I-Média – Attentat de Rambouillet : minimisation et islamo-gauchisme
L’image de la semaine
Un journaliste candidat du Rassemblement national, c’est peu banal ! L’annonce de Philippe Ballard, journaliste chez LCI, a été vécue comme un petit coup de tonnerre dans le milieu médiatique.
Attentat islamiste de Rambouillet : minimisation et islamo-gauchisme
Le vendredi 23 avril dernier, un migrant djihadiste a égorgé une policière à Rambouillet. Un drame qui met en lumière de manière limpide la soumission hallucinante de la caste politico-médiatique.
Revue de presse
Tribune des militaires : émoi général !
Une lettre ouverte signée par plusieurs milliers de militaires en activité ou à la retraite appelle les gouvernants à sauver la France des dangers qui la menacent en les prévenant que l’absence de réaction entraînera une guerre civile. Les médias ont immédiatement crié à l’appel au putsch.
250 personnes venues prier pour la France le 25 avril à Bordeaux
Dimanche 25 avril, devant la cathédrale Saint-André de Bordeaux, 250 personnes ont répondu à l’appel du Collectif« Notre-Dame de Pontmain » afin de prier pour la France et de réaffirmer les droits de Dieu sur notre patrie.
Un discours a d’abord rappelé les interventions si maternelles de la Reine de France au cours de notre Histoire : 1871, à Pontmain contre la Prusse ; 1914, sur la Marne contre l’Allemagne ; 1946 à l’Ile Bouchard, pour nous protéger du communisme.
Puis ont été évoqués les dangers actuels qui viennent de l’intérieur : loi sur l’avortement à 14 semaines, loi sur l’euthanasie, loi sur les séparatismes, et tant d’autres qui bafouent l’autorité de Dieu à qui, pourtant, est dû tout honneur et toute gloire !
Puis, à genoux, les personnes présentes ont égrené les Ave Maria pendant que le service d’ordre veillait à la sécurité et que des médailles miraculeuses étaient distribuées aux passants.
Enfin, après la bénédiction donnée par l’abbé Michel Frament, Prieur de Bruges (FSSPX), le collectif a fait savoir sa résolution de continuer le combat afin de défendre les droits de Dieu et d’affirmer avec courage notre fidélité en celui qui doit régner sur toute institution : Notre-Seigneur Jésus-Christ !
Puisse cette action en susciter beaucoup d’autres à travers tout notre pays ! Que les chefs de famille et les jeunes se souviennent du rôle de tout catholique dans la société ! Il n’est plus temps de se lamenter, il est temps d’agir !
Chritus vincit, Christus regnat, Christus imperat !

C’est arrivé un 29 avril…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.
Alors rappelons-nous :
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le 29 avril 1380 : décès de sainte Catherine de Sienne.
Née le 25 mars 1347 à Sienne en Toscane, Catarina Benincasa meurt à Rome à l’âge de 33 ans. A l’âge de quinze ans, Sainte Catherine de Sienne revêt l’habit des sœurs de la Pénitence de Saint Dominique, les Mantellate. Elles ont la permission d’entendre les Offices dans les églises des Frères Prêcheurs, et suivent une règle qui n’était pas vraiment religieuse puisque ces sœurs ne prononcent pas de vœux.
En 1368, après le décès de son père et de son mariage mystique avec le Christ, elle sauve ses frères pendant un coup d’état à Sienne et commence à convertir autour d’elle. A partir de 1375 commence une période de sa vie où elle prend, de manière publique, la défense des intérêts du Pape ; elle manifeste son souci de l’unité et de l’indépendance de l’Eglise, et pousse le pape à quitter Avignon pour Rome.
En 1378, après le décès de Grégoire XI, et l’élection d’Urbain VI, éclate le Grand Schisme d’Occident et l’élection de l’antipape Clément VII (Robert de Genève), malgré les appels à la patience et les mises en garde de sainte Catherine de Sienne. La même année, sainte Catherine de Sienne commence la rédaction de ses Dialogues, qui auraient été composés en cinq jours d’extase, du 9 au 14 octobre. Sainte Catherine de Sienne vient s’établir définitivement à Rome ; elle y meurt à l’âge de 33 ans. Appartenant au tiers-ordre dominicain, sainte Catherine de Sienne est canonisée en 1461 par le pape Pie II. Elle est patronne de l’Italie et déclarée docteur de l’Eglise par le pape Paul VI, le 4 octobre 1970 en même temps que Sainte Thérèse d’Avila.
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le 29 avril 1429 : Jeanne d’Arc met fin au Siège d’Orléans et approvisionne la ville.
Jeanne d’Arc ayant convaincu Charles VII d’être envoyée par Dieu pour libérer Orléans et le faire sacrer à Reims, ce dernier lui confie une petite troupe. La ville assiégée depuis octobre 1428 résiste aux Anglais par fidélité au Roi de France. Aucun des grands capitaines qui accompagnent Jeanne d’Arc ne pensent la libération possible.
Pourtant dès le premier jour, sa troupe pénètre dans la ville où un défilé est immédiatement organisé par Dunois pour revigorer les défenseurs.
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le 29 avril 1498 : le cercueil de Charles VIII arrive à Paris et est déposé dans l’église Notre-Dame-des-Champs.
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le 29 avril 1507 : Louis XII de France reprend Gênes.
La ville s’est mise sous la protection de la France, mais en 1506, des émeutes entraînent la mort de Français et le massacre de la garnison française. Louis XII passe aussitôt les Alpes à la tête d’une armée de 50 000 hommes, inflige aux Génois une complète déroute et entre dans Gênes. Il fait brûler en sa présence tous les privilèges de la ville ; fait décapiter les meneurs ; annexe la Corse ; les condamne à une amende de cent mille écus d’or, et fait bâtir une citadelle, qu’il appelle « la Bride de Gênes » (pour brider la ville). Toutefois, avant de quitter la ville il lui rend ses libertés et ses lois propres.
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le 29 avril 1545 : par lettres patentes, François Ier ordonne la reconstruction de la ville de Vitry-en-Perthois,
Détruite l’année précédente par Charles Quint, la nouvelle ville prend le nom de Vitry-le-François. Il en confie le chantier à l’architecte et ingénieur militaire italien Girolamo Marini, originaire de Bologne.
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le 29 avril 1624 : le cardinal de Richelieu devient ministre de Louis XIII et entre au Conseil du Roi.
Né en 1585 à Paris, il est d’abord destiné à la carrière des armes, mais Henri IV le nomme évêque de Luçon, le 18 décembre 1606, après avoir reçu à Rome une dispense du pape pour son jeune âge. Premier évêque de France à mettre en œuvre dans son diocèse les réformes voulues par le concile de Trente, il est appelé par la Régente à Paris, d’abord comme Aumônier royal, puis comme membre du Conseil du Roi. Après un exil, il retrouve le Conseil le 29 avril 1624.
Louis XIII rappelle Richelieu, qui à 39 ans, prend la tête du Conseil du Roi ou Conseil d’en haut. Les 2 hommes vont consolider l’autorité royale dans une France mise à mal par les luttes de factions. Il aide le Roi à détruire l’Etat dans l’Etat que constitue le parti huguenot, parti anti catholique et favorable aux puissances étrangères. La prise de la Rochelle (chronique du 28 octobre) en est l’exemple le plus célèbre. Mais s’il lutte contre les protestants, il lutte aussi contre la Maison d’Autriche et essaie de soumettre la noblesse. 20 ans après leur arrivée à la tête de la France, ils lègueront à Louis XIV et Mazarin un Etat restauré et un pays unifié.
Le cardinal de Richelieu joue aussi un rôle dans la réconciliation de Louis XIII et de sa mère Marie de Médicis, qui avait été exilée (voir la chronique du 10 novembre sur la journée des Dupes). Il fonde l’Académie Française en 1635 (voir la chronique des 2 et 29 janvier et du 13 mars).
Rénée CASIN dans son livre Un Prophète de l’unité, le Cardinal de Richelieu (Ed. Résiac) révèle un homme totalement dévoué à son Dieu, son Roi et sa Patrie, qui gouverne un pays, combat sur les champs de bataille, écrit des traités de théologie. Honnie par ses contemporains, car il fait passer l’intérêt général avant les intérêts particuliers, l’Histoire reconnaît en lui un des plus grands hommes d’Etat de la France. Renée Casin cite ainsi Pierre Gaxotte :
«Il n’y a pas, dans toute notre histoire, de cerveau plus puissant, plus politique, ni plus français. » (Histoire des Français, Ed. Flammarion, page 71)
Ou l’Anglais Hilaire Belloc :
« Génie tel qu’il ne s’en produit qu’un ou deux dans l’histoire d’une nation. » dans Richelieu, Ed. Payot, page 92)
Armand Jean du Plessis, cardinal, duc de Richelieu meurt le 4 février 1642 à Paris, en recevant le saint Viatique il murmure :
« Voici mon Juge ; je le prie de me condamner, si dans mon ministère, je me suis jamais proposé autre chose que le bien de la Religion et celui de l’Etat. »
- le 29 avril 1627 : Armand de Richelieu fonde la Compagnie de la Nouvelle-France.
Le 29 avril 1627 : la Compagnie de Caën est abolie; Richelieu fonde la Compagnie de la Nouvelle-France ou compagnie des Cent-Associés. Le Roi approuve le projet le 6 mai suivant. La mission de la Compagnie est « d’établir l’Empire français en Amérique du Nord ». Elle est dotée d’un capital de 100 000 couronnes. Le territoire qui lui est octroyé comprend la Nouvelle-France, de la Floride à l’Arctique et de l’Atlantique à l’Ouest inconnu, ainsi que d’importants privilèges de traite des fourrures.
Fig.1 Sceau de la Compagnie de la Nouvelle-France ; Fig.2 Contre-sceau de la Compagnie de la Nouvelle-France, dite des Cent-Associés.
Voir la chronique du 24 février.
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le 29 avril 1670 : le cardinal Altieri est élu Pape sous le nom de Clément X.
C’est Clément X, qui, en voyant les résultats des travaux apostoliques des missionnaires français au Canada, décide de donner à l’Église locale une organisation indépendante, et érige un siège épiscopal au Québec. L’évêque dépend directement du Saint-Siège; cette disposition permet plus tard de garantir la permanence de la foi catholique au Québec quand l’Angleterre s’en empare. Le premier évêque est Mgr François de Montmorency-Laval.
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le 29 avril 1758 : première bataille de Gondelour.
Cette bataille qui a lieu dans le cadre de la Guerre de Sept ans. Ce jour se déroule la première des trois batailles navales de Gondelour, au large de la côte Carnatique, au sud de l’Inde, entre les marines française et britannique. Elle a pour but le contrôle de Gondelour, la capitale des comptoirs français en Inde. Les Français battent les Anglais
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le 29 avril 1774 : le Roi Louis XV est porteur de la variole.
On écarte la famille royale pour éviter tout risque de contagion.
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le 29 avril 1903 : expulsion des chartreux de la Grande Chartreuse.
