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Les évêques européens rappellent qu’il n’existe pas de droit à l’avortement

Les responsables de la Commission des Épiscopats de l’Union européenne ont adressé une lettre au président du Parlement européen, David Sassoli, pour lui expliquant ni la législation de l’Union européenne, ni la Convention européenne des droits de l’homme ne prévoient le droit à l’avortement et qu’il est important de respecter la liberté de conscience et la souveraineté des Etats membres sur ce sujet, faisant ainsi clairement allusion aux pressions que l’UE fait subir à la Pologne.

Voici la lettre dans son intégralité que l’on peut retrouver avec un communiqué sur le site de la COMECE :

Bruxelles, 22 février 2021

Cher Président Sassoli,

Nous vous écrivons au sujet de la résolution du Parlement européen du 26 novembre 2020 sur le droit à l’avortement en Pologne. La Commission des Episcopats de l’Union européenne (COMECE) a pris note avec préoccupation de certains arguments et points de cette résolution.

Nous voudrions saisir cette occasion pour souligner une fois de plus que l’Église catholique, qui cherche à soutenir les femmes dans les situations de vie résultant de grossesses difficiles ou non désirées, demande que toute vie à venir bénéficie de
protection et de soins. Toute personne humaine est appelée à l’existence par Dieu et a besoin de protection, en particulier lorsqu’elle est la plus vulnérable. La protection et les soins particuliers apportés à l’enfant, avant et après sa naissance, sont également exprimés dans les normes juridiques internationales, par exemple dans la Convention des Nations Unies relative aux Droits de l’Enfant. Tout le soutien nécessaire doit être apporté aux femmes qui se trouvent dans des situations de vie difficiles liées à une grossesse non désirée ou difficile.

D’un point de vue juridique, nous souhaitons souligner que ni la législation de l’Union européenne ni la Convention Européenne des Droits de l’Homme ne prévoient un droit à l’avortement. Cette question est laissée aux systèmes juridiques des États Membres.

L’un des principes fondamentaux de l’Union Européenne est le principe d’attribution, en vertu duquel l’Union n’agit que dans les limites des compétences que les États membres lui ont attribuées dans les Traités pour atteindre les objectifs que ces Traités établissent (article 5.2 du Traité sur l’Union Européenne). Le strict respect de ce principe est, à son tour, une exigence de l’État de Droit, une des valeurs fondamentales de l’Union, inscrite à l’article 2 du Traité sur l’Union Européenne. Comme le souligne à juste titre la Résolution du Parlement, le respect de l’État de Droit est essentiel pour le fonctionnement de l’Union. Cela étant dit, l’État de Droit exige également le respect des compétences des États Membres et des choix qu’ils font dans l’exercice de leurs compétences exclusives.

La COMECE est également alarmée par le fait que la Résolution semble remettre en cause le droit fondamental à l’objection de conscience qui émane de la liberté de conscience (article 10.1 de la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne). Si l’on considère que, dans le secteur des soins de santé, les objecteurs de conscience font souvent l’objet de discrimination, ceci est particulièrement inquiétant. À notre avis, une telle stigmatisation injuste ne devrait pas être encouragée.

Il est nécessaire de considérer les droits fondamentaux – comme la liberté de pensée, de conscience et de religion – à la lumière de leur universalité, de leur inviolabilité, de leur inaliénabilité, de leur indivisibilité et de leur interdépendance. En ce qui concerne le droit à l’objection de conscience, la Charte de l’Union Européenne établit la nécessité de respecter les traditions constitutionnelles nationales et l’élaboration d’une législation nationale sur la question.

La Résolution du Parlement Européen fait référence dans plusieurs passages au droit à l’égalité de traitement et à la non-discrimination. Dans le plein respect de ces dispositions juridiques, nous craignons que le principe de non-discrimination ne soit
utilisé pour étendre ou brouiller les limites des compétences de l’Union Européenne. Cela irait également à l’encontre de l’article 51. 2 de la Charte de l’Union Européenne, qui stipule clairement que la Charte n’étend pas le champ d’application du droit de l’Union
au-delà des compétences de l’Union, ni ne crée aucune compétence ni aucune tâche nouvelles pour l’Union.

Nous avons également noté avec tristesse qu’aucune condamnation ou solidarité n’était exprimée dans le texte en ce qui concerne les attaques inacceptables contre les églises et les lieux de culte dans le cadre des protestations liées à cette loi en Pologne.

Cher Président Sassoli, nous restons à votre disposition pour toute clarification que vous jugeriez nécessaire sur cette question, que nous considérons comme cruciale, conscients que nous sommes que la Résolution aura un impact très négatif sur la façon
dont l’Union est perçue par les États Membres.

Respectueusement,

Le Comité Permanent de la COMECE,
S.Em. le Card. Jean-Claude Hollerich sj
Archevêque de Luxembourg
Président

S.E. Mgr Mariano Crociata
Evêque de Latina, Italie
Premier Vice-Président

S.E. Mgr Franz Josef Overbeck
Evêque de Essen, Allemagne
Vice-Président

S.E. Mgr Noel Treanor
Evêque de Down and Connor, Irlande
Vice-Président

S.E. Mgr Jan Vokal
Evêque de Hradec Králové, Rép. Tchèque
Vice-Président

L’éducation intégrale

L’ancien directeur de Saint Jean de Passy vient de publier un ouvrage sur l’éducation.

L’enfant n’est pas seulement un cerveau avec un cartable, l’enfant ne se réduit pas à une boîte à savoirs. Fort de cette conviction, tout parent désire l’épanouissement de son enfant dans toutes ses dimensions. C’est le pari de l’éducation intégrale.
À une époque où les repères s’effacent et les structures éducatives sont à la peine, seule une vision moderne de l’éducation fondée sur l’humanisme chrétien est en mesure de répondre aux défis contemporains. Dans cette perspective, l’enfant est considéré non seulement pour lui-même, mais aussi en vue d’une participation effective au bien de la société.

Nourri d’une irremplaçable expérience de terrain dans le monde scolaire, l’auteur développe une approche innovante et accessible à tout parent comme à tout enseignant. Principes théoriques et applications pratiques sont ainsi parfaitement mariés pour donner naissance à un ouvrage qui, pour la première fois, synthétise avec grand talent l’éducation intégrale dans toutes ses composantes.

La candidature d’Eric Zemmour pourrait-elle favoriser la victoire de Marine Le Pen ?

Interrogé hier sur BFM TV, Louis Aliot, tout en disant qu’il voterait pour Marine Le Pen en 2022, s’est exprimé avec bienveillance sur l’éventuelle candidature d’Eric Zemmour à la présidentielle en ces termes :

Ils seront obligés de se parler. Ils se sont parlés, ils vont se voir... Peut-être qu’au téléphone ils se parlent, je n’en sais rien. Mais tout le monde a intérêt à se parler. Quand on voit l’état de la France, la querelle pour savoir qui va être le mieux placé n’a plus de sens. Il y a une candidate et elle est indéniablement la mieux placée

Cette prise de position de Louis Aliot est intéressante car il est un fervent partisan de l’union des droites : il l’a prouvé à Perpignan. Et il est aussi connu pour sa proximité, géographique et idéologique, avec Robert Ménard, une des figures les plus médiatisées de cette fameuse droite hors-les-murs qui représente une frange modeste mais non négligeable de l’électorat droitier.

Tout d’abord, il y a ceux qui souhaitent une candidature Zemmour car ils estiment que Marine le Pen n’est pas au niveau ou que ses positions ne sont pas suffisamment à droite. Il y a par exemple Jacques Bompard, maire d’Orange depuis 1995, qui vient de lancer une plateforme en ligne pour soutenir cette candidature : jesignepourzemmour.fr.

Il y a aussi Jean-Yves Le Gallou, ancien député européen FN, qui ne mâche pas ses mots dans une interview accordée à Riposte Laïque :

“(…) Marine Le Pen commet l’erreur des novices en politique (…) en pensant au deuxième tour en oubliant qu’il y a d’abord le… premier. Et qu’il faut mobiliser son électorat d’abord : la piètre audience lors de son débat avec Darmanin montre que ce n’est pas gagné. Plus on pasteurise, plus on affadit ! Et plus on affadit, moins on mobilise ! Ce qui va aussi manquer à Marine Le Pen ce sont des cadres et des militants motivés : pour assurer la sincérité d’un scrutin présidentiel, il faut de 60 000 à 80 000 contrôleurs dans les bureaux de vote. Or, victime de purges successives (les Mégrétistes, le Canal historique, les Cathos conservateurs, Les Identitaires, les Marionnistes, les Philippotistes et j’en passe) le Rassemblement National est exsangue.

Vous ne cachez pas votre sympathie pour Éric Zemmour. On évoque sa possible candidature à la présidentielle de 2022. Cela vous réjouirait-il ?

La question de Zemmour ne se poserait pas si Marine Le Pen était au niveau et inspirait confiance tant sur sa ligne stratégique que sur ses capacités. Ce n’est pas le cas. Si Zemmour entrait dans la danse, il aurait l’immense mérite de poser les vrais enjeux : la remigration, la désislamisation. Et, en débat, il pourrait pulvériser et Xavier Bertrand et Marine Le Pen. Reste à savoir s’il est fait pour l’exercice et s’il est prêt à jouer son va-tout ?

Un récent sondage réalisé par l’Ifop et relayé par Valeurs Actuelles révélait que 13 % des personnes interrogées seraient prêtes à voter pour Eric Zemmour et 21% souhaitait même sa candidature en 2022. Voici ce que dit Geoffroy Lejeune de Valeurs actuelles qui avait écrit une fiction sur ce thème en 2016 :

Ma thèse était que le succès de Zemmour disait quelque chose du vide à droite et de son impasse électorale. Le postulat était que le FN n’y arriverait pas et que la droite n’y arriverait plus. Il fallait donc une synthèse idéologique, laquelle était bien incarnée par Zemmour à l’époque. L’intérêt étant qu’il ne venait pas de la politique, mais l’incarnait médiatiquement, comme quelque chose entre Coluche et Trump (…)

Robert Ménard déclarait également :

Les idées qui sont les nôtres sur l’islam, l’immigration, l’autorité, l’école, les magistrats, la presse […] Sur autant de domaines, ces idées sont majoritaires chez les Français, les sondages le disent. Pour autant, nous n’arrivons pas encore à les rendre majoritaires au scrutin, car il manque la personne pour les incarner aux yeux des Français

La première réaction, mathématiquement parlant, est donc de penser qu’un score pour Eric Zemmour situé entre 8 et 12% des voix au premier tour pourrait empêcher Marine le Pen d’accéder au 2ème tour. Gilbert Collard s’inquiète :

Une candidature de Zemmour, c’est mathématique, pourrait faire du mal au Rassemblement national par un détournement des voix

C’est oublier qu’une candidature d’Eric Zemmour pourrait également vider les 7% annoncés pour Nicolas Dupont-Aignan mais également fortement entamer le potentiel électoral du candidat LR (actuellement 3ème aux alentours de 14-16%), surtout s’il s’agit de macroniens-compatibles comme Xavier Bertrand, Valérie Pécresse ou encore Michel Barnier, le petit dernier sorti du chapeau. Robert Ménard déclare à ce sujet :

Il ne faut pas que la candidature d’Éric soit un handicap pour Marine Le Pen, mais au contraire un atout et qu’il y ait un réservoir de voix des deux côtés

Marine Le Pen, actuellement en pleine recherche de respectabilité afin d’être présidentiable aux yeux des Français (dédiabolisation, adoucissement sur Schengen…) aurait à sa droite un candidat qui aurait le mérite de dire les choses de manière moins feutrée et sans aucun politiquement correct ou soumission à la doxa. Cela renforcerait sa respectabilité et élargirait son potentiel électoral. Et les doux rêveurs qui aimeraient une candidature improbable de Marion Maréchal ou de Philippe de Villiers, tout en se refusant à voter Marine Le Pen, iraient voter Zemmour plutôt que de s’abstenir ou de voter Jean-Frédéric Poisson.

Le problème du FN puis du RN a toujours été de ne pas disposer d’un réservoir conséquent au second tour. Les 2,3% de Bruno Mégret en 2002 ou les 4,7% de Nicolas Dupont-Aignan étaient largement insuffisants. Un éventuel ralliement d’Eric Zemmour ou un appel à voter de sa part pour Marine le Pen au 2ème tour sur une base située autour de 10% aurait sans doute plus de poids que celui de Nicolas Dupont-Aignan  en 2017…

Il n’est pas impossible que Marine le Pen ait commencé à comprendre tout l’intérêt de ne pas (plus) se mettre à dos la droite hors-les-murs. Lors du débat avec Gérald Darmanin sur France 2, elle a beaucoup insisté sur le maintien de la liberté pour les parents de pouvoir réaliser l’école à la maison et en a même fait une condition pour que le RN vote la loi le lendemain à l’assemblée nationale. Cela a pu surprendre d’autant plus que ce sujet, cher aux lecteurs du Salon Beige car faisant partie des points non négociables, n’a jamais été au cœur des préoccupations de Marine Le Pen. Unsigne que les temps changent ?

Le juge Clarence Thomas ne partage pas l’avis de la Cour suprême sur les changements de règles éléctorales

Le juge de la Cour suprême, Clarence Thomas, a émis une opinion dissidente concernant la décision de la Haute Cour de ne pas se saisir d’une affaire contestant les résultats des élections en Pennsylvanie du 3 novembre. Le tribunal a annoncé lundi qu’il n’entamerait pas de poursuites contre une décision du tribunal de l’État de Pennsylvanie qui assouplissait les mesures d’intégrité des bulletins de vote, y compris une décision de prolonger de trois jours la date limite de réception des bulletins de vote lors des élections de novembre en raison du COVID. L’ancien président Donald Trump et le GOP de Pennsylvanie ont exhorté le tribunal à réexaminer la décision de la Cour suprême de Pennsylvanie.

“Ce n’est pas une prescription pour la confiance”, a écrit  le juge Thomas lundi, ajoutant que “changer les règles au milieu du match est déjà assez mauvais.”

«Cette décision de réécrire les règles semble avoir affecté trop peu de bulletins de vote pour changer le résultat d’une élection fédérale. Mais ce ne sera peut-être pas le cas à l’avenir ». «Ces cas nous offrent une occasion idéale de traiter de quelle autorité les fonctionnaires non législatifs ont pour fixer les règles électorales, et de le faire bien avant le prochain cycle électoral. Le refus de le faire est inexplicable. »

Outre Thomas, les juges Samuel Alito et Neil Gorsuch étaient également dissidents.

«Si les représentants de l’État ont l’autorité qu’ils revendiquent, nous devons le préciser. Sinon, nous devons mettre fin à cette pratique maintenant avant que les conséquences ne deviennent catastrophiques ».

Suspension du chantier à Saint-Pierre de Colombier : “Leur combat idéologique s’est habillé de prétextes écologiques”

Dans son dernier numéro de février 2021, l’Homme Nouveau donne la parole au père Bernard, supérieur de la Famille Missionnaire de Notre-Dame. Cet interview lui permet de présenter cette communauté dynamique et de faire le point sur le projet de construction d’un site dédiée à la Vierge Marie auquel s’opposent depuis plusieurs années des écolo-gauchistes. Extraits :

Vous avez commencé des travaux en 2019.Quel est l’objectif du site Notre-Dame des Neiges ?

