François-Xavier Bellamy : “L’État ne réformera pas l’islam”
Interrogé dans l’Incorrect, François-Xavier Bellamy dénonce la nouvelle loi de séparation :
L’État ne réformera pas l’islam. L’État n’organisera pas l’islam. Projeter cela, ce serait se méprendre sur la nature de cette religion, qui ne connaît pas une structuration semblable à celle de l’Eglise par exemple. Par ailleurs, il y aurait un abus de pouvoir dans l’idée que l’on va intervenir de l’extérieur dans le culte musulman : nous n’avons pas à dire ce qu’un musulman a le droit de croire ou de ne pas croire, ce qu’il doit penser ou ne pas penser. Sans compter que cet abus de pouvoir ne fonctionnera pas. Je l’ai vécu comme prof et comme élu local : la montée de la radicalité chez beaucoup de jeunes musulmans fait que les responsables qui s’accordent avec les institutions se trouvent de facto discrédités. Une immense majorité des croyants refuseront logiquement d’adhérer à des dogmes négociés avec l’Etat… Nous n’avons rien à gagner à entrer dans cette logique. […]
Je ne me suis pas engagé en politique parce que tout allait bien, et je ne me suis pas engagé à droite parce que la droite avait tout réussi. Je me suis engagé justement parce que je crois qu’il est nécessaire que cette prise de conscience puisse avoir lieu à l’intérieur de la droite. La grande fragilité de la droite aujourd’hui, sa fragilité politique et électorale, vient de la profonde déception de beaucoup d’électeurs qui lui reprochent de ne pas avoir tenu ses promesses. Pendant toute la campagne des élections européennes, j’ai entendu des gens me dire : « Ce que vous dites est très bien, mais on ne se fera pas avoir une nouvelle fois ». Il y a une corrélation très claire entre le fait que la droite, lorsqu’elle était au pouvoir, n’a pas été à la hauteur des engagements qu’elle avait pris, et le discrédit qu’elle subit aujourd’hui.
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Avortement : témoignage, Planning familial, liberté, pilules… Un dossier complet de L’Incorrect
Le numéro de mars de L’Incorrect consacre un dossier conséquent sur l’avortement. On y trouve des témoignages de mères, poussées à avorter, faute d’alternative ou de soutien, réduisant le slogan “mon corps mon choix” à un mensonge :
« J’y suis allée : à l’intérieur tout était rose et vert, très “girly”. J’ai expliqué que mon compagnon voulait que l’on garde l’enfant, mais que je ne savais pas quoi faire, car j’étais complètement paniquée. Je lui ai dit que j’avais peur d’une rupture et de me retrouver seule avec l’enfant. Durant tout l’entretien, la conseillère me répétait qu’elle ne voulait pas me pousser à l’IVG, que c’était “mon corps, mon choix”, mais elle ne me présentait aucune aide sociale, ni aucun recours ».
« J’ai été reçue par une animatrice. Je lui ai dit que j’étais là car je n’avais pas le choix, mais que je ne voulais pas avorter. Elle m’a dit plusieurs fois que personne ne pouvait m’y obliger, que légalement la décision m’appartenait. “Vous avez le choix, c’est votre corps, c’est vous qui décidez de le garder ou de ne pas le garder”. Elle a ajouté qu’il fallait considérer la situation dans laquelle je garderais l’enfant et a terminé : “a priori toute seule, sans soutien” ».
Un article est consacré à la nébuleuse du Planning familial :
[…] Comment trouve-t-elle l’argent nécessaire à son fonctionnement ? En tant qu’association recevant plus de 153 000 € de subventions de la part d’une administration, le Planning familial est dans l’obligation de publier ses comptes. Or, il est impossible d’y avoir accès, ni sur le site de l’association ni nulle part ailleurs. Premier problème. Le planning n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations, impossible d’en savoir plus en se renseignant directement à la source. Deuxième problème. […] L’impossibilité de trouver les comptes du Planning familial pose des questions plus graves. L’association toucherait-elle de l’argent de la part de laboratoires ? Clara une sage-femme qui a travaillé dans un planning familial nous explique « Une fois le fœtus avorté, on le met dans un sac jaune “déchets biologiques” qui est ensuite récupéré par un laboratoire ». Rappelez-vous le scandale de 2015 : le Planning familial américain avait été pris en flagrant délit de trafic d’organes de fœtus avortés avec des laboratoires. […]
Autre témoignage glaçant :
« Quelque chose est tombé sur le carrelage. On m’avait dit “à ce stade c’est juste un amas de cellules”. Mais en réalité ce que j’ai vu c’était bien un mini bébé avec une petite tête, des petites mains, des débuts de pieds, et deux points noirs pour les yeux ». Elle ramène son enfant à l’hôpital dans le flacon de recueillement et demande aux infirmières s’il s’agit bien de son enfant. « Elles m’ont ri au nez et l’ont jeté à la poubelle. C’était mon premier enfant qui a été jeté dans une poubelle ». À la suite de cela, Rose plonge en enfer. Elle tombe en grave dépression, et pleure nuit et jour durant neuf mois. Elle est abandonnée par son compagnon. Sa vie sera parsemée de périodes de grande souffrance dont une fausse couche lors de sa deuxième grossesse.
Un autre article se penche sur la sociologie des mères qui avortent :
En l’occurrence, les femmes jeunes, célibataires, à faibles revenus et vivant dans des régions pauvres.
Liberté de choix ? C’est bidon :
La même étude établit une corrélation très claire entre le niveau de revenus et le taux de recours à l’avortement : plus une personne est pauvre, plus elle a de chance d’avorter – ceci n’étant que peu lié à un difficile accès à la contraception, puisque trois femmes avortant sur quatre sont sous contraception.
Contraception, parlons-en.
Le paradoxe contraceptif est donc entier : comment expliquer que la plus grande couverture contraceptive s’accompagne ces trente dernières années d’une hausse très claire du recours à l’avortement ? En d’autres termes, comment une meilleure maîtrise de la procréation – donc une part moins importante de grossesses imprévues, qui sont passées de 60 % en 1975 à 35 % en 2014 – peut-elle déboucher sur une hausse en absolu du nombre d’avortements ? Ce paradoxe apparent est d’ailleurs partagé dans les autres pays européens, où il y a corrélation claire entre taux de contraception et recours à l’avortement. Plutôt que de le réduire, la contraception pourrait bien favoriser l’avortement par l’évolution des comportements qu’elle provoque. En ce sens, l’argument avancé par le Planning familial d’un difficile accès matériel à la contraception est marginal, d’autant que près de 75 % des femmes qui avortent sont tombées enceintes tout en ayant recours à la contraception en 2010 d’après l’Inspection générale des affaires sociales. La raison statistique est claire : une hausse de la propension à recourir à l’avortement en cas de grossesse imprévue, de sorte que la diminution du nombre de grossesses imprévues est statistiquement compensée par l’augmentation du recours à l’avortement dans ces situations. […]
Dès lors, toute grossesse subie, qui n’est pas le fruit du bon vouloir et qui échappe à la pleine maîtrise individuelle, est jugée inacceptable, car affront fait à l’individu libre et à sa pleine dignité. En ce sens, il y a encore continuité entre contraception et avortement, puisque poursuite d’une même logique – celle de la « maternité lucide » avancée par de Gaulle et Neuwirth – avec des moyens ex-post autrement différents, rendus possibles par la négation des droits naturels de l’embryon. Toute grossesse imprévue doit alors de facto être avortée, avortement qui n’est plus même considéré comme un mal en soi puisqu’aboutissement « d’un monde où la fertilité est maîtrisée », ce qui explique qu’« aucune politique de prévention qui essayerait de faire baisser le nombre d’avortements ne soit mise en place ».
Le mensuel s’intéresse à Frederik Paulsen, milliardaire suédois, spécialiste de la lutte contre l’infertilité, résident fiscal suisse et ami de Poutine, qui détient 100 % du marché français des pilules abortives : Ferring, Linepharma, Nordic Pharma et Amring.
Enfin, un reportage clôt le dossier sur l’association Magnificat, qui accueille des futures mères en difficulté, pour leur permettre une grossesse sereine et une vraie préparation à la vie de maman.
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Teresita, 10 ans, missionnaire sur son lit d’hôpital
Teresita Castillo de Diego, 10 ans, était atteinte d’une tumeur à la tête. La petite fille est décédée dimanche 7 mars à Madrid, mais son histoire, son témoignage de foi et d’amour pour l’Église et sa mission ont ému l’Espagne.
Le vicaire épiscopal de l’archidiocèse de Madrid, qui l’a visitée à l’hôpital, raconte dans une lettre adressée à tous les fidèles, que ce jour-là, après avoir célébré la messe à l’hôpital, les aumôniers lui ont proposé de rendre visite à une jeune fille gravement malade qui avait une opération programmée le lendemain pour enlever une tumeur à la tête.
«Nous sommes arrivés à l’USI correctement équipés, j’ai salué les médecins et les infirmières, puis ils m’ont emmené dans la chambre de Teresita, qui était à côté de sa mère Teresa. Un bandage blanc entourait toute sa tête, mais son visage était suffisamment dénudé pour percevoir un visage vraiment brillant et exceptionnel ».
La fille a demandé:
«Vous m’apportez Jésus, n’est-ce pas?» «Vous savez quoi? J’aime beaucoup Jésus ».
À ce moment-là, la mère est intervenue dans la conversation et a dit à sa fille:
“Dis à Ángel ce que tu veux être.”
Teresita a répondu:
“Je veux être missionnaire.”
Le Père Ángel a été choqué par la réponse, «totalement inattendue pour moi».
“Prenant de la force là où je n’avais pas, à cause de l’émotion que la réponse a produit en moi, je lui dis: ‘Teresita, je fais de vous une missionnaire de l’Eglise en ce moment, et cet après-midi je vous apporterai le document qui l’accrédite ainsi que la croix missionnaire.'”
Le père Ángel a ensuite administré le sacrement des malades et lui a donné la communion et la bénédiction apostolique du pape François.
«C’était un moment de prière, extrêmement simple, mais profondément surnaturel. Nous avons été rejoints par des infirmières qui ont spontanément pris des photos de nous, totalement inattendues pour moi, et qui resteront comme un souvenir indélébile. Nous nous sommes dit au revoir pendant qu’elle, avec sa mère, continuait à prier et à remercier ».
Le même jour, le Père Ángel élabore l’office missionnaire «sous un parchemin». Puis il a pris la croix du missionnaire «et à cinq heures de l’après-midi, je suis retournée à l’hôpital de La Paz. Les aumôniers m’attendaient et nous sommes allés directement à l’USI ».
«Dès que sa mère me voit, elle dit à voix haute:« Teresita, je ne peux pas y croire! M. Vicario vient avec le cadeau pour vous »». La fille a pris le document et la croix dans ses mains, et a demandé à sa mère de l’accrocher près du lit: «Mettez cette croix sur la barre pour que je puisse bien la voir, et demain je l’emmènerai au bloc opératoire. Je suis déjà missionnaire ».

La maladie de Teresita a commencé en 2015, lorsque la tumeur a été détectée. Le traitement initial, avec une intervention chirurgicale pour enlever la tumeur et une chimiothérapie pendant un an, a été un succès. Cependant, en 2018, la tumeur a de nouveau augmenté. Elle a dû subir une nouvelle opération et un nouveau traitement en Suisse. Un accident de jeu à la fin de 2020 l’a ramenée à l’hôpital et le 2 janvier, elle a été à nouveau admise en raison de graves maux de tête. Cependant, la chirurgie n’a pas pu être réalisée en raison d’une complication médicale. Sa tête a dû être drainée pour réduire l’hydrocéphalie. Comme si cela ne suffisait pas, Teresita et sa mère ont été testées positives au coronavirus, elles ont donc dû être isolées. La valve a commencé à tomber en panne, elle était bouchée et cela lui a causé une grande douleur. Pendant ce temps, la tumeur a continué à se développer sans possibilité de chirurgie. Teresita a vécu cette situation avec sa forte spiritualité. Sa mère indique :
“Comme elle lui avait offert ses souffrances, elle pensait que Jésus en profitait pour sauver plus d’âmes”
Elle cite ces paroles de la jeune fille:
“J’offre pour les gens; par exemple, pour quelqu’un qui est malade, pour les prêtres ».
Dans ses dernières semaines de vie, Teresita «était comme une femme crucifiée», a exprimé la mère, une sensation qui s’est prononcée lorsque, étant donné son incapacité à boire de l’eau, les infirmières lui ont mis de la gaze imbibée d’eau dans sa bouche. Mais, en même temps, son empressement à être missionnaire s’est accru: «Je veux être missionnaire», «Je veux vivre pour Jésus».
Carmen Apounts, une femme au service de sa famille, de la Francophonie et des réfugiés
Deuxième partie de notre trilogie : Le F de la Femme, de la Foi, et, de la Francophonie
De notre envoyé spécial Antoine Bordier
En Arménie, à 38 ans, Carmen est responsable du Centre Culturel Francophone de Goris. Elle se passionne pour la culture et la langue française depuis toute petite. En cette journée internationale de la femme, elle donne sa vision de la femme au service de la famille, de la Francophonie et des réfugiés.

Sur la vieille place de Goris, où une représentation de la Tour Eiffel d’une hauteur de 5 m est exposée en guise de bienvenue, se trouve le Centre Culturel Francophone. A l’intérieur une dizaine d’enfants est venue suivre les cours de langue française, et, développer leur connaissance culturelle et historique. Carmen entourée de son équipe anime l’ensemble. Née à Goris, cette mère de famille de trois enfants est fière de présenter le centre. « Ici, dit-elle, nous sommes dans la capitale de la francophonie en Arménie. Le français est enseigné dans toutes les écoles de la ville et dans la dizaine de villages alentours. » Carmen est toujours restée au pays. Elle est née dans cette ville de 23 000 habitants. Goris est reconnue pour être un petit paradis pour les touristes, qui normalement viennent par milliers chaque été. Mais depuis la pandémie, et, la guerre contre l’Azerbaïdjan, la ville s’est endormie, presque repliée sur elle-même.
« La femme est forte en Arménie »
Carmen se rappelle avoir hébergé une dizaine de réfugiés dans son appartement familial.
« Ici, à Goris, nous entendions les bombardements, et, nous avons vu les premiers réfugiés arriver. Nous avons hébergé 13 personnes de 3 familles différentes. Cette guerre a été terrible, rapide et a fait des dizaines de milliers de réfugiés qui ont dû quitter leurs terres ancestrales. »
A l’heure où le monde entier fête la journée internationale de la femme, Carmen, qui a vu des femmes seules avec leurs enfants s’interroge.
« Quand j’ai vu ces femmes arriver sans leur mari, de Chuchi et des environs, avec leurs enfants, ma souffrance était à son comble. J’ai vécu les trois guerres contre l’Artsakh, celle de 1992 était victorieuse. Mais la dernière est une véritable défaite pour l’Arménie, avec son lot de familles brisées, de morts, et, de blessés ».
En Arménie, la femme est devenue forte, au crible des épreuves.
« Son rôle est de plus en plus important. C’est elle qui assure la continuité de la vie. D’ailleurs, elle la donne, elle la nourrit. Naturellement, elle est éducatrice. Les épreuves, les injustices et les tragédies n’ont fait que renforcer notre féminité, finalement. En Arménie, la femme est loin des stéréotypes où il faut qu’elle soit autonome parce que c’est idéologique ou à la mode, et, qu’elle s’émancipe de tout, même de leur mari. Ici, la femme est devenue autonome et indépendante à cause des épreuves. Elle n’avait pas le choix. »

La Francophonie, une porte vers la liberté
Les femmes sont le pivot de la famille. Le rocher où elle s’abrite. Elles ont un rôle social et politique indéniable. Elles ont un sens du sacrifice hors-du-commun.
« Pendant la guerre, raconte-t-elle, des femmes risquaient leur vie pour apporter de la nourriture aux soldats ».
