de la situation en Afghanistan : danger pour la France
L’allocution de M.Macron, à partir de sa villégiature méditerranéenne à propos de la situation en Afghanistan, est –c’est bien normal- un concentré du macronisme. Nous remarquerons pourtant que deux de ses mantras favoris n’ont pas été cités : le célébrissime « Je ne cèderai rien » et « La France a une part d’Afghanistan en elle ». Un petit relâchement estival sans doute. Pour le reste, nous avons été comblés : rassurez-vous braves gens, nous ne maîtrisons rien et d’ailleurs nous n’avons nullement l’ambition de maîtriser quoi que ce soit.
Dans son historique des événements, on aura remarqué que M.Macron a exonéré M.Obama de toute responsabilité dans le processus de retrait des américains d’Afghanistan :
« Après une guerre de vingt années, après la décision de retrait des troupes américaines prise successivement par le président Trump et le président Biden, Kaboul, la capitale de l’Afghanistan, est tombée en quelques heures, sans résistance, aux mains des Talibans ».
Or, c’est en 2012 que M.Obama a pris la décision d’un retrait presque total pour fin 2014, politique ensuite suivie par M.Trump. Mais aggraver le compte débiteur de M.Trump n’est d’aucun danger et, entre globalistes de bon aloi, on s’épargne : on ne sait jamais de quels appuis M.Macron devra disposer dans une future vie professionnelle.
La logorrhée n’a pas épargné cette partie historique :
« L’intervention militaire française a donc définitivement cédé la place, le 31 décembre 2014, à l’action civile que nous avons continué de mener à bien, auprès du peuple afghan, avec lequel nos liens d’amitié sont anciens et profonds ».
Nous sommes heureux d’apprendre que les Afghans forment un peuple et non un agrégat de tribus (et il n’y a aucun contenu péjoratif à cet état de fait) et qu’au surplus, les liens d’amitié entre les peuples afghan et français sont anciens et profonds. Sans doute avait-on inséré cette tranche de l’histoire à côté de l’enseignement de la traite arabo-musulmane, ce qui explique son caractère confidentiel jusqu’à aujourd’hui.
M.Macron est un humaniste. Il décide donc l’accueil en France des
« personnels civils afghans qui ont travaillé pour l’armée française, ainsi que leurs familles. C’est notre devoir et notre dignité de protéger ceux qui nous aident : interprètes, chauffeurs, cuisiniers et tant d’autres. Près de 800 personnes sont d’ores et déjà sur le sol français. Plusieurs dizaines de personnes sont encore sur place qui ont aidé l’armée française et pour lesquelles nous restons pleinement mobilisées ».
De plus, « de nombreux afghans, défenseurs des droits, artistes, journalistes, militants, sont aujourd’hui menacés en raison de leur engagement. Nous les aiderons parce que c’est l’honneur de la France d’être aux côtés de celles et ceux qui partagent nos valeurs, autant que nous pourrons le faire et en tenant compte de la nécessaire adaptation de notre dispositif. Je remercie les associations, collectifs et communes qui aideront à leur accueil ».
On fera concernant cette décision trois observations principales :
1° Comme l’intervention militaire française avait cessé depuis six ans et que nous ne travaillions que dans le cadre de liens d’amitié anciens et profonds (dixit M.Macron), cet accueil n’a aucune base formelle de protection de personnels autochtones qui auraient été engagés dans un conflit. Pour être parfaitement clair, ces Afghans accueillis à la va-vite n’étaient en rien des personnels combattants (ni des vietnamiens, ni des harkis engagés dans les armées françaises) et ne travaillaient pas pour des personnels combattants.
2° La Constitution française dit dans son article 53-1 : « Les autorités de la République ont toujours le droit de donner asile à tout étranger persécuté en raison de son action en faveur de la liberté ou qui sollicite la protection de la France pour un autre motif ». Peut-on poser la question de savoir quelles ont été les actions en faveur de la liberté des personnels techniques ayant travaillé avec les représentations françaises en Afghanistan ?
3° Au moment où vient de se terminer l’adoption de la grande loi ( !) macronienne contre le séparatisme musulman (évitons les formulations hypocrites), peut-on juste savoir si on s’est assuré de la compatibilité de ces Afghans ainsi amenés en France avec les « principes républicains français » ?
C’est l’occasion de débrancher quelques instants vers la décision du Conseil constitutionnel (toute récente : le 13 août 2021) à propos de cette Loi confortant le respect des principes de la République. Cette décision a deux aspects qui nous intéressent : tout d’abord, dans son paragraphe 20 concernant l’article 12, elle énumère les obligations souscrites au terme d’un contrat d’engagement républicain, que nous pouvons donc considérer comme ces fameux principes républicains :
« les obligations prévues au titre de ce contrat sont celle de respecter les principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de dignité de la personne humaine, ainsi que les symboles de la République au sens de l’article 2 de la Constitution, c’est-à-dire l’emblème national, l’hymne national et la devise de la République, celle de ne pas remettre en cause le caractère laïque de la République et, enfin, celle de s’abstenir de toute action portant atteinte à l’ordre public ».
On sait donc quoi exiger.
Par contre, l’article 26 de la loi subordonnait le séjour d’un étranger en France à l’absence de manifestations d’un rejet des principes de la République. Or, les députés (de gauche) auteurs de la saisine concernant cet article avaient estimé que
« au regard de l’imprécision de l’expression « principes de la République » et de l’absence de critères permettant de caractériser la manifestation d’un rejet de ces principes, ces dispositions méconnaîtraient le principe de clarté de la loi et l’objectif de valeur constitutionnelle d’accessibilité et d’intelligibilité de la loi. Ils font valoir également que ces dispositions, de par leur caractère équivoque, ne préviendraient pas « le risque de décisions administratives ou juridictionnelles arbitraires » et méconnaîtraient, de ce fait, la liberté d’aller et venir, la liberté individuelle et le droit à une vie de famille normale » (§49).
Et bien, le Conseil constitutionnel leur a donné raison :
« Le législateur n’a pas, en faisant référence aux « principes de la République », sans autre précision, et en se bornant à exiger que la personne étrangère ait « manifesté un rejet » de ces principes, adopté des dispositions permettant de déterminer avec suffisamment de précision les comportements justifiant le refus de délivrance ou de renouvellement d’un titre de séjour ou le retrait d’un tel titre (§54). Dès lors, les dispositions contestées méconnaissent l’objectif de valeur constitutionnelle d’accessibilité et d’intelligibilité de la loi. Par conséquent, et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres griefs, l’article 26 est contraire à la Constitution (§55) ».
