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“L’islamophobie” en débat à l’ONU

Ahmed Shaheed, Rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté de religion ou de conviction, a publié un rapport : « Combattre l’islamophobie ». Il se distingue, encore une fois, par son action militante : selon lui, c’est « l’islamophobie » qui expliquerait les restrictions légales au port du voile islamique, les règles d’urbanisme limitant la construction de lieux de culte, la dissolution d’associations islamistes (CCIF et BarakaCity) ou encore la faible réussite dans les études et le fort taux de chômage des musulmans en Europe. Nicolas Bauer, chercheur associé à l’ECLJ, explique sur RCF que cette grille de lecture est fausse et dangereuse.

Plaidoyer pour une résistance sur le plan médical

Patrick Theillier, médecin homéopathe et acupuncteur pendant 25 ans, ancien responsable du Bureau médical de Lourdes durant 12 ans, vient de publier Une autre médecine est possible. Mon guide pour une santé respectueuse de la Création, de la vie et de la personne.

La médecine actuelle, certes très efficace, provoque de nombreux effets indésirables tant sur notre organisme que sur l’environnement : immunité dégradée, effets secondaires nocifs de trop de médicaments, errements de la tentation transhumaniste, coût économique exorbitant… La médecine ne doit pas être la grande oubliée de l’écologie, du moins d’une écologie intégrale, respectueuse de la nature comme des personnes. Prendre soin de soi, ce n’est pas seulement se soigner, c’est être artisan de sa santé sans attendre d’être malade pour s’en occuper. Le docteur Theillier liste les médecines traditionnelles du monde entier comme les principales thérapies alternatives (phytothérapie, acupuncture, homéopathie, compléments alimentaires…). Loin d’une vision radicale qui exclurait la médecine classique, il ouvre des voies pour s’appuyer, avec prudence et discernement, sur ces thérapeutiques.

Concernant la crise sanitaire actuelle, il dénonce :

Une panique collective s’est installée, relayée par la matraquage médiatique, signe et aboutissement de notre décadence occidentale où le souci prioritaire est devenu la survie biologique aussi longtemps que possible et à tout prix.

Il rappelle que l’épidémie de grippe de 1969-70, qui a tué 30 à 40 000 personnes sans qu’on affole une population infantilisée par l’idée de la mort.

S’indignant de la condamnation de l’hydroxychloroquine, il dénonce l’absence de stratégie thérapeutique, notamment par la prévention :

Cette prévention est possible par l’amélioration de la santé respiratoire qui se dégrade en France dont les causes sont connues : tabagisme, pollution atmosphérique, sédentarité, déséquilibres alimentaires, manque d’hygiène; comme par la limitation des prescriptions abusives de médicaments : anti-dépresseurs, anti-inflammatoires, anti-acides (IPP) ou anti-cholestérol (Statines) consommés tous les jours pendant des années par des millions de Français, sans remise en question. […]

Il appelle à une remise en question d’un système médical à bout de souffle, un système piégé par la postmodernité : limitation des médicaments aux effets nocifs trop importants, diminution du rejet de ces médicaments dans la nature.

Sans parler des vaccins contenant de l’aluminium à des doses supérieures aux doses considérées unanimement comme toxiques par les experts internationaux.

Il appelle ainsi à entrer en résistance sur le plan médical pour démontrer que ce système n’est pas le seul. Et il donne quelques exemples. A commencer par la régulation naturelle des naissances :

Quoi de plus contes taire que de se prendre soi-même en charge pour favoriser, espacer ou éviter les naissances ? La planification familiale naturelle est une pratique de régulation de la fertilité humaine définie et reconnue par l’OMS et basée sur l’observation des signes naturels de fertilité de la femme.

Le Dr Theillier écrit :

Oui je rêve d’une médecine unifiée, non plus de deux, mais d’une seule médecine. Il n’y a pas une bonne et une mauvaise médecine. Il n’y a qu’une médecine qui a pour vocation de soigner sans nuire. C’est ce que font mes confrères en grande majorité. Ils se savent au service de la vie. Ils limitent leur prescription au nécessaire. Ils prennent soin de chaque personne.

Pourtant, malgré eux, sans en être aucunement responsable, les médecins sont sous la coupe d’un système médical qui les broie et demande du rendement. Ils ont peu de possibilité de s’ouvrir à des alternatives thérapeutiques. Faute de temps, déjà, mais aussi faute de n’avoir accès qu’à des directives toutes orientées en un seul sens, celui de l’allopathie.

Fermer l’ENA, une idée dans la logique de la cancel culture

D’Axelle Girard sur Educ’France :

Fermer l’ENA. Sans doute pour mieux recommencer, cette fois avec un Institut du service public n’affichant plus sa nationalité. Coup double qui cible le mauvais souvenir des Gilets jaunes, mais qui flatte aussi et surtout la haine souvent gratuite du haut-fonctionnaire, bourreau de travail pendant sa jeunesse, pantouflard bienheureux après. Si elle a de quoi réjouir les hérauts du « nouveau » monde, cette décision placée dans son contexte n’a pourtant rien de réjouissant.

Elle s’ajoute en effet à la liste des attaques  portées contre l’élitisme français, ou à ce qui y est assimilé de gré ou de force. La culture générale ? Trop « élitiste » elle est progressivement évincée des concours au profit de modalités d’évaluation jugées plus démocratiques... comprendre plus accessibles, et bien souvent révélatrices de l’abandon pur et simple d’une certaine éthique de la transmission par les enseignants. Mais continuons en si bon chemin : suppression, heureusement plus fantasmée que pratiquée de la notation, trop dure à assumer. Constitution de modules de préparation spécifiques aux Grandes Écoles au succès…. contrasté, puisque les inégalités de destin se reconstituent après la scolarité. Citons encore la disparition programmée des chiffres romains, jugés incompréhensibles malgré leur relative universalité tout de même, et, bien sûr, la vraie-fausse réécriture de certains classiques de notre patrimoine littéraire au nom de l’intelligibilité des textes.

Pas une année ne passe sans que ne soient honorées des idées géniales qui, de facto, précipitent la catastrophe par excès de renoncements. Ces derniers ont en effet ouvert la voie au décolonialisme et à la cancel culture qui gangrènent nos universités, sur fond de construction du bouc émissaire blanc de pour paraphraser Pascal Bruckner, et d’imposture intellectuelle dénoncée notamment par Pierre-André Taguieff. Pourquoi ? Précisément parce qu’en renonçant à ce qui fait l’ambition, parfois même l’exception française, ou simplement l’exigence, nous renonçons à qui nous sommes.

Il est donc urgent de penser des solutions qui, demain, nous décourageront jusqu’aux velléités de nivellement par le bas, et d’abord à l’école, où seuls les élèves les plus favorisés peuvent encore échapper à la chute. Des initiatives qui, demain, permettront de renouer avec le rêve d’un enseignement d’excellence, à l’image et au service de la France.

Rien de moins au fond, que l’idéal de l’école laïque et obligatoire… selon d’autres modalités !

Les divisions du scoutisme provoquent-elles une censure sur KTO ?

Que la chaîne de télévision catholique KTO se mette à censurer ses propres émissions, voilà qui n’est pas courant. C’est pourtant ce qui est arrivé à une de ses émissions « la Foi prise au Mot  » diffusée le 11 avril dernier, ensuite mise en ligne ensuite, puis retirée des programmes.

Pourquoi ce revirement soudain cherchant à effacer ce qui a été publié ? Parce que les historiens qui y étaient invités à traiter de l’histoire du scoutisme catholique en France manquaient de langue de buis consensuelle ?

Entre l’enregistrement et la diffusion de l’émission, au nom de la fraternité des trois principales associations de scoutisme catholiques, leurs aumôniers nationaux ont été été jusqu’à écrire pour dénoncer le livre historique « Toujours prêts  » à Mgr Pierre-Antoine Bozo, évêque accompagnateur des mouvements de scoutismes (et aux Provinciaux des instituts religieux !). Les 360 pages d’un dominicain historien chartiste sont suspectées de distiller  « le doute dans les esprits sur le caractère scout et catholique de certains mouvements » (sic). L’ouvrage veut raconter l’histoire des divers mouvements qui font la réalité contrastée mais dynamique du scoutisme catholique en France. Cette histoire critique, qui tente d’expliquer les divisions toujours actuelles du mouvement scout en France, a provoqué la réaction des Scouts et Guides de France, notamment sur l’identité catholique du mouvement. Le Salon beige avait dénoncé le ralliement des SGDF au lobby LGBT (et ce n’était pas une fausse nouvelle). Identité catholique et militantisme LGBT sont inconciliables…

Pourquoi donc KTO a-t-elle cédée aux pressions extérieures pour une émission de 50 minutes, de bonne qualité ? Voici l’émission, rediffusée par un autre compte :

Chacun pourra se faire son avis. Mais le souci louable de la fraternité scoute ne peut justifier une censure concernant un travail, peut-être pas sans défaut, mais de qualité. On ne peut vivre l’unité que par la vérité. Manier la censure c’est prendre le risque de se faire une publicité inverse («effet Streisand»). Pour se faire une idée sur cette affaire, de plus en plus de gens s’intéressent à l’émission censurée. Alors qu’il aurait suffit de la laisser au milieu des multiples programmes, et de donner la parole à d’autres historiens avec des points de vue complémentaires. Prétendre interdire les recherches ou débats sur l’histoire mouvementée d’un siècle de ce mouvement de jeunes est ridicule, et c’est succomber aux émules de la cancel culture.

Se consacrer à saint Joseph

Pour ceux qui veulent profiter de l’année saint Joseph annoncée par le Pape pour se consacrer à ce grand saint, nous vous proposons de rejoindre la communauté de prière lancés par nos amis d’Hozana pendant tout le mois de Marie… qui commence, comme le savez, par la solennité de saint Joseph artisan.

En vous inscrivant ici, vous recevrez chaque jour, du 1er au 31 mai, un courriel quotidien pour se préparer à cette consécration.

Pourquoi se consacrer à saint Joseph ?

Saint Joseph est souvent présenté comme le saint patron miracle des couples, de la santé, du travail, de l’amour, des logements et bien d’autres encore… cette année 2021 lui a même été dédiée par le Pape François !
Puissant intercesseur et modèle de vertu, l’homme est pourtant discret. Il apparaît rarement dans la Bible, mais sans lui rien n’aurait été possible : il a pris soin du sauveur de l’humanité. Il nous rappelle que nous jouons tous un rôle essentiel dans l’histoire du salut, quelle que soit la place que nous occupons !

Il est pour nous le plus bel exemple de travailleur, de père de famille, d’époux qui, en restant humble et discret, a rempli avec discipline et droiture ses responsabilités.

Se consacrer à saint Joseph, c’est le prendre comme guide, vouloir toujours plus lui ressembler et marcher dans ses pas !

Développer un mouvement conservateur pour défendre le bon sens

Chers amis,

Pour ceux qui n’ont pas reçu mon courriel de la semaine dernière, je suis heureux de vous annoncer que notre dispositif de diffusion de SMS en nombre est désormais opérationnel. Nous venons d’effectuer avec succès un premier test sur la campagne Stop AME.