L’objectif est double : accueil des pèlerins de plus en plus nombreux et service liturgique de la communauté qui grandit. Le village de Saint-Pierre-de-Colombier dans lequel se construit le site est le centre spirituel de la Famille missionnaire Notre-Dame (FMND). Le Père Lucien-Marie Dorne, notre fondateur, y a été nommé curé par Mgr Couderc, l’évêque de Viviers, le 11 février 1946. Le 15 décembre de la même année, l’évêque a béni la statue de Notre-Dame des Neiges, érigée au-dessus du village et il a accepté la fondation de la première « équipe » de Notre-Dame des Neiges – à l’origine des apôtres de l’Amour – sous la responsabilité de Mère Marie-Augusta. Nos fondateurs, dès 1947, ont eu le projet de construire un sanctuaire dédié à Notre-Dame des Neiges à proximité de la statue. Ils n’ont pas pu réaliser ce projet, parce que pèlerinage et communauté n’étaient pas assez développés.

Quelles ont été les étapes pour arriver au permis de construire ?

Le 8 mai 2015, il nous a été proposé un terrain suffisamment grand pour construire le sanctuaire et ses annexes. J’ai fait part de notre projet, le 26 septembre 2015, à notre nouvel évêque, Mgr Jean-Louis Balsa. Il m’a dit de lui présenter les plans dès qu’ils seraient prêts et qu’il serait heureux de bénir notre sanctuaire. Le 6 janvier 2016, en présence de soixante-dix membres de la communauté, il a renouvelé explicitement son soutien. Forts du soutien oral de notre évêque, nous avons rencontré Mme le sous préfet et le secrétaire général de la sous-préfecture pour monter notre projet. Nous avons rencontré tous les responsables de l’administration dont l’architecte des bâtiments de France, qui l’a validé, considérant qu’il s’inscrivait bien dans le site naturel du lieu-dit « Les Chambons ». Fin juin 2018, j’ai annoncé aux membres du conseil presbytéral de Viviers et à notre évêque, que nous allions déposer le permis de construire. Celui-ci nous a été délivré le 12 décembre 2018. Personne ne l’a contesté dans les deux mois légaux.

 Les travaux sont à l’arrêt. Pourquoi ?

Le groupe d’opposants « historiques » du village ne pouvait pas contester le permis de construire, qui était, selon les mots de Mme le préfet de l’Ardèche, « irréprochable ». Après le début des travaux, acceptés par la préfecture, ce groupe s’est allié avec des membres de l’extrême-gauche pour empêcher la construction du site. Leur combat idéologique s’est habillé de prétextes écologiques. La presse locale, régionale, puis nationale, a été alertée par eux et s’est emparée du sujet. Notre projet a été jugé pharaonique, gigantesque. On a parlé de « méga-église » qui aurait trois fois la capacité de la basilique Notre-Dame de Fourvière. Tout ce bruit pour dénigrer le projet et le rendre inacceptable. Le 13 juin 2020, des zadistes ont occupé le site. Mme le préfet les a faits évacuer. Le 16 juin, une réunion de conciliation avait lieu en préfecture de Privas avec nos opposants, des élus locaux, des membres de l’administration et nous. Un conseiller régional communiste et une députée européenne EELV étaient là pour soutenir nos opposants. Ils ont ensuite fait appel à Mme le ministre de l’Écologie pour lui demander de suspendre les travaux. Mme le préfet a pris un arrêté le 29 septembre pour interrompre tous les travaux sur le site. Nous attendons une décision cet été pour les reprendre.

D’où vient le pèlerinage à Notre-Dame des Neiges ?

La statue de Notre-Dame des Neiges est le fruit d’un vœu, formulé par quelques femmes de l’Action catholique, le 23 juillet 1944, si le village était protégé. Notre Père fondateur a encouragé les paroissiens à réaliser le vœu. Il a proposé le nom de Notre-Dame des Neiges pour la statue, parce que cette dévotion lui venait du scoutisme. L’évêque a béni la statue, le 15 décembre 1946. Le grand
pèlerinage se faisait chaque année autour du 15 décembre. Nous ne dépassions pas 400 pèlerins jusqu’en 1996, l’année du cinquantenaire. Nous nous sommes mobilisés pour inviter des pèlerins en chacun de nos foyers. 800 pèlerins ont répondu à notre appel. En l’an 2000, ils étaient 1 000 présents. Depuis quatre ou cinq ans, ce sont 2 000 pèlerins et dans dix ans, nous espérons en voir plus de 3 000 (…) Tous nos foyers organisent des cars ou des voitures. La dévotion au Cœur immaculé de Marie ne cesse de grandir (…)

Pour s’abonner à l’Homme Nouveau, c’est ici.

Pour découvrir la Famille Missionnaire de Notre-Dame, sa maison mère et ses nombreux foyers répartis en France et à l’étranger, c’est ici.

Pour soutenir la construction du site Notre-Dame des Neiges, vous pouvez vous rendre sur cette page dédiée ou visiter le blog du collectif “Pour notre vallée, la Bourges” créé par des laïcs et des entrepreneurs locaux impliqués par le chantier.

La Congrégation des Sœurs Arméniennes de l’Immaculée Conception au service de la jeunesse

Partie 3/3 de la série sur l’Eglise Arménienne Catholique, réalisée par Antoine Bordier :

Elles sont moins d’une centaine dans le monde, mais elles sont présentes dans une dizaine de pays. Ici, en Arménie, avec leurs bienfaiteurs de la diaspora, elles font un travail formidable auprès des populations les plus fragiles, les enfants pauvres, les orphelins, et, les jeunes filles. Leur vocation : l’éducation de la jeunesse. Reportage sur une congrégation méconnue qui insuffle la vie à la jeunesse avec ses deux poumons : celui de Marie et de Marthe.

Non loin de l’Archevêché de l’Eglise Arménienne Catholique, qui se situe dans le quartier de Kanaker, dans le nord d’Erevan, la capitale, se trouve le Centre de Jeunesse Annie Bezikian, du nom de leur bienfaitrice. C’est un foyer qui accueille, exclusivement, des jeunes filles âgées de plus de 18 ans. Ce sont les sœurs qui en ont la charge. Tout de blanc vêtu, le foyer héberge, actuellement, 23 jeunes filles. Parmi elles, il y a des orphelines. A la suite de la guerre contre l’Azerbaïdjan, pour défendre les terres ancestrales du Haut-Karabakh, et, la République auto-proclamée Artsakh, envahie par les troupes azerbaïdjanaises, certaines familles n’ont pas revu leur père. « Il est mort sur le front ou porté disparu », explique sœur Haguinta Mouradian, qui est de passage. Elle parle le français couramment et, vit à Tashir, près de la frontière avec la Georgie. Elle est la troisième d’une famille libanaise de 6 enfants. Elle a un frère évêque, Antoine-Mikaël, qui est le pasteur de l’Eglise Arménienne Catholique des USA et du Canada. Elle n’hésite pas à parler de sa vocation : « J’ai eu la vocation a 7 ans, toute petite ». Comme elle le raconte, elle se revoit dans la petite école du Liban, tenue par des religieuses, à Achrafieh, un quartier nord-est de Beyrouth. « Les sœurs étaient dans la chapelle, à la Messe, et, j’en vois une dans la cour. Le frottement de son grand chapelet contre son habit religieux m’a totalement bouleversé. A ce moment-là, j’ai été remplie de la présence de l’Esprit Saint. » Plus tard, elle rentre dans la Congrégation et prend le nom de Haguinta.

« Je suis très proche de la petite voyante de Fatima, Jacinthe. D’ailleurs, ici à Kanaker, nous honorons Notre-Dame de Fatima, son message est d’actualité. »

Fondée à Constantinople (Istanbul)

Le 5 juin 1847, la Congrégation des Sœurs Arméniennes Catholiques de l’Immaculée Conception est créée. Son fondateur est le Patriarche de l’Eglise Arménienne Catholique, Antoine-Bédros IX Hasounian. Leur vocation est de se dévouer à la vie monastique et apostolique, par l’éducation des jeunes filles arméniennes, en particulier les orphelines et les pauvres. Elles ont pour objectif d’enseigner et d’instruire l’âme et l’esprit des jeunes filles, par les valeurs chrétiennes, humaines et nationales. « Notre fondateur était cardinal, explique la sœur. Aujourd’hui nous avons deux cardinaux dans l’Eglise. » La congrégation est fondée à Constantinople. Constantinople ? Le nom de cette ville ne fait-elle pas rêver ? Dans la Bible, elle n’est pas citée. Mais, elle apparaît plus tard dans l’histoire de l’Eglise. Après Rome, Constantinople est la seconde capitale de l’empire romain. Le 11 mai 330, « la nouvelle Rome » était « consacrée ». Plus qu’une capitale politique et économique, Constantinople devint rapidement une capitale religieuse. Avec la conversion du peuple Arménien à la Chrétienté en 301, c’est tout naturellement que le siège du Patriarcat d’Orient fut établi à Constantinople. Aujourd’hui, il se situe au Liban près de Beyrouth. Au 15è siècle, Constantinople est devenue Istanbul. Celle que l’on appelait la « nouvelle Rome », la « reine des cités », la ville la plus peuplée du monde chrétien, est tombée sous l’assaut des armées ottomanes de Mehmed II. Ce-dernier fit repeupler Constantinople (Istanbul) en accueillant des chrétiens. Cette histoire, très résumée, explique la naissance et la présence, toujours actuelle, de la Congrégation en Turquie. « Nous sommes aussi présentes au Caire, en Amérique, au Liban, en Syrie, en France, en Iran, en Georgie, et en Arménie », explique la sœur.

En Arménie, au chevet de son peuple

La congrégation arrive en Arménie après l’Indépendance, la chute de l’ex-URSS, en 1992. Lors du tremblement de terre à Spitak, en 1988, les sœurs étaient, déjà, sur le terrain pour aider les familles meurtries. « Notre première présence est dans le village d’Arevig, dans le nord du pays, près de Gyumri. Nous sommes arrivées en 1992. Nous y avons vécu l’expérience de la pauvreté, tant matérielle, que morale et spirituelle, après 70 ans de communisme. » Puis, les bienfaiteurs de la diaspora sont entrés en action. Ils font partie du même corps et ont mis leurs moyens au service de cette noble cause : l’éducation et la sainteté de la jeunesse. « A Tashir, nous nous occupons d’une quarantaine d’enfants. Nous sommes aidés pour cela par la Fondation Alliance Arménienne. A Kanaker, nos 23 jeunes filles ne paient rien. Elles sont hébergées, logées, nourries, gratuitement. Nous avons plusieurs bienfaiteurs, comme Annie Bezikian, Marie Koulaksezian, ou Aram Djabourian. Grâce à nos bienfaiteurs, nous avons des gymnases, des écoles, un service social. Nous accueillons des pauvres et des orphelins. Nous pouvons, aussi, offrir un temps de repos dans notre lieu de vacances. Avant la pandémie, nous permettions à plus de mille jeunes défavorisés de venir en vacances à Dzaghgatsor, près du lac Sevan, dans l’ouest du pays. » A Gyumri, nous nous occupons d’une trentaine d’enfants. Ils ont de 6-7 ans à 18 ans. Dans les centres, les enfants et les jeunes filles reçoivent en plus de leur formation scolaire et universitaire, une éducation religieuse, culturelle, artistique et humaine. C’est ainsi, qu’il y a une quinzaine d’années a été lancé le Chœur Notre-Dame d’Arménie, sous l’impulsion de sœur Arousiag Sajonian, qui est devenue la Supérieure de la congrégation en 2017 (lire notre interview). Celle que l’on appelle « la nouvelle mère Teresa » est née en Syrie en 1945. Le tremblement de terre de 1988 à Spitak l’a bouleversé. Depuis, elle n’a cessé de développer les projets d’aide aux enfants défavorisés et aux orphelins. A Gyumri, toujours, elle a fondé un lycée professionnel qui forme chaque année une quarantaine de jeunes en électricité, en informatique ou en cuisine. Récemment, l’un de leurs enfants, Robert, « est mort pendant son service militaire, à 18 ans, sur le front de l’Artsakh », raconte sœur Hagunta visiblement émue.

« Il faut que l’on soit prête »

A Kanaker, dans le Centre Annie Bezikian, outre les chambres, il y a une grande chapelle, et, un salon de réception. Les lieux sont spacieux et modernes. Une journée type chez les sœurs commence avec le lever à 7h00. Puis, une heure d’adoration. « Sans l’adoration notre vocation serait vaine, et, nos activités creuses, vides. Nous avons, ensuite, les laudes. Et, puis nos activités quotidiennes peuvent commencer. » Le centre qui a été inauguré en 2015, par les autorités civiles, religieuses, et, les bienfaiteurs, fêtera ses 3 ans en mars prochain. Il est dirigé par sœur Tatev. Presque à l’unisson, les sœurs expriment le sens de leur vocation et de leur apostolat : « Il faut que l’on soit prête. Avec nos faiblesses, et, notre humanité, nous essayons de marcher vers la sainteté. Avec la grâce de Dieu, nous emmenons toute cette jeunesse sur ce chemin. » Tous les week-ends, les sœurs passent un temps privilégié avec les jeunes filles, prises le reste de la semaine par leurs études. Ces-dernières sont brillantes. Elles quittent le centre quand elles peuvent voler de leurs propres ailes. L’entretien se termine. On parle de la France, de ses besoins, de l’aide…Avant de rentrer dans sa communauté à Tashir, elle est ravie de dire que ses parents ont terminé leur vie en France. « Ils s’appelaient Thérèse et Sarkis, glisse-t-elle comme pour leur rendre hommage. Ils habitaient en France depuis 1979. » Elle repart, pressée, avec sœur Tatev. Un taxi, une lada, les attend. Avant de refermer la porte, elle exprime son besoin : « Dites aux français que nous avons besoin de médicaments, et, de vêtements chauds. » Elle précise : « de l’Advil et du Doliprane ». Enfin, elle lance cette invitation : « Venez à Tashir ! » Pourquoi pas…

Texte et photos réalisés par notre envoyé spécial Antoine BORDIER

Si vous voulez aider la Congrégation des Sœurs Arméniennes de l’Immaculée Conception, et, leurs jeunes, contactez Sœur Haguinta Mouradian, par mail : [email protected]

Site internet : Notre-Dame D’Arménie – “LAISSEZ VENIR À MOI LES PETITS ENFANTS”.   Marc 10:14 (olarmenia.org)

COVID et traitements : si le Docteur Maudrux n’existait pas, il faudrait l’inventer

Le Salon beige s’est déjà référé à plusieurs reprises à des billets écrits par le Dr Gérard Maudrux et publiés sur son blog, hébergé par le Quotidien du médecin.

Un médecin qui s’adresse à ses confrères. Un médecin qui aime l’analyse tous domaines. Jusqu’au 3 février 2020, date de son premier billet sur le covid (sobrement intitulé Coronavirus), il concentrait son travail sur la réforme des retraites. Dans une lettre récente envoyée au Conseil de l’ordre, sur laquelle nous allons revenir, il indiquait d’ailleurs :

« Cela fait 30 ans que vous et la profession me connaissent, connaissent mes prises de positions franches, parfois dérangeantes, toujours étayées et honnêtes, avec un objectif constant : la vérité. Jamais en 30 ans on n’a relevé une seule erreur dans mes constats, mes prévisions, mes propos, et ce n’est pourtant pas faute d’avoir du monde pour les dénicher afin de me faire taire ».

La crise sanitaire actuelle et sa gestion sont bien sûr, depuis ce premier billet, l’objet de la plupart de ses recensions. Et beaucoup sont centrées sur la notion de traitement, tellement absente de la communication et de l’action du gouvernement et de sa pléiade d’officines et de bureaux.