Ces nouvelles héroïnes de l’ombre la ramènent à ses souvenirs de France. Car, avant de devenir responsable du centre culturel, Carmen y a réalisé son rêve. Goris étant jumelée avec la ville de Vienne, en France, elle part faire un double cursus à Lyon, en 2014. Là, elle y découvre les résistantes de la Seconde Guerre Mondiale. A Lyon, elle a aimé la douceur de vivre, et, a gardé de très bonnes amies.
« Les femmes ont l’air plus libre, là-bas. Mais, elles sont trop autonomes, trop indépendantes. »
Dans son antenne de Goris, qui se trouve au sein d’une école, elle travaille avec la ville de Vienne, suite au jumelage, et, des associations comme l’Oeuvre d’Orient, Solidarité Arménie, Terres et Cultures, SOS Chrétiens d’Orient.
« Tous sont les bienvenues, dit-elle. Nous travaillons pour l’avenir de nos enfants. Une nouvelle génération arrive, celle de nos enfants. Nous travaillons pour eux. »
Avec son équipe, elle développe de nombreux projets : des cours de français, d’informatique, de psychologie, et, une pièce de théâtre. « Nous avons, aussi, des projets écologiques. »
« Si tu veux vivre, avance »
Carmen parle de sa foi. Elle a beaucoup prié avec d’autres femmes et les enfants pendant cette période difficile. Elle aime redire le dicton : « Si tu veux vivre, avance ». Dans la classe, Carmen présente Mariam, une jeune fille de 15 ans, qui sert de traductrice aux journalistes de passage. Elle veut en faire son métier. Toutes les deux, elles n’ont pas eu peur d’aller au contact des réfugiés. Le cœur sur la main, elles ont accueilli Ruben, et, toute sa famille. En tout, 8 personnes qui ont été chassées par l’armée Azerbaïdjanaise, dans la nuit du 8 au 9 novembre 2020.
« Là-bas, explique Carmen, ils ont tout perdu, ils ont dû abandonner leur maison familiale. Et, sont arrivés à Goris. Ils sont logés dans un deux pièces que leur prête la ville. Et, nous essayons de nous occuper d’eux. »
Il est tard, Mariam est repartie chez elle. Carmen range les deux pièces principales qui lui servent de salles d’atelier, et, de cours. Ses deux petits derniers jouent au ballon. Avant de rentrer à la maison, elle a une pensée pour la France :
« Je remercie la France d’être toujours présente dans ses moments difficiles. Parfois, nous avons l’impression d’être abandonnées. Mais nous ne sommes pas seules. Même si la femme en Arménie est forte, elle a besoin d’aide. Et, la France, nous apporte son aide humanitaire. Le jumelage et le soutien des autres associations à nos côtés, sont très importants. Quand nous sommes désespérées, nous regardons vers la France, et, nous nous remettons debout. »
Reportage réalisé par notre envoyé spécial Antoine BORDIER
Elevée en France comme une étrangère, elle choisit l’assimilation et est rejetée
Arrivée en France à l’âge de 1 an, Claire Koç, turque d’origine, a été interrogé sur RTL pour évoquer son livre Claire, le prénom de la honte (ed. Albin Michel). Elle explique avoir été tiraillée entre une enfance en France et
“l’identité que mes parents voulaient que j’ai. J’étais élevée comme une étrangère. Ma culture française, elle était à l’école, elle n’était pas à la maison”.
En 2008, Claire Koç fait une demande de naturalisation et, au passage, de changement de prénom (elle s’appelait à l’origine Çigdem).
“L’identité et l’origine sont deux choses différentes. L’origine, on naît avec, l’identité, c’est quelque chose que l’on construit tout au long de sa vie. Moi, ma quête identitaire, elle allait jusqu’à mon prénom”.
Après la cérémonie à la préfecture, fière de sa nouvelle carte d’identité, Claire est refroidie par la réaction de son entourage familial. Confirmant ainsi les propos d’Eric Zemmour sur les prénoms.
“C’était d’une violence, je ne sais pas comment on peut faire ça à son propre enfant. J’étais fière de montrer ma carte d’identité et que j’avais changé de prénom”.
Sa famille rejette cette nouvelle identité et lui reproche de rejeter ses origines. Elle explique pourquoi elle avait besoin de changer de prénom (vers la 5e mn) :
Gérad Larcher (LR) annonce (déjà) qu’il votera Macron au 2ème tour en 2022
Gérard Larcher donne dès maintenant un coup de poignard dans le dos de ceux qui voudraient ancrer LR à droite. C’était sur France Inter le 9 mars à 8h20 , il déclare qu’il votera Emmanuel Macron face à Marine Le Pen au second tour. L’extrait publié initialement sur le fil twitter de France Inter aurait été retiré. Mais on peut réécouter l’émission en replay et notamment le passage considéré à partir 13’20” :
« Je voterai Emmanuel Macron. Je ne m’abstiendrai pas. Moi je sais ce qui est le plus à craindre pour les valeurs qui sont les miennes. Je n’aurai aucune hésitation, je l’ai déjà fait en 2017 (…) »
François Fillon avait au moins attendu 20h05 le soir du 1er tour en 2017 pour se rallier à Macron…
Neuvaine à saint Joseph
A cause de ces problèmes informatiques, nous n’avons pas vous avertir plus tôt, mais nous nous associons bien volontiers à la neuvaine à saint Joseph que lancent nos amis d’Hozana. Que nous le priions en tant que protecteur de la sainte Eglise, en tant que chef de la Sainte Famille, en tant que modèle de chasteté, en tant que patron des travailleurs (ou bien d’autres titres encore), l’intercession de saint Joseph est tout particulièrement utile en notre temps troublé. La neuvaine commence demain, mais vous pouvez encore vous inscrire pendant toute la journée du 11 mars.
Alors n’hésitez pas à vous inscrire (et si vous pouvez en profiter pour vos blogueurs préférés par la même occasion, nous sommes preneurs!). C’est ici.
Nouvelles du Salon beige
Chers amis,
Beaucoup d’entre vous nous ont demandé pourquoi le Salon beige était indisponible une bonne partie de la journée. Nos serveurs français étaient dans le data center d’OVH à Strasbourg qui a brûlé cette nuit. Grâce à Dieu, nous avions un “back up” comme on dit dans le jargon de la “tech” (je veux dire une sauvegarde ailleurs). Nous ignorons à ce stade les causes de l’incendie. Mais nous pouvons remercier la Providence: pour nous, cette affaire ne se termine pas trop mal. Cependant, cela me rend encore plus impatient d’avancer sur les nombreux chantiers que nous avons lancés ces derniers mois pour être moins vulnérables à une attaque ou à un tel accident – et pour être plus efficace en matière de diffusion.
Comme je le disais aux abonnés à notre lettre hebdomadaire, je devrais être en mesure de vous annoncer de bonnes nouvelles dès la semaine prochaine (nous faisons en ce moment les derniers test techniques pour nos lettres locales et nous allons bientôt pouvoir vous montrer concrètement comment cela fonctionne et à quoi cela va servir).
Merci à tous pour vos prières et votre soutien.
Et sainte deuxième moitié de Carême!
Guillaume de Thieulloy
L’apostasie silencieuse de l’Eglise en Allemagne
Suite à sa renonciation, le cardinal Sarah a accordé un entretien à Il Foglio, qu’il a souhaité voir publié en France par L’Homme Nouveau. En voici un extrait :
L’Église vit aujourd’hui un Vendredi saint. Le bateau semble prendre l’eau de toutes parts. Certains la trahissent de l’intérieur. Je pense au drame et aux crimes horribles des prêtres pédophiles. Comment la mission pourrait-elle être féconde alors que tant de mensonges couvrent la beauté du visage de Jésus ? D’autres sont tentés de trahir en quittant le navire pour se mettre à la remorque des puissances à la mode. Je pense aux tentations à l’œuvre en Allemagne dans le chemin synodal. On se demande ce qu’il restera de l’Évangile si tout cela va jusqu’au bout : une véritable apostasie silencieuse. Mais la victoire du Christ passe toujours par la croix. L’Église doit aller vers la croix et vers le grand silence du Samedi saint. Nous devons prier avec Marie auprès du corps de Jésus. Veiller, prier, faire pénitence et réparer pour pouvoir mieux annoncer la victoire du Christ ressuscité !
Pour expliciter les craintes du cardinal concernant l’Allemagne, il faut savoir que certains y prônent notamment l’élection des évêques et des prêtres et l’ordination des femmes.
Bayard fait la promotion de l’avortement auprès des enfants
Bayard fait la promotion de l’avortement auprès des enfants via son magazine Astrapi. Bayard Presse est une entreprise de presse propriété de la congrégation religieuse catholique des Augustins de l’Assomption.
Rappelons que Astrapi s’adresse aux enfants qui sont déjà nés et n’ont pas été victimes d’un avortement.
Le dernier numéro de Astrapi a pour thème les “20 femmes qui ont changé le Monde”. Parmi ces 20 femmes : Simone Veil.
“Ministre de la Santé, elle s’est battue pour que les femmes aient le droit d’interrompre leur grossesse si elles le souhaitaient. Un combat courageux qui qui lui a valu beaucoup d’insultes à l’époque.”

Un radicalisé a eu accès aux données personnelles de policiers catholiques
A Chartres, une policière convoque un homme à la suite de violences sur mineurs. Elle se rend compte que l’individu fait l’objet d’une fiche S pour « individu dangereux susceptible d’être armé, en lien avec un réseau logistique et avec la mouvance islamique ».
C’est alors que l’homme lui parle de sa famille, ses enfants, son mari et le fait qu’elle est une catholique pratiquante. Et il avoue qu’il détient ces informations de sa voisine, qui n’est autre que la patronne de brigade de nuit du XIVe arrondissement de la capitale.
Les faits sont remontés jusqu’à la préfecture de Paris et mis à l’attention de l’IGPN qui va mener une enquête. Les officiers du commissariat du XIVe vont également mener une enquête administrative. 20 des 23 officiers vont rédiger un rapport, ne sachant pas si leur patronne a divulgué des informations personnelles les concernant.
Au final, un an après les faits, l’individu n’est plus fiché S, mais seulement « connu défavorablement de services de police ». La préfecture de police s’est fendue d’un communiqué laconique :
« Une enquête administrative a été ouverte, aucun manquement grave de divulgation d’information à un tiers n’a pu être imputé à la fonctionnaire mise en cause, un avertissement lui a été notifié ».
Qu’est-ce qui motive réellement JM Blanquer à discriminer les lycéens du hors contrat ?
Anne Coffinier, présidente de l’association Créer son école, dénonce, dans une tribune au « Monde », le fait que les lycéens scolarisés dans les établissements privés hors contrat n’aient pas le droit cette année au contrôle continu au baccalauréat, comme leurs camarades du public et du privé sous contrat avec l’Etat. Extrait :
[…] Sam Piter, athlète de haut niveau et membre de l’équipe de France de surf, est scolarisé à l’institut Hackschooling à Soorts-Hossegor dans les Landes depuis sa classe de 3e. Cet établissement privé hors contrat lui permet de mener au plus haut niveau sa carrière sportive et sa scolarité. Sam est bon élève et mène de front ces deux projets qui lui tiennent à cœur. Mais en juin, il sera condamné à choisir entre passer son bac ou concourir lors d’importantes compétitions sportives qui se déroulent au même moment. Mérite-t-il ce traitement punitif uniquement parce qu’il étudie dans un lycée privé hors contrat ?
Ils sont des centaines à se joindre au référé-suspension doublé d’un recours pour excès de pouvoir organisé par l’association Créer son école devant le Conseil d’Etat, afin de tenter d’obtenir le droit de valider eux aussi un maximum de matières en contrôle continu.
La situation sanitaire étant la même pour tous, qu’est-ce qui peut justifier d’exposer à un risque accru de contamination une catégorie de jeunes, qui, pour composer leurs épreuves, devront converger vers des centres d’examen de grande taille et souvent éloignés de leur domicile quand les autres candidats obtiendront leur bac « en restant au chaud » ?
[…]
Mais il y a les inspecteurs, me direz-vous… Les enseignants de l’éducation nationale sont inspectés par l’éducation nationale, qui garantit ainsi leur aptitude à bien évaluer les élèves. Qui peut toutefois croire que cela constitue réellement une garantie lorsque l’on sait que ces enseignants sont inspectés moins de quatre fois dans leur carrière en moyenne ? A contrario, depuis la loi Gatel de 2018, les établissements privés hors contrat subissent contrôle sur contrôle, de façon inopinée la plupart du temps, et portant sur les diplômes et la moralité des enseignants autant que des directeurs ainsi que, bien entendu, sur la bonne acquisition des connaissances. A quoi bon monopoliser tant d’inspecteurs de l’éducation nationale pour inspecter autant les établissements hors contrat, si les contrôles qu’ils diligentent ne servent aucunement à en garantir le sérieux académique et la moralité ?
La motivation réelle pour imposer à ces milliers de jeunes de passer un bac plus difficile et plus dangereux en pleine pandémie reste bien énigmatique. Il semblerait si naturel de reproduire cette année la solution de bon sens retenue l’an dernier par Jean-Michel Blanquer, en permettant aux lycéens ayant un dossier de contrôle continu de présenter les épreuves de spécialité, voire tout le bac, en contrôle continu. Le Conseil d’Etat tranchera d’ici quelques jours.
C’est arrivé un 10 mars…
« Pour comprendre l’Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n’en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)
« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu’elle doit accomplir. Celle de la France est d’exécuter la Geste de Dieu, “Gesta Dei per Francos”. » (Joseph de Maistre)
Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :
« Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l’avenir »
Alors rappelons-nous :
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le 10 mars 1098 : Baudouin de Boulogne fonde le comté d’Édesse.
Ce comté est au nord du Royaume de Jérusalem. C’est la position la plus avancée tenue par les croisés. Son but est de protéger les lieux Saints.
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le 10 mars 1465 : publication du « Manifeste », base de la Ligue du Bien Public.
Cette ligue est une révolte nobiliaire contre le Roi de France Louis XI. Le Roi qui restaure le pouvoir royal après les désordres de la guerre de 100 ans se heurte rapidement au soulèvement de la haute noblesse. C’est la défense des privilèges, de l’indépendance et des coutumes contre le gouvernement des Valois plus centralisateur, et affermi par Charles VII avec la victoire sur les Anglais.
Les révoltés affirment dans le Manifeste, vouloir remédier au « désordonné et piteux gouvernement masquant leurs intérêts féodaux ».
En plus de Charles le Téméraire, on trouve dans cette Ligue du Bien Public : François II de Bretagne, duc de Bretagne. Jean II de Bourbon Comte de Clermont, ancien favori de Charles VII et vainqueur de la bataille de Formigny (1450), mécontent de la politique du nouveau souverain, de grands féodaux de Province comme Louis de Luxembourg Comte de Saint-Pol, le Connétable Jean V d’Armagnac, Jacques d’Armagnac-Nemours Comte de la Marche et Charles II d’Albret, et enfin, de grands soldats de la Guerre de Cent-Ans comme Jean de Dunois bâtard d’Orléans, le compagnon de Sainte Jeanne d’Arc, ou encore André de Montmorency-Laval Comte de Lohéac vainqueur des Anglais à Castillon en 1453.
De son côté, le Roi de France peut compter sur le loyal et efficace soutien de Gaston IV de Grailly Comte de Foix et Béarn qui peut mobiliser, nombre considérable pour l’époque près de 30 000 hommes afin de défendre la Couronne et le Royaume.
Le Roi, après une bataille indécise à Montléry s’appuie sur Paris et la Normandie restés fidèles. Il restaure la paix et son autorité par trois traités successifs: le Traité de Conflans avec le Charles le Téméraire et Charles de France le 5 octobre 1465; le Traité de Saint-Maur avec les princes 29 octobre 1465 et le Traité de Caen avec le duc François II de Bretagne le 23 décembre 1465. Louis XI est le premier Roi de France à porter le titre de « Roi Très Chrétien », reçu du pape Paul II.
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le 10 mars 1661 : Louis XIV convoque ses ministres et leur annonce sa volonté de prendre les rênes du pouvoir.
“Jusqu’à présent j’ai bien voulu laisser gouverner mes affaires par feu M. le Cardinal (Mazarin), il est temps que je les gouverne moi-même.”
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le 10 mars 1791 : Pie VI condamne la Constitution Civile du Clergé.
Le pape publie le bref “Quod aliquantum” qu’il adresse aux archevêques français.
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le 10 mars 1793 encore : création du Tribunal révolutionnaire en France.
Le Tribunal révolutionnaire est créé pour juger les crimes contre-révolutionnaires, sans appel ni recours : la défense et l’interrogatoire préalable des accusés sont supprimés, les jurés peuvent se contenter de preuves morales, le tribunal n’a le choix qu’entre l’acquittement ou la mort. Le tribunal dépend directement de l’accusateur public, Fouquier-Tinville, qui décide si les suspects doivent être traduits ou non en justice. Ses sentences seront souvent radicales. La loi qui le crée le nomme : «Tribunal criminel extraordinaire ».
Le but de cette cour de justice est selon les révolutionnaires de lutter contre “toute entreprise contre-révolutionnaire, tout attentat contre la liberté.” (Sic)
Le tribunal révolutionnaire fonctionne à plein régime jusqu’au 31 mai 1795, date à laquelle il est définitivement supprimé.
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le 10 mars 1804 : Bonaparte consulte Cambacérès, Lebrun, Régnier, Talleyrand, Fouché et Murat réunis en conseil à propos de l’affaire du duc d’Enghien. (Tous francs-maçons)
Il ordonne son enlèvement et celui de Dumouriez et en règle les détails avec Berthier, Ordener et Caulaincourt. Cet assassinat est le gage qu’il donne aux loges sur ses intentions. Peu de temps après il aura les mains libre pour se sacrer empereur et fonder une dynastie de remplacement…
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le 10 mars 1814 : Napoléon Ier est contraint de battre en retraite à la bataille de Laon.
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le 10 mars 1831 : le roi Louis-Philippe signe l’ordonnance créant la Légion étrangère, votée la veille.
Ce corps à recrutement étranger est destiné à servir hors du territoire français. Formée d’abord à partir du Régiment de Hohenlohe (allemand) et des Suisses, la Légion va d’abord intégrer des exclus, des mendiants, des immigrés et des criminels de droit commun, tout en ouvrant ses bureaux de recrutement à des ressortissants italiens, sardes, polonais, allemands, autrichiens, belges et bataves. Reformée, mieux équipée et disciplinée, la nouvelle Légion Étrangère va connaître son baptême du feu dans la conquête de l’Algérie.
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le 10 mars 1885 : naissance de Pierre-Jules Boulanger, inventeur français de la 2CV Citroën.
La fiche technique donnée aux ingénieurs pour construire cette voiture tenait en une phrase.
« Construire une voiture qui permette à un paysan de traverser ses champs avec un panier d’œufs sans en casser un seul. »
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le 10 mars 1893 : la Guinée et la Côte d’Ivoire deviennent colonies françaises.
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le 10 mars 1898 : décès de Sainte Marie-Eugénie de Jésus, religieuse catholique française.
Sainte Marie-Eugénie de Jésus, née Anne-Eugénie Milleret de Brou (née à Metz le 26 août 1817 et morte à Paris le 10 mars 1898), est une religieuse catholique française, fondatrice de la congrégation apostolique des Religieuses de l’Assomption. Elle est béatifiée en 1975 par le Pape Paul VI, puis canonisée par le Pape Benoît XVI le 3 juin 2007. Elle est fêtée le 10 mars, jour de sa mort, c’est-à-dire de sa naissance au ciel, son « Dies natalis ».
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le 10 mars 1906 : plus importante catastrophe minière en France à Courrières.
Des explosions dans les fosses de la Cie des mines de houille de Courrières, dans le Pas-de-Calais, font 1 200 morts.
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le 10 mars 1911 : l’heure du méridien de Greenwich est adoptée dans tous les pays d’Europe.
La France s’aligne sur l’heure du méridien de Greenwich et abandonne le méridien de Paris. Pour les Français la nouvelle heure retarde de 9 minutes et 21 secondes sur l’ancienne.
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le 10 mars 1934 : incendie de l’église Saint-Nicaise de Rouen.
Cette église connue à cet emplacement depuis le VIIe siècle, a été déjà reconstruite au XVIe siècle.
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le 10 mars 1943 : bataille de Ksar Ghilane – campagne de Tunisie.
Depuis 1943, la Tunisie est devenue le champ de bataille sur lequel s’affrontent les forces alliées et les forces de l’Axe. La Seconde Guerre mondiale s’étend ainsi à l’Afrique du Nord. Les troupes françaises ont dissimulé des bataillons venus de Nouvelle-Zélande derrière la ligne Mareth, fortifications construites par les Français entre les villes de Mareth et Tataouine. La colonne Leclerc remporte la bataille de Ksar Ghilane contre les 15ème et 21ème divisions de Panzer et les stukas allemands, les empêchant ainsi de découvrir les troupes néo-zélandaises.
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10 mars 1944 : mort du lieutenant Tom Morel, héros des Glières.
La Milice et la Wehrmacht vont bientôt lancer une opération dans la Vercors pour supprimer le maquis des Glières. Peu de temps avant lors d’un assaut contre le QG du GMR (groupe mobile de réserve de la police) à Entremont Tom Morel meurt au combat ; une promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint Cyr, le choisira comme parrain de promotion.
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le 10 mars 1946 : la France et la Grande-Bretagne commencent à évacuer le Liban.
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le 10 mars 1948 : le Laos entre dans l’Union Française.
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le 10 mars 1987 : le Vatican rappelle l’opposition de la hiérarchie catholique aux manipulations génétiques, en rejetant la procréation artificielle.
Selon l’Église catholique, tout ovule fécondé est déjà un être humain, et la fécondation in vitro entraîne la destruction de plusieurs embryons.
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le 10 mars 1997 : malgré les menaces américaines, le Vatican annonce l’ouverture de relations diplomatiques avec la Libye où vivent environ 50 000 catholiques.
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le 10 mars 2003 : le président Chirac annonce que la France s’opposera ” quelles que soient les circonstances “ à une nouvelle résolution américano-britannique sur l’Irak.
L’empreinte de Soros à la Cour interaméricaine des droits de l’homme
De l’ECLJ :
L’audience de l’affaire Manuela y otros Vs. El Salvador (n° 13.069) aura lieu les 10 et 11 mars 2021 à San José au Costa Rica. Nous avions déjà fait le point sur le fond de cette affaire pendante à la Cour interaméricaine des droits de l’homme, dans laquelle l’ECLJ est intervenu en tant qu’amicus curiae (voir nos observations écrites).
La Cour interaméricaine se prononcera notamment sur les deux questions suivantes :
- le droit à la vie privée implique-t-il la reconnaissance d’un « droit à l’avortement » ?
- les États ont-ils l’obligation de dépénaliser l’infanticide néonatal en cas de détresse sociale de la mère ?
Avant cette audience, l’ECLJ souhaite rendre publique une lettre que nous avons envoyée le 5 février 2021 à la Présidente de la Cour. Elle met en lumière de potentiels conflits d’intérêts à la Cour interaméricaine dans cette affaire et demande des éclaircissements sur cette situation.
Un contentieux stratégique d’extrême gauche
La principale ONG requérante, le Center for Reproductive Rights, instrumentalise l’histoire personnelle dramatique de « Manuela », afin de promouvoir son programme sociétal d’extrême gauche. Cette ONG, dont le siège social est à New York, cherche à imposer aux États du continent américain la légalisation de l’avortement, ainsi que la dépénalisation de l’infanticide néonatal, c’est-à-dire l’homicide d’un nouveau-né. Cette revendication, après avoir fait l’objet d’une campagne politique et médiatique au Salvador, est aujourd’hui devant l’institution judiciaire de l’Organisation des États américains (OEA).
L’ECLJ connaît bien ce procédé dit de « contentieux stratégique », par lequel des ONG progressistes multiplient les recours judiciaires comme moyens pour atteindre un objectif plus global de nature politique. Les arrêts et décisions rendus à l’issue de contentieux stratégiques sont en général les plus controversés idéologiquement. Ce sont aussi ceux qui posent des questions quant à l’impartialité de la justice. C’est par exemple le cas en Europe, à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), comme nous l’avions montré dans le rapport « Les ONG et les juges de la CEDH 2009 – 2019 » (G. Puppinck, février 2020).
La Présidente de la Cour en situation de conflit d’intérêts
La situation est pire outre-Atlantique, à la Cour interaméricaine. L’Open Society Foundations (OSF) est, plus encore qu’en Europe, au cœur du problème. Dans l’affaire Manuela contre le Salvador, plusieurs éléments font peser des soupçons sur l’impartialité de la Cour interaméricaine. C’est pourquoi, après avoir étayé ces soupçons, l’ECLJ a envoyé une lettre à la Présidente de la Cour interaméricaine afin de lui faire part de ses inquiétudes. Ce que nous avançons ci-dessous s’appuie sur des sources publiques et officielles, dont les liens sont indiqués dans la lettre.
La Présidente de la Cour interaméricaine, Mme Elizabeth Odio Benito, est actuellement membre de la Commission Internationale des Juristes (CIJ), après avoir fait partie de son Conseil d’administration. Cette ONG est financée par l’OSF (≈ $ 1 300 000 / an). L’Open Society Justice Initiative (OSJI), intégralement financée par l’OSF, a également remis un prix à Mme Benito, que cette dernière a reçu publiquement avec fierté.
Ces liens entre Mme Benito et le réseau de l’OSF sont problématiques pour les raisons suivantes :
- L’OSF finance également le Center for Reproductive Rights (≈ $ 100 000 – $ 500 000 ou > $ 500 000 / an), ONG requérante de l’affaire Manuela.
- L’OSF finance par ailleurs de nombreux amici curiae intervenus dans la procédure à la Cour au soutien des requérants : Philip G. Alston, Rapporteur spécial des Nations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme (= $ 200 000 / an par l’Université de New York), cinq universités américaines (≈ $ 1 300 000 / an) et l’ONG Women’s Link Worldwide (≈ $ 300 000 / an). Deux amici curiae individuels, Joanne Csete et Joanna Erdman, étaient ou sont toujours membres de certains programmes ou comités de l’OSF. Deux autres, Deena R. Hurwitz et Bert Lockwood, ont été conseillers officiels de la CIJ.
Mme Benito a de forts liens d’intérêts avec l’une des deux parties, ce qui ne lui permet pas de trancher en toute impartialité le litige entre les ONG progressistes et le Salvador. La Présidente de la Cour n’a à ce jour pas répondu à la lettre de l’ECLJ, mais il est permis d’espérer qu’elle se retire de cette affaire, dans un souci d’éthique judiciaire.
Des soupçons plus généraux relatifs à l’impartialité
D’autres questions plus générales d’impartialité se posent à la Cour interaméricaine, toujours en lien avec le réseau d’Open society. Elles sont plus graves, car systémiques. En particulier, l’OSJI s’est octroyée un rôle d’apparence quasi-officielle dans le processus de nomination des juges. En effet, cette ONG choisit et convoque un panel d’experts auditionnant les candidats à la fonction de juge à la Cour interaméricaine. Ce processus est soutenu par de nombreuses autres ONG, dont font partie les trois requérantes dans l’affaire Manuela contre le Salvador. À l’issue des auditions, l’OSJI évalue les candidats et fait des recommandations à l’Assemblée générale de l’Organisation des États américains (OEA), qui élit les juges.
Le processus mené par l’OSJI n’a absolument rien d’officiel : il n’est prévu ni par la Convention américaine des droits de l’homme, ni par le Règlement de la Cour interaméricaine. Pour autant, la plupart des candidats à la fonction de juge se soumet à ce processus d’audition et d’évaluation de l’Open society, en amont du processus officiel de l’Assemblée générale de l’OEA. Les candidats à la fonction de juge avalisent ainsi le rôle dont l’OSJI s’est auto-investie, en participant au processus qu’elle met en place. Ce qui est encore plus grave, dans l’affaire Manuela contre le Salvador, c’est que les trois ONG requérantes soutiennent officiellement ce processus d’audition – évaluation.
À titre d’illustration, le juge colombien Humberto Antonio Sierra Porto s’est soumis à l’évaluation du panel d’experts de l’Open society en 2018, en répondant à un interrogatoire. Sa candidature a été soutenue par ce panel d’experts, qui a publié cinq pages élogieuses sur son profil, concluant qu’il est « hautement qualifié pour être à nouveau élu juge à la Cour interaméricaine »[1]. Étant donné que ce processus est organisé par l’OSJI et soutenu par les trois ONG requérantes dans l’affaire Manuela, le juge Sierra Porto peut-il juger avec impartialité un litige entre ces trois ONG et un État ? Sur ce point également, l’ECLJ espère recevoir une réponse à sa lettre et considère que M. Sierra Porto ne devrait pas siéger dans l’affaire Manuela.
Le financement privé de l’Organisation des États américains
Il y a trois mois, l’ECLJ révélait le fait que le Conseil de l’Europe, dont dépend la CEDH, recevait des financements privés, notamment de l’Open society. L’Organisation des États américains (OEA), dont dépend la Cour interaméricaine, reçoit également de tels financements privés. L’OSF a ainsi versé plus de $ 410 000 à l’OEA entre 2017 et 2019[2]. Ce versement ne manque pas de questionner : d’une part il est étonnant que l’OEA soit ainsi perméable aux financements privés ; d’autre part le fait qu’une même ONG finance à la fois des requêtes devant une institution judiciaire et l’organisation dont dépend cette même institution judiciaire soulève une problématique supplémentaire.
L’influence politique de l’OSF, par sa puissance financière, mène à ce que Gaëtan Cliquennois appelle une « privatisation » du système des droits de l’homme. En l’absence d’explications de la Cour interaméricaine sur les questions d’éthique judiciaire soulevées ici, le futur jugement Manuela contre le Salvador sera dépourvu d’autorité.
« Laissez venir à moi les petits enfants »
Deuxième partie de notre trilogie sur la Congrégation des Sœurs Arméniennes de l’Immaculée Conception
De notre envoyé spécial Antoine Bordier
Telle est la devise de la Congrégation des Sœurs Arméniennes de l’Immaculée Conception. A Gyumri, il fait – 7°C ce dimanche matin. La ville, située dans le nord-ouest de l’Arménie est à deux heures de route de la capitale, Erevan. Immersion au cœur d’une communauté religieuse au service de l’enfance.

Avant de faire la route avec sœur Rebecca, la Supérieure du Couvent de la congrégation à Gyumri, nous avons rencontré Mgr Vahan Hovhanessian, le Primat du Diocèse Arménien Apostolique de France. Il venait de passer la semaine à Etchmiadzin, avec ses confrères du monde entier, autour de Sa Sainteté Karekine II. Un samedi haut en couleurs, donc, où les drapeaux bleu-blanc-rouge et rouge-bleu-abricot, se rejoignent sous le regard de Dieu, pour célébrer l’amitié ancestrale franco-arménienne. Quittons le monde des adultes. Avec sœur Rebecca, direction celui de l’éducation et de la jeunesse.

