Baguette & Musette – La France contre les robots
Chronique littéraire sur l’ouvrage de Georges Bernanos publié en 1947 : “La France contre les robots”.
Pause Musicale : Paris Violence – In memoriam
C’est arrivé un 15 avril…
“L’histoire ne nous dira sans doute pas ce qu’il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »
Alors rappelons-nous :
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le 15 avril : saints du jour français ou en France.
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St Patern, évêque de Vannes († Ve s.)
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À Vannes en Armorique, saint Patern, évêque, qui fut, croit-on, ordonné en ce jour par saint Perpétue de Tours dans le concile provincial tenu en cette ville.
Saint Patern était fêté deux fois : le 15 avril et le 21 mai où l’on faisait mémoire de la translation de ses reliques. En 1964 le pape Paul VI déclara saint Patern, patron du diocèse de Vannes. Depuis, la fête liturgique de saint Patern est fixée au seul 15 avril et l’ancienne date du 21 mai a été abandonnée.
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St Patern, évêque d’Avranches († v. 565)
Au pays de Coutances, vers 565, le trépas de saint Patern (Paterne, Pair ou Pern) évêque d’Avranches, qui fonda beaucoup de monastères et fut élu à l’épiscopat à l’âge de soixante-dix ans. Il mourut en se rendant au monastère de Sciscy, où il fut inhumé. Avec lui est commémoré son compagnon saint Scubilion, mort le même jour et inhumé avec lui à Sciscy. Ils sont fêtés le 16 avril dans le diocèse de Coutances et Avranches.
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St Ortaire, abbé au diocèse de Bayeux († VIe s.)
À Landelle, près de Vire au diocèse de Bayeux, au VIe siècle, saint Ortaire, abbé, adonné aux austérités et à la prière, et assidu à soigner les malades et soulager les pauvres.
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Bx César de Bus, prêtre et fondateur († 1607)
À Avignon, en 1607, le bienheureux César de Bus, prêtre. Détourné d’une vie mondaine, il se dépensa dans la prédication et la catéchèse et fonda la Congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne, pour qu’ils rendent gloire à Dieu par la formation des fidèles.
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le 15 avril 1450 : bataille de Formigny.
La bataille de Formigny est une bataille qui est à replacer dans le cadre de la guerre de Cent Ans. Elle oppose à Formigny, en Normandie, les Anglais aux Français. Totalement oubliés des manuels d’histoire actuels, elle est pourtant l’un des engagements les plus décisifs de la Guerre de Cent Ans, en tout cas du règne de Charles VII, avec la libération d’Orléans. Commandées par Charles de Bourbon et Arthur de Richemont, le duc de Bretagne, connétable de France les troupes franco bretonnes y écrasent totalement les Anglais.
Le Roi reçoit d’ailleurs peu de temps après le nom de Charles VII « le Conquérant ou le Victorieux ». Il récupère bientôt le duché de Normandie, perdu depuis le Traité de Troyes de 1420.
C’est aussi l’une des premières batailles où l’artillerie joue un rôle décisif.
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le 15 avril 1452 : naissance de Leonard de Vinci, peintre, sculpteur, mathématicien, inventeur, architecte,…
Il est l’auteur de la Joconde, de la vis sans fin, de l’ébauche du parachute, l’avion, l’hélicoptère, le sous-marin et même jusqu’à l’automobile.
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le 15 avril 1521 : la faculté de théologie de Paris condamne les propositions de Luther.
La Determinatio ou Censure officielle de la Faculté de Paris, après avoir étudié la doctrine de Luther en condamne 104 articles, jugés hérétiques. Le 24 avril suivant, trois lettres partent vers le Roi de France, l’empereur et le prince-électeur.
Que fait François 1er ? Jean Guiraud dans le tome 2 de son livre Histoire partiale- Histoire vraie, au chapitre XVI, pages 203 et 205 répond à cette question.
« En 1522, alors que déjà les doctrines luthériennes étaient condamnées à Rome et que Luther avait consommé sa révolte contre l’Église, Louise de Savoie, mère du roi, s’emportait contre les moines, s’appropriant contre eux les invectives de Luther. Lorsque la Sorbonne voulait défendre l’orthodoxie catholique, le roi lui imposait silence, supprimant les écrits du sorboniste Jérôme d’Angest et du dominicain Lambert Campester. En revanche, il appelait à sa Cour des professeurs allemands pénétrés de luthéranisme, encourageait leurs discussions théologiques contre le catholicisme et répondait à ceux de ces conseillers qui s’en étonnaient :
« Je ne veux point persécuter ceux qui nous enseignent ; ce serait empêcher les habiles gens de venir dans notre pays » » […]
« Bientôt, sur la dénonciation des Réformés le roi fit arrêter deux sorbonistes particulièrement hostiles au protestantisme, Béda et Le Picaré, et les exila loin de Paris. « L’effet produit par cet arrêt, dit M. Cabantou, fut considérable ; les théologiens de Sorbonne stupéfaits, puis épouvantés, crurent à leur prochaine défaite ; Mélanchton rapporte que l’un d’eux mourut de rage. »
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le 15 avril 1672 : Louis XIV nomme d’Artagnan gouverneur de Lille.
En 1667, d’Artagnan s’est illustré dans la conquête de Lille, ville aussi importante que Lyon à l’époque et parmi les principales des Pays-Bas. La ville qui paraissait imprenable, tombe en 15 jours.
Le Marquis d’Humières en est nommé gouverneur en 1668, mais il tombe en disgrâce en 1672. Louis XIV désigne un homme de confiance pour cette tâche, tellement l’importance stratégique de la ville est grande. Il appelle d’Artagnan pour cette mission.
Vauban, va construire pendant 4 ans la « Reine des Citadelles », pour en faire une des places fortes principales en Europe. Très vite des tensions éclatent entre l’ingénieur militaire et le mousquetaire. En décembre d’Artagnan, sans perdre la confiance du Roi, est relevé de ses fonctions pour retrouver l’armée qui s’apprête à combattre à Maastricht.
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le 15 avril 1719 : décès de Madame de Maintenon, Françoise d’Aubigné, seconde femme de Louis XIV.
Françoise d’Aubigné, née le 27 novembre 1635, est plus connue comme Madame de Maintenon ; nom et château qu’elle achète en 1674. Ayant épousé le poète Paul Scarron en 1652. Après la mort de celui-ci, elle devient gouvernante des enfants de Louis XIV et de Madame de Montespan en 1669. Elle s’installe donc à Vaugirard et y rencontre pour la première fois le Roi visitant ses enfants. La disgrâce de Mme de Montespan, suite à l’affaire des poisons, et la mort de la reine Marie-Thérèse d’Autriche en 1683 lui permettent d’épouser secrètement Louis XIV, dans la nuit du 9 au 10 octobre. Ce mariage restera secret.
Elle est à l’ origine du retour à la foi du Roi. A la mort de Louis XIV, elle se retire à Saint Cyr, dans la Maison royale de Saint-Louis, institution fondée à sa demande pour éduquer les jeunes filles de la noblesse pauvre. Elle y meurt 4 ans après le Roi en 1719.
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Le 15 avril 1793 : défaite des Blancs à St Gervais.
Charette moins chanceux que La Rochejaquelein est battu à St Gervais par le général Baudry.
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le 15 avril 1818 : la loi interdit la traite négrière en France.
Elle réprime aussi la traite en mer.
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le 15 avril 1847 : bataille de Tourane, au Vietnam.
Deux navires de guerre français envoient par le fond la flotte du royaume du Vietnam. Le capitaine Augustin de Lapierre fait face à cinq corvettes vietnamiennes. Il en coule quatre et endommage sérieusement la cinquième. 1200 soldats vietnamiens sont également tués.
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le 15 avril 1932 : par décret, le général Weygand est maintenu en activité « sans limite d’âge », pour service exceptionnels.
Voir la chronique du 28 novembre. Il a 66 ans.
Pr Lejeune : Le Comité d’éthique créé pour donner une bonne conscience à des scientifiques qui font des choses immorales
Dans la livraison d’avril de la revue de l’Action familiale et scolaire, Rémi Fontaine évoque quelques souvenirs avec le Pr Jérôme Lejeune. Extrait :
[…] Dans les années 70, j’avais notamment milité avec sa fille Karin et plusieurs camarades contre la loi Giscard-Chirac-Veil, préparant quelques plans et collages dans la cave voutée de son domicile, rue Galande. Alors que Jérôme Lejeune dînait un soir avec sa chère épouse Birthe et quelques amis, je me souviens lui avoir remis un triste « trophée » que j’avais extirpé d’une exposition sur l’« IVG » installée au sein même de l’église Saint-Méry. Au milieu de panneaux arborant photos et citations diverses, il s’agissait d’un immense placard affichant cette phrase terrible du P. Verspieren, s.j. :
« En un embryon, je ne peux en fait ni reconnaître une personne humaine, ni nier son rapport à l’humanité du fait que moi aussi je suis issu de cela (…). Mais je ne me sens pas tenu de protéger tout embryon autant que je me sens appelé à prendre, selon la mesure de mes moyens, la défense de toute personne menacée surtout si elle est faible et fragile. Celle-ci, je me sens invité à la traiter comme mon semblable et même plus en “prochain”, en frère ou en sœur, par la ressemblance que je lis sur son visage. Je ne peux pas en dire autant de l’embryon. »
Avec sa courtoisie coutumière, le Professeur me remercia vivement de lui confier ce « vestige » de la grave capitulation de l’Eglise d’alors, dont il n’excluait pas de faire usage dans le combat qu’il menait alors aussi bien auprès des autorités scientifiques que des autorités religieuses. Mais je sentis l’immense tristesse qui l’envahissait devant la découverte d’un tel énoncé commis par un tel religieux.
Depuis, j’avais dû le croiser lors de diverses conférences ou sur la route qu’il avait entrepris de faire avec de jeunes étudiants catholiques pour accueillir le nouveau pape (Jean-Paul II) au Bourget. Je l’avais surtout interviewé plusieurs fois pour Présent, auquel il prêtait depuis sa fondation une attention bienveillante. Cela fut même pour ainsi dire l’occasion de mon premier « scoop », après sa mission extraordinaire comme envoyé spécial de Jean-Paul II auprès de Brejnev. Une « mission impossible », dont pratiquement aucun média n’avait parlé (à l’exception de L’Homme nouveau), alors qu’il s’agissait ni plus ni moins de convaincre l’Union soviétique (et quelques autres nations via des membres éminents de l’Académie pontificale des sciences) de renoncer à l’arme nucléaire (cf. Présent du 16 janvier 1982) !
Puis ce fut plusieurs entretiens sur sa science et son métier qu’il éclairait avec un talent incomparable, ou sur les élucubrations pseudo-scientifiques des médias et des politiques. Il me donnait habituellement rendez-vous à l’Hôpital des Enfants Malades, son lieu de travail qu’il rejoignait à bicyclette et où il accueillait le jeune journaliste avec chaleur. Je lui relisais généralement mon papier au téléphone : il m’en remerciait toujours avec chaleur et conviction, comme si c’était à lui d’être reconnaissant ! Comment ne pas avaliser a posteriori ce qu’il me déclarait prophétiquement au moment de la fondation du Comité d’éthique :
« Ce Comité est manifestement créé pour essayer de donner une bonne conscience officielle à des scientifiques qui font des choses dont ils pensent véritablement qu’elles offensent la morale. » (Présent du 14 décembre 1983) !
Le premier président dudit Comité (le Pr. Jean Bernard) confirmait au reste très vite sa sentence :
« Les sciences nouvelle suscitent des essais thérapeutiques moralement nécessaires et nécessairement immoraux. »
Première victoire des établissements libres pour le Bac 2021
Le Conseil d’Etat vient de décider par ordonnance de référé que les lycéens des établissements privés hors contrat ne pouvaient pas être privés de la possibilité de faire prendre en compte les évaluations de l’enseignement optionnel “langues et cultures de l’Antiquité” pour la session 2021 du bac.