Grâce au soutien de spécialistes américains, au nombre desquels Darian Rafie, très impliqué dans la campagne digitale de Donald Trump en 2020, nous avons importé une technologie et développé une stratégie capables de bâtir un puissant mouvement populaire (« grass root », comme disent les Américains) grâce à l’envoi massif de SMS (soit au plan national, soit localement). Comme vous le savez, notre objectif est de peser pour redonner sa place au bon sens – en soutenant toutes les initiatives qui vont… dans le bon sens.

Vous pouvez rejoindre la campagne Stop AME en remplissant ce formulaire.

Vous pouvez également laisser vos coordonnées ici pour rejoindre ce mouvement militant.

Guillaume de Thieulloy

NB : La campagne Stop AME, lancée par le sénateur LR du Val d’Oise Sébastien Meurant, vise à réclamer un référendum d’initiative partagée (au titre de l’article 11 de la constitution) sur l’Aide médicale d’Etat (prestation sociale offrant la gratuité des soins aux immigrés clandestins). Pour plus de détails, voyez ici.

C’est arrivé un 19 avril…

« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir.”» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 19 avril 1002 : naissance de Bruno d’Eguisheim-Dagsbourg, futur pape sous le nom de saint Léon IX.

Léon IX réunit au début de son pontificat en avril 1049, un concile à Rome pour condamner la simonie et le nicolaïsme. Mais les prélats allemands et français ne viennent pas. Il parcourt alors la chrétienté pour défendre énergiquement sa réforme. Il est canonisé en 1087 par Victor III.

  • le 19 avril 1024 : élection du pape Jean XIX.
  • le 19 avril 1603 : naissance de Michel Le Tellier, marquis de Barbezieux, homme d’état français.

Membre du Grand Conseil en 1624, puis procureur du Roi au Châtelet en 1631, puis intendant de justice dans l’armée de Piémont en 1640 et intendant de justice en Dauphiné. Il est nommé secrétaire d’État de la Guerre par Louis XIV en 1643 sur le conseil de Mazarin.

Il est aussi le père de François Michel Le Tellier de Louvois, plus connu sous le nom de Louvois.

  • le 19 avril 1706 : victoire franco-espagnole à la bataille de Calcinato.

La bataille de Calcinato se déroule au cours de la guerre de succession d’Espagne le 19 avril 1706. L’armée franco-espagnole du duc de Vendôme écrase les Autrichiens et ne déplore que 500 morts ou blessés contre 6 000 pour l’autre camp.

  • le 19 avril 1999 : affaire des paillotes en Corse.

Un incendie détruit la paillote Chez Francis construite dans l’illégalité la plus totale en bord de mer, sur le domaine public maritime, plage de Cala d’Orzo au sud du golfe d’Ajaccio. L’affaire des paillotes commence.

L’incendie est effectué sur ordre du préfet de Corse, Bernard Bonnet, qui n’assume pas ses ordres et laisse les gendarmes « porter le chapeau ».

  • le 19 avril 2005 : élection du cardinal Joseph Ratzinger, qui devient le pape Benoît XVI.

Joseph Ratzinger devient le premier pape allemand depuis plusieurs siècles à l’âge de 78 ans. Né le 16 avril 1927 en Haute-Bavière, ordonné prêtre le 29 juin 1951, sacré archevêque de Munich en mars 1977 et cardinal trois mois plus tard, le nouveau pape était depuis 1981 préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi

Il est élu après deux jours de conclave et quatre tours de scrutin.

Voir la chronique du 28 février sur les raisons de sa renonciation au Trône de Saint Pierre.

Le Christ, 2000 ans de désinformation ?

Dimanche, Aymeric Pourbaix recevait l’abbé Père Renaud Silly, religieux dominicain, Jean-Marie Salamito, historien, ainsi que Véronique Jacquier :

Bourges : la cathédrale reproduite en Lego

Un passionné à Bourges a reproduis en Lego la cathédrale de la ville avec des dimensions impressionnantes : 2,40 m de large, 1,40 m de long et 1,20 m de haut.

La perversion euthanasique

De Martial Deux, entrepreneur, pour le Salon beige.

Quelle ignoble perversion de vouloir transformer le médecin et ses compagnons les plus proches en tueurs de malades, de vieillards ou de malheureux dépressifs ! Il est tellement plus commode, pour les tenanciers de l’euthanasie et autres Thénardier du suicide, de supprimer la personne plutôt que de soulager son mal-être !

Pour ces relativistes égoïstes et orgueilleux, à quoi bon vivre puisque tout doit mourir un jour ? Un peu plus tôt ou un peu plus tard, quelle différence ? Voilà la doctrine de ces tristes tueurs “compassionnels”, ceux qui s’approchent de vous le baiser de Judas aux lèvres, la main armée de poison et le cœur étouffé par un tourbillon de pensées homicides.

« Tu ne tueras pas ! » dit Dieu, qui inscrit aussi cette loi au for intime de l’homme. Et sous ce commandement primordial, la Vie s’est propagée, belle, libre et protégée. Jusqu’à abriter dans sa ramure majestueuse des milliards de vies belles et aimantes dans leur dignité de créatures de Dieu.

À quoi bon vivre ? Quelle différence de mourir un peu plus tôt ou un peu plus tard ? Une foule de différences pourtant ! Une multitude énorme ! Voyons plutôt ! La Vie. L’Amour. La Paix. Le Repos. L’Espérance. La Force. La Joie. La Douceur. La Patience. La Beauté. La Tempérance. La Lumière. La Sagesse. L’Intelligence. La Vérité. La Pureté. L’Humilité. La Liberté. La Justice. La Bonté. La Charité. Le Bien Véritable. La Compassion. La Mansuétude. La Magnanimité. La Modestie. La Prière. La Foi. Le Remède. Le Salut de l’âme. La Rédemption. La Réélection comme enfant de Dieu. Le Salut de l’âme des membres de la famille, des amis… La Possibilité de Réparer le mal passé et bien d’autres merveilles spirituelles et morales encore, pourvu, POURVU que la personne soit accompagnée DIGNEMENT dans cette voie salvatrice. Car la mort du corps n’est pas une fin définitive. C’est le passage de la vie terrestre à une vie éternelle, celle de l’âme. L’enjeu est de taille : « L’éternité, c’est long, surtout vers la fin » plaisantait Woody Allen.

Comment faire ? Quelle alternative à l’acharnement thérapeutique ou à l’euthanasie immorale et indéfendable ? Elle existe pourtant en France : les SOINS PALLIATIFS ! Mais qui en bloque encore l’application ? Serait-ce les promoteurs du suicide sur ordonnance infiltrés dans notre corps social et installés au plus haut du pouvoir ? Mais nous n’en voulons pas, de ces mercenaires assassins ! Nous n’en voulons pas, de cette doctrine ignoble qui promeut l’anéantissement de nos frères humains ! Nous n’en voulons pas, des visages de nos parents, époux, enfants, familles, amis, collègues, inconnus écrasés sous la botte d’arguments abjects ! La petite voix insidieuse, qui répète en leitmotiv que la mort est la solution, n’est pas une petite voix qui veut notre bien : elle désire, d’une haleine pestilentielle nourrie de pensées hypocrites, notre suppression définitive !

Même l’athée le plus engoncé dans son erreur devrait reconnaître honnêtement qu’il n’est pas seulement un corps destiné à pourrir après sa brève existence ! Il possède un niveau spirituel, au-dessus du niveau moral et bien au-dessus du niveau inférieur, matériel et animal, de la chair. L’âme. La partie la plus noble de son être, spirituelle et éternelle depuis sa conception et son infusion par Dieu, Esprit Éternel et Tout-Puissant, dans le bébé qu’il devint à la fécondation.

Que son destin éternel, après le bref passage terrestre, soit divin ou infernal dépend de sa bonne volonté, car Dieu ne force pas la volonté de l’homme. L’Amour Éternel, qui veut être aimé en retour par toute sa création, ne force pas son enfant à l’aimer : l’amour respecte la Liberté de chacun… Mais celui qui veut Vivre, qu’il choisisse la Vie, le Vrai Vivant, Dieu, Sa Paix, Sa Joie, son Amour… Celui qui veut rejoindre les damnés qui s’en sont détourné définitivement et leur prince infernal, au lieu de courir vers une béatitude de trésors éternels, vers des bras aimants ouverts pour le pardonner et l’accueillir, quel que soit le monceaux de ses péchés (cf. parabole du fils prodigue en St. Luc 15, 11-32), roule à la ruine par la stupidité de l’orgueil. Une fin bien malheureuse pour qui se croyait – à tort – rationnel.

2021 Année Saint-Joseph

À l’occasion du 150ème anniversaire de la proclamation de Saint Joseph comme patron de l’Église universelle, le pape François a déclaré cette année comme étant une année “spéciale Saint Joseph”.

Pour s’associer à cette année, une messe spéciale sera célébrée à Paris samedi 1er mai en l’église Saint-Joseph des Carmes (6e arr.) à 11h00. Cette messe grégorienne & polyphonique sera célébrée par l’abbé Thierry Laurent sur le maître-autel datant du 17ème siècle, et animée par le choeur Lux Amoris.

Magnifique église à l’architecture baroque italienne, Saint-Joseph des Carmes a été marquée par les massacres de septembre 1792 lors de la révolution française.

RDV samedi 1er mai 2021 à 11h00

Messe en l’honneur de Saint Joseph

Église Saint-Joseph des Carmes 

L’entrée se fera par le 74 rue de Vaugirard

Métro : L4 St-Placide ou L12 Rennes

Prier sainte Thérèse pour ceux qui sont privés de travail

Message de la chaîne Sainte Thérèse:

Notre Chaîne Sainte Thérèse prie et jeûne pour ceux qui sont privés de travail.

Si vous nous confiez quelqu’un au chômage, nous avons besoin de connaitre le prénom de la personne et son nom de famille (caché à ceux qui prient mais cette information évite les demandes en doublon éventuelles), son âge, sa situation familiale et professionnelle, la durée approximative de son chômage…

Nous sommes répartis en groupes de dix personnes et nous nous transmettons l’intention de prière par téléphone avec discrétion

Chacun chez soi fait une neuvaine (neuf jours de suite) à sainte Thérèse une fois par mois et jeûne 24h au pain et à l’eau.

Nous sommes environ 200 personnes : 20 groupes, répartis sur la France, et quelques uns à l’étranger.

La Chaine Ste Thérèse existe depuis 1996.

Nous sommes accompagnés par un prêtre.

Souhaitez-vous nous rejoindre ? ou nous confier une intention de prière ? [email protected]

Déconstruire notre histoire : Macron se rallie à la “cancel culture”

C’est l’alliance de la grande réinitalisation et de la ‘cancel culture’, l’une portée par la haute finance et le forum de Davos, l’autre par l’islamo-gauchisme. Le but : forger un homme nouveau en faisant table rase du passé.

Invité de l’émission « Face the Nation » sur CBS News dimanche 18 avril, par la journaliste Margaret Brennan, le chef de l’État a évoqué la question raciale, et l’histoire de la Franc :

« Monsieur le Président, la question raciale est un sujet très chaud dans le pays en ce moment. Vous avez dit : ‘Je suis sûr d’une chose, nous ne sommes pas les États-Unis d’Amérique. Nous avons une préférence pour l’égalité, que nous ne trouvons pas aux États-Unis […] Nous sommes attachés à la social-démocratie, à plus d’égalité.’ Qu’entendez-vous par là ? »

Emmanuel Macron a rappelé que la France était un État « colonial » et donc appartient toujours à la catégorie

« des pays coloniaux avec toujours de l’immigration, avec beaucoup de gens venant des anciennes colonies et, par exemple, du continent africain. »

il lance ensuite cette énormité :

« Nous devons déconstruire notre propre histoire. »

Quand un diocèse finance la construction d’une mosquée avec le denier du culte

A l’heure où la crise sanitaire a entraîné de grandes difficultés financières dans les diocèses en raison des restrictions à la liberté du culte, les fidèles du diocèse de Tours sont abasourdis d’apprendre que le denier du culte a été ponctionné pour participer à la construction d’une nouvelle mosquée.

Et si la presse régionale La République n’avait pas interviewé Salah Merabti, président de la communauté musulmane d’Indre-et-Loire, les fidèles catholiques n’en auraient rien su. En matière de transparence, on a vu mieux :

Inlassable ambassadeur d’une mosquée qu’il porte à bout de bras avec quelques fidèles membres du bureau, Salah Merabti compte essentiellement sur les fidèles tourangeaux de la communauté pour financer l’édifice. Ce qui ne l’empêche pas de remercier tous ceux qui, à l’extérieur, ont montré leur solidarité« À Paris, j’ai rencontré le patron de Coca-Cola Algérie qui nous a offert la somme de 150.000 € pour la toiture. C’est exceptionnel. On a eu aussi des dons d’élus de la Métropole, de la communauté juive de Tours et du diocèse, pour la partie cultuelle de la mosquée. C’est réconfortant. »

Mgr Jordy, évêque de Tours a été contraint de publier un communiqué pour justifier ce geste de manière peu convaincante au titre d’un retour d’ascenseur suite à la visite de Jean-Paul II…en 1996.

Boulevard Voltaire a réagi à cet évènement et donne quelques réactions de fidèles :

Ce n’est pas l’avis de nombre de fidèles catholiques qui s’étonnent et s’indignent qu’un tel usage ait été fait de leur denier du culte : « Si j’avais voulu financer la construction dune mosquée, je l’aurais fait directement ! », grince Dominique, paroissien tourangeau (…)

Une justification qui peine à convaincre les mécontents : mettre sur un même pied la visite ponctuelle d’un pape chef d’État et la construction pérenne, dans le paysage, d’un immense lieu de culte ?« Jean-Paul II est parti, la mosquée restera », glisse une fidèl.

Cette initiative n’est pas la seule. En 2015, le diocèse d’Auch avait fait don de 5.000 euros pour la reconstruction d’une mosquée locale, déclenchant une polémique similaire.

Si le don, à Tours, date déjà, ce « bad buzz » tombe, en tout cas, spécialement mal. Il y a quinze jours, L’Express titrait « Comment la crise sanitaire a vidé les caisses de l’Église catholique ». Au-delà de ce facteur conjoncturel, le denier du culte connaît une érosion plus structurelle, liée à une contraction de la base des donateurs – moins de catholiques pratiquants – et au changement de nature, le temps passant, de celle-ci, devenue plus conservatrice. Pas certain que ce type d’initiative la mette en confiance pour dégainer son carnet de chèque (…)

Ceci constitue malheureusement un quatrième exemple à la publication précédente : Pouvons-nous attendre moins de soumission et plus de clairvoyance de la part des représentants de l’Eglise de France ?

 

 

 

Obsession sanitaire et légalisme républicain passent-ils devant le spirituel et la défense de la Messe ?

Réaction de Laurent Dandrieu dans Valeurs Actuelles suite à la mise en examen de deux prêtres de la paroisse Saint Eugène-Sainte Cécile dont se sont malheureusement réjouis certains catholiques et à l’ouverture d’une improbable enquête canonique par le diocèse :

“(…) Alors que l’affaire aurait pu se régler par quelques rappels à l’ordre et, au pis, une amende, l’hystérie médiatique et policière qu’elle a déclenchée n’est pas sans évoquer l’affaire des “dîners clandestins”. Certes, le contexte, comme leur organisateur, Pierre-Jean Chalençon, sont bien plus frivoles. Mais il a bel et bien, lui aussi, été mis en garde à vue pour quelques manquements à la règle passibles d’une amende ; et que les médias aient été obnubilés, des jours entiers, par le fait que quelques personnes ont passé outre les directives gouvernementales pour dîner ensemble a de quoi halluciner. Ce qui, il y a seulement un an, s’appelait “dîner entre amis” a été rebaptisé “mise en danger délibérée de la vie d’autrui”. Il est permis de trouver cela plus inquiétant que les risques supposés pris par M. Chalençon ou par le curé de Saint-Eugène – aucun des deux événements incriminés n’a d’ailleurs suscité de fatal “cluster”.

« Je ne veux pas d’une République de la délation », disait naguère Emmanuel Macron. Or ces deux affaires ont éclaté, justement, à la suite d’une dénonciation – quand bien même celle-ci serait camouflée, sous forme de caméra cachée, en pratique journalistique. La République de la délation, nous y sommes bel et bien, et comment s’en étonner quand le président lui-même a contribué à instaurer un climat de peur, propice à toutes les dérives ?

L’autre aspect désolant de l’affaire Saint-Eugène est qu’elle a souligné, une fois de plus, une certaine faillite épiscopale. On aurait pu s’attendre à ce que le diocèse, tout en rappelant l’importance des mesures sanitaires, appelât aussi à raison garder et dénonçât la garde à vue manifestement disproportionnée de deux de ses prêtres.

Il a préféré hurler avec les loups, relayant dans un premier temps les approximations médiatiques sur la vigile pascale, enclenchant dans un second temps à l’encontre de la paroisse une rarissime procédure d’enquête canonique : on l’épargne le plus souvent, par exemple, à des paroisses où l’on massacre allègrement la liturgie, quand on n’y prêche pas des hérésies diverses ou qu’on n’y fait pas la promotion de l’avortement, sujets a priori plus centraux dans le droit canon que les gestes barrières…

En réalité, cette affaire renforce le malaise ressenti, depuis le début de la pandémie, devant l’attitude d’une grande partie de l’épiscopat, plus soucieuse de légalisme que de profondeur spirituelle. À la traîne de leurs fidèles pour la défense de la liberté de culte, beaucoup ont donné l’impression que l’obéissance à l’État était plus importante que la défense de la messe – au point que Jean-Marie Guénois a pu écrire dans le Figaro que cette affaire a révélé que certains évêques ne croient plus à la présence réelle du Christ dans l’eucharistie.

Plus généralement, là où, depuis un an, on attend que l’Église proclame à temps et à contretemps que la vie ne se réduit pas une donnée biologique, que l’obsession sanitaire prospère sur l’oubli de la vie spirituelle et que le critère d’une vie bonne n’est pas la longévité mais la relation d’amour, on n’aura eu, le plus souvent, que des proclamations répétées de loyauté sanitaire républicaine. Comme si une bonne partie de l’Église avait tendance à oublier sa vocation prophétique pour n’être plus que l’alibi spirituel d’une morale hygiénique laïque. Mais peut-on à vrai dire s’en étonner quand on constate qu’au sommet même de la pyramide ecclésiale, l’impératif de vaccination semble souvent prendre le pas sur le souci de l’évangélisation ?”

Pouvons-nous attendre moins de soumission et plus de clairvoyance de la part des représentants de l’Eglise de France ? Trois exemples

Nous sommes profondément reconnaissants à tous les prêtres et évêques de l’Eglise de France pour leur sacerdoce et respectueux de leur fonction. Et c’est parce que nous avons conscience de nos propres fragilités et insuffisances que nous attendons d’eux parfois plus de clairvoyance, c’est-à-dire plus de discernement, tant à l’égard des pouvoirs publics qu’à l’égard des associations musulmanes et de l’islam, afin d’être fortifiés dans la foi. Trois situations toutes récentes viennent nourrir cette attente.

La première situation tient à la position de l’Eglise de France à l’égard des pouvoirs publics pour la célébration de Pâques.

On sait en particulier que la vigile pascale est censée se dérouler de nuit, la veille du jour de Pâques. En ce printemps 2021, la France était soumise (très soumise) aux diverses interdictions des pouvoirs publics et en particulier d’un couvre-feu.

Or la conférence des évêques de France n’a même pas jugé bon (utile ?) de demander officiellement une dérogation pour la vigile pascale afin de permettre le déroulement des rites catholiques. Des association (Civitas) et parti politique (VIA – La voie du peuple) avaient néanmoins introduit une demande de référé-liberté pour l’obtenir. Cette demande a été rejetée par le Conseil d’Etat qui a, en particulier, justifié son refus en se référant… à l’absence de demande de la part des évêques !

« De nombreuses paroisses ont adapté leurs horaires pour tenir compte de ce couvre-feu en multipliant les offices et en avançant l’horaire des cérémonies se déroulant l’après-midi, notamment pendant la semaine de Pâques…  La Conférence des évêques de France a également proposé des aménagements liturgiques permettant de célébrer la veillée pascale du 3 avril, en tenant compte des restrictions liées au couvre-feu ».

On apprend maintenant que, à sa demande, le CFCM (Conseil français du culte musulman) a obtenu du ministère de l’intérieur l’allégement de ces mêmes contraintes nées du couvre-feu, et non pas pour une journée mais pour la durée du ramadan (un mois) :

L’heure de la première prière musulmane, qui doit avoir lieu avant l’aube et est donc soumise à l’allongement des jours en cette période, est de 5h24 le 13 avril et de 4h18 le 13 mai

Rappelons encore que le refus apporté par le Conseil d’Etat en réponse à Civitas et à Via – la Voie du peuple était justifié

« au regard de la dégradation actuelle de la situation sanitaire justifiant  le maintien d’une mesure d’interdiction des déplacements, entre 19 heures et 6 heures du matin ».

On apprend d’ailleurs aussi qu’il y a quelques facilités offertes aux musulmans après le coucher du soleil au moins dans le département du Tarn selon un journal local. Ainsi, policiers et gendarmes tarnais ont reçu la consigne de ne pas verbaliser les musulmans circulant pendant le couvre-feu dans le créneau 19 heures-22 heures et à partir de 5 heures, pendant la durée du Ramadan fixée cette année du 13 avril au 12 mai. Adressés aux commissariats et aux gendarmeries du département le mercredi 14 et le jeudi 15 avril, les mails que « Le Journal d’Ici » a pu consulter précisent que « les pratiquants sont autorisés par la préfecture à dispenser l’aumône (se traduisant par la livraison de nourriture à des amis, familles…) ». Il est également souligné que « le créneau nocturne correspond à la rupture du jeûne et il est potentiellement susceptible de générer des rassemblements sur la voie publique ou aux abord des mosquées ».

Comme le fait remarquer à juste raison M.B.Carayon, maire LR de Lavaur :

Que des facilités soient accordées à tous pour permettre en particulier aux musulmans de vivre leur foi, en réalité, c’est très bien. Mais pourquoi l’inertie de la Conférence des évêques de France ? Et pourquoi aucune demande d’aucun évêque, alors même que l’on sait que, canoniquement, la CEF n’a aucun pouvoir particulier sur les évêques ?

La deuxième situation tient à l’écriture de tags sur les murs d’un centre culturel musulman de Rennes (et non pas d’une mosquée, comme confirmé dans un tweet du CFCM, quoique l’on n’ait aucune illusion sur la capacité d’associations musulmanes à habiller la construction d’une mosquée sous le vocable de centre culturel, qui permet alors d’exciper de subventions publiques) :

Les réactions au sein de l’Eglise de France ont été nombreuses. La fameuse CEF, le 11 avril, a parlé « d’injures et de menaces adressées à des personnalités musulmanes » et d’ « inscriptions agressives et méprisantes pour les musulmans » ;  l’archevêque de Rennes, Mgr Pierre d’Ornellas, a parlé de « tags insultants ». L’évêque de Beauvais y est allé de « propos haineux et injurieux ».

Le tag est assurément une activité malpropre et dégradante. Cela n’interdit pas néanmoins, avant tout réflexe pavlovien, d’examiner ce qui a été écrit.

Une éventuelle pédophilie de Mahomet (dont on comprend que l’évocation soit blessante pour les musulmans) ne sera pas discutée ici. A peine suggérerions-nous de demander un rapport mémoriel à M.B.Stora qui a maintenant un peu plus de temps libre et qui aime les sujets controversés.

On remarquera que EELV (vous savez, le mouvement qui voudrait contrôler les rêves des enfants) pourrait aussi s’indigner du qualificatif de traître.

Les royalistes sont plutôt bien traités par l’inscription Vive le Roy et de la fleur de lys. Finalement, ce sont peut-être eux les coupables…. En tout cas, aucune de ces deux inscriptions ne peut sérieusement passer pour une injure.

« Les croisades reprendront » pourrait effectivement être considéré comme menaçant. Ce n’est cependant pas un appel au meurtre, et peut-être est-ce l’endroit pour rappeler ce que disait Charb dans un extrait video de 13 secondes :

« Pour le rappeler une énième fois, on a eu en vingt ans 14 procès avec l’extrême-droite catholique, on a eu un procès avec l’islam. Alors, quel est le problème en France ? Est-ce que c’est l’islam ou l’extrême-droite catholique ? En tout cas, pour nous, l’extrême-droite catholique nous a coûté beaucoup plus cher que l’islam ».

La date de l’extrait est inconnue. En tout cas, chose sûre, c’était avant le 7 janvier 2015, date à laquelle Charb a été assassiné avec la rédaction de Charlie Hebdo…

Il y a encore « catholicisme, religion d’Etat », qui fait un peu daté mais pas très opérant ; et une allusion à Charles Martel, auquel les évêques de France pourraient être reconnaissants car il a contribué à nous éviter l’islamisation au 8ème siècle.

Il reste enfin le « Non à l’islamisation » et nous n’osons penser que c’est à l’encontre de ce slogan que les évêques ont manifesté leur soutien au centre culturel. Centre culturel qui, au demeurant, doit contenir plusieurs exemplaires du Coran, riche en appels, toujours actuels, au meurtre des infidèles, des chrétiens, des juifs ou tout autre corrupteur.

La troisième situation tient au début du ramadan.

Comme à l’accoutumée, il y a eu fourmillement de messages de soutien provenant des représentants autorisés de l’Eglise de France. Ces messages sont irritants par deux aspects.

Le premier aspect tient à un amalgame théologique douteux (pour rester sobre) entre carême et ramadan, entre les « trois grandes religions monothéistes » et à leur « Dieu unique » [le même ?] comme abondamment développé dans la lettre du délégué diocésain aux relations avec les musulmans du diocèse de Nîmes :

« Cette année encore les calendriers religieux des trois grandes religions monothéistes sont imbriqués. Le dimanche 28 mars nos frères et sœurs de confession Juive ont fêté Pessah, la Pâque juive, commémorant la sortie d’Egypte des enfants d’Israël, alors que les Catholiques et Protestants entraient dans la semaine Sainte avec le dimanche des Rameaux, commémorant l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem; le jeudi Saint, son dernier repas avec les apôtres; le vendredi Saint, sa crucifixion; le samedi Saint, journée du silence de la tombe et la résurrection du Christ fêtée cette année le dimanche 4 avril. Le 13 avril, nos frères et sœurs musulmans vont entrer dans le mois Saint de Ramadan, mois où fut transmis le Coran, alors que nos frères et sœurs Orthodoxe, qui suivent le calendrier Julien, entreront dans leur semaine Sainte le 25 avril et fêteront Pâques le 2 mai… Que le Dieu unique nous guide sur ses chemins, divers et convergents. « Ramadan moubarak » que vos efforts soient agréés ».

Une phraséologie totalement musulmane.

Et Mgr Aubry, évêque de la Réunion, fait dans un syncrétisme également parfaitement musulman :

« La prière, le jeûne et le partage, aujourd’hui même, peuvent réunir juifs, chrétiens et musulmans. Nous avons comme ancêtres communs Adam et Ève, Noé, Abraham, Moïse. Nous vénérons la Vierge Marie ».

Sauf que, par exemple, les musulmans vénèrent dans la Vierge Marie une parfaite petite musulmane…

Le deuxième aspect tient, comme nous y sommes malheureusement habitués dès qu’une éminence catholique s’adresse à un musulman, à la référence à un Dieu miséricordieux :

  • Message de Mgr Aveline, archevêque de Marseille et président du Conseil pour les relations interreligieuses au sein de la CEF : « Nous savons que vous, musulmans, vous allez vous engager dans un mois de jeûne, de prière et d’aumône, fidèles à votre foi en Dieu, le Miséricordieux».
  • L’évêque de Beauvais, Noyon et Senis, Mgr Benoit-Gonnin « prie Dieu, Tendre et Miséricordieux d’éclairer l’intelligence et d’animer le coeur de tous les êtres humains pour qu’ils se reconnaissent toujours d’avantage, membres et frères d’une même humanité».
  • Le service pour les relations avec les musulmans du diocèse de Bourges forme le vœu [écriture inclusive en prime] « qu’en ce mois sacré de bienveillance et de prières, nos ami-e-s-, voisine-s-, connaissances, et plus particulièrement nos allié-e-s- dans le dialogue interreligieux, qu’elles et qu’ils puissent le vivre dans la sérénité avec leur contribution à la Paix entre toutes et tous. Dieu Grand et Miséricordieux accueille ce travail de toutes celles et de tous ceux qui désirent que l’Amour sauve notre monde».
  • Mgr Papin, évêque de Nancy et de Toul, termine ainsi son mot : « Que Dieu, le Miséricordieux, bénisse vos familles et votre communauté ».
  • Message aux musulmans de Privas émanant des communautés catholique et protestante : « Que Dieu miséricordieux vous garde dans sa paix».

Or cette terminologie (parfaitement hallal là encore, c’est-à-dire que c’est un qualificatif dûment accepté par les musulmans) est captieuse comme l’écrivait récemment Le Salon beige car il y a une

« différence substantielle entre une religion dans laquelle Dieu est amour et pour laquelle il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Evangile de St Jean, chapitre 15) et une autre religion dans laquelle Dieu est miséricordieux et la plus grande miséricorde qui peut être accordée est d’accepter de ne pas tuer une personne qu’on aura au préalable définie comme son ennemi » ?

Finalement, on en arrive à être (agréablement) surpris quand le délégué aux relations avec les musulmans du diocèse du Val-de-Marne évoque dans son mot aux musulmans à l’occasion du ramadan « notre foi en Jésus-Christ ».

Et on citera enfin, pour expliquer mieux encore notre désaccord avec la référence quasi unique à un Dieu miséricordieux (car après tout la miséricorde est aussi partie intégrante de la foi catholique) ces extraits d’un article de France Catholique (9/04/2021) consacré au témoignage d’un musulman originaire de Kabylie et converti au catholicisme, et titré « C’est avec l’amour que le Seigneur m’a attrapé ». A la question « La conversion a-t-elle été le fruit d’un long cheminement », l’homme répond :

« Ce que me disait mon ancienne petite amie chrétienne sur Dieu a joué le rôle de déclic. Un soir, je me confiais et lui partageais cette peur de Dieu dans mon ancienne religion, ainsi que les prêches sur le châtiment, les punitions, l’enfer et tous les interdits qui m’empêchaient de mener une vie sereine. Elle m’a dit alors que son Dieu à elle était un Dieu d’amour. Tout le contraire de ce que l’on m’avait appris ! ».

Et plus loin, à la question « Qu’avez-vous découvert lors de votre conversion ? », il répond d’abord :

« Enormément ! L’amour infini de Dieu, qui me permet d’aimer mes prochains et de prier pour eux, y compris pour mes ennemis ».

Quand les évêques de France, parlant aux musulmans, confesseront-ils notre foi dans un Dieu d’amour ?

De marxiste à royaliste

Ancien militant du Front de gauche, communiste convaincu, Thibault Devienne est devenu royaliste et a participé aux manifestations des gilets jaunes. Il est interrogé par VA+ :

M. : “si j’avais été un migrant musulman j’aurais été mieux accueilli par l’Eglise qu’en tant que musulman qui découvre le Christ”

M., ancien musulman devenu catholique, a été interrogé dans l’Appel de Chartres. Extrait :

[…] lorsqu’on arrive ainsi de l’Islam au catholicisme, qu’est-ce qu’on trouve et qu’est-ce qui manque ?

Je pense que si j’avais été un migrant musulman j’aurais été mieux accueilli par l’Eglise qu’en tant que musulman qui découvre le Christ parce qu’il n’y a rien pour ça ou presque. Accueillir un migrant, accueillir un pauvre ça c’est facile. Mais accueillir quelqu’un qui a quitté une religion, parfois a été rejeté, persécuté c’est autre chose. Les convertis nous dérangent parfois culturellement, mais aussi religieusement, au nom du dialogue interreligieux. Quelqu’un qui arrive et dit « Mais vous avez un trésor, j’ai goûté à ce trésor pourquoi ne voulez-vous pas le partager au plus grand nombre ? », on dira de lui très souvent que c’est le feu du converti, ça va se calmer. En fait c’est par de telles paroles qu’on éteint ce feu. On se pose des questions en se disant « c’est peut-être moi le problème » : il faut être discret avec nos coreligionnaires d’origine parce que l’apostasie est passible de peine de mort, il faut être discret dans notre nouvelle communauté parce qu’il ne faut pas bousculer le dialogue interreligieux, il ne faut surtout pas évangéliser les musulmans etc… Difficile de se positionner.

Pourtant il y a de nouvelles conversions régulièrement, cela veut dire qu’à un moment on leur a tendu la main tout de même ?

Beaucoup vous disent qu’ils ont essuyé deux voire trois refus de prêtres qui ont peur du scandale, qui veulent la discrétion et préfèrent ne rien faire. Fort heureusement tous les prêtres ne font pas comme ça, mais il y a peu de structures, même laïques pour aider et accompagner ces personnes, les intégrer ensuite dans la communauté paroissiale ; c’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle nous avons fondé à plusieurs Missions Ismérie. Nous organisons d’ailleurs un pèlerinage le 5-6 juin prochain à Notre-Dame de Liesse pour leur permettre de se retrouver. Le but est de répondre à ces problématiques d’accueil et d’accompagnement humain, matériel et professionnel. Cela permet aussi aux membres laïcs de se former et de suivre un catéchumène… […]

Marche et prière pour Notre-Dame de Paris

Ce dimanche, à l’occasion du deuxième anniversaire de l’incendie de Notre-Dame de Paris, une marche était organisée de la Médaille miraculeuse à la cathédrale, suivie d’un temps de prière en présence de Mgr Chauvet, recteur de Notre-Dame. Voici quelques photos (© François Régis Salefran):

 

C’est arrivé un 18 avril…

« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir.”» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 18 avril 1349 : Montpellier devient française.

Jacques III, dernier roi indépendant de Majorque, destitué en 1344, revend, pour 120.000 écus les villes de Montpellier et de Lattes à la France pour pouvoir reconstituer une armée et poursuivre sa lutte contre Pierre IV d’Aragon. Certains placent ce rachat en mai 1349. Il semblerait que l’acte de vente est signé le 18 avril 1349 à Montaut, près de Villeneuve-lès-Avignon et que l’entrée des Français date du 19 mai suivant.

  • le 18 avril 1498 : début des obsèques du Roi Charles VIII.

Le corps du Roi quitte le château d’Amboise, avec une procession de 1000 personnes transportant le cercueil pour l’abbaye de St-Denis.

  • le 18 avril 1506 : début de la construction de l’actuelle Basilique Saint Pierre de Rome sous le règne de Jules II.

En présence de 35 cardinaux, le pape Jules II, alors âgé de 63 ans, descend dans les fondations de la basilique Saint-Pierre de Rome pour bénir la première pierre de l’édifice dont il a décidé la reconstruction. La basilique est consacrée en 1626 par le pape Urbain VIII, mais les travaux s’achèvent en 1666, avec la place bordée de 284 colonnes. Les plus grands artistes de ce siècle y ont travaillé : Bramante, Giuliano de san Gallo, Fra Giocondo, Raphaël, Antonio de san Gallo, Baldassone Peruzzi, Michel Ange, Giacomo della Porta, Carlo Maderna… (Cf. les chroniques du 21 février.)

  • le 18 avril 1552 : le Roi Henri II fait son entrée solennelle dans Metz, par la porte Serpenoise, sous un dais de drap d’or.

Le Roi de France commence son « voyage d’Allemagne », la Lorraine et les Trois-Evêchés (Toul, Metz et Verdun), deviennent français. Mais Charles Quint lance une contre-offensive sur Metz (voir la chronique du 8 décembre sur Ambroise Paré et le siège de Metz). Cependant la ville, défendue par François de Guise, lui résiste.

  • le 18 avril 1574 : début du siège de Saint-Lô.

Après la Saint-Barthélemy, alors que les huguenots ont déjà promis aux Anglais une partie du Royaume en échange d’une intervention militaire en France, Montgommery et Colombières s’y sont enfermés, après leur débarquement avec l’appui des Anglais à Linverville près de Coutances.

  • le 18 avril 1608 : Troisième voyage de Samuel de Champlain vers la Nouvelle-France.

Il arrive à Tadoussac le 3 juin.

  • le 18 avril 1651: Louis XIV se rend pour la première fois au Château de Versailles, simple relais de chasse.
  • le 18 avril 1756: les Français débarquent à Minorque, en dépit des obstacles semés par les Anglais dans le port.

Les compagnies de la mer, actuelles Troupes de Marine, s’emparent de l’ile de Minorque suite à une audacieuse manœuvre amphibie. Le 23 avril, après un débarquement surprise réussi et la conquête de Mahon, les Français laissent fuir les quelques navires de guerre anglais se trouvant dans le port et y trouvent aussi 10 navires marchands français capturés par ceux-ci et retenus prisonniers depuis 5 mois. Le 20 mai après une bataille navale où la Royale repousse victorieusement la Navy, la situation de la citadelle où se sont réfugiées plus de 3000 Anglais est désespérée. Le 27 juin les Français prennent une partie de la citadelle d’assaut. Le 29 juin la reddition anglaise est signée.

  • le 18 avril 1781 : bataille de Porto Praya, victoire navale française.

Cette bataille a lieu dans le cadre de la guerre d’indépendance de l’Amérique, entre les marines française et anglaise, près des iles du Cap-Vert.

Les Français obtiennent une victoire stratégique car le Bailli de Suffren arrive au Cap de Bonne Espérance avant l’Anglais Johnstone et renforce ainsi la garnison hollandaise, avec 500 soldats français, avant de continuer la route vers l’île de France. Cela lui permet de maintenir ouverte la route de l’océan Indien. Ce succès vaut aussi à Suffren d’être fait chef d’escadre, titre qui lui avait été refusé l’année précédente.

  • le 18 avril 1791 : Louis XVI ne peut fêter Pâques comme il le désire.

A la sortie des Tuileries, la foule empêche le Roi Louis XVI de partir pour St-Cloud faire ses pâques et se confesser chez un prêtre réfractaire, ce qui le décide à la fuite et à rejoindre les unités commandées par de Bouillé, à Montmédy.

  • le 18 avril 1797 : victoire française de Neuwied, la France conquiert la rive droite du Rhin.

Le général Lazare Hoche, après avoir relevé le général Jourdan à la tête de l’Armée de Sambre-et-Meuse, lance des opérations sur le Rhin contre les forces autrichiennes, qui vont compter la perte de 3000 tués, 7000 prisonniers, 27 canons et 7 drapeaux.

  • le 18 avril 1909 : béatification de Jeanne d’Arc par Pie X.

Née le 6 janvier 1412, à Domrémy, de Jacques d’Arc et d’Isabelle Romée, Jeanne est d’une famille de 5 enfants. Dès l’âge de 13 ans, elle entend les voix de saint Michel, sainte Marguerite et sainte Catherine, alors qu’elle garde ses brebis. La France est alors en partie aux mains des Anglais, alliés des Bourguignons, le Dauphin du Royaume de France, futur Charles VII, n’est que le «roi de Bourges», doutant de sa légitimité.

En mai 1428, les voix de Jeanne lui commandent d’aller trouver le Dauphin Charles, de le faire sacrer à Reims et de l’aider à libérer le Royaume de France de l’occupation anglaise. Dès lors le miracle se produit. Son oncle la conduit chez le sire de Baudricourt, gouverneur de Vaucouleurs. De là, elle se rend à Chinon, où se trouve le Dauphin qu’elle rencontre. Il lui confie sa modeste armée. Le 28 mars, à la demande du Dauphin, elle est examinée par des théologiens à Poitiers qui ne trouvent rien à dire sur son orthodoxie. Elle quitte Blois et délivre Orléans le 8 mai, puis Tours, Loches, Beaugency, Patay. Elle arrive à Auxerre le 1er juillet et entre dans Troyes le 10. La route de Reims est désormais libre ; elle obtient du Dauphin, qu’il s’y fasse couronner le 17 juillet 1429, sous le nom de Charles VII. La France retrouve alors son Roi. Mais la guerre continue. Le 22 juillet, elle prend Soissons, puis Château-Thierry, Coulommiers, Crécy, Provins. Le 29 décembre, elle est anoblie par Charles VII pour les services rendus au Royaume.

Mais sa mission n’est pas terminée, après l’épopée vient le calvaire : le 23 mai 1430, elle est capturée par les Bourguignons à Compiègne qui la livrent le 14 juillet, contre une rançon de 10.000 francs or, à l’évêque de Beauvais, Cauchon, qui la réclame au nom du roi d’Angleterre, car elle a été prise sur son diocèse. Elle est emmenée à Rouen où Cauchon et une quarantaine de clercs, acquis à la cause de l’Angleterre, la condamnent comme :

« menteresse, abuseresse du peuple, blasphémeresse de Dieu, idolâtre, cruelle, dissolue, invocateresse de diables, hérétique et schismatique» au terme d’un procès «le plus infâme qui ait épouvanté les hommes depuis le procès ineffable de Notre Seigneur Jésus-Christ». (Léon Bloy)

Jeanne est brûlée vive sur la place du Vieux-Marché de Rouen le 24 mai 1431 en pressant un crucifix sur son cœur. Les Anglais dispersent son cœur et ses cendres dans la Seine. A la demande de sa famille, son procès est révisé 25 ans plus tard; en 1456, Jeanne est réhabilitée. En 1874, s’ouvre son procès de canonisation. Elle est béatifiée en 1909, par saint Pie X, canonisée en 1920, par Benoît XV, et proclamée patronne secondaire de la France.

« Sainte Jeanne d’Arc tu es morte en criant : « Jésus, Jésus, Jésus, Jésus, Jésus, Jésus ». Six fois, tu crias son nom comme pour le récompenser des cent vingt jours où tu libéras la France.

 Jeanne aide-nous à vivre de la liberté de l’Évangile afin que nous ne soyons esclaves de personne et que les peuples, les nations, et toutes les langues proclament que Jésus est Seigneur ! « Prière de Mgr. Aubry (1991)

Extrait du tome 1 du livre des Bannières

Saint Pie X, le 13 décembre 1908, lors de la lecture du décret de Béatification de Jeanne d’Arc, disait à Monseigneur Touchet, évêque d’Orléans :

“Vous devez dire aux Français qu¹ils fassent leurs trésors des Testaments de SAINT REMI, de CHARLEMAGNE, de SAINT LOUIS, qui se résument par ces mots si souvent répétés par l¹Héroïne d¹Orléans : « VIVE LE CHRIST QUI EST ROI DES FRANCS »  A ce titre seulement la France est grande parmi les nations. A cette clause, Dieu protégera et la fera libre et glorieuse. A cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres saints, est dit d’Israël : Personne ne s’est rencontré qui insulte ce peuple sauf quand il s’éloigne de Dieu”.

(Tirés des Actes de S.S. Pie X Tome V p. 205)

L’imposant livre publié sous la direction de Mgr Touchet, évêque d’Orléans, édité après les fêtes de la béatification de Jehanne d’Arc en 1909, confirme ce texte. On découvre à la page 57 une remarque étonnante de cet évêque à propos du comportement de saint Pie X lors de ce discours. A notre connaissance, c’est la seule fois où des témoins tiennent à souligner un tel comportement dans la vie de saint Pie X. Citons Mgr Touchet :

« …mais il importe peu de notre discours. Ce qui importe à votre attention religieuse, c’est celui que Sa Sainteté daigna nous adresser. Le pape, qui est admirablement éloquent, le prononça d’ailleurs avec une vigueur et une majesté qui ne sortiront jamais de notre mémoire. »

« …De nos jours, plus que jamais, la force principale des mauvais, c’est la lâcheté et la faiblesse des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens».

…Aussi à votre retour, vénérable frère, vous direz à vos compatriotes que s’ils aiment la France, ils doivent aimer Dieu, aimer la foi, aimer l’Eglise, qui est pour eux tous une mère très tendre, comme elle l’a été de vos pères.

Vous direz qu’ils fassent trésor des testaments de saint Remy, de Charlemagne et de saint Louis, ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l’héroïne d’Orléans : «VIVE LE CHRIST QUI EST ROY DES FRANCS !»

«A CE TITRE SEULEMENT LA FRANCE EST GRANDE PARMI LES NATIONS ; À CETTE CLAUSE DIEU LA PROTÉGERA ET LA FERA LIBRE ET GLORIEUSE ; À CETTE CONDITION ON POURRA LUI APPLIQUER CE QUI, DANS LES LIVRES SAINTS, EST DIT D’ISRAËL : «QUE PERSONNE NE S’EST RENCONTRÉ QUI INSULTÂT À CE PEUPLE, SINON QUAND IL S’EST ÉLOIGNÉ DE DIEU».

«CE N’EST DONC PAS UN RÊVE QUE VOUS AVEZ ÉNONCÉ, VÉNÉRABLE FRÈRE, MAIS UNE RÉALITÉ.

«JE N’AI PAS SEULEMENT L’ESPÉRANCE, J’AI LA CERTITUDE DU PLEIN TRIOMPHE.

« …Je suis affermi dans cette certitude… par l’intercession de Jehanne d’Arc qui, vivant dans le cœur des Français, répète aussi sans cesse au Ciel la prière : ”Grand Dieu, sauvez la France !»

Nous sommes obligés de remarquer combien saint Pie X avait une connaissance approfondie de la vraie France.

En quatre noms : Remy, Charlemagne, Louis, Jehanne, il montrait quels étaient les vrais et seuls maîtres que nous devions suivre.

Saint Pie X, un an avant, lors du consistoire du 18 décembre 1907 avait déjà dit ces paroles: «Tous les catholiques de France doivent regarder avec affection Reims et Marseille, car, si Marseille reçut le premier germe de la Foi que lui apportait la parole venue du Golgotha, encore toute chaude du sang de Jésus-Christ, Reims vit proclamer solennellement le règne du Christ sur toute la France par le Roi Clovis, qui, ne prêchant que par son exemple, amena les peuples qui le suivaient à répéter d’une seule et même voix : “Nous renonçons aux dieux mortels, et nous sommes prêts à adorer le Dieu immortel prêché par Remy !” C’était une preuve de plus que les peuples sont tels que le veulent leurs gouvernements».

Quand on lit : «Ce n’est pas un rêve, mais une réalité», puisse chaque Français comprendre l’importance d’un tel message. Quand on lit : «Je n’ai pas seulement l’espérance, j’ai la certitude»…, ces mots prononcés par une telle bouche qui, ce jour-là parlait «avec vigueur et majesté, comme le Christ parlait», on sait vraiment qu’elle est la seule marche à suivre pour un chrétien et un Français, qu’elle est la seule vraie démarche politique qui mène au plein triomphe.

Que penser alors des maîtres, des chefs, des restaurateurs, des prétendants, des écrivains, des historiens, des journalistes, des bulletins qui oublient un tel message ? Qu’il est vraiment navrant de voir que l’on veut bien tout essayer, tout suivre, sauf le Christ Roi de France. Ne peut-on les ranger dans le camp de ceux dont le seul drapeau est : “Nous ne voulons pas qu’Il règne sur nous” ? Luc XIX, 14. Car qui n’est pas avec Lui est contre Lui. Tous ceux qui ne veulent pas de “ce titre seulement” : “Vive le Christ qui est Roi des Francs” sont dans l’erreur.

Merci à la Rome enseignante, merci au saint Pape saint Pie X de nous avoir montré “la réalité du plein triomphe”. Puissions-nous en être définitivement convaincus. Puissions-nous abandonner toute autre solution. »

Tiré du tome 3 des Œuvres Episcopales, de Mgr TOUCHET cité par le blog : Sur les pas des Saints

  • le 18 avril 1942 : Pierre Laval est imposé chef du gouvernement, par l’Allemagne.

L’Acte constitutionnel n°11 crée la fonction de “chef du Gouvernement, fonction que prend immédiatement Laval en plus de ministre de l’Intérieur, des Affaires Etrangères et de l’Information.

  • le 18 avril 1945 : le général De Gaulle abroge la loi de l’Etat français du 2 novembre 1941 qui accordait des subventions aux écoles privées.
  • le 18 avril 1951 : le Traité de Paris institue la CECA.

La CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier) regroupe l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas. Ce marché commun entre en vigueur le 23 juillet 1952.

  • le 18 avril 1958 : un Comité républicain pour l’appel à De Gaulle, face à la crise algérienne, est créé à Paris.
  • le 18 avril 2008 : discours du pape Benoît XVI devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.

Benoît XVI est le troisième pape, Paul VI en1965 et Jean-Paul II en 1979 et 1995, à s’adresser à l’Assemblée générale de l’ONU. Le thème de son discours tourne autour des droits de la personne.

Notre-Dame des otages, un autre regard sur la Commune

Nous commémorons cette année les 150 ans de la Commune de Paris. Mais, pour ceux qui n’ont que les médias dominants pour les “informer”, il n’est question que de sursaut patriotique du petit peuple de Paris, de recherche passionnée de la justice et de l’égalité, de répression sanglante… Tout cela n’est pas faux, mais occulter le côté fanatiquement anti-chrétien des dirigeants communards est une désinformation par omission. Heureusement, cet anniversaire est également l’occasion de commémorer les martyres, à commencer par Mgr Darboy, archevêque de Paris. L’église Notre-Dame des Otages, précisément dédiée à ce souvenir, va commémorer ces événements tragiques du 25 au 30 mai prochains. Le Père Stéphane Mayor, curé de la paroisse, explique l’esprit de cette commémoration:

Il y a cent cinquante ans, de mars à mai 1871, se déroulait la Commune de Paris. Ces journées impliquèrent non seulement les communards qui en furent les promoteurs, mais aussi l’Église catholique qui eut à déplorer de nombreuses exactions et un certain nombre de martyrs, notamment l’archevêque de Paris, Monseigneur Darboy le 24 mai 1871 à la prison de la Roquette, et dix ecclésiastiques massacrés rue Haxo le 26 mai. La paroisse Notre Dame des Otages, bâtie sur les lieux même de ce martyre, célèbrera ces événements du 25 au 30 mai 2021. Nous prierons pour que le sang de ces hommes ne demeure pas inutilement versé, mais qu’il touche les cœurs et fasse découvrir au plus grand nombre l’immense amour du Christ Rédempteur.

La Commune est bâtie sur des idéaux répondant aux profondes injustices sociales qui blessaient alors la société française. Ce grand élan pour l’égalité s’est toutefois pensé en antagonisme avec la foi catholique. Peut-on bâtir un paradis sur terre si l’on ne cesse d’attendre qu’il vienne du Ciel ? Pour les chefs communards, il fallait extirper de l’esprit du peuple tout espérance surnaturelle, pour l’engager pleinement à la réforme de ce monde. C’est la raison profonde qui les poussa en définitive à vouloir se débarrasser des prêtres. En mourant pour l’amour du Christ, les martyrs de la rue Haxo donnèrent le plus vibrant témoignage que le Ciel et la terre ne sont pas deux réalités séparées. Aimer Dieu c’est aimer les hommes ; servir Dieu c’est servir ses enfants. Les témoignages abondent attestant que les otages donnèrent leur vie par fidélité à Dieu et par amour des parisiens, priant sans cesse pour que leur sacrifice touche les cœurs de leurs bourreaux et leur obtienne le pardon divin.

A la suite du Christ, aujourd’hui encore, cet amour rédempteur travaille les âmes de beaucoup. La fécondité de ces prêtres martyrs est toujours bien vive. En mai prochain nous ne fêterons pas la victoire d’un camp sur un autre ; nous célèbrerons la victoire de l’amour sur la mort. Une vie donnée jusqu’au bout par amour peut sauver le monde entier.

On trouvera ici tous les renseignements sur ces commémorations.

Xavier Bazin : “On sait à présent que l’hydroxychloroquine était bel et bien efficace”

Valeurs actuelles publie une tribune de Xavier Bazin auteur du livre Big Pharma démasqué ! De la chloroquine aux vaccins, la crise du coronavirus révèle la face noire de notre système de santé dans laquelle il explique que les gouvernements se sont focalisés sur la recherche de vaccins et de molécules nouvelles et que des traitements et molécules anciens, peu rentables pour les industries pharmaceutiques, ont été dédaignés :

“C’est le Pr Éric Caumes qui a craché le morceau, en février dernier : « Cela a été une erreur stratégique de tout miser sur le vaccin. Je pense qu’on a complètement négligé le traitement. » Cette erreur est d’autant plus tragique que plusieurs traitements préventifs et curatifs ont démontré une très grande efficacité contre le Covid-19. Dire cela risque de surprendre, voire choquer. Mais toutes les preuves scientifiques sont là. Car à travers le monde, des équipes de médecins et de chercheurs ont testé des centaines de molécules anciennes. Et parmi elles, certaines ont une efficacité redoutable contre le Covid-19.

La plus spectaculaire est l’ivermectine, un banal médicament antiparasitaire, sans la moindre toxicité, dont l’efficacité in vitro a été repérée dès le printemps 2020. Depuis, plus de vingt études randomisées ont été menées, avec des résultats à couper le souffle. Selon deux méta-analyses réalisées récemment par des chercheurs indépendants, l’ivermectine réduirait la mortalité de 68 à 75 %. On parle bien d’un nombre de morts potentiellement divisé par quatre.

L’autre grand remède spectaculairement ignoré est la vitamine D. Dès le mois de mai 2020, l’Académie de médecine a appelé à utiliser massivement la vitamine D en prévention des formes graves du Covid-19. Mais le ministère d’Olivier Véran n’a pas bougé le petit doigt, alors que de nombreuses études publiées entre-temps ont confirmé l’efficacité de cette vitamine pour prévenir les infections et éviter les formes graves.

Olivier Véran a fait une seule “concession” au traitement précoce. Tout récemment, du bout des lèvres, le ministre a admis que les médecins généralistes pouvaient prescrire aux patients atteints de Covid-19 un antibiotique pour « éviter la pneumonie » . Or c’est précisément ce que recommandait le Pr Raoult depuis le départ, avec l’antibiotique azithromycine. Combien de décès aurait-on évités si on avait suivi largement le protocole du Pr Raoult, à base d’azithromycine, couplé à l’hydroxychloroquine ?

Car on sait à présent que l’hydroxychloroquine était bel et bien efficace : c’est ce que montre l’écrasante majorité des centaines d’études scientifiques publiées dans le monde sur cette molécule simple et peu toxique. Alors pourquoi avoir diabolisé le protocole Raoult, puis l’avoir ignoré ? Parce que, comme l’ivermectine et la vitamine D, il avait le malheur d’être peu coûteux (donc non rentable pour l’industrie pharmaceutique), et surtout de faire concurrence aux vaccins.

Il est arrivé la même mésaventure à une vieille molécule très prometteuse, identifiée par l’Institut Pasteur de Lille. Dès le départ, le gouvernement n’a pas daigné financer ces recherches (l’Institut Pasteur a dû compter sur la générosité de LVMH). Pire, quand l’Institut Pasteur a demandé une autorisation à Olivier Véran pour réaliser un essai clinique accéléré sur cette molécule non toxique et très efficace in vitro , son ministère lui a opposé une fin de non-recevoir, sans la moindre raison valable. Et il y a encore beaucoup d’autres traitements efficaces “oubliés” (…)

Là encore, non seulement on a ignoré ces traitements, mais on a mis des bâtons dans les roues de ceux qui les promouvaient. Figurez-vous qu’un spray nasal spécifiquement conçu pour neutraliser le coronavirus devait être commercialisé en France au début du mois de mars, mais l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) l’a empêché au dernier moment.

N’est-il pas étrange que nos “experts” de l’ANSM aient jugé qu’un banal lavage de nez était plus risqué que les vaccins expérimentaux, à base d’ARN messager entouré de nanoparticules (Pfizer, Moderna), ou d’adénovirus génétiquement modifié (AstraZeneca) ? (…)

Au total, si l’Occident avait fait preuve de pragmatisme en testant massivement des molécules anciennes et immédiatement disponibles sur le marché, les dégâts de l’épidémie auraient pu être minimisés dès l’été 2020.

