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C’est arrivé un 27 mai…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 mai 1234 : mariage du Roi Louis IX et de Marguerite de Provence à Sens.

Tous les Rois de France, jusqu’à Charles x descendent de cette union. Sur leurs alliances est gravé : « hors cest annel, point n’ay d’amour » Le lendemain Marguerite est sacrée reine de France. Louis IX et Marguerite de Provence passent leurs trois premières nuits à genoux, et en prières, comme le firent Tobie et son épouse.

  • le 27 mai 1498 : Louis XII est sacré Roi en la Cathédrale de Reims.

Comme le veut la tradition, le Roi prononce les quatre serments traditionnels :

  • Il jure de défendre l’Eglise,
  • de faire régner la paix en son royaume, par paix on entend que le Roi s’engage à préserver l’ordre social voulu par Dieu et à rendre la justice,
  • d’empêcher ses sujets, quel que soit leur rang, de commettre des iniquités,
  • de chasser les hérétiques de France.

Puis dans un silence solennel, l’archevêque de Reims, Guillaume Briçonnet, l’oint sur la tête, sur la poitrine, entre et sur les épaules, ainsi qu’à la jointure des bras. Au rite de « l’unctio » succède celui du « coronatio », du couronnement, tout aussi essentiel. Désormais paré de la robe royale et du grand manteau fleurdelisé, le souverain reçoit la couronne d’or rehaussée de quatre fleurs de lys et de pierres précieuses. Puis, après lui avoir donné le baiser de paix, le prélat s’exclame par trois fois :

“Vive le Roi! Vive le Roi éternellement!”

Dans les jours qui suivent, selon la coutume, il se rend à l’abbaye de Saint Marcoul à Corbeny, à quelques lieues de Reims, pour y faire ses dévotions et y toucher les écrouelles, en prononçant les paroles rituelles : “Le Roi te touche, Dieu te guérit”. Louis XII guérit ainsi “plus de quinze” des quelque vingt scrofuleux qui lui sont présentés. Voir les chroniques des 1er et 8 janvier, du 29 avril, du 27 juin et du 18 novembre.

  • le 27 mai 1689 : déclaration de guerre de Guillaume III d’Angleterre.

Cette déclaration de guerre a lieu dans le cadre de la guerre de la ligue d’Augsbourg, de 1688 à 1697. Guillaume III, dans sa lutte qui l’oppose à Jacques II Stuart, a été couronné roi d’Angleterre le 23 février. Le 22 mars, une escadre française, partie de Brest, débarque Jacques II Stuart, qui est accueilli avec enthousiasme par la population catholique du sud de l’Irlande. Le 11 mai, Une escadre aux ordres de Châteaurenault, qui vient de convoyer des renforts en Irlande, est attaquée par l’amiral Herbert en baie de Bantry. Après quatre heures de combat, la victoire est française (cf. la chronique du jour). Bantry sert de prétexte au nouveau roi, anglais dont l’objectif est d’empêcher les avancées françaises en Flandre.

Le traité de Ryswick (cf. la chronique du le 20 septembre) met un terme à cette guerre: reconnaissance par la France de Guillaume III d’Orange-Nassau comme roi d’Angleterre sous le nom de Guillaume III ; cette dernière rend la plus grande partie des Pays-Bas espagnols, la Catalogne et Barcelone à Charles II d’Espagne. Louis XIV prépare ainsi la succession d’Espagne. La France annexe définitivement la Sarre, les quatre cinquièmes de l’Alsace, et quelques places-fortes stratégiques telle Phalsbourg. En outre, la France obtient une compensation financière pour ses droits sur le Palatinat. De l’autre côté de l’Atlantique, l’Espagne reconnaît l’occupation par la France de l’ouest de Saint-Domingue ce qui permet à la France de devenir le premier producteur mondial de sucre dès les années 1740 (denrée fort chère et exportable).

  • le 27 mai 1703 : Philippe de Rigaud de Vaudreuil devient gouverneur général de Nouvelle-France.

Philippe de Rigaud de Vaudreuil est nommé gouverneur général de Nouvelle-France et conserve ce poste jusqu’en 1725. Il se lance dans une politique d’expansion de la colonie, et traite avec les Iroquois, afin de limiter l’influence des britanniques. Avec la poussée de la colonie de New York vers le Nord-Ouest, il prépare la construction d’un fort à Niagara, mais il meurt avant de voir se réaliser ce projet, en 1725.

  • le 27 mai 1834 : Prosper Mérimée devient inspecteur général des Monuments historiques.

C’est à son patient travail de mise en garde que toute la société française prendra peu à peu conscience de la richesse patrimoniale que nos pères nous ont léguée. Grâce à lui un travail de protection, de préservation et de restauration des héritages architecturaux de notre passé est entrepris

  • le 27 mai 1906 : baptême du futur général Weygand, à l’âge de dix ans.

Voir aussi les chroniques des 2 juillet, 18 août, du 6 novembre.

  • le 27 mai 1906 : les Carmélites de Compiègne sont béatifiées par le pape Pie X.

Ce sont seize religieuses carmélites (cloîtrées) condamnées à mort en juillet 1794 par le Tribunal révolutionnaire pour motif de « fanatisme et de sédition ». Arrêtées et condamnées pendant la Terreur, elles avaient, deux ans auparavant, fait le vœu de donner leur vie pour « apaiser la colère de Dieu et que cette divine paix que son cher Fils était venu apporter au monde fût rendue à l’Église et à l’État ». Leur mort paisible sur l’échafaud impressionne les foules. C’est en pleine période de séparation de l’Église et de l’État, alors que l’Etat saisit les biens de l’Église et expulse les congrégations religieuses de France qu’elles sont béatifiées par le pape Pie X.

  • le 27 mai 1916 : décès de Joseph Gallieni, militaire français, maréchal de France à titre posthume.

(Voir la chronique du 24 avril)

  • le 27 mai 1918 : déclenchement de l’offensive allemande du « Chemin des Dames».

C’est à 1 heure du matin que l’artillerie allemande déclenche un tir d’une extrême violence sur les premières lignes françaises, en même temps que son artillerie lourde exécute un tir d’interdiction très puissant sur nos arrières. Quatre mille pièces de tous calibres crachent la mort. Les gaz toxiques empestent à cause des obus à ypérite. La ligne de défense est anéantie; les quelques petits réduits de la première ligne qui ont survécu se sacrifient. L’état-major allemand est surpris de la facilité avec laquelle la percée se fait. Il jette toutes ses réserves pour exploiter la percée.

  • le 27 mai 1921 : création du Code de la route.

Un décret institue le premier Code de la route, bientôt suivi du permis de conduire. C’est la transformation d’un code de bons usages en un code administratif. La circulation automobile est d’abord soumise à la loi de 1851 concernant “la police du roulage et des messageries”. En 1899, un décret limite la vitesse des véhicules à moteur à 30 km/h en rase campagne. Le contenu du Code est modifié à de nombreuses reprises selon l’évolution des véhicules et des routes.

  • le 27 mai 1943 : création du CNR, Conseil national de la résistance.

Le 15 octobre de la même année, le CNR explicite sa politique et donne des consignes d’insurrection fondée sur l’assassinat des autorités adverses.

Tiré de Gaullisme et gaulchévisme (édition Godefroy de Bouillon page 54), cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 216)

  • le 27 mai 1952 : traité de la Communauté européenne de Défense (CED).

A l’initiative de la France, les Etats français, italien, belge, luxembourgeois et néerlandais signent le traité de Paris instituant la Communauté européenne de Défense (CED). Celle-ci permettrait de reconstituer l’armée allemande tout en la plaçant sous une autorité commune aux Etats membres. Mais l’opinion française est contre, notamment communistes et gaullistes. Finalement, le traité est rejeté par l’Assemblée nationale française en 1954.

Patrick Buisson : le prolétaire des temps modernes n’est pas celui qui manque de pain mais celui qu’on prive de ses racines et de sa culture

Patrick Buisson a accordé un entretien au Salon beige, suite à la publication de son nouvel ouvrage La fin d’un monde :

Votre ouvrage s’achève par la fin du mâle, cerné par les féministes. Il n’y a pas de conclusion. Est-ce parce que votre constat est sans appel et que notre monde a déjà disparu ?

L’épilogue est à venir. Il s’agit là d’un premier tome qui s’inscrit dans un projet d’anthropologie intégrale du processus de décivilisation enclenché lors des « quinze piteuses «  (1960-1975). Le second sera consacré à la double révolution consumériste et sexuelle dont procèdent toutes les dérives actuelles. Soit ce moment de rupture où l’homme accepte de réduire son identité à ce qu’il a de plus impersonnel : la sexualité et le consumérisme, la consommation des corps et celle de la marchandise. Cela dit, si, n’étant pas un esprit progressiste, je ne crois pas à l’irréversibilité de l’histoire, il faut bien convenir qu’une humanité s’est progressivement substituée à une autre au cours de la période et qu’une telle anthropofacture n’a guère d’équivalent quand on regarde en arrière. Le vrai grand remplacement des années soixante, celui qui commande et explique tous les autres, c’est le grand remplacement de l’homo religiosus par l’homo oeconomicus dont l’homo eroticus n’est qu’un dérivé. C’est le remplacement de l’homme éternel habité par le sacré dont parle Chesterton par « l’homme sans qualités » pour reprendre la formule de Robert Musil. La révolution consumériste n’a pas produit que de la marchandise, elle a également produit une nouvelle humanité et fabriqué en série ces hommes unidimensionnels à qui la consommation et le divertissement sont parvenus à faire oublier le tragique de l’existence.

De même qu’Eric Zemmour a analysé le “suicide français”, vous décortiquez longuement le suicide de l’Eglise en France. Pourtant certains ont évoqué depuis un renouveau, avec la naissance de nouvelles communautés sacerdotales et religieuses (FSSP, Cté Saint Martin, Le Barroux, etc.), le succès des rassemblements catholiques (pèlerinage de Chartres, Journées Mondiales de la Jeunesse, sessions de l’Emmanuel à Paray-le-Monial, …), le retour des processions (chemins de croix publics, St Sacrement à la Fête-Dieu, la Sainte Vierge le 15 août…)… Est-ce le chant du cygne ou pensez-vous que le monde catholique connaisse une résurrection depuis la fin de ces 15 piteuses ?

Avant de s’interroger sur les capacités de renaissance, il faut comprendre ce qui a été détruit, pourquoi et par qui. Ce qui a été détruit, c’est la religion populaire qui procédait d’une hybridation du catholicisme et du paganisme. Comme l’écrit l’historien Emmanuel Leroy Ladurie, vouloir totalement dépaganiser le christianisme c’était prendre le risque de tout tuer à la fois, c’était s’en prendre au fond religieux de l’humanité. Or le nouveau clergé issu de la petite bourgeoisie, coupé de toute racine terrienne et imprégné des valeurs citadines, professait le plus grand mépris pour une religion qui avait inculturé la foi par la fête et dont la principale caractéristique était son attachement aux fonctions rituelles du culte. Prônant une foi entièrement polarisée par la rationalité et soucieuse de la rendre acceptable et intelligible pour la raison raisonnante des contemporains, ces nouveaux clercs n’ont eu de cesse de combattre cette religion populaire qui, d’après eux, faisait la part trop belle au besoin de merveilleux, au sentiment et aux forces instinctives du sensoriel. A tout ce qui faisait du catholicisme une religion du touchant et du sensible : chants, musiques, processions, ornements, primat du geste sur la parole. C’est ce legs qu’il aurait fallu chercher à faire fructifier comme un don providentiel et non à l’extirper comme chiendent et mauvaise herbe. Nul plus que le clergé progressiste qui, faisait par ailleurs de la solidarité avec le prolétariat un devoir d’Église, n’aura autant contribué à prolétariser les petites gens en les dépouillant de leurs us et coutumes, de leurs fêtes et de leurs rites si l’on veut bien considérer que le prolétaire des temps modernes n’est pas celui qui manque de pain mais celui qu’on prive de ses racines et de sa culture. Ce choix délibéré d’une foi déritualisée fut pour beaucoup dans le processus de déchéance historique de l’Église.  C’était méconnaître le fait que le rite était inscrit dans le génotype de l’être humain et que, pour le plus grand nombre, ce n’était pas la foi qui conduisait au rite mais le rite qui ouvrait le chemin de la foi. C’était méconnaître aussi que le christianisme s’était construit en France non pas seulement sur des bases théologiques mais sous la forme d’une puissante religion populaire et qu’en se désacralisant une Église élitiste serait peut-être plus conforme au message évangélique et paulinien mais se couperait, à coup sûr, de ce qui avait fait historiquement sa force. C’est très exactement ce qui est arrivé et les catégories populaires ont voté avec leurs pieds en désertant les églises pour fuir la domination oppressive du cléricalisme postconciliaire acharné à détruire la médiation de la sacralité en même temps qu’à proscrire la dévotion des humbles pour cause d’insuffisance ou de superstition.