Depuis la réforme du baccalauréat du ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, les élèves des écoles hors contrat ne pouvaient plus passer des options lors du baccalauréat. En effet, les options sont désormais sanctionnées par un contrôle continu, hors l’État interdisant le contrôle contenu aux écoles hors contrat, il interdisait également de facto la possibilité de présenter des options au baccalauréat !
C’est pourquoi l’association CIVITAS avait déposé un référé liberté le 2 mars. L’administration a eu beaucoup de mal à justifier une telle discrimination. Le Conseil d’État a donné raison à Civitas dans une ordonnance du 14 avril, en enjoignant au ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports d’organiser une épreuve dans le cadre de la session 2021 du baccalauréat aux fins d’évaluer les candidats au baccalauréat issus de l’enseignement privé hors contrat au titre l’enseignement optionnel « Langues et cultures de l’Antiquité ».
Le Conseil d’État juge :
« Eu égard à l’objectif poursuivi par les auteurs de cet arrêté en instituant cette bonification, consistant à valoriser la poursuite de l’apprentissage du latin et du grec ancien par le plus grand nombre d’élèves jusqu’en classe de terminale, le bénéfice de l’avantage ainsi institué ne saurait dépendre du statut de l’établissement dans lequel les candidats au baccalauréat ayant choisi cet enseignement optionnel ont été scolarisés. Par suite, la différence de traitement qui en résulte entre les élèves scolarisés dans les établissements publics et dans les établissements privés sous contrat, d’une part, et les élèves scolarisés dans les établissements privés hors contrat, d’autre part, qui est sans rapport direct avec l’objet de cette mesure, est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée. »
Il s’agit d’une première victoire importante pour les écoles hors contrat. Le Conseil d’État justifiait jusqu’à aujourd’hui de nombreuses discriminations dont font l’objet les écoles hors contrat en raison d’une différence de situation avec les autres écoles. Si le Conseil d’État a rappelé que la différence de situation des écoles hors contrat pouvait justifier une différence de traitement, il a également rappelé que la différence de traitement devait être en rapport direct avec l’objet de la mesure et qu’elle devait être proportionnée.
Par ailleurs, le 12 avril, le gouvernement a annoncé que les élèves inscrits dans le cadre du régime du CNED réglementé bénéficieront du contrôle continu pour le Bac. Leur recours avait été audiencé le 8 avril, juste avant le référé suspension relatif aux élèves de lycées hors contrat, qui ne savent toujours pas quel sort leur sera réservé.
Algérie : un pasteur condamné à la prison pour prosélytisme
La réalité de l’islam en Algérie :
Le 4 mars 2021, Rachid Seighir, pasteur de l’église de l’Oratoire à Oran, et Nouh Hamimi, autrefois vendeur dans la librairie-papeterie dirigée par le pasteur, ont été reconnus coupables de prosélytisme[1]. Ils ont été condamnés par contumace à deux ans de prison et une amende de 500 000 dinars algériens (environ 3 100 €), ce qu’ils ont appris par un avis glissé sous la porte de leur église.
D’après le jugement, il leur était reproché d’avoir « distribué des publications ou toute autre propagande portant atteinte à la foi d’un musulman » : en 2017, de la littérature chrétienne et des Bibles avaient été trouvées dans cette librairie lors d’une perquisition. Or l’article 11-2 de l’ordonnance 06-03 du 28 février 2006 fixant les conditions et règles d’exercice des cultes autres que musulmans[2], sur le fondement duquel les deux hommes ont été condamnés, prévoit que « Sans préjudice des peines plus graves, est puni d’un emprisonnement de deux ans à cinq ans et d’une amende de 500.000 DA à 1.000.000 DA quiconque : […] 2 – fabrique, entrepose, ou distribue des documents imprimés ou métrages audiovisuels ou par tout autre support ou moyen qui visent à ébranler la foi d’un musulman ». Cette ordonnance a été qualifiée de « liberticide » par Salaheddine Chalah, président de l’Église Protestante d’Algérie (EPA)[3].
Pour le pasteur Seighir, cette condamnation n’est que la suite d’une précédente affaire mettant en cause sa librairie : en 2008, il avait déjà été condamné pour de tels faits avant d’être relaxé en appel. À la suite de la perquisition en 2017, la boutique avait été contrainte de baisser le rideau sur l’ordre du Wali (Gouverneur) d’Oran. En 2018, un tribunal avait toutefois déclaré cette fermeture invalide pour des raisons procédurales, mais les autorités ont refusé d’autoriser la librairie à rouvrir. En 2019, la justice administrative avait ordonné le retrait des scellés et la réouverture du magasin mais, à nouveau, les autorités n’ont pas respecté ce jugement : le commerce est donc toujours fermé actuellement.
Si le Christianisme y a été présent dès le IIe siècle, l’Algérie a aujourd’hui l’Islam pour religion d’État et sa population est musulmane à plus de 98 %[4]. En effet, les conquêtes arabo-musulmanes du VIIIe siècle y ont quasiment fait disparaître le Christianisme avant un bref retour au XVe siècle grâce aux Espagnols, rapidement remplacés par les Ottomans. Les chrétiens représentent aujourd’hui 0,3 % de la population algérienne. Ils vivent principalement en Kabylie et sont en majorité des musulmans convertis, protestants pour la plupart.
[…]
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[1] Voir notamment “Two Christians Sentenced to Prison and Heavy Fine in Algeria”, Morning Star News, 4 mars 2021 ; “Algeria: Pastor faces prison term”, Middle East Concern, 2 mars 2021.
[2] https://www.axl.cefan.ulaval.ca/afrique/algerie_ordon-06-03-2006religions.htm
[3] « Reconnu coupable de « prosélytisme », un pasteur est condamné à 2 ans de prison en Algérie », InfoChrétienne.com, 3 mars 2021.
[4] Open Doors International/World Watch Research, WWL 2021 Country Dossier – Algeria, December 2020, p. 10.
Le rôle de CNN dans la lutte contre Donald Trump
Mardi 13 avril, Charlie Chester, directeur technique à CNN, a été piégé par une membre du projet Veritas, une association luttant contre la corruption de la presse. Il a avoué le rôle que CNN a joué dans l’élimination de Donald Trump à la Maison Blanche :
« Je vais le dire, et je le pense à 100%, sans CNN, je ne sais pas si Trump aurait été viré ».
CNN ne s’est pas contenté de traiter l’information de manière partiale.
« Notre objectif était de faire démettre Trump de ses fonctions par tous les moyens ».
CNN n’a pas hésité à manipuler l’information.
« A un moment donné, la main [de Trump] tremblait ou quelque chose comme ça ». « Nous avons fait appel à plusieurs médecins pour raconter une histoire selon laquelle, et c’était de la spéculation, il avait un souci neurologique (…) Nous n’en savions rien. C’était de la propagande ».
Dans le même temps, CNN présentait Joe Biden sous son meilleur jour :
« Nous montrions toujours des photos de lui [Biden] faisant du jogging et bonne santé, vous savez, avec ses lunettes aviateur. Nous le montrions comme une “jeune personne âgée”». « Je pense que c’est grâce à nous qu’il a été élu ».
La campagne de désinformation suivante concerne le climat :
«Notre prochain objectif concernera la sensibilisation au changement climatique»
Ils doutent des masques
Le gouvernement canadien a rappelé, fin mars, des millions de masques contenant du graphène, un nanomatériau aux propriétés réputées virucides. Quatre ONG réclament une mesure similaire en Europe.
Le graphène, ces flocons de carbone, est un nanomatériau synthétisé il y a une petite vingtaine d’années, ultraléger, ultrarésistant, imperméable et excellent conducteur, de plus en plus prisés par l’industrie, notamment dans les équipements électroniques.
Depuis le début de la crise de Covid-19, on leur a découvert des propriétés antivirales qui ont poussé de nombreuses entreprises à concevoir des masques contenant du graphène. 4 organisations spécialisées dans les questions de santé environnementale – ETC Group, Center for International Environmental Law (CIEL), Health Care Without Harm et Women Engage for a Common Future – estiment que ces masques seraient « potentiellement toxiques ». Le physico-chimiste américain Andrew Maynard explique que si les particules de graphène sont capables de taillader le SARS-CoV2,
« que se passe-t-il si ce matériau tueur de virus entre dans votre corps ? Agira-t-il de la même manière contre vos cellules ? »
Troublé par les symptômes décrits par plusieurs enfants – difficultés à respirer, irritations de la peau, impression de « respirer des poils de chat » –, le ministère de la santé canadien a rappelé le 26 mars tous les masques au graphène. Dans un avis publié le 2 avril, il explique que
« l’inhalation de particules de graphène pourrait causer une toxicité pulmonaire précoce chez les animaux. Cependant, on ne connaît pas encore le potentiel d’inhalation de ces particules par les masques chez les humains, ni les risques pour la santé qui en découlent ».
Magouilles électorales : des policiers contre un soutien à la présidentielle
Magouille dénoncée dans le Canard enchaîné :

Eric Zemmour : « Il faut arrêter de croire que la frontière est un objet haïssable ou un objet ridicule. Elle permet de protéger notre civilisation et nos citoyens »
Eric Zemmour dénonce le blocage idéologique d’Emmanuel Macron sur les frontières, qu’il ne faudrait jamais fermer :
Ils doutent des vaccins
Le Danemark n’utilisera plus le vaccin d’AstraZeneca, en raison de ses effets secondaires “rares” mais “graves”, a annoncé le directeur de l’Agence nationale de santé, Søren Brostrøm, mercredi 14 avril. Ailleurs, l’Afrique du Sud y a aussi renoncé en février, car son efficacité est mise en doute face au variant qui ravage le pays. Les Etats-Unis, tout comme la Suisse, ne l’ont toujours pas autorisé et le Venezuela a refusé de l’autoriser en invoquant ses effets secondaires.
De son côté, l’Organisation mondiale de la Santé considère comme « plausible, mais non confirmée » l’apparition d’une forme rare de thrombose résultant de la vaccination par le vaccin d’Oxford-AstraZeneca, tandis que l’Agence européenne du médicament considérait « possible » l’existence d’un tel lien.
Par ailleurs, le vaccin Johnson & Johnson inquiète l’autorité de santé américaine, après l’apparition de graves caillots sanguins chez plusieurs personnes ayant reçu une injection. Le régulateur américain a préconisé la suspension du vaccin de Johnson & Johnson mardi 13 avril. Cette annonce survient alors que l‘Agence européenne des médicaments (EMA) a indiqué la semaine dernière elle aussi enquêter sur des liens entre le vaccin de “J&J” et des cas de caillots sanguins.
Le député Martine Wonner s’en est prise lors d’un rassemblement aux vaccins à ARN messager, une «cochonnerie génétiquement modifiée».
Le Gouvernement compte bien poursuivre le travail qui a été amorcé sur l’euthanasie
Mardi, lors des questions au gouvernement, le député (ex-LREM, ex-UDI et aujourd’hui Libertés et Territoires) Frédérique Dumas est revenu sur la proposition de loi sur l’euthanasie :
[…] Je veux aussi revenir sur notre proposition de loi pour une fin de vie libre et choisie. Au-delà des positions de chacun, légitimes sur un sujet qui touche à l’intime, je déplore les milliers d’amendements déposés par quelques députés : l’objectif affiché était simplement d’empêcher tout débat de fond. Mon groupe a fait le choix d’inscrire ces propositions de loi, précisément pour que le débat s’engage dans l’hémicycle. Il s’est achevé à minuit après l’adoption de l’article 1er.