En témoigne par exemple ce récapitulatif du mois de décembre 2020 :

Suivi, le 24 décembre 2020 par une nouvelle étude intitulée :  « Deuxième vague : plus de 120 000 patients traités avec succès », dans laquelle le Docteur Maudrux rapporte :

« Plus de 120 000 patients ont été traités en phase précoce lors de la seconde vague, et Macron, Véran, Castex et Salomon ne voient toujours rien, refusent de se pencher sur le traitement précoce du Covid. Ces patients traités n’existent pas, rappelez-vous Castex devant les députés : « je ne sais pas de quoi vous parlez ». Seuls les patients passant par la case hôpital les intéressent. 120 000 patients, ce n’est pas moi qui le dit, mais la Sécurité Sociale. Si vous faites le décompte du surplus de consommation d’Azithromycine dans le tableau ci-dessous, vous constaterez que près de 120 000 patients en ont reçu sur les 3 derniers mois, sans compter les autres antibiotiques, Hydroxychloroquine, Ivermectine et autres thérapeutiques possibles… Il semble que de plus en plus de médecins ne suivent pas les consignes régulièrement envoyées par Monsieur Salomon et toutes ces sommités médicales qui ne sont pas au contact des patients… Pourquoi « avec succès » ? La seconde vague, plus importante que la première, a conduit à moins d’hospitalisations et de passages en réanimation… Par contre en ce qui concerne la mortalité, on peut constater que le résultat n’est pas à la hauteur : 30 000 morts pour la première vague, 30 000 morts pour la seconde. Ce chiffre n’a pas baissé. Peut et doit mieux faire. Il y a toutefois un chiffre à considérer : les décès en Ehpad représentaient le tiers des décès en première vague, sans doute près de la moitié en seconde vague. Le nombre de décès hors Ehpad semble donc avoir diminué, et d’après les renseignements que j’ai, s’il y a bien un endroit où on applique les consignes gouvernementales, c’est bien les Ehpad ».

Et ce billet se termine par cette exhortation :

« Médecins de France, ne démissionnez pas face à la maladie, traitez. Il n’y a pas de fatalité, et si vous êtes sceptiques, essayez au moins, et vous jugerez par vous-même, c’est le meilleur moyen de vous faire votre propre opinion ».

Exhortation reprise encore le 30 janvier 2021 :

Bref, le docteur Maudrux est un combatif qui estime que son devoir est de fournir des informations précises, sourcées, réfléchies. Forcément, vous l’aurez deviné, il déplaît aux autorités sanitaires. Et d’ailleurs, la meilleure preuve, comme pour beaucoup qui essaient en ce moment de faire leur métier de médecin, c’est qu’il a été convoqué (invité ?) par l’Ordre des médecins pour fournir quelques explications sur sa production éditoriale.

Fidèle à ses pratiques, il a alors envoyé un courrier accompagné d’un dossier architecturé de 138 pages. Courrier qu’il vient de mettre, ce 23 février, en accès libre sur son blog après un délai courtois de huit jours permettant à ses destinataires d’en avoir pris connaissance avant diffusion plus large. Nous reproduisons ci-après quelques extraits (titre : « Ordre des médecins et liberté de prescription, de pensée, d’expression »), et qui permettent, en creux, de saisir cette défaillance incompréhensible de la politique macro-philippo-casto-véranesque dans la gestion de la crise sanitaire :

« Fidèle à sa ligne de conduite depuis le début, l’Ordre fait respecter les directives du gouvernement : hors Doliprane, il ne doit pas y avoir de traitement ambulatoire du Covid. Il faut donc faire pression sur ceux qui traitent, ceux qui en parlent… Je tiens à préciser que j’ai le souci d’inscrire mes intervention dans le strict cadre de ces lois, dans le respect du Serment d’Hippocrate, du Code International d’Ethique, des déclarations Genève de 1947 («Je partagerai mes connaissances médicales au bénéfice du patient et pour les progrès des soins de santé»), d’Helsinki de 1964, toutes signées par l’Ordre et transposées dans le Code de Déontologie ».  Je crois devoir le faire, car notre pays a fait le choix de mettre en danger des droits et libertés fondamentaux en rapport avec ces serments, codes et déclarations, sans que les confrères ne soient défendus par quiconque.

Vous trouverez donc ci-joint tous les éléments ayant alimentés ma réflexion, 138 pages

Pièce 1 :  En raison de la volonté des autorités de brider toutes les recherches de traitements ambulatoires appropriés contre le Sars-Cov-2, encore récemment avec l’Institut Pasteur, il n’y a qu’une seule étude française sur l’efficacité de l’Ivermectine (publication ci-jointe). Dans une Ehpad de Seine et Marne, les pensionnaires et le personnel ont été protégés à 100% suite à un traitement d’Ivermectine, consécutif à une épidémie de gale. Cette protection aurait dû être connue, les Argentins ayant fait une expérience sur 1 200 soignants de 4 hôpitaux au contact du Covid. 800 avaient reçu de l’Ivermectine, 400 non. Après deux mois et demi, 0 Covid dans le personnel traité, 58% chez les non traités

Pièce 6 :  Dans notre pays, nos virologues et infectiologues étant considérés comme des charlatans, je me suis donc tourné vers les travaux de scientifiques étrangers, expérimentés, compétents, reconnus dans le monde entier, comme le Dr Hill, 30 ans de virologie, plus de 200 publications dans les plus prestigieuses revues médicales, et qui été chargé par l’OMS via Unitaid de faire un rapport sur l’Ivermectine. Vous trouverez ci-joint le fruit de ses recherches dont les résultats globaux montrent une mortalité divisée par 5. 

Pièce 10 :  Je vous invite à regarder peut-être en premier la vidéo de l’interview du Dr Tess Lawrie… Son travail sur l’Ivermectine, fait selon les règles Cochrane, les plus pointues en la matière, comme elle a l’habitude de le faire pour l’OMS pour ses recommandations pour le monde entier. Les résultats sur les seules études les moins discutables, contrôlées (ECR, RCT) montrent une diminution de la mortalité de 83%. 

Sachez que je ne me fais pas d’illusions quant à la réponse de l’ANSM, qui sera guidée non par des impératifs médicaux mais politiques. Elle bottera probablement en touche, avec un oui mais non, demandant d’autres études, comme s’il n’y en avait pas assez, qui de plus ne sont pas contradictoires comme pour la chloroquine, toutes allant dans le même sens.

L’Inde a franchi le pas et a déjà commercialisé 120 millions de kits Ivermectine et a 90 décès par jour pour 1 300 millions d’habitants, contre 5 fois plus de morts chez nous pour 20 fois moins d’habitants ! Dois-je le cacher ? Nous avons perdu en matière de santé toute souveraineté, incapables de clairvoyance, d’analyse, de décision. Nous avons aussi perdu tout bon sens.

J’ai fait il y a 2 mois un tour d’horizon de ces autres traitements. Il y a deux mois et demi, j’ai parlé de l’Azithromycine, qui me paraît un pilier également essentiel du traitement précoce. … je dis que des confrères prescrivent depuis fort longtemps, avec satisfaction, et je déplore que ces résultats ne soient pas examinés, qu’il n’y a pas d’études sur le sujet.

Reste enfin l’hydroxychloroquine, dont je ne parle plus depuis des mois, car trop conflictuelle. Je ne pouvais pas faire le tour de tous les médicaments utilisés, avec ou sans raison, ce n’est pas à moi de juger, sans la citer. Je l’ai fait pour signaler les études contradictoires faisant qu’on ne savait pas ou plus quelle était son efficacité. Quand j’en parlais il y a longtemps, j’ai toujours évoqué honnêtement ce doute, mais aussi déploré que ce doute était volontairement entretenu par les autorités. On a vu ce médicament que les confrères prescrivaient depuis des lustres, sans problème, devenir « dangereux » alors que le tiers de la planète en avait déjà pris au moins une fois sans problème, les médecins en connaissant les effets indésirables et sachant les maitriser, c’est leur métier. On a vu des publications scandaleuses, jamais en traitement précoce, mensongères et trafiquées, immédiatement encensées et utilisées par les autorités pour bloquer toutes les études qui auraient pu permettre de mettre un terme à cette polémique. On a vu ces autorités cacher les résultats de leurs propres études (Discovery). Je ne fais que décrire tout cela, n’est pas la réalité ? Faut-il la cacher ? »

Il y a véritablement quelque chose de pourri, depuis le début, dans la gestion macronienne de la crise sanitaire. Il est probable qu’on finira par comprendre pourquoi, grâce à des investigateurs infatigables, précis et curieux, comme le Docteur Maudrux.

Zemmour face à Darmanin : “Il n’y a pas d’islamisme sans islam et pas d’islam sans immigration”

Gérald Darmanin débattait avec Eric Zemmour et Eric Naulleau mercredi 24 février sur Paris Première. Ce fût l’occasion pour Eric Zemmour de préciser quelques points essentiels à propos de la loi confortant les principes républicains :

J’ai l’impression que cette loi n’est pas inutile mais qu’elle est vaine, pour une raison simple : Vous traitez les conséquences, pas les causes (…) Vous devez aussi convenir qu’il n’y a pas d’islamisme sans islam et pas d’islam sans immigration (…) Elle [Marine Le Pen, NDPC] s’aligne sur la doxa dominante. Ça fait des années que je dis qu’islam et islamisme sont au départ des mots synonymes. J’ai été en procès pour cela (…) L’islam n’est pas compatible avec la République (…)

Comme vous parliez très bien de Napoléon et des Juifs à l’époque où ils étaient 30 000, s’il y avait aujourd’hui 30 000 musulmans en France, on ne parlerait pas de toute cette histoire. On ne serait pas encombré de querelles qui datent du 9e siècle sur le Coran incréé ou créé.

Réflexion métaphysique sur les vaccins

De Jacques Duverger pour Le Salon beige :

La vie est dans le sang (Lévitique 17:11)

L’objet de cet article est d’étudier la place des vaccins dans l’ordre créationnel, et de voir si les vaccins respectent, forcent ou violent cet ordre et ses principes.

Introduction

  1. La complexité du vivant
  2. Virus, bactéries, microbes
  3. Le système immunitaire
  4. La composition chimique d’un vaccin

Conclusion

Introduction

Dans cette introduction il nous faut d’abord rappeler que le réel est riche de dimensions de sens parfaitement hiérarchisées et articulées. L’exercice de la pensée théorique et la prise de recul avec l’expérience immédiate nous permet de distinguer ces noyaux de sens d’une complexité croissante et imbriquée : numérique, géométrique, cinématique, énergétique (l’aspect physico-chimique), biologique, psychologique, logique, historique, symbolique, économique, esthétique, juridique, éthique, théologique … le tout pointant vers une totalité de sens.

Dans le cadre d’une métaphysique chrétienne, cet ordre du réel se maintient dans le triptyque Création-Chute-Rédemption.

C’est dans ce cadre que nous allons réfléchir aux vaccins.

1.             La complexité du vivant

Le vivant présente une complexité d’organisation dont il convient de distinguer certains plans.

Le niveau moléculaire avec des substances chimiques organisées et possédant certaines formes (3D), des propriétés physico-chimiques et électrochimiques. Ces briques moléculaires vont servir de lego du vivant. On retrouve ainsi des molécules inorganiques ou organiques, des sucres, des lipides, des acides aminés, des peptides, des protéines, des nucléotides, constituant des molécules plus ou moins complexes.

Le niveau cellulaire. Les cellules sont composées de molécules. Ce sont de véritables petites usines très spécialisées capables de se multiplier. Elles se sont spécialisées pendant la phase de développement embryonnaire et possèdent des fonctions spécifiques, produisent pour certaines des protéines, se multiplient et possèdent le matériel génétique pour travailler et se renouveler. Au travers de leur matériel génétique, elles produisent des protéines qui sont de véritables clefs moléculaires en 3D capables de remplir des fonctions. Les liaisons chimiques dont elles sont constituées leur attribuent également des possibilités électrochimiques et énergétiques.

Un tissu est un ensemble de cellules de même type (ex : peau, muscule, muqueuse).

Un organe est un ensemble formé de plusieurs tissus (ex : cœur, poumon, foie, intestin).

Un système est un ensemble formé de divers organes qui collaborent (ex : système nerveux, système digestif, système immunitaire, système lymphatique).

L’organisme est un ensemble intégré de systèmes.

Dans cet ordre du vivant, les virus et les bactéries occupent un niveau spécifique. Ils assurent le lien entre le niveau moléculaire et le niveau cellulaire.

2.            Virus, bactéries, microbes

L’organosubstrat des microbes, virus et bactéries, est la brique qui assure un lien entre les macro-organismes et un environnement physique chimiquement riche mais inerte, pour fournir un substrat sur lequel les créatures multicellulaires peuvent se développer dans des écosystèmes complexes.

Virus et bactéries entretiennent des relations symbiotiques à la fois avec les macro-organismes et les autres microbes, virus et bactéries, en particulier en extrayant des minéraux inorganiques terrestres et en participant au cycle de tous les éléments et composés importants dans la biologie des macro-organismes. Cette biomatrice à base de microbes est indispensable au maintien de la vie sur terre.

Contrairement à leur nature destructrice très médiatisée, les virus et les bactéries exercent de nombreuses activités bénéfiques dans les écosystèmes et en partenariat symbiotique avec tous les organismes biologiques. Ils créent des communautés complexes et des interactions sophistiquées avec les macro-organismes.

Dans un monde créé bon par Dieu au commencement mais soumis aux effets de la chute, la pathogénèse microbienne et virale est une déviation relativement récente et rare de leurs fonctions originelles. La preuve en est la rareté et la moindre adéquation des formes pathologiques qui sont d’évolution tardive. Par ailleurs de nombreux virus infectieux chez l’homme ont une origine zoonotique et certaines pathogenèses sont le fait de virus ou de bactéries se retrouvant dans des endroits où ils ne devraient pas se trouver.

Les virus, créations de Dieu, jouent un rôle régulateur entre les bactéries et nos cellules avec un mécanisme de transport d’information génétique. Autour de ce transport de matériau génétique peuvent se dérouler des opérations d’intégration de l’ADN dans le génome de l’hôte receveur. Le caractère pathogène des virus vient du dérèglement de certaines de leurs fonctions.

Pour illustrer certains mécanismes il est intéressant d’évoquer la phagothérapie. Cette stratégie médicale, découverte par le Français Felix d’Hérelle et aujourd’hui utilisée en Russie ou dans certains pays de l’Est, utilise des virus – des bactériophages – pour cibler des bactéries et les tuer. Cela évite le problème des antibiotiques au spectre trop large et qui suscitent la résistance de plus en plus forte des bactéries à ces antibiotiques. La phagothérapie illustre un des mécanismes régulateurs entre virus et bactéries.

Un autre de ces mécanismes nous est rappelé par la technologie CRISPR-CAS 9. Cette technique repose sur la découverte d’une interaction entre une bactérie et son système de défense par rapport à un virus. La bactérie produit une protéine qui sait lire une chaîne ADN précise – celle du virus – et la couper. La technologie CRISPR-CAS 9 n’est rien d’autre que le détournement d’un mécanisme créationnel prévu dans un cadre biologique extrêmement précis – une régulation entre virus et bactérie – dans un autre cadre biologique sur d’autres types d’ADN. Cette technique exprime une vision réductrice du niveau biologique à un simple niveau mécano-chimique ou mécano-génétique.

3.            Le système immunitaire

Les différents niveaux d’immunité

Il existe deux niveaux d’immunité : l’immunité naturelle et l’immunité adaptative.