Vous mettez beaucoup l’accent sur la liquidation des fonctions sociales de l’Église. N’est-ce pas là une vision purement maurrassienne ?

Rendez-moi cette justice que je consacre également de longs développements à l’entreprise, très active dans le camp progressiste, qui a consisté à démythologiser et à démythifier l’ancienne et jusque-là immuable eschatologie catholique au point de la vider progressivement d’une partie de sa substance. Je raconte notamment comment nombre de dogmes ont été mis sous le boisseau ou littéralement évacués d’un certain discours clérical : les fins dernières, le paradis et l’enfer, la résurrection des corps, le péché originel etc… Quant aux fonctions sociales, il est vrai que l’Église avait montré à travers vingt siècles d’histoire, son extraordinaire aptitude à créer du lien, à être au sens propre une religion. De religare : ce qui relie. Toutes ces activités, toutes ces œuvres qu’on dirait aujourd’hui chronophages, lui avaient assuré une influence et un rayonnement dont aucune institution ne pouvait se targuer de posséder l’équivalent. Et voilà qu’au moment où les organisations séculières – le parti communiste en tête – empruntaient au catholicisme la recette de ses robustes socialités qui prenaient les individus en charge du berceau jusqu’au cercueil, l’Église, comme l’écrivait à l’époque  le journaliste Georges Suffert, « abandonnait, en bon ordre, tous les terrains sur lesquels elle avait pris un bon millénaire d’avance et se couchait devant les nouveaux dieux comme un chien devant son maître ». Car ce fut bien le plus déroutant et le plus énigmatique des paradoxes de ces années-là que de voir le clergé progressiste, sous couvert de travailler « en pleine masse », à « pleine pâte humaine », se retirer progressivement de toutes les fonctions sociales qui, depuis toujours, le mettaient quotidiennement au contact de tous les milieux – des plus favorisés aux plus modestes – sans exception. En fait ce furent les structures et les mécanismes de transmission de la foi qui furent détruits en l’espace d’une décennie au nom d’une stratégie pour le moins hasardeuse d’une « présence au monde » qui ne fut , en définitive, qu’un prétexte pour s’abstraire du peuple. « On juge l’arbre à ses fruits » dit l’Évangile et le jugement de l’histoire sur ce point aura été cruel.

Pour vous Vatican II fut une occasion manquée ?

C’est tout à fait cela. Eut-elle mis, comme l’écrivait Maurice Clavel la révolution au service de la foi et de la tradition, rejeté dans un même mouvement ces deux matérialismes mortifères qu’étaient le consumérisme et le socialisme, que l’Église aurait alors pris la tête du vrai et grand soulèvement culturel dont avait besoin l’Occident. Un exemple parmi tant d’autres : par une cruelle ironie de l’histoire, l’Église a renoncé aux Rogations au moment même où elle aurait pu, en maintenant sa tradition, revivifier son lien avec le monde, apparaître aux yeux de tous comme l’avant-garde de la nouvelle sensibilité attentive à la protection de la nature qui commençait à s’emparer des esprits. Au moment même où la vague de l’écologie commençait à se former et à redonner tout son lustre et toute sa jeunesse à l’éternelle promesse du Livre de la Genèse : « Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront jamais » (Ge, VIII,22).

Vous soulignez le mystère du général de Gaulle, qui, bien qu’attaché au bien commun et à la primauté du collectif, a consenti à libéraliser la contraception. N’est-ce pas le paradoxe de cette droite à la française, de toujours courir derrière la gauche, du général de Gaulle à Nicolas Sarkozy, qui a remplacé le kärcher par Kouchner, en passant par la légalisation de l’avortement et du regroupement familial par Giscard et Chirac ?

Dans le champ politique, le général de Gaulle participe de la même ambiguïté qui entoure les travaux des pères conciliaires de Vatican II. Il utilise le prestige de l’ancien monde dont il est l’une des grandes figures archétypales pour congédier le temps « des lampes à huile et de la marine à voile » et se faire – contrit et contraint diront certains de ses zélateurs -le courtier du nouveau. Après de Gaulle, ce sera pire encore : le statut législatif de la famille va être bouleversé de fond en comble. La responsabilité en incombe exclusivement aux gouvernements de droite qui se sont succédés de 1969 à 1981 et ont entrepris dans un contre-pied ahurissant, de révolutionner l’institution familiale en y introduisant intégralement les principes de liberté et d’égalité : liberté du divorce avec la loi de 1975 introduisant la procédure par consentement mutuel, égalité des époux et des parents supprimant en 1970 la fonction de chef de famille, égalité des droits pour les enfants légitimes et les enfants naturels instituée par la loi de 1972. En France c’est bien connu, il y a deux gauches dont l’une s’appelle la droite. Mais cela n’a pu se faire sans la crédulité, la complicité ou l’imbécilité d’une partie importante de l’électorat dit conservateur.

Est-ce là une fatalité ?

Nous sommes à la fois victimes et acteurs de notre propre histoire. Ce n’est pas la faute des musulmans si les églises se sont vidées. Ce n’est pas la faute de l’immigration si nous avons choisi à partir de 1965, comme l’explique très bien Pierre Chaunu, de ne plus transmettre la vie avant même la pilule et, à partir de 1975, opté pour une culture de mort. Ce n’est pas la gauche qui a imposé à la droite des leaders qui, tous, ont, peu ou prou, accepté de se soumettre idéologiquement à l’adversaire. Il n’y aura rien à espérer tant que nous ne sortirons pas de cette dhimmitude intellectuelle.

Le vaccin obligatoire par le curiaçage

Emmanuel Macron avait promis à l’automne que la vaccination ne sera pas obligatoire :

Alors comment compte-t-il la rendre obligatoire ? Par le curiaçage, comme l’explique le courrier des stratèges :

Pour mettre en place le vaccin obligatoire, Emmanuel Macron ne sortira pas de son chapeau l’un de ses flashs totalitaires, comme celui qu’il a utilisé pour le pass sanitaire, où une mesure venue de nulle part est brutalement imposée sans crier garde. Pour le vaccin obligatoire, il a choisi de recourir au curiaçage (la technique utilisée par le dernier des Curiaces pour combattre les Horaces, à savoir passer à l’offensive étape par étape, petit pas par petit pas).

En l’espèce, l’offensive a commencé depuis plusieurs mois, avec l’annonce d’un renoncement à l’obligation vaccinale. Après cette promesse ferme et claire de la fin novembre 2020, Macron a fait le choix d’avancer masqué et de préparer progressivement l’opinion à un revirement de dernière minute.

L’instrumentalisation de la science

Pour opérer ce revirement, Macron compte bien s’appuyer sur la voix des scientifiques (qu’il a foulée aux pieds sur la question du pass sanitaire), qui eux-mêmes procèdent par curiaçage. Ainsi l’Académie Nationale de Médecine a-t-elle opéré hier un premier curiaçage en demandant l’obligation de vaccination pour certaines professions et pour les enfants.

Cette mesure n’est sanitaire qu’en apparence, puisque le COVID ne menace pas les enfants, et puisque le vaccin n’a qu’un effet de moyenne durée (quelques mois au plus). L’objectif est évidemment de banaliser, dans les esprits, l’obligation vaccinale pour justifier plus facilement sa généralisation dans quelques mois. 

Et voici comment des scientifiques, qui sont souvent des ayatollahs du Big Pharma (grâce auxquels ils arrondissent régulièrement leurs fins de mois), se prêtent volontiers au jeu de la politique : en « installant » la question de la vaccination obligatoire dans le débat public.

La marginalisation progressive des réfractaires

L’autre volet du curiaçage en cours consiste à marginaliser progressivement tous ceux qui ne sont pas vaccinés. Entre le pass sanitaire pour le passage des frontières, le cahier de rappel obligatoire dans les restaurants, et les campagnes publiques pour la vaccination obligatoire, ceux qui auront échappé au vaccin seront très isolés, et même privés d’une vie normale. 

Facialement, il restera possible, pendant quelques mois, d’échapper au vaccin. Mais la punition sera celle d’un bannissement d’un grand nombre de lieux publics.

La démographie et la culture de la relation entre les couples

C’est le thème de la conférence internationale qui se tiendra à Budapest, du 27 au 29 mai, avec l’Alliance pour les sciences de la famille, basée en Hongrie, la Société Européenne des Sciences de la Famille et la Société des Professeurs Batthyány. La devise de la conférence est

La crise démographique ne peut être résolue qu’en surmontant la crise de la vie familiale.”

Cette conférence est d’autant plus opportune qu’une récente étude publiée en 2020 dans la revue britannique Lancet prévoit un hiver démographique désastreux pour une grande partie du monde. Selon le rapport “Fertilité, mortalité, migration et scénarios démographiques pour 195 pays et territoires de 2017 à 2100” des chercheurs de l’université de Washington, la population européenne est sur le point de tomber très bas. Les pertes de population attendues en Europe d’ici à 2100, en particulier en Europe centrale et orientale, atteindront des chiffres jamais vus depuis la peste bubonique des années 1300. En effet, pendant cette période, il est prévu que l’Europe dans son ensemble perde 26 % de sa population (soit environ 200 millions de personnes).

L’Asie devrait perdre 22 % de sa population (1 milliard de personnes) d’ici 2100, tout comme les Caraïbes, qui devraient perdre 31 % de leur population (14 millions de personnes) d’ici là. De nombreux pays dans le monde devraient perdre 40 % ou plus de leur population, notamment

  • les Émirats arabes unis (-65 %),
  • la Bulgarie (-63 %),
  • l’Ukraine (-61 %),
  • la Pologne (-60 %),
  • Cuba (-60 %),
  • le Japon (-53 %),
  • l’Espagne (-51 %),
  • l’Italie (-50 %)
  • la Chine (-49 %).

Si des mesures décisives ne sont pas prises rapidement, une grande partie du monde sera confrontée à un hiver démographique d’une ampleur sans précédent.

La conférence s’attaquera à la crise démographique en s’attaquant à l’une de ses causes profondes : la désintégration du mariage et de la famille. Comme l’indique le document annonçant la conférence :

“Il est inquiétant de constater que les pays touchés par les crises démographiques ne tentent pas de freiner la libre sexualité. Si l’on ne trouve pas les moyens d’en sortir et de rétablir la loyauté et la fidélité mutuelles, il n’y a pas de solution à la crise démographique. Les couples fermes dans leur engagement, dans le mariage, ont le foyer qui accueille les enfants.”

En effet, le mariage et la famille ont fait l’objet d’attaques incessantes au cours des 60 dernières années. Comme l’écrivent les auteurs :

“Depuis des décennies, le modèle familial traditionnel fait l’objet d’attaques intenses dans la société de consommation. On peut dire qu’il y a une guerre culturelle contre les institutions du mariage et de la famille.”

