Les squatteurs de Toulouse et la faillite de l’Etat
De François Billot de Lochner :
Le temps médiatique file si vite que nombre d’entre nous ont peut-être déjà oublié l’affaire de squat survenue dans la petite station balnéaire de Théoule-sur-Mer, en octobre dernier. Deux retraités lyonnais s’étaient vu interdire l’accès à leur résidence secondaire par un couple de squatteurs, qui a fini par être expulsé après un tapage médiatique substantiel.
A la suite de cette affaire, qui venait après de nombreux autres cas du même genre, le gouvernement nous l’avait promis : la peur devait changer de camp, la loi devait changer, car il n’était pas possible que perdure la situation ubuesque des squatteurs tout-puissants ayant le droit pour eux. En effet, si le squat n’est pas prouvé dans les 48 heures, les occupants illicites deviennent impossibles à déloger. Il y a eu des débats à l’Assemblée, une prétendue amélioration de la loi. En fait rien n’a changé, et la loi française reste fondamentalement du côté des squatteurs toujours aussi difficilement expulsables. Le Conseil constitutionnel s’est même mis de la partie pour alléger les peines qu’ils risquaient d’encourir à la faveur du nouveau projet de loi.
Mais l’actualité n’en finit pas de rebondir, et l’affaire de Roland, 88 ans, à Toulouse, est venue en apporter la cruelle démonstration. Ce retraité souhaite vendre sa maison pour rejoindre sa femme partie en EHPAD, mais le même scénario infernal se reproduit : les squatteurs sont là, et bien là, et impossibles à déloger, car la trêve hivernale joue pour eux, et elle a été prolongée, covid oblige, jusqu’en juin. On assiste à des scènes ubuesques, où la police en est réduite à faire le guet devant la maison de Roland pour « protéger les squatteurs » et garantir la pérennité de leur installation… tandis que des groupuscules d’extrême-gauche soutiennent les squatteurs et bafouent, en toute bonne conscience, l’ordre public et piétinent la propriété privée.
Cette fois, l’affaire s’est soldée d’une bien curieuse manière : des habitants du quartier alentour se sont ligués pour mettre la pression sur les squatteurs et les forcer à lever le camp. Ils ont haussé le ton, posé leurs conditions, et de ce fait ont réussi à créer la peur, obligeant les coupables à battre en retraite. Un résultat que ni la police, ni la justice n’ont été en mesure d’obtenir, parce les autorités n’ont strictement aucun levier d’intervention dans ce type d’affaires. Pas de volonté politique, ce qui signifie, concrètement, pas de capacité d’action sur le terrain.
Devant la faillite des autorités légales, nous assistons à la mise en place d’un ordre parallèle bien décidé à se faire justice lui-même. Le phénomène n’est pas nouveau : à Sevran, il y a quelques semaines, des riverains s’organisaient pour régler leur compte aux dealers et faire respecter l’ordre pour leur famille, car la police ne se déplace plus.
Les robins des bois de Toulouse, quelles que soient leurs motivations exactes, aimeraient exporter leur expérience au-delà des frontières de l’agglomération toulousaine. Inverser la tendance, montrer qu’il est possible de faire respecter la bonne foi de gens qui ne demandent qu’à avoir la jouissance paisible de leur bien. Quelques-uns d’entre eux ont payé chèrement leur acte d’entraide, en se faisant gazer et matraquer par des individus cagoulés désireux de leur faire payer l’expulsion réussie des squatteurs.
A la suite de cet épisode ubuesque, une conclusion s’impose, sans appel : l’Etat n’a plus le monopole de la violence légitime. Il est incapable, impuissant… mais il persiste dans ses erreurs, et refuse de l’admettre. L’affaire autour de la dissolution de Génération Identitaire en est la plus belle expression. Gérald Darmanin ne supporte pas l’idée qu’une association lui rappelle ses devoirs : protéger notre pays, défendre nos frontières, comme nous l’avons toujours fait et comme nous le faisons depuis des centaines et des centaines d’années. La propriété, la sécurité et la défense du territoire sont, faut-il le rappeler, les premières conditions du « vivre-ensemble ». Tout le reste n’est que littérature ! Manifestement, les Français en ont de plus en plus conscience, et vont multiplier les opérations légitimes que la police ne veut plus effectuer.
Vie intérieure et combat spirituel
“Vie intérieure et combat spirituel” est la première vidéo de CARÊME 40, le programme de 40 jours pour réussir votre carême. Pour recevoir chaque jour du carême une vidéo sur le combat spirituel, inscrivez-vous sur www.careme40.org.
CARÊME 40 est une proposition gratuite de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier.
Première vidéo avec le père de Blignières, fondateur et supérieur de la FSVF :
C’est arrivé un 16 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 16 février 1147 : l’abbé Suger se voit confier la régence du Royaume de France en l’absence de Louis VII parti en croisade.
Le Roi avant de partir en croisade place sa personne et son Royaume sous la protection de Marie et fait dans ce but le pèlerinage de Liesse et celui du Puy.
L’histoire de ce pèlerinage est évoquée par le marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie et l’Histoire de France (Ed. Résiac, page 62-63).
Elle est suffisamment extraordinaire pour qu’on s’y arrête. En 1134, trois frères seigneurs dans le Laonois se croisent. Le sultan d’Egypte les ayant fait prisonniers tente de les faire apostasier, et va jusqu’à leur envoyer sa fille particulièrement belle.
« En discutant sur l’Evangile, Isménie, qui croyait vaincre fut vaincue. »
Elle demanda aux chevaliers de lui sculpter l’image de Marie. Ces derniers demandent à la Vierge de guider leurs mains. « Pendant la nuit la Vierge envoya des anges porter son image rayonnante de piété et sculptée par miracle».La statue était petite, de bois noir, elle représentait la Vierge tenant son Fils debout sur ses genoux.
A leur réveil, les prisonniers se voient entourés d’une éblouissante lumière jaillissant de la statue miraculeuse. Un parfum céleste émane de ce bois venu du ciel. Le lendemain quand Isménie revient, elle croit et demande à prendre la statue dans ses appartements. La nuit suivante Notre dame lui apparaît et lui dit :
« Aie confiance, j’ai prié pour toi mon Fils et Seigneur, il a daigné te choisir comme sa fidèle et bien-aimée servante. Tu délivreras de leur prison mes trois dévots chevaliers, tu seras baptisée, par toi la France sera enrichie d’un trésor incomparable, par toi, elle recevra d’innombrables grâces, par toi, mon nom deviendra célèbre et plus tard, je te recevrai pour toujours dans mon paradis. »
L’évasion commence bien, ils franchissent le Nil. Epuisés ils s’arrêtent pour dormir et se réveillent en France ! A Liance, près du château de Marchais, non loin de Laon, un hameau perdu au milieu des bois et des marécages, dont un des trois chevaliers était le seigneur. Liance, au XV° siècle change son nom en celui de Liesse qui veut dire “Joie” tant la Vierge Marie, par ses faveurs, comblait de joie les pèlerins. Les Trois chevaliers construisent en ce lieu un sanctuaire en remerciement. Selon la tradition du XVI° siècle, les chevaliers sont les fils de Guillaume 1er, sire d’Eppes: Jean, Hector et Henri. On les appelle tour à tour les chevaliers d’Eppes, les chevaliers de saint Jean de Jérusalem ou de Malte. Leur mission terminée, ils retournent dans une maison de leur Ordre. La princesse Ismérie, adjure le coran, reçoit, avec le nom de Marie, le baptême des mains de l’Évêque de Laon, Barthélemy de Vir, le 8 septembre 1134. Elle vécut saintement près de la mère des chevaliers à Marchais, mourut jeune et fut inhumée dans le sanctuaire.
Difficile à croire pour des gens raisonnables et rationalistes comme nous le sommes ; pourtant la liste des miracles reconnus par l’Eglise, au cours des siècles est encore plus stupéfiante et des documents historiques du XVI° siècle témoignent, il suffit de les consulter :
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Annales de l’Ordre des Chevaliers de saint Jean de Jérusalem. De l’an 1146, Melchior Bandini y raconte les origines de Notre Dame de Liesse. Bosio un siècle plus tard, nous a conservé ces pages.
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Une inscription précieuse, celle de 1134, année où la légende place le miracle, fut retrouvée en 1721.
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Une lettre de Clément VII, datée d’Avignon, le 28 mai 1384 dit que “dans la chapelle de Notre Dame de Liesse, Notre Seigneur Jésus-Christ, à la prière de la Vierge Marie, prodigue un si grand nombre de miracles que les peuples y accourent de tous les points du monde”. Et il accorde des indulgences aux pèlerins.
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La légende de Notre Dame de Liesse, d’après le plus ancien texte connu, écrite par le Comte de Hennezel d’Ormois.
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Le miracle du pendu dépendu (miracle représenté sur un tableau à la sacristie de la basilique) :1139 est la date du premier miracle connu, un malheureux, Pierre de Fourcy, en proie à la misère, avait volé pour nourrir sa famille. Pris en flagrant délit, il est arrêté condamné et pendu trois jours durant ! Il est trouvé vivant par un berger au bout des trois jours. Le condamné raconta :
“J’ai demandé à Notre Dame de Liesse qu’il lui plut de me délivrer. De sa main elle a soutenu mon cou, et a empêché la corde de me serrer.”
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Au printemps 1146, deux jeunes princes, fils d’Enguerrand II sont capturés par des bohémiens. Aucunes des nombreuses recherches ne permet de les retrouver. Agnès de Beaugency, cousine du Roi Louis VII, supplia Notre Dame de Liesse :
“O vous, disait-elle, qui avait retiré de la prison d’Egypte les trois chevaliers et les avez ramenés sains et saufs à leur mère, daignez, je vous en conjure, me rendre mes enfants. O vous qui avez eu l’angoisse de perdre votre Enfant à Jérusalem, mais qui l’avez retrouvé, ayez pitié de moi.”
Une fois retrouvés leur père et le Roi viennent en pèlerinage et se croisent pour Jérusalem.
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Après de longues prières à Notre Dame de Liesse, une petite fille avait été accordée à ses parents en 1572. Sa maman reconnaissante l’habillait toujours en blanc en l’honneur de la Sainte Vierge. Quand la fillette eut sept ans, l’amena à Liesse, la consacra à Notre Dame, cette enfant devait devenir l’illustre Madame Acarie, plus tard Marie de l’Incarnation, carmélite béatifiée par Pie VI en 1791.
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Henri Bourbon, né à La Fère en 1624, eut comme marraine la sœur de Louis XIII, Henriette d’Angleterre. Sa première sortie est pour Notre Dame de Liesse. Cet enfant devint l’un des meilleurs serviteurs de la Sainte Vierge. Archidiacre de la cathédrale d’Evreux, son tombeau fut visité par un nombre prodigieux de fidèles. L’Eglise l’a déclaré vénérable.
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Un jeune breton, Pierre de Kériolet, malgré sa vie totalement dissolue ne manquait jamais de réciter chaque jour un AVE MARIA. Ayant résolu de se faire mahométan, il se rendait à Constantinople. Attaqué par des brigands qui tuèrent ses deux compagnons, il eut peur, et fit vœu à Notre Dame de Liesse, si elle l’épargnait, d’aller en pèlerinage dans son sanctuaire. Ce bienheureux pénitent mourut en odeur de sainteté à l’âge de 58 ans, au couvent des Carmes de Sainte-Anne-D’auray.
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Un jeune profès de la Compagnie de Jésus, le P. Picot de Clorivière, ne pouvait être admis au sacerdoce à cause d’un bégaiement très prononcé. Il vint de Liège à Liesse à pied, supplier Notre Dame de lui permettre d’être prêtre. A sa grande joie, il fut guéri et reçu le sacrement de l’Ordre.
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Charles VII plus tard vint supplier la Vierge de sauver le Royaume, livré presque entièrement à l’Anglais envahisseur. Jeanne d’Arc ne fut-elle pas, un peu plus tard, la réponse de Marie?
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Louis XI vint à Liesse quatre fois, il y fonda une messe perpétuelle chaque samedi.
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François 1er, prisonnier de Charles Quint à Pavie, supplia Notre Dame de Liesse de lui rendre la liberté. Aussitôt délivré, il se rendit en toute diligence au sanctuaire pour remercier sa Céleste Consolatrice, Cause de toute joie. Il y revint aussi plus tard. Henri II vint à Liesse avec ses trois fils en 1554.
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Bossuet raconte comment Henriette de France, sœur de Louis XIII, fut sauvée par Notre Dame de Liesse, d’une tempête effroyable, en 1642 en rentrant d’Angleterre. La reine reconnaissante envoya au sanctuaire “un navire d’argent pesant six vingt dix marcs”.
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Un marchand de Paris avait un fils de 14 ans paralysé et muet. Combien de temps prolongea-t-il sa prière ? Neuf jours! Le père supplia, insista, fut exaucé. Le malade se mit à bégayer et à marcher. « Bientôt, le père et le fils retournaient à pied à Paris, d’où ils envoyaient à Liesse une attestation signée par vingt-quatre personnes, ayant vu l’enfant avant et après son pèlerinage ».
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En 1794, les révolutionnaires brulent la statue; cependant dès 1801, les pèlerinages reprennent et les miracles recommencent, des guérisons, des conversions, des grâces de toutes sortes s’épanchent sur les pèlerins. Un paralytique venu à Liesse se redresse subitement après 18 ans d’immobilisation. Un jeune homme muet depuis 10 ans retrouve la parole. Un enfant de Bazeilles (Ardennes) aveugle retrouve soudainement la vue…
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18 août 1857, monseigneur de Garsignies, évêque de Soissons couronne une nouvelle statue de Notre Dame de Liesse, en présence de plus de 30 000 personnes. En 1934, 120 000 personnes participent au 800ème anniversaire de la construction du sanctuaire.
