Vaccin AstraZenica : Il ne restera bientôt plus que la France pour l’injecter… [Add.]
L’Allemagne vient rejoindre aujourd’hui la liste des 15 pays, dont 13 en Europe (Pays-Bas, Norvège, Danemark, Islande, Bulgarie, Italie, Estonie, Lituanie, Lettonie, Luxembourg, Roumanie et Autriche) qui ont déjà totalement ou partiellement suspendu la vaccination avec le vaccin AstraZeneca :
Les turbulences se multiplient pour le vaccin anti- Covid-19 d’astraZeneca. L’Allemagne vient d’annoncer suspendre son utilisation. Et ce “à titre préventif” après le signalement d’effets secondaires, a annoncé lundi le ministère de la Santé. L’institut médical Paul-Ehrlich, qui conseille le gouvernement, “estime que d’autres examens (sont) nécessaires”, après des cas de formation de caillots sanguins chez des personnes vaccinées en Europe, a précisé un porte-parole du ministère.
En France, les pompiers des Bouches-du-Rhône refusent désormais ce vaccin tandis que Jean Castex appelle à avoir confiance car il ne veut pas prendre de retard dans la campagne de vaccination.
“À ce stade, il faut avoir confiance dans ce vaccin et se faire vacciner, je le dis de la façon la plus solennelle, sinon on aura des retards dans la vaccination, les Françaises et Français seront moins protégés et la crise sanitaire durera longtemps. On n’a pas suspendu parce que nous ne disposons pas, au contraire, d’éléments qui nous conduisent en France à suspendre cette vaccination”
C’est à se demander si ce ne sont pas les “abrutis” du dessin de Xavier Gorce qui avaient raison…

Addendum :
Emmanuel Macron a finalement annoncé aujourd’hui la suspension de la campagne de vaccination avec le vaccin AztraZenica au moins pendant 24 heures :
Emmanuel Macron a annoncé lundi 15 mars depuis Montauban (Tarn-et-Garonne) que la France suspendait également l’administration de ce vaccin contre le Covid-19. “La décision qui a été prise(…) est de suspendre, par précaution, la vaccination avec AstraZeneca, en espérant la reprendre vite si l’avis de l’EMA le permet“, a déclaré le président de la République. L’avis de l’Agence européenne des médicaments sur le sérum d’Astrazeneca doit intervenir “demain après-midi” selon lui.
American First : Joe Biden refuse de livrer 30 millions de doses du vaccin Astrazeneca commandées pour l’UE
Si Donald Trump était encore président des Etats-Unis, que n’aurait-on pas entendu comme critiques devant cette décision :
Selon le quotidien américain New York Times, environ 30 millions de doses du vaccin Astrazeneca commandées par l’Europe dorment dans le site de production de West Chester dans l’Ohio, aux États-Unis. Des dizaines de millions d’autres attendent d’être mises en flacon cette fois dans le Maryland. Une situation qui pèse pour l’Europe, qui manque de doses pour vacciner sa population, à cause des retards de livraison d’AstraZeneca.
Malgré les demandes de l’Europe, les États-Unis refusent de partager le stock inutilisé alors que le vaccin n’est pas encore autorisé sur le territoire par les autorités sanitaires américaines.
Selon l’agence Reuters, la Commission européenne aurait été directement informée par les autorités américaines jeudi 11 mars. Le président américain Joe Biden souhaite d’abord prioriser sa population selon le New York Times : “Si nous avons un surplus, nous le partagerons avec le reste du monde. Nous voulons d’abord être sûr que tous les américains ont été vaccinés”
Le Vatican répond officiellement : “La bénédiction des unions homosexuelles ne peut être considérée comme licite”
Le Vatican répond officiellement à une “dubia” formulée ainsi : “L’Église dispose-t-elle du pouvoir de bénir des unions de personnes du même sexe ?” La réponse a été publiée aujourd’hui sur le site du Vatican qui précise que la réponse figure dans la Note explicative de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, datée du 22 février 2021, à la publication de laquelle le pape François lui-même a consenti.
Dans le préambule du texte publié du 22 février, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi reconnait que « Dans certains milieux ecclésiaux se diffusent aujourd’hui des projets et des propositions de bénédictions pour les unions entre personnes du même sexe ». Une clarification était donc nécessaire :
La présente intervention de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi est une réponse à une question – en termes classiques, à un dubium – soulevée, comme c’est normalement le cas, par des pasteurs et des fidèles qui ont besoin d’une clarification de principe sur un sujet controversé. Face à l’incertitude suscitée par des déclarations ou des pratiques problématiques dans des domaines décisifs pour la vie chrétienne, il est demandé de répondre par l’affirmative ou la négative, puis d’exposer les arguments qui soutiennent la position adoptée. Le but de l’intervention est de soutenir l’Église universelle pour mieux correspondre aux exigences de l’Évangile, de régler les controverses et de favoriser une saine communion dans le peuple saint de Dieu.
La question disputée intervient dans le cadre de la « volonté sincère d’accueil et d’accompagnement des personnes homosexuelles, auxquelles sont proposés des cheminements de croissance dans la foi » (Note explicative), comme l’a indiqué le Saint-Père François, à l’issue de deux Assemblées synodales sur la famille : « afin que ceux qui manifestent une tendance homosexuelle puissent bénéficier de l’aide nécessaire pour comprendre et réaliser pleinement la volonté de Dieu dans leur vie » (Exhortation apostolique Amoris laetitia, n. 250). Il s’agit d’une invitation à évaluer avec un discernement approprié les projets et les propositions pastorales proposés à cet égard. Dans ce cadre, il y a aussi les bénédictions données aux unions de personnes du même sexe. Il est dès lors demandé si l’Église a le pouvoir de donner sa bénédiction : c’est la formule contenue dans le quaesitum.
La réponse – le Responsum ad dubium – est expliquée et motivée dans la Note explicative ci-jointe de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, datée du 22 février 2021, à la publication de laquelle le pape François lui-même a consenti.
La Note est centrée sur la distinction fondamentale et décisive entre les personnes et l’union. De sorte que le jugement négatif sur la bénédiction des unions de personnes du même sexe n’implique pas un jugement sur les personnes.
Les personnes avant tout. Vaut pour elles, et c’est un point de non-retour, ce qui est déclaré au n. 4 des Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles de la même Congrégation et rappelé par le Catéchisme de l’Église catholique : « Selon l’enseignement de l’Église, les hommes et les femmes avec des tendances homosexuelles “doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste” (2358) ». Cet enseignement est rappelé et réitéré par la Note.
Quant aux unions de personnes du même sexe, la réponse au dubium « déclare illicite toute forme de bénédiction qui tend à reconnaître leurs unions ». Illicéité que la Note explicative renvoie à un triple ordre de raisons, en relation les unes avec les autres.
La première est donnée par la vérité et la valeur des bénédictions. Celles-ci appartiennent au genre des sacramentaux, lesquels sont des « actions liturgiques de l’Église » qui demandent une cohérence de vie avec ce qu’ils signifient et engendrent. Significations et effets de la grâce que la Note expose de manière concise. Par conséquent, une bénédiction sur une relation humaine exige que celle-ci soit ordonnée à la réception et à l’expression du bien qui lui est dit et donné.
Nous en arrivons ainsi à la deuxième raison : l’ordre qui rend apte à recevoir le don est fonction des « desseins de Dieu inscrits dans la Création et pleinement révélés par le Christ Seigneur ». Desseins auxquels ne répondent pas les « relations ou partenariats, même stables, qui impliquent une pratique sexuelle hors mariage », c’est-à-dire « hors de l’union indissoluble d’un homme et d’une femme, ouverte en soi à la transmission de la vie ». C’est le cas des unions entre personnes du même sexe. Pas seulement de celles-ci, cependant, comme si le problème ne se posait que pour de telles unions, mais de toute union qui entraîne l’exercice de la sexualité en dehors du mariage, ce qui est illicite du point de vue moral, selon l’enseignement continu du Magistère de l’Église.
Cela suppose un pouvoir que l’Église n’a pas, car elle ne peut pas disposer des desseins de Dieu, qui seraient autrement désavoués et niés. L’Église n’est pas l’arbitre de ces desseins et des vérités de vie qu’ils expriment, mais leur fidèle interprète et messagère.
La troisième raison est donnée par l’erreur, à laquelle on serait facilement conduit, d’assimiler la bénédiction des unions de personnes du même sexe à celle des unions matrimoniales. En raison de la relation que les bénédictions sur les personnes entretiennent avec les sacrements, la bénédiction de telles unions pourrait d’une certaine manière constituer « une imitation ou un renvoi analogique à la bénédiction nuptiale », donnée à l’homme et à la femme unis dans le sacrement du mariage. Ce qui serait erroné et fallacieux.
Pour les raisons indiquées ci-dessus, « la bénédiction des unions homosexuelles ne peut être considérée comme licite ». Cette déclaration ne porte en rien préjudice à la considération humaine et chrétienne dans laquelle l’Église tient chaque personne. À tel point que la réponse au dubium « n’exclut pas l’octroi de bénédictions individuelles aux personnes à tendance homosexuelle, qui manifestent le désir de vivre en fidélité aux desseins révélés de Dieu, comme le propose l’enseignement de l’Église ».
Hommage à Traoré, vulgarité, propagande politique : la pitoyable soirée des Césars des bourgeois bohèmes narcissiques
Alors que le cinéma français, hors crise COVID, ne survit que grâce aux subventions et pour faire, le plus souvent, des films inintéressants, vulgaires ou engagés, il devient insupportable que des “acteurs” de seconde zone essaient de se faire un nom ou tentent de passer des messages politiques et transgressifs à l’occasion des cérémonies des Césars.
Voici la vision de Michel Taube :
“(…) Pour que les vieux qui ont eu le droit de sortir de l’EHPAD à Noël aillent à la messe puisqu’on est un pays laïque… (…) Évidemment, une certaine presse de la bienpensance s’est empressée de féliciter Marina Foïs, comme elle trouva de la grandeur et de la beauté dans une cérémonie d’un mauvais goût prononcé (…)
Islamo-gauchisme revendiqué, violences policières, hommage à Adama Traoré, loi de sécurité intérieure accusée de fascisme, allusion déplacée à la commémoration de Napoléon et légitimation du déboulonnage des statues, glorification des minorités, notamment racisées, vulgarité scatologique, médiocrité à tous les étages…C’est à cela que se résume la 46ème cérémonie des Césars du Cinéma. Du cinéma, vraiment ? La médiocrité, comme le talent, n’a pas de couleur. Mais quand la couleur, ou l’idéologie deviennent le critère dominant de l’expression artistique, elle ne peut que favoriser la médiocrité (…)
Y’aura-t-il une prise de conscience de la part du vrai monde du cinéma ? Ou ce déplorable « spectacle » n’est-il que la première étape de la décadence et de la mort du cinéma français ? (…)
L’an passé, nous avons eu droit aux Césars de l’hypocrisie. Cette année, la médiocrité excrémentielle fut donc à l’honneur.”
Concluons donc… Jamais film primé n’avait été mieux choisi pour dire ce que l’on pense de cette cérémonie des Césars, à oublier très vite : « Adieu les cons » !
Gérard Jugnot, malgré un prix reçu, n’a pas apprécié le nombrilisme du milieu :
Ce n’est pas ça qui va donner envie aux gens de retourner au cinéma. La soirée aurait pu être militante et politique avec un peu de légèreté et d’humour. C’est vrai qu’on souffre mais nous ne sommes pas les seuls. Il ne faudrait pas faire croire aux gens qu’il n’y a que les artistes qui souffrent dans cette période.