L’article propose ensuite une stratégie en trois volets pour restaurer le mariage et la famille et, espérons-le, prévenir la catastrophe démographique imminente :

  1. trouver des moyens de surmonter “les obstacles au développement et au maintien de bons mariages et de bonnes familles” ;
  2. construire la société “par un partenariat avec les sciences sociales pour renforcer la culture” ;
  3. fournir “un soutien financier et des avantages matériels aux jeunes conjoints et parents”.

Des experts internationaux et hongrois prendront la parole lors de la conférence. Brian Brown, de l’Organisation Internationale de la Famille, donnera une conférence sur “Le pouvoir de la politique familiale : Leçons hongroises pour l’Occident”. Au cours de la dernière décennie, la Hongrie a mis en place des politiques novatrices en faveur de la famille et du mariage qui ont donné des résultats phénoménaux. En effet, grâce à ces politiques, la Hongrie a vu son taux de mariage augmenter de 86%, son taux de divorce diminuer de 25%, son taux d’avortement diminuer de 41% et son taux de fertilité augmenter de 28%.

Parmi les autres intervenants américains, citons

  • le Dr Patrick Fagan de l’Institut de Recherche sur le Mariage et la Religion,
  • Wendy Wixom de United Families International
  • Sharon Slater de Family Watch International.

Parmi les intervenants hongrois figurent

  • la ministre hongroise de la famille, Katalin Novak,
  • le secrétaire d’État adjoint à la politique familiale, Attila Beneda,
  • l’ancien ministre des ressources humaines, Zoltan Balog.

Vous pouvez vous inscrire à la conférence à l’adresse suivante : https://csaladtudomany.hu/.

Exit l’amour de la France, bonjour… Youssoupha !

D’Anne Coffinier et Axelle Girard sur Educ’France :

Ils ont commencé à composer leurs dizaines d’épreuves terminales, les élèves du hors-contrat français implanté à l’étranger ! Au Liban, en Afrique, en Israël… aux quatre coins du monde. Ils sont indivisibles au coeur de notre République française, l’alma mater? Eux, qui cultivent pourtant  l’amour de la France à l’extérieur de nos frontières…

Cela fait dix longues années qu’ils étudient dans des lycées français notre littérature, notre histoire, notre langue. Ils sont amoureux de notre civilisation. Ils ont rempli leurs voeux sur Parcoursup, et projettent d’étudier en France. Qui la médecine, qui les sciences physiques… Mais malgré leurs suppliques, relayées activement par Créer son école-Educ’France, ils seront laissés de côté, négligés. Alors que leur pays est frappé par la pandémie et parfois- comme au Liban – par une crise protéiforme particulièrement dramatique. Ils enchaînent les épreuves sur table, au milieu des explosions, des coupures de courant, alors qu’ils n’ont pas fini leur programme et qu’ils se sentent abandonnés par la patrie culturelle et civilisationnelle vers laquelle leurs efforts et leurs rêves les ont portés toutes ces longues années d’étude. Leur forfait ? Etre scolarisés dans un établissement français privé à l’étranger, dûment déclaré auprès d’un rectorat français, mais dont les classes de première terminale ne sont pas encore homologuées.

Le gouvernement français ne doit-il pas faire preuve de solidarité à l’égard de ces jeunes qui maîtrisent et aiment la langue et la culture françaises ? N’a-t-on pas plus de devoirs à leur encontre qu’à l’égard de personnes qui prétendent être traités comme des Français mais qui ne se sont pas même donné la peine d’apprendre notre langue ?

Quel intérêt y a-t-il à rebaptiser nos rues d’une main, cédant aux chantages de la repentance, si, de l’autre, on n’est pas capables d’assurer l’égalité de tous les candidats qui présentent le baccalauréat français, quel que soit leur lieu de résidence ? Notre pays a ici l’occasion de montrer que  la solidarité francophone n’est pas un vain mot. Une occasion sans coût économique pour la France. Pourquoi ne pas la saisir ? Mais non voyons ! Notre gouvernement est celui qui choisit le rappeur Youssoupha pour interpréter l’« hymne » de l’équipe de France pour la compétition de l’Euro qui débute en juin…

Tout un programme, auquel les amoureux de la France n’ont bizarrement pas leur place ?

Le ralliement de Valérie Pécresse à la culture de mort

Valeurs Actuelles s’interroge sur la tentation Macron-compatible de Valérie Pécresse pour sa réélection à la tête de la région Ile de France :

[…] En 2015, Valérie Pécresse – à l’époque conseillère régionale – se démène pour créer une liste avec l’archipel de la droite. Dans un premier temps avec Sens commun, mouvement créé en 2013 à la suite de la loi Taubira ouvrant le mariage aux homosexuels. Ainsi, Caroline Carmantrand, Nicolas Tardy-Joubert ou encore Franck Margain prennent place dans la liste de l’ancienne ministre du Budget. Ils incarnent la branche conservatrice au sein du conseil régional. Seulement, six ans plus tard, il semble que Valérie Pécresse – qui a participé à des manifestations de La Manif pour Tous en 2013 – ne renouvèle pas sa confiance envers ces élus. Une situation qui interroge et laisse planer le doute autour de sa nouvelle ligne idéologique.

[…] Aujourd’hui, Caroline Carmantrand s’inquiète du nouveau positionnement de la présidente sortante : « Notre électorat est déboussolé. Il doit se sentir trompé par le discours que tenait Valérie Pécresse à l’époque. » Étonnée, l’élue de la majorité tente de comprendre la démarche de la candidate. Un virage progressiste ? « C’est l’impression que ça donne. » […] Nicolas Tardy Joubert, président de la Marche Pour la Vie, critique la non-représentation des élements conservateurs. Par le passé, il a déjà pris position contre la majorité. Il a depuis été exclu du groupes Libres!, celui de Valérie Pécresse. « Nicolas Tardy-Joubert a été déloyale à la politique de la région, il s’est lui même exclut du groupe », déclare un proche de Pécresse. Pour certains, l’éviction des élus conservateurs est un faux débat. Mais pour Tardy-Joubert, la présence de la présidente de Gaylib Catherine Michaud, du mouvement radical, ou encore la place importante du MoDem dans la liste témoignent de cette volonté d’effacer les conservateurs. Pire, il avertit : « Valérie Pécresse dit qu’il n’y aura pas de fusion au second tour avec la liste LREM. Je dis que le mal est déjà fait.» Porte ouverte pour les plus libéraux plutôt qu’aux conservateurs, l’électorat se rapproche de celui ciblé par Emmanuel Macron.

Pourtant, le virage a été pris depuis longtemps et nous avions commencé à l’évoquer ici. Celle qui manifestait avec La Manif Pour Tous a émis un voeu LGBT-compatible dès novembre 2020 :

Voici ce que la tête de liste Pécresse, Frédéric Péchenard, à Paris pense de l’avortement, “un droit absolument indispensable” (écouter à partir de 6 minutes et 17 secondes) :

Agnès Evren, présidente de la fédération LR de Paris, :

Eric Zemmour : « L’académie de médecine veut rendre la vaccination obligatoire… Ça va légitimiter toutes les théories disant que cela est manipulé depuis le début»

Eric Zemmour revient sur l’automatisation de la transmission des deux noms de famille des parents à la naissance de l’enfant, déjà évoquée, puis sur le déclin de la France. Dimitri Pavlenko évoque la vaccination obligatoire qui pointe son nez.

Création d’un département sur Byzance et les chrétiens d’Orient au Louvre

Laurence des Cars, qui vient d’être nommée à la présidence du Louvre, a annoncé la création d’un département dédié à Byzance et aux chrétiens d’Orient.

Communiqué de l’Oeuvre d’Orient :

L’Œuvre d’Orient se réjouit de l’annonce par la nouvelle Présidente-Directrice du Louvre de la création d’un neuvième département consacré à Byzance et aux chrétiens d’Orient.

Comme cela avait été recommandé dans la proposition du N°6 du rapport de Charles Personnaz au Président de la République, relatif au renforcement de l’action de la France pour la protection du patrimoine au Moyen-Orient, ce département est essentiel pour mettre en valeur le patrimoine plurimillénaire de ces communautés d’Orient et le faire rayonner.

Dans notre époque complexe, où nous avons « besoin de temps long » pour appréhender le présent, ce nouveau département aux côtés de ceux des Antiquités égyptiennes, des Arts de l’Islam, et des Antiquités orientales permettra de mieux comprendre et de découvrir la richesse artistique de ces civilisations orientales.

L’Académie de médecine veut rendre obligatoire la vaccination contre le COVID

Dans un communiqué, l’Académie de médecine exige désormais l’obligation vaccinale, ce qui était prévisible :

[…] Déjà évoquée à plusieurs reprises, mais rejetée sur l’argument réaliste du manque de vaccins, l’obligation vaccinale doit maintenant être envisagée. Cette mesure a été appliquée en France pour la variole (1902-1984), la diphtérie (1938), le tétanos (1940), la tuberculose (1950-2007), la poliomyélite (1964), et étendue en 2017 pour 11 vaccins du nourrisson. Elle s’impose dans tous les cas où une vaccination efficace permet d’éliminer une maladie répandue, sévère et souvent mortelle. Avec un taux d’efficacité de 90 à 95% contre les formes graves de la Covid-19, les vaccins actuellement homologués en France contre le SARS-CoV-2 remplissent les conditions qui permettent de recourir à l’obligation vaccinale face à une épidémie redoutable, en particulier socialement, que les mesures individuelles (gestes barrière) et collectives (couvre-feu, confinement) sont incapables de contrôler dans la durée.

En pratique, la mise en application d’une telle obligation ne pourra être instaurée que de façon progressive. C’est pourquoi l’Académie nationale de médecine recommande :

– de mettre en œuvre sans tarder le « passe vaccinal«  préconisé précédemment [1] ;

– de rendre la vaccination contre le SARS-CoV-2 exigible :

– pour l’exercice de toute activité professionnelle essentielle : conduite du gouvernement et de l’État, enseignement, services de santé [2], de sécurité et de défense (police, services d’incendie et de secours, armée), services d’approvisionnement de la population (alimentation, eau, énergie, numéraire, matériels informatiques) et autres services de la fonction publique ;

– pour l’exercice des activités professionnelles comportant un contact avec le public, notamment dans les secteurs du commerce de détail, de la restauration, de l’hôtellerie, des établissements culturels et du sport ;

– en préalable à toutes les activités comportant déplacements ou rassemblements, telles que les voyages internationaux, les cures thermales [3] ou les occupations associatives ;

– pour tous les donneurs de sang, de tissu ou d’organe ;

– pour les étudiants avant la rentrée universitaire 2021.

Richard Boutry, ancien présentateur de France 3 désormais sur France Soir, a poussé un coup de gueule :

Toutes les théories du complot se réalisent les unes après les autres…

C’est arrivé un 26 mai…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 mai : saints du jour français ou en France.
    • Sts Prisque et ses compagnons, martyrs († IIIe s.)

Au territoire d’Auxerre, la passion de saint Prix (ou Prisque) martyr, et compagnons.

  • St Didier, évêque de Vienne et martyr († v.607)

Sur le territoire de Lyon, en 606 ou 607, la passion de saint Didier, évêque de Vienne. Ayant reproché à la reine Brunehaut un mariage incestueux et d’autres dépravations, il fut d’abord envoyé par elle en exil, puis, sur son ordre, arrêté dans sa cathédrale, et enfin lapidé par les soldats et achevé à coups de bâton, recevant ainsi la couronne du martyre.

  • St Bérenger, moine bénédictin († 1093)

Né près de Toulouse, il devint moine bénédictin à l’abbaye de Saint-Papoul, dans le Languedoc, siège d’un évêché de 1317 à 1790, où il mourut en 1093, après avoir fait des miracles.