On aura remarqué la grande cohérence du Conseil constitutionnel qui considère que les principes de la République, qu’il vient de rappeler propos de l’article 12, ne sont plus suffisamment précis pour l’article 26 ! Et que, comme d’habitude avec les diverses juridictions françaises et extra-françaises, il sanctionne toutes les mesures prises par le pouvoir exécutif ayant le moindre début d’intérêt pour le contrôle de l’immigration.
Ainsi, c’est vrai, d’une certaine façon le pouvoir macronien n’a pas l’autorisation d’évaluer un éventuel rejet des principes de la République parmi les Afghans qui vont se précipiter en France ! On dirait volontiers : Merci Qui ? Mais on ne voudrait pas être ipso facto taxé d’antisémitisme…
Enfin, l’aspect le plus structurant de la déclaration de M.Macron concerne l’organisation des flux migratoires :
« Au-delà de l’urgence, j’entends prendre au nom de la France plusieurs initiatives en lien étroit avec les autres états européens et nos alliés. Et en premier lieu, face au risque de « flux migratoires irréguliers vers l’Europe. La France, comme je l’ai dit, fait et continuera de faire son devoir pour protéger celles et ceux qui sont les plus menacés. Nous prendrons toute notre part dans le cadre d’un effort international organisé et juste. Mais l’Afghanistan aura aussi besoin dans les temps qui viennent de ses forces vives et l’Europe ne peut pas à elle seule assumer les conséquences de la situation actuelle. Nous devons anticiper et nous protéger contre des flux migratoires irréguliers importants qui mettraient en danger ceux qui les empruntent, et nourriraient les trafics de toute nature. Nous porterons donc, en lien avec la République Fédérale d’Allemagne, et je me suis entretenu il y a quelques instants à ce sujet avec la Chancelière Merkel, et avec d’autres états européens, une initiative pour construire sans attendre une réponse robuste, coordonnée et unie qui passera par la lutte contre les flux irréguliers, la solidarité dans l’effort, l’harmonisation des critères de protection, et la mise en place de coopérations avec les pays de transit et d’accueil comme le Pakistan, la Turquie ou l’Iran ».
Tout ça ne respire pas ni la clarté ni la franchise. C’est fait exprès. Le point crucial est la juxtaposition d’un « effort international organisé et juste » et de « flux migratoires irréguliers ». C’est exactement la terminologie contenue dans ce pacte mondial pour les migrations, piloté par l’ONU et signé en particulier par la France lors d’une assemblée générale de l’ONU à Marrakech le 10 décembre 2018. Retenons pour le divertissement, et nonobstant son rôle dans tout ce chaos et les prévisions de flux migratoires justes ou injustes, les Etats-Unis n’ont pas signé ce pacte.
Rappelons les principaux présupposés qui ont présidé à l’élaboration de ce Pacte endossé par M.Macron : Les migrations sont inévitables ; aucun pays ne peut faire face seul à la migration et il faut une gouvernance mondiale ; les expulsions de personnes en situation illégale sont décommandées ; les migrations sont fondamentalement positives pour les pays d’accueil ; les gouvernements doivent ouvrir des voies d’accès pour des migrations régulières ; les pays d’accueil ont l’obligation d’aider les migrants à réaliser pleinement leur potentiel ; le regroupement familial est recommandé ; la structuration et l’organisation des migrants dans les pays d’accueil en « communautés » et en « diasporas » (ce terme revient 25 fois dans le texte) sont privilégiées : c’est donc l’institutionnalisation du communautarisme. Le migrant n’est pas là pour s’intégrer.
Se soumettant à nouveau à un cadre international ôtant toute capacité de décision souveraine française, M.Macron préannonce donc une structuration des flux migratoires, en particulier avec l’Allemagne (et on connaît la dilection de Mme Merkel pour les immigrants des pays musulmans). Ces flux, au départ irréguliers seront déclarés « justes » et passez muscade. Après tout, l’Afghanistan, ce ne sont que 38 millions de personnes, ce n’est pas la mer à boire. Et d’ailleurs, le Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU vient de réclamer l’interdiction du renvoi des ressortissants afghans vers leur pays, même si leur demande d’asile est rejetée.
Et puis, M.Macron est un peu emporté par sa péroraison :
« Enfin, il nous faut continuer de défendre nos principes, nos valeurs, qui font ce que nous sommes. L’histoire de l’Afghanistan n’a pas commencé pas en 2001. Nous sommes intervenus dans un pays ébranlé par quarante ans de guerre, un grand pays tourmenté. Et Nous, Français, sommes à même de le comprendre. Nous, à qui il a fallu des siècles de lutte, de fautes, d’avancées et de reculs pour bâtir une nation conforme aux plus grandes espérances humaines : l’égalité sans considération d’origine, de sexe ou de religion et la liberté de choix et de conscience ».
On aura retrouvé ce thème macronien qui lui est si cher, celui des « fautes » de la France ; il n’y a pas de petit plaisir…
Et M.Macron de terminer dans son flou artistique qui lui va si bien :
« Si le destin de l’Afghanistan est entre ses mains, nous resterons, fraternellement, aux côtés des Afghanes et des Afghans. En soutenant la société civile afghane et en faisant notre devoir de protection de celles et ceux que nous pouvons protéger. En disant très clairement à ceux qui optent pour la guerre, l’obscurantisme et la violence aveugle qu’ils font le choix de l’isolement. En étant toujours du côté de ceux qui combattent pour la liberté, les droits des femmes, qui portent dans le monde le même message que le nôtre. C’est le choix de la raison, c’est le choix de ce que nous sommes profondément ».
Mais, au fait, que craignons-nous réellement pour les Afghans ? Après tout, les talibans ne pratiquent-ils pas un islam chimiquement pur ? Et l’islam n’est-il pas, dans sa pureté, un régime de tolérance et de paix ? Et M.Darmanin lui-même n’a-t-il pas rappelé que
« au regard de l’histoire, s’il y a une religion qui a moins de difficulté à travailler avec la République, c’est l’islam… un dialogue plus facile, une discussion plus spontanée qu’avec les autres cultes » (septembre 2020).
