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Raymond Devos en riait, la ville de Paris l’a fait : 4 sens interdits

Ubuesque :

Déconfinons les rêves d’enfants

Il paraît que Macron prépare un grand discours sur le monde d’après… Les élèves du cours Saint Jean Paul II à Saint Lumine de Clisson (44) s’expriment sur l’école de leur rêve…

Préfet du grand remplacement

Le Conseil des ministres a décidé mercredi 21 avril 2021 (19 ans après le séisme qui ébranla la République…) la création d’un poste de préfet délégué à l’immigration auprès du préfet de police de Paris, dont la mission consistera à coordonner la gestion des flux migratoires, particulièrement importants, en Ile-de-France.

La région Ile-de-France concentre, selon la préfecture de police de Paris (PP), 50 % des demandes d’asile nationales, 40 % de l’activité nationale de primo-délivrance de titres de séjour, 30 % de l’activité nationale de lutte contre l’immigration irrégulière. La PP traite 100 000 titres de séjour par an. En 2020,sur près de 81 000 demandes d’asile déposées en France, 38 000 l’ont été en Ile-de-France.

On apprend par ailleurs que près des trois quarts des demandeurs d’asile vont être orientés en régions, pour soulager l’Île-de-France.

Il est probable qu’il y ait de moins en moins de Pierre

C’est arrivé un 22 avril…

« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir.”» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 22 avril : saints du jour français ou en France.
    • St Épipode, martyr à Lyon († 178)

À Lyon, en 178, saint Épipode, qui, après les combats glorieux des quarante-huit martyrs, l’année précédente, fut arrêté avec son ami très cher Alexandre, torturé sur le chevalet et eut enfin la tête tranchée, terminant ainsi son martyre.

  • St Léon, évêque de Sens († 541)
  • Ste Opportune, abbesse bénédictine († v. 775)

Au pays de Sées, vers 775, sainte Opportune, abbesse, qui se distingua par une abstinence et une austérité extrêmes.

  • le 22 avril 296 : décès du pape Caius.

Saint Caïus, né en Dalmatie, évêque de Rome du 12 décembre 283 à sa mort le 22 avril 296 comme martyr. Il fait partie des 33 premiers papes qui donnent leur vie pour témoigner de leur foi.

  • le 22 avril 536 : décès du pape saint Agapet Ier.

Agapet 1er est un pape canonisé, qui toutefois est peu connu.

  • le 22 avril 1073 : élection du pape Grégoire VII.

Hildebrand, moine toscan de 50 ans, conseiller de plusieurs papes, devient pape à son tour sous le nom de Grégoire VII.

Son pontificat est marqué par la réforme grégorienne et la querelle des investitures qui ont accru considérablement le pouvoir de la papauté. Le pape n’est plus soumis à l’empereur, et le Saint-Siège se retrouve à la tête d’États vassaux qui lui versent un cens annuel : les principautés normandes d’Italie du sud, le comté de la marche d’Espagne au sud de la France, le comté du Viennois en Provence, et les principautés situées à l’est, dans les régions des côtes dalmates, en Hongrie et en Pologne.

  • le 22 avril 1370 : pose de la première pierre de la forteresse de la Bastille.

La Bastille était une forteresse élevée sur l’actuelle place de la Bastille à Paris. Sa fonction initiale est de défendre la porte Saint-Antoine et les remparts de l’est de Paris devenus plus vulnérables. C’est alors un véritable château-fort et un arsenal, où ses fossés ont huit mètres de profondeur. Sa construction s’étend de 1370 à 1383. Par la suite, elle sert également de prison d’Etat sous le règne de Louis XI ainsi que de coffre-fort et lieu de réception sous celui de François 1er.

Le cardinal de Richelieu la transforme en prison d’État. C’est une prison plutôt confortable pour les personnes de qualité (nobles, grands bourgeois) qui disposent de grandes pièces avec repas fins et d’un domestique. Quand elle est prise d’assaut, le 14 juillet 1789, par des émeutiers, payés par le duc d’Orléans, c’est dû à la bêtise et la faiblesse du gouverneur de Launay ; lequel finit la tête sur une pique. On y trouve 4 escrocs et 3 fous. Même Sade n’y est plus. Comme symbole de « l’arbitraire royal » on peut trouver mieux ! Elle est démolie à partir du 16 juillet 1789 par un entrepreneur privé.

  • le 22 avril 1541 : Saint Ignace de Loyola est élu “Supérieur Général” de la Compagnie de Jésus.
  • le 22 avril 1643 : le Roi Louis XIII reçoit le viatique.
  • le 22 avril 1757 : la Société royale des Sciences et des Arts de Metz est fondée.
  • le 22 avril 1793 : les Républicains de Gauvilliers sont écrasés par Bonchamps à Beaupréau.

Ils laissent plus de 1000 Bleus sur le terrain.

  • le 22 avril 1915 : première utilisation de gaz asphyxiants.

C’est à Ypres en Belgique que les Allemands utilisent une nouvelle arme: des gaz asphyxiants. Contre ces gaz, les alliés utilisent au début de lunettes et de tampons, puis des masques respiratoires. Cette arme toxique, mal maîtrisée car dépendant des vents se retourne de nombreuses fois contre ses utilisateurs. Elle tue près de 100 000 soldats entre 1915 et 1916. Elle avait été interdite par la déclaration de la Haye de 1899, puis plus récemment par le Protocole de Genève de 1925 et la résolution 2603 des Nations Unies de 1969.

  • le 22 avril 1961 : Putsch d’Alger.

Le général Challe s’adresse à l’armée française à la radio d’Alger, lui enjoignant de ne plus suivre les ordres du gouvernement. La population d’Alger apprend par un message lu à la radio que “l’armée a pris le contrôle de l’Algérie et du Sahara”. Des parachutistes marchent sur Alger, s’emparent de l’hôtel de ville et du dépôt d’armes.

«Je suis à Alger avec ZELLER et JOUHAUD et en liaison avec le Général SALAN, pour tenir notre serment, le serment de l’armée de garder l’Algérie, pour que nos morts ne soient pas morts pour rien. Un gouvernement d’abandon s’apprête à livrer les départements d’Algérie à la rébellion. Voulez-vous que Mers-El-Kébir et Alger soient demain des bases soviétiques ? Je sais quels sont votre courage, votre fierté et votre discipline. L’armée ne faillira pas à sa mission et les ordres que je vous donnerai n’auront pas d’autre but.»

Le conseil des ministres institue l’état d’urgence et décide de déférer à la Justice militaire les chefs de la mutinerie. A Paris, la police arrête le général Faure, 6 autres officiers plus quelques civils.

Au soir du 22 avril, CHALLE dispose des forces suivantes :

  • A ALGER: du 1er REP, commandés par le commandant Hélie Denoix de Saint-Marc ; du 1er REC, commandés par le colonel de La Chapelle ; du 5ème REI, commandés par le commandant Camelin ; du 2ème REP, entraînés par leurs capitaines et leur commandant ; des 14ème et 18ème Régiments de Chasseurs parachutistes des colonels Lecomte et Masselot; du groupement de commandos de parachutistes du commandant Robin ; du commando de l’air du Lieutenant-colonel Émery.
  • A ORAN : des 2ème et 5 ème RCI, de la 13ème DBLE, du 1er CUIRASSIERS et 6ème RCA stationné à Mostaganem.
  • A CONSTANTIN : des 9ème RCP du Colonel Brechignac, 13ème DRAGONS, 2ème et 6ème RPIMA du Lieutenant-Colonel Balbinet.