A l’école de la charité
Sœur Rebecca n’aime pas parler d’elle. Son aller-retour Gyumri-Erevan n’était pas prévu à son agenda. Dans la journée de ce samedi 27 février, elle a fait près de 5 heures de route. A l’origine, à la place de ce couvent, qui a été construit entre 1995 et 1998, date de son inauguration, il n’y avait qu’une friche abandonnée. Les bâtiments actuels regroupent le Centre Educatif Boghossian, le Lycée professionnel Raymond et Ani Kouyoumjian, et, le Centre de jour pour les personnes âgées Nadine Basmadjian. Sœur Rebecca se souvient des débuts difficiles : « C’est sœur Arousiag qui a initié notre implantation en Arménie. Tout est partie du tremblement de terre du 7 décembre 1988, qui a détruit Spitak et ses environs. Nous avons commencé là au milieu des décombres. Nous sommes restées quelques jours pour aider la population en détresse. Nous avons dû repartir car sœur Arousiag vivait à Rome, et, moi en Iran. Sœur Arousiag et sœur Archagouhie sont venues en 1991 et moi en 1992. Nous nous sommes installées à Spitak. Nous vivions dans la pauvreté. Nous avions très peu de moyens. Notre logement était un simple bureau. Nous n’avions ni eau, ni électricité. Je me souviens être allée me réchauffer dans un hôpital, celui d’Ashotsk, qui a été construit par le pape Jean-Paul II. Puis, nous avons eu une petite maison à Gyumri. Et, enfin, nos généreux donateurs de la diaspora sont entrés en action. » Dans le quartier Ani, qui se situe dans le nord de la ville, après le rond-point Charles Aznavour, les friches ont été transformées en couvent et en centre éducatif où vivent les 4 sœurs et une trentaine d’enfants. « Le plus petit a 1 an et 4 mois, explique sœur Rebecca. Après leurs 18 ans, nos jeunes peuvent rester jusqu’à temps qu’ils deviennent autonomes professionnellement. ».
Le bonheur à Gyumri
Avec sœur Mariam, qui est la responsable des vocations, sœur Narine qui s’envolera bientôt pour Los Angeles, sœur Arpine, responsable de la chapelle et de la cuisine, sœur Srpouhi, responsable des enfants, sœur Rebecca est bien entourée. Parmi les 33 enfants qu’elles accueillent, il y a des orphelins, des enfants abandonnés, des fratries dont le papa est, par exemple, parti vivre à Moscou. Autre exemple, une des mamans a confié son petit enfant d’un an et demi (cité plus haut) à la communauté, le plus jeune d’une fratrie de trois. Les enfants revivent dans ce « nid d’amour ». Les trois frères et sœur sont de Spitak. Dans le réfectoire, un autre enfant ne mange pas tout son repas. Il garde de la nourriture pour sa maman. C’est devenu une habitude, même s’il sait qu’il ne peut pas lui rendre visite. A 7 ans, il a grandi trop vite. Ici, les sœurs redonnent une onction d’enfance et d’innocence à tous ces enfants blessés par la vie. Les enfants sont logés, nourris, et, habillés gratuitement, grâce aux bienfaiteurs. « Même si nous n’avions plus rien, explique la sœur, nous leur donnerions ce qu’il nous reste. » Elles leur donnent tout : l’amour, la discipline, l’éducation, la présence du Christ et la sécurité du lendemain. Elles ont un sens inné de la maternité, creusé à travers leur vie quotidienne centrée sur l’adoration, le chapelet, et, la Messe. Elles sont comme leurs secondes mamans.

Une vie familiale sous le regard de Dieu
Les enfants connaissent leurs prières par cœur. Vu de France, cela pourrait paraître incroyable à beaucoup d’enfants, qui se rendent dans des écoles privées dites catholiques. Ici, la prière est leur pain quotidien. Tous les matins, ils se lèvent vers 7h15, et, se rendent dans la chapelle du couvent pour la prière de 7h45. Dans la chapelle, les sœurs viennent de terminer les laudes. Les enfants prennent place calmement et dans le silence. Puis, entonnent des chants. Après, direction le réfectoire, où un petit-déjeuner copieux les attend. Le silence est de rigueur, pendant le carême. Au menu de ce mardi matin, des œufs, du pain brioché et un peu de charcuterie locale. Une atmosphère monastique règne. A tour de rôle, trois enfants effectuent leurs services de table. Covid-19 oblige, ils prennent la température de tous, y compris des sœurs. Clémence et Marie, deux jeunes françaises volontaires de 25 et 24 ans, sont assises au milieu des enfants. Volontaires de l’Œuvre d’Orient, elles viennent donner 3 à 6 mois de leurs temps. Dehors, le vieux bus jaune scolaire, rafistolé de toute part, attend les enfants. Il est 8h53. Direction l’école. Au couvent, la Messe est célébrée à 9h00. C’est le père Joseph, venu accompagné de son fils, qui officie. Dans l’Eglise Arménienne Catholique, les candidats à la prêtrise peuvent choisir entre le célibat et le mariage. Comme à l’époque des premiers apôtres. Après la Messe, les sœurs font un temps d’action de grâces, puis, vaquent à leurs occupations.

Le centre pour personnes âgées et le lycée professionnel
Dans l’après-midi, sœur Rebecca sort du couvent, traverse la cour enneigée, longe le bâtiment principal, et, se rend dans celui du Centre de jour pour les personnes âgées. A l’intérieur, près d’une vingtaine de personnes sont assises dans le salon. Parmi elles, comme l’explique la responsable de gestion, Sahakanouche, « la plus âgée à 93 ans. Elle s’appelle Dikranouhie. Comme les autres, elle vient au centre pour se ressourcer, et, ne pas rester seule. Née en Russie, elle termine sa vie ici à Gyumri. Elle a un petit appartement en ville. Elle parle souvent de son petit-fils, qui a été blessé à la guerre. » Il n’y a qu’un homme qui joue aux cartes. Les autres demi-pensionnaires regardent la télévision, tricotent ou jouent au loto. En Arménie, la retraite ne permet pas de vivre convenablement (70 euros de pension pour un coût de la vie estimé à 140 euros), c’est pour cela que les sœurs ont ouvert ce centre qui accueille gratuitement les retraités. Les repas leurs sont offerts. Sœur Rebecca salue tout le monde, discute un instant avec Sahakanouche, qui feuillette le registre des inscrits. Elle repart en direction du Lycée professionnel, qui se situe à une centaine de mètres dans l’enceinte du couvent. Le bâtiment est impressionnant et dénote. Moderne, grand, il a été inauguré en 2009. Il est le fruit d’une collaboration entre les sœurs, des bienfaiteurs, comme Raymond et Ani Kouyoumjian, l’Oeuvre d’Orient, et, d’autres comme les Orphelins Apprentis d’Auteuil. Au rez-de-chaussée se trouve une grande salle de théâtre, qui peut accueillir 500 personnes. Au sous-sol sont situées les salles de cours et d’apprentissage du Lycée professionnel Diramayr.
A l’école de la gastronomie franco-arménienne

Arpenik Mikayelyan a 22 ans, lorsqu’elle part à Paris. Nous sommes en 2011, elle va suivre un stage intensif de formation de cuisine auprès du grand chef Jean Jacques. Elle veut devenir chef, elle aussi. Sa passion, c’est la cuisine. A ses 18 ans, elle s’oriente vers les métiers de la gastronomie. « En France, j’ai appris les techniques françaises. Ce sont les meilleures techniques pour apprendre à cuisiner. » Aujourd’hui, elle enseigne ces techniques au lycée professionnel. La gastronomie arménienne gagnerait à être connue du monde entier. Plus tard, les plats que sont en train de préparer ses étudiants, Armine, Paylak, Lusine, Robert et leurs autres camarades, seront servis au couvent. Au menu : ratatouille et quiche lorraine. Arpenik évoque les meilleurs plats arméniens, comme « la dolma, la ghapama, et, la parlava. Le premier est à base de choux et de légumes farcis. C’est un délice », dit-elle avec ses grands yeux noirs qui invitent à la dégustation. Le second est à base de citrouille, de riz d’amande et de miel. Et, le dernier est un dessert feuilleté, avec de la noix et du miel. A l’issue de la formation qui dure 1 ou deux ans, les étudiants reçoivent un certificat professionnel. Puis, c’est l’entrée dans la vie active. Arpenik retourne voir ses élèves. Elle glisse en guise d’au-revoir : « Je suis très heureuse ici ». Sœur Rebecca ressort et s’arrête devant une sculpture qui représente la devise des enfants : le Christ, entouré d’enfants. La devise : « Laissez venir à moi les petits enfants » est écrit en arménien. Au couvent, les plus jeunes sont rentrés de l’école, il est 17h00. Ils sont excités. Le repas du soir est le temps de raconter sa journée. Dehors, la neige qui est tombée la veille persiste encore par endroit. Il fait – 5°C. Elle entoure de sa blancheur immaculée, ce petit paradis en terre arménienne où la jeunesse un temps délaissée revit.

Texte et photos réalisés par notre envoyé spécial Antoine BORDIER
Un rapport de l’ONU met en valeur la liberté religieuse des seuls musulmans
«Dans le scénario actuel, alors que la liberté religieuse est de plus en plus mise à mal par la nécessité de protéger des vies humaines contre la propagation de la pandémie de Covid-19, il est essentiel que les autorités civiles s’engagent à la respecter, protéger et défendre, en tant que dimension de la dignité de la personne humaine».
L’observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies à Genève a fait référence au rapport présenté par le relateur spécial sur la liberté religieuse de l’ONU, notant «avec préoccupation» la portée «limitée» du thème choisi, à savoir “La haine anti-musulmane / l’islamophobie”.
«Le Saint-Siège ne peut que déplorer le fait que le rapport ne prenne pas suffisamment en compte le contexte de la persécution de toutes les personnes de foi, ou de celles qui n’ont pas de foi du tout».
«Toute législation ou pratique qui exclut un groupe spécifique sur la base, au moins en partie, de critères religieux, représente une forme subtile de discrimination, quels que soient les effets escomptés ou le résultat réel de ces lois ou pratiques».
Pour cette raison, l’archevêque a exprimé sa «profonde inquiétude»: parce que ce rapport qui
«devrait défendre le droit humain fondamental et universel de la liberté religieuse et de croyance, était en fait axé sur un seul groupe religieux à l’exclusion des autres, avec le risque de polariser la communauté internationale et de créer encore plus de conflits».
Le gouvernement polonais s’intéresse à la haine anti-chrétienne
L’Observatoire de la christianophobie de notre regretté confrère et ami Daniel Hamiche fait des émules. Le gouvernement polonais, de concert avec l’association Aide à l’Eglise en détresse, a décidé d’ouvrir à l’Université Stefan Wyszynski de Varsovie, une unité spécialisée dans la lutte contre les idéologies anti-chrétiennes. Przemyslaw Czarnek, ministre de l’Education et des Sciences, déclarait le 20 février, à l’occasion de l’inauguration du nouveau centre de recherches sur la liberté religieuse :
« la christianophobie est déjà une réalité en Europe, nous ne voulons pas qu’elle s’enracine davantage dans notre pays ». « La recherche universitaire est cruciale pour garantir la région des attaques contre la liberté religieuse, en particulier contre les chrétiens, qui sont les plus nombreux en Pologne »
La tâche principale du nouveau département, qui sera dirigé par un prêtre, le père Waldemar Cislo, sera de
« mener des recherches dans le domaine de la liberté religieuse et du phénomène de la christianophobie ».
Le père Cislo indique :
« La christianophobie est un phénomène qui s’observe de façon croissante en Europe ». « En France, Le Figaro a annoncé que les attaques contre les lieux de culte du judaïsme et de l’islam ont diminué l’année passée de 58,5%, tandis que les attaques contre les lieux de culte chrétiens ont augmenté de 90% ».
« Nous avons une expérience de travail avec la Hongrie, avec qui nous partageons plusieurs projets scientifiques, ainsi que des conférences sur la liberté religieuse ».
Nouvelle pro-vie en Arkansas
Le gouverneur de l’Arkansas a signé une loi qui interdit l’avortement. Il reste une seule exception du cas où il faudrait « sauver la vie de la mère lors d’une urgence médicale ».
Le texte venait d’être adopté par les députés (75 contre 18). Il avait été adopté par les sénateurs le 23 février : 27 contre 7. Le sénateur Jason Rapert, rapporteur du texte, a affirmé :
« Nous devons abolir l’avortement dans cette nation juste comme nous avons aboli l’esclavage au XIXe siècle – toutes les vies comptent » (All lives matter).
Et le gouverneur :
« Je signe ce texte à cause de l’écrasante majorité de son soutien législatif et de mes convictions pro-vie sincères et de longue date ». « Cette loi est en contradiction avec la jurisprudence contraignante de la Cour suprême des Etats-Unis, mais c’est l’intention du législateur de préparer le terrain pour que la Cour suprême renverse la jurisprudence actuelle. »
Si elle est annulée par la justice, l’Arkansas poursuivra le combat jusqu’à la Cour suprême, où une vingtaine de lois pro-vie attendent d’être examinées, celle de l’Arkansas étant de loin la plus radicale.
Les contradictions de Laurence Rossignol
Le sénateur PS a diffusé ce tweet :

Et elle a voté la loi qui prive les enfants de père…
C’est arrivé un 9 mars…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 9 mars 1309 : installation des Papes à Avignon.
Le conflit qui opposait le pape Boniface VIII et le Roi de France Philippe le bel, s’achève avec la mort du pape, suite à « l’attentat »d’Agnani en 1303. Benoit XI succède pendant un an à Boniface VII; puis Philippe le bel parvient à faire élire comme successeur, un pape français, Clément V.
Bertrand de Got, ancien archevêque de Bordeaux et pape sous le nom de Clément V, fixe la résidence papale au couvent des dominicains à Avignon afin d’échapper aux troubles politiques qui agitent alors Rome. Cela va durer 68 ans. Clément V demeure ensuite à Malaucène, Carpentras et Caromb.
Avignon est la propriété du comte de Provence et roi de Naples. Sur les conseils du Roi de France, Philippe IV le Bel, le souverain pontife a renoncé à regagner Rome et s’y installe
De 1309 à 1377, sept papes se succèdent en Avignon : Clément V, Jean XXII, Benoît XII, Clément VI, Innocent VI, Urbain V et Grégoire XI
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le 9 mars 1409 : Paix de Chartres, cessez-le-feu momentané entre Armagnacs et Bourguignons
La paix de Chartres est signée, mettant provisoirement fin à la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Parmi les 21 articles signés, le duc de Bourgogne, Jean sans Peur y reconnaît le meurtre de Louis Ier d’Orléans en 1407 (voir la chronique du 23 novembre), et présente ses excuses à ses enfants, Philippe et Charles. Une cérémonie de conciliation est organisée le même jour dans la cathédrale de Chartres, où les successeurs d’Orléans accordent leur pardon à l’assassin de leur père.
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le 9 mars 1513 : élection du pape Léon X.
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le 9 mars 1661 : mort du cardinal Mazarin.
Le principal ministre de Louis XIV, le cardinal Mazarin s’éteint à Vincennes à l’âge de 58 ans.Vers minuit, dans un souffle, il murmure à Anne d’Autriche et à Louis XIV :
“Je vais bientôt finir, mon jugement se trouble. J’espère en Jésus Christ”.
A deux heures du matin, le père Joly, qui lui a donné l’extrême onction le 7, lui fait embrasser le crucifix et commence à réciter la prière des agonisants. Le mourant tente vainement de se redresser pour parler mais s’effondre : son cœur a cessé de battre. Après avoir scrupuleusement mis en ordre ses affaires spirituelles et matérielles, le cardinal Jules Mazarin s’est éteint.Souvent décrié en France, il a fortement renforcé la monarchie face aux Frondes de la noblesse ; le Royaume qu’il laisse est un Royaume restauré et en paix, à l’abri des invasions. Sur le plan extérieur, il a parachevé l’œuvre de Louis XIII et de Richelieu, grâce aux Traités de Westphalie (1648 ; voir la chronique du 24 octobre). La France en sort grandie et devient la pièce maitresse du nouvel ordre européen qui régit les relations internationales du continent jusqu’à la Grande Guerre. Il est aussi à l’origine du Traité des Pyrénées qui délimite définitivement la frontière entre la France et l’Espagne.