Ne déclarait-il pas en février 2021 que « l’islam est parfaitement compatible avec la République » ?
Alors, qu’est-ce qu’un paisible cuisinier afghan, ayant travaillé pour un Français ami ancien et profond du peuple afghan aurait-il à craindre d’un Afghan musulman, certainement paisible et tolérant puisque soucieux de la véritable application de l’islam, cette religion avec laquelle l’Etat français travaille si bien ? Ou bien nous cacherait-on quelque chose ?
Plus de 300 000 personnes ont regardé le film “Unplanned” sur C8
Cette audience est dans la moyenne des audiences de C8. Le lundi précédent, le 9 août, la fiction policière grand public “ABC contre Poirot” avait été suivie par 362 000 spectateurs.
Pour nos idéologues, ce sont 300 000 téléspectateurs de trop et c’est pourquoi une plainte a été déposée au CSA ! Le ministre délégué à l’Egalité femmes-hommes, Elisabeth Moreno, a même accusé C8 d’être “coupable du délit d’entrave” à l’IVG. Pourquoi s’embêter avec la loi, une décision du Conseil Constitutionnel et le pouvoir des juridictions quand un ministre peut décider d’une culpabilité ? Voici la décision du CC n°2017-747 du 16 mars 2017, rappelé opportunément par Me Henri de Beauregard :

Si C8 avait fait la propagande de la GPA, comme l’ont fait plusieurs chaînes, nul doute que le CSA n’aurait pas été saisi…
Concernant le film Unplanned, nous rediffusons pour mémoire le témoignage d’Abby Johnson, personnage principal de ce film :
Le film donne un bon aperçu du contexte culturel, politique et juridique américain, qui a été un terreau indispensable à la conversion d’Abby Johnson. Aux États-Unis, les manifestations devant les cliniques d’avortements sont organisées par des associations, mais aussi par des paroisses, des églises et des écoles chrétiennes.
Cette liberté de manifester est protégée par le premier amendement de la Constitution des États-Unis et a été confirmée en 2014 par la Cour suprême (McCullen v. Coakley). Les juges constitutionnels avaient alors défendu le droit de manifester à moins de dix mètres des cliniques et d’entrer en relation avec les personnes s’y rendant[4]. Toutefois, d’après l’American Center for Law and Justice(ACLJ), organisation défendant la liberté d’expression à la Cour suprême, des restrictions inconstitutionnelles contre les manifestations pro-vie persistent dans plusieurs États américains.
Quatre ans après la démission d’Abby Johnson du Planning familial, les efforts des militants pro-vie ont abouti à la fermeture de son ancienne clinique. Encore mieux, la Coalition for Life s’est installée dans les locaux de cette clinique et l’a transformée en un centre accueillant les femmes enceintes. À l’entrée, un magnifique mémorial a été édifié ; il est dédié à tous les enfants morts avant leur naissance dans ce lieu. Deux grands anges veillent sur eux.
La valorisation du patrimoine à l’heure du passeport sanitaire
Le Figaro Magazine évoque la crise que le passeport sanitaire provoque dans le milieu de l’événementiel avec François Nicolas, président de la société Amaclio, qui réalise les sons et lumières exceptionnels aux Invalides, au Mont Saint Michel, à Carcassonne, à Moulins, à Fontevraud… :

C’est arrivé un 18 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
-
le 18 août : saints du jour français ou en France.
-
BBx Martyrs (64) des pontons de Rochefort (1794-1795)
-
La déportation sur les pontons de Rochefort a concerné 829 prêtres, dont 547 ont péri d’avril 1794 aux premières semaines de 1795.
La Constitution civile du clergé
L’Assemblée constituante vote la Constitution civile du clergé le 12 juillet 1790. La Constitution civile du clergé transforme les ecclésiastiques en fonctionnaires élus par l’assemblée des citoyens actifs, et évince le Pape de la nomination des évêques. Ceci n’est pas acceptable par le Saint-Siège.
Les prêtres constitutionnels, assermentés ou jureurs sont ceux qui se soumettent à cette constitution, les réfractaires ou non jureurs sont ceux qui refusent de prêter serment. Les assemblées successives condamnent à l’exil, à la réclusion puis à la déportation les prêtres réfractaires (mais aussi des assermentés !) L’Église souffrira lourdement de ces évènements : les lieux de culte sont fermés, la pratique interdite, des prêtres sont massacrés.
La Terreur à Rochefort
Le 21 septembre 1792, la Convention succède à l’Assemblée législative, qui elle-même avait déjà remplacé l’Assemblée constituante. La République est proclamée le lendemain. La Société populaire et le Comité de surveillance (institutions révolutionnaires locales) fraîchement mises en place, font de Rochefort une ville ultra-jacobine. Lequinio et Laignelot, les représentants du peuple envoyés par la Convention seront chargés de faire appliquer à Rochefort le régime de la Terreur, décrété le 5 septembre 1793. Les prisons se remplissent, 52 têtes tomberont place Colbert, où est installée la guillotine.
Les convois des prêtres déportés
Un arrêté du Comité de salut public (25 janvier 1794) organise le départ des prêtres réfractaires vers les ports de l’Atlantique, où ils doivent être regroupés avant leur déportation. Ceux qui sont emprisonnés à Nantes seront noyés par Carrier, et finalement, seuls Bordeaux et Rochefort mettront en œuvre les directives du comité.
Les convois de déportés traversent la France pendant l’hiver et jusqu’au printemps 1794, parcourant parfois jusqu’à 800 km. Les conditions de voyage (parfois à pied) sont souvent difficiles, en raison des nuits passées en prison aux étapes, et des insultes et brutalités endurées à certaines haltes. Ils sont souvent systématiquement dépouillés.
À leur arrivée à Rochefort, ils seront incarcérés dans différents lieux (prison Saint-Maurice, couvent des Capucins…) ou sur des navires (le Borée, le Bonhomme Richard, la Nourrice). Les déportés sont finalement entassés dans deux anciens navires négriers, les Deux-Associés et le Washington, réquisitionnés après l’abolition de l’esclavage par la Convention le 4 février 1794. Destinés à partir pour la Guyane ou les côtes d’Afrique, les bâtiments ne quittèrent cependant pas l’estuaire de la Charente. En état de naviguer, ils n’étaient donc pas de véritables pontons (navires retirés du service, déclassés et démâtés pour servir de magasin ou de prison) mais ils en remplirent les fonctions.
