Des centaines de milliers de clients en moins pour Albin Michel
Albin Michel, éditeur historique d’Éric Zemmour, a annoncé ne plus collaborer avec l’éditorialiste.
Philippe de Villiers, également édité chez Albin Michel, a annoncé son intention de quitter Albin Michel :
J’apprends que le contrat d’édition de @ZemmourEric a été rompu pour son nouvel essai. Ayant le même éditeur que lui, je suis stupéfait qu’un auteur d’une telle qualité soit censuré. Par solidarité avec Eric Zemmour, j’ai décidé de quitter @AlbinMichel pour mon prochain livre.
— Philippe de Villiers (@PhdeVilliers) June 29, 2021
Ce sont quelques centaines de milliers d’ouvrage que ne vendra pas Albin Michel. Le nouveau livre d’Eric Zemmour est presque achevé et devrait être publié en septembre. Il pourrait trouver refuge dans une des maisons d’édition d’Editis (Robert Laffont, Plon, Presses de la Cité, XO, Julliard, Le Cherche Midi…) propriété de Vivendi.
Le président de la maison d’édition, Gilles Haéri, a tenu à préciser les raisons derrière ce choix :
« Nous avons eu un échange très franc avec Éric Zemmour qui m’a récemment confirmé son intention de s’engager dans la présidentielle et de faire de son prochain livre un élément clé de sa candidature. »
Eric Zemmour dément cet échange imaginaire :
Cet « échange très franc » avec @AlbinMichel est aussi très imaginaire. https://t.co/4HTsPMTGV8
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) June 30, 2021
La loi bioéthique est à peine votée, qu’ils avancent déjà de nouvelles revendications
Le député franc-maçon Jean-Louis Touraine indique sur Facebook la teneur de la prochaine loi bioéthique :
Un certain nombre de sujets ne sont pas pris en considération dans ce texte : PMA post mortem ou de volonté survivante lorsque la femme souhaite poursuivre un projet parental initié avec son défunt conjoint, PMA pour les personnes transgenres, technique de FIV-ROPA (réception des ovocytes de la partenaire), reconnaissance des enfants nés de GPA à l’étranger, légalisation des tests génétiques, diagnostic préimplantatoire avec recherche d’anomalies chromosomiques pour réduire les échecs en parcours de PMA et le nombre de fausses couches chez les femmes à risque… Je regrette également qu’il n’ait pas été possible de créer une délégation permanente au sein du Parlement, chargée des questions de bioéthique.
Je ne doute toutefois pas que, dans les années qui viennent, des compléments seront apportés pour une plus grande reconnaissance de la diversité des modèles familiaux, pour une recherche dynamique et pour un accès plus large des patients français aux innovations médicales et scientifiques.
De leur côté, les écolos saluent une loi qui n’a rien d’écologique et avancent également leurs revendications à venir, étant entendu que, avec les LGBT, ce ne sera jamais assez :
La loi qui a été adoptée hier, même si elle est un soulagement pour nombre de femmes, arrive bien tard et est bien incomplète puisqu’elle exclut les hommes trans et interdit aux femmes trans qui auraient congelé leurs gamètes de les faire transférer à leur conjointe. Par ailleurs, les enfants des couples de femmes se verront discriminés lors de l’établissement de leur filiation puisque celle-ci se fera différemment de celle des enfants nés de couples hétérosexuels. Enfin la loi ne règle pas la question des enfants nés de parents trans, pire, elle rend caduques les solutions juridiques qui avaient été trouvées pour l’établir, recréant ainsi une instabilité juridique que la jurisprudence avait partiellement palliée.
Et pourquoi pas dès 2 ans ?
En Espagne, le gouvernement a approuvé une proposition de loi qui accordera aux personnes de plus de 14 ans (quelle discrimination contre les jeunes de 13 ans !) le droit de changer de genre sur le registre civil sans avoir besoin de preuves, de témoins ou de certificats médicaux.
Néanmoins, ce projet encore trop réactionnaire exige une autorisation judiciaire pour changer de genre une nouvelle fois, et ce sera la dernière (quelle intolérance !).
Au tribunal de Toulouse, l’affaire Mohamed Tataiat : le venin de la Dépêche du Dhimmi contre l’Agrif
Bernard Antony, président de l’Agrif communique
Toute une journée a été consacrée ce 29 avril, au tribunal correctionnel de la ville rose, au procès de Mohamed Tataiat l’imam algérien de la grande mosquée de Toulouse.
Dans un long prêche en arabe prononcé et filmé le 15 décembre 2017, l’imam avait cité en effet un hadith du traditioniste sunnite al-Bokhari, ainsi traduit dans l’œuvre des plus grands islamologues de l’école des langues orientales (O.Houdas-et W.Marçais-chapitre 94). Titre 46) : « D’après Abou-Hourayra, l’envoyé de Dieu a dit : « L’heure du jugement n’arrivera pas avant que vous n’ayez combattu les Juifs, et à tel point que la pierre derrière laquelle s’abritera un Juif dira « Musulman ! Voilà un Juif derrière moi, tue le ! » » ».
Rappelons que les hadiths sont les « faits et gestes » du prophète islamiquement authentifiés par une « chaîne de transmission » (en arabe isnad) et que par exemple, cette citation est également rapportée par 23 autres traditionistes (Abdallah-ben-Omar, etc…)
Le moins qu’on puisse dire c’est que les explications embrouillées de Mohamed Tataiat relevèrent d’un surréaliste salmigondis, prétextant que son prêche avait été « mal compris », « sorti de son contexte ».
Tataiat, qui est en France depuis 33 ans, prétextant ne pas pratiquer la langue française, avait exigé un traducteur !
Quoiqu’il en soit, au grand dam de Madame le procureur, on ne peut par exemple jamais savoir si Tataiat, évoquant le « contexte » de la citation du hadith en question, parlait de l’ensemble de son prêche ou de l’époque à laquelle il avait été prononcé ( au moment du transfert de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem), ou encore de la perspective de la fin des temps ne pouvant arriver, à bien lire le hadith, avant que les Musulmans n’aient tué les Juifs.
Tataiat s’affirma ainsi, avec les traductions floues de son interprète, comme artistiquement expert en esquive, en réponses à côté, sorte d’ingénu surpris de ce qu’on lui fasse la méchanceté de lui imputer de citer le hadith dans lequel même les pierres invitent à tuer les Juifs, pour une autre intention qu’une volonté de paix, d’amour et de tolérance. Ce que martela un de ses témoins, professeur de mathématiques lançant : « Tout le monde sait que l’imam est très modéré ».
Bien sûr, bien sûr…
Les mots de Mahomet : « Voilà un juif derrière moi, tue le » relèvent en effet indubitablement d’un grand sommet de modération de ce prophète célèbre pour avoir lui-même, selon les hadiths et la Sira, égorgé à Médine un millier d’hommes de la tribu juive des Banu Qurayza, ligotés, décapités, précipités dans de grandes fosses.
Mais ni le président Bonhomme, ni madame le procureur Alix-Marie Cabot-Chaumeton, ni même les avocats des organisations juives, la plupart plutôt pertinents dans leurs propos, ne semblaient néanmoins avoir assez de connaissance en hadiths pour demander au cheik-imam-mufti Tataiat si par hasard il n’y avait pas une certaine continuité dans l’exhortation du prophète à tuer le juif et l’exploit du massacre des Qurayza massacrés, précipités dans les fosses creusées sur la place du marché de Médine.
Madame le procureur avait, il est vrai, tenu à marteler que le procès ne pouvait être « ni d’ordre religieux, ni d’ordre politique » mais strictement mené sur un plan juridique…
Position évidemment intenable mais affirmée pour que l’islam ne soit surtout pas mis en cause dans les débats.
Une fois interrogé par le tribunal, Maître Jérôme Triomphe fut le premier des avocats à poser clairement, courtoisement, à Mr Tataiat des questions visant à éclairer davantage les magistrats. Et notamment, puisque ce dernier avait placé le rappel du Hadith en question dans une nécessité de docte enseignement de la doctrine islamique sur les fins dernières, sur ce qu’il enseignait sur la destinée dans l’au-delà pour tous les non-musulmans.
Son interprète traduisit sa réponse selon laquelle cela était du ressort d’Allah.
Or aussi bien le Coran (qui est du ressort d’Allah, non ?) que les Hadiths, que tous les docteurs et oulémas de l’islam affirment, sans exception, que ceux qui n’auront pas choisi la vraie religion iront tous en enfer.
Cela est par exemple clairement écrit dans le chapitre « Notions de base » de « l’initiation à l’islam » de la Mosquée de Paris : « Croyants et incroyants ne peuvent pas être égaux : les uns vont au Paradis et les autres en Enfer : mais il s’agit là de l’au-delà. Mais généreusement, avec une grande tolérance comme celle de l’imam Tataiat, il est écrit : »Quant à la vie d’ici-bas, les juristes musulmans ont préconisé depuis toujours la plus grande égalité possible (c’est-à-dire compatible avec la foi)…
Maître Triomphe, pour ne pas prendre trop de temps eut la bonté de ne pas demander à l’imam, en service à Toulouse, quoique fonctionnaire de l’Etat algérien, quelle était l’état de la liberté religieuse en Algérie ?
Mais de ses questions, posées sans l’ombre d’une recherche polémique le plumitif Jean Cohadon de la Dépêche du Midi (en vérité bien plutôt « Dépêche du dhimmi ») a restitué ce 29 juin que : « l’Agrif était venue cracher son venin extrémiste anti-islam» (sic !)
Sans aucun doute, pareille assertion, digne de la Pravda des grandes années staliniennes lui vaudra beaucoup de considération dans la presse islamiquement correcte, mais elle ne mérite de notre part que commisération.
Les plaidoiries des avocats des organisations juives furent pour la plupart de qualité, non sans être souvent empreintes d’une émotion compréhensible en cette ville de Toulouse marquée en mars 2012 par l’atroce tuerie, perpétrée par l’islamiste à la double nationalité ( algérienne et française) Mohamed Merah, de trois petits enfants juifs et d’un enseignant juif à la sortie de l’école Ozar Hatorah (sans oublier l’assassinat d’un militaire à Toulouse et de deux autres à Montauban).
Mais au lieu d’essayer de répliquer à la plaidoirie de Maître Triomphe, deux des trois avocats de l’imam Tataiat, ne se grandirent pas par leur façon de réagir :
– Pour le premier, Maître Jean Iglesis, point médiocre dans l’ensemble mais émettant d’hallucinantes et ineptes considérations de religions comparées ;
– Pour le second, Maître William Bourdon, bouillant de haine idéologique contre l’Agrif et son président n’émettant la moindre esquisse de réfutation de notre islamologie sans haine, il ne parvint contre l’Agrif et Bernard Antony qu’à la plus éculée des injures gauchistes les plus pavloviennes : « Fachiste ! » sic. Ce que ce dernier eut tôt fait d’arrêter par quelques mots qui s’imposaient.