L’immunité naturelle est un système de défense immédiat, inné, sans mémoire, qui met en jeu les barrières naturelles (réaction inflammatoire locale, montée en température, cellules neutrophiles qui sont une certaine catégorie de globules blancs ou leucocytes).

L’immunité adaptative ou spécifique fait appel à d’autres mécanismes, plus longs, plus élaborés et dont le corps va garder une certaine mémoire. Cette immunité adaptative met en jeu différents lymphocytes, les lymphocytes B (LB) et T (LT).

Les LB possèdent à leur surface des protéines, plus précisément des glycoprotéines, que l’on appelle anticorps. Ces protéines ont des formes spécifiques qui les rendent efficaces pour neutraliser des corps étrangers. Ces anticorps vont circuler dans le sang, la lymphe. Ils participent de l’immunité humorale. Les LT cytotoxiques vont exercer une action complémentaire via un mécanisme de destruction des cellules contaminées ou défectueuses.

CMH, antigène

Au cœur des mécanismes immunitaires fonctionne un système de reconnaissance de soi et du non-soi qui oriente l’action des cellules, en particulier l’action des lymphocytes. Cette reconnaissance de soi et du non-soi dépend de notre Complexe Majeur d’Histocompatibilité (CMH).

Le Complexe Majeur d’Histocompatibilité est le système de reconnaissance du soi. Ce système s’organise autour de deux types de molécules, les protéines CMH de classe I et CMH de classe II :

  • Les protéines CMH de classe I se trouvent à la surface de toutes les cellules nucléées.
  • Les molécules CMH de classe II sont à la surface de cellules spécifiques présentatrices d’antigène (CPA) comme les macrophages.

Les protéines CMH1 et CMH2 assurent la présentation des antigènes aux lymphocytes afin de les activer. Ce système CMH, appelé également HLA Human Leukocyte Antigen, a été découvert par le Français Jean Dausset en 1958 et lui a valu le prix Nobel en 1980. Il explique les problèmes de compatibilité entre donneur et receveur lors d’une greffe d’organe.

Les cellules présentent des antigènes via les CMH. Ces antigènes ne sont pas étrangers pour notre organisme mais le sont pour l’organisme d’un autre sujet. Ils sont la production normale de la cellule, à moins que ces antigènes ne soient défectueux dans le cas de cellules cancéreuses ou contaminées par un virus ou une bactérie.

Dans le cas des macrophages, le CMH2 peut présenter un antigène issu d’une bactérie ou d’un virus après phagocytose. Les antigènes sont des macromolécules (ex : des protéines, des peptides). Le système immunitaire est capable de reconnaître les antigènes du soi et du non-soi.

Les gènes codant les protéines du CMH comportent chacun un grand nombre d’allèles. Des millions de combinaisons différentes sont possibles. La probabilité que deux individus possèdent des protéines du CMH identiques est très faible. Ces CMH sont une signature chimique de nos cellules à la base de notre système immunitaire et de la reconnaissance du soi. Le CMH agit comme un code d’authentification qui va permettre aux lymphocytes B et T d’agir et d’éliminer les intrus en fonction des informations présentées par le CMH.

Les cellules du systèmes immunitaires : une armée de lymphocytes B et T

Le processus d’élaboration et de sélection des lymphocytes T a lieu dans le thymus. Ces cellules sont capables de reconnaître les antigènes du non-soi présentés par le CMH ; elles sont capables de reconnaître le soi modifié.

Le processus de sélection des lymphocytes B (LB) a lieu dans la moelle osseuse (Bone marrow). Les LB sélectionnés sont ceux qui ne reconnaissent pas les antigènes du soi et qui sont donc capables de reconnaître le non-soi.

Les LB et LT possèdent des récepteurs BCR et TCR (T cell receptor) en surface de leur membrane qui présentent des affinités avec les CMH1 et CMH2 et permettent la reconnaissance des complexes CMH-peptide. La liaison du TCR avec son épitope (déterminant antigénique) de prédilection entraîne l’activation du lymphocyte par le biais d’une série d’événements impliquant des enzymes, des corécepteurs et des molécules spécialisées.

Les LB produisent des anticorps responsables de l’immunité humorale. Les LT sont impliqués dans l’immunité cellulaire. Les macrophages digèrent les antigènes étrangers et présentent les déterminants antigéniques liés au CMH2. Un lymphocyte ne peut reconnaître qu’un seul type de déterminant antigénique. Mais il existe un grand répertoire immunologique et une très grande diversité des récepteurs en raison de mécanismes de recombinaisons de l’ADN codant les récepteurs des lymphocytes B et T.

La découverte de la recombinaison V(D)J a valu un prix Nobel au chercheur japonais Susumu Tonegawa en 1987 pour sa mise en lumière du principe génétique de la génération de la diversité des anticorps (LB). Les anticorps sont composés de chaînes de protéines lourdes et légères, chaque type contenant une partie constante et une partie variable. Les gènes codant ces chaînes légères ou lourdes se situent à différents endroits du génome. Cette riche variété de combinaisons permet une très grande diversité d’anticorps, élément clef pour la reconnaissance de l’immense variété des antigènes étrangers. C’est un phénomène clé dans la défense contre les pathogènes bactériens, viraux et parasitaires. Il existe des millions de types de LBet de LT.

La constitution de la mémoire

La plupart des LB se différencient en plasmocytes. Ils auront une durée de vie courte. Ce sont des usines de synthèse d’anticorps. Ils vont en sécréter dans le sang de très grandes quantités. Les plasmocytes sont les cellules effectrices de la réponse immunitaire humorale. Certains LB ne se transforment pas en plasmocytes et deviennent des LB mémoire à longue durée de vie qui pourront provoquer la réponse immunitaire quasi immédiatement lorsqu’ils rencontrent le même antigène.

Lors de l’activation d’un LT naïf (première infection) il y a formation d’un certain nombre de LT mémoires. Ces lymphocytes T mémoires circulent et « patrouillent » dans la lymphe, les ganglions lymphatiques, le sang. Leur seuil d’activation est plus faible comparé aux LT naïfs, ce qui rend la réponse mémoire plus rapide et efficace. Il y a également dans le cas de la réponse mémoire plus de LT mémoires (spécifiques du même antigène) que lors de la première infection. Les LB et LTcoordonnent leur action via des communications chimiques, protéiques via des interleukines.

Les anticorps sont libérés dans le plasma afin qu’ils puissent attaquer les antigènes auxquels ils peuvent se lier. Les LBmémoires sont des cellules à longue durée de vie qui ne libèrent pas leurs anticorps. Elles circulent plutôt dans l’organisme en attendant la prochaine attaque de l’antigène, ce qui confère au système immunitaire son étonnante mémoire.

L’idée de vaccination

L’idée du vaccin est d’entraîner le système immunitaire en suscitant la fabrication de LB et LT mémoires capables de reconnaître des intrus spécifiques au travers de leurs déterminants antigéniques. La vaccination constitue cette phase de reconnaissance et d’entraînement en utilisant un intrus dont la dangerosité a été atténuée.

Les antivenins de serpents sont un exemple intéressant de ce mécanisme immunitaire.

Que renferme le venin des serpents ? Leur composition varie d’une espèce à l’autre et parfois même entre serpents de la même espèce vivant à des endroits différents. Le cocktail de molécules – à la fois chimiques et protéiques, des enzymes – constituant le venin peut agir sur le sang, sur les tissus mordus ou encore sur le cerveau. Le venin est un composé complexe majoritairement constitué d’enzymes et de toxines (peptides) avec des centaines de molécules présentes, de petite et de grande taille, avec différentes fonctions. Dans le venin, la toxicité est importante et néfaste puisqu’elle est en dose concentrée. Une fois injectées, les toxines (peptides) peuvent agir de plusieurs façons selon le type de serpent (venins hémotoxiques, neurotoxiques, cytotoxiques ou protéolytiques).

Les antivenins sont des contrepoisons qui possèdent des anticorps qui s’attaquent aux protéines dangereuses contenues dans le venin. Pour développer un antivenin, on injecte dans un animal hôte, généralement un cheval, des quantités croissantes de venin. Le système immunitaire de l’animal finit par réagir en faisant produire des anticorps par les cellules de son plasma sanguin. Les anticorps sont ensuite extraits du corps de l’animal hôte, transformés et purifiés, après quoi on peut administrer l’antivenin aux victimes d’une morsure de serpent.

On neutralise ainsi le venin par la clef chimique que constitue le concentré d’anticorps du cheval. On pallie ainsi au manque de temps de notre corps pour préparer une réaction immunitaire, et on offre une réponse rapide et en quantité suffisante au volume important de venin reçu brutalement.

4.            La composition chimique d’un vaccin

Les vaccins traditionnels introduisent dans le corps des substances chimiques que les barrières du corps ne devraient pas laisser passer, les adjuvants. Le système de reconnaissance de soi – système immunologique – est mal équipé pour traiter les composants chimiques qui ne sont pas les briques du vivant.

Le plomb, le mercure, l’aluminium ne sont pas des éléments constitutifs de la chimie du vivant, de la biochimie moléculaire, de l’activité biologique.

Si certains virus ou bactéries sont pathogènes, ils n’en sont pas moins constitués de matériaux chimiques familiers de notre corps.

Pour prendre une illustration, certains adjuvants ressemblent à du verre pilé que l’on mettrait dans un café à boire. Il ressemble au sucre en apparence mais il n’est absolument pas assimilable par le corps. Il en va de même pour la plupart des adjuvants : ils sont d’une composition chimique complètement étrangère à la chimie du vivant. Les adjuvants les plus connus sont l’aluminium ou le mercure, mais on peut également citer :

·      Squalène

·      Acétone

·      2-phénoxyéthanol

·      Polysorbate 80

·      Polysorbate 20

·      Formaline, alias Formaldéhyde

·      Chlorure de benzéthonium

·      Bêta-Propiolactone

·      Glutaraldéhyde

·      Phénol, alias acide carbolique

·      Éthoxylate de nonylphénol (NPE)

·      Éthoxylate d’octylphénol (OPE)

·      Octoxynol-10, alias Triton X-100

·      Bromure de cétyltriméthylammonium

·      Sulfate de néomycine

·      Sulfate de gentamicine

·      Kanamycine

·      Polymyxine B

·      Glutamate monosodique ou MSG

·      Borate de sodium (Borax)

 

Il existe des traces d’autres composés chimiques, protéiques et génomiques – par exemple des brins d’ADN issus des cellules dans lesquelles ont été développés les virus atténués pour fabriquer certains vaccins.

L’utilisation de lignées cellulaires de tissus fœtaux avortés posent des problèmes spécifiques, éthiques et biologiques, que nous n’étudierons pas dans cet article.

Le cas particulier de l’aluminium

La réduction de la chimie du vivant à une chimie quelconque s’illustre par exemple par la substitution des adjuvants à base d’aluminium aux anciens adjuvants au phosphate de calcium.

Le phosphate et le calcium sont des éléments chimiques courants de la biologie du vivant.

En voulant activer le système immunitaire en dehors du cadre biologique – et donc biochimique – pour lequel il a été créé, on le détourne de sa fonction première qui est d’assurer une fonction de régulation de notre équilibre microbien.

En introduisant une substance chimique dans notre corps qui n’est pas une substance chimique du vivant, on l’intoxique au prétexte de le vacciner. L’aluminium a un effet neurotoxique largement documenté. Il représente un danger pour les métabolismes du Calcium Ca2+ et la chimie du système nerveux via les canaux calciques.

Mais les effets de l’aluminium et de ses propriétés (stress oxydatif) ne sont pas uniquement chimiques et neurotoxiques, ils peuvent également avoir une répercussion immunologique néfaste par effet de dérèglement du mécanisme et de la cinématique immunitaire, en déséquilibrant la régulation des lymphocytes Th1/Th2 au cœur des communications chimiques coordonnant la réponse humorale (LB) et cellulaire (T4, T8).

Conclusion

Les vaccins traditionnels exploitent la fonction bénéfique de notre mémoire immunitaire dans un cadre réducteur de la complexité du vivant. Cette réduction épistémologique, couplée à la dimension focale de l’intelligence, permet d’expliquer l’adhésion au dogme vaccinaliste de certains médecins et chercheurs. Mais cette vision fragmentée, réductrice et technicienne de la complexité du vivant, est à la source d’une guerre permanente menée contre notre système immunitaire via un bombardement vaccinal menaçant.

Avec l’arrivée des nouveaux « vaccins » dit à ARNm, le désordre se porte désormais à un autre niveau de l’ordre créationnel. Les vaccins traditionnels déploient leur action depuis l’extérieur de nos cellules. Avec les « vaccins ARNm », l’homme introduit un désordre créationnel au cœur même de l’appareil cellulaire. La guerre épigénétique est déclarée.

Proverbes

14:30 Un cœur tranquille est la vie du corps; mais l’envie est la carie des os.

15:30 La lumière des yeux réjouit le cœur, et une bonne nouvelle engraisse les os.

16:24 Les paroles agréables sont des rayons de miel, une douceur à l’âme, et la santé aux os.

17:22 Le cœur joyeux vaut un remède; mais l’esprit abattu dessèche les os.

Jacques Duverger, le 18 février 2021

Quelques mots de Jean-Paul II : le sens de la pénitence

Le principal effort de la pénitence consiste à « faire retour sur soi-même », sur son moi le plus profond, sur cette dimension de notre humanité où, en un certain sens, Dieu nous attend. Je dirai qu’en chacun de nous l’homme « extérieur » doit céder le pas à l’homme « intérieur » et, en un certain sens, « lui laisser la place ».

Dans la vie courante, l’homme ne vit pas assez « intérieurement ». Jésus-Christ indique clairement que les actes de dévotion et de pénitence (comme le jeûne, l’aumône, la prière) qui, de par leur finalité religieuse, sont principalement « intérieurs », peuvent eux aussi céder à l’extériorité courante et donc être falsifiés.

La pénitence, au contraire, en tant que conversion à Dieu, requiert surtout que l’homme rejette les apparences, sache se libérer de ce qui est faux et se retrouver dans toute sa liberté intérieure. Un regard, ne serait-ce que rapide, sommaire, sur la divine splendeur de la vérité intérieure de l’homme est déjà un succès. Mais il faut habilement consolider ce succès par un travail systématique sur soi-même. Ce travail est appelé « ascèse » (comme l’avaient déjà appelé les Grecs des premiers temps du christianisme). Ascèse veut dire effort intérieur pour ne pas se laisser prendre et emporter par les différents courants « extérieurs », afin de rester toujours soi-même et de conserver la dignité de son humanité.

Mais le Seigneur Jésus nous appelle à faire encore quelque chose de plus. Lorsqu’il dit : « Retire-toi au fond de la maison et ferme la porte », il demande un effort ascétique de l’esprit humain qui ne doit pas avoir pour terme l’homme lui-même.

Cette retraite est en même temps l’ouverture la plus profonde du cœur humain. Elle est indispensable pour rencontrer le Père et il nous faut donc y entrer. « Ton Père voit tout ce que tu fais dans le secret et il te le revaudra. » Il s’agit ici de retrouver la simplicité de pensée, de volonté et de cœur qui est indispensable pour rencontrer Dieu dans notre « moi » intérieur.

Et Dieu attend cela pour s’approcher de l’homme intérieurement recueilli et en même temps ouvert à sa parole et à son amour. Dieu veut se communiquer à l’âme ainsi disposée. Il veut lui donner la vérité et l’amour, qui ont en lui leur vraie source.