Ordonné prêtre, il eut les charges de maître des novices, d’aumônier et de maître des travaux. Il était réputé pour sa charité et sa patience.

  • St Lambert, évêque de Vence († 1154)

À Vence en Provence, l’an 1154, saint Lambert, évêque, auparavant moine de Lérins. Il fut la providence des pauvres et aimait la pauvreté.

  • le 26 mai : fête de saint Philippe Néri, le patron des humoristes.
  • le 26 mai 1445 : la première armée permanente en France.

Les compagnies d’ordonnance sont créées par le Connétable Arthur de Richemond sous le Roi Charles VII par l’ordonnance du 26 mai 1445. Cette nouvelle formation militaire constitue la première armée permanente à la disposition de la couronne. Avant, pour faire la guerre, le Roi devait faire appel à ses vassaux, l’ost, selon la coutume féodale qui n’étaient obligés de servir que pendant 40 jours. Le Roi devait alors recruter des mercenaires, capacité militaire chère et souvent incontrôlable. Chaque compagnie d’ordonnance est composée de cent lances de six cavaliers chacune (un homme d’armes, un coutillier, un page, deux archers et un valet de guerre). Cette ordonnance prévoit d’assurer une bonne armée permanente de 9 000 à 10 000 hommes.

  • le 26 mai 1463 : entrée du Roi Louis XI à Toulouse.

Louis XI, venant de Guyenne, où il a signé la paix avec les rois de Castille, d’Aragon et de Navarre, fait son entrée à Toulouse. La ville a été dévastée par un grand incendie, le 7 mai. Le Roi y demeure trois semaines pour soutenir la reconstruction de la ville.

  • le 26 mai 1648: décès du peintre  Antoine Le Nain.

Il existe un doute sur la mort de deux des trois frères. Alors que le décès de Louis est survenu le même jour, le 23 mai pour certains, pour d’autres il y a trois jours entre les deux décès. Voir la chronique du 23 mai sur la mort de Louis Le Nain.

  • le 26 mai 1657 : candidature de Louis XIV à la couronne du Saint Empire germanique.

Louis XIV brigue la couronne d’empereur du Saint Empire romain germanique, en faisant officiellement acte de candidature, mais c’est le candidat germanique, Léopold de Habsbourg, qui est élu, en 1658.

  • le 26 mai 1791 : les débuts du musée du Louvre.

Par décret est crée le Muséum central des arts de la République dans l’ancienne résidence royale, abandonnée par Louis XIV au profit de château de Versailles. Le Louvre n’était plus occupé que pour des visites royales ou des réunions des conseils royaux. La IIIème République le déclare “propriété de l’État”, et lui donne son statut actuel de musée national. Il est le 3ème plus grand musée du monde. On y trouve notamment la Joconde de Léonard de Vinci.

  • le 26 mai 1805 : Napoléon se couronne lui-même roi d’Italie.

Napoléon Ier a accepté la couronne de roi d’Italie le 17 mars 1805. Il fait une entrée triomphale à Milan le 8 mai 1805, Joséphine et lui sont couronnés le 26 mai par le cardinal Caprara. Alors que l’archevêque de Milan veut lui mettre sur la tête la couronne des rois de Lombard, faite de fer et existante depuis 1026, Napoléon Bonaparte s’en saisit et se couronne lui-même dans la cathédrale de Milan en disant:

“Dieu me la donne, prendre garde ceux qui la touche”

Cette phrase devient la devise de l’Ordre de la Couronne de Fer L’empereur nomme son beau-fils, le prince Eugène de Beauharnais, vice-roi d’Italie. Début janvier 1814, la défection de Murat qui s’allie avec les Autrichiens, puis les Anglais afin de conserver son royaume de Naples, fait perdre l’Italie.

  • le 26 mai 1944 : bombardement de Chambéry, Grenoble, Lyon, Nice et Saint-Étienne.

Le bombardement du 26 mai 1944 est une opération militaire qui entre dans le cadre du Transportation Plan, plan d’attaque des voies de communication, destinée à préparer le débarquement en Normandie. Il s’agissait de détruire les infrastructures de chemin de fer, notamment les gares de triage, afin d’empêcher les Allemands d’acheminer des troupes et du matériel vers l’ouest de la France. La méthode employée est celle des Américains : bombarder de jour, en volant à haute altitude, pour éviter la DCA, cette méthode étant jugée plus précise (sic) que celle des Anglais, qui consistait à bombarder de nuit. L’imprécision due à l’altitude de vol cause la mort de nombreux civils.

  • le 26 mai 1944 : le chef de l’Etat, le maréchal Pétain effectue une visite à Nancy.

Un million de personnes dans les rues pour écouter le chef de l’Etat.

  • le 26 mai 1968 : signature des accords de Grenelle.

Les négociations entamées le 25 mai entre le gouvernement, le patronat et les syndicats, aboutissent aux accords signés au ministère des Affaires sociales, rue de grenelle. Ils prévoient l’augmentation du SMIG (salaire minimum) de 25%, des salaires de 10% et la réduction du temps de travail. Mais ces concessions ne satisfont pas la base ouvrière et la grève continue. Le 30 mai, De Gaulle annonce la dissolution de l’Assemblée et reprend le pays en main.

  • le 26 mai 2013 : manifestation de plus d’un million de personnes à Paris contre la dénaturation du mariage.

La remise en cause des libertés à l’occasion de la crise sanitaire

Le Centre d’analyse et de prospective de l’ISSEP a publié une note sur les restrictions de nos libertés à l’occasion de la crise du COVID. On y lit que l’état d’urgence que nous connaissons n’a pas connu d’équivalent :

Contrairement à ses prédécesseurs, l’état d’urgence sanitaire a impliqué des restrictions à la quasi-totalité des droits et libertés fondamentaux ainsi qu’à toute personne résidant sur l’ensemble du territoire métropolitain et ultra-marin, en se fondant sur la « théorie des circonstances exceptionnelles » créée par le Conseil d’Etat à l’occasion de la Première Guerre mondiale (justifiant à l’époque des mesures qui semblent bien dérisoires aujourd’hui telles que l’interdiction pour un agent public de consulter son dossier avant révocation, celles du racolage ou de la consommation d’alcool…).

La loi du 3 avril 1955 adoptée pendant la Guerre d’Algérie a consacré des mesures similaires à celle que nous subissons depuis plus d’un an (interdictions de circulation, de réunions, des cortèges et rassemblements, fermetures de lieux de réunion ou réquisitions) mais elles avaient été principalement appliquées dans les départements d’Algérie.

L’état d’urgence déclenché en 2015 face au terrorisme islamiste, qui a pourtant duré près de deux ans, n’aura essentiellement impliqué « qu’une » multiplication du nombre des perquisitions administratives et des assignations à résidence extrajudiciaires.

L’état d’urgence sanitaire a été plus attentatoire aux droits et libertés fondamentaux, alors même que les pouvoirs conférés à l’exécutif de manière exceptionnelle, sont très proches de ceux accordés par la loi de 1955.

Cette note constate également que des pouvoirs inédits ont été concentrés entre les mains du seul Premier ministre :

La loi du 23 mars 2020 créant le régime d’état d’urgence sanitaire a prévu que « l’Assemblée nationale et le Sénat sont informés sans délai des mesures prises par le Gouvernement au titre de l’état d’urgence sanitaire. L’Assemblée nationale et le Sénat peuvent requérir toute information complémentaire dans le cadre du contrôle et de l’évaluation de ces mesures. ».

Pourtant, ce contrôle du Parlement est plus faible que celui prévu dans le cadre de la loi de 1955 (prorogation législative de l’état d’urgence au-delà de douze jours, contre deux mois en 2020), et même moindre que celui de l’article 16 de la Constitution donnant les pleins pouvoirs au chef de l’État.

L’article 16 prévoit en effet une réunion du Parlement de plein droit et une saisine du Conseil constitutionnel après trente jours, on ne retrouve pas de telles dispositions dans la loi du 23 mars 2020.

Par la loi du 15 février 2021, le Parlement a encore accepté de se déposséder un peu plus, reportant le terme de ce régime d’exception du 16 février 2021 au 1er juin prochain, laissant pendant cent jours supplémentaires, les coudées franches au Gouvernement habilité à légiférer par ordonnance dans des domaines touchant notamment aux libertés fondamentales.

Déjà, le 28 mai 2020, un autre gardien des libertés fondamentales, le Conseil constitutionnel avait consenti une valeur législative à une ordonnance non ratifiée par le Parlement, une fois passé le délai d’habilitation du Gouvernement, ce que la doctrine a estimé « très préoccupant pour nos institutions et pour la séparation des pouvoirs ».

L’Assemblée nationale, elle-même, face à la crise sanitaire, a modifié son règlement intérieur le 1er mars 2021, par 56 voix favorables (sur 63 votants…) « en ce qui concerne l’organisation des travaux parlementaires en période de crise », favorisant le télétravail des députés.

Il faut préciser que le 6 octobre 2020, son président avait déjà formellement demandé à chaque président de groupe parlementaire de limiter à un sur deux le nombre de députés pouvant participer aux séances et aux commissions. De telles mesures n’ont à notre connaissance pas connu de précédents, y compris pendant la guerre franco-prussienne de 1870, ou encore lors des deux conflits mondiaux.

En état d’urgence sanitaire, le contrôle de l’autorité judiciaire s’est principalement résumé à celui du juge administratif. Le Conseil d’Etat a été saisi, au 25 juin 2020, de 230 recours en référés en lien avec la Covid-19, soit quatre fois plus que pendant la même période de 2019.

Enfin, le plus préoccupant pour les libertés publiques est de relever avec quelle rapide facilité la population semble s’être habituée à une possible surveillance généralisée. Les réactions n’ont guère été virulentes face au traçage des interactions sociales (l’application StopCovid ayant été reconnue par la CNIL conforme au RGPD), à l’usage du drone pour surveiller le respect du confinement ou de caméras de surveillance pour contrôler le respect des gestes barrières… En attendant l’obligation du pass sanitaire puis de la vaccination.

Le commentaire, monopole des médias sur le contrôle de l’information, nous empêche de voir le réel

Pour Elements, François Bousquet a interrogé Pierre Sautarel, le fondateur de FDesouche. François Bousquet explique :

La première raison de la crise de la presse, c’est la médiocrité de la presse. S’il y avait aujourd’hui un Pierre Lazareff, l’homme qui a fait de France-Soir le plus gros journal français après-guerre, il s’intéresserait à ce type de personnage. Sautarel a inventé un modèle de journalisme à prix cassé – le rêve de toutes les rédactions –, pas seulement un journalisme de lien, pas seulement une revue de presse sans commentaire. Car il faut bien comprendre que le commentaire, c’est ce qui nous empêche de voir le réel. Il a disparu ici au profit de la réalité brute, sans filtre. Allons plus loin : le commentaire est le monopole des médias centraux sur le contrôle de l’information. Il est constitué d’un ensemble de non-dits, de leurres, de faux en écriture, d’antiphrases soviétiformes, le tout formant la novlangue du Système. La fonction de cette novlangue : faire écran au réel. Comme percer cet obstacle ? En contournant ses dispositifs de neutralisation. Savez-vous qu’il n’y a pour ainsi dire pas d’émeutes urbaines en France ? Si vous faites une recherche avec pour mot-clé « émeute », vous ne pouvez identifier qu’une émeute sur dix. Comment procéder alors ? Avec d’autres mots-clés. Sautarel en a deux mille dans sa besace, comme les cailloux blancs du Petit Poucet. Tapez « mortier » et vous récupérerez jusqu’à 80 % des articles sur les émeutes urbaines.