Car ce n’est certes pas à l’Agrif que l’on invoque les grands héros cités par le mufti Tataiat: le cheik Ahmed Yassine, un des fondateur du Hamas ou encore l’idéologue islamiste al Zahiri tous deux admirateurs de Hussein Amal-Al-Husseini, le grand Mufti de Jérusalem, grand ami d’Adolf Hitler.
Il avait sans doute échappé aussi à l’imam si modéré Mohamed Tataiat que, comme le rappela judicieusement un des avocats des organisations juives, le Hamas a fait figurer dans l’article 7 de sa charte le fameux Hadith faisant l’objet du procès de ce 29 juin 2021.
On comprenait mieux hier pourquoi le si prudent docteur Dalil Boubakeur de la grande Mosquée de Paris, après avoir dans un premier temps défendu l’imam Tataiat mais ayant mieux analysé ses propos, n’avait finalement pu que le désavouer.
Très possiblement, sinon probablement, il sera fait appel, par l’une ou l’autre des parties, du jugement qui sera prononcé sur le procès de Toulouse.
On peut faire confiance à l’Agrif pour développer, toujours sans crainte et sans haine pour les personnes des musulmans, les considérations qui s’imposent pour que, hors de tout double langage, soit dite la vérité sur l’idéologie politico-religieuse de l’islam et la réalité funeste de la plupart de ses Etats, et d’abord de l’Algérie.
Bioéthique à la française : La dignité propre à tout être humain n’est plus le point focal
Suite à l’adoption définitive de la loi ni bio ni éthique par les députés, Mgr de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques de France, communique :

Jean-Marie le Pen et Bruno Gollnisch appellent à une remise en question profonde du RN
Dans ses deux derniers Journaux de bord (621 et 622), Jean-Marie Le Pen souhaite un “redressement politique, intellectuel, moral” du RN et condamne la normalisation comme étant une “faute politique“ qui “pourrait entraîner des échecs électoraux à venir si cette position était maintenue” :
“Le FN était intéressant dans la mesure où il se présentait comme une alternative à l’ensemble du système, avec un programme (…)
Aujourd’hui, ou Marine Le Pen revient aux fondamentaux, qui ne consiste pas seulement à les énoncer mais à les faire vivre, sur l’immigration, l’insécurité, avec une reprise de la virilité, de la netteté des positions ou bien ce sera sa disparition. Ou bien Marine Le Pen retrouve les accents des combats précédents ou bien elle va progressivement s’effacer (…)
Marine Le Pen a une obligation, de préciser ses positions et de revenir aux positions qui avaient fait la force et l’espérance de croissance du FN (…) La politique d’adaptation, de rapprochement du mouvement par rapport au pouvoir, à la droite ordinaire même, a été sanctionnée sévèrement”
De son côté, Bruno Gollnisch, qui a été complètement écarté des instances décisionnelles du RN depuis des années, espère une remise en question :
Il n’en reste pas moins qu’il nous faudra aussi nous interroger sur plusieurs points : nos positions sont-elles assez claires, assez audacieuses, assez comprises dans l’opinion publique pour former un programme simple et cohérent de redressement de notre pays ?
L’éviction de Jean-Marie Le Pen, et la non-réinvestiture de nombreux cadres qui n’avaient pas démérité n’ont-elles pas érodé le sentiment affectif, bouclier de toutes les tempêtes et moteur de l’enthousiasme militant ? Le pays croit-il en notre compétence, et, s’il n’y croit pas assez, ne serait-il pas utile de les lui montrer par des initiatives telles que la constitution d’un “pré-gouvernement”, à l’instar des “Shadow Cabinet” à l’anglo-saxonne, dont Jean-Claude Martinez avait pris l’initiative autrefois, de façon à prouver ainsi que nous disposons de personnes parfaitement capables d’assumer les responsabilités gouvernementales, et dont les titres, l’expérience, la compétence, n’ont rien à envier, au contraire, aux titulaires actuels ?
Faute de temps, il est douteux que le prochain congrès du RN à Perpignan (…) ait la possibilité d’engager cette réflexion ; du moins faudra-t-il l’amorcer.
L’idéologie de l’évolution : la projection sur la nature du mythe du progrès
Ingénieur des Mines de Paris, ayant soutenu en Sorbonne une thèse de philosophie sur la dialectique de la science et de la Révélation (De Galilée au Père Lagrange), Dominique Tassot anime le Centre d’Études et de Prospective sur la science (CEP) dont il dirige la revue Le Cep. Il vient de publier un ouvrage fort intéressant concernant un sujet qu’il est toujours difficile de contester, L’Évolution en 100 questions réponses. L’auteur cherche déjà à définir l’évolution est ce serait cocasse si cette absence de précision ne camouflait une idéologie :
Une première difficulté se présente : l’impossibilité de définir l’évolution. […] La microévolution, désignant toutes ces variations héréditaires au sein de l’espèce, est un fait indiscuté, connu depuis toujours, mais qui n’a jamais motivé aucun idéologue. Tandis que la macroévolution, c’est-à-dire l’apparition d’un organe nouveau au sein d’une lignée qui en était dépourvue […] est une pure hypothèse, tellement hypothétique même qu’il suffit de l’énoncer pour saisir aussitôt qu’il s’agit de science-fiction. En conservant le même mot pour ces deux sens si différents, presque opposés, les évolutionnistes portent au crédit de la macroévolution – seule hypothèse qui commande un enjeu idéologique – les multiples faits bien attestés de la microévolution.
L’idéologie du progrès a engendré le libéralisme, le marxisme et le nazisme, trois croyances dans un futur mythique, le grand soir ou le paradis sur terre. L’évolution de l’humanité est cette idéologie qui anime ceux qui nous gouvernent, avec l’idée qu’il faut accompagner cette évolution :
Il s’agit donc, pour ceux qui se considèrent comme son élite, de prendre en main l’évolution de l’humanité pour en accélérer le progrès. Mais comme l’amélioration biologique de l’homme n’est jamais au rendez-vous, la seule voie restant ouverte consiste à éliminer les “moins aptes”, et tout d’abord à limiter leur reproduction. L’euthanasie fait gagner du temps et libère des lits d’hôpitaux, ce qui devint vital en Allemagne pendant la guerre. La Société d’euthanasie avait été créée en 1935 par lord Moynihan ; après 1944, c’est la Fédération mondiale d’hygiène mentale (WFMH) qui prit le relais et recueillit divers médecins eugénistes nazis, qui avaient pu demeurer en Allemagne de l’Est.
Aujourd’hui, les étiquettes ont changé, mais le courant eugéniste est plus puissant que jamais avec l’avortement dépénalisé et remboursé, le tri embryonnaire, les tests génétique prénataux et le retour de l’euthanasie. L’étape suivante consistera à interdire la procréation naturelle – manifestement trop irrationnelle -, ce que divers romans d’anticipation ont déjà mis en scène.
Ce sera sans doute l’objet d’une prochaine loi de “bioéthique”.
C’est arrivé un 30 juin…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.
Alors rappelons-nous :
- 30 juin : saints du jour français ou en France.
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- St Martial, évêque à Limoges Évangélisateur du
Limousin (v. 250)
- St Martial, évêque à Limoges Évangélisateur du
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Soumis par César, après la chute d’Alésia (52 av JC), le pays des Lémovices est rattaché sous l’Empire à la province de l’Aquitaine. C’est dans ce Limousin gallo-romain que Martial est venu prêcher l’évangile.
On sait très peu de choses sur Martial. Il est généralement reconnu comme évangélisateur du Limousin et comme le fondateur du siège épiscopal de Limoges. Mais on a longtemps discuté sur son origine, sur l’époque durant laquelle il a vécu et sur le déroulement des principaux événements de sa vie, en particulier sur ses relations directes avec le Christ dont il aurait été l’un des disciples. Aujourd’hui son histoire, débarrassée de légendes qui s’étaient accumulées au cours des âges, apparaît plus clairement. On admet qu’il fut envoyé de Rome en Gaule.
Parvenu à Limoges, il s’y fixe, fonde un centre chrétien, convertit un certain nombre d’habitants appartenant notamment à la haute société, installe un sanctuaire hors de l’agglomération. Il réalise quelques voyages d’évangélisation mais pénètre peu les campagnes qui restent païennes. Il meurt à Limoges et est inhumé dans un tombeau situé hors de la ville.
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St Bertrand, évêque du Mans († v. 623)
Au Mans, vers 623, saint Bertrand, évêque, pasteur pacifique, attentif aux pauvres et aux moines.
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St Otto von Bamberg, évêque († 1139)
À Bamberg en Franconie, l’an 1139, saint Othon, évêque, qui mit un zèle extrême à prêcher l’Évangile aux peuples de la Poméranie.
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le 30 juin 296 : élection du pape saint Marcellin.
29ème pape, c’est sous son pontificat que commence la dernière persécution, celle de Dioclétien. Il meurt martyr le 25 octobre 304.
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le 30 juin 922 : Robert Ier est sacré Roi des Francs à Reims.
Robert Ier était très connu pour sa sainteté et sa piété. On dit même qu’il accomplissait des miracles de son vivant. Pendant quelque temps, le peuple français le considère comme un véritable Saint. Il est le grand père d’Hugues Capet. Il est tué à la bataille de Soisson le 15 juin 923.
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le 30 juin 1073 : élection du pape saint Grégoire VII.
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le 30 juin 1470 : naissance de Charles VIII, Roi de France.
Charles VIII de France ou Charles VIII « l’Affable », naît le 30 juin 1470 au château d’Amboise, et meurt le 7 avril 1498 au même endroit. Unique survivant parmi les cinq fils de Louis XI, il est le septième et dernier Roi de la dynastie capétienne, branche des Valois. Voir la chronique du 7 avril et du 30 mai.
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le 30 juin 1559 : accident mortel du Roi Henri II, au cours d’un tournoi.
Lors des festivités du mariage de sa fille Elisabeth avec Philippe II, le Roi Henri II joute contre le comte de Montgomery, qui le blesse mortellement d’un coup de lance dans l’œil droit, à Paris. Le Roi décède le 10 juillet suivant.
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le 30 juin 1620 : Marie de Médicis, quitte Paris.
La reine-mère, en désaccord avec son fils, le Roi Louis XIII, quitte Paris, le 30 juin 1620. Elle réussit à soulever les grands du Royaume, d’accord avec elle, contre la puissance du duc de Luynes, devenu connétable, le 31 mars 1621. L’armée royale défait les ligueurs au Ponts-de-Cé, le 7 août 1620. Le cardinal, alors évêque de Luçon, travaille à la réconciliation de la reine avec son fils, cela aboutit à la signature du traité d’Angers en août 1620.
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le 30 juin 1643 : Jean-Baptiste Poquelin fonde la troupe de « l’Illustre Théâtre ».
