Etat d’urgence démocratique
Une nouvelle vidéo de madame Emmanuelle Ménard qui s’oppose à l’Assemblée à la prorogation de l’Etat d’urgence sanitaire :
Le lobby LGBT rendu hystérique par un dessin publié dans Le Monde
Après l’aplatissement du Monde suite à l’hystérie du lobby LGBTXYZ, l’auteur du dessin, non seulement savoure :
J’attends que ça se calme dans la classe et je donnerai quelques clés aux cancres pour comprendre le sens du dessin. S’ils peuvent comprendre qq chose. Et si j’en ai l’énergie. En attendant, continuez à vous défouler, ça soulage ;)
— Xavier Gorce (@XavierGorce) January 19, 2021
Mais en plus, il rompt toute collaboration avec le journal de la bien-pensance :
J’annonce que je décide immédiatement de cesser de travailler pour le Monde. Décision personnelle, unilatérale et définitive. La liberté ne se négocie pas. Mes dessins continueront. D’autres annonces à suivre
— Xavier Gorce (@XavierGorce) January 20, 2021
Dans Le Point il explique :
Si les rédactions ne résistent pas à la pression des réseaux sociaux, que ce soit pour des raisons d’image ou par peur des campagnes de dénigrement aux implications économiques, elles peuvent être tentées de faire table rase des choses jugées incorrectes ou offensantes comme peut parfois l’être le dessin de presse. C’est ce même phénomène qui a conduit le New York Times à renoncer aux caricatures pour ne plus avoir à affronter de situations difficiles… les équipes ont décidé de supprimer les dessins. J’espère que la culture woke présente dans la presse anglo-saxonne dite de gauche n’est pas en train de déteindre sur la presse française…
On peut penser que si.