L’année, 2014, est le 880ème anniversaire de la construction du sanctuaire demandé par Notre Dame. Un lieu et une bonne occasion pour prier pour la conversion officielle de la France.
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le 16 février 1214 : Jean sans Terre débarque à La Rochelle.
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le 16 février 1519 : naissance de Gaspard II de Coligny, amiral de France.
Gaspard de Coligny naît le 16 février 1519 à Châtillon-sur-Loing. Amiral et homme politique français, il prend part à tous les conflits qui opposent les protestants aux catholiques. Il est le commanditaire de l’assassinat du Duc François de Guise. Lors du massacre de la Saint-Barthélemy, en août 1572, il est l’un des premiers protestants à être assassiné. (Voir la chronique du 10 février).
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le 16 février 1560 : décès de Jean du Bellay, cardinal et diplomate français.
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le 16 février 1649 : l’armée royale prend Montlhéry, la route de la Beauce est coupée par les frondeurs.
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le 16 février 1722 : Edit qui ordonne l’élargissement, en France, des grands chemins et la plantation d’arbres des deux côtés.
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le 16 février 1761 : naissance de Charles Pichegru, général français.
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le 16 février 1770 : Louis XV écrit à sa fille Louise à propos de sa volonté d’entrer au Carmel.
«Monsieur l’Archevêque, chère fille, m’ayant rendu compte de ce que vous lui avez dit et mandé, vous a sûrement rapporté exactement tout ce que je lui ai répondu. Si c’est pour Dieu seul, je ne puis m’opposer à sa volonté et à votre détermination. Depuis dix-huit ans, vous devez avoir fait toutes vos réflexions, ainsi je ne puis plus vous en demander. Il me paraît que vos arrangements sont faits, vous pourrez en parler à vos sœurs, quand vous le jugerez à propos. Compiègne n’est pas possible, partout ailleurs c’est à vous de décider et je serais bien fâché de rien vous prescrire là-dessus. Jamais, une belle-fille ne peut remplacer une fille, elle peut tout au plus distraire. Mon petit-fils m’occupe beaucoup, il est vrai, mais comment se tournera-t-il ? J’ai fait des sacrifices forcés, celui-ci sera de volonté de votre part. Dieu vous donne la force de soutenir votre nouvel état, car une fois cette première démarche faite, il n’y a plus à y revenir. Je vous embrasse de tout mon cœur, chère fille, et vous donne ma bénédiction. »
(Lettre de Louis XV à Madame Louise, 16 février 1771, recopiée dans les Annales du Carmel de Saint-Denis, vol. III, p. 4)
Voir les chroniques du 30 janvier, du 11 avril, du 12 septembre et du 10 octobre.
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le 16 février 1785 : Lavoisier organise à Paris, une expérience qu’il vient de mettre au point : la décomposition de l’eau en oxygène et en hydrogène.
Il est guillotiné en 1794 ; Ayant demandé un délai pour pouvoir achever une expérience, il s’entend répondre par Jean-Baptiste Coffinhal, le président du tribunal révolutionnaire : « La République n’a pas besoin de savants ni de chimistes ; le cours de la justice ne peut être suspendu.
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le 16 février 1805 : Napoléon déclare au Conseil d’Etat.
“Il n’y aura pas d’Etat politique fixe s’il n’y a pas un corps enseignant avec des principes fixes. Tant qu’on n’apprendra pas dès l’enfance s’il faut être républicain ou monarchique, catholique ou irréligieux, l’Etat ne formera point une nation; il reposera sur des bases incertaines […] et sera constamment exposé aux désordres […]”.
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le 16 février 1808 : l’armée de Napoléon entre en Espagne.
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le 16 février 1811 : Napoléon fait une promenade à cheval sur les hauteurs de Chaillot.
La vue lui plaît, un décret annonce la construction sur ce site d’un palais pour le futur Roi de Rome.
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le 19 février 1852 : la fête nationale et la St-Napoléon sont fixées le 15 août, par décret.
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le 16 février 1892 : Léon XIII publie l’encyclique Au milieu des sollicitudes, « Inter sollicitudines », en faveur du ralliement des catholiques aux gouvernements laïques.
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le 16 février 1915 : offensives de 1915.
L’offensive de la 4ème Armée française, du général Langle de Cary, en Champagne débute sur un front de 8km, entre la ferme de Beauséjour et le bois Sabot. Cette offensive qui voulait percer le front de façon décisive va durer un mois pour un gain de quelques centaines de mètres au prix de plusieurs dizaines de milliers de morts.
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le 16 février 1966 : la France effectue son dernier essai nucléaire en Algérie.
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le 16 février 1943 : création du STO.
Fin 1942, un décret de l’allemand Sauckel lance le principe du travail obligatoire, celui-ci n’est d’abord valable que pour la zone occupée. Le 16 février, la loi sur le Service du Travail Obligatoire est appliquée et stipule que tous les jeunes gens âgés de 20 à 22 ans peuvent être envoyés en Allemagne, qu’importent leurs qualifications. En juin 1943, Sauckel réclame 220 000 hommes, en août 500 000. Il finira par en exiger un million.
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le 16 février 1989 : Roger-Patrice Pelat, ami de François Mitterrand, est inculpé dans l’affaire Péchiney pour “recel de délit d’initié”.
Prière et jeûne pour la CMP sur la loi dite par dérision de “bioéthique”
Chers amis,
Demain est bien sûr le mercredi des Cendres, mais c’est aussi le jour de la commission mixte paritaire sur la loi ni bio, ni éthique. Si vous pouvez jeûner et prier à cette intention, ce serait fort utile (je rappelle que les bonnes nouvelles inattendues que nous avons reçues du sénat nous sont venues après l’invitation des évêques de France à jeûner 4 vendredi d suite). Le diable se déchaîne, ces jours-ci, mais le jeûne et la prière sont souverains pour toucher le Coeur de Notre-Seigneur.
Guillaume de Thieulloy
Vote électronique et vote anticipé : ça a bien fonctionné pour Joe Biden, Macron veut tenter sa chance !
Vous avez aimé les présidentielles américaines en 2020, vous adorerez les présidentielles en France en 2022. Plus c’est gros, plus ça passe.
Heureusement que les sénateurs LR s’en sont rendus compte :
Le projet de loi organique relatif à l’élection du président de la République est en discussion au Sénat cette semaine. Un texte essentiellement technique qui vise à actualiser la loi du 6 novembre 1962 qui fixe les règles du scrutin présidentiel.
Mais un amendement ce mardi matin semble inquiéter en particulier les élus du groupe Les Républicains. Il s’agit selon le sénateur du Gard Laurent Burgoa de l’instauration d’un vote électronique dans chaque chef-lieu de département le mercredi avant le 1er tour. “Ce projet de loi était en deuxième lecture et ne posait jusque là aucun problème particulier. Sauf que ce matin, on nous présente un amendement du Gouvernement qui prévoit un vote électronique mais en plus, un vote anticipé de quelques jours par rapport au vote dit classique le dimanche. Ce n’est pas acceptable.”
Selon le Gardois, il s’agit ni plus ni moins d’une manœuvre de l’exécutif pour encourager le vote de l’électorat naturel d’Emmanuel Macron. “Les actifs situés dans les zones urbaines qui ont une bonne maîtrise des outils numériques. C’est encore une fois au détriment de la ruralité. On est vent debout et les débats s’annoncent animés dans les prochaines heures”, complète le militant Les Républicains.
Le gouvernement veut modifier les règles de l’élection présidentielle. Il voudrait un scrutin électronique en préfecture. Pourquoi vouloir compliquer les choses ? Le Sénat s’opposera à toute manœuvre politicienne qui dénaturerait ce rendez-vous essentiel de notre démocratie.
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) February 16, 2021
La loi de bioéthique en Commission Mixte Paritaire
La Commission mixte paritaire sur le projet de loi bioéthique est convoquée demain mercredi 17 février.
Juristes pour l’enfance s’étonne que le Parlement ait dégagé le temps pour l’inscription d’une commission mixte paritaire (CMP) à son agenda alors que :
- l’examen de nombreux textes, importants, a été reporté par le gouvernement à la fin de la crise sanitaire. Parmi eux, la réforme des retraites et la loi Grand âge et autonomie.
- Le vote du Sénat a révélé des oppositions importantes et persistantes entre les chambres, tant sur la PMA et la filiation de l’enfant issu de la PMA que sur les expérimentations sur le vivant comme les embryons transgéniques et les chimères.
- 70% des Français estiment que “le projet de loi bioéthique doit être suspendu” ou “maintenu en supprimant les mesures qui divisent le plus les élus” (sondage IFOP 9 et 10 février 2021).
Le porte-parole du Gouvernement Gabriel Attal a été clair: les réformes retraites et Grand âge « restent évidemment à l’agenda de ce quinquennat dès lors que la situation sanitaire nous permettra de les reprendre. Je pense que les Français comprennent bien que, aujourd’hui notre boussole, c’est évidemment la gestion de cette crise sanitaire » (compte-rendu du Conseil des ministres 13 janvier 2021).
Juristes pour l’enfance s’unit en conséquence aux voix qui demandent au gouvernement le report qui s’impose de la Commission mixte paritaire.
Les AFC demeurent mobilisées et déterminées pour alerter les parlementaires :
- Une tribune publiée dans La Croix le 5 février sur les chimères et leurs dangers, a été signée avec d’autres associations et personnalités.
- Un courrier a été envoyé à chaque député et chaque sénateur pour les appeler à s’allier pour lancer un Référendum d’Initiative Partagée afin que le grave sujet des chimères animal-homme soit décidé par les Français eux-mêmes.
- Un texte de proposition de loi leur a même été proposé.
Le processus législatif n’est pas encore terminé. En effet, les dispositions exclues par le Sénat comme l’extension de la PMA, l’autoconservation des ovocytes, le critère subjectif de “détresse psychosociale” qui aurait permis des avortements jusqu’à la naissance et l’interdiction de la création de chimères et d’embryons transgéniques, pourraient tout à fait être réintégrées par la CMP.
Si la Commission Mixte Paritaire n’arrive pas à s’entendre, le dernier mot reviendra à l’Assemblée nationale.
En ce mercredi des Cendres, nous vous invitons à jeûner et prier pour le respect de la vie.
La proposition de loi Gaillot sur l’avortement retirée de l’ordre du jour
La proposition de loi (PPL) Gaillot, qui devait passer en seconde lecture à l’Assemblée nationale jeudi 18 février, a été retirée de l’ordre du jour.
Cette PPL permettait
- de faire passer de 12 à 14 semaines la possibilité d’avorter,
- de supprimer la double clause de conscience
- de faire les avortements par les sages-femmes
Les députés LR avaient déposé 470 amendements. Cette PPL devait être examinée dans le cadre d’une niche PS. Ils avaient prévu au départ l’examen de 10 propositions de loi, en commençant par celle sur l’avortement. Avec 470 amendements et des députés bien décidé à débattre, l’Assemblée allait y passer la journée et les autres propositions de loi seraient passées à la trappe. C’est pourquoi cette PPL a été retirée de l’ordre du jour.
Les députés de gauche sont furieux.
Addendum : Aurore Bergé annonce que cette PPL sera inscrite dans une niche LREM.
Après Génération Identitaire, Gérald Darmanin envisage-t-il de dissoudre le RN ?
“Quand ils ont dissous Génération identitaire, je n’ai rien dit, je n’étais pas adhérent”…
En apprenti sorcier macronien, Gérald Darmanin s’engage déjà dans une voie très dangereuse en voulant dissoudre Génération identitaire pour des raisons politiques et voilà que, désormais, il considère Marine Le Pen comme une “‘ennemie de la république“, utilisant ainsi le même terme que les islamistes :
“J’ai combattu le Front national tout au long de ma vie politique. C’est vrai qu’elle n’est pas gentille, c’est vrai que c’est une ennemie de la République, mais ça ne suffit pas ”
Soi-disant présentés comme opposés l’un à l’autre, Gérald Darmanin et Eric Dupont-Moretti se retrouvent donc lorsqu’il s’agit de faire reculer la démocratie. voici ce que disait le garde des sceaux en 2015 :
Avec le retour des hirondelles, c’est désespérant. Marine a découvert, savez-vous quoi, que son père est un affreux raciste. On se fout de la gueule du monde. Il est raciste depuis toujours. C’est une petite entreprise qui fonctionne pas mal. Lui s’est occupé des juifs, elle s’occupe des musulmans. C’est un parti qui n’est pas républicain, il a été condamné 19 fois (…) je pense qu’il faut l’interdire, oui. Mais c’est compliqué parce qu’après, il y a reconstitution de ligue dissoute, vous savez…
Nous conseillons donc à ceux qui doutent de la dictature en marche de lire ce célèbre poème écrit par un pasteur interné à Dachau

La stratégie de langage d’Emmanuel Macron
Arnaud Upinsky, auteur du livre 2+2=5: De nouvelles mathématiques pour une nouvelle société, répond aux questions de Richard Boutry sur France Soir. Il décrypte la stratégie d’action d’Emmanuel Macron et donne des pistes de combat en s’attaquant directement à Macron (et pas au virus) et à sa stratégie de langage (pratique systématique du mensonge comme communication politique).
La Francophonie auprès de la jeunesse d’Erevan
Texte et photos réalisés par notre envoyé spécial Antoine BORDIER :
De l’ambassadeur de France, au recteur de l’université Française en Arménie et au proviseur du lycée Anatole France, en passant par l’archevêque de l’Eglise catholique arménienne, la Francophonie est bien présente dans cette capitale peuplée d’un million d’habitants. Dans un pays martyr sorti tout juste de la guerre contre l’Azerbaïdjan, la Francophonie y joue un rôle clef.
Comme chaque année, au mois de mars, la saison de la Francophonie s’ouvre en Arménie. Elle devrait s’étaler sur plusieurs jours. Ce n’est pas seulement la langue française qui y sera célébrée, c’est, aussi, les arts et la culture, les projets francophones qui vont rayonner. Dans ce petit pays de 3 millions d’habitants, à majorité chrétienne, le drapeau bleu-blanc-rouge flotte à côté du rouge-bleu-jaune arménien (de haut en bas). Montagneux, il est situé dans le Caucase, en Asie Mineure, entre la Turquie à l’ouest et l’Azerbaïdjan à l’est, la Georgie, au nord, et, l’Iran au sud. A Erevan, sa capitale, non loin de la place de la République se situe l’Ambassade de France. Sur cette place, pendant quelques semaines, des milliers de manifestants s’étaient donnés rendez-vous, le soir même de l’annonce du cessez-le-feu définitif, le 10 novembre dernier, pour dénoncer la « lâcheté du gouvernement et sa capitulation », comme nous le confie Tigran, un jeune étudiant qui déplore la mort de ses amis tombés au champ d’honneur, près de Souchi, en Artsakh, la République auto-proclamée du Haut-Karabakh. Dans son joli salon aux décorations épurées, Jonathan Lacôte représente les intérêts de la France en Arménie. Nommé ambassadeur de France en Arménie, en octobre 2017, il est très aguerri sur les sujets de la francophonie, et, suit au plus près, en allant sur le terrain, les enjeux stratégiques et diplomatiques. Il était présent lors du Sommet de la Francophonie qui s’est tenu à Erevan en octobre 2018.

Le 17è Sommet de la Francophonie
Il se souvient comme si c’était hier de ce sommet qui a vu, pour la première fois, défiler en Arménie près de 80 délégations étrangères.
« Une partie de l’Afrique était là. C’est la première fois que l’on pouvait voir le pavillon du Rwanda, celui de la Côte d’Ivoire, du Sénégal. Il y a un vrai potentiel autour de la Francophonie. Nous n’avons pas les chiffres exacts, mais il n’est pas faux de dire qu’il y a entre 7 et 10% de la population qui est francophone. La France va, d’ailleurs, multiplier ses appuis autour de la Francophonie en Arménie. Il n’y a pas encore de centre culturel français en Arménie, mais nos services y travaillent. »
Jonathan Lacôte rappelle une réalité que l’on tendance à oublier :
« L’Arménie n’a obtenu son indépendance qu’en septembre 1991. Avec la chute de l’Union Soviétique, le pays était livré à lui-même. Et, il y a eu pendant une trentaine d’années beaucoup de corruption. Pendant cette période, le pays a perdu près d’1/3, un million de sa population. »
Depuis sa révolution de velours de 2018, l’Arménie semble revivre. Elle revit grâce à la Francophonie, une langue et une culture partagées par plus de 80 pays. Lors de ce sommet, Emmanuel Macron avait fait le déplacement et avait rendu hommage à Charles Aznavour, qui s’était éteint quelques jours avant, et, dont il avait célébré les obsèques nationales aux Invalides. A l’adresse de la jeunesse, il avait déclaré :
« la Francophonie doit reconquérir la jeunesse. Elle doit redevenir un projet d’avenir plein et entier. Oui, notre organisation doit s’adresser d’abord à la jeunesse. On nous a parfois reprochés d’être trop institutionnels. C’est souvent injuste, mais pas toujours infondé. Notre organisation doit renouer avec nos populations, s’adresser à elles, faire la preuve auprès d’elles de ce qu’elle apporte. La population de l’espace francophone est jeune, ne l’oublions pas, de lui proposer un avenir par l’éducation, la formation professionnelle, l’emploi, l’engagement dans la cité, la culture, c’est notre défi principal. »
Le lycée Anatole France

Entouré du drapeau arménien et français, Adel Chekir travaille sur un dossier qui lui tient à cœur, et, qui va contribuer à cette « reconquête » de la jeunesse : les plans du nouvel établissement du lycée Anatole France d’Erevan, ouvert depuis 2007. Situé près d’anciens entrepôts délabrés, l’établissement actuel dénote. Il fait penser à ces écoles du Bronx, aux Etats-Unis, où l’on n’ose pas s’aventurer. Pourtant l’endroit y est paisible A l’intérieur, de part et d’autre d’un couloir de près de 150 mètres sont organisées les classes des 250 élèves. Passionné par son métier, il fait visiter l’ensemble des classes qui regroupent aussi bien des élèves du primaire, que du collège et du lycée. Il faut dire que ce proviseur qui porte un costume bleu avec cravate sur fond de chemise blanche est un « ambassadeur de l’Education Nationale », comme certains le dénomme.
« Avec mon épouse, Nathalie, nous avons commencé notre carrière dans l’Education Nationale. J’étais professeur des écoles, puis, j’ai accédé, rapidement, aux fonctions de directeur d’école primaire, et, depuis 10 ans, aux fonctions de direction d’établissement du second degré. »
Il s’arrête dans une classe de maternelle et s’assoit au milieu d’une dizaine d’enfants, en entonnant une chansonnette. Les enfants rient aux éclats. Il est comme un poisson dans l’eau. A 56 ans, sa carrière est incroyable.
« J’ai dirigé les écoles des lycées français du Koweït et de Roumanie, et un lycée à Casablanca. J’ai accepté de venir en Arménie pour développer un établissement scolaire qui propose tous les enseignements (de la maternelle à la classe de terminale). J’aime ce que je fais, j’aime les gens. 50% de nos élèves sont arméniens, 30% sont français et le reste représente 13 nationalités différentes. Pour moi, la Francophonie, c’est, d’abord, aimer la langue et la culture française. Je suis arrivé, ici, en 2019. A ma petite échelle, j’y représente modestement la France et sa richesse dans l’enseignement. »
Enthousiaste, il ne cache pas que la fin d’année 2020 a été difficile :
« Avec nos 55 collaborateurs, nous avons affronté l’épreuve de la guerre dans le Haut-Karabakh et la crise sanitaire. Nous sommes, d’ailleurs, passé d’une situation déprimante à une situation dynamique et positive. Nous avons proposé d’accueillir gratuitement 13 enfants de familles déplacées. Pour moi, c’est cela, aussi, la Francophonie : développer le sens de l’accueil. »

L’UFAR

L’Université Française en Arménie est, également, un acteur important et incontournable de la réussite de la Francophonie en Arménie. Comme l’explique son nouveau recteur, Bertrand Venard, arrivé en septembre dernier.
« Je suis arrivé juste avant le conflit. Cette guerre a été un véritable carnage. 20 étudiants de l’université se sont portés volontaires pour défendre l’Artsakh, et, 9 sont morts. Nous avons, aussi, à déplorer la disparition de l’un d’entre-eux. »
Entier, il est en pleine rénovation de son établissement, qui accueille toutes années confondues près de 1500 étudiants. Une centaine de collaborateurs y travaillent. Il est conscient de son rôle :
« nous sommes un établissement de droit arménien, et, nous sommes classés parmi les 3 premières universités. Auparavant, je vivais en Grande-Bretagne, à Oxford. Venir ici, dans ce pays martyr, est un projet éthique. Je suis arrivé avec une vision très positive. Les Arméniens ont une vraie force intérieure, ils ne se plaignent pas. Il y a, ici, beaucoup de résilience. »
Au sujet de la Francophonie, il a été agréablement surpris :
« Notre université produit en quelque sorte de la Francophonie. Puisque 92% des étudiants qui s’inscrivent ne parlent pas le français. Ils l’apprennent en même temps et suivent leurs cours de mathématiques, d’informatique, de droit, de marketing ou de finance. »
Ce qui est inédit, c’est qu’ici à Erevan, à 5h00 de vol de Paris, la professionnalisation tant décriée en France est très appréciée. « Nous sommes très forts dans le domaine de la professionnalisation, confie-t-il ». Catholique, Bertrand Venard résume sa mission en quelques mots : « faire rayonner l’excellence française, et, la Francophonie, par le don de soi ». Il quitte son bureau et présente ému les portraits des étudiants-soldats morts sur le front de l’Arsakh. Il fait visiter le futur amphithéâtre en pleins travaux. Il parle du plan de réintégration des étudiants-soldats survivants et traumatisés par la guerre. Ce plan leur offre la possibilité de continuer gratuitement leurs études et d’être accompagnés par des psychologues pour soigner leurs traumatismes. Il est totalement financé par une entreprise franco-arménienne : AMUNDI-ACBA, ACBA Banque, l’UGAB, et le bienfaiteur franco-arménien Monsieur Raymond Yezeguelian. C’est cela, aussi, la Francophonie.

Mgr Raphaël Minassian, l’histoire et la religion
Pour l’archevêque des Arméniens catholiques d’Europe de l’est,
« la Francophonie en Arménie est liée à la longue amitié entre nos pays. Lorsque nous sommes devenus chrétiens en 301, il y a eu beaucoup de martyrs. Et, à un moment nos deux pays se sont rapprochés. Nous n’avions rien de commun, nos pays étant si éloignés géographiquement, mais nous avions la même foi. Le sang des martyrs coulait sur nos deux terres. Notre amitié s’est renforcée à plusieurs moments dans l’histoire. »
Dès le 6è siècle, l’évêque Grégoire de Tours raconte qu’un évêque arménien, Siméon, lui a demandé l’hospitalité, pourchassé par les Perses. Plus tard, lors des Croisades, les alliances se multiplient. Dans la Basilique de Saint-Denis, proche de Paris, il est possible de voir la tombe du dernier roi français d’Arménie, Léon V de Lusignan. Louis XIV, à son tour, renforcera les liens avec l’Arménie, sur le plan culturel cette fois. Lors de la Première Guerre Mondiale, les Arméniens se battent auprès des Français. Puis, le génocide de 1915-1920 va irrémédiablement souder les deux peuples. La France sera la première à dénoncer le génocide.
« Lorsque le pape François est venu en pèlerin, en juin 2016, raconte Mgr Minassian, il a dénoncé le génocide. Avec la guerre pour sauver l’Artsakh, en 2020, le génocide continue. »
En repartant, il croise des jeunes volontaires de l’Oeuvre d’Orient et de SOS Chrétiens d’Orient. Certains donnent gratuitement des cours de Français. C’est cela aussi la Francophonie !

Texte et photos réalisés par notre envoyé spécial Antoine BORDIER
De moins en moins de gynécologues acceptent de pratiquer l’avortement : alors ils veulent les forcer
Grégor Puppinck, docteur en droit, directeur de l’ECLJ et auteur d’Objection de conscience et droits de l’homme, (Téqui, 2020), dénonce dans Valeurs Actuelles la suppression de la clause de conscience par une proposition de loi qui revient le 18 février à l’Assemblée nationale :
Quelques députés écologistes et socialistes, engagés au soutien de l’avortement, ont entrepris de supprimer la clause de conscience à l’IVG. La proposition de loi sera soumise au vote de l’Assemblée nationale le 18 février, après avoir été rejetée par le Sénat le 20 janvier. Depuis la loi Veil, cette clause garantit aux médecins, sages-femmes, infirmiers et auxiliaires médicaux, le droit de refuser de concourir à une interruption de grossesse. Elle bénéficie aussi aux établissements de santé privés, sauf lorsqu’ils sont associés au service public hospitalier.
Ce projet rencontre l’opposition des médecins, en particulier du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (Syngof), qui ont chacun rappelé leur attachement au maintien de cette clause de conscience. De même, dans son avis du 8 décembre 2020, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a estimé que « la clause de conscience spécifique souligne la singularité de l’acte médical que représente l’IVG. » et se déclare favorable à son maintien.
Selon les initiateurs de cette proposition de loi, « l’existence d’une telle clause de conscience spécifique conduit à une stigmatisation particulière de l’acte d’IVG, contribuant ainsi à en faire un acte médical à part et participe donc de la culpabilisation des femmes y recourant » ; la suppression de la clause « permettrait de faire progresser le droit à l’IVG et d’en finir avec une vision archaïque d’un acte médical spécifique » (rapport d’information 3343 de l’Assemblée). Cette suppression a donc une finalité symbolique, en ce que l’existence légale de cette clause implique que l’avortement est un acte auquel il est légitime d’objecter. La suppression tend donc à la normalisation morale de l’IVG. Il s’agit d’effacer « la seule survivance » « des restrictions initiales » apportées à l’IVG en 1975, après la suppression de la condition de détresse, du délai de réflexion, du non-remboursement de l’IVG, de l’interdiction de sa publicité, etc.
La suppression de la clause de conscience a aussi une finalité pratique : garantir à long terme la pratique de l’avortement. En effet, de moins en moins de gynécologues acceptent de pratiquer l’avortement – ils ne sont plus que 27,5% et ont en moyenne 61 ans -, à mesure, sans doute, que l’imagerie médicale progresse, d’où la volonté de ces députés, non seulement de réduire le droit à l’objection de conscience, mais aussi de permettre aux sages-femmes de pratiquer des avortements médicamenteux et chirurgicaux à la place des médecins, et de les « revaloriser », c’est-à-dire d’en augmenter la rémunération.
[…]
A l’appui de la demande de suppression de la clause de conscience, les députés invoquent l’existence d’une « clause de conscience générale », de droit commun, dont bénéficierait déjà tous les médecins. Il ne s’agirait donc, selon ces députés, que de supprimer un doublon de cette clause, doublon inutile et stigmatisant, car il n’existerait que pour l’avortement.
Une telle affirmation est fausse à plusieurs égards. D’abord parce que les pratiques de la stérilisation contraceptive et de la recherche sur l’embryon humain bénéficient aussi d’une telle clause de conscience expresse. En outre, il ne faut pas être naïf : la suppression de la clause de conscience a pour but de réduire le droit à l’objection.
Ce que les députés désignent de « clause de conscience générale » vise en fait le droit, pour un médecin, une sage-femme et un infirmier, « de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles », « hors le cas d’urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d’humanité ». De tels refus de soin résultent en général d’une impossibilité matérielle pour le praticien de réaliser l’acte demandé, en raison par exemple de son manque de temps, de matériel ou de qualification. C’est là un aspect du caractère libéral de l’exercice de la médecine.
Certes, un médecin objecteur pourrait invoquer son droit au refus de soins pour ne pas pratiquer un avortement, mais ce refus n’aurait plus la force de la clause de conscience, et exposerait potentiellement les praticiens à des poursuites.
En effet, le refus de soins constitue moins un droit qu’une exception à une obligation de soins, car il n’est possible qu’en présence « d’une exigence personnelle ou professionnelle essentielle et déterminante de la qualité, de la sécurité ou de l’efficacité des soins » (article L.1110-3 du code de la santé publique). À défaut de remplir ces conditions, le praticien peut être condamné pour « discrimination dans l’accès à la prévention ou aux soins ». Nous sommes loin d’un droit à l’objection. Les objecteurs devront donc se justifier, au cas par cas, et s’exposeront à des poursuites disciplinaires et judiciaires dont les modalités ont d’ailleurs déjà été facilitées par la loi du 26 janvier 2016 qui prévoit l’intervention dans ce contentieux des associations d’usagers, du Défenseur des droits, de la Fédération des acteurs de santé ou encore des Autorités régionales de santé (ARS). Autant dire que les praticiens objecteurs risquent fort d’être harcelés.
La sénatrice Laurence Rossignol explique d’ailleurs, dans son rapport au nom de la commission des affaires sociales, qu’un « professionnel de santé qui refuse la délivrance d’un contraceptif en urgence » – c’est-à-dire d’une pilule du lendemain potentiellement abortive – « méconnaît ses obligations professionnelles et peut être sanctionné à ce titre dans le cadre du dispositif de sanction des refus de soins. » On ne voit pas pourquoi, dès lors, le refus de soin serait acceptable s’agissant des avortements médicamenteux. Il y a, dans l’argumentation des initiateurs de cette proposition, une grande hypocrisie.
[…]
Webinaire du mardi 16 février sur “Embryons chimériques et transgéniques, gamètes artificiels : un avenir radieux pour l’humanité ?”
Le webinaire du mardi 16 février, prévu de 20h à 20h45, portera sur le thème
“Embryons chimériques et transgéniques, gamètes artificiels : un avenir radieux pour l’humanité ?”
et sera assuré par Guillaume de Prémare, délégué général d’Ichtus.
Commission mixte paritaire sur la loi “bioéthique” le 17 février
À l’initiative de Patrick Hetzel, député LR du Bas-Rhin, les présidents des groupes LR à l’Assemblée et au Sénat, Damien Abad et Bruno Retailleau, ainsi que 77 autres parlementaires LR, ont signé une tribune dans Le Figaro Vox concernant la la loi bioéthique :
Les 2 et 3 février derniers, en seconde lecture, le Sénat a profondément amendé le projet de loi bioéthique tel qu’il avait été voté par l’Assemblée nationale l’été dernier. Une commission mixte paritaire (réunissant sept députés et sept sénateurs s’efforçant de parvenir à un compromis sur les dispositions du texte où un désaccord persiste entre les deux assemblées, NDLR) a aussitôt été convoquée par le premier ministre ; elle devrait se tenir le mercredi 17 février.
Dans ce contexte, les Français ont le droit de savoir que le projet voté par l’Assemblée nationale ne porte pas simplement sur une question technique liée à la PMA, mais qu’il réalise aussi une réforme générale de la filiation.
En effet, le projet de l’Assemblée crée un nouveau mode d’établissement de la filiation fondé sur une déclaration conjointe anticipée de deux femmes devant notaire. Cette démarche, qui vaut reconnaissance de l’enfant qui sera conçu par PMA avec donneur de sperme, permet aux déclarantes d’être inscrites comme mères sur l’acte de naissance de l’enfant.
Pour éviter de toucher ainsi à la filiation de droit commun, les sénateurs avaient modifié le texte de l’Assemblée et placé la question de la filiation de l’enfant à l’égard de la seconde femme sur le terrain de l’adoption: la femme ayant mis l’enfant au monde était reconnue comme mère en raison de l’accouchement, suivant l’adage «Mater semper certa est», sa conjointe pouvant adopter l’enfant.
L’Assemblée nationale n’ayant pas tenu compte en seconde lecture de ces corrections de sagesse apportées par la Haute Chambre, le Sénat a revu l’article 4 du projet de loi en seconde lecture, réitérant ainsi son refus d’une réforme de la filiation qui n’était ni justifiée ni connue des Français.
Les Français ont, en outre, le droit de savoir que, sur les questions proprement bioéthiques, le projet envisage la création d’embryons génétiquement modifiés, de chimères homme-animal et de gamètes artificiels. La disposition actuelle de notre droit selon laquelle «la création d’embryons transgéniques ou chimériques est interdite» est tout simplement supprimée.
Certes, à ce stade, le projet ne prévoit pas la possibilité d’implanter in utero des embryons humains génétiquement modifiés et donc de transmettre un patrimoine génétique modifié à la descendance des intéressés. Mais, une fois ouverte la phase d’expérimentation et d’apprentissage, la suite serait nécessairement la naissance d’êtres humains modifiés en vue de faire naître des enfants indemnes des maladies visées. Les deux petites jumelles chinoises, génétiquement modifiées à l’état embryonnaire en vue de les rendre résistantes au VIH, nées en 2018, témoignent tristement de cette issue fatale.
Les embryons chimères, eux, seraient autorisés sous la forme animal-homme: la loi autoriserait l’adjonction de cellules embryonnaires humaines à l’embryon animal, sous prétexte de parvenir à développer des organes humains dans l’embryon puis le fœtus animal. Mais à quel prix? Quel monde voulons-nous pour demain? Jusqu’où irons-nous après-demain?
Quant aux gamètes, des scientifiques voudraient pouvoir en fabriquer à partir de cellules iPS, c’est-à-dire de cellules reprogrammées. Ils pourraient par exemple utiliser des cellules de peau et les «reprogrammer».
L’humanité découvre chaque jour un peu plus l’appauvrissement de la biodiversité causé par le recours sans discernement à toutes les techniques disponibles sur le seul critère de leur rentabilité. Alors que le principe de précaution s’applique constitutionnellement à la santé, n’est-il pas grand temps de le mettre en œuvre aussi pour l’être humain afin que les mêmes erreurs n’aient pas les mêmes effets, cette fois-ci sur l’espèce humaine?
La loi grand âge et autonomie, la réforme des retraites et bien d’autres textes ont été reportés à la fin de l’état d’urgence sanitaire: comme l’a expliqué le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, ces deux réformes, retraites et grand âge, «restent évidemment à l’agenda de ce quinquennat dès lors que la situation sanitaire nous permettra de les reprendre. Je pense que les Français comprennent bien que, aujourd’hui notre boussole, c’est évidemment la gestion de cette crise sanitaire» (compte rendu du Conseil des ministres du 13 janvier 2021).
Comment les Français pourraient-ils dès lors comprendre que le Parlement trouve encore le moyen de continuer à débattre du projet de loi bioéthique, jusqu’à réunir une commission mixte paritaire en raison des divergences majeures entre les deux chambres?
Nous, députés et sénateurs de la République française, demandons en conséquence au gouvernement le report de la commission mixte paritaire à la fin de l’état d’urgence sanitaire.
Une telle réforme ne peut être imposée dans les conditions actuelles, alors que les Français ne sont pas suffisamment informés et que l’ensemble du texte suscite une vive opposition entre les chambres du Parlement.
Islam-islamisme : les réponses affligeantes de Darmanin
Bernard Antony commente l’entretien donné par le ministre de l’Intérieur dans Valeurs Actuelles :
Je n’ai pas l’humeur de commenter ici le face à face de Marine Le Pen et de Gérald Darmanin de vendredi dernier ; à l’évidence par trop biaisé par des calculs de « marketing » politicien et sans qu’aient été abordées vraiment les questions de fond sur l’islam en France.
En revanche j’ai lu avec attention le long entretien dans Valeurs Actuelles de trois journalistes de cet hebdomadaire avec le ministre et titré « Darmanin au défi de l’islam ». Les questions sont pertinentes, les réponses au mieux décevantes et même, pour une question essentielle, accablante.
Darmanin formule globalement des lieux communs de « l’islamiquement correct » et des considérations politiciennes sur l’immigration sans proposer des solutions crédibles.
Mais l‘accablant, c’est que, manifestement, soit il ne comprend pas, soit il fait semblant de ne pas comprendre la question fondamentale sur la loi morale naturelle, l’autre nom de la loi de Dieu – ou des dieux. Manifestement, la tragédie d’Antigone, un des legs de la culture grecque, n’a pas nourri sa réflexion, pas plus que la phrase du Christ sur ce qu’il faut rendre à César et ce qu’il faut rendre à Dieu. Darmanin se place en effet dans la continuité de l’affligeante réflexion chiraquienne selon laquelle « il ne peut y avoir de lois au-dessus des lois de la République ».
Ce qui est l’affirmation commune à tous les régimes totalitaires pour la justification de lois de circonstances ne respectant pas la loi morale naturelle (à ne pas confondre avec les lois particulières des religions).
Ainsi, les nombreux préceptes de la charia islamique ne sont-ils pas tous en harmonie avec la loi naturelle et sont-ils même souvent en opposition. Ainsi des châtiments et des lois du mariage.
En revanche, les lois républicaines (les lois de « César ») de banalisation de l’avortement sont-elles en rupture avec la loi de Dieu, avec la loi de la conscience morale naturelle du « tu ne tueras pas ».
C’est Antigone qui respecte la loi morale et divine inscrite en sa conscience en voulant donner une sépulture digne à son frère. C’est le tyran Créon qui viole la loi morale en édictant une loi d’interdiction.
Le Procureur Christophe Amunzateguy explose le point Godwin
Christophe Amunzateguy est Procureur de la République au tribunal judiciaire de Saint-Gaudens. Auteur d’une thèse sur la “proximité en droit judiciaire” soutenue en 2007 à l’université de Nantes, ce docteur en droit fait ses premiers pas à l’école de la magistrature à Bordeaux…
En 2009, il débute sa carrière en tant que substitut du procureur à Chalons en Champagne suivi d’une promotion à Lille en 2011. Nommé secrétaire général du parquet à Lille, il poursuit sa carrière à Nancy en 2016, il est promu le 18 mars 2020 à Saint-Gaudens.
Hier, il a annoncé, dans le cadre de l’enquête préliminaire pour « provocation publique à la haine raciale » ouverte après l’opération de Génération identitaire dans les Pyrénées :
« J’ai saisi la division de lutte contre les crimes de haine de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH) qui travaillera en cosaisine avec la brigade de recherche de gendarmerie de Saint-Gaudens ».
Un nouveau tremblement de terre en Arménie
De notre envoyé spécial Antoine BORDIER :
Souvenez-vous, une grande partie de la diaspora s’était rendue au chevet de l’Arménie frappée en plein cœur par un séisme de magnitude 6,9. Dans le nord du pays, la région de Spitak était dévastée. C’était le 7 décembre 1988. Samedi dernier, il est 15h30 lorsqu’un nouveau séisme de moindre importance frappe Erevan, la capitale.
Cette fois-ci les dégâts sont peu nombreux. Et, surtout, il n’y a pas eu de victimes répertoriées, selon le ministère arménien de la Santé. Le ministère a rapporté que trois personnes ont été légèrement blessées « en raison de la panique provoquée par le tremblement de terre ». En 1988, plus de 25 000 victimes avaient été dénombrées. Le tremblement de terre a eu, cette fois-ci, une magnitude de 4,7 et « son épicentre est situé à 8 kilomètres au sud-est de la capitale », a expliqué l’agence nationale de protection sismique. Elle a indiqué que des secousses ont également été ressenties dans cinq des dix provinces du pays. Le ministère des situations d’urgence a déclaré avoir enregistré 46 répliques et a demandé à la population de rester dehors. Dans une autre déclaration publiée dans la soirée, le ministère a invité la population à rentrer chez elle. Pour lui, « la probabilité d’un puissant tremblement de terre est faible ». Dans la capitale, autour de la place de la République, près de l’ambassade de France, rien ne semble indiquer la présence de dégâts matériels. Le séisme ne semble avoir causé aucun dommage matériel grave. Dans le nord, Simon, un jeune volontaire français de l’Oeuvre d’Orient a ressenti la secousse : « cela m’a fait peur, car, elle était très forte et très bruyante. Je suis sorti tout de suite. C’est la première fois que je suis confronté à un séisme. »
Le 7 décembre 1988
L’Arménie qui se situe en Asie Mineure, dans le Caucase, avec au nord la Georgie, au sud l’Iran, à l’ouest la Turquie et à l’est l’Azerbaïdjan, est située dans une zone sismique active et les tremblements de terre y sont quasi-quotidiens. Le 7 décembre 1988, il est 11h41 lorsqu’en moins de 10 secondes, dans le nord-ouest du pays, à Spitak, une faille d’une vingtaine de km s’ouvre. En 30 secondes la ville de 17 000 habitants est détruite, ainsi qu’une soixantaine de villages. Plus de 300 villages des environs seront touchés. Officiellement, ce séisme de magnitude 6,9 sur l’échelle de Richter, a fait entre 25 000 et 30 000 morts, plus de 15 000 blessés et plus de 500 000 sans-abris. Une grande partie de la diaspora arménienne se rend alors à son chevet, accompagnée des ONG humanitaires. En France, c’est Charles Aznavour qui entraîne la diaspora francophone. Avec d’autres artistes, il enregistre la chanson Pour toi Arménie. Il s’y rendra plus tard, le 4 février 1989. Près de 33 ans plus tard, de nouveaux séismes importants de terre frappent l’Arménie. En moins d’un mois, c’est le troisième tremblement de terre d’importance, qui dépasse la magnitude de 4. Selon le ministère 80% du territoire arménien est concerné par le risque sismique. Ce petit pays martyr frappé par les séismes, les guerres et le génocide, ilot chrétien entouré par la Turquie et l’Azerbaïdjan, reste debout, malgré tout.
Zemmour : “La dissolution de Génération Identitaire est un scandale politique. On veut criminaliser la critique de l’immigration.”
Eric Zemmour revient sur la déclaration de la défenseur des droits, qui propose qu’il y ait des zones sans contrôle d’identité. Il s’agit de zones de non-droit, où nous ne sommes plus en France.
Puis il aborde le projet de dissolution de Génération Identitaire.
C’est arrivé un 15 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 15 février: saints du jour français ou en France.
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Ste Géorgie, vierge en Auvergne († Ve ou VIe s.)
- St Quinide, évêque à Vaison-la-Romaine († v. 578)
- St Claude La Colombière, prêtre s.j. (1641-1682)
Claude La Colombière, troisième enfant du notaire Bertrand La Colombière et Marguerite Coindat, naît le 2 février 1641 à St. Symphorien d’Ozon dans le Dauphiné.
Quatre des six enfants de cette famille profondément chrétienne entrent dans la vie religieuse, dont Claude. Un de ses frères, Joseph La Colombière, fut vicaire général au Canada.
Après des études au collège de la Sainte Trinité de Lyon, Claude entra le 25 octobre 1658 au noviciat de la Compagnie de Jésus. Après quinze ans de vie religieuse, cherchant la plus haute perfection spirituelle, il fit le vœu d’observer fidèlement la règle et les constitutions de son ordre sous peine de péché. Ceux qui vécurent avec lui purent certifier que ce vœu fut observé avec la plus grande exactitude.
En 1675, Claude La Colombière, arrive à Paray comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie Alacoque : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.
« Mon fidèle serviteur et parfait ami » : c’est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l’amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal : « Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu’ils lui communiquent leurs mouvements, et qu’il ne s’agite et qu’il ne s’émeuve que conformément à l’impression qu’il recevra de ces Cœurs ». Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage.
Mais dès l’année suivante, il part pour Londres en qualité de prédicateur de Marie Beatrice de Modène, duchesse d’York. Bientôt éclate en Angleterre la « Terreur papiste » : Claude est calomnieusement accusé, jeté en prison pendant trois semaines, frôle le martyre et finalement est expulsé. Il revient en France phtisique et presque mourant. Il ne retournera à Paray que pour de brefs séjours qui lui permettront de réconforter Sœur Marguerite-Marie dont la vie mystique se heurte toujours au scepticisme de son entourage.
Quand la tuberculose l’emporte, le 15 février 1682, il n’a que 41 ans mais la mission est accomplie.
Deux ans plus tard, paraît en librairie la Retraite spirituelle du Père Claude La Colombière : ce modeste opuscule va merveilleusement ouvrir les voies à la mission de Marguerite-Marie (canonisée le 13 mai 1920) et au message du Cœur de Jésus.
La « dévotion au Sacré-Cœur » va se répandre dans toute la chrétienté et en 1899, le Pape Léon XIII instituera la fête du Sacré-Cœur.
Claude La Colombière a laissé de très nombreux écrits :
- Sermons (3 vol.), Lyon, 1684.
- Réflexions chrétiennes, Lyon, 1684.
- Retraite spirituelle, Lyon, 1684.
- Lettres spirituelles, Lyon, 1715.
Des éditions complètes de ses œuvres ont été publiées plusieurs fois :
- Œuvres du R. P. Claude de la Colombière, Avignon, 1832 ; Paris, 1864.
- Œuvres complètes (6 vol.), Grenoble, 1900-1902.
- Écrits spirituels (éd. par André Ravier), Collection ‘Christus’, Paris, 1962
Claude La Colombière a été béatifié, le 16 juin 1929, par le Pape Pie XI et canonisé, le 31 mai 1992, par Saint Jean Paul II.
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le 15 février 1113 : l’ordre des Hospitaliers est reconnu.
Peu de temps après la prise de Jérusalem par les croisés, l’ordre est reconnu en tant que tel par le Pape Pascal II sous l’appellation de : «Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem ». Il le place sous la protection du Saint-Siège.
À l’origine, ce n’est qu’un petit hôpital fondé à Jérusalem pour venir en aide aux pèlerins malades ou blessés. La communauté religieuse qui assurait la gestion de l’établissement est désormais chargée de défendre la Ville sainte et le royaume de Jérusalem. Les chevaliers occupent, dès 1142, le krak des Chevaliers, grande forteresse près de Tripoli. Au lendemain de la dernière croisade, les chevaliers de l’ordre seront contraints de fuir à Chypre, et s’empareront de l’île de Rhodes. Ils prendront alors le nom de “chevaliers de Rhodes”. Lorsque Charles Quint leur fera don de l’île de Malte, ils prendront le nom qu’on leur donne aujourd’hui de “chevaliers de Malte”.
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le 15 février 1145 : décès du pape Lucius II.
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le 15 février 1288 : élection du pape Nicolas IV.
Nicolas IV, Girolamo Masci, naît à Lisciano vers 1230, il est élu pape, de 1288 à 1292, suite à un conclave qui dure 12 mois, ce qui en fait le quatrième plus long à avoir été tenu.
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le 15 février 1575 : mariage, dans la cathédrale de Reims, du Roi de France Henri III et de Louise de Lorraine.
Le Roi Henri III épouse Louise de Vaudémont, issue d’une branche cadette de la maison de Lorraine, à Reims.
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le 15 février 1625 : Champlain est confirmé comme lieutenant du vice-roi de Nouvelle-France, Lévis, avec son beau-frère comme second, Boullé.
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le 15 février 1682 : décès terrestre et naissance au Ciel de Saint Claude de La Colombière.
Claude La Colombière entre dans la Compagnie de Jésus en 1658. Après son ordination, en 1669, il se consacre à l’enseignement de la rhétorique et à la prédication. Il aide efficacement sainte Marguerite-Marie Alacoque à étendre le culte du Sacré-Cœur.
En 1675, Claude La Colombière, arrive à Paray comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie Alacoque : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.
« Mon fidèle serviteur et parfait ami ».
C’est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l’amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal :
«Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu’ils lui communiquent leurs mouvements, et qu’il ne s’agite et qu’il ne s’émeuve que conformément à l’impression qu’il recevra de ces Cœurs».
Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage. Envoyé à Londres comme prédicateur de la duchesse d’York, à la suite de diverses calomnies, il y est condamné à la prison et à l’exil. Il meurt à l’âge de 41 ans, en 1682, à Paray-le-Monial. Béatifié par Pie XI en 1929, Jean-Paul II le canonise le 31 mai 1992. Quand la tuberculose l’emporte, le 15 février 1682, il n’a que 41 ans mais la mission est accomplie.
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le 15 février 1710 : naissance de Louis XV.
Troisième fils du duc Louis de Bourgogne et de Marie-Adélaïde de Savoie, Louis de France, voit le jour à Versailles. Arrière-petit-fils de Louis XIV, il monte sur le trône de France à l’âge de 5 ans. La régence est alors assurée jusqu’en 1723 par Philippe d’Orléans.
Conformément à la coutume, il est élevé jusqu’à ses sept ans par une femme, la gouvernante des Enfants de France, qui est, depuis 1704, la duchesse de Ventadour. Le 14 avril 1711, il perd son grand-père, le Grand Dauphin, puis en février 1712, ses deux parents, sa mère et le Petit Dauphin son père. En mars 1712, son frère, le duc de Bretagne, maintenant Dauphin en titre, et lui contractent la même maladie, une forme de rougeole. Les médecins s’acharnent sur le frère aîné, il meurt le 8 mars. Le duc d’Anjou est sauvé par sa gouvernante. À deux ans, le duc d’Anjou devient le nouveau Dauphin. A la mort du Duc de Berry, l’oncle de Louis XV victime d’un accident de cheval, le 5 mai 1714, le vieux Roi Louis XIV, encore patriarche d’une nombreuse lignée prometteuse, peu de temps avant, soupire :
“Voilà tout ce qu’il me reste de ma famille”.
C’est-à-dire son arrière-petit fils ! Louis XV est sacré le 25 octobre 1722. Voir la chronique du 1er septembre.
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le 15 février 1714 : Louis XIV force le Parlement à enregistrer la bulle Unigenitus.
Le Roi entend lutter contre les hérésies qui sortent des écrits jansénistes. Cette bulle condamne 101 propositions tirées du livre du père Pasquier Quesnel paru en 1708 : Réflexions morales sur le Nouveau Testament, livre qui trouve un écho favorable dans une église de France très touchée par les erreurs gallicanes et jansénistes. Le cardinal de Fleury devra déposer, en 1727, monseigneur Soanen, évêque de Senez pour imposer l’autorité du Pape. Cette sanction calmera le cardinal de Noailles, évêque de Paris, entre autres princes de l’Eglise, acquis aux erreurs jansénistes. En 1730 une déclaration royale fait de cette bulle papale une loi d’Eglise et d’Etat.
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le 15 février 1723 : Louis XV est déclaré majeur, fin de la régence.
Le 1er septembre 1715 meurt Louis XIV ; 6 mois après la majorité de Louis XV, le cardinal Dubois, premier ministre meurt, suivi par le Régent, le duc d’Orléans et neveu de Louis XIV peu de temps après. Le jeune Roi commence donc son règne dans des conditions très particulières.
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le 15 février 1775 : début du pontificat de Pie VI.
Giannangelo Braschi est élu pape à l’âge de 58 ans sous le nom de Pie VI. Au cours de son pontificat, il doit faire face à la politique anticléricale autrichienne et surtout à la haine anti catholique de la révolution française avec :
– la nationalisation des biens du clergé.
– l’abolition arbitraire par l’assemblée constituante des ordres monastiques (loi du 13 février 1790) et la suppression des ordres réguliers, (mise à l’écart de 100000 religieux soit les deux tiers du clergé de l’époque en France).
– la constitution civile du clergé, adoptée par la constituante le 12 juillet 1790, et le schisme qu’elle provoque de facto pour les prêtres et les évêques « constitutionnels, ou jureurs ».
– la perte du pouvoir temporel de l’Eglise dont les possessions sont annexées par l’empire.
Capturé, il est emprisonné à Valence par la république Française. Il y meurt épuisé le 29 août 1799.
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le 15 février 1793 : Monaco est réuni à la France sous le nom de Fort Hercule et les richesses du Palais sont dispersées.
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le 15 février 1794 : adoption du drapeau aux trois couleurs verticales.
La Convention, sur une proposition du pasteur André Jeanbon, adopte un pavillon national dessiné par le peintre Louis David. C’est ce dessin qui, en 1812, sera adopté pour tous les drapeaux bleu blanc rouge.
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le 15 février 1798 : la République est proclamée à Rome.
Après la prise de la ville par les Français; le pape Pie VI, qui refuse de renoncer à son pouvoir temporel, est placé par les Français en résidence surveillée à Valence dans la Drôme.
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le 15 février 1804 : arrestation du général Moreau.
Le général Moreau est arrêté à la suite de la découverte d’un complot royaliste organisé par Georges Cadoudal et destiné à abattre le Premier consul. Le général Pichegru, autre comploteur, est arrêté le 28 février et Cadoudal le 9 mars. Moreau sera banni, Pichegru retrouvé étranglé dans sa cellule le 6 avril et Cadoudal exécuté le 28 juin.
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le 15 février 1806 : l’armée française occupe Naples.
Napoléon met son frère, Joseph sur le trône de Naples. Ce dernier n’abandonne pas ses droits au trône de France ; mais, restant “prince français” il devient vassal de Napoléon.
Le même jour, Napoléon oblige le Prussien Haugwitz à signer à Paris un traité durcissant celui de Schönbrunn : la Prusse doit fermer ses ports aux Anglais et rompre avec eux.
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le 15 février 1810 : après le rétablissement de la censure le 5 février, le nombre des imprimeries autorisées est limité par décret.
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Nuit du 14-15 février 1876 : première apparition de la Sainte Vierge à Estelle Faguette de Pellevoisin.
La Vierge lui annonce qu’elle a été touchée par ses prières et qu’elle va guérir. Un ex voto doit être placé à Pellevoisin sur lequel doit être écrit :
“J’ai invoqué Marie au plus fort de ma misère. Elle m’a obtenu de son fils ma guérison entière.”
En 1875, une jeune femme de 32 ans, Estelle Faguette, prénom qui signifie étoile, atteinte d’une maladie incurable, écrit, avec un cœur d’enfant et dans une grande confiance, une lettre à la Sainte Vierge : elle lui demande d’intercéder auprès de son divin Fils pour obtenir sa guérison, afin de soutenir ses parents âgés. La Vierge Marie répond à cette lettre par quinze apparitions, de février à décembre 1876, au cours desquelles elle éduque Estelle à la sainteté et lui délivre un message de miséricorde. Elle lui confie le scapulaire du Sacré-Cœur. Le 19 février 1876, Estelle est entièrement guérie. Dès 1877, l’Archevêque de Bourges autorise le culte public à Notre-Dame de Pellevoisin et la chambre d’Estelle est transformée en chapelle. Estelle Faguette décède à l’âge de 86 ans, et repose dans le cimetière de Pellevoisin, non loin de la tombe de Georges Bernanos : sur sa tombe, deux mots : «Sois simple». Cf. chroniques du 19 février, et des 9 et 15 septembre.
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le 15 février 1954 : les Français Houot et Vilmont descendent à 4 050 m de profondeur à bord de leur bathyscaphe.
Le bathyscaphe FNRS III emmène le commandant Georges Houot et l’ingénieur Pierre Willm à 4 050 mètres de profondeur au large de Dakar. Les deux hommes atteignent la plaque de l’océan Atlantique. Avec le “Trieste” qui atteindra plus de 10 000 mètres de profondeur le 23 janvier 1960, le “FNRS III” est un des fleurons de l’exploration sous-marine française.
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le 15 février 1963 : trois officiers accusés d’avoir monté le dixième complot contre le général De Gaulle sont arrêtés.
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le 15 février 2000 : la Commission européenne lève l’immunité d’Édith Cresson.
Les autorités judiciaires belges sont donc autorisées à interroger l’ancienne commissaire dans le cadre de l’affaire « Berthelot ».
L’acquittement de Trump : une bonne chose
De Bernard Antony :
Certes, il était très improbable que Donald Trump ne soit pas acquitté ce 13 février à l’issue du procès en destitution qui lui était incroyablement intenté devant le Sénat américain.
Néanmoins, étant donné les immenses forces liguées contre lui et leurs moyens de pression sur les sénateurs, on pouvait craindre le pire. Car le pire, c’était évidemment que soit prononcée une destitution l’empêchant de pouvoir se représenter éventuellement mais qui aurait surtout pour effet de très lourdement handicaper psychologiquement et politiquement la droite américaine conservatrice des valeurs du respect de la vie et de la liberté.
Je n’ai pas été pour ma part un inconditionnel de Trump. Mais le déferlement de la haine croissante impulsée contre lui par toutes les forces de décomposition génocidaire de l’Amérique et de l’occident en général m’avait amené à exprimer ici le profond souhait de sa réélection.
Comme je l’avais écrit également, non seulement j’espérais mais je croyais en sa possibilité d’être réélu. Il ne l’a pas été du fait de ce qui semble tout de même bien avoir été un scrutin entaché en maints endroits de nombreuses et grosses irrégularités.
La démocratie américaine n’est pas en tous points exemplaires même dans l’organisation des votes.
L’enjeu du procès dépassait bien largement la question de l’avenir politique personnel de Trump.
Il s’agissait en fait de l’application d’une volonté de vengeance de la confédération des puissances capitalistes aux visées de domination mondialiste et des forces révolutionnaires de la convergence LGBT et du racisme antiblanc de l’antiracisme.
Faire de Trump le premier président de l’Union dans l’histoire américaine interdit de réélection, c’était pour les dirigeants de cette confédération le frapper d’un sceau d’ infamie marquant de même toute la droite nationale et chrétienne des États-Unis.
Faut-il le redire ? Imputer à Trump et à ses partisans, certes indignés devant les résultats du scrutin mais totalement désarmés, l’intention de perpétrer un coup d’État, cela relevait d’une massive désinformation surréaliste. Jamais on n’a vu dans l’histoire un tel décalage entre la réalité des faits et la boursouflure des récits qui en furent donnés sur tous les médias euros-américains.
Comme s’il s’était agi de scènes de massacres, de pillages, d‘incendies, bref d’une conquête révolutionnaire telle que la sanglante prise des Tuileries à Paris, les incendies gigantesques perpétrés, toujours à Paris, par les communards, la prise du palais d’Hiver par les bolcheviques à Saint-Pétersbourg.
La vérité, c’est sans doute que, d’une part la classe politique capitalistique et gauchiste américaine a eu une énorme frousse, de l’autre que la coalition des gigantesques entreprises (GAFA et autres…) du conditionnement médiatique de près des deux tiers de l’humanité a vu dans cette affaire l’occasion de manifester l’étendue de sa puissance de conditionnement des peuples et des pouvoirs. Pas absolue, pas totale pourtant. Et si la condamnation de Trump aurait sonné comme un coup dur pour la continuation de la résistance du « pays libre » américain, sa non-condamnation va au contraire très vite peser pour ses 74 millions d’électeurs comme une raison de ne pas désespérer et de se retrouver encore plus dynamiquement autour de la devise « Make America great again ». (MAGA).
Somme toute, voici l’Amérique politiquement divisée entre les forces financiaro-idéologiques des GAFA (groupes « antifas » !) et celles de la résistance nationale et chrétienne du peuple « MAGA » !
« Vous savez que vous êtes très beaux sans vos masques, et vous êtes très moches avec ! »
Extrait d’une homélie du curé de Saint-André de l’Europe :
Islamisme/immigration : les responsables sont…Didier Lemaire et Génération identitaire
Yvan Rioufol, excellent comme d’habitude :
En France, le terrorisme intellectuel se porte comme un charme. A gauche, voici un professeur de philosophie, Didier Lemaire, qui se fait traiter de “menteur” et d’ “irresponsable” par ceux – y compris le préfet des Yvelines – qui ne veulent pas entendre ses alertes sur l’islamisation de Trappes et son basculement civilisationnel (…). A droite, c’est le mouvement Génération Identitaire qui est, depuis vendredi soir, menacé de dissolution par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.
La faute de Génération Identitaire : dénoncer, par des actions ponctuelles et non violentes, la montée de l’islamisme en France ainsi que l’immigration de masse et incontrôlée. Alors que le discours médiatique se félicite avec raison de la “libération de la parole” quand il s’agit d’entendre les victimes de pédophilie ou d’inceste, il persiste à cautionner l’omerta sur les bouleversements sociétaux et culturels que connaît la nation depuis près d’un demi-siècle (…)
La criminalisation de la pensée dissidente est un procédé qui ne devrait pas avoir sa place dans une démocratie avancée. Or, rares sont ceux qui protestent contre la chape de plomb qui interdit encore d’aborder sereinement les sujets liés à l’islam et à l’immigration. En voulant dissoudre Génération Identitaire, Darmanin veut faire taire des voix dissonantes en instruisant un procès en racisme. L’arme est d’autant plus malhonnête intellectuellement que le ministre de l’Intérieur n’ose désigner l’islam politique comme le véritable danger : il soutient que le séparatisme, qu’il dit vouloir combattre, est également le fait des “survivalistes”, des “suprémacistes blancs” et de “l’ultragauche”. Surtout, le censeur de Génération Identitaire participe à l’opacité sur l’immigration de masse. Face à Marine Le Pen, jeudi soir sur France 2, Darmamin a soutenu que la part des étrangers en France était sable (6,8% en 1982, 7,4% actuellement), en omettant de rappeler les naturalisations massives d’immigrés qui parfois ne se reconnaissent pas comme Français. Il avait tenu ce même raisonnement biaisé en expliquant, le 1 er février dernier (France Inter) : “Notre ennemi ne relève pas de l’immigration car trois-quarts des attentats sur notre sol ont été commis par des Français”. Des Français, oui, mais issus très majoritairement d’une immigration qui ne s’intègre plus. Il est temps de faire place à une vérité que Darmanin cherche visiblement à manipuler.
Bioéthique : l’obstination de l’Exécutif désavouée par les Français
Au lendemain de la suppression de l’extension de la PMA du projet de loi ni bio ni éthique par les sénateurs et à l’approche de la commission mixte paritaire, un sondage Ifop révèle que moins d’un tiers des Français souhaite la poursuite de l’examen du texte dans son intégralité. Le message des Français est clair : ils sont opposés au passage en force du Président de la République et de son gouvernement sur un sujet clivant qui fracture la société et les élus.
70% des Français sont opposés au maintien du texte du gouvernement
L’analyse du sondage Ifop souligne une nette opposition à la poursuite du processus législatif. 37% des Français souhaitent que l’examen du texte soit suspendu compte tenu de l’absence de consensus et de l’opposition forte qui s’est manifestée entre les députés et les sénateurs. Et 33% des Français sont prêts à accepter la poursuite de l’examen du texte à la condition que les mesures qui divisent les parlementaires soient supprimées. Cela signifierait une poursuite de l’examen sans les articles relatifs à la PMA sans père, facilitant le recours à la GPA à l’étranger, créant une filiation invraisemblable, autorisant la création d’embryons transgéniques et de chimères… Enfin, seuls 30% des Français, c’est-à-dire moins d’un tiers, souhaitent que l’examen se poursuive sur la globalité du texte. « En choisissant cette option, le Président de la République et son gouvernement font le choix de l’obstination en allant à l’encontre de la volonté des Français. Ce serait un passage en force choquant et fondé uniquement sur des motifs idéologiques » dénonce Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.
7 Français sur 10 appellent le Gouvernement à ne pas faire fi de l’état d’urgence sanitaire
L’autre enseignement de ce sondage Ifop est le souhait d’une écrasante majorité de Français de voir le gouvernement prendre en compte la situation sanitaire. Concrètement, 69% d’entre eux veulent que « les projets de lois pour lesquels il n’y a pas de consensus parmi les parlementaires (comme le projet de loi bioéthique par exemple) soit suspendus jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire ». La tendance est très nette dans l’ensemble de la population, y compris chez les électeurs d’Emmanuel Macron qui sont près de 6 sur 10 (58%) à demander cette suspension du projet de loi bioéthique et des autres textes ne faisant pas consensus. « En ce moment, les Français attendent du gouvernement, qu’il s’active en priorité sur la gestion de la crise et estiment qu’il n’est pas utile de rajouter tensions et conflits dans une atmosphère déjà électrique. Le message serait : “Essayons de panser nos plaies plutôt que de nous disperser sur des dossiers connexes ” » analyse Jérôme Fourquet, Directeur du département opinion de l’Ifop dans les colonnes du quotidien La Croix qui publie ce sondage en exclusivité.
Ludovine de La Rochèrerésume :
« Quelques jours à peine après l’examen du texte au Sénat qui a marqué un coup d’arrêt surprise pour la PMA sans père, le gouvernement envisage encore de passer en force sur ce texte en poussant à la convocation d’une commission mixte paritaire. Il ferait mieux d’écouter les Français et de laisser de côté l’idéologie qui anime une poignée de membres de la majorité et qui veut imposer des mesures controversées auxquelles les Français sont clairement opposés. Ce n’est pas le chemin pour faire grandir la démocratie qui est déjà dégradée et même confinée par les conséquences de la crise sanitaire. En politique, on gagne toujours à respecter la démocratie et à se remettre en question ! ».
Albéric Dumont, Vice-Président de La Manif Pour Tous, ajoute :
« Si le Gouvernement s’entête, il nous trouvera une nouvelle fois sur sa route pour faire entendre la voix des familles et des enfants. Faire délibérément des orphelins de père est l’exact contraire du progrès. Ce serait une injustice intolérable. Les parlementaires et les Français en prennent davantage conscience chaque jour. L’opposition à ce projet de loi qui n’est nio bio ni éthique est de plus en plus importante au fil des mois, que ce soit au Parlement ou dans l’opinion. Le vote du Sénat il y a quelques jours, différent du début de l’année 2020, et les derniers sondages en attestent ».
Que dit le Coran ?
Comment croire qu’Allah a parlé, que cette parole est le Coran, et ne pas lire le Coran ? Mais comment comprendre la parole d’Allah, car chaque être vivant a son propre langage : les hommes ne parlent pas le langage des poissons, ni les poissons le langage des oiseaux, et Dieu seul parle le langage de Dieu. Et puisqu’à la différence des chrétiens, les musulmans n’ont pas reçu l’Esprit de Dieu, ils n’ont que leur intelligence humaine pour comprendre la Parole de Dieu … S’ils prétendent la comprendre, cela signifie que les musulmans sont Dieu, car seul Dieu parle le langage de Dieu. Et s’ils reconnaissent qu’ils ne sont pas Dieu, alors ils doivent aussi reconnaître qu’ils ne peuvent pas comprendre le Coran … Et pourtant, il y a des musulmans pour expliquer comment lire le Coran ! Par exemple, M. Tarek Oubrou, qui, le 7 mai 2016, était interrogé par Anne Sinclair sur Europe 1.
Pour gagner, Marine Le Pen devrait être sans concession sur les idées et non compter à nouveau sur une stratégie électoraliste foireuse
Comme en 2017, c’est un piège qui se dessine et qui risque fort de créer de nombreuses désillusions au sein du RN et de l’électorat de droite.
Souvenez-vous, en 2017, Emmanuel Macron avait subtilement laisser entendre qu’il quitterait le débat de l’entre-deux tous si Marine Le Pen était trop agressive ou incorrecte. Il ne s’en était pas fallu de plus pour que les “glorieux” conseillers de la candidate du RN ne la pousse à faire craquer Emmanuel Macron, stratégie d’attaque et de harcèlement qui a conduit au fiasco mémorable qui collera à cette dernière comme le sparadrap du capitaine Haddock…
Aujourd’hui, Emmanuel Macron lui tend à un autre piège par l’intermédiaire de Gérald Darmanin, en service commandé et non en franc-tireur, qui lui reproche d’être “molle”. Une partie de LREM s’en offusque (hypocritement?) :
⚡SUIVI – La macronie “plus dure” que le RN… La stratégie du min. de l’Intérieur interroge chez #EnMarche. “Ns avons clairement un problème pour 2022. Les électeurs de gauche risquent de nous faire défaut au second tour…” s’inquiète un marcheur historique interrogé par Libé.
— Brèves de presse (@Brevesdepresse) February 15, 2021
…et la gauche Libération s’étrangle:
Car comment continuer à coller à Le Pen l’étiquette d’«extrême droite» quand on a dans ses rangs un ministre fier d’être «plus dur» qu’elle sur les questions d’islam et d’immigration ? Comment appeler dans quelques mois au «front» ou «désistements républicains» afin d’empêcher le RN d’empocher une ou deux régions (Paca, Bourgogne-Franche-Comté) ? Comment appeler en renfort des électeurs de gauche à «faire barrage» contre le RN au second tour de la présidentielle en 2022 en cas de nouveau duel Macron-Le Pen ?
L’idée est donc que la gauche n’ira pas voter pour Emmanuel Macron au 2ème tour et que Marine Le Pen pourrait donc compter sur l’abstention pour gagner. Quelle bêtise et quelle naïveté de croire que la dédiabolisation fonctionnerait de manière aussi simple. La dédiabolisation est un piège dans lequel le RN est tombé (voir les analyses de Gilbert Collard, de Carl Lang, de Bruno Gollnisch ou cet article)
Jean-Yves Le Gallou a tout de suite vu le piège :
Croire que #MLP échappera à la diabolisation grâce à sa pasteurisation, c’est ne rien comprendre à la diabolisation. Ce n’est pas le diabolisé qui en est la cause mais le diabolisateur. Si MLP avait quelques chances de gagner elle subirait une campagne de diabolisation 😈 massive https://t.co/bBBs39rLQD
— Jean-Yves Le Gallou (@jylgallou) February 13, 2021
Et ce dernier montre que les pièges sont nombreux. Dans ce contexte, jusqu’où ira le courage de Marine Le Pen pour défendre Génération identitaire (voir communiqué du RN ici) ?
Après avoir baladé #MLP lors de leur débat, #Darmanin lui tend le piège de la dissolution de GI:
-soit elle défend les libertés publiques et sera rediabolisée
-soit elle se tait et il faudra purger les rares cadres de valeur qui restent. @LEXPRESS va mettre du sel sur la plaie https://t.co/IUVrvEOGr1— Jean-Yves Le Gallou (@jylgallou) February 13, 2021
Frédéric Signant signe une analyse très intéressante dans Boulevard Voltaire que les conseillers de Marine Le Pen devraient s’empresser de lire :
On nous révèle donc que Marine Le Pen aurait fait du training avec un groupe d’énarques pour éviter tout soupçon d’incompétence. Mais le même article [du Figaro, NDPC] lève aussi le voile sur la stratégie de la candidate pour l’emporter face à Macron au second tour. La candidate et son staff compteraient sur un rejet tellement fort d’Emmanuel Macron qu’il entraînerait une très forte abstention, notamment à gauche, et permettrait l’élection de Marine Le Pen. D’après Le Figaro, son théorème serait le suivant : « En 2022, l’abstention sera militante contre Emmanuel Macron. » Décliné par l’un de ses proches : « Nous avons plus de chances que Macron perde plutôt que Marine ne gagne. » Ainsi, Marine Le Pen aurait théorisé une élection par défaut, jusqu’au bout (…)
Ne compter que sur le rejet d’Emmanuel Macron serait une lourde erreur stratégique (…) D’autant plus lourde que l’impopularité d’Emmanuel Macron et l’abstention qui en découlerait sont elles-mêmes très incertaines et toutes relatives. Malgré les crises et la situation exceptionnelle que traverse le pays, son impopularité n’a jamais retrouvé les points bas de la période « gilets jaunes » et les sondages montrent qu’il est moins impopulaire à ce moment de son mandat qu’un Sarkozy ou qu’un Hollande (…)
De plus, la stratégie fondée sur l’abstention de la gauche ne correspond pas à sa tradition électorale. C’est un fait que l’électeur de gauche est toujours beaucoup plus civique que l’électeur de droite. Beaucoup plus légitimiste et docile aux consignes, aussi.
Enfin, le pari de l’abstention reste hasardeux car il peut se retourner contre le RN : à trop dévitaliser cette élection avec un casting déjà fait, Marine Le Pen risque d’apparaître comme la partenaire d’Emmanuel Macron dans ce « duo » que dénonce Christian Jacob. Sa stratégie de dédiabolisation qu’elle a poursuivie dans le débat de jeudi sous le regard d’un Gérald Darmanin ironisant sur sa « mollesse » risque de décourager certains de ses électeurs potentiels. Si, en plus, elle n’a pas réussi à convaincre la partie de la droite qui, pourtant sur une ligne très proche de la sienne, ne se reconnaît pas en elle, comme le montrent le départ de Jean Messiha ou l’intérêt que suscite la candidature d’Éric Zemmour, on voit mal comment elle parviendrait à faire le plein de ces voix qui lui seront indispensables.
Le sondage miraculeux plaçant Marine Le Pen à 48 % lui a peut-être donné des ailes, ainsi qu’à son entourage. Il ne leur a, en tout cas, pas rendu service en termes de réflexion stratégique.
Addendum. Voici le communiqué du RN en soutien à Génération Identitaire :
Le Rassemblement National alerte nos concitoyens attachés aux libertés fondamentales que sont les libertés de conscience, d’expression et d’association. Ces dernières sont en effet dangereusement remises en cause par la décision prise hier par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, d’enclencher la procédure de dissolution de l’association Génération identitaire.
Force est de constater que les fondements de cette procédure de dissolution ne sont pas juridiques mais politiques.
Peut-on ainsi considérer que dénoncer la politique d’immigration, défendre la priorité nationale, être attaché à la nationalité française pour les fonctionnaires ou s’opposer au droit de vote des étrangers rendent possible une dissolution ?
C’est pourtant sur la base de la « discrimination en vertu de la non-appartenance à la nation française que se fonde la demande de dissolution.
Doit-on admettre que l’on ne puisse plus faire un lien entre immigration massive et insécurité ? Or, la demande de dissolution reproche de présenter l’immigration comme un danger pour les Français.
Le RN rappelle que l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen affirme que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ».
Par ailleurs, une telle dissolution serait également contraire à la jurisprudence constante de la Cour européenne des droits de l’homme selon laquelle « la liberté d’expression constitue l’un des fondements essentiels d’une société démocratique et vaut même pour les idées qui heurtent, choquent ou inquiètent ».
Sur la base des arguments politiques et d’opportunité avancés par le ministre de l’Intérieur, ce sont de grands partis politiques français, d’autres associations, et au-delà tout lanceur d’alerte, qui demain pourraient être visés par de telles procédures arbitraires.
Le Rassemblement National ne partage pas toutes les opinions exprimées par l’association menacée par le ministre de l’Intérieur, pas plus qu’il n’approuve toutes ses actions et ses modes d’expression, mais une association n’a pas à plaire ou déplaire à l’opposition, pas plus qu’au gouvernement.
Une association et de façon générale tout citoyen, se doivent de respecter la loi et le cas échéant, d’être protégés par cette dernière.
C’est au nom de ce principe démocratique et protecteur que le Rassemblement National dénonce cette décision du ministre de l’Intérieur et alerte nos concitoyens.
Transhumanisme et islamisation : les naïvetés confondantes du Dr Laurent Alexandre
M.Laurent Alexandre était, le 9 février, l’invité de l’émission matinale de CNews, l’Heure des Pros.
Le Dr Laurent Alexandre, déjà intervenu à de nombreuses reprises sur différents écrans à propos de la crise sanitaire liée au covid, est assez bien connu pour son amour de la technologie et de la science et sa dilection pour le mouvement dit transhumaniste (mouvement ayant pour objectif l’amélioration de la condition biologique et sociale de l’humain, notamment en allongeant radicalement la durée de vie en bonne santé).
Dans une conférence de 2012, il affirme par exemple que « l’homme qui vivra mille ans est déjà né ».
Sa liste de publications est longue et évocatrice : Google Démocratie ( 2011) ; La Mort de la mort : comment la technomédecine va bouleverser l’humanité (2011) ; La Défaite du cancer (2014) ; Les robots font-ils l’amour ? : le transhumanisme en 12 questions (2016) ; La Guerre des intelligences : intelligence artificielle versus intelligence humaine (2017) ; Jouissez jeunesse ! (2020) ; ce dernier titre et sa date de parution semblant quand même marquer comme un hiatus étonnant avec la réalité covidienne. Comme quoi, le futur est dur à prévoir…
Et voilà pour terminer sa présentation son en-tête twitter :

Le 9 février, M.Alexandre est intervenu sur deux sujets : la fin de la mort ; le communautarisme (en lien avec l’actualité secouant, ce jour-là, Trappes et le Trappistan).
Ses propos sur le futur transhumaniste sont décoiffants :
« Je pense qu’à partir de 2050, les nanotechnologies, la génétique, la science du cerveau vont nous permettre de franchir un nouveau seuil [NDLR : dans l’espérance de vie]. Alors, est-ce que Calico, la filiale de Google qui a été créée pour euthanasier la mort, pour nous rendre immortels, est-ce qu’elle va réussir ? Est-ce que les dirigeants de Google, est-ce que les milliardaires de la Silicon Valley vont vraiment nous rendre immortels au 21ème siècle ? Mon intuition scientifique, c’est qu’on va faire des progrès dans l’espérance de vie mais plutôt après 2050. Je suis du mauvais côté, sans espoir de vivre la mort de la mort que la Silicon Valley nous promet» (à partir de 33’).
Et, à 51’, il ajoute encore :
« Si vous prenez Amazon, le budget de recherche d’Amazon est de 30 milliards par an. Huit fois le budget du CNRS. Et 30 milliards, ça n’inclut pas le budget de recherche spatiale, puisque Jeff Bezos, l’homme le plus riche du monde, a un programme spatial pour installer des stations dans l’espace. Il pense qu’il faut envoyer 1000 milliards d’astronautes dans l’espace, dans des gigantesques stations orbitales avec des montagnes, des fleuves, des glaciers, des grandes villes, qu’on mettrait dans l’espace pour coloniser l’espace, et il estime effectivement qu’il faudra que nous soyons 1000 milliards dans l’espace dans les siècles qui viennent ». [Honnêtement, on pense qu’il a fumé la moquette. Mais il précise] « 1000 milliards d’astronautes, c’est-à-dire 120 fois le nombre de terriens sur terre ».
Puis il est passé à la communautarisation musulmane (à partir de 1h16’30’’) :
« Le problème de l’immigration, de l’islam radical est un problème compliqué. Je pense qu’il est intéressant de regarder une ville qui est un laboratoire, là où je vis, Bruxelles. Bruxelles est un laboratoire extrêmement intéressant pour les Français. Bruxelles va être la première capitale européenne à être majoritairement musulmane et donc, c’est un lieu d’expérimentation du communautarisme. Aller à Molenbeck est très intéressant, ça montre le Paris de 2040 et donc je crois que pour juger et sortir des anathèmes, il est intéressant de voir ce qu’est le laboratoire bruxellois et ce que devient Bruxelles parce que ça permet de voir ce que Paris sera demain, et de voir in situ la réalité de la communautarisation. On a une communautarisation galopante avec deux Bruxelles, une Bruxelles non musulmane et une Bruxelles musulmane [NDLR : symptomatique de voir que le critère de différenciation en Belgique n’est même plus la belgitude (on serait plus ou moins belge) mais l’islam (on est plus ou moins musulman)], qui sont séparés par une ligne assez étanche. Aller vendre du porc à Molenbeck serait assez mal vu. On a une segmentation et la communautarisation est assez automatique et s’aggrave avec le temps. Le laboratoire bruxellois est intéressant car elle note que si on ne combat pas la communautarisation –si on est contre- elle est quasi-automatique ».
C’est beau un scientifique : les hypothèses les plus folles ne le rebutent pas, comme vaincre la mort ou envisager une population de 1000 milliards de terriens envoyés sur orbite sur des planètes artificielles (le tout parfaitement éco-compatible et durable bien sûr). Enfin, Bruxelles islamisée, ce n’est qu’un laboratoire, une expérience pouvant éventuellement être reproduite (comme tout phénomène scientifique) ailleurs. Pour le reste, rien à dire (sauf, à peine, à propos de la viande hallal) ; on attend avec presqu’impatience. C’est beau le Progrès !
Et après, on se rappelle que le nec plus ultra macronien pour la gestion de la crise sanitaire a été un conseil… scientifique. Scientisation et islamisation, deux périls pour la société française.
Pierre Guillaume de Roux, RIP
Ecrivain et éditeur éclectique, Pierre Guillaume de Roux est décédé ce 11 février à 58 ans des suites d’une longue maladie.
Fils de l’auteur-éditeur Dominique de Roux, Pierre-Guillaume de Roux avait commencé sa carrière chez Christian Bourgois éditeur en 1982 avant de devenir producteur à France Culture tant en écrivant dans diverses publications (Arthus, Contrepoint, la Revue des deux mondes, Latitudes, Le Quotidien de Paris, L’Appel, Magazine hebdo, etc.). Il a continué sa carrière en 1984 éditions de la Table ronde, participe à la création des éditions Critérion en 1990, passe en 1992 chez Julliard et aux éditions Bartillat dont il devient directeur général en 1995. Nommé directeur littéraire des éditions du Rocher de 2001 à 2006, puis directeur éditorial jusqu’en octobre 2008. Il quitte cette maison en désaccord avec sa politique éditoriale et se met à son compte en 2010, tout en restant jusqu’en 2014 membre du comité éditorial de la collection Bouquins chez Robert Laffont.
Tout au long de sa carrière, il aura édité, entre autres, Pierre Boutang, Christopher Gérard, Gilles Lapouge, Philippe Le Guillou, Richard Millet, Charles Beigbeder, Robert Redecker, Boris Pahor, Alain de Benoist, Dominique Venner, Ivan Rioufol, Paul-François Paoli, Robert Ménard, ainsi que Benoît Rayski, contributeur régulier d’Atlantico.
Il revendiquait être « un éditeur de droite » dans un portrait du Monde qui en faisait « l’éditeur des proscrits ». A la revue du Crieur, il expliquait « Dès lors qu’il y a du talent, je serais prêt à publier mon pire ennemi ». Il a notamment publié Le christianisme n’est pas un humanisme, de Laurent Fourquet (2018) ou en 2017 la toute première traduction en français des textes du jésuite argentin proscrit Leonardo Castellani, rebelle qui brocardait la lâcheté du clergé, érudit appelé « curé fou » par ses ennemis.
Les Bénédictins de l’Immaculée
Du P. Jehan de Belleville, prieur des Bénédictins de l’Immaculée, à Taggia (Italie), pour le Salon beige.
Le monastère bénédictin Sainte-Catherine-de-Sienne a été fondé le 2 juillet 2008 par deux moines français issus de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux et accueillis par Mgr Mario Oliveri au diocèse d’Albenga-Imperia situé en Ligurie italienne à une heure de Nice sur la côte méditerranéenne. Le monastère a été érigé en Institut de vie consacrée de droit diocésain le 21 mars 2017. Transféré à Taggia en août 2019 à une demi-heure de Menton et de la frontière française, il compte actuellement 7 membres dont 3 profès perpétuels, 3 novices et 1 oblat régulier.

Le Père Jehan de Belleville, prieur de cette fondation, a été le premier novice de Dom Gérard à Bedoin en 1970. Il a exercé la fonction de maître des novices durant une vingtaine d’années ainsi que celle de cellérier durant laquelle il a été chargé de l’implantation, de l’élaboration des plans et de la construction de l’abbaye du Barroux en son début. Son départ de l’abbaye fut une rupture douloureuse de part et d’autre, mais le temps qui cicatrise les blessures a permis de retrouver des rapports paisibles et fraternels. Grâce à Dieu, le temps de la rupture est derrière nous. Nous n’avons qu’un souhait et qu’une prière, celui de voir nos deux communautés conserver et développer le trésor de la paix et de la charité selon le commandement de l’Apôtre: “Recherchez activement la paix avec tous, et la sainteté sans laquelle personne ne verra le Seigneur.”

Les voies de Dieu sont impénétrables et réservent toujours des grâces de choix, surtout dans les moments d’épreuve. En effet, à peine sorti du Barroux le Père Jehan a été accueilli à Rome chez les Franciscains de l’Immaculée où il a trouvé, une communauté exemplaire, d’esprit traditionnel où régnait une atmosphère d’humilité et de charité, (malgré une liturgie détestable). Ces deux grandes vertus inséparables n’étaient pas le lot de l’un ou l’autre des frères mais un climat général qui se dégageait des relations fraternelles et que le Père Jehan n’avait jamais rencontré nulle part ailleurs. Il y avait là un secret à découvrir : ce fut celui de leur consécration totale à la Vierge, établie dans leurs Constitutions.
Nos fondateurs, depuis le Père Muard, Dom Romain Banquet et Mère Marie Cronier, jusqu’à Dom Gérard lui-même, ont imprimé dans nos communautés issues d’En-Calcat, une forte dévotion au Cœur Immaculé de Marie. À l’exemple des franciscains de l’Immaculée, le Père Jehan a cru déceler un appel de la grâce pour que notre consécration et dévotion mariale s’exprime plus fortement et de manière communautaire, et cela, en l’inscrivant dans nos Constitutions et en adoptant le nom de « Bénédictins de l’Immaculée » :
« Les Bénédictins de l’Immaculée, veulent joindre à la fidélité à cet héritage irremplaçable (de nos fondateurs) une entière consécration au Cœur Immaculé de Marie, « parce que les vertus qui doivent constituer l’essentiel de notre société, disait le P. Muard, sont les vertus par excellence du Cœur de Jésus et de celui de sa sainte Mère ». Dans le droit fil de cet héritage monastique, le 22 août 1986, Dom Gérard renouvelait solennellement et irrévocablement la consécration de la communauté et de tous ses membres au Cœur Immaculé de Marie considéré comme l’idéal parfait à imiter : « Nous faisons nôtre pour toujours le désir de nos fondateurs de considérer comme notre modèle votre Cœur Immaculé, “car il est le type achevé des deux caractères de l’Œuvre : vie intérieure et immolation” ». En vue de rendre plus manifeste et efficace cette consécration mariale par laquelle ils deviennent la “propriété absolue” de Marie, les moines de Villatalla veulent adopter le nom de « Bénédictins de l’Immaculée » et faire en sorte que leur vie de prière, de lecture et de travail manuel soit imprégnée de son esprit, au point que seule Elle vive en eux.
Vie monastique consacrée entièrement au Cœur Immaculé de Marie, vécue selon la Règle de saint Benoît et les coutumes léguées par nos anciens, office divin et liturgie de la messe, célébrée comme son rite propre tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du monastère, selon la forme extraordinaire plus que millénaire et « jamais abrogée » de la Sainte Église Romaine, dans sa langue latine et son chant grégorien : telles sont donc les sources qui ont donné naissance à la communauté de Villatalla et constituent sa raison d’exister. »
La communauté, installée depuis 2008 dans le presbytère de Villatalla, village haut perché de l’arrière-pays d’Imperia, manquait cependant d’un cadre monastique où la clôture était inexistante et l’église paroissiale partagée avec le curé. Lors d’un pèlerinage Summorum Pontificum à Rome, nous avons pu rencontrer le Père Général des Capucins qui nous a offert son aide pour trouver un lieu plus conforme à notre Règle monastique. C’est alors que le Provincial de Gènes pour la Ligurie nous a proposé le couvent de Taggia situé plus au nord à une demi-heure de la frontière française. Ce monastère de quatre cents ans a été honoré et sanctifié par la présence de plusieurs saints, dont en 1614, saint Laurent de Brindisi, et plus tard saint Léonard de Port-Maurice. C’est dire que les murs ici respirent, la prière, le sacrifice et la sainteté. Quelle grâce mais aussi quelle exigence ! Le couvent entouré d’un mur de clôture de 3 mètres de haut comporte une grande église avec trois chapelles latérales, un cloître, un réfectoire vouté, une douzaine de cellules, une hôtellerie et de nombreux jardins à l’entour, avec une hôtellerie extérieure pour recevoir familles et retraitantes.
L’accueil de la population, des autorités civiles, du clergé et de l’évêque, Mgr Antonio Suetta, fut unanime et se concrétisa lors de la messe du 22 août 2019 où l’évêque prononça ces paroles pas moins surprenantes qu’émouvantes: « Comme j’ai eu de nombreuses fois à le dire, j’accueille vraiment avec joie et gratitude comme un don du Seigneur cette communauté dans notre diocèse… Je crois que leur présence (des moines bénédictins) dans notre diocèse, avec leur caractéristique d’être gardiens et témoins de la Tradition la plus antique de l’Église, pourra faire du bien à tout le peuple de Dieu ». Vidéo de l’événement.

Le couvent, ce petit monument de quatre siècles, a besoin, vous vous en doutez, de réparations et de restaurations. Notre hôtellerie, composée de 5 cellules, d’une grande salle de séjour avec toilettes et douches, est envahie par les courants d’air qui en ce moment sont glacés. La température du couloir ne dépasse pas actuellement les 11° et, la nuit, elle tombe parfois à 6° ! À présent, un seul hôte résiste courageusement. Il faut changer portes et fenêtres vétustes et délabrées, puis isoler les plafonds sous le toit, les quelques radiateurs existant ne pouvant compenser le froid de partout. Malheureusement ces travaux demandent des finances pour lesquelles nous vous lançons un appel pressant. À titre d’exemple, 13 fenêtres doivent être changées et chacune coûte 550 euros. Le devis pour l’isolation s’élève à 2000 euros. Dans l’immédiat nous aurions donc besoin d’un secours d’environ dix mille euros.
Nous vous remercions de tout cœur pour l’aide, petite ou grande, que chacun de vous pourra nous apporter. À cette charité matérielle nous voulons répondre par celle de notre prière, particulièrement au Saint Sacrifice de la Messe quand nous tenons le Bon Dieu entre nos mains consacrées. Qu’il vous inspire d’être pour nous l’instrument de sa Providence. « Donnez, et il vous sera donné, dit le Seigneur: on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde. » (Lc 6, 38). Dieu vous bénisse !
Site des bénédictins de l’Immaculée où vous trouverez un peu de notre histoire : https://www.benedictins-de-immaculee.com/
Coordonnées bancaires :
Fonds de dotation « Les amis des bénédictins de l’Immaculée »
IBAN FR76 1027 8073 0100 0210 4880 178
BIC CMCIFR2A
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Il ne faut pas attendre des hiérarchies diocésaines qu’elles organisent ce qui dépend de l’initiative personnelle des clercs ou des laïcs
L’ancien directeur de Saint-Jean de Passy (dont l’établissement est encore dans la tourmente) publie un ouvrage sur l’éducation intégrale. Il a été interrogé dans le nouveau numéro de l’Appel de Chartres. Extrait :
[…] Il y a certes des difficultés liées à l’état du monde et à l’idéologie régnante, mais le premier obstacle, et le plus important, est interne : c’est l’absence de détermination pour la cause éducative au sein même de l’Église. Cela peut paraitre étonnant, mais nous avons perdu l’élan missionnaire de Jean-Baptiste de la Salle, de Don Bosco, de Marcellin Champagnat et de tant d’autres. Cet élan missionnaire pour l’éducation est pourtant dans l’ADN caritatif de l’Église. On a entendu en janvier dernier un député affirmer que si l’Église a eu des œuvres de charité dans l’éducation, la culture ou la santé c’était pour endoctriner les masses. Il est regrettable qu’un seul évêque, et auxiliaire, ait réagi médiatiquement pour rappeler le sens de ces œuvres sociales. La véritable éducation catholique est intégrale, elle constitue une œuvre missionnaire car elle a pour ambition la vie éternelle. Et là il convient de se souvenir que les plus belles œuvres dans l’Église ne sont pas venues du haut mais du bas. Je m’explique. Il ne faut pas attendre des hiérarchies diocésaines qu’elles organisent ce qui dépend de l’initiative personnelle des clercs ou des laïcs là où ils sont. En l’occurrence, la création d’écoles, ou la reprise en main de la mission catholique d’éducation dans l’école de nos enfants, est de notre ressort. C‘est à nous d’œuvrer pour restaurer une véritable culture chrétienne là où nous sommes. Il faut arrêter de lever les yeux vers l’Ordinaire pour lui demander d’intervenir, il convient de s’engager là où nous sommes pour servir la vérité dans la charité.
[…]
Quel projet visez-vous à moyen et long terme en publiant votre ouvrage aujourd’hui ?
Ce livre est à la fois un aboutissement et un point de départ. Mon départ éprouvant et bruyant de Saint-Jean de Passy sonne ma rupture avec l’Enseignement catholique, mais en aucun cas avec l’Église que je servirai fidèlement et de tout mon cœur toute ma vie. C’est pourquoi je souhaite que ce livre puisse servir à former l’intelligence et le cœur des éducateurs chrétiens, des prêtres, des évêques, des chefs d’établissement et de tous ceux qui œuvrent pour éduquer la jeunesse. Par ailleurs, depuis plusieurs mois je prépare le lancement d’un grand réseau d’établissements fondés sur les principes de l’éducation intégrale. Grâce à plusieurs investisseurs qui veulent mettre leurs moyens au service du Bien commun, je m’apprête à incarner mes idées, ou plutôt celles de la véritable éducation chrétienne. La Providence et saint Joseph ont œuvré de manière magnifique pour me permettre de rencontrer des personnes du monde politique, économique, universitaire, médiatique et éducatif qui ont à cœur de créer une véritable alternative éducative en France. Ce livre en sera la première pierre.
Colonel Francis Hamilton, RIP
Lu dans Présent :
Nous apprenons le décès, ce samedi 6 février, du colonel Francis Hamilton, né en 1933, qui consacra sa vie et sa santé à la cause harkie et fut fidèle à de nombreux engagements : cause de l’Algérie française, SOS Tout Petits avec le regretté Dr Dor, pèlerinage de Chartres qu’il faisait parfois seul.
Ses obsèques auront en l’église Notre-dame des Armées à Versailles, le mardi 16 février à 11h.
Loi “Bioéthique” : une loi de malédiction nationale
La réalité crue d’une avortement à 14 semaines et d’un fœticide à 9 mois:

