Cent cailloux dans la chaussure de monsieur Macron
Rémy Prud’homme, diplômé d’HEC, d’Harvard et docteur en Sciences-économiques, est professeur émérite d’économie. Il a enseigné notamment à Paris XII. Il vient de publier un recueil de chroniques, publié aux éditions L’Artilleur, intitulées Cent cailloux dans la chaussure de monsieur Macron.
Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, un grand nombre de décisions ont été prises, pour donner suite aux promesses de la campagne présidentielle ou bien, plus souvent, pour réagir à une actualité économique, sociale ou sanitaire brûlante. En économiste et citoyen attentif, Rémy Prud’homme a rédigé au jour le jour, tout au long des trois dernières années, de brèves analyses au sujet des nombreuses mesures qu’il a estimées surprenantes, infondées ou carrément absurdes. Ces 99 billets, toujours étayés par des sources chiffrées, sont autant de petits cailloux qui marquent les erreurs et autres partis pris qui ont trop souvent émaillé le chemin de ce quinquennat. Parmi ces chroniques, reviennent régulièrement des sujets comme le climat et le CO2, la voiture électrique, la gestion des hôpitaux, la réforme de la SNCF, celle des retraites, l’écologisme… et au-delà de ces sujets particuliers, ce sont à la fois les médias et les décisions politiques qui sont dénoncés. Par exemple, à propos de Greta, manipulée comme une marionnette par des parents militants, l’auteur écrit :
Il s’agit là d’un évènement rare, aléatoire, qui appelle notre tristesse et notre compassion, mais qui n’a aucune signification. Ce qui a une signification, en revanche, c’est l’accueil extraordinaire fait dans le monde, ou en tout cas dans le monde occidental, à la personne de la jeune malade, à son discours irrationnel, à ses préconisations. Les plus hautes autorités civiles et religieuses, du président de la France au pape, la reçoivent, la prennent au sérieux, l’écoutent, la cajolent. […]
[…] Greta est devenue une star, une icône, un modèle, un maître (on hésite à écrire : à penser), une sainte. Une sainte. On a sans doute là un début d’explication du phénomène. Le réchauffisme est une religion. Il avait sa doctrine, son catéchisme, ses pontifes, ses clercs, ses processions, ses conciles, ses Jésuites, ses banques. Il lui manquait ses saints. Il prétendait reposer sur la science, une science officielle certes, mais une science tout de même. Il jette cette béquille aux orties. Aucun responsable du GIEC, aucun député écologiste, n’a dit – et sans doute ne dira – que la capacité de Greta à “voir à l’oeil nu” des rejets de CO2 repose sur du vent – le vent des éoliennes peut-être. Le réchauffisme préfère maintenant s’appuyer sur les miracles de sainte Greta. Il a raison : c’est plus sûr. Une tournée d’apparitions de sainte Greta fait plus pour la cause que deux ou trois COP. A un coût en CO2 bien moindre. Malraux disait : “le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas” ; il serait sans doute surpris de voir comment sa prédiction se réalise.
Un violeur libéré de manière anticipée dans le cadre des mesures contre le Covid : plainte contre l’Etat
Il est nécessaire que les responsables paient pour ce scandale :
Anne-Lise, une jeune Iséroise de 18 ans, et ses parents ont annoncé ce mardi avoir déposé un recours pour faute lourde contre l’État, a appris franceinfo auprès de leur avocat, Fabien Rajon. Cette plainte survient après le viol en octobre dernier de la jeune femme, alors âgée de 17 ans. Selon maître Rajon, le suspect présumé, condamné à huit reprises, avait été libéré de manière anticipée quelques semaines avant l’agression dans le cadre des mesures liées à la lutte contre le Covid.
Il dénonce un “scandale judiciaire” alors que le casier de cet homme portait de nombreuses condamnations, dont une prononcée en 2018 pour violences, agression sexuelle ainsi que arrestation, enlèvement, séquestration sur sa compagne. Il avait été condamné à cinq ans de prison, dont quatre fermes, et il n’était en théorie libérable qu’en novembre 2021. Selon maître Rajon, cet homme est finalement sorti de prison au début du mois de mai 2020. Pour lui, les motifs de cette libération, sans débat contradictoire, sont clairement liés à la situation dans les prisons lors de la première vague de l’épidémie de Covid-19 au printemps dernier, alors même que, toujours selon lui, le risque de récidive de cet individu avait été soulevé.
Jean-Marie Le Pen et Jacques Bompard parlent d’unité
Communiqué commun de Jean-Marie Le Pen et Jacques Bompard :
Comme rapporté dans Le Figaro, Jean-Marie Le Pen et Jacques Bompard se sont entretenus par visioconférence vendredi 19 mars.
Par la grâce et la mémoire des années d’engagement commun, l’incompréhension durable entre le président d’honneur du Front national et le maire d’Orange a été mise au ban des souvenirs. « Nous sommes d’accord sur l’essentiel. C’est déplorable de voir des listes du RN face à des candidats de sensibilité parallèle. Il faut favoriser les axes d’unité. Le plus dur est devant nous, et nous allons vivre des moments difficiles. Il est nécessaire, plus que jamais, de réunir les gens de bonne volonté », affirme Jean-Marie Le Pen. Il a donc été convenu de tout tenter pour éviter de reproduire l’erreur de Tarascon sur les cantons d’Orange et de Bollène lors des prochaines départementales. « Le localisme que j’ai toujours pratiqué est une volonté de maintien dans le département des idées nationales, et impose de respecter ceux qui se battent sur le terrain depuis des décennies à Orange et à Bollène », ajoute Jacques Bompard. A côté des vœux électoraux formés, c’est une conversation entre deux militants de la cause nationale qui a repris ce jour-là. Comme si elle avait été interrompue la veille.
En Floride, enfermer les gens chez eux n’est pas une solution, mais un problème
La presse française s’extasie devant la réouverture des restaurants et des bars en Angleterre, alors que la gestion de la crise sanitaire par Boris Johnson avait été largement critiquée… IFamNews évoque de son côté la vie en Floride, où le couvre-feu vient d’être levé :
La date que les citoyens de Miami, en Floride, ont soulignées en rouge sur leurs calendriers est le 12 avril. À partir de lundi, en effet, la dernière restriction anti-CoViD-19 tombera également : adieu le couvre-feu, actuellement en vigueur de minuit à 6 heures du matin dans tout le comté. Dans une ville célèbre pour son tourisme et ses boîtes de nuit, la nouvelle est attendue comme une aubaine. Pourtant, sous ces latitudes, la présence du virus n’a pas perturbé la vie quotidienne par rapport à ce qu’elle était avant la pandémie. Les rues et les plages sont bondées, les gens sont détendus et les divertissements ne manquent pas.
Dans une déclaration pour iFamNews, Enza Michienzi, un journaliste italien qui vit à Miami depuis douze ans, et qui est le fondateur et le directeur de Italy Report USA le principal journalen ligne pour les Italiens de Floride, a déclaré : “Nous avons eu des fermetures au printemps dernier, y compris une interdiction de plage, et ensuite il y a eu quelques restrictions laissées sur les lieux publics, mais elles ont été levées dans les mois suivants.” L’atmosphère, cependant, a toujours été détendue. Aucun drone n’a été envoyé pour trouver des familles en train de faire des barbecues, et il n’y a pas eu de peur parmi les citoyens. “Ici, le comté de Miami a introduit un mandat pour les masques, mais il y a eu beaucoup d’élasticité, surtout à l’extérieur, je n’ai pas entendu parler de quelqu’un qui a été verbalisé ou pris en photo par les forces de l’ordre parce qu’il ne couvrait pas son nez et sa bouche.”
“La liberté pour tous” est ensuite arrivée en septembre, lorsque le gouverneur de Floride, le Républicain Ron DeSantis, a supprimé toutes les restrictions sur les bars et les restaurants. Plusieurs observateurs, partisans des fermetures, avaient prédit une catastrophe sur le plan des contagions, mais les données d’aujourd’hui semblent donner raison à DeSantis. “Fermer les gens chez eux n’est pas une solution, mais un problème, commente Michienzi, car, en plus de l’urgence sanitaire, cela crée aussi une urgence économique et une urgence sociale.” […]
Divine liturgie en Arménie
De notre envoyé spécial Antoine Bordier
En 301, l’Arménie devient la première nation du monde à embrasser le christianisme. Aujourd’hui, soit 1720 années plus tard, ce petit pays coincé entre la Turquie, à l’ouest, l’Iran au sud, l’Azerbaïdjan à l’est, et, la Géorgie au nord, respire toujours de ses deux poumons : le poumon apostolique et le poumon catholique. Eclairage sur cette liturgie unique qui serait l’une des plus anciennes au monde.
Les fêtes pascales en Arménie sont très différentes de celles qui sont fêtées en Europe. Le dimanche des Rameaux, les palmes à la main qui accueillaient la venue du Christ sur son âne devant les portes de Jérusalem, sont ici représentées par des couronnes de rameaux tressés, que les enfants portent sur la tête, et, par des fleurs tenues à la main. A Etchmiadzin, la Cité Sainte de l’Eglise apostolique, qui se situe à une vingtaine de kilomètres de la capitale, Erevan, une centaine d’enfants des environs entourent le Catholicos, Sa Sainteté Karekine II, qui procède à leur bénédiction ainsi qu’à celle des rameaux. Cette bénédiction est identique à Kanaker. Chez les catholiques comme chez les apostoliques, une même liturgie unie les deux Eglises, à la virgule près.
« Il n’y a pas de division théologique entre-nous explique l’archevêque de l’Eglise catholique arménienne, Mgr Raphaël Minassian. Et, il n’y a pas de différences entre nos deux liturgies. Elles se ressemblent. La division est venue par après, pendant les guerres. »
Une histoire commune
C’est l’histoire et le pouvoir qui ont, finalement, divisé l’Eglise. Quand on relit l’Histoire de l’Eglise, et, des textes apocryphes, comme les Actes de Thaddée, on suit le parcours incroyable accompli par les premiers évangélisateurs de la première heure. Thaddée et Barthélemy (le Christ les envoyait deux par deux) évangélisent pendant une vingtaine d’années la Mésopotamie, la Syrie et le sud de l’Arménie. A l’époque le territoire de l’Arménie est 3 à 5 fois plus grand que sa géographie actuelle. Il s’étend de la mer Caspienne à l’est (actuellement l’Azerbaïdjan) jusqu’à la Cilicie et à la Mésopotamie (le nord de l’Irak). Les deux apôtres finiront martyrisés. Thaddée aurait été martyrisé dans le nord de l’Iran, dans la ville de Makou, qui fait partie, à l’époque, du Royaume d’Arménie. Tous les deux, ils ont réussi à implanter des petites communautés chrétiennes. Ces implantations se font par le sang donné et versé. Les persécutions de ces premières communautés sont nombreuses, comme le relate le livre du Patriarche Jean VI d’Arménie (mort en 715). Après les Perses et les Romains, ce sont les Arabes qui lancent des razzias contre les populations chrétiennes arméniennes. En 301, le futur Saint Grégoire l’Illuminateur obtient la conversion du roi Tiridate III, qui se convertit avec tout son peuple. L’Arménie devient ainsi la première nation chrétienne. Avant d’en arriver-là, le saint a subi les affres du roi et a été enfermé pendant 14 ans dans un cachot. Ce-dernier se trouve aujourd’hui encore visible dans le monastère de Khor Virap, dans l’ouest de l’actuel Arménie, à une quarantaine de kilomètres d’Erevan.