Les unités qui rallieront le mouvement ensuite sont:

  • le 27ème Dragons du Colonel Puga ;
  • le 7ème Régiment de Tirailleurs Algériens ;
  • le 1er Régiment d’Infanterie de Marine du Commandant Lousteau ;
  • le 8ème RPIMA du Colonel Lenoir ;
  • le 94ème RI du Colonel Parizot ;
  • le 1er RCP du Colonel Plassard ;
  • la harka du Commandant Guizien, basée à Edgar-Quinet, village situé au pied de l’Aurès. (Au lendemain du cessez-le-feu, un millier de ces supplétifs, avec femmes et enfants, seront massacrés dans des conditions effroyables.)

« L’Honneur est-il dans l’obéissance absolue au pouvoir légal, ou dans le refus d’abandonner des populations qui allaient être massacrées à cause de nous ? J’ai choisi selon ma conscience. J’ai accepté de tout perdre, et j’ai tout  perdu. […] Je connais des réussites qui me font vomir. J’ai échoué, mais l’homme au fond de moi a été vivifié ». (Hélie Denoix de Saint-Marc, dans L’aventure et l’espérance)

Journaliste chez Libération

Michel Onfray raconte comment un journaliste de Libération a mené son enquête (“à charge”) :

Lundi 19 avril, je reçois ce message d’un numéro inconnu. «Bonjour, Journaliste à Libé, je prépare le portrait de Sonia Mabrouk. C’est Johanna Luyssen qui m’a donné votre numéro. J’aurais aimé revenir quelques minutes avec vous sur vos interactions en plateau avec elle, et plus généralement vous donner l’occasion de lui répondre vu qu’elle vous cible ouvertement dans son dernier livre. Bien à vous, Guillaume Gendron.»

Je ne connais ni d’Ève ni d’Adam cette Johanna Luyssen, journaliste dans le même journal, son nom n’est pas dans mon agenda téléphonique et je n’ai pas souvenir de l’avoir jamais rencontrée. Mais passons.

Ce texto dit clairement les choses: comme un sniper, Sonia Mabrouk me «cible» dans son livre et, généreux, amical, charitable, serviable, bienfaisant, le journal Libération, qui me couvre de boue régulièrement – et c’est tant mieux, leurs éloges me déprimeraient -, me donnerait l’occasion d’une vendetta bienvenue! Elle me «cible», Libé me propose de la tuer… C’est une bonne et belle conception du journalisme.

Une méthode assez courante dans le milieu. Onfray raconte un souvenir des années 90 :

Dans les années 90 du siècle dernier, j’ai le souvenir d’un appel téléphonique de Jean Lebrun, un journaliste qui tenait alors l’antenne de France-Culture le matin. Il m’avait contacté pour me demander de réfléchir à la représentation du philosophe en tout – histoire, peinture, littérature, cinéma, poésie… J’avais sérieusement effectué des recherches et il m’avait rappelé plus tard pour m’enregistrer. J’avais donc déroulé mon topo : le philosophe chez Barrès et Guilloux, chez Poussin et Fromanger, chez Lucrèce et La Fontaine, etc. On enregistre ; puis, sous la forme d’un faux repentir mielleux sinon fielleux, le catho de gauche ajoute: «quelle image associez-vous au philosophe?» ; je réponds: «Nietzsche, seul, marchant autour du lac, à Sils Maria, habité et requis par ses intuitions philosophiques.» «Bon très bien» me dit-il avant d’ajouter: «ah oui… et que pensez-vous de BHL?» J’étais à l’époque auteur chez Grasset et j’aurais estimé inélégant de critiquer ce personnage en publiant dans la même maison. Il n’eut pas, lui, de ces élégances et me cibla un jour dans Le Point lors de la parution de mon Freud. Il ouvrit des hostilités qui m’ont rendu ma liberté. J’ai alors dit qu’au-delà de ses chemises blanches, il avait contribué à restaurer la ligne claire en philosophie dans un temps de sabir structuraliste. «Très bien me dit-il, ça ira, ce sera diffusé demain matin.»

Le lendemain, à sept heures, dans ma voiture pour Caen où je donnais mon cours une heure plus tard, j’entendis sur France-Culture Jean Lebrun annoncer que l’heure était consacrée à BHL. Vers 7h30, il annonça: «Nous avons demandé à votre ami (sic) Michel Onfray ce qu’il pensait de vous.» C’est bien sûr la seule chose qui fut diffusée de tout le travail qu’on m’avait sciemment demandé de faire en vain.

Depuis, je sais ce qu’est un journaliste.

Tout immigré ayant été condamné, même à du sursis, ne pourra pas obtenir la nationalité

Cette règle de bon sens va devenir la règle au Danemark.

Pour les candidats à la naturalisation, il faudra montrer patte blanche: aucune condamnation, même avec sursis, avoir assuré sa subsistance pendant au moins trois ans et demi sur les quatre dernières années, au lieu de quatre ans et demi sur cinq.

A quand en France ?

Un mineur étranger coûte 4700 € par mois / Ta grand-mère 426 € de pension par mois

Une affiche de Vox dénonçant un coût pour la collectivité de 4 700 euros mensuels par migrant mineur isolé a suscité une vive réaction des immigrationnistes de service. Le parquet de Madrid a même ouvert une enquête pour incitation à la haine. Cette affiche montre d’un côté une femme âgée aux cheveux blancs et à l’expression triste et de l’autre un jeune homme provocateur, une capuche sur la tête, la bouche recouverte d’un foulard et les yeux pixelisés. Au milieu, on peut lire le message «Un MENA [mineur étranger non accompagné], 4 700 euros par mois, ta grand-mère, 426 euros de pension/mois».

Objectif 9000 bouteilles pour la sortie du premier vin rosé de l’abbaye de Jouques

Alors que les beaux jours arrivent, les bénédictines de l’abbaye de Jouques viennent de sortir leur tout nouveau vin, issu de leur vignoble et de leur travail manuel : un rosé nommé “Exsulta” ! Mais dans les conditions actuelles, dur dur de le diffuser dans des boutiques physiques, comme habituellement… Alors pour les aider, Divine Box leur propose un relai par le web, en lançant une “opération rosé” → https://divinebox.fr/rose-jouques/ . Objectif 9000 bouteilles avant lundi minuit (soit 1500 cartons de 6 bouteilles).

Régalez-vous donc avec 6 ou 12 bouteilles de cet AOC Côteaux-d’Aix-en-Provence, bien frais, à la robe claire, et aux fines notes d’agrumes !

Au programme :

  • pré-commandes jusqu’à lundi minuit
  • livraison à domicile du 14 au 28 mai

Et si vous voulez partager cette opération spéciale à vos amis sur WhatsApp (message modifiable avant envoi), c’est juste ici

Des prélats allemands défient Rome

Lu sur un site LGBT :

Un groupe de dignitaires catholiques allemands ont prévu d’organiser une bénédiction de masse de couples de même sexe. Le nom de l’événement, prévu le 10 mai prochain, laisse peu de place à l’interprétation : “L’amour gagne, bénédiction pour ceux qui s’aiment”. Ainsi, ils défient le Vatican, très opposé à la bénédiction des couples homos.

Ces bénédictions doivent avoir lieu dans tout le pays. “L’amour est une bénédiction. Les gens qui s’aiment sont bénis. Le 10 mai 2021, nous vous vous bénirons dans de nombreux lieux en Allemagne”peut-on lire sur la page web de l’événement“Nous ne voulons exclure personne. Nous célébrons la diversité des vies et des histoires d’amour. Nous demanderons la bénédiction de Dieu, sans se cacher.”

Les alliés qui ne se rendront pas à ces messes sont invitées à utiliser “des symboles créatifs pour montrer que nous sommes nombreux, au sein de l’Église à percevoir la diversité comme une richesse et une bénédiction”. Ces catholiques allemands font partie de nombreux dignitaires dans le monde qui bravent le Vatican et son refus d’accompagner les couples de même sexe.