Les pontons
Le commandement des navires fut assuré par Laly pour les Deux-Associés et Gibert pour le Washington. Ils appliquèrent avec leurs équipages, les consignes de sévérité avec rigueur, les aggravant même parfois : pas de prière, injures, menaces, brimades physiques, nourriture infecte, pas de conversation. Mais les prisonniers continueront dans le secret une activité religieuse. Les décès dus aux conditions de détention s’accélèrent, le scorbut, le typhus font des ravages. L’épidémie est telle qu’enfin les prisonniers valides sont transférés sur un troisième navire, l’Indien, tandis que les plus malades sont débarqués sur l’île citoyenne (l’île Madame) où beaucoup périront. L’automne 1794 est particulièrement rude, et en novembre, le vent renverse les tentes de fortune de l’hôpital installé sur l’île, les survivants sont alors à nouveau embarqués sur les navires. Les conditions matérielles de détention s’améliorent quelque peu tandis que la neige et le gel s’installent. En décembre, trois bâtiments chargés de prêtres et provenant de Bordeaux, (le Jeanty, le Dunkerque, et le Républicain) se réfugient dans l’estuaire (les Anglais bloquent les côtes).
La fin de la Terreur
Lors du Coup d’État du 9 thermidor an II (27 juillet 1794) Robespierre, principal instigateur de la Terreur, est exécuté, et c’est pour la République un nouveau départ. Des épurateurs écartent les éléments les plus extrémistes de la dictature révolutionnaire. Les institutions du régime précédent (Tribunal révolutionnaire, clubs et associations patriotiques) sont généralement supprimées. Bien des prisons commencent à s’ouvrir. Cependant, en cette fin d’année 1794, les pontons gardent toujours leurs prisonniers. Quelques-uns sont libérés mais aucune mesure collective n’est prise.
Grâce à quelques initiatives individuelles (notamment des interventions auprès de la Convention), le transfert à Saintes des prêtres déportés de Rochefort a lieu en février 1795. Ils peuvent y célébrer à nouveau le culte et administrer les sacrements dans les oratoires privés. Sur les 829 prêtres déportés à Rochefort, 274 survécurent. Les déportés de Bordeaux, d’abord transférés à Brouage, ne furent conduits à Saintes que plus tard. 250 prêtres sont morts sur les 1494 emmenés initialement à Bordeaux.
La deuxième déportation
En octobre 1795, la Convention ordonne cependant, après ce bref répit, la réclusion ou la déportation des prêtres réfractaires vers la Guyane. Encore une fois, ces départs n’eurent pas lieu, et un décret du 4 décembre 1796 prononcera enfin la libération des prêtres détenus. Le 18 fructidor de l’an V (4 septembre 1797), un coup d’État des républicains du Directoire (le Directoire avait remplacé la Convention dès la fin 1795) contre les modérés et les royalistes, devenus majoritaires aux élections, fait resurgir la ligne dure à la tête de la République. Le pouvoir exécutif s’en trouve renforcé, au détriment du législatif. Les adversaires politiques sont emprisonnés ou déportés.
Les précédentes mesures de détente sont annulées et les décrets de proscription envers les prêtres sont renouvelés. Ils ont à nouveau emprisonnés à Rochefort et quelques-uns sont effectivement envoyés en Guyane, où la mortalité est effrayante. Mais le Directoire se voit obligé de suspendre ces départs, certains navires étant capturés par les Anglais, et les prêtres seront entassés dans les citadelles de St-Martin-de-Ré et du Château d’Oléron jusqu’en 1802.
La libération
Le Coup d’État du 18 brumaire de l’an VIII (9 novembre 1799) donne le pouvoir à Bonaparte. Le Consulat, nouveau gouvernement remplaçant le Directoire dote la France d’une nouvelle constitution (celle de l’an VIII), trois consuls sont nommés, dont Bonaparte, 1er consul. Les persécutions des prêtres prennent fin lorsque le Saint-Siège conclut un Concordat avec la France (ratifié le 5 avril 1802). Cet accord, signé par le Pape Pie VII et le 1er consul Bonaparte, réorganise le catholicisme dans le pays.
Cette hécatombe resta pourtant longtemps ignorée, et même volontairement tenue cachée, par souci de ne pas réveiller les querelles de la Révolution. La cause aboutit par la béatification solennelle d’octobre 1995, par laquelle l’Église reconnut en soixante-quatre des victimes des pontons (le bienheureux Jean-Baptiste Souzy et ses compagnons) d’authentiques témoins de la foi, mis à mort volontairement, en haine de la foi, et en acceptant consciemment leur sort.
Liste des soixante-quatre prêtres ou religieux béatifiés
1. Jean-Baptiste Étienne Souzy, prêtre du diocèse de La Rochelle. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 27 août 1794.
2. Antoine Bannassat, curé de Saint-Fiel (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés; mort le 18 août 1794.
3. Jean-Baptiste de Bruxelles, chanoine de Saint-Léonard (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 18 juillet 1794.
4. Florent Dumontet de Cardaillac, aumônier de la comtesse de Provence. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 5 septembre 1794.
5. Jean-Baptiste Duverneuil (père Léonard), carme de la maison d’Angoulême. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juillet 1794.
6. Pierre Gabilhaud, curé de Saint-Christophe (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 août 1794.
7. Louis-Wulphy Huppy, prêtre du diocèse de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 août 1794.
8. Pierre Jarrige de la Morelie de Puyredon, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 août 1794.
9. Barthélemy Jarrige de la Morelie de Biars, bénédictin de l’abbaye de Lezat (Ariège). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.
10. Jean-François Jarrige de la Morelie du Breuil, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). sur les Deux-Associés; mort le 31 juillet 1794.
11. Joseph Juge de Saint-Martin, sulpicien, directeur de séminaire. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 7 juillet 1794.
12. Marcel-Gaucher Labiche de Reignefort, missionnaire à Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794.
13. Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés; mort le 1er juillet 1794.