Mais les États occidentaux ne se sont intéressés qu’à un seul type de traitement : les molécules innovantes, sous brevet, donc très rentables pour les laboratoires pharmaceutiques. C’est ainsi qu’en France, au printemps, on a testé en priorité le remdésivir de Gilead, sans succès. Tout récemment, malgré un niveau de preuve d’efficacité très faible, le gouvernement d’Emmanuel Macron a autorisé un autre traitement “innovant” (à plus de 1 000 euros pièce, bien sûr), le bamlanivimab du puissant laboratoire américain Lilly.

De façon tragique, les autorités ont “oublié” de tester massivement des molécules déjà existantes, connues de longue date, et potentiellement actives contre le Covid-19. C’est pourtant ce que le Pr Raoult avait recommandé au tout début de l’épidémie : « Il faut examiner les molécules potentiellement actives et qui sont immédiatement disponibles sur le marché. » Si l’Occident avait suivi cette recommandation de bon sens, l’épidémie aurait été largement éteinte dès l’été dernier, et on n’aurait pas eu à subir les morts et les reconfinements de l’automne-hiver 2020-2021.

Il est grand temps d’ouvrir les yeux, de demander des comptes à nos gouvernants, et de réformer en profondeur un système dévoyé par les intérêts de la toute-puissante industrie pharmaceutique.”

Canada : le drapeau LGBT sur les écoles catholiques ?

Un conseil scolaire catholique de l’Ontario votera la semaine prochaine sur une motion visant à arborer le drapeau LGBT dans toutes les écoles gérées par le conseil au cours du mois de juin.

La conseillère du conseil scolaire catholique de district de Halton, Brenda Agnew, a donné avis de sa motion intitulée «Soutenir notre communauté scolaire diversifiée» lors d’une réunion du conseil le 6 avril. Citant le pape François et les points de discussion LGBT sur «l’équité et l’inclusion», la motion appelle le directeur de l’éducation du conseil d’administration, Pat Daly, à

ordonner à toutes les écoles du HCDSB, y compris le Catholic Education Center, de arborer le drapeau de la fierté pendant le mois de juin à partir de 2021.

La motion devrait être mise aux voix par le conseil lors de sa prochaine réunion le 20 avril. Avec neuf administrateurs, la motion nécessite cinq votes pour être adoptée. Un vote à égalité entraîne un échec.

Le HCDSB déclare sur son site Web que sa mission est de fournir «l’excellence dans l’éducation catholique en développant des individus centrés sur le Christ capables de transformer la société»…

LifeSiteNews a contacté l’évêque du diocèse de Hamilton – où se trouve le conseil d’administration du HCDSB – pour lui demander si le fait de faire flotter le drapeau LGBT au-dessus des écoles catholiques sous sa direction est compatible avec la foi catholique. LifeSite a également demandé s’il dépouillerait le HCDSB de son étiquette catholique s’il décidait de faire flotter ces drapeaux. Aucune réponse à un appel téléphonique et à deux demandes par e-mail n’a été fournie.

Jack Fonseca, de l’organisation pro-vie et pro-famille Campaign Life Coalition, a déclaré :

«Le drapeau arc-en-ciel gay est un symbole politique qui célèbre le péché sexuel et rejette la loi de Dieu». «Les militants homosexuels et la société en général l’entendent comme signifiant que la sodomie est moralement acceptable, que le« mariage »homosexuel est un droit et que les chrétiens qui soutiennent l’enseignement biblique sur l’homosexualité devraient être dénoncés et purgés de la société.»

“Ce drapeau est aussi un signe de conquête sur l’Église catholique, de la même manière qu’un envahisseur plante son drapeau sur un territoire conquis pour affirmer sa domination sur la terre et l’assujettissement des habitants à sa volonté”.

«En aucun cas, aucune école catholique ne devrait arborer ce symbole politique anti-chrétien».

Le gouvernement chinois exige que tous les religieux en Chine manifestent leur «amour pour le Parti communiste»

Une situation semblable à celle de la Révolution française, durant laquelle le clergé a été contrait de faire un serment à la république… Ce nouveau décret est «une nouvelle mesure totalitaire visant à limiter la liberté religieuse», selon la Société internationale pour les droits de l’homme (ISHR). Le décret s’applique à toutes les religions, à savoir les lamas bouddhistes, les religieux chrétiens, les imams musulmans et autres chefs religieux.

Le décret entre en vigueur le 1er mai 2021. Les clercs seront alors obligés de «maintenir l’unité nationale, l’unité ethnique, l’harmonie religieuse et la stabilité sociale». Ils ne doivent en aucun cas «mettre en danger la sécurité nationale», «saper l’unité nationale» ou «diviser le pays». Selon l’ISHR, la direction communiste de Pékin a l’intention de mettre en œuvre sa soi-disant politique de sinisation «jusqu’à la conformité totale de tous les croyants». Non seulement les professeurs de religion et les dirigeants communautaires, mais tous les écrits et cérémonies devraient se conformer aux «normes de direction communiste». Les clercs devront demander la permission de mener des activités religieuses à l’avance.

Par ailleurs, vendredi 16 avril, à Hong Kong, neuf des plus grands défenseurs de la liberté ont été condamnés et mis en prison. Cinq d’entre eux sont catholiques. Le Père Gianni Criveller de l’Institut pontifical des missions étrangères, qui a passé 27 ans en Chine en a dressé un vibrant portrait. Extrait :

[…] Ces condamnations blessent le cœur de l’Église, qui est frappée dans ses liens les plus chers. À ceux qui prétendent que les catholiques de Hong Kong sont divisés, je répondrai qu’ils ne le sont nullement face à Martin Lee, un frère aimé et condamné pour ses idéaux. Pour moi, c’est un homme bon, doux, sage, innocent et amical. Je suis soulagé que sa peine ait été suspendue mais non moins indigné qu’un homme de loi et de foi doux et valeureux tel que lui soit traité de la sorte, à l’âge de 82 ans. Quand on pense que Carrie Lam, la cheffe exécutive avait assuré que la loi de sécurité nationale n’aurait frappé que les agitateurs.

À 64 ans, le parlementaire et syndicaliste Lee Cheuk-Yan appartient lui aussi à l’Église catholique : c’est un ami très cher, lié aux missionnaires de l’Institut pontifical des missions étrangères par des liens familiaux. Son épouse Elizabeth Tang a été « adoptée » quand elle était encore une petite orpheline, ainsi que ses deux sœurs, par le Père Adelio Lambertoni, originale de Velate, en province de Varese, où les époux Lee se rendaient chaque année pour prier près de la tombe du missionnaire. Baptisé dans l’Église anglicane, Cheuk-Yan fréquente avec son épouse et sa fille la paroisse catholique de leur quartier et la maison des MEP. Elizabeth est une syndicaliste importante puisqu’elle est secrétaire générale de la Fédération internationale des travailleuses à domestiques.

La vie des époux Elizabeth et Lee Cheuk-Yan a été entièrement consacrée à la justice sociale, motivée par leur foi chrétienne. Lee Cheuk-Yan en personne l’a répété au procès du 8 avril dernier, qui l’a condamné, en comparant son arrestation et sa condamnation à celle de Jésus lui-même. Un discours d’une grande noblesse, religieux et inspiré par un idéal. Au lendemain du 4 juin 1989, jour du massacre de la Place Tian’anmen, tout Hong Kong s’était mobilisé pour que Lee, qui s’était rendu à Pékin pour offrir la solidarité d’un million de citoyens de Hong Kong, soit libéré et qu’on le laisse rentrer à Hong Kong. Je ne pense pas qu’il ait jamais envisagé la possibilité qu’un jour il connaîtrait les prisons de sa propre ville. […]

Mon ami Cheuk-Yan, avec lequel j’ai partagé la scène, entre en prison ce soir. Il est condamné à un an, et il est toujours en attente de l’issue de deux autres procès. Et avec lui, aujourd’hui, des frères et des sœurs qui ont pris au sérieux l’annonce de l’Évangile seront eux aussi jetés en prison. Ils croient à la liberté, dont l’auteur est Jésus lui-même. Ils ont pleinement conscience de la dignité des hommes libres, parce qu’ils sont Fils de Dieu, créés à son image, et acteurs pour construire le bien commun de la communauté des hommes.

Il y a des années, la parlementaire Cyd Ho, âge de 66 ans, incarcérée à partir de ce soir pour huit mois, m’avait dit, pendant une manifestation pour le « droit de résidence » à Charter Garden, que quand elle était enfant, elle avait été baptisée par un missionnaire des MEP.

L’intellectuelle Margareth Ng (photo), une dame très douce, est catholique elle aussi. En cette nuit fatidique du 1er juillet 1997, aux côtés de Martin Lee, elle s’était adressée au peuple de Hong Kong depuis le balcon du Parlement. Ils avaient demandé la liberté et la démocratie, comme la constitution de la ville le promettait. Aujourd’hui, 16 avril 2021, avant la lecture du jugement qui l’a condamnée à 12 mois (avec sursis), elle a fait une déclaration qui s’est conclue par une invocation à saint Thomas More : « J’ai vieilli au service de l’État de droit. Je sais que saint Thomas More est le saint patron des hommes de loi. Il a été jugé pour trahison parce qu’il n’avait pas plié la loi à la volonté de son roi. Ses dernières paroles célèbres sont bien connues, je me permettrai juste de les adapter quelque peu pour les faire miennes : ‘Je suis une bonne servante de la loi, mais avant tout du peuple. Parce que la loi doit être au service du peuple et non le peuple au service de la loi’ ».

Jimmy Lai, 72 ans, catholique lui aussi, est en prison depuis longtemps. Il est le fondateur d’« Apple Daily », le journal le plus populaire de Hong Kong. Il s’est converti adulte grâce à l’évêque de Hong Kong de l’époque, ensuite devenu cardinal, Joseph Zen Zekiun. Il a reçu aujourd’hui 19 mois de prison supplémentaires. […]

Argentine: une dirigeante pro-avortement décède après un avortement légal

L’un des arguments des pro-avortements en faveur de la légalisation du crime de l’enfant à naître est de d’expliquer qu’en recourant à l’avortement illégal, de nombreuses femmes décèdent. Mais même avec un avortement légalisé, des femmes meurent. Cette militante pro-avortement l’a appris à ses dépens.

Cette femme de 23 ans est décédée dimanche dernier dans un hôpital de San Martin dans la province argentine de Mendoza, quatre jours après avoir subi un avortement légal dans la ville voisine de La Paz. La mort de Maria del Valle Gonzalez Lopez a été attribuée à une hémorragie et à une septicémie générale. Elle était une figure montante de l’Union Civica Radical pro-avortement, un parti historique de gauche argentin affilié à l’Internationale socialiste, ayant été élue l’année dernière à la présidence de la section jeunesse des radicaux à La Paz.

Del Valle est la première mère connue à être décédée depuis que l’avortement a été légalisé en Argentine. Elle était étudiante à l’université. Son parti a fait campagne pour l’avortement légal.

Les organisations féministes en Argentine n’ont pas commenté la nouvelle et n’ont pas non plus averti, à la suite de la tragédie, que l’avortement légal tue des femmes.