L’armée envoyée par le ministère Combes, en dépit du soutien de milliers d’habitants venus de toute la région, chasse les Chartreux. Le capitaine Colas des Francs, commandant le 2ème bataillon du 140ème de ligne, brise son épée sur le chemin du retour ; et le commandant de Coubertin commandant du 2ème Dragons remet sa démission au ministre de la Guerre, considérant que la noble énergie des officiers français réclame une tâche plus noble et que seule la démission de son chef peut laver l’affront”. Les chartreux ne reviennent qu’en 1940.
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le 29 avril 1926 : la France et les États-Unis signent un accord qui annule 60% de la dette française de la Grande Guerre.
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le 29 avril 1945 : les femmes votent de nouveau en France.
Tandis que la guerre touche à sa fin, les élections municipales donnent l’occasion aux Françaises de voter pour la première fois depuis la révolution (anti) française.
Voir la chronique du 21 avril, qui traite de l’ordonnance du 21 avril 1944, prise par le Gouvernement provisoire du général De Gaulle, à Alger.
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le 29 avril 1981 : François Mitterrand affirme : « L’homosexualité doit cesser d’être un délit ».
Le 11 juin suivant le ministre de l’Intérieur demande à la hiérarchie policière de « renoncer aux fichages des homosexuels, aux discriminations et à plus forte raison aux suspicions anti homosexuelles ». Le lendemain, le ministre de la Santé déclare qu’il n’accepte plus de prendre en compte l’homosexualité dans la liste des maladies mentales établie par l’Organisation mondiale de la santé.
Quand le chef d’état-major des armées déclare que Barkhane contribue à diminuer les “risques populistes” en Europe
Du 11 au 13 décembre 2019, le Chef d’état-major des armées (CEMA) avait opéré une visite aux soldats français engagés dans l’opération Barkhane. les journalistes de France Info le suivaient :
Dans la soirée – et il fera de même le lendemain à Gao – le plus haut gradé français s’adresse à une quarantaine d’officiers. Le coeur de son discours : rappeler le sens de la mission. “Nous sommes ici pour assurer notre sécurité pour les 30 ans qui viennent“, assure t-il,
“car si nous laissons le chaos s’installer, les États sahéliens vont s’effondrer sur eux-mêmes, laisser la place à l’Etat islamique, ce qui provoquera une pression migratoire sur l’Europe, avec tous les risques populistes que cela entraînera“.
Ne fait-il pas de la politique ? Chacun sait ce que signifient “les risques populistes” en langage politique : il s’agit de l’arrivée au pouvoir de partis comme le Rassemblement national en France… Le rôle des armées est-il de protéger les Français de Daesh ou du “risque populiste” ? Finalement, tout s’explique et tout est cohérent.
Un gouvernement patriote devrait se réjouir d’une lettre de soldats manifestant leur angoisse sur les périls
Bernard Antony, président de l’Agrif communique :
- Alors qu’il n’est plus guère de jours où un ou plusieurs crimes ne soient perpétrés par des islamo-jihâdistes ou par des voyous de tous les trafics;
- alors que sans cesse, de jour et de nuit, dans un nombre toujours plus grand de villes et même de bourgades, des bandes de jeunes barbares s’adonnent à des « rodéos » et autres fantasias et tirs de mortiers à des fins de provocation, d’intimidation, de terrorisation des Français de tous âges et le plus souvent de modeste condition ;
- alors que notre système scolaire étatique n’est plus celui d’une réelle éducation et que celle-ci n’est d’ailleurs plus du tout nationale ;
- alors que l’Etat français toujours plus réduit à la réalité d’un « gros animal » administratif avec des institutions de police et de justice sans cesse plus insuffisantes, paralysées ou subverties, assure de moins en moins ses fonctions régaliennes fondamentales de protection des personnes et des biens ;
- alors que l’insécurité s’accroît ainsi partout, renvoyant notre pays à une réalité analogue, par delà les progrès techniques, à l’ensauvagement des temps barbares venus avec les grandes invasions;
- alors que, terrible signe d’une désespérance galopante, l’effondrement de la natalité, encore accentué ces dernières années, marque toujours plus notre triste réalité démographique;
- alors que s’accélère, en de multiples territoires de notre pays, du sud au nord, de l’est à l’ouest, de Marseille à Lille, de Grenoble à Nantes, l’expansion conquérante et non séparatiste de « l’oumma » islamique, et que, dans tous les pays d’islam, les populations encore chrétiennes ou juives ne vont avoir selon l’expression de Bat Ye-or que le choix entre l’extermination du jihad ou la réduction en dhimmitude et que les athées n’auront que celui de la conversion ou de la mort ;
- alors que les forces de l’ordre sont en France de plus en plus ciblées par l’islamo-terrorisme et que l’armée française doit, dans les immensités africaines, affronter, au prix de grands sacrifices et d’héroïsme, les guérillas jihâdistes ;
- alors que se continue méthodiquement, sur tous les plans, le « génocide français » spirituel, intellectuel et moral, et par substitution de populations; tel que défini par le grand magistrat juif polonais Rafaël Lemkin (ayant travaillé d’abord sur le génocide des Arméniens et des Assyro-Chaldéens et autres chrétiens, planifié par les dirigeants Jeunes-Turc, puis sur le génocide des Juifs par les nazis) ;
Hé bien, ce qui a motivé l’indignation sans pareille de nos gouvernants, c’est une lettre de soldats français à la retraite manifestant leur angoisse sur les périls qui menacent notre nation !
L’utilisation désinformatrice macronienne est époustouflante.
On peut certes ne pas en apprécier inconditionnellement la forme un peu solennelle mais c’est une lettre de soldats, émouvante parce que, quoique à la retraite, toujours prêts à donner leur vie… pour la survie de notre patrie plus que menacée, déjà si déchiquetée. Un gouvernement tout simplement patriote devrait se réjouir d’une pareille promesse d’une volonté intacte de service, de dévouement, d’une « réserve » au plein sens du mot.
Il faut être bien cinglé pour oser proférer comme l’inénarrable Jean Castex, que cette lettre a été écrite un 21 avril, pour commémorer la tentative de Putsch à Alger, menée par quatre généraux angoissés devant l’immense tragédie prévisible qui allait s’abattre sur nos compatriotes français d’Algérie de toutes confessions.
Pitoyable Castex n’ayant même pas vérifié que ce texte avait été rédigé bien avant le 21 avril ! Ou bien alors, malhonnête Castex sachant cela mais se livrant à un misérable artifice de désinformation.
Quoiqu’il en soit, on ne perdra pas plus de temps aujourd’hui à nous indigner des propos débiles de ce personnage, idiot utile de la macronocratie avec ses manières de croquemitaine de vieil instit laïcard et solennel.
Le pire, c’est bien évidemment son patron Macron. Celui-là se complaît dans les postures, il se voudrait Bonaparte, Napoléon, de Gaulle…
Alors ne serait-il pas très plausible que ce serait lui qui aurait ordonné à son Castex de faire frémir les Français en leur racontant la grosse vanne du « poupoutch » ?
Les Français sont des « veaux » disait de Gaulle. Faute de pouvoir l’imiter par ailleurs, c’est dans cette conviction que Macron peut le rejoindre !
Diable qu’il aimerait que l’histoire (celle-là à construire !) retienne de lui qu’il faut un très très grand homme triomphant, tel un moderne de Gaulle, d’une terrible tentative de coup d’Etat, de révolution, de prononciamento, déclenchée par des officiers à la retraite et sans troupes mais sans doute dotés d’un incomparable génie subversif.
Cette farce castéto-macronarde nous fait souvenir de l’adage latin : « Jupiter dementat quos vult perdere » (Jupiter rend fou ceux qu’il veut perdre !).
Mais de multiples signes nous avertissent que si Jupiter-Macron a bien rendu fous ceux qui croient encore en lui, le plus tristement fou, c’est tout de même lui !
Puisse la Providence mettre bientôt un terme à son pouvoir funeste !
Liberté d’expression des militaires : hypocrisie, obsolescence ou arbitraire politique ?
Les trois, mon général ! C’est ce que nous pourrions répondre au général d’armée Lecointre, chef d’état-major des armées, qui vient de s’exprimer au sujet de la tribune signée par plus de 15 000 militaires à la retraite, dont une trentaine de généraux (2S).
Nous ne saurons jamais si le général Lecointre a reçu l’ordre de s’exprimer ainsi dans les médias ou s’il s’agit de sa propre initiative. La deuxième hypothèse risque de ne pas être très appréciée par les militaires d’active quand on sait que, selon ce sondage, 58% des Français approuvent cette tribune et que plus de 70% estiment qu’il existe bel et bien un délitement de la société française. Chacun se souvient de la magnifique haie d’honneur dont avait bénéficié son prédécesseur, le général Pierre de Villiers, lors de son départ de Balard.
En général, les militaires d’active n’aiment que l’on agresse injustement les leurs, qu’ils soient d’active ou en retraite. Et encore moins, lorsque cela se fait sur ordre des politiques pour de basses raisons politiciennes… Chacun aura compris que les sorties médiatiques coordonnées des différents ministres (“quarteron de généraux en charentaises”, “bruit de bottes”, “putsch” etc…) ne sert qu’à donner des signaux à l’électorat de gauche pour 2022 en vue d’un front républicain qui fait de moins en moins recette.
Qu’un chef d’état major des armées tombe dans ce piège médiatique est plutôt désolant, surtout qu’il en rajoute inutilement et dit des choses manifestement fausses :
” (…) Pour l’essentiel, ce sont des gens qui ont quitté l’armée il y a 20 ou 30 ans, que ma génération d’officiers n’a pas connus. [Et pourtant, il y a 18 militaires d’active qui ont signé. Et il suffit de regarder les états de service de certains généraux pour comprendre que certains de leurs subordonnés peuvent encore servir dans les armées aujourd’hui. Quand au général Lecointre, il a atteint l’âge de la retraite et va même être prolongé jusqu’en 2022 et fait donc parti des plus ancien militaires d’active en service. Il en a donc forcément connu, NDPC]
Il ne reflète en rien l’état d’esprit des armées aujourd’hui. L’armée est républicaine [sic], elle n’est pas politisée, combat tous les jours pour son pays. Elle est à l’image de la société française. Contrairement aux fantasmes que certains entretiennent, elle est très diverse socialement. C’est le billet de gens à la retraite, qui ont une vision décalée de la réalité de nos engagements : je leur dénie le droit de porter un jugement sur ce que nous sommes ! [La tribune traite de l’état de la société et ne porte aucun jugement sur l’armée française, NDPC](…)
C’est une tentative de manipulation de l’armée inacceptable. Si ces gens veulent s’exprimer, qu’ils le fassent en leur nom, sans mettre en avant leur qualité d’ancien militaire ou leur grade. Quand on est général en 2e section, on s’engage statutairement à respecter le devoir de réserve. [On ne se souvient pas de la même réaction de sa part lorsque le général (2S) Pierre de Villiers a évoqué sa crainte de guerre civile en France (voir ci-dessous), NDPC]
Je souhaite que leur mise à la retraite d’office soit décidée. C’est une procédure exceptionnelle, que nous lançons immédiatement à la demande de la ministre des Armées. Ces officiers généraux vont passer chacun devant un conseil supérieur militaire. Au terme de cette procédure, c’est le président de la République qui signe un décret de radiation”
Tout d’abord, il y a probablement une obsolescence des lois qui encadrent le statut des généraux en deuxième section. En effet, la notion de deuxième section remonte à 1839, sous le règne de Louis-Philippe, afin de permettre le rappel en temps de guerre des généraux à la retraite. Ce statut constitue une exception en Europe. En 2004, la commission Denoix de Saint-Marc avait en vain proposé de limiter à 68 ans ce statut. Qui peut croire aujourd’hui que l’on va rappeler en première section un général à la retraite âgé de 75 ou 85 ans ?