Quelque temps auparavant, il avait présenté Colbert au Roi en lui disant :
« Sire, je dois tout à votre Majesté, mais je m’acquitte de ma dette en lui présentant Colbert »
Le lendemain, le Roi de France âgé de 22 ans convoque ses ministres et leur annonce sa volonté de reprendre seul les rênes du pouvoir :
“[…] jusqu’à présent j’ai bien voulu laisser gouverner mes affaires par feu M. le Cardinal; il est temps que je les gouverne moi-même.”
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le 9 mars 1661 : Jean-Baptiste Colbert entre au service du Roi.
En septembre 1661, Colbert va obtenir la disgrâce de Fouquet, qui est arrêté à Nantes le 5 septembre 1661 par d’Artagnan. Colbert lui succède à la tête de l’administration des finances, d’abord comme intendant puis, en tant que contrôleur général, en 1665. Remarquable gestionnaire, il développe le commerce et l’industrie par d’importantes interventions de l’État. Sa politique a été baptisée de son nom: le colbertisme.
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le 9 mars 1678 : l’armée de Louis XIV occupe Gand, puis Ypres (le 25 mars).
Cette occupation trouve sa place dans le cadre de la guerre de Hollande (1676-1678), qui modifie l’équilibre européen. La France triomphe de ses adversaires sur le plan militaire. Par le traité de Nimègue, qui met fin à la guerre, la France restitue la plupart de ses conquêtes, mais acquiert la Franche-Comté et plusieurs villes de Flandre. Qui a dit que Louis XIV était un Roi despotique ?
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le 9 mars 1720 : un édit supprime les charges prévôtales de la Maréchaussée.
L’ancêtre de la Gendarmerie est alors constituée en brigades situées dans une zone géographique, mais le maillage complet du territoire n’est réalisé qu’en 1769.
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le 9 mars 1790 : la fortune personnelle du Roi est déclarée propriété nationale.
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le 9 mars 1796 : le général Bonaparte épouse « civilement » Joséphine de Beauharnais.
Le général Bonaparte épouse civilement Joséphine de Beauharnais à la mairie du IIème arrondissement de Paris. Joséphine est créole, elle a grandi en Martinique, s’est mariée une première fois en métropole en 1779 avec le général Alexandre de Beauharnais qui lui a donné deux enfants, Hortense et Eugène. Deux jours après son union, Napoléon Bonaparte part rejoindre son commandement à Nice. Il laisse sa femme continuer à batifoler dans les salons parisiens qui lui fournissent nombre d’amants.
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le 9 mars 1799 : les Français assistent de loin à la décapitation de leurs 2 émissaires par les Turcs.
Ils prennent d’assaut Jaffa, l’enlèvent, massacrent les défenseurs, font 3000 prisonniers, n’épargnent que les Egyptiens, et pillent tout ce qu’ils trouvent.
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le 9 mars 1831 : vote d’une loi créant la Légion étrangère.
Louis-Philippe annonce la création d’une nouvelle unité militaire composée uniquement de volontaires d’origine étrangère, sauf les officiers qui sont Français.
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le 9 mars 1893 : début du procès du scandale de Panama.
Ferdinand de Lesseps et ses associés sont accusés d’avoir versé des pots de vin à des députés et des sénateurs pour qu’ils votent une loi autorisant la Compagnie à émettre des obligations. Après 13 jours de procès, l’ancien ministre des Travaux publics, Baïhaut, est condamné à 5 ans de prison pour corruption ; il est, en effet, le seul homme politique à avouer les faits ! Clemenceau, lui aussi sali par le scandale, n’est pas condamné. Les frères Lesseps et l’entrepreneur Gustave Eiffel écopent d’un an pour abus de confiance.
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le 9 mars 1929 : première représentation de Marius de Marcel Pagnol au Théâtre de Paris, avec Raimu et Pierre Fresnay.
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le 9 mars 1942 : au fort du mont Valérien, sept résistants sont fusillés par les Allemands, qui avaient rendu la sentence dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.
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le 9 mars 1943 : les usines Renault du Mans sont bombardées.
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le 9 mars 1945 : attaque des Japonais en Indochine.
Malgré sa situation de considérable infériorité militaire face au Japon et un blocus qui démultiplie les difficultés de la vie civile et économique, l’amiral Decoux, gouverneur général de 1940 à 1945, a réussi l’exploit de conserver l’Indochine en paix sous administration française. À six mois de la capitulation japonaise, il peut espérer remettre intact le dépôt qu’il avait reçu dans la tourmente de juillet 1940.
En multipliant les provocations agressives aussi stupides qu’irresponsables, les gaullistes vont hélas susciter une violente réaction des Japonais. Le 9 mars 1945, à 20h00, les garnisons françaises sont toutes simultanément attaquées. Selon la vulgate officielle, les soldats français, assimilés à des collabos vichystes, auraient capitulé “honteusement”, sans se battre. La réalité est tout autre.
“Dans des conditions nettement plus favorables pour eux, les Américains avaient été chassés des Philippines en 1941, et les Anglais éliminés de Singapour en moins de huit jours. Les Français de 1945, mal armés et mal équipés, ont tenu deux mois au Tonkin face à l’armée japonaise. Partout ailleurs en Indochine (Annam, Cochinchine, Cambodge, Laos), de nombreux Français, rapidement submergés dans leurs garnisons après d’âpres combats, ou isolés chez eux au moment de l’attaque vont tenter de prendre le maquis conformément aux ordres reçus […] En fait de “capitulation honteuse”, les soldats français d’Indochine connaîtront le taux de mortalité au combat le plus élevé de toute la Seconde guerre mondiale : 17,6 % de l’effectif total ou 20 % de l’effectif engagé (deux mille cent dix neuf tués), sans compter les blessés. Sans compter, non plus, les sévices subis par leur familles et par les civils en général (agressions, viols, massacres, vols, humiliations, brimades et spoliations diverses).” (de Paul Rignac, La désinformation autour de la fin de l’Indochine française, Editions l’étoile du berger, p.185)
“Sur le plan économique et financier, les Japonais vont ruiner l’Indochine en quelques semaines. […] La santé publique connaît une régression sans précédent.” (Ibid., p.189)
Quand Leclerc arrive enfin à Hanoï, le 18 mars 1946, soit plus d’un an après le coup de force japonais, les Français du Tonkin, qui ont vécu un enfer, demandent en grand nombre leur rapatriement. Quant aux populations d’Indochine, elles vont souffrir trente années de martyre. L’armée française, elle, laissera sur le terrain plus de cinquante mille morts, dont chaque année un nombre d’officiers équivalents à une promotion de Saint-Cyr.
Le général De Gaulle voulait instamment du “sang versé” : il y en aura, et à profusion. Mais cela ne vaudra jamais à la France auprès de ses “Alliés” le “titre imposant” que le chef de la France libre en attendait :
“Pour pénible que dût être localement cet aboutissement, je dois dire que, du point de vue de l’intérêt national, j’envisageais volontiers qu’on en vînt aux mains en Indochine. Je tenais pour essentiel que le conflit ne s’y achevât pas sans que nous fussions, là aussi, devenus des belligérants. […] Si nous prenions part à la lutte, fût-elle près de son terme, le sang versé sur le sol de l’Indochine nous serait un titre imposant. […] Je voulais que nos troupes se battent, en dépit de ce que leur situation aurait de désespéré.”
Charles De Gaulle, Mémoires de guerre.
Arrivés de métropole après la défaite finale du Japon, les émissaires gaullistes, transposant en Indochine les mœurs de l’Epuration qui sévissent en France, et y organisent une épuration massive. Cette épuration va causer : “une fracture irréparable entre la quasi-totalité des anciens Français d’Indochine et les nouveaux arrivants nommés par le GPRF […], priver l’Indochine de cadres compétents, et compromettre l’image de l’ensemble des Français aux yeux des Indochinois. La négation de cette épuration est un grand sujet de désinformation. »
Paul Rignac dans, La désinformation autour de la fin de l’Indochine française, pp.211 et 198).
« Quant à la population vietnamienne, après avoir vu “la chute de l’homme blanc et son humiliation par des Asiatiques, […] elle se retourne brusquement contre les colonisateurs. Les Européens sont désormais soumis à toutes sortes de brimades, vexations, vols, attentats et agressions diverses. On risque sa vie en allant simplement faire les courses. La marchande de légumes, si aimable autrefois, vous injurie et refuse de vous servir. Les enfants de la rue, si gais et si souriants avant le 9 mars, volent les bicyclettes arrachent les montres, les bijoux et les sacs. » (Paul Rignac dans, La désinformation autour de la fin de l’Indochine française, p.200-201)
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le 9 mars 1966 : la France se retire du commandement militaire de l’OTAN.
Voir la chronique du 7 mars
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le 9 mars 1998 : affaire Dumas, Loïk Le Floch-Prigent est mis en examen.
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le 9 mars 1999 : affaire du sang contaminé : pas de coupables !
La Cour de justice de la République (CJR) ordonne la relaxe de l’ancien Premier ministre Laurent Fabius et l’ancienne ministre des Affaires sociales Georgina Dufoix, poursuivis pour homicides involontaires dans l’affaire du sang contaminé. Seul l’ancien secrétaire d’État à la Santé, Edmond Hervé, est symboliquement condamné, avec une dispense de peine.
Ce n’est pas une dissolution qui va les empêcher d’alerter la population française sur les problèmes de l’immigration
Interrogée dans Présent sur la dissolution de Génération Identitaire, Thaïs d’Escufon, porte-parole de Génération identitaire, évoque les recours déposés et termine en déclarant :
Je compte bien sûr continuer à défendre mon peuple et mon pays, même si, étant encore concentrée sur la dissolution, je n’ai pas eu le temps de réfléchir aux alternatives qui pourraient se présenter à moi. Néanmoins, je ne compte pas me faire réduire au silence si facilement. Ce n’est pas une dissolution qui va m’empêcher d’exprimer mon avis et d’alerter les jeunes et la population française en général sur les problèmes de l’immigration.
Un père de famille nous transmet cet appel à ne pas cesser le combat :
Peut-on dissoudre la générosité, l’audace ? Peut-on dissoudre une génération qui veut dire ces simples mots : laissez-nous vivre selon notre culture et nos traditions ? Peut-on dissoudre l’âme d’un peuple dans le matérialisme pratique d’une pensée voulant transformer l’homme en automate à la chinoise ?
Chers amis, oui, je m’interroge avec vous.
Fallait-il que d’Estienne d’Orves se taise en 1940 ? Fallait-il que Jeanne d’Arc refuse d’obéir à ses voix ? Fallait-il que Cathelineau, en 1793, continue de colporter ? Fallait-il que Lech Walesa renonce à électriser la Pologne face au péril rouge ?
Chers amis, votre engagement nous interpelle. Ne renoncez pas à le continuer, en le colorant peut-être davantage de la force de l’Evangile. Le Christ : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. » Pour comprendre le sens de cette phrase, je renvoie volontiers vers quelques lignes du Catéchisme de l’Eglise Catholique qui les explicitent.
Vous êtes donc appelés à soigner votre âme pour rester debout, c’est-à-dire les pieds sur la terre et la tête au Ciel. Je me rappelle cette phrase d’un musulman :
« Nous vous respectons quand vous êtes debout. »
Une question me taraude en ce moment, jusqu’à l’angoisse. Certains parmi vous doivent connaître un sentiment profond de tristesse, de frustration. Comment garder allumé le flambeau de la résistance, intérieure d’abord, concrète ensuite ? Il ne doit pas s’éteindre, et d’ailleurs il ne s’éteindra pas…
Le bouillonnant Charles de Foucauld, la généreuse Thérèse de Lisieux, et tant d’autres, nous disent par leur vie que les grandes aspirations de la jeunesse peuvent se continuer dans le don total de nos vies. En clair : être prêtre, moine… c’est aussi une manière de vivre une aventure incomparable. Mais ce n’est pas pour remplir les couvents que je vous écris, même si de grands militants furent aussi de belles figures de religieux. Pensons à Jocelyne Khoueiry, à Dom Besse, à Sœur Rosalie, au Cardinal Pie…
Chers amis, certains d’entre vous sont catholiques, d’autres aiment profondément notre pays, sa culture et sa beauté. En voyant ces jours-ci, lors d’une balade à proximité de nos frontières pyrénéennes de si nombreux villages aux églises vides, abandonnées, aux rues sans enfants, condamnés à la mort ou au « grand remplacement », j’ai pensé à vous, à votre passion pour la France.
Dans le secret du cœur de chacun, puissiez-vous entendre cet appel à tout donner, jusqu’à votre vie. Car on n’a rien donné tant qu’on n’a pas tout donné. « La mesure de l’amour c’est d’aimer sans mesure » disait saint Bernard. Le magnifique témoignage de saint Maximilien Kolbe face à la barbarie nazie à Auschwitz résonne toujours : https://fr.aleteia.org/2017/08/14/le-martyre-de-saint-maximilien-kolbe-a-auschwitz/
De cette brève incursion dans les villages aux marches de mon pays je retiens notamment deux choses.
La première, c’est que s’il y a de moins en moins de prêtres, de religieuses, de moines, si les couples ne se marient pas et ne donnent généreusement la vie à des nombreux enfants, le déclin de notre pays sera inexorable, et sa disparition assurée.
La seconde, il s’agit de s’interroger sur la marche à suivre pour permettre ce grand réveil. Voici quelques pistes :
L’aventure de la vie ne peut s’envisager que si l’on est accompagné par un guide, c’est l’expérience de la docilité, et encordé, c’est l’expérience de la fraternité. Cette docilité par rapport à Dieu d’abord, à ses commandements, à la doctrine de l’Eglise, aussi à un Père Spirituel n’est pas un carcan mais la condition de la liberté intérieure. Fraternité aussi, parce que vivre pour soi c’est la mort et vivre pour les autres, c’est la vie. On n’entre pas seul au paradis. Et Sartre à tort, l’enfer c’est sans les autres. Pour ceux qui veulent creuser, on peut redécouvrir ce texte de Jean-Paul II.
Pour trouver un « Père Spirituel », c’est facile, il y en a plein les monastères… Citons par exemple les abbayes de Randol, Fontgombault, Solesmes, La Garde, le Barroux, Triors, Flavigny, Sept-fons, Kergonan, Donezan, Wisques, Lagrasse, Saint Wandrille, Ligugé, … Sans oublier parmi les généreux prêtres de nos paroisses mais aussi de différents instituts : la Fraternité saint Pierre, la Communauté saint Martin, l’Institut du Christ-Roi, la Communauté de l’Emmanuel, la Fraternité Saint Pie X,… Je pense au Colonel Beltrame et ses liens avec une abbaye cistercienne de Bretagne et l’abbaye de Lagrasse…
Vous le savez, l’efficacité dans une action exige la discipline et la vertu. De la même façon, pour mettre son corps et son cœur en ordre marche pour la bataille de sa vie, la bataille contre soi-même, il faut de la discipline et entrer sur un chemin de vertu.
C’est ainsi que l’on est fort, parce que cela vient de l’intérieur. Les grands soldats, les héros des guerres n’étaient pas d’abord des monstres de muscles mais des cœurs généreux, ayant embrassé la Croix du Christ. En apprenant à se donner dans les petites choses, là où c’est le plus ennuyeux, on forme son âme petit à petit à se donner toute entière, dans l’esprit de la Chevalerie.
Chers amis, pour réparer la France, il faut aussi se réparer soi-même et se consacrer à la Vierge Marie. Parmi les propositions qui peuvent aider sur ce chemin : il y a celle du port du scapulaire Mettre le lien https://www.fatima100.fr/la-devotion-au-coeur-immacule-de-marie/le-port-du-scapulaire/108-questions-pratiques, mais aussi dans un autre styles les goums Mettre le lien https://www.goums.org/?langue=fr, routiers scouts et guides aînées,… Il y a aussi un parcours pour aider à ne pas rester prisonnier du porno qui est une drogue dure. Le merveilleux témoignage de Carlos Acutis est un stimulant pour aujourd’hui.
Comment soigner son âme ? Comment vivre à fond l’aventure de sa vie ? Le combattant espagnol devenu saint Ignace de Loyola propose une méthode : les exercices spirituels.