14. Claude-Barnabé Laurent de Mascloux, chanoine du Dorat (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794.
15. Jacques Lombardie, curé de Saint-Hilaire-de-Foissac (Corrèze). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 juillet 1794.
16. Joseph Marchandon, curé de Marsac (Creuse). Déporté sur les Deux Associés ; mort le 22 septembre 1794.
17. François d’Oudinot de La Boissière, chanoine du diocèse de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794.
18. Raymond Petiniaud de Jourgnac, vicaire général de l’évêque de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juin 1794.
19. Jacques Retouret, carme de la maison de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 août 1794.
20. Paul-Jean Charles (frère Paul), moine cistercien de l’abbaye de Sept-Fons (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 août 1794.
21. Augustin-Joseph Desgardin (frère Elie), moine cistercien de l’abbaye de Sept-Fons (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 6 juillet 1794.
22. Pierre-Sulpice-Christophe Favergne (frère Roger), frère des Écoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 septembre 1794.
23. Joseph Imbert, jésuite. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 juin 1794.
24. Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont, sulpicien, supérieur du petit séminaire d’Autun. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 août 1794.
25. Claude Laplace, prêtre à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 14 septembre 1794.
26. Noël-Hilaire Le Conte, chanoine de la cathédrale de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 août 1794.
27. Pierre-Joseph Le Groing de La Romagère, chanoine à la cathédrale de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794.
28. Jean-Baptiste-Xavier Loir, capucin au Petit-Forez, à Lyon. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 19 mai 1794.
29. Jean Mopinot (frère Léon), frère des Écoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 21 mai 1794.
30. Philippe Papon, curé de Contigny (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 juin 1794.
31. Nicolas Sauvouret, cordelier à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794.
32. Jean-Baptiste Vernoy de Montjournal, chanoine à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juin 1794.
33. Louis-Armand-Joseph Adam, cordelier à Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.
34. Charles-Antoine-Nicolas Ancel, eudiste à Lisieux. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 juillet 1794.
35. Claude Beguignot, chartreux à Saint-Pierre-de-Quevilly, près de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794.
36. Jean Bourdon (frère Protais), capucin à Sotteville, près de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 23 août 1794.
37. Louis-François Lebrun, moine bénédictin de la congrégation de Saint-Maur. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.
38. Michel-Bernard Marchand, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 15 juillet 1794.
39. Pierre-Michel Noël, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 5 août 1794.
40. Gervais-Protais Brunel, moine cistercien de Mortagne (Orne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.
41. François François (frère Sébastien), capucin. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 août 1794.
42. Jacques Gagnot (frère Hubert de Saint-Claude), carme de la maison de Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 septembre 1794.
43. Jean-Baptiste Guillaume (frère Uldaric), frère des Écoles chrétiennes à Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 août 1794.
44. Jean-Georges Rehm (père Thomas), dominicain au couvent de Schlestadt (Alsace). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 août 1794.
45. Claude Richard, bénédictin à Moyen-Moutier (Vosges). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 août 1794.
46. Jean Hunot, chanoine à Brienon-l’Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 7 octobre 1794.
47. Sébastien-Loup Hunot, chanoine à Brienon-l’Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington; mort le 17 novembre 1794.
48. François Hunot, chanoine de Brienon-l’Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 6 octobre 1794.
49. Georges-Edme René, chanoine à Vézelay. Déporté sur le Washington ; mort le 2 octobre 1794.
50. Lazare Tiersot, chartreux à Beaune (Côte-d’Or). Déporté sur le Washington ; mort le 10 août 1794.
51. Scipion-Jérôme Brigeat Lambert, doyen du chapitre d’Avranches (Manche). Déporté sur le Washington ; mort le 4 septembre 1794.
52. Jean-Nicolas Cordier, jésuite. Déporté sur le Washington ; mort le 30 septembre 1794.
53. Charles-Arnould Hanus, curé et doyen du chapitre de Ligny (Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 28 août 1794.
54. Nicolas Tabouillot, curé de Méligny-le-Grand (Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 23 février 1795.
55. Antoine, dit Constant, Auriel, vicaire à Calviat et Sainte Mondane (Lot). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juin 1794.
56. Élie Leymarie de Laroche, prieur de Coutras (Gironde). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 août 1794.
57. François Mayaudon, chanoine à Saint-Brieuc puis à Soissons. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 septembre 1794.
58. Claude Dumonet, professeur au collège de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur le Washington ; mort le 13 septembre 1794.
59. Jean-Baptiste Laborie du Vivier, chanoine de la cathédrale de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 septembre 1794.
60. Gabriel Pergaud, génovéfain de l’abbaye de Beaulieu (Côtes-d’Armor). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juillet 1794.
61. Michel-Louis Brulard, carme de la maison de Charenton. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 juillet 1794.
62. Charles-René Collas du Bignon, sulpicien, supérieur du petit séminaire de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 3 juin 1794.
63. Jacques-Morelle Dupas, vicaire à Ruffec (Charente). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juin 1794.
64. Jean-Baptiste Ménestrel, chanoine à Remiremont (Vosges). Déporté sur le Washington ; mort le 16 août 1794.
-
St Firmin ; évêque († IVE S.)
À Metz, au IVe siècle, saint Firmin, évêque.
-
St Éone : évêque en Arles († 504)
À Arles en Provence, en 504, saint Éone, évêque, qui défendit son Église contre les erreurs de Pélage et recommanda au peuple, pour lui succéder, saint Césaire qu’il avait ordonné prêtre.
-
Bx Antoine Banassat : prêtre et martyr († 1794)
Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Antoine Banassat, prêtre et martyr. Curé au diocèse de Limoges au moment de la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau négrier et y mourut d’inanition.
-
le 18 août : fête de Notre-Dame de Liesse, sanctuaire du diocèse de Soissons lié à l’histoire de France.
Voir le 18 août 1857, plus bas et la chronique du 16 février.
-
le 18 août 1276 : décès du pape Adrien V.
-
le 18 août 1304 : bataille de Mons-en-Pévèle.
En 1296, le comte Guy de Dampierre, comte de Flandre depuis le Roi Saint Louis, se fait confisquer les principales villes de Flandre par Philippe le Bel, qui ensuite nomme Jacques de Châtillon gouverneur. Une révolte fiscale éclate à Bruges et dans la nuit du 17 au 18 mai 1302, une centaine de soldats français sont égorgés dans leur sommeil, ce sont les « Matines de Bruges », (voir la chronique du 18 mai). Toutes les villes se regroupent autour des révoltés ; les Français sont chassés.