Jean-Marie Bigard, rappelant qu’il n’est «jamais invité aux Césars» à cause de son côté «trop beauf, trop vulgaire», en a profité pour faire une critique acerbe de l’intellectualisme du cinéma français (voir son tweet) :
Je ne corresponds pas à l’image que le milieu parisien se fait de la véritable Culture. Je les comprends
Mais c’est Gilles-William Goldnadel qui a trouvé les mots les plus justes pour décrire cette soirée pitoyable des Césars :
“L’académie des César porte très bien son nom, tant son esprit académique, qui se caractérise par son conformisme bourgeois bohème, est arrivé à son point extrême. Très sincèrement, je pense aujourd’hui que l’acteur français moyen, très moyen même, n’impressionne plus grand monde. En dépit de ses efforts pathétiques, le spectateur ordinaire ne considère pas celui-ci comme disposant d’une intelligence, d’une culture ou d’une générosité extraordinaires. Je suis même persuadé qu’après la prestation de vendredi soir, il sera même assuré du contraire. Avec un excellent dossier à l’appui (…)
Cette année, un acteur coloré, dont je n’avais jamais entendu parler, et qui venait d’être récompensé, a cru devoir, sous les applaudissements, rendre un hommage appuyé à Adama Traoré. Au-delà du fait que la vérité judiciaire sur son prétendu calvaire policier soit parfaitement contestable et contestée et, au demeurant, en cours de contestation, chacun sait également que le défunt délinquant a été mis en cause pour avoir forcé l’un de ses co-détenus à pratiquer sur lui une fellation sous la menace d’une fourchette. J’ajoute qu’il ne s’agit pas d’une simple spéculation puisque la victime, ne pouvant plus s’en prendre à feu le précité, a obtenu une indemnisation judiciaire pour prix de son préjudice (…)
Pour le reste, nos bourgeois bohèmes narcissiques eurent droit, à titre complémentaire, aux péroraisons prolétariennes de Mlle Balibar en tailleur Chanel, aux plaisanteries scatologiques de Mlle Foïs, ainsi qu’à un strip-tease au profit de ces intermittents du spectacle, bien plus choyés que beaucoup de travailleurs permanents, et qui se voulait sans doute transgressif, par une dame à la fesse triste qui, l’an passé, s’en prenait courageusement aux blancs catholiques de droite. Elle s’appelle, je crois, Masiero et s’est fait un petit nom à la télévision. La seule chose de prémonitoire dans cette soirée crépusculaire qui signe l’agonie du septième art français et qui sera le mot de la fin : Mort aux cons !”
Si nos choix personnels et politiques sont déterminés par la volonté d’éviter la mort, nous ne ferons qu’empêcher la vie.
Dans le numéro de la Nef du mois de mars, François-Xavier Bellamy évoque le recul des liberté dans nos démocraties. A propos de la crise sanitaire, il bat en brèche cette idée que Macron défendrait la vie à tout prix ce qui ferait de lui le premier président pro-vie.
“(…) Je suis frappé cependant de constater que notre État s’est distingué par des restrictions de liberté bien plus contraignantes qu’ailleurs, jusqu’à l’absurde – quel autre gouvernement aurait pu imaginer une jauge de trente personnes pour la plus petite chapelle comme pour la cathédrale de Chartres ? Et cela sans résultat probant, puisque nous avons autant de morts par habitant que la Suède, qui n’a jamais confiné…
Le plus préoccupant, c’est avant tout l’état d’esprit dont cela témoigne. Nous n’avons pas le sentiment que nos dirigeants aient eu la main tremblante au moment de suspendre nos libertés fondamentales ; au Royaume-Uni, Boris Johnson a consacré ses vœux du 31 décembre à une réflexion sur le caractère dangereux et exceptionnel de cette période dans laquelle les pouvoirs publics ont dû fermer les restaurants et expliquer aux citoyens comment bien éternuer ; en France au contraire, le gouvernement n’a eu aucun complexe pour multiplier les contraintes, certaines contradictoires, d’autres manifestement inutiles comme le port du masque en extérieur… La « guerre » déclarée au virus a justifié un « quoiqu’il en coûte » qui a totalement désinhibé l’intervention publique dans l’économie, mais aussi dans nos vies.
Il y a de quoi s’inquiéter pour l’avenir, en effet, car ces choix révèlent un problème de fond : le président déclarait que « rien n’est plus important qu’une vie humaine ». D’un point de vue éthique, il est juste de reconnaître à la vie humaine une valeur absolue, de ne pas la faire entrer dans un calcul.
Mais cela suppose de reconnaître ce qui fait qu’une vie est pleinement humaine, et pas seulement une persistance organique… Si nos choix personnels et politiques sont déterminés par la volonté d’éviter la mort, nous ne ferons qu’empêcher la vie. Il faudra interdire le travail, qui fatigue, les déplacements, qui exposent à bien des risques, tout contact, source de contamination possible. Et finalement renoncer à la liberté, qui, comme le rappelait Hegel, aura toujours besoin d’être défendue un jour au péril de la vie… (…)”
Les conséquences économiques, sociales, psychologiques risquent de causer plus de dégâts que le Covid-19
Extrait d’une tribune de Jean-Loup Bonnamy dans le dernier numéro de la Nef (intégrale ici). La partie que nous reproduisons reflète assez bien la situation :
“73ème.
Telle est notre exécrable position dans le classement des pays au regard de leur gestion de la crise du Covid-19 publié par l’institut australien Lowy. Triste contre-performance pour la sixième puissance mondiale. Et le journal allemand Die Zeit qualifiait la France confinée « d’Absurdistan ». L’erreur de la France a été d’axer toute sa stratégie sur une approche punitive et restrictive (confinement, couvre-feu, fermeture des bars et restaurants…) destinée à faire baisser la circulation du virus.
Or, cette logique pose deux graves problèmes. D’une part, le remède pourrait être pire que le mal. Les conséquences économiques, sociales, psychologiques risquent de causer plus de dégâts que le Covid-19. Ainsi on justifie les restrictions par la nécessité de sauver l’hôpital. Mais les effets économiques du confinement menacent notre système hospitalier. En effet, c’est l’activité économique qui, grâce à des impôts et à des cotisations, finance notre système hospitalier. Si on contracte l’activité, il y aura moins de rentrées fiscales et sociales et donc moins d’hôpitaux, moins de lits, moins de respirateurs avec des soignants moins nombreux et moins bien payés !
D’autre part, rien ne prouve l’efficacité sanitaire du confinement. Taïwan n’a pas confiné et n’a eu que sept morts. L’Argentine et le Pérou ont opté pour des confinements très longs et très durs, mais affichent un nombre de morts record. La Suède, sans confinement ni couvre-feu, n’a pas plus de morts par habitant que la France : les deux pays ont connu le même recul de l’épidémie à l’été 2020 puis le même rebond. Le 29 janvier, le Président Macron décidait de ne pas reconfiner. Trois semaines plus tard, les cas de Covid étaient toujours en baisse.
Le virus est un phénomène naturel, il évolue en partie indépendamment des efforts humains. Sa circulation est influencée par des facteurs sur lesquels l’action humaine n’a pas de prise (climat, degré d’immunité de la population…), voire par des facteurs qui échappent à notre compréhension. La stratégie du tout-restrictif n’est donc peut-être pas optimale.
En plus de cela, le conformisme et les obsessions réglementaires de l’administration nous ont rendus incapables de réagir avec rapidité, pragmatisme et efficacité à la crise. Ainsi, durant le premier confinement, nous avons entendu dire à longueur de journée que nous manquions de place dans les hôpitaux. C’était hélas tout à fait vrai. Pourtant, les cliniques privées proposaient des chambres pour accueillir des patients. Mais, fin mars, au bout de quinze jours de confinement, l’offre n’était toujours pas saisie par le ministère de la Santé, dont la technostructure méprise les cliniques privées. Sur les réseaux sociaux, certains infirmiers en cliniques privées déclaraient même être au chômage partiel tandis que leurs établissements étaient déserts. Le contribuable a payé des TGV pour évacuer des malades à l’autre bout du pays alors que des cliniques vides étaient disponibles à quelques centaines de mètres. Nous vivons donc dans une situation ubuesque où l’État a imposé des mesures coûteuses et à l’efficacité douteuse mais n’a pas été en mesure de fournir rapidement ce qui marche (lits supplémentaires, tests, vaccins…).”
Voir (enfin) ce que l’on voit
Hervé Rolland écrit dans le nouveau numéro de l’Appel de Chartres :
“Il faut toujours dire ce que l’on voit. Surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit.” (Charles Péguy in Notre jeunesse, 1910).
Phrase qui pourrait surprendre. Et pourtant, Péguy a raison ! Le mal d’aujourd’hui, c’est l’incapacité de certaines personnes de voir… ce qu’elles voient. Un glissement s’opère depuis quelques décennies qui affecte responsables politiques, journalistes, enseignants, chefs d’entreprise même et, à la fin, chacun de nous, tous victimes d’un étrange problème de vision.
Ce glissement nous vient des universités américaines et des « penseurs » de la nouvelle modernité. Rappelons- nous, cela a subtilement commencé avec le politiquement correct : il y avait les bonnes idées et les mauvaises, « politiquement incorrectes ». Sur quel critère ? Les bonnes étaient progressistes, les autres conservatrices, donc à rejeter. Le terrorisme intellectuel soft.
Au début, on n’y prête pas attention et on a tort. Car, à force de répétition par la classe médiatique qui œuvre en caisse de résonance, on finit par s’y habituer. Et on finit aussi par craindre de défendre les positions qu’on sait justes, parce qu’elles sont qualifiées de “non politiquement correctes”. Résultat : on s’auto-censure.
Progressistes toujours insatisfaits, les universitaires américains en pointe et leurs suiveurs européens n’en sont évidemment pas restés là. En pratique, le glissement idéologique s’est poursuivi avec un biais systématique : un refus de voir toute la réalité.
Un exemple récent : Nancy Pelosi, puissante présidente démocrate de la Chambre des Représentants des États- Unis, confrontée aux chiffres factuels alarmants de l’immigration a ce mot inouï : “I reject your facts“. Rejeter les faits, la meilleure façon de ne pas voir ce que l’on voit. On croit relire le père Ubu : “Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple“.
Du reste, on se rappelle la stupeur (et la fureur) des progressistes devant le vote britannique en faveur du Brexit ou l’élection de Donald Trump. Ils ne voulaient absolument pas voir ce qu’ils voyaient ! Trump élu ? C’est sûrement un coup informatique de Poutine !
Aujourd’hui, la pensée unique va un cran plus loin : pour éviter un autre “Trump”, il faut faire taire ceux qui “pensent mal”. Des entreprises (Twitter, Facebook, Google, YouTube, etc.) décident de bloquer ou d’annuler leurs comptes. Le glissement est brutal : ce ne sont plus les États et les tribunaux mais des entreprises privées qui inventent désormais le droit (selon la doxa progressiste) et décident de la liberté d’expression (ou pas). Là, c’est le terrorisme intellectuel hard, mené par le secteur privé (conseillé par les politiques) !
C’est la « cancel culture », en d’autres termes, la censure pure et simple. On supprime ce (et ceux) qui gêne(nt), on réécrit les textes, on déboulonne les statues de personnalités réputées violentes, racistes ou simplement pas assez modernes. Les exemples de cette purge sont légion, chaque jour apporte son lot d’inepties : les anciens films de Disney, Winston Churchill, Abraham Lincoln (qui a pourtant lutté contre l’esclavage), de Gaulle, Jules Ferry, la réécriture de Molière, la culpabilité de l’homme blanc, etc.
« Cancel culture » d’un côté et, de l’autre, refus de voir ce que tout le monde voit, comme la montée de l’islamisme ou de la violence. Les commentaires récents des médias « mainstream » sur la ville de Trappes, par exemple, feraient presque sourire : c’est la nouvelle Pravda.
Toute cette agitation vise un but précis : une pensée rétrécie, conditionnée, surveillée, éloignée de la réalité, afin de formater les futurs électeurs, mieux, les dégoûter de voter. Les politiques voient-ils ce qu’ils voient ? Ou ferment-ils les yeux parce que tacitement complices ?
Heureusement, la ficelle est grosse et une immense majorité de citoyens en a assez : ils voient ce qu’ils voient et ils le disent de plus en plus fort. Le remède aux petits censeurs de la pensée unique ? Tout simplement ce que le bon sens nous dicte : voir ce que l’on voit (la réalité) et proclamer la vérité, dont nous savons qu’elle libère.
C’est le mot d’ordre d’aujourd’hui : en finir avec le terrorisme hard ou soft, autrement dit en bon anglais : « Cancel the cancel culture » !