L’avortement légal jusqu’à 14 semaines de gestation est entré en vigueur en janvier. S’il n’avait pas été approuvé, peut-être que Maria del Valle Gonzalez Lopez serait encore en vie aujourd’hui. C’était très probablement un avortement légal qui a conduit à l’infection et à sa mort prématurée – en plus de tuer son bébé à naître. Elle s’est rendu à l’hôpital public le 7 avril pour un avortement. Elle a reçu une pilule abortive, probablement du misoprostol. Normalement, la procédure d’avortement chimique doit être suivie de contrôles médicaux pour vérifier que tout va bien. Un jour après elle a commencé à se sentir mal, avec de la fièvre et des douleurs à l’estomac. Elle est retournée à l’hôpital vendredi, où elle a d’abord été considérée comme une patiente du COVID-19. La presse a également déclaré que l’on pensait qu’elle avait une péritonite. Il semblerait qu’elle n’ait pas dit aux médecins qui la soignaient qu’elle avait subi un avortement chimique deux jours auparavant. Une septicémie générale a été diagnostiquée. Lorsque son état s’est aggravé, la jeune femme a été transportée dans un hôpital mieux équipé de San Martin, où elle est décédée le lendemain.

Amalgame : un maire compare la construction d’une église catholique à une école turque

Et cet amalgame ne choque pas le journaliste de France 3, qui lui emboîte le pas :

Après le maire d’Albertville, qui s’oppose à la construction d’une école musulmane dans sa commune, c’est au tour du maire de Meylan (Isère) d’entrer en croisade contre le communautarisme.

Philippe Cardin, élu divers gauche, demande à ne “pas faire deux poids deux mesures” dans la lutte de l’État contre le “radicalisme religieux“.

Le tribunal administratif de Grenoble a rejeté jeudi 15 avril une demande en annulation d’un permis de construire déposé par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), une organisation religieuse intégriste proche de Civitas [sic ! comme si les évêques étaient proche de La Manif Pour Tous…], pour la construction d’une église de 299 places dans cette riche banlieue de Grenoble.

Le permis avait été accordé par une précédente majorité et une association proche du maire actuel avait déposé un recours. Mais la justice a estimé que les griefs soulevés concernant diverses règles d’urbanisme locales n’étaient pas constitués, à propos notamment des règles de stationnement.

Le problème dans tout ça, c’est que ce n’est pas un problème d’urbanisme“, a estimé auprès de l’AFP Philippe Cardin, élu en 2020, qui espère que l’association va faire appel.

Il fait le rapprochement avec la situation à Albertville, en Savoie, où le maire estime être “démuni” pour s’opposer à la construction d’une école par une association proche de la Turquie, ce qui a fait réagir jusqu’au gouvernement. “Est-ce que les politiques nationaux vont venir ici pour interdire la construction de cette église, comme ils le font pour des musulmans ?”, s’interroge le maire divers gauche.

Il ne faut pas faire deux poids, deux mesures“, poursuit-il. “Ce qui est dit dans la loi séparatisme, c’est que l’État veut combattre tous ceux qui combattent les racines ou les valeurs de la République. Moi j’estime que Civitas et la Fraternité Saint-Pie-X (proches) combattent les valeurs de la République“. “Ils sont contre la liberté de croire, la liberté de penser, la liberté de conscience“, estime ce géophysicien au CNRS. “Ils ne reconnaissent pas beaucoup de nos lois, en particulier l’égalité homme-femme par exemple. Je dis donc à l’État de prendre ses responsabilités et d’interdire l’installation de ces églises.”

Ce n’est pas un cas isolé et ce n’est pas parce qu’il s’agit de la FSSPX que cette attitude serait compréhensible. Le Monde a interrogé dans son édition du jour Bérangère Marques-Pereira, professeur à l’Université libre de Bruxelles, qui publie L’Avortement dans l’Union européenne. Acteurs, enjeux et discours. Elle répond au quotidien :

Qu’en est-il de l’Eglise catholique ? Restera-t-elle définitivement inflexible sur ce sujet ?

Sans doute, même si les Eglises nationales ne sont, elles, pas monolithiques. La position actuelle du Vatican peut sembler plus moderniste, mais j’ai étudié les discours officiels du Saint-Siège sur l’éthique, au niveau de la doctrine et au niveau séculier qui se recoupent d’ailleurs totalement , et j’ai constaté qu’ils sont restés les mêmes depuis le concile Vatican II (1962-1965). Sauf, peut-être, pour la prise en compte de certaines questions comme les féminicides. Pour le reste, l’idéal réaffirmé est celui du couple mère-enfant, du « maternalisme marianiste », comme disent les Latino-Américains, avec les idées de compassion, de souffrance, de soin aux autres.

Les mouvements religieux ultraconservateurs, voire violents, contestant le droit à l’IVG connaissent un regain. Ont-ils le soutien direct de Rome ?

Il est difficile de répondre à cette question. L’initiative citoyenne européenne One of Us lancée par des associations antiavortement a été officiellement soutenue par différents papes.[Cette pétition, qui réclamait l’arrêt du financement par l’Union européenne de la recherche impliquant la destruction d’embryons humains, a recueilli 1,7 million de signatures en 2014. Elle a été rejetée par la Commission européenne.] Rome, par l’entremise de la Commission des épiscopats de l’Union européenne, pèse sur les questions éthiques. Et, au sein des instances internationales, le Saint-Siège se livre à une sorte de colonisation de la parole éthico-politique : il estime que ce qu’il considère comme la loi naturelle devrait s’inscrire dans le droit positif, tant pour les non-croyants que les croyants.

L’enseignement catholique et la transmission de la foi – Terres de Mission

François-Xavier Clément, ancien directeur du lycée parisien Saint-Jean de Passy, évoque, à l’occasion de la sortie de son livre “La voie de l’éducation intégrale”, le rôle de l’enseignement catholique dans la transmission de la foi.

A sa suite, François-Michel Debroise vient présenter la trilogie de petits livres qu’il vient de publier sur Maria Valtorta, mystique du XXe siècle (Sa vie, Son œuvre, Sa spiritualité).

Enfin, Guillaume de Thieulloy donne quelques conseils de lecture pour ce temps de confinement.

Sainte Thérèse sur la liste officielle des anniversaires de l’UNESCO

Le 16 avril, le Conseil Exécutif de l’UNESCO a validé la “candidature” de sainte Thérèse de Lisieux pour la biennale des anniversaires 2022-2023. La sainte carmélite figurera ainsi avec Gustave Eiffel parmi 60 personnalités du monde entier à l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance. Il reste encore à l’Assemblée Générale de l’UNESCO d’entériner à son tour la proposition du Conseil Exécutif en novembre prochain. L’idée avait d’abord été suggérée par le sanctuaire de Lisieux en novembre 2020, puis présentée par la France.

L’UNESCO propose tous les deux ans des personnalités qui ont œuvré dans les domaines de la Paix, de l’Éducation, des Sciences, des Sciences Sociales, et de la Communication.

Fêter Pâques catholiques et orthodoxes ensemble?

A Pâques, nous avons été nombreux à recevoir de nos amis orthodoxes des messages amicaux de “Joyeuses Pâques”. Alors que ce dimanche est la fête de Pâques pour certains orthodoxes (les autres fêteront Pâques le dimanche suivant ou celui d’après), nous sommes heureux de vous rendre la pareille en vous souhaitant, à notre tour, de saintes fêtes de Pâques. Oui, chers amis orthodoxes, nous sommes heureux de partager avec vous cette bonne nouvelle de la Résurrection du Christ.

Nous savons aussi que chez vous, très nombreux sont ceux qui souhaiteraient fêter Pâques en même temps que nous, en Russie mais aussi en Grèce et partout dans le monde. J’ai même entendu dire qu’une majorité de fidèles orthodoxes aspire à cela.
En vertu des liens qui nous unissent, des liens si forts que la médiation de la Sainte Mère de Dieu rend pour nous “affectifs” et “effectifs” par sa maternité sur chacun d’entre nous, nous osons affirmer qu’avec vous nous aspirons à cette communion par un même calendrier !
Nous sommes si proches dans la défense de la vie et de la famille, comment imaginer un seul instant que nous ne pouvons pas célébrer la victoire de la Vie ensemble ?
Nous avons bien entendu la demande du Pape François et du Patriarche Cyrille de Moscou lors de leur rencontre à La Havane :  “Nous appelons les chrétiens européens d’Orient et d’Occident à s’unir pour témoigner ensemble du Christ et de l’Evangile, pour que l’Europe conserve son âme formée par deux mille ans de tradition chrétienne.” Comment en effet témoigner ensemble du Christ si nous ne célébrons pas ensemble sa résurrection ?
Le Christ est notre vie, sans lui nos combats seront sans espoir.
Le Christ est notre espérance, sans lui nos attentes seront déçues.
Le Christ est notre foi, et sa parole peut seule éclairer notre monde déboussolé.
Nous faisons nôtre la conviction exprimée par le Patriarche Bartholomée de Constantinople selon laquelle “La Résurrection annonce que, devant Dieu, la vie humaine possède une valeur absolue”. (Pâques 2018)
Nous confions au Christ ressuscité notre pauvre monde qui se meurt de ne pas Le reconnaître et nous manquons à notre mission évangélisatrice lorsque nous ne témoignons pas ensemble de la royauté glorieuse du Christ qui veut régner sur nos cœurs et nos sociétés.
Dans le secret des cloîtres et des cellules, des moines s’unissent à notre prière.
Le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité !
Saintes fêtes de Pâques, chers frères orthodoxes!
Guillaume de Thieulloy,
Directeur du Salon beige

La société moderne interdit à ses membres d’accéder à l’homme éternel afin de ne pas affaiblir l’élan de sa modernité

Arnaud de Beauchef, auteur de plusieurs ouvrages sur l’oraison, a été interrogé dans l’Appel de Chartres. Extrait :

La chrétienté est, comme son nom l’indique, un des piliers de notre association. Quel lien pouvons-nous établir entre cet engagement pour un ordre temporel facilitant le plus possible l’établissement du règne de Dieu et la pratique de l’oraison ?

Une observation qui me semble intéressante est que chaque époque a tendance à se considérer comme moderne, même si ce concept, à proprement parler, date du XIXème. A leur manière, les romains étaient modernes la Renaissance était moderne, les Lumières étaient modernes, nous sommes modernes. Chaque modernité vieillit, puis passe, remplacée par un nouveau paradigme. Une société chrétienne, à l’inverse, est une société qui aide chacun, à son époque, à passer de l’homme moderne à l’homme éternel. C’est une société où l’on prie, où l’oraison tient sa place. C’est une société où un saint Louis, un Charles Quint peuvent abandonner leur royaume ou leur empire pour entreprendre une quête spirituelle.

Mais aujourd’hui nous sommes loin de ces époques…

Nous avons aujourd’hui deux problèmes : celui d’une société moderne qui se prétend sortie de l’histoire, mais qui a en réalité très peur de vieillir et qui du coup interdit à ses membres d’accéder à l’homme éternel afin de ne pas affaiblir l’élan de sa modernité. Nous avons également une Eglise qui a une peur morbide de ne pas se montrer attrayante en proposant clairement à l’homme moderne le chemin lui permettant d’accéder à l’homme éternel. Ce concordat temporaire de la Société et de l’Eglise ne pourra que craquer lorsque la modernité présente aura perdu en légitimité et dépassé un niveau tolérable d’illusion et de violence. Il me semble que nous ne sommes plus très loin de ce seuil, les circonvolutions ecclésiastiques devenant de plus en plus acrobatiques.

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