Messe selon la forme extraordinaire près de Royan
Un lecteur nous informe :
A compter du 1er août prochain et tous les 1ers et 3èmes dimanches de chaque mois, la messe selon la forme extraordinaire sera célébrée par M. le chanoine Jestin (ICRSP)
à 9 heures
dans l’église de Saint-Augustin près de Royan (10 km du centre, 8 km de Pontaillac)
Son adresse :
Rue du Logis, 17570 Saint Augustin
repères géographiques GPS:
45° 40′ 37″ N
1° 05′ 56″ O
C’est arrivé un 3 juillet…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.
Alors rappelons-nous :
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le 3 juillet : saints du jour français ou en France.
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St Raymond Gayrard, veuf puis chanoine († 1118)
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À Toulouse, en 1118, saint Raymond Gayrard Maître d’école, devenu veuf, il mit tout son zèle dans les œuvres de charité et fonda un hospice, puis fut reçu parmi les chanoines de la basilique Saint-Sernin.
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le 3 juillet 529 : le concile régional d’Orange.
Ce concile est présidé par Saint Césaire d’Arles ; il condamne le semi-pélagianisme et adopte officiellement la doctrine de St-Augustin dans laquelle l’homme à sa pleine liberté pour accepter ou refuser le salut éternel.
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le 3 juillet 683 : le pape Léon II meurt à Rome.
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le 3 juillet 987 (date incertaine): Hugues Capet est sacré Roi de France à Noyon.
Le Duc des Francs, d’Aquitaine et de Bourgogne est sacré Roi de France à Noyon par l’archevêque de Reims, Adalbéron, sous le nom d’Hugues Ier. Succédant aux Mérovingiens et aux Carolingiens, Hugues Capet ouvre la voie à une dynastie qui règne sur la France jusqu’à la révolution : les Capétiens. Les capétiens directs règnent jusqu’en 1328 et s’éteignent avec Charles IV, troisième et dernier fils de Philippe le Bel, couronné et mort sans descendance. (Cf. le testament de Saint Rémi dans la chronique du 13 janvier)
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3 juillet 1315 : édit royal du Roi de France, Louis le Hutin, qui affranchit les serfs du domaine royal.
Cet édit rappelle que selon le droit naturel, chacun naît franc, donc libre en langage actuel. Officiellement, depuis cette date, le sol de France affranchit l’esclave qui le touche. Louis X le Hutin consacre et amplifie ce vaste mouvement de libération commencé par Suger:
«Toute créature humaine doit généralement être franche par droit naturel. Le Roi condamne avec énergie le joug et la servitude qui est tant haineuse et fait qu’en leur vivant, les hommes sont réputés comme morts et, à la fin de leur douloureuse et chétive vie, ils ne peuvent disposer ni ordonner des biens que Dieu leurs a prêtés en ce siècle. »
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le 3 juillet 1423 : le futur Roi Louis XI naît dans le palais épiscopal de Bourges.
C’est le premier fils du Roi Charles VII et de Marie d’Anjou. Succédant à son père en 1461, sixième Roi de la branche des Valois direct, il hérite d’un royaume dévasté par la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons et la guerre de Cent Ans. Dit Louis XI «le Prudent», il fortifie l’autorité royale, mettant au pas les grands feudataires. Dès sa jeunesse, le Dauphin a une grande dévotion envers la Sainte Vierge ; il obtient d’ailleurs la victoire de Dieppe en invoquant Notre Dame de Cléry, où il fait de nombreux pèlerinages durant toute sa vie. A peine monté sur le trône, il demande au pape Pie II que soit célébrée, dans tout le royaume le 7 mars 1463, l’octave de toutes les fêtes de la sainte Vierge. Le successeur, Paul II, décide que, dorénavant, les Rois de France porteront le titre de «Rois Très Chrétiens». C’est encore le Roi Louis XI qui restaure la tradition de l’Angelus, qui s’était perdue. La France est bientôt suivie par toute l’Eglise. Non seulement, il restaure l’unité interne du royaume, mais sa politique extérieure aussi est bénie ; elle voit le rattachement à la couronne de la Bourgogne, du Boulonnais, du comté de Pardiac et la Marche, de l’Anjou, du Maine et de la Provence. Malheureusement, le Roi va tremper dans l’assassinat du Prince-Evêque de Liège. Au moment du meurtre, Saint François de Paule, qui se trouve en compagnie du Roi, voit en extase la participation royale à ce crime et il annonce au Roi qu’il lui reste un an, jour pour jour, pour expier son crime. Comme annoncé, le Roi meurt le 30 août 1483. (*) Son fils Charles VIII, n’a pas d’héritier et la couronne passe à Louis XII.
Ce grand Roi a été très décrié dans les « manuels d’histoire » depuis 200 ans ; en effet, sa foi profonde qu’il vit et transmet au peuple pendant tout son règne est insupportable aux anticléricaux qui dirigent la France.
(*) La Vierge Marie dans l’histoire de France, du Marquis de la Franquerie (Editions Résiac, pages 116 et 117)
Voir les chroniques des 1er, 15 et 30 août.
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le 3 juillet 1545: la flotte française défait l’Angleterre à Chef-de-Caux à l’embouchure de la Seine.
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le 3 juillet 1608 : fondation de Québec.
Quelques Français conduits par Samuel Champlain gravissent, pour s’y installer, un escarpement qui domine le St-Laurent : l’endroit planté de noyers est appelé “Québec” par les Indiens. Samuel Champlain a décidé d’établir là les «abitations» des Français, faute de trouver le mystérieux passage du nord-ouest vers les Indes et la Chine.
Sur ce lieu, les marins de l’Ancien Monde, en particulier les basques, pêchaient et échangeaient des marchandises, étant ainsi les véritables premiers «habitants» français du Canada, comme le montre la carte de la «Nova Gallia», établie en 1529 par Verrazzano pour François Ier.
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le 3 juillet 1791 : à Caen, la statue de Louis XIV est détruite.
Et la Place Royale est rebaptisée place de la Liberté… Quelle ironie !
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le 3 juillet 1849 : Rome capitule face aux troupes françaises du général Oudinot.
Voir les chroniques du 30 avril, du 4 juin et du 2 juillet.
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le 3 juillet 1914 : l’impôt sur le revenu est adopté en France.
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le 3 juillet 1940 : la flotte française est coulée à Mers el Kebir.
La flotte française, invaincue et mise à l’abri en Grande-Bretagne ou dans les ports d’Afrique du Nord, en particulier la force de Raid mouillée dans le port algérien de Mers-el-Kébir est en cours de désarmement. Cette force comprend 4 cuirassés (Dunkerque, Strasbourg, Provence et Bretagne) 1 transport d’hydravions (Commandant-Teste) et 6 contre-torpilleurs (Mogador, Volta, Terrible, Lynx, Tigre, Kersaint). Ce n’est pas une bataille, car il n’y a pas de combat. L’assaut est donné, après que le chef de la flotte française, l’amiral Marcel Gensoul, eut rejeté l’ultimatum du vice-amiral britannique Somerville ; il n’y a pas eu de négociation, car les ordres anglais sont de frapper. Winston Churchill, craignant que la flotte française ne passe aux mains du Reich, a feint de proposer aux forces navales françaises d’Algérie de passer sous leur autorité. Les victimes sont uniquement les marins français. L’aviation anglaise ouvre le feu à 18h sur les bâtiments français basés à Mers el-Kebir près d’Oran. Le cuirassé “Bretagne” est coulé, les cuirassés “Dunkerque”, “Mogador” et “Provence” gravement endommagés. 1 380 marins français trouvent la mort. L’aviso Rigault de Genouilly est torpillé le lendemain (malgré le cessez-le-feu). Le cuirassé Strasbourg, et 5 contre-torpilleurs, réussissent à s’échapper et à gagner Toulon et le Commandant-Teste est indemne.
17 minutes suffisent pour que la flotte française soit détruite. Les 380 et les 406 des Britanniques ont tiré sur cette flotte, mal disposée pour se défendre, comme à l’exercice.
L’ouverture des archives anglo-saxonnes permet de comprendre que la responsabilité de Churchill, véritable commanditaire de cette tragédie, est déterminante. L’hypothétique reddition de la Marine Française aux forces de l’Axe a servi de prétexte à une action préventive conçue pour être la plus spectaculaire possible. L’opération « Catapult » vise non seulement le port de Mers-el-Kébir, mais tous les bâtiments de guerre ou civils français réfugiés en Grande-Bretagne, à Alexandrie, à Dakar, à Casablanca, aux Antilles, tous pourtant à l’abri d’une attaque allemande! Il vient tout juste d’être nommé Premier Ministre, malgré la résistance du « camp de la paix » qui veut arrêter la guerre. Il veut frapper les esprits, tant américains que britanniques, quitte pour cela à trahir son allié français. L’historien britannique Richard Lamb écrit :
«Le verdict de l’histoire doit être, qu’en ignorant l’avis de son amirauté, et en provoquant une guerre larvée avec la France, Churchill a porté atteinte à la cause alliée. Son refus de croire les promesses des Français qu’ils ne permettraient jamais aux Allemands de s’emparer de la flotte, fut presque sa plus grave erreur politique de la guerre».
Si les 1297 morts ou disparus, les 350 blessés, les centaines de veuves et les milliers d’orphelins, sont un nombre infime des victimes de la seconde guerre mondiale, ils ont été causés non par des ennemis, mais par des compagnons d’armes, qui ont attaqué leurs camarades froidement.
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L’amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles éditions latines, page 67) : « Venant après le lâchage de Dunkerque, les attentats des 3, 6 et 8 juillets achevèrent de balayer les scrupules qu’une partie de l’opinion pouvait encore avoir sur la conclusion d’un armistice séparé et coupèrent les dernières attaches qui retenaient les excessifs sur la pente d’un rapprochement avec l’Allemagne. Le plus pénible, et nous touchons ici au cœur du drame, était que l’hostilité britannique se trouvait encouragée par ceux de nos compatriotes que la détermination de poursuivre la guerre contre l’Allemagne avait conduits à émigrer en Grande Bretagne. »
Voir les chroniques des 12, 13, 16, 17, 23 juin et des 2, 8 et 11 juillet.
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le 3 juillet 1981 : Jean-Paul II constitue une commission d’étude de la controverse ptoléméo-copernicienne, chargée de réexaminer l’affaire Galilée.
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le 3 juillet 1984; mort du général Raoul Salan.
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le 3 juillet 2015 : est le premier vendredi du mois de juillet, mois du Précieux Sang.
Le 17 juin 1689 (voir la chronique du jour), le Christ apparaît à sœur Marguerite Marie à Paray le Monial pour demander que son Sacré-Cœur figure sur les armes de la France. Le 27 juin (voir la chronique du jour), il lui apparaît de nouveau pour lui demander de développer la dévotion à son Sacré-Cœur au cours des 9 premiers vendredi du mois. Il fixe les deux principales dévotions, l’heure sainte et la communion du 1er vendredi du mois. A tous ceux qui se consacreront à son Sacré Cœur il promet :
« 1- Je leur donnerai toutes les grâces dans leur état.
2- Je mettrai la paix dans leur famille.
3- je les consolerai dans toutes leurs peines.
4- Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
5- Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
6- Les pécheurs trouveront dans mon cœur la source et l’océan infini de la miséricorde.
7- Les âmes tièdes deviendront ferventes.
8- Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection.
9- Je bénirai les maisons où l’image de mon Sacré Cœur sera exposée.
10-. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
11- Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon cœur, où il n’en sera jamais effacé.
12- Je te promets, dans l’excès de la miséricorde de mon cœur, que mon amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredi, neufs fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu’ils ne mourront point dans ma disgrâce ni sans recevoir les sacrements, et qu’il se rendra leur asile assuré à cette heure dernière. »(*)
(*) Ceux qui croyaient au Ciel, de Geneviève Esquier, (Editions l’Escalade, page 283 à 285).
Dans Un appel à l’Amour où sont écrites les confidences de Notre Seigneur à sœur Josepha Menendez, voici le rôle de ce Précieux Sang vis à vis des pécheurs
« J’aime les âmes après qu’elles ont commis le premier péché, si elles viennent Me demander humblement pardon… Je les aime encore, quand elles ont pleuré leur second péché et, si cela se répète, je ne dis pas un milliard de fois, mais des millions de milliard. Je les aime et leur pardonne toujours, et Je lave dans le même sang, le dernier comme le premier péché.
[…] Âmes que j’aime, soyez attentives à la souffrance de mon Cœur. Après que Judas m’eut trahi au jardin des Oliviers, il s’en alla errant et fugitif, sans pouvoir étouffer les cris de sa conscience qui l’accusait du plus horrible des sacrilèges. Et quand parvint à ses oreilles la sentence de mort prononcée contre Moi, il se livra au plus terrible des désespoirs et se pendit ! … »
[…] Qui pourra comprendre la douleur intense et profonde de mon Cœur, lorsque je vis se précipiter vers sa perte éternelle cette âme qui avait passé tant de jours à l’école de mon Amour…. recueilli ma Doctrine…. appris mes leçons et si souvent entendu tomber de mes lèvres le pardon des plus grands péchés !
Ah ! Judas, pourquoi ne viens-tu pas te jeter à mes pieds, afin que je te pardonne aussi ? ….
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le 3 juillet 2017 : discours d’Emmanuel Macron devant le congrès à Versailles.
« Je crois à cet esprit des Lumières qui fait que notre objectif à la fin est bien l’autonomie de l’homme libre, conscient et critique. »
C’est l’homme déifié, qui n’a plus besoin d’aimer son créateur. Comme l’écrivit Louis de Bonal : « la révolution « française » a commencé avec la déclaration des droits de l’homme, elle s’achèvera avec la déclaration des droits de Dieu. C’est bien le combat eschatologique décrit dans l’Apocalypse, ou dans le psaume 2 :
Pourquoi ce tumulte des nations, ce vain murmure des peuples ?
Les rois de la terre se dressent, les grands se liguent entre eux contre le Seigneur et son messie :
« Faisons sauter nos chaînes, rejetons ces entraves ! »
Celui qui règne dans les cieux s’en amuse, le Seigneur les tourne en dérision ;
puis il leur parle avec fureur , et sa colère les épouvante :
« Moi, j’ai sacré mon roi sur Sion, ma sainte montagne. »
Je proclame le décret du Seigneur ! + Il m’a dit : « Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré.