Aliette Espieux : “Le cycle de la femme a un impact sur notre quotidien”
Aliette Espieux, porte-parole de La Marche pour la Vie, répond aux questions de Boulevard Voltaire :
Rossignol (argot) : marchandise invendue, défraîchie, avariée, de rebut
Mme Laurence Rossignol est oratrice éminente du groupe socialiste au Sénat et même vice-présidente de cette assemblée. Un petit détour par sa notice biographique wikipediesque nous apprend qu’elle a fait partie du comité central de la Ligue communiste révolutionnaire (on sait qu’une faute de goût de jeunesse est toujours pardonnée pourvu qu’elle ne concerne que l’extrême-gauche) quittée en 1981 pour intégrer le PS. C’est sans doute ce mouvement opportun qui lui a permis entre autres de devenir, en 1993,
« chargée d’étude à la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF), devenue La Mutuelle des étudiants (LMDE), dont elle percevra une rémunération de 1100 euros pendant dix-huit ans pour 2 jours de travail partiel par semaines. Sans parler ouvertement d’emploi bidon, Que choisir, s’interroge : « Si Mme Rossignol a vraiment été au service de la santé des étudiants ». À ce titre, elle est impliquée dans l’affaire de la MNEF ».
Rien que du propre.
Le 11 février 2016, Mme Rossignol devient ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes, titre prestement modifié le 3 mars en « ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes » : c’était plus progressiste.
Depuis le début de la crise sanitaire, Mme Rossignol a eu une obsession face à toutes les mesures diverses prises pour mettre le pays, ses activités, ses relations humaines et ses libertés publiques en mode consigné : assurer une continuité harmonieuse à la production d’avortements en France, tâche considérée comme vitale. Mais il est vrai que, en début 2017, Mme Rossignol alors ministre avait indiqué lors de la discussion du texte de loi sur le délit d’entrave à IVG : « Une femme qui avorte n’interrompt pas une vie ». Reconnaissons que le terme “interruption” est impropre : il s’agit plutôt d’élimination.
Mme Rossignol s’est tout récemment rappelée à notre bon souvenir par un tweet émis au moment d’une succession d’attaques et de meurtres commis par des adolescents :

Où sont les pères ? Question bien étrange de la part de celle qui n’a eu de cesse de les faire disparaître : elle est un soutien sans faille à la PMA sans père et de son remboursement par la sécurité sociale (avec des discussions au cours desquelles on avait pourtant appris qu’une tante, une grand-mère pouvaient faire office de père et qu’en plus toute femme était richement environnée de référents masculins).
Et déjà, elle avait porté une proposition de loi analogue à celle ayant abouti au vote de la loi interdisant les violences éducatives ordinaires (la fessée normale….).

Et donc tout d’un coup, Mme Rossignol s’aperçoit que les pères ne sont plus là et s’en émeut ! Peut-être eût-elle pu y penser avant. Le Salon beige avait de son côté rappelé que « dans L’imparfait du présent, A.Finkielkraut a écrit : « La maman est l’avenir de l’homme ». Pas sûr que cela soit vraiment rassurant ».
De ce fait, il a paru judicieux de faire comme une petite plongée dans le compte twitter de Madame Rossignol.
Et nous avons trouvé les deux tweets suivants. Aucun n’est d’elle. Mais elle les a tous des deux réacheminés ce qui donne à penser qu’elle leur a trouvé quelque intérêt. Les deux ont été émis le même jour, 19 octobre 2020, c’est-à-dire au moment de l’assassinat du professeur S.Paty.
Vous pouvez constater que Mme Rossignol met sur le même plan le rappel des assassinats par un terroriste musulman dans l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse et le rappel de la campagne « contre les ABCD de l’égalité menée par intégristes de tous bords ».
Un rossignol, marchandise avariée, de rebut ; article de peu de valeur, voire défectueux ? Finalement, l’argot apparaît un peu faible au regard de ce qui s’apparente plutôt à du chaos mental. Vice-présidente du Sénat, rappelons-le !

Assassinat pour tous : la bonne méthode LREM c’est d’organiser une concertation puis s’asseoir dessus
Sur l’euthanasie, le député LREM Stanislas Guérini propose d’employer la même méthode sur la PMA. Organiser des Etats-Généraux puis, suite au rejet massif des participants à cette concertation, ignorer les résultats, mépriser les aspirations du peuple et imposer l’assassinat pour tous :
Sur la fin de vie, je pense que la bonne méthode est celle que nous avons employée pour la PMA pour toutes : un calendrier partagé et transparent et un moment de concertation.
Il serait utile de mettre en place une convention citoyenne sur le sujet, pour créer un consensus. pic.twitter.com/B1zOp1zS8G— Stanislas Guerini (@StanGuerini) March 14, 2021
Pourquoi la morale sexuelle est plus importante que vous ne le pensiez
Voici la traduction d’un article bien intéressant, dont l’auteur est un enseignant de philosophie canadien, et aussi pasteur.
Un après-midi d’hiver, je me détendais avec une demi-douzaine d’étudiants en philosophie qui discutaient des théories du droit et du châtiment. Après environ une heure de discussion, il m’est apparu que certaines lois morales pouvaient limiter le plaisir et la jouissance à court terme, mais qu’à long terme, elles minimisaient la souffrance et maximisaient l’épanouissement humain.
Il y a quelques jours, j’ai terminé mes études sur « Sexe et Culture » pour la deuxième fois. Il s’agit d’un livre remarquable qui résume une vie entière de recherches menées par l’anthropologue social d’Oxford J.D. Unwin[1]. Ce livre de plus de 600 pages n’est, selon les termes d’Unwin, qu’un “résumé” de ses recherches – sept volumes suffiraient pour tout exposer[2]. Ses écrits suggèrent qu’il était un rationaliste, croyant que la science est notre outil ultime de recherche (il semble qu’il n’était pas croyant). En parcourant ce qu’il a trouvé, je me suis rappelé à plusieurs reprises la pensée que j’avais en tant qu’étudiant de philosophie : certaines lois morales peuvent être conçues pour minimiser la souffrance humaine et maximiser l’épanouissement humain à long terme.
Unwin examine les données de quatre-vingt-six sociétés et civilisations pour voir s’il existe une relation entre la liberté sexuelle et l’épanouissement des cultures. Ce qui rend le livre particulièrement intéressant, c’est que nous, en Occident, avons connu une révolution sexuelle à la fin des années 60, 70 et 80 et que nous sommes maintenant en mesure de tester les conclusions auxquelles il est parvenu plus de quarante ans plus tôt.
Les catégories culturelles d’Unwin
Unwin a décrit quatre “grands modèles de culture humaine” et des degrés d’épanouissement mesurés en termes d’architecture, d’art, d’ingénierie, de littérature, d’agriculture, etc. Le premier critère de classification était la façon dont ils étaient liés au monde naturel et aux forces qu’il contient[3].
- Culture « zoïste » : Entièrement centrée sur la vie quotidienne, les désirs et les besoins, sans aucun intérêt pour la compréhension de la nature. Décrite comme une “culture morte” ou “inerte”.
- Culture moniste : Elle acquiert des croyances superstitieuses et/ou un traitement spécial des morts pour faire face au monde naturel.
- Culture déiste : Elle attribue les pouvoirs de la nature à un ou plusieurs dieux
- Culture rationaliste : Elle utilise la pensée rationnelle pour comprendre la nature et prendre des décisions au quotidien.
Les degrés de contrainte sexuelle d’Unwin
Les degrés de contrainte sexuelle ont été divisés en deux grandes catégories : pré-matrimoniales et post-matrimoniales. Les catégories pré-matrimoniales étaient :[4]
- Liberté sexuelle totale : aucune restriction pré-matrimoniale
- Restrictions irrégulières ou occasionnelles : les normes culturelles exigent une période d’abstinence occasionnelle
- Chasteté stricte : rester vierge jusqu’au mariage
Les catégories post-matrimoniales étaient : [5]
- Monogamie modifiée : un conjoint à la fois, mais l’association peut être résiliée par l’une ou l’autre des parties.
- Polygamie modifiée : les hommes peuvent avoir plus d’une épouse, mais une épouse est libre de quitter son mari.
- Monogamie absolue : un seul conjoint est autorisé à vie (ou jusqu’à la mort dans certaines cultures).
- Polygamie absolue : les hommes peuvent avoir plus d’une épouse, mais les épouses doivent “limiter leurs qualités sexuelles (c’est-à-dire leur activité) à leur mari pendant toute leur vie”.
Qu’a-t-il trouvé ?
Voici quelques-unes de ses découvertes les plus significatives :
- L’effet des contraintes sexuelles : L’augmentation des contraintes sexuelles, que ce soit avant ou après le mariage, a toujours conduit à un épanouissement accru d’une culture. Inversement, une liberté sexuelle accrue a toujours conduit à l’effondrement d’une culture trois générations plus tard.
- Facteur unique le plus influent : Étonnamment, les données ont révélé que la corrélation la plus importante avec l’épanouissement d’une culture était de savoir si la chasteté pré-matrimoniale était requise ou non. Elle avait un effet très significatif dans les deux cas.
- Le plus grand épanouissement de la culture : La combinaison la plus puissante était la chasteté pré-matrimoniale unie à la “monogamie absolue”. Les cultures rationalistes qui ont conservé cette combinaison pendant au moins trois générations ont dépassé toutes les autres cultures dans tous les domaines, y compris la littérature, l’art, la science, le mobilier, l’architecture, l’ingénierie et l’agriculture. Seules trois des quatre-vingt-six cultures étudiées n’ont jamais atteint ce niveau.
- Effet de l’abandon de la chasteté pré-matrimoniale : Lorsque la stricte chasteté pré-matrimoniale n’a plus été la norme, la monogamie absolue, le déisme et la pensée rationnelle ont également disparu en trois générations.
- Liberté sexuelle totale : Si la liberté sexuelle totale était adoptée par une culture, cette culture s’effondrait en trois générations au plus bas niveau d’épanouissement. Unwin la décrit comme “inerte” et à un “niveau de conception mort”. Caractérisée par des personnes qui ne s’intéressent guère à autre chose qu’à leurs propres désirs et besoins. À ce niveau, la culture est généralement conquise ou prise en charge par une autre culture dotée d’une plus grande énergie sociale.
- Décalage temporel : S’il y a un changement dans les contraintes sexuelles, soit une augmentation ou une diminution des contraintes, le plein effet de ce changement n’est pas réalisé avant la troisième génération. (Note : Voir la note de clarification, n°13 en bas de page)
Comment cela se compare-t-il avec notre culture actuelle ?
Unwin a publié ses conclusions en 1936, bien avant la révolution sexuelle qui a eu lieu en Occident. Nous avons maintenant l’occasion de tester ses conclusions en observant si notre propre culture suit le modèle prédit. La “génération” d’Unwin semble avoir environ trente-trois ans, il devrait donc nous falloir environ un siècle pour voir les changements culturels prendre pleinement effet, mais nous sommes suffisamment avancés dans le processus pour pouvoir observer certains effets prédits.
Nous avons maintenant l’occasion de tester ses conclusions en observant si notre propre culture suit le modèle prévu.
Avant la révolution sexuelle qui a commencé à la fin des années 1960, la chasteté pré-matrimoniale était encore très appréciée dans la culture occidentale. Mais, à partir des années 1970, la liberté sexuelle pré-matrimoniale est devenue de plus en plus acceptable. Au début des années 2000, la majorité des adolescents étaient sexuellement actifs, à tel point que le fait de rester vierge jusqu’au mariage était considéré avec incrédulité, voire ridicule. Dans le même temps, notre culture est passée d’une norme sociale de monogamie absolue à une “monogamie modifiée”.
Les prédictions d’Unwin pour notre culture :
Grâce aux générations rationalistes qui les ont précédées, la première génération d’une société qui met de côté ses contraintes sexuelles peut encore jouir de sa liberté sexuelle retrouvée avant tout déclin significatif de la culture, mais les données montrent que cette phase “avoir le beurre et l’argent du beurre” dure au maximum une génération avant que le déclin ne s’installe. Unwin a écrit :
« L’histoire de ces sociétés consiste en une série de répétitions monotones ; et il est difficile de décider quel aspect de l’histoire est le plus significatif : le manque lamentable de pensée originale dont ont fait preuve dans chaque cas les réformateurs, ou l’étonnant empressement avec lequel, après une période de continence obligatoire intense (retenue sexuelle), l’organisme humain saisit la première occasion de satisfaire ses désirs innés de manière directe ou perverse. On a parfois entendu un homme déclarer qu’il souhaitait à la fois profiter des avantages de la haute culture et abolir la continence obligatoire. Mais la nature inhérente à l’organisme humain semble être telle que ces désirs sont incompatibles, voire contradictoires. Le réformateur peut être comparé au garçon immature qui désire à la fois garder son gâteau et le consommer. Toute société humaine est libre de choisir soit de faire preuve d’une grande énergie, soit de jouir d’une liberté sexuelle ; il est évident qu’elle ne peut faire les deux pendant plus d’une génération »[6].