Ce statut n’est plus justifié militairement et n’offre pas de droits supplémentaires exorbitants à ces grands serviteurs de l’Etat. Le seul intérêt est politique car il permet de leur imposer cette fameuse obligation de devoir de réserve jusqu’à la fin de leur vie, les transformant ainsi en sous-citoyen. Voici la conclusion d’une association d’anciens militaires qui voulait réformer ce statut :
Les officiers généraux en 2ème section doivent pouvoir retrouver à terme l’intégralité de leurs droits civils et politique comme tout citoyen. Rien ne justifie aujourd’hui le maintien d’un officier général sous tutelle du gouvernement jusqu’à sa mort. Cette situation anachronique en Europe a pour conséquence l’appauvrissement de la pensée militaire et la médiocrité du débat touchant la défense. C’est pourquoi l’ADEFDROMIL préconise le maintien des généraux en 2ème section jusqu’à l’âge de 68 ans, âge auquel précisément les très hauts fonctionnaires sont mis à la retraite.
Et il y a en réalité un énorme flou artistique autour du devoir de réserve. La jurisprudence est difficile à comprendre. Voici un extrait du constat établi par le général (2S) Bouquin :
Lorsque qu’un officier général quitte le service actif et rejoint le G2S, une des premières questions qu’il peut chercher à résoudre est celle de la nouvelle liberté qui sera la sienne en matière d’expression… Force est de reconnaître que les investigations peuvent s’avérer décevantes :
Il n’y a pas de règles spécialement applicables aux officiers généraux, ni a fortiori à ceux en deuxième section ; Les textes, qui sont communs à toutes les catégories de personnels militaires, sont finalement peu explicites (ce dont on peut d’une certaine manière se réjouir) ; Ces textes de référence ne sont d’ailleurs pas spécifiques à la fonction militaire, mais sont en général ceux en vigueur pour l’ensemble des fonctionnaires…(…)
Alors, bien sûr, on peut le regretter, ces règles ne permettent pas de déterminer une ligne rouge précise. Elles ont en revanche le mérite de fixer un « cadre prudentiel » pour éclairer les rédacteurs que nous sommes : il est possible de dire certaines choses avec fermeté et conviction, sans craindre de s’exposer, sous réserve de respecter ces règles.
Avec finesse et discernement aussi, car tout est en fait affaire d’appréciation : l’obligation de réserve applicable aux militaires en général et aux officiers généraux en particulier doit être appréhendée sans esprit de système. Et en sachant que les lignes juridiques tracées auront vocation à fluctuer au fil des contentieux.
Lorsque l’on lit la notice des généraux en deuxième section (2S) éditée par le ministère des armées, on constate que le chapitre sur le devoir de réserve est très superficiel et permet effectivement toutes les interprétations les plus contradictoires :
Les opinions ou croyances philosophiques, religieuses ou politiques sont libres. Elles ne peuvent cependant être exprimées qu’en dehors du service avec la réserve exigée par l’état militaire (…) Les interdictions d’adhérer à des associations à caractère politique, syndical ou à des groupements professionnels ne leur sont pas applicables.
Les officiers généraux de la 2e section peuvent librement se porter candidat à toute fonction publique élective. Toutefois, eu égard à leur situation particulière qui les maintient à la disposition du ministre, l’usage veut qu’ils informent le ministre de leur candidature et, le cas échéant, de leur élection.
L’officier général candidat à une élection peut faire état de son grade, en précisant son appartenance à la 2e section, mais il doit respecter un devoir de réserve et demeure lié par l’obligation de discrétion professionnelle pour tout ce qui concerne les faits et les informations dont il a eu connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions militaires (…)
S’il peut, en tenue civile, assister à des réunions publiques ou privées et y exprimer, en toute liberté quant au fond, ses opinions ou croyances philosophiques, religieuses et politiques, l’officier général est tenu quant à la forme de s’exprimer avec la réserve exigée par l’état militaire. Il lui est notamment interdit de faire des déclarations ou de commettre des actions susceptibles d’engendrer un doute quant au loyalisme envers les institutions dont doit faire preuve celui qui a accepté de servir l’Etat.
Le devoir de réserve concerne la façon dont sont exprimées les opinions personnelles ; il interdit en particulier :
– la violence des propos en public, dans les médias,
– le manque de respect envers les pouvoirs publics et les institutions (propos injurieux),
– les manquements publics à la solidarité qui doit lier le militaire à l’armée,
– l’utilisation abusive du grade dans les documents à des fins publicitaires ou commerciales ; dans les autres écrits, les officiers généraux doivent faire état de leur appartenance à la 2e section.Indépendamment de ce devoir de réserve, l’officier général demeure naturellement lié par l’obligation de discrétion professionnelle qui lui interdit :
– la divulgation des faits et informations dont il a eu connaissance à l’occasion de l’exercice de ses fonctions,
– tout détournement ou toute communication contraire aux règlements de pièces ou de documents de service à des tiers.
Une lecture attentive met en évidence que les généraux (2S) signataires de la tribune n’ont pas enfreint les directives. Il y a donc une grande hypocrisie qui permet un arbitraire politique scandaleux.
Les exemples d’hypocrisie sont nombreux. Nous en avions relevé plusieurs dans ce post et le Salon beige vient de ressortir une interview du général Lecointre de 2018 où il regrettait le manque de liberté d’expression et invitait même les militaires d’active à s’exprimer “sans se cantonner aux aspects « techniques » de leur métier”.
Aujourd’hui, le général (2S) Pierre de Villiers peut aborder des sujets politiques et même évoquer sa crainte d’une guerre civile dans une interview de décembre 2020 sans être rappelé à l’ordre. Y-a-t-il deux catégories de généraux 2S ?
Récupérer des jeunes de 20 ans qui haïssent la France, qui sont proches des caïds, ou des salafistes, ça ne peut être ni simple, ni rapide. La tâche est gigantesque. Mais avons-nous d’autres choix ? La politique, cela devrait être l’art d’inscrire son action dans le long terme (…) Ce que les Français attendent, ce sont des actions concrètes (…) J’ajoute que les Français ne comprennent pas qu’on leur interdise de sortir sans attestation dûment signée… mais qu’on ne puisse pas expulser un imam qui crache sur la France ! C’est du simple bon sens, pas de la démagogie, de constater qu’il y a des incohérences. C’est tout juste si on ne nous demande pas la taille de nos chaussures mais on ne peut pas expulser un fiché S !
Le climat social était déjà très dégradé avant la pandémie. Ne nous berçons pas d’illusions sur le confinement, qui est comme un couvercle sur la marmite : le climat actuel est au mieux morose, au pire éruptif, en tout cas très instable. Partout, la pauvreté et la colère augmentent. Et six crises se superposent : sanitaire, sécuritaire, économique, financière, géostratégique et évidemment politique, celle que j’appelle la crise d’autorité (…)
Cela peut basculer lentement, ou très rapidement s’il y a une étincelle comme en 1789 ou en 1914. La France est une vieille démocratie, un pays mûr, mais elle a historiquement du mal à se réformer. C’est souvent par explosions, par ruptures. On est dans une drôle de période, qui n’est en fait pas drôle du tout, comme l’était la « drôle de guerre ». La France est en paix depuis 75 ans. Nous les militaires, n’avons pas envie de la guerre. On sait ce que c’est. Ma crainte, c’est la guerre civile. Quand on décapite un prof devant un collège ou qu’on assassine trois personnes venues prier dans une église…
Le ton est différent de la tribune incriminée mais le constat est globalement le même.
Aujourd’hui, un militaire d’active peut cumuler un mandat de conseiller municipal dans les petites villes avec son emploi de militaire. Un militaire d’active peut également se présenter à des élections plus importantes et se retrouver en détachement le temps du mandat puis reprendre sa place dans les armées à l’issue (voir les premiers exemples en 2014).
En 2017, l’année où n’importe quel candidat étiqueté LREM avait une forte probabilité de l’emporter sans trop d’efforts, LREM a réussi à débaucher une femme, capitaine de l’armée de terre, Laëtitia Saint-Paul, qui est ainsi devenue le premier militaire d’active élue au parlement depuis 2018 :
Membre de La République en marche, elle est élue députée en 2017 dans la quatrième circonscription de Maine-et-Loire et devient ainsi le premier militaire en activité élu député depuis 1918. Membre de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, elle y officie comme coordinatrice (whip) pour le groupe LREM, jusqu’en septembre 2019. Depuis , elle est vice-présidente de l’Assemblée nationale.
Laëtitia Saint-Paul se permet même de publier un livre où elle apparait en treillis sur la couverture, entretenant ainsi la confusion entre son état de militaire et celui de député. Elle dénonce dans les médias un harcèlement sexuel et une misogynie supposés dans l’institution militaire. Et cela ne choque personne au plus haut sommet des armées ? On ne touche pas à une protégée de la macronie qui se voit même confier des responsabilités importantes (vice-présidente de l’assemblée nationale) alors qu’elle n’a que 36 ans et aucune expérience politique. Le magazine Elle explique qu’elle “pense souvent à Simone Veil, debout à cette place en 1974, lors de son discours sur l’IVG. Se savoir son héritière, même petite, même lointaine, la fait rougir de fier“. Tout est donc pardonné…
Elle est bien utile au pouvoir macronien pour tirer dans le dos de ses camarades dans des interview (voir ici) en jouant justement sur cette hypocrisie puisque les journalistes la présente comme militaire et non comme citoyenne. Paradoxalement, elle déclarait, ce qui devrait a posteriori être considéré comme une défense des militaires retraités signataires de la tribune, les propos suivants :
Ça fait très longtemps que je milite pour les droits politiques des militaires alors que l’armée à cette tradition de la Grande Muette. Concrètement, nous n’avons pas le droit d’adhérer à un parti, nous avons le droit d’avoir une couleur politique seulement au moment des élections. Les militaires ont obtenu le droit de vote encore après celui des femmes
Alors hypocrisie ou arbitraire ?
Autre exemple avec le colonel à la retraite Michel Goya qui peut s’exprimer librement aux côtés de Jean-Luc Mélenchon en 2015 à la tribune de la “commission” défense du Parti de Gauche (ancêtre de LFI) en 2015, et presque en même temps, fustiger avec une rare violence ses camarades qui signent une tribune en tant que lanceurs d’alerte en 2021. Et il les fustige avec un vocabulaire que ne renierait ni Jean-Luc Mélenchon, ni Eric Dupond-Moretti.