Jean-Baptiste Poquelin, qui a pris le surnom de Molière, fonde avec quelques amis, dont la comédienne Madeleine Béjart, une troupe de théâtre. Installé d’abord à Paris, “L’Illustre-Théâtre” fait faillite en 1645. La troupe part s’essayer en province et, de retour à Paris en 1659, elle triomphe avec “Les Précieuses ridicules”. Protégé de Louis XIV, Molière donne de nombreuses comédies pour la Cour et le public parisien.
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le 30 juin 1649 : mort de Simon Vouet, artiste-peintre.
Il importe d’Italie en France le style baroque en l’adaptant aux grandes décorations de l’époque. Nommé premier peintre du Roi, Louis XIII lui commande des portraits, des cartons de tapisserie et des peintures pour le Louvre, le palais du Luxembourg et pour le château de Saint-Germain-en-Laye.
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le 30 juin 1673 : Louis XIV et Vauban prennent Maastricht.
Cette victoire a lieu au cours de la guerre de Hollande. Mais le Roi y a perdu un de ses fidèles serviteurs : d’Artagnan, mort le 25 juin, voir la chronique du jour.
- le 30 juin 1692 : Namur capitule devant l’armée de Louis XIV.
Les nations de la Ligue d’Augsbourg cherchent à conquérir des territoires français pour affaiblir la puissance de Louis XIV. L’Espagne, le Saint-Empire romain germanique et les Provinces-Unies affrontent la France lors du siège de Namur. Le maréchal de Luxembourg, assisté par Vauban et Boufflers, assiège la ville, le 29 mai 1692. Un mois plus tard, Namur capitule, le 30 juin 1692.
- le 30 juin 1764 : première attaque de la Bête du Gévaudan.
Jeanne Boulet, qui n’a que 14 ans, est tuée par la Bête du Gévaudan, au village des Hubacs dans la paroisse de St-Étienne-de-Lugdarès.
- le 30 juin 1808 : le cardinal Desping écrit de Rome à l’archevêque de Grenade.
“Vous sentez bien que nous ne devons pas reconnaître comme roi un franc-maçon, hérétique, luthérien, comme sont tous les Bonaparte et la nation française”.
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le 30 juin 1965 : la France pratique à Bruxelles la politique de la chaise vide.
Le but : infléchir la construction européenne dans un sens moins fédéraliste.
- le 30 juin 1968 : large victoire de l’UDR aux législatives.
De Gaulle semble être le grand vainqueur, pourtant il quitte le pouvoir un an plus tard.
- le 30 juin 1988 : monseigneur Marcel Lefebvre sacre 4 nouveaux évêques à Ecône.
- le 30 juin 2004 : Jean-Pierre Raffarin, premier Ministre français, fait voter la loi, contestée, de la suppression du jour férié du Lundi de Pentecôte.
Le projet de loi bioéthique adopté par 326 voix pour et 115 voix contre
Le détail des votes est en ligne ici.
- 6 députés LREM ont voté contre et on peut les féliciter :
- Anne Blanc
- Aude Bono-Vandorme
- Yves Daniel
- Typhanie Degois
- François Jolivet
- Annie Vidal
- 19 députés LREM se sont abstenus
- 5 députés LR ont voté pour. Voici les candidats à éliminer aux prochaines élections :
- Marine Brenier
- Maxime Minot
- Robin Reda
- Laurence Trastour-Isnart
- Pierre Vatin
- 7 députés LR se sont abstenus :
- Damien Abad
- Valérie Bazin-Malgras
- Éric Ciotti
- Vincent Descoeur
- Julien Dive
- Victor Habert-Dassault
- Frédérique Meunier
Mobilisée une nouvelle fois devant l’Assemblée nationale pour accueillir les ministres et députés à leur arrivée dans l’hémicycle, La Manif Pour Tous dénonce le passage en force de la majorité pour imposer une loi une loi d’adultes qui oublie les enfants. Concrètement, des enfants pourront être conçus en étant volontairement privés de père pour toute leur vie.
Ce manque délibéré d’amour et de repère ne pourra jamais être remplacé.
Mais l’histoire n’est pas finie : outre le recours devant le Conseil constitutionnel, la nouvelle campagne électorale qui s’ouvre permettra de confronter les choix pour la famille et la société : ce qu’une loi fait, une loi peut le défaire. Et heureusement !
« Il n’existe pas de droit à l’enfant ». En supprimant ces mots du projet de loi, les parlementaires de la majorité ont joué cartes sur table : ils ont adopté une loi d’adultes qui crée le droit à l’enfant. C’est une terrible régression qui réduit l’enfant à être l’objet d’un contrat devant notaire, un bien que l’on peut acquérir, à n’importe quel prix, et sans cadre ni limite. Aujourd’hui avec la PMA sans père, demain avec la GPA. Car en repoussant sans cesse les limites de l’inacceptable, les députés de la majorité et leurs alliés ont voté une loi qui ouvre le droit pour tous à avoir un enfant sans même le concevoir. La majorité a oublié que l’enfant est le fruit de l’amour. Mais d’amour, il n’en est pas question dans ce texte qui autorise la conception d’enfants orphelins, volontairement orphelins. Rien ne pourra maquiller la triste réalité d’un texte pour les adultes et contre les droits des enfants. Une loi qui prive un enfant de son père ne sera jamais une loi d’amour.
GPA : la mascarade de la « ligne rouge »
Le gouvernement, ce matin encore par la voix d’Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, joue un jeu dangereux sur la GPA. Il jure, la main sur le cœur, que c’est une ligne rouge infranchissable. Mais, dans le même temps, il affirme ne pas avoir de position sur le sujet, et plus grave encore, il veut faciliter la reconnaissance des GPA réalisées à l’étranger. Il y aurait donc deux catégories de femmes : celles que l’on peut reléguer au rang d’esclaves destinées à produire des bébés achetés par des adultes sans conscience, et les autres. Pour La Manif Pour Tous, la dignité des femmes et des enfants n’a pas de frontière ni de couleur. Ce qui est intolérable pour les femmes des beaux quartiers parisiens l’est tout autantpour les femmes victimes de la pauvreté et prêtes à tout pour survivre, y compris se louer et renoncer à leur bébé à la naissance. Le business de la procréation prospère sur la pauvreté, la vulnérabilité et la misère humaine, ce qui le rend particulièrement insupportable.
Filiation bidon et désincarnée pour des enfants relégués au rang de « projet parental »
En prétendant créer une « filiation » nouvelle, les députés de la majorité présidentielle et leurs alliés ont également choisi de donner à des enfants un acte de naissance sur lequel ils auront, non pas un père et une mère, quand bien même l’un d’eux serait inconnu, mais deux « mères ». Aveuglés par leur idéologie radicale, ces députés ne voient même plus le caractère invraisemblable d’une telle « filiation ». Ils ont également voté pour l’autoconservation des gamètes sans motif médical, exposant ainsi les femmes à la pression de leurs employeurs pour retarder leur maternité et donnant lieu à de douloureuses désillusions. Ces mesures, qui constituent une incroyable régression pour les droits de l’enfant, réalisent un basculement sans précédent dans le domaine de la procréation en France. Désormais, l’enfant, désigné sous le vocable de « projet parental » dans la loi, pourra être planifié, commandé et même conçu avec l’achat de gamètes à des banques de sperme privées. En effet, comme l’a annoncé La Manif Pour Tous depuis plusieurs années, la pénurie évidente de sperme conduit déjà les acteurs du « secteur d’activité » de la procréation à réclamer la possibilité d’acheter des gamètes à l’étranger ou de payer les hommes « fournisseurs ».
Un texte contraire à l’éthique
A ces mesures déshumanisantes, contraires à la dignité humaine et au pilier civilisationnel de la protection des plus vulnérables, s’ajoutent le vote des mêmes députés en faveur de la création d’embryons transgéniques, d’embryons chimères animal-homme et de gamètes artificiels. A l’heure où le monde prend conscience de ses errements en matière environnementale, aux conséquences parfois irréversibles sur notre écosystème, il est irresponsable que des élus, et en particulier ceux qui se disent écologistes, aient pu voter en faveur de ces pratiques, évidemment à hauts risques. La Manif Pour Tous appelle le Conseil constitutionnel, s’il est effectivement saisi par les parlementaires, à faire respecter le principe suivant lequel « tous les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en dignité et en droits ».
Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, résume :
« L’histoire n’est pas finie, et heureusement. La prochaine campagne présidentielle sera marquée par une confrontation de vision de la famille et de la société. Outre le retrait de la PMA sans père, d’autres mesures seront au cœur des débats sur la filiation, notamment la GPA. Plus largement, c’est la famille, qui n’existe pas sans la filiation homme-femme, irremplaçable comme premier lieu de solidarité et refuge pour les plus vulnérables, qui s’invitera dans la campagne. Il en va de notre avenir, celui des repères de notre société et du vivre-ensemble, mais aussi de notre démographie, enjeu essentiel pour notre dynamisme et pour notre avenir ».
Motion de rejet déposée par Emmanuelle Ménard.
Le lien entre le verrouillage idéologique des médias et la progression de l’abstention
De Renaud Dozoul dans les 4 Vérités :
Depuis plusieurs mois, la rumeur de rachat d’Europe 1 par Vincent Bolloré agite le Landerneau médiatique. Fort du succès de Cnews qui, après seulement trois ans d’existence, détrône régulièrement ses grandes sœurs BFMTV et LCI, le requin blanc breton aurait des vues sur Europe 1, dont l’audience a été divisée par 2 en 10 ans.
Si le bon sens voudrait que l’on se réjouisse d’une possibilité de redressement de la station, la préoccupation des journalistes est toute autre: la « bollorisation » des esprits. En réalité, l’homme d’affaires a fait le constat assez évident d’une uniformité idéologique du paysage audiovisuel, qui laisse de l’espace à une plus grande liberté de pensée et de ton. Mais il semble que la pluralité de l’information soit une valeur acceptable dans la seule mesure qu’elle représente la pluralité des sensibilités … de gauche.
Sans forcer le trait, si l’on écoute les journalistes français, il est naturel et heureux que France Inter soit une radio « engagée » payée par nos impôts, et il faudrait lutter contre une station privée car on n’y pense pas comme il faut !
Cette logique pose deux questions très importantes:
- À l’heure d’internet, l’existence même d’un service public de l’audiovisuel a-t-elle encore un sens ?
- Et la meilleure garantie contre les « fake news » n’est-elle pas justement la pluralité, libérée du carcan judiciaire, des différentes lois limitant la liberté d’expression, et criminalisant la parole
Car il n’est pas question de remplacer une inquisition par une autre. Il ne s’agit pas de priver de micro Sophia Aram, ou l’immense Charline Vanhoenacker, mais il serait moins pénible pour ceux qu’elles insultent de ne pas, en plus, devoir les payer. Plus généralement, il n’y a pas besoin de très bien situer la frontière des missions régaliennes de l’État pour être certain qu’il n’a aucune raison de financer, même partiellement, l’activité de journalisme. C’est même, en réalité, un enjeu démocratique.
