C’est arrivé un 6 avril…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 6 avril : saints du jour français ou en France.
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St Winebaud, abbé à Troyes († 620)
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À Troyes, vers 620, saint Winebaud, abbé du monastère de Saint-Loup, réputé pour ses mortifications.
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St Prudence, évêque de Troyes († 861)
À Troyes, en 861, saint Prudence, évêque, qui composa un abrégé du psautier pour les itinérants, sélectionna un certain nombre de textes de l’Écriture sainte pour les candidats au sacerdoce et restaura la discipline dans les monastères.
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le 6 avril 570 : naissance du Roi Childebert II.
Roi mérovingien portant le titre de Roi des Francs d’Austrasie, puis des Francs des Burgondes et des Francs de Paris.
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le 6 avril 1362 : bataille de Brignais.
Depuis le début de la guerre de Cent Ans, la France a été battue à Crécy (1346) et à Poitiers (1356). La trêve entre Français et Anglais, pendant la détention du Roi Jean II le Bon, voit les mercenaires des grandes compagnies non payés. Aussi ravagent-ils et pillent-ils les campagnes françaises. Le Roi décide de les détruire, mais elles s’unissent pour mieux résister et prennent par surprise l’ost royal au sud de Lyon. Le connétable Jacques 1er de Bourbon, arrière-petit-fils de Saint louis est tué lors du combat.
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le 6 avril 1574 : François Viète est reçu conseiller au parlement de Rennes.
Il lit en public une profession de foi catholique, il y annonce son retour à la foi Catholique.
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le 6 avril 1606 : le duc de Bouillon rend au Roi Henri IV la place forte de Sedan.
Sedan est alors une place forte d’importance capitale entre les Pays Bas espagnols et la Lorraine catholique. Henri IV vient en personne mettre le siège devant Sedan et recevoir l’hommage de ce turbulent prince.
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le 6 avril 1631 : Traité de Cherasco.
Ce traité marque la fin de la Guerre de succession de Mantoue, guerre qui est à replacer dans le cadre de la Guerre de Trente Ans. Elle oppose les Français aux Habsbourg. Le pape Urbain VIII va intervenir et envoyer un médiateur, Jules Mazarin, futur Cardinal Mazarin. Par ce traité, le duché est partagé entre les opposants, et la France reçoit une forteresse hautement stratégique, le Pignerol, qui lui donne un accès à la plaine du fleuve italien le Pô. (Cf. La chronique du 6 mars).
- le 6 avril 1672 : début de la Guerre de Hollande entre la France et les Provinces-Unies.
Depuis le traité de Douvres du 1er juin 1670, Angleterre et France sont alliés, avec comme ennemis les Provinces unies. Le 28 mars, les Anglais déclarent la guerre aux Hollandais. La France suit. Les principautés allemandes se sont déclarées neutres.
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le 6 avril 1768 : l’expédition Bougainville débarque à Tahiti et prend possession de l’île au nom du Roi de France, Louis XV.
Parti de Brest en 1766 à la tête d’une mission diplomatique et scientifique, Louis-Antoine de Bougainville débarque à Tahiti deux ans plus tard.
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le 6 avril 1793 : création du Comité de salut public.
Sa mission initiale est de contrôler les ministres et de restaurer l’autorité du gouvernement. Il va devenir l’instrument de la Terreur, cette période que les historiens n’arrivent pas à fixer avec précision tellement toute la Révolution est consubstantielle à ce sentiment. Et cela va durer plus de 10 ans.
Comité de salut public et dictature sont justifiés par la guerre civile et étrangère. Le 16 prairial (1793), Robespierre est président de la Convention. Les fusillades, noyades (« déportation verticale »), l’échafaud se multiplient dans toute la France. A tel point que Le sol n’est plus pavé à Paris mais uniformément lisse, jusqu’à la Seine.
La « veuve », la guillotine, fonctionne à plein régime; même les « fils de la Veuve », titre glorieux ou affectueux, au choix, avec lequel ils se saluent, y goutent
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le 6 avril 1804 : Jean-Charles Pichegru est trouvé étranglé par sa cravate de soie noire, dans sa cellule du Temple, à Paris.
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le 6 avril 1814 : abdication sans condition de Napoléon.
La campagne de France s’est soldée par la chute de Paris le 31 mars 1814. Les maréchaux refusent de continuer le combat, ils lui enlèvent le commandement de l’armée. Napoléon est finalement déchu par le Sénat le 3 avril 1814 et abdique sans condition à Fontainebleau. Les coalisés lui accordent la souveraineté de l’île d’Elbe ainsi qu’une rente annuelle de 2 millions.
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le 6 avril 1814 : le Sénat adopte un projet de constitution.
L’article 2 stipule que :
“Le Peuple français appelle librement au trône de France Louis-Stanislas-Xavier de France, frère du dernier Roi”.
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le 6 avril 1815 : rétrocession par les Britanniques de l’île Bourbon à la France.
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le 6 avril 1911: instruction de Bismarck au comte Von Arnim, ambassadeur à Paris. citée par Gaudin de Vilaine, au sénat:
«Nous devons enfin désirer le maintien de la République en France pour une deuxième raison qui est majeure : la France monarchique était et sera toujours catholique; sa politique lui donnait une grande influence en Europe, en Orient et jusqu’en Extrême-Orient. Un moyen de contrecarrer son influence au profit de la nôtre, c’est d’abaisser le catholicisme et la papauté qui en est la tête. Si nous pouvons atteindre ce but, la France est à jamais annihilée. La monarchie nous entraverait dans ces tentatives. La République nous aidera… J’entreprends contre l’Eglise catholique une guerre qui sera longue et, peut-être, terrible! On m’accusera de persécution et j’y serai peut-être conduit, mais il le faut pour achever d’abaisser la France et établir notre suprématie religieuse et diplomatique, comme notre suprématie militaire. Et bien! Je le répète : ici encore les républicains m’aideront ; ils joueront notre jeu ; ce que j’attaque par politique, ils l’attaquent par formalisme antireligieux. Leur concours est assuré. Entretenez dans les feuilles radicales françaises à notre dévotion la peur de l’épouvantail clérical, en faisant propager les calomnies ou les préjugés qui font naître cette peur… Faites aussi parler, dans ces feuilles, des dangers de la réaction…, des crimes de l’absolutisme, des empiétements du clergé. Ces balivernes ne manquent jamais leur effet sur la masse ignorante. Oui! Mettez tous vos soins à entretenir cet échange de services mutuels entre les républicains et la Prusse! C’est la France qui paiera les frais! … ».
Tiré du Journal Officiel du 7 avril 1911.
La source :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5456557q/f2.image
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le 6 avril 1890 : prise de Ségou, la France conquiert le bassin du Niger.
Le commandant Archinard de l’armée coloniale française entre à Ségou, et s’allie aux bambaras.
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le 6 avril 1896 : ouverture des premiers Jeux Olympiques modernes.
C’est au baron français Pierre de Coubertin, que l’on doit l’organisation des premiers Jeux olympiques qui ont lieu à Athènes en mémoire de la tradition antique. 14 pays y sont représentés pour un total de 285 athlètes. C’est un berger grec, Spiridon Louis, qui remporte l’épreuve la plus populaire du pays, le marathon.
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le 6 avril 1930 : fin de la Marche du sel.
Cette action de désobéissance civile de masse exemplaire, organisée par Gandhi, s’avère une étape décisive pour faire plier le pouvoir en place.
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le 6 avril 1940 : un décret interdit le nomadisme en France.
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le 6 avril 1943 : publication du livre «Le Petit Prince» d’Antoine de Saint-Exupéry
Certainement l’œuvre la plus connue d’Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince est publié à New York, c’est un conte poétique et philosophique sous l’apparence d’un conte pour enfants.
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le 6 avril 1944 : un bombardement allié sur Toulouse fait 75 morts.
Bernard Tapie en 1992 : “Si Le Pen est un salaud… …ceux qui votent pour eux sont des salauds”
Lors de son agression très violente et scandaleuse, Bernard tapie a essayé de rappeler à ses agresseurs, a priori d’origine immigrée, ses positions sur ce sujet. Mais selon les agresseurs de Bernard Tapie, “ce temps-là est mort” :
[#SudRadio] @andrebercoff révèle des informations saisissantes sur l’agression de #BernardTapie 🚨
“Lorsqu’il a dit aux agresseurs qu’il avait toujours défendu les migrants et l’ouverture, l’un des tortionnaires a répondu : “Va te faire enculer, ce temps-là est mort” !” pic.twitter.com/bqyKqMoSOd— Sud Radio (@SudRadio) April 6, 2021
Moins de 4 000 personnes véritablement en réanimation ?
Un article du Parisien vient rétablir la réalité statistique, moins alarmante que la communication gouvernementale :

Moins de 4.000 personnes se trouvent en réanimation, selon un article du Parisien, qui a eu accès aux chiffres officiels. Soit beaucoup moins que les près de 5.500 personnes présentées dans les statistiques gouvernementales. Une fois de plus, la communication officielle paraît biaisée par rapport à la réalité, et volontairement dramatisée pour justifier des restrictions aux libertés.
En réalité, les statistiques officielles amalgament les patients en réanimation et les personnes en soins critiques, qui nécessitent des interventions moins lourdes. Ce mélange des genres tend à donner une vision beaucoup plus dramatique de la situation, plus commode pour justifier le recours au confinement.
Parallèlement, le gouvernement fait assez peu valoir un vrai effort en matière de création de lits de réanimation.
L’école à la maison, dangereux séparatisme ?
Pour le début des débats au Sénat sur la loi de séparatisme, France 24 a réalisé un reportage sur plusieurs familles qui font l’école à la maison, dont celle du secrétaire général de l’association Liberté éducation, avec également une interview du chercheur Philippe Bongrand et du sénateur Max Brisson.
Le député LREM et médecin Thomas Mesnier s’oppose à l’euthanasie
Le JDD publie sa tribune. Espérons que Thomas Mesnier ne subisse pas le même sort qu’Agnès Thill :
Nous avons en France un problème avec la mort, avec la vulnérabilité. Alors que nous y sommes confrontés un peu plus chaque jour depuis plus d’un an avec la crise sanitaire du Covid-19, le débat sur la fin de vie revient au Parlement par plusieurs propositions de loi visant à légaliser l’euthanasie. Le débat sur la fin de vie est légitime et nous devons le tenir de façon sereine, apaisée, en sortant de deux camps qui s’affrontent et des fantasmes que chacun peut se faire sur la mort.