Une division, deux Eglises
Au départ, l’Eglise est donc unie, apostolique, dans le sens où elle remonte aux premiers apôtres. Entre 301 et 303, saint Grégoire fait bâtir la première cathédrale du monde, à St Etchmiadzin, qui devient par conséquent la Cité Sainte de l’Eglise apostolique arménienne. C’est l’équivalent du Vatican. Pendant les trois premiers conciles, l’Eglise apostolique arménienne est en pleine communion avec les autres communautés. C’est en novembre 451, au concile de Chalcédoine, qu’apparaissent les premières divisions. L’Eglise arménienne refusant d’y participer pour des raisons politiques. Elle vient, également, de subir une persécution, et, de perdre une guerre contre les Perses. Enfin, la division se fera sur le fond théologique avec la doctrine du monophysisme qui déclare que le Christ n’a qu’une nature divine. C’est la principale source de division. Cette hérésie est condamnée par les centaines d’évêques conciliaires. Les Arméniens la condamneront à leur tour, mais plus tard. En 726, la doctrine est, définitivement, fixée au synode de Manazkert :
« L’unique nature du Verbe de Dieu s’est faite homme, en prenant une chair corruptible et mortelle, comparable à celle d’Adam après la chute ; mais, par le feu de sa divinité, le Verbe a rendu cette chair immortelle et incorruptible, comme celle du premier homme au paradis. En conséquence, le Christ est naturellement impassible. S’il est mort sur la croix, après avoir souffert, ce n’est pas l’effet de sa nature, mais la décision de sa volonté, en vue de notre salut. »
L’Eglise apostolique arménienne gardera son autonomie. En 1439, lorsque le Catholicos de l’Eglise apostolique arménienne accepte de rejoindre l’Eglise romaine, l’Eglise arménienne se divise. Aujourd’hui l’Eglise apostolique arménienne représente entre 90 et 92% de la population (en Arménie et dans toute la diaspora), et, l’Eglise catholique entre 5 et 7%. L’Eglise protestante représente, elle, entre 2 et 3%.

Une divine liturgie belle et unique
Le rite arménien, qu’il soit apostolique ou catholique, a subi l’influence des rites byzantins, et, des rites occidentaux. Les langues liturgiques, au 4è siècle et au début du 5è siècle furent le grec et le syriaque. L’Arménie se dote d’un alphabet propre grâce aux travaux de saint Mesrop Machdots, au début du 5è siècle. L’Eglise arménienne s’émancipe, dès lors, de l’influence grecque et syriaque. Parmi les caractéristiques liturgiques, il faut noter, tout d’abord, la durée des célébrations. La Messe qui dure entre 50 minutes et 1 heure, en Europe de l’ouest, dure, ici, entre 1h30 et 2 heures. La célébration eucharistique avec le pain azyme, et, avec le vin sans mélange d’eau est unique. La Messe est célébrée dos au peuple, et, la plupart du temps, hormis les grandes fêtes liturgiques, comme à Pâques, derrière un grand rideau rouge, ornée en son centre de croix arméniennes. Les fidèles communient au corps et au sang du Christ, sur la bouche. L’architecture de la liturgie est fondée sur deux piliers : la liturgie de la parole, qui est précédée d’un rite d’introduction, avec des psaumes et des prières pénitentielles, puis, la liturgie eucharistique. De nombreux signes de croix, (une quarantaine), signes de bénédiction, sont officiés par le prêtre célébrant qui tient souvent une croix dans sa main. L’encens y est répandu en abondance. Les chants, notamment, celui du Sanctus vous indiquent le chemin de la communion eucharistique. Les femmes portent un voile. Après la communion, la bénédiction finale est, aussi, le temps d’une prière nationale pour l’Arménie et pour son unité avec l’Artsakh, cette terre arménienne, qui se situe dans le Haut-Karabakh. Auto-proclamée République en 1991, elle a perdu lors de la deuxième guerre, le 10 novembre 2020, 70% de son territoire au profit de l’Azerbaïdjan. Actuellement, à coup d’explosifs, de pillages et de rafales de kalachnikov, les Azéris, après s’être attaqués aux populations, s’attaquent maintenant au patrimoine religieux, en détruisant les célèbres croix arméniennes, les khachkars, les cathédrales, les églises et les monastères. L’Arménie, une fois de plus, vit son martyr dans une certaine indifférence. Et, l’Eglise, finalement, grâce à sa divine liturgie, confrontée à cette nouvelle épreuve, semble retrouver son unité.

Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER
Le cardinal Sarah salue l’édition et souhaite la diffusion du “Bref examen critique de la communion dans la main”
Message du Préfet émérite de la Congrégation pour la culte divin et la discipline des sacrements à Renaissance catholique :
Je vous remercie de m’avoir remis l’ouvrage: Bref examen de la Communion dans la main (…). Je l’ai lu attentivement, car les auteurs abordent une question à la fois essentielle et douloureuse au sujet de laquelle je me suis prononcé à diverses reprises, notamment dans une conférence adressée aux membres de Sacra Liturgia, à Milan, le 6 juin 2017 : j’avais dit notamment :
“Au sujet de la communion dans la main, je suggère humblement que cette question soit, en toute sérénité et honnêtement, examinée par les évêques, individuellement ou d’une manière collégiale. Nous savons que le rejet ou l’abandon de l’expérience et des valeurs du passé n’ont pas toujours produit de bons fruits chez beaucoup de nos contemporains. Il me semble que la communion dans la main est une pratique qu’il faut fortement déconseiller, en nous appuyant sur des dispositions antérieures de l’Eglise. Abandonner sans discernement ou par pure attitude idéologique, l’héritage de l’Eglise peut provoquer de grands dommages spirituels dans les âmes. La communion dans la main comporte de grands dangers de profanation et des cas de regrettables manques de respect à l’égard de la Sainte Eucharistie. Il y a surtout le risque d’exposer le Corps du Christ au sacrilège”.
Comme vous pouvez le constater les préoccupations des personnes qui ont rédigé cet ouvrage rejoignent les miennes. Il est d’ailleurs dommage qu’un prêtre célébrant habituellement selon la forme ordinaire du Rite romain n’ait pas été associé à la composition de ce livre, même si certains d’entre eux ont été cités, comme l’abbé Christophe Kruijen. Surtout, je voudrais souligner la qualité du travail accompli : les trois prêtres étudient cette question sous des angles qui se complètent : historique (chanoine de Guillebon), liturgique (abbé Barthe) et canonique (R. Père Rivoir). Leurs contributions sont très précieuses et irréfutables : il s’agit, pour chacun d’entre eux, d’un travail précis, complet, bien documenté, avec citations des sources en notes. La conclusion de Jeanne Smits, dans laquelle celle-ci cite une liste impressionnante de faits déplorables, pourrait sembler, au premier abord, assez polémique, et pourtant celle-ci, se faisant le porte-parole de très nombreux fidèles, a le mérite de montrer les conséquences au niveau universel de cette pratique délétère. En conclusion, je pense que cet ouvrage constituera un élément important de la réflexion que je souhaite sur ce sujet en vue d’un retour à la pratique traditionnelle de la communion sur les lèvres au sujet de laquelle je disais dans cette même conférence de Milan :
« Sainte Mère Teresa de Calcutta recevait Jésus-Eucharistie dans sa bouche, comme un petit enfant qui se laisse humblement nourrir par son Dieu. Elle était triste et peinée de voir les chrétiens recevoir la sainte communion dans leurs mains. Voici ses propres paroles : “Partout où je vais dans le monde, ce qui m’attriste le plus, c’est de regarder les gens recevoir la communion dans la main”. Quand on lui a posé la question: “Selon vous, quelle est le plus grand problème du monde d’aujourd’hui? “, elle a donné cette même réponse sans une seconde d’hésitation».
Est-ce une tentation contre la foi orthodoxe que de vouloir chercher la vérité catholique ?
Par Guillaume d’Alançon
L’adhésion à une croyance s’appuie particulièrement sur des phénomènes d’ordre psychologique. Nous pourrions évoquer le besoin de sécurité au plan cognitif ou encore celui de faire corps avec une communauté humaine.
Dans l’ordre de l’attente religieuse, c’est la personne toute entière qui est impliquée, jusque dans son rapport intime au Logos, à la Vérité.
Lorsqu’un catholique se rend dans un monastère orthodoxe par amitié, qu’il essaie de découvrir ce que vivent les moines et partage avec eux le quotidien des offices, repas, travaux, récréations, il fait une expérience forte qui pourrait remettre en cause certains de ses enracinements.
En effet, si la semaine précédente, ce même catholique a séjourné dans un monastère catholique et a vécu à peu près les mêmes événements, son intelligence est soumise à un questionnement, sans doute pour une part d’origine psychologique, mais radical dans l’ordre du rapport à la vérité.
Rentré chez lui, il peut alors mesurer avec la distance nécessaire les écarts parcourus. Sans doute ne lui est-il pas demandé d’entrer dans une démarche sceptique, relativiste ou bien nihiliste, pour espérer comprendre ce qui s’est passé au niveau de son ressenti émotionnel et de son approche rationnelle. Une telle remise en cause serait inhumaine ou en tous cas contraire à une saine démarche de recherche de la vérité.
Toute croissance intérieure progresse de manière organique y compris sur le chemin de Damas, lorsque saint Paul est saisi vigoureusement par le Christ. De manière lointaine, Dieu l’avait préparé.
En effet, les différences entre les deux traditions sont suffisamment significatives pour provoquer en l’âme une secousse importante. Et c’est vrai dans les deux sens. Ne trouve-t-on pas, d’ailleurs, des orthodoxes qui deviennent catholiques et à l’inverse des catholiques qui basculent dans l’orthodoxie ? C’est le mystère de l’âme humaine et de ses connexions avec Dieu, de ses doutes, de ses attentes, de son péché aussi.
Nous pouvons nous interroger sur le primat actuel de la subjectivité sur ce qui est objectif, sur ce qui demeure, au sens johannique du terme. Aussi, le travail de la raison est-il essentiel si l’on veut chercher la vérité et demeurer avec elle en amitié profonde, sans oublier que la foi est un don de Dieu.
Cette dictature de la subjectivité se manifeste aussi chez certains catholiques par une fragmentation dans la conscience du bien et du mal. Le recours à la loi d’exception en ce qui concerne des points non négociables de la loi morale, au nom d’une vision erronée de la mission du pasteur, est en réalité de même nature que le rigorisme nominaliste qui consacre la capitulation de cette même conscience au bénéfice d’un code extérieur qui viendrait supplanter la responsabilité personnelle. On fait du cas par cas et l’on renvoie les gens à leur conscience parce qu’on ne sait plus où se trouve la loi morale. Vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà. Cette crise du magistère est une conséquence directe des schismes.
La tradition catholique recèle un document majeur en l’encyclique Veritatis Splendor, et il n’est pas surprenant que des théologiens orthodoxes en quête de cohérence doctrinale et morale nous aient confié se référer à ce texte majeur. C’est sans doute pour cela qu’elle fait l’objet d’une attaque vigoureuse de toute part et parfois même du dedans de l’Eglise catholique.
Parmi les freins qui retiennent ceux qui éprouvent un attrait pour une autre tradition, on pourra relever la peur de perdre pied dans un autre environnement social et culturel. Au fond, ce qui est intéressant, c’est d’évaluer de quel ordre est cet attrait. Est-il nourri par des phénomènes d’ordre psychologique ou est-il plus profond, convoquant à la même table, foi et raison ?
En ce qui concerne la foi et la raison, la tradition catholique est allée très loin, et cela a commencé peu après la grande rupture de 1054. Notons qu’aujourd’hui, dans le monde orthodoxe, les références dogmatiques se rattachent essentiellement au premier millénaire chrétien. En effet, la tradition doctrinale byzantine s’est comme figée à cette période regardant comme suspect tout corpus doctrinal postérieur.
Dans l’Eglise catholique, on continue toujours de proclamer des dogmes, sporadiquement sans doute, mais c’est un fait. L’exégèse historico-critique de la fonction pontificale effectuée par les non-catholiques ne peut en aucun cas relativiser les 1000 ans de l’Eglise indivise reliée à Pierre. Les écrits des Pères du premier millénaire et parmi eux des martyrs, en sont la preuve.
Les divisions, les excommunications mutuelles ou la recherche de leadership des grands patriarches, révèlent en négatif un besoin de primauté. Une question sous-tend ce constat : sur quelle base scripturale et traditionnelle peut-on s’appuyer pour affirmer que la primauté pontificale est une invention politico-religieuse latine et non fondée dans les textes des Pères et des Saintes Ecritures ? Cette question est essentielle car elle dépasse les blessures de l’Histoire, elle surplombe l’horizontalité des débats contradictoires. En d’autres termes, elle nous met en prise directe avec la Parole du Christ.
Les faits historiques indiquent que la mission du successeur de Pierre, Vicaire du Christ, est la clef de voûte de l’Eglise militante unie. Sans doute, les faits le prouvent aussi, cette primauté pontificale n’a pas toujours été harmonieuse ; des tendances, des mouvements de balancier ont pu faire tanguer la barque.
Les orthodoxes reprochent aux catholiques de renoncer souvent à la grande tradition latine. Ils nous le disent. Et ils ont tellement raison. Ils nous en veulent d’avoir sacrifié le rapport sincère à la vérité au bénéfice d’un oecuménisme mondain sans grands effets. Et ils ont raison. Pourquoi n’entendons-nous pas cet appel qu’ils nous lancent ? Ils attendent de nous que nous soyons ce que nous sommes… “Si le sel n’est plus du sel, avec quoi salera-t-on ?” interroge Jésus.
Au nom de la diplomatie, d’une conception déviante de la charité, nous prenons souvent le parti de ne pas assumer la vérité nue de l’Evangile, la doctrine catholique. “Je ne suis pas chargé de vous le faire croire mais seulement de vous le dire” affirme paisiblement sainte Bernadette Soubirous… Si cette humble paysanne ose avec le peu de théologie dont elle dispose, pourquoi n’oserions-nous pas ? Quel respect humain nous retient ? Le souci de plaire, d’être aimé ? Mais n’y a-t-il pas plus digne d’être aimé que la vérité dans sa beauté, dans sa pureté, dans sa lumière ? Et nos contemporains qui cherchent le bonheur, qui meurent de ne pas rencontrer la lumière, pourquoi manquons-nous tant de charité à leur égard ?
Au soir de notre vie, nous serons face à Dieu. Nous serons nus sur la cendre et le cours de notre vie repassera devant nos yeux. Nous assisterons impuissants au film de notre existence. Si nous n’avons pas pris conscience de notre mission d’annoncer l’Evangile à temps et à contretemps, par notre vie mais aussi par nos paroles, il sera bien tard. Rappelons-nous la parabole des vierges sages et des vierges folles. Alors, n’hésitons plus, levons-nous et allons.
Si le venin de la division, élixir diabolique composé à base d’orgueil et de mensonge, s’est accentué significativement entre Orient et Occident il y a mille ans. Il continue de passer dans nos cœurs comme un poison mortel. C’est la raison pour laquelle, un vieux moine bénédictin, contemplant ce qui demeure, a pris la plume pour écrire à un orthodoxe. Et sa lettre commence ainsi :
« Cher frère, cher Père,
J’ai laissé jaillir, tout en suivant quelques documents anciens. C’est une contemplation de l’œuvre de Dieu, que les divisions venant des hommes ne peuvent atteindre en elle-même ni ne doivent faire oublier… »
Pour lire la suite : c’est ici
Seule l’expérience de la pauvreté radicale, celle du Christ, peut nous disposer à recevoir en plénitude le don de la foi. Retrouvons-le dans la paille de la crèche et sur les chemins de Galilée, lorsqu’il n’avait point de pierre où reposer sa tête. C’est alors que, crucifié avec lui, nous verrons la lumière et notre joie sera parfaite.

Sud Radio menacé par Youtube
Alors que Sud Radio a 78,3 millions de vues en 2020 (trois fois plus qu’en 2019) et a dépassé les 300 000 abonnés sur YouTube, ce qui la classe 5ème radio derrière France Inter, RTL, Europe 1 et Skyrock, YouTube menace.
Le directeur général de la station, Patrick Roger, a écrit fin mars à ses équipes :
“pour Youtube, il nous [faut] conserver une rigueur dans la sélection des invités sous peine de se voir sous la menace d’une suppression purement et simplement de la chaîne”.
YouTube souhaite censurer le discours sur le Covid tenu à l’antenne de Sud Radio. La filiale de Google interdit désormais les “informations médicales incorrectes contredisant celles des autorités sanitaires locales ou de l’OMS”.
YouTube a déjà supprimé une vidéo avec le professeur Christian Perrone datant du 2 décembre. Dans cet entretien, toujours disponible sur le site de Sud Radio, l’infectiologue affirme que les vaccins contre le Covid, “faits à la va vite”, sont “très dangereux” et inutiles car “le virus ne tue plus”. Il ajoute que les vaccins à ARN messager ne sont
“pas du tout des vaccins, mais des produits de thérapie génique. Il y a supercherie. On joue aux apprentis sorciers… Je suis terrorisé… Ce n’est pas possible”.
Sud Radio a invité à nouveau Christian Perronne le 1er avril, toutefois, pour limiter les risques, Sud Radio n’a pas mis l’entretien sur YouTube mais seulement sur Dailymotion.
LR débordé par sa jeune droite
LR votait lundi pour désigner la nouvelle direction des Jeunes LR. Les adhérents de 16-35 ans pouvaient voter.
La liste « Nouv’LR » menée par le Tarnais Guilhem Carayon l’a emportée avec 62 % des voix contre « Jeunesse Rassemblée » du Toulousain Sébastien Canovas (38 %). Ce dernier avait le soutien d’une bonne partie de la direction de LR, dont celui du numéro 3 du parti Aurélien Pradié, ainsi que Pierre-Henri Dumont, secrétaire général adjoint à la Jeunesse et chargé de la réforme de l’organisation de jeunesse.
La candidature de Guilhem Carayon, ostensiblement marquée à la droite du parti, soutenu par Sébastien Meurant, Bruno Retailleau, Julien Aubert et David Lisnard, lui a permis d’emporter une large victoire. Responsable de l’UNI à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, cofondateur des Jeunes avec Aubert, il expliquait dans un entretien :
La souveraineté est à mon sens l’enjeu principal. Il n’y a rien de plus naturel pour un peuple que de souhaiter recouvrer son autonomie, son indépendance et sa liberté. Ces idées sont majoritaires aujourd’hui dans l’opinion (déjà il y a 15 ans les Français disaient Non au traité constitutionnel européen) et minoritaires chez nos représentants. La souveraineté est consubstantielle à l’idée même du “Politique”, puisque la souveraineté, c’est notre capacité de faire des choix, de décider de notre avenir.
Après un siècle de crimes communistes, un candidat communiste à l’élection présidentielle
Bernard Antony communique :
Cent millions de morts dans le monde : c’était le chiffre présenté il y a un quart de siècle comme une estimation minimale par les historiens du Livre noir du communisme sous la direction de Stéphane Courtois.
Le grand Soljenitsyne établissait en effet pour sa part un bilan de 150 millions de victimes des régimes des Lénine, Staline, Mao, Pol Pot et des dizaines de leurs émules sur tous les continents. En France, le parti communiste a tout approuvé des abominations, des tortures et liquidations lénino-staliniennes par la Tchéka, des hécatombes dans les goulags.
Ce parti s’est réjoui du pacte Hitler-Staline du 23 août 1939, de leur alliance massacreuse, en Pologne et ailleurs jusqu’en juin 1941.
Pendant toute cette période, au long de près de deux années, il a été non pas le parti de la résistance mais celui de la collaboration avec l’Allemagne, approuvant ensuite inconditionnellement tout, des années durant, de la monstruosité stalinienne tant encensée par un Aragon et autres et autres intellectuels serviles. Il a ensuite systématiquement défendu les occupations et répressions soviétiques en Hongrie, en Tchécoslovaquie, en Allemagne de l’Est, en Pologne, dans les Pays Baltes, en Afghanistan…
Trahissant aussi par ses œuvres de sabotage l’armée française en Indochine.
Le parti communiste français a été ainsi le parti le plus criminellement « collabo » de toute l’histoire de France. Que dirait-on aujourd’hui d’un quidam qui se présenterait comme le candidat nazi présenté par un parti nazi français, aux élections présidentielles ?
C’est pourtant la même chose que va faire le camarade communiste Fabien Roussel. Car, selon l’expression du grand historien Pierre Chaunu, le communisme et le nazisme ont été « les monstrueux jumeaux hétérozygotes » accouchés de la même perversion totalitaire.
À ce qu’il puisse encore y avoir en France un candidat explicitement communiste, on peut mesurer les effets de l’immense et odieux déséquilibre mémoriel sans cesse entretenu par une mémorisation culturelle, universitaire, médiatique, et propagandiste qui consacre cent fois plus de temps et de moyens pour évoquer la perversion et les horreurs du nazisme que pour rappeler celles du communisme.
Car, comme le rappelait Soljenitsyne, « le communisme tuait avant que le nazisme ne tue, il tuait pendant que le nazisme tuait, il a continué à tuer après que le nazisme ait été heureusement vaincu ».
Il y aura donc un Fabien Roussel pour être lors des prochaines élections présidentielles le candidat porteur de l’étiquette d’un parti communiste traînant derrière lui la mémoire d’un siècle de collaboration avec « le bolchevisme moderne, la plus gigantesque entreprise de dépravation de l’homme qui ait jamais existé », ainsi que le qualifiait le 16 novembre 1948, devant l’Assemblée Nationale, le grand ministre de l’Intérieur, le socialiste Jules Moch.
Ce dernier, juif, grand résistant, père d’un fils tué par la Gestapo, pesait bien ses mots. Et pourtant, alors, le communisme n’en était qu’à la 28° année de ses œuvres de mal et de mort. Qu’aurait-il dit depuis ?
Nous appelons donc à faire de la candidature du communiste Fabien Roussel une grande occasion de rappel de la vérité sur cent ans de communisme.
Diffusion d’un film complotiste sur TF1…
Le Remplaçant est une mini-série télévisée française, en deux épisodes, dans laquelle Joey Star jour le rôle d’un professeur remplaçant.
Et Renaud Camus n’y est pour rien dans le casting…

12ème Veillée de prière en présence des évêques d’Ile de France
En direct de l’église Saint-Sulpice :
C’est arrivé un 12 avril…
“L’histoire ne nous dira sans doute pas ce qu’il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »
Alors rappelons-nous :
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le 12 avril 352: décès de Jules Ier, 35e pape.
Voir la chronique du 6 février.
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le 12 avril 1204 : la quatrième croisade s’empare de Constantinople.
Lancée de Venise en 1202, elle a pour but initial de reconquérir les lieux Saints. Mais les croisés n’arrivent pas à réunir la somme demandée par Venise pour les transporter. Finalement, Dandolo, le Doge, accepte de reporter la dette, en échange de la conquête du port de Zara, ancienne possession vénitienne en Dalmatie. Le doge de Venise prend donc la tête de l’armée.
Bien qu’elle soit catholique, les croisés assiègent quand même la ville de Zara, et la prennent. Les Vénitiens et les croisés sont immédiatement excommuniés pour cet acte, par le pape Innocent III. Poussés par les Vénitiens les croisés se dirigent ensuite vers Constantinople.
Bien qu’Innocent III demande encore de ne pas attaquer, les croisés mettent le siège et la ville tombe le 12 avril 1204.
Les Vénitiens et les seigneurs croisés se partagent l’essentiel de l’empire byzantin selon un traité conclu entre les deux parties ; c’est la naissance de l’Empire latin de Constantinople.
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le 12 avril 1229 : fin de la croisade contre les albigeois, le traité de Meaux.
La date de notre calendrier est le 12 Avril 1229 ; cependant, le document est daté selon le cycle pascal, si bien qu’au 12 Avril de l’époque on est encore en 1228. Ce traité règle les problèmes consécutifs à l’intervention en Languedoc des seigneurs du Nord et du Roi de France, à la suite de l’hérésie albigeoise. (cf. la chronique du 16 mars sur la chute de Montségur)
Alors que le pape souhaite depuis 1212, arrêter la croisade contre les Albigeois, celle-ci continue jusqu’en 1229. Jean Guiraud cite une lettre du pape Innocent III, en date du 15 janvier 1213, à l’archevêque de Narbonne :
« Des renards détruisaient dans le Languedoc la vigne du Seigneur, on les a capturés. Par la grâce de Dieu et la vertu des opérations de la guerre, l’affaire de la foi a pris fin en ce pays avec un succès très suffisant…. En conséquence, nous t’engageons à t’entendre avec notre cher fils, l’illustre roi d’Aragon, et avec les comtes, barons et autres personnes avisées dont l’aide te paraîtra nécessaire pour arrêter des conventions de trêve et de paix. Applique-toi avec zèle à pacifier tout le Languedoc ; cesse de provoquer le peuple chrétien à la guerre contre l’hérésie et ne le fatigue plus par la prédication des indulgences que le Siège apostolique a promises autrefois pour cet objet ». (*)
Et Jean Guiraud de continuer :
« La croisade, à dater de 1213, n’était plus qu’une guerre poursuivie par les seigneurs du Nord, pour déposséder les seigneurs du Midi, par les Rois de France pour réunir à la couronne la magnifique province qu’était le Languedoc. »
Le traité est signé à Paris entre Blanche de Castille, régente mère de Louis IX, et Raymond VII, comte de Toulouse. Il met fin à la croisade menée contre les albigeois, ou cathares, depuis 1209. Le comte doit céder une trentaine de places fortes, mais conserve le comté de Toulouse et le Lauragais. Il s’engage également à marier sa fille Jeanne, son héritière, à Alphonse de Poitiers, frère cadet du Roi. Ainsi, à sa mort, le reste de son territoire revient définitivement au Royaume de France.
(*) Histoire partiale- Histoire vraie, tome 1, chapitres XXII, page 166.
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le 12 avril 1365 : traité de Guérande.
Par ce traité est mis fin à la première guerre de succession de Bretagne ; Jean de Montfort devient Jean IV, duc de Bretagne à condition qu’il prête hommage au Roi de France, Charles V. Les Penthièvre ne sont pas exclus de la loi successorale, puisqu’en cas d’absence d’héritier mâle chez les Montfort, le duché passe à la famille Penthièvre. Voir la chronique du 15 janvier.
- le 12 avril 1550 : décès de Claude de Lorraine, duc de Guise.
Claude de Lorraine ou Claude de Guise, née le 20 octobre 1496 à Condé, en Lorraine et meurt le 12 avril 1550 à Joinville, en Champagne. C’est un militaire français et le fondateur de la Maison de Guise. En 1520, il combat les Anglais en Picardie, puis les Espagnols. Placé à la tête de 6500 lansquenets, il fait preuve d’une audace peu commune et met en déroute l’ennemi à Fontarabie.
- le 12 avril 1579 : naissance de François de Bassompierre, maréchal de France.
Grand seigneur, fier de sa naissance et de son rang, soldat courageux et fin diplomate, il s’intéresse aussi aux choses de l’esprit et laisse des Mémoires publiées sous le titre Journal de ma vie, en 1655.
Se distinguant dans la plupart des guerres que mènent Henri IV, puis Louis XIII, telles que lors des sièges de La Rochelle ou de Saint-Jean-d’Angély, il est nommé en 1614 colonel général des Suisses et, en 1622, maréchal de France. Louis XIII l’emploie également dans diverses ambassades, en Espagne, en Suisse et en Angleterre.
- le 12 avril 1633 : début du procès de Galilée.
Galilée est convoqué par le Saint-Office, le 1er octobre 1632. Ce qui lui est reproché n’est pas sa thèse elle-même, mais le détournement d’une mission commanditée ; ce qui justifie des sanctions pénales. En effet, de ses recherches scientifiques, il tire des conclusions religieuses qui, elles, sont condamnées. Ce qui a été écrit sur ce procès constitue, très souvent de pures inventions. En peu de mots, Jean Daujat rappelle les faits :
« En revanche on ne peut pas attribuer à Galilée d’avoir découvert que la Terre tourne autour du Soleil et sur elle-même car il n’a fait là que reprendre la théorie déjà soutenue par Copernic et il ne la soutenait que par de mauvais arguments. Mais c’est à ce propos qu’ont eu lieu ses célèbres démêlés avec l’Église. Celle-ci n’avait jamais inquiété Copernic ni aucun de ceux qui à sa suite s’étaient prononcés en faveur du système héliocentrique parce qu’ils étaient restés sur le terrain de l’astronomie. Mais en 1616 Galilée a publié un livre qui accompagnait ce système astronomique de considérations philosophiques, théologiques et même exégétiques que l’Église l’a obligé à supprimer de son livre. Saint Robert Bellarmin, grand théologien jésuite d’alors, a précisé que Galilée avait le droit de soutenir ce qu’il jugeait bon sur le terrain de l’astronomie, mais à condition qu’il ne prétende pas en tirer des conclusions philosophiques, théologiques et exégétiques. Les choses en seraient restées là si, en 1633, Galilée, croyant pouvoir profiter d’un changement de pape, n’avait pas donné une nouvelle édition de son livre en y réintroduisant les considérations philosophiques, théologiques et exégétiques qu’on lui avait fait supprimer.
C’est alors que ce livre fut brûlé sur la place publique et interdit. Quant à prétendre que Galilée aurait été torturé et obligé par la torture à nier la rotation de la terre, c’est une pure légende dont on ne trouve trace qu’en 1738, c’est-à-dire plus d’un siècle après, ce qui lui enlève tout fondement historique : Galilée n’a même pas été emprisonné ; pendant toute la durée de son procès il logeait dans le palais de l’ambassadeur de Florence à Rome et il a terminé sa vie paisiblement à Florence. »
La face interne de l’HISTOIRE de Jean Daujat, Editions Téqui, page 166.
Voir la chronique du 22 juin.
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le 12 avril 1704 : décès de Jacques Bénigne Bossuet, évêque et écrivain français.
Jacques-Bénigne Bossuet est ordonné prêtre en 1652. Il écrit les “Discours sur l’histoire universelle” à l’intention du Dauphin de France, Louis de France, fils de Louis XIV, dont il est le précepteur de 1670 à 1680.
Prélat, théologien et écrivain, reconnu comme un orateur exceptionnel dans ses sermons et ses oraisons funèbres, il est nommé évêque de Condom en 1670, puis de Meaux en 1681. Il participe activement à la lutte théologique contre les protestants. Il prêche à la cour de Louis XIV et convertit des protestants, parmi lesquels le maréchal général des camps et armées du Roi, Turenne (cf. la chronique du 23 octobre). Ardent combattant de la foi, il fait preuve de la plus grande charité pour les protestants, qui n’ont pas à souffrir des dragonnades dans son diocèse.
« Quoique ayant approuvé la Révocation, l’évêque de Meaux, Bossuet, épargna aux protestants les rigueurs des dragonnades. On ne mit des troupes, dans toute l’étendue de son diocèse, que dans un seul château ; et encore fait remarquer Gaillardin, c’était chez un seigneur qui avait offensé le Roi, et Bossuet les fit partir en donnant asile au persécuté dans son palais épiscopal. Dans une lettre pastorale, il pouvait dire aux protestants de son diocèse : ”Loin d’avoir souffert des tourments, vous n’en avez pas seulement entendu parler ; aucun de vous n’a subi de violence ni dans ses biens ni dans sa personne”. » (*)
Il est l’auteur de la “Déclaration du clergé de France”, “Histoire des variations des Églises protestantes”, “Défense de l’Histoire des variations”, et “Relation sur le quiétisme”. Il est élu à l’Académie française en 1671. Atteint de la maladie de la pierre, il décède le 12 avril 1704, à Paris.
(*) Histoire partiale- Histoire vraie, tome 3, chapitres III, page 53.
- le 12 avril 1803 : la Loi du 22 germinal de l’an X.
Elle réglemente le fonctionnement des manufactures et des ateliers, renouvelle l’interdiction des coalitions ouvrières”, établit la protection des marques de fabrique et réinstaure le livret d’ouvrier.
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le 12 avril 1828 : création de lignes de voitures à chevaux à Paris.
Après la Restauration, Stanislas Baudry, colonel d’Empire en demi-solde à Nantes, ouvre en 1825, des bains-douches publics à Richebourg, dans les faubourgs de Nantes. Mais aucun client ne se présente. Aussi met-il à la disposition des Nantais un moyen de transport pour venir à Richebourg. Il établit donc une navette avec une voiture à cheval. Si ses bains restent vides le succès des omnibus est immédiat. Il étend son entreprise à la ville de Paris et en 1828, il ouvre des lignes à Paris.
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le 12 avril 1850 : le pape Pie IX rentre à Rome.
Chassé de Rome en 1848 suite à l’attaque du palais papal par les républicains de Giuseppe Mazzini, Pie IX se réfugie à Gaète, dans le royaume des Deux-Siciles. Il lance un appel aux puissances européennes pour retrouver son trône. L’Autriche, le royaume des Deux-Siciles et la France lui apportent leur soutien. C’est cependant la France qui est la plus active, elle envoie un corps expéditionnaire commandé par le général Oudinot qui libère Rome à l’été 1849.
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le 12 avril 1903: la république met en œuvre sa haine de l’Eglise catholique : expulsion des Congrégations.
« Le 12 avril, le révérend père général des chartreux, Dom Michel, a écrit à Combes afin de lui faire part de son refus de quitter les murs d’un monastère fondé au XIe siècle. Lui accordant son pardon pour « les procédés si peu dignes d’un chef de gouvernement », le prieur l’a toutefois averti de se préparer à comparaître « devant le tribunal de Dieu ». La conclusion prouvait qu’on peut être un vieux moine et pratiquer l’impertinence : « À bientôt, monsieur le Président du Conseil ! Je ne suis plus jeune et vous avez un pied dans la tombe. Préparez-vous, la confrontation que je vous annonce vous réserve des émotions inattendues. »
Le 20, le procureur de la République a fait apposer les scellés sur les accès au monastère. Mais pour défendre « ses » chartreux, la population s’est mobilisée. Sous la neige et dans le froid, des hommes et des femmes sont arrivés de partout. La nuit, autour de feux de bois, ils se chauffent comme ils le peuvent. Le 28 avril, ils doivent être 5 000. Certains chantent des cantiques ou récitent leur chapelet, mais quand les troupes se profilent sur la route, le 29 avril, à 2 heures du matin, c’est La Marseillaise que les manifestants entonnent. Et ils crient : « Vive l’armée ! Vive les chartreux ! Vive la liberté ! »
Dans les derniers kilomètres, les soldats ont dû déblayer des barrages dressés avec des arbres ou des charrettes renversées. Devant eux sont massés les milliers de manifestants qui bloquent le passage. Il faut une bonne heure pour que les fantassins, mètre par mètre, fendent la foule. Les cavaliers les suivent, de même que les trois calèches qui, encadrées par une cinquantaine de gendarmes, transportent les magistrats. À l’intérieur du monastère, à trois heures et demie, pendant que les cloches sonnent le glas, les moines se regroupent dans l’église et rejoignent leur stalle. Le prieur entame la lecture de l’office du jour.
Dehors, la foule est toujours aussi compacte. On fait charger les chevaux pour briser la chaîne humaine qui interdit l’accès aux portes. En vain. Les manifestants crient toujours : « Vive les chartreux ! », « Vive l’armée ! », « Vive la République ! » Si les soldats —qui sont des appelés— s’efforcent de ne blesser personne, les gendarmes ont moins de scrupules. À quatre heures du matin, l’entrée du monastère est dégagée. S’approchant du grand portail, un magistrat sonne trois fois : « Je suis le juge d’instruction, ouvrez. » « Non », répond une voix derrière le guichet. « Nous sommes ici au nom de la loi. » « Il n’y a plus de loi », rétorque le moine.
Le procureur ordonne au capitaine de gendarmerie de faire enfoncer la porte de service. Vingt minutes sont nécessaires aux sapeurs du génie, sous les sifflets de la foule, pour accomplir leur besogne. À 5 heures, alors que les premières lueurs du jour dévoilent les montagnes, les forces de l’ordre pénètrent dans l’enceinte. Elles défoncent la porte de l’hôtellerie, puis la grille du cloître, et débouchent au premier étage, au niveau de la tribune de l’église. Dans leurs stalles, les moines se tiennent immobiles. Le juge d’instruction aperçoit Jean-François Pichat, député de Grenoble, et Me Poncet, avocat à la cour d’appel, venus assister les chartreux. « Je vous somme d’ouvrir, clame le magistrat, au nom de la loi ! »
Faute de réponse, le juge et le procureur descendent l’escalier qui mène au rez-de-chaussée, et commandent aux gendarmes de défoncer la porte de l’église. Ils y pénètrent enfin, le chapeau sur la tête.
Les moines entonnent le Sub tuum, un chant d’invocation à la Vierge. Il reste à franchir la grille de bois qui sépare les stalles du reste de la nef. Un caporal escalade le jubé, et l’ouvre. Vingt-deux chartreux sont là. Pour le prieur et pour chacun d’entre eux, un mandat d’amener est rédigé. Puis chacun des religieux est empoigné par deux gendarmes. À 7 heures du matin, tout est fini.
Après un ultime interrogatoire à l’hôtellerie des Dames, face au monastère. Le lendemain, le commandant de Coubertin, commandant du 2e Dragon, envoie sa démission au ministre de la Guerre.
Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 9)
Voir les chroniques du 5, 6 et 7 novembre du 6 et 26 mars, du 12 avril.
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le 12 avril 1911 : Prier effectue la 1ère liaison sans escale Londres-Paris.
Il vole sur un Blériot.
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le 12 avril 1912 : décès d’Ernest Duchesne, médecin français, précurseur de la thérapie sur les antibiotiques.
Ernest Duchesne est un médecin militaire français, qui a découvert, avant tout le monde, que certaines moisissures peuvent neutraliser la prolifération des bactéries. Il fait cette découverte, qui reste inappliquée pendant trente-deux ans, avant celle d’Alexander Fleming ; lequel montre les propriétés antibiotiques de la pénicilline, substance dérivée de ces moisissures. Duchesne prouve également qu’un animal inoculé avec une dose mortelle de bacilles de la typhoïde est exempt de maladie, s’il a été préalablement inoculé avec le Penicillium glaucum.
On peut se demander pourquoi cette thèse remarquable et remarquée par un jury compétent, sombre dans l’indifférence totale.
Si on met des prêtres en garde à vue, on met aussi le directeur de la RATP en garde à vue
Intervention très pertinente de Jean-Christophe Buisson, directeur-adjoint du Figaro, au cours d’un débat sur le thème : “Dîners clandestins, messes sans masques: des gardes à vue bien nécessaires?”
“Ce qui m’inquiète, c’est cette atmosphère non seulement de défiance mais de délation (…) Cette cérémonie, c’était 10 personnes qui se faisaient baptiser, qui entraient dans le baptême, qui acceptaient d’entrer dans la foi catholique. Il y avait un juif, un musulman et des athées. Cela aurait pu être une grande fête pour le Christianisme qui manque de chrétiens et c’est devenu quasiment une affaire d’Etat. Et surtout c’est parti du témoignage d’un des frères du baptisé – comme acte de charité chrétienne pour accompagner son frère dans la maison de Dieu, il y a mieux – qui envoie une vidéo au Parisien. Cette ambiance (de délation) me désole (…)
Si il y a des gens qui sortent des rails, c’est qu’il y a vraiment une fatigue. Au sein l’Eglise, on est des gens responsables. On est dans une église qui fait 50 mètres de long et 25 mètres de large et ils sont 200 ! Il me semble que l’espace est assez vaste et pas dans un lieu clos. Donc on en profite pour faire du catho-bashing, c’est de bonne guerre.
Ces scènes-là, je pense qu’il y en a des dizaines, des centaines dans toute la France. Les gens ont besoin de se dire que la vie ne consiste pas à passer son temps masqué.
Mais de là à mettre des prêtres en garde à vue comme de dangereux criminels, ayant mis la vie d’autrui en danger ! Alors on met le directeur de la RATP en garde à vue car je dois prendre le métro bondé, parfois il y a des gens qui n’ont pas leur masque (…) Les directeurs de supermarché dont les caissières doivent subir des gens qui n’ont pas leur masque, on ne les met pas en garde à vue. il y a une forme de souplesse à avoir même si je conçois que les services publics soient obligés de faire respecter la loi (…)
C’est une église qui fait 1000 m² et 50 mètres de haut. Ce n’est pas comme ce studio où nous sommes à 1,85 mètres les uns des autres (…) La semaine prochaine commence le Ramadan. On va peut-être trouver des imams qui ne se tiennent pas correctement, qu’on va vouloir mettre en garde à vue comme les prêtres, il n’y a pas de raison mais j’en doute (…)”
Dictature sanitaire : Attention au réveil de la jeunesse !
Extraits d’une tribune intéressante de Pierre Robert, agrégé de Sciences Economiques et Sociales, ancien professeur de Chaire Supérieure et des classes préparatoires aux Grandes Ecoles :
Depuis plus d’un an, il vous a en effet été retiré tout ce qui fait le sel de la vie pour ceux de votre âge. Un carcan de mesures restrictives de vos libertés élémentaires vous interdit de sortir, d’avoir une vie amoureuse ou de trouver un boulot saisonnier. Vous êtes privé de cinéma, de théâtre, d’expositions, de musées, de voyages, de piscines, de salles de sport, de lieux de rencontre, de séjours linguistiques à l’étranger, de programme Erasmus. Les stages ont été annulés ou interrompus, vous avez été condamné à suivre des cours à distance enfermé pendant des heures dans un espace restreint, votre dépendance envers vos parents s’est accrue et parfois vous avez même décroché de l’université. Le confinement a donc coûté très cher à votre classe d’âge.
Pour les 25-34 ans la situation n’est guère meilleure. Les difficultés pour trouver un emploi ou pour accéder à un logement se sont accrues et sur la carrière des jeunes diplômés l’effet « cicatrice » risque de jouer à plein (…)
En se conjuguant, tous ces éléments contribuent à expliquer que, selon toutes les enquêtes disponibles, les moins de 35 ans sont plus nombreux que la moyenne à avoir connu un état dépressif. Ils sont aussi plus nombreux à avoir subi une baisse de leur pouvoir d’achat (alors que les retraités ont été épargnés) (…)
Ce qui vous a conduit dans une telle impasse, c’est une pandémie aux effets potentiellement mortels pour les plus de 65 ans mais qui ne sont pour vous guère plus dangereux que ceux d’une banale grippe.
Si le pays a été mis sous cloche, et vous avec, c’est pour freiner la circulation d’un virus que craignent surtout ceux qui occupent le haut de la pyramide des âges et en particulier les baby-boomers, c’est-à- dire un catégorie de personnes qui en tout état de cause n’a pas dans votre esprit une très bonne image : pollueurs invétérés, ils détiennent les plus gros patrimoines et s’accrochent sans vergogne à leurs positions de pouvoir en bloquant des réformes qui sont à vos yeux indispensables.
Si vous subissez une série ininterrompue de mesures liberticides, ce n’est donc pas une fatalité mais le fruit d’un choix politique qui a consisté à refuser délibérément que le confinement soit limité à ceux qui présentent des risques réels de développer une forme grave de la maladie. De ce choix politique dont vous pensez faire les frais, les raisons électoralistes ne vous échappent pas car il est notoirement connu que ce sont les plus âgés qui décident du sort des élections. Or, manifestement, les seniors ne sont pas prêts à consentir beaucoup d’efforts pour améliorer la situation des plus jeunes qui sont pourtant l’avenir du pays.
La situation qui vous empêche de vivre librement s’éternisant, l’énervement monte, et même si vous aimez bien votre grand-mère, vous finissez par avoir la conviction qu’on a choisi de sacrifier les plus jeunes pour sauver les plus âgés.
Au sein de votre classe d’âge, avec l’anxiété face à l’avenir grandit la tentation de briser le statu quo, le désaveu du champ politique tel qu’il fonctionne, l’hostilité envers les élites et l’envie de faire table rase.
« En quoi Marine Le Pen serait-elle pire ? » : vous devenez de plus en plus réceptif à ce que dit son parti. Adhérer à ses positions est un moyen d’exprimer votre exaspération lors des élections à venir. Si un duel devait y opposer un candidat dit républicain et un représentant de la droite extrême, la nécessité de faire barrage à ce dernier n’a pour vous plus rien d’évident.
Au sein de la jeunesse, le tabou anti-RN semble de fait avoir en grande partie disparu comme le montrent les analyses du CEVIPOF, le Centre de recherches politiques de Sciences Po. De plus en plus de jeunes semblent séduits par la ligne patriote que défend ce parti et par son projet d’aider « les Français d’abord » (…) Le RN est devenu le premier parti au sein d’un groupe d’âge dont les membres sont capables de se mobiliser fortement et qui se déplacent pour voter (…)
La seule issue, outre une campagne massive et rapide de vaccination, est de restaurer le plus vite possible les libertés fondamentales en abandonnant toute idée de retour en arrière. Il est impératif de mettre fin à ce mouvement de stop and go qui empêche de se projeter dans l’avenir. En cas de nouvelle dégradation, la liberté de la jeunesse doit donc être sanctuarisée, il ne faut plus rien décider qui puisse la pénaliser.
Pour le reste, la ligne directrice devrait être de récompenser les moins de 35 ans après leur avoir donné le sentiment qu’ils ont été punis. Cela passe par toute une série d’incitations pour stimuler la création d’emplois en mettant entre parenthèses les règles, charges et taxes qui pénalisent les jeunes actifs sur le marché du travail. Il faudrait aussi favoriser les dons intrafamiliaux dans une situation où manifestement les ménages ont beaucoup épargné et inciter énergiquement à la reprise d’une vie universitaire normale en poussant les établissements d’enseignement supérieur à sortir rapidement de leur léthargie (…)”
C’est par le pouvoir de l’argent qu’ils veulent museler les idées dissidentes
Après la scandaleuse amende de 200 000€ infligée par le CSA à CNews pour des propos tenus par Eric Zemmour, c’est au tour de Valeurs actuelles de subir des pertes financières pour avoir usé du droit fondamental qu’est la liberté d’expression :
Selon les informations de Capital, Taboola, qui commercialise la grande majorité des espaces publicitaires du site de l’hebdomadaire, a résilié son contrat. Motif invoqué : la publication fin août 2020 par l’hebdomadaire d’un roman fiction représentant en esclave la députée LFI Danièle Obono. Pour la régie en ligne, cet article est “ouvertement raciste, discriminatoire, offensant” et “se trouve en parfaite contradiction avec les valeurs de Taboola”.
Valeurs actuelles a indiqué à la justice qu’une telle résiliation le “prive de tous ses revenus publicitaires sur internet, représentant plus d’un tiers de ses revenus publicitaires globaux” (…=)
Valeurs actuelles avait déjà des difficultés à engranger des annonceurs depuis qu’il est dans le collimateur de Sleeping Giants. Ce collectif d’activistes a pour objectif d’assécher les ressources publicitaires des médias relayant des “discours de haine”. Pour cela, il repère les annonceurs présents sur ces médias, puis les interpelle sur Twitter selon le principe du name and shame.
En l’espèce, ces ‘géants endormis’ estiment que“Valeurs Actuelles a quitté la simple ligne politique très, très à droite, pour s’embourber de plus en plus dans le discours purement idéologique, intolérant, anxiogène, complotiste et victimaire”. Ils affirment que 59 annonceurs se sont retirés suite à sa campagne lancée fin 2019, dont 36 ont accepté de l’assumer publiquement, parmi lesquels Coca Cola, But, Carrefour, Lidl, Asus, PSA Banque, Red by SFR, Nespresso, Hyundai...
La bonne nouvelle, c’est que le chiffre d’affaire de Valeurs actuelles est en hausse constante depuis 10 ans.
Pour marquer sa solidarité et favoriser le développement des idées défendues par Valeurs actuelles, il n’y a pas de solution plus simple et efficace que de vous abonner. C’est par ici.
“Je ne suis pas devenu prêtre pour être l’ayatollah des règles sanitaires”
Valeurs actuelles publie un article montrant le ras-le-bol de certains prêtres face à cette dictature sanitaire :
L’interdiction de se rassembler dans les lieux de culte afin de vivre sa foi a ébranlé une partie des catholiques. « Les messes étaient diffusées sur Zoom, mais je n’arrivais pas à suivre, il n’y a guère que pour Pâques que j’ai assisté à l’ensemble de la messe… », admet un jeune fidèle. « Depuis un an, c’est dur à vivre pour les pratiquants, la blague commence à être longue… », soupire une autre fidèle des Yvelines (…)
Un prêtre constate, quant à lui, une vraie lassitude chez ses paroissiens : « Les familles sont en souffrance et en ont assez des incohérences. D’autant que, pour un chrétien, préserver à tout prix la vie ici n’est pas une fin en soi. » Il assume de ne pas forcer les fidèles à respecter toutes les règles : « 80 % ne portent pas le masque, je ne refuse personne dans mon église, même l’idée de condamner des chaises me dérange. Je ne suis pas devenu prêtre pour être l’ayatollah des règles sanitaires, n’en déplaise au gouvernement. »
Oui mais voilà, la médiatisation excessive (mais volontaire) de l’incident de la paroisse Sainte Eugène-Sainte Cécile à Paris est passée par là. La peur du gendarme aussi, mais pas dans les banlieues ou les zones de non-droit, où trafics en tous genres et violence peuvent tranquillement continuer en toute impunité.
Tout cela risque de diviser davantage les catholiques et aggraver chez eux la suspicion permanente et la crainte de la délation zélée (voir ici).
Le Salon beige appelait solennellement, par la voix de son directeur, à un halte au feu !
“(…) L’Eglise de France étant engagée dans un combat d’une importance capitale pour la défense de la dignité humaine (…), il est évident que nos adversaires ont tout intérêt à nous diviser. Mais rien ne nous oblige à leur obéir. Rien ne nous oblige à renchérir (…)
Alors, oui, le bon sens exige de dire : Halte au feu ! Non, l’abbé Guelfucci n’est pas un assassin. Non, ce n’est pas une tragédie que son église ait été pleine pour la vigile pascale. Et oui, le Saint-Sacrement est plus important qu’un morceau de tissu sur le museau !”
Certains évêques ont sans doute réagi trop vite dans l’espoir, une fois de plus, de calmer les velléités laïcardes du gouvernement et des médias. En vain, puisque Vingt Minutes a publié un article à charge contre Mgr Aupetit (et d’autres) accusé de ne pas avoir respecté les gestes barrière lors d’une messe. Faut-il que cet éminent évêque soit placé en garde à vue ? Et que dire de cette vidéo du pape François alors que le port du masque est obligatoire en Italie ?
Voici l’analyse d’Odon de Cacqueray de l’Homme Nouveau :
Le plus surprenant dans cette affaire, c’est que l’on a une réaction extrêmement rapide. Le fait d’aller aussi vite n’est pas forcément le plus adapté. Une procédure canonique pour les faits mis en cause, me paraît complètement disproportionnée quand on voit l’ensemble des prêtres qui professent des hérésies à longueur de journée. Certains, dans le diocèse de Paris, ne sont jamais poursuivis par l’archevêque. Cette démesure dans la réponse semble être une volonté de donner des gages pour que la polémique se calme le plus vite possible. C’est à mon avis, malvenu et va peut-être produire l’effet inverse puisque la presse s’est déjà emparée de cette procédure canonique pour dire « vous voyez bien que le prêtre a fait quelque chose de mal puisque son évêque le poursuit devant les tribunaux canoniques » (…)
Je pense qu’il y a en partie un retour de boomerang. Ils ont encore réagi trop vite et ils ont donné le bâton pour se faire battre. Il y a une mauvaise communication de crise sur cette affaire-là. Cela concerne bien sûr le diocèse de Paris, mais pas seulement le diocèse de Paris puisque Monseigneur de Moulins-Beaufort a dû faire face aux mêmes difficultés. Des messes ont été dénoncées par certains fidèles comme ne respectant pas les gestes barrières.
J’ai oublié de dire également qu’une communauté religieuse dans le sud avait eu les mêmes difficultés avec des fidèles verbalisés à la sortie de la Vigile pascale. Selon les différents échos qui me parviennent, les prêtres tremblent un peu pour le dimanche à venir, de voir arriver des personnes un peu zélées qui viendraient prendre des photos ou trouver un moyen d’embêter les prêtres sur l’application de leurs consignes sanitaires. Oui, cela se retourne un peu contre l’archevêché de Paris, mais cela se retourne aussi contre tous les prêtres qui sont en grande majorité, de bonne volonté. Ils ne souhaitent pas mettre en danger leurs fidèles et appliquent dans la mesure du possible, des mesures prophylactiques pour empêcher l’épidémie de se développer.
La tribune du Salon beige Halte au feu ne disait pas autre chose :
C’est toujours un mauvais calcul. Et on le voit déjà dans cette « affaire Saint-Eugène » : les médias ayant flairé l’odeur du sang commencent à évoquer d’autres églises qui n’auraient pas respecté à la lettre des mesures sanitaires que personne ne comprend plus. Ce sera sans fin : ces nouveaux curés vont se faire lyncher par d’autres confrères qui, eux-mêmes, seront victimes du même processus quelques jours plus tard. Et, en l’occurrence, il me semble évident que Mgr Aupetit, opposant courageux à l’euthanasie et à la loi ni bio ni éthique, figurera dans les prochaines « victimes collatérales » puisque l’on pourrait dire de la vigile pascale qu’il a célébrée à Saint-Germain l’Auxerrois pratiquement tout ce qui a été dit de celle de Saint-Eugène.
Quand les LGBT comprennent que leurs comportements contre-nature n’est pas simple en fin de vie
En lisant attentivement l’article décrivant l’ouverture prochaine d’une maison de retraite réservée aux LGBT à Londres, on se rend compte que les LGBT découvrent par eux-mêmes que leur choix de vie est contre-nature :
C’est une première au Royaume-Uni. Le maire Sadiq Khan a confirmé l’obtention d’un prêt immobilier de 5,7 millions de livres sterling du fonds de logements social (Community Housing Funds), en vue de l’ouverture d’une maison de retraite unique en son genre. Situés dans le quartier de Vauxhall au sud de la Tamise, ces logements accueilleront des retraités de la communauté LGBT (…) Les 19 logements, situés dans un immeuble imaginé par l’architecte britannique Norman Foster, seront composés d’une ou deux chambres. La résidence proposera des services haut de gamme avec un espace restaurant-bar, un rooftop et un jardin suspendu, ainsi que l’accès à des soins sur place 24H/24 et 7J/7. Les premiers arrivants devraient emménager au milieu de l’été 2021 (…)
La minorité LGBT présente des problèmes de santé à la fois similaires, mais aussi différents du reste du public de maison de retraite. “On le sait grâce aux études américaines. C’est un public avec des comorbidités supérieures, plus de diabète, plus de mécanismes d’addiction, d’anxiété et de dépression. Sans compter sur la partie de cette population atteinte de VIH et les traitements aux hormones chez les trans. On ne sait pas comment ça va vieillir.”
“J’ai 49 ans, je suis gay, je n’ai pas d’enfants. Je me pose comme tout le monde la question de l’accompagnement“, ajoute Stéphane Sauvé. La grande majorité de la communauté LGBT n’a pas d’enfant, et donc d’aidants pour la fin de vie. C’est un public plus isolé.” (…)
Ce n’est pas la première fois qu’un pays accueille ce type de maison de retraite. Des initiatives similaires existent au Canada, en Espagne, aux États-Unis et en Australie. En France, Nice, Lyon, Montreuil, Romainville et Paris ont également manifesté leur intérêt.
Aucun candidat de gauche ne battrait Marine Le Pen au second tour de la présidentielle
Est-ce à dire que les électeurs français, structurellement de droite, voteraient Marine Le Pen ? Ni Jean-Luc Mélenchon (40%), ni Yannick Jadiot (47%), ni Anne Hidalgo ne pourraient battre Marine le Pen an cas de 2ème tour de la présidentielle. Seule la fausse droite (Xavier Bertrand, Valérie Pécresse) et Emmanuel Macron la battrait.
Car si l’élection avait lieu ce dimanche, aucun des prétendants de gauche à la succession d’Emmanuel Macron ne serait en mesure de se qualifier au second tour. Dans chacun des onze scénarios testés par l’institut de sondages, la première manche serait nettement dominée par le match entre Marine Le Pen (25 à 27%) et Emmanuel Macron (23 à 28%). Mais ce n’est pas tout. Même en cas de duel au second tour face à la candidate d’extrême droite, ni Jean-Luc Mélenchon, ni Yannick Jadot et ni Anne Hidalgo ne parviendraient à la battre, récoltant respectivement 40%, 47% et 50% des voix (…)
Une gifle accueillie avec effroi par Benoît Hamon. “C’est un sondage terrifiant. Parce que cela veut dire qu’une majorité de Français préfèrent l’extrême droite à la gauche républicaine” [source]
Or face à Jean-Luc Mélenchon ou Yannick Jadot, nous ne sommes plus dans l’affrontement mondialistes contre patriotes. Marine Le Pen serait donc considérée comme “de droite” ?

Revenu universel, revenu de base pour les 18-24 ans : Le “quoi qu’il en coûte” ouvre la voie de la pire démagogie
Benoit Hamon n’est pas peu fier car c’est lui qui avait porté cette idée lors de la primaire en 2016. Et cette idée de revenu universel commence à séduire tous les partis et même certaines personnalités de droite mais aussi des personnalités comme le pape François.
Longtemps considérée comme une utopie, l’idée d’un revenu universel s’est à nouveau imposée dans le débat à la faveur de la pandémie de Covid-19. Qu’est-ce que le revenu universel, ou revenu de base ? C’est un même montant versé à tous, sans conditions de ressources ni obligation de travail (…)
À un an de la présidentielle, le débat pourrait rebondir en France. En regardant ailleurs, comme nous le faisons dans ce dossier, il est possible de tirer des enseignements. Comme le fait The Economist :
L’une des principales inquiétudes suscitées par le revenu de base est le risque de dissuader les bénéficiaires de chercher un emploi rémunéré. Mais les participants ayant reçu des versements inconditionnels ont plus travaillé que ceux qui percevaient l’allocation chômage. Ils ont témoigné d’un plus grand bien-être, ils souffraient moins de dépression et de stress, avaient plus confiance en leurs capacités et faisaient aussi plus confiance aux autres.”
Mais gare à l’atterrissage, prévient l’hebdomadaire. “Aujourd’hui, l’engouement pour les versements directs repose plutôt sur une approche décontractée de l’endettement public. La fin de la pandémie sonnera peut-être aussi la fin de cette attitude.” [source]
Le “quoi qu’il en coûte” de la crise sanitaire risque de devenir l’argument ultime qui empêchera définitivement tout gouvernement de redresser les finances de l’Etat. La démagogie électoraliste risque d’atteindre des sommets d’irréalisme complètement déconnectés de la réalité économique.Un comité d’experts vient de suggérer un revenu de base pour les 18-24 ans…
Les jeunes comptent parmi les plus touchés par la crise sanitaire et économique du coronavirus. Il faut “expérimenter sans délai” un “revenu de base” pour les jeunes de 18 à 24 ans “les plus démunis”, a préconisé vendredi 2 avril un comité d’experts chargé d’évaluer la stratégie anti-pauvreté du gouvernement.
Cette prestation serait accordée “sous conditions de ressources” et “en prenant en compte la solidarité familiale, sous réserve que le jeune puisse en bénéficier“, propose ce comité présidé par l’ancien patron de Renault Louis Schweitzer dans un rapport remis au gouvernement.
Les critères d’attribution seraient les mêmes pour les étudiants et les non-étudiants, ce qui reviendrait à fondre le système des bourses dans le nouveau dispositif qui coûterait de “5 à 7 milliards d’euros” par an, a précisé M. Schweitzer lors d’une conférence de presse.
Le remboursement de la dette attendra et la France des assistés a de beaux jours devant elle. Quant à ceux qui travaillent dur, ils seront contents de savoir que leurs impôts serviront sans doute à offrir un revenu à tous les migrants, qui ne pourront pas être exclus du dispositif puisque la préférence nationale n’existe pas.
Pour mémoire, la France représente environ 1% de la population mondiale et presque 15% des dépenses sociales mondiales !
Christine Boutin, en son temps, et Jean-Frédéric Poisson avait porté ce projet au sein du PCD lors de la primaire en 2016. Il semblerait que ce dernier n’ait pas poursuivi dans cette voie avec son nouveau parti Via.
Dans le cadre d’une étude publiée par son Centre d’Analyse et de Prospective (CAP), Marion Maréchal avait qualifié le revenu universel de “révolution anthropologique, dont il faut dénoncer les fondements idéologiques et le caractère irréaliste” :
Tout d’abord, toutes les propositions de revenu universel s’appuient une anthropologie individualiste, c’est-à-dire sur l’idée que l’individu est supérieur au collectif. Dans ce contexte, la « liberté » est avant tout celle de faire des « choix » indépendamment de toute considération pour l’intérêt collectif, ou de toute autre contrainte sociale. Il ne faut donc pas s’étonner que le revenu universel trouve des partisans au sein de mouvements en apparence très divers, des libéraux aux écologiques : tous partagent la même anthropologie individualiste. Tous ne veulent maximiser que la capacité pour l’individu de s’affranchir de la société. Dans le cas précis du revenu universel, la « liberté » est pensée comme la déconnexion entre le fait de gagner un revenu et l’exercice d’un travail marchand (…)
Le revenu universel, par son caractère individuel et inconditionnel, est donc le revenu d’une société qui vient à refuser toute conception du bien commun, toute hiérarchie de valeurs partagées structurant l’espace social. Du point de vue de l’État qui accorde un revenu universel, tous les comportements se valent : celui qui travaille et celui qui reste derrière son écran. En donnant les moyens matériels de ces « choix », le revenu universel marquerait donc un pas en avant dans la mise à niveau de toutes les valeurs. En outre, le caractère inconditionnel du revenu universel crée un droit auquel ne sont assortis aucune contrepartie, aucun devoir. La vision de l’ordre social portée par le revenu universel rompt avec l’idée classique selon laquelle on appartient au corps social par un système de relations, de droits et de devoirs réciproques. Les partisans du revenu universel ont donc raison d’y voir un changement profond de paradigme, une refondation de la société dans sa totalité (…)
Considéré du point de vue politique, le revenu universel marquerait aussi un tournant majeur : le refus du politique de donner toute forme à la société, de prendre toute décision visant à organiser l’espace social selon des fins communes. Dans cette nouvelle ère anthropologique, le politique renoncerait à favoriser des comportements ou des structures considérés comme bénéfiques pour la société pour s’effacer devant le libre choix de l’individu (…)
Nous l’avons vu, la promesse centrale faite par les partisans du revenu universel est celle qui consiste à déconnecter travail marchand et revenu. Mais cette déconnexion, bien réelle du point de vue du bénéficiaire, ne peut pas exister dès que l’on se tourne vers le financement de ce revenu : les taxes et impôts nécessaires au financement du revenu universel ne peuvent être prélevés que sur l’activité économique marchande (…)
Étant donné le poids déjà considérable des budgets sociaux dans le produit intérieur brut (PIB) des grands pays développés, un revenu de base conséquent qui viendrait s’ajouter purement et simplement aux transferts existants serait impossible à financer. Aucune proposition crédible n’a jamais été faite en ce sens : même une très forte hausse des taux d’imposition ne permettrait pas d’atteindre ce but car, passé un certain seuil, les incitations à s’expatrier fiscalement ou à réduire le nombre d’heures travaillées deviendraient trop importantes et ne permettraient plus d’augmenter les recettes fiscales (…)
De même, nombre de défenseurs du revenu universel entendent redonner du sens à l’activité économique, tant au travail qu’à la consommation. Cette question du sens est essentielle et, à nos yeux, ne peut pas être résolue par de seuls moyens matériels mis au service de l’individu. L’Homme ne donne du sens à son activité que s’il se situe par rapport à des repères qui le dépassent. Ces repères sont nécessairement collectifs, politiques, ancrés dans une vision du bien commun – tout ce que les partisans du revenu universel rejettent au nom de la seule liberté de l’individu.
Gérald Darmanin se déplace pour des tags mais pas pour un Français égorgé
C’est le deux poids deux mesures habituel du petit télégraphiste du “en même temps macronien“. Gérald Darmanin veut se faire passer pour un nouveau Pasqua alors qu’il n’est qu’une pale copie de Nicolas Sarkozy, qui, selon les mots de Zemmour, “avait promis le karcher et on avait eu Kouchner” :
A Rennes, des inscriptions islamophobes ont été découvertes ce dimanche sur les murs du centre culturel islamique de la ville, qui sert notamment de salle de prière à des fidèles. Gérald Darmanin a annoncé sur Twitter qu’il se rendra sur place en fin de journée (…)“Les nombreuses inscriptions anti-musulmanes sur les murs de la mosquée Avicenne de Rennes sont inacceptables. Toute ma solidarité avec les musulmans de notre pays”, a réagi sur Twitter le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin en annonçant sa venue sur place “en fin de journée”. [source]
A l’issue de la réunion, le ministre a indiqué être “venu témoigner de la solidarité du gouvernement. J’ai eu le président au téléphone tout à l’heure qui m’a chargé de dire tout le dégoût que nous inspirent ces inscriptions qui sont des insultes aux musulmans français et des insultes à la France.” Il a tenu à rappeler que “tout lieu de culte, tout lieu d’inspiration religieuse est le bienvenu dans notre pays et fait partie de nos libertés fondamentales : celles de croire ou de ne pas croire.” “Je suis venu dire qu’il n’y a pas de petits faits”, a-t-il ajouté, rappelant que “les actes anti-musulmans sont des actes contre la République” [source].
Nous pourrons toujours attendre qu’un ministre déclare que les actes anti-catholiques sont des actes contre la république alors que profanations et dégradations se multiplient dans nos églises encore récemment à La Rochelle, à Nice ou encore à la Roche-sur-Yon avec des tags…
Mais le plus grave, c’est que Gérald Darmanin ne s’est même pas déplacé à Béziers pour montrer sa solidarité avec les fidèles catholiques qui étaient visés par un projet de décapitation et encore moins à suite à Villeneuve-d’Ascq suite à l’assassinat horrible de François Fauquenoy retrouvé égorgé dans un hall d’immeuble. Et là, silence radio des médias et autres proffesionnels de l’indignation.
Et pendant que Gérald Darmanin fanfaronne et fait de la communication, les policiers continuent à se faire agresser, notamment à Etampes dimanche après-midi.
Soutenez la construction d’une abbaye dans les Pyrénées ariégeoises
Venue de l’abbaye de Fontgombault, une communauté de vingt moines bénédictins de la Congrégation de Solesmes s’est implantée en 2007 à Donezan, dans les Pyrénées ariégeoises, à 1350 mètres d’altitude.
Après des débuts dans un habitat sommaire, la communauté s’est installée dans le monastère provisoire, en bois, en attendant l’édification de l’abbaye. Un troupeau de vaches tarentaises est venue rejoindre les premiers colons dès avril 2007. Par leur bon lait transformé en tommes des Pyrénées, elles assurent la subsistance de la communauté. À cette activité d’élevage et de fabrication fromagère, s’ajoutent peu à peu de petits artisanats : fabrication de confiture, de pain d’épices, rempaillage de chaises, reliure. Et pour la nourriture quotidienne, un potager, un verger, un rucher et même une petite vigne. Le but de cette laborieuse solitude, n’est pas d’abord le travail de la terre, mais le service du Seigneur et de Notre-Dame par l’office liturgique en latin et grégorien, à l’école de la Règle de saint Benoît, culminant dans la célébration de la sainte Messe selon la forme extraordinaire du rit romain.
Vous pouvez découvrir cette abbaye bénédictine ici : https://abbaye-donezan.fr
La construction de l’abbaye est prévue en trois phases :
- La 1ère phase, Dieu premier servi, correspond à la construction de l’église.
- La 2ème phase comprend les deux bâtiments (Ouest et Sud) dans lesquels on trouve le réfectoire, l’infirmerie, l’hôtellerie, le dortoir des moines, la cuisine, la boulangerie et la buanderie.
- La 3ème phase enfin, permet de fermer le cloître avec les deux ailes comprenant la sacristie, le chapitre, des cellules et la bibliothèque.
La construction de l’église est bien avancée, le gros œuvre est achevé. La couverture de la charpente, en ardoises, devrait être posée en 2021.

Les bureaux d’étude travaillent au projet de la deuxième phase qui devrait commencer dès l’année 2022. Alors, la communauté pourra quitter les bâtiments provisoires en bois, et gagner l’Abbaye définitive. La troisième tranche de travaux suivra en fonction des possibilités financières. Chronologie des travaux :
- 2007 : terrassement
- 2008-2009 : réalisation de la cave
- 2014 : fondations de l’église
- 2015-2018 : réalisation de la maçonnerie
- 2019-2020 : pose de la charpente
- 2021 : à venir

Pour participer au financement de la construction de l’église, vous pouvez effectuer un don, via la Fondation des monastères, reconnue d’utilité publique et habilitée à recevoir les dons, déductibles fiscalement.
Une étude confirme l’inutilité du port du masque en extérieur
Une étude irlandaise récente montre que 0,1% des contaminations ont eu lieu à l’air libre. Combien de temps allons-nous encore voir des personnes terrorisées se promener seules masqués en pleine forêt ou dans une rue déserte ?
“Selon de nouveaux chiffres, seul 1 cas de Covid-19 sur 1 000 est attribué à une transmission en plein air”, résume The Irish Times dans un article paru le 5 avril. En date du 24 mars, sur les 232 164 cas de contamination au Covid-19 recensés en Irlande depuis le début de la pandémie, “262 étaient dus à des contaminations en extérieur, soit 0,1 % seulement du total” (…)
“Le faible nombre de cas attribués en république d’Irlande à une contamination en extérieur se retrouve dans les études internationales”, poursuit le quotidien irlandais, citant notamment l’université de Californie, selon laquelle “le risque de transmission du Covid-19 est 19 fois plus élevé en intérieur qu’en extérieur”.
La télévision chinoise accusée de diffuser des confessions forcées
Interdite par le régulateur des télécoms au Royaume-Uni, suspendue en Australie, la chaîne d’Etat chinoise CGTN, chaîne d’Etat du gouvernement chinois, accusée de faire la propagande du régime communiste, va débarquer en France. Le CSA a estimé en mars qu’elle remplissait les critères techniques nécessaires pour être autorisée à émettre.
Treize personnalités chinoises et étrangères, « victimes de confessions forcées diffusées par les télévisions chinoises », ont pressé Eutelsat, l’opérateur européen de satellites, de reconsidérer sa décision de diffuser les chaînes publiques chinoises. Ces personnalités expliquent s’être vu « refuser le droit à un procès équitable » et extorquer des aveux publics. Dans une lettre ouverte sous la houlette de l’association européenne safeguard DEFENDERS, ils demandent l’interdiction des chaînes publiques chinoises qui diffusent ces procès théâtralisés.
« Nous avons remarqué qu’Eutelsat autorise la diffusion de ces mêmes chaînes de télévision d’État du Parti chinois. Nous ne sommes qu’un peu plus d’une douzaine de victimes capables de prendre la parole […]. De nombreuses victimes restent en prison. Quelques-unes ont été exécutées ».
« Vous continuez de diffuser ces chaînes malgré ces graves violations des droits humains. Les victimes n’ont aucun moyen de demander réparation. La seule façon d’arrêter cela est que les régulateurs de télévision enquêtent et prennent des mesures »
Le CSA a été saisi la semaine dernière de deux plaintes à propos de CGTN, dont l’une a trait à une interview d’une enfant ouïghoure sous la contrainte, l’autre concernant le chercheur allemand Adrian Zenz qui estime avoir été diffamé.
Refuser la sainte communion aux hommes politiques qui persistent obstinément dans le péché grave
Jeanne Smits a traduit une déclaration du cardinal Burke concernant la réception de la Sainte Communion par ceux qui persistent dans le péché public grave. Extrait :
[…] 7. On avance parfois qu’un homme politique catholique peut croire personnellement à l’immoralité de l’avortement, tout en favorisant une politique publique qui prévoit l’avortement dit « légalisé ». Ce fut le cas, par exemple, aux États-Unis d’Amérique, lors du sommet entre certains théologiens moraux catholiques qui épousaient la théorie morale erronée du proportionnalisme ou du conséquentialisme, et d’hommes politiques catholiques, qui s’était tenu dans la propriété de la famille Kennedy à Hyannisport, Massachusetts, au cours de l’été 1964. (6) Saint Jean Paul II répond clairement à une telle pensée morale erronée dans Evangelium Vitae : « Aucune circonstance, aucune finalité, aucune loi au monde ne pourra jamais rendre licite un acte qui est intrinsèquement illicite, parce que contraire à la Loi de Dieu, écrite dans le cœur de tout homme, discernable par la raison elle-même et proclamée par l’Eglise. » (7) Dans sa lettre encyclique Veritatis Splendor, saint Jean-Paul II corrige l’erreur fondamentale du proportionnalisme et du conséquentialisme. (8)
8. On dit parfois que refuser la sainte communion aux hommes politiques qui persistent obstinément dans le péché grave constitue l’utilisation par l’Eglise de la sainte communion à des fins politiques. Bien au contraire, il incombe solennellement à l’Église de sauvegarder la sainteté de la sainte Eucharistie, d’empêcher les fidèles de commettre un sacrilège, et d’éviter le scandale parmi les fidèles et les autres personnes de bonne volonté.
9. C’est bien plutôt l’homme politique catholique, qui prône publiquement et obstinément ce qui est contraire à la loi morale et qui ose pourtant recevoir la sainte communion de manière sacrilège, qui utilise la sainte Eucharistie à des fins politiques. En d’autres termes, le politicien se présente comme un catholique fervent, alors que la vérité est tout autre. […]
Des émeutes aux guerres de gangs
Alors que les agressions à l’encontre des forces de l’ordre sont quotidiennes, comme ici à Etampes et là à Grigny, le sociologue Thomas Sauvadet estime :
“Il suffirait d’une étincelle pour qu’on passe des rixes aux émeutes”
Si on ne peut pas encore dire que ces bandes se font la guerre comme les gangs des ghettos de Los Angeles ou des favelas de Rio – où l’espérance de vie ne dépasse pas la vingtaine d’années, on s’y dirige à grands pas. Les jeunes, socialisés dans des bandes, grandissent dans un tel contexte de violence, que la plupart ont pour objectif premier de développer un capital guerrier. C’est-à-dire un ensemble de compétences, psychologiques, techniques, physiques ou sociales, mobilisables pour se défendre ou pour attaquer.
Témoignage : de la dictature comme elle vient
De Jeanne Capel :
Ce dimanche 11 avril 2021 vers 11h15, alors que la messe touche à sa fin, un individu s’introduit dans l’église de Ch…, aux confins de l’Aisne. Portant une veste beige et des rangers, l’homme photographie l’assemblée, se porte à ma hauteur, prend de nouveaux clichés puis se fond dans l’assistance.
La célébration terminée, j’ajuste mon masque pour franchir le porche. Alors que j’avance vers ma voiture, je suis interpelée par le même individu qui arbore désormais un brassard de gendarmerie ! Dans l’échange qui suit, j’apprends qu’on me reproche de n’avoir pas toujours porté le masque pendant l’office et que je serai sanctionnée. Surtout, je comprends que l’opération de gendarmerie, menée par quatre militaires, me visait personnellement, dans le cadre d’un programme de surveillance et d’intimidation qui dure depuis plus d’un an.
En effet, le 25 mars 2020, aux premiers jours du confinement du printemps de cette année-là (qu’on n’osait pas encore qualifier de « premier confinement »), j’avais avec ma famille déployé une large banderole sur la façade de notre maison, située au centre du village, pour dire « Non à la dictature sanitaire ! ». Cet aimable truisme (car qui peut être favorable à une dictature, fût-elle sanitaire ?) nous avait valu plusieurs visites de gendarmes et quelques appels d’édiles locaux : nous « agacions en haut lieu »…

Quelque part dans l’Aisne, le 25 mars 2020
Rappelons qu’à l’époque, en France, le port du masque était généralement déconseillé plutôt qu’obligatoire, sa vente étant même interdite au grand public. C’est donc bien le foisonnement, l’instabilité et l’incohérence des obligations et des interdits de toute nature que nous entendions dénoncer alors, et l’intrusion dans nos vies qu’ils supposent, par un gouvernement manifestement décidé à dicter nos conduites dans leurs moindres détails plutôt qu’à préserver les libertés publiques.
Un an plus tard, il faut confirmer le constat et nous venons de redéployer notre banderole.
Car c’est bien pour punir ma dissidence, et non un acte, qu’on s’en est pris à moi ce matin. Pourquoi en effet, commettre avec préméditation ce double viol ? Celui d’un sanctuaire, contre une jurisprudence centenaire et les usages les mieux établis, mais aussi celui de ma conscience, pourtant protégée formellement par la réglementation sur la pratique des rites religieux en période d’urgence sanitaire ? Le message est pour moi parfaitement clair : dès lors que vous êtes identifié comme « récalcitrant », dixit le gendarme qui m’a interpelée, le pouvoir se donne contre vous tous les droits et ne vous en reconnaît plus aucun, même (ni surtout !) les plus sacrés.
Dans l’Aisne, le 11 avril 2021
Hasard ou prémonition, nous avions revu hier en famille le chef d’œuvre de Jean-Pierre Melville, L’Armée des ombres. Si comparaison n’est pas raison, l’Histoire a ses permanences que la période actuelle fait resurgir en mode mineur. Dans ma dissidence assumée, je n’attends donc rien des forces de l’ordre, qui obéissent aux ordres quels qu’ils soient ; ni de la justice, dont le Conseil d’État a théorisé, dès l’Après-Guerre, son incapacité à garantir les libertés contre un pouvoir autoritaire ; et pas davantage hélas des hommes en général qui, par peur, jalousie parfois, ignorance ou intérêt se font si souvent les supplétifs de toutes les nomenklaturas.
Mais alors que, depuis une heure à peine, la banderole flottait à nouveau sur notre maison et que je terminais ces quelques lignes, on sonna à ma porte. Ce n’était pas (encore) les gendarmes mais une voisine. Tout sourire, elle nous portait un pain qu’elle venait de cuire, pour nous remercier d’entretenir publiquement une lueur de liberté. Nous nous embrassâmes et devisâmes longuement. Quoi qu’il advienne, l’essentiel sera sauf !
Jeanne CAPEL (un pseudonyme) vit dans l’Aisne. Elle est professeur de Latin et d’Espagnol. En 2020, elle a démissionné de son poste d’enseignante en région parisienne pour ne pas devoir imposer le port du masque à ses élèves.
Sept religieux catholiques enlevés à Haïti, dont deux Français
Sept religieux catholiques, cinq Haïtiens et deux Français, ont été enlevés dimanche à Haïti. Le groupe, qui comprend quatre prêtres et une religieuse haïtiens et deux Français, une religieuse et un prêtre, a été kidnappé près de la capitale Port-au-Prince, alors qu’il «se rendait à l’installation d’un nouveau curé», a expliqué le père Loudger Mazile.
Les ravisseurs réclament un million de dollars de rançon.
La Conférence haïtienne des Religieux (CHR) a par la suite précisé dans un communiqué que trois autres personnes, les proches d’un autre prêtre ne faisant pas partie des personnes enlevées, ont également été kidnappées.
«La CHR exprime son profond chagrin mais aussi sa colère face à la situation inhumaine que nous traversons depuis plus d’une décennie». «Il ne se passe pas un jour sans pleurs et grincements de dents et pourtant les soi-disant leaders de ce pays, tout en s’accrochant au pouvoir, sont de plus en plus impuissants».
La police soupçonne un gang armé actif dans le secteur, baptisé «400 Mawozo». Les enlèvements contre rançon ont connu une recrudescence ces derniers mois à Port-au-Prince. En mars, le pouvoir exécutif haïtien avait décrété l’état d’urgence pour un mois dans certains quartiers de la capitale et une région de province afin de «restaurer l’autorité de l’État» dans des zones contrôlées par des gangs. La mesure est motivée par les actions de bandes armées qui «séquestrent des personnes contre rançon en le déclarant ouvertement, volent et pillent des biens publics et privés, et affrontent ouvertement les forces de sécurité publique», selon l’arrêté présidentiel.
Dimanche de la Miséricorde : l’admirable sacrement de la confession
En ce dimanche in albis, sermon du Père Ambroise-Marie de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier sur “l’admirable sacrement de la confession”.
Pas de masque ni de geste barrière
A l’issue de la prière du Regina Caeli à Rome ce matin, le Pape a salué des personnes en serrant les mains (certaines mêmes lui baisent la main), sans masque et avec des distances inexistantes !
Addendum : Cette attitude fait suite aux propos tenus par le pape le jour de Pâques, dans son message Urbi et Orbi, demandant que
toute restriction à la liberté de culte et de religion dans le monde puisse être supprimée et que chacun soit autorisé à prier et à louer Dieu librement.