Demande, et je te donne en héritage les nations, pour domaine la terre tout entière.
Tu les détruiras de ton sceptre de fer, tu les briseras comme un vase de potier. »
Maintenant, rois, comprenez, reprenez-vous, juges de la terre.
Servez le Seigneur avec crainte, rendez-lui votre hommage en tremblant.
Qu’il s’irrite et vous êtes perdus : soudain sa colère éclatera. Heureux qui trouve en lui son refuge !
Ouverture d’une école Hors contrat à Loublande (79)
Après une belle année de travail sur le dossier administratif, la recherche du personnel enseignant, les travaux, les aides pour le financement, l’Association Bocage Enseignement est heureuse de vous annoncer l’ouverture de l’école Saint Louis-Marie GRIGNON de MONTFORT.
Il s’agit d’une école catholique primaire hors contrat à Loublande (79) à 10mn de CHOLET en direction de Poitiers. De la moyenne section jusqu’au CM2, une trentaine d’élèves sont attendus à la rentrée de Septembre 2021.
Les personnes qui souhaitent manifester leur soutien (la liberté de l’enseignement a un certain prix…) ou leur intérêt pour scolariser leurs enfants, peuvent écrire à l’adresse suivante: [email protected]
Depuis 2015, la France aura vécu plus de la moitié du temps sous l’état d’urgence
Le Monde commence à s’inquiéter des atteintes aux libertés. Il était temps :
L’assemblée générale du Conseil d’Etat va se réunir dans les prochaines semaines pour débattre de propositions sur le recours aux états d’urgence. L’institution chargée de conseiller le gouvernement et de trancher les litiges contre les décisions de l’exécutif, s’interroge sur ce qui permettrait d’y recourir moins souvent, pour des périodes moins longues et sous un contrôle plus resserré.
Entre l’état d’urgence décrété le 13 novembre 2015 pour faire face au terrorisme, levé le 1er novembre 2017, et l’état d’urgence sanitaire instauré par la loi du 23 mars 2020, levé le 10 juillet avant d’être remobilisé le 17 octobre jusqu’au 1er juin 2021, la France aura vécu plus de la moitié de ces presque six années sous l’empire d’un régime dérogatoire au droit commun. Une anomalie inquiétante en temps de paix.
La sortie officielle de l’état d’urgence sanitaire et la fin du couvre-feu devraient nous obliger à une introspection collective sur le fonctionnement des institutions pendant ces crises. Le Conseil d’Etat, qui consacre cette année son étude annuelle aux états d’urgence, publiera en septembre un bilan critique et surtout ses propositions très attendues.
La plus haute juridiction administrative a beau avoir apporté un soutien sans ambiguïté aux décisions des gouvernements aux moments où ils ont décrété l’état d’urgence, son regard rétrospectif est plus critique. De l’avis quasi général qui ressort de quatre conférences qu’il a organisées sur le sujet depuis octobre, l’état d’urgence serait un doux poison qui viendrait engourdir si ce n’est corroder quelques fonctions vitales de notre démocratie représentative.
Il est d’abord la conséquence directe de notre propension à créer des règles. A force de vouloir légiférer à la moindre émotion, l’exécutif se voit contraint de répondre à une menace exceptionnelle par la mobilisation d’une législation exceptionnelle. Comme si le summum de l’action politique était de produire de la norme. Depuis mars 2020, six lois, cent ordonnances et autant de décrets liés à la crise sanitaire ont vu le jour. Les lois et règlements sont si nombreux qu’il en faut autant pour adapter un cadre à un contexte d’action nouveau.
[…]
Seize partis politiques européens signent une « Déclaration commune sur l’avenir de l’Union européenne »
Parmi ces 16 partis, on trouve, pour la France, le Rassemblement National, deux partis au pouvoir, le PiS en Pologne et le Fidesz en Hongrie, alors que ces partis avaient pris soin jusqu’ici de se démarquer du RN. On trouve aussi la Ligue de Salvini, qui participe au gouvernement italien, le petit parti allié de la Ligue, Fratelli d’Italia, le FPÖ autrichien, le Vlaams Belang (Belgique), Vox (Espagne), Dansk Folkeparti (Danemark), Eesti Konservatiivne Rahvaerakond (Estonie), Perussuomalaiset (Finlande), Lietuvos lenkų rinkimų akcija (Action électorale polonaise de Lituanie),
Partidul Național Țărănesc Creștin Democrat (Roumanie), Ellinikí Lýsi (Solution grecque), Bălgarsko nacionalno dviženie (Mouvement national bulgare), Ja21 (Pays-Bas).
Voici cette déclaration :
Dans le débat sur l’avenir de l’Europe qui a récemment commencé, la voix des partis attachés à la liberté des nations et les traditions des peuples européens ne doit pas manquer.
L’histoire mouvementée de l’Europe, surtout au siècle dernier, a apporté de nombreux malheurs. Les nations défendant leur souveraineté et leur intégrité territoriale contre des agresseurs ont souffert au-delà de l’imagination humaine. Après la Seconde Guerre mondiale, certains pays européens ont dû lutter contre la domination du totalitarisme soviétique pendant des décennies avant de retrouver leur indépendance.
Cette indépendance, le lien atlantique de l’Union européenne avec le Traité Atlantique Nord ainsi que la paix entre les nations coopérantes sont une grande réussite pour un grand nombre d’Européens, leur donnant un sentiment de sécurité permanent et créant des conditions optimales de développement.
Cependant, la série de crises graves qui l’ont secouée au cours des dix dernières années a montré que l’œuvre de coopération européenne est en train de s’essouffler, car les nations ont le sentiment d’être lentement dépouillées de leur droit d’exercer leurs pouvoirs souverains légitimes.
L’Union européenne a besoin d’une réforme profonde, car aujourd’hui au lieu de protéger l’Europe et son patrimoine, au lieu de permettre le libre développement des nations européennes, elle devient elle-même une source de problèmes, d’anxiété et d’incertitudes.
L’UE devient de plus en plus un outil de forces radicales qui voudraient réaliser une transformation civilisationnelle et finalement une construction sans nations de l’Europe, visant la création d’un super-État européen, la destruction ou l’annulation des traditions européennes, la transformation des institutions sociales de base et des principes moraux.
L’utilisation des structures politiques et du droit pour créer un super-Etat européen et de nouvelles formes de vie sociale est une manifestation d’une dangereuse et envahissante ingénierie sociale du passé, qui doit susciter une résistance légitime.
La suractivité moralisatrice à laquelle nous avons assisté ces dernières années dans les institutions de l’UE a entraîné une tendance dangereuse à imposer un monopole idéologique.
Nous sommes convaincus que la coopération des nations européennes doit être fondée sur la tradition, le respect de la culture et de l’histoire des nations européennes, le respect de l’héritage judéo-chrétien de l’Europe et des valeurs communes qui unissent nos nations, et non sur leur destruction.
Nous réaffirmons notre conviction que la famille est l’unité de base de nos nations. À une époque où l’Europe est confrontée à une grave crise démographique avec de faibles taux de natalité et une population vieillissante, l’élaboration de politiques favorables à la famille devrait être une réponse plutôt que l’immigration de masse.
Nous sommes convaincus que les souverains en Europe sont et resteront les nations et les peuples d’Europe.
L’Union européenne a été créée par ces peuples pour atteindre des objectifs qui peuvent être réalisés plus efficacement par l’Union que par des États membres seuls. Toutefois, les limites des compétences de l’Union sont fixées par le principe d’attribution – toutes les compétences non attribuées à l’Union appartiennent aux États membres, dans le respect du principe de subsidiarité.
Au travers d’une réinterprétation substantielle des Traités par les institutions de l’Union européenne au cours des dernières décennies, ces limites se sont déplacées de manière significative au détriment des États-nations.
Cette situation est incompatible avec les valeurs fondamentales de l’Union et entraîne un déclin de la confiance des nations et des citoyens européens dans ces institutions.
Afin d’arrêter et d’inverser cette tendance, il est nécessaire de créer, en plus du principe d’attribution existant, une liste de compétences inviolables des États membres de l’Union européenne, et un mécanisme approprié pour leur protection avec la participation des cours constitutionnelles nationales ou d’organes équivalents.
Toutes les tentatives de transformer les Institutions européennes en organes qui primeraient sur les institutions constitutionnelles nationales créent le chaos, sapent le sens des traités, remettent en question le rôle fondamental des constitutions des États membres.
Les conflits de compétences qui en résultent sont dès lors réglés par l’imposition brutale de la volonté d’entités politiquement plus fortes sur des entités plus faibles. Ce qui détruit la base du fonctionnement de la communauté européenne en tant que communauté de nations libres.
Nous pensons que le consensus doit rester le moyen fondamental de parvenir à une position commune dans l’Union.
Les récentes tentatives de contourner cette procédure ou les idées de son abolition menacent d’exclure certains pays de toute influence sur la prise de décision, et de transformer l’Union en une forme particulière d’oligarchie.
Cela pourrait conduire à une incapacité de fait des organes constitutionnels nationaux, y compris les gouvernements et les parlements, réduits à la fonction d’approbation de décisions déjà prises par d’autres.
Dans les pays membres, il existe encore une volonté écrasante de coopérer, et un esprit de communauté et d’amitié imprègne les pays et les sociétés de notre continent. Cela constitue un grand capital. Une Union réformée utilisera ce capital, tandis qu’une Union qui rejette la réforme le gaspillera.
C’est pourquoi nous nous tournons aujourd’hui vers tous les partis et groupes qui partagent nos vues, avec ce document comme base d’un travail culturel et politique commun, respectant le rôle des groupes politiques actuels.
Réformons ensemble l’Union pour l’avenir de l’Europe !
Chronique des cinglés
Pauvres enfants livrés au caprice de LGBT :
#Viedavocate aujourd hui, audience de plaidoirie devant le JAF pour une délégation partage entre un couple
de femmes et un couple d’hommes qui ont eu 2 enfants, dans le cadre d’un projet parental conçu des l’origine comme un projet avec 4 adultes et 2 enfants. #Viedavocate— Caroline Mecary (@carolinemecary) July 2, 2021
Les européistes face au Premier ministre slovène
Janez Jansa, le Premier ministre slovène, a pris ce 1er juillet la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. Pendant six mois, il fixera le programme des discussions et animera les réunions entre les ministres des Etats membres.
Mais ce rôle inquiète nos européistes très attachés à la dictature : Janez Jansa est un admirateur de Donald Trump, nationaliste, conservateur, climato-sceptique… Il a tous les défauts. Il avait commencé sa carrière à gauche, mais les crises de l’euro puis migratoires l’ont fait basculer vers la droite. C’est le mouvement dextrogyre…
Alors que les Vingt-Sept ont longuement débattu de la loi hongroise sur « la protection de la famille », qui interdit la propagande LGBT pour les mineurs, seuls les premiers ministres polonais et slovène ont défendu Budapest.
Janez Jansa est le chef du Parti démocratique slovène (SDS). Janez Jansa souhaite durcir la politique migratoire de l’Union européenne. Mettra-t-il le sujet à l’ordre du jour de l’UE ?
Le lobby LGBT, une nouvelle franc-maçonnerie ?
De Constance Prazel dans Liberté Politique :
Le lobby LGBT est-il en train de devenir la nouvelle franc-maçonnerie ? Depuis de trop longues semaines, un filtre arc-en-ciel vient colorer des pans entiers de l’actualité. Décisions politiques, sportives et culturelles semblent désormais s’enchaîner avec pour seul objectif de répondre à un agenda permettant d’assouvir les recommandations homosexuelles.
En la matière, l’actualité des derniers jours offre un concentré particulièrement frappant.
La question hongroise, autour de la loi de Viktor Orban visant à mettre fin à la propagande homosexuelle dans les écoles et auprès des enfants, a fini par prendre une ampleur inattendue, avec des allures de crise diplomatique. Pour l’Union européenne, c’est presque un casus belli : par cette loi, la Hongrie enfreint ses « valeurs », comme l’a rappelé avec emphase Emmanuel Macron, comme si le militantisme gay faisait partie des « valeurs » de l’Europe. En plein Euro de football, le milieu sportif a surenchéri. La ville de Munich a voulu pavoiser son stade aux couleurs du drapeau gay pour accueillir l’équipe hongroise : heureusement, l’UEFA a mis le holà à cette surenchère malsaine.
L’offensive est universelle. En Italie, pourtant jusque-là encore – un peu – protégée de ces élucubrations par les restes de vernis d’une culture catholique millénaire, le gouvernement Draghi travaille à une loi contre l’homophobie qui a, à juste titre, déclenché les alarmes du Vatican : le projet de loi inclue les écoles confessionnelles dans l’organisation d’une «Journée nationale contre l’homophobie » et prévoit des peines d’incarcération et d’amendes pour toute discrimination en fonction du sexe, de l’orientation sexuelle ou de l’expression de genre. L’ambassade italienne du Vatican a fait part des inquiétudes de l’Eglise vis-à-vis de ses principes de libre organisation de son culte et de son ministère, censés être garantis par le Concordat et qui pourrait être mis à mal si le projet de loi aboutissait. Draghi a préféré balayer les objections en parlant d’ingérence vaticane.
Il est évident qu’en France, nous ne sommes guère mieux lotis, et les dernières élections régionales et départementales sont venues en apporter la preuve. Tous les candidats, tous les partis confondus n’ont eu de cesse d’envoyer des messages sans ambiguïtés au lobby LGBT : Renaud Muselier, en PACA, a expliqué se battre contre Mariani au nom de la défense des droits des homosexuels. Valérie Pécresse, en Ile-de-France, a troqué les conservateurs pour des figures gay-compatibles. Quant à David Rachline, du Rassemblement national, il n’a rien trouvé de mieux à faire que de mettre en scène un « mariage » lesbien à Fréjus deux jours avant le scrutin. Pour ne pas parler, évidemment, du triomphe dramatique pour leur cause que constitue le vote de la loi bioéthique instaurant la PMA pour toutes, tandis que les promoteurs de la GPA fourbissent déjà leurs armes.