Mais Fdesouche, c’est beaucoup plus que cela : c’est une machine à sortir des scoops en haut débit. Pour m’en tenir à l’actualité toute fraîche, Sautarel et sa bande ont sorti l’affaire de la candidate LREM voilée, Sarah Zemmahi, fait connaître la manif LGBT de Touraine interdite aux Blancs, exhumé les verbatim anti-Blancs de Youssoupha. Le tableau de chasse est impressionnant. Parmi ses grands faits d’arme, Fdesouche a été le premier à parler des viols de masse en Angleterre, bien avant avant la presse nationale anglaise, en relayant la PQR anglaise. Le premier à parler des agressions sexuelles du Nouvel An 2016 en Allemagne et à relancer l’affaire outre-Rhin. À lancer la polémique Frédéric Mitterrand, en 2009, en ressortant le passage où l’auteur de La mauvaise vie évoque sa pédophilie touristique. À permettre la déprogrammation du concert de Black M lors du centenaire de la bataille de Verdun, en 2016. À poster les vidéos des émeutes de Dijon l’été dernier. Etc., etc.

Face à l’intolérance…

Vous avez certainement aperçu cette campagne gouvernementale payée par nos impôts pour normaliser un peu plus l’homosexualité, cette propension, au sujet de laquelle l’Eglise nous enseigne qu’elle est “objectivement désordonnée” et constitue pour la plupart des personnes ayant cette tendance “une épreuve“.

Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition. Les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté. Par les vertus de maîtrise, éducatrices de la liberté intérieure, quelquefois par le soutien d’une amitié désintéressée, par la prière et la grâce sacramentelle, elles peuvent et doivent se rapprocher, graduellement et résolument, de la perfection chrétienne.

Alors puisque l’Etat veut nous apprendre la tolérance (mais est-ce bien le rôle de l’Etat ?), appelons-le à une véritable tolérance :

Jérôme Rivière : “Je constate un réveil, un cri des peuples qui veulent continuer à vivre libres”

Sous le titre Tocsin, le député français au Parlement européen Jérôme Rivière publie des “chroniques contre les liquidateurs de la France”. Président de la délégation française du groupe Identité et Démocratie (ID) au Parlement européen et membre de la commission Affaires étrangères et coordinateur ID de la sous-commission Sécurité et défense, il a accepté de répondre aux questions du Salon beige :

Dans des chroniques contre les liquidateurs de la France, vous voulez sonner le tocsin. Est-ce une nouvelle tribune contre le délitement de la France ? Qu’attendez-vous exactement ? Une prise de conscience de nos concitoyens sur la nocivité de l’Union européenne ? Une révolte populaire ?…

Plus qu’une tribune contre le délitement, il s’agit dans ce livre d’en poser le constat, largement partagé aujourd’hui, et d’analyser les causes de ce diagnostic, au travers des évènements qui ont émaillé l’actualité lors de mes deux premières années de mandat à Bruxelles et qui sont, je crois, des signaux importants de l’État de la France au sein de l’Union européenne. Le travail que nous menons au Parlement européen porte des fruits, souvent méconnus et peu traités par les médias. C’est aussi l’objectif de ce livre, de montrer aux Français que leurs inquiétudes sont portées dans cette enceinte, où nous sommes de moins en moins minoritaires.

Je constate un réveil, un cri des peuples qui veulent continuer à vivre libres, et je considère que mon élection, et plus largement celle de tous les élus du Rassemblement National sur la liste soutenue par Marine le Pen et portée par Jordan Bardella, n’est pas un hasard : nous sommes les représentants des oubliés, des perdants de la mondialisation, de « ceux qui ne sont rien », mais qui sont enracinés, qui sont « de quelque part », face aux mondialistes. L’Union européenne est l’incarnation, la capitale de ce déracinement. Les institutions bruxelloises détestent la transmission, l’enracinement, l’héritage, l’histoire, la tradition, bref, ce qui fait les peuples, et ce qui a fait la civilisation européenne. Ursula Von der Leyen (présidente de la Commission européenne) et David Sassoli (Président du Parlement européen) trouvent un allié précieux en la personne d’Emmanuel Macron. Les liquidateurs de la France que je dénonce dans mon livre, ce sont eux. La souveraineté européenne voulue par Macron passe par un abandon de la souveraineté française. C’est le projet fédéraliste de l’Union européenne d’aujourd’hui dont les conséquences sont dramatiques pour le quotidien des Français. C’est la constante idéologique d’Emmanuel Macron : fondre la France dans l’Europe. Je ne m’y résous pas.

Vous saluez le Brexit comme un tournant majeur dans l’histoire de l’Europe. Faut-il que la France suive l’exemple britannique en votant en faveur d’un Frexit ? 

Les situations de nos deux pays ne sont pas comparables. Le Royaume-Uni n’a jamais eu qu’un pied dans l’UE, et il a choisi de le retirer. La France devrait œuvrer à transformer l’Union Européenne. Il faut briser ce système qui s’est construit contre nous. Ce sera un long travail, que nous commencerons dès notre arrivée au pouvoir. Par ailleurs, la souveraineté est importante, essentielle, mais le danger qui menace la France est d’abord celui de l’Identité. Les deux sont liés, car nous aurons besoin de recouvrer de grandes parts de souveraineté pour préserver notre identité. Néanmoins, des gouvernements avec lesquels nous partageons beaucoup, tels que la Hongrie, parviennent à préserver leur identité au sein de l’Union Européenne.

Le Brexit a une vertu essentielle : il a montré que la construction européenne telle que voulue par les fédéralistes n’était pas le sens de l’Histoire. Je crois ce point essentiel. Personne, dans les élites anglaises et européennes ne l’a vu venir. La férocité avec laquelle on a voulu annuler ce résultat démocratique montre l’enjeu que le Brexit représente aux yeux des mondialistes européens. Il brise leur rêve. Il montre qu’autre chose est possible. A ce titre, c’est une excellente nouvelle.

Vous revenez à plusieurs reprises sur les sujets liés à l’armement et vous déplorez que Macron ait ruiné les efforts des industriels à l’exportation. Pourtant, l’avion Rafale semble se vendre bien depuis quelques années, avec une succession de nouveaux clients (Egypte, Qatar, Inde, Grèce, de nouveau l’Egypte…), Naval Group a décroché un contrat monumental en Australie pour des sous-marins, Nexter a vendu en 2019 plus de 400 blindés en Belgique, … N’avez-vous pas l’impression d’exagérer le trait ?

À Bruxelles, je suis coordinateur de la Commission Sécurité et Défense pour le Groupe Identité et Démocratie, et en France, je travaille aux côtés de Marine le Pen sur les questions de Défense. Sur ce sujet, il ne peut y avoir de « en-même temps ». Si la Loi de Programmation Militaire en vigueur représente une amélioration en termes de moyens pour nos armées et pour notre industrie de défense, il s’agit d’une augmentation en trompe l’œil qui ne sera effective qu’après le quinquennat d’Emmanuel Macron. Et c’est insuffisant.

La vente des Rafales est un exemple intéressant : c’est un avion que la France a fait seule. Il est bien plus performant et moins cher que l’Eurofighter, l’avion européen. Le Rafale est le résultat d’une politique opposée à l’idéologie d’Emmanuel Macron. Les projets européens en cours sur l’avion et les chars dépouillent la France de sa souveraineté, mais aussi de ses compétences, au profit notamment de l’Allemagne.

Les bons résultats actuels du Rafale et de l’Industrie de défense française sont le fruit de 30 ans de politique d’indépendance en la matière, initiée par de Gaulle et poursuivie par Pompidou et Giscard, quoi que l’on puisse penser d’autres aspects de leurs politiques.

Sur la défense, de la fabrication à l’exportation, de l’Industrie à l’équipement de nos forces armées, il n’est pas possible de partager, de sous-traiter, de dépendre de qui que ce soit.

Une idéologie à Quotidien ? Sonia Mabrouk remet Yann Barthès à sa place

Invitée mardi sur le plateau de Quotidien dans le cadre de la promotion de son livre « L’insoumission Française », Sonia Mabrouk a eu un échange piquant avec Yann Barthès. Ce dernier lui a demandé s’il existait une idéologie au sein de la chaîne CNews. Elle a renvoyé la balle au bond :

« Une idéologie ? Non, absolument pas. Y’en a une à Quotidien ? »

« Non pas spécialement », rétorque Barhès.

Et Sonia Mabrouk de conclure avec assurance : « Bon bah alors même chose à CNews. »

Napoléon et les Vendéens

« L’empereur et les Brigands » a pour ambition d’être une œuvre littéraire et une évocation historique confrontant Napoléon Ier à un autre personnage, Le Lecteur, qui peut être interprété aussi bien comme sa conscience que comme le jugement de l’Histoire.

Ce dialogue aborde l’essentiel des événements de la vie de celui qui fut successivement citoyen-général, Premier consul de la République et, enfin, Empereur des Français. Cependant, il privilégie un angle narratif particulier : le positionnement de « L’Empereur » vis-à-vis des « Brigands » de la Vendée. En effet, après la Constitution civile du Clergé voulue dès les débuts de la Révolution, Napoléon a rétabli la paix religieuse et mis fin aux guerres de l’Ouest, ce que ni la Convention thermidorienne ni le Directoire n’avaient réussi avant lui. Mais, au fond, que pensait-il des idéaux de la rébellion vendéenne ? Et quelle était sa réelle motivation face à cette dissidence ?

Deux cents ans après la mort, survenue en 1821, de l’un des plus grands chefs de l’État que la France ait connu, cette pièce est une manière de panser les blessures du passé pour penser plus sereinement l’avenir.

Qui veut la mort de Summorum Pontificum ?

Un texte qui couperait les ailes du motu proprio de Benoît XVI serait sur le point d’être publié à Rome. C’est ce que les témoins de l’ouverture de la 74ème assemblée de la Cei, la Conférence épiscopale italienne, par le pape, le lundi de Pentecôte, à l’Ergife Palace Hotel de Rome, ont retenu des propos du Pontife.

Une affaire italienne

Une majorité de membres de la Conférence épiscopale italienne sont hostiles depuis toujours au motu proprio Summorum Pontificum et militent, depuis 2013, pour sa mise en veilleuse. Ils sont en parfaite consonance avec le noyau dirigeant de la Curie bergoglienne, à savoir le Secrétaire d’État, le cardinal Parolin, le Substitut, Mgr Peña Parra, les cardinaux Stella (Préfet sur le départ de la Congrégation pour le Clergé), Braz de Aviz (Religieux), auxquels se joint l’opportuniste cardinal Ouellet (Évêques). A l’Université Saint-Anselme, le professeur Andrea Grillo, qui a ses relais à Santa Marta, multiplie les articles et les pressions en ce sens.

Car les évêques italiens veulent bien que des instituts spécialisés – en l’espèce, en Italie, l’ICRSP – prennent en charge les traditionalistes locaux, mais ils ne supportent pas que des jeunes prêtres de leurs diocèses se consacrent aussi à la messe traditionnelle. Ils sont en outre suprêmement agacés de constater que les nouvelles générations cléricales sont très perméables au « lefebvrisme », comme on dit en Italie pour désigner tout ce qui est traditionnel.

Quant au pape François, qui n’aime guère la France notamment pour cette raison que l’opposition liturgique au Concile y est très forte, il découvre lui aussi avec stupeur – et quelques colères mémorables – le « cléricalisme » des jeunes prêtres italiens, dont il moque les goûts vestimentaires d’un autre âge.