Audience générale du mercredi des Cendres 28 février 1979, ©Librairie éditrice vaticane

C’est arrivé un 24 février…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Saints catholiques et orthodoxes du jour

  • le 24 février: saints du jour français ou en France.
    • St Modeste, évêque de Trèves († 480)

À Trèves en Allemagne (Gaule), vers 480, meurt saint Modeste, évêque.

  • le 24 février : invention du chef de saint Jean-Baptiste, prophète et précurseur de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Les Eglises d’Orient fêtent en ce jour l’invention du chef de Saint Jean Baptiste. En occident elle est célébrée le 24 juin. Il y a de nombreuses fêtes du Baptiste. La décollation se célèbre le 11 septembre. Tout cela souligne son importance. La légende affirme qu’au IXe siècle, Félix, un moine venu d’Égypte par mer, débarqué à Angoulins (Saint-Jean des Sables) au sud de La Rochelle, aurait apporté à Angeriacum le crâne de Saint Jean-Baptiste, décapité du vivant du Christ sur l’ordre d’Hérode Antipas. L’insigne relique, dont l’authenticité n’est pas mise en doute, est déposée provisoirement dans une chapelle. Pépin d’Aquitaine, troisième fils de Louis le Débonnaire, petit-fils de Charlemagne, fait bâtir, non loin de la chapelle, un monastère confié aux Bénédictins et une première église en l’honneur du Précurseur du Seigneur, dans laquelle son chef est exposé à la vénération des fidèles. Angeriacum devient Saint-Jean d’Angély.

Toutefois plusieurs églises affirment aussi détenir tout ou partie de la tête de Jean Baptiste Gênes, Damas ou Homs ; en France, la cathédrale Notre Dame d’Amiens détient aussi le chef supposé de Jean Baptiste, rapporté par un croisé, chanoine de Picquigny, wallon de Sarton, au début du XIIIème siècle. Celui de l’abbaye royale de Saint Jean d’Angély a été découvert vers 1015. Son authenticité a été rapidement contestée.

  • le 24 février 45 av. JC. : calendrier Julien.

Jules César constatant que l’année correspond à 365 jours un quart, décide en 45 av. J.C. d’appliquer un nouveau calendrier : le calendrier julien, dans lequel il ajoute, tous les quatre ans, une journée, qu’il nomme «sixième jour avant les calendes de mars» ou bissextus ou encore bis sextillis (deux fois sixième), d’où le nom d’année bissextile donné à l’année qui comporte ce jour supplémentaire. Mais ce calendrier présente aussi une erreur: une année julienne dure en moyenne 11 minutes et 12 secondes de plus qu’une année tropique. Or, au cours des siècles l’écart entre le calendrier julien et la réalité devenait de plus en plus significative. C’est pour corriger cette erreur que le pape Grégoire XIII propose le calendrier grégorien que nous connaissons. Pour corriger une erreur de 10 jours accumulée, il est décidé que le lendemain du jeudi 4 octobre 1582 serait le vendredi 15 octobre 1582. Voir les chroniques de ces deux jours.

  • le 24 février 303 : début (?) de la Grande persécution.

La Grande persécution désigne une vague de répression du christianisme par l’Empire romain, sous le règne de Dioclétien au début du IVe siècle. De février 303 à février 304, quatre édits en donnent le cadre juridique :

  • Premier édit du 24 février 303 :destruction des édifices de cultes chrétiens et des écrits chrétiens ;privation des charges, de dignités et de droits pour les aristocrates chrétiens ;
  • Deuxième édit du printemps 303 :arrestation du clergé, on s’aperçoit de l’immense densité des chrétiens surtout en Orient.
  • Troisième édit de l’automne 303 :obligation pour les clercs de sacrifier. On les torture et entreprend des mesures très dures
  • Quatrième édit du début 304 : obligation pour tous les chrétiens de sacrifier. On assiste à des scènes de torture
  • le 24 février 1209 : François d’Assise comprend enfin ce que Dieu attend de lui.

Le 24 février 1209, il est frappé par la lecture de l’Evangile pour la fête de Saint Mathias : l’envoi en mission ; Mt, 10, (5 à 16). En effet, François vient de comprendre. Quand Jésus lui a demandé de réparer son Église, ce n’était pas d’églises en ruine, dont Il parlait, mais de l’Église, constituée d’hommes, de femmes et d’enfants que François voulait réunir pour vivre concrètement les valeurs de l’Évangile, valeurs de justice, de paix et de respect de toute la Création.Il s’écrie alors :

«Voilà ce que je veux, voilà ce que je cherche, ce que du plus profond de mon cœur, je brûle d’accomplir ».

A l’automne, il se retire dans un lieu appelé la Portioncule, près d’Assise, où il réunit quelques disciples, et fonde l’ordre des Frères Mineurs. Innocent III approuve oralement sa règle en 1210.

  • le 24 février 1320 : arrêt du Parlement.

En application d’une décision prise par le Roi Philippe V le Long en juin 1318, un arrêt du Parlement prescrit que les châteaux, terres et droits, qui ont été l’objet de donations de la part de Philippe III le Hardi et de Philippe IV le Bel, feront retour au domaine de la couronne.

  • le 24 février 1382 : révolte de la Harelle.

A l’instar de la révolte des Maillotins à Paris ou de celle des Tuchins en Languedoc, la révolte de la Harelle voit le peuple se soulever suite à l’annonce du rétablissement des contributions indirectes sur les marchandises. Située à Rouen, la révolte se caractérise par de nombreux pillages et dégâts matériels. Le Roi Charles VI va sévèrement réprimer ce soulèvement décidant même de la suppression de Rouen le 29 mars.

  • le 24 février 1510 : Jules II lève l’excommunication à l’encontre de Venise.

De 1508 à 1511, Jules II assemble des alliances contre Venise avec Louis XII et Maximilien. Mais les victoires de Louis XII, à Agnadel, entre autre le font paraître pour un adversaire dangereux, aussi Jules II retourne son alliance avec Maximilien contre la France.

En 1511, Jules II crée la Sainte Ligue, avec Venise et l’Espagne, les cantons Suisses et le roi d’Angleterre, tandis que Maximilien s’allie à Louis XII… En 1512 Louis XII est vainqueur à Ravenne, mais est vaincu en Lombardie l’année suivante, année qui voit aussi la mort de Jules II.

  • le 24 février 1525 : défaite de Pavie, le Roi de France est fait prisonnier.

La bataille de Pavie est un événement décisif de la sixième guerre d’Italie (1521-1526). Elle marque la défaite française pour la domination du nord de l’Italie. Le Roi de France, François Ier, est fait prisonnier à Pavie par l’empereur Charles Quint (V), et est emmené prisonnier en Espagne par la mer, depuis Villefranche-sur-Mer près de Nice. Le siège de Pavie voit la mort de nombreux cadres de l’armée française.

Les deux armées se font face devant Pavie. Charles Quint laisse la direction des opérations à l’un de ses meilleurs chefs ; Charles de Lannoy, secondé par le Connétable Charles de Bourbon, disgracié par François Ier. Côté français, La Palisse et La Trémoille conseillent toujours la retraite, mais Guillaume Gouffier de Bonnivet, l’ami personnel du Roi, le convainc de combattre afin d’éviter la honte d’une retraite.

Alors que les canons français de Genouillac étrillent les Espagnols, le Roi, dans la précipitation et l’impatience de vaincre, se lance au galop à l’assaut des rangs adverses. De peur de le blesser, les tirs de l’artillerie française cessent aussitôt. Les Espagnols en profitent pour agir et encercler le monarque. L’armée française est complètement massacrée, plus de 10 000 tués, et le Roi fait prisonnier, par un chevalier italien, Cesare Hercolani, ainsi que plusieurs généraux.

Beaucoup sont tués dans cette bataille, Jacques II de Chabannes, marquis de la Pallice, maréchal de France, Guillaume Gouffier de Bonnivet, favori de François Ier, amiral de France, Louis II de la Trémoille, premier chambellan du Roi, l’un des grands capitaines de son époque,

François Ier prisonnier pendant un an à Madrid est contraint de faire des concessions importantes : ’emprisonnement pendant quatre années de ses deux fils aînés, le Dauphin François de France et Henri de France (futur Henri II) ; Traité de Madrid signé le 14 janvier 1526, par lequel il s’engage notamment à céder la Bourgogne, la Flandre et le duché de Milan à Charles Quint ; renoncement définitif à l’Italie.

Cependant, à son retour en France, François 1er renie le Traité car signé sous la contrainte. Ses fils sont libérés après une dure détention contre une importante rançon de deux millions d’écus d’or. Les Bourguignons refusent de se séparer de la France et la guerre recommence presque aussitôt. Le Roi de France fait savoir la défaite à la Duchesse d’Angoulême en terminant son billet par ses mots : « Tout est perdu fors l’honneur »

  • le 24 février 1563 : assassinat du duc François de Guise.

François Ier de Lorraine Duc de Guise, Duc d’Aumale et Marquis de Mayenne, dit le balafré, qui prépare la prise d’Orléans, est mortellement blessé par balles par Poltrot de Méré, un protestant. Lieutenant-Général du Royaume en 1557, il aura repris Thionville aux Impériaux et Calais aux Anglais, défendu Metz contre les troupes de Charles Quint. En 1562, commandant des Armées Royales, il battra successivement les Protestants de l’Amiral de Coligny à Rouen, puis à Dreux. Et aura été l’un des meilleurs chefs d’armée du Roi Henri II et le principal chef catholique pendant la première guerre de religion.

Son assassin avoue avoir reçu 100 écus de l’amiral de Coligny pour perpétrer ce crime. Relire Jean Guiraud dans Histoire partiale-Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2, chapitre 17).

  • le 24 février 1582 : bulle Inter gravissimas à Tusculum, (Frascati).

Le pape Grégoire XIII délivre la bulle Inter gravissimas à Tusculum, aujourd’hui Frascati, qui institue le “calendrier grégorien”, devant entrer en vigueur le 5 octobre en Italie. Voir une chronique précédente.

  • le 24 février 1662 : François Le Tellier, marquis de Louvois, est nommé secrétaire d’Etat à la guerre.

François Le Tellier devient secrétaire d’Etat à la guerre, de Louis XIV le 24 février 1662; c’est son premier poste officiel. Né en 1641, le marquis de Louvois a obtenu la charge le 14 décembre 1655, mais trop jeune, ce n’est qu’en 1662 qu’il peut remplacer son père à ce poste durant son absence. C’est en 1677 qu’il sera définitivement en charge de ce poste. Il meurt en 1691.

  • le 24 février 1663 : dissolution de la Compagnie des Cent Associés.

Cette colonie est le premier essai d’expansion du territoire de la France en Amérique. Malgré les années, la population dépasse à peine 2500 personnes.

Le 24 février 1663, Louis XIV, depuis peu au pouvoir, dissout la Compagnie des Cent-Associés, aussi appelée Compagnie de la Nouvelle-France, ou encore Compagnie du Canada, qui a failli dans sa mission d’assurer la colonisation de la Nouvelle-France. Le Québec est alors rattaché à la couronne de France. Il accordera un an plus tard l’exclusivité du commerce à la Compagnie des Indes Occidentales. La mission initiale que Louis XIII avait confiée à la Compagnie était : « de travailler purement à procurer la gloire de Dieu et le salut des sauvages. »

Le Roi nomme un nouveau gouverneur et un intendant.

  • le 24 février 1670 : Louis XIV ordonne la construction des Invalides.

Le but de l’hôtel national des Invalides est d’abriter les invalides des armées françaises, au bout du Faubourg St-Germain.

  • le 24 février 1812 : signature d’une convention militaire franco-prussienne.

La Prusse accorde toutes facilités de stationnement et approvisionnement à la Grande Armée en route vers la Russie, ainsi que l’envoi d’un corps d’armée de vingt mille hommes.

  • le 24 février 1814 : les Autrichiens, battus deux fois à Mormant et à Montereau, offrent un deuxième armistice ce jour.

Napoléon refuse encore !

  • le 24 février 1848 : abdication de Louis-Philippe, roi des Français.

C’est l’instauration de la deuxième République et la fin des trois journées insurrectionnelles.Lamartine, alors député, fera preuve d’un réel courage physique en refusant aux émeutiers le drapeau rouge comme drapeau national avec ces mots :

«Si vous êtes assez mal inspirés et assez obstinés dans votre erreur pour lui imposer une République de parti et un pavillon de terreur, le gouvernement, je le sais, est aussi décidé que moi-même à mourir plutôt que de se déshonorer en vous obéissant. Quant à moi, jamais ma main ne signera ce décret. Je repousserai jusqu’à la mort ce drapeau de sang, et vous devez le répudier plus que moi, car le drapeau rouge que vous rapportez n’a jamais fait que le tour du Champs-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde, avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie.»

Au terme de trois journées insurrectionnelles, le roi Louis-Philippe abdique en faveur de son petit-fils, le comte de Paris, et s’enfuit en Angleterre. La chambre des députés rejette ce nouveau souverain.

Un gouvernement provisoire est formé par Lamartine, Dupont de l’Eure, Arago, Ledru-Rollin, Garnier-Pagès, Crémieux et Marie. La première mesure prise par ce gouvernement est de proclamer la République.

  • le 24 février 1858 : huitième apparition de Notre dame à sainte Bernadette.

Le message de notre Dame est : “Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs ! ”

  • le 24 février 1951 : après neuf défaites et un nul, l’équipe de France de rugby bat enfin celle d’Angleterre par 11 à 3.
  • le 24 février 1982 : naissance d’Amandine, premier bébé éprouvette français.

Amandine, le premier enfant français né par fécondation in vitro, voit le jour à l’hôpital Antoine Béclère de Clamart, suite au travail de Testart, Frydman et Papiernik. L’Angleterre a vécu le même évènement en juillet 1978. Premières étapes vers la PMA et la GPA, il est bon de méditer ces 40 ans de découvertes scientifiques en relisant la Genèse où Dieu parle de « l’arbre de la connaissance et de l’arbre de la vie. »

  • le 24 février 2006 : la Cour de cassation, dans un arrêt de principe, accepte les délégations d’autorité parentale au sein d’un couple d’homosexuelles.

Mgr Nechan Karakéhéyan est parti vers le Père

Partie 2/3 de la série sur l’Eglise Arménienne Catholique, réalisée par Antoine Bordier :

La veille de son départ, il dînait avec son successeur, Mgr Raphaël Minassian. Il lui avait passé le relais en 2011. Les deux éminences s’entendaient bien. Un vrai respect, une vraie fraternité les unissait. Comme à son habitude, la veille, il avait confessé pendant la Messe. Il est parti le lendemain, à l’aurore, le lundi 15 février. Ses obsèques ont eu lieu dans le nord du pays, à Gyumri, en présence du nonce apostolique. Eclairage sur la vie d’un homme qui aimait rester dans l’ombre.