C’est totalement son droit d’être engagé à gauche, de nier le délitement de la société, de ne pas comprendre le mouvement des gilets jaunes (qu’il réduit au saccage de l’Arc de Triomphe), de sous-estimer le danger des black-blocs ou des indigénistes, de ne pas voir le problème de l’immigration-massive et de l’islamisation mais faire semblant de ne pas comprendre le sens de cette tribune et crier au putsch est d’une hypocrisie infinie. Michel Goya est pourtant un remarquable historien que le Salon beige préfère lorsqu’il s’oppose brillamment à l’engagement de l’armée de terre sur des missions comme Vigipirate et Sentinelle qui démoralisent et désorganisent nos armées. Sur ce sujet précis, les signataires de la tribune sont très probablement sur la même longueur d’onde mais ils voient juste plus loin que lui…
Le général (2S) Bouquin disait donc que “tout est en fait affaire d’appréciation”. Nous en arrivons donc bien à l’arbitraire. S’engager au profit de LREM ou proposer d’organiser des match de foot dans les banlieues pour éviter la guerre civile, c’est autorisé. S’engager au profit du RN ou s’opposer au pacte de Marrakech, c’est interdit !
Tout est politique et il serait bien naïf de croire le contraire. La ministre, Forence Parly, est dans son rôle de politique. En revanche, il est regrettable que le général Lecointre lui prête main forte dans cette opération politicienne en s’exprimant ainsi dans les médias. Appliquer des sanctions la mort dans l’âme aurait été suffisant…
Marine Le Pen “convaincue que les voix des catholiques conservateurs sont essentielles à sa victoire en 2022”
Selon Mediapart, Marine Le Pen part à l’assaut du vote des catholiques conservateurs, “convaincue que les voix des catholiques conservateurs sont essentielles à sa victoire en 2022“.
Mediapart analyse :
Si la présidente du Rassemblement national (RN), qui a beaucoup communiqué ces dernières années sur le thème de la laïcité, multiplie aujourd’hui les signaux à l’égard des catholiques, c’est qu’elle est convaincue qu’ils sont un élément essentiel d’une possible victoire en 2022.
[…]
Dans cette optique, Marine Le Pen a lancé un vibrant appel aux électeurs fillonistes, qui devraient logiquement, selon elle, la rejoindre. Pour séduire à droite, le RN a fait – en partie – sa mue économique: abandon de la sortie de l’euro, orthodoxie budgétaire. Mais reste un noyau qui a longtemps résisté à la progression de l’extrême droite: les catholiques pratiquants. Un électorat certes de moins en moins nombreux, mais très mobilisé à chaque scrutin.
Pourtant, Mediapart reconnaît que
La fille de Jean-Marie Le Pen a toujours eu des relations exécrables avec la branche catholique traditionaliste au sein de sa propre famille politique. «C’est elle qui les a liquidés à l’intérieur du parti, souligne Nicolas Lebourg. Elle et Louis Aliot ont toujours considéré que c’était ce qui ringardisait le parti.»
[…]
Aujourd’hui, alors qu’elle se voit aux portes du pouvoir, elle juge sans doute inutile de continuer à les mépriser.
Jean-Yves Camus vient conclure l’article :
«Le créneau des catho-tradi ne pèse pas tant que ça, mais à la place où elle est, tout est bon à prendre, y compris ce qui peut apparaître marginal».
Quand le chef d’état-major des armées invitait les militaires à s’exprimer
Faudra-t-il traduire le général Lecointre devant un conseil supérieur militaire ?
Dans un entretien au Parisien, le chef d’état-major des armées, déclare que les officiers généraux signataires de la tribune publiée dans Valeurs Actuelles vont passer chacun devant un conseil supérieur militaire.
Pourtant, en 2018, le même général François Lecointre dénonçait le « mutisme militaire » dans lequel les armées s’étaient « enfermées », parfois de manière « confortable » depuis la Seconde Guerre mondiale. Convaincu que « les armées ont disparu du bruit de fond de la société », il a souhaité, lors d’une rencontre à l’École militaire, que les militaires d’active prennent la plume, sans se cantonner aux aspects « techniques » de leur métier.
Dans un ouvrage collectif, « Le Soldat XXe-XXIe siècle », sous la direction de François Lecointre, ce dernier livrait son expérience de capitaine, le général Jean-René Bachelet évoquait « le droit et le devoir de désobéir », le psychiatre Patrick Clervoy examinait « l’entrée en dissidence » durant la guerre d’Algérie…
Emmanuel Macron, agent de corrosion nationale
Nous cherchons depuis longtemps ce qui fait la cohérence profonde de M.Macron comme Président de la République française, son unité en quelque sorte.
Nous avions déjà repéré son goût pour l’exhibitionnisme et un style oscillant entre Super-Gourou et Clo-Clo.
Nous avions repéré l’enflure d’un discours hyperpersonnalisé. Avec ses « je ne céderai rien » à répétition, aussi crédibles que des promesses d’ivrogne, nous avions repéré sa capacité à l’imposture, même quand il parle de séparatisme islamiste, même (ou surtout) quand il croit jouer au chef de guerre dans la gestion sanitaire covidienne. Sauf, reconnaissons-le, quand il pratique le quoi qu’il en coûte en particulier dans le domaine des libertés publiques et des empiètements sur tous les domaines relevant des vies privées.
Nous l’avions entendu dire à la présidente des Associations familiales catholiques que son problème était qu’elle croyait qu’un père est forcément un mâle.
Nous l’avions entendu dire qu’il pensait que la culture française n’existe pas et souligné que sa culture préférée, c’est celle du MOI JE : ce que nous avions appelé le cloaque d’un égo à ciel ouvert, fertile en diarrhées verbales particulièrement au moment de la parution de son entretien avec l’Express en décembre 2020, l’occasion pour lui d’une nouvelle giclée sphinctérienne.
Eh bien, tout récemment, M.Macron a eu un nouvel accès de prurit dysentérique mais dans son variant anglais : il a expliqué dans un media américain qu’il devait y avoir en France un
« dialogue calme et ouvert (a quiet and open dialogue) pour comprendre comment cela s’est passé et d’une certaine manière pour déconstruire notre propre histoire » (« a quiet and open dialogue to understand how it happened and in a certain way to deconstruct our own history »).
Ce point sur la déconstruction de notre propre histoire a été largement commenté. Ce qui l’a moins été, c’est qu’il s’enchaînait dans un raisonnement (à propos de « comprendre comment cela s’est passé »), où le cela provenait de ce qu’il avait affirmé juste avant et qui est au moins tout aussi fétide :
« nous avons assurément cette question de la race, qui est au cœur même de notre société » (« we have definitely this question of race, which is at the- at the very core of our society ») !
Rappelons que M.Macron parle alors de la France !
Il apparaît au final que la cohérence peut-être essentielle de M.Macron comme Président de la République française est d’être un facteur de corrosion nationale.
L’actualité vient confirmer l’alerte de la dizaine de milliers de militaires
Pendant que le gouvernement s’acharne à condamner les militaires qui ont oser publier une tribune décrivant la grave situation de notre pays, un policier s’est fait lyncher à Bagnolet.
Dans un entretien au Parisien, le général François Lecointre, chef d’état-major des armées, déclare souhaiter des mesures sévères à l’encontre des signataires de la tribune publiée par Valeurs actuelles, au risque de faire croître le ressentiment au sein des Armées.
Aujourd’hui, on dénombre 18 personnes en activité – dont quatre officiers – parmi les signataires, sur 210 000 militaires en activité. […] Je souhaite que leur mise à la retraite d’office soit décidée. C’est une procédure exceptionnelle, que nous lançons immédiatement à la demande de la ministre des Armées. Ces officiers généraux vont passer chacun devant un conseil supérieur militaire. Au terme de cette procédure, c’est le président de la République qui signe un décret de radiation. […]
Et quelles sanctions pour les soldats d’active ?
Ils recevront des sanctions disciplinaires militaires. On est en train d’étudier avec les chefs d’état-major des trois armées les cas des dix-huit personnes concernées et le niveau de sanction à appliquer. Mon intention est qu’elles soient plus fortes pour les plus gradés et moins fortes pour les moins gradés. Je considère que plus les responsabilités sont élevées, plus l’obligation de neutralité et d’exemplarité est forte.
Lors de l’interpellation de dealers à Bagnolet (Seine-Saint-Denis) lundi, un policier s’est retrouvé isolé et a été passé à tabac par plusieurs individus qui voulaient le tuer. Il raconte :
“Je chute au sol et je prends plusieurs coups de pieds dans la tête, pendant que je me faisais frapper, j’entendais ‘Tuez-le, c’est un sale chien de flic, tuez-le’. “Je me faisais lyncher au sol. Je continue à recevoir des coups de pied type pénalty pleine tête, je ne suis protégé que par mon casque de moto. […] Ma tête faisait des allers-retours gauche-droite sous la violence des coups et j’entends encore ‘on va te fumer, on va te crever, sale fils de pute, sale keuf’“.
Finalement, un de ses collègues parvient à l’extraire. Le policier souffre de nombreuses plaies au visage, de douleurs aux mains, au genou et d’importantes migraines.
A Valence (26), faute d’escorte, 3 hommes, qui avaient été incarcérés les jours précédents, pour des faits de trafic de stupéfiant ou de violences conjugales, ont été remis en liberté avant leur procès.
A Toulouse, le commissariat de Jolimont a reçu une lettre menaçant d’attentats et qui fait référence aux faits survenus à Rambouillet.
Que disait la tribune des militaires ?
Les périls montent, la violence s’accroît de jour en jour. Qui aurait prédit il y a dix ans qu’un professeur serait un jour décapité à la sortie de son collège ? Or nous, serviteurs de la Nation, qui avons toujours été prêts à mettre notre peau au bout de notre engagement – comme l’exigeait notre état militaire, ne pouvons être devant de tels agissements, des spectateurs passifs.
Aussi ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l’éradication de ces dangers. Pour cela, il suffit souvent d’appliquer sans faiblesse des lois qui existent déjà. N’oubliez pas que, comme nous, une grande majorité de nos concitoyens est excédée par vos louvoiements et vos silences coupables.
Enfin, selon un sondage, une majorité de Français soutient cette tribune. Rien, dans cette tribune, n’appelle au coup d’État ou à la révolte, au contraire. Les généraux sont “disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation”. Les généraux ne menacent donc pas d’un putsch, mais offrent leurs services au gouvernement. Les médias et les politiques ont choisi de regarder le doigt plutôt que la lune.
Fêter les mères, c’est accueillir la Vie
Communiqué de Choisir la vie :
Malgré les bouleversements engendrés parfois par l’annonce d’une grossesse ou les difficultés rencontrées dans l’accueil d’un nouveau petit être, la naissance d’un enfant reste une source de joie profonde, comme peuvent en témoigner de nombreux parents. Ainsi, la Journée Nationale pour la Vie fut créée pour célébrer la valeur de toute vie humaine et la grandeur de la maternité.