Le système électif est une composante, évidemment centrale, de la démocratie, mais les conditions favorables au débat public en est le cadre absolument nécessaire. Comment dès lors, accepter un paysage médiatique faussé par l’argent public, et tenu par la laisse judiciaire des lois liberticides? On peut d’ailleurs, sans trop d’audace, tirer un fil entre cette situation de verrouillage idéologique, et la progression de l’abstention. L’élection qui polarisera l’année prochaine devrait être l’occasion de prendre date, et de demander une véritable remise à plat. À suivre.
Le 29 juin 2001, l’Eglise reconnaissait officiellement les apparitions de Kibeho, au Rwanda
D’Antoine Bordier, consultant et journaliste indépendant :
Il y aura bientôt 40 ans, le 28 novembre 1981, la Vierge Marie, apparaissait à une jeune fille de 16 ans, Alphonsine Mumureke. Puis, elle apparaîtra à d’autres jeunes filles. En 1994, le Rwanda se transforme en mer de sang. C’est le génocide des Tutsis. Il y a 20 ans, l’Eglise reconnaissait officiellement ces apparitions. Eclairage sur ces apparitions qui restent d’actualité.

Le Rwanda est surnommé le « pays des mille collines ». Il se situe dans la région des grands lacs, en Afrique de l’Est. Au nord se trouve l’Ouganda, au sud, le Burundi, à l’ouest, la république démocratique du Congo, et, à l’est, la Tanzanie. Les deux principales ethnies sont les Hutus et les Tutsis. Les premiers sont majoritaires, et, représentent 84% de la population. A la fin de la période coloniale allemande et belge, qui a duré entre 1885 et 1962, le Rwanda devient une république, en janvier 1961. Cette indépendance s’est faite dans le sang, avec la prise du pouvoir par les Hutus, majoritaires mais considérés jusqu’alors comme appartenant à la « classe sociale inférieure ». Deux ans avant, en 1959 avait éclaté une guerre civile, qui avait poussé à l’exil plusieurs centaines de milliers de Tutsis, et fait plusieurs milliers de morts. C’est dans ce contexte, que la Vierge Marie apparaît. Elle se rend auprès de son peuple divisé, en grande souffrance. Il est gouverné depuis 1973 par Juvénal Habyarimana. Ce-dernier est un Hutu, qui a pris le pouvoir lors d’un coup d’état. C’est un autocrate, aux méthodes controversées. Il sera assassiné dans son avion, abattu par un missile, en 1994. Jean-Pierre Chrétien, historien, qui a enseigné au Burundi, le pays voisin où se sont réfugiés des centaines de milliers de Tutsis, résume son action politique en parlant de « nazisme tropical ». D’autres estiment, au contraire, qu’il a apporté une certaine paix. De fait, pendant ses 21 ans, le Rwanda n’a pas connu de guerre civile.
La première apparition
Ce 28 novembre 1981, comme elle le raconte elle-même, lors des différents interrogatoires, tant civils que religieux, auxquels elle a dû se soumettre, Alphonsine se trouve dans le réfectoire du collège de Kibeho. Ce petit village se situe dans le sud, à 3h de route de Kigali, la capitale. Il est tenu par des religieuses. Alphonsine est une adolescente de 16 ans. Il est 12h39 lorsqu’elle se lève brusquement. Puis, elle se met à genoux regardant vers le haut, comme figée. « J’ai entendu une voix qui m’a appelée », raconte-t-elle. Physiquement, elle est dans le réfectoire, mais son esprit, son âme s’est transportée ailleurs. « Je me trouvais dans un autre endroit, il y avait un nuage tout blanc, et, une belle dame. » A la question : « Qui es-tu ? », la belle dame lui répond : « Je suis la Mère du Verbe de Dieu ». C’est la première apparition d’une longue série qui se terminera huit ans plus tard, le 28 novembre 1989. La Vierge Marie apparaît, aussi, à d’autres jeunes filles, Nathalie Mukamazimpaka, qui est morte du paludisme en 1998, et, Marie-Claire Mukangango, qui sera emportée par le génocide de 1994. La Vierge Marie se présente sous le vocable de Notre-Dame des Douleurs. Les voyantes vivent des expériences mystiques qui impressionnent : elles entrent en extase, tombent violemment par terre ou restent des heures sans bouger. Elles voyagent avec la Vierge Marie, dans des mondes parallèles, comme l’enfer, le purgatoire et le paradis. Elles chantent, dansent et parlent de façon incessante, comme si elles n’étaient plus elles-mêmes.

Les messages sont toujours d’actualité
Difficile de résumer ces milliers d’heures que la Vierge Marie a passé avec les voyantes. Comme à Fatima, à Lourdes, à la Salette, et, dans d’autres endroits de France et du monde entier, ses messages restent d’actualité. La Vierge Marie lance un appel urgent à la conversion. Son message est, d’ailleurs, terrible et raisonne :
« Repentez-vous, repentez-vous, repentez-vous ! Convertissez-vous quand il en est encore temps ! Si vous ne vous repentez pas et ne convertissez pas vos cœurs, vous allez tous tomber dans un gouffre ».
Elle donne, aussi, son diagnostic :
« Le monde se porte très mal. Il va plonger dans des malheurs innombrables et incessants. Le monde est en rébellion contre Dieu, (ubu isi yarigometse), trop de péchés s’y commettent. Il n’y a pas d’amour ni de paix ».
Elle parle, déjà, de l’apostasie et du relativisme :
« La foi et l’incroyance viendront sans qu’on s’en aperçoive. » (Ngo ukwemera n’ubuhakanyi bizaza mu mayeri).
C’est une des paroles mystérieuses dites plus d’une fois par la Vierge à Alphonsine. Alphonsine en est un peu sa porte-parole. La Vierge lui demande de répéter cette phrase au monde. Puis, Notre-Dame parle, comme à Fatima, de la souffrance salvifique. Le 15 mai 1982, elle dit à Nathalie : « Personne n’arrive au ciel sans souffrir ». En même temps, Elle se choisit des âmes de prédilection qui souffrent pour le salut des autres. Elle insiste sur la prière et prévient :
« Priez sans relâche pour l’Eglise, car de grandes tribulations l’attendent dans les temps qui viennent. »
Elle le redit à Alphonsine, le 15 août 1983, puis, le 28 novembre 1983. Les scandales de pédophilie, l’homosexualité, et, la corruption qui touchent certaines élites (ou pas) de l’Eglise sont d’actualité. Elle parle du chapelet des 7 douleurs, de sa prière lente, méditative, quotidienne. La voyante Marie-Claire dit avoir reçu des révélations au sujet de ce chapelet. La Vierge aime ce chapelet, après celui du Rosaire. Enfin, la Vierge Marie désire qu’on lui construise une chapelle.
Le « gouffre » de 1994
Il est un « gouffre » dans lequel le Rwanda est tombé, malgré les alertes et les appels de la Vierge Marie : celui du génocide. Le 6 avril 1994, l’avion du président du Rwanda est abattu au-dessus de Kigali. A son bord : le président Juvénal Habyarimana et celui du Burundi, Cyprien Ntaryamira. Du 7 avril au 17 juillet, en 3 mois, 800 000 Tutsis vont tomber sous les machettes et les gourdins des Hutus. Dans la nuit du 6, les forces tutsies du Front patriotique rwandais (FPR) stationnées au Burundi envahissent le Rwanda et marche sur Kigali. Des personnalités politiques hutues, ainsi que des casques bleus belges sont assassinés. Tout le pays s’embrase. Les proches du président assassiné, son gouvernement, les préfets, appuyés par les milices locales hutues, montent des barricades et se lancent à la poursuite des Tutsis. Pendant ce temps-là, l’Allemagne, la Belgique, la France, et, la Communauté Internationale démissionnent en partie. La France est même accusée d’avoir participé au génocide. Dans le nord du pays, le FPR continue à avancer sur Kigali. Mais, il ne peut empêcher les massacres, qui se dérouleront entre avril et mai. Au mois de juin et début juillet, après le génocide de masse, les tueries ciblées continuent. Il s’agit d’éliminer tout survivant tutsi. Le 4 juillet le FPR prend Kigali. Les massacres commencent à cesser. Du côté des voyantes, seules Alphonsine et Nathalie ont survécu. Marie Claire Mukangango a été emportée. Après les apparitions, elle était devenue enseignante. Elle s’était mariée avec Elie Ntabadahiga, un journaliste. Elle meurt avec lui à Kigali.

Le chapelet des 7 Douleurs de Marie
Gino Testa est le responsable des groupes de prières Padre Pio de Paris. Il est proche de la voyante Alphonsine, qui vit dans une communauté de religieuses cloîtrées à Rome. A Paris, cette semaine, il organise pour commémorer cet évènement-anniversaire, des 20 ans de la reconnaissance des apparitions de Kibeho, une semaine de prière à la Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse de la rue du Bac, à Saint Louis d’Antin, et, à Saint Nicolas des Champs. Comme il l’explique, cette semaine est « autour du Chapelet des Sept Douleurs de Marie, Mère du Verbe ». Pour lui, « le message de la Vierge Marie est, toujours, d’actualité. D’autres épreuves sont là. Ce Chapelet permet de nous rapprocher d’Elle, de mieux L’aimer “en mettant nos petites mains dans la sienne pour qu’Elle nous conduise à Jésus”. » On le comprend, Marie parle au monde et à l’Eglise. L’entendront-elles ?

Eclairage réalisé par Antoine BORDIER, Consultant et Journaliste Indépendant
Photos © DR
Loi bioéthique : un texte marqué par l’idéologie au service des intérêts de l’industrie pharmaceutique
Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :
Le projet de loi dit de « bioéthique » sera voté ce soir dans sa version définitive par l’Assemblée nationale, au terme de trois longues années de débats vains, durant lesquelles aucune modification substantielle n’aura pu être apportée en dépit des réserves exprimées par les Français dans les conclusions des « Etats généraux », et des corrections apportées par le Sénat ou réclamées par quelques parlementaires courageux, attachés au respect de l’embryon humain et opposés à la modification génétique du patrimoine de l’humanité .
Si les précédentes lois de bioéthique auront, depuis 25 ans, abandonné la protection de l’embryon humain, le projet de loi actuel franchit une nouvelle ligne rouge
Sous couvert de « rénover le régime juridique qui s’applique aux cellules » et de « clarifier des termes […] intelligibles dans le contexte scientifique actuel », le projet de loi bioéthique autorise
- la recherche sur l’embryon humain jusqu’à 14 jours,
- la libéralisation de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines (CSEh),
- la création
- de gamètes artificiels,
- de copies d’embryons humains (articles 14 et 15),
- d’embryons chimères,
- d’embryons transgéniques (article 17).
Ce projet de loi engage la France dans une voie nouvelle où tout devient possible.
Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune, dénonce
« un projet de loi marqué par les intérêts de l’industrie pharmaceutique. S’il est “digne” et “bien intentionné” de produire et trier des embryons pour le congélateur, la paillasse de labo ou la poubelle, plus rien n’est indigne ni mal intentionné dans ce continuum de l’industrie procréative. Les lois de bioéthique n’ont jamais eu d’autre ambition que d’arracher la biologie à l’éthique à des fins idéologiques et mercantiles. »
Ces enjeux majeurs et techniques méritent un décryptage. La Fondation Jérôme Lejeune vient de publier un nouveau manuel sur l’embryon humain qui expose notamment les problématiques scientifique, juridique et éthique de la nouvelle loi.
Clovis, le premier royaume
En 481, le jeune chef des Francs saliens, Clovis, n’a que 15 ans lorsqu’il est élevé sur le pavois après la mort de son père Childéric. Cinq ans plus tard, tandis que l’Empire périclite, il entreprend de conquérir l’État voisin de Syagrius, « roi des Romains ». Vainqueur à Soissons, il restitue un vase sacré à l’évêque Remi de Reims, qui devient son appui. Clovis soumet les autres territoires francs, puis assiège Paris, où il fait la connaissance de la curiale Geneviève. Le roi des Francs se tourne ensuite vers Gondebaud, roi des Burgondes, pour tenter une alliance avec lui. Mais l’évêque Remi lui suggère d’épouser sa nièce catholique, Clotilde. Dès lors, le destin de Clovis le conduit à la conquête de presque toute la Gaule alors dominée par les Wisigoths ariens, mais aussi aux eaux baptismales. Il devient ainsi le premier roi du premier royaume chrétien d’Occident.
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Paru dans les 4 Vérités hebdo
Le projet de loi sur le respect des principes de la République : un projet contre nos libertés
Discours du député Emmanuelle Ménard lors de la discussion générale sur le projet de loi « séparatisme », dit respect des principes de la République, qui vient restreindre nos libertés, au lieu de promouvoir l’identité française :
Viktor Orban fait campagne dans Le Figaro contre l’idéologie européiste
Voici ce que peuvent lire les lecteurs du Figaro papier ce jour :

Jean Messiha : “En fait c’est toute la France qui mérite mieux que ce qu’est le Rassemblement national aujourd’hui”
Sur Boulevard Voltaire, Jean Messiha analyse l’échec du RN aux élections qui viennent de se dérouler dans un contexte inédit d’abstention et lance des pistes de réflexion pour l’avenir :
“(…) Dimanche 27 juin, au soir du deuxième tour, le bilan du RN pour cette double élection territoriale est clair : ZÉRO + ZÉRO= ZERO. Car ce que nous a caché le buzz autour des régionales, c’est une bérézina pire encore. Le RN ne gagne AUCUN conseil départemental sur les plus de 100 que compte notre pays. En tête dans quelques cantons, il n’a été en mesure de remporter une majorité départementale nulle part. Effarant ! D’autant que cette collectivité est celle que le camp national privilégie et à juste titre car elle est à la fois proche des administrés et héritière de la construction historique de la République (…)
On se demande partout : mais pourquoi le peuple RN ne s’est pas déplacé ? Les leaders du parti racontent que leurs électeurs ne s’intéressent pas aux élections locales. Mais c’est faux. En 2015 le parti avait enregistré des gains majeurs grâce à une forte mobilisation ce qui avait permis au FN de s’implanter fortement dans les conseils régionaux et départementaux, créant ainsi une vraie dynamique pour 2017. En 2021, le RN va voir sa représentation locale régresser fortement ce qui va, par ailleurs, accroître ses difficultés financières.
Je connais le peuple français. Il est courageux. Il est dur à la tâche. Il n’hésitera jamais à prendre une heure ou deux pour aller voter un dimanche. Mais voter pour quoi ? Voter pour qui ? Pour un mouvement qui se « chiraquise »? Qui commence à dire que l’islamisation de masse n’est pas une régression ? Que la CEDH ce n’est pas un problème ? Que l’on va s’accommoder de l’UE sans faire d’histoires ?
Le RN a préféré faire le choix de la sécurité comme leitmotiv électoral. Il n’y a qu’un malheur : la sécurité n’est que marginalement dans la compétence des régions et des départements… Mais le comble est que la sécurité figurait malgré tout et d’après un sondage réalisé par l’institut Opinion Way quelques jours avant le scrutin régional, au premier rang des préoccupations des électeurs. Cela n’a pas suffit à les faire se déplacer pour le parti qui est supposé l’incarner le mieux.
Mais là n’est peut-être pas le plus grave. Ce peuple, il a besoin de chair et d’âme, de présence, du contact avec celle ou celui qui est censé(e) l’incarner. Moi président du RN, j’aurais arpenté la France en long en large et en travers, levé tôt, couché tard, parlé, écouté, discuté, bu un coup, blagué et compati avec cette France qui souffre et espère tant. Je l’ai tellement fait. Je n’aurais pas fait des apparitions éclairs, des visites d’une petite heure, souvent sur un marché, une conférence de presse vite torchée, un petit tour chez un agriculteur et zou on reprend vite le train pour Paris. Je ne me serais pas uniquement montré dans des bourgs ou des hameaux bien tranquilles où il n’y a pas de risque de face-à-face avec des adversaires qui vous chahutent et qu’il faut savoir affronter plutôt qu’éviter. Bon sang, la France c’est aussi les villes : 50% des Français vivent dans une commune de plus de 10 000 habitants !
Mais au-delà des choix de candidats, des thèmes et du type de campagne, il y a en politique, et tout particulièrement dans un mouvement populaire, l’incarnation. L’incarnation : tout est là. C’est un subtil mélange de charisme, de compétence, de sacrifices, de travail acharné et il faut le dire de chance. Et ça, ça ne s’invente pas. Pas plus que ça ne s’acquiert. On l’a ou on ne l’a pas. Pour réussir cette rencontre magique avec le peuple il faut savoir parler à ses tripes, à son cœur et à son cerveau. Chacun des présidents de la Vème ont eu, à des degrés divers, ce don (…) Bref, il faut être « bon ». Mais pas seulement. Pour être la ou le meilleur, il faut s’entourer des meilleurs. Car c’est à leur contact que l’on s’élève… à condition de les écouter et de les lire. S’entourer de beaucoup de médiocres, qui ont le mérite d’être fidèles et flatteurs, pour se grandir est une erreur capitale. Car ce faisant, on cumule le manque d’émulation, de remise en cause et on n’inspire pas confiance à un peuple qui sait qu’un président est un chef d’orchestre.
Marine Le Pen a pris les rênes du parti il y a 10 ans. 10 ans après c’est un parti financièrement exsangue. Je lisais il y a quelques jours que LREM venait d’acheter un siège de 2.800 m2 dans Paris pour 35 millions d’euros. Contraste ! 10 ans après, la présidente du Rassemblement national n’a pas tout à fait tout raté. Mais elle n’a rien réussi vraiment. Elle a solidement installé le RN et elle-même sur la scène politique française en tant que figurant, second rôle et parfois tête d’affiche. Mais jamais comme producteur, scénariste, réalisateur et metteur en scène.
Elle a gagné la bataille de certaines idées. Mais n’a jamais convaincu les Français qu’elle et son équipe étaient capables de gouverner une région ou un simple département. « Vous n’avez jamais voulu me confier ne serait-ce que la Lozère. Mais je vous demande de me confier la France ». Voilà ce qui pourrait être le slogan de 2022. La présidente du RN a concédé vendredi dernier sur France Info qu’« il faudra récréer une dynamique » pour la présidentielle. Elle a une certaine habitude des montagnes russes. Mais cette fois-ci le chariot a-t-il encore assez de puissance pour remonter une énième pente ? (…)
Alors oui, à mon modeste niveau, je crois pouvoir donner un avis sur une personnalité qui a reçue en héritage une organisation solide et a bénéficié du sens de l’histoire. J’ai beaucoup rencontré à travers le pays ces militants, adhérents électeurs du RN qui se battent pour que la France reste la France. Et franchement, ils méritent mieux. En fait c’est toute la France qui mérite mieux que ce qu’est le Rassemblement national aujourd’hui. Ce mouvement, allié à d’autres, porte en lui l’espoir d’un avenir meilleur. Mais encore faut-il qu’il soit dirigé par les meilleurs. Que faire alors ? Encore un peu de patience. On en reparle très bientôt.”
Gilbert Collard boude le congrès du Rassemblement national
Lu dans Valeurs Actuelles :
Le rendez-vous était donné depuis plusieurs mois par Marine Le Pen. Le congrès de Perpignan, qui débute samedi 3 juillet, devait permettre au parti de surfer sur les bons résultats annoncés aux élections régionales. Mais cela risque finalement de tourner en réunion de crise, à dix mois de la présidentielle. Plusieurs cadres demandent une remise en question de la stratégie adoptée par le parti, qui a conduit à la défaite du 27 juin.
Dans ce contexte, la moindre étincelle peut embraser le parti, déjà fragilisé par deux tendances représentées par le pôle Briois-Bilde dans le nord et une ligne plus droitière dans le sud alors que ce congrès, qui se tiendra samedi 3 et dimanche 4 juillet à Perpignan, est l’occasion de montrer une unité derrière la présidente du parti. Marine Le Pen devrait se voir réélue avec 100% des voix à la tête du RN, faute d’adversaire.
Mais le plébiscite affiché pourrait être entaché par une absence remarquée. L’avocat et député européen du Rassemblement national, Gilbert Collard, ne sera pas de la partie, comme le rapportait le JDD, ce dimanche. « J’ai demandé deux places pour mes enfants que l’on m’a refusées », confirme-t-il à Valeurs actuelles. L’élu du Gard se retrouve alors dans l’impossibilité d’être conduit. S’il refuse d’en dire plus sur ses sentiments, cette péripétie vient confirmer des relations « fluctuantes » avec la présidente du mouvement ces derniers temps, confirme un proche du parti.
Pas question pour autant de désavouer Marine Le Pen, précise Gilbert Collard, pour qui elle est la seule candidate possible. Il n’attend cependant rien de ce weekend. « Il ne se passera rien au congrès », regrette-t-il, même si pour lui « il y aurait un grand besoin de discussion sur la stratégie ». L’avocat est l’un des rares cadres du parti à condamner la stratégie de dédiabolisation entreprise ces dernières années. « Je n’ai pas envie d’être invité dans les salons parisiens avec Roselyne Bachelot et Bernard-Henri Lévy », lâche-t-il. « Nous avons un discours de fermeté à tenir, à force de trop vouloir plaire à tout le monde, on risque de ne plus plaire à nos électeurs », prévient l’élu qui avait rejoint Marine Le Pen en 2012.