Sa dernière Messe, il l’a célébrée, ici, à l’Archevêché de l’Eglise Arménienne Catholique, qui se situe dans le quartier de Kanaker, dans le nord d’Erevan, la capitale de l’Arménie. Son dernier repas, il le partage dans la soirée, avec Mgr Minassian et d’autres invités. Il est assis sous un tableau représentant la Cène, celle de Léonard de Vinci. Petit, à peine voûté, sa démarche ressemblait à celle d’un vieux sage, d’un moine, d’un patriarche. Ses cheveux blancs, assez fins, témoignaient de sa longue expérience. Né le 17 avril 1932, en Grèce, il est décédé à l’aube de ses 89 printemps.  Très jeune, il rentre dans la Congrégation Patriarcale ou Institut du Clergé Patriarcal de Bzommar, au Liban. Fondée en 1749, cet institut forme des prêtres missionnaires. Il est ordonné le 2 juillet 1960. Il est envoyé, ensuite, dans son pays natal. En 1991, le pape Jean-Paul II le nomme Ordinaire auprès des catholiques arméniens de Grèce. Il vivra une vingtaine d’année en Iran, passant une partie de sa vie dans les voyages, entre ces pays. Le 27 septembre 2000, le pape le nomme évêque d’Ispahan. Le patriarche de Cilicie Nerses Bedros XIX, l’ordonne évêque le 28 janvier de l’année suivante. Le 7 janvier 2003, il est nommé administrateur apostolique pour la Grèce. Le 2 avril 2005, il est nommé archevêque ordinaire pour l’Europe de l’Est et vivait depuis en Arménie. Le 6 janvier 2010, le pape Benoît XVI a accepté sa démission, liée à l’âge. En tant qu’évêque-émérite, il a vécu à l’archevêché d’Erevan, où il est décédé. En même temps que toutes ces missions, il prie, écrit et travaille beaucoup. Son dernier livre, sur la vie du Christ est sorti l’année dernière. Mgr Minassian dit de lui : « C’était un homme bon, un grand priant, et, un voyageur infatigable, doux, très aimable qui aimait rester dans l’ombre ».

Un a-Dieu sacré

Le lendemain de son départ vers le Père, le mardi, dès 16h00, son corps est exposé dans la chapelle de la paroisse catholique saint Grégoire de Narek, où se trouve l’archevêché. Elle peut contenir une petite centaine de fidèles. Un va-et-vient de fidèles passe saluer l’évêque-émérite. Habillé de ses ornements épiscopaux, dans son cercueil de bois massif à moitié ouvert, il semble dormir. Son visage, ressemble à sa vie, il est paisible. Le père Bedros Marachlian, qui est de la même congrégation que Mgr Nechan, préside cette veillée mortuaire. Chants, lectures et prières la rythment. Un chapelet est égrené. A 18h00, c’est au tour de Mgr Minassian de célèbrer une veillée plus solennelle. La nièce de Mgr Nechan est là avec une partie de sa famille. Très émue, quelques larmes coulent de ses yeux rougis par la tristesse. Dans l’assistance, Bertrand Venard a fait le déplacement. Il est arrivé au mois de septembre dernier, une semaine avant la guerre dans le Haut-Karabakh. Il est le nouveau recteur de l’Université française en Arménie, l’UFAR. « C’est la première fois que j’assiste à une telle cérémonie. Je suis très touché par ce moment, ce passage entre la vie et la mort. En plus, c’est très beau, très digne et simple à la fois. Les Arméniens ont le sens du sacré, tout en restant simple. » Devant le grand rideau de velours rouge foncé, qui sépare les fidèles de l’autel, le corps de Mgr Nechan continue à recevoir les hommages. C’est la fin de la cérémonie, des membres de la Congrégation des Sœurs Arméniennes de l’Immaculée Conception sont là, ainsi que des sœurs Missionnaires de la Charité. Elles viennent s’incliner et prier auprès du corps. La veillée se termine. Le cercueil est refermé, puis transporté par des élèves du séminaire. Le Recteur du Séminaire des Saints Archanges dirige les manœuvres.

 Obsèques à Gyumri

Le lendemain, tous se rendent à Gyumri pour les obsèques officielles, qui auront lieu en présence du nonce apostolique. Dans le bus, les jeunes du séminaire ont pris place. Simon, le jeune volontaire de l’Oeuvre d’Orient qui va vivre un an au milieu d’eux, comme professeur de français, les accompagne. Les obsèques sont prévues à midi dans la Cathédrale des Saints Martyrs, qui a reçu la visite du pape François le 25 juin 2016. D’Erevan, il faut deux heures en voiture pour faire la route jusqu’à Gyumri, située dans le nord-ouest. C’est la deuxième ville du pays, peuplée de près de 150 000 habitants. La Cathédrale des Saints Martyrs a été construite entre 2010 et 2015. En 2015, l’Arménie commémorait le centenaire du génocide arménien. « C’est pour cela qu’elle s’appelle ‶ des Saints Martyrs″, explique le père Bedros Marachlian, le vice-recteur du séminaire. Elle est la cathédrale de l’Ordinariat pour l’Arménie, l’Europe de l’Est, la Georgie, et, la Russie ». Pour Mgr José Avelino Bettencourt, le nonce apostolique, qui a été nommé en mars 2018, « le pape François a voulu rendre hommage à la longue vie dévouée de Mgr Nechan Karakéhéyan. Il l’a rencontré à plusieurs reprises, et, notamment, lors de sa venue en Arménie. Le pape attache beaucoup d’importance à l’Arménie. De mon côté, je suis basé à Tbilissi, où il y a une importante communauté arménienne catholique. » Dans la cathédrale, la visite du pape est clairement affichée à gauche du chœur où un tableau le représente, ainsi que des souvenirs photographiques de son passage. La cathédrale est pleine lorsque débute la cérémonie qui va durer 1h30. Parmi les fidèles, la famille de Mgr Nechan est plus nombreuse que la veille. Les habitués et une dizaine de prêtres venus des quatre coins du pays sont là. Il y a aussi quelques rares français, comme Simon, et, les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient, installés dans la ville depuis peu. Tous disent « a-Dieu » à Mgr Nechan qui les regarde du Ciel, assis près du Père.

(A suivre, dans la partie 3/3 de notre série sur l’Eglise Arménienne Catholique, un article sur la Congrégation des Sœurs Arméniennes Catholiques de l’Immaculée Conception).

Texte et photos réalisés par notre envoyé spécial Antoine BORDIER

Une loge maçonnique à dissoudre

Le Canard enchaîné, qui connait bien les milieux maçonniques, en fait ses choux gras :

L’humiliation des catholiques en Chine se poursuit

Le 23 juillet 1921 est la date de la fondation du Parti communiste chinois. L’événement s’est produit à Shanghai dans ce qui était autrefois la concession française. Cent ans après cette date, en 2021, les catholiques de Chine organiseront un colloque “en mémoire du centenaire de la fondation du Parti communiste chinois” et approfondiront leur compréhension des “événements émouvants de la période de la longue marche “, qui a jeté les bases de la victoire définitive de Mao Zedong sur Chiang Kai Shek.

L’information est rapportée dans un article publié dans le magazine d’État catholique “L’Église en Chine”, par un certain Hui Jing, citant une réunion préparatoire entre les évêques chinois et les dirigeants de l’Association patriotique, tenue début février.

Le colloque et l’étude de la longue marche ne sont que quelques-uns des événements qui caractériseront le programme d’engagements ecclésiaux élaboré par le Conseil des évêques et l’AP pour cette année. L’article énumère «des cours de formation en collaboration avec l’Institut central du socialisme»; cours préparatoires à la réunion nationale de la “Conférence consultative politique du peuple chinois” (tenue en mars); la “construction de l’Association patriotique”, et bien plus encore.

Les catholiques sont d’abord tenus d’approfondir «les orientations du 19e Congrès national du Parti communiste chinois et de la 5e session plénière du 19e Congrès national», ainsi que d’assimiler «la pensée de Xi Jinping sur le socialisme aux caractéristiques chinoises pour une nouvelle ère », renforçant« notre conscience de la nécessité de maintenir l’intégrité politique, de penser en termes généraux, de suivre le cœur de la direction et de rester en ligne avec la direction centrale du Parti ».

2021 sera une période où l’Église catholique en Chine devra «assimiler» la vision d’une «Église d’État», soumise en tous points aux ordres de l’Association patriotique et à la vision du Parti. Et malgré l’accord provisoire entre la Chine et le Vatican, avec la soi-disant reconnaissance du Pape comme chef de l’Église, le principe de “l’Église indépendante et autonome” et de “gestion démocratique” est réaffirmé, ce qui signifie en fait la soumission des évêques à l’Association patriotique.

Un projet de loi de nature à criminaliser toute critique émise à l’encontre de l’idéologie du genre

Dans une pétition adressée au ministre de la Justice, l’Eglise catholique, rejointe dans son initiative par l’Alliance évangélique et l’église libre d’Ecosse, deux confessions protestantes, demande au gouvernement écossais de revoir le projet de loi en discussion intitulé Ordre public et crimes de haine. S’il était adopté en l’état, le projet serait de nature à criminaliser toute critique émise à l’encontre de la théorie du genre.

« Nous ne pouvons pas admettre qu’on interdise le fait d’avoir une position contraire à ceux qui affirment que l’identité sexuelle serait un critère soumis à l’évolution ».

Les responsables catholiques et protestants préviennent :

« un débat ouvert et honnête sur l’essence même de la personne humaine ne devrait jamais être étouffé. Nous estimons qu’il faut prévoir dans le projet de loi un espace de discussion et de critique des points de vue, sur ‘l’identité de genre’ sans crainte de sanctions pénales. »

Le caractère missionnaire de la liturgie traditionnelle

Dans sa dernière lettre, Paix Liturgique a interrogé le père Jean, un prêtre du Kenya qui termine sa thèse de Théologie en Europe. Il évoque notamment le caractère missionnaire de la liturgie traditionnelle, un aspect méconnu par certains de nos évêques :

Ce que je viens de vous dire en est la preuve. Lorsque les témoins de Jéhovah ou les évangélistes font du porte à porte, ils font beaucoup de bruit et agitent beaucoup d’argent, alors que la sainte liturgie ne fait pas de bruit mais fait du bien et aide à avancer vers le mieux et, qui sait ? un jour vers la sainteté. En cela cette liturgie est éminemment missionnaire et je pense que c’est elle qu’attendent des millions d’Africains qui sont autant désemparés que le sont les Européens d’aujourd’hui, car en rencontrant la liturgie traditionnelle c’est la paix et la sérénité qu’ils trouvent. Et cela va attirer de plus en plus d’Africains.

Le Professeur Delfraissy : chef des branquignols ou chef des rats qui quittent le navire ?

Il faut avouer que les occasions d’une franche rigolade fournies par la crise du covid sont assez rares. C’est donc l’occasion de saluer un article paru le 18 février dans l’éminente revue scientifique The Lancet [vous vous rappelez certainement la farce dite du Lancetgate à l’occasion de la publication d’un article laissant entendre une mortalité de 10% parmi les gens atteints du covid et soignés avec de l’hydroxychloroquine, article vite supprimé] et signé par cinq scientifiques forcément éminents puisque tous membres du macroneux Conseil scientifique [vous vous rappelez certainement aussi le soutien enthousiaste et durable apporté par certains membres de cette institution à l’usage du Remdesivir pour le traitement du covid] entraînés par son chef, le Professeur Delfraissy

Titre du papier : « Immune evasion means we need a new COVID-19 social contract”. Traduction libre (c’est l’intérêt de la langue anglaise d’enquiller bout à bout des mots auxquels, au final, chacun accorde le sens qu’il veut) : “La volatilité d’immunité implique un nouveau contrat social par temps de COVID-19 ». Précision fière apportée dans l’article par les signataires : « We are members of the French COVID-19 Scientific Council”, ce qui n’a pas besoin de traduction.

Qu’apprend-on dans ce papier (dont l’existence a été relevée opportunément par un tweet de Mme Martine Wonner, psychiatre et député) ?

Tout d’abord, le rappel que tout le monde s’est focalisé sur la recherche de l’immunité collective qui devrait être apportée tant par les contaminations que par les vaccinations. Mais les auteurs constatent cette immune evasion, a virological game changer, qui seraient pour partie liée à l’existence des variants, et qui donc bouleverse les plans : « Dealing with immune evasion will require a re-evaluation of public health strategies ». La fin de cette crise sanitaire globale, que l’on souhaitait fondée sur un bon niveau d’immunité collective risque donc d’être continuellement décalée si l’immunité est volatile (“The fervently awaited end of this global health crisis might be continually postponed »). Donc, une mauvaise nouvelle.

Qu’ajoutent alors ces éminentes personnalités de ce Conseil scientifique que le monde nous envie certainement ? Prenons juste le temps de rappeler d’abord que :

1) lors du premier confinement, ce conseil scientifique avait préannoncé « de 300 000 à 500 000 morts en France en l’absence de mesures d’endiguement ». Interrogé début avril 2020, M.Delfraissy expliquait en réponse à la question « Où en est-on après trois semaines de confinement ? Faut-il poursuivre l’effort? » : « Oui, poursuivons le confinement et soyons stricts sur ce confinement ». Et à l’approche du déconfinement, il avait souhaité devant le Sénat poursuivre l’obligation du confinement après le 11 mai pour les 18 millions de français les plus âgés, sans compter son hostilité à la réouverture des établissements scolaires.

2) dans la période ayant précédé le second confinement, M.Delfraissy avait trompetté que le gouvernement allait «être obligé de prendre un certain nombre de décisions difficiles, dans les huit à dix jours maximum».  Le président du Conseil scientifique a alors également exprimé le « regret» concernant la gestion de l’épidémie de «ne pas avoir poussé plus à un confinement de quelques jours avant, qui nous aurait fait gagner un peu de temps».

3) lors des débats à l’occasion d’un éventuel troisième confinement, le 24 janvier 2021 sur BFM TV, le superbe Professeur Delfraissy avait indiqué : « “Si nous continuons sans rien faire de plus, nous allons nous retrouver dans une situation difficile à la mi-mars ». Il invite alors à prendre exemple sur les voisins irlandais et britanniques qui ont choisi de reconfiner et qui commencent à obtenir des résultats. “Il faudra probablement aller vers un confinement“.

Et alors que disent-ils tous dans l’article, et c’est là que se déclenche l’hilarité promise ? Première chose : il est temps d’arrêter avec des approches fondées sur la peur et un confinement généralisé au petit bonheur la chance comme principale réponse (« It is time to abandon fear-based approaches based on seemingly haphazard stop-start generalised  confinement as the main response to the pandemic »).  Deuxième chose :

« L’impact du confinement général a été dévastateur pour toute l’économie, avec encore le pire à venir pour le niveau du chômage et de la dette nationale. Les conséquences sociales et sanitaires (y compris sur la santé mentale) sont aussi colossales, particulièrement pour les jeunes générations, alors même qu’elles étaient peu concernées par les risques de mortalité liée à l’épidémie » (« The impact of general confinement on entire economies has been devastating, with worse still to come in levels of unemployment and national debt. Social and health (including mental health) consequences are also colossal, in particular for the younger generations, despite them being at low risk in terms of morbidity and mortality from SARS-CoV-2 infection”).

Et donc, ces bonnes âmes d’appeler (au bout d’un an…) à une nouvelle approche fondée sur

un contrat social, clair et transparent, s’appuyant sur les données disponibles et appliqué avec précision selon les cibles générationnelles… Utiliser une approche de confinement général de type start/stop n’est plus faisable. (« Crucially, the new approach should be based on a social contract that is clear and transparent, rooted in available data, and applied with precision to its range of generational targets… Using stop-start general confinement as the main response to the COVID-19 pandemic is no longer feasible »).

Et cela se termine par une sorte d’auto-glorification : « Nous, scientifiques, devons avoir le courage d’informer les politiques” (« We scientists working against COVID-19 must have the courage to address those in power »).