Philippe le Bel rassemble son ost, qu’il confie à Robert d’Artois. Le 8 juillet les deux armées sont face à face. La lourde cavalerie française, sans appui des arbalétriers, charge et s’embourbe. Les Flamands ne font pas de prisonniers ; des centaines de chevaliers sont égorgés. La déroute est totale ; c’est la retentissante défaite lors de bataille de Courtrai le 11 juillet 1302, dite bataille des «Éperons d’Or». De plus, le Roi de France doit affronter aussi le roi d’Angleterre, qui veut se défaire du lien de vassalité. Deux ans plus tard, le 18 août 1304, le Roi prend sa revanche sur les Flamands à Mons en Pévèle.
Ces derniers, en fin de journée, fuient vers Lille, que le Roi assiège et conquiert au bout d’un mois. Philippe IV le Bel attribue la victoire à la protection de la Vierge et dans la nef de Notre-Dame de Paris, il fait dresser une statue équestre en bois en ex-voto face à l’autel de Marie qui se trouve à côté du premier pilier oriental côté sud.
La bataille de Mons-en-Pévèle, par Charles Philippe Larivière, Galerie des Batailles du château de Versailles
-
le 18 août 1503 : décès du pape Alexandre VI.
Voir la chronique du 11 août.
-
le 18 août 1516 : Concordat de Bologne.
Le pape Léon X cède Parme et Plaisance à la France par le Concordat de Bologne ;
Il est en réalité signé à Rome, lors du Ve concile du Latran. C’est le chancelier Antoine Duprat qui le signe pour le Roi de France, François Ier. Le concordat est fixé par la bulle pontificale : la Primitiva illa ecclesia, qui règle les relations entre l’Église et le Roi de France jusqu’en 1790. Le Roi de France exerce un pouvoir sur l’Église dans son royaume, que n’a aucun autre souverain catholique. Mais le pape l’accepte, car seul le Roi de France prête serment lors du sacre de protéger l’Eglise et de lutter contre les hérésies.
Le concordat est donc un compromis qui abroge la Pragmatique Sanction de Bourges du 7 juillet 1438, (voir la chronique du jour). La primauté du pape sur le Concile général est reconnue, contrairement aux affirmations du concile de Bâle, contre le pape Eugène IV en 1434. En contre partie, la pratique de Philippe le Bel concernant les bénéfices ecclésiastiques est officialisée sur plus de 150 évêchés et un demi-millier d’abbayes.Les deuxparticipent à la désignation des évêques : le Roi les nomme et le pape leur confère l’investiture canonique. Les évêques prêtent serment de fidélité au Roi de France. Il faut souligner que le duché de Bretagne et le comté de Provence, ne sont pas concernés dans un premier temps,par le concordat. En octobre, un indult les rattache au texte. Et il faut aussi souligner que le Roi doit forcer le Parlement de Paris à enregistrer le texte.
A chaque fois qu’un territoire sera rattaché à la France, un droit de nomination spécifique sera signé par le pape de l’époque pour le Roi régnant. C’est la révolution qui met fin au Concordat avec la CCC, la constitution civile du clergé, condamnée par le pape Pie VI. Napoléon en reprendra l’idée avec le Concordat de 1801, qui n’a rien à voir avec celui de Bologne. L’absence de serment royal lors du sacre aboutit finalement à détacher la hiérarchie de l’Eglise catholique en France de la tutelle de l’Etat.
-
le 18 août 1559 : décès du pape Paul IV.
-
le 18 août 1572 : le futur Henri IV épouse Marguerite de France.
Marguerite de Valois, la sœur du roi Charles IX de confession catholique, et Henri de Navarre futur Henri IV se marient à Notre-Dame de Paris. Une réception est donnée ensuite au Palais de la Cité, pour sceller la réconciliation entre catholiques et protestants. Catherine de Médicis va provoquer, dans la nuit du 23 au 24 août, le massacre de la Saint-Barthélemy.
-
le 18 août 1563 : décès d’Étienne de La Boétie, écrivain français.
-
le 18 août 1649 : entrée triomphale du Roi Louis XIV à Paris.
Ayant dû fuir Paris à cause de la journée des Barricades le 26 août 1648, le Roi y entre de nouveau après quelques mois de siège. La Fronde des Princes va alors commencer, car les Grands du Royaume rejettent l’autorité de Mazarin. Ce dernier décide de s’exiler pour faciliter le retour à la paix civile.
-
le 18 août 1662 : Pascal reçoit le Viatique et l’Extrême-onction et entre agonie.
Malgré sa faiblesse extrême il se lève pour recevoir son Dieu debout.
-
le 18 août 1690 : victoire française à la bataille de Staffarde.
La bataille de Staffarde oppose le royaume de France au duché de Savoie, dans le cadre de la guerre de la ligue d’Augsbourg.
-
le 18 août 1792 : dissolution en France des congrégations religieuses, surtout les congrégations enseignantes.
-
le 18 août 1813 : victoire du maréchal Davout à Lauenbourg.
-
le 18 août 1823 : décès d’André-Jacques Garnerin.
André-Jacques Garnerin, né à Paris le 31 janvier 1769, est l’inventeur du parachute et est devenu le premier parachutiste de l’histoire.
-
le 18 août 1850 : décès d’Honoré de Balzac, écrivain français.
L’Auteur de la Comédie humaine s’éteint avant d’avoir pu achever son immense œuvre. On y trouve :
Les Chouans, La Peau de chagrin, Le Médecin de campagne, Eugénie Grandet, Le Père Goriot, Le Lys dans la vallée…
-
le 18 août 1857 : couronnement de Notre Dame de Liesse.
Statue de Notre dame de Liesse, vue du chœur de la basilique mineure.
Monseigneur de Garsignies confie, le 28 octobre 1851, le sanctuaire et l’organisation des pèlerinages aux Pères de la Compagnie de Jésus. Ayant demandé au pape Pie IX l’autorisation de couronner Notre Dame de Liesse, ce dernier donne son accord. Un triduum préparatoire est organisé ; une cloche offerte par Napoléon III. Une nouvelle statue de Notre Dame de Liesse, celle-là actuellement sur l’autel, représentant la Vierge assise tenant son Fils est portée solennellement dans la basilique. Les révolutionnaires avaient en effet détruit la statue miraculeuse en 1794, voir la chronique du 16 février.
30 000 pèlerins suivent la cérémonie à laquelle participent un peloton de cavalerie, plus de huit cents prêtres et cinquante chanoines, son altesse le prince de Monaco, le préfet de l’Aisne, le maire, les autorités civiles et militaires.
Après avoir posé sur la tête de la Reine des Cieux, le diadème d’or et de perles, Monseigneur de Garsignies s’agenouille et dit :
“O Vierge Marie, puisse votre Fils nous couronner là-haut de gloire, comme aujourd’hui nos mains vous couronnent ici-bas ! ”
L’évêque consacre ensuite le diocèse, et le maire offre à la Vierge un cierge.
Le culte de Notre Dame de Liesse se répand dans le monde : en Amérique, au Japon, en Chine, à Ceylan, et à plusieurs endroits de l’Afrique : Kabara, Grimari dans l’Oubangui (République Centrafricaine), au Gabon, à Betsiléo, à Madagascar. En 1934, pour le 800ème anniversaire de la construction du sanctuaire, ce sont 120 000 personnes qui participent aux festivités organisées.
-
le 18 août 1868 : découverte de l’hélium.
C’est en observant une éclipse du soleil que le Français Janssen découvre un gaz inconnu dans l’atmosphère du soleil. Il l’appelle hélium par référence au grec helios (soleil). En 1895 on découvre qu’il existe aussi en petite quantité dans l’atmosphère terrestre.
-
le 18 août 1870 : bataille de Saint-Privat, ou bataille de Gravelotte.
Les Français sont écrasés par l’artillerie prussienne.
-
le 18 août 1919 : le général WEYGAND, arrivé le 22 juillet en Pologne, estime sa mission terminée, le pays est sauvé de l’invasion soviétique
Voir la chronique du 2 juillet.
-
le 18 août 1944 : Laval démissionne et quitte Paris pour Belfort.
Le maréchal est toujours à Vichy où les Allemands font pression depuis la veille (voir la chronique du 17 août) pour qu’il parte pour l’Allemagne. Le 20 août le chef de l’Etat est fait prisonnier et emmené de force.
-
le 18 août 2008 : 10 soldats français sont tués et 21 blessés dans une embuscade en Afghanistan.
-
le 18 août 2011 : le pape Benoît XVI se rend aux Journées mondiales de la jeunesse à Madrid.
Le pass sanitaire, la morale, la confiance
De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :
Le pass sanitaire, la morale, la confiance
« Ils en ont parlé ». Le célèbre dessin de Caran d’Ache représentant un dîner en famille, en 1898, qui tourne au pugilat à l’occasion de débats, animés, autour des accusations de trahison, au profit de l’Allemagne, à l’encontre d’un obscur capitaine d’origine israélite redevient d’actualité. Sous cet aspect, le pass sanitaire est l’affaire Dreyfus de ce début de XXIème siècle. Les amis d’hier s’invectivent et les familles se déchirent. Essayons quelques éléments de réflexion.
Principes de base de théologie morale
L’éminent professeur Roberto de Mattei vient de publier un bref (77 pages) et dense opuscule sobrement intitulé : Sur la licéité morale de la vaccination contre le covid. L’auteur, à la suite de saint Alphonse de Liguori (1696-1787) et de l’encyclique de Jean-Paul II Veritatis Splendor (6 août 1993), rappelle d’abord quelques principes de base de théologie morale. La moralité d’un acte repose sur :
– sa réalité objective. L’acte est-il ou non conforme à la loi naturelle et à la loi divine ?
– les circonstances qui peuvent augmenter ou diminuer la bonté ou la malice d’un acte mais ne peuvent transformer un acte bon en un mauvais ou inversement. Avorter pour pouvoir aller au ski ou parce que l’on élève déjà trois enfants, seule, c’est bien sûr la même réalité objective mais pas exactement les mêmes circonstances.
– la fin subjective qui est l’intention bonne ou mauvaise de nos actes. On peut faire l’aumône pour aider un miséreux ou se faire bien voir de son compagnon, ou de sa compagne…
La difficulté est que l’homme vit en société et peut ainsi être appelé à coopérer matériellement au mal. Ce n’est, cependant, bien évidemment pas la même chose que d’être l’infirmière qui assiste le chirurgien dans l’avortement qu’il pratique ou d’être simplement la femme de ménage qui nettoie la salle dans laquelle a eu lieu l’avortement ou, plus largement, de financer l’hôpital où se pratiquent des avortements par le paiement de ses impôts. Cette coopération lointaine n’est pas peccamineuse. Le Pr de Mattei livre sur ce sujet un exemple frappant. Etait-il licite, dans les années 90 d’utiliser en chirurgie l’Atlas d’anatomie humaine, rédigé par le Pr Pernkopf (1888-1955), recteur de l’université de médecine de Vienne, hitlérien revendiqué et dont les dessins du livre provenaient des corps de centaines de personnes tuées par les nazis ? Oui répondirent tous les moralistes, israélites ou catholiques consultés. Il n’y avait par cette utilisation aucune approbation d’un mal passé sur lequel plus personne ne pouvait agir. Ayant rappelé que certains vaccins actuellement disponibles ont utilisé des cellules de fœtus avortés pour la culture des virus servant à constituer le vaccin- en aucun cas ce ne sont des cellules de fœtus avortées qui sont injectées- le Pr de Mattei conclut, de la même manière que dans le cas Pernkopf, à la licéité de ces vaccins. Enfin s’appuyant sur l’histoire, en particulier celle des Etats Pontificaux, le Pr de Mattei démontre, sans difficultés, que les pouvoirs publics, au service du bien commun, en cas de danger grave, comme par exemple une épidémie de choléra, ont légitimement le droit de restreindre la liberté de circulation (cf Le hussard sur le toit de Jean Giono) voire d’imposer la vaccination.
Un déficit de confiance
L’affaire devrait être entendue et cependant elle est bien loin de l’être ce dont témoignent les manifestations de rue, chaque semaine plus nombreuses, contre l’instauration du pass sanitaire.
La docilité du citoyen vis-à-vis des pouvoirs publics est analogue à celle du patient vis-à-vis de son médecin, elle repose sur un mot clé : la confiance. Or les fondements sur lesquels reposerait cette confiance sont aujourd’hui largement ébranlés.
Emmanuel Macron a-t-il en vue la défense du bien commun de notre pays ? Il est légitimement permis d’en douter. L’homme qui veut « déconstruire l’histoire de France » et donne pour mission à l’école de « fabriquer des Républicains » est un idéologue sectaire, naviguant à vue entre les groupes de pression et les nouvelles féodalités qu’un Etat déliquescent a laissé prospérer. Ainsi, le gouvernement, craignant les syndicats de policiers, impose le Pass sanitaire aux forces armées et aux pompiers mais pas aux forces de police, pourtant en contact régulier avec la population, et chargées de verbaliser les contrevenants à l’obligation du pass sanitaire. « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais ». Chacun, de plus, sent bien, plus ou moins confusément, que de prolongement du plan Vigie pirate en interdiction de l’école à la maison le champ des libertés personnelles ne cesse de se réduire, l’Etat ayant été jusqu’à décider, par décret, quels étaient nos besoins essentiels et ceux qui ne l’étaient pas. Emmanuel Macron apparaît chaque jour plus comme le déconstructeur de ce qui reste de France, ayant mis dans sa poche, à Lourdes la foule des benêts catholiques, le regardant comme s’il contemplait la Sainte Vierge, tout surpris et reconnaissants dès qu’on ne leur crache pas dessus. La réalité, moins glamour, est que c’est sous la présidence d’Emmanuel Macron que deux cathédrales, en France, ont été incendiées et qu’un autre prêtre, cinq ans après l’assassinat du père Hamel a été tué par un « suspect » rwandais qui n’aurait jamais dû être encore présent en France.
Enfin, il est incontestable que les vaccins qui sont sur le marché, indépendamment de leur efficacité, sont toujours en phase III d’expérimentatio
Que faire ?
S’il est incontestable que la crise sanitaire que nous vivons est l’occasion d’un renforcement massif d’un processus dictatorial, En marche depuis longtemps et visant, par la destruction des communautés naturelles et des corps intermédiaires à laisser l’individu seul, « né enfant trouvé et mort célibataire » (Renan) face à l’Etat il est non moins vrai que : « Eviter toute coopération avec le mal, même la coopération matérielle et distante est simplement impossible. Je ne peux pas voter, payer mes impôts, utiliser Internet, ouvrir un compte bancaire, ou fréquenter un grand magasin sans coopérer matériellement ou à distance avec le mal : avortement, usure, guerres injustes, pornographie, esclavage, etc. » Joseph Shaw. Dans ce cadre de choix qui restent prudentiels il serait heureux que les échanges puissent rester cordiaux et argumentés et ne tournent pas à l’invective ni à l’anathème.
Les réactions massives, selon des modalités diverses, à la dictature sanitaire en cours d’installation demeurent un signe d’espérance. Dans l’histoire longue certains semblent se rappeler qu’étymologiquem
Jean-Pierre Maugendre
Il n’y a pas de nation sans engendrement à partir d’une mémoire et d’un terroir
Ce dimanche 15 août Mgr Rey, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, célébrait la messe de l’Assomption au sanctuaire Notre-Dame de Grâces à Cotignac et clôturait du même coup la Grande Marche de Saint Joseph, un pèlerinage entamé le 7 juin, au Sacré-Coeur de Montmartre. La messe était rediffusée sur la chaine de télévision C8. Extrait de son homélie :
[…] Un antique adage proclamait d’ailleurs « Regnum Galliae, Regnum Mariae », « royaume de France, royaume de Marie ». La multitude de cathédrales, églises, chapelles, oratoires et sanctuaires dédiés à Notre Dame et qui drapent notre pays, attestent de son patronage.
Chaque peuple, comme chaque personne ou chaque famille est aimée de Dieu d’un amour unique qui correspond à sa vocation particulière, selon son histoire, selon son patrimoine spécifique, sa physionomie singulière… c’est ce que rappelle le catéchisme de l’Eglise catholique. « Une fois l’unité du genre humain morcelée par le péché, Dieu cherche à sauver l’humanité en passant par chacune des entités qui la composent » (n° 36).
En 1980 au Bourget, Jean-Paul II lors de sa visite apostolique en France, interpellait notre pays : « France, fille aînée de l’Eglise et qui a engendré tant de saints, France es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » Le saint pape faisait alors référence à cet événement datant de 496, le baptême de Clovis qui donnera le nom de France à notre pays : « Dans le baptême mémorable de Clovis, la France, disait le pape Léon XIII, a été comme baptisée ».
« France, qu’as-tu fait de ton baptême ? » Cette interpellation s’adresse non seulement à notre nation, mais aussi à chaque baptisé, héritier de l’histoire spirituelle de notre patrie. « Qu’as-tu fait de ton propre baptême ? Qu’as-tu fait du baptême de la France ? »
Chacun de nous, citoyen de ce beau pays, est responsable de la croissance ou de la stérilisation de « la semence divine », qui vient féconder notre nation et qui est le terreau de sa cohésion sociale. A l’heure où règnent, soit l’individualisme narcissique, avec l’atomisation de nos modes de vie, soit les communautarismes affinitaires qui fonctionnent en ghettos, on assiste à une fragmentation de notre pays (archipel français). Un morcellement qui peut conduire à une progressive désintégration du corps social. Il y a urgence à retrouver notre unité, à « faire nation ». Ce défi de l’unité ne peut être relevé par des consensus précaires, des slogans et commodats politiques, sans cesse renégociés au gré des majorités parlementaires successives, mais seulement en retrouvant les racines chrétiennes de notre pays, en retrouvant la sève, la source nourricière de son histoire sainte. Bref, en revenant à « l’âme de la France », à son ciment chrétien, à son baptême, fondement de la communion.
Le mot « nation » (nacere en latin) signifie étymologiquement « naître ». Il n’y a pas de nation sans engendrement à partir d’une mémoire et d’un terroir, à partir d’un lieu qui fait lien et qui fait récit. La vocation d’un peuple se comprend ainsi à partir de son histoire et de sa géographie. […]