Proposée par saint Jean-Paul II dans L’Évangile de la Vie en 1995, elle fut fixée par le Conseil Permanent des Évêques de France le jour de la fête des mères, cette année le dimanche 30 mai 2021.
Pour la 21e année consécutive, Choisir la Vie, en partenariat avec la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques (CNAFC), la Famille missionnaire-l’Évangile de la Vie (EDV) et les Veillées pour la Vie, promeut cette journée au travers de diverses actions organisées dans de nombreux départements (distribution de tracts, collage d’affiches, communications sur les réseaux sociaux…).
Choisir la Vie propose à tous ceux qui souhaitent promouvoir l’accueil de la Vie des affiches et des tracts “Fêter les mères, c’est accueillir la Vie !” à destination notamment des paroisses, des diocèses et des laïcs afin qu’ils puissent relayer cette journée en organisant leurs propres actions (temps de prières, intentions, stands, vente d’objets au profit de foyers d’accueil pour femmes enceintes en difficulté…).
Choisir la Vie appelle ainsi chacun à promouvoir l’accueil de la Vie ce jour-là en initiant ou en rejoignant une action prévue dans son département, sa ville ou sa paroisse et participer ainsi à la sensibilisation du grand public.
Islamisation
Sur la commune de Fabrègues (34), la chapelle Saint Baudile, datant du Xème siècle, a été souillée d’un drapeau islamiste.
Pensez-vous que les médias s’indigneront et que le ministre Darmanin se déplacera pour condamner cette dégradation ? Le degré d’islamisation se mesure aussi à la capacité de réaction de nos gouvernants…
Les nombreuses inscriptions anti-musulmanes sur les murs de la mosquée Avicennes de Rennes sont inacceptables. Toute ma solidarité avec les musulmans de notre pays.
Je me rendrai sur place en fin de journée.— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) April 11, 2021
Le discours islamo-gauchiste, c’est la nitrate et la glycérine
Sur le bilan des 100 jours de Joe Biden, Eric Zemmour estime que tout se jouera face à la Chine, sur la loi antiterroriste, elle manque sa cible. Dimitri Pavlenko dresse le profil de l’électorat de Marine Le Pen… Tel est le menu de l’émission animée par Christine Kelly sur Cnews le 28 avril :
Philippe de Villiers : “Ceux qui refusent de faire le lien entre immigration et terrorisme ont du sang sur les mains. Ce sont des collabos »
Invité de l’émission L’Heure des Pros sur Cnews, Philippe de Villiers, dont le livre est n°1 des ventes en France, a dénoncé ceux qui dénoncent les amalgames :
« Les Français voient bien qu’il y a un lien entre l’immigration et le terrorisme. L’immigration est le terreau de l’islam qui est le terreau de l’islamisme qui est le terreau du terrorisme qui nous préparent à ce que Houellebecq a appelé la grande soumission »
“Ceux qui refusent de faire le lien entre immigration et terrorisme ont du sang sur les mains. Ce sont des collabos qui nous préparent à ce que Houellebecq a appelé la grande soumission »
« L’enjeu de la prochaine présidentielle, c’est ou bien on retrouve une politique de civilisation, ou bien on laisse le pays s’effondrer et l’aventure finir. C’est ou la refrancisation, ou l’aventure se termine »
Amusant de voir cette publicité dans Le Monde :

Bolloré s’empare du groupe Lagardère
Bolloré a désormais 29 % des actions. Avec ses alliés, le groupe Amber et les Qataris, ils sont pratiquement à 60 %. Selon Le Canard enchaîné, le nouveau conseil d’administration du groupe comprendrait 11 administrateurs, dont Nicolas Sarkozy : trois pour Vincent Bolloré, trois pour Arnaud Lagardère, un pour Amber, un pour les Qataris, un pour Bernard Arnault et deux pour les salariés.
Arnaud Lagardère conserverait son titre de président pendant cinq ou six ans et il ne sera procédé à aucune cession (journaux, éditions, etc.) durant cette période. Selon Anne Méaux, la communicante de Lagardère,
« des discussions sont en cours pour déterminer quelles seront les majorités qualifiées au conseil d’administration pour prendre les décisions importantes : changement de président, ventes d’actifs (journaux, édition…)». « A terme, tout est à la main de Bolloré. »
Bolloré, qui possède déjà notamment Canal+ et Cnews, aura toute latitude pour faire racheter par Vivendi, qu’il dirige, la radio Europe 1, le « JDD » et « Paris-Match », l’éditeur Hachette.
Général (2S) de Cacqueray : La défense de la France est un domaine qui échappe au sens politique et implique tous les Français
Suite à la tribune qui dépasse désormais les 10 000 signatures d’anciens militaires, le général (2S) Norbert de Cacqueray explique les raisons de sa participation. Extraits :
Ma signature poursuit deux objectifs : lancer un cri d’alarme vis-à-vis du gouvernement et sensibiliser l’opinion publique sur l’état actuel de la France.
Je me borne à constater les actualités récentes : une voiture de la police attaquée par une quarantaine de voyous, un poste de police attaqué avec des mortiers de feux d’artifice, des maires qui demandent des renforts de police, sans remonter jusqu’au Bataclan et jusqu’à ce malheureux abbé assassiné au pied de son autel. C’est effarant ! Ça chauffe dans tous les coins.
La ministre des Armées a demandé des sanctions. Mais à quelle sanction un militaire à la retraite peut-il s’attendre ?
Je n’en sais rien. Il y a une question de discipline formelle et une question de discipline de l’esprit. Dans l’esprit, il faut faire attention, quand on se nomme avec son grade, à ne pas engager l’institution elle-même. Il faut être responsable de ses paroles. La ministre des Armées aurait été plus inspirée de se réjouir du fait que des militaires à la retraite soient encore passionnés par la France, au lieu de lancer des anathèmes (…)
La défense de la France est un domaine qui échappe au sens politique tel qu’on le définit aujourd’hui. La défense de la France, c’est un problème qui implique tous les Français. Cela va au-delà du domaine politique pur tel qu’on l’entend aujourd’hui.
La publicité bien involontaire que nous ont faite Mme Parly et la ministre de l’Industrie et M. Mélenchon a fait que cela a touché un panel important de la population française. Notre but est atteint car un certain nombre de Français ont été sensibilisés par ce biais-là.”
C’est arrivé un 28 avril…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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28 avril en France : fête de saint louis marie grignon de Montfort.
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le 28 avril 1393 : trêve de Leulinghem.
Cette trêve de Leulinghem signée entre la France et l’Angleterre en pleine guerre de Cent Ans quelques années plus tôt est prorogée une première fois jusqu’au 29 septembre 1394. Cette trêve de Leulinghem prévoit l’obligation de ne construire ni ville ni forteresse à la distance de sept lieues d’une ville de l’autre camp. Elle était au départ prévue pour durer trois ans. Voir la chronique du 19 janvier
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le 28 avril 1413 : révolte des cabochiens.
La révolte des Cabochiens ou des « Écorcheurs » est un épisode de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Cet épisode, totalement oublié de nos jours, a lieu à la fin du règne du Roi Charles VI “Le Bien Aimé”. Jean sans Peur, duc de Bourgogne, après l’assassinat de son cousin Louis d’Orléans, frère de Charles VI et premier chef des Armagnac en 1407, cherche en effet à contrôler la capitale. Pour cela, il n’hésite pas à s’allier à Simon Le Coutelier ou Simon Caboche, boucher-écorcheur de son état.
Pendant 1 mois, les “Cabochiens”, des bouchers-écorcheurs surnommés du nom de leur chef, remplissent Paris de leurs crimes. Ils poursuivent et massacrent les Armagnacs, en particulier dans le quartier Saint-Antoine. Pierre des Essarts, proche du Dauphin et pourtant protégé du Duc de Bourgogne est ainsi assassiné. Le massacre dure près d’une semaine.
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le 28 avril 1448 : création du corps des francs-archers.
Pour pallier les insuffisances de l’armée royale en termes d’archerie face aux Anglais, le Roi Charles VII promulgue la petite ordonnance, qui impose à chaque paroisse ou groupe de cinquante ou quatre-vingts feux de fournir un homme équipé (arc ou arbalète, épée, dague). Il doit s’entraîner chaque dimanche au tir à l’arc et est donc dispensé de la Taille (impôt justifié par la non-participation des roturiers à l’activité militaire) d’où le nom de francs-archers. Il reçoit, en outre, 4 francs de paye par mois de service effectif.
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le 28 avril 1684 : siège de Luxembourg par Louis XIV.
Le siège s’achève le 3 juin par la conquête de la ville.
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28 avril 1716 : mort de saint Louis-Marie Grignion de Montfort.
C’est à saint Louis-Marie Grignion de Montfort que le pape Jean Paul II emprunte sa devise « Totus Tuus ». Ce saint prêtre breton chassé de la plupart des diocèses de France a poussé l’humilité et l’obéissance à un degré extrêmement élevé. Son traité de la Dévotion à la Sainte Vierge, écrit au début du XVIII siècle, oublié et redécouvert 150 ans plus tard a guidé et éclairé toute la spiritualité de Saint Jean Paul II.
Né à Montfort-la-Cane à 25 kilomètres de Rennes, il est l’aîné d’une famille de 18 enfants, d’une piété et d’une pureté extraordinaires qui font l’admiration de ses camarades d’études à Rennes, c’est un artiste qui sculpte et peint, mais aussi une force de la nature. Ainsi il transporte seul une pierre tombale que 4 hommes n’arrivaient qu’à soulever !
Inscrit au séminaire de Saint Sulpice à Paris, il fait le voyage à pied et y arrive en mendiant ayant tout distribué aux pauvres y compris ses vêtements. Il est ordonné prêtre le 5 juin 1700 à l’âge de 27 ans. Rejeté des diocèses de Nantes, Poitiers, Paris dont l’esprit gallican et trop administrateur ne convient pas à son désir d’évangéliser, monsieur de Montfort part à pied pour Rome où il demande au pape la permission d’évangéliser en terre étrangère. Le pape lui rétorque : « Vous avez, un asse grand champ en France. […] N’allez point ailleurs ». Il revient avec le titre de »missionnaire apostolique ».
Bretagne, Vendée, Normandie sont alors le terrain de 30 voyages de missions pour saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Il y combat les méfaits du Jansénisme ; pousse à la confession et la communion fréquentes ; redonne toute sa place à la responsabilité individuelle et au sens du péché. Dans son livre, Ceux qui croyaient au Ciel de (Ed. de l’Escalade, page 297) Geneviève Esquier note :
« On n’écoute pas seulement Montfort parce qu’il est un des orateurs les plus talentueux que la France est connu ; on le suit parce que Dieu l’habite et qu’il le laisse passer. »
Or son message est à l’opposé de celui de son siècle qui ne parle que de liberté, de raison et de plaisir. Lui prône un « esclavage d’amour » et la croix. Il fonde deux congrégations : les pères montfortains ou Compagnie de Marie et les filles de la Sagesse.
Le 28 avril 1716 il meurt à Saint Laurent sur Sèvre.