La loi Claeys-Leonetti a trouvé un équilibre fin, remarquable. Elle répond, avec les directives anticipées, la personne de confiance et la sédation profonde et continue jusqu’au décès, à la quasi-totalité des situations mais elle n’est pas encore assez connue ni assez appliquée. Cette loi votée en 2016 n’a donc que cinq ans. Les recommandations de bonnes pratiques pour les soignants n’en ont que trois. Et il faudrait légiférer encore? Aujourd’hui?
L’urgence est de donner le temps et les moyens à la loi de s’appliquer. Les partisans de l’euthanasie ont progressivement préempté l’expression de ‘fin de vie digne’ laissant à penser qu’on ne pourrait mourir dignement autrement.
On meurt mal en France, parce que la loi n’est pas appliquée. Faute de connaissance de celle-ci par la population, faute de formation et de moyens pour nos soignants. L’enjeu n’est pas tant de faire évoluer la loi que de la faire connaître. Il faut aller plus loin dans tous ces domaines et se donner les moyens de développer les soins palliatifs en France.
L’euthanasie, ce n’est pas aller plus loin. C’est aller ailleurs. Éthiquement, culturellement. Il ne faut pas donner l’illusion qu’avec une nouvelle loi on résoudrait le tragique de certaines situations. Ce n’est pas ouvrir le droit à une fin de vie digne, il existe déjà.
L’euthanasie, c’est ouvrir le droit à quelqu’un de mettre fin à la vie d’un autre. Ce n’est pas ce que je souhaite, ce n’est pas l’idée que je me fais de notre société. Il y a d’ailleurs un certain cynisme à inscrire ces propositions de loi à l’ordre du jour aujourd’hui alors que, depuis un an, nous nous battons ensemble pour la vie, quoi qu’il en coûte.
La première proposition de loi a été repoussée le 11 mars dernier au Sénat. Le gouvernement a, ce jour-là, exprimé son opposition à faire évoluer la loi en vigueur et annoncé le lancement d’un nouveau plan national de développement des soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie.
Dans quelques jours, le débat reviendra dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Je ne voterai pas ces lois. En revanche, je poursuis le combat pour une fin de vie digne et voterai, dès le prochain budget de la Sécurité sociale pour 2022, des crédits supplémentaires pour développer encore les soins palliatifs et permettre à tous et partout d’y accéder.
Coup bas sanitaire contre la paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile
La presse se déchaîne sur un prétendu « scandale sanitaire » à Saint-Eugène, à Paris, au cours de la Vigile pascale.
C’est le frère d’un nouveau baptisé, qui a joué les bons apôtres sous prétexte, qu’à son avis, les consignes sanitaires n’étaient pas respectées, en avisant Le Parisien, et en donnant le lien d’une vidéo : « Je suis encore sous le choc. A un moment où la situation sanitaire en France est grave, où on en est à fermer les écoles… Voir de tels comportements… C’est tout simplement criminel ! C’est dangereux ! », Or, la vidéo est celle mise en ligne par la paroisse elle-même ! Elle montre clairement ce qui en est. Si ces gestes du baptême, des processions, de la communion, sont sanitairement répréhensibles, c’est le culte chrétien qui est sanitairement condamnable.
Au reste, les témoignages affluent, notamment celui-ci sur le Forum catholique :
Fausse nouvelle typique !
Tous ceux qui ont assisté à a Vigile pascale à Saint-Eugène peuvent témoigner que :
La présence exceptionnelle pour la Vigile Pascale a été strictement gérée selon les indications générales faites pour les lieux de culte.
Les mesures sanitaires ont été respectées au maximum.
Les fidèles assistant à l’office avaient majoritairement un masque.
Les passages incriminés par les médias sont des moments ponctuels de procession, où les participants sont loin d’être pressés comme dans les transports en commun.
Les fidèles n’ont pas excédés 250-280 pour une capacité de 600 places !
Les gestes du baptême étaient soigneusement accompagnés de lingettes imprégnées de gel hydroalcoolique.
La communion se fait avec pot d’éthanol.
Quant au service de messe, il se fait sans face à face.
Cette photo a été prise samedi dernier dans le magasin Auchan de Beauvais. Il y avait tellement de monde qu’on ne pouvait pas circuler facilement dans les allées…

Sainte Faustine, apôtre de la Miséricorde
Saje a le projet de diffuser un docu-film polonais sur Sainte Faustine, qui devait sortir en salle le 18 novembre dernier puis cette semaine pour les fêtes de la Miséricorde. Malheureusement, les salles sont toujours fermées. Il sortira au cinéma dès la réouverture des salles, sous forme de SAJE Event, c’est-à-dire 3 séances uniques au cinéma.
Dans les années 1930, sœur Faustine reçoit des révélations privées au cours de nombreuses apparitions du Christ. Ce dernier la charge de diffuser au monde entier le message de sa Miséricorde Divine, une mission que poursuivra le Père Michel Sopocko, son confesseur, après la mort de Faustine…
Hélène Kowalska est née le 25 aout 1905, en Pologne. Elle entre à 20 ans chez les sœurs de Notre Dame de la Miséricorde à Varsovie et devient Sœur Marie Faustine du Très Saint Sacrement. Sa vie est très simple : elle travaille au service de ses sœurs en cuisine, dans le jardin ou encore comme portière. Mais derrière cette simplicité se cache une grande communion avec Dieu. Ses 13 ans de vie religieuse furent marqués par de grandes souffrances physiques et morales (maladies, moqueries, critiques) ainsi que par de nombreuses expériences mystiques. Lors d’un entretien avec le Christ, elle reçoit une grande mission : celle de rappeler au monde entier Son Amour Miséricordieux. Elle reçoit également de Jésus la demande de faire réaliser un tableau d’après ce qu’elle a elle-même contemplé lors de sa vision mystique, et de faire vénérer cette image dans le monde entier. Toutes ses expériences mystiques et ses entretiens avec Jésus ont été mis par écrit par la Sainte elle-même, dans le Petit Journal, sur la demande de son directeur spirituel, le bienheureux Père Michel Sopocko. Emportée par la tuberculose, elle meurt à 33 ans, le 5 octobre 1938, en odeur de sainteté. Elle est déclarée bienheureuse par le Pape Jean Paul II, le 18 avril 1993, le premier dimanche après Pâques. Puis elle est canonisée le 30 avril 2000, ce même dimanche après Pâques, par le pape Jean Paul II qui institue également la Fête de la Miséricorde Divine.
Trois siècles après le message du Sacré-Cœur à Paray-le-Monial où le Christ évoquait l’ingratitude des hommes et appelait à réparer, c’est-à-dire à aimer pour ceux qui ne l’aiment pas, Il s’adresse ensuite à Sainte Faustine pour prolonger et compléter ce message du Sacré Cœur.
Par l’intermédiaire de Sainte Faustine et de ses expériences mystiques racontées dans le Petit Journal, Jésus veut rappeler au monde qu’Il est infiniment Miséricordieux et qu’Il pardonne tous péchés, si on accepte de se repentir, de se laisser aimer et pardonner par Lui. Dans un des messages, il est dit « L’humanité ne trouvera pas la paix, tant qu’elle ne se tournera pas avec confiance vers ma Miséricorde » (Petit Journal, de Sœur Faustine). S’ils font cela, les hommes seront inondés de grâces et connaîtront la Vrai et Ultime Joie. Son message est donc une invitation à la confiance, à aimer Dieu et son prochain et à vivre sa foi de façon très personnelle. Jésus promet à Saint Faustine que toutes ces dévotions à son Cœur Miséricordieux vont préparer le monde pour son retour final.
Lors de ces entretiens avec Sainte Faustine, Jésus donne des moyens concrets pour faire l’expérience de Sa Miséricorde Divine et pour L’honorer davantage :
- Vénérer le tableau de Jésus Miséricordieux, réalisé sur demande de Jésus à Sainte Faustine ;
- Célébrer le dimanche de la Miséricorde Divine précédé de la Neuvaine à la Miséricorde Divine, qui commence le Vendredi saint ;
- Réciter le chapelet de la Miséricorde Divine;
- Honorer l’Heure de la Miséricorde Divine à 15h, en pensant à la Passion du Seigneur et au Cœur de Jésus transpercé par la lance ;
- Propager le message de la Miséricorde Divine ;
En collaboration avec la société Kondrat Média, un groupe d’experts et de chercheurs a récemment trouvé, dans de vieilles archives oubliées, des lettres de correspondance entre le Père Michal Sopocko, le confesseur de Sœur Faustine et la sainte elle-même. Le film Faustine, Apôtre de la Miséricorde, basé sur cette découverte récente, apporte un nouvel éclairage sur le message de la Divine Miséricorde et sur la manière dont les apparitions et le message du Christ ont été accueillis par l’Eglise et les croyants, après la mort de Sœur Faustine. Plus précisément, ce film explique comment est née la dévotion à la Divine Miséricorde ainsi que les combats menés pour la reconnaissance de son message. Le film révèle aussi les détails de la réalisation du célèbre tableau de la Miséricorde Divine, demandé par Jésus Lui-même. Il donne une nouvelle approche du tableau en le comparant au Saint-Suaire : il montre les similitudes de proportions et de détails faciaux entre le Christ du Saint-Suaire et le Christ du tableau. Le film offre également un portrait inédit du Père Sopocko, révélant son rôle majeur ainsi que celui du Pape Jean Paul II dans la propagation du culte à la Miséricorde Divine.