Marion Maréchal invitée sur CNews…et sur BFM TV
Marion Maréchal était l’invitée de Morandini Live le 18 janvier dernier :
Et de BFM le 20 janvier :
Un des premiers gestes du “catholique” Joe Biden : nommer un “transgenre” comme ministre adjoint de la santé
“C’est un jour nouveau pour les Etats-Unis” vient de twitter Joe Biden à quelques heures de prêter serment comme 46ème président des Etats-Unis. Il a également assisté à une messe mercredi matin. Certains médias, visiblement mauvais connaisseurs de la religion catholique (on a l’habitude), le présentent même comme un “fervent” catholique.
Quelle inversion des valeurs ! Quelle honte ! Le cardinal Chaput avait récemment déclaré que “Par les actes de sa vie publique, Joe Biden a démontré qu’il n’était pas en pleine communion avec l’Eglise catholique”. Joe Biden est notamment pro-avortement et pro “mariage” gay.
Il vient de décrire comme “historique” le fait qu’il nomme comme ministre adjoint à la santé un homme “transgenre” :
“C’est une première « historique », selon les mots du président élu des Etats-Unis. Joe Biden a annoncé ce mardi qu’il nommait ministre adjointe de la Santé Rachel Levine, une experte transgenre en pédiatrie et psychiatrie. « Elle représente un choix historique et extrêmement qualifié pour aider à mener les politiques de santé de notre administration », a écrit Joe Biden,”
Ensuite, Joe Biden se prépare très clairement à annuler les mesures pro-vie de l’administration Trump :
NBC News a rapporté que le président élu Joe Biden est prêt à renverser plusieurs des politiques de santé sexuelle et reproductive les plus restrictives mises en œuvre sous l’administration Trump, y compris les limites sur l’avortement.
Et, parmi les premières décisions de Joe Biden :
Il reviendra également sur l’état d’urgence décrété par Donald Trump qui a permis de financer partiellement la construction d’un mur frontalier avec le Mexique, en utilisant des crédits alloués notamment à l’armée américaine. Il devrait également révoquer le décret qui avait interdit aux ressortissants de certains pays à majorité musulmane de se rendre aux Etats-Unis, “muslim ban” que les démocrates avaient vivement combattu.
S’agissant de la politique migratoire, il initiera une politique de régularisation des étrangers sans papiers vivant sur le territoire américain de longue date et y travaillant. Une présence d’une durée minimale – cinq ans, huit ans ?- est évoquée pour pouvoir prétendre à une naturalisation, qui serait inférieure pour les “dreamers”, ces enfants nés à l’étranger mais grandis et scolarisés depuis toujours aux Etats-Unis, où ils étaient entrés illégalement avec leurs parents (…)
Il était également question de révoquer l’interdiction d’accès des personnes transgenres aux fonctions militaires, des programmes de formation des fonctionnaires aux questions de diversité qui seront relancés après qu’ils ont été supprimés par l’administration sortante et d’une évaluation demandée aux administrations de l’équité de leurs politiques et actions à l’égard de toutes les minorités.
Inutile de dire qu’avec une telle politique migratoire, les démocrates n’auront plus besoin de tricher pour gagner les futures élections…
C’est arrivé un 20 janvier…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
-
le 20 janvier: saints du jour français ou en France.
-
St Sébastien, martyr († 288)
-
Sébastien, né à Narbonne, a reçu le glorieux titre de Défenseur de l’Église romaine. On pense que, renonçant à une brillante carrière dans sa patrie, il entra dans l’armée afin de pouvoir plus facilement servir ses frères dans la foi.
Ses grandes qualités le firent bientôt connaître à la cour; il s’y distingua et devint en peu de temps un des favoris de Dioclétien qui le nomma capitaine de la première compagnie de ses gardes. Cette position favorisa ses desseins. Bon nombre de chrétiens lui durent de ne pas faiblir devant les supplices. Il fut pour les païens l’occasion d’une foule de conversions : la grâce de Dieu était en lui, et le Ciel confirmait son zèle par les miracles.
Un apostat le trahit enfin, et il fut traduit comme chrétien devant l’empereur. Sébastien parut sans frayeur en face du tyran, et se proclama disciple de Jésus-Christ : « Quoi! lui dit Dioclétien, je t’ai comblé de mes faveurs, tu habites mon palais, et tu es l’ennemi de l’empereur et des dieux? “J’ai toujours invoqué Jésus-Christ pour votre salut et la conservation de l’empire, reprit Sébastien, et j’ai toujours adoré le Dieu du Ciel. “»
L’empereur, écumant de rage, le livra à une troupe d’archers pour être percé de flèches. Tout couvert de blessures, on le laissa pour mort, baigné dans son sang. Mais, recueilli par une dame chrétienne, il fut bientôt providentiellement guéri. Il alla lui-même se présenter devant Dioclétien, qui, stupéfait de le voir, lui dit : « Quoi! Tu es Sébastien, que j’avais ordonné de faire mourir à coups de flèches? “Le Seigneur, dit Sébastien, m’a guéri, afin de protester, en présence de tout le peuple, contre l’injuste persécution dont vous accablez les chrétiens, qui sont les meilleurs et les plus fidèles citoyens de l’empire.”
L’empereur le fit traîner dans le cirque, pour y être assommé à coups de bâton. Ce fut le 20 janvier 288 qu’il acheva son sacrifice. On l’invoque avec succès contre la peste et les maladies contagieuses.
-
Bx Basile Moreau, prêtre et fondateur des « Congrégation de Sainte-Croix » ou« Marianites de Sainte-Croix » (1799-1873)
Basile-Antoine Marie, neuvième d’une famille de quatorze enfants, naît le 11 février 1799, dans le petit village de Laigné en Belin, près du Mans, à la fin de la Révolution française.
Ses parents, Louis Moreau et Louise Pioger, étaient des agriculteurs et marchands de vin. Ils n’avaient pas la possibilité de faire instruire leurs enfants. Basile et sa sœur Cécile furent les seuls à apprendre à lire et à écrire, grâce au curé de la paroisse, l’abbé Provost, qui le leur apprit.
À l’âge de 15 ans, Basile entra au petit séminaire et, deux années plus tard, il commença ses études en théologie et en philosophie.
Ordonné prêtre en 1821, il fut nommé professeur au séminaire. Plusieurs années plus tard, il devint le recteur du séminaire et s’exerça à la pratique de la patience dans les situations de tension. Il fit l’apprentissage de trois sources de paix : l’humilité, l’amour de la croix et la confiance en la divine Providence.
En 1823, il fut nommé directeur spirituel des Frères de Saint-Joseph, une Congrégation fondée par le Père Dujarié. Douze ans plus tard, il accepta la direction de ces frères et forma également une association de prêtres auxiliaires en vue d’un projet apostolique, lequel devint en 1837, la « Congrégation de Sainte-Croix ».
En 1841, il entreprit un nouveau projet avec un petit groupe de femmes, avec la collaboration principale de Léocadie Gascoin. Ce groupe s’appelait les « Marianites de Sainte-Croix ».
Ces trois sociétés, les sœurs, les frères et les prêtres, guidées par Basile Moreau, furent envoyées en mission dans différents pays.
À la suite de ses visites à Rome, pour obtenir l’approbation des sociétés et pour trouver des solutions aux tensions internes dans la Congrégation, Basile résigna comme supérieur général. Il se retira à la maison des Marianites.
Il continua à travailler comme missionnaire itinérant jusqu’à sa dernière retraite, trois semaines avant sa mort.
Nous admirons son zèle pour la mission, qu’il a décrit dans sa lettre du 19 novembre 1871 : « je ne meurs point et j’espère encore pouvoir prêcher le prochain carême dans une paroisse de notre diocèse. » Il est retourné à la maison du Père le 20 janvier 1873.
Basile-Antoine Marie Moreau a été béatifié au Centre Antarés de Le Mans, le 15 septembre 2007, par le card. José Saraiva Martìns, Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape Benoît XVI.
-
le 20 janvier 250 : martyre de saint Fabien 20ème Pape.
Selon la Tradition de l’Église, Fabien, simple laïc, est à Rome et parmi les fidèles au moment de l’élection de son prédécesseur saint Antère. Quand une colombe vient alors se poser sur sa tête. Il est élu et reçoit les ordres le 10 janvier 236. Il profite de la fin de la persécution pour organiser le fonctionnement de l’Eglise. Il meurt martyr de l’empereur Dèce.
-
le 20 janvier 1309: reconnaissance des reliques de Saint Gaudens.
Dans la bulle « Vita perennis gloria », fulminée le 20 janvier, le pape Clément V reconnaît le caractère authentique des reliques de Saint-Gaudens, martyr des Wisigoths vers l’an 475, et accorde de nombreuses indulgences pour encourager les pèlerinages au sanctuaire. Le pape, ancien évêque du Comminges, a rendu visite à la ville le 13 janvier précédent.
-
le 20 janvier 1666 : décès d’Anne d’Autriche, épouse de Louis XIII.
La reine mère, épouse de Louis XIII, meurt d’un cancer du sein. Fiancée à l’âge de dix ans, Anne d’Autriche épouse le futur Roi de France, le 18 octobre 1615 à Burgos, à l’âge de 14 ans. En 1643, à la mort du Roi, elle devient régente et nomme le cardinal Mazarin, déjà présent dans le Conseil de régence, comme son principal ministre. Lorsque son fils monte sur le trône de France, elle se retire vivre au Val-de-Grâce. Anne d’Autriche est inhumée à la basilique Saint-Denis.
-
le 20 janvier 1709 : décès du père Lachaise, confesseur de Louis XIV.
-
le 20 janvier 1775 : naissance d’André-Marie Ampère, physicien.
André-Marie Ampère est physicien et mathématicien français. D’abord professeur de physique-chimie à Bourg-en-Bresse, puis de mathématiques à l’école Polytechnique, il effectue des recherches sur la théorie de probabilités et l’intégration des équations différentielles partielles. Il est l’inventeur du premier télégraphe électrique et de l’électroaimant, en collaboration avec François Arago. Il est à l’origine de la théorie de l’électromagnétisme et donne son nom à l’unité internationale d’intensité du courant électrique : l’ampère.
-
le 20 janvier 1793 : Garat, notifie au Roi Louis XVI le décret de condamnation à mort de la Convention.
Le Roi lui remet une demande d’un délai de 3 jours pour se préparer. Cela ne lui est pas accordé. Louis XVI fait alors ses adieux à sa famille, dans la salle à manger de la tour du Temple. Il commande à son fils le Dauphin :
“Promettez-moi de ne jamais songer à venger ma mort”.
-
le 20 janvier 1795 : l’armée française occupe la Hollande.
-
le 20 janvier 1805 : Pie VII écrit à Napoléon pour réclamer la restitution des Légations.
-
le 20 janvier 1827 : à l’issue du service funèbre donné en la basilique de St-Denis en mémoire de Louis XVI, Talleyrand est souffleté par Maubreuil.
-
le 20 janvier 1840 : découverte de la Terre Adélie par le navigateur français Dumont d’Urville.
Parti le 1er janvier de Tasmanie, à la tête de deux corvettes, “L’Astrolabe” et “La Zélée”, le navigateur français César Dumont d’Urville découvre une grande étendue terrestre au milieu des icebergs de l’Antarctique. Il la baptise “Terre Adélie” du nom de son épouse et en prend possession deux jours plus tard au nom du roi des Français, Louis-Philippe.
-
le 20 janvier 1842 : apparition de Notre Dame à Alphonse Ratisbonne, qui se convertit.
Juif et athée, le jeune Alphonse Ratisbonne, poussé par un de ses amis strasbourgeois, M. de Bussière, accepte de porter la Médaille miraculeuse et de copier, puisqu’il se refusait à le prononcer, le “Souvenez-vous” de Saint Bernard de Clairvaux. Le 20 janvier 1842, il accompagne M. de Bussière dans l’église de Saint-André delle Fratte à Rome et la Vierge Marie lui apparaît, les mains ouvertes et étendues, lui faisant signe de s’agenouiller. Cette apparition a été reconnue le 03 juin 1842.
Il écrira plus tard :
« J’étais depuis un instant dans l’Eglise lorsque tout d’un coup, je me suis senti saisi d’un trouble inexprimable ; j’ai levé les yeux, tout l’édifice avait disparu à mes regards. Une seule chapelle avait pour ainsi dire concentré la lumière et au milieu de ce rayonnement parut, debout sur l’autel, grande, brillante, pleine de majesté et de douceur, la Vierge Marie, telle qu’elle est sur ma médaille ; elle m’a fait signe de la main de m’agenouiller, une force irrésistible m’a poussé vers elle, la Vierge a semblé me dire : c’est bien ! Elle ne m’a point parlé, mais j’ai tout compris.»
De cette apparition, Alphonse Ratisbonne retire des lumières extraordinaires sur les mystères de la foi. Le 31 janvier, il est baptisé, communie et reçoit la confirmation. Marie-Alphonse Ratisbonne entre dans la Compagnie de Jésus en juin 1842 et devient prêtre en 1848. En 1850, il est nommé aumônier des prisonniers de Brest. Deux ans plus tard, avec l’autorisation du supérieur général des Jésuites, Jean-Philippe Roothaan, et la bénédiction du pape Pie IX, il quitte la Compagnie de Jésus pour rejoindre son frère Théodore et les « Pères de Sion » à Paris. En 1855, il s’installe en Palestine et consacre sa vie au catéchuménat des convertis d’origine juive, au sein de la double congrégation (masculine et féminine) de Notre-Dame de Sion créée et dirigée, pendant plus de cinquante ans par son frère Théodore, lui aussi converti. Il fonde plusieurs monastères et orphelinats.
-
le 20 janvier 1875 : décès de Millet.
Jean-François Millet né le 4 octobre 1814 et décédé le 20 janvier 1875, est un artiste-peintre, pastelliste, graveur et dessinateur du XIXe siècle, l’un des fondateurs de l’école de Barbizon, d’inspiration classique (Poussin, les grands maîtres espagnols). Il est particulièrement célèbre pour ses scènes champêtres et de la paysannerie. Contrairement à beaucoup, il saisit fidèlement les scènes de campagnes dans leur réalité quotidienne.