Résumons : ces membres du Conseil scientifique (dont le Professeur Raoult dit dans son dernier livre tout juste paru Carnets de guerre COVID-19 « Un conseil scientifique fait de gens qui ne sont pas de très grands scientifiques ni de très grands praticiens au quotidien (p.112) ; ce conseil scientifique est un dérivé du conseil REACTing de l’INSERM, avec quelques représentants de l’Institut Pasteur qui ne représentent pas réellement les experts les plus performants dans le domaine des maladies transmissibles (p.151)), qui n’ont pas cessé d’inquiéter, se rendent compte maintenant du désastre annoncé par certains depuis le début des considérations sur le confinement général ; ils pondent un papier qui tient plutôt d’un bavardage vaguement socio-politique que du discours scientifique ; ils n’évoquent toujours pas, bien sûr, le déploiement de traitements ; et  ils s’estiment en plus hautement courageux d’écrire ce papier ! Quant à un début de mea culpa, on repassera bien évidemment.

Finalement, il n’est pas interdit à des rats quittant le navire d’être en même temps des branquignols.

Ceci étant, gaudeamus : le spectre d’un nouveau confinement général s’éloigne peut-être un peu plus.

L’arrêté qui discrimine les lycéens des établissements libres

Créer son école s’est procuré le projet d’arrêté sur le bac 2021, dont l’article 5 exclut les écoles privées hors contrat et les élèves en instruction en famille du bénéfice du contrôle continu. Le Conseil Supérieur de l’Education s’est prononcé comme le Conseil d’Etat en section consultative.

Les avocats de Créer son école préparent le référé. Il est choquant que le gouvernement expose les élèves du hors-contrat à un risque sanitaire dont il juge nécessaire de préserver tous les autres élèves ? A noter que les parents envisagent de rechercher la responsabilité pénale des responsables politiques et administratifs auteurs de cette décision pour le cas où leur enfant contracterait le virus lors des examens.

Voici le 1er article :

Pour la session 2021, les diplômes du baccalauréat général et du baccalauréat technologique sont délivrés aux candidats scolarisés en classe de terminale pendant l’année scolaire 2020-2021 dans un établissement public ou dans un établissement privé sous contrat d’association avec l’Etat conformément aux dispositions des arrêtés susvisés, sous réserve des dispositions du présent arrêté.

Menus sans viande dans les cantines scolaires de Lyon : Les écolos se font les complices de l’islamisation de la France

C’est une des définitions de l’islamo-gauchisme. La polémique sur la suppression de la viande dans les cantines de la ville de Lyon décidée par le maire EELV de Lyon permet d’apprendre que 40% des familles y choisissent les menus sans viande car celle-ci ne serait pas halal !

L’origine des différentes lignées cellulaires humaines utilisées (HeLa, HEK 293, PER.C6)

D’Esther Louis pour Le Salon beige :

Trois lignées cellulaires humaines sont utilisées dans le cadre de l’élaboration des vaccins contre la Covid-19 (A.L., courrier des Lecteurs de Science & Foi n°138) :

  • La lignée cellulaires HeLa, utilisée par CureVac, a été développée à partir d’un prélèvement de métastase d’une patiente adulte afro-américaine, Henrietta Lacks (d’où le nom de la lignée cellulaire), atteinte d’un cancer du col de l’utérus. Ce prélèvement a été effectué sans son consentement (Jordan, 2013).
  • La lignée cellulaire HEK 293, utilisée par AStraZeneca, a été développée, vers 1973, à partir de cellules embryonnaires humaines fœtales de rein. Si l’origine de cette lignée cellulaire n’est pas certaine, il semble cependant probable que cette lignée provienne d’un avortement volontaire et non d’une fausse couche ou d’une fécondation in-vitro (Wong, 2006).
  • La lignée cellulaire PER.C6 a été développée à partir de cellules embryonnaires humaines rétiniennes, obtenues sur un fœtus âgé de 18 semaines. Cette lignée cellulaire provient d’un avortement volontaire réalisé en 1985 (Wong, 2006).

Une interview de Pamela Acker, biologiste, accordée à LifeSiteNews le 12/01/2021, donne quelques détails sur l’obtention des cellules embryonnaires :

  • Les cellules embryonnaires proviennent en toute probabilité d’avortements volontaires, et non de fausses-couches, car le prélèvement des organes doit être réalisé très rapidement.
  • Une méthode possible d’avortement est la suivante : le fœtus est extrait par césarienne (hystérotomie), puis découpé, parfois vivant et sans anesthésie.
  • Pour obtenir ces lignées cellulaires il a fallu a priori plusieurs avortements (de l’ordre de quelques centaines peut-être). Par exemple, il a fallu 293 expérimentations (≠ avortements) pour obtenir la lignée HEK 293. Cela a en toute probabilité nécessité plusieurs avortements.

Pour plus de détails sur les expérimentations sur les fœtus, et la manière dont ceux-ci ont été avortés, dans les années 70, je recommande l’article :

  • Reback, G.L., “Fetal Experimentation: Moral, Legal, and Medical Implications”, Stanford Law Review, 26, No. 5 (May, 1974), pp. 1191-1207 (17 pages). Disponible sur https://www.jstor.org/stable/1227696?seq=1.

Bibliographie

Acker, Pamela, interview réalisée par J.H. Westen, « The unborn babies used for vaccine development were alive at tissue extraction”, LifeSiteNews, 12/01/2021.

A.L., Courrier des lecteurs paru dans Science & Foi, n°138, Janvier 2021.

Jordan, B., « Chroniques génomiques – Henrietta Lacks et les cellules HeLa. Les leçons d’une histoire », Medecine Sciences(Paris), Volume 29, Numéro 11, Pages 1051-1053, Novembre 2013.

Wong, A., « The Ethics of HEK 293 », The National Catholics Bioethics Quarterly, Volume 6, Issue 3, Pages 4773-495, 2006.

C’est arrivé un 23 février…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 23 février 1130 : élection du pape Innocent II.
  • le 23 février 1429 : Sainte Jeanne d’Arc quitte Vaucouleurs pour Blois, sa mission commence.

L’annonce de la défaite dite « Journée des Harengs » n’a pas été ans effets sur le seigneur de Beaudricourt. Voir la chronique du 12 février.

  • le 23 février 1455 : première impression de la Bible de Gutenberg ?

Après plusieurs années de recherche et de travaux, Johannes Gutenberg parvient à imprimer en série le premier livre en Europe avec des caractères mobiles de métal : la bible. Elle se compose alors de pages comportant chacune 42 lignes. Il resterait aujourd’hui moins de 40 exemplaires de cette bible.

  • le 23 février 1447 : décès du pape Eugène IV.

Eugène IV, né Gabriele Condulmer à Venise en 1383, est un moine bénédictin italien, qui devient pape le 3 mars 1431, il devient le 207èmepape de l’Église catholique. En 1439, il essaie de réaliser enfin l’union de Rome et des Églises d’Orient. Mais le concile de Ferrare s’enlise sur la version byzantine du Credo de Nicée. En 1440, une poussée turque et la mort du patriarche Joseph de Constantinople accélèrent une rapide proclamation d’union entre les deux Églises. Cette union n’entra jamais réellement en vigueur, le patriarche russe Isidore étant arrêté à son retour à Moscou. Ainsi la dernière messe célébrée à Sainte-Sophie aura été une messe catholique en présence du légat du pape.

  • le 23 février 1551 : saint Ignace de Loyola fonde le Collège Romain.

Le Collège romaina sert d’université aux Jésuites pour y apprendre gratuitement le latin, le grec, et l’hébreu. Saint Ignace de Loyola le crée pour y regrouper l’ensemble du savoir académique et scolastique. Il s’installe de façon définitive à Rome entre 1582 et 1584, dans un édifice réalisé par l’architecte Bartolomeo Ammannati, et prend le nom d’Université grégorienne en hommage au pape Grégoire XIII.

  • le 23 février 1615 : clôture des états généraux.

Ils s’achèvent sur un constat d’échec. Après des années de guerre de Religion et l’assassinat d’Henri IV, la monarchie française est affaiblie. Le seul intérêt de ces états généraux est d’avoir révélé au grand jour un délégué du Poitou pour le Clergé : l’évêque Armand du Plessis, qui passera à l’histoire sous le nom de cardinal de Richelieu. C’est l’homme qui, au cours des prochaines années, poursuit l’œuvre de redressement de l’Etat et la France, commencée par Henri IV le grand et Sully. Nommé par la régente au Conseil un an plus tard, il se heurte à elle jusqu’à ce que la journée des dupes écarte définitivement la reine mère du pouvoir.

  • le 23 février 1716 : la France professionnalise la lutte contre le feu.

Non, les pompiers de Paris ne datent pas de Napoléon ! Pourquoi oublier le premier corps de pompiers de Paris appelé alors, en 1716, « gardes-pompes », le Corps des Gardes Pompes du Roy ? C’est le premier corps de lutte contre l’incendie qui est créé avec trente-deux “Gardes pompes”, chargés d’assurer la manœuvre de seize engins, appelés “Pompes du Roy”.

L’introduction des pompes à Paris est donc faite par François du Périer Dumouriez. Leur existence date même de 1699. Une ordonnance royale réglemente l’entretien des pompes à eau à Paris et nomme un Directeur des pompes, chargé de l’organisation des secours en cas d’incendie. Jusqu’alors le soin de la lutte contre le feu était assuré par la population elle-même.

  • le 23 février 1745 : mariage du Dauphin Louis de France avec Marie-Thérèse infante d’Espagne.

Le Dauphin Louis épouse l’Infante Marie-Thérèse d’Espagne, au château de Versailles. Le Dauphin qui sera exemplaire toute sa vie perd sa femme très rapidement et épouse ensuite Marie-Josèphe de Saxe, fille du roi de Pologne qui lui donne 9 enfants dont 3 seront Rois de France.

  • le 23 février 1766 : le duché de Lorraine est rattaché à la France.

L’ex-roi de Pologne Stanislas Leszczynski, beau-père du Roi Louis XV, parrain du Comte de Provence, futur Louis XVIII, meurt dans son château de Lunéville, la Lorraine devient un duché définitivement rattaché à la France, conformément à la Convention de Meudon (1736), signée et ratifiée après la Guerre de Succession de Pologne.

  • le 23 février 1775 : première représentation du “Barbier de Séville”.

Pierre Augustin Caron de Beaumarchais présente sa pièce “le Barbier de Séville” pour la première fois à la Salle des Spectacles des Tuileries. Elle remporte un franc succès, et est suivi d’une suite avec “le Mariage de Figaro” et “la Mère coupable“.

  • le 23 février 1793: la Convention décide la conscription de 300 000 hommes.

Après la défaite de Neerwinden et la perte de la Belgique, les Girondins décident donc de réagir en renforçant les effectifs de l’armée : 300 000 hommes devront rejoindre les rangs à partir du mois de mars. Toutes les provinces vont se soulever contre cette mesure, de Toulon à la Bretagne, en passant par Lyon et la Vendée. Car l’ouest n’est pas seul à rejeter la révolution.

  • le 23 février 1858 : septième apparition de Notre Dame à sainte Bernadette.

Entourée de cent cinquante personnes, Bernadette se rend à la Grotte. La Vierge lui révèle un secret “rien que pour elle “.

  • le 23 février 1955 : Koenig devient ministre de la Défense.

A cette époque les politiques français savaient encore faire confiance aux militaires pour leur confier ce ministère. Aujourd’hui, ils leur retirent même la « gestion administrative » des armées.

  • le 23 février 1955 : mort de Paul Claudel, dramaturge et poète français.

Dramaturge, romancier et essayiste, né le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère dans l’Aisne, il fait ses études au Lycée Louis-le-Grand. Licencié en droit, il mène une carrière diplomatique comme consul de France à Prague, Francfort, Hambourg, Fuzhou, Shanghai et Tianjin, comme ministre plénipotentiaire à Rio de Janeiro et ambassadeur de France à Tokyo de 1921 à 1927, puis à Washington et à Bruxelles. Il est élu à l’Académie Française le 4 avril 1946.

Touché par le chant des Vêpres de Notre-Dame à Noël 1886, il se convertit à la religion catholique.Pendant la Seconde Guerre mondiale, après avoir été profondément heurté par la défaite de 1940, il soutient le Maréchal Pétain, mais combat les collaborationnistes. Après 1945, il se retire au château de Brangues. Outre celle qui est en en-tête des chroniques voici quelques citations cueillies au gré de lectures :

« Rien n’est aussi grand dans ma création que ces beaux jardins d’âmes, bien ordonnés comme en font les Français. Toutes les sauvageries du monde ne valent pas un beau jardin à la Française »(Les mystères de Jeanne d’Arc)

« Le bonheur de certains appartient, par un mystère de charité, à tout le monde. »

« Nous savons que le monde est en effet un texte, et qu’il nous parle, humblement et joyeusement, de sa propre absence, mais aussi de la présence éternelle de quelqu’un d’autre, à savoir son créateur. »(Le poète et le shamisen)

« C’est ce que vous ne comprenez pas qui est le plus beau. » (Le soulier de satin)

« Ce qui ouvre le cœur de Dieu, ce n’est point la lance, mais le cri d’un cœur affligé, car le royaume de Dieu souffre violence. »

« Nous sommes faibles, il est vrai, et de peu d’intelligence, nous sommes peu nombreux et l’erreur autour de nous est immense. Montrez-nous le père, dit Philippe et cela suffit. » (Poème sur St Philippe)

  • le 23 février 2001 : la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris valide la quasi-totalité de l’enquête sur un éventuel trafic d’armes vers l’Angola, dans laquelle Jean-Christophe Mitterrand est poursuivi.
  • le 23 février 2005 : le Parlement français vote une loi portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés.

Les programmes scolaires devront expliquer « le rôle positif de la présence française outre-mer et notamment en Afrique du Nord ».

  • le 23 février 2009 : le procès de la catastrophe de l’usine AZF s’ouvre à Toulouse.

72h avec Mgr Raphaël Minassian, en Arménie

Partie 1/3 de la série sur l’Eglise Arménienne Catholique réalisée par Antoine Bordier :

Il fait 15°C ce jeudi 11 février, place de la République, à Erevan, la capitale de ce petit pays, qui se situe dans le Caucase. Sur l’application GG, le UBER arménien, il est possible de commander un chauffeur en 3 mn. Direction Kanaker, un quartier nord d’Erevan. A cette heure de l’après-midi (il est 17h00), et, en raison d’un service de transport en commun insuffisant, le réseau routier est surchargé. Une demi-heure après, la voiture se gare devant l’entrée de l’Archevêché de l’Eglise catholique arménienne. Nous suivrons Mgr Minassian pendant 72 heures. Et, nous rencontrerons son prédécesseur, Mgr Nechan Karakéhéyan, juste avant qu’il ne décède. Reportage sous la forme d’une série en triptyque.

Mgr Raphaël Minassian parle le français couramment. Il est, comme la plupart du clergé, polyglotte. Il fait partie de la diaspora. Son archevêché passerait inaperçu, s’il n’y avait ce petit oratoire dans l’enceinte, où les fidèles viennent se recueillir et brûler un cierge devant trois peintures sacrées représentants la Vierge Marie et deux saints. Au-delà de l’Arménie, il est au service de la communauté catholique arménienne de toute l’Europe de l’est et de l’ex-URSS. Il est le berger de plus de 600 000 fidèles. Avec la pandémie, raconte-t-il, « j’ai dû arrêter tous mes déplacements depuis un an ». Dans son bureau, une magnifique peinture mariale, un autel où il célèbre sa Messe, des ornements liturgiques, des photos. Au-dessus du petit canapé une horloge circulaire en bois où sont sculptées les églises qu’il a faites construire depuis qu’il est devenu archevêque, en 2013. Ce 11 février, l’Eglise fête Notre-Dame de Lourdes, et, c’est, aussi, la fête de saint Vartan. Nous retrouverons Mgr le we suivant autour de quelques gâteaux locaux, d’un café arménien (à ne pas confondre avec le café turc). Il répondra à nos questions, lors d’une longue interview.