Kamila Kaminska, l’actrice qui joue soeur Faustine, confie avoir vécue une forte conversion spirituelle :
« Je voulais connaître tout de sœur Faustine. Non seulement les faits de sa vie, mais aussi sa vie religieuse et spirituelle que je souhaitais comprendre de l’intérieur : connaître le rythme des journées, des prières et des tâches quotidiennes des sœurs. Ce temps de préparation a été important pour moi, pour m’imprégner profondément du rôle. Comme il s’agissait d’un film qui était à la fois une fiction et un documentaire, j’avais imaginé que les témoignages des personnes touchées par la miséricorde divine et par le Petit journal de sœur Faustine seraient essentiels. Mais finalement, la part fiction du film s’est avérée tout aussi importante. Cela a exigé de moi d’être à la hauteur. »
« J’ai découvert une fille cool, simple, souriante et directe. Une bonne amie en quelque sorte. En même temps, elle était une personne très humble. Ses choix de vie ont nécessité une incroyable confiance en Dieu. Un jour, j’ai senti que nous étions devenues amies. Dès ce moment-là, j’ai arrêté de me concentrer sur son personnage. J’ai commencé à ressentir fortement la présence de Dieu, ainsi que l’amour de Faustine elle-même envers moi. Elle me donnait la confiance dont j’avais besoin pour incarner son rôle. Cela a été une expérience unique dans ma vie, un moment merveilleux, également pour ma propre vie intérieure. Ce rôle m’a nourrie spirituellement. »
« Je ne sais pas comment nommer ce que j’ai vécu. J’ai eu une sorte de coup de foudre pour un être que je trouvais très proche de moi sur le plan spirituel. Une pensée m’est alors apparue de façon très nette : Il y a une autre vie en dehors de celle que nous vivons sur terre. J’ai compris qu’il y avait des âmes qui ont besoin de notre soutien, de notre prière et de notre amour. J’ai vu aussi comme dans un miroir les différentes étapes de ma vie que je devais mettre à plat. J’ai beaucoup pleuré… Sans vraiment comprendre ce qui m’arrivait, je me suis sentie submergée par un amour immense. Je souhaite à tout le monde de le vivre. Quand on se met à l’écoute de Dieu, on peut vraiment l’entendre… »
Le film est entrecoupé de témoignages de différents intervenants :
- Sœur Teresa de la Fuente, religieuse philippine de la congrégation de Notre-Dame de la Miséricorde.
- Sœur Michaela Rak, religieuse polonaise de la congrégation de Jésus Miséricordieux. Elle dirige actuellement l’hospice de Vilnius.
- Le Cardinal Henryk Hose, ancien supérieur du diocèse de Varsovie-Prague et membre du presidium de la conférence épiscopale polonaise. Il a été nommé « envoyé spécial du Saint Siège pour Medjugordje », le 11 février 2017, par le pape François.
- Mgr Krzysztof Nitkiewicz, évêque actuel du diocèse de Sandomierz, de la province ecclésiastique de Lublin en Pologne, depuis 2009. Il a été chargé du procès de béatification du Père Michal Sopocko.
- Le Père Seraphim Michalenko, chargé du procès de béatification et de canonisation de Sainte Faustine. Il a également beaucoup aidé à la diffusion du message et des dévotions de la Divine Miséricorde. Il a été témoin du premier miracle attribué à l’intercession de Sainte Faustine qui a ouvert le procès de béatification en 1993.
- Le Père Joseph Roesch, vicaire général de la congrégation des Pères Marianistes de l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie, une communauté polonaise fondée en 1960 par Saint Stanislaw Papczynski. La congrégation compte aujourd’hui 500 prêtres et frères répartis dans 20 pays. Il a également la charge de supérieur local de la Maison des Marianistes à Rome. Il est aussi préfet général de formation et promoteur général de Apôtres Eucharistiques de la Miséricorde Divine.
Incendie dans une église à Avesnes-sur-Helpes (Nord)
Un incendie s’est déclaré lundi 5 avril dans la collégiale d’Avesnes-sur-Helpe et y a provoqué d’important dégâts sans endommager la structure du bâtiment. Parti vers 18 heures, le feu était éteint à 19 heures et des reconnaissances étaient en cours dans la soirée. Localisé dans la nef, le feu n’a pas endommagé la structure de la collégiale Saint-Nicolas, un bâtiment classé au titre des monuments historiques.
🚨 #Intervention
2 lances pour maîtriser un feu dans la nef de l’égliseUne épaisse fumée s’est dégagéede l’église de la Collégiale à Avesnes-sur-Helpe
🚒 D’importants moyens ont convergé vers le site pour maîtriser le foyer avant qu’il ne se propage à la structure du bâtiment. pic.twitter.com/DZnJydxP3c
— SDIS 59 (@Sdis59) April 5, 2021
Le procureur d’Avesnes-sur-Helpe a indiqué qu’une enquête était ouverte. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a réagi :
Merci aux sapeurs-pompiers du @Sdis59 pour leur intervention rapide à la suite de l’incendie de l’église d’Avesnes-sur-Helpe. Une enquête est en cours et devra faire toute la lumière sur les circonstances de cet incendie. Pensées et solidarité émue pour les catholiques du Nord.
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) April 5, 2021
Dans un communiqué, le préfet du Nord
«tient à exprimer, alors que cet incendie intervient en pleine fête de Pâques, sa profonde préoccupation et son soutien à la communauté catholique dont il a fait part à l’archevêque de Cambrai Monseigneur Dollmann».
Le député LREM a dénoncé un incendie volontaire :
Incendie volontaire dans l’église de ma commune… la Collégiale d’Avesnes-sur-Helpe dans le #Nord…. une honte.. un lundi de Pâques. Un tas de chaises incendiées dans le chœur selon notre maire. Les auteurs doivent être retrouvés et répondre de leurs actes @GDarmanin @E_DupondM
— Anne-Laure Cattelot (@ALCattelot) April 5, 2021

Addendum :
Un homme a été placé en garde à vue.
Selon le doyen d’Avesnes-sur-Helpe, Benjamin Sellier, “des boiseries qui vont jusqu’au plafond, un autel latéral et de magnifiques oeuvres de Louis Watteau” ont été “perdues” dans l’incendie et les fumées et suies ont également causé des dégats dans cet édifice classé monument historique.
Les Chanoines de Saint-Jean-de-Kenty
Dans son 5e volet sur la Tradition catholique aux Etats-Unis pour Paix Liturgique, Daniel Hamiche (+) raconte l’histoire des Chanoines de Saint-Jean-de-Kenty à Chicago :
Établie en 1893, la paroisse Saint-Jean-de-Kenty était l’un des pôles principaux de la vie catholique des immigrés polonaise à Chicago ; l’évêque en avait confié la cure d’âmes à un ordre religieux masculin, la Congrégation de la Résurrection, fondée à Paris en 1836 avec pour vocation de subvenir aux besoins de la diaspora polonaise.
La paroisse eut une histoire glorieuse mais souffrit des vicissitudes de l’urbanisme du XXe siècle : le quartier polonais (Polish Patch – le lopin polonais) fut scindé en deux par l’autoroute ; les familles déménagèrent en banlieue, et la magnifique église avec ses boiseries à la mode polonaise se désemplissait, si bien que l’on aurait pu croire à la fin cette belle aventure…. Mais en 1988 le nouveau curé, le Père résurrectionniste Frank Phillips, l’un des rares non-Polonais de la congrégation, vit une opportunité : l’affectation de cette église à la tradition liturgique occidentale (Ecclesia Dei venait d’être publiée). Avec l’aval du cardinal-archevêque de Chicago (Mgr. Bernardin à l’époque) et de ses supérieurs résurrectionnistes, il instaura une messe dominicale selon les livres en vigueur en 1962 à partir du 4 février 1989, parallèlement à la célébration du missel Paul VI en latin et grégorien. Deux chorales, l’une grégorienne, l’autre polyphonique et classique (dirigée par le P. Phillips), eurent tôt fait de la paroisse le rendez-vous des personnes de goût, y compris de sympathiques habitués agnostiques ou athées. Parmi les célébrants, l’on dénombra bientôt un cardinal Burke, un cardinal Arinze, et d’autres hauts prélats favorables à la tradition liturgique. S’en suivit toute une vie dévotionnelle à la paroisse : vêpres, saluts, Fête-Dieu, stations de la croix, neuvaines de saint Joseph et de sainte Anne, Ténèbres, dévotions des premiers vendredis et samedis… L’ancienne école paroissiale fut transformée en académie des beaux-arts pour lycéens de Chicago, avec aussi des cours de théologie pour tous les âges. Bref, un remarquable regain.
La paroisse se faisait remarquer au point que le tout premier ministre polonais élu après la chute du communisme, Tadeusz Mazowiecki, y vint faire une visite en mars 1989. Même Hollywood est venu y tourner deux films (Johnny Ryan et Ta mère ou moi).
Enfin, le P. Phillips eut l’idée – l’inspiration – de fonder une communauté religieuse dans l’optique de poursuivre son œuvre de restauration liturgique. Avec deux autres, il rencontra le cardinal-archevêque, Mgr. Francis George, le 2 mars 1998, qui lui conseilla d’inviter d’autres hommes à le rejoindre et lui proposa de nommer sa communauté « la Société de Saint-Jean-de-Kenty ». Ainsi, le 15 août 1998, lors de l’induction des tous premiers membres, naquirent « les Chanoines réguliers de Saint-Jean-de-Kenty » ; leur devise : Instaurare sacra, restaurer les choses saintes. Naturellement, un tel programme eut tôt fait d’attirer les vocations et l’on dénombre aujourd’hui une vingtaine de ces chanoines (malgré une petite anicroche en 2018, sur laquelle je reviendrai). En octobre de la même année un évêque auxiliaire de Chicago, Mgr. Perry, célébrait une messe solennelle pontificale ; il deviendra un habitué lui aussi, pour ordonner, confirmer dans l’ancien rite. Au fil des ans les Chanoines ont pu ramener l’église à la grandeur qu’elle avait quand on la surnommait « l’église dorée » : les boiseries, les orgues, enfin tout.
Et où en sont-ils aujourd’hui ?
Forts de ces succès, les chanoines ont pu essaimer : ils desservent deux autres paroisses dans l’État de l’Illinois : Saint-Pierre et Sainte-Katherine-Drexel, ainsi que Sainte-Anne, une charmante petite chapelle en bois dans le Michigan. Partout, ils célèbrent selon les deux formes du rite.
Hélas en 2018 des accusations assez floues et somme toute peu crédibles furent émises contre le fondateur, le P. Frank Phillips. Le nouveau cardinal-archevêque de Chicago, Mgr Blaise Cupich, l’un des plus bergogliens et des plus puissants évêques de l’Église aux États-Unis, en profita pour le limoger, malgré les recommandations en sens contraire du conseil d’étude des résurrectionnistes (dont le P. Phillips demeure membre). On envoya le P. Phillips à Saint-Louis avec interdiction d’avoir aucun contact avec sa fondation à Saint-Jean-de-Kenty. Exemple admirable d’obéissance religieuse, il obtempéra, et adressa à ses anciens confrères et paroissiens une belle lettre d’adieu, empreinte de charité et de sérénité. Une petite crise se produisit (au moins l’un des chanoines, l’un des plus talentueux au niveau artistique, rejoignit le diocèse et s’est mis à dire la messe tridentine en paroisse). Mais, à consulter le site internet des chanoines et de la paroisse, et au dire de ceux qui sont au courant, les chanoines ont pu s’en remettre et leur œuvre se poursuit avec les fruits auxquels la restauration liturgique, ou qu’elle se produise, nous a habitués.
Mais vous sembliez-me dire que l’influence des Chanoines de Kenty était bien plus grande que ce que l’on imaginait.
Tout à fait car les chanoines se sont lancés également dans un apostolat original qui est celui de promouvoir la liturgie traditionnelle auprès du clergé « Ordinaire » et de répondre au désir de très nombreux prêtres américains d’apprendre à mieux connaitre et dans de très nombreux cas à apprendre à célébrer l’usus antiquior.
Mais ils ne sont pas les seuls à s’être lancés dans ce travail d’apostolat envers les prêtres.
Vous avez raison, tous les prêtres traditionnels que je connais, tant en France qu’aux États-Unis, et de quelque communauté ou fraternité qu’ils soient, consacrent une part importante de leur temps à répondre à des prêtres qui sont intéressés par la liturgie traditionnelle. En France l’on connait l’action de l’Abbaye de Fontgombault et de celle du Barroux qui développent un grand zèle dans ce but. Cependant, les Chanoines de Kenty les surpassent tous en ayant réussi à initier puis à apprendre à célébrer l’usus antiquior à près de 1500 prêtres catholiques.
C’est en effet considérable.
Bien sûr, mais ce qui est plus considérable encore c’est que désormais le nombre de prêtres « ordinaires »américains qui connaissent la liturgie traditionnelle et sont susceptibles de la célébrer est tout simplement gigantesque et que selon moi il dépasse les 2000 ! […]
Prions pour que les restrictions à la liberté de culte et de religion puissent être supprimées
Extrait du message Urbi et Orbi du pape François, prononcé dimanche de Pâques :
Chers frères et sœurs, cette année encore, en divers lieux, de nombreux chrétiens ont célébré la Pâques avec de fortes restrictions, et parfois, sans pouvoir accéder aux célébrations liturgiques. Prions pour que ces restrictions, comme toute restriction à la liberté de culte et de religion dans le monde, puissent être supprimées et que chacun soit autorisé à prier et à louer Dieu librement.
Houellebecq : lorsqu’un pays en vient à légaliser l’euthanasie, il devient dès lors souhaitable de le détruire
Michel Houellebecq réagit dans le FigaroVox sur la proposition de loi sur l’euthanasie. Extrait :
[…] Un élément de baratin habituel consiste à affirmer que la France est «en retard» sur les autres pays. L’exposé des motifs de la proposition de loi qui va prochainement être déposée en faveur de l’euthanasie est à cet égard comique: cherchant les pays par rapport auxquels la France serait «en retard», ils ne trouvent que la Belgique, la Hollande et le Luxembourg ; je ne suis pas franchement impressionné.
La suite de l’exposé des motifs consiste en un enfilage de citations d’Anne Bert, présentées comme «d’une force admirable», mais qui ont plutôt eu sur moi l’effet malencontreux d’éveiller le soupçon. Ainsi, quand elle affirme: «Non, l’euthanasie ne relève pas de l’eugénisme» ; il est pourtant patent que leurs partisans, du «divin» Platon aux nazis, sont exactement les mêmes. De même, lorsqu’elle poursuit: «Non, la loi belge sur l’euthanasie n’a pas encouragé les spoliations d’héritage» ; j’avoue que n’y avais pas pensé, mais maintenant qu’elle en parle…
Immédiatement après, elle lâche carrément le morceau en affirmant que l’euthanasie «n’est pas une solution d’ordre économique». Il y a pourtant bel et bien certains arguments sordides que l’on ne rencontre que chez des «économistes», pour autant que le terme ait un sens. C’est bien Jacques Attali qui a insisté lourdement, dans un ouvrage déjà ancien, sur le prix que coûte à la collectivité le maintien en vie des très vieilles personnes ; et il n’est guère surprenant qu’Alain Minc, plus récemment, soit allé dans le même sens, Attali c’est juste Minc en plus bête (sans même parler du guignol de Closets, qui est comme le singe des deux précédents, leur Jean Saucisse).
Les catholiques résisteront de leur mieux, mais, c’est triste à dire, on s’est plus ou moins habitués à ce que les catholiques perdent à chaque fois. Les musulmans et les juifs pensent sur ce sujet, comme sur bien d’autres sujets dits «sociétaux» (vilain mot), exactement la même chose que les catholiques ; les médias s’entendent en général fort bien à le dissimuler. Je ne me fais pas beaucoup d’illusions, ces confessions finiront par plier, par se soumettre au joug de la «loi républicaine» ; leurs prêtres, rabbins ou imams accompagneront les futurs euthanasiés en leur disant que là c’est pas terrible, mais que demain sera mieux, et que même si les hommes les abandonnent, Dieu va s’occuper d’eux. Admettons.
Du point de vue des lamas, la situation est sans doute encore pire. Pour tout lecteur conséquent du Bardo Thödol, l’agonie est un moment particulièrement important de la vie d’un homme, car elle lui offre une dernière chance, même dans le cas d’un karma défavorable, de se libérer du samsara, du cycle des incarnations. Toute interruption anticipée de l’agonie est donc un acte franchement criminel ; malheureusement, les bouddhistes interviennent peu dans le débat public.
Demeurent les médecins, en qui j’avais fondé peu d’espérance, sans doute parce que je les connaissais mal, mais il est indéniable que certains d’entre eux résistent, se refusent obstinément à donner la mort à leurs patients, et qu’ils resteront peut-être l’ultime barrière. Je ne sais pas d’où ça leur vient, ce courage, c’est peut-être juste le respect du serment d’Hippocrate: « Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion ». C’est possible ; ça a dû être un moment important, dans leurs vies, la prononciation publique de ce serment. En tout cas c’est beau, ce combat, même si on a l’impression que c’est un combat «pour l’honneur». Ce ne serait d’ailleurs pas exactement rien, l’honneur d’une civilisation ; mais c’est bien autre chose qui est en jeu, sur le plan anthropologique c’est une question de vie ou de mort. Je vais, là, devoir être très explicite: lorsqu’un pays – une société, une civilisation – en vient à légaliser l’euthanasie, il perd à mes yeux tout droit au respect. Il devient dès lors non seulement légitime, mais souhaitable, de le détruire ; afin qu’autre chose — un autre pays, une autre société, une autre civilisation — ait une chance d’advenir.
Opération anti-terroriste sur la plage…
Sur la plage de La Grande Motte, hier, la police, équipée de fusils d’assaut, est intervenue pour faire respecter le port du masque et surtout l’interdiction absolue de « boire de l’alcool ». Une famille a écopé de 405 euros d’amende. Guillaume était venu pique-niquer avec ses enfants, sa femme et deux amies. Ils sont repartis avec trois amendes de 135 € pour avoir consommé du rosé.

Aux côtés du secrétaire général de la préfecture de l’Hérault, Thierry Laurent, 17 gendarmes et policiers municipaux étaient mobilisés.
“Risen”, un film sur la Résurrection
IfamNews a interrogé Rich Peluso, vice-président exécutif d’Affirm Films de Sony Pictures Entertainment, à propos du film “Risen”, ce film sur la Résurrection du Christ, que nous avions évoqué en 2016 :
Avec ce film, sa société de production veut séduire à la fois les protestants et les catholiques. Est-ce facile ?
“Risen” s’adresse à un public très large : pas seulement aux chrétiens, et par chrétiens nous entendons les chrétiens protestants évangéliques, les protestants d’autres courants dominants et les catholiques. Le thème est le Christ Mais nous pensons également que c’est un film extrêmement intéressant pour les non-chrétiens, et ce précisément parce qu’il adopte le point de vue d’un non-croyant : le voyage à la recherche du corps du Christ est véritablement l’une des plus grandes “chasses à l’homme” de l’histoire.
Dans“Risen“, la narration n’est pas faite par un, disons, “sympathisant” de Joshua (Jésus). Cela fait-il une différence avec les films précédents ?
“Risen” est un film unique : l’histoire n’est pas racontée par un disciple de Jésus, mais par un non-croyant, le soldat romain Clavius. Nous pensons généralement à l’histoire de Jésus que nous entendons dans l’Évangile, mais il y a d’autres acteurs et d’autres personnages dans ce monde pour qui le temps ne s’est pas arrêté : des choses se passent ; l’impact du corps de Jésus qui n’est plus dans le tombeau a eu des répercussions sur la milice romaine, les pharisiens et les grands prêtres. Ainsi, “Risen” est un film d’intrigue, un “thriller”, ainsi qu’un film policier.
Affirm Films vise également à attirer les juifs, ce qui, semble-t-il, fera la différence avec La Passion du Christ de Mel Gibson. Les Juifs auront certainement aussi leur opinion sur le film…
Je dois dire que, n’étant pas juif moi-même, je ne peux pas comprendre le monde des religions comme une personne juive le comprend. Dans l’histoire de l’humanité, différents groupes ont été accusés des événements les plus terribles dont nous nous souvenons, et cela inclut les Juifs, qui ont été historiquement accusés de la crucifixion du Christ. Cependant, l’Évangile en particulier, et la Bible en général, ne donnent pas de crédit à cette thèse. Elle indique clairement que Jésus était le plan de salut pour nous relier à Dieu, et qu’avec les échecs de chacun d’entre nous, et je m’inclus, nous sommes responsables de la crucifixion.
“Risen“, qui a été tourné à Malte et dans différents endroits en Espagne comme Almeria, est sorti aux États-Unis le 22 janvier 2016 : il a été la plus grosse sortie de notre histoire chez “Affirm Films”. Historiquement et dans le domaine des films de la tradition biblique, il y a eu de grands blockbusters en Europe, notamment dans des pays comme l’Espagne, l’Italie, l’Angleterre et la Pologne. Alors, oui, nos espoirs sont grands pour l’Espagne.