-
le 20 janvier 1910 : la navigation est interdite sur la Seine, en raison de sa crue.
-
20 janvier 1942 : discours de De Gaulle à la BBC.
“La libération et la vengeance deviennent pour la France de douces probabilités […].Dans l’ordre politique l’apparition certaine de la Russie, au premier rang des vainqueurs de demain, apporte à l’Europe et au monde une garantie d’équilibre dont aucune Puissance n’a, autant que la France, de bonnes raisons de se féliciter.
[…] La France qui combat va lier son effort renaissant à l’effort de l’Union soviétique. […] la France Combattante prouvera sur les champs de bataille actifs et passifs de cette guerre qu’elle est, malgré son malheur provisoire, l’alliée désignée de la Russie nouvelle. »
Totalité du discours lisible ici.
-
le 20 janvier 1946 : démission de De Gaulle, chef du Gouvernement provisoire de la République française.
-
le 20 janvier 1954 : début du siège de Diên Biên Phu.
Les troupes du Vietminh achèvent d’encercler le camp retranché de Diên Biên Phu où le général français Navarre concentre ses 15 000 hommes depuis le 20 novembre. A l’extérieur de la cuvette, plus de 30 000 soldats aux ordres du général Vo Nguyên Giap sont prêts à assaillir les Français. Le siège prend fin le 7 mai par la victoire des partisans de Hô Chi Minh, alors que des solutions militaires existaient : en franco français, avec les milliers de partisans commandés par des officiers français, qui affluaient à marches forcées vers la cuvette ; en franco américain, avec les B52 qui avaient l’autorisation du président américain d’appuyer les troupes françaises. La défaite est un renoncement politique, comme en Algérie…
-
le 20 janvier 1986 : le premier ministre britannique Margaret Thatcher et le président français François Mitterrand conviennent qu’un double tunnel ferroviaire reliera les villes de Douvres et de Calais en 1993.
-
le 20 janvier 1995 : inauguration du Pont de Normandie.
Ce pont franchit d’un seul saut l’estuaire de la Seine entre Le Havre et Honfleur. L’ouvrage, complété après sept ans de travaux, comporte une chaussée longue de deux kilomètres et une travée centrale de 856 mètres, record du monde dans la catégorie des ponts à haubans.
-
le 20 janvier 1996 : première visite d’État d’un président français, Jacques Chirac, au Saint-Siège depuis celle effectuée par le Général de Gaulle en 1959.
Le président Chirac est fait Chanoine honoraire de la basilique St-Jean-de-Latran.
-
le 20 janvier 2000 : réouverture du Parlement de Bretagne détruit par un incendie en février 1994.
Le Parlement où était gardé le dossier du procès URBA !« Il n’y a pas de hasard. » Écrivait Voltaire !
Un dossier plein d’enseignements sur une crise profonde de l’Église
Cyril Farret d’Astiès (auteur de “Un heureux anniversaire? Essai sur les cinquante ans du missel de Paul VI”) réagit au dossier de la Conférence épiscopale sur l’application du Motu proprio Summorum pontificum :
La synthèse des résultats de la consultation sur l’application du Motu proprio Summorum pontificum que la conférence des évêques de France (CEF) a adressée, à sa demande, à la Congrégation pour la doctrine de la foi est, malheureusement, pleine d’enseignements sur une crise profonde de l’Église qui n’en finit plus et dont l’aspect liturgique est, et demeure, le révélateur le plus criant.
La tonalité générale de cette consultation se veut bienveillante en parlant de « situation apaisée » et en constatant que seulement quatre diocèses français ignorent encore l’application du motu proprio (un de ces diocèses a depuis accordé une messe régulière).
Mais c’est pour mieux juger, condamner et donner des leçons avec cet aplomb, cette condescendance, cette morgue si typique de la CEF dont on ne dira jamais assez combien elle n’est qu’un organe administratif, centralisateur, technocratique et bureaucratique qui ne remplace aucunement la charge de chaque pasteur, de chaque évêque, de paître le troupeau que nous sommes et envers qui nous ne négocions pas notre piété filiale.
Et quel fourre-tout indescriptible ! Ce document mêle sentiments, avis personnels, chiffres, hypothèses sans que l’on puisse démêler et identifier les réponses brutes des évêques.
Aucune méthode n’est clairement définie quand bien même de pseudo-synthèses sont censées donner à la Congrégation pour la doctrine de la foi les réponses collectives pour la France. On assène ainsi sans aucun début de commencement de preuve que dans les messes célébrées en forme extraordinaire les « prédications sont médiocres », que les communautés ecclésiales font preuve d’une « faible dimension missionnaire », qu’on y manque « d’union des cœurs », qu’on se désintéresse de l’Esprit-Saint ; que l’on y manque de vertus théologales ; qu’on y fait preuve de « subjectivisme et d’individualisme » ; que ces groupes sont « marqués sociologiquement » ; qu’il s’agit d’une jeunesse « fragile et identitaire » ; que pour beaucoup de fidèles la vie chrétienne « se résume à la pratique dominicale » ; on juge la formation théologique des prêtres des communautés traditionnelles et on se méfie a priori de leur obéissance (mais à qui ou à quoi on ne le précise pas)… Et puis ces vieilles lunes sans cesse répétées dans l’espoir qu’elle deviennent vérité : l’accès limité à la parole de Dieu (on invitera à consulter la lettre n°38 « A nos frères prêtres » de la FSSPX) et l’adoption nécessaire du nouveau calendrier !
N’en jetez plus ! On croit rêver devant tant de mauvaise foi, de procès d’intention, de sentences de la part de ceux qui ont fait de la fameuse réflexion du pape François en début de son pontificat « Qui suis-je pour juger ? » un nouveau commandement ! Ce n’est pas avec de telles analyses que les catholiques attachés à la messe ancienne vont se sentir accueillis et compris ! Comment s’étonner de notre méfiance à l’endroit de cette instance bureaucratique alors que depuis 50 ans les mêmes procès de Moscou sont intentés à tous ceux qui veulent simplement vivre leur foi en catholiques fidèles ?
Le poussif plumitif qui a commis ce document fait mine de regretter un manque de dialogue. Mais nous ne demandons que cela ! Débattons ! Discutons sur le fond des choses, sur la foi catholique, sur ce à quoi nous croyons ! Quand vous voulez, où vous voulez ! Chiche ?
Car nous pourrions à bon droit inverser l’enquête !
Dans un article remarqué du 22 novembre, Jean-Marie Guénois faisait le constat amer aux catholiques, que sur la réalité de la messe et de l’eucharistie, « une partie des théologiens, prêtres, évêques et certains cardinaux, a épousé les thèses du protestantisme ». Il parlait également à ce sujet d’un tabou au sein de l’Église catholique. Cette accusation, longtemps considérée comme un fantasme dialectique des milieux traditionalistes, trouve aujourd’hui un écho angoissé dans tout ce que l’Église catholique compte « d’observants » pour reprendre une classification parlante de Yann Raison du Cleuziou. Un certain nombre d’évêques et de cardinaux a publiquement fait part de son inquiétude devant les profondes failles tectoniques qui parcourent le monde catholique. Le cardinal Sarah s’inquiète d’une Église qui s’apparente à celle du Vendredi Saint, quand doute, trahison, fuite et mort s’abattaient sur la petite communauté. D’où vient cette tempête ? Ce cataclysme ? Cette déchristianisation ? Mais d’où vient donc ce relativisme qui parcourt l’institution bi-millénaire ? Pourquoi tant de troubles dans la formulation de la foi en l’eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne ?
Benoît XVI dans un texte poignant d’avril 2019 consacré aux abus sexuels dans l’Église constatait que notre rapport à l’eucharistie ne peut que susciter l’inquiétude. Et si le pape émérite dédouanait le concile Vatican II qui avait selon lui pour objectif de replacer ce sacrement au centre de la vie chrétienne, Benoît XVI constatait que ce n’est pas un respect renouvelé qui prévaut, mais un comportement qui détruit la grandeur de ce mystère.
Que s’est-il donc passé entre l’objectif fixé par le concile et la pratique actuelle pour aboutir à cette apostasie silencieuse ? Ne peut-on, alors que l’année 2020 a marqué le cinquantenaire de l’adoption du nouveau missel en France (et pas seulement les 13 ans de Summorum pontificum), se demander précisément si la pratique liturgique n’est pas responsable de cet affadissement et de ce long déclin de la foi en la présence réelle et sacramentelle ?
La volonté des réformateurs des années 60 de transformer le missel pour rendre plus manifestes les aspects — bien réels en soi mais non essentiels — communautaire et participatif n’a-t-elle pas conduit à une célébration autocentrée et horizontale qui, perdant de vue le caractère essentiel de la présence réelle sous les apparences du pain et du vin, finit de nos jours par ne plus voir qu’une présence spirituelle promise à ceux qui se réunissent au nom du Christ et partagent en mémoire de la Cène les symboles du pain et du vin ?
Dans le n°122 de la Pensée Catholique, revue aujourd’hui disparue, des religieux et théologiens considéraient en 1969 que l’on « est fondé à craindre que, ne mettant plus en évidence le Sacrifice de Jésus, l’Ordo Missæ ne le voue en fait à l’oubli ; car ce Sacrifice est une réalité trop surnaturelle pour que l’homme puisse, sans signe, s’en souvenir et en vivre. »
Cinquante ans après, nous y sommes bel et bien.
Que l’on ne se méprenne pas cependant. Il ne s’agit pas de disqualifier tous ceux (et ils sont de plus en plus nombreux) qui utilisent le nouveau missel et mettent tout en œuvre pour célébrer dignement, ni de mépriser les fidèles qui, là où ils se trouvent essaient de faire évoluer les paroisses vers davantage d’intériorité et de respect. Il s’agit cependant de réaliser un devoir d’inventaire et de prendre conscience des travers natifs et structurels du nouveau missel qui, par ses permissions et ses omissions, devra toujours lutter contre sa tendance innée à l’horizontalité. Depuis 2007, l’ancienne messe est à nouveau offerte à la piété des fidèles et des prêtres de toute l’Église latine. Il est peut-être temps pour tout un chacun de redécouvrir ce patrimoine spirituel commun, à l’image de monseigneur Joseph Strickland évêque de Tyler, au Texas, qui a été profondément ému et bouleversé lors de sa première célébration de l’ancien missel en juin 2020 en découvrant les trésors de l’antique liturgie.
Le document de la CEF essaie de créer une lutte des classes pour contenir indéfiniment les communautés bénéficiant de l’ancienne messe dans des réserves d’Indiens. Mais le roi est nu ! La jeunesse de l’Église de France est dans nos églises, dans nos séminaires, dans nos cloîtres et, plus généralement, dans ceux des « observants » ! Tremblez pour votre petite rente de boutiquier, fonctionnaires du culte, à force de vous ouvrir au monde il vous aura bientôt digéré !
Yann Raison du Cleuziou dans une très roborative tribune s’interrogeait en plein débat sur l’interdiction du culte dominical :
« L’opposition entre foi et religion, qui fut abondamment mobilisée à l’époque pour jeter la suspicion sur l’attachement aux rites, est encore utilisée aujourd’hui contre les manifestants du dimanche. L’Évangile et tout particulièrement Matthieu 25, est utilisé avec condescendance pour expliquer à ces jeunes que leur attachement à la messe achève de démontrer la superficialité de leur foi. La prudence compassée de certains évêques n’équivaut pas moins à un coup de crosse contre les zélés. Un cardinal [Mgr Grech, le nouveau patron du Synode des évêques] n’hésite pas à qualifier leur impatience « d’analphabétisme spirituel ». Qui peut prouver que ceux qui désirent la reprise des messes ne font rien pour les pauvres ? Ou que ceux qui sont moins pressés en font plus pour ces derniers ? Peut-être ne font-ils rien ? Les préjugés sont nombreux mais ce que montre l’enquête Bayard-Ipsos de juin 2016, c’est que les plus pratiquants sont aussi ceux qui ont le plus d’engagements différents. (…) Dans une institution comme l’Église, le mépris affiché pour les ultimes pratiquants est suicidaire. (…) Aujourd’hui la conclusion des enquêtes sur la pratique catholique est implacable. Si rien n’est fait pour redonner du sens, ou une charge sacrale, à la pratique de la messe, d’une génération à une autre, les pratiquants font des non-pratiquants, et ces derniers enfantent des non-chrétiens. »
La crise religieuse actuelle que subit l’Occident est d’une gravité telle que seul un remède à la hauteur du mal permettra de refonder le catholicisme. Monseigneur Thomas Gullickson, alors nonce apostolique en Suisse, indiquait que, selon lui, « l’ancienne messe est l’avenir de l’Église ».
Voilà le message que j’adresserais à la Congrégation de la doctrine de la foi si elle me demandait mon avis au sujet de l’application du Motu proprio Summorum pontificum !
Cyril Farret d’Astiès
Post Scriptum : il est plus que cocasse de constater dans ce document qui nous accuse de méconnaître le nouveau missel, que son rédacteur semble ignorer lui-même (question 5) que les ornements noirs, les clochettes, l’usage du latin et du plateau de communion, le voilage des statues au temps de la Passion, tout en étant facultatifs, demeurent possibles dans le nouvel ordo…
« Pour la première fois, nous avons choisi de faire passer la vie avant l’économie et toute autre chose ». Vraiment ?
On aura reconnu le mantra de facture humaniste servi par M.Macron et ses ministres, et encore récemment par M.Bruno Le Maire, qui a ajouté : « la vie passe et passera toujours avant tout ».