A propos de l’émission censurée par KTO

Voici un autre point de vue sur l’émission de KTO sur le scoutisme mentionnée ici :

Ce ne sont ni la recherche ni le questionnement historique qui sont pointés mais l’attaque gratuite envers les SGDF dans les toutes dernières minutes de l’émission. Cela est vrai aussi dans son ouvrage ou seul le chapitre 19 est contesté factuellement : 15 erreurs grossières d’histoire immédiate que l’auteur aurait pu éviter en se renseignant a minima. Attaques que son ouvrage préalable de 2010 avait évité. Qu’il s’interroge sur la réalité de l’évangélisation chez les SGDF est une chose, qu’il prétende que cela ne soit pas possible en est une autre et s’avère fausse.
D’autant que ce mouvement scout se recatholicise quoique vous en pensiez ou l’expérience locale que vous puissiez, en ce cas hélas, avoir. Enfin concernant les LGBT il faudrait éviter de confondre la position de M. Mandil ex chargé de com des SGDF ou d’autres membres avec celle du mouvement en tant que tel.

Est-ce que cela justifie une censure de l’émission de KTO ? Je ne le crois pas.

De quoi protège la vaccination contre la Covid-19 ?

Un cluster découvert dans un EHPAD à Biscarosse dans les Landes ne touche que des personnes vaccinés (14 résidents contaminés). L’Ehpad avait été l’un des premiers – mi janvier 2021 – a profiter de la campagne de vaccination. Pourtant, celle-ci n’a pas empêché la réapparition du virus au sein de l’établissement. L’occasion de rappeler que l’on peut attraper le Covid après avoir été vacciné…

En Creuse, deux clusters ont été identifiés dans des Ehpad. 2 résidents vaccinés sont décédés alors qu’ils étaient contaminés par le Covid-19 et vaccinés. Thomas Simon, directeur de l’établissement, indique :

«Ils étaient très faibles. Ce sont des personnes âgées de 90 et 99 ans. Elles étaient positives au Covid au moment du décès mais on n’a pas de certitude que ça soit lié».

Depuis le 26 mars, 24 résidents et 14 soignants ont été touchés dans l’établissement. Presque tous les résidents avaient reçu deux doses, mais seulement une minorité du personnel.

Paradoxalement, la Creuse est en avance sur la vaccination. 25,6 % de la population du département a reçu au moins une dose et 10,7 % deux doses (contre respectivement 18.75%, et 6,78% des Français).

Selon Macron, la hausse des agression prend sa source… dans les réseaux sociaux 

Bernard Antony commente les deux longues pages d’entretien donnés au Figaro par Emmanuel Macron :

L’homme est fidèle à lui-même dans l’art d’asséner des évidences, des lieux communs, des truismes. Il fait en fait penser à Chirac qui était un champion dans le froncement des sourcils, l’expression de l’indignation, le « comment est-ce possible ? » exclamatoire lorsque on lui demandait de s’expliquer sur un état de fait déplorable ou scandaleux ; tenant pourtant d’évidence à l’incurie gouvernementale ou à des décisions aberrantes.

Ainsi, questionné sur l’augmentation, depuis quatre ans, de la violence, bref sur ce que Mr Darmanin a qualifié de « menace d’ensauvagement », répond t-il que ce mot a d’abord été utilisé par l’extrême droite (sic !). Le qualificatif « d’extrême droite » n’étant sans doute pas laudatif dans sa bouche, cela tient de la réprimande.

Darmanin n’a pas dû apprécier !

Macron précise que « les agressions ont doublé en quinze ans », élégante manière de rappeler la responsabilité de ses prédécesseurs. Mais il formule le constat que « les policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers, élus sont les principales victimes de la progression de la violence dans notre société. »

Décidément, Mr Macron est un grand expert en observation d’évidences !

Et il réitère son auto-exonération de responsabilités en répondant à la question sur « ce mal qui ronge le pays » qu’il n’est pas propre à la France. Ce qui est faux ! car il y a beaucoup de nations où en Europe et de par le monde qui ne sont pas gagnées par l’ensauvagement : par exemple la Pologne, la Hongrie, le Japon, Taïwan…

Et d’asséner que « ce mal s’est sans doute accéléré sous l’effet d’une désinhibition provoquée par les réseaux sociaux et la culture de l’anonymat ».

Ceux qui observent quelque corrélation entre l’augmentation de l’insécurité et l’immigration sont sans doute des esprits chagrins influencés par « l’extrême-droite ».

Mr Macron, lui, qui ne veut pas parler d’ensauvagement, ne veut pas davantage évoquer l’immigration, et encore moins, eu égard à ses chiffres énormes, ce que nous avons qualifié de « tsunamigration », dans les causes de l’augmentation des violences.

Mais, on doit tout de même l’admirer lorsqu’il émet la très pertinente, la très originale, la très émouvante considération selon laquelle « tous ont le droit de prétendre à une vie calme, où qu’ils habitent » et qu’il confie fièrement : « Je me bats pour le droit à une vie paisible ».

Mais la vérité, Monsieur Macron, c’est que vous ne battez pas pour  que les Français, aient une vie paisible ! Car si tel était votre souci, vous prendriez les mesures qui s’imposent pour en finir avec la tsunamigration qui n’est pas la seule cause de l’insécurité galopante mais qui en est, et vous le savez bien, une source essentielle.

Venons-en à la question qui lui est posée sur les condamnations de cinq d’entre eux, dérisoires pour la gravité des faits, et les relaxes pour les huit autres, des auteurs de l’abominable attentat de Viry-Châtillon.

Condescendant, Micro Néron exprime qu’il a eu une pensée pour les victimes et leurs familles… Cela va sans doute aller droit au cœur de la gardienne de la paix sortie atrocement brûlée du véhicule incendié et lapidée par des salopards criminels de la racaille des assaillants.

Certes, séparation des pouvoirs oblige, Mr Macron ne doit pas commenter une décision de justice.

Mais sa fonction est de veiller à ce que la justice en France ne soit pas trop souvent rendue par des « juges » idéologues. Sa fonction lui permet de décider d’en finir avec l’Ecole Nationale de la Magistrature, et de la remplacer par un autre mode de recrutement et de formation des juges.

L’islam et L’islamisme

Il y avait 5000 salafistes et frères musulmans en France il y a vingt ans. Le Figaro interroge Macron sur le fait qu’ils sont aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers. Et les années Macron sont des années de grosse augmentation.

Naturellement, il répond par l’ineptie ritournelle qu’il ne faut pas confondre islam et islamisme.

Comme si l’islamisme ne se propageait pas sur le terreau de l’islam ? Comme si l’islamisme était autre chose qu’un islam au pied de la lettre ? Comme si l’islam « mains rouges » ne s’engouffrait pas massivement derrière l’islam « patte blanche » ? Comme si l’islam salafiste et les frères musulmans ne constituaient pas une vaste proportion de l’islam réel ? Mr Macron ne se lasse pas du déni de réalité !

Ni du mensonge, car il ment lorsqu’on l’interroge sur la consigne donnée par des préfets d’appliquer le couvre-feu avec une grande souplesse pour les musulmans en ce mois de ramadan. Il ose répondre que « le couvre-feu s’applique sur l’ensemble du territoire et pour tout le monde, sans distinction ».

Oui Micro-Néron est vraiment un gros menteur : on nous a transmis la directive de la préfète du Tarn autorisant les musulmans à circuler jusqu’à 22 heures et son ordre en conséquence aux forces de police. Et ce pour toute la durée du ramadan. Il n’y a pas eu semblable disposition pour les offices catholiques de la seule Veillée Pascale !

On l’interroge enfin sur l’Algérie. Et sur ce douloureux sujet une fois encore il se moque des Français.