Tout son message peut se résumer dans sa consécration à Notre Dame :
« Je vous choisis aujourd’hui ô Marie, en présence de toute la cour céleste, pour ma Mère et ma Reine. Je vous livre et consacre en qualité d’esclave perpétuel, mon âme, mon corps, mes biens intérieurs et extérieurs et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m’appartient, sans exception selon votre bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et dans l’éternité. »
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le 28 avril 1760 : bataille de Sainte-Foy.
Cette bataille a lieu dans la cadre de la guerre de 7 ans. L’armée française dirigée par le chevalier François Gaston de Lévis remporte sa dernière grande victoire au Canada, contre les Britanniques du général Murray, lors de la bataille de Sainte-Foy. Les Français mettent le siège devant Québec. Malheureusement, en 1763, lors du traité de Paris, Choiseul préfère conserver les îles des Antilles au détriment du Canada, pourtant offert par l’Angleterre.
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le 28 avril 1796 : armistice entre la France et la Sardaigne vaincue á Millesimo et à Mondovi.
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le 28 avril 1816 : création de la Caisse des dépôts et consignations.
Par une loi visant à rétablir le crédit de l’État, après les désordres financiers du Premier Empire le gouvernement cherche à lancer des emprunts après la défaite de Waterloo.
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le 28 avril 1862 : bataille de Las Cumbres, au Mexique.
La bataille de LasCumbres a lieu dans le cadre de l’expédition du Mexique. Les Français cherchent à gagner l’intérieur du pays mais ils ne peuvent y accéder que par quelques cols qui sont tenus par les Mexicains. Le général Zaragoza décide de défendre l’accès à Puebla sur ces cols. A Las Cumbres sont massés 4 000 soldats et trois batteries de montagne. 6 000 Français menés par le général Lorencez tentent de forcer le passage grâce aux zouaves et des chasseurs à pied qui réussissent à contourner la position et à prendre
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le 28 avril 1969 : Charles de Gaulle démissionne de son mandat de Président de la République.
“Je cesse d’exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd’hui à midi”.
Il travaillera alors sur ses Mémoires et rencontrera notamment le général Franco. L’intérim est assuré par le président du Sénat Poher.
Hausse de la mortalité ou la peur en mode de gouvernement
Analyse de
Santé publique France a comptabilisé 65.000 morts du Covid pour 2020, auxquels il faudrait peut-être ajouter les décès à domicile représentant « environ 5 % des décès si on s’aligne sur les taux observés à l’étranger » estime l’Institut national d’études démographiques –INED-, soit un peu plus de 68.000 personnes décédées du Covid l’an dernier.
Pourtant, selon une note de l’Insee établie au regard des donnée disponibles au 15 janvier 2021, 667 400 décès toutes causes confondues ont été enregistrés en 2020 en France. En 2019, le nombre de décès était de 613 243 décès, soit 54 157 de moins qu’en 2020.
Du 1er janvier au 29 mars 2021 note encore l’Insee dans un relevé provisoire, 176 312 décès, toutes causes confondues, sont enregistrés en France à la date du 9 avril 2021, soit 6 % de plus qu’en 2019 (+ 9 656 décès, soit une hausse de 40 000 ramenée à une année !).
Ces chiffres confirment que la hausse de la mortalité n’a pas été aussi importante que les autorités de santé le claironnent. D’autant moins qu’il faut tempérer l’analyse par trois observations majeures :
1. La tendance naturelle de la mortalité est à la hausse
La réalité est que le nombre de décès augmente significativement en France depuis l’arrivée à l’âge de 65 ans de la génération du baby-boom d’après-guerre. Le nombre de décès était resté stable entre 1996 (544 604 décès) et 2008 (542 575 décès) avant de connaitre quelques augmentations erratiques puis de s’emballer à partir de 2011 (545 057 décès) jusqu’en 2019 (613 243 décès). Entre 2011 et 2019, la France a connu en moyenne 8523 décès de plus chaque année.
Selon une étude réalisée par l’INED, ce sont environ 13.000 décès qui, en 2020, sont statiquement imputables au vieillissement de la population. Celui-ci « s’observe chaque année en l’absence de gain d’espérance de vie », ce qui entraîne mécaniquement une hausse annuelle du nombre de décès. Indépendamment de tout contexte épidémique, une partie des personnes mortes du Covid en 2020 « seraient de toute façon décédées », soit d’une autre pathologie, soit de vieillesse. Pour l’INED, en 2020, le Covid-19 n’aurait causé « que » 42.000 décès supplémentaires en France.
2. L’âge moyen élevé de décès « Covid »
Sur l’ensemble de l’année 2020, note encore l’Insee, la hausse de mortalité a concerné uniquement les personnes âgées de 65 ans et plus et de manière homogène (+ 10 % quelle que soit la tranche d’âge). Elle est un peu plus marquée pour les hommes (+ 10 %) que pour les femmes (+ 8 %). Elle est négligeable en deçà de 65 ans (+ 2 % entre 50 et 64 ans, – 1 % entre 25 et 49 ans et – 6 % pour les moins de 25 ans).
Le constat est le même pour le début d’année 2021. Si le nombre de décès est supérieur de 6 % en France sur la période du 1er janvier au 29 mars 2021 par rapport à la même période de 2019, il n’augmente que pour les personnes âgées de plus de 65 ans. En effet, le nombre de décès enregistré entre le 1er janvier et le 29 mars 2021 est inférieur à celui constaté sur la même période en 2019 pour les jeunes (- 16 % pour les moins de 25 ans) mais aussi pour les personnes âgées de 25 à 49 ans (- 9 %) et celles ayant entre 50 et 64 ans (- 4 %) qui avaient, à l’opposé, connu une hausse de mortalité en 2020.
Les décès sont en revanche supérieurs à 2019 pour les 65 à 74 ans (+ 7,5 %) et surtout pour les plus de 75 ans (+ 11,5 % entre 75 et 84 ans). La surmortalité est désormais moins marquée pour les plus de 85 ans (+ 6 %). Au cours du dernier mois toutefois, entre le 1er et le 29 mars, la mortalité des 85 ans et plus n’augmente que de 3 % par rapport à la même période en 2019, ce qui pourrait être le signe des premiers effets de la vaccination, mais pourrait aussi s’expliquer par un effet « moisson ». Celle des 75 à 84 ans reste en revanche encore élevée à + 12 %.
Selon Santé publique France, entre mai 2020 et avril 2021, l’âge moyen du décès se situe entre 84 et 85 ans et 93 % des personnes décédées avaient 65 ans et plus. Parmi les plus jeunes (moins de 20 ans), seules douze personnes sont mortes de la maladie en France.
3. Les comorbidités jouent un rôle important
Mais l’âge n’est pas le seul facteur à prendre en compte, comme le rappelle Catherine Hill, épidémiologiste et bio statisticienne : « l’âge et les comorbidités jouent tous les deux un rôle dans les formes graves du Covid-19 ». Selon Santé publique France, sur 43.000 certificats de décès reçus par le CépiDc, 65 % des personnes décédées étaient déjà fragilisées par une ou plusieurs pathologies. L’hypertension artérielle et les pathologies cardiaques sont les plus mentionnées sur les certificats électroniques.
Conclusion
Nous n’imaginons pas un seul instant que les chiffres puissent être truqués. Mais ils sont livrés au public sans précaution et sans analyse, dans l’esprit des autorités publiques et sanitaires, qui, par nature, par idéologie ou par intérêt, élèvent la peur en mode de gouvernement. Comme l’observe Anne Fagot-Largeault dans son dernier ouvrage (Ontologie du devenir, Odile Jacob), la grippe espagnole a fait au début du XXème siècle 50 millions de morts dans le monde alors que la population était 4 fois moindre. Notre seuil de tolérance à la mort s’est effondré. N’est-ce pas vanité ?
PACA : Il existe bien un accord entre Renaud Muselier (LR) et Emmanuel Macron
La magouille politicienne est à son comble en PACA. Renaud Muselier dit tout et son contraire. Il affirme qu’il n’y aura pas d’accord entre LR et LREM…mais précise “pas d’appareil” pour mieux envisager d’ouvrir sa liste à des macronistes mais sous étiquette LR ou divers droite…
Le président Les Républicains de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, a officialisé mardi sa candidature pour les prochaines élections régionales (…) L’affaire est dans les tuyaux : Renaud Muselier va intégrer sur sa liste des élus macronistes. L’aboutissement d’une longue négociation voulue par Emmanuel Macron. Le président a souhaité que dans le Sud, un accord avec la droite soit en place dès le premier tour afin de repousser la menace du RN (…)
Mardi soir tard, la scénographie a donc été mise au point. Ce mercredi matin Renaud Muselier devait s’exprimer et rappeler qu’il travaille avec le gouvernement dans le cadre du plan de relance avec un objectif : sa région d’abord. Invité de BMFTV, il a assuré être “d’abord LR, un homme de droite et du centre”. Avant d’ajouter : “Je le dis depuis le début, il n’y aura aucun accord d’appareil avec LREM”. Cependant, l’actuel président de Provence-Alpes-Côte d’Azur a affirmé être “ouvert à tout dans la totalité du spectre” et que “le bon sens voudrait que la majorité présidentielle le (me) soutienne”.
Interrogé par L’Opinion, Julien Aubert est contraint à un jeu d’équilibriste entre son refus d’accepter et une porte qu’il laisse entre-ouverte en précisant “Ni Sophie Cluzel, ni députés LREM sur les listes Muselier”. Extraits de ce jeu qui consiste à marcher sur des œufs car il est très difficile de commenter la réponse de Muselier « Je suis ouvert à tout. Le bon sens voudrait que la majorité présidentielle me soutienne » :
Cela dépend ce qu’il entend par le mot « soutien ». Moi je plaide pour le soutien sans participation comme le disaient les communistes. Si Emmanuel Macron estime qu’il ne peut pas prendre le risque que PACA bascule aux mains du RN, c’est à lui de prendre ses responsabilités et de retirer la liste que la majorité, conduite par Sophie Cluzel, veut présenter (…)
Je combats Emmanuel Macron au plan national, chaque semaine dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Je ne peux pas faire alliance au niveau régional avec ses ministres ou ses députés. Je ne participerai pas à une telle association. Cela consisterait à dire que l’on pense pareil, qu’entre nous, c’est bonnet blanc et blanc bonnet (…)
Je ne suis pas Macron-compatible. Il s’agit de s’allier avec des ministres et des députés de sa majorité ! Je ne vais pas fouiller, en revanche, le pedigree de toutes les personnes de la société civile (…)
A ce stade, je ne sais pas où en sont les discussions. Il faut distinguer ce qui est de l’ordre de la rumeur ou de la réalité. Renaud Muselier veut rassembler le plus possible. Cela peut aussi provoquer un effet secondaire : celui de soustraire. Il ne peut pas avoir tout le monde. Il y a des choix à faire (…) Si Sophie Cluzel ou des députés LREM ne sont pas sur ses listes, s’il reste ouvert et droit dans ses bottes, je serai le premier à ses côtés (…)
Il y a un point commun entre Renaud Muselier et Eric Ciotti : ni l’un, ni l’autre ne veulent la victoire du RN. Mais il y a chez nous une différence. Eric Ciotti pense que s’allier avec Emmanuel Macron, c’est faire gagner le RN ; Christian Estrosi estime que s’allier avec lui, c’est empêcher la victoire du RN.