La vie ? Mais quelle vie ? Faut-il avoir la cruauté de rappeler les empêchements de voir ses vieux parents, voire de les assister dans les derniers moments, voire même de pouvoir se rassembler pour un enterrement. Les entraves à la liberté de culte. A celle de se promener. A celle des rencontres en famille, entre amis. A la pratique du sport et autres délassements communs, y compris pour les enfants. A l’admission de public dans les lieux qui avaient pourtant négocié avec la bureaucratie gouvernementale les protocoles-sanitaires-les-plus-stricts-et-surtout-renforcés. Même aux pratiques démocratiques. Tout cela sans penser un moment solliciter d’abord les capacités de discernement des personnes, au contraire dressées à la peur (du virus) et traitées comme des enfants quoiqu’on n’ose pas forcément, justement, traiter ses enfants comme cela.

La vie ? En réalité, d’abord la santé. Comme rappelé fréquemment par M.Macron lui-même dans son activité twitteuse :

Bien sûr, il s’agit là en réalité de la santé sanitaire (si l’on ose cette expression un peu redondante) des plus âgés, pour lesquels on confine l’ensemble de la population. Il ne s’agit pas de la santé des malades suivis pour d’autres traitements, ni de la santé psychique ou de l’équilibre des enfants que l’on masque à tout va, ni des jeunes ni des étudiants ; ni des adultes, jeunes comme vieux d’ailleurs. Pour paraphraser l’expression de Mme Chantal Delsol qui parle de vie nue « Covid-19 : on abolit l’existence à force de vouloir protéger la vie nue », il s’agit pour le pouvoir macronien de privilégier la santé nue. Avec au demeurant pour le moment un nombre de morts par millions d’habitants qui nous positionne pas très loin des Etats-Unis de M.Trump : un vrai succès.
Privilégier la santé nue ? En fait, même pas. Une des particularités des occupations du ministre de la santé tout au long de l’année juste écoulée aura été d’assurer les conditions optimales et continues de la production d’avortements :

Sans doute voulait-il continuer à tout prix sur la lancée de 2019 avec son record de 232 000 avortements, comme rappelé par les participants à la Marche pour la vie le 17 janvier :

Et les projets du gouvernement et de la majorité présidentielle contre la vie se succèdent encore : proposition de loi pour porter le délai d’avortement de 12 à 14 semaines et restreindre la possibilité des médecins de faire appel à l’objection de conscience ; projet de loi de révision de la loi de bioéthique qui revient en seconde lecture devant le Sénat, incorporant en particulier la possibilité d’IMG jusqu’au terme de la grossesse pour raison psycho-sociale et aussi l’extension de la PMA.

Et pourtant, il avait dit quoi, l’exhibitionniste de l’Elysée ?

La vie passe et passera toujours avant tout ? On hésite entre effroi et dégoût devant tant de mensonge. A comparer avec une des dernières déclarations de M.D.Trump :

Zemmour : “Qu’un gouvernement se précipite pour permettre aux femmes d’avorter, c’est un problème”
Dans Face à l’info, Eric Zemmour revient sur la crise de la natalité en France et en analyse les causes, parmi lesquelles l’avortement (vers 6mn35). A la fin de l’émission, Eric Zemmour dresse le bilan -positif- de Donald Trump :
Condamné pour avoir installé une crèche de Noël
L’Etat a attaqué en justice peu avant Noël la Mairie de Beaucaire pour avoir installé une crèche provençale de Noël.
Le juge des référés Laurent Marcovici de la Cour Administrative d’Appel de Marseille a rendu sa décision condamnant la ville à 5000 euros par jour à compter de cette semaine et jusqu’au démontage de la crèche.
Le Maire de Beaucaire s’exprime en vidéo et annonce saisir le Conseil d’Etat et attaquer parallèlement l’Etat pour discrimination.
Génération Identitaire vient sécuriser la frontière des Pyrénées
Au printemps 2018, une première opération avait eu lieu dans les Alpes sur le col de l’Échelle à proximité de Gap. Poursuivis, les militants de Génération Identitaires avaient tous été relaxés.
Mardi matin, ils se sont rendus dans les Pyrénées pour lancer une nouvelle opération de sécurisation de la frontière.
Communiqué de Génération Identitaire :
Le 5 janvier 2021, la préfecture de Haute-Garonne a décidé la fermeture temporaire du col du Portillon, à la frontière franco-espagnole, en raison d’une « menace terroriste qui demeure très élevée au plan national » et « des mouvements de migrants qui restent soutenus ».
Le préfet Étienne Guyot a considéré qu’il était nécessaire d’interdire la circulation de tous véhicules et des piétons sur ce point de passage.
Face à cette recrudescence de la menace islamiste et d’entrées massives de clandestins, Génération Identitaire se mobilise.
Afin de protéger les Français, nos équipes « Defend Europe » sillonnent actuellement les zones d’infiltration possible près de l’Espagne.
En cas d’intrusion, nous contacterons aussitôt les forces de police et de gendarmerie afin que les migrants clandestins soient interpellés et expulsés.
La mission Pyrénées est lancée !