Il invoque les « mémoires fracturées ». Mais qui donc plus que lui, parlant de la colonisation, comme d’un « crime contre l’humanité » a-t-il autant contribué à piétiner la mémoire française ?

Sous son expression de « mémoire fracturée » Macron met simultanément « celle des pieds-noirs, des harkis, celle des appelés du contingent, celle des militaires français, celle des Algériens venus ensuite en France, celle des enfants de cette migration, celle des binationaux. » Et il ajoute l’énormité que voici : « Toutes ces mémoires cohabitent sur notre sol et vivent dans un même pays dont elles partagent le projet national. Il faut la réconciliation ».

Outre le fait de son expression gauche selon laquelle des mémoires cohabitent, observons qu’il parle de mémoires de français (pieds-noirs, harkis, soldats français) et de mémoires d’Algériens. Et il ose proférer l’énormité qu’ « elles partagent le projet national ». Mais quel projet national ? Le Français ? l’Algérien ? Ou en même temps l’un et l’autre. Vraiment, de quoi cause t-il ? Quel est ce salmigondis ?

Et il se félicite de ce que sa volonté de réconcilier les mémoires soit très largement partagée, notamment par le président Tebboune; ajoutant « Il est vrai qu’il doit compter avec quelques résistances ». Ses questionneurs de supputer : « comme ce ministre, qui a déclaré que la France était l’ennemi traditionnel et éternel des Algériens ?» (Hachemi Djaâboub, ministre du travail, le 8 avril)

Mais que font alors en France ces Algériens qui pensent cela, sinon l’occuper, la soumettre ?

Et que devrait faire un gouvernement français de pareils ennemis, sinon les expulser ? Mais ce n’est pas sur Mr Macron qu’il faut compter pour commencer l’œuvre de libération de notre France.

C’est arrivé un 21 avril…

« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir.”» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 21 avril 1073 : décès du pape d’Alexandre II.

Anselme de Lucques est élu pape en 30 septembre 1061 sous le nom d’Alexandre II à la mort de Nicolas II. L’impératrice Agnès, régente pour son jeune fils Henri IV, fait élire en l’absence de tout cardinal, un antipape, qui prend le nom d’Honorius II. Alexandre II condamne la simonie et le nicolaïsme. Il appuie Guillaume le Conquérant dans la conquête de l’Angleterre en lui fournissant un étendard consacré ainsi que des reliques sacrées. Il refuse d’autoriser le divorce de l’empereur Henri IV et le force à reprendre sa femme, Berthe de Saxe. En 1063, il soutient la Reconquista espagnole.

  • le 21 avril 1146 : concile de Chartres.

Cette assemblée est convoquée à l’occasion de la deuxième croisade. Pierre le Vénérable est invité à y assister par saint Bernard, mais il ne put s’y rendre. (cf la chronique du 31 mars).

  • le 21 avril 1407 : convention entre l’anti pape Benoît XIII et le pape Grégoire XII.

L’objectif de cette convention est d’organiser une rencontre entre Benoît XIII, et Grégoire XII à Savone, en vue de régler le Grand schisme d’Occident. Mais la rencontre n’a finalement pas lieu.

  • le 21 avril 1643 : Louis Dieudonné est baptisé à la Sainte-Chapelle de St-Germain-en-Laye.

Le Dauphin est âgé de 5 ans. Pour la cérémonie, la chapelle du château étant trop petite c’est la cour du vieux château qui est choisie. Charles Le Brun est chargé de faire de la cour un immense théâtre. 15 jours sont nécessaires pour monter des amphithéâtres pour le public et deux grandes tribunes avec un grand voile bleu parsemé de fleurs de lys qui recouvre l’intégralité de la cour. Le cardinal Jules Mazarin est le parrain, la princesse de Condé (Charlotte-Marguerite de Montmorency) est la marraine.

  • le 21 avril 1671 : John Law, financier écossais, nommé contrôleur général des Finances.

Le régent Philippe d’Orléans, attiré par les perspective d’argent facile a ouvert les bras à Law, lui permet de créer la Banque Royale et le nomme, ce jour, surintendant des Finance. Il va mener la France à la banqueroute. (Cf. la chronique du 24 mars).

  • le 21 avril 1699: décès de Jean Racine, écrivain français.

Né le 22 décembre 1639 à La Ferté-Milon, Jean Racine est un célèbre poète, auteur de nombreuses tragédies classiques, membre de l’Académie française. Il est considéré, à l’égal de son aîné Pierre Corneille, comme l’un des deux plus grands dramaturges classiques français. Le succès de sa pièce “Andromaque” lui assure la célébrité. Il écrit aussi : “Britannicus”“Bérénice”“Mithridate”“Iphigénie en Aulide” et “Phèdre“. Il est aussi l’auteur d’une comédie, peu connue : “Les Plaideurs”.

  • le 21 avril 1792 : la Prusse déclare la guerre à la France en vertu de l’accord austro-prussien du 16 février.

En effet, la France a déclaré la guerre à l’Autriche la veille.

  • le 21 avril 1918 : décès du Baron rouge, à 25 ans.

Manfred von Richtofen, l’as de l’aviation allemande, est abattu à Vaux-sur-Somme en Picardie. Surnommé « le baron rouge » parce qu’il porte le titre de Baron et que son avion, un Fokker DR.I triplan, est peint en rouge, Manfred von Richtofen compte alors 78 victoires en combat. C’est un canadien, le capitaine canadien Roy Brown, qui l’aurait abattu depuis le sol.

  • le 21 avril 1928 : Aristide Briand présente un projet de traité mettant la guerre hors-la-loi.

Sans commentaire ! Ce projet amène au pacte Briand-Kellogg et 11 ans plus tard à la deuxième guerre mondiale.

  • le 21 avril 1944 : le droit de vote est accordé aux femmes en France.

Enfin ! Quand on sait qu’au Moyen Age et sous la Monarchie elles en jouissaient déjà. Il suffit de relire Jean Sévillia dans Historiquement correct (éditions Perrin, p. 22).

“On doit considérer les droits essentiels dont bénéficie la femme au Moyen Age. Dans les assemblées urbaines ou les communes rurales, les femmes, lorsqu’elles sont chefs de famille, possèdent le droit de vote.”

Pour ceux que cela intéresse l’étude de Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, (éditions Stock) montre combien la position des femmes en France, sous l’influence de l’Eglise catholique est bien plus enviable qu’après la Renaissance. Voir la chronique du 23 avril.

Par ailleurs, il faut rappeler que si ce droit leur est accordé si tardivement c’est parce que la gauche et les républicains anticléricaux de la III république refusaient de le leur accorder. Plusieurs élus catholiques voient ainsi leur proposition lois rejeté par les républicains. Pour eux, les femmes sont sous l’emprise de l’autorité de l’Eglise catholique, alors que depuis la révolution les républicains veulent en éradiquer toute trace en France. Voir la chronique du 29 avril.

  • le21 avril 1944 : les Miliciens attaquent le maquis du Vercors.
  • le 21 avril 1961 : Putsch des généraux à Alger.

4 généraux Challe, Zeller, Jouhaud et Salan prennent le pouvoir à Alger afin de s’opposer à la politique de la métropole où malgré la victoire militaire sur le terrain l’autorité politique a décidé de brader sans condition l’Algérie, les Français et les Algériens fidèles à la France. De Gaulle assiste à une présentation de “Britannicus” à la Comédie-Française où le rejoignent le préfet de police de Paris, Papon, et le directeur de la Sûreté nationale

  • le 21 avril 1997 : Jacques Chirac annonce qu’il dissout l’Assemblée nationale.
  • le 21 avril 2002 : résultats du premier tour des présidentielles.

Jacques Chirac (20%) et Jean-Marie Le Pen (17%) vont se retrouver au second tour, à l’issue du 1er tour des présidentielles, contre Lionel Jospin (16%) et François Bayrou (7%).