Pas sûr que les électeurs fassent une grande différence entre une alliance d’appareil LR/LREM et la présence sur la liste Muselier de personnalités très identifiées LREM. Du pain béni pour Thierry Mariani :
L’alliance LR-LREM est en effet jugée risquée par plusieurs élus locaux. Ils craignent qu’elle pousse dans les bras du RN des électeurs de droite allergiques à Emmanuel Macron et guère effrayés par le profil de Thierry Mariani. Ce dernier a passé plusieurs décennies au RPR, puis à l’UMP. “Cette stratégie comporte un gain indéniable, confie un élu. Des électeurs de droite qui soutiennent Macron voteront Muselier. Mais une partie de notre électorat va s’abstenir ou voter RN. Mariani va d’ailleurs défendre l’idée qu’il incarne la vraie droite pour les séduire.” “En PACA, on a un électorat de droite populaire très RPR qui n’aura aucun problème à voter pour une ancienne tête de liste UMP d’il y a 10 ans”, ajoute un député LR.
L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy ne s’y trompe pas. Il se pose déjà en vote refuge d’une droite cocufiée. “La liste qui représente En Marche et le président Macron sera la liste de Renaud Muselier, a-t-il lancé ce mercredi sur RMC.” (…)”
La victoire du RN et de Thierry Mariani en PACA serait probablement le prélude à une victoire de Marine Le Pen en 2022. Emmanuel Macron le sait et il ne lui reste plus qu’à retirer la liste de Sophie Cluzel en PACA pour que chacun en ait le cœur net…
Encore des lois pro-vie aux Etats-Unis
Aux Etats-Unis, les lois pro-vie se multiplient. Après l’Oklahoma et le Montana, c’est au tour de l’Arizona et de l’Idaho.
En Arizona, le gouverneur Doug Ducey a signé mardi le projet de loi voté la semaine dernière, qui interdit tout avortement motivé par un diagnostic fœtal d’anomalie génétique, comme la trisomie 21. Cathi Herrod, présidente du groupe social conservateur Center for Arizona Policy, a publié un communiqué intitulé « la vie gagne » :
« aujourd’hui, les Arizoniens gagnent. Les enfants de l’Arizona dont le handicap a été diagnostiqué avant la naissance ne feront plus l’objet de discrimination, (…). Les contribuables de l’Arizona ne seront pas forcés de soutenir les avortements dans les collèges et universités publics, et les lois de l’Arizona seront interprétées de manière à valoriser toute vie humaine ».
Le texte prévoit également de donner aux fœtus les mêmes droits de personnes qu’aux enfants, d’interdire l’envoi de pilules abortives par la poste, de permettre aux pères et aux grands-parents maternels de porter plainte après un avortement pour anomalie génétique et d’interdire le financement public des organismes d’avortements.
La mesure exige aussi « que les restes de fœtus soient enterrés ou incinérés », et « interdit aux universités d’État de fournir des soins liés à l’avortement ».
En Idaho, le gouverneur Brad Little a signé mardi un projet de loi interdisant tout avortement dès que le cœur du fœtus peut être entendu, soit vers six semaines environ. Selon le Ministère de la Santé et des Affaires sociales, il y a eu 1.513 avortements en Idaho en 2019, dont 1 049 avant la dixième semaine. Ce projet de loi a la particularité d’inclure une « clause de déclenchement ». En effet, d’autres Etats américains ont déjà voté des lois similaires, qui sont actuellement en cours de contestation devant les tribunaux. Avec la clause de déclenchement, le projet de loi n’entrera pas en vigueur à moins qu’ « une cour d’appel fédérale, quelque part dans le pays, ne confirme une législation similaire d’un autre État ». Le gouverneur explique :
« L’Idaho est un État qui accorde de l’importance à la vie la plus innocente de toutes – la vie des bébés. Nous ne devrions jamais relâcher nos efforts pour protéger la vie des enfants à naître. Des centaines et des centaines de bébés perdent la vie chaque année en Idaho à cause de l’avortement, une tragédie absolue. Je remercie les législateurs de l’Idaho de continuer à protéger des vies en adoptant cette importante législation, et je suis fier de signer le projet de loi aujourd’hui ».
Les personnes qui soutiennent cette loi « aimeraient voir celle-ci jouer un rôle dans l’annulation de Roe v. Wade ».
L’interprétation actuelle du devoir de réserve est à la fois inefficace et contre-productive
Alors que la polémique sur la tribune signée par des milliers de militaires n’en finit plus de faire des vagues, il est sans doute utile de lire cette étude de 6 pages, datée de 2018, rédigée par un capitaine de corvette, membre de la 24e promotion de l’Ecole de Guerre, sur la liberté d’expression des militaires.
L’auteur rappelle notamment que l’expression “devoir de réserve” ne figure dans aucun texte régissant les droits et devoirs des militaires. En revanche, l’article L4121-2 du code de la défense précise que les opinions politiques “ne peuvent être exprimées qu’en dehors du service et avec la réserve exigée par l’état militaire“. Par ailleurs, selon les termes de la loi 2005-270 portant statut général des militaires, ceux-ci doivent se plier aux exigences de “discipline, loyalisme et neutralité“. Faut-il en conclure que l’expression du militaire ne peut contenir aucune analyse critique pour respecter les exigences de loyalisme et de neutralité ? Cette interprétation est excessivement restrictive et ne sert qu’en trompe l’œil les intérêts qu’elle ambitionne de défendre. En 2003, la commission de révision du statut miliaire notait que “le temps n’est plus où le colonel de Gaulle publiait Vers l’armée de métier” et regrettait que “les militaires participent peu aux débats sur la défense“.
En voici la conclusion :
L’histoire plaide en faveur du rôle des militaires comme acteurs de la cité. Il faut sortir d’une vision caricaturale de l’action miliaire présupposée autoritaire, qui vise à le cantonner dans un état de minorité citoyenne. Comme le rappelle le général Soubelet , au sein du gouvernement 11 du Maréchal de Mac Mahon et sur les bancs de l’assemblée, une soixantaine d’anciens militaires, ont voté les lois portant sur la séparation de l’église et de l’Etat, la légalisation des syndicats, la loi Naquet sur le divorce.
Certes l’expression des militaires ne doit pas nuire à l’efficacité opérationnelle des armées ni porter atteinte à sa cohésion à travers un prosélytisme politique, religieux ou idéologique déstabilisateur. Mais une approche trop coercitive rigide du devoir de réserve a stérilisé la production intellectuelle des militaires sans pour autant préserver les armées. La méfiance historique à l’égard des militaires n’a plus de raison d’être. Les prises de parole publiques récentes des militaires ont été guidées par le souci de l’intérêt général, formulées dans des termes modérés, selon un argumentaire solide et ne reprenant que des informations accessibles à tous. En réinvestissant le débat public sur les questions de défense, les militaires contribuent à légitimer l’effort consenti par la Nation, tout en renforçant la transparence sur le fonctionnement de leur institution. En s’exprimant, ils manifestent la loyauté que la Nation attend d’eux mais témoignent également de leur participation active à la défense de ses intérêts.
Non seulement l’interprétation actuelle du devoir de réserve est inefficace, mais elle est contre-productive. Elle prive la nation de la seule ressource stratégique non soumise à des contingences budgétaires : la matière grise des officiers. Or, plus le rythme des évolutions technologiques et des opérations s’accélère, comme dans la période actuelle, plus nous avons besoin d’audace dans la pensée militaire, celle des praticiens, car elle conditionne le renouvellement plus rapide des concepts stratégiques.
La libre expression des militaires est un signe de vitalité démocratique et le plus sûr auxiliaire de la victoire !
Génération identitaire : Le Conseil d’État se prononcera d’ici six mois à un an
Jean-Yves Le Gallou analyse les enjeux du recours sur le fond et le référé-suspension déposés auprès du Conseil d’État suite à la dissolution arbitraire et injuste de Génération identitaire par le carriériste Gérald Darmanin. Le référé-suspension pour permettre la poursuite des activités militantes en attendant la décision sur le fond du Conseil d’État, sera examiné vendredi 30 avril 2021.
Jean-Yves Le Gallou n’est pas optimiste en raison du lourd passé immigrationniste du Conseil d’Etat :
En 1978, par l’arrêt GISTI cassant un décret limitant le regroupement familial, le Conseil d’État s’est emparé du pouvoir de décider qui parmi les étrangers avait le droit ou non d’entrer en France. Le pouvoir judiciaire a ainsi accaparé une partie essentielle du pouvoir exécutif. Quarante ans plus tard, l’ancien président Giscard d’Estaing regrettait encore de n’avoir pas tenté de surmonter l’obstacle. Regrets tardifs mais surtout illusoires : si le gouvernement Barre avait tenté de reprendre la main par un texte législatif, sans doute celui-ci eût-il été retoqué par le Conseil constitutionnel qui venait de s’auto-attribuer en 1971 le pouvoir de censurer les lois sur le fond. Un Conseil constitutionnel dont le secrétariat général qui prépare ses décisions est constitué d’une équipe de… conseillers d’État. La boucle est bouclée.
La prise de pouvoir du Conseil d’État, directement ou à travers le Conseil constitutionnel, a été théorisée – notamment par l’éminent professeur Olivier Duhamel, figure emblématique de la « gauche morale » – autour de la défense de l’État de droit et des libertés (…)
Le Conseil d’État a créé un véritable droit à l’immigration :
- droit à l’entrée des étrangers, au titre du regroupement familial ;
- droit au séjour clandestin par la validation jurisprudentielle de décisions des tribunaux administratifs de plus en plus défavorables aux préfectures s’agissant des OQTF (obligation de quitter le territoire français) ;
- droit à obtenir la nationalité française y compris pour des étrangers sans autres ressources que l’aide sociale ou ayant déchiré publiquement la charte des droits et devoirs du citoyen français ;
- élargissement du droit d’asile par une application extensive de la convention de Genève et de la « protection subsidiaire » par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) – où le Conseil d’État joue un rôle clé.
Depuis un an, une législation d’« urgence sanitaire » a été mise en place en France. Aboutissant à une limitation sans précédent des libertés d’aller et venir, de commercer, de manifester et même de prescription médicale. Le Conseil constitutionnel n’a en rien limité la marge de manœuvre du gouvernement. Et, à sa suite, le Conseil d’État a repoussé la quasi-totalité des recours qui lui ont été soumis (…)
Mais alors, dans ces conditions, pourquoi avoir imposé au gouvernement :
- la reprise sans conditions de la délivrance des visas au titre du regroupement familial ?
- la reprise immédiate de l’enregistrement des demandes d’asile ?
- la suspension de l’interdiction de l’entrée des étrangers en France pour se marier ?