C’est arrivé un 5 avril…
« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)
« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir.”» (Maréchal Foch)
Alors rappelons-nous :
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le 5 avril 1214 : Jean sans Terre est à Angoulême et semble retourner à La Rochelle pour entraîner l’ost de Philippe Auguste vers le sud.
En février Jean Sans Terre a débarqué à La Rochelle avec 15 000 hommes; Les armées royales sont prises entre deux fronts. A l’ouest, le Dauphin Louis, qui tient le Poitou, résiste à la menace anglaise. Les Anglais vont d’ailleurs essuyer en juillet la défaite de la Roche aux Moines.
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le 5 avril 1417 : mort prématurée du Dauphin, le futur Charles VII lui succède.
Charles VI « le Bien-Aimé », que les historiens de la III république vont nommer Charles VI «le Fou », a eu 12 enfants d’Isabeau de Bavière. Jean de France est leur quatrième fils et troisième Dauphin. En 1415, il devient Dauphin à la mort de Louis de Guyenne. Selon certains, il aurait été, soit empoisonné par les Armagnacs, soit victime d’un abcès à la tête.
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le 5 avril 1419 : décès de saint Vincent Ferrier, prêtre dominicain espagnol.
Né à Valence en Espagne, il meurt le 5 avril 1419 à Vannes en France, ayant été appelé en Bretagne en 1418 par Jean V, duc de Bretagne.
Prédicateur populaire, il sillonne la France, l’Italie et la Suisse. Les foules le suivent. Il les exhorte à se convertir, prêchant la fin du monde et le retour du Christ tous proches. Son message est partout le même :
« Convertissez-vous ! Dieu m’envoie vous dire qu’il va frapper le monde ! Je suis l’ange annoncé par l’Apocalypse, celui qui doit précéder l’Antéchrist ».
Saint Vincent Ferrier a prêché la fin du monde pendant vingt ans. Les foules sont si nombreuses que ses prêches se font dehors, et chacun le comprend dans sa langue maternelle. Partout où il est passé, la foi catholique résistera au protestantisme. Il sillonne le duché de Bretagne pendant près de deux ans et revient à Vannes, épuisé, où il meurt. Son corps est inhumé dans la cathédrale de Vannes où l’on y vénère toujours ses reliques. Canonisé en 1455 ou en 1456 par Calixte III, il est fêté le 5 avril.
Tableau du XVIIème siècle “Saint Vincent Ferrier guérit un paralytique” dans la cathédrale Saint-Pierre de Vannes (Morbihan, France)
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le 5 avril 1660 : Turenne est nommé maréchal-général.
Fait maréchal de France en 1643, à 32 ans, par la Régente Anne d’Autriche, il est l’un des meilleurs généraux de Louis XIII, puis de Louis XIV. Il est à noter qu’il connaît l’un de ses rares revers militaires en étant vaincu lors de la bataille de Rethel, le 15 décembre 1650, lors de la Fronde quand il lutte pour les Espagnols contre son Roi.
Il meurt au combat à 63 ans, le 27 juillet 1675, (cf. la chronique), tué par un boulet lors de la Bataille de Salzbach. Pleuré par la France entière, le peuple rassemblé sur les routes honore “le bon Monsieur de Turenne” lors du passage du convoi funèbre vers Paris.
A la fin de sa carrière, lors d’une bataille, alors qu’il a reçu les plus grands honneurs, il marmonne avec colère contre lui-même:
« Tu trembles, carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener ».
Louis XIV accorde à Turenne l’honneur posthume d’être enseveli à la basilique Saint-Denis, avec les Rois de France. Lors du sac de la nécropole des Rois de France, son corps est trouvé dans un très bon état de conservation et est exposé à la foule. Napoléon Bonaparte fait transférer sa dépouille à l’église Saint-Louis des Invalides, nécropole des gloires militaires de la France.
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le 5 avril 1669 : la politique familiale ne date pas de Vichy, un édit royal est proclamé en Nouvelle France par Louis XIV.
Cet édit royal cherche à augmenter le nombre de mariages et d’enfants en Nouvelle-France. Louis XIV donne des bonus aux « larges familles ». Ainsi les familles de huit enfants recevront 300 écus et celles de douze, 400 écus. Cette politique nataliste porte fruit puisqu’en 1673, la colonie compte plus de 7 600 habitants alors qu’elle en comptait quelque 3 200 en 1666.
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le 5 avril 1693 : création de l’ordre de saint Louis.
L’édit instaurant l’Ordre de Saint Louis, signé par le Roi, est enregistré par le Parlement le 10 avril 1693. Cette récompense est destinée à honorer “la vertu, le mérite et les services rendus avec distinction“. Elle est ouverte à tous les officiers catholiques, quelle que soit leur origine sociale, servant dans l’armée depuis au moins dix ans et s’étant distingués.
Louis XIV est le grand-maître de l’Ordre de Saint Louis ; il en nomme et en promeut les membres. Les titulaires sont répartis en trois classes : celles de grand-croix, de commandeur et de chevalier.
Premier ordre royal ouvert à des officiers roturiers, l’Ordre de Saint Louis est également le premier à récompenser non la naissance, mais la valeur militaire et le mérite, il devient l’ordre le plus populaire de l’Ancien Régime. (Voir la chronique du 9 mai).
Supprimé par la Convention en octobre 1792, l’Ordre de Saint Louis est rétabli en 1814 par Louis XVIII. Il est définitivement supprimé en 1830 par Louis Philippe, en même temps que les autres ordres royaux.
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le 5 avril 1717 : décès de Jean Jouvenet, peintre français.
Jean Baptiste Jouvenet dit « le grand », est né à Rouen à la fin d’avril 1644. Peintre et décorateur des résidences royales il réalise d’importantes œuvres commandées par le Roi : au château de Saint-Germain-en-Laye, à la Galerie des Tuileries, au château de Versailles (peinture murale de la tribune de la nouvelle chapelle royale) et les 12 apôtres du dôme de la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides en 1704.
Un an auparavant, il perd l’usage de la main droit suite à une attaque d’apoplexie, mais réussit à se rendre assez habile de la main gauche pour continuer à peindre : le Magnificat ou l’Innocence poursuivie par le mensonge et cherchant un refuge dans les bras de la Justice et le plafond du Parlement de Rouen par exemple.
Plusieurs de ses œuvres sont exposées au musée du Louvre, notamment la Résurrection de Lazare, ainsi qu’au Musée des Beaux-Arts de Rouen.
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le 5 avril 1794: discours de Robespierre à la Convention.
« Législateurs, la trahison voltige encore autour du peuple, elle veut s’élever avec la monarchie. Eh bien ! Elevez-le sur l’échafaud ; représentants du souverain, METTEZ la MORT à l’ordre du jour. »
Ses propositions de lois sont votées à l’unanimité.
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le 5 avril 1794 (encore) : exécution de Danton, Desmoulins et de leurs partisans.
Danton, Camille Desmoulins, Hérault de Séchelles et Fabre d’Eglantine sont arrêtés, jugés par un tribunal révolutionnaire puis guillotinés.
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le 5 avril 1971 : publication du “Manifeste des 343”.
Le Nouvel Observateur publie une pétition du MLF, où 343 femmes se vantent d’avoir eu recours à l’avortement, que la loi interdit alors. On trouve les signatures de Simone de Beauvoir, Catherine Deneuve, Jeanne Moreau, Françoise Sagan, Delphine Seyrig…
Ces femmes, et ceux qui les ont manipulées, portent aussi la responsabilité morale des millions de meurtres qui se font depuis la loi Veil de 1975.
La Résurrection, jusqu’où ?
De Bernard Mitjavile sur la résurrection et le monde contemporain :
Certains peuvent se demander quelle est la signification de la résurrection de Jésus, le langage entourant cet évènement pouvant paraître ésotérique.
Tout d’abord à travers la résurrection, Jésus adresse un message direct aux autorités religieuses et laïques de son temps et finalement de tous les temps, un message du genre : vous avez voulu vous débarrasser de moi en m’accusant d’être un faux prophète, une personne faisant des miracles par le pouvoir du diable (de Belzebuth dans l’Evangile), quelqu’un mettant en danger l’ordre public et le respect de la torah et qui pourrait nous causer des ennuis avec les Romains, allant jusqu’à des tentatives de me tuer (ainsi on cherche à le précipiter d’une falaise à Nazareth) et finalement en me condamnant à mort par un jugement inique, et bien je suis toujours là, vous n’avez pas gagné, la mort, le mensonge et la violence n’auront pas le dernier mot, je suis vivant.
On peut rapprocher la mort et résurrection de Jésus du noble discours de Socrate à ses disciples avant qu’il boive la ciguë, tel que le rapporte Platon dans son Apologie mais le message de Jésus a une autre force : il ne s’agit pas simplement de dire que l’idée de la justice ou du bien pour laquelle Socrate est prêt à mourir est éternelle, de montrer le détachement dont fait preuve le philosophe à l’égard de la mort refusant même les possibilités de fuite, le message de la résurrection de Jésus n’est pas un message stoïque, il nous dit qu’il est présent avec nous dans nos luttes et le sera jusqu’à la fin des temps.
Bien sûr on peut discuter sur la nature du corps du Christ ressuscité : s’agit-il d’un corps physique ? Si oui, comment fait-t-il pour traverser les murs, apparaître et disparaître soudainement (les pèlerins d’Emmaüs et autres évènements). De plus, Jésus n’a été vu et entendu que par ses disciples même si ceux-ci furent jusqu’à 500 en une fois selon Paul à le voir simultanément et certains avaient du mal à reconnaître immédiatement Jésus ressuscité, à commencer par Marie-Madeleine, premier témoin de la résurrection, qui accourue au tombeau le prend d’abord pour le jardinier, jusqu’à ce qu’il ait effectué certains gestes (partage du pain, montrer ses plaies, préparer un repas) ou dise certaines paroles. L’historien juif Flavius Josèphe écrit dans son « Histoire ancienne des juifs » que Jésus « leur apparut le troisième jour » indiquant qu’il apparut aux disciples et pas aux autres juifs, et donc qu’il ne s’agissait pas d’une présence physique ou matérielle.
Cela n’empêche que la réalité de cette résurrection comme évènement vécu par les premiers chrétiens, évènement qui a bouleversé leur vie et l’histoire du Christianisme, est indéniable et reste au centre de la foi chrétienne.
C’est cet évènement de la résurrection vécu par les premiers chrétiens qui a permis à une bande de disciples apeurés, se réfugiant en divers endroits, de proclamer la bonne nouvelle, de faire face aux persécutions du Judaïsme et par la suite de celles bien plus sérieuses de l’Empire Romain pour arriver en quelques générations à gagner cet empire à leur cause. On peut vraiment parler d’un évènement historique dont les nombreux témoins ont été prêts à risquer leur vie et la torture pour leur témoignage.
Ce paradigme de la résurrection, du passage de la mort à la vie, de la mort spirituelle à la vie spirituelle, a dominé notre histoire occidentale et on le trouve repris à de multiples occasions : on peut citer Jeanne d’Arc, brûlée à Rouen, qui convoque son juge principal, l’évêque Cauchon, devant le tribunal de Dieu après sa mort et qui voit sa cause l’emporter moins d’une génération après sa mort et son procès remis en cause par l’institution ecclésiale qui l’avait jugée comme sorcière, relapse et hérétique.
Plus récemment, ce paradigme qui revient à dire que les forces du mal n’auront pas le dernier mot, était repris par le mouvement des droits civiques aux USA proclamant après l’assassinat de Martin Luther King que son rêve d’une Amérique libérée du racisme continuerait à avancer vers sa réalisation après sa mort. On retrouve le thème de la résurrection personnelle repris à travers les grandes œuvres littéraires de l’occident : Crime et Châtiment et les Frères Karamazov de Dostoïevski, Les Misérables de Victor Hugo, A tale of two cities de Charles Dickens ou le Comte de Monte Cristo de Dumas, ceci sans parler des peintures, œuvres musicales (symphonie Résurrection de G. Mahler) ou autres.
Mais une question demeure : pour Jésus, cette résurrection n’est pas simplement une victoire individuelle sur la mort même si tout commence par là, mais doit amener à un changement de la société, à hâter la venue d’un monde où la volonté de Dieu est faite « sur la terre comme au ciel », aussi il appelle ses disciples après sa résurrection à « faire de toutes les nations des disciples » (Matt. 28 :19), en d’autres termes la résurrection ne concerne pas seulement des individus mais aussi les institutions sociales, nationales et autres structures pour mettre fin à ce que les théologiens libéraux ont appelé les « structures de péché » comme l’esclavage et différentes formes d’exploitation et de non respect de la dignité humaine, indiquant par ces structures que le péché n’était pas simplement une affaire individuelle.
Au cours des siècles, le Christianisme, malgré toutes sortes de contradictions et de reculs, a répondu à cet appel en humanisant de différentes façons les sociétés dans lesquelles il s’implantait, mettant graduellement fin à l’esclavage et aux jeux du cirque dans l’Empire Romain, modifiant le droit romain et développant une synthèse entre ce droit et les aspirations chrétiennes, entre autres en mettant fin au droit de vie ou du mort du pater familias sur ses enfants, mettant fin aux sacrifices humains en Amérique latine chez les Incas et Aztèques et éliminant progressivement bien d’autres coutumes considérées comme païennes ce qui n’a pas empêché les chrétiens de commettre bien des crimes dans ces pays.
Toutefois, on ne peut faire preuve d’autosatisfaction concernant cette extension de la résurrection aux dimensions sociales, culturelles et autres. On est loin du compte même si certaines nations se déclarent chrétiennes ou donnent au Christianisme une place centrale dans leurs institutions. Ainsi, si l’on considère un grand pays comme les Etats-Unis où le président prête serment sur la Bible lors de son intronisation, où chaque session du congrès commence par une prière donnée par le « chaplain » du congrès, où chaque billet de dollar porte la mention « In God we trust », où les témoins d’un procès prêtent serment sur la Bible etc.., ce pays témoigne clairement par son histoire (ses origines avec les pères pèlerins du Mayflower) et ses institutions d’une influence chrétienne considérable mais si on considère la longue période d’esclavage, certaines guerres ou aventures étrangères aux motivations douteuses et bien d’autres aspects de la société américaine, on aurait du mal à le qualifier en tant que nation de disciple du Christ. Bien sûr, on pourrait en dire autant de toutes les grandes puissances occidentales dans lesquelles le christianisme a laissé une forte empreinte.
En d’autres termes, cette victoire de la résurrection de Jésus n’est toujours pas pleinement incarnée dans les structures et institutions de notre monde. Aussi l’horizon des chrétiens comme de tous les « hommes de bonne volonté » pour reprendre l’expression évangélique n’est pas simplement un horizon de résurrection individuelle mais de résurrection aux différents niveaux familial, social, national et mondial à laquelle chacun est appelé à œuvrer.
Un pasteur canadien expulse les policiers venus faire un contrôle à Pâques dans son église
“Dehors !” a crié Artur Pawlowski, pasteur de l’église Cave of Adullam à Calgary, Alberta, Canada.
“Les nazis ne sont pas les bienvenus ici ! Ne revenez pas, vous, psychopathes nazis. Des personnes incroyablement malades et maléfiques. Intimider les gens dans une église pendant Pâques ! Fascistes de la Gestapo, nazis, communistes ! Ne vous avisez pas de revenir ici !”
“Vous imaginez ces psychopathes ? Pâques. La fête chrétienne la plus sacrée de l’année et ils viennent intimider les chrétiens pendant la fête la plus sacrée ? Incroyable. Qu’est-ce qui ne va pas avec ces psychopathes malades. Cela me dépasse. Comment osent-ils ?”
Parmi les fonctionnaires présents figuraient une femme portant une veste portant le titre d'”inspecteur de la santé publique” ainsi que sept officiers de police, dont beaucoup étaient armés, apparemment pour discuter des restrictions sanitaires liées au COVID. Mais chaque fois que la femme portant la veste d’inspecteur de la santé publique a tenté de parler, elle a été interrompue par Pawlowski.
“S’il vous plaît, sortez, sortez de cette propriété, sortez immédiatement”. “Je ne veux pas entendre un seul mot. Dehors ! Dehors ! Hors de cette propriété immédiatement, jusqu’à ce que vous reveniez avec un mandat – dehors !”
Les autorités ont fini par s’en aller, tandis que Pawlowski continuait à les réprimander et à enregistrer l’incident sur un smartphone.
“Incroyable, nous vivons dans une prise de pouvoir totale du gouvernement avec leurs voyous, leurs gorilles, les chemises brunes, les dictateurs en herbe de la Gestapo”. “Venir à l’église armés de fusils, de tasers et de menottes pour intimider pendant la célébration de Pâques ? Je suppose que c’est ça, ils veulent nous réduire en esclavage comme les Égyptiens. Ils veulent être les Pharaons d’aujourd’hui, c’est ce qu’ils font. Incroyable. Les gens, si vous ne vous levez pas, réveillez-vous, je ne sais pas ce qui se passera demain.”
Pawlowski est un pasteur canadien d’origine polonaise, connu pour ses sermons animés contre l’avortement, les revendications LGBT, la charia et récemment, les restrictions COVID-19.
En quête d’esprit – Pâques : comment croire à l’incroyable ?
Fête de la Résurrection oblige, l’émission En Quête d’esprit sur CNews dimanche traitait du thème Pâques : comment croire à l’incroyable ?
Aymeric Pourbaix recevait l’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pierre, Christiane Rancé, journaliste et romancière, ainsi que Véronique Jacquier
Promotion de l’euthanasie : Le grand combat du refus d’un tri des malades aux temps Covid sera très vite oublié
Communiqué de l’Association des Chrétiens Protestants et Evangéliques pour le Respect de la Vie (Acpervie) :
D’anciens militants du suicide assisté sont jugés pour la promotion d’un poison en vente sur internet, poison qui pourrait bien être d’avantage destiné aux autres qu’à soi-même.
Pendant ce temps, des députés lancent un projet de loi favorable à l’euthanasie.
A l’heure où certains commencent à être las de restreindre leur liberté pour, disent-ils, protéger les autres, à l’heure où d’autres rêvent de familles sans enfants, au prétexte de sauvegarder la planète, ne laissons pas l’illusion de choisir sa mort s’imposer à la société. Les promoteurs de cette vision du monde ont plutôt choisi de pouvoir donner la mort et ils sauront, avec autant de subtilités que celles avec laquelle ils promeuvent le libre choix, suggérer, puis imposer de donner la mort à ceux qu’ils estiment indignes de vivre. Le grand combat du refus d’un tri des malades aux temps Covid sera très vite oublié.
Pasteur Jean Pira, Dr François Volff
Invité sur France Inter, Mgr Aupetit dénonce :
“Il est paradoxal qu’il y ait cette attaque sur la façon de donner la mort, au moment où la mort nous cerne de partout. On devrait au contraire se battre pour la vie”
Droit à mourir dans la dignité – Mgr Michel Aupetit : “Il est paradoxal qu’il y ait cette attaque sur la façon de donner la mort, au moment où la mort nous cerne de partout. On devrait au contraire se battre pour la vie” #DAMD #le79Inter pic.twitter.com/uI9cwrmSOh
— France Inter (@franceinter) April 5, 2021
Jusqu’à quand les musulmans refuseront-ils l’examen historico-critique de leurs textes ?
L’abbé Guy Pagès, licencié en théologie et prêtre de l’archidiocèse de Paris, publie un livret sur l’islam, tiré de l’ouvrage Interroger l’islam, publié en 2013 et qui en est aujourd’hui à sa quatrième édition.
Telle une pyramide sur sa pointe, tout l’Islam repose sur la véracité du Coran. Sa nature divine éclaterait de façon si évidente qu’Allah lance souvent le défi de tenter d’en produire un texte semblable (Coran 2.23-24 ; 11.13-14 ; 10.38 ; 17.88 ; 52.34). Et de l’impossibilité escomptée de relever la gageure, chacun devrait en déduire LA PREUVE de la divinité du Coran, et donc de celle de l’islam. C’est dire l’impertinence, ou l’importance, de ce petit livre prétendant relever le défi d’Allah. Y réussit-il ? En 125 paragraphes, l’abbé Pagès expose les contradictions internes du Coran, ses absurdités, ses non-sens… Exemple :
Car enfin, Allah, a-t-il créé le monde en deux jours (41.9), en six (7.54; 10.3; 11.7; 25.59), en huit (41.9-12), ou bien instantanément (2.117) ? A-t-il créé la terre puis le ciel (2.29), ou bien l’inverse (79.27-30) ? […] Iblis (Satan) est-il un djinn (18.50) ou un ange (2.34) ? Caïn est-il au nombre des perdants (5.27,30), ou non (5.31) ? Allah a-t-il sauvé le fils de Noé (21.78;37.77), ou non (11.42-43) ?
Si le Coran est si intraduisible, au point que certaines phrases ne veulent rien dire sur le plan grammatical, c’est qu’il s’agit d’abord d’un texte mal traduit
les premiers rédacteurs du Coran pensaient en syriaque, pétris de références chrétiennes. Les travaux de Luxemberg mettent en évidence que les références culturelles du Coran étaient chrétiennes, syro-araméennes, et qu’en raison de l’hégémonie arabe, elles ont fini par ne plus être comprises, de sorte que les scribes omeyyades, puis abbassides, ne connaissant plus le sens des mots étrangers, ni donc de la polysémie de certains termes, ont collé sur ceux-ci des significations arabes étrangères à leur sens premier.
Concernant le Coran, lire aussi le dossier du numéro d’avril de La Nef.
Face au totalitarisme qui vient, vivre sans mentir
Après son brillant essai sur le « pari bénédictin », que nous avions évoqué notamment ici et là, Rod Dreher développe dans un nouvel ouvrage une réflexion pour répondre au totalitarisme soft occidental. Suite à de nombreux témoignages de dissidents du système soviétique, il constate que l’Occident verse à son tour dans un totalitarisme qui ne dit pas son nom, plus proche du monde d’Huxley que d’Orwell. Sans goulag ni tortures physiques, mais dans un version ‘douce’, avec mises au ban, politiquement correct imposé jusque dans l’entreprise, matraquage idéologique en faveur de la culture de mort, au point que nos libertés s’amenuisent petit à petit. Pas d’interdiction officielle d’opinion, pas de déploiement d’un État policier, mais l’émergence insidieuse d’une tyrannie douce qui, sous l’égide d’un credo progressiste, annihile tout esprit critique et paralyse jusqu’au plus indépendant des libres penseurs. Qu’est-ce que le soft totalitarisme ? Comment l’homme moderne en vient-il à renoncer à sa liberté d’expression et aux lumières du bon sens ? Pourquoi l’Occident est-il gagné par la novlangue et la réécriture de l’histoire ?
Le journaliste américain place le chrétien devant le vertige des temps d’aujourd’hui et de demain et l’appelle à la foi profonde, à la résistance familiale, à la soif de la vérité, seules à même de fissurer les fantasmes d’une époque qui nous infantilise et nous noie dans les paradis artificiels.
L’Occident moderne est une société pré-totalitaire décadente. L’atomisation sociale, la solitude omniprésente, la montée de l’idéologie, la perte de confiance généralisée dans les institutions, entre autres, le rendent vulnérable à la tentation totalitaire à laquelle la Russie et l’Allemagne ont succombé au siècle précédent.
En outre, les élites intellectuelles, culturelles, universitaires et corporatives sont sous l’emprise d’un culte politiquement classé à gauche construit autour d’une prétendue “justice sociale”. C’est une idéologie ouvertement illibérale qui a un nombre alarmant de points communs avec le bolchévisme, y compris la division de l’humanité entre le camp du bien et celui du mal. Cette pseudo-religion, qui semble répondre à un besoin de sens et de morale dans notre société post-chrétienne, cherche à rétablir la justice en diabolisation, excluant et même persécutant tous ceux qui résistent à ses dogmes implacables.
Enfin, l’adoption et la promotion par les grandes entreprises de valeurs sociales progressistes et l’émergence du “capitalisme de surveillance” – l’extraction des données individuelles collectées par des appareils électroniques et dictée par l’impératif commercial – préparent l’Occident à accepter une forme locale du système de crédit social à la chinoise. Nous sommes conditionnés à abandonner notre vie privée et nos libertés politiques en échange du confort, de la commodité et d’une harmonie sociale qui nous est artificiellement imposée.
Comment résister à ce rouleau compresseur ? L’auteur du pari bénédictin montre plusieurs pistes, qui ont fait leurs preuves : dire la vérité et refuser le mensonge, cultiver la mémoire culturelle, protéger la famille, cette cellule de résistance à l’Etat Léviathan, approfondir et vivre sa foi, rester solidaires de nos communautés. La famille constitue certainement le noyau culturel qu’il faut chérir :
Pour Maria Komaromi, enseignante catholique à Budapest, “ce n’est pas un hasard si toutes les dictatures essaient toujours de briser la famille, car c’est dans la famille que vous trouvez la force de combattre. On se sent épaulé, prêt à aller par le monde et à affronter tout ce qui se présentera. C’était vrai sous le communisme et ça l’est tout autant aujourd’hui.”
Quant à la liberté d’exercer la religion, elle ne se limite pas au précepte de la messe dominicale :
Krčméry, mort en 2013, fut l’une des figures majeures de la résistance anticommuniste slovaque. Lors de son dernier procès, les procureurs communistes le traitèrent de menteur pour avoir affirmé que les Tchécoslovaques ne jouissaient d’aucune liberté religieuse. “Personne ne vous défend d’aller prier à l’église, si ?” le raillaient-ils – une pique que les chrétiens conservateurs entendent souvent aujourd’hui de la part de chrétiens progressistes. Krčméry retourna leur accusation contre eux. Il répondit que le Christ ne se satisfaisait pas du simple fait que les croyants aillent à l’église, mais qu’il voulait que les croyants vivent pour lui en tout temps et en tout lieu.
Bernard Tapie découvre les “bienfaits” de l’immigration en France
Bernard Tapie vient de découvrir toute la richesse de l’immigration-invasion qu’il a tant vantée, tout d’abord au service de François Mitterrand et de SOS Racisme, toujours pour contrer politiquement ceux qui s’y opposaient :
Cambriolage au domicile de Bernard Tapie : parmi les 4 agresseurs cagoulés, 3 sont de “type africain” et 1 de “type nord-africain”, selon une source policière. Le couple a été violenté, attaché avec des câbles électriques et séquestré. Rolex et bijoux volés. [source]
Emmanuel Macron s’est chargé de téléphoner personnellement à Bernard Tapie pour se soucier de son état, contrairement aux milliers de Français qui sont victimes quotidiennement de l’immigration qui ne bénéficient pas de cette mansuétude. Nous nous limiterons donc à remettre la vidéo ci-dessous où Bernard Tapie voulait “en mettre une ” à Eric Zemmour dans ce débat où il défendait les bienfaits de l’immigration en France. Succulent :
Et une petite archive du Monde de 1990…

Mgr de Germay : “Quand on veut faire disparaitre les religions de l’espace public, c’est une façon d’imposer l’athéisme
L’archevêque de Lyon, Mgr Olivier de Germay, était l’invité d’Europe 1 où il a commenté l’actualité liée à la laïcité et à la loi “confortant le respect des principes de la République” et il a aussi critiqué les récentes prises de position de Marlène Schiappa :
Ce serait une erreur de croire que les religions sont la cause de tous les maux de notre société (…) Jeter le soupçon sur l’ensemble des religions laisse croire que la laïcité, c’est cacher les religions (…)
Je crois que c’est une grave erreur (…) Nier la dimension de transcendance de la personne humaine est un déni de réalité. On ne peut pas dire que la dimension spirituelle est à mettre de coté (…)
“La laïcité, c’est la neutralité de l’État dans une société qui est plurielle (…) L’athéisme est une option respectable, mais elle n’a pas à s’imposer à l’ensemble de la société (…) quand on veut faire disparaitre les religions de l’espace public, c’est une façon d’imposer l’athéisme“.
Ne pas pouvoir vivre les fêtes religieuses dans leur plénitude est une atteinte à ce qui unit tous les Français
Message de Pâques du Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou :
Chers Français, Après 2019 où la France était meurtrie par l’incendie de Notre-Dame de Paris survenu durant la Semaine Sainte; après 2020, où les fêtes de Pâques furent presque celles du retour à une église des catacombes, voici qu’une nouvelle fois nous vivons une Semaine Sainte et une Fête de Pâques dans des conditions anormales. Quand donc retrouverons nous la possibilité d’exprimer librement, en famille, dans la joie de la Résurrection, la Foi bi-milllénaire de la fille aînée de l’Eglise ?
Que l’on soit croyant ou non, les fêtes religieuses font partie de notre héritage et de la mémoire de la France. Ne pas pouvoir les vivre dans leur plénitude est une atteinte à ce qui unit tous les Français dans une histoire où tous puisent de communes racines.
Mes pensées et celles de la Princesse Marie-Marguerite se tournent vers toutes les familles et particulièrement les personnes seules et les malades afin que, malgré les conditions difficiles, elles puissent retrouver dans cette Fête de Pâques l’Espérance.
Que Notre-Dame, que Saint-Louis et tous les saints et saintes de France protègent les familles.
Les suppôts de la mort le jour même de Pâques
Ce n’est sans doute pas par hasard si le JDD publie le dimanche de Pâques, 2 pétitions visant à allonger le délai légal d’accès à l’avortement et à légaliser l’euthanasie.
230 000 avortements en France chaque année, ce n’est sans doute pas suffisant pour ces adeptes de la culture de mort. En février, une proposition de loi pour allonger le délai d’accès à l’avortement de douze à quatorze semaines de grossesse avait été retirée par le groupe socialiste, en raison des nombreux amendements déposés par la droite, accusée d’obstruction.
Le texte sur l’euthanasie, qui doit être examiné jeudi 8 avril à l’Assemblée, rencontre le même type d’obstruction, avec plus de 3000 amendements déposés, qui devraient rendre mécaniquement impossible l’examen de leur totalité sur une seule journée.
Salve festa dies. Salut ô jour de Fête : Pâques 2021 ! – Terres de Mission
Eglise universelle : Le saint jour de Pâques
En cette fête de la Résurrection du Christ, le père Jean-Marie de la Fraternité de la Transfiguration nous livre quelques réflexions spirituelles et pratiques sur le mystère pascal : comment est fixée la date de Pâques ? Quels éléments de raison nous confortent dans le fait que le Christ est ressuscité ? Que nous disent les icônes orientales du mystère de Pâques ? Quel est le message spirituel de Pâques ?
Eglise en France : SOS Calvaires
Julien Le Page préside l’association SOS Calvaires qui a pour objectif de restaurer des calvaires en France, au rythme d’un par mois. Il nous présente quelques restaurations déjà menées par l’association et évoque les projets à venir.
Eglise en Marche : Faustine, apôtre de la Miséricorde
A l’occasion de la célébration du dimanche de la Miséricorde, le dimanche qui suit Pâques, Claire de Lorgeril présente le film “Faustine – Apôtre de la Miséricorde” qui raconte la vie de sœur Faustine, Helena Kowalska (1905-1938) qui, à la demande du Christ, lui a fait peindre un tableau de lui-même et lui a demandé de répandre la dévotion à la Miséricorde de Dieu. Bientôt sur nos écrans.
C’est arrivé un 4 avril…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 4 avril : saints du jour français ou en France.
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St Pierre, évêque de Poitiers († 1115)
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En 1115, le trépas de saint Pierre, évêque de Poitiers, qui favorisa les débuts de l’Ordre de Fontevrault, fut expulsé injustement de son siège par le comte du Poitou, à qui il reprochait sa conduite scandaleuse, et mourut en exil à Chauvigny.
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le 4 avril 774 : Charlemagne confirme à Rome, au pape Adrien Ier, la donation de Pépin à l’Église et ratifie une deuxième donation.
La France est à l’origine du pouvoir temporel de la papauté.
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le 4 avril 896 : décès du pape Formose.
Formose est élu pape le 19 septembre 891. Il est forcé de couronner empereur le Duc Guido II de Spolète en avril 892 et se trouve mêlé aux querelles byzantines. Il est surtout connu pour avoir été jugé après sa mort, par un de ses successeurs, le pape Étienne VI au cours du «Concile cadavérique ». Le cadavre du pape Formose est exhumé, revêtu des vêtements pontificaux, assis sur un trône et lui sont répétées toutes les accusations portées autrefois par Jean VIII. Toutes ses décisions papales sont annulées, les ordres conférés déclarés invalides, les vêtements pontificaux arrachés de son corps, les trois doigts de sa main droite coupés et le cadavre jeté dans le Tibre. On le retrouvera et après la mort d’Étienne VI, le corps est replacé dans la crypte de Saint-Pierre.
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le 4 avril 1292 : décès du Pape Nicolas IV.
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le 4 avril 1297 : le Pape Boniface VIII cède le royaume de Sardaigne et de Corse au roi d’Aragon.
Suite aux Vêpres siciliennes, le pape crée une sorte de royaume de compensation pour Jacques II le Juste d’Aragon. Il veut par là en finir avec la querelle entre les maisons d’Anjou et d’Aragon au sujet du royaume de Sicile.
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le 4 avril 1460 : fondation de l’Université de Nantes.
A la demande du duc François de Bretagne, le pape Pie II accorde à l’Université de Bretagne de Nantes, ses chartes. Elle est fondée par Bertrand Milon ce jour.
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le 4 avril 1491 : le Roi Charles VIII fait son entrée solennelle à Nantes.
Anne de Bretagne, qui s’est fait couronnée duchesse à Rennes, le 10 février 1489 (cf. la chronique du jour) refuse d’appliquer le traité du Verger par lequel elle ne peut se marier sans le consentement du Roi de France. Charles VIII est rapidement vainqueur des Bretons, et la duchesse est assiégée dans Rennes. Charles VIII, qui contrôle tout le duché lui propose alors le mariage.
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le 4 avril 1791 : l’Eglise Sainte-Geneviève devient le Panthéon.
En 1754, Louis XV, atteint d’une grave maladie, demande l’intercession de Sainte Geneviève et promet de lui reconstruire son ancienne basilique datant de Clovis. Dès sa guérison, il décide d’accomplir sa promesse. En 1791, alors que le bâtiment vient d’être achevé et n’est pas encore officiellement une église, La Constituante adopte le décret prévoyant que les grands hommes de la république seront inhumés au Panthéon de Paris, dans l’église Sainte-Geneviève, transformée en temple païen.
(cf.les chroniques des 23 et 27 novembre et du 20 février)
- le 4 avril 1794 : la colonne infernale de Crouzat incendie Torfou.
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le 4 avril 1806 : publication du “Catéchisme impérial”, rédigé par le prêtre Bernier et l’abbé d’Astros.
Validé par Napoléon, il est le seul autorisé dans les églises catholiques de l’Empire. On peut y lire que toute désobéissance à l’empereur est qualifiée de péché mortel. Mais aussi les devoirs de répondre à la conscription et de payer ses impôts sont de grands devoirs chrétiens !
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le 4 avril 1820 : fondation de l’Association Amicale des Anciens « Barbistes »
C’est, a priori, la plus ancienne association d’anciens élèves de France, celle du Collège Sainte-Barbe de Paris.
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le 4 avril 1919 : décès de Francisco Marto à presque 11 ans.
François Marto est un des trois bergers portugais auxquels la Vierge Marie est apparue en 1917 à Fatima. En 1918, François est atteint d’une très forte grippe. L’épidémie cause la mort de nombreuses personnes en Europe. C’est pendant cette ultime épreuve que la Vierge Immaculée apparaît aux deux petits enfants pour leur renouveler sa promesse du 13 juin 1917. Il reçoit les derniers sacrements le jeudi 3 avril et, le lendemain, après avoir vu une belle lumière près de la porte de sa chambre, il expire.
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le 4 avril 1949 : naissance de l’OTAN (organisation du Traité de l’Atlantique Nord).
Les pays membres de cette nouvelle organisation sont la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Islande, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas et le Portugal. Volet militaire de l’Alliance atlantique, cette organisation permet, à l’origine, de dépasser les situations de statu quo que ne peut régler l’ONU.
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le 4 avril 2009 : le président Sarkozy confirme la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, à Strasbourg.
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le 4 avril 2011 : les forces françaises attaquent les positions de Gbagbo à Abidjan.
Scimus Christum surrexísse a mórtuis vere
| Víctimæ pascháli laudes ímmolent Christiáni. | A la victime pascale, que les Chrétiens immolent des louanges. |
| Agnus rédemit oves : Christus ínnocens Patri reconciliávit peccatóres. | L’Agneau a racheté les brebis : le Christ innocent a réconcilié les pécheurs avec son Père. |
| Mors et vita duéllo conflixére mirándo : dux vitæ mórtuus regnat vivus. | La vie et la mort se sont affronté en un duel prodigieux : l’Auteur de la vie était mort, il règne vivant. |
| Dic nobis, María, quid vidísti in via ? | Dis-nous, Marie, qu’as-tu vu en chemin ? |
| Sepúlcrum Christi vivéntis et glóriam vidi resurgéntis. | J’ai vu le tombeau du Christ vivant, et la gloire du ressuscité. |
| Angélicos testes, sudárium et vestes. | J’ai vu les témoins angéliques, le suaire et les linceuls. |
| Surréxit Christus, spes mea : præcédet vos in Galilǽam. | Il est ressuscité, le Christ, mon espérance : il vous précèdera en Galilée. |
| Scimus Christum surrexísse a mórtuis vere : tu nobis, victor Rex, miserére. Amen. Allelúia. | Nous le savons : le Christ est ressuscité des morts : ô Vous, Roi vainqueur, ayez pitié de nous. Amen. Alléluia. |
Surréxit sicut dixit
Ne craignez point, vous ; car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié. Il n’est point ici : car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez, et voyez le lieu où le Seigneur avait été mis. Et hâtez-vous d’aller dire à ses disciples qu’il est ressuscité
Exsultet !
Qu’exulte de joie dans le ciel la multitude des anges
chantez serviteurs de Dieu et que retentisse la trompette triomphale
pour la victoire du grand Roi.
Réjouis-toi, ô notre terre, resplendissante d’une lumière éclatante,
car il t’a prise en sa clarté et son règne a dissipé ta nuit.
Réjouis-toi, Eglise notre mère, toute remplie de sa splendeur,
et que résonne l’acclamation du peuple des fils de Dieu !
Unissez, frères bien-aimés, votre voix à la mienne
pour que je chante en votre nom,
la merveilleuse lumière du Christ ressuscité !
Le Seigneur soit avec vous ! Et avec votre esprit !
Elevons notre coeur ! Nous le tournons vers le Seigneur !
Rendons grâce au Seigneur notre Dieu ! Cela est juste et bon !
Vraiment il est juste et bon de proclamer à pleine voix ta louange,
Dieu invisible, Père tout-puissant
et de chanter ton Fils Bien Aimé, Jésus-Christ, notre Seigneur.
C’est lui qui a payé pour nous la dette encourue par Adam notre père
et qui a détruit en son sang la condamnation de l’ancien péché.
Car voici la fête de la Pâque, où l’Agneau véritable est immolé pour nous.
Voici la nuit où tu tiras de l’Egypte nos pères,
les enfants d’Israël et leur a fait passer la mer Rouge à pied sec,
nuit où le feu de la nuée lumineuse a repoussé les ténèbres du péché.
O Nuit qui nous rend à la grâce et nous ouvre la communion des saints,
Nuit où le Christ, brisant les liens de la mort, s’est relevé victorieux des Enfers.
Heureuse faute d’Adam qui nous a valu un tel rédempteur.
O Nuit qui seule a pu connaître le temps et l’heure
où le Christ est sorti vivant du séjour des morts !
O Nuit dont il est écrit : “La nuit comme le jour illumine,
la ténèbre autour de moi devient lumière pour ma joie !”
O Nuit bienheureuse, où se rejoignent le ciel et la terre,
où s’unissent l’homme et Dieu !
Dans la grâce de cette nuit, accueille, Père très saint,
le sacrifice du soir de cette flamme que l’Eglise t’offre par nos mains ;
permets que ce cierge pascal consacré à ton Nom,
brûle sans déclin en cette nuit et qu’il joigne sa clarté à celle des étoiles.
Qu’il brûle encore quand se lèvera l’astre du matin,
celui qui ne connaît pas de couchant : le Christ ressuscité
revenu des Enfers qui répand sur les hommes sa lumière et sa paix.
Garde ton peuple, nous t’en prions, ô notre Père, dans la joie de ces fêtes pascales !
Par Jésus-Christ ton Fils, notre Seigneur, qui par la puissance de l’Esprit
s’est relevé d’entre les morts et règne près de toi
pour les siècles des siècles ! Alleluia ! Amen !