La charte de l’Islam de France ne condamne pas les actes antichrétiens
C’est pourtant la religion la plus persécutée dans le monde, notamment par les musulmans (via TV Libertés) :
Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a formellement approuvé dimanche soir une “charte des principes” de l’islam de France. Ses dirigeants ont été reçus ce lundi par le président Emmanuel Macron qui avait réclamé ce texte dans le cadre de son offensive contre “le séparatisme islamiste“.
Dans son article 5 sur « La Fraternité », le texte condamne les actes antimusulmans, antisémites, l’homophobie et la misogynie, mais pas les actes antichrétiens, et ce en dépit des attaques d’église et des décapitations récentes qui se sont déroulées sur le territoire français.
Le Monde est-il Charlie ? Tout dépend des jours
L’hypocrisie de la presse dominante en deux images :


Le dessin en question, plutôt bien vu pourtant :

Un petit air de Corée du Nord ou de Nuremberg ?
La mise en scène pour l’inauguration de la présidence de Joe Biden est assez étrange. 190 000 drapeaux pour remplacer les électeurs (de quoi renforcer l’idée selon laquelle les électeurs de Joe Biden sont virtuels…) :
🇺🇸 Les images des 190.000 drapeaux installés pour remplacer le public lors de la cérémonie d’investiture de Joe Biden pic.twitter.com/6sOAikRBnp
— BFMTV (@BFMTV) January 19, 2021

(Nuremberg)

Antiraciste : une profession qui rapporte !
Vous n’écouterez plus Lilian Thuram de la même façon :

Congeler ses gamètes libère la femme ?
Webinaire ce soir, mardi 19 janvier à 20h, sur le thème “Congeler ses gamètes libère la femme ?”.
Avec Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous.
Vous n’aurez ni à télécharger, ni à installer d’application sur votre téléphone ou votre ordinateur. Un clic sur le lien que vous recevrez après votre inscription suffira pour accéder au webinaire (le lien est personnel et valable pour un seul webinaire).
A quand son tour ?
Interrogé par Sonia Mabrouk sur Europe 1 sur le scandale Duhamel, Jack Lang a déclaré :
« Je ne fréquente pas ces milieux, je vis en dehors de tout ça (…) je ne participe pas à des mondanités qui me sont totalement étrangères (…) Je n’ai rien à voir avec ça madame ».
La journaliste rétorque :
« Sauf que vous avez signé une tribune, M. Jack Lang, à la différence de moi, avec des grands noms mais aussi Gabriel Matzneff, pour décriminaliser les rapports sexuels avec les enfants, et vous ne l’avez jamais regretté. »
Jack Lang rappelle que « c’était une connerie », « portée par une sorte de vision libertaire…euh…fautive (…) Je n’ai plus la mémoire exacte de cette pétition qui remonte à plus de 40 ans…60 ans… »
La tribune date de 1977.
Puis il ajoute :
« Écoutez, je vous ai répondu, je ne vais pas en dire plus. »
Mais Sonia Mabrouk n’est pas du genre à se laisser faire :
« Alors pourquoi vous retrouve-t-on à la défense de ceux qui sont accusés, et rarement de ceux qui souffrent ? »
« On a fait une connerie et basta ! » mais voyons : et les conséquences de cette connerie, qui les a subies ?… des excuses à présenter ? …
Ceux qui signent des tribunes pro-avortement nous feront-ils le même sketch dans 40 ans ? A raison de plus de 200.000 morts par an, ça fait cher la “connerie” !
Le “renouveau du débat démocratique” en acte
Courrier du député Emmanuelle Ménard au président de l’Assemblée nationale :