Une ligne « ultra-minoritaire », selon lui, mais que les résultats décevants des élections régionales ont révélé. Le maire RN de Moissac dans le Tarn-et-Garonne, Romain Lopez, dénonce une « négligence de l’ancrage local » de la part du parti. […]
De son côté, Gilbert Collard attend un changement dans la manière d’appréhender la politique et de faire campagne. « Ce qui compte, c’est que les gens retrouvent l’amour de la politique, il faut reconquérir le terrain et les coeurs », insiste-t-il. Au-delà de l’implantation locale, c’est surtout « une dynamique relationnelle » à mettre en route afin de « créer une fraternité ». L’eurodéputé appelle à sortir « du confort des plateaux de télévision » pour retrouver « une incarnation charnelle ». […]
Mater Dolorosa
Mater Dolorosa, ou Vierge de douleur est la dernière sculpture de Jean-Joseph Chevalier pour une paroisse de Nouvelle Calédonie. Restant à la disposition des paroisses, communautés ou particulier, son savoir faire est mis au service de l’évangélisation par la Beauté du Sacré.
Le principe de subsidiarité
Le second numéro d’une nouvelle revue de philosophie du droit, l’Affectio Societatis, réalisée par des avocats et juristes soucieux de réfléchir au juste à l’école d’Aristote et Saint Thomas d’Aquin, est consacrée au principe de subsidiarité. Le premier numéro portait sur la justice distributive.
Me Grégoire Belmont, avocat au Barreau de Paris et président du cercle Affectio Societatis, écrit dans un article consacré au principe de subsidiarité, idéal de la République organique :
[…] Le premier mérite du principe de subsidiarité est d’établir la nécessité d’un juste partage des pouvoirs. Le droit n’est pas que le partage des choses matérielles : il fixe aussi des limites entre les juridictions, et rend à chacun l’autorité qui lui est due.
Ce partage des pouvoirs se fait selon un critère de suppléance. L’autorité supérieure doit laisser tout pouvoir à l’autorité subalterne tant que son intervention ne s’avère pas bénéfique
Le mot “subsidiarité” vient de “subsidium”, auxiliaire, renfort. Le principe exprime juridiquement la conception selon laquelle le gouvernant est l’aide de son peuple : son pouvoir est de nature ministérielle selon l’enseignement du Christ dans l’Evangile de Saint Jean, qui institue le prince serviteur de ses sujets. Comme le rappelle Saint Thomas d’Aquin, si l’inégalité politique des hommes est un fait de nature, le fondement de l’autorité n’en demeure pas moins le bien commun, et celui des subordonnés.
L’homme est en dernière analyse acteur de sa propre perfection : s’il est mû sans nécessité par un autre, son destin se brise, sa créativité s’étiole. Donner à une autorité mal informée et incapable d’agir un pouvoir excessif sur la vie concrète du citoyen, c’est brider inconsidérément sa vitalité, son initiative, l’asservir à des diktats inutiles. Comme le souligne Aristote, c’est grâce à la complémentarité des talents, des forces, des aspirations que la Cité devient le lieu du bien-vivre : l’uniformisation des citoyens et la collectivisation forcenée l’étouffent et la mènent à la mort.
Une autorité trop englobante aime l’ordre qu’elle crée pour lui-même. Elle ne saisit pas les situations qui lui sont soumises dans toute leur diversité et leur complexité. Elle statue par décisions d’ordre général à l’égard de cas différents, ce qui est à la fois injuste et contre-productif. Visant le bien de l’ensemble, elle sacrifie inutilement le bien de certaines parties du corps politique.
Le partage du pouvoir se fera donc selon le caractère plus ou moins commun du bien que l’autorité entend prendre en charge. […]
La démocratie moderne a paradoxalement introduit un divorce entre le peuple et l’Etat, entre le privé et le public. Tout le civisme des citoyens est censé s’exprimer dans un vote. A partir de ce vote, deux entités s’opposent : au-dessus de nos têtes, l’Etat, seul dépositaire de la souveraineté populaire. Aucune loi supérieure ne le borne, si ce n’est celle de la gouvernance supranationale ; aucune loi, coutume ou juridiction inférieure ne le limite. Il est seul chargé d’un intérêt général abstrait, qui se décompose, au plan juridique, en ordre public d’une part, en droits subjectifs d’autre part : or, qui dit droits subjectifs dit satisfaction des besoins et désirs individuels, de sorte que l’Etat se penche jusqu’à nous au travers de collectivités territoriales ou d’entités semi-publiques, certes juridiquement distinctes mais soumises à sa loi.
Pour pallier aux manques de sociabilité qu’il a lui-même créés, l’Etat se charge d’objectifs politiques abstraits (mixité, diversité, pluralisme) directement contraires à l’amitié politique, puisqu’ils empêchent les citoyens de communier à la même vérité et rendent le citoyen comptable de ses affinités.
[…]
Si les corps constitués sont statutairement soumis à la fois au bien commun de leurs membres et au bien public, rien ne s’oppose à ce qu’ils se gouvernent dans leur ordre, et selon leur finalité propre. Le souci du gouvernant ne peut être que leur épanouissement, selon la loi de croissance qui est la loi de nature. Il vient en renfort, mais l’Etat, ce n’est pas Lui. N’étant que le sommet de la pyramide, son souci est de vivifier la base, et non de la tarir. La forme de l’Etat épouse celle du corps social, d’où son extrême élasticité.
L’intervention du gouvernant dans la gestion d’un corps intermédiaire ne peut alors avoir que deux motifs :
- Placer ce corps sous tutelle en raison de déficiences qui l’empêchent d’atteindre sa fin propre. Néanmoins, dans une société bien faite, cette tutelle n’est pas nécessairement exercée par le Prince;
- Orienter sa croissance, ou la brider en raison de finalités d’ordre supérieur, notamment liées à des considérations de justice ; néanmoins, un gouvernant doit encourager chaque fois que possible la vitalité des citoyens plutôt que de la brider par des plans présomptueux.
Ainsi, les corps pourront être dotés d’une liberté véritable puisque, comme le faisait remarquer le Parlement de Paris à Louis XVI lors de la suppression des jurandes, ils tirent leur légitimité de l’histoire, et plus encore de la nature. Respectable, leur liberté sera respectée.
Rétablir la subsidiarité impose donc de revivifier la propriété, la famille, la société, la corporation, l’association, les corps de villes et de province à l’abri des conceptions individualistes du Code Civil.
[…]
CNews a bousculé l’hégémonie de certains médias traditionnels qui pensent et disent tous les mêmes choses
Serge Nedjar, directeur général de CNews, a été interrogé dans Le Figaro :
Libération vous traite de chaîne d’extrême droite. Est-ce le cas ?
Cela devient une habitude et une forme d’expression d’assimiler CNews à une chaîne d’extrême droite en stigmatisant les personnes qui y travaillent. Ce n’est tellement pas le reflet de ce qui se passe ici ! Mais c’est tellement facile ! En réalité, nous avons bousculé l’hégémonie de certains médias traditionnels qui pensent et disent tous les mêmes choses et renvoient dans le « camp du mal » ceux qui ne pensent pas comme eux. C’est sans finesse et sans nuance. Le public, lui, n’est pas dupe. Il sait que CNews ne roule pour personne, ni parti ni homme politique, hormis ses téléspectateurs. Chaque fois que nous sommes attaqués, d’ailleurs, notre audience progresse.
Des études suggèrent pourtant que CNews accorde plus de place aux invités d’extrême droite, non ?
Le service juridique du groupe Canal+ suit l’antenne du matin au soir. Tous les temps de parole des hommes et femmes politiques sont mesurés. Nous avons quotidiennement un compte rendu en fin de matinée et en fin de journée afin de vérifier que nous respectons bien les obligations du CSA en matière de pluralisme. Avec le service programmation, qui a seul la main sur les invités, nous passons notre temps à faire des ajustements. Au niveau du temps d’antenne politique, nous sommes irréprochables.
Et la mise en demeure du CSA concernant Philippe Ballard, candidat du RN ?
Il y a une méprise d’interprétation entre le CSA et nous. Nous nous sommes expliqués. Nous ne méritions pas cette mise en demeure que nous estimons hors de propos et nous la contestons. Pour preuve, nous avions jusqu’au 18 juin pour nous mettre en conformité et nous le sommes largement. Nous avons été très surpris de la publicité qui a été faite par le CSA autour de cette affaire.
Quel bilan tirez-vous de la saison ?
CNews affiche une saison à 1,8 % de part d’audience. Ce qui représente un gain de 65 % en un an. C’est la plus forte hausse du PAF, toutes chaînes confondues. Avec 245 % d’augmentation, l’émission « L’Heure des pros 2 » en soirée, enregistre la plus forte croissance de la grille. Mais toutes nos émissions progressent, de « Punchline » avec Laurence Ferrari, qui croît de 100 %, à Sonia Mabrouk, aux commandes de « Midi News » , en hausse de 90 %. Depuis son lancement en 2017, CNews a triplé son audience. Nous n’avons plus le même statut. Nous avons un poids sur les épaules auquel nous n’étions pas habitués.
Comment expliquez-vous la percée de CNews ?
CNews, c’est la rencontre entre une société qui doute, des concitoyens qui s’interrogent et une chaîne qui s’intéresse à eux. En 2019, au moment de la crise des « gilets jaunes » , nous avons eu un premier afflux d’audience. C’est là que nos émissions de débat ont commencé à s’installer. Nous avons été le réceptacle de l’inquiétude qui s’exprimait alors. Puis, avec le premier confinement, de très nombreux Français ont découvert la chaîne et des personnalités dont le point commun est de ne pas être des donneurs de leçons. Il y a de la sincérité qui passe à l’écran. Dans nos débats, nous traitons des sujets qui les préoccupent et qui ne sont presque jamais abordés ailleurs, car trop inflammables, comme l’insécurité, l’immigration, l’écologie. Nous mettons aussi toutes les opinions autour de la table, y compris les plus tranchées. La seule limite chez nous, c’est la limite du droit. […]
Lynchage : condamné à 6 mois ferme, l’agresseur est ressorti libre du tribunal
Un homme de 18 ans accusé d’avoir passé à tabac un chauffeur de bus dans la nuit de jeudi à vendredi au centre-ville de Grenoble a été condamné lundi par le tribunal correctionnel à un an d’emprisonnement dont six mois assortis du sursis. Le prévenu est néanmoins sorti libre du palais de justice, le tribunal n’ayant pas délivré de mandat de dépôt et cette peine étant aménageable.
Cette affaire récente fait écho à une autre, plus ancienne. Un jeune homme de 19 ans, tabassé en août dernier, dans l’Hérault, est désormais paraplégique. Dans l’incapacité de parler, il n’a toujours pas été entendu et sa famille réclame justice. Lorenzo est cloué sur un lit d’hôpital, au département anesthésie et réanimation du CHU Lapeyronie. Ses bras et ses mains ne fonctionnent plus normalement. Quatre de ses cervicales ont été fracturées et la moelle a été touchée. 3 individus suspectés d’avoir commis ces violences, placés en détention provisoire par un juge de la liberté et de la détention sur réquisition du parquet, ont été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire quatre jours plus tard grâce à une procédure en urgence de référé-liberté devant la cour d’appel, où ils ont présenté des garanties de représentation. Sa maman témoigne :
— 🎬 Marie h 🎬 (@CluzeauHelene) June 28, 2021
Bonjour @EmmanuelMacron,
Lorenzo, 20 ans, n’est pas en marche : suite à une agression, il y a un an, il est tétraplégique.