Si l’on considère notre propre révolution sexuelle, la phase “avoir le beurre et l’argent du beurre” aurait duré jusqu’au début des années 2000. Nous en sommes maintenant à un stade où nous devrions commencer à observer la vérification ou non vérification des prédictions d’Unwin.
Unwin a constaté que lorsque la stricte chasteté pré-matrimoniale a été abandonnée, la monogamie absolue, le déisme et la pensée rationnelle ont disparu dans les trois générations qui ont suivi le changement de la liberté sexuelle. Alors, où en sommes-nous en entrant dans la deuxième génération depuis notre propre révolution sexuelle à la fin du 20e siècle ?
1. Comme prévu, la monogamie absolue a déjà été remplacée par la monogamie modifiée. Les unions de fait deviennent la norme. Bien que le divorce ait eu lieu avant les années 1970 (aux États-Unis, note du traducteur), le courant dominant de notre culture maintenait encore l’idée que le mariage devait être pour la vie, et les unions de fait étaient considérées avec un certain dégoût. Cela a clairement changé. Ceux qui pratiquent réellement l’engagement à vie dans le mariage sont devenus minoritaires, les couples nés avant la révolution sexuelle étant beaucoup plus susceptibles de maintenir un engagement à vie dans le mariage.
2. Le déisme est déjà en déclin rapide, exactement comme prévu. Avant les années 1960, la combinaison du rationalisme et de la croyance en Dieu était la norme dans la culture dominante. Non seulement la croyance en Dieu a fortement diminué depuis les années 1960, mais on a également constaté une tendance à retirer le concept de Dieu du gouvernement, du système éducatif et du débat public. Ceux qui croient encore en Dieu ressentent une forte pression sociétale pour garder privées les croyances déistes. À la place, on assiste à une montée surprenante de la superstition[7], classée par Unwin comme une culture “moniste”, deux niveaux en dessous de la culture rationaliste que nous avions avant la révolution sexuelle. Il y a également eu une énorme augmentation du pourcentage de la population qui se classe comme non religieuse, un symptôme du niveau le plus bas, “zoïste”, des catégories d’Unwin[8].
3. La rapidité avec laquelle la pensée rationnelle a décliné après les années 1970 est stupéfiante. À sa place est apparu le post-modernisme, caractérisé par “le scepticisme, le subjectivisme ou le relativisme” et “une suspicion générale de la raison”[9]. Mais il y a pire encore … le post-modernisme cède la place à la “post-vérité”. En contraste direct avec la pensée rationnelle, la « culture post-vérité » abandonne les “normes objectives communes de vérité” et s’appuie plutôt sur des appels aux sentiments et aux émotions, et sur ce que l’on veut croire[10]. Les gens peuvent maintenant “s’identifier” à quelque chose qui contredit carrément la science et la pensée rationnelle et, dans de nombreux cas, ils reçoivent le soutien et l’appui total des gouvernements et des systèmes éducatifs. Non seulement les gens estiment avoir le droit de croire ce qu’ils veulent, mais toute contestation de cette croyance, même si elle est soutenue par la vérité et la logique, est inacceptable et offensante. Voici une citation de Unwin qui est devenue particulièrement pertinente au cours des deux dernières décennies, depuis notre propre révolution sexuelle …
« Si l’on me demandait de définir un sophiste, je le décrirais comme un homme dont la conclusion ne découle pas de sa prémisse. Le sophisme n’est apprécié que par ceux parmi lesquels l’entropie humaine est en train de disparaître ; ils le prennent pour un raisonnement solide. Il s’épanouit chez les personnes qui ont prolongé leurs possibilités sexuelles après une période de continence obligatoire intense. » [11]
Résumé de la direction que prend notre culture, compte tenu des conclusions d’Unwin :
Pendant la première partie des années 1900, la culture occidentale dominante était rationaliste et a connu d’énormes progrès technologiques. Du cheval aux voitures ; des montgolfières aux vols supersoniques et aux vaisseaux spatiaux qui font atterrir des gens sur la lune ; des règles à calcul aux ordinateurs. Les trois principales prédictions d’Unwin ; l’abandon du rationalisme, du déisme et de la monogamie absolue ; sont toutes en bonne voie, ce qui rend la prédiction ultime crédible … l’effondrement de la civilisation occidentale à la troisième génération, quelque part dans le dernier tiers de ce siècle.
Les trois principales prédictions d’Unwin ; l’abandon du rationalisme, du déisme et de la monogamie absolue ; sont toutes en bonne voie, ce qui rend la prédiction ultime crédible… l’effondrement de la civilisation occidentale à la troisième génération
Notre culture sera-t-elle l’exception ?
Je suppose que nous pouvons espérer, mais il y a toujours une tendance à vouloir croire que “cela ne peut pas nous arriver”. Unwin décrit cette attitude comme un “égocentrisme pardonnable” et une “doctrine désuète et confortable”, qui va à l’encontre des données, qui indiquent que le schéma de déclin se produit avec une régularité “monotone”. C’est une autre façon de dire que “la folie consiste à faire encore la même chose mais à attendre des résultats différents”. Les principales prévisions se réalisent déjà avec un “empressement” alarmant.
Pourquoi existe-t-il une corrélation inverse parfaite si “monotone” ?
Le vieil adage selon lequel “la corrélation n’implique pas de causalité” est probablement vrai ici aussi. Unwin dit clairement qu’il ne sait pas pourquoi la liberté sexuelle conduit directement au déclin et à l’effondrement des cultures, bien qu’il suggère que lorsque l’énergie sexuelle est restreinte par le célibat ou la monogamie, elle est détournée vers une énergie sociale plus productive.
Peut-être, mais je trouve difficile de l’accepter comme une cause première. Les récentes recherches de Mary Eberstadt sur les meurtres de masse, l’augmentation substantielle des problèmes de santé mentale, y compris la dépression, et l’explosion de la politique identitaire sont un “cri primal” dû à la perte d’identité qu’entraînait autrefois le fait de grandir dans une famille immédiate à long terme avec des frères et soeurs et un groupe important de cousins, tantes et oncles, qui fournissaient tous une identité essentielle au bien-être. Eberstadt montre et documente, à partir de diverses études, que cette décimation de la famille était une conséquence directe de la révolution sexuelle de la fin du XXe siècle[11].
Ses recherches indiquent que l’accroissement de la liberté sexuelle a entraîné la décimation de la famille, ce qui a entraîné la perte de l’identité familiale, laquelle produit les “cris primitifs” d’Eberstadt – une augmentation massive des problèmes de santé mentale, des meurtres de masse et la montée de groupes identitaires extrêmes en guerre les uns contre les autres … tous les symptômes d’une société qui s’effondre rapidement. Cela semble avoir un plus grand pouvoir explicatif que la suggestion psychologique d’Unwin, bien que les deux puissent en fait être étroitement liés, étant donné ce que montre Eberstadt.
Unwin et Eberstadt fournissent tous deux des preuves substantielles qu’une révolution sexuelle a des conséquences dévastatrices à long terme pour la culture et la civilisation. Comme le dit Unwin, “l’histoire de ces sociétés consiste en une série de répétitions monotones”, et il semble que notre civilisation suive le même chemin, bien tracé, vers l’effondrement.
Retour à la pensée philosophique :
Revenons donc à cet après-midi du séminaire de philosophie où il m’est apparu que certaines lois morales sembleront limiter le plaisir humain à court terme, mais qu’elles empêcheront de grandes souffrances ou maximiseront le bonheur et l’épanouissement à long terme. Pendant des années, j’ai pensé que les lois morales de Dieu ne sont pas simplement un ensemble de règles arbitraires données pour restreindre la liberté de l’humanité. Au contraire, elles sont comme des instructions d’utilisation conçues pour épargner aux gens la souffrance tout en maximisant l’épanouissement humain. Les recherches d’Unwin et d’Eberstadt fournissent une solide justification rationnelle à la conclusion que les lois morales de Dieu relatives à notre sexualité, bien qu’elles puissent nous empêcher d’éprouver un certain plaisir immédiat, nous protègent d’énormes souffrances à long terme tout en maximisant notre épanouissement à long terme.
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C’est arrivé un 14 mars…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 14 mars: saints du jour français ou en France.
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St Lubin, évêque de Chartres († v. 557)
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Lubin naquit, sous le règne de Clovis, à la fin du V siècle, près de Poitiers, dans une famille d’agriculteurs. Il gardait les bœufs de ses parents quand il rencontra un moine de Nouaillé, Novigile, auquel il demanda d’écrire les lettres de l’alphabet sur sa ceinture pour qu’il pût les apprendre. Ayant ainsi appris à lire et à écrire, encouragé par son père, il entra à l’abbaye de Ligugé dont il devint réglementaire et cellérier, tout en continuant à étudier, singulièrement la nuit où il voilait la fenêtre de sa cellule pour ne pas déranger le sommeil de ses frères.
Après huit ans de vie monastique, il obtint, sur les conseils du diacre Nileffus, la permission d’aller dans le Perche pour visiter le saint ermite Avite près duquel il rencontra le saint diacre Calais qui lui conseilla de ne pas s’attacher à une église particulière, ni d’entrer dans un petit monastère.
Lubin conçut le projet d’imiter Avite en se retirant dans quelque solitude, mais le saint ermite lui conseilla d’attendre encore quelques temps dans un cloître avant de s’y résoudre. Lubin, sur la route du monastère de Lérins, rencontra un moine de cette abbaye qui le dissuada de s’y présenter et l’emmena à l’abbaye de Javoux, puis à l’abbaye de l’Ile-Barbe, près de Lyon, où il demeura cinq ans.
L’évêque Ethérius de Chartres, connaissant la réputation de sainteté de Lubin, qui avait miraculeusement arrêté un ouragan et un incendie, l’ordonna diacre et l’établit abbé du monastère de Brou où, devenu prêtre, il continuait à faire des miracles. A la mort de l’évêque Ethérius (544), Lubin fut, contre sa volonté, élu évêque de Chartres, avec le consentement du roi Childebert.
Lubin fut un évêque attentif qui, après avoir organisé le service divin dans sa cathédrale confiée, dit-on, à soixante-douze chanoines, visita maintes fois son diocèse.
La grâce des santés rendit fort recommandable l’évêque Lubin. Il n’y eut en effet point de malades dans son diocèse qu’il ne guérît par le crédit qu’il avait auprès de Dieu. Par sa seule prière : il remit en santé un hydropique désespéré des médecins ; un aveugle qui avait perdu la vue depuis huit ans, la recouvra aussitôt qu’il se fut mis en oraison pour lui ; une fille possédée du malin esprit fut délivrée en touchant avec foi le bord de son habit. Deux jeunes garçons possédés aussi du démon en furent garantis en usant d’un aliment que le saint avait béni. Il guérit encore par la prière et en la présence du Roi Childebert plusieurs fébricitants et d’autres malades; par le seul signe de la Croix, il éteignit un grand incendie qui s’était allumé dans Paris. Par ce même signe redoutable, il détourna de sa demeure et de toute la campagne voisine un horrible tourbillon qui ravageait les champs d’alentour.
Le bréviaire de Chartres dit qu’il ressuscita une fille de Châteaudun et la rendit en pleine santé à Baudelin son père.
Les sept dernières années de la vie de Lubin furent affligées d’une longue maladie qui ne l’empêcha pas de continuer ses visites pastorales ni de participer au cinquième Concile d’Orléans (28 octobre 549) et au second concile de Paris (552). Il mourut le 14 mars 557 et fut inhumé dans l’église Saint-Martin du Val, dans les faubourgs de Chartres.
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le 14 mars 1369 : la victoire de Montiel.
Du Guesclin, à la tête des armées françaises et castillanes, remporte la victoire de Montiel, dans le sud-est de la Castille sur une coalition pro-anglaise, conduite par le Portugal et les partisans de Pierre Ier le Cruel. La victoire franco-castillane de Montiel met définitivement fin à la guerre civile qui oppose Henri de Trastamare et les bâtards de son père. Cette expédition réussit aussi à débarrasser le Royaume de la menace des Grandes Compagnies qui sévissaient dans plusieurs provinces à l’avènement de Charles V, les routiers étant allés combattre en Espagne.