Baisse des naissances en 2020
Selon l’INSEE, au 1ᵉʳ janvier 2021, la France compte 67,4 millions d’habitants. Au cours de l’année 2020, la population a augmenté de 0,3 %. Cette progression est due pour moitié au solde naturel (+ 82 000 personnes), différence entre les nombres de naissances et de décès.
En 2020, 740 000 bébés sont nés en France, soit 13 000 naissances de moins qu’en 2019. Le nombre de naissances diminue chaque année depuis six ans. Si la baisse semblait marquer le pas en 2019, elle repart de nouveau en 2020. En 2020, il y a eu 79 000 naissances de moins qu’en 2014. En recul depuis 2015, l’indicateur conjoncturel de fécondité s’établit à 1,84 enfant par femme en 2020 (sous le seuil de renouvellement des générations estimé à 2,1).
En 2020, 658 000 personnes sont décédées en France, soit 7,3 % de plus qu’en 2019. La pandémie de Covid-19 a particulièrement montrée du doigt. Mais le vieillissement de la population n’est sans doute pas étranger à cette hausse de la mortalité. Au 1ᵉʳ janvier 2021, plus d’une personne sur cinq (20,7 %) en France a 65 ans ou plus. Cette part augmente depuis plus de 30 ans et le vieillissement de la population s’accélère depuis le milieu des années 2010, avec l’arrivée à ces âges des premières générations nombreuses nées après-guerre.
En 2020, 148 000 mariages ont été célébrés, en recul de 34 % par rapport à 2019.
Propagande
Une partie variable de la rémunération des rédacteurs en chef de France Télévision dépend de leurs efforts de renforcement de la couverture de certains sujets. « Diversité, visibilité, Outre-Mer, Europe » sont les objectifs assignés aux rédacteurs en chef de France Télévisions depuis quelques mois.
Le groupe présidé par Delphine Ernotte veut « intéresser » financièrement ses équipes rédactionnelles à l’actualité européenne, l’immigration (diversité et visibilité…) ainsi que l’Outre-mer.
Les syndicats de journalistes devraient être vent debout contre cette atteinte à leur liberté rédactionnelle et éditoriale…
Lors de l’examen du projet de loi audiovisuel, début 2020, plusieurs amendements avaient été déposés (et adoptés) par des députés de la majorité présidentielle afin de pousser France Télévisions à renforcer sa couverture européenne. La crise du Covid-19 a mis un terme à l’examen du texte. Le régime a visiblement trouvé un autre moyen pour faire passer sa propagande.
Maxime Calligaro, qui travaille au Parlement européen pour le groupe de Renew Europe (auquel sont rattachés les élus macronistes), se lamente :
« Regardez le succès du livre de Philippe de Villiers ! Jusqu’ici, seuls les populistes ont su trouver le storytelling pour intéresser à l’Europe ».
C’est arrivé un 19 janvier…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
-
le 19 janvier: saints du jour français ou en France.
-
St Laumer, abbé du monastère de Corbion († 593)
-
Saint Laumer, abbé du monastère de Corbion qu’il fonda dans la solitude du Perche, meurt près de Chartres, en 593.
-
St Remi, évêque de Rouen († v. 762)
À Rouen, vers 762, saint Remi, évêque de la ville meurt. Frère du Roi Pépin, il veilla avec une application zélée au chant de la psalmodie à la manière romaine.
-
le 19 janvier 638 ou 639 : décès de Dagobert Ier, Roi de France.
Arrière-petit-fils de Clovis, il règne sur l’Austrasie de 622 à 632 et est Roi des Francs de 629 à 639, c’est un des derniers grands Rois mérovingiens. Il est inhumé dans la basilique de Saint-Denis qu’il a fait agrandir en prévision de ses obsèques. Son règne, long de 10 ans, a été marqué par l’unification du Royaume franc auquel il a donné Paris pour capitale.
Tombeau de Dagobert Ier, basilique Saint-Denis, réalisé au XIIIe siècle.
-
le 19 janvier 973 : décès du pape Benoit VI.
-
le 19 janvier 1144 : Geoffroy Plantagenêt prend Rouen.
Geoffroy V d’Anjou, dit le Bel ou Plantagenêt est comte d’Anjou et du Maine puis, plus tard, duc de Normandie.
Il est surnommé Plantagenêt à cause du brin de genêt qu’il a l’habitude de porter à son chapeau. Il est le fils de Foulque V, comte d’Anjou et Roi de Jérusalem, et d’Erembourge du Maine. Son fils Henri II d’Angleterre est le fondateur de la dynastie Plantagenêt d’Angleterre.
-
le 19 janvier 1343 : la Trêve de Malestroit entre la France et l’Angleterre est conclue pour une durée de trois ans grâce à l’intervention du pape Clément VI.
-
le 19 janvier 1344 : décision de créer la compagnie des Chevaliers de la Table ronde.
Édouard III, roi d’Angleterre organise à Windsor une “fête de la Table ronde”, où il fait le vœu public de créer la compagnie des Chevaliers de la Table ronde. C’est l’origine de l’ordre de la Jarretière en 1349.
Durant le bal, la Comtesse de Salisbury, maîtresse du roi d’Angleterre Edouard III, perd lors d’une danse la jarretière bleue, qui maintenait son bas. Edouard III s’empresse de la ramasser et de la lui rendre. Devant les sourires railleurs de l’assemblée, le roi se serait écrié en français, alors langue officielle de la cour d’Angleterre :
“Messieurs, honni soit qui mal y pense ! Ceux qui rient en ce moment seront un jour très honorés d’en porter une semblable, car ce ruban sera mis en tel honneur que les railleurs eux-mêmes le rechercheront avec empressement.”
-
le 19 janvier 1419 : Rouen se rend au roi d’Angleterre, Henri V de Lancastre, après six mois de siège.
Toute la Normandie est aux mains des Anglais, qui profitent de la guerre entre Bourguignons et Armagnac, toute sauf le Mont Saint Michel, terre française sur laquelle le flotta jamais jusqu’à nos jours un drapeau étranger.
-
le 19 janvier 1544 : naissance de François II, futur Roi de France.
Voir les chroniques du 18 septembre, du 24 avril et du 05 décembre.
-
le 19 janvier 1591 : les troupes d’Henri IV, déguisés en meuniers, échouent à prendre Paris.
Cet épisode est appelé « la journée des farines ». Henri de Navarre est l’héritier du trône selon la loi salique. Mais les lois fondamentales du Royaume interdisent à un prince non catholique d’accéder à ce trône. Paris, profondément catholique est aux mains de la Sainte Ligue. En ce début d’année elle résiste donc au prétendant légitime. La ville s’ouvrira avec faste et avec joie après la conversion du Roi et son sacre à Chartres (voir les chroniques du 27 février pour le sacre et du 22 mars pour l’entrée à Paris avec surtout la messe d’action de grâce du Roi à Notre Dame, où l’archange Saint Michel se rend visible aux yeux de toute l’assistance au côté du Roi.)
-
le 19 janvier 1544 : naissance de François II, Roi de France.
François II est le fils aîné d’Henri II, Roi de France et de Catherine de Médicis. Fiancé dès l’âge de cinq ans à Marie Stuart, reine d’Écosse, il l’épouse en 1558 à 14 ans et devient roi d’Écosse. Il succède à l’âge de 15 ans à son père Henri II, mort accidentellement, le 10 juillet 1559. Après seulement quelques mois de règne, François II meurt le 5 décembre 1560 d’une otite devenue un abcès.
-
le 19 janvier 1660 : réconciliation de Louis XIV et du prince de Condé.
-
le 19 janvier 1668 : traité secret entre la France et l’Autriche.
Un traité secret est négocié à Vienne par l’envoyé français, Grémonville, et prévoit le partage de la succession d’Espagne entre Louis XIV (Pays-Bas, Franche-Comté, Navarre, Naples, Sicile) et l’empereur Léopold Ier (Milanais, Espagne, Indes).
-
le 19 janvier 1813 : Napoléon visite son plus célèbre prisonnier : le pape Pie VII.
Napoléon se rend à Fontainebleau, où le pape est retenu depuis mai 1812, et sollicite une audience : l’appui de l’épiscopat lui est indispensable pour apaiser l’opinion catholique, troublée depuis sa défaite devant le tsar. Pour obtenir son appui il restitue au Souverain Pontife les Etats pontificaux, avant de lui rendre sa liberté 4 jours plus tard.
-
le 19 janvier 1899 : condominium égypto-anglais au Soudan.
A la suite de la prise de contrôle britannique sur Fachoda, et malgré l’exploit de la colonne Marchand, l’Égypte et la Grande-Bretagne établissent un condominium commun sur le Soudan. La France, définitivement évincée de la vallée du Nil, par l’accord de mars, avec l’Angleterre, reçoit en compensation la région de l’Ouaddaï et quelques territoires du Soudan tchadien.
-
le 19 janvier 2000 : adoption des 35 heures.
La loi Aubry réduit le temps de travail de 39 à 35 heures par semaine.
-
le 19 janvier 2001 : rappel à Dieu de Gustave Thibon.
Philosophe catholique français, grand ami de Simone Weil et de Charles Maurras.
Mise en place d’un totalitarisme sous prétexte de crise sanitaire
Bruno Riondel, professeur d’histoire et récent historien du communisme, s’inquiète des potentialités totalitaires de la gestion de la crise sanitaire:
Pour commander son ouvrage, c’est ici.
On ne peut pas remettre en cause un système de l’intérieur
Discours de Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune, lors de la Marche pour la vie de dimanche:
Permettez-moi une mise en perspective des exploits législatifs de ces derniers mois à la lumière de l’expérience du Pr Lejeune et de celle de la fondation dans le domaine scientifique, médical et bioéthique.
S’agissant de l’allongement des délais de l’avortement, on entend de plus en plus, de la part de ceux qui s’en indignent, qu’il faudrait revenir à l’esprit de la loi Veil, comme s’il y avait eu un âge d’or de l’avortement. Pour un peu, Mme Veil aurait été opposée à l’avortement ! Non, la loi Veil n’est pas la solution, elle est le problème. Et valoriser la loi Veil, c’est rendre inéluctables les évolutions qu’elle engendre. Car, historiquement, son objet n’est pas de restreindre l’avortement mais d’en ouvrir l’accès. Sa malice ne réside pas dans ses modalités mais dans sa progressivité. C’est au nom de l’accomplissement de la loi Veil que l’entretien préalable, la condition de détresse, les tentatives de dissuasion, l’objection de conscience, l’autorisation parentale pour les mineures, les délais finissent par disparaître. On nous a bien expliqué que ces précautions avaient été prises pour rassurer les parlementaires hésitants des années 70 mais qu’elles n’avaient plus de raisons d’être aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que l’avortement est devenu un soin comme un autre dans ce nouvel ordre établi dont la remise en cause est punie de prison. Le pire est de s’indigner de l’avortement à 9 mois voté fin juillet et de faire semblant d’ignorer que cette pratique est déjà autorisée dans la loi Veil pour les enfants handicapés. Pourquoi les enfants en bonne santé ne seraient-ils pas aussi les heureux “bénéficiaires” de l’avortement sans délai qu’on préconise si facilement pour les enfants trisomiques ? Pourquoi cette disparité de traitement ? Il est où l’accueil de la différence ? Je suis contre le passage de l’avortement à 9 mois, mais pour tout le monde ! Et, de ce fait, je suis contre cette discrimination créée par la loi Veil !