Tentative d’incendie dans une église

A Saint-Briac-sur-Mer des allumettes et une affichette en partie détruite par le feu ont été retrouvées, au pied de la statue de la Vierge.

Ce sont des paroissiens qui, dimanche matin, au moment de la grand-messe, ont découvert que la plaquette d’information, plastifiée et noire fumée, avait commencé à fondre. Le tout se trouvant à proximité de l’orgue et de son tableau électrique.

Allocations chômage : un nouveau calcul pénalise le congé de maternité

Encore un dégât collatéral de la réforme du chômage : une étude réalisée par l’Unédic à la demande du syndicat Force Ouvrière vient de révéler que si vous avez été en chômage partiel, en congé maternité ou en arrêt maladie au cours des derniers mois, vos allocations chômage seront réduites si vous perdez votre travail dans les semaines à venir.

Bienvenue dans le nouveau monde de la macronerie.

La chaîne C8 diffuse ‘Tout mais pas ça’

C8 propose ce mercredi soir à 21h15, Tout mais pas ça, une comédie italienne. C’est une première pour SAJE sur une chaîne de la TNT ! Encouragez Saje en regardant le film afin de faire exploser l’audimat !

Le Salon beige avait évoqué ce film ici, lors de sa sortie en 2017.

Tommaso, chirurgien renommé, vit entouré de Carla, sa femme qui le déteste et songe à le quitter, et de Bianca, sa fille paresseuse, idiote et matérialiste. Un soir, son fils Andrea annonce qu’il arrête ses études de médecine et qu’il veut devenir prêtre. Tommaso, athée convaincu, n’en revient pas et veut comprendre le nouveau choix de vie de son fils. Il se rend à l’une des conférences du charismatique père Pietro qui semble à l’origine de la vocation d’Andrea. Tommaso préfère cacher son identité pour entrer en contact avec l’homme d’Église. Il s’invente une vie et demande à l’une des médecins de son hôpital de se faire passer pour son épouse.

Les mondialistes tiennent leur grand soir

Dans Le Jour d’après, Philippe de Villiers raconte, à partir d’informations glaçantes, notre avenir post-crise sanitaire. Le masque pour tous est un prélude à la vaccination, elle-même prélude à l’identification numérique puis au marquage humain, avant l’ère transhumaniste.

Lors d’un exercice de simulation d’une pandémie de coronavirus, le 18 octobre 2019, soit avant la crise, les géants du capitalisme de surveillance anticipaient la catastrophe à venir. Ils avaient voulu un monde d’un seul tenant, sans frontières, mondialiste. Ils savaient que ce monde-là serait hautement pathogène. Ils le savaient et ils s’y préparaient. Ils attendaient la pandémie et ils la voyaient venir. Quand elle survint, ils la saluèrent comme « une fenêtre d’opportunité ». Pour les rentiers du numérique et de la Big Tech, ce fut une aubaine. Mais aussi pour les gouvernements qui mirent au ban d’essai l’idée d’une « société disciplinaire ». Ainsi les élites globalisées ont-elles préparé le jour d’après. Occasion rêvée pour tout changer, changer la société, changer de société. Et imposer enfin leurs codes de désocialisation, leur esthétisme woke, leur idéologie du Bien total.

A ce titre la société du numérique, avec les GAFA, rejoint la cancel culture, l’idéologie indigéniste, le mouvement Black Lives Matter dans un projet d’effacement du passé, de négation des identités, pour une grande réinitialisation, le Great Reset, vieille idée prométhéenne :

C’est la vieille idée ainsi recyclée de faire naître un homme neuf, débarrassé des anciennes pesanteurs. Cette “remise à zéro”, préconisée par le Forum économique mondial, en juin 2020, prépare un nouveau monde où plus rien ne sera comme avant. Le Great Reset est une sorte de “Grand Soir” biotechnologique qui a pour vocation de faire entrer l’humanité et la planète dans une phase de régénération inédite et salvatrice.

Pour commande le livre, c’est ici.

La Russie ouvre une enquête contre YouTube pour « abus de position dominante »

Moscou a annoncé, lundi 19 avril, l’ouverture d’une enquête contre Google et sa plate-forme de vidéos YouTube pour « abus de position dominante ». Le Service fédéral antimonopole (FAS) russe a expliqué :

« Les règles de création, de suspension et de blocage de comptes YouTube et des requêtes des utilisateurs sont opaques, non objectives et imprévisibles ». « Cela conduit à des blocages soudains et à la suppression de comptes d’utilisateurs sans avertissement ni fondement à de telles actions. »

Selon le FAS, ces mesures présumées peuvent « nuire aux intérêts des utilisateurs et limiter la concurrence sur les marchés adjacents ».

Le comité d’urgence de l’OMS sur la pandémie a publié un avis défavorable à la mise en place d’un passeport vaccinal obligatoire pour les voyages internationaux

Le secrétaire d’Etat au numérique Cédric O a annoncé lundi que l’application française allait intégrer des certifications de tests et des attestations de vaccination afin de faciliter les déplacements. La fonction pourra être utilisée dans un premier temps au sein du territoire national, puis à moyen terme vers les pays de l’Union européenne. Le gouvernement va d’abord lancer l’expérimentation de la fonctionnalité TousAntiCovid Carnet sur des vols à destination de la Corse, puis sur des vols vers les Outre-Mer.

Il n’est en revanche pas prévu d’expérimenter ces nouvelles fonctionnalités pour pouvoir aller au restaurant ou dans les magasins. “Des questions peuvent se poser pour les concerts, les festivals, salons professionnels”, a toutefois affirmé Cédric O.

Il n’est pas non plus question pour l’instant de rendre l’utilisation de TousAntiCovid Carnet obligatoire pour se déplacer. D’ailleurs, le comité d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé sur la pandémie a publié hier un avis défavorable à la mise en place d’un passeport vaccinal obligatoire pour les voyages internationaux.

Pourquoi tant de Pierre ne veulent pas vivre avec autant de Mohammed ?

Ou pour poser la question comme Zemmour : pourquoi ces femmes voilées n’appellent-elles pas leur enfant ‘Pierre’ ?

Emmanuel Macron était en visite à Montpellier, pour vanter sa politique sécuritaire (on ne sait pas trop laquelle, celle du coq Darmanin ou celle de Dupont-Moretti qui préfère défendre les voyous ?) et une habitante voilée lui a dit :

« Mon fils m’a demandé si le prénom de Pierre existait vraiment. Cela m’a vraiment choquée. Il faut davantage de mixité dans le collège de ce quartier. C’est vraiment grave. »

Hasard du calendrier, un certain Pierre Sourgen, 68 ans, vient d’être massacré dans les parties communes de son immeuble. Le sinistre de l’Intérieur ne s’est pas déplacé (c’est moins grave qu’un tag sur une mosquée).

Pour parfaire son circuit, Macron a été hué comme il se doit :

La vie défendue en République dominicaine

Le projet de réforme du code pénal de la République dominicaine a été présenté par les députés la semaine dernière. Trois motifs de dépénalisation très partielle de l’avortement avaient été envisagés : si la grossesse met en péril la vie de la mère, en cas de viol ou l’inceste, ou de malformations du fœtus « incompatibles avec la vie ».

Les trois motifs ont été rejetés. Il ne reste que l’article 112 qui dispose que mettre fin volontairement à une grossesse n’est pas punissable à condition qu’

« au préalable, pour sauver la vie de la mère et du fœtus en danger, tous les moyens scientifiques et techniques disponibles aient été épuisés dans la mesure du possible ».

Nouvelle étape franchie dans ce qui fut la très catholique Irlande: messe et confession interdites pour “raisons sanitaires“

La semaine dernière, le ministre irlandais de la Santé, Stephen Donnelly, a signé un décret autorisant uniquement les services religieux virtuels en raison de la pandémie.

L’archevêque Eamon Martin a rencontré M. Donnelly après avoir qualifié cette décision de «provocante» et de «draconienne», ajoutant que la loi était «déroutante et inutile». Mgr Martin a déclaré qu’il était très décevant que cet instrument statutaire ait été introduit “de manière clandestine et sans préavis ni consultation“. 

L’incendie, avenir des églises de France ?

De François Billot de Lochner :

Le mois d’avril est décidément maudit pour nos églises de France. Deux ans après Notre-Dame, quasiment jour pour jour, une ravissante église du XVIe siècle, à Romilly-la-Puthenaye, dans l’Eure, comme il y en a tant dans nos campagnes, a elle aussi été emportée par les flammes.

Il n’en reste plus que les murs, et les pièces d’art sacré qu’elle abritait en son sein ont disparu à jamais, notamment un magnifique retable. Notre-Dame, mais aussi, Saint-Sulpice, Nantes, Bayonne, Montauban, Sète, Rennes, Corbeil-Essonnes, et maintenant Romilly… comment les citer toutes ? Ces incendies qu’elles ont subis ne défraient pas la chronique, loin s’en faut. Il s’agit d’une véritable épidémie. Malheureusement, elle ne sévit pas qu’en avril, et elle s’installe plus durablement encore que le coronavirus.

Les incendies d’église prennent depuis de nombreux mois dans notre pays des proportions absolument dramatiques. Le long chapelet de ces drames, de ces sanctuaires, de ces statues parties en fumée n’en finit pas de s’égrener… mais la réponse des autorités reste obstinément muette ou confuse.

Les mises en parallèle sont confondantes. Nous le savons, nous le disons, nous le répétons, mais le même scénario se répète lui aussi, inlassablement. Les autorités, ministre de l’Intérieur, Premier ministre ou Président, n’ont aucune intention de se déplacer chaque fois qu’un édifice chrétien est attaqué, et pour cause, elles ne feraient plus que cela, tant les atteintes aux sanctuaires sont nombreuses ! La basilique Saint-Sernin de Toulouse est affublée de tags satanistes, avec un appel non déguisé à la mort de chrétiens ? Peu importe, un coup de chiffon et il n’y paraîtra plus. En revanche, quelques tags estampillés « islamophobes » sur les murs de la mosquée de Rennes (qui sont, au passage, autant anti-écologistes qu’anti-immigration et anti-islam) sont immédiatement suivis d’un déplacement de Gérald Darmanin en personne pour battre sa coulpe et s’indigner, comme si le sol allait s’ébranler et nous jeter dans l’abîme si nous ne procédons pas sur le champ à une réparation publique devant une telle offense…

Tout ne se résume pas à une affaire de bois, de pierre et de toiture. Il est désormais manifeste que nos élites dirigeantes ont définitivement fait le choix du changement civilisationnel, culturel et religieux. Avec constance et systématicité. Opportunisme électoral ou conviction ? Les deux, assurément. Le tout sur fond de la peur lâche et méprisable d’un retour de bâton, si l’on n’en fait pas assez pour les immigrés et pour les pratiquants musulmans – ces derniers représentant au moins 7 % de la population française, quand on compte à peine 3 % de catholiques « pratiquants », en étant larges et généreux. Le résultat est indubitable. La mobilisation gouvernementale contre les tags de Rennes fait écho bien sûr aux scandaleuses mesures d’aménagement des restrictions sanitaires consenties ces derniers jours par les autorités pour le ramadan, quant tout aménagement fut refusé aux catholiques pour les célébrations de la semaine pascale.

Tout n’est pourtant pas perdu. Les passe-droits accordés aux musulmans par certaines préfectures (le Tarn, l’Hérault, la Gironde) ont été très mal interprétés par l’opinion. Devant un tel scandale, le préfet du Tarn a ainsi été obligé de se rétracter et de revenir diplomatiquement sur les consignes laxistes transmises aux forces de l’ordre. La ligne à suivre est donc claire : continuer, à haute voix, de faire entendre notre désaccord contre l’islamisation galopante de notre pays ; affirmer, avec conviction, notre attachement à la foi catholique vivante qui doit irriguer notre pays et rayonner de nouveau avec vigueur.

De l’intox en vaccins

Amusant de mettre ces deux articles côté à côte :

  • celui du Figaro du 19 avril, dans lequel on parle de la stratégie de vaccination avec un belle image montrant que rien qu’à Nice le 9 avril 5000 personnes ont été vaccinées…
  • celui du Figaro, reprenant une dépêche AFP du 18 avril, parlant du centre de vaccination Niçois qui a fermé ses portes car 58 personnes se sont fait vaccinées pour les 4000 doses disponibles.

La liberté religieuse menacée dans un pays sur trois dans le monde

Mardi 20 avril sort le 15ème rapport bisannuel de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) sur la liberté religieuse dans le monde. L’accès à ce droit fondamental a encore reculé ces deux dernières années : il est en danger dans un pays sur trois. Une régression notamment exacerbée par la crise sanitaire.

Le rapport 2021 sur la liberté religieuse pointe des violations notoires de ce droit fondamental dans 62 pays parmi les 196 étudiés. Soit, un pays sur trois, contre un sur cinq lors de la précédente édition de 2018. L’étude fait état d’une persécution dans 26 pays et de discriminations dans 36 autres. Les deux catégories de pays incriminés abritant les deux tiers de la population mondiale.

Outre le fait que bon nombre de gouvernements autoritaires accentuent encore la pression sur les minorités religieuses, cette flambée des atteintes à la liberté religieuse dans le monde se manifeste à travers trois grandes tendances :

  • la volonté des réseaux djihadistes transnationaux de constituer des « califats » transcontinentaux,
  • les conséquences de la pandémie de Covid-19,
  • l’intensification des nationalismes confessionnels populistes.

Le terrorisme islamiste continue son expansion. Dans la région du Sahel essentiellement, « L’État Islamique » et Al-Qaïda s’associent aux milices armées locales et les radicalisent davantage, afin d’établir des « provinces du califat » transcontinentales, grâce à des appuis idéologiques et matériels au Proche-Orient. En parallèle, un « cyber-califat » puissant accroît son recrutement en ligne, en Occident.

Les préjugés sociétaux préexistants à l’encontre des minorités religieuses s’exacerbent. Accusées de tous les maux, dont la pandémie de Covid-19, ces minorités subissent une discrimination accrue, par exemple sous la forme d’un refus d’accès à l’aide alimentaire et médicale.

La montée d’un suprématisme ethnoreligieux populiste devient une cause majeure de discriminations envers les minorités religieuses, plus particulièrement en Asie, dans des pays à majorité hindoue ou bouddhiste, comme en Inde ou au Sri Lanka.

Benoît de Blanpré, directeur de l’AED, alerte :

« à la lecture de ce rapport, nous pouvons constater combien l’imagination humaine semble sans limite, hélas, pour faire obstacle à la liberté religieuse. L’actualité nous rapporte sans cesse tous ces lieux dans le monde où vivre et exprimer sa foi représente une menace. Ces situations nous concernent tous puisqu’il s’agit d’une entrave à un droit humain fondamental, celui de la liberté de croire. Nous ne pouvons donc pas fermer les yeux face à de tels agissements. Connaître la réalité de ces persécutions et en comprendre les enjeux est un premier pas essentiel. »

C’est arrivé un 20 avril…

« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir.”» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 20 avril 1233 : création de l’Inquisition

Le pape Grégoire IX crée l’Inquisition, un tribunal ecclésiastique relevant du seul Saint-Siège, pour poursuivre les hérétiques. Les inquisiteurs se recrutent dans les ordres prêcheurs, Dominicains et Franciscains. La Sacré Congrégation pour la doctrine de la Foi en est l’héritière.

Jean Sévillia dans son livre Historiquement correct, aux éditions Perrin rappelle ce qu’est l’Inquisition, faisant le vrai bilan des condamnations et surtout expliquant en quoi les Inquisitions romaine, espagnole et médiévale n’ont rien en commun. Cette dernière est une institution d’Eglise qui dépend du Pape ainsi que les inquisiteurs. Certains sont d’ailleurs sanctionnés voir condamnés à la prison à vie comme robert le Bougre dans le nord de la France. Sévillia souligne combien cette justice est procédurière méthodique et bien plus modérée que la justice civile de l’époque qui s’embarrasse pas du droit des accusés. Il affirme même que l’Inquisition est vécue comme une délivrance. Les hérétiques sont considérés comme dangereux pour et par la société. A l’époque l’hérésie est considérée par tous comme un crime.

Des avancées judiciaires de l’Inquisition existent encore aujourd’hui. Ce sont, par exemple, les inquisiteurs qui mettent en place le système du jury pour délibérer de la sentence donnée au jugement. En France, après l’extinction de l’hérésie l’inquisition perd sa raison d’être et la justice d’Etat prend le pas. Ce n’est pas le cas en Espagne.

  • le 20 avril 1314 : décès du pape Clément V.

Bertrand de Got prend le nom de Clément V. Il est le premier des sept papes qui siègent à Avignon entre 1305 et 1377. Il s’installe d’abord à Carpentras. Clément V est passé dans l’histoire pour avoir ordonné la suppression de l’ordre des Templiers et pour avoir, en 1309, déplacé le Saint-Siège à Avignon, toujours sous la pression du Roi de France.

  • le 20 avril 1534 : départ de Jacques Cartier pour trouver la route nord des Indes.

Parti de Saint-Malo pour les Indes avec deux navires, Jacques Cartier, qui cherche la route Nord pour les atteindre sans passer par la longue route Sud, il découvre le Canada et le Labrador. Il bénéficie du soutien de François Ier pour son voyage. Le Roi lui a accordé une « Commission» qui lui a permis d’armer armant navires et équipages aux frais du souverain.

  • le 20 avril 1792 : lecture du Rapport Condorcet à l’Assemblée constituante.

Ce rapport porte sur l’organisation générale de l’instruction publique, il est rédigé par un homme, qui envisage la possibilité technique de choisir le sexe de l’enfant et qui prône ouvertement la sélection des individus en fonction de leur santé à la naissance.

  • le 20 avril 1792 : Louis XVI déclare la guerre à l’Autriche.

Contraint par l’Assemblée, affaibli par l’échec de la fuite de Varennes de juin 179, le Roi signe la déclaration de guerre à l’Autriche et la Prusse. La première coalition commence et va accélérer la chute du Roi.

  • le 21 avril 1795: paix de la Mabilais.

Ce traité n’est signé que par une poignée d’officiers supérieurs que ne représentent pas tous les capitaines de paroisses. Des deux côtés il est évident qu’il ne sera pas respecté.

  • le 20 avril 1801 : Guillaume Saint-Réjant et François Carbon sont guillotinés.

Condamnés pour avoir organisé l’attentat de la rue St-Nicaise contre Bonaparte, ils ont été revêtus de la chemise rouge des parricides

  • le 20 avril 1814 : adieux de Napoléon à la Garde impériale.

La cérémonie a lieu dans la cour du cheval blanc du château de Fontainebleau. L’empereur part pour l’île d’Elbe.

  • le 20 avril 1825 : une loi punit de travaux forcés toute personne ayant commis un sacrilège.

L’Eglise catholique a recouvré le droit d’enseigner, l’élan de rechristianisation du pays se manifeste aussi par une évolution des lois. Cette loi fait d’un vol dans une Eglise ou la profanation des hosties.

  • le 20 avril 1828: l’explorateur René Caillié entre à Tombouctou.

Il est le premier non-musulman à revenir de la ville, alors tenue par les Peuls. Tombouctou est une cité recluse vis-à-vis de l’Occident. C’est attiré par le prix de 10 000 francs offert par la Société de Géographie au premier européen atteignant Tombouctou, ville interdite aux chrétiens. Il y entre le 20 avril 1828, déguisé en musulman. Il est accueilli triomphalement à Paris, le 5 décembre 1828 (cf. la chronique du jour), par la Société de Géographie. Son célèbre récit de voyage fait ensuite beaucoup de bruit en Europe.

  • le 20 avril 1868 : naissance de Charles Maurras.

Journaliste, essayiste, homme politique et poète français, membre de l’académie française ses écrits marquent la fin du XIXème et toute la première moitié du XXème siècle. A la fin de sa vie il se convertie à la foi catholique.

  • le 20 avril 1884 : le pape Léon XIII publie l’encyclique Humanum genus qui condamne la maçonnerie.

Dans L’Église et les libertés (Editions Nouvelle librairie nationale, page 66) le RP. Dom BESSE commente ainsi l’encyclique en 1913:

« Nous n’avons rien d’aussi complet sur la Maçonnerie et les Sociétés Secrètes. Le dessein qu’elles poursuivent est défini en ces termes : « Il s’agit pour les Francs-Maçons — et tous leurs efforts tendent à ce but — il s’agit de détruire de fond en comble toute la discipline religieuse et sociale, qui est née des institutions chrétiennes, et de lui en substituer une nouvelle, façonnée à leurs idées, et dont les principes fondamentaux et les lois sont empruntés au naturalisme. »

On y retrouve dans son ensemble le plan des hommes de la révolution. Les Francs-Maçons en poursuivent l’exécution, article par article, avec une méthode rigoureuse. Rien ne les arrête. Leur action publique se rattache à une école, où tout est prévu. Ils ont un système politique à eux. C’est celui de Rousseau et des Encyclopédistes: « Voici quels sont en cette matière les dogmes des naturalistes: les hommes sont égaux en droit; tous, et à tous les points de vue, sont d’égale condition. Étant tous libres par nature, aucun d’eux n’a le droit de commander à un de ses semblables, et c’est faire violence aux hommes que de prétendre les soumettre à une autorité quelconque, à moins que cette autorité ne procède d’eux-mêmes. Tout pouvoir est dans le peuple libre; ceux qui exercent le commandement n’en sont les détenteurs que par le mandat ou par la concession du peuple; de telle sorte que, si la volonté du peuple change, il faut dépouiller de leur autorité les chefs de l’État, même malgré eux… En outre, l’État doit être athée. »

On reconnaît là le programme démocratique de la Révolution, que la Maçonnerie a imposé à diverses nations. Le type qui le réalise le mieux est sans aucun doute la République française. »

Un peu avant il écrit page 62 :

 « Ces sectes ne fonctionnaient pas seulement en France. Les provinces rhénanes, la Bavière, les Pays- Bas, l’Espagne et l’Italie avaient eu les leurs. Elles furent partout l’armée occulte et disciplinée de la révolution, menant contre l’Église catholique une campagne acharnée. Ceux qui négligent ce facteur des événements s’exposent à ne rien comprendre dans notre histoire contemporaine.

Sur ce point, comme sur beaucoup d’autres, les Papes parlèrent en précurseurs. Les dangers qu’ils dénoncèrent les premiers menaçaient la société civile autant que la société religieuse.

Les chefs d’État feignirent de ne point écouter leurs avis. Cette légèreté devait leur coûter cher. Le premier document antimaçonnique émanant du Saint-Siège porte la date du 28 avril 1738. Il est de Clément XII. Le secret absolu, dans lequel cette secte s’enveloppe, lui paraît être pour les gouvernements très dangereux; car, si l’on tient tant à se cacher, c’est évidemment pour faire du mal. On veut le faire en toute sécurité. En conséquence, il interdit, sous peine d’excommunication, aux fidèles de s’agréger à ces sociétés occultes. Benoît XIV renouvela cette défense, le 16 mars 1751.