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le 14 mars 1484 : les Etats généraux s’achèvent à Tours.
Les États généraux, réunis depuis le 15 janvier, exposent un programme politique complet des subsides au pouvoir royal en échange de libertés civiles et commerciales, et le rétablissement de la Pragmatique Sanction, l’indépendance des États provinciaux. Pour la première fois, les actes officiels des États contiennent les termes « Tiers État » et « États généraux ».
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le 14 mars 1590 : bataille d’Ivry.
En aout 1589, le Roi Henri III est assassiné. L’héritier du Trône a promis de maintenir la foi catholique en France, mais ne s’est pas encore converti. Cette seule promesse a suffi à lui faire perdre de nombreux appuis protestants. Son armée est amoindrie. C’est au cours de cette dernière bataille que le futur Henri IV de France, qui a failli être tué plusieurs fois pendant le combat, aurait lancé son apostrophe célèbre :
« Ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de l’honneur et de la victoire ! ».
L’armée ligueuse de Paris est complètement défaite. Les troupes du futur Roi ramènent de nombreux trophées dont cinq canons, tous les drapeaux ennemis, la cornette de Mayenne et l’étendard du comte d’Egmont. Cette bataille sonne le glas de l’armée de la Ligue, déjà amoindrie par la bataille d’Arques de septembre 1589.
Musée du Louvre
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le 14 mars 1593 : naissance de Georges de La Tour, peintre lorrain.
Le peintre français Georges de La Tour naît à Vic-sur-Seille. Il est redécouvert au tout début du XXe siècle ; ses origines restent mystérieuses. Les historiens ne sont pas sûrs de sa naissance, peut-être du 13 mars, mais son acte de baptême est daté du 14 mars.
C’est en admirant son Saint-Sébastien, que Louis XIII en fait peintre ordinaire du Roi. L’art de Georges de La Tour se caractérise par une maîtrise des techniques de l’éclairage nocturne, ses thèmes préférés sont d’inspiration religieuse, avec des visages recueillis et sereins simplement illuminés d’une bougie (La Madeleine à la veilleuse, L’Adoration des bergers, Le Nouveau-Né) ; tandis que ses œuvres profanes demeurent « diurnes » (Le Tricheur à l’as de carreau). Cf. la chronique du 30 janvier.
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le 14 mars 1793 : Cholet tombe aux mains des Vendéens.
Plus de 700 paroisses se sont levées contre la conscription, en quelques jours seulement les paysans vendéens sont parvenus à s’organiser et à se trouver un chef en la personne de Jacques Cathelineau, simple colporteur et sacristain de Pin en Mauges. La future armée royale Catholique parvient à s’emparer de Cholet. Rapidement, ils progressent vers Chalonnes-sur-Loire (au sud d’Angers) puis Thouars. La Guerre de Vendée commence ainsi par une succession de victoires des “Blancs”.
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le 14 mars 1800 : le pape Pie VII succède à Pie VI, décédé en 1799.
A la mort du pape Pie VI, les cardinaux se réunissent en conclave à Venise. Monseigneur Chiaramonti est alors élu sous le nom de Pie VII. Il arrive au moment où Napoléon est à l’apogée de sa gloire et est tout puissant.
Avant-dernier enfant du comte Scipione Chiaramonti et de Giovanna Coronata Ghini, il appartient à une famille de vieille noblesse d’origine française, (les Clermont-Tonnerre ?). Sa famille est noble, mais assez pauvre.
Il est ordonné prêtre en 1765, nommé confesseur du Pape Pie VI en 1773, qui le nomme prieur de l’abbaye romaine de Saint-Paul-hors-les-Murs, puis évêque de Tivoli puis d’Imola. Pie VI, meurt le 29 août 1799 prisonnier des Français à Valence. L’élection de Pie VII se déroule sous l’occupation française de Rome ; les Etats pontificaux annexés à l’empire. Il est élu après 227 jours de vacance.
Bonaparte décide de reconnaître le nouveau pape et de restaurer les États Pontificaux dans les limites du traité de Tolentino. Pie VII retrouve Rome.
Le 15 juillet, la France reconnaît officiellement le catholicisme comme la religion de la majorité de ses citoyens, mais non comme une religion d’État. Par le concordat de 1801, les États de l’Église sont reconnus et est restitué ce qui avait été confisqué ou vendu pendant leur occupation (traité de Lunéville de 1803).
Néanmoins, la promulgation unilatérale des 77 Articles Organiques, le 18 avril 1802, tend à faire de l’Église de France une Église nationale, soumise au pouvoir civil. C’est pour tenter d’en obtenir l’abrogation qu’il accepte, contre l’avis de la Curie, de venir sacrer Napoléon Bonaparte empereur des Français à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804, mais il rentre à Rome sans avoir obtenu gain de cause.
Après le refus du pape d’annuler le mariage entre Jérôme Bonaparte et Elizabeth Patterson en 1805 les relations se tendent. Les États pontificaux sont annexés à l’Empire le 17 mai 1809; Pie VII répond, le 10 juin 1809, par une bulle d’excommunication Quum memoranda, où il fustige les « voleurs du patrimoine de Pierre, usurpateurs, fauteurs, conseillants, exécutants », ce qui lui attire de nouvelles rigueurs. Dans la nuit du 5 au 6 juillet, le général Etienne Radet, pénètre par la force au palais du Quirinal, et exige du pape de renoncer à la souveraineté temporelle des États de l’Église.
Le pape lui rétorque ces mots restés célèbres :
« Non possiamo. Non dobbiamo. Non vogliamo » (Nous ne le pouvons pas. Nous ne le devons pas. Nous ne le voulons pas).
Le pape est fait prisonnier et sera gardé comme un véritable prisonnier d’État jusqu’en juin 1812.
Avant de quitter le Quirinal, il avait ordonné de détruire son anneau du pêcheur afin qu’aucun usurpateur ne pût s’en servir à son insu. C’est l’unique occasion en 2000 ans où l’anneau du Pêcheur sera détruit du vivant d’un pape encore régnant.
En 1812, avant de partir pour sa campagne de Russie, Napoléon fait transférer secrètement Pie VII à Fontainebleau. Le souverain pontife y reste enfermé pendant les dix-neuf mois que dure sa déportation. Du 20 juin 1812 au 23 janvier 1814, le Saint-Père n’est jamais sorti de son appartement. Pendant ces longs mois, Pie VII appelle Napoléon « mon cher fils », et il ajoute : « un fils un peu têtu, mais un fils quand même », ce qui déconcerte totalement l’Empereur.
Napoléon entreprend en 1813 des contacts directs avec son prisonnier, alternant flatteries et menaces. Pour toute réponse, le pontife, qui a cerné son jeu, lui répond : « Commediante ! Tragediante » (« Comédien ! Tragédien ! »).
Le 19 janvier 1814, Napoléon, qui accumule les défaites militaires, est contraint de restituer ses États au pape. Le 23 janvier, Pie VII quitte Fontainebleau et les cardinaux sont disséminés dans différentes villes de France. Il est le dernier Pape avant Jean-Paul II à fouler le sol français.
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le 14 mars 1923 : deux soldats des troupes d’occupation françaises de la Ruhr sont assassinés.
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le 14 mars 1937 : publication de l’encyclique Dans ma poignante inquiétude, ou MIT BRENNENDER SORGE en allemand.
Pie XI montre par là le souci qu’éveillent à Rome les procédés employés par le régime hitlérien à l’encontre des catholiques allemands ainsi que les violations répétées du Concordat. L’idéologie nazie, assimilée à une idolâtrie, est condamnée. La Gestapo fait respecter dans le Reich l’interdiction de diffusion de l’encyclique.
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le 14 mars 1954 : bataille de Dien Bien Phu.
Le Viêt-Minh attaque le poste Gabrielle défendu par le 5e bataillon du 7e régiment de tirailleurs algériens (V/7e RTA) que commande le chef de bataillon de Mecquenem. Les “Turcos”, surnom donné aux tirailleurs, se défendent toute la nuit et réussissent à repousser plusieurs assauts. Giap ordonne le repli à 2h30.
Quand l’attaque reprend à 3h30 après une nouvelle préparation d’artillerie, avec les troupes fraîches de la division 312. Le V/7eRTA est submergé et doit finalement abandonner la position le 15 mars au petit matin. La contre-attaque de 6 chars du 1er régiment de chasseurs à cheval, d’éléments du 1er BEP et du 5e BPVN parachuté en renfort dans l’après-midi du 14 mars arrive trop tard.
Les pertes des Viet sont telles que Giap est obligé de faire une pause de 15 jours. Le « bataillon Bigeard » est parachuté dans l’après-midi du 16 mars sur la cuvette.
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le 14 mars 1964 : la France est découpée en 21 régions.
Puis il y en a eu 22 en métropole et 4 outre-mer ; à compter du 1er janvier 2016 il ne reste que 12 régions en métropole, plus la Corse qui exerce les compétences sans l’appellation et les 5 DOM et région d’outre-mer.
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le 14 mars 1976 : le gouvernement français annonce le retrait du franc du Serpent monétaire européen.
Notre-Dame de Chrétienté a décidé de démultiplier le pèlerinage de chrétienté
Jean de Tauriers, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté, communique :
Chers pèlerins,
Après de nombreuses discussions avec les autorités ces dernières semaines, Notre-Dame de Chrétienté a décidé de démultiplier le pèlerinage de chrétienté les 22, 23 et 24 mai 2021 prochains :
- de Paris à Chartres pour les chapitres d’Ile-de-France et de la région Centre,
- par des pèlerinages locaux pour les chapitres des autres régions.
Ce choix est guidé par le souci de maintenir ces trois jours de chrétienté bénéfiques en grâces en s’adaptant à la situation sanitaire de cette année.
Dans cette période difficile, nous sommes confiants dans votre enthousiasme à être des pèlerins actifs témoignant que l’unique Espérance repose dans Celui qui a dit « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie ». Le pire serait cette année que la bannière de votre chapitre ne soit pas déployée, nous vous demandons donc, chers pèlerins, dans l’esprit de Tradition, de Chrétienté et de Mission qui nous unit de bien vouloir respecter scrupuleusement nos consignes.
Les chapitres Adultes, Pastoureaux, Enfants, Familles de l’Ile-de-France et du Centre pourront s’inscrire dans les conditions habituelles. La date d’inscription dépendra des instructions gouvernementales. Nous vous remercions de consulter notre site régulièrement où toutes ces informations seront données. Nous retiendrons les premiers inscrits dans un souci d’équité et selon les quotas qui nous seront alors fixés.
Tous les chapitres des autres régions de Province et des pays étrangers sont vivement invités à organiser des pèlerinages locaux comme l’an passé et bien évidemment dans le respect des règlementations en vigueur. Les pèlerins peuvent dès maintenant prendre contact avec l’association ou le responsable régional de Notre-Dame de Chrétienté. Chaque région aura à cœur de s’unir aux prières des pèlerins de Chartres par différentes activités spirituelles et pèlerinages. Nous demandons aux pèlerins des chapitres des régions de l’étranger et de Province (excepté ceux de la région Centre) qui souhaitent participer à ces différentes activités de s’inscrire en grand nombre comme l’année passée sur le site afin de recevoir livret du pèlerin et bracelet.
Les Anges gardiens, nos pèlerins non marcheurs de France et du monde entier, complèteront cette chaîne spirituelle. L’inscription se fera également dans des conditions habituelles sur le site de Notre-Dame de Chrétienté.
En vous remerciant de vos prières pour que le trente-neuvième pèlerinage de chrétienté puisse avoir lieu dans ces conditions, je vous remercie infiniment de votre compréhension, votre fidélité et votre engagement.
Notre-Dame de Paris, priez pour nous
Notre-Dame de Chartres, priez pour nous
Saint Joseph, protégez-nous
Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous
Pour ceux qui souhaitent retrouver cette année la route de Chartres, il est aussi possible de rejoindre les équipes soutien, en cours de constitution. Pour tout renseignement, contacter [email protected]
Abus clérical à la basilique Saint-Pierre de Rome
Une lettre de la première section de la secrétairerie d’Etat du Vatican, division des affaires générales, vient restreindre la liberté de célébrer la messe au sein de la Basilique Saint-Pierre de Rome.

La raison de la décision est « de donner une place plus centrale à l’écoute de la parole de Dieu et à la célébration eucharistique », et « pour assurer une atmosphère de recueillement et de décorum liturgique » aux messes célébrées dan la basilique.
Ces dispositions doivent entrer en vigueur le 22 mars.
Dès le lendemain de la parution de cette note, le cardinal Burke a demandé la révocation immédiate de ce document, invoquant des raisons de fond et de forme (“La Secrétairerie d’État n’est pas compétente pour la discipline liturgique de l’Église“). Jeanne Smits a traduit le texte du cardinal, dont voici un extrait :
3. En ce qui concerne la célébration individuelle de la Sainte Messe, il faut observer qu’il ne s’agit pas seulement d’un droit du prêtre, mais que celle-ci porte également un grand fruit spirituel pour toute l’Eglise, puisque les mérites infinis du Saint Sacrifice de la Messe sont plus largement appliqués d’une manière adaptée à notre nature finie et temporelle. Il est utile de réfléchir à l’enseignement du Concile de Trente, concernant la situation d’un prêtre qui célèbre la Sainte Messe sans qu’aucun fidèle ne reçoive la Sainte Communion. En ce qui concerne la participation des fidèles à la Sainte Messe, le Concile enseigne : « Le saint concile souhaiterait à la vérité qu’à chaque messe tous les fidèles qui y assisteraient communiassent non seulement spirituellement et par un sentiment intérieur de dévotion, mais aussi par la réception sacramentelle de l’Eucharistie, afin qu’ils participassent plus abondamment au fruit de ce très-saint sacrifice. » Il poursuit : « Cependant, encore que cela ne se fasse pas toujours, il ne condamne pas pour cela comme illicites et à titre de particulières les messes auxquelles le prêtre seul communie sacramentellement ; mais il les approuve et les autorise même, puisque ces mêmes messes doivent être estimées véritablement communes, et parce que le peuple y communie spirituellement, et parce qu’elles sont célébrées par un ministre public de l’Eglise, non seulement pour lui, mais aussi pour tous les fidèles qui appartiennent au corps de Jésus-Christ » (Session XXII, chapitre 6). Il faut en outre observer que le prêtre ne célèbre jamais seul la sainte Messe, même s’il n’y a personne d’autre physiquement présent, car les anges et les saints assistent à chaque offrande de la sainte Messe (can. 903).
[…]
6. Pour le bien de la foi catholique et pour le bon ordre de la Sainte Liturgie, l’expression la plus élevée et la plus parfaite de la vie de l’Église dans le Christ, le document en question devrait être révoqué immédiatement, c’est-à-dire avant sa date supposée d’entrée en vigueur, le 22 mars prochain. En outre, la pensée qui sous-tend un tel document devra être corrigée, en même temps que la discipline de l’Église universelle et la doctrine liturgique qui la sous-tend seront exposées aux fidèles.
En conclusion, la discipline de l’Église reconnaît le droit, et même le devoir, des fidèles chrétiens de faire connaître à leurs pasteurs leurs préoccupations sur les questions qui concernent le bien de l’Église et, de même, de faire connaître ces préoccupations à tous les fidèles chrétiens (can. 212 §3). Étant donné la gravité de la situation représentée par le document en question, j’espère que de nombreux fidèles chrétiens pour qui la basilique Saint-Pierre est, dans un sens tout particulier, leur église mère, et, surtout, de nombreux prêtres du monde entier feront connaître au pape François et à sa Secrétairerie d’État leur forte objection au document en question.
Les Chrétiens d’Irak après le voyage du pape François
Dans En quête d’esprit sur CNEWS, Aymeric Pourbaix évoque « Les Chrétiens d’Irak après le voyage du pape François ».
Avec Mgr Najeeb évêque de Mossoul, Frédéric Pons, Loys de Pampelonne, le Père Nabil Poless et Véronique Jacquier.
Poursuivi en justice pour avoir défendu la morale catholique
“Terres de mission” reçoit l’abbé Guy Pagès pour parler du voyage du pape en Irak – et particulièrement de la rencontre interreligieuse à Ur.
Puis Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, explique les raisons de sa mise en cause par la justice : le site internet de Renaissance catholique a publié un texte de plusieurs cardinaux et évêques dénonçant notamment la légalisation des unions homosexuelles – ce qui fut considéré par l’association “Stop Homophobie” comme une discrimination délictueuse. Affaire à suivre, car c’est la liberté de l’Eglise de défendre sa doctrine qui est ici en cause.
Enfin, Guillaume de Thieulloy propose quelques recensions de livres ou de DVD.
Heureux, les cœurs purs
“Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu”, cette phrase nous est donnée par Jésus lors du sermon sur la montagne. Avec cette béatitude, Jésus nous rappelle qu’au-delà des actes, des paroles, c’est la pureté des intentions qui est véritablement importante. Dieu voit dans le secret des cœurs.
Mère Térésa nous dit “On ne fait pas de grandes choses, mais simplement des petites avec un amour immense”.
Les cœurs purs, ceux qui ne sont pas ternis par le mensonge aux autres ou à eux-mêmes, sont ceux qui peuvent refléter, sans la déformer, l’image de Dieu. Les cœurs purs sont des cœurs humbles qui, vides de tout orgueil, peuvent accueillir pleinement la grâce.
Marie nous montre de manière parfaite à quel point les cœurs purs voient Dieu ; le sien, vierge de tout péché, a pu accueillir Dieu lui-même. Dans son Magnificat, cette superbe prière de louange qu’elle adresse au Seigneur, elle évoque déjà cette béatitude : “Il s’est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse.”
Sainte Thérèse de Lisieux nous montre aussi la petite voie, celle de l’humilité et du grand amour qui font d’un cœur pur une grande sainte.
Pour nous engager sur ce chemin de la pureté de cœur, ce chemin de sainteté qui nous révèle Dieu, nous devons oser poser un regard juste sur nos intentions, à chacune de nos paroles, chacun de nos gestes. Est-ce bien l’amour qui me guide ? Nous pouvons prier le Seigneur pour nous libérer de nos peurs, de nos ressentiments, de nos croyances qui troublent son image dans nos cœurs.
C’est arrivé un 13 mars…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.
Alors rappelons-nous :
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le 13 mars 483 : élection de Félix III comme pape.
Félix III est un aristocrate romain, veuf et père de famille ; il a deux enfants. Il est élu pape au décès du pape Simplice. En Afrique, sous son pontificat, les Vandales ariens déclenchent une violente persécution contre les catholiques.
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le 13 mars 1573 : mort du Chancelier de l’Hospital.
Juriste de formation, le Chancelier de France Michel de l’Hospital a été conseiller de la Régente Catherine de Médicis pendant les règnes de François II (1559-1560) et Charles IX (1560-1574). Si sa politique de conciliation entre les partis a été un échec il est aussi à l’origine de l’Édit de Moulins (1566), qui limite le pouvoir de « remontrances » du Parlement et affirme le principe d’inaliénabilité du Royaume. Il porte une grande responsabilité dans le développement des guerres de religion en France.
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le 13 mars 1658 : début des travaux de construction de la première chapelle du sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré au Québec.
La tradition veut que ce soit des marins bretons qui ont les premiers songé à s’établir à Sainte-Anne-de-Beaupré. Au cours d’une tempête, ils promettent d’établir un sanctuaire à Sainte-Anne, à l’endroit où ils pourront acoster. Ce qu’ils font à Saint-Anne-de-Beaupré. En mars 1658, M. Vignel est nommé, par M. de Queylus, grand vicaire de la première chapelle. Le premier miracle, celui de Louis Guimond, a lieu en cette même année 1658, date où il est certifié et reconnu comme tel. La basilique actuelle a été érigée en 1926.
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le 13 mars 1569 : bataille de Jarnac entre l’armée royale et les huguenots français.
Le 25 août 1568, la troisième guerre de Religion vient d’éclater car Henri Duc d’Anjou, futur Henri III, a été nommé Lieutenant-Général du Royaume avec pour mission de battre les Huguenots. Ceux-ci occupent plusieurs places du Centre du Sud-ouest comme La Rochelle, où se sont réfugiés l’Amiral de France Gaspard II de Coligny et l’ambitieux Louis Ier de Bourbon-Condé.
Henri d’Anjou fait restaurer le vieux pont de Châteauneuf et réussit à passer sur la rive droite de la Charente. Les Huguenots, installés dans Jarnac sont surpris.
Condé charge avec toute sa cavalerie. Il se fait encercler et sa cavalerie est entièrement décimée. Lorsqu’il veut se rendre au Duc d’Anjou, il meurt d’un coup de mousquet. Gaspard de Coligny réussit à se replier avec ses 6 000 de ses soldats sur La Rochelle. La bataille de Jarnac se clôt finalement sur la défaite des huguenots et sur la mort de Condé.
Henri IV ayant appris la mort du prince de Condé se jette au plus fort de la mêlée et en est retiré de force par ses officiers. Ouvrant son pourpoint à cause de la chaleur il laisse entrevoir un … scapulaire à l’effigie de Notre Dame. La vue de cette image catholique stupéfait tellement son entourage que c’est sa mère la dure Jeanne d’Albret qui explique que ce scapulaire a été mis autour du cou du futur Roi le jour de sa naissance. (cf. la chronique du 13 décembre)
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le 13 mars 1634 : l’Académie française ouvre sa première séance.
La première assemblée ayant fait l’objet d’un compte rendu signé par Conrart date du 13 mars 1634. Le nom « Académie française » est adopté huit jours plus tard. Les membres se sont nommés « académistes », puis « académiciens » à partir du 12 février 1635. Ils doivent se préoccuper de la pureté de la langue et la rendre capable de la plus haute éloquence. Le Cardinal de Richelieu est le premier protecteur de la jeune institution.
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13 mars 1711 : mort de Nicolas Boileau.
Admirateur des grands dramaturges du XVIIe siècle que sont Corneille et Racine, Nicolas Boileau a été l’un des théoriciens de l’esthétique classique et l’un des chefs de file des Anciens dans la célèbre querelle de lettrés dite des Anciens et des Modernes
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le 13 mars 1815 : le Congrès de Vienne met Napoléon au ban de l’Europe.
Napoléon continue son chemin vers Paris.
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le 13 mars 1826 : le pape Léon XII publie la lettre encyclique “Quo Graviora” contre la libre-pensée et la franc-maçonnerie.
Le sous titre est particulièrement clair : « CONDAMNATION DE LA SOCIÉTÉ DITE DES FRANCS-MAÇONS ET DES AUTRES SOCIÉTÉS SECRÈTES ».
« Notre prédécesseur, ayant vu que la secte dite des Francs-Maçons, ou appelée d’un autre nom, acquérait chaque jour une nouvelle force, et ayant appris avec certitude, par de nombreuses preuves, que cette secte était non seulement suspecte mais ouvertement ennemie de l’Église catholique, la condamna par une excellente constitution qui commence par ces mots : In eminenti publiée le 28 avril 1738, et dont voici la teneur : »
« C’est pourquoi Nous ordonnons à tous et à chaque chrétien, quels que soient leur état, leur rang, leur dignité ou leur profession, laïques ou prêtres, réguliers ou séculiers, sans qu’il soit nécessaire de les nommer ici en particulier, et, en vertu de la sainte obéissance, de ne jamais se permettre, sous quelque prétexte que ce soit, d’entrer dans les susdites sociétés, de les propager, de les favoriser ou de les recevoir ou cacher dans sa demeure ou autre part, de se faire initier à ces sociétés dans quelque grade que ce soit, de souffrir qu’elles se rassemblent ou de leur donner des conseils ou des secours ouvertement ou en secret, directement ou indirectement, ou bien d’engager d’autres, de les séduire, de les porter ou de les persuader à se faire recevoir ou initier dans ces sociétés, dans quelque grade que ce soit, ou d’assister à leurs réunions, ou de les aider ou favoriser de quelque manière que ce soit ; au contraire, qu’ils se tiennent soigneusement éloignés de ces sociétés, de leurs associations, réunions ou assemblées, sous peine d’excommunication dans laquelle ceux qui auront contrevenu à cette défense tomberont par le fait même, sans qu’ils puissent jamais en être relevés que par Nous ou Nos successeurs, si ce n’est en danger de mort.
Nous ordonnons en outre à tous et à chacun, sous peine de l’excommunication réservée à Nous et à Nos successeurs, de déclarer à l’évêque et aux autres personnes que cela concerne, dès qu’ils en auront connaissance, si quelqu’un appartient à ces sociétés ou s’est rendu coupable de quelques-uns des délits susmentionnés.
Nous condamnons surtout et Nous déclarons nul le serment impie et coupable par lequel ceux qui entrent dans ces associations s’engagent à ne révéler à personne ce qui regarde ces sectes, et à frapper de mort les membres de ces associations qui feraient des révélations à des supérieurs ecclésiastiques ou laïques. N’est-ce pas, en effet, un crime que de regarder comme un lien obligatoire, un serment, c’est-à-dire un acte qui doit se faire en toute justice, et où l’on s’engage à commettre un assassinat, et à mépriser l’autorité de ceux qui, étant chargés du pouvoir ecclésiastique ou civil, doivent connaître tout ce qui est important pour la religion et la société, et ce qui peut porter atteinte à leur tranquillité ? N’est-ce pas indigne et inique de prendre Dieu à témoin de pareils attentats ? Les Pères du Concile de Latran ont dit avec beaucoup de sagesse (can. 3) « qu’il ne faut pas considérer comme serment, mais plutôt comme parjure tout ce qui a été promis au détriment de l’Église et contre les règles de la tradition. Peut-on tolérer l’audace ou plutôt la démence de ces hommes qui, disant, non seulement en secret, mais hautement, qu’il n’y a point de Dieu, et le publiant dans leurs écrits, osent cependant exiger en son nom un serment de ceux qu’ils admettent dans leur secte ? »
L’encyclique est accessible ici, avec en interne les liens sur les condamnations des papes précédents.
http://www.virgo-maria.org/references/references_html/Leon_XII/1826-03-13_SS_LEO_XII_QUO-GRAVIORA.html
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le 13 mars 1902 : naissance de Marthe Robin.
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le 13 mars 1905 : décret de renforcement du blocus de l’Allemagne.
Toute marchandise en provenance ou en direction de l’Allemagne sera interceptée. Ce traité est en fait une réponse à la décision de l’Allemagne du 4 février précédent de déclarer zone de guerre la Manche et les eaux entourant la France et le Royaume-Uni. Les britanniques ont pris la même décision que les Français dès le 9 février.
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le 13 mars 1954 : début des assauts Viets à Đien Biên Phu.
En fin de journée vers 17h00, les 141ème et 209ème Régiment de la Division 316 se lancent à l’attaque de la colline « Béatrice », tenue par le 3e Bataillon de la 13e DBLE.
Le responsable de l’artillerie française le colonel Piroth, n’avait pris aucune mesure de protection de ses tubes, persuadé qu’il n’aurait pas d’artillerie Viet en face. Il se suicide le 15, face au poids de cette responsabilité.
Les Légionnaires de « Béatrice », sont écrasés par un tir de barrage infernal et se retrouvent livrés à eux-mêmes face aux vagues humaines communistes Vietminh. Béatrice tombe sans que l’artillerie française puisse réagir. La première conséquence qui condamne le camp : la piste d’aviation est directement sous les tirs de l’artillerie ennemie.
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le 13 mars 1959 : la France commence à se retirer de l’Otan.
La France informe le Conseil de l’OTAN qu’un tiers de la flotte méditerranéenne française, sous commandement de l’OTAN en temps de guerre, demeurera sous commandement français.
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le 13 mars 1979 : entrée en vigueur du système monétaire européen.
A Paris, le Conseil européen prend la décision de créer un système monétaire européen, le SME. Cette nouvelle monnaie européenne, n’est, dans un premier temps, qu’une unité de compte, est baptisée ECU.
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le 13 mars 1996 : condamnation du trésorier du PS.
Henri Emmanuelli, ancien ministre et trésorier du Parti socialiste, est condamné à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 FF d’amende et deux ans de privation des droits civiques pour la gestion du parti.
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le 13 mars 2013 : le pape François élu par le conclave.
C’est le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio qui est élu par les cardinaux réunis en conclave au Vatican pour succéder à Benoît XVI. Jorge Mario Bergoglio est archevêque de Buenos Aires depuis 1998. Il a été nommé cardinal par le pape Jean-Paul II, en 2001. 266ème pape de l’Église catholique romaine sous le nom de François (en latin Franciscus). Il est le premier pape jésuite et le premier issu du continent américain. Il est aussi le premier pape non européen depuis Grégoire III au VIIIe siècle.
La laïcité au cœur de l’école
Un prêtre, un imam, un pasteur, un chef de cabinet de l’Assemblée Nationale. Quatre invités qui connaissent la réalité du monde des jeunes d’aujourd’hui. Ils vivent avec les jeunes sur le terrain scolaire et dans le monde de l’animation et de l’éducation. Comment abordent-ils cette question ?
Émission présentée par Alberic de Serrant :
Nos lettres locales sont enfin opérationnelles!
Chers amis,
Pour ceux qui n’ont pas reçu la lettre d’hier (que vous pouvez retrouver ici), je suis heureux de vous annoncer que nos lettres locales, sur lesquelles nous travaillions d’arrache-pied depuis plusieurs semaines, sont enfin opérationnelles. Vous pouvez désormais voir “sur pièces” à quoi cela ressemble. L’idée générale est de soutenir toutes les initiatives locales qui vont dans le bon sens et de faciliter l’entraide entre les familles catholiques que l’Etat matraque fiscalement, abandonne aux voyous, et empêche de vivre leur foi.
Si vous n’êtes pas encore enregistré, vous pouvez le faire ici. Vous pouvez également signaler des événements ou publier des annonces susceptibles d’intéresser d’autres lecteurs du Salon beige. Et vous pouvez bien sûr diffuser ces lettres locales à vos amis: plus nous aurons de publications d’annonces et d’événements d’une part, et plus nous aurons de lecteurs de ces informations locales, plus notre réseau de catholiques de conviction sera puissant – et plus nous pourrons peser sur les destinées de notre malheureuse patrie qui agonise de rejeter le Christ.
Accessoirement, je trouve pour ma part magnifique l’incroyable travail que tant de nos amis réalisent “sous les radars”, déployant des trésors d’énergie, de patience et d’intelligence pour développer ici une école hors contrat, là une association pour promouvoir le patrimoine religieux en péril, là encore pour organiser une veillée pour la vie, ailleurs une association pour remettre l’histoire à l’endroit… Et je me réjouis que le Salon beige soit désormais capable d’aider mieux encore tous ces amis connus ou inconnus qui se retroussent les manches et ne se résignent pas à voir notre pays s’effondrer et le christianisme y devenir une curiosité archéologique, quand ce n’est l’objet de véritables persécutions. Même si ça enquiquine ceux qui prétendent nous gouverner, oui, nous sommes chez nous et nous avons bien l’intention que nos enfants puissent vivre en catholiques en France. Nous avons même l’invraisemblable culot de vouloir restaurer sur les ruines de la France apostate la Royauté sociale du Christ! Et nous y parviendrons avec l’aide de Dieu car le bon sens, le réel et le dévouement militant sont de notre côté…
Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon beige
Trois petits singes chinois
De Stéphane Buffetaut, élu local de Vendée et ancien député européen, pour le Salon Beige:
Rixes à Paris dans le XVIème arrondissement, à Champigny sur Marne, dans l’Essonne, où deux adolescents de 14 ans meurent poignardés par d’autres très jeunes gens, lynchage d’un garçon sur la dalle de Grenelle, Alisha jeune fille de 14 ans battue puis noyée dans la Seine à Argenteuil. Déchainement de violences extrêmes et meurtrières du fait d’adolescents presque encore enfants. Et voici que Matignon annonce que le Premier ministre va se saisir du problème et qu’il entend que ces violences et ces crimes soient sanctionnés sans faiblesse. Est-ce de nature à rassurer le bon peuple ? 357 affrontements de ce type avaient été recensés pour 2020, année qui a connu deux confinements, soit presque une bagarre de bandes par jour, sans que les pouvoirs publics ne s’émeuvent outre mesure.
A chaque fois, ce sont les mêmes réactions et les mêmes jérémiades : émotion médiatique, indignations très politiques, mobilisation des préfets concernés, déclaration martiale du ministre de l’intérieur. Et puis rien.
Bien entendu, France info trouve un « expert » pour expliquer qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, que les bandes ont toujours existé, les « apaches » au début du XXe siècle, les blousons noirs dans les années soixante et, qu’au fond, il ne s’agissait que de simples faits divers ! On pourrait pourtant s’émouvoir du fait que sont en cause de jeunes adolescents, voire des enfants enrôlés dans de mauvaises guerres de clans. Des enfants soldats de troupes délinquantes qui s’étripent pour le contrôle d’un quartier ou d’un bloc d’immeubles. De très jeunes gens transformés en brutes violentes et sanguinaires, qui semblent incapables de mesurer la gravité de leurs actes et de canaliser leurs pulsions criminelles.
Dans le même temps, s’ouvraient les procès de voyous sans scrupules qui avaient tenté de brûler vifs des policiers coincés dans leur voiture et d’un trio barbare qui, de façon totalement gratuite, s’étaient acharnés sur un malheureux promeneur qui en porte des séquelles irréversibles.
Tout ceci est révélateur, au sens propre du terme, du délitement de notre société, de l’irruption de plus en plus criante de la violence gratuite, de la barbarie et de lâcheté dans notre vie quotidienne. Car s’acharner sur une personne à terre ou incendier une voiture dont on a bloqué les portes avec ses passagers enfermés à l’intérieur, c’est non seulement criminel, mais encore ignoble et lâche. Un comportement de meute de bêtes sauvages.
Comme de juste les nouveaux clercs médiatiques, qui sont des esprits sensibles, s’effarouchent de l’emploie des mots « ensauvagement », « barbarie », « sauvageons » et crient à l’excès, à la « stigmatisation », tant il est vrai que ces âmes fragiles préfèreront toujours un mensonge qui rassure à une vérité qui dérange.
La nomenklatura politico-médiatique, quant à elle, se borne à dresser des constats plus ou moins alarmants et à reprendre en ritournelle des phrases creuses. Ainsi, pour lutter contre ces phénomènes, Amélie de Montchalin explique à Eric Zemmour qu’elle croit à l’éducation ! Mais, en l’occurrence, il ne s’agit pas de croyance. Ce qu’il faut, c’est poser le bon diagnostic sur la maladie sociétale qui nous ronge et y porter remède.
A chaque attentat, à chaque incident qui enflamme les banlieues, à chaque crime odieux et gratuit, comme un chœur antique, les zélotes de l’idéologie politiquement correcte entonnent le refrain de « l’école de la République » supposée être la panacée, le remède infaillible à tous les problèmes rencontrés dans « les territoires de reconquête républicaine », pour reprendre l’indigente phraséologie officielle. Or la très grande majorité des voyous, délinquants, trafiquants ou terroristes qui n’ont cure de la vie humaine, des lois et de l’ordre sont passés sur les bancs de cette fameuse « école de la république ». Par la grâce d’une loi d’acquisition de la nationalité inadaptée, du regroupement familial et du laxisme migratoire, ces « jeunes » sont, pour employer leurs propres termes, des « Français de papier ». Français de droit (et de droits), pas de cœur. Et c’est bien là le drame.
Car, enfin, s’il existe des « quartiers perdus de la République », si l’ont doit déverser des milliards sur ceux-ci au titre de la politique de la ville, s’il faut financer des zones d’éducation prioritaire, renforcer les forces de police, multiplier les places de prison et doter d’urgence la justice de plus de moyens, c’est bien parce qu’une partie des Français issus de l’immigration ne sont ni assimilés, ni même intégrés. Cette absence d’assimilation est la cause de ce que le jargon politique a baptisé le « séparatisme », c’est-à-dire le conflit entre une société française et une contre société principalement islamique, mais également mafieuse.
C’est l’immense échec de la Ve République, mais échec dû aussi au fait que jamais on n’a voulu restreindre l’immigration vers la France, ni même la choisir et la sélectionner. Dès lors, comment réussir l’assimilation si jamais le flux ne se tarit ? Monsieur Sarkozy avait beau jouer les fiers à bras et parler de nettoyage au « karcher », l’immigration a atteint des records durant son quinquennat et il n’a pas hésité à flirter avec des pays qui, comme le Qatar, sont des soutiens objectifs de l’islamisme. A l’autre bout de l’échiquier politique, les néo-marxistes se laissaient aller aux délices de l’islamo-gauchisme, trouvant dans les musulmans un prolétariat de substitution qui, de surcroît, permettait d’affaiblir les vieux ressorts chrétiens du pays.