En fait de vêtements, lors de la discussion avec les évêques, lesdits prêtres, si on nous permet cette métaphore, ont été habillés pour l’hiver, le Pontife s’étonnant que ces clercs qui ne comprennent pas le latin veuillent l’apprendre pour dire la messe tridentine, et affirmant qu’il leur serait plus utile, pour leur apostolat, d’apprendre l’arabe plutôt que le latin…

Les vicissitudes de la préparation d’un document

Malgré tout, le pape Bergoglio a longtemps hésité à légiférer en la matière. En premier lieu, à cause de la présence au sein même du Vatican du pape Benoît XVI, dont il ne voulait pas prendre le risque devant l’opinion de déchirer l’œuvre majeure. Ensuite et surtout, parce que les questions liturgiques ne l’intéressent pas. Cependant, influencé notamment par les jésuites de la Civiltà Cattolica, qui ont appuyé sur un point très sensible chez lui, la foi au caractère définitif de Vatican II, il a fini par adopter cette donnée : pour transformer définitivement l’Église en Église du Concile, il fallait définitivement installer la liturgie du Concile.

La Constitution qui réforme la Curie intègrera cette donnée. La Congrégation pour le Culte divin y deviendra – en théorie, car qui peut croire aujourd’hui à l’efficacité d’une réforme ecclésiale ? – une sorte de Saint-Office de la liturgie nouvelle. Elle devrait absorber le Bureau des Cérémonies pontificales et régir plus étroitement la vie cultuelle des basiliques majeures (d’où le caractère obligatoire de la concélébration décrété pour la Basilique Saint-Pierre). Selon les dernières rumeurs, c’est le très conciliaire Mgr Roche, jusqu’ici Secrétaire de la Congrégation qui en deviendrait le Préfet, et le non moins bugninien, Sous-Secrétaire, Mgr Maggioni, qui en serait le Secrétaire.

Le bureau de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui a pris la suite de la défunte Commission Ecclesia Dei, étant appelé lui-même tôt ou tard à disparaître, la Congrégation pour le Culte divin aurait à gérer les attardés de la liturgie anté-conciliaire. Gestion dont le document à paraître serait la charte. Il ferait en sorte que les instituts Ecclesia Dei (et aussi, de fait, la FSSPX) soient chargés des cérémonies célébrées dans le ghetto ; en revanche, il ne permettrait à des prêtres « ordinaires », prêtres diocésains ou prêtres de congrégations « ordinaires » de célébrer la sulfureuse messe tridentine qu’avec une permission appropriée.

Mais à ce projet, il y a eu de la résistance, celles d’un certain nombre d’évêques italiens, pas nécessairement des plus traditionnels, qui pensent à l’après-Bergoglio, et celle du cardinal Ladaria, qui a pris à cœur sa charge de gardien de Summorum Pontificum, et qui fait valoir les évidents inconvénients de son torpillage. C’est pourquoi le texte aurait connu jusqu’à trois mouture successives, l’actuelle étant la définitive. Peut-être.

Une liturgie entièrement bugninisée ?

On souhaite bien du plaisir aux prélats romains qui voudront museler la liturgie traditionnelle en France, aux États-Unis… et même en Italie. On n’imagine pas qu’ils puissent convaincre les paroissiens, qui goûtent de plus en plus en nombreux à la lex orandi de la tradition de l’Église, de revenir au régime sec des célébrations bugniniennes.

Le pape, dont le pontificat n’est plus depuis longtemps dans sa période d’état de grâce, même si les médias non religieux veulent toujours le faire croire, va devoir affronter un mécontentement toujours plus grand des fidèles pratiquants, d’un clergé classique ou traditionnel, et de hauts prélats attentifs à sauver ce que l’on peut des meubles. D’autant que l’affaire allemande – qui n’engendrera jamais un schisme, quoi qu’on dise, puisque jamais les néo-catholiques germaniques ne seront condamnés – prouve que, cinquante ans après Vatican II, l’Église est devenue plus ingouvernable que jamais.

Alors, une liturgie entièrement bugninisée, comme la rêvent les idéologues romains, ou bien, plus probablement, une reprise virulente de la guerre liturgique, celle que Benoît XVI avait cru pouvoir éteindre ?

L’ONU met en garde la Belgique contre l’euthanasie

Lors de la session du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, qui s’est tenue à Genève il a 10 jours, les implications de la loi belge sur l’euthanasie ont été remises en question. Bruxelles a légalisé l’euthanasie en 2002, pour des patients adultes dont l’état physique ne permettait pas d’espérer une amélioration médicale raisonnable. En 2014, la loi a été étendue (comme d’habitude) pour euthanasier des mineurs, et sans limite d’âge. Et au fil des années, les critères se sont étendus : “lassitude de vivre”, déception amoureuse, etc.

L’avocat Giorgio Mazzoli, qui représente ADF International aux Nations Unies, a déclaré :

“Une société juste prend soin des plus vulnérables”. “Le droit international protège le droit inhérent de chacun à la vie et exige des pays qu’ils protègent la dignité et la vie de tous les individus plutôt que de contribuer à y mettre fin.” “Malheureusement, au fil des ans, nous avons assisté à une spirale hors de contrôle de la loi belge sur l’euthanasie”.

L’avocat a rappelé le cas d’une femme de 24 ans en Belgique en 2015 qui a demandé l’euthanasie en raison d’une dépression alors qu’elle était en bonne santé physique.

“Il n’y a rien de progressiste dans un gouvernement qui refuse de fournir une assistance et un soutien à ceux qui en ont le plus besoin”. “Nous demandons instamment au gouvernement belge d’accepter les recommandations qu’il a reçues sur cette question : mettre fin à l’euthanasie et réorienter les ressources vers l’amélioration des soins palliatifs”.

La Belgique a également été appelée à rendre compte de l’application de la loi sur l’euthanasie devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). L’accusation de manquement à la protection de la vie émane en l’occurrence d’un homme, Tom Mortier, dont la mère, souffrant de dépression, a été soumise à une “mort douce” en 2012.

“Ma mère avait un grave problème mental. Elle a dû faire face à la dépression toute sa vie”. “Elle a été traitée pendant des années par des psychiatres et le contact entre nous a fini par être coupé. Un an plus tard, elle a reçu une injection létale. Ni l’oncologue qui a administré l’injection ni l’hôpital ne nous avaient informés, moi ou l’un de mes frères et sœurs, que notre mère envisageait l’euthanasie. Je l’ai appris le lendemain quand j’ai été contacté par l’hôpital, qui m’a demandé de m’occuper des modalités pratiques.”

Robert Clarke, directeur adjoint de l’ADF International, qui représente M. Mortier devant la Cour, récise :

“Selon le dernier rapport du gouvernement [belge], plus de six personnes par jour sont euthanasiées de cette manière, et ce n’est peut-être que la partie émergée de l’iceberg. Les chiffres révèlent la vérité : une fois que ces lois sont adoptées, l’impact de l’euthanasie ne peut être contrôlé “.

Que ceux, en France, qui militent activement pour l’euthanasie ‘encadrée’, en prennent de la graine.

Chronique du délitement

Tandis qu’Emmanuel Macron s’amuse à l’Elysée, la vie se poursuit dans les quartiers perdus :

  • Colmar : un voyou de 17 ans fracasse les policiers municipaux à coups de casque, il est remis en liberté dans l’attente de l’examen de son dossier
  • Argenteuil : les pompiers et les policiers attaqués au mortier, 2 policiers blessés
  • Villejuif : un Tunisien en situation irrégulière se rebelle à l’entrée du commissariat et agresse un policier
  • Mandres les Roses (94) : un élu municipal (SE) d’opposition a vu un engin exploser dans son jardin
  • Ouges (21) : le maire a été agressé à coups de barre à mine

Zemmour : «Il y a une propagande anti-colonialiste phénoménale en France»

Eric Zemmour évoque l’avenir de la Nouvelle-Calédonie puis le problème de la souveraineté agricole :

Photos des nombreux pèlerinages de Chrétienté

A retrouver en ligne sur le site de Notre-Dame de Chrétienté.

Vous y retrouverez quelques uns des 240 chapitres locaux, en Arménie, Bretagne, Bourbonnais, Bourges, Bourgogne, Clermont-Ferrand, Orléans, Tours, Dijon, Yvelines, Nord, Calvados, Manche, St Wandrille, Angers, Charente, Anjou, Nantes, Vendée, Paris, Chartres, Provence, Bourg-en-Bresse, Grenoble, Lyon, Rhône-Alpes, Valence, Annecy, Landes, Suisse…

Athlétisme : Les femmes discriminées par les “trans”

Chelsea Mitchell publie une tribune dans USA Today après avoir perdu plusieurs compétitions “féminines” face à des athlètes hommes “transgenres”.

J’ai perdu quatre titres de championne d’État, deux titres de championne de Nouvelle-Angleterre et de nombreuses autres places sur le podium au profit de coureuses transgenres. J’ai été reléguée à la troisième place au sprint de 55 mètres en 2019, derrière deux coureurs transgenres. À chaque défaite, il devient de plus en plus difficile de réessayer.

C’est une expérience dévastatrice. Cela me dit que je ne suis pas assez bonne ; que mon corps n’est pas assez bon ; et que peu importe à quel point je travaille dur, j’ai peu de chances de réussir, parce que je suis une femme.

Cette expérience est la raison pour laquelle trois de mes camarades athlètes féminines et moi-même avons intenté un procès l’année dernière avec Alliance Defending Freedom contre la Connecticut Interscholastic Athletic Conference (CIAC) : parce que les filles et les femmes ne devraient pas être privées de leur droit à une compétition équitable.

Le CIAC autorise les hommes biologiques à concourir dans les sports féminins. Par conséquent, deux athlètes transgenres ont commencé à courir dans la piste des filles en 2017. Rien qu’au cours des saisons 2017, 2018 et 2019, ces coureuses ont raflé 15 titres de championnes d’État d’athlétisme féminin (titres détenus en 2016 par neuf filles différentes) et plus de 85 opportunités de participer à des compétitions de plus haut niveau qui appartenaient aux athlètes d’athlétisme féminin.

Mais un tribunal fédéral de district a récemment rejeté l’affaire. Outre l’impact psychologique des défaites injustes et répétées, la politique du CIAC a des conséquences plus tangibles pour les femmes. Elle prive les filles de la possibilité de courir devant les recruteurs universitaires qui se présentent pour les épreuves d’élite, et de concourir pour les bourses et les opportunités qui accompagnent le recrutement universitaire.

Et ça n’arrive pas qu’à moi. Mon amie et collègue plaignante Selina Soule a été écartée de la qualification pour la finale du 55 mètres du championnat d’État et de la possibilité de se qualifier pour le championnat de Nouvelle-Angleterre par un coureur transgenre en 2019. Pendant ce temps, Alanna Smith, une athlète féminine incroyablement talentueuse, était la deuxième coureuse du 200 mètres aux championnats régionaux de Nouvelle-Angleterre, mais a été rétrogradée à la troisième place derrière une concurrente transgenre.

Il est décourageant que le tribunal fédéral de district ait décidé que ces expériences – ces opportunités perdues – n’ont tout simplement aucune importance.

Elle et ses camarades athlètes ont décidé de faire appel de la décision du tribunal fédéral de district, devant la Cour d’appel des États-Unis.

Mgr Rey : “Nous sommes victimes et otages d’une hystérisation médiatique”

Extraits de l’homélie de Mgr Dominique Rey, prononcée à Chartres, lundi de Pentecôte, à l’occasion de la clôture du 39e pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté :

« La peur généralisée de mourir nous rappelle le sacré de la vie humaine mais laisse transparaitre la détresse des âmes ! Nous sommes victimes et otages d’une hystérisation médiatique. »

« Le Christ se trouve devant et nous précède sur le chemin du Ciel par sa victoire pascale ! Comme cette cathédrale surgissant de la terre à l’horizon vers laquelle vous avez dirigé vos pas ! »

« Chers pèlerins, votre jeunesse incarne cette Espérance dont le monde a besoin ! Celle-ci doit se greffer en Dieu et non dans des idéologies qui se terminent dans la cendre et le sang ! »

L’homélie est à revoir sur Youtube, à partir de la 55e mn (durée 18mn environ).