Quant aux lois de bioéthique, elles souffrent d’une polarisation sur un seul thème qui cache tous les autres : la PMA pour toutes qu’il faudrait combattre pour s’en tenir sagement à la PMA dite médicale. Mais c’est la PMA dite médicale qui permet la PMA pour toutes, dont elle n’est qu’une variante. C’est la PMA dite médicale qui contient le scénario de toute l’industrie procréatique : prélèvement, sélection et conservation des gamètes, fabrication, congélation et décongélation des embryons, expérimentation et destruction des embryons dans des projets de recherche douteux qui incluent les bébés médicaments, les bébés à trois parents et le transgénisme. Vouloir s’en tenir à la PMA dite médicale qui a déjà instauré le tri, la traque et le troc d’embryons, c’est rendre inéluctable la PMA pour toutes. Pourquoi ? Mais parce qu’une technique n’est jamais neutre, elle propage une certaine vision du monde. La technique de la PMA a sa propre logique de performance, d’efficacité et d’exhaustivité qui ambitionne toutes les évolutions possibles, y compris de devenir la norme de la reproduction. La meilleure illustration est le projet du DPI-A c’est-à-dire le tri systématique des embryons trisomiques pour chaque PMA et qui nous a valu cette phrase d’un député dans l’hémicycle : « Oui il faut traquer, oui je dis traquer les embryons porteurs d’anomalies chromosomiques. »
Pour conclure :
– ces transgressions ne sauraient trouver de limite dans la convocation permanente du Cheval de Troie qui les porte, que ce soit la loi Veil ou la loi de bioéthique depuis 1994 ;
– si l’on veut remettre en cause un système, on ne peut le faire de l’intérieur ; vouloir rester dans la culture de la loi Veil et de l’industrie procréatique c’est être en liberté surveillée pour que rien ne change ;
– il n’y a pas de rupture anthropologique brutale mais un nœud coulant, noué depuis 45 ans, et qui se resserre inéluctablement sur une société dans le déni ; la première chose à faire est de nommer les mensonges qui permettent ces ignominies. « Ne pas les désigner c’est participer. » A l’aube d’une époque qui commence peu à peu à se libérer des grands libérateurs des années 70, c’est un réel motif d’espoir.
Crise de la liturgie et crispation épiscopale
Dans un article de Res Novae, la lettre mensuelle de l’abbé Barthe, Don Pio Pace souligne que
La liturgie catholique, cinquante ans après la réforme, est comme à la libre disposition de tous et chacun des acteurs. Et elle continue de se pulvériser. Le rite a assumé dans la culture contemporaine une « nouvelle autonomie » en changeant de signification dans une « discontinuité culturelle », remarque Andrea Grillo, professeur à l’Institut Saint-Anselme, à Rome, dont un ouvrage est étudié par Claude Barthe dans l’éditorial de cette livraison : « Le terme ritus prend une autre signification lorsqu’il est utilisé dans le Ritus servandus du missel post-tridentin et dans les Prænotanda élaborées à partir du concile Vatican II »[i].
L’une des caractéristiques majeures de la liturgie de Vatican II avait été, en effet, d’adopter une forme rituelle informe[ii]. L’importance des modifications apportées aux rites antérieurs, dont l’effet novateur était multiplié par une surabondance de choix possibles laissés au célébrant, et par l’absence de régulation précise des gestes, des attitudes, et souvent des paroles, a fait exploser le rite romain. Aujourd’hui, le culte est souvent devenu d’une telle banalité, qu’il semble décourager de nouvelles « avancées ». Il n’en est rien. Il existe encore des possibilités de déritualisation, dont on pourrait donner d’innombrables exemples. Ce n’est plus l’heure de la réformation brutale, mais du gentil n’importe quoi – concernant tout de même la prière officielle et publique de l’Église. […]
Concernant la lettre apostolique en forme de motu proprio Spiritus Domini, du 11 janvier 2021, ouvrant les ministères du lectorat et de l’acolytat à des femmes, l’abbé Claude Barthe écrit :
[…] Déjà, depuis le début de la réforme, des laïcs, hommes et femmes, en habit de ville entouraient l’autel : lecteurs, distributeurs de la communion (distribution légalisée par l’instruction Immensæ caritatis du 29 janvier 1973). Il existait donc des femmes lectrices et d’autres qui distribuaient la communion. Quant à l’autre fonction des acolytes, le service de l’autel, traditionnellement dévolu dans les paroisses à de jeunes garçons qu’on assimilait pour l’occasion à des clercs en les revêtant de soutanelles ou d’aubes, on prit de plus en plus l’habitude de le confier à des filles – parfois, comme en Allemagne, à de grandes adolescentes – qu’on revêtait de soutanes ou d’aubes. En 1970, c’était encore un « abus » (instruction Liturgicæ instaurationes). Mais en 1994, c’était officiellement permis (réponse de la Congrégation pour le Culte Divin, du 15 mars). […]
Dans le même temps, est diffusé un dossier réalisé par la Conférence des évêques de France sur la pratique de la forme extraordinaire du rite romain, intitulé : « Synthèse des résultats de la Consultation sur l’application du Motu proprio Summorum Pontificum demandée par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en avril 2020 ». Paix Liturgique souligne le caractère méprisant du texte :
Globalement, malgré l’énumération de constats positifs à propos de Summorum Pontificum (pacification, réponse à un besoin pastoral), systématiquement minimisés par le rédacteur de la synthèse, la CEF s’avère méprisante pour les participants à la liturgie traditionnelle : formation indigente des prêtres, d’est-à-dire pas assez conciliaire, et suspicions, pour la même raison, sur l’enseignement donné par la FSSP et l’ICRSP ; faible dynamisme missionnaire (pourtant l’âge et le taux de croissance…) ; prédications « médiocres » ; ignorance de la FSSPX déclarée « hors de l’Église ».
Ce dossier comprend plusieurs contre-vérités, signe d’un travail certainement bâclé, pour ne pas dire malhonnête.
- Evoquer une moyenne moins de 100 personnes par lieu où est célébré la messe selon la forme extraordinaire est globalement faux.
- La forme extraordinaire qui ne serait pas missionnaire est une calomnie. On attend d’avoir les chiffres : baptêmes, catéchèse, vocations…
- Les mariages, obsèques, baptêmes, onction des malades sont loin d’être “ponctuels et exceptionnels”
- de nombreux évêques diocésains sont venus conférer des ordinations (ce qui a provoqué chez certains un conflit avec leur presbyterium…)
Au-delà de ces éléments factuels, le dossier souligne que la question de l’enrichissement mutuel des deux rites est bloqué. Ajoutons que la lettre apostolique Spiritus Domini, mentionnée au début de cet article, accentue cette division. Le dossier souligne aussi que des séminaristes diocésains s’enrichissent “par leur propre réseau” de la célébration de la forme extraordinaire, preuve d’un manque dans les séminaires diocésains. Les évêques voudraient recourir davantage à des prêtres diocésains pour célébrer la forme extraordinaire, mais le manque de vocations les en empêche. Sur ce sujet, il y a certainement une réflexion à mener…
Ce dossier souligne aussi l’engouement (visiblement préoccupant) des jeunes pour la liturgie traditionnelle. Il n’y a qu’à constater la moyenne d’âge du pèlerinage de Chrétienté à Chartres (autour de 20 ans). Enfin, ce dossier montre aussi le blocage, voire la crispation épiscopale à l’égard de la forme extraordinaire, qu’il faut « ne pas étendre ». Nous pourrions rapporter ici les multiples vexations et blocages subis dans les diocèses par bon nombre de prêtres d’instituts de la forme extraordinaire. Difficile ensuite de leur reprocher de ne pas s’intégrer suffisamment dans la pastorale du diocèse.
L’unité de l’Eglise semble encore confondue avec l’uniformité, et l’on retrouve la vieille lubie d’un calendrier liturgique uniforme. Il est aussi indiqué que les instituts traditionnels n’étudieraient pas le dernier concile. C’est encore faux. Et non seulement ils l’étudient, mais ils n’hésitent pas à étudier également la forme ordinaire, laquelle pose un certain nombre de problèmes. Quel bilan pour cette forme, souvent difforme, 50 ans après son application ? Les bilans ne se bousculent pas. Je renvoie les lecteurs à cette synthèse d’Yves Daoudal, qui mériterait d’être lue par les évêques pour comprendre pourquoi certains prêtres refusent de la célébrer. Cela nous amène au juste constat de ce document de la CEF : l’attachement à la liturgie traditionnelle a des fondements doctrinaux qui divergent de ceux sur lesquels repose la forme ordinaire. Jean-Marie Guénois, dans un article récent du Figaro (23 novembre 2020), constatait une « division profonde dans l’Eglise » sur la présence réelle, conséquence de divergences théologiques majeures sur l’eucharistie.
Zemmour : « Le plus grand crime d’Emmanuel Macron […] c’est d’avoir laissé partir Alstom chez General Electric »
Dans Face à l’Info sur CNews, Eric Zemmour a d’abord abordé le refus du gouvernement de vendre Carrefour à une entreprise canadienne, puis à la fin de l’émission, il a abordé la fameuse Charte de principes pour l’Islam de France :
A tous les covidistes intégristes
Billet d’humeur proposé par un lecteur :
Le reportage de TV Libertés sur La Marche pour la vie
Vers 11mn35 :
Le nombre de malades entre les données de Santé Publique France et celles des hôpitaux est différent
C’est une enquête de Nice Matin :
Alors que tous les regards sont braqués sur le nombre de lits disponibles pour accueillir des malades souffrant de formes graves de Covid, on découvre d’importantes divergences dans les chiffres.
Il ne s’agit pas de minimiser l’ampleur de l’épidémie ni sa gravité, alors que le virus continue de circuler activement sur le territoire. Mais de faire état de la réalité de la situation, aussi objectivement possible. Or la situation dans les Alpes-Maritimes, selon qu’elle s’appuie sur les données de Santé publique France, ou sur celles fournies au quotidien par les acteurs de terrain, prend des visages différents.
Nous avons fait cette découverte après avoir reçu des courriers de médecins hospitaliers s’étonnant des discordances entre les informations diffusées par Nice-Matin au sujet des hospitalisations pour Covid (issues de Santé publique France) et les observations de terrain. […]
Suisse : Le diocèse de Coire soutient le référendum contre la dénaturation du mariage
Dans un bref message du 8 janvier 2021, l’évêché de Coire invite ses prêtres et agents pastoraux à soutenir le référendum contre le ‘mariage pour tous’ lancé par des membres de l’Union démocratique du Centre UDC et de l’Union démocratique fédérale (UDF).
L’administrateur apostolique, Mgr Pierre Bürcher, avec le soutien du Conseil épiscopal (le siège épiscopal est vacant depuis la démission de Mgr Vitus Huonder en mai 2019), recommande aux prêtres, diacres, agents pastoraux ou personnel d’Eglise de s’engager en faveur du référendum. Il invite à signer ou à s’inscrire sur le site du comité référendaire.
Les évêques suisses avaient publié un communiqué le 4 décembre.
Etats-Unis : fracture au sein de l’Eglise, à l’image du pays
Intéressante analyse de Sandro Magister :
À partir du 20 janvier, Joe Biden deviendra le deuxième président catholique des États-Unis, mais dans un paysage politique et religieux bien différent de celui de son prédécesseur, John. F. Kennedy.
Le problème de Kennedy était d’assurer à tous les citoyens que sa foi catholique n’interférerait pas avec sa fidélité à l’Amérique. Celui de Biden est en revanche de rassembler une nation profondément divisée, dans laquelle l’Église catholique elle-même s’est fracturée en deux moitiés, à tous les niveaux : dans la hiérarchie, parmi les fidèles, chez les électeurs et entre les électeurs du congrès et du sénat.