Les saints martyrs, le visage de l’Arménie

Saint Minascio (ou Miniat) est un roi d’Arménie mort en 251 en Italie. Il sert dans l’armée romaine. C’est dans le cadre de ses services qu’il se rend à Rome. Là, il refuse d’adorer les idoles. Et, il se convertit. Il devient, ensuite, ermite. Persécuté, il meurt à Florence. L’Arménie a été très généreuse en martyrs. En 451, Vartan Mamikonian est à la tête de l’armée arménienne. Lors d’une nouvelle bataille contre les Perses, il est martyrisé avec toute son armée. Mgr connaît bien la vie de ces martyrs qui ont formé l’âme de l’Arménie. Il indique que « Dieu a choisi le peuple juif pour préparer la venue de Son Fils. Puis, il a choisi le peuple arménien pour témoigner de Sa venue. Il a, aussi, choisi le peuple français pour témoigner et défendre le peuple de Dieu ». Il parle de son peuple, de sa persécution perpétuelle. En 301, l’Arménie devient le premier peuple à se convertir au christianisme, sous l’impulsion de saint Grégoire l’Illuminateur. L’Eglise arménienne faisait partie de l’Eglise universelle jusqu’en 451. A partir de cette année, elle est devenue autonome (autocéphale monophysite) et se dénomme : Eglise Apostolique Arménienne, ou Eglise Grégorienne. Son histoire est parsemée de vie de martyrs. Pour Mgr, « c’est un honneur d’appartenir à un peuple martyr. C’est un privilège de partager la Croix avec le Christ. Lors des persécutions, la première bataille que nous avons perdue est celle de Vartanank en 451. Mais nous avons gagné la guerre. Les Perses sont partis, et, nous sommes restés chrétiens. » S’il y a une date à retenir, c’est celle-là : 451.

Au creuset de sa famille victime du génocide

Mgr raconte son histoire familiale, parle du génocide, de son père, Pedros, orphelin dès l’âge de 5 ans, qui a dû fuir la barbarie turque. Ce génocide de 1915-1920 avait déjà commencé quelques années auparavant. En 1909, ont lieu les massacres d’Adana, dans l’empire Ottoman, l’ancienne Cilicie. Ces massacres s’orchestrent à la suite d’une contre-révolution qui tend à remettre au pouvoir le sultan déchu, Abdülhamid II. Ce-dernier avait été à l’origine des massacres de 1896, qui avait déjà fait plus de 200 000 morts du côté des arméniens. 13 ans plus tard, ils sont près de 30 000 à tomber lors de pogroms sanguinaires. C’est dans ce contexte de fin de règne de l’Empire Ottoman et de massacres, qu’en 1915, le génocide arménien est déclenché. Il est de plus grande ampleur et provoquera la mort d’1,5 million personnes. La famille de l’archevêque, qui vit en Turquie, n’y échappe pas.  « Mon père a été recueilli par les Salésiens de Turin. Avant le génocide, il vivait à Van, en Turquie. Il pensait avoir perdu toute sa famille. Mais, en 1943, en Syrie, il retrouve son frère Georges. » Son père aurait dû devenir salésien. Séminariste, il est envoyé par sa communauté à Jérusalem. Quand il retrouve son frère, ce-dernier lui propose de quitter les salésiens et de rencontrer celle qui deviendra son épouse, Rosa. « Mes parents se sont mariés en 1944 à Alep, en Syrie, en se faisant la promesse que leur premier enfant serait consacré à Dieu. Je suis né le 24 novembre 1946. A 12 ans, selon leurs vœux, je rentre au Petit-Séminaire des Arméniens Catholiques de Beyrouth. Je les revois, pour la première fois, en 1973. Je fais la connaissance de mes 3 petites sœurs que je ne connaissais pas. En tout, nous sommes 8. »

Une identité commune et deux églises

Mgr passe vite sur ses années d’études pour aborder un peu plus le sujet des deux poumons de l’Eglise qui font respirer l’âme arménienne. L’Arménie, petit pays de 29 000 km2, grande comme la Bretagne ou la Belgique, est composée entièrement de chrétiens. Sur 3 millions d’habitants, 90% sont apostoliques et 10% sont catholiques. Il y a, aussi, des protestants qui représentent moins de 1% de la population. « Cette division, explique-t-il, est liée à notre absence au Synode de Chalcédoine en 451. L’Eglise arménienne n’a pas pu y participer, en raison de la persécution des Perses (NDLR voir plus haut). Puis, elle a rejeté le synode suite à une mauvaise interprétation sur la Trinité. 20 ans plus tard, une partie de l’Eglise revient pour réparer cette division. Au final, nous avons la même foi, la même liturgie, les mêmes sacrements. Nous avons la même identité. Les apostoliques sont une Eglise qui ne dépend pas de Rome. L’Eglise Apostolique Arménienne est dirigée, actuellement, pas Sa Sainteté Karekin II. Et nous, nous dépendons de Rome. J’aime bien rappeler que nous avons une identité et une âme commune. Nous formons un seul corps avec deux poumons. Avec le pape François, nous parlons de continuité. »

Des papes en Arménie

Le pape François, après Jean-Paul II, est venu en Arménie du 24 au 26 juin 2016. Il a dénoncé le génocide. Avec Karekin II, il avait prononcé ces paroles qui en disent long sur cette identité : « Nous sommes spirituellement heureux de nous souvenir qu’en 2001, à l’occasion du 1700ème anniversaire de la proclamation du christianisme comme la religion de l’Arménie, saint Jean-Paul II a visité l’Arménie et a été témoin d’une nouvelle page dans les relations chaleureuses et fraternelles entre l’Église Apostolique Arménienne et l’Église Catholique. Nous sommes reconnaissants d’avoir eu la grâce d’être réunis lors de la liturgie solennelle dans la Basilique Saint Pierre à Rome le 12 avril 2015, où nous avons manifesté notre volonté de nous opposer à toute forme de discrimination et de violence, et où nous avons commémoré les victimes de ce dont la Déclaration Commune de sa Sainteté Jean-Paul II et de sa Sainteté Karekin II a parlé comme étant « l’extermination d’un million et demi de chrétiens arméniens, au cours de ce qui a traditionnellement été appelé le premier génocide du XXème siècle » (27 septembre 2001).Nous louons le Seigneur qu’aujourd’hui la foi chrétienne soit de nouveau une réalité vibrante en Arménie, et que l’Église Arménienne mène sa mission avec un esprit de collaboration fraternelle entre les Églises, en soutenant les fidèles dans la construction d’un monde de solidarité de justice et de paix. »

La famille et la France

L’âme arménienne est profondément marquée par la famille. La famille en Arménie pourrait être le cœur du pays. Plus de 30% de la population vivant dans une grande pauvreté (moins de 50 euros par mois), l’Arménie tient grâce à la famille. Ici, la famille reste sacrée. Vue de son archevêché, Mgr Minassian ne comprend pas ce qui se passe en France, « avec toutes ses lois qui facilitent l’avortement, l’euthanasie, le divorce, et, maintenant vous parlez de PMA et de GPA. La France a changé. Il y a une force de destruction contre la famille, contre la vie : nous en sommes nous-mêmes les responsables. Chez vous, les mariages ne sont pas assez préparés. Ce sont des mariages d’occasion. Chez nous, grâce à Dieu, il y a encore peu de divorces. Pour durer, il faut s’aimer, prier et faire des activités ensemble. » Mgr Minassian est devenu expert en préparation de mariage. Ordonné prêtre en 1973, il a vécu entre 1989 et 2004 en Californie : « J’y ai préparé des centaines de mariages. Et, ici, parfois on me rend visite, en me rappelant que c’est moi qui ai célébré leur mariage. Les époux se marient devant Dieu, et, devant les hommes. Ils mettent leurs deux mains dans la main de Dieu. Nous sommes faibles, et, nous tombons souvent. Mais, c’est Lui qui nous relève. Tous les jours, les époux doivent célébrer leur mariage, comme le prêtre qui célèbre la Messe. Tous les jours, ils doivent renouveler leur promesse, se redire oui, et, mettre leurs mains dans la main de Dieu. Ils doivent prier et aller à la Messe ensemble. C’est ça le mariage. » Mgr s’interrompt pour présenter un jeune volontaire de l’Oeuvre d’Orient, Simon, qui vient donner des cours de français aux jeunes du séminaire.

L’Arménie entre guerre et paix

Après la famille, nous évoquons la guerre dans le Haut-Karabakh. Ce conflit qui a duré 45 jours, et, qui a opposé l’Arménie en soutien de la République auto-proclamée de l’Artsakh, du Haut-Karabakh, attaquée par l’Azerbaïdjan, et son allié turc. Le visage ému et grave à la fois, lui qui s’occupait des pauvres, lorsqu’il était aux Etats-Unis, puis à Jérusalem (entre 2004 et 2011), et, maintenant, à Erevan, depuis 2011, a eu le cœur déchiré par cette nouvelle déflagration. Comme si l’Arménie n’avait pas assez souffert. Lui qui est né à Bethléem, dans la ville de David, et, du Roi des rois, en a vécu des guerres. La guerre civile du Liban l’a fortement marqué et endurci à la fois. En 2015, il parlait d’un nouveau « génocide pour les chrétiens du Moyen-Orient ». La guerre, il l’a connue au Liban où il a vécu entre 1973 et 1989. « Le génocide des chrétiens continue. Les médias disent que la guerre dans le Haut-Karabakh est une guerre politique, de territoires. Mais alors pourquoi massacrer à ce point les populations civiles, détruire les Eglises, et, nos vases sacrés ? Sous les yeux du monde entier, il y a eu des milliers de morts et des dizaines de milliers de déplacés qui sont partie en exode. Avec l’Oeuvre d’Orient nous aidons plusieurs centaines de familles. Nous avons organisé pendant le conflit de nombreuses veillées de prières. Nous gardons l’espoir de jours meilleurs. Nous devons construire la paix. Comme dans les familles, les couples en difficulté, nous devons construire et consolider la paix. Moi qui suis un Arménien de Jérusalem, la paix n’est possible qu’avec Dieu. Il faut Le prier sans cesse. C’est, ce que je fais depuis l’âge de 9 ans ». Le chapelet à la main, Mgr Raphaël Minassian quitte son bureau. Il passe devant sa chapelle, simple et belle à la fois. Sur l’autel se trouve l’évangéliaire, le calice et le ciboire. Le Saint Sacrifice peut être célébré. Dieu est présent. Il part dîner avec son prédécesseur Mgr Nechan Karakéhéyan, 88 ans, qui décèdera le lendemain, à l’aurore (à lire dans la partie 2/3 de notre série sur l’Eglise catholique arménienne).

L’Etat veut mettre la main sur les 200 milliards d’euros épargnés par les Français

Faudra-t-il rembourser la dette contractée durant le Covid ? D’Esther Duflot (prix nobel d’économie) à Marine Le Pen, en passant par Bruno Le Maire, quasiment tout le monde pense qu’il faudra bien rembourser. Reste à savoir comment…

Le gouvernement avance qu’il n’y aura pas de hausse des impôts et “en même temps” un endettement illimité (“quoi qu’il en coûte”). On se demande par quelle baguette magique, l’Etat va régler le sujet… Depuis quelques jours, l’Etat a sorti cette baguette magique : c’est l’épargne des Français.

L’OFCE avaient déclaré en avril 2020 :

« Il faudra que les Français consomment leur épargne ».

L’épargne des Français vient d’atteindre les 200 milliards d’euros. Et cela attire l’Etat. D’après une information du journal Les Echos, une véritable bataille politique est en cours pour voir comment utiliser cet argent dormant sur les livrets des réglementés ou des comptes courants.

Depuis le 1er janvier 2016, selon une directive européenne transposée en France, les comptes clients dotés de plus de 100.000 euros de dépôts peuvent en effet être prélevés pour contribuer au sauvetage de leur banque.

Le risque de spoliation est donc réel. Ceux qui ont préféré choisir Macron en espérant garantir leurs économies risquent d’en avoir pour leur argent.

Menaces américaines et résistance allemande autour de Nord Stream 2

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Le gazoduc Nord Stream 2, en chantier depuis longtemps, est presque terminé mais les derniers kilomètres sont les plus difficiles.

Destinée à doubler Nord Stream 1 afin de multiplier par deux les livraisons de gaz à l’Allemagne, cette réalisation stratégique est l’occasion de rudes frictions entre la Russie, les États-Unis, l’Allemagne et la France.

Le premier acteur est bien sûr la Russie. C’est son poids lourd Gazprom qui pilote le projet. Le but de la Russie est triple : augmenter ses livraisons à l’Allemagne, contourner l’Ukraine avec qui les relations sont exécrables et renforcer sa position de premier partenaire gazier de l’Europe.

L’Allemagne rejoint volontiers le premier objectif et sait aussi que le passage par l’Ukraine complique les choses et renchérit les coûts. Elle ferme donc les yeux sur les tensions géopolitiques du Donbass dirigé de facto par des séparatistes pro-russes.

Les États-Unis sont vent debout contre ce projet qui contrecarre leurs ambitions exportatrices de gaz de schiste. Or, les Allemands ne veulent pas de ce gaz car il est beaucoup plus cher que le gaz russe et le coût d’un produit l’emporte souvent chez eux sur des considérations idéologiques.

Les Américains ont alors passé la vitesse supérieure et ont menacé de sanctions tous ceux qui participent à ce projet. Les entreprises, bien sûr, mais aussi les personnes physiques.

Le maire de la petite ville de Sassnitz (Allemagne) a ainsi reçu une lettre de menaces du Sénat américain parce qu’un bateau participant au chantier mouillait dans le port de la ville. Plusieurs responsables du port autonome ont reçu la même lettre : ils doivent cesser tout soutien au chantier sous peine d’être personnellement responsables, « juridiquement et économiquement ».

Ils ont décidé de ne pas se laisser intimider, comme le rapporte l’hebdomadaire Die Zeit, et ont conclu sobrement qu’ils n’iraient pas voyager aux États-Unis.

Il n’en n’a pas été de même pour la société suisse Allseas, dont le navire poseur de pipe-lines a quitté le chantier, entraînant, une fois de plus, son arrêt.

La France avait soutenu l’Allemagne l’an passé contre l’Amérique. Mais c’était l’Amérique de Trump. Maintenant qu’elle est dirigée par un honnête démocrate et qu’elle a rejoint le camp du bien, nos dirigeants trouvent que Nord Stream 2 n’est finalement pas une bonne idée. Et l’aimable Clément Beaune (secrétaire d’État aux Affaires européennes, comme chacun sait) a demandé à notre voisin de renoncer au gaz russe. Inutile de lui rappeler qu’une entreprise française, Engie, participe au chantier car, quand les principes sont en jeu…

Les Allemands ont été fort agacés par ce revirement français et le ministre des Affaires étrangères Heiko Maas a rappelé que « la politique énergétique européenne doit être décidée en Europe et pas aux États-Unis ». C’est assez bien répondu et cela en dit long sur la solidité du couple franco-allemand que nos européistes les plus convaincus n’osent même plus évoquer. Les Français auraient pu rappeler aux Allemands que s’ils n’avaient pas imprudemment abandonné l’énergie nucléaire, ils ne seraient pas si dépendants du gaz russe. Mais comme nous risquons de prendre le même chemin un jour, l’argument ne fut pas utilisé.

La fin de ce chantier sera fort intéressante à suivre et s’il parvient à son terme, ce sera une belle victoire d’un couple inédit germano-russe.

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