Journée de la trisomie 21 : un clip joyeux pour célébrer la différence
A l’occasion de la Journée Mondiale de la Trisomie 21, Cilou sort son dernier clip en partenariat avec les Cafés Joyeux. La jeune chanteuse célèbre la différence en mettant en lumière les personnes porteuses de handicap, leurs familles, et ceux qui œuvrent pour leur insertion. Dans ce nouveau clip, Cilou raconte l’histoire vraie de Luis, petit garçon de 5 ans porteur de trisomie, et de sa famille. Elle entraîne son public à la découverte du monde du handicap, un univers où fragilités accueillies et esprit de fraternité peuvent révolutionner les vies. Au-delà d’un vibrant hommage à tous ceux qui agissent au quotidien avec générosité, le clip rend compte d’une réalité éprouvée par Cilou auprès des personnes porteuses de handicap ; elle lui a inspiré le titre de cette chanson : « Joyeux ! »
Débutant par le récit de l’annonce du handicap de Luis à ses parents, le dernier clip de Cilou propose un aperçu des moments de combats et de joie ayant jalonnés la vie de cette famille (pas complètement) comme les autres. Acteur innovant de l’inclusion du handicap sous toutes ses formes, et témoin au quotidien de la richesse des personnes handicapées, Les Cafés Joyeux ont ouvert toutes grandes les portes de leur restaurant solidaire à Rennes. Grâce à la joie de Fabian, collaborateur porteur de trisomie 21, Cilou nous projette dans l’avenir de Luis, devenu adulte et travaillant fièrement et avec professionnalisme au sein du café Joyeux.
La chanteuse déclare :
« Écrire cette chanson a été une très belle aventure. C’est le titre dont je suis le plus fière. Luis et sa famille ainsi que Fabian et les équipiers des Cafés Joyeux m’ont chamboulée ; ils sont une grande source d’inspiration. C’est une famille aussi différente que toutes les familles. Avec une force unique puisée dans l’amour : à leurs côtés, loin des a priori, la vie est belle et leur joie est contagieuse ! ».
La maman de Luis joute :
« C’est une chanson pleine d’amour, de réalité, d’émotions… C’est notre histoire de vie à nous, un souvenir qui restera pour toujours dans notre famille. Le tournage du clip a été une expérience de découverte enrichissante, pleine de belles rencontres, avec la présence comme figurants de tous les gens qu’on aime ! ».
Un condensé d’émotions et de joie contagieuse, à partager sans modération en ce 21 mars, Journée Mondiale de la Trisomie 21, et une bonne occasion de redonner le sourire autour de nous en cette période morose !
Paroles de « JOYEUX »
Quand j’ai pointé le bout de mon nez,
Sous vos regards ravis,
Vous ne vous en doutiez pas
Du secret que j’avais gardé
En rêvant de la vie,
Au chaud pendant 9 mois
Le docteur a fait remarquer
Mes p’tits yeux en amandes
Et mon nez un peu trop plat
Maman elle a beaucoup pleuré
Papa déboussolé
N’osait parler de moi
Mais moi j’suis
Joyeux Wohohohoho
J’veux pas vous déranger
J’veux seulement être aimé
Joyeux Wohohohoho
Eh ouais j’suis différent
Autant que chaque enfant
J’ai un p’tit quelque chose en plus
C’est pas un quelque chose en trop
Ça vient avec bien plus d’amour que de sanglots
C’est mon p’tit chromosome en plus
Qui rends le monde encore plus beau
Maman dit que c’est mon pouvoir d’super héros
J’adore jouer avec mon grand frère
Lui il dit qu’il est fier
Que je sois différent
Mais parfois ça peut le rendre amer
Que grandir et parler
Me prenne autant de temps
Mes parents sont des combattants
Pour que dans la vie courante
Je parvienne à m’intégrer
Et comme je les fais tous craquer,
Famille, pros et copains
Sont là à nos côtés
Avec moi Joyeux Wohohohoho
J’vais tous vous chambouler
Vous apprendre à aimer
Joyeux Wohohoho
Voyez mon cœur immense
Avant ma différence
J’ai un p’tit quelque chose en plus
C’est pas un quelque chose en trop
Ça vient avec bien plus d’amour que de sanglots
C’est mon p’tit chromosome en plus
Qui rends le monde encore plus beau
Maman dit que c’est mon pouvoir d’super héros
Tombé sur terre pour vous ouvrir les cieux
Je vous relève, me révèle à vos yeux
Loin des courants de la conformité
Dans la beauté de ma fragilité
Demain inquiète mes parents
Est-ce qu’en grandissant
Je serai indépendant
Mais moi je compte bien prouver
Tout c’que j’ai à donner
En allant travailler
Au café Joyeux Wohoho
Laisser moi exister
Sans peur ou préjugés
Joyeux wohoho
Fier de mes compétences
Comme de ma différence
J’ai un p’tit quelque chose en plus
C’est pas un quelque chose en trop
Ça vient avec bien plus d’amour que de sanglots
C’est mon p’tit chromosome en plus
Qui rends le monde encore plus beau
Vous verrez que c’est mon pouvoir d’super héros
Joyeux Wohoho
J’veux pas vous déranger
J’veux seul’ment vous aimer
Joyeux wohoho
La vie est une chance
Et vive la différence !
Action contre le projet de loi bioéthique à Compiègne
Une action de jeunes Compiègniois contre le projet de loi ni bio ni éthique s’est déroulée ce matin devant l’hôtel de ville de Compiègne.

Puis les jeunes sont allés tracter sur le marché :

Pologne : Le conservatisme est-il contraire aux valeurs de l’UE ?
La Pologne est régulièrement critiquée par la Commission européenne et le Parlement européen pour son manque de respect de l’État de droit et des valeurs de l’Union européenne. Olivier Bault, correspondant de l’hebdomadaire polonais Do Rzeczy, nous livre son analyse depuis la Pologne :
Mgr Gérard Le Stang, nommé évêque d’Amiens
Le pape François a nommé ce jour, samedi 20 mars 2021, Monseigneur Gérard Le Stang, évêque d’Amiens suite au transfert de Monseigneur Olivier Leborgne au siège d’Arras en septembre 2020.
Monseigneur Gérard Le Stang était curé de la paroisse Notre-Dame du Folgoët- Abers -Côte-des-Légendes.
Ordonné prêtre en 1990 pour le diocèse de Quimper, Monseigneur Gérard Le Stang fut notamment directeur au Grand Séminaire interdiocésain de Vannes puis directeur et recteur du Grand Séminaire Saint-Yves de Rennes (1999-2009), vicaire général du diocèse de Quimper (2009-2013) et secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques de France (2013-2016).
Monseigneur Gérard Le Stang est membre l’Institut Séculier de prêtres du Cœur de Jésus (Famille Cor Unum).
L’ordination épiscopale et l’installation de Monseigneur Gérard Le Stang auront lieu le jeudi 13 mai en la cathédrale Notre-Dame d’Amiens.
Chronique de l’Absurdistan
Ce matin, on apprenait que les fleuristes, les jardineries, les cordonniers et les chocolatiers (en plus des coiffeurs) peuvent rester ouverts dans les 16 départements confinés.
En début d’après-midi, on découvre que l’exécutif renonce finalement à l’attestation de sortie en journée (qui est longue de 2 pages). Avec ses 15 motifs dérogatoires, l’attestation a été vivement critiquée. Pour la règle des 10km hors couvre feu, l’attestation est remplacée par un justificatif de domicile. Il faut rappeler que dans une décision du 22 décembre (paragraphe 6), le Conseil d’Etat affirmait que le formulaire d’attestation de déplacement dérogatoire n’avait pas plus de valeur qu’un autre justificatif légitimant le déplacement.
C’est la politique du “en même temps” : comme l’Exécutif n’avait pas envie de reconfiner, il nous fait ce cirque pour calmer les hystériques qui réclament un confinement depuis 3 mois. D’ailleurs, Jean Castex a dit que le confinement aurait duré trois mois si on l’avait instauré plus tôt. Autrement dit, cela n’aurait servi à rien et, de fait, cela ne sert à rien. La vraie information de jeudi soir, finalement, c’est la réduction du couvre-feu, repoussé à 19h.
« C’est du grand n’importe quoi » @PascalPraud #attestation #Absurdistan pic.twitter.com/vLkSYiGqfT
— Samuel Lafont (@Samuel_Lafont) March 20, 2021
C’est arrivé un 20 mars…
« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)
« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir.”» (Maréchal Foch)
Alors rappelons-nous :
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le 20 mars: saints du jour français ou en France.
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St Urbice, 15e évêque de Metz († v. 450)
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St Wulfran, évêque de Sens († v. 700)
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Au monastère de Fontenelle, vers 700, a lieu la mise au tombeau de saint Vulfran. Moine élu évêque de Sens, il entreprit, après quelques années, de porter l’annonce de l’Évangile au peuple de la Frise et, revenu au monastère de Fontenelle, il y termina ses jours.
Saint Wulfran était fils d’un officier du Roi Dagobert. ll passa quelques années à la cour sous Clotaire III et sainte Bathilde, sa mère ; mais il n’échoua point contre les écueils où la vertu des courtisans fait si souvent naufrage. Il sut allier les devoirs de son état avec la pratique des maximes de l’Évangile. Il avait une estime particulière pour les vrais serviteurs de Dieu. Ayant été élevé sur le siège de Sens en 682, il se livra tout entier aux fonctions de l’épiscopat ; mais à peine eut-il gouverné son diocèse deux ans et demi, qu’il résolut de le quitter pour aller prêcher la foi dans la Frise, à l’exemple de plusieurs missionnaires anglais qui travaillaient de ce côté-là. Il s’y rendit donc après avoir fait une retraite, et ses prédications eurent les plus heureux succès. Un grand nombre de personnes, parmi lesquelles on comptait le fils du roi Radhod, se convertirent et reçurent le baptême.
Ce saint sauva la vie à un malheureux nommé Ovon, destiné par le sort à être immolé aux idoles. Ayant été pendu, il resta deux heures à la potence de sorte que tout le monde le croyait mort ; mais la corde ayant cassé par la vertu des prières de Wulfran, Ovon tomba par terre et se trouva plein de vie. Le saint à qui on le donna, l’instruisit des vérités de la religion. Ovon fut depuis moine et prêtre de Saint-Wandrille. Wulfran rendit aussi la vie à deux enfants qu’on avait jetés dans la mer en l’honneur des idoles du pays. Notre saint se retira ensuite au monastère de Saint-Wandrille, où il mourut en 720.
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Bse Jeanne Véron, vierge et martyre de la Révolution (1767-1794)
À Ernée dans le Maine, en 1794, la bienheureuse Jeanne Véron, vierge. Avec la bienheureuse Françoise Tréhet, elle faisait la classe et soignait les malades, lorsque, sous la Révolution française, elle fut accusée d’avoir refusé les serments prescrits et d’avoir caché des prêtres. Malade, elle fut portée en fauteuil jusqu’à la guillotine.
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le 20 mars 931 : élection du pape Jean XI.
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le 20 mars 1342 : instauration définitive de la gabelle en France.
Cet impôt sur le sel a toujours été contesté ; il va continuer à pimenter la vie politique française pendant de longues années.
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le 20 mars 1415 : l’antipape Jean XXIII fuit le concile de Constance.
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le 20 mars 1622 : le Roi Louis XIII conduit une nouvelle expédition dans le Languedoc.
A la tête d’une petite armée appuyée de huit canons, Louis XIII, en 1622, parcourut tout le midi de la France, de la Saintonge à Montpellier, pour s’emparer des places détenues par les protestants rebelles, enlever d’assaut Nègrepelisse, bombarder Saint-Antonin, assiéger Montpellier. L’Etat dans l’Etat que constitue le parti Huguenots vit ses dernières heures.
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le 20 mars 1704 : les camisards essaient de soulever le Vivarais.
Rarement, guerre religieuse fut aussi cruelle que celle des Camisards ; c’est ainsi que se nommaient les protestants Cévenols. Dans son livre, Histoire partiale – Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2, chapitre 4), Jean Guiraud rapporte comment cette révolte est fomentée par l’étranger pour préparer l’invasion de la France. Il y rapporte des comptes rendus impressionnants, adressés au Roi via son ministre de la guerre, qui lui relatent les attentats, destructions et crimes commis par les Camisards (chapitre 4, pages 65 et 66).
Il rapporte (page 67) le comportement des troupes royales mal commandées par le maréchal de Montrevel en citant le maréchal Villars:
« De leur côté, les troupes royales se montraient de plus en plus cruelles dans la répression, surtout lorsqu’elles furent sous le commandement du maréchal de Montrevel, en 1703-1704. Le maréchal de Villars qui lui succéda, dans les premiers mois de 1703, résume ainsi la situation qu’il trouva à son arrivée dans les Cévennes : « Ce n’était plus, d’une part, que meurtres, incendies, églises renversées, prêtres massacrés, et de l’autre, liberté entière accordée aux troupes de tuer tout ce qu’elles trouveraient avoir l’air de Camisards ».
Mémoires de VILLARS (éd. Société de l’histoire de France), II, p. 145.
Jean Guiraud poursuit :
“Lorsque par son énergie et sa clémence, le maréchal de Villars eut amené la soumission de la plupart des Camisards et de leur principal chef Cavalier, les puissances ennemies firent tous leurs efforts pour perpétuer la révolte en envoyant de nouveaux émissaires et des secours aux rebelles. C’est ce que nous apprend Villars lui-même, dans ce passage de ses Mémoires : « Les ennemis de l’État, voyant cette révolte presque éteinte et les fanatiques prêts à sortir du royaume, mettaient tout en usage pour la ranimer. Ils firent passer un argent considérable et gagnèrent Ravanel, lieutenant de Cavalier… On fut informé certainement qu’il était arrivé à ces rebelles deux hommes de Genève avec de l’argent et avec parole qu’il entrerait un corps d’armée en Dauphiné pour les soutenir. Cette promesse était sans fondement ; mais les fanatiques ne raisonnent pas. Ils pouvaient savoir aussi qu’une armée navale très considérable venait d’entrer dans la Méditerranée.”
Histoire partiale – Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2, chapitre 4, page 69)
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le 20 mars 1796 : le Directoire repousse les propositions de paix anglaise formulées l’avant-veille le 18 mars.
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le 20 mars 1800 : Kléber écrase les Turcs à Héliopolis et marche sur le Caire.
Bataille d’Héliopolis, par Léon Cogniet
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le 20 mars 1809: le maréchal Soult défait les Portugais à Carvalho au Portugal.
Cette bataille est aussi connue sous le nom de bataille de Braga.
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le 20 mars 1814 :« défaite » d’Arcis-sur-Aube (20 et 21 mars).
Les alliés considère avoir remporté cette bataille. Cependant, il faut noter qu’avec 28 000 soldats il est impossible à Napoléon de battre une armée autrichienne de plus de 100 000 hommes, commandée par Schwartzenberg. Non seulement, Schwartzenberg rate une occasion d’anéantir les restes de la Grande Armée, mais il voit la route de Paris se fermer alors que son avant-garde était à moins de 100 kilomètres.
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le 20 mars 1815 : arrivée de Napoléon à Paris.
Le retour de Napoléon aux Tuileries marque le début de la période dite des Cent-Jours. Napoléon fait établir l’Acte additionnel aux Constitutions de l’Empire, le 22 avril, connu aussi sous le nom de Charte de 1815. Une Chambre des représentants est élue.
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le 20 mars 1897 : la France signe avec l’Éthiopie un traité fixant la frontière de la Somalie.
Signature à Addis Abéba, entre la France et Ménélik II, de la Convention fixant la frontière entre la Côte Française des Somalis et le Territoire de l’Empire Ethiopien.
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le 20 mars 1907 : les troupes de Lyautey occupent Oujda, après l’assassinat d’un médecin français de Marrakech.
Le docteur Mauchamp, directeur du dispensaire de Marrakech, est assassiné par une foule manipulée par des agents allemands. Contre l’avis de Lyautey, Clémenceau ordonne une expédition punitive dans la région d’Oujda.
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le 20 mars 1929 : décès de Ferdinand Foch, maréchal de France, de Grande Bretagne et de Pologne.
Quelques citations du Maréchal :
« Ce n’est pas une paix, c’est un armistice de vingt ans. » (1920)
« J’aime mieux une armée de moutons commandée par un lion qu’une armée de lions commandés par un âne. » (Les Cahiers – 1926)
« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… »
« Mon centre cède, ma droite recule. Situation excellente, j’attaque. » (Première bataille de la Marne, 8 septembre 1914)
« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir.”»
« Une assemblée pour décider doit avoir un nombre impair, mais trois, c’est déjà trop.»
Né à Tarbes le 2 octobre 1852 dans une famille de catholiques, Ferdinand Foch sert au sein du 4e Régiment d’Infanterie pendant la Guerre de 1870. Polytechnicien, il sert au 27e RI avant d’être professeur à l’École de Guerre. Il y développe ses théories de l’offensive à outrance.
En 1914, il commande la IXe Armée avec laquelle il arrête les Allemands de Von Kluck à Saint-Gond. En 1915 et 1916, il dirige les offensives françaises en Artois et sur la Somme. Ecarté du commandement en même temps que Joffre, il y revient suit à l’échec de Nivelle au Chemin des Dames. En mars 1918, il est nommé « Chef d’Etat-major Général » avec le titre de Généralissime des Armées Alliées, lors de la Conférence de Doullens, avec Pétain (France), Haig (Grande-Bretagne) et Pershing (Etats-Unis) sous ses ordres. Chaque jour, il assiste à la messe et récite son chapelet. C’est à la Sainte Vierge qu’il a attribué ses succès militaires.
En juillet 1918, Foch arrête l’offensive allemande en Champagne avant de passer à la contre-attaque, qui se déroule presque parfaitement. Le 6 août 1918, il reçoit son bâton de Maréchal de France. Il est élu le même jour à l’Académie Française et y entrera en 1920. Le 11 novembre 1918, il signe l’Armistice de Rethondes.
Dès 1920, il appuie l’idée de maintenir la Rhénanie sous occupation française.
Au milieu de l’année 1920, Foch dirige une mission interalliée pour la Pologne qui comprend notamment le diplomate français, Jean Jules Jusserand, le diplomate britannique Edgar Vincent d’Abernon. Le général Weygand, chef d’état-major du maréchal Foch, en est le commandant en chef.
Suite à la victoire sur les soviétiques, il est fait maréchal de Pologne. Avec le maréchalat de Grande Bretagne, c’est son troisième bâton de maréchal. Il se retire ensuite de la vie militaire et publique. Il est inhumé aux Invalides.
Sur son lit de mort, ou un peu avant de mourir, il dit : « Si un jour la France est en péril, appelez Weygand. » (Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, page 131).
Voir les chroniques du 26 mars, du 9, du 15 et du 18 juillet.
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le 20 mars 1944 : à Alger, exécution de Pierre Pucheu.
Nommé par l’amiral DARLAN, Ministre de la Production Industrielle et Commerciale le 22 février 1941, il est chargé par le Maréchal Pétain le 18 juillet 1941, du Ministère de l’Intérieur et ce, jusqu’au retour au pouvoir de Pierre Laval, le 18 avril 1942. Refusant de rester au gouvernement, il fait campagne contre le S.T.O. (Service du Travail Obligatoire.) auprès d’industriels et de syndicalistes de zone libre. Avant de quitter Vichy, il essaie, en vain, de convaincre le Maréchal (15/10/1942) qu’il est temps de rompre l’armistice et de partir pour Alger.
Ayant obtenu un sauf-conduit du général Giraud, il débarque à Casablanca le 6 mai 1943 pour s’engager. Immédiatement arrêté, Giraud est revenu sur sa parole, gaullistes et communistes réclament sa tête. Son procès s’ouvre le 4 mars 1944. Jugé d’avance, Pucheu est condamné à mort. De Gaulle refuse la grâce, invoquant la raison d’État. C’est un signal fort envoyé à l’intention de la métropole : ceux qui ont suivi le Maréchal sont des traîtres, ils seront châtiés comme tels et ne doivent s’attendre à aucune clémence. La révolution de 1943-1946 poursuit sa marche sanglante.
Témoignage du colonel Passy (Dewavrin), fondateur et chef des services secrets de la France libre (le BCRA) depuis juillet 1940 (“J’ai vu condamner Pucheu”, dans La Semaine économique, politique, financière du 8 juin 1949, p.2) :
« J’en sortis [du procès de Pierre Pucheu] écœuré et, pour la première fois depuis les sombres jours de juin 1940, plein d’une folle anxiété. Ce jour-là, en effet, je sentis que les espoirs que la plupart d’entre nous avaient conçus, au sein des Forces Françaises Libres, seraient brutalement déçus. Je réalisai pleinement d’un seul coup, comme par une gifle étourdissante, que ce monde meilleur, rénové par la souffrance et le combat en commun, auquel nous avions rêvé, était mort avant que d’éclore. »
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le 20 mars 2000 : Jean-Paul II devient le premier Pape en visite officielle en Israël.
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le 20 mars 2003 : attaque de l’Irak par les anglo-saxons.
Quelques heures après le déclenchement des bombardements sur Bagdad, Jacques Chirac « regrette » l’attaque américaine, en souhaitant que « ces opérations soient les plus rapides et les moins meurtrières possible et qu’elles ne conduisent pas à une catastrophe humanitaire ».
Saint Joseph et la «mission paternelle» : ce qu’elle est devenue dans un monde post-chrétien et la manière dont elle peut y être redécouverte
Du père Edouard-Marie Gallez :
Il est possible de mettre en lumière la figure de St Joseph comme modèle paternel, alors que son image s’est effacée dans la culture chrétienne – ou dans ce qu’il en reste en notre Occident. C’est dans un contexte prophétique que sa figure peut réapparaître. L’objectif de cette contribution n’est pas directement de fournir un tel discours prophétique « clef sur porte », mais d’en montrer les fondements dans l’histoire et l’anthropologie, à la lumière de la Révélation. À chacune des générations et malgré les erreurs des précédentes, des cartes se présentent providentiellement, et il faut les jouer ; la place de saint Joseph aujourd’hui en est une.
Deux expressions présentes dans le titre sont essentielles : « la mission paternelle » et le « monde post-chrétien ». Nous allons les regarder successivement.
La paternité comme « mission »
L’existence d’une spécificité masculine ou féminine est radicalement combattue aujourd’hui par les courants LGBT, mais plus largement par la pensée « constructiviste » dont ils ne sont que des phénomènes émergents extrémistes. On pourrait les qualifier aussi de libertaires, de néo-marxistes ou néo-positivistes. L’idée principale, c’est que l’homme se construirait lui-même, il serait naturellement indéterminé. L’indétermination ou l’indifférenciation serait la condition de la liberté. Chacun devrait pouvoir devenir ce qu’il se sent être à l’instant présent. D’où l’importance de détruire tous les enracinements, et en particulier l’enracinement naturel qui différencie les garçons et les filles dès la petite enfance : c’est un objectif prioritaire que s’est fixé l’Education Nationale.
Notons dès à présent que ces mêmes objectifs se trouvent imposés ailleurs qu’en France, ce qui montre bien qu’ils ne faut pas en chercher les origines simplement dans l’histoire des idées propre à l’Hexagone ; en fait, il faut plutôt situer ces objectifs en rapport avec des intérêts se situant au niveau du monde entier. En effet, l’indifférenciation sexuelle – ou, si l’on préfère, la variation arbitraire du genre humain qui est normalement masculin ou féminin –déstructurer profondément ; l’intention ainsi poursuivie est manifestement d’obtenir des « citoyens » manipulables, puisque dépourvus de toute identité structurée solide – nous supposons qu’avant l’identité liée au sexe, les autres identités fortement structurantes aient été préalablement mises à mal : l’identité culturelle-familiale et l’identité religieuse. Tel est le cas chez la plupart de nos contemporains, qui n’ont plus en effet qu’un ersatz de famille ou de religion. En fait de « religion », la plus répandue aujourd’hui est le laïcisme des droits de l’homme, encore appelée « religion de la République »[1].
Le fait est qu’aujourd’hui, il est devenu culturellement très difficile d’exprimer la réalité de la spécificité masculine et paternelle, car, bien sûr, celle-ci ne peut pas être tirée simplement de la biologie ou l’observation de animaux.
Difficultés de percevoir l’identité sexuelle
La biologie nous indique une différence de chromosome, celui des femmes étant XX tandis que celui est hommes est XY ; mais les choses semblent être un peu plus complexes. De fait, la partie qu’on juge non signifiante du génome humain pourrait jouer un rôle plus important qu’on le pense, dans la détermination pratique du sexe comme dans d’autres domaines.
À ce dossier s’ajoute celui de la pollution. En effet, les phtalates, les oestrogènes et beaucoup d’autres perturbateurs endocriniens déversés par notre chimie dans l’environnement attaquent les caractères sexués, surtout masculins : ils entravent leur développement comme on le voit chez les poissons, chez nombre de mammifères et… chez nos enfants. Déjà petits, certains de nos enfants peuvent avoir des difficultés quant à leur caractéristiques sexuelles. Il va sans dire que ces perturbations ou déficiences, même subtiles au plan du développement sexuel, peuvent avoir des retombées au plan psychologique. Au lieu d’aider les enfants, l’Education Nationale tend à accentuer ces éventuelles difficultés en cherchant à persuader les garçons qu’ils pourraient être de petites filles (et inversement). Ainsi, la biologie, spécialement dans le domaine médical, est confrontée à des problèmes qui, certes, ne contredisent pas du tout l’identité sexuelle mais n’aident pas à l’éclairer de manière absolument déterminante. On peut en dire autant de la psychologie, qui ne peut pas non plus aller au-delà de constatations statistiques (selon des courbes de Gauss) : si des caractéristiques propres apparaissent clairement chez les garçons et chez les filles, elles ne permettent cependant pas de déterminer purement et simplement ce qu’est un garçon ou une fille.
Perspectives tirées de la biologie ou de l’éthologie
On est donc conduit à essayer de fonder la différence sexuelle, en tant qu’elle est « naturelle », sur l’observation des animaux.
Mais ici non plus, le résultat ne peut pas être déterminant : il n’aura jamais qu’une valeur indicative. Les variantes des conduites ou des organisations sociales animales sont trop grandes pour qu’on puisse en tirer des caractéristiques simples et universelles. On peut néanmoins avancer quelques affirmations basiques :
– La génération avec différence sexuée apporte un plus à l’héritage transmis, au sens où le croisement de lignées génétiques différentes favorise la préservation de l’ADN. Les biologistes y voient le fondement de la différence sexuelle. Ils évoquent d’autre part l’intérêt que revêt la gestation des embryons chez les mammifères : elle permet un développement plus complexe et plus long, qui assure une supériorité de l’espèce en termes d’autonomie et de domination de l’environnement.
– Chez ces mêmes mammifères supérieurs, du côté des mâles, les comportements de combat permettent un mécanisme d’élimination des plus faibles et moins adaptés, donc assurent un héritage génétique éliminant probablement des tares. Cependant, le modèle tribal avec un mâle dominant n’est pas universel : il existe d’autres manières de préserver l’héritage génétique.
– Dans toutes les espèces supérieures, les rejetons ont besoin de protection pour continuer leur développement après leur naissance : ceci implique une répartition des rôles selon le sexe, mais aussi selon les espèces : cette répartition ne peut pas être ramenée à un modèle simple et unique.
– les comportements des mâles et celui des femelles diffèrent, même en dehors du contexte générationnel ; mais évidemment, l’intervention de l’homme qui injecterait diverses hormones modifierait ces comportements.
– enfin, les mécanismes de la reproduction sont toujours liés au déroulement de l’année, mais là, le modèle est plutôt opposé aux mœurs humaines.
L’observation des animaux nous dit donc peu de choses sur l’être humain, « fait mâle et femelle » selon le livre de la Genèse ; on ne peut en tirer des modèles exploitables, c’est-à-dire qu’il suffirait d’appliquer à la vie humaine, familiale ou sociale.
Au reste, cette démarche serait très dangereuse. Prendre pour modèle tel ou tel type de comportement ou d’organisation observé parmi les animaux serait inhumain. Le véritable effort culturel de l’être humain à travers les âges est justement de se dire à lui-même qu’il n’est pas un animal.
Et dans cette volonté de culture, la question religieuse est toujours première, en particulier dans la question de « l’âme ». L’être humain diffère de l’animal en ceci que son être est en quelque sorte repris par un principe spirituel présent en lui, qui subordonne les déterminismes de la nature tels qu’on peut les voir en particulier chez les animaux supérieurs. Ce serait cependant suicidaire de nier cet « enracinement naturel » qui fonde le fait brut de l’existence distincte des hommes et des femmes, et le fait également brut que les uns et les autres auront à se conduire de manière spécifique. Simplement, il faut aller plus loin.
Intériorité et extériorité de la vie spirituelle
La « nature humaine » – une expression qu’il faut garder même si sa définition est difficile – est parfois confondue avec « l’enracinement naturel », non sans l’intention parfois de l’y réduire. En réalité, la « nature humaine » comprend la dimension spirituelle de l’être humain, et c’est même son facteur essentiel Il s’agit de CE EN VUE DE QUOI NOUS SOMMES FAITS. Les animaux sont programmés pour se perpétuer, selon les deux instincts de survie individuelle et de conservation de l’espèce. Nous ne sommes pas simplement sur terre pour survivre le plus longtemps possible et avoir des descendants.
Il y a bien un principe spirituel personnel en nous : il n’est pas, comme notre corps, le produit d’un morceau de spirituel animant notre père génétique et d’un morceau de spirituel de notre mère génétique. Il vient d’ailleurs. Et donc la question de son origine – la première question que posent les enfants : « D’où est-ce qu’on vient ? »– rejoint et détermine la question de ce en vue de quoi nous sommes faits. La seule réponse qui tienne vraiment la route est celle que donne la Révélation hébréo-chrétienne : chacun de nous a reçu en lui une puissance spirituelle dans une relation à Celui qui est la source de toutes ces puissances et aussi le Créateur de tout ce qui existe.
Ainsi, le commencement de toute vie humaine est radicalement marqué par un don, celui de la vie spirituelle, qui donne le sens et le but de note vie, et qui nous permet déjà de dire « je » devant les autres et d’abord devant Celui qui nous a fait ce don. Nous sommes davantage les enfants de Dieu que ceux de nos parents, au point que le langage traditionnel dit que nous sommes confiés à nos parents, et que les parents ont ou reçoivent les enfants qu’ils ont conçus à deux, et non pas qu’ils les fabriquent ou les font, à la manière dont le langage médiatique en a imposé l’usage depuis une trentaine d’années.
Dans cette lumière, le rôle – ou disons-le : la « mission » – de parents prend une dimension qui dépasse de loin la nécessaire survie ainsi que la perpétuation de l’espèce humaine. Ce qu’il s’agit d’abord de préserver et de mener à sa plénitude, c’est le don de chaque vie humaine, et cette plénitude ne peut qu’être en rapport avec Celui qui a fait ce don de la « vie spirituelle ».
Pourquoi parle-t-on de « vie spirituelle »? L’analogie s’impose avec la vie biologique car, comme celle-ci est faite d’un intérieur séparé par une membrane de l’extérieur avec lequel il échange mais qui représente une menace de dissolution et de mort, de même la vie spirituelle ne peut pas exister sans une intériorité propre à chacun, séparée du monde extérieur qui ne la partage pas et qui est marqué au contraire par des projets mortifères de domination, de tromperie et de meurtre. Il faut le rappeler clairement : le prince de ce monde est Satan, nous dit Jésus.
Dans cette perspective, la maternité acquiert une dignité nouvelle. Elle n’est plus circonscrite à la mise au monde d’enfants qui appartiendront ensuite (ou plus tard) au père et qui, de toute façon, aux yeux des sociétés anciennes, n’avaient pas beaucoup de « valeur » tant qu’ils sont petits. Elle devient l’enfantement pour une vie éternelle d’enfants qui ont chacun une valeur unique. Qui mieux que la femme elle-même peut percevoir ce mystère de la vie, d’une vie orientée vers une finalité éternelle ? La femme chrétienne est appelée à être celle qui perçoit cette vie de l’intérieur d’abord parce qu’elle en vit elle-même. Paul Evdokimov a magnifiquement mis en lumière la place que la femme occupe désormais dans le « plan » de Dieu tel qu’il se déroule dans l’histoire : autant la paternité reçoit la première place dans l’ancienne Alliance, autant la maternité devient première dans la Nouvelle Alliance [2]. Certes, ce retournement se préparait : il fallait la paternité des « saints » de l’histoire hébraïque pour que le sens du mystère émerge. Il se concentre précisément en Jésus. La femme chrétienne, qui est appelée à porter la vie et à en partager la croissance, devient celle qui en fait toucher le sens, en particulier aux hommes qui ont toujours plus de mal à le percevoir. Et cela même si elle-même n’a pas pu avoir d’enfant ou s’est consacrée à la Source de cette vie pour La servir. On est loin désormais des jeux de pouvoir et de séduction : si la femme est attirante, c’est d’abord en ce qu’elle attire vers ce dont elle témoigne et qui est plus grand qu’elle. En Marie, la féminité se réconcilie totalement avec la maternité.
Dimension spirituelle, maternité et mission paternelle
Dès lors, la paternité prend tout son sens à a lumière de la maternité ; elle est seconde. Ce n’est plus une nécessité ou un déterminisme biologique de notre histoire humaine mais une responsabilité, une mission assumée au service de la maternité, et par extension de la famille et de la société. La vie humaine, dans ses dimensions matérielles et spirituelles, doit pouvoir grandir ; elle doit être protégée. Aux femmes, la chance doit être offerte d’investir leur énergie, leur cœur et leur intelligence dans cette croissance. Aux hommes revient de permettre autant que possible qu’il en soit ainsi, et d’organiser la société dans cette perspective de paix, de vie et de justice – c’est-à-dire le contraire de la volonté d’asservir et de tuer, où les hommes s’illustrent trop souvent.
La révolution chrétienne apportée par les apôtres au 1er siècle a donc mis la maternité à la première place et a donné à la paternité sa mission, qui lui devient relative : la maternité chrétienne donne tout son sens à la maternité humaine. La figure de la Vierge Marie dit tout cela ou, mieux encore, le fait toucher sans avoir besoin de le dire avec des mots – avec en complémentarité la figure de Saint Joseph. Cette mission de saint Joseph n’est pas à regarder en négatif, en rapport avec le fait qu’il n’est pas le père biologique de Jésus. Mais positivement. Déjà, si l’on veut une comparaison, la paternité du pater familias romain antique avait au moins ce côté positif : par un acte, il reconnaissait le nouveau-né mis au monde par sa femme (le côté négatif et terrible, c’est quand il ne le reconnaissait pas). La paternité vraiment humaine va plus loin au sens d’une responsabilité assumée dans et face au monde, une responsabilité de la vie qui est là, qui est à chaque fois unique, et qui est appelée à s’épanouir dans l’éternité. Et l’aspect chrétien nouveau, c’est celui du service qui est lié à l’autorité responsable, une autorité qu’accepte la Vierge Marie à cause du service qui est rendu à sa maternité. “Le Fils de l’Homme est venu non pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude” (Mt 20,26-28 ; Marc 10,42-45)
Saint Joseph nous dit l’essence de la paternité et nous donne un véritable modèle.
Inversement, il n’y a rien de plus anti-masculin que l’irresponsabilité, et on peut ranger dans cette catégories les responsabilités diluées par les conseils et autres assemblées de consensus où personne n’est plus là pour assumer quoi que ce soit et pour « répondre »: on est là devant un travers caractéristique de notre époque que beaucoup ont dit être féminisée, c’est-à-dire où les hommes ne sont plus vraiment des hommes. Et la caricature culturelle du modèle masculin n’arrange rien : qu’y a-t-il de paternel dans des héros musclés et pas très subtils qui écrasent tout sur leur passage pour accomplir des missions (contre les méchants) mais que le cinéma ne montre quasiment jamais mariés de manière stable et responsable, avec des enfants ?
Pour des raisons diverses, on peut dire que les « hommes » sont devenus rares. Comment en est-on arrivé là, dans un monde qui a pourtant été ensemencé par l’Evangile ?
Saint Joseph, modèle dans un monde « post-chrétien »
Pour y voir clair et sans remonter trop loin, nous pouvons retracer globalement et de manière assez simple l’évolution de la paternité-masculinité et de la maternité-féminité depuis la Révolution française jusqu’à nos jours. Que pouvons-nous constater ?
Étapes historiques d’une déstructuration globale
La Révolution française, qui s’est continuée sous une forme bonapartiste, est profondément anti-féministe. Elle a exalté la puissance de l’homme masculin de domination rationnelle et de force (notamment militaire) au détriment des valeurs de l’intériorité. La femme a été déclarée sujette de l’homme et rabaissée dans ses droits civils. En quelque sorte, la paternité, transformée en paternalisme et en autoritarisme, a été retournée contre la maternité-féminité, en vue d’asservir celle-ci. Elle a été dénaturée.
Comme elle n’exerçait plus son rôle véritable, cette paternité dévoyée a été mise en question dès la fin du 19e siècle, en particulier par les maîtres du soupçon que furent Freud et Marx. Le mouvement féministe a trouvé là son terreau. Même si ce fut parfois coûteux, il n’était pas difficile de dénoncer des aspects trop souvent arbitraires ou même oppressifs du paternalisme. Mais le bébé a été jeté avec l’eau du bain : le 20e siècle a vu l’effacement des pères et de la masculinité – bien diminuée également par l’hécatombe de la guerre 14-18.
L’étape suivante était prévisible, hélas. Quand la maternité n’est plus protégée par la paternité, elle ne tarde pas à être attaquée à son tour. Au 20e siècle, les hommes ont eu du mal à tenir la route, mais les femmes et les mères la tenaient encore. Aujourd’hui, elles ne sont pas moins déstabilisées que les hommes : leurs repères et leurs structures propres sont tout autant mises en cause que chez les hommes, et la société a évolué pour leur rendre la vie de plus en plus difficile quand elles sont mères. Et comme mères, elles sont désormais souvent ridiculisées par la toute-puissance médiatique.
Par ailleurs, la drogue et toutes les dépravations ont atteint presque autant les femmes que les hommes, celles-ci étant particulièrement trompées par le modèle de la femme dominatrice, c’est-à-dire qui domine à la fois les proches et la vie. C’est le modèle de la séductrice d’une part, et de l’autre de celle qui détient un pouvoir de mort sur l’être humain qu’elles pourraient porter. Dans ce domaine, des cas se sont multiplié de mères qui, ayant accouché seules et discrètement, ont tué leur enfant puis l’ont congelé pour le garder : cette folie monstrueuse n’est que l’expression délirante et pathologique d’un esprit largement répandu de toute-puissance sur la vie. C’est en ce sens qu’elle est significative et choque. La société médiatique nie les conséquences des avortements, qui se sont banalisés extérieurement, alors qu’il n’y a rien de plus déstructurant – ainsi que les abus sexuels, notamment les incestes. La femme n’est pas la grande-prêtresse de la vie et de la mort mais la gardienne de la vie, celle qui la reçoit, la transmet et la nourrit. Beaucoup, dans la souffrance, découvrent cela trop tard : on le leur avait caché.
Bien évidemment, l’ultime étape du processus de désagrégation de la famille concerne l’enfant. Si la maternité n’est plus là dans sa force et sa beauté, l’enfant n’est plus protégé. Il tend à devenir un produit, un produit qu’on « fait » soit pour sa propre satisfaction, soit en vue de sa valeur marchande sur le marché de l’adoption. Telle est le modèle qui veut s’imposer d’aujourd’hui, où Mammon, le dieu de l’argent, finit par dominer et diriger les rapports humains autour de ce qu’il y a de plus sacré : le mystère de la vie. Le projet prométhéen qui s’impose ainsi par la coercition invisible de la finance – par la chosification de l’enfant et notamment déjà par des « usines à bébés » qui se sont instaurées en Inde et ailleurs – vise à substituer totalement l’homme et sa technique procréatrice au mystère de l’accueil de la vie au sein du corps de la femme et dans un couple qui sait ce qui lui est confié par le Créateur. On peut penser que les projets d’utérus artificiel et de clonage sont voués à l’échec – il y a là une grosse interrogation –, il n’en demeure pas moins que le but poursuivi est celui d’un contrôle absolu de l’homme sur lui-même, c’est-à-dire en pratique sur l’enfant [3], spécialement depuis sa conception. Deux traits caractérisent ce projet ultime qui veut exclure Dieu totalement : d’une part la haine de l’enfant réel qui, qu’on le veuille ou non, manifeste quelque chose du Créateur dans son être même ; c’est pourquoi l’enfant est de plus en plus chosifié, à l’intérieur d’une volonté de le retirer complètement de sa famille ou en tout cas de son influence. Et d’autre part, le second trait caractéristique révèle l’asservissement de l’humanité à une petite élite qui se vit elle-même comme « Dieu ». Ces deux traits, qu’il faudrait développer tous deux longuement dans un autre exposé, nous rappellent les romans de Georges Orwell ou d’Aldous Huxley, ainsi que d’autres plus en phase avec la Révélation et qui évoquent l’instauration del’anti-christ (Mgr Benson).
Face à cette machinerie infernale, nous ne reconstruirons pas un sens « naturel » de la paternité et de la maternité : les hommes et les femmes, et d’abord les enfants, sont trop abîmés et trop incapables de réfléchir. Mais il souffrent et sentent bien qu’ils sont manipulés. Nous avons simplement à mettre devant leurs yeux les seuls modèles qui ne puissent pas être dénaturés ou contestés : la Vierge Marie, comme accomplissement parfait de la mission féminine et maternelle, et Saint Joseph comme modèle du père réalisant sa mission d’homme. Et, bien sûr, tous deux se placent dans la lumière de Dieu qui est source de Vie, et qui veut conduire ses créatures vers Lui. C’est là que s’enracine ultimement la mission féminine de recevoir la vie et de montrer son sens, et aussi la mission paternelle qui consiste à faire en sorte qu’effectivement cette vie puisse grandir et atteindre son but qui est de « toucher » Dieu Lui-même – pour reprendre une manière de parler araméenne si suggestive, venant probablement des apôtres mêmes [4].
En d’autres termes, la mise en lumière du modèle qu’est saint Joseph est inséparable d’un discours résolument prophétique sur notre temps, un discours qui dénonce clairement le projet fou d’un monde livré à un projet prométhéen délirant.
Dire le sens de l’histoire face à la souffrance qui paraît absurde
Un tel projet, cause de tant de souffrances, n’est pas né de rien. Il a un lien, mais en négatif, avec le véritable salut de l’humanité, celui que nous apporte Jésus. Ce salut en Jésus est en germe mais doit encore se réaliser plénière de manière plénière en lien avec sa venue dans la gloire. Qui sera un jugement. Nous n’annonçons pas du tout un meilleur des mondes mais le jugement de ce monde, tout en préparant et en préfigurant selon nos pauvres moyens ce qui devrait advenir selon la volonté de Dieu.
Au premier siècle de note ère, il n’a pas fallu longtemps après la prédication de l’Evangile pour qu’apparaissent des contrefaçons de ce salut dans le Christ porté par les apôtres de par le monde. Jésus l’avait d’ailleurs prédit quand il parle des faux prophètes et faux messies qui viendront après lui.
Il s’agit des phénomènes post-chrétiens qui reprennent l’espérance chrétienne en la pervertissant et en prétendant apporter à l’humanité un salut autre que celui qui passe par la croix et la résurrection du Christ. Ces phénomènes, qui se sont répandus sur la terre à la suite de la prédication chrétienne, sont tous destructeurs.
Il était tentant de vouloir prendre la place du Christ non pas sur la croix bien sûr (la croix sera discrètement évacuée au second plan), mais en tant que sauveur, donc aussi de Maître et de Roi universel. Ceux se veulent être les maîtres du monde ou simplement des gourous travaillent pour leur propre compte, sans plus aucun sens moral ou humain : ils se voient au dessus. Les projets fous des anti-christianismes [5] n’existeraient pas s’il n’y avait pas eu d’abord le christianisme – dans ses formes (occidentales ou orientales). En effet, la prédication chrétienne a marqué un tournant dans l’histoire : désormais celle-ci ne fonctionne plus simplement selon des raisons « naturelles » – c’est-à-dire en fonction de la seule nature humaine, quelle que soit la définition qui en soit donnée, en incluant ou non la propension au mal ; Jésus y a introduit les ressorts de la Révélation. Et ces ressorts sont utilisés par les contrefaçons de la Révélation, afin de mieux manipuler et asservir les gens.
Les souffrances humaines qui en résultent sont inouïes au sens fort : elles ne s’étaient jamais vues (ou entendues) à un tel point dans l’histoire de l’humanité. Les choses ont un sens, et la charité chrétienne première consiste à le clamer au milieu de personnes désorientées et en souffrance. Un grand combat est à l’œuvre aujourd’hui, et s’il a un sens, c’est que l’espérance chrétienne est juste et fondée. Et dans ce cadre que la figure de saint Joseph prend toute sa signification et sa force pour l’homme d’aujourd’hui.
Père Edouard-Marie Gallez
[1] Selon Claude Bartolone, président de l’assemblée nationale en 2015, ou précédemment selon Vincent Peillon, ministre de l’Education Nationale Nous n’abordons pas ici la question de savoir en quoi la religion islamique, de son côté, procure une identité faussée d’appartenance à un groupe cultuel – le culte et une sens de la vie humaine étant en principe, au regard de l’anthropologie, les caractéristiques d’une « religion ».
[2] Paul Evdokimov, La femme et le salut du monde, Paris, DDB, 1991 (préface de Olivier Clément).
[3] On relèvera cet aveu significatif : www.egaliteetreconciliation.fr/Je-suis-venu-pour-endoctriner-vos-enfants-dans-mon-agenda-LGBTQ-31830.html.
[4] La « messe » se dit Qourbana en araméen, c’est-à-dire le fait « d’aller jusqu’à toucher » Dieu, ou inversement le fait que Dieu vienne nous « toucher ». C’est un mot bouleversant de simplicité.
[5] Voir http://eecho.fr/vatican-ii-et-les-religions-le-point ou encore http://eecho.fr/le-christianisme-et-les-religions
Etre prêt… au martyre
L’abbé Pierre-Hervé Grosjean, curé de paroisse dans le diocèse de Versaille, fondateur avec plusieurs prêtres du Padreblog et des universités d’été « Acteurs d’Avenir », responsable des questions d’éthique et de politique pour son diocèse, vient de publier un nouvel ouvrage intitulé Etre prêt, repères spirituels.
L’abbé Grosjean propose dix repères, sous forme de dix méditations, pour nous éclairer et nous accompagner dans notre vie quotidienne dans le monde d’aujourd’hui : la foi, la miséricorde, l’amitié, les combats, le martyre, la joie…
A propos du martyre, après avoir évoqué celui des chrétiens d’Orient, il prévient :
Ce martyre sanglant ne sera sans doute pas le destin de la majeure partie d’entre nous. Nous ne connaîtrons sans doute pas non plus -du moins tout de suite- les persécutions violentes que peuvent subir nos frères d’Orient. Cela ne nous empêche pas d’y penser, car ces basculements peuvent finalement arriver assez vite. Il nous faut simplement demander la grâce d’y être prêts, d’être capables d’affronter ce mal s’il venait jusqu’à nous. Je ne peux m’empêcher de me demander comment nous aurions chacun réagi, si nous avions vécu ce que nos frères de Mossoul ont connu il y a quelques années, quand cette grande ville d’Irak est tombée. Daech leur a alors donné vingt-quatre heures pour choisir : soit renier leur foi chrétienne et rester, soit tout perdre et partir à pied sur les routes de l’exil s’ils voulaient demeurer chrétiens. Suis-je prêt à tout perdre en un instant pour garder ma foi ?
Mais la souffrance peut ne pas seulement venir de l’extérieur, elle peut aussi avoir sa source au sein même de l’Eglise :
Au moment d’entrer au séminaire, mon père spirituel de l’époque m’a dit : “Tu es prêt à souffrir pour l’Eglise, c’est beau et bien. Il va te falloir apprendre à souffrir par l’Eglise !” Il est vrai que lui-même a toujours été bien éprouvé par l’institution. Evidemment, il m’a fallu un peu de temps – mais pas trop !- pour comprendre ce qu’il voulait dire. Ce n’est pas facile d’aimer sa famille telle qu’elle est et non telle qu’on la rêve. Ce n’est pas facile de faire l’expérience que cette famille, par certains de ses membres, peut nous faire souffrir.
Confinés, n’oubliez pas de vous munir de la nouvelle attestation de déplacement
Pour une fois qu’elle est appréciable : 
Que dit le Coran ?
Comment croire qu’Allah a parlé, que cette parole est le Coran, et ne pas lire le Coran ? Mais comment comprendre la parole d’Allah, car chaque être vivant a son propre langage : les hommes ne parlent pas le langage des poissons, ni les poissons le langage des oiseaux, et Dieu seul parle le langage de Dieu. Et puisqu’à la différence des chrétiens, les musulmans n’ont pas reçu l’Esprit de Dieu, ils n’ont que leur intelligence humaine pour comprendre la Parole de Dieu … S’ils prétendent la comprendre, cela signifie que les musulmans sont Dieu, car seul Dieu parle le langage de Dieu. Et s’ils reconnaissent qu’ils ne sont pas Dieu, alors ils doivent aussi reconnaître qu’ils ne peuvent pas comprendre le Coran … Et pourtant, il y a des musulmans pour expliquer comment lire le Coran ! Par exemple, M. Tarek Oubrou, qui, le 7 mai 2016, était interrogé par Anne Sinclair sur Europe 1.
L’extrait de l’entretien avec Rachid Benzine, est tiré de l’émission “Faut pas croire”, de la Radio Télévision Suisse, du samedi 1er février 2015.
https://www.youtube.com/redirect?
L’extrait de l’entretien avec Idriss Aberkane est tiré de l’émission donnée par la chaîne Youtube « Thinkerview » du 15.02.2018.
https://www.youtube.com/watch?v=NrQ0d…
Demande de consentement éclairé
Madame, Monsieur,
J’ai bien reçu l’invitation pour recevoir un vaccin ARNm contre le SRAS-CoV-2 et vous en remercie.
Avant de prendre une quelconque décision y étant relative j’aimerais que vous m’informiez (1) en me répondant par écrit (2) sur les points suivants qui me semblent fondamentaux :
- Me donner la liste complète des ingrédients des vaccins mis en circulation actuellement dans notre pays ;
- Me certifier que le vaccin que vous projetez de m’injecter ne contient pas de MRC5 (des cellules de fœtus avortés ou traces d’ADN humains), ce qui irait à l’encontre de mes convictions religieuses ;
- Me certifier qu’il n’y a aucun risque de réactions iatrogènes ;
- M’informer de toutes les contre-indications et de tous les effets secondaires potentiels, réparables ou irréparables, à court, moyen et long termes ;
- Me certifier de façon sans équivoque et de bonne foi, dans le respect de l’article 13 de la Convention d’Oviedo (3), que cette technologie n’a pas le potentiel de modifier l’ADN humain grâce à ce que l’on appelle la transcriptase inverse, qui permet explicitement le transfert d’informations de l’ARNm à l’ADN ;
- Me certifier que ce vaccin ne contient pas d’inserts du virus VIH ;
- Me certifier que le vaccin ne contient pas de puce d’Identification par Radiofréquence (Rfid) ou de nano technologie se présentant sous une forme quelconque ;
- Me certifier que tous les paramètres médicaux concernant les essais et les études requis ont été satisfaits ;
- Me préciser quels sont les autres traitements possibles pour lutter contre le SRAS-CoV-2 en détaillant les avantages et les inconvénients de chaque traitement, au sens de l’article 2 du Code de Nuremberg (4)
De plus, je vous prie de bien vouloir me répondre simplement, par oui ou par non, aux questions suivantes :
- Si je me fais vacciner, puis-je arrêter de porter un masque ?
- Si je me fais vacciner, puis-je arrêter la distanciation sociale ?
- Si je me fais vacciner, dois-je encore respecter le couvre-feu ?
- Si mes parents, mes grands-parents et moi-même sommes tous vaccinés, pouvons-nous nous étreindre à nouveau ?
- Si je me fais vacciner, serai-je résistant à la Covid et à ses nombreux variants et pour combien de temps ?
- Si je me fais vacciner, est-ce que j’éviterai les formes graves avec hospitalisation, ainsi que la mort ?
- Si je me fais vacciner, serai-je contagieux pour les autres ?
- Si j’éprouve une réaction indésirable grave, des effets à long terme (encore inconnus) entraînant même la mort, serai-je (ou ma famille) indemnisé ?
D’autre part, outre vos réponses, je compte m’informer de façon contradictoire par les indications données par les laboratoires et les experts officiels du Gouvernement, mais aussi par des scientifiques indépendants et des témoignages de personnes ayant déjà été vaccinées : ce n’est que lorsque j’aurai recueilli toutes ces informations que je serai à même de vous remettre mon consentement libre et éclairé (5), après avoir évalué objectivement la balance bénéfice/risque.
Le cas échéant, je reviendrai vers vous, en ayant éventuellement sélectionné le vaccin qui me conviendrait le mieux.
Je suis en parfaite santé et n’ai nullement l’intention de voyager, ce qui me permet de prendre un peu de recul afin de prendre une décision réfléchie et responsable, ayant toujours en mémoire le serment d’Hippocrate qui reste la pierre fondatrice de notre médecine : « primum non nocere ».
Recevez, Madame, Monsieur, l’assurance de ma meilleure considération.
Références légales :
(1) « J’informerai correctement les personnes qui font appel à mes soins ». Serment d’Hippocrate, version adaptée par le Conseil national de l’Ordre des médecins de Belgique (juillet 2011)
(2) Loi du 22 août 2002 relative aux Droits du patient– article 7 §2 : « La communication avec le patient se déroule dans une langue claire. Le patient peut demander que les informations soient confirmées par écrit ».
(3) Convention sur les Droits de l’Homme et la biomédecine (STE n° 164), ouverte à la signature le 4 avril 1997 à Oviedo (Espagne). https://rm.coe.int/090000168007cf99
(4) Le Code de Nuremberg est un extrait du jugement pénal rendu en 1947 par le Tribunal militaire américain à charge de médecins du régime nazi, et constitue une jurisprudence pénale internationale. https://www.inserm.fr/sites/default/file…-
11/Inserm_CodeNuremberg_TradAmiel.pdf
(5) article 8 de la loi du 22 août 2002 précitée.
Nouvelle cuvée-cause du Canon français : un muscadet de qualité au service du fort du petit bé au large de Saint Malo
Nous avions évoqué la création du Canon français, alliance de la vigne et du patrimoine. Le principe de la cuvée-cause, c’est de sélectionner un vin et le mettre pendant quelques jours au service d’une cause (patrimoniale) définie : pour chaque bouteille commandée par le Canon Français, une partie des recettes est reversée au profit de la cause soutenue.
Cette deuxième cuvée-cause associe des vignes nantaises à la préservation d’un Fort Vauban du XVIIème situé au large de Saint-Malo. Voir ici la vidéo de présentation.
Chaque caisse commandée aidera le vigneron, Philippe Guérin, mais aussi Alain-Etienne Marcel qui se bat pour la restauration du fort du Petit Bé.
25% des bénéfices seront reversés à la restauration du fort du Petit Bé.
Fin des ventes le jeudi 1er Avril. Livraison prévue entre le 5 et le 9 Avril.
Arsen Lokyan forme les futurs fonctionnaires de l’Arménie
Première partie de notre trilogie : La politique en Arménie
De notre envoyés spécial Antoine Bordier
Depuis qu’il est devenu recteur de la PAARA, l’équivalent de l’ENA, Arsen Lokyan a développé ses talents de dirigeant et de diplomate. Il n’appartient à aucun parti politique, et, dans la crise politique actuelle qui secoue son pays, depuis la défaite militaire en Arsakh, il ne souhaite qu’une chose : la réconciliation. Eclairage sur un homme qui forme les futurs fonctionnaires de l’Arménie.
Comparer l’ENA et la PAARA, la Public Administration Academy of the Republic of Armenia, n’a aucun sens ou presque. D’un côté, vous avez un pays avec une population de près de 70 millions d’habitants, et, de l’autre un pays de moins de 3 millions. D’un côté, vous avez 6 millions de fonctionnaires, toute institution publique et para-publique confondue, et, de l’autre, un peu moins de 200 000. L’ENA, pour faire court, serait, cependant, la grande sœur de la PAARA.
« Nous avons des liens très importants avec l’ENA, explique Arsen Lokyan. Il faut rappeler qu’en 1990, lors de la déclaration de l’Indépendance, suite à la chute de l’ex-URSS, et le 21 septembre 1991 lors du référendum, la République d’Arménie fut proclamée. Nous avions besoin de structurer notre nouvel Etat, et, surtout de le moderniser. Nous nous sommes rapprochés de l’Etat français, de l’ENA, de Sciences Po à Aix, de Lille, et, de l’Union Européenne. Aujourd’hui, nous travaillons étroitement avec une cinquantaine de partenaires. Nous n’avons jamais été seuls. »
La PAARA a été créée en 1994, avec le soutien technique du programme TACIS de l’Union Européenne. Arsen Lokyan en est devenu le recteur 17 ans plus tard.
Un CV impressionnant
A 49 ans, Arsen est marié et à deux enfants. C’est un scientifique. Avec un doctorat en psychologie, des études de médecine en neurologie, et, en prophylactique, à Erevan, il a enrichi son cursus à l’Académie militaire de médecine de St Pétersbourg. Au départ, rien ne le destinait à une carrière académique. Sa carrière, il la démarre en 1996 comme médecin militaire. En 2007, il intègre comme expert le service de contrôle du Premier ministre. Puis, ce sera la Présidence de la République, à un poste équivalent. Il est, aussi, professeur et donne des cours de psychophysiologie. Remarqué par ses pairs et sa hiérarchie pour son expertise, son excellence (il a été plusieurs fois major de sa promotion), il devient recteur de la prestigieuse académie en juin 2011. Il fêtera ses 10 années de rectorat dans quelques mois. Il n’aime pas parler de lui. Sa timidité et son humilité semble trancher avec sa carrure massive de rugbyman. Finalement, c’est un grand serviteur de l’Etat. Comme il le dit lui-même,
« j’ai toujours voulu servir mon pays. J’ai toujours voulu avoir un impact positif pour mon pays. Ma question a toujours été : comment améliorer le fonctionnement de ses organisations ? Cela ne peut se faire que si vous êtes exigeant avec vous-même et que vous fassiez confiance à votre équipe. Il faut, aussi, la former, développer des projets innovants et être visionnaire ».

Une formation et des chiffres clés
Aujourd’hui, l’académie est structurée avec 70 collaborateurs qui administrent, gèrent, forment plus de 700 étudiants au niveau Master.
« Nous avons, aussi, plus de 150 professeurs affiliés, qui viennent régulièrement donner des cours et des conférences. Notre formation continue est très importante, elle concerne chaque année plus de 3000 stagiaires. Les matières enseignées comprennent les matières suivantes : l’administration, les finances, le droit, les sciences politiques, la psychologie. »
En Master, la durée des études est de deux ans et demi. Le recteur, qui est autonome en matière de fonctionnement, travaille au sein d’un bureau exécutif. Il a côtoyé des personnalités comme Christine Lagarde, quand elle était présidente du conseil d’administration de Sciences Po-Aix. Le bureau, c’est l’organe de direction de l’académie.
« Je trouve très importants pour le fonctionnement de l’académie d’être entouré de toutes les parties prenantes, comme celui de l’Etat, du gouvernement, et, des autres institutions publiques majeures ».
Parmi leurs enseignants, certains travaillent auprès des ministères, du Premier ministre, et de la Présidence de la République d’Arménie.
La Francophonie à l’honneur
Arsen Lokyan ne parle pas le français, mais il est très francophone, voire francophile. Il se rend en France tous les deux ans ou trois ans.
« Pour nous, la France, c’est un peu notre seconde patrie. Nous avons des enseignants qui viennent de France, notamment dans le cadre du partenariat avec Sciences Po-Aix. Nous avons développé des conventions et des partenariats d’échange. En 2014, nous avons envoyé nos étudiants pour faire leur stage à Marseille. La France est et restera une référence en ce qui concerne la formation des fonctionnaires et des futurs hauts-fonctionnaires. Nous avons des cours pour apprendre le français, et, nous avons une bibliothèque de livres en français. »
Pendant le 17è Sommet de la Francophonie, qui avait lieu en 2018 à Erevan, Arsen se souvient des échanges qu’il a pu avoir avec des délégations africaines : « Ce sommet a été l’opportunité de les rencontrer. » Chaque année la PAARA participe à la semaine de la francophonie qui se tient en mars.
« La Francophonie s’exprime, aussi, à travers nos bienfaiteurs. Certains vivent en France et gardent des activités en Arménie. Je pense en particulier à Monsieur Yezeguelian, qui s’implique dans la vie de l’académie. Nous avons une fondation, et, il y participe chaque année. Il a même financé une salle de cours. »
Une vision entre modernisation, réconciliation et solidarité
Au-delà des chiffres clés de l’académie et de son organisation, au-delà de la Francophonie, le recteur, qui n’appartient à aucun parti politique, évoque le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.
« La dernière guerre a été une guerre de territoires. C’est, aussi, une guerre ethnique. Elle nous renvoie au génocide de 1915. Après la défaite, nous devons nous tourner vers l’avenir et construire la paix, la consolider. »
Ses ancêtres ont été victimes de la barbarie turque. C’est une pierre angulaire dans l’ADN de chaque arménien. De cette blessure, de ces épreuves il en est sorti plus fort, plus innovant, plus visionnaire. Il ne le cache pas,
« l’académie est très innovante. Nous avons développé notre plate-forme administrative et pédagogique digitale. Elle s’appelle EBUH. Tout le processus des formations y est décliné. Nous avons, aussi, un MBA en distanciel. C’est un peu comme Klassroom et Moodle. »
Cette académie qui forme « les futurs fonctionnaires, hauts-fonctionnaires, ministres, premiers ministres, et, présidents de l’Arménie », il veut la positionner pour qu’elle soit une référence que l’on consulte.
« Nous sommes face à un enjeu important, explique-t-il, qui est civilisationnel. Nous devons mettre toutes nos énergies, tous nos talents pour trouver des moyens et construire notre avenir. »
Pour cela, le recteur compte sur ses propres forces, celles de l’Arménie, mais, également, sur ses amies, comme la France.

Texte et photos réalisés par notre envoyé spécial Antoine BORDIER
Les chiffres on leur fait dire ce qu’on veut [censuré par Youtube]
Une (fausse) conférence de presse avec les vrais chiffres officiels du Covid… qui permettent de relativiser :
Addendum : la vidéo, pourtant parodique, a été censurée par Youtube.
La vidéo est accessible ici :
Avec eux, il ne faut désespérer de rien, ils sont capables de tout
Selon Bernard Antony :
Je me suis réveillé ce matin de bonne humeur. Le numéro, hier au soir, de Castex dans son rôle de premier-ministre de MicroNéron, principalement chargé de donner les nouvelles des fronts des guerres contre les virus mutants et permutants, était encore en amélioration. À ce train-là, ça va bientôt… confiner à la perfection.
Non, je ne regrette pas de l’avoir également campé dans le personnage du GDA (« Grand Dépendeur d’Andouilles ») qui était celui que l’on assignait dans notre Gascogne à de grands benêts de domestiques essentiellement chargés de la haute fonction de décrocher du plafond de la cuisine (ou du séchoir) les andouilles suspendues et autres fabrications de bonne charcuterie de l’espèce saucisson.
Cette louable activité s’apparentait d’ailleurs à celles dans les tribunaux de ces employés des archives chargés de la gestion des « affaires pendantes », ou encore « suspendues » en attente de jugement.
Par ces mots, le savez-vous, on désignait dans l’ancien temps les dossiers mis dans des sacs rangés dans les sous-sols, d’où l’expression « l’affaire est dans le sac ») et suspendus pour être à l’abri de la gloutonnerie des rats quand les chats du Palais dédaignaient de croquer ces derniers.
On sait l’importance qu’a très justement donnée Castex à l’aération après l’ère objectivement criminelle du confinement vraiment fermé imposé par le gouvernement du sinistre Edouard Philippe aux personnes âgées des Ehpad interdites de sorties de leurs chambres.
Castex, lui au moins, a inventé le confinement déconfiné, puisque permettant à chacun de vaquer à ses occupations (sauf magasins et boutiques interdits, on ne sait pourquoi ?) dans un rayon de 10 km de son domicile ; décision à faire évidemment respecter par de la gent policière experte en pareille vérification avec « mobiles ».
Pour ce qui est de l’aération ,après des mois et des mois de réflexion, Estrosi, le stupéfiant maire de Nice, qui n’est pas hélas du niveau de ses prédécesseurs à l’Hôtel de Ville, les Médecin père et fils, et notre ami Jacques Peyrat, a enfin compris. Cet Estrosi-là s’est avisé d’en finir avec l’interdiction ubuesque de la Promenade des Anglais sur laquelle les bons vents de la mer ont toujours dispersé les méchants virus.
On sait la prodigieuse inculture de ce personnage désormais politiciennement acquis au progressisme macronien. Car s’il avait lu au moins « Le hussard sur le toit » du grand écrivain jean Giono, il aurait appris que c’est dans l’enfermement des « quarantaines » que se propageaient de foudroyantes épidémies de peste ou de choléra.
Mais dans les délires de notre triste époque, on sait aussi hélas que de bons gendarmes, qui n’ont sans doute pas autre chose à surveiller, vont continuer à verbaliser, pour non port du masque, des promeneurs sur les plages ou autres grands espaces dans lesquels les grands souffles d’Éole balayent impitoyablement les plus méchants virus.
Car, à vrai dire, ceux-ci ne peuvent trouver durablement abri que sous des masques non seulement totalement inutiles en effet au grand air mais réellement pernicieux.
Nous sommes encore loin de la trêve des confiseurs mais on souhaiterait au plus vite une grève des confineurs les moins imbéciles.
Saint Joseph, modèle de vie si important pour notre temps
L’Association Marie de Nazareth a publié un livre sur saint Joseph pour le 150ème anniversaire de sa proclamation comme “Patron de l’Eglise universelle”.
Le 8 décembre 2020, pour célébrer cet anniversaire, le pape François a publié « quelques réflexions personnelles sur cette figure exceptionnelle » dans la lettre apostolique Patris Corde (« Avec un cœur de père »). Il a alors proposé que l’année 2021 soit « une année spéciale dédiée à saint Joseph ».
En ces temps perturbés, nous serions tous bien inspirés de nous tourner en famille vers saint Joseph, gardien de la Sainte Famille, et de confier spécialement nos soucis de santé, de travail, nos églises domestiques et notre grande Église à sa protection si puissante !
Plan de la vidéo
00:35 : Saint Joseph, modèle de paternité, d’intériorité et d’incarnation
01:26 : L’inverse des valeurs du monde
03:26 : La pauvreté de Joseph est aussi une immense richesse
05:34 : Les plus riches du peuple quêteront le sourire de la Vierge Marie
07:00 : Qui est Marie ?
07’45 : Qui est Joseph ?
08:22 : L’Ecole française de spiritualité approfondit les mystères de Jésus, Marie et Joseph
09:42 : Joseph, Ombre du Père
12:40 : Dieu est Logos
14:35 : L’âge de Joseph
15:20 : La beauté de Joseph
15:40 : Fils de David, Prince de Juda
17:20 : Le Chérubin qui protège l’Arche de la Nouvelle Alliance
18:30 : Epoux de la Vierge Marie
19:00 : Educateur de Jésus
19:30 : Figuré par le Patriarche Joseph
19:52 : Patron des travailleurs, Patron de la Bonne mort, Terreur des démons
20:08 : La croissance du culte de saint Joseph
20:25 : Les prophéties d’Isidore d’Isolanis
21:45 : Patron de l’Eglise universelle
22:20 : Le Pape François et saint Joseph
22:55 : Revenir à Nazareth
24:01 : Les Vierges pèlerines et la naissance du Centre international Marie de Nazareth
25:20 : Le Tombeau du Juste et l’aide de saint Joseph
26:48 : Les homonymies dans l’Evangile
27:37 : L’aide de Joseph dans les projets de Marie de Nazareth
28:38 : Cotignac 500
30:25 : Les Congrès de Joséphologie
31:40 : L’escalier miraculeux de saint Joseph à Santa Fe
32:47 : Le sommeil du Juste
33:40 : Un saint reposant et apaisant
C’est arrivé un 19 mars…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 19 mars: saints du jour français ou en France.
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Bx Marcel Callo, ouvrier et martyr († 1945)
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Marcel naît à Rennes le 6 décembre 1921; il est le second d’une famille de neuf enfants. À douze ans, il entre en apprentissage dans l’imprimerie où il travaille comme typographe. Il adhère à la croisade eucharistique et entre chez les scouts. Il y restera jusqu’à son entrée à la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) où il tient à privilégier la vie spirituelle comme source de toute action, dans un monde ouvrier très déchristianisé. Devenu président de la section, il se dépense sans mesure pour assumer les responsabilités pratiques et surtout morales que cela implique.
En 1943, Marcel perd sa sœur dans un bombardement et se voit réquisitionné pour le STO (Service du Travail Obligatoire) : malgré son déchirement (il vient de se fiancer), il accepte de partir, d’une part pour éviter des représailles sur sa famille, d’autre part dans une perspective missionnaire : là-bas également l’apostolat est urgent.
Envoyé à Zella-Melhis, il travaille dans une usine de revolvers et loge dans un camp de 3000 ouvriers environ. Il surmonte une période de détresse et de découragement et organise peu à peu clandestinement la vie chrétienne du groupe. Ses activités le trahissent et il est arrêté le 19 avril 1944 parce que « trop catholique ». Transféré à la prison de Gotha avec les principaux dirigeants jocistes de Thuringe (ils seront douze), il est finalement envoyé successivement aux camps de concentration de Flossenburg (où fut pendu Dietrich Bonhoeffer) et de Mauthausen où il partage les effroyables souffrances de tous les déportés et pâtit avec eux de l’affolement des nazis devant les Alliés. Il travailla surtout à Gusen II, le pire des Kommandos.
Souffrant terriblement de l’estomac, il meurt d’épuisement le 19 mars 1945, assisté par un camarade bouleversé devant son attitude, le colonel Tibodo qui témoigne : « J’ai connu Marcel Callo pendant quelques heures seulement, celles qui ont précédé sa mort en mars 1945, un mois et demi avant la libération. Je ne l’ai connu qu’aux dernières heures de sa vie : il est mort en quelque sorte dans mes bras. Cependant cela m’a suffit pour constater que ce garçon était de beaucoup au-dessus de la nature humaine ordinaire. (…) Si j’ai gardé son souvenir, alors que j’ai passé par plusieurs camps et que j’ai connu de nombreux prisonniers, c’est que Marcel Callo avait un regard vraiment surnaturel. Le témoignage que j’ai donné est au-dessous de la réalité : le regard était plutôt un regard d’espoir, l’espoir d’une vie nouvelle. (…) Ce me fut une révélation : son regard exprimait une conviction profonde qu’il partait vers le bonheur. C’était un acte de foi et d’espérance vers une vie meilleure. Je n’ai jamais vu chez un moribond un regard comme le sien ».
Marcel Callo a été béatifié le dimanche 4 octobre 1987 par Saint Jean-Paul II, à l’occasion du synode mondial des évêques sur la vocation et la mission des laïcs dans l’Église et dans le monde. Il est fêté, dans son diocèse de Rennes, le 19 avril, date où il fut arrêté à Zella-Melhis, et le 19 mars, dies natalis, par le Martyrologe Romain.
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le 19 mars : fête de St-Joseph.
Joseph, issu de la race royale de David, naît à Bethléem. Il est d’une condition modeste et a sans doute déjà un certain âge quand il devient l’époux de la Mère de Dieu. Sa haute dignité se résume en ces mots: « Père nourricier de Jésus ». La Sainte Écriture ne raconte que peu de choses à son sujet. Elle nous dit seulement qu’il était « juste ». Elle indique par là qu’il s’acquitta fidèlement de son rôle sublime de gardien envers les deux plus grands trésors de Dieu sur la terre, Jésus et Marie. Les heures les plus dures de sa vie sont, sans doute, celles où il lui fallut découvrir ce que signifiait pour lui l’irruption de l’Esprit dans le sein de sa fiancée. Ne fallait-il pas qu’il se retirât ? Devait-il assumer une paternité qui ne lui revenait pas ? Mais c’est justement dans sa décision de s’effacer devant Dieu, qu’il se montre grand. L’intervention de l’ange lui explique le plan de Dieu. Mais il était nécessaire que cette souffrance, qui fait partie de l’œuvre rédemptrice, fût supportée en vue d’un grand bien: Joseph est le témoin le moins suspect de la naissance virginale du Rédempteur. Ensuite, dans l’histoire de la Rédemption, Joseph passe modestement au second plan. L’Ecriture ne dit même rien de sa mort. Cependant, certaines indications nous font conclure qu’il est déjà mort au moment où commence la vie publique du Sauveur. Il a la plus belle mort que puissent désirer les hommes: il s’endort dans les bras de Jésus et de Marie.
Sainte Brigitte de Suède, saint Bernardin de Sienne, sainte Thérèse ont beaucoup fait pour promouvoir son culte. Il a aujourd’hui deux grandes fêtes: le 19 mars, on honore sa personne et la part qu’il prit à la Rédemption; le troisième mercredi après Pâques, on honore son rôle de protecteur de l’Église. Pie IX, en effet, le proclama patron de l’Église universelle. Il est considéré aussi comme le patron de la bonne mort.
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le 19 mars 1227 : Grégoire IX est élu pape.
Son pontificat est marqué par la lutte permanente avec l’empereur. C’est lui qui canonise Élisabeth de Hongrie, Dominique de Guzmán, Antoine de Padoue, et François d’Assise et qui institue l’Inquisition en 1231, dont il confie l’exécution aux frères prêcheurs, Franciscains et Dominicains.
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le 19 mars 1315 : Louis X le Hutin promulgue la Charte aux Normands.
Suite aux différentes révoltes nées des pressions fiscales de Philippe IV le Bel, Louis X le Hutin octroie des privilèges aux Normands. Elle confère une plus grande indépendance au duché concernant ses propres lois, garantit l’absence d’impôts extraordinaires et la certitude de n’être pas jugé hors de Normandie. Cette exception rappelle la puissance de la Normandie dans les siècles qui ont précédé.
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19 mars 1514 : le cœur d’Anne de Bretagne est déposé au Couvent des Carmes à Nantes
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le 19 mars 1563 : Paix d’Amboise.
Les protestants bénéficiant depuis longtemps de la bienveillance des puissants en France vont en profiter pour tenter d’imposer leur hérésie par la force et la violence en s’attaquant aux lieux de cultes catholiques (cf. une précédente chronique qui relate comment François 1er, qui pourtant donnait libre accès à sa cour aux hérésies, organisa personnellement des cérémonies de réparation contre les sacrilèges à Paris). Dans son livre Histoire partiale- Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2, chapitre 15), Jean Guiraud consacre un chapitre entier aux actes de vandalisme et aux crimes protestants contre les catholiques. Il démontre combien les premiers sont la cause des 30 années de guerre civile qui vont ensanglanter le pays, et que beaucoup étaient antérieurs à Wassy.
Face à la tolérance de la régente, que beaucoup prennent pour une criminelle complaisance, le duc de Guise s’est rapproché du connétable de Montmorency; avec le maréchal Saint-André, pour former un « triumvirat » défendant la cause catholique.
Après deux batailles, la paix d’Amboise tente de ramener la paix en France. Une amnistie complète et la liberté de leur culte dans certaines limites territoriales sont accordées aux Huguenots. Mais le conflit reprend dès 1567.
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le 19 mars 1621 : première fête de St-Joseph, comme fête d’obligation.
En 1621, le pape Grégoire XV élève la fête de Saint Joseph le 19 mars au rang de fête d’obligation ; ce jour devient un jour chômé. Toutefois, cette décision pontificale n’est pas reçue partout immédiatement, l’aval des princes étant nécessaire pour qu’elle ait force de loi dans chaque Royaume.
En France, c’est au tout début du règne personnel de Louis XIV que la Saint Joseph est reconnue. Dans la nuit du 8 au 9 mars 1661, le cardinal Mazarin meurt, après plus de quinze ans de gouvernement. Le 10 mars, Louis XIV, âgé de 22 ans, annonce qu’il va gouverner seul à la surprise générale, toujours assisté de ses deux conseils, mais sans ministre principal.
La jeunesse du Roi a été marquée par la dévotion à St Joseph. Le 7 juin 1660, l’apparition de notre saint près du village de Cotignac en Provence a fait grand bruit à la Cour. L’infante Marie-Thérèse d’Espagne est entrée en France, en traversant la Bidassoa avec son futur mari Louis XIV ce même 7 juin 1660, pour le mariage royal à Saint-Jean-de-Luz. C’est aux neuvaines faites à Notre Dame et à Saint Joseph qu’est dûe la naissance du Roi. (Voir les chroniques du 3 novembre pour l’apparition de Notre Dame de Cotignac, du le 10 février pour la triple neuvaine du frère Fiacre, le vœu de Louis XIII et la Consécration de la France à Notre Dame, du 21 février pour le pèlerinage de remerciement, du 15 août pour les processions demandées par le Roi Louis XIII chaque 15 août.)
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le 19 mars 1661 : consécration de la France à St Joseph par Louis XIV.
Le 12 mars, trois jours après avoir pris le pouvoir, Louis XIV décide de solenniser sans retard le culte de saint Joseph, en faisant chômer sa fête dans tout le Royaume. Les rares évêques qui purent être contactés à temps donnent leur accord. Le lendemain, 13 mars, pendant la réunion du Conseil d’En-Haut, le Roi interdit donc tout commerce et tout travail tous les 19 mars à partir de 1661. Ce fait est connu et rapporté par les historiens du Grand Siècle, qui ne s’étonnent pourtant pas de la rapidité de la décision.
Et le matin du samedi 19 mars 1661, dans la chapelle du Louvre, le Roi Louis XIV consacre la France à Saint Joseph.
Après les vêpres, Bossuet célèbre les gloires du nouveau protecteur de la patrie, en présence d’Anne d’ Autriche :
« Joseph a mérité les plus grands honneurs, parce qu’il n’a jamais été touché de l’honneur ; l’Eglise n’a rien de plus illustre, parce qu’elle n’a rien de plus caché. Je rends grâces au Roi d’avoir voulu honorer sa sainte mémoire avec une nouvelle solennité. Fasse le Dieu tout-puissant, que toujours, il révèle ainsi la vertu cachée ; mais qu’il ne se contente pas de l’honorer dans le ciel, qu’il la chérisse aussi sur la terre. Qu’à l’exemple des rois pieux, il aille quelquefois la forcer dans sa retraite… Si votre Majesté, Madame, inspire au Roi ces sages pensées, elle aura pour sa récompense la félicité ».
Jusqu’à la Révolution la consécration de la France est célébrée dans tout le Royaume. Depuis elle n’a JAMAIS été reprise ni renouvelée. Le 19 mars 2014, se fête le 353ème anniversaire de cette consécration.
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le 19 mars 1682 : Déclaration des Quatre Articles.
Bossuet fait adopter par l’Assemblée du clergé sa Déclaration sur la puissance ecclésiastique dite Déclaration des Quatre Articles, manifestation de protestation gallicane contre le pouvoir papal.
Le Roi reconnaît au pape le pouvoir sur les affaires spirituelles, concernant le salut, mais pas sur les affaires temporelles. Cette déclaration constitue la charte du gallicanisme politique, à savoir le Roi est le maître de l’Église de France et les décisions du Concile sont supérieures à celles du pape. Selon Bernard Basse, dans son livre la Constitution de l’ancienne France, l’erreur du gallicanisme est une des sources éloignées de la révolution, puisque la monarchie perd peu à peu son caractère tempéré par les lois civiles et religieuses. Cette tendance est ancienne. Elle date de Philippe le bel ; le concordat de 1515 plaçait François 1er comme chef de l’Eglise de France ! L’autre grande erreur qui affaiblira la monarchie et préparera la révolution est l’absolutisme, déformation de la doctrine chrétienne du droit divin et du principe monarchique.
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le 19 mars 1687 : assassinat de René Robert Cavelier de La Salle.
En 1667, il réalise son premier voyage et débarque en Nouvelle-France à Montréal, où il explore les lacs Ontario et Érié. Par la suite, il parcourt le Mississippi, occupe de nouveaux territoires et leurs attribue le nom de Louisiane à l’égard de Louis XIV. La Salle est victime d’un meurtre le 19 mars 1687, près de Navasota. Sa nouvelle expédition, ayant l’aval royal, tourne au cauchemar entre les pirates espagnols, les naufrages, les maladies et les querelles, il perd 3 de ses 4 navires. Et un de ses hommes le tue d’une balle dans la tête alors qu’il descendait vers le golfe du Mexique.
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le 19 mars 1721 : décès du pape Clément XI (Gian Francesco Albani).
Il émet les bulles Vineam Domini (1705) et Unigenitus(1713) contre le jansénisme. Il fait de la fête de la conception de la Vierge Marie une fête d’obligation et canonise entre autres, Pie V. Dans une lettre du 23 avril 1718, Clément XI institue canoniquement à Rome l’Académie pontificale de théologie.
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le 19 mars 1783 : un arrêt royal crée l’Ecole des Mines.
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le 19 mars 1792 : Pie VI menace d’excommunication ceux qui ne rétractent pas le serment à la Constitution Civile du Clergé.
Le pape met à exécution ses menaces qui datent du 10 mars 1791 avec son bref « Quod Aliquantum » adressé au Cardinal de La Rouchefoucault.
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le 19 mars 1796 : proclamation de la liberté de la presse en France.
Et pour cause ! Alors que la vieille monarchie dite « absolue » est morte, elle était pourtant un modèle de liberté et de démocratie en comparaison avec la Révolution. Outre le fait que toutes les élections se faisaient au suffrage universel sans restriction, la presse était aussi libre. Deux libertés fondamentales qui disparaissent avec la Convention et la Terreur. Avant les livres s’éditent en quantité ; les journaux pullulent, après tout est contrôlé et ce qui est opposé à la minorité au pouvoir est interdit. Renée Casin le rappelle dans les premiers chapitres de son livre les Catholiques et la Révolution Française.
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le 19 mars 1799 : Bonaparte assiège Saint-Jean d’Acre, en Palestine, défendue par les Turcs.
Mais les Français sont sans artillerie ni provisions. Leur flottille, partie de Damiette avec les gros canons de siège et les vivres, est prise par les Anglais.
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le 19 mars 1804 : Bonaparte examine les papiers saisis sur le duc d’Enghien à Ettenheim.
Il n’y trouve aucune trace de sa participation au complot mais une abondante correspondance avec l’Angleterre établissant notamment son désir de servir contre la France sous le drapeau anglais. Il convoque Murat et lui donne ses instructions pour composer une commission militaire.
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le 19 mars 1815 : Louis XVIII fuit la France.
Face à l’avancée de Napoléon vers Paris et aux défections des généraux de l’armée, Louis XVIII préfère ne pas risquer sa tête. Les Français attendent de voir ce qui va se passer. L’Empereur ne rencontre donc aucune résistance quand il arrive à la capitale le lendemain pour y prendre le pouvoir, mais l’accueil ne suscite pas la ferveur passée.
Après les Cents jours, Louis XVIII va recevoir un message du Ciel lui enjoignant de rendre le Trône à l’héritier légitime, le fils du Roi Louis XVI. Mais Louis XVIII ne va pas écouter les demandes du Ciel transmises par Martin de Gallardon. Voir la chronique du 2 avril et du 2 août.
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le 19 mars 1895 : les frères Lumière, inventeurs et industriels en photographie, tournent à Lyon leur premier film, La sortie des usines Lumière.
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le 19 mars 1937 : publication de l’encyclique Divini Redemptoris, de Pie XI.
Cette lettre adressée aux évêques condamne le communisme athée comme « intrinsèquement pervers ». L’Allemagne nazie et tous les autres gouvernements de l’Axe souhaitaient profiter de cette position de l’Église pour envahir l’URSS, mais Pie XI s’y oppose. Et quelques jours plus tôt, il a publié une encyclique nommée « Mit brennen der Sorge »condamnant le nazisme.
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le 19 mars 1945 : mort en camp de concentration du Bienheureux Marcel Callo, parce que « trop catholique » !
« Chaque soir aussi, ma pensée va vers la France; Dieu, Famille, Patrie, trois mots qu’on ne devrait jamais séparer ».
Le 6 décembre 1921, naît à Rennes le second garçon d’une fratrie de 9 enfants. A 8 ans, Marcel est croisé de la Croisade Eucharistique. Chaque matin, il sert une Messe ; il se confesse tous les quinze jours, fidèle à la devise des croisés: «Prie, communie, sacrifie-toi, sois apôtre.»
Apprenti typographe à 12 ans, ouvrier à 14 ans il est surnommé par les ouvriers « l’autre Jésus ».
Un de ces chefs scouts dira : « il est monté à la route faisant de son activité à la JOC son service routier ». Ce qui sera confirmé par une plaque mise par les scouts autrichiens sur un mur du camp de concentration de Mauthausen :
« fidèle à sa promesse scoute, il a témoigné pour le Christ, par son action dans le monde de la jeunesse ouvrière jusqu’à en perdre la vie ».
Le 19 mars 1943, il est requis au STO en Thuringe. « Je ne pars pas comme travailleur, mais comme missionnaire. »
De fin 1942 à mai 1943, le cardinal Suhard négocie avec les Allemands pour officialiser la présence d’aumôniers parmi les déportés du STO : refus du régime Nazi.
Le ministère auprès des étrangers est interdit aux prêtres allemands. Le cardinal-archevêque de Paris, Emmanuel Suhard, et son vicaire, l’abbé Jean Rodhain, s’efforcent d’édifier, sur la modèle de l’Aumônerie Générale des Prisonniers de Guerre, une institution pour les travailleurs civils. Les négociations avec le Régime Nazi échouent. Aucun envoi de prêtres français en Allemagne n’est autorisé.
Des prêtres partent pourtant en Allemagne avec des identités cachées d’ouvrier. L’abbé Hadrien Bousquet est un de ces pionnier. Il arrive à Berlin le 15 janvier 1943. L’abbé Rodhain lance une opération illégale: la « Mission Saint Paul» et dans l’« expérience des Catacombes ».
À la suite du Père Hadrien Bousquet, 25 prêtres sélectionnés par le père Jean Rodhain, aumônier national des prisonniers de guerre et futur fondateur du Secours Catholique, sont envoyés clandestinement dans le Reich. Puis d’autres prêtres sont requis au STO sans que leur qualité de religieux soit repérée. 273 prêtres prisonniers de guerre, acceptent le statut de «travailleurs libres » et rejoignent le STO. 3 200 séminaristes et militants de l’Action catholique partent contraints ou volontaires
L’Eglise dispose d’une organisation de quelque 10 000 militants dans les 400 camps de travail à travers l’Allemagne.
Ces hommes ont renoncés ainsi à la protection que la Convention de Genève garantit aux prisonniers de guerre et ils sont livrés, comme travailleurs civils, à l’arbitraire de la Gestapo. Par cette action secrète, la France est la seule nation qui réussit à édifier dans le Reich allemand sa propre organisation pour le soutien des travailleurs forcés.
Le 19 avril 1944, vers onze heures, Marcel Callo revient au baraquement. Joël qui travaille de nuit, s’étonne de le voir revenir si tôt:
– «Alors Marcel, tu es malade ?
– Je suis arrêté.»
Un agent de la Gestapo entre aussitôt, fouille les affaires de Marcel et examine avec attention, livres et papiers. Joël lui demande les raisons de cette arrestation.
– «Monsieur est beaucoup trop catholique», répond froidement le policier qui ordonne à Marcel de le suivre. Le jeune homme prend son chapelet, serre la main de Joël et lui recommande:
– «Tu écriras à mes parents et à ma fiancée que je suis arrêté.»
Arrêté par la Gestapo le 19 avril 1944, emprisonné à Gotha, il écrit à son frère aîné qui vient d’être ordonné prêtre:
“Heureusement, il est un Ami qui ne me quitte pas un instant et qui sait me soutenir et me consoler. Durant les heures pénibles et accablantes, avec Lui on supporte tout. Combien je remercie le Christ de m’avoir tracé le chemin que je suis en ce moment”.
“Le 16 juillet, dans un débarras de maraîcher, il reçoit l’Eucharistie pour la dernière fois. Il écrit : “Communion, joie immense!”
Sa condamnation à mort tombe: « Par son action catholique auprès de ses camarades du Service du travail obligatoire, a été un danger pour l’Etat et le peuple allemand »,
Il est alors déporté au camp de concentration de Flossenburg le 6 octobre, puis à Mauthausen le 20 octobre 1944. Le 19 mars 1945, dévoré par la dysenterie, qui ravage le camp, Marcel se traîne vers la fosse qui sert de toilettes. A bout de forces, il tombe dans la fosse, comme tant d’autres. Il a 23 ans. Le Colonel Albert Tibodo compagnon de misère et bon samaritain, l’arrache à la fosse, le lave, l’habille de guenille et le transporte sur son grabat. Il témoigne: “C’est alors que j’ai vu que ce n’était pas un garçon comme les autres… il n’avait plus qu’un regard qui voyait autre chose… Son regard exprimait la conviction profonde qu’il partait vers le bonheur…”
Les 51 victimes du décret de persécution eurent la grâce d’avoir part à la Passion de Jésus.
Dans la souffrance, la prière, l’Eucharistie reçue en secret mûrit leur vie spirituelle, passant d’un apostolat militant à un apostolat de rédemption. Ils n’envisageaient pas l’approche de la mort comme un échec mais comme l’accomplissement de leur mission.
Ils offraient leurs souffrances et leur vie pour la libération de leurs frères et pour la rechristianisation de la France.
« Si quelqu’un subit la mort à cause du bien commun sans le rapporter au Christ, il ne mérite pas l’auréole.
Mais s’il se réfère au Christ il mérite l’auréole et est martyr en défendant la cité contre l’attaque des ennemis qui veulent corrompre la foi au Christ, et en trouvant la mort en une telle défense. » Saint Thomas d’Aquin
Le pape Jean Paul II le béatifie le 4 octobre 1987.
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le 19 mars 1962 : un cessez-le-feu précaire s’instaure en Algérie après la signature des accords d’Évian, qui mettent fin à sept ans de guerre.
Le calvaire des pieds-noirs et des Algériens fidèles à la France commence. Le slogan « la valise ou le cercueil » prend chaque jour une consistance plus dramatique…
100 000 harkis sont abandonnés et massacrés dans les mois qui suivent. Voir les chroniques du 26 mars, des 11, 13, 17, 25 septembre, du 05 juillet, du 30 octobre,
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le 19 mars 2003 : Dominique de Villepin prononce, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, un discours marquant l’opposition de la France à la guerre en Irak.
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le 19 mars 2012 : Merah tue, à Toulouse, devant le collège juif OzarHatorah, un professeur d’hébreu, ses 2 enfants de 2 et 6 ans et la fille du directeur.
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le 19 mars 2013 : inauguration solennelle du pontificat du pape François.
Mélange des genres
Le garde des Sceaux Eric Dupont-Moretti a quitté avant-hier le Sénat à l’issue d’un échange tendu avec la sénatrice (PS) de l’Oise Laurence Rossignol.
Cette dernière faisait remarquer au gouvernement que
“l’ancien ministre et actuel maire (de Draveil) Georges Tron a été condamné à 5 ans de prison pour viol. Il est en prison, mais refuse de démissionner”. “Vous avez le pouvoir en conseil des ministres, de démettre ce maire. Qu’attendez-vous pour le faire ?”.
Le 17 février 2021, il a en effet été reconnu coupable de viol et d’agressions sexuelles sur l’une des deux plaignantes. Il a été condamné à cinq ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis, assortis d’une peine d’inéligibilité de six ans et d’une inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles. Cette décision valant mandat de dépôt, il est placé en détention à la prison de la Santé. Son avocat annonce le lendemain que Georges Tron se pourvoit en cassation : il reste donc maire de Draveil dans l’attente de la décision.
Réponse du ministre :
“Vous demandez à l’exécutif d’intervenir dans le cadre de décisions juridictionnelles, qui dépendent uniquement des magistrats. Franchement, quelle hérésie !”.
Laurence Rossignol a rétorqué :
“le gouvernement envoie pour répondre à ma question l’avocat de George Tron, celui qui a traité de menteuses les victimes pendant tout le procès”.
Ostéopathie, une approche originale
Diplômé de l’Institut de thérapies informationnelles de Paris, Hubert le Roux (D.Po.), qui exerce la fonction de thérapeute manuel en méthode Poyet, vient de publier un ouvrage intitulé Ostéopathie : se soigner autrement. La symphonie du mouvement.
La France est le pays au monde qui compte aujourd’hui le plus de praticiens ostéopathes par rapport au nombre d’habitants… La question se pose pour le patient : à qui se fier ? Toutes les méthodes se valent-elles ? Quel thérapeute choisir ? Pour se soigner autrement, mais pas à n’importe quel prix, ce livre n’évite aucun tabou et, pour la première fois, place l’ostéopathie dans sa triple dimension : technique, philosophique et spirituelle. Une approche originale, illustrée de nombreux exemples, au profit du choix du patient.
L’auteur, catholique, met en garde contre les praticiens qui utilisent des phénomènes occultes :
Vous entendrez, par exemple, parler des chakras, du fait qu’il est bon de les ouvrir pour se rendre disponible aux énergies. Mais de quelles énergies parle-t-on ? S’ouvrir à l’influence d’une force qu’on ne connait pas est extrêmement dangereux, bien plus qu’il n’y paraît. Personne ne laisserait ainsi sa voiture ou sa maison grandes ouvertes et sans surveillance ni contrôle. Mais son corps et son esprit si ? Curieux… Que les adeptes du yoga y songent bien avant de se laisser aller à cette mode ou à cette tentation : on ne joue pas avec soi-même.
Lorsqu’on rejette la prééminence de Dieu sur toute chose, allant jusqu’à refuser d’accepter son existence même, il faut bien trouver une explication différente aux phénomènes inexpliqués dont je parle. C’est ici que s’ouvre la porte aux incohérences : appel aux théories New-Age, inféodation à la pratique bouddhiste, recours aux ésotérismes les plus farfelus, évocation des forces de l’univers (c’est vague, ça ne signifie pas grand chose de concret, mais ça remplit le vide), ancrage tellurique […].
Je le dis sans précaution inutile : ces pratiques sont à fuir. […]
Christophe de Sansal : “Tout désir profond est révélateur d’un talent”
Nous avions évoqué fin février le roman scout de Christophe de Sansal. L’auteur a bien voulu répondre à nos questions :
Vous publiez un premier roman sur le scoutisme catholique : pourquoi avoir choisi cet univers particulièrement ?
J’ai été scout sur le tard. J’ai prononcé ma promesse à 17 ans, en tant qu’assistant chef de meute. Le virus m’a pris immédiatement. J’ai été assistant chef de troupe, puis chef de troupe deux années durant, et enfin routier pendant trois ans, avec pour apothéose, mon départ routier. En huit ans, j’ai été transformé. Par le souffle des amis que j’ai côtoyés, par la joie omniprésente d’une simple sortie comme celle d’un camp d’été, par le dynamisme spirituel proposé et enfin, par la beauté de la nature. Qui plus est, j’ai été bercé, dès mon enfance, par la lecture des romans Signe de Piste. Alors, tout naturellement, quand un projet d’écriture s’est invité dans mon esprit, conter une aventure scoute tombait sous le sens !
Au dos de l’ouvrage, il est précisé “à partir de 16 ans”, alors que l’aventure scoute commence dès 12 ans : pourquoi cette réserve ?
J’ai voulu écrire pour les adultes. Tout d’abord parce qu’écrire pour les plus jeunes me paraissait un exercice plus difficile, et ensuite parce que je voulais faire ressurgir du fond des cœurs quarantenaires une madeleine de Proust : la saveur résineuse d’un roman scout. Pour créer cette nostalgie tout en intéressant mes lecteurs seniors, j’ai souhaité garder la fraîcheur et le rythme d’un Signe de Piste, tout en adaptant le message principal à la psychologie des adultes. Cela donne, je pense, une intrigue un peu plus dramatique. Autant la première partie pourrait convenir à des jeunes de douze ans, autant la seconde partie traite de sujets qui pourraient ne pas les intéresser : les héros ont grandi ! ils ont vingt ans.
Cependant, j’ai eu quelques bons retours de jeunes gens de onze-douze ans, alors peut-être suis-je mauvais juge de cet âge conseillé !
Vous êtes ingénieur, docteur en mécanique – et l’on voit que cette spécialité vous a servi pour décrire précisément les chars de la 2e guerre mondiale -, mais comment un ingénieur devient-il écrivain ?
Un jour, terrassé par des problèmes techniques et humains insolubles, l’ingénieur a levé les yeux de son écran, puis levé le pied quelques mois et s’est pris à rêver. Lors d’une session de diagnostic de talents, mon formateur, un homme remarquable, me posa cette question : « Qu’est-ce qui vous fait vibrer ?» . Ce n’était qu’une question, elle n’engageait pas, elle ne posait ni conditions ni limites : c’était une invitation à rêver. J’ai discerné à ce moment qu’écrire était un désir enfoui au plus profond de moi et j’ai voulu intégrer cette activité dans mon rythme professionnel. J’avais depuis longtemps en mémoire, des images et des actions, plongées dans l’histoire de France, qui me faisaient vibrer et j’ai ressenti le brûlant désir de les partager. Je suis un homme qui aime les défis : j’ai regardé quelques tutoriels sur youtube, j’ai acheté un beau cahier vierge et une grammaire méthodique, et je me suis lancé. Des proches, au pedigree littéraire irréprochable, m’ont guidé par leurs conseils et leurs relectures. Ils m’ont fait toucher du doigt que je n’aurais peut-être pas dû dormir au collège, pendant les cours de Français. Tout en avançant, je me disais intérieurement que si cela ne valait rien, on me le dirait vite et, au moins, j’aurai essayé. Je suis convaincu que tout désir profond est révélateur d’un talent. Dieu a un plan pour chacun de nous. Celui-ci est toujours taillé à notre humble mesure et il ne peut être mis en œuvre que par l’exercice de nos talents propres. Ecrire est, je l’espère du fond du cœur, un des miens. Je le mesurerai à l’aune du succès de ce livre.
Fin du “vivre-ensemble” au Danemark
Par un nouveau projet de loi, le gouvernement danois veut limiter la part de la population d’origine « non-occidentale » à 30% maximum dans les quartiers difficiles. Au total, 11% des 5,8 millions d’habitants est étrangère, dont 58% de citoyens « non-occidentaux ».
Le ministre de l’Intérieur Kaare Dybvad Bek a estimé qu’une proportion trop importante d’étrangers de pays non-occidentaux « augmente le risque de voir grandir une société parallèle religieuse et culturelle ». En France, pour ce genre de propos, il serait condamné.
15 quartiers danois sont concernés par cette mesure, et 25 autres sont considérés comme « exposés ».
Le gouvernement danois envisage d’y limiter à 40% d’ici à 2030 le nombre de logements sociaux occupés par des familles étrangères.
3 belles façons de prier saint Joseph
A l’occasion du 150 ème anniversaire de la proclamation de saint Joseph comme patron de l’Eglise universelle, le pape François a déclaré cette année comme étant une année “spéciale saint Joseph”. Quelle belle occasion de se rapprocher du père nourricier de Jésus ; cet homme humble, tendre, courageux !
C’est dans le quotidien d’un père de famille qu’il a accepté l’extraordinaire de Dieu et déroulé son chemin de sainteté. Saint Joseph a pris soin de Marie et de Jésus, jour après jour, étape après étape. Il a “charpenté” le Christ comme le souligne Charles Péguy qui écrivait que Jésus c’est “Trente ans de charpente, trois ans de paroles”.
Avec autant de discrétion, de tendresse et de force, saint Joseph est prêt à nous aider dans notre quotidien, à prendre soin de ceux que Dieu lui confie. Comme l’évoque la très belle prière du Je vous salue Joseph, nous pouvons lui confier nos soucis de travail, de santé, de famille afin qu’il intercède auprès du Seigneur. Cette année, prions avec saint Joseph :
- en lui demandant son intercession à travers des prières pour nos familles ou nos problèmes du quotidien (travail, logement, …), ou avec les litanies de saint Joseph,
- en récitant le rosaire de saint Joseph ; une belle manière de méditer des moments de la vie de Jésus, à travers les yeux de Joseph,
- en cheminant un temps avec lui à travers une neuvaine (prière de neuf jours) ou même un trentain (prière de trente jours) !
Doux saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous, dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort.
Benjamin Ghahramanyan, un patriote amoureux de son pays
De notre envoyé spécial Antoine Bordier
Né à Goris, une ville située dans le sud-est de l’Arménie, Benjamin Ghahramanyan a fait le choix de rester vivre au pays. D’autres, de guerre lasse, ont dû partir, craignant une énième guerre. Portrait d’un amoureux, qui a risqué sa vie pour défendre son pays.
Il y est né en 1976. Goris, avec ses 23 000 habitants, c’est un peu l’équivalent de Cahors, de Lisieux ou de Saint Pol sur Mer, en France. Située à 10 km de la frontière avec l’Azerbaïdjan et du corridor de Latchin, qui est la route principale pour accéder en Artsakh, la République auto-proclamée du Haut-Karabakh, Goris ressemble à s’y méprendre, par sa situation géographique frontalière et montagneuse, à Gex, près de la frontière suisse. D’Erevan, la capitale, il faut, en temps normal, près de 4h par la route pour s’y rendre. En hiver, il en faut 6. Car il faut traverser les montagnes. Et, la route est souvent enneigée et gelée. Benjamin a passé toute son enfance dans cette ville, dont les origines remonteraient à plus de 2 000 ans.
« J’ai, vraiment, été heureux ici, confie-t-il en ouvrant la porte de l’appartement familial. Je suis le second de la famille, et, j’ai deux sœurs. En Arménie, les valeurs familiales traditionnelles, et, les valeurs religieuses sont très importantes. Ce sont nos fondations. »
Il referme la porte et embrasse sa maman, Seda. Il a perdu son papa, Rafayel, en 2015. Dans le salon un portrait représente son beau-frère en uniforme. Il est mort au combat, lors de la dernière guerre contre l’Azerbaïdjan. « C’est un héros national, confie Benjamin très ému. » Sa sœur est silencieuse, elle porte encore le deuil, et, son neveu, Arthur semble plus animé. Entrepreneur, il a ouvert son restaurant de Sushi l’année dernière, à Goris.
« Je voulais servir mon pays »
Après ses études à l’école Polytechnique, en cybernétique, Benjamin travaille dans l’ombre de l’Etat et du gouvernement.
« J’ai travaillé pendant une vingtaine d’années au sein de la Sécurité Nationale. Puis, je suis devenu conseiller de députés au Parlement, et, maintenant je travaille au sein de la municipalité d’Erevan. Je supervise un département. »
Il n’en dira pas plus sur ses activités « secrètes ». Le visage rond et souriant, on a du mal à le voir en James Bond, 007. Il préfère parler du KGB que du MI6 ou de la CIA. Il ressemblerait plutôt à Mr Bean, sans les grimaces. Plus petit et rond, il est loin d’être maladroit. Pendant la guerre, il avait l’habitude de se rendre sur la ligne de front pour soutenir les soldats. Après la guerre, il a servi de chauffeur et de guide à des journalistes étrangers.
« En février, j’ai emmené un journaliste français. Il avait rendez-vous dans la capitale à Stepanakert. Il voulait rencontrer des habitants francophones, et, avait rendez-vous dans une école technologique réputée qui s’appelle TUMO. Il voulait, aussi, faire un reportage sur les églises du Haut-Karabakh. Il avait tous ses papiers, son visa, sa lettre d’enregistrement, et, son accréditation presse l’attendait à Stepanakert. Malgré toutes les autorisations, c’est le ministère azerbaïdjanais des affaires étrangères qui a refusé à deux reprises son entrée. Ce n’est pas le premier, ni le dernier. »
Servir son pays, c’est une seconde peau chez lui. « Je tiens cela de mes parents, explique-t-il. Ils ne se sont jamais plaints de rien et ont toujours servi notre pays. »
« J’ai risqué ma vie »

Benjamin reste très mystérieux et pudique sur ses actions dans les terres arméniennes de l’Artsakh. Pendant les 44 jours qu’a duré cette guerre, qui a commencé le dimanche 27 septembre au matin, il était présent, presque tous les week-ends. Père de deux enfants, une fille et un garçon, Heghine et Mickaël (23 et 14 ans), Benjamin a pris des risques importants. Sur des photos (certaines ne sont pas publiables) on le voit le fusil d’assaut à la main ou en bandoulière, en tenue militaire, entouré d’autres militaires. « J’ai vu beaucoup de morts », confie-t-il la tête baissée, comme s’il revivait les scènes une par une, et, qu’il voulait les chasser de sa mémoire. En tout, il est resté une dizaine de jours avec ses frères d’armes. Il n’oubliera pas la barbarie des soldats azerbaïdjanais et de leurs chefs qui donnaient l’ordre de « couper les têtes des soldats morts au combat. Ce sont des barbares, rage-t-il presqu’en colère. Ils n’ont pas d’humanité. Ici, en Artsakh, les terres sont arméniennes depuis toujours. Ce n’est pas d’abord une guerre de religion, c’est une guerre ethnique et de territoire. Puis, nous sommes devenus la première nation chrétienne d’Europe et d’Asie. Et, c’est vrai qu’ils nous appellent les infidèles au combat. Cette guerre est devenue une guerre contre la religion chrétienne. » Benjamin a la foi, mais il n’est plus pratiquant. « Je crois toujours en Dieu, confie-t-il, cependant j’ai vu trop d’horreurs. » Apostolique, Benjamin déclare sa foi « universelle ». L’un de ses meilleurs amis, n’est autre que Mgr Raphaël Minassian, l’archevêque de l’Eglise catholique arménienne.

Son rêve pour l’Arménie
Benjamin connaît Goris, par cœur. Sa famille a accueilli des réfugiés, pendant leur exode. Aujourd’hui, confronté à l’instabilité politique de son pays, à la défaite militaire, à ces dizaines de milliers de réfugiés qui ont tout perdu, il veut rester optimiste.
« Je crois qu’il n’y aura pas de nouvelle guerre. S’il y en avait une, cela voudrait dire que la Russie nous aura abandonné. Mais je n’y crois pas du tout. L’Arménie est stratégique pour la Russie, et, pour l’Europe. Non, je ne pense pas que la Turquie, qui veut rentrer dans l’Europe (avec tous les crimes qu’elle a commis c’est inimaginable), et l’Azerbaïdjan se risqueront à une nouvelle guerre. Maintenant, il faut se tourner vers l’avenir. »
En sortant de l’appartement de sa maman, Benjamin lui glisse : « nous allons faire un tour de la ville et montrer nos trésors ». Dehors, avec sa Toyota, il s’arrête devant une reproduction de la Tour Eiffel, posée sur la place francophone de la ville, non loin du Centre Culturel Francophone. Puis, il repart et se gare sur les hauteurs enneigées de la ville.
« N’est-ce pas magnifique, dit-il en pointant du doigt la ville en contre-bas. Au printemps, c’est encore plus joli. Chaque été nous avons des milliers de touristes, qui viennent en vacances. Nous sommes un lieu très choyé. Quand vous avez vu Goris une première fois, vous y revenez. »
Avec la pandémie, le nombre de touristes a chuté en 2020. La guerre a eu, aussi, pour conséquence d’augmenter considérablement le nombre de malades, avec l’afflux des réfugiés. Trois mois après, les chiffres sont au plus bas. Benjamin, en regardant Goris de haut, semble rêver. Il croit beaucoup au tourisme.
« Merci aux Français »
A ses heures perdues, et, pendant les vacances, il organise des tours dans toute l’Arménie. Bien entendu, il fait visiter Goris. Et, héberge les touristes dans sa maison pour plusieurs nuits. Selon lui,
« l’avenir de l’Arménie, passera bien entendu par la paix intérieure et extérieure, l’amélioration de ses infrastructures et de son économie. Et, surtout par le tourisme. »
Il se souvient avoir accueilli des allemands, des anglais, des russes, et, quelques français. « Ils ne sont pas assez nombreux à venir, explique-t-il. » Il est tard, la nuit vient de tomber. Les routes sont encore plus glissantes que la veille. Benjamin s’arrête devant une échoppe de fabrication artisanale de lavash. C’est le pain traditionnel, qui ressemble à une grande crêpe, une fine galette cuite dans un four enterré, le tandoor. Il en achète et remonte dans sa voiture. Retour à Erevan. Le patriote, qui risque sa vie, est bel et bien amoureux de son pays. C’est aussi un fin cuisinier. Son rêve pour l’Arménie est de la transformer « en petit paradis, en pays des merveilles gastronomiques et touristiques ». Et, ce petit paradis semble commencer à Goris. Elle n’est pas nommée pour rien « la capitale de la Francophonie d’Arménie ». Dans toutes les écoles on y apprend le français. Dans sa voiture, Benjamin abaisse sa vitre et lance :
« quand vous rentrerez en France dites-bien que nous l’aimons. Merci aux Français, merci à Macron de nous aider. Même si nous aimerions qu’il en fasse plus ! »
Il ne le dira pas ouvertement, mais Benjamin aurait aimé que la France intervienne militairement aux côtés de l’Arménie. Son rêve ne s’est pas réalisé. Il s’interroge sur le droit d’une telle intervention.
« Elle en avait, en tout cas, la légitimité puisqu’elle intervient au Sahel contre le terrorisme. Ici, en Artsakh, nous nous sommes battus contre des milices terroristes, des mercenaires qui venaient de Syrie. »

Photos ©DR et texte de notre envoyé spécial Antoine BORDIER
Pour contacter Benjamin : [email protected]
Bonne fête de saint Joseph
Composition de Jean-Baptiste Pinault (directeur de la maîtrise Saint Louis de Versailles, et vainqueur du concours lancé en 2018 par le diocèse de Lyon pour l’écriture d’une messe ‘Laudato Si’), réalisée à la demande du sanctuaire Saint Joseph de Bon Espoir (diocèse du Puy-en-Velay). Ce Je vous salue Joseph a été enregistré dans la cathédrale de Versailles, par la maîtrise Saint Louis, le 28 février dernier :
Pour ceux qui n’ont pas vu la conférence de presse de Jean Castex…
En voici une synthèse meilleure que l’original :