Un Français ne peut pas s’éloigner de 10 km de chez lui, mais un étranger peut effectuer un voyage de 10 000 kilomètres pour venir en France… Cherchez l’erreur ! (…)
Alors le Conseil d’État, gardien des libertés ou simple expression juridique de l’État profond et vulgaire ordonnateur en France du monde de Soros et de Davos ? L’heure de vérité approche.
Le 30 avril le Conseil d’État examinera le référé-suspension déposé par Génération identitaire contre la décision de dissolution prise à son encontre par le gouvernement. L’enjeu est d’importance et le Conseil d’État en est conscient puisque, exceptionnellement pour un simple référé, ce sont trois juges (et non un seul) qui statueront. Bien sûr, le référé-suspension (pour permettre à Génération identitaire de continuer d’agir) n’est qu’une étape avant le jugement au fond qui aura lieu d’ici six mois ou un an. Il n’en reste pas moins important car le dossier d’accusation de Darmanin est à l’image de son auteur : nul ! Vide de tout contenu sérieux :
- pas le moindre élément permettant de parler de milice ou de groupe armé ;
- aucune condamnation pénale de l’association.
Dans ces conditions, les questions posées au Conseil d’État sont simples :
1 – Y a-t-il encore de la place pour la liberté d’expression en France ?
2 – Est-il encore permis de critiquer l’immigration y compris clandestine ?
3 – La liberté d’association existe-t-elle encore ?
Si Conseil d’État répond non à chacune de ces questions, c’est qu’il aura définitivement basculé du côté obscur de la force. S’il lui reste ne serait-ce encore qu’un soupçon de dignité et de neutralité, il ne pourra qu’à suspendre puis annuler la décision des bras cassés du gouvernement (…)
Aucun catholique ne peut être obligé à quoi que ce soit par les décisions du Chemin synodal
Le cardinal Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a donné un interview au site allemand Kath.net et commente les dérives inquiétantes des évêques allemands [source] :
Interrogé d’abord sur la prochaine réunion œcuménique (Kirchentag) qui doit se tenir au mois de mai prochain à Francfort, et que les progressistes d’Outre-Rhin veulent utiliser comme tremplin à des pratiques d’hospitalité eucharistique avec les protestants, il réagit avec force.
Il s’en prend en particulier à certaines allégations de théologiens ou de journalistes allemands : « La conférence des évêques n’est pas au-dessus des évêques », rappelle-t-il. « Et le président de la conférence épiscopale, actuellement Mgr Georg Bätzing, n’est pas le chef des évêques », ajoute-t-il.
Et pour enfoncer le clou, il précise : « il n’a aucune compétence magistérielle qui dépasserait d’un millimètre l’autorité magistérielle de ses confrères. (…) Il est encore moins, même en tant que porte-parole des évêques allemands, un contrepoids à Rome », selon ce qui circule dans les milieux ultra-progressistes (…)
« Les évêques (…) n’ont aucune autorité pour présenter leurs opinions personnelles ou collectives comme une foi de l’Eglise fondée sur la révélation. Ils n’ont pas non plus le pouvoir d’imposer ces vues à leurs subordonnés ou de les faire passer pour leurs propres convictions par le biais de la formation. »
Pour illustrer son propos, il donne une image forte : « Aujourd’hui, en Occident, la persécution réside en une atmosphère anti-chrétienne, diffusée à travers des campagnes médiatiques par lesquelles les catholiques fidèles sont, de manière inimaginable et habituelle, diffamés comme fondamentalistes ou archi-conservateurs, ou encore étouffés. »
Décidément très remonté, le cardinal poursuit en sapant par la base le Chemin synodal : « L’opinion d’une majorité d’évêques et de fonctionnaires laïcs allemands, que cet organe privé [le Chemin synodal], qui n’est prévu ni par le dogme ni par le droit canonique, peut prendre des décisions qui s’écartent de la foi catholique, n’a aucun fondement dans la conception catholique de l’Eglise et ne tient qu’à l’apparence du pouvoir médiatique et à l’étendue des ressources financières. »
C’est pourquoi, ajoute-t-il « aucun catholique ne peut être obligé à quoi que ce soit par les décisions du Chemin synodal » (…)”
Anne Hidalgo veut faire payer les terrasses éphémères des bars et restaurants
A quoi reconnait-on un socialiste ? A sa capacité de créer taxes et impôts. Anne Hidalgo, c’est le socialisme à l’état pur ou comment tuer ceux qui travaillent dur :
C’est une charge financière supplémentaire dont les bars et restaurants de Paris se seraient bien passés, alors même que les propriétaires de ces établissements attendent toujours de connaître le calendrier précis de réouverture. La mairie de la capitale a décidé d’un nouveau règlement des étalages et des terrasses (RET) qui met fin à la gratuité des extensions de terrasses éphémères qui – avec 9 800 autorisations délivrées – s’étaient multipliées à la sortie du premier confinement, il y a un an. Une mesure qui entrera en vigueur à partir de juillet, rapporte Le Parisien.
Anne Hidalgo a dû effectuer un rétropédalage dès ce matin…

Une tribune révélatrice d’un état de colère et d’exaspération d’une partie de l’armée d’active?
Loin des agitations et manipulations du gouvernement et de l’extrême-gauche, Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’Ifop donne son point de vue lucide et sans doute proche de la vérité sur cette tribune d’anciens militaires qui atteint à ce stade 8 575 signatures :
Quel regard portez-vous sur la lettre des généraux et les polémiques politiques qu’elle provoque ?
C’est sans doute révélateur d’un état de colère et d’exaspération d’une partie de l’armée et des forces de l’ordre d’active, compte tenu de l’insécurité galopante sur fond de menace terroriste. C’est également manifestement le signe d’un défaut de crédibilité de l’exécutif en la matière. Comme professionnels, les militaires sont bien sûr contraints à un devoir de réserve, mais la question est de savoir ce qu’ils pensent comme citoyens.
Mesurez-vous leur vote ?
C’est compliqué, mais nos sondages de 2017 montraient que les militaires et policiers avaient voté à environ 40 % pour Marine Le Pen au premier tour, soit quasiment le double de son score global (21,3 %). Il n’y a pas de raison que cela ait baissé depuis lors.
Le malaise est donc plus profond et plus général que la simple expression d’officiers à la retraite ?
Le péché originel d’Emmanuel Macron reste, selon moi, la démission du général de Villiers, dès juillet 2017, avec dans une bonne partie du milieu militaire, des réactions sur le thème : mais pour qui il se prend pour traiter ainsi le chef d’état-major ? Plus généralement, on reproche à l’exécutif une sous-évaluation de la menace et de son ampleur. Des petites phrases du Président sur la guerre d’Algérie, le « mâle blanc », etc., passent mal.
On observe dans l’opinion une très forte demande de sécurité, avec la réédition quasi quotidienne de scènes de violences urbaines. Il y a un sentiment de perte de contrôle sur le « régalien », l’impression que ça flotte et la crainte d’une dislocation du pays. En creux, la lettre des généraux exprime ce procès en défiance vis-à-vis de l’exécutif sur son absence de crédibilité. Le texte des militaires contient d’ailleurs un couplet sur les Gilets jaunes. Face à cela, les coups de menton de l’exécutif ne suffiront pas.
Pour signer la tribune si vous êtes militaire à la retraite, c’est ici.
« On va attaquer quelqu’un pour l’abattre et on va sortir n’importe quelle accusation. Ça va devenir un système. »
Les médias, qui avaient été très discrets lors des viols commis à Cologne il y a quelques temps, tombent à bras raccourcis sur Eric Zemmour, accusé d’agression sexuelle (un baiser volé) lors d’une université d’été du PS à La Rochelle. Malgré le caractère grotesque de cette accusation, qui apparaît 17 ans après les faits, nos médias ne semblent pas pressés de chasser la “fake news”.
Elue socialiste, militante féministe, retrouve donc la mémoire 17 ans plus tard (et encore, la date n’est pas certaine…), au lendemain d’une affiche placardée à Aix-en-Provence… Encore une qui n’a sans doute pas la télévision, où Eric Zemmour apparaît quasiment tous les jours.
Cette féministe donc, traumatisée pour un baiser volé (mais pas trop car elle oublié l’année), est relayée par toute la presse, trop heureuse de trouver là une nouvelle affaire Fillon (balancer des pots de pus en lieu et place du débat des idées… il est vrai que l’on parle de plus en plus d’une candidature Zemmour à la présidentielle), qualifiant ce baiser d’agression sexuelle. Voilà qui ressemble à une attaque politique organisée, à l’encontre d’Eric Zemmour, de ses idées, de son aura, de son influence et de sa potentielle émergence sur la scène politique. Une méthode déjà dénoncé par l’intéressé en février :
« Vous verrez, dans l’avenir, ça va devenir systématique. On va attaquer quelqu’un pour l’abattre et on va sortir n’importe quelle accusation. Ça va devenir un système. »
La gauche craintive est déjà en sueur, et lance le #BisouGate. Accusant Éric #Zemmour dans un témoignage bidonné, une conseillère socialiste d’Aix-en-Provence enclenche la méthode que décrivait autrefois @ZemmourEric pic.twitter.com/WDy0zt7J6B
— Génération Z (@GeneraZemmour) April 27, 2021
La ficelle est tellement grosse que, sur les réseaux sociaux, les internautes la jugent peu crédible. Mais il faut s’y faire : c’est la nouvelle façon de faire de la politique.
Renaud Muselier assume rejoindre LREM
Tête de liste LR en PACA, Renaud Muselier fait face à un bruit persistant selon lequel il s’allierait à LREM. Loin de contester cette option, il vient confirmer :
Il est vrai que nous n’avons pas la même vision de la droite…
Suspendu
Vous êtes très nombreux à m’interroger à propos du fil Twitter qui a disparu depuis peu.
Comme je l’ai déjà dit à quelques-uns, mon compte a été suspendu, et si je comprends bien le message reçu, c’est définitif.
En cause, un tweet qui faisait suite à l’attentat de Rambouillet, dans lequel je réagissais à un article du Monde, indiquant que les terroristes étaient indétectables. J’avais donc souligné qu’il faut se méfier des immigrés calmes puisqu’ils sont indétectables… Cela ne signifie pas que tous les immigrés musulmans soient des terroristes mais que, comme l’Etat ne fait pas son boulot à l’encontre de l’immigration clandestine, nous n’avons plus qu’à nous méfier de tous.
Voici l’article du Monde et le message de Twitter :

« Je visitais un hôpital arménien qui soigne les blessés de la dernière guerre. Et en croisant leur regard, j’ai eu honte de venir d’Europe.»
Intervention de François-Xavier Bellamy au Parlement européen, au sujet de la libération des prisonniers de guerre arméniens, dans le cadre du débat sur les suites de la rencontre UE-Turquie à Ankara :
« Le jour de votre visite en Turquie, j’étais à Erevan. Je visitais un hôpital arménien qui soigne les blessés de la dernière guerre. Et en croisant leur regard, j’ai eu honte de venir d’Europe. Nous aurions pourtant bien des moyens d’agir… » pic.twitter.com/r9STq4IcbL
— Fx Bellamy (@fxbellamy) April 26, 2021