Monsieur le Premier ministre, nous le savons, le Gouvernement a la maîtrise de notre ordre du jour. D’où ma première question : quelles suites entendez-vous donner à ce texte dans les prochaines semaines ? […] Cet épisode illustre le peu de prérogatives de l’opposition, et plus largement du Parlement. Depuis 2017, nous constatons son affaiblissement constant et systématique, et plus encore ces douze derniers mois. Le Parlement est piétiné, travaille dans l’urgence : abuse des ordonnances, débats organisés après les décisions du Président de la République, contrôle artificiel de l’action du Gouvernement. Il est délétère pour notre démocratie de voir une telle concentration des pouvoirs dans les mains de quelques-uns, le Conseil de la Défense, voire d’une seule personne, son président.
Monsieur le Premier ministre, nous connaissons toutes et tous cette phrase de Montesquieu, « il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ». Tout pouvoir, quel qu’il soit, a besoin de limites réelles et non fictives et la séparation des pouvoirs est la pierre angulaire de la démocratie. Quand et comment entendez-vous la réhabiliter ?
Réponse de Marc Fesneau (photo), ministre délégué chargé des relations avec le Parlement et de la participation citoyenne :
Je vous trouve bien prompte à critiquer des règles qui n’ont pas été fixées par ce Gouvernement, mais par des majorités antérieures et qui sont depuis lors appliquées. Certaines permettent d’avoir une niche parlementaire, vous les avez exercées à bon droit la semaine dernière. Au passage, il ne m’appartient pas de commenter le nombre d’amendements de tel ou tel groupe, parce que je pense que le droit d’amendement est un droit constitutionnel qui doit être garanti, que chacun en fait l’usage qu’il veut, et qu’on ne peut pas avoir un regard sélectif sur le nombre d’amendements, selon que cela arrange ou que cela arrange moins.
Ceci étant, le débat a pu s’engager. C’était important de vous le rappeler, madame la députée : je n’arrange pas ce genre de choses au gré de ce qui peut intéresser le Gouvernement.
Ensuite, il ne vous aura pas échappé – je crois qu’à l’époque vous apparteniez à un groupe de la majorité –, qu’une révision constitutionnelle qui, à ce stade, n’a pu aboutir visait à essayer d’améliorer le travail parlementaire et à faire en sorte que les droits du Parlement puissent être renforcés.
Le travail est encore devant nous d’un point de vue constitutionnel. Par ailleurs, l’Assemblée nationale a ses propres règles, dans lesquelles il ne m’appartient pas de m’immiscer, pas plus que dans son règlement. Pour ce qui est du calendrier parlementaire, des temps sont réservés aux groupes de la majorité comme aux groupes de l’opposition auxquels vous appartenez. Il y a le temps du Gouvernement, avec en ce moment un certain nombre de textes, notamment celui issu de la Convention citoyenne sur le climat, et vous comprendrez bien qu’on ne puisse pas faire entrer tous les textes dans un calendrier parlementaire. Néanmoins, sur le sujet que vous avez évoqué, le Gouvernement compte bien poursuivre le travail qui a été amorcé dans la niche de jeudi dernier.
Quelle différence entre LR et LREM ? La réponse évasive de Renaud Muselier
Renaud Muselier, président LR de la région Sud/Paca, est interrogé par Le Figaro. Extrait :
[…] Christian Estrosi préconise une alliance avec Macron pour 2022. Que pensez-vous du conseil ?
J’entretiens une relation d’amitié et de fraternité inébranlable avec Christian Estrosi. Nous avons gagné ensemble et il sera à mes côtés, en première ligne, pour les prochaines échéances. Quant à la présidentielle, le débat aura lieu plus tard. Ce n’est pas ma référence. Comme disait Mao, il faut manger sa soupe cuillerée par cuillerée, sinon on se brûle.
Quelle distinction faites-vous entre la droite et le macronisme ?
La droite n’est pas le macronisme et vice versa. Nous avons des différences et des divergences sur de nombreux sujets.
La question des alliances doit-elle se poser au soir du premier tour ?
Bien sûr que cette question se pose. Mais on peut décider d’y répondre quand on veut. […]
C’est arrivé un 14 avril…
“L’histoire ne nous dira sans doute pas ce qu’il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »
Alors rappelons-nous :
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le 14 avril : saints du jour français ou en France.
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St Lambert, évêque de Lyon († 688)
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À Lyon, vers 688, saint Lambert, évêque, qui fut auparavant moine puis abbé de Fontenelle.
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St Bernard, ermite puis abbé († 1117)
Au monastère de Tiron près de Chartres, en 1117, saint Bernard, abbé, qui mena d’abord une vie d’ermite en divers endroits, en forêt et à l’île Chausey, mais, des disciples venant à lui en foule, il se fixa avec eux dans la forêt de Tiron, les forma et les conduisit à la perfection selon l’Évangile.
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St Bénezet (Benoît), jeune berger (1165-1184)
Bénezet vint au monde en Savoie. Il fut élevé sous le toit de chaume de ses parents, qui lui apprirent de bonne heure à aimer Dieu. Quand il eut douze ans, sa mère, devenue veuve, l’employa à la garde des troupeaux.
Or, un jour, dans la campagne, Bénezet entendit trois fois cette parole : « Bénezet, mon fils, écoute la voix de Jésus-Christ. Je veux que tu laisses ton troupeau et que tu ailles me bâtir un pont sur le Rhône. “Mais, Seigneur, je ne sais où est le Rhône, et je n’ose abandonner les brebis de ma mère.” Va, je serai avec toi ; tes brebis retourneront à l’étable, et je vais te donner un compagnon qui te conduira. “Mais, Seigneur, je n’ai que trois oboles ; comment pourrai-je construire un pont sur le Rhône?” Va, mon fils, je te donnerai les moyens. » Et l’enfant laissa sa mère et son troupeau, pour obéir à la voix du Ciel. Un ange, sous la forme d’un pèlerin, vint tout à coup s’offrir pour le conduire. Quand ils arrivèrent au bord du Rhône, Bénezet, saisi de frayeur à la vue de la largeur du fleuve, s’écria : “Il est impossible de faire un pont ici.” « Ne crains rien, dit le guide, Dieu sera avec toi : va vers ce batelier, qui te fera passer le fleuve, et tu iras te présenter à l’évêque d’Avignon et à son peuple. » En disant cela, l’ange disparut.
L’enfant se rendit à la cathédrale. L’évêque y parlait à son peuple ; mais Bénezet l’interrompit en disant : « Écoutez-moi ; Jésus-Christ m’a envoyé vers vous pour construire un pont sur le Rhône. » L’évêque, indigné, le mit entre les mains de l’autorité civile, devant laquelle il renouvela sa demande avec tant de fermeté, qu’il lui fut dit : « Voici une pierre énorme ; si tu peux la remuer et la porter, nous croirons que tu peux faire le pont. » Et bientôt le petit berger, à la vue de l’évêque et de toute la ville portait une pierre de trente pieds de longueur sur dix-sept de largeur, que trente hommes n’auraient pu soulever. On devine l’enthousiasme universel. Cet enthousiasme augmenta encore quand on vit Bénezet, dès ce jour, rendre la vue aux aveugles, l’ouïe et la parole aux sourds-muets, et la facilité de marcher aux boiteux.
L’envoyé de Dieu commença par fonder une corporation d’ouvriers faiseurs de ponts. Après sept ans de travaux, le pont, d’une longueur immense, n’était pas encore achevé. Bénezet mourut à dix-neuf ans. Sa mémoire est restée en bénédiction.
- le 14 avril 754 : la donation de Pépin ou traité de Quierzy.
Le pape Étienne II, en voyage en France pour obtenir le soutien des Francs contre les Lombards, est reçu par le Roi Pépin le Bref. Le Pape reconnaît la légitimité des carolingiens. Cette alliance, entre la France et la Papauté, aboutit à la création des États pontificaux et à une campagne contre les Lombards. Les territoires conquis sont donnés au Souverain Pontife. Cette donation est confirmée en 774, à Rome, par Charlemagne, fils de Pépin. Voir les chroniques du 26 mars et du 28 juillet.
- le 14 avril 911 : décès du pape Serge III, 119e pape.
- le 14 avril 1802 : Chateaubriand publie le « Génie de Christianisme, ou Beautés de la religion chrétienne ».
C’est une apologie de la religion chrétienne liant la foi et la contemplation des beautés de la nature. Il l’a rédigée au cours de son exil en Angleterre, entre 1795 et 1799.
Cet ouvrage a une grande influence sur l’histoire des idées littéraires et religieuses, en France, au XIXème siècle. Il y défend l’idée que la religion catholique est aussi un moteur pour la culture et constitue une source d’inspiration pour nombre d’artistes.
« Je suis devenu chrétien. Je n’ai point cédé, je l’avoue, à de grandes lumières surnaturelles ; ma conviction est sortie de mon cœur : j’ai pleuré et j’ai cru. »
-
le 14 avril 1900 : le Président de la République Émile Loubet inaugure l’exposition universelle de Paris.
Organisée entre la Place de la Concorde et du Champ-de-Mars tout en couvrant les Champs-Elysées, le Trocadéro, l’esplanade des Invalides, l’exposition accueille des pavillons somptueux. Le président Loubet inaugure donc un ensemble impressionnant de constructions provisoires ou définitives. Les traces de l’Exposition de 1900 sont encore bien visibles aujourd’hui avec le pont Alexandre III et sa perspective sur les Invalides, mais aussi le Grand et le Petit Palais.
- le 14 avril 1935 : fin de la conférence de Stresa.
Voir la chronique du 11 avril.
Vaccins contre le Covid : sérieuse objection morale des évêques polonais
Les évêques catholiques polonais ont fait part de leur “sérieuse objection morale” à l’utilisation des deux vaccins Johnson & Johnson et AstraZeneca dont la production repose “sur des cellules provenant de foetus avortés“.
La Cour suprême des États-Unis défend à la Californie d’imposer une interdiction des services religieux
La Cour Suprême a rendu cette décision vendredi soir dans deux affaires dans lesquelles des Eglises avaient intenté des poursuites pour les restrictions liées à la pandémie dans l’État.
La Cour a déclaré que pour le moment, la Californie ne pouvait pas interdire la pratique du culte à l’intérieur dans les zones où les cas de virus augmentaient, mais elle pouvait plafonner les services intérieurs à 25 % de la capacité d’un bâtiment. Les juges ont refusé d’empêcher l’État d’interdire le chant lors des services religieux.
Ces décisions du tribunal font suite à une décision rendue dans un autre cas à New York à la fin de l’année dernière dans lequel les juges ont interdit à l’État d’appliquer certaines limites à la fréquentation des églises et des synagogues.
« La Californie traite certaines activités laïques comparables plus favorablement que l’exercice religieux à domicile, autorisant les salons de coiffure, les magasins de détail, les services de soins personnels, les cinémas, les suites privées lors d’événements sportifs et de concerts, et des restaurants intérieurs pour réunir plus de trois ménages à la fois. »
5 juges ont signé cette ordonnance : les juges Clarence Thomas, Samuel Alito, Neil Gorsuch, Brett Kavanaugh et Barrett.
Dans l’Arkansas, alors que le gouverneur a supprimé l’obligation du port du masque dans tout l’Etat, l’évêque Mgr Anthony Taylor a édicté :
« Les rassemblements du culte catholique ont leur propre dynamique et le port du masque restera donc obligatoire pour tous au moins jusqu’au 12 mai, date à laquelle nous réévaluerons cette exigence à la lumière de la situation alors en cours. »
En outre, il ne peut y avoir de chorale que « si tous les membres sont vaccinés et portent de préférence un masque », le chant des fidèles devant quant à lui être « masqué et limité au minimum ». Les lecteurs et les prêtres peuvent ôter leur masque quand ils lisent, mais il est préférable qu’ils le gardent.
Lorsqu’il avait interdit toutes les messes publiques, Mgr Taylor avait interdit aux prêtres de conférer l’extrême onction !
La Cour de cassation met fin au harcèlement judiciaire contre le cardinal Barbarin en confirmant sa relaxe
Cette décision de la plus haute juridiction judiciaire met fin à des années d’acharnement et de harcèlement judiciaire contre le cardinal Barbarin :
“La Cour de cassation a confirmé ce mercredi la relaxe du cardinal Barbarin ce mercredi dans l’affaire de non-dénonciation d’agressions sexuelles. Le pourvoi en cassation des parties civiles a été rejeté par la plus haute juridiction judiciaire. Cette dernière a estimé que l’obligation de dénonciation disparaissait à partir du moment où les victimes, désormais majeures, était elles-mêmes, en mesure de porter plainte.
Dans cette affaire, Philippe Barbarin avait été relaxé en janvier 2020 devant la Cour d’appel de Lyon, après avoir été condamné à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Lyon en mars 2019.”
Il est utile de rappeler, y compris et surtout dans les milieux catholiques, que le cardinal Barbarin “n’a jamais étouffé d’abus sexuels durant ses années d’exercice”.
Pour mémoire, voici un droit de réponse que le cardinal Barbarin avait fait publier suite à une désinformation de Franceinfo en juillet 2020 :
Contrairement à certains propos erronés tenus lors du journal de 8 heures du 26 mai 2020 de franceinfo, le cardinal Barbarin n’a jamais étouffé d’abus sexuels durant ses années d’exercice.
Par arrêt du 30 janvier 2020, la Cour d’appel de Lyon a d’ailleurs définitivement relaxé sur le plan pénal Mgr Barbarin. La Cour d’appel a notamment jugé que le délit de non-dénonciation reproché au cardinal n’était pas constitué, ni dans son élément matériel, ni dans son élément moral.
Les juges ont ainsi relevé que :
- Philippe Barbarin n’avait pas dissuadé la victime qui était venue le rencontrer de déposer plainte ;
-
Cette victime l’avait ainsi reconnu dans un mail du 9 novembre 2015 adressé au cardinal après le communiqué de presse diffusé par l’archevêché le 23 octobre 2015 : “J’ai pu voir par la presse que vous aviez décidé de communiquer. J’avais reçu quelques jours auparavant un appel du commissariat de police de Lyon pour me prévenir que la procédure allait sortir dans la presse. De plus il m’a été dit que d’autres victimes auraient été trouvées et qui ne sont pas sous le coup de la prescription. Mes enfants en juin et moi-même vous avaient prévenu de notre démarche judiciaire et je sais que vous étiez supporter de ma démarche (je vous en remercie).”
Les mesures pro-famille du gouvernement hongrois et leurs effets
De l’ECLJ :
Le Gouvernement hongrois a déclaré vouloir résoudre les problèmes démographiques de la Hongrie en soutenant les familles. Katalin Novák, ministre de la famille, a déclaré en tant que secrétaire d’État à la famille et à la jeunesse, en avril 2020, que le gouvernement hongrois dirigé par le Fidesz prévoit de “construire un pays favorable à la famille, visant à surmonter les obstacles rencontrés par les couples qui envisagent d’avoir un enfant”. Cette approche est également conforme à la forte politique anti-immigration de la Hongrie : le gouvernement est favorable à une résolution des problèmes démographiques au niveau national, et non grâce à l’immigration.
La population hongroise est en baisse depuis 1981, année où elle atteignait 10,7 millions d’habitants. Aujourd’hui, la population est de 9,75 millions d’habitants et elle n’a cessé de diminuer depuis 1981. À la fin des années 2010, elle est passée sous la barre des 10 millions. Il existe un consensus entre les partis politiques sur le fait que cette question sera l’un des problèmes les plus préoccupants et les plus importants du 21e siècle en Hongrie. Le présent article analyse les mesures et les effets du gouvernement dirigé par le Fidesz depuis 2010.
Exemples de mesures du gouvernement
Le gouvernement a pris de nombreuses mesures, qui apportent une aide financière aux couples pour fonder une famille. L’une des mesures phares a été prise en 2015, lorsque le gouvernement a lancé un programme financier appelé Programme d’aide au logement des familles (CSOK[1]). Le gouvernement a adopté le décret gouvernemental n° 16/2016 (II. 10.) sur l’aide au logement pour la construction et l’achat de nouvelles maisons. L’aide, qui est une subvention non remboursable, varie entre 600 000 et 10 000 000 de forints hongrois, ce qui équivaut environ à 1 690 et 28 170 euros[2] selon le nombre d’enfants et la forme de construction, car le programme n’est pas seulement un soutien pour les familles, mais il vise également à stimuler l’économie. Les familles qui ont trois enfants ou plus, peuvent également demander un prêt à taux réduit de 10.000.000 Forints.
Si le couple n’a pas d’enfant après avoir reçu la subvention ou s’il n’en a pas à temps, il doit rembourser la subvention. Les délais sont les suivants : dans le cas d’un enfant, il est de 4 ans ; dans le cas de deux enfants, il est de 8 ans ; dans le cas de trois enfants ou plus, il est de 10 ans. Le divorce peut également générer une obligation de remboursement de la subvention.
Toutefois, s’il existe une raison particulière liée aux soins de santé, le couple ne doit pas rembourser les intérêts, mais uniquement les prestations déjà versées. Pour prouver que le couple ne peut pas avoir d’enfant, un prestataire de soins de santé doit prouver que le couple a participé à la quantité maximale d’une procédure d’aide à la procréation ou qu’il existe un problème de santé particulier qui exclut de commencer la procédure, réglementée par le décret gouvernemental n° 30/1998 (VI. 24.) sur les procédures de procréation humaine. Si le couple ne participe pas, il doit également rembourser les intérêts de la subvention.
Le décret sur les allocations réglemente également des raisons particulières d’équité, telles que le décès d’un membre du couple, la naissance d’un enfant mort après la 24e semaine de grossesse ou le fait que le premier enfant présente des handicaps particuliers.
Bien qu’il s’agisse d’une mesure importante pour soutenir les familles, des critiques ont également été formulées à son égard : elle soutient principalement les familles en meilleure situation financière, puisque les prestations ne peuvent être perçues que par les couples qui peuvent verser un certain montant à l’avance. Par conséquent, elle pourrait entraîner des disparités sociales croissantes, met en garde un sociologue[3].
De 2019 à 2022, le gouvernement a également adopté un règlement sur une aide pour avoir des enfants. Dans le décret gouvernemental n° 44/2019. (III. 12.) sur l’aide pour avoir des enfants, qui consiste en un prêt librement disponible par l’État pour les couples qui s’engagent à avoir des enfants. Le montant du prêt peut aller jusqu’à 10 000 000 Forints, soit 28 170 euros. Les conditions de versement sont avantageuses : si le couple a un troisième enfant, l’État garantit une remise des intérêts dus par le couple, ils n’ont à rembourser que le capital du prêt, à très long terme. En revanche, si le couple n’a pas d’enfant, les conditions de remboursement sont similaires à celles de l’aide au logement. La même critique a été soulevée : les couples issus des groupes sociaux les plus vulnérables ne peuvent bénéficier de cette prestation. Vraisemblablement, le gouvernement tente de soutenir volontairement la classe moyenne, étant donné qu’elle est moins dépendante des revenus de l’État que les classes plus pauvres.
Outre les deux mesures phares détaillées ci-dessus, à partir de 2020, toute mère qui élève au moins 4 enfants ou qui a donné naissance à 4 enfants ou plus, ne devra pas payer d’impôt sur le revenu des personnes physiques. En outre, le gouvernement a lancé d’autres aides financières diverses pour les familles, telles que des aides pour l’achat de voitures et des allocations familiales pour les grands-parents. Le gouvernement offre également différentes allocations et prestations aux couples nouvellement mariés, telles que des abattements fiscaux.
Les effets des mesures
Ces mesures ont vraisemblablement contribué à l’évolution des données démographiques. Il est important de tenir compte du fait qu’il y a eu de nombreux effets divers sur les données concernant la démocratie, de sorte qu’elles ne sont pas exclusivement le résultat des mesures.
La première tendance, la plus importante, est que le changement de la population n’a pas été inversé par rapport à la tendance à la baisse. Toutefois, la diminution a été plus lente au cours des deux dernières années. L’analyse des données de l’Office central des statistiques hongrois (CSO)[4] montre que cela ne résulte pas d’une augmentation des naissances : en 2010, le nombre de naissances était d’environ 90 000 par an[5], et il n’y a pas eu d’augmentation significative. De 2010 à 2013, le nombre de naissances a oscillé chaque année, de 2013 à 2017, il a légèrement augmenté, de 2017 à 2019, il a de nouveau diminué. Le taux de fécondité[6], qui peut fournir une réponse pour montrer la tendance de la fécondité, a eu une légère tendance à la baisse ou a stagné avant 2010, tandis qu’en 2015-2016 il a fait un pas en avant et depuis lors il stagne à nouveau à un niveau légèrement plus élevé. Par conséquent, les mesures ne permettent pas d’expliquer le ralentissement de la baisse.
En revanche, l’immigration pourrait plutôt expliquer la nouvelle tendance au ralentissement. L’année 2016 a marqué un tournant, tant en ce qui concerne le nombre d’immigrants que de Hongrois revenus de l’étranger. Le solde du nombre total de migrations est en augmentation depuis 2016, ce qui explique mieux le ralentissement de la diminution de la population.
Nous pouvons constater une tendance assez forte dans le nombre de nouveaux mariages et divorces. Entre 2010 et 2016, ce nombre a plus ou moins stagné, avec des périodes d’augmentation et de diminution également. À partir de 2016, ce nombre a commencé à augmenter, et en 2019, il s’est traduit par un nombre étonnamment élevé de nouveaux mariages. Le nombre de divorces évolue également. De 2010 à 2018, le nombre était en baisse, à l’exception de 2014-2015. Selon le CSO, il est très difficile d’expliquer les raisons d’une telle augmentation[7], mais on peut supposer que les conditions plus positives des nouvelles prestations, telles que l’abattement fiscal pour le mariage, fournissent en partie une réponse à cette tendance.
Conclusions
Il est encore difficile de fournir une réponse claire sur les effets des mesures du gouvernement. Le ralentissement de la diminution de la population, comme nous l’avons montré dans l’article, est principalement une conséquence du solde migratoire positif, tandis que les effets des mesures de soutien aux familles ne peuvent pas encore être évalués. Sur la base des données du CSO, il est également difficile de répondre aux motivations des tendances au mariage/divorce, mais à cet égard, les conditions plus avantageuses pour recevoir des prêts de l’État et du marché peuvent expliquer en partie les tendances.
Comme la Hongrie est confrontée au problème du vieillissement de la population, il sera intéressant de voir quels types de mesures publiques pourraient apporter une réponse à ce problème, mais nous ne pouvons pas fournir une réponse précise à cette question à ce stade. Les effets à long terme de la pandémie de coronavirus et ses conséquences économiques ne sont pas non plus prévisibles à la fin de 2020.
Ouverture de 4 nouveaux Accueils Louis et Zélie
Life annonce l’ouverture de 4 nouveaux Accueils Louis et Zélie :
- Alençon 16, rue Étoupée – 61000 – 06 08 51 19 47 – [email protected]
- Saint-Martin-de-Boscherville 21, chaussée Saint-Georges – 76840 – [email protected]
- Grimisuat Rue Coméraz 105 – 1971 Suisse – 079554 74 78 – [email protected]
- Lausanne Av. Béthusy 78 – 1012 Suisse – 079554 74 78 – [email protected]
Les Accueils Louis sont des centres d’orientation ouverts à tous. Ces lieux d’écoute et d’accompagnement s’adressent à toute personne qui cherche à sortir d’une situation difficile. Ils assurent un accompagnement personnel, confidentiel et gratuit.
Chaque Accueil est constitué d’une équipe d’accompagnateurs bénévoles dont certains exercent par ailleurs une profession dans le domaine médical ou social : médecin, sage-femme, psychologue, conseiller conjugal, médiateur familial, coach… Tous accomplissent un travail de conseil et d’accompagnement gratuit dans la limite de leurs compétences avec un infini respect de chaque personne, quelles que soient ses convictions.
Les Accueils Louis et Zélie en quelques chiffres : 32 Accueils Louis et Zélie en France, Belgique, Espagne, Suisse 136 accompagnateurs – 2500 personnes accompagnées
Les soutiens :
- «Consoler les familles est un devoir… 3 nouveaux accueils dans mon diocèse» Mgr Rougé, membre du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France.
- « Accueillir, accompagner, orienter : magnifique et remarquable travail des Accueils Louis & Zélie » Mgr Rey.
- « Mon soutien aux Accueils Louis et Zélie : les blessures familiales se multiplient, à nous de multiplier la miséricorde » Père Guy Gilbert.
Enseignement de la langue turque en France : pendant que Darmanin joue les gros bras à Strasbourg, Blanquer signe un accord avec son homologue turc
Par un décret paraissant aujourd’hui au Journal Officiel est publié l’accord entre La France et la Turquie sur l’enseignement de la langue turque en France.
Il précise que l’enseignement de la langue turque se fera dans les écoles élémentaires de l’enseignement public à raison d’une heure et demie par semaine.
Il sera dispensé par des enseignants choisis et mis à disposition par la Turquie et rémunérés par celle-ci.
Le décret ne précise pas si les enseignants doivent être membres de la Confédération Islamique Millî Görüs. Il n’est pas non plus précisé si les filles doivent rester debout pendant les cours et si même elles y sont admises.
Des économistes soutiennent le programme de Marine Le Pen
Un groupe appelé “Les Financiers éveillés”, composé d’économistes et de dirigeants dans le domaine de la banque et de la gestion d’actifs, publie une tribune dans Valeurs Actuelles pour soutenir le programme économique de Marine Le Pen, estimant que “le vote pour Marine Le Pen comme le seul authentiquement raisonnable d’un point de vue économique“. Extrait :
[…] Prenons alors l’actif ciblé, une entreprise, un immeuble ou une infrastructure, et attachons-nous à étudier le cadre dans lequel il s’insère : est-il déjà « sécurisé » ? Autrement dit, si l’investisseur achète une action, qui est un titre de propriété, a-t-il l’assurance que ce droit sera respecté, c’est-à-dire qu’il ne risque pas de se le faire ôter par la force, le vol ou la prévarication, ce qui advient souvent en cas de guerre, fussent-elles des guerres civiles larvées. Cette seule question en amène une autre : qui garantit ce droit ? Est-ce l’État régalien, qui sait concentrer sa capacité d’intervention sur ce pour quoi il est conçu, c’est-à-dire le monopole de la violence légitime ? Ou bien est-ce le voisin mieux armé ? Ce doit bien être une priorité d’un candidat à la présidentielle.
Faisons le tour de l’immeuble ou des bureaux en question, et interrogeons-nous sur la qualité des relations que l’ensemble de ce que l’on appelle les parties prenantes (salariés, sous-traitants, riverains) entretiennent. Quel degré de confiance mutuelle peuvent-ils s’accorder et de quoi cette confiance procède-t-elle ? De relations de confiance, de voisinage, de respect enfin d’un nécessaire récit commun qui pourrait être, par exemple, la France ? Assurément, c’est une priorité car sans ce projet, ce substrat commun, qui ne peut se bricoler artificiellement, tous les entrepreneurs vous le diront, la société ne tient pas. Les travaux de Robert D. Putnam sur la confiance constituent à cet égard une preuve irréfutable : plus la diversité au sein d’une société est grande, moins règne la confiance.
Enfin, attachons-nous au modèle économique de l’entreprise, qui doit nécessairement être rentable, c’est-à-dire capable de générer des profits en vendant un produit ou un service à un vrai prix de marché. Autant que possible, l’investisseur souhaitera comprendre la réalité de ce modèle économique, sa vigueur, son originalité, et se méfiera des prix artificiels et/ou des fausses réglementations. Ces mêmes réglementations souvent peu respectueuses des spécificités locales, car plus inspirées par une volonté aveugle d’uniformisation, par exemple à l’échelle européenne, que par le souci de préserver un tissu économique qui doit pouvoir se régénérer naturellement par le jeu de la libre entreprise.
Finalement, l’on trouve, dans ce rapide raisonnement de l’investisseur consciencieux, les piliers du discours de Marine Le Pen qui s’articule autour de trois idées simples, à savoir que l’État doit exercer son autorité, que la communauté nationale doit être préservée de sa possible dissolution et que l’Europe uniformisée est une aberration. Car il en va tout simplement de la capacité à générer de la richesse économique dans un pays. Le reste n’est que de l’enfumage. […]
Le débat est rouvert. D’autant plus que la facture économique de la crise sanitaire s’élèverait à 424 milliards d’euros, selon le ministre des Comptes publics. C’est l’équivalent de 20 % du Produit intérieur brut (PIB) de 2020.
Joe Biden autorise la livraison de pilules abortives par courrier
L’administration Biden a levé les restrictions de la Food and Drug Administration sur les pilules abortives, permettant d’être livrées par la poste.
La commissaire par intérim de la FDA, Janet Woodcock, a déclaré lundi que l’envoi des pilules par la poste n’augmenterait pas les risques pour les femmes…
La Cour suprême a soutenu la politique de Donald Trump en janvier selon laquelle les pilules abortives ne pouvaient pas être distribuées par courrier.
Les défenseurs de la vie ont averti que la levée des restrictions ne met pas seulement les femmes en danger ; elle rend probable l’augmentation des avortements. La présidente de March for Life, Jeanne Mancini, a cité les données de la FDA de 2018 montrant «des milliers d’événements indésirables causés par les pilules abortives», dont des centaines d’hospitalisations et 24 décès.
«Avec cette action, l’administration Biden a clairement indiqué qu’elle donnerait la priorité à l’avortement par rapport à la sécurité des femmes». «Autoriser les avortements chimiques non supervisés par télémédecine, sans nécessité un accès rapide aux soins médicaux, mettra les femmes en grave danger.»
Le “prophète” Attali donne sa vision de la société de demain
Le faiseurs de président nous annonce les 7 plaies d’Egypte :
[…] il faudra se préparer à l’émergence probable de nouveaux variants résistants aux vaccins actuels, et résister au désespoir qui pourrait suivre la nécessité de nouveaux reconfinements, en attendant de produire à très grande vitesse des milliards de doses de vaccins nouveaux, et organiser des campagnes planétaires de vaccination ; il faudra prendre son parti d’avoir à le faire tous les ans, pendant des décennies ; pour cette maladie et sans doute pour bien d’autres. Il faudra alors se décider à faire enfin tout ce qu’on aurait dû déjà faire depuis un an pour préparer notre société à vivre au mieux dans un monde à pandémies multiples : la réorganisation des lieux d’études et de travail, pour qu’ils soient structurellement adaptés à ces périodes, qu’on pourrait revivre périodiquement.
Enfin, il faudra se préparer à toutes les autres menaces, aussi négligées aujourd’hui que l’était celle de cette pandémie, et tout aussi parfaitement prévisibles : le manque d’eau, le réchauffement climatique, l’aridité des sols, les invasions d’insectes, l’extinction d’innombrables espèces ; et tous les troubles politiques qui en découleront. Ces menaces sont d’une toute autre nature que celles d’une pandémie, et provoqueront beaucoup plus de dommages irréversibles. […]
S’y préparer dès maintenant, c’est tirer les vraies leçons de la pandémie actuelle ; c’est avoir le courage de se mettre en économie de guerre pour réduire massivement toutes les activités économiques qui aggravent la probabilité d’occurrence de ces catastrophes (les énergies fossiles et les moyens de transport qui les utilisent, le plastique, la chimie, les industries textiles) ; et c’est donner une priorité absolue aux autres secteurs qui conditionnent la réponse à ces menaces : les industries médicales, les hôpitaux, la formation de médecins, la recherche, l’éducation, l’hygiène, l’alimentation, l’agriculture raisonnée, le digital, la distribution, les énergies propres, l’eau propre, la sécurité, la culture, la démocratie, la finance non spéculative et l’assurance, le logement durable). Tous ces secteurs, qui forment ce que je nomme «l’économie de la vie», ne représentent aujourd’hui pas plus de la moitié de la production d’aucun pays du monde ; dans vingt ans, cela devrait représenter les deux tiers.
Cela exigera une immense reconversion ; une nouvelle vision du monde, tournée vers les générations futures ; de nouvelles valeurs, plus altruistes, de nouvelles priorités, moins futiles. Une nouvelle façon de faire de la politique.
Nous n’aurons pas de seconde chance. Si nous ne nous y mettons pas sérieusement au plus vite, nous regretterons cette pandémie, comme un de nos derniers moments heureux. […]
Instruction à domicile : le Sénat préserve une liberté familiale menacée
Communiqué des AFC de Seine et Marne :
Avec son projet de loi contre le séparatisme, le Gouvernement envisage de restreindre de façon disproportionnée la liberté des familles de choisir le mode d’enseignement de leurs enfants. En France, près de 60 000 enfants bénéficient de l’instruction en famille. Aujourd’hui, la Constitution protège cette liberté fondamentale et les familles, aux motivations diverses, qui souhaitent en bénéficier et n’ont pas à solliciter préalablement l’autorisation des pouvoirs publics. Les parents sont toutefois tenus de déclarer leur choix, ce qui permet aux autorités locales et pédagogiques d’exercer les contrôles nécessaires à l’identification des rares abus, dont les cas de déscolarisation liés au séparatisme islamiste.
C’est cet équilibre que le Gouvernement a voulu remettre en cause à travers le projet de loi destiné à lutter contre la radicalisation et le séparatisme. Le texte adopté en février prévoyait d’obliger les familles à une autorisation préalable de l’État, en lieu et place de la déclaration actuelle, le texte gouvernemental ne prévoyant que quatre motifs d’autorisation. Derrière le changement de procédure, se jouait la survie de la liberté des parents de choisir l’enseignement pour leurs enfants : une fois soumise à l’aval préfectoral, qu’en serait-il resté ? Un droit peut-il être soumis à une autorisation préalable ? Les familles faisant le choix de l’instruction à domicile sont-elles présumées coupables de séparatisme social ? La suspicion généralisée pesant sur toutes les familles aurait une seule conséquence : la rupture de la confiance entre l’État et les parents, premiers éducateurs. La lutte contre la radicalisation islamiste, fléau de notre société, n’aurait pas progressé. C’est d’ailleurs ce qu’a rappelé le Conseil d’État dans un avis du 7 décembre 2020 : le Gouvernement n’a pas su démontrer de façon fiable et documentée les risques de radicalisation islamiste des nombreuses familles attachées à l’instruction à domicile. Surtout, le Conseil d’État avait prévenu que ce texte était contraire à la Constitution compte tenu de la disproportion manifeste de la restriction de la liberté fondamentale du choix d’instruction !
Nous ne pouvons que nous réjouir pour toutes les familles du vote du Sénat, le 6 avril dernier, en faveur du maintien des grands principes du régime de déclaration actuel. Les travaux parlementaires du Sénat ont fait émerger une évidence : le Gouvernement, se fondant sur un faux diagnostic, s’est trompé de cible en l’absence de lien entre l’instruction en famille et la radicalisation islamiste. C’est ce constat de bon sens qui a conduit les sénateurs à écarter l’article 21 du projet de loi confortant les principes républicains. Avec ce vote, la liberté reste la règle et la restriction limitée aux rares familles qui instrumentalisent la liberté de choisir.
Les Associations Familiales Catholiques de Seine-et-Marne tiennent à remercier les sénateurs qui ont su défendre le bien commun en s’opposant à la tentation liberticide du Gouvernement, et tout particulièrement les sénateurs de Seine-et-Marne Mesdames Mélot, Thomas et Chain-Larché et Messieurs de Belenet et Cuypers.
Nous invitons la commission mixte paritaire, qui aura à se prononcer sur ce texte dans les prochaines semaines, à se rallier à cette solution d’équilibre !
Bonne dhimmitude à tous les Français de notre pays
Le ramadan a commencé ce matin. La dhimmitude aussi. C’est le concours de celui qui s’aplatira le plus vite. Evian a déjà fait très fort et il va être difficile de faire mieux. La marque s’est excusée d’avoir osé demander qui avait bu de l’eau… On en est là, en France, en 2021.

Eric Zemmour : «Je fais de la contre-programmation idéologique, face à tous les médias qui vont dans un sens et qui fascisent toute opinion dissidente ou patriote»
Eric Zemmour a défendu l’AFD contre les accusations de nazisme.
« Il n’y a pas de nazisme s’il n’y a pas de Première guerre mondiale. Vous avez vu la Première guerre mondiale vous ? C’est terminé depuis 100 ans. Donc il n’y a pas de risque nazi »
Cardinal Walter Brandmüller : « Ce qui se passe en Allemagne est à la fois un schisme et une hérésie du point de vue dogmatique. »
Dans un entretien accordé à Il Messaggero le dimanche de Pâques, le cardinal Walter Brandmüller, président émérite du Comité pontifical des sciences historiques, déclare :
« Le schisme en Allemagne ? En fait, il a déjà commencé. »
« Il faut faire attention à ne pas confondre deux aspects, le schisme et la dissension sur le plan doctrinal, car alors nous avons affaire à une hérésie. » « Dans le cas de l’Allemagne, nous avons ces deux aspects. »
« Ce qui se passe en Allemagne est à la fois un schisme et une hérésie du point de vue dogmatique. »
« Ils demandent depuis longtemps le sacerdoce féminin, la communion pour les divorcés remariés, l’acceptation de l’homosexualité, la bénédiction des couples gays. »
« Ceux qui adhèrent aux thèses progressistes, sont des personnes liées au Comité central des catholiques allemands. (…) La laïcité galope à toute allure et l’éloignement des fidèles de l’Eglise s’est accru. »
De son côté, Mgr Georg Gänswein, secrétaire particulier du pape émérite, dans un entretien au journal en langue espagnole Alfa y omega, souligne :
« il est tout à fait clair que la situation de l’Eglise catholique en Allemagne est actuellement caractérisée par des tensions et des confusions ». « Benoît XVI perçoit et reconnaît le manque d’unité dans de nombreux aspects fondamentaux de la foi. »
Le pape émérite souhaite « une clarification dès que possible afin d’éviter des graves conséquences pour la foi et l’Eglise en Allemagne ».
Masques sur les plages mais frontières ouvertes avec le Brésil [Add.]
Plutôt que de critiquer l’entêtement de Jair Bolsonaro qui, contrairement à Emmanuel Macron, ne peut pas se permettre d’augmenter indéfiniment la dette du Brésil, le gouvernement français devrait se rendre compte de l’absurdité de son entêtement idéologique à propos des frontières. Dernier exemple en date : le Brésil.
Alors qu’une certaine unanimité scientifique estime que le variant brésilien pourrait entraîner une relance de l’épidémie, la France continue à accueillir par milliers les voyageurs en provenance du Brésil (au moins 1 000 par semaine). Alors qu’il était facultatif jusqu’au 11 avril, le test PCR négatif devient obligatoire avec une attestation sur l’honneur d’absence de symptômes alors que la plupart des pays mettent en quarantaine ou ferment leurs frontières avec le Brésil !
Le protocole sanitaire s’est renforcé depuis dimanche 11 avril à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle pour les vols en provenance du Brésil. Jusque-là, des tests antigéniques étaient imposés de façon aléatoire aux passagers, désormais l’ensemble des voyageurs doit s’y soumettre pour entrer sur le territoire français, a indiqué le groupe ADP à France Bleu Paris.[source]
Alors que le gouvernement a imposé une dictature sanitaire aux Français en foulant au pied des libertés fondamentales, le ministre des transports explique qu’il ne peut pas fermer les frontières par respect de la liberté de circuler. Liberté de circuler pourtant foulée au pied en France avec le confinement et le couvre-feu ! Mais de qui se moque-t-on ?
“(…) Le chef du service des maladies infectieuses et tropicales de Tenon à Paris, Gilles Pialoux a lui aussi insisté sur BFMTV. « On ne peut pas plaisanter avec ce variant brésilien. Personne ne peut prédire ce qu’il se passera en octobre. Ces variants ont sans doute un échappement face aux vaccins », a-t-il averti, prônant lui aussi une quatorzaine à dix jours fermes.
Et pourquoi ne pas tout simplement fermer temporairement ces lignes en provenance du Brésil ? Interrogé là-dessus, Jean-Baptiste Djebbari a rappelé que le droit imposait de les maintenir ouvertes malgré le risque encouru.
« On a gardé ces lignes parce que c’est imposé par le droit. Le Conseil d’État nous a dit que les ressortissants français et les résidents en France, au nom de la liberté de circulation, devaient pouvoir continuer à venir, ce qui n’a pas été fait par exemple au Portugal ou dans d’autres pays. », a-t-il indiqué. Le Portugal a lui totalement coupé ses liaisons avec le pays.[source]
Clément Beaune, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, a même osé déclaré :
« Il y a très peu d’arrivées : d’habitude vous avez près de 50 000 personnes qui arrivent du Brésil, on est à 1 000 par semaine aujourd’hui. On a été très sérieux sur la fermeture des frontières. »
Et le pire, c’est que certains en provenance du Brésil arrivent en France par d’autres pays européens comme le rapporte ce stewart :
Je suis steward et nos avions qui rentrent du Brésil sont pleins. J’atterris dans un grand hub européen et la plupart des passagers ont des correspondances vers Paris, Nice, Berlin ou Amsterdam. Qui les contrôle? Personne. Tout ça est une farce.
Le gouvernement n’a donc rien appris mais continue à verbaliser les citoyens français qui ne portent pas le masque sur les plages !
Addendum : Sous la pression médiatique et mis une fois de plus devant son incompétence, le gouvernement suspend les vols avec le Brésil :
La France a décidé de suspendre « jusqu’à nouvel ordre » tous les vols entre le Brésil et la France en raison des inquiétudes liées au variant brésilien du Covid-19, a annoncé le premier ministre, Jean Castex, mardi 13 avril. « Nous constatons que la situation s’aggrave et nous avons donc décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre tous les vols entre le Brésil et la France », a expliqué le chef du gouvernement lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.
C’est arrivé un 13 avril…
“L’histoire ne nous dira sans doute pas ce qu’il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »
Alors rappelons-nous :
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le 13 avril : saints du jour français ou en France.
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St Hermenegild, fils du roi Léovigild et martyr († 586)
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Leuvigild, roi des Visigoths d’Espagne, avait épousé en premières noces la reine Théodosia, tante de saint Léandre et de saint Isidore, et il en avait eu deux fils, Herménégild et Ricarède. Le roi et ses fils étaient ariens comme le peuple tout entier.
Herménégild fut uni par son père à une digne épouse, Indégonde, fille du Roi de France Sigebert. Indégonde devait être pour son mari l’instrument du salut. Par la persuasion et l’exposition de la vérité, elle conquit l’âme du jeune prince, qui reçut le baptême catholique des mains de son oncle, saint Léandre.
Dès lors, il n’y eut plus de paix dans le palais royal. Goswinde, seconde femme du roi, employa toutes les flatteries, toutes les intrigues, toutes les cruautés, pour faire adopter à Indégonde l’arianisme et pour y ramener le prince. Tout fut inutile.
Accusé par cette femme perfide d’attenter, de plus, à la vie de son père, Herménégild fut jeté dans un cachot et chargé de chaînes. La prison, dit saint Grégoire, devint pour lui le vestibule du Ciel. Comme si le poids des chaînes n’eût pas suffi à ses mains habituées à porter le sceptre, il voulut encore, prisonnier du Christ, se couvrir d’un cilice, cherchant force et courage dans la prière qu’il adressait sans cesse au Dieu tout-puissant. Son père vint le voir et lui fit tous les reproches imaginables ; il ne lui épargna pas même le nom d’ingrat, de parricide et de scélérat.
« Mon père, lui répondit Herménégild, mon seul crime, c’est ma foi ; eh bien! je proteste encore que je suis catholique romain ; je voudrais mourir cent fois pour la gloire d’un si beau nom. C’est trop peu d’une bouche pour louer Dieu ; qu’on déchire mon corps : les plaies que je recevrai seront comme autant de bouches avec lesquelles je bénirai mon Sauveur. »
Son père le quitta exaspéré ; mais un ange vint du Ciel consoler Herménégild et lui prédit son martyre. Au temps de Pâques, le prisonnier refusa de recevoir la communion des mains d’un évêque arien. Quand il apprit que le roi son père allait envoyer un bourreau pour lui donner la mort, il se mit en prière avec plus de ferveur, fit à Dieu le sacrifice de sa vie, pria pour son père, pour sa belle-mère et pour ses ennemis. Pendant qu’il invoquait la très Sainte Vierge et son bon ange, les meurtriers entrèrent et lui tranchèrent la tête d’un coup de hache. Le principal des miracles qui suivirent sa mort fut la prompte conversion de l’Espagne.
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Bse Ida, veuve du comte Eustache (1040-1113)
Au monastère de La Capelle près de Wast, au pays de Boulogne, en 1113, la bienheureuse Ida. Veuve du comte de Boulogne Eustache, elle s’illustra par sa libéralité envers les pauvres et son zèle pour la beauté de la maison de Dieu.
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Bx Scubilion (Jean-Bernard Rousseau), f.e.c. († 1867)
À l’île de la Réunion, en 1867, le bienheureux Scubilion (Jean-Bernard Rousseau), frère des Écoles chrétiennes, qui, sans relâche, instruisit les enfants et apporta secours aux pauvres et espérance aux esclaves.
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le 13 avril 1059 : bulle du pape Nicolas II ne permettant l’élection du pape qu’aux seuls cardinaux.
C’est sous l’influence du moine Hildebrand que la bulle, qui remet l’élection du pape dans les seules mains du collège des cardinaux, est signée. Elle confirme le synode de Melfi.
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le 13 avril 1231: le pape Grégoire IX fit publier le Parens scientiarum Parisis la grande Charte de l’université de Paris.
Par cette bulle, le pape accorde à l’Université de Paris des privilèges :
Il est question, dedans, de l’indépendance intellectuelle et juridique. Cependant, le pape rappelle tout au long du texte que cette liberté d’enseigner va de paire avec le devoir de lutter contre l’erreur et les hérésies.
Car l’erreur et la Vérité n’ont pas les mêmes droits. Elles ne peuvent être mises en balance et en comparaison dans un enseignement. N’est-ce pas l’origine de la ruine de l’intelligence en France et en Occident ?
En voici le texte :
Donné au Latran, aux Ides d’avril, en la cinquième année de notre pontificat
Grégoire Evêque, serviteur des serviteurs de Dieu,
A ses chers fils, tous les maîtres et étudiants de Paris,
Salut et bénédiction apostolique.
« Paris, mère des sciences, comme une autre Cariath Sepher, cité des lettres, brille d’un éclat précieux, grande sans doute, elle fait attendre d’elle de plus grandes choses, grâce à ceux qui apprennent et à ceux qui enseignent (…) Aussi n’est-il pas douteux que celui qui, dans la cité susdite, se sera de quelque manière efforcé de troubler une grâce aussi éclatante ou celui qui ne sera pas opposé clairement et avec force à ceux qui la troublent, ne déplaise profondément à Dieu et aux hommes. C’est pourquoi, ayant considéré attentivement les problèmes qu’on nous a soumis à propos de discorde qui est née ici à l’instigation du diable et qui trouble gravement les études, nous avons, assisté du conseil de nos frères, pensé qu’il était préférable de les résoudre par un règlement sage plutôt que par une décision judiciaire.
Ainsi, en ce qui concerne le statut des étudiants et des écoles, avons-nous décidé que l’on devra appliquer les règles suivantes: Celui qui sera choisi comme chancelier de Paris devra, lors de son institution, jurer devant l’évêque, ou à son mandement, dans le chapitre de Paris, en présence de deux maîtres convoqués pour cela et représentant de l’Université des étudiants, que pour le groupement de la théologie et des décrets, loyalement et selon sa conscience, il n’accordera la licence d’enseigner qu’à des hommes dignes en fonction du lieu et du moment, selon le statut de la cité, l’honneur et le renom des facultés, et la refusera aux indignes, toute considération de personne ou d’origine étant écarté. Avant d’accorder une licence à qui que ce soit, dans les trois mois à partir de la demande de licence, il devra faire examiner avec diligence tant par tous les maîtres en théologie présents dans la cité que par d’autres personnes honnêtes et cultivées, par lesquelles on peut connaitre la valeur, et ses ambitions et autres choses que l’on examine dans ces circonstances: ayant ainsi examiné ce qu’il convient de faire et ce qu’il parait opportun, en sous âme et conscience il donnera ou refusera au candidat la licence demandée.
Quant aux maitres en théologie et en décret, lorsqu’ils commenceront à donner des leçons, ils prêteront serment en public de porter fidèlement témoignage sur les choses susdites. Le chancelier jurera aussi de ne révéler en aucun cas le propos des maîtres à leurs détriments, la liberté et le droit des chanoines de Paris demeurant dans leur vigueur initiale. Pour les médecins, les artistes, et les autres, le chancelier promettra d’examiner loyalement les maîtres et d’admettre les gens dignes à l’exclusion des indignes. Au reste, il est vrai que le mal se glisse facilement là ou règne le désordre, nous vous accordons le pouvoir d’établir de sages constitutions ou règlements sur les méthodes et horaires des leçons, des discussions, sur la tenue souhaitée, sur les cérémonies funéraires, sur les bacheliers: qui doit leur donner des leçons, à quelle heure et quel auteur choisir; sur la taxation des loyers et l’interdiction de certaines maisons; et le pouvoir de châtier comme il faut ceux qui se rebelleront conte ces constitutions ou règlements en les excluant (…).
Celui qui aura commis un crime nécessitant l’emprisonnement sera détenu dans la prison de l’évêque, interdiction absolue étant faite au chancelier d’avoir une prison particulière. Nous interdisons en outre qu’un étudiant soit arrêté pour une dette, alors que cela est interdit par des décisions canoniques régulières. Ni l’évêque, ni son official ni le chancelier ne devront prononcer de peine pécuniaire pour relever d’une excommunication ou de quelque autre censure. Le chancelier ne devra exiger des maîtres auxquels il accorde la licence aucun serment, aucune marque de soumission ou autre caution et ne réclamera pour cet accord aucune somme d’argent ou obligation mais se contentera du serment indiqué plus haut. Nous interdisons formellement que les étudiants se déplacent en armes et que l’Université défende ceux qui troublent la paix et l’étude. Ceux qui feignent d’être étudiants sans fréquenter les écoles ni avoir de maitres ne devront pas jouir des franchises (libertas) des étudiants (…).
Que personne n’enfreigne cette décision, constitution, concession, défense et interdiction ou n’ose s’opposer à elle par une audace téméraire. Et si quelqu’un ose y attenter, qu’il sache qu’il encourra l’indignation de Dieu tout puissant et des bienheureux Pierre et Paul Apôtres.
Donné au Latran, aux Ides d’avril, en la cinquième année de notre pontificat. »
Grégoire IX, Pape.
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le 13 avril 1360 : le doigt de Dieu détruit l’armée anglaise.
1346, 30.000 Anglais mettent en déroute 100.000 Français à Crécy ; 1356, 8000 Anglais écrasent 50.000 Français à Poitiers. A titre de comparaison, à Bouvines 60.000 Français écrasèrent plus de 200.000 européens!
En 1360, la France ne ressemble bientôt plus qu’à une province anglaise. Les grandes compagnies ravagent le pays ; le roi de Navarre vient de trahir et le Roi de France est prisonnier à Londres. Les prétentions du roi d’Angleterre, lors des négociations de Brétigny sont énormes, à l’échelle de ses succès militaires et de la déliquescence française. Les négociations échouent. Edouard III veut en finit et s’apprête à mettre le siège devant Chartres. Fou de rage, Édouard III remonte vers Paris et laisse son armée commettre de nombreuses exactions : il ne s’agit plus de la simple extorsion visant à nourrir son armée, mais de la destruction systématique de toutes les ressources – les pieds de vignes sont arrachés, le bétail abattu et toute âme qui vive massacrée. Ces exactions entraînent un vif ressentiment contre les Anglais. Nombre d’entre elles ont lieu pendant le carême et la Semaine sainte et, lorsque l’armée anglaise est décimée par un violent orage de grêle, mêlé d’éclairs, le 13 avril, nombre de chroniqueurs y voient la main de Dieu, à commencer par le roi d’Angleterre, qui apercevant les flèches de Chartres, prie Notre Dame d’épargner ce qu’il lui reste d’armée.
Il promet de donner la paix à la France. La tempête s’apaise.
Reconnaissant et honnête Édouard III se décide alors à négocier ; il va même pénétrer dans Chartres, en pèlerin pour y vénérer le Saint Voile. Il signe la paix à Brétigny, où il dissout son armée de mercenaires.
Le marquis de la Franquerie, dans son livre La vierge Marie dans l’Histoire de France, (page 86) raconte cette destruction de l’armée anglaise que Français et Anglais attribuèrent à Notre Dame. Il souligne que les principaux historiens relatent le fait : Froissart, Mézeray, Daniel, Polydore, Virgile, Hamon…
- le 13 avril 1436 : prise de Paris par Arthur de Richemond.
L’armée anglaise dans Paris compte environ 3 000 hommes et est soutenue par l’université de Paris. 2000 routiers et écorcheurs la renforcent. La garnison attend également un renfort de 3 000 anglais.
L’armée française est dispersée et seul contre presque tous le duc de Bretagne, le connétable Arthur III de Richemont, soutenu par d’anciens compagnons de la Pucelle d’Orléans tels La Hire, Jehan de Dunois, cousin naturel du Roi, Jehan de Brosse Maréchal de Sainte-Sévère et Jehan Poton de Xaintrailles conduit une armée de 5000 Bretons pour reconquérir Paris. En novembre 1438, Charles VII (1403-1461) peut retrouver sa capitale, abandonnée en 1418. Richemont encercle Paris par le nord et le sud, en s’assurant le contrôle de la vallée de l’Oise, de la Champagne et de la Brie. L’Ost royal profite aussi de la révolte des Parisiens dans la capitale, des bourgeois menés par le Receveur aux Comptes Michel de Laillier. Richemont avec une petite troupe de cinq à six cents combattants réussit à se faire ouvrir la porte Saint-Jacques et pénètre dans Paris où il est accueilli en libérateur par la population enthousiaste aux cris de « vive le Roi et le duc de Bourgogne ». Débordés, les Anglais se réfugient dans la Bastide Saint-Antoine (Bastille). Richemont leur promet alors la vie sauve s’ils quittent Paris, ce qu’ils font le 15 avril 1436.
Cette libération, réalisée avec peu de pertes et sans effusion de sang ni de pillage, est célébrée le 22 avril, par une grande fête religieuse, au milieu d’une foule immense. Cette fête est renouvelée pendant trois siècles, jusqu’à la révolution, comme une victoire nationale. Dans la foulée, Creil, Meaux et Montereau sont délivrées. Mais la libération de la France commence, mais il faudra 20 ans au connétable pour l’achever.
Toile commandée par le comte d’Angiviller au nom de Louis XVI, un tableau de Jean-Simon Berthélemy commémore l’événement : “La Reprise de Paris sur les Anglais” (1787), musée du Louvre.
- le 13 avril 1519: naissance de Catherine de Médicis, reine de France.
Née à Florence, elle épouse le futur Henri II. Sa politique de contrepoids, qui est aussi celle de Michel de l’hospital, pendant la régence est certainement une des causes de la longueur des guerres de religion en France.
Mère de trois Rois de France, François II, Charles IX et d’Henri III, après qui le trône passe à la branche des Bourbons.
Elle porte une grande responsabilité, avec l’Hospital, dans l’impunité des Huguenots qui pendant plusieurs décennies vont multiplier leurs exactions sans être punis. Par un curieux revirement, elle est à l’origine d’un des plus grands massacre de protestants : la saint Barthélemy.
Jean Guiraud ne dit pas autre chose au tome 2, chapitres XVI, page 214 de son livre Histoire partiale – Histoire vraie,
« Le témoignage de Ronsard concorde avec celui de Mézeray en signalant, comme le sien, la terreur que les protestants firent régner en France, au cours des années 1561-1562. Mais ce que ne disent ni Ronsard, ni Mézeray, c’est que la reine mère Catherine de Médicis, celle-là même qui devait, dix ans plus tard, ordonner contre les réformés le massacre de la Saint-Barthélemy, était alors leur complice 539. Pour s’opposer aux Guises, tout-puissants sous le règne de François II, grâce à leur nièce la reine Marie Stuart, Catherine voulait s’appuyer sur Coligny et la noblesse protestante. Elle était, d’autre part, alléchée par les biens du clergé dont la confiscation lui était conseillée par les réformés. Enfin, elle inclinait, à l’instigation du chancelier de l’Hôpital, à imposer à la France une religion mixte, formée d’éléments catholiques et protestants, combinés par l’autorité civile, comme l’anglicanisme d’Henri VIII. »
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le 13 avril 1598 : signature de l’Edit de Nantes.
En mettant ainsi fin aux guerres de religion, Henri IV rend un grand service à la France. S’il constate et déplore dans le préambule de l’édit, que les Français ne puissent pas être unis par la religion, il essaie de le faire par l’amour de la patrie.
Le Roi Henri IV et son secrétaire Pierre Forget de Fresnes signent donc avec des émissaires protestants l’édit de Nantes. Les huguenots obtiennent du Roi de France, des droits qui semblent exorbitants pour l’époque : la liberté de conscience et des garanties en matière de droits. Les protestants peuvent se vouer à leur culte dans deux villages par bailliage ainsi que dans les villes où leur religion est déjà ancrée. Jouissant de l’égalité civile, ils peuvent occuper des postes publics, et ont pour garantie la concession de plus de 100 villes françaises. Les anciens temples leur sont restitués et ils peuvent également en construire de nouveaux. Les Huguenots peuvent former un Etat dans l’Etat. Ils ne s’en privent pas ; la reconquête du Royaume par Louis XIII et Richelieu les armes à la main et les difficultés de Louis XIV avec les Camisards trouvent certainement leurs origines dans ce qu’aujourd’hui on appelle de la discrimination positive aux dépens de l’unité nationale. (Cf. la chronique sur la Révocation de l’Edit de Nantes du 18 octobre)
Jean Guiraud note ainsi dans le tome 3 de son livre Histoire partiale – Histoire vraie, (chapitres I, pages 6 à 21) :
« …mais force nous est de reconnaître : qu’il accordait des privilèges aux protestants et qu’au lieu de les fondre dans l’unité française, il les organisait en État dans l’État ; qu’ainsi organisés, les protestants, au cours du XVIIe siècle, se révoltèrent à plusieurs reprises, faisant cause commune avec les ennemis du pays, et qu’ils profitèrent trop souvent de l’édit pour continuer leur guerre au catholicisme et compromettre l’unité nationale. […] Si au lendemain des guerres de Vendée, les Vendéens et les Chouans avaient obtenu à Nantes, à Rennes, à Poitiers, à Caen, l’établissement de tribunaux composés par moitié de Blancs et de Bleus, quelles protestations n’auraient pas élevées les Bleus ! Si de nos jours, où catholiques et libres penseurs sont aussi ennemis les uns des autres que jadis protestants et catholiques, les tribunaux et les Cours d’appels étaient composés par moitié de libres penseurs nommés par le gouvernement et de catholiques agréés par les évêques, les auteurs « laïques » ne manqueraient pas de réclamer contre un pareil envahissement de la magistrature par le catholicisme. Ce qui aurait paru excessif au lendemain de la Révolution, ce qui semblerait inouï de nos jours, c’est précisément ce que l’édit de Nantes accordait aux protestants. »
Par ailleurs, l’article 22 impose à l’Eglise catholique de recevoir, soigner et héberger les malades d’une part et de former et éduquer gratuitement les protestants d’autre part, sans leur imposer la même contrepartie, à une époque où l’état ne participe absolument pas à ces frais qui ne sont pas des services publiques :
« Ordonnons qu’il ne sera fait différence ni distinction, pour le regard de ladite Religion (prétendue Réformée), à recevoir les écoliers pour être instruits ès universités, collèges et écoles ; et les malades et pauvres ès hôpitaux, maladreries et aumônes publiques ».
En dépit du serment du sacre, de combattre l’erreur et de promouvoir la Vérité, l’article 57 leur accorde d’ouvrir et d’entretenir des écoles. L’année même du sacre, des lettres patentes de 1594, autorisent la fondation des Universités protestantes de La Rochelle, Nîmes et Montélimar. L’Edit, quatre ans plus tard, en interdit l’usage pour les catholiques !
Mais pire encore, un des articles secrets de l’édit de Nantes exigés par l’Assemblée protestante de Châtellerault laisse aux mains des Réformés toutes les places, villes et châteaux qu’ils occupent fin de 1597.Henri IV en dresse la liste, à Rennes, les 12,14, 17 et 18 mai 1598 ; il y en a 142. Jean Guiraud les rappelle dans son chapitre et pose la question suivante :
« Au lendemain des guerres de Vendée, aurait-on imaginé la Convention abandonnant aux Vendéens les principales places des pays qu’ils occupaient ? Qu’aurait-on pensé d’un tel privilège? N’y aurait-on pas vu une atteinte portée à l’unité nationale ? »
Et le Roi va encore plus loin, puisqu’il s’oblige à entretenir ces places sur les finances royales, pendant toute la durée de leur concession avec 180.000 écus par ans. Et à la stupeur de tous, catholiques comme réformés, il accepte que les Eglises locales rejettent les nominations royales des gouverneurs des dites places.
Jean Guiraud conclut en citant un historien que personne ne peut qualifier de pro catholique : M. Hanotaux, ancien ministre des Affaires étrangères de la République :
« Avec ses 95 articles publiés et vérifiés, avec ses 56 articles secrets, avec son brevet réglant la somme due annuellement par le roi aux protestants, avec ses seconds articles secrets, au nombre de 23, où il est spécialement question des places de sûreté, l’édit de Nantes forme la Charte du parti réformé de France. Son objet n’est nullement d’établir le règne de la paix et de la tolérance sous un gouvernement unique, mais bien d’attribuer à une partie de la nation des libertés particulières et des privilèges qui la constituent en corps indépendant ».
Pour toutes ces raisons, les Parlements eurent beaucoup de mal à enregistrer l’Edit. Les Protestants loin de se réjouir de leurs nouveaux droits sont très mécontents du texte ; c’est en effet la matérialisation de leurs échecs à conquérir le pouvoir en France pour y détruire la religion catholique comme ils l’ont fait dans le nord de l’Europe. Et les premiers à fouler l’Edit aux pieds sont ces mêmes protestants qui continuent leurs réunions politiques alors que le texte le leur interdit. Alors que l’Edit garantit aussi la liberté religieuse des catholiques, ils s’emploient dans toutes les places fortes qu’ils tiennent à les persécuter et à interdire la pratique des sacrements.
Après la mort du Roi, ils vont même s’organiser militairement, divisant la France en 8 départements militaires, nommant généralissime Bouillon puis Rohan lequel aspire à rejeter les Bourbons qui, en se convertissant au catholicisme, avait déçu leurs espérances, pour instaurer une « République fédérale protestante comme les Provinces-Unies ».
- le 13 avril 1695 : mort de Jean de La Fontaine, fabuleux fabuliste français.
Jean de La Fontaine meurt à Paris, à l’âge de 74 ans. Le jour de sa mort on trouve sur lui un cilice.
Il est l’un des grands poètes et moralistes Français du XVIIe siècle. Il s’est toujours tenu à l’écart de la Cour du Roi Soleil. Il est reçu à l’Académie Française en 1684. Son œuvre littéraire compte près de 250 fables, recueils de contes et moult poèmes, textes en prose ou en vers.
Ses Fables (1678), dont les six premiers livres sont des adaptations de celles d’Esope, à qui il rend hommage dans sa lettre À Monseigneur le Dauphin.
« Je chante les héros dont Ésope est le père,
Troupe de qui l’histoire, encore que mensongère,
Contient des vérités qui servent de leçons.
Tout parle en mon ouvrage, et même les poissons :
Ce qu’ils disent s’adresse à tous tant que nous sommes ;
Je me sers d’animaux pour instruire les hommes. »
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le 13 avril 1791 : le pape Pie VI condamne fermement la CCC avec le bref “Charitas“.
Il donne aux « assermentés » 40 jours pour se rétracter.
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Le 13 avril 1793 : les 3000 paysans de La Rochejaquelein remportent la victoire des Aubiers.
C’est avant cette bataille que La Rochejaquelein lance sa célèbre phrase: « Si j’avance, suivez-moi ; si je recule, tuez-moi ; si je meurs, vengez-moi ». Les blancs récupèrent 3 canons et 1200 fusils.
- le 13 avril 1796 : bataille de Millesimo en Italie.
Lors de la campagne d’Italie, les Français du général Augereau remportent la victoire de Millesimo contre les Sardes du général Provera.
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le 13 avril 1814 : Napoléon Ier ratifie son acte d’abdication à Fontainebleau.
Par cet acte, il renonce pour lui et sa famille aux trônes de France et d’Italie. C’est sa première abdication.
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le 13 avril 1946 : fermeture des maisons closes.
Les maisons de tolérance ont été créées par Saint Louis pour lutter contre la banalisation de la prostitution dans les rues de Paris. La loi Marthe Richard (conseillère municipale de Paris) impose la fermeture des maisons closes en France. Cela concerne environ 20 000 femmes et un millier de maisons de tolérance ferment leurs portes. Elles se retrouvent donc dans la rue.
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le 13 avril 1962 : le général Jouhaud, chef de l’OAS, est condamné à mort par le Haut Tribunal militaire.
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le 13 avril 1986 : première visite d’un pape à un lieu de culte hébraïque. Il s’agit de la synagogue de Rome.
L’idéologie communiste n’est pas d’abord un économisme mais une volonté féroce de conquête du pouvoir
De Bernard Antony à propos de l’intervention d’Eric Zemmour hier soir dans Face à l’info (émission ci-dessous) :
J’apprécie et approuve très souvent les analyses d’Eric Zemmour sur les grands phénomènes politiques.
Mais hier, ses propos sur la mort du communisme en Occident et du Parti Communiste Français, et surtout, si j’ai bien entendu, sa définition du communisme comme étant un « économisme », me sont apparus contestables.
D’abord parce que, comme je l’avais dit jadis, après la chute du Mur de Berlin, l’événement, certes formidable et très heureux, ne signifiait pas forcément que le monde occidental soit définitivement à l’abri des « virus mutants » du marxisme-léninisme.
Et en effet, si aujourd’hui en France le Parti Communiste se traîne dans une longue agonie, l’idéologie communiste, plus précisément lénino-trotskyste, imprègne encore, et même de plus en plus actuellement, de vastes secteurs de la société, « culture », universités, médias. Et surtout, l’antiracisme, « ce racisme en sens contraire », et toutes les mouvances de l’ultra-gauche et de l’islamo-gauchisme, et de l’idéologisme révolutionnaire sont des mutations du phénomène communiste et non un remplacement.
Zemmour, me semble-t-il, a par trop ramené hier le communisme à « un économisme ». Selon lui, voué à la disparition quand il n’est plus en prise avec une classe ouvrière nombreuse comme il l’était par exemple, chez nous, jadis, dans les années de Front Populaire et de la IVème République.
Mais c’est oublier que l’idéologie communiste, et ce dès le Manifeste de Karl Marx, et tout au long de sa configuration bolchevique, léniniste, lénino-troskyste et lénino-maoiste est d’abord une volonté féroce de conquête et de conservation du pouvoir.
L’important, ce n’est pas le prolétariat qui n’est qu’un support : (« Dans le prolétariat, ce qui nous intéresse, ce n’est pas qu’il est pauvre, c’est qu’il est une force ! » Engels).
L’important, c’est le Parti.
Le brillant intellectuel Jules Monnerot, dans ses ouvrages fondamentaux a superbement analysé cela. Et le grand écrivain Vladimir Volkoff, dans ses romans l’a magnifiquement illustré.
Ainsi, dans Le Retournement, le colonel Popov, personnage central, explique t-il à Marina, l’héroïne principale : « être bolchevik, c’est devenir plus grand ».
Et dans ce sens, ramener le système communisme à ce que Zemmour appelle un « économisme » me paraît bien insuffisant.
Certes, la Chine rouge est immensément puissante du fait d’être devenue « l’usine du monde ». Mais la « mystique » de Xi-Jinping comme le furent celles de Mao et de Staline c’est d’être les « Big Brother » du plus effroyable et conquérant système totalitaire de l’histoire : dans le même appétit de domination que celui de la perversion sans limite du nazisme, heureusement englouti. Monstrueuses idolâtries de la classe et de la race et du « genre » aujourd’hui reprises et mixées dans le salmigondis des dialectiques révolutionnaires néo-marxistes.
Nous aurons l’occasion, peut-être ce mercredi sur Radio-Courtoisie, de préciser encore ces réflexions.
Continuité barbaresque…
Sur l’arrogance algérienne et la soumission –trahison darmano-macronarde, notre cher Eric Zemmour a émis hier les justes indignations que partagent selon nous une grande majorité de nos compatriotes.
Il y a eu ces jours ci comme une continuité de provocations ottomano-barbaresques dans nos Affaires étrangères.
D’abord celle perpétrée à Ankara par le néo-sultan Erdogan envers les deux pitoyables pseudo-dirigeants européens et que nous avons aussitôt commentée dans les termes qui s’imposaient.
Ensuite est survenue la dernière rebuffade en date infligée par le pouvoir F.L.N à notre misérable gouvernement.
Les Algériens ont jugé en effet que la délégation française conduite par le premier ministre Castex n’était pas d’un niveau suffisant pour aborder toutes les questions qu’ils souhaitaient « traiter » : en clair, obtenir du gouvernement français encore et encore de nouvelles repentances, de nouveaux aplatissements, de nouvelles humiliations.
Les sadiques dirigeants fellaghas ont parfaitement compris que le masochisme « décolonial » était un principe de la politique algérienne et islamique de Micro-Néron inspirée par son cher conseiller Benjamin Stora.