Élise, sa maman, veut comprendre pourquoi les agresseurs sont en liberté ? Sont-ils protégés ? Est-ce que la justice c’est de la poudre de perlimpinpin ? pic.twitter.com/yc7uSrxdCR— Rémi Gaillard (@nqtv) June 22, 2021
Zemmour : “Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont pas mal de points communs : par exemple une gestion autocratique de leur mouvement.”
Eric Zemmour a révélé que son éditeur Albon Michel ne souhaitait plus publier ses ouvrages, sous prétexte que l’élection présidentielle arrive…
Commentant le second tour des élections, l’éditorialiste a souligné :
“Je pense qu’il y a un certain mépris [chez Marine Le Pen et E.Macron] pour la base et aussi pour les électeurs”
A propos du tweet de David Rachline le montrant en train de célébrer un mariage entre deux personnes de même sexe :
“Pourquoi fait-il ce tweet pour choquer une partie de l’électorat ? Je pense qu’il y a là un certain mépris”.
“Pour Emmanuel Macron, Marine Le Pen est la garantie de sa réélection. Il sait qu’il va encore l’écraser lors du débat du second tour. Pour lui, l’adversaire idéal c’est Marine Le Pen. Là il a perdu son adversaire idéal”.
“Tout le monde a compris, y compris chez les militants du RN, que ce duel [Macron / Le Pen] n’était plus inévitable. Maintenant ils peuvent parler.”
“A force de renoncer à ses fondamentaux, Marine Le Pen a donné l’impression de se soumettre à l’idéologie de son adversaire. Maintenant que fait-elle ? Elle a répondu hier. Elle a choisi de confirmer son positionnement centriste”.
C’est arrivé un 29 juin…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 29 juin 1380 : Louis Ier d’Anjou devient héritier du royaume de Naples.
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le 29 juin 1610 : les funérailles d’Henri IV sont célébrées à Notre-Dame de Paris.
Une fois embaumé, le corps du Roi est mis en bière et exposé dans la grande chambre de parade du Louvre, pendant dix-huit jours. La chapelle ardente sert pour la célébration de 100 messes basses et 6 grand-messes quotidiennes!
Le 25 juin, Louis XIII apporte de l’eau bénite à son père. Le 29 juin, une procession de tous les corps constitués est organisée et accompagne le corps d’Henri IV jusqu’à Notre-Dame, où a lieu une première cérémonie. Le lendemain, 30 juin, le corps part pour la nécropole royale de Saint-Denis où l’inhumation a lieu le 1er juillet 1610.
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le 29 juin 1642 : seconde prise de possession des îles Mascareignes par la France.
4 ans après la première prise de possession le 25 juin 1638, les Français prennent une seconde fois possession des îles Mascareignes au nom du Roi de France et la rebaptisent île Bourbon.
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le 29 juin 1672 : le Roi Louis XIV repousse les conditions de paix hollandaises.
Louis XIV juge insuffisantes les propositions de paix faites par les Hollandais à l’instigation du grand pensionnaire Jan de Witt. La guerre de Hollande se poursuit.
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le 29 juin 1683 : à Alger, les prisonniers esclaves français sont libérés.
Le 15 décembre 1681, les barbaresques capturent un bâtiment de la marine royale française ; son commandant, le Chevalier de Beaujeu, et l’équipage sont vendus comme esclaves à Alger. Le 27juin 1683, la Royale bombarde Alger, des négociations commencent.
Elles aboutissent à la libération des prisonniers. Voir la chronique du 28 Juillet.
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le 29 juin 1785 : le Roi Louis XVI et le ministre de la Marine Castries remettent officiellement à Lapérouse les instructions pour son expédition de reconnaissance du Pacifique.
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le 29 juin 1793 : bataille de Nantes, échec de l’armée Royale Catholique.
L’armée Royale Catholique échoue aux portes de Nantes, la grande ville républicaine de l’ouest. Cathelineau, blessé dans la bataille, meurt dans les jours suivants. C’est en fait le tournant de la guerre. La Convention, désormais sous les ordres de Robespierre, s’apprête à réagir vivement. La violence et la cruauté de la république sera à la hauteur de la terreur causée par les Vendéens. Paris décide d’exterminer la région.
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le 29 et 30 juin 1795 : combats sanglants dans l’ouest catholique.
Charette a repris les armes le 26 juin au cri de « Vive Louis XVIII ! » Les 29 et 30 juin, les deux Guérin et Sapinaud battent les Bleus à Mareuil, à Beaulieu, à Montaigu et à Aigrefeuille et leur enlèvent dix mille rations de pain et d’eau-de-vie. Des officiers et des soldats bleus, entassés dans des maisons vides sont livrés aux flammes : la boucherie continue. A cette nouvelle, le bataillon des chasseurs de Cassel sort du camp de Pierre-Levée, se répand dans les campagnes voisines, pille, égorge, incendie et ne rentre qu’après avoir détruit tout le pays environnant.
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le 29 juin 1880 : cession de Tahiti à la France.
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le 29 juin 1880 : le Sénat approuve la date du 14 juillet comme fête nationale.
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le 29 juin 1896 : départ de la colonne Marchand.
Marchand obtient quelques moyens dérisoires pour organiser une expédition dans les profondeurs du continent africain. La colonne française Marchand part de Marseille pour le Congo et traverser l’Afrique vers l’est jusqu’au Nil, emportant 3000 charges de 30 kg et le vapeur démontable Le Faidherbe. La colonne Marchand, avec 5120 tirailleurs et 8 officiers, atteint Fachoda et renforce les défenses de la place avant l’arrivée des Anglais. Le pouvoir politique parisien furieux de voir conquis à si bon compte un empire immense, force Marchand à donner la place aux Anglais. Il part alors du sud Soudan pour terminer son expédition à Djibouti. Voir les chroniques du 10 juillet, du 18 septembre, du 11 décembre, du 13 janvier.
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le 29 juin 1922 : la France offre 100 hectares de la crête de Vimy au Canada.
En reconnaissance des sacrifices consentis par le Canada lors de la Première Guerre mondiale et pour la victoire remportée par les troupes canadiennes lors de la bataille pour la capture de la crête de Vimy en avril 1917, cette terre leur est offerte. Le monument actuel est érigé par les Canadiens, lesquels comptent plus de 66 000 morts. Le terrain n’est pas canadien comme peut l’être une ambassade, car le gouvernement français a accordé « au Gouvernement du Canada, gracieusement et pour toujours, le libre usage de la terre, exempte de toute forme de taxe ». La loi française s’y applique.
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le 29 juin 1930 : canonisation des Martyrs de la Nouvelle-France.
Le 21 juin 1925, les premiers martyrs de l’Amérique du Nord, six missionnaires et deux jésuites sont déclarés bienheureux. Le 29 juin 1930, le pape Pie XI, canonise les Pères Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Antoine Daniel, Charles Garnier, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil et Jean de La Lande, tous de la Compagnie de Jésus!
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le 29 juin 1949 : diffusion à Paris du premier journal télévisé.
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le 29 juin 1886 : naissance de Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères, un des pères fondateurs de la CECA.
Robert Schuman, homme d’Etat français, naît le 29 juin au Luxembourg. Avocat, il devient président du Conseil des ministres de Vincent Auriol en 1947, puis ministre des Affaires étrangères de 1947 à 1952. Il est considéré comme l’un des fondateurs de l’Europe ; son procès de béatification a été lancé en 1991 et reste au point mort, faute de miracle reconnu.
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le 29 juin 1900 : naissance d’Antoine de Saint-Exupéry.
Antoine Marie Jean-Baptiste Roger de Saint-Exupéry est un écrivain et aviateur français. Il est né le 29 juin 1900 à Lyon. Il s’oriente vers les beaux-arts, avant de devenir pilote d’aviation suite à son service militaire. En parallèle de son emploi à l’aéropostale, Saint-Exupéry écrit de nombreux romans. Il disparaît en vol le 31 juillet 1944.
Son expérience de pionnier de l’aviation et de pilote de guerre lui donnera toute la légitimité pour délivrer son principal message : c’est par le dépassement de soi que l’on devient un Homme. Parmi ses principaux livres se trouvent :
- L’Aviateur
- Courrier sud
- Vol de nuit (Prix Femina)
- Terre des hommes
- Pilote de guerre
- Lettre à un otage
- Le Petit Prince
- Citadelle, (ouvrage posthume)
Très remonté contre la politique des gaullistes voici quelques extraits de ce qu’il écrit pendant la guerre :
« Dites la vérité, Général, la France a perdu la guerre, mais ses alliés la gagneront. » (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 208)
« L’armée qui reculait n’était plus une armée […] La France a joué son rôle […] Les vaincus doivent se taire comme les graines. » (Pilote de guerre)
«Il me semblait qu’un Français à l’étranger devait se faire témoin à décharge et non à charge de son pays (EG, p. 286) […] Si je n’étais pas gaulliste à New York, c’est que leur politique de haine n’était point pour moi la vérité » (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 269).
« J’ai eu raison, je crois, dans tout ce que j’ai pensé depuis deux ans sur les affaires de mon pays. Je n’aime pas plus aujourd’hui le général De Gaulle. C’est ça, la menace de dictature. C’est ça, le national-socialisme. Je n’aime pas la dictature, la haine politique, le credo du parti unique. Quand le national-socialisme meurt ailleurs, ce n’est vraiment pas raisonnable de le réinventer pour la France. Je suis très impressionné par cette bande de fous. Leur appétit de massacre entre Français, leurs souhaits en ce qui concerne la politique d’après-guerre (bloc européen) conduira une France aussi affaiblie que l’Espagne à ne plus être qu’un satellite de la Russie ou de l’Allemagne. Ce n’est pas dans cette direction que loge pour moi la vérité. » (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 272-273)
« Je continue de penser que le salut de mon pays ne réside point dans une épuration sanglante par les fanatiques du « parti unique » ». (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 286)
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le 29 juin 1908 : réforme de la Curie romaine.
Le pape Pie X réforme la curie romaine créée par le pape Paul III en 1542 et structurée par le pape Sixte V en 1588 ; elle est restée jusque-là sans grands changements. Pie X décide de la réorganiser avec la bulle « Sapienti Consiglio ». La curie est composée de onze congrégations au lieu des vingt-deux ; la Sainte Inquisition est remplacée par la Sacrée Congrégation pour la propagation de la foi. Depuis, la Curie Romaine a subi deux autres réformes, sous Paul VI en 1967 et Jean-Paul II en 1988. Le pape François continue cette réforme aujourd’hui.
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le 29 juin 2004 : Michel Rocard est entendu par la Cour de Justice de la République.