Culture et médias, pour finir, sont eux aussi de la partie et ajoutent leur voix à ce concert tonitruant. Ces derniers jours, on pouvait suivre dans l’émission à succès « L’Amour est dans le pré » les tribulations d’un couple d’agriculteurs homos, soigneusement sélectionnés pour l’occasion. Dans nos rues, s’affiche la promotion du film Benedetta, qui bat une nouvelle fois le double record de l’obscénité et de l’anticatholicisme viscéral, en relatant les amours saphiques entre des religieuses.
La liste pourrait encore et encore s’allonger. Tous ces signes contribuent à donner le sentiment que la question homosexuelle est devenue le point cardinal du débat public. Une question lancinante se pose : pourquoi ?
Dans cette obsession homosexuelle, il y a tout de même un sérieux angle mort : le rapport de l’islam et des pays musulmans à l’homosexualité. Nul n’en parle, nul n’aborde l’épineuse question. La Turquie homophobe peut bien prétendre à entrer dans l’UE, elle n’est pas la Hongrie catholique, donc en la matière a tous les droits. Et il est certain que les joueurs de football, quand il s’agira d’aller courir après un ballon au Qatar pour la coupe du monde en 2022, n’iront pas vociférer contre la peine de mort qui peut là-bas être infligée aux homosexuels.
Le fait est que le lobby LGBT est devenu une sorte de nouvelle franc-maçonnerie. Comme elle, d’ailleurs alimenté et nourri par elle dans ses fondements idéologiques et son militantisme politique, il est affaire de réseau et d’influence. Comme elle, il veut subvertir l’ordre naturel, et a fait de la morale catholique traditionnelle l’un de ses ennemis privilégiés. Prêter allégeance à son credo donne de la puissance et de la respectabilité. Il faut lui donner des gages pour approcher le pouvoir. Il est devenu un critère imminent de la dignité des valeurs, une référence culturelle incontournable. Son omniprésence, jusqu’au sein de l’Eglise, prouve que ce n’est pas un problème anecdotique.
La lutte est particulièrement difficile, car elle se place sur le plan du jugement de valeurs, de l’ostracisme pour ceux qui osent contester la norme amorale qu’il veut imposer à la société y compris par la voie de la loi. Notre réponse doit être culturelle : assumer, à tous les niveaux de notre vie, dans l’éducation de nos enfants, dans nos références culturelles, la différenciation sexuelle et l’inépuisable richesse de l’altérité. Mais surtout, elle doit être politique : le critère déterminant de nos choix électoraux à venir doit être l’absence totale de complaisance du candidat à l’égard du milieu homosexuel. La Hongrie l’a bien compris : c’est une question de survie.
Baptiste Marchais et l’abbé Matthieu Raffray : Oui, au catholicisme viril !
Rencontre improbable entre l’abbé Matthieu Raffray, jeune prêtre traditionaliste de l’Institut du Bon Pasteur, professeur de philosophie et de théologie à Rome, et Baptiste Marchais, sportif de haut niveau, star montante de YouTube.
De cette rencontre naît une remarquable convergence de vue. Chacun des invités, avec ses mots et son parcours, professe une même idée, une même évidence au regard de l’état du catholicisme en France : la Tradition est la condition du renouveau de l’Eglise en France et en Occident ! Mieux, ils s’accordent sur la nécessité de revendiquer un catholicisme viril.
Chronique du délitement : et maintenant le Bac
François-Xavier Bellamy dénonce :
En abandonnant les épreuves communes, Jean-Michel Blanquer choisit d’enterrer le bac, pour casser le thermomètre de la faillite éducative qu’il n’a cessé d’aggraver.
Sur Twitter, un internaute explique les soubassements de cette réforme :
[…] Car c’est bien beau de vouloir la liberté de choix, l’agilité, la souplesse, etc. Mais il faut la payer. Votre Bac Local, qui a terme vaudra rien ou peu, n’assurera plus l’inscription de vos enfants dans la filière universitaire de leur choix, voire à l’université tout court. Oui, ce genre de choses existe déjà, largement. Mais je parle bien du droit que vous accorde le bac, si vous l’avez. On l’a laissé mourir à petit feu, il est presque à point. Encore quelques minutes de cuisson (10 ans ?) et il sera prêt à servir. Un gros brevet, quoi.
Les universités sélectionneront sur dossier, et les droits d’entrée seront plus élevés. Oh, pas comme dans les facs prestigieuses des U.S, non. Mais terminé les licences à 500 balles sécu comprise. Mettons 3000, 4000 peut-être. On n’a plus de blé, va falloir raquer. C’est simple.
On vous colle un petit ballon d’essai avec les étudiants hors U.E pour ça. C’est à ça que ça a servi, et pas à autre chose. Avec en plus l’anglais comme langue d’enseignement, mais c’est un autre débat.
Le marché juteux des prêts étudiants sera alors ouvert. Car toute la question est là, nulle part ailleurs. C’est un marché peu volatil, avec de bonnes perspectives de rendement. Un marché qui échappe à la spéculation tandis que l’argent des Français part en assurance-vie…
L’épargne des Français, voilà le nœud du problème, comme partout. Faire main basse dessus, remettre cet argent en circulation alors qu’on en manque. Le reste n’est que poussière et fumée. Regardez les réformes avec cette focale simple, vous y verrez plus clair.
On voit bien cela avec le taux ridicule du livret A depuis des années – c’est bien pour que les Français arrêtent de constituer leur bas de laine, fut-il modeste (surtout ?), pour réinjecter leur blé dans le système de consommation. Parce que c’est la consommation, via la TVA, qui assure notre train de vie, bien plus que l’impôt. Le reste c’est pour les profs de Lettres avec Achille le moisi, tout ça.
Encore plus avec la crise du COVID, qui a vu l’épargne croître de belle manière. Les Français, méfiants, en gardent une bonne partie en prévision, évidemment. Il va falloir leur faire dépenser coûte que coûte. Mais on ne dit pas ça de cette manière. En gros, on continue à jouer l’écrasement des classes moyennes. Et ça va se retrouver dans ce Bac Local. Point, barre.
Alors on te colle des réformes, en ayant auparavant laissé le laxisme s’installer, soigneusement. Peu importent les gouvernements.
C’est une pierre de plus dans le jardin, qui commence à ressembler furieusement à un jardin sec japonais. Qui profite de l’apathie générale, en mentant chaque jour, devant ce que les commerciaux nomment “la viscosité” du public. Concept assez intéressant, par ailleurs, que cette viscosité. Sa transcription en politique va de soi, et si elle heurte toute pensée humaniste (au sens strict), il faut reconnaître qu’elle se vérifie. Bref.
Le problème, c’est que nous sommes, peu ou prou, en République. Cela devrait nécessiter au moins quelques débats clairs. Car on peut être pour ce Bac Local et surtout ce qui va suivre sans honte, c’est une solution comme une autre.
Il faut juste dire au public qu’il va falloir payer, en espèces sonnantes et trébuchantes, quitte à s’endetter. Et ça, je ne l’entends jamais.
Alors, pour finir, mien conseil : Épargnez. Épargnez pour vos enfants si vous ne voulez pas que, dans 10, 15 ans, ils se mangent un prêt étudiant faussement avantageux (je ferai un fil là-dessus peut-être) pour faire une licence qui leur permettra d’être caissier à Intermarché en CDD.
J’oubliais une chose importante. Le but est donc de dégraisser les effectifs dans le supérieur, par l’argent et plus par le mérite (merci les connards qui l’ont nié pendant des années au passage, la bourgeoisie que vous détestez vous remercie, blaireaux) ; ce qui correspond aussi à l’évolution du marché du travail, qui ne réclame plus de compétences “moyennes” mais des métiers, peu, à forte valeur intellectuelle ajoutée ou des métiers de services. Plus besoin de deug (c’est fait) ou de licence, en gros. C’est donc véritablement à l’écrasement des classes moyennes que l’on assiste.
En même temps
Juste après le vote privant des enfants du droit d’avoir un père, voilà la campagne lancée par le gouvernement sur l’importance du père de famille (le congé paternité a été porté à 28 jours depuis le 1er juillet) :
15 secondes de spot promotionnel pour les pères deux jours après le vote de la #PMAsansPère où les mêmes disaient qu’un père est optionnel.
Le mensonge et l’hypocrisie sont la marque de fabrique d’#EnMarche. pic.twitter.com/zMbiMG9uMq
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) July 1, 2021
Bienvenus chez les dingues.
Un curé ne va plus avoir le droit de dire la messe en latin mais c’est très bien de bénir les couples homosexuels, comme cela vient de se faire en Allemagne
De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :
« Quand il était en prière, il criait si fort qu’on pouvait l’entendre tout autour. Et il disait dans sa clameur : Seigneur, ayez pitié de ce peuple ! Que vont devenir les pauvres pécheurs ? » C’est ce que ses contemporains ont retenu comme le trait le plus marquant de la spiritualité de ce saint dont l’Eglise fête cette année le huitième centenaire du rappel à Dieu, dans un silence assourdissant. Qu’y a-t-il en effet de plus anti moderne que la prédication de saint Dominique angoissé jusqu’aux larmes par le salut des âmes dont beaucoup se perdent ? Qui croit encore aujourd’hui parmi le personnel ecclésiastique comme parmi le bon peuple de Dieu, de culture encore vaguement chrétienne, que la non appartenance visible à l’Eglise catholique et le non respect de ses commandements obère lourdement les possibilités de salut ? « On ira tous au Paradis. Qu’on soit béni qu’on soit maudit » chantait Michel Polnareff en 1977. Les années ont passé et cet état d’esprit a envahi l’Eglise. Toutes les religions et tous les comportements ayant été mis, plus ou moins subrepticement, sur le même plan car confiés à la « miséricorde infinie de Dieu », ne restent plus comme ennemis que ceux qui refusent cet indifférentisme doctrinal et pratique.
Madame Michu s’interroge
La messe traditionnelle est le symbole de cet « ancien monde » ce qui explique certainement l’hostilité renouvelée dont elle est l’objet de la part de ceux qui ont fait le choix de bâtir une nouvelle Eglise affichée ouverte, inclusive et tolérante sur les ruines d’une Eglise prétendument constantinienne, rigide et intolérante. Les rumeurs à propos d’une restriction de la possibilité de célébrer librement la messe traditionnelle, les exclusives contre la Fraternité Saint Pierre à Pontigny et à Dijon laissent l’observateur incrédule. Comment concilier cette exclusive contre ce qui a été la messe de l’Eglise pendant quinze siècles et les discours sur l’accueil de l’autre et l’ouverture à la différence ? Mme Michu, qui s’est un peu informée, a retenu que son curé ne va plus avoir le droit de dire la messe en latin mais que c’est très bien de bénir les couples homosexuels, comme cela vient de se faire en Allemagne. Si son oncle prêtre lui avait annoncé cela il y a quarante ans, elle ne l’aurait pas cru. Quant à la concélébration de son curé avec l’évêque, madame Michu n’est pas concernée même si elle trouve que ce serait, sans doute plus utile que tous les curés célèbrent chacun une messe dans les églises qui ne voient pas un prêtre de l’année. Une amie a transmis à madame Michu la vidéo d’une manifestation devant l’évêché de Dijon le 26 juin. Elle a vu l’archevêque du lieu, Mgr Minnerath, face à une petite foule qui demandait le maintien d’une certaine Fraternité Saint Pierre à Dijon. Les gens avaient l’air énervé. Cela lui a rappelé les manifestations à l’Intermarché quand le chef de service a interdit que l’on travaille avec un fournisseur dont tout le monde était content, qui était là depuis la création du magasin mais qui n’était pas très porté sur les « évolutions sociétales » : produits halal, visibilité des homos, etc. Madame Michu a bien compris que comme elle n’a pas fait de théologie son avis ne compte pas. Elle se console en se rappelant que Jeanne d’Arc non plus n’avait pas fait de théologie et que c’est elle la sainte et pas les intellos de l’époque. Elle a été émue d’entendre une dame témoigner du fait que dans un lycée catholique on s’était moqué de ses enfants parce qu’ils étaient allés à la messe pour Noël. Cela n’a pas eu l’air de beaucoup émouvoir Mgr Minnerath. Madame Michu n’a pas ce genre de souci : aucun de ses enfants ne va plus à la messe. Les seuls qui vont encore à la messe dans la famille ce sont les enfants de sa cousine Stéphanie. Ils vont à la messe en latin…
Un échec marketing
Depuis son interdiction pratique en 1969 puis sa, relative, réhabilitation en 2007 grâce au motu proprio de Benoît XVI Summorum Pontificum la messe traditionnelle n’a jamais cessé d’être célébrée et d’être missionnaire. Devant la persistance de cette célébration les autorités déclarèrent d’abord que cela ne concernait que des vieux et que donc, biologiquement, ce phénomène était appelé à disparaître. Il n’en fut rien. Au contraire les assemblées se développèrent accueillant un public toujours plus jeune. Les autorités décrétèrent alors qu’il s’agissait d’une mode qui passerait. Là encore il n’en fut rien. L’heure serait, paraît-il, à une nouvelle interdiction ou du moins à une réduction drastique de la liberté de célébration de la messe traditionnelle. Alors que la réforme liturgique a vidé les églises– c’est un fait- et que la liturgie traditionnelle les remplit– c’est un autre fait- la solution serait d’interdire ce qui fonctionne bien afin de venir au secours de ce qui fonctionne mal. A grands frais le Vatican a fait appel à des cabinets prestigieux : KPMG, Mc Kinsey, Ernst § Young pour l’assister dans sa gouvernance et sa gestion. Espérons que ces brillants cerveaux auront eu à cœur d’expliquer que vouloir imposer un produit nouveau mais frelaté, à l’identité incertaine, face à un produit plus ancien mais reconnu et plébiscité par le public était un phantasme de service marketing voué à l’échec.
Enfin, alors que vient d’être annoncée la fermeture du séminaire de Lorraine, quelle est la crédibilité d’une réforme et de structures qui aboutissent à ce triste constat d’un évêque : « Pour un jeune prêtre ordonné, douze sont enterrés ». Plutôt que de relancer la guerre liturgique l’heure ne serait-elle pas, 50 ans après la réforme liturgique et la clôture du concile Vatican II, à un bilan factuel et dépassionné de ces événements plutôt que de jeter l’anathème sur ce qui, bon an mal an, continue à fonctionner pour le salut des âmes et la transmission de la foi ?
Zemmour à propos de Macron : « Il ne maîtrise pas les flux migratoire, refuse l’assimilation et ensuite il vient se plaindre de la racialisation de la société… »
Emmanuel Macron a accordé un entretien au journal Elle sur plusieurs sujets : les violences faites aux femmes, l’avortement… Il y déclare notamment :
«Je vois la société se racialiser progressivement», «la logique intersectionnelle fracture tout», «renvoie chacun à son identité».
«Je suis du côté universaliste. Je ne me reconnais pas dans un combat qui renvoie chacun à son identité ou son particularisme». «Les difficultés sociales ne sont pas uniquement structurées par le genre et par la couleur de peau, mais aussi par l’inégalité sociale». «Je pourrais vous présenter des jeunes hommes blancs qui s’appellent Kévin, habitent Amiens ou Saint-Quentin, et qui ont aussi d’immenses difficultés, pour des raisons différentes, à trouver un job».
C’est arrivé un 2 juillet…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 2 juillet : saints du jour français ou en France.
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Ste Monégonde, veuve et recluse († après 567)
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À Tours, après 567, sainte Monégonde, veuve et recluse, qui quitta la pays chartrain et sa famille pour se consacrer à Dieu près du tombeau de saint Martin, adonnée uniquement à la prière dans une cellule.
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- Bx Pierre de Luxembourg, évêque de Metz († 1387)
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Pierre de Luxembourg vint au monde le 20 juillet 1369 à Ligny-en-Barrois (Meuse, France), d’une famille illustre parmi les plus illustres de l’Europe entière. Ses mœurs intègres, son humilité, sa modestie, attirèrent sur lui l’admiration de tout le monde ; sa dévotion savait s’allier avec les exigences extérieures, et il se faisait remarquer, en même temps que par sa gravité, par une aisance et une amabilité charmante.
À six ans, il voua à Dieu sa virginité, et poussa au même vœu sa sœur Jeanne, âgée de douze ans. Ayant appris que la charité était une vertu traditionnelle dans sa famille, il l’exerça dès son enfance avec le plus grand soin. Chanoine à quinze ans, il dut, à seize ans, accepter l’évêché de Metz, sans toutefois avoir reçu encore les ordres sacrés, et il gouverna ce diocèse, ayant pour coadjuteur un évêque choisi dans l’Ordre de Saint-Dominique. L’épiscopat était au-dessus de l’âge de Pierre, mais non au-dessus de ses mérites. Il fit son entrée à Metz pieds nus et monté sur un âne : il bannit de son palais et de son entourage tout luxe et tout éclat ; il ne fut magnifique qu’à l’égard des pauvres et pour la construction de nouveaux temples au Seigneur.
Il avait une extrême délicatesse de conscience et tenait son corps dans une grande servitude. Il vécut dans une grande pureté de cœur. Plein de Dieu, il ne le perdait jamais de vue, et sa vie fut une oraison continuelle ; la prière, l’étude, le soin de son diocèse, occupaient tout son temps : « Puisqu’on a voulu me faire évêque, disait-il, il n’est plus de saison d’être un jeune homme. » Plus d’une fois on le vit tomber en extase, environné de lumière.
En 1386, il est nommé cardinal d’Avignon et meurt dix mois plus tard, le 2 juillet 1387 à Villeneuve-lès-Avignon. Il est enterré au cimetière Saint-Michel d’Avignon. Il fut question de le canoniser pendant le Concile de Bâle (1431-1449), mais cela n’aboutit pas.
Il fut béatifié le 9 avril 1527 par le pape Clément VII. Il est fêté le 2 juillet à Châteauneuf du Pape dont il est le saint patron. Une chapelle lui est dédiée dans ce village depuis le XVIIIe siècle.
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le 2 juillet 311 : élection du pape saint Miltiade ou Melchiade.
D’origine berbère, il est le 32ème pape de l’Eglise. Hélène, mère de l’empereur Constantin 1er lui offre le palais de Latran où il convoque le concile de Latran en 313. Il meurt le 10 janvier 314.
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le 2 juillet 1214 : bataille de la Roche aux Moines.
Le 16 février 1214, le roi anglais débarque avec ses troupes à La Rochelle. Philippe II Auguste, Roi de France, descend le plus rapidement possible jusqu’à Châtellerault, avec son fils, le prince Louis, le futur Louis VIII le Lion. Jean sans Terre, ayant appris le déplacement des Français, amorce alors une manœuvre de repli, espérant attirer ses ennemis au plus loin de Paris. Le Roi divise alors l’ost en deux et remonte sur Paris menacé par l’attaque d’Otton IV au nord. Lui va alors au nord pour se confronter à l’empereur tandis que son fils s’occupe des Anglais au sud. Les deux victoires françaises se succèdent en peu de temps.
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le 2 juillet 1270 : la flotte française quitte Aigues-Mortes ; Saint Louis commence la huitième croisade.
A la surprise générale le Roi donne Tunis comme objectif.
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le 2 juillet 1652 : bataille au Faubourg Saint-Antoine.
Les troupes royales, dirigées par Turenne, rencontrent celles du frondeur, le prince de Condé. Les deux armées tentent de s’emparer de la capitale. La riche Mlle de Montpensier, dite la Grande Mademoiselle, fille du duc d’Orléans, nièce de feu d’Henri III, vient en aide aux frondeurs. Elle fait ouvrir la porte Saint-Antoine pour que Condé puisse se réfugier dans l’enceinte de Paris, et fait tirer des boulets de canon sur l’armée du Roi. En octobre de la même année les troupes royales rentrent dans Paris.
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le 2 juillet 1704 : bataille de Schellenberg.
Durant la guerre de Succession d’Espagne, les Français et leurs alliés bavarois affrontent les troupes coalisées anglais, hollandais et autrichiens, à la bataille de Schellenberg. Les alliés, commandés par John Churchill Marlborough et Louis-Guillaume de Bade, attaquent la ville fortifiée de Schellenberg. La ville tombe au prix de plus de 5000 morts de chaque côté.
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le 2 juillet 1747 : victoire française de Lawfeld.
Les Français commandés par le maréchal de Saxe, en présence du Roi Louis XV, remporte la victoire de Lawfeld sur les Anglo-hollandais du duc de Cumberland. L’infanterie anglaise est passée près d’un anéantissement complet.
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le 2 juillet 1779 : prise de la Grenade par la France.
Alors colonie britannique, Grenade est conquise par la France le 2 juillet 1779, au cours de la guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique. Menées par le comte d’Estaing, les forces françaises attaquent les Anglais à terre, appuyés par leur flotte au large. Après deux jours de combat, les Anglais déposent les armes le 4 juillet. Le 5 juillet, 21 vaisseaux de guerre anglais arrivent en renfort mais sont repoussés par les Français, qui conservent Grenade jusqu’à la fin de la guerre.
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le 2 juillet 1782 : capitulation de Genève, assiégée par trois armées coalisées : française, sarde et bernoise.
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le 2 juillet 1813 : évacuation de l’Espagne par le gros de l’armée française.
Cette dernière franchit la Bidassoa.
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le 2 juillet 1816 : naufrage de “La Méduse”.
Sur la route du Sénégal, une des plus belles embarcations de la marine française, la frégate “La Méduse”, s’échoue sur les récifs d’Arguin avec 395 personnes à son bord. Faute de canots de sauvetage, l’équipage se réfugie en partie sur un radeau de fortune de 20 mètres de long sur 7 mètres de large, amarré à un canot remorqueur. Les amarres se coupent, le radeau part alors à la dérive avec 150 hommes et une femme. 12 jours plus tard l’embarcation est découverte avec 15 survivants. Les autres ont été jetés à la mer ou même mangés par les autres occupants.
“Le radeau de la Méduse” par Théodore Géricault
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le 2 juillet 1849 : fin du siège de Rome par les 30 000 français du général Oudinot.
Garibaldi quitte Rome par la porte San Giovanni avec près de 5000 combattants, 800 chevaux et un canon. Le pape est rétabli ; c’est la fin de la République pour laquelle Mazzini a ces mots quelques années plus tard :
« Les monarchies peuvent capituler, les républiques meurent».
Voir les chroniques du 30 avril, du 4 juin. La ville capitule le lendemain, le 3.
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le 2 juillet 1915 : la mention « Mort pour la France ».
Cette mention a été instituée par la loi du 2 juillet 1915, et modifiée par la loi du 22 février 1922, au lendemain de la Première Guerre mondiale
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le 02 juillet 1919 : les chefs politiques des alliés décident l’envoi du général Weygand en Pologne.
En août 33 divisions soviétiques se sont massées à la frontière russo-polonaise. Leur chef le général Toukhatchevski écrit l’ordre du jour suivant :
« Les troupes du drapeau rouge sont prêtes à combattre jusqu’à la mort les troupes de l’aigle blanc ; à venger Kiev déshonorée, à noyer dans le gouvernement criminel de Pilsudski dans le sang de l’armée polonaise écrasée…
Dans l’ouest se joue la destinée de la révolution universelle. La route de l’incendie mondial passe sur le cadavre de la Pologne. En avant pour Vilna, Minsk et Varsovie ! »
Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, page 64
En deux semaines l’armée polonaise est balayée; la mission des alliées quitte la France le 22 juillet. Le 28, Pilsudski accepte les propositions de Weygand. La Pologne est sauvée. Mais il faudra de durs combats pour que les Polonais mettent en applications les principes et ordres fixés par le général Weygand. Voir aussi les chroniques des 27 mai, 2 juillet, 18 et 28 août, 19 octobre, 6 et 28 novembre.
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le 02 juillet 1934 : création de l’armée de l’air en France.
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le 2 juillet 1940 : le gouvernement français s’installe à Vichy.
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L’armistice ayant été signé le 22 juin, le gouvernement français quitte Bordeaux pour Vichy, et s’installe à l’hôtel du Parc. Le 10 juillet, les parlementaires de la III république, réunis dans l’opéra de Vichy accordent au gouvernement les pouvoirs constituants et le 11, au maréchal les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. C’est la fin de la IIIe République. Charles Maurras parle alors de « Divine surprise ».
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le 2 juillet 1940 : opération Catapult.
L’opération Catapult est lancée le 2 juillet 1940 sur les ordres de Winston Churchill. Il a peur que la flotte française passe sous contrôle allemand; l’amirauté est convaincue du contraire et ne souhaite pas engager le combat contre les Français. Churchill décide de s’emparer ou de couler la flotte française. Le fait que l’action se passe dans tous les ports britanniques montre que le risque allemand n’est pas la vraie raison ; Churchill souhaite s’emparer de ce formidable outil de combat. 1300 marins français vont trouver la mort le lendemain, dans ce qui s’apparente plus à une exécution sommaire d’une marine par une autre qu’à un combat.
Voici ce qu’en écrit l’amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles éditions latines, pages 62et 63) : « Non, quand on réfléchit, ce n’est pas par crainte que les Britanniques ont attaqué les navires de guerre déjà à moitié démobilisés qui se trouvaient outre-mer hors de portée des Allemands, ou qu’ils ont capturé ceux qui s’étaient réfugiés sans méfiance dans leurs ports où ils ne risquaient rien non plus des Allemands : c’est, psychologiquement, par un réflexe mal dominé de dépit, d’hostilité et d’égoïsme à l’égard d’un gouvernement français qui n’acceptait plus d’être le pion inconditionnel de la politique britannique sur le continent. » […] « Dans la nuit du 2 au 3 juillet alors que tout dormait à bord des commandos armées […] s’en emparèrent. Les marins français furent parqués dans des camps de prisonniers et soumis à une intense propagande en faveur de la dissidence gaulliste Cinq cents environ rallièrent la France Libre. Tout le reste (21000 hommes de la marine de guerre, 2000 marins du commerce, 8000 militaires ayant participé à l’expédition de Norvège) s’y refusa et fut six mois plus tard rapatrié au Maroc. Ce partage montre assez de quel côté penchait alors l’opinion. »
Voir les chroniques des 12, 13, 16, 17, 23 juin et des 3, 8 et 11 juillet.
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le 2 juillet 1966 : premier essai nucléaire français dans le Pacifique, à Moruroa.
Le premier essai nucléaire français, Gerboise bleue, a eu lieu le 13 février 1960, à Reggane (Sahara).
Mgr Aillet et le vote de la loi bioéthique : “les catholiques seront en droit de s’en souvenir lors des prochaines échéances électorales”
Communiqué de Mgr Marc Aillet à propos de l’adoption par l’Assemblée nationale du Projet de Loi Bioéthique :
Le projet de loi bioéthique a été adopté par l’Assemblée nationale, en troisième lecture, le 29 juin 2021, alors que le Sénat avait cherché, sans succès, à l’amender et l’avait finalement rejeté en bloc.
Sans doute on peut s’inquiéter sur le processus démocratique dans notre pays, quand la représentation nationale apparaît si divisée. C’est évidemment un passage en force du gouvernement, sous la pression de lobbies ultra minoritaires, pour inscrire dans la loi commune les « droits individualistes » de quelques-uns, au détriment des droits fondamentaux de la personne humaine, à commencer par la plus fragile. C’est aussi la parole du Chef de l’Etat qui est discréditée, lui qui avait publiquement souhaité soumettre l’adoption d’une telle loi à un « large consensus ». Non seulement le résultat des Etats-Généraux de la bioéthique, où une grande majorité s’était prononcée contre ce projet de loi, a été totalement ignoré – d’ailleurs, qui s’en souvient encore ?–, mais la représentation nationale apparait plus que jamais divisée. Comment prétendre au consentement d’une population maintenue dans « la peur du virus » de manière récurrente, malgré la décrue actuelle de sa propagation, et tellement occupée à retrouver ses libertés ? Sans compter le scandale d’une contradiction qui prétend imposer le « principe de précaution » pour la préservation de l’environnement et qui s’en affranchit si allègrement quand il s’agit de la protection de l’embryon humain !
Dans notre département, on peut s’étonner que deux des six députés, censés nous représenter à l’Assemblée nationale, n’aient pas participé à un vote aussi lourd de conséquences pour la dignité de la personne humaine et le changement civilisationnel qu’il induit. Un seul député a eu le courage de s’y opposer, au risque d’être marginalisé dans sa famille politique. Les catholiques seront en droit de s’en souvenir lors des prochaines échéances électorales.
Le grand public a-t-il vraiment connaissance de ce que contient cette loi ? Il faut en effet savoir que la loi contient la PMA sans père pour les couples de femmes et les femmes seules et la PMA sans motif médical pour les couples homme-femme, avec remboursement par la Sécurité Sociale : c’était la mesure-phare de ce projet. Mais elle prévoit aussi : l’autoconservation des gamètes sans motif médical, remboursée également par la Sécurité Sociale ; l’autorisation élargie de l’expérimentation sur les embryons et de l’utilisation des cellules-souches issues des embryons non utilisés à des fins thérapeutiques ; l’autorisation de créer des embryons transgéniques et des embryons-chimères animal-homme : qui s’inquiète d’une telle monstruosité ? On peut certes se féliciter de constater que la loi ne contient pas finalement la PMA pour les personnes trans et la PMA post-mortem, la ROPA, la reconnaissance de la filiation d’intention dans le cadre des GPA faites à l’étranger et le motif de détresse psycho-sociale pour accéder à l’IMG. Il reste que des lobbies très influents au sein même du Parlement sont déjà repartis à la conquête de nouvelles transgressions. Et peut-on encore espérer que la saisine du Conseil Constitutionnel sonne le retour du bon sens ?
Ce vote est donc particulièrement consternant. Pour nous catholiques, il l’est à plus d’un titre, et en particulier au nom de notre foi et de la vision anthropologique que nous recevons de la Révélation judéo-chrétienne. C’est que l’Eglise n’est pas seulement une composante de la société, engagée à parité avec les autres corps sociaux dans un dialogue démocratique, dont on sait pertinemment combien il est ouvertement falsifié. Mais elle reçoit sa mission de Dieu lui-même et est tenue de proclamer la Vérité à temps et à contre-temps (cf. 2 Tm 4, 2), avec l’autorité même du Christ qui est « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6) : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! Enseignez toutes les nations » (Mt 28, 19). L’Eglise doit continuer à parler à la conscience des gens, quelles que soient les forces contraires qui semblent triompher aujourd’hui et quelle que soit l’incompréhension ou l’anesthésie de la conscience de beaucoup.
En s’attaquant de manière aussi explicite à l’origine de la vie humaine et en s’opposant de manière aussi évidente au dessein Créateur de Dieu qui, au commencement, créa l’homme à son image – homme et femme, un de corps et d’âme – (Gn 1, 27), les promoteurs de ce projet de loi auront à répondre de leurs actes devant Dieu.
Une loi aussi injuste ne doit pas nous décourager pour autant d’œuvrer par tous les moyens à notre disposition pour défendre le « droit de l’enfant » à être reconnu et respecté, dès sa conception, dans sa dignité inviolable, comme nous le faisons par ailleurs de manière si responsable quand il s’agit de défendre les enfants contre les graves abus dont ils ont été parfois l’objet de la part d’hommes et de femmes d’Eglise.
Nous prendrons aussi la mesure de notre responsabilité dans cet affaissement de la conscience morale au sein de notre société, en travaillant à notre propre conversion, en implorant le pardon pour ceux qui ne savent pas ce qu’ils font (cf. Lc 23, 34) et en abandonnant à Dieu une situation si profondément injuste par une prière confiante et insistante, sûrs que le Seigneur entend le cri des pauvres et ne tarde pas à leur faire justice.
+ Marc Aillet
Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron
1er juillet 2021
Pour mémoire voici ce que contient cette loi abominable :

Dictature sanitaire : vers la vaccination obligatoire
Jeudi soir, une visioconférence entre le premier ministre, Jean Castex, Gérald Darmanin et Olivier Véran, les préfets et les autorités régionales de santé s’est tenue pour faire le point sur la vaccination. Mais face à la menace d’une quatrième vague (le fameux variant delta plane !) l’exécutif se tient prêt à adopter des mesures coercitives pour contraindre à la vaccination. Jean Castex a adressé un courrier jeudi aux forces politiques et associations d’élus pour lancer le débat, avant de les réunir d’ici la mi-juillet.
Autres mesures sur la table: le durcissement des mesures d’isolement, l’élargissement du passe sanitaire afin d’ajouter des contraintes pour les personnes non vaccinées.
🚨🇫🇷 FLASH | Le #gouvernement prépare une loi pour rendre le #vaccin obligatoire, probablement pour tous les #Français de + de 12 ans.
(DNA) #COVID19
— Conflits France (@ConflitsFrance) July 1, 2021
🇫🇷 FLASH | La Haute Autorité de Santé (#HAS) recommande dans un communiqué la #vaccination obligatoire pour les #soignants, et évoque même la possibilité de l’étendre dans un second temps à tous les #Français.
(Le Figaro) #COVID19
— Conflits France (@ConflitsFrance) July 1, 2021
Encore un complot qui se réalise :
Qui se rappelle de ça ? pic.twitter.com/QzWAZKykXX
— The supervisor (@azzdineazz) July 1, 2021
I-Média – CNews et Europe 1 : bataille pour la liberté d’expression
L’image de la semaine
Emmanuel Lechypre, éditorialiste de BFM, a provoqué l’émoi avec une déclaration aussi incohérente qu’hallucinante sur la vaccination.
Attaques contre CNews et Europe 1 : le culot des journalistes !
Les journalistes ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnait ! Patrick Cohen, censeur assumé, dénonce le rapprochement entre CNews et Europe 1 dans un stupéfiant numéro d’enfumage. Pendant ce temps-là, de nombreux médias attaquent frontalement la rédaction de CNews en se focalisant particulièrement sur Christine Kelly et Laurence Ferrari.
Revue de presse
Élections régionales : l’heure du bilan
Ces élections ont été marquées par une abstention massive ainsi que par un gros revers pour plusieurs partis, dont le Rassemblement National.
El-Azhar, entre politique et religion
Suite de l’enquête sur El-Azhar, par la Petite Feuille Verte :
« Depuis sa création et de par sa place centrale dans la société égyptienne et dans la ville du Caire, El-Azhar a hébergé différentes mouvances politiques et religieuses. Dans l’entre-deux-guerres, elle est devenue le centre de la lutte entre les Anglais, les leaders nationalistes et la nouvelle monarchie du roi Fouad. Ensuite, les Frères musulmans prirent de plus en plus d’importance au sein de l’université et celle-ci devint le foyer de manifestations politiques et idéologiques » (Oriane Huchon, Les clés du Moyen-Orient, 21 avril 2017).
De fait, tout au long de son histoire, l’institution a souvent été mêlée à la vie politique et aux débats idéologiques de l’Égypte et du monde islamique. Le XXème siècle, époque où les pays arabo-musulmans, libérés de la tutelle ottomane, cherchaient à réorganiser l’Oumma, tandis qu’émergeait au Levant l’attrait pour les États-nations imités des modèles occidentaux, n’a pas échappé à ces interférences.
EL-AZHAR ET LA MODERNITÉ
C’est en partie des rangs d’El-Azhar qu’est issu le « réformisme », terme qui peut être source de confusion. En effet, fondé au Caire en 1883, ce mouvement est souvent considéré comme le promoteur d’une modernisation de la pensée islamique. En réalité, freinant l’élan émancipateur inauguré par certains intellectuels musulmans à la même époque, le « réformisme » a œuvré à la restauration de la religion « authentique », purgée des « innovations blâmables » (bidaâ), formule désignant les éléments étrangers qui s’y étaient greffés (cf. PFV n° 64-65). C’est ce qu’illustrent propos et actions de ses principaux responsables.
Mohamed Abdou, pilier du « réformisme »

Diplômé d’El-Azhar, Mohamed Abdou (1849-1905) fut d’abord journaliste puis cadi (juge) et mufti (consultant en droit). Dans son Traité de l’unicité divine (1897), il recommandait le retour aux sources tout en démontrant que l’islam est une religion éminemment raisonnable. « Toutefois, elle [la raison] doit s’incliner devant Dieu seul et s’arrêter aux limites posées par la religion », écrivait-il (cité par Faouzia Charfi, Sacrées questions, Odile Jacob, 2017, p. 81).
« En cette fin de XIXème siècle, où des appels à la Nahda [Renaissance] du monde arabe commencent à se manifester dans les domaines politique et culturel, c’est une Nahda religieuse que prône Mohamed Abdou » (Robert Solé, « Réformer l’islam », Ils ont fait l’Égypte moderne, Perrin, 2017, p. 109).
Mustafâ El-Marâghi et l’exclusivisme islamique

La restauration du califat, dont le siège aurait été au Caire, désirée par Mustafâ El-Marâghi (1881-1945), deux fois recteur d’El-Azhar au XXème siècle (cf. PFV n° 80), ne pouvait s’accommoder de la reconnaissance de partis politiques non religieux pour lesquels il « affichait le plus profond mépris » (Francine Costet-Tardieu, Un réformiste à l’université El-Azhar, Khartala, 2005, p. 121).
Ainsi, il combattit le mouvement nationaliste Wafd (Délégation en arabe), laïcisant, libéral et très populaire fondé en 1918 par Saad Zaghloul. Vainqueur des élections législatives en 1924 (195 élus sur 214 sièges), ce parti parvint au pouvoir en 1926. Il sera dissous par Nasser en 1953.
Le Wafd attirait en son sein de nombreux coptes, ce qui lui valait d’être discrédité par ses adversaires, parmi lesquels Marâghi. Dans un discours prononcé le 11 février 1938, ce dernier s’en prit aux chrétiens : « Ceux qui veulent séparer la religion de la vie sociale sont en vérité les ennemis de l’islam […]. Ils veulent vous dominer et faire disparaître ce qui subsiste de la grandeur de l’islam, du culte musulman. Vous vous êtes fiés à leur amitié, allant ainsi à l’encontre du Livre de Dieu » (Ibid., p. 129-130). Lors de la campagne électorale qui suivit, les oulémas déclareront dans leurs sermons qu’« un vote pour le Wafd est un vote contre l’islam » (ibid., p. 131).
Le réformisme a ouvert la voie à l’islamisme, dont la matrice est représentée par les Frères musulmans (FM), fondés en 1928 à Ismaïlia par l’Égyptien Hassan El-Banna avec un double objectif : restaurer le califat et établir un Etat islamique appliquant la charia. Sur les FM, cf. Olivier Carré et Gérard Michaud, Les Frères musulmans, Gallimard, coll. Archives, 1983 ; Gilles Kepel, Le Prophète et Pharaon, La Découverte, 1984.
Youssef El-Qaradaoui, diplômé d’El-Azhar et Frère musulman

Né en Egypte en 1926, Qaradaoui « est le fils de ce courant intellectuel musulman qui a voulu depuis les années trente régler ses comptes avec la civilisation occidentale dans ses deux dimensions, libérale et socialiste », écrit Amin Elias dans un article consacré au parcours de ce prédicateur très influent sur les réseaux sociaux (Confluences Méditerranée 2017/4, n° 103, p. 133-155).
Dès l’âge de 16 ans, Qaradaoui choisit de devenir un « soldat » de la cause islamique en adhérant aux FM dont il avait rencontré le fondateur. Cela ne l’empêcha pas d’être admis à la faculté des sciences religieuses d’El-Azhar où il entra en 1950. Il y déploya une activité de militant, créant en 1953 avec plusieurs amis le « Comité de la Renaissance d’El-Azhar » dont l’objectif était de « réveiller la conscience islamique, créer une nouvelle génération capable de comprendre l’islam et de mener le combat pour sa cause, à rassembler les fils d’El-Azhar autour de cette cause sublime ». En 1973, il a soutenu une thèse de doctorat portant sur les sciences du Coran et de la Sunna.
Auteur de plusieurs livres, dont Islam versus laïcité (Le Caire, 1980), Qaradaoui a fondé à Londres en 2004 l’Union internationale des savants musulmans (UISM) dont il est le président et qui œuvre à rétablir le califat « sous une forme moderne », apte à tenir un rôle de magistère concurrent d’El-Azhar. Il a également créé le Conseil européen de la Fatwa (décret politico-religieux) et de la Recherche, largement financé par l’émirat de Qatar. Établi à Dublin, ce Conseil dispense des enseignements et des conseils aux musulmans résidant en Europe.
Ce n’est qu’en 2013, avec l’arrivée au pouvoir du maréchal Sissi, que Qaradaoui, impliqué aux côtés des FM dans la révolution égyptienne de 2011, a été déchu de son poste de membre du Comité des savants d’El-Azhar.
CENSURES ET CONDAMNATIONS D’INTELLECTUELS
El-Azhar a une longue pratique de la censure et des sanctions contre les auteurs novateurs ou iconoclastes. En voici quelques exemples :

Ali Abderrazik (1888-1966). Dans son essai L’islam et les fondements du pouvoir (Le Caire, 1925 ; traduction française aux éd. La Découverte, 1994), ce titulaire d’un doctorat d’El-Azhar préconisait la séparation du temporel et du spirituel. Il contestait le caractère sacré du califat, d’abord parce qu’il est ignoré par le Coran, ensuite parce qu’il lui semblait inadapté aux temps nouveaux. « Ce sont les manuels du fiqh (jurisprudence) qui ont créé une équivoque à ce sujet », remarque le Père Henri Lammens dans son commentaire de l’œuvre d’Abderrazik (L’islam, croyances et institutions, Dar el-Machreq, Beyrouth, 1943, p. 145). Dès la parution du livre, Abderrazik fut exclu d’El-Azhar, décision approuvée par le gouvernement égyptien du roi Fouad 1er qui cherchait alors à restaurer le califat.

Mohammed Khalafâllah (1916-1998). Dans son travail sur l’analyse du texte du Coran, cet étudiant égyptien d’El-Azhar soulignait l’importance « que l’exégète ne reste pas esclave d’une lecture littéraliste mais qu’il ait le souci de saisir le signifié au-delà du signifiant ». Le jury lui interdit de soutenir sa thèse au motif que celle-ci remettait en cause le dogme du Coran incréé et une fatwa émise par des savants religieux l’accusa d’apostasie, accusation qui visa aussi le superviseur de son travail, le cheikh Amin El-Khûli. Tous deux furent interdits d’enseigner les sciences coraniques (Cf. Rachid Benzine, Les nouveaux penseurs de l’islam, Albin Michel, 2004, p. 162-172).

Nasr Abou Zeid (1943-2010). Cet universitaire égyptien, dont les travaux s’inscrivent dans la ligne de Khalafâllah et Khûli, estimait que « le lien entre études coraniques et études littéraires est la seule garantie de dépasser les approches idéologiques qui ont transformé le Coran en objet fétiche ». Pour lui, « comme tout autre texte, le texte coranique renvoie à une réalité culturelle déterminée », ce que ne peut compromettre « la croyance en une origine divine ». Donc, « aucune transposition directe ne peut être faite sans un indispensable travail d’interprétation » (Michel Younès, Les approches chrétiennes de l’islam, Cerf, 2020, p. 76). En 1995, suite à la parution de son essai Critique du discours religieux (cf. l’édition française, Sindbad, 1999), Abou Zeid fut condamné au divorce pour apostasie à l’instigation d’El-Azhar, ce qui le contraignit à s’exiler avec son épouse aux Pays-Bas ; il a alors enseigné à Leyde jusqu’à sa mort.

Farag Foda (1945-1992). Dans La vérité absente (1986, en arabe), cet écrivain égyptien démythifiait le romantisme de l’époque idéalisée des premiers califes et condamnait les injustices envers les coptes (la dhimmitude). Son essai, considéré comme inspiré par la pensée laïque, fut condamné par les oulémas d’El-Azhar. L’un d’eux, Muhammad El-Ghazali, justifia a posterioril’assassinat de Foda perpétré au Caire le 7 juin 1992 par deux militants qui se réclamaient des FM. Durant leur procès, Ghazali déclara devant les juges : « L’exécution d’un apostat est un devoir pour les musulmans » (cité par Malik Bezouh, essayiste franco-algérien, dans « El-Azhar… cette Mecque du fondamentalisme islamique », Le Spectacle du monde, 30 juillet 2020). Toutes les œuvres de Foda ont ensuite été interdites en Égypte.

Mohammed Arkoun (1926-2010). Cet universitaire français d’origine algérienne, bien connu pour sa liberté intellectuelle, a lui aussi subi les foudres d’El-Azhar pour son ouvrage Lectures du Coran (Albin Michel, 2016) dans lequel il conjugue les approches anthropologiques, sociales, politiques et historiques. En 1985, lors d’un séminaire de la pensée islamique, organisé à Bougie (Algérie), le représentant d’El-Azhar, M. El-Ghazali, l’accusa d’être un « blasphémateur » et un « apostat » (M. Younès, op. cit., p. 7).
« La liste des écrits censurés par les dévots zélés d’El-Azhar, parce que préjudiciables à la pensée unique délimitée par un horizon grisâtre et religieux, est longue. Trop longue », remarque Malik Bezouh, citant à titre d’exemple l’interdiction, décidée en 1985 par l’Université, du conte des Mille et Une Nuits, alors que cette œuvre est « pourtant ancestrale et constitutive du patrimoine culturel et littéraire arabe » (op. cit.).
« El-Azhar continue de croire à la possibilité d’interdire les publications qui critiquent l’islam ou doutent de sa légitimité, en tentant d’élargir la censure pour interdire les réseaux sociaux » (Frère Rachid, L’islam, quel avenir ?, traduction française par Maurice Saliba, 2020, p. 220).
« Les appels à la censure des oulémas d’El-Azhar ne sont pas découragés par l’Etat égyptien, qui pense ainsi équilibrer les oppositions entre intellectuels islamiques et laïcistes, pour n’être débordé ni par les uns ni par les autres », note Amr Elshobaki, diplômé de la Sorbonne et directeur du Département des études arabes-européennes du Centre El-Ahram pour les études politiques et stratégiques, situé au Caire (Les Frères musulmans des origines à nos jours, Karthala, 2009, p. 238).
UNE LIGNE IMMUABLE ?
« Au nom d’une mémoire intouchable, les cheikhs d’El-Azhar préfèrent encore la conservation à la réforme », a confié Ahmad Subhi Mansour, ancien professeur d’histoire à El-Azhar d’où il fut renvoyé en 1985 pour avoir émis des doutes sur l’authenticité des paroles de Mahomet composant la Sunna et revendiqué la relecture du patrimoine religieux islamique à l’aune de la raison (La Croix, 19 décembre 1997).
Interrogé sur le type d’islam enseigné à El-Azhar, l’actuel grand imam Ahmed El-Tayyeb a répondu : « Il n’y a qu’une seule approche parce qu’il n’y a qu’un seul islam : celui qui a été révélé par le prophète Mahomet, expliqué par la sunna et compris par ses compagnons » (Le Point, n° 2284, 16 juin 2016). Pour lui, la lecture historique « ne peut s’accorder à l’esprit du Coran […], texte divin, absolu, valable pour tous les temps et tous les lieux. C’est ce qu’on appelle le miracle inimitable du Coran » (Le Temps, Genève, 22 janvier 2011).
Le président Anouar Sadate, qui gouverna l’Égypte de 1970 à 1981, et qui était proche des FM, considérait El-Azhar comme une institution majeure. Insistant sur son « rôle historique dans le domaine de la défense de l’islam » pour l’ensemble du monde musulman, rappelant « qu’elle a lutté pendant mille ans pour protéger le message islamique et garder à l’islam sa force et ses valeurs fondamentales », il affirmait que sans elle « l’islam aurait disparu » (« La situation religieuse en Égypte », Études arabes, n° 94, Institut pontifical d’études arabes et islamiques, Rome, 1998, p. 7).
Constatant le faible impact des travaux d’intellectuels musulmans contemporains qui œuvrent à rénover la pensée islamique, Eric Delbecque, historien et expert en sécurité intérieure, regrette, dans son livre sur le salafisme, l’absence de dynamique en matière d’exégèse : « Le problème réside dans le fait que les lieux où devrait s’approfondir un travail d’interprétation, luttant contre le radicalisme, n’y sont pas disposés, à l’instar de la célèbre université d’El-Azhar au Caire » (Les silencieux, Plon, 2020, p. 81).
Bioéthique : Quels sont les 2 critères fondamentaux pour le discernement moral ?
Extrait bienvenu du discours du Pape Benoit XVI à l’Assemblée Plénière de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi le 31 janvier 2008 :
“Les nouvelles technologies biomédicales concernent non seulement certains médecins et chercheurs spécialisés, mais elles sont divulguées à travers les moyens de communication sociale modernes, suscitant des attentes et des interrogations dans des secteurs toujours plus vastes de la société. Le Magistère de l’Eglise ne peut certainement pas et ne doit pas intervenir sur chaque nouveauté de la science, mais il a pour tâche de réaffirmer les grandes valeurs en jeu et de proposer aux fidèles et à tous les hommes de bonne volonté des principes et des orientations éthiques et moraux au sujet des nouvelles questions importantes. Les deux critères fondamentaux pour le discernement moral dans ce domaine sont
a) le respect inconditionné de l’être humain comme personne, de sa conception jusqu’à sa mort naturelle,
b) le respect de l’originalité de la transmission de la vie humaine à travers les actes des conjoints eux-mêmes.
Après la publication en 1987 de l’Instruction Donum vitae, qui avait énoncé ces critères, de nombreuses personnes ont critiqué le Magistère de l’Eglise, le dénonçant comme s’il constituait un obstacle à la science et au véritable progrès de l’humanité. Mais les nouveaux problèmes qui apparaissent avec, par exemple, la congélation des embryons humains, la réduction embryonnaire, le diagnostic pré-implantatoire, les recherches sur les cellules souches embryonnaires et les tentatives de clonage humain, montrent clairement que, avec la fécondation artificielle extra-corporelle, on a brisé la barrière élevée pour protéger la dignité humaine. Lorsque des êtres humains, au stade le plus faible et le plus fragile de leur existence, sont sélectionnés, abandonnés, tués ou utilisés comme un simple “matériel biologique”, comment nier qu’ils ne sont plus traités comme “quelqu’un”, mais comme “quelque chose”, remettant ainsi en question le concept même de dignité de l’homme ?
L’Eglise apprécie et encourage bien évidemment le progrès des sciences biomédicales qui ouvrent des perspectives thérapeutiques jusqu’à présents inconnues, à travers, par exemple, l’utilisation de cellules souches somatiques ou bien à travers des thérapies en vue de rendre la fertilité ou de soigner les maladies génétiques. Dans le même temps, elle ressent le devoir d’éclairer les consciences de tous, afin que le progrès scientifique soit véritablement respectueux de chaque être humain, à qui doit être reconnue la dignité de personne, étant créé à l’image de Dieu, sinon il ne s’agit pas de véritable progrès. L’étude de ces thèmes, qui de manière particulière a été au centre du travail de votre Assemblée au cours de ces journées, contribuera certainement à promouvoir la formation de la conscience de tant de nos frères, selon ce qu’affirme le Concile Vatican II dans la Déclaration Dignitatis humanae:
“Mais les fidèles du Christ, pour se former la conscience, doivent prendre en sérieuse considération la doctrine sainte et certaine de l’Eglise. De par la volonté du Christ, en effet, l’Eglise catholique est maîtresse de vérité; sa fonction est d’exprimer et d’enseigner authentiquement la vérité qui est le Christ, en même temps que de déclarer et de confirmer, en vertu de son autorité, les principes de l’ordre moral découlant de la nature même de l’homme” (n. 14).”
Donald Trump repart en campagne, contre l’administration Biden, et contre la droite molle
De Christian Daisug dans Présent :
Six mois après l’entrée en fonction du « président » Joe Biden, son prédécesseur Donald Trump a décidé de replonger dans la politique active. Il repart en campagne, le verbe haut, la mèche agressive, le vitriol à portée de la main. Il reprend du service parce qu’il se dit indigné par la marche chaotique des Etats-Unis, la destruction systématique de ses propres réformes, la scandaleuse démagogie des projets de lois présentés par la Maison Blanche. Trump a attiré le week-end dernier dans l’Ohio 15 000 personnes enthousiastes. Le personnage a montré qu’il n’avait pas pris une ride.
Le populisme non plus. Les deux signes de ralliement – la casquette MAGA (Make America Great Again) et le T-shirt 2024 – ont fait plus que jamais fortune. Trump retourne au créneau électoral avec un fusil à deux coups car il vise deux objectifs successifs et complémentaires.
En attendant novembre 2024 et la prochaine élection présidentielle, il y a novembre 2022 et les élections législatives de la mi-mandat. Ce sont elles que Trump a pour l’instant dans sa ligne de mire. Pour deux raisons. D’une part, le vote des Américains destiné à renouveler la Chambre et le sénat sera un test décisif pour savoir si ses chances de vaincre deux ans plus tard restent solides. D’autre part, quel intérêt aurait-il à s’installer de nouveau dans le Bureau ovale si ses ennemis, ceux qui ont juré sa perte coûte que coûte, continuent de contrôler les deux assemblées de la colline du Capitole ? Trump vainqueur d’un complot permanent, de deux tentatives de destitution et d’une élection truquée se retrouverait bâillonné et ficelé par un pouvoir législatif dictatorial. Il a trop souffert de la perte de la Chambre en 2018 pour ne pas savoir que la liberté d’action est indispensable pour gouverner. En faisant de cette Chambre son objectif numéro un, Trump entame son éventuelle reconquête par le commencement.
Les stratèges républicains estiment que l’impopularité de Biden, doublée de l’hostilité grandissante à sa gestion gaucho-libérale, pourrait permettre de lever l’obstacle démocrate : une douzaine de députés à la Chambre et la seule voix de la Vice-présidente assurant la majorité au sénat. Rien d’impressionnant. Rien d’inatteignable. A condition, insiste Trump, d’éliminer au cours des primaires tous les candidats républicains qui ont voté contre lui après la tumultueuse journée du 6 janvier dernier (invasion du Capitole), mais aussi ceux qui s’opposent a un programme national-populiste. Le grand filtrage a commencé. Les mailles sont fines : la droite molle, au vestiaire ! Trump est venu dans l’Ohio pour défendre un de ses poulains contre celui de l’establishment. Il est venu aussi pour dire aux Américains que le pays court à sa ruine, que sa frontière méridionale est une honte, qu’un chômage massif le guette et que la Chine, la Russie et l’Iran se rient de lui. Les grands thèmes du combat apparaissent désormais fixés. Place maintenant à la politique du marteau.
Mgr Louis de Bourbon, vice-président de la Nuit du Bien commun
La Nuit du Bien Commun est une soirée exceptionnelle de dons, en réunissant le plus grand nombre possible de donateurs autour de la présentation de projets soumis à un processus de sélection particulièrement rigoureux, et ayant pour objectif de favoriser le Bien commun. Leur action est totalement bénévole. Elle est évidemment tournée vers le Bien commun. Message de Mgr Louis de Bourbon, duc d’Anjou, qui vient de rejoindre l’organisation de cette oeuvre :
Quand reviendra-t-on au Bien Commun, à la justice, à la protection des plus faibles ?
Vous le savez, la recherche du Bien Commun et le sens de la transmission sont au cœur de mes préoccupations, aujourd’hui je suis très heureux d’avoir partagé ma matinée avec des associations incroyables qui œuvrent pour les plus fragiles et qui ont la préoccupation de sauvegarder et valoriser notre héritage.
Après 5 années d’existence, j’ai le grand plaisir de rejoindre l’organisation de La Nuit du Bien Commun en tant que Vice-Président. Je remercie le Conseil d’Administration de m’avoir sollicité pour assumer cette mission au côté de son président, Pierre-Edouard Stérin, et d’autres entrepreneurs au service du plus grand nombre. Merci pour leur confiance, je ferai tout ce qui est possible pour remplir de mon mieux cet engagement.
La Nuit du Bien Commun a pour vocation de soutenir des associations au service du bien commun tout en sensibilisant les français à la philanthropie. Présentes dans plus de 15 villes en France et maintenant à l’étranger, ces soirées de générosité rassemblent celles et ceux qui ont le souci de notre bien commun.
La prochaine édition se déroulera le 15 novembre.
Mgr Schneider dénonce les dangers intrinsèques à l’islam
Mgr Schneider, l’évêque auxiliaire de l’archidiocèse catholique d’Astana au Kazakhstan (pays musulman à 70%), revient longuement avec Boulevard Voltaire sur le catholicisme en France, la crise sociale et spirituelle que vit notre pays et livre son analyse de la montée en puissance de l’islam.
Zemmour : L’égalité sert à tout, c’est un paravent. Tous ces groupes LGBT ont un agenda idéologique qui est de détruire la norme
Eric Zemmour revient sur la loi de bioéthique :
« Je suis toujours opposé à la loi bioéthique… Est-ce que la loi doit légiférer pour une poignée d’individus ou pour la volonté générale ? La PMA est un écran de fumée… Il faut voir ce qu’il y a derrière…»
Tous ceux qui suivent le camp national ne doivent pas en douter : une page va se tourner
Philippe Christèle, consultant international, analyse pour Polémia la contre-performance du RN aux dernières élections. Extrait :
[…] En 2021, seules deux têtes de listes l’étaient déjà en 2015 (Bay et Pennelle). Sur treize têtes de liste, Corse incluse, onze étaient dirigées par des personnalités ayant moins de dix ans d’ancienneté au FN/RN et six, plus de la moitié, n’avaient pas cinq ans. Mis à part les vétérans Nicolas Bay et Gilles Pennelle (dont les baisses des scores résistent plutôt bien à la débâcle générale), peut-on croire qu’un appareil militant de plus de 40 années ne puisse plus être capable de fournir des têtes de liste de qualité ?
Le choix d’une tête de liste est un acte politique majeur… et un hameçon électoral. Il n’est pas interdit d’être malin de temps en temps, mais la preuve est faite que la plus sûre façon d’obtenir un bon résultat est d’avoir une tête de liste compétente, enracinée et plus professionnelle que superficielle.
Croire qu’on peut gagner
L’un des derniers facteurs déclencheurs du vote, c’est aussi de croire qu’on peut gagner. Tous les électeurs ne sont pas des purs esprits ni des idéologues et seule une petite partie d’entre eux est capable de rester, dans la durée, fidèle à un vote qui n’est que de témoignage, sans jamais apporter la satisfaction de la conquête – ni à son auteur la fierté d’être (enfin !) dans le camp des gagnants.
Ce qui explique pour partie le score très haut de 2015, c’est la succession de victoires et de bons résultats (européennes, municipales) qui donnaient au RN des perspectives alléchantes à l’aune du combat présidentiel qui s’annonçait et qui, rappelons-le, présentait une configuration inouïe avec une droite faible et déchirée (que les problèmes judiciaires de Fillon allaient achever) et une gauche éparpillée façon puzzle, sclérosée par un président qui ne pourrait pas se représenter.
Las, on connaît l’histoire et le génie de Marine Le Pen « à transformer en plomb l’or électoral » (la formule est de Jean-Yves Le Gallou), démarrant sa campagne à 31 % dans les sondages pour la finir à 21 % au premier tour, et réservant à ses soutiens, militants et électeurs l’humiliation que l’on sait entre les deux tours.
Nous avons déjà eu l’occasion d’analyser pour Polémia les comportements de l’électeur RN, notamment lors d’une étude assez fouillée après les législatives 2017. Ce qui caractérise l’électeur RN, c’est qu’il y croit un peu, beaucoup, et puis plus du tout. Marine Le Pen et son incapacité à obtenir des succès est une fabrique à abstentionnistes et cette élection l’a montré une fois de plus.
Cette appétence au succès explique sans aucun doute le cas de PACA. Avec 36,38 % des voix, le RN obtient un score certes décevant par rapport aux sondages et rassemble 300 000 voix de moins que la jeune Marion Maréchal de l’époque, qui partait au combat sans rien lâcher de ses convictions et de son programme. Avec seulement 4,17 points de moins qu’en 2015 et la perte de seulement 42 % des voix de 2015 (meilleur score national), Thierry Mariani limite la casse. Ceci tient sans doute à la configuration médiatique et politique (la mauvaise mayonnaise LREM-Muselier, les appels du pied discrets de caciques LR comme le sénateur Leroy), et sondagière (un premier tour à 45 %, des perspectives de second tour le donnant gagnant dans tous les cas de figure…), à sa stature personnelle et à l’excellente campagne, moderne et dynamique, dirigée par Philippe Vardon qui en a profité pour continuer sa progression aux dépens de Christian Estrosi à Nice.
Malheureusement pour lui et pour les Provençaux, Mariani ne peut se dégager d’un mouvement national d’ampleur et c’est regrettable qu’une telle occasion soit ainsi gâchée. On imagine sans peine comment Marion Maréchal aurait pu tirer profit de cette mauvaise ratatouille ; mais c’est ainsi.
La suite ou le début de la fin
Sur un plan purement électoral, la défaite de ces élections n’a rien de rédhibitoire, encore qu’elle aura des conséquences techniques et notamment financières.
Mais le mal est psychologique car depuis dimanche 20 juin à 20h00, plus personne en France ne croit à la possibilité d’une victoire de Marine Le Pen à la prochaine présidentielle. Certes, il s’agit là d’une mauvaise nouvelle pour Emmanuel Macron, mais là n’est pas notre sujet.
Techniquement, cette défaite et la baisse du nombre des élus vont réduire les recettes d’un parti qui est exsangue et court de plan de réduction de dépenses en plan de départ, de renégociation de prêts en échéancier de créanciers de toutes sortes. Pire encore, ce mauvais résultat va décourager les prêteurs réguliers qui fournissent au parti la cavalerie dont il a besoin pour survivre. Et le prêt, c’est comme le vote : c’est quand on y croit qu’on y va. Bref, tout ça est de fort mauvais augure pour le RN et le risque est très élevé que le parti en tant que structure juridique ne survive pas jusqu’à l’élection présidentielle prochaine.
À ces ennuis d’intendance s’ajoute, pire que tout, le poison de l’échec.
Amis ou ennemis de Marine Le Pen, exécutants dociles ou opposants humiliés ou cadenassés, tous savent que leurs mandats municipaux, européens, régionaux et départementaux les emmènent au-delà de la présidentielle, et même des deux suivantes pour ceux qui seront élus dimanche. Or personne ne croit à ce que Marine survive politiquement au-delà de celle de 2022, qu’elle ne pourra gagner.
Après des municipales catastrophiques, masquées par la victoire de Perpignan mais qui a fait disparaître le RN d’un nombre considérable de grandes villes et agglomérations, cette défaite vient rappeler que rien n’est jamais acquis et que la magie n’opère plus.
Longtemps, Marine Le Pen et son équipe ont cru qu’ils pouvaient baisser le ton sur l’immigration, l’identitaire, le régalien…, pour se consacrer davantage au social et à d’autres hobbies comme la défense des animaux (on notera d’ailleurs que là où le chouchou Chenu a le plus perdu, c’est dans la Somme des chasseurs, certainement fascinés par les déclarations anti-chasse incongrues de la présidente du RN…). Ils le pouvaient parce que, pensaient-ils, leurs électeurs étaient captifs et que personne de crédible ne se risquerait à être « mieux-disant » qu’eux sur ces sujets.
Tout le monde voit bien l’enchaînement de ces deux mauvaises nouvelles pour le RN : les électeurs ne sont plus captifs ; les captifs ont brisé leurs chaînes et ne jouent plus.
Et, par ailleurs, il semble que quelqu’un d’autre que Marine Le Pen aille se risquer sur le terrain de l’identité, avec plus de force, plus de sincérité, plus de convictions personnelles peut-être. Et avec une jachère électorale qui peut lui ouvrir des boulevards. Sans doute cela sera-t-il Éric Zemmour. Ou quelqu’un d’autre après son coup d’éclat de 2022.
Tous ceux qui suivent le camp national ne doivent pas en douter. Une page va se tourner. Ce qui commence n’est pas connu, mais ce qui va se clore est assez clair.
En 2022, Marine Le Pen abordera sa troisième élection présidentielle. Jamais deux sans trois. Trois échecs. Trois petits tours et puis s’en va.
Comme toujours en politique, l’avenir commence (enfin) demain !
Pr Raoult : « La politique extrêmement active de vaccination n’aura pas donné les résultats escomptés »
Dans ce bulletin d’information scientifique de l’IHU, le Pr Didier Raoult constate que le taux de mortalité chez les vaccinés et les non-vaccinés est le même et souligne, encore une fois, que les gens qui en meurent sont des sujets très âgés, qui ont une espérance de vie très faible.
« Cette maladie tue des gens de plus de 65 ans qui ont des facteurs de risques associés ou des gens de plus de 75 ou 85 ans qui ont une espérance de vie très faible. ce n’est pas une maladie qui va tuer des enfants. »
« 1- ça ne mérite pas un tel affolement. 2 – il faut soigner en particulier les personnes âgées, 3 – il faut tester les molécules anodines comme l’ivermectine, l’hydroxychloroquine, en particulier dans les Ehpad […] Si vous voulez vraiment diminuer la mortalité, il faut se préoccuper de cette population avec des médicaments connus, sans risques. »
« Il y a une distorsion d’information dans les journaux anglais qui amène à ce que c’est eux qui en sont les premières victimes. Là où il y a le plus de victimes, c’est là où il y a le plus de journaux scientifiques, le plus de moyens financiers pour les soins, le plus de corruption et le plus d’industrie pharmaceutique. Ça montre qu’il y a un paradoxe au fait que c’est devenu un inconvénient d’être le pays qu’on pensait être le leader. »
« La politique extrêmement active de vaccination n’aura pas donné les résultats escomptés comme on nous le présentait […] les choses ne sont pas si simples, encore une fois il n’y a pas de baguette magique. »
135 000 bulletins de vote comptés par erreur aux Etats-Unis
Encore une théorie du complot qui s’avère être juste, bien qu’elle ne concerne pas la dernière élection présidentielle (mais il est un peu difficile de croire que ce qui ne fonctionne pas actuellement fonctionnait à merveille il y a quelques mois) :
L’élection municipale à New York semble sombrer dans le chaos. Les autorités ont admis avoir compté, par erreur, quelque 135 000 bulletins supplémentaires, en plus des 800 000 suffrages effectivement exprimés, lors de la primaire démocrate dont devrait sortir le prochain maire.
Mardi, le bureau électoral de la ville a publié des résultats préliminaires, selon lesquels l’ancien policier Eric Adams, qui comptait jusqu’à présent 9 points d’avance sur son plus proche poursuivant, était désormais au coude à coude avec Kathryn Garcia, avec 51 % contre 49 % avant le dépouillement des votes par correspondance.
Quelques heures plus tard, les résultats étaient retirés et le bureau évoquait une « différence » dans le comptage. Il a ensuite précisé avoir oublié de retirer du décompte les bulletins tests qui avaient été utilisés pour s’assurer du bon fonctionnement du système. Les responsables ont présenté leurs excuses pour cette « erreur » et dit avoir retiré les bulletins tests de leur nouveau comptage, sans pour autant publier encore des résultats préliminaires actualisés. Ce raté a déclenché un tollé à New York, où le Bureau des élections avait déjà une réputation exécrable, étant très régulièrement taxé d’incompétence et de laxisme.
« Cette erreur (…) n’est pas juste un échec à compter les votes correctement, c’est le résultat de générations de ratés qui n’ont jamais été traités », a tweeté Maya Wiley, la candidate progressiste qui était arrivée en deuxième position sur la foi des premiers résultats préliminaires, publiés au soir du scrutin, le 22 juin.
La défaillance a d’autant plus d’écho que New York expérimente pour la première fois un nouveau système de scrutin, le vote dit « préférentiel » (« ranked choice », en anglais), qui permet de faire figurer jusqu’à cinq noms sur un même bulletin, classés par ordre de préférence.
Lors du comptage, le candidat le moins bien classé sur le total des bulletins est éliminé et le deuxième choix des électeurs qui l’avaient placé en premier est désormais comptabilisé. L’opération se répète ensuite jusqu’à ce qu’un candidat atteigne 50 % des suffrages.
Dans un débat sur le voile islamiste, Alexis Corbière invoque le catholicisme
Le député d’extrême-gauche Alexis Corbière a encore fait preuve d’esprit dialectique lors du débat parlementaire sur le respect des principes de la République (“projet de loi RPR”), alors que la discussion portait sur le port du voile musulman et le burkini :
Nous abordons un débat très important et très intéressant. Il soulève la question suivante : dans notre pays, existe-t-il des enfants victimes de leur famille et en danger, car leurs parents pratiqueraient leur religion de manière sectaire ? Oui, cela existe indiscutablement. Nous devons renforcer les services de l’aide sociale à l’enfance pour veiller à ce que ces enfants, qui sont maltraités – à tout le moins, d’un point de vue psychologique –, soient protégés.
Je peux témoigner que, notamment dans mon département, en Seine-Saint-Denis, s’il y avait plus de services de l’aide sociale à l’enfance, on pourrait davantage contrôler que tel ou tel enfant ne soit pas maltraité physiquement ou que sa famille ne l’enferme pas dans des comportements fondamentalistes ou intégristes.
Je souhaiterais, cela étant, revenir sur les amendements que vous avez déposés et qui visent à interdire le port de signes religieux par les mineurs. Premièrement, Mme Genevard a évoqué la kippa. Si vos amendements étaient adoptés, imaginons le spectacle des forces de police se rendant dans des quartiers de Paris ou d’autres villes pour interdire, à l’occasion des fêtes religieuses juives, que les enfants se promènent avec une kippa ! Voulez-vous que demain cela se passe ainsi en République française ?
Mais je vais vous parler de moi. Je vais vous faire un aveu : mes parents sont catholiques et j’ai été, pendant quatre ans au moins, un enfant de chœur irréprochable. (Rires et applaudissements sur plusieurs bancs.)
M. Pierre Cordier.
Il buvait du vin de messe en cachette !
M. Alexis Corbière.
J’ai porté l’aube et je crois encore être en photo dans le salon de ma mère dans une aube magnifique avec une croix autour du cou. Ai-je changé ? Je ne sais pas. Peut-être qu’à travers mon engagement je cherche à appliquer la compassion et le don à autrui qu’on m’a alors enseignés. Quoi qu’il en soit, y a-t-il un délit à m’avoir fait porter des signes religieux ? Dois-je même, devenu adulte, porter plainte contre mes parents pour m’avoir imposé une éducation religieuse ?
M. Pierre Cordier.
Vous devriez aller à confesse !
M. Bruno Millienne.
M. Alexis Corbière.
Avec ces amendements, vous mettez le doigt dans un engrenage terrifiant. Vous remettez même en cause, madame Genevard, avec tout le respect que je vous dois, tout ce qui fait de vous la femme engagée que vous êtes, ainsi que les convictions spirituelles qui parfois vous animent et que je ne saurais remettre en cause. Votre volonté est en réalité tournée vers une seule religion, c’est ce qui transpire de vos propos – parfois, M. Ciotti le dit même clairement, je ne l’ai pas relevé tout à l’heure quand il était question du burkini. En gros, pour vous, et c’est le fond du débat, certaines religions sont conformes à notre culture et à notre identité, mais il y en a une qui ne l’est pas. À partir de là, tout est possible.
Vous parlez des religions qui placent la femme en situation d’infériorité ; mais toutes les religions monothéistes et même toutes les religions placent la femme en situation d’infériorité !
Mme Annie Genevard.
Non !
M. Alexis Corbière.
Toutes sans exception. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.) Même la religion catholique, celle dans laquelle j’ai été éduqué, considère que la femme doit être fidèle à son mari et féconde (M. Gérard Leseul applaudit) , à tel point que, sauf dans certains endroits et sauf exception, le Vatican refuse le remariage des divorcés. C’est tout à fait respectable mais, de grâce, n’allez pas, dans la passion de la discussion, nous expliquer que certaines religions monothéistes postuleraient l’égalité entre les hommes et les femmes et qu’une seule ne l’impliquerait pas.
D’un point de vue laïque et républicain, cette discussion n’est pas sérieuse !
Mme Constance Le Grip.
C’est vous, qui n’êtes pas sérieux !
Mme Émilie Bonnivard.
Nous parlons du burkini et des gens qui font porter le voile à des fillettes !
M. Alexis Corbière.
Elle est blessante et passe à côté du sujet. Il est en effet inconcevable de demander aux forces de l’ordre d’empêcher un petit garçon comme celui que j’ai été d’aller en aube servir la messe ou chanter des chants religieux sur le parvis de l’église. Nous ne voulons pas vivre dans un tel pays.
Je vous invite une fois de plus à en revenir à l’essentiel. Si, comme moi, parce qu’il y a des dérives sectaires, parce que l’intégrisme religieux gagne certaines familles, vous pensez qu’il faut agir et protéger les enfants, mille fois oui. Mais, dès lors, donnez les moyens aux services publics chargés de cela, et ne profitez pas d’un texte pour porter le fer contre une seule religion, pour – quand bien même cela ne semble pas vous affecter – blesser et humilier plusieurs millions de nos concitoyens qui, franchement, ont l’impression d’être convoqués à une discussion qui ne les concerne pas et qui en ont sans doute par-dessus la tête d’être l’obsession de vos passions les plus sombres.
Encore un complot qui se réalise
L’éditorialiste de Libé avoue sans scrupule qu’il a menti. Oh le coquin :
Je sais parfois déguiser mes pensées afin d’aboutir à un gain intermédiaire. J’ai lu Machiavel et je reconnais qu’il est bon souvent de taire la fin dernière. Je conçois qu’il faut parfois y aller pas à pas, en montagnard hagard, en ascenseur s’arrêtant à chaque étage, en Zorro encombré du sergent Garcia. J’admets qu’il est possible de renauder aux lisières de la satisfaction, en rusé goupil qui camoufle ses frustrations de chasseur caché dans l’ombre, sans perdre la proie de vue. Mais comme la PMA devrait être enfin votée par une Assemblée macroniste lambine et poltronne, je ne vois pas pourquoi je mettrais encore mon mouchoir à carreaux de paysan prudent sur mes convictions de longue date. Cette fois, je vous le dis sans m’encombrer de considérations tactiques : après la PMA, doit venir la GPA.
Voilà un business juteux défendu par ce quotidien libéral-libertaire.
C’est arrivé un 1er juillet…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, RerumNovarum
Alors rappelons-nous :
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le 1er juillet : saints du jour français ou en France.
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St Martin, évêque à Vienne († fin IIIe s.)
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St Domitien, abbé en Bugey († Ve s.)
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Dans la vallée du Brevon, en Bugey, au Ve siècle, saint Domitien, abbé, qui fut le premier à vivre là en ermite, puis rassembla autour de lui un grand nombre de disciples pour le service de Dieu et, l’âme attirée vers le ciel, quitta ce monde dans une heureuse vieillesse.
Son père vivant de rapines et de vols, Thierry, qui voulait vivre autrement, se fit moine puis se retira dans la solitude sur les conseils de saint Rémi. Là, de nombreux disciples vinrent à lui, dont son père qui se convertit.
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St Calais, abbé du monastère d’Anile († 536)
Au pays manceau, au VIe siècle, saint Calais, abbé du monastère d’Anile, qui prit ensuite son nom.
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St Cybard, moine près d’Angoulême († 581)
Saint Cybard (Beatus Eparchius) qui, après avoir fait profession dans le monastère de Sessac, alla à Angoulême du temps de l’évêque Aptone II, en 542, y vécut en reclus dans une grotte creusée sous les murs du côté nord de la cité et y mourut en 581. Vénéré de toute la région pour ses vertus et ses miracles, ce saint est honoré comme second patron du diocèse et protecteur de la ville d’Angoulême, Engolïsmensem patronum.
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Bx Pierre-Yrieix Labrouhe de…, prêtre et martyr († 1794)
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Bx Jean-Baptiste Duverneuil, prêtre et martyr († 1794)
Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Jean-Baptiste Duverneuil et Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, prêtres et martyrs, le premier de l’Ordre des Carmes déchaux, le second chanoine de Saint-Yrieix. Pendant la Révolution française, ils furent détenus dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier en raison de leur sacerdoce, et y moururent peu de temps après.
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le 1er juillet 1097 : bataille de Dorylée et victoire des croisés.
C’est le premier engagement sérieux entre les Francs et les Turcs. Il préfigure le changement du rapport de force au Proche-Orient. Les Turcs seldjoukides de Kılıç Arslan sont écrasés par les croisés.
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le 1er juillet 1270 : le Roi Saint Louis embarque à Aigues-Mortes sur le Montjoie pour la croisade.
L’armée royale prend la destination de Tunis, destination qui surprend tout le monde.
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le 1er juillet 1610 : Henri IV est inhumé en la basilique St-Denis.
L’inhumation a lieu à l’issue de plusieurs semaines de cérémonies funèbres. Voir la chronique du 29 juin.
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Le 1er juillet 1664 : Charles Le Brun devient premier peintre du Roi.
Le Sommeil de l’Enfant Jésus, 1665, Paris, musée du Louvre.
Charles Le Brun est né le 24 février 1619 à Paris. C’est un artiste-peintre mais aussi un décorateur.Connu pour être le directeur de l’Académie royale de Peinture et de Sculpture et de la Manufacture royale des Gobelin, Charles Le Brun devient le premier peintre du Roi, le 1er juillet 1664.De 1656 à1661, Nicolas Fouquet, surintendant des finances du Roi, lui demande de s’occuper de la restauration du château de Vaux-le-Vicomte.Son goût pour le faste et l’apparat, l’amène à donner une unité stylistique aux splendeurs de Versailles voulues par Louis XIV, fixant ainsi les règles de “l’art versaillais”.
Galerie d’Apollon, Musée du Louvre
On lui attribue les gros œuvres de la décoration du château de Versailles et notamment l’élaboration de la célèbre Galerie des Glaces.
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le 1er juillet 1861 : parution à Rome du premier numéro de L’Osservatore Romano.
Quelques mois après la proclamation du Royaume d’Italie, la création du journal répond alors à la nécessité de défendre les positions du Saint-Siège, à un moment où les États pontificaux viennent de perdre l’essentiel de leur pouvoir temporel. La devise du journal est : « Unicuiquesuum » (à chacun le sien) ; « non praevalebunt » ([Les portes de l’enfer] ne prévaudront pas).
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le 1er juillet 1901 : loi Waldeck-Rousseau relative au contrat d’association créant les associations loi 1901.
Or en violation de la loi, les demandes formulées par les congrégations d’enseignement et de prédication sont refusées en bloc et sans examen.
Qu’en pensent les francs maçons ?
« En 1913, la question s’était posée de savoir si la Franc-maçonnerie ferait sa déclaration, conformément à la loi sur les associations. Le F***Harrent, Grand Orateur de la Grande Loge de France, chargé d’étudier la question, fit l’exposé suivant devant la loge L’Alliance :
Pourquoi irions-nous faire une déclaration ? Qu’est-ce que cette déclaration va nous donner que nous n’ayons pas ? Nous serions obligés de remettre à l’autorité administrative et à l’autorité judiciaire (les deux mots se trouvent dans la loi elle-même) nos registres. Je crois bien que nous avons plutôt raison de ne pas leur donner prétexte d’y entrer : c’est encore le meilleur moyen d’éviter leur curiosité parfois bien indiscrète.
La Maçonnerie française ne fut jamais une société légalisée, déclarée, parce qu’à travers l’Histoire, les Maçons qui furent à sa tête n’ont jamais pensé que ce fut bon pour la Maçonnerie. La Franc-maçonnerie ne s’est pas pliée, comme d’autres associations aux exigences des lois, nous ne sommes pas, en effet, une association comme les autres. »
Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs de François Marie s Algoud (Editions de Chirépage 162 et 163)
CQFD, les lois maçonniques de la république sont un carcan impératif pour tous, sauf pour les « frères »…
« Cette loi a deux visages : elle est à la fois libérale et liberticide.
Pour les citoyens ordinaires, la liberté d’association est totale, les formalités de déclaration étant réduites au minimum. De cette loi libérale, des millions de Français feront désormais l’usage. En revanche, pour les congrégations religieuses, la loi ne fait qu’accumuler les obstacles. Leur existence civile dépend du vote d’une loi au Parlement. L’ouverture de chaque établissement nouveau est soumise à un décret du Conseil d’État. Toute congrégation non autorisée ou toute succursale non autorisée d’une congrégation autorisée est illicite : le fait d’y appartenir constitue un délit passible d’une amende ou d’une peine de prison. L’article 14 (Fernand Rabier, député radical, avouera que c’est celui auquel ses amis tenaient le plus) stipule que nul n’est autorisé à diriger un établissement d’enseignement, ni à y professer, s’il est membre d’une congrégation non autorisée. Les congrégations ont à tenir à la disposition des préfets le compte de leurs dépenses et de leurs recettes, l’inventaire de leurs biens, et la liste complète de leurs membres. Toute contravention à ces règles est passible de poursuites.
Selon Ferdinand Buisson, cette législation constitue « le premier acte public engageant à fond la République dans cette lutte avec l’Église jusque-là semée de tant d’armistices, de traités de paix et de compromis tacites ». Nouvelle loi d’exception, la loi du 1er juillet 1901 exclut du droit commun les religieux, hommes ou femmes. Citoyens français, ceux-là n’ont pas les mêmes droits d’association que les autres. Par la décision d’un pouvoir idéologiquement engagé, leurs libertés —liberté de conscience, liberté d’enseignement, liberté d’association sont désormais restreintes. »
Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin pages 66 et 67)
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le 1er juillet 1903 : départ du premier Tour de France cycliste.
60 coureurs prennent le départ du 1er Tour de France cycliste à Montgeron, près de Paris, organisé par le journal sportif “L’Auto” d’Henri Desgrange. Il se déroule en six étapes de Paris à Paris via Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Nantes. L’arrivée, le 18, voit la victoire de Maurice Garin qui remporte l’étape, et le tour, avec trois heures d’avance sur ses concurrents. Sur les 60 cyclistes présents au départ seuls 20 franchissent la ligne d’arrivée.
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le 1er juillet 1911 : “Coup de force d’Agadir”.
C’est le fameux épisode de la canonnière allemande”SM Panther”, envoyée par l’Allemagne dans le port d’Agadir officiellement pour protéger ses ressortissants.
La France soutient le sultan Moulay Hafiz face à une révolte berbère. Les deux puissances européennes ont des vues sur le Maroc et l’Allemagne ne veut pas d’une présence militaire française renforcée. L’intervention du Royaume-Uni en faveur de la France souligne la solidité de l’Entente cordiale alors que chacun se prépare à la guerre. Finalement, l’Allemagne fait machine arrière à l’automne et la crise s’achève par à un accord franco-allemand sur une partie du Congo le 4 novembre suivant.
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le 1er juillet 1916 : début de la Bataille de la Somme.
Les assauts à outrance, sans protection contre l’artillerie ennemie, vont faire de cette bataille une des plus grosses boucheries de l’histoire de l’humanité.
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le 1er juillet 1988 : monseigneur Marcel Lefebvre est excommunié.
Un porte-parole du Vatican annonce l’excommunication de Mgr Marcel Lefebvre ainsi que des quatre évêques que celui-ci a consacrés la veille à Ecône, en Suisse.
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le 1er juillet 1991 : dissolution du Pacte de Varsovie.
Le pacte de Varsovie était une alliance militaire datant du 14 mai 1955 entre les États du bloc communiste. Nikita Khrouchtchev l’avait conçu dans le cadre de la Guerre froide en réaction à l’OTAN, né en 1949.Les pays membres étaient l’URSS, la Bulgarie, la Roumanie, la RDA, Hongrie, la Pologne, la Tchécoslovaquie.
Les mythomanes de Labération
Plusieurs centaines de Français ont été assassinés en quelques années par des terroristes islamistes, mais les journalistes de Libé continuent à fantasmer sur la strème droâte :

Exemple de terrorisme d’ultra droite qui donne des sueurs froides chez Libé :