Pie VII et Léon XII revinrent à la charge. Ils visaient plus spécialement les sociétés connues en Italie sous le nom de Charbonnerie. Leurs membres se nommaient Carbonari. »

  • le 20 avril 1887 : affaire Schnaebelé.

Le général boulanger a décidé de lancer de l’espionnage en Alsace occupée par les Prussiens. Un commissaire de police français est enlevé par des policiers allemands ; ce qui mène les deux pays au bord de la guerre.

  • le 20 avril 1999 : incendie de la paillote ‘Chez Francis’.

L’incendie est effectué sur ordre du préfet de Corse, Bernard Bonnet, qui n’assume pas ses ordres et laisse les gendarmes « porter le chapeau ».

  • 20 avril 2014 : fête de Pâques, résurrection de Notre Seigneur Jésus Christ.

Cette fête est l’évènement central de la religion catholique ; sa date est fluctuante en fonction de la lune. En effet, la date de Pâques est fixée au premier dimanche après la pleine lune suivant le 21 mars ce qui, selon le calendrier de référence, donne souvent un jour de célébration différent pour les Églises occidentales et les orthodoxes.

Nouveau martyr : l’Etat islamique assassine un copte en Egypte

Dans une vidéo de 13 minutes, l’organisation de l’Etat islamique opérant au Sinaï a montré l’assassinat de Nabil Habashi Salama, un chrétien copte orthodoxe de 62 ans, tué froidement par balles à bout portant dans le désert. Il a été tué avec deux autres hommes identifiés comme des membres de la tribu locale des Tarabine.

C’est l’Eglise copte égyptienne qui a révélé l’identité du chrétien Nabil Habashi Salama. Cet homme était porté disparu depuis son enlèvement en novembre 2020. Il avait participé à la reconstruction des églises détruites par les islamistes dans la région.

Dans la vidéo, son assassin, le visage flou et portant un AK-47 en bandoulière, lève l’index vers le ciel et adresse un « avertissement aux chrétiens d’Egypte » : « C’est le prix que vous payez pour soutenir l’armée égyptienne ». 

Nabil Habashi Salama faisait partie d’une des plus anciennes familles coptes de la région. Il était bijoutier et il avait une boutique de vêtements et aussi de téléphones portables. Sa fierté était d’avoir fait que Bir Al-Abd ait une église.

Le Conseil de l’Europe rejette la candidature d’une nouvelle « juge-Soros »

Le rapport de l’ECLJ a fait le tour du monde, il a révélé l’emprise de quelques grandes fondations privées sur les institutions européennes, en particulier la CEDH. Les premiers effets bénéfiques de sa publication apparaissent au sein même du Conseil de l’Europe. Grégor Puppinck écrit :

Ce 20 avril 2021, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a élu le nouveau juge à la CEDH au titre de la Belgique. Parmi les trois candidats proposés par le gouvernement belge figurait une juriste salariée de l’Open Society de George Soroscomme cela arrive fréquemment. Mais pour la première fois depuis fort longtemps, l’Open Society a échoué à faire élire son candidat, malgré sa puissance financière et politique considérable. C’est finalement un avocat belge, moins politique et plus compétent, qui a été élu en la personne de M. Frédéric Krenc, avec 148 voix contre 81 à la salariée de l’Open Society et 29 à Sylvie Saroléa. C’est une victoire pour l’indépendance de la Cour, et un fruit du Rapport de l’ECLJ sur Les ONG et les juges de la CEDH.

Cette défaite de l’Open Society intervient alors même que les ambassadeurs des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe viennent d’adopter un texte officiel admettant la véracité du rapport de l’ECLJ sur les ONG et les juges de la CEDH, et faisant part de sa décision de réévaluer l’efficacité du système actuel de sélection et d’élection des juges de la Cour d’ici fin 2024. C’est là aussi une suite importante au Rapport.

En effet, depuis un an, les ambassadeurs représentant les 47 États membres du Conseil de l’Europe étaient saisis de trois questions écrites fort embarrassantes, déposées par des députés, visant « le problème systémique des conflits d’intérêts entre ONG et juges de la Cour » (lire ici) et les interrogeant sur les moyens à mettre en œuvre pour « restaurer l’intégrité de la Cour européenne des droits de l’homme » (lire ici).

Les gouvernements du Conseil de l’Europe avaient été saisis à la suite de la publication du rapport de l’ECLJ sur Les ONG et les juges de la CEDH, révélant qu’au moins 22 des 100 derniers juges de la CEDH sont d’anciens collaborateurs de sept ONG, et qu’ils ont jugé à de très nombreuses reprises des affaires soutenues par leurs propres ONG, en situation flagrante de conflits d’intérêts. Parmi ces ONG, l’Open Society de George Soros se distingue par le fait que douze de ses collaborateurs sont devenus juges à Strasbourg, et qu’elle finance les six autres ONG mises en cause, parfois très largement. La présence massive de juges issus d’un même réseau d’ONG témoigne de l’emprise de grandes fondations et ONG privées sur le système européen de protection des droits de l’homme et met en cause son impartialité.

Les révélations de ce rapport sont gravissimes ; elles ont fait le tour du monde, mais se sont aussi heurtées au silence de la CEDH et au refus de la Commission européenne et de quelques gouvernements d’y répondre sur le fond, au point de nier l’évidence. Le soutien le plus important, à l’appui du rapport, est venu de M. Sergeï Lavrov, le Ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie. (voir ici les réactions au rapport)

On pouvait craindre que les 47 ambassadeurs, qui constituent ensemble l’instance suprême du Conseil de l’Europe dont dépend la Cour européenne, enterrent eux aussi cette question ou y répondent de façon évasive. Heureusement, ce ne fut pas le cas : ils sont parvenus à adopter une réponse commune, avec seulement six mois de retard (lire la réponse).

À première vue, cette réponse adoptée par consensus semble lisse et convenue, mais quand on la lit entre les lignes, comme il sied à un document diplomatique, les sous-entendus apparaissent clairement. Ici, ils sautent aux yeux : à aucun moment les ambassadeurs ne contredisent, ni même ne cherchent à minimiser la réalité des faits révélés dans le rapport de l’ECLJ et rappelés par les députés. En soi, c’est un aveu essentiel, que n’avait pas concédé la Commission européenne. Le Conseil de l’Europe admet les faits révélés par l’ECLJ.

La réponse consiste ensuite dans le rappel de la nécessité de « garantir le niveau le plus élevé de qualification, d’indépendance et d’impartialité des juges de la Cour », et dans l’énoncé des mesures prises à cette fin. Les ambassadeurs ont aussi indiqué vouloir réévaluer « d’ici fin 2024, à la lumière de l’expérience acquise, l’efficacité du système actuel de sélection et d’élection des juges de la Cour ». En indiquant cette échéance, les ambassadeurs montrent qu’une occasion prochaine se présente pour réviser les modalités de sélection des juges, et ainsi commencer à agir pour remédier à la situation.

L’ECLJ suivra de près cette révision du mécanisme de sélection des juges et veillera à ce que ses recommandations soient entendues. À cet égard, deux nouvelles questions écrites issues du rapport de l’ECLJ ont été soumises aux ambassadeurs le 8 avril dernier. L’une met en cause l’impossibilité pratique de demander la récusation d’un juge de la Cour européenne, puisque l’identité des juges n’est révélée que lors de la publication du jugement, en violation des règles qu’impose la CEDH aux juridictions nationales. L’autre question écrite met en cause l’impossibilité de demander la révision de certains jugements de la Cour.

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