N’ayez pas peur d’avoir de nombreux enfants, de vous engager par amour dans la fidélité, jusqu’à la mort. Se marier pour 50 ans ça fait peur mais, ramené à l’instant présent, le mariage devient tout de suite beaucoup plus accessible : il s’agit d’aimer maintenant, et reconduire cette décision chaque matin. Reconnaissez que c’est plus rassurant de le dire ainsi. Choisissez le respect du corps de l’autre, du vôtre, car c’est ainsi qu’on se prépare à se donner à tout donner. Dites non à la contraception car elle est un verrou qui bloque la porte du don de soi. Pour reconnaître le conjoint de sa vie, un livret n’est pas inutile.
N’oublions pas non plus que la mère de toutes les batailles est celle du droit de naître, car l’avortement est une horreur abominable. Ecoutons Mère Teresa nous en parler. Seule l’expérience de la miséricorde peut aider à sortir de toute culpabilité et guérir ce qui doit l’être.
Chers amis, nous sommes à la veille d’un immense redressement de notre nation si nous entrons sur ce chemin de conversion intérieure, d’évangélisation de nos passions et de nos rêves, mais aussi de témoignage par notre engagement politique, par notre zèle missionnaire.
C’est alors que le Christ sera véritablement Roi en France, et la prophétie de Saint Pie X, réalisée :
« Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux Fonts Baptismaux de Reims se repentira et retournera à sa première vocation. »
Rendez-nous la Communion sur la langue !
Lettre d’un lecteur, assortie de remarques de bon sens :
Chers évêques, chers prêtres,
A vous qui avez toute notre reconnaissance de nous donner l’accès aux Sacrements, j’ose adresser la supplique d’un simple fidèle qui souffre comme beaucoup de ne plus pouvoir recevoir la Sainte Communion dans la bouche. En effet, avec la « crise sanitaire », beaucoup de célébrants nous imposent désormais la Communion dans la main alors que nous sommes nombreux à ne pas comprendre les fondements et la légitimité de cette obligation. Car il y a au moins deux raisons qui la contredisent : un constat purement pratique et l’analyse sanitaire de bon sens qui en découle.
Un constat très concret tout-d’abord, dont chacun pourra aisément faire l’expérience, célébrant comme communiant : autant il est rare qu’un célébrant touche les lèvres du communiant lors d’une Communion dans la bouche, autant il est très fréquent qu’il touche les mains de ceux qui communient ainsi.
Etant amené à donner la Communion car notre prêtre âgé n’y arrive plus, j’en ai fait souvent le constat et j’y vois deux explications très pratiques, corroborées par des prêtres : d’une part, lors de la Communion dans la bouche, le communiant est statique et c’est le célébrant qui fait seul le geste, le maitrisant ainsi beaucoup mieux que lors de la Communion dans la main où 2 gestes se rencontrent, générant souvent des maladresses et des contacts involontaires ; d’autre part, le geste du communiant, souvent maladroit et très divers (à 2 mains, à une seule, les doigts en pince, etc …), conduit souvent le célébrant à s’assurer que l’hostie consacrée ne risque pas de tomber, en la déposant vraiment dans la main, en contact avec celle-ci.
Il y a donc un contact beaucoup plus fréquent par les mains que par la bouche.
A ce constat s’applique des considérations sanitaires désormais admises.
D’un côté, tous les épidémiologistes s’accordent à dire que les mains sont parmi les principaux vecteurs de ce genre d’épidémie, notamment par contact avec les muqueuses du nez et des yeux : cela signifie que les mains sont très susceptibles de contaminer ou d’être contaminées par tout ce qu’elles touchent, et d’être un vecteur d’entrée du virus par contact avec le nez et les yeux (on se touche 3 000 fois le visage par jour, selon l’ARS).
A l’inverse, d’après les mêmes épidémiologistes, si la bouche de quelqu’un de contaminé peut transmettre à d’autres le virus par la salive, il apparait peu probable qu’elle soit une porte d’entrée de la maladie chez quelqu’un de sain, notamment du fait que la salive possède des propriétés antiseptiques.
Associé au constat précédent sur les modes de Communion, il en ressort la synthèse suivante, de simple bon sens :
- La Communion dans la main présente une fréquence très significative de contact célébrant/communiant suivi d’un vrai risque de contamination des mains vers les muqueuses du nez et des yeux ;
- La Communion dans la bouche limite fortement les contacts célébrant/communiant et présente un faible risque de contamination par la bouche.
Et à cette synthèse à vue humaine, ne devrait-on pas ajouter le regard de la Foi : si l’on croit vraiment à la Présence réelle, peut-on réellement craindre que la Communion au Corps du Christ puisse être vecteur de maladie et de mort ?! A Lourdes, ne propose-t-on pas aux fidèles de faire un acte de Foi en se baignant dans les piscines dont l’eau a vu passer des dizaines de malades avant vous ? Pourtant, aussi potentiellement miraculeuse que soit cette eau, sa dimension salvatrice est évidemment sans commune mesure avec le Corps de notre Sauveur.
Quoi qu’il en soit, dès lors qu’il est n’est pas démontré que la Communion dans la main soit sanitairement plus prudente, loin s’en faut, ne serait-il pas charitable et respectueux de la relation personnelle que chaque croyant entretien avec son Créateur, de laisser chacun choisir la manière dont il souhaite communier ? C’est en tout cas l’analyse qui a été retenue par plusieurs autorités de l’Eglise, par exemple la Conférence des Evêques des Etats-Unis qui maintient la Communion dans la bouche en « considérant que le risque n’est pas plus élevé que dans la main ». En France, dans un certain nombre d’églises, des aménagements ont été pris en ce sens en proposant par exemple aux fidèles de communier en dernier ou de suivre une file réservée.
Mais il existe encore tant de lieux où cette Communion dans la bouche reste interdite !
Chers évêques, chers prêtres, avec tant d’autres autour de moi, je vous adresse donc cette supplique : portez un regard bienveillant sur notre demande et rétablissez-nous la possibilité de communier dans la bouche, car cette privation nous blesse et nous parait profondément injuste !
Et vous, chers frères et sœurs dans la Foi, n’hésitez-pas à exprimer cette profonde aspiration à vos clercs, avec respect et charité, car beaucoup n’en ont pas suffisamment conscience ou ne se sont pas interrogés sur sa légitimité : « demandez et vous recevrez » ?
D’autant qu’à laisser s’installer ce type de mesures sanitaires infondées, il y a fort à craindre de les retrouver à chaque épidémie …
En union de prière pour notre Eglise de France et son clergé.
Ceux qui comprennent l’italien pourront lire avec intérêt cet entretien donné par Mgr Christophe J. Kruijen, prêtre du diocèse de Metz, donné à La Nuova Bussola ou son article (déjà diffusé) publié dans Sedes Sapientiae. Dans l’entretien, il déclare notamment :
Tout d’abord, du point de vue de la santé, les mains sont globalement plus «sales» que la bouche. En fait, l’étiquette sur le pot de gel hydroalcoolique qui se trouve devant moi commence par ces mots: «La plupart des maladies infectieuses se transmettent par les mains». Deuxièmement, le risque sanitaire «nul» n’existe pas. S’il reste une possibilité d’infection par la communion dans la bouche, cela s’applique également à la communion dans la main. Il n’y a pas de consensus scientifique sur le fait de savoir quelle est la manière la plus «sûre» d’administrer la communion. En effet, dans mon article sur la question, je cite divers médecins qui pensent que la communion dans la main est moins «sûre» que celle sur la langue. Enfin, du point de vue empirique, je connais des endroits où la Sainte Communion a continué à être donnée aux fidèles en bouche pendant plusieurs mois, sans que cela n’ait causé de problèmes particuliers d’infection. En revanche, je n’ai pas connaissance de preuves historiques d’infections suite à cette pratique.
Quand La Croix fait un dossier sur « L’islam, pourquoi c’est compliqué » mais évite tout ce qui pourrait fâcher
Le journal La Croix a accordé au thème « L’islam, pourquoi c’est compliqué » une série de reportages (trois pages pendant dix jours, du 25 janvier au 5 février) d’une bienveillance paresseuse, qui s’est inévitablement terminé par le thème du 10/10 « Quelle place en France. Aujourd’hui, la question de son adaptation culturelle à la société française » dont le titre majeur est « Un islam « français », difficile mais pas impossible », sans point d’interrogation.
La bienveillance (au sens contemporain d’une sorte de naïveté bonnasse et de bonne volonté irréductible à l’exigence, paraît-il ingrédient indispensable au vivre-ensemble) sourd tout au long de ces trente pages et de ses dix thèmes, qui présentent un islam certes partagé entre différents courants mais avec au final un « coran qui porte des valeurs de solidarité, de respect de la parole donnée et d’éthique générale. Le Dieu qui y apparaît est foncièrement bienveillant, allié de l’homme, protecteur » (dans « l’explication de Jacqueline Chabbi, historienne de l’islam » 1/10), en se rappelant que « certains extraient des mots du coran mais en faisant cela, on peut lui faire dire tout et n’importe quoi. La violence, on peut la trouver dans plein de textes, comme la Marseillaise par exemple » (Abdel Foiraison, youtubeur, 6/10. Intéressant d’ailleurs de comparer le coran avec un hymne patriotique…), jusqu’à la femme musulmane qui « applique les valeurs de partage et d’amour de sa religion » (8/10).
Islam, des valeurs d’amour ? La dénomination de Dieu dans l’islam se fait par 99 noms. Parmi ces noms, et selon les traductions des termes arabes, un seul se rapprocherait de la notion d’aimer : Al-Wadüd, parfois traduit par « Qui aime beaucoup ». On le trouve aussi traduit par « Le tout affectueux », avec une précision du traducteur :
« Ce mot en arabe veut dire : Celui qui se rapproche de son aimé par la clémence, la pitié et le bienfait. Mais lorsqu’on lit ce nom dans le Coran, on sent chaque fois différents sens difficilement traduisibles en mots. On peut tenter de le traduire : Celui qui se rapproche de Ses serviteurs par pitié bien qu’ils s’éloignent de Lui et ne Le glorifient pas »
De toutes façons, c’est du 1%.
Pour ce qui concerne l’usage des mots aimer et amour dans le coran, il y a eu des études faites soulignant la très faible fréquence d’usage et toujours de façon pointilliste. Rien à voir avec le message évangélique dans l’ampleur de ses deux premiers commandements.
Ensuite, la première chose qui frappe, c’est le nombre de personnes qu’Allah n’aime pas (23 occurrences du mot aimer à comparer à 61 que nous avons considérées comme significatives au total) : ceux qui commettent des excès, les transgresseurs, les arrogants, le mécréant pécheur, le traître… Il y a ensuite les amours condamnées (des richesses, des choses, des idoles ; 16 occurrences) ; il reste 22 occurrences pour le mot aimer pris de façon positive : 17 sont des catégories de personnes qu’Allah aime : les bienfaisants, les pieux, les endurants… Et 5 sont pour des amours encouragées, en particulier l’amour pour Allah.
A aucun moment, il n’est demandé au musulman d’aimer son prochain ni de répandre l’amour sur terre (ce que pourrait sous-entendre la notion de « religion d’amour »). Bien au contraire : car l’étude un peu précise du verbe aimer permet de relever une dissimulation intéressante. Le verset 4 de la sourate 61 est traduit en français, usuellement, par « Allah aime ceux qui combattent dans son chemin en rang serré pareils à un édifice ». Or, le terme arabe traduit par combattre est celui de « qatala ». Verbe qui signifie tuer. Ce qui donne encore un éclairage contrasté sur cette soi-disant notion d’amour dans le coran.
Le chapitre 7/10 est sans doute celui qui montre de la façon la plus évidente les partis-pris de La Croix. Son thème :
« La politique au service de la religion ? Le lourd héritage de l’imbrication entre politique et religieux ».
Le premier reportages s’intitule « La Turquie est-elle encore laïque ? ». Le sous-titre annonce la couleur :
« Aujourd’hui, le président Erdogan puise abondamment dans le registre islamique mais dans une perspective surtout nationaliste ».
On comprend : il y a un danger turc, mais pas forcément un danger musulman. Pourtant le reportage commence ainsi :
« En matière de symboles, Recep Tayyip Erdogan a la main lourde. Chaque année, le 26 août, il célèbre la bataille de Manzikert qui vit, en 1071, l’armée byzantine mise en déroute par celle du sultan seldjoukide Alp Arslan. La vidéo postée cette année sur son compte Twitter offre comme d’habitude une reconstitution plus ou moins fantasmée des combats, sur fond d’ « Allah akbar » et autres slogans galvanisants. Sans craindre les anachronismes, elle s’achève par une entrée triomphale dans la basilique Sainte-Sophie, tout juste retransformée en mosquée. Et comme si l’allusion ne suffisait pas, le nouvel homme fort d’Ankara salue dans le même message l’idéologie de « la pomme rouge » alors en vogue dans l’Empire ottoman et qui lui fixait trois objectifs : la conquête de Constantinople, de Vienne et enfin de Rome ».
En plus, ce brave M.Erdogan refuse la charia et a gardé un régime quasi-laïque :
« Recep Tayyip Erdogan s’est bien gardé de remettre en question la laïcité « à la turque » parce qu’elle sert ses intérêts… Le droit séculier est demeuré en place : nulle place pour la charia en Turquie, pas même en matière de droit personnel… La communauté musulmane dans le monde intéresse Erdogan à condition que les Turcs la dirigent ».
[L’article datant du 2 février, La Croix aurait pu rappeler qu’en janvier, les deux fédérations musulmanes d’obédience turques, le CCMTF (Comité de coordination des musulmans turcs de France) et le CIMG (la Communauté Islamique du Millî Görüş görüs signifiant vision en turc), avaient refusé de signer la charte des imams demandée par le gouvernement français]
L’historienne de l’islam de service, Mme Chabbi, intervient encore :
« Le concept d’Etat n’a pas d’existence dans l’islam des origines. L’idée d’Etat, comme celle d’ailleurs de communauté musulmane idéale (oumma) que l’on nous sert aujourd’hui à toutes les sauces, ne correspond à rien durant la période initiale… Par rapport à ce type de notion, il y a malheureusement aujourd’hui un déficit de vision historique qui permet une manipulation idéologique incontrôlée. Les partisans du djihad actuel prétendent ainsi être en mesure de faire revivre le glorieux califat d’antan. Mais lorsque Atatürk décide en 1924 d’abolir le califat assumé par l’Empire ottoman, cette institution n’est depuis longtemps qu’un symbole ».
Et l’article suivant (« La difficile séparation entre loi civile et loi divine ») continue d’expliquer qu’il n’y a en plus rien à craindre sur le plan politique. Après tout :
« L’établissement précoce de l’islam comme empire a induit la confusion entre politique et religion. Et les faiblesses de l’Etat moderne dans le monde musulman expliquent qu’elle perdure aujourd’hui encore ».
Si l’on interprète correctement, la faiblesse de l’Etat moderne dans le monde musulman n’est pas vue comme le signe même de l’emprise suffisante de l’islam sur les structures de l’Etat, mais bien plutôt comme une (regrettable) confusion qui ne saurait sans doute tarder à s’estomper…
Et l’article de continuer sur ce que dit la tradition sur la politique :
« Si on ne trouve pas dans le Coran un équivalent du fameux « rendez à César ce qui est à César » de l’Evangile, certains passages peuvent permettre d’envisager une distinction entre loi divine et loi civile : la sourate 42, qui invite les hommes à soumettre « leurs affaires à la concertation mutuelle » (42-38) et, surtout, la sourate 4 : « Ô vous qui croyez, obéissez à Dieu et à ceux qui parmi vous ont le commandement » (4-59) ».