Dans le graphique du Pew Research Center que nous reproduisons ci-dessus, on peut remarquer que chez les protestants, au Capitole, les républicains sont bien plus nombreux que les démocrates ; que chez les juifs les démocrates ont une majorité écrasante ; que tous les mormons sont républicains et que ceux qui appartiennent aux religions non judéo-chrétiennes sont tous démocrates. Les lignes sont donc claires.
Les catholiques en revanche sont ceux qui sont les plus divisés entre les deux camps, même s’ils sont un peu plus nombreux chez les démocrates que chez les républicains. Et l’on sait que cette division est loin d’être pacifique, surtout après quatre ans de présidence de Donald Trump.
Une autre donnée mise en évidence par le graphique, c’est que les membres actuels du congrès et du sénat semblent bien plus « religieux » que ne le sont les citoyens des États-Unis dans leur ensemble.
Les catholiques, en particulier, représentent 30% des élus, bien au-dessus des 20% de leur moyenne nationale. Et même les chrétiens, dans leur ensemble, catholiques et protestants, sont bien mieux représentés au Capitole que dans la population : 88% contre 65%.
C’est tout le contraire pour les « none », c’est-à-dire les athées, les agnostiques et ceux qui n’ont aucune appartenance religieuse. Alors qu’ils représentent 26% des adultes des États-Unis, une proportion en augmentation constante, il n’y a qu’un seul membre qui se revendique comme tel au Congrès et au Sénat, soit un misérable 0,2% des élus. Il s’agit du sénateur de l’Arizona, Kyrsten Sinema.
Dans son enquête, le Pew Research Center n’a pas mesuré les niveaux de croyance et de pratique religieuse des élus, il s’est borné à répertorier leurs appartenances déclarées. Et ce n’est pas un mystère que la vague de sécularisation atténue en général l’intensité des croyances et donc également leur impact sur la politique.
Et même sur ce point, le facteur catholique se distingue. À commencer par la personnalité du président élu.
Biden est sans aucun doute un catholique sincère. Croyant et pratiquant, qui va à la messe tous les dimanches. Dans les moments douloureux de sa vie de mari et de père, la foi a eu sur lui un impact fort et visible. Et même dans sa course à la présidence, il n’a jamais fait mystère qu’elle était pour lui une source d’inspiration. Ses détracteurs pourraient lui reprocher tout au plus de ne pas être cohérent en tout points avec sa foi, en particulier quand il voudrait faire de l’avortement un droit constitutionnel.
Aux États-Unis bien plus qu’en Europe, en Italie ou à Rome, il s’agit d’une « vexata questio ». Qui ne se posait pas sous Kennedy mais qui, depuis l’arrêt de la Cour suprême américaine qui a légalisé l’avortement en 1973, est devenue de plus en plus controversée.
Le choc le plus dur a eu lieu en 2004, quand le candidat démocrate aux élections présidentielles, qui allait ensuite perdre face à George W. Bush, était à l’époque John Kerry, lui aussi catholique et « pro choice ». Certains évêques voulaient pour cette raison lui refuser la communion. Mais le président de l’époque de la Conférence épiscopale américaine, Wilton Gregory, n’était pas de cet avis, tout comme l’archevêque de Washington de l’époque, le cardinal Theodore McCarrick qui était également président de la commission épiscopale pour la « domestic policy ».
C’est à eux deux que le cardinal préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi de l’époque, Joseph Ratzinger, avait fait parvenir une note sur les « principes généraux » qui pourraient mener à refuser la communion aux politiciens catholiques qui font systématiquement campagne pour l’avortement.
Mais Gregory et McCarrick ont caché cette note de Ratzinger. Ce dernier a cependant reconnu dans une autre lettre que les principes qui avaient été rappelés ouvraient toutefois un espace à un « jugement prudentiel » sur le fait de donner ou pas la communion, comme l’admettaient d’importants cardinaux « néo-conservateurs » tels que Avery Dulles et Francis George.
Et aujourd’hui ? Avec Biden, la question se pose à nouveau dans les mêmes termes. Il lui est déjà arrivé de se voir refuser la communion et les évêques américains apparaissent cette fois encore divisés.
Comme on le sait, McCarrick a quitté la scène, et a même été réduit à l’état laïc. Mais Gregory est quant à lui devenu archevêque de Washington et cardinal et il s’est prononcé en faveur de donner la communion à Biden. Alors que l’archevêque émérite de Philadelphie, Charles Chaput, s’est exprimé en sens inverse dans un article publié sur « First Things » le 4 décembre.
Mais il est probable que cette fois encore, les « jugements prudentiels » trouvent leur place. La Conférence épiscopale des États-Unis, actuellement présidée par l’archevêque de Los Angeles José Horacio Gòmez, a créé un groupe de travail sur les politiques du nouveau président qui « entreraient en conflit avec l’enseignement de l’Église et les priorités des évêques », en particulier concernant l’avortement, l’identité sexuelle, la santé et l’enseignement.
Cependant, dans le camp adverse, chez ceux qui considèrent Joe Biden comme le phare politique, le poids des cardinaux et des évêques tels que Gregory s’accroit, avec le soutien évident du Pape François. Avec eux, il semblerait qu’on assiste au retour – dans la manière de traiter la question de l’avortement dans le même bloc que la défense ‘intégrale’ de la vie et donc en même temps des pauvres, des vieux, des migrants, des homosexuels et de la nature – de ce « seamless garment », cette tunique sans couture de portait Jésus, qui était la formule-fétiche de l’Église progressiste américaine des années quatre-vingt, avec à sa tête le cardinal de Chicago, Joseph L. Bernardin (1928-1996).
Il ne faut également pas sous-estimer le fait que cette division entre le camp de Trump et celui de Biden traverse non seulement les citoyens américains mais aussi les catholiques américains, et que cette division est d’une radicalité inédite, l’invasion barbare du Capitole de ce 6 janvier en a été la révélation poussée à l’extrême. Parmi les observateurs, certains disent que pour retrouver un pays à ce point divisé, il faut remonter à l’avènement d’Abraham Lincoln à la présidence en 1861 et au déclenchement de la guerre de sécession.
Le Pew Research Center relève qu’à la veille de ces élections présidentielles, pas moins de neuf électeurs sur dix, républicains comme démocrates, considéraient que la victoire du candidat adverse constituerait un « préjudice à long terme » pour la nation. Et les catholiques, comme on l’a vu, sont le seul grand groupe religieux en Amérique au sein duquel les deux camps de cette opposition politique sont représentés, et le moins qu’on puisse dire c’est que la cohabitation est loin d’être pacifique.
John. L. Allen Jr, le prince des vaticanistes américains, fait cependant aussi remarquer que les catholiques représentent un cinquième de la population des États-Unis, et que donc une action de leur part en faveur de l’unité dans la diversité pourrait bien changer le paysage culturel tout entier, si seulement il avançait pour le rendre justement plus « catholique », plus inclusif et plus ouvert.
On peut interpréter la prise de distance critique de certains militants pro-life envers Trump comme un signal dans cette direction, malgré qu’ils aient soutenu sa politique anti-avortement et qu’ils continuent à s’opposer à la ligne contraire incarnée par Biden.
Avec un président catholique, l’heure d’un « Catholic moment » pour l’Amérique est peut-être venue. L’heure de vérité pour l’Église catholique des États-Unis.
Jeunes mariés
Jean-Marie et Jany Le Pen, mariés civilement depuis 1991, se sont mariés religieusement samedi 16 janvier dans la plus stricte intimité, en présence de l’abbé Philippe Laguérie, cofondateur et ancien supérieur de l’Institut du Bon-Pasteur, qui a reçu le consentement des époux, avec le mandat de l’évêque de Nanterre.
Jeanny Paschos (désormais Mme Le Pen) était mariée validement avec un luthérien, comme elle. Son mari étant décédé en 2010, Mme Paschos était veuve. D’autre part elle a abjuré le protestantisme et professé la Foi Catholique, avant l’échange des consentements.
Quant à Jean-Marie Le Pen, il n’avait jamais été marié.