C’est dans le cadre du dossier sur le financement douteux d’associations d’handicapés par son Secrétaire d’Etat Gilibert de 1988 à 1993. Rocard dit avoir ignoré les montages financiers en question.
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le 29 juin 2009 : le Pape Benoît XVI publie l’encyclique “Caritas in veritate”.
Extrait :
« Toute personne expérimente en elle un élan pour aimer de manière authentique: l’amour et la vérité ne l’abandonnent jamais totalement, parce qu’il s’agit là de la vocation déposée par Dieu dans le cœur et dans l’esprit de chaque homme. Jésus Christ purifie et libère de nos pauvretés humaines la recherche de l’amour et de la vérité et il nous révèle en plénitude l’initiative d’amour ainsi que le projet de la vie vraie que Dieu a préparée pour nous. Dans le Christ, l’amour dans la vérité devient le Visage de sa Personne. C’est notre vocation d’aimer nos frères dans la vérité de son dessein. Lui-même, en effet, est la Vérité. »
Projet de loi ni bio ni éthique : seulement 84 députés ont voté “pour” en 3ème lecture
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Le 24 juin, le Sénat a rejeté en bloc, à une très large majorité, le projet de loi bioéthique. Il n’a pourtant pas le pouvoir de rejeter définitivement le texte qui sera voté une dernière fois demain, mardi 29 juin, à l’Assemblée nationale.
Lors de la troisième lecture par l’Assemblée le 9 juin dernier, il n’y avait que 130 votants et seulement 84 députés ont voté “pour” ce texte : 84 députés sur 577, c’est très peu et révèle combien cette loi ne fait l’objet d’aucun consensus et divise profondément la société.
L’association Juristes pour l’enfance demande donc aux députés de voter contre ce projet de loi.
Le résultats des élections régionales hier a montré que les français désapprouvent la politique menée par Monsieur Macron et son Gouvernement.
Le vote bioéthique sera scruté par les électeurs qui en tiendront compte pour les scrutins présidentiels et législatifs de l’an prochain.
Cette loi est injuste car elle privilégie les intérêts des adultes au détriment des enfants qui sont discriminés, privés du droit d’avoir un père, privés du droit de faire établir leur filiation réelle.
Cette loi institue un droit à l’enfant, et ouvre la porte au marché de l’enfant programmé, sélectionné, sans défaut, à qui on impose aujourd’hui deux mères ou une mère seule, sans se soucier des conséquences sur sa santé physique ou mentale.
Elle ouvre une boite de pandore impossible à refermer comme en témoignent déjà les nouvelles revendications annoncées pour une prochaine loi par Jean-Louis Touraine notamment : légalisation de la GPA, PMA post mortem, PMA pour les personnes trans entrainant la confusion sur l’état-civil de leurs enfants, ROPA.
Ce sera aussi la rémunération des gamètes pour pallier la pénurie, puis la conception d’enfants à l’aide de gamètes artificiels, l’utérus artificiel. Tout cela au nom d’un prétendu progrès qui n’apportera le bonheur à personne, mais qui fera les délices du marché de la procréation.
Cette loi est de surcroît dangereuse car elle cautionne les manipulations génétiques et menacent l’intégrité de l’espèce humaine. Alors que d’autres alternatives sont possibles pour la recherche, le choix posé car cette loi est d’encourager l’utilisation de l’homme comme matériau le plus rentable, favorisant encore une logique de marché.
Il est encore temps d’arrêter ce projet de loi de bioéthique qui n’est pas un projet pour notre humanité, mais seulement un projet mercantile qui nous emmène dans une impasse.
Les députés peuvent marquer l’Histoire en votant CONTRE ce projet de loi.
Au nom des enfants d’aujourd’hui et de ceux des générations futures, Juristes pour l’enfance les en remercie.
Dans le Monde, les professeurs de philosophie Elisabeth Geffroy, Pierre Manent et François-Xavier Bellamy (LR) signent une tribune pour dénoncer ce texte qui va autoriser les chimères homme-animal, les embryons transgéniques, les « bébés-médicaments ».
📺 Vu sur @francetvsport : @LaManifPourTous sur les routes du #TourDeFrance2021 pour dénoncer la #PMAsansPère : fabrique de bébés sans père et payés par les Français. ✊ Retrait du #PJLBioéthique ! pic.twitter.com/Tlb9rS5svv
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) June 28, 2021
31 scientifiques internationaux pour «une enquête complète sur l’origine du SARS-CoV-2» : complotistes ?
Le 12 juin 2021, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré que les familles des millions de personnes qui sont mortes du COVID-19 «méritent de savoir quelle est l’origine de ce virus, afin que nous puissions éviter que cela ne se reproduise». En accord avec ce souhait, les dirigeants du G7 ont publié le lendemain une déclaration commune appelant à «une étude de phase 2 sur les origines de la COVID-19, qui soit transparente, établie dans un délai raisonnable, dirigée par des experts, fondée sur la science, convoquée par l’OMS et également menée, comme le recommande le rapport des experts, en Chine».
En tant que scientifiques et médiateurs scientifiques ayant demandé une enquête complète sur les origines de la pandémie dans trois lettres ouvertes, publiées cette année (n°1, n°2 et n°3), nous nous félicitons de ces déclarations et demandons à nouveau une enquête scientifique complète sur toutes les hypothèses d’origine plausibles, dotée d’un accès illimité à tous les dossiers, échantillons et personnels pertinents en Chine, et ailleurs si nécessaire.
Tous les peuples et toutes les nations, y compris la Chine, ont un intérêt direct à ce que l’origine de la pandémie soit identifiée et que nos plus grandes vulnérabilités soient traitées. Il est donc particulièrement regrettable qu’aucune enquête exhaustive sur toutes les origines plausibles n’ait encore été menée, et qu’aucune ne soit actuellement prévue.
Culture de mort
A Gibraltar, les électeurs étaient appelés à se prononcer par référendum, le jeudi 24 juin, sur une modification de la législation sur l’avortement. 62% des votants ont répondu « oui » à la question de la mise en place d’une nouvelle législation. Le Ministre en chef de Gibraltar, Fabian Picardo, a annoncé que le gouvernement modifierait la loi sous 28 jours. Jusqu’à présent, l’avortement était interdit à Gibraltar, sauf s’il s’agissait d’une question de vie ou de mort pour la mère. L’avortement était jusqu’à présent passible de la prison à vie. Désormais, les femmes pourront avorter jusqu’à la douzième semaine de leur grossesse “si leur santé physique ou mentale est en danger“, notamment en cas de viol ou d’inceste, ou lorsque le fœtus présente des “déficiences physiques mortelles“. Ce délai peut être allongé, “si le danger est jugé irréversible“.
Jeudi 24 juin, un projet de loi, adopté à l’unanimité par l’Assemblée de Polynésie, modifie la règlementation relative à l’avortement. 1000 avortements y sont pratiqués chaque année. 60% sont réalisés par voie médicamenteuse. Ce projet de loi a pour objectif d’une part, de renforcer l’accompagnement des femmes, en instaurant deux consultations obligatoires. D’autre part, l’avortement médicamenteux pourra désormais être prescrite par les sages-femmes, aux femmes mineures et majeures. Un second texte a été adopté jeudi, afin de permettre l’accès à la pilule du lendemain pour les mineures sans consentement parental. En effet, celle-ci sera distribuée de façon anonyme et gratuite, sans prescription médicale, dans les établissements scolaires ou universitaires.
Il ne suffit pas de concélébrer pour être uni à son évêque
D’un lecteur du Salon beige :
Il ne suffit pas de concélébrer pour professer la foi catholique. Toute la foi catholique. J’ai, à différentes reprises, été témoin de conversations de prêtres pendant l’homélie de l’évêque lors de la messe chrismale concélébrée, ceux-ci commentant avec malveillance les propos du prédicateur autant que sa personne.
Quand on sait quelle doctrine a été enseignée dans les séminaires depuis les années 60, on peut se dire que la foi de l’Eglise est sans doute peu connue d’une vaste partie des prêtres et des évêques. Sinon nous n’en serions pas là, tant au plan des dérives liturgiques que du désastre catéchétique. Sans parler des universités dites catholiques qui errent depuis si longtemps.
Il est à craindre que, lorsque le futur prêtre, ou le futur évêque, s’engage à adhérer à la foi catholique le jour de son ordination, il ne coche pas toutes les « cases » du dogme et de la morale telles qu’elles apparaissent dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique promulgué par St Jean-Paul II.
Une importante frange du clergé diocésain est sans doute moins attachée au magistère bimillénaire tel qu’il apparaît dans les textes du Concile Vatican II… que les prêtres de la Fraternité Saint Pierre ou de tout autre institut dit traditionnel. Et sans doute même de la Fraternité Saint Pie X. Même Mgr Fellay affirmait adhérer à 95% des textes du dernier concile. Ici-bas, que de paradoxes !
Il suffit de converser avec des prêtres, ici et là, pour s’apercevoir de l’indigence de leur formation. Et de leur foi. C’est effroyable pour le pénitent catholique.
Heureusement qu’il existe des instituts comme la Fraternité Saint-Pierre, la Communauté Saint Martin, etc. qui dispensent un enseignement qui nourrit l’intelligence, et forme la foi des séminaristes. En fait, il n’est pas nécessaire d’être tradi pour être inquiété, il suffit simplement d’avoir des vocations et de proposer une formation spirituelle et doctrinale fidèle au magistère bimillénaire de l’Eglise. La Communauté Saint-Martin fait d’ailleurs régulièrement l’objet d’une surveillance sourcilleuse voire malveillante.
En outre, de nombreux prêtres diocésains, qui n’aiment pas concélébrer, et ils sont nombreux chez les jeunes, parce qu’ils pensent utile de veiller à ce que le peuple chrétien puisse avoir la chance de bénéficier d’un horaire de plus pour la messe, peuvent être aussi victimes de certaines observations de la gouvernance diocésaine…
Communion, que d’exclusions en ton nom !
Le nombre de prêtres ayant cessé de célébrer la messe en semaine pendant le confinement est sans doute plus élevé chez les habitués de la concélébration que chez les autres.
Il est notable que de très nombreux prêtres de la Fraternité Saint-Pierre (et d’autres bien entendu) ont très largement développé leur apostolat pendant la période du Covid, davantage que dans les rangs des prêtres plus « cools » au plan doctrinal… C’est peut-être cela qu’on veut aussi leur faire payer.
Oui, l’attachement à la foi catholique dans son intégralité est le carburant de la mission.
Je crains qu’un enfant ayant été au catéchisme de la Fraternité Saint-Pierre, en classe de CM2 à Dijon par exemple, connaisse mieux les fondamentaux de la foi qu’un prêtre qui se suffit de la lecture des publications de Bayard…
Qu’on se rassure, si ce dernier concélèbre, c’est l’essentiel ! Est-ce cela le message que souhaite adresser Mgr Minnerath au monde catholique français ?