Le conseil de soumettre des affaires à la concertation mutuelle peut-il vraiment être compris comme la séparation du spirituel et du temporel telle qu’entendue en France ? Quant au verset cité, sa lecture précise (comme on gagne à le faire systématiquement avec les extraits proposés du coran) indique bien que le commandement n’est accepté QUE parmi ceux qui croient, c’est-à-dire ceux qui se déclarent musulmans. Ce qui réduit sensiblement la portée de l’argumentation.
Cette bienveillance a été qualifiée de paresseuse : ces différents chapitres sont une juxtaposition de reportages ciblés et d’entretiens (en ayant soigneusement évité tout intervenant qui aurait pu être considérés comme malveillants), un patchwork sans aucune mise en perspective ni critique, sans aucun texte d’analyse ni de synthèse qui eût permis d’offrir une réflexion structurée et argumentée du journal en réponse à la question qu’il avait lui-même posée.
Revenons sur quelques exemples autres que le chapitre déjà étudié.
Le thème du 6/10 sur la violence, s’intitule ainsi « La violence, comment s’en défaire. Aujourd’hui, le référentiel de la guerre sainte, dès les premiers temps de l’islam » et retrace la vie de Jawdat Saïd, « la voix d’un islam non-violent » ; personnalité certainement respectable mais dont on craint qu’elle ne soit totalement minoritaire. C’est un peu comme si la biographie de Pierre Rabhi devait fournir une explication à la violence des Black Blocks. Et en plus, voilà l’inévitable Mme Chabbi à propos du djihad :
« le mot n’a pas du tout le sens de guerre sainte. L’idéologisation du djihad va intervenir lors de la première attaque que subit le monde musulman au moment des croisades à la fin du XIème siècle. En fait, les premiers à avoir eu l’idée de guerre sainte, ce sont les croisés. Ainsi pourrait-on dire que cette idée est passée d’Occident en Orient ».
Aucune curiosité journalistique sur la violence originelle, alors qu’il est quand même rapporté :
« Affaibli, en butte à l’échec de sa prédication à Médine, Mohammed s’est converti à la lutte armée, pour être reconnu et diffuser son message ».
Et le propos de Mohamed Bajrafil, théologien français : « Tout ce que fait Daech est permis par la jurisprudence musulmane. Pour certains jurisconsultes, les musulmans doivent faire au moins un combat par an contre des non-musulmans, pour les convertir ou les soumettre » n’est pas relevé.
Manque vraiment cruel de curiosité de la part du journal. Parce que, quand même, au hasard des entretiens percent des affirmations qui auraient pu prolonger la réflexion de tout esprit curieux:
– Dans le 2/10 ( Les croyants, une unité de façade ? Aujourd’hui, le mythe d’une communauté vouée à être unie et uniforme), on apprend que « la jurisprudence musulmane n’a pas encore réglé la question de l’esclavage ».
– Dans le 4/10 (Hors de l’islam, point de salut ? Aujourd’hui, la conviction que l’islam est supérieur aux autres religions), on apprend que « même si des institutions comme le haut conseil des oulémas du Maroc ou la maison de la fatwa en Egypte considèrent que les apostats ne peuvent plus être condamnés à mort, cette peine reste appliquée dans une dizaine de pays ». On est content pour les marocains (tout en ignorant les peines de substitution…). Et les lecteurs du Salon beige n’ont pas oublié qu’un jeune imam français vient de condamner l’exécution pour apostasie mais seulement si elle est injuste ! Au 9/10, les évocations d’histoire personnelle d’anciens musulmans font toujours état de menaces de mort familiales.
– Dans le 2/20 encore, la citation fournie « Les musulmans sont durs envers leurs ennemis, miséricordieux entre eux » (48, 29) rappelle opportunément la séparation du monde vu par les musulmans, fondamentalement politique, entre amis et ennemis. Et aurait pu fournir matière au rappel de la stratégie de l’intimidation (coupeurs de langues, coupeurs de tête) si quotidiennement présente.
– Enfin, au 8/10 : « fidèle à son époque, le coran donne aux femmes un statut inférieur à celui des hommes dans la société » Le « fidèle à son époque » est visiblement là pour adoucir encore le propos ; les temps étaient arriérés, que voulez-vous. Pourtant, à son époque, cela fait déjà six siècles que le Christ a parlé à la Samaritaine (Jn, 4-5) et a intimé aux hommes qui se proposaient de lapider la femme pécheresse : « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre » (Jn, 8-7) ; sans se soucier de la fidélité à son époque.
Et ceci nous amène à quelques rapprochements entre islam et christianisme, culminant au 9/10 (La conversion à l’islam qui paraît parfois facile et superficielle), dans une position personnelle de M.Kevin Devesa, converti à l’islam, qui explique : « Pour moi, c’est un prolongement du message de Jésus ». Sans aucune mise en perspective ou commentaire de La Croix sur cette affirmation pourtant bien intéressante.
Au chapitre 4/10 : « Selon la tradition musulmane, chrétiens et juifs font l’objet d’un traitement différent des autres non-musulmans : ils bénéficient [sic : par rapport aux athées encore plus maltraités] dans le droit islamique d’une protection juridique particulière (dhimma), toutefois [re-sic !] accompagnée d’injonctions humiliantes ». La dhimmitude n’est pas un sujet pour La Croix.
Au même chapitre 5/10, M.Kechaou, professeur d’histoire-géographie énonce : « Dès le Moyen-Âge, le christianisme a perçu l’islam comme un concurrent à combattre d’un point de vue religieux, en salissant [sic] par exemple l’image de son prophète ». Mme Crémieu, fondatrice d’une association, indique : « Pour moi, le principal handicap au vivre-ensemble est celui du rapport à la religion des musulmans, notamment chez les primo-arrivants : il ressemble à celui des catholiques au XVIIIème siècle ». Les musulmans, des catholiques du 18ème siècle ? On devrait donc y arriver.
Il y a enfin le couronnement dans le chapitre 10/10 déjà cité : Quelle place pour l’islam en France ? Voilà l’analyse d’Ahmed Jaballah (théologien, ancien président de l’Union des organisations islamiques de France, courant proche des Frères musulmans ») :
« La question de l’intégration des non-musulmans dans une société musulmane a été pensée théologiquement au cours de l’histoire : dès l’époque du Prophète, avec la « constitution de Médine », qui reconnaissait l’égalité de tous les musulmans ou non. Mais le contraire –être musulman dans une société non musulmane- est une notion assez nouvelle, qui n’a pas été étudiée jusqu’au 20ème siècle. Cet effort de la réflexion théologique et juridique est notamment fait aujourd’hui par le Conseil européen de la fatwa et des recherches (CEFR) qui a son siège à Dublin. Ce conseil a produit de nombreuses fatwas (avis juridiques) depuis sa création en 1997. Après d’intenses débats, nous avons par exemple autorisé les prêts bancaires pour l’acquisition d’une résidence principale ».
On y retrouve le poids ubiquiste du code, de la législation, qui pèsent sur les musulmans.
Et le discours d’un autre théologien, Mohamed Bajrafil, fait écho à cette constitution de Médine :
« Pour moi, l’islam de France doit être un laboratoire médinois, en référence à cette ville de Médine où le prophète Mohammed a signé un pacte avec les tribus juives pour leur proposer ensemble une communauté de destin. Par ce geste, il a décrété à mon sens la laïcité, assurant aux juifs la judaïté et aux musulmans l’islamité ».
Forcément, vous vous dites (et La Croix aurait pu se dire) : Késaco ce pacte de Médine cité par les deux intervenants ?
Il faut alors se plonger un peu dans l’histoire (sources parfois confuses et contradictoires) de Mahomet à Yathrib (devenueMédine) à partir de 622, date de son arrivée, jusqu’en 627.
Le site Wikipedia (qui vaut ce qu’il vaut) apprend que Mahomet arrive à Médine avec ses premiers fidèles :
« Il est question d’une Constitution de Médine, qui établit une alliance au sein d’une oumma entre les musulmans, les juifs et les autres. Néanmoins, les historiens modernes doutent que tous les points de cette constitution datent de l’époque de Mahomet ».
Certains considèrent qu’il y avait bien trois tribus juives. Certains suggèrent que ce document (dont l’authenticité et la date réelle prêtent donc à discussion) présenterait « une communauté multi-culturelle, sans contrainte religieuse, réunie pour combattre sur le chemin de Dieu ». C’est ce paysage quasi idyllique auquel se réfèrent les deux théologiens. Notons toutefois que la finalité d’une telle communauté est de l’ordre de la pratique de la guerre…
Allons maintenant sur le site de herodote.net, site web consacré à l’histoire universelle (et qui vaut ce qu’il vaut). L’article sur le fuite de Mahomet à Médine se termine par la phrase suivante :
« Pour pacifier les relations entre les deux clans de l’oasis, l’un autour de la tribu Khazraj, l’autre autour de la tribu (juive ?) Aws, le Prophète édicte une « constitution », la Sahifa. Elle autorise la liberté de culte, y compris des juifs, chrétiens et autres sabéens. Mais la présence de plus en plus envahissante des musulmans irrite les tribus juives. Il va s’ensuivre un conflit violent entre les deux communautés ».
L’article suivant est intitulé : 11 février 624, Mahomet rompt avec les juifs de Médine. On y apprend encore que seule la tribu des Aws s’est ralliée à Mahomet (il est d’ailleurs possible que les Aws aient été arabes et non juifs…). Les trois autres communautés juives de Médine persistent dans leur refus de se convertir à la nouvelle foi. En février 624, une révélation divine enjoint à Mahomet et à ses disciples de modifier la prière rituelle : elle se fera désormais en se tournant non plus vers Jérusalem mais vers la pierre noire de la Kaaba, à La Mecque. Au printemps de la même année, un incident oppose les juifs de la tribu des Banu- Kainaku aux musulmans. La tribu est assiégée par le Prophète et ses disciples et, au bout de deux semaines, contrainte de leur livrer ses immenses biens et d’émigrer. Et d’une !
Un peu plus tard, le 21 mars 625, lors d’une bataille (encore) entre Mecquois et Médinois, la deuxième tribu juive, celle des Banu-Nadhir, se voit reprocher de soutenir les habitants de La Mecque. Elle est chassée vers le nord. Et de deux !
Enfin, dans la guerre menée par les musulmans contre les habitants de La Mecque (toujours), Mahomet s’irrite de plus en plus du manque de soutien des juifs de Médine à son égard. La crise arrive à son terme en 627. Mahomet décide d’en finir avec les juifs de la troisième et dernière tribu de Médine, les Banu-Kuraiza, qu’il accuse (ce qui est vrai) d’avoir soutenu les assaillants. Au terme d’un siège de 25 jours, les juifs sont contraints de se rendre. Mahomet confie à l’un de ses compagnons, un membre de la tribu des Aws, le soin de les juger. Ce dernier recommande de mettre à mort les hommes selon l’ancienne loi hébraïque ! Les musulmans décapitent 600 à 700 hommes et les ensevelissent dans une grande fosse de la place du marché de Médine. Ils se partagent les biens de la tribu, ainsi que les femmes et les enfants. Et de trois ! Place à l’umma entièrement musulmane.
Cette situation citée comme exemplaire d’une umma multiculturelle a donc sombré assez rapidement sous l’effet des guerres et agressions menées par des musulmans de plus en plus nombreux et plutôt belliqueux. Toute ressemblance avec toute autre situation ne saurait être que le fruit du hasard.
Au-delà de l’attente impatiente d’une mise à jour argumentée de La Croix, il apparaît avec netteté qu’on gagne toujours à étudier avec précision les textes et l’histoire fondateurs de l’islam. Pour remplacer une omerta ô combien habituelle, ou même une affirmation comme celle faite dans le 8/10 : « le fond du problème n’est finalement pas le verset coranique ». Car le fond du problème est bien souvent le verset coranique. Mais, évidemment, cette dispute est fréquemment évitée pour cause d’intimidation déjà évoquée. On sait malheureusement ce qu’il peut en coûter à ceux qui s’approchent de trop près de ce que les musulmans considèrent comme sacré.
Remarque additionnelle concernant la distinction entre l’islam comme religion et l’islam comme politique : M. Julien Freund, philosophe, lors de la soutenance de sa thèse en 1965 (L’essence du politique) avait rappelé :
« Il est naturel pour l’être humain d’organiser par la force la société dans laquelle il vit afin d’en assurer la concorde et la sécurité ; et quelle que soit la forme que prend cette organisation politique, on est certain d’y repérer une relation entre les éléments suivants : le commandement et l’obéissance ; le public et le privé; l’ami et l’ennemi ».
Il faut bien reconnaître que commandement/obéissance d’une part, ami/ennemi d’autre part s’adaptent parfaitement bien à l’islam. L’islam est par essence politique. Tout se jouera au final dans le choix concernant la mise en oeuvre du troisième diptyque : public/privé.
Les assassins sont de sortie
Le président du groupe La République en marche (LREM) à l’Assemblée nationale, Christophe Castaner, réclame depuis plusieurs semaines une réunion avec le Premier ministre, Jean Castex, pour “connaître la position du gouvernement” sur l’euthanasie, suite au dépôt de plusieurs propositions de loi. Sans succès.
Un peu plus de la moitié des députés LREM ont manifesté leur soutien à la proposition de loi de leur collègue Jean-Louis Touraine en faveur de l’euthanasie.
La lettre A révèle que des députés LREM prêts à s’allier au groupe Liberté et Territoire sur le texte sur l’euthanasie :

En même temps, 10 membres d’une association pro-euthanasie, Ultime liberté, ont été mis en examen dans une enquête sur un trafic de Pentobarbital, un barbiturique interdit en France et parfois utilisé pour l’aide au suicide. Ils ont été mis en examen pour «propagande en faveur de produits permettant de donner la mort», «complicité d’importation, détention et acquisition de plantes classées comme psychotropes» et «complicité d’importation en contrebande de marchandises dangereuses pour la santé publique». Trois d’entre elles ont également été mises en examen pour «acquisition, détention et importation de plantes classées comme psychotropes» et «importation en contrebande de marchandises dangereuses pour la santé».
Prenez part à la renaissance de la Collégiale Saint Just (Lyon)
L’association Collégiale Saint Just Mémoire et Patrimoine lance un appel aux dons pour la restauration de ce chemin de croix originaire d’Italie. Il s’agit de 14 peintures sur toile. Elles mesurent 1,58 sur 0,78 cm et furent réalisées à la demande de la Vénérable Marie Potter, née à Bermondsey en Angleterre le 22 novembre 1847 et morte à Rome le 9 avril 1913, pour son couvent des sœurs du Cœur de Marie à Rome. Une intervention est nécessaire pour l’ensemble des œuvres.
La taille et l’originalité de ces tableaux en font une œuvre d’art rare et exceptionnelle. Notre patrimoine, notre histoire, notre église ont besoin de vous.
Nichée au cœur de Lyon sur la très célèbre colline de Fourvière la Collégiale Saint Just est une église construite dès la fin du IV° siècle, agrandie et modifiée à l’époque médiévale. L’actuelle église, en travaux de la fin du XVI° siècle au début du XVIII° siècle, a profité de travaux d’embellissement au XIX° siècle. Sa façade fut refaite par le peintre et architecte Jean Delamonce au XVIII° siècle. L’église, qui est de style classique, présente une belle collection de tableaux des XVIII° et XIX° siècles, et des vitraux réalisés en 1830.
Ce projet permettra de faire connaître la Collégiale Saint-Just en France et dans le monde.
Le chemin de croix, une alliance rare du spirituel et de l’art
Les stations du chemin de croix sont les étapes du chemin parcouru par Jésus lors de sa montée au Calvaire. Le nombre des stations varia jusqu’à la fin du XVIIème siècle où il fut fixé à quatorze. Au XIXème siècle, les chemins de croix étaient commandés sur catalogue à des ateliers spécialisés ; ils n’étaient pas signés. Pour les peintres de premier plan, il s’agissait d’un exercice peu valorisant. C’est pourquoi très peu d’entre eux ont réalisé un chemin de croix. Symbole du patrimoine mobilier de la Collégiale Saint Just, le chemin de croix est un témoignage en péril de l’alliance du spirituel et de l’art.
Malheureusement, ces tableaux sont abîmés, et leur état empire avec le temps. C’est pourquoi nous faisons appel à vous. Les quatorze stations n’aspirent qu’à retrouver leur beauté originelle ; cela ne peut passer que par la générosité de l’homme qui, seule, permettra de sublimer la Collégiale Saint Just.
Le budget du chemin de croix s’élève à 20 690 € pour l’ensemble des tableaux. Un bienfaiteur peut offrir la totalité de la réfection d’un tableau pour une intention particulière qui sera inscrite en ex voto au dos du tableau choisi.
Les dégâts d’un tableau (craquelures, zones gondolées, trous) s’aggravent avec le temps. Les craquelures dans les couches de peintures et de vernis permettent souvent à l’humidité de miner le support, et à terme, la toile toute entière. La restauration est de plus en plus difficile à mesure que les années passent. C’est pourquoi il faut agir rapidement. Plus nous attendrons, plus la restauration sera coûteuse.
En restaurant ces tableaux, vous participez non seulement à la mise en valeur de la Collégiale Saint-Just, mais aussi à la transmission de notre patrimoine culturel religieux et artistique aux générations futures. Ces toiles sont un héritage que nous avons le devoir d’entretenir et de transmettre. Votre générosité est la clé pour perpétuer cet héritage : il vous suffit de faire un don pour venir en aide à la Collégiale !

Gender : Juristes pour l’enfance invite à la plus grande prudence s’agissant de traitements mutilants appliqués sur des enfants sains
Juristes pour l’Enfance s’interrogent :
Différentes chaînes de TV diffusent à un rythme qui s’accélère des émissions qui font la promotion des changements d’identité de genre pour les enfants.
La transition de genre présentée dans ces émissions comporte la transition sociale (utilisation d’un prénom et des pronoms du sexe revendiqué), accompagnée ou suivie d’une transition médicale (bloqueurs de puberté, hormones puis chirurgie).
Juristes pour l’enfance, au-delà de cette recherche du sensationnel, entend rappeler quelques points afin d’assurer la protection de l’enfance.
- L’enfance, au sens de la Convention internationale des droits de l’enfant, va jusqu’au 18ème anniversaire de l’enfant. Elle est la période du questionnement, du tâtonnement, de la recherche, et de la réversibilité.
- Ces émissions qui livrent le ressenti intime des enfants à l’exposition du public interrogent : que reste-t-il de la vie privée et de l’intimité des enfants dont le questionnement est ainsi exposé et médiatisé, alors que les enfants n’ont pas conscience de la violation de leur intimité et ne peuvent y consentir en connaissance de cause ?
- Est-il responsable de présenter la transition de genre comme anodine, alors que de nombreux adultes trans témoignent de sa complexité, de la nécessité de la prendre en charge dans un temps long, sans se précipiter dans des traitements médicaux extrêmement lourds ?
- Est-il raisonnable de mettre en place des traitements irréversibles alors que 85% des enfants au moment ou après leur puberté se sentent finalement bien dans leur sexe biologique ? (selon l’Association psychiatrique américaine, 98% des garçons concernés finissent par accepter leur sexe biologique après avoir naturellement passé par la puberté ). La prise en charge médicale précoce ne risque-t-elle pas de perpétuer inutilement la confusion au détriment de la santé psychologique à long terme des enfants impliqués ?
- Est-il raisonnable d’engager des enfants et des adolescents dans ce processus de transition quand, en Grande-Bretagne, au Canada et aux Etats-Unis, de nombreux jeunes adultes regrettent leur transition engagée pendant l’enfance et mettent en œuvre des processus de détransition qui ne seront pour la plupart jamais satisfaisants (notamment lorsqu’une mastectomie a été réalisée) ?
L’enfant a, comme tout un chacun, le droit de recevoir des soins de qualité. La qualité des soins n’est-elle pas interrogée, gravement, par les aspects suivants :
- Les effets secondaires et les effets parfois définitifs des traitements pour les enfants et les ados.
- Le caractère invasif de ces traitements sur le corps sain d’un enfant.
- Le caractère encore largement expérimental des traitements appliqués, sans pouvoir ni prévoir ni contrôler les conséquences (quels effets à long terme des bloqueurs de puberté, quels effets sur le corps et sur le développement du cerveau de cet évitement de la puberté ?)
- L’illusoire consentement d’un enfant à des actes dont il ne peut sérieusement envisager la portée (par exemple, renoncement à l’exercice futur de sa sexualité, plaisir sexuel et fécondité, dont il n’aucune idée).
- Les témoignages montrent que le mal-être de certains jeunes était dû à autre chose (troubles autistiques etc…) et qu’ils n’ont pas bénéficié des soins qu’ils auraient dû recevoir pour ces causes-là.
En Grande-Bretagne, une jeune adulte vient de gagner le procès qu’elle a intenté contre la clinique qui a mené sa transition de genre alors qu’elle était adolescente : les juges ont estimé qu’elle n’avait pas la capacité du fait de son jeune âge de donner un consentement valable à ces traitements.
Juristes pour l’enfance invite à la plus grande prudence s’agissant de traitements invasifs et mutilants appliqués sur des corps d’enfants sains, qu’il convient de différer dès lors qu’ils ne relèvent d’aucune nécessité thérapeutique et exposent l’enfant à des risques importants et des dommages irréversibles.
Complotisme, la nouvelle obsession
De Bernard Mitjavile :
« Complotiste », ce mot aux contours flous est devenu au fil des mois une façon de décrédibiliser ou disqualifier un adversaire dans un débat public quand on est à court d’arguments solides. Plus que cela, on peut y voir une inversion accusatoire consistant à attribuer à ses opposants ce que l’on fait soi-même.
Nous avons eu droit dans les médias mainstream à de nombreux articles ou éditos sur le complotisme supposé générer des théories de complot sans liens avec la réalité. Or de loin la plus grande théorie complotiste des dix dernières années, celle qui a eu le maximum de conséquences en politique internationale ou nationale aux USA, est la théorie selon laquelle la Russie de Poutine a joué un rôle clé par son soutien dans l’élection de Donald Trump en 2016, théorie relayée par le New York Times et le Washington Post et reprise par tous les média libéraux à travers le monde.
La Cinq, comme l’immense majorité des médias français, s’est faite l’écho à de nombreuses occasions, entre autres par le biais de son émission politique phare « C’est dans l’air », de cette théorie devant mener à un Russiagate, des « experts des Etats Unis » intervenant à intervalles réguliers depuis le début du mandat de Trump en 2016 nous dire avec des airs dramatiques que la destitution de Trump était pour bientôt et que le New York Times et le Washington Post contenaient toutes sortes de révélations brûlantes sur l’implication de la Russie (il semble que pour ce genre de média, pour être un expert des USA, il suffit de lire quotidiennement le NYT et le WP).
Cette chaîne comme la plupart des autres médias français, n’a pas éprouvé le besoin de faire le moindre mea culpa lors de la sortie du rapport Robert Mueller le 19 avril 2019, fruit d’une enquête qui a coûté des dizaines de millions de dollars au contribuable américain, rapport de plus de 400 pages concluant à l’absence de toute charge contre Trump.
Or, ces jours-ci, avec toujours la même bonne conscience, se présentant en défenseur du camp du bien et de la vérité contre le mensonge, encore La 5 nous annonce une enquête à paraître sur le complotisme à propos des soutiens à Trump dont Q Anon et du film « Hold-up » concernant la Covid.
Ainsi, l’on voit que ceux qui ont répandu des années durant une thèse complotiste par excellence de grande envergure internationale, la supposition que le Président Trump a été élu en parti grâce à un soutien russe, sont les mêmes qui se spécialisent dans l’accusation de complotisme à l’égard des autres, qui donnent des leçons de déontologie journalistique, prêchant la lucidité face aux supposées fake news circulant sur les réseaux sociaux.
Tout cela serait risible si la puissance de propagande de ces chaînes ou journaux soutenus par l’argent public n’était à prendre en compte.
Concernant « Hold up », la 5 serait bien en peine de démontrer la fausseté d’une accusation centrale de ce film, selon laquelle un bon nombre des personnalités médicales qui se sont opposés à la proposition des professeurs Raoult et Perronne, d’un traitement par les médecins traitants en dehors du Doliprane dès les premiers symptômes des malades de la Covid, étaient l’objet de conflits d’intérêts, ayant reçu des sommes importantes des laboratoires comme Gilead à l’origine du remdesivir.
Complotisme ou pas, il s’agit là de faits qui ont été détaillés avec les montants reçus par chaque médecin. Or le camp du bien n’aime pas les faits quand ils s’opposent à son point de vue. Les dénonciations passées de Hold up n’ont pas empêché son succès sur Internet aussi on peut penser que cette nouvelle enquête va élargir son audience.
Tout ceci n’est pas vraiment nouveau et cela fait longtemps que les défenseurs autoproclamés de la démocratie s’opposent régulièrement en toute bonne conscience aux principes démocratiques, en accusant leurs opposants de représenter une menace pour la démocratie.
En France, parmi les faits graves de cet ordre, on peut citer la façon dont, après le large rejet par les Français du projet de traité constitutionnel européen en 2005, Nicolas Sarkozy le faisait avaliser par un traité plus ou moins identique (Traité de Lisbonne) deux ans plus tard par voie parlementaire. Cela correspondait à une violation claire de l’esprit et des principes de la Vème République. En effet, selon la constitution de la 5ème République, un référendum, un appel au peuple a une valeur supérieure à une décision du Parlement. Les Britanniques, plus démocrates que nous, ont respecté le vote populaire, ce qui a amené au Brexit.
Dans cette situation, les média mainstream ont soutenu l’avalisation par le parlement du nouveau traité (traité de Lisbonne), seul le Front National de Jean-Marie Le Pen, parmi les grands partis s’y est opposé. D’autre part, le combat du FN pour un contrôle ou un arrêt de l’immigration correspondait et correspond toujours à une demande soutenue par une large majorité de Français depuis plus de 20 ans si l’on se fie à une série de sondages d’opinion sur cette question au fil des ans, demande en opposition avec la politique suivie par les gouvernements successifs. Or, c’est le FN de Jean-Marie Le Pen qui a été systématiquement diabolisé sur ce thème et accusé de représenter un danger pour la République et la démocratie. Dans ces deux cas, on voit un parti qui prend des positions relativement en phase avec le peuple français, donc démocrate au sens étymologique, se faire vilipender pour le danger qu’il est supposer représenter pour la démocratie. Je fais cette remarque en dehors de toute politique politicienne et sans apporter un soutien quelconque au RN actuel ou tout autre parti, il s’agit simplement de montrer les manipulations que l’on peut faire subir au thème de la démocratie.
Récemment sur Arte, on avait droit à une série de documentaires historiques sur le communisme et en particulier la Révolution d’Octobre. Pour moi, ne connaissant pas les détails de cette période, j’ai découvert avec un certain étonnement que la prise du palais d’Hiver qui a été le point d’orgue de cette révolution s’était déroulé pratiquement sans d’effusion de sang (cela viendra après), par l’organisation secrète et la ruse contrairement à ce qui est décrit par les films et peintures de propagande communiste supposés représenter cette prise avec de grands combats opposant la population de St Petersbourg aux soldats du tsar. Quand Léon Trotsky qui était aux commandes dans cette affaire, Lénine venant de débarquer d’Allemagne dans un train blindé, a lancé son putsch contre le palais d’Hiver, il n’avait pas le soutien de la Douma (le Parlement), du Tsar ou du peuple. On peut dire qu’avec Trotsky et ses camarades, on avait à faire à de sérieux complotistes, des modèles pour tous les complotistes actuels (pas ceux qui se font dénoncer dans les médias comme tels), des gens pour qui l’histoire se faisait à coup de complots en petits comités pour éliminer les adversaires et définir la ligne d’action à suivre à l’écart des processus démocratiques.
Le jour de cette prise du Palais, la plupart des habitants de Petrograd n’ont rien vu et vaquaient tranquillement à leurs occupations quotidiennes sans être conscients de ce qui se passait jusqu’à ce que la prise de pouvoir des Bolcheviks soit annoncé par L. Trotsky qui termina son discours en déclarant d’une voix sinistre que Kerenski qui était soutenu par la Douma (le parlement russe) finirait « dans les poubelles de l’histoire », un équivalent de l’enfer chrétien chez les communistes férus de matérialisme historique.
Cette révolution au caractère anti-démocratique évident, a été cependant considérée par les communistes comme la révolution du peuple, donc supposée démocratique, par opposition à la révolution de Février 1917 qui a eu droit à l’appellation de révolution bourgeoise pour avoir respecté les formes démocratiques et amené au pouvoir Kerenski.
Aussi, ce vendredi 5 Mars, écoutant l’annonce d’une prochaine enquête de la 5 sur le complotisme, je me suis dit que l’argument commençait à être usé jusqu’à la corde. Chaque fois qu’un journaliste de la 5 parlera de complotisme, les téléspectateurs un peu avertis verront son nez s’allonger comme dans Pinocchio. Mais ces média sont-ils capables de cesser d’exploiter ce thème dans leur intérêt même, s’ils veulent préserver une certaine crédibilité et ne pas continuer à dépendre entièrement de subventions de l’Etat ou de riches propriétaires intéressés, là est la question.
C’est ce gouvernement qui devrait s’auto-dissoudre
De Bernard Antony :
A l’université de Grenoble, ce sont des enseignants pas suffisamment soumis à l’islamophilie obligatoire que menacent de mort les groupuscules terroristes de l’islamo-gauchisme.
Mais Mr Darmanin n’envisage apparemment pas de les dissoudre.
Le danger terroriste, c’était sans doute Génération Identitaire !
Après les villes de l’Oise, de la Vienne, de la Côte d’Or, voici que c’est au tour du Rhône (Rillieux-la-Pape, Bron, Lyon…) de subir des violences urbaines avec, une fois encore, des dizaines de voitures incendiées et des véhicules de police attaquées également.
Et on ne compte plus les faits de même nature, épisodiquement, ces derniers mois, dans la plupart des grandes villes et villes moyennes.
Pourquoi donc, avec des centaines de délits chaque année, jamais les incendiaires des voitures des braves gens et des policiers ne sont-ils jugés et punis ?
Mais le plus urgent, c’était de dissoudre Génération Identitaire !
La vérité, c’est que le gouvernement Macron-Castex-Darmanin, comme hier avec Castaner, et comme il en fut des gouvernements précédents, est incapable de faire régner un Etat de droit.
Ce gouvernement s’est ridiculisé en prononçant la dissolution du mouvement Génération Identitaire très légaliste et défenseur de la sécurité et des libertés.
C’est donc la totalité de ce gouvernement, y compris le président de la République qui devrait s’auto-dissoudre pour son incapacité à effectuer sa mission régalienne fondamentale, qui est d’assurer la paix civile et la sécurité des citoyens. Ce qui a été la marque de l’identité française depuis Hugues Capet faisant serment dès son sacre le 3 juillet 987 que désormais il assurera à tous ses sujets de pouvoir librement se déplacer dans le domaine royal sans risque d’être agressés.
On n’en est hélas plus là aujourd’hui alors que justice n’est plus rendue contre les barbares et les incendiaires qui toujours davantage menacent les personnes et détruisent leurs biens.
Elections législatives partielles… le jour de Pâques
Deux vacances de sièges de députés obligent à procéder à deux élections législatives partielles, l’une dans la 6ème circonscription du Pas-de-Calais (démission du député Ludovic Loquet – LREM), l’autre dans la 15ème de Paris (démission de Marie-George Pau-Langevin – PS).
Les scrutins, qui doivent se dérouler dans les 3 mois qui suivent les démissions, furent retardés « en raison de la crise sanitaire ».
Ils sont finalement fixés aux 04 et 11 avril.
Or le 04 avril marque cette année la fête de Pâques, jour peu propice à des « messes républicaines ». On peut donc s’attendre à des abstentions très fortes.