Il est vrai que le pacte de Marrakech annonce la couleur : à l’heure de la mondialisation, l’immigration est source de prospérité et de développement durable. Ce qui, évidemment, reste à prouver, tout comme reste à déterminer pour qui ce phénomène serait source de prospérité. Pour les grandes firmes internationales qui tirent profit de cette mondialisation sans aucun doute. Et il faut être naïf comme un activiste de gauche pour croire que l’ONU promeut l’immigration par humanisme désintéressé.
La cause de cette fracture de la société, des dérives sécessionnistes réside bien dans l’incapacité d’assimiler à la sociabilité française certaines populations immigrées. Car ici encore il convient de refuser de se laisser enfermer dans la rhétorique de l’antiracisme, de la victimisation qui globalise indûment la question migratoire. Il n’existe pas une immigration mais des immigrations très différentes les unes des autres. L’immigration indochinoise n’a rien à voir avec l’immigration maghrébine, l’immigration chinoise n’est pas l’immigration turque. Et soyons clairs: certaines immigrations ne posent guère de problèmes. A-t-on jamais entendu parler de difficultés avec les Maronites du Liban, les Coptes d’Egypte, les Arméniens ou les Syro-Chaldéens d’Irak ou de Syrie? Tous pourtant des moyen-orientaux. Quant à l’immigration de l’Asie du sud-est ou de la Chine, elle ne fait la une des journaux que parce doit trop souvent subir les exactions de voyous non assimilés même s’ils possèdent la nationalité française.
Jacques Dupâquier, spécialiste de la démographie historique, homme de gauche s’il en est, longtemps membre du parti communiste, faisait du taux de nuptialité des jeunes filles et jeunes gens issus de l’immigration avec des jeunes gens et des jeunes filles d’origine française, le signe révélateur de l’assimilation des populations. Il avait ainsi comparé les populations italiennes immigrées en France avant 1914, les populations algériennes arrivées dans les années soixante et les populations turques des années quatre-vingt. Si 75% des jeunes filles d’origine italienne épousait des Français et 70% des jeunes gens d’origine italienne épousait des Françaises à la deuxième génération, la proportion tombait à moins de 2% pour les jeunes d’origine algérienne et moins de 1% pour les jeunes d’origine turque.
On constate donc que les réalités des immigrations sont diverses et qu’il existe une situation spécifique avec les populations musulmanes, car l’islam n’est pas qu’une religion mais aussi un système juridique, politique et social ainsi qu’une communauté, l’oumma, « ummat islamiyyat » (la nation islamique). Chacun le sait et nul n’ose le dire de crainte de ce faire accuser d’islamophobie ou de racisme. Outre le fait que personne n’est obligé d’aimer l’islam (envisagerait-on d’obliger à aimer le catholicisme ?), assimiler l’islam à une race est d’une absolue stupidité. Il existe des musulmans indonésiens, ce sont même les plus nombreux, chinois, arabes, turcs, iraniens, balkaniques, maghrébins, d’Afrique noire… Aurait-on l’idée absurde de prétendre que le christianisme est une race ? Et que le fait que les chrétiens soient la communauté la plus persécutée au monde relève du racisme ?
La politique est l’art du réel et la réalité est que la Ve République a largement échoué dans l’assimilation de certaines populations immigrées ou d’origine immigrée. L’assimilation, c’est le fait d’accepter de vivre avec la population du pays d’accueil et d’accepter et mieux de faire sien ses mœurs et finalement sa civilisation et son histoire. L’intégration, qu’Erdogan dénonçait comme un crime contre l’humanité, c’est finalement vivre à côté de la population d’accueil. En attendant que cet à côté devienne un face à face. Or si, dès le premier septennat de Mitterrand, l’idée même d’assimilation à été abandonnée au profit de celle d’intégration, qui est la porte du multiculturalisme et de ses risques, nous n’en sommes même plus là car l’intégration supposerait à tout le moins le respect des lois du pays d’accueil. De reculs en lâchetés, la France est au seuil du basculement dans une forme de guerre civile larvée.
Monsieur Darmanin peut assurer crânement qu’il ne fera jamais le lien entre immigration et délinquance, mais il oublie sans doute un peu vite que Samuel Paty a justement été décapité par un immigré demandeur d’asile, que de la même façon les trois victimes de la basilique Notre Dame de Nice ont été décapitées, égorgées et poignardées par un autre pseudo réfugié Brahim Aouissaoui, tout comme le directeur du centre d’asile de Pau assassiné par un demandeur d’asile soudanais. Si toute généralisation ne peut être que trompeuse, celle à laquelle se livre le ministre de l’Intérieur l’est tout autant.
Et si, à l’évidence, l’immigration n’est pas nécessairement source de délinquance, l’absence d’assimilation, voire son refus, est clairement la source du séparatisme, du refus des règles de vie sociale de la France, de délinquance et des dérives islamiques et terroristes. Pourtant, ce qui « crève les yeux » les gouvernements, de gauche comme de droite, ont délibérément refusé de le voir. Tels les petits singes chinois, ils se sont bouchés les yeux, les oreilles et la bouche. Leur responsabilité dans l’éclatement de la société française en archipels de communautés disloquées est écrasante.
Bossuet écrivait que « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets des causes qu’ils chérissent ». En regardant nos politiciens qui, depuis des décennies, conduisent la France à la partition et peut-être demain à l’affrontement, dans une lâcheté toute « munichoise », nous avons plus envie de pleurer que de rire. Mais nous avons surtout le devoir d’agir et de réclamer une vraie politique en matière d’immigration fondée sur sa limitation, son contrôle et la liberté de choisir qui l’on souhaite accueillir, d’exiger un changement d’un mode d’acquisition de la nationalité totalement inadapté à la situation de la France et du monde, de mettre un point d’arrêt à la complaisance en matière de droit d’asile et à la lenteur de l’instruction des dossiers, de rendre effective la reconduite aux frontières des étrangers délinquants. Mais est-il encore temps ?
Résistance bioéthique devant l’Assemblée nationale
Samedi dernier, une mobilisation de Résistance bioéthique avait lieu devant l’Assemblée nationale pour dénoncer le projet de loi ni bio, ni éthique. L’Etudiant libre revient sur cette mobilisation – qui s’amplifie fortement, partout en France.
L’Etudiant Libre : Bonjour Lucien, tu es un jeune qui a participé à une action du groupe
Résistance Bioéthique samedi dernier. Peux-tu nous dire ce que vous avez fait et pourquoi ?Lucien : Bonjour, en manifestant samedi dernier contre le projet de loi dit « de bioéthique »,
nous appelons les jeunes et les étudiants à nous rejoindre pour défendre le bon sens et
l’intégrité de l’homme. L’actualité, dans nos facultés et écoles, nous est rabâchée en
permanence par l’importance de l’écologie et du principe de précaution. Aujourd’hui pour
des raisons idéologique, le gouvernement balaie tout cela pour faire avancer des idées
complètement folles. Nous voulons manifester notre opposition, et surtout proposer une
autre vision de l’homme. Certains d’entre nous ont décidé de montrer cette opposition avec
une banderole devant l’Assemblée nationale, comme nous l’avions déjà fait il y a un an. Et la
police est venue arrêter quelques jeunes en les menaçant d’une amende de 135€… Se
servir du prétexte du covid pour museler la parole politique voilà un mode d’action de
répression qui semble à la mode en ce moment.

L’Etudiant Libre : Que craignez-vous ?
La toute puissance de certains chercheurs qui rêvent au meilleur des mondes, du
gouvernement qui veut « établir un nouveau mode de filiation », tout cela n’est que le début
d’un changement anthropologique majeur qu’ils espèrent. Mais on ne les craint pas car nous
sommes sûr d’être du bon côté de l’histoire. Nous allons leur montrer que la jeunesse veut
se battre pour défendre la nature et celle de l’homme intelligemment ! Nous voulons aussi
nous saisir de cette occasion pour avoir une réflexion sur l’écologie sans idéologie
déconnectée du réel, et préparer de futur combats.
L’Etudiant Libre : Comment voulez vous faire ?
C’est pour cela que nous allons continuer à nous manifester partout en France, des actions
auront lieu dans d’autres villes, pour défendre un véritable Homme Bio et naturel ! Samedi
dernier il y avait des jeunes issus de 5 mouvements différents. Ce qui prouve que beaucoup
se sentent concernés et nous souhaitons continuer à montrer notre détermination
grandissante avec l’aide de tous.
Rejoignez-nous ! Rejoignez la Résistance Bioéthique.
🔴Il est une jeunesse qui ne se rend pas ! 🔴
📢Les volontaires de #résistancebioéthique sont allés devant l'#assemblé nationale pour manifester leur détermination contre le projet bioéthique.
➡️Pour participer à nos futures actions, n'hésite pas à nous contacter en MP. pic.twitter.com/JgfS0KfbhB
— Яésistance Bio-éthique (@ResistBioetik) March 6, 2021
© Wilson pour les crédits photo.
Pour Que Vive Le Beaujolais : brasserie, vannier
Avec ce sixième opus de PQVLB de la saison 2020-2021, vous découvrirez de nouveaux trésors cachés du Beaujolais !
En ce mois de mars, vous assisterez à la naissance d’un breuvage inhabituel en Beaujolais : une bière issue de Lantignié.
Avant les vans étaient dans le vent ? Depuis les Ardillats, un vannier vous en parlera !
Histoire… un enfant du pays disait “le microbe n’est rien. C’est le terrain qui est tout”… le musée Claude Bernard de St Julien vous ouvrira ses portes pour vous le présenter.
Un besoin de terroir supplémentaire ? La maison du terroir de Beaujeu vous expliquera comment elle est à votre service pour parfaire votre connaissance à ce sujet !
L’Église doit-elle se mêler de politique ?
Cette semaine, le Club des Hommes en Noir, composé des abbés Celier, Tanouärn, Benoit, ainsi que Jean-Pierre Maugendre et dirigé par Philippe Maxence, se penche sur les rapports entre l’Église et la politique.
Avortement et conflits d’intérêts à la Cour interaméricaine des droits de l’homme
La Cour interaméricaine des droits de l’homme a tenu son audience dans l’affaire Manuela et autres contre le Salvador. Alors que cette femme avait été condamnée pour homicide aggravé sur un nouveau-né, des ONG pro-avortement contestent cette conclusion et affirment à présent qu’il s’agissait d’un avortement.
La Cour interaméricaine des droits de l’homme va-t-elle requalifier les faits ? Est-ce que la présidente de cette Cour sera vraiment impartiale dans cette affaire ? Emission avec Nicolas Bauer, Chercheur associé à l’ECLJ :
La génération pro vie se lève et danse pour la Vie à Paris
La génération Pro Vie se lève et se mobilise. A Lyon, Paris et dans plusieurs villes de France, des jeunes pro vie dansent pour la vie, pour faire entendre la voix des sans voix :

Un proche de Macron nommé au service politique de France Télévisions
L’élection présidentielle se prépare dans les médias. Muriel Pleynet vient d’être remplacée (moins de 2 ans après son arrivée) par Cyril Graziani, ancien de France Inter passé à France Télévisions en septembre dernier. Selon Le Monde
Cet éditorialiste de la chaîne France Info avait fait part de sa future prise de fonction à certains membres du service avant même que sa prédécesseure ne soit informée de sa prochaine éviction.
Cyril Graziani est l’un des rares journalistes avec lequel Emmanuel Macron échange volontiers (il se vante lui-même de commenter The Voice avec le président, le samedi soir, par texto).
Son arrivée à ce poste clé à un an de l’élection présidentiel fait grincer des dents.

“(…) Je suis frappé cependant de constater que notre État s’est distingué par des restrictions de liberté bien plus contraignantes qu’ailleurs, jusqu’à l’absurde – quel autre gouvernement aurait pu imaginer une jauge de trente personnes pour la plus petite chapelle comme pour la cathédrale de Chartres ? Et cela sans résultat probant, puisque nous avons autant de morts par habitant que la Suède, qui n’a jamais confiné…