La PMA, une pratique eugéniste

Aude Mirkovic, porte-parole de l’association Juristes pour l’enfance, nous en dit plus sur les dessous de la PMA et du projet de loi bioéthique :

C’est arrivé un 25 mai…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 25 mai : saints du jour français ou en France.
    • St Léon (ou Lyé), abbé de Mantenay († VIIe s.)

Au monastère de Montenoy au pays de Troyes, au VIIe siècle, saint Lyé, abbé.

  • Ste Madeleine-Sophie Barat, fVierge et fondatrice de l’Institut :  « Sœurs du Sacré-Cœur » (1779-1865)

Madeleine-Sophie naît le 13 décembre 1779, dans une famille d’artisans tonneliers, elle était la dernière de trois enfants. Louis, l’aîné, né en 1768, se destinait à l’Église. Ses projets furent différés par la Révolution. Après bien des difficultés (incarcéré à Paris, il échappa par miracle à la guillotine, grâce à la chute de Robespierre), il fut ordonné prêtre clandestinement en septembre 1795 et entra dans la Compagnie de Jésus, lorsque celle-ci fut rétablie sous la Restauration. La seconde, Marie-Louise, se maria en 1793 : elle eut dix enfants.

Grâce à sa mère, qui s’intéressait aux modes culturelles du temps, mais surtout à son frère Louis qui, en attendant d’être ordonné prêtre, était professeur au collège de Joigny, Sophie reçut une éducation exceptionnelle pour une jeune fille de son temps. Elle fut initiée aux matières profanes et religieuses et apprit les langues anciennes et modernes. Commencée à Joigny, sa formation se poursuivit, sous la direction de Louis, à Paris, où elle arriva à l’automne de 1795.

Madeleine-Sophie Barat fut profondément marquée par la Révolution, en qui elle vit toujours un régime qui, en désorganisant puis en interdisant le culte, en entravant l’enseignement de la foi et en pourchassant les prêtres, avait voulu attenter aux droits de Dieu. Sous le Directoire, Sophie Barat commença, dans la prière, à envisager une congrégation féminine nouvelle qui, pour honorer le Cœur du Christ et pour diffuser l’amour de Dieu, se consacrerait à l’éducation des jeunes filles. Ce projet prit forme grâce au Père Varin que son frère Louis lui fit rencontrer vers 1800. Joseph Varin lui parla, d’une congrégation récemment fondée, les Dilette di Jesu, qui avait des objectifs proche des siens.

Le 21 novembre 1800, Sophie Barat prononça à Paris ses premiers vœux. L’année suivante, l’activité apostolique du nouvel institut démarra grâce à l’établissement, à Amiens, d’un premier pensionnat de jeunes filles. Dès 1804, Madeleine-Sophie Barat avait été désignée comme supérieure des Dames de l’Instruction Chrétienne, nom qui fut celui de la congrégation jusqu’en 1815, puisqu’il était impossible de faire référence au Sacré-Cœur, compris, depuis les guerres de Vendée, comme un symbole contre-révolutionnaire. La nouvelle congrégation commençant à essaimer, Sophie Barat fut, en 1806, nommée Supérieure Générale, charge qu’elle devait conserver jusqu’à sa mort. Désormais, l’histoire de Madeleine Sophie se confond avec celle de sa congrégation.

La fondatrice voyage à travers la France, puis l’Europe. Elle fonde de nouvelles communautés dès 1818. Elle définit les activités par lesquelles sa congrégation va se manifester dans le monde pour donner corps au désir de découvrir et manifester l’amour du Cœur du Christ. Des pensionnats, des écoles gratuites sont ouverts. Puis des établissements divers adaptés aux besoins du temps ou des sociétés locales sont créés par les Religieuses du Sacré-Cœur. La Mère Barat organise aussi l’œuvre des ‘retraites’, offrant un accompagnement spirituel à des femmes mariées ou non. Pendant toute sa vie, elle mobilise les énergies, soutient les efforts des religieuses par une correspondance géante.

Madeleine-Sophie Barat qui, dans son adolescence, avait rêvé de la vie du Carmel, sut concilier, au cours de sa longue vie, action et contemplation. Elle a créé une vie apostolique nouvelle fondée sur l’intériorité et l’union au Cœur de Jésus.

Elle meurt à Paris, dans la maison mère du Boulevard des Invalides, le 25 mai 1865, en la fête de l’Ascension : quatre-vingt -dix-huit maisons étaient alors nées en France et à l’étranger. Madeleine-Sophie Barat a été béatifiée, le 24 mai 1908, par saint Pie X puis canonisée, le 24 mai 1925, par Pie XI.

  • le 25 mai 1085 : décès du pape saint Grégoire VII.

Voir la chronique du 22 avril. Pendant son règne, il prend des mesures pour mettre fin au scandale dû à la situation des prêtres ou évêques mariés.

  • le 25 mai 1261 : décès du pape Alexandre IV.

Alexandre IV, né Rinaldo Conti, voit son pontificat marqué par les efforts d’unification entre les églises orthodoxe et catholique, l’établissement de l’Inquisition en France, les faveurs accordées aux ordres mendiants et aux tentatives d’organiser des croisades contre les Tartares.

  • le 25 mai 1510 : mort du Cardinal d’Amboise.

Fils de Pierre d’Amboise et d’Anne de Bueil, Georges d’Amboise naît en 1460 au château de Chaumont-sur-Loire. Il est considéré comme un véritable premier ministre de Louis XII comparable à Richelieu pour Louis XIII.

Après des études de droit, il se destine à la carrière ecclésiastique. En 1485, il est ordonné prêtre. Mis en prison avec l’Evêque du Puy, Geoffroy de Pompadour, il est libéré sur ordre royal ; Charles VIII s’attache alors ses services et ses compétences. En 1491, Georges d’Amboise négocie avec François II, duc de Bretagne le mariage de sa fille Anne avec Charles VIII. La cérémonie a lieu à la fin de l’année au château de Langeais. Il est nommé évêque de Rouen en 1493, l’un des plus riches évêchés du Royaume de France. Il accompagne ensuite Charles VIII lors des Guerres d’Italie.

Ami du duc d’Orléans, le futur Louis XII, ce dernier le choisit tout naturellement comme Principal Conseiller, après la mort accidentelle de Charles VIII, au château d’Amboise en 1498. Cette année là, Georges d’Amboise est aussi créé cardinal par le pape Alexandre VI ; il obtient l’annulation du mariage, non consommé, de Louis XII avec Jeanne de Valois, sa cousine, fille de Louis XI. Cette dernière deviendra Sainte Jeanne de France (cf. la chronique du 23 avril). C’est Georges d’Amboise qui couronne Anne, Reine de France en 1504, en la Basilique de Saint-Denis (cf. la chronique du 18 novembre).

De son œuvre politique, il faut retenir, la création d’une nouvelle Cour Souveraine, le Grand Conseil, afin de concurrencer le Parlement de Paris en1498, la promulgation de l’Ordonnance de Blois de mars 1499, qui améliore la Justice Royale. En 1506, il préside les Etats-Généraux de Tours, où il est décidé, entre autres, que Claude de France, la fille de Louis XII et d’Anne de Bretagne, doit épouser François d’Angoulême (futur François Ier) et non Charles de Gand, considéré comme trop étranger. C’est aussi au cours de ces Etats-Généraux que Louis XII reçoit le titre de « Père du Peuple ».

Erudit et bibliophile et grand mécène, le cardinal poursuit la construction du Château de Gaillon, initiée par Guillaume d’Estouteville, avec des artistes italiens tels que Guido Mazoni, Jérôme « Pacherot », Fra Giacondo et Pacello Mercogliano. Il embellit l’archevêché de Rouen et le Parlement de Normandie. Il meurt à Lyon le 25 mai 1510, son corps est inhumé dans un superbe mausolée sous les arcades de la Cathédrale de Rouen. Seul son coeur reste conservé dans la Chapelle des Célestins de la capitale des Gaules,

  • le 25 mai 1684 : fondation des Frères des écoles chrétiennes.

Les Frères des écoles chrétiennes, congrégation religieuse, sont fondés à Reims en 1680 par saint Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719).

  • le 25 mai 1720 : un bateau amène la peste à Marseille.

En provenance de Syrie, le navire “Le Grand-Saint-Antoine”, contaminé par le virus de la peste, accoste dans le port de Marseille. L’administration, bien que prévenue de la présence de la maladie, autorise le déchargement de la cargaison. Le fléau emporte en quelques semaines 50 000 Marseillais, soit la moitié de la population de la ville, et se répand jusqu’à Toulon et Aix.

  • le 25 mai 1793 : prise de Fontenay.

Après un premier échec devant Fontenay le 16 mai, ce sont 30.000 Vendéens qui se présentent le 25 mai devant les positions fortifiées du général Chalbos. Avant l’attaque, les prêtres donnent l’absolution aux soldats, et les généraux excitent leur courage, ébranlé par le défaut d’artillerie et de munitions. « Allons, mes enfants, leur disaient-ils, il n’y a pas de poudre ; il faut encore prendre les canons avec des bâtons ; il faut ravoir Marie-Jeanne : c’est à qui courra le mieux. »

Les soldats de Lescure paraissant hésiter ; il s’avance seul à trente pas devant eux, et s’arrête en criant : Vive le Roi !

Une batterie de six pièces fait feu sur lui, sans le blesser. « Mes amis, s’écrie-t-il, les bleus ne savent pas tirer ! »

Les paysans prennent aussitôt la course ; mais apercevant devant eux une grande croix de mission, ils tombent tous à genoux en présence de l’ennemi et à portée de canon. M. de Beaugé veut les faire marcher. « Non, lui dit M. de Lescure, qui donne l’exemple, laissez-les prier, ils ne s’en battront que mieux ! »

L’aile gauche Vendéenne, aux ordres de Lescure, enfonce l’infanterie Républicaine. Une charge générale des armées royales enfonce la ligne républicaine. Les insurgés récupèrent à cette occasion 42 canons, 5000 fusils et 240 prisonniers, une grande quantité de poudre et de munitions, ainsi que des vivres en abondance. Ils trouvent aussi deux caisses remplies d’assignats. La première est brulée par les soldats. La seconde, contenant neuf cent mille francs environ, est préservée par les généraux, qui écrivirent au revers de ce papier monnaie: « Bon au nom du Roi ».

Les Blancs, incapables de maintenir une garnison dans la ville Fontenay, l’évacuent le 27 mai. D’Elbée et Bonchamps blessés vont se faire soigner. Suite à cette série de victoires les chefs Vendéens décident, le 26 mai 1793, de créer un Conseil Supérieur de la Vendée pour administrer les districts conquis au nom du Roi.

  • le 25 mai 1830 : début de la conquête de l’Algérie.

La flotte française qui part à la conquête de l’Algérie quitte Toulon.

  • le 25 mai 1846 : évasion de Louis-Napoléon Bonaparte.

Louis-Napoléon Bonaparte, déguisé en ouvrier, s’évade du fort de Ham dans la Somme, où il purge une peine d’emprisonnement à perpétuité, suite à sa tentative de coup d’état de 1840. Deux ans plus tard, il devient le premier président de la République française et quatre ans après, il restaure l’empire à son profit, suite à un deuxième coup d’état, qu’il réussit.

  • le 25 mai 1857: fondation de la ville de Dakar.

Après avoir pris possession de la péninsule du Cap-Vert, le contre-amiral Auguste-Léopold Protet, ancien gouverneur du Sénégal, crée un petit fort à Dakar sur lequel il dresse le pavillon français. Dès l’année suivante, la ville se développe grâce au plan cadastral élaboré en juin par le colonel du génie Emile Pinet-Lapradre. En 1902, Dakar remplace Saint-Louis au titre de capitale officielle du Sénégal.

  • le 25 mai 1871 : Commune de Paris.

Les terribles combats entre Communards et Versaillais se poursuivent dans la ville. Les révolutionnaires reculent partout et abandonnent la Place du Château d’Eau, actuelle place de la République. Dans leur haine de tout ordre établi ils font prisonniers et assassinent tous ceux qui semblent leur ennemis ou manquer de ferveur révolutionnaire. Ainsi 5 dominicains d’Arcueil et 9 employés du couvent sont abattus alors qu’ils tentaient de s’échapper des mains de leurs bourreaux.

  • le 25 mai 1889 : le pape Léon XIII consacre le genre humain au Sacré Cœur de Jésus.

L’Encyclique «  Annum sacrum » est publiée le 25 mai; elle consacre le genre humain au Sacré Cœur de Jésus.

  • le 25 mai 1941 : première parution de Radio Nationale.

Cette radio est la voix de Vichy ; étant en zone non occupée, elle et au service des idées du Maréchal Pétain sans avoir la contrainte allemande comme radio Paris.

  • le 25 mai 1941 encore : le Chef de l’Etat, Philippe Pétain, institue la “journée nationale des mères”.

Dans ses discours aux mères de famille le maréchal dira : « La raison première de notre déclin est l’abandon de toute vie spirituelle dans le cadre de la nation…La préface nécessaire à toute reconstruction est d’éliminer l’individualisme destructeur de la famille… Le droit des familles est antérieur et supérieur à celui de l’Etat comme à celui des individus…Mères de familles ! Vous êtes avant l’Etat les dispensatrices de l’éducation, les inspiratrices de notre civilisation chrétienne… »

Cité par l’amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, page 118).

Voici une partie du discours du Maréchal Pétain pour cette première fête des mères :

« MESSAGE
AUX   MÈRES   FRANÇAISES
25   MAI   1941 »

MÈRES  DE  FAMILLE  FRANÇAISES ! La France célèbre aujourd’hui la famille. Elle se doit d’honorer d’abord les mères.

  • Depuis dix mois, je convie les Français à s’arracher aux mirages d’une civilisation matérialiste. Je leur ai montré les dangers de l’individualisme. Je les ai invités à prendre leur point d’appui sur les institutions naturelles et morales auxquelles est lié notre destin d’homme et de Français.
  • La famille, cellule initiale de la société, nous offre la meilleure garantie de relèvement. Un pays stérile est un pays mortellement atteint dans son existence. Pour que la France vive, il lui faut d’abord des foyers.
  • Le foyer, c’est la maison où l’on se réunit, c’est le refuge où les affections se fortifient. C’est cette communauté spirituelle qui sauve l’homme de l’égoïsme et lui apprend à s’oublier pour se donner à ceux qui l’entourent.
  • Maîtresse du foyer, la mère, par son affection, par son tact, par sa patience, confère à la vie de chaque jour sa quiétude et sa douceur. Par la générosité de son cœur, elle fait rayonner autour d’elle l’amour qui permet d’accepter les plus rudes épreuves avec un courage inébranlable.
  • Mères de notre pays de France, votre tâche est la plus rude. Elle est aussi la plus belle.

Vous êtes, avant l’État, les dispensatrices de l’éducation. Vous seules savez donner à tous ce goût du travail, ce sens de la discipline, de la modestie, du respect qui fait les hommes sains et les peuples forts. Vous êtes les inspiratrices de notre civilisation chrétienne. Et voici qu’aujourd’hui dans nos deuils, dans nos misères, vous portez la plus lourde croix.

Mères de France, entendez ce long cri d’amour qui monte vers vous.

Mères de nos tués, mères de nos prisonniers, mères de nos cités qui donneriez votre vie pour arracher vos enfants à la faim, mères de nos campagnes, qui, seules à la ferme, faites germer les moissons, mères glorieuses, mères angoissées, je vous exprime aujourd’hui toute la reconnaissance de la France. » Maréchal Philippe Pétain, Chef de l’Etat.

Alors que cette fête n’avait rien d’institutionnel avant, le gouvernement du Maréchal Pétain, en cohérence avec sa politique nataliste, décide d’inscrire au calendrier officiel la fête des Mères.

  • le 25 mai 1952 : Alain Bombard quitte Monaco pour la traversée de l’Atlantique en solitaire.

Il arrive à la Barbade après 113 jours de mer.

A propos de l’islam et de la formation des prêtres

Le compte Twitter Fidepost (média catholique de Strasbourg) a publié l’extrait d’une catéchèse dispensée par un jeune prêtre, à destination des jeunes puisque enregistrée sur TikTok.

Un article de Francebleu Yonne nous apprend tout à la fois que le Père Matthieu, 36 ans, est curé à Joigny, qu’il est  un « prêtre rock qui casse les codes » et qu’il a 400 000 abonnés sur TikTok depuis ses premières prestations en août 2020.

Aller rejoindre les gens éloignés de l’Eglise, c’est très bien.

Maintenant, voilà le verbatim des propos du Père Matthieu sur l’islam :

« Premièrement, c’est la deuxième vérité [sic] qui fédère et fait avancer le plus de monde sur cette terre après le christianisme. Deuxièmement, il faut reconnaître que, même si on n’est pas toujours d’accord, pour l’essentiel de ceux qui suivent ce choix, eh ben ça la fait grandir en humanité, en bonté et en valeur.

A mon petit niveau, je n’ai pas assez d’éléments pour vérifier si la révélation du prophète de l’islam, elle est vraie [re-sic]. C’est sûr que régulièrement, ça contredit ce que moi j’ai reçu de Jésus-Christ.

Maintenant, je suis convaincu [rere-sic] qu’il a fait une expérience spirituelle vraie et sincère. Et que pour l’essentiel de ceux qui marchent à sa suite, on est dans la même dynamique.

Bien sûr, il y en a qui ternissent et dénaturent [rerere-sic] cette tradition. Pour l’essentiel de ceux que je connais en vrai, au-delà des réseaux, ce sont des hommes et des femmes de bonne volonté. Donc, peut-être qu’au lieu de se condamner mutuellement, on pourrait avant tout chercher chez l’autre à découvrir ce qui moi peut me faire grandir ».

Nous recommanderions volontiers aux séminaristes (et aux prêtres) une vraie formation à l’islam. C’est-à-dire qui ne soit assurée essentiellement ni par les tenants du dialogue dit « inter-religieux » et le SNRM (service de la conférence des évêques de France pour les relations avec les musulmans), ni par les journalistes de La Croix. Peut-être en commençant par la lecture des œuvres de M. Alain Besançon ? Et en lisant le Salon beige ?

Menace sur Summorum Pontificum ?

Paix Liturgique relaie une inquiétude qui croît actuellement à propos du Motu Proprio Summorum Pontificum, redonnant au missel de 1962 un droit plénier au sein de l’Eglise :

Depuis quelques temps, les signaux d’alerte à propos de Summorum Pontificum se multiplient : la majorité des évêques italiens et les poids lourds de la Curie, notamment à la Secrétairerie d’État, ont convaincu le pape que la traditionalisation liturgique du jeune clergé était « préoccupante » et que le « droit à la messe traditionnelle », institué par le motu proprio de Benoît XVI, était une atteinte à Vatican II.

Le lundi de Pentecôte, ouvrant à Rome la réunion de la Conférence des Évêques Italiens, la CEI, le pape a d’abord lavé la tête des évêques italiens, qui traînent des pieds pour mettre l’Église italienne en état généralisé de synode car ils considèrent que c’est une idée coûteuse et totalement inutile. Manie de vieillard, disent même certains.

Puis, une fois les journalistes sortis de la salle des débats, le pape a abordé un thème qui unit beaucoup d’évêques de la Péninsule : l’exécration de Summorum Pontificum. François a confirmé la parution prochaine d’un document qu’on l’a pressé de rédiger, destiné à « réinterpréter » le motu proprio de Benoît XVI. La parution a en effet tardé, car le document semble avoir provoqué des objections et freinages, spécialement de la part du cardinal Ladaria et de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui ont fait valoir qu’il allait provoquer dans le monde entier des troubles des oppositions incontrôlables. Malgré tout, la Secrétairerie d’État pousserait à la parution du texte, dont les dispositions essentielles seraient les suivantes :

– les communautés célébrant selon la forme antique pourraient continuer à le faire ;

– en revanche, les prêtres diocésains devraient désormais obtenir une permission spécifique.

Il est évident que ce document, inapplicable dans de nombreux pays dont la France, aura surtout une portée symbolique : faire que la célébration de la messe traditionnelle ne soit plus un droit, mais une exception tolérée.

Le groupe de pression anti-messe traditionnelle, à l’Université Saint-Anselme, à la Curie et à la CEI, entraîne ainsi le pape vers une erreur politique majeure : le mécontentement latent de toute une partie des catholiques devant les approximations doctrinales, les faiblesses devant les dérives allemandes, la multiplication des déclarations pour le moins déconcertantes, risque de se transformer en un véritable « ras-le-bol ». Au lieu de s’efforcer de sentir ce que pense et ce à quoi aspire toute une partie très vivante du peuple chrétien, on la pousserait au désespoir et à l’exaspération.

La paix de l’Église, spécialement la paix liturgique, à laquelle Benoît XVI avait beaucoup contribué avec son texte sage libérateur, est délibérément déchirée : un retour aux pires années de l’après-Concile s’annonce.

« Nous, Africains, devons aussi assumer notre responsabilité dans l’esclavage »

L’artiste béninois Romuald Hazoumé déclare :

« Moi mon rôle en tant qu’artiste africain, c’est de dire aux miens, ‘nous, Africains, devons aussi assumer notre responsabilité dans l’esclavage !’ S’il n’y avait pas eu de vendeur, il n’y aurait pas eu d’acheteur. Comme les Occidentaux, des Africains ont aussi profité de ce trafic ! Et il est important de parler de ce qui se passe aujourd’hui, de parler de ces enfants que l’on « place » dans d’autres familles, qui font le ménage, la vaisselle, qu’on ne met pas à l’école… Nous devons nous regarder d’abord avant de regarder les autres. »

L’antispécisme contre l’homme

Paul Sugy, journaliste au Figaro, vient de publier chez Tallandier L’Extinction de l’homme – Le projet fou des antispécistes. La « cause animale » est devenue un sujet de société. Entre la lutte contre l’abattage des animaux sans aucune considération pour leurs souffrances et le véganisme, les animaux sont aujourd’hui de plus en plus défendus, notamment par ceux qu’on appelle « les antispécistes ». Alors, les animaux devraient-ils avoir plus de droits, ou même autant de droits que l’homme, cet animal raisonnable ? Paul Sugy a été interrogé sur RCF :

Un « congé maternité » après un avortement

Comme quoi il ne s’agit pas d’un amas de cellules :

Au Royaume-Uni, la banque en ligne Monzo vient d’annoncer la mise en place d’un congé payé supplémentaire pouvant aller jusqu’à deux semaines en cas de « perte de grossesse », que ce soit suite à une mortinaissance, une fausse couche …ou un avortement. Avec cette mesure elle rejoint la chaîne de télévision britannique Channel 4 qui a mis en place une politique similaire au mois d’avril dernier.

La reconnaissance d’une souffrance

« Chez Channel 4, nous reconnaissons que la perte d’une grossesse, quelles que soient les circonstances, représente une forme de deuil qui peut avoir un impact émotionnel et physique durable sur la vie de nombreuses femmes et de leurs partenaires », a déclaré le directeur général de la chaîne, Alex Mahon.

Un argument partagé par la banque en ligne. « Monzo prend la santé mentale de son personnel très au sérieux », a déclaré la banque pour expliquer la mise en place de cette nouvelle mesure. En vertu du droit du travail britannique, les employées peuvent demander un congé maternité si elles perdent leur bébé après 24 semaines de grossesse, mais pas avant. Cependant l’employeur est libre de proposer un congé pour d’autres motifs. Au Royaume-Uni, 24 semaines est la limite légale pour subir une interruption volontaire de grossesse.